Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
Peu après avoir quitté la ville, au tournant du chemin, je vis sur la route un homme qui venait dans ma direction. Il avait la tournure d’un chemineau. Pour ne pas user ses souliers, il les avait suspendus à une ficelle, mise en travers sur ses épaules ; il n’était chaussé que d’une vieille paire de savates tout en loques. Il avait fait déjà quinze kilomètres, et quand je lui demandai où il allait, il me répondit : « Je vais jusqu’à B. » et il ajouta : « J’aurais volontiers pris le train, mais je n’ai plus le sou ». Il m’eut bientôt raconté son histoire. Il était fort communicatif, car il me prenait (grâce à mon petit sac de voyage) pour un commis voyageur.
– Quel âge avez-vous, mon ami ? lui dis-je.
– Près de soixante-dix ans, Monsieur.
– Espérez-vous connaître un monde meilleur ?
– J’irai au ciel, me dit-il, avec une assurance imperturbable.
– Vous en êtes si sûr que cela ?
– J’ai toujours fait tout le bien que j’ai pu. Je n’ai pas fait de mal. Je l’ai bien mérité, allez !
– Si ce que vous dites est vrai, que vais-je faire ? dis-je. Car moi, j’ai été très méchant ; je suis loin d’avoir fait tout le bien que j’aurais pu faire.
– Vous n’avez pourtant pas l’air de ça, me dit mon interlocuteur.
– Ne vous fiez pas aux apparences. J’ai violé toute la loi, j’ai même été un meurtrier.
– Comment êtes-vous ici ? Dans ce cas-là, vous devriez être en prison !
– Si nous avions toujours ce que nous méritons, je ne serais certainement pas ici. Mais pour aller au ciel avec vous, que dois-je faire ? Car enfin, je ne suis pas dans votre heureux état.
– Mon pauvre homme, me dit-il avec compassion, il n’y a qu’une chose à faire : réformez-vous ; vous n’aurez pas tant de coups au jour du jugement. La Bible dit que, suivant ses mérites, on a plus ou moins de coups.
– Où reçoit-on des coups ? demandai-je.
– Ah ! dit-il tristement, en enfer, bien sûr.
– Quand on a été battu, peut-on sortir de cet endroit-là ?
– Non, non ! on y reste à jamais.
– Mais, je ne veux pas aller en enfer. Je veux aller au ciel. Comment dois-je faire pour y arriver ?
– Je ne sais pas. Mais n’est-ce pas, vous n’êtes pas si mauvais que vous le dites ?
Je le regardai en face, et après un moment de silence, je lui dis :
– Si, et je puis même affirmer et prouver que vous êtes aussi mauvais que moi.
– Ah, elle est raide, celle-là ! s’écria-t-il moitié surpris, moitié fâché.
– Je vais vous le prouver, car Dieu ne dit-il pas que celui qui a observé la loi, et cependant la viole en un seul point est coupable comme s’il l’avait violée toute entière ? Voyons, n’avez-vous jamais trop bu ?
– J’ai pris parfois plus que mon compte, c’est vrai.
– Vous avez bien juré, dit un petit mensonge ?
– Je ne puis pas dire le contraire.
– Sans aller plus loin, vous voyez que vous avez violé la loi en bien des points ; donc vous avez désobéi. Un autre passage dit encore : « Maudit est quiconque ne persévère pas dans tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi pour le faire » (Gal. 3. 10). Si donc, dans votre vie, vous avez péché une seule fois, vous êtes sous la malédiction. Si vous avez violé toute la Loi, c’est donc comme si vous aviez littéralement désobéi à ce commandement : « Tu ne tueras point » ; vous êtes donc coupable de meurtre.
Mon compagnon commençait à comprendre.
– Ah ! c’est comme cela ? me dit-il étonné.
– Oui, dis-je. Essayez maintenant de vous rappeler votre passé, et dites-moi si vous avez jamais aimé Dieu ; car le plus grand commandement est celui-ci : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même » (Luc 10. 27).
– Ah ! j’ai dit de temps en temps mes prières.
– Quand cela, mon ami ?
– En route, parfois. Je Lui disais : Seigneur, aujourd’hui, aide-moi. Et Il le faisait.
– L’avez-vous remercié ?
– Oui, Monsieur.
– Croyez-vous que vous l’auriez prié si vous n’aviez pas eu peur de manquer de pain ?
– Non, je ne crois pas que je l’aurais fait.
– Vos prières ne prouvent donc pas que vous aimez Dieu, mais simplement que vous vous aimez vous-même. Laissez-moi vous poser encore une question : quand Dieu vous a aidé et que vous l’avez remercié, vous êtes-vous efforcé de Lui plaire, ou l’avez-vous oublié jusqu’à votre prochaine épreuve ?
Ces questions amenèrent le résultat désiré. La conscience du chemineau se réveillait, il voyait sa vie sous un jour tout nouveau. Voyant que le Saint Esprit le convainquait de péché, de justice et de jugement, j’essayai de lui montrer que Dieu demandait de nous une parfaite obéissance. Je lui dis que personne ne pouvait être justifié par les œuvres de la Loi, que le châtiment de ceux qui violaient la Loi de Dieu était la mort éternelle. Je lui fis voir que toutes les bonnes actions de sa vie passée n’étaient aux yeux de Dieu que « comme le linge souillé », que son cœur n’avait jamais été droit devant Dieu.
À mesure qu’il voyait combien il s’était mépris sur son état spirituel, son émotion grandissait ; elle était touchante à voir. Il éclata en pleurs et dit en sanglotant :
– Oh ! Monsieur, je suis aussi mauvais que vous ! Je suis aussi mauvais que vous ! Qu’allons-nous faire ?
Je ne pus m’empêcher de pleurer à mon tour en voyant ce malheureux vieillard perdre toutes ses espérances. Il n’y avait plus pour lui que « l’attente terrible du jugement, et l’ardeur d’un feu qui va dévorer les adversaires » (Héb. 10. 27).
Il sentait toute l’horreur de sa position. Il allait bientôt entrer dans l’éternité, et sans préparation. Son cœur était brisé.
– Prenez courage, dis-je, je sais ce que nous devons faire.
– Vraiment ? dit-il avec empressement. Il sentait qu’il n’avait pas une minute à perdre.
– Oui, il nous faut regarder au Seigneur Jésus. Vous avez entendu parler de Lui, n’est-ce pas ?
– Oui, Il est mort sur une croix.
– Effectivement. On Le mit dans un tombeau, Il ressuscita le troisième jour. Il remonta au ciel où Il est maintenant assis sur son trône. Il aime les pécheurs comme vous et moi. Il m’a aimé et s’est donné Lui-même pour moi. Il a dit : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28). « Tournez-vous vers moi, et soyez sauvés » (És. 45. 22). Nous n’avons qu’à regarder à Lui, à nous confier en Lui, et nous aurons le pardon de tous nos péchés. Il nous donnera son Esprit qui nous rendra saints et heureux, et ensuite Il nous prendra au ciel.
En apprenant que le salut était un don gratuit de Christ, le vieillard n’en pouvait croire ses oreilles. J’ajoutai :
– Je suis certain de ce que je vous dis, car je suis allé à Lui.
– Vraiment ? demanda-t-il surpris.
– Oui, et j’ai pu vérifier les promesses de Jésus. J’avais été malheureux longtemps, et j’étais dans votre état. Je me sentais coupable, ma vie avait été mauvaise, mon cœur méchant, et je me voyais incapable de me transformer. Ma conscience me tourmentait jour et nuit. J’entendis alors parler de l’amour de Dieu, qui a donné son Fils pour qu’Il meure pour les pécheurs. Je fus saisi par l’amour merveilleux de Jésus, descendant du ciel pour se sacrifier pour moi, et je me dis : Il m’a aimé et s’est donné Lui-même pour moi ! Mon cœur se remplit d’amour pour Lui et je Lui dis : Je crois en Toi. En un moment je fus rempli de joie. Maintenant je sais que j’irai au ciel, non pas à cause de mes mérites, car je n’en ai aucun, mais parce que Jésus a souffert pour moi, et qu’Il est mort à ma place.
Le vieillard écouta ces paroles avec la plus grande attention, et dit, les yeux brillants de joie :
– Pensez-vous qu’il veuille sauver un vieil endurci comme moi ?
– Certainement, c’est ce travail-là qui fait ses délices. Il sauve tous ceux qui viennent à Lui, car il est écrit : « Il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par Lui » (Héb. 7. 25). Et encore : « Celui qui vient à moi, je ne le mettrai pas dehors » (Jean 6. 37). « Il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous » (És. 53. 5 et 6). Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes (1 Pier. 3. 18).
À mesure que je lui expliquais ces passages, lui montrant que le salut est en Christ, que Jésus a tout fait, tout souffert pour nous, sa figure s’éclairait, et il cria soudain : – Je ne l’avais jamais compris de cette façon.
Tandis que je continuais à parler, le vieillard arrêta un instant sa marche et s’écria :
– Je vois, je comprends !
Enfin il s’arrêta net, et frappant le sol de sa canne, il dit avec netteté et avec joie :
– Béni soit-Il ! Je L’aime ! Je fais ce que vous dites ! Je crois en Lui ! Il semble que Dieu vous ait envoyé tout exprès sur mon chemin ce matin.
– Oui ! Dieu a été bon de me permettre de vous rencontrer et de vous montrer où se trouve le vrai bonheur.
Nous fîmes encore deux kilomètres avant de nous séparer. Nous ne pouvions nous lasser de parler de Jésus et de ce qu’Il avait fait pour nous.
Je lui tendis la main. Il la prit dans la sienne et me dit : Nous serons bientôt au ciel, et je vous y reconnaîtrai. Je ne serai pas longtemps ici-bas, et je vous attendrai là-haut.
Il ajouta (pensant encore à son Sauveur) : Béni soit-Il ! Béni soit-Il !
La Parole de Dieu dit :
« Par Lui vous est annoncé le pardon des péchés » (Act. 13. 38).
« Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde afin qu’il juge le monde, mais afin que le monde soit sauvé par Lui » (Jean 3. 17).
Une pauvre veuve qui avait éprouvé de nombreux revers, voyait saisir le peu de mobilier qui lui restait, et assistait à la vente de ces derniers débris d’une aisance passée.
L’huissier qui surveillait les enchères mit la main sur une vieille Bible, héritage vénéré des ancêtres de la pauvre femme, qui adressa les plus vives instances à l’homme de loi, lui demandant de bien vouloir lui laisser ce souvenir de ses chers et honorés parents – ce qu’il refusa inexorablement. Le précieux livre allait être vendu, lorsque la veuve, l’arrachant subitement aux mains de la personne qui le tenait, déclara en pleurant qu’elle voulait au moins conserver une pauvre relique de ceux qu’elle avait tant aimés : elle coupa le cordon qui serrait autour de la Bible une vieille enveloppe de toile, qu’on avait mise pour protéger la reliure ; cette enveloppe lui tomba des mains, et avec elle deux morceaux de papier très minces et jaunis par le temps. Quelle ne fut pas sa surprise, et sa reconnaissance envers Dieu, en voyant que chacun de ces morceaux de papier était un billet de banque de la valeur de cinq cents livres sterling. Sur le revers de l’un de ces billets on lisait, de la propre écriture de la mère de cette veuve, les paroles suivantes : Lorsque vous êtes dans la peine, que cette Bible soit votre refuge. Sur l’autre était écrit de la main de son père : Les oreilles de votre Père céleste ne sont jamais fermées.
« Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier » Psaume 119. 105.
SUR UN PARCOURS PRÉCIS
De son vivant déjà, Gerhard Mercator (1512-1594) était considéré comme un génie. Né près d’Anvers, il se passionna très tôt pour la géographie. Il dévora les récits de marins et se tourna vers la cartographie et la construction de globes et d’instruments de navigation. En 1541, il présenta son propre modèle : avec un diamètre de 41 centimètres, son globe était le plus grand et le plus précis de son genre à cette époque. Il en fit fabriquer une série et devint rapidement riche.
Neuf ans plus tard, il quitta sa patrie catholique pour le duché de Juliers-Clèves-Berg, plus tolérant. Il s’installa à Duisbourg, y ouvrit un atelier et poursuivit son analyse minutieuse des récits de voyage, des guides nautiques et des données topographiques. En 1569, il présenta une carte du monde qui transformait la courbure de la Terre en une carte plane, acceptant une distorsion aux pôles. Les marins pouvaient désormais utiliser sa carte et une boussole pour déterminer leur route exacte sur les océans.
Après sa mort, son fils publia l’ouvrage inachevé, comprenant plus de 100 cartes, auquel le maître avait travaillé jusqu’à la fin : un atlas. La projection de Mercator demeure à ce jour le fondement de la cartographie et de la topographie.
De même que la carte de Mercator aidait les marins à déterminer la route exacte en mer, la Bible nous aide à tracer le chemin exact vers le ciel. Les Saintes Écritures sont inspirées de Dieu lui-même ; elles définissent le but, décrivent le chemin et indiquent les corrections à apporter. Quiconque les suit atteindra assurément sa destination auprès de Dieu.
D’après Näher zu Dir janvier 2026
« Comme j’ai été avec Moïse, ainsi je serai avec toi ; je ne te laisserai pas et je ne t’abandonnerai pas » Josué 1. 5 et 6.
LÂCHE OU COURAGEUX, SE LANCER ?
Il y a des gens qui semblent n’avoir peur de rien ni de personne. Et il y en a d’autres qui s’inquiètent beaucoup et se découragent donc rapidement. Mais au fond, nous connaissons tous le découragement, par exemple en face d’une nouvelle tâche ou d’un changement de vie. C’est précisément dans ces moments-là qu’il nous faut du courage pour nous engager sur une nouvelle voie.
Même dans l’Ancien Testament, (la première partie de la Bible), on trouve de nombreux exemples de personnes encouragées par Dieu. Josué, dont nous lisons aujourd’hui l’histoire, en est un. Il reçoit une mission importante : conduire le peuple d’Israël vers la terre promise de Canaan après la mort de Moïse – une responsabilité immense, semée d’embûches et de dangers inconnus.
Dieu rappelle à Josué que le courage ne signifie pas être sans peur ni se contenter d’attendre. Pour Josué, le courage, c’est savoir que Dieu est à ses côtés et qu’Il marche avec lui. C’est précisément ce que Dieu lui rappelle face à la tâche qui l’attend.
Peut-être sommes-nous, nous aussi, confrontés à une nouvelle épreuve ou à une situation que nous ne savons pas comment gérer. Alors, Dieu veut nous conduire à Lui à travers la Bible et nous inviter à Lui faire confiance. Dieu soutient ceux qui Lui font confiance. Et si, comme pour Josué, un second encouragement est nécessaire, Dieu y pourvoit également.
« Ne t’ai-je pas commandé : Fortifie-toi et sois ferme ? …, car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi partout où tu iras » (Jos. 1. 9).
D’après Näher zu Dir janvier 2026
« Toute Écriture est inspirée de Dieu » 2 Timothée 3. 16.
LA BIBLE
Comparée aux innombrables livres du monde, la Bible est unique par son origine, sa création et son unité. Elle se compose de 66 livres écrits sur une période de 1500 ans par plus de 40 auteurs différents.
Les hommes que Dieu a choisis pour écrire ce livre provenaient de milieux sociaux très divers : des chefs du peuple (Moïse, Josué), des rois (David, Salomon), des ministres (Daniel, Néhémie), des scribes (Esdras, Paul), un médecin (Luc), un berger (Amos), des pêcheurs (Jean, Pierre).
Mais ces hommes n’ont pas écrit selon leurs propres caprices. En tant que « saints hommes de Dieu », ils ont composé leurs écrits « poussés par l’Esprit Saint » (2 Pier. 1. 21). Bien qu’ils aient vécu à des époques très différentes et souvent éloignées les unes des autres, ils ont contribué – sans se consulter – à ce Livre unique. Étant guidés par le Saint-Esprit, leurs écrits forment un tout harmonieux. Ces « saints écrits » sont « inspirés de Dieu » – ils sont la Parole de Dieu.
La Bible a pour but de révéler aux hommes qui est Dieu, à travers ses actes, ses paroles et ses pensées. Elle lève le voile sur l’éternité passée et offre un aperçu sur l’éternité future, autant aux croyants qu’aux non-croyants.
Avant tout, la Bible parle de Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Dès l’Ancien Testament, elle Le désigne. Dans le Nouveau Testament, nous lisons ensuite comment Il a pleinement révélé Dieu et accompli l’œuvre de rédemption sur la croix.
D’après Näher zu Dir janvier 2026
« Puisque plusieurs ont entrepris de rédiger un récit des faits qui sont pleinement reçus parmi nous, comme nous les ont transmises ceux qui, dès le commencement ont été les témoins oculaires et serviteurs de la Parole, il m’a semblé bon à moi aussi, qui ai tout suivi exactement depuis le début, de t’en écrire [le récit] ordonné, très excellent Théophile, afin que tu puisses connaisses la certitude des choses dont tu as été instruit » Luc 1. 1 à 4.
L’ÉVANGILE SELON LUC
Cet évangile a été écrit au plus tard en 60 après J.-C. L’auteur, Luc, dédie son récit à un Grec, par ailleurs inconnu, nommé Théophile, et explique dans l’introduction qu’il a soigneusement étudié le sujet et interrogé des témoins oculaires afin de pouvoir rapporter les faits de manière fiable et véridique.
Luc décrit de nombreux événements que les autres Évangiles ne mentionnent pas, notamment des détails sur la naissance de Jésus, sa rencontre avec le collecteur d’impôts Zachée, sa conversation avec le criminel repentant sur la croix, et l’épisode avec les disciples sur le chemin d’Emmaüs (ch. 1, 2, 19, 23 et 24). Médecin de profession (Col. 4. 14), il comprend particulièrement bien les besoins et les souffrances des hommes. Il est le seul à rapporter les paraboles du Bon Samaritain et du Fils perdu (ch. 10 et 15). S’adressant principalement aux non-Juifs, il explique le contexte géographique et politique, précisant par exemple que Capernaüm est « une ville de Galilée » et qui régnait à l’époque de la première apparition de Jean-Baptiste (ch. 4. 31 ; 3. 1). Luc souligne à plusieurs reprises que la bonne nouvelle s’adresse à tous : « Car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (ch. 19. 10).
Lorsque Paul écrivit sa première lettre à Timothée vers 64 après. J.-C., il cita l’Évangile selon Luc (1 Tim. 5. 18 ; Luc 10. 7). Cela montre que, même à cette époque, les chrétiens savaient que l’Évangile selon Luc faisait partie des Saintes Écritures et donc du canon du Nouveau Testament.
D’après Näher zu Dir janvier 2026
« Que le Dieu de paix soit avec vous tous ! » Romains 15. 33.
PAIX
Il est merveilleux d’être en paix avec Dieu. Par la foi dans le Seigneur Jésus, nous avons été justifiés. Nous savons maintenant que notre relation avec Dieu est juste. Personne ne peut nous ravir cette paix.
Il est également très important pour les croyants de ressentir la paix de Dieu, qui nous élève au-dessus des circonstances et nous apporte la sérénité. Nous recevons cette paix lorsque nous confions nos soucis à Dieu dans la prière et que nous avons confiance en lui.
Connaître le Dieu de paix apporte une bénédiction encore plus grande. La paix de Dieu est liée à la satisfaction de nos besoins. Cependant, lorsque nous pensons au Dieu de paix, nous sommes conduits à la source même, qui peut abondamment combler tous nos besoins.
Sans Dieu, point de paix. Lui seul peut la donner. Dans l’Ancien Testament, l’expression « Dieu de paix » n’apparaît pas encore. Ce n’est qu’après l’accomplissement de l’œuvre du Seigneur Jésus sur la croix que Dieu s’est révélé sous ce nom.
Le Dieu de paix, pour ainsi dire, entre dans nos vies et y prend une place durable. Il désire être avec nous afin que nous puissions communier avec lui et toujours compter sur son aide.
Tant que nous sommes sur terre, bien des choses troublent et ébranlent nos cœurs. Pourtant, nous savons que le Dieu de paix est avec nous. Il demeure le rocher de l’éternité, en qui nous pouvons avoir une confiance absolue (És. 26. 4).
D’après the Lord is near juillet 1988
Jésus dit : « Et moi, si je suis élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi-même » Jean 12. 32.
LE TÉMOIGNAGE DE MICHEL ANGE
Michel-Ange Buonarroti (1475-1564) compte parmi les plus grands artistes du monde occidental. Peintre, sculpteur et architecte de renom, il nous a également laissé de magnifiques poèmes. Dans l’un d’eux, écrit peu avant sa mort, il compare ses presque 90 années de vie à un long voyage sur une mer agitée. Michel-Ange savait qu’au terme de ce périple, il devrait rendre compte de son existence. Et il savait aussi que son talent artistique ne lui serait d’aucun secours. Aussi conclut-il par ces mots : Ni la peinture ni la sculpture ne m’enchanteront plus désormais : mon âme s’est entièrement abandonnée à l’amour de ce Dieu qui, sur la croix, a ouvert les bras pour nous accueillir.
Michel-Ange comprenait que l’œuvre de notre vie, aussi grandiose soit-elle, ne peut nous justifier devant Dieu. Ce n’est qu’en nous tournant vers Jésus, le Fils de Dieu, qui a porté sur la croix le châtiment mérité par nos péchés, que nous pouvons recevoir le pardon et le salut de nos âmes.
Les bras étendus du crucifié sont la plus haute expression de l’amour et de la miséricorde de Dieu, qui « ne veut pas qu’aucun ne périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pier. 3. 9).
Venez dans les bras de Jésus, votre Sauveur.
D’après die gute Saat janvier 2026
« Nous étions, nous aussi, autrefois, insensés, désobéissants, égarés, asservis à diverses convoitises et voluptés, vivant dans la méchanceté et la jalousie, détestables, nous détestant l’un l’autre. Mais quand la bonté de notre Dieu sauveur et son amour envers les hommes sont apparus, il nous sauva » Tite 3. 3 à 5.
LES BECHUANAS
Au 19ème siècle, le pionnier et missionnaire Robert Moffat œuvra pendant cinquante ans en Afrique du Sud, parmi la tribu Bechuana, le long du fleuve Orange. Ses talents de jardinier, de charpentier et de forgeron lui valurent le respect des populations locales. Son objectif principal était cependant de leur apporter le message de Jésus-Christ. À cette fin, il traduisit la Bible dans leur dialecte. Un jour, un Bechuana vint trouver Moffat et lui dit : « Maître, j’ai une question à vous poser : les auteurs du Nouveau Testament connaissaient-ils notre tribu ? Nous en avons discuté dans notre village, et beaucoup le pensent ». « Comment le savez-vous ? » demanda Moffat, surpris.
« Eh bien, nous pensons qu’ils devaient nous connaître, car tout le mal que nous faisons et pensons est écrit dans ce livre ».
Nombreux furent les habitants de Bechuana convaincus par la clarté des affirmations de la Parole de Dieu, car elle dénonce sans détour le mal. Parallèlement, ils reconnurent l’amour avec lequel Dieu voulait les libérer de leur culpabilité. Par la foi en Jésus-Christ, leur vie fut profondément transformée.
D’après die gute Saat janvier 2026
« Quel profit a l’homme de tout son labeur dont il se tourmente sous le soleil ? » Ecclésiaste 1. 3.
« Car à beaucoup de sagesse, beaucoup de chagrin ; et qui augmente la connaissance, augmente la douleur » Ecclésiaste 1. 18.
« Mais la sagesse d’en-haut est premièrement pure, ensuite paisible, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie » Jacques 3. 17.
LA SAGESSE TELLE QUE DIEU LA VOIT
Ces trois passages sur la sagesse insistent sur la supériorité morale du céleste sur le naturel, la transcendance du don de Dieu sur les accomplissements de l’homme. Aucune expertise dans les sciences naturelles ne peut se comparer avec ce que Dieu enseigne par le Saint Esprit. L’homme pense, investigue, classifie, théorise, conclut – mais Dieu, et Dieu seul, connaît réellement.
Dieu ayant aussi parlé aux hommes qu’Il a créés à sa propre image « à bien des reprises et de bien des manières par les prophètes, à la fin de ces jours-là… nous a parlé dans le Fils » (Héb. 1. 1 et 2). Le Fils est la Parole de Dieu, la vérité, la Sagesse de la part de Dieu. En Lui, et par Lui – et d’aucune autre manière – nous savons qui est Dieu et ce qu’Il est : lumière et amour.
Le verset de l’épître de Jacques décrit la sagesse d’en-haut, du ciel. Le premier de ces attributs divins est la pureté – l’absence de mal sous quelque forme que ce soit. Puis viennent six caractères, tous des fruits de l’Esprit, qui étaient vus de manière si parfaite dans le Seigneur Jésus quand Il était sur la terre. En vérité, de manière parfaite, ils ne peuvent être vus – et on ne peut les apprendre – d’aucun autre enseignant que de notre Seigneur.
D’après the Lord is near juillet 1988
« Et n’attristez pas le Saint Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption » Éphésiens 4. 30.
LA MARCHE DU CROYANT SELON L’ÉCRITURE
Certains supposent que l’enseignement de la vérité céleste est tout ce qui est nécessaire pour protéger du mal les enfants de Dieu. S’il en était ainsi, l’épître aux Éphésiens aurait pu se terminer au milieu du chapitre 4. Mais elle ne s’arrête pas là. De telles exhortations doivent certainement être appréciées. Peut-être qu’aucun serviteur de Christ n’exerça plus ce ministère que l’apôtre Paul. Cependant, dans cette épître où les choses célestes ont une si large place, il parle de péchés de manière si crue que cela pourrait choquer des oreilles sensibles.
L’apôtre Paul parlait clairement. Quand il avait quelque chose à dire, il le disait, et n’en cachait pas la signification par une abondance de mots. Il aimait les croyants, l’honneur de Christ lui était précieux, et il n’ignorait pas les ruses de Satan. Il voyait qu’il était possible d’être occupé de choses profondes de façon purement mentale, en négligeant même la moralité courante – la vérité céleste sur les lèvres, et les pieds dans la boue. C’est pourquoi il exhorte les croyants à ne pas attrister le Saint Esprit de Dieu par lequel ils avaient été « scellés pour le jour de la rédemption ». Et il les exhorte avec affection à être des imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants, et à marcher dans l’amour.
Nous avons besoin, aujourd’hui, d’un peu plus de ce christianisme pratique – mettant dans la trame de la vie quotidienne les saints préceptes qui, dans l’épître aux Éphésiens, suivent immédiatement la doctrine céleste. Le diable cherchera à les séparer, s’il le peut, dans les pensées et la vie des croyants. Beaux discours et marche mauvaise, cela est pratiquement devenu un proverbe. C’est le résultat d’intellectualiser les choses de Dieu. Si la vérité doit nous profiter, elle doit nous atteindre par la voie de la conscience, et quand c’est le cas, l’homme tout entier est sous son autorité.
D’après the Lord is near juillet 1988
« Comme l’aigle éveille son nid, plane au-dessus de ses petits, étend ses ailes, les prend, les porte sur ses plumes, l’Éternel seul l’a conduit, et il n’y a point eu avec lui de dieu étranger » Deutéronome 32. 11 et 12.
LES SOINS DE DIEU ENVERS SES ENFANTS
Les soins réels de Dieu pour Israël et pour nous sont illustrés de manière admirable dans la nature qu’Il a donnée à cet oiseau majestueux. Son nid étant souvent très élevé sur une falaise rocheuse, quand vient le temps ou les petits doivent apprendre à voler, l’aigle secoue le nid. Il n’est pas permis aux petits de décider eux-mêmes quand ils essaieront de voler : ils sont littéralement poussés hors du nid. Nous aussi, nous pouvons être lents à agir avec foi d’après la vérité de la Parole de Dieu, et il est nécessaire que Dieu nous pousse pratiquement à avancer par la foi sans support visible sur lequel nous appuyer.
Quand il en est ainsi, cependant, qu’il est bon d’avoir la confiance que notre Dieu plein de grâce plane au-dessus de nous, veillant avec tendre fidélité et compassion, pleinement conscient de nos craintes, de la faiblesse de nos efforts pour employer nos propres ailes à surmonter tous les dangers d’ici-bas, réels ou imaginaires – attendant le moment propice pour intervenir. Alors, tout comme l’aigle, au moment précis et les ailes déployées, vole sous le jeune qui se débat, pour le faire tomber doucement sur ses ailes – de la même manière notre Dieu et Père choisit juste le moment précis pour faire intervenir sa grâce et délivrer, et nous porter comme sur des ailes d’aigle au-dessus des circonstances qui nous ont alarmés.
Il est parlé des ailes spécialement comme une protection ; mais les plumes sont mentionnées aussi, qui pourraient parler du tendre réconfort du ministère de sa grâce envers nous.
Israël avait joui de cette faveur dans ses premiers jours, et avait compris que l’Éternel seul les conduisait. Malheureusement, plus tard ils oublièrent cela. Ne l’oublions pas, mais mettons notre confiance pleinement et uniquement sur Celui qui est Dieu manifesté en chair, notre Seigneur Jésus Christ.
D’après the Lord is near juillet 1988 (L.M. Grant)
« Pour moi, qu’il ne m’arrive pas de me glorifier, sinon en la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par laquelle le monde m’est crucifié, et moi au monde… Pour tous ceux qui marcheront selon cette règle, paix et miséricorde sur eux et sur l’Israël de Dieu ! » Galates 6. 14 et 16.
SUIVRE LE MODÈLE : CHRIST
Ceci est le dernier argument de l’apôtre Paul dans sa défense de la libre grâce de Dieu contre les efforts subtils de l’ennemi pour la pervertir par le ritualisme chrétien. Il montre les faux docteurs qui se pervertissaient eux-mêmes par leur orgueil égoïste et se vantaient de leurs réussites religieuses.
Quant à lui, Paul avait travaillé plus qu’eux tous. Mais il désirait être complètement identifié avec la croix de Christ, qui engageait complètement son cœur. La croix démontrait le véritable caractère du monde, en particulier du monde religieux. Celui qui avait été crucifié là avait triomphé sur toutes les principautés, tous les pouvoirs régissant alors le monde. Le monde religieux serait encore d’accord de crucifier, avec Christ, tous ceux qui croient en Lui, les estimant impropres pour leurs desseins.
Sachant cela, comment un véritable disciple de Christ pourrait-il encore être trompé par les éléments religieux du monde, faibles et misérables, qui ont été montrés ainsi pleinement par la croix ?
Cherchons aussi à marcher selon cette règle et à nous identifier à Christ dans son rejet. En faisant cela, nous devenons vraiment ses disciples, le vrai « Israël de Dieu ».
D’après the Lord is near juillet 1988
« Que de fois ils l’irritèrent dans le désert, et le provoquèrent dans le lieu désolé ! Et ils recommencèrent et tentèrent Dieu, et affligèrent le Saint d’Israël » Psaume 78. 40 et 41.
DIEU RÉPOND À LA CONFIANCE DE SES ENFANTS
Dieu est tout-puissant. Lui, et Lui seul, a créé toutes choses. Lui seul peut créer quelque chose à partir de rien. Lui seul pouvait racheter et sauver des hommes pécheurs après qu’ils aient choisi la mort et aient rejeté la vie en se séparant de Lui.
Cependant ce Dieu tout-puissant, sans limites, peut être limité par nous.
Même les disciples du Seigneur Jésus, après le privilège sans prix qu’ils avaient, d’être avec Lui, de recevoir son enseignement, d’assister à ses miracles, tombèrent dans la même incrédulité, le même oubli de Lui. Il guérissait les malades, ouvrait les yeux des aveugles, faisait entendre les sourds, et ramenait même les morts à la vie. Un jour, Il dit à ses disciples, qui voulaient renvoyer une multitude de personnes qui avaient écouté l’enseignement du Seigneur, et qui avaient maintenant besoin de nourriture : « Ne les renvoyez pas. Vous, donnez-leur à manger ». Aussitôt, les disciples, oubliant complètement que leur Seigneur avait toujours répondu aux besoins des gens de manière miraculeuse, et pourrait le faire une fois de plus, protestèrent : « Nous n’avons ici que cinq pains, et deux poissons ».
Il y avait cette pensée qu’il n’y avait seulement que – et c’est ce que nous disons aussi à Dieu aujourd’hui quand nous avons devant nous un grand besoin auquel nous ne savons pas comment répondre : Nous n’avons que… Nous avons seulement…
Cependant, souvent Dieu ne tient pas compte de notre incrédulité et répond au besoin malgré cela. « Si nous sommes incrédules, Lui demeure fidèle, car Il ne peut se renier lui-même » (2 Tim. 2. 13). N’allons-nous par arrêter de limiter Dieu par notre incrédulité, et Lui faire vraiment confiance ? C’est le seul moyen de connaître « la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence » (Phil. 4. 7), et de vivre une vie de foi « d’une joie ineffable et glorieuse » (1 Pier. 1. 8). Dressons notre propre pierre de secours, Ében-Ézer, en nous souvenant avec reconnaissance que Dieu, qui nous a aidés jusqu’à maintenant, nous aidera toujours.
« Or la foi est l’assurance de ce qu’on espère, et la conviction de réalités qu’on ne voit pas » Hébreux 11. 1.
Voici le résumé d’une vie : « Par la foi, Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille du Pharaon, choisissant d’être dans l’affliction avec le peuple de Dieu, plutôt que de jouir pour un temps des délices du péché : il estima l’opprobre du Christ une plus grande richesse que les trésors de l’Égypte ; car il regardait à la récompense. Par la foi… il tint ferme, comme voyant celui qui est invisible » (Héb. 11. 24 à 27).
Moïse faisait partie du peuple hébreu alors déporté en Égypte et opprimé par le Pharaon. Encore nouveau-né, il échappa à la mort grâce à la foi de ses parents : accueilli miraculeusement par la fille du Pharaon, il grandit à la cour de celui qui tenait en esclavage le peuple d’Israël. Il se trouvait ainsi dans une position favorable pour intervenir en faveur de son peuple (voir Ex. 2. 1 à 10).
Et pourtant Moïse refusa cette position enviable. Il aimait son Dieu et son peuple, c’est pourquoi il choisit par la foi de partager l’humiliation et les souffrances plutôt que de rester à la cour et de profiter de plaisirs passagers et coupables. Pourquoi ce choix de Moïse ? Il estima « l’opprobre du Christ » – c’est-à-dire les outrages semblables à ceux que Christ souffrit lorsqu’Il vint dans ce monde – comme un véritable trésor auquel les richesses de l’Égypte ne pouvaient être comparées !
Cette évaluation lui faisait entrevoir l’objectif final : il regardait à la récompense que le Dieu fidèle réserve à ceux qui Le recherchent (Héb. 11. 6).
Moïse fixa le regard au-delà des circonstances de cette vie. Il demeura ferme à travers les épreuves résultant de ses choix, parce qu’il voyait Celui qui est invisible, Dieu Lui-même.
La foi de Paul
« Je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus » Philippiens 3. 14.
Moïse pensait à la récompense promise par Dieu, il voyait Celui qui était invisible et cela fortifiait ses motivations. De la même manière, l’apôtre Paul déclare : « Je considère toutes choses comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur, à cause de qui j’ai fait la perte de toutes et je les estime comme des ordures, afin que je gagne Christ » (Phil. 3. 8).
Paul, autrefois connu comme Saul de Tarse, était un Hébreu religieux et très zélé. Comme Moïse à la cour du Pharaon, il avait reçu une excellente éducation et il pouvait envisager une carrière brillante. Un jour, alors qu’il était en voyage, se rendant à Damas dans le but de persécuter les chrétiens, Jésus lui apparut dans une lumière aveuglante. Saul tomba à terre, et lorsqu’il se releva il n’était plus le même. Le fanatique religieux était devenu un humble disciple. Il n’oubliera jamais cette vision et changera radicalement l’orientation de sa vie, son regard sur sa vie passée et la manière d’estimer les choses. Paul choisit d’être associé aux chrétiens persécutés et méprisés, et il renonça à ces avantages que, ayant connu Christ, il estimait désormais comme des « ordures » !
Moïse regardait « à la récompense », comme Paul courait « droit au but » afin d’obtenir « le prix de l’appel céleste de Dieu ». Leurs choix étaient liés à leur foi en Dieu : leurs perspectives allaient au-delà de leur vie terrestre et leur regard était fixé sur l’invisible.
Amis chrétiens, afin d’imiter une telle foi, tournons nos regards vers Celui qui est invisible, le Seigneur Jésus, le but de notre vie. Il dirigera nos choix et notre façon de vivre !
« Par la foi, Moïse… estima l’opprobre du Christ une plus grande richesse que les trésors de l’Égypte ; car il regardait à la récompense » Hébreux 11. 24 à 26.
Le chapitre 11 de l’épître aux Hébreux présente une série de personnages bibliques comme exemples de personnes de foi. Tous ces hommes et ces femmes ont été confrontés à des situations difficiles, parfois dramatiques. Ils ont dû prendre des décisions, faire des choix qui ont donné une orientation décisive à leur vie. Pour se décider, ils ont « estimé », c’est-à-dire évalué les choix qui étaient devant eux, avant de prendre la décision qu’ils jugeaient être la meilleure.
« Par la foi, Sara… estima fidèle celui qui avait promis » (v. 11). Pour cette femme âgée, il semblait impossible d’être encore enceinte, mais elle crut que Dieu tiendrait sa promesse, car Il est un Dieu fidèle ; et elle eut un fils, Isaac.
« Par la foi, Abraham, mis à l’épreuve, a offert Isaac… il avait estimé que Dieu pouvait le ressusciter même d’entre les morts » (v. 17 à 19). Dieu lui avait fait une promesse certaine, et Abraham était assuré que Dieu pourrait ramener à la vie son fils, Isaac.
Moïse (dans le verset cité en en-tête) considéra qu’il était préférable de s’associer à son peuple dans l’esclavage, souffrant et méprisé, plutôt que de connaître les honneurs et les plaisirs que lui procurait sa condition de petit-fils par adoption du Pharaon : Cela parce qu’il regardait à l’avenir, aux bénédictions que Dieu lui donnerait.
Oui, ces modèles de foi ont considéré que, avoir une confiance absolue dans les promesses de Dieu était meilleur que suivre leurs propres sentiments ou leur propre raison. Ce comportement, du point de vue humain, paraît complètement déraisonnable, mais leur expérience a démontré qu’ils avaient eu raison, que leur estimation était juste et selon Dieu.
Chrétiens, quelle est notre « estimation » quand nous devons prendre une décision ?
« Et maintenant je vous recommande à Dieu et à la parole de sa grâce » Actes 20. 32.
DIEU ET SA PAROLE
Lorsque l’apôtre Paul fit ses adieux aux anciens d’Éphèse par un discours émouvant, il les confia à Dieu et à la parole de sa grâce.
Aujourd’hui, nous arrivons au terme d’une année. Peut-être envisageons-nous l’avenir avec une certaine appréhension, car nous ignorons ce que la nouvelle année nous réserve. En Dieu et dans sa Parole écrite, nous trouvons tout le réconfort nécessaire pour poursuivre notre vie de foi.
Dieu est le même en cette nouvelle année qu’au cours de l’année écoulée. Son amour pour ses enfants demeure inchangé. Sa grâce, qui nous soutient chaque jour dans la foi, nous sera toujours accessible. Dieu reste fidèle à lui-même et à ses promesses. Il est un roc inébranlable dans lequel nous trouvons appui et repos. Il veut toujours notre bien, car sa bonté est éternelle. Il ne nous déçoit jamais lorsque nous plaçons notre confiance en Lui.
La Bible demeure pleinement valable en cette nouvelle année. Elle montre aux pécheurs perdus le seul chemin du salut et nous guide, nous qui croyons au Seigneur Jésus, sur la manière d’honorer Dieu. La Parole de Dieu reste la lampe qui éclaire notre chemin pas à pas dans un monde obscur. Dans la Bible, nous trouvons la nourriture spirituelle dont la vie nouvelle en nous a besoin. Les promesses bibliques fortifient notre foi. Si nous nous appuyons sur la Parole de Dieu, nous ne serons jamais déçus.
D’après Näher zu Dir décembre 2025
« À tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, [c’est-à-dire] à ceux qui croient en son nom » Jean 1. 12.
LES ENFANTS DE DIEU
Jésus-Christ ne vit plus sur la terre, mais au ciel. Néanmoins, nous pouvons encore apprendre à Le connaître. Lorsque nous lisons la Bible, nous entrons en contact avec Lui.
Nous apprenons qu’Il est le Fils de Dieu et qu’Il nous connaît parfaitement. « Tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous avons affaire » (Héb. 4. 13). Il connaît toute notre vie et les péchés que nous avons commis. Il voit comment nous cachons nos fautes et, en même temps, comment nous gémissons sous le poids de notre culpabilité.
La Bible nous apprend aussi que le Fils de Dieu est le Sauveur. Il est venu sur la terre comme un homme, Jésus-Christ, et Il est mort sur la croix pour racheter les pécheurs. Mais Il n’est pas resté dans la mort ; Il est ressuscité et est monté au ciel. Depuis lors, quiconque croit au Seigneur Jésus peut recevoir le pardon de ses péchés et être sauvé du jugement divin.
Le verset du jour nous explique cela. Lorsque nous accueillons Jésus-Christ, le Fils de Dieu, dans notre cœur, nous acceptons le jugement qu’Il porte sur nous et sur notre vie sans Dieu. Cela signifie aussi L’accepter comme notre Sauveur personnel et croire que, par sa mort, Il a expié nos péchés devant Dieu. Ainsi, nous devenons des enfants de Dieu, et nous avons un Père céleste qui nous aime pour l’éternité.
D’après Näher zu Dir janvier 2026
« Samuel prit une pierre qu’il plaça entre Mitspa et le rocher ; il l’appela du nom d’Eben-Ezer, et dit : l’Éternel nous a secourus jusqu’ici » 1 Samuel 7. 12.
DU MONUMENT AU MÉMORIAL
Eben-Ezer, pierre de secours !
Nous l’érigeons avec gratitude,
car Dieu nous a aussi secourus
jusqu’ici dans l’épreuve et la course.
Jusqu’à présent, nos propres armes
nous ont fait défaut.
Nos forces s’épuisent rapidement,
mais la force de Dieu est immense.
Ce monument, cette pierre, témoigne de sa fidélité.
Il nous le rappelle :
Dieu veut nous secourir.
Mais Eben-Ezer
nous rappelle aussi,
à moi, l’auteur, et à vous, le lecteur, un message important :
Ayez confiance en Dieu, cette année encore !
Oui, tournons tous, avec gratitude, nos cœurs et nos esprits vers Lui, le fidèle secours, en ce début d’une nouvelle année.
D’après Näher zu Dir janvier 2026 (Paul Waltersbacher)
« Comprends-tu ce que tu lis ? » Actes 8. 30.
LA MISSION DE L’ÉVANGÉLISTE
Philippe l’évangéliste était en Samarie, bien occupé à prêcher l’évangile, quand la parole du Seigneur vint à lui, lui disant : « Lève-toi, et va vers le midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza ; il est désert » (Act. 8. 26). Quelle mise à l’épreuve de son obéissance : il est appelé à quitter une œuvre d’évangélisation prospère pour un endroit désert ! Mais il obéit immédiatement, car nous lisons : « Il se leva et s’en alla » (v. 27). Philippe regrettait certainement les foules qui avaient écouté sa prédication, pour s’en aller dans un endroit désert quand il prêchait en Samarie, et se demandait pourquoi il avait été appelé si soudainement loin d’un champ de service aussi plein de résultats. Quelle mise à l’épreuve !
Mais quoiqu’il ait pu penser, il vit bientôt un véhicule approcher – un char dans lequel voyageait un homme d’Éthiopie, visiblement important, entouré de ses gardes. Il se trouva que c’était « un eunuque, homme haut placé à la cour de Candace, reine des Ethiopiens, intendant de tous ses trésors ». Et soudain Philippe entendit l’Esprit lui dire : « Approche-toi de ce char et rejoins-le ».
Que son obéissance est belle et prompte ! – car nous lisons : « Philippe accourut et l’entendit qui lisait le prophète Ésaïe ; il (Philippe) dit : – Mais comprends-tu ce que tu lis ? ». En réponse à cette question, l’eunuque invita Philippe sur son char pour qu’il le lui explique, et Philippe, « commençant par cette Écriture, lui annonça Jésus ». Le résultat glorieux fut qu’il fut converti, baptisé selon son propre désir, et qu’il « continua son chemin tout joyeux ».
Que Philippe a dû être heureux de n’avoir soulevé aucune difficulté, mais d’avoir obéi promptement aux directives d’en-haut, quand il vit cet étranger important continuer son voyage pour rentrer dans son pays, rempli de joie d’être le porteur des bonnes nouvelles du salut à ses compatriotes !
D’après the Lord is near juillet 1988
« Moi, je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » Jean 10. 9.
PORTRAITS DE CHRIST
La peinture varie suivant l’artiste, mais le sujet reste le même. Les tableaux traditionnels L’ont présenté comme le doux Jésus – d’un style presque efféminé. Il y a maintenant une forte réaction à cela.
Pour plusieurs raisons, j’ai des doutes quant à ces représentations de cette Personne que j’adore comme étant le Fils de Dieu. Malgré les capacités et la sincérité de plusieurs de ces artistes doués, je pense que le résultat de leurs efforts a plutôt été de cacher que de clarifier leur sujet. Ce n’est pas seulement que ses traits physiques sont inconnus, mais que s’en occuper peut facilement obscurcir ce que Lui-même nous a donné dans la Bible.
Par exemple, Jésus a dit : « Je suis la porte ». Dessinez une porte d’entrée et vous avez l’image mentale d’une entrée. C’est ce que Christ devient pour ceux qui Lui font confiance – l’entrée dans la vie éternelle, la communion avec Dieu, et la vie en abondance. Une deuxième implication d’une porte, c’est que c’est le seul moyen d’entrer dans un endroit. Ceux qui essaient d’entrer par la fenêtre peuvent en être confus. Christ est le seul chemin vers Dieu. Troisièmement, une porte implique une action. Elle ne sert qu’à ceux qui l’emploient. La regarder, ou même l’admirer, est ridicule si l’on veut entrer. Avez-vous bien regardé ce « portrait de Christ », et êtes-vous entré ?
D’après the Lord is near juillet 1988 (G.W. Steidl)
« Quel profit a l’homme de tout son labeur dont il se tourmente sous le soleil ? » Ecclésiaste 1. 3.
« Car à beaucoup de sagesse, beaucoup de chagrin ; et qui augmente la connaissance, augmente la douleur » Ecclésiaste 1. 18.
« Mais la sagesse d’en-haut est premièrement pure, ensuite paisible, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie » Jacques 3. 17.
JÉSUS CHRIST, LA SAGESSE DE DIEU
Ces trois passages sur la sagesse font ressortir la supériorité du céleste sur le naturel, la transcendance du don de Dieu sur les actions de l’homme. Aucune étude dans les sciences naturelles ne peut se comparer avec ce que Dieu enseigne par le moyen du Saint Esprit. L’homme pense, investigue, classifie, théorise, conclut – mais Dieu, et Dieu seul, connaît réellement.
Dieu ayant aussi parlé aux hommes qu’Il avait créés à sa propre image « à bien des reprises et de bien des manières, … à la fin de ces jours-là, nous a parlé dans [le] Fils » (Héb. 1. 1 et 2). Le Fils est la Parole de Dieu, la vérité, la sagesse de Dieu. En Lui et par Lui – et d’aucune autre manière, nous connaissons qui est Dieu et ce qu’Il est : lumière et amour.
Le verset de l’épître de Jacques décrit la sagesse d’en haut, du ciel. Le premier de ces attributs est la pureté – l’absence de lien avec le mal sous quelque forme que ce soit. Ensuite viennent six caractères, tous étant le fruit de l’Esprit – qui étaient vus si parfaitement dans la vie du Seigneur Jésus quand Il était ici-bas sur la terre. En fait, dans leur perfection, ils ne peuvent être vus et appris d’aucune autre manière et d’aucun autre enseignant que notre Seigneur.
D’après the Lord is near juillet 1988
« Ils prirent aussi Lot, fils du frère d’Abram… Car Lot habitait dans Sodome » Genèse 14. 12 et 14.
COMMENT AIDER À UN FRÈRE DÉFAILLANT
La manière dont on réagit à une attaque de l’ennemi dépend de l’endroit où on habite. Lot habitait dans Sodome, qui signifie embrasement, alors que Abram demeurait près des chênes de Mamré, une figure de force, de fermeté et de vigueur. Aussi, quand vint l’attaque, Lot fut une victime facile, un apostat piégé dans un pays de trouble. Abram d’autre part était capable de protéger son neveu, parce qu’il vivait où l’Éternel pouvait développer son caractère de pèlerin et sacrificateur, une condition essentielle pour être un soldat et un serviteur utile.
Quand quelqu’un est lui-même en sujétion, comme Lot l’était, moralement, à Sodome, il est impuissant à se sauver lui-même, et encore moins à sauver ceux dont il est responsable (Gen. 14. 16). Ce juste égaré était plein de ses propres voies (Prov. 14. 14) – des voies de captivité et de mort. En contraste, Abraham était à même de servir, à cause du lieu où il vivait et de Celui avec qui il vivait. Premièrement, il pouvait voir clairement les besoins : son neveu (v. 13) devint un frère (v. 14) quand il est nécessaire de le délivrer de l’ennemi. Deuxièmement, il pouvait se procurer les ressources nécessaires : un frère devient l’objet des soins des nombreux serviteurs qui cherchent à l’aider (1 Cor. 12. 26) quand il tombe aux mains de l’ennemi. Troisièmement, lui comme ses serviteurs sont armés et entraînés : ceux qui vivent près du Seigneur seront à même de guérir. « Frères, même si un homme s’est laissé surprendre par quelque faute, vous qui êtes spirituels, relevez un tel homme » (Gal. 6. 1).
Demeurons-nous là où nous pouvons être en aide, ou sommes-nous sans forces à cause de l’endroit où nous habitons ?
D’après the Lord is near juillet 1988
« Car la loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » Jean 1. 17.
IL FAUT TOUJOURS TOUCHER LE CŒUR
Le fouet et le bâton peuvent être justifiés, mais on ne gagne pas le cœur de l’homme par eux. Ce n’est pas non plus la justice qui règne parmi les enfants de Dieu, mais la grâce par la justice pour la vie éternelle. Hélas ! Combien de péchés auraient pu être lavés (Jean 13) qui ont été retenus ! Combien de frères ont été abandonnés, qui auraient pu être gagnés à nouveau à Dieu et à nous, parce que nous avons seulement frappé leur conscience, sans gagner leur cœur – presque sans avoir recherché leur cœur !
Nous n’avons pas surmonté le mal, parce que nous ne l’avons pas surmonté par le bien. Nous avons bien pris la chaire du juge, et avons prononcé le jugement ; mais nous avons peu accompli le travail humble du Maître. Mais comme nous comprenons encore peu qu’une action de pure justice – si juste qu’elle puisse être – n’accomplira pas la restauration des âmes ; – que le jugement, même tempéré, et quoique juste, ne touchera pas, ni n’attendrira, ni soumettra les cœurs pour recevoir l’instruction – des cœurs qui, précisément dans ce cas, ne se trouvent visiblement pas à leur juste place devant Dieu.
L’homme n’est pas que conscience ; et la conscience atteinte, avec le cœur éloigné, fera ce qu’elle fit avec le premier pécheur d’entre les hommes : elle le repoussera au milieu des arbres du jardin pour échapper à la voix malvenue.
D’après the Lord is near juillet 1988 (J.N. Darby)
« Les bénédictions de ton père surpassent les bénédictions de mes ancêtres jusqu’au bout des collines éternelles ; elles seront sur la tête de Joseph, et sur le sommet de la tête de celui qui a été mis à part de ses frères » Genèse 49. 26.
JACOB BÉNIT JOSEPH
Dans cette prophétie de Jacob concernant ses fils, il est parlé de beaucoup plus de choses sur Joseph que des autres fils. Joseph est un beau type du Seigneur Jésus dans son affliction et sa réjection, avant qu’Il soit élevé sur le trône. Jacob se considérait plus béni que ses ancêtres en ayant pour fils celui dont l’histoire était remplie de chagrins, mais qui vaincrait à la fin. C’est pourquoi il bénit son fils de tout son cœur. Il parle de lui comme étant un arbre portant du fruit, dont les branches passent par-dessus la muraille – celui qui ne garde pas ses bénédictions pour lui-même, mais les partage volontairement. C’est ainsi que, lorsqu’il gouvernait en Égypte il avait partagé le produit du pays avec des étrangers venant de pays éloignés.
Quand toutes les nations du monde gardent jalousement leurs possessions, qu’il est précieux de voir, dans le Seigneur Jésus, Celui qui agit en grâce sans égale ! Il ne bénit pas seulement sa propre nation, Israël, mais Il dirige ses branches de riche bénédiction par-dessus le mur de clôture, afin que les nations puissent partager le salut éternel de Dieu. Couronné aujourd’hui de gloire et d’honneur à la droite de Dieu, Il est béni au-dessus de tous les autres, Lui qui a été autrefois à part de ses frères. Mais Il trouve son plaisir à partager ces grandes bénédictions avec ceux qu’Il appelle maintenant ses frères en Hébreux 2. 12.
Maintenant et pour l’éternité Il n’est plus séparé de ses frères, mais uni à eux par un lien beaucoup plus proche que cela n’aurait jamais pu être possible dans une relation naturelle. Nous qui Le connaissons, nous nous souvenons de ses souffrances avec reconnaissance, le cœur soumis, en nous réjouissant des bénédictions qui en sont résultées.
D’après the Lord is near juillet 1988 (L.M. Grant)
« Voici mon serviteur… Il fera valoir auprès des nations le jugement… Il ne se lassera pas et ne se hâtera pas, jusqu’à ce qu’il ait établi le juste jugement sur la terre ; et les îles s’attendront à sa loi » Ésaïe 42. 1 et 4.
UNE PÉRIODE À VENIR
Au verset 4, il nous est dit ce que serait la relation entre le Serviteur modèle et le monde. Nous voyons que le Serviteur ne serait pas découragé ni écrasé par les pressions du système du monde. Il est très significatif que ces deux mots, en hébreu, sont les mêmes que les termes « qui brûle à peine » et « brisé » dans le verset 3. Autrement dit, tandis que le parfait Serviteur s’approcherait de ceux qui, dans le monde, sont tels, Lui-même ne serait pas brisé ni brûlant à peine. Le système du monde, avec toutes ses déceptions et ses découragements, et les pressions du mal, ne seraient pas nuisibles à son ministère. Quel Serviteur tel pourrait-Il être, sinon Dieu Lui-même !
Le monde dans lequel l’humble Serviteur viendrait serait un monde où la justice et la loi de Dieu ne seraient pas maintenues. Mais le Serviteur de Dieu prêcherait et mettrait en pratique les principes du ciel, même s’il n’y avait pas de résultats spectaculaires immédiats. Il est promis dans ce verset que sa vérité triompherait à la fin. Lorsqu’Il reviendra dans ce monde, ses justes jugements et ses lois parfaites, non seulement seront établies, mais on les attendra réellement.
Pensez à la patience de notre Seigneur, alors qu’Il attend dans le ciel de voir les pleins résultats de son œuvre sur la terre. Ici il nous est enseigné à nouveau la bonne attitude du serviteur. Nous ne devons pas être découragés parce que les résultats de notre service ne sont pas immédiats ou spectaculaires. Suivons le parfait exemple placé pour nous par notre Seigneur Jésus Christ, le Serviteur modèle.
D’après the Lord is near juillet 1988
« Car l’Éternel, ton Dieu, te fait entrer dans un bon pays, un pays de ruisseaux d’eau, de sources, et d’eaux profondes, qui jaillissent dans les vallées et dans les montagnes ; un pays de froment et d’orge, de vigne, de figuiers et de grenadiers, un pays d’oliviers à huile et de miel ; un pays où tu ne mangeras pas [ton] pain dans la pauvreté, où tu ne manqueras de rien ; un pays dont les pierres sont du fer, et dont tu pourras extraire le bronze des montagnes » Deutéronome 8. 7 à 9.
L’EAU, INDISPENSABLE POUR LA VIE
Tous les pays, s’ils doivent nourrir leurs habitants, doivent être bien arrosés. La Palestine faisait un contraste avec l’Égypte, bien que, naturellement, l’Égypte elle-même devait son eau à Dieu, qui donnait de la pluie loin au sud de l’intérieur de l’Afrique – ce qui, au temps propre, faisait déborder le Nil.
Dans les noms d’endroits en Israël, qu’il est souvent parlé de « En », qui signifie une fontaine – un beau mot qui, en hébreu, fait penser à un œil (par exemple : « En-Hakkoré » : fontaine- de celui qui crie – Jug. 15. 19). En Hébreux 4. 12, la Parole de Dieu est dite « vivante et opérante », et au verset 13 : « Tout est nu et découvert aux yeux de Celui à qui nous avons affaire. » Il y a là une suggestion concernant l’eau. C’est dans un sens très réel des yeux de Dieu, car non seulement Il nous pénètre, mais Il le fait parce que c’est la Parole de Dieu. C’est un œil qui regarde, tout comme les Hébreux donnèrent ce nom à leurs sources, où ils allaient se rafraîchir. Cette fontaine d’eau les regardait depuis la vallée, et ils l’appelèrent un œil.
De même, tout rafraîchissement que nous avons, ce qui rend bonne notre nourriture, ce qui nous donne la joie, le rafraîchissement et le bonheur, c’est l’eau – la Parole de Dieu qui nous est donnée par l’Esprit de Dieu. L’Esprit de Dieu n’est pas une encyclopédie de vérité divine ; mais ce qui la rend vivante et puissante, c’est que c’est l’œil de Dieu, que l’Esprit de Dieu apporte à l’âme et qui la rend vivante.
D’après the Lord is near juillet 1988
« Car nous sommes la circoncision, nous qui rendons culte par l’Esprit de Dieu, qui nous glorifions dans le Christ Jésus et qui n’avons pas confiance en la chair » Philippiens 3. 3.
ADORER DIEU, LE PRIVILÈGE DU CHRÉTIEN
Quel privilège peut-il être plus élevé que le service de l’adoration ? C’est le privilège de ceux qui sont dans la présence de Dieu, marchant dans la lumière comme Il est dans la lumière, délivrés de la propre volonté sous toutes ses formes, et purifiés par le sang qui efface tous les péchés. C’est le privilège de ceux qui adorent le Père, le seul vrai Dieu, pour exprimer notre reconnaissance pour toute la grâce qui nous a atteint, pour Le louer en esprit avec tous les saints pour tout ce qu’Il est et ce qu’Il a fait, et qu’Il nous a donné de recevoir et de connaître.
Christ est le fondement et la matière de tout cela. C’est pourquoi cette louange est sans nuage ni changement. Le Saint Esprit est donné afin qu’une puissance et un caractère divins puissent se trouver dans des corps qui sont encore terrestres. Cela est un merveilleux avant-goût de la louange éternelle qu’il y aura au ciel pendant l’éternité. Cette adoration est due à Dieu maintenant, et elle est invitée maintenant, non pas seulement comme un titre, mais comme une occupation heureuse, en particulier quand nous sommes réunis en son nom. Elle sera parfaite et sans défaut au jour de la gloire sur lequel nous fixons les yeux. Il nous convient donc d’y abonder ici-bas, puisque la lumière et l’amour et la connaissance de cette œuvre accomplie qui assure la bénédiction pour tous à la gloire de Dieu sont déjà nôtres – et que Christ nous est révélé dans cette gloire comme le parfait témoin et l’assurance que cela est à nous.
D’après the Lord is near juillet 1988 (W. Kelly)
« Et Juda s’en alla contre le Cananéen qui habitait à Hébron… et ils frappèrent Shéshaï, Akhiman et Thalmaï » Juges 1. 10.
L’ATTITUDE DU CHRÉTIEN SELON DIEU
Qu’il est important d’avancer dans le monde dans une dépendance totale du Seigneur Jésus Christ ! En Jean 15. 5, le Seigneur a dit : « Séparés de moi, vous ne pouvez rien faire ». Comprendre cela devrait nous amener à une attitude de dépendance, nous attendant à Lui. Nous avançons trop facilement avec nos propres forces au lieu d’attendre la direction divine. Notre orgueil et notre propre volonté empêchent si souvent l’œuvre du Saint Esprit en nous.
« Juda s’en alla contre le Cananéen ». L’Éternel avait indiqué que cette tribu devait avancer (Jug. 1. 2). Ils devaient maintenant faire face à trois ennemis puissants, des fils du géant Anak (Jos. 15. 14). La puissance de Satan est très forte. Nous ne sommes jamais capables de lui résister par nos propres forces, dans l’indépendance du Seigneur. Quand un croyant marche dans la communion avec le Seigneur (dont Hébron est le type), l’ennemi se mobilise et cherche à empêcher une telle communion bénie. Les ennemis, comme l’orgueil et l’action dans le manque de dépendance de notre Seigneur, doivent être surmontés. Il y avait l’ennemi Sheshaï, qui signifie blanc. Nous voyons dans ce nom notre propre-justice – un grand écueil nous amenant dans la pleine jouissance de l’œuvre de Christ. Le deuxième était Akhiman, ou mon sillon – ce qui parle de ce que nous avons accompli. Notre cœur trompeur recherche à être reconnu des autres. Nous aimons être admirés. Le troisième ennemi, c’est Thalmaï. Et quel ennemi ! Son nom signifie : Qui est mon frère ? Personne n’est aussi important que moi ! Souvent nous ne le disons pas, mais nos actes montrent que le moi vient en premier lieu.
C’est là que nous avons de vrais ennemis. Où se trouvent-ils ? Dans le lieu même de la fraternité et de la communion ! Mais Dieu donne de la grâce aux humbles. Entrons dans une relation intime avec le Seigneur. Le fruit en sera vu dans notre vie, pour la gloire et l’honneur de son nom.
« Ce qui était en son pouvoir, elle l’a fait » Marc 14. 8.
« Celui qui est fidèle dans ce qui est très petit est fidèle aussi dans ce qui est grand » Luc 16. 10.
Beaucoup de personnes sont mentionnées dans la Bible qui ont agit d’une manière qui ne paraît pas extraordinaire. Et pourtant, bien qu’ils aient été méconnus de leurs contemporains, ils étaient bien connus de Dieu, qui en a fait écrire les noms dans sa Parole, afin qu’on s’en souvienne. Leurs actions, quoique modestes, avaient de la valeur aux yeux de Dieu.
Onésiphore, par exemple, avait rendu beaucoup de services à l’église d’Éphèse. Ce qu’étaient ces services, nous ne le savons pas, mais le Seigneur ne l’a pas oublié. Paul dit de lui : « Il m’a souvent réconforté » (voir 2 Tim. 1. 16 à 18). Onésiphore avait cherché soigneusement dans les prisons de Rome le vieil apôtre abandonné de tous, et l’avait encouragé, lui apportant du réconfort de la part de Dieu : un service discret mais risqué, accompli avec fidélité et efficacité.
Cet exemple devrait nous stimuler à accomplir les tâches, apparemment simples ou qui nous paraissent peu gratifiantes, que le Seigneur nous confie : chacun de nous est utile ; il n’est pas nécessaire d’avoir un don exceptionnel ou des capacités particulières, mais plutôt un cœur dévoué, obéissant, prêt à servir le Seigneur là où Il le veut.
Une petite pierre lancée dans un étang produit une série d’ondes qui se propagent sur toute la surface de l’eau ; il en est de même pour tout service rendu au Seigneur, à commencer par la prière. Les moyens dont nous disposons sont tous modestes aux yeux de Dieu, mais Lui est puissant. Il veut se servir de nous et c’est notre devoir de Lui obéir et d’être prêts à le servir. Il peut aussi accomplir de grandes choses en se servant de nous. Chaque croyant doit garder à l’esprit l’avertissement de l’apôtre Paul à Archippe : « Prends garde au service que tu as reçu dans le Seigneur, afin que tu l’accomplisses » (Col. 4. 17).
« Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi » Psaume119. 18.
« Et il arriva que, comme il était à table avec eux, il prit le pain et il bénit ; puis il le rompit et le leur distribua. Alors leurs yeux furent ouverts et ils le reconnurent » Luc 24. 30 et 31.
« Ouvre mes yeux… ». C’est une prière que nous devrions toujours faire quand nous ouvrons la Bible, la Parole de Dieu.
À la « loi » et aux « prophètes », qui constituent l’Ancien Testament, ont été ajoutés les Évangiles et les enseignements du Nouveau Testament ; et c’est ainsi qu’ont été complétées les merveilles de la révélation divine. Toutefois, ces merveilles nous demeureraient inconnus si Dieu Lui-même n’ouvrait pas nos yeux.
« Ouvre mes yeux… ». La Bible est universellement reconnue comme étant un Livre inégalable, sans commune mesure avec une quelconque œuvre humaine. Tout esprit sincère reconnaît le grand intérêt que présentent ses récits historiques, la poésie éternelle des Psaumes, la sublime beauté de l’histoire de Jésus, la force de raisonnement d’un apôtre comme Paul… mais si nous nous arrêtons à cela, nous n’en tirerons aucun profit. Les « yeux ouverts » sont les yeux de la foi. Ce sont eux qui découvrent les merveilles divines.
La Bible n’est pas seulement un document historique et moral, ni un miroir de l’humanité plus clair que quelque œuvre littéraire que ce soit, mais elle est, surtout, la révélation du Dieu qui se fait connaître à ses créatures. La Bible nous montre tout ce que Dieu a fait pour amener l’homme à Lui-même. Elle nous communique ses pensées sur sa créature privilégiée, qui s’est égarée, et à laquelle Il offre le salut. Elle nous dit au sujet de Dieu ce que les choses créées ne peuvent nous faire connaître : sa sainteté, sa justice, mais aussi sa grâce.
La Bible nous enseigne que Dieu est lumière et amour.
« Moi-même je ferai paître mes brebis, et moi je les ferai reposer, dit le Seigneur, l’Éternel. La perdue, je la chercherai, et l’égarée, je la ramènerai, et la blessée, je la banderai, et la malade, je la fortifierai » Ézéchiel 34. 15 et 16.
(Jésus a dit) : « Moi, je suis le bon berger : le bon berger laisse sa vie pour les brebis. Mes brebis écoutent ma voix,; moi je les connais, et elles me suivent ; et moi je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main » Jean 10. 11, 27 et 28.
CHRIST, LE BON BERGER
À l’époque biblique, l’image du berger et de son troupeau était bien connue. Avant de devenir roi d’Israël, David avait été, dans sa jeunesse, un berger dévoué, prenant soin de son troupeau et le défendant contre les lions et les ours au péril de sa vie. Plus tard, en tant que roi, il devait guider et conduire le peuple de Dieu. De même qu’un berger prend soin de son troupeau, il devait, en tant que roi, prendre soin de ses sujets (1 Sam. 17. 34 et 35 ; Ps. 78. 70 à 72). David est également l’auteur du célèbre Psaume 23, dans lequel il loue Dieu comme le bon berger qui prend soin de lui avec force, prévoyance et bonté.
Bien que Dieu fût le berger suprême de son peuple, il avait également délégué la responsabilité de veiller sur lui aux rois et aux chefs religieux, qui devaient agir comme bergers sous sa direction. Cependant, le prophète Ézéchiel, parlant au nom de Dieu, déplore que ces bergers ne se soucient pas du troupeau, mais seulement d’eux-mêmes, l’exploitant au lieu de le guider. C’est pourquoi Dieu annonce qu’il « recherchera ses brebis et il en prendra soin » (Éz. 34. 11).
Dieu veille avec soin au bien-être de tout son peuple et de chacun d’entre eux. Sa sollicitude de berger est sans limites. Dieu a merveilleusement accompli sa promesse du livre d’Ézéchiel lorsque Jésus-Christ est venu sur terre comme le bon Berger. Puisque Jésus-Christ est Dieu le Fils, le Nouveau Testament fait fréquemment référence à lui comme à ce qui est dit de Dieu dans l’Ancien Testament.
Jésus-Christ est le Bon Berger, profondément soucieux de son troupeau. En face de Lui se trouvent, d’un côté, des « voleurs » qui poursuivent sans scrupules leurs propres intérêts, et de l’autre, des ouvriers qui abandonnent leurs brebis en danger. Jésus, Lui, a donné sa vie pour ses brebis afin de leur donner « la vie en abondance » (v. 10).
Jésus-Christ, le bon Berger, sait exactement qui Lui appartient ; Il « connaît ses brebis ». Et il cite des caractéristiques permettant de reconnaître les chrétiens : elles « écoutent sa voix » et « le suivent ».
Le Bon Berger connaît ses brebis ; cela signifie aussi que Jésus-Christ connaît ses disciples, leurs besoins, et y pourvoit Lui-même. En Lui, le profond désir de sécurité de l’humanité trouve son accomplissement.
Christ donne la vie éternelle aux croyants. Et bien qu’ils soient faibles intérieurement, ils n’ont pas à craindre d’être un jour perdus ; car Jésus Christ leur promet que rien ni personne ne peut les arracher de sa main.
Parce que le bon Berger prend soin de son peuple avec amour, les chrétiens peuvent envisager l’avenir avec une confiance totale et dire : « L’Éternel est mon berger ; je ne manquerai de rien » (Ps. 23. 1).
D’après die gute Saat décembre 2025
« Pour peu de temps encore la lumière est au milieu de vous ; … Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière » Jean 12. 35 et 36.
PEU DE TEMPS
Ces paroles du Seigneur Jésus-Christ nous invitent à la réflexion. L’occasion de croire en Lui ne sera pas éternelle. Lorsque Jésus a prononcé ces paroles, son temps sur terre touchait à sa fin.
Jésus-Christ était venu dans le monde comme la lumière, afin que quiconque croit en Lui ne demeure pas dans les ténèbres. Certains L’ont accepté, tandis que d’autres « ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises » (Jean 3. 19). Il allait donner sa vie sur la croix de Golgotha et retourner auprès de Dieu son Père.
Les paroles d’avertissement de Jésus-Christ nous montrent également que le temps le plus propice, le jour du salut, touche bientôt à sa fin (cf. 2 Cor. 6. 2).
Une année de plus s’est écoulée. Chaque jour a offert à chacun la possibilité d’être pardonné par Dieu. Son offre de salut demeure. Combien de temps encore ? Combien de temps encore pour vous, et combien de temps encore pour tous ? Bientôt, Christ reviendra pour emmener les croyants auprès de Lui au ciel. Tous ceux qui sont morts dans la foi ressusciteront auparavant. Après cela, les ténèbres viendront et s’empareront à jamais de tous ceux qui n’ont pas voulu accepter Christ comme leur Sauveur. Quiconque n’a pas cru à la vérité sera jugé par Dieu (voir 2 Thess. 2. 12).
Cette année, Dieu nous a parlé de multiples façons, principalement à travers la Bible, mais aussi par des événements mondiaux et dans nos vies personnelles. C’est pourquoi, n’attendez plus et accueillez sa grâce dès aujourd’hui.
D’après die gute Saat décembre 2025
« Voici mon serviteur… Il ne criera pas, il n’élèvera pas sa voix, et il ne la fera pas entendre dans la rue » Ésaïe 42. 1 et 2.
LA MANIÈRE SELON DIEU D’ANNONCER L’ÉVANGILE
Au verset 2, nous avons la pensée personnelle du Serviteur modèle. Il ne rechercherait pas à attirer l’attention des foules sur Lui-même par des discours publics retentissants et enflammés. Sa manière d’agir tranquille et réservée ne viendrait pas d’un manque de courage ou du sens de sa mission, mais plutôt de ce qu’Il ne chercherait pas à se faire un nom pour Lui-même.
Même s’Il enseignait de grandes foules, Il dédaignerait de faire sensation, ostentation, et fanfares. Matthieu cite cette prophétie d’Ésaïe pour expliquer que Jésus demande aux foules qu’elles ne Le fassent pas connaître (Mat. 12. 18 à 21). Comme étant le parfait Serviteur, Il évitait les feux et la publicité.
Que nous sommes différents ! Cela ne nous fait rien que nos bonnes œuvres attirent l’attention. Et nous ne nous opposons pas à ce qu’on parle de nous, et que des gens remarquent notre service pour le Seigneur.
Le royaume n’est pas mieux avancé par des serviteurs caractérisés par l’enthousiasme des foules. Des progrès réels résultent de serviteurs caractérisés par leur présentation personnelle de l’amour de Christ aux nombreuses personnes que Dieu place dans notre vie – des collègues de travail, des camarades dans les études, des voisins, ou des personnes qui, par hasard, sont assises à côté de nous dans le bus. Proclamer le message chrétien en le criant dans la rue peut n’être qu’une manière d’attirer l’attention sur nous-mêmes ! Nous, comme serviteurs, devons être caractérisés plus par le fait de vivre le message chrétien dans les rues plutôt que de l’y crier. Nous avons besoin de suivre les voies modestes et réservées du Serviteur modèle.
D’après the Lord is near juillet 1988
« Au-delà de notre espérance, ils se sont donnés eux-mêmes d’abord au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu » 2 Corinthiens 8. 5.
« Jonathan se dépouilla de la robe qui était sur lui, et la donna à David, ainsi que ses vêtements, jusqu’à son épée, son arc, et sa ceinture » 1 Samuel 18. 4.
JONATHAN AIMAIT DAVID : UN EXEMPLE
Ceci est du dévouement envers un autre, d’un très haut niveau. David avait lutté avec Dieu dans le secret, et vaincu en public un ennemi puissant. Dans le premier cas, il avait sauvé un mouton, et dans le second, toute la nation. Jonathan avait vu cette grande œuvre et le triomphe de David, et se réjouissait d’être sauvé des Philistins. Il reconnaît volontiers David comme étant leur sauveur.
1 Samuel 18 nous montre un bel exemple de dévouement – une action de profonde affection sans égoïsme. Jonathan met aux pieds de David tout ce qui, dans sa position, pouvait avoir de l’importance pour lui : sa robe, ses vêtements, son épée, sa ceinture, et son arc. Qu’aurait-il pu céder de plus à David ? Tout est mis aux pieds de David ; rien n’était trop bon pour lui « parce qu’il l’aimait « comme son âme » (v. 3). L’amour personnel pour notre Sauveur – pour notre David (bien-aimé) est une leçon. C’est là un bel exemple de ce qui peut nous inspirer à nous donner tout entiers au Seigneur de vie et de gloire.
L’apôtre Paul a écrit : « Les choses qui pour moi étaient un gain, je les ai considérées, à cause du Christ, comme une perte » (Phil. 3. 7). Nous trouvons là un exemple, dans le Nouveau Testament, qui est même plus proche de nous. Ce dévouement de Jonathan était un nouveau départ pour lui – un peu semblable à ce que Saul de Tarse commença après avoir vu le Seigneur, et qu’il poursuivit et termina dans sa carrière. Ils étaient tous deux des hommes « ayant les mêmes penchants que nous », ce qui peut nous encourager à suivre leur exemple de dévouement à Celui qui s’est donné Lui-même pour nous.
D’après the Lord is near juillet 1988
« Ton repos [durera] autant que tes jours » Deutéronome 33. 25.
VIVRE LA PATIENCE
Un médecin fut interrogé une fois par un patient qui avait eu un grave accident : Docteur, combien de temps devrai-je rester couché ici ? La réponse : Seulement un jour à la fois, enseigna au patient une leçon précieuse.
Dieu enseigna la même leçon à son peuple, et à tous les peuples depuis lors, par le moyen de sa provision pour Israël pendant la traversée du désert. « Chaque jour la portion d’un jour » (Ex. 16. 4). La manne tombait jour après jour, assez pour chaque jour, ni plus, ni moins.
Ainsi Dieu nous promet le repos, non pas, comme tes semaines – ou, comme tes mois, mais « comme tes jours ». Et cela signifie ; la grâce du lundi pour le lundi, celle du mardi pour le mardi, et ainsi de suite. Pourquoi alors se faire du souci pour l’avenir ? Le Seigneur nous dit spécialement de ne pas se faire de souci pour le lendemain. La bonne règle, c’est de vivre le jour d’aujourd’hui, de vivre une vie de confiance.
La loi de la grâce divine, c’est : Assez pour le jour. La loi de la délivrance divine, c’est : « Un secours… toujours facile à trouver ». La loi de la direction divine, c’est : Un pas après l’autre.
Celui qui, de nuit, tient une lanterne sur une route sombre, ne voit qu’un pas devant lui. S’il fait ce pas, il porte la lanterne en avant et cela éclaire un nouveau pas. À la fin il atteint sa destination de manière sûre sans jamais avoir marché dans les ténèbres. Le chemin entier a été éclairé pour lui, bien que seul un pas ait été éclairé à la fois. C’est la méthode de la direction de Dieu – un pas à la fois.
C’est un secret béni, de vivre un jour à la fois. Chacun peut porter son fardeau, même s’il est lourd, jusqu’à la tombée de la nuit. Chacun peut accomplir son travail, même fatigant, chaque jour. Et avec la force de Dieu, n’importe qui peut vivre avec confiance, affection, et pureté jusqu’au coucher du soleil. Et c’est ce que toute la vie signifie réellement pour nous – juste un jour à la fois.
D’après the Lord is near juillet 1988 (A.J. Pollock)
« Prenez donc garde à vous-mêmes et à tout le troupeau au milieu duquel l’Esprit Saint vous a établis surveillants pour paître l’assemblée de Dieu, qu’il a acquise par le sang de son propre Fils. Moi je sais qu’après mon départ il entrera parmi vous des loups redoutables qui n’épargneront pas le troupeau ; et du milieu de vous-mêmes se lèveront des hommes qui annonceront des doctrines perverses pour entraîner les disciples après eux. C’est pourquoi veillez » Actes 20. 28 à 31.
PRENDRE GARDE À PROTÉGER L’ASSEMBLÉE
Quand l’apôtre Paul avait planté l’évangile dans un pays, il n’abandonnait pas les personnes converties, mais y retournait avec une sollicitude pleine d’affection, les instruisait, les exhortait, les édifiait, et veillait sur la semence qu’il avait plantée, afin qu’elle puisse être protégée et croître dans la connaissance de Christ. Il ne négligeait pas le jardin du Seigneur, sachant bien que les épines peuvent germer où pousse la bonne semence, et que l’ennemi peut gâter la moisson, si le jardin n’est pas bien gardé. Il est nécessaire, maintenant plus que jamais, de faire cela, quand nous sommes dans les temps dangereux des derniers jours. Bien que l’ennemi ne puisse jamais arracher les brebis de la main du bon Berger, il peut cependant les disperser. Elles peuvent subir l’attaque de toute sorte de mauvaises doctrines, qui empêchent leur croissance, qui piétinent la gloire du Seigneur, détruisent le témoignage qui Lui est rendu, et ôtent les chandeliers. Que les serviteurs du Seigneur prennent garde !
D’après the Lord is near juillet 1988 (J.N. Darby)
« Se tournant vers la femme, il (Jésus) dit à Simon : – Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, tu ne m’as pas donné d’eau pour mes pieds, mais elle a arrosé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, n’a pas cessé de couvrir mes pieds de baisers. Tu n’as pas oint ma tête d’huile, mais elle a oint mes pieds avec un parfum » Luc 7. 44 à 46.
LE PARDON DE DIEU POUR LE PÉCHEUR REPENTANT
Ce récit est très touchant pour l’âme, et très significatif. Tout ce que nous savons de cette femme, c’est que c’était une pécheresse, qu’elle avait les cheveux longs, et qu’elle pleurait en entrant dans la maison du pharisien. Il ne nous est pas dit pourquoi elle était venue, ni pourquoi elle pleurait, mais les raisons ne sont pas difficiles à voir. Ce n’était visiblement pas, comme dans la plupart des autres récits, pour rechercher de l’aide ou la guérison. Non ! C’était simplement la puissance d’attraction qui l’attirait à Lui, quelque misérable femme qu’elle ait été. Sans prononcer un seul mot, elle sortit de toutes les limites pour venir dans la présence de Celui qui était la douceur et la bonté dont elle avait entendu parler.
Que trouva-t-elle aux pieds de cet Ami des pécheurs ? Il le lui dit : « Ta foi t’a sauvée, va en paix ». Le fier pharisien ne pensait pas avoir besoin de cette bénédiction, bien qu’il ait été un pécheur comme la femme.
Lequel d’entre vous qui lisez ceci ne s’est jamais trouvé dans la présence de Dieu comme l’a fait cette femme ? Souvenez-vous qu’elle ne pleurait pas pour avoir de l’aide dans la maladie ; elle vint en pleurant, sentant la misère du lourd fardeau de ses péchés, attirée par la grâce du Seigneur. Vous est-il arrivé de pleurer en vraie repentance à cause de la grâce du Seigneur ? Si c’est le cas, le Seigneur a apprécié ces larmes, les a acceptées comme une preuve de votre repentance, et vous a pardonné.
D’après the Lord is near juillet 1988
« L’un meurt en pleine vigueur, entièrement tranquille et à l’aise ; ses flancs sont garnis de graisse, et la moelle de ses os est abreuvée. Et l’autre meurt dans l’amertume de son âme et n’a jamais goûté le bonheur » Job 21. 23 à 25.
LA SAGESSE DE DIEU DANS NOS CIRCONSTANCES
Job était plus attentif que ses trois amis à observer les faits durs et froids de l’expérience humaine. Ils prétendaient que les méchants était punis dans leur vie à cause de leurs mauvaises actions, et que les justes étaient récompensés par des circonstances agréables sur la terre – donc, que Job avait dû être un méchant puisqu’il souffrait. Cette doctrine ne correspondait pas du tout aux faits, comme Job le leur répondit aussitôt. L’un peut être juste et beaucoup souffrir ; un autre peut être méchant et sembler avoir tout en sa faveur, et cela jusqu’au bout, quand il meurt sans avoir souffert du tout. Si nous considérons tous les cas de manière raisonnable, nous ne pouvons que conclure qu’il n’y a pas de modèle constant.
D’autre part, l’un peut avoir des circonstances des plus agréables et beaucoup de bénédictions, et sa fin ne sera que désillusion, vide, et regret. Un autre peut avoir eu une vie de grandes souffrances et de grandes épreuves, et pourtant être plein de joie et de paix débordantes dans la connaissance du Seigneur Jésus.
Le Dieu de la création est-Il au-dessus de toutes les circonstances ? Oui, absolument ! Alors, est-Il injuste dans toutes les choses qu’Il permet ? Non, Dieu ne peut pas être injuste, car Il est absolument juste, et un Dieu d’amour. Nous ne comprenons pas cela parce que nous voyons les choses seulement du point de vue étroit de notre expérience. Dieu considère tout depuis un niveau beaucoup plus élevé – en fait, celui de l’éternité. En réalité, il faudra l’éternité pour amener tout en équilibre, comme nous le verrons à la fin.
Dans l’intervalle, la foi – la confiance simple et spontanée dans le Seigneur Jésus Christ – est indispensable pour donner la tranquillité et la paix du cœur, dans quelques circonstances que nous devions traverser.
D’après the Lord is near juillet 1988
« Vous entretenant par des psaumes, des hymnes et des cantiques spirituels, chantant et apportant la louange, de votre cœur, au Seigneur » Éphésiens 5. 19.
« Que la Parole du Christ habite en vous richement, vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu » Colossiens 3. 16.
CHANTEZ DES CANTIQUES !
Il y a peu de chrétiens intelligents, à l’esprit stable, qui auraient l’idée de mettre en question l’emploi d’un recueil de cantiques. La plupart d’entre nous avons appris à l’apprécier comme une grâce spéciale accordée par le Seigneur Lui-même pour notre réconfort et notre bénédiction, non seulement dans les réunions de l’assemblée, mais aussi dans la vie privée. Chanter des cantiques est l’un de nos exercices les plus heureux, et nous sommes pleinement assurés que des chants de louanges, montant du cœur des enfants de Dieu, Lui sont agréables. L’Écriture abonde, non seulement en conseils et suggestions, mais avec l’enseignement le plus clair et le plus positif sur ce sujet intéressant et important. Elle ne laisse pas la moindre place pour mettre en question l’à-propos, la place morale, et la valeur précieuse de cantiques, aussi bien dans le culte en commun que dans la lecture en famille.
Ainsi, en Matthieu 26 et en Marc 14, il nous est dit que le Seigneur et ses apôtres chantèrent une hymne à la fin du dernier souper, avant d’aller au Mont des Oliviers. L’Esprit ne nous a pas dit quel cantique fut chanté en cette occasion mémorable et solennelle ; mais Il a rapporté le fait pour notre instruction, et cela nous suffit. Cela nous donne avec autorité, mais aussi comme exemple aussi intéressant que possible, l’habitude du chant. Si notre Seigneur béni et ses apôtres ont chanté une hymne après le souper, nous n’avons pas besoin d’une autre autorité sur le sujet. Un tel exemple doit être suffisant pour nous encourager à faire de même.
D’après the Lord is near juillet 1988
« Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme trouve son plaisir … Il ne brisera pas le roseau froissé, et n’éteindra pas la mèche qui brûle à peine. Il fera valoir le jugement en faveur de la vérité » Ésaïe 42. 1 et 3.
SERVIR LES AUTRES AVEC L’AFFECTION CHRÉTIENNE
Nous voyons ici l’action, du point de vue de l’homme, du Serviteur modèle. Les deux images, du roseau froissé, et de la mèche qui brûle à peine, insistent sur la bonté et la douceur des actions de notre Seigneur avec les hommes. Un roseau froissé est pratiquement sans valeur, et on le met de côté. Mais ce n’est pas ainsi que le Seigneur agit avec les hommes. Personne n’est sans valeur, ou privé de sa sympathie, quelque abattu qu’il puisse être, du point de vue physique, spirituel, ou psychologique. Des mèches qui brûlent à peine sont faibles, fragiles, et facilement éteintes. Qui prendrait le temps et aurait la force de ranimer une telle lumière vacillante ? Le Seigneur ! Il est tendre et patient avec nous. Il sait comment nettoyer la mèche et ranimer la faible étincelle en une flamme de pleine lumière.
Vous sentez-vous maintenant, quant à votre foi, comme un roseau froissé ou une flamme qui brûle à peine ? Peut-être êtes-vous tellement accablé que vous êtes presque détaché de la foi. Peut-être que votre flamme est presque éteinte quant à tout service chrétien. Pensez à la manière dont le Seigneur a agi avec la femme samaritaine, ce roseau froissé, ou avec la flamme vacillante de Nicodème. Le Serviteur modèle est toujours occupé à soigner et aider les roseaux froissés et les flammes qui brûlent à peine. Soumettez-vous à ses mains tendres. Ne renoncez pas !
Et ceux d’entre nous qui avons connu son toucher d’affection quand nous étions froissés et que notre lumière brûlait à peine, nous devons comprendre comme il est important de suivre son exemple dans la manière dont nous traitons nos compagnons de service et d’autres personnes qui sont souffrantes.
« Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles » 2 Corinthiens 5. 17.
NOUS AVANÇONS TOUS VERS L’ÉTERNITÉ
Certains d’entre nous avancent à grands pas, et d’autres en hésitant et lentement, mais nous nous habituons tous à l’idée qu’un nouvel ordre de choses va se produire. C’est lorsque nous demandons quel genre de nouvel ordre ce sera, qu’apparaissent des divergences.
Êtes-vous conscient du fait qu’un nouvel ordre est pleinement prédit dans la Bible ? L’évangile déclare clairement que Dieu « a fixé un jour où il doit juger avec justice la terre habitée, par l’Homme qu’il a destiné à cela, ce dont il a donné une preuve certaine à tous, en le ressuscitant d’entre les morts » (Act. 17. 31). Or la justice est l’opposé exact du péché. Il est donc certain que, lorsque Dieu établira son nouvel ordre, Il ne fermera pas les yeux sur le fait terrible du péché, quoi que fassent les hommes. Prenez garde de ne pas fermer les yeux devant cela – en particulier le fait de vos propres péchés, qui souillent tellement de pages du récit de votre vie.
La résurrection de Christ est la preuve que le nouvel ordre sera établi par Dieu quand le moment sera venu – et cela peut être très bientôt. C’est aussi la preuve que l’œuvre de l’expiation du péché, qu’Il a accomplie dans sa mort sur la croix, est non seulement parfaite, mais aussi acceptée par Dieu en notre faveur. En conséquence, il vous est offert, en ce moment même, dans l’évangile, le pardon et le salut en son nom : « Par lui vous est annoncé le pardon des péchés, et de tout ce dont vous n’avez pu être justifiés par la loi de Moïse, quiconque croit est justifié par lui » (Act. 13. 38 et 39).
D’après the Lord is near juillet 1988 (F.B. Hole)
« Tes témoignages sont aussi mes délices, mes conseillers » Psaume 119. 24.
LA BIBLE, PAROLE DE DIEU
Prenons la Parole de Dieu et cherchons-y un trésor caché, en l’étudiant soigneusement et méthodiquement pour en apprendre plus sur son Auteur béni.
Nous allons dans le Pentateuque comme dans la source des semences, pour y apprendre les différents commencements, lois et commandements. Tout le récit, de la Genèse à Esther, nous donne des exemples de vies, mêlés à des types et des allégories.
Dans les livres poétiques, nous avons des chants dans la nuit, avec Christ et sa croix comme thème central. Les Proverbes nous fournissent de la sagesse pour la vie quotidienne. La prophétie nous annonce à l’avance des évènements à venir : Christ le Messie-Roi, l’espérance dernière.
Les Évangiles nous montrent la vie parfaite du Sauveur au milieu des hommes, et nous donnent son enseignement. Les Actes versent de la lumière sur la présence et la puissance du Saint Esprit agissant au travers des apôtres, et montrent l’Église dans ses premiers jours.
Suivent les vingt-et-une épîtres, avec de l’enseignement pour le croyant, individuellement – et pour l’Église, collectivement. Après avoir lu les quatre Évangiles et les Actes, il est très important d’étudier avec prière les épîtres, car le corps de l’enseignement chrétien y est exposé. Elles décrivent notre position et notre relation par la grâce souveraine, la vie pratique correspondant à notre appel élevé et céleste, et l’avenir des croyants de notre dispensation.
Le livre de l’Apocalypse termine le volume inspiré. Nous y trouvons la vérité sur les derniers jours pour l’Église, pour les Juifs et les nations de la terre. C’est la lumière pour les justes « qui croît toujours plus jusqu’au plein jour », la fin et le terme de toutes choses.
La Bible entière est vraiment une table bien fournie, pleine de bonnes paroles et de délices royales.
D’après the Lord is near juillet 1988 (A.E. Booth)
« Des fils d’Issacar, qui savaient discerner les temps pour savoir ce que devait faire Israël : leurs chefs, deux cents, et tous leurs frères à leur commandement » 1 Chroniques 12. 33.
« Fixant les yeux sur Jésus, le chef de la foi et celui qui la mène à l’accomplissement » Hébreux 12. 2.
TOUS LIÉS DANS L’OBÉISSANCE AU CHEF
En Israël, tous étaient en rangs sous leur drapeau et sous leur capitaine. Mais il y a une grande différence entre la guerre physique et le combat spirituel. Dans le premier cas, la responsabilité assumée par le conducteur supprime en partie la responsabilité de ceux qui le suivent. On admire le dévouement sans hésitation de ceux qui marchent devant, même au risque de leur vie, suivant la volonté d’un autre – sachant très bien, peut-être, que quelqu’un a fait une erreur.
Dans le combat spirituel, la responsabilité du conducteur ne supprime pas celle de celui qui le suit. S’il est mal dirigé, il en est coupable. Il n’a pas compromis seulement lui-même, mais toute la cause avec laquelle il est identifié. Il est coupable, parce qu’il n’y a qu’un Conducteur infaillible pour son peuple, dont la voix doit être entendue partout au milieu du bruit du champ de bataille ; et tout chef subordonné doit faire entendre aux hommes cette voix – tous doivent dire : Suivez-moi, comme moi aussi je suis Christ.
Ne permettez à personne de se placer entre votre âme et Christ. Lui seul est votre Maître ; c’est à Lui seul que vous devez rendre des comptes. La vigueur, la clarté, la fidélité de votre vie dépendent de la manière dont vous demeurez seulement à la place de dépendance de Lui seul. Ce n’est pas, bien sûr, que vous deviez refuser l’aide qu’Il vous donnerait par quelqu’un autre ; ce ne serait que pur orgueil et un esprit de suffisance. Dieu nous a donnés les uns aux autres pour toute l’aide que nous pouvons nous donner l’un à l’autre.
D’après the Lord is near juillet 1988
« Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu en qui mon âme trouve son plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui » Ésaïe 42. 1.
JÉSUS CHRIST, LE PARFAIT SERVITEUR
Dans la prophétie d’Ésaïe, cette vérité extraordinaire apparaît clairement : le Messie viendrait comme un Serviteur, apparaît clairement. De nombreuses prophéties de l’Ancien Testament prédisent que le Messie viendrait comme un grand Prophète, un Sacrificateur parfait, et un Roi puissant. Mais le prophète Ésaïe insiste sur le fait que le Messie viendrait aussi comme un humble Serviteur. Cette idée était tellement choquante pour les Juifs que le Judaïsme a écarté cette vérité. Le concept du Messie, dans le judaïsme orthodoxe, aujourd’hui, n’accepte pas qu’un humble serviteur, comme Jésus de Nazareth, soit un type du Messie.
Le Seigneur Jésus Christ était le parfait Serviteur, pour nous un modèle à suivre. Tout au long des jours de son ministère terrestre, Il était entièrement occupé à servir les autres ; toutes ses actions, tous ses motifs étaient conduits par l’Esprit, et ainsi plaisaient à Dieu. Remarquez que la même puissance du Saint Esprit est à notre disposition pour le service aujourd’hui, si nous agissons comme le faisait le parfait Serviteur.
Souvenez-vous de la déclaration du Père : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir ». Pourrait-il y avoir quelque louange plus élevée de la part de Dieu que ce : « en qui j’ai trouvé mon plaisir » ? Le Serviteur modèle ne manqua jamais à son obéissance ou à sa soumission au Père. Comment pouvons-nous réjouir notre Seigneur quand notre dévouement est souvent si faible et vacillant, ou quand nous sommes plus gouvernés par notre plaisir ou notre prestige que par le désir de plaire à Dieu, ou quand nous nous soucions plus de notre image publique que de refléter son image ? Puisse notre service chrétien être plus tourné vers Dieu, comme celui du parfait Serviteur !
D’après the Lord is near juillet 1988
« Jésus lui dit : – En vérité, je te dis : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » Luc 23. 43.
DEUX AVENIRS TRÈS DIFFÉRENTS
Les deux malfaiteurs mourants avaient été tous les deux coupables de se moquer du Seigneur Jésus quand Il était pendu entre eux sur la montagne du Calvaire. Cependant l’un d’eux, tandis qu’il était pendu là, fut merveilleusement transformé dans son attitude, comme ôté du seuil de la destruction éternelle par la grâce du Seigneur Jésus. Lorsqu’il changea et se jugea digne d’être crucifié à cause de ses péchés, il fit appel au Seigneur, pour qu’Il se souvienne de lui quand il viendrait dans son royaume. La foi avait été allumée dans son âme, pour qu’il croie que Jésus prendra un jour le royaume d’une grande gloire.
Mais le Seigneur Jésus lui dit qu’il recevrait une beaucoup plus grande bénédiction que cela. Et il n’avait même pas à attendre pour cela. Jésus lui assura que, ce même jour, il serait avec Lui dans le paradis. Le corps du Seigneur fut mis dans le tombeau, et ceux des malfaiteurs jetés dans la fosse commune. Le malfaiteur incrédule, malheureusement, n’allait que dans les ténèbres et le jugement. Le Seigneur Lui-même remit son esprit à son Père – et la présence du Père, c’est le paradis, le troisième ciel (2 Cor. 12. 2 à 4), où Il alla immédiatement après sa mort. Par la grâce de Dieu, il ne fait pas de doute que le malfaiteur croyant fut aussi immédiatement dans le paradis, avec le Seigneur Jésus.
Ceci ne contredit pas les paroles du Seigneur : « Tu ne laisseras pas mon âme en hadès et tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption » (Act. 2. 27). Car le hadès est l’état invisible dans lequel l’âme et l’esprit du Seigneur Jésus étaient après sa mort. Les corps des malfaiteurs virent certainement la corruption, mais celui du Seigneur Jésus fut ressuscité, et Il est, sous forme corporelle, dans le paradis aujourd’hui. L’esprit et l’âme des croyants sont aussi là, et attendent la venue du Seigneur, quand leur corps sera ressuscité pour être aussi avec Lui.
D’après the Lord is near juillet 1988 (L.M. Grant)
« J’ai vu la fin de toute perfection. Ton commandement est très étendu » Psaume 119. 96.
SE NOURRIR DE LA PAROLE DE DIEU
Élargissez votre monde. Lisez un journal à l’heure du repas. C’est l’annonce qu’on lit sur le côté d’un véhicule livrant des périodiques. Soit que notre monde implique du jardinage ou des échanges de nouvelles, des sports ou des savons, des automobiles ou des engins spatiaux, nous pouvons certainement l’élargir en lisant le dernier périodique sur le sujet.
Mais supposez que notre monde implique d’atteindre ceux qui sont perdus, d’encourager les croyants, d’enseigner la Parole de Dieu et, de manière générale, de vivre pour la gloire de Dieu. Pour cela, nous aurons besoin de quelque chose de plus que du dernier périodique – même s’il peut être utile à sa place. Pour élargir notre monde dans le sens de vivre pour Christ, nous avons besoin de la précieuse Parole de Dieu.
Je suis frappé de la description du psalmiste au sujet du commandement de Dieu comme étant très étendu. Mais je n’en suis pas surpris : ce qui est de Dieu doit toujours dépasser ce qui est de l’homme. Comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, ainsi ses pensées sont plus élevées que les nôtres, et ses voies, plus que nos voies. Les pensées de l’homme nous conduisent toujours à la fin de toute perfection ; les pensées de Dieu nous conduisent à une jouissance plus grande de ses perfections. Il n’est pas étonnant que le psalmiste poursuive en s’exclamant : « Combien j’aime ta loi ! tout le jour je la médite ».
Remarquez l’expression « tout le jour ». Un journal, ou quelques versets de la Bible élargiront un peu notre monde. Mais, sommes-nous intéressés seulement par un peu de largeur, ou par une grande étendue ? Alors la réponse n’est pas un peu, mais un festin ; non pas une pensée passagère, mais une méditation de tout le jour. Il en résultera un esprit vraiment large.
D’après the Lord is near juillet 1988 (G.W. Steidl)
« Et comme il est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement, – ainsi le Christ aussi, ayant été offert une fois pour porter les péchés d’un grand nombre, apparaîtra une seconde fois, sans avoir à faire avec le péché, à ceux qui l’attendent, pour le salut » Hébreux 9. 27 et 28.
SERVIR PAR AMOUR
La mort est ainsi l’appel de Dieu à l’homme pour qu’il vienne devant son jugement, et personne ne peut échapper là à la condamnation, sauf ceux qui confessent Christ comme leur Sauveur, et sa mort sur la croix comme leur propre condamnation, supportée par leur Substitut. La condamnation ne peut éviter la croix de Christ, car là Il a souffert le plein jugement sur le péché, de sorte que tous ceux qui ont trouvé leur refuge à la croix sont au-delà des droits de la justice. Ils sont blanchis de leur culpabilité et sont désormais purs comme Christ Lui-même. Ils sont acceptés en Lui, le Bien-aimé, et l’amour de Dieu repose sur eux comme il le fait en Christ, non pas à cause de quelques mérites qu’il y ait en eux, mais à cause de la valeur que Dieu trouve en Christ, avec Lequel ils sont unis par l’Esprit.
Il n’y a donc pas de variations dans l’amour de Dieu envers nous, puisqu’il repose entièrement sur la valeur immuable et sans changement du sacrifice de Christ. Et il ne peut pas y avoir non plus de changement dans l’acceptation du croyant, car il est « accepté dans le Bien-aimé ».
Le croyant ainsi libéré du souci quant à son acceptation par Dieu peut se dévouer sans distraction et plein d’adoration à quelque service que le Maître considère à propos de lui confier. Service béni ! Puissions-nous y abonder jusqu’à ce qu’Il revienne !
D’après the Lord is near juillet 1988
« De même que le sarment ne peut pas de lui-même porter du fruit, à moins qu’il ne demeure dans le cep, de même vous non plus vous ne le pouvez pas, à moins que vous ne demeuriez en moi » Jean 15. 4.
LE FRUIT DE L’ESPRIT CHEZ LES CROYANTS
Dieu s’attend à trouver du fruit produit par sa grâce. Il n’en trouve pas sauf dans le cœur qui est soumis à Christ. Une telle soumission à Christ, toutefois, n’est ni un effort religieux, ni le rite extérieur du baptême, ni l’appartenance à une église, ni un titre ecclésiastique. Il est bien mis en vue dans l’image que le Seigneur Lui-même donne dans le verset ci-dessus – l’union vitale du sarment avec le cep. Cette union rend possible le flux de la sève, qui ensuite produit du fruit.
Le Seigneur dit : « Mon Père est le cultivateur ». Le Père regarde depuis le ciel, recherchant du fruit de tous ceux qui, sur la terre, professent le nom de son Fils – ce Fils en qui Il trouve tellement son plaisir. Lui seul sait si cette déclaration est réelle ou une prétention. Si elle est réelle et non pas simulée, Il cherche à stimuler la production de toujours plus de fruit. Quand Il voit qu’il y a quelque fruit, Il se sert de sa soigneuse habileté comme un cultivateur pour nettoyer une telle branche, pour la rendre plus fertile.
Nous ne sommes pas non plus laissés dans l’ignorance au sujet de ce qui constitue le fruit : « le fruit de l’Esprit est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi » (Gal. 5. 22 et 23).
Soyons donc clairs à ce sujet : Le Seigneur, ici, ne parle pas du salut ou de la vie éternelle. Il désire que ses disciples qu’Il laisse sur la terre pendant qu’Il retourne à son Père, assument leur responsabilité de reproduire ses propres traits moraux. Nous-mêmes, comme eux, avons cette capacité, cette responsabilité, et le privilège de porter du fruit en restant continuellement en communion avec Lui.
D’après the Lord is near juillet 1988
« Tu feras sur ses bords des grenades de bleu, de pourpre, et d’écarlate, tout autour, et des clochettes d’or entre elles, tout autour » Exode 28. 33.
LE TÉMOIGNAGE DU CROYANT
Ce verset nous dit que les clochettes étaient en or, et que les grenades étaient de bleu, de pourpre, et d’écarlate. L’or parle des choses divines, et les clochettes d’or font retentir devant l’homme le témoignage divin de l’œuvre du Saint Esprit en nous. Les grenades, en même temps, sont une preuve du témoignage, chaque couleur indiquant le fruit.
Le bleu des grenades représentait le fruit d’un caractère céleste, le bleu étant la couleur principale dans le tabernacle. Cela convenait au sacrificateur saint qui entrait dans la présence de Dieu, au-delà du voile, avec du fruit pour Lui – c’est-à-dire « le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Héb. 13. 15), « des sacrifices spirituels » (1 Pier. 2. 5). Pour nous, cela parle d’adoration.
La pourpre des grenades dépeint le fruit royal, nous rappelant le Roi qui portait un vêtement de pourpre et la couronne d’épines. Le sacrificateur royal sortait de la présence de Dieu avec quelque chose de Lui. Nous devons annoncer les vertus de Christ dans ce monde (cf. 1 Pier. 2. 9).
L’écarlate des grenades peut nous rappeler le caractère terrestre de notre Seigneur, montré alors qu’Il marchait devant les hommes. De même, notre fruit écarlate provient de son Saint Esprit qui habite en nous et produit ce fruit, qui est « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi » (Gal. 5. 22 et 23).
D’après the Lord is near juillet 1988
« Tire-moi : nous courrons après toi. – Le roi m’a amenée dans ses chambres. – Nous nous égaierons, et nous nous réjouirons en toi » Cantiques des cantiques 1. 4.
ATTIRÉS VERS LUI POUR LE SUIVRE
L’enfant de Dieu, parce qu’il possède une vie nouvelle en Christ, a des désirs nouveaux et des capacités nouvelles. Cependant la chair est faible, et il a besoin d’être tiré par le Seigneur Jésus Lui-même pour pouvoir jouir de la douceur et de la bénédiction de sa présence. Ce n’est pas une action automatique, mais qui exige un exercice de cœur et d’âme dans la prière, pour la douce action du Seigneur Lui-même, qui nous amène dans la communion avec Lui.
Les résultats de cela sont pleins d’intérêt : « Nous courrons après toi ». Être tiré est très personnel, mais les autres, maintenant, sont inclus dans l’heureux empressement à Le suivre. Quelle influence précieuse nous aurons sur d’autres si nous sommes vraiment attirés au Seigneur ! Car eux aussi seront encouragés à Le suivre de tout leur cœur.
Le pronom personnel est à nouveau employé : « Le roi m’a amenée dans ses chambres ». La communion secrète du cœur avec Lui, dans le sanctuaire de sa propre présence, est certainement ce que chaque croyant devrait désirer et cultiver profondément. Rien ne peut remplacer le fait d’être seul avec Lui.
Mais nous nous réjouissons aussi d’en voir d’autres entrer dans tout ce qu’ils peuvent de la bénédiction de la Personne de Christ. En conséquence : « Nous nous égaierons, et nous nous réjouirons en toi ». Cela ne nous encourage-t-il pas beaucoup quant au privilège de nous souvenir du Seigneur dans la fraction du pain avec ses chers croyants ? Être d’abord seul avec le Seigneur est précieux mais ensuite, un cœur élargi qui inclue d’autres croyants est aussi quelque chose de profondément précieux. Dans ce cas-là nous ne disons plus « Je » dans la prière ou l’action de grâces, mais « Nous ». Jouissons-nous tellement de la communion avec le Seigneur que nous en encourageons d’autres à Le suivre et à L’adorer ?
D’après the Lord is near juillet 1988 (L.M. Grant)