TRADUCTION DE FEUILLETS (172)

« (Jésus) les enseignait… ils étaient frappés d’étonnement et disaient : D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? Celui-ci n’est-il pas le fils du charpentier ? » Matthieu 13. 54 et 55.

L’ABAISSEMENT DU FILS DE DIEU VENU SUR LA TERRE

La sagesse du Seigneur Jésus étonnait tous ceux qui L’entendaient. Certains étaient attirés par sa grâce, d’autres étaient repoussés parce qu’elle les condamnait. Quand Il était âgé de douze ans, même les docteurs du temple étaient étonnés de sa sagesse. Plus tard, des multitudes de personnes se rassemblaient sur la montagne et au bord de la mer pour L’écouter. Des soldats, envoyés pour L’arrêter, revinrent en disant : « Jamais homme ne parla comme cet homme ! » Marie de Béthanie oubliait tous ses devoirs de maison, et était assise à ses pieds pour L’écouter. Les disciples reconnaissaient : « Seigneur, auprès de qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ». Ce que le Seigneur avait dit au sujet de ses paroles était vrai : elles étaient esprit et vie – réconfortantes et donnant la vie.

D’où Lui venait toute cette sagesse ? Personne n’était son conseiller ; Il n’avait pas acquis cette grande sagesse. Il l’avait toujours eue parce qu’Il est la sagesse personnifiée, Dieu manifesté en chair. En Jean 3. 11 le Seigneur dit à Nicodème : « En vérité je te dis : Nous disons ce que nous connaissons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu ». L’homme entend, écoute, apprend et quelquefois croit, mais le Seigneur connaît, révèle et explique les mystères célestes. Nous chantons dans un cantique : Celui qui demeure près de Lui, connaît tout ce qui est en Lui, et Il est venu sur la terre pour le faire connaître, afin que nous puissions partager ses joies. Qu’il est merveilleux que nous ayons la sagesse du Fils éternel de Dieu par sa parole écrite, la Bible !

D’après the Lord is near février 1978

« Les bonnes nouvelles d’un pays éloigné sont de l’eau fraîche pour une âme altérée » Proverbes 25. 25.

« Les eaux fraîches et ruisselantes qui viennent de loin tariraient-elles ? » Jérémie 18. 14.

UN PONT ENTRE LE CIEL ET LA TERRE

Le ciel est bien loin de la terre, qu’on en juge en kilomètres ou en justice. Depuis la tour de Babel, les hommes ont rêvé d’atteindre le ciel par leurs propres efforts et leurs réalisations. Certains poètes et philosophes semblent penser que la terre pourrait finalement devenir un royaume céleste sans l’aide du Dieu vivant.

La brèche entre le ciel et la terre a été franchie par un pont quand le Fils de Dieu est devenu Fils de l’homme, Dieu manifesté en chair, vu des anges. Son précurseur, Jean le Baptiseur, rendit témoignage de Lui : « Celui qui vient du ciel est au-dessus de tout, et de ce qu’il a vu et entendu, Il rend témoignage » (Jean 3. 32). Il est venu pour nous amener à Dieu par sa mort pour nous sur la croix, mais avant de retourner vers son Père, où Il était auparavant, Il a dit : « Je vais vous préparer une place… je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi. » (Jean 14. 3). Pour tous ceux qui croient en Lui, c’est vraiment « une bonne nouvelle venant d’un pays éloigné », une espérance qui rafraîchit l’âme comme rien autre ne peut le faire. Tandis que nous attendons son retour, le Saint Esprit, venu aussi d’un pays éloigné, demeure en nous et avec nous.

Ce sont vraiment de merveilleuses bénédictions. Il n’est pas étonnant que, lorsque Jérémie vit que ces courants rafraîchissants étaient pollués, il ait posé avec anxiété la question du deuxième verset. N’allons pas aux eaux troubles et polluées de la sagesse du monde, mais buvons chaque jour à la fontaine céleste.

D’après the Lord is near février 1978

« Et l’Éternel dit à Satan : Que l’Éternel te tance, Satan ; que l’Éternel qui a choisi Jérusalem, te tance ! Celui-ci n’est-il pas un tison sauvé du feu ? » Zacharie 3. 2.

LA PUISSANCE DE DIEU EN GRÂCE

Dieu avait dit qu’Israël était son peuple, et Jérusalem le lieu de son habitation. Aux jours de Zacharie, il semblait impossible que Dieu maintienne cette relation. Comment un Dieu saint pouvait-Il encore demeurer avec un peuple aussi pécheur, même idolâtre ? De plus, ils étaient en esclavage et Jérusalem était aux mains de nations idolâtres. Cette situation est illustrée par Joshua, le souverain sacrificateur, le représentant du peuple devant Dieu, se tenant devant l’ange de l’Éternel, avec Satan, leur ennemi, à sa droite, proférant des accusations contre lui. Satan est « le prince de ce monde, l’accusateur des frères et l’adversaire ». Ici, il résiste à l’Éternel, prétendant avoir un titre à ce que Dieu réclame comme étant à Lui, y compris le pays.

Plus tard, Satan employa les mêmes tactiques sinistres contre le Seigneur Jésus, en Luc 4, quand il prétendait posséder le pouvoir sur les royaumes de la terre. Cela montre que le péché avait amené, non seulement Israël, mais toute l’humanité sous la domination du prince des ténèbres, hors de laquelle Dieu seul pouvait les délivrer. Tous les efforts de l’homme pour fuir loin de cette terreur se sont prouvés vains. Mais, comme le montre le passage ci-dessus, la miséricorde et la puissance de Dieu sont plus fortes que la malice de Satan. Le Seigneur Jésus, Lui-même, l’Éternel, intervint et repoussa Satan : « Que l’Éternel te tance, Satan ! » Satan fut réduit au silence et dut laisser aller sa victime.

Le Prince de la vie, le Seigneur Jésus, a vaincu Satan par son obéissance à la Parole de Dieu, puis l’a rendu impuissant (supprimant ou neutralisant son pouvoir), triomphant de lui sur la croix (Héb. 2. 14). Bientôt Satan sera lié pour l’éternité. Ceux qui, avec humilité, reconnaissent le Seigneur Jésus par la foi, reçoivent un vêtement de justice à la place de leurs vêtements naturels salis par le péché.

D’après the Lord is near février 1978

« Celui qui n’est pas marié a le cœur occupé des choses du Seigneur, comment plaire au Seigneur. Celle qui n’est pas mariée a le cœur occupé des choses du Seigneur, pour être sainte de corps et d’esprit » 1 Corinthiens 7. 32 à 34.

DES CÉLIBATAIRES UTILES

Tout croyant célibataire, jeune ou plus âgé, peut se juger heureux d’appartenir à ceux auxquels l’apôtre s’adresse ici. C’est un grand honneur et un grand privilège d’être de ceux que le Seigneur Jésus a achetés pour Lui-même par son propre sang, afin que lui ou elle soit aussi saint de corps et d’esprit. Le Seigneur promet une riche récompense à ceux qui se soucient réellement de son honneur.

Ces passages de 1 Corinthiens 7. 7 à 38, s’appliquent spécialement à des jeunes frères et sœurs célibataires. Le Seigneur leur dit qu’ils ont des joies qui dépassent les joies mondaines. Il apprécie leurs affections entières et constantes pour Lui, et leur piété. Cela se voit dans leurs habitudes, dans leurs vêtements, ce qu’ils lisent, leur respect pour sa Parole. Il y a certainement de nombreuses et puissantes attractions pour le cœur naturel, autour de nous dans le monde. Nous devons apprendre à leur dire : Non ! La maîtrise de soi fait partie des précieux fruits de l’Esprit en Galates 5.

Les jeunes frères et sœurs qui sont réellement obéissants, et dévoués pour le Seigneur, font rayonner une influence particulièrement rafraîchissante dans l’assemblée, en particulier sur ceux qui sont âgés et fatigués. C’est une chose bonne et agréable devant Dieu quand des frères, jeunes et plus âgés, demeurent ensemble dans l’unité. Plutôt que de se retrancher derrière leur jeunesse, ils devraient essayer de contribuer à la vie spirituelle de leurs frères plus âgés. S’ils ne se sont pas engagés dans des choses du monde, ils ont le temps et l’énergie pour être beaucoup en aide dans l’assemblée – ce que leurs frères mariés n’ont peut-être pas toujours.

D’après the Lord is near février 1978

« Il posera sa main sur la tête de l’holocauste et il sera agréé pour lui, pour faire propitiation pour lui » Lévitique 1. 4.

LA SÉCURITÉ ABSOLUE DU CROYANT EN CHRIST

Toutes les bénédictions du croyant sont basées sur le fait que le Seigneur Jésus est une odeur agréable à Dieu. Il est donc important pour nous que nous comprenions le sens, comme type, dans l’Ancien Testament, de l’action de poser les mains sur la tête de l’animal qui devait être offert. Cela signifiait qu’il désirait se faire lui-même absolument un avec lui. Toute la valeur du sacrifice, pour Dieu, était transférée par ce geste, de la victime innocente à celui qui l’avait apportée.

L’application de ce principe à Christ et au croyant montre notre lien avec Christ, en qui nous sommes acceptés. Malheureusement, de nombreux croyants manquent de s’attacher pleinement à cela, et leur joie en est ainsi diminuée. Au lieu de fixer leur regard sur Christ, en qui Dieu les voit, ils regardent à eux-mêmes, à leur faiblesse et à leurs manquements, peut-être même à leur condition de nature ruinée. Mais la Parole de Dieu dit : « Nous sommes dans le Véritable, c’est-à-dire dans son Fils Jésus Christ » (1 Jean 5. 20). Dieu a fait plus que de pardonner nos péchés. Il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé. Tout ce que Christ possède comme Homme glorifié appartient aussi à celui qui croit en Lui. Les membres du corps de Christ ont autant de valeur aux yeux de Dieu que la Tête ! Un homme qui n’est pas en Christ est encore dans ses péchés : il n’y a pas de terrain intermédiaire entre ces deux positions. L’épaisseur d’un cheveu entre une personne et Christ signifierait qu’elle est encore sous la colère et le jugement. Mais tous ceux qui sont en Christ se tiennent devant Dieu dans toute l’excellence, la perfection et la faveur de Christ Lui-même. « Vous êtes accomplis en Lui ».

D’après the Lord is near février 1978

« Il (le Seigneur Jésus) leur dit encore une parabole pour montrer qu’il leur fallait toujours prier et ne pas se lasser » Luc 18. 1.

L’IMPORTANCE DE LA PRIÈRE DANS LA VIE DES CROYANTS

Nous devrions, chaque jour, nous poser la question : Combien de minutes ai-je passé, aujourd’hui, à parler avec le Seigneur ? – Nous aurions peut-être honte de reconnaître combien peu ce serait. Il voit dans le secret, Il nous regarde en tous lieux, et tend l’oreille pour nous écouter. Si nos prières ne viennent pas du cœur, ou sont faites à la hâte et peu sincères, Il ne peut pas y répondre. Quelquefois nous ne pouvons pas trouver les mots pour exprimer nos besoins, mais Il comprend nos cris même sans paroles.

Le Seigneur employa la parabole de la veuve qui plaidait avec un juge injuste pour nous encourager à toujours prier et ne pas se lasser. Notre Père dans le ciel n’est pas semblable au juge inique qui ne s’occupa de la requête de la pauvre veuve que parce qu’elle l’ennuyait par ses requêtes incessantes. Non, notre Père nous répond au bon moment parce qu’Il nous aime.

Les prières des croyants montent au ciel comme de l’encens hors de vases d’or et chacun de nous peut ajouter ses prières personnelles à ce frais parfum qui monte de la terre vers le ciel. Rien ne remplace les prières individuelles, personnelles, venant du cœur – même pas le fait d’assister aux réunions.

La prière est le souffle de la vie aux oreilles de Dieu,

La prière est la bouche ouverte qu’Il attend de remplir ;

La prière est la voix que notre Père céleste écoute,

Qui fait descendre des bénédictions depuis la sainte montagne,

Qui donne la sagesse et la force pour faire sa volonté

D’après the Lord is near février 1978

« Ne devenez une cause d’achoppement ni pour les Juifs, ni pour les Grecs, ni pour l’assemblée de Dieu » 1 Corinthiens 10. 32.

UNE CONSCIENCE DÉLICATE

Une femme qui avait acheté, d’un Indien, du bois de chauffage, s’aperçut qu’elle n’avait pas reçu tout ce pour quoi elle avait payé. Cependant, elle lui dit d’oublier cela et de ne pas s’en préoccuper. Mais quelques jours plus tard, l’Indien apporta le bois qui manquait. Quand elle lui rappela ce qu’elle lui avait dit, il répondit : Quand j’arriverai au ciel, je ne veux pas trouver que j’ai manqué de soin en mesurant le bois. L’Indien était conscient du tribunal de Christ, où tout sera manifesté et où chaque croyant recevra la récompense selon ce qu’il aura fait, dans son corps, sur la terre. Cette prise de conscience avait produit, chez l’Indien, une conscience délicate, et c’est quelque chose que nous devons cultiver soigneusement. Il nous est naturel et facile de devenir insensibles quant aux questions apparemment sans importance de la vie courante, mais qui, pourtant, peuvent être vexantes pour quelqu’un. Ou bien, peut-être pensons-nous seulement à notre cercle étroit de connaissances, ou à ceux de l’assemblée. Le verset ci-dessus, cependant, concerne tous les hommes, même ceux du monde. « Toute voie de l’homme est droite à ses yeux ; mais l’Éternel pèse les cœurs » (Prov. 21. 2).

Le résultat final d’appliquer honnêtement la Parole de Dieu, c’est « l’amour qui procède d’un cœur pur et d’une bonne conscience et d’une foi sincère » (1 Tim. 1. 5). Manquons-nous à cela parce que notre conscience s’est endurcie et ne s’exerce plus ?

D’après the Lord is near février 1978

« Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé en ton nom, n’avons-nous pas chassé des démons en ton nom, et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles en ton nom ? Alors je leur déclarerai : Je ne vous ai jamais connus ; allez-vous en loin de moi, vous qui pratiquez l’iniquité » Matthieu 7. 21 à 23.

UNE FAUSSE CERTITUDE SANS LA FOI

Ces versets sont parmi les plus tristes de la Bible, parce qu’ils s’appliquent à un grand groupe de gens très religieux qui sont bien étonnés de se trouver non sauvés et sous la colère de Dieu. Ils avaient fait profession de foi, peut-être par une expérience émotionnelle, mais ils n’avaient jamais réellement reçu Jésus comme leur Sauveur. Ils avaient seulement, extérieurement, reconnu Christ comme Seigneur.

Ces pauvres gens s’étaient impliqués dans un système religieux qui insiste beaucoup sur le fait de prophétiser – recevant peut-être, croyaient-ils, quelque communication spéciale de la part de Dieu. Ils croyaient à une grande puissance spirituelle, à un grand don public, où, par le moyen du nom de Jésus, ils chassaient les démons et prétendaient faire beaucoup d’œuvres de puissance, peut-être en guérissant, en parlant en langues, etc. Cependant, aveuglés par toute cette expérience et ce ressenti, ils n’avaient pas conscience que leur cœur n’était pas droit devant Dieu. Ils n’avaient pas la vie divine. Combien nous devons être soigneux quant aux systèmes religieux chrétiens de nom, qui insistent beaucoup sur ces choses ! De tels systèmes se développent rapidement aujourd’hui. Prenez garde !

Certains emploient ces passages pour dire qu’une personne peut être perdue après avoir été une fois sauvée. Mais le Seigneur a dit : « Je ne vous ai jamais connus ». Toutes leurs bonnes œuvres n’étaient, aux yeux de Dieu, que de l’iniquité, parce que ces personnes n’agissaient que dans la capacité humaine, sans Christ.

D’après the Lord is near février 1978

« Et il arriva qu’en les bénissant il fut séparé d’eux et fut élevé dans le ciel » Luc 24. 51.

L’ASCENSION DU SEIGNEUR JÉSUS

L’ascension de notre Seigneur, son retour au ciel pour s’asseoir à la droite de Dieu, son retour vers le Père qui L’avait envoyé, est un fait important pour le monde, pour tous les croyants, et particulièrement pour le Seigneur Lui-même. Cela ne se produisit pas secrètement, mais devant les yeux étonnés des onze disciples, pendant que ses bras étaient étendus pour les bénir – et après qu’Il leur ait donné des directives et qu’Il ait promis de leur envoyer le Saint Esprit comme une puissance et une sagesse nouvelles. Deux anges, ensuite, annoncèrent qu’Il reviendrait de la même manière que les disciples L’avaient vu monter au ciel.

L’ascension de notre Seigneur donnait au monde la preuve, par le Saint Esprit, que le péché est dans le monde et la justice dans les cieux, puisque Celui même qui avait été crucifié sur la terre avait été reçu par le Père. Pour le croyant, cela signifie que le Seigneur Jésus est son Précurseur dans la gloire, qu’il a un avocat aussi bien qu’un souverain sacrificateur au trône de Dieu. Pour Satan, cela signifie que lui, le prince de ce monde, qui a poussé des hommes à mettre Christ sur la croix, a été jugé ; la captivité a été menée captive, le pouvoir de la mort a été brisé. Par-dessus tout, l’ascension est un fait glorieux pour le Seigneur Lui-même parce que, après avoir glorifié Dieu sur la terre par son obéissance jusqu’à la mort, Il est remonté au Père pour être glorifié de la gloire qu’Il avait avant que le monde soit. Mais Il a maintenant pris cette place comme Homme : un Homme se trouve maintenant où l’homme n’a jamais été auparavant, au ciel à la droite de Dieu. Nos cœurs sont aussi là par la foi, parce que là où est notre trésor, là sera aussi notre cœur pour toujours

D’après the Lord is near février 1978

« J’ai vu la fin de toute perfection : ton commandement est fort étendu » Psaume 119. 96.

LE FIL CONDUCTEUR DANS LE PSAUME 119 : LA PAROLE DE DIEU

Presque tout lecteur de la Bible a remarqué au moins deux faits remarquables dans ce très beau psaume : sa longueur particulière, et son découpage en 22 paragraphes de huit versets chacun. Si nous regardons de plus près, nous trouvons d’autres caractères distinctifs et intéressants. Le psaume a un thème dominant : l’excellence de la Parole de Dieu. La Parole de Dieu devrait être le centre de notre attention dans nos cœurs.

À part trois exceptions, les 176 versets ont tous deux sujets : Je (jamais nous) et le Seigneur, et un objet, la Parole de Dieu en huit variantes – révélation, parole émise, loi, commandement, statuts, préceptes, témoignages, et jugements. Ce sont les liens effectifs, et seuls divins, entre l’âme de l’homme et le Dieu vivant.

Nous, les croyants du Nouveau Testament, qui connaissons le Père par le Fils et le Saint Esprit, pouvons exprimer nos sentiments envers Dieu en termes beaucoup plus assurés que ce poète de l’Ancien Testament. Nous admirons cependant son amour et sa consécration. Il avait la Parole de Dieu écrite sur son cœur. La Parole de Dieu était pour lui : « Ton commandement est fort étendu » (v. 96), « et la fidélité » (v. 138), « bien affinée » (v. 140) ; « grande est la paix de ceux qui aiment ta loi » (v. 165).

D’après the Lord is near février 1978

« J’ai erré comme une brebis qui périt : cherche ton serviteur, car je n’ai pas oublié tes commandements » Psaume 119. 176.

HUMILITÉ ET PRIÈRE

Ce dernier verset du psaume 119 indique que l’écrivain, un Israélite fidèle, regardait en arrière sur son parcours, et devait confesser son manque de soin et son péché. Il avait connu des joies et des peines, qui avaient résulté, soit de son obéissance, soit de sa désobéissance à la Parole de Dieu. Une telle confession et un tel appel au Seigneur seront faits par le résidu fidèle des derniers jours avant qu’ils entrent dans le millénium, où ils reconnaîtront comme leur Messie le Seigneur Jésus qu’ils avaient crucifié.

Chacun de nous a besoin aussi de dire en priant : « Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi » (v. 18). Le Seigneur a ouvert les yeux de ses disciples sur le chemin d’Emmaüs et le Saint Esprit est venu ensuite sur eux à la Pentecôte pour leur donner une pleine compréhension.

Nous pouvons comparer ce psaume à une belle tapisserie dans laquelle de nombreux fils de couleur sont tissés avec beaucoup d’adresse. Il est plaisant de suivre certains d’entre eux, bien que nous ne devions pas perdre de vue l’harmonie de l’ensemble. Par exemple, le thème de tout son cœur apparaît au moins six fois : « Bienheureux sont ceux… qui te recherchent de tout leur cœur ». On ne peut pas lire ce psaume sans être chaque fois impressionné par le besoin que le cœur soit continuellement rempli de toute la Parole de Dieu « J’ai crié de tout mon cœur ; réponds-moi, Éternel ! J’observerai tes statuts » (v. 145).

D’après the Lord is near février 1978

« Moi, je suis la racine et la postérité de David, l’Étoile brillante du matin » Apocalypse 22. 16.

LA FERME ESPÉRANCE DU CHRÉTIEN

La promesse de notre Seigneur : « Voici, je viens bientôt » remplit constamment notre cœur de l’espérance heureuse que cela pourrait arriver aujourd’hui. Le monde avec toute sa gloire ne pourra jamais répondre à nos attentes. C’est un endroit sombre, une nuit pendant laquelle nous attendons l’étoile du matin, dont les rayons nous disent que la nuit est bientôt passée, que toutes les ombres s’enfuiront. Ce sera un matin sans nuages.

Ce que nous attendons, ce n’est pas la gloire de son royaume, ou même la gloire du ciel. C’est le Seigneur Jésus Lui-même, l’Ami de notre âme. Comme la fiancée dans le Cantique des cantiques, nous disons : « Je suis à mon bien-aimé, et son désir se porte vers moi ». Nous disons : « Amen, Viens, Seigneur Jésus ! »

En attendant que cette espérance se réalise, nous nous glorifions dans les tribulations, et cela produit la patience et la constance. L’amour pour Lui est le ressort de notre espérance, et nous savons que nous ne serons pas déçus. Nous aurons une libre entrée dans notre héritage, avec Lui.

L’épouse ne regarde pas son propre vêtement,

Mais la face de son cher époux !

Je ne fixerai pas mes yeux sur la gloire ;

Mais sur mon Seigneur :

Non pas sur la couronne qu’Il donne

Mais à ses mains percées :

L’Agneau est toute la gloire

Dans le pays d’Emmanuel.

Si cette brillante espérance nous a souvent encouragés pendant que nous sommes pèlerins ici-bas, que sera-ce quand le Seigneur Lui-même l’accomplira ? Ce sera un éclat de louange éternel !

D’après the Lord is near février 1978

RECONNAISSANCE

« Rendant toujours grâces pour tout à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus Christ » Éphésiens 5. 20.

« Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; en toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le Christ Jésus à votre égard » 1 Thessaloniciens 5. 16 à 18.

Les versets ci-dessus nous invitent à rendre grâces à Dieu en toute chose, ou à Lui exprimer notre reconnaissance quelle que soit la circonstance que nous traversons. Il s’agit d’une exhortation difficile à mettre en pratique : trop souvent, en fait, nous omettons de rendre grâces, non seulement dans les situations négatives, mais aussi lorsque nous recevons de Lui dons et bénédictions.

Nous ne devons jamais oublier que Dieu, tout-puissant et omniscient, nous aime, et que tout ce qu’Il opère dans notre vie est pour notre bien. « Mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon [son] dessein » (Rom. 8. 28).

Quand nous nous trouvons dans des situations négatives, nous pouvons apprendre à modifier notre perception des évènements de la vie : les contrariétés quotidiennes deviendront ainsi des occasions de contact plus profond avec notre Père céleste. Apportons-Lui tout ce qui nous opprime : difficultés, incompréhension, doutes, angoisses… en Le remerciant de nous avoir accompagné dans nos journées.

Quand notre Père juge utile de nous faire passer par un chemin difficile, nous pouvons le prier pour invoquer son aide et aussi sa délivrance ; mais si nous nous confions en ses promesses, nous pouvons aussi Lui rendre grâces pour les soins que nous recevons de sa part.

Ce comportement reconnaissant n’est autre que le fruit de la confiance en Celui qui nous aime et qui veut nous faire « du bien à la fin » (Deut. 8. 16).

D’après « Il buon seme » juillet 2025

QUATRE DEMANDES

« Sauve ton peuple et bénis ton héritage ; fais-les paître et élève-les pour toujours » Psaume 28. 9.

Dans le verset ci-dessus, le psalmiste adresse quatre demandes à Dieu, auxquelles Il répond aussi dans la vie des croyants d’aujourd’hui.

1. Le Seigneur nous sauve. Beaucoup de dangers guettent le croyant sur le chemin à la suite du Seigneur. Mais le Fils de Dieu peut nous aider et nous protéger. L’assurance que possédait Paul peut aussi être la nôtre : « Le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise et me conservera pour son royaume céleste » (2 Tim. 4. 18).

2. Le Seigneur nous bénit. En Éphésiens 1. 3, nous lisons : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ». Cette bénédiction inclut de nombreuses choses : nous sommes de bien-aimés enfants de Dieu, nous connaissons les pensées du Père, nous avons le Saint Esprit habitant en nous, etc.

3. Le Seigneur nous nourrit. Matthieu 4. 4 dit : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». Ainsi, lorsque nous lisons la Bible, nous recevons, de la part du Seigneur Jésus, de la nourriture spirituelle qui fortifie notre foi. Même lorsque la Parole est prêchée, le Seigneur partage avec nous ce qui est nécessaire pour la vie nouvelle.

4. Le Seigneur nous porte. Ce qu’Il était pour Israël dans le désert, Il veut l’être aussi pour nous. « L’Éternel, ton Dieu, t’a porté comme un homme porte son fils, dans tout le chemin où vous avez marché, jusqu’à ce que vous soyez arrivés en ce lieu-ci ». Il nous porte tout au long de notre vie, jusqu’à ce que nous atteignions notre destination céleste.

D’après « The Good Seed » juillet 2025

LES COMPASSIONS DE DIEU

« L’Éternel… eut compassion d’eux » (2 Rois 13. 23).

Chers amis dans les peines, la souffrance, le découragement, j’aimerais vous rappeler, ainsi qu’à moi-même, que nous avons un Seigneur, un Berger, un Ami qui prend soin de nous et qui a des sentiments de compassion envers chacun d’entre nous.

Vous vous sentez peut-être seul(e)s en considérant que personne ne s’occupe de vous, que personne ne s’intéresse à vous, que personne n’a conscience de vos difficultés, de votre souffrance, bref que tout le monde – même vos enfants, même le personnel soignant, ainsi que les frères et sœurs de l’assemblée – ignore vos circonstances et votre détresse profonde.

Il faut bien reconnaître, à notre honte, que même parmi les chrétiens, il y a beaucoup d’égoïsme et de laisser-aller dans nos rapports et notre soutien vis-à vis des personnes âgées et/ou malades. Que nous puissions confesser au Seigneur ce laxisme coupable et changer notre attitude dans une pratique fraternelle pleine d’amour et d’aide joyeuse !

Mais il y en a UN qui connaît toutes choses et qui n’a pas détourné son regard de toi : « Les yeux de l’Éternel [regardent] vers les justes, et ses oreilles sont [ouvertes] à leur cri » (Ps. 34. 16). Dieu ne t’a pas abandonné, mais toi, as-tu fait monter ton cri devant Lui ? Lui as-tu fait part de ta situation, de ton état d’esprit ? As-tu fait comme Anne dans 1 Samuel 1. 10 : « Ayant l’amertume dans l’âme, elle pria l’Éternel et pleura abondamment » ?

Peut-être que tu pries, mais tu n’as pas d’écho à tes prières ? Un autre verset dit : « Car les yeux de l’Éternel parcourent toute la terre, afin qu’il se montre fort en faveur de ceux qui sont d’un cœur parfait envers lui » (2 Chron. 16. 9). As-tu un cœur parfait, c’est-à-dire un cœur qui craint Dieu, qui l’écoute, qui lui fait confiance, qui désire lui plaire ? Le Psaume 103 nous dit : « Comme un père a compassion de ses fils, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. Car il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière. L’homme… ses jours sont comme l’herbe ; il fleurit comme la fleur des champs ; Car le vent passe dessus, et elle n’est plus, et le lieu qu’elle occupait ne la reconnaît plus. Mais la bonté de l’Éternel est de tout temps et à toujours sur ceux qui le craignent, et sa justice pour les fils de leurs fils, pour ceux qui gardent son alliance, et qui se souviennent de ses préceptes pour les pratiquer » (v. 13 à 18).

Si nous nous éloignons de notre Père céleste, si nos cœurs sont plus occupés de nous-mêmes que de sa gloire, si nous négligeons la lecture de la Bible, si nos prières manquent de foi, de ferveur et de communion intime avec Lui, Il ne pourra pas nous aider, nous encourager comme Il aimerait le faire. Le problème ne vient pas de Lui, mais de nous !

« Ce sont les bontés de l’Éternel que nous ne sommes pas consumés, car ses compassions ne cessent pas ; elles sont nouvelles chaque matin ; grande est ta fidélité ! L’Éternel est ma portion, dit mon âme ; c’est pourquoi j’espérerai en lui. L’Éternel est bon pour ceux qui s’attendent à lui, pour l’âme qui le cherche. C’est une chose bonne qu’on attende, et dans le silence, le salut de l’Éternel… s’il afflige, il a aussi compassion, selon la grandeur de ses bontés ; car ce n’est pas volontiers qu’il afflige et contriste les fils des hommes… Qu’on écrase sous les pieds tous les prisonniers de la terre, qu’on porte atteinte au droit d’un homme devant la face du Très-haut, qu’on fasse tort à un homme dans sa cause, le Seigneur ne le voit-il pas ? Qui est-ce qui dit une chose, et elle arrive, quand le Seigneur ne l’a pas commandée ? N’est-ce pas de la bouche du Très-haut que viennent les maux et les biens ?… Recherchons nos voies, et scrutons-les, et retournons jusqu’à l’Éternel. Élevons nos cœurs avec nos mains vers ✷Dieu dans les cieux » (lire Lam. 3. 22 à 41).

Sachons reconnaître les bontés et les compassions de Dieu à notre égard même et surtout au milieu de nos afflictions.

« Mon âme, bénis l’Éternel ! Et que tout ce qui est au-dedans de moi, [bénisse] son saint nom !… et n’oublie aucun de ses bienfaits. C’est lui… qui te couronne de bonté et de compassions, Qui rassasie de biens ta vieillesse… L’Éternel est miséricordieux et plein de grâce, lent à la colère et d’une grande bonté » (Ps 103. 1 à 8). Es-tu d’accord avec ces versets ? Tu réponds « oui » du bout de la langue, ou en étant pleinement convaincu ?

« Ses compassions sont très-grandes » (1 Chron. 21. 13) ; « Tes compassions sont en grand nombre, ô Éternel ! » (Ps. 119. 156) ; « il aura encore une fois compassion de nous » (Michée 7. 19).

Dans Néhémie 9, nous lisons la prière de huit lévites se tenant devant le peuple et s’adressant à l’Éternel en faisant un récapitulatif de l’histoire du peuple d’Israël, racontant les œuvres de Dieu envers eux, et les désobéissances à répétition du peuple. Dans ce compte-rendu, quatre fois ils font allusion aux compassions de l’Éternel : « Mais toi, tu es un †Dieu de pardons, faisant grâce, et miséricordieux, lent à la colère, et grand en bonté, et tu ne les as pas abandonnés. Même quand ils se firent un veau de métal coulé, et dirent : C’est ici ton dieu qui t’a fait monter d’Égypte, – et qu’ils te firent de grands outrages, toi, dans tes grandes compassions, tu ne les abandonnas pas dans le désert » (v. 17 à 19) … « Et au temps de leur détresse ils ont crié à toi, et toi, tu as entendu des cieux, et selon tes grandes compassions tu leur as accordé des sauveurs qui les ont sauvés de la main de leurs oppresseurs » (v. 27). « Mais quand ils avaient du repos, ils recommençaient à faire le mal devant toi, et tu les abandonnais en la main de leurs ennemis, et ceux-ci dominaient sur eux. Et de nouveau ils criaient à toi, et toi, tu entendais des cieux, et tu les as délivrés maintes fois, selon tes compassions » (v. 28) … « Toutefois, dans tes grandes compassions, tu n’en as pas fini avec eux, et tu ne les as pas abandonnés ; car tu es un ✷Dieu faisant grâce, et miséricordieux » (v. 31).

Le résidu qui est remonté de captivité se souvient ainsi des compassions de l’Eternel tout au long de l’histoire du peuple d’Israël. Mais 2 Chroniques 36. 14 et suivant nous montre qu’il y a eu un moment où il n’y a plus eu de remède à leur rébellion.

« Tous les chefs des sacrificateurs aussi, et le peuple, multiplièrent beaucoup leurs péchés, selon toutes les abominations des nations ; et ils rendirent impure la maison de l’Éternel qu’il avait sanctifiée à Jérusalem. L’Éternel, le Dieu de leurs pères, envoya vers eux ses messagers, se levant de bonne heure et les envoyant, car il avait compassion de son peuple et de sa demeure. Mais ils se moquaient des messagers de Dieu, méprisaient ses paroles et raillaient ses prophètes, jusqu’à ce que la fureur de l’Éternel monte contre son peuple et qu’il n’y ait plus de remède. Alors il fit monter contre eux le roi des Chaldéens et tua leurs jeunes hommes par l’épée dans la maison de leur sanctuaire ; il n’eut pas compassion du jeune homme, ni de la vierge, [ni] de l’ancien, ni du vieillard : il les livra tous entre ses mains ».

  • Transportations et captivité à Babylone.

Mais Dieu n’abandonnera pas définitivement son peuple. « Pour un petit moment je t’ai abandonnée, mais avec de grandes compassions je te rassemblerai. Dans l’effusion de la colère, je t’ai caché ma face pour un moment ; mais avec une bonté éternelle j’aurai compassion de toi, dit ton rédempteur, l’Éternel. En effet, c’est pour moi [comme] les eaux de Noé, lorsque je jurai que les eaux de Noé ne passeraient plus sur la terre : de même, j’ai juré que je ne serais plus courroucé contre toi, et que je ne te réprimanderais plus. Même si les montagnes se retiraient, même si les collines étaient ébranlées, ma bonté ne se retirerait pas d’avec toi, et mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, dit l’Éternel, qui a compassion de toi » (És. 54. 7 à 10).

« Au Seigneur notre Dieu sont les compassions et les pardons… Incline ton oreille, ô mon Dieu, et écoute ; ouvre tes yeux, et vois nos désolations, et la ville qui est appelée de ton nom. Car ce n’est pas à cause de nos actes justes que nous présentons devant toi nos supplications, mais à cause de tes grandes compassions » (Dan. 9. 9 et 18).

« Toutes ensemble, mes compassions se sont émues » (Os. 11. 8).

Nous, qui sommes aussi les objets de cette compassion, de cette bonté, de cette grâce, de cette miséricorde, de son amour, sachons être reconnaissants : « Je rappellerai les bontés de l’Éternel, les louanges de l’Éternel, selon tout ce dont l’Éternel nous a comblés, et [je rappellerai] les grands bienfaits dont il a comblé la maison d’Israël, selon ses compassions et selon la multitude de ses bontés » (És. 63. 7).

Oui, nous avons au ciel un bon et tendre Père,

Dont les décrets ont précédé les temps :

Le Dieu fort, tout-puissant, en qui notre âme espère,

Et qui, d’en haut, protège ses enfants.

De son cher Fils en nous il a versé la vie,

Nous rachetant par son sang précieux.

Il nous prédestinait à la gloire infinie,

Et Jésus seul est le chemin des cieux.

Ta sagesse, ta grâce et ton pouvoir s’unissent

Pour nous conduire au séjour bienheureux.

Ô Dieu ! jamais pour nous tes soins ne s’affaiblissent :

La nuit, le jour, tu nous suis de tes yeux.

Tendres compassions, force au jour de l’épreuve,

Grâce et pardon, long support, douce paix

De ton cœur plein d’amour jaillissent comme un fleuve

Qui ne s’épuise et ne tarit jamais.

Pour un si grand amour, que te rendre, ô bon Père ?

Ah ! donne-nous des cœurs obéissants.

Qu’il brille sur nos fronts, le divin caractère

Que ton Esprit grave sur tes enfants !

Cantique 62.

Recevez mes salutations fraternelles, Marco Juillet 2026.

UNE FLÈCHE DU CARQUOIS DE DIEU

Un jeune homme se rendait un dimanche soir à une fête mondaine lorsqu’il fut accosté par quelqu’un qui lui mit dans la main une carte imprimée. Il la prit et, à la lumière d’un lampadaire, il lut : Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige (És. 1. 18). Jetant la carte loin de lui, il continua son chemin. Dans tous les cas cela ne peut s’appliquer à moi, se dit-il, puisque je ne crois rien de ces choses.

Mais ces mots lui revenaient sans cesse à l’esprit, il ne pouvait s’en débarrasser. Ah ! maudites paroles !… Des péchés !… Mais je ne crois ni en Dieu, ni même à une existence après cette vie ; quel besoin ai-je donc que mes péchés deviennent blancs puisque je ne me reconnais d’autres devoirs que ceux qui ont nécessaires à l’existence naturelle de l’homme ?

Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige. Mais je suis un incrédule, répéta-t-il en frappant du pied. Je ne crois pas à la Bible, ni au Dieu de la Bible, ni à rien au delà de la tombe. C’est pourquoi, puisqu’il n’y a qu’une courte vie, qu’elle soit joyeuse…

Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige. La phrase importune revenait toujours à sa pensée. Malédiction sur ces paroles, dit-il, comment donc les éloigner de mon esprit ?

Comme le cramoisi… comme la neige. Quelle opposition puissante et poétique ! Certainement la Bible est un livre étonnant. Supposons qu’elle soit vraie et qu’il y ait un Dieu, je puis comprendre que ceux qui croient à un avenir éternel de bonheur de souffrances s’attachent à de tels passages.

Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige. Admirable langage clair et énergique. Qui peut avoir écrit cela ? Dieu je suppose. Dieu ? Mais il n’y a pas de Dieu. Je m’égare. Si seulement je pouvais me rappeler mes principes et les solides arguments qui les appuient…

Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige. Rien ne viendra donc arrêter ces malencontreuses pensées. Mais qu’est-ce que tous ces gens qui entrent dans cette salle ? Une conférence ? Si j’entrais un instant, cela ferait diversion.

Il entra et s’assit sur un banc près de la porte. Un silence solennel régnait dans l’auditoire. Le prédicateur venait de lire son texte et après s’être tu un instant il répéta : Venez et plaidons ensemble, dit l’Éternel : si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme l’écarlate, ils seront comme la laine.

Le jeune homme fut vivement frappé d’entendre encore ces paroles, sa conscience était réveillée.

Ce soir là, quand tout le monde fut sorti, l’un des assistants était encore à sa place et priait : Seigneur Jésus, quoique mes péchés soient comme l’écarlate le plus foncé, toi, rends-moi plus blanc la neige. Celui qui prononçait cette prière était le même qui avait reçu la carte où se trouvaient les merveilleuses paroles.

D’après Le Salut de Dieu 1926

LA CONVERSION D’UN BRIGAND

Il y a déjà bien des années, se produisit un incident qui nous fournira une merveilleuse illustration de la miséricorde de Dieu et de sa puissance pour ramener les égarés. Cet incident eut lieu dans un coin sombre et sauvage de la Forêt Noire.

Chose étrange dans cet endroit encore plus étrange, il s’y faisait une vente aux enchères ! Les acteurs de cette scène étaient des brigands, des voleurs de grand chemin qui s’étaient réunis à minuit, à la lueur des torches. Assis en cercle et armés jusqu’aux dents, ils présentaient un rude et formidable aspect.

Ces brigands avaient, le soir même, pillé un wagon chargé de marchandises d’une grande valeur, appartenant à un riche négociant d’une ville voisine. Ils avaient cru naturellement que ce ne serait ni sage ni prudent, de vendre tout ce butin dans les environs. Alors, ils décidèrent de le partager entre eux par une vente aux enchères.

L’un des bandits faisait office de commissaire-priseur. Des vêtements de grand prix et beaucoup d’autres objets avaient été offerts pour la vente, pendant qu’une bouteille d’alcool circulait. Soudain, le commissaire-priseur présenta, comme article suivant, un Nouveau Testament ! Des rires bruyants et des blasphèmes acclamèrent cet article inattendu.

Au milieu de cette profanation, l’un des brigands proposa que le commissaire-priseur veuille bien lire un chapitre de ce livre afin qu’ils puissent se rendre compte de sa valeur. C’est ce qui fut accepté avec applaudissements.

D’un ton railleur, la lecture du Nouveau Testament commença, au grand amusement des auditeurs.

Cependant au milieu de leurs éclats de rire, ils n’avaient pas remarqué que le plus vieux de la bande, le plus habile dans leurs expéditions et aussi le buveur le plus invétéré d’eux tous, était devenu tout à coup très silencieux, l’œil fixe, comme plongé dans de lointains souvenirs.

Que se passait-il donc ? Simplement ceci. Le chapitre qu’il entendait maintenant était celui-là même que son père, trente ans auparavant, avait lu dans sa famille, alors que son fils indigne devait fuir le toit paternel, le soir même, afin d’échapper aux recherches de la police… Et jamais il n’était rentré dans cette maison qui l’avait vu naître ! Aussi, en ce moment, il est abîmé dans la douleur et la honte. Tous les souvenirs de sa jeunesse reviennent un à un à sa mémoire. Il revoit son vénéré père, sa bonne vieille mère, ses frères, ses sœurs rassemblés pour écouter la Parole de Dieu. Puis il se revoit lui, jetant toute religion au vent, n’ayant plus ni foi, ni loi, le dernier des bandits.

Mais aujourd’hui, cette même Parole de Dieu méprisée, rejetée jusqu’ici, vient faire une œuvre puissante dans l’âme égarée de ce pauvre homme. Le marteau de la Vérité brise, pulvérise, en un instant, la dureté de ce cœur. La froideur de l’incrédulité avait changé en glace la sensibilité de l’être tout entier de ce pauvre bandit, mais les rayons du soleil d’En-Haut viennent maintenant faire fondre cette glace. Les sages conseils de son père, les paroles d’affection de sa mère, au temps de sa tendre jeunesse, reviennent à flots dans sa mémoire. Aussi, à cette heure solennelle, notre homme oublie tout ce qui se passe autour de lui, il est sourd à tout ce tapage impie jusqu’au moment où un camarade lui frappe sur l’épaule et lui dit :

– Eh ! dites donc, vieux songeur, pourquoi ne réclamez-vous pas ce livre ? Vous savez, vous en avez plus besoin qu’aucun de nous, car vous êtes le plus grand pécheur de nous tous.

– Oui, oui, c’est vrai, je le suis. Donnez-moi ce Livre, j’en paierai le prix demandé.

Après la vente, les brigands se dispersèrent pour aller dans les villages accomplir leur triste besogne, mais le possesseur du Nouveau Testament s’en alla chercher une retraite cachée parmi les rochers et il passa un jour et une nuit dans de terribles luttes de conscience. Il ouvrait le Livre, lisait un peu, cherchant une consolation ou une lueur d’espérance, pour retomber ensuite dans le désespoir, se disant qu’après une carrière comme la sienne il ne pouvait y avoir pour lui aucune miséricorde, aucun pardon ! Enfin, après bien des luttes et la lecture de tant de promesses de Dieu, l’espoir sembla renaître. La lumière de la croix vint éclairer cette obscurité et il eut l’assurance d’un salut parfait par Christ, le Sauveur.

Il résolut fermement d’abandonner ses compagnons et l’infâme métier qu’il pratiquait, et d’aller se livrer à la justice. Mais auparavant, il eut la pensée d’aller à la recherche du pasteur de l’un des plus proches villages de la Forêt Noire, afin de lui raconter son cas.

Le matin suivant, en se rendant chez l’évangéliste il apprit que toute la bande de brigands avait été capturée par un détachement de soldats et se trouvait actuellement en prison. Cette nouvelle vint encore le confirmer dans sa détermination. Il raconta son histoire et comment enfin il était venu à la croix de Christ chercher le salut de son âme car, ajouta-t-il, j’étais un pécheur perdu.

Le serviteur de Dieu lui répéta quelques psaumes qui amenèrent chez lui la pleine assurance qu’étant venu ainsi au Sauveur, il était lavé dans le précieux sang de Christ, l’Agneau de Dieu, et recouvert de sa justice. Il se rendit alors chez le juge, en compagnie du pasteur. Le magistrat écouta toute cette histoire avec étonnement et exprima l’espoir que cette confession volontaire pourrait au moins sauver sa vie.

Toute la bande fut condamnée à mort et exécutée, mais lui, le brigand sauvé, obtint la faveur de n’être condamné qu’à dix ans d’emprisonnement. Si exemplaire fut sa conduite qu’il fut gracié au bout de sept ans et fut aussitôt engagé au service d’un noble.

Le voleur converti fut un disciple fervent du Sauveur qui l’avait racheté, pendant tout le reste de sa vie. Il resta toujours chez le même bon maître qui l’avait reçu chez lui au sortir de prison. Dans cette noble maison, il fut une bénédiction de tous les jours. La fin de sa vie fut : la paix.

D’après Le Salut de Dieu 1926

BERACA 76 : LE ROI SALOMON

Salomon est un jeune homme lorsqu’il reçoit la royauté. Il commence par mettre à exécution les dernières recommandations de son père et s’approche de l’Éternel à Gabaon, où était la tente de la rencontre avec Dieu et l’autel sur lequel il offre « mille holocaustes » (1 Rois 3. 4). En cette occasion, l’Éternel lui apparaît, en lui demandant ce qu’il voulait que Dieu lui donne. Il demande un « cœur qui écoute, pour discerner entre le bien et le mal » (v. 9) et pour juger un « si grand peuple ». Il est exaucé et reçoit en plus les richesses et la gloire. En Christ, nous croyants, qui possédons « les richesses de la gloire de son héritage » (Éph. 1. 18), avons-nous la disposition de cœur pour écouter la volonté de Dieu et marcher d’une manière digne de son appel ?

Après cette révélation, deux femmes se tiennent devant Salomon, qui ont toutes deux une version différente du drame qu’elles vivent. À trois jours d’intervalle, leurs fils naissent, et au cours d’une nuit, l’une des deux, inconsciemment, écrase son enfant qui meurt. Elle s’empare du fils de sa camarade et le remplace par le sien. Dans cette maison, il reste un enfant vivant que sa mère connaît bien. Les deux femmes, en opposition l’une à l’autre, viennent vers Salomon afin qu’il rende justice, et dans la sagesse qu’il a reçue, pour connaître la vérité, il demande une épée et dit : « coupez en deux l’enfant vivant » (1 Rois 3. 25). La vraie mère supplie que son fils reste en vie, préférant même, s’il le fallait, qu’il appartienne à l’autre – qui, indifférente à la mise à mort de cet enfant, dévoile la corruption de son cœur. La justice est établie, l’enfant retrouve les bras de sa mère. Cet événement a été gardé dans les Écritures afin de nous montrer la justice qui régnera dans le millénium à venir.

Plus tard, Ésaïe prophétisera sur un plus grand que Salomon : « Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule ; et on appellera son nom : Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix. À l’accroissement de son empire, et à la paix, il n’y aura pas de fin, sur le trône de David et dans son royaume, pour l’établir et le soutenir en jugement et en justice » (És. 9. 6 et 7).

L’Écriture décrit tout ce qui se mangeait à la table de Salomon, et nous sommes impressionnés par la gloire de ce royaume. Nous pouvons en déduire qu’il fournissait en nourriture au moins 70 000 personnes. Il y avait pour un jour : 5,2 tonnes de fine fleur de farine, 10,4 tonnes de farine, environ 8,8 tonnes de viande de bœuf et 3,6 tonnes de viande de mouton. Il est dit aussi : « outre les cerfs, et les gazelles, et les daims, et la volaille engraissée » (1 Rois 4. 23). La bénédiction s’étendait sur tous en Juda et en Israël, « nombreux, comme le sable qui est près de la mer, en multitude, mangeant et buvant, et se réjouissant » (v. 20). Salomon « dominait… sur tous les rois en deçà du fleuve ; et il était en paix avec tous ses alentours, de tous côtés. Et Juda et Israël habitèrent en sécurité, chacun sous sa vigne et sous son figuier, depuis Dan jusqu’à Beër-Shéba, tous les jours de Salomon » (v. 24 et 25). Cet état de choses ne dura que le temps d’un règne, mais qu’elle belle anticipation de la gloire à venir pour Israël et le monde, contrastant avec les guerres actuelles !

Au début de son règne, Salomon n’a plus d’ennemis à combattre, il peut se consacrer à l’édification de la maison de Dieu, ce temple qui s’élèvera à Jérusalem sur l’aire d’Arauna. C’est là que le sacrifice offert par David avait servi pour arrêter la plaie qui frappait le peuple. C’est à la croix de Golgotha que la paix fut faite, que le fondement fut posé, non seulement pour l’Église, épouse de Christ, femme de l’Agneau, mais aussi pour la restauration d’Israël et du monde. Christ est mort, a été ressuscité et glorifié. Jusqu’à ce qu’Il revienne en gloire, Il « s’est assis à la droite du trône de la majesté dans les cieux » ; comme il avait aussi été écrit : « Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis pour marchepied de tes pieds » (Héb. 8. 1 ; 1. 13 ; Ps. 110. 1).

« Et il arrivera, à la fin des jours, que la montagne de la maison de l’Éternel sera établie sur le sommet des montagnes, et sera élevée au-dessus des collines ; et toutes les nations y afflueront ; et beaucoup de peuples iront, et diront : Venez, et montons à la montagne de l’Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, et il nous instruira de ses voies, et nous marcherons dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem, la parole de l’Éternel. Et il jugera au milieu des nations, et prononcera le droit à beaucoup de peuples » (És. 2. 2 à 4). La description de cette prophétie concernant la gloire à venir de Jérusalem a été, aux jours de Salomon, vécue pour un peu de temps. Le règne à venir de notre Seigneur Jésus Christ s’étendra sur mille ans. Ce sera pour Israël, « un repos sabbatique pour le peuple de Dieu » (Héb. 4. 9). Et « l’œuvre de la justice sera la paix, et le travail de la justice, repos et sécurité à toujours » (És. 32. 17). Quant à l’état éternel, ces nouveaux cieux et cette nouvelle terre, « que nous attendons » et « dans lesquels la justice habite » (2 Pier. 3. 13), il n’y aura plus aucune trace du péché, car « celui qui était assis sur le trône dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles » (Apoc. 21. 5).

Il y a beaucoup d’instructions à tirer du début du règne de Salomon :

La justice est établie (1 Rois 3) ; l’ordre règne dans le royaume (ch. 4) ; l’engagement des nations et des fils d’Israël en vue de la construction du temple (ch. 5) ; l’édification de ce temple et de la maison du roi (ch. 6 à 10) ; la visite de la reine de Shéba (ch. 11).

Les nations bénéficient de la grâce et de la gloire de Dieu. Hiram, roi de Tyr, se réjouit de la construction du temple et donne à Salomon tout ce qu’il désirait concernant les bois de cèdre et de cyprès, et des ouvriers pour le travail d’abattage et de transport. Il sera récompensé par 3400 tonnes de blé et 5000 litres d’huile annuellement. Ce que l’on donne au Seigneur est récompensé au-delà de toute attente ! « Et il y eut paix entre Hiram et Salomon » (1 Rois 5. 12).

Le temple est bâti comme David l’avait vu en vision et en avait donné instruction à son fils ; il en parla par anticipation en annonçant un temps encore plus heureux que celui de Salomon : « Dans son temple tout dit : Gloire ! L’Éternel s’assied sur les flots, l’Éternel s’assied comme roi à toujours. L’Éternel donnera force à son peuple, l’Éternel bénira son peuple par la paix » (Ps. 29. 9 à 11).

UNE CERTITUDE RÉCONFORTANTE

« Votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela » Matthieu 6. 32.

Quoique, dans ce passage de la Bible, le Seigneur Jésus ait à l’esprit les besoins quotidiens de ses disciples, toutefois son affirmation peut aussi s’appliquer aux nombreux défis du chemin de la foi. Notre Dieu et Père dans le ciel sait tout à fait de quoi nous avons besoin. Ce fait certain rend plus supportable toute déception, quelle qu’elle soit, fait taire toute plainte, et crée en nous une humble confiance en Dieu.

Bien souvent nous ne savons pas ce qui est réellement le meilleur pour nous. Mais notre Père céleste est sage en tout ce qu’Il fait. Il ne se trompe pas et Il nous donne ce dont nous avons besoin. Quelquefois, au milieu de nos problèmes, il pourrait nous arriver de nous écrier avec colère : « Toutes ces choses sont contre moi ! » Mais ensuite la pensée que la sagesse et de l’amour de notre Père nous aident à surmonter toute amertume.

Y a-t-il actuellement quelque chose qui ébranle notre paix intérieure ? Sommes-nous en conflit avec la manière dont Dieu dirige notre vie ? Est-ce que les amis, dont nous attendrions de l’aide et de la consolation, nous abandonnent ? S’il en est ainsi, écrivez en gros, au stylo rouge, sur chaque épreuve : Mon Père céleste sait que j’en ai besoin.

Ne voulons-nous pas apprendre cette leçon, et accepter tout de sa main pleine d’amour ? Cela nous aidera à nous confier davantage, à l’avenir, en notre Dieu et Père. Il nous conduit sûrement à travers les tempêtes de la vie, et Il permet que nous ne rencontrions que ce qui est pour notre bien.

D’après « The Good Seed » juillet 2025

DES PENSÉES CONFUSES

« Dans la multitude des pensées qui étaient au-dedans de moi, tes consolations ont fait les délices de mon âme » Psaume 94. 19.

Connaissez-vous ce sentiment ? Nous luttons pour nous concentrer, simplement parce qu’il y a trop de pensées dans notre tête. Notre agitation intérieure peut nous empêcher de profiter d’un sommeil paisible durant la nuit. Toutes sortes de soucis ou de problèmes peuvent nous troubler mentalement – qu’ils soient personnels, en rapport avec la famille, ou professionnels. Les circonstances des personnes qui nous sont proches peuvent aussi être particulièrement perturbantes. L’état du monde n’est pas moins alarmant, à mesure qu’il devient de plus en plus incertain et imprévisible.

Dans de telles situations, notre esprit atteint facilement ses limites lorsque nous essayons de trouver des solutions. Mais nous ne devons pas désespérer. Le Dieu de la Bible est en mesure de nous réconforter – comme Il l’a fait pour l’auteur du Psaume 94 – et Il nous apaise intérieurement.

Le Seigneur Jésus Lui-même a dit : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28). Nous pouvons tout simplement Lui confier tout ce qui nous trouble : notre culpabilité, nos échecs, nos craintes, nos soucis, nos problèmes – et nos besoins les plus profonds. Et si nous ne sommes pas capables, dans un tel moment, de formuler une prière cohérente, nous pouvons simplement rester silencieux devant Lui. De toutes façons, Il connaît nos pensées et Il peut les mettre en ordre.

Il nous écoute attentivement et Il est prêt à pardonner, à venir en aide, à consoler, à nous redonner courage et à nous rendre calme et confiant intérieurement. Parce que Jésus, le Fils de Dieu, est au-dessus de tout et qu’Il est devenu un homme, Il peut nous comprendre et Il est plein de compassion pour nous, quelle que soit notre situation !

D’après « The Good Seed » octobre 2025

LE PETIT JOUEUR DE CLAIRON

Pendant que j’étais à l’armée, raconte un colonel chrétien, me trouvant aux Indes, en un temps d’agitation, j’avais dans mon régiment un petit joueur de clairon, que j’avais souvent signalé comme étant trop frêle et délicat pour la vie militaire ; mais il était né au régiment et nous avions convenu de le traiter avec tous les ménagements possibles.

Son père, qui était très brave, avait été tué au cours d’une bataille ; sa mère, fille d’un chrétien pieux, avait langui quelques mois après la mort de son mari, puis l’avait suivi dans la tombe. Délicate et raffinée, elle avait élevé son enfant sérieusement d’après les lumières qu’elle avait reçues. En dépit de sa religion, elle était généralement aimée et respectée ; l’enfant était, on peut dire, à son image, mais comme il aimait assister aux réunions de prière avec sa mère, plutôt que d’aller jouer avec les autres enfants de son âge. il souffrait, de leur part, mille tracasseries.

Sa vie lui était rendue misérable par les railleries et les plaisanteries grossières des soldats, dont il était un constant sujet de moquerie.

Quelques mois plus tard, quand Willie Holt eut environ quatorze ans, le régiment dut aller bivouaquer à quelques kilomètres du camp, pour des exercices de tir. J’avais décidé de laisser ce garçon à l’arrière, le trouvant trop faible pour suivre le régiment, mais son sergent-major me demanda de l’emmener : Il y a de la révolte dans l’air, mon colonel, me dit-il ; on maltraitera ce garçon courageux et patient, qui est un saint, oui, vraiment un saint !

J’avais précisément reçu un certain nombre de recrues qui étaient de mauvais garnements, et à peine étions-nous installés depuis quelques jours, que de nombreux actes d’insubordination m’étaient signalés, C’était un moment difficile, et je m’étais promis de faire un exemple au premier délit, en faisant fouetter le coupable.

Un matin, le rapport mentionnait que, durant la nuit, les cibles avaient été arrachées et rendues inutilisables. C’était grave. Une investigation permit de suivre la trace du coupable jusqu’à la tente où précisément Willie Holt couchait. Deux des hommes qui y campaient aussi, étaient les plus mauvais sujets du régiment.

Quand il fut démontré à l’évidence que le coupable devait appartenir à ce groupe, tous ceux qui en faisaient partie furent arrêtés pour être traduits devant la cour martiale. Ce fut en vain qu’ils furent invités à faire connaître l’auteur de l’acte criminel qui avait été commis.

– Nous avons, leur dis-je, la preuve que celui qui a accompli au cours de la nuit dernière un acte de lâcheté, est parmi les hommes qui sont là devant nous, et, me tournant vers le groupe des prévenus, j’ajoutai : Si quelqu’un d’entre vous qui a couché la nuit passée dans la tente n° 4, veut sortir des rangs et subir sa punition comme un homme, les autres seront libres ; sinon, il n’y a pas d’autre alternative que celle de vous punir tous.

Pendant deux minutes, ce fut un silence de mort ; puis, du milieu du groupe, où il disparaissait en raison de sa petite taille et de ses formes frêles, Willie Holt sortit.

– Mon colonel, dit-il, vous avez prononcé la parole que si quelqu’un de nous se présente pour subir la peine, les autres seront libres. Me voici, mon colonel, je suis prêt ; s’il vous plaît, puis-je être puni sur le-champ ?

Pendant un court moment, je ne pus trouver un mot à dire, si complète était ma stupéfaction ; puis, dans un mouvement de colère et de dégoût, je regardai le groupe des prévenus et m’écriai : N’y a-t-il donc pas parmi vous un seul homme digne de ce nom ? Êtes-vous assez lâches pour accepter que cet enfant souffre pour ce que vous, vous avez fait. Il est innocent, vous le savez aussi bien que moi. Mais ils restèrent tous obstinément silencieux.

Puis je me tournai vers le jeune garçon, dont les yeux suppliants étaient fixés sur moi, et jamais dans ma vie je ne m’étais vu dans une aussi pénible situation. Je savais que ma parole devait s’exécuter, et le garçon, lui aussi, le savait, car il me répéta délibérément : Je suis prêt, mon colonel.

Bien à contre-cœur alors, je donnai l’ordre, et on l’emmena pour être fouetté.

Courageusement il présenta son dos nu, tandis qu’un, deux, trois coups tombaient sur lui. Au quatrième, un faible gémissement s’échappa de ses lèvres, devenues livides ; mais avant qu’un cinquième ne le frappât, un cri rauque s’éleva du groupe qui avait été contraint d’assister à cette scène, et, d’un bond, Jim Sykes (la brebis galeuse du régiment), arrêtait le fouet, tandis que d’une voix étranglée, il s’écriait :

– Arrêtez ! Arrêtez ! Colonel, faites-moi lier à sa place ; ce n’est pas lui le coupable, c’est moi !

Et, le visage angoissé et convulsé, il couvrait l’enfant de ses bras.

Défaillant, et presque sans voix, Willie fixa son regard sur le visage du soldat, et sourit ; mais de quel sourire !

– Non, Jim, murmurait-il, tu es libre à présent ; la parole du colonel est sûre. Puis, sa tête se renversa : il avait perdu connaissance. Le jour suivant, comme je me rendais à la tente qui servait d’hôpital, où était couché le petit soldat, je rencontrai le docteur.

– Comment va-t-il ? demandai-je.

– Il se meurt, colonel, répondit tranquillement le major.

– Quoi ? m’écriai-je transporté d’horreur et d’effroi.

– Oui, colonel, le choc d’hier était trop violent pour ses faibles forces ; depuis quelque temps déjà, il m’a semblé que ses jours étaient comptés, et que ce n’était qu’une question de temps. Puis il ajouta : Cette affaire a seulement précipité l’événement. Il est plus fait pour le ciel que pour la terre, colonel. Puis, avec une humidité suspecte sous ses bonnes vieilles paupières, il s’écarta pour me laisser entrer dans la tente.

Le jeune mourant était appuyé sur ses coussins, et, à son chevet, moitié agenouillé, moitié couché, se tenait Jim Sykes.

Le changement qui s’était produit sur le visage du garçon me glaça d’effroi. C’était la pâleur de la mort ; mais ses yeux brillaient d’un éclat étrangement doux. Jim, à genoux, ayant levé la tête, je remarquai des gouttes de sueur perler sur son front, tandis que, d’une voix entrecoupée, il murmurait : Pourquoi avez-vous fait cela, petit, pourquoi as-tu fait cela ?

– Parce que je voulais souffrir à votre place, Jim, répondit tendrement la voix épuisée de Willie ; je pensais que cela vous aiderait à comprendre pourquoi Christ est mort pour toi.

– Christ est mort pour moi ? répéta le soldat.

– Oui, Il est mort pour toi parce qu’Il t’aimait. Moi je t’aime, Jim, mais Christ t’aime bien plus ! J’ai souffert à cause d’une faute que tu as commise, mais Christ a pris sur Lui la peine de tous tes péchés. Cette peine était la mort, et Christ mourut sur la croix pour toi.

– Christ doit avoir eu honte de s’occuper d’un homme tel que moi ; je suis un homme des plus méchants ; tu dois le savoir.

– Mais Jésus Christ est mort pour sauver les méchants, répondit Willie. Il a dit : « Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs ». « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme l’écarlate, ils seront comme la laine » (Ésaïe 1. 18).

– Cher Jim, écoute ! Il t’appelle. Il a versé son sang, donné sa vie pour toi. Il veut entrer dans ton cœur ; ne veux-tu pas le recevoir ?

La voix du pauvre blessé lui manqua, mais il posa sa main sur la tête courbée de Jim.

Demeuré dans l’ombre, je sentais mon cœur étrangement agité. J’avais entendu, jadis, des paroles comme celles-là, mais il y avait bien, bien longtemps. Des pensées de ma mère bien-aimée me revenaient, et ces paroles me semblaient être un écho des siennes….

Combien de temps je restai là, je ne sais. Je fus tiré de mes pensées par un cri de Jim, et je vis que Willie, perdant connaissance, était retombé sur ses coussins. Je crus qu’il était mort, mais quelques gouttes de cordial le ranimèrent. Il ouvrit les yeux, mais ils étaient éteints.

– Mère, murmura-t-il, chante-moi : « Les portes de perles… Je suis si fatigué ! »

Les mots que j’avais entendus souvent dans un lointain passé, jaillirent à ma mémoire, et je les répétai moi-même au petit mourant :

Quelque long que soit le chemin

Qui conduit au lieu céleste,

Quand c’est Dieu qui prend par la main,

Il raccourcit le bout qui reste.

– Merci, mon colonel, murmura-t-il, je serai bientôt là.

La confidence me parut si étrange, que je demandai : Où ?

– Au ciel, mon colonel.

Et il murmura, comme se parlant à lui-même :

Tel que je suis, sans rien à moi,

Sinon ton sang versé pour moi,

Et ta voix qui m’appelle à toi,

Agneau de Dieu, je viens !

Après un court moment, il y eut un vif éclat dans ses yeux, et, avec un cri de joie, il ouvrit ses bras, comme dans un geste de bienvenue : Mère ! mère ! s’écria-t-il, et sa voix remua le cœur de tous les assistants.

Puis, doucement, ses bras épuisés retombèrent ; le regard s’éteignit dans ses yeux naguère si brillants, et le courageux enfant martyr s’en était allé à son Dieu.

D’après Le Salut de Dieu 1920