UN PRÉDICATEUR REMARQUABLE

L’évangile est, en effet, la puissance de Dieu en salut à quiconque croit (Rom. 1. 16). Nous en avons un exemple des plus frappants dans la conversion et le ministère de George Whitefield, l’un des prédicateurs anglais les plus puissants et les plus bénis du 18ème siècle.

Né en 1714, sa jeunesse fut loin d’être à la gloire du Seigneur. À 16 ans, il détestait l’instruction, perdait son temps et gaspillait son argent avec des jeunes gens débauchés. Toutefois sa conscience ne le laissait pas tranquille. Souvent dans le silence de la nuit, le fils de l’aubergiste de Gloucester veillait et lisait sa Bible. Ce livre allait transformer son existence, et devenir, dans son service pour Christ, un moyen de bénédiction pour un grand nombre d’âmes.

À 18 ans, il sentit le besoin de fréquenter d’autres compagnies, et se joignit, à Oxford, à un groupe de jeunes gens pieux que dirigeait Wesley, lequel avait alors 29 ans.

Mais son cœur n’était pas encore touché à salut. Ce fut à la suite d’une grave maladie qu’il fut conduit à placer sa confiance en Jésus, et dès lors son Sauveur lui devint précieux.

Une ère nouvelle s’ouvrit alors pour lui. Il se mit à dévorer sa Bible, et vécut en communion avec Dieu ; les pauvres et les prisonniers furent les objets de sa sollicitude. Mais le Seigneur l’avait destiné à un service particulier, et il ne tarda pas à y entrer. Cette parole, dont il avait éprouvé la puissance dans sa propre âme, allait avoir ses effets sur d’autres par son moyen. Sa première prédication, empreinte de simplicité, d’autorité et d’une onction extraordinaire fit une profonde impression. Quinze personnes furent vivement touchées.

Whitefield se rendit à Londres. Des foules accoururent pour l’entendre, et l’affluence était telle que la police dut intervenir et prendre des précautions. L’amour de Dieu, dont son cœur était pénétré, produisait en lui un amour ardent pour les pécheurs. Il prêchait sans se lasser presque chaque jour, et maintes fois à des auditoires extrêmement nombreux, de vingt à trente mille personnes.

Prédicateur infatigable, il était doué d’une voix forte et claire, d’une richesse et d’une douceur extraordinaires, qui fit envie à un célèbre acteur de Londres : « Je donnerais », disait-il, « cent guinées pour pouvoir parler comme Whitefield ». Heureux était celui-ci d’employer cette voix au service de Christ !

De plus, ses appels étaient directs, incisifs, allant à la conscience de ses auditeurs.

C’était un cœur parlant à d’autres cœurs. Il goûtait d’une manière profonde les vérités qu’il plaçait devant ses auditeurs. Il les humiliait après s’être humilié, et les courbait devant Dieu après s’être lui-même courbé.

Il s’appliquait en même temps à illustrer sa pensée, et savait être actuel. Les feux des hauts fourneaux de Shields qui donnent au verre sa pureté cristalline, lui fournissaient une image pour montrer à quoi peut servir l’adversité. Devant les marins de New-York, où il suivit Wesley en 1736, il décrivait une tempête de telle façon que ceux qui l’entendaient croyaient voir le navire enfoncer.

Enfin, la prédication de Whitefield – et c’était là sa plus grande force – était foncièrement évangélique. Il ne se prêchait pas lui-même ni ne se livrait à ses propres pensées. Mais il présentait en contraste la misère de l’homme et le salut de Dieu, le ciel pour le croyant et l’enfer pour l’incrédule. Le fond de ses prédications était celui-ci : l’homme, étant pécheur, est perdu, mais il peut être pardonné et sauvé en croyant à l’évangile. \Il semblait à plusieurs que Whitefield leur proposait une nouvelle religion ; cependant, c’était tout simplement la vérité de Dieu proclamée par un homme pénétré des choses qu’il présentait.

Plusieurs fois Whitefield fit la traversée de la Grande Bretagne en Amérique. Et dans ses voyages, il fit de sa cabine un sanctuaire, de l’entrepont une école, du pont une chapelle ; il prêchait plusieurs fois par jour ; et, parmi les matelots, les plus endurcis se courbèrent comme des roseaux sous le vent, et se convertirent.

Il prêchait le plus souvent en plein air, et cela parce qu’on lui fermait les temples. Un jour on lui dit : Si vous voulez convertir les païens sortis des églises, allez vers les mineurs de Kingswood. Il fait une première tentative pour parler à ces hommes sauvages ; et là, sur le pré communal de Bristol, il annonce l’évangile à une centaine de mineurs. Le nombre augmente, et bientôt il y en eut vingt mille.

En écoutant le grand prédicateur, les larmes coulaient le long de leurs visages noircis, laissant des traces blanches parmi la suie qui les couvrait. Et quand, quelques mois plus tard, Whitefield quitta Bristol, il était accompagné d’un grand nombre de mineurs qui lui offrirent à Kingswood un vrai festin et lui présentèrent le produit d’une généreuse souscription pour l’établissement d’une école gratuite au milieu des mineurs.

Ensuite, à Moorfields et toujours en plein air, Whitefield s’adressa à des foules immenses qui comprenaient la lie de la population. On l’avait averti qu’il n’en reviendrait pas vivant. Et lui, accompagné de deux amis, prit d’assaut, au cœur même de Londres, cette forteresse de Satan. Là encore ses auditeurs furent convenables et respectueux. Ils l’écoutèrent avec attention.

Il comprit alors que Dieu l’appelait à prêcher en rase campagne, et il accepta pour lot la vie itinérante de prédicateur en plein air. Personne ne dira jamais les milliers d’âmes qu’il évangélisa de la sorte, et qu’il eut la joie d’amener au Sauveur et à la connaissance de la vérité…

La moisson est encore grande et il y a peu d’ouvriers ; demandons au maître de la moisson qu’Il pousse des ouvriers dans sa moisson, des serviteurs fidèles et dévoués, ayant à cœur le salut des âmes, et qui se souviennent de ces paroles : « Contrains les gens d’entrer, afin que ma maison soit remplie » (Luc 14. 23).

Lecteur inconverti, ce qui précède ne vous dit-il pas que « l’évangile est la puissance de Dieu en salut à quiconque croit » (Rom. 1. 16) ? Est-il tel pour vous-même ?

Puissiez-vous, à l’exemple de Whitefield et de tant d’autres, l’éprouver sans retard !

Fragment d’un discours de Whitefield prononcé en 1790.

Je me sens vivement pressé aujourd’hui d’annoncer aux pécheurs l’évangile de la paix. Il en est aujourd’hui comme il en était du temps où parlait le prophète Ézéchiel (ch. 13. 10) ; elles sont nombreuses les voix qui répètent : « Paix, paix ! » quand il n’y a point de paix. Voyez aussi, Jérémie 6. 14, C’est ainsi que l’on endort les âmes, sur le seuil même de l’éternité ; mais Dieu veut les réveiller chacune au sentiment du danger qu’elles courent en les amenant à voir leur état de péché. Et je viens vous poser aujourd’hui la question : Êtes-vous en paix avec Dieu ?

Quand je jette les yeux sur cette immense multitude, mon cœur brûle au dedans de moi ; je me sens contraint de faire retentir ma voix, comme si c’était une trompette. Si Dieu ne vous a pas fait entendre sa voix de paix, je ne voudrais pas, pour un empire, échanger ma place contre la vôtre. Vous êtes comme suspendus sur le bord même de l’enfer. La colère de Dieu domine votre âme. Je sais, par une triste expérience, ce que c’est que de se laisser endormir par un sommeil qui n’en est pas un. Je suis resté longtemps dans cet état ; pendant longtemps je me suis cru un chrétien, alors que je ne savais rien du Seigneur Jésus. Je priais neuf fois dans la journée. Je prenais la cène tous les dimanches, et pourtant je ne savais rien de Christ, dans mon cœur. Je n’étais pas une nouvelle création en Christ. Je n’étais pas né de nouveau. Éveillez-vous, chrétiens professants, qui avez le nom de vivre et qui êtes morts ! Éveillez-vous de la fausse sécurité où vous vous complaisez ! Vous menez peut-être extérieurement une existence très morale, mais si vous comptez sur cette moralité, ou si vous voulez ajouter vos œuvres à votre foi comme un moyen pour être justifiés devant Dieu, vous faites de vous-même votre propre sauveur. Je vous le dis par amour pour vous, afin de vous tirer de votre sommeil charnel. Quelques-uns, peut-être, commencent à croire qu’ils ont bâti jusqu’ici sur un fondement instable. Peut-être aussi le diable va-t-il intervenir pour vous plonger dans le désespoir à la pensée que vous ne pouvez jamais obtenir le salut. Mais ne craignez rien : il y a un Sauveur pour les pécheurs. C’est pour eux que Jésus est venu.

« Cette parole est certaine et digne de toute acceptation, que le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tim. 1. 15).

Et si vous êtes vous-même le plus grand des pécheurs, Jésus-Christ est venu dans le monde pour vous sauver, vous. Lorsqu’on envoya et fit sortir Joseph de la prison, pour le faire comparaître devant Pharaon, nous lisons qu’il prit le temps nécessaire pour mettre ses vêtements en ordre. Mais vous n’avez pas même besoin d’en faire autant ; venez avec vos vêtements de prisonniers ; venez tels que vous êtes, pauvres, misérables, aveugles, et Dieu sera heureux de vous recevoir à bras ouverts. Qu’il y ait de la joie dans le ciel pour quelques-uns de vous qui se repentiront ! Que je n’aie pas à retourner auprès de mon Maître en Lui disant : Seigneur, ils ne veulent pas croire à mon message.

Pourquoi désespérer d’aucun d’entre vous ?

Je ne puis désespérer de personne quand je songe que le Seigneur a eu pitié d’un misérable tel que moi. Il m’a vu dans mon aveuglement ; il passa vers moi, et me dit : « Vis » (Éz. 16. 6). Et la même grâce, qui m’a sauvé, moi, vous sauvera vous aussi, si vous croyez au Seigneur Jésus que Dieu a envoyé. Levez les yeux avec foi, et regardez à Celui que vos péchés ont cloué sur la croix ! Voyez son sang qui coule ! Voyez-le expirer ! Voyez ses bras étendus pour vous recevoir ! Croyez seulement, et le Christ, Jésus, sera votre salut. Lui seul a pu expier les péchés, et satisfaire ainsi à votre place aux exigences de la justice divine.

Mais, demandera-t-on : Peut-il y avoir quelqu’un dans un pays réformé, qui ne croie pas ?

Ne confondez pas la foi historique avec la vraie foi du cœur. Se contenter de croire qu’il y a eu sur la terre une personne telle que le Seigneur Jésus, d’admettre encore qu’il y a un livre qui est la Bible, ce n’est pas plus la foi que si l’on admet que César ou Alexandre ont existé. La foi s’empare du Seigneur pour un salut personnel ; elle dit : « Mon Sauveur, mon Seigneur, et mon Dieu ! » Elle croit ce que Dieu dit ; elle accepte sa parole, même si la raison humaine et les apparences semblent souvent le contredire. Telle est la foi qui amène l’âme à Dieu.

« Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 1).

D’après Le Salut de Dieu 1911

PAS DE CRÉATION SANS CRÉATEUR

« Il fait de grandes choses qu’on ne saurait sonder, et des merveilles à ne pouvoir les compter » Job 9. 10.

Quiconque cherche une manifestation du Créateur dans la création en trouvera d’innombrables signes. Et plus la science moderne explore l’univers, plus il devient évident qu’il doit y avoir un Créateur. Faisons la comparaison avec un véhicule spatial. Qui imaginerait qu’un tel véhicule pourrait se mettre en orbite, faire le tour de la planète et atterrir au bon endroit et au bon moment, sans le génie de mathématiciens, d’ingénieurs et de spécialistes en informatique ?

Ainsi, que dire de la multitude d’étoiles se déplaçant avec une extrême précision dans le cosmos ? Celui qui pense que ce cosmos, avec son incroyable régularité, est apparu de nulle part, doit avoir une grande imagination ! N’est-il pas plus simple de croire dans la sagesse d’un Dieu Créateur, qui n’a pas seulement tout créé, mais qui aussi soutient tout, dans la vie et dans ses orbites ? La Bible dit de Lui : « C’est par lui que tout a été créé…  tout a été créé par lui et pour lui… et toutes choses subsistent par lui » (Col. 1. 16 et 17).

Des scientifiques ont calculé que le soleil émet, chaque seconde, l’énergie de 10 millions de bombes atomiques. Et combien de milliards d’étoiles émettent de l’énergie dans la partie de l’univers que nous connaissons ! Cependant, elles ne constituent sans doute qu’une infime fraction de tout le cosmos.

Le monde microscopique n’est pas moins ingénieux, en termes de beauté, d’ordre et d’harmonie.

« L’Éternel est grand, et fort digne de louange ; sa grandeur est insondable » (Ps. 145. 3).

Restons donc humbles devant Lui et rendons-Lui l’honneur qu’Il mérite.

D’après « The Good Seed » Janvier 2026

LE LANGAGE DE LA CRÉATION

« Les cieux racontent la gloire de ✷Dieu, et l’étendue annonce l’ouvrage de ses mains. Un jour en proclame la parole à l’autre jour, et une nuit la fait connaître à l’autre nuit. Il n’y a pas de langage, il n’y a pas de paroles ; toutefois leur voix est entendue. Leur témoignage s’étend par toute la terre, et leur langage jusqu’au bout du monde » Psaume 19. 1 à 4.

Avez-vous déjà tourné vos regards vers le ciel lors d’une nuit limpide, afin d’observer les étoiles ? À l’œil nu, nous pouvons en voir un certain nombre, mais nous pouvons en discerner beaucoup plus grâce à un télescope, et cela augmente notre émerveillement. Les scientifiques disent qu’il y a des milliards d’étoiles dans notre galaxie et des milliards de galaxies, chacune ayant des milliards d’étoiles. Toutes ensemble, elles racontent la gloire de Dieu.

Pensez à cela : ce sont les « mains » de Dieu qui les ont créées ! Elles annoncent « l’œuvre de ses mains ». Que notre Dieu est grand ! « Quand je regarde tes cieux, l’ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as disposées : Qu’est-ce que l’homme, que tu te souviennes de lui, et le fils de l’homme, que tu le visites ? » (Ps. 8. 4 et 5). « C’est lui… qui compte le nombre des étoiles : à elles toutes il donne des noms. Notre Seigneur est grand et d’une grande puissance » (Ps. 147. 4 et 5).

En méditant sur ces merveilles, nous pouvons reconnaître la divinité de Dieu ; les cieux sont là-haut pour en rendre témoignage. Prenons-nous le temps de permettre à cette forme de langage de nous parler ? Jour après jour, le témoignage de la création est évident. Parmi les multiples occupations de notre vie, nous laissons souvent de côté ce qui est vraiment important. C’est une grande perte pour nous si nous n’écoutons pas Dieu, qui nous parle aussi par le moyen de la création. Prenons le temps de méditer sur sa grandeur ; sa majesté et sa gloire nous sont rendus visibles par les cieux.

D’après « Il buon seme » juillet 2025

BERACA 75 : LE ROI SALOMON

Rien n’est dit sur l’enfance de Salomon, mais si l’on se réfère au livre des Proverbes, nous pouvons en déduire que son père et sa mère l’ont enseigné : « Écoute, mon fils, l’instruction de ton père, et n’abandonne pas l’enseignement de ta mère ; car ce sera une guirlande de grâce à ta tête, et des colliers à ton cou » (Prov. 1. 6 à 9). Si Salomon a été conduit par le Saint Esprit pour écrire les Proverbes, nous pouvons bien penser qu’il a été, au moins en partie, instruit par ses parents.

Le testament du roi David en rend témoignage et se lit comme suit : « Lorsque les jours de David s’approchèrent de la mort, il commanda à Salomon, son fils : Je m’en vais par le chemin de tous [les habitants de] la terre ; fortifie-toi, et sois un homme ; prends garde à ce qui doit être observé devant l’Éternel, ton Dieu, en marchant dans ses voies, en gardant ses statuts, et ses commandements, et ses ordonnances, et ses témoignages, comme il est écrit dans la loi de Moïse, afin que tu réussisses dans tout ce que tu fais et où que tu te tournes ; afin que l’Éternel accomplisse la parole qu’il a prononcée à mon sujet : Si tes fils prennent garde à leur voie, pour marcher devant moi en vérité, de tout leur cœur et de toute leur âme, tu ne manqueras pas d’un homme sur le trône d’Israël » (1 Rois 2. 1 à 4).

Son père lui parle aussi de ce qui reste à juger pour établir le royaume dans la justice et dans la paix. Longtemps restés impunis, les crimes de Joab et les outrages de Shimhi sont à juger. Ce qui efface un péché, c’est la confession, et cela n’a jamais eu lieu. L’usurpation échouée du royaume par Adonija, type de l’Antichrist, et la trahison d’Abiathar le sacrificateur devaient aussi être jugées. Mais le bien qu’a fait Barzillaï pour le roi David et les siens n’est pas oublié. Salomon, type de Christ, roi de justice, doit rendre à chacun selon ce qu’a été son œuvre. Le jour où le Seigneur établira son royaume en gloire sera aussi celui des rétributions. Aux justes qui auront part à la vie éternelle, il sera dit : « Héritez du royaume qui vous est préparé… » (Mat. 25. 34), quant aux autres, ils entendront cette voix solennelle : « Allez-vous-en loin de moi dans le feu éternel » (v. 41).

« David dit à Salomon, son fils : Fortifie-toi, sois ferme et agis ; ne crains pas et ne t’effraie pas ; car l’Éternel Dieu, mon Dieu, sera avec toi : il ne te laissera pas et ne t’abandonnera pas, jusqu’à ce que soit achevé tout l’ouvrage du service de la maison de l’Éternel » (1 Chron. 28. 20). Pour ce transfert de la royauté, le premier livre des Chroniques met l’emphase sur le service : « Quand à toi, Salomon, mon fils, connais le Dieu de ton père, et sers-le avec un cœur parfait et avec une âme qui y prenne plaisir ; car l’Éternel sonde tous les cœurs et discerne toutes les imaginations des pensées. Si tu le cherches, il se fera trouver de toi ; mais si tu l’abandonnes, il te rejettera pour toujours » (1 Chron. 28. 9). Quel enseignement pour chaque enfant de Dieu ! En attendant de régner avec Christ en gloire, il est de toute importance de Le représenter sur la terre « avec un cœur parfait » et « une âme qui y prenne plaisir ». Ce service sera béni si nous marchons dans l’obéissance à la volonté de Dieu, qui est « bonne, agréable et parfaite » (Rom. 12. 2).

L’alliance de Salomon avec le Pharaon roi d’Égypte, en mariant sa fille, nous étonne. C’était une nation qui, autrefois, avait asservi son peuple. Joseph, amené en Égypte contre son gré et tiré de la prison pour être le deuxième sur le trône, est un type de Christ rejeté puis glorifié. L’Égyptienne qui fut la femme de Joseph est un type de l’Église tirée des nations et unie à Christ (Act. 15. 14). La femme égyptienne que Salomon prend nous offre une autre perspective : Le royaume est affermi en sa main, le temps de la réjection de celui que l’Éternel a choisi : David type de Christ, est du passé ; Salomon est établi comme roi de justice sur Israël, son peuple. Alors, il confirme une alliance avec le Pharaon, en prenant sa fille pour femme.

C’est selon ce qui est donné à Ésaïe en vue des temps de la fin : « L’Éternel se fera connaître des Égyptiens, et les Égyptiens connaîtront l’Éternel en ce jour-là ; ils serviront avec un sacrifice et une offrande, et ils feront un vœu à l’Éternel et s’en acquitteront. Ainsi l’Éternel frappera l’Égypte ; il frappera et il guérira ; ils se tourneront vers l’Éternel, et il leur sera favorable et les guérira. En ce jour-là, il y aura une route de l’Égypte à l’Assyrie ; l’Assyrie viendra en Égypte, et l’Égypte en Assyrie ; et l’Égypte servira avec l’Assyrie. En ce jour-là, Israël sera le troisième, avec l’Égypte et avec l’Assyrie, une bénédiction au milieu de la terre ; car l’Éternel des armées le bénira, disant : Béni soit l’Égypte, mon peuple, et l’Assyrie, l’ouvrage de mes mains, et Israël, mon héritage » (És. 19. 21 à 25). Quel temps béni ce sera pour ces nations et pour toute la terre quand Christ régnera ! Il y aura une communion basée sur la gloire de l’Éternel manifestée à Jérusalem.

Le second livre des Chroniques s’ouvre ainsi : « Salomon, fils de David, s’affermit dans son royaume ; l’Éternel, son Dieu, fut avec lui et l’agrandit extrêmement » (2 Chron. 1. 1). Salomon, bien qu’encore « jeune et délicat », « parla à tout Israël, aux chefs de milliers et de centaines, aux juges et à tous les princes de tout Israël, chefs des pères… » (v. 2). Ensemble ils se sont rendus là où se trouvait la tente d’assignation (de la rencontre) de Dieu – celle « que Moïse, serviteur de l’Éternel, avait faite dans le désert… ; et l’autel d’airain… était aussi là, devant le tabernacle de l’Éternel… Et Salomon offrit là, devant l’Éternel, sur l’autel de bronze qui était devant la tente de rassemblement , … mille holocaustes » (v. 3 à 6). L’attachement de David à la présence de l’Éternel a marqué ce jeune roi, Salomon, et c’est vers l’autel que, instinctivement, il se rend pour offrir à l’Éternel, qu’il aimait, « marchant dans les statuts de David, son père » (1 Rois 3. 3).

Salomon se trouve donc à Gabaon, offrant les holocaustes, et l’Éternel lui apparaît là, dans un songe de la nuit. « Et Dieu dit : Demande ce que tu veux que je te donne. Salomon dit : Tu as usé d’une grande bonté envers ton serviteur David, mon père, selon sa marche devant toi en vérité et en justice, et en droiture de cœur avec toi ; tu lui as gardé cette grande bonté, et tu lui as donné un fils qui est assis sur son trône, comme [il en est] aujourd’hui. Et maintenant, Éternel, mon Dieu, tu as fait roi ton serviteur à la place de David, mon père, et moi, je suis un jeune garçon, je ne sais pas sortir et entrer ; ton serviteur est au milieu de ton peuple, que tu as choisi, un peuple nombreux, qui ne se peut être compté ni dénombré à cause de sa multitude. Donne donc à ton serviteur un cœur qui écoute, pour juger ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal ; car qui est capable de juger ton si grand peuple ? Cela fut bon aux yeux du Seigneur, que Salomon ait demandé cette chose. Dieu lui dit : Parce que tu as demandé cela et que tu n’as pas demandé pour toi une longue vie, que tu n’as pas demandé pour toi des richesses, que tu n’as pas demandé la vie de tes ennemis, mais que tu as demandé pour toi du discernement afin de comprendre le juste jugement, voici, j’ai fait selon ta parole ; voici, je t’ai donné un cœur sage et intelligent, en sorte qu’il n’y aura eu personne comme toi, avant toi, et qu’après toi il ne se lèvera personne comme toi » (1 Rois 3. 5 à 12).

Quand nous sommes devant le Seigneur, humbles et sans hypocrisie, que cela est bon ! Salomon reçoit « de la sagesse et une très-grande intelligence, et un cœur large comme le sable qui est sur le bord de la mer » (1 Rois 4. 29). Dieu lui ajoute les richesses et la gloire. Pour tout ce dont nous avons besoin, il y sera pourvu. Nos vraies richesses sont en Christ, l’Esprit Saint habite le croyant et, si nous sommes fidèles, Il aura la liberté d’agir en nous et par nous.

LA PAROLE DE DIEU (4)

« Moi, je leur ai donné ta Parole… Sanctifie-les par la vérité : ta Parole est la vérité » Jean 17. 14 et 17.

La nuit avant la crucifixion, Jésus prie le Père et anticipe le moment où, ressuscité et monté au ciel, Il laissera ses disciples. Plus tôt, déjà, le Maître leur avait promis « une place » dans la maison de son Père. Il leur avait aussi annoncé la venue du Saint Esprit, le Consolateur ; Il prierait le Père de le leur envoyer peu après son propre départ, afin qu’Il demeure avec eux (Jean 14. 2 et 16).

Mais, en cet instant, dans sa prière à son Père, Jésus dit : « Je leur ai donné ta Parole ». Peu après, Il mourra sur la croix, et sa prière est ainsi une sorte de testament remis entre les mains du Père, et dont nous sommes les bénéficiaires.

Parce que Jésus est mort et ressuscité, aujourd’hui son « testament » est ouvert. Nous sommes donc les héritiers de tout ce que Jésus a laissé, en particulier la Parole de Dieu, la Bible. Elle est le lien direct entre le ciel et la terre, et elle est à nous et pour nous. Lisons-là et réfléchissons sur ce que nous lisons, pour nous l’approprier. La foi vient de ce qu’on entend par le moyen de la Parole de Dieu (voir Rom. 10. 17). Au fur et à mesure que nous la lirons, nous croîtrons dans la connaissance du Seigneur et nous serons progressivement guidés « dans toute la vérité » (Jean 16. 13) afin de la mettre en pratique. Nous pourrons même la transmettre à ceux qui ne la connaissent pas encore.

Quand nous lisons la Bible, le Saint Esprit, qui a inspiré ses divers auteurs, nous fait expérimenter un contact direct avec notre Seigneur. L’Esprit rend le message du Seigneur efficace afin que nous puissions le vivre dans la pratique. La Parole de vie est la nourriture et la source de la force spirituelle nécessaire pour servir Dieu, dans un monde instable et qui a d’immenses besoins.

D’après « Il buon seme » décembre 2025

LA NATURE DE DIEU

« Dieu est amour » 1 Jean 4. 8.

« Dieu est lumière et il n’y a en lui aucunes ténèbres » 1 Jean 1. 5.

Dans la Bible, il est question en plusieurs endroits de la suprématie de Dieu comme Créateur des cieux et de la terre. Mais Dieu n’a pas seulement révélé sa puissance éternelle et sa grandeur. Par sa Parole, Il nous a aussi fait connaître des choses essentielles concernant sa nature : Dieu est amour, et Dieu est lumière. C’est là sa véritable nature.

– Dieu est amour. Et parce qu’Il se suffit à Lui-même et qu’Il n’a besoin de rien pour Lui-même, son amour n’a pas besoin d’une cause extérieure pour agir. C’est ainsi que Dieu a montré son amour envers nous alors qu’il n’y avait rien d’aimable en nous. Alors que nous étions pécheurs et ennemis de Dieu, Il a donné son Fils afin qu’Il meure pour nous (Rom. 5. 8 à 10).

L’amour de Dieu se manifeste lui-même à l’humanité, en grâce, en miséricorde, en bonté et longanimité.

– Dieu est aussi lumière – lumière dans un sens moral. Cela est l’opposé de l’obscurité morale qui s’est emparée de l’homme depuis qu’il est tombé dans le péché. Mais celui qui voit en Dieu sa « lumière » et son « salut » reçoit clarté et conseil pour cheminer dans la vie (Ps. 27. 1).

– Dieu est lumière – cela signifie aussi qu’Il est juste et droit (Deut. 32. 4). Il est pur et saint et ne peut voir ou supporter le mal – en fait, Il doit le punir. Et dans le jugement du mal, comme dans la récompense du bien, Il démontre qu’Il est juste (Gen. 18. 25).

Déjà dans l’Ancien Testament, quelque chose de la nature de Dieu était connu. Mais cela n’a été révélé dans toute sa gloire que lorsque le Fils de Dieu est venu sur la terre – « La grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 17 et 18).

D’après « The Good Seed » octobre 2025

DIX MINUTES EN ENFER

Ce sont les mots qui frappèrent mes regards tandis que je parcourais un journal dans une localité étrangère. Ils se trouvaient à la fin d’une annonce de quelque spectacle historique promettant de dépeindre quelques-unes des tristes catastrophes des dernières années. « Dix minutes en enfer ! » Un naufrage, un tremblement de terre, un incendie, et puis l’enfer !

Vraiment, pensais-je, le diable essaie d’accoutumer ses victimes à un tel avenir, ou, plutôt, en le leur présentant sous un aspect moins terrible que Dieu ne le fait, à leur persuader que ce sera supportable, après tout, ou, mieux encore, que pour eux cela n’existera pas du tout. Certains font de l’enfer un purgatoire d’où l’on pourra sortir après un certain temps d’épreuve ; l’incrédule moderne adopte la théorie de l’annihilation ou de la non-éternité des peines comme un moyen d’échapper à la souffrance, et l’homme léger tourne tout cela en ridicule. Mais que dit la Parole de Dieu ? Elle nous présente « la géhenne, le feu qui ne s’éteint pas, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas » (Marc 9. 44).

Mais l’enfer n’est pas préparé pour vous, lecteur, il est « préparé pour le diable et ses anges » (Mat. 25. 41). Aux pécheurs, Dieu offre un Sauveur (Act. 5. 31). Pour les pécheurs qui le reçoivent, Dieu a préparé une demeure dans la gloire et des plaisirs pour toujours à sa droite, et Il vous supplie de saisir ce que son amour vous donne maintenant et pour l’éternité.

Seulement, cher lecteur, rappelez-vous que vous détourner de ces choses, c’est attirer la destruction sur vous, non pas « dix minutes en enfer », mais l’éternité dans l’étang de feu et de soufre. Il est écrit : « La mort et le hadès furent jetés dans l’étang de feu… ». « Et si quelqu’un n’était pas trouvé écrit dans le livre de vie, il était jeté dans l’étang de feu ». « Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles » (Apoc. 20. 14 et 15 ; 14. 11).

D’après Le Salut de Dieu 1884

UN BON OU UN MAUVAIS EXEMPLE ?

« Sois le modèle des fidèles, en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté » 1 Timothée 4. 12.

Pensons tout d’abord à deux croyants qui ont été de mauvais exemples pour les autres :

Pierre a renié son Maître. Il savait que le Seigneur Jésus était ressuscité et qu’Il lui avait pardonné. Mais il voulait retourner à ce que le Seigneur lui avait dit de quitter lorsqu’Il l’avait appelé à le suivre. Il dit aux autres disciples : « Je m’en vais pécher ». Et ils l’accompagnèrent. Mais, quoiqu’ils aient travaillé toute la nuit, ils ne prirent rien (Jean 21. 3).

David était découragé de fuir sans cesse devant Saül. Aussi, il décida d’aller chez les Philistins afin d’être en sécurité chez les ennemis de son peuple (1 Sam. 27. 1 à 3). Ses six cents compagnons le suivirent, avec leurs familles, et ils eurent à supporter les tristes conséquences de ce mauvais choix.

Nous trouvons aussi dans la Bible des hommes et des femmes de foi, qui ont été de bons exemples pour d’autres :

Épaphrodite, dans son dévouement pour le Seigneur et son amour pour Paul, a voyagé jusqu’à Rome pour lui apporter un don de la part des croyants de Philippes. En agissant ainsi, il a montré un esprit dénué d’égoïsme, que l’apôtre recommande afin qu’il soit imité (Phil. 2. 25 à 30).

Tabitha a fait beaucoup de bonnes œuvres. Lorsqu’elle mourut, des veuves vinrent vers Pierre en pleurant et lui montrèrent les robes et les vêtements que Tabitha avait faits pour elles (Act. 9. 36 à 39). Elle demeure aujourd’hui comme un exemple positif d’aide sincère en faveur des autres.

D’après « The Good Seed » juin 2025

LES TRACES DE NOTRE VIE

« Le souvenir du juste est en bénédiction, mais le nom des méchants tombe en pourriture » Proverbes 10. 7.

« Le souvenir du juste sera à toujours » Psaume 112. 6.

Un artiste écrivait récemment : Qu’est-ce que créer, sinon tenter de laisser une trace de son propre passage sur la terre ?

Cette citation dénote la profonde aspiration de l’homme depuis son origine. Ce n’est pas par hasard que Caïn donna le nom de son fils Hénoc à la ville qu’il avait construite (Gen. 4. 17). Depuis ce temps-là, de nombreuses capitales portent le nom de leur fondateur, comme l’affirme le psalmiste : « Leur [pensée] intérieure est que leurs maisons durent à toujours, et leurs demeures de génération en génération ; ils appellent les terres de leur propre nom » (Ps. 49. 12). Dieu sonde les motivations profondes de nos cœurs et Il évalue les raisons qui nous poussent à vouloir laisser notre empreinte dans ce monde.

La Bible mentionne les noms d’hommes et de femmes dont nous sommes appelés à imiter la foi. Par exemple, Marie de Béthanie, dont Jésus dit : « En vérité, je vous dis : partout où cet évangile sera prêché, dans le monde entier, on parlera aussi de ce que cette femme a fait, en souvenir d’elle » (Marc 14. 9). Cette femme avait répandu un parfum de grande valeur pour honorer Jésus. Quelques-uns de ceux qui étaient présents estimèrent que c’était un gaspillage d’argent, mais Jésus exprima combien Il appréciait ce geste d’amour, en disant : « Elle a fait une bonne œuvre envers moi » (v. 6). Marie avait agi avec dévouement, poussée par son amour envers Jésus, son Sauveur et Seigneur.

Seul demeurera éternellement ce qui est fait pour Dieu et pour Christ ; tout le reste disparaîtra sans laisser de traces.

D’après « Il buon seme » octobre 2025

UN PROBLÈME

Un jeune homme, très doué pour les mathématiques, aimait à mettre ses camarades au défi pour la résolution de problèmes difficiles.

Un jour, l’un de ses camarades, entrant dans la pièce où il étudiait, posa devant lui un papier plié en disant :

– Voici un problème que je voudrais que tu m’aides à résoudre.

Puis il quitta immédiatement la chambre.

Notre étudiant se hâta de déplier la feuille, mais, au lieu d’y trouver une question de mathématiques, il y lut cette phrase : « Que profitera-t-il à un homme s’il gagne le monde entier, et qu’il fasse la perte de son âme ; ou que donnera un homme en échange de son âme ? »

Avec un geste d’impatience, il déchira le papier en petits morceaux et se remit à son travail. Mais c’est en vain qu’il chercha à secouer l’impression laissée par les mots solennels qu’il venait de lire. Le Saint Esprit s’en servit pour lui faire réaliser sa culpabilité et son danger, en sorte qu’il ne put plus avoir de paix jusqu’au moment où il accepta le Seigneur Jésus comme son Sauveur. Plus tard il devint un prédicateur de l’évangile qu’il méprisait autrefois, et son premier texte fut ce passage, si béni pour sa propre âme : « Que profitera-t-il à un homme s’il gagne le monde entier et qu’il fasse la perte de son âme ? »

D’après La Bonne Nouvelle 1941