TABLEAUX BIBLIQUES

Que représente cette scène ?

C’est la nuit. Un homme âgé habite sous une tente à la limite du désert. L’Éternel lui apparaît et lui promet de grandes bénédictions à cause de la fidélité d’un autre. L’homme bâtit alors un autel, le seul qu’il ait jamais élevé. Ses serviteurs cherchent de l’eau et en trouvent. Ensuite l’homme reçoit la visite d’un roi païen, accompagné de son ami et de son général en chef. Ils ont entendu parler de la bénédiction qui repose sur lui et veulent conclure une alliance avec lui. Il leur fait un festin, puis les renvoie en paix. De qui s’agit-il ?

Que représente cette scène ?

Un homme âgé et haut placé quitte sa demeure en hâte. Il est menacé d’un grand danger de la part de quelqu’un qui lui tient de près. Ses serviteurs marchent à ses côtés. Devant lui, s’avance une troupe nombreuse composée de gens qui auraient eu une raison spéciale de le haïr. Le chef de ces gens n’est que depuis peu de temps au service du vieillard qui lui présente qu’il lui serait avantageux de regagner son pays avec ceux qui le suivent. Le chef fait une réponse très noble et très belle montrant qu’il reconnaît l’autorité du vieillard et qu’il lui demeurera attaché jusqu’à la mort. Alors tous ensemble, les fugitifs passent du côté du désert.

La cour d’une prison : un prisonnier y reçoit la visite de son cousin. Il est question d’un champ, d’argent pesé dans la balance, d’une lettre cachetée et d’une lettre ouverte. Ces lettres sont confiées à un ami qui doit les mettre dans un vase de terre pour les conserver beaucoup de jours.

De quoi s’agit-il ?

Lequel de mes lecteurs répondra ?

LE SAINT-ESPRIT (3)

  • Le baptême du Saint Esprit

Matthieu 3. 11 et 12 ; Actes 1. 4 et 5 ; 1 Corinthiens 12. 13 ; Actes 2. 1 à 4.

La Personne du Saint Esprit est présente dès le début de l’Ancien Testament, en Genèse 1.

Dans bien des circonstances le Saint Esprit est venu sur une personne à un moment donné, pour le faire agir – c’était quelque chose de ponctuel et ne concernait pas tous les croyants de cette époque. Des promesses avaient été faites quant à sa venue sur la terre, aussi, dans ce chapitre 3 de Matthieu, Jean le Baptiseur annonce que le Seigneur baptisera de l’Esprit Saint, v. 11. C’est un événement unique, qui s’est produit une seule fois en Actes 2. Nous n’avons pas à demander le baptême du Saint Esprit.

Le baptême de feu est un jugement, comme le montre clairement le v. 12.

On peut remarquer que Dieu n’améliore pas ce qui est et qui s’est dégradé, mais place quelque chose de nouveau. Par exemple, Il place la lumière en Genèse 1, et les ténèbres sont chassées. Il n’a pas transformé l’homme, mais Il place quelque chose de nouveau (l’Esprit) en lui, qui juge ce qui est mauvais. Il y a néanmoins une transformation qui s’opère dans le croyant, par le moyen de l’Esprit (2 Cor. 3. 18).

Le Seigneur était rempli de l’Esprit Saint et Il avait fait la promesse de la venue du Saint Esprit, disant même que ce serait avantageux qu’Il vienne dans chaque croyant, et dans l’Église, Actes 2. C’est dans ce chapitre que s’accomplit cette promesse – c’est le début de l’Église, composée de tous ceux qui ont cru : 1 Corinthiens 12. 13.

L’Esprit habite dans chaque croyant quelle que soit son origine, comme Il habite dans l’Assemblée.

Jean 7. 38 et 39 dit : « l’Esprit n’était pas encore » – c’est à dire qu’Il n’était pas encore sur la terre, car Il existe de toute éternité (Cf. Act. 19. 1 et 2). Qu’Il soit sur la terre était tout à fait exceptionnel – Il était sur la face des eaux ou sur un croyant ponctuellement (Ps. 51. 11).

Chaque fois que quelqu’un croit, il est baptisé du Saint Esprit (Éph. 1. 13). Les Corinthiens n’étaient pas présents en Actes 2 et il est dit en 1 Corinthiens 12. 13 : « nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit ». Ce n’est pas une erreur de dire cela, mais demander l’effusion de l’Esprit est une erreur car le croyant est immergé dans l’Esprit (signification de baptême : immersion), dans l’Église.

Le Seigneur est ressuscité et Il est resté sur la terre 40 jours, puis Il a été élevé dans la gloire : c’est l’Ascension. Ensuite, dix jours après, c’est la Pentecôte, la descente du Saint Esprit. Ces jours qui existent dans le calendrier rappellent ces faits historiques.

Le début de l’Église n’a pas commencé à la résurrection, mais en Actes 2, il est marqué par le fait que le Saint Esprit est dans les croyants et dans l’Église.

Avant la venue du Seigneur, le peuple juif était, lui seul, le peuple de Dieu, Dieu était en relation avec lui. Après la mort, la résurrection, et la victoire du Seigneur, ces relations privilégiées s’effacent, et tous forment un seul corps, l’Église. L’Esprit crée cette unité, tous ceux qui sont participants d’un seul Esprit sont un.

  • La demeure du Saint Esprit dans le croyant

Jean 7. 38 et 39 ; 14. 16 et 17 ; 16. 7 ; Actes 2. 38 ; Galates 4. 6 et 7, Romains 8. 15 ; 1 Corinthiens 6. 19 et 20.

Ces versets de l’évangile de Jean montrent comment le Seigneur est en activité : Il baptise, Il fait la promesse qui est liée à son œuvre (ch. 7. 39), et Il l’accomplit. Tout est centré sur le Seigneur, et les trois Personnes de la déité sont associées : Le Père donne, le Seigneur promet, le Saint Esprit vient.

Une question peut se poser : Que faire pour avoir l’Esprit ? Qui a l’Esprit?

Jean 7 répond : ceux qui croient au Seigneur Jésus, qui ont foi en son œuvre. En Actes 2. 38 : « repentez-vous… vous recevrez ». Croire, se repentir, c’est la conversion, et le Saint Esprit vient dans le croyant, qui est scellé, Éphésiens 1. 13. Ce n’est pas quelque chose de spectaculaire, même si au début sa venue était accompagnée de signes pour bien montrer que c’était quelque chose qui venait de Dieu – mais aujourd’hui il n’y a pas de démonstration particulière.

Le Saint Esprit fait sa demeure chez le croyant (1 Cor. 6. 19), c’est quelque chose qui dure, c’est pour l’éternité, c’est le sceau de Dieu sur le croyant.

Galates 4 précise qu’avant de recevoir l’Esprit on est d’abord fils. L’Esprit est donné au croyant pour sceller la relation qu’il a avec Dieu et alors on peut s’écrier « Abba Père » (Rom. 8. 16), Il nous donne donc la certitude que nous sommes bien dans cette relation avec Dieu. Une relation basée sur la mort et la résurrection de Jésus (Jean 20. 17).

Cette vérité n’est pas théorique. L’Esprit nous met dans cette relation avec Dieu le Père, d’abord par la nouvelle naissance, puis aussi sous un autre aspect, par l’adoption. Nous sommes fils ayant reçu l’Esprit d’adoption.

Galates 4. 6 évoque la position de fils en comparaison avec l’esclave, puis la proximité avec le Père par l’Esprit de son Fils. Le fait d’être fils évoque des droits. Et Romains 8. 15 et 16, précise que nous sommes des enfants bien-aimés de Dieu, du Père.

C’est l’Esprit qui produit cette relation, qui n’existait pas avant que nous connaissions Dieu comme un Père qui nous aime.

En Jean 14. 16, l’Esprit est le Consolateur ou l’Avocat. Il console, fortifie, défend, soutient. Il est avec nous éternellement, ne nous quitte plus, même dans la gloire.

Le Saint Esprit habite en nous, notre corps est son temple. Il est une Personne et non une influence.

Cela est à la fois une bénédiction et une responsabilité. Même quand nous faisons un faux pas, Il est en nous, mais nous sommes encouragés à tenir compte de sa présence en nous tous les jours.

Du côté de Dieu, tout est certain, entier : nous sommes abreuvés, remplis, Il donne, et en 1 Corinthiens 6. 19 et 20 une exhortation est donnée : « Glorifiez donc Dieu dans votre corps ».

Notre marche ne reflète pas toujours notre position, l’Esprit nous assure de notre position en Dieu, et en même temps Il travaille pour nous en rapprocher pratiquement.

Quand l’Église sera enlevée, l’Esprit partira aussi. Actuellement sa présence retient le mal, mais il y aura alors un déchaînement de violence en sorte que la situation sur la terre sera très difficile.

  • L’action de l’Esprit pour et dans le croyant

Jean 15. 26 ; 16. 14 ; 1 Corinthiens 2. 9 à 13 ; Éphésiens 1. 17 à 19 ; 3. 16 ; Romains 8. 16 et 26 ; 2 Timothée 1. 7.

Il ressort de tous ces passages que l’Esprit est actif. Son but est de communiquer au croyant les choses de Dieu que Lui seul connaît. Les raisonnements humains ne comprennent rien à ces choses, un savant peut connaître l’hébreu, le grec, mais ne comprend vraiment rien au contenu de la Parole de Dieu.

Dieu veut se faire connaître aux croyants, Il se révèle par l’action de son Esprit. Cela permet d’apprendre, de faire des progrès. Il rend témoignage du Seigneur à notre cœur.

Il glorifie le Seigneur, c’est la pierre de touche pour savoir si ce qui est dit est de Dieu ou si c’est l’homme qui est mis en avant.

Nous ne pouvons donc connaître les choses de Dieu que par l’Esprit (1 Cor. 2. 10 et 14).

Sa puissance est sanctifiante : Romains 8. 2. La puissance de vie de l’Esprit de Dieu s’oppose à l’action de la chair (Gal. 5. 17 et Rom. 8. 14).

Par son opération dans chaque croyant, le cœur est occupé des choses de Dieu, il est alors dans l’état nécessaire pour marcher selon Dieu, pour porter du fruit. Ce sont des manifestations concrètes de son action. Le Seigneur les voit et quand nous les voyons chez nos frères et sœurs, nous pouvons rendre grâces, c’est l’action de l’Esprit, nous n’y avons aucun mérite.

Il y a une distinction entre l’Esprit de Dieu en nous et notre esprit. Quand l’Esprit de Dieu vient dans un croyant, son esprit ne disparaît, pas mais l’Esprit et son esprit s’imbriquent et l’Esprit de Dieu travaille pour que notre esprit soit toujours plus calqué sur l’Esprit.

Il travaille jusqu’à ce que Christ soit formé en nous – pour cela Il agit dans notre cœur, dans nos pensés.

Dans quelques versets, on ne sait pas très bien s’il est question de notre esprit ou de l’Esprit, tellement ils se confondent.

L’Esprit peut être attristé ou éteint, mais ne part jamais. Plus nous agissons selon nos propres pensées, plus notre esprit sera dissocié de l’Esprit. Et quand on est en communion avec Dieu, les deux se confondent.

Le but est d’être de plus en plus conformes au Seigneur (2 Cor. 3. 18).

« Les yeux de votre cœur étant éclairés » (Éph 1. 18). L’Esprit travaille dans notre cœur, pas dans notre tête.

L’Esprit intercède par des soupirs (Rom. 8. 26). Par la pression des épreuves, on peut parfois ne plus savoir comment demander, mais Dieu qui sonde le cœur y trouve l’Esprit lié à notre esprit qui s’exprime par ces soupirs et fait monter ces choses inexprimables, et sait apporter à Dieu ce qu’il faut.

La présence de l’Esprit en nous est aussi une assurance que nos corps seront ressuscités (Rom. 8. 11).

LA CHUTE DE L’HOMME

1. DÉSOBÉISSANCE

« Elle prit de son fruit (de l’arbre) et en mangea ; elle en donna aussi à son mari [pour qu’il en mange] avec elle, et il en mangea » Genèse 3. 6.

Dieu planta un jardin en Éden, où toutes sortes d’arbres poussaient, avec des fruits délicieux et savoureux. C’est dans ce jardin que vivaient les premiers êtres humains. Pour mettre à l’épreuve leur obéissance, Dieu donna un commandement à Adam et Ève : « De l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas » (Gen. 2. 17).

Le serpent – la forme que prit le diable – tenta la femme, afin qu’elle mange du fruit défendu. Quand Ève donna de ce fruit à Adam, il en mangea aussi. À cause de cette désobéissance, leur conscience les accusa. C’est pourquoi ils se cachèrent de devant leur Créateur.

Mais Dieu ne les abandonna pas. Il vint dans le jardin et appela l’homme : « Où es-tu ? ». Alors Adam et Ève sortirent de leur cachette et avouèrent qu’ils avaient mangé du fruit défendu. Ils étaient coupables devant Dieu.

Dans sa grâce, Dieu fit des vêtements de peau pour le premier couple d’humains. Il fallut qu’un animal meure afin qu’ils puissent être vêtus. Nous voyons en cela une allusion à la mort du Seigneur Jésus, qui est la base du salut pour les pécheurs. Il mourut sur la croix afin que tous ceux qui croient en Lui puissent recevoir les vêtements du salut dans lesquels ils peuvent venir en toute liberté devant Dieu.

Tous les hommes ont failli quant à leur responsabilité vis-à-vis du Créateur, et par là, sont devenus coupables. Mais Dieu est prêt à pardonner tous ceux qui Lui confessent leurs péchés et croient au Sauveur.

2. CONSÉQUENCES

« À la sueur de ton visage tu mangeras du pain » Genèse 3. 19.

La désobéissance d’Adam et Ève dans le jardin d’Éden a eu des conséquences d’une grande portée pour tous les êtres humains. Les croyants comme les incrédules souffrent de toutes les conséquences de la chute. Elles ne sont donc pas une punition pour les péchés d’un individu.

À Ève, Dieu a dit : « Je rendrai très-grande la souffrance de tes grossesses ; en travail tu enfanteras des enfants » (Gen. 3. 16). Toutes les mères savent que la grossesse et la naissance d’un enfant sont des périodes très pénibles. Cependant, les femmes fidèles peuvent mettre leur confiance en Dieu, qui leur viendra en aide dans ces moments difficiles.

Dieu dit à Adam : « Maudit est le sol à cause de toi » (Gen. 3. 17). Depuis ce temps-là, des ronces et des épines ont poussé et on doit encore les combattre aujourd’hui. La culture des plantes pour la nourriture des humains est devenue pénible. Même si beaucoup ne travaillent plus dans l’agriculture, gagner sa vie coûte toujours beaucoup de sueur. Le travail est souvent difficile et crée de la pression malgré les développements technologiques. Qu’il est bon pour les croyants de pouvoir s’appuyer sur Dieu pour qu’Il les aide dans leurs problèmes professionnels !

Dieu déclare enfin : « Tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (Gen. 3. 19). Ainsi, la maladie, la vieillesse et la mort font aussi partie des conséquences de la chute. Cependant, les enfants de Dieu croient au soutien de Dieu et l’expérimentent dans leurs souffrances.

D’après « The Good Seed » – novembre 2024

TRADUCTION DE FEUILLETS (101)

« Moi, l’Éternel ton Dieu, je tiens ta main droite, moi qui te dis : Ne crains pas, moi je t’aiderai » Ésaïe 41. 13.

TENU PAR LA MAIN DE DIEU

Par une froide journée d’hiver, le père se promenait avec son fils Fynn. Les sentiers étaient enneigés et glissants. Fynn portait une nouvelle veste avec des poches profondes.

Lorsqu’ils arrivèrent à un endroit glissant, le père dit : Viens, je te tiendrai la main pour que tu ne tombes pas. Mais Fynn préférait garder ses mains dans ses poches chaudes – jusqu’à ce qu’il glisse et tombe. Cette expérience rendit le garçon plus prudent. Il s’est relevé et a déclaré : Je te tiens la main, papa. Alors ils ont continué leur marche.

Au prochain endroit glissant, Fynn a de nouveau perdu pied et est tombé. Ses petits doigts n’avaient pas assez de force pour tenir la main de son père. Après que le garçon se soit relevé, il a regardé son père et lui a dit avec confiance : Tiens-moi la main, papa. Quand le sol redevint glissant, la main forte du père empêcha son fils de tomber.

Avons-nous déjà appris cette leçon en tant qu’enfants de Dieu ? Sans notre Père céleste, nous sommes sans défense contre les dangers qui nous menacent sur le chemin de la foi. Nous avons besoin de son soutien chaque jour. Mais cela ne suffit pas de nous accrocher à Lui. Notre force est trop faible. Pour ne pas tomber, nous dépendons de la main forte de Dieu. Elle nous serre fermement. Il nous promet que nous serons « gardés par la puissance de Dieu, par la foi » (1 Pierre 1. 5).

D’après Näher zu Dir janvier 2025

« Tous, les uns à l’égard des autres, soyez revêtus d’humilité » 1 Pierre 5. 5.

OÙ ET COMMENT

Il est important que nous, croyants, restions au bon endroit. Abraham est allé dans la Terre Promise et a fait l’expérience de la bénédiction de Dieu. Sa vie n’a pas été sans problèmes, mais il savait qu’il était à la place où l’Éternel l’avait mis ! Là, il pourrait avoir une communion avec Dieu. Lot, quant à lui, vivait à Sodome et était en contact avec le monde. En conséquence, il tourmentait son âme juste par tout le mal qu’il voyait et entendait. Finalement, il dut fuir la ville pour échapper au jugement divin. Il perdit tout ce qu’il possédait et finit par vivre dans une grotte.

Il est également très important pour nous, croyants, d’être au bon endroit, dans le bon état. Dieu doit nous résister lorsque nous sommes fiers et vaniteux. Ce n’est qu’avec un esprit humble que nous pouvons progresser dans la vie de foi. Les relations avec d’autres chrétiens requièrent également de l’humilité. Lorsque nous vivons dans la lumière de Dieu, nous voyons plus de défauts en nous-mêmes que chez les autres. Cela nous rend humbles et nous amène à avoir une attitude bienveillante envers nos frères croyants. Alors nous ne les regarderons pas de haut, mais nous essaierons de leur être réellement en aide dans leur chemin de foi.

D’après Näher zu Dir janvier 2025

« Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle » Matthieu 28. 20.

LE SEIGNEUR EST TOUJOURS AVEC NOUS

Ce verset a été prononcé par le Seigneur Jésus à ses disciples avant de les quitter et de retourner au ciel. Il savait ce que signifiait pour eux de parcourir le chemin de la foi à travers un monde qui L’avait crucifié. C’est pourquoi Il leur a fait la promesse d’être avec eux chaque jour. Cette promesse s’applique également à nous qui vivons à la fin de la période de la grâce.

Plus nous sommes conscients à quel point tout est éphémère sur la terre, plus nous nous attacherons fermement à la certitude de la présence constante de notre Seigneur. Malheureusement, même le cœur de votre meilleur ami peut changer. Mais le cœur de Christ reste toujours le même.

Il n’y a pas un seul moment dans ma vie où Il n’est pas avec moi et ne se tient pas à mes côtés. Lorsque les premiers rayons de soleil brillent dans ma chambre le matin, Il est là pour moi dans son amour. Lorsque le soleil se couche, le soir, il n’y a pas d’obscurité dans mon cœur, car le Seigneur reste avec moi.

Il est là dans les bons jours comme dans les jours difficiles. Suis-je malade ? Il est à mes côtés ! Suis-je seul ? Il me fait ressentir sa proximité ! Suis-je triste ? Il me réconforte par sa parole ! Suis-je heureux ? Il veut être la raison de ma joie ! Je ne sais pas ce qui m’attend ensuite ? Il est là pour me guider étape par étape.

« Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi » (Ps. 23. 4).

D’après Näher zu Dir janvier 2025

« Prêche la parole, insiste, que l’occasion soit favorable ou non » 2 Timothée 4. 2.

UNE OCCASION INATTENDUE

Je suis assis dans le métro de Munich et je parle aux gens de la foi en Jésus-Christ. Ils écoutent avec intérêt. Une personne en particulier a beaucoup de questions à poser. Le temps passe vite. Nous approchons du centre où descendent de nombreux voyageurs. C’est dommage, je me dis, ce serait bien si j’avais plus de temps. Le métro se retrouve soudainement bloqué dans le tunnel à cause d’un dysfonctionnement.

Un sentiment d’oppression se répand. Je profite de cette occasion inattendue pour parler autour de moi de la grâce de Dieu qui offre le salut à tous à travers Jésus-Christ et sa mort sur la croix. Je parle aussi du péché et du jugement, mais surtout de l’amour de Dieu, qui veut sauver le pécheur de l’enfer pour l’amener au ciel. Pour cela, chacun doit reconnaître sa culpabilité devant Dieu et croire personnellement au Seigneur Jésus. Les passagers écoutent le message, certains sont intéressés, d’autres moins attentifs. Mais personne ne m’arrête dans mon message.

Après plus de vingt minutes, le métro redémarre et nous amène rapidement au centre de la ville. Mon homologue me serre chaleureusement la main. Je remercie mon Sauveur et Seigneur pour cette occasion inhabituelle de pouvoir parler de Lui à mes semblables.

« Je n’ai pas honte de l’Évangile, car il est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit ».

D’après Näher zu Dir février 2025

« Lorsque Jésus fut venu dans la région de Césarée de Philippe, il interrogea ses disciples : Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? » Matthieu 16. 13.

QUI EST JÉSUS-CHRIST ?

Jésus est-il le fondateur d’une religion ? Un prédicateur moral ? Un bienfaiteur ? Ou juste une personne sociale ?

La Bible nous parle de Lui : Jésus est né à Bethléem. Il a grandi à Nazareth et a travaillé comme charpentier. À l’âge de 30 ans environ, il a commencé à prêcher en Israël. Il expliquait aux gens qu’ils étaient coupables devant Dieu à cause de leurs péchés. Il leur a également montré comment trouver le salut en Dieu.

Mais la plupart des gens ont rejeté Jésus-Christ. Leur haine était telle qu’ils L’ont cloué sur une croix. Là, le Sauveur est mort pour que les humains perdus puissent être sauvés. Après trois jours, Jésus est ressuscité d‘entre les morts, et quarante jours plus tard, Il est monté au ciel.

Le juge romain avait demandé : « Que ferai-je donc de Jésus ? » (Mat. 27. 22). Aujourd’hui encore, chacun doit répondre à cette question pour lui-même. Personne ne peut rester neutre à son égard. La réponse à Jésus Christ nécessite une décision personnelle.

Jésus-Christ est le seul chemin vers Dieu et pour la vie éternelle. Aujourd’hui, Il se présente à vous comme votre Sauveur, plus tard, Il sera le Juge des vivants et des morts. « Crois au Seigneur Jésus et tu sera sauvé » (Act. 16. 31).

Par la foi personnelle en Jésus-Christ, le Sauveur, vous recevrez le pardon de vos péchés et la vie éternelle, et vous deviendrez un enfant bien-aimé de Dieu. Croyez en Jésus Christ !

D’après Näher zu Dir février 2025

« Vous savez que, lorsque vous étiez gens des nations, vous étiez entraînés vers les idoles muettes, en vous laissant mener » 1 Corinthiens 12. 2.

« Vous vous êtes tournés vers Dieu, vous détournant des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils » 1 Thessaloniciens 1. 9 et 10.

LA TROMPERIE DU MONDE

Un missionnaire, rentré chez lui en congé, acheta un petit chien en cuivre, qu’il remporta en Birmanie, le champ de son activité. Il le posa, bien visible, devant chez lui. Les gens du pays, curieux, demandèrent à l’évangéliste : Pourquoi avez-vous mis ce chien devant votre porte ? Parce que je suis souvent seul chez moi, et que j’ai besoin d’un chien pour me protéger.

Les gens commencèrent à rire. Mais votre chien ne peut ni voir, ni entendre, ni aboyer, ni mordre. Comment peut-il vous protéger ?

Ah ! dit le missionnaire, et vos dieux, de quoi sont-ils faits ? de bois, de pierre, de métal. Ils ne voient ni n’entendent pas plus que mon chien ! et vous vous prosternez devant eux, et vous dites qu’ils vous protègent. Combien de fois vous ai-je dit que Dieu seul est le vrai Dieu, et qu’Il a donné son fils afin que quiconque croit en Lui puisse avoir la vie éternelle ? Pourquoi ne renoncez-vous pas à vos dieux sans valeur, pour vous tourner vers le vrai Dieu ?

La foule se dispersa tranquillement. Chaque fois qu’un adorateur de ces faux dieux passait devant la maison du missionnaire, il croyait entendre le chien de cuivre lui dire : Tes dieux sont comme moi.

Peut-être que vous pensez que cela n’a rien à nous dire. Nous ne sommes pas des païens. Mais l’exhortation de l’apôtre Jean est toujours à propos : « Enfants, gardez-vous des idoles » (1 Jean 5. 21). Nos idoles se nomment : argent, science, ambition, sports, et autres. Elles occupent notre esprit et prennent dans notre cœur une place qui n’appartient qu’à Dieu.

D’après The Lord is near avril 1987

« Nous sommes dans les tribulations de toute manière, mais non pas dans la détresse ; dans la perplexité, mais non pas sans ressource ; persécutés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais ne périssant pas » 2 Corinthiens 4. 8 et 9.

LA VIE DU CHRÉTIEN EST PLEINE DE COMBATS

La Bible ne manque pas d’affirmer que tout chrétien est impliqué dans un combat spirituel. En fait, nous sommes les premières cibles de l’ennemi (Éph. 6. 10 à 18). Satan sait que nous sommes du côté du Vainqueur, mais il fait de son mieux pour faire de nous des soldats inactifs ou même des blessés sur le champ de bataille. Une partie de sa stratégie la plus active, c’est d’entourer et de bombarder les jeunes chrétiens, en les laissant désarmés et blessés spirituellement – souvent pendant plusieurs années. Seul le chrétien préparé et armé peut résister et sortir d’une telle attaque.

La Bible ne dit jamais que le chrétien sera épargné de l’attaque et du siège de l’ennemi, mais ce qu’elle dit, c’est que le croyant n’a jamais à souffrir de la défaite. Notre Dieu tout-puissant est certainement capable de nous délivrer de toute attaque, de tout siège de l’ennemi, mais quelquefois Il retarde son intervention à dessein, afin que nous soyons des soldats plus forts et expérimentés, et plus dépendants de notre Commandant en chef. Quand nous sommes pleinement conscients que la situation dépasse nos faibles capacités, et que nous regardons au Seigneur Lui-même, la puissance et la gloire de Dieu peuvent être réellement vécues, vues, et appréciées.

Vous vivez peut-être une attaque de l’ennemi actuellement. N’en tirez pas la conclusion que c’est une expérience chrétienne anormale. C’est une expérience de combat spirituel. Souvenez-vous qu’un siège de longue durée n’est pas une défaite ! Vous pouvez même vous réjouir sous le siège, parce que vous savez que la délivrance vient, pendant que vous regardez au Seigneur – et l’aide n’arrivera pas trop tard.

D’après The Lord is near avril 1987

« Car la flotte de Tarsis qu’avait le roi, naviguait avec la flotte de Hiram ; une fois tous les trois ans la flotte de Tarsis venait, apportant de l’or et de l’argent, de l’ivoire, et des singes, et des paons » 1 Rois 10. 22.

L’INCONSÉQUENCE D’UN SAGE

Pendant les premières années de son règne, Salomon louait la sagesse et l’intelligence par-dessus toutes choses, et Dieu, dans sa bonté, répondait au désir de son cœur et lui donna « un cœur sage et intelligent » (1 Rois 3. 12). Il était plus sage que tous les hommes. En Proverbes 3. 13, il loue la sagesse ainsi : « Bienheureux l’homme qui trouve la sagesse, et l’homme qui obtient l’intelligence ». L’argent et l’or fin ont moins de valeur en comparaison.

Mais lorsque la prospérité matérielle de son royaume se développa, il nous est dit que ses importations étaient « de l’or et de l’argent, de l’ivoire, et des singes, et des paons ». Des singes, et des paons ! Pour un homme en vue sur la terre à cause de sa sagesse, c’est une chute du sublime au ridicule. Nous trouvons un curieux mélange de choses différentes en Ecclésiaste 1. 17 : « J’ai appliqué mon cœur à la connaissance de la sagesse et à la connaissance des choses déraisonnables et de la folie » Certainement pas en même temps ! Il a d’abord apprécié la sagesse comme étant plus précieuse que les rubis et l’or fin ; puis il s’est tourné vers la folie et la déraison. Les singes sont synonymes de folie, et les paons, de vanité.

Nous avons peine à nous retenir de lever les mains en étonnement devant l’inconstance du grand roi d’Israël, mais qu’en est-il de nous ? Une sagesse telle que celle de Salomon ne l’a imaginée est à notre portée maintenant, mais la recherchons-nous ? À quelle valeur nos cœurs estiment-ils le grand mystère de Dieu « dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » ? (Col. 2. 3)

« Singes et paons » – folie et vanité ! Et pourtant Salomon les appréciait. Nous pouvons ne pas apprécier ces créatures particulières comme étant nos favoris, mais nous attachons-nous plus ou moins à des choses qui leur correspondent ? Consultons notre cœur et examinons nos voies.

D’après The Lord is near avril 1987

« Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, qui est Jésus Christ » 1 Corinthiens 3. 11.

LE SEIGNEUR DONNE CE QUI EST NÉCESSAIRE POUR LE SERVICE

Ici tout est en proportion convenable, et la révélation de Dieu en Christ est posée comme fondement de tout ; mais nous voyons que la responsabilité de l’homme demeure. Sur ce fondement, des matériaux très différents peuvent être édifiés – non seulement ce qui est précieux, comme les grandes pierres coûteuses du temple, mais aussi ce qui est sans valeur et vil. Et là le jugement de l’homme est en défaut. Car sans aucun doute plus d’un chrétien de Corinthe avait apprécié le foin et la paille de la sagesse humaine, et déprécié l’or et l’argent de la vérité apostolique. D’où la nécessité du discernement de la part du Seigneur. En conséquence, il leur est dit que beaucoup d’appréciation ne pourra être connu qu’au jour à venir. Alors le jugement consumant de Dieu s’appliquera à l’œuvre de chacun. Déjà maintenant cela peut se manifester, mais de manière nécessairement partielle. Le feu lui-même de ce jour-là prouvera quelle est la nature de l’œuvre de chacun.

Il est bon de peser cela maintenant. Tout ce qui fait briller la lumière de Dieu quant à l’avenir sur notre occupation présente est bon pour son serviteur. Il n’y aura alors pas d’erreur : tout doit être dans la lumière de Dieu. « Si l’ouvrage que quelqu’un aura édifié dessus demeure, il recevra une récompense » (1 Cor. 3. 14). Comme récompense, c’est de se réjouir au milieu de la tristesse présente par l’espérance de la récompense du Seigneur en ce jour-là. Une récompense présente est un danger pour toute âme, surtout dans les choses divines. Il y a, toutefois, le réconfort présent de son amour, qui nous fait nous reposer sur Christ plutôt que sur des chrétiens. Il prend soin que nous l’ayons dans une bonne mesure, même si la sphère d’activité paraît étroite. Et il doit en être ainsi dans un jour d’abandon général de la foi. L’amour de Christ pousse le serviteur, et la confiance dans sa grâce est un ressort pour l’action.

D’après The Lord is near avril 1987

« Et l’Éternel vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toute l’imagination des pensées de son cœur n’était que méchanceté en tout temps. Et l’Éternel… s’en affligea dans son cœur » Genèse 6. 5 et 6.

AVOIR LA MÊME RÉACTION QUE DIEU VIS-À-VIS DU MONDE

Imaginons que Dieu, aujourd’hui même, regarde sur la terre et observe les actions de l’humanité. Il voit les reproches, les rapts, l’homosexualité affichée, l’adultère, les railleries, les détournements, les morsures dans le dos, les déceptions, l’arrogance, et l’orgueil. Et que pensons-nous que sa première réaction soit ?

La haine nous vient vite à l’esprit, car nous savons que Dieu hait le péché. La colère la suit de près, car nous savons que toutes ces choses sont des péchés contre Lui La vengeance vient ensuite à l’esprit, car notre Dieu est un Dieu juste qui ne peut tolérer le péché.

Que nos pensées sont fausses ! La haine, la colère, et un désir de vengeance sont nos premières réactions à la méchanceté – mais ce ne sont pas celles de Dieu ! Nous ne pensons probablement pas même à la première réaction de Dieu !

La première réaction de Dieu, c’est le chagrin. Oui, le chagrin, parce que, quand les hommes pèchent, ils se font du mal, à eux-mêmes et aux autres et, parce que Dieu aime les hommes, leurs coups Le frappent aussi. Les reproches et les rapts font que la société dans laquelle vivent les humains est un monde où règne la crainte. C’est une peine pour Dieu. Les hommes font usage l’un de l’autre sexuellement et en moissonnent les conséquences. Leurs coups sont des coups pour Dieu. Dans les mariages, les tromperies, l’arrogance et l’orgueil conduisent au divorce, avec des vies brisées et du chagrin pour les parents et les enfants. Comme le Seigneur ressent la peine, spécialement celle des enfants !

Le chagrin devrait aussi être notre première réaction quand nous voyons un croyant dans le péché. C’est seulement quand nous nous affligeons des souffrances causées au croyant et à ses proches par le péché, que nous avons une attitude semblable à celle de Dieu, qui est requise pour aider le croyant à changer son comportement pour le surmonter.

D’après The Lord is near avril 1987

« Ce sont les bontés de l’Éternel que nous ne sommes pas consumés, car ses compassions ne cessent pas ; elles sont nouvelles chaque matin ; grande est ta fidélité » Lamentations de Jérémie 3. 22 et 23.

LA BONTÉ PERMANENTE DE L’ÉTERNEL

La compassion a été définie comme un souci accablant pour les besoins ou les problèmes d’un autre. C’est le contraire de l’indifférence, de la froideur, ou de la cruauté. Elle n’est pas influencée par la valeur de celui auquel elle est montrée. Elle conduit à l’action.

Pour nous, la compassion semble n’être qu’une exploration occasionnelle dans un territoire inexploré. Il semble que nous nous en lassons vite, en particulier si elle nous coûte quelque chose, ou si l’objet de notre compassion n’apprécie pas suffisamment nos efforts.

Il n’en est pas ainsi de Dieu. La compassion est son sentiment permanent, en accord avec tous ses autres caractères. C’est pourquoi nous pouvons lire que « Ses compassions ne cessent pas », qu’elles sont « nouvelles chaque matin » pour Israël, son peuple bien-aimé, même après qu’ils L’aient abandonné pour aller vers d’autres dieux, et qu’ils aient amené sur eux-mêmes la terrible captivité de Babylone.

Considérez la grandeur de la compassion de Dieu quand Il regarde à l’avance au moment où Il rassemblera son peuple Israël, en leur montrant des choses merveilleuses. Considérez cela, et écriez-vous avec le prophète Michée :

« Qui est un Dieu comme toi, pardonnant l’iniquité et passant par-dessus la transgression du reste de son héritage ? Il ne gardera pas à perpétuité sa colère, parce qu’Il prend son plaisir en la bonté. Il aura encore une fois compassion de nous, il mettra sous ses pieds nos iniquités ; et tu jetteras tous leurs péchés dans les profondeurs de la mer. Tu accompliras envers Jacob ta vérité, envers Abraham ta bonté, que tu as jurées à nos pères dès les jours d’autrefois » (Michée 7. 18 à 20).

D’après The Lord is near avril 1987

« C’est pourquoi, nous aussi, depuis le jour où nous en avons entendu parler, nous ne cessons pas de prier et de demander pour vous que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur afin de lui plaire à tous égards, portant du fruit en toute bonne œuvre, et croissant par la connaissance de Dieu » Colossiens 1. 9 et 10.

SE GARDER DES MAUVAISES INFLUENCES

Beaucoup de ceux qui, autrefois, servaient bien le Seigneur, ont été privés de son service et rendus stériles, en étant pris par l’un ou l’autre de ces mauvais courants qui coulent abondamment dans la chrétienté – le légalisme et l’indiscipline. Soyons-y attentifs.

Un soir d’été, je me rendais en train dans une ville voisine pour y prêcher l’évangile. Alors que j’étais assis à lire, une petite graine argentée est entrée en volant par la fenêtre ouverte et s’est posée sur mon livre. Dieu a fabriqué ce minuscule messager pour apporter la graine à laquelle il était attaché, par la brise de l’été, au terrain convenable où la graine puisse devenir fertile. Le courant du train cependant l’avait attrapée, et elle était maintenant sur mon livre, inutile quant au but pour lequel elle avait été créée. Je la collai à l’intérieur de la couverture de mon livre, et priai que je ne sois pris dans aucun des mauvais courants qui circulent si fortement dans la chrétienté d’aujourd’hui, et qui rendent inutiles tellement de serviteurs.

La petite graine est encore où je l’ai mise il y a des années. Du fruit, au centuple ou par milliers, auraient pu en résulter maintenant ; mais elle est sans fruit, et aussi inutile, sauf pour être un avertissement, pour moi et pour vous, de ne pas se laisser entraîner par un courant de mal. Tout notre salut, toute notre protection sont en Jésus Christ.

D’après The Lord is near avril 1987

« Car la pensée de la chair est la mort, mais la pensée de l’Esprit, vie et paix » Romains 8. 6.

LA PAIX DE LA CONSCIENCE ET LA PAIX DU CŒUR

Il y a deux genres de paix – la paix de la conscience, et la paix du cœur. Cette dernière est une chose beaucoup plus élevée que la simple paix de la conscience. C’est la paix dans le cœur et les affections. Les affections sont en paix, puis il y a la recherche continuelle des choses pour lesquelles notre conscience ne nous accusera pas. Si vous êtes remuant et mécontent dans votre esprit, vous n’êtes pas en paix. Vous pensez à vous-même. Le moi est présent ; vous voulez quelque chose pour vous-même.

L’Esprit détourne les yeux de soi vers le Seigneur. Les choses de la chair sont trop infimes pour remplir le cœur, et il a besoin de s’élargir pour atteindre aux choses de l’Esprit. L’un des contrastes entre l’Ecclésiaste et le Cantique des cantiques provient de ce dernier point. Dans l’Ecclésiaste, Salomon nous dit qu’il n’y a aucune bonne chose sous le soleil ; tout est vanité et contrariant pour l’esprit. Pourquoi cela ? C’est que, quant à lui, il cherchait sa propre satisfaction. Là alors il n’y avait pas de repos, pas de paix. Il ne pouvait pas en être autrement. Aucun objet humain ne pourrait satisfaire une âme immortelle, et un mourant, non plus, ne pourrait pas trouver du repos dans ce à quoi il allait mourir. C’était toujours : Je, moi, j’ai fait – et j’ai trouvé que c’était de la vanité. Mais dans le Cantique des cantiques nous voyons toute sa bénédiction, parce qu’il parle de Christ qui, là, est tout pour lui. Comme on l’a dit, dans l’Ecclésiaste le cœur est trop grand pour l’objet ; dans le Cantique des cantiques, l’objet est trop grand pour le cœur. Il nous manque l’étendue de la capacité pour la jouissance de Dieu Lui-même – cette grande capacité que nul autre que Dieu ne peut donner, et que nul autre que Dieu ne peut remplir. Là où se trouve cela, la vie et la paix sont là.

D’après The Lord is near avril 1987

QUELQUES ÉTAPES DANS LA VIE DE JÉSUS

1. BETHLÉEM

« Allons donc jusqu’à Bethléem, et voyons ce qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître » Luc 2. 15.

Bethléem se trouve à environ dix kilomètres au sud de Jérusalem, dans les montagnes de Juda. C’est là que la vierge Marie a donné naissance à un enfant, comme l’ange Gabriel le lui avait annoncé : « L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre ; c’est pourquoi aussi celui qui naîtra, saint, sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1. 35). Le lieu de la naissance avait déjà été prophétisé par Michée, sept siècles auparavant (voir Michée 5. 1).

Des anges ont annoncé la naissance du Sauveur au bergers de Bethléem. Nous aussi, nous allons là-bas voir ce qui s’y est passé. Qui était cet Enfant ? La révélation nous en est donnée en trois noms :

1. Jésus, qui signifie « L’Éternel (est) Sauveur » (Mat. 1. 21). Les Juifs avaient attendu le Messie, leur Sauveur, depuis longtemps. Maintenant, Il était là. Et le plan de salut de Dieu va bien au-delà des frontières d’Israël. En Jésus Christ, Dieu offre son salut et son pardon à tous. C’est pour cela que le Fils de Dieu est devenu Homme à Bethléem, afin de pouvoir mourir sur la croix du Calvaire pour les péchés (voir Luc 2. 23).

2. Emmanuel, qui signifie « Dieu avec nous » (Mat. 1. 23). Dieu est venu vers nous en Jésus Christ. Il est entré dans la sphère et dans les circonstances de nos vies. Ce n’est pas un Dieu loin de nous, mais « avec nous ».

3. Fils du très-Haut et Fils de Dieu (Luc 1. 32 et 35). Il est Dieu de toute éternité dans la déité. Mais, sur la terre aussi, et déjà dans son enfance à Bethléem, Il était le Fils de Dieu. Il a révélé Dieu à l’humanité.

2. NAZARETH

« Lorsqu’ils eurent tout accompli selon la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, à Nazareth leur ville » Luc 2. 39.

Nazareth est une ville d’environ 75000 habitants. On estime qu’aux temps bibliques, il n’y avait que 200 à 500 personnes qui vivaient là, au milieu des collines, à l’Ouest du lac de Génésareth.

Jésus est né à Bethléem. Joseph et Marie ont apporté à Jérusalem un sacrifice pour Marie, qui avait enfanté un fils, (Luc 2. 22 à 24 ; voir Lév. 12. 7 et 8), puis ils sont rentrés chez eux, à Nazareth. C’est là que Jésus a grandi avec ses demi-frères et sœurs (Mat. 13. 55 et 56).

À Nazareth, Jésus était connu comme « le fils du charpentier » (Mat. 13. 55). On suppose qu’Il a exercé ce métier jusqu’à l’âge d’environ 30 ans, où Il a commencé son ministère public.

Les gens religieux en Israël n’attendaient rien de positif de la province de Galilée, et tout particulièrement de cet endroit insignifiant qu’était Nazareth : « Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? », demanda Nathanaël, l’Israélite pieux, en entendant parler des origines de Jésus (Jean 1. 46). D’ailleurs, les habitants de Nazareth eux aussi rejetaient Jésus lorsqu’Il prêchait dans leur synagogue. Ils étaient « remplis de colère… ils… le chassèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’au bord escarpé de la montagne… de manière à l’en précipiter » (Luc 4. 28 et 29).

Jésus de Nazareth a rencontré une pleine mesure de mépris et de rejet, et plus tard la haine des souverains sacrificateurs et des scribes juifs, qui voyaient leur influence sur le peuple menacée par le prédicateur itinérant de Nazareth.

Jusqu’à aujourd’hui, Jésus de Nazareth a été rejeté par ceux qui ne veulent pas reconnaître leur culpabilité devant Dieu et pensent qu’ils peuvent s’en sortir sans avoir Jésus comme leur Sauveur. Mais, pour ceux qui croient en Lui et Le suivent, Il est le chemin vers Dieu le Père.

3. CAPERNAÜM

« Il quitta Nazareth et alla demeurer à Capernaüm, qui est au bord de la mer, dans les territoires de Zabulon et de Nephtali, afin que soit accompli ce qui avait été dit par le prophète Ésaïe : Terre de Zabulon, et terre de Nephtali… le peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière ; et sur ceux qui étaient assis dans la région et dans l’ombre de la mort, une lumière s’est levée » Matthieu 4. 13 à 16.

Jésus résidait souvent dans la ville de Capernaüm, située sur la rive Nord-Ouest du lac de Génésareth, et enseignait dans la synagogue, le jour du Sabbat. Ses auditeurs s’étonnaient de sa doctrine, car « il parlait avec autorité » (Luc 4. 32).

Environ un tiers des miracles rapportés dans les Évangiles ont été faits à Capernaüm, un autre tiers dans les environs. Aucune autre ville n’a eu autant de preuves que Jésus était véritablement le Messie promis par Dieu.

La réaction qui se développa au cours du temps était, en conséquence, pour le moins étonnante. Jésus et son message ont été refusés, parce que le fait qu’Il prêchait la repentance contrariait les auditeurs. La repentance signifie que nous admettons que nous sommes dans les ténèbres, comme ces versets de Matthieu 4 nous l’affirment. Quand la Bible parle de ténèbres, cela signifie le plus souvent la corruption morale de l’homme. C’est seulement quand nous reconnaissons que nous sommes coupables devant Dieu et que nous croyons que Jésus a payé notre dette de culpabilité sur la croix, que nous voyons la « grande lumière » et que nous réalisons, le pardon, la joie et la paix avec Dieu.

Capernaüm n’a pas voulu recevoir Jésus et son message. Aussi Jésus a-t-Il dû annoncer finalement : « Et toi, Capernaüm, qui a été élevée jusqu’au ciel, tu seras abaissée jusque dans le hadès » (Mat. 11. 23).

4. BÉTHANIE

« Or Jésus, six jours avant la Pâque, vint à Béthanie où était Lazare, le mort, que Jésus avait ressuscité d’entre les morts. On lui fit donc là un souper ; Marthe servait, et Lazare était un de ceux qui étaient à table avec lui. Alors Marie, qui avait pris une livre de parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux : et la maison fut remplie de l’odeur du parfum » Jean 12. 1 à 3.

Le village de Béthanie se trouve sur le versant Est du Mont des Oliviers, à environ trois kilomètres de Jérusalem. Là, Jésus était toujours bienvenu dans la maison de Marthe, Marie et Lazare.

Lorsque Jésus était venu pour la première fois, Marie s’était assise à ses pieds et l’écoutait parler. Marthe, toutefois, était entièrement occupée à servir le grand nombre des invités. Elle se plaignit de sa sœur au Seigneur et reçut une réponse surprenante : « Il n’est besoin que d’une seule chose », et Jésus loua Marie qui avait choisi de l’écouter. Nous apprenons de cela qu’il n’y a rien de plus important que d’être attentifs lorsque Dieu nous parle (voir Luc 10. 38 à 42).

Dans une autre occasion, la maison de Béthanie était dans le deuil, car Lazare était mort. La sympathie et l’amour que Jésus a alors manifestés à Marthe et Marie sont émouvants, avant que, ensuite, Il ressuscite d’entre les morts son ami Lazare. Par ce miracle, Il prouvait sa puissance comme Fils de Dieu.

Enfin, Jésus est venu à Béthanie six jours avant d’aller à la croix. Ses amis ont préparé un repas pour Lui. Nous nous demandons si Marie, qui l’écoutait attentivement, avait compris quelque chose de ses souffrances à venir, car elle a alors oint ses pieds afin de montrer son affection envers Lui.

5. JÉRUSALEM

« En montant à Jérusalem, Jésus prit à part les douze disciples et, en chemin, il leur dit : Voici, nous montons à Jérusalem : le Fils de l’homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes ; ils le condamneront à mort et ils le livreront aux nations pour se moquer de lui, le fouetter et le crucifier ; et le troisième jour, il ressuscitera » Matthieu 20. 17 à 19.

Aux jours de Jésus, l’immense temple et ses abords dominaient Jérusalem. Les disciples de Jésus étaient impressionnés par les magnifiques bâtiments, alors que Lui avait d’autres sentiments lorsqu’Il observait la ville. Il pleurait sur elle (Luc 19. 41), prévoyant sa totale destruction par les Romains, sous le général Titus, en l’an 70 (21. 5 et 6).

Les Évangiles nous donnent un récit détaillé du dernier voyage de Jésus à Jérusalem. Il y était venu afin de réaliser, par sa mort sur la croix, le dessein de salut de Dieu. Jésus en avait parlé à ses disciples à plusieurs reprises, mais ils ne l’avaient pas compris. Ils espéraient que, par Lui, le Messie, ils seraient libérés du joug romain.

Dans son amour, Dieu n’avait pas seulement en vue le bien-être du peuple d’Israël, mais le salut de tous ceux qui croiraient en Lui, quelle que soit leur nation. Tout est arrivé comme Jésus l’avait annoncé : la trahison par l’un de ses disciples, les interrogatoires par les chefs du peuple, puis son transfert au gouverneur romain, qui le fera crucifier.

Là, sur la croix, était attaché Jésus Christ, le seul Juste, le seul sans péché, endurant le jugement de Dieu à la place des autres, afin que, par la foi en Lui, nous recevions le pardon et la vie éternelle.

6. EMMAÜS

« Et voici, deux d’entre eux étaient ce même jour en chemin, pour aller à un village dont le nom était Emmaüs, éloigné de Jérusalem de soixante stades. Ils parlaient entre eux de tous ces évènements. Il arriva, comme ils s’entretenaient et s’interrogeaient, que Jésus lui-même s’approcha et se mit à marcher avec eux. Mais leurs yeux étaient retenus, de sorte qu’ils ne le reconnurent pas » Luc 24. 13 à 16.

Deux disciples de Jésus retournaient, découragés, vers leur village, Emmaüs, à environ onze kilomètres de Jérusalem. Toutes leurs espérances : que le Messie secouerait le joug étranger des Romains, avaient été brisées, car, à l’instigation de la cour suprême des Juifs, c’était ces mêmes Romains haïs qui avaient crucifié Jésus, leur Messie, en-dehors des portes de Jérusalem.

Alors Jésus Lui-même les a rejoints et accompagnés, sans qu’ils le reconnaissent. Il était bien vrai que le Seigneur Jésus avait volontairement sacrifié sa vie sur la croix de Golgotha, afin que nous puissions être sauvés par la foi en Lui. Mais Il n’était pas resté dans la tombe. Il était ressuscité et Il était vivant ! Le Nouveau Testament relate plusieurs rencontres du Seigneur ressuscité avec un grand nombre de ses disciples (voir 1 Cor. 15. 6).

En commençant par cette question : « Ne fallait-il pas que le Christ endure ces souffrances et qu’il entre dans sa gloire ? » (v. 26), le Seigneur Jésus a expliqué à ces deux disciples les Écritures de l’Ancien Testament qui avaient annoncé ses souffrances, sa mort et sa résurrection bien longtemps à l’avance.

Le temps est vite passé pendant qu’Il parlait. Le soir était tombé quand ils sont arrivés à Emmaüs où ils ont préparé un repas, durant lequel Jésus s’est révélé à eux puis a disparu de leur vue. Quelle joie pour eux d’avoir été dans sa compagnie et d’avoir reçu ses enseignements ! Ils n’ont pas pu garder cela pour eux seuls, mais sont retournés aussitôt à Jérusalem pour proclamer ces nouvelles aux autres disciples.

D’après « The Good Seed » novembre 2023

MATÉRIALISME ET ATHÉISME

« … ils disent à un bois : Tu es mon père ; et à une pierre : Tu m’as engendré. Car ils ont tourné vers moi le dos » Jérémie 2. 26 et 27.

« Car tous les dieux des peuples sont des idoles, mais l’Éternel a fait les cieux » Psaume 96. 5.

Le verset ci-dessus, du prophète Jérémie, fait référence aux anciens prophètes qui avaient abandonné le vrai Dieu et, devenus idolâtres, incitaient le peuple d’Israël à adorer des statues de bois et de pierre. Le message s’applique aussi à notre temps, parce qu’il décrit précisément le point de vue matérialiste actuel résultant d’un éloignement total de Dieu.

Le matérialisme est une théorie philosophique qui, pour expliquer les évènements du monde et de la nature, ainsi que le cours de l’histoire de l’humanité, s’appuie sur la matière comme seul principe d’interprétation, renonçant à l’idée d’une intervention divine, à la spiritualité de l’âme (et à son immortalité), et au concept d’une providence. Les matérialistes nient l’existence d’un Créateur et font dépendre nos origines du hasard et de la matière, tout comme les anciens prophètes qui mettaient leur confiance dans « le bois et la pierre ».

Le Dieu de la Bible est ignoré, non seulement comme Créateur, mais aussi comme Juge ! Si je ne suis que matière, qui, après la mort, pourrait me tenir responsable ? Je n’aurai donc aucun compte à rendre à Dieu ! En éludant ainsi cette question fondamentale, l’homme pense s’en être débarrassé – ce qui explique pourquoi les concepts matérialistes et évolutionnistes ont tant d’emprise sur l’esprit humain. Qui croirait qu’un ordinateur s’est conçu et construit lui-même ? Et pourtant, beaucoup de personnes croient que le corps humain, avec son fonctionnement aussi complexe et harmonieux, serait apparu par hasard, à la suite d’un long processus évolutif.

Arrêtons-nous et réfléchissons : Au moment de la mort, qui nous donnera paix et confiance ? l’offre de la grâce du Dieu de la Bible, ou les théories humaines ? Le Seigneur Jésus a dit : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle » (Jean 6. 47). Acceptez cette offre dès maintenant !

D’après « Il buon seme » – août 2024

LA SIGNATURE DE DIEU

« Je te célèbrerai parce que j’ai été fait d’une étonnante et admirable manière. Tes œuvres sont merveilleuses » Psaume 139. 14.

« Tout a été créé par lui et pour lui (Jésus Christ), et lui est avant toutes choses, et toutes subsistent  par lui » Colossiens 1. 16 et 17.

L’ADN est la molécule dépositaire de l’information génétique dans toutes les cellules, ainsi que dans certains virus. Comme telle, elle a la capacité de transférer d’une génération à l’autre le patrimoine génétique complet. Le code génétique contenu dans l’ADN est l’ensemble des règles universelles utilisées par tous les organismes présents sur la terre pour produire les milliards de protéines qui sont à la base des fonctions cellulaires. On a estimé que la probabilité pour qu’un gène de l’ADN se forme par hasard est de l’ordre de 10, suivi de 155 zéros ! Nous pouvons donc dire que la formation du gène de l’ADN est marquée par la signature de Dieu !

Aujourd’hui, on exalte le rationalisme, mais n’est-il pas irrationnel d’accepter l’idée que la vie sur la terre soit le résultat du hasard, et de rejeter la notion d’un Créateur, d’une intelligence surnaturelle qui a formé l’homme à son image, à sa ressemblance ? Beaucoup acceptent la théorie darwinienne de l’évolution, tout en ignorant ses nombreuses lacunes et contradictions.

La création de l’univers et de l’homme prouve l’existence, la personnalité et les caractéristiques du Créateur. Dans l’acte de la création se voit sa volonté de communiquer avec sa créature et de lui transmettre quelque chose de ses caractères et de ses pensées. Et « Dieu met en évidence son amour à lui envers nous en ceci : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5. 8).

Recevez Jésus par la foi et entrez dans une relation vivante avec Lui, en reconnaissant qu’elle a comme unique fondement l’amour de Dieu pour vous : cela aussi, c’est la merveilleuse signature de Dieu !

D’après « Il buon seme » – juin 2024

TRADUCTION DE FEUILLETS (100)

« Ayant ceint les reins de votre intelligence, étant sobres, espérez parfaitement dans la grâce qui vous sera apportée à la révélation de Jésus-Christ » 1 Pierre 1. 13.

AIDE POUR LE CHEMIN DE LA FOI

Le texte biblique d’aujourd’hui contient trois courts appels qui s’adressent à tout chrétien croyant :

– Ceignez les reins de votre intelligence ! Cette affirmation figurée nous encourage à ne pas laisser nos pensées vagabonder sans but, mais plutôt à les contrôler et à les concentrer sur Jésus-Christ. Avec quelle facilité nos pensées sont absorbées par ce qui se passe dans le monde. Cela ne nous aide pas dans notre vie de foi. Il vaut bien mieux s’occuper de notre Sauveur et Seigneur. Cela nous donne la joie et le courage pour Le suivre en tant que disciples.

– Soyez sobre ! Ensuite, l’apôtre nous appelle à vivre une vie chrétienne normale et sobre. Nous gardons notre objectif céleste en vue avec foi et espérons être bientôt avec le Seigneur Jésus. Néanmoins, nous ne nous retirons pas de la vie courante, mais accomplissons volontiers nos devoirs terrestres. Nous voulons assumer nos responsabilités au sein de la famille et bien faire notre travail.

– Espérez parfaitement dans la grâce ! Avec cela, Pierre nous montre la grande aide. La grâce de Dieu qui nous a sauvés est abondamment disponible pour nous, croyants. Comptons sur la grâce chaque jour ! Elle est suffisante pour chaque situation et ne s’épuise jamais. Lorsque Jésus-Christ apparaîtra glorieusement devant le monde, on verra ce que la grâce de Dieu a fait dans nos vies.

D’après Näher zu Dir janvier 2024

« Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, de la descendance de David, selon mon évangile, pour lequel j’endure des souffrances jusqu’à être lié de chaînes comme un malfaiteur ; toutefois la parole de Dieu n’est pas liée » 2 Timothée 2. 8 et 9.

LES CHRÉTIENS DANS LE MONDE : AU VÉNÉZUÉLA

Officiellement, le pays des Caraïbes est christianisé. Mais la situation des chrétiens convaincus est toujours plus difficile. Ils sont en général en danger quand ils ne sont pas d’accord avec les menées corrompues ou criminelles. Un exemple de cela est le pasteur Miguel. Parce qu’il leur est devenu gênant, on l’accuse, complètement à tort, de méfaits, comme de terrorisme et de malhonnêteté.

Les conditions, dans la prison, sont terribles. Près de trente hommes sont enfermés dans une même étroite cellule. Il n’y a pas de sanitaires. Quand le pasteur Miguel y est condamné, il doit y rester vingt ans.

Mais Miguel ne se résigne pas. Il est pasteur, donc il va prêcher. Chaque soir il raconte à ses codétenus une histoire de la Bible, prie, et chante avec eux. Lorsqu’un pasteur ami visite une fois la prison, il entend de loin Miguel prêcher. Le pasteur de la ville s’exprime ainsi à son sujet : Miguel n’est pas prisonnier, il travaille !

Lorsque le pasteur Miguel, après plus de six mois, est, curieusement, relâché, plusieurs détenus sont venus à la foi, et dans chaque cellule il y a au moins un détenu qui continue l’étude de la Bible, comme Miguel l’avait commencé.

Ce fait montre que « la parole de Dieu n’est pas liée », comme la Bible elle-même en témoigne (2 Tim. 2. 9). Le message de grâce et de salut de la Bible dépasse la haine, la violence, les murs des prisons.

D’après die gute Saat janvier 2025

« Éternel, Dieu des armées ! ramène-nous ; fais luire ta face, et nous serons sauvés » Psaume 80. 19.

LA RESTAURATION D’ISRAËL

Asaph, ici, prête une voix au profond désir des Israélites pieux : que Dieu veuille intervenir entre eux et les résultats désolants de leur propre désobéissance. Ils ne pouvaient pas éviter d’être nourris du pain des larmes, ni de souffrir de la honte des moqueries de leurs ennemis. Nous aussi, quand nous avons choisi notre propre chemin égoïste de désobéissance à Dieu, nous nous trouvons sans force pour nous remettre des conséquences douloureuses de notre folie.

Il n’y a qu’une ressource. Trois fois, ici, on supplie Dieu de faire luire sa face : « Ô Dieu » (v. 3), puis « Ô Dieu des armées » (v. 7) et « Éternel, Dieu des armées » (v. 19). Comme étant Dieu, Il est infiniment élevé en majesté excellente et en suprématie éternelle. Comme Dieu des armées, Il est Celui dont les forces sont merveilleusement grandes, en contraste avec la faiblesse du lamentable petit résidu d’Israël. Comme Dieu des armées, cependant, Il est Celui qui, dans sa grâce sans égale, s’identifie dans une relation d’alliance imméritée avec cette nation. C’est sur ce précieux fondement qu’est énoncée la dernière supplication.

Mais il n’y avait pas de lumière quand Il siégeait entre les chérubins dans le temple (v. 1). Il demeurait dans de profondes ténèbres. Pourtant, si Israël doit être sauvé, Dieu doit faire luire sa face. Nous avons, de nos jours, une réponse merveilleuse à cela : « Le Dieu qui a dit que du sein des ténèbres brille la lumière, c’est lui qui a brillé dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ » (2 Cor. 4. 6). C’est Lui le grand Restaurateur, dont la face brille aujourd’hui pour tous ceux qui voudront lever les yeux et reconnaître Jésus comme « l’Éternel, Dieu des armées ».

Quand ils connaîtront les horreurs de la grande tribulation, beaucoup en Israël seront réveillés pour crier, avec une foi sincère, à Jéhovah, le Dieu des armées. Eux aussi seront sauvés par la lumière de la face bénie de Jésus brillant sur eux.

D’après the Lord is near mars 1987 (L.M. Grant)

« Car la loi de l’Esprit de vie dans le Christ Jésus m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » Romains 8. 2.

LES DEUX FORCES QUI RÉGISSENT NOTRE COMPORTEMENT

Les tendances à pécher de notre vieille nature sont comme la loi de la gravité, qui attire toujours au sol une pièce de fer. Mais quand vous faites passer un puissant aimant au-dessus d’un morceau de fer, la loi de la gravité est dépassée, et la puissance plus forte de l’aimant attire le morceau de fer vers le haut. Or, en Romains 7. 21 à 23, et 8. 2, les mauvaises tendances de notre vieille nature sont appelées la loi du péché. C’est comme la loi de la gravité : elles nous tirent toujours vers le bas, dans le péché ; mais l’Esprit de Dieu est comme l’aimant. Il est la puissance qui annule la puissance du péché, quand nous nous soumettons à Dieu pour faire sa volonté. Cette puissance de l’Esprit est appelée « la loi de l’Esprit ». Cela ne signifie pas que nous sommes libérés de la présence de la nature pécheresse, mais que nous sommes affranchis de sa puissance et de son règne sur nous.

Dans le cas du fer délivré de la loi de la gravité par la loi supérieure de la force magnétique, la loi de la gravité est toujours présente. Elle continue à attirer le fer en bas, mais la force supérieure de l’aimant empêche le fer de subir la loi de la gravité. Dès l’instant où la force de l’aimant cesse, le fer retombe sous la loi de la gravité, car il n’a pas de désir propre de résister à l’une ou l’autre loi. Mais nous avons une volonté, et en conséquence nous pouvons résister à l’Esprit de Dieu. Le Saint Esprit ne forcera jamais notre volonté. Quand nous nous en remettons à Lui, Il peut et veut agir avec puissance pour nous garder des mauvaises tendances de notre vieille nature. C’est une question de chaque instant ; l’attitude constante de notre cœur devrait être la soumission à la volonté de Dieu et à l’action de l’Esprit. Toutes les fois que nous manquons en cela, la vieille nature réapparaît.

D’après the Lord is near mars 1987

« Des hommes de Ninive se lèveront, lors du jugement, face à cette génération, et la condamneront, car ils se sont repentis à la prédication de Jonas » Matthieu 12. 41.

LA REPENTANCE EST ENCORE NÉCESSAIRE POUR OBTENIR LE SALUT

Que signifie se « repentir » ? Les Ninivites nous l’enseignent. Quand Jonas, ce prophète indécis, arriva au milieu d’eux avec l’annonce terrible : « Encore quarante jours, et Ninive sera renversée », les habitants n’envoyèrent pas des délégués pour vérifier si, oui ou non, Jonas avait réellement été dans un grand poisson pendant trois jours et trois nuits. Ils n’étudièrent pas leurs rouleaux de livres pour vérifier si le message de Jonas correspondait à leurs croyances religieuses. Ils se repentirent.

Cela signifie qu’ils crurent Dieu, mais pas de la manière dont nous, aux temps modernes, parlons habituellement de croire Dieu. Aujourd’hui nous parlons de notre foi en Dieu et continuons à vivre comme s’Il n’existait pas, ou du moins comme si ce qu’Il dit n’était pas vraiment très important.

Il n’en était pas ainsi des Ninivites. Ils prirent la Parole de Dieu au sérieux. Ninive serait détruite à cause de leur méchanceté. Ils avaient défié sa justice et sa sainteté, et ne pouvaient pas s’en justifier devant Lui. Mais ils pouvaient s’humilier – et cela, ils le firent. Depuis le roi jusqu’au mendiant, ils proclamèrent un jeûne et se vêtirent de sacs. Ils crièrent ardemment à Dieu, et se détournèrent de leurs mauvaises voies. Ils recherchèrent les compassions de Dieu en même temps qu’ils reconnurent qu’ils méritaient son jugement.

Est-ce que cela sonne faux et passé de mode ? Ce n’était pas le cas des Ninivites – ni le fait de leur délivrance du jugement de Dieu. La même délivrance est encore offerte à ceux qui veulent se repentir et se tourner vers Dieu avec une foi véritable.

D’après the Lord is near mars 1987

« Un jour, Élisée passa par Sunem ; il y avait là une femme riche qui le retint pour manger » 2 Rois 4. 8.

DIEU APPRÉCIE CE QUI EST FAIT POUR LUI

Ce récit est une illustration de la grâce de Dieu envers son peuple dans un temps où ils L’avaient oublié. Lui, toutefois, ne les oubliait pas, mais envoyait son prophète Élisée, un homme de Dieu, pour Lui rendre témoignage. Celui dont les yeux parcourent toute la terre pour se montrer fort en faveur de ceux qui se confient en Lui, voyait là, à Sunem – non pas à Samarie ou à Jérusalem – une femme fortunée qui avait la foi dans le Dieu vivant. Là, Élisée s’arrêtait, apparemment, de façon régulière.

La foi de cette femme se montrait dans la bonté et son hospitalité envers Élisée, en particulier quand elle découvrit que c’était un homme de Dieu, un prophète du Dieu vivant. Cela amena une manifestation de la bonté de Dieu, car Dieu est toujours sensible à la moindre étincelle de foi en Lui, et Il est le rémunérateur de ceux qui Le cherchent de tout leur cœur. La récompense pour ce que cette femme avait fait à son serviteur, fut selon les richesses de sa gloire : cette femme, stérile jusque-là, reçut un fils.

Par ce don elle fut fortifiée dans l’homme intérieur. Nous admirons sa soumission quand Dieu, plus tard, mit sa foi à l’épreuve. Sa foi s’élève jusqu’à s’attendre à ce que Dieu, par l’homme de Dieu, ramène à la vie son fils qui était mort. Comment Dieu pouvait-Il la décevoir ? Elle est, à n’en pas douter, l’une de celles qui sont mentionnées – bien que sans leur nom – parmi les héros de la foi de Hébreux 11, car nous lisons : « Des femmes retrouvèrent leurs morts par la résurrection » (Héb. 11. 35).

Que ces déploiements de la grâce de Dieu sont extraordinaires, glorieux, adorables, en particulier dans les temps de déclin, en particulier dans l’histoire d’Israël ou dans celle de l’Église. Apprécions-les profondément et avec reconnaissance.

D’après the Lord is near mars 1987

« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » 1 Jean 1. 9.

LA CONFESSION DU PÉCHÉ PERMET LE PARDON

Si vous cédez à la vieille nature, elle vous amène en esclavage vers ces péchés que vous haïssez maintenant que vous avez une nouvelle nature. Parce que vous ressentez avec raison que Dieu doit juger de telles choses, vous êtes malheureux, et votre communion avec Dieu est rompue.

Mais souvenez-vous que tout a été jugé et réglé il y a longtemps, quand Christ a pris votre place sur la croix, de sorte que Dieu ne vous amènera jamais sous la condamnation. Il vous voit maintenant en Christ dans votre nouvelle nature, parfaitement purifié de toutes les charges qui pourraient être apportées contre vous à cause de votre vieille nature. En cédant à votre vieille nature, vous ne perdez pas votre salut ni votre justification, ni votre place devant Dieu en grâce, où Il vous voit rendu parfait pour toujours par ce seul sacrifice de Christ (Héb. 10. 14). Cela, vous ne pouvez pas le perdre, mais vous pouvez perdre la joie de la communion avec Dieu et avec votre Sauveur. Votre nouvelle nature fait que vous vous sentez misérable, parce que vous avez été amené sous le pouvoir de la vieille nature que la nouvelle déteste. Et le Saint Esprit, qui demeure dans votre cœur, est affligé, et en conséquence ne peut plus, non plus, vous donner la joie du salut.

Votre vieille nature ne pourra jamais être changée tant que vous êtes dans ce corps. En conséquence, la chose suivante que vous avez besoin de savoir, c’est comment vous pouvez être délivré de son pouvoir. Quand nous quitterons ce corps pour être avec le Seigneur, nous serons changés à sa venue, toute trace de la nature pécheresse aura disparu. Jusque-là, elle veut régner dans notre corps mortel. Mais nous ne lui sommes plus débiteurs. Nous n’avons pas à l’approuver, ou même à la combattre. Mais à mesure que nous sommes occupés de Christ, notre vie changera – nous Lui deviendrons de plus en plus semblables (2 Cor. 3. 18).

D’après the Lord is near mars 1987

« L’apparence de la gloire de l’Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des fils d’Israël » Exode 24. 17.

LE FILS DE DIEU VENU EN GRÂCE AU MILIEU DES HOMMES

Cette apparence de gloire semblable à un feu s’est manifestée au moment où Dieu donnait à Israël les dix commandements. Comment les Israélites pouvaient-ils penser pouvoir s’approcher d’un Dieu dont la présence même était un feu consumant ? Tout ce qui était impliqué en cela était pressenti et impossible. Pourquoi cela ? Parce que, dès que la Loi avait été donnée, Dieu avait voulu que l’homme soit impressionné par le fait solennel que, par le fait de garder la Loi, l’homme ne pouvait espérer aucune relation favorable avec Dieu. Les hommes peuvent se vanter de leurs bonnes œuvres, de la justice qu’ils supposent avoir en gardant la Loi, mais s’ils osent s’approcher de Dieu sur ce fondement, ils ne rencontreront que la chaleur terrible d’un feu consumant, le jugement sans merci d’un Dieu de sainteté absolue.

Pendant des siècles, Israël est resté « sous la loi » et a connu par l’expérience la vérité sans faille de cela. À la fin de l’Ancien Testament, ils se sont trouvés loin de Dieu et dans le besoin désespéré de quelque chose de meilleur, et de loin, que la Loi dont ils se vantaient.

Le contraste est alors merveilleux, de la révélation, dans le Nouveau Testament, du grand Dieu de gloire. Nous ne voyons plus un feu consumant sur le sommet de la montagne, mais le même Dieu s’approchant dans une humble grâce. « La Parole devint chair et habita au milieu de nous (et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité » (Jean 1. 14).

Ce n’est pas la loi, mais seulement la grande grâce de son cœur qui a pu amener Jésus ici-bas. Et Il ne pouvait pas être venu non plus sans avoir le but précis de s’offrir Lui-même en sacrifice sur le Mont Calvaire, pour porter les péchés de ceux qui se reconnaissent eux-mêmes coupables et sans espoir sous la Loi. Étant « la Parole », Il est l’expression même de toutes les pensées de Dieu, Lui-même étant Dieu sur tout – et cependant Il a pris un corps de chair, étant un véritable Homme, tellement accessible, tellement plein de grâce, tellement fidèle, digne de l’adoration éternelle de toute créature.

D’après the Lord is near mars 1987 (L.M. Grant)

« Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez ce qui est en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; pensez à ce qui est en haut, non pas à ce qui est sur la terre ; car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu » Colossiens 3. 1 à 3.

L’AMOUR DU MONDE EST LA RUINE DE LA VIE CHRÉTIENNE

La mondanité est une preuve plus certaine même que le péché, de l’état spirituel d’un homme. Le péché peut être soudain, le résultat d’une tentation, sans qu’il y ait préméditation – et cependant, ensuite, haï, objet de repentir, jugé, abandonné. Mais si un homme est à l’aise dans les plaisirs et les poursuites du monde, se réjouissant qu’ils puissent durer longtemps, son état et son caractère ne sont-ils pas clairement démontrés ? C’est pourquoi Jean fait une distinction : « Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père » – mais « Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui » (1 Jean 2. 1 et 15).

Il y a tellement de chrétiens qui sont tentés de rechercher des distractions et du plaisir dans les mêmes amusements après lesquels court le monde, parce qu’ils n’ont pris Christ dans sa mort que pour leurs péchés et pour être sauvés du jugement. Mais ils ne L’ont pas reçu dans leur cœur comme un Sauveur vivant, un Compagnon, et un Ami – comme Celui qui est mort, par amour pour les sauver du jugement, Celui qui est vivant pour toujours et désire marcher avec les siens, parler avec eux, et avoir avec eux une douce communion. Quand des chrétiens demandent : Ne puis-je pas faire ceci ou cela ? – cela prouve seulement qu’ils ne connaissent pas la paix, la joie et la satisfaction qui découlent de la communion avec le Christ vivant. S’ils la connaissaient, ils demanderaient : Sera-t-Il avec moi en cela ?

Les chrétiens auront de la puissance sur le monde quand Christ les satisfait, quand ils ne se voient pas dans la nécessité de rechercher l’excitation, les divertissements, l’élévation de l’esprit, le plaisir ou la récréation dans les choses du monde.

D’après the Lord is near mars 1987

« Et le soleil se lève, et le soleil se couche, et il se hâte vers son lieu où il se lève. Le vent va vers le midi, et il tourne vers le nord ; il tourne et retourne. Et le vent revient sur ses circuits. Toutes les rivières vont vers la mer, et la mer n’est pas remplie ; au lieu où les rivières allaient, là les rivières vont de nouveau » Ecclésiaste 1. 5 à 7.

DIEU EST CONSERVATEUR

Dieu est le premier des conservateurs ! Ces passages suggèrent que, dans sa création, rien n’est perdu – tout est recyclé ! En effet, s’il n’en était pas ainsi, la vie s’arrêterait bientôt. Par exemple, les plantes vivent et croissent en extrayant du sol des matériaux inorganiques et de l’eau, et de l’oxyde de carbone de l’air. Mais Dieu, afin de soutenir la vie, emploie aussi la mort et la corruption. Ainsi, par la mort et la corruption, Dieu pourvoit aux besoins de nouveaux organismes qui résultent du processus de reproduction qu’Il a créé.

Mais l’homme n’a jamais été destiné à faire partie de ces cycles ! Son péché, et la mort spirituelle qui en est résulté ont renversé l’ordre établi, et ont mis sa chair plutôt que son esprit sous contrôle. Il en est résulté que Dieu a dû dire à l’homme : « Tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (Gen. 3. 19). Toutefois, l’homme ne retourne pas en poussière tout comme un animal. Ayant été créé à l’image de Dieu, c’est aussi un être spirituel, et son esprit est indestructible. Il suivra un cycle, étant d’abord logé dans son corps présent jusqu’à être dans le hadès (le lieu invisible où vont les âmes après la mort) ou dans le paradis, et ensuite recevant à nouveau un corps lors de la résurrection. Les esprits ne sont pas détruits ! Ils sont conservés et existeront à toujours.

D’après the Lord is near mars 1987

« Ceux-ci avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique : ils reçurent la Parole avec toute bonne volonté, examinant chaque jour les Écritures pour voir s’il en était bien ainsi » Actes 17. 11.

LA PAROLE DE DIEU, SEULE ET ENTIÈRE AUTORITÉ SUR LES CHRÉTIENS

Il n’y a qu’une autorité suprême et absolue, et c’est la Parole de Dieu. Donc, ayant un tel guide, une telle autorité, qu’est-ce qui nous convient, comme chrétiens – comme enfants de Dieu et serviteurs de Christ ? Eh bien, il est clair que c’est de nous soumettre absolument et sans réserve à l’enseignement de la Parole en toutes choses. Et c’est en cela que nous ressentons qu’il y a un tel grave manquement. Nous ne trouvons pas que la conscience soit absolument sous l’action et la direction de la Parole. Des opinions humaines prévalent. On permet à des traditions et à des habitudes de pensées humaines d’exercer une influence sur notre âme.

Quand il n’est question que de salut, de profit personnel, ou de bénédiction personnelle, on prête l’oreille à la Parole. Les gens sont heureux et reconnaissants d’apprendre comment ils peuvent être sauvés et bénis. Mais dès qu’il est question de l’autorité de Christ sur nous, dans l’esprit, l’âme et le corps – quand la Parole de Dieu est amenée à juger toute notre vie pratique, nos habitudes personnelles, notre vie de foyer, nos buts commerciaux, nos associations religieuses, notre position ecclésiastique, alors, hélas ! il est visible à quel point l’autorité de la Sainte Écriture est comme jetée par-dessus bord.

Dieu a mis sa Parole entre nos mains, et Il a mis son Esprit dans notre cœur, et par cet Esprit nous pouvons comprendre la Parole – et nous sommes solennellement liés pour être guidés et gouvernés par cette Parole, dans tous les détails de notre vie. C’est cela que nous sommes conscients d’être appelés impérativement à communiquer au cœur et à la conscience de nos lecteurs.

D’après the Lord is near mars 1987 (C.H.M.)

« Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colosses : Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père ! » Colossiens 1. 1 et 2.

LE MESSAGE DE PAUL AUX CROYANTS DE COLOSSES

Le verset 2 de cette épître nous dit au moins trois choses importantes au sujet desquelles Paul et Timothée écrivaient.

Premièrement, ils sont frères en Christ. Leur groupe n’a pas été constitué par une entente commune ou dans un certain but. Leurs goûts et leur désintérêt personnels ne les ont pas rapprochés non plus. Aucun d’eux n’a demandé à en faire partie, et ils n’ont pas eu non plus une initiation. Quand ils ont reçu le Seigneur Jésus comme leur Sauveur personnel, ils sont nés dans la famille de ceux qui sont des enfants de Dieu, des frères et sœurs en Christ. Et il en a été ainsi au cours des siècles : il n’y a pas, encore aujourd’hui, d’autre moyen de devenir membre de l’Église.

Deuxièmement, ce sont des frères saints. Cela ne veut pas dire qu’ils ont atteint un certain degré de perfection, mais cela exprime simplement qu’ils sont séparés pour Dieu. Autrefois ils étaient séparés de Dieu à cause de leurs péchés, mais quand ils se sont confiés dans le Seigneur Jésus, ils ont été sauvés et séparés pour Dieu, mis à part pour son service. Cela est également vrai de tout croyant aujourd’hui, et devrait être visible pour ceux qui sont autour de lui.

Troisièmement, ce sont des frères fidèles. Ils ont été reconnus par leur foi dans leur Seigneur, Jésus Christ : parce qu’ils L’aiment, ils Lui obéissent et suivent ses directives. Ils ne s’appuient pas sur Lui seulement comme leur aide en cas d’urgence : toute leur vie était caractérisée par leur dévouement envers Lui, qui est mort pour eux et qui est ressuscité. Leur fidélité montrait leur foi. Qu’en est-il de notre vie, de la vôtre et de la mienne ? Sont-elles caractérisées par la fidélité à notre Sauveur et Seigneur ?

D’après the Lord is near mars 1987

« Mais l’heure vient, et c’est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; et en effet, le Père en cherche de tels qui l’adorent. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité » Jean 4. 23 et 24.

ADORER EN ESPRIT ET EN VÉRITÉ

Dans la conversation du Seigneur avec la femme samaritaine, nous trouvons son premier enseignement concernant l’adoration. Les Juifs de l’Ancien Testament, et encore moins les Samaritains, ne connurent jamais personnellement la relation d’enfants s’approchant de Dieu comme d’un Père. Cette relation n’est possible que pour ceux auxquels le Père a été révélé par le Fils, ceux qui ont reçu l’esprit d’adoption. Il n’y a pas d’adoration au Père en esprit et en vérité sans une relation avec le Fils.

L’expression « en esprit et en vérité » ne peut pas être interprétée pour dire simplement honnêtement et sincèrement, du cœur. Les Samaritains avaient une certaine connaissance de Dieu d’après les livres de Moïse ; et certainement, quelques-uns étaient tout à fait sincères en adorant Dieu. Toutefois leur culte était considéré comme de l’ignorance par le Seigneur. Les Juifs avaient la pleine révélation de Dieu et de son plan de salut dans les livres de l’Ancien Testament. Il y avait de nombreux Juifs pieux qui avaient une relation proche avec l’Éternel, Le priant de tout leur cœur. Christ, cependant, jugeait leur adoration comme étant incomplète. Leur relation n’atteignait pas la nôtre aujourd’hui. Ce n’était pas l’adoration « du Père en esprit et en vérité ».

Quel privilège béni ont les croyants : être de vrais adorateurs, jouir d’une relation d’enfants avec leur Père, être dans un même esprit avec le Père, connaître le Père parce que nous connaissons la vérité, son fils, révélé dans sa Parole. Jouissez-vous de votre privilège ? S’il n’en est pas ainsi, qu’Il vous enseigne à adorer. Lui seul peut le faire.

D’après the Lord is near mars 1987

« Le cœur joyeux égaie le visage, mais par le chagrin du cœur l’esprit est abattu » Proverbes 15. 13.

« Le cœur joyeux fait du bien à la santé, mais un esprit abattu dessèche les os » Proverbes 17. 22.

LE REMÈDE DIVIN AU CHAGRIN

Parmi ses sages paroles, le roi Salomon laissa un conseil pour les cœurs malades et tristes, et nous pouvons en faire bon usage. La joie restaure et guérit. Le cœur joyeux apportera la santé aux os et la vitalité aux nerfs, quand tous les autres toniques échouent, et que tous les autres sédatifs ne calment plus.

Vous qui êtes malade, commencez à vous réjouir dans le Seigneur. Continuez ainsi, et vos os croîtront comme l’herbe, et vos joues seront roses, et pleines de santé et de fraîcheur. L’inquiétude, la crainte, la méfiance, le souci… sont des gouttes empoisonnées. La joie est un baume et un remède, et si vous voulez bien vous réjouir, Dieu vous donnera de la force. Il vous a commandé d’être heureux et de vous réjouir ; et Il ne manquera jamais de soutenir ses enfants pour qu’ils gardent ses commandements. Il vous dit : « Réjouissez-vous toujours ». Cela signifie : quelque triste que vous soyez, quelles que soient les tentations, que vous soyez malade, que vous souffriez… réjouissez-vous, et cela, maintenant !

« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je vous le dirai encore : réjouissez-vous. Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication avec des actions de grâce ; et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4. 4 à 7).

D’après the Lord is near mars 1987

BERACA 49 : LE DERNIER JUGE ET LE PREMIER PROPHÈTE

« Par la foi, Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille du Pharaon, choisissant d’être dans l’affliction avec le peuple de Dieu, plutôt que de jouir pour un temps des délices du péché, … Et que dire encore ? Le temps me manquera si je parle en détails de Gédéon, de Barac, de Samson et de Jephté, de David et de Samuel, et des prophètes, qui par la foi soumirent des royaumes, accomplirent la justice, obtinrent ce qui était promis, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la force du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, de faibles qu’ils étaient furent rendus forts … » (lire Héb. 11. 4 à 38).

Les hommes mentionnés dans cette sélection ne sont que quelques-uns parmi ceux que Dieu a employés, en divers temps, pour manifester sa grâce et sa puissance. Si nous avons considéré Samson, dans les deux textes précédents, nous avons vu dans quel état spirituel se trouvaient les fils d’Israël. Ils préféraient la tutelle des Philistins à Samson, que l’Éternel avait suscité pour les délivrer. Les juges se sont succédés jusqu’à Samson, le dernier qui soit mentionné comme ayant jugé le peuple de Dieu. « En ces jours-là, il n’y avait pas de roi en Israël ; chacun faisait ce qui était bon à ses yeux » (Jug. 17. 6).

Et pourtant, qu’est-ce que l’Éternel n’avait pas fait pour son peuple ! Nous en avons un résumé par l’apôtre Paul s’adressant aux Juifs dans la synagogue d’Antioche de Pisidie en ces termes : « le Dieu de ce peuple s’est choisi nos pères et a élevé bien haut le peuple pendant son séjour au pays d’Égypte ; et il les en fit sortir par son bras puissant. Et il prit soin d’eux dans le désert, environ quarante ans. Après avoir détruit sept nations au pays de Canaan, il leur donna ce pays en héritage. Ensuite, pendant environ quatre cent cinquante ans, il leur donna des juges, jusqu’à Samuel le prophète » (Act. 13. 17 à 20).

Si Moïse est mentionné comme ayant été « roi en Jeshurun » (Deut. 33. 4 et 5), c’est vraiment l’Éternel qui était et devait être roi sur son peuple. Malgré les fautes graves du peuple, Dieu lui donne le titre noble de Jeshurun, qui signifie, peuple droit et juste. Balaam a dû proclamer que « Dieu…, n’a pas aperçu d’iniquité en Jacob, ni n’a vu d’injustice en Israël ; l’Éternel, son Dieu, est avec lui, et un chant de triomphe royal est au milieu de lui » (Nomb. 23. 21). Dieu ne pouvait voir le peuple rebelle, sous l’aspect d’un peuple juste, qu’au travers de l’œuvre qui serait accomplie sur la croix à Golgotha, par son Fils unique. Les Saintes Écritures, annonçant par avance Christ, mentionnent : « Moi, j’ai oint mon roi sur Sion, ma montagne sainte » ; « Portes, élevez vos têtes ! et élevez-vous, portails éternels, et le roi de gloire entrera… Qui est-il, ce roi de gloire ? L’Éternel des armées, lui, est le roi de gloire » (Ps. 2. 6 et 24, 7 à 10).

Samuel est aussi le dernier juge sur Israël avant que Dieu leur donne un roi. Quand le peuple demande un roi, Samuel s’en afflige beaucoup, et l’Éternel lui dit : « Écoute la voix du peuple dans tout ce qu’ils te disent ; car ce n’est pas toi qu’ils ont rejeté, mais c’est moi qu’ils ont rejeté, afin que je ne règne pas sur eux » (voir 1 Sam. 3. 20 ; 7. 15 ; 8. 7).

Comment apprécions-nous le Seigneur à l’époque en laquelle nous vivons ? Est-Il seulement Celui à qui l’on crie en cas de besoin, comme ce fut le cas aux temps des juges d’Israël, ou est-il notre ami, notre conseiller ? Il y a une grande bénédiction à pouvoir dire comme le roi David : « Mon Dieu, mon rocher, en qui je me confie, mon bouclier et la corne de mon salut, ma haute retraite ! » (Ps. 18. 2).

Dans le contexte difficile de la fin du temps des juges d’Israël, nous voyons que Dieu veille et prépare celui qui sera un conducteur pour son peuple.

Nous lisons : « il y avait un homme… de la montagne d’Éphraïm, dont le nom était Elkana, … il avait deux femmes : le nom de l’une était Anne, et le nom de la seconde, Peninna. Et Peninna avait des enfants, mais Anne n’avait pas d’enfants. Chaque année cet homme montait de sa ville pour adorer l’Éternel des armées et lui sacrifier à Silo ; là se trouvaient les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées, sacrificateurs de l’Éternel » (lire 1 Sam. 1. 1 à 8).

Ainsi, Anne ne peut pas avoir d’enfants. Au travers de cette épreuve, elle est dans une relation réelle avec l’Éternel, son Dieu. Peninna, probablement jalouse de l’affection d’Elkana pour Anne, la chagrinait jusqu’à la pousser à l’irritation. Anne, avec la famille, est montée à Silo où se trouvait l’arche de l’alliance et les sacrificateurs. Là, « l’amertume dans l’âme, elle pria l’Éternel et pleura abondamment. Et elle fit un vœu, disant : Éternel des armées ! Si tu veux regarder à l’affliction de ta servante, et si tu te souviens de moi et n’oublies pas ta servante, et que tu donnes à ta servante un fils, je le donnerai à l’Éternel pour tous les jours de sa vie » (v. 10 et 11). Dans la tristesse, quelle attitude heureuse ! Nous chantons parfois : « l’épreuve est toute pleine de fruits bénis pour moi » (Hymnes et Cantiques n°190).

Anne aura ce fils demandé et, comme elle l’a promis au Seigneur, elle le lui donnera après l’avoir sevré. Le moment venu, elle l’amène au sacrificateur en disant : « J’ai prié pour cet enfant, et l’Éternel m’a accordé la demande que je lui ai faite. Aussi, moi je l’ai prêté à l’Éternel ; pour tous les jours de sa vie, il est prêté à l’Éternel. Et il se prosterna là devant l’Éternel » (1 Sam. 1. 27 et 28). Il est évident que le jeune garçon avait été instruit par une mère pieuse, puisqu’il se prosterne devant l’Éternel. Il aurait pu se rebeller à la pensée d’être séparé de sa famille, de ses amis, pour vivre avec un vieux sacrificateur.

Ce jour-là, Anne élève son cœur vers Dieu dans un magnifique cantique. Elle voit la grâce de Dieu qui fait mourir et fait vivre ; qui fait descendre au shéol et en fait monter ; qui appauvrit et enrichit ; qui abaisse, et élève aussi – Tout autant d’expressions démontrant la nouvelle naissance pour quiconque croit et, en même temps, elles anticipent l’abaissement du Seigneur, sa mort, sa résurrection et sa glorification. Anne prophétise aussi sur le jour de Christ : « L’Éternel jugera les bouts de la terre, et il donnera la force à son roi, et élèvera la corne de son oint » (2. 10). Le cantique de Anne, la prophétie de Zacharie, père de Jean le baptiseur – le cantique de Marie et l’éclat de joie de Siméon à la vue du Sauveur, émanent de l’Esprit de Christ pour glorifier Dieu et réjouir nos cœurs.