LE PRISONNIER DE GLATZ

Dans une gorge de montagnes de la Haute-Silésie, à travers laquelle la rapide et furieuse Neisse s’est frayée un lit pour se jeter dans l’Oder, s’élève la forteresse prussienne de Glatz. C’est une forteresse dont la nature a fait tous les frais ; elle est entourée de pics, semblables à des remparts, et le génie de l’homme a encore perfectionné les moyens de résistance. La vallée elle-même est séparée du reste du monde, et le malheureux qui est enfermé derrière les murs massifs et les grilles de ce château-fort est semblable à un homme qui serait enterré vivant. Malheur au prisonnier de Glatz ! Tout lui répète : Plus d’espérance ; non, plus d’espérance pour toi.

C’est là qu’il y a bien des années, le comte de M. se trouvait enfermé, sans espoir, derrière les barres et les verrous, à la suite d’une trahison contre l’État, et surtout de violences contre Frédéric-Guillaume de Prusse. Il avait attiré sur sa tête la colère de ce monarque, et avait été condamné à une réclusion perpétuelle. Il passa une année entière, isolé dans sa lugubre cellule, sans qu’un seul rayon d’espérance d’aucune sorte vînt le soulager dans sa solitude et réjouir son cœur. Hélas ! il était sceptique, c’est-à-dire qu’il doutait de tout. On ne lui avait laissé qu’un livre, la Bible. Durant bien longtemps, il ne voulut pas lire ce livre ; ou lorsque, pour tuer le temps et tâcher d’apporter quelque diversion à l’ennui qui le minait, il se mettait à en lire quelque chose, cette lecture le faisait entrer dans des transports de colère, de fureur même, contre le Dieu que la Bible révèle. Toutefois le temps vint où, en ouvrant ce précieux volume et en en sondant le contenu, il sentit la douce pression d’une main divine sur son pauvre cœur ulcéré, privé de toute consolation.

Une nuit, c’était en novembre, pendant un terrible orage, les rafales de la montagne hurlaient autour de la forteresse, la pluie tombait à torrents et la Neisse furieuse et écumante précipitait ses flots mugissants au fond de la vallée. Le comte restait étendu, sans sommeil, sur son lit de camp ; et la tempête de son cœur était aussi violente que celle qui battait les murs de sa prison. Tout son passé se dressa devant lui ; il se sentit coupable de nombreuses transgressions ; ses péchés se dressèrent devant lui et l’amenèrent à la conviction que la source de toutes ses misères venait de son état d’inimitié contre Dieu. Pour la première fois de sa vie, son cœur se fondit et ses yeux se remplirent des larmes d’une véritable repentance. Il se leva de sa couche, ouvrit sa Bible, et ses yeux tombèrent sur ces paroles du Psaume 50. 15 : « Invoque-moi au jour de la détresse : je te délivrerai, et tu me glorifieras ». Ces paroles pénétrèrent jusqu’au fond de son âme : Il tomba à genoux pour la première fois depuis son enfance, et il implora le pardon de Dieu. Alors le Dieu de grâce et de compassion, qui ne repousse pas le premier appel de la foi, entendit le cri du malheureux qui gémissait dans le sombre donjon, et il lui accorda sa délivrance spirituelle d’abord, puis, peu de temps après, sa délivrance de la prison de Glatz.

Cette même nuit, dans son palais, à Berlin, le roi Frédéric-Guillaume 3 était au lit, dans une pénible insomnie. Il souffrait de cruelles douleurs corporelles ; et se sentant tout à fait épuisé, il demanda à Dieu la grâce d’une seule heure de sommeil réparateur. Cette faveur lui fut accordée ; et quand il se réveilla, il dit à sa femme, la généreuse Louise :

– Dieu a regardé à moi dans sa grande bonté, et je lui en dois beaucoup de reconnaissance. Quel est dans mon royaume celui qui m’a le plus gravement offensé ? Je lui pardonnerai.

– Le comte de M., répondit la reine. Il est prisonnier à Glatz.

– Vous avez raison, dit le roi malade. Qu’on lui envoie sa grâce.

Et avant que le jour eût lui sur Berlin, un courrier fut expédié en Silésie, avec un message du souverain. Ce message apportait au prisonnier de Glatz sa grâce et sa liberté.

Combien sont merveilleux les desseins de Dieu. Il avait fallu l’emprisonnement de cet homme, pour qu’il pût trouver le salut. Mais une fois que son âme fut sauvée, avec quelle admirable facilité s’effectua sa mise en liberté. Les moyens dont Dieu se servit sont aussi frappants et remarquables que ceux qui procurèrent la délivrance de Pierre. Une fois que le comte fut devenu un enfant de Dieu, sa délivrance de la prison ne se fit plus attendre. Non que le prolongement du séjour à la forteresse n’eût pu lui être avantageux, si Dieu l’eût jugé bon ainsi ; mais Dieu en ayant jugé autrement, la délivrance du prisonnier ne rencontra aucune difficulté.

Quelle preuve remarquable n’avons-nous pas ici, chers jeunes lecteurs, de la toute-puissance du Dieu qui est amour. Ce qui parait difficile à l’homme ne l’est pas pour Dieu ; et ce qui nous est impossible n’est rien pour Celui à qui tout est possible.

D’après La Bonne Nouvelle 1877

UN AVOCAT AUPRÈS DU PÈRE

« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » 1 Jean 1. 9.

Après sa résurrection, le Seigneur Jésus est monté au ciel où le Père l’a fait asseoir à sa droite (Marc 16. 19). De là-haut, notre Rédempteur intercède pour les croyants, et si l’un d’eux a péché et se repent, il peut compter sur le fait que « nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ, le Juste » (1 Jean 2. 1). Le terme « avocat » désigne « quelqu’un qui prend en main la cause d’une personne et l’assiste ». Pourquoi le Seigneur Jésus doit-Il assumer ce rôle ? Le croyant qui a commis une faute pourrait-Il être rejeté par Dieu ? Jésus Lui-même affirme clairement que quiconque croit en Lui ne subira plus le jugement de Dieu : « En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24).

L’œuvre de rédemption que Jésus a accomplie sur la croix est parfaite. La colère de Dieu, au lieu de tomber sur nous, s’est déversée entièrement sur notre Sauveur lorsqu’il expiait nos péchés à notre place. Jésus Christ, le Juste, « lui est la propitiation pour nos péchés, et non pas seulement pour les nôtres mais aussi pour le monde entier » (1 Jean 2. 2). En d’autres termes, Dieu a pleinement accepté ce que son Fils a fait, ce qui le rend propice envers nous. Désormais, le croyant est dans la faveur de Dieu et en paix avec Lui : « Nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui aussi nous avons trouvé accès, par la foi, à cette faveur dans laquelle nous sommes (Rom. 5. 1 et 2).

Par contre, lorsqu’un croyant pèche, il perd la joie qui provient de sa relation avec le Père céleste, comme un enfant coupable fuit le regard de ses parents. Le Seigneur Jésus, notre « avocat », intervient du haut du ciel afin de certifier que ce croyant demeure un enfant bien-aimé de Dieu (Éph. 5. 2) et, en même temps, Il s’efforce de le ramener dans la pleine communion avec le Père. Pour cela, il est indispensable de confesser sa faute à Dieu. Veillons donc avec soin afin de conserver avec Lui une relation heureuse et de la retrouver rapidement lorsqu’un péché l’a troublée.

D’après « Il buon seme » juillet 2025

JÉSUS INTERCÈDE POUR NOUS

« Car, du fait qu’il a souffert lui-même (Jésus), étant tenté, il est à même de secourir ceux qui sont tentés » Hébreux 2. 18.

« Il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant afin d’intercéder pour eux » Hébreux 7. 25.

Jésus est le Fils de Dieu. Il est Lui-même Dieu et, comme tel, Il voit tout et sait tout (Jean 1. 1 à 18). En devenant homme, semblable aux hommes à tous points de vue (mais à part le péché), Il s’est approché de nous, a pris part à notre nature humaine. Il a pleinement accepté de prendre cette nature ; Il a donc connu ce que nous vivons : les épreuves, les tentations.

Jésus, parce qu’Il les a affrontées Lui-même, sait ce que sont les ruses et les tentations de Satan (Mat. 4. 3). Il n’y a jamais cédé et Il est resté ferme dans sa confiance et son obéissance à Dieu et à sa Parole (Luc 4. 1 à 13), c’est pourquoi Il nous montre comment agir lorsque nous sommes tentés.

Le Seigneur Jésus a expérimenté les situations les plus pénibles, comme la faim, la soif, la fatigue, la solitude – et même les plus douloureuses, comme l’incompréhension, le mépris, les accusations injustes… Il a vécu et a subi toutes ces choses en tant qu’homme, et c’est pour cela qu’Il comprend toutes nos difficultés et sympathise avec chacun de nous (Héb. 4. 15).

Après sa mort expiatoire sur la croix, Jésus est ressuscité, puis Il a été élevé au ciel et s’est assis à la droite de Dieu (Marc 16. 9). Les versets de l’épître aux Hébreux montrent qu’Il vit à toujours et que, depuis le ciel, Il « sauve » les siens, c’est-à-dire qu’Il prie pour eux, toujours prêt à les délivrer. Tout cela, Il le fait en perfection, jusqu’à la fin de leur vie sur la terre. Ainsi, chaque croyant atteindra le but, la « maison du père », où sa place est déjà préparée.

Jésus me secourt dans toute tentation, épreuve ou difficulté, et Il m’en délivre jusqu’à la fin. Voilà ce que mon Sauveur fait pour moi !

D’après « Il buon seme » – mai 2025

TRADUCTION DE FEUILLETS (167)

« Moi, je suis le bon berger : je connais les miens, et je suis connu des miens, comme le Père me connaît et moi je connais le Père ; et je laisse ma vie pour les brebis » Jean 10. 14 et 15.

LE CONNAIS-TU AUSSI ?

Un vieillard est couché à l’hôpital. Il sent que sa fin est proche. Mais aujourd’hui il a la visite de son petit-fils. Sont aussi présents des amis du malade. Le petit garçon a une question urgente à poser à son grand-père, qu’il veut lui poser, seul avec lui. Devrait-il s’en aller ? Non, il prend son courage et demande aux autres visiteurs de sortir un moment. Un peu surpris par cette demande, ils quittent tous la chambre.

Le petit garçon s’approche de son grand-père et lui demande, d’une voix triste et sérieuse : Grand papa, on me dit que tu vas bientôt mourir. Moi je vais à l’école du dimanche, et je connais le Seigneur Jésus. Je sais que j’irai au ciel avec Lui. Mais toi, est-ce que tu Le connais aussi ?

Pendant un moment le silence règne dans la chambre d’hôpital. Puis le grand-père demande : Pourrais-tu demander au responsable de l’école du dimanche de venir me voir ? Le chrétien vint volontiers pour expliquer l’évangile au vieillard peu avant sa mort. Quelques jours plus tard, juste avant que le vieillard dise au revoir à son petit-fils, il lui dit : Nous nous reverrons là-haut. Maintenant j’en suis certain.

L’évangile, la bonne nouvelle de Dieu, s’adresse à tous, aux enfants comme aux vieillards. Elle leur dit : Il n’y a qu’un seul chemin vers Dieu, un seul Sauveur pour tous : le Seigneur Jésus Christ. Par sa mort Il a ouvert le chemin vers le ciel pour tous les pécheurs qui se repentent. Oui, l’évangile est « la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit » (Rom. 1. 16).

D’après The good Seed avril 2026

« Ils seront abondamment rassasiés de la graisse de ta maison, et tu les abreuveras au fleuve de tes délices » Psaume 36. 9.

NOURRIS ET ABREUVÉ EN CHRIST

Bien que les Israélites, à un moment donné, aient couru chacun vers sa propre demeure, oubliant la maison de Dieu, le jour vient où leurs yeux seront ouverts pour voir une telle plénitude de provision dans cette maison, qu’elle les satisfera abondamment. L’eau fraîche et pure du fleuve de Dieu rafraîchira et réjouira leur cœur comme jamais auparavant.

Cela est aussi une image de ce qui est vrai, aujourd’hui, pour ceux qui ont été rachetés par le précieux sang de Christ. Nous n’avons pas à attendre l’avenir pour jouir de l’abondance de nourriture spirituelle dont Dieu a pourvu sa maison aujourd’hui, l’Église du Dieu vivant. En communion avec de bien-aimés enfants de Dieu, réunis ensemble suivant la vérité de sa propre maison, nous pouvons partager cette merveilleuse nourriture : Christ Lui-même dans tous les nombreux aspects de la beauté et de la gloire de sa personne, et de la grande valeur de son œuvre, dont Dieu nourrit abondamment notre âme.

Boire au fleuve de ses délices, cela nous montre l’énergie vivante de l’Esprit de Dieu qui donne à la Parole de Dieu la plus profonde valeur pour notre âme, et aussi le rafraîchissement et la joie les plus profonds. L’eau est plus miraculeuse que nous ne le considérons souvent. Elle est composée de deux gaz invisibles, l’hydrogène et l’oxygène, très combustibles et dangereux, et cependant, quand ils sont combinés, employés pour éteindre le feu, et indispensables à l’existence de l’homme, de valeur vitale aussi bien pour nettoyer que pour assimiler. Les croyants ont le privilège de jouir des eaux pures du ministère de l’Esprit de Dieu, pour être rafraîchis et se rafraîchir les uns les autres.

Puissions-nous avoir faim et soif de la justice, et ainsi être remplis, par l’Esprit de Dieu, de la communion avec notre Seigneur béni.

D’après the Lord is near décembre 1988 (L.M. Grant)

« Saul ! Saul ! Pourquoi me persécutes-tu ? Et moi je répondis : Qui es-tu, Seigneur ? … Et je dis : Que dois- je faire, Seigneur ? » Actes 22. 7 à 10.

LES PRIÈRES DES CHRÉTIENS

Tous les chrétiens sont enseignés par le Saint Esprit à s’adresser à Dieu comme Père, bien que certains en soient empêchés par un faux enseignement et qu’ils n’osent pas parler ainsi. Cependant nous savons qu’il est exact d’adresser nos prières, nos supplications, et nos actions de grâce à notre Dieu et Père, au nom du Seigneur Jésus Christ (Éph. 5. 20).

Il y a des exemples, dans la Parole de Dieu, où les apôtres priaient le Seigneur Jésus, et il y a des principes selon lesquels nous pouvons faire de même. L’apôtre Paul, comme serviteur du Seigneur, adressait sa requête au Seigneur pour que l’épine qui lui avait été donnée dans la chair puisse être enlevée. Il semble que cette affliction était quelque chose qui le gênait dans son service, aussi il dit : « J’ai supplié trois fois le Seigneur qu’elle me soit retirée » (2 Cor. 12. 8). Il était juste et normal pour un serviteur, qu’il aille à son Seigneur pour tout ce qui était en rapport avec le service qu’il devait rendre. Aussi, puissions-nous nous adresser à notre Seigneur au sujet de quelque service que ce soit pour Lui : « C’est le Seigneur Jésus Christ que vous servez » (Col. 3. 24).

Étienne, le martyr, quand il était près de quitter cette scène, s’adressa à son Seigneur, en disant : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit ». Qu’est-ce qui pouvait être plus convenable, pour un serviteur, que de terminer ainsi son service en Lui remettant son esprit ? Il demanda ensuite au Seigneur : « Seigneur, ne leur impute pas ce péché » (Act. 7. 59 et 60).

Le Seigneur, en parlant du besoin d’ouvriers pour la moisson, dit : « Suppliez donc le Seigneur de la moisson, pour qu’il pousse des ouvriers dans sa moisson » (Mat. 9. 38). Notre service serait bien différent si nous étions conscients d’être envoyés par le Seigneur, afin d’agir sous ses ordres, et si nous recherchions sa direction et son secours en tout temps !

D’après the Lord is near décembre 1988 (P. Wilson)

« Vous chercherez le lieu que l’Éternel, votre Dieu, choisira… le lieu où il habitera, et vous y viendrez » Deutéronome 12. 5.

JUSQU’À CE QU’IL VIENNE

Il y a une chambre bien garnie

Dans une rue de village,

Et pour un groupe de croyants

C’est une retraite bénie,

Car dans cet endroit le Seigneur a mis

Son nom, auquel nous nous rassemblons.

Chaque dimanche matin nous nous réunissons là

En réponse à sa demande :

– Toutes les fois que vous faites ceci, bien-aimés,

Vous vous souvenez de moi,

De mon corps meurtri, de mon sang

Versé, de ma mort.

Notre Seigneur Lui-même est là pour bénir

Sa propre fête en mémoire de Lui ;

Sa présence « au milieu d’eux » assure

La bienvenue au plus faible ;

Et tout ce dont nous avons besoin,

Nous le trouvons en Lui

Notre Sacrifice et notre Sacrificateur.

Autour de la table de sa grâce,

Où sont les signes de son amour,

Nous méditons en parfaite paix

Sur notre bien-aimé Sauveur et Seigneur là-haut.

Avec reconnaissance et adoration nous rappelons

Les merveilles de son amour.

L’amour qui a porté nos péchés et notre honte,

Et nous a approchés de Dieu,

A purifié nos âmes de toute souillure

Par la foi dans le sang de Jésus.

Tous ceux qui sont lavés dans le sang, ainsi sauvés par grâce,

Sont maintenant des sacrificateurs pour Dieu.

Là où Il est, c’est un endroit saint

Comme le précieux Béthanie

Où nous pouvons nous asseoir aux pieds de Jésus,

Oubliant tout souci ;

Ceux qui aiment ta loi ont une grande paix,

Et jouissent des plaisirs du ciel.

Oh ! Que les choses terrestres ne s’y mêlent pas,

Ou ne nous retiennent pas loin de notre place

Devant la table du Seigneur,

Où nous sommes attirés par sa merveilleuse grâce ;

Chaque matin du jour du Seigneur peut être le dernier,

Avant que nous voyions sa face.

D’après the Lord is near décembre 1988

« Il les mena dehors jusque vers Béthanie, puis, levant les mains en haut, il les bénit. Et il arriva qu’en les bénissant il fut séparé d’eux et fut élevé dans le ciel » Luc 24. 50 et 51.

AVANT L’ASCENSION DE JÉSUS AU CIEL

Le Mont des Oliviers, si souvent l’endroit où était notre Seigneur béni ici-bas, et témoin de si nombreuses occasions d’intérêt, est aussi l’endroit d’où Il monta à sa place actuelle dans la gloire. Arrêtons-nous un moment pour voir ce qui se passa dans ce moment particulier. Le Seigneur était apparu de nombreuses fois pour rassurer le cœur de ses disciples chancelants pendant les quarante jours entre sa résurrection et son départ vers le trône de son Père. Maintenant le moment était venu pour Lui de les quitter.

Alors, comme toujours, ses soins étaient pour la cause de son peuple. Il leur fut assuré que son absence ne ferait que préparer la voie pour un ordre de bénédiction bien plus élevé que celui dont ils avaient joui jusqu’alors. Désormais, les cieux leur seraient ouverts, et le Saint Esprit demeurerait avec eux, pour remplir leurs âmes de Celui dont la Personne remplirait maintenant les cieux comme Il avait autrefois rempli la terre. Dès lors, lorsqu’ils penseraient au royaume du Messie, leurs pensées seraient portées sur la gloire bien supérieure des possessions du Fils de l’Homme. Eux-mêmes (et nous avec eux) prendraient leur place comme ceux qui font partie de l’homme mystique, le corps de Christ, l’Église de Dieu, l’épouse.

Son départ causerait certainement un vide que seul son retour pourrait remplir. Cependant, il y avait beaucoup plus que nécessaire pour compenser leur perte présente apparente, dans la mesure de bénédiction accordée en échange de ce à quoi ils avaient renoncé. Une nuée reçut Christ et le cacha à leurs yeux, mais bientôt le Saint Esprit allait être présent avec eux pour devenir leur Consolateur – et le nôtre – et pour remplir notre âme des innombrables gloires du Fils de Dieu.

D’après the Lord is near décembre 1988

« Alors ceux qui craignent l’Éternel ont parlé l’un à l’autre, et l’Éternel a été attentif et a entendu, et un livre de souvenir a été écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Éternel, et pour ceux qui pensent à son nom » Malachie 3. 16.

L’ATTENTE DE LA VENUE DU SEIGNEUR JÉSUS AUJOURD’HUI

Lorsque nous étudions l’histoire de l’homme et sa responsabilité, nous voyons une chute. Déjà depuis Adam et jusqu’au jour actuel, l’homme a manqué à sa responsabilité envers Dieu. Mais il est remarquable de découvrir un résidu au milieu de toute cette faillite. Cela ne signifie absolument pas, toutefois, que le résidu fidèle ne risque pas de manquer ; eux aussi ont manqué et sont tombés. La différence, c’est qu’ils reconnaissent avoir manqué devant l’Éternel, et s’adressent à Lui, désirant Le suivre.

Il faut du courage pour tenir ferme, seul, et pour suivre le Seigneur, en portant son opprobre, comme nous le lisons en Hébreux 13. 13. Le Seigneur sait cela, et dans sa Parole Il donne des exhortations précises et des encouragements particuliers pour le résidu d’aujourd’hui. Pensez par exemple à ceux auxquels ils sont adressés en Apocalypse 3. 8. Le Seigneur met une porte ouverte devant eux, car Il sait qu’ils ont peu de force et qu’ils ont gardé sa Parole et n’ont pas renié son nom.

Qu’il est précieux d’avoir l’approbation de Celui que nous aimons et adorons ! Cela nous donne le désir de nous rassembler avec d’autres qui ont le même Seigneur devant eux, la même révérence sainte pour Lui, le même désir de se parler l’un à l’autre de Lui, Lui étant le sujet de leurs entretiens. Il sera le sujet de notre conversation parce qu’Il est l’objet de notre cœur à chacun. Ayons-Le donc devant nous. Ne soyons pas occupés de formes extérieures, mais plutôt de Lui, qui remplit tout et qui est en tout. Prions que nous fassions partie de ce résidu fidèle attendant le Seigneur quand Il viendra pour prendre son assemblée dans la gloire de sa présence.

D’après the Lord is near décembre 1988

« Si quelqu’un pense être religieux et qu’il ne tienne pas sa langue en bride, mais séduise son cœur, son service religieux est vain » Jacques 1. 26.

LE DANGER DE PARLER À TORT ET À TRAVERS

On a estimé que la personne moyenne parle environ pendant treize années de sa vie. C’est beaucoup de temps passé à parler, mais ce qui est encore plus important, c’est que le nombre de mots que nous prononçons est le contenu de notre communication avec les autres. Les mots peuvent changer une vie en bien ou en mal. Ils peuvent détruire l’espoir, écraser le bonheur, assassiner le caractère, et trahir l’esprit. Mais ils peuvent aussi apporter de la bénédiction, donner du réconfort, de l’encouragement, de la joie, et de l’assurance. C’est pourquoi les mots que nous exprimons doivent être choisis soigneusement.

Par des paroles nous pouvons attirer des personnes à Christ, ou les repousser loin de Lui. Nos mots sont marqués par notre esprit et ils véhiculent notre esprit. En conséquence, les paroles de certaines personnes apportent de la bénédiction, tandis que celles d’autres personnes glacent le cœur.

Des mots aigres sont le combustible qui fait brûler la flamme de la jeunesse plus ardente. Des paroles amères dites à la hâte ne peuvent jamais être retirées. Des bavardages ordinaires et vains causent beaucoup de chagrin et de peine de cœur inutiles.

Comment pouvons-nous être certains que nos paroles seront bénéfiques et non pas blessantes ? Matthieu 12. 34 dit : « De l’abondance du cœur, la bouche parle ». Si le cœur est juste, nos paroles seront à propos.

C’est selon la Parole de Dieu que « de toute parole vaine qu’ils auront dite, les hommes rendront compte au jour du jugement » (Mat. 12. 36). En conséquence du fait que nous passons tellement de temps à des discours vains et à du babillage insensé, nous avons besoin de réfléchir davantage à notre emploi de la parole.

D’après the Lord is near décembre 1988

« N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde : si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui » 1 Jean 2. 15.

LE CHRÉTIEN, UN ÉTRANGER DANS LE MONDE

Le monde et toutes ses classes sociales – gouverneurs, pharisiens, et la multitude – se sont tous associés pour clouer le Fils de Dieu sur une croix. Tel est le cœur du monde. Si j’ai vu la gloire de la Personne de Christ, et vu qu’Il est le Fils Lui-même de Dieu, qui est descendu et a été repoussé du monde, puis-je être heureux avec lui ?

Rien ne surpassera le monde dans mon cœur sauf la conscience profonde de la manière dont il a traité Christ. Est-ce que je souhaite que mes enfants réussissent bien dans le monde ? Est-ce que je souhaite qu’ils y aient de bonnes places ? Rien, sauf de savoir quelle place Christ avait dans le monde, ne pourra surmonter le monde dans mon cœur. Il n’est pas possible d’avancer avec Dieu à moins de renoncer au monde et que le cœur soit satisfait de Christ. Christ doit être tout.

Il est très facile de vaincre le monde quand l’amour de Christ lui a ôté son attrait. Satan est le dieu de ce monde. Cela est vrai, non seulement du monde païen, mais du monde entier, bien que ce ne soit qu’après le rejet de Christ que cela a été manifesté – c’était vrai auparavant.

Aussi le Seigneur a dit : « Père juste – et le monde ne t’a pas connu ». Vous n’aurez pas de discernement spirituel à moins que le cœur ne soit gardé près de Christ. Je ne désirerai pas le monde si Christ est dans mon cœur, si mon plaisir est dans ce en quoi Dieu se plaît – c’est-à-dire en Christ – alors je peux vaincre. « Que vous mangiez, que vous buviez, ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu » (1 Cor. 10. 31). C’est l’esprit du monde dans mon propre cœur que je dois vaincre – ce par quoi mon cœur est en danger d’être dirigé. Le cœur, se reposant sur Christ, regardant à Lui et se nourrissant de Christ, devient conscient de ce qu’est le monde, et a la victoire sur lui.

D’après the Lord is near décembre 1988 (J.N. Darby)

« Je veille, et je suis comme un moineau solitaire sur un toit » Psaume 102. 7.

JÉSUS CHRIST SEUL SUR LA CROIX

Représentez-vous, pendant un moment, l’apôtre Paul, âgé, dans un misérable cachot, à Rome – sans bons repas ni matelas à ressorts ou air conditionné. Plus encore, il était tout seul. Mais maintenant, représentez-vous un homme du nom d’Onésiphore, cherchant son chemin dans les rues étroites, et se renseignant jusqu’à ce qu’il parvienne à la cellule où se trouvait Paul. Imaginez la réaction de reconnaissance éclatant du cœur de Paul quand il décrit toute la scène : « Il m’a souvent réconforté et n’a pas eu honte de mes chaînes ; mais, quand il a été à Rome, il m’a cherché très soigneusement et il m’a trouvé » (2 Tim. 1. 16 et 17).

Trente ans avant l’emprisonnement de Paul, un autre prisonnier était tout à fait seul. Mais personne ne l’encourageait. Il recherchait de la sympathie, mais n’en trouvait pas. Avec des clous dans ses mains et ses pieds bénis, Il était fixé sur une croix élevée entre terre et ciel. Seul. Abandonné de Dieu. Désolé. D’une manière unique Il accomplissait les paroles d’Ecclésiaste 4. 8 : « Tel est seul… ».

Regardez soigneusement cette vision de notre Seigneur Jésus Christ, et souvenez-vous qu’Il est devenu pauvre afin que nous puissions devenir riches. Il fut solitaire afin que nous puissions être reçus dans une compagnie divine. Il a été fait malédiction afin que nous puissions être bénis éternellement.

Avec une telle vision devant nos yeux, pouvons-nous nous empêcher de partager la chaleur et l’affection, et la bénédiction avec les solitaires et les malheureux – et le faire avec une joie débordante et une profonde générosité, autant et plus que nous ne le pouvons ?

D’après the Lord is near décembre 1988 (G.W. Steidl)

« Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné » Ésaïe 9. 5.

JÉSUS CHRIST, ÉTERNELLEMENT DIEU LE FILS

Ce verset, tellement répété pendant la période de Noël, présente deux vérités concernant le Fils de Dieu. Il est complètement humain, et éternellement fils. La première partie nous dit qu’Il est devenu un homme : « un enfant nous est né ». Quand Luc écrit qu’il « vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur », il apporte le même message. Le mot, en hébreu et en grec, pour « né », se rapporte à porter un enfant.

La deuxième partie du verset nous dit tout aussi clairement que, alors que l’enfant est né, le fils est donné. Là, la pensée n’est pas l’humanité sans péché, mais plutôt la filiation éternelle. Le mot donné, en hébreu, ne se rapporte pas à la naissance ou au commencement – mais plutôt à présenter, dans un but, le Fils qui était déjà là. Jean rapporte la même chose, aussi bien que son but « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique… afin que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3. 16 et 17).

Notre Seigneur n’est pas devenu le Fils de Dieu ; cela, Il l’a toujours été, Il l’est, et le sera (Héb. 13. 8). Il est devenu un homme. Le Fils est aussi éternel que le Père l’est. Nier cela, c’est nier la propre expression de relation, de but, et d’intimité éternels. Le Sauveur qui est né homme était le Fils de Dieu de toute éternité. S’attacher à cela, c’est entrer dans l’amour divin vu du point de vue de Dieu. En le faisant, nous croissons dans notre appréciation du Fils venant depuis la gloire pour mourir pour nos péchés (Jean 17. 5 ; Héb. 1. 3), et de son retour vers la gloire en prenant de nombreux fils avec Lui (Jean 17. 24 ; Héb. 2. 9 et 10). La vérité bénie n’est pas seulement que « un fils est né », mais aussi que « un fils nous a été donné ». Ceux qui ne jouissent que de la première partie ne peuvent jouir de sa venue que durant la période de Noël. Ceux qui s’attachent à la deuxième partie peuvent jouir de Lui en tout temps – jusque dans l’éternité.

D’après the Lord is near décembre 1988

« J’ai péché en livrant le sang innocent » Matthieu 27. 4.

« N’aie rien à faire avec ce juste » Matthieu 27. 19.

« Je ne trouve aucun crime en cet homme… Celui-ci n’a rien fait qui ne doive pas se faire… En vérité, cet homme était juste » Luc 23. 4, 41 et 47.

LES TÉMOIGNAGES RENDUS AU SEIGNEUR JÉSUS AU MOMENT DE SA MORT

Au moment de la crucifixion de Christ les paroles ci-dessus vinrent des lèvres de cinq personnes différentes que nous pouvons considérer comme les moins susceptibles de témoigner en bien. La première personne fut Judas, qui trahit le Seigneur Jésus. Il vint vers les souverains sacrificateurs et les anciens après avoir vu que le Seigneur était condamné dans leur concile. Qui aurait pensé que cet homme pervers serait un tel témoin de l’innocence du Seigneur Jésus ?

Le deuxième témoin fut la femme de Pilate, qui envoya à son mari un avertissement solennel, de ne pas être impliqué dans le jugement de cet Homme juste. La raison pour rendre ce témoignage, c’était que Dieu lui avait envoyé un songe qui l’avait beaucoup troublée. Un témoin de ce genre était totalement inattendu.

Le troisième témoin, ce fut Pilate, le gouverneur romain, qui n’avait pas de sympathie pour les Juifs, mais qui ne pouvait pas arriver à une autre conclusion qu’il n’y avait aucune faute dans ce prisonnier des plus inhabituel. Cela est répété au moins trois fois.

Le quatrième témoin était un malfaiteur qui était crucifié pour ses fautes. Au début, il se joignait à un autre malfaiteur en insultant Jésus, mais son cœur fut changé pendant qu’il était pendu sur une croix. Confessant sa propre culpabilité, il reconnut fermement que Christ n’avait rien fait de punissable. Il est aussi vraiment inattendu qu’un criminel justifie un autre homme condamné !

Le cinquième témoin est également des plus surprenant. Le centurion qui avait la charge d’exécuter la sentence contre le Seigneur, après avoir entendu ses paroles et L’avoir vu souffrir et mourir, déclara, pleinement convaincu, que cet Homme était juste. C’est Dieu qui avait produit ces témoins.

D’après the Lord is near décembre 1988 (L.M. Grant)

« En effet, le Christ n’a pas cherché à plaire à lui-même, mais comme il est écrit : Les outrages de ceux qui t’outragent sont tombés sur moi » Romains 15. 3.

LE SEIGNEUR JÉSUS SUR LA CROIX

Le calvaire exige que nous nous y arrêtions, en voyant Jésus comme le thème central de la scène. Rejeté par les hommes, abandonné par ses disciples, cependant, avec un amour patient, Il avance de pied ferme dans le sentier solitaire qui conduit au jugement et à la mort. Ni les larmes de sympathie des femmes, ni l’indifférence de la populace, ni les moqueries de ceux qui ont l’autorité, ni la conduite insultante de la soldatesque brutale, ni les blasphèmes du malfaiteur sans repentir, rien ne réussit à L’émouvoir. Sa perfection n’était visible que plus distinctement à mesure que la pression de l’extérieur contre Lui devenait plus intense. Dans une dépendance calme de son Dieu et Père, bien que ressentant avec une intensité extrême (et d’autant plus intense parce que divine) tout ce qui était contre Lui, et cependant lui étant complètement supérieur, Il peut parler aux femmes de leur danger. Il peut aussi déverser son âme en intercession pour ses meurtriers. Il peut souffler des paroles de réconfort au malfaiteur mourant ; Il peut penser à sa mère au cœur solitaire, et la confier à son disciple bien-aimé ; et ensuite, le juste jugement de Dieu étant passé, Il peut remettre son esprit aux soins de son Père.

D’après the Lord is near décembre 1988

UN ENDROIT RÉSERVÉ POUR LA PRIÈRE

« Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, et, après avoir fermé ta porte, prie ton Père qui [demeure] dans le secret  ; et ton Père, qui voit dans le secret, te récompensera » Matthieu 6. 6.

Jésus « monta sur la montagne, à l’écart, pour prier ; et le soir étant venu, il était là, seul » Matthieu 14. 23.

Jésus dit : « Toi, quand tu pries, entre dans ta chambre ». Mais Il précise ensuite : Tu dois fermer la porte. Cela ne signifie pas, bien sûr, qu’il ne soit pas possible de prier ailleurs que dans sa chambre. On peut prier partout, seul ou à plusieurs, à voix haute ou par la pensée. Mais, dans son enseignement, Jésus fait remarquer l’importance pour tout croyant d’avoir un endroit habituel tranquille, pour adresser ses prières à Dieu.

Afin de prier sereinement et régulièrement, il serait bon d’avoir un endroit précis pour la prière personnelle, où l’on ne soit pas distrait par d’autres personnes, ou sollicité par des distractions – un endroit qui nous permette de nous concentrer et de rester dans l’intimité de notre Dieu.

Bien sûr, les situations sont différentes pour chacun, et Dieu le sait. Il peut être difficile pour beaucoup d’avoir une petite place réservée pour soi ; un banc dans le coin d’un jardin public, ou un petit mur sur lequel s’asseoir, peuvent devenir notre « petite chambre », notre lieu de rencontre avec le Seigneur.

Il n’est pas toujours facile de prendre un peu de temps au milieu d’une journée bien remplie, mais nous pouvons nous efforcer d’avoir de l’autodiscipline pour en réserver une partie au Seigneur. Nous oublions facilement que la prière consiste à se tourner librement vers le grand Dieu du ciel et de la terre, qui est devenu notre Père, qui aime à nous écouter, à nous répondre et à nous bénir. Ne négligeons pas un aussi grand privilège ; cultivons quotidiennement cette relation merveilleuse et indispensable.

D’après « Il buon seme » – mai 2025

S’ABANDONNER ENTRE SES MAINS

« Oui, l’homme se promène parmi ce qui n’a que l’apparence ; oui, il s’agite en vain  ; il amasse [des biens], sans savoir qui les recueillera. Et maintenant, qu’est-ce que j’attends, Seigneur ? Mon attente est en toi » Psaume 39. 7 et 8.

« La main de notre Dieu est en bien sur tous ceux qui le cherchent » Esdras 8. 22.

Pourquoi est-il si difficile de nous abandonner entre les mains de Dieu, de Lui faire entièrement confiance ? Parce que nous ne nous confions pas en Lui et dans ce qu’Il nous enseigne dans sa Parole.

Peut-être que vous ne Lui faites pas confiance pour votre entrée au paradis. Vous commettez des actions que vous-même désapprouvez, et vous pensez à juste titre que Lui-même les désapprouve. Dieu ne prend pas nos désobéissances à la légère, mais sachez qu’Il a sacrifié son Fils, Jésus, qui est mort à notre place et est ressuscité, afin que nous soyons pardonnés et rendus justes (Rom. 4. 25 et 26).

Peut-être ne Lui faites-vous pas confiance pour votre santé, et vous faites attention à tout tenir sous un contrôle en permanence, parce que vous avez peur de tomber malade. Vous faites bien de prendre soin de votre santé, mais si vous êtes un croyant, sachez que Dieu est souverain et qu’Il a tout entre ses mains ; rien ne le prend par surprise (Lam. 3. 37).

Vous êtes en souci pour votre vie, pour qu’elle soit réussie, ainsi que celle de votre conjoint et de vos enfants ? Il est raisonnable de réfléchir lorsqu’on fait des projets, mais sachez que la « bonne réussite », pour Dieu, c’est d’être réconcilié avec Lui par l’œuvre de Jésus Christ – puis de Lui parler par la prière afin de comprendre sa volonté et d’être obéissant, fidèle et toujours porteur d’amour. Et, en outre, de méditer sur sa Parole, « car alors tu feras réussir tes voies, et alors tu prospéreras » (Jos. 1. 8).

Abandonnons-nous à Dieu ! Mettons notre confiance en Lui. Engageons-nous à renoncer à toutes les choses qui pourraient Le déshonorer, et cherchons « premièrement le royaume de Dieu et sa justice » (Mat. 6. 33) !

D’après « Il buon seme » – mai 2025

FAIRE CONFIANCE À DIEU POUR NOS ENFANTS

« Je sais qui j’ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder ce que je lui ai confié, jusqu’à ce jour-là » (2 Tim. 1. 12).

Le livre de l’Exode nous raconte la naissance d’un enfant, Moïse, dans un contexte très difficile  : le peuple de Dieu, esclave des Égyptiens, est opprimé au point que les petits garçons doivent être jetés dans le Nil à leur naissance. Quelle angoisse pour ses parents lors de sa venue au monde  ! Que faire  ? La Bible nous dit qu’ils voient en Moïse un être aimé de Dieu, et qui a de la valeur pour Lui. Ils prennent donc le risque de le cacher, puis, lorsque cela devient impossible, ils acceptent de « l’abandonner » à l’âge de trois mois aux mains de Dieu, dans une corbeille, sur le Nil (Ex. 2. 1 à 10). Cet acte qui semble insensé est un acte de foi  : ils confient leur enfant à Dieu qui seul peut le sauver, parce qu’ils ont la certitude que Moïse a du prix pour son Créateur.

Dieu va veiller sur Moïse d’une manière extraordinaire, à laquelle ses parents n’auraient jamais pensé  ! La fille du Pharaon aperçoit cette corbeille et, émue devant le bébé, l’adopte. Dieu permet même que sa mère devienne sa nourrice, et continue ainsi à s’occuper de lui. Elle pourra lui parler de ce grand Dieu qui a pris soin de lui, et le préparer pour le rôle qu’il lui confiera bien plus tard pour délivrer son peuple.

Ces parents ont fait une merveilleuse expérience, que chacun peut faire encore aujourd’hui  : quand nous faisons confiance à Dieu, il ne nous déçoit jamais. Quel encouragement pour nous, parents ou grands-parents  ! Notre Dieu aime nos enfants, nos petits-enfants, il sait que le monde où ils grandissent est hostile, mais il veut nous aider dans notre tâche et prendre lui-même soin d’eux. Faisons-lui confiance  !

D’après La Bonne Semence Avril 2026

TRADUCTION DE FEUILLETS (166)

« Malheur à celui qui est seul, et qui tombe, et qui n’a pas de second pour le relever » Ecclésiaste 4. 10.

LA BÉNÉDICTION DES BONNES RELATIONS ENTRE CHRÉTIENS

Parmi les nombreuses raisons pour lesquelles la Parole de Dieu encourage les chrétiens à avoir des relations d’affection et de communion, l’une d’elles est certainement ceci, que si nous sommes laissés à nous-mêmes, nous risquons de trébucher. Nous avons besoin de nous appuyer les uns sur les autres. Pourtant, un nombre étonnant de chrétiens sont seuls dans ces jours mauvais, soit par choix, soit par nécessité. J’ai de la peine pour eux.

Récemment, en Nouvelle Zélande, une femme remarquable fut rappelée pour être avec le Seigneur. Elle avait marché pendant presque toute sa longue vie au milieu de chrétiens qui se réunissaient simplement au nom du Seigneur Jésus Christ ; et elle avait vu plus que son compte de disputes et de divisions charnelles parmi ces croyants. Il lui aurait été facile de se justifier en marchant dans un sentier de solitude et de propre justice personnelles.

Au lieu de cela, elle jouissait pleinement de la communion avec les enfants de Dieu, et y mettait tout son cœur. Il était rare qu’une de ses connaissances tombe malade sans que celle-ci reçoive un pot de soupe maison. Tous ceux qui avaient quelque problème recevaient son aide. Elle me faisait beaucoup penser à une autre femme vertueuse décrite par l’apôtre Paul, comme Phœbé : « Elle a été en aide à beaucoup, et à moi-même » (Rom. 16. 2).

Que le témoignage chrétien serait plus clair si nous avions plus de telles personnes : des personnes dont la marche proche du Seigneur les pousse à apprécier la valeur de la communion des croyants, des personnes qui, appréciant le Serviteur modèle, sont poussées à Le servir de quelque manière qu’ils le puissent, des personnes qui, conscientes de leur propre faiblesse, sont poussées à éviter l’isolement, des personnes sur qui l’on puisse compter pour qu’elles aident ceux qui trébuchent ! Dieu veuille nous donner de telles personnes !

D’après the Lord is near décembre 1988 (G.W. Steidl)

« Ce n’est pas en suivant des fables ingénieusement imaginées que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais parce que nous avons été témoins oculaires de sa majesté. Car il reçut de Dieu le Père honneur et gloire, lorsqu’une telle voix lui fut adressée par la gloire magnifique : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir. Cette voix venue du ciel, nous-mêmes nous l’avons entendue quand nous étions avec lui sur la sainte montagne » 2 Pierre 1. 16 à 18.

L’EFFET DE CETTE VISION SUR LES DISCIPLES

Peu après que le Seigneur ait annoncé sa mort à ses disciples, et leur ait enseigné que la bénédiction ne pouvait être acquise que par la mort et la résurrection de Christ, Pierre et ses deux compagnons eurent le privilège de contempler depuis la terre le Seigneur Jésus venir en gloire. Il leur fut donné le privilège de voir où se termine le sentier douloureux qui commence à la croix, et de jouir de la vision. Cela laissa une profonde impression sur l’esprit de Pierre, bien qu’il n’en ait connu la pleine signification que plus tard. Au chapitre premier de sa seconde épître, après avoir écrit relativement aux conditions pour entrer dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ, en se souvenant de la transfiguration, il explique en quoi consiste le royaume.

Toutes les vérités qui se rapportent au royaume furent réalisées dans la personne de Christ : sa puissance et sa venue ; sa majesté fut montrée ; l’honneur et la gloire Lui furent données là par Dieu le Père, depuis le cœur de cette gloire excellente. Par-dessus tout, Christ remplissait la scène de la transfiguration. Les disciples durent apprendre ici-bas qui était ce Christ qui leur avait parlé de son humiliation et de sa croix. Pierre avait besoin de Le connaître, non seulement comme le Fils du Dieu vivant, dispensateur aux siens de toutes les bénédictions célestes, mais comme un Homme déclaré être le Fils bien-aimé du Père dans la gloire. Il devait Le contempler comme étant le centre de cette gloire.

D’après the Lord is near décembre 1988 (H. R.)

« Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur… Ne crains pas ; dorénavant tu prendras des hommes » Luc 5. 8 à 10.

L’HUMILITÉ REND APTE À ACCOMPLIR UN SERVICE

C’est une bénédiction, pour le pécheur, de connaître sa condition réelle, le jugement qui lui est dû, et la sainteté du Seigneur. « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ». Pierre se juge être lui-même un pécheur et impropre pour la présence de Christ, de Dieu. Il tremble devant sa sainteté et sa justice. Jusque-là il ne connaît qu’un peu instinctivement ce qu’est la grâce. Il ignore comment Dieu peut être juste en justifiant celui qui croit en Jésus ; mais il est à ses pieds et ne s’enfuit pas : s’il y a quelque espoir, c’est là.

Aussi longtemps qu’il était occupé à laver ses filets, Pierre ne connaissait ni Dieu ni lui-même ; mais maintenant il les connaît tous les deux. C’est une chose remarquable qu’il ne juge pas ce qu’il a fait, mais ce qu’il est lui-même. De nombreuses personnes reconnaissent qu’elles doivent se repentir de leurs actes coupables, et les jugent ; mais elles manquent à voir la source de ces actes. Sous les péchés il y a un homme pécheur. La conscience de la présence de Dieu ouvre nos yeux, nous montre ce que nous sommes, et nous fait voir que notre seul refuge est près de Celui qui pourrait nous condamner.

Pierre avait été saisi de crainte, mais le Seigneur parle et bannit la crainte parce qu’Il est le Seigneur de grâce. Il permet que toute autre chose demeure – n’affaiblissant en rien les effets de l’œuvre dans l’âme – mais Il ôte la crainte.

« Éloigne-toi de moi ». Non, le Seigneur ne s’éloignera jamais. Il dit : « Ne crains pas ; dorénavant tu prendras des hommes » – c’est-à-dire que si je ne t’avais pas rencontré pour te sauver, je ne pourrais pas en sauver d’autres par ton moyen. Il fait plus que de rendre Pierre heureux ; Il lui confère une nouvelle bénédiction, lui promettant un service, de sorte que, au lieu de rester seulement un pécheur, Pierre devienne un serviteur, capable de tout laisser derrière lui et de suivre Jésus.

D’après the Lord is near décembre 1988

« Ne recule pas la borne ancienne » Proverbes 23. 10.

NE PAS RECHERCHER DE LA NOUVEAUTÉ DANS LES CHOSES DE DIEU

Il y a un danger de rechercher des écrits nouveaux et modernes sur les Écritures, au lieu d’être satisfaits des bonnes choses qui ont été puisées pour nous dans les puits profonds par des hommes de Dieu des temps passés. C’est dangereux pour nos âmes, car beaucoup de ce qu’on appelle le ministère moderne n’est qu’une variante pour chatouiller les oreilles et plaire à l’imagination de ceux qui cherchent toujours quelque chose de nouveau. Toute tentative pour décorer la vérité introduira quelque chose qui lui est étranger. La vérité qui convenait aux âmes il y a cent ans est tout aussi applicable et précieuse aujourd’hui qu’elle l’était alors. En fait, les paroles dont les saints de Corinthe avaient besoin sont nécessaires aujourd’hui – et cela sans être modifiées. Il est vrai que les temps ont changé ; mais Dieu et sa Parole n’ont pas changé, et le cœur des hommes non plus.

Dieu ne se répète pas ; Il y a eu un seul Abraham, un seul Moïse, un seul Samuel, un seul David, un seul Daniel, un seul Paul, un seul Pierre. Chacun, en son jour, a servi sa propre génération, et en faisant cela par la volonté et la sagesse de Dieu nous sert encore. De cette manière, aux premiers jours du réveil concernant les vérités de l’appel céleste de l’Église, de la venue du Seigneur, du seul corps, et des vérités y relatives, Il a employé individuellement des hommes spirituels, séparés, ayant la crainte de Dieu, pour nous communiquer ces choses précieuses ; et par sa providence Il a fait en sorte que ce ministère soit préservé par écrit, pour nous aujourd’hui.

La vérité ne peut jamais s’user comme un vêtement ;

La Parole doit toujours résonner dans notre conscience ;

Elle n’est pas polluée par les courants du ferment humain,

Mais elle est une source vivante, qui jaillit sans cesse.

Même dans les temps et les jours d’orage et de trouble,

Elle conservera son visage inspiré par Dieu.

D’après the Lord is near décembre 1988

« Qui intentera une accusation contre des élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Qui est celui qui condamne ? C’est Christ qui est mort, bien plus, qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous » Romains 8. 33 et 34.

LES CROYANTS VUS DEPUIS LA HAUTEUR DU CIEL

Le caractère de Christ, son nom, et la perfection de son œuvre, sont tous impliqués dans la condition et la position de ceux avec lesquels Il s’est lié. En conséquence, au moment où un ennemi ou un accusateur quelconque entre en scène, l’Éternel se place en avant pour recevoir l’accusation et y répondre ; et sa réponse est toujours fondée, non sur ce que les siens sont en eux-mêmes, mais sur ce qu’Il les a faits être par la perfection de sa propre œuvre. Sa gloire est liée à eux et, en les protégeant, Il maintient sa propre gloire.

Humainement parlant, nous n’aurions jamais eu une vue aussi glorieuse du peuple d’Israël si Balak n’avait pas tenté de les maudire. L’Éternel peut, très rapidement, ouvrir le regard d’un homme à la condition réelle de son peuple. Il revendique le privilège d’affirmer ses pensées à son sujet. Balak et Balaam, avec tous les princes de Moab, peuvent se rassembler pour entendre Israël maudit et défié – ils peuvent ériger sept autels – ils peuvent offrir un bélier et un taureau sur chaque autel – l’argent et l’or de Balak peuvent briller devant le regard cupide du faux prophète ; mais toutes les puissances combinées de la terre et de l’enfer ne peuvent prononcer un seul souffle de malédiction ou d’accusation contre les rachetés du Seigneur. Oh non ! Ils brillent dans toute la beauté qu’Il leur a donnée. Pour les voir ainsi, il suffit de monter sur le haut des rochers – d’avoir les yeux ouverts, afin que nous puissions les voir de la vision du Très-haut.

D’après the Lord is near décembre 1988 (C.H. Mackintosh)

« Le Seigneur est bon. Vous approchant de lui, pierre vivante, rejetée par les hommes mais choisie et précieuse auprès de Dieu » 1 Pierre 2. 4.

LA PROXIMITÉ AVEC LE SEIGNEUR JÉSUS, CONDITION ET PRIVILÈGE DU CHRÉTIEN

Il est peut-être impossible de surestimer l’importance de cette vérité, dans le temps présent de relâchement et d’indifférence. Pour qu’il y ait donc de la croissance, du progrès spirituel, dans une âme qui a goûté que le Seigneur est bon, il faut que soient mises de côté les convoitises de la chair, qu’on ait bu du pur lait de la Parole, et que l’on aie une relation personnelle avec Christ Lui-même. Pesons sérieusement ces trois choses.

Mais de plus, tout chrétien est un sacrificateur. Dans le verset qui suit celui de l’en-tête, nous lisons : « Vous-mêmes aussi, comme des pierres vivantes, êtes édifiés en une maison spirituelle – un saint sacerdoce » (1 Pier. 2. 5). L’action de la vie et de l’énergie spirituelles sera d’« offrir des sacrifices spirituels agréables à Dieu par Jésus Christ » (v. 5). L’action extérieure du chrétien, nous la trouvons dans le verset 9, c’est d’exprimer Christ, de vivre Christ, de montrer l’excellence « de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pier. 2. 9).

Le résultat de toute cette connaissance de Christ est une telle communion avec Lui qu’elle nous fait ressentir que nous sommes étrangers ici-bas où Il était, et est encore, rejeté – où Il pouvait dire : « Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas [de lieu] où reposer sa tête » (Mat. 8. 20). Un chrétien est nécessairement aussi un pèlerin, parce qu’il va vers sa maison. Il se hâte pour posséder le plus cher objet de son cœur. La connaissance de Christ lui fait nécessairement désirer Le voir et être avec Lui. En regardant à Lui, en demeurant en Lui, en entretenant une communion personnelle avec Lui, notre âme peut, avec reconnaissance, adorer Dieu, Le servir fidèlement et L’honorer.

D’après the Lord is near décembre 1988

« Voici, j’ai été enfanté dans l’iniquité, et dans le péché ma mère m’a conçu » Psaume 51. 7.

NOUS NAISSONS TOUS PÉCHEURS DEPUIS ADAM

David ne parle pas de cette manière à cause de quelque péché particulier à l’occasion de sa naissance. Ce qu’il dit est vrai de toutes les naissances qui ont eu lieu, sauf de celle du Seigneur Jésus, qui fut conçu dans le ventre de Marie par la puissance de l’Esprit de Dieu. Tous les autres ont été des enfants d’Adam, et toute la race a été contaminée par la terrible maladie du péché. Cette nature pécheresse ne peut pas communiquer autre chose qu’une réplique d’elle-même.

En conséquence, quand David s’est rendu coupable, commettant le terrible péché, à la fois d’un honteux adultère et d’un meurtre prémédité, il lui est rappelé, non seulement l’horreur de ce qu’il avait fait, mais le fait qu’il avait accepté de se laisser aller à la nature pécheresse qu’il avait héritée.

Nous ne sommes pas responsables d’avoir cette nature, car nous l’avons par la naissance ; mais nous sommes responsables si nous la laissons s’exprimer par des voies de péché. Finalement Nathan alla vers David, après que celui-ci ait cherché longtemps à couvrir son péché sans le confesser franchement à Dieu. Quand Nathan lui dit : « Tu es cet homme ! », David eut le cœur brisé dans l’humiliation du jugement de soi et dans la confession de ce qu’il avait fait. Il cria à Dieu pour avoir sa miséricorde, ne condamnant pas seulement la culpabilité de ses actes, mais se jugeant lui-même.

C’était aller à la racine du fait, ce qui est très important. Car, en fait, nous-mêmes (notre nature pécheresse) est pire que la plus mauvaise chose que nous ayons jamais faite, et nous devrions nous juger ainsi nous-mêmes afin de ne jamais avoir confiance en nous-mêmes, comme nous avons tendance à le faire.

La triste chute de David, et celle de Pierre, plus tard, auraient été la cause d’une plus grande bénédiction pour eux, s’ils avaient appris à ne plus jamais se confier en eux-mêmes, mais dans le Dieu vivant, qui peut seul élever quelqu’un au-dessus de la folie de sa nature tombée.

D’après the Lord is near décembre 1988 (L. M. Grant)

« De Zabulon, ceux qui allaient à l’armée, préparés pour le combat, avec toutes les armes de guerre : 50 000, gardant leur rang, n’ayant pas un cœur double… D’Aser, 40 000, ceux qui allaient à l’armée prêts à se mettre en ordre de bataille pour le combat » 1 Chroniques 12. 34 à 37.

L’ORDRE DE MARCHE POUR LE COMBAT

Il n’y a pas de position que nous puissions prendre, quelque juste qu’elle soit, qui nous libère des dangers qui nous menacent de toutes parts dans un monde qui est le monde de Satan. À peine y avons-nous échappé d’un côté que nous nous apercevons que nous nous en sommes rapproché d’un autre. L’Église est vraiment en guerre. Avoir appris quelle est notre place dans les rangs est une chose bien différente de se retirer de la bataille. Ceux qui sont avec Dieu seront les plus objectifs devant l’attaque de l’ennemi. Dieu permet que nous apprenions la guerre, afin que, par la force de l’habitude, tous nos sens spirituels soient en activité, et que, par l’usage, nous ayons les sens exercés à discerner le bien et le mal. Il nous enseigne par là la valeur de ce qui est à nous, comme les hommes prennent conscience de la valeur de ce qu’ils ont risqué de perdre.

Pendant la traversée d’Israël dans le désert, ils étaient tous dans le camp. Les dangers qui les entouraient étaient les mêmes pour tous. Et dans la chrétienté, dans la proportion où le combat est plus purement spirituel, cela nous affecte tous à un plus haut point. Il n’y a pas de groupe de non-combattants. Personne n’est exempté de la discipline et d’une réelle rencontre, à cause de son sexe ou d’autre chose. Tout comme chaque chrétien est un adorateur et un ministre de Christ, tout chrétien est un soldat de Jésus Christ. Comme tel il doit connaître ses armes et avoir la force et l’adresse qui ne s’acquièrent que par la pratique, et il doit comprendre les tactiques de l’ennemi qu’il a devant lui.

D’après the Lord is near décembre 1988

« Et Lui (Jésus) s’éloigna d’eux environ d’un jet de pierre… disant : – Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite » Luc 22. 42.

LES SUPPLICATIONS DU SEIGNEUR JÉSUS AVANT LA CROIX

Quelle scène se présente devant nous lorsque nous montons sur le Mont des Oliviers avec l’Homme de douleurs et ses disciples. Le prince de ce monde, repoussé lors de la tentation dans le désert, apparaît à nouveau. Cette fois il essaie de faire sortir le fidèle Fils de Dieu du sentier conduisant à la victoire. Triste à en mourir, étonné, et écrasé, Il s’est agenouillé et a incliné sa face en priant. Sa douleur était si profonde qu’Il prononçait ses supplications avec de grands cris et des larmes, tels que sa sueur tombait sur le sol comme des grumeaux de sang. Ses disciples pouvaient dormir sous le poids de leur chagrin, mais Lui continuait à agoniser, tout en restant parfaitement soumis à la volonté de son Père. Il pouvait bien souffrir, et à cause de la souffrance, prier.

Alors qu’Il était privé de réconfort terrestre, c’est un ange qui est venu le fortifier, alors cependant qu’Il était en parfaite communion avec son Père, Satan projetait sur Lui toutes les terribles conséquences de la position qu’Il avait prise comme l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. Les souffrances du martyr, et pire, les souffrances de la victime complètement séparée de Dieu, se dressaient devant lui dans toute leur terrible intensité. D’où les profonds exercices d’âme par lesquels Il passait, d’autant plus profonds à cause de sa perfection absolue. À la fin le conflit cesse, Il prend la coupe de la main de son Père (Jean 18. 11) et reste ferme dans sa fidélité jusqu’à ce que le moment vienne de la boire jusqu’à la lie. Que ces scènes sont d’un profond intérêt et dignes d’être étudiées avec une profonde adoration !

D’après the Lord is near décembre 1988

« L’Éternel dit : Voici un lieu près de moi, et tu te tiendras sur le rocher » Exode 33. 21.

PRÈS DE LUI

Les mots « il habitera en sécurité » (Deut. 33. 12) sont incomplètes en beauté ; voici leur plénitude : Ce n’est pas seulement une place d’habitation en sécurité à laquelle Il pourvoit, mais c’est près de Lui, à ses côtés. L’amour veut que toute distance soit ôtée. Voyez comment le père courut à la rencontre du fils prodigue, et ne ralentit pas sa marche avant que le prodigue pose sa tête sur le sein de son père. Lui assignerait-il alors quelque place dans sa maison où il pourrait être sans danger ? Non, si le père agit, il doit le faire suivant les pensées de son propre amour. Quelle place le fils prodigue doit-il avoir ? Une place près de son père. « Mangeons et faisons bonne chère ». Quel beau tableau !

Que dit le pécheur ? Oh, si je pouvais juste me cacher derrière la porte des cieux ! Il n’y a pas de telle place. Soit, comme pécheurs, nous sommes destinés aux ténèbres de dehors, où sont les pleurs et les grincements de dent, soit, comme rachetés par le sang de Jésus, nous sommes amenés tout près de Dieu. C’est ceci la doctrine des Écritures : « Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ » (Éph. 2. 13). Il y a le contraste : loin – approchés. À quelle distance ? Aussi près que cela est exprimé. C’est une proximité absolue.

D’après the Lord is near décembre 1988

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ; ainsi, il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui en amour » Éphésiens 1. 3 et 4.

ATTACHONS-NOUS À LA BIBLE ENTIÈRE

Certains croyants insistent beaucoup sur le côté céleste du christianisme et parlent beaucoup de l’épître aux Éphésiens. Ils ne pourraient pas mieux faire, car on trouverait difficilement un champ plus riche dans toute la Révélation.

Il est bon, cependant, de se rappeler que toute l’Écriture est donnée par l’inspiration de Dieu, et qu’elle est profitable. Il y a un danger de restreindre nos pensées sur une portion particulière de la Sainte Écriture. Les brebis doivent changer de pâturage pour prospérer. Dans l’épître aux Éphésiens, les croyants sont vus dans les plus hautes sphères de bénédiction. Leur bénédiction est présentée, non pas en premier lieu pour répondre à leurs besoins, mais plutôt pour leur ouvrir les propos de Dieu en grâce, formés dans l’éternité avant que le temps soit. Cela se voit clairement dans les premiers versets. Avant que la terre soit créée, avant que l’univers soit formé par le commandement du Tout-puissant, avant que les étoiles du matin chantent ensemble et que tous les fils de Dieu éclatent de joie, les saints étaient choisis en Christ.

J’insiste sur ces mots « en Christ ». Ils nous montrent que le premier homme, Adam, en Éden, n’était pas le centre des conseils de Dieu. Il n’était pas l’axe autour duquel tout tournait. Le « second Adam » était cela. En Lui nous avons été choisis ; en Lui nous sommes bénis de toute bénédiction spirituelle. De plus, une place de fils près du Père, c’est ce que l’amour divin a désigné pour nous. Les croyants sont plus près de Dieu que les anges. Ils se tiennent dans une relation qui est inconnue de ces créatures sans péché qui contemplent seulement sa sagesse multiple, et se réjouissent.

D’après the Lord is near décembre 1988

« Par conséquent, frères saints, participants à l’appel céleste, considérez l’apôtre et [le] souverain sacrificateur de notre confession, Jésus, qui est fidèle à celui qui l’a établi » Hébreux 3. 1 et 2.

LE SEIGNEUR JÉSUS DANS SES SOINS ENVERS LES CROYANTS

La question peut se poser : Comment quelqu’un qui est exalté aussi haut que le Fils de Dieu peut-il entrer dans la faiblesse et les besoins de son peuple ici-bas ? La réponse nous est donnée en Hébreux 5. Il a été là, et dans des circonstances de pression et de peine telles qu’elles ne sont jamais tombées sur aucun autre homme. Non qu’Il y soit maintenant. Car c’est une erreur commune de penser que je dois être dans les mêmes circonstances qu’un autre pour pouvoir sympathiser avec lui. Ce n’est pas exact. Si j’y suis moi-même, je ne suis pas aussi libre pour entrer dans les circonstances d’un autre. Mais si j’y ai été, et que j’en suis ressorti, je peux sympathiser pleinement avec les épreuves d’un autre.

Quel amour et quelle grâce infinis ont amené le Fils de Dieu dans le sentier de l’épreuve. Il nous est présenté dans sa sainte piété, son humble soumission à Dieu comme Celui qui « durant les jours de sa chair, ayant offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort… bien qu’il fût Fils, a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes » (Héb. 5. 7). C’est Gethsémané que nous voyons, avec son insondable tristesse. C’était la dernière et la plus terrible de toutes les scènes de mise à l’épreuve qu’Il devait traverser, et ce qui Le rendait parfaitement à même d’être tout ce dont nous avons besoin dans notre souverain Sacrificateur. Parce que nous connaissons quelque chose de sa propre expérience d’épreuves et de chagrins humains, nous sommes conscients qu’il n’y a rien en quoi Il ne puisse entrer, pour nous soutenir lorsque nous marchons dans le même sentier de son obéissance.

D’après The Lord is near décembre 1988

« Paul les avertissait : – Hommes, je vois que la navigation sera accompagnée d’avaries et de beaucoup de dommage, non seulement pour la cargaison et pour le navire, mais même pour nos vies. Mais le centurion se fiait plus au pilote et au patron du navire qu’à ce que Paul disait » Actes 27. 10 et 11.

LE PRISONNIER DEVIENT LE SAUVEUR

L’apôtre Paul reçoit l’information que le voyage en mer serait plein de dommages et de dangers. Il savait cela par le Saint Esprit, non pas par les vents et les vagues. Seule l’autorité du Saint Esprit pouvait avoir permis à un étranger, un terrien, et aussi un prisonnier, de parler avec autorité sur un tel sujet, en s’opposant à l’avis du propriétaire du navire et du pilote, et de la majorité. La suite des évènements, au contraire, était dirigée par la providence (comme on l’appelle). Le vent du sud soufflait doucement, et ils supposaient qu’ils avaient réussi leur projet. Aussi ils continuèrent à voguer. Mais un vent de tempête suivit rapidement la douce brise du sud, bien inattendu de ceux qui regardaient autour d’eux, mais confirmant le témoignage de celui qui avait appris sa leçon du Saint Esprit.

Le prisonnier est ainsi le sauveur. Celui qui, enchaîné, était en chemin pour paraître devant la puissance de ce monde, est le canal pour apporter la vérité, la grâce, et la puissance de Celui qui est au-dessus du monde. Cela est selon le modèle de Celui qui a été crucifié, qui est la vie du monde. C’est la faiblesse rendue forte. C’est le mystère du salut de Dieu dans un monde qui s’est détruit lui-même. Le prisonnier Paul est le sauveur. Les vies de tous lui sont données, à lui qui est dans les chaînes. Celui qui est le plus méprisé est celui que le Seigneur de la vie, de la lumière et de la gloire reconnaît comme étant à Lui. Et un tel homme reçoit tous les secrets de Dieu. « Mais » dit-il, « il nous faut échouer sur quelque île ». Il connaissait les détails aussi bien que le simple fait de la sécurité. Et il avait la foi.

D’après the Lord is near décembre 1988

BERACA 73 : LE LIVRE D’OR POUR LES HOMMES FORTS DE DAVID

Les hommes ont bâti des lieux, écrit des livres pour enregistrer les records qu’ils ont accomplis. Ainsi nous trouvons le livre des records Guinness pour les exploits qui n’ont jamais été battus, ou le temple de la renommée, pour les équipes de sports. Ces livres et ces lieux vont tous disparaître un jour.

Avec notre Seigneur, c’est bien différent : Les noms de tous ceux qui ont mis leur confiance en Lui « sont inscrits dans les cieux » (Luc 10. 20). « … dans ton livre [mes membres] étaient tous écrits ; de jour en jour ils se formaient, lorsqu’il n’y en avait [encore] aucun » (Ps. 139. 16).

« Tu comptes mes allées et mes venues… mes larmes, … ne sont-elles pas [inscrites] dans ton livre ? » (Ps. 56. 9). « … maintenant tu comptes mes pas » (Job 14. 16)

Savoir que le Fils de l’amour du Père, « image du Dieu invisible, premier-né de toute la création », soutient « toutes choses par la parole de sa puissance » (Col. 1 et Héb. 1), quelle force pour traverser un monde de plus en plus violent ! Il a fait par lui-même la purification des péchés, s’est assis à la droite de la majesté dans les hauts lieux et il est là pour nous. Le jour où notre Seigneur recueillera son Église est proche. Ensuite suivra « le tribunal de Christ » (2 Cor. 5. 10). Cette comparution sera uniquement pour les rachetés. Ils se trouveront devant Celui qui a payé le prix de leur rachat, Christ qui est mort, qui est aussi ressuscité, « qui aussi intercède pour nous » (Rom. 8. 34). Nous prendrons vraiment conscience de sa grâce qui nous a sauvés et qui nous a portés tout au long du chemin. Au rappel de nos défaillances, nous apprécierons encore mieux « d’être revêtu des vêtements du salut, … couvert du manteau de la justice » (És. 61. 10).

En considérant les récompenses qui seront offertes aux vainqueurs (Apoc. 2. 7, 11, etc.), les couronnes qui seront données à ceux qui ont enduré l’épreuve avec patience et qui aiment Dieu ; qui ont aimé, par avance, l’apparition du Seigneur et Lui ont été fidèles, nous comprenons que les Écritures ont des pages réservées aux : « hommes forts de David » et à la « grande nuée de témoins » de la foi (Héb. 12. 1).

« Et que dire encore ? Le temps me manquera si je parle en détail de Gédéon, de Barac, et de Samson et de Jephté, de David et de Samuel, et des prophètes » (Héb. 11. 32). Les noms des hommes et des femmes de foi conservés dans les Écritures s’y trouvent certainement pour fortifier la foi des générations suivantes. Au-dessus d’eux, au-dessus de nous, il y avait et il y a notre Seigneur, « le chef de la foi et celui qui la mène à l’accomplissement », sur lequel nous fixons les yeux pour pouvoir rejeter tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si aisément, afin de courir avec patience la course qui est devant nous (voir : Héb. 12. 1 et 2). Dans le temps de sa réjection, le roi David était avec ses hommes. C’est dans sa présence qu’ils ont connu ses désirs, ses buts. Bien mieux que lui, notre Seigneur est avec nous et c’est en lisant sa Parole, comme Marie assise aux pieds de Jésus, que nous connaîtrons ses désirs, sa volonté.

« Ce sont ici les noms des hommes forts qu’avait David » (2 Sam. 23. 8) : Josheb-Bashébeth, Thacmonite, chef des principaux capitaines ; c’était [lui] Adino, … qui eut le dessus sur huit cents hommes, qu’il tua en une fois. Après lui, Éléazar, fils de Dodo, fils d’un Akhokhite ; il était l’un des trois hommes forts qui, avec David, avaient défié les Philistins… Il les frappa jusqu’à ce que sa main soit lasse et que sa main reste attachée à l’épée ; « et l’Éternel opéra une grande délivrance ce jour-là » (v. 10) ; et après lui, Shamma qui protégea un champ de lentilles et le sauva, en frappant les Philistins ; « et l’Éternel opéra une grande délivrance » (v. 12). Et la liste continue : Abishaï, frère de Joab (v. 18) ; Benaïa, fils de Jehoïada (v. 20), jusqu’à Urie, le Héthien ; en tout, trente-sept (v. 39).

Leurs noms ont été écrits et conservés jusqu’à nous pour nous montrer que notre Seigneur apprécie tout ce qui est fait avec Lui. C’est l’image donnée par David et ses hommes. Ils ont partagé sa réjection, combattu à ses côtés et reçoivent les honneurs de leur chef. Les apôtres, Paul, Jacques, Pierre et Jean parlent des couronnes réservées par le Seigneur pour ceux qui aiment son apparition, pour ceux qui aiment Dieu, pour ceux qui ont été fidèles dans la conduite du troupeau et pour les martyrs. Le nom de Jésus est encore rejeté dans ce monde, sa Parole aussi. Bientôt il règnera, avec ceux qui ont combattus par la foi et pour Lui. Il nous dit : « Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon ce que sera son œuvre » (Apoc. 22. 12).

Un souvenir précieux est à souligner : au temps de la moisson, alors que la chaleur est intense, David, dans le lieu fort, dit : « Qui me fera boire de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte ? » Et trois des trente chefs, « hommes forts, forcèrent le passage à travers le camp des Philistins, et puisèrent de l’eau du puits de Bethléhem…, et la prirent et l’apportèrent à David ; et il ne voulut pas la boire, mais il en fit une libation à l’Éternel. Il dit : Éternel, garde-moi de faire cela ! N’est-ce pas le sang des hommes qui sont allés au péril de leur vie ? » (2 Sam. 23. 15 à 17). Il ne se sent pas digne d’un tel dévouement et offre cette eau en offrande à l’Éternel qui seul est digne de tout honneur, de toute gloire.

Inspirons-nous de Shamma pour protéger la nourriture pour soi-même, pour sa famille et pour le peuple de Dieu. Il ne s’agit pas d’un champ de lentilles mais de la vivante et permanente Parole de Dieu que l’ennemi voudrait nous ravir. Inspirons-nous d’Éléazar, fils de Dodo, qui combattit sans lâcher son épée jusqu’à ce que sa main fût lasse. Cette épée nous parle aussi de la Parole de Dieu. Notre Seigneur nous donnera l’audace de la foi pour braver l’ennemi et lui rapporter l’eau du puits de Bethléhem. Si David, enfant, avait connu la fraîcheur de cette eau, notre Maître a connu, de toute éternité, l’amour du Père. Il nous a aimés jusqu’à la mort de la croix ! À nous de lui rendre cet amour en pratiquant son nouveau commandement à savoir d’aimer nos semblables comme lui nous a aimés (Jean 13. 34). Jésus dit aussi en parabole : ce que vous avez fait « à l’un des plus petits de ceux-ci qui sont mes frères, vous me l’avez fait à moi » ; ne serait-ce « qu’un verre d’eau fraîche » (Mat. 25. 40 ; 10. 42).

TRADUCTION DE FEUILLETS (165)

« Fais-moi comprendre la voie de tes préceptes, et je méditerai sur tes merveilles » Psaume 119. 27.

TOUTE VRAIE CONNAISSANCE SE TROUVE DANS LA PAROLE DE DIEU

J’étais arrivé au sud de la Californie, où ma famille avait une plantation d’oliviers. J’y trouvai un pasteur irlandais, un pauvre homme mourant de la tuberculose. Il avait demandé à ce qu’on lui permette de vivre ses derniers jours tout seul dans une petite tente loin de la maison, au milieu des oliviers. Il avait là son lit, une table et une chaise. Quand il avait la force de s’asseoir, il étudiait la Parole de Dieu, et écrivait des lettres. Quand j’arrivai chez moi, ma mère me dit : Je désire que tu rencontres James Fraser.

Il m’accueillit très amicalement en disant : Eh bien, jeune homme, j’entends dire que vous cherchez à gagner des âmes. Il m’encouragea, en me disant : Asseyez-vous et écoutez-moi vous raconter des choses que mon Père m’a dites.

Il commença à me donner des pensées de la Parole de Dieu pendant près de deux heures. Alors je lui ai dit : Vous ne devez pas continuer à parler ; vous êtes épuisé. Pouvez-vous m’indiquer quelques livres où je puisse lire ce qui expliquera toutes ces choses ? Il me dit : J’ai appris ces choses sur mes genoux dans une petite maison, au Nord de l’Irlande, avec ma Bible ouverte sur la chaise devant moi. Son Auteur venait chaque jour et me les expliquait. Vous pouvez apprendre plus, en quelques semaines, sur vos genoux, avec Dieu, sur sa Parole, que vous ne le pouvez dans toutes les écoles, dans tous les livres, pendant une vie.

Si vous désirez la sagesse qui vient d’en-haut, si vous désirez une connaissance qui soit réelle, étudiez votre Bible pour vous-même, dans la dépendance du Saint Esprit de Dieu. Ne dépendez pas de ce que d’autres vous donnent. De nombreux chrétiens n’ouvrent que rarement leur Bible sauf quand ils vont à la réunion. Si nous pouvions apprendre à passer du temps sur le Livre, nous y trouverions la sagesse de Dieu déployée là.

D’après the Lord is near novembre 1988 (H.A. Ironside)

« Élève le jeune garçon selon la règle de sa voie ; même lorsqu’il vieillira, il ne s’en détournera pas » Proverbes 22. 6.

L’INSTRUCTION DES PARENTS POUR LEURS ENFANTS

Les personnes que ma femme et moi allions visiter avaient un enfant, une fillette âgée d’un an et demi. Parce qu’ils nous sont très chers, nous nous étions assurés que, avant leur mariage, ils avaient étudié les passages bibliques appropriés, qu’ils avaient lu les bons livres concernant le foyer chrétien, et qu’ils avaient eu l’occasion de parler de ces choses avec de jeunes couples qui cherchaient à vivre selon la pensée de Dieu. Nous nous réjouissions maintenant des résultats de cela. Avant le repas, le papa dit à sa petite fille de croiser les mains et de pencher la tête pour la prière. À notre surprise, la petite fille, avec un peu d’aide de sa maman, fit exactement cela. Bien qu’elle ait un peu regardé autour d’elle pendant la prière, à la fin elle fut la première à émettre un semblant de Amen.

Que nous étions reconnaissants de voir cette famille élevant leur premier enfant « dans la discipline et sous les avertissements du Seigneur » (Éph. 6. 4) ! Ensuite, alors que nous regardions la fillette babiller et nous montrer ses jouets, sa maman lui posa cette question importante : Où est-ce que Jésus vit ? Immédiatement la petite fille leva la main en haut et la maman dit : au ciel. Puis l’enfant mit ses deux mains sur sa poitrine, et la maman dit : Et dans mon cœur.

Cette petite fille apprend, très jeune, des leçons très importantes. Parce que le verset ci-dessus est vrai, elles lui serviront pendant toute sa vie. Elle apprend que le moment de la prière est particulier, qu’il exige l’attention, l’attitude, la bonne tenue, et la réalité – que Jésus est à la fois au ciel et dans le croyant ; et que la discipline, l’amour, et les soins des deux parents envers leur enfant montrent les mêmes traits que ceux de Dieu envers ses enfants. En fait, le mot hébraïque dans le verset ci-dessus se rapporte à la période de la naissance à l’adolescence. Il n’est jamais trop tôt pour commencer une telle éducation.

D’après the Lord is near novembre 1988

« Courage, donc, hommes ! Car j’ai confiance en Dieu : il en sera exactement comme il m’a été dit » Actes 27. 25.

LA RÉPONSE DE DIEU À LA FOI DU CROYANT

Malgré les circonstances, l’apôtre Paul croit Dieu. Avec confiance il assure ses compagnons de voyage de la vérité de la promesse divine en grâce. Là étaient vraiment Dieu et son Saint. Paul, ensuite, fait accomplir beaucoup de choses dans le navire. Il y avait un appel, le fait de jeter les ancres à la proue, et d’alléger le navire. Et il donne beaucoup d’encouragement et de réconfort.

Mais il n’aura rien en quoi se confier, sauf en la promesse. Si l’on se confie dans le bateau de sauvetage, la confiance est tout de suite placée sur d’autres ressources, pour s’assurer la sécurité indépendamment de Dieu. Mais alors la promesse est rejetée et la mort doit s’ensuivre. Les eaux engloutiront tous ceux qui ne sont pas dans l’arche de la promesse. Mais selon cette même promesse, le bateau se détruit. Il n’a aucune valeur – il ne sera jamais employé de nouveau. Mais leurs vies sont épargnées. Pas un cheveu de la tête d’aucun ne périt. Quelques-uns nagent, quelques-uns flottent sur des planches, mais tous ont la vie sauve selon la promesse qu’ils seraient saufs, ceux qui étaient dans la compagnie du prisonnier romain, qui était le témoin de Dieu. « C’est ainsi que tous parvinrent à terre sains et saufs. ».

Que tous ces détails deviennent clairs pour l’œil, l’oreille et le cœur de celui qui est enseigné de Dieu ! Ils n’ont pas besoin d’être interprétés. Ils sont pleins des actions de Dieu, comme je l’ai déjà fait remarquer.

Mais ici nous avons même plus que cela. La vie de tous est préservée. Le navire tombe en pièces. Car ce n’était pas le navire, mais la promesse qui préserva les voyageurs. Ils s’étaient confiés dans le navire ; mais le navire est détruit, et la promesse, c’est leur arche, même dans les eaux.

D’après the Lord is near novembre 1988

« J’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; il faut que je les amène, elles aussi ; elles écouteront ma voix et il y aura un seul troupeau, un seul berger » Jean 10. 16.

LE TROUPEAU DU BON BERGER

Le Bon Berger entre dans la bergerie par la porte ouverte, appelle ses propres brebis par leur nom, et les conduit hors de la bergerie. La bergerie représentait tout Israël, enfermé par des barrières de tous les côtés, assujetti à des lois et des ordonnances qui les séparaient de toutes les autres nations. Le Seigneur Jésus vint délivrer les siens de cet esclavage. Certains, en Israël, répondirent à son appel en grâce : ceux-là étaient ses propres brebis qui entendirent sa voix. Il les conduisit dehors, dans les verts pâturages de la liberté du Nouveau Testament, où elles pourraient se nourrir de la pure Parole de Dieu, sans dépendre de conducteurs nationaux.

Mais ce n’était pas seulement les croyants juifs qui profitèrent de cette précieuse liberté de la grâce de Dieu dans le Christ Jésus, qui est le résultat de la grande valeur de son propre sacrifice du Calvaire : Il avait d’autres brebis qui ne faisaient pas partie du troupeau : les gens des nations. Il les amènerait, et elles aussi entendraient sa voix, avec le merveilleux résultat qu’il y aurait maintenant un seul troupeau (non pas une seule bergerie), et qu’Il serait le seul Berger.

Cela s’est accompli de manière merveilleuse. Le livre des Actes montre, historiquement, comment les Gentils (les gens des nations, non-juifs) furent reçus dans l’Assemblée de Dieu (ch. 10), et comment, ensuite, une unité précieuse se montra entre les croyants juifs et ceux des nations. L’Église est dès lors « un seul troupeau », non pas plusieurs, composé de tous les croyants de quelque nation que ce soit. Cette compagnie bénie est aux bons soins du seul Berger, le seul Conducteur de confiance. On peut Lui faire confiance pour conduire dans la voie de la sécurité et de la paix, marcher devant pour protéger de tous les ennemis qui peuvent être embusqués, et pour trouver les meilleurs pâturages où ses brebis peuvent se nourrir.

D’après the Lord is near décembre 1988 (L.M. Grant)

« Et on ne dit pas : Où est Dieu, mon créateur, qui donne des chants de joie dans la nuit ? » Job 35. 10.

LE CHANT DE CANTIQUES DANS LES RÉUNIONS DE L’ASSEMBLÉE

L’Écriture nous instruit sur la question intéressante du chant. En Actes16, il nous est dit que Paul et Silas chantaient dans la prison à Philippes. Il ne nous est pas dit ce qu’ils chantaient, mais il nous est dit qu’ils chantaient, et ensuite, nous apprenons que le fait de chanter est distinct de prier, bien qu’en rapport avec lui. « Paul et Silas, en priant, chantaient les louanges de Dieu ». Il est bien clair que ces deux serviteurs de Christ, bien-aimés et honorés, n’auraient pas de sympathie avec ceux qui ne sont pas d’accord avec le précieux et bel exercice de chanter. C’était certainement très rafraîchissant pour leur cœur d’exprimer ainsi leur joie dans le Seigneur. Et non seulement c’était heureux pour eux d’exprimer ainsi leur joie dans le Seigneur – mais aussi, pour Dieu, de l’entendre.

Si nous nous tournons vers les Épîtres, nous trouvons que, en plus des exemples vivants dans les Évangiles et les Actes, nous avons les enseignements inspirés par le Saint Esprit. Voyez 1 Corinthiens 14, où nous avons beaucoup d’indications pour l’assemblée. « Je prierai avec l’esprit… ; je chanterai avec l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence » (v. 15). Certains pourront objecter que ce passage ne précise pas que toute l’assemblée se joigne pour chanter, puisque l’apôtre dit : « Je chanterai ». On peut prétendre que ce n’est donc qu’une autorité pour quelqu’un chantant un solo. Quoi qu’il en soit, une chose est évidente, c’est que l’apôtre insiste sur la communion dans cette action. On ne devait pas chanter dans une langue inconnue. La communion et l’édification étaient absolument indispensables dans tout ce qui avait lieu dans l’assemblée.

D’après the Lord is near décembre 1988

« Je me disais : Les jours parleront, et le grand nombre des années donnera à connaître la sagesse » Job 32. 7.

« Car l’Éternel est bon ; sa bonté demeure à toujours, et sa fidélité de génération en génération » Psaume 100. 5.

CROYANTS ÂGÉS

En lisant la Bible, nous découvrons des témoignages de croyants qui, à un âge avancé, se remémorent leur vie et en font le bilan. Nous pouvons en tirer de précieux enseignements.

Devant le Pharaon, Jacob déclare : « Les jours des années de ma vie ont été courts et mauvais » (Gen. 47. 9). Bien qu’ayant atteint un âge avancé, il doit reconnaître que sa vie n’a que peu de valeur aux yeux de Dieu. Pourquoi cela ? Parce que Jacob a passé de nombreuses années à vivre égoïstement.

À 85 ans, Caleb déclara : « J’ai pleinement suivi l’Éternel, mon Dieu » (Jos. 14. 8). Il ne s’agit pas d’autoglorification, car Dieu lui-même lui avait déjà transmis ce témoignage. Tout au long de sa vie, Caleb a toujours été guidé par la volonté de Dieu pour son peuple.

Dans son dernier discours au peuple d’Israël, Josué prend une position claire : « Mais moi et ma maison, nous servirons l’Éternel ! » (Jos. 24. 15). Ce qui l’a caractérisé tout au long de sa vie demeure son principe directeur, même dans sa vieillesse : il veut vivre résolument pour Dieu et avec Dieu, avec sa famille à ses côtés.

Peu avant sa mort, l’apôtre Paul médite sur sa vie : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi » (2 Tim. 4. 7). Il s’est entièrement consacré à la cause du Seigneur, a persévéré jusqu’au bout et est resté fidèlement attaché à la vérité.

Lorsque les hommes de foi de la Bible, à la fin de leur vie, réfléchissent à ce qu’elle a été, ils racontent souvent leurs expériences avec Dieu, et louent sa bonté et sa fidélité.

Jacob témoigna dans sa vieillesse : « le Dieu qui a été mon berger depuis que je suis jusqu’à ce jour » (Gen. 48. 15). Le Seigneur, tel un berger fidèle, prend soin des croyants. Il ne les abandonne jamais, même lorsqu’ils s’égarent. Par sa Parole, Il leur donne ce dont ils ont besoin pour fortifier leur foi.

Peu avant sa mort, Moïse déclara : « Il est le Rocher, son œuvre est parfaite ; car toutes ses voies sont justice. C’est un Dieu fidèle, et il n’y a pas d’iniquité en lui ; il est juste et droit » (Deut. 32. 4). Dieu est un roc inébranlable qui demeure immuable dans toutes les situations de la vie. Il ne se trompe jamais, car tout ce qu’Il fait est juste.

Vers la fin de sa vie, Samuel dit : « Car l’Éternel, à cause de son grand nom, n’abandonnera pas son peuple, parce que l’Éternel s’est plu à faire de vous son peuple » (1 Sam. 12. 22). Dieu demeure fidèle à Lui-même et à sa parole. C’est pourquoi il prend soin de lui avec amour.

Dieu est immuable. Il dit en Ésaïe 41. 4 : « Moi, l’Éternel, le premier ; et avec les derniers je suis le Même ». Ce qu’il a été pour Jacob, Moïse et Samuel, il veut l’être pour vous et pour moi.

D’après Näher zu Dir avril 2026

« Recherchons nos voies, et scrutons-les, et retournons jusqu’à l’Éternel » Lamentations de Jérémie 3. 40.

LA PLUS GRANDE DÉCOUVERTE

Les chercheurs ont réalisé à maintes reprises des découvertes ou des inventions majeures qui ont transformé la vie des gens. Par l’observation et l’expérimentation, ils ont exploré les lois naturelles et les ont appliquées à de nouvelles situations afin de résoudre des problèmes.

Le médecin écossais Sir James Young Simpson mena de nombreuses expériences jusqu’à la découverte d’un anesthésiant efficace pour l’accouchement et la chirurgie. Cette découverte le rendit célèbre. Lorsqu’on lui demanda un jour quelle avait été la plus grande découverte de sa vie, il répondit sans hésiter : « Que je suis un grand pécheur et que Jésus-Christ est un grand Sauveur ! »

Avons-nous déjà fait cette découverte ? La Bible dit : « Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23). Sommes-nous prêts à appliquer ce fait à notre propre vie ? Si oui, alors il y a autre chose que nous pouvons découvrir ! Dans la Bible, nous lisons : « Jésus-Christ est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tim. 1. 15). Il a donné sa vie sur la croix afin que, par la foi en lui, nous puissions être réconciliés avec Dieu.

Cette découverte ne nous rendra pas célèbres. Ce n’est pas l’essentiel, car la Bible dit : « Quel profit y aura-t-il pour un homme s’il gagne le monde entier, mais qu’il fasse la perte de son âme ? » (Mat. 16. 26). Ce qui importe bien davantage, c’est d’en tirer la bonne conclusion et d’accepter Jésus-Christ.

D’après Näher zu Dir avril 2026

« Mais qu’il demande avec foi, sans douter en rien » Jacques 1. 6.

PÉRIL EN MER – RÉPONSE À LA PRIÈRE

Hudson Taylor (1832-1905) fut l’un des premiers missionnaires à voyager en Chine pour annoncer le message chrétien. Il y eut beaucoup d’incidents dans ses voyages, mais il y eut une occasion qu’il n’oublia jamais. Pendant plusieurs jours le vent avait faibli, et maintenant, le bateau à voiles sur lequel Taylor voyageait ne pouvait plus être dirigé. Il dérivait vers une petite île. Le capitaine vint vers lui et lui demanda : Savez-vous quel genre de gens vivent là ? Taylor secoua la tête. Des cannibales ! Ils n’ont pas de pitié ! Et, effectivement on vit bientôt les natifs sur le rivage, se préparant avidement à donner aux étrangers une réception horrible. Mais vous croyez en Dieu ! continua le capitaine. Priez-Le. Car, si votre prière ne nous aide pas, nous sommes perdus ! Oui, je vais prier mais à une condition : Ouvrez les voiles immédiatement pour profiter du vent que Dieu enverra. Vous ne pouvez pas exiger cela de moi, s’exclama le capitaine, indigné. Je ne veux pas me rendre ridicule devant mon équipage ! Il n’y a pas le moindre signe d’un changement de temps. Bien, mais sans la foi, on ne peut rien faire, répondit Taylor en se détournant.

Mais le navire dérivait toujours plus près de la côte. Le capitaine, désespéré, allait et venait. Finalement il décida de mettre les voiles. Immédiatement Taylor disparut pour se rendre à sa cabine pour prier. À voix haute et sans relâche il en appela à Dieu pour qu’Il envoie le vent salvateur. Il y eut alors un coup frappé à sa porte. Le capitaine l’appelait, en demandant : Priez-vous encore pour le vent ? Arrêtez. Nous en avons plus qu’il n’en faut.

Ils étaient maintenant sauvés et remercièrent Dieu pour son aide !

D’après the good Seed avril 2026

« Malheur à celui qui est seul, et qui tombe, et qui n’a pas de second pour le relever ! » Ecclésiaste 4. 10.

LA BÉNÉDICTION DES BONNES RELATIONS ENTRE CHRÉTIENS

Parmi les nombreuses raisons pour lesquelles la Parole de Dieu encourage les chrétiens à avoir des relations d’affection et de communion, l’une d’elles est certainement ceci, que si nous sommes laissés à nous-mêmes, nous risquons de trébucher. Nous avons besoin de nous appuyer les uns sur les autres. Pourtant, un nombre étonnant de chrétiens sont seuls dans ce jour mauvais, soit par choix, soit par nécessité. J’ai de la peine pour eux.

Récemment, en Nouvelle Zélande, une femme remarquable fut rappelée pour être avec le Seigneur. Elle avait marché pendant presque toute sa longue vie au milieu de chrétiens qui se réunissaient simplement au nom du Seigneur Jésus Christ ; et elle avait vu plus que son compte de disputes et de divisions charnelles parmi ces croyants. Il lui aurait été facile de se justifier en marchant dans un sentier de solitude et de propre justice personnelles.

Au lieu de cela, elle jouissait pleinement de la communion avec les enfants de Dieu, et y mettait tout son cœur. Il était rare qu’une de ses connaissances tombe malade sans que celle-ci reçoive un pot de soupe maison. Tous ceux qui avaient quelque problème recevaient son aide. Elle me faisait beaucoup penser à une autre femme vertueuse décrite par l’apôtre Paul, comme Phœbé : « Elle a été en aide à beaucoup, et à moi-même » (Rom. 16. 2).

Que le témoignage chrétien serait plus clair si nous avions plus de telles personnes ! Des personnes dont la marche proche du Seigneur les pousse à apprécier la valeur de la communion des croyants, des personnes qui, appréciant le Serviteur modèle, sont poussées à Le servir de quelque manière qu’ils le puissent, des personnes qui, conscientes de leur propre faiblesse, sont poussées à éviter l’isolement, des personnes sur qui l’on puisse compter pour qu’elles aident ceux qui trébuchent. Dieu veuille nous donner de telles personnes !

D’après the Lord is near décembre 1988 (G.W. Steidl)

« Ce n’est pas en suivant des fables ingénieusement imaginées que nous vous avons fait connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, mais parce que nous avons été témoins oculaires de sa majesté. Car il reçut de Dieu honneur et gloire, lorsqu’une telle voix lui fut adressée par la gloire magnifique : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » ; cette voix venue du ciel, nous-mêmes l’avons entendue quand nous étions avec lui sur la sainte montagne » 2 Pierre 1. 16 à 18.

L’EFFET DE CETTE VISION SUR LES DISCIPLES

Peu après que le Seigneur ait annoncé sa mort à ses disciples, et leur avait enseigné que la bénédiction ne pouvait être acquise que par sa mort et sa résurrection, Pierre et ses deux compagnons eurent le privilège de contempler depuis la terre le Seigneur Jésus dans sa gloire à venir. Il leur fut donné le privilège de voir où se termine le sentier douloureux qui commence à la croix, et de jouir de la vision. Cela laissa une profonde impression sur l’esprit de Pierre, bien qu’il n’en ait connu la pleine signification que plus tard. Au premier chapitre de sa seconde épître, il écrit relativement aux conditions pour entrer dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Puis, se souvenant de la transfiguration, il explique en quoi consiste le royaume.

Toutes les vérités qui se rapportent au royaume furent réalisées dans la personne de Christ : sa puissance et sa venue ; sa majesté fut montrée ; l’honneur et la gloire Lui furent données là par Dieu le Père, depuis le cœur de cette gloire excellente. Par-dessus tout, Christ remplissait la scène de la transfiguration. Les disciples durent apprendre ici-bas qui était ce Christ qui leur avait parlé de son humiliation et de sa croix. Pierre avait besoin de Le connaître, non seulement comme le Fils du Dieu vivant, dispensateur aux siens de toutes les bénédictions célestes, mais comme un Homme déclaré être le Fils bien-aimé du Père dans la gloire. Il devait Le contempler comme étant le centre de cette gloire.

D’après the Lord is near décembre 1988 (H. R.)