OÙ EST L’ÉGLISE ?

Jésus dit : « Je bâtirai mon assemblée, et [les] portes du hadès (le lieu invisible où vont les âmes des hommes après la mort) ne prévaudront pas contre elle » Matthieu 16. 18.

« Là où deux ou trois sont assemblés à mon nom, je suis là au milieu d’eux » Matthieu 18. 20.

Où est l’Église ? Nous pourrions nous poser cette question, si nous cherchions une église parmi les diverses confessions chrétiennes qui existent aujourd’hui. Ceci parce que, dès les premiers siècles, des divisions se sont produites parmi les chrétiens et de très nombreuses communautés, généralement appelées « églises », sont apparues.

Dans notre pays, il n’y a pas un village dans lequel il n’y ait pas une église, ou parfois un temple. Mais la Bible nous dit que la vraie Église de Jésus Christ n’est pas l’édifice dans lequel on se réunit pour adorer Dieu, mais c’est l’ensemble de tous les croyants qui ont reçu Christ comme Sauveur. Ils s’appuient sur le fondement qui est « le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mat. 16. 16). Jésus a déclaré : « Sur ce roc je bâtirai mon assemblée » (Mat. 16. 18).

L’Église n’est pas non plus l’organisme de telle ou telle confession ou dénomination. Seuls les vrais chrétiens, nés de nouveau, constituent ensemble l’Église de Jésus Christ ; la Bible compare l’Église à un corps humain vivant, dont Christ est la tête (Éph. 1. 22 et 23), et dont tout croyant est un membre.

La fragmentation actuelle en tellement de groupes chrétiens différents ne rend pas visible l’unité de l’Église dans le monde, comme Jésus l’avait demandé dans sa prière au Père (Jean 17. 21). Mais ne nous décourageons pas : le Seigneur voit chacun des croyants là où il se trouve. Si Lui seul voit l’unité de son Église, même deux ou trois chrétiens réunis simplement autour de Lui peuvent vivre ce qu’est l’Église dans son unité. Dans le seul pain de la cène, on voit symboliquement l’unité de l’Église, corps de Christ.

D’après « Il buon seme » octobre 2025

LA MAISON DU PÈRE

« Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place » Jean 14. 2.

La « maison du Père » dont le Seigneur Jésus parle dans ce verset de Jean 14, est la présence immédiate de Dieu dans le ciel. C’est de là que le Fils de Dieu, étant devenu un homme, est venu sur la terre, et c’est là qu’Il est retourné après sa résurrection. Et c’est aussi là – nouvelle et grande promesse – qu’Il recevra un jour ses disciples – ce qui inclut tous ceux qui croient en Lui.

À cause de ses péchés, l’homme a été chassé du jardin d’Éden, le paradis terrestre, et de la présence de Dieu dont il pouvait alors profiter. Comment est-il possible qu’il soit maintenant accepté dans le lieu de l’habitation de Dieu ? Dieu n’est-Il pas pur et saint, et peut-Il donc avoir quelque communion que ce soit avec le péché ?

C’est le Fils de Dieu Lui-même qui nous a ouvert le ciel. Il l’a fait d’une double manière. Premièrement, les pécheurs doivent être rendus dignes du ciel. Pour cela, Jésus est allé à la croix et a enduré le jugement de Dieu sur le péché. Quiconque croit en Lui et Lui confesse ses péchés est au bénéfice de cette œuvre. Nous sommes lavés de tout péché et de toute impureté par la valeur de l’offrande sacrificielle de Christ, et nous pouvons nous approcher de Dieu sans crainte.

Mais une autre chose était nécessaire. Jésus, le Fils de Dieu ressuscité, est retourné au ciel comme homme après avoir accompli l’œuvre de la rédemption. Il est le premier homme dans le ciel et Il l’ouvre maintenant aux êtres humains. Il a ainsi préparé une place là-haut pour tous ceux qui Lui appartiennent. Ils seront alors avec Lui, pour l’éternité, dans la gloire de Dieu.

D’après « The Good Seed » octobre 2025

TRADUCTION DE FEUILLETS (178)

« Et l’Éternel dit à Samuel : Jusqu’à quand mèneras-tu deuil sur Saul, vu que moi je l’ai rejeté pour qu’il ne soit pas roi sur Israël ? Remplis ta corne d’huile, et va : Je t’enverrai vers Isaï, le Bethléhémite ; car j’ai vu parmi ses fils un roi pour moi » 1 Samuel 16. 1.

L’ESPÉRANCE DU CHRÉTIEN AU MILIEU DE LA DÉCEPTION

Samuel avait oint Saül comme roi sur Israël et avait de grands espoirs qu’il serait employé par Dieu pour leur bénédiction. Cependant, ces espoirs furent déçus quand Samuel fut témoin de la désobéissance à Dieu de Saül, qui causa au prophète âgé un chagrin profond, parce qu’il ressentait le vide de la place que Saül avait occupée. Mais l’Éternel avait déjà trouvé celui qui était selon son cœur – David, le fils de Jessé – qui en ce temps-là était encore inconnu du peuple aussi bien que de Samuel. Il n’y a pas de vide devant le Seigneur. Il sait comment changer le deuil en joie et en allégresse en conduisant ceux qui pleurent vers son Oint (le Seigneur Jésus), par Lequel seul vient la bénédiction.

Si Samuel était déçu de la perte de ses grandes espérances pour Israël, combien la peine des disciples fut plus profonde quand ils furent témoins de la mort du Seigneur sur la croix comme un résultat honteux et la fin du ministère de leur Messie ! Ils avaient espéré qu’Il restaurerait le royaume à Israël. Mais alors le Seigneur ressuscité les rencontra alors qu’ils parlaient de cela, et leur ouvrit les Écritures. Il leur montra les gloires beaucoup plus hautes, et célestes, qui leur avaient été données par ses souffrances et sa résurrection d’entre les morts.

De nombreux croyants, aujourd’hui, sont attristés par le déclin extérieur, la condition de chute et de division de l’Église de Dieu. Le remède de Dieu pour ce pieux chagrin, c’est de porter leur regard sur le jour glorieux où Christ viendra les chercher loin de cette triste terre, vers la maison du Père. Là Il essuiera toute larme de leurs yeux, et les réconfortera d’une joie éternelle.

D’après the Lord is near avril 1978

« Je fus en esprit, dans la journée dominicale » Apocalypse 1. 10.

LE DIMANCHE, JOUR DE LA RÉSURRECTION DU SEIGNEUR

Le mot grec original pour le mot « dominical » traduit dans le passage de ce jour est « kuriakos ». On ne le trouve qu’une seule autre fois, en 1 Corinthiens 11. 20, où il se rapporte à la cène du Seigneur : « la cène dominicale – kuriakos »). Il signifie : Ce qui appartient au Seigneur. N’est-il pas significatif que le jour du Seigneur et la cène du Seigneur soient liés par l’idée de Lui appartenir ? C’était ce jour-là, le premier jour de la semaine, que le Seigneur ressuscita triomphalement d’entre les morts. Cela caractérisait un nouveau commencement – les choses vieilles étaient maintenant passées. Le sabbat ou septième jour était le jour où Dieu se reposa de toute son œuvre, aussi il était lié à cette création. Mais quand le péché est entré dans le monde, ce repos ne put plus être apprécié. Puis, dans la mort de Christ, l’histoire du premier homme, en même temps que la loi des ordonnances et le fait de garder des jours saints, se terminèrent.

Dans la mort et la résurrection de Christ, le fondement a été posé pour un nouvel ordre de choses. Christ est le Chef d’une création complètement nouvelle. Aussi, il était convenable que les premiers chrétiens se réunissent le jour de la résurrection (cf. Actes 20. 7) pour rompre le pain.

D’après the Lord is near avril 1978

« Je te dis que tu es Pierre ; et sur ce roc je bâtirai mon assemblée, et les portes du hadès ne prévaudront pas contre elle » Matthieu 16. 18.

LE SEIGNEUR JÉSUS, CHEF DE LA VÉRITABLE ÉGLISE

Ces paroles du Seigneur Jésus sont l’indication la plus précise de la venue de la véritable Assemblée ou Église de Dieu. C’était quelque chose encore à venir, comme l’indiquent les mots : « je bâtirai », et aussi quelque chose qui durerait. Un témoignage à cela serait toujours vu, aussi longtemps que l’Assemblée serait sur la terre.

Ce passage a deux groupes de termes importants que nous devons avoir clairement à l’esprit pour comprendre ce qu’est la vraie Église. C’est d’abord le jeu de mots sur le mot grec pour « pierre » ou « roc ». Le nom de Pierre, en grec, est « Petros », qui signifie une petite pierre – quelque chose de facile à déplacer. Mais « mon assemblée » sera construite sur une « petra » – un roc massif et inamovible, et comme nous le dit 1 Corinthiens 10. 4 : « le Rocher était le Christ ». C’est Lui, et non pas Pierre ou quelque groupe d’hommes faillibles, qui est le fondement de la vraie Église.

Ensuite, le mot grec « ecclesia » signifie appelés à sortir – c’est le mot que le Seigneur emploie pour définir cette Église ou Assemblée. Bien qu’employé aussi de manière non chrétienne, « ecclesia » est d’abord employé pour tous les croyants depuis la Pentecôte jusqu’à l’enlèvement, qui sont automatiquement membres de cette Église véritable. Il est aussi employé pour la représentation locale de la seule vraie Église – l’assemblée à Jérusalem, à Corinthe… Chaque assemblée locale se réunissait comme étant une partie du tout, et représentait ainsi le tout dans le groupe particulier considéré. Toutefois, « ecclesia » ne désigne jamais un bâtiment ou une dénomination, les deux emplois communs mais non scripturaires du mot église parmi des croyants aujourd’hui.

D’après the Lord is near avril 1978

« Il est temps que l’Éternel agisse : ils ont annulé ta loi » Psaume 119. 126.

LES TEMPS FIXÉS PAR DIEU

Dieu compte le temps et l’emploie à sa manière propre, qui est souvent différente de la nôtre. C’est pourquoi le Seigneur Jésus dit en Jean 7. 6 : « Mon temps n’est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt ». Mais au chapitre 17, quand la croix était devant Lui, Il dit à son Père : « Père, l’heure est venue ; glorifie ton Fils ». La croix qui, humainement parlant, signifiait honte et souffrance, était pour Lui le moment d’être élevé de la terre, et le déploiement de sa gloire la plus haute.

L’heure de l’homme est l’occasion qu’il a de montrer ce qu’il put faire sans Dieu. Il a fait de grandes inventions, de grands progrès, mais il n’a pas réussi à ôter la honte du péché et le fait qu’il est un esclave de Satan. La mort le tient encore captif, et il est encore aveugle envers Dieu. D’autre part, le temps de Dieu, c’est de montrer la justice divine aussi bien que la puissance divine. Cela, Il l’a fait par Christ, au cours de sa vie, et encore plus par sa mort et sa résurrection. Le jour de Christ viendra quand Il régnera en justice et que tous ses ennemis seront faits le marchepied de ses pieds.

Nous qui croyons en Lui aimons le jour de son apparition et l’attendons, même si nous attendons que l’enlèvement se produise avant. Pendant ce temps, nous voyons l’impiété s’accroître tout autour de nous, c’est pourquoi nous disons : Il est temps que Dieu agisse. L’homme s’est détourné de Lui, et il est contre Lui, « ils ont annulé ta loi ». Mais Dieu est patient, et le temps de l’Éternel est dû à sa patience. Mais il viendra bientôt. Le moment précis en a été fixé dans l’éternité passée.

D’après the Lord is near avril 1978

« Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever la pâte tout entière ? » 1 Corinthiens 5. 6.

IDENTIFIER LE LEVAIN DANS L’ASSEMBLÉE, ET S’EN PURIFIER

Le sens spirituel du levain, c’est le mal. La séparation quotidienne du mal, du levain, devient de plus en plus nécessaire, chez soi, au travail, partout où nous avons à faire avec les hommes. Il est particulièrement important de ressentir ce devoir en relation avec notre témoignage au Seigneur Jésus, individuel et en assemblée, parce qu’Il a été crucifié ici-bas dans ce monde, et que nous sommes laissés ici pour le proclamer au monde.

Il y a maintenant presque 200 ans, quelques frères se rassemblèrent pour prier et s’humilier d’avoir contribué à la négligence générale et à la ruine d’un témoignage clair à Christ.

Ils furent conduits à voir clairement que la maison de Dieu était en ruines. Ils s’humilièrent sous le poids de leur responsabilité, et sondèrent les Écritures pour trouver le chemin que le Seigneur avait montré pour une telle situation de déclin. Ce qu’ils trouvèrent, c’est que tout dépendait de la fidélité individuelle s’ils désiraient être des témoins dans les assemblées où ils se trouvaient, puisque le tout est composé d’individus.

Par la grâce de Dieu nous avons pu poursuivre dans le même sentier de foi. Souvenons-nous, toutefois, que le déclin a augmenté, et qu’un peu de levain fait encore lever la pâte tout entière. Nous disons souvent qu’il y a quelque bien dans telle ou telle activité chrétienne, et cela est certainement vrai. Mais nous devons nous demander si cette activité affaiblit en quelque manière le principe du levain qui se répand ? Prenons donc garde à ne tolérer aucun mal qui soit contraire à la Parole de Dieu – même s’il est religieux et fait avec de bonnes intentions. Si tout dépend de la fidélité personnelle de chaque croyant individuellement pour empêcher de fausses doctrines et autres mauvaises choses d’entrer parmi nous, nous avons chacun une grande responsabilité. Par exemple, si notre comportement, chez nous, est relâché – en tolérant des livres et des journaux malsains – l’état général de toute l’Église et de l’assemblée locale en souffrira (1 Cor. 12. 26).

D’après the Lord is near avril 1978

« Là où deux ou trois sont assemblés à mon nom, je suis là au milieu d’eux » Matthieu 18. 20.

LES CHRÉTIENS SE RASSEMBLENT AUTOUR DU SEIGNEUR

Dans ce passage nous avons pour la première fois une nouvelle promesse merveilleuse et un nouveau centre de rassemblement. Jusque-là, les Juifs s’étaient rencontrés avec seulement une série de lois à essayer de garder, et avec Dieu étant, au mieux, dans d’épaisses ténèbres et très lointain.

Maintenant, le Seigneur nous donne un nouveau centre de rassemblement, Lui-même, Dieu et Homme en une seule Personne bénie. Nous nous rassemblons à son nom – à tout ce que le nom merveilleux de Jésus signifie : l’Éternel-Sauveur. Le lieu n’a pas d’importance. La pensée, c’est que, où que ce soit – dans une salle, à la maison, sous une tente, dehors, dans une grotte – quand les croyants se rassemblent à son nom, Il est au milieu d’eux.

Le Seigneur Jésus ne dit pas que le Saint Esprit sera là. Cela est vrai puisque Dieu le Saint Esprit demeure en chaque croyant et aussi dans l’Assemblée collectivement, mais le Seigneur promet que Lui, personnellement, sera là. Il n’est pas là physiquement, de sorte que nous puissions Le voir, mais n’oublions jamais qu’Il est Dieu le Fils. Il n’est pas limité. Ainsi, en fait, il y a deux Personnes divines présentes (Fils et Saint Esprit) quand nous nous rassemblons au nom de notre Seigneur.

La traduction King James de la Bible traduit malheureusement le verset ci-dessus en mon nom au lieu de à mon nom. Tous les croyants disent qu’ils se rassemblent au nom de Christ : après tout, ils sont des chrétiens ! Ils ne se rassemblent pas au nom de Mahomet ou de Bouddha. Mais notre verset dit à son nom. Je ne me rassemble pas à quelque doctrine chrétienne, à quelques croyants vénérables des jours passés, ou à quelque méthode d’ordre dans l’Église : je dois me rassembler à son nom – au seul Centre de rassemblement pour tous les croyants.

D’après the Lord is near avril 1978

LE BON SAMARITAIN (2)

(Jésus) « répondit : - Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même… Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus : - Et qui est mon prochain ? Jésus reprit et dit : – Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho… » Luc 10. 27 à 29.

« Personne n’a un amour plus grand que celui-ci  : que quelqu’un laisse sa vie pour ses amis » Jean 15. 13.

Dans la parabole que le Seigneur Jésus exprime, le voyageur dépouillé et laissé à moitié mort sur le bord du chemin représente l’être humain tombé dans le mal et dans le désespoir, perdu et sans ressource. Les deux personnages religieux (un sacrificateur et un lévite) qui passent par ce chemin et qui l’évitent représentent l’inefficacité de l’aide de la religion. Par contre, le samaritain charitable, qui s’arrête et s’occupe efficacement du blessé, représente l’attention et les soins du Sauveur, de Jésus Lui-même, plein de compassion pour nous libérer de notre condition désespérée.

« Qui est mon prochain ? », avait demandé le docteur de la loi. Jésus, après avoir fait le récit de la parabole, lui répond par une autre question : « Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé entre les mains des brigands ? ». Le docteur de la loi ayant répondu : « C’est celui qui a usé de miséricorde envers lui », a donné lui-même la réponse à sa propre question !

Pour nous aussi, sur la base de ce récit, il ne serait pas difficile de répondre correctement à cette interrogation, et de comprendre qui est notre prochain. De plus, si nous considérons l’homme blessé, puis soigné par le Samaritain, nous n’avons pas de peine à imaginer qu’il ait ensuite beaucoup aimé cet homme qui avait été « son prochain ». Si nous nous identifions, comme pécheurs perdus, à cet homme qui gisait, blessé, sur le chemin, et que nous reconnaissons que le Seigneur Jésus, par sa mort et sa résurrection, est venu nous sauver de notre malheureuse situation, nous L’aimerons de tout notre cœur, Lui qui a été cet « unique prochain » dont nous avions besoin.

Lorsque nous aurons accepté son amour capable de soulager nos blessures intérieures, Il nous donnera la capacité d’être le prochain de ceux que nous rencontrerons, et de leur montrer, dans une faible mesure, le même amour dont Jésus nous a aimés et nous aimera toujours.

D’après « Il buon seme » mars 2026

LE BON BERGER

1. L’amour du bon berger

« Moi, je suis le bon berger : le bon berger laisse sa vie pour les brebis » Jean 10. 11.

Le Seigneur Jésus est le bon berger. Il a laissé sa vie pour sauver tous ceux qui croient en Lui.

C’est le prix élevé qu’Il a payé volontairement afin de sauver ceux qui croient en Lui. L’argent ou l’or ne suffisait pas pour cela. Seul le sang précieux de Christ pouvait payer notre dette devant Dieu.

Cela exprime aussi la grande estime qu’Il a pour tous ceux qui se confient en Lui. Parce qu’ils comptent beaucoup pour Lui, Il n’a pas considéré sa propre vie, mais Il s’est donné Lui-même pour eux.

C’est, en même temps, une preuve évidente de son amour pour eux. Il était prêt à se sacrifier pour eux afin de les délivrer du jugement divin et de les amener dans une relation bénie avec Lui-même.

Si vous n’appartenez pas encore au troupeau du bon berger, alors arrêtez-vous un moment et considérez Jésus Christ. Pensez au fait qu’Il a souffert et qu’Il est mort sur la croix pour vous aussi. Ouvrez-Lui votre cœur et acceptez-Le par la foi comme votre Sauveur personnel. Vous ne le regretterez jamais !

Si vous êtes déjà une brebis du bon berger, vous pouvez penser à Lui chaque jour avec une profonde gratitude, car Il a laissé sa vie pour vous. Encore et toujours, vous pouvez vous émerveiller chaque jour davantage de son amour divin qui l’a conduit à accomplir l’œuvre de la rédemption sur la croix. S’Il vous a tant aimé alors, vous pouvez être assuré que son amour n’a pas changé aujourd’hui.

2. Les soins du bon berger

« Moi, je suis le bon berger : je connais les miens, et je suis connu des miens » Jean 10. 14.

Tout comme le berger connaît ses propres brebis, ainsi le Seigneur Jésus maintient une relation personnelle avec les siens. Il les appelle à Le suivre et Il va devant elles afin de les conduire dans le chemin de la foi. Par la lecture de la Parole de Dieu, Il les instruit et fortifie leur foi. Ils peuvent Le prier à tout moment, et Lui apporter leurs joies et leurs chagrins. Parce qu’Il les aime, Il répond à leurs prières d’une manière qui leur est bénéfique.

Cette relation entre le bon Berger et ses brebis est mutuelle :

Le bon berger vous connaît ! Il connaît votre passé avec tous vos échecs ; néanmoins, Il vous aime. Il connaît aussi vos faiblesses. Lorsque vous êtes déprimé, Il le sait. C’est pourquoi, par sa Parole, Il peut vous redonner du courage au moment opportun. Il connaît vos circonstances familiales, vos problèmes au travail, votre état de santé. Il vous comprend lorsqu’on se moque de vous à cause de votre foi, quand vos amis vous abandonnent, quand vous pleurez la perte d’un être cher.

Vous pouvez connaître le bon berger ! En lisant la Bible, vous pouvez apprendre qui Il est. Les quatre évangiles vous montrent tout particulièrement comment Il agissait envers les gens, ce qu’Il leur disait et comment Il se comportait dans toutes les situations. Mais vous apprenez aussi à connaître le Seigneur Jésus dans la vie de tous les jours : de quelle manière Il vous vient en aide, comment Il écoute vos prières, et comment Il est avec vous dans toutes vos situations.

D’après « The Good Seed » – septembre 2025

LA GRÂCE DE DIEU ET DU SEIGNEUR JÉSUS

« La grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » (Jean 1. 17).

 => « De sa plénitude en effet, nous tous nous avons reçu et grâce sur grâce » (Jean 1. 16).


 => « La grâce de notre Seigneur a surabondé avec la foi et l’amour qui est dans le Christ Jésus » (1 Tim. 1. 14).

=> Mais Dieu est puissant pour faire abonder toute grâce envers vous, afin qu’ayant toujours, à tout point de vue, tout ce qui suffit… à cause de la surabondante grâce de Dieu qui repose sur vous » (2 Cor. 9. 8 et 14).

Je suis perclus de rhumatisme, je suis veuf/veuve depuis de nombreuses années, j’ai perdu un enfant, mon fils ne me parle plus, ma fille habite à l’autre bout du monde, ma petite-fille divorce et mon petit-fils touche à la drogue et à l’alcool, je ne sais pas s’ils sont sauvés, j’ai des difficultés pour me déplacer, ma vue est déficiente, je ne peux plus lire, mon ouïe baisse, j’ai une maladie incurable, j’ai dû quitter ma maison, la nourriture n’est pas bonne dans ma maison de retraite et il y a des lacunes dans les soins, je risque d’avoir bientôt des problèmes financiers, mon cœur a des ratés, je ne peux plus me rendre au culte et aux réunions chrétiennes, j’ai très peu de visite… et j’en passe ! Quelle vie de misères ; et pas de perspective heureuse à l’horizon !

Cher ami chrétien, ne te reconnais-tu pas dans certaines de ces circonstances ? N’es-tu pas parfois découragé voire désespéré de la vie que tu mènes, plutôt que tu subis ? Tu n’oses pas le dire tout haut mais tu te demandes quand même : « Dieu a-t-il oublié d’user de grâce ? A-t-il enfermé ses miséricordes dans la colère ? » (Ps. 77. 10) ; « Où sont, Seigneur, tes premières bontés, que tu as jurées à David dans ta fidélité ? » (Ps. 89. 50).

En effet, nous pouvons nous poser ces questions mais il est primordial d’y trouver des réponses, des REMÈDES ! Nous les trouverons dans la Parole de Dieu. Et pour cela, il faudra d’abord que nous nous élevions, que nous quittions en pensées nos circonstances actuelles terrestres pour rejoindre par l’esprit « notre cité… dans les cieux » (Phil. 3. 20), là où « Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés, alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ (vous êtes sauvés par [la] grâce, et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus, afin de montrer dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le Christ Jésus. Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » (Éph. 2. 4 à 9).

Cette grâce de Dieu concerne tout d’abord le salut qu’il nous a accordé, comme nous venons de le lire dans ces versets d’Éphésiens. Dans le chapitre 1, nous lisons aussi au verset 7 : « En lui nous avons la rédemption par son sang, le pardon des fautes selon les richesses de sa grâce, [grâce] qu’il a fait abonder envers nous en toute sagesse et intelligence » ;

– « là où le péché abondait, la grâce a surabondé » (Rom. 5. 20) ;

– étant « justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus » (Rom. 3. 24) ;

– « Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23) ;

– Dieu, « qui nous a sauvés et nous a appelés d’un saint appel, non selon nos œuvres, mais selon son propre dessein et sa propre grâce. Cette grâce nous a été donnée dans le Christ Jésus avant les temps des siècles (2 Tim. 1. 9) ;

– « afin que, ayant été justifiés par sa grâce, nous devenions héritiers selon l’espérance de la vie éternelle » (Tite 3. 7).

Bien-aimés, ne sommes-nous pas tellement occupés de nous-mêmes et de nos soucis terrestres que nous oublions cette grâce immense, imméritée, qui nous a sauvés de notre état de perdition devant Dieu et nous a arrachés à Satan et à l’enfer en nous donnant un avenir céleste, une espérance vivante ? (1 Pier. 1. 3)

Cette grâce ne nous a pas seulement sauvés d’une mort éternelle loin de Dieu en nous préservant de sa colère et en nous donnant la paix avec lui, elle nous a aussi donné la vie éternelle, elle nous a justifiés, elle a fait de nous des enfants, des héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ (Rom. 8. 17), nous avons été scellés du Saint Esprit (Éph. 1. 13), elle a fait de tous les croyants l’épouse de Christ, elle nous a donné un avenir merveilleux dans le ciel dans la présence du Seigneur, nous allons être glorifiés avec lui, etc. Et cette liste n’a pas de limites !

Cette grâce de Dieu, on pourrait dire ces innombrables grâces de Dieu, n’est pas que pour le futur, elle nous accompagne quotidiennement. J’ai écrit plus haut que nous devions d’abord nous élever un peu afin de considérer les immenses richesses de la grâce de Dieu dans les lieux célestes qui sont déjà les nôtres aujourd’hui. Rafraîchis et encouragés par les promesses divines, nous pouvons louer Dieu du sein même de nos épreuves d’ici-bas : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » (Éph. 1. 3). Paul nous parle de ces choses alors qu’il est en prison ! Il dit aussi : « J’estime, en effet, que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes [d’être comparées] avec la gloire à venir qui doit nous être révélée » (Rom. 8. 18). Un verset dont il faut s’imprégner à tout prix !

Ne restons pas à nous lamenter sur nos misères, mais pensons à notre héritage céleste et éternel. Pierre aussi parle des souffrances de cette terre, mais néanmoins il parle du Dieu de toute grâce : « Mais le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ Jésus, lorsque vous aurez souffert un peu de temps, lui-même vous rendra accomplis, vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement [inébranlable] » (1 Pier. 5. 10).

Paul loue à nouveau Dieu dans 2 Corinthiens 1. 3 : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console dans toute notre affliction, afin que nous soyons capables de consoler ceux qui sont affligés de quelque manière que ce soit, par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés par Dieu ». La manière dont nous supportons nos épreuves, mieux dit, dont nous vivons nos épreuves, est un exemple pour les autres, et peut être un témoignage percutant pour les non-croyants et un précieux encouragement pour nos frères et sœurs dans la foi et pour nos enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants qui nous visitent.

La Bible nous invite à nous nourrir de cette grâce et à nous fortifier en elle.

« Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce qui est dans le Christ Jésus (2 Tim. 2. 1). La grâce initiale, « de base », c’est celle qui a effacé nos péchés et qui nous a sauvé. Et de cette grâce-là découlent toutes les grâces dont nous sommes les objets déjà maintenant. Elles dépendent de la présence du Seigneur à nos côtés – « Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle » (Mat. 28. 20), et « séparés de moi, vous ne pouvez rien faire » (Jean 15. 5).

« Croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. À lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen » (2 Pier. 3. 18).

C’est dans la jouissance de sa présence et de sa communion que nous apprendrons à connaître la grâce variée de Dieu (1 Pier. 4. 10). Lisons la Bible et nous serons émerveillé : « Ils s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4. 22). Et dans la mesure où nous en jouirons, nous pourrons en être des administrateurs, des « fournisseurs », des « distributeurs », des « répandeurs » de cette grâce autour de nous. Nous avons donc à croître dans cette grâce, à toujours mieux la discerner dans nos circonstances, en rendant gloire à Dieu, et en ne cessant pas d’apprendre à mieux connaître le Sauveur.

La grâce de Dieu peut nous épargner des difficultés, nous guérir de maladies, répondre à nos souhaits – et combien de fois Dieu n’agit-il pas ainsi – mais là où elle est la plus précieuse, la plus appréciée, la plus bénéfique, n’est-ce pas au sein même de nos épreuves, lorsqu’au milieu de l’agitation, de la crainte, de l’incompréhension, de la souffrance, nous pouvons nous réfugier dans le sein de Jésus, sachant que nous sommes un disciple qu’il aime (Jean 13. 23) ; lorsqu’au milieu de la tempête et des flots en fureur nous entendons sa voix nous dire : « - Ayez bon courage ; c’est moi, n’ayez pas peur ! » (Mat. 14. 27) ; lorsque dans les soucis nous entendons au milieu de la nuit une voix nous dire : « Aie bon courage » ou « Ne crains pas » (Act. 23. 11 ; 27. 24) ?

Plutôt que de nous plaindre et de nous attarder sur nos malheurs – qui sont bien réels – allons vers le Seigneur et disons-lui nos peines en déchargeant sur lui tous nos fardeaux, laissons-le nous consoler, nous encourager, nous fortifier, nous guider, et reposons-nous dans son amour. C’est le meilleur médicament qui soit, le plus merveilleux baume existant. => « Il est bon que le cœur soit affermi par la grâce (Héb. 13. 9). Alors nous pourrons dire avec émotion et reconnaissance, en témoignant devant tous : « Le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié » (2 Tim. 4. 17) et approuver les trois versets du début du texte.

Dans toutes les circonstances par lesquelles nous passons, écoutons avec foi le Seigneur nous dire : « MA GRÂCE TE SUFFIT… » (2 Cor. 12. 9).

« Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin de recevoir miséricorde et de trouver grâce, pour [avoir du] secours au moment opportun » (Héb. 4. 16). Avoir du secours, c’est-à-dire rechercher la présence fortifiante du Seigneur, mais pas forcément pour voir l’obstacle disparaître ; au moment opportun, opportun d’après Lui et pas d’après nous !

« Veillant, de peur que quelqu’un ne manque de la grâce de Dieu ; de peur que quelque racine d’amertume, produisant des rejetons, ne [vous] trouble, et que par elle un grand nombre ne soient souillés » (Héb. 12. 15).

« Je vous ai écrit brièvement pour vous encourager et vous assurer que cette [grâce] dans laquelle vous êtes est la vraie grâce de Dieu » (1 Pier. 5. 12). Loué soit Dieu !

Recevez toute mon affection en Jésus, Marco Septembre 2026

BERACA 80 : LE ROI SALOMON

« (Salomon) Il fit un autel de bronze long de vingt coudées, et large de vingt coudées et haut de dix coudées » (2 Chron. 4. 1). Il y des différences et des ressemblances entre l’autel de bronze du désert et celui qui a été bâti dans le pays ; entre la cuve de bronze transportée et « la mer de fonte (bronze) » à Jérusalem qui, elle aussi, était une cuve.

La différence entre les deux autels : Celui du désert a des barres pour le transporter, celui qui fut bâti dans le pays reste stable au même endroit.Pour le désert, selon les dimensions données à Moïse, l’autel a cinq coudées de long, cinq coudées de large et trois coudées de haut (voir : Ex. 27. 1).

Ce qui a été montré à David et exécuté par Salomon multiplie la largeur et la longueur par quatre. Fait remarquable, la largeur et la longueur sont identiques à celles de l’oracle dans le temple. Cela nous montre que les gloires du lieu très-saint correspondent à la grandeur et à la perfection du sacrifice de Christ représenté par l’autel. Quant à la hauteur de l’oracle, elle est le double de celle de l’autel. Notre Seigneur Jésus Christ s’est abaissé Lui-même jusqu’à la mort de la croix, aussi « Dieu l’a élevé très haut » et « a fait et Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié » (Phil. 2. 9 ; Act. 2. 36).

Un cantique exprime cette pensée :

Si ton Dieu, juste et saint, à cette heure suprême,

se détourna de toi, le Fils de son amour,

Ton front, meurtri jadis, porte le diadème,

où resplendit sa gloire au céleste séjour.

Hymnes et Cantiques n°11 strophe 4

Leur ressemblance : Les deux autels sont de bronze. Nous savons que le bronze est un alliage de deux métaux qui, fondus ensemble, donnent un métal pouvant supporter une chaleur intense. En image, l’intensité du feu sur l’autel pour consumer les victimes nous montre quelles souffrances notre Seigneur a endurées. Lui, le saint et le juste, s’est chargé de nos péchés et fut abandonné de Dieu dans les ténèbres de Golgotha. Il s’est alors écrié « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mat. 27. 46).

La cuve de bronze, la mer de métal coulé et leurs dimensions : Pour « la cuve » nous ne trouvons pas de dimensions. Quant à la mer de métal coulé, elle « était de dix coudées d’un bord à l’autre bord, à pourtour circulaire, et haute de cinq coudées ; et un cordon de trente coudées l’entourait tout autour. Au-dessous d’elle, l’environnant tout autour, des bœufs étaient représentés, dix par coudée, entourant la mer tout autour, deux rangs de bœufs coulés en une seule pièce avec elle. Elle était posée sur douze bœufs, trois tournés vers le nord, trois tournés vers l’ouest, trois tournés vers le sud et trois tournés vers l’est ; la mer était sur eux, par-dessus ; et toute la partie arrière de leur corps était vers l’intérieur. Son épaisseur était d’une paume, et son bord était travaillé comme le bord d’une coupe, en fleurs de lis : elle pouvait contenir trois mille baths. Il fit aussi dix cuves, et en plaça cinq à droite et cinq à gauche, pour laver : … on y lavait ce qu’on préparait pour l’holocauste, tandis que la mer était pour les sacrificateurs, pour s’y laver » (2 Chron. 4. 2 à 6 ; 1 Rois 7. 23).

Leur ressemblance : La cuve de bronze fut placée par Moïse « entre la tente d’assignation et l’autel, il y mit de l’eau pour se laver » (Ex. 38. 8 et 40). La mer de fonte « était pour les sacrificateurs, pour s’y laver ». Elle fut posée, elle aussi, entre l’autel et « la maison », c’est-à-dire le temple. Toutes deux étaient remplies d’eau. Leur importance était capitale en ce que les sacrificateurs devaient s’y laver. Premièrement, il fallait passer devant l’autel où étaient offerts l’holocauste et la graisse des sacrifices pour les péchés. Tous ceux qui sont devenus enfants de Dieu, dès la glorification du Seigneur Jésus et la descente du Saint Esprit, sont au bénéfice du sang de la nouvelle alliance, « versé pour un grand nombre en rémission de péchés » (Mat. 26. 28). Le premier mouvement relatif à la nouvelle naissance est de se reconnaître pécheur et d’accepter que Christ soit mort pour nos péchés, Lui, « le Juste pour des injustes » (1 Pier. 3. 18).

« Celui qui nous aime, … nous a faits un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père » (Apoc. 1. 6). Pour assumer le service de sacrificateur et d’adorateur, il est impératif de passer à la cuve, qui parle du « lavage d’eau par la Parole » (Éph. 5. 26). Avant d’instituer la cène, notre Seigneur s’est ceint d’un linge et a lavé les pieds de ses disciples. À Pierre récalcitrant, il dit : « Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi » (Jean 13. 8). La communion avec le Seigneur ne peut être entretenue que par l’efficace de sa Parole lue et méditée sous l’action du Saint Esprit. La participation à la table du Seigneur nécessite de s’être examiné à la lumière de la Parole de Dieu (1 Cor. 11. 28).

Les douze bœufs sur lesquels était posée « la mer » symbolisent la fermeté et la patience de Dieu dans ses voies ; le bœuf est l’un des quatre animaux qui forment les attributs du trône gouvernemental et judiciaire de Dieu (Apoc. 4. 7). Le lion représente la force et la puissance ; le veau (bœuf), la fermeté, la patience ; la face d’un homme, l’intelligence, et l’aigle volant, la rapidité. Les bœufs regardaient dans les quatre directions. Rien n’échappera au jugement de Dieu et, « s’il est patient…, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pier. 3. 9), le jour vient en lequel « il doit juger en justice la terre habitée, par l’Homme qu’il a destiné à cela, ce dont il a donné une preuve certaine à tous, en le ressuscitant d’entre les morts » (Act. 17. 31).

Nous pouvons aussi y voir la fermeté que nous avons à exercer, dans toutes les directions, pour résister aux influences de ce monde et préserver la pureté de notre marche. Le psalmiste a écrit : « Je laverai mes mains dans l’innocence, et je ferai le tour de ton autel, ô Éternel ! Pour entonner la louange, et pour raconter toutes tes merveilles » (Ps. 26. 6 et 7) ; et l’apôtre inspiré : « Bien-aimés, purifions-nous nous-mêmes de toute souillure de chair et d’esprit, achevant la sainteté dans la crainte de Dieu » (2 Cor. 7. 1). Dans le ciel, il n’y aura plus besoin d’une cuve ou d’une mer pour s’y laver, car devant le trône, il y aura « comme une mer de verre, semblable à du cristal », image d’une stabilité parfaite. Et là, ceux qui auront « remporté la victoire sur la Bête, sur son image et sur le nombre de son nom. Ils [se tiendront] debout sur la mer de verre, avec des harpes de Dieu » (Apoc. 4. 6 ; 5. 8 et 9 ; 15. 2). Le service de la louange sera parfait.

CROIRE POUR COMPRENDRE

« Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu, de sorte que ce qui se voit n’a pas été fait à partir de choses qui paraissent » Hébreux 11. 3.

« Ainsi la foi [vient] de ce qu’on entend – et ce qu’on entend par la parole de Dieu » Romains 10. 17.

Depuis le 18ème siècle, la raison et la preuve par la démonstration scientifique sont considérées comme la base indispensable de toute connaissance. Nous sommes enclins à croire à ce que nous avons compris et à ce qui peut être prouvé ou attesté par un témoignage fiable, et à nous méfier de l’inexplicable.

Le croyant, instruit par la Bible, peut dire avec confiance : « Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu ». Les hommes ne peuvent comprendre que les choses qui appartiennent à leur domaine. Seul Dieu fait des choses que la raison estime impossibles, mais que la foi saisit et accepte comme la réalité. Les choses qui sont impossibles pour les êtres humains sont possibles à Dieu (Luc 18. 27) et sont aussi possibles pour la foi, parce que la Parole de Dieu déclare : « Tout est possible à celui qui croit » (Marc 9. 23).

Saint Augustin (354-430) ne mettait pas en opposition la raison et la foi, mais il expliquait : La compréhension est la récompense de la foi. Ne cherchez donc pas à comprendre pour croire, parce que si vous ne croyez pas, vous ne comprendrez pas.

Dieu a donné la foi comme moyen permettant d’accéder au salut. Pour comprendre comment Dieu a concilié son amour envers nous avec sa justice et sa sainteté, nous devons commencer par reconnaître notre état d’hommes pécheurs devant Lui, et accepter par la foi l’unique moyen de salut : Jésus, le Sauveur. Alors Dieu ouvrira nos yeux et nos cœurs, et nous pourrons comprendre le plan merveilleux de Dieu pour nous.

D’après « Il buon seme » octobre 2025

BIEN COMPRENDRE CE QUE DIEU DIT

1. Un sens profond

Jésus dit : « Les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et sont vie » Jean 6. 63.

« L’homme naturel ne reçoit pas les choses qui sont de l’Esprit de Dieu, car pour lui elles sont folie » 1 Corinthiens 2. 14.

Les paroles de Jésus avaient une signification spirituelle ; elles étaient un message de vie pour ceux qui les écoutaient. Toutefois, ses auditeurs avaient du mal à détourner leurs pensées des besoins matériels, plus immédiats, et souvent ils ne les comprenaient pas.

Alors Jésus, bien souvent, saisit l’occasion de leur faire comprendre le sens profond de ces paroles.

Un jour Il met en garde ses disciples contre le « levain » des pharisiens, hommes religieux de son temps (Mat. 16. 5 à 12). Les disciples pensent qu’Il s’agit d’un reproche parce qu’ils ont oublié d’acheter du pain. Le levain, ajouté à la pâte, la fait lever. Le Seigneur fait allusion à l’orgueil de ces hommes religieux, qui les empêche de venir écouter l’humble Jésus de Nazareth et de comprendre ses paroles de grâce !

Une autre fois, près d’un puits, Jésus rencontre une femme dont le cœur est vide et aride ; Il lui promet une eau qui désaltère vraiment. La femme pense à l’eau du puits, mais Jésus veut lui donner beaucoup plus. Il lui révèle qu’Il est le Messie : si elle écoute, ses paroles seront comme une eau qui calmera sa soif spirituelle. « Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif, à jamais  ; mais l’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » (Jean 4. 14).

Quand Jésus se présente comme le pain vivant descendu du ciel, ses auditeurs pensent à la « manne » qui était descendue du ciel quand le peuple traversait le désert. Jésus leur dit : « Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » (Jean 6. 35).

2 Un sens figuré

« [Comme] les cieux sont élevés au-dessus de la terre, ainsi mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées » Ésaïe 55. 9.

Jésus dit : « Vous êtes d’en bas  ; moi, je suis d’en haut » Jean 8. 23.

Les paroles de Jésus avaient souvent un sens figuré ; seuls ceux qui avaient foi en Lui les comprenaient.

Jésus dit : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai » Ceux qui l’écoutent pensent qu’Il parle du temple de Jérusalem. « Mais lui parlait du temple de son corps », dans lequel Dieu habitait (Jean 2. 19 et 21 ; Col. 2. 9). Lors du procès, ils déforment ses paroles, comme s’Il avait dit : Je peux détruire ce temple ; alors qu’Il avait dit : « Détruisez ce temple ». Ces paroles de Jésus s’accomplissent lorsqu’Il est mis à mort et qu’Il ressuscite trois jours plus tard.

Jésus dit à Nicodème : « Si quelqu’un n’est pas né de nouveau, il ne peut pas voir le royaume de Dieu ». Nicodème est surpris : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? ». Mais Jésus parlait de la vie nouvelle, transmise par l’Esprit Saint à quiconque croit en Lui (Jean 3. 3 à 36).

Jésus annonce à ses disciples que Lazare s’est « endormi ». Ils pensent au sommeil et en déduisent qu’il est guéri. Au contraire, Jésus parlait de la mort physique, la comparant au sommeil. Peu après, Il ressuscite Lazare (Jean 11).

Ces exemples doivent nous rendre attentifs à la façon dont nous lisons la Bible. Lisons-la attentivement, sans y mêler nos pensées personnelles, parce que nous risquerions de mal l’interpréter. S’il y a quelque chose que nous ne comprenons pas, prions, lisons-la en groupe, et Dieu nous éclairera. Et, surtout, croyons simplement ce qui est écrit dans la Parole de Dieu.

D’après « Il buon seme » octobre 2025

PROSPÉRITÉ DE L’ÂME ET DU CORPS

« Bien-aimé, je souhaite qu’à tous égards tu prospères et que tu sois en bonne santé, comme ton âme prospère » 3 Jean 2.

L’apôtre Jean exprime ce souhait à Gaïus, un chrétien fidèle. Pour lui, le bien-être et la santé physique de Gaïus étaient tout aussi importants que son état intérieur. Que pouvons-nous remarquer au sujet de la relation entre le bien-être intérieur et extérieur d’un chrétien ?

Premièrement, ceux qui ont accepté Christ comme Sauveur et Lui ont soumis leurs vies, peuvent compter sur les bénédictions de Dieu pendant le voyage de la vie. Cependant, cela ne veut pas dire qu’un chrétien connaisse toujours la prospérité et une bonne santé physique.

Deuxièmement, nous ne devrions jamais tomber dans le même piège mental que celui dans lequel les amis de Job étaient tombés. Ils estimaient que les souffrances de Job étaient dues à une punition de la part de Dieu. Mais, par ce jugement hâtif, ils se trompaient complètement car, à la fin, il devint clair que Dieu n’était pas en colère contre Job, mais contre ses amis ! C’est pourquoi, craignons de faire des erreurs de jugement lorsque nous constatons épreuves et maladies dans la vie des croyants.

Troisièmement, le contentement, pour le chrétien, ne dépend pas seulement de ses revenus et de ses possessions, mais avant tout de la communion avec son Dieu et de l’assurance que rien ne le séparera de l’amour de Dieu (Rom. 8. 38 et 39). L’apôtre Paul nous donne un bon exemple de ce contentement lorsqu’il écrit aux Philippiens : « J’ai amplement de tout et je suis dans l’abondance ; je suis comblé » (Phil. 4. 18). Il ne prononce pas ces mots depuis une luxueuse demeure ou depuis un lieu de vacances, mais depuis sa prison de Rome ! Le vrai « trésor » des rachetés, et par conséquent leur avenir, se trouve dans les cieux, où il est gardé en toute sécurité.

Quatrièmement, Dieu ne laissera jamais le croyant sans aide, en quelque situation que ce soit : « Mais le salut des justes vient de l’Éternel ; il est leur force au temps de la détresse, et l’Éternel les aidera et les délivrera… car ils se sont confiés en lui » Ps. 37. 39 et 40.

D’après « The Good Seed » – septembre 2025