DEUX CARACTÉRISTIQUES DE L’APÔTRE PAUL

« Cette nuit m’est apparu un ange du Dieu à qui j’appartiens et que je sers, et il m’a dit : Ne crains pas, Paul » Actes 27. 23 et 24.

Lors de son voyage mouvementé vers l’Italie, Paul raconte à ses compagnons de voyage comment un ange l’a encouragé. Ce faisant, il mentionne deux caractéristiques de sa relation de foi avec le Dieu vivant :

1. Il appartenait à Dieu. Paul savait qu’il avait été acheté par le sang précieux du Sauveur. Jésus Christ l’avait racheté et amené à Dieu. Il était désormais la propriété assurée et permanente de Dieu. Quoi que les hommes lui fassent, personne ne pouvait l’arracher de la main du Père et du Fils.

Cette caractéristique s’applique à tous ceux qui croient au Seigneur Jésus. Ils sont la propriété pleine et entière du Dieu vivant. Cela ne dépend pas de leur comportement, mais c’est le résultat éternel de l’œuvre que le Sauveur a accomplie pour eux sur la croix.

2. Il servait Dieu. Depuis sa conversion, Paul ne poursuivait plus ses propres objectifs. Il ne s’était pas mis au service de la société, en engageant toutes ses forces dans des projets politiques ou sociaux. Il voulait obéir à son Seigneur qui l’avait racheté, et Le servir. Cela, c’était désormais sa devise dans la vie.

Cela devrait caractériser tous les rachetés. Ils ont été sauvés afin de ne plus vivre pour eux-mêmes, mais pour se rendre disponibles pour Dieu et le servir.

Cela n’est pas une contrainte, mais découle d’une décision du cœur.

D’après « The Good Seed » – août 2025

LES INCENDIES : ACTUALITÉ BRÛLANTE

Chers frères et sœurs en Christ,

Lorsqu’on lit la presse, qu’on écoute la radio, qu’on regarde la télévision, nous sommes impressionnés par les incendies en France, en Espagne et dans bien d’autres pays. Malgré le matériel utilisé et les nombreux véhicules déployés, malgré les milliers de pompiers, de gendarmes, de militaires et toutes les aides apportées par les habitants et les nombreux bénévoles, les hommes se sentent dépourvus devant l’ampleur des incendies, devant la violence et la rapidité des feux, et devant les « caprices » du vent. Le constat est sans appel : incontrôlable, ingérable !

L’homme a rejeté Dieu et veut se débrouiller sans lui. Son intelligence – donnée par Dieu – lui permet de faire d’énormes progrès dans la science, dans les connaissances de toute sorte, et il s’en glorifie. Mais Dieu se permet de lui rappeler que c’est Lui, le maître, et par les éléments de la nature, la pluie, la neige, les orages, les tempêtes, la sécheresse, etc., il intervient pour lui parler.

Il l’a déjà fait dans le passé et c’est ce que nous lisons dans la Bible. C’est en jugement qu’il est intervenu pour détruire les villes de Sodome et de Gomorrhe. Nous lisons ce récit en Genèse 18 et 19. Dieu va juger la ville, mais il veut épargner Lot et sa famille. « Comme l’aube du jour se levait, les anges pressèrent Lot, disant :

-  Lève-toi, prends ta femme et tes deux filles qui se trouvent ici, de peur que tu ne périsses dans l’iniquité de la ville.

Comme il tardait, les hommes saisirent sa main, la main de sa femme et la main de ses deux filles, l’Éternel ayant pitié de lui. Ils le firent sortir, et le laissèrent hors de la ville » (v. 15 et 16). Ensuite, il dit : « –  Sauve-toi, pour ta vie  ! ne regarde pas derrière toi et ne t’arrête pas dans toute la plaine  ; sauve-toi…

L’Éternel fit pleuvoir des cieux sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu, de la part de l’Éternel. Il détruisit ces villes, toute la plaine, tous les habitants des villes et les plantes de la terre. La femme de Lot regarda en arrière et elle devint une statue de sel.

Abraham… regarda du côté de Sodome et de Gomorrhe, et du côté de tout le pays de la plaine, et il vit la fumée de la terre qui montait comme la fumée d’une fournaise » (v. 17 à 28).

L’endroit que Lot avait choisi pour y vivre était intéressant : « Lot leva les yeux et vit toute la plaine du Jourdain, qui était arrosée partout ». Mais il ne s’était pas soucié du fait que « les hommes de Sodome étaient méchants et grands pécheurs devant l’Éternel » (Gen. 13. 10 à 13). Ce récit est rappelé comme avertissement en Luc 17. 29 à 32, ainsi que le déluge du temps de Noé, deux fléaux toujours menaçants actuellement, les incendies et les inondations : souvenez-vous de la femme de Lot.

L’Éternel a également utilisé le feu pour parler au cœur et à la conscience du pharaon qui ne voulait pas laisser aller le peuple dans le désert offrir des sacrifices à Dieu, mais celui-ci a préféré endurcir son cœur.

« Moïse étendit son bâton vers les cieux : l’Éternel envoya des tonnerres et de la grêle, et le feu se promenait sur la terre. L’Éternel fit pleuvoir de la grêle sur le pays d’Égypte. Il y eut de la grêle, et du feu mêlé à la grêle, [qui était] très grosse, telle qu’il n’y en a pas eu dans tout le pays d’Égypte depuis qu’il est devenu une nation » (Ex. 9. 23 et 24).

Lisons aussi Nombres 11. 1 à 3 : « Comme le peuple se plaignait, cela fut mauvais aux oreilles de l’Éternel. Quand l’Éternel l’entendit, sa colère s’embrasa, et le feu de l’Éternel brûla parmi eux et dévora l’extrémité du camp. Le peuple cria à Moïse  ; Moïse pria l’Éternel, et le feu s’éteignit. On appela ce lieu du nom de Tabhéra (= incendie), parce que le feu de l’Éternel avait brûlé parmi eux ». Cette fois-ci, il s’agit d’un jugement du peuple de Dieu.

Autre circonstance, la rébellion de Coré dans Nombres 16. « Coré… avec Dathan et Abiram… et On… se levèrent devant Moïse, avec 250 hommes des fils d’Israël, princes de l’assemblée, [hommes] appelés au conseil, des hommes de renom » (v. 1 et 2). Le jugement de Dieu tombe : « le sol qui était sous eux se fendit. La terre ouvrit sa bouche et les engloutit, [eux] et leurs familles, et tous les hommes qui étaient à Coré, avec tous leurs biens » (v. 31 et 32) suivi du châtiment des 250 princes : « Un feu aussi sortit, venant de l’Éternel, et il consuma les 250 hommes qui présentaient l’encens » (v. 35).

Nous constatons donc que dans l’Ancien Testament Dieu juge les hommes, incroyants ou pas, par le feu. Mais nous ne pouvons pas dire que les incendies, les inondations, la grêle, les glissements de terrains, les éruptions volcaniques, les sécheresses, toutes les catastrophes naturelles, par lesquelles nous passons maintenant, aussi terribles soient-elles, sont des punitions, des jugements de Dieu. Nous sommes encore dans la période de la grâce et notre Dieu sauveur, « veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (1 Tim. 2. 3 et 4). D’ailleurs dans les incendies actuels, très peu de morts, et en outre, aussi bien les croyants que les non-croyants subissent ces épreuves.

L’homme est d’ailleurs responsable lui-même dans bien des cas : négligences (cigarettes, barbecues, débroussaillement non effectué… ), pyromanes, habitations construites là où il ne fallait pas, etc. Que disait la loi ? « Si le feu sort et trouve des épines, et qu’un tas de gerbes, ou du blé sur pied, ou le champ, soit consumé, celui qui aura allumé l’incendie fera pleine compensation » (Ex. 22. 5).

Dieu désire réveiller les hommes, les faire réfléchir sur leur sort présent et éternel. Peut-être quand on a tout perdu matériellement, qu’on a côtoyé la mort de près, qu’on a été confronté à des choses dures, est-on plus apte à réfléchir sur le but de notre vie, sur notre avenir ! Nous avons sans doute un rôle à jouer vis-à-vis de notre entourage : « Mais vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, priant par le Saint Esprit, conservez-vous dans l’amour de Dieu, attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle. Ceux qui contestent, reprenez-les  ; les autres, sauvez-les avec crainte, les arrachant hors du feu, haïssant même le vêtement souillé par la chair » (Jude 20 à 23).

Aussi terribles que soient ces incendies, ils ne sont en rien comparables avec ce qu’il adviendra sur la terre après l’enlèvement de l’Église, pendant les grandes tribulations ; des journalistes ont qualifié les incendies en Gironde et dans les Landes, d’apocalyptiques, mais on est très loin de l’intensité des catastrophes naturelles et surnaturelles dont parle l’Apocalypse !

Rappelons-nous d’ailleurs que l’enfer est décrit comme un étang de feu (Apoc. 19. 20 ; 20. 10,14 et15), là… où le feu ne s’éteint pas (Marc 9. 44, 46 et 48), comme la fournaise de feu : là seront les pleurs et les grincements de dents (Mat. 13. 42), le feu éternel (Mat. 25. 41), l’étang brûlant de feu et de soufre (Apoc. 21. 8).

Je pense aux chrétiens qui sont concernés de près par ces incendies (ou par des inondations), en n’oubliant pas que nous pourrions tous un jour être confrontés à des situations similaires. Pour eux, pour nous, ces versets d’Ésaïe 43 : Mais ainsi dit l’Éternel… : « Ne crains pas, car je t’ai racheté  ; je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi. Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi, et par les rivières, elles ne te submergeront pas  ; quand tu marcheras dans le feu, tu ne seras pas brûlé, et la flamme ne te consumera pas. Car moi, je suis l’Éternel, ton Dieu… ton sauveur… Ne crains pas, car je suis avec toi (v. 1 à 5).

N’avons-nous pas comme illustration l’histoire des trois amis de Daniel ? Le roi Nebucadnetsar veut qu’ils se prosternent devant sa statue. « Shadrac, Méshac et Abed-Nego répondirent et dirent… notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise de feu ardent, et il [nous] délivrera de ta main, ô roi ! Et sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as dressée » (ch. 3. 16 à 18). Le roi est furieux et « commanda de chauffer la fournaise sept fois plus qu’on n’avait l’habitude de la chauffer…  Alors ces hommes furent liés dans leurs caleçons, leurs tuniques, et leurs manteaux et leurs vêtements, et jetés au milieu de la fournaise de feu ardent » (v. 19 à 21). Un peu plus tard, le roi s’exclame : « - Voici, je vois quatre hommes déliés, se promenant au milieu du feu, et ils n’ont aucun mal  ; et l’aspect du quatrième est semblable à un fils de Dieu… Et les satrapes, les préfets, les gouverneurs, et les conseillers du roi, qui étaient assemblés, virent ces hommes sur le corps desquels le feu n’avait eu aucune puissance : les cheveux de leur tête n’avaient pas été brûlés, et leurs caleçons n’avaient pas changé, et l’odeur du feu n’avait pas passé sur eux » (v. 25 à 27). Nous connaissons ce récit depuis notre plus tendre enfance ; gardons ou retrouvons notre foi enfantine pour toujours croire dans les miracles de Dieu ! Cette même foi par laquelle des croyants « fermèrent la gueule des lions, éteignirent la force du feu, échappèrent au tranchant de l’épée, de faibles qu’ils étaient furent rendus forts, devinrent vaillants au combat, repoussèrent des armées étrangères » (Héb. 11. 33 et 34).

Mais parfois il est utile, voire nécessaire pour un croyant de passer par le feu de l’épreuve. 1 Pierre 1. 6 et 7 nous dit : « tout en étant affligés maintenant pour un peu de temps par diverses épreuves, si cela est nécessaire, afin que la mise à l’épreuve de votre foi – bien plus précieuse que celle de l’or qui périt et qui pourtant est éprouvé par le feu – se trouve [être un sujet] de louange, de gloire et d’honneur, dans la révélation de Jésus Christ ».

Le feu révèlera, lors du tribunal de Christ, ce qui, dans notre vie, aura vraiment compté pour Dieu ; tout le reste n’aura aucune valeur ! « Car personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, qui est Jésus Christ. Si quelqu’un édifie sur ce fondement de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’ouvrage de chacun sera mis en évidence, car le jour le fera connaître parce qu’il est révélé en feu ; et ce qu’est l’ouvrage de chacun, le feu l’éprouvera. Si l’ouvrage que quelqu’un aura édifié dessus demeure, il recevra une récompense  ; si l’ouvrage de quelqu’un vient à être consumé, il en éprouvera une perte, mais lui-même sera sauvé, toutefois comme à travers le feu » (1 Cor. 3. 11 à 15).

Que nous puissions toujours mieux servir le Seigneur et nous préparer des récompenses pour le ciel ! « Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon ce que sera son œuvre » (Apoc. 22. 12).

Les incendies de forêt doivent aussi nous faire penser à ce qui est dit dans l’épître de Jacques au chapitre 3 concernant notre langue, nos paroles !

« Si quelqu’un ne faillit pas en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir aussi tout le corps en bride. Si nous mettons le mors dans la bouche des chevaux pour qu’ils nous obéissent, nous dirigeons aussi leur corps tout entier. Voyez encore les navires  : si grands qu’ils soient, et poussés par des vents violents, ils sont dirigés par un très petit gouvernail, au gré du pilote.

De même aussi la langue est un petit membre et elle se vante de grandes choses. Voyez comme un petit feu peut embraser une grande forêt  ! Et la langue est un feu. La langue, un monde d’iniquité, est installée parmi nos membres  ; c’est elle qui souille le corps tout entier et enflamme le cours de la nature, et elle est enflammée par la géhenne (lieu des tourments infernaux ; comparer l’étang de feu (Apoc. 20. 10 et 14). Car toute espèce de bêtes sauvages et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins se dompte et a été domptée par l’espèce humaine  ; mais la langue, aucun homme ne peut la dompter  : c’est un mal désordonné, plein d’un venin mortel. Par elle nous bénissons le Seigneur et Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à la ressemblance de Dieu  ; de la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Mes frères, il ne devrait pas en être ainsi. Une fontaine fait-elle jaillir par la même ouverture le doux et l’amer  ? Mes frères, un figuier peut-il produire des olives, ou une vigne des figues  ? De l’eau salée ne peut pas non plus donner de l’eau douce » (v. 2 à 12).

Bien-aimés, c’est un fameux avertissement pour nous. Relisons les paroles : « Voyez comme un petit feu peut embraser une grande forêt  ! Et la langue est un feu » (v. 5 et 6). En voyant les images des incendies, pensons à ce que nous pouvons faire comme dégâts avec nos paroles : en rapportant des choses – mêmes vraies – qu’il vaudrait mieux taire, en colportant des « bruits », en disant du mal d’autrui, en supposant le mal, en critiquant, en disant des paroles qui découragent, qui blessent, en rabaissant des personnes, en les insultants, etc. Les paroles dites, même si nous les regrettons, nous ne pouvons plus les arrêter ! et elles peuvent faire énormément de tort à autrui, à la famille, aux amis, à l’assemblée, à notre témoignage chrétien, donc à Dieu !

« L’homme de Bélial creuse, [à la recherche] du mal, et sur ses lèvres il y a comme un feu brûlant » (Prov. 16. 27). « Faute de bois, le feu s’éteint  ; et, quand il n’y a plus de rapporteurs, la querelle s’apaise » (Prov. 26. 20).

J’aimerais encore mentionner quelques versets importants :

« Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force  ; revêtez-vous de l’armure complète de Dieu, pour pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable…  Par-dessus tout cela, prenez le bouclier de la foi grâce auquel vous pourrez éteindre toutes les flèches enflammées (ou brûlantes) du méchant » (lire Éph. 6. 10 à 16). La foi nous est nécessaire pour ne pas succomber sous les flèches enflammées que l’ennemi de nos âmes nous décoche.

« Ma parole n’est-elle pas comme un feu, dit l’Éternel, et comme un marteau qui brise le roc  ? » (Jér. 23. 29). Un feu qui atteint l’âme au plus profond et qui purifie.

« Ils dirent entre eux : –  Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin, et qu’il nous ouvrait les Écritures  ? » (Luc 24. 32).

Tout mon cœur s’enflamme

Lorsque je te vois,

Des yeux de mon âme,

Ô grand Roi des rois !

(Hymnes et Cantiques n°93 strophe 1)

Dans mon âme un beau soleil brille ;

Son rayon doux et joyeux

Répand un éclat qui scintille ;

C’est la présence de Dieu.

Oh ! quel beau soleil dans mon âme !

Il éclaire, illumine tout.

À ses rayons mon cœur s’enflamme

Et je vais chantant partout.

(Ailes de la foi n° 644)

Que ton divin amour

Remplisse notre âme !

Qu’en nos cœurs, nuit et jour,

En brûle la flamme !

(Hymnes et Cantiques n°68)

Mais Seigneur ! quand je pense à toi,

À ta parfaite grâce,

Mon cœur brûle au-dedans de moi

De te voir face à face (bis)

(Hymnes et Cantiques n°96)

Prions pour ceux qui souffrent des incendies, d’une manière ou d’une autre, et supplions pour que ces circonstances amènent des âmes au salut.

Salutations affectueuses, Marco. Août 2026

BERACA 78 : LE ROI SALOMON

Salomon a conscience de la position dans laquelle le Dieu d’Israël l’a placé, et de la grande responsabilité qui repose sur ses épaules. Il a demandé à l’Éternel la sagesse et la connaissance, pour sortir et entrer devant le peuple ; « car qui jugera ton peuple qui est si grand ? » (2 Chron. 1. 10). Il se souvient aussi des paroles de son père David lorsque, au terme de sa vie, il s’adressait à l’Éternel devant tout le peuple par ces mots : « Et qui suis-je, et qui est mon peuple, que nous ayons le pouvoir d’offrir ainsi volontairement ? car tout vient de toi ; et ce qui vient de ta main, nous te le donnons » (1 Chron. 29. 14). Dans la lettre qu’il fait parvenir à Hiram, Salomon emploie les mêmes expressions qui furent dans la bouche de son père : « La maison que je bâtis sera grande, car notre Dieu est grand au-dessus de tous les dieux. Qui a le pouvoir de lui bâtir une maison car les cieux, et les cieux des cieux, ne peuvent le contenir ? Et qui suis-je, moi, pour lui bâtir une maison ? » (2 Chron. 2. 5 et 6).

Ce sont les deux seules fois que nous retrouvons ce « qui suis-je » dans les Écritures. Oui, qui sommes-nous, comparés à notre Dieu éternel, créateur et rédempteur ? Des vermisseaux ! comme il est dit de Jacob : « Ne crains pas, toi Jacob, vermisseau ! et vous, hommes d’Israël ! Moi je t’aiderai – dit l’Éternel – [moi] ton rédempteur, le Saint d’Israël » (És. 41. 14). Tout est grâce ! Si nous ne sommes rien par naissance, nous sommes tout par la nouvelle naissance, en vertu de la grâce de Dieu : « Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés » (Rom. 8. 30). Le fait que Salomon emploie les mêmes termes que son père nous montre combien l’exemple d’un père a d’impact sur son ou ses fils. Il en est de même pour les mères ; nous en retrouvons plusieurs exemples, positifs mais aussi négatifs, dans la Parole de Dieu : Ayons cela à cœur !

Précédemment, nous avons vu tout le travail, pendant sept ans, pour la construction du temple : La carrière où sont préparées les pierres, transportées une à une à l’édifice, préfigurant la maison de Dieu qui est l’Église, bâtie par notre Seigneur pour « être une habitation de Dieu par l’Esprit » (Éph. 2. 22). Jésus a aussi parlé du temple comme étant sa propre personne : « Détruisez ce temple, dit-il, et en trois jours je le relèverai ». Il était ici-bas le temple dans lequel le Père demeurait (Jean 14. 10). Si les hommes ont voulu Le détruire, le troisième jour, Il s’est relevé de Lui-même, « d’entre les morts » (Jean 10. 18). L’apôtre Pierre présente le Seigneur aux Juifs en proclamant que Dieu L’a ressuscité, « ayant délié les douleurs de la mort, puisqu’il n’était pas possible qu’il soit retenu par elle. Car David dit de lui : « … tu ne laisseras pas mon âme en hadès, et tu ne permettras pas que ton saint voie la corruption » (Act. 2. 24 à 27 ; Ps. 16. 10).

Le tabernacle dressé par Moïse dans le désert, et le temple, présentent Christ et les saints en Christ. Ce temple a été construit pour accueillir « l’arche de l’alliance du Seigneur de toute la terre » (Jos. 3. 11). Cette arche, de bois de sittim, entièrement recouverte d’or à l’intérieur comme à l’extérieur, montrait par avance la parfaite humanité du Seigneur (le bois de sittim) et sa divinité (l’or). Elle contenait « les deux tables du témoignage, tables de pierre, écrites du doigt de Dieu » (Ex. 31. 18). Personne d’autre que Lui ne pouvait dire : « C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au-dedans de mes entrailles » (Ps. 40. 9). Si les ais (planches) formant le tabernacle étaient de bois de sittim et recouvertes d’or, les murs du temple, en pierres taillées, et revêtus à l’intérieur de planches de cèdre couvertes d’or, font penser aux croyants nés de nouveau, pierres vivantes, sauvés par la grâce et par la foi. Ils sont « revêtus des vêtements du salut, [et] couverts de la robe de la justice », cette justice divine (És. 61. 10).

Les planches de bois de sittim ou de cèdre évoquent la vie de Christ dans les rachetés : « Christ vit en moi » a écrit l’apôtre inspiré (Gal. 2. 20) ; l’or recouvrant les planches représente la justice qui vient de Dieu. Les croyants, rachetés par le sang précieux de Christ, sont « justifiés gratuitement par sa grâce » (Rom. 3. 24). Les bois de sittim ou de cèdre ont la particularité de ne pas pourrir. Nous avons reçu une vie impérissable car Jésus a dit : « quiconque vit et croit en moi, ne mourra pas, à jamais » (Jean 11. 26). Lorsque David a écrit : « Éternel ! j’ai aimé la maison où tu habites, et le lieu de la demeure de ta gloire » (Ps. 26. 8), il parlait certainement de la présence de l’arche, car sans l’arche, qu’auraient été le tabernacle ou le temple ? Sans la vie de Christ dans un être humain, qu’est-il, sinon une vapeur qui paraît et disparaît ? Mais par Christ il reçoit la vie éternelle et parce que Jésus vit, nous vivons et vivrons à toujours !

Voici ce qu’un frère a écrit au sujet du temple : « Si, d’une manière générale, le temple est Christ, toutes ses parties nous le présentent sous autant de caractères divers. L’arche avec la loi dans ses entrailles, le propitiatoire sur l’arche, le voile, tous les ustensiles du lieu saint et du parvis, jusqu’aux parois et aux fondements de l’édifice, tout, absolument tout, comme dans le tabernacle au désert, nous parle de Lui. Tout nous présente ses gloires, l’efficace de son œuvre, la lumière de son Esprit, le parfum de son nom, la valeur de son sang, la pureté, la sainteté, la gloire de sa personne. Quelque part que nous nous tournions, quelque objet que notre œil contemple, dans ce merveilleux édifice, toujours nous y retrouvons les perfections de Celui dans lequel le Père trouve tout son plaisir et dans lequel il s’est manifesté à nous. Si nous entrons dans la maison du Père, c’est pour y trouver la manifestation parfaite de tout ce qu’il est, dans la personne de son Fils » (H.R.).

« … et la onzième année, au mois de Bul, qui est le huitième mois, la maison fut achevée dans toutes ses parties et selon toute son ordonnance. Salomon la bâtit en sept ans » (1 Rois 6. 38). « Il dressa les colonnes près du portique du temple ; et il dressa la colonne de droite, et lui donna pour nom Jakin ; et il dressa la colonne de gauche, et lui donna pour nom Boaz. Au sommet des colonnes, il y avait un ouvrage de lis. Ainsi l’ouvrage des colonnes fut achevé » (1 Rois 7. 21 et 22 ; 2 Chron. 3. 17). Ces deux colonnes, par leur nom, anticipent l’établissement du règne glorieux de Christ ; Jakin signifie : Il établira et affermira ; Boaz : en Lui est la force.

« Ainsi fut achevé tout l’ouvrage que le roi Salomon fit pour la maison de l’Éternel. Et Salomon apporta les choses saintes de David son père, l’argent, et l’or, et les ustensiles : il les mit dans les trésors de la maison de l’Éternel » (1 Rois 7. 51). Il est vraiment intéressant de méditer sur tous les objets liés au temple ; que ce soit l’arche et les deux chérubins, ou le voile, ou encore l’autel et la mer d’airain, etc. Nous pourrons nous y arrêter dans un prochain article.

Salomon a construit quatre édifices : en premier, le temple avec ses chambres, image de la maison du Père en laquelle il y a des demeures pour plusieurs, et où nous serons bientôt introduits (Jean 14. 2). En deuxième, sa propre maison, image de la maison du Fils qui fait penser à l’Église, comme cela est montré en Hébreux 3. 6 : « … Christ, comme Fils, sur sa maison ; et nous sommes sa maison ». Troisièmement, la maison de la forêt du Liban, qui montre les relations futures du Seigneur avec Israël, car c’est là qu’il y avait « le trône où [Salomon] jugeait : Christ établira et soutiendra son royaume « en jugement et en justice » (1 Rois 7. 7 ; Ps. 122. 3 à 5). Quatrièmement, une maison pour sa femme égyptienne, montrant les relations de Christ avec les nations, dans le règne millénaire à venir (voir : Ésaïe 2. 2 à 4).

MOURIR D’UNE MANIÈRE PROFITABLE

« Car pour moi, vivre, c’est Christ, et mourir, un gain » Philippiens 1. 21.

Quand l’apôtre Paul a écrit cela aux croyants de Philippes, il n’était pas fatigué de vivre ou même suicidaire. Bien plutôt, il essayait de leur démontrer la valeur de sa foi.

Ceux qui croient en Jésus Christ et connaissent le pardon de tous les péchés de leur vie, veulent vivre pleinement, par reconnaissance pour leur Sauveur et Seigneur. Les promesses du Seigneur Jésus s’appliquent ici et maintenant, mais elles vont bien au-delà. Quiconque croit en Jésus, le Fils de Dieu, « a la vie éternelle » (Jean 3. 36). À cet égard, le chrétien a une espérance ferme et unique, qui fait de la mort l’entrée dans la gloire de Dieu.

De nombreuses personnes, qui n’ont pas encore la foi au Seigneur Jésus, vivent dans la crainte de la mort – et cela se comprend. Il est vrai qu’ils ne peuvent pas savoir ce qui leur arrivera lorsqu’ils fermeront les yeux pour toujours. Certains essayent de se rassurer par la pensée qu’après la mort, tout est fini. Cependant, il est difficile d’imaginer un sens à une vie vécue sur cette affirmation, car alors la vie serait complètement dénuée de sens. De plus, cette façon de penser ne peut qu’intensifier la peur de la mort, car tout est concentré sur le peu d’années passées sur la terre.

Pour l’apôtre Paul, c’était bien différent. Il connaissait Jésus Christ comme son Sauveur personnel. Il avait cette certitude : Quand le peu de temps que j’aurai passé sur la terre s’achèvera, je serai pour l’éternité dans l’endroit le plus merveilleux qui soit. C’est pourquoi, mourir était un gain pour lui, car la Bible promet aux croyants que, à leur mort, ils quitteront une terre pleine de chagrins, de guerres, de crimes et de conflits, pour entrer là où « Dieu lui-même sera avec eux, leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus : il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni peine » (Apoc. 21 ; 3 et 4).

D’après « The Good Seed » – décembre 2025

LE SEIGNEUR DE LA VIE ET DE LA MORT

« Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous et que vous avez de Dieu ? et [que] vous n’êtes pas à vous-mêmes ? Car vous avez été achetés à prix ! Glorifiez donc Dieu dans votre corps » 1 Corinthiens 6. 19 et 20.

« Il n’y a pas d’homme qui ait pouvoir sur l’esprit pour emprisonner l’esprit, et il n’y a personne qui ait de la puissance sur le jour de la mort » Ecclésiaste 8. 8.

À la question : « À qui appartient votre corps ? », une personne favorable à l’euthanasie a répondu sans hésiter :

– À moi ; il est seulement à moi. Il n’appartient ni à une église, ni à un parti politique, ni à la médecine ; dès ma naissance, je suis un être libre. Je n’ai pas l’intention de changer quoi que ce soit à ce que je pense et je ne me laisserai convaincre ni par les médecins, ni par ma famille.

Chacun pense pouvoir disposer librement de sa propre vie, et que personne ne puisse revendiquer des droits sur la vie d’un autre. Toutefois, il y a une vérité que beaucoup de personnes refusent d’accepter : la vie est donnée par Dieu, elle Lui appartient, et c’est donc à Lui que nous devrons rendre compte un jour.

Tout homme a été créé par Dieu, qui le connaissait dès avant sa naissance : « Dans ton livre [mes membres] étaient tous écrits ; de jour en jour ils se formaient, lorsqu’il n’y en avait [encore] aucun » (Ps. 139. 16). Dieu décide aussi du jour de notre mort : « L’Éternel fait mourir et fait vivre » (1 Sam. 2. 6).

Un croyant, à qui on poserait la même question, peut répondre :

– Mon corps appartient à mon Dieu, comme mon âme et mon esprit, mon être tout entier. Par son sacrifice sur la croix, le Seigneur Jésus m’a racheté pour Dieu. Je laisse à Dieu, à son infinie sagesse et à son amour pour moi, la responsabilité de la durée de ma vie et de l’heure de ma mort. Je sais que mon corps mortel sera un jour transformé en un corps glorieux. Jusque-là, je suis conscient de ne plus m’appartenir à moi-même mais à Christ, et je désire vivre pour Lui.

D’après « Il buon seme » août 2025

TRADUCTION DE FEUILLETS (176)

« Penses-tu que je ne puisse pas maintenant prier mon père, et Il me fournira plus de douze légions d’anges ? » Matthieu 26. 53.

LA SOUMISSION DU SEIGNEUR JÉSUS À SON PÈRE

Dans la chambre haute notre Seigneur avait dit à ses disciples qu’Il allait donner son corps et verser son sang pour les racheter. À Gethsémané nous Le voyons dans une profonde détresse dans la perspective de ce qui était devant Lui. Sur la croix Il rencontra Satan avec tout son pouvoir, et des hommes dans toute leur haine et leur aveuglement. C’était le dernier conflit, décisif, entre la lumière et les ténèbres, entre le bien et le mal, dont le résultat dépendait uniquement de son obéissance et de sa fidélité. « Ni par force, ni par puissance, mais par mon Esprit, dit l’Éternel des armées » (Zach. 4. 6). Lui, le Berger fidèle, était prêt à donner sa vie pour les brebis, dont Pierre et chacun de nous qui croyons.

La manifestation de courage charnel de Pierre, en frappant de l’épée pour essayer de protéger le Seigneur ne fit que démontrer une dernière fois la miséricorde du Seigneur, quand Il guérit l’oreille de Malchus que Pierre avait fendue. L’horreur de la situation n’avait en rien diminué la tendresse de la compassion humaine du Seigneur.

Si le Seigneur avait demandé de l’aide, plus que douze légions d’anges (72 000) étaient prêts à Le défendre. Quelques instants plus tôt, un ange était venu pour Le fortifier. Dieu avait autrefois répondu à une même demande du prophète Élisée, de protéger son peuple avec une légion d’anges (2 Rois 6. 17) : combien plus Il l’aurait fait pour son Fils quand Il en avait un profond besoin. Mais le Seigneur ne demanda pas ces anges. Dans l’histoire humaine, le temps était venu où l’homme était complètement dominé par Satan et où le Seigneur Jésus, le Fils de l’Homme, était obéissant jusqu’à la mort de la croix, quand son amour pour nous et pour son Père fut prouvé être plus fort que la mort.

D’après the Lord is near mars 1978

« Au jour où j’aurai peur, je me confierai en toi. En Dieu je louerai sa parole » Psaume 56. 3 et 4.

CONFIANCE

Alors qu’il est confronté chaque jour aux dangers et aux anxiétés de ce monde, un croyant pieux se confie jour après jour dans la bonté et la puissance de Dieu. Il sait que « la bonté de Dieu subsiste de jour en jour » (Ps. 52. 3). Il y a des jours où des dangers particuliers menacent et causent plus de soucis que d’habitude, mais pendant de tels jours le croyant pieux s’appuie simplement plus que jamais sur Celui qui a dit : « Quiconque marche dans les ténèbres et n’a pas de lumière, qu’il se confie dans le nom de l’Éternel et s’appuie sur son Dieu » (És. 50. 10). Ces croyants sont assurés que, par la miséricorde et la sagesse de Dieu, le temps viendra où ils le loueront encore d’avoir accompli ses promesses. Dieu fera cela, non seulement pour notre bénédiction mais aussi pour sa gloire et son honneur. David a dit, au psaume 56. 12 à 14 : « En Dieu je me confie : je n’aurai pas peur ; que me fera l’homme ? » Et il poursuit : « Je suis lié par les vœux que je t’ai faits, ô Dieu ! Je te rendrai des louanges. Car tu as délivré mon âme de la mort : ne garderais-tu pas mes pieds de trébucher afin que je marche devant Dieu dans la lumière des vivants ? »

Nous prions pour que tout lecteur, quelles que soient ses épreuves actuelles, ne rejette pas sa confiance, mais s’attende au Seigneur. Il est plein de tendre compassion. Il compte nos gémissements, toutes nos larmes ; elles sont toutes écrites dans son livre.

Nos temps sont dans ta main,

Pourquoi douter ou craindre ?

La main d’un Père ne fera jamais

Verser à son enfant une larme inutile.

D’après the Lord is near mars 1978

« Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi ; parce qu’il est à ma droite je ne serai pas ébranlé » Psaume 16. 8.

QUE JÉSUS REMPLISSE NOTRE CŒUR À TOUS !

Au psaume 16 nous sont données les expressions du cœur de l’Homme véritablement dépendant, le Seigneur Jésus. Nous Le voyons là comme un Homme parfait sur la terre. Il devint un véritable Homme, et comme tel, était dépendant de Dieu. C’est ce qui est reconnu comme le grand mystère de Dieu manifesté en chair. Le psaume 16, en particulier, nous Le montre comme dépendant de Dieu en diverses circonstances. Il ne décidait rien pour Lui-même, mais se confiait toujours en Dieu et s’attendait à Lui. Lui seul pouvait dire en vérité : « Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi ; parce qu’Il est à ma droite, je ne serai pas ébranlé » (Ps. 16. 8). Beaucoup s’opposaient à Lui, mais il y avait un résidu parmi le peuple, avec lequel Il pouvait s’identifier. Son regard restait fixé sur son Dieu parce qu’il avait mis le Père devant Lui. La réponse de Dieu à cela, c’est qu’Il était toujours à sa droite. Le Seigneur ne vacilla pas une seule fois dans son caractère de vrai Homme.

Il n’y a pas de meilleur exemple pour notre marche ici-bas que le Seigneur Jésus. Qu’avons-nous placé devant nous, à regarder continuellement ? Tout comme l’aiguille de la boussole pointe toujours vers le Nord, le cœur du croyant devrait toujours être fixé sur Christ tandis que nous traversons ce monde. Nous sommes tous trop facilement influencés par les circonstances et notre environnement. Nous avons tendance à mettre notre confiance dans des richesses, et nous en perdons notre dépendance du Seigneur. Que chacun de nous répète plutôt à son âme : Élève-toi, mon âme ! Voici, c’est Jésus ! Que Jésus remplisse notre regard émerveillé !

D’après the Lord is near mars 1978

« David répondit à Gad : Je suis dans une grande détresse ; que je tombe, je te prie, dans les mains de l’Éternel, car ses compassions sont très grandes » 1 Chroniques 21. 13.

L’ÉPREUVE HUMILIE L’HOMME MAIS GLORIFIE DIEU

Il fut permis à Satan de mettre David à l’épreuve, et il en résulta que David pécha, en dénombrant le peuple pour voir combien il avait d’hommes armés. Il avait perdu un peu de sa foi simple d’autrefois, avec laquelle il avait combattu des lions, des ours, et même Goliath. Même Jonathan, le fils de Saül, avait dit : « Rien n’empêche l’Éternel de sauver, avec beaucoup ou avec peu de gens » (1 Sam. 14. 6). Mais David avait porté son regard sur la puissance de l’homme et avait ainsi déshonoré l’Éternel en dénombrant le peuple. Il en résulta que Dieu frappa Israël.

David alors pris conscience de son péché et s’humilia en confessant : J’ai péché. Dieu put alors employer la faute de son serviteur pour en faire une leçon de valeur et inoubliable pour lui. Dieu pardonna David, mais châtia toutefois à la fois Israël et David, avec une puissance doublée de miséricorde. David choisit de tomber dans les mains d’un Dieu miséricordieux plutôt que dans les mains d’hommes cruels. Il avait appris pendant de longues années que Dieu était miséricordieux. Cette nouvelle expérience était tellement profonde qu’il obéit à Dieu, et acheta un champ pour y mettre un autel, ce qui devint l’endroit du futur temple, le mémorial permanent pour un lieu de miséricorde où Dieu et l’homme peuvent se rencontrer.

En contraste impressionnant avec David, le Seigneur Jésus fut livré à ses ennemis cruels et sans cœur, qui firent tout pour Le tourmenter. Après qu’ils eurent fait cela, Il fut abandonné de Dieu à cause de nos péchés et de nos transgressions. Y eut-il jamais une douleur comme sa douleur ? Il aurait pu demander des légions d’anges, mais Il ne le fit pas parce qu’Il voulait nous sauver. Il a été aussi ressuscité par la puissance de Dieu. C’est notre mémorial éternel. C’est ainsi que la miséricorde de Dieu est assurée et efficiente pour nous qui croyons, pour toute l’éternité.

D’après the Lord is near mars 1978

« Voici, je fais toutes choses nouvelles » Apocalypse 21. 5.

LE CŒUR HUMAIN DOIT ÊTRE CHANGÉ

Personne ne niera que ce monde doit être complètement changé avant de pouvoir devenir un paradis où règnent la paix et la justice. On ne peut pas non plus nier que ce changement doit commencer à la source de toute misère, le cœur humain. Mais l’histoire a prouvé clairement que ce changement ne viendra pas de l’homme lui-même, ni par son éducation, ni par sa religion. L’homme est corrompu de manière incurable, et il est désespérément faible. L’Homme le plus sage qui ait jamais vécu sur cette terre, le Seigneur Jésus, a décrit ainsi le cœur humain : « C’est du cœur que viennent mauvaises pensées, meurtres, adultères, fornications, vols, faux témoignages, injures » (Mat. 15. 19). Que cela soit vrai est abondamment prouvé par la condition terrible dans laquelle se trouve le monde aujourd’hui.

En conséquence, pour que la condition déplorable de ce monde soit améliorée, Dieu doit créer un cœur entièrement nouveau dans les hommes. David comprenait cela, étant tombé dans certains des péchés décrits en Matthieu 15. 19 (voir plus haut), aussi il priait disant : « Crée-moi un cœur pur, Ô Dieu, et renouvelle au-dedans de moi un esprit droit » (Ps. 51. 12). Dieu fit cela en envoyant sur cette terre son Fils, le Seigneur Jésus. « Il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice » (Héb. 9. 26). Jésus, pendant sa vie au milieu des hommes, a manifesté ce qu’est le cœur humain dans toute sa laideur, et en même temps Il a révélé le cœur de Dieu dans tout son amour et sa grâce. Après que le Seigneur soit retourné au ciel, le Saint Esprit en descendit pour ranimer le cœur de ceux qui croient dans le Sauveur, afin qu’ils reçoivent la vie éternelle et qu’ils aient le droit d’être appelés enfants de Dieu.

D’après the Lord is near mars 1978

« Quoi que vous demandiez en priant, si vous croyez, vous le recevrez » Matthieu 21. 22.

PRIER AVEC FOI

Il y a des prières qui n’atteignent pas le trône de la grâce parce qu’elles ne sont pas prononcées avec une foi sincère dans le Dieu vivant. De telles prières sont froides, formelles et banales, et sont souvent exprimées en répétant certaines formules ou des textes écrits (voyez Matthieu 6. 7). « Qu’un tel homme ne pense pas recevoir quoi que ce soit du Seigneur » (Jac. 1. 7). D’autre part, les prières faites avec foi sont ferventes, persévérantes, exprimant des besoins ressentis profondément, exprimées quelquefois par des gémissements sans paroles. Dieu incline son oreille pour écouter de telles prières, et y répond au-delà de ce que nous demandons.

Approchons-nous donc de Dieu par la prière, avec un cœur sincère, en pleine assurance de foi. Gardons-nous de discours formels tels qu’il y en a dans les livres de prière. Nos prières peuvent n’être que les pleurs d’un enfant, mais le Seigneur connaît nos besoins même avant que nous les exprimions.

La Bible abonde en encouragements à la prière, et en exemples de prières auxquelles il a été répondu. Par exemple : « Moïse cria à l’Éternel : Ô Dieu, je te prie, guéris-la, je te prie » (Nomb. 12. 13). Dieu n’est pas non plus lent à répondre à ces appels. Cette prière de Moïse en faveur de sa soeur, est un exemple de requête définie et précise. C’est le fait d’élever des mains saintes vers le trône de la grâce. Quelquefois la réponse est attendue d’un côté mais vient de l’autre, mais elle sera toujours selon la sagesse et la grâce suprême de Dieu. Dans tous les cas, un résultat est certain : la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, remplira nos cœurs et nos pensées en Jésus Christ. Prenons aussi l’habitude de commencer nos prières par des actions de grâce. « Persévérez dans la prière, veillant en elle avec des actions de grâces » (Col. 4. 2).

D’après the Lord is near mars 1978

TRADUCTION DE FEUILLETS (175)

« Après l’avoir entendu (Apollos), Aquilas et Priscilla le prirent à part et lui expliquèrent plus exactement la voie de Dieu » Actes 18. 26.

UN SERVICE UTILE ENTRE CHRÉTIENS

Le récit concernant Apollos nous montre la souveraineté de l’Esprit de Dieu en préparant les serviteurs du Seigneur, et la supériorité de cette formation par rapport à une connaissance purement intellectuelle ou de tradition. Malgré son éloquence naturelle et sa bonne connaissance des Écritures, Apollos n’était pas conscient des actions récentes de Dieu, dans la résurrection et l’ascension de Christ, le Messie. Cela réchauffe le cœur de voir comment Dieu conduisit Apollos, ce serviteur de valeur, dans la maison d’un couple pieux qui put lui apporter ce qui lui manquait comme connaissance. Le savant instruit ne se vexa pas d’être enseigné en privé par un frère chrétien simple avec sa femme. Cela lui permit d’arroser cette semence spirituelle que Paul avait plantée à Corinthe, afin que Dieu puisse lui donner de l’accroissement.

Nous pouvons déduire de cela que les voies de Dieu sont bien variées pour préparer un serviteur, aussi bien que pour l’introduire dans sa vigne – à la différence des méthodes des séminaires et de l’ordination pratiquées dans la chrétienté aujourd’hui. Un serviteur du Seigneur est utile dans la mesure où il connaît les voies du Seigneur, ce qui comprend toute la vérité de la Parole de Dieu, et ses applications, personnelles et collectives, qui s’y rattachent. Même si nous ne sommes pas appelés par le Seigneur à un service à plein temps, nous sommes tous ses serviteurs. Lui sommes-nous utiles quant au service ?

Apprenons d’Aquilas et Priscilla à ne jamais regarder de haut quelqu’un qui ignore quelque partie de la vérité. Apprenons aussi d’Apollos à être disposés à être enseignés par celui, quel qu’il soit, que le Seigneur choisit pour cela.

D’après the Lord is near mars 1978

« La Loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » Jean 1. 17.

LA LOI ET LA GRÂCE

La loi de Moïse était vérité. Il n’y avait pas en elle la moindre absence de vérité, parce qu’elle venait directement de Dieu. Mais c’était une loi. C’était : Fais ceci et tu vivras ; ne le fais pas et meurs. Si Dieu ne l’avait pas adoucie par une mesure de grâce, en regardant par avance à la croix, tout Israël serait mort bien avant d’atteindre la vieillesse. Moïse lui-même manqua lamentablement. La loi et la mort ont régné pendant presque 2000 ans.

Alors le Seigneur Jésus Christ est venu, et par Lui – par son œuvre parfaite accomplie à la croix – la grâce et la vérité ont eu un commencement. Ce qui n’avait jamais été auparavant a commencé alors. Ce n’était plus Loi et vérité. La grâce prit la place de la Loi. Dieu pouvait être approché. Un évangile – la bonne nouvelle du salut par grâce – commença tout de suite à être prêché. La grâce signifie une faveur imméritée alors que nous ne la souhaitions même pas et que, en fait, nous méritions son contraire absolu. À cette grâce merveilleuse était liée une vérité très étendue : Dieu révélé dans la Personne de Christ, l’enlèvement, l’Assemblée, notre place privilégiée comme enfants et fils de Dieu, le fait que nous pouvons venir avec hardiesse devant le trône de la grâce, et beaucoup plus. Qu’il est merveilleux de connaître cet assemblage remarquable de grâce et de vérité ! Dieu en soit béni ! Puissions-nous en louer notre Seigneur Jésus chaque dimanche.

D’après the Lord is near mars 1978

« Car ils l’exaspérèrent, de sorte qu’il parla légèrement de ses lèvres » Psaume 106. 33.

DIEU DÉFEND LA CAUSE DE SES ENFANTS

Cela réchauffe nos cœurs de remarquer comment Dieu agit avec ses serviteurs. En Nombres 12 Il défend Moïse contre Aaron et Marie, en disant que Moïse était fidèle sur toute sa maison. Dans le verset ci-dessus, Dieu, de nouveau, se tient devant tous les fils d’Israël et les rend responsables d’un manquement de Moïse. Cependant, quand Dieu parle à Moïse personnellement, Il lui dit qu’il s’est rebellé contre son commandement (Nomb. 20. 24).

Dieu agit de même avec son peuple collectivement. Balaam essaya de maudire Israël, mais Dieu le fit parler ainsi : « Il n’a pas aperçu d’iniquité en Jacob, ni n’a vu d’injustice en Israël » (Nomb. 23. 21). Toutefois, quand Dieu parle directement au peuple Il leur dit : « Vous êtes un peuple de cou raide ; si je monte un instant au milieu de toi, je te consumerai » (Ex. 33. 5). Il y avait de l’iniquité parmi le peuple, mais Dieu pouvait passer par-dessus à cause de la valeur du futur sacrifice pour le péché de Christ.

Le Seigneur Jésus, sur la terre, agissait dans le même esprit de grâce avec ses disciples. Quand Jean le baptiseur, emprisonné, doutait, ne sachant pas si Jésus était Celui qui vient, Il lui parla de l’accomplissement des prophéties de l’Ancien Testament, disant : « Heureux quiconque ne sera pas scandalisé à mon sujet » (Mat. 11. 6). Puis Il se tourna vers le peuple et loua Jean comme étant le plus grand homme né de femme.

Nous aussi passons à travers ce monde en trébuchant fréquemment (Jac. 3. 2). Le Seigneur doit nous dire : « J’ai quelques choses contre toi » (Apoc. 2. 14). Mais quand Satan, l’accusateur des frères, nous attaque, le Seigneur se tient contre lui et pour nous, comme notre Avocat. Nous sommes vus en Christ, purs et sans taches.

D’après the Lord is near mars 1978

« Aussitôt, Jésus, ayant entendu ces paroles, dit au chef de synagogue : Ne crains pas, crois seulement » Marc 5. 36.

LE SEIGNEUR EST FIDÈLE ET TOUT-PUISSANT

Le Seigneur dit les paroles ci-dessus à Jaïrus quand on lui dit que l’enfant malade était morte : « Ta fille est morte ; pourquoi importuner encore le maître ? » disaient les amis au père dans la peine. Il semblait que le cas était maintenant sans espoir – aussi pourquoi importuner encore le Maître ? Jaïrus, quittant l’enfant malade, s’était hâté vers le Seigneur. « il se jette à ses pieds ; et il le priait instamment : Ma fille est à sa fin ; viens poser les mains sur elle, pour qu’elle soit guérie et qu’elle vive ». Et Lui, le Grand Médecin, partit immédiatement, mais fut retardé sur son chemin par une autre femme malade, et l’enfant mourut entre-temps. L’annonce de sa mort fut un grand chagrin pour le père, détruisant tout espoir de guérison. Mais à ce moment-même de profond chagrin, le Seigneur dit ces merveilleuses paroles : « Ne crains pas, crois seulement ».

Quelquefois, dans notre vie, nous confions un problème au Seigneur et espérons alors un changement pour le mieux, mais la situation continue à empirer plus que jamais. C’est juste à ce moment-là que nous entendons le Seigneur nous dire : Ne crains pas, crois seulement. Notre fardeau est dans ses mains pleines d’amour, et rien n’est impossible à Celui dont le cœur est plein de tendre compassion. Avez-vous mis toutes vos affaires, et aussi vous-même, dans ses mains habiles ? Alors, restez calme même si les choses semblent plutôt empirer. Il vous prouvera certainement sa fidélité et vous montrera que, au travers des vagues, des orages et des vents, Il aplanit le chemin. Il est « un refuge dans les détresses, toujours facile à trouver » (Ps. 46. 2). Il peut faire « infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons » (Éph. 3. 20).

D’après the Lord is near mars 1978

« Celui qui est fidèle dans ce qui est très petit est fidèle aussi dans ce qui est grand ; et celui qui est injuste dans ce qui est très petit est injuste aussi dans ce qui est grand » Luc 16. 10.

ÊTRE FIDÈLES DANS CE QUI EST PETIT PUIS DANS CE QUI EST PLUS GRAND

Dans la parabole du juge injuste, le Seigneur montra que l’homme, en général, a tellement gaspillé les bénédictions de Dieu que Lui, le Maître, doit lui retirer sa fonction de gestionnaire. Il montra ensuite à ses disciples que la véritable fidélité envers Dieu consiste à se préparer pour l’éternité. La leçon, pour nous, c’est que le cœur humain sous-estime souvent la valeur des petites choses, et surestime l’importance des choses apparemment grandes – Autrement dit, la grâce change les valeurs terrestres.

Nous devons tous demander au Seigneur de nous accorder une vision claire et sobre des devoirs de la vie journalière, tels qu’ils se présentent dans notre famille, dans l’assemblée ou dans le champ de notre service pour le Seigneur. L’exhortation du verset de ce jour nous enseigne à être fidèles dans les petites choses. De nombreux projets pour le Seigneur ont échoué parce que ceux qui tentaient de les accomplir n’étaient pas assez expérimentés dans les détails. Le Seigneur ne peut pas nous confier de grandes responsabilités si nous ne sommes pas soigneux dans les détails que nous avons estimés être peu importants. Notre vie entière n’est-elle pas pleine de choses apparemment sans valeur ? Le Seigneur Jésus fit Lui-même le fouet pour faire sortir du temple les changeurs de monnaie. Nous désirons quelquefois remuer une montagne, mais trébuchons sur une petite pierre dans le chemin. Par exemple, employons-nous l’argent que le Seigneur nous a confié de la manière et dans l’esprit qu’Il nous enseigne dans cette parabole ? Il ne peut pas nous employer comme témoins spirituels pour Lui si nous sommes des gestionnaires infidèles dans les affaires financières.

D’après the Lord is near mars 1978

« Tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui est de bonne réputation – s’il y a quelque vertu et quelque louange -, que cela occupe vos pensées » Philippiens 4. 8.

LA MARCHE NORMALE D’UN CHRÉTIEN

L’épître aux Philippiens nous donne les expériences d’un croyant dont le cœur est déjà au ciel et qui est guidé par le Saint Esprit. Il connaît Christ comme étant sa vie aussi bien que son exemple, et il court vers le but devant lui, le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus. Il désire être au ciel où se trouve sa citoyenneté. Mais jusque-là, il se réjouit dans le Seigneur, sachant que sa venue est proche. Dans l’attente de sa venue, il s’approche de Dieu avec confiance et reconnaissance. Ce sont là les privilèges sans prix pour nous, mêmes lorsque nous sommes confrontés à de nombreuses épreuves et tentations. Plus tôt et mieux nous apprenons par l’expérience que le monde est un désert, plus nous trouverons de réconfort dans la promesse du Seigneur, que « la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4. 7).

Un croyant qui est réellement attiré à Christ désire Lui plaire. Il saura et cherchera continuellement à montrer sa beauté et son excellence en pensant toujours à ce qui est vrai, noble, juste, pur, aimable et de bonne renommée. Un croyant qui agit ainsi sera de tout cœur et réellement en communion avec le Seigneur, et d’autres désireront l’imiter. Il sera ainsi un modèle de bonnes œuvres, afin « qu’ils ornent… l’enseignement qui est de notre Dieu sauveur. » (Tite 2. 10). Le résultat sera de l’édification (de la construction) dans l’assemblée.

D’après the Lord is near mars 1978

« Vraiment ! Dieu a dit : Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin ? » Genèse 3. 1.

NE PAS ÉCOUTER LES PAROLES RUSÉES DE SATAN

Par ces paroles Satan essayait d’implanter le doute dans l’esprit de la première femme. La réponse d’Ève à cela aurait été claire et décisive si la Parole de Dieu avait habité richement dans son cœur. La seule façon juste de répondre aux questions et aux suggestions du tentateur, c’est d’identifier d’où elles viennent et de les refuser par la Parole de Dieu. Si nous les écoutons, même un instant, nous perdrons la force de leur résister même pendant un moment. Le diable ne nous dit jamais : Je suis Satan, ton ennemi, l’adversaire de Dieu, et je suis venu pour Le calomnier et te corrompre. Il est trop rusé, trop faux pour cela. Il crée plutôt des doutes et agit sur notre orgueil naturel comme il le fit avec la femme d’Adam. Si je sais ce que Dieu a dit et que, ensuite, j’écoute de telles suggestions, cela devient de l’infidélité dans mon cœur ; et avec cela dans mon cœur, je ne pourrai jamais infliger une défaite à l’ennemi. Si je me permets d’ajouter ou d’ôter un seul mot de la Bible, je donne la preuve que sa Parole n’a pas une place assurée dans mon cœur et ma conscience.

Quand le Seigneur Jésus a été tenté par Satan, Il a cité la Parole de Dieu, parce qu’Il vivait avec elle et vivait d’elle. Il ne la citait pas mal ni ne l’employait à tort. Il n’en était pas ainsi d’Ève. Elle ajouta quelque chose à ce que Dieu avait dit. Le commandement de Dieu n’aurait pas pu être plus simple : Vous n’en mangerez pas ! mais elle ajouta : Vous n’y toucherez pas, comme si elle pouvait pécher par mégarde. Cela montrait qu’elle avait déjà abandonné la position de simple obéissance. Or nous devons au Seigneur une obéissance simple et absolue, parce que c’est Lui qui a parlé. Et de plus, comme ses enfants, nous Lui obéissons parce que nous L’aimons.

D’après the Lord is near mars 1978

« Écoute, mon fils, l’instruction de ton père, et n’abandonne pas l’enseignement de ta mère » Proverbes 1. 8.

L’OBÉISSANCE DES ENFANTS À LEURS PARENTS EST UN ORDRE DIVIN

Partout dans l’Écriture, l’obéissance aux parents est comparée à la soumission au Saint Esprit. Un enfant ou un jeune qui n’obéit pas à ses parents n’est pas soumis à l’Esprit, parce que les parents tiennent leur autorité de Dieu. Cela est aussi vrai aujourd’hui que cela l’était sous la loi mosaïque. C’est pourquoi l’apôtre Paul dit, en Éphésiens 6. 1 à 2 : « Enfants, obéissez à vos parents, dans le Seigneur, car cela est juste » et il ajoute ensuite que « c’est le premier commandement avec promesse ». Les enfants qui sont au Seigneur devraient être de bons exemples d’obéissance et ainsi orner la doctrine de notre Seigneur et Sauveur par cela. La désobéissance et la rébellion des enfants envers leurs parents est l’un des caractères les plus sérieux des derniers jours, quand l’apostasie (la dérive loin de Dieu) abonde et que tout l’ordre moral est abandonné. Ce mépris de la loi atteindra son apogée à l’apparition du « méchant », de l’homme de péché, qui s’élèvera lui-même par-dessus tout ce qui est appelé Dieu ou qui est un objet de vénération (2 Thess. 2. 3 et 4). Le monde est la scène de l’activité de Satan et il fera tout son possible pour pousser les hommes à la destruction éternelle par « la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l’orgueil de la vie ». Cet ennemi pose ses pièges spécialement pour les jeunes, et il est bien aidé dans ce mauvais travail. Nous ne pouvons pas trop avertir les jeunes contre les mauvais amis : « Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs » (1 Cor. 15. 33). Nous savons que l’amitié avec le monde est inimitié contre Dieu. Ainsi, quiconque désire être un ami du monde prouvera être un ennemi de Dieu. Est-ce cela que vous désirez ?

D’après the Lord is near mars 1978

« Christ est tout et en tous » Colossiens 3. 11.

CHRIST, TOUT POUR DIEU, TOUT POUR NOUS

Qu’est-ce que Christ est pour Dieu comme Fils dans l’éternité ? Dans ce royaume éternel d’amour, de gloire et de joie, Il était tout pour le cœur du Père : « J’étais alors à côté de lui, son nourrisson, j’étais ses délices tous les jours, toujours en joie devant lui » (Prov. 8. 30).

Qu’est-ce que Christ est pour Dieu quand Il est vu ici-bas sur la terre, dans son humanité humble et soumise ? Il a reposé dans la crèche de Bethléhem comme un petit enfant, cependant Il était « Dieu sur toutes choses » Ses premières paroles rapportées, quand Il avait douze ans, sont : « Ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux affaires de mon Père ? » (Luc 2. 49). Quand il fut âgé d’environ trente ans, nous voyons les cieux ouverts au-dessus de Lui, proclamant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (Mat. 17. 5). Quand Il était en chemin vers la croix, nous l’entendons dire : « Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jean 5. 30). Toutes ses paroles, ses actions, ses pas et ses pensées montraient la nature de son Père : « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 18). En chemin vers la croix, Il dit : « afin que le monde sache que j’aime le Père… Levez-vous, partons d’ici ! » (Jean 14. 31). Il était tout pour son Père quand Il était ici sur la terre. Il le reste et le restera toujours pour son Père. Il est le centre des conseils de son Père, Lui pour qui toutes choses ont été créées.

Pouvons-nous dire honnêtement qu’Il est tout pour nous ? Nos cœurs sont attirés à Lui dans la mesure où nous voyons ce qu’Il est et ce qu’Il a fait. Quand Il était sur la terre, il était dit de Lui qu’il n’y avait pas de beauté en Lui pour nous le faire désirer, mais Dieu a dit : « Voici mon serviteur en qui j’ai trouvé mon plaisir ». Au Calvaire, Il était tout pour nous parce que, là Il portait tout ce qui était contre nous. Maintenant Il paraît pour nous au ciel devant Dieu pour répondre à tous nos besoins.

D’après the Lord is near mars 1978

« D’entre les Gadites, il se détacha, pour se joindre à David dans le lieu fort au désert, des hommes forts et vaillants, hommes exercés pour la guerre, armés de boucliers et de piques ; leurs faces étaient comme des faces de lions, et ils étaient rapides comme des gazelles sur les montagnes » 1 Chroniques 12. 8.

NOUS ATTACHER À NOTRE VRAI DAVID

Ces hommes, de capacités extraordinaires, devaient franchir des obstacles afin d’atteindre David dans sa forteresse. Ils devaient traverser le Jourdain quand il était en crue. Mais leur amour pour David était plus fort que toutes ces difficultés. David était conscient de cela et fut encouragé par leur dévouement et leur loyauté.

Le Seigneur Jésus est le plus grand Fils du grand David, qui attire à Lui des hommes fidèles et capables par une puissante attraction. Des croyants fidèles usent de violence pour entrer dans le royaume (Luc 16. 16), en laissant derrière eux des choses mondaines pour Le rejoindre hors du camp où ses ennemis L’ont mis. Quand ils se rendent là, son opprobre tombe inévitablement sur eux.

Où puis-je réellement rencontrer le Seigneur ? C’est une question impérative pour tout loyal disciple de Christ. La réponse, c’est : Hors du camp des chrétiens de profession, là où je peux et dois partager avec Lui tout ce qu’Il est pour moi et pour Dieu, et tout ce qu’Il est pour le monde – un scandale sur la croix. Ces onze hommes braves de Gad étaient des héros, de cœur comme d’action. Leur foi était leur force, aussi bien pour atteindre David que pour le servir avec efficacité.

On a besoin aujourd’hui dans les assemblées d’hommes comme les Gadites – forts et vaillants. Tout croyant – homme, femme, ou jeune personne – peut être cela s’il est prêt à s’identifier avec le Sauveur crucifié, en gardant sa parole et en ne reniant pas son Nom.

D’après the Lord is near mars 1978

« Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur soient agréables devant toi, ô Éternel, mon rocher et mon rédempteur » Psaume 19. 15.

CONTRÔLER SES PENSÉES ET SES PAROLES PAR L’ÉCRITURE

Par la nouvelle naissance nous recevons une nouvelle nature, la nature divine (2 Pier. 1. 4). Nous voyons cette nature divine parfaitement manifestée dans la vie de notre Seigneur sur la terre, qui était en toutes choses une démonstration visible de la vie éternelle, de la nature divine. Tout ce qu’Il disait, faisait et pensait plaisait à Dieu, parce qu’Il était Dieu manifesté en chair.

Comment notre vie quotidienne peut-elle être une manifestation pratique du fait que nous avons la vie éternelle ? Le verset ci-dessus nous en montre deux manières : « les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur ». Il ne devrait y avoir aucune discordance entre ces deux choses. Ce qui remplit notre cœur est vu et entendu par Dieu comme par les autres humains dans notre vie quotidienne, parce que cela aura un effet visible sur nos actes et nos paroles. Si nos paroles et nos pensées sont soumises au Seigneur, nous serons droits, et le psaume 84. 11 promet : « L’Éternel… ne refusera aucun bien à ceux qui marchent dans l’intégrité ».

Un moyen de bien contrôler nos pensées et nos paroles, c’est de refuser de dépasser l’Écriture. Les principes pour tout ce dont nous avons besoin s’y trouvent, même pour les problèmes quotidiens. Pour cela, la Parole de Dieu doit demeurer richement dans notre cœur.

Je regarde jusqu’à ce que son précieux amour

Contrôle toutes mes pensées,

Que son influence active éprouve

Mon corps, mon esprit, mon âme.

Beaucoup d’entre nous doivent reconnaître qu’il se passe plus d’un jour où nous n’avons pas pensé à la venue du Seigneur, ou à être guidés par l’Écriture pour les problèmes quotidiens. Ne permettons pas à nos pensées d’errer sans but d’une attraction terrestre à l’autre. David disait : « Je me suis toujours proposé l’Éternel devant moi » (Ps. 16. 8), et « même durant les nuits, mes reins m’enseignent » (v. 7).

D’après the Lord is near mars 1978

« L’ange de Dieu, qui allait devant le camp d’Israël, partit et s’en alla derrière eux ; et la colonne de nuée partit de devant eux et se tint derrière eux ; elle vint entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël : elle fut pour les uns une nuée et des ténèbres, et pour les autres, elle éclairait la nuit » Exode 14. 19.

TOUT EST POSSIBLE À DIEU POUR PROTÉGER LES SIENS

L’Éternel se plaça directement entre son peuple et leurs ennemis, rendant ainsi les fils d’Israël inaccessibles. Dès lors, le Pharaon dut avoir affaire directement avec le Dieu fort et tout-puissant qui avait racheté son peuple – et non plus directement avec le peuple.

Cela n’est pas différent avec nous aujourd’hui, parce que nous sommes aussi ses bien-aimés enfants, qu’Il voit dans son Fils, Jésus Christ. Même dans le jardin de Gethsémané, le Seigneur Jésus se tenait entre ses disciples et leurs ennemis, en disant « Si donc c’est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci » (Jean 18. 8). Lorsque l’un d’eux montra qu’il était trop faible devant l’ennemi, Jésus dit : « J’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ». Satan avait demandé à éprouver Pierre, mais le Seigneur se tint debout pour lui.

Plus tard, comme Il protégea miraculeusement ses apôtres quand les chefs du peuple les persécutaient ! En vérité, rien ni personne ne peut nous nuire sans sa permission. Croyez-vous cela ? La colonne de nuée qui allait devant les fils d’Israël pour les diriger à travers le désert était aussi active et efficace que celle qui était derrière eux. Il n’était permis à aucun étranger d’interférer entre l’Éternel et son peuple.

Ces exemples sont destinés à nous donner un œil simple et une confiance entière dans sa fidélité et sa puissance. Nos expériences passées devraient nous avoir enseigné que nos craintes sont sans fondement, et que notre Dieu s’est toujours prouvé sage et patient. Il est impossible de penser que Dieu enverrait son Fils, le livrerait pour nous, et ensuite nous laisserait périr dans le désert.

D’après the Lord is near mars 1978

« Abraham crut Dieu, et cela lui fut compté à justice ; et il a été appelé ami de Dieu » Jacques 2. 23.

ABRAHAM, UN MODÈLE DE FOI

Abraham a pu être appelé ami de Dieu parce que (en contraste avec son neveu Lot qui recherchait les avantages terrestres) il avait ses pensées fixées sur les bénédictions célestes. Nous lisons dans le Nouveau Testament qu’Abraham « attendait la cité qui a les fondements, dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (Héb. 11. 10 à 16). Selon les paroles même de notre Seigneur, Abraham désirait même de voir son jour, le jour de Christ, et qu’il se réjouissait dans cette espérance (Jean 8. 56 à 58). Et cette foi n’a pas été déçue, car Abraham vit ce jour par la foi.

On peut voir la grande différence entre Abraham et Lot en observant les deux hommes côte à côte dans le pays de Canaan. Lot convoitait les gras pâturages bien arrosés des plaines de Sodome, bien fécondes pour son bétail, tandis qu’Abraham laissait à Dieu le choix de l’endroit où demeurer avec Lui. Mais le pèlerin Abraham, qui ne possédait rien qu’une tente et un autel, reçut la promesse certaine et inestimable que ses héritiers seraient les propriétaires du pays de Canaan tout entier. Abraham fut pleinement satisfait d’une telle promesse et l’accepta avec reconnaissance. Le seul autre endroit qu’il acquit ici-bas fut un sépulcre, dont il fit bon usage parce qu’il croyait à la résurrection des morts.

Cela nous inspire, de voir le réel caractère céleste d’Abraham, qui lui valut le nom d’ami de Dieu. Nous devrions imiter son caractère afin de mériter aussi ce titre merveilleux. Notre marche quotidienne est-elle telle que nous méritions ce titre ? Les gens voient-ils un tel caractère dans notre vie ? Dieu est notre ami. Sommes-nous les siens dans la pratique quotidienne ? Ce sont des questions qui nous interrogent, que même les enfants et les jeunes doivent se poser.

D’après the Lord is near mars 1978

« Nous, nous avons reçu, non l’esprit du monde, mais l’Esprit qui est de Dieu, afin que nous connaissions ce qui nous a été librement donné par Dieu » 1 Corinthiens 2. 12.

L’IMMENSE PRIVILÈGE D’AVOIR REÇU LE SAINT ESPRIT

Ce verset contient un merveilleux enseignement pour nous. Il nous dit que tous ceux qui sont nés de Dieu ont l’Esprit de Dieu dans leur cœur, et sont ainsi capables de connaître les riches bénédictions qui leur ont été librement données par Dieu, et d’en jouir. La Bible est une maison de trésors spirituels, mais beaucoup de croyants ne sont entrés que dans son vestibule. Cependant, le Seigneur aimerait que nous allions d’une pièce à l’autre, en découvrant sans fin de nouvelles choses précieuses. Après avoir appris les vérités élémentaires du pardon et du salut, nous pouvons découvrir que Dieu nous a aimés en Christ avant la fondation du monde. Nous voyons aussi que chaque croyant est vu devant Dieu comme étant « en Christ ». Nous pouvons découvrir notre union bénie, par le Saint Esprit, avec le Christ glorifié, comme membres du seul corps dont Christ est la Tête. Il y a aussi pour nous la hardiesse avec laquelle nous pouvons nous approcher de Dieu comme adorateurs dans le sanctuaire – et de nombreux autres trésors.

Le Saint Esprit qui habite en nous est notre Conducteur et notre Guide, qui nous montrera tous ces magnifiques trésors. « Il prendra de ce qui est à moi et vous l’annoncera » a dit le Seigneur Jésus à propos du Saint Esprit. Oh ! Que tout croyant ait un désir sincère d’aller découvrir ces valeurs célestes ! « Nous n’avons pas reçu l’esprit du monde ». L’esprit, les idées, les buts du monde devraient nous être étrangers. L’Esprit de Dieu ne peut nous révéler nos vraies et réelles richesses spirituelles que dans la mesure où nous nous détournons du monde. Ce sera un gain, un enrichissement, et un fondement pour nous si nous Lui permettons de remplir notre cœur de ces trésors.

D’après the Lord is near mars 1978

« Voici, je vais fermer son chemin avec des épines et j’élèverai une clôture pour qu’elle ne trouve pas ses sentiers » Osée 2. 8.

LA SAGE DISCIPLINE DU SEIGNEUR AVEC SES RACHETÉS

Dieu adressait ces paroles à son peuple infidèle et rebelle. Ils avaient choisi une voie où Il ne pouvait que s’opposer à eux en mettant des obstacles sur leur chemin.

Demandons-nous sincèrement s’il n’en est pas souvent de même pour nous. La communion intime de notre âme avec le Seigneur s’est peut-être lentement détériorée, et peut-être que, inconsciemment, nous sommes venus à des désirs, des associations et des actions personnelles que le Seigneur ne peut pas approuver. Dans son amour pour nous, Il doit finalement agir avec nous selon le passage ci-dessus. C’est une situation très sérieuse, parce que le Seigneur n’est plus pour nous mais contre nous. Nous aggravons même cette situation quand nous ne prenons pas conscience que le Seigneur agit avec nous parce que nous sommes si loin de Lui que nous avons perdu la sensibilité pour connaître sa pensée. Il mettra une haie en travers de notre course, mais nous risquons de ne pas la voir, et de nous arrêter seulement quand les épines nous feront mal. Mais le Seigneur, qui nous aime, continuera à agir avec nous. Il met alors, non seulement une haie, mais un mur devant nous.

Cher ami, se pourrait-il que le Seigneur ait agi ainsi quant au sentier que vous aviez vous-même choisi ? S’il en est ainsi, n’insistez pas pour poursuivre votre course. Arrêtez de lutter avec le Seigneur. Apprenez votre leçon. Retournez à Lui. Il vous appelle en vous disant : « Reviens, Israël l’infidèle, dit l’Éternel ; je ne ferai pas peser sur vous un visage irrité, car je suis bon » (Jér. 3. 12). Si vous revenez, vous Le trouverez le même qu’avant : son amour pour vous n’a pas changé. Il désire ouvrir le chemin devant vous, et vous conduire dans un endroit vaste et heureux où l’amour et la miséricorde peuvent couler librement et abondamment de son cœur vers le vôtre. Le laisserez-vous agir ainsi ?

D’après the Lord is near mars 1978

LE VASE DU POTIER

« Voici, comme est l’argile dans la main du potier, ainsi êtes-vous dans ma main » Jérémie 18. 6.

« … un vase à honneur, sanctifié, utile au maître, préparé pour toute bonne œuvre » 2 Timothée 2. 20.

Observons un potier au travail. Il prend une masse d’argile, la pétrit, la met sur le tour et lui donne sa forme. D’une main, à l’intérieur, il creuse et pousse la pâte, lui donne le volume désiré, pendant que, de l’autre main, à l’extérieur, il lisse et donne la courbe souhaitée. Le potier transforme une masse informe en un bel objet.

La Bible utilise exactement cette image : Dieu est le potier et nous sommes l’argile entre ses mains. « L’Éternel Dieu forma l’homme, poussière du sol, puis souffla dans ses narines une respiration de vie » ; « Dieu vit tout ce qu’il avait fait : cela était très bon » (Gen. 2. 7 ; 1. 31). Mais l’homme, malheureusement, n’est pas resté docile entre les mains de son Créateur : il a désobéi à Dieu. Le péché a tout gâché. Le « vase » gâté est devenu inutilisable et le potier en a fait un nouveau (Jér. 18. 4).

Né de l’Esprit, né de nouveau par la foi en Jésus, le croyant est un « vase neuf » dans les mains de Dieu, ayant reçu une nouvelle vie. À l’intérieur, cette main souveraine agit sur l’âme afin de la former ; à l’extérieur, cette même main permet des expériences, qui enrichissent mais éprouvent aussi : maladies, difficultés de toutes sortes, afin de nous rendre toujours plus semblables à Jésus, le parfait Modèle.

L’apôtre Paul, choisi par Dieu pour être apôtre, est décrit comme « un instrument que je me suis choisi » (Act. 9. 15). Dans son chemin de souffrance, il a été un imitateur de Christ.

Paul décrit le croyant comme étant un humble « vase de terre » qui contient un trésor précieux : la connaissance de Jésus Christ, en qui resplendit la gloire de Dieu (2 Cor. 4. 6 et 7).

D’après « Il buon seme » août 2025

BERACA 77 : LE ROI SALOMON

« La sagesse de Salomon était plus grande que la sagesse de tous les fils de l’orient et que toute la sagesse de l’Égypte. Il était plus sage qu’aucun homme, … Sa renommée était répandue parmi toutes les nations alentour… il énonça trois mille proverbes, et ses cantiques furent au nombre de mille cinq. Il parla sur les arbres, depuis le cèdre qui est sur le Liban, jusqu’à l’hysope qui sort du mur ; il parla sur les bêtes, sur les oiseaux, sur les reptiles et sur les poissons » (1 Rois 5. 10 à 13). Adam avait dominé « sur les poissons de la mer, sur les oiseaux des cieux, sur le bétail, et sur toute la terre, … » (Gen. 1. 26).

Il n’est pas dit que Salomon dominait sur toute la création, mais sa sagesse, reçue de Dieu, l’avait amené à la connaissance de tout ce qui y était relatif. Il tira de cette connaissance des instructions pour les partager, comme il a écrit par exemple : « Va vers la fourmi, paresseux ; regarde ses voies, et sois sage… » (Prov. 6. 6). Une si grande intelligence ne lui a pas donné la domination universelle : elle est réservée à un plus grand que Salomon, à notre Seigneur Jésus Christ : « Tu l’as fait de peu inférieur aux anges, et tu l’as couronné de gloire et d’honneur ; tu l’as fait dominer sur les œuvres de tes mains ; tu as mis toutes choses sous ses pieds : Les brebis et les bœufs, tous ensemble, et aussi les bêtes des champs, l’oiseau des cieux, et les poissons de la mer, ce qui passe par les sentiers des mers. Éternel, notre Seigneur ! que ton nom est magnifique par toute la terre ! » (Ps. 8. 5 à 9).

« Et de tous les peuples on venait pour entendre la sagesse de Salomon, de la part de tous les rois de la terre qui avaient entendu parler de sa sagesse » (1 Rois 5. 14). Notre Seigneur, s’adressant aux scribes et aux pharisiens, a dû leur dire en parlant de lui, « le Fils de l’homme » : « Une reine du midi se lèvera, lors du jugement, face à cette génération, et la condamnera, car elle vint des bouts de la terre pour entendre la sagesse de Salomon, et voici, il y a ici plus que Salomon » (Mat. 12. 42).

La renommée de Salomon s’étendait au loin : « Et Salomon décida de bâtir une maison pour le nom de l’Éternel et une maison pour son royaume… (1 Chron. 1. 18). Salomon envoya dire à Hiram, roi de Tyr : Fais pour moi comme tu as fait pour David, mon père, à qui tu as envoyé des cèdres pour se bâtir une maison afin d’y habiter. Voici, je bâtis une maison pour le nom de l’Éternel, mon Dieu, pour la lui consacrer, pour faire fumer devant lui l’encens aromatique, pour l’arrangement continuel des pains et pour les holocaustes du matin et du soir, des sabbats, des nouvelles lunes, et des jours solennels de l’Éternel, notre Dieu ; cela est prescrit pour toujours à Israël. La maison que je bâtis sera grande, car notre Dieu est grand au-dessus de tous les dieux… Hiram ajouta : Béni soit l’Éternel, le Dieu d’Israël, qui a fait les cieux et la terre, de ce qu’il a donné au roi David un fils sage, doué de bon sens et d’intelligence, qui bâtira une maison à l’Éternel et une maison pour son royaume » (voir 2 Chron. 2. 1 à 12). Nous savons qu’en la quatrième année de son règne, Salomon commença à bâtir le temple (2 Chron. 3. 2).

« Le roi Salomon leva sur tout Israël, 30 000 hommes de corvée. Il les envoya au Liban, 10 000 par mois, à tour de rôle : ils étaient un mois au Liban, deux mois à la maison ; Adoniram était responsable de la corvée. Salomon avait 70 000 hommes porteurs de charge, et 80 000 tailleurs de pierre sur la montagne, (tous des hommes étrangers – 2 Chron. 2) sans compter les chefs, intendants de Salomon, qui étaient responsables des travaux : au nombre de 3300, … Le roi commanda de transporter de grandes pierres, des pierres de prix, pour faire les fondations de la maison, des pierres de taille. Les ouvriers de Salomon, les ouvriers de Hiram, et les Guibliens, taillèrent et préparèrent le bois et les pierres pour bâtir la maison » (1 Rois 5. 27 à 32). Cela fait au moins 163 300 hommes en action chaque jour pendant sept ans !

Et Hiram, roi de Tyr, envoya aussi à Salomon un homme habile, doué d’intelligence, Huram-Abi, sachant « travailler l’or, l’argent, le bronze, le fer, les pierres, le bois, la pourpre, le bleu, le byssus, et le cramoisi. Il sait faire toute sorte de gravure et inventer toute sorte de choses qu’on lui donnera à inventer, avec tes hommes habiles et les hommes habiles de mon seigneur David, ton père » (voir 2 Chron. 2. 7 à 15). Le temple, « cette maison pour l’Éternel » fut grandiose et commença à être bâtie « de pierres entièrement préparées avant d’être transportées » ; « … on n’entendit ni marteau, ni hache, aucun instrument de fer dans la maison, quand on la bâtit » (1 Rois 6. 7). Si l’on en fait l’application à l’Assemblée (l’Église) que le Seigneur bâtit, Il en est le fondement ou la « maîtresse pierre d’angle, choisie, précieuse » (Mat. 16. 16 à 18 ; 1 Cor. 3. 11 ; 1 Pier. 2. 6) ; et tous ceux qui croient en sa mort et en sa résurrection sont des pierres vivantes ajoutées à l’édifice. Avant qu’Il nous introduise « devant sa gloire dans l’allégresse » (Jude 24), Il nous façonne dans la carrière de ce monde. Bientôt, Il se présentera à Lui-même, l’Assemblée « glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, … sainte et irréprochable » (Éph. 5. 17).

La persécution et les diverses épreuves, vécues ici-bas, font partie de ce travail préparatoire. L’apôtre Pierre encourage les saints persécutés en leur disant que que la mise à l’épreuve de leur foi, « bien plus précieuse que celle de l’or qui périt … se trouve [être un sujet] de louange, de gloire et à d’honneur, dans la révélation de Jésus Christ ». Il leur écrit aussi : « Bien-aimés, ne trouvez pas étrange le feu ardent qui est au milieu de vous pour vous éprouver, comme s’il vous arrivait quelque chose d’extraordinaire ; au contraire, réjouissez-vous dans la mesure où   vous avez part aux souffrances de Christ, afin qu’aussi, à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez avec allégresse » (1 Pier. 1. 7 ; 4. 12 et  13).

Nous trouvons deux aspects concernant l’édification de ce temple saint qu’est l’Assemblée, maison de Dieu.

– 1 : le travail du Seigneur, par l’Esprit Saint, pour tirer des ténèbres et amener à la lumière les âmes qui deviennent des pierres vivantes. Il les façonne par la Parole et au travers des épreuves (Éph. 5. 26).

– 2 : la responsabilité des ouvriers appelés à bâtir, sur le fondement, des matériaux nobles, à savoir l’or, l’argent et les pierres précieuses, tout ce qui a trait à la glorieuse Personne de Christ (1 Cor. 3. 12).

TRADUCTION DE FEUILLETS (174)

« Mon peuple a fait deux maux : ils m’ont abandonné, moi, la source des eaux vives, pour se creuser des citernes, des citernes fissurées qui ne retiennent pas l’eau » Jérémie 2. 13.

S’ABREUVER À LA SOURCE DIVINE

Ces paroles pleines de tristesse, prononcées par le prophète Jérémie, étaient la conséquence du déclin spirituel terrible du peuple d’Israël, qui se termina par un jugement sévère sur eux. Si Dieu n’avait pas préservé un petit résidu fidèle, Israël aurait été consumé. Tout au long de l’Écriture, le Saint Esprit attire notre attention sur ce fait, comme un exemple pour nous avertir. De même qu’Israël, nous, croyants, sommes en danger constant de préférer le plaisir à Dieu. Mais toutes ces choses mondaines peuvent être comparées à des citernes fissurées qui ne retiennent pas l’eau. Elles sont comme l’eau impure d’un puits qui ne peut pas apporter de rafraîchissement mais peut être une cause de mort. En fait, le monde entier n’est qu’une citerne fissurée, qui ne peut pas satisfaire l’âme altérée et ne tient jamais ses promesses.

Que l’eau vive est différente – celle qui coule du cœur de Dieu dans notre âme par le Saint Esprit quand nous écoutons sa Parole ! Quand Jérémie vit la folie du peuple, il demanda : « Les eaux fraîches et ruisselantes … tariraient-elles ? » (Jér. 18. 14). Non, elles coulent encore librement, et quiconque a soif peut en boire. Rien ne remplace ces eaux, pas même les écoles religieuses ou les organisations dites chrétiennes. « La fontaine de la sagesse est un torrent qui coule » (Prov. 18. 4). Cette eau n’est pas seulement rafraîchissante : elle donne la vie.

D’après the Lord is near mars 1978

« Si donc ton corps tout entier est plein de lumière, n’ayant aucune partie ténébreuse, il sera tout plein de lumière, comme lorsque la lampe t’illumine de son éclat » Luc 11. 36.

LAISSER LA LUMIÈRE DIVINE NOUS PÉNÉTRER TOUT ENTIERS

Même si nous sommes réellement convertis, il nous est facile de fermer à la lumière divine quelque partie secrète de notre cœur. Nous n’acceptons pas de nous en remettre sans limites au Seigneur et à sa Parole. Mais dans le verset ci-dessus, le Seigneur nous met en garde contre de telles obscurités, qui nous disent qu’il y a du retard ou empêchent nos progrès spirituels. Le cours normal et sain de la vie d’un croyant, c’est comme la lumière qui va croissant jusqu’à ce que le plein jour soit établi. (cf. Prov. 4. 18). Dieu désire ôter toute incertitude, toute ignorance, du cœur de ses enfants, et leur donner toujours plus de lumière. Il est Lui-même la lumière et il n’y a pas de ténèbres en Lui, et Il désire avoir communion avec nous dans cette lumière. Et cette lumière n’est pas simplement de la connaissance intellectuelle. C’est ce qui règle notre conscience. Dire simplement : Que votre conscience soit votre guide – en négligeant la Parole de Dieu -, est très inexact et dangereux. C’est plutôt la Parole de Dieu qui doit guider notre conscience ! D’autre part, plus la lumière nous vient de Dieu Lui-même par sa Parole, plus elle sera brillante. Il ne suffit pas de rester assis et d’écouter les autres. La lumière reçue donne plus de lumière, alors que la lumière repoussée conduit aux ténèbres.

Prenons donc garde de peur qu’il y ait une partie sombre en nous qui nous empêche de recevoir une nouvelle lumière plus brillante. La meilleure manière de savoir si la lumière vient de Dieu et non pas de l’homme, c’est de s’assurer qu’elle dirige nos affections vers le Seigneur Jésus Christ, qui seul est la vraie lumière qui est venue dans le monde et en laquelle il n’y a pas de ténèbres.

D’après the Lord is near mars 1978

« Ne vous enivrez pas de vin : c’est une voie de débauche ; mais soyez remplis de l’Esprit » Éphésiens 5. 18.

LES IMPÉRATIFS POUR LA VIE PRATIQUE DU CHRÉTIEN

Nous devrions nous abstenir de tout ce qui a, sur notre vie spirituelle, un effet semblable à celui d’une boisson forte sur notre corps. L’alcool fait perdre aux hommes leur contrôle de soi et leur sobriété. C’est pourquoi de nombreux croyants pieux sont choqués quand ils voient d’autres croyants boire du vin ou d’autres boissons alcooliques. Nous devons faire attention à ne pas choquer personne à ce sujet. Paul disait bien à Timothée de prendre un peu de vin pour sa santé, mais des croyants spirituels éviteront en général de consommer des boissons fortes. Ils ne deviendront jamais esclaves d’une habitude quelconque, sauf d’habitudes spirituelles : lire la Bible et prier.

D’autre part, le contraste du vin, dans ce verset, est très élevé : « mais soyez remplis de l’Esprit, vous entretenant par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et apportant la louange, de votre cœur, au Seigneur » (v. 18 et 19). C’est l’opposé de l’intoxication. Je ne dois pas laisser le vin me contrôler, mais je dois laisser faire cela par le Saint Esprit. Il doit me remplir complètement : je dois Le laisser faire cela. C’est un ordre : je dois être rempli. Si l’Esprit prend la direction, la chair ne sera pas active. Je serai sobre du point de vue spirituel. La sobriété regarde en-dehors de soi et de l’homme, vers le Seigneur et son œuvre pour nous, et vers le Père. Des activités religieuses émotionnelles excitées sont de courte durée et souvent trompeuses : nous devons les éviter. Même de la musique bruyante et excitée est intoxicante. Parmi les choses que nous devons considérer sérieusement comme souhaitables, en Philippiens 4, il y a celles qui sont honorables et de bonne réputation.

D’après the Lord is near mars 1978

« Elle lui dit (Ruth à sa belle-mère) : Tout ce que tu as dit, je le ferai » Ruth 3. 5.

SUIVRE LE CONSEIL DES PLUS ÂGÉS

Ruth dit ces paroles à sa belle-mère, Naomi. Ruth était veuve et pouvait se souvenir de nombreuses expériences dans sa vie passée. Elle fit ce que Naomi lui disait : elle accepta le conseil de sa belle-mère et lui obéit. Cela est digne d’être imité par chacun de nous, pourvu que la personne plus âgée donne un conseil pieux. Bien sûr, tout conseil doit être vérifié par la Parole de Dieu. Il est dangereux de suivre aveuglément quelque personne que ce soit.

Nous nous considérons souvent comme étant trop âgés ou trop indépendants pour écouter ceux qui sont plus âgés que nous. Des enfants adultes ne voient souvent pas comme une obligation d’être soumis à leurs parents parce qu’on leur a enseigné autre chose à l’école. Ils estiment les idées de leurs parents vieux-jeu et traditionnelles. Mais il est toujours insensé de refuser un bon conseil et au lieu de cela, de ne dépendre que de notre propre sagesse, de nos propres opinions. Salomon a dit : « Celui qui écoute le conseil est sage » (Prov. 12. 15). Nous ne pouvons être assurés de la bénédiction que lorsque nous sommes sur le sentier de l’obéissance et de la soumission.

Naomi donna encore, un peu plus tard, un sage avis à Ruth : « Reste ici, ma fille, jusqu’à ce que tu saches comment l’affaire tournera » (Ruth 3. 18). Ruth suivit son conseil. Elle attendit tranquillement aussi longtemps qu’il le fallait. Agir ou attendre quand nous le devons est quelque chose de difficile. Nous sommes souvent oisifs quand nous devrions être actifs, ou actifs quand nous devrions rester tranquilles. Ce dont nous avons besoin dans ces cas-là, c’est d’un bon conseil. Aussi, apprenons de Ruth comment être vraiment sages.

D’après the Lord is near mars 1978

« Magnifiez l’Éternel avec moi, et exaltons ensemble son nom » Psaume 34. 3.

LES CANTIQUES DE LOUANGE FONT PARTIE DU CULTE

Dans le premier verset de ce psaume, David, personnellement, loue l’Éternel, mais sa joie est tellement intense qu’il en invite bientôt d’autres à se joindre à lui. Une joie spirituelle authentique et ressentie profondément désire voir que tous ceux qui ont reçu une même foi précieuse, et connaissent le même Sauveur adorable, y participent. Par exemple, au psaume 95, David dit : « Venez, chantons à haute voix à l’Éternel ; poussons des cris de joie vers le rocher de notre salut ! » (v. 1). Ces chanteurs savaient que Dieu aime demeurer au milieu des louanges des siens même s’ils ne connaissaient pas autant que nous le salut éternel par la croix du Calvaire. Mais ils étaient certainement poussés par le Saint Esprit à exprimer leur reconnaissance par des expressions riches et bien ressenties.

Aujourd’hui, nous regardons en arrière, à la croix et à la résurrection de Christ, et nous voyons notre salut accompli et éternel. Cela nous impressionne tellement que, souvent, nous ne pouvons pas trouver les mots adéquats pour notre reconnaissance. Nous pensons peut-être : Oh, si j’avais mille langues pour louer le Sauveur ! La pensée : Venez, et magnifions ensemble le Seigneur, devrait – et elle le fait souvent – caractériser les réunions de culte des croyants. Le Seigneur Lui-même est aussi le Chef de musique. Il est l’Objet de nos cantiques. Il prépare nos cœurs pour eux. Il les met au diapason pour chanter ses louanges. Si nous ne savons pas exprimer nos sentiments par les mots convenables, Il les entend et les comprend pourtant, et ils montent au cœur du Père au ciel.

Il faudrait vraiment que les pierres parlent si nous demeurons silencieux. Nous faisons de la peine au Seigneur si nous ne Lui adressons pas nos cantiques.

D’après the Lord is near mars 1978

« La reine de Sheba entendit parler de la renommée de Salomon en relation avec le nom de l’Éternel, et elle vint pour le mettre à l’épreuve par des énigmes » 1 Rois 10. 1.

LES RENDEZ-VOUS DU DIMANCHE AVEC LE SEIGNEUR

Quand nous pensons que le pays d’origine de cette reine, au sud de l’Arabie, était à environ 2000 kms de Jérusalem, et que le trajet passait par des déserts, nous avons une idée de la puissance de l’attraction qui l’attira vers Salomon. Elle avait entendu parler de sa fortune et de sa sagesse, qu’il avait reçues de l’Éternel, le Dieu d’Israël. Mais quand elle arriva, elle trouva tellement plus que ce à quoi elle s’était attendue qu’elle en fut impressionnée, et qu’il n’y eut « plus d’esprit en elle » (v. 5), et elle s’exclama : « On ne m’en avait pas rapporté la moitié ».

Il semble qu’elle fut même plus impressionnée par l’ordre de la maison de Salomon que par son trône. Elle admira les mets de sa table, la tenue de ses serviteurs, l’ordre et les vêtements de ses sommeliers et de ses échansons. Tous les détails étaient de grande classe et dignes du roi dont la sagesse l’avait tout d’abord attirée. En voyant cela, elle s’exclama : « Heureux tes gens, heureux ceux-ci, tes serviteurs, qui se tiennent continuellement devant toi, et qui entendent ta sagesse ! Béni soit l’Éternel, ton Dieu ! » (v. 9).

Cela devrait toucher nos cœurs, en particulier l’expression « la tenue de tes serviteurs ». Nous qui avons entendu parler de la sagesse et de l’amour du Seigneur savons qu’Un plus grand que Salomon est ici. Sa présence avec nous et notre présence avec Lui sont même plus réelles que Salomon dans sa maison, entouré par des serviteurs dévoués, en particulier quand nous nous rassemblons autour de Lui à sa table. Sommes-nous aussi empressés à répondre à sa demande que les serviteurs de Salomon l’étaient à son égard ?

D’après the Lord is near mars 1978

« Tu as commandé tes préceptes pour qu’on les garde soigneusement » Psaume 119. 4.

« Maudit celui qui fera l’œuvre de l’Éternel avec négligence » Jérémie 48. 10.

LES SAGES CONSEILS DE LA PAROLE DE DIEU

Quand nous lisons le conseil et aussi l’encouragement de ces versets, nous devrions tous nous poser cette question : Que faisons-nous de la Parole de Dieu qui est entre nos mains ? Salomon, le roi très sage, posait cette question, en l’illustrant ainsi : « Le paresseux ne rôtit pas sa chasse ; mais les biens précieux de l’homme sont à celui qui est zélé » (Prov. 12. 27). Salomon parlait aussi des fourmis comme exemple de diligence, parce qu’elles sont toujours occupées à préparer l’avenir. Finalement, il résume toute la vraie sagesse dans l’activité non égoïste mais incessante et diligente d’une femme vertueuse, dans le dernier chapitre des Proverbes.

Dans le verset ci-dessus du psaume 119, il est affirmé simplement que Dieu nous a donné sa Parole pour que nous la gardions soigneusement. Tout étudiant sait que le soin consiste en une attention patiente et suivie aux détails, avec l’application pratique. Toutefois, cela ne veut pas dire que la Bible doit être étudiée par un simple effort intellectuel de la même manière que d’autres sujets. « Je n’ai pas attendu pour garder tes commandements » (Ps. 119. 60) – cela peut être la clé pour entrer dans la maison du trésor de la compréhension de l’Écriture.

Même si nous ne prétendons pas être des spécialistes de l’étude de la Bible, nous devrions avoir la sagesse d’en-haut écrite sur notre cœur, afin de pouvoir être guidés par elle quand nous devons prendre des décisions importantes dans la vie, ou quand quelqu’un d’autre nous demande un avis ou de l’encouragement. Donc, ne soyons pas négligents, mais zélés avec la Parole de Dieu.

D’après the Lord is near mars 1978

« Que la parole du Christ habite en vous richement, vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu dans un esprit de grâce » Colossiens 3. 16.

LE BIENFAIT DE CHANTER DES CANTIQUES

Le ton général et la qualité de notre communion mutuelle dépendent en grande partie du fait que nous soyons une aide ou une entrave l’un pour l’autre. Normalement, nous devrions être reconnaissants pour la grâce abondante que nous avons reçue de notre Père afin que nos esprits soient heureux et rassasiés. C’est dans cet esprit que nous pouvons aussi en inspirer et en influencer d’autres, afin que notre Père puisse dire : « Voici, qu’il est bon et qu’il est agréable que des frères habitent unis ensemble ! » (Ps. 133. 1). D’autre part, un esprit chagrin aura un effet déprimant sur nos frères. Le mot d’ordre : Souriez ! est bon si le visage joyeux vient d’un cœur joyeux.

Chanter est certainement une aide, et plaît aussi au Seigneur si cela vient du cœur et Lui est adressé. Le Seigneur doit accorder nos cœurs, et Il le fera, pour chanter ses louanges. Pour cela, un recueil de cantiques sains dans la doctrine est un grand trésor. Ces cantiques écrits par des frères pieux peuvent quelquefois dépasser l’état de notre propre cœur, mais ils nous sont donnés pour que nous puissions nous élever au-dessus de nos circonstances déprimantes et de la faiblesse de nos sentiments. Élève-toi, mon âme, ton Dieu te dirige – est un bon et sain exercice d’autodiscipline que nous devrions pratiquer régulièrement. Nous ne devrions pas chanter un cantique seulement parce que la mélodie nous plaît, mais nous devrions bien comprendre les paroles que l’auteur a employées.

De la musique, même religieuse, que nous entendrions chez nous par la radio ou des disques, remplace très mal des cantiques de louange personnels, heureux et encourageants, venant du cœur, adressés au Seigneur.

D’après the Lord is near mars 1978

« Que le Dieu d’espérance vous remplisse de toute joie et paix en croyant, pour que vous abondiez en espérance par la puissance de l’Esprit Saint » Romains 15. 13.

UNE ESPÉRANCE VIVANTE ET CÉLESTE

L’affirmation, en Éphésiens 2 – que nous étions sans Christ, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance, sans Dieu dans le monde – signifie que nous n’avions rien sur quoi fonder aucune espérance pour le ciel. Notre condition était donc désespérée. Quelque espoir que nous ayons pu avoir était faux – destiné à nous décevoir par la mort. Cependant, Dieu est le Dieu d’espérance. En Romains 15, l’apôtre Paul prouve, par des citations de l’Ancien Testament, que les nations, et pas seulement les Juifs, étaient sur le cœur de Dieu quand Il donna des promesses à son peuple terrestre.

Que les nations aient part à l’espérance et à l’encouragement des promesses juives, cela a été fermement fondé par la résurrection du Seigneur Jésus et par leur baptême dans la puissance du Saint Esprit de la promesse. Cette espérance a acquis un nouveau caractère : elle est devenue une espérance vivante, parce que son objet est une Personne vivante qui vit au ciel. C’est maintenant une espérance céleste.

En croyant en Celui qui a été ressuscité d’entre les morts, les croyants parmi les nations ont le cœur rempli de joie et de paix, qui déborde dans la puissance du Saint Esprit. De plus, nous n’espérons pas l’établissement d’un royaume de Dieu sur la terre. Nous attendons de rencontrer personnellement Celui qu’aime notre âme dans toute sa gloire et sa grâce. « Quiconque a cette espérance en Lui se purifie, comme Lui est pur » (1 Jean 3. 3). Et après avoir entendu parler de Lui, avoir cru en Lui, et L’avoir servi, nous Le verrons comme Il est, et serons pour toujours avec Lui comme son épouse.

D’après the Lord is near mars 1978

« À tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, c’est-à-dire à ceux qui croient en son nom » Jean 1. 12 et 13.

LE DROIT D’ÊTRE ENFANTS DE DIEU

Ce passage expose de manière remarquable et parfaitement équilibrée, les vérités de la souveraineté de Dieu et de la responsabilité de l’homme. L’homme est toujours vu comme responsable devant Dieu, et nous avons donc ceux qui l’ont reçu dans leur cœur et qui croient en son nom. Il n’y a pas de salut autre que ce genre de foi (et la foi dans l’objet convenable) qui Le reçoit. Ce n’est pas une croyance intellectuelle au sujet de quelque chose, mais une foi qui reçoit de manière active.

D’autre part, Dieu agit en ce qui concerne notre salut, et le fait souverainement. Il agit par la nouvelle naissance, nous donnant une nature qui a la capacité et le désir de répondre à l’appel de Dieu. « L’homme naturel ne reçoit pas les choses qui sont de l’Esprit de Dieu, car pour lui elles sont folie ; et il ne peut pas les connaître, parce qu’elles se discernent spirituellement » (1 Cor. 2. 14).

Mais Dieu va au-delà de la nouvelle naissance. À ceux qui croient Il donne le droit (ou l’autorité) d’être « enfants de Dieu ». Romains 8. 17 nous montre quel privilège extraordinaire cela est. L’apôtre Paul dit que « si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ ». Tout ce qui est à Christ est aussi à nous. Nos esprits ne peuvent recevoir cela que dans une très faible mesure. Quel Dieu merveilleux nous avons !

D’après the Lord is near mars 1978