
« En vérité, en vérité, je vous dis, celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » Jean 5. 24.
QUE SE PASSE-T-IL APRÈS LA MORT ?
Le 19 février 1997, Deng Xiaoping décède à l’âge de 92 ans. Il a dirigé la Chine de manière autocratique pendant dix-huit ans. Nombreux furent ceux qui assistèrent à ses funérailles. Après la cérémonie, son corps fut incinéré et ses cendres dispersées en mer, conformément à ses dernières volontés. Quelle pouvait être la raison de cette décision ? Voulait-il effacer toute trace de son passage sur terre, afin de se soustraire à toute responsabilité ?
Combien de personnes, des gens influents ou de simples citoyens, pensent de la même manière ! Mais cela ne change rien à ce que Dieu dit à ce sujet dans sa Parole, la Bible. L’apôtre Jean a eu la vision des événements futurs. Chacun peut la lire dans le livre de l’Apocalypse : « Je vis un grand trône blanc, et celui qui y siégeait (Dieu)… Et je vis les morts, les grands et les petits, se tenant devant le trône ; et des livres furent ouverts ; et un autre livre fut ouvert, qui est celui de la vie. Et les morts furent jugés, d’après ce qui était écrit dans les livres selon leurs œuvres. La mer rendit les morts qui étaient en elle… et les morts furent jugés, chacun selon ses œuvres… Si quelqu’un n’était pas trouvé écrit dans le livre de vie, il était jeté dans l’étang de feu » (Apoc. 20. 11 à 15).
Que pouvons-nous ajouter à ces paroles solennelles ? Simplement une invitation renouvelée à nous préparer à la vie après la mort, autrement dit, à avoir l’assurance d’être inscrits dans le « Livre de Vie ». Ce registre divin ne contient que les noms de ceux qui, de leur vivant, ont accepté le don de la grâce de Dieu par la foi en Jésus-Christ. « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3. 36).
D’après die gute Saat avril 2026
« Je me réfugierai sous l’abri de tes ailes » Psaume 61. 5.
« Je me suis couché et je m’endormirai : je me réveillerai, car l’Éternel me soutient. Je n’aurai pas de crainte des myriades du peuple qui de tout côté, se sont mises contre moi » Psaume 3. 5 et 6.
ASSURÉ
Dieu agit de manière véritablement étonnante quand Il le veut. Cela n’était pas seulement vrai à l’époque biblique. Aujourd’hui encore, ceux qui Lui font entièrement confiance, en font l’expérience. Par conséquent, lorsque nous entendons quelque chose d’inexplicable, nous ne devrions pas toujours le juger immédiatement à l’aune de notre expérience quotidienne.
Voici le témoignage d’un serviteur de Dieu sur la persécution des chrétiens en Roumanie dans les années 1980 :
« Parce que je proclamais la parole de Dieu, j’étais constamment surveillé. Une fois de plus, j’ai été menacé d’arrestation et contraint de me cacher de la police dans les montagnes pendant un certain temps. C’était l’hiver. Parfois, des loups apparaissaient, mais je les craignais moins que ceux qui me poursuivaient. Une nuit, il faisait particulièrement froid. J’étais épuisé et j’ai prié : « Seigneur, envoie-moi une couverture, sinon je vais mourir de froid ! » Je me suis endormi. Je ne sentais plus le froid. Savez-vous pourquoi ? Quand je me suis réveillé le lendemain matin, il faisait encore nuit. J’ai bougé et j’ai essayé de me redresser. Alors un animal s’est levé juste à côté de moi. Il a disparu parmi les arbres. Était-ce un chien ? Ou un jeune loup ? Je ne sais pas. En tout cas, l’animal avait passé la nuit, blotti contre moi ».
Dieu est incomparable dans sa grandeur et sa bonté ! Il n’aurait pas pu m’envoyer une couverture plus chaude !
D’après die gute Saat avril 2026
(L’apôtre Paul) : « Mais je ne fais aucun cas de ma vie, [ni ne la tiens] pour précieuse à moi-même, pourvu que j’achève ma course et le service que j’ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l’évangile de la grâce de Dieu » Actes 20. 24.
DIX JOURS DE VIE POUR LA BIBLE
Pandita Ramabai est née en Inde en 1858. Son père, prêtre brahmane mort dans une totale misère, lui fit promettre, avant de mourir, de ne jamais quitter la religion hindoue. Pourtant, la jeune Pandita commença à avoir de sérieux doutes sur l’efficacité des idoles. À son arrivée à Calcutta, elle entendit parler de Jésus et ensuite, à l’occasion d’un voyage outre-océan, elle se convertit à Christ.
Après être retournée en Inde, elle désira fonder des centres pour les jeunes veuves ; il arrivait en effet que les hommes épousent des femmes très jeunes et que celles-ci, à la mort de leur mari, se retrouvent dans une grande pauvreté. Pandita fonda une mission appelée Mukti, ce qui signifie : salut, libération, où, en peu de temps, des centaines de jeunes veuves et d’orphelins trouvèrent refuge, nourriture, travail, et le salut en Jésus Christ. Par la suite des écoles furent également construites, ainsi que quelques églises. Pandita encourageait les jeunes veuves à prier pour dix autres personnes de leur connaissance, et ayant bien compris l’importance de la Parole de Dieu dans sa vie, elle commença à la traduire dans une des langues indiennes où elle n’existait pas encore.
Après avoir travaillé pendant de longues années à cette traduction, étant tombée gravement malade, elle supplia le Seigneur de lui permettre de terminer l’œuvre qu’Il lui avait mis au cœur de faire. À la fin de mars 1922, il plut au Seigneur de lui donner encore dix jours de vie. Exactement dix jours plus tard, le 15 Avril 1922, sa tâche terminée, elle s’endormit dans la paix de son Seigneur.
D’après il buon Seme mars 2026
« Nous nous égaierons, et nous nous réjouirons en toi ; nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin » Cantique des cantiques 1. 4.
LA VRAIE SOURCE DE LA JOIE
Quand nous avons été amenés au Seigneur Jésus, recevant la douce assurance du pardon des péchés et de notre pleine acceptation en Lui, il se peut que la fraîcheur de cette foi récemment trouvée nous remplisse d’une joie si précieuse que nous sommes élevés bien au-dessus de nos circonstances, et que tout nous semble vibrer de louange envers Dieu.
Cependant, cette joie, si réelle et si éclatante, ne se poursuit habituellement pas de manière aussi bruyante et enthousiaste. Son ardeur baisse bientôt, et nous nous demandons ce qui est arrivé. Pourquoi n’avons-nous pas conservé ce qui avait une telle valeur pour nous, et que nous souhaitions tellement ne jamais perdre ?
La réponse se trouve dans le passage ci-dessus. Tandis que la joie est une chose très importante pour le chrétien, elle ne peut pas se maintenir par elle-même. Si nous en faisons notre objectif, nous la perdrons. La joie ne peut pas nourrir notre âme. Avons-nous essayé de nous nourrir de la joie que nous avons connue ? C’est impossible. La joie ne peut être que le résultat de quelque chose de plus important qu’elle-même. « Nous nous réjouirons en toi ». Le Fils de Dieu, vivant, qui est mort pour nous et est ressuscité, est le seul Objet qui puisse réellement remplir notre cœur d’une joie ferme et durable. Nous devons nous nourrir de Lui et de la nourriture solide de sa Parole. Nous pouvons dire, alors : « Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16).
« Nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin ». Le vin est le symbole de la joie, de ce qui réjouit. Qu’il est plus important de nous souvenir de l’amour du Seigneur Jésus que des joies de la vie que nous avons connues ! Son amour, sa Parole, et Lui-même demeurent les mêmes, tandis que notre joie augmente et redescend : elle ne peut pas rester constante. Faisons de son amour, de sa Parole, de sa Personne, les objets de notre méditation ; et il en résultera une joie pure et précieuse.
D’après the Lord is near octobre 1988 (L.M. Grant)
« Pierre lui dit : Non, tu ne me laveras jamais les pieds ! Jésus lui répondit : – Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi » Jean 13. 8.
LE RENIEMENT ET LA RESTAURATION DE SIMON PIERRE
Ne devons-nous pas nous appliquer cela à nous-mêmes : « Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi » ? Nous le voyons en regardant ses voies avec Pierre, dans la grâce inexprimable du Seigneur pour son pauvre serviteur, et pour chacun de nous. Jusque-là aucune mise en garde ne l’avait conduit à supposer qu’il était en danger à cause de sa confiance en lui-même. Il pensait que son cœur bouillant le soutiendrait à travers n’importe quoi pour le Seigneur : « Je laisserais ma vie pour toi ». Mais l’énergie de la nature n’agit pas dans un tel sentier, et il succombe devant la remarque d’une servante, jusqu’à renier plusieurs fois avoir jamais connu le Seigneur. « Le Seigneur, se retournant, regarda Pierre » (Luc 22. 61). Ce regard lui brisa le cœur. Il lui montrait un amour qui ne connaissait pas de changement.
La communion devait encore être restaurée. Il y avait encore une certaine distance, et un vide dans son cœur, que personne sauf Christ ne pouvait remplir. Pierre retourne à son ancienne occupation, à laquelle il avait tellement volontiers renoncé, et en entraîne d’autres avec lui. Ce fut une nuit sans résultat, mais qui donna au Seigneur l’occasion d’intervenir dans sa puissance et sa grâce, amenant Pierre dans la réalité de ce qu’il ne voulait pas comprendre quand le Seigneur voulait lui laver les pieds. « Jésus se tint sur le rivage ». Le filet était maintenant bien rempli, et tous l’amenèrent au rivage, où un repas était déjà préparé pour eux par le Seigneur Lui-même. Ensuite Jésus dit à Pierre ; « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne font ceux-ci ? » Une telle question devait lui rappeler, doucement mais de manière irrésistible, sa vanterie : « Même si tous étaient scandalisés, je le serai pas, moi » (Marc 14. 29) ! Qui avait manqué de manière aussi terrible que lui ? Que pouvait-il dire ? Vers qui peut-il se tourner sinon vers Celui contre qui il avait tellement péché ? « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime ».
D’après the Lord is near octobre 1988
« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile… pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement préparé pour toute bonne œuvre » 2 Timothée 3. 16 et 17.
L’ÉCRITURE SAINTE ET SA VALEUR ABSOLUE
Il y a là un sujet d’intérêt et d’importance particuliers que nous devons considérer. C’est que la Sainte Écriture est divinement suffisante et a une autorité suprême, et que nous avons un besoin urgent de nous soumettre absolument à sa direction en toutes choses.
Mais nous ne voudrions pas que quiconque suppose un moment que nous n’estimons pas les écrits humains à leur place. Il ne nous conviendrait pas de parler avec mépris d’un côté du ministère chrétien tellement employé par Dieu dans toutes les générations de l’histoire de l’Église, et en particulier dans ces jours-ci.
Comme souvent, également, un livre ou un traité a été en réelle bénédiction pour l’âme, soit en amenant quelqu’un à Christ, soit en édifiant ou en aidant à s’appuyer sur Lui. Combien souvent nous avons pu lire un passage de l’Écriture et n’y rien voir, jusqu’à ce que le Seigneur emploie un paragraphe d’un écrit humain pour ouvrir ses trésors à notre cœur ! Aucun de nous ne se suffit à lui-même. Nous sommes dépendants les uns des autres. Nous croissons par ce que chaque partie apporte. Nous avons besoin de toutes les aides que Dieu a mises dans le corps pour notre bénédiction et notre profit communs.
Mais après avoir dit cela pour nous garder de toute incompréhension, et pour mettre les écrits humains à leur juste place, nous revenons au sujet principal qui est devant nous. Il n’y a qu’une autorité suprême et absolue, et c’est la Parole de Dieu. De nombreux écrits humains sont intéressants comme références, utiles pour aider, mais ils n’ont aucune autorité – et sont même dangereux.
L’Écriture se suffit à elle-même. Nous n’avons absolument besoin de rien pour nous guider et avoir de l’autorité sur nous, au-delà de ce que nous possédons dans le saint volume de l’Écriture.
D’après the Lord is near octobre 1988
« L’Éternel parlait à Moïse face à face, comme un homme parle avec son ami ; [Moïse] retournait au camp mais son serviteur Josué, fils de Nun, jeune homme, ne sortait pas de l’intérieur de la tente » Exode 33. 11.
L’IMPORTANCE DE VIVRE EN PAIX AVEC DIEU
Il est lamentable de voir comme il existe peu de liberté et de repos autour de nous. L’inquiétude de ce siècle affecte les croyants. Non seulement dans les choses qui se rapportent à cette vie-ci, mais même dans leur relation avec Dieu : ils n’ont pas la paix constante et assurée qui ne peut être ôtée.
Pour beaucoup, dans le temps présent, il n’y a que peu, ou pas de repos. Des souhaits insatisfaits, d’ardents désirs sans réponse jusqu’ici, abondent dans de nombreux cœurs. Oh ! Que les rachetés du Seigneur puissent posséder une connaissance consciente de leur union avec Christ glorifié à la place où Il est ! Cela procure du repos pour le cœur, et détache de la terre et de ses objets.
C’est ainsi que l’âme écoute, absorbée par Celui qui est son repos. L’oreille, autrefois ouverte à d’autres sons, écoute ses paroles, sachant comment interpréter tous les tons de sa voix et les conserver dans son âme. Qui est-ce qui pourrait être plus heureux qu’une oreille libérée d’elle-même et de son entourage pour écouter la Parole de Jésus ? C’est alors que nous nous asseyons sous son ombre avec délices, et que son fruit est doux à notre palais (Cant. 2. 3). N’est-ce pas cela, la « maison du vin », où Il se réjouit d’entretenir les siens pendant les heures fatigantes de cette nuit bien avancée ?
Il est solennel de voir combien peu de nous connaissent ce qu’est la vraie solitude avec Dieu. Et pouvons-nous demander comment il est possible de croître dans la connaissance personnelle de Christ, si les siens ne recherchent pas, et ne cultivent pas, la solitude de sa compagnie ?
D’après the Lord is near octobre 1988
« Vous vous êtes tournés vers Dieu, vous détournant des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils » 1 Thessaloniciens 1. 9 et 10.
LES CHRÉTIENS ATTENDENT LE SEIGNEUR JÉSUS VENANT DU CIEL POUR LES PRENDRE AVEC LUI
Que signifie attendre ? Cela signifie, d’abord, vivre dans l’anticipation d’un évènement qui doit arriver. Si j’attends mes vacances, je fais des plans et des préparatifs pour cela. Parce que Joseph d’Arimathée attendait le royaume de Dieu, il traita le corps mort de Jésus avec le plus grand respect. Peut-être ne comprenait-il pas tout ce qui se passait, mais en quelque sorte il liait le Crucifié avec le royaume à venir de Dieu. Cela marquait grandement son attitude et ses activités.
De plus, attendre implique d’être prêt. Si j’attends que ma femme sorte d’un grand magasin d’alimentation, je suis prêt à ouvrir la porte de la voiture dès qu’elle apparaît. Quand Jacques donne l’illustration d’un paysan qui attend que le champ produise son fruit, cela implique que le paysan est prêt à moissonner cette récolte dès qu’elle est mûre.
Parce que les nouveaux chrétiens à Thessalonique attendaient le Fils de Dieu venant du ciel, ils faisaient luire sa présence dans leur vie et parlaient de sa Parole de leurs lèvres. Voit-on dans notre vie que nous sommes de ceux qui attendent ?
D’après the Lord is near octobre 1988 (G.W. Steidl)
« Mais ceux qui veulent devenir riches tombent en tentation et dans un piège et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car c’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent ; en s’y livrant, certains se sont égarés de la foi et se sont eux-mêmes transpercés de beaucoup de douleurs » 1 Timothée 6. 9 et 10.
LES ÉTAPES DE LA DÉCADENCE
Un esprit mondain poussa Lot à s’installer au milieu de l’impureté de la coupable Sodome. Ce n’est ni la foi, ni un esprit spirituel, qui l’amenèrent là. C’était seulement l’attirance pour ce présent siècle mauvais qui le fit, d’abord choisir, puis dresser sa tente vers Sodome, et finalement s’asseoir à sa porte.
Et quelle portion il choisit ! C’était vraiment une citerne crevassée qui ne pouvait pas retenir l’eau – un roseau brisé qui perça sa main. C’est une chose amère de chercher en quoi que ce soit à choisir par nous-mêmes : nous sommes certains de faire les plus graves erreurs. Il est infiniment mieux de permettre à Dieu de gérer toutes nos voies – de les remettre toutes à Celui qui est tout disposé et capable de les gérer pour nous – de Lui permettre d’organiser notre course entière selon sa sagesse sans faute et son amour infini.
Lot, sans aucun doute, pensait qu’il faisait bien pour lui-même et sa famille quand il s’installa à Sodome. Mais la suite montre qu’il se trompait complètement. Cela fait aussi résonner à nos oreilles une voix des plus solennelles – une voix qui nous dit de prendre garde à la manière dont nous cédons aux premières influences d’un esprit mondain. « Étant satisfaits de ce que vous avez présentement » (Héb. 13. 5). Pourquoi cela ? Est-ce parce que nous sommes tellement gâtés dans le monde ? Absolument pas. Alors, pourquoi ? Parce qu’Il a dit : « Je ne te laisserai pas, et je ne t’abandonnerai pas » (Héb. 13. 5). Part bénie ! Si Lot s’en était contenté, il n’aurait jamais recherché les plaines bien arrosées de Sodome.
D’après the Lord is near octobre 1988 (C.H. Mackintosh)
« Mais les fils d’Israël commirent un crime au sujet de l’anathème… ; et la colère de l’Éternel s’embrasa contre les fils d’Israël » Josué 7. 1.
ÊTRE FIDÈLES À LA PAROLE DE DIEU POUR POUVOIR RÉSISTER AUX TENTATIONS
Dans la conquête de Jéricho, telle qu’elle est décrite en Josué 6, nous voyons la victoire de l’œuvre de Christ. C’était l’Éternel Lui-même, représenté par l’arche, qui se déplaçait autour de cette forteresse de l’ennemi. L’arche était portée par les sacrificateurs et suivie par le peuple. Ainsi l’Éternel avait obtenu une victoire complète. Notre âme peut se reposer sur l’œuvre de Christ et voir les résultats de la grâce.
Or, à Aï ils subirent la défaite, parce qu’ils tentèrent de faire face eux-mêmes à l’ennemi. Ils ne s’attendirent pas à l’Éternel, ne recherchèrent pas sa direction. Ils avancèrent avec indépendance, avec leurs propres forces. De plus, ils tolérèrent la chose maudite au milieu d’eux. L’infidélité fut trouvée parmi eux. Les droits de Dieu avaient été violés et ignorés à cause d’une convoitise charnelle. La faiblesse est tellement souvent associée à de l’infidélité et de la mondanité !
Nous aurons à faire face aux ruses de l’ennemi. C’est pourquoi le Seigneur, par l’apôtre, nous dit de revêtir toute l’armure de Dieu. L’ennemi est trop fort pour nous, mais le Seigneur Lui-même lui a infligé une défaite. Cependant nous avons à faire face aux ruses de l’ennemi jour après jour. Nous ne sommes capables de lui résister qu’aussi longtemps que nous sommes fidèles à notre Seigneur, en marchant dans une dépendance continuelle de sa force. Dans sa Parole Il nous a donné des directives claires pour le conflit. Lisons sa Parole avec prière. Cela nous rendra capables de remporter la victoire sur les attaques de Satan.
D’après the Lord is near octobre 1988
« Je fus en esprit, dans la journée dominicale, et j’entendis derrière moi une grande voix, comme d’une trompette » Apocalypse 1. 10.
UN ÉTAT DE CŒUR CONVENABLE
En Apocalypse 1. 12 à 18, nous avons une révélation remarquable de la dignité et de la gloire de la Personne de Christ. Nulle part ailleurs dans la Parole nous n’avons quelque chose de semblable, quelque chose qui l’approche par des détails précis. Le Seigneur Jésus Christ comme Fils de l’Homme nous est décrit soigneusement. Jean nous dit ce qu’il vit et ce qu’il entendit ; et ce qui lui était donné ainsi, il fut à la fois inspiré et dirigé à écrire. Car ce n’était pas seulement pour lui seul, mais spécialement pour notre profit, à nous qui sommes ses compagnons de service.
Mais remarquons d’abord la condition spirituelle qui le disposait pour la révélation qu’il reçut. Il pouvait dire : « Je fus en esprit, dans la journée dominicale ». Toutefois, ce n’était pas pour lui seul. Il se peut que nous n’ayons pas la même vision de la gloire, la même révélation qui nous soit faite comme il l’avait ; car nous l’avons reçue sur son témoignage, et c’est pour nous la Parole de Dieu ; nous la recevons et nous y entrons par la foi, et pas autrement. Mais si nous disons que c’est pour cela que nous n’en avons qu’une si faible approche, et qu’elle a une si faible influence sur nous, nous nous trompons. Ne devrions-nous pas beaucoup plutôt admettre que c’est parce que nous ne sommes pas « en esprit, dans la journée dominicale » ?
N’est-ce pas mieux d’être dans le véritable courant du Saint Esprit, le premier jour de la semaine ? S’il y a un temps plus qu’un autre où l’Esprit de Dieu transporte le cœur et l’esprit des saints en avant et en haut, dans lequel Il ouvre des esprits oints et touche des cœurs circoncis, apportant toute la gloire de Christ Lui-même devant eux, c’est sûrement le jour du Seigneur. Puissions-nous donc, par la miséricorde, cultiver cette attitude de l’âme, cette soumission spirituelle profonde et cette réceptivité qui sont impliquées dans le fait d’être « en esprit, dans la journée dominicale ». Nombreux sont ceux, certainement, qui peuvent dire qu’ils n’ont connu ce que c’est que trop rarement – mais nous l’avons connu.
D’après the Lord is near octobre 1988
« Jésus donc répondit et leur dit : – En vérité, en vérité, je vous dis : Le Fils ne peut rien faire de lui-même, sinon ce qu’il voit faire au Père ; car quoi que celui-ci fasse, le Fils aussi le fait de même » Jean 5. 19.
L’IDENTITÉ DU PÈRE ET DU FILS
Quand le Seigneur Jésus avait parlé aux Juifs, avec insistance, de Dieu comme « Mon Père », ils essayèrent d’autant plus de Le tuer, parce que, en parlant de Dieu comme son Père, Il se faisait égal à Dieu. Il ne renie pas cette affirmation, car il est absolument vrai que ses paroles montrent son égalité avec Dieu. Il appuie cette vérité merveilleuse sur une double affirmation du caractère le plus fort : « En vérité, en vérité, je vous dis ». S’Il n’avait pas été égal à Dieu, Il aurait immédiatement nié vouloir donner une telle signification. Mais Il insiste très fortement sur sa vérité. « Le Fils ne peut rien faire de lui-même, sinon ce qu’il voit faire au Père ».
La nature même du Fils est telle qu’il lui est absolument impossible d’agir indépendamment du Père. Leur nature étant identique, quelle que soit l’action dans laquelle le Fils s’engage est identique avec ce que fait le Père Lui-même. Quelles expressions pourraient déclarer avec autant d’insistance le fait qu’Il est Dieu, pas moins que le Père est Dieu ?
« Le Père aime le Fils et lui montre toutes les choses qu’Il fait Lui-même ». Cette connaissance merveilleuse du Fils est la preuve de sa connaissance divine totale : non seulement Il voit, mais aussi Il fait tout ce que fait le Père – un témoignage aussi de sa toute-puissance. De la même manière que le Père connaît tout et peut tout, de même est le Fils.
Les pharisiens, remplis d’une amère colère contre le témoignage de sa gloire, déterminèrent de Le mettre à mort. Les croyants, d’autre part, trouvent leurs délices les plus pures en se courbant dans l’adoration et la louange à ses pieds.
D’après the Lord is near octobre 1988 (L.M. Grant)
« Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui nous avons maintenant reçu la réconciliation » Romains 5. 11.
LA PARFAITE ASSURANCE DU CROYANT
Plus simple est notre connaissance de la réconciliation, mieux cela vaut. Cela implique un changement de condition envers Dieu. Au lieu d’être à distance de Lui, nous sommes approchés. Au lieu d’être dans un état d’inimitié, nous sommes en paix avec Lui. Quelle que soit l’expérience que nous en avons, notre condition est celle de la paix avec Dieu, quand nous avons reçu la réconciliation qui a été accomplie par le sang de la croix.
Mais cette réconciliation repose sur le fait que Dieu trouve sa satisfaction dans ce que Christ a accompli sur la croix pour nous. Ma paix avec Dieu dépend de sa satisfaction en Christ. Si Dieu ne se reposait pas en Lui et sur son œuvre pour moi, je ne pourrais pas me reposer en Dieu. Si l’exigence de Dieu en justice contre moi n’avait pas été satisfaite, je ne pourrais pas me reposer en Dieu. S’il n’avait pas été répondu aux exigences de Dieu en justice contre moi, je n’aurais pas pu avoir une garantie pour parler de réconciliation ou pour prendre ma place en paix devant Dieu. J’étais le débiteur de Dieu, pour mourir sous la condamnation qu’Il avait mise avec justice sur le péché. Christ a agi avec Lui comme mon garant. Il a pris en mains ma cause comme pécheur. Si Dieu n’avait pas été satisfait, je serais encore à distance de Lui. Il aurait encore une question à débattre avec moi, une exigence sur moi et contre moi.
Dieu a-t-Il été satisfait de ce que Christ a fait pour moi ? – Oui, car Il me l’a fait connaître par les témoignages les plus merveilleux, glorieux, magnifiques qu’on puisse concevoir. Il a montré sa satisfaction dans la croix de Christ, en Christ comme Celui qui lave les péchés. Il me dit que toutes ses exigences envers moi comme pécheur ont été pleinement exécutées et avec justice. Le voile déchiré le déclare. Le sépulcre vide le déclare. L’ascension de Christ le déclare. La présence du Saint Esprit ici-bas le déclare.
D’après the Lord is near novembre 1988 (J.G. Bellett)
« Je connais tes œuvres. Voici, j’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer, car tu as peu de force, et tu as gardé ma Parole et tu n’as pas renié mon nom » Apoc. 3. 8.
ASSEMBLÉS AU NOM DE CHRIST
Qu’est-ce que renier son nom ? Quel est son nom ? Tous les noms ont une signification dans l’Écriture ; mais les noms de Dieu et de Christ, qu’ils sont spécialement, extrêmement significatifs ! Si nous sommes réunis au nom de Christ – et en Matthieu 18. 20, c’est à son nom – c’est parce que ce dont nous sommes conscients qu’Il est nous attire, chacun et tous ensemble, vers Lui. « Son nom » est ainsi la vérité révélée de ce qu’Il est. Il est loin de la terre et nous ne le voyons pas de nos yeux quand nous venons à Lui – mais par la foi.
Mais la vérité de ce qu’Il est nous attire ensemble, et attirés ainsi nous confessons ce qu’Il est pour nous, et en faisant cela nous avons la promesse de sa présence spirituelle. C’est ainsi que nous sommes fermement unis ensemble, comme l’est une roue, par la circonférence. Mais si c’était tout, si c’était la chose principale, la roue n’aurait pas de force. Sa force dépend tout premièrement du centre. Aussi notre union dépend du centre, de ce que Christ est pour chacun de nous. Et, dans la mesure où cela est réel, cela définit et assure aussi l’union sur la circonférence – de l’un à l’autre..
D’après the Lord is near novembre 1988
« Philippe lui dit : – Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit : – Je suis depuis si longtemps avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu, a vu le Père » Jean 14. 8 et 9.
CONNAÎTRE LE PÈRE ET LE FILS
Si nous désirons connaître le Père, le Fils de son amour, seul, peut nous Le révéler. Il est la seule représentation du Père. Si nous désirons connaître Dieu comme Père dans la relation du Nouveau Testament, seul le Fils peut nous déclarer son nom. Et quelle grâce Il a manifestée quand, comme Chef de la nouvelle création en résurrection, et Premier-né entre plusieurs frères, Il dit : « Va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu » !
Si nous désirons voir comment le cœur de Dieu a été révélé au monde entier, regardons à la croix, et là, « voilà l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde ». Et si nous désirons connaître, et avoir dans la profondeur de notre âme l’amour dont le Père a aimé son Fils, que cela demeure en nous – ce qui était dès le commencement – et nous demeurerons dans le Fils et dans le Père (1 Jean 2. 24). Et à mesure que les âges sans nuages de l’éternité passeront, nous nous réjouirons par une grâce souveraine de contempler la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, de nous réchauffer dans les rayons de soleil de l’amour de Dieu, et de jouir sans interruption de la communion du Saint Esprit.
Enfin, si nous désirons connaître Dieu manifesté en chair, contemplons et adorons la Personne de Celui qui a reposé autrefois dans la crèche comme le petit Enfant, et voyons l’interprétation de Matthieu 1. 23 : « On L’appellera du nom d’Emmanuel, qui se traduit : Dieu avec nous ». Béni soit à toujours son nom glorieux : et que toute la terre soit remplie de sa gloire ! Amen ! oui, Amen !
D’après the Lord is near novembre 1988








