Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
La vie de David, comme celle de Moïse et celle de Jacob, se termine, spirituellement parlant, sur des lieux élevés. Leur pèlerinage fut bien différent et s’est terminé dans des lieux différents. Pour Jacob, c’est en Égypte, pour Moïse, sur le mont Horeb, à la porte d’entrée du pays promis, et pour David, en Sion, là où l’Éternel a voulu demeurer. Les trois croyants, comme nous tous, ont été à l’école de Dieu. Il est bien réel que le passage sur la terre, pour le croyant, est une école. Nous apprenons à connaître ce que nous sommes par nature et, ce qui est précieux, à connaître l’étendue de la grâce de Dieu.
Pour Jacob : Devant son fils Joseph et ses petits-fils, Éphraïm et Manassé, il rend hommage au Dieu de ses pères. Il est le Dieu qui a été son berger « depuis que je suis jusqu’à ce jour, l’Ange qui m’a délivré de tout mal » (voir Gen 48. 15 et 16). Ensuite, il réunit tous ses fils pour leur dire : « Assemblez-vous, et je vous ferai savoir ce qui vous arrivera à la fin des jours. Réunissez-vous, et écoutez, fils de Jacob ; écoutez Israël, votre père… Le sceptre ne se retirera pas de Juda, ni le bâton de commandement d’entre ses pieds, jusqu’à ce que Shilo vienne ; et à lui sera l’obéissance des peuples » (Gen. 49. 1, 2 et 10). Inspiré par l’Esprit de Christ, en prince de Dieu, Jacob voit, bien au-delà du temps présent, la gloire du Messie, et adore « appuyé sur le bout de son bâton » (Héb. 11. 21).
Pour Moïse : Arrivé au terme de son service, il prononce aux oreilles de toute la congrégation d’Israël, les paroles d’un cantique, « jusqu’à ce qu’elles soient complètes ». Comme Jacob, il prophétise et proclame le nom de l’Éternel : « Attribuez la grandeur à notre Dieu ! Il est le Rocher, son œuvre est parfaite ; car toutes ses voies sont justice. C’est un Dieu fidèle, et il n’y a pas d’iniquité en lui ; il est juste et droit » (Deut. 32. 3 et 4). Si Moïse rappelle la grandeur de l’Éternel en création et démontre la souveraineté de Celui qui a choisi les fils d’Israël, il doit aussi relever l’infidélité du peuple et conclure par cette béatitude : « Heureux es-tu, Israël ! Qui est comme toi, un peuple sauvé par l’Éternel, le bouclier de ton secours et l’épée de ta gloire ? Tes ennemis se soumettront à toi avec dissimulation, et toi, tu marcheras sur leurs lieux élevés » (Deut. 33. 29).
Pour David : Après les combats et les épreuves, le roi regarde en haut et rend témoignage à la fidélité du Dieu d’Israël : « Il rend mes pieds pareils à ceux des biches, et me fait tenir debout sur mes lieux élevés ; … L’Éternel est vivant ; et que mon Rocher soit béni ! Que Dieu, le rocher de mon salut, soit exalté » (2 Sam. 22. 34 et 47). Par ses dernières paroles, comme Jacob et Moïse, David a la vision du règne glorieux de Christ : « Celui qui domine parmi les hommes sera juste, dominant avec la crainte de Dieu, et il sera comme la lumière du matin quand le soleil se lève, un matin sans nuages : par sa clarté l’herbe tendre germe de la terre après la pluie » (2 Sam. 23. 3 et 4).
Là, David parle comme oracle de Dieu : « L’Esprit de l’Éternel a parlé en moi, et sa parole a été sur ma langue. Le Dieu d’Israël a dit, le Rocher d’Israël m’a parlé » (v. 2 et 3). Le premier objet que Dieu présente à David est Christ, le vrai Melchisédec, roi de justice et roi de paix. Il « sera juste » et apportera la bénédiction, « un matin sans nuage ».
Au terme de sa vie, jetant un regard en arrière, David se souvient des délivrances, des victoires mais aussi des chutes. Si la grâce l’a restauré, les conséquences sont présentes, et devant la vision glorieuse du soleil de justice il doit s’incliner pour dire : « Quoique ma maison ne soit pas ainsi avec Dieu » (v. 5).
Alors, « David réunit à Jérusalem tous les chefs d’Israël, les chefs des tribus, et les chefs des divisions qui servaient le roi… » et « se leva sur ses pieds, et dit : Écoutez-moi, mes frères et mon peuple ! J’avais dans le cœur de bâtir une maison de repos pour l’arche de l’alliance de l’Éternel, … et j’ai fait des préparatifs pour bâtir » (lire 1 Chron. 28. 1 et 2). Il mentionne que l’Éternel lui a révélé que Salomon, son fils, bâtira cette maison. Il exhorte le peuple en ces termes : « Gardez et recherchez tous les commandements de l’Éternel, votre Dieu, afin que vous possédiez ce bon pays, et que vous le fassiez hériter à vos fils après vous, à toujours » (28. 8).
Ensuite « … David donna à Salomon, son fils, le modèle du portique, et de ses maisons, de ses trésoreries, de ses chambres hautes, de ses chambres intérieures et de la maison du propitiatoire ; le modèle de tout ce qu’il avait [reçu] par l’Esprit, concernant les parvis de la maison de l’Éternel et toutes les chambres autour, pour les trésors de la maison de Dieu et pour les trésors des choses saintes » (28. 11 et 12).
Non seulement il donne les plans, mais il a aussi préparé tous les matériaux pour la gloire de cette maison et les objets qui serviront au culte établi, selon les ordonnances données par Moïse : « le poids de l’or pour les [objets] d’or, pour tous les ustensiles de chaque service ; et le poids de tous les ustensiles d’argent, pour tous les ustensiles de chaque service » (v. 14). Et de plus, dans son affection pour la maison de son Dieu, il donne pour cette maison, de l’or et de l’argent lui appartenant en propre, sans compter ce qu’il a préparé « pour la maison du sanctuaire » (voir ch. 29. 2 à 5). Son exemple entraîna les chefs de tout ordre dans le royaume pour donner volontairement. « Ceux chez qui se trouvaient des pierres [précieuses] les donnèrent au trésor de la maison de l’Éternel, … Le peuple se réjouit de leurs offrandes volontaires, car ils offraient volontairement, d’un cœur parfait, à l’Éternel ; le roi David, lui aussi, en eut une grande joie ». Un chant de louange s’élève de son cœur : « Et maintenant, ô notre Dieu, nous te célébrons, et nous louons ton nom glorieux. Et qui suis-je, et qui est mon peuple, que nous ayons le pouvoir d’offrir ainsi volontairement ? car tout vient de toi ; et ce qui vient de ta main, nous te le donnons» (v. 8 à 14).
Et nous, qui sommes-nous pour pouvoir adorer le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ ? – sinon des perdus amenés à la vie, des pécheurs graciés et purifiés. Apportons l’adoration dont le Père et le Fils sont dignes ; apportons aussi l’or et l’argent pour la maison de Dieu afin d’édifier, sur le fondement, qui est Jésus Christ (1 Cor. 3. 10 à 15 ; Éph. 2. 20). Ce que nous avons reçu du Seigneur, à nous de le rendre. L’or représente sa divinité, l’argent, la rédemption et les pierres précieuses, ses gloires variées. C’est Christ, sa grâce qui sauve et sa gloire à venir qui, dans nos entretiens, feront la joie de tous.
Ami qui commencez la lecture de ces lignes, vous faites peut-être partie des personnes qui disent : Je ne peux pas croire ce que dit la Bible, parce qu’il s’y trouve des choses compliquées, étranges, incohérentes… Je n’y comprends rien ! Vous dites peut-être que vous ne croyez que ce que vous pouvez comprendre ou, comme le disciple Thomas autrefois : « À moins que je ne voie… je ne le croirai pas » – À quoi le Seigneur Jésus a répondu : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jean 20. 25 et 29).
Ainsi, ce n’est ni en essayant de comprendre par votre intelligence ou en cherchant à voir ce qui est invisible, que vous parviendrez à la certitude que la Bible est la Parole de Dieu, et que par elle Dieu s’adresse à vous personnellement par le message de l’évangile. La Bible vous dit : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Act. 16. 31) ; et aussi : « La foi [vient] de ce qu’on entend – et ce qu’on entend par la parole de Dieu » (Rom. 10. 17). Il faut donc lire et « entendre » ce que la Parole de Dieu a à vous dire ; vous saisirez alors son message par la foi. Il faut d’abord croire ; ensuite vous comprendrez, vous verrez, et vous parviendrez à la connaissance du Sauveur et du salut que la Bible enseigne.
Croire et comprendre
Il est important de réaliser que le seul moyen de comprendre ce que Dieu dit dans sa Parole, c’est de croire. La Parole de Dieu dit : « Par la foi, nous comprenons… » (Héb. 11. 3). On n’entre pas par l’intelligence dans la connaissance des pensées divines et de l’amour de Dieu. L’esprit humain ne le peut pas, ce sont des choses beaucoup trop élevées pour lui. Dieu dit : « … [comme] les cieux sont élevés au-dessus de la terre, ainsi mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées » (És. 55. 9) ; et le Prédicateur nous rappelle notre place par rapport à Dieu : « Dieu est dans les cieux, et toi sur la terre » (Eccl. 5. 1).
L’esprit de l’homme connaît les choses de l’homme ; ce sont celles qu’il peut comprendre. Mais « personne ne connaît les choses de Dieu… si ce n’est par l’Esprit de Dieu », cet Esprit qui « sonde tout, même les choses profondes de Dieu » (voir 1 Cor. 2. 10). Ce n’est que si l’on possède le Saint Esprit qui est Dieu, comme Dieu le Père et Dieu le Fils, que l’on peut entrer dans la compréhension de ce que Dieu veut nous révéler par sa Parole. Pour cela, il faut croire. Lorsqu’on a cru, on est « scellé » de l’Esprit Saint (Éph. 1. 13) ; Il habite dans le croyant (Jean 14. 17). Alors la Parole de Dieu s’ouvre à nous, à l’intelligence spirituelle que Dieu nous donne. « L’Esprit de vérité » vous « conduira dans toute la vérité » (Jean 16. 13), c’est-à-dire qu’il vous introduira et vous guidera dans la connaissance de la Parole de Dieu, qui est « la vérité » (Jean 17. 17).
Croire pour être sauvé
La première chose que l’on reçoit par la foi, c’est le salut de l’âme par la foi au Seigneur Jésus. Un salut gratuit, don de Dieu. Le gardien de la prison de la ville de Philippes demandait à l’apôtre Paul : « Que faut-il que je fasse pour être sauvé ? » Pour cela, il n’est pas besoin de comprendre et de connaître toute la Bible. La réponse est simple et claire : il faut et il suffit de croire. « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi » (Éph. 2. 8). C’est essentiel et vital ! Le Seigneur Jésus dit : « Celui qui croit en lui (le Fils de Dieu) n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jean 3. 18). Croire au Seigneur Jésus met à l’abri du jugement que mérite tout homme pécheur et apporte la vie éternelle. Lui-même a dit : « Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24). Mais celui qui refuse de croire sera inéluctablement jugé au dernier jour et connaîtra une mort éternelle, l’éloignement de Dieu sans possibilité de retour, à toujours.
Entendre et voir par la foi
Pour l’homme sans Dieu, aussi intelligent soit-il, la Bible est un livre fermé. Il peut la lire, tenter de la sonder, mais il ne la comprend pas, il « ne sait pas lire », car Il n’a pas le Saint Esprit (voir És. 29. 11 et 12). Ami, lisez la Parole de Dieu, humblement, et sans a priori, en Lui demandant par la prière qu’Il l’ouvre pour vous. Ajoutez foi à cette Parole divine ; alors le Saint Esprit vous viendra en aide et vous en donnera la compréhension. Sans la foi, le message de la Parole de Dieu ne peut être d’aucun profit pour celui qui l’entend. Il est dit des fils d’Israël : « La parole entendue ne leur servit à rien, n’étant pas mêlée avec de la foi chez ceux qui l’entendirent » (Héb. 4. 2).
Le psalmiste pouvait autrefois demander à Dieu : « Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi » – le mot « loi » est ici un synonyme de la Parole de Dieu – (Ps. 119. 18). Et l’apôtre Paul demandera dans sa prière que les « yeux de notre cœur » soient « éclairés », afin que nous comprenions la grandeur de Dieu (Éph. 1. 18). Ainsi, en lisant la Parole de Dieu, votre cœur – ou votre « entendement », c’est-à-dire les pensées de votre esprit – sera éclairé par le Saint Esprit. Vous serez alors amené à « voir », à croire dans votre cœur et comprendre dans votre esprit, ce que Dieu veut vous faire connaître de ses pensées d’éternité et de son plan d’amour pour votre salut.
Croire puis comprendre
Si vous ouvrez la Bible à sa première page et que vous lisiez le premier chapitre du livre de la Genèse (le livre des commencements), en cherchant à comprendre par votre intelligence l’œuvre de la création, vous n’y arriverez pas. Vous allez vous poser des questions à chaque verset, et vous ne trouverez pas de réponse satisfaisante. L’esprit humain, même le plus savant, ne peut pas comprendre la pensée de Dieu. Il raisonnera, il supposera, il interprétera selon ses propres pensées et ne pourra pas comprendre celles de Dieu. Mais « personne ne connaît les choses de Dieu… si ce n’est l’Esprit de Dieu » (1 Cor. 2. 11). La Bible nous entretient des « choses de Dieu » et non pas des « choses de l’homme ». Elle parle de l’homme, bien sûr, mais en rapport avec Dieu, son Créateur. Dans l’épître de Paul aux Éphésiens, Dieu est appelé le « seul Dieu et Père de tous » (Éph. 4. 5) ; Il a créé tous les hommes, Il les aime et désire que tous, ils viennent à Lui.
La Bible est un livre qui contient la pensée de Dieu à l’égard de l’homme et les plans qu’Il a conçus et mis en œuvre pour le salut et le bonheur de sa créature, pour établir une relation entre elle et Lui, par le moyen de son Fils Jésus Christ. Pour comprendre la pensée de Dieu exposée dans la Bible, pour la connaître et la recevoir, il nous faut l’aide de Dieu Lui-même car c’est Lui qui en est l’Auteur. C’est pourquoi Dieu donne son Esprit à celui qui croit en Lui. Guidé et instruit par cette Personne divine, celui qui met sa foi en Dieu peut comprendre ce qu’Il nous dit par le moyen qu’Il a utilisé pour se révéler à nous. C’est par sa Parole qu’Il nous fait connaître ses « pensées de paix et non de mal, pour [nous] donner un avenir et une espérance » (Jér. 29. 11). Un avenir glorieux et une espérance de bonheur éternel, telles sont les pensées du Dieu d’amour pour sa créature.
Seule la foi comprend
Ami, réalisez-vous que lorsqu’on croit en Lui, Dieu nous fait entrer dans la compréhension des choses qu’Il a voulu nous donner à connaître par sa Parole ? Et cela pour la joie et la paix de notre cœur. On y entre par son Esprit qui nous vient en aide et conduit notre esprit humain afin que « nous connaissions ce qui nous a été librement donné par Dieu » dans sa grâce (1 Cor. 2. 12). La Bible dit, au chapitre 11 de l’épître aux Hébreux qui nous entretient tout spécialement de la foi : « Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu » (Héb. 11. 3 – déjà cité en partie). Les hommes ont échafaudé de multiples théories sur la formation du monde, de notre univers, mais ce ne sont que des théories, des spéculations qu’il n’est pas possible de prouver. Personne n’était là sinon Dieu, lorsqu’Il a créé toutes choses. Il dit à Job – et à tout homme : « Où étais-tu quand j’ai fondé la terre » ? (Job 38. 4). Ni Job, ni Adam, n’existaient alors. Dieu nous montre dans sa Parole comment Lui-même a tout amené à l’existence par sa parole. « Car lui, il a parlé, et [la chose] a été ; il a commandé, et elle s’est tenue là » (Ps. 33. 9). Comment notre esprit limité pourrait-il comprendre cela ? Il n’y a que par la foi qu’il est possible à l’homme de comprendre le 1er chapitre de la Genèse ; mais la compréhension de celui qui croit est éclairée par elle.
C’est pourquoi, ami, si vous dites que vous ne « pouvez pas » croire la Bible parce que vous ne la comprenez pas, mais que vous désirez croire, il vous faut vous tourner vers Dieu et le rechercher dans sa Parole. Dieu vous dit : « Cherchez-moi et vous vivrez » ; « Vous me chercherez, et vous me trouverez, car vous me rechercherez de tout votre cœur, et je me ferai trouver à vous, dit l’Éternel » ; « Ceux qui cherchent l’Éternel comprennent tout » (Amos 5. 4 et 6 ; Jér. 29. 13 ; Prov. 28. 5). Demandez-Lui simplement d’ouvrir votre intelligence spirituelle – demandez à Dieu, et il vous sera donné (voir Jac. 1. 5) ; dites-Lui, comme Job autrefois : « Ce que je ne vois pas, montre-le-moi » (Job 34. 32) – et Il le fera !
Jésus Christ le Sauveur, dans les évangiles
Lisez les évangiles – commencez par celui de Luc ou de Marc. Vous y verrez Celui dont Dieu parle dans toute sa Parole, Jésus, le Fils unique et bien-aimé de Dieu, « qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement » (Rom. 9. 5). Vous apprendrez qu’Il est venu du plus haut des cieux jusque sur la terre pour sauver les hommes. Il s’est « anéanti lui-même… étant fait à la ressemblance des hommes » (Phil. 2. 7) et vivant parmi les hommes. Considérez « l’homme Christ Jésus » (1 Tim. 2. 5) tel que les évangiles le placent devant vous ; sa vie sur la terre, toute d’amour et de grâce envers les hommes ; voyez sa bonté qui attire les cœurs, ses actes de guérison et de délivrance d’hommes et de femmes qui étaient sous le poids et les conséquences du péché ; écoutez ses paroles de sagesse divine et acceptez ses appels à venir à Lui, le Sauveur : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28) ; Jésus a dit encore : « Celui qui vient à moi, je ne le mettrai pas dehors » (Jean 6. 37). Contemplez-le dans toutes ses perfections manifestées dans ses actes et ses paroles, cet homme semblable aux autres hommes, mais qui a vécu sur la terre sans péché – la Bible nous dit à son sujet : « il dut, à tous égards, être rendu semblable à ses frères » ; « [Il] a été tenté en toutes choses de façon semblable à nous, à part le péché » (Héb. 2. 17 ; 4. 15). Il a été le seul homme depuis Adam, le 1er homme, qui ait vécu et marché à la gloire et à l’honneur de Dieu, et pour son plaisir. Et Dieu Lui-même a rendu à deux reprises ce témoignage au sujet de son Fils : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (Mat. 3. 17 ; 17. 5).
La mort de Jésus pour nous sauver
Lisez, dans les Évangiles, de quelle manière Jésus est mort sur la croix d’un criminel, Lui le seul homme juste qui a vécu sur cette terre. Le Juste a souffert pour des injustes (1 Pier. 3. 18), le Christ est mort pour des pécheurs impies (Rom. 5. 6), afin que par sa mort, tous ceux qui croiraient en Lui aient la vie éternelle. Il a pris sur Lui les innombrables péchés de tous ceux qui ont cru et qui croiront en Lui et, devant le Dieu saint et juste, Il les a confessés comme s’ils étaient les siens. Dieu Lui-même avait envoyé pour notre salut « son propre Fils… pour le péché » (Rom. 8. 3) et, sur la croix de Golgotha, Il ne l’a pas épargné et « l’a livré pour nous tous » (Rom. 8. 31) ; Il l’a « fait péché », Il l’a traité comme s’Il était le péché même, afin que nous obtenions par Lui la justice de Dieu (2 Cor. 5. 21). La question n’est pas : Comprenez-vous cela ? mais : Croyez-vous cela ?
Pourrez-vous comprendre l’amour de Dieu qui a donné son Fils unique, l’amour du Christ qui a donné sa vie ? Comprenez-vous les souffrances et la mort du Fils de Dieu sur la croix ? Non, personne ne le peut, c’est un amour beaucoup trop grand, insondable. Un cantique dit : « Cet amour, sans le comprendre, Nous l’adorons à genoux ». Mais, par la foi, je crois que « le Fils de Dieu m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi » (Gal. 2. 20). Je crois qu’Il est mort pour me sauver, moi pécheur perdu et digne de mort.
Son œuvre à la croix de Golgotha, qui Lui a coûté tant de souffrances et la mort, apporte au pécheur repentant qui vient se placer sous la valeur de son sang, le pardon des péchés, la justification, la paix avec Dieu, la vie éternelle. Nous trouvons désormais en Dieu un Père qui nous aime (voir Jean 16. 27) et qui a fait de nous ses enfants si nous recevons le Seigneur Jésus, notre Sauveur, dans notre cœur et croyons en Lui (Jean 1. 12).
Christ ressuscité : le chemin de la vie éternelle
Dieu en soit béni, la mort du Seigneur Jésus sur la croix n’est pas la fin. Jésus est ressuscité, Il vit de nouveau, éternellement. Dieu Lui-même a ressuscité, élevé au ciel et glorifié Celui qui l’a pleinement glorifié par l’œuvre accomplie sur la croix. De nombreux passages de la Parole de Dieu l’atteste, plusieurs ont vu le Christ vivant après sa résurrection (Marie de Magdala et d’autres femmes et les disciples, dès le jour de sa résurrection – lire Luc 24). S’il n’en était pas ainsi, la foi des croyants serait vaine. Ils seraient encore dans leurs péchés et condamnés à demeurer éternellement séparés de Dieu, ce que la Bible appelle « la seconde mort » (Apoc. 20. 14). « Mais maintenant Christ a été ressuscité d’entre les morts » (1 Cor. 15. 20) et de nombreuses personnes l’ont vu, dont plus de cinq cents à la fois (voir, entre autres passages du Nouveau Testament, 1 Cor. 15. 5 à 8 et les nombreux témoignages des dix premiers chapitres du livre des Actes des apôtres).
Par sa résurrection, Christ a brisé les liens de la mort et nous a ouvert le chemin de la vie éternelle. Jésus a dit à sa servante Marthe : « Moi, je suis la résurrection et la vie » ; puis Il lui a demandé : « Crois-tu cela ? » (Jean 11. 25 et 26). Ami, c’est la question qui se pose à vous aujourd’hui. Quelle sera votre réponse ? Elle conditionne votre avenir éternel. En effet, si Christ a été ressuscité – et Il l’a été -, tous ceux qui étaient « morts dans leurs fautes » et qui aujourd’hui croient en Lui, reçoivent « le pardon des péchés » (Act. 10. 43), sont « sauvés par la grâce, par la foi » et sont désormais « ressuscités ensemble », (lire Éph. 2. 4 à 10). Mais ceux qui refusent le Sauveur devront paraître un jour devant Lui comme Juge, et ils seront perdus pour toujours – il n’y aura pas de deuxième chance demain, si l’on refuse de croire aujourd’hui. Car « c’est lui qui est établi par Dieu juge des vivants et des morts » (Act. 10. 42). L’apôtre Paul donne un sérieux avertissement : « Dieu donc… ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent ; parce qu’il a fixé un jour où il doit juger avec justice la terre habitée, par l’Homme qu’il a destiné à cela, ce dont il a donné une preuve certaine à tous, en le ressuscitant d’entre les morts » (Act. 17. 30 et 31).
Dieu, satisfait dans sa justice et sa sainteté par l’œuvre de Jésus, l’a Lui-même ressuscité d’entre les morts, l’a élevé dans le ciel à sa droite et l’a glorifié. Désormais, le Seigneur Jésus attend jusqu’à ce que tous ses ennemis « soient mis comme le marchepied de ses pieds » (Héb. 1. 13). Car un jour Il viendra combattre, vaincre et juger tous ses ennemis, tous ceux qui se sont opposés à Lui et n’ont pas voulu de Lui, le Sauveur du monde. Mais, auparavant, Il viendra Lui-même pour prendre tous les croyants de tous les siècles auprès de Lui, les faisant entrer dans un bonheur éternel auprès de Lui dans le ciel. Les morts seront ressuscités, les vivants enlevés avec eux, en un instant, à son appel qui retentira bientôt (voir 1 Thess. 4. 15 à 17).
Acceptez le Sauveur
À vous qui dites peut-être encore aujourd’hui : Je ne peux pas croire, nous répondons : En fait, qu’est-ce qui, vraiment, vous empêche de croire ? Le salut est quelque chose de si simple à saisir ! Et nous vous disons : Croyez simplement au Seigneur Jésus, à sa Personne, à son œuvre de rédemption qui vous apporte le salut et la vie éternelle. Venez à Lui, confessant que vous êtes un pécheur perdu et qu’Il est le seul par lequel vos péchés peuvent être pardonnés, ôtés pour toujours de devant les yeux du Dieu saint et juste. Il dit aux croyants qu’Il ne se souviendra plus jamais de leurs péchés, ils ont été effacés de devant ses yeux par l’œuvre de Jésus Christ à la croix (voir Héb. 10. 17 ; És. 43. 25 et 44. 22 ; Jér. 31. 34). Croyez que Jésus s’est présenté devant le jugement de Dieu en portant dans son corps tous vos péchés et qu’Il en a fait l’expiation complète et définitive sur la croix de Golgotha. Un jugement devait vous atteindre (ainsi que tous les hommes) parce que vous êtes un pécheur justement condamné à être à toujours loin de Dieu, le Dieu saint qui a le péché en horreur. Croyez que toute la colère de Dieu contre le péché est tombée sur Lui, son propre Fils, pour que vous soyez épargnés de la juste sentence de mort qui pesait sur vous. Oui, regardez à l’amour de Dieu qui a « donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). Ce « quiconque », ce peut être vous-même, si vous acceptez Jésus dans votre cœur.
Si vous venez à Lui comme au Sauveur dont vous ressentez que vous avez besoin pour vous-même, vous trouverez le plein pardon de Dieu pour vos péchés. Dieu dit dans sa Parole qu’Il a « jeté derrière son dos » vos péchés (És. 38. 17) si vous croyez que vous avez été délivrés de la mort par le sacrifice de Jésus. Vous obtiendrez le repos et la paix de cœur, la joie incomparable d’être sauvé du jugement et de la mort.
Si vous le recevez dans votre cœur et dans votre vie, vous deviendrez un enfant de Dieu, objet de l’amour de ce Dieu grand et infini que vous connaîtrez alors comme votre Père qui vous aime – et c’est ainsi que vous pourrez vous adresser à Lui, plein de confiance, en Lui disant : « Abba, Père » (Gal. 4. 6).
Si vous acceptez Jésus comme votre Sauveur et comme Seigneur sur votre vie, vous recevrez l’assurance de la vie éternelle et vous ferez partie de tous ceux qui ont en eux l’espérance vivante de connaître bientôt une éternité de joie et de bonheur dans le ciel auprès de Celui qui vous a aimés, qui vous aime et vous aimera pour toujours. Jésus Christ Lui-même vient bientôt chercher les siens, ceux pour lesquels Il a souffert et a donné sa vie. Il va les faire entrer dans les places qu’Il a préparées pour eux dans le ciel où Il est entré pour s’asseoir à la droite de Dieu, ayant tout accompli (voir Jean 19. 30) pour sa gloire et notre salut.
Si Jésus devient votre Sauveur personnel, vous recevrez de sa part et de la part de Dieu, le Saint Esprit, Personne divine, qui sera « avec vous éternellement » et demeurera en vous, comme Jésus l’a assuré aux siens : « l’Esprit de vérité… demeure auprès de vous et… sera en vous » (Jean 14. 16 et 17). Il vous fera connaître progressivement les vérités qui se trouvent dans la Parole de Dieu, la Bible, et Il vous fera entrer toujours plus avant dans la connaissance de votre Sauveur et Seigneur (Jean 16. 14).
Si vous acceptez de donner votre vie à Jésus, vous trouverez en Lui un ami fidèle, un bon Berger qui vous gardera près de Lui en toutes circonstances, un Consolateur dans les pleurs, un soutien constant dans les moments difficiles ; Il « vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement inébranlable » qui est Lui-même (1 Pier. 5. 10).
Lorsque vous aurez trouvé Jésus – ou plutôt lorsque Lui vous aura trouvé et que vous l’aurez accepté – alors vous recevrez la connaissance de ce que vous ne compreniez pas auparavant. Vous aurez désormais l’intelligence que le Saint Esprit vous donnera pour entrer dans les vérités de ce Livre qui auparavant était comme fermé pour vous, dans ce Livre dans lequel vous « ne saviez pas lire » comme nous l’avons vu plus haut – voir Ésaïe 29. 11 et 12. Ces choses qui vous paraissaient incompréhensibles s’éclairciront petit à petit ; vos questions trouveront leurs réponses quand vous lirez la Bible avec foi et prière. Comme le psalmiste, vous direz avec joie : « L’entrée de tes paroles illumine » (Ps. 119. 130) ; « Tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16). Le Saint Esprit « vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16. 13) et par Lui vous connaîtrez « ce qui nous a été librement donné par Dieu » dans sa grâce (1 Cor. 2. 12).
Sauvé ou perdu pour toujours
Ami, demandez-vous honnêtement et franchement si la vraie raison de votre incrédulité n’est pas : Je ne peux pas croire, mais plutôt : Je ne veux pas croire. Le Seigneur Jésus a dû dire une fois à ceux qui s’opposaient continuellement à Lui : « Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie » (Jean 5. 40). Il est, Lui, « le chemin, et la vérité, et la vie » ; et c’est par Lui, par la foi en Lui et en son œuvre de rédemption, que l’on vient au Père (Jean 14. 6).
Examinez ce qui, dans votre conscience et votre cœur vous retient de venir au Sauveur avec vos difficultés, vos doutes, vos questions, vos péchés, tout ce poids qui vous accable. Qui vous en débarrassera, sinon Celui qui a « porté en son corps, sur le bois » de la croix (1 Pier. 2. 24), les péchés de tous ceux qui croient en Lui ?
Le roi Agrippa, ayant entendu les paroles de l’apôtre Paul qui lui présentait le message de l’évangile et la repentance pour la rémission des péchés, répondra : « Bientôt, tu vas me persuader de devenir chrétien » (Act. 26. 28). Mais il a refusé de se laisser ainsi persuader et il est resté avec ses questions et ses doutes. Il est perdu pour l’éternité, alors qu’il était tout près du salut… Pilate, le gouverneur romain, demandera à Jésus : « Qu’est-ce que la vérité ? » (Jean 18. 38), mais il ne voudra pas entendre la réponse. Il avait pourtant devant lui Celui qui est la vérité (Jean 14. 6) et qui ainsi était le seul à pouvoir donner la réponse définitive à la grande question de la vérité quant à Dieu et quant à l’homme… Un jeune homme riche est venu demander à Jésus : « Que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ? » (Marc 10. 17), mais il s’en est allé tout triste, car il n’a pas pu accepter la réponse de Jésus.
Ce sont là des personnes qui ont laissé passer l’occasion de venir à la connaissance de la vérité et de recevoir le salut qui est en Jésus, offert librement à tous. Ami, que déciderez-vous ? Vous vous dites peut-être : Oui, c’est une question importante, il faut certainement y réfléchir attentivement ; mais vous ajouterez peut-être :
– je suis jeune, j’ai bien le temps, je souhaite profiter de la vie, ou bien :
– je suis tellement occupé par mon travail, ma famille, mes loisirs ; je n’ai pas le temps maintenant… ; ou encore :
– je suis trop âgé, maintenant, j’ai vécu longtemps sans Dieu, c’est trop tard pour y penser maintenant, ça ira bien comme ça…
Choisis la vie, afin que tu vives
Ainsi, vous ne voulez pas changer votre vie, vos habitudes ? Vous voulez profiter du monde, de ses plaisirs, de ses distractions ? Vous laissez passer le temps, alors même qu’il ne vous appartient pas et que vous ne savez pas ce que sera le lendemain. Vous dites, comme beaucoup de personnes insouciantes de leur avenir éternel : On n’a qu’une vie ; s’il y a quelque chose après, je ne veux pas y penser. « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons » (1 Cor. 15. 32). Mais la Bible vous interpelle : « Qu’est-ce que votre vie ? – elle n’est qu’une vapeur qui paraît pour un peu de temps et puis disparaît » (Jac. 4. 14). Ami, arrêtez-vous et posez-vous la question : S’il est vrai qu’il y a un Dieu, s’il est vrai que je devrai comparaître devant Lui et rendre compte de ce qu’aura été ma vie et de mon refus de croire au Sauveur qu’Il a donné pour mon salut, s’il est vrai qu’alors je connaîtrai les peines éternelles parce que j’aurais refusé de croire – en disant : Je ne peux pas… ; alors il vaut bien la peine de réfléchir très sérieusement sur la proposition que Dieu fait encore aujourd’hui à tout homme : accepter la bonne nouvelle de la vie éternelle en son Fils Jésus Christ, qui a donné sa vie sur une croix pour sauver tous ceux qui croiraient en Lui.
Pensez-vous qu’il vaut mieux rester sous le dur esclavage de Satan, le chef de ce monde, plutôt que de venir vous placer sous la douce servitude de Celui qui est un bon Maître ? Ne vous faites pas d’illusions : l’homme ne peut pas s’affranchir d’un maître et il ne peut pas en servir deux à la fois. Mais il peut choisir entre Satan et Jésus. Choisir Jésus, c’est choisir la vie, pour le temps présent et pour l’éternité. Écoutez cet appel de la Bible : « J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives… » (Deut. 30. 19).
Si c’est Jésus que vous aimez, vous demeurerez dans son amour et vous goûterez les soins et les bénédictions de Celui dont l’amour est si grand qu’Il est allé jusqu’à donner sa vie pour vous. Si c’est « le Seigneur Christ que vous servez », alors, bientôt, « du Seigneur vous recevrez la récompense de l’héritage » (Col. 3. 24).
Vous vivrez d’une vie nouvelle, vécue dans la communion avec Dieu – connu comme Père – et son Fils, Jésus Christ (1 Jean 1. 3), le Sauveur et Seigneur de ceux qui croient. C’est une vie qui apporte joie dans le Seigneur (Phil. 4. 4), paix du cœur et de la conscience, assurance par la foi. Elle produit en celui qui croit la bienheureuse espérance d’être bientôt dans le ciel auprès de Jésus pour connaître alors un bonheur éternel, « l’espérance de la vie éternelle que Dieu, qui ne peut mentir, a promise avant les temps des siècles » (Tite 1. 2).
« Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2).
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7).
« Je crois, viens en aide à mon incrédulité ! » (Marc 9. 24).
Un pasteur vit, un jour, venir à lui l’un de ses paroissiens. Celui-ci lui confia que la nuit précédente, un ouvrier nommé N. s’était introduit dans le jardin du presbytère et y avait volé une grosse corbeille de pommes. Le voleur avait été vu d’un témoin dont on ne pouvait mettre en doute la parole.
– Je vous remercie de cette amicale communication, répondit le pasteur.
Il envoya chercher l’ouvrier. Celui-ci arrive sans appréhension, car le pasteur l’employait constamment pour des travaux de diverses natures. Le pasteur se met à causer avec une cordialité particulière avec N., à lui demander des nouvelles de sa famille, de chacun de ses nombreux enfants. Il en vient même à parler de pommes et demande à notre homme s’il en avait une provision. Le journalier répondit que cette année-là ses pommiers n’avaient pas donné de fruit.
Alors, de l’air le plus naturel du monde, le pasteur lui dit :
– Courez vite chez vous chercher un sac ; nous le remplirons de pommes dans mon jardin ; c’est une surprise que je veux faire à vos enfants. La rougeur montait au front du journalier. Mais ses refus embarrassés furent inutiles. Il dut aller chercher le sac, et bientôt il descendit au jardin avec le pasteur. On aurait dit, à le voir marcher péniblement, en s’essuyant le front, qu’il avait du plomb dans les jambes.
Il fut procédé à une abondante cueillette, puis le sac fut rempli jusqu’en haut.
– Et maintenant, mon cher N., lui dit le pasteur, emportez cela, n’oubliez pas de saluer votre femme et vos enfants.
Le malheureux n’y tint plus. Tout couvert de confusion, il se laissa tomber devant le pasteur et lui confessa sa faute. Dès ce jour, ce fut un autre homme : son cœur fut ouvert à l’Évangile. De cette heure mémorable date sa conversion, une conversion dont je peux certifier la réalité ; l’origine en fut la bonté touchante du pasteur.
Ce n’est pas de ce dernier, c’est de l’ouvrier que je tiens l’histoire.
« La Loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » Jean 1. 17.
Dans le passé, Dieu a donné à Israël, par le moyen de Moïse, une Loi que le peuple s’était engagé à respecter (Ex. 19. 8). Cette Loi formait un tout : celui qui la transgressait sur un seul point était coupable à l’égard de tous les autres (Jac. 2. 10). Les dix commandements avaient pour but de réglementer le comportement de l’homme envers Dieu et envers son prochain. Le Seigneur Jésus, dans sa Parole, éclaire la vraie portée de cette loi, qui se résume en quelques mots : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même » (Luc 10. 27).
L’histoire de l’humanité a démontré qu’aucun être humain n’a jamais été capable de respecter cette Loi parfaite, et a révélé de cette manière la nature transgressive et faible du cœur humain. Un fil à plomb montre qu’un mur n’est pas droit, mais il ne le redresse pas. De la même manière, la Loi, quoiqu’elle démontre que l’homme ne pouvait pas répondre aux exigences morales de Dieu, ne l’a pas rendu juste à ses yeux. Le verdict est terrible : « Il n’y a pas de juste, non pas même un seul » (Rom. 3. 10). Personne ne réussit, donc, à être juste devant Dieu en mettant en pratique ce que la Loi demande : « Personne ne sera justifié devant lui par des œuvres de loi » (Rom. 3. 20).
Mais il y a une bonne nouvelle, annoncée par Jésus Christ : s’il est vrai que la Loi entraînait la malédiction de l’homme, il est également vrai que Dieu voulait quand même bénir sa créature. Pour cela, Il a envoyé son Fils unique au secours de l’humanité coupable : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi, étant devenu malédiction pour nous – car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois » (Gal. 3. 13). Maintenant, grâce à l’œuvre parfaite accomplie par le Seigneur à la croix, Dieu peut bénir l’homme.
La grâce
« Par lui (Jésus) vous est annoncé le pardon des péchés, et de tout ce dont vous n’avez pu être justifiés par la loi de Moïse, quiconque croit est justifié par lui » Actes 13. 38 et 39.
« Or [la] Loi est intervenue afin que la faute abonde ; mais là où le péché abondait, la grâce a surabondé » Romains 5. 20.
La Loi de Moïse, donnée autrefois, a démontré que l’homme ne peut se rendre juste devant Dieu par ses propres efforts, mettant en évidence le fait que l’homme est pécheur, alors que Dieu, saint et juste, ne peut supporter la vue du mal (Hab. 1. 13). Dans ces conditions, l’accès à la présence de Dieu est impossible à l’homme et le ciel lui est fermé.
Toutefois, Dieu aime chacun de nous et Il nous a créés pour être heureux avec Lui, dans le ciel. Lui-même a pris en main notre situation désespérée : « Car la Loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » (Jean 1. 17). En Christ, Dieu s’est approché de nous pour nous sauver et, sans nous cacher la vérité sur ce que nous étions, Il a pourvu au seul sacrifice en mesure de porter remède à notre état de pécheurs.
Dieu ne nous demande pas de faire des efforts pour être justes : Il nous donne un Sauveur, Jésus Christ, le Juste. Et, par la foi en Lui, quiconque se repent est pardonné et justifié par Dieu Lui-même. Le sacrifice de Jésus a répondu à ce que la justice de Dieu exigeait, et il est pleinement suffisant pour cela. Quiconque croit en la valeur salvatrice de ce sacrifice est pardonné et est en paix avec Dieu : « Ayant donc été justifiés sur la base de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 1).
La grâce de Dieu n’exclut personne, étant, pour tous, gratuite, bénéfique et libératrice. Renoncez donc à vos efforts : acceptez la vérité divine et ce merveilleux remède qu’est la grâce de Dieu !
« Jésus lui dit : – Qu’est-il écrit dans la Loi ? Comment lis-tu ? Il répondit : - Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même » Luc 10. 26 et 27.
Un expert de la loi de Moïse pose à Jésus une question cruciale : « Que faut-il que j’aie fait pour hériter de la vie éternelle ? » Jésus lui répond en se mettant à son niveau, celui de la Loi : Si tu aimes Dieu et ton prochain, tu vivras.
La Loi donnée au peuple d’Israël était parfaite (Rom. 7. 12), mais elle ne faisait rien d’autre que de révéler notre mauvais état moral, sans donner la force d’aimer Dieu ni son prochain. Comme un examen clinique révèle l’existence d’une maladie, la Loi met en lumière notre état d’hommes pécheurs. L’humanité est démontrée incapable d’aimer Dieu – bien que l’amour soit dû au Créateur par ses créatures.
Dieu, toutefois, nous a aimés et s’est fait homme en Jésus, son Fils, qu’Il a envoyé vers nous – l’Agneau innocent que nous avons rejeté et cloué sur une croix. La Loi de Dieu n’a pas corrigé la méchanceté du cœur humain, comme le démontre le fait que nous avons haï ce Dieu que nous aurions dû aimer (Jean 15. 23 à 25). La nécessité du sacrifice de Christ atteste de notre incapacité à obtenir la vie éternelle par nos propres efforts et met en évidence l’amour de Dieu envers ses créatures.
Sur la croix, Jésus a porté le jugement que nos péchés avaient mérité, afin de nous offrir la grâce divine. Le châtiment de Dieu pour les manquements des hommes s’est alors abattu sur Christ, ce qui nous a permis de bénéficier du pardon de Dieu qui sauve gratuitement tous ceux qui se repentent et croient au Seigneur Jésus.
La Loi exige, ne donne aucune force, et nous condamne. La grâce, au contraire, proclame que Dieu nous aime tels que nous sommes. Le sacrifice du Seigneur Jésus l’a démontré.
Une Loi qui ordonne, la grâce qui révèle et enseigne
« Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes, nous instruisant pour que, reniant l’impiété et les convoitises mondaines, nous vivions dans le présent siècle sobrement, et justement et pieusement » Tite 2. 11 et 12.
Ainsi, Dieu a trouvé le moyen de nous sauver sans faire peser sur nous les exigences de sa sainte Loi, sur la base de laquelle nous serions condamnés. Dieu, au contraire, a envoyé Jésus qui, en mourant sur la croix, a subi à notre place la condamnation que nous méritions pour avoir désobéi à sa Loi parfaite. Maintenant, Dieu offre, à ceux qui croient, le salut par la grâce. Le Seigneur n’exige pas davantage, mais Il donne gratuitement, librement et abondamment.
Chez quiconque croit, il survient un changement radical. Par la foi, le croyant devient un enfant de Dieu (Jean 1. 12 ; Gal. 3. 26), il reçoit la nature divine et une vie nouvelle. L’amour du Seigneur est versé dans son cœur par le Saint Esprit (Rom. 5. 5).
La Loi obligeait l’homme à aimer Dieu, mais maintenant, avec une reconnaissance infinie envers Celui qui l’a aimé, l’homme peut aimer à son tour, de l’amour même qu’il a reçu. L’apôtre Jean écrit : « Nous, nous aimons parce que lui nous a aimés le premier » (1 Jean 4. 19).
Le contraste entre la Loi et la grâce est absolu. Ce que la Loi n’aurait jamais pu obtenir est produit par la grâce dans la nouvelle vie. La Loi interdisait, ordonnait, et établissait des règles et une conduite exigeantes. La grâce nous révèle l’amour de Dieu et nous enseigne comment Lui être agréable. Elle nous rend capables de résister aux tentations pour vivre chaque jour « sobrement, et justement et pieusement ».
John Bunyan naquit en 1628 dans un village près de Bedford, au centre de l’Angleterre. Il parle en ces termes de ses origines : « Comme chacun le sait, je suis issu d’une famille des plus humbles et sans considération aucune. La maison de mon père appartenait à cette catégorie pour laquelle, dans ce pays, on manifeste un souverain mépris. Je n’ai donc pas, comme c’est le cas pour d’autres, à me glorifier d’un sang noble ni d’une haute situation selon la chair. Mais, toutes choses bien considérées, je me glorifie de l’amour de Dieu envers moi, car il m’a établi dans une position telle que je puis jouir abondamment de la grâce divine et de la vie en Christ par l’Évangile ».
Bunyan devint soldat en 1644. On ignore combien de temps il resta sous les armes ; tout ce qu’on sait, c’est que, vers 1649, il rentra chez ses parents pour se marier. La mention qu’il fait de cet événement est raconté de façon absolument exquise : « J’entrai dans la position d’un homme marié. Par la grâce de Dieu je trouvai une femme dont le père et la mère étaient très pieux. Ma femme était tout aussi pauvre que moi ; en fait nous n’avions pas même une assiette et une cuillère entre nous deux. Mais ma femme hérita de son père, lorsqu’il mourut, de deux livres : Le chemin du Ciel pour l’homme de simple condition et la piété pratique ».
Il raconte encore comment il rencontra un jour trois ou quatre femmes, très pauvres, assises au soleil et parlant des choses de Dieu. Plus tard il entra en contact avec un M. Gifford dont les enseignements, sous la bénédiction de Dieu, l’affranchirent des doctrines purement humaines. C’est grâce à ce serviteur du Seigneur que Bunyan devint, ce qu’il resta toujours, un véritable évangéliste.
Les épreuves l’atteignirent bientôt. En 1660 il fut jeté en prison et il y resta quelque douze ans. Son acte d’accusation porte que : « John Bunyan, de la ville de Bedford, artisan, entraîné par le diable, s’est malicieusement abstenu de suivre les cultes à l’église et fréquente des assemblées illégales, ce qui cause des troubles et du désordre parmi les dévoués sujets de ce royaume, cela contrairement aux lois de notre Souverain, le Roy ». De cette prison sortirent des écrits qu’on lira tant que la langue anglaise sera parlée et même aussi dans tous les pays chrétiens.
Une fois relâché, Bunyan devint prédicateur itinérant. Ses amis construisirent pour lui à Bedford une salle de réunions qui regorgeait toujours d’auditeurs. C’est au cours d’un de ses voyages d’évangélisation, entre Londres et Reading, que Bunyan contracta une mauvaise fièvre à la suite d’un refroidissement. Après dix jours de maladie il s’endormit en Christ à l’âge de soixante ans.
Voici la description que donne de lui un de ses contemporains : « Bunyan était d’un extérieur rude et austère ; mais sa conversation était douce et aimable. Il n’aimait, du reste, pas parler longuement, surtout pas lorsqu’il se trouvait en société, sauf si les circonstances l’exigeaient. Il avait grand soin de ne jamais se glorifier en quelque manière que ce fût, mais il restait très humble et se soumettait au jugement d’autrui. De sa personne c’était un homme de haute stature, osseux, plutôt maigre, les yeux étincelants. Selon la vieille coutume anglaise il ne portait que la moustache. Il avait les cheveux roux, mais ils avaient grisonné peu avant sa mort, le nez très accentué, droit, la bouche de grandeur modérée. Il se vêtait de la façon la plus modeste qui fût ».
Bunyan demeurera toujours connu à cause du plus célèbre de ses livres : Le Voyage du Pèlerin. Il en avait du reste écrit encore plusieurs autres. Au sujet du premier un témoignage suffira : « Deux souvenirs me reviennent à la mémoire, » écrit un médecin anglais, « quand je songe au Voyage du Pèlerin. L’un se rapporte à mon enfance, il y a cela soixante ans, quand, assis sur les genoux de ma mère, j’écoutais avec délices la lecture qu’elle m’en faisait. Et me voici père de deux petites-filles, serrées près de moi, tandis que, à mon tour, je leur lis, à leur joie intense, le même volume ». On a dit que cet ouvrage dénote une originalité peu commune et que c’est un des livres dont tous les lecteurs regretteront qu’il ne soit pas plus long. Terminons par cette appréciation de l’historien Macaulay : « Le style de Bunyan ne peut qu’enchanter n’importe quel lecteur. Quant à la langue, c’est celle du peuple, mais écrite avec une telle fraîcheur qu’elle servira toujours de modèle à quiconque voudra écrire à la fois simplement et correctement ».
Au point de vue évangélique, il est peu d’ouvrages qui présentent la doctrine du salut avec une pareille clarté. Jeunes et vieux y trouveront le même charme et le même profit.
« Sur Dieu seul mon âme se repose paisiblement ; de lui vient mon salut. Lui seul est mon refuge et mon salut, ma haute retraite ; je ne serai pas beaucoup ébranlé » Psaume 62. 2 et 3.
« Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu ; car mon attente est en lui » Psaume 62. 6.
BUNKER OU GROTTE ?
Une entreprise américaine est spécialisée dans la transformation d’anciens abris antiatomiques en résidences de luxe. Son objectif : offrir un cadre de vie à la fois confortable et sécurisé. Parmi les menaces perçues figurent les attaques nucléaires, les attaques chimiques et les éruptions solaires de grande ampleur, devant lesquelles l’entreprise entend se préparer.
L’humanité contemple avec fierté ses progrès scientifiques et technologiques. Pourtant, la vie devient de plus en plus angoissante. Nous savons qu’un événement, même mineur, peut bouleverser gravement l’équilibre fragile de notre civilisation. Où trouver un refuge véritablement sûr en cas de catastrophe ?
La Bible décrit comment le roi David fuit ses ennemis. Il se sent comme une perdrix traquée dans les montagnes. Finalement, lui et ses compagnons trouvent refuge dans une grotte. Là, il écrit : « Use de grâce envers moi, ô Dieu !… Car en toi mon âme se réfugie, et sous l’ombre de tes ailes je me réfugie, jusqu’à ce que les calamités soient passées » (Ps. 57. 2). Son véritable refuge n’était donc pas la grotte, mais Dieu, en qui il avait confiance ! N’est-ce pas remarquable ?
Aujourd’hui encore, chacun peut avoir confiance en Dieu. Il est le Souverain, le Tout-Puissant, le seul Dieu, le Créateur du ciel et de la terre. De plus, Il est un Dieu plein d’amour et de miséricorde, ce qu’Il a magnifiquement démontrés en envoyant son Fils pour notre salut. Il veut aider toute personne dans le besoin, y compris vous ! Sa protection est bien plus efficace que celle d’une grotte, d’un abri antiatomique ou de toute autre construction humaine ! « Le nom de l’Éternel est une tour fortifiée ; le juste y court et s’y trouve en une haute retraite » (Prov. 18. 10).
D’après die gute Saat mars 2026
« Bien-aimés, ne croyez pas tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont sortis dans le monde » 1 Jean 4. 1.
USER DE DISCERNEMENT À L’ÉGARD DE L’ENSEIGNEMENT
Avez-vous remarqué comment toute vérité précieuse de l’Écriture a sa copie satanique ? Il en a été ainsi depuis le tout début. Le glorieux évangile de la grâce venait d’être proclamé quand le diable a introduit secrètement des hommes au milieu des assemblées de Dieu, dont l’objectif était de tourner la grâce même de Dieu en dissolution. Si l’apôtre enseignait que le chrétien n’est pas sous la loi, mais sous la grâce, alors le profane est venu presque sur ses talons pour s’écrier : Faisons le mal, afin que le bien arrive. Et il en est de même de nos jours.
Il suffit que la vérité précieuse de l’habitation et des dons du Saint Esprit soit proclamée, et Satan suivra avec de faux dons et un autre esprit, détournant même des âmes pieuses dans le fanatisme le plus désordonné. Que l’on insiste sur la vérité de la nouvelle naissance, et le diable poussera des docteurs selon son propre cœur, pour dire aux hommes que la nouvelle naissance signifie simplement s’élever au-dessus de sa vie égoïste vers le spirituel, atteignant les plus hauts idéaux, cherchant à faire de nous-mêmes ce qui est le plus haut, le plus noble, et le meilleur, nous épargnant ainsi par une amélioration notre caractère.
C’est là un exemple de l’enseignement entendu dans de nombreuses chaires supposées orthodoxes aujourd’hui. Mais cela, c’est seulement les ruses de l’ennemi, contre lesquelles le croyant est averti, et au sujet desquelles nous avons besoin d’être sur nos gardes, en nous souvenant de la parole : « Mettez tout à l’épreuve. Retenez ce qui est bon » (1 Thess. 5. 21).
D’après the Lord is near octobre 1988
« Malheur à ceux qui tirent l’iniquité avec des cordes de fausseté, et le péché comme avec des cordes de chariot, et qui disent : Qu’il se hâte, qu’il accélère son œuvre, afin que nous la voyions ; et que le dessein du Saint d’Israël s’approche et vienne, et que nous le connaissions » Ésaïe 5. 18 et 19.
LES INCRÉDULES METTENT EN DOUTE LA PAROLE DE DIEU
Cette malédiction est clairement désignée contre ceux qui, se vantant de leur liberté, ne sont que des bêtes de somme attelées, et le chariot qu’ils traînent est leur propre péché. Pour faciliter leur avance, ils emploient des paroles de mensonge. Parce que l’erreur ne ferait que de lents progrès si elle était appelée de son vrai nom, il lui est donné un nom plus attrayant. Par exemple, si on appelait de l’incrédulité ce que Dieu a dit, et la remarque passerait mal ; mais sous le nom de libre pensée, ou religion rationnelle, elle fait des progrès bien plus rapides. De la même manière, appeler la convoitise être actif dans le commerce facilite grandement l’acceptation de la notion. Mais ces mots sont des mensonges, et ils vont vers un plus grand jugement.
Quant à cela, ils sont très agressifs, et mettent l’Éternel au défi d’accomplir ce dont Il a longtemps menacé. « Qu’Il se hâte, qu’il accélère son œuvre, afin que nous la voyions ». Ceux qui insistent aujourd’hui, disant que la prophétie ne peut pas se comprendre jusqu’à son accomplissement, sont-ils loin de ce langage ? C’est une longue génération, et les rationalistes de notre temps ont le même langage : « Où est la promesse de sa venue ? »
D’après the Lord is near octobre 1988
« Revenu à lui-même, il dit : Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi je péris ici de faim ! Je me lèverai, je m’en irai vers mon père et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi… Il se leva et vint vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion ; il courut [à lui], se jeta à son cou et le couvrit de baisers » Luc 15. 17 à 20.
LE RETOUR DU FILS PRODIGUE
Quelle belle image de la réconciliation du pécheur avec Dieu ! Prenez votre place devant Lui comme le fils prodigue, en vous jugeant et en confessant vos fautes, si vous ne l’avez jamais fait auparavant, et vous serez réconcilié de la même manière. Si vous cherchez à vous justifier, vous êtes comme les pharisiens et les scribes qui sont représentés par le fils aîné, et vous vous trouverez en dehors de la place de la bénédiction. Mais si vous venez à Dieu comme le fils prodigue s’est levé et est venu vers son père, vous vous trouverez être l’objet de son amour, et vous verrez que l’Esprit rendra témoignage avec votre esprit que vous êtes un enfant de Dieu. Et depuis lors, votre attitude sera de dire : Oui, Père.
On peut remarquer en particulier cinq choses quant à la forme de la réconciliation. Le père vit son fils, eut compassion de lui, courut à sa rencontre, se jeta à son cou, le couvrit de baisers. Le père le vit quand il était encore loin. Préoccupé de son fils perdu depuis longtemps, il attendait son retour. Il le vit arriver de loin. Quand il aperçut la silhouette bien connue, son cœur suivit ses yeux et il fut rempli de compassion pour son fils. L’amour poussa tout de suite les pieds, et il courut à sa rencontre. Et là, tel qu’il était dans toute sa misère, l’amour du père se réjouit d’embrasser avec affection le fils perdu. Son regard vit, son cœur eut compassion, ses pieds se hâtèrent, ses bras s’ouvrirent, et ses lèvres le couvrirent de baisers.
D’après the Lord is near octobre 1988
« Nous nous égaierons, et nous nous réjouirons en toi ; nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin » Cantique des cantiques 1. 4.
LA VRAIE SOURCE DE LA JOIE POUR LE CHRÉTIEN
Quand nous avons été amenés au Seigneur Jésus, et avons acquis l’heureuse assurance que nos péchés sont pardonnés et que nous sommes parfaitement acceptés en Lui, la fraîcheur de notre jeune foi peut nous remplir d’une joie si précieuse que nous sommes élevés bien au-dessus de nos circonstances, et que tout nous paraît vivant, plein de louanges à Dieu.
Cependant cette joie tellement éclatante et réelle ne se prolonge habituellement pas avec autant d’éclats et d’enthousiasme. Sa ferveur baisse bientôt, et nous nous demandons ce qui est arrivé. Pourquoi ne sommes-nous pas restés attachés à ce qui avait pour nous une telle valeur, et que nous désirions bien ne jamais perdre ?
La réponse se trouve dans le verset ci-dessus. Alors que la joie est une chose très importante pour le chrétien, elle ne peut pas se maintenir par elle-même. Si nous en faisons un objectif, nous la perdrons. La joie ne peut pas nourrir notre âme. Avons-nous essayé de nous nourrir de la joie dont nous avons fait l’expérience ? C’est impossible. La joie ne peut être que le résultat de quelque chose de plus important qu’elle-même. « nous nous réjouirons en toi ».
Le Fils de Dieu, qui est mort pour nous et ressuscité, Lui est l’objet qui peut réellement remplir nos cœurs d’une joie ferme et durable. Nous devons nous nourrir de Lui et de la nourriture solide de sa Parole. Nous pouvons alors dire, comme Jérémie : « Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16).
« Nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin » (verset ci-dessus). Le vin est un symbole de la joie, de ce qui nous réjouit. Qu’il est plus important de nous souvenir de l’amour du Seigneur Jésus que des joies des expériences de la vie ! Son amour, sa Parole, et Lui-même demeurent les mêmes, tandis que notre joie déborde et retombe ; elle ne peut pas rester constante. Faisons de son amour, de sa Parole, de sa Personne, l’objet de notre méditation. Et il en résultera une joie pure et précieuse.
D’après the Lord is near octobre 1988 (L.M. Grant)
« Pierre lui dit (à Jésus) : Tu ne me laveras jamais les pieds ! Jésus lui répondit : Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi » Jean 13. 8.
L’HUMILITÉ CONVIENT AU CHRÉTIEN
Ne devons-nous pas nous appliquer cela à nous-mêmes ? Nous le voyons en suivant les voies du Seigneur avec Pierre, dans la grâce infinie du Seigneur pour son pauvre serviteur – et pour chacun de nous. Jusque-là il n’avait pas été mis en garde contre le danger dans lequel il était, de la confiance en lui-même. Il pensait qu’un cœur dévoué lui permettrait de faire n’importe quelle chose pour le Seigneur : « Je laisserai ma vie pour toi ! » (Jean 13. 37). Mais l’énergie de la nature ne peut pas réussir dans un tel sentier, et Pierre succombe devant l’interpellation d’une servante, jusqu’à renier plusieurs fois avoir jamais connu le Seigneur. « Et le Seigneur, se retournant, regarda Pierre » (Luc 22. 61). Ce regard brisa son cœur. Il signifiait un amour qui ne change pas.
La communion devait encore être restaurée. Il y avait encore une impression de distance, et un vide dans le cœur de Pierre que rien d’autre que Christ ne pouvait remplir. Il retourne à son ancienne occupation, qu’il avait autrefois abandonnée si volontiers pour Lui, et il entraîne d’autres avec lui. Ce fut une nuit sans profit, mais elle donna l’occasion au Seigneur béni d’intervenir dans sa puissance et sa grâce, amenant Pierre dans la réalité de ce qu’il ne pouvait pas comprendre quand le Seigneur avait voulu lui laver les pieds. « Jésus se tint sur le rivage » (Jean 21. 4). Le filet était maintenant bien rempli, et ils le ramenèrent au rivage, où un repas était déjà préparé pour eux par le Seigneur Lui-même. Ensuite, Jésus dit à Pierre : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? » Avec quelle douceur la question lui rappellerait sa vantardise : « Même si tous te reniaient, je ne te renierais pas ». Qui avait manqué de manière aussi terrible que lui ? Que peut-il dire ? Vers qui peut-il se tourner sinon vers Celui contre qui il avait tellement péché ? « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime » (Jean 21. 16).
D’après the Lord is near octobre 1988
« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement préparé pour toute bonne œuvre » 2 Timothée 3. 16 et 17.
LES CHRÉTIENS SONT DÉPENDANTS LES UNS DES AUTRES
Il y a un sujet d’importance et d’intérêt particuliers que nous devons étudier brièvement. C’est la suffisance divine et la suprême autorité de l’Écriture Sainte, et le besoin urgent de nous soumettre à sa direction en toutes choses.
Mais nous ne voudrions pas que quelqu’un suppose un moment que nous sous-estimons les écrits humains lorsqu’ils restent à la place qu’il leur convient. Il ne conviendrait pas que nous parlions sans respect d’un domaine du ministère chrétien tellement employé par Dieu dans tous les temps de l’histoire de l’Église, et spécialement dans notre temps.
Et également, combien souvent un livre ou un traité a été en réelle bénédiction pour l’âme, soit en amenant quelqu’un à Christ, soit en l’édifiant et en l’aidant dans le Seigneur ! Combien souvent nous avons lu un passage de l’Écriture, en n’y voyant rien de notoire, jusqu’à ce que le Seigneur se soit servi de quelque paragraphe d’un écrit humain pour y ouvrir des trésors pour notre cœur ! Aucun de nous ne se suffit à lui-même. Nous sommes dépendants les uns des autres. Nous croissons par ce que fournit chaque partie. Nous avons besoin de toutes les aides que Dieu a placées dans le corps pour notre profit et notre bénédiction à tous.
Mais après avoir dit cela, pour nous garder de toute incompréhension, et pour mettre les écrits humains à leur juste place, nous revenons à l’objet qui est devant nous. Il n’y a qu’une autorité suprême et absolue, et c’est la Parole de Dieu. De nombreux écrits humains sont intéressants comme références, et valables pour nous aider, mais ils n’ont pas de valeur comme autorité – ils sont même dangereux.
L’Écriture sainte suffit à tout. Nous ne manquons absolument de rien comme guide et autorité au-delà de ce que nous possédons dans les Saintes Écritures.
D’après the Lord is near octobre 1988
« Moïse retournait au camp ; mais son serviteur Josué, fils de Nun, jeune homme, ne sortait pas de l’intérieur de la tente » Exode 33. 11.
CONNAÎTRE LA PAIX ET LA JOIE DE CHRIST
Il est triste de voir comme il existe peu de liberté et de repos autour de nous. L’inquiétude de notre temps affecte les croyants. Non seulement dans les choses en relation avec cette vie-ci, mais même dans leurs relations avec Dieu, ils n’ont pas la paix solide et assurée qui ne peut pas être ôtée.
Pour beaucoup de personnes, dans le temps présent, il n’y a pas, ou peu, de repos. Des souhaits insatisfaits, des ardents désirs sans réponse jusqu’ici, abondent dans plus d’un cœur. Oh ! Que les rachetés du Seigneur puissent avoir la connaissance consciente de leur union avec Christ glorifié à la place où Il est. Cela donne du repos au cœur, et détache de la terre et des choses qui y sont.
C’est ainsi que l’âme écoute, absorbée en Celui qui est son repos. L’oreille, jadis ouverte à d’autres sons, Lui rend maintenant hommage et attend ses paroles, sachant comment interpréter tous les tons de sa voix et les garder dans son âme. Qu’est-ce qui pourrait être plus béni qu’une oreille libérée de soi-même et de son entourage pour écouter la Parole de Jésus ? C’est alors que nous sommes assis sous son ombre avec bonheur, et que son fruit est doux à notre palais (Cant. 2. 3). N’est-ce pas cela, la maison du vin, où Il se réjouit d’entretenir les siens pendant les longues veilles de cette nuit bien avancée ?
C’est une chose solennelle de penser au fait que peu de nous connaissent ce qu’est la réelle solitude avec Dieu ! Et ne pouvons-nous pas nous demander, comment il est possible de croître dans la connaissance personnelle de Christ, si les croyants ne recherchent pas, et ne cultivent pas sa compagnie ? Quelqu’un a bien dit : On n’est jamais moins seul que quand on est seul ; mais hélas ! que cela est peu notre cas !
D’après the Lord is near octobre 1988
« Vous vous êtes tournés vers Dieu, vous détournant des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils » 1 Thessaloniciens 1. 9 et 10.
L’ATTENTE CONSTANTE DU CHRÉTIEN
Attendre signifie d’abord vivre dans l’attente d’un évènement proche. Si j’attends mes vacances, je fais des plans et des préparatifs pour cela. Parce que Joseph d’Arimathée attendait le royaume de Dieu, il traita le corps mort de Jésus avec le plus grand respect. Peut-être ne comprenait-il pas tout ce qui se passait, mais il liait en quelque sorte le Crucifié avec le royaume de Dieu à venir. Cela affectait beaucoup son attitude et ses activités.
Deuxièmement, attendre implique d’être prêt. Si j’attends que ma femme sorte d’un magasin d’alimentation, je suis prêt à ouvrir la porte de la voiture dès qu’elle apparaît. Quand Jacques donne l’illustration d’un fermier qui attend que la terre porte son fruit, cela implique que le fermier est prêt à moissonner cette récolte dès qu’elle est mûre.
Parce que les nouveaux chrétiens à Thessalonique attendaient le Fils de Dieu venant du ciel, ils montraient sa présence dans leur vie et proclamaient sa Parole de leur bouche. Notre vie donne-t-elle l’image de ceux qui attendent ?
D’après the Lord is near octobre 1988 (G.W. Steidl)
« Mais ceux qui veulent devenir riches tombent en tentation et dans un piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car c’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent ; en s’y livrant, certains se sont égarés de la foi et se sont eux-mêmes transpercés de beaucoup de douleurs » 1 Timothée 6. 9 et 10.
SE SOUMETTRE AUX VOIES DE DIEU AVEC CONFIANCE
Un esprit mondain conduisit Lot à s’installer au milieu de la souillure de la coupable Sodome. Ce n’est pas la foi qui le conduisit là ; ce ne fut jamais un esprit spirituel qui l’amena là. C’était simplement l’amour pour le présent siècle mauvais qui le poussa, d’abord à choisir, puis à poser sa tente vers Sodome, et finalement à être assis à la porte de Sodome.
Et quelle part il a choisie ! C’était vraiment une citerne crevassée qui ne pouvait garder de l’eau – un roseau cassé qui perça sa main. C’est une chose amère que de rechercher d’une manière ou d’une autre à nous gérer nous-mêmes : nous sommes certains de faire les plus graves erreurs. Il est infiniment mieux de laisser Dieu organiser toutes nos voies pour nous – de les remettre toutes à Celui qui est tellement disposé et capable de les diriger pour nous – de Lui permettre de faire le plan de toute notre course suivant sa sagesse qui ne se trompe pas et son amour infini.
Lot pensait sans doute qu’il faisait bien, pour lui-même et sa famille, d’aller habiter à Sodome. Mais les conséquences montrent qu’il se trompait complètement. Cela fait aussi résonner à nos oreilles une voix très solennelle, qui nous dit de prendre garde à l’influence présente d’un esprit mondain. « Étant satisfaits de ce que vous avez présentement » (Héb. 13. 5). Pourquoi cela ? Est-ce parce que vous êtes tellement fortuné dans le monde ? Absolument pas. Alors, pourquoi ? « Car lui-même a dit : Je ne te laisserai pas, et je ne t’abandonnerai pas ». Promesse bénie ! Si Lot s’était contenté de cela, il n’aurait jamais recherché les plaines bien arrosées de Sodome.
D’après the Lord is near octobre 1988 (C.H. Mackintosh)
« Mais les fils d’Israël commirent un crime au sujet de l’anathème » Josué 7. 1.
DE L’IMPORTANCE D’AVOIR UNE BONNE CONSCIENCE
Dans la conquête de Jéricho, décrite en Josué 6, nous voyons la victoire de l’œuvre de Christ. C’était le Seigneur Lui-même, représenté par l’arche, qui se déplaçait autour de la forteresse de l’ennemi. L’arche était portée par les sacrificateurs et suivie par le peuple. Ainsi l’Éternel remporta une victoire complète. Notre âme peut se reposer sur l’œuvre de Christ et voir le miracle de la grâce.
Ensuite, à Aï, ils connurent la défaite parce qu’ils essayèrent de faire face par eux-mêmes à l’ennemi. Ils ne s’attendirent pas à l’Éternel, ils ne Lui demandèrent pas sa direction. C’était un acte d’indépendance, une démarche avec leurs propres forces. De plus, il y avait au milieu d’eux de l’anathème. Il fut trouvé en eux de l’infidélité. Les droits de Dieu avaient été violés et ignorés à cause de leur convoitise charnelle. C’est tellement souvent que la faiblesse est le résultat d’infidélité et de mondanité !
Nous aurons à faire face aux ruses de l’ennemi. C’est pourquoi le Seigneur, à travers l’apôtre, nous dit de revêtir l’armure complète de Dieu (Éph. 6. 10). L’ennemi est trop fort pour nous, mais le Seigneur Lui-même l’a défait. Nous avons cependant à faire face aux ruses de l’ennemi jour après jour. Nous ne sommes capables de lui résister qu’aussi longtemps que nous sommes fidèles à notre Seigneur, en marchant dans une vraie dépendance de sa force. Dans sa Parole Il nous a donné des directives claires pour le conflit. Lisons sa Parole avec prière. Cela nous permettra d’avoir la victoire sur les attaques de Satan.
D’après the Lord is near octobre 1988
« Je fus en esprit, dans la journée dominicale, et j’entendis derrière moi une grande voix, comme d’une trompette » Apocalypse 1. 10.
ÊTRE COMMUNION AVEC LE SEIGNEUR JÉSUS
En Apocalypse 1. 12 à 18, nous avons une révélation extraordinaire de la dignité et de la gloire de la Personne de Christ. Nulle part ailleurs dans la Parole nous n’avons quelque chose de semblable, quelque chose qui s’approche de cela quant aux détails. Le Seigneur Jésus Christ, comme Fils de l’homme, est décrit avec soin pour nous. Jean nous dit ce qu’il vit et entendit, et ce qui lui était ainsi donné, il était à la fois inspiré et dirigé à l’écrire. Car ce n’était pas pour son profit seulement, mais particulièrement pour notre profit, nous qui sommes serviteurs avec lui.
Mais remarquons d’abord la condition spirituelle qui le rendait à même de recevoir la révélation. Il pouvait dire : « Je fus en esprit, dans la journée dominicale ». Cependant, ce n’était pas pour lui seul. Il se peut que nous n’ayons pas la même vision de gloire, la même révélation qui nous soit faite telles qu’il les avait ; car nous avons reçu cela sur son témoignage, et c’est pour nous la Parole de Dieu ; nous la recevons et nous la gardons par la foi, et pas autrement. Mais si nous disons que c’est parce que nous avons si peu de force et qu’elle a si peu d’influence sur nous, nous faisons erreur. Ne devrions-nous pas plutôt admettre que c’est parce que nous ne sommes pas « en Esprit le jour du Seigneur » ?
N’est-ce pas mieux d’être dans le véritable courant du Saint Esprit, le premier jour de la semaine ? S’il y a un moment plus qu’un autre où l’Esprit de Dieu pousse les cœurs et les pensées des croyants en avant et en haut, dans lequel Il ouvre les yeux et touche les cœurs, apportant devant eux toute la gloire de Christ Lui-même, c’est certainement le premier jour de la semaine. Puissions-nous, par grâce, cultiver cette attitude d’âme, cette profonde soumission spirituelle et cette réceptivité qui est impliquée dans le fait d’être « en esprit dans la journée dominicale ». Beaucoup peuvent certainement dire que nous avons connu cela trop rarement – mais nous l’avons connu.
D’après the Lord is near octobre 1988
« Jésus donc répondit, et leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, sinon ce qu’il voit faire au Père ; car quoi que celui-ci fasse, le Fils aussi le fait de même » Jean 5. 19.
OBÉISSANCE ET COMMUNION
Quand le Seigneur Jésus avait parlé aux Juifs en insistant sur Dieu comme étant son Père, ils cherchaient d’autant plus à Le faire mourir, parce qu’Il parlait de Dieu comme étant son Père, se faisant égal à Dieu. Il ne renie pas cette déclaration, car il est bien vrai que ses paroles montraient clairement qu’Il était égal à Dieu. Il insiste sur cette merveilleuse vérité par une double affirmation très forte : « En vérité, en vérité, je vous dis ». S’Il n’avait pas été égal à Dieu, Il aurait immédiatement renié avoir voulu dire une telle chose. Mais Il insiste fortement sur la vérité de cette affirmation. « Le Fils ne peut rien faire de lui-même, sinon ce qu’il voit faire au Père »
La nature même du Fils est telle qu’il Lui est absolument impossible d’agir indépendamment du Père. Leur nature étant identique, les actions, quelles qu’elles soient, que le Fils accomplisse, sont identiques avec ce que fait le Père Lui-même. Quelles paroles pouvaient déclarer avec plus d’insistance que Jésus est Dieu, pas autant que le Père est Dieu ?
« Le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait lui-même » (Jean 5. 20). Cette connaissance merveilleuse du Fils est la preuve de sa connaissance divine. Non seulement Il voit, mais Il fait aussi toutes les choses que fait le Père, témoignage aussi de sa toute-puissance. De la même manière que le Père connaît tout et peut tout, ainsi est le Fils.
Les pharisiens, pleins d‘une colère amère contre ce témoignage de sa gloire, étaient déterminés à Le mettre à mort. Les croyants, au contraire, trouvent leurs délices les plus pures à s’incliner à ses pieds et à L’adorer.
D’après the Lord is near octobre 1988 (L.M. Grant)
« Vous, vous adorez vous ne savez quoi. Nous savons, nous, ce que nous adorons… le Père en cherche de tels qui l’adorent » Jean 4. 22 et 23.
L’expression « J’adore », est devenue un élément du langage courant pour dire « J’apprécie beaucoup » ou « Cela me plaît ». On l’applique à la légère au chocolat, ou à son chat, à un ami ou à beaucoup d’autres choses… Il y a même un parfum de marque qui s’appelle « J’adore ».
Mais la signification d’origine du verbe « adorer » est : « rendre culte à Dieu ou à une divinité ». Et même cette signification, à première vue bien éloignée de la vie de la majorité de nos contemporains, nous interpelle quand nous pensons à l’admiration démesurée que nous éprouvons pour quelque célébrité du sport ou du spectacle, à des « idoles personnelles » pour lesquelles nous sommes disposés à consacrer temps, énergie, argent. Même le travail ou les loisirs peuvent occuper la première place dans la vie, absorbant nos pensées et nos énergies, et ne nous laissant ainsi pas de temps à consacrer aux autres.
Le Créateur du monde, qui en est aussi le Sauveur, mérite d’avoir la première place dans notre vie, parce que Lui seul est digne d’être l’objet d’un culte, étant le seul qui soit vraiment grand, saint et parfait en tout ce qu’Il fait et dit. Dieu seul est au-dessus de tout et de tous. « Tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait » viennent de Lui, qui ne peut jamais nous décevoir car ses voies envers nous ne varient ni ne changent pas (Jac. 1. 17). Sa majesté est impénétrable, sa puissance infinie, son amour s’est manifesté d’une manière inégalée dans le don de Jésus Christ.
Ce Dieu bon, juste et saint, recherche des adorateurs qui s’approchent de Lui sans crainte, parce qu’ils se savent aimés et pardonnés. Le Seigneur a droit à cet hommage, qui provient du plus profond de nos cœurs et pas seulement de nos lèvres, pour ce qu’Il est et pour ce qu’Il a fait pour nous, ses créatures qui ne méritaient pas son amour.
« Et quand quelqu’un présentera en offrande une offrande de gâteau à l’Éternel, son offrande sera de fleur de farine, et il versera de l’huile sur elle, et mettra de l’encens dessus » Lévitique 2. 1.
Dieu donna aux Israélites des instructions précises sur la manière de l’adorer par une offrande, un sacrifice. En signe de reconnaissance pour leur délivrance hors d’Égypte et pour toutes les provisions de sa grâce, ils devaient Lui offrir quelque chose. Cela incluait l’offrande de gâteau, faite de fine fleur de farine mélangée avec de l’huile et de l’encens, puis brûlée sur l’autel de l’holocauste.
Ce sacrifice a une signification spirituelle pour nous. Jésus Christ parle de Lui-même comme étant « le grain de blé » (Jean 12. 24). Afin que les grains de blé deviennent de la fine farine, ils doivent être moulus. Cela s’est produit symboliquement dans la vie du Seigneur Jésus lorsqu’Il a été tenté par Satan et qu’Il a connu la contradiction de la part des hommes. Ces tentations ont révélé combien Il était parfait dans son humanité.
L’huile se réfère au Saint Esprit. Jésus a été conçu de l’Esprit. Puis, au Jourdain, l’Esprit de Dieu est descendu sur Lui comme une colombe, afin qu’Il puisse accomplir son ministère dans la puissance de l’Esprit. L’encens parle de sa consécration entière à Dieu, ce qui apparaît de façon évidente dans sa vie et son service.
De même que l’Israélite devait préparer l’offrande de gâteau, il est aussi nécessaire pour nous d’étudier Jésus Christ dans la Bible et de voir comment Il se comportait en tant qu’homme. Nous pouvons alors préparer une offrande spirituelle à Dieu en Lui parlant avec admiration et adoration de la vie parfaite du Seigneur Jésus.
Un négociant de Philadelphie, riche à millions, ordonna à ses employés de venir travailler un dimanche matin, afin de décharger un navire qui venait d’arriver. Un jeune homme s’approcha de lui, très pâle, et lui dit :
– Monsieur, je ne pourrai pas travailler demain.
– Très bien ! Si vous refusez d’obéir, il ne nous reste qu’un parti à prendre, celui de nous séparer.
– Je le sais, Monsieur, et je sais aussi que j’ai à ma charge ma mère, qui est veuve. Mais je ne puis travailler le dimanche.
– À votre aise ! Du moment que vous persistez dans votre décision, passez à la caisse pour vous faire régler votre compte.
Pendant les trois semaines qui suivirent, le jeune homme arpenta les rues de Philadelphie en quête de travail. Il ne trouva rien. Or, à ce moment-là même, le directeur d’une des principales banques de la ville était à la recherche d’un employé de toute confiance. N’ayant personne sous la main, il s’adressa au négociant dont il vient d’être question. Celui-ci nomma aussitôt le jeune homme qu’il avait congédié.
– Qu’est-ce que cela veut dire ? demanda le banquier, très étonné. Vous me recommandez un employé qui vous a donné si peu de satisfaction que vous l’avez renvoyé de votre bureau ?
– Parfaitement ! répliqua le négociant. J’ai dû le mettre à la porte, parce qu’il refusait de travailler le dimanche. Or l’homme qui consent à perdre sa place, et une bonne place, pour obéir à ses principes, c’est un homme auquel vous pouvez vous fier sans hésitation aucune.
Dieu dit : « Ceux qui m’honorent, je les honorerai ; et ceux qui me méprisent seront en petite estime » (1 Sam. 2. 30).