Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
Un jeune homme se rendait un dimanche soir à une fête mondaine lorsqu’il fut accosté par quelqu’un qui lui mit dans la main une carte imprimée. Il la prit et, à la lumière d’un lampadaire, il lut : Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige (És. 1. 18). Jetant la carte loin de lui, il continua son chemin. Dans tous les cas cela ne peut s’appliquer à moi, se dit-il, puisque je ne crois rien de ces choses.
Mais ces mots lui revenaient sans cesse à l’esprit, il ne pouvait s’en débarrasser. Ah ! maudites paroles !… Des péchés !… Mais je ne crois ni en Dieu, ni même à une existence après cette vie ; quel besoin ai-je donc que mes péchés deviennent blancs puisque je ne me reconnais d’autres devoirs que ceux qui sont nécessaires à l’existence naturelle de l’homme ?
Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige. Mais je suis un incrédule, répéta-t-il en frappant du pied. Je ne crois pas à la Bible, ni au Dieu de la Bible, ni à rien au-delà de la tombe. C’est pourquoi, puisqu’il n’y a qu’une courte vie, qu’elle soit joyeuse…
Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige. La phrase importune revenait toujours à sa pensée. Malédiction sur ces paroles, dit-il, comment donc les éloigner de mon esprit ?
Comme le cramoisi… comme la neige. Quelle opposition puissante et poétique ! Certainement la Bible est un livre étonnant. Supposons qu’elle soit vraie et qu’il y ait un Dieu, je puis comprendre que ceux qui croient à un avenir éternel de bonheur de souffrances s’attachent à de tels passages.
Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige. Admirable langage clair et énergique. Qui peut avoir écrit cela ? Dieu je suppose. Dieu ? Mais il n’y a pas de Dieu. Je m’égare. Si seulement je pouvais me rappeler mes principes et les solides arguments qui les appuient…
Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige. Rien ne viendra donc arrêter ces malencontreuses pensées. Mais qu’est-ce que tous ces gens qui entrent dans cette salle ? Une conférence ? Si j’entrais un instant, cela ferait diversion.
Il entra et s’assit sur un banc près de la porte. Un silence solennel régnait dans l’auditoire. Le prédicateur venait de lire son texte et après s’être tu un instant il répéta : Venez et plaidons ensemble, dit l’Éternel : si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme l’écarlate, ils seront comme la laine.
Le jeune homme fut vivement frappé d’entendre encore ces paroles, sa conscience était réveillée.
Ce soir là, quand tout le monde fut sorti, l’un des assistants était encore à sa place et priait : Seigneur Jésus, quoique mes péchés soient comme l’écarlate le plus foncé, toi, rends-moi plus blanc la neige. Celui qui prononçait cette prière était le même qui avait reçu la carte où se trouvaient les merveilleuses paroles.
Il y a déjà bien des années, se produisit un incident qui nous fournira une merveilleuse illustration de la miséricorde de Dieu et de sa puissance pour ramener les égarés. Cet incident eut lieu dans un coin sombre et sauvage de la Forêt Noire.
Chose étrange dans cet endroit encore plus étrange, il s’y faisait une vente aux enchères ! Les acteurs de cette scène étaient des brigands, des voleurs de grand chemin qui s’étaient réunis à minuit, à la lueur des torches. Assis en cercle et armés jusqu’aux dents, ils présentaient un rude et formidable aspect.
Ces brigands avaient, le soir même, pillé un wagon chargé de marchandises d’une grande valeur, appartenant à un riche négociant d’une ville voisine. Ils avaient cru naturellement que ce ne serait ni sage ni prudent de vendre tout ce butin dans les environs. Alors, ils décidèrent de le partager entre eux par une vente aux enchères.
L’un des bandits faisait office de commissaire-priseur. Des vêtements de grand prix et beaucoup d’autres objets avaient été offerts pour la vente, pendant qu’une bouteille d’alcool circulait. Soudain, le commissaire-priseur présenta, comme article suivant, un Nouveau Testament ! Des rires bruyants et des blasphèmes acclamèrent cet article inattendu.
Au milieu de cette profanation, l’un des brigands proposa que le commissaire-priseur veuille bien lire un chapitre de ce livre afin qu’ils puissent se rendre compte de sa valeur. C’est ce qui fut accepté avec applaudissements.
D’un ton railleur, la lecture du Nouveau Testament commença, au grand amusement des auditeurs.
Cependant au milieu de leurs éclats de rire, ils n’avaient pas remarqué que le plus vieux de la bande, le plus habile dans leurs expéditions et aussi le buveur le plus invétéré d’eux tous, était devenu tout à coup très silencieux, l’œil fixe, comme plongé dans de lointains souvenirs.
Que se passait-il donc ? Simplement ceci. Le chapitre qu’il entendait maintenant était celui-là même que son père, trente ans auparavant, avait lu dans sa famille, alors que son fils indigne devait fuir le toit paternel, le soir même, afin d’échapper aux recherches de la police… Et jamais il n’était rentré dans cette maison qui l’avait vu naître ! Aussi, en ce moment, il est abîmé dans la douleur et la honte. Tous les souvenirs de sa jeunesse reviennent un à un à sa mémoire. Il revoit son vénéré père, sa bonne vieille mère, ses frères, ses sœurs rassemblés pour écouter la Parole de Dieu. Puis il se revoit lui, jetant toute religion au vent, n’ayant plus ni foi, ni loi, le dernier des bandits.
Mais aujourd’hui, cette même Parole de Dieu méprisée, rejetée jusqu’ici, vient faire une œuvre puissante dans l’âme égarée de ce pauvre homme. Le marteau de la Vérité brise, pulvérise, en un instant, la dureté de ce cœur. La froideur de l’incrédulité avait changé en glace la sensibilité de l’être tout entier de ce pauvre bandit, mais les rayons du soleil d’En-Haut viennent maintenant faire fondre cette glace. Les sages conseils de son père, les paroles d’affection de sa mère, au temps de sa tendre jeunesse, reviennent à flots dans sa mémoire. Aussi, à cette heure solennelle, notre homme oublie tout ce qui se passe autour de lui, il est sourd à tout ce tapage impie jusqu’au moment où un camarade lui frappe sur l’épaule et lui dit :
– Eh ! dites donc, vieux songeur, pourquoi ne réclamez-vous pas ce livre ? Vous savez, vous en avez plus besoin qu’aucun de nous, car vous êtes le plus grand pécheur de nous tous.
– Oui, oui, c’est vrai, je le suis. Donnez-moi ce livre, j’en paierai le prix demandé.
Après la vente, les brigands se dispersèrent pour aller dans les villages accomplir leur triste besogne, mais le possesseur du Nouveau Testament s’en alla chercher une retraite cachée parmi les rochers et il passa un jour et une nuit dans de terribles luttes de conscience. Il ouvrait le Livre, lisait un peu, cherchant une consolation ou une lueur d’espérance, pour retomber ensuite dans le désespoir, se disant qu’après une carrière comme la sienne il ne pouvait y avoir pour lui aucune miséricorde, aucun pardon ! Enfin, après bien des luttes et la lecture de tant de promesses de Dieu, l’espoir sembla renaître. La lumière de la croix vint éclairer cette obscurité et il eut l’assurance d’un salut parfait par Christ, le Sauveur.
Il résolut fermement d’abandonner ses compagnons et l’infâme métier qu’il pratiquait, et d’aller se livrer à la justice. Mais auparavant, il eut la pensée d’aller à la recherche du pasteur de l’un des plus proches villages de la Forêt Noire, afin de lui raconter son cas.
Le matin suivant, en se rendant chez l’évangéliste il apprit que toute la bande de brigands avait été capturée par un détachement de soldats et se trouvait actuellement en prison. Cette nouvelle vint encore le confirmer dans sa détermination. Il raconta son histoire et comment enfin il était venu à la croix de Christ chercher le salut de son âme car, ajouta-t-il, j’étais un pécheur perdu.
Le serviteur de Dieu lui répéta quelques psaumes qui amenèrent chez lui la pleine assurance qu’étant venu ainsi au Sauveur, il était lavé dans le précieux sang de Christ, l’Agneau de Dieu, et recouvert de sa justice. Il se rendit alors chez le juge, en compagnie du pasteur. Le magistrat écouta toute cette histoire avec étonnement et exprima l’espoir que cette confession volontaire pourrait au moins sauver sa vie.
Toute la bande fut condamnée à mort et exécutée, mais lui, le brigand sauvé, obtint la faveur de n’être condamné qu’à dix ans d’emprisonnement. Si exemplaire fut sa conduite qu’il fut gracié au bout de sept ans et fut aussitôt engagé au service d’un noble.
Le voleur converti fut un disciple fervent du Sauveur qui l’avait racheté, pendant tout le reste de sa vie. Il resta toujours chez le même bon maître qui l’avait reçu chez lui au sortir de prison. Dans cette noble maison, il fut une bénédiction de tous les jours. La fin de sa vie fut : la paix.
Salomon est un jeune homme lorsqu’il reçoit la royauté. Il commence par mettre à exécution les dernières recommandations de son père et s’approche de l’Éternel à Gabaon, où était la tente de la rencontre avec Dieu et l’autel sur lequel il offre « mille holocaustes » (1 Rois 3. 4). En cette occasion, l’Éternel lui apparaît, en lui demandant ce qu’il voulait que Dieu lui donne. Il demande un « cœur qui écoute, pour discerner entre le bien et le mal » (v. 9) et pour juger un « si grand peuple ». Il est exaucé et reçoit en plus les richesses et la gloire. En Christ, nous croyants, qui possédons « les richesses de la gloire de son héritage » (Éph. 1. 18), avons-nous la disposition de cœur pour écouter la volonté de Dieu et marcher d’une manière digne de son appel ?
Après cette révélation, deux femmes se tiennent devant Salomon, qui ont toutes deux une version différente du drame qu’elles vivent. À trois jours d’intervalle, leurs fils naissent, et au cours d’une nuit, l’une des deux, inconsciemment, écrase son enfant qui meurt. Elle s’empare du fils de sa camarade et le remplace par le sien. Dans cette maison, il reste un enfant vivant que sa mère connaît bien. Les deux femmes, en opposition l’une à l’autre, viennent vers Salomon afin qu’il rende justice, et dans la sagesse qu’il a reçue, pour connaître la vérité, il demande une épée et dit : « coupez en deux l’enfant vivant » (1 Rois 3. 25). La vraie mère supplie que son fils reste en vie, préférant même, s’il le fallait, qu’il appartienne à l’autre – qui, indifférente à la mise à mort de cet enfant, dévoile la corruption de son cœur. La justice est établie, l’enfant retrouve les bras de sa mère. Cet événement a été gardé dans les Écritures afin de nous montrer la justice qui régnera dans le millénium à venir.
Plus tard, Ésaïe prophétisera sur un plus grand que Salomon : « Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule ; et on l’appellera : Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix. À l’accroissement de sa domination, et à la paix, il n’y aura pas de fin, sur le trône de David et dans son royaume, pour l’établir et le soutenir en jugement et en justice » (És. 9. 5 et 6).
L’Écriture décrit tout ce qui se mangeait à la table de Salomon, et nous sommes impressionnés par la gloire de ce royaume. Nous pouvons en déduire qu’il fournissait en nourriture au moins 70 000 personnes. Il y avait pour un jour : 5,2 tonnes de fine fleur de farine, 10,4 tonnes de farine, environ 8,8 tonnes de viande de bœuf et 3,6 tonnes de viande de mouton. Il est dit aussi : « outre les cerfs, et les gazelles, et les daims, et la volaille engraissée » (1 Rois 5. 2). La bénédiction s’étendait sur tous en Juda et en Israël, « nombreux, nombreux comme le sable qui est près de la mer, mangeant, buvant et se réjouissant » (4. 20). Salomon « dominait… sur tous les rois de ce côté-ci du fleuve ; et il était en paix avec tous les pays qui les entouraient. Et Juda et Israël habitèrent en sécurité, chacun sous sa vigne et sous son figuier, depuis Dan jusqu’à Beër-Shéba, tous les jours de Salomon » (v. 4 et 5). Cet état de choses ne dura que le temps d’un règne, mais quelle belle anticipation de la gloire à venir pour Israël et le monde, contrastant avec les guerres actuelles !
Au début de son règne, Salomon n’a plus d’ennemis à combattre, il peut se consacrer à l’édification de la maison de Dieu, ce temple qui s’élèvera à Jérusalem sur l’aire d’Arauna. C’est là que le sacrifice offert par David avait servi pour arrêter la plaie qui frappait le peuple. C’est à la croix de Golgotha que la paix fut faite, que le fondement fut posé, non seulement pour l’Église, épouse de Christ, femme de l’Agneau, mais aussi pour la restauration d’Israël et du monde. Christ est mort, a été ressuscité et glorifié. Jusqu’à ce qu’Il revienne en gloire, Il « s’est assis à la droite du trône de la majesté dans les cieux » ; comme il avait aussi été écrit : « Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis pour marchepied de tes pieds » (Héb. 8. 1 ; 1. 13 ; Ps. 110. 1).
« À la fin des jours, la montagne de la maison de l’Éternel sera établie sur le sommet des montagnes, et sera élevée au-dessus des collines ; et toutes les nations y afflueront. Beaucoup de peuples s’y rendront, et diront : Venez, montons à la montagne de l’Éternel, à la maison du Dieu de Jacob, et il nous instruira de ses voies, et nous marcherons dans ses sentiers. Car de Sion sortira la loi, et de Jérusalem, la parole de l’Éternel. Il jugera au milieu des nations et prononcera le droit à beaucoup de peuples » (És. 2. 2 à 4). La description de cette prophétie concernant la gloire à venir de Jérusalem a été, aux jours de Salomon, vécue pour un peu de temps. Le règne à venir de notre Seigneur Jésus Christ s’étendra sur mille ans. Ce sera pour Israël, « un repos sabbatique pour le peuple de Dieu » (Héb. 4. 9). Et « l’œuvre de la justice sera la paix, et le travail de la justice, repos et sécurité à toujours » (És. 32. 17). Quant à l’état éternel, ces nouveaux cieux et cette nouvelle terre, « que nous attendons » et « où la justice habite » (2 Pier. 3. 13), il n’y aura plus aucune trace du péché, car « celui qui était assis sur le trône dit : Voici, je fais toutes choses nouvelles » (Apoc. 21. 5).
Il y a beaucoup d’instructions à tirer du début du règne de Salomon :
– La justice est établie (1 Rois 3) ; l’ordre règne dans le royaume (ch. 4) ; l’engagement des nations et des fils d’Israël en vue de la construction du temple (ch. 5) ; l’édification de ce temple et de la maison du roi (ch. 6 à 10) ; la visite de la reine de Shéba (ch. 11).
– Les nations bénéficient de la grâce et de la gloire de Dieu. Hiram, roi de Tyr, se réjouit de la construction du temple et donne à Salomon tout ce qu’il désirait concernant les bois de cèdre et de cyprès, et des ouvriers pour le travail d’abattage et de transport. Il sera récompensé par 3400 tonnes de blé et 5000 litres d’huile annuellement. Ce que l’on donne au Seigneur est récompensé au-delà de toute attente ! « Et il y eut paix entre Hiram et Salomon » (1 Rois 5. 12).
– Le temple est bâti comme David l’avait vu en vision et en avait donné instruction à son fils ; il en parla par anticipation en annonçant un temps encore plus heureux que celui de Salomon : « Dans son temple tout dit : Gloire ! L’Éternel s’assied sur les flots, l’Éternel s’assied comme roi à toujours. L’Éternel donnera force à son peuple, l’Éternel bénira son peuple par la paix » (Ps. 29. 9 à 11).
« Votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela » Matthieu 6. 32.
Quoique, dans ce passage de la Bible, le Seigneur Jésus ait à l’esprit les besoins quotidiens de ses disciples, toutefois son affirmation peut aussi s’appliquer aux nombreux défis du chemin de la foi. Notre Dieu et Père dans le ciel sait tout à fait de quoi nous avons besoin. Ce fait certain rend plus supportable toute déception, quelle qu’elle soit, fait taire toute plainte, et crée en nous une humble confiance en Dieu.
Bien souvent nous ne savons pas ce qui est réellement le meilleur pour nous. Mais notre Père céleste est sage en tout ce qu’Il fait. Il ne se trompe pas et Il nous donne ce dont nous avons besoin. Quelquefois, au milieu de nos problèmes, il pourrait nous arriver de nous écrier avec colère : « Toutes ces choses sont contre moi ! » Mais ensuite la pensée que la sagesse et de l’amour de notre Père nous aident à surmonter toute amertume.
Y a-t-il actuellement quelque chose qui ébranle notre paix intérieure ? Sommes-nous en conflit avec la manière dont Dieu dirige notre vie ? Est-ce que les amis, dont nous attendrions de l’aide et de la consolation, nous abandonnent ? S’il en est ainsi, écrivez en gros, au stylo rouge, sur chaque épreuve : Mon Père céleste sait que j’en ai besoin.
Ne voulons-nous pas apprendre cette leçon, et accepter tout de sa main pleine d’amour ? Cela nous aidera à nous confier davantage, à l’avenir, en notre Dieu et Père. Il nous conduit sûrement à travers les tempêtes de la vie, et Il permet que nous ne rencontrions que ce qui est pour notre bien.
« Dans la multitude des pensées qui étaient au-dedans de moi, tes consolations ont fait les délices de mon âme » Psaume 94. 19.
Connaissez-vous ce sentiment ? Nous luttons pour nous concentrer, simplement parce qu’il y a trop de pensées dans notre tête. Notre agitation intérieure peut nous empêcher de profiter d’un sommeil paisible durant la nuit. Toutes sortes de soucis ou de problèmes peuvent nous troubler mentalement – qu’ils soient personnels, en rapport avec la famille, ou professionnels. Les circonstances des personnes qui nous sont proches peuvent aussi être particulièrement perturbantes. L’état du monde n’est pas moins alarmant, à mesure qu’il devient de plus en plus incertain et imprévisible.
Dans de telles situations, notre esprit atteint facilement ses limites lorsque nous essayons de trouver des solutions. Mais nous ne devons pas désespérer. Le Dieu de la Bible est en mesure de nous réconforter – comme Il l’a fait pour l’auteur du Psaume 94 – et Il nous apaise intérieurement.
Le Seigneur Jésus Lui-même a dit : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28). Nous pouvons tout simplement Lui confier tout ce qui nous trouble : notre culpabilité, nos échecs, nos craintes, nos soucis, nos problèmes – et nos besoins les plus profonds. Et si nous ne sommes pas capables, dans un tel moment, de formuler une prière cohérente, nous pouvons simplement rester silencieux devant Lui. De toutes façons, Il connaît nos pensées et Il peut les mettre en ordre.
Il nous écoute attentivement et Il est prêt à pardonner, à venir en aide, à consoler, à nous redonner courage et à nous rendre calme et confiant intérieurement. Parce que Jésus, le Fils de Dieu, est au-dessus de tout et qu’Il est devenu un homme, Il peut nous comprendre et Il est plein de compassion pour nous, quelle que soit notre situation !
Pendant que j’étais à l’armée, raconte un colonel chrétien, me trouvant aux Indes, en un temps d’agitation, j’avais dans mon régiment un petit joueur de clairon, que j’avais souvent signalé comme étant trop frêle et délicat pour la vie militaire ; mais il était né au régiment et nous avions convenu de le traiter avec tous les ménagements possibles.
Son père, qui était très brave, avait été tué au cours d’une bataille ; sa mère, fille d’un chrétien pieux, avait langui quelques mois après la mort de son mari, puis l’avait suivi dans la tombe. Délicate et raffinée, elle avait élevé son enfant sérieusement d’après les lumières qu’elle avait reçues. En dépit de sa religion, elle était généralement aimée et respectée ; l’enfant était, on peut dire, à son image, mais comme il aimait assister aux réunions de prière avec sa mère plutôt que d’aller jouer avec les autres enfants de son âge, il souffrait, de leur part, mille tracasseries.
Sa vie lui était rendue misérable par les railleries et les plaisanteries grossières des soldats, dont il était un constant sujet de moquerie.
Quelques mois plus tard, quand Willie Holt eut environ quatorze ans, le régiment dut aller bivouaquer à quelques kilomètres du camp pour des exercices de tir. J’avais décidé de laisser ce garçon à l’arrière, le trouvant trop faible pour suivre le régiment, mais son sergent-major me demanda de l’emmener : Il y a de la révolte dans l’air, mon colonel, me dit-il ; on maltraitera ce garçon courageux et patient, qui est un saint, oui, vraiment un saint !
J’avais précisément reçu un certain nombre de recrues qui étaient de mauvais garnements, et à peine étions-nous installés depuis quelques jours, que de nombreux actes d’insubordination m’étaient signalés. C’était un moment difficile, et je m’étais promis de faire un exemple au premier délit, en faisant fouetter le coupable.
Un matin, le rapport mentionnait que, durant la nuit, les cibles avaient été arrachées et rendues inutilisables. C’était grave. Une investigation permit de suivre la trace du coupable jusqu’à la tente où précisément Willie Holt couchait. Deux des hommes qui y campaient aussi, étaient les plus mauvais sujets du régiment.
Quand il fut démontré à l’évidence que le coupable devait appartenir à ce groupe, tous ceux qui en faisaient partie furent arrêtés pour être traduits devant la cour martiale. Ce fut en vain qu’ils furent invités à faire connaître l’auteur de l’acte criminel qui avait été commis.
– Nous avons, leur dis-je, la preuve que celui qui a accompli au cours de la nuit dernière un acte de lâcheté, est parmi les hommes qui sont là devant nous, et, me tournant vers le groupe des prévenus, j’ajoutai : Si quelqu’un d’entre vous qui a couché la nuit passée dans la tente n° 4, veut sortir des rangs et subir sa punition comme un homme, les autres seront libres ; sinon, il n’y a pas d’autre alternative que celle de vous punir tous.
Pendant deux minutes, ce fut un silence de mort ; puis, du milieu du groupe où il disparaissait en raison de sa petite taille et de ses formes frêles, Willie Holt sortit.
– Mon colonel, dit-il, vous avez prononcé la parole que si quelqu’un de nous se présente pour subir la peine, les autres seront libres. Me voici, mon colonel, je suis prêt ; s’il vous plaît, puis-je être puni sur-le-champ ?
Pendant un court moment, je ne pus trouver un mot à dire, si complète était ma stupéfaction ; puis, dans un mouvement de colère et de dégoût, je regardai le groupe des prévenus et m’écriai : N’y a-t-il donc pas parmi vous un seul homme digne de ce nom ? Êtes-vous assez lâches pour accepter que cet enfant souffre pour ce que vous, vous avez fait. Il est innocent, vous le savez aussi bien que moi. Mais ils restèrent tous obstinément silencieux.
Puis je me tournai vers le jeune garçon, dont les yeux suppliants étaient fixés sur moi, et jamais dans ma vie je ne m’étais vu dans une aussi pénible situation. Je savais que ma parole devait s’exécuter, et le garçon, lui aussi, le savait, car il me répéta délibérément : Je suis prêt, mon colonel.
Bien à contre-cœur alors, je donnai l’ordre, et on l’emmena pour être fouetté.
Courageusement il présenta son dos nu, tandis qu’un, deux, trois coups tombaient sur lui. Au quatrième, un faible gémissement s’échappa de ses lèvres, devenues livides ; mais avant qu’un cinquième ne le frappât, un cri rauque s’éleva du groupe qui avait été contraint d’assister à cette scène, et, d’un bond, Jim Sykes (la brebis galeuse du régiment) arrêtait le fouet, tandis que d’une voix étranglée, il s’écriait :
– Arrêtez ! Arrêtez ! Colonel, faites-moi lier à sa place ; ce n’est pas lui le coupable, c’est moi !
Et, le visage angoissé et convulsé, il couvrait l’enfant de ses bras.
Défaillant, et presque sans voix, Willie fixa son regard sur le visage du soldat, et sourit ; mais de quel sourire !
– Non, Jim, murmurait-il, tu es libre à présent ; la parole du colonel est sûre. Puis sa tête se renversa : il avait perdu connaissance. Le jour suivant, comme je me rendais à la tente qui servait d’hôpital où était couché le petit soldat, je rencontrai le docteur.
– Comment va-t-il ? demandai-je.
– Il se meurt, colonel, répondit tranquillement le major.
– Quoi ? m’écriai-je transporté d’horreur et d’effroi.
– Oui, colonel, le choc d’hier était trop violent pour ses faibles forces ; depuis quelque temps déjà, il m’a semblé que ses jours étaient comptés, et que ce n’était qu’une question de temps. Puis il ajouta : Cette affaire a seulement précipité l’événement. Il est plus fait pour le ciel que pour la terre, colonel. Puis, avec une humidité suspecte sous ses bonnes vieilles paupières, il s’écarta pour me laisser entrer dans la tente.
Le jeune mourant était appuyé sur ses coussins, et, à son chevet, moitié agenouillé, moitié couché, se tenait Jim Sykes.
Le changement qui s’était produit sur le visage du garçon me glaça d’effroi. C’était la pâleur de la mort ; mais ses yeux brillaient d’un éclat étrangement doux. Jim, à genoux, ayant levé la tête, je remarquai des gouttes de sueur perler sur son front, tandis que, d’une voix entrecoupée, il murmurait : Pourquoi avez-vous fait cela, petit, pourquoi as-tu fait cela ?
– Parce que je voulais souffrir à votre place, Jim, répondit tendrement la voix épuisée de Willie ; je pensais que cela vous aiderait à comprendre pourquoi Christ est mort pour toi.
– Christ est mort pour moi ? répéta le soldat.
– Oui, Il est mort pour toi parce qu’Il t’aimait. Moi je t’aime, Jim, mais Christ t’aime bien plus ! J’ai souffert à cause d’une faute que tu as commise, mais Christ a pris sur Lui la peine de tous tes péchés. Cette peine était la mort, et Christ mourut sur la croix pour toi.
– Christ doit avoir eu honte de s’occuper d’un homme tel que moi ; je suis un homme des plus méchants ; tu dois le savoir.
– Mais Jésus Christ est mort pour sauver les méchants, répondit Willie. Il a dit : « Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs ». « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige ; s’ils sont rouges comme l’écarlate, ils seront comme la laine » (Ésaïe 1. 18).
– Cher Jim, écoute ! Il t’appelle. Il a versé son sang, donné sa vie pour toi. Il veut entrer dans ton cœur ; ne veux-tu pas le recevoir ?
La voix du pauvre blessé lui manqua, mais il posa sa main sur la tête courbée de Jim.
Demeuré dans l’ombre, je sentais mon cœur étrangement agité. J’avais entendu, jadis, des paroles comme celles-là, mais il y avait bien, bien longtemps. Des pensées de ma mère bien-aimée me revenaient, et ces paroles me semblaient être un écho des siennes….
Combien de temps je restai là, je ne sais. Je fus tiré de mes pensées par un cri de Jim, et je vis que Willie, perdant connaissance, était retombé sur ses coussins. Je crus qu’il était mort, mais quelques gouttes de cordial le ranimèrent. Il ouvrit les yeux, mais ils étaient éteints.
– Mère, murmura-t-il, chante-moi : « Les portes de perles… Je suis si fatigué ! »
Les mots que j’avais entendus souvent dans un lointain passé, jaillirent à ma mémoire, et je les répétai moi-même au petit mourant :
Quelque long que soit le chemin
Qui conduit au lieu céleste,
Quand c’est Dieu qui prend par la main,
Il raccourcit le bout qui reste.
– Merci, mon colonel, murmura-t-il, je serai bientôt là.
La confidence me parut si étrange, que je demandai : Où ?
– Au ciel, mon colonel.
Et il murmura, comme se parlant à lui-même :
Tel que je suis, sans rien à moi,
Sinon ton sang versé pour moi,
Et ta voix qui m’appelle à toi,
Agneau de Dieu, je viens !
Après un court moment, il y eut un vif éclat dans ses yeux, et, avec un cri de joie, il ouvrit ses bras, comme dans un geste de bienvenue : Mère ! mère ! s’écria-t-il, et sa voix remua le cœur de tous les assistants.
Puis, doucement, ses bras épuisés retombèrent ; le regard s’éteignit dans ses yeux naguère si brillants, et le courageux enfant martyr s’en était allé à son Dieu.
L’évangile est, en effet, la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit (Rom. 1. 16). Nous en avons un exemple des plus frappants dans la conversion et le ministère de George Whitefield, l’un des prédicateurs anglais les plus puissants et les plus bénis du 18ème siècle.
Né en 1714, sa jeunesse fut loin d’être à la gloire du Seigneur. À 16 ans, il détestait l’instruction, perdait son temps et gaspillait son argent avec des jeunes gens débauchés. Toutefois sa conscience ne le laissait pas tranquille. Souvent dans le silence de la nuit, le fils de l’aubergiste de Gloucester veillait et lisait sa Bible. Ce livre allait transformer son existence, et devenir, dans son service pour Christ, un moyen de bénédiction pour un grand nombre d’âmes.
À 18 ans, il sentit le besoin de fréquenter d’autres compagnies, et se joignit, à Oxford, à un groupe de jeunes gens pieux que dirigeait Wesley, lequel avait alors 29 ans.
Mais son cœur n’était pas encore touché à salut. Ce fut à la suite d’une grave maladie qu’il fut conduit à placer sa confiance en Jésus, et dès lors son Sauveur lui devint précieux.
Une ère nouvelle s’ouvrit alors pour lui. Il se mit à dévorer sa Bible, et vécut en communion avec Dieu ; les pauvres et les prisonniers furent les objets de sa sollicitude. Mais le Seigneur l’avait destiné à un service particulier, et il ne tarda pas à y entrer. Cette parole, dont il avait éprouvé la puissance dans sa propre âme, allait avoir ses effets sur d’autres par son moyen. Sa première prédication, empreinte de simplicité, d’autorité et d’une onction extraordinaire fit une profonde impression. Quinze personnes furent vivement touchées.
Whitefield se rendit à Londres. Des foules accoururent pour l’entendre, et l’affluence était telle que la police dut intervenir et prendre des précautions. L’amour de Dieu, dont son cœur était pénétré, produisait en lui un amour ardent pour les pécheurs. Il prêchait sans se lasser presque chaque jour, et maintes fois à des auditoires extrêmement nombreux, de vingt à trente mille personnes.
Prédicateur infatigable, il était doué d’une voix forte et claire, d’une richesse et d’une douceur extraordinaires, qui fit envie à un célèbre acteur de Londres : « Je donnerais », disait-il, « cent guinées pour pouvoir parler comme Whitefield ». Heureux était celui-ci d’employer cette voix au service de Christ !
De plus, ses appels étaient directs, incisifs, allant à la conscience de ses auditeurs.
C’était un cœur parlant à d’autres cœurs. Il goûtait d’une manière profonde les vérités qu’il plaçait devant ses auditeurs. Il les humiliait après s’être humilié, et les courbait devant Dieu après s’être lui-même courbé.
Il s’appliquait en même temps à illustrer sa pensée, et savait être actuel. Les feux des hauts fourneaux de Shields qui donnent au verre sa pureté cristalline, lui fournissaient une image pour montrer à quoi peut servir l’adversité. Devant les marins de New-York, où il suivit Wesley en 1736, il décrivait une tempête de telle façon que ceux qui l’entendaient croyaient voir le navire enfoncer.
Enfin, la prédication de Whitefield – et c’était là sa plus grande force – était foncièrement évangélique. Il ne se prêchait pas lui-même ni ne se livrait à ses propres pensées. Mais il présentait en contraste la misère de l’homme et le salut de Dieu, le ciel pour le croyant et l’enfer pour l’incrédule. Le fond de ses prédications était celui-ci : l’homme, étant pécheur, est perdu, mais il peut être pardonné et sauvé en croyant à l’évangile. \Il semblait à plusieurs que Whitefield leur proposait une nouvelle religion ; cependant, c’était tout simplement la vérité de Dieu proclamée par un homme pénétré des choses qu’il présentait.
Plusieurs fois Whitefield fit la traversée de la Grande Bretagne en Amérique. Et dans ses voyages, il fit de sa cabine un sanctuaire, de l’entrepont une école, du pont une chapelle ; il prêchait plusieurs fois par jour ; et, parmi les matelots, les plus endurcis se courbèrent comme des roseaux sous le vent, et se convertirent.
Il prêchait le plus souvent en plein air, et cela parce qu’on lui fermait les temples. Un jour on lui dit : Si vous voulez convertir les païens sortis des églises, allez vers les mineurs de Kingswood. Il fait une première tentative pour parler à ces hommes sauvages ; et là, sur le pré communal de Bristol, il annonce l’évangile à une centaine de mineurs. Le nombre augmente, et bientôt il y en eut vingt mille.
En écoutant le grand prédicateur, les larmes coulaient le long de leurs visages noircis, laissant des traces blanches parmi la suie qui les couvrait. Et quand, quelques mois plus tard, Whitefield quitta Bristol, il était accompagné d’un grand nombre de mineurs qui lui offrirent à Kingswood un vrai festin et lui présentèrent le produit d’une généreuse souscription pour l’établissement d’une école gratuite au milieu des mineurs.
Ensuite, à Moorfields et toujours en plein air, Whitefield s’adressa à des foules immenses qui comprenaient la lie de la population. On l’avait averti qu’il n’en reviendrait pas vivant. Et lui, accompagné de deux amis, prit d’assaut, au cœur même de Londres, cette forteresse de Satan. Là encore ses auditeurs furent convenables et respectueux. Ils l’écoutèrent avec attention.
Il comprit alors que Dieu l’appelait à prêcher en rase campagne, et il accepta pour lot la vie itinérante de prédicateur en plein air. Personne ne dira jamais les milliers d’âmes qu’il évangélisa de la sorte, et qu’il eut la joie d’amener au Sauveur et à la connaissance de la vérité…
La moisson est encore grande et il y a peu d’ouvriers ; demandons au maître de la moisson qu’Il pousse des ouvriers dans sa moisson, des serviteurs fidèles et dévoués, ayant à cœur le salut des âmes, et qui se souviennent de ces paroles : « Contrains les gens à entrer, afin que ma maison soit remplie » (Luc 14. 23).
Lecteur inconverti, ce qui précède ne vous dit-il pas que « l’évangile est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit » (Rom. 1. 16) ? Est-il tel pour vous-même ?
Puissiez-vous, à l’exemple de Whitefield et de tant d’autres, l’éprouver sans retard !
Fragment d’un discours de Whitefield prononcé en 1790.
Je me sens vivement pressé aujourd’hui d’annoncer aux pécheurs l’évangile de la paix. Il en est aujourd’hui comme il en était du temps où parlait le prophète Ézéchiel (ch. 13. 10) ; elles sont nombreuses les voix qui répètent : « Paix, paix ! » et il n’y a point de paix. Voyez aussi, Jérémie 6. 14, C’est ainsi que l’on endort les âmes, sur le seuil même de l’éternité ; mais Dieu veut les réveiller chacune au sentiment du danger qu’elles courent en les amenant à voir leur état de péché. Et je viens vous poser aujourd’hui la question : Êtes-vous en paix avec Dieu ?
Quand je jette les yeux sur cette immense multitude, mon cœur brûle au-dedans de moi ; je me sens contraint de faire retentir ma voix, comme si c’était une trompette. Si Dieu ne vous a pas fait entendre sa voix de paix, je ne voudrais pas, pour un empire, échanger ma place contre la vôtre. Vous êtes comme suspendus sur le bord même de l’enfer. La colère de Dieu domine votre âme. Je sais, par une triste expérience, ce que c’est que de se laisser endormir par un sommeil qui n’en est pas un. Je suis resté longtemps dans cet état ; pendant longtemps je me suis cru un chrétien, alors que je ne savais rien du Seigneur Jésus. Je priais neuf fois dans la journée. Je prenais la cène tous les dimanches, et pourtant je ne savais rien de Christ, dans mon cœur. Je n’étais pas une nouvelle création en Christ. Je n’étais pas né de nouveau. Éveillez-vous, chrétiens professants, qui avez le nom de vivre et qui êtes morts ! Éveillez-vous de la fausse sécurité où vous vous complaisez ! Vous menez peut-être extérieurement une existence très morale, mais si vous comptez sur cette moralité, ou si vous voulez ajouter vos œuvres à votre foi comme un moyen pour être justifiés devant Dieu, vous faites de vous-même votre propre sauveur. Je vous le dis par amour pour vous, afin de vous tirer de votre sommeil charnel. Quelques-uns peut-être commencent à croire qu’ils ont bâti jusqu’ici sur un fondement instable. Peut-être aussi le diable va-t-il intervenir pour vous plonger dans le désespoir à la pensée que vous ne pouvez jamais obtenir le salut. Mais ne craignez rien : il y a un Sauveur pour les pécheurs. C’est pour eux que Jésus est venu.
« Cette parole est certaine et digne d’être pleinement reçue : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tim. 1. 15).
Et si vous êtes vous-même le plus grand des pécheurs, Jésus-Christ est venu dans le monde pour vous sauver, vous. Lorsqu’on envoya et fit sortir Joseph de la prison pour le faire comparaître devant Pharaon, nous lisons qu’il prit le temps nécessaire pour mettre ses vêtements en ordre. Mais vous n’avez pas même besoin d’en faire autant ; venez avec vos vêtements de prisonniers ; venez tels que vous êtes, pauvres, misérables, aveugles, et Dieu sera heureux de vous recevoir à bras ouverts. Qu’il y ait de la joie dans le ciel pour quelques-uns de vous qui se repentiront ! Que je n’aie pas à retourner auprès de mon Maître en Lui disant : Seigneur, ils ne veulent pas croire à mon message.
Pourquoi désespérer d’aucun d’entre vous ?
Je ne puis désespérer de personne quand je songe que le Seigneur a eu pitié d’un misérable tel que moi. Il m’a vu dans mon aveuglement ; il passa vers moi et me dit : « Vis » (Éz. 16. 6). Et la même grâce qui m’a sauvé, moi, vous sauvera vous aussi, si vous croyez au Seigneur Jésus que Dieu a envoyé. Levez les yeux avec foi, et regardez à Celui que vos péchés ont cloué sur la croix ! Voyez son sang qui coule ! Voyez-le expirer ! Voyez ses bras étendus pour vous recevoir ! Croyez seulement, et le Christ, Jésus, sera votre salut. Lui seul a pu expier les péchés, et satisfaire ainsi à votre place aux exigences de la justice divine.
Mais, demandera-t-on : Peut-il y avoir quelqu’un dans un pays réformé, qui ne croie pas ?
Ne confondez pas la foi historique avecla vraie foi du cœur. Se contenter de croire qu’il y a eu sur la terre une personne telle que le Seigneur Jésus, d’admettre encore qu’il y a un livre qui est la Bible, ce n’est pas plus la foi que si l’on admet que César ou Alexandre ont existé. La foi s’empare du Seigneur pour un salut personnel ; elle dit : « Mon Sauveur, mon Seigneur, et mon Dieu ! » Elle croit ce que Dieu dit ; elle accepte sa parole, même si la raison humaine et les apparences semblent souvent le contredire. Telle est la foi qui amène l’âme à Dieu.
« Ayant donc été justifiés sur la base de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 1).
« Il fait de grandes choses qu’on ne saurait sonder, et des merveilles à ne pouvoir les compter » Job 9. 10.
Quiconque cherche une manifestation du Créateur dans la création en trouvera d’innombrables signes. Et plus la science moderne explore l’univers, plus il devient évident qu’il doit y avoir un Créateur. Faisons la comparaison avec un véhicule spatial. Qui imaginerait qu’un tel véhicule pourrait se mettre en orbite, faire le tour de la planète et atterrir au bon endroit et au bon moment, sans le génie de mathématiciens, d’ingénieurs et de spécialistes en informatique ?
Ainsi, que dire de la multitude d’étoiles se déplaçant avec une extrême précision dans le cosmos ? Celui qui pense que ce cosmos, avec son incroyable régularité, est apparu de nulle part, doit avoir une grande imagination ! N’est-il pas plus simple de croire dans la sagesse d’un Dieu Créateur, qui n’a pas seulement tout créé, mais qui aussi soutient tout, dans la vie et dans ses orbites ? La Bible dit de Lui : « C’est par lui que tout a été créé… tout a été créé par lui et pour lui… et toutes choses subsistent par lui » (Col. 1. 16 et 17).
Des scientifiques ont calculé que le soleil émet, chaque seconde, l’énergie de 10 millions de bombes atomiques. Et combien de milliards d’étoiles émettent de l’énergie dans la partie de l’univers que nous connaissons ! Cependant, elles ne constituent sans doute qu’une infime fraction de tout le cosmos.
Le monde microscopique n’est pas moins ingénieux, en termes de beauté, d’ordre et d’harmonie.
« L’Éternel est grand, et fort digne de louange ; sa grandeur est insondable » (Ps. 145. 3).
Restons donc humbles devant Lui et rendons-Lui l’honneur qu’Il mérite.
« Les cieux racontent la gloire de ✷Dieu, et l’étendue annonce l’ouvrage de ses mains. Un jour en proclame la parole à l’autre jour, et une nuit la fait connaître à l’autre nuit. Il n’y a pas de langage, il n’y a pas de paroles ; toutefois leur voix est entendue. Leur témoignage s’étend par toute la terre, et leur langage jusqu’au bout du monde » Psaume 19. 1 à 4.
Avez-vous déjà tourné vos regards vers le ciel lors d’une nuit limpide, afin d’observer les étoiles ? À l’œil nu, nous pouvons en voir un certain nombre, mais nous pouvons en discerner beaucoup plus grâce à un télescope, et cela augmente notre émerveillement. Les scientifiques disent qu’il y a des milliards d’étoiles dans notre galaxie et des milliards de galaxies, chacune ayant des milliards d’étoiles. Toutes ensemble, elles racontent la gloire de Dieu.
Pensez à cela : ce sont les « mains » de Dieu qui les ont créées ! Elles annoncent « l’œuvre de ses mains ». Que notre Dieu est grand ! « Quand je regarde tes cieux, l’ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as disposées : Qu’est-ce que l’homme, que tu te souviennes de lui, et le fils de l’homme, que tu le visites ? » (Ps. 8. 4 et 5). « C’est lui… qui compte le nombre des étoiles : à elles toutes il donne des noms. Notre Seigneur est grand et d’une grande puissance » (Ps. 147. 4 et 5).
En méditant sur ces merveilles, nous pouvons reconnaître la divinité de Dieu ; les cieux sont là-haut pour en rendre témoignage. Prenons-nous le temps de permettre à cette forme de langage de nous parler ? Jour après jour, le témoignage de la création est évident. Parmi les multiples occupations de notre vie, nous laissons souvent de côté ce qui est vraiment important. C’est une grande perte pour nous si nous n’écoutons pas Dieu, qui nous parle aussi par le moyen de la création. Prenons le temps de méditer sur sa grandeur ; sa majesté et sa gloire nous sont rendus visibles par les cieux.
Rien n’est dit sur l’enfance de Salomon, mais si l’on se réfère au livre des Proverbes, nous pouvons en déduire que son père et sa mère l’ont enseigné : « Écoute, mon fils, l’instruction de ton père, et n’abandonne pas l’enseignement de ta mère ; car ce sera une guirlande de grâce à ta tête, et des colliers à ton cou » (Prov. 1. 6 à 9). Si Salomon a été conduit par le Saint Esprit pour écrire les Proverbes, nous pouvons bien penser qu’il a été, au moins en partie, instruit par ses parents.
Le testament du roi David en rend témoignage et se lit comme suit : « Lorsque les jours de David s’approchèrent de la mort, il commanda à Salomon, son fils : Je m’en vais par le chemin de tous [les habitants de] la terre ; fortifie-toi, et sois un homme ; prends garde à ce qui doit être observé devant l’Éternel, ton Dieu, en marchant dans ses voies, en gardant ses statuts, et ses commandements, et ses ordonnances, et ses témoignages, comme il est écrit dans la loi de Moïse, afin que tu réussisses dans tout ce que tu fais et où que tu te tournes ; afin que l’Éternel accomplisse la parole qu’il a prononcée à mon sujet : Si tes fils prennent garde à leur voie, pour marcher devant moi en vérité, de tout leur cœur et de toute leur âme, tu ne manqueras pas d’un homme sur le trône d’Israël » (1 Rois 2. 1 à 4).
Son père lui parle aussi de ce qui reste à juger pour établir le royaume dans la justice et dans la paix. Longtemps restés impunis, les crimes de Joab et les outrages de Shimhi sont à juger. Ce qui efface un péché, c’est la confession, et cela n’a jamais eu lieu. L’usurpation échouée du royaume par Adonija, type de l’Antichrist, et la trahison d’Abiathar le sacrificateur devaient aussi être jugées. Mais le bien qu’a fait Barzillaï pour le roi David et les siens n’est pas oublié. Salomon, type de Christ, roi de justice, doit rendre à chacun selon ce qu’a été son œuvre. Le jour où le Seigneur établira son royaume en gloire sera aussi celui des rétributions. Aux justes qui auront part à la vie éternelle, il sera dit : « Héritez du royaume qui vous est préparé… » (Mat. 25. 34), quant aux autres, ils entendront cette voix solennelle : « Allez-vous-en loin de moi dans le feu éternel » (v. 41).
« David dit à Salomon, son fils : Fortifie-toi, sois ferme et agis ; ne crains pas et ne t’effraie pas ; car l’Éternel Dieu, mon Dieu, sera avec toi : il ne te laissera pas et ne t’abandonnera pas, jusqu’à ce que soit achevé tout l’ouvrage du service de la maison de l’Éternel » (1 Chron. 28. 20). Pour ce transfert de la royauté, le premier livre des Chroniques met l’emphase sur le service : « Quand à toi, Salomon, mon fils, connais le Dieu de ton père, et sers-le avec un cœur parfait et avec une âme qui y prenne plaisir ; car l’Éternel sonde tous les cœurs et discerne toutes les imaginations des pensées. Si tu le cherches, il se fera trouver de toi ; mais si tu l’abandonnes, il te rejettera pour toujours » (1 Chron. 28. 9). Quel enseignement pour chaque enfant de Dieu ! En attendant de régner avec Christ en gloire, il est de toute importance de Le représenter sur la terre « avec un cœur parfait » et « une âme qui y prenne plaisir ». Ce service sera béni si nous marchons dans l’obéissance à la volonté de Dieu, qui est « bonne, agréable et parfaite » (Rom. 12. 2).
L’alliance de Salomon avec le Pharaon roi d’Égypte, en mariant sa fille, nous étonne. C’était une nation qui, autrefois, avait asservi son peuple. Joseph, amené en Égypte contre son gré et tiré de la prison pour être le deuxième sur le trône, est un type de Christ rejeté puis glorifié. L’Égyptienne qui fut la femme de Joseph est un type de l’Église tirée des nations et unie à Christ (Act. 15. 14). La femme égyptienne que Salomon prend nous offre une autre perspective : Le royaume est affermi en sa main, le temps de la réjection de celui que l’Éternel a choisi : David type de Christ, est du passé ; Salomon est établi comme roi de justice sur Israël, son peuple. Alors, il confirme une alliance avec le Pharaon, en prenant sa fille pour femme.
C’est selon ce qui est donné à Ésaïe en vue des temps de la fin : « L’Éternel se fera connaître des Égyptiens, et les Égyptiens connaîtront l’Éternel en ce jour-là ; ils serviront avec un sacrifice et une offrande, et ils feront un vœu à l’Éternel et s’en acquitteront. Ainsi l’Éternel frappera l’Égypte ; il frappera et il guérira ; ils se tourneront vers l’Éternel, et il leur sera favorable et les guérira. En ce jour-là, il y aura une route de l’Égypte à l’Assyrie ; l’Assyrie viendra en Égypte, et l’Égypte en Assyrie ; et l’Égypte servira avec l’Assyrie. En ce jour-là, Israël sera le troisième, avec l’Égypte et avec l’Assyrie, une bénédiction au milieu de la terre ; car l’Éternel des armées le bénira, disant : Béni soit l’Égypte, mon peuple, et l’Assyrie, l’ouvrage de mes mains, et Israël, mon héritage » (És. 19. 21 à 25). Quel temps béni ce sera pour ces nations et pour toute la terre quand Christ régnera ! Il y aura une communion basée sur la gloire de l’Éternel manifestée à Jérusalem.
Le second livre des Chroniques s’ouvre ainsi : « Salomon, fils de David, s’affermit dans son royaume ; l’Éternel, son Dieu, fut avec lui et l’agrandit extrêmement » (2 Chron. 1. 1). Salomon, bien qu’encore « jeune et délicat », « parla à tout Israël, aux chefs de milliers et de centaines, aux juges et à tous les princes de tout Israël, chefs des pères… » (v. 2). Ensemble ils se sont rendus là où se trouvait la tente d’assignation (de la rencontre) de Dieu – celle « que Moïse, serviteur de l’Éternel, avait faite dans le désert… ; et l’autel d’airain… était aussi là, devant le tabernacle de l’Éternel… Et Salomon offrit là, devant l’Éternel, sur l’autel de bronze qui était devant la tente de rassemblement , … mille holocaustes » (v. 3 à 6). L’attachement de David à la présence de l’Éternel a marqué ce jeune roi, Salomon, et c’est vers l’autel que, instinctivement, il se rend pour offrir à l’Éternel, qu’il aimait, « marchant dans les statuts de David, son père » (1 Rois 3. 3).
Salomon se trouve donc à Gabaon, offrant les holocaustes, et l’Éternel lui apparaît là, dans un songe de la nuit. « Et Dieu dit : Demande ce que tu veux que je te donne. Salomon dit : Tu as usé d’une grande bonté envers ton serviteur David, mon père, selon sa marche devant toi en vérité et en justice, et en droiture de cœur avec toi ; tu lui as gardé cette grande bonté, et tu lui as donné un fils qui est assis sur son trône, comme [il en est] aujourd’hui. Et maintenant, Éternel, mon Dieu, tu as fait roi ton serviteur à la place de David, mon père, et moi, je suis un jeune garçon, je ne sais pas sortir et entrer ; ton serviteur est au milieu de ton peuple, que tu as choisi, un peuple nombreux, qui ne se peut être compté ni dénombré à cause de sa multitude. Donne donc à ton serviteur un cœur qui écoute, pour juger ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal ; car qui est capable de juger ton si grand peuple ? Cela fut bon aux yeux du Seigneur, que Salomon ait demandé cette chose. Dieu lui dit : Parce que tu as demandé cela et que tu n’as pas demandé pour toi une longue vie, que tu n’as pas demandé pour toi des richesses, que tu n’as pas demandé la vie de tes ennemis, mais que tu as demandé pour toi du discernement afin de comprendre le juste jugement, voici, j’ai fait selon ta parole ; voici, je t’ai donné un cœur sage et intelligent, en sorte qu’il n’y aura eu personne comme toi, avant toi, et qu’après toi il ne se lèvera personne comme toi » (1 Rois 3. 5 à 12).
Quand nous sommes devant le Seigneur, humbles et sans hypocrisie, que cela est bon ! Salomon reçoit « de la sagesse et une très-grande intelligence, et un cœur large comme le sable qui est sur le bord de la mer » (1 Rois 4. 29). Dieu lui ajoute les richesses et la gloire. Pour tout ce dont nous avons besoin, il y sera pourvu. Nos vraies richesses sont en Christ, l’Esprit Saint habite le croyant et, si nous sommes fidèles, Il aura la liberté d’agir en nous et par nous.