Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
« Vous, vous adorez vous ne savez quoi. Nous savons, nous, ce que nous adorons… le Père en cherche de tels qui l’adorent » Jean 4. 22 et 23.
L’expression « J’adore », est devenue un élément du langage courant pour dire « J’apprécie beaucoup » ou « Cela me plaît ». On l’applique à la légère au chocolat, ou à son chat, à un ami ou à beaucoup d’autres choses… Il y a même un parfum de marque qui s’appelle « J’adore ».
Mais la signification d’origine du verbe « adorer » est : « rendre culte à Dieu ou à une divinité ». Et même cette signification, à première vue bien éloignée de la vie de la majorité de nos contemporains, nous interpelle quand nous pensons à l’admiration démesurée que nous éprouvons pour quelque célébrité du sport ou du spectacle, à des « idoles personnelles » pour lesquelles nous sommes disposés à consacrer temps, énergie, argent. Même le travail ou les loisirs peuvent occuper la première place dans la vie, absorbant nos pensées et nos énergies, et ne nous laissant ainsi pas de temps à consacrer aux autres.
Le Créateur du monde, qui en est aussi le Sauveur, mérite d’avoir la première place dans notre vie, parce que Lui seul est digne d’être l’objet d’un culte, étant le seul qui soit vraiment grand, saint et parfait en tout ce qu’Il fait et dit. Dieu seul est au-dessus de tout et de tous. « Tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait » viennent de Lui, qui ne peut jamais nous décevoir car ses voies envers nous ne varient ni ne changent pas (Jac. 1. 17). Sa majesté est impénétrable, sa puissance infinie, son amour s’est manifesté d’une manière inégalée dans le don de Jésus Christ.
Ce Dieu bon, juste et saint, recherche des adorateurs qui s’approchent de Lui sans crainte, parce qu’ils se savent aimés et pardonnés. Le Seigneur a droit à cet hommage, qui provient du plus profond de nos cœurs et pas seulement de nos lèvres, pour ce qu’Il est et pour ce qu’Il a fait pour nous, ses créatures qui ne méritaient pas son amour.
« Et quand quelqu’un présentera en offrande une offrande de gâteau à l’Éternel, son offrande sera de fleur de farine, et il versera de l’huile sur elle, et mettra de l’encens dessus » Lévitique 2. 1.
Dieu donna aux Israélites des instructions précises sur la manière de l’adorer par une offrande, un sacrifice. En signe de reconnaissance pour leur délivrance hors d’Égypte et pour toutes les provisions de sa grâce, ils devaient Lui offrir quelque chose. Cela incluait l’offrande de gâteau, faite de fine fleur de farine mélangée avec de l’huile et de l’encens, puis brûlée sur l’autel de l’holocauste.
Ce sacrifice a une signification spirituelle pour nous. Jésus Christ parle de Lui-même comme étant « le grain de blé » (Jean 12. 24). Afin que les grains de blé deviennent de la fine farine, ils doivent être moulus. Cela s’est produit symboliquement dans la vie du Seigneur Jésus lorsqu’Il a été tenté par Satan et qu’Il a connu la contradiction de la part des hommes. Ces tentations ont révélé combien Il était parfait dans son humanité.
L’huile se réfère au Saint Esprit. Jésus a été conçu de l’Esprit. Puis, au Jourdain, l’Esprit de Dieu est descendu sur Lui comme une colombe, afin qu’Il puisse accomplir son ministère dans la puissance de l’Esprit. L’encens parle de sa consécration entière à Dieu, ce qui apparaît de façon évidente dans sa vie et son service.
De même que l’Israélite devait préparer l’offrande de gâteau, il est aussi nécessaire pour nous d’étudier Jésus Christ dans la Bible et de voir comment Il se comportait en tant qu’homme. Nous pouvons alors préparer une offrande spirituelle à Dieu en Lui parlant avec admiration et adoration de la vie parfaite du Seigneur Jésus.
Un négociant de Philadelphie, riche à millions, ordonna à ses employés de venir travailler un dimanche matin, afin de décharger un navire qui venait d’arriver. Un jeune homme s’approcha de lui, très pâle, et lui dit :
– Monsieur, je ne pourrai pas travailler demain.
– Très bien ! Si vous refusez d’obéir, il ne nous reste qu’un parti à prendre, celui de nous séparer.
– Je le sais, Monsieur, et je sais aussi que j’ai à ma charge ma mère, qui est veuve. Mais je ne puis travailler le dimanche.
– À votre aise ! Du moment que vous persistez dans votre décision, passez à la caisse pour vous faire régler votre compte.
Pendant les trois semaines qui suivirent, le jeune homme arpenta les rues de Philadelphie en quête de travail. Il ne trouva rien. Or, à ce moment-là même, le directeur d’une des principales banques de la ville était à la recherche d’un employé de toute confiance. N’ayant personne sous la main, il s’adressa au négociant dont il vient d’être question. Celui-ci nomma aussitôt le jeune homme qu’il avait congédié.
– Qu’est-ce que cela veut dire ? demanda le banquier, très étonné. Vous me recommandez un employé qui vous a donné si peu de satisfaction que vous l’avez renvoyé de votre bureau ?
– Parfaitement ! répliqua le négociant. J’ai dû le mettre à la porte, parce qu’il refusait de travailler le dimanche. Or l’homme qui consent à perdre sa place, et une bonne place, pour obéir à ses principes, c’est un homme auquel vous pouvez vous fier sans hésitation aucune.
Dieu dit : « Ceux qui m’honorent, je les honorerai ; et ceux qui me méprisent seront en petite estime » (1 Sam. 2. 30).
Un meunier qui avait intenté un procès à son voisin, un manufacturier, et l’avait perdu, se trouvait dans la nécessité de vendre son moulin et allait être réduit à la misère ; cela le révoltait et lui faisait maudire Dieu et les hommes.
À ce moment, il reçut la visite d’un chrétien qui lui montra tout le mal qu’il avait commis, et, s’adressant à sa conscience, le plaça devant Dieu.
Après son départ, le meunier, qui avait été vivement impressionné par ses paroles, alla s’asseoir au bord de l’eau, et se mit à réfléchir : Il a raison, lui disait sa conscience, oui, c’est mon orgueil qui m’a perdu. Dieu m’a laissé tomber dans cet abîme, parce que je vivais sans lui ; on m’appelle un honnête homme ; mais pour Dieu, que suis-je ? Je vis en vrai païen, je n’aime pas Dieu, je ne le prie pas, je ne connais pas sa Parole ; quand il me frappe, je me révolte… Ah ! j’ai bien mérité mes malheurs !
Une pensée en appelait une autre. L’Esprit de Dieu agissait dans son âme ; sa conscience s’ouvrait au repentir, et des larmes coulaient le long de ses joues. Enfin, il se mit à genoux et pria. Il ne connaissait pas d’autre prière que l’oraison dominicale, mais il la répéta de tout son cœur.
Quand il vint à dire : Pardonne-nous nos péchés comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, l’image du manufacturier se présenta devant ses yeux. Lui pardonner ? se demanda-t-il ; non, c’est impossible.
Et cependant sa conscience parlait et ne le laissait pas en repos. Ô mon Dieu, dit-il, fais que je puisse pardonner ; car tu le vois, il faut un miracle pour me changer le cœur.
En ce moment un bruit joyeux frappa son oreille. Il aperçut les enfants de son voisin qui sortaient de la maison et qui venaient jouer sur le plancher qui couvrait le batardeau. Le meunier pensa à ses propres enfants, qui allaient bientôt être réduits à la misère ; un nouvel orage s’alluma dans son cœur ; involontairement, il serrait les poings et murmurait des paroles d’une sourde colère, lorsqu’un cri perçant le fit tressaillir.
Sur la rivière, entraîné par le courant rapide, un des enfants du manufacturier descendait rapidement. Son père qui le voyait de la fenêtre, avait jeté le cri de détresse. L’enfant se débattait, ses vêtements le soutenaient encore un peu au-dessus de l’eau, mais chaque minute le rapprochait de la roue du moulin ; le secourir paraissait impossible, car le courant était trop violent pour être remonté, il était trop tard pour arrêter la roue.
Le meunier comprit tout cela, mais n’écoutant que la voix de son cœur, il s’élança dans la rivière. Il eut bientôt saisi l’enfant, et commença à descendre dans l’étroite écluse ; mais par un puissant effort, au moment où tous deux allaient disparaître sous la grande roue, il saisit une planche qui faisait saillie et s’y cramponna.
Holà ! cria-t-il d’une voix énergique, Jeanne, ferme l’écluse !
Sa femme accourut, mais troublée par l’émotion, elle s’y prenait mal, et le meunier se sentait défaillir.
En cet instant, le manufacturier arrivait, pâle comme la mort. Il fixa l’écluse, arrêta la roue, et saisissant le meunier par la main, il le tira sur le talus, puis sans pouvoir dire un mot, il l’entoura de ses bras et le pressa sur son cœur.
– L’enfant a-t-il du mal ? demanda le meunier.
Le petit garçon remis de son émotion, embrassait son père.
– Oh ! comme j’ai eu peur ! disait-il en pleurant.
– Voisin, dit le manufacturier d’une voix émue, vous avez fait plus que si vous m’aviez sauvé la vie à moi-même.
– Ce n’est rien, reprit le meunier, je n’ai fait que mon devoir.
Si jamais quelqu’un fut heureux, ce fut bien lui. La joie remplissait son cœur. Cette journée qu’il avait commencée dans la révolte, était devenue pour lui la plus belle journée de sa vie. Il sentait que Dieu lui avait donné de pardonner et il pouvait prier.
Inutile de dire que dès lors le manufacturier et le meunier devinrent bons amis. Le manufacturier paya les frais du procès, il laissa son moulin au meunier, mais s’occupa de le diriger.
Après cela, il n’y eut pas de ménage plus heureux que celui du meunier. Plusieurs se plaignaient de ce qu’il était devenu religieux, mais tout le monde au village honora et respecta sa piété. Tous ses jours furent employés à servir Celui qui l’avait aimé et s’était livré pour lui, et il rendit témoignage à la grâce dont il avait été l’objet de la part de Dieu.
Dans combien de combats ce roi n’avait-il pas été impliqué ? Nombreuses furent les délivrances pour lesquelles il pouvait glorifier son Dieu. Les ennemis du dehors, les ennemis du dedans, desquels David avait été délivré, n’étaient pas les seuls. Il en restait un qui se trouve en chacun de nous. Il s’agit du vieil homme, cette nature pécheresse. Satan, l’adversaire, le sait bien. Le serpent ancien utilise la tentation et place cette arme redoutable au moment où la vigilance s’est relâchée.
« A la nouvelle année, au temps où les rois entrent en campagne, David envoya Joab, et avec lui ses serviteurs, et tout Israël ; ils détruisirent les fils d’Ammon et assiégèrent Rabba ; mais David resta à Jérusalem. Au temps du soir, David se leva de son lit de repos et se promena sur le toit [en terrasse] de la maison du roi. Du toit, il vit une femme qui se lavait, et la femme était très-belle » (2 Sam. 11. 1 à 2). David était dans la force de l’âge, aussi pourquoi se reposait-il, alors que ses soldats étaient au front ? Ah ! qu’il est facile de s’asseoir sur sa propre satisfaction, en s’appuyant sur ses propres forces, et en ne regardant plus au Seigneur.
C’est quand la vigilance fait défaut que Satan se présente en employant une arme qu’il a utilisée pour séduire Ève et que la loi, par la suite, interdira : « tu ne convoiteras pas » (Rom. 13. 9), « la femme de ton prochain » (Deut. 5. 21). « Que personne, quand il est tenté, ne dise : Je suis tenté par Dieu ; car Dieu ne peut pas être tenté par le mal, et lui ne tente personne. Mais chacun est tenté, étant attiré et amorcé par sa propre convoitise ; ensuite la convoitise, ayant conçu, enfante le péché ; et le péché, une fois commis, produit la mort » (Jac. 1. 13 à 15).
C’est ce qui arriva à David qui « envoya prendre des informations au sujet de cette femme, et on lui dit : N’est-ce pas là Bath-Shéba, fille d’Éliam, femme d’Urie, le Héthien ? David envoya des messagers la chercher, elle vint vers lui, et il coucha avec elle… ; et elle s’en retourna dans sa maison. Puis la femme conçut ; elle envoya informer David et lui dit : Je suis enceinte » (2 Sam. 11. 4 à 5). « La convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie » (1 Jean 2. 16), ces choses qui sont dans le monde, ont conduit David au meurtre d’un fidèle serviteur qui avait à cœur « l’arche, et Israël et Juda » (2 Sam. 11. 11).
« Le péché était d’autant plus grave qu’il avait lieu dans la vie de cet homme qui, malgré plus d’une faiblesse, avait reçu le témoignage que « la méchanceté » n’avait jamais été trouvée en lui (1 Sam. 25. 28). Et voici que, au milieu de sa carrière, ce serviteur de Dieu devient adultère, hypocrite et meurtrier ! Ah ! si nous avons quelque zèle pour la gloire du Seigneur, quelque affection pour ses rachetés, pleurons de voir un David, reniant tout son passé, fouler aux pieds la sainteté de l’Éternel, lui qui devait en être le représentant devant le monde ! Qu’il est humiliant de penser que David, le bien-aimé, ait pu compromettre le nom de l’Éternel invoqué sur lui, lui qui avait été favorisé par une proximité si spéciale avec Dieu et comblé de grâces merveilleuses ! » (Henri Rossier).
Les conséquences de la convoitise ont amené David jusqu’au meurtre. L’Éternel envoya un prophète pour réveiller sa conscience et lui montrer son péché. Les psaumes 51 et 32 ont été écrits par lui et à la suite de sa restauration. Cette restauration passa – et passe par la confession, qui se résume en deux expressions : « J’ai péché » ; « Use de grâce envers moi, ô Dieu ! selon ta bonté ; selon la grandeur de tes compassions, efface mes transgressions. Lave-moi pleinement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je connais mes transgressions, et mon péché est continuellement devant moi. Contre toi, contre toi seul, j’ai péché, et j’ai fait ce qui est mauvais à tes yeux » (Ps. 51. 1 à 4).
L’Esprit Saint amène à la confession de la faute commise (v. 3) ; à la pensée que Dieu a été offensé (v. 4) ; au rappel de notre mauvaise nature (v. 5) ; au sentiment des exigences de Dieu quant à « la vérité dans l’homme intérieur » (v. 6) ; au désir d’une conscience pure et droite (v. 10) ; au retour à la sainteté pratique (v. 11).
Nous savons que quiconque a reçu le Seigneur Jésus est un enfant de Dieu et qu’il ne peut pas perdre son salut (Jean 10. 27 à 29 ; Rom. 8. 1 ; 38 et 39). Lorsqu’il nous arrive de pécher, nous perdons la jouissance de ce salut. La confession est le seul chemin pour en retrouver la joie. Déjà, David sait qu’en Dieu seul est le salut, c’est pourquoi il peut dire : « Rends-moi la joie de ton salut, et qu’un esprit de franche volonté me soutienne » (Ps. 51. 12). Une fois restauré, le croyant peut faire connaître à d’autres la grâce qui lui a pardonné (v. 13). Ce fut le cas du disciple Pierre qui, une fois restauré, a accompli la volonté de son Maître (voir Luc 22. 31 et 32 et Act. 2. 14 à 36 ; 3. 12 à 26).
David et Pierre auraient pu sombrer dans le désespoir et se taire pour toujours mais Dieu ne méprise « pas un cœur brisé et humilié » (Ps. 51. 17). C’est pourquoi David dit encore : « Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange » (v. 15). Satan, l’adversaire, cherchera à faire taire tous les témoins de la grâce de Dieu mais « nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » (Rom. 8. 37).
David avait des craintes quant à la présence de l’Esprit Saint en lui, aussi il dit : « Ne me renvoie pas de devant ta face, et ne m’ôte pas l’esprit de ta sainteté » (Ps. 51. 11). Pour l’enfant de Dieu, présentement, il n’y a aucune crainte de ce côté-là. L’Esprit habite dans le croyant – même Dieu, Père et Fils sont en lui (considérez 1 Cor. 6. 19 ; Gal. 2. 20 ; 1 Jean 4. 4 ; Éph. 4. 6). David n’avait pas connaissance, comme nous, de l’œuvre accomplie à la croix et des résultats glorieux de la glorification de Christ, c’est pourquoi il a des craintes. Pour nous, craignons de déshonorer le Seigneur et cherchons, à l’instar de l’apôtre, « qu’avec toute hardiesse, maintenant encore comme toujours, Christ [soit] magnifié dans [nos] corps, soit par la vie, soit par la mort » (Phil. 1. 20).
« Bienheureux celui dont la transgression est pardonnée, et dont le péché est couvert ! Bienheureux l’homme à qui l’Éternel ne compte pas l’iniquité, et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude. Réjouissez-vous en l’Éternel, et égayez-vous, justes ! et jetez des cris de joie, vous tous qui êtes droits de cœur » (Ps. 32. 1 et 2 ; 11).
« Jésus… dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi » Luc 10. 21.
QUELLE EST TA RELIGION ?
La petite fille est indécise. Son institutrice lui a préparé des questions auxquelles elle doit répondre. Elle a déjà répondu à une série de ces questions, mais maintenant elle est indécise. L’institutrice s’étonne de l’hésitation de sa petite élève, et s’approche. Voyons, c’est pourtant simple : Es-tu catholique ou évangélique ? Je ne sais pas. Comment, tu ne sais pas ? Je sais que le Seigneur Jésus est mort pour moi sur la croix.
L’institutrice est sans voix. L’enfant répète avec plus d’assurance : Mais, je sais que le Seigneur Jésus est mort pour moi, et que je suis sauvée. Vous pouvez demander à maman, elle saura mieux vous l’expliquer. Et effectivement, l’institutrice s’adresse finalement à la maman.
Comment aurions-nous répondu à cette question ? Peut-être, en nous rangeant sous une certaine étiquette : évangélique, catholique, église libre – ou, sans confession ? Mais qu’est-ce que cela représente ? Cela ne précise rien de notre relation avec Jésus Christ. C’est pourquoi la réponse de la fillette est si remarquable. Elle savait deux choses : Le Seigneur Jésus était mort pour elle – et parce qu’elle croyait en Lui, elle avait aussi l’assurance d’être sauvée.
Jésus Christ a dit : « Quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera pas » (Marc 10. 15). Pour de nombreuses personnes, leurs réflexions religieuses compliquées, leurs discussions théologiques, leur cachent la vérité. Que la foi enfantine en Jésus Christ, au contraire, est convaincante !
D’après der Herr ist nahe mars 2026
« Ton peuple sera un peuple de bonne volonté, au jour de ta puissance » Psaume 110. 3.
ACCEPTER DE BONNE VOLONTÉ CE QUE DIEU NOUS ENVOIE
Dieu s’est acheté un peuple pour Lui-même par le sang de son Fils, le Seigneur Jésus Christ. Ils lui appartiennent maintenant. Par le Saint Esprit Il vit au milieu d’eux, et ils ont le grand privilège de montrer les excellences de Celui qui les a appelés hors des ténèbres et à sa merveilleuse lumière (1 Pier. 2. 9). Ils sont aussi « de bonne volonté ». Ils vont où Il les envoie, et font ce qui Lui est agréable.
Ils sont un peuple qui fait connaître l’obéissance de Christ. Quand l’homme est tombé dans le péché, la convoitise a débuté. Depuis lors, l’homme, dans sa condition de pécheur, se voit comme étant le centre de toutes choses. Il ne donne pas comme le fait Dieu – non, il convoite les choses de ce monde, en recherchant sa propre satisfaction. Mais Christ est venu volontairement pour nous sauver du présent monde mauvais, afin que nous puissions être un peuple qui Le serve de bonne volonté.
Les fils d’Israël, autrefois, avaient volontairement fourni les matériaux pour le tabernacle dans le désert, et plus tard, quand le temple se construisait, ils apportèrent volontairement ce qui était nécessaire pour la maison de Dieu. Le Seigneur attend une réponse de nos cœurs, une sincère bonne volonté, pour faire ce qui Lui plaît, mais Il ne nous l’impose pas.
Le Nouveau Testament est plein de ce que désire notre Seigneur béni. Comment répondons-nous à ses demandes ? Ses requêtes peuvent impliquer les bases même, telles que d’assumer le rôle de père dans la famille, ou un appel très particulier à aller Le servir dans quelque pays lointain. « Faites tout ce qu’il vous dira » (Jean 2. 5). Ce que le Seigneur attend de nous, c’est la bonne volonté. Il acceptait de faire la volonté de son Père, et Il est allé à la croix. Dans un jour à venir, son peuple terrestre L’entourera « de bonne volonté » et Le suivra dans la bataille contre ses ennemis (Cant. 6. 12).
D’après the Lord is near octobre 1988
« Et l’Éternel envoya parmi le peuple les serpents brûlants, qui mordaient le peuple ; et parmi ceux d’Israël, il mourut un grand peuple. Et le peuple vint dire à Moïse : Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Éternel et contre toi ; prie l’Éternel qu’il retire de dessus nous les serpents. Et Moïse pria pour le peuple » Nombres 21. 6 et 7.
LES LEÇONS POUR ISRAËL – APPLICABLES AUX CHRÉTIENS
C’était une leçon pratique pour leurs cœurs. Ils avaient écouté la voix du serpent, et il fallait qu’ils ressentent la morsure du serpent. Qu’il est solennel de se plaindre de nos circonstances ! C’est accuser Dieu, en disant que nous ne sommes pas heureux dans ses mains. Et si nous ne sommes pas heureux là, à quel autre endroit pouvons-nous être placés, sinon dans les mains du serpent ? Il n’y a pas de terrain neutre. Si nous ne sommes pas satisfaits de la manière dont Dieu nous traite, nous devrons apprendre par la manière dont le serpent nous traitera.
C’est une chose très sérieuse de se laisser aller à un esprit d’agitation, de murmures et de mécontentement. Nous blessons réellement le cœur de Dieu quand nous agissons ainsi, et nous nous mettons sous la domination du serpent. C’est un terrible péché qui doit conduire à des conséquences amères. Gardons-nous-en soigneusement et cultivons un esprit de reconnaissance, un esprit heureux et content – un esprit de soumission tranquille et un cœur soumis. Cherchons à recevoir tout ce qui arrive en disant : C’est Ta volonté, Père. Ainsi le serpent sera complètement déjoué, et Dieu sera glorifié.
Mais en revenant au camp d’Israël, nous trouvons que le peuple, maintenant, prend sa juste place – la place de la confession – la place du jugement de soi-même. C’est la seule base pour un pécheur. Ils avaient parlé contre Dieu ; maintenant, ils parlent contre eux-mêmes. Cela est juste – juste pour tous. « J’ai dit : Je confesserai mes transgressions à l’Éternel ; et toi tu as pardonné l’iniquité de mon péché » (Ps. 32. 5). Grâce précieuse, éternelle, souveraine ! Toute louange soit à Celui qui est à la fois la source, le canal, et la puissance – Père, Fils et Saint Esprit !
D’après the Lord is near octobre 1988
« Et l’Éternel dit à Moïse : fais-toi un serpent brûlant, et mets-le sur une perche ; quiconque sera mordu, et le regardera, vivra. Et Moïse fit un serpent de bronze » Nombres 21. 8 et 9.
LE REMÈDE DIVIN AUX CONSÉQUENCES DU PÉCHÉ
Ici est introduit le remède divin : « un serpent de bronze ». La ressemblance même de ce qui avait fait le mal devient, sous la main de Dieu, le moyen de la délivrance. Les serpents brûlants ne sont pas ôtés – il leur est encore permis de faire leur action terrible ; mais la grâce brille dans la provision divine ; et l’Israélite mordu qui regardait au serpent d’airain était en bien meilleure condition que s’il n’avait jamais été mordu.
Il est vrai qu’il devait connaître l’amertume du péché ; mais il lui était aussi permis d’éprouver la douceur de cette grâce qui pouvait apporter la vie à travers la mort, et donner une pleine victoire sur toute la puissance du serpent. « Le péché a régné par la mort » – mais, Dieu en soit béni, « de même aussi la grâce règne par la justice, pour la vie éternelle, par Jésus Christ, notre Seigneur » (Rom. 5. 21). Et ainsi, dans un monde de péché, et un monde de pécheurs, où la puissance du serpent se voit partout, et où la mort règne, le pauvre pécheur mordu peut regarder au grand antitype du serpent de bronze – à Christ béni qui a été élevé sur la croix pour nous – devenu malédiction, fait péché, frappé et jugé à notre place – et par un simple regard – un seul regard, un regard de foi en Lui, recevoir la vie éternelle. Il y a la vie dans le regard de Celui qui a été crucifié. Il y a la vie maintenant pour vous.
Oui, là se trouve le secret profond et précieux de la vie et du salut. On la reçoit par un simple regard vers l’Objet divin. Quand l’Israélite mordu regardait le serpent de bronze, il vivait. Il regardait et vivait. Il regardait, non pas à lui-même, non pas à sa blessure, mais à la source divine.
D’après the Lord is near octobre 1988
« Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force ; revêtez-vous de l’armure complète de Dieu » Éphésiens 6. 10 et 11.
LE COMBAT CHRÉTIEN
Quelquefois nous, chrétiens, oublions que l’armure d’Éphésiens 6 ne se rapporte pas seulement à un seul soldat, mais à une armée. L’épître est écrite à des croyants, non pas à un croyant individuellement. Il est certain que nous devons endosser notre armure individuellement et que chacun, personnellement, doit se tenir sur le champ de bataille. Mais nous avons un lien avec les autres soldats. Puisque chacun de nous a un accès direct à l’état-major, notre organisation ne ressemble pas à celle d’une armée ordinaire, mais l’esprit de camaraderie et le support mutuel trouvés dans une force de lutte efficace devraient être trouvés abondamment dans l’armée du Seigneur.
Nous ressentons un tel esprit en lisant les exploits du petit groupe missionnaire partant d’Antioche pour assaillir les forteresses de l’ennemi. Les frères restant chez eux montraient leur communion à ceux qui allaient au front en les soutenant par la prière et par le jeune. Le conflit s’échauffa quand ils rencontrèrent Élymas le magicien – un enfant du diable et un ennemi de toute justice. Les problèmes se compliquèrent quand Jean Marc les quitta, et les persécutions accompagnèrent leurs pas d’une ville à l’autre.
L’ennemi changeait souvent de tactique. À un moment donné, il manipulait une foule pour les adorer comme des dieux, et au moment suivant, pour lapider Paul comme un criminel. Mais à travers tout cela, le groupe des fidèles gagnait quelques puissantes batailles avec la force du Seigneur.
Le combat se poursuit encore. En sommes-nous conscients ? L’évitons-nous peut-être ? Avançons-nous ensemble avec la force de notre Seigneur victorieux ? Tout cela aura de la valeur quand nous Le verrons face à face.
D’après the Lord is near octobre 1988 (G.W. Steidl)
« (Christ Jésus)… étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » Philippiens 2. 8.
JÉSUSOBÉISSANT JUSQU’À LA MORT DE LA CROIX
La croix est vue ici comme la consommation d’une vie d’obéissance – l’achèvement d’une vie de renoncement à soi-même. C’est ce que nous pouvons appeler l’aspect de l’offrande faite par feu de la mort de Christ, plutôt que le sacrifice pour le péché. C’est une vérité extrêmement bénie que la même action qui consomma une vie d’obéissance a aussi ôté le péché ; mais dans ce passage-ci, il est fait référence à la pensée de renoncement à soi plutôt qu’au fait de porter les péchés.
Jésus a tout donné. Il quitta sa gloire et descendit dans ce pauvre monde ; et quand Il y est venu, Il renonça Lui-même à toute la pompe et la grandeur humaines, et devint un homme pauvre. Ses parents étaient pauvres. Ils n’étaient à même de se procurer que le plus bas élément de sacrifice, pas un bélier, ni un agneau, mais une paire de jeunes pigeons. Il était Lui-même connu comme charpentier, ce qu’il était. Nous ne devons pas oublier la force morale de ce fait en disant que tous les Juifs étaient élevés pour exercer un métier.
Notre Seigneur Jésus Christ a réellement pris la dernière place. La ville même où Il fut élevé passait en proverbe comme étant méprisable ; Il fut appelé : le Nazaréen.Et on demandait, d’un ton de mépris : « N’est-ce pas le charpentier ? ». Il était une racine sortant d’un terrain aride. Il n’avait ni forme, ni éclat, ni beauté à la vue des hommes. Il était l’Homme méprisé, rejeté, vidé de soi, doux et humble de cœur, en toutes choses. Il renonça à tout, jusqu’à la vie elle-même. En un mot, Il se renonçait complètement à Lui-même.
D’après the Lord is near octobre 1988 (C.H. Mackintosh)
« Tes pensées ne sont pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes » Marc 8. 33.
NE PAS SE TROMPER D’OBJECTIF
L’une des nappes de pétrole les plus riches du Texas, c’est Darst Field. Elle a été appelée ainsi à cause de Bill Darst, un pauvre berger qui a échangé son ranch et ses terres pour ce qu’il croyait être une bonne affaire. En échange de ces surfaces improductives on lui donna une caravane et deux forts chevaux. Il se mit, avec bonheur, à suivre le grand boom du pétrole, en rêvant d’occasions et de fortune.
Exactement six mois après la tractation, des réserves illimitées d’essence furent découvertes exactement sous l’ancien ranch de Darst. La chance se moquait de ce pauvre homme, et rappela son nom sur le trésor qu’il avait manqué.
Bill Darst est mort maintenant. Mais sa famille n’a jamais oublié comment des choses de valeur peuvent facilement être négligées par une recherche frénétique pour des choses de moindre valeur.
Dans nos imaginations grandioses et nos rêves de jeunesse, nous n’aimons pas rappeler les carrefours où nous avons manqué de voir la volonté du Maître. Qu’en serait-il si toutes ces erreurs étaient enregistrées pour toujours avec nos propres noms inscrits ? Beaucoup de noms : mariage, famille, maisons.
Il y a un grand trésor que beaucoup d’entre nous négligeons. C’est une relation proche avec le Seigneur. La joie pure de sa compagnie peut être comme un puits qui déborde du fond de notre existence difficile.
D’après the Lord is near octobre 1988
« En elle (la Parole) était la vie, et la vie était la lumière des hommes » Jean 1. 4.
JÉSUS CHRIST, RÉVÉLATION COMPLÈTE DE DIEU POUR LES CHRÉTIENS
La vie éternelle, la vie divine est vue parfaitement dans le Seigneur Jésus, dans les Évangiles. Il est l’expression même de la gloire de Dieu, et tous les attributs moraux de la nature de Dieu sont manifestés dans la vie qu’Il a vécue ici-bas. Cependant Il était un véritable Homme à tous égards – esprit, âme et corps – et c’est comme tel qu’Il a laissé sa vie afin de la reprendre (Jean 10. 17 et 18). La vie humaine n’est pas la vie éternelle, mais elle est à la fois dépendante, et limitée dans le temps. Mais en Christ il y a la vie éternelle, qui s’y trouve depuis l’éternité passée, qui ne peut prendre fin – et en conséquence toujours dans la même vigueur et la même réalité sans variation au moment même où Il a donné sa vie.
Cependant, sa vie sur la terre était la période pendant laquelle sa vie divine était vue dans sa beauté la plus humble, et c’est un sujet d’adoration émerveillée pour toute intelligence créée. Quand Il a laissé sa vie, cette vie a cessé (bien que, certainement, sa vie éternelle elle-même ne pouvait cesser) ; mais dans la vie de résurrection – également une véritable vie humaine, dans un corps – cette manifestation est reprise à nouveau, non plus dans des circonstances d’humiliation et de faiblesse, mais de gloire et de puissance. Nous Le verrons comme Il est, non pas comme Il était.
Sa vie est la lumière des hommes. Avec quelle beauté elle illumine tous les détails de notre propre existence lorsque nous lui permettons de pénétrer dans les recoins autrefois sombres de notre cœur ! Dans sa lumière nous voyons la lumière. Cependant, relativement peu de ceux qui Le virent sur la terre discernèrent la beauté exquise de cette vie descendue au milieu des hommes, mais ceux qui étaient nés de nouveau participèrent, par la grâce, à cette même vie, et réagirent avec reconnaissance et adoration, trouvant en Lui l’Objet parfaitement satisfaisant de leurs désirs les plus purs. Puisse notre adoration pour Lui et notre satisfaction avec Lui nous remplir également de la joie la plus douce et la plus profonde !
D’après the Lord is near octobre 1988 (L.M. Grant)
« Mieux vaut la vue des yeux que le mouvement du désir. Cela aussi est vanité et poursuite du vent » Ecclésiaste 6. 9.
GARDER NOS REGARDS FIXÉS SUR DIEU
Ce proverbe semble exprimer la même vérité que la liste bien connue des mots : faits, foi, et sentiments ; Dieu établit les faits d’une œuvre accomplie, l’homme identifie ces faits par la foi, et cela lui donne l’impression de paix. Nous ferons l’expérience de la vérité édifiante de ce proverbe quand nous comprendrons qu’il vaut mieux voir la venue du Seigneur ici-bas, son œuvre sur la croix, sa résurrection et son ascension, plutôt que de perdre notre temps en nous occupant de nos propres désirs.
En même temps, ce verset contient une mise en garde contre la folie d’une occupation malsaine de nos sentiments, appelée ici « le mouvement du désir ». « La vue des yeux », dans ce verset, est bien différente de la convoitise des yeux, qui est de la mondanité. C’est plutôt la manière saine de diriger notre attention sur ce que Dieu a fait, sur les gloires merveilleuses de la Personne de Christ, de ses souffrances, de son triomphe sur Satan, et sur les preuves nombreuses de sa bonté envers nous dans nos afflictions. Ce n’est pas vanité ou poursuite du vent, mais cela servira à établir nos cœurs dans la vérité avec sobriété et fermeté. Se concentrer ainsi sur la seule chose nécessaire est bien meilleur que de suivre les plaisirs changeants de notre cœur. La paix que nous en retirons ne nous sera jamais ôtée.
Cependant, Satan peut nous dérober la jouissance journalière de cette paix. Notre ennemi rusé aimerait que notre attention se porte sur les attractions de ce monde – par exemple, la télévision, pour nous distraire de ce que Dieu nous a donné pour notre bien. Soyons donc vigilants, nous souvenant que « Nos regards n’étant pas fixés sur ce qui se voit, mais sur ce qui ne se voit pas ; car les choses qui se voient sont temporaires, mais celles qui ne se voient pas sont éternelles » (2 Cor. 4. 18).
D’après the Lord is near octobre 1988
« Car Dieu n’est pas injuste pour oublier votre œuvre et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant servi les saints et les servant encore » Hébreux 6. 10.
EXEMPLES DE SERVICES AGRÉABLES À DIEU
Plus le jour est sombre et nuageux, plus brillantes sont les actions de foi et d’amour, de même que l’arrière-plan sombre d’un tableau met en relief les couleurs plus claires. L’histoire de David abonde en de telles scènes. Ce qui rend nombre d’entre elles plus frappantes et touchantes, c’est l’amour et le dévouement vus de la part d’étrangers. Ils luisent comme autant de pierres précieuses, éclatantes et brillantes dans leur beauté morale.
Voyez, par exemple, le beau tableau, en 2 Samuel 15. 15 à 22, et voyez l’affection de l’étranger et exilé – Itthaï – une affection qui le poussa dans le sentier d’un David rejeté, pour partager ses peines et ses épreuves. C’est un bel et touchant exemple. Puissions-nous avoir plus d’exemples vivants de cela. Il lui était offert de retourner chez lui, avec l’approbation du roi et sa faveur, s’il avait voulu en profiter. Mais non : ce n’était pas la bonne volonté du roi, ou une simple faveur, qu’il désirait ; c’était le roi lui-même ; et son cœur ne pouvait se satisfaire que de la compagnie de David, pour la vie ou pour la mort.
Ces hommes, dans leur vie de dévouement, à David et au Seigneur de David, nous poussent vraiment « à l’amour et aux bonnes œuvres » (Héb. 10. 24).
Voyez un autre tableau, celui de 2 Samuel 17. 27 à 29. Voyez ces étrangers pensant aux besoins de David et de ses hommes dans le désert, et mettant leurs pensées en action. Nous manquons véritablement, comme enfants de Dieu, quand nous permettons à nos pensées d’amour et de bonté de quitter notre esprit aussi vite qu’elles s’y sont formées, au lieu d’agir tout de suite pratiquement !
Il y avait une fois à l’université de Florence un professeur très pieux. Il savait qu’il y a une vie après celle que nous menons et que c’est une erreur des plus graves que de l’ignorer. Il témoignait donc le plus vif intérêt à ses étudiants non seulement au sujet de leurs études, mais aussi quant à leur bonheur éternel. Il connaissait aussi les tentations auxquelles ces jeunes gens seraient exposés une fois entrés dans le courant de la vie, s’ils ne se renseignaient pas là-dessus ; et qui le ferait ?
Ayant appris lui-même à connaître le Seigneur et sa grâce, qui donne la force nécessaire pour affronter le combat quotidien, il désirait ardemment amener à cette connaissance bénie les étudiants qui suivaient son enseignement. L’un d’eux lui était spécialement cher. Comme il allait quitter l’université, chargé d’honneurs que lui avaient mérités son assiduité et ses talents exceptionnels, le vieillard le prit à part pour lui parler sérieusement.
Mon ami, lui dit-il, maintenant que vous voilà au bout de vos années d’études et que vous allez entrer dans le monde, puis-je vous demander ce que vous comptez faire ?
– Je vais voyager tout d’abord, fut la réponse, car je désire étudier les hommes plutôt que les livres.
– Et après ?
– Je reviendrai ici en qualité de professeur.
– Et après ?
– J’espère acquérir un grand nom.
– Et après ?
– Je compte arriver au faîte de ma profession et me faire une belle fortune.
– Et après ?
– Eh bien ! je pense que je me marierai, comme chacun.
– Et après ?
– J’espère avoir des fils et des filles à élever.
– Et après ?
– Je cesserai de travailler et jouirai des plaisirs de la vie comme prix de mes peines.
– Et après ?
– Je compte voir mes petits-enfants autour de moi.
– Et après ?
– Je pense que j’arriverai confortablement à un âge avancé.
– Et après ?
– Je suppose que, comme chacun, je finirai par mourir.
– Et après ?
Cette fois il n’y eut pas de réponse. Les pensées du malheureux jeune homme ne dépassaient pas cette vie. Il dut se rendre à cette vérité irréfutable, c’est qu’il y a un au-delà. Où le passer ? La question se pose, urgente, à chacun.
« Personne n’a un amour plus grand que celui-ci : que quelqu’un laisse sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites tout ce que moi je vous commande » Jean 15. 13 et 14.
Le Seigneur Jésus appelle les croyants ses amis – Il le fait pour attirer leur attention sur un privilège spécial.
Tout d’abord, Il parle du plus grand amour que quelqu’un puisse démontrer, manifesté par le fait qu’Il allait laisser sa vie pour ses amis. Il parle ici de Lui-même et de ce qu’Il allait faire pour eux. Il ne s’agit pas de l’amour souverain de Dieu pour les pécheurs, mais de l’amour du Seigneur pour ses amis, et c’est ce que nous sommes pour Lui ! Ainsi, le fondement de notre relation de confiance avec le Seigneur Jésus, c’est cet amour d’une grandeur inconcevable.
Ensuite Il s’adresse à nous : « Vous êtes mes amis, si vous faites tout ce que moi je vous commande ». Le Seigneur déclare maintenant que notre position d’amis est assurée par notre obéissance. Il ne peut nous traiter comme ses amis que s’Il voit que nous désirons obéir à ses commandements.
Enfin, le Seigneur Jésus établit une comparaison entre l’esclave et l’ami : « Je ne vous appelle plus esclaves, car l’esclave ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père » (v. 15). Il veut faire de nous ses confidents et partager avec nous ce qui est sur son cœur.
La place privilégiée d’amis du Seigneur Jésus est offerte à chacun d’entre nous à cause de son amour et en réponse à notre obéissance. Notre désir ne devrait-il pas être de vivre dans cette relation intime avec notre Seigneur ?
« Mon âme s’attache à toi pour te suivre, ta [main] droite me soutient » Psaume 63. 9.
David a écrit le Psaume 63 dans le désert. Au milieu d’une étendue aride et sans eau, il avait une soif intérieure de son Dieu. Dans cet endroit inhospitalier, il se souvenait du sanctuaire et ne désirait rien d’autre que de voir la puissance et la gloire de Dieu. Il attendait d’être délivré de ses ennemis et se sentait en sécurité dans la puissante main de Dieu qui le soutenait. Dans ce verset du Psaume 63, il décrit son attachement à Dieu.
Dieu connaît aussi nos vies, nos circonstances et nos besoins. Parce qu’Il nous aime d’une manière inexprimable, Il nous soutient et prend soin de nous. C’est le côté de Dieu dans notre vie de foi. Cependant, la question demeure : Est-ce que notre âme s’attache aussi à Lui ? Vivons-nous quotidiennement dans la conscience que nous sommes dépendants de Lui ? Notre cœur aspire-t-il à sa présence ?
Lorsque nous cultivons une relation vivante avec Dieu par la prière, et que nous demeurons dépendants de Lui, nous réalisons à quel point nous avons besoin de Lui à tout moment de notre vie, et comment Il nous aide. La paix de Dieu gardera alors notre cœur et nos pensées.
Dans la Bible, nous trouvons aussi de mauvaises liaisons. Le peuple d’Israël s’attacha à l’idole de Baal-Péor et s’attira la colère de Dieu (Nomb. 25. 1 à 3). Le plus jeune des deux fils du père, dans la parabole de Luc 15, s’attacha à l’un des citoyens du pays et, à la fin, il gardait les porcs et désirait manger des gousses dont ils étaient nourris. Dieu ne peut pas nous aider à attacher notre âme à rien ni personne d’autre qu’à Lui-même.
« Les yeux de l’Éternel [regardent] vers les justes, et ses oreilles sont [ouvertes] à leur cri. [Les justes] crient, et l’Éternel entend, et il les délivre de toutes leurs détresses » Psaume 34. 16 et 18.
NAUFRAGE – MAIS PAS SANS AIDE
Juin 1942 : Ethel Bell, missionnaire veuve, quitte la Côte d’Ivoire avec ses deux enfants pour rentrer aux États-Unis. Le voyage se déroule d’abord comme prévu, mais dans le chaos de la guerre, un sous-marin ennemi croise leur route et attaque le vapeur à la torpille. Le navire coule ; seuls Ethel Bell, ses deux enfants et seize autres passagers survivent. Pendant vingt jours, ils dérivent dans un canot de sauvetage jusqu’à ce qu’ils soient finalement repérés et secourus par un autre navire : malades, malnutris, mais vivants.
Plus tard, dans son livre Castles, Ethel Bell écrit : « La prière était la chose la plus importante pendant notre lutte pour la survie. Rien n’est impossible quand on prie. Notre prière peut toucher la main puissante de Dieu, et Il agit pour nous aider ».
Ce récit devrait nous encourager à prier Dieu en toutes circonstances. Rien n’est trop grand ni trop difficile pour Lui, car Il est le Dieu tout-puissant. Dans son amour pour nous, Il est toujours prêt à nous aider et à nous soutenir en toutes choses. Le célèbre missionnaire en Chine Hudson Taylor a dit un jour : « Nous n’avons pas besoin d’une grande foi, mais de la foi en un Dieu tout-puissant ». C’est là le secret de la prière : lorsque nous gardons le Dieu tout-puissant présent à l’esprit, nos plus grands problèmes nous paraissent insignifiants.
D’après die gute Saat mars 2026
(Jésus a dit : ) « Moi, je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » Jean 10. 9.
« Entrez par la porte étroite » Matthieu 7. 13.
« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » Éphésiens 2. 8.
LA PORTE DE DIEU
Toutes les religions s’interrogent sur la rédemption humaine. Le salut est souvent comparé à une porte menant à Dieu. Pour la franchir, il faudrait suivre un ensemble de règles et accomplir de bonnes actions. Ce n’est qu’à la fin de la vie que l’on y accéderait. Dès lors, tout dépendrait de notre conduite jusqu’à ce moment-là. Ainsi, nul ne pourrait être certain d’atteindre le but, et la question lancinante demeure : mes bonnes actions suffisent-elles à satisfaire Dieu (ou, selon la religion, les dieux) ?
Le message de la Bible, cependant, est tout autre. Il nous présente le Sauveur : Jésus, le Fils de Dieu, qui dit de Lui-même : « Je suis la porte ; celui qui entre par moi sera sauvé ». Quiconque croit en Jésus-Christ a franchi cette porte et est sauvé. Cela signifie que, si je crois au Seigneur Jésus, je reçois la vie éternelle – ici et maintenant. Je peux donc savoir dès aujourd’hui ce qui m’attend après la mort.
La porte est étroite car on ne peut la franchir qu’en se dépouillant de tout. Ceux qui pensent devoir accomplir de bonnes œuvres ne peuvent y accéder. Seuls ceux qui s’humilient devant Dieu et confessent leurs péchés peuvent la franchir. Alors, par pure grâce, Dieu nous accorde son salut parfait, et notre accès au ciel est pleinement assuré car notre Sauveur y est déjà. Le salut ne vient donc pas de vous, mais c’est un don de Dieu.
D’après die gute Saat mars 2026
« Qui est un Dieu comme toi, pardonnant l’iniquité et passant par-dessus la transgression du reste de son héritage ? Il ne gardera pas à perpétuité sa colère, parce qu’il prend son plaisir en la bonté » Michée 7. 18.
NOTRE DIEU EST UN DIEU QUI PARDONNE
Ces paroles viendront du cœur de ceux du résidu d’Israël après qu’ils soient passés par l’angoisse de la grande tribulation. Ils se sentiront eux-mêmes indignes de quelque grâce qui leur soit montrée par Dieu, car ils jugeront leurs péchés comme jamais auparavant, en particulier en voyant leur Messie venir avec puissance et une grande gloire, et découvrant que c’est le même Jésus qu’ils avaient crucifié. Ils prendront alors conscience que c’est leur grand Dieu, pour eux, et réagiront avec étonnement et soumission : « Qui est un Dieu comme toi ? »
Beaucoup ont affirmé que Israël, ayant rejeté son Messie, ne pourra jamais être restauré. Israël, certainement, se sentira indigne de quelque restauration que ce soit ; mais lequel d’entre les Gentils oserait dire qu’il est plus digne de la grâce de Dieu que les Juifs ? Le Seigneur Jésus n’a-t-Il pas dit sur la croix : « Père, pardonne-leur, parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font » ? C’est un Dieu tellement grand qu’Il pardonne l’iniquité. L’iniquité n’est pas simplement le péché, mais c’est un péché décidé et opiniâtre bien qu’on sache que c’est mal. Israël a été coupable de cela pendant des siècles. Les gens des nations peuvent-ils dire qu’ils sont meilleurs ?
Dieu passe aussi par-dessus la transgression – la désobéissance à des lois précises déclarées. Les Israélites, sans excuse, avaient enfreint leur propre loi, et ne sont pas meilleurs. Mais Dieu n’en tient pas compte à cause de la croix du Calvaire. « Il a été blessé pour nos transgressions » (És. 53. 5). Tout croyant peut donc dire : « L’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous » (v. 6). Quelle grâce merveilleuse qui L’a amené aux souffrances et à la mort afin qu’Il puisse finalement pardonner librement le résidu croyant d’Israël, et tous les croyants aujourd’hui ! « Qui est un Dieu comme toi ? » Cela n’empêche pas que Dieu est lumière et Il amènera Israël comme nation à se juger devant Lui – ainsi que tout croyant individuellement.
D’après the Lord is near octobre 1988 (L.M. Grant)
« Être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et d’avoir revêtu le nouvel homme, créé selon Dieu, en justice et sainteté de la vérité » Éphésiens 4. 23 et 24.
ÉTUDIER LA PAROLE DE DIEU AVEC HUMILITÉ
Rien n’est plus facile que de gagner une connaissance intellectuelle des doctrines les plus profondes de l’Écriture, et de prendre l’habitude d’en parler avec beaucoup d’éloquence.
Mais ce sera purement un exercice mental et rien de plus. Celui qui est le plus éloquent en cela n’est pas nécessairement un hypocrite, mais ce qu’il a appris, soit n’a pas été appris avec Dieu, soit n’est pas retenu par la foi.
Il faut plus que de l’intelligence. Nous avons besoin de piété, d’une marche qui ne soit pas mondaine, de la crainte de Dieu, de l’horreur du mal, d’avoir honte de faire quelque chose de mal, de garder une conscience vigilante, de garder notre langue pour qu’elle refuse de prononcer quelque chose de faux. Qu’est-ce que cela, sinon le fruit précieux de l’Esprit et de l’amour divin sans lequel nous ne sommes rien – même si nous comprenons tous les mystères ? Si cela manque, et même si nous parlons avec les langues des hommes et des anges, nous ne sommes qu’un airain qui résonne et une cymbale retentissante.
Étudiez sérieusement les choses profondes de Dieu, mais prenez garde à l’intellectualisme, et retenez bien votre imagination. Pensez sérieusement. Recherchez les choses « que Dieu a préparées pour ceux qui L’aiment » – et qui nous sont maintenant révélées dans les Saintes Écritures. Une grande bénédiction peut résulter pour votre âme en faisant cela.
D’après the Lord is near octobre 1988
« Qui garde sa bouche et sa langue, garde son âme de détresses » Proverbes 21. 23.
PARLER À BON ESCIENT
Quand, alors, parlerons-nous, et que dirons-nous ? Ne dirons-nous rien du tout, comme David au Psaume 39. 1 : « Je garderai ma bouche avec une muselière pendant que le méchant est devant moi » ? Alors nous devrons avouer les paroles du Psaume 32. 3 : « Tant que je me suis tu, mes os ont dépéri ». Souvenons-nous plutôt de la parole d’Ecclésiaste 3. 7 : « il y a un temps de se taire, et un temps de parler ». Nous ne devrions certainement pas succomber à notre plaisir naturel de parler, comme Job, auquel Dieu a demandé : « Qui est celui-ci qui obscurcit le conseil par des discours sans connaissance ? » (Job 38. 2).
Nous qui avons le Saint Esprit de la vérité demeurant en nous, devrions être conduits par Lui dans notre langage. Voyez les apôtres en Actes 4 lorsque les autorités leur avaient interdit de parler. Ils étaient tellement remplis de ce dont ils avaient fait l’expérience, de Christ, de sa mort et sa résurrection, qu’ils ne pouvaient pas garder le silence – et qu’ils n’avaient pas de peine à exprimer leur joie. « Car de l’abondance du cœur, la bouche parle », dit le Seigneur Jésus (Mat. 12. 34).
Notre verset donne un conseil pour que nous gardions notre âme hors des troubles qui résultent de notre manque de vigilance à être guidés par l’Esprit de Dieu. Nos paroles, alors, sont souvent fortes et tranchantes, provoquant du trouble et de la contradiction.
Le secret, pour nous entretenir l’un avec l’autre avec profit, c’est de parler de ce que le Seigneur nous a donné, avec honnêteté et conviction, mais aussi avec humilité. Dire la vérité heurte souvent, mais cela ne doit pas déclencher une dispute. Prenons garde de ne pas parler simplement pour afficher notre sagesse et notre intelligence. Que nos paroles soient toujours dans un esprit de grâce, assaisonnées de sel (cf. Col. 4. 6).
D’après the Lord is near octobre 1988
« Abram habita dans le pays de Canaan ; Lot habita dans les villes de la plaine, et dressa ses tentes jusqu’à Sodome » Genèse 13. 12.
NOS CHOIX ONT DE GRAVES CONSÉQUENCES
Lot fit un choix terrible, certainement en rapport avec la convoitise de ses yeux. « Lot leva les yeux et vit toute la plaine du Jourdain, qui était arrosée partout… Lot habita dans les villes de la plaine » (Gen. 13. 10 et 12). Dieu avait dirigé Abram et Lot vers Canaan, le pays d’une grande bénédiction, où s’établirait la communion avec Lui. Mais Lot, ayant eu la première occasion de choisir, fixa les yeux sur les attractions du monde et dressa ses tentes jusqu’à Sodome.
Dans quelle direction pensez-vous qu’Abram dressa sa tente ? Le verset ci-dessus, et la vie d’Abram, après cela, nous le disent sans équivoque « Abram habita dans le pays de Canaan ». L’entrée de sa tente regardait le pays de la bénédiction (Gen. 12. 2), tandis que la tente de Lot était tournée du côté de Sodome, où habitaient des hommes qui étaient « grands pécheurs devant l’Éternel » (Gen. 13. 13). Quelque bonne que fut la ville de Sodome à distance, « comme le jardin de l’Éternel », ce n’était pas là que Dieu voulait que Lot soit, et le résultat fut une vie de tourments (2 Pier. 2. 7 et 8). D’autre part, les regards d’Abram était toujours fixé sur la ville « dont Dieu est l’architecte et le constructeur » (Héb. 11. 10) et sa vie fut une vie de bénédiction.
Dans quelle direction plantons-nous notre tente ? La direction indique le but, pose la course, détermine la vie. Oh ! Que nous puissions toujours Le voir depuis l’entrée de notre tente ! (Gen. 18. 1)
D’après the Lord is near octobre 1988 (L.J. Ondrejack)
« Le matin, sème ta semence et, le soir, ne laisse pas reposer ta main ; car tu ne sais pas ce qui réussira, ceci ou cela, ou si tous les deux seront également bons » Ecclésiaste 11. 6.
RENDRE TÉMOIGNAGE AU SEIGNEUR JÉSUS N’EST PAS VAIN
Nous avons entendu parler d’une jeune mère de famille qui avait beaucoup d’ennuis dans sa famille, et qui, par moments devenait tout à fait malheureuse. Dans sa détresse elle se tournait souvent vers une voisine chrétienne, et en recevait du réconfort et de nombreuses preuves de christianisme pratique.
La voisine chrétienne profita de l’occasion pour donner un peu d’aide afin de pouvoir rendre témoignage au Seigneur Jésus quant à ce qu’Il était pour elle, et put dire à la personne affligée qu’elle pouvait avoir la même paix et la même joie en croyant en Lui. Peu à peu l’évangile fut présenté à celle qui avait une religion, mais pas Christ, et beaucoup de prières furent faites pour elle.
Quelque temps après, la dame chrétienne déménagea dans une autre ville, mais auparavant elle donna une Bible à sa voisine en lui conseillant de la lire. Il se passa six années avant qu’on puisse se rendre compte que du pain avait été jeté sur l’eau (cf Eccl. 11. 1). La chrétienne reçut alors un appel téléphonique de celle pour qui elle avait prié longtemps pour son salut. Elle était venue dans la même ville et dit à son amie : Oh, je l’ai trouvé. Le Seigneur Jésus est mort pour ôter mes péchés. Ce fut un moment de joie mutuelle, et de reconnaissance envers Dieu, qui avait donné son Fils unique afin qu’elles aient la vie éternelle en croyant en Lui et en son œuvre accomplie sur la croix.
Que cela nous encourage à témoigner pour notre Seigneur et Sauveur quand nous en avons l’occasion.
D’après the Lord is near octobre 1988
« Or l’un de ses disciples, que Jésus aimait, était à table, tout contre le sein de Jésus… Lui, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit : Seigneur, qui est-ce ? » Jean 13. 23 et 25.
ÉCOUTER LE SEIGNEUR SANS ÊTRE DISTRAITS
S’il y a une chose qui manque particulièrement dans les âmes, à l’heure actuelle, c’est d’apprécier ces deux points principaux : écouter et suivre.
La tranquillité de la communion est peu connue et appréciée dans ces jours occupés et pleins d’activités. Combien le temps présent parle vraiment fort de manque de repos et de réalité ! Et comme il est peu vécu, même au milieu des enfants de Dieu, de cette joie profonde, personnelle, inexprimable en Christ !
Un cœur satisfait d’être dans la proximité du Seigneur, d’être dans sa compagnie pour la seule joie de cela, c’est la vraie communion ; nous avons alors un partage de pensée avec Lui, ce que signifie la communion. Quand c’est le cas, nous connaissons la pensée de notre Seigneur et Maître, et c’est ce qui nous qualifie pour tout service, comme étant les serviteurs de confiance de Christ. Il est bon de garder à l’esprit que l’importance de notre service ou de notre œuvre ne nous constitue pas en soi-même comme des serviteurs de confiance.
Il y a une liaison très étroite, une relation très intime, entre les deux attitudes d’âme dont nous parlons ; entendre et suivre : en fait, elles sont liées. Une puissance en découle, maintenant l’ouvrier et produisant du fruit pour Dieu. En un mot, c’est Christ. Lui, et Lui seul, est la source et le courant bénis de tout ce qui a sa force et sa satisfaction en Lui. Seules son œuvre et sa Personne peuvent donner de la liberté et du repos. Pour bien écouter, il faut être libre et en repos. Est-ce votre cas ?
D’après the Lord is near octobre 1988
« Mais le Seigneur l’Éternel m’aidera : c’est pourquoi je ne resterai pas dans la honte ; c’est pourquoi j’ai dressé ma face comme un caillou, et je sais que je ne serai pas confus » Ésaïe 50. 7.
LA POSITION FERME ET SANS FAILLE DU SEIGNEUR JÉSUS
Dans la ferme dépendance du Seigneur Jésus sur son Dieu et Père, comme Fils de l’Homme, il n’y avait pas d’ombre de variations. Il ne doutait absolument pas que l’Éternel l’aiderait, bien qu’Il ait été exposé à supporter humblement la cruauté de la persécution amère des hommes. Car, bien qu’Il soit le Fils éternel de Dieu, Il est parfaitement humain au sens propre. Il ressentait certainement très profondément la moquerie sans cœur, les attaques vicieuses, et les nombreux actes de violence physique que les hommes déversaient sur Lui. Cependant, que sa confiance dans l’aide de l’Éternel son Dieu est belle ! Il savait qu’Il ne serait pas confus. Il pouvait faire face à l’ennemi avec la dignité calme de Celui qui était parfaitement soutenu par la puissance et la grâce divines.
« C’est pourquoi j’ai dressé ma face comme un caillou ». Cette volonté sans faille d’avancer fermement n’est pas du tout l’entêtement de quelqu’un déterminé à avoir sa propre voie, mais la dépendance humble et inébranlable de Celui qui a devant Lui toute l’adversité, en étant fermement décidé, dans son cœur, d’accomplir simplement et pleinement la volonté de son Père. Qui d’autre aurait pu persister malgré l’opposition satanique et humaine qui se dressait devant Lui ? Qui d’autre aurait pu avancer sans vaciller ou faiblir pour supporter les angoisses de la terrible croix de Golgotha ?
D’après the Lord is near octobre 1988
« Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » Hébreux 10. 14.
LA POSITION FERME DU CHRÉTIEN
Trois choses font partie de la position chrétienne. En premier lieu, nous marchons dans la lumière : Dieu est parfaitement révélé et connu. Ensuite, nous avons communion les uns avec les autres dans cette lumière. Et troisièmement, le sang de Jésus Christ, qui nous purifie de tout péché, est le fondement de notre position.
« Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du père, Jésus Christ, le Juste ; et lui est la propitiation pour nos péchés » (1 Jean 2. 1). L’amour du Seigneur Jésus ne faillit pas, même quand il est question du péché de l’un des siens. Il ne nous laisse pas à nous-mêmes. Il prend en mains notre cas et agit pour nous, selon le profond besoin que nous en avons. Car c’est le sens de « consolateur », appliqué au Saint Esprit dans l’évangile de Jean. C’est Celui qui agit pour nous dans quelques circonstances que ce soit où nous avons besoin de lui. Notez que c’est « auprès du Père ». Le péché du croyant ne change pas la relation dans laquelle il se trouve avec le Père. Ayant échangé notre ancienne place comme criminels devant Dieu contre celle d’enfants avec leur Père, nous ne pouvons jamais, même dans la chute la plus grave, en être privés. Avoir été exposés à toute la lumière, la relation et l’amour dans lesquels nous avons été introduits rend l’entrée du péché dans la vie du croyant d’autant plus choquante.
La bénédiction de l’homme auquel le Seigneur n’impute pas le péché se base sur la conscience que le péché ne conduit pas au jugement à venir, mais à un jugement déjà passé pour toujours, qui a eu lieu à la mort de Christ. La conscience peut se reposer là où Dieu se repose.