TRADUCTION DE FEUILLETS (147)

« Et qu’est-ce que l’Éternel recherche de ta part, sinon que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté, et que tu marches humblement avec ton Dieu ? » Michée 6. 8.

LE TEST DE SINCÉRITÉ

Il y avait beaucoup de tricherie dans ma classe. Je n’oublierai jamais les paroles que notre professeur de maths nous a adressées un jour avant de distribuer le texte d’un examen :

– Aujourd’hui, mes amis, vous avez deux épreuves à réussir : la géométrie, la sincérité. Si vous échouez à l’une d’elles, j’espère que ce sera en géométrie. Dans votre vie future, vous aurez plus d’occasions d’appliquer les principes de la sincérité que les théorèmes de la géométrie ».

Nous nous trouvons constamment dans des situations où notre honnêteté est mise à l’épreuve : comment réagissons-nous lorsqu’on nous rend trop de monnaie en faisant nos courses ? Comment remplissons-nous notre déclaration d’impôts ? Que faisons-nous si nous n’avons pas été honnêtes lors d’une conversation et qu’une fausse impression en est résulté ?

Mon professeur avait raison. La conduite morale d’une personne est bien plus importante que son savoir. Mais bien traiter les autres ne suffit pas. Qu’en est-il de notre relation avec Dieu ? Pourrons-nous réussir l’épreuve devant Lui, qui identifie toute malhonnêteté ? Jamais !

Il n’y a qu’un seul chemin : si nous confessons sincèrement nos péchés, Il nous pardonne grâce à l’expiation accomplie par Jésus-Christ sur la croix. Ainsi, notre relation avec Dieu est rétablie. Désormais, avec son aide, nous pouvons mener une vie qui reçoive son approbation.

D’après Näher zu Dir décembre 2025

« La loi de ta bouche est meilleure pour moi que des milliers [de pièces] d’or et d’argent » Psaume 119. 72.

VERMEER – TRÉSORS MÉCONNUS

Aujourd’hui marque le 350ème anniversaire de l’inhumation du peintre néerlandais Jan Vermeer (1632-1675) dans sa ville natale de Delft. Il est considéré comme l’un des plus importants représentants du Siècle d’or de la peinture baroque néerlandaise.

Le père de Jan Vermeer était marchand d’art. Cependant, on ne sait pratiquement rien de la jeunesse et de la formation de Vermeer. Ce qui est certain, c’est que le jeune peintre était techniquement brillant, un maître de la lumière et du détail. Et qu’il savait raconter des histoires dans ses tableaux, souvent situés dans un salon ou un atelier.

Les contemporains de Vermeer n’ont pas su apprécier à sa juste valeur la qualité et la valeur de ses œuvres. Si ses tableaux ont parfois atteint des prix respectables, leur créateur, Vermeer, est mort pauvre et endetté en 1675. Il n’avait que 43 ans.

Ses tableaux – environ 37 lui sont attribués – valent aujourd’hui une fortune. Quiconque en acquérait un à l’époque possédait sans le savoir un trésor d’une valeur inestimable.

Aujourd’hui, beaucoup pensent la même chose de la Bible. Ils ne réalisent pas le trésor qu’ils laissent prendre la poussière sur leurs étagères. Un trésor dont la connaissance peut les sauver ; un trésor qui aspire à enrichir leur vie. La Parole de Dieu porte le message le plus important de l’univers. L’ignorer serait bien pire que de posséder un Vermeer sans le savoir et de souffrir de la faim. Ignorer la Bible est, en réalité, une erreur fatale. La découvrir est la plus grande et la plus importante découverte de toute une vie !

D’après die gute Saat décembre 2025

« Mais toi, Éternel ! tu me connais, tu m’as vu, et tu as éprouvé mon cœur à ton égard » Jérémie 12. 3.

« Reconnais donc que c’est l’Éternel, ton Dieu, qui est Dieu, le Dieu fidèle, qui garde … la bonté jusqu’à mille générations envers ceux qui l’aiment et qui gardent ses commandements » Deutéronome 7. 9.

IL ME CONNAÎT

Un petit garçon se tient devant l’entrée d’une des dernières mines de charbon du nord de la France. Il attend patiemment l’arrivée de l’ascenseur avec les mineurs. Finalement, quelqu’un lui demande : « Petit, que fais-tu ici ? » La réponse est simple : « J’attends mon papa ». Mais celui qui pose la question connaît le chaos qui s’ensuit lorsque des dizaines d’hommes au visage sale, coiffés de casques identiques et vêtus de salopettes assorties, sortent de la mine. Alors il dit au garçon : – Ne t’inquiète pas, mais tu ne reconnaîtras pas ton papa parmi tous ces hommes. – Mais mon papa me connaît ! rétorque le petit garçon. Il savait pertinemment qu’il avait peu de chances de retrouver son père dans la foule. Mais il connaissait son père et il était certain que celui-ci ne manquerait pas de voir son fils.

Notre Dieu voit tout, entend tout et sait tout. Le roi David a dit : « Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève ; tu discerne de loin ma pensée. Tu connais mon sentier et mon coucher, et tu es au fait de toutes mes voies » (Ps. 139. 2 et 3).

Notre Dieu s’intéresse à chaque détail de notre vie. Il la connaît parfaitement ; et plus encore : Il nous aime. La question est de savoir si, nous aussi, nous Le connaissons et Lui faisons confiance, comme le garçon de l’histoire. Si nous voulons vraiment Le connaître, nous devons lire sa Parole, la Bible. En elle, Il se révèle pleinement. Plus nous en apprendrons sur lui, plus nous Lui ferons confiance et plus nous L’aimerons.

D’après die gute Saat décembre 2025

« Et il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a pas non plus sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut  être sauvés » Actes 4. 12.

PRENEZ LES AVERTISSEMENTS AU SÉRIEUX !

Le 26 décembre 2004, un tsunami dévastateur a frappé l’Asie du Sud-Est. Une jeune fille a vu l’eau se retirer soudainement au large de la plage. Se souvenant immédiatement de ce qu’elle avait appris à l’école sur les tsunamis, elle a évalué la situation avec justesse et a alerté les autres. Ce faisant, elle a sauvé des dizaines de personnes des vagues déferlantes.

Ceux qui ont écouté la fillette, malgré son jeune âge et l’océan apparemment calme, ont pu se mettre à l’abri à temps. Croire la fillette, prendre son avertissement au sérieux et fuir immédiatement le désastre, était vital pour survivre. Chaque seconde comptait.

Quelle tragédie pour tous ceux qui n’ont pas pu échapper au tsunami ! Quelle tragédie également pour leurs proches, dont certains souffrent encore aujourd’hui de cette perte !

Mais nous avons tous besoin du salut. La Bible elle-même parle de notre besoin urgent d’être sauvés. Car la plus grande catastrophe qui nous menace est la mort éternelle, c’est-à-dire la séparation d’avec Dieu pour toujours. De même qu’il fallait croire à l’avertissement de la jeune fille pour échapper au tsunami, il faut accepter le message de Jésus-Christ pour être sauvé de l’enfer. Ignorer le message et se complaire dans des illusions ou reporter la décision à plus tard sont une négligence trompeuse et funeste. C’est pourquoi, nous le disons une fois encore : Nous devons être sauvés au nom de Jésus. Dieu ne force personne à être heureux, mais il commande la repentance car Il nous aime et désire que nous soyons heureux avec Lui (voir Act. 17. 30).

D’après die gute Saat décembre 2025

« C’est moi, c’est moi qui vous console ! Qui es-tu pour craindre un homme qui mourra, et un fils d’homme qui deviendra comme l’herbe ? Qui es-tu pour oublier l’Éternel qui t’a fait, qui a étendu les cieux et fondé la terre ? » Ésaïe 51. 12 et 13.

LA CRAINTE DE L’HOMME, UN PIÈGE POUR LE CHRÉTIEN

La crainte de l’homme est l’une des ruses les plus honteuses par laquelle les hommes sont trompés et privés de la force dont ils ont si grand besoin. Que nous avons besoin de nous rappeler Qui est Dieu ! Le Créateur des cieux et de la terre, c’est Celui qui, un jour, consolera Israël, et Il ne le fait pas moins pour ses bienheureux rachetés aujourd’hui. Quand Il donne du réconfort, également, ce n’est pas seulement pour notre confort, mais aussi pour notre encouragement ; car Il verse du courage dans l’âme, pour lui permettre de surmonter ses difficultés avec la fermeté de la foi. Ne réagissons-nous pas à cela de manière ferme en contemplant Christ, le Fils de Dieu, maintenant glorifié, après avoir accompli l’œuvre immense de la rédemption ?

Pensons-nous qu’Il est tout, ou pensons-nous que nous sommes quelque chose ? Si nous craignons les hommes, nous sommes trop fiers de nous-mêmes. Comment oserions-nous donner à de simples hommes l’honneur de les craindre ? Cet honneur ne revient qu’à Dieu seul. Les hommes sont souvent hardis en soutenant d’autres hommes comme candidats pour des honneurs politiques, et pourtant, combien ont le courage d’annoncer le nom précieux de Jésus devant des hommes ?

Lors d’une prédication dans la rue, un homme, converti après une vie de course aux honneurs, rappela à ses auditeurs sa vie passée, en disant que, s’il offrait à des hommes de se battre avec lui, il aurait beaucoup de réactions. Mais maintenant, il les défiait pour savoir lequel d’entre eux était réellement courageux. Quel était son défi : – Qui s’avancerait devant des hommes, pour confesser clairement Jésus comme Seigneur ? Il n’y eut que du silence. Les hommes trouvaient que, bien qu’ils n’aient pas peur de se battre contre d’autres hommes, ils craignaient leur opinion sur Lui, s’ils rendaient honneur à Celui qui est seul digne de la crainte et de l’honneur de la part des hommes.

D’après the Lord is near juin 1988 (L.M. Grant)

« Mais Pierre dit : Je ne possède ni argent ni or, mais ce que j’ai, je te le donne: Au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche » Actes 3. 6.

DONNER AU SEIGNEUR SANS RÉSERVE CE QUE NOUS AVONS

« Qu’est-ce que tu as dans ta main ? » (Exode 4. 2). Quelle capacité ou quelle influence Dieu vous a-t-Il donnée ? Voyez si elle ne peut pas être employée pour Lui.

Mon influence est tout à fait insignifiante, dites-vous. Mais il en était ainsi du bâton de Moïse, et voyez ce qu’il devint dans la main de Moïse !

– Marie, qu’as-tu dans la main ? Seulement un flacon de nard. Une chose petite, bien qu’elle ait coûté une grosse somme. Pourtant l’odeur de ce parfum, répandu sur le Seigneur, s’est conservé au cours des âges, nous rappelant que rien n’est trop précieux pour prouver notre attachement au Seigneur.

– Pauvre veuve, qu’y a-t-il en ta main ? Deux pites, qui font un quadrant. Une chose petite pour le trésor du Seigneur ; pourtant le tintement de ces petites pièces est parvenu jusqu’à nous comme une musique, nous rappelant que rien n’est trop humble pour être accepté par le Seigneur du trésor.

Et la question nous est aussi posée : Qu’as-tu dans ta main ? Non pas : Qu’aimerais-tu ou espères-tu avoir là ? – mais : Qu’as-tu ? Quoi que ce soit, emploie-le pour Dieu, et vois ce qu’Il en fera !

Rien ne recommandera plus l’évangile à ceux autour de nous que l’usage personnel de ceux qui le présentent. Que ce soit le don de bonté, ou seulement une poignée de main de sympathie, employons-le.

Ma main ? Vous pouvez bien l’oublier pendant un moment, car il y a d’autres mains, étendues autrefois pour vous sur le Mont Calvaire ! Et qu’y a-t-il dans tes mains, toi, Fils béni de Dieu ? Des clous de fer ! Le pardon écrit dans le sang ! Car Il a été blessé pour vos transgressions, et frappé pour vos iniquités (cf. És. 53. 6).

Pouvez-vous Lui refuser quelque chose ?

D’après the Lord is near juin 1988

« Ils élevèrent sur lui un grand tas de pierres, [qui est resté] jusqu’à ce jour. Et l’Éternel revint de l’ardeur de sa colère. C’est pourquoi on a appelé ce lieu-là du nom de vallée d’Acor, jusqu’à ce jour » Josué 7. 26.

LA DISCIPLINE DE DIEU SUR SES ENFANTS

Ce sont là les derniers mots de ce chapitre très remarquable. Nous apprenons là les principes du gouvernement sage et parfait de Dieu. La grâce sauve le peuple et le fait sortir d’Égypte. Elle le conduit à travers le désert et l’amène dans le bon pays. Mais un peuple, amené ainsi par la grâce à être associé avec Dieu, doit apprendre qu’Il a un gouvernement établi. Sous son autorité, ceux qui l’honorent en s’y soumettant sont bénis, mais là où sa Parole et son autorité sont négligées ou contrariées, et que des sentiers de propre volonté sont choisis, un moment vient où son déplaisir doit être reconnu – un déplaisir causé par la sainteté de son trône. Celui qui a mal agi doit être puni.

Acor, ici, est une bonne illustration de cela. La vallée d’Acor (trouble) fait toujours suite à un tort ou un mal non jugés. Il est heureux quand l’âme juge de la même manière plus tôt, et ainsi se met du côté de Dieu et contre elle-même et ses voies de péché, honorant ainsi Dieu contre soi-même et ses mauvaises voies – honorant Dieu par cela, et évitant le bâton qui corrige. Cette Vallée d’Acor illustre ce que la nation traversera bientôt à cause de ses péchés (Osée 2. 15). Cela illustre aussi le principe des voies et les actions de Dieu avec nous maintenant, car les principes du gouvernement de Dieu demeurent les mêmes, malgré la différence de dispensation.

Seigneur, fais-nous marcher doucement, avec prière jour après jour, afin que nous t’honorions par le dévouement et la droiture de cœur envers la révélation de ta vérité et de ton gouvernement.

D’après the Lord is near juin 1988

« Nathanaël lui dit : – Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? » Jean 1. 47.

LA CONVERSION DE NATHANAËL

Nous avons parlé de Pierre, Jacques, et Jean et même de Thomas, avec une mention négative comme le disciple qui doutait. Mais Nathanaël ? Qu’était-il comme disciple ? La Bible rapporte très peu de choses à son sujet, principalement un bref récit de son introduction à Jésus au début de l’évangile de Jean. Mais ce court récit donne à Nathanaël une présence physique. Nous identifions sa sincérité, ses doutes, et son ouverture à la vérité.

Voyez, par exemple, sa remarque à un ami du nom de Philippe. Philippe, plein d’enthousiasme au sujet de Jésus, s’était exclamé : Nous avons trouvé celui dont Moïse a écrit dans la loi et les prophètes, Jésus, le fils de Joseph, qui est de Nazareth. Nathanaël n’était pas impressionné. Nazareth n’était pas son idée de la ville d’où le Messie doive venir. Des doutes honnêtes, mais Philippe ne discuta pas. Il conseilla simplement : Viens et vois.

Nathanaël changea bientôt de ton quand il rencontra le Seigneur. Peut-être parce que le Seigneur ne le condamna pas pour ses doutes ou parce qu’Il discerna clairement qu’il était sincère ou parce qu’Il le pénétrait tout à fait. Quoi qu’il en soit, Nathanaël reconnut que Jésus était le Messie attendu, Celui qui seul pouvait répondre à son besoin. Philippe avait appelé Jésus « le fils de Joseph », mais Nathanaël voyait plus clairement. Étonné et joyeux il reconnut Christ comme « le Fils de Dieu… le Roi d’Israël ». Au point de vue spirituel, Nathanaël changea d’uniforme ce jour-là. Ses doutes furent remplacés par les promesses de Dieu ; le vide de son cœur fut remplacé par une nouvelle mission : connaître et suivre le Fils de Dieu.

Y a-t-il des Nathanaël près de nous ?

D’après the Lord is near juin 1988

« J’ai pratiqué le jugement et la justice ; ne m’abandonne pas à mes oppresseurs. Sois le garant de ton serviteur pour son bien ; que les orgueilleux ne m’oppriment pas… Rachète-moi de l’oppression de l’homme et je garderai tes préceptes. Mon zèle m’a dévoré ; car mes oppresseurs ont oublié tes paroles. Mes persécuteurs et mes oppresseurs sont en grand nombre ; je n’ai point dévié de tes témoignages » Psaume 119. 121, 122, 134, 139 et 157.

LÉGALISME N’EST PAS FOI

Dans ces versets du psaume 119, un croyant pieux crie à Dieu pour la délivrance de l’oppression. Dans le contexte actuel, il soupire pour la liberté spirituelle. Qui, ou qu’est-ce qui nous opprime tellement fort ? N’est-ce pas l’influence du monde, ses idées, ses traditions, son orgueil, les fausses réclamations humaines, des gloires terrestres aveuglantes – autrement dit, de la mondanité sous toutes ses formes ? Ces influences sont vraiment oppressantes et hostiles, corrompent l’esprit même de celui qui est né de nouveau.

Dans plusieurs des versets ci-dessus, la Parole de Dieu est présentée en opposition avec l’oppression. Et en effet, dans le Nouveau Testament le Seigneur Jésus nous dit : « Si vous persévérez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira ». Dans une autre occasion, le Seigneur a dit à ses disciples : « Vous êtes déjà nets, à cause de la parole que je vous ai dite » – ce qui indiquait l’effet de la Parole sur notre vie.

Ce qui peut se passer si nous négligeons la Parole, nous pouvons le voir dans l’épître aux Galates, où nous trouvons un exemple instructif de la perte de liberté comme conséquence de ne pas avoir veillé. Leur insistance sur un légalisme extérieur était devenue une oppression.

D’après the Lord is near juin 1988

« Voici, il y a ici plus que Salomon » Matthieu 12. 42.

« Jésus Christ lui-même étant la pierre maîtresse de l’angle » Éphésiens 2. 20.

LE TEMPLE AU TEMPS DE SALOMON – L’ASSEMBLÉE AU TEMPS ACTUEL

Quand nous considérons la grande œuvre de la construction du temple de Salomon, nous sommes impressionnés par une leçon remarquable, et si nous la manquions ce serait une grande perte. L’œuvre était grande, un grand nombre d’ouvriers furent engagés dans les différentes tâches, mais tous contribuèrent à la réalisation du dessein de Dieu.

Maintenant que nous sommes dans la dispensation de la grâce gratuite, le Seigneur a agi continuellement par le moyen de plusieurs, accomplissant ainsi son propre dessein formé dans l’éternité passée lointaine. Depuis le jour de la Pentecôte, le Saint Esprit est venu sur la terre, réalisant ses plans et accomplissant ses desseins. Dans ce but, Il demeure dans l’Église, et aussi dans chaque croyant.

Aux jours de Salomon, plusieurs milliers d’ouvriers travaillaient dans les carrières et sur les montagnes, préparant et rassemblant les matériaux, pendant sept années, pour construire et compléter la maison de Dieu. Il y avait partout de l’activité – une activité intense – car l’affaire du roi exigeait de la hâte. Chacun avait son travail, et le sujet de la construction du temple devait être dans toutes les bouches jour et nuit. Puis, quand il fut terminé, il s’ensuivit l’adoration et le service des sacrificateurs, là aussi tout à fait selon le projet divin.

Ayant tout cela à l’esprit, nous pouvons à nouveau relire Éphésiens 2. 20 et 21, et en faire l’application, en nous demandant qui a une telle haute tâche dans ce temps de la grâce : Y a-t-il parmi nous une activité équivalente ? Que chacun de nous considère sa vie : Est-elle employée pour Christ, ses intérêts et son service ? Et faisons cela en vue de notre fin dernière dans l’éternité à venir.

D’après the Lord is near juin 1988

« Jésus leur dit : – En vérité, en vérité, je vous dis : Ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel, mais c’est mon Père qui vous donne le véritable pain qui vient du ciel. Car le pain de Dieu est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde » Jean 6. 32 et 33.

LE VRAI PAIN DE DIEU

« C’est le pain que l’Éternel vous a donné à manger » (Ex. 16. 15) : Ce sont les paroles qui vinrent aux oreilles du peuple de Dieu d’autrefois dans le désert de Sin – une image de ce qu’est le monde pour les croyants du Nouveau Testament.

Ce pain était la provision de Dieu pour leurs besoins. Ils avaient fui l’Égypte, et maintenant ils ressentaient leurs besoins sur le chemin du pays que Dieu leur donnait en héritage et où Il les conduisait. Ils avaient besoin de nourriture.

Aussi Dieu leur donna la manne. Or, la manne n’est que le type de la nourriture véritable pour notre âme, que nous avons en Jésus, tandis que le Saint Esprit nous conduit au travers de ce monde, dans notre cheminement vers le ciel. Le chapitre six de l’évangile de Jean est un bel exposé de cette grande vérité. Dieu envoyait la nourriture chaque jour. Les Israélites devaient la récolter un matin après l’autre. Quelle leçon pour nous ! La nourriture récoltée hier, les expériences d’hier, la jouissance de Christ hier, le vrai pain du ciel, ne suffiront pas pour aujourd’hui. Le pain doit être récolté chaque jour. La Personne de Christ recherchée et appréciée chaque jour devient pour nous « le pain des puissants » (Ps. 78. 25). Cela nous donnera santé et force pour ce jour-ci, et nous rendra forts pour la marche. Oh ! Qu’il y ait exercice de cœur et faim pour ce pain, pour le ministère de Christ, précieux et céleste pour notre cœur par l’Esprit, dans le chemin du désert !

D’après the Lord is near juin 1988

« Je vous dis qu’ainsi il y aura de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance » Luc 15. 7.

LE REPENTIR EST NÉCESSAIRE POUR LE PARDON

Qu’il est triste de voir que de nombreuses personnes préfèrent se ranger avec les quatre-vingt-dix-neuf qui n’ont pas besoin de se repentir ! Bien décents, bien honnêtes, assez bons citoyens, ils ne considèrent pas leurs manquements et leurs fautes comme ayant beaucoup d’importance. Ils admettront qu’ils ne sont pas parfaits, mais qu’ils ne sont pas moins parfaits que les autres gens, et en conséquence ne voient pas qu’il soit urgent pour eux de se repentir. Mais le moindre péché est une offense grave contre Dieu, et exige d’être jugé sévèrement et sans indulgence. Si les péchés de quelqu’un ne sont pas pardonnés, il est perdu, coupable, et sous la colère de Dieu. Qu’ils sont nombreux, ceux qui sont dans cette condition et ne s’en rendent pas compte !

Sans la repentance, ils ne peuvent pas être pardonnés. C’est le pécheur pardonné qui a une raison d’être profondément reconnaissant ; et seul le pécheur repentant est une raison pour qu’il y ait de la joie dans le ciel.

Quand le pharisien et le publicain se rendirent dans le temple pour prier, le pharisien remerciait Dieu de ce qu’il n’était pas comme les autres hommes. Qu’une telle prière est odieuse pour un Dieu de vérité ! Le publicain, d’autre part, était courbé dans la repentance devant Dieu, plaidant pour la miséricorde. Le pharisien n’était certainement pas meilleur que le publicain, mais il choisissait de ne pas tenir compte de ses péchés – ou de les couvrir par un vernis de religion de propre-justice. Il en résulta que le pharisien fut laissé dans son état de mort de propre-satisfaction, tandis qu’il y eut de la joie au ciel à cause de la justification du pécheur ayant confessé son état (Luc 18. 10 à 14).

La repentance, une confession honnête des péchés devant Dieu, se joint normalement à la foi : la confiance simple et honnête de l’âme dans la Personne bénie du Seigneur Jésus Christ. Il en résulte en une grande joie dans le ciel.

D’après the Lord is near juin 1988 (L.M. Grant)

« Tenez-vous tranquilles et sachez que je suis Dieu : je serai exalté parmi les nations, je serai exalté sur la terre » Psaume 46. 11.

FAIRE ENTIÈREMENT CONFIANCE À DIEU

La foi qui s’appuie sur Dieu peut ne pas s’exprimer en action ; au contraire, il peut y avoir une attente passive – qui est tout autant le résultat de la foi, et peut-être même plus remarquable. Nous nous souvenons bien de deux occasions où les paroles d’Ésaïe 30. 15 eurent un pouvoir et un charme particulier : « Dans la tranquillité et dans la confiance sera votre force ». David, au psaume 3, est un bel exemple de cela. Nous le voyons comme un saint de Dieu, entouré par les circonstances les plus contraires, qui semblaient exiger des mesures des plus importantes afin de pouvoir sortir de cette position périlleuse, nous le voyons parfaitement tranquille, parce qu’il dépendait uniquement de la main invisible, qui peut attendre avant d’intervenir, mais en laquelle la foi met sa confiance.

L’agitation n’est que trop commune. Dans des temps de tension et de perplexité, la chose qui nous paraît la plus normale, c’est de s’en sortir ! Mais quelle confiance avait David quand, avec une nation révoltée, et un usurpateur sur le trône, il se couchait et dormait, après avoir remis sa cause à Dieu. Car, dit-il « L’Éternel me soutient ».

Il y a aussi des périodes où la charge peut être trop lourde pour une prière audible, et où un gémissement devant Dieu est tout ce qu’on peut émettre ; mais alors il y a la conscience que « Il sait ». Et en cela le cœur trouve du repos. « Tenez-vous tranquilles, et sachez que je suis Dieu ». Cela assure l’âme de son intérêt plein d’amour et de son désir de prendre notre cause en mains au bon moment. Être tranquille implique certainement un esprit de confiance entière en Dieu.

D’après the Lord is near juin 1988

« Si quelqu’un édifie sur ce fondement de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’ouvrage de chacun sera mis en évidence » 1 Corinthiens 3. 12 et 13.

LA RÉVÉLATION DE TOUTES CHOSES AU DERNIER JOUR

Le contraste saisissant entre les chapitres 18 et 19 de la Genèse est destiné par Dieu à manifester les œuvres d’Abraham et celles de Lot. Tous deux sont des croyants, édifiant sur le fondement, qui est l’Éternel. Mais pour Abraham, le chapitre 18 est un récit d’or, d’argent et de pierres précieuses, tandis que le chapitre 19 n’énumère rien que du bois, du foin et du chaume pour Lot.

Pour Abraham, il y a la vie : « Sara, ta femme, aura un fils » (Gen. 18. 10). Pour Lot, il y a la mort : « Et la femme de Lot regarda en arrière, et elle devint une statue de sel ». Tandis qu’il est annoncé un grand gain à Abraham, qui deviendra « père d’une multitude de nations » (ch. 17. 5), la mesure de Lot est une grande perte, comme le lui disent les anges : « Nous allons détruire ce lieu ». D’une part, l’ordre et l’obéissance deviennent la portion de la maison d’Abraham : « Car… je sais qu’il commandera à ses fils de garder la voie de l’Éternel » (Gen. 18. 19). D’autre part, la famille de Lot est en déroute et en désobéissance lorsqu’il marchande pour une indulgence charnelle devant le danger : ses gendres non croyants voient son annonce comme une plaisanterie, sa femme ne se soucie pas plus de son passé que de son avenir, et ses filles créent des nations d’incrédules par leur projet incestueux.

Peut-être que le début de chaque chapitre montre le contraste le plus révélateur de tous. Alors qu’Abraham se reposait, le Seigneur de la vie Lui-même lui rendit visite avec une douce communion. Alors que Lot travaillait – et être assis à la porte était un poste pénible, comme cela est indiqué en Deutéronome 21. 19 à 21 – deux messagers vinrent lui donner un message de jugement et de perte : Pour Abraham c’était un temps de grande bénédiction, quand l’Éternel considérait son or, son argent, et ses pierres précieuses. Pour Lot, c’était une période de grand chagrin quand son bois, son herbe et sa paille partirent en fumée avec Sodome.

D’après the Lord is near juin 1988

ENTRE LES RAILS

« Tiens ! qu’est-ce que c’est ? »

Un train s’arrêtait dans une petite gare de campagne et trois turbulents jeunes gens entraient dans la voiture, riant et plaisantant bruyamment.

En prenant place sur la banquette, ils s’emparèrent d’une petite Bible restée là, et la regardèrent avec étonnement. Ils n’étaient pourtant pas seuls dans le compartiment. Un jeune soldat, Georges G., rentrait à la caserne pour y rejoindre son bataillon après une courte permission. Il avait lu pendant une heure dans sa Bible, et l’avait posée là, pendant qu’il regardait par la vitre voisine le va-et-vient de la petite gare. Le train se remit en marche à travers les vergers.

« Jette-moi ça par la fenêtre ! » s’écria l’un des garçons.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Avant même que Georges pût s’en rendre compte, et mettre son trésor en lieu sûr, le livre avait disparu. Le retrouver, il ne pouvait en être question.

Georges se mit-il en colère ? Non. Georges était un soldat pieux. Autrefois un acte pareil l’eût mis dans une violente colère. Mais maintenant il avait appris que celui qui veut suivre Jésus doit être « doux et humble de cœur ». Ainsi il supporta sa perte sans murmurer, bien que cela ait été un grand chagrin pour lui. Sa Bible ne lui avait-elle pas appris à connaître son Sauveur, à L’aimer et à Le servir ?

Et les trois gaillards continuaient à rire et à plaisanter, ne se doutant même pas quel profond chagrin ils avaient infligé à leur compagnon de voyage. Que le cœur naturel de l’homme est donc méchant, léger et insouciant !

Quand Georges parvint à destination, il raconta à un ami ce qui lui était arrivé, et celui-ci le plaignit de tout son cœur. Mais cela ne lui rendait pourtant pas le livre qui était son guide, son réconfort, son conseiller.

Maintenant retournons en arrière, sur la voie du chemin de fer, et voyons ce que cette précieuse Bible est devenue. Elle est là, tombée entre les rails, juste à l’endroit où un étroit sentier traverse les voies pour conduire dans les champs. Un jeune homme le suit, plongé dans ses pensées.

« Qu’est-ce que c’est ? » se dit-il et, traversant les rails, il se penche pour ramasser le livre. Celui-ci était ouvert au Psaume premier, et tout étonné par cette trouvaille, il commença à lire.

Que de souvenirs s’éveillèrent en lui à cette lecture ! Il y avait au moins dix ans qu’il n’avait plus ouvert une Bible. Depuis lors il avait marché « dans le conseil des méchants » et s’était « assis au siège des moqueurs », et certes n’avait pas eu « son plaisir en la loi de l’Éternel ».

Quand il lut le verset quatre « ils sont comme la balle que le vent chasse », ces quelques mots le frappèrent comme un glaive. N’était-il pas, lui, André J…, comme la balle que le vent chasse ? Ne s’était-il pas éloigné de Dieu, pour suivre son propre chemin ? Une angoisse profonde le saisit, et là, en plein champ, il se mit à genoux – n’était-il pas tout seul ? il reconnut son état misérable devant Dieu, Le supplia d’avoir pitié de lui, pauvre pécheur, et de lui accorder son pardon. Et le Seigneur, qui est amour et plein de grâce, répondit à ce cœur angoissé et lui donna la certitude de son salut. En cet instant, il y eut de la joie devant les anges de Dieu parce qu’un pécheur était venu à la repentance.

Débordant d’une profonde joie, André se releva et continua son chemin. Il avait trouvé la paix, et portait dans sa poche un trésor précieux. Arrivé à la maison, il prit le volume, et en lut page après page jusque tard dans la nuit.

« Heureux celui dont la transgression est pardonnée, et dont le péché est couvert » (Ps. 32. 1). « Éternel, ta bonté est dans les cieux, ta fidélité s’élève jusqu’aux nues… Car auprès de toi est la source de la vie, en ta lumière, nous verrons la lumière » (Ps. 36. 6 et 10). Les paroles divines pénétraient en lui, l’inondant d’une félicité telle qu’il n’aurait jamais cru qu’elle pût exister.

Mais en feuilletant cette Bible, André trouva aussi le nom et l’adresse de Georges ! Naturellement il devait la rendre à son propriétaire ! Il s’assit donc devant une page blanche et écrivit à Georges que ce qui avait été une perte pour lui, Georges, était devenu un gain éternel pour son âme, à lui, André, car maintenant, grâce à sa trouvaille, il connaissait son Sauveur qui avait pardonné ses péchés et rendu son cœur heureux.

Vous pouvez vous imaginer quelle joie ce fut pour Georges, peu de jours après son aventure dans le train, de recevoir par la poste un paquet dans lequel il trouva sa précieuse Bible accompagnée d’une longue lettre d’un ami inconnu, lui racontant quelle bénédiction lui avait apportée la Bible trouvée.

Et vous, garçons et fillettes, qui lisez chaque jour quelque portion de l’Écriture Sainte, avez-vous saisi qu’elle est la Parole de Dieu, vivante et opérante, qui vous met en relation directe avec Jésus, votre Sauveur, et que Lui-même vous dit : « Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle et ce sont elles qui rendent témoignage de moi » (Jean 5. 39). Oui, prenez donc à cœur la Parole et recevez par elle le pardon de Dieu et la vie éternelle.

D’après La Bonne Nouvelle 1955

COMMENT ÉLISABETH MIT EN PRATIQUE CE QU’ELLE AVAIT ENTENDU

Dans une école missionnaire du centre de l’Afrique, Mlle Fellow racontait à ses jeunes élèves l’histoire d’André trouvant son frère Simon Pierre et l’amenant à Jésus. Une petite orpheline aux yeux brillants suivait la leçon avec une attention particulière ce matin-là, buvant en quelque sorte les paroles de sa maîtresse.

Au début, quand elle était arrivée à l’école, elle avait eu un peu peur de la dame missionnaire, mais lorsque celle-ci eut gagné sa confiance, elle avait écouté attentivement l’Évangile et avait été la première à accepter le Seigneur Jésus pour son Sauveur. Elle avait été baptisée et avait reçu le nouveau nom d’Élisabeth. Le matin suivant Élisabeth n’était pas à sa place habituelle pour suivre la leçon. C’était la première fois, depuis l’ouverture de l’école, qu’elle manquait une classe, et Mlle Fellow se demandait ce qui avait pu se passer.

Le soir arriva, et Élisabeth n’apparaissait toujours pas. Le matin suivant sa place était toujours vide. Les jours s’écoulèrent et son siège demeurait vacant ; on n’avait pas non plus de nouvelles d’elle dans le village. Du reste, personne ne s’inquiétait d’elle, car elle n’avait qu’un parent éloigné et peu d’amis. Mlle Fellow cependant se couchait chaque soir avec un poids sur le cœur, car elle s’était beaucoup attachée à la petite fille abandonnée, dont le témoignage jusqu’alors avait été si loyal et si clair. Peu à peu, en priant, l’assurance lui vint que Dieu veillait sur son enfant et la protégeait.

Un jour, trois semaines après la disparition d’Élisabeth, la leçon du matin fut troublée par le son de voix d’enfants et le bruit de pieds nus sur le sol brûlé du soleil, en dehors de l’école. Avant que Mlle Fellow eût eu le temps d’aller voir ce que c’était, une paire de bras bruns entourèrent son cou et Élisabeth se serra contre elle.

Avec un effort la maîtresse domina l’émotion qui l’avait saisie, et d’une main ferme repoussa un peu la fillette.

– Je suis très heureuse que tu sois de retour, Élisabeth, mais tu as très, très mal agi en t’enfuyant de l’école.

– Oh ! maîtresse, sanglota l’enfant, je suis seulement allée chercher un cadeau pour vous et pour le Seigneur Jésus. Venez avec moi, maîtresse.

Mlle Fellow la suivit et trouva dehors onze fillettes sales, à moitié nues, l’air affamé, qui se serraient l’une contre l’autre comme un troupeau de brebis effrayées.

– Mais, Élisabeth, d’où viennent-elles ?

– Des montagnes, maîtresse, gémit l’enfant. Je voulais être comme André et amener quelqu’un d’autre au Seigneur Jésus – et vous faire une surprise, mais je suis bien triste de vous avoir fâchée.

Pour toute réponse Mlle Fellow prit la fillette dans ses bras et l’embrassa tendrement en signe de pardon.

Plus d’une fois, pendant sa carrière missionnaire, elle se rappela le premier essai d’Élisabeth pour amener des âmes au Seigneur Jésus, car parmi ces onze premières jeunes filles, plusieurs devinrent à leur tour d’excellentes institutrices missionnaires. Et souvent son cœur s’attristait en pensant combien peu de chrétiens dans nos pays pourtant si privilégiés, possèdent le zèle et l’amour qui avaient poussé la petite orpheline à supporter tant de peines et de fatigues pour être un « André ».

D’après La Bonne Nouvelle 1955

L’ÉCOLE DU DIMANCHE À LA MAISON

Un dimanche matin où la pluie tombait à torrents, une petite fille se tenait à la fenêtre, regardant au dehors d’un air consterné : elle avait peur de ne pas pouvoir aller à l’école du dimanche si la pluie ne s’arrêtait pas de tomber.

La fillette avait appris à aimer le Sauveur et savait que ses péchés avaient été lavés dans son précieux sang. Sa maman était une chrétienne, et toutes deux, la mère et la fille, étaient un grand réconfort l’une pour l’autre. Le père n’était pas converti, mais comme il aimait profondément sa femme et sa fillette, il les laissait tout à fait libres d’aller aux réunions.

Ce fut lui qui dit à l’enfant déçue que, par ce dimanche si pluvieux, elle ne pourrait pas sortir, puis il ajouta :

– Et si nous avions, toi et moi, l’école du dimanche à la maison ?

– Alors, répondit-elle, tu seras le moniteur et moi je serai ton petit groupe.

Et, consolée, elle se leva aussitôt pour aller chercher sa Bible et deux cantiques, mit deux chaises en face l’une de l’autre et dit :

– Maintenant, papa, l’école est prête.

– Mais que dois-je faire ? demanda-t-il en s’asseyant en face de sa petite élève.

– Eh bien, tu commences par indiquer un cantique.

– Mais, ma chère enfant, je ne connais aucun de ces cantiques et encore moins la mélodie.

– Alors peut-être, dit-elle, tu me laisseras indiquer un cantique, je le chanterai et tu m’aideras.

La fillette trouva bientôt l’un de ses cantiques favoris qui parlait du Seigneur Jésus descendu du ciel pour chercher et sauver les hommes perdus, et comment Il donna sa vie sur la croix pour laver leurs péchés. Elle se mit à chanter de sa douce voix enfantine, et les paroles du cantique pénétraient avec puissance dans le cœur du père ; mais lui, il ne pouvait chanter, quelque chose dans sa gorge l’étouffait et il ne savait comment retenir ses larmes. Ah ! il ne se doutait pas à quoi il s’était engagé en offrant de faire l’école du dimanche… et aussitôt le cantique fini, il se prépara à sortir.

– Papa, ce n’est pas encore fini, dit la fillette.

– Il me semble que nous en avons assez pour aujourd’hui, dit-il en se rasseyant. Que devons-nous faire encore ?

– Papa, tu dois prier.

– Mon enfant, cela m’est impossible, dit-il.

– Mais, papa, nous prions toujours après le cantique, plaida-t-elle, en regardant son père d’un air suppliant.

Une grande lutte agitait le cœur du père, mais ce cœur avait déjà été adouci par les paroles du cantique – et que devait-il faire ? Manquer de parole à son enfant ou lui céder ? Alors il ne put résister au visage suppliant de la fillette et se mit à genoux, mais le cœur trop plein pour des paroles. Voyant qu’il ne disait rien, elle le poussa du coude et dit :

– Prie, papa.

Il ne put alors y tenir davantage et éclata en sanglots. Mais à ce moment-là, la porte s’ouvrit doucement ; c’était sa femme qui, depuis des années, priait pour lui. Elle s’agenouilla aussitôt à ses côtés et s’unit à lui dans une ardente prière. Dieu qui a commandé que la lumière brillât dans les ténèbres éclaira ce cœur endurci… et il fut sauvé.

Que de fois, dans la suite, ils remercièrent pour ce dimanche de pluie qui avait eu des résultats tellement bénis.

Le Seigneur est patient, « ne voulant pas qu’aucun périsse mais que tous viennent à la repentance » (2 Pier. 3. 9).

D’après La Bonne Nouvelle 1954

RESPONSABILITÉ

« Soyez toujours prêts à répondre, … à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous » 1 Pierre 3. 15.

En tant que chrétiens, nous cherchons à vivre une vie qui soit en accord avec la Parole de Dieu et qui honore le Seigneur Jésus. Cependant, nous vivons dans un monde qui ne veut rien avoir à faire avec Dieu. C’est pourquoi notre comportement entre souvent en conflit avec la façon de vivre de nos contemporains incrédules. Cela peut les amener à se poser des questions : Pourquoi priez-vous avant les repas ? Pourquoi ne participez-vous pas à nos fêtes ? Pourquoi allez-vous à l’église tous les dimanches ? Pourquoi n’avez-vous pas recours au mensonge pour vous sortir d’une situation délicate ?

Nous ne devrions pas répondre à de telles questions de manière évasive. Elles nous donnent plutôt l’occasion de témoigner de notre foi au Seigneur Jésus. L’apôtre Pierre nous exhorte à être toujours prêts et disposés à donner les raisons de notre comportement.

– Nous prions avant les repas parce que nous croyons dans le Dieu vivant qui est le soutien de la vie et qui nous donne suffisamment à manger chaque jour (1 Tim. 4. 10).

– Nous ne faisons pas la fête car le Seigneur ne veut pas que nous nous livrions à des beuveries et à des orgies (1 Pier. 4. 3).

– Nous assistons à des réunions chrétiennes chaque dimanche afin de garder le repas de mémorial de notre Seigneur, et d’écouter la Parole de Dieu (Luc 22. 19).

– Nous ne voulons plus mentir, mais parler la vérité, parce que nous sommes des disciples du Seigneur Jésus qui a toujours rendu témoignage à la vérité (Éph. 4. 20 à 25).

D’après « The Good Seed » – janvier 2025

NOUS SOMMES IMPORTANTS POUR LE SEIGNEUR

« Lui, à la poupe, dormait sur un oreiller ; ils le réveillent et lui disent : - Maître, ne te soucies-tu pas que nous périssions ? » Marc 4. 38.

Les disciples étaient avec le Seigneur dans une barque, sur le lac, lorsqu’un violent orage éclata. D’énormes vagues se jetaient sur la barque de sorte qu’elle se remplissait d’eau. Nous pouvons bien imaginer les disciples luttant contre cette tempête. Plusieurs d’entre eux étaient des pêcheurs expérimentés qui savaient quoi faire dans de telles situations, mais cela ne semblait pas les aider.

Pendant que leur détresse grandissait, le Seigneur Jésus dormait à la poupe de la barque. Comment pouvait-Il rester aussi calme ? Ne s’inquiétait-Il pas du fait qu’ils étaient en danger de se noyer ? De telles questions devaient traverser l’esprit des disciples lorsqu’ils se sont approchés de Lui et l’ont réveillé en Lui disant : « Maître, ne te soucies-tu pas que nous périssions ? ».

Peut-être avons-nous fait des expériences semblables. En suivant le Seigneur Jésus, nous avons peut-être été complètement submergés par des problèmes qui se sont présentés. Nous avons peut-être lutté et compté sur l’aide de notre Seigneur, mais Il ne semblait pas être préoccupé par notre sort. Nos prières sont restées sans réponse… Alors, tout à coup, le doute nous a saisi et nous nous sommes demandé : Se soucie-t-Il vraiment de nous ?

Pierre, qui a vécu avec le Seigneur l’expérience décrite dans ce passage de l’évangile de Marc, nous donne une réponse qui dissipe tous les doutes : « Rejetant sur lui tout votre souci, car il prend soin de vous » (1 Pier. 5. 7). Le Seigneur ne nous abandonnera jamais.

D’après « The Good Seed » février 2025

TRADUCTION DE FEUILLETS (146)

« Ne vous tournez pas vers ceux qui invoquent les esprits, ni vers les diseurs de bonne aventure ; n’ayez pas recours à eux pour vous rendre impurs. Moi, je suis l’Eternel, votre Dieu » Lévitique 19. 31.

LE FILS DE DIEU VOUS LIBÈRE

Dans la Bible, Dieu met fermement en garde contre les pratiques occultes telles que la magie, la divination, l’astrologie et la sorcellerie. Ces pratiques font souvent appel à la superstition. À première vue, elles semblent inoffensives, voire ridicules. Mais derrière elles se cache le diable, qui cherche à entraîner les hommes à leur perte par son pouvoir.

Quiconque s’ouvre à l’occultisme et s’adonne à de telles pratiques court un grave danger. Il tombe toujours plus sous l’emprise de Satan et s’expose inévitablement au jugement éternel (Apoc. 21. 8). Reste-t-il un espoir ?

Oui, car Jésus-Christ, par sa mort sur la croix, a vaincu le diable. Il a accompli une œuvre de rédemption merveilleuse. Maintenant, Il peut libérer les hommes du pouvoir de Satan et les amener à une relation heureuse avec Dieu. Comment cela fonctionne-t-il ?

Ceux qui souhaitent être libérés du pouvoir du diable doivent croire personnellement au Sauveur Jésus-Christ et L’implorer avec confiance de leur venir en aide. La Bible nous l’assure : « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Rom. 10. 13).

Pour se libérer des liens occultes, il est nécessaire de cesser immédiatement toute pratique maléfique et de confesser ses péchés à Dieu au nom de Jésus. Il promet : « Celui qui confesse ses transgressions et les abandonne obtiendra miséricorde ».

D’après Näher zu Dir décembre 2025

« Il (Jésus) leur dit : C’est moi , n’ayez pas peur ! » Jean 6. 20.

C’EST MOI !

« C’est moi ! », résonne la voix du maître,

peu importe la violence des tempêtes de vent,

peu importe la violence des vagues

qui s’accumulent devant vous.

Vous, disciples, qui êtes dans la petite barque,

vous ne périrez pas.

Et si vous éprouvez des difficultés en ramant :

le Sauveur l’a vu.

N’ayez pas peur et prenez courage,

le grand Sauveur approche.

Même si la tempête hurle et que les flots déferlent,

Il sait toujours quoi faire.

Il ne laisse jamais son peuple seul,

et lorsque celui-ci a peur,

Il monte silencieusement à bord du navire

et le vent tombe.

« C’est moi ! » s’écrie encore aujourd’hui le Sauveur,

lorsque vous êtes dans la tempête et la détresse,

lorsque le chagrin et la douleur

menacent de vous engloutir.

Même si vous ne comprenez pas sa façon de faire,

Ses actions sont toujours bénéfiques.

Il veille à ce que vous ne vous enfonciez pas

et vous sauve de la noyade.

D’après Näher zu Dir décembre 2025

« J’ai dit : Je confesserai mes transgressions à l’Éternel ; et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché » Psaume 32. 5.

L’HORLOGE PARLANTE

Un homme était assis en face de moi, une tasse de café à la main. Nous avons entamé la conversation, et il m’a parlé de sa magnifique montre. « Je l’ai reçue en cadeau de la part de l’entreprise il y a plus de vingt ans, pour mon 25ème anniversaire de mariage. Je la porte depuis lors ». J’ai exprimé mon admiration et lui ai fait remarquer : « Cette montre a dû en vivre bien des choses avec vous. Si elle pouvait parler, elle aurait certainement des tas d’histoires à raconter ». L’homme, visiblement agacé, a répondu : « Heureusement qu’elle ne le peut pas… ».

Cela m’a rappelé le roi David, qui voulait cacher les fautes qu’il avait commises dans sa vie. Mais il ne trouva aucune paix : « Quand je me suis tu, mes os ont dépéri, quand je rugissais tout le jour » (Ps. 32. 3).

Peut-être vous trouvez-vous dans une situation similaire : vous avez commis une faute et êtes terriblement soulagé que personne ne le sache. Mais Dieu vous la rappelle aujourd’hui. Votre conscience s’éveille, comme celle de l’homme à la montre. Que faire ?

Faites comme le roi David : « Je t’ai fait connaître mon péché et je n’ai pas couvert mon iniquité ; j’ai dit : « Je confesserai mes transgressions à l’Éternel ; et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché » (Ps. 32. 5).

Une confession sincère de ses péchés à Dieu apporte la paix, car Il pardonne, puisque Jésus-Christ est mort pour nos péchés, et ressuscité pour notre justification.

D’après Näher zu Dir décembre 2025

« Souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse » Ecclésiaste 12. 1.

ÊTRE JEUNE

Nombreux sont les jeunes qui nourrissent des aspirations pour l’avenir. Ils souhaitent être en bonne santé et en forme, nouer de belles amitiés et faire des voyages extraordinaires. Certains aspirent à la réussite professionnelle, d’autres à la reconnaissance sociale. Certains recherchent l’épanouissement dans une tâche, d’autres veulent profiter pleinement de la vie.

Pourtant, d’innombrables rêves de jeunesse ne se réalisent jamais, car la vie réserve des surprises. C’est pourquoi Salomon, le roi sage, conseille à tous les jeunes : « Souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse ». Qu’est-ce que cela signifie ?

Pour les jeunes, penser au Créateur signifie avant tout réfléchir à leur relation avec Lui. Peuvent-ils se tenir devant Lui tels qu’ils sont ? Non ! Parce qu’ils ont péché, ils dépendent, comme nous tous, du Sauveur Jésus-Christ. En mourant pour nous sur la croix, Il a expié nos péchés et nous a ainsi ouvert le chemin vers Dieu. Tous ceux qui, par la foi, s’approprient cette grâce salvatrice entrent dans une relation véritable avec Dieu.

Pour les jeunes croyants, la réflexion sur le Créateur les amène à se demander comment vivre pour Lui plaire. Au lieu d’agir égoïstement, ils cherchent à plaire à Dieu. Par la Bible et la prière, ils découvrent sa volonté bienveillante à leur égard. S’ils la suivent, ils connaîtront le bonheur et la bénédiction.

D’après Näher zu Dir décembre 2025

« L’Éternel vint et se tint là, et appela comme les autres fois : Samuel, Samuel ! Et Samuel dit : Parle, car ton serviteur écoute ! » 1 Samuel 3. 10.

DIEU PARLE – NOUS ÉCOUTONS

Samuel arriva à Silo lorsqu’il était enfant, où il assista le sacrificateur Éli et servit ainsi l’Éternel. Il croyait en Dieu, mais ne savait pas encore comment avoir une relation personnelle avec Lui. Une nuit, Dieu voulut lui parler ; le jeune garçon crut d’abord que c’était Éli qui l’avait appelé. Lorsque Samuel apparut une troisième fois, Éli reconnut la voix de l’Éternel . Il conseilla alors au jeune garçon : « Quand on t’appellera, dis : Parle, Éternel , car ton serviteur écoute » (1 Sam. 3. 9).

Aujourd’hui, Dieu nous parle à travers la Bible. Lorsque nous lisons sa Parole, Il désire partager ses pensées avec nous. Il est important, à l’exemple de Samuel, d’écouter la voix de Dieu avec la bonne disposition intérieure. Il dit à l’Éternel : « Parle, car ton serviteur écoute ! » Un bon serviteur se caractérise par l’humilité et l’obéissance.

Lorsque nous lisons la Bible avec humilité, nous sommes prêts à recevoir l’enseignement de Dieu. Alors, il peut toucher notre conscience et parler à notre cœur. Ses paroles trouvent un terrain fertile et portent du fruit.

Lorsque nous lisons la Bible avec obéissance, nous désirons faire ce que Dieu nous demande. Nous reconnaissons alors son autorité sur nous et sommes prêts à mettre en pratique sa parole. Ainsi, notre foi peut grandir et se fortifier.

Ce passage nous montre aussi que la lecture de la Bible et la prière sont indissociables. Demandons au Seigneur de nous accorder la compréhension et remercions-Le pour cela.

D’après Näher zu Dir décembre 2025

« Il fera retourner le cœur des pères vers les fils et le cœur des fils vers leurs pères » Malachie 4. 6.

PAS DE CONFLIT GÉNÉRATIONNEL

On peut lire l’inscription suivante sur la façade d’une maison ancienne du canton de Berne :

Jeunes et vieux,

lorsqu’ils restent unis,

tous prospèrent.

Mais lorsqu’ils se séparent et

suivent leurs propres chemins,

tous périclitent.

Tout au long de l’histoire, les conflits générationnels sont rendu la vie en commun difficile. Malheureusement, cela se produit aussi au sein du peuple de Dieu. D’une part, les croyants plus âgés ont souvent peu de compréhension envers les jeunes chrétiens, car ils rejettent d’emblée toute nouveauté. D’autre part, certains jeunes font preuve de peu de respect envers leurs aînés et négligent facilement les conseils des chrétiens expérimentés. Mais Dieu désire qu’il y ait une bonne entente entre les jeunes et les moins jeunes. Dans le passage biblique d’aujourd’hui, il montre comment cela est possible :

– Premièrement, on remarque que cela commence par la génération plus âgée. C’est à elle qu’on demande en premier de s’engager à entretenir de bonnes relations avec la jeune génération.

– Ensuite, le cœur doit être impliqué. S’il existe un amour véritable et un intérêt sincère l’un pour l’autre, jeunes et moins jeunes peuvent vivre en parfaite harmonie.

– Troisièmement, tout dépend de l’aide de Dieu. Il peut faire en sorte que les générations se retrouvent et vivent en bonne harmonie.

D’après Näher zu Dir décembre 2025

« La lampe du corps, c’est ton œil ; lorsque ton œil est en bon état, ton corps tout entier est lui aussi plein de lumière ; mais quand il est en mauvais état, ton corps aussi est ténébreux » Luc 11. 34.

« Je te conseille d’acheter de moi… un collyre pour oindre tes yeux afin que tu voies » Apocalypse 4. 18.

GARDER LA LAMPE ÉCLAIRÉE

Si notre vue spirituelle est bonne et fixée sur le Seigneur, nous verrons clairement les problèmes moraux et nous serons capables de les juger de manière moralement juste. Si nous faisons de la volonté de Dieu la priorité de notre vie, nous verrons toujours plus notre vie – et prendrons nos décisions – en rapport avec Dieu. Mais si la volonté du Seigneur et ses intérêts ne sont plus une priorité pour nous, ni notre intérêt, alors notre vue spirituelle n’est plus claire, et notre vision est altérée. Alors les problèmes moraux sont vus de manière altérée et faussée dans un sens ou dans un autre.

Si nous détachons nos priorités loin du Seigneur, et les dirigeons vers notre bonheur ou notre sécurité matérielle, ou notre progrès, alors nos décisions et nos choix moraux seront faits suivant cette pensée : Qu’est-ce que cela me rapporte ? On ne consulte plus le Seigneur quant aux décisions, telles que : À quelle école m’inscrire ? Ou dans quelle profession travailler, ou quels proches amis avoir, ou comment employer mon temps libre et mon argent ? Alors nous demandons à Dieu sa bénédiction sur nos propres décisions pour agir !

Si nous sommes dirigés de plus en plus par des motifs et des priorités mélangés, des points aveugles continuent à s’infiltrer dans notre vision spirituelle. De mauvaises décisions morales résultent en endroits aveugles et ainsi en mauvais jugements moraux. Si ce cycle n’est pas interrompu, il se poursuit, jusqu’à ce que le corps soit plein de ténèbres. Alors, quand il nous est dit explicitement ce qui est moralement juste ou que nous nous en rendions compte avec honte, nous nous trouvons peu désireux, sages quant à nous-mêmes, ou incapables par nos propres forces, de faire ce qui est juste. C’est évidemment parce que le Seigneur n’est plus au centre de notre vie pour nous donner le désir et la force dont nous avons tellement besoin.

Quand nous détachons nos yeux du Seigneur comme notre seule source de force et de sécurité, nos yeux s’affaiblissent et nous avons des zones aveugles dans notre vision. Il est particulièrement facile de créer des points aveugles dans la sphère de notre sécurité financière. Notre désir pour plus peut conduire à des décisions de travail discutables et des alliances avec des non-chrétiens.

Avant longtemps, nos points aveugles peuvent même nous permettre de faire des affaires douteuses ou des transactions peu droites, dont nous nous rendons à peine compte qu’il y a là quelque chose de faux ! Des points aveugles sont aussi présents :

1. Si le fait de gagner sur un autre chrétien dans une discussion est plus important que de l’aimer de l’amour de Christ, ou si

2. Faire ce qui est obligatoire dans le travail devient plus important que d’aider ceux avec lesquels je travaille, ou si

3. J’ai mes préférés, ou si

4. Gagner des collègues pour Christ devient plus important que de faire la paix.

Nous sommes particulièrement vulnérables dans les points aveugles en ce qui concerne nos besoins physiques et émotionnels. Déplacer notre attention loin de Christ vers quelqu’un d’autre peut conduire à des amitiés malsaines, à une relation sexuelle hors mariage, ou même à un mariage avec un incrédule. Notre conscience ayant perdu ses repères peut raisonner quant aux exercices de conscience que nous avons pu avoir, et puis nous pouvons même nous convaincre que nous suivons réellement la direction du Seigneur !

Il n’y a qu’un remède au problème de la vue spirituelle faussée ou endommagée. Le remède est simple à définir, mais pas aisé à suivre dans ce monde attrayant et fascinant : Garder toujours les yeux fixés sur le Seigneur Jésus, sur ses désirs et ses intérêts.

D’après the Lord is near juin 1988

« Moïse appela Betsaleël et Oholiab, et tout homme intelligent dans le cœur duquel l’Éternel avait mis de la sagesse, tous ceux que leur cœur porta à s’approcher de l’œuvre, pour la faire » Exode 36. 2.

NOTRE CAPACITÉ VIENT DE DIEU

Le Seigneur est Celui qui, pour les siens, décide de toute tâche – qu’elle soit spirituelle ou physique – et rend capable de l’accomplir. En fait, toute tâche physique faite sous sa direction est aussi spirituelle à ses yeux. Il s’intéresse aux détails d’une telle œuvre et donne à ses serviteurs des dons pour tout accomplir selon son dessein. La manière dont cela est accompli devrait toujours être digne de Lui comme le plan d’origine. De plus, Il ne commande pas que quelque chose soit fait sans pourvoir à celui qui est nécessaire dans ce temps précis pour exécuter son dessein.

Quant Dieu donna à Moïse le modèle du tabernacle, sur le Mont Sinaï, différentes choses précises étaient requises : de la bonne volonté de la part du peuple, pour donner les matériaux nécessaires ; une abondance de différents matériaux précieux ; des dons extraordinaires d’artiste et l’habileté pour fabriquer le mobilier, les vases, et des parties du tabernacle et de son parvis. Chaque objet devait être, non seulement beau aux yeux du spectateur, mais avoir une signification en exposant l’intention de Dieu et ses pensées, car toutes décrivaient Christ d’une manière ou d’une autre.

Betsaleël, Oholiab, et leurs aides, avaient reçu une grande sagesse et une grande habileté pour leur œuvre. C’était toutefois plus qu’une simple habileté artistique, car elle était accompagnée de la compréhension et de la connaissance nécessaires pour accomplir ce qu’ils faisaient pour la gloire de Dieu. Ils avaient une sagesse divine qui est beaucoup plus qu’une simple habileté artistique.

Oh ! Que nous puissions tous avoir une telle sagesse !

D’après the Lord is near juin 1988

« Je répondis : Me voici, envoie-moi. Il dit : – Va, et dis à ce peuple : En entendant vous entendrez et vous ne comprendrez pas, et en voyant vous verrez et vous ne connaîtrez pas. Engraisse le cœur de ce peuple, rends ses oreilles pesantes et bouche ses yeux, de peur qu’il ne voie… et n’entende… et ne comprenne… et ne se convertisse, et qu’il ne soit guéri » Ésaïe 6. 8 à 10.

LE MESSAGE DE COMPASSION DE L’ÉVANGILE

C’était un triste message qui était envoyé au prophète : aveugler, rendre sourd, et endurcir. Cependant nous pouvons dire tout de suite que Dieu n’endurcit jamais des cœurs qui seraient réceptifs, et qui ne sont sourds qu’envers Lui ; Il n’aveugle pas les yeux de ceux qui seraient contents de voir, et qui verraient s’Il ne s’interposait pas. Ce n’est que le blasphème insensé d’hommes qui, dans leur inimitié contre Dieu, discutent ainsi.

Êtes-vous déjà entré, avec une lampe brillante, dans une grange sombre, par une nuit sombre ? Immédiatement toutes les créatures des ténèbres, les rats et les souris, qui sont des êtres des ténèbres, fuient la lumière et se précipitent dans leur zone sombre, mais les créatures qui sont de la lumière volent vers la lumière. Mais la lumière de la lanterne n’a pas modifié aucune de ces créatures – elle les a seulement révélées. Elle n’a pas rendu sale ce qui était propre.

C’est Jésus – la vraie lumière – qui, venant dans ce sombre monde, simplement, manifeste tous les hommes. Il a fait cela en manifestant les œuvres de Dieu, avançant avec miséricorde « faisant le bien, et guérissant tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable », et a été à la fin élevé sur la croix de honte. Quand tout cet amour a été rejeté, que pouvait-Il faire ? « Il… disparut de leur vue » (Jean 12. 36). Cependant Lui, le Seigneur de tous, a même laissé alors un appel à tous ceux qui sont chargés, de venir à Lui pour qu’Il leur donne du repos ; car Il ne repoussera aucun de ceux qui veulent venir à Lui.

D’après the Lord is near juin 1988

« Abram bâtit là un autel à l’Éternel » Genèse 12. 7 et 8 ; 13. 18.

LES TROIS AUTELS D’ABRAM

Dans une suite de vingt-et-un versets, Abram bâtit trois autels. Que nous disent-ils au sujet de ce grand patriarche du peuple de Dieu ? À part le fait général que construire un autel est le signe d’une relation partagée et d’une communication dans les deux sens, chacun de ces autels nous dit quelque chose de particulier quant à la relation du croyant avec le Seigneur.

En obéissance à la direction claire de Dieu de s’en aller, Abram construit un autel. Mais remarquez qu’il est construit après qu’il soit parti, et non pas avant. Ce n’est pas un autel de bonnes intentions, mais plutôt un autel d’obéissance qui est dressé après avoir écouté la directive de Dieu. Abram « s’en alla, sans savoir où il allait » (Héb. 11. 8). Notre relation avec le Seigneur est-elle mélangée avec de bonnes intentions, ou marquée par des autels d’obéissance ?

Le deuxième autel suit immédiatement le premier, et en relation étroite avec lui. Cet autel du caractère du pèlerin exprime la volonté d’Abram de renoncer à la sécurité et à la relation avec ce monde. Après que l’Éternel lui est apparu, il déplace sa tente et construit l’autel du pèlerin : « Par la foi, il vint séjourner dans la terre de la promesse comme dans une terre étrangère » (Héb. 11. 9). Peut-il en être dit autant de nous ? L’autel du pèlerin est-il près de notre sentier ? Les caractères de cet autel : étranger, habitant des tentes, citoyen du ciel – sont-ils ceux de notre caractère ?

L’autel de la séparation ne fut construit qu’après qu’Abram et Lot se soient séparés. Il ne pouvait jamais être construit tandis que l’un était associé avec les désirs de Lot. Il ne pouvait pas être construit à Sodome ou près de Sodome, la ville des « méchants et grands pécheurs devant l’Éternel » (Gen. 13. 13). Ce n’est qu’après qu’Abram ait choisi de marcher dans un chemin de séparation qu’il put construire cet autel du témoignage envers l’Éternel. En avons-nous fait autant ?

D’après the Lord is near juin 1988

« Les vingt-quatre anciens se prosterneront devant Celui qui est assis sur le trône, et rendront hommage à Celui qui vit aux siècles des siècles ; et ils jetteront leurs couronnes devant le trône, en disant : Tu es digne » Apocalypse 4. 10 et 11.

NOS COURONNES POUR LA GLOIRE DU SEIGNEUR JÉSUS

N’est-ce pas heureux de savoir que, lorsque nous nous prosternerons dans l’adoration devant le Seigneur, dans ce jour de gloire, il n’y aura pas de fausse note ? Christ remplira notre regard. Ses louanges rempliront nos lèvres. Sa valeur remplira notre cœur. Nous jetterons nos couronnes devant Lui, conscients que quelque service qui ait pu être fait pour Lui sur la terre, était fait seulement par sa grâce et sa force.

Et cependant la Parole de Dieu nous montre différentes couronnes données aux saints :

– La couronne incorruptible : 1 Corinthiens 9. 24 à 27.

– La couronne de joie : 1 Thessaloniciens 2. 19.

– La couronne de justice : 2 Timothée 4. 8.

– La couronne de vie : Jacques 1. 12.

– La couronne de gloire : 1 Pierre 5. 4.

Appliquons nos cœurs à obtenir ces couronnes, afin que nous puissions les jeter à ses pieds bénis.

D’après the Lord is near juin 1988

« Ne rejetez donc pas loin votre confiance, qui a une grande récompense. Car vous avez besoin de patience, afin que, ayant fait la volonté de Dieu, vous receviez ce qui est promis. Car encore très peu de temps, « et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas » Hébreux 10. 35 à 37.

PATIENCE ET CONFIANCE POUR LE CROYANT

Dans des jours comme aujourd’hui, il est bon que l’âme soit habituée à méditer sur la force de ces fondements que Dieu nous a donnés – l’intimité de cette communion dans laquelle Il a déjà introduit notre cœur – et l’éclat de ces perspectives qu’Il a placées devant nos yeux.

Je demande seulement : Désirons-nous cette portion ? Ne sommes-nous satisfaits que par elle ? Renonçons-nous à avoir des buts ou des espoirs en dehors d’elle ? Est-ce notre pensée ? Sommes-nous prisonniers de l’espérance, en refusant toute altération de cette attitude d’attente de l’âme ? Le Saint-Esprit nous est donné, non pas pour changer cela, mais pour le renforcer. Il fait que le croyant « abonde en espérance » et pousse à s’écrier : Viens, Seigneur Jésus. Il nous entraîne à espérer jusqu’au bout la grâce qui nous sera apportée lors de la révélation de Jésus Christ.

Et Lui, est-Il notre Objet ? Le cœur sait bien la puissance de ce qui est son objet. En est-il ainsi quant à Jésus, notre précieux Objet ? Avons-nous en nous-mêmes quelque chose de cette espérance que nous trouvons dans l’Écriture ? Et pouvons-nous dire : « Quand il donne la tranquillité, qui troublera ? » (Job 34. 29).

D’après the Lord is near juin 1988 (J.G. Bellett)

LE MENSONGE N’EST JAMAIS NÉCESSAIRE

Fritz Oberlin, pasteur au Ban-de-la-Roche en Alsace, avait la réputation d’être un excellent éducateur. Pendant la Révolution française, il avait recueilli dans sa maison une fillette de la haute noblesse, dont les parents et toute la famille avaient été guillotinés. Le pasteur Oberlin parlait souvent avec l’enfant, lui enseignant la droiture et le courage de dire toujours la vérité, quoiqu’il puisse en coûter. Il lui parlait du Sauveur, Lui, la Vérité et la Vie, dont l’amour infini n’avait pas reculé devant le terrible supplice de la croix, pour y subir le jugement de Dieu à notre place et nous sauver de la mort éternelle.

Un matin, de bonne heure, des soldats français vinrent frapper à la porte du pasteur Oberlin et lui dirent : « Citoyen Oberlin, nous savons que tu es un honnête homme ; nous avons reçu l’ordre de fouiller ta maison pour y découvrir la fille de N. guillotiné comme antirévolutionnaire. Dis-nous simplement si cette jeune fille est chez toi, et nous t’épargnerons le désagrément d’une perquisition ».

M. Oberlin savait qu’un « Oui » livrerait l’enfant à une mort certaine ; mais il ne voulait pas mentir. « Faites votre devoir, dit-il aux soldats, cherchez ! » En silence, son cœur s’éleva au Seigneur en instante prière : « J’ai fait ce que je devais. Toi, Dieu tout-puissant, fais maintenant ce que Tu peux ». Les recherches commencèrent dans la cave, puis dans toutes les dépendances ; toutes les chambres furent ouvertes et visitées à fond. Il ne restait plus qu’une petite mansarde sous le toit, dont la porte était grande ouverte : c’était justement la chambre de la fillette. Les soldats, en passant, n’y jetèrent qu’un coup d’œil, sans entrer, ne se doutant pas que l’enfant, dissimulée derrière la porte, s’y était glissée en entendant des pas d’hommes dans l’escalier. Elle faisait sa toilette du matin et, à moitié dévêtue, s’était cachée rapidement, ignorant que les soldats la cherchaient partout, et qu’un danger mortel la menaçait. N’ayant rien trouvé, ils s’en allèrent : la petite fille était sauvée et le pasteur Oberlin n’avait pas eu besoin de mentir ni de tromper pour délivrer la jeune orpheline.

Dieu répond à la confiance des siens, Il bénit la droiture de ceux qui Lui appartiennent, et Il exauce leurs supplications.

D’après La Bonne Nouvelle 1948

LA CHAUSSETTE TRICOTÉE

– Papa finira la grande cheminée ce soir, n’est-ce pas, maman demandait un petit garçon à sa mère, tandis qu’il attendait le panier qu’il devait porter au maçon pour son déjeuner.

– Il a dit qu’il espérait qu’on démolirait l’échafaudage ce soir, répondit la mère ; ce sera un spectacle. Je n’aime pas voir terminer ces grandes cheminées ; c’est si dangereux et ton père sera le dernier à descendre.

– Eh bien ! j’irai le voir et aider à l’applaudir avant qu’il ne descende, s’écria l’enfant.

– Va donc, répliqua sa mère. Si tout se passe bien, nous aurons une petite fête demain. Nous irons passer la journée dans les bois et y prendrons notre pique-nique.

– Bravo ! cria le garçon et il courut vers son père à l’ouvrage, tout en lui apportant les provisions qui devaient composer son frugal repas. Sa mère le regarda descendre gaiement la rue en sifflant ; puis elle pensa à son bon mari qui travaillait à un métier si dangereux, et son cœur s’éleva vers Dieu, Lui demandant ardemment de le bénir et de le protéger.

Tom, le cœur léger, remit à son père le panier dont il était chargé, puis partit pour l’école, située dans un quartier tout à fait opposé de la ville. Le soir, en rentrant à la maison, il alla voir comment son père s’en tirait. Celui-ci venait d’édifier une de ces immenses cheminées qui, dans nos villes industrielles, surgissent au centre des plus grosses fabriques. Celle à laquelle le père de Tom travaillait était l’une des plus grandes qu’on n’eût jamais construites et l’enfant, s’abritant les yeux du revers de sa main pour se protéger contre l’éclat du soleil couchant, cherchait du regard son père et ne l’apercevait qu’avec peine à cause de la hauteur immense à laquelle il se trouvait ; il sentit son cœur défaillir d’inquiétude.

L’échafaudage était presque entièrement démoli ; on enlevait les dernières poutres. James Howard, le père de Tom, restait seul au sommet de la cheminée. Il regarda autour de lui pour s’assurer que tout était bien en ordre, puis agita son chapeau. Les hommes qui étaient en bas lui répondirent par de longues acclamations, auxquelles Tom se joignit avec entrain. Mais comme leurs voix s’éteignaient, ils entendirent un son bien différent de celui qui venait de retentir, un cri d’horreur et d’effroi qui leur arrivait d’en-haut : « La corde ! la corde ! ». Ils regardèrent autour d’eux et aperçurent sur le sol la longue corde à l’aide de laquelle James Howard devait descendre et qu’ils avaient oublié de lui tendre avant l’enlèvement de l’échafaudage. Il y eut un silence de mort. Ils savaient tous qu’il était impossible, si adroits qu’ils puissent être, de jeter la corde en haut jusqu’au sommet de la cheminée. Ils restaient là, abasourdis, incapables d’offrir aucune aide, ni même d’imaginer quoi que ce soit possible.

Et le père de Tom ? Il fit le tour de l’étroite plateforme sur laquelle il se trouvait confiné ; la hauteur vertigineuse semblait augmenter chaque fois qu’il jetait un regard dans le vide. Saisi d’une terrible panique, sa présence d’esprit l’abandonna et il faillit perdre connaissance. Ses yeux se fermèrent ; un instant encore, croyait-il, et son corps allait s’abîmer sur le sol, soixante mètres plus bas.

Comme d’habitude, la mère de Tom avait passé la journée sans perdre son temps. Elle avait toujours à faire d’une façon ou de l’autre, et ce jour-là plus que de coutume à cause de la partie de plaisir en perspective pour le lendemain. Mais elle était une femme pieuse qui savait réserver quelques moments pour la prière et la lecture de la Parole. Elle aimait à remettre son cher mari et son enfant entre les mains du Seigneur, et ce jour-là, elle Le remerciait avec ferveur de lui avoir accordé de tels trésors. Tout à coup Tom entra, tout haletant, le visage pâle comme la mort et pouvant à peine articuler quelques mots entrecoupés :

– Mère ! mère ! il ne peut pas descendre !

– Qui, mon enfant ? Ton père ?

– Ils ont oublié de lui laisser la corde, expliqua Tom.

Sa mère se leva, frappée d’effroi, et resta un moment comme paralysée. Puis se couvrant le visage de ses mains, elle adressa à Dieu une fervente prière, et sortit hors de la maison.

Quand elle atteignit le chantier, elle trouva une foule nombreuse réunie au pied de la cheminée, mais personne ne savait que dire ni que faire. Quand Mme Howard arriva, on ne sut que lui dire :

« Il prétend qu’il va se jeter en bas ! »

– Ne fais pas cela, cria la brave femme d’une voix claire et encourageante. Tu ne dois pas faire cela ! Ôte ta chaussette, défais-la et laisse descendre le fil en y suspendant un morceau de mortier. Tu entends, Jim ? Le maçon fit un signe affirmatif, car il semblait incapable de parler. Puis il enleva lentement sa chaussette et la dévida. Tous restaient plongés dans un silence étonné, se demandant à quoi pensait Mme Howard et pourquoi elle avait fait chercher en toute hâte un peloton de ficelle chez le marchand.

– Fais descendre une des extrémités du fil, cria-t-elle à son mari, et tiens solidement l’autre.

Le frêle cordon, alourdi par un petit caillou, se glissa le long de la cheminée, ballotté de-ci de-là par le vent, mais enfin il parvint jusqu’en bas. Tom le saisit avec empressement, tandis que sa mère y attachait une des extrémités de la ficelle.

– Tire à toi lentement, cria-t-elle à son mari, et à mesure que le fil remontait, le peloton de ficelle se dévidait. Enfin, il s’arrêta ; la ficelle était entre les mains du maçon.

– Tiens ferme la ficelle, cria de nouveau la vaillante femme, et tire-la à toi.

La ficelle semblait bien lourde et le devenait de plus en plus, car Tom et sa mère y avaient fixé la corde. Celle-ci se déroula lentement à son tour. Il n’en restait plus qu’un repli sur le sol quand l’autre extrémité parvint entre les mains de James Howard.

– Dieu soit béni ! Dieu soit béni ! répéta la pauvre femme à plusieurs reprises. De nouveau elle cacha sa figure dans ses mains, adressant au Seigneur une fervente prière d’actions de grâces, et se réjouissant tout en tremblant. La corde était en haut ; la pièce de fer à laquelle on devait l’assujettir se trouvait en place ; mais son mari saurait-il faire ce qui restait à faire ? Les angoisses qu’il venait de traverser ne l’avaient-elles pas paralysé au point de lui enlever toute faculté de pourvoir à sa sécurité ? Elle ne se rendait pas compte de l’effet magique que ses quelques paroles avaient produit sur lui. Elle ignorait la force dont l’avait rempli le son de sa voix, si calme et si ferme, comme si ce fil si ténu qui lui avait rendu l’espoir de la vie, lui avait aussi apporté quelque chose de cette foi en Dieu que rien ne pouvait jamais ébranler dans son cœur à elle. Elle ne savait pas que, tandis que son mari attendait là-haut, ces paroles étaient venues à sa pensée : « Pourquoi es-tu abattue, mon âme ? et pourquoi es-tu agitée au-dedans de moi ? Attends-toi à Dieu » (Ps. 42. 11). Elle éleva de nouveau son cœur à Dieu pour demander force et courage. Elle ne pouvait rien faire de plus pour son mari, mais elle se tournait vers le Seigneur et s’appuyait sur Lui, comme sur un rocher.

On entendit un grand cri :

– Il est sauvé, mère ! disait le petit Tom. Il est sain et sauf !

– C’est toi qui m’as sauvé, Marie, s’écria James en serrant sa femme dans ses bras. Mais qu’as-tu ? Tu en as l’air plus attristée que contente !

Marie ne pouvait pas parler et, si le bras robuste de son mari ne l’avait soutenue, elle serait tombée sur le sol, terrassée par la joie subite après la grande terreur qu’elle avait ressentie.

– Tom, dit le père, laisse ta mère s’appuyer sur ton épaule et nous la ramènerons à la maison.

Arrivés chez eux, ils répandirent leurs cœurs devant le Seigneur pour Le remercier de sa grande bonté à leur égard. Leur vie, si heureuse jusque-là, leur semblait plus précieuse encore à cause du péril qu’ils venaient de traverser ; ils avaient fait l’expérience de la proximité immédiate de Celui qui veille sans cesse avec amour sur Ses enfants. Et le jour de congé du lendemain fut, pour l’heureuse petite famille, un vrai jour d’actions de grâces.

D’après La Bonne Nouvelle 1947

BERACA 67 : LE ROI DAVID

David fut oint roi sur Israël par le prophète Samuel. Alors, « l’Esprit de l’Éternel saisit David, depuis ce jour-là et dans la suite » (1 Sam. 16. 13). Ce moment mémorable est rappelé dans un psaume d’Asaph : « le Seigneur… choisit la tribu de Juda, la montagne de Sion qu’il aima, … il choisit David, son serviteur, et le prit des parcs des brebis. Il le fit venir d’auprès des brebis qui allaitent, pour paître Jacob, son peuple, et Israël, son héritage » (Ps. 78. 70 et 71).

Nous avons vu précédemment les épreuves qui furent sa part et les psaumes de confiance qu’il a écrit lors de ses déplacements au travers des déserts et des montagnes, se réfugiant dans des cavernes ou même chez des rois étrangers à Israël. Expériences heureuses avec son Dieu ou malheureuses lorsqu’il le déshonorait. Les jours s’écoulaient et amenaient leur lot d’épreuves. David et ses hommes, au nombre de six cents avaient servi un roi Philistin pendant un an et quatre mois. En retour, ils avaient reçu Tsiklag, une ville dans la campagne où ils avaient installé leurs familles. Le temps passé auprès d’Akish n’apparait pas comme étant la marche de la foi mais davantage comme un chemin de désobéissance qui amena sur David la discipline du Seigneur.

Pendant que les princes des Philistins se rangeaient en bataille contre Saül et Israël, Akish renvoya David et ses hommes qui, lorsqu’ils arrivèrent à Tsiklag, trouvèrent la ville brûlée par les Amalékites ; « leurs femmes, leurs fils, et leurs filles » avaient été emmenés captifs. « David et le peuple qui était avec lui élevèrent leurs voix et pleurèrent, jusqu’à ce qu’il n’y eût plus en eux de force pour pleurer… ; et David fut dans une grande détresse, car le peuple parlait de le lapider ; car l’âme de tout le peuple était pleine d’amertume, chacun à cause de ses fils et à cause de ses filles. Et David se fortifia en l’Éternel, son Dieu » (voir 1 Sam. 30. 1 à 8). Après avoir consulté l’Éternel ils trouvèrent et ramenèrent tous les otages et de nombreux biens. « … il n’y eut rien qui leur manquât, petits ou grands, fils ou filles, butin, ou quoi que ce fût qu’on leur avait pris : David ramena tout. Et David prit tout le menu et le gros bétail qu’on fit marcher devant ce troupeau-là ; et on dit : C’est ici le butin de David » (v. 19 et 20).

« Et les Philistins combattirent contre Israël, et les hommes d’Israël s’enfuirent devant les Philistins, et tombèrent tués sur la montagne de Guilboa » (1 Sam. 31. 1). Dans cette bataille, Israël fut battu, Saül et trois de ses fils, dont Jonathan, moururent là. « Et David prononça sur Saül et sur Jonathan, son fils, cette complainte ; et il dit d’enseigner aux fils de Juda le chant de l’Arc ; … ton ornement, ô Israël, est tué sur tes hauts lieux. Comment les hommes forts sont-ils tombés ! … Filles d’Israël, pleurez sur Saül, qui vous revêtait d’écarlate, magnifiquement, … comment les hommes forts sont-ils tombés au milieu de la bataille ! Comment Jonathan a-t-il été tué sur tes hauts lieux ! Je suis dans l’angoisse à cause de toi, Jonathan, mon frère ! Tu étais pour moi plein de charmes ; ton amour pour moi était merveilleux, plus grand que l’amour des femmes. Comment sont tombés les hommes forts, et sont péris les instruments de guerre ! » (voir 2 Sam. 1. 17 à 27).

 « Et il arriva, après cela, que David interrogea l’Éternel, disant : Monterai-je dans une des villes de Juda ? Et l’Éternel lui dit : Monte. Et David dit : Où monterai-je ? Et il dit : À Hébron. Et David y monta, … Et ses hommes qui étaient avec lui, David les fit monter, chacun avec sa maison, et ils habitèrent dans les villes de Hébron. Et les hommes de Juda vinrent et oignirent là David pour roi sur la maison de Juda » (2 Sam. 2. 1 à 4).

Il est intéressant de considérer Hébron, ce lieu transitoire : c’est celui où Abram « habita auprès des chênes de Mamré, qui sont à Hébron ; (où) il bâtit là un autel à l’Éternel » (Gen. 13. 18). Le lieu où « Abraham enterra Sara, sa femme, dans la caverne du champ de Macpéla, en face de Mamré, qui est Hébron, dans le pays de Canaan » (23. 19) ; le lieu où Jacob retrouva « Isaac, son père, à Mamré, à Kiriath-Arba, qui est Hébron, où Abraham et Isaac avaient séjourné » (35. 27). Environ 860 années s’étaient écoulées depuis qu’Abraham avait bâti un autel à l’Éternel et reçu la promesse, pour sa descendance, de posséder cette terre, ce pays. Entre temps, il y eu quatre siècles d’esclavage en Égypte, quarante ans dans le désert, puis l’entrée en Canaan avec Josué et une conquête du pays suivie de beaucoup d’infidélités.

Si Hébron parle de communion, l’autel, Hébron parle aussi de mort. Là, Abraham avait enterré Sara et le tombeau des patriarches s’y trouvaient. Christ, le Bien-aimé de Dieu, le vrai David, avant de prendre officiellement son royaume, est entré dans la mort en obéissance à Dieu. Le chrétien doit premièrement réaliser sa mort avec Christ avant de connaître la joie d’une communion avec Dieu dans une vie de résurrection.

« David était âgé de trente ans lorsqu’il devint roi ; il régna quarante ans. Il régna à Hébron, sur Juda, sept ans et six mois ; et, à Jérusalem, il régna trente-trois ans sur tout Israël et Juda » (2 Sam. 5. 4 et 5). Les sept ans et demi à Hébron sont marqués par des guerres internes entre la maison de Saül (tribu de Benjamin) et la maison de David (tribu de Juda). Quand le dernier des fils de Saül mourut, « toutes les tribus d’Israël vinrent vers David à Hébron, et parlèrent, disant : Voici, nous sommes ton os et ta chair. Et autrefois, quand Saül était roi sur nous, c’était toi qui faisais sortir et qui faisais entrer Israël ; et l’Éternel t’a dit : Tu paîtras mon peuple Israël, et tu seras prince sur Israël. Et tous les anciens d’Israël vinrent vers le roi à Hébron ; et le roi David fit alliance avec eux à Hébron, devant l’Éternel ; et ils oignirent David pour roi sur Israël (2 Sam. 5. 1 à 3).

Est-ce que le roi David a repensé à ce moment de grâce en composant le psaume 133 ? C’est ce qu’ont connu les douze tribus réunies pour reconnaître sa royauté sur tout Israël : « Voici, qu’il est bon et qu’il est agréable que des frères habitent unis ensemble ! C’est comme l’huile précieuse, répandue sur la tête, qui descendait sur la barbe, la barbe d’Aaron, qui descendait sur le bord de ses vêtements ; comme la rosée de l’Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion ; car c’est là que l’Éternel a commandé la bénédiction, la vie pour l’éternité ». Que la grâce et la paix nous soient multipliées !