JÉSUS… ÉMU DE COMPASSION

Chers frères et sœurs en Christ,

Au mois de juillet nous avons pu nous entretenir de la miséricorde de Dieu, une miséricorde divine. Aujourd’hui nous allons nous attarder sur la miséricorde d’un homme, l’homme christ Jésus qui, en marchant sur la terre, a manifesté la miséricorde divine, parce qu’il était Dieu et homme à la fois, et par là, nous montre le chemin pour user de cette même compassion (miséricorde, grâce, bonté, amour) pour notre entourage, dont chacun est notre prochain.

« Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans leurs synagogues, prêchant l’évangile du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité. Voyant les foules, il fut ému de compassion pour elles, parce que [ces gens] étaient las et dispersés, comme des brebis qui n’ont pas de berger. Alors il dit à ses disciples  : -  La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers  : suppliez donc le Seigneur de la moisson, pour qu’il pousse des ouvriers dans sa moisson (Mat. 9. 35 à 38).

Lorsque le Seigneur Jésus était ici-bas, il était sans cesse en activité pour faire du bien autour de lui. Il mesurait la détresse et le désarroi des hommes et des femmes qu’il côtoyait, en faisant le constat de Jérémie 50. 6 : « Mon peuple est un troupeau perdu  ; leurs pasteurs les ont fait errer, les égarant sur les montagnes… ». Lui était le bon Berger qui met sa vie pour les brebis (Jean 10. 11). Et son désir, c’est d’avoir beaucoup de témoins pour faire connaître ses compassions, sa grâce et son amour ; es-tu, suis-je, un ouvrier utile au Maître, amenant des âmes à Lui ?

Lors de la multiplication des cinq pains et des deux poissons, aussi bien Matthieu (ch. 14) que Marc (ch. 6), poussés par l’Esprit Saint, font ressortir la grande compassion de Jésus pour les hommes, les femmes et les enfants autour de lui.

« En débarquant, il vit une grande foule : il fut ému de compassion envers eux et il guérit leurs infirmes » (Mat. 14. 14). Ce n’est que le soir venu qu’il va faire la multiplication des pains et poissons. Ici, il est touché par les malades, par ceux qui souffrent particulièrement. Si tu es dans ce cas, ton Seigneur a aussi compassion de toi. Il peut te guérir, mais il désire avant tout que tu jouisses de sa présence ; n’a-t-il pas dit : Je suis avec vous tous les jours (Mat. 28. 20) ?

Marc 6. 34 nous dit : « En sortant, Jésus vit une grande foule ; il fut ému de compassion envers eux, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger  ; et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses ». Nous voyons ici la même compassion. Mais ici, l’accent est mis sur le fait qu’ils sont sans berger et qu’il doit les enseigner. « Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux » (Jean 17. 26) ; « Personne n’a jamais vu Dieu  ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 18).

Lors de la multiplication des sept pains et quelques petits poissons, de nouveau Matthieu et Marc font état de la compassion du Seigneur pour la foule.

« Et Jésus appela à lui ses disciples et dit : Je suis ému de compassion envers la foule, car voici trois jours déjà qu’ils sont là auprès de moi, sans rien avoir à manger ; je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur qu’ils ne défaillent en chemin » ; « Jésus appela à lui ses disciples et dit  : –  Je suis ému de compassion envers la foule, car voici trois jours déjà qu’ils sont là auprès de moi, sans rien avoir à manger  ; je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur qu’ils ne défaillent en chemin » (Mat. 15. 32 ; Marc 8. 1 à 3) « …car certains d’entre eux sont venus de loin ». Dans ces passages, Jésus est soucieux de leur faim et du fait qu’ils sont venus de loin. Si le Seigneur est préoccupé par l’état spirituel de ceux qui le suivent, il ne néglige pas l’aspect matériel et les besoins naturels de l’homme. Et il connaît toutes choses, autant leurs besoins spirituels que leurs besoins naturels (esprit, âme et corps, selon 1 Thessaloniciens 5. 23).

Chers amis, nous sommes peut-être vite lassés après avoir lu un ou deux chapitres de la Bible, mais pensons à cette foule qui a suivi le Seigneur pendant trois jours, plus les nuits, sans manger… Quel plaisir ont-ils dû avoir à écouter le Fils de l’Homme parler et enseigner ! « Et tous lui rendaient témoignage ; ils s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4. 22). « Ils étaient frappés par son enseignement, parce qu’il parlait avec autorité » (v. 32) ; « Ils étaient frappés d’étonnement et disaient  : –  D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles  ? » (Mat. 13. 54).

Dans les passages que nous avons vus, le Seigneur est ému pour la foule. Dans les versets suivants, il est ému pour une personne seule ou pour un couple. Dans les évangiles, nous voyons souvent Jésus s’intéresser à une personne isolée ou à une famille. Il s’intéresse aussi à nous individuellement et à nos problèmes de couple ou de famille.

En Marc 1. 40 à 42, nous lisons : « Un lépreux vient à lui, le supplie et se jette à genoux devant lui en disant  : –  Si tu veux, tu peux me rendre net. Jésus, ému de compassion, étendit la main, le toucha, et lui dit  : –  Je veux, sois net. Comme il parlait, aussitôt la lèpre se retira de lui ; et il fut net ». Cette maladie – image du péché – était terrible et conduisait à la mort en passant par des dégradations continuelles de la santé, et privait les malades de vie familiale et sociale parce qu’ils pouvaient contaminer les autres. Le Seigneur n’hésite pas à le toucher pour le guérir. Le lépreux ne doutait pas de la capacité de Jésus à le guérir, mais de sa volonté, on peut dire, de son amour. Bien-aimés, ne doutons jamais de l’amour du Seigneur envers nous, même au milieu de nos pires difficultés. Il est toujours plein de compassion pour nous… et jamais loin !

Lisons maintenant Matthieu 20. 30 à 34. « Et voici, deux aveugles assis au bord du chemin, ayant appris que Jésus passait, se mirent à crier  : –  Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David  ! La foule les reprit, pour les faire taire  ; mais ils criaient encore plus fort  : –  Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David  ! Jésus s’arrêta  ; il les appela et dit  : –  Que voulez-vous que je vous fasse  ? Ils lui disent  : –  Seigneur, que nos yeux soient ouverts. Ému de compassion, Jésus toucha leurs yeux  ; aussitôt ils recouvrèrent la vue et le suivirent ».

Nous sommes parfois spirituellement « aveugles », ne distinguant pas la volonté de Dieu, car nous nous sommes éloignés de lui, de sa Parole. Crions à Lui, et rempli de compassion, il nous soulagera et nous montrera le chemin.

N’ayons pas peur de faire appel aux compassions du Seigneur, comme l’a fait le père qui a amené son fils possédé d’un esprit immonde aux pieds de Jésus : « Si tu peux quelque chose, viens à notre aide, ayant compassion de nous » (Lire Marc 9. 14 à 27) Lui a plus douté sur le pouvoir de Jésus que sur son amour. Jésus l’a exaucé ! « Pour Dieu, tout est possible » (Mat. 19. 26).

La scène de Luc 7. 11 à 15 est touchante. « Il arriva ensuite que [Jésus] se rendit à une ville appelée Naïn  ; et plusieurs de ses disciples, ainsi qu’une grande foule, faisaient route avec lui. Comme il approchait de la porte de la ville, voici, on portait dehors un mort, fils unique de sa mère, et elle était veuve  ; une foule considérable de la ville était avec elle. Le Seigneur, en la voyant, fut ému de compassion envers elle et lui dit  : -  Ne pleure pas. Il s’approcha et toucha le cercueil ; ceux qui le portaient s’arrêtèrent  ; il dit alors  : -  Jeune homme, je te dis, lève-toi  ! Le mort se souleva et s’assit, puis il commença à parler  ; et Jésus le donna à sa mère. Ils furent tous saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu ».

Chères veuves ou veufs, chers affligés, votre Seigneur connaît votre peine, et il s’approche de vous pour vous accompagner, vous soulager et sécher vos larmes. Laissez-le vous consoler et confiez-vous pleinement en sa bonté. Et n’oublions pas de remercier, de glorifier le Seigneur pour ses interventions !

Dans les évangiles, Jésus nous raconte trois paraboles, où quelqu’un est ému de compassion.

En Luc 10. 28 à 37, c’est le récit d’un homme qui se fait agresser et est laissé blessé et à demi mort. Un sacrificateur puis un lévite (deux hommes religieux) passent outre, « Mais un Samaritain (ici, type du Seigneur lui-même), allant son chemin, vint à lui et, le voyant, fut ému de compassion  : il s’approcha et banda ses plaies, y versant de l’huile et du vin  ; puis il le mit sur sa propre bête, le mena à l’hôtellerie et prit soin de lui. Le lendemain, en s’en allant, il tira deux deniers, les donna à l’hôtelier et dit  : Prends soin de lui ; et ce que tu dépenseras de plus, moi, à mon retour, je te le rendrai ». Le Seigneur pose ensuite une question qui devrait nous sonder tous : « Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé entre les mains des brigands ? ». L’homme de Loi, qui avait demandé au Seigneur « qui est mon prochain ? » est obligé de répondre : –  C’est celui qui a usé de miséricorde envers lui. Jésus lui dit  : –  Va, et toi fais de même. Et cela s’adresse aussi à chacun de nous. C’est une invitation, même un devoir pour le chrétien, de faire du bien autour de lui en usant de compassion envers les malheureux.

En Luc 15. 11 à 32, Jésus raconte la parabole du fils prodigue, qui évoque la compassion de Dieu : « Il se leva et vint vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion ; il courut [à lui], se jeta à son cou et le couvrit de baisers ». Malgré l’attitude de ce fils ingrat qui s’en est allé et a vécu une vie de débauche et revient en guenilles, après avoir dilapidé son héritage – réclamé à l’avance ! – le père, qui l’attendait chaque jour, lorsqu’il l’aperçoit au loin, court à sa rencontre. Sa vie antérieure et son aspect repoussant ne changent rien à son amour pour lui. Et puisqu’il y a repentance et confession, la communion peut reprendre avec joie. Notre Père céleste attend le retour de chacun de ses enfants qui s’est éloigné de lui ; quelle patience, quel amour infini !

Le troisième récit est celui d’un esclave qui doit au roi une somme colossale, impossible à régler, et lui demande de ne pas le vendre, lui et sa famille. « Ému de compassion, le maître de cet esclave-là le relâcha et lui remit la dette ». La suite de l’histoire, c’est que ce serviteur-là n’a pas voulu remettre la toute petite dette qu’un autre serviteur lui devait. La leçon de cette histoire, c’est que nous – qui avons été pardonnés par Dieu – nous devons pardonner à ceux qui nous ont fait du tort, jusqu’à 70 x 7 fois, autrement dit, constamment ! (Lire Matthieu 18. 21 à 35).

Y a-t-il quelqu’un dans ta vie, un membre de ta famille, de l’église, un ami, un voisin, un collègue, qui que ce soit, que tu ne peux, NE VEUX pas pardonner ? Dieu, ton Père, te dit : ce que moi je t’ai pardonné grâce au prix incroyablement élevé de la mort de mon Fils Jésus est infiniment plus grave que tous les torts qu’on aurait pu te faire ; ta dette envers moi était 100 000 fois plus colossale que ce que n’importe qui, d’après toi, pourrait te devoir ! Soyons en conscients…

Rappelons-nous les exhortations d’Éphésiens 4. 32 : « Mais, les uns à l’égard des autres, soyez bons, compatissants, vous pardonnant les uns aux autres, comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné ».

Et ce que le Seigneur dit dans Marc 11. 25 et 26 est solennel : « Et quand vous vous levez pour prier, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui, afin que votre Père aussi, qui est dans les cieux, vous pardonne vos fautes. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne pardonnera pas non plus vos fautes ». Il ne s’agit pas de perdre notre salut, mais de perdre notre relation privilégiée, notre communion avec Lui.

Je terminerai avec la mention de deux versets encourageants pour nous (à lire et à relire avec attention), qui doivent nous remplir d’adoration.

« C’est pourquoi il dut, à tous égards, être rendu semblable à ses frères, afin qu’il soit un miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur dans les choses qui concernent Dieu, en vue de faire propitiation pour les péchés du peuple. Car, du fait qu’il a souffert lui-même, étant tenté, il est à même de secourir ceux qui sont tentés » (Héb. 2. 17 et 18).

« Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses, mais [nous en avons un qui a été] tenté en toutes choses de façon semblable à nous, à part le péché » (Héb. 4. 15).

Y a-t-il une différence entre la compassion de Dieu et celle du Seigneur Jésus ? Absolument aucune, chacune est une compassion divine et est identiquement la même. Mais celle que montre le Seigneur est sans doute plus proche de ce que nous pouvons appréhender, plus identifiable, plus compréhensible pour nous, car elle émane d’un homme « comme nous », un homme, appelé Jésus (Jean 9. 11), « lui qui, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes  ; et, étant trouvé quant à son aspect comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 5 à 8) ; « la grâce de Dieu et le don ont-ils abondé envers beaucoup, par la grâce qui est d’un seul homme, Jésus Christ  ! » (Rom 5. 15).

Ces trois versets et les deux précédents concernant notre souverain sacrificateur nous parlent d’un homme qui a beaucoup souffert sur la terre et qui est donc, en connaissance de cause, plein de sympathie pour les autres hommes. Il s’agit donc plutôt de NOTRE perception, de NOTRE sensibilité. Mais n’oublions pas le Psaume 103. 13 et 14 : « Comme un père a compassion de ses fils, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. Car il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière ».

Quel privilège d’avoir un tel Dieu, un tel Père, un tel Sauveur et Seigneur !

« Or à notre Dieu et Père soit la gloire aux siècles des siècles  ! Amen » (Phil. 4. 20).

« … notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. À lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen » (2 Pier. 3. 18).

Jésus, à nos larmes

Tu veux compatir,

De toutes tes armes

Viens nous revêtir.

Que dans la lumière

Marchant avec toi,

Sans cesse en prière,

Nous vivions de foi !

Hymnes et Cantiques n°226 strophe 3

Oui ta fidélité, Dieu notre Père,

N’a jamais d’ombre ni de changement.

Tu es le Même, en ta bonté j’espère,

Tu as compassion de ton enfant.

Refrain. Oui ta fidélité

Est pour l’éternité.

Chaque matin,

Tu préviens nos besoins.

Pour nous jamais ta bonté ne se lasse

Et ta fidélité est notre appui.

Oui sur ton cœur, Seigneur, sur ta tendresse

Je puis compter toujours à chaque pas.

De la jeunesse à la blanche vieillesse,

Ton bras fidèle et fort me portera.

Venez à Moi n°72

Affectueusement, Marco Octobre 2026

TRADUCTION DE FEUILLETS (181)

« Les mouches mortes font sentir mauvais, elles font fermenter l’huile du parfumeur ; ainsi fait un peu de folie [à l’égard de] celui qui est estimé pour sa sagesse et sa gloire » Ecclésiaste 10. 1.

PARLER ET AGIR AVEC SAGESSE

Tous les membres de nos corps naturels diffèrent l’un de l’autre en fonction du but qui leur est assigné ; de même nous, croyants, comme membres du corps de Christ, sommes différents les uns des autres. Mais, bien qu’ils soient différents par la volonté de Dieu, tous les membres doivent avoir un égal soin les uns des autres (1 Cor. 12. 25). Cela signifie que nous sommes appelés à nous aider l’un l’autre. Si cela est fait sous la direction du Seigneur et la pensée du Saint Esprit, il en résultera une édification normale dans le corps.

Malheureusement, nous avons tous un cœur qui est désespérément mauvais (Jér. 17. 9). Vous pensez que vous devriez reprendre votre frère qui assiste si rarement aux réunions. Voyez tout d’abord si votre marche vous fait suivre régulièrement et fidèlement les réunions. Sinon, il y aura des mouches mortes dans l’huile du parfumeur. Ou bien, vous aimeriez faire une gentille remarque à une sœur parce que ses vêtements sont inconvenants ou mondains. Eh bien, examinez-vous pour voir si cette sœur voit en vous un bon exemple « en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté » (1 Tim. 4. 12). S’il en est autrement, il risque d’y avoir des mouches mortes dans l’huile du parfumeur.

Il se peut que vous voyiez des manquements chez un frère ou une sœur, qui peinent le Seigneur. Penchez-vous aussi bas que possible à leurs pieds pour les laver. Qu’ils ressentent que vous ne vous confiez pas du tout en vous-même quant au mal, sinon il y aura des mouches mortes…

Peut-être souhaitez-vous montrer la voie du salut à un incroyant. N’agissez pas comme si vous aviez une nature supérieure à la sienne. Ne lui dites pas, avant qu’il soit prêt à confesser ses péchés, que le Seigneur a payé sa dette. Ce serait des mouches de mort. Un peu de folie a quelquefois plus de poids que la sagesse – bien que la sagesse soit bien plus précieuse.

D’après the Lord is near mai 1978

« Toutes choses me sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses ; toutes choses me sont permises, mais je ne me laisserai, moi, asservir par aucune » 1 Corinthiens 6. 12.

LA VRAIE LIBERTÉ DU CHRÉTIEN

L’apôtre Paul dit, en Galates 5, que Christ nous a rendus libres. Il n’y a pas de liberté sous la Loi, parce qu’elle exige que nous ne péchions pas. Aucun homme n’a jamais pu faire cela, sauf le Seigneur Jésus, qui était né sous la Loi, et dans cette position attira le plaisir de Dieu sur Lui-même en chacune de ses actions et de ses paroles. Il mourut sur la croix pour les transgresseurs de la Loi comme aussi pour ceux des nations sans loi, apportant grâce et liberté en abondance aux uns et aux autres. Mais cette libre grâce n’annule pas les justes exigences d’un Dieu saint. Elle montre plutôt, par la profondeur des souffrances de Christ, le sérieux des exigences de la Loi, et dans la liberté de l’Esprit elle donne aux croyants la puissance d’une vie sainte. Il n’est plus dit à un croyant : Tu dois. Il est appelé dans la liberté spirituelle. Il connaît la différence entre la chair et l’esprit, et sait qu’elles sont contraires l’une à l’autre. Comme l’apôtre Paul, un vrai croyant se dit à lui-même : Je ne serai pas amené sous le pouvoir d’une loi quelconque, et il garde captives toutes ses pensées, dans l’obéissance à Christ.

Bien sûr, nous ne pouvons pas fermer les yeux quant au mal, et devons garder notre cœur plus que tout ce qui doit être gardé. Si nous sommes interpellés par des « Ne touche pas, Ne goûte pas », nous refusons de tels jougs, mais nous nous réjouissons de faire le bon plaisir de Celui qui est mort pour nous et nous a appelés des ténèbres à la lumière. Ce que le Seigneur a donné est la vraie liberté. « Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira ».

D’après the Lord is near mai 1978

« Je tombai à terre et j’entendis une voix qui me disait : Saul ! Saul !, pourquoi me persécutes-tu ? » Actes 22. 7.

LA CONVERSION SUBITE DE PAUL

Saul de Tarse, propre-juste, insolent et superbe, dut ouvrir les yeux, sur la route de Damas, quand le Seigneur l’arrêta dans son chemin et le sauva, alors même qu’il se préparait à persécuter plus de chrétiens.

Tout d’abord, Saul vit que Celui que ces pauvres chrétiens suivaient et adoraient n’était pas quelque prophète ou mystique de leur invention. Il vit ce Jésus le Nazaréen dans la gloire – un homme au ciel. Cette vision eut un profond effet sur Paul tout le reste de sa vie. Il renonça volontairement à tout pour adorer et servir Celui qu’il avait vu (cf. Phil. 3. 6 à 12).

De plus, Saul apprit la vérité de l’union entre Christ et son Église. Saul n’avait pas persécuté Christ, mais seulement ses disciples sur la terre. Mais en les persécutant, il persécutait leur Tête dans le ciel. « Il (Christ) est le chef du corps, de l’assemblée » (Col. 1.18).

Cette unité unique et merveilleuse est vue en 1 Corinthiens 12. 12 : « De même que le corps est un, et qu’il a un grand nombre de membres, mais que tous les membres du corps, malgré leur nombre, sont un seul corps, ainsi aussi est le Christ ». Chaque fois que nous avons le terme le Christ, cela se rapporte à Christ et son Église. Les deux ensemble forment une merveilleuse unité.

En Éphésiens 5. 32, le mystère d’un mari et sa femme étant une seule chair est vu pour représenter la vérité concernant Christ et son assemblée. Paul apprit tout cela en raccourci dans ces quelques minutes sur la route de Damas.

D’après the Lord is near mai 1978

« Le peuple parla contre Dieu et contre Moïse : pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Égypte, pour mourir dans le désert ? Car il n’y a pas de pain, il n’y a pas d’eau, et notre âme est dégoûtée de ce pain misérable » Nombres 21. 5.

LE CŒUR NATUREL DE L’HOMME NE PEUT ÊTRE AMÉLIORÉ

Le fait que cette rébellion survint à la fin de la traversée du désert du peuple d’Israël, après qu’il eut fait l’expérience de la miséricorde et de la puissance de Dieu, démontre que ces grâces n’avaient pas changé leurs cœurs. Il n’y a absolument rien de bon dans la nature humaine ! Elle doit être jugée et condamnée par la mort : il n’y a pas d’autres remèdes à cela. Le fait que le Seigneur ait dû mourir comme notre Substitut – qu’Il ait été fait péché pour nous (2 Cor. 5. 21) – le prouve.

Il est vrai que les Israélites ne connaissaient pas le fait de la mort de Christ. Cependant, en anticipation de cet évènement, Dieu leur donna le signe du serpent d’airain, et à la fin des temps le Sauveur vint pour réaliser ce type. Il faut que le Fils de l’Homme soit élevé – non seulement sur la croix, mais aussi au ciel, afin que des pécheurs repentants puissent regarder loin d’eux-mêmes et trouver en Lui la délivrance de la culpabilité et un Objet pour leur cœur. Quel miracle de grâce et d’amour que ce regard de la foi les guérisse en ôtant de leur conscience même le sens de la culpabilité !

Oui, le péché du peuple a abondé, mais la grâce a surabondé envers ceux qui reconnaissaient leur culpabilité, se repentaient, et levaient leur regard vers l’endroit où leur péché avait été condamné par un Dieu saint mais miséricordieux. Aujourd’hui, le pécheur repentant, non seulement reçoit la guérison des conséquences du péché, mais il reçoit la vie éternelle. Après que le péché dans la chair ait été jugé, une nouvelle puissance de vie lui est donnée. Le Saint Esprit habite alors en lui et lui rappelle constamment Christ maintenant glorifié.

D’après the Lord is near mai 1978

« Mon cœur est affermi, ô Dieu ! mon cœur est affermi ; je chanterai, oui je chanterai des psaumes » Psaume 57. 8.

LE CŒUR AFFERMI EN DIEU EST LE SALUT DE LA COURSE

Le libéralisme moderne requiert une foi flexible qui a la capacité et le désir d’adapter ses convictions aux changements et aux progrès de la pensée humaine. Mais la foi des élus de Dieu est fondée sur la Parole de Dieu qui est établie pour toujours dans les cieux. Elle est donc stable et peut vraiment être appelée « la pleine assurance de foi ».

Nous pouvons dire avec hardiesse : « Mon cœur est affermi, ô Dieu ». Cela peut paraître trop simple. Certains l’appellent : Chevaucher sur des principes. Nous répondons, avec l’apôtre Paul, à de tels reproches : « Je sais qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder ce que je lui ai confié, jusqu’à ce jour-là » (2 Tim. 1. 12). Un enfant de Dieu connaît Celui qui a parlé et sait qu’Il a la puissance d’accomplir tout ce qu’Il a promis. « Je veille sur ma parole pour l’exécuter » (Jér. 1. 12) a-t-Il dit au jeune et timide prophète Jérémie quand Il lui donna des messages très difficiles à dire à un peuple incrédule.

Une pleine assurance dans la fidélité de Celui qui a parlé est loin d’être de l’entêtement, de l’aveuglement ou du légalisme. Il se peut que, au début, nous ne comprenions pas pleinement les paroles de Dieu pour nous, mais Il nous les fera comprendre si nous sommes obéissants. Nous ne serons plus réceptifs à toutes sortes de vents d’opinion et de doctrines humaines. Nous dirons plutôt : « Éternel ! fais-nous voir ta bonté, et accorde-nous ton salut » (Ps. 85. 8).

Avoir le cœur affermi signifie que nous décidons de fixer notre attention sur le seul Objet qui est le centre de la Parole de Dieu, le Seigneur Jésus, son Fils bien-aimé.

D’après the Lord is near mai 1978

« Par la foi, Abel offrit à Dieu un meilleur sacrifice que Caïn ; par ce sacrifice, il a reçu le témoignage d’être juste, Dieu lui-même rendant témoignage à ses dons ; et par celui-ci, étant mort, il parle encore » Hébreux 11. 4.

LA LEÇON SPIRITUELLE DE CES SACRIFICES

Ce passage, écrit environ 4000 ans après le fait réel, nous révèle ce qu’il y avait réellement dans le cœur de ces deux hommes quand ils apportèrent leurs sacrifices à Dieu.

Toute personne désirant venir à Dieu doit apporter quelque chose que Dieu puisse accepter. Il ne peut pas s’approcher sans un sacrifice ; il ne peut être accepté par Dieu que selon la valeur pour Dieu de ce sacrifice. Caïn avait bien travaillé pour produire de bons fruits du sol maudit, et avait, sans aucun doute, apporté le meilleur de ces fruits à Dieu. D’autre part, Abel prit simplement un animal qui ne lui avait pas coûté beaucoup de travail.

Pourquoi Dieu n’accepta-t-Il pas le sacrifice de Caïn ? Parce que Caïn avait oublié que Dieu avait maudit le sol et que l’homme était devenu pécheur. Il pensait que ces fruits seraient valables pour Dieu à cause de ses efforts ardus pour les produire.

Hébreux 11 nous dit qu’Abel choisit son sacrifice par la foi, bien qu’il n’ait pas eu la Parole de Dieu écrite comme nous l’avons. Il ne réclama pas une valeur quelconque de son sacrifice sous prétexte qu’il l’avait produit, mais crut simplement que Dieu l’accepterait. Le sacrifice choisi par la foi dirigeait le regard sur la croix de Christ, et en conséquence Dieu donna le témoignage qu’Abel était juste. Ce mystère – comment un homme pécheur peut être juste devant Dieu – fut révélé à Abel, et par lui à nous.

La différence entre les sacrifices de ces deux hommes devient encore plus visible quand nous remarquons que rien ne nous est dit de leur vie avant ce sacrifice. Le Saint Esprit dirige toute notre attention sur la valeur du sacrifice, non pas sur le caractère des hommes offrant ce sacrifice.

D’après the Lord is near mai 1978

« Je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi » Ésaïe 43. 1.

LE SEIGNEUR JÉSUS CONNAÎT TOUS SES RACHETÉS PAR LEUR NOM

Les gens parlent souvent de l’appel céleste des croyants comme simplement d’un fait d’instruction ou une théorie. N’était-ce cela pour Enoch, qui marcha avec Dieu pendant trois cents ans, ou pour Moïse qui persévéra, voyant Celui qui était invisible ? Certainement pas ! Soyons plutôt conscients que nous avons un Christ vivant dans le ciel. Cet Homme vivant sur le trône de Dieu m’a appelé distinctement par mon nom. Il porte aussi mon nom devant Dieu comme celui pour lequel Il a accompli beaucoup, et pour lequel Il désire faire beaucoup plus.

Pourquoi est-ce que je monte là-haut pour y trouver mon ancrage ? Parce que cet Homme vivant, là-haut, a pris mon cœur. Lui, comme Fils de Dieu, estima bon de descendre de son trône et d’aller à la croix comme mon substitut et d’y prendre la coupe de la colère à ma place. Et Dieu a donné son accord sur cet amour qui est plus fort que la mort. N’est-il alors pas raisonnable, pour moi, de dire que, si le Fils de Dieu m’a aimé et s’est donné Lui-même pour moi, je dois L’aimer là où Il est maintenant ? Que cela est béni, de pouvoir dire que Celui qui est couronné de gloire et d’honneur sur le trône de Dieu est le même que Celui sur Lequel se concentrent toujours plus toutes les affections de mon cœur !

Ce Fils de l’homme élevé là-haut dans la gloire se préoccupe aussi des siens souffrant ici-bas, dans toutes les circonstances par lesquelles Il les fait passer ! Cet Homme béni dans la gloire participe de cœur à tout ce qui concerne les siens. Comme nous devrions désirer nous courber, en louange et en adoration, devant Lui et devant son Dieu et Père – qui est aussi notre Dieu et Père !

D’après the Lord is near mai 1978

« Peut-être que l’Éternel agira pour nous, car rien n’empêche l’Éternel de sauver, avec beaucoup ou avec peu de gens » 1 Samuel 14. 6.

CONFIANCE ABSOLUE EN DIEU

Les Philistins causaient à Israël une grande détresse. Il y avait six cents personnes avec Saül à ce moment-là, mais ils n’avaient pas d’armes. Que pouvait faire ce faible groupe, surtout après que Saül ait désobéi à Dieu quand lui, un Benjaminite, et non pas un Lévite, avait osé agir comme un sacrificateur ? Toute bataille, dans de telles circonstances, paraissait être sans espoir.

Mais Jonathan avait une épée, une lance, et aussi une ferme confiance en Dieu. Il ne comptait pas sur les 600 hommes sans armes ou sur ses propres forces : sa confiance était dans le Dieu vivant. Cela nous réjouit de l’entendre dire les paroles ci-dessus à son porteur d’armes. Il est impossible que Dieu ne réponde pas à une foi aussi simple – et Il y répondit ! Dieu éparpilla et terrifia les Philistins, de sorte que, quand Jonathan les rencontra, ils furent rapidement mis en fuite.

Nous, croyants, aujourd’hui, sommes aussi confrontés à un ennemi mortel. Mais à la différence de ces 600 hommes faibles et effrayés, nous ne sommes pas sans lances et sans épées. Notre lutte est contre des adversaires spirituels, les seigneurs universels des lieux célestes, mais nous avons une armure parfaite qui est décrite en Éphésiens 6. Si nous faisons usage de cette armure, nous aurons continuellement la victoire sur Satan. Si nous ressentons notre manque de forces comme aussi celui de nos frères, encourageons-nous, ainsi que nos frères, par les paroles de Jonathan : le Seigneur est tout aussi capable de nous sauver avec peu qu’avec beaucoup de gens. C’est cela, le courage de la foi !

D’après the Lord is near mai 1978

« Exerçant la vengeance sur ceux qui ne connaissent pas Dieu, et sur ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de notre Seigneur Jésus Christ » 2 Thessaloniciens 1. 8.

CROIRE À L’ÉVANGILE POUR ÊTRE SAUVÉ POUR L’ÉTERNITÉ

Le Dieu-sauveur, offre le pardon et le salut à tous les hommes pendant le jour présent de la grâce. Comment réagissez-vous à une telle offre aussi généreuse ? C’est insensé d’offenser Dieu en ne Lui faisant pas confiance, et en prétendant ainsi que vous n’avez pas besoin de sa grâce. Si vous ressentez cela ou en parliez ainsi, vous faites une erreur terrible et vous perdrez votre âme en enfer. Vous faites Dieu menteur quand vous endurcissez votre cœur contre le Sauveur, l’Homme le plus pur, le plus noble, le plus droit qui ait jamais vécu. Il dit à ceux qui, comme vous, persistez dans cette folie et cette froideur de cœur, qu’ils subiront la peine de l’enfer éternel, la seconde mort, l’étang de feu.

Vous direz peut-être : Je ne sais pas ce que cela veut dire. Je ne veux pas être relevé de ma tombe. La mort, c’est la fin pour moi. Je vous dirai que la vérité divine, c’est que vous serez ressuscité hors de la tombe, que vous le vouliez ou non, et que vous comparaîtrez devant le grand trône blanc, où vous serez jugé, même pour vos pensées et vos actions secrètes, qui ne sont pas cachées à Dieu. Aujourd’hui même, votre conscience rend témoignage que vous avez péché.

Quand vous vous relèverez de la tombe ou quand le Seigneur viendra, ce sera soit pour la vie éternelle ou pour la condamnation éternelle. Dieu déclare ; « Il est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement » (Héb. 9. 27). Nous vous supplions de choisir la vie et non la mort, la joie et non les pleurs ou les grincements de dents, la vérité et non l’erreur, Christ et non pas Satan, le ciel et non l’enfer. C’est aujourd’hui le moment de le faire.

D’après the Lord is near mai 1978

« Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui est pur » 1 Jean 3. 3.

L’ESPÉRANCE DU CHRÉTIEN : ÊTRE AVEC LE SEIGNEUR JÉSUS

Ayant entendu et cru en Christ, nous attendons avec ferveur de Le voir tel qu’Il est. Rien de moins que cela ne comblera nos cœurs qui soupirent après Lui. Toutes les limitations, toutes les interférences, tous les nuages et toutes les ombres entre Lui et nous disparaîtront alors et nous Le verrons dans toute la gloire éternelle de sa pureté, de son amour, de sa grâce et de sa beauté. Mais pour que cela soit possible, nous devons être comme Lui ; nous devons partager sa nature et sa vie, et devons être sans péché et libres de toute faute et limitation humaines ; et tout cela sera bientôt pleinement vrai. C’est ce que désire notre cœur renouvelé – une espérance assurée qui se repose et qui est constamment rappelée par les propres paroles de notre Seigneur « Voici, je viens bientôt ».

Dans l’intervalle, il nous est rappelé chaque jour, par la faiblesse de notre corps mortel et par la méchanceté et l’impureté ambiantes, que notre espérance ne peut pas se réaliser pleinement ici-bas.

Et cependant, une espérance si fervente a tellement d’impact qu’elle nous change de gloire en gloire, cette espérance fait que l’Ami de nos âmes dans le ciel nous attire tellement que, sans le vouloir, nous devenons plus semblables à Lui déjà maintenant. Et ainsi, nous nous purifions comme Lui est pur. Il est maintenant dans le ciel, et nous sommes encore dans ce monde (voir 1 Jean 4. 17), mais nous pouvons tout de même dire : Comme Il est, nous sommes nous aussi dans ce monde. Nous sommes un avec Lui déjà maintenant.

Mais le Saint Esprit insiste, disant que « Quiconque a cette espérance en lui se purifie comme lui est pur ». Malheureusement, il y a des croyants qui ont perdu cette espérance de la venue imminente du Seigneur. Ils continuent donc dans ce monde comme s’il allait durer toujours, et perdent ainsi beaucoup de la bénédiction du Seigneur et de la communion intime qu’Il a avec ceux qui marchent avec Lui « hors du camp ».

D’après the Lord is near mai 1978

« Il m’a fait entrer dans la maison du vin, et sa bannière sur moi, c‘est l’amour » Cantique des cantiques 2. 4.

LE SEIGNEUR JÉSUS, NOTRE CENTRE DE RASSEMBLEMENT

Ces expressions ferventes sont dites par celle qui connaît Celui qu’elle aime et se repose dans son amour. Étant sous sa bannière, elle ne regarde nulle part ailleurs pour sa sécurité et sa satisfaction. Ce qu’elle voit sur cette bannière signifie beaucoup pour elle. Cela lui assure la faveur et la constance de son affection pour elle. Et Lui ne cache pas non plus sa profonde affection pour elle. Il dit plus loin qu’elle est « redoutable comme des troupes sous leurs bannières » (Cant. 6. 4), c’est-à-dire irrésistible. Tel est l’amour de notre Sauveur pour nous.

Cette bannière d’amour nous est aussi donnée afin que nous l’employions et que nous nous rassemblions sous elle au Nom qu’elle proclame : « Nous élèverons nos bannières au nom de notre Dieu » (Ps. 20. 6) ; et « Tu as donné une bannière à ceux qui te craignent » (Ps. 60. 6). Nous faisons cela quand nous annonçons sa mort jusqu’à ce qu’Il vienne. « En ce jour-là, il y aura une racine d’Isaï, se tenant là comme une bannière des peuples : les nations la rechercheront, et son repos sera gloire » (És. 11. 10). Ils abandonneront alors leurs idoles de bois, d’or et d’argent pour trouver refuge et paix sous la bannière du Dieu d’Israël, le Messie, Christ Jésus notre Seigneur.

Et quand Il nous appellera enfin à la maison

Pour nous réjouir avec Lui là-haut,

Pendant l’éternité nous chanterons

Son amour qui ne change jamais.

D’après the Lord is near mai 1978

« Que la bonté et la vérité ne t’abandonnent pas : attache-les à ton cou, écris-les sur la tablette de ton cœur, et tu trouveras la faveur et la bonne sagesse aux yeux de Dieu et des hommes » Proverbes 3. 3 et 4.

CULTIVER L’AMOUR AVEC LA VÉRITÉ

Nous lisons en Jean 1. 17 : « La Loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ ». La loi était vérité mais sans grâce. Seul le Seigneur Jésus a apporté la grâce. Il était à la fois l’expression et le messager de l’amour de Dieu. De tous ceux qui, maintenant, Le confessent et sont appelés de son nom, on s’attend à ce qu’ils montrent le même esprit qui était en Lui, et qu’ils gardent la vérité dans l’amour.

La vérité aussi bien que l’amour ? La bonté aussi bien que la vérité devraient toutes deux être écrites sur les tablettes de notre cœur, et être aussi vues par les autres, comme si elles étaient attachées autour de notre cou. Insister sur la vérité de manière intolérante, froide et rigide, effraie habituellement les autres, tandis que la gentillesse, la douceur et l’amour, avec de la fidélité, attirent les autres. L’amour plaît à Dieu comme aux hommes ; la vérité que nous proclamons en est ornée. L’amour subsiste ! L’amour est le plus grand de ces trois traits d’un caractère vraiment chrétien – la foi, l’amour et l’espérance.

Dans nos relations avec d’autres croyants sur la terre, il est dit : « Que l’amour fraternel demeure » (Héb. 13. 1). Nous ne devrions jamais dire que des difficultés entre les frères ne peuvent pas être guéries ou surmontées. Il nous est dit de purifier nos âmes par l’obéissance à la vérité, pour un amour fraternel sans hypocrisie. Notre époque est caractérisée par le fait que l’amour de plusieurs s’est refroidi. Cela ne devrait jamais être vrai de nous. Nous devons nous engager à revenir à notre premier amour.

D’après the Lord is near mai 1978

« J’ai fait alliance avec mes yeux : et comment aurais-je arrêté mes regards sur une vierge ? » Job 31. 1.

JUGER CE QUE NOUS VOYONS ET ENTENDONS PAR LA PAROLE DE DIEU

Dans cet examen de soi rigoureux, le patriarche Job va plus profondément qu’à l’extérieur des actions, des paroles ou des pas de sa vie. Il reconnaît que Dieu connaît et juge même la vue de ses yeux et l’écoute de ses oreilles. Peu après, son jeune ami Élihu fait de même quand il dit : « Qui est l’homme qui soit comme Job ? Il boit la moquerie comme l’eau » (Job 34. 7).

Si nous, qui avons été éclairés par la connaissance de la vérité qui est en Jésus, sommes honnêtes, nous admettrons que nous sommes souvent souillés par ce qui entre dans notre cœur par les fenêtres de nos yeux et de nos oreilles, en particulier maintenant, avec l’usage très répandu des journaux, de la radio et de la télévision, d’Internet et des réseaux sociaux.

L’œil et l’oreille sont les portes par lesquelles entre la vérité, tandis que le cerveau est l’avenue sur laquelle elle circule, et le cœur est son habitation. Comment cette lumière précieuse de la vérité divine peut-elle atteindre notre cœur si les avenues sont obstruées par toutes sortes de distractions mondaines ? Cela montre la nécessité d’un lavage des pieds spirituel quotidien par l’eau purificatrice de la Parole de Dieu.

Pour avoir un cœur affermi comme David aux psaumes 57. 8 et 108. 2 (où cela est répété trois fois) : « Mon cœur est affermi, ô Dieu ! mon cœur est affermi » – cela signifie que le cœur est ouvert à la vérité et fermé à l’erreur et à l’influence aveuglante du monde. Il est plutôt dirigé sur l’amour, la pureté, la vérité et la sagesse du Fils de Dieu et de sa Parole dans nos mains.

D’après the Lord is near mai 1978

« Nous avons un autel dont ceux qui font le service du tabernacle n’ont pas le droit de manger » Hébreux 13. 10.

LA BASE DU CULTE

L’apôtre a dans l’esprit l’autel du chrétien en contraste avec le tabernacle et son service, qui avaient été donnés aux fils d’Israël. Nous savons que l’autel du chrétien n’est pas fait de pierre ou de bois comme l’autel établi sur la terre pour un peuple terrestre en relation avec un sanctuaire terrestre. C’est plutôt la réalisation spirituelle du type juif qui se trouve en Christ Lui-même. Lui est le centre divin autour duquel nous pouvons nous réunir. C’est par Lui que nous pouvons maintenant nous approcher de Dieu. En nous nourrissant de Christ, le vrai sacrifice, nous jouissons d’une communion avec Dieu lorsque nous nous nous approprions dans notre âme ce qu’Il est pour Dieu. Privilège béni, sainte communion !

En 1 Corinthiens 10. 18 nous apprenons que, en mangeant de ce sacrifice, Israël était en communion avec l’autel. Ce verset se réfère à l’offrande de paix, dont le sacrificateur qui agissait, aussi bien que le peuple, pouvaient manger. De même nous, dans la fraction du pain, exprimons la communion du corps de Christ, et nous associons aussi avec l’autel, le centre divin. Ceux qui servent encore le tabernacle avec ses ordonnances pour la chair, n’ont pas le droit (l’autorité) pour manger de cet autel, parce que, dans la mort de Christ, le premier tabernacle et son service ont pris fin. Introduire des ordonnances et des rituels dans le christianisme, comme cela a été beaucoup fait aujourd’hui, est un retour au judaïsme, qui est fortement condamné dans la Parole de Dieu.

Prenons garde, de peur que, après avoir été éclairés, nous retournions aux faibles et misérables principes, reconstruisant les choses que Dieu a abattues. « Nous sommes la circoncision, nous qui rendons culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions dans le Christ Jésus et qui n’avons pas confiance en la chair » (Phil. 3. 3).

D’après the Lord is near mai 1978

LE SEIGNEUR VIENT, VEILLEZ !

« Veillez donc  ; car vous ne savez pas quand le maître de la maison viendra, le soir, ou à minuit, ou au chant du coq, ou au matin ; de peur qu’arrivant tout à coup il ne vous trouve endormis. Or ce que je vous dis, à vous, je le dis à tous : Veillez » Marc 13. 35 à 37.

« Voici, il vient avec les nuées, et tout œil le verra, et ceux [mêmes] qui l’ont percé ; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui » Apocalypse 1. 7.

« Ceux qui craignent l’Éternel ont parlé l’un à l’autre, et l’Éternel a été attentif et a entendu » (Mal. 3. 16). De quoi parlaient ces personnes pieuses à la veille de la venue de Jésus sur la terre, au point d’attirer l’attention de Dieu ? Elles parlaient du Messie qui devait venir, du Fils bien-aimé que Dieu allait envoyer.

Qui étaient ces fidèles de ce temps d’autrefois ? Marie, la mère de Jésus, « bénie parmi les femmes » (Luc 1. 28) ; Joseph, « qui était juste » (Mat. 1. 19) ; Zacharie et sa femme Élisabeth, « tous deux justes devant Dieu, marchant dans tous les commandements et dans toutes les ordonnances du Seigneur, sans reproche » (Luc 1. 6) ; le vieillard Siméon, qui était « juste et pieux », qui « attendait la consolation d’Israël » (Luc 2. 25) et qui n’a pas été déçu dans son attente, ayant eu la grande joie de prendre « le petit enfant Jésus… dans ses bras » (v. 27 et 28) ; Anne, la veuve très âgée qui « ne quittait pas le temple, servant Dieu en jeûnes et en prières, nuit et jour… et parlait de lui (l’enfant Jésus) à tous ceux qui, à Jérusalem, attendaient la délivrance » (v. 37 et 38).

Et ceux qui croient en Jésus Christ, de quoi parlent-ils l’un à l’autre ? Pour le croyant, Jésus va bientôt revenir et prendre avec Lui ceux qui Lui appartiennent.

Montrons dans la pratique que nous sommes vigilants, dans l’attente de sa venue !

D’après « Il buon seme » novembre 2025

IL VIENT – JE VIENS – VIENS !

« Grâce et paix à vous, de la part de celui qui est et qui était et qui vient » Apocalypse 1. 4.

« Voici, il vient avec les nuées, et tout œil le verra » Apocalypse 1. 7.

« Celui qui rend témoignage de ces choses dit :  Oui, je viens bientôt.  Amen  ; viens, Seigneur Jésus ! » Apocalypse 22. 20.

Apocalypse signifie « Révélation » (de Jésus Christ). Ce livre parle avant tout de l’Église dans le cours de son histoire, puis des jugements imminents sur le monde, et enfin du règne du Seigneur Jésus sur la terre. La venue future de Jésus Christ est présentée de différentes manières :

– « Il vient ». Dieu, dans son existence suprême, s’était révélé dans le passé par ces paroles : « JE SUIS CELUI QUI SUIS » (Ex. 3. 14). Dans l’Apocalypse, Jésus est désigné deux fois comme « Celui qui est, qui était et qui vient » (1. 4 ; 4. 8). Il est Dieu, « Celui qui est » toujours le même, dans le passé comme dans l’avenir. Toutefois, il n’est pas dit « Celui qui sera », mais « Celui… qui vient ». En effet, Il vient, au temps fixé par Dieu, pour régner en sainteté et puissance sur le monde entier.

– « Je viens ». Dans l’Apocalypse, Jésus dit quatre fois « Je viens bientôt » (3. 11 ; 22. 7 ; 22. 20), comme pour confirmer tout le message prophétique et encourager chacun, afin qu’il se tienne prêt. Il prend Lui-même la parole pour annoncer sa venue à l’Église qu’Il aime (22. 16). Il viendra la prendre pour l’emmener près de Lui comme son épouse, « glorieuse… sainte et irréprochable » (Éph. 5. 27).

– « Viens ! ». En réponse à cette annonce, l’Esprit Saint produit dans l’Église, « l’Épouse », la plus courte prière de la Bible : « Viens ! » (Apoc. 22. 17). Cet appel spontané suscite la réponse de Jésus : « Oui, je viens bientôt ». Enfin, l’Église s’exclame encore du plus profond de son cœur : « Amen ; viens, Seigneur Jésus ! ».

D’après « Il buon seme » décembre 2025

OÙ TROUVER DU SECOURS ?

« David partit de là et se sauva dans la caverne d’Adullam… tout homme qui était dans la détresse, et tout homme qui était dans les dettes, et tout homme qui avait de l’amertume dans l’âme, s’assembla vers lui, et il fut leur chef  ; il y eut avec lui environ 400 hommes » 1 Samuel 22. 1 et 2.

L’histoire de David, dans l’Ancien Testament, contient de nombreuses allusions très claires au Seigneur Jésus, le vrai « Fils de David ». Nous en avons un exemple dans le récit de 1 Samuel 22. David a déjà été oint roi, mais le roi régnant, Saül, veut se débarrasser de lui, le poursuivant à travers tout le pays d’Israël et le forçant à s’enfuir dans un pays voisin. Lorsque David en revient, sa seule cachette est une caverne, vraisemblablement dans les montagnes escarpées de la région est de Jérusalem.

Mais David ne demeure pas seul dans la caverne d’Adullam. En plus de sa famille, environ 400 hommes le rejoignent, et David devient leur chef. Quelle sorte d’hommes sont-ils ? Quels sont leurs motifs ? Nous pouvons les identifier en trois groupes.

Il y a les affligés, qui sont incapables de faire face aux pressions de la vie. D’autres sont dans les dettes, sans espoir de pouvoir rembourser leurs emprunts. Et un autre groupe est constitué de personnes profondément déçues.

En fait, c’est une bande hétéroclite de personnes plus ou moins désespérées qui a rejoint David dans la caverne. Mais leurs difficultés sont-elles très éloignées de nos problèmes d’aujourd’hui ? À quel groupe appartiendrions-nous ? Après tout, nous nous sentons parfois, nous aussi, débordés, coupables devant Dieu et devant les hommes, ou profondément blessés.

Les hommes de cette époque ont rejoint David avec tous leurs problèmes. C’est une raison de plus pour nous de venir à Jésus avec toutes les difficultés, les échecs et même les injustices qui nous troublent. Ce n’est que près de Lui que nous trouverons sécurité et réconfort.

D’après « The Good Seed » octobre 2025

ENDURER ET PARDONNER

« Vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme le Christ vous a pardonné, vous aussi [faites] de même » Colossiens 3. 13.

La faiblesse et le péché sont les deux problèmes qui se présentent toujours à nouveau dans la vie collective des croyants. Lorsqu’il y a faiblesse, nous sommes appelés à nous supporter l’un l’autre. Quand le péché survient, nous devons nous pardonner l’un l’autre.

La faiblesse se manifeste dans nos caractéristiques humaines individuelles. Certains sont trop prudents, d’autres réagissent précipitamment. Quelques-uns parlent beaucoup, alors que d’autres restent toujours silencieux. Certains sont rapides, d’autres sont lents. Ces différences nous perturbent souvent. Nos frères chrétiens nous dérangent parce qu’ils sont différents de nous par leur manière d’être et leur comportement. Mais il ne devrait pas en être ainsi. Au contraire, l’apôtre nous exhorte à supporter les faiblesses de nos frères et sœurs dans la foi. En même temps, nous ne devrions pas oublier que nous possédons nous-même des caractères particuliers qui demandent de la patience de la part des autres.

Le péché parmi les croyants cause une tension dans nos relations avec les autres. C’est pourquoi, lorsque quelqu’un a commis une injustice envers nous, nous devrions être prêts à pardonner. Cependant, pour que le pardon soit complet, il doit y avoir confession. Jusque-là, nous pouvons avoir une attitude de pardon dans notre cœur. Nous trouvons la force pour agir ainsi dans le Seigneur Jésus. Quand nous venons à Lui en confessant nos péchés, Il nous les pardonne tous. S’il nous a tellement pardonné, soyons, nous aussi, prêts à pardonner.

D’après « The Good Seed » novembre 2025

TRADUCTION DE FEUILLETS (180)

« La sangsue a deux filles : Donne ! donne ! » Proverbes 30. 15

NE PAS JUGER COMME LE MONDE

Agur exprime, dans ses proverbes, les caractéristiques de la race humaine. Il la compare à la sangsue, qui ne cesse de sucer le sang de quelqu’un pour satisfaire ses propres convoitises. Une personne peut avoir deux filles d’allures différentes, mais qui ne cessent pas de sucer le sang de quelqu’un, et elles ont le même nom : Donne ! Donne ! N’est-ce pas là le langage du mauvais cœur humain ? Donnez-moi ! Quelle convoitise insatiable pour la satisfaction et le plaisir gouverne le monde ! De plus, le prince de ce monde offre ses attractions et trouve constamment de nouveaux plaisirs pour exciter les désirs des humains.

Le Seigneur Jésus a dit à la femme, au puits de Jacob : « Celui qui boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ». « Ho ! Quiconque a soif, venez aux eaux, et vous qui n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez ; oui, venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer. Pourquoi dépensez-vous l’argent pour ce qui n’est pas du pain ? pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi attentivement, et mangez ce qui est bon ; et que votre âme savoure les choses grasses » (És. 55. 1 et 2). Dans ces versets, Dieu appelle, par la bouche de son prophète, mais bien peu répondent en disant : Donnez-m’en. Cependant, la vie de ceux d’entre nous qui avons bu de l’eau de la vie devraient montrer que notre coupe déborde – que la grâce nous a assuré tout ce dont nous avons besoin. Puissent les plaisirs vaniteux du monde n’avoir aucune attraction pour nous.

D’après the Lord is near avril 1978

« J’ai à être baptisé d’un baptême ; et combien je suis étreint jusqu’à ce qu’il soit accompli ! » Luc 12. 50.

LES DOULEURS DU SEIGNEUR SUR LA CROIX

La terreur d’une mort honteuse sur la croix était devant le Seigneur pendant toute sa vie. Il était venu pour donner sa vie en rançon pour plusieurs, et Il savait qu’Il ne pouvait pleinement glorifier son Père qu’en Lui obéissant même jusqu’à la mort de la croix. Là, l’épée du jugement se leva contre Lui à cause de nos péchés ; c’était seulement là, et en souffrant ainsi, qu’Il pouvait nous approcher de Dieu. C’était alors le baptême qu’Il devait subir dans la détresse. De nombreux passages de l’Ancien Testament avaient prévu sa venue pour mourir, et Il vint pour les accomplir. À mesure qu’Il parcourait son sentier sur la terre, Il se rapprochait de ce jour de profonde détresse, le jour de la colère sans rémission où Il devait, sur la croix, boire jusqu’à la dernière goutte la coupe amère de la colère de Dieu contre le péché.

Nous ne pouvons pas concevoir la profondeur de l’amertume de son cri : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Il avait rencontré Satan, de même que ses ennemis humains avec leur haine et leur orgueil horribles. Puis, depuis là, Il alla à la croix pour prendre, avec obéissance, de la main de Dieu, la coupe du jugement.

Qu’est-ce qui fit que tout cela était nécessaire ? Dans la détresse de son âme sainte, nous pouvons voir notre culpabilité. Mais l’œuvre est maintenant terminée. Notre Seigneur bien-aimé est passé par la mort pour nous, Dieu, là, a été glorifié, et le baptême de notre Seigneur dans la mort a été accompli. Le résultat, c’est que des fleuves de grâce peuvent maintenant couler librement, et que d’innombrables courants de bénédiction coulent du cœur de Dieu vers nous, et le feront jusque dans l’éternité. Ils suscitent de la louange dans nos cœurs, qui s’élève vers le Père.

D’après the Lord is near avril 1978

« La voix de l’Éternel est puissante, la voix de l’Éternel est magnifique » Psaume 29. 4.

DIEU MONTRERA UN JOUR SA PUISSANCE SUR LA TERRE

Ce psaume majestueux est adressé aux « fils des forts » – des hommes qui ont pouvoir et autorité, et qui sont appelés à reconnaître la gloire de Dieu. Il décrit le jugement de l’Éternel sur la terre comme un ouragan qui se termine avec force et paix pour le peuple de Dieu.

Nous chantons quelquefois : « La voix qui parle par le tonnerre dit : Pécheur, je suis à toi ». Entendre le tonnerre et voir les éclairs nous remplit de crainte et de la pensée que nous sommes nous-mêmes insignifiants – mais nous savons, par la croix de Christ, que ce grand Dieu majestueux est pour nous, et que le Seigneur Jésus « nous délivre de la colère qui vient » (1 Thess. 1. 10).

La colère à venir vient bientôt. Alors, la voix majestueuse de Dieu, non seulement sera entendue, mais aura pour effet d’abaisser tout l’orgueil de l’homme et de préparer la terre pour le royaume en justice du Messie. Les mots « il sortait du trône des éclairs et des tonnerres et des voix » se retrouvent quatre fois dans le livre de l’Apocalypse. Et en Hébreux 12. 26, nous lisons : « Encore une fois je secouerai non seulement la terre, mais aussi le ciel » – et au verset 29 : « Notre Dieu est un feu consumant ».

À nous, Dieu a parlé dans son Fils. Nous entendons et reconnaissons la douce voix tranquille du bon Berger, mais nous devons aussi nous approcher de Lui avec révérence et avec crainte, dans la sainteté. Souvenons-nous de cela quand nous choisissons nos mots pour Lui parler dans nos prières.

La révérence est importante, et convient pour une vraie communion. Dans ce psaume, il est dit que la voix de l’Éternel fait jaillir des sillons de feu » (v. 7).

D’après the Lord is near avril 1978

« Car la parole n’est pas encore sur ma langue, que voilà, ô Éternel ! tu la connais tout entière » Psaume 139. 4.

VIVRE DANS LA LUMIÈRE CONSTANTE DE DIEU

Les grands attributs de Dieu : son entière connaissance, sa présence absolue et sa compétence infinie, sont montrées clairement dans ce beau psaume 139. Et nulle part ailleurs n’est autant visible le fait que l’homme est incapable de faire un pas sans Lui. Tous les croyants se joindront à la déclaration de David dans ce psaume : « Combien me sont précieuses tes pensées, ô Dieu ! Combien en est grande la somme ! » (v. 17).

Dieu contemple toutes ses créatures. Rien ne Lui est caché. Même nos pensées Lui sont connues avant même qu’elles nous viennent à l’esprit – les pensées que nous aurons à l’esprit demain ou dans plusieurs années. Il connaît les actions de notre vieille nature. Il savait le mal que ces pensées produiraient, mais Il nous aime tout de même. Oui, Il est au courant de toutes nos voies. Il connaît aussi les plans secrets de Satan. Le cas de Pierre en est un exemple. Avant même que Satan puisse exécuter ses plans, le Seigneur connaissait tout à leur sujet, et Il assura à Pierre : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ». Notre Grand Souverain Sacrificateur connaît la faiblesse de notre nature et Il est notre puissant Intercesseur.

La dernière partie de ce psaume est une prière pour être préservé du mal. Heureux le chrétien qui prie ainsi chaque jour, qui se place dans la présence de Dieu qui voit tout – qui se tient dans sa lumière, et qui accepte que tout, dans sa vie, soit jugé par ce Dieu !

D’après the Lord is near avril 1978

« En ce jour-là furent ajoutées environ trois mille âmes ».

« Ils persévéraient dans la doctrine et la communion des apôtres, dans la fraction du pain et les prières » Actes 2. 41 et 42.

LA FRAÎCHEUR ET LA FORCE DE L’ÉVANGILE À SES DÉBUTS

Très peu avant le temps de ce passage, le Saint Esprit était venu pour habiter dans les croyants et créer ainsi le début de la véritable Église. Les faibles disciples avaient maintenant de la puissance – la puissance divine habitant en eux – et ils sortirent pour prêcher, avec de grands résultats. Pierre prêcha une fois, sans haut-parleurs, ni radio, ni télévision, ni grands chœurs etc., et trois mille personnes furent sauvées en un seul jour ! C’est de la puissance dans l’évangélisation !

Ces personnes furent ajoutées. Il ne nous est pas dit à quoi, mais d’après l’Écriture, nous voyons que c’était à la véritable Église (l’Assemblée), fondée sur Christ, le Roc. Ces nouveaux croyants étaient très désireux de croître, aussi ils persévéraient – s’attachaient bien, de manière continue – dans quatre choses. D’abord, l’enseignement des apôtres. Nous avons ce même enseignement sous forme écrite – mais agissons-nous assez consciencieusement pour qu’il soit absorbé dans nos esprits et nos cœurs ? Une éponge n’absorbera de l’eau que si elle est mise en contact avec de l’eau. De la même manière, nous n’absorberons l’enseignement inspiré des apôtres que si nous persévérons dans l’étude de la Parole de Dieu.

Deuxièmement, ils persévéraient dans la communion des apôtres. La communion, c’est avoir des choses en commun. C’est une notion très vaste. Ces personnes jouissaient d’être ensemble et de faire quoi que ce soit que le Seigneur est préparé pour eux (et faisaient joyeusement tout ce que le Seigneur leur demandait de faire). Il y avait certainement des réunions classiques, mais sans aucun doute, beaucoup plus que les réunions. Il y a beaucoup d’activités pratiques – joindre les personnes du dehors, ce qui doit être fait – et ces croyants aimaient le faire ensemble. Il n’y avait pas de compétition, pas de jalousie, pas de rivalité. Tous et toutes accomplissaient leur tâche ensemble pour le bien de tous.

D’après the Lord is near avril 1978

« Ils persévéraient dans la doctrine et la communion des apôtres, dans la fraction du pain et les prières » Actes 2. 41 et 42.

L’IMPORTANCE DES PRIÈRES EN ASSEMBLÉE

Les chrétiens persévéraient dans la fraction du pain. En 1 Corinthiens 10. 16, il est dit : « La coupe de bénédiction pour laquelle nous bénissons, n’est-elle pas la communion du sang du Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion du corps du Christ ? » Évidemment, cela se rapporte à l’ordonnance donnée par le Seigneur Lui-même en Luc 22. 19 et 20, et expliquée en détail en 1 Corinthiens 11. 23 à 26. Ces premiers chrétiens aimaient se souvenir de Lui comme Il leur avait demandé de le faire.

Pourquoi de si nombreux jeunes croyants – et aussi d’autres, plus âgés – refusent-ils d’agir dans l’amour et l’obéissance à leur Seigneur, et de répondre à sa requête : « Faites ceci en mémoire de moi ? » Ces premiers croyants ne fixaient pas leur regard sur l’homme et ses défaillances, mais sur le Seigneur Jésus, et ils étaient heureux d’obéir à la demande de leur Sauveur.

Ensuite, ils persévéraient dans les prières. C’était quelque chose de collectif aussi bien que de privé. Pourtant, tellement souvent, c’est la réunion qui est le moins suivie. Avons-nous oublié la puissance de la prière ? Avons-nous oublié que la Bible dit que les hommes devraient toujours prier ? Nous, les plus âgés, décourageons-nous les jeunes avec nos prières de dix à quinze minutes, qui couvrent tout ce à quoi nous pouvons penser, de A à Z, en laissant peu de place aux autres ?

Quelques soient les raisons de ce manquement, décidons d’agir fermement ensemble devant le Seigneur pour remédier à cela et améliorer la réunion de prières.

Si nous désirons la bénédiction individuelle et collective (celle de l’assemblée), suivons fidèlement ces recommandations. Cela nécessite de l’ardeur. Quand on persévère, cela signifie qu’on va jusqu’au bout de la tâche. C’est ce que le Seigneur désire que nous fassions, vous et moi.

D’après the Lord is near avril 1978

« Et le Seigneur ajoutait tous les jours à l’assemblée ceux qui étaient sauvés » Actes 2. 47.

L’ASSEMBLÉE DE DIEU EST COMPOSÉE DE TOUS LES CROYANTS

Les critiques ont dit que les mots « à l’assemblée » avait été ajouté par les traducteurs. Cependant, il est évident que c’est le Seigneur qui ajoutait ceux qui devaient être sauvés – sauvés pour quoi ? – c’est une œuvre divine qui va au-delà du salut.

En 1 Corinthiens 12. 13, nous trouvons que « nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps ». Par un acte divin nous sommes baptisés (ou entrés) dans ce que la Parole appelle « le seul corps ». Mais ensuite, en Éphésiens 1. 22 et 23, nous lisons que Christ est « chef sur toutes choses, à l’assemblée, qui est son corps ». Colossiens 1. 24 parle de « son corps (le corps de Christ) qui est l’assemblée ». Au chapitre 1. 18 il dit aussi que Christ « est le chef du corps, de l’assemblée ».

C’est encore plus clair en Éphésiens 2. 14 à 16, où il est parlé des Juifs et des Gentils : « des deux il en a fait un et a détruit le mur qui les séparait… afin de créer les deux en lui-même pour être un seul homme nouveau, en faisant la paix, et de les réconcilier avec Dieu tous les deux en un seul corps par la croix ». Le passage de Actes 2. 47 parle du fait merveilleux que le Seigneur Lui-même ajoute des croyants au seul corps – son assemblée – après leur salut. Quelle chose bénie que nous appartenions à cette véritable Église universelle !

D’après the Lord is near avril 1978

« Veillons les uns sur les autres pour nous stimuler à l’amour et aux bonnes œuvres, n’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes comme quelques-uns ont l’habitude [de faire], mais nous exhortant l’un l’autre, et cela d’autant plus que vous voyez le jour approcher » Hébreux 10. 24 et 25.

N’ABANDONNONS PAS LES RÉUNIONS CHRÉTIENNES

Nous avons vu, ces derniers jours, le début de l’Église, en Actes 2. Nous avons vu que ces premiers croyants étaient enflammés pour le Seigneur. Ils persévéraient dans la doctrine des apôtres, et en se réjouissant de l’œuvre pratique pour le Seigneur selon les directives données par les apôtres.

Nous vivons maintenant 2000 ans plus tard. Le témoignage visible de la véritable Église est tristement divisé. L’attraction du monde est très active. Internet, la télévision, les journaux, les livres, la radio nous dérobent le temps, mais nous avons encore besoin de la communion des apôtres. Nous avons besoin de nous rassembler. Nous avons besoin de veiller les uns sur les autres, de sortir de notre ordinaire pour aider, exhorter, encourager – et même reprendre dans l’amour chrétien. Tout cela, c’est stimuler – pousser dans la bonne direction – à l’amour et aux bonnes œuvres. Cet amour et ces bonnes œuvres, c’est ce qui plaît au Seigneur, non pas ce qui est sentimental ou venant de nos propres pensées.

Tout cela est fondé sur le fait de nous rassembler, pour des réunions, pour le travail, pour des projets, pour chanter, pour des repas. Nous sommes un, non pas isolés, et pourtant nombre d’entre nous agissent comme si nous n’avions pas de responsabilité sauf celle d’être au culte de temps en temps le dimanche matin. Mais le Seigneur vient bientôt et le courant du déclin spirituel est de plus en plus rapide. Nous rassemblerons-nous souvent, et ainsi nous encouragerons-nous, ou serons-nous ceux qui sont connus pour être absents des réunions ? Qu’en est-il de vous ?

D’après the Lord is near avril 1978

« Je laverai mes mains dans l’innocence, et je ferai le tour de ton autel, ô Éternel ! pour entonner la louange et pour raconter toutes tes merveilles » Psaume 26. 6 et 7

PASSER À LA CUVE AVANT DE PARTICIPER À L’ADORATION

Le roi David, le doux psalmiste d’Israël, avait à l’esprit, quand il écrivit ce psaume, l’autel d’or, l’autel de l’encens. Cet autel était dans le lieu saint du tabernacle, devant le voile. L’encens devait être brûlé matin et soir sur l’autel – un encens continuel devant l’Éternel (Ex. 30. 8). Cet encens nous parle de la bonne odeur de Christ, qui est toujours devant Dieu. Mais avant que le sacrificateur puisse entrer dans le lieu saint pour accomplir ses services, il devait se laver à la cuve.

Ces types ou figures nous donnent des leçons valables. Nous aussi, comme famille sacerdotale, nous entrons dans un lieu saint qui n’est pas fait de mains, pour offrir les sacrifices spirituels de louange envers Dieu. Quel privilège ! Si nous l’apprécions comme il doit l’être, nous verrons, comme David, la nécessité de nous arrêter à la cuve, pour le lavage d’eau par la Parole, afin que nous soyons moralement convenables pour la présence de Dieu. C’est seulement alors que nous aurons la liberté de rendre grâces à Dieu. Quel sera le thème de notre cantique ? Sera-ce nous-mêmes ou notre purification ? Non ! Ce ne peut être que les gloires de Christ, sa personne, son œuvre et son amour. Toute la maison doit n’être remplie que de son parfum. C’est « le lieu de la demeure de ta gloire » (Ps. 26. 8). Tout ce qui est du premier homme, la chair, serait une intrusion et doit être jugé comme tel avant d’entrer sur un tel terrain saint. « Que chacun s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe » (1 Cor. 11. 28).

D’après the Lord is near avril 1978

« Et tu feras une lame d’or pur et tu graveras sur elle, comme la gravure d’un sceau : Sainteté à l’Éternel ; tu la poseras sur un cordon de bleu, et elle sera sur la tiare ; elle sera sur le devant de la tiare : elle sera sur le front d’Aaron ; et Aaron portera l’iniquité associée aux choses saintes que les fils d’Israël auront sanctifiées, quand ils donneront toutes leurs choses saintes » Exode 28. 36 et 38.

NOUS NE POUVONS APPORTER À DIEU QUE DES SACRIFICES PURIFIÉS

Dieu avait racheté Israël de l’esclavage de l’Égypte à main forte et à bras étendu. Quand les fils d’Israël virent que tous leurs ennemis avaient péri dans la Mer Rouge, ils élevèrent un cantique de louange à leur Dieu. Ils auraient dû garder cette attitude de reconnaissance, mais au lieu de cela, ils tombèrent rapidement dans l’ingratitude et les murmures. En conséquence, tous les adultes sauf deux moururent dans le désert. Cependant, Dieu désirait rester leur Dieu et demeurer au milieu d’eux. Il leur commanda de construire un lieu de rencontre et un propitiatoire d’où Il pourrait leur parler. De plus, Il institua la sacrificature – un groupe choisi qui pouvait s’approcher de Lui pour le peuple. Ces deux ordonnances rappelaient constamment que le peuple pécheur ne pouvait maintenir sa relation avec Dieu que par sa grâce, puisqu’aucun d’eux ne pouvait accomplir la Loi qu’Il leur avait donnée par Moïse.

Mais même les sacrificateurs étaient souillés, comme également tout ce qu’ils présentaient à Dieu. Cela restait vrai jusqu’à ce que Celui qui est saint, sans tache et sans défaut, vienne, à la plénitude des temps – notre Seigneur Jésus Christ. La lame d’or avec son inscription « Sainteté à l’Éternel » parlait de Lui comme le seul juste fondement pour tout homme venant dans la présence de Dieu.

Oui, notre grand souverain sacrificateur est véritablement Sainteté à l’Éternel. Les mérites du Seigneur sont vus et remplissent le lieu saint. Cela nous donne pleine assurance et hardiesse et une paix parfaite avec Dieu.

D’après the Lord is near avril 1978

« Que feront ceux qui sont baptisés pour les morts, si les morts ne ressuscitent absolument pas ? Pourquoi même sont-ils baptisés pour eux ? » 1 Corinthiens 15. 29.

LA BIBLE AFFIRME LE FAIT DE LA RÉSURRECTION

On se moqua de Paul quand il parla, à Athènes, de la résurrection des morts. Lorsqu’il parla de ce sujet au roi Agrippa, il dit : « Pourquoi, parmi vous, juge-t-on incroyable que Dieu ressuscite des morts ? » (Act. 26. 8). Bien sûr, la résurrection est au-delà du raisonnement humain, de sa puissance et de sa logique. Mais c’est une vérité très précieuse pour chacun de nous qui avons été sauvés par la foi dans le Seigneur ressuscité. Pourtant, il y avait quelques chrétiens à Corinthe qui refusaient de croire à la résurrection. L’apôtre Paul profitait de cette occasion pour expliquer que la religion chrétienne entière est basée sur la résurrection de Christ.

Paul affirme que le Seigneur Jésus a assuré, par sa propre résurrection, que tous ceux qui croient en Lui ressusciteront aussi des morts. Adam a apporté la mort à tous les hommes naturels ; Christ a apporté la vie éternelle à tous les croyants.

Le verset ci-dessus n’est pas difficile à expliquer après que vous aurez compris que beaucoup ont été baptisés avant nous, et que beaucoup le seront après nous. Si tous ceux-là ne devaient pas être ressuscités, cela n’aurait pas de sens, pour aucun d’entre nous, d’être baptisé pour la mort de Christ et pour l’espérance d’être ressuscité, lorsque nous rendons témoignage. Dans le baptême, nous nous identifions à un Sauveur qui est mort pour nous et qui est ressuscité pour nous, et ce témoignage chrétien se poursuit bien que beaucoup se soient endormis.

Refuser à la fois la résurrection de Christ et notre propre résurrection conduit inévitablement à penser : « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons » (1 Cor. 15. 32), tandis que la conviction que Jésus a été ressuscité pour (en vue de) notre justification remplit l’âme d’une joie céleste.

D’après the Lord is near avril 1978

« Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la Parole de la vie… nous vous l’annonçons » 1 Jean 1. 1 et 2.

LE SEIGNEUR JÉSUS, L’OBJET DE NOTRE ADORATION

De même que nous goûtons et digérons ce que nous mangeons, nous devons regarder et estimer ce que nous voyons. Contempler ou méditer n’est pas contradictoire à l’action, comme le voit bien l’apôtre Jean, qui a écrit ce verset. Il a annoncé à beaucoup d’autres – y compris nous – ce qu’il avait contemplé avec tellement d’attention.

Nous ne nous intéressons pas à des fables habilement inventées, qui ont leur source dans l’imagination ou l’enthousiasme humain. Après que les apôtres aient été témoins oculaires du ministère du Seigneur Jésus, de sa mort, de sa résurrection et de son ascension, ils furent inspirés par le Saint Esprit pour partager la Parole de la vie avec nous, afin que nous puissions avoir communion avec eux et avec le Père. Leur témoignage n’était pas seulement à la gloire et à la puissance du Seigneur ; il concernait aussi sa venue (2 Pier. 1. 16).

Contempler, en rapport avec la connaissance, c’est comme la digestion en rapport avec les aliments – nous en avons par là tout le bénéfice. En contemplant la Parole de Dieu, nous recevons la conscience et la joie de la vie éternelle. Contempler exige du temps et de la tranquillité, mais cela fortifie et stabilise l’âme. De l’activité sans contemplation est vide et même dangereux. Le passage de Jean 1. 14 dit : « Nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du père ». L’Objet que nous contemplons est le même que celui des apôtres – la gloire et la beauté personnelles du Seigneur Jésus Christ. Le résultat de cela, c’est certainement l’adoration et la louange.

D’après the Lord is near avril 1978

« Et Nakhash, l’Ammonite, monta et campa contre Jabès de Galaad. Tous les hommes de Jabès dirent à Nakhash : Fais alliance avec nous, et nous te servirons. Et Nakhash, l’Ammonite, leur dit : Je traiterai avec vous, à la condition de crever à tous l’œil droit et d’en mettre l’opprobre sur tout Israël » 1 Samuel 11. 1 et 2.

REFUSER LES COMPROMIS AVEC LA VÉRITÉ

Satan agit avec des « compromis », et ainsi sape notre force spirituelle, comme nous le voyons dans le verset ci-dessus. Nakhash (qui signifie un serpent) campe contre Israël, le peuple de Dieu. Israël n’avait point de force pour faire face à l’ennemi, parce que, dans leurs cœurs, ils avaient mis l’Éternel de côté comme leur roi (1 Sam. 12. 12). Parce qu’ils (comme nous) ne pouvaient pas se comparer à l’ennemi dans leur état naturel, et qu’ils marchaient à distance de l’Éternel, ils furent bientôt prêts à faire des concessions, et ainsi à servir l’ennemi. Quel prix terrible à payer pour le compromis – la perte de leur œil droit ! Bien qu’ils aient encore pu voir, ils ne pouvaient plus estimer la distance relative et étaient donc inutiles dans la bataille.

Pour nous, aujourd’hui, le compromis implique toujours la perte du discernement spirituel. De plus, quand le discernement spirituel décline, les enfants de Dieu deviennent une honte. Le monde surveille les chrétiens de profession, et nous traite souvent d’hypocrites à cause de notre manque de réalité pratique. Cette condition déplorable résulte du fait d’avoir abandonné notre premier amour – une affection réelle pour Christ et pour sa Parole.

Grâces soient à Dieu de ce que, dans l’incident en question, Il intervint, et que l’Esprit de Dieu éleva Saül pour diriger la bataille contre l’ennemi. Si nous laissons Dieu agir, Il est à même de nous garder de chute dans ce jour de compromis général. Soyons attentifs à ne pas perdre la force spirituelle.

D’après the Lord is near avril 1978

« La crainte de l’Éternel, c’est de haïr le mal » Proverbes 8. 13.

NE PAS FAIRE DE COMPROMIS

Quand la Parole de Dieu nous dit de haïr quelque chose, cette haine n’est pas comme celle qui caractérise les hommes naturels, dont il est dit qu’ils étaient haïssables et se haïssant les uns les autres. La haine, de la part de Dieu, est une horreur totale du mal et de tout ce qui est contre Lui.

Nous avons des lois qui protègent notre nourriture contre l’empoisonnement. Pourtant, notre nourriture, notre eau, et l’air, sont maintenant au point d’être dangereux. Mais qu’en est-il de la nourriture spirituelle polluée ? Ce qui est prêché et enseigné du haut de nombreuses chaires dites chrétiennes est-il réellement de la nourriture spirituelle saine ? Ceux qui ont malheureusement peu de discernement pour juger entre la vérité et l’erreur, sont-ils trompés par des demi-vérités et des fables ? Ce qui est le plus alarmant, c’est que le cerveau des enfants soit empoisonné à l’école par la théorie dite de l’évolution, qui affirme que Dieu n’a pas réellement créé le monde, mais qu’il s’est juste développé par lui-même. Il en résulte la dégradation morale que nous voyons tout autour de nous, et le rejet de la crainte de Dieu, et même de la voix de la conscience. Cela se terminera dans l’apostasie (un abandon de la vérité) sous le règne des « bêtes » d’Apocalypse 13.

Nous, qui sommes nés de nouveau, sommes sauvés de ce présent siècle mauvais qui est dans le monde, et avons une espérance nouvelle et vivante par la connaissance de la résurrection de Christ. Puisque Dieu va bientôt juger ce monde, nous devrions avoir les pensées orientées vers le ciel, et ainsi, haïr le mal dans le monde, en ne le tolérant pas un instant dans notre vie quotidienne. Le monde crie pour la tolérance et hait la séparation du mal. Cependant, le Seigneur nous enseigne de faire une différence claire et distincte entre le bien et le mal et de « choisir ce qui est bon ».

D’après the Lord is near avril 1978

« L’homme violent excite la querelle, mais celui qui est lent à la colère apaise la dispute » Proverbes 15. 18.

COMMENT RÉAGIR AUX ACCUSATIONS ?

Un frère fidèle trouva sur son pas de porte un papier méchant et moqueur. Il le lut tranquillement et le déploya devant le Seigneur sans en parler à personne. Le dimanche suivant, il dit à l’assemblée : Un ami m’a apporté une lettre, chez moi, dans laquelle il me montre mes fautes. Je l’ai lue, je me suis examiné, et j’ai trouvé que beaucoup de cela était vrai. La racine de beaucoup de ces choses dont parle cet ami est au fond de mon cœur. Seule la grâce de Dieu m’a empêché de les accomplir. Mon ami me connaît tellement bien que je suppose qu’il est présent avec nous aujourd’hui. Je l’invite cordialement à venir pour que je puisse lui rendre la lettre, parce que je l’aime bien.

Un autre homme de Dieu avait un panier sans fond par-dessus la tête pendant qu’il prêchait, pour se rendre ridicule. Il dit simplement : C’est loin d’être une couronne d’épines !

Comment vous et moi aurions-nous réagi dans ces cas ? Souvenons-nous toujours des paroles de l’apôtre Paul : « L’amour ne se vante pas, … il n’impute pas le mal, … il endure tout » (1 Cor. 13. 5) La source d’un tel amour, c’est le Seigneur Lui-même, et Il cherche à le trouver en nous qui portons son nom. En montrant dans notre conduite ce que nous avons vu en Lui et appris de Lui, nous ornons la doctrine de notre Dieu et Sauveur en toutes choses.

De Lui il est dit que « lorsqu’on l’outrageait, il ne rendait pas l’outrage, … mais se remettait à Celui qui juge justement » (1 Pier. 2. 23). Nous n’avons pas à nous défendre nous-mêmes contre des accusations d’autres personnes. Souvent les autres peuvent voir nos défauts mieux et plus vite que nous-mêmes. Bien que les autres aient la responsabilité de nous les montrer de manière pieuse et affectueuse, nous sommes responsables de supporter la parole d’exhortation.

D’après the Lord is near avril 1978

« De même, le dixième jour de ce septième mois, c’est le jour des propitiations : ce sera pour vous une sainte convocation, et vous affligerez vos âmes, et vous présenterez à l’Éternel un sacrifice fait par feu » Lévitique 23. 27.

LE JOUR MÉMORIAL DE LA MORT DE CHRIST

Le grand jour des propitiations venait neuf jours après que les trompettes aient appelé le peuple à venir dans la présence de son Dieu. Il leur était dit alors d’affliger leur âme ; de se rappeler leurs péchés et de s’en repentir, et de rechercher le pardon de la part d’un Dieu saint. Un agneau devait être égorgé et son sang présenté, en étant aspergé devant le propitiatoire, le trône de Dieu. Le travail, sous toutes ses formes, était strictement interdit, ce qui rappelait qu’ils ne pouvaient rien ajouter de leurs propres actions à la valeur du sang. Les exigences de Dieu sur eux ne pouvaient pas être satisfaites sauf en voyant le sang – la mort d’un agneau sans tache. Seul Aaron, le souverain sacrificateur, qui avait été choisi et oint pour ce service, pouvait aller présenter ce sacrifice.

Notre relation avec un Dieu saint a été semblable. Nous n’avions rien en nous qui puisse satisfaire ses justes exigences, mais grâce à Lui, Il y a pourvu dans le Seigneur Jésus comme grand Sacrificateur et aussi comme un Agneau sans tache, qu’Il put accepter pour notre rédemption éternelle. Le sacrifice du Seigneur ne demande pas à être répété comme celui qui était offert chaque année, le grand jour des propitiations, et on ne peut rien lui ajouter – aucune bonne œuvre que nous puissions essayer d’accomplir par nos propres efforts.

Quand nous comprenons cela, nous avons la liberté d’entrer dans le lieu très saint en pleine assurance de foi, en particulier quand nous comprenons aussi que le voile entre le lieu saint et le lieu très-saint a été déchiré quand le Seigneur a dit : « C’est accompli ».

D’après the Lord is near avril 1978

LA COMPASSION DU SMARTPHONE

« Dieu, miséricordieux et faisant grâce, lent à la colère et grand en bonté et en vérité… » (Ex. 34. 6).

« Soyez miséricordieux, comme aussi votre Père est miséricordieux » (Luc 6. 36).

Le livreur arrive en retard  ? Vous pouvez utiliser votre smartphone pour le noter d’une seule étoile. La commerçante vous a-t-elle répondu sèchement  ? Vous pouvez lui écrire une critique. Les smartphones si utiles nous donnent aussi le pouvoir de nous évaluer publiquement les uns les autres.

« Ne jugez pas », a dit Jésus (Mat. 7. 1). On donne une mauvaise note au livreur alors que le retard ne relève peut-être pas de sa volonté. On en donne une à la commerçante alors qu’elle a passé la nuit à soigner son enfant malade. Comment peut-on éviter de noter aussi injustement autrui  ? En imitant Dieu. Dans le verset du jour, il se décrit lui-même comme « miséricordieux et compatissant » – c’est-à-dire qu’il ne juge jamais nos fautes hors de leur contexte  ; « lent à la colère » – il ne nous donnera pas de mauvaise note après une seule mauvaise expérience  ; « riche en bonté » – il nous corrige toujours pour notre bien, et non pour nous faire du mal.

À l’ère du numérique, qui nous permet d’échanger avec une extrême rapidité, le risque de la critique dure et irréfléchie existe, mais aussi celui de flatter, ou même d’aduler quelqu’un, les chaînes d’émoticônes en témoignent… Si nous laissons agir le Saint Esprit, nous saurons nous intéresser à chacun avec compassion et sagesse. En imitant Dieu, nos smartphones seront des messagers vrais de sa bonté, des messagers d’encouragement et d’amour au bon moment.

D’après La Bonne Semence Septembre 2026 (Sheridan Voysey)

TRADUCTION DE FEUILLETS (179)

« L’Éternel, ton Dieu, au milieu de toi, est puissant ; il sauvera ; il se réjouira avec joie à ton sujet : il se reposera dans son amour, il s’égaiera en toi avec chant de triomphe » Sophonie 3. 17.

LES NOCES DE L’AGNEAU : CHRIST ET L’ASSEMBLÉE

Plusieurs choses distinctes caractérisent la célébration du mariage de l’Agneau. Tout d’abord, il y a un éclat de joie et de louange, « comme une voix de grandes eaux, et comme une voix de forts tonnerres, disant : Alléluia ! Car le Seigneur, notre Dieu, le Tout-puissant est entré dans son règne » (Apoc. 19. 6). Le mariage a lieu juste avant la venue en jugement du Roi des rois et Seigneur des seigneurs, et il est donc à la veille de la souveraineté mondiale de « notre Seigneur et de son Christ » (Apoc. 11. 15).

La portion de l’épouse est unique et incomparable. Même ceux qui sont invités à avoir communion avec la joie de ce jour, sont prononcés bénis. Il leur est permis de contempler la réalisation des désirs de Christ, de sa joie en se présentant à Lui-même celle pour laquelle Il est mort, et qui, rendue convenable pour être associée à Lui, est maintenant revêtue de la gloire de Dieu. Quel jour de joie sans mélange – joie pour le cœur de Dieu, joie pour l’Agneau et sa femme, et joie pour tous ceux à qui il est permis de contempler cette scène merveilleuse !

L’Église aura sa joie en Christ, mais Christ aura sa plus grande joie dans l’Église. La plus grande joie qui durera pour l’éternité sera dans le sein du Seigneur à cause de son épouse rachetée. En toutes choses Il doit avoir la prééminence, et ainsi en ceci – que sa joie en elle sera plus grande que celle de l’Église en Lui.

D’après the Lord is near septembre 1988

« Quelle part a le croyant avec l’incrédule ? » 2 Corinthiens 6. 15.

CONDITIONS OPPOSÉES ET SANS RELATION ENTRE ELLES

L’infidélité, comme principe, ne peut pas être supprimée. L’infidèle peut, par la grâce, devenir un vrai croyant ; mais l’infidélité qui n’est que de l’incrédulité au comble de son développement, ne peut être éradiquée – elle sera inconnue en enfer. L’incrédulité est une mauvaise herbe qui est naturelle au cœur, et elle est l’un des tristes fruits d’un mauvais terrain – la chair – qui ne peut rien produire de bon.

L’infidélité peut prendre différentes formes : elle peut être ignorante et grossière, ou bien cultivée et religieuse (et dans cette forme, le danger est dix fois plus grand) – et à cela nous sommes toujours plus exposés aujourd’hui. Un cœur non sanctifié trouvera du plaisir à faire usage des vastes réserves de connaissance qui sont accessibles aujourd’hui, pour détruire la vérité de la révélation. La Bible devient le point principal de l’attaque, et le cerveau habile de l’incrédule ne se lasse pas dans son activité pour renverser l’autorité de la Bible et pour mettre sa vérité en question. Tel est l’un des effets tristes, mais non surprenants, de l’instruction !

Qu’est-ce que l’infidélité ? C’est l’aberration de la vérité, le reniement de la vérité. C’est donc négatif, à la fois dans son origine et dans sa fin ; cela commence par une négation, et conclut de même ; cela met toutes choses en question, mais n’apporte rien ; cela prend, si possible, mais ne donne pas ; cela demeure au milieu des ténèbres et du doute, pendant que ses malheureux admirateurs ne sont certains de rien, sauf de leur propre incertitude.

Or, si l’infidélité, c’est s’écarter de la vérité, il est clair que la vérité rencontre, met au jour, et répond à toute erreur, tout comme la maladie, étant un dérèglement de la santé du corps, a son parfait opposé dans un état de santé. Obtenez la santé, et la maladie disparaît ; établissez la vérité, et il n’y a pas de place pour l’erreur.

D’après the Lord is near septembre 1988

« Celui qui parmi vous craint l’Éternel, qui entend la voix de son serviteur, quiconque marche dans les ténèbres et n’a pas la lumière, qu’il se confie dans le nom de l’Éternel et s’appuie sur son Dieu » Ésaïe 50. 10.

JÉSUS CHRIST, L’ÉTERNEL DE L’ANCIEN TESTAMENT

Ce conseil est donné à Israël, dans un temps où plusieurs, dans la nation, avaient froidement refusé de marcher dans le sentier de l’obéissance à l’Éternel. Peut-être qu’au moins quelques-uns, cependant, prendraient à cœur ce tendre appel. Qui avait la vraie crainte, le respect pour la grandeur de la gloire de l’Éternel, Dieu du ciel et de la terre ? Celui qui craignait l’Éternel prendrait certainement garde à la voix de son Serviteur. Cela s’appliquerait à Ésaïe donnant la pure parole de Dieu, qu’Israël était appelé à écouter. Cependant, de manière bien plus élevée, le Serviteur devait encore être révélé, car ce passage est une prophétie du Messie, le Fils de Dieu.

Une personne honnête pourrait être consciente que son sentier était sombre, que, n’ayant pas de lumière, elle ne voyait pas où elle allait. Qu’il est important de regarder les choses en face plutôt que de ne pas reconnaître la véritable condition de sa propre âme ! Si quelqu’un veut reconnaître cela, le fidèle conseil lui est alors donné : « Qu’il se confie dans le nom de l’Éternel et s’appuie sur son Dieu ». Maintenant que Dieu a été révélé dans la Personne bénie de son Fils, nous pouvons penser ainsi avec raison, à la lumière d’une telle révélation. Le Seigneur Jésus Christ, qui est Lui-même l’Éternel, est un lieu de repos merveilleux pour la foi. Étant conscient aussi, comme Thomas, que Jésus est « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jean 20. 28), le croyant peut « s’appuyer sur son Dieu ». Comme cela bannit toutes les ténèbres, et apporte la plus douce lumière à l’âme !

D’après the Lord is near septembre 1988

« Je vous dis encore que si deux d’entre vous sont d’accord sur la terre pour une chose quelconque, quelle que soit la chose qu’ils demanderont, elle sera faite pour eux par mon Père qui est dans les cieux ; car là où deux ou trois sont assemblés à mon nom, je suis là au milieu d’eux » Matthieu 18. 19 et 20.

L’IMPORTANCE D’ASSISTER AUX RÉUNIONS DE PRIÈRES ET D’Y PARTICIPER

Prier seul et en privé ne remplacera jamais la prière en commun. Le Père nous a donné accès à Lui de deux manières dans sa Parole, et nous devrions faire usage des deux. On ne peut pas savoir absolument dans quelle mesure les personnes prient seules, mais nous sommes tous conscients de manquer de profiter d’une ressource si précieuse, fournie par Dieu, dans la réunion de prières. Nous le savons parce que, soit que nous contribuions à ce manque, en n’assistant pas à la réunion de prières, soit que nous y assistions et que nous nous étonnons qu’autant de frères négligent cette occasion pour s’accorder à demander ensemble, ce qui donne l’assurance et la bénédiction des versets ci-dessus.

Le psalmiste a écrit : « Voici, qu’il est bon et qu’il est agréable que des frères habitent unis ensemble ! » (Ps. 133. 1). La réunion de prières n’est-elle pas l’expression pratique de cela ? Lorsque nous sommes ensemble en conversation avec notre Père, ceux qui prient à haute voix devraient parler pour tous ceux qui sont rassemblés. Tous peuvent alors se joindre dans l’amen, comme preuve audible de l’unité. Nous faisons l’expérience que le rassemblement est bon et agréable parce que le Seigneur est à la fois au milieu de nous et qu’Il nous prend en charge. « Non pas ma volonté qui soit faite, mais la tienne » serait notre règle si nous étions vraiment réunis selon l’enseignement de ces versets, et l’égoïsme disparaîtrait bientôt. La réunion de prières est véritablement un rassemblement divin dans un endroit divin, avec un plan divin, sous une présidence divine.

D’après the Lord is near septembre 1988

« C’est un Dieu jaloux et vengeur que l’Éternel… (Il) garde sa colère contre ses ennemis » Nahum 1. 2.

LE SEIGNEUR AGIT TOUJOURS AVEC JUSTICE

Le Seigneur est « jaloux et vengeur ». Cela ne semble pas très saint ? Mais l’idée, ici, n’est pas une envie ou une réciproque de péché. C’est plutôt l’idée d’apporter la justice pour qu’elle agisse sur la situation. Par exemple, supposez qu’un terroriste entre avec violence dans un foyer paisible, batte les enfants, assaillisse la femme, et s’enfuie avec tout ce qui a de la valeur. Il n’est que juste et à propos, quand le mari rentre, qu’il montre une jalousie juste et un désir de justice.

Dieu considérait la nation de Juda comme étant sa femme et ses enfants. Les Assyriens, sous Sankérib, les avaient terrorisés. Des reliefs trouvés par les archéologues sur les murs du palais de Sankérib montrent de manière saisissante la torture de captifs juifs par étouffement et égorgement. Toutefois, la ville même de Jérusalem ne tomba jamais, parce que Dieu intervint directement et, miraculeusement, délivra la ville de l’attaque assyrienne. Dieu avait permis à cette nation païenne d’affliger son peuple, comme un moyen de discipline, mais maintenant, aux jours de Nahum, le temps était venu pour que les Assyriens connaissent la colère d’un Dieu jaloux et vengeur. Ninive ne serait plus ! De telles bonnes nouvelles devaient être célébrées (chapitre 1. 15).

Quelle bénédiction de savoir que nous sommes le peuple d’un Dieu jaloux et vengeur. Son amour nous protège et ne permettra à aucun rival de nous attaquer. Il peut permettre que nous fassions maintenant l’expérience de toutes sortes d’opposition de la part d’hommes sans Dieu, mais souvenons-nous que notre Dieu est jaloux pour nous. Nous n’avons pas à rendre et nous venger, parce que nous pouvons être certains que notre Dieu vengeur apportera, à la fin, une justice complète à notre égard. Qu’Il choisisse, ou non, de nous délivrer maintenant de ceux qui nous affligent, nous pouvons avoir confiance que, à la fin, nous célébrerons ses voies en justice.

D’après the Lord is near septembre 1988

« L’Éternel est lent à la colère, et grand en puissance, et il ne tiendra nullement le coupable pour innocent » Nahum 1. 3.

DIEU EST PATIENT, MAIS IL EXERCERA TOUJOURS LA JUSTICE SUR LES PÉCHÉS

Alors que le message de Nahum était dirigé en premier lieu contre Ninive, et était ainsi une parole d’encouragement pour Juda, il y avait aussi ici une mise en garde pour Juda. Ils étaient coupables de beaucoup des mêmes péchés que l’Assyrie. Parce que Juda n’écoutait pas et n’apprenait pas la leçon de la prophétie de Nahum, Dieu devait descendre sur Juda aussi, à cause de leurs péchés croissants.

Il y a aussi, aujourd’hui, encouragement et avertissement dans la Parole pour le jeune chrétien – encouragement, parce que nous pouvons être certains que les coupables recevront ce qu’ils méritent. Il peut sembler, par moments, que Dieu ne sait pas, ou ne se soucie pas, quand les méchants semblent s’en sortir avec leurs actions impropres et immorales. Cependant, l’Écriture nous assure que, si Dieu est patient, Il ne manquera pas de punir l’injuste.

Il y a encore, ici, un avertissement pour le jeune chrétien. Ne pensons pas que nous pouvons pécher sans conséquences. Bien que la culpabilité éternelle de nos péchés ait été payée par Christ notre Sauveur, ses conséquences ne peuvent être évitées. Dieu est lent à la colère, mais notre Père céleste doit nous discipliner quand nous nous écartons de ses lois. Si nous trichons à un examen ou à une déclaration de revenus, nous en souffrirons certainement les conséquences. Si nous mentons à des professeurs ou des patrons, nous pouvons nous attendre à ce que notre Père céleste nous punisse pour notre bien. Si nous dérobons à nos employeurs du temps, ou des outils, ou même des objets sans valeur, nous seulement nous donnons une mauvaise image du christianisme, mais au temps propre, nous moissonnerons ce que nous avons semé. Si nous sommes coupables d’un péché sexuel, nous serons jugés à la fin, même si cela semble n’être que du plaisir maintenant. Le Seigneur est lent à la colère, mais il est certain qu’Il punira.

D’après the Lord is near septembre 1988

« La parole de sa puissance » Hébreux 1. 3.

LA PUISSANCE DE LA PAROLE DE DIEU

Le frère Pollock illustrait la puissance de la Parole de Dieu par le récit de deux voyageurs. Parce qu’ils transportaient une grosse somme d’argent, ils prenaient leur tour pour rester éveillés la nuit, avec un pistolet chargé pour garder leur possession. Cependant, une nuit, dans une cabane isolée, ils s’endormirent tous les deux après avoir secrètement surveillé les propriétaires de la cabane en train de lire la Bible et prier. M. Pollock demande : La vue d’un jeu de cartes, d’une bouteille de whisky, d’un exemplaire du livre L’âge de raison, et d’un revolver chargé, leur aurait-elle donné un tel sens de sécurité ?

La puissance de la Parole sur la vie des gens devient encore plus visible quand ils commencent à la lire. Quand le roi d’Israël Josias entendit lire la Parole de Dieu, il s’humilia, rechercha plus de directives de la part de Dieu, et institua des réformes dans son pays. David, le doux psalmiste d’Israël, décrit la Parole de Dieu comme « restaurant l’âme… rendant sages les sots, … réjouissant le cœur… illuminant les yeux, demeurant à toujours, étant la vérité, juste tout ensemble » (Ps. 19. 8 et 9). Deux personnes découragées (les pèlerins d’Emmaüs) furent transformées dans leur entendement après avoir entendu Jésus leur exposer les Écritures, et s’exclamèrent : Notre cœur ne brûlait-il pas lorsqu’Il nous parlait dans le chemin, et qu’Il nous exposait les Écritures ?

Il y a quelque temps, j’ai eu la joie de voir une jeune personne ouvrir son cœur à Christ et devenir une enfant de Dieu après avoir entendu l’Écriture. Sa joie reflétait celle d’innombrables autres, montrant que la Parole de Dieu est bien : « vivante et opérante, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants… elle discerne les pensées et les intentions du cœur » (Héb. 4. 12).

D’après the Lord is near octobre 1988

« Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon œil t’a vu : C’est pourquoi j’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre » Job 42. 5 et 6.

LA PATIENCE DE JOB ET LA PATIENCE DE DIEU

Ces passages divisent la vie de Job en trois phases : avant – pendant – et après sa maladie.

Job avait entendu parler de Dieu, et il se comportait comme tel sur la terre. Rien, dans les deux premiers chapitres, n’aurait pu nous faire penser qu’il dirait un jour : « J’ai horreur de moi ». Dieu Lui-même avait reconnu publiquement son serviteur Job comme n’ayant pas son égal sur la terre : « un homme… parfait et droit, craignant Dieu, et se retirant du mal » (Job 1. 8).

Frappé d’abord dans ses possessions, puis dans sa famille, il souffrit tout avec une résignation calme, et n’attribua rien d’inconvenant à Dieu. Puis, frappé dans sa santé, il accepta cette nouvelle épreuve avec toute soumission, de sorte qu’il ne pécha pas de ses lèvres. Nous sommes loin d’avoir une telle patience ! Il y a là, pour nous, une sérieuse leçon à apprendre.

Mais Job devait avoir à faire avec Dieu personnellement, et cela dans la tranquillité. C’était pendant sa maladie qu’il vit Dieu de plus près, et aussi que son cœur s’ouvrit dans toute sa laideur. Après que son cœur, finalement, ait été vidé et purifié de lui-même, de son propre moi, Job peut dire : J’ai horreur de moi.

Nous sommes malheureusement les mêmes, et il faut toute la patience de Dieu et son action pour nous amener à nous repentir à ses pieds. Nous sommes souvent franchement surpris de voir tout ce qui doit sortir de notre cœur quand survient l’épreuve. Que le Seigneur nous donne la patience afin de Le laisser agir ! Quand Il nous met à l’épreuve, c’est parce qu’Il nous prépare pour le ciel, mais Il doit d’abord nous libérer des soucis de ce monde. C’est une tâche continue, difficile, douloureuse, mais par laquelle nous avons tout à gagner.

D’après the Lord is near octobre 1988 (G.W. Steidl)

« Qui est un Dieu comme toi, pardonnant l’iniquité et passant par-dessus la transgression du reste de son héritage ? Il ne gardera pas à perpétuité sa colère, parce qu’il prend son plaisir en la bonté » Michée 7. 18.

LA BONTÉ INFINIE DE DIEU

Ce langage s’exprimera du cœur de ceux du résidu d’Israël, après qu’ils auront passé par les angoisses de la grande tribulation. Ils se reconnaîtront indignes de toute grâce qui leur serait montrée par Dieu, car ils jugeront leurs péchés comme jamais auparavant, en particulier en voyant leur Messie venir en puissance et grande gloire, et reconnaissant que c’est le même Jésus qu’ils avaient crucifié. Ils prendront alors conscience que c’est leur propre grand Dieu, et réagiront avec un humble émerveillement : Qui est un Dieu comme toi ?

Nombreux sont ceux qui ont insisté, disant que le peuple d’Israël, ayant rejeté son Messie, ne pourra jamais être restauré. Il est certain qu’Israël se sentira indigne de quelque restauration que ce soit ; mais quelle personne des nations oserait dire qu’elle est plus digne de la grâce de Dieu que les Juifs ? Le Seigneur n’a-t-il pas dit, sur la croix : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ? Il est un si grand Dieu qu’Il pardonne vraiment l’iniquité. L’iniquité n’est pas simplement du péché, mais c’est un péché décidé et poursuivi, bien qu’on sache faire ce qui est bien. De cela, Israël a été coupable pendant des siècles. Les gens des nations peuvent-ils dire qu’ils sont meilleurs ?

Dieu passe aussi par-dessus la transgression – la désobéissance à des lois définies et proclamées. Les fils d’Israël avaient, de manière inexcusable, enfreint leur propre loi – et nous ne sommes pas meilleurs. Mais Il supporte les transgressions à cause de la croix du calvaire : « Il a été blessé pour nos transgressions » (És. 53. 5). Tout croyant simple peut donc dire : « L’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous » (v. 6). Grâce merveilleuse qui a amené le Seigneur Jésus à souffrir et à mourir afin que Dieu puisse finalement pardonner franchement au résidu croyant d’Israël, et à tout croyant aujourd’hui ! « Qui est un Dieu comme toi ? »

D’après the Lord is near octobre 1988 (L.M. Grant)

QUATRE PERSONNES QUI ONT DIT « MON SEIGNEUR »

« D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne vers moi  ? » (Luc 1. 43)

Élisabeth, la mère de Jean le Baptiseur

Quatre personnes dans le Nouveau Testament se sont exclamées, à un moment critique de leur vie, « mon Seigneur »  : Élisabeth, la femme de Zacharie, Marie de Magdala, le disciple Thomas et l’apôtre Paul. Nous pouvons retirer de chacun de ces exemples une leçon pour nos cœurs.

Considérons aujourd’hui Élisabeth, la mère de Jean le Baptiseur. Elle et son mari, Zacharie le sacrificateur, étaient sans enfant, et compte tenu de leur âge, ils avaient perdu tout espoir d’en avoir un – une descendance était pourtant, pour tout Israélite, tellement désirée. Mais Dieu est intervenu miraculeusement pour leur donner un fils, et plus encore, un enfant qui serait « grand devant le Seigneur », un prophète et le précurseur du Messie (Luc 1. 15 et 17). Quel événement extraordinaire pour ce couple croyant, dont il nous est dit  : « Ils étaient tous deux justes devant Dieu, marchant dans tous les commandements et dans toutes les ordonnances du Seigneur, sans reproche » (v. 6)  !

C’est alors qu’a eu lieu un fait remarquable, lors de la visite d’une jeune cousine, Marie de Nazareth, dans la maison d’Élisabeth. Quand Marie est entrée et l’a saluée, « le bébé a tressailli » dans le ventre d’Élisabeth (v. 41)  ! Remplie du Saint Esprit, elle s’est exclamée  : « Et d’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne vers moi  ? » Ces paroles étonnantes ont réjoui les cœurs des croyants de tout temps. Élisabeth n’a pas été simplement submergée par l’émotion, mais il lui a été donné une révélation de Dieu concernant Celui qui, bien qu’il ne soit pas encore né, était entré dans sa maison. Il s’agissait de son Seigneur, le Dieu de ses pères, qui venait pour racheter son peuple.

Quelle confession et quelle profondeur dans ces mots  : « mon Seigneur » ! Il n’y a pas de vérité plus merveilleuse dans la Bible ou dans le monde que cette affirmation  : Dieu est devenu un homme  !

« On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis » (Jean 20. 13).

Marie de Magdala

Voilà trois jours que Jésus est mort. Le dimanche matin, avant le lever du soleil, Marie se rend au tombeau et découvre avec effroi la pierre roulée sur le côté et le tombeau vide. Se tenant à la place où aurait dû se trouver le corps, deux anges l’interrogent  : « Femme, pourquoi pleures-tu  ? Elle leur dit  : Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis » (Jean 20. 13).

Touchante réponse ! Marie aimait profondément Jésus. Elle qui avait été délivrée de sept démons (Luc 8. 2) connaissait mieux que personne l’étendue de son amour et de sa grâce. Sa réponse aux anges, puis à celui qu’elle prend pour le jardinier, montre à quel point Jésus était au centre de sa vie. Elle ne dit pas  :

Je cherche le corps de Jésus  ; elle dit  : « On a enlevé mon Seigneur ».

Trois éléments sont particulièrement intéressants dans ces deux mots. Tout d’abord, Marie ne semble pas avoir imaginé une seule seconde que son interlocuteur puisse ne pas savoir qui est Jésus  ; il lui paraît tellement évident que Jésus est le seul Seigneur, et le seul qui soit digne d’être recherché, qu’elle ne précise même pas son nom. Ensuite, elle utilise un déterminant possessif  : « mon », qui dit mieux que tous les discours ce que Jésus représentait pour elle. Enfin, elle ne demande pas le corps de Jésus mais bien son Seigneur, comme si elle refusait d’accepter sa mort, comme on le fait lorsqu’on perd quelqu’un de très proche.

Marie n’était qu’une femme, pécheresse de surcroît, et elle ne devait vraisemblablement pas avoir reçu une grande instruction religieuse. Mais son amour et son dévouement sont récompensés. Jésus lui donne l’intelligence spirituelle qui avait si souvent fait défaut aux disciples. C’est à elle qu’il confie ce merveilleux message  : « Va vers mes frères et dis-leur  : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20. 17)  !

Au jardin d’Éden, la première femme, trompée par le serpent, avait plongé l’humanité dans le péché et condamné tous les hommes à vivre loin de leur Créateur  ; et voilà que le tableau s’inverse. Dans cet autre jardin, Marie, libérée de la puissance de Satan, devient la première annonciatrice d’une nouvelle relation entre Dieu et les hommes devenus ses enfants  !

« Thomas lui répondit  : Mon Seigneur et mon Dieu  ! (Jean 20. 28)

Thomas appelé Didyme (jumeau)

Thomas n’était pas présent lorsque le Seigneur ressuscité est apparu pour la première fois aux disciples rassemblés (Jean 20. 24). Lorsque ses compagnons lui rapportent la nouvelle, il refuse de les croire  : « À moins que je ne voie dans ses mains la marque des clous, que je ne mette mon doigt dans la marque des clous, et que je ne mette ma main dans son côté, je ne le croirai pas » (v. 25).

On entend parfois dire que les croyants sont des gens crédules, prêts à écouter n’importe quelle fable pour donner un sens à leur vie. Thomas prouve le contraire. Le peu que les évangiles nous rapportent de lui nous apprend qu’il était au contraire très cartésien. Un peu plus tôt, il avait déjà montré des difficultés à accepter ce qu’il ne pouvait pas comprendre immédiatement  : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas  ; comment pouvons-nous en savoir le chemin  ? » (Jean 14. 4 et 5). Lors de la première apparition du Seigneur, malgré l’annonce que Marie avait faite aux disciples, Thomas ne s’était pas déplacé. Il a fallu attendre le deuxième témoignage, celui des autres disciples, pour qu’il se décide à venir vérifier par lui-même. La marche par la foi était difficile pour Thomas, comme pour beaucoup de chrétiens. Il croyait que Jésus était le Messie, toute sa marche sur la terre le lui avait prouvé  ; mais cette fois la situation était différente  : il lui fallait croire sans avoir rien vu.

Thomas est un encouragement pour tous ceux qui doutent, pour tous ceux qui raisonnent trop, pour tous ceux qui ont du mal à croire ce qu’ils ne peuvent ni comprendre ni voir. Il est incrédule, certes, mais il se met en position de recevoir des réponses. Il interroge Jésus (Jean 14. 5), il demande des preuves (20. 25), vient avec les autres disciples la semaine suivante pour obtenir sa réponse (v. 26). Et Jésus ne l’abandonne pas. Lors de sa deuxième apparition, il répond à son incrédulité de la plus belle manière qui soit  : « Avance ton doigt ici et regarde mes mains… ne sois pas incrédule, mais croyant » (v. 27).

Thomas ne prend même pas le temps d’avancer sa main. Il répond immédiatement  : « Mon Seigneur et mon Dieu  ! », reconnaissant ainsi en Jésus non seulement le Maître qu’il avait suivi, mais aussi Celui qui peut tout. Le disciple le plus incrédule donne l’une des déclarations les plus claires de la divinité de Christ  !

« Plus encore, je considère toutes choses comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur, à cause de qui j’ai fait la perte de toutes et je les estime comme des ordures, afin que je gagne Christ » (Phil. 3. 8).

L’apôtre Paul

Paul n’était vraiment pas prédisposé à devenir un serviteur de Dieu. Il était même tristement connu comme un persécuteur acharné des chrétiens (voir Actes 8. 3).

Et pourtant, Paul est finalement devenu l’un des missionnaires les plus actifs de son époque et l’auteur d’au moins 13 livres de la Bible, tous des lettres d’encouragement et d’enseignement aux assemblées de croyants. Lorsqu’il écrit l’Épître aux Philippiens, d’où est tiré le verset du jour, il est assigné à résidence et enchaîné à un soldat romain. Lui qui avait fait tant de mal aux chrétiens accepte de souffrir à son tour pour le nom de Celui qu’il avait rejeté. Plus encore, il déclare considérer toute son ancienne vie comme « une perte » (littéralement  : des ordures), en la comparant à la connaissance de Christ.

Une telle transformation paraît plus qu’invraisemblable. Et pourtant, c’est Celui que Paul appelle le « Christ Jésus mon Seigneur » qui est devenu le centre de sa vie, après l’avoir arrêté sur le chemin de Damas (Act. 9. 3 et 4). Ce « mon Seigneur », en effet, signifie beaucoup chez Paul. Sa lettre aux Philippiens, qui présente la vie chrétienne en pratique basée sur la connaissance de Christ, est très révélatrice à ce sujet. Paul y présente Jésus comme sa vie au chapitre 1  : « Pour moi, vivre, c’est Christ » (v. 21)  ; son exemple au chapitre 2  : « Ayez donc en vous cette pensée qui a été aussi dans le Christ Jésus » (v. 5)  ; son but au chapitre 3  : « Je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus » (v. 14)  ; sa force au chapitre 4  : « Je peux tout en celui qui me fortifie » (v. 13). Jésus suffisait véritablement à tous les détails de la vie de Paul, et nous sommes encore aujourd’hui encouragés à suivre son exemple, en mettant toute notre confiance en Dieu  : « Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces  ; et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (4. 6 et 7).

Puissions-nous, nous aussi, avoir accepté le don de Jésus, l’appeler « mon Seigneur », et le suivre avec confiance en remettant tout entre ses mains.

D’après Le Seigneur est proche septembre 2026 – B. Reynolds