Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
Lorsque j’étais une jeune fille, j’avais un grand désir de me consacrer au service du Seigneur dans la mission parmi les incrédules ; mais de nombreuses difficultés m’empêchèrent de mettre ce projet à exécution. Les années passèrent ; je quittai ma patrie et vins m’établir sur le littoral du Pacifique, en Californie. La vie était rude dans le district minier que j’habitais avec mon mari et mes deux petits garçons. J’entendis parler d’un homme qui se mourait de la poitrine dans les montagnes à huit kilomètres de notre demeure.
Il est si dépravé, ajoutait-on, que personne ne peut rester auprès de lui ; les hommes placent la nourriture à ses côtés et le laissent pendant vingt-quatre heures. Un de ces jours on le trouvera mort dans sa hutte ; le plus tôt sera le mieux ; certainement un être pareil n’a jamais eu d’âme !
Ce récit me hanta, tandis que je vaquais à mon ménage, et pendant trois jours je cherchai quelqu’un qui veuille bien aller voir le malheureux et le soigner. Je ne rencontrai partout qu’indifférence ou répulsion ouverte. Enfin, la pensée me vint : Pourquoi n’y vas-tu pas toi-même ? Voilà du travail de mission pour toi !
Je ne dirai pas ici combien je pesai le pour et le contre avant de me décider. À quoi bon un tel effort ? et puis, tout au fond de mon cœur, je craignais de me trouver en présence d’un tel homme. Ce n’était pas là l’œuvre dont j’avais rêvée. Pourtant un jour je me mis en route ; je m’engageai dans la montagne et trouvai la demeure que je cherchais : une hutte de boue. Elle ne contenait qu’une seule chambre. La porte en était ouverte et, dans un des coins de l’appartement, gisant sur de la paille et de vieilles couvertures sales, je découvris le mourant. Le péché avait laissé d’effrayantes traces sur son visage décharné et, si je n’avais pas su qu’il ne pouvait bouger, j’aurais pris la fuite. Apercevant mon ombre sur le sol, il leva les yeux et me salua d’un jurement épouvantable. Je fis un pas en avant, ce qui provoqua une nouvelle imprécation.
Je dis : – Ne parlez pas ainsi, mon ami.
– Je ne suis pas votre ami. Je n’ai pas d’ami, répondit-il.
– Eh bien ! je veux être une amie pour vous et…
Mais une avalanche d’injures me coupa la parole.
Je lui tendis de loin les fruits que j’avais apportés et, reculant jusqu’à la porte, je lui demandai s’il se souvenait de sa mère, espérant ainsi faire vibrer une corde dans ce cœur endurci. Une malédiction fut la réponse que je reçus. Je lui demandai s’il avait eu une femme ; il la maudit aussi. Je parlai de Dieu et il blasphéma son nom. J’essayai de dire quelque chose de Jésus et de sa mort pour nous ; il m’arrêta en jurant.
– Ce n’est qu’un mensonge, tonna-t-il ; aucun homme n’est jamais mort pour un autre.
Je m’en allai découragée. Je me disais : Je savais bien que c’était inutile. J’y retournai le lendemain, puis régulièrement chaque jour pendant deux semaines entières. L’homme montra moins de gratitude que ne l’aurait fait un chien. Enfin, je me dis : Je ne veux plus le voir.
Ce soir-là, comme je mettais mes petits garçons au lit, je ne priai pas comme d’habitude pour le pauvre mineur. Mon petit Charlie le remarqua.
– Maman, tu n’as pas prié pour le vilain méchant homme dans la montagne ?
– Non, répondis-je avec un soupir.
– Ne veux-tu plus t’occuper de lui, maman ?
– Non, répondis-je encore.
– Dieu ne veut-il plus s’occuper de lui non plus, maman ? insista l’enfant.
Et je ne sus que répondre.
Cette nuit-là je ne pus dormir. Cet homme se meurt dans ses péchés et personne ne s’inquiète de lui. Je me levai et m’en allai dans une autre chambre pour prier ; mais à peine étais-je à genoux que je me sentis accablée en réalisant combien peu jusqu’alors j’avais compris ce qu’est la prière. Je n’avais pas eu de foi ; mon cœur n’avait pas été engagé dans la chose. Je n’avais pas demandé cette âme à Dieu. Oh ! quelle absurdité que mon zèle de missionnaire ! Dans mon angoisse je m’écriai : Seigneur, je t’en supplie, fais-moi comprendre pour un instant la valeur d’une âme. Chrétiens qui lisez ces lignes, avez-vous jamais prononcé cette même prière ? Ne la prononcez jamais à moins que vous ne soyez prêts à renoncer à vos aises et à vos plaisirs égoïstes, car, lorsque Dieu vous aura répondu, la vie aura pour vous un tout autre aspect qu’auparavant. Je restai à genoux jusqu’à ce que la croix du Calvaire devînt une réalité pour moi. Je ne puis décrire ces heures solennelles. Elles s’écoulèrent sans que je pense à en compter le nombre ; mais cette nuit-là j’appris ce que j’avais ignoré jusqu’alors, ce que c’est que d’être en travail pour une âme.
Cette nuit-là, je vis mon Sauveur comme je ne l’avais jamais vu auparavant. J’attendis à genoux, jusqu’à ce qu’il m’ait répondu. Lorsque je rentrai dans ma chambre, mon mari me dit :
– Eh bien ! et ton mineur ?
– Il sera sauvé, répondis-je.
– Comment y arriveras-tu ?
– C’est le Seigneur qui le fera, et je ne sais s’il aura besoin de moi ou non.
Le lendemain m’apporta une leçon que je n’avais jamais apprise auparavant quant à ce que doit être le travail d’un chrétien. Les jours précédents j’avais attendu l’après-midi pour faire ma visite. Mon ouvrage était alors terminé, la chaleur moins grande ; j’avais le loisir de changer de costume et de mettre mes gants. Ce jour-là, dès que mes petits garçons furent partis pour l’école, sans attendre la fraîcheur et sans mettre mes gants, oubliant même mon ménage, je me trouvai sur le chemin de la montagne non pour aller voir ce misérable vaurien, mais pour gagner une âme. Je pensais que l’homme pouvait mourir. Une âme humaine se trouvait en jeu et je me hâtais. Sur mon chemin, une femme sortit d’une chaumière.
– Je vous accompagnerai, dit-elle, j’ai à faire dans la montagne.
Je ne souhaitais pas de compagnie, mais ce petit fait me fut une nouvelle leçon. Dieu arrangeait les choses mieux que moi. La femme avait une fillette avec elle. Arrivées devant la hutte, elle me dit :
– Je vous attendrai ici, dépêchez-vous, n’est-ce pas ?
Je ne saurais dire à quoi je m’attendais ; en tous cas, l’homme m’accueillit par une bordée d’invectives ; mais sa grossièreté ne me blessa pas comme auparavant. Christ se trouvait entre moi et le blasphémateur. Je pouvais supporter ce qui le frappait Lui. Tandis que je changeais l’eau de la cuvette et m’occupais de détails auxquels le malade avait l’habitude de me voir vaquer, sans pour cela m’adresser le moindre remerciement, un éclat de rire de la fillette pénétra gaîment dans la case obscure.
– Qu’est-ce que c’est ? demanda vivement l’homme.
– C’est une petite fille qui m’attend là dehors, expliquai-je.
– Cela vous ennuierait-il de la faire entrer ? continua le mineur d’un ton tout différent de celui auquel j’étais accoutumée.
M’avançant sur le pas de porte, je fis un signe à l’enfant ; puis, la prenant par la main, je lui dis :
– Mamie, viens dire bonjour au pauvre homme malade.
Elle recula en voyant la figure rébarbative de l’homme.
– Z’ai peur, fit-elle.
Je la rassurai. – Le pauvre homme a bien mal, il ne peut pas bouger ; il voudrait te voir.
Elle semblait un ange, avec sa figure épanouie et ses yeux bleus agrandis par la pitié et un reste de frayeur peut-être. Dans sa menotte potelée elle tenait des fleurs qu’elle venait de cueillir.
Sans hésiter, elle alla jusqu’au lit et se pencha vers le malade.
– Pauvre homme, ze suis triste que tu aies mal. Veux-tu mes fleurs, dis ?
Il posa sa forte main osseuse sur le bras tout rond de la petite et de grosses larmes remplirent ses yeux.
– J’avais une fois une petite fille, dit-il ; et elle est morte. Son nom était Mamie. Elle m’aimait. Personne ne m’a aimé à part elle. J’aurais été un autre homme si elle n’était pas morte. Depuis qu’elle est partie, je déteste tout le monde.
Je compris immédiatement que je tenais la clef du cœur de cet homme. Forte de mes heures passées en prières, je lui dis :
– Quand je vous ai parlé de votre mère et de votre femme, vous les avez maudites. Je sais maintenant qu’elles étaient de mauvaises femmes ; vous n’auriez pas maudit une bonne mère.
– Une bonne mère ! gémit-il ; oh ! vous ne savez rien de ces sortes de femmes ; vous ne savez pas ce qu’elles étaient toutes deux.
– Eh bien ! si votre fillette avait vécu et avait été élevée par elles, n’aurait-elle pas pris le même chemin ? Auriez-vous désiré cela pour elle ?
Une telle pensée ne l’avait jamais abordé. Ses yeux devinrent fixes pendant plusieurs secondes, puis, lorsqu’ils revinrent chercher les miens, l’homme s’écria :
– Non, jamais. Je l’aurais plutôt tuée. Je suis content qu’elle soit morte !
Prenant sa main brûlante dans la mienne, je lui parlai doucement.
– Notre bon Sauveur n’a pas voulu qu’elle soit comme les autres. Il l’aimait mieux que vous ne l’aimiez vous-même. Ainsi il l’a reprise et il la garde tout près de Lui. Elle est là-haut avec Jésus. Jésus vous attend. Ne voudriez-vous pas la revoir ?
– Oh ! s’exclama-t-il avec une énergie soudaine, je consentirais à souffrir mille fois, si ainsi je pouvais revoir ma petite Mamie.
Amis, vous connaissez l’histoire bénie que j’eus alors à raconter. Le pauvre visage décharné devint pâle comme la cire tandis que je parlais, et l’homme agitait ses bras au-dessus de sa tête, comme si son angoisse dépassait ce qu’il pouvait supporter. Deux ou trois fois un véritable râle s’échappa de sa poitrine. Je crus qu’il allait expirer. Puis soudain, rassemblant ses forces, il saisit mon bras avec une énergie presque féroce et réussit à articuler :
– Que disiez-vous l’autre jour, de parler à quelqu’un qu’on ne voit pas ?
– C’est la prière, répondis-je ; je dis au Seigneur ce dont j’ai besoin.
– Priez maintenant, femme, priez vite. Dites-lui ce qui me manque, dites-lui que je veux revoir ma fillette ; dites-lui tout, tout.
Je pris dans les miennes les mains de l’enfant et je les plaçai sur les mains tremblantes du mourant. Puis me mettant à genoux, ayant la petite devant moi, je lui dis de prier pour l’homme qui avait perdu sa Mamie et qui désirait si fort la revoir. Alors l’enfant dit tout bas, mais assez distinctement pourtant pour que chaque parole arrivât à l’oreille du pauvre père :
– Seigneur Jésus, cet homme est malade. Il a perdu sa petite fille et il aimerait tant la revoir. Ze suis triste pour lui et lui il est très triste aussi. Veux-tu l’aider, Seigneur Jésus ? S’il te plaît, aide-le. Amen.
Un grand silence se fit. Mamie, tout impressionnée par ce qu’elle venait de voir, s’échappa doucement. Il me semblait que je voyais le Seigneur tout près de nous ; je sentais sa présence qui nous environnait. Bientôt l’homme se mit à dire :
– Parlez-lui encore, dites-lui tout, tout ; mais, oh ! vous ne savez pas tout.
Et alors ses lèvres s’ouvrirent et il fit une confession de sa vie, telle que je n’aurais pu en supporter l’horreur, si je n’avais pas réalisé que le Seigneur était là, écoutant, lui aussi. Peu à peu le pauvre homme comprit. Il vit que le Sauveur l’attendait et l’amour divin brisa ce cœur endurci. Ce fut le troisième jour que cette âme fatiguée et chargée se détourna de tout le reste et vint se réfugier auprès de Celui qui est puissant pour sauver, de Celui qui est mort pour moi.
Il vécut encore quelques semaines, comme si Dieu avait voulu nous donner la preuve du changement qui s’était opéré en lui. Son grand désir était de faire connaître à d’autres ce grand salut et un jour il fit venir dans sa hutte les mineurs des environs. La chambre était remplie d’hommes accourus de toutes parts.
Il leur parla de la croix.
– Camarades, disait-il, mettez-vous à genoux ; nous voulons vous parler de Celui qui est mort pour moi.
Sa voix était faible, son souffle haletant, son langage grossier ; mais qui dira le pouvoir de ses paroles ?
– Camarades, suppliait-il, ne pouvez-vous pas l’aimer ? Il veut vous laver de tous vos péchés dans son sang, comme il l’a fait pour moi.
À quelques jours de là, je discernai sur son visage une expression qui me montra que la fin approchait. Je dus le quitter.
– Que faut-il vous dire ce soir, Jack ? demandai-je.
– Seulement bonsoir, répondit-il, et au revoir, là-haut.
Le lendemain, la porte de la hutte était fermée, et je trouvai deux des mineurs assis silencieusement à côté d’une planche posée sur deux escabeaux. Ils déplacèrent le linceul grossier et je vis la figure de Jack, calme, paisible, revêtue d’une noblesse toute nouvelle, revenue à l’image de Dieu.
– Si seulement vous l’aviez vu quand il est parti ! dirent les hommes.
– Racontez-moi tout.
Eh bien ! vers minuit, il s’est mis à sourire et il nous a dit : – Je m’en vais, camarades. Dites à la dame que je vais rejoindre Mamie ; dites-lui que je vais voir Celui qui est mort pour moi ! Alors le souffle lui a manqué et il n’a plus bougé.
À genoux auprès de la dépouille mortelle de celui qui n’était plus « le pauvre Jack, » mes mains tenant les mains glacées qui avaient été teintes de sang humain, je suppliai le Seigneur de me faire comprendre de plus en plus quel est le prix d’une âme et d’entrer toujours davantage dans la pensée de Christ « qui ne veut pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pier. 3. 9).
Chers amis, aujourd’hui je vous transmets des poésies chrétiennes trouvées par-ci, par-là, collectées depuis mon adolescence, en espérant qu’elles vous feront du bien à l’âme. Avec mon affection et mon respect, Marco.
TA VOLONTÉ SOIT FAITE
Père, pendant qu’au loin ton enfant doit rester
Dans ce triste désert, fais que je me soumette,
Et que j’apprenne à dire et même à répéter :
Ta volonté soit faite.
Si triste soit mon lot, si rude le chemin,
Fais-moi rester tranquille en ta sûre retraite,
Répétant en silence, ô Dieu, ce mot divin :
Ta volonté soit faite !
Quoi donc ! Si je soupire et gémis en mon cœur,
Portant souvent tout seul ma blessure secrète,
Ne redirai-je pas, soumis en ma douleur :
Ta volonté soit faite ?
Et si tu trouvais bon de me reprendre un jour
Le plus cher des trésors que ton amour me prête,
Puissé-je, tout meurtri, te le rendre à mon tour :
Ta volonté soit faite !
Que mon cœur défaillant s’appuie alors sur toi,
Sur ton suprême amour, ta grâce toujours prête,
Et tiens fixé là-haut, le regard de ma foi :
Ta volonté soit faite !
Ah ! soumets donc et change, ô Dieu, ma volonté,
La liant à la tienne, agréable et parfaite,
Et brise tout obstacle à dire en vérité :
Ta volonté soit faite !
LE REPOS
Il est un doux repos, dans l’insondable grâce
Qui fut manifestée en toi, divin Sauveur,
Et tout cœur travaillé, toute âme triste et lasse
Goûte, en venant à toi, l’ineffable bonheur.
Quel repos, ô Seigneur, dans ton amour si tendre
Qui nous a précédés au sentier de la foi !
Tu connais notre peine et tu peux la comprendre,
Tout en nous réservant une place avec toi.
Quel repos nous trouvons, même dans la souffrance,
À penser que pour nous a souffert ton amour !
Tu demeures des tiens l’entière délivrance.
Tu consoles leur cœur, ici-bas, chaque jour.
Quel repos quand, prenant sur nous ton joug facile,
Peu d’hommes ont eu le privilège de posséder, comme Pascal, à leur degré de perfection possible, les trois plus nobles puissances de l’homme : l’intelligence, la conscience, le cœur. Il fut, en effet, un mathématicien et un physicien de génie, un des écrivains les plus merveilleux de la littérature française et presque le créateur de la belle et grande prose du 17ème siècle, un des penseurs les plus profonds, enfin un des chrétiens les plus ardents et les plus sanctifiés qui aient jamais vécu. Nous ne nous occuperons ici que du chrétien.
Blaise Pascal est né le 19 juin 1623, à Clermont-Ferrand, d’une vieille famille d’Auvergne. Son père, Étienne Pascal, y occupait une charge en vue : il était « conseiller élu pour le roi en l’élection de Bas-Auvergne ». Il eut quatre enfants, dont trois vécurent ; c’était, outre Blaise, Gilberte, née en 1620, connue sous le nom de Mme Périer, et Jacqueline, née en 1625. Leur mère était une femme pieuse et d’un esprit fort distingué : elle mourut, alors que Blaise n’avait que trois ans. Cependant à ce dernier l’influence féminine ne manqua pas complètement : une affection, toujours plus étroite et plus profonde, l’unit à ses sœurs.
Étienne Pascal, d’ailleurs, était un père admirable, qui s’efforça de remplacer, autant qu’il lui fut possible, la mère qui n’était plus. Voulant se consacrer entièrement à l’éducation de ses enfants, en particulier de son fils, chez qui il découvrait de jour en jour une intelligence peu ordinaire, il quitta sa charge et alla se fixer à Paris. On connaît le génie précoce de l’auteur des Pensées. À Paris, qui, alors comme de nos jours, était la capitale intellectuelle de la France, ce génie se développa avec une rapidité surprenante. Tout jeune encore, Blaise discutait avec le plus grand mathématicien et philosophe de son temps : Descartes. À seize ans, il publiait son Essai pour les Coniques et, à dix-huit ans, il inventait la machine à calculer.
Comme on le voit, sa préoccupation principale, dans cette première partie de sa vie, était la science. Quant à la religion, il ne la méprisait certes pas. Au contraire, dans le cercle de savants qu’il fréquentait, on était généralement respectueux des choses religieuses. Pascal allait même plus loin que le simple respect. Comme son père, il plaçait l’objet de la religion au-dessus de la raison humaine. Sa foi était sincère ; mais, comme celle de son père, elle avait un caractère intellectuel et s’alliait volontiers avec l’amour du monde.
Tel était l’état religieux de Pascal, quand, en janvier 1646, son père fut mis en relation avec des gentilshommes pieux, qui, attristés de ce mélange de christianisme et de mondanité, l’engagèrent ainsi que ses enfants à lire les œuvres des Jansénistes. On appelle de ce nom un groupe de catholiques nourris des écrits de l’apôtre Paul et de St. Augustin, et d’une morale austère. Ils enseignaient la corruption foncière de l’homme, et que la conversion ne consiste pas en la superposition, pour ainsi dire, d’une vie nouvelle à l’ancienne, mais en un changement complet du cœur que la grâce seule de Dieu peut opérer. Il y avait, dans le raisonnement de ces Jansénistes une logique qui attira et prit le mathématicien Pascal. Il adhéra à cette doctrine. Il comprenait maintenant la nécessité de séparer la vie chrétienne de la vie mondaine. C’est ce qu’on est convenu d’appeler la première conversion de Pascal. Par son moyen, son père puis ses deux sœurs et M. Périer, le mari de Gilberte, furent gagnés au jansénisme. Mais il faut ajouter que, si Pascal a fait un pas en avant dans la connaissance du christianisme, c’est bien plus son intelligence que son cœur qui a été illuminée.
Cependant les maladies dont il souffrait depuis des années, s’aggravaient : il avait le bas du corps presque paralysé et il ne pouvait guère marcher sans béquilles. Les médecins lui proposèrent les divertissements du monde. Pascal obéit. Il ne faut pas croire qu’il devint dissolu : sa vie fut pure de tous les écarts grossiers que condamne la religion ou même la morale. Mais son cœur, attiré par les attraits délicieux du monde, s’y attacha de liens toujours plus nombreux et plus vivaces. Il fréquenta même assidûment les libertins qui étaient, à cette époque, à peu près ce que sont de nos jours les libres-penseurs.
À côté de cette vie extérieure, la vie de l’esprit n’en continuait pas moins : Pascal lit beaucoup les philosophes, surtout les sceptiques, Montaigne en particulier. Captivé par le spectacle de la vie, par le jeu tour à tour comique et tragique du cœur humain, ébloui par les spéculations et les prétentions de la raison, il s’éloigne du christianisme, et l’homme devient, comme on dit en langage philosophique, « son principe et sa fin ».
Mais Pascal était d’une nature trop profonde pour ne pas s’apercevoir bientôt de la vanité et de l’incertitude de toutes les choses humaines. Dès la fin de l’année 1653, c’est-à-dire quatre ans après le moment où il avait commencé de demander au monde les distractions qu’on croyait nécessaires à sa santé, il se sent envahi d’un vague dégoût. Si séduisant que soit le spectacle de la vie, il ne suffit pas à satisfaire son cœur ; et son intelligence, elle aussi, souffre de voir qu’à toutes les explications des philosophes manque le caractère de la certitude et de l’évidence. D’ailleurs, la mort ne vient-elle pas brutalement anéantir les aspirations du cœur et les recherches de la raison ? Pascal ne peut plus croire désormais à la grandeur de l’homme : tout en lui, au contraire, lui apparaît petit et incertain.
Que faire donc, puisque les appuis humains à quoi il pensait s’accrocher se dérobent tous ? Retourner à Dieu : voilà ce qu’il sent qu’il faut faire. Mais le peut-il ? Son cœur a été pris aux enchantements du monde, et, par une contradiction étrange, mais si humaine, quoiqu’ils ne lui donnent pas le bonheur après quoi il aspire, il en demeure invinciblement l’esclave ! Dieu seul peut donc l’arracher à ces toutes puissantes séductions. Pascal arrive même à voir dans cet immense dégoût qui le remplit toujours plus, une preuve du désir du divin Pasteur de le ramener à Lui, brebis égarée et angoissée ! Et s’il ne peut lui-même se convertir, du moins peut-il se lever et marcher au-devant de la voix qui l’appelle, encore lointaine. C’est ce qu’il essaye de faire, encouragé et aidé des conseils de sa très pieuse sœur Jacqueline. Sur ces entrefaites, il entendit un sermon d’un janséniste, Singlin, « sur la nécessité de se donner tout entier à Dieu », sermon qui acheva de l’ébranler. Enfin, dans la nuit mémorable du 23 novembre 1654, il eut une extase dans laquelle il entendit Dieu lui parler.
C’est un moment solennel et dont il faut que l’on ait goûté l’amertume pour que la conversion soit définitive, que celui où une âme, pénétrée et abreuvée du sentiment de sa misère infinie et de son incurable péché, se jette, désespérée, au pied de la croix du Calvaire. Dans le silence de la prostration, parmi les larmes douloureuses du repentir, elle sent les bras du divin Crucifié la prendre, l’attirer à sa hauteur, à la hauteur de sa sainteté et de son amour, et la serrer sur son cœur dans d’ineffables étreintes. Si nous ne pouvons pas descendre jusqu’au fond de ce drame, du moins pouvons-nous avoir quelque idée de l’importance qu’il eut pour Pascal : il nous en a conservé le souvenir dans des paroles de feu, dont voici quelques-unes :
« Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, non des philosophes et des savants.
Certitude. Certitude. Sentiment. Joie. Paix. Dieu de Jésus-Christ.
Oubli du monde et de tout, hormis Dieu.
Il ne se trouve que par les voies enseignées dans l’Évangile.
Joie, joie, joie, pleurs de joie ».
Maintenant Pascal est conquis ; maintenant il appartient à Dieu. Et désormais va commencer cette vie de sanctification quotidienne qui fit de lui l’un des chrétiens les plus admirables qui aient jamais été.
À peine converti, il eut à défendre les Jansénistes de France, ses amis, contre les attaques d’autres croyants ; et il le fit avec une éloquence dont on n’avait pas encore vu la pareille – si ce n’est dans l’antiquité grecque et romaine. Ses Lettres Provinciales sont demeurées l’un des modèles et l’un des chefs-d’œuvre les plus purs de la prose française. Non content de son rôle de défenseur, il se fit accusateur ; et, la tirant des gros in-folio latins qui la cachaient, il étala devant le grand public l’immense laideur de cette morale facile, attrayante, flattant la faiblesse et les vices de l’homme, monstrueuse parfois, même dans ses concessions qui, sous prétexte d’attirer à Dieu un plus grand nombre de pécheurs, essayaient d’adoucir et de rendre plus traitable, si douce pour ainsi dire, l’austérité sublime du christianisme.
Mais l’activité chrétienne de Pascal ne se borna pas à cela. Effrayé et attristé du progrès de l’incrédulité, il méditait d’écrire une apologie du christianisme, qu’il n’eut pas le temps de composer et dont il nous reste les immortels fragments connus sous le nom de Pensées. Nous ne pouvons nous étendre ici sur ce livre incomplet et pourtant merveilleux. Qu’il nous suffise de rappeler que Pascal y montre la complète déchéance de l’homme, et comment toutes les religions ne peuvent y remédier. Seule la personne de Christ, par la rédemption, a apporté à cet esclave du péché le seul moyen de s’en délivrer. Les Pensées, par la profondeur du raisonnement et par une étonnante connaissance du cœur humain, – pour ne rien dire des qualités du style – ont rangé leur auteur parmi les penseurs les plus géniaux de tous les temps.
La grandeur de sa vie chrétienne dépasse encore celle de sa pensée et de ses œuvres. Aucun croyant n’a connut et pratiqué l’abnégation comme Pascal. Accablé de plusieurs maladies à la fois, bien loin de penser à soi, il ne songeait qu’au bien des autres. Il faut lire dans la touchante biographie que nous a laissée sa sœur, Mme Périer, jusqu’à quel point il pouvait s’oublier. Qu’on nous permette de citer le fait suivant. « Il avait chez lui, dit Mme Périer, un homme avec sa femme et tout son ménage, à qui il avait donné une chambre et à qui il fournissait du bois, tout cela par charité… Cet homme avait un fils, qui, étant tombé malade, en ce temps-là, de la petite vérole, mon frère qui avait besoin de mon aide eut peur que je n’aie de l’appréhension d’aller chez lui à cause de mes enfants. Cela l’obligea à penser de se séparer de ce malade ; mais, comme il craignait qu’il ne fût en danger si on le transportait en cet état hors de sa maison, il préféra en sortir lui-même, quoiqu’il fût déjà fort mal, disant : « Il y a moins de danger pour moi dans ce changement de demeure : c’est pourquoi il faut que ce soit moi qui quitte ».
Pénétré de son intime misère, il n’aimait pas qu’on s’attache à lui : « Je tromperais, disait-il, ceux à qui j’en ferais naître le désir ; car je ne suis la fin de personne et n’ai pas de quoi les satisfaire »…
À mesure qu’il avance, il vit toujours plus près de Christ, dans une communion toujours plus intense avec son Sauveur : de là sa force. Preuve en est le Mystère de Jésus, qui contient quelques-unes des pensées les plus profondes et les plus « vécues, » pour ainsi dire, qu’on ait écrites sur le Christ :
« Jésus est seul sur la terre, non seulement qui ressente et partage sa peine, mais qui la sache : le ciel et lui sont seuls dans cette connaissance…
Il ne prie qu’une fois que la coupe passe – et encore avec soumission -, et deux fois qu’elle vienne s’il le faut…
Jésus s’arrache d’avec ses disciples pour entrer dans l’agonie ; il faut s’arracher de ses plus proches et des plus intimes pour l’imiter…
Console-toi, tu ne me chercherais pas, si tu ne m’avais trouvé.
Je pensais à toi dans mon agonie, j’ai versé de telles gouttes de sang pour toi.
C’est mon affaire que ta conversion ; ne crains pas, et prie avec confiance comme pour moi…
Les médecins ne te guériront pas, car tu mourras à la fin. Mais c’est moi qui guéris et rends le corps immortel.
Je t’aime plus ardemment que tu n’as aimé tes souillures.
Qu’à moi en soit la gloire, et non à toi, ver et terre ».
Il faut lire tout le morceau : nous n’en pouvons citer ici que des pensées détachées.
L’amour de Pascal pour son Sauveur éclate, enfin, dans sa mort elle-même, qui fut admirable de foi candide et profonde. Une nuit, après une violente convulsion où l’on crut qu’il avait succombé, il revint à lui et, nous dit sa sœur, Mme Périer, il parla « des principaux mystères de la foi » en disant d’une voix distincte : « Je crois tout cela et de tout mon cœur ». Sa joie était si forte qu’il « en versait des larmes. » Peu après « les convulsions le reprirent – nous empruntons ceci encore au récit de Mme Périer – elles durèrent jusqu’à sa mort, qui fut vingt-quatre heures après, le dix-neuvième d’août 1662, à une heure du matin, âgé de trente-neuf ans et deux mois ».
Il y a bien des années, à Nantes, un pasteur donnait une Bible à un mendiant. Ce mendiant savait lire. J’ai là, se dit-il, un moyen d’ajouter à mes maigres ressources. Je vais lire dans ce livre à tous ceux qui voudront me payer pour cette lecture.
Un jour, il s’arrêta devant l’échoppe d’un vieux sabotier, et lui demanda l’aumône.
Vous me demandez la charité ! s’écria l’autre, mais je suis tout aussi pauvre que vous !
– Si vous ne voulez pas me faire l’aumône, donnez-moi un sou, et je vous lirai un chapitre de la Bible.
– Un chapitre de quoi ?
– De la Bible.
– Qu’est-ce que c’est que ce livre ? Je n’en ai jamais entendu parler.
– C’est un livre qui parle de Dieu.
Le vieux sabotier, curieux de connaître le contenu du livre, donna un sou au mendiant. Là-dessus, l’autre, s’asseyant sur un banc de pierre devant la maison, ouvrit la Bible au troisième chapitre de l’évangile selon Jean et commença à lire. Le vieillard écouta avec délices les paroles de grâce et de vérité qui avaient pour lui tout l’attrait d’une chose entièrement nouvelle. Il fut profondément impressionné par le récit de l’entrevue de Nicodème avec le Seigneur, et surtout par ces paroles que Luther a appelées une Bible en miniature : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle ». Au moment où la lecture se termina sur ces mots : « Qui croit au Fils a la vie éternelle, mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui », le vieillard qui, tout yeux tout oreilles, attendait la suite, s’écria :
– Continuez, continuez !
– Ah ! non, répliqua le mendiant, un chapitre pour un sou, pas davantage !
Un second sou fut vite offert, et alors le vieillard écouta, ravi, l’histoire de Jésus et de la Samaritaine. Lorsque, pour la première fois, il entendit ces paroles divines : « Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif, mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » : il éprouva quelque chose qu’il n’avait jamais éprouvé auparavant.
Bientôt le quatrième chapitre de Jean fut achevé, et le mendiant ne voulut pas lire davantage sans recevoir un autre sou.
L’autre était trop pauvre pour pouvoir continuer à donner ainsi des sous. Mais il pria le mendiant de lui dire où il avait trouvé ce livre merveilleux. Celui-ci répondit qu’un pasteur, à Nantes, le lui avait donné, et il continua son chemin.
Le livre était parti, mais les paroles entendues demeuraient dans le cœur du vieillard. Nuit et jour il se répétait : Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle ».
Quinze jours après, un matin, il se leva de bonne heure et dit à son fils de veiller sur l’échoppe, car lui-même allait à Nantes.
À Nantes, père ? tu n’y penses pas. C’est beaucoup trop loin pour toi. C’est plus de soixante kilomètres.
– Je sais, mais j’ai décidé d’aller à Nantes.
Tous les efforts pour le retenir furent vains. Il partit donc pour son long voyage, et finit par arriver. Il se mit à la recherche du pasteur qui avait un dépôt biblique et le trouva.
– Que voulez-vous ? lui demanda le pasteur en le voyant entrer.
– Monsieur, on m’a dit qu’on pouvait trouver chez vous un livre qui parle de Dieu.
– C’est une Bible que vous désirez ?
– Oui, Monsieur, c’est cela. Je voudrais en avoir une.
– De quel prix ?
– Prix ?
– Certainement, nous ne donnons pas de Bibles gratis.
– Eh bien, Monsieur, je ne puis pas en acheter. Un mendiant m’a dit que vous lui en aviez donné une, et je suis aussi pauvre que lui.
– Où habitez-vous donc, mon ami ?
Le visiteur nomma son village.
– Et comment êtes-vous venu ?
– À pied.
– Et comment retournerez-vous ?
– À pied.
– Quoi, à votre âge, vous avez accompli une marche de plus de 120 kilomètres pour vous procurer une Bible ?
– Oui, Monsieur, et je me considérerai comme amplement récompensé de ma peine si je puis en avoir une.
– S’il en est ainsi, je vous la donnerai, mais c’est la dernière que je donne. Quel format voulez-vous ? Grand format sans doute, avec gros caractère ? Vous savez lire, je suppose ?
– Non, je ne connais pas une seule lettre.
– Mais que ferez-vous d’une Bible si vous ne savez pas lire ?
– Oh ! Monsieur, ma fille sait lire, et il y a trois autres personnes dans notre village qui savent lire. Je vous supplie de me donner le livre.
Le pasteur lui donna la Bible. Le sabotier remercia de tout son cœur, et, plein de joie, emporta le volume. De retour dans son village, il invita les gens à venir chez lui le soir pour lire la Bible. Ceux qui savaient lire venaient à tour de rôle pour faire la lecture du livre à haute voix, et les autres écoutaient.
Le vieux sabotier, lui, écoutait avec la plus grande attention. Il se faisait répéter maint passage, pour le mémoriser. Ce n’est pas seulement son esprit qui retenait ces paroles. Elles pénétraient jusqu’au fond de son cœur et en faisaient vibrer les cordes les plus profondes.
Six mois après lui avoir donné la Bible, le pasteur le vit paraître de nouveau, non sans étonnement.
– Eh bien, mon vieil ami, lui dit-il, qu’est-ce qui vous amène encore si loin de chez vous ?
– Eh ! Monsieur, répondit le vieillard, j’ai fait fausse route, tout à fait fausse route.
– Qui vous a dit que vous aviez fait fausse route ?
– Le Livre, Monsieur. C’est la Bible qui le dit.
– Vraiment ? et que dit-elle ?
– Elle dit que je me suis trompé toute ma vie. Toute ma vie, moi, pauvre pécheur, j’ai prié la vierge Marie. Et je trouve dans le Livre qu’elle avait besoin d’un Sauveur tout autant que moi.
– Comment cela ?
– Eh bien, Monsieur, le Livre dit qu’elle se réjouissait en Dieu son Sauveur, en Dieu, son Sauveur. Donc elle avait besoin d’un Sauveur tout comme moi.
La conversation continua quelque temps encore. Frappé du trésor de connaissances accumulées par le pauvre sabotier, qui ne savait pas même lire, le pasteur se mit à le questionner d’une manière serrée et détaillée sur les principales vérités du christianisme. À chaque demande, le vieillard répondit par un passage de la Parole. Ainsi :
Question : Que savez-vous du Seigneur Jésus-Christ ?
Réponse : « La Parole devint chair, et habita au milieu de nous, et nous vîmes sa gloire, comme d’un Fils unique de la part du Père, pleine de grâce et de vérité » (Jean 1. 14.)
Question : Qu’avez-vous à dire de sa mort ? Réponse : « Le sang de Jésus-Christ son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7.)
Question : Quels sont les privilèges de ceux qui croient en Christ ?
Réponse : « Il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus (Rom. 8. 1).
Question : Qu’avez-vous à dire des devoirs de ceux qui croient en Jésus-Christ ?
Réponse : « Vous n’êtes pas à vous-mêmes ; car vous avez été achetés à prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (1 Cor. 6. 20.)
Quel beau témoignage nous avons là de la puissance de l’action du Saint-Esprit sur un cœur sincère ! Comme Samuel, ce brave vieillard avait dit : « Parle, Seigneur ! ton serviteur écoute » (1 Sam. 3. 9). La parole était tombée dans une bonne terre où le grain produit du fruit, « l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente » (Mat. 13. 23). L’œuvre de la conversion s’était opérée dans ce cœur honnête et bon. « J’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé » (Ps. 116. 10 ; 2 Cor. 4. 13), pouvait dire le vieux sabotier. Et c’est ainsi que, malgré toute son ignorance et sa faiblesse, il fut un témoin de la grâce de Dieu pendant les quelques jours qu’ils lui furent encore donné de passer ici-bas.
Il y a un peu plus de cent ans, quand les pirates infestaient les mers qui séparent l’Europe de l’Amérique, le brigantin Nancy fut poursuivi par le vaisseau anglais le Moineau qui le soupçonnait de se livrer au commerce illicite et à la piraterie. Mais quand on le prit, on ne put découvrir, parmi les papiers du bord aucune pièce compromettante. On songea donc à relâcher le brigantin, mais on décida pourtant de remettre la décision à ce sujet aux autorités de la Jamaïque, cette île se trouvant à proximité.
Pendant ce temps, le navire Abergavenny croisait dans les mêmes parages. Un jour, au large de Haïti, l’officier de quart aperçu le cadavre d’un taureau que des requins s’apprêtaient à dévorer. Il fit recueillir le cadavre du taureau et ainsi les matelots réussirent à capturer un des requins, remarquable par sa taille formidable. Quand on lui ouvrit le ventre, on y trouva une liasse de papiers, attachés ensemble avec une courroie. (Ces documents se voient encore aujourd’hui dans une vitrine du Musée de l’Institute of Kingston et la tête du requin dont il vient d’être question est conservée dans l’United Service Museum à Londres).
Or ces documents concernaient les faits et gestes d’un navire qui portait le nom de Nancy. Pensant qu’ils pourraient être utiles une fois ou l’autre, le capitaine les garda jusqu’à son arrivée à Kingston (Jamaïque), où il parvint au moment même où l’on discutait le cas de la Nancy. On peut se représenter la consternation du capitaine de ce navire et de l’équipage, quand, triomphants déjà à la perspective de leur acquittement, ils se trouvèrent tout à coup mis en présence des preuves indéniables de leur culpabilité, ces pièces qu’ils avaient jetées par-dessus bord quand le vaisseau de guerre les poursuivait et qu’ils croyaient enfouies dans les profondeurs de la mer.
Représentez-vous aussi, lecteur inconverti, quand des péchés, commis il y a longtemps et complètement oubliés, de même que des péchés cachés et non oubliés vous trouveront et vous confronteront. Cette pensée n’éveille-t-elle pas en vous le désir ardent de chercher un refuge auprès du Sauveur ? Les péchés de ceux qui auront mis en Lui leur confiance ne les confronteront plus jamais. Ils ne pèseront plus jamais sur eux. Non seulement Dieu les a pardonnés, mais Il a déclaré qu’il ne s’en souviendra plus. Ils ont été placés sur la personne de Christ. Lui il les a pris sur Lui-même volontairement et il en a répondu sous les coups de la colère de Dieu. Mais que reste-t-il pour ceux qui « négligent un si grand salut » ? La honte, le jugement, le courroux de Dieu, l’étang de feu et de soufre !
« Que votre cœur ne soit pas troublé… je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » Jean 14. 1 et 3.
Dès le début de l’histoire de l’humanité, le péché est entré dans le monde et n’a pas cessé de s’étendre. Les chrétiens savent que la Bible a prédit que mensonges, violence et dégradation morale se propageraient, jusqu’à atteindre leur point culminant pendant la période apocalyptique des jugements, qui suivra l’enlèvement des croyants loin de la terre.
Tout ce qui arrive dans le monde attriste les chrétiens, mais leur fait aussi comprendre que le retour du Seigneur Jésus est proche. Leur certitude se fonde sur les promesses du Seigneur Jésus contenues dans la Parole de Dieu : « Oui, je viens bientôt » (Apoc. 22. 20). À sa venue, les morts en Christ ressusciteront premièrement, puis les croyants encore en vie seront « enlevés ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air » (1 Thess. 4. 16 à 18). À la lumière de la Bible, les choses qui se passent dans le monde nous avertissent du retour imminent du Seigneur Jésus. Et nous, comme le dit l’apôtre Pierre, nous ferons bien d’être attentifs aux textes prophétiques, qui illuminent ce monde désolé comme « une lampe qui brille dans un lieu obscur » (2 Pier. 1. 19).
Mais Pierre nous parle aussi d’une autre lumière, celle de « l’Étoile du matin » (2 Pier. 1. 19). L’Étoile du matin, c’est Christ lorsqu’Il apparaîtra aux yeux des croyants. Nous ne le voyons pas encore, mais le moment de son apparition est proche, parce que « la nuit est très avancée et le jour s’est approché » (Rom. 13. 12). Chrétiens, voilà notre espérance céleste : Jésus le Sauveur. L’attendons-nous avec ferveur ?
Et vous, qui jusqu’à aujourd’hui avez refusé de croire en Jésus Christ, acceptez son invitation ! Venez à Lui pour être sauvé ! Ne tardez pas !
« Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2).
« Le Fils de l’homme n’a pas [de lieu] où reposer sa tête » Matthieu 8. 20.
« Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » Matthieu 11. 28.
Nous aspirons tous à la tranquillité et au repos. La société dans laquelle nous vivons est tellement frénétique ! Les engagements professionnels sont continuels et ils nous perturbent parfois. Il y a ensuite les préoccupations liées aux nécessités de notre famille : réussir à payer le loyer et les différentes charges, se procurer de la nourriture et des vêtements, s’occuper des travaux inachevés… À la fin, il ne reste plus de temps pour se reposer, sinon devant un écran…
Où trouver alors le temps d’un vrai repos pour nos âmes et nos cœurs ? Seul Jésus peut nous le donner. Lui, le Fils de Dieu n’a jamais eu de repos sur cette terre : Il faisait du bien à tous et n’a jamais cessé d’annoncer l’évangile, même quand Il était « fatigué du chemin » (Jean 4. 6). Il voulait aussi offrir un repos complet à l’homme. Prenant à part ses disciples, revenus de la mission qu’Il leur avait confiée, Il leur dit : « Vous-mêmes, venez à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu » (Marc 6. 31).
Le rythme de la vie nous a-t-il éloigné du Seigneur ? Nous a-t-il rendus crispés, amers ou malheureux ? Prenons chaque jour un peu de temps, loin de l’agitation générale, pour nous reposer près de Jésus, écouter sa voix, Lui parler de notre fatigue et de nos préoccupations. Il nous répondra, nous donnant son repos et sa paix profonde.
« Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif » Jean 14. 27.
Le jour avant sa crucifixion, Jésus passe ses derniers moments d’intimité avec ses disciples. Il les prépare à son départ proche et les console avec tendresse. Lors de ces adieux, Jésus prononce des paroles qui sont devenues précieuses aux chrétiens de tous les temps.
« Je vous laisse la paix » : Jésus anticipe les résultats de son œuvre à la croix. Les fautes de ceux qui croient en Lui sont expiées et pardonnées, Il a subi à leur place le jugement de Dieu contre le péché. Son sacrifice les réconcilie avec le Dieu qu’ils avaient offensé. Leur conscience est maintenant en paix. La Bible déclare : « Ayant donc été justifiés sur la base de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 1). Il a « fait la paix par le sang de sa croix » (Col. 1. 20). Son sang a été versé et Dieu a accepté son sacrifice.
– « Je vous donne ma paix » : Cette expression est plus intime et personnelle. « Ma paix », c’est celle que Jésus connaissait alors qu’Il vivait humblement comme homme sur la terre, à travers les circonstances diverses que les Évangiles nous relatent. Cette paix découlait de la pleine confiance qu’Il mettait en son Père.
Par la foi en Jésus, le croyant, lui aussi, connaît Dieu comme Père (Jean 1. 12). Il peut donc goûter la paix que Jésus donne, même à travers les difficultés de la vie. Ces prochaines semaines, nous considérerons quelques occasions où Jésus a manifesté la paix qu’il avait en Lui.
2. La parfaite soumission de Jésus
« Quand [ses parents] le virent (Jésus), ils furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : – Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Tu vois, ton père et moi nous te cherchions, très inquiets. Il leur dit : – Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux affaires de mon Père ? » Luc 2. 48 et 49.
Jésus a grandi dans l’humble famille de Joseph et Marie, à Nazareth. Alors qu’il avait douze ans, ses parents l’emmenèrent avec eux à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Au retour, ils marchèrent pendant toute une journée en pensant que Jésus était dans la foule des voyageurs. Lorsqu’ils s’aperçurent que Jésus n’était pas là, ils retournèrent à Jérusalem, très inquiets, et le cherchèrent pendant trois jours. Ils le découvrirent enfin, assis dans le temple, écoutant et interrogeant les docteurs religieux qui étaient là.
Quand ils le trouvèrent, sa mère l’interrogea. Mais Jésus resta calme. Il leur fit comprendre qu’ils auraient dû savoir qu’Il ne pouvait être que dans le temple, la maison de son Père. La conviction d’être là où Dieu, son Père, voulait qu’Il soit, donnait à Jésus, encore jeune garçon, une paix parfaite devant l’incompréhension de ses parents. Toutefois, Il rentra avec eux et leur était soumis.
Cette attitude paisible de Jésus dès sa jeunesse devrait être un exemple et un encouragement pour les enfants, même pour ceux qui se trouvent dans des familles où ils doivent faire face à l’incompréhension de leurs parents à cause de leur foi (évidemment, ce n’était pas le cas des parents de Jésus). Même si la situation est difficile, ils doivent rester paisibles et se confier en Dieu, et être soumis à leurs parents, en suivant ainsi le parfait exemple de Jésus.
3. La tentation au désert
« Alors le diable le transporte dans la ville sainte, et le place sur le sommet du temple, et lui dit : – Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, et ils te porteront sur [leurs] mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre. Jésus lui dit : – Il est encore écrit : Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu » Mat. 4. 5 à 7.
À l’âge d’environ trente ans, « Jésus fut emmené dans le désert par l’Esprit, pour être tenté par le diable » (Mat. 4. 1). Avant de commencer son service public, Il fut mis à l’épreuve.
Nos premiers parents, eux aussi, ont été tentés par le diable. Satan suscita en eux des convoitises : un arbre « bon à manger », « un plaisir pour les yeux », et « désirable pour rendre intelligent » (Gen. 3. 6). Mais Dieu avait interdit de manger de son fruit ; et eux, au lieu de Lui obéir, ont cédé à la tentation (v. 6 et 7). Pour atteindre son but, Satan avait déformé et même contredit la Parole de Dieu. Il avait menti à Adam et Ève en leur faisant croire que Dieu voulait les priver de bonheur. Il réussit même à les faire douter de Dieu et à Lui désobéir.
Jésus a Lui aussi affronté le tentateur. Pour Lui, la Parole de Dieu était l’autorité suprême. Il ne discute pas avec Satan, mais à chacune de ses attaques, il répond : « Il est écrit ». Satan en arrive même à citer la Parole de Dieu, mais d’une façon incomplète et en insinuant le doute ; et Jésus répond : « Il est encore écrit » (Mat. 4. 7). La Parole de Dieu est entièrement en Lui et Lui donne la paix et la victoire.
Le croyant aussi est tenté par Satan, qui cherche à le faire douter de Dieu et à succomber aux tentations de ce monde (1 Jean 2. 16). Satan est habile, il peut citer la Parole de Dieu en la déformant, ou en cherchant à nous faire vaciller en citant certains versets. Comme Jésus l’a fait, demeurons tranquilles, fondés sur la Parole de Dieu, qui est « vivante et permanente » (1 Pier. 1. 23) – devant laquelle Satan doit s’incliner !
4. Le calme dans la tempête
« Il se lève alors un grand tourbillon de vent, et les vagues se jetaient dans la barque, au point qu’elle se remplissait déjà. Lui, à la poupe, dormait sur un oreiller » Marc 4. 37 et 38.
« Alors qu’Hérode allait le faire comparaître, Pierre, cette nuit-là, dormait entre deux soldats, lié de deux chaînes ; des sentinelles, devant la porte, gardaient la prison » Act. 12. 6.
Un soir, Jésus monta dans une barque avec les disciples pour traverser un lac. Tout à coup une tempête se déchaîna et l’eau commença à remplir la barque. Les disciples, dont plusieurs d’entre eux étaient des pêcheurs expérimentés, étaient bouleversés. Mais Jésus dormait paisiblement à l’arrière de la barque. Sa confiance dans son Père est entière, rien ne peut la troubler. Les disciples, étonnés de le voir dormir ainsi, le réveillent et Lui reprochent son indifférence apparente. Alors Jésus se lève, fait taire le vent avec autorité, et la mer se calme. Quel contraste entre la sérénité de Jésus au milieu de la tempête, et la frayeur des disciples !
Chrétiens, nous rencontrons souvent des tempêtes dans notre vie. Alors, lorsque « l’eau commence à remplir la barque », l’angoisse peut nous envahir. Mais Jésus Lui-même, pour nous apaiser au milieu de la tourmente, veut nous donner sa paix, celle qu’Il a manifestée autrefois sur le lac de Tibériade.
L’apôtre Pierre, quelques années plus tard, sera un bel exemple de cela (Act. 12). Le roi Hérode venait de faire mettre à mort Jacques, le frère de Jean. Et comme cela avait plu au peuple, Hérode fit arrêter Pierre, qui se retrouva en prison, lié de deux chaînes, entre deux soldats, attendant de comparaître devant le peuple. Aucun espoir de libération, un avenir bien sombre ! Et pourtant Pierre dort tranquillement ; un ange doit le frapper au côté pour le réveiller et le libérer. Quel bel écho les paroles du Maître avaient trouvé dans son cœur : « Je vous donne ma paix » Jean 14. 27 !
5. Confiance en Dieu le Père
« En ce temps-là, Jésus, répondant, dit : - Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi » Mat. 11. 25 et 26.
Jésus montrait beaucoup de bonté envers ses contemporains. Il est « passé de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance, car Dieu était avec lui » (Act. 10. 38). Mais Il apparaît clairement que les chefs religieux L’ont détesté, incitant le peuple à Le rejeter. Jean le baptiseur, qui avait rendu un beau témoignage à Jésus, a paru être perplexe et dans le doute lorsqu’il a été mis en prison par Hérode. Du fond de sa prison, il envoie demander à Jésus s’Il est vraiment, Lui, le Messie attendu.
Puisque, « en ce temps-là », dans cette période sombre, beaucoup se détournaient du Seigneur Jésus, on pourrait avoir l’impression qu’Il avait travaillé en vain (És. 49. 4). Mais Lui se tourne avec reconnaissance vers son Père. Malgré les résultats apparemment peu encourageants de son service et l’opposition des chefs religieux, Jésus trouvait un motif de louange envers son Père. Et ses paroles trouvaient un écho dans ceux qui prenaient la place de « petits ». Jésus se remet ainsi en paix à la volonté parfaite de Dieu, disant : « Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi ».
Croyants, nous nous trouvons parfois confrontés à un refus ou à l’échec ; peut-être nous sommes-nous dévoués à quelqu’un avec amour, mais apparemment sans résultat ; nous sommes parfois incompris, même de ceux qui nous sont les plus proches. Comme Jésus l’a fait, faisons simplement confiance à la sagesse et à la volonté parfaite de notre Père. C’est dans de telles occasions que nous pouvons manifester la paix de Christ, ce don si précieux !
6. Une réponse pleine de sagesse
« Alors les pharisiens allèrent tenir conseil pour le prendre au piège dans [ses] paroles » Mat. 22. 15.
« Et ils ne pouvaient le surprendre dans ses paroles devant le peuple ; étonnés de sa réponse, ils se turent » Luc 20. 26.
Jésus a rencontré l’opposition des chefs religieux. Ses enseignements et sa conduite les condamnaient et ils étaient jaloux de l’attrait que Jésus exerçait sur la foule.
Ils rejetaient toujours ce qu’Il disait, ils n’ont pas voulu reconnaître qu’Il était le Fils de Dieu – donc Lui-même, Dieu (Jean 5. 18). Plusieurs Juifs l’ont même outragé, disant : « Il a un démon, et il est fou » (Jean 10. 20). Ils ont toujours cherché à mettre Jésus dans l’embarras et à le prendre en faute lorsqu’Il parlait.
Un jour, ils Lui amenèrent une femme surprise en adultère, espérant pouvoir l’accuser en appliquant la Loi de Moïse. En fait, si Jésus avait commandé de la lapider, comme le prescrivait la Loi, où aurait été la grâce ? Au contraire, s’Il l’avait épargnée, Il aurait contredit la Loi ! Avec calme, Jésus donne une réponse sage : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il jette le premier la pierre contre elle » (Jean 8. 7). À ces paroles, ses adversaires s’en vont un à un, tout confus ; et la femme, qui était restée seule, peut entendre les paroles du Seigneur : « Va, dorénavant ne pèche plus ».
À la fin de son service public, Jésus dévoile le secret de ses réponses : « Celui qui m’a envoyé, le Père, m’a commandé lui-même ce que je devais dire et comment j’avais à parler » Jean 12. 49.
Croyants, devant ceux qui s’opposent à la foi, nous pouvons, nous aussi, adopter le comportement paisible de Jésus, parce qu’Il a promis de nous donner la sagesse et la bonne réponse : « Moi je vous donnerai des paroles et une sagesse auxquelles tous vos adversaires ne pourront pas répondre ni résister (voir Luc 21. 14 et 15).
« Considérez celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas lassés, étant découragés dans vos âmes » Héb. 12. 3.
7. La résurrection de Lazare
« Jésus lui déclara : – Moi, je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » Jean 11. 25.
Une mauvaise nouvelle parvient à Jésus qui se trouve assez loin de Jérusalem : son ami Lazare est gravement malade. Lazare habite à Béthanie, près de Jérusalem, avec ses deux sœurs. Ce sont elles qui font parvenir à Jésus leur urgent appel au secours.
Bien que Jésus ait déjà été reçu plusieurs fois dans la maison de ces sœurs, et qu’Il ait guéri tellement de malades, Il n’agit pas immédiatement. Il affirme calmement que cette maladie est pour la gloire de Dieu et Il attend le moment où Dieu Lui dira d’aller à Béthanie.
Entre-temps la situation de Lazare s’aggrave et il meurt… Lorsque Jésus arrive, son ami est déjà dans la tombe depuis quatre jours, et les deux sœurs l’accueillent toutes les deux par ces paroles : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort » (v. 21 et 32). Alors Jésus, sans fournir d’excuse ni d’explication, demande à voir la tombe ; là, Il pleure, sympathisant avec la douleur que la mort provoque ; Il démontre ainsi qu’Il est bien loin d’être indifférent à la souffrance des deux sœurs.
Après quoi, Il accomplit ce que Dieu avait prévu : Il prie son Père avec la certitude qu’Il est toujours exaucé et, avec puissance, Il ressuscite Lazare.
La paix de Jésus devant la mauvaise nouvelle nous impressionne : nous nous serions précipités vers les deux sœurs pour les consoler, et elles-mêmes s’attendaient certainement à ce que Jésus vienne tout de suite guérir leur frère. Jésus, au contraire, ne se montre ni anxieux, ni agité – comme nous le sommes souvent ! – et, sachant que Dieu fait toutes choses bien, Il obéit simplement, et Dieu est honoré et glorifié !
8. Des chants dans la nuit
« Après avoir chanté une hymne, ils sortirent [et allèrent] au mont des Oliviers » (Mat. 26. 30).
« Vers minuit, Paul et Silas, en priant, chantaient les louanges de Dieu ; et les prisonniers les écoutaient » Act. 16. 25.
C’est jeudi soir, la veille de la crucifixion. Jésus se trouve avec les douze disciples dans un endroit à part et célèbre la pâque avec eux pour la dernière fois. L’atmosphère est pesante, parce que Jésus vient d’annoncer que l’un des douze, présent à table, se prépare à Le trahir et à Le livrer aux mains des chefs religieux qui veulent sa mort. Lequel est-ce ? Les disciples se regardent, tristes et perplexes. Alors, en réponse à la question de Jean, Jésus indique le traître en lui donnant le morceau de pain qu’Il venait de tremper dans le plat ; aussitôt après, Judas sort dans la nuit pour commettre cet acte de trahison si douloureux pour le Seigneur.
Puis le repas s’achève et, avant de quitter la salle du repas, ils chantent, selon la tradition juive, une hymne à Dieu. Oui, Jésus chante, alors qu’Il sait parfaitement ce qui va arriver quelques heures plus tard ! Il manifeste ainsi la paix qui était en Lui (Jean 16. 32 et 33). Qui d’entre nous aurait pu chanter dans une telle circonstance ?
Quelques années plus tard, deux chrétiens, Paul et Silas, sont arrêtés pour avoir témoigné de Jésus (Act. 16). Leurs vêtements leurs sont arrachés, ils sont battus d’un grand nombre de coups, puis jetés en prison. Mais, malgré cela, malgré leurs pieds entravés, ils ne prononcent aucune plainte, ni cris de douleur. Non ils chantent les louanges de Dieu ! Et les autres prisonniers les écoutent.
Cela démontre encore une fois la réalité tangible de la paix que Jésus donne aux siens, même dans les pires situations !
9. La paix dans la soumission à la volonté de Dieu
« (Jésus) tomba sur sa face et priait ainsi : – Mon Père, si c’est possible, que cette coupe passe loin de moi ; toutefois, non pas comme moi je veux, mais comme toi [tu veux] … Mon Père, s’il n’est pas possible que ceci passe loin de moi sans que je le boive, que ta volonté soit faite » Mat. 26. 39 et 42.
En prière dans le jardin de Gethsémané, Jésus affronte un dur combat. Dieu, le Père, Lui présente la coupe qu’Il devra boire pour notre salut. Cette coupe, en figure, représente le moment terrible dans lequel Il devra subir le jugement de Dieu à cause de nos péchés. Le Seigneur Jésus tremble devant cette perspective ; Il est dans la tristesse et l’angoisse, et Il prie le Père à genoux. Boire cette coupe impliquait d’être abandonné par Dieu, d’être traité comme le Dieu saint traite le péché. Comment Jésus, le saint Fils de Dieu, pourrait-Il accepter cette coupe sans éprouver une profonde angoisse, au point que Dieu Lui envoie « un ange du ciel, qui le fortifiait » ? Sa souffrance est telle que « sa sueur devint comme des grumeaux de sang qui tombaient sur la terre » Luc 22. 43 et 44.
Et pourtant, Jésus se soumet à la volonté parfaite du Père. Il était venu pour accomplir cette volonté et Il le fera jusqu’à la fin.
Puis Jésus se relève et se tourne vers les disciples endormis. Il est trahi par Judas et se laisse lier par les soldats venus pour le prendre. Lorsque Pierre cherche maladroitement à le défendre, coupant de son épée l’oreille de l’esclave du souverain sacrificateur, Jésus lui dit : « Remets l’épée dans le fourreau : la coupe que le Père m’a donnée, ne la boirai-je pas ? » Jean 18. 11. Aucune animosité, seulement soumission et paix. Puis la crucifixion… Il boit la coupe… Cette scène unique, à Gethsémané, nous enseigne que la source profonde de la paix de Jésus est son absolue soumission à la volonté de Dieu.
Chers amis croyants en Jésus, nous n’aurons jamais à soutenir un combat semblable à celui du Sauveur, mais Jésus nous donne la paix dans les épreuves que nous traversons.
10. La paix jusque dans la mort
« Quand ils furent venus au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les malfaiteurs, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Jésus dit : – Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » Luc 23. 33 et 34.
« Et ils lapidaient Étienne qui priait et disait : – Seigneur Jésus, reçois mon esprit. S’étant mis à genoux, il cria d’une voix forte : – Seigneur, ne leur impute pas ce péché » Act. 7. 59 et 60.
Il est neuf heures du matin, et Jésus vient d’être crucifié entre deux malfaiteurs. Jésus supporte tout cela par amour et obéissance à son Père. Malgré les plus grandes souffrances physiques, Il ne se plaint pas et ne se rebelle pas contre ses bourreaux. Tout le comportement de Jésus témoigne de la pleine paix qui est en Lui.
Pourtant Jésus a pleinement conscience de la gravité de la faute de ce peuple aimé de Dieu. En fait, le peuple d’Israël, en accord avec l’envahisseur romain, fait crucifier son Messie, Celui que Dieu lui avait envoyé et qui aurait dû régner. Il s’agit d’un péché inexcusable devant Dieu ! Alors Jésus prie et intercède pour eux auprès du Père : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Il était pleinement conscient que, à travers ce crime, le but de Dieu de donner un Sauveur au monde, serait atteint.
Jésus, après sa mort, est ressuscité et monté au ciel, mais Il laisse des témoins sur la terre et, parmi eux, le croyant Étienne. « Plein de grâce et de puissance » Étienne Lui rend témoignage (Act. 6. 8). Quand il met le peuple et ses gouverneurs face à leur responsabilité devant Dieu, cela les rend furieux et ils le lapident. Mais Étienne a dans son cœur la paix que le Seigneur Jésus, son Sauveur, lui a donnée. Avant de mourir Étienne, le premier des martyrs, prie pour ses bourreaux.
Après lui, de nombreux autres martyrs sont morts en pleine paix, priant pour ceux qui les persécutaient, manifestant ainsi la réalité des paroles de Jésus : « Je vous donne ma paix ».
11. Le don de la paix
« Jésus répondit (à la femme samaritaine) et lui dit : – Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif, à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » Jean 4. 13 et 14.
Après avoir dit : « Je vous donne ma paix », Jésus précise : « Je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne » (Jean 14. 27). Qu’a-t-Il voulu dire ? Un récit des évangiles explique ses paroles.
Jésus est assis sur le bord d’un puits. Il fait très chaud et une femme arrive pour puiser de l’eau. L’eau peut étancher sa soif physique, mais son cœur aussi est desséché. Jésus lui dit qu’il peut lui donner une eau d’une autre nature, qui répondra aux besoins de son cœur : c’est la vie éternelle.
Jésus souligne le contraste entre l’eau du puits et l’eau que Lui donne. La première apaise pour un moment une soif qui revient toujours. La seconde désaltère définitivement le cœur, et se répand sur les autres. Comme l’eau du puits, ce que le monde donne n’est que temporaire et nous laisse insatisfaits. La paix de Jésus, au contraire, est durable et nous comble dès maintenant et pour l’éternité.
De plus, ce que le monde « donne » est rarement gratuit et comporte en général une contrepartie cachée. Jésus, au contraire, et Lui seul, donne d’une manière totalement gratuite !
Enfin, dans le monde, celui qui donne perd généralement quelque chose. Mais la paix que Jésus donne est inépuisable. Jésus nous amène à partager avec Lui la paix, la joie et l’amour du Père : Il donne tout ! « De sa plénitude… nous tous nous avons reçu et grâce sur grâce » Jean 1. 16.
D’après « Il buon seme » – janvier-février-mars 2026
« Goûtez et voyez que l’Éternel est bon ! Bienheureux l’homme qui se confie en lui ! » Psaume 34. 9.
L’AVEZ-VOUS AU MOINS GOÛTÉ ?
Un professeur athée conclut son cours en invitant son auditoire à poser des questions. Un homme âgé se leva et se plaça à côté de l’orateur. Puis il sortit une orange de sa poche et commença à la peler. L’orateur le pressa de répondre à sa question, mais le vieillard continua tranquillement à peler l’orange. Ensuite il la mangea, un quartier après l’autre, sans dire un mot. Enfin, il se tourna vers le professeur et lui dit : Maintenant ma question : dites-moi, cette orange était-elle douce ou amère ?
– Comment pourrais-je le savoir ? répondit l’orateur, irrité, je ne l’ai pas goûtée !
– Ah ! Alors, comment pouvez-vous parler de Christ si vous n’en avez jamais goûté la bonté ?
L’apôtre Pierre s’adressait aux croyants ainsi : « si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon » (1 Pier. 2. 3). La bonté de Dieu est goûtée par le cœur, non pas par la tête. Il se peut que de nombreux croyants ne soient pas capables de faire des discours théologiques, mais ils connaissent le Seigneur dans leur cœur : ils ont goûté qu’Il est bon – en lisant la Parole de Dieu et en expérimentant la providence de Dieu dans leur vie.
Une personne assoiffée qui boit un grand verre d’eau sait que l’eau rafraîchit – mieux qu’un chimiste qui écrit un long article sur la composition de la molécule d’eau. Il faut qu’il la goûte pour lui-même !
Jésus appelle : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive » (Jean 7. 37). Allez à Lui. Vous ferez alors l’expérience qu’Il est bon et qu’Il peut étancher votre soif, la soif de votre cœur.
D’après the good Seed mars 2026
« La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui obtenons le salut, elle est la puissance de Dieu » 1 Corinthiens 1. 18.
L’AUDITEUR INVOLONTAIRE
Tibor travaille dans une usine de bois en Hongrie. Toutes les fois qu’il scie les immenses troncs, il chante des cantiques au rythme de sa scie. Ses collègues en connaissent beaucoup par cœur et l’accompagnent en chantant ces cantiques à la gloire de Dieu. Cela déplaît à une seule personne : son patron. Il a souvent demandé à Tibor d’arrêter de chanter, mais en vain. Un jour, pourtant, il en a eu assez. En colère, il interrompt le chant, et crie : Tibor, si tu continues à chanter ces cantiques, je te mets à la porte, et tous ceux qui chantent avec toi ! Il est clair pour tous qu’il fera cela. Mais Tibor ne peut pas s’en empêcher. Il continue à chanter, mais seulement quand son patron n’est pas là.
Des semaines passent. Un jour, comme ils scient et chantent de nouveau, le patron apparaît tout à coup dans le hangar. Personne ne l’avait vu arriver. Quand Tibor le voit, il arrête brusquement : Cette fois, il est certain de perdre son emploi. Mais il ne peut en croire ses oreilles, le patron chante le refrain ! Tibor le regarde, bouche bée, le patron lui sourit, et dit : Oui, tu m’entends bien. Vos cantiques me rendaient fou, je pensais que ce n’était que du non-sens. Mais je ne pouvais pas oublier les paroles : elles me poursuivaient – jusqu’à ce que je me rende compte que j’étais un pécheur, et que j’accepte Jésus – qui revient toujours dans vos cantiques – comme mon Sauveur. Tibor est soulagé et très heureux !
D’après the good Seed mars 2026
« Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui nous avons maintenant reçu la réconciliation » Romains 5. 11.
LA PAIX DU CHRÉTIEN PAR LA GRÂCE DE DIEU
Plus nous comprenons la réconciliation de manière simple, mieux cela est. Elle implique un changement de condition envers Dieu. Au lieu d’être loin de Lui, nous sommes approchés. Au lieu d’être dans un état d’inimitié, nous sommes en paix avec Lui. Quelle que soit l’expérience que nous en avons, notre condition est celle de la paix avec Dieu quand nous avons reçu la réconciliation qui a été accomplie par le sang de la croix.
Mais cette réconciliation repose sur le fait que Dieu trouve sa satisfaction dans ce que Christ a fait sur la croix pour nous. Ma paix avec Dieu dépend de sa satisfaction en Christ. Si Dieu ne pouvait pas se reposer en Lui et sur son œuvre pour moi, je ne pourrais pas me reposer en Dieu. S’il n’avait pas été répondu à l’exigence de Dieu en justice contre moi, je ne pourrais avoir aucune garantie pour parler de réconciliation, ou pour prendre ma place en paix devant Dieu. J’étais le débiteur de Dieu, et devais mourir sous la punition qu’Il avait avec justice fait tomber sur le péché. Christ a agi comme ma protection devant Lui. Il a pris ma cause en mains comme un pécheur. Si Dieu n’avait pas été satisfait, je serais encore loin de Lui. Il aurait encore quelque chose à me reprocher, une exigence sur moi et contre moi.
Dieu a-t-il été satisfait de ce que Christ a fait pour moi ? Oui, Il l’a été, car Il me l’a fait avoir par les témoignages les plus merveilleux, glorieux, magnifiques qu’on puisse concevoir. Il a montré sa satisfaction dans la croix de Christ. Il me dit que toutes ses exigences contre moi comme pécheur sont pleinement et avec justice annulées. Le voile déchiré le déclare. Le tombeau vide le déclare. L’ascension de Christ le déclare. La présence du Saint Esprit ici-bas le déclare.
D’après the Lord is near novembre 1988 (J.G.Bellett)
« Je connais tes œuvres. Voici, j’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer, car tu as peu de force, et tu as gardé ma Parole et tu n’as pas renié mon nom » Apocalypse 3. 8.
CE QUI UNIT LES CHRÉTIENS ENTRE EUX
Qu’est-ce que renier son nom ? Quel est « son nom » ? Tous les noms ont une signification dans la Parole ; mais les noms de Dieu et de Christ, en particulier, comme ils ont une signification transcendante ! Si Dieu agit à cause de son nom, cela signifie déclarer ce qu’Il est. Si nous sommes réunis au nom de Christ – et la forme exacte, c’est bien « à », et pas « en », en Matthieu 18. 20 – c’est cela qui nous attire à Lui, chacun, et tous ensemble. Il est présent quoique invisible et nous aimons à venir à Lui.
Mais la vérité de ce qu’Il est nous rapproche – et approchés ainsi nous confessons ce qu’Il est pour nous, et nous avons la promesse de sa présence spirituelle. C’est ainsi que nous sommes unis ensemble, comme l’est une roue, par la circonférence. Mais si cela était tout, si c’était la chose principale, la roue n’aurait pas de force. Sa force dépend par-dessus tout du centre. C’est ainsi qu’est notre union – et cela dépasse tout ce que la figure peut exprimer – elle est par le centre, qui est Christ pour nous tous. Et cela, autant que cela est réel, définit et assure aussi l’union sur la circonférence, celle des uns avec les autres.
D’après the Lord is near novembre 1988 (F.W. Grant)
« Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit : Je suis depuis si longtemps avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu, a vu le Père » Jean 14. 8 et 9.
JÉSUS CHRIST, LA PARFAITE RÉVÉLATION DU PÈRE
Si nous désirons connaître le Père, seul le Fils de l’homme peut nous Le révéler. Il est le seul représentant du Père. Si nous désirons voir Dieu comme Père dans les relations du Nouveau Testament, seul le Fils peut nous déclarer son nom. Et quelle grâce Il a manifestée quand, comme Chef de la nouvelle création en résurrection, et Premier-né parmi plusieurs frères, Il a dit : « Va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu ».
Si nous désirons voir comment le cœur de Dieu a été révélé au monde entier, regardons la croix, et là contemplons « l’agneau de Dieu, qui ôte le péché de monde ». Et si nous souhaitons connaître, et avoir au fond de l’âme l’amour avec lequel le Père a aimé son Fils, que ce qui était depuis le commencement habite en nous – et ainsi nous demeurerons dans le Fils, et dans le Père (1 Jean 2. 24). Et tandis que les âges sans nuages de l’éternité se déploieront, nous, par la grâce souveraine, nous nous réjouirons de raconter la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, de nous baigner dans les rayons du soleil de l’amour de Dieu, et de jouir sans entraves de la communion du Saint Esprit.
Enfin, si nous désirons connaître Dieu manifesté en chair, contemplons et adorons la Personne de Celui qui a autrefois reposé comme le petit Enfant dans la crèche, et voyons en Lui l’interprétation de Matthieu 1. 23 : « On l’appellera du nom d’Emmanuel, qui se traduit : Dieu avec nous ». Béni soit son nom glorieux à toujours ; et que la terre entière soit remplie de sa gloire ! Amen !
D’après the Lord is near novembre 1988
« J’ai plus d’intelligence que les anciens, parce que j’observe tes préceptes » Psaume 119. 100.
LE FONDEMENT DE LA SAGESSE, POUR LE CHRÉTIEN : LA SEULE PAROLE DE DIEU
On raconte qu’une directrice d’école, prenant sa retraite après de nombreuses années de service fidèle, et à qui on avait demandé : Comment prévoyez-vous d’employer vos années de retraite ? Sa prompte réponse fut : À relire les grands classiques.
Ce serait beaucoup mieux si elle consacrait ces années à étudier les Saintes Écritures ! La volonté de l’homme a largement produit les grands classiques – la volonté de Dieu a produit sa Parole écrite. La sagesse de l’homme se voit dans les grands classiques – la sagesse de Dieu est révélée dans sa Parole écrite. Le développement de la vie sur la terre motiva les grands écrivains classiques. La chose nécessaire pour la vie éternelle, pour des hommes coupables, le Dieu des cieux, dans son amour, la communiqua à l’humanité.
Je ne dis pas cela pour mépriser aucunement les géants de la littérature de ce siècle et d’autres siècles. Mon seul but, c’est d’insister sur le contraste infini entre la Parole de Dieu inspirée et toutes les autres choses qui ont été écrites. La Sainte Écriture peut seule être décrite comme « inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » (2 Tim. 3. 16).
Nous pouvons parler d’un chant inspiré, d’un récit inspiré, ou d’un principe inspiré, en voulant dire que de telles choses nous ont profondément émus et élevés. Nous pouvons même parler de personnes inspirées – dont les qualités particulières nous ont touchés et motivés. Mais l’inspiration des Saintes Écritures demeure complètement différente et unique. La Parole de Dieu est à part, parce qu’elle est prononcée par Dieu, révélée directement par Lui au travers d’instruments humains – parfaitement adaptée pour répondre à l’homme dans son besoin.
D’après the Lord is near novembre 1988 (G.W. Steidl)
« Jésus Christ est le Même, hier, et aujourd’hui, et éternellement » Hébreux 13. 8.
DIEU ET SA PAROLE NE CHANGENT PAS
Nous vivons dans une période de changement, dit l’orateur dans une réunion d’éducateurs dans le commerce. Tout autour de la pièce étaient les dernières inventions de ladite haute technologie comme preuve de cela. Tout change à une telle rapidité, continua-t-il, que l’homme ne peut plus imaginer d’arrêter le changement de se produire. Tout ce qu’il peut faire de mieux, c’est de gérer la vitesse à laquelle le changement a lieu.
Dans une période de changement rapide, presque incontrôlable, qui se déroule à une vitesse phénoménale par des avancées technologiques telles que la micro-puce, le laser, et la fibre optique – j’étais présent dans cette réunion avec le verset ci-dessus dans l’esprit. Alors que d’autres commençaient à exprimer de la crainte sur la vitesse presque effrayante de l’avenir, je remerciais calmement Dieu de ce que les choses vraiment importantes ont une stabilité éternelle.
Jésus Christ n’a pas changé, ne change pas, et ne changera pas. Sa Parole ne change jamais. « La parole du Seigneur demeure éternellement » (1 Pier. 1. 25). Sa miséricorde envers nous ne change jamais, et le Psaume 136 est une énumération de trente-cinq exemples au moins de sa miséricorde permanente couvrant le temps, de l’éternité à l’éternité. Le chemin du salut ne changera jamais non plus : « Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie. Personne ne vient au Père que par moi » (Jean 14. 6).
Mettons-nous en pratique, dans notre vie, ces vérités immuables ? Jouissons-nous du fait béni que nous nous tenons fermement, sûrement, et en sécurité sur le Rocher de notre salut, qui ne bougera pas, si forts soient les sables du temps qui se déplacent autour de Lui ? J’ai entendu quelqu’un dire, il n’y a pas longtemps, que les temps changent, et que l’image de Christ doit changer pour rester en accord avec les besoins du jour. Dieu soit béni de ce qu’il n’en est pas ainsi. Nous sommes assurés par la Parole de Dieu qui ne change pas, qu’Il était, est, et sera toujours le Même.
D’après the Lord is near novembre 1988 (L.J. Ondrejack)
« Après avoir chanté une hymne, ils sortirent et allèrent au mont des Oliviers » Matthieu 26. 30.
IL EST BON DE CHANTER DES CANTIQUES
Perché très haut, sur la branche supérieure d’un grand acacia près de ma fenêtre, se trouvait une grive, clamant les notes riches d’un joyeux chant au milieu des ombres du crépuscule d’un jour de novembre pluvieux.
La pluie éclaboussait sans remords le petit chanteur, comme si cela lui déplaisait qu’il ose perturber la triste scène. Dans l’ombre croissante je ne pouvais pas voir mon petit ami, mais il continuait à chanter de la pure joie de son cœur, répandant sur le voisinage une vague de mélodie, comme s’il défiait les éléments de faire pire. Je sortis pour voir si je pouvais l’apercevoir, mais les derniers rayons de lumière s’étaient éteints, et je me trouvais sous la pluie. Mais au-dessus de tout résonnaient encore les joyeuses notes de la mélodie de son chant.
Pour moi, il était un messager de foi, d’espérance, et de confiance en Dieu. Il est bon pour le cœur de chanter un cantique de louange « À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang » (Apoc. 1. 5) quand nous avons appris à nous confier en Lui comme Sauveur et Seigneur. Mais pour continuer à le faire, nous devons chercher à rejeter tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement (Héb. 12. 1). Avec l’énergie de la foi nous devons nous élever au-dessus des circonstances changeantes de notre sentier dans le désert, vers Celui qui connaît tout de nous, dont l’amour ne se refroidit jamais, et qui vit pour nous garder dans la lumière du soleil sans nuage de sa présence, jusqu’à ce que nous voyions sa face. Il donne des chants de joie dans la nuit (Job 35. 10) – et à minuit Paul et Silas priaient et chantaient des louanges à Dieu (Act. 16. 25).
D’après the Lord is near novembre 1988
« Ceux qui restaient furent épouvantés et donnèrent gloire au Dieu du ciel » Apocalypse 11. 13.
LA PRÉCISION DES TERMES EMPLOYÉS DANS LA BIBLE
Rien ne montre plus clairement la source divine et l’inspiration verbale de l’Écriture que la manière dont les noms et les titres de la Déité sont employés tout au long de la Bible. Des hommes sans spiritualité et ignorants ont essayé d’expliquer la diversité des noms divins, en supposant que différents dieux sont désignés et en prétendant à un arrangement de jeu de patience de certains livres. Mais le fait est que tous ces noms et ces titres sont employés de la manière la plus exacte.
Par exemple, dans l’Ancien Testament, Jéhovah est toujours employé dans un sens particulier, et Élohim dans un autre sens. Quand c’est le Créateur qui est mis devant nous, nous avons le mot hébraïque Élohim, qui implique la Trinité, révélant le Père, le Fils, et le Saint Esprit. Quand il est question de l’alliance de Dieu avec son peuple, quand Il a à faire avec les hommes qu’Il a mis en relation avec Lui-même, alors c’est Jéhovah. Il en est ainsi, non seulement dans la Genèse, mais tout au long de la Bible.
Maintenant, quant à l’expression « le Dieu des cieux », il y a trois livres dans l’Ancien Testament où cela est employé, et un dans le Nouveau Testament : l’Apocalypse. Les trois livres de l’Ancien Testament – Esdras, Néhémie, et Daniel – se réfèrent tous à la même période, quand Dieu avait dispersé son peuple au milieu des nations. Il désignait son trône à Jérusalem. La gloire était remontée au ciel, et Il n’était plus appelé le Seigneur de toute la terre. Il était maintenant « le Dieu des cieux », et c’est encore son titre. Il ne sera jamais reconnu à nouveau comme le Seigneur de toute la terre avant le Millénium.
D’après the Lord is near novembre 1988
« Jésus Christ, lui que, sans l’avoir vu, vous aimez ; et croyant en lui, bien que maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie indescriptible et glorieuse, recevant ce qui est le but de votre foi, le salut de l’âme » 1 Pierre 1. 8 et 9.
L’AMOUR DU SEIGNEUR JÉSUS
Nous reconnaissons ton amour, Seigneur Jésus,
Dans un service sans relâche :
Tu entres au-dedans du voile
Rendant toute âme capable d’adorer :
Entourés ici de manquements,
Tout refuge terrestre nous fait défaut ;
Au-dehors, au-dedans, en lutte avec le péché,
Ton nom seul nous est de quelque utilité.
Dans un service sans relâche :
Tu entres au-dedans du voile
Rendant toute âme capable d’adorer :
Entouré ici de manquements,
Tout refuge terrestre nous fait défaut ;
Car bien que tes activités soient terminées
Ton cœur tendre prend part
Avec ceux dont ta grâce a fait des amis ;
Que ta sympathie est précieuse !
Tu apportes du secours dans le chagrin,
Et nous dis de prendre courage
Pendant que nous sommes pèlerins ici-bas
Et tu fais approcher le lendemain plein d’espoir.
Nous reconnaissons ton amour, Seigneur Jésus ;
Ta voie est tracée devant toi
Tu descendras, et nous monterons
Pour te rencontrer dans la gloire céleste :
Bientôt le matin béni
Appellera tes saints pour te rencontrer :
Notre seul Seigneur, seul adoré
Nous te saluerons alors avec joie.
Et nous attendons de voir ta gloire.
Pour connaître comme nous avons été connus,
et reconnaître ta grâce parfaite devant toi.
Nous nous attachons à ta promesse lors de ton départ
Viens, Seigneur, nous chercher
Alors une louange éternelle montera des nos lèvres
Pour un amour comme le tien, Seigneur Jésus.
D’après the Lord is near novembre 1988
« Prenez garde de ne pas refuser celui qui parle » Hébreux 12. 25.
NE PAS REFUSER LE SALUT QUE DIEU OFFRE
Si vous refusez Celui qui parle, vous n’avez rien d’autre que vos péchés maintenant, et la colère à venir. Si vous Le refusez, la destruction vous attend – la destruction éternelle loin de la présence du Seigneur et de la gloire de sa majesté – non pas l’annihilation, qui n’est qu’une pensée impie.
« Car s’ils n’ont pas échappé, ceux qui avaient refusé celui qui parlait en oracles sur la terre, combien moins [échapperons]-nous, si nous nous détournons de celui qui [parle ainsi] des cieux, lui dont la voix ébranla alors la terre ! » (Héb. 12. 25). Que cela est clair, définitif, et impressionnant ! C’était mal, pour ceux d’autrefois, de refuser la mise en garde divine de la loi ; il est incomparablement pire de se détourner de Celui qui parle depuis les cieux. Car Il parle, non pas du joug que ni les pères ni les enfants n’étaient capables de porter, mais de la rédemption par son propre sang, Lui qui a été blessé pour nos transgressions et meurtri pour nos iniquités, de la paix déjà faite par le sang de la croix de Celui qui est assis à la droite de Dieu en témoignage d’une pleine acceptation pour tous ceux qui croient. Se détourner de sa voix est le péché le plus grave et la ruine certaine.
D’après the Lord is near novembre 1988 (W. Kelly)
« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » 1 Jean 1. 9.
LE PARDON SUIT LA CONFESSION
La restauration, c’est la grâce présente de Christ ramenant celles de ses brebis qui se sont éloignées de Lui ou de ses sentiers, car une personne peut s’être détachée de Christ dans son cœur avant que ses pieds aient commencé à quitter le droit chemin. La restauration peut ainsi être publique ou privée. Le premier pas dans le sentier du retour, c’est quand la volonté cesse de suivre le péché, et commence à prendre le parti de Dieu contre elle – bref, quand commence le jugement de soi-même. Cela est produit par l’amour actif de Christ, bien que cela puisse encore être inconnu de celui qui s’est écarté. Ensuite Il applique, soit directement, soit par un autre croyant, l’eau sur les pieds (Jean 13), ce qui est la Parole apportant au cœur le sentiment du péché contre l’amour et l’œuvre de Christ. Les affections sont ainsi atteintes et restaurées en Christ, et l’âme alors commence à agir pour mettre les voies en ordre ; mais le travail commence toujours là la défaillance a commencé – dans le cœur.
Ainsi l’âme confesse pleinement son péché à Dieu et obtient le sens du pardon, quelque chose qui n’est pas connu sans la confession (1 Jean 1) – et elle est pratiquement purifiée du mal. Le Seigneur, ensuite, essuie les pieds, ce qui signifie que l’âme est parfaitement restaurée et cesse de ressentir quelque distance, ou le sentiment d’être étrangère – bien que la chute ait nécessairement enseigné une nouvelle leçon concernant le mal dans le cœur.
D’après the Lord is near novembre 1988
« Mais moi, je suis un ver, et non pas un homme ; la honte des hommes et le méprisé du peuple » Psaume 22. 7.
L’HUMILIATION ABSOLUE DU SEIGNEUR JÉSUS SUR LA TERRE
Paroles étonnantes venant de la bouche du Fils de Dieu, béni et saint ! Le ver est l’image même de l’humiliation la plus complète. Tout pécheur de la race d’Adam pourrait avec raison parler ainsi de lui-même, car le péché a ôté la dignité personnelle de l’humanité, et nous méritons d’être humiliés jusque dans la poussière. Mais ici, Celui qui parle est le Fils de Dieu, absolument unique et sans péché.
Mais dans ce psaume Il parle comme étant Lui-même le grand sacrifice pour le péché, se donnant Lui-même en sacrifice pour porter le jugement dû à l’affreux fléau du péché, pour prendre la place du coupable, et pour porter seul ce terrible fardeau. On a fait la remarque que le mot ver s’applique en particulier au ver dont la teinture écarlate du tabernacle était obtenue – évidemment par sa mort.
Son application correspond bien au sacrifice du Seigneur Jésus. Personne n’a jamais pris une place d’humiliation comme Celui qui est digne de la place la plus haute dans l’univers.
Penser à ce sacrifice volontaire extraordinaire devrait remplir les hommes du plus profond respect, de la plus grande admiration. Cependant, au moment même où Il se donnait pour l’humanité, les hommes se moquaient de Lui sans pitié, et les gens, en général, Le méprisaient. Quelles insultes honteuses ils débitaient sur Celui qui, humble et plein de grâce, supportait en silence la violence, les crachats, et les insultes comme un agneau muet devant ceux qui le tondent.
Si les hommes du monde L’ont traité d’une telle manière, comme cela devrait parler à ceux qu’Il a rachetés ! Puisse cela les pousser à répondre à ce triste déshonneur par l’adoration la plus profonde, et à entonner maintenant le chant de l’adoration dont l’éternité résonnera sans cesse.
D’après the Lord is near novembre 1988 (L.M. Grant)
« Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne » 1 Corinthiens 11. 26.
LE SENS PROFOND DE LA CÈNE
Avec quel profond intérêt et quelle reconnaissance le croyant devrait-il contempler le pain et la coupe de la cène ! Sans paroles, des vérités se présentent immédiatement concernant la grâce qui règne, la rédemption accomplie, le péché effacé, la justice définitive apportée, l’aiguillon de la mort ôté, la gloire éternelle assurée, la grâce et la gloire révélées comme le don gratuit de Dieu et de l’Agneau, l’unité en un seul corps, baptisé par un seul Esprit. Quel trésor ! Cela ramène l’âme deux mille ans en arrière, et nous montre le Maître Lui-même « la nuit même où il fut livré », assis à la table du souper, et instaurant un repas, qui conduirait le cœur de chaque croyant à la fois en arrière à la croix, et en avant vers la gloire.
Ce repas a toujours, depuis lors, par la simplicité même de son caractère, et cependant par la signification profonde de ses éléments, évité la superstition, qui voudrait la déifier et l’adorer, la profanation qui la désacraliserait, et l’infidélité qui voudrait la mettre simplement de côté. De plus, alors qu’elle en a détourné tous ceux-là, elle a fortifié, réconforté et rafraîchi le cœur de millions de bien-aimés de Dieu.
Des écoles de théologie se sont fondées et ont disparu ; des hérésies mortelles ont assombri l’atmosphère et déchiré l’Église professante d’un bout à l’autre ; la superstition et le fanatisme ont avancé leurs théories sans fondement et leurs notions extravagantes ; des chrétiens professants se sont disséminés en sectes innombrables. Toutes ces choses sont arrivées, mais la cène du Seigneur a continué au milieu de l’obscurité et la confusion, à déclarer sa signification simple mais si large.
D’après the Lord is near novembre 1988 (C.H. Mackintosh)
« Personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père » Matthieu 11. 27.
NE DONNEZ PAS DE DÉFINITION DU SAUVEUR
Je recommande de tout mon cœur d’éviter de définir la Personne de notre bien-aimé Sauveur. Vous perdrez la saveur de Christ dans vos pensées, et vous n’y trouverez à la place que la stérilité de l’esprit de l’homme dans les choses de Dieu et dans les affections qui y sont liées. C’est pour l’homme un labyrinthe parce qu’il y travaille à son propre détriment. C’est comme si quelqu’un disséquait le corps de son ami, au lieu de se nourrir de ses affections et de son caractère.
Je suis très profondément convaincu de l’incapacité de l’homme à cet égard, et c’est hors de l’enseignement de l’Esprit de souhaiter définir comment la divinité et l’humanité sont unies en Jésus. Il est vraiment un homme, le Fils de l’homme – dépendant de Dieu comme tel, et sans péché dans cet état de dépendance – et réellement Dieu dans sa perfection inexprimable. Je tiens à cela, je l’espère, plus qu’à ma propre vie. Je ne prétends pas définir : « Personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père. » Si je trouve quelque chose qui affaiblisse l’une ou l’autre de ces vérités, ou qui déshonore ce qu’elles ont pour objet, je m’y oppose, Dieu m’appelant à cela, de toutes mes forces.
Que Dieu vous donne de croire tout ce que la Parole enseigne quant à Jésus ! C’est notre paix et notre nourriture, de comprendre tout ce que l’Esprit nous donne à comprendre, et pas de chercher à définir ce que Dieu ne nous demande pas de définir ; mais d’adorer, d’une part, de nous nourrir d’autre part, et de vivre de toutes manières selon la grâce du Saint Esprit.
D’après the Lord is near novembre 1988 (J.N. Darby)
« Les paroles du rapporteur sont comme des friandises, et elles descendent jusqu’au-dedans des entrailles » Proverbes 18. 8.
« Quand il n’y a plus de rapporteur, la querelle s’apaise » Proverbes 26. 20.
« Celui qui va rapportant révèle le secret, mais celui qui est un esprit fidèle couvre la chose » Proverbes 11. 13.
COMME VOLE UNE PLUME
Vous avez peut-être entendu parler du récit d’un jeune homme qui répandait des critiques sur un frère plus âgé (qui, plus tard, se révélèrent n’être qu’à moitié vraies) qui causèrent beaucoup de tristesse dans l’assemblée. Il le regretta plus tard et demanda au vieillard ce qu’il pouvait faire pour compenser son tort. Le frère âgé prit sous le bras un coussin de plumes et emmena le jeune homme en haut d’une colline. Le vent leur rebroussait les cheveux et faisait onduler leurs vestes contre leurs jambes alors qu’ils regardaient vers le village et les champs plus bas. Le frère offensé tendit l’oreiller au jeune homme, en lui disant :
– Ouvre-le.
Le jeune homme était perplexe. Mais il fit ce qui lui était dit. Le vent, à l’instant, emporta les plumes, les jetant en l’air par paquets. Un nuage de plumes tourniqua autour de leurs têtes, puis se déploya partout, des milliers de plumes tombant au-delà du village, se posant sur des sentiers, dans des haies, dans des ruisseaux, dans des arbres, sur l’herbe épaisse, partout.
– Maintenant, dit le vieillard, va chercher toutes les plumes et remets-les dans l’oreiller.
– Toutes ?
– Oui, toutes !
– Mais c’est impossible.
Plaçant sa main sur l’épaule du jeune homme, le frère lui dit avec bonté : Je sais. Je voulais seulement que tu prennes conscience qu’il est impossible de retirer une critique après qu’elle ait été dite.
D’après the Lord is near novembre 1988
« Afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé » Jean 5. 23.
LE PUR ÉVANGILE, NON FRELATÉ
Pour prêcher un évangile qui ne parle pas de la préexistence du Fils de Dieu, nous devrions omettre que « Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver des pécheurs » (1 Tim. 1. 15).
Ces mots signifient certainement qu’Il est venu comme Personne depuis quelque endroit.
Nous devrions, virtuellement, nier une autre affirmation concernant le Fils unique : « En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous : c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » (1 Jean 4. 9). Nous nierions, en fait, aussi, que la Personne merveilleuse qui était appelée Jésus Christ était venue en chair. Quiconque ne confesse pas cette vérité est « le séducteur et l’antichrist » (2 Jean 7). « Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père » (1 Jean 2. 23).
Et qu’est-ce que renier le Fils, sinon renier sa propre déité essentielle dans la Divinité ? « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique… Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 16 et 36).
Si vous, Oh homme, niez la préexistence du Fils de Dieu comme une Personne dans la Déité depuis toute l’éternité, où êtes-vous, et où vous dirigez-vous ? Celui qui est la lumière du monde peut-Il briller sur un tel sentier ? Au lieu de déprécier la Personne bénie du Fils de Dieu, comme s’Il n’était pas Un avec le Père de toute éternité, une manière de vivre qui dépasse toutes les autres est certainement à attribuer à la déité intrinsèque de la Personne du petit enfant qui, dans l’humilité, reposait dans la crèche, et d’honorer le Fils comme nous honorons le Père.