Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
« Moi, je leur ai donné ta Parole… Sanctifie-les par la vérité : ta Parole est la vérité » Jean 17. 14 et 17.
La nuit avant la crucifixion, Jésus prie le Père et anticipe le moment où, ressuscité et monté au ciel, Il laissera ses disciples. Plus tôt, déjà, le Maître leur avait promis « une place » dans la maison de son Père. Il leur avait aussi annoncé la venue du Saint Esprit, le Consolateur ; Il prierait le Père de le leur envoyer peu après son propre départ, afin qu’Il demeure avec eux (Jean 14. 2 et 16).
Mais, en cet instant, dans sa prière à son Père, Jésus dit : « Je leur ai donné ta Parole ». Peu après, Il mourra sur la croix, et sa prière est ainsi une sorte de testament remis entre les mains du Père, et dont nous sommes les bénéficiaires.
Parce que Jésus est mort et ressuscité, aujourd’hui son « testament » est ouvert. Nous sommes donc les héritiers de tout ce que Jésus a laissé, en particulier la Parole de Dieu, la Bible. Elle est le lien direct entre le ciel et la terre, et elle est à nous et pour nous. Lisons-là et réfléchissons sur ce que nous lisons, pour nous l’approprier. La foi vient de ce qu’on entend par le moyen de la Parole de Dieu (voir Rom. 10. 17). Au fur et à mesure que nous la lirons, nous croîtrons dans la connaissance du Seigneur et nous serons progressivement guidés « dans toute la vérité » (Jean 16. 13) afin de la mettre en pratique. Nous pourrons même la transmettre à ceux qui ne la connaissent pas encore.
Quand nous lisons la Bible, le Saint Esprit, qui a inspiré ses divers auteurs, nous fait expérimenter un contact direct avec notre Seigneur. L’Esprit rend le message du Seigneur efficace afin que nous puissions le vivre dans la pratique. La Parole de vie est la nourriture et la source de la force spirituelle nécessaire pour servirDieu, dans un monde instable et qui a d’immenses besoins.
« Dieu est lumière et il n’y a en lui aucunes ténèbres » 1 Jean 1. 5.
Dans la Bible, il est question en plusieurs endroits de la suprématie de Dieu comme Créateur des cieux et de la terre. Mais Dieu n’a pas seulement révélé sa puissance éternelle et sa grandeur. Par sa Parole, Il nous a aussi fait connaître des choses essentielles concernant sa nature : Dieu est amour, et Dieu est lumière. C’est là sa véritable nature.
– Dieu est amour. Et parce qu’Il se suffit à Lui-même et qu’Il n’a besoin de rien pour Lui-même, son amour n’a pas besoin d’une cause extérieure pour agir. C’est ainsi que Dieu a montré son amour envers nous alors qu’il n’y avait rien d’aimable en nous. Alors que nous étions pécheurs et ennemis de Dieu, Il a donné son Fils afin qu’Il meure pour nous (Rom. 5. 8 à 10).
L’amour de Dieu se manifeste lui-même à l’humanité, en grâce, en miséricorde, en bonté et longanimité.
– Dieu est aussi lumière – lumière dans un sens moral. Cela est l’opposé de l’obscurité morale qui s’est emparée de l’homme depuis qu’il est tombé dans le péché. Mais celui qui voit en Dieu sa « lumière » et son « salut » reçoit clarté et conseil pour cheminer dans la vie (Ps. 27. 1).
– Dieu est lumière – cela signifie aussi qu’Il est juste et droit (Deut. 32. 4). Il est pur et saint et ne peut voir ou supporter le mal – en fait, Il doit le punir. Et dans le jugement du mal, comme dans la récompense du bien, Il démontre qu’Il est juste (Gen. 18. 25).
Déjà dans l’Ancien Testament, quelque chose de la nature de Dieu était connu. Mais cela n’a été révélé dans toute sa gloire que lorsque le Fils de Dieu est venu sur la terre – « La grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 17 et 18).
Ce sont les mots qui frappèrent mes regards tandis que je parcourais un journal dans une localité étrangère. Ils se trouvaient à la fin d’une annonce de quelque spectacle historique promettant de dépeindre quelques-unes des tristes catastrophes des dernières années. « Dix minutes en enfer ! » Un naufrage, un tremblement de terre, un incendie, et puis l’enfer !
Vraiment, pensais-je, le diable essaie d’accoutumer ses victimes à un tel avenir, ou, plutôt, en le leur présentant sous un aspect moins terrible que Dieu ne le fait, à leur persuader que ce sera supportable, après tout, ou, mieux encore, que pour eux cela n’existera pas du tout. Certains font de l’enfer un purgatoire d’où l’on pourra sortir après un certain temps d’épreuve ; l’incrédule moderne adopte la théorie de l’annihilation ou de la non-éternité des peines comme un moyen d’échapper à la souffrance, et l’homme léger tourne tout cela en ridicule. Mais que dit la Parole de Dieu ? Elle nous présente « la géhenne, le feu qui ne s’éteint pas, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas » (Marc 9. 44).
Mais l’enfer n’est pas préparé pour vous, lecteur, il est « préparé pour le diable et ses anges » (Mat. 25. 41). Aux pécheurs, Dieu offre un Sauveur (Act. 5. 31). Pour les pécheurs qui le reçoivent, Dieu a préparé une demeure dans la gloire et des plaisirs pour toujours à sa droite, et Il vous supplie de saisir ce que son amour vous donne maintenant et pour l’éternité.
Seulement, cher lecteur, rappelez-vous que vous détourner de ces choses, c’est attirer la destruction sur vous, non pas « dix minutes en enfer », mais l’éternité dans l’étang de feu et de soufre. Il est écrit : « La mort et le hadès furent jetés dans l’étang de feu… ». « Et si quelqu’un n’était pas trouvé écrit dans le livre de vie, il était jeté dans l’étang de feu ». « Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles » (Apoc. 20. 14 et 15 ; 14. 11).
« Sois le modèle des fidèles, en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté » 1 Timothée 4. 12.
Pensons tout d’abord à deux croyants qui ont été de mauvais exemples pour les autres :
– Pierre a renié son Maître. Il savait que le Seigneur Jésus était ressuscité et qu’Il lui avait pardonné. Mais il voulait retourner à ce que le Seigneur lui avait dit de quitter lorsqu’Il l’avait appelé à le suivre. Il dit aux autres disciples : « Je m’en vais pécher ». Et ils l’accompagnèrent. Mais, quoiqu’ils aient travaillé toute la nuit, ils ne prirent rien (Jean 21. 3).
– David était découragé de fuir sans cesse devant Saül. Aussi, il décida d’aller chez les Philistins afin d’être en sécurité chez les ennemis de son peuple (1 Sam. 27. 1 à 3). Ses six cents compagnons le suivirent, avec leurs familles, et ils eurent à supporter les tristes conséquences de ce mauvais choix.
Nous trouvons aussi dans la Bible des hommes et des femmes de foi, qui ont été de bons exemples pour d’autres :
– Épaphrodite, dans son dévouement pour le Seigneur et son amour pour Paul, a voyagé jusqu’à Rome pour lui apporter un don de la part des croyants de Philippes. En agissant ainsi, il a montré un esprit dénué d’égoïsme, que l’apôtre recommande afin qu’il soit imité (Phil. 2. 25 à 30).
– Tabitha a fait beaucoup de bonnes œuvres. Lorsqu’elle mourut, des veuves vinrent vers Pierre en pleurant et lui montrèrent les robes et les vêtements que Tabitha avait faits pour elles (Act. 9. 36 à 39). Elle demeure aujourd’hui comme un exemple positif d’aide sincère en faveur des autres.
« Le souvenir du juste est en bénédiction, mais le nom des méchants tombe en pourriture » Proverbes 10. 7.
« Le souvenir du juste sera à toujours » Psaume 112. 6.
Un artiste écrivait récemment : Qu’est-ce que créer, sinon tenter de laisser une trace de son propre passage sur la terre ?
Cette citation dénote la profonde aspiration de l’homme depuis son origine. Ce n’est pas par hasard que Caïn donna le nom de son fils Hénoc à la ville qu’il avait construite (Gen. 4. 17). Depuis ce temps-là, de nombreuses capitales portent le nom de leur fondateur, comme l’affirme le psalmiste : « Leur [pensée] intérieure est que leurs maisons durent à toujours, et leurs demeures de génération en génération ; ils appellent les terres de leur propre nom » (Ps. 49. 12). Dieu sonde les motivations profondes de nos cœurs et Il évalue les raisons qui nous poussent à vouloir laisser notre empreinte dans ce monde.
La Bible mentionne les noms d’hommes et de femmes dont nous sommes appelés à imiter la foi. Par exemple, Marie de Béthanie, dont Jésus dit : « En vérité, je vous dis : partout où cet évangile sera prêché, dans le monde entier, on parlera aussi de ce que cette femme a fait, en souvenir d’elle » (Marc 14. 9). Cette femme avait répandu un parfum de grande valeur pour honorer Jésus. Quelques-uns de ceux qui étaient présents estimèrent que c’était un gaspillage d’argent, mais Jésus exprima combien Il appréciait ce geste d’amour, en disant : « Elle a fait une bonne œuvre envers moi » (v. 6). Marie avait agi avec dévouement, poussée par son amour envers Jésus, son Sauveur et Seigneur.
Seul demeurera éternellement ce qui est fait pour Dieu et pour Christ ; tout le reste disparaîtra sans laisser de traces.
Un jeune homme, très doué pour les mathématiques, aimait à mettre ses camarades au défi pour la résolution de problèmes difficiles.
Un jour, l’un de ses camarades, entrant dans la pièce où il étudiait, posa devant lui un papier plié en disant :
– Voici un problème que je voudrais que tu m’aides à résoudre.
Puis il quitta immédiatement la chambre.
Notre étudiant se hâta de déplier la feuille, mais, au lieu d’y trouver une question de mathématiques, il y lut cette phrase : « Que profitera-t-il à un homme s’il gagne le monde entier, et qu’il fasse la perte de son âme ; ou que donnera un homme en échange de son âme ? »
Avec un geste d’impatience, il déchira le papier en petits morceaux et se remit à son travail. Mais c’est en vain qu’il chercha à secouer l’impression laissée par les mots solennels qu’il venait de lire. Le Saint Esprit s’en servit pour lui faire réaliser sa culpabilité et son danger, en sorte qu’il ne put plus avoir de paix jusqu’au moment où il accepta le Seigneur Jésus comme son Sauveur. Plus tard il devint un prédicateur de l’évangile qu’il méprisait autrefois, et son premier texte fut ce passage, si béni pour sa propre âme : « Que profitera-t-il à un homme s’il gagne le monde entier et qu’il fasse la perte de son âme ? »
William Sutherland avait treize ans lorsqu’il apprit à connaître Jésus comme son Sauveur. Depuis ce moment, il cherchait souvent à être seul afin de passer quelques minutes à prier le Seigneur.
À l’âge de quatorze ans, William entra au service d’une banque comme commissionnaire. Le banquier découvrit bientôt que le garçon était honnête et il lui confia de grandes sommes. Une de ses courses le conduisit à une ville industrielle éloignée de plusieurs kilomètres ; il devait y apporter la paye des ouvriers d’un moulin. Un après-midi, comme il se préparait à partir, sa mère lui dit :
– Mon fils, je crains beaucoup de te voir partir par ce chemin solitaire avec tant d’argent.
– Oh ! maman, ne t’inquiète donc pas, répondit le garçon gaîment, en montant son poney. Tu sais que j’ai fait ce chemin bien des fois sans que rien ne m’arrive.
– Oui, je le sais, répliqua la bonne femme, mais aujourd’hui j’ai peur. Je prierai pour toi jusqu’à l’heure où tu dois arriver à destination.
William lui dit au revoir et se mit en route, sifflant et chantant le long du chemin. Mais comme il s’approchait du chemin solitaire qui devait le conduire à travers la forêt, une peur étrange le saisit et il se demanda ce qu’il devait faire. Alors il entendit en lui-même une voix douce qui lui disait : « Prie ». Cette voix, il l’avait entendue bien des fois et il avait appris à lui obéir. Il s’avança jusqu’à la lisière du bois, descendit de son poney et se mit à genoux près d’un buisson.
« Seigneur Jésus », dit-il à haute voix, « je ne sais pas pourquoi, mais j’ai bien peur. Prends soin de moi pendant que je traverse ce lieu solitaire. Je sais que tu le feras, parce que tu as écrit dans ton livre : « Je ne te laisserai pas et je ne t’abandonnerai pas ».
Et pendant qu’il était agenouillé là, seul avec Dieu, tout sentiment de crainte disparut. Il se leva, remonta sur son poney et continua son chemin, le cœur léger. Il remit le rouleau d’argent au contre-maître du moulin et revint le lendemain sain et sauf à la maison.
Sa mère l’attendait à la porte.
– Mon fils, dit-elle, quelque chose de curieux m’est arrivé hier pendant que tu étais absent. J’étais très occupée, mais bientôt je cessai mon travail, me mis à genoux et priai pour toi. Je sentais que tu étais en danger et que je devais demander à Dieu de te garder. Je priai ainsi pour toi jusqu’à ce que je fusse certaine que tu étais tout à fait en sûreté.
Alors William lui raconta ce qui lui était arrivé et comment il pria Dieu de le garder lorsqu’il entrait dans le bois solitaire. Dans la suite ils s’entretinrent encore souvent de cette expérience étrange, et ils se demandaient ce que cela pouvait bien signifier.
William continua à travailler dans la banque pendant quelques temps, puis il quitta l’établissement pour entrer au collège et après avoir bien passé ses examens, il se consacra au service du Seigneur.
Un jour William reçut une lettre venant d’une ville éloignée. « Je suis très malade », lui écrivait quelqu’un, « et je ne guérirai pas. Je dois vous voir et vous dire quelque chose de très important avant de mourir. Je vous prie de venir aussi vite que possible ». La lettre était signée « un ami ».
William était très embarrassé, car il ne connaissait personne dans la ville en question. Mais il fit ce qui était son habitude depuis bien des années, il présenta la chose à Dieu par la prière. Une voix sembla lui dire avec insistance : Va, quelqu’un est en détresse et comme serviteur de Dieu tu dois aider chaque âme qui demande du secours. « Mais après qui demanderai-je en arrivant ? » Et la voix répondit : Va seulement ; Dieu prendra soin du reste.
Alors William prit un train pour la ville éloignée. Quand il descendit du wagon, un monsieur vint directement vers lui et demanda :
– Êtes-vous M. Sutherland ?
– Oui, je le suis, répondit William.
– On m’a demandé de vous rencontrer à la station, dit l’étranger. Je suis allé à chaque train pendant la semaine passée. Ayez la bonté de me suivre.
Bientôt après il fit entrer William dans une chambre où se trouvait un malade. Celui-ci tendit la main et dit d’une voix faible.
– Êtes-vous M. Sutherland ?
– Oui, dit William, où donc nous sommes-nous rencontrés, et que puis-je faire pour vous ?
– Vous ne m’avez jamais vu, répondit le malade, et moi, je ne vous ai vu qu’une fois il y a bien des années. On vous avait confié une grande somme d’argent que vous deviez remettre à un certain moulin. En un endroit solitaire de la route, vous êtes descendu de votre poney et vous avez prié Dieu de vous protéger. Vous en souvenez-vous ? J’entendis votre prière. J’étais caché dans les buissons, mon fusil dirigé contre votre cœur. Je voulais vous tuer, prendre votre argent et votre cheval et m’en aller ainsi. Mais pendant que vous priiez, mes yeux s’obscurcirent, je ne savais ce que cela signifiait, mais je crus que Dieu envoyait cela pour vous protéger. J’étais assis dans les broussailles, trop faible pour déclencher le fusil et je vous vis vaguement vous en aller, entièrement incapable de vous faire du mal. Ce souvenir m’a continuellement hanté depuis lors ; je ne puis pas rencontrer Dieu sans vous avoir tout avoué. Pouvez-vous me pardonner ?
William, prenant la main du mourant dans la sienne, lui parla de Christ le Sauveur et à la fin la lumière se fit dans cette âme et le pauvre homme apprit que ses péchés étaient pardonnés et qu’il était sauvé. Peu après il s’en alla auprès de son Sauveur et M. Sutherland rentra chez lui le cœur débordant de reconnaissance envers Dieu.
« Prenez mon joug sur vous et apprenez de moi… car mon joug est facile à porter et mon fardeau est léger » Matthieu 11. 29 et 30.
METTRE CE PASSAGE EN PRATIQUE
Il y a là, maintenant, un joug que nous devons prendre. Le joug de Christ était l’obéissance parfaite à son Père. C’était un joug d’amour. De même, pour nous, si nous aimons vraiment Celui qui nous a aimés le premier, nous accepterons volontiers ce joug, ce lien d’amour qui nous attache fermement à Lui. Nous chercherons à Lui obéir. Puis, dans cette association intime, nous pouvons et nous désirons apprendre de Lui, comme étant à ses pieds. Nous trouverons que ce joug est facile à porter. Nous aurons une aide divine tout au long de notre sentier, que le terrain soit uni ou caillouteux.
Si toutefois nous choisissons de nous mettre sous un joug inégal avec des incrédules, comment pouvons-nous prendre également le joug de Christ ? Les deux sont incompatibles. Oubliez ces jougs inégaux. Ils ne peuvent que vous lier aux choses de ce monde et, au moins dans cette mesure, vous faire trébucher sans l’aide divine. Mais quand nous travaillons et sommes chargés, nous pouvons laisser les choses du monde derrière nous et aller à Jésus (Mat. 11. 28). Alors nous pouvons volontiers prendre son joug et nous trouverons qu’il est facile à porter et que le fardeau sera léger. Dieu en soit béni !
D’après The Lord is near janvier 1978
« Aussitôt Jésus, connaissant en lui-même la puissance qui était sortie de lui, se retourna dans la foule, et dit : Qui a touché mes vêtements ? Marc 5. 30.
UN MIRACLE PERSONNEL
Cet épisode n’était pas un grand miracle public comme celui de nourrir cinq mille personnes avec seulement quelques miches de pain. C’était plutôt une brève rencontre entre le Seigneur et une seule personne dans le besoin. Cependant cet épisode illustre ses gloires d’une manière remarquable.
Lui seul, parmi la foule (ou même parmi tous les hommes vivants) aurait pu aider la pauvre femme qui avait dépensé tout son argent chez les médecins et avait perdu tout espoir de guérison. Elle traversa la foule, trouva Jésus, toucha le bord de son vêtement, fut guérie immédiatement, puis entendit des paroles merveilleuses de réconfort de sa part.
Elle était venue à Jésus par la foi en Lui, et son geste de foi forma un lien entre elle et Lui, qui fut une voie par laquelle la puissance vivifiante ruissela de Lui vers le pauvre corps et l’âme malades. Toute la plénitude de la Déité demeurait en Lui. Cela nous rappelle la cruche d’huile dans la maison de la veuve de Sarepta, qui ne cessait de couler, bien que cela n’ait été qu’une ombre de ce qui arrivait à ce moment-là à Capernaüm.
La pleine signification, et l’étendue de ce courant infini de capacité, de donner la vie, vinrent après sa mort, sa résurrection et la descente du Saint Esprit, qui est maintenant, pour tous les croyants, la source d’où couleront des fleuves d’eau vive. Qu’il est merveilleux de savoir que cela continuera dans toute l’éternité, que ces bénédictions ne cesseront jamais de couler de son cœur dans le nôtre !
D’après The Lord is near janvier 1978
« Jah est ma force et mon cantique, et il a été mon salut. Il est mon Dieu, et je lui préparerai une habitation, le Dieu de mon père, et je l’exalterai » Exode 15. 2.
LES CANTIQUES DES CHRÉTIENS
C’est la première fois que, dans la Parole de Dieu, nous lisons un cantique de louange. Les Israélites l’ont chanté parce que Dieu les avait sauvés du jugement par le sang de l’agneau de la pâque, puis les avait délivrés de leurs ennemis en les faisant se noyer dans la Mer Rouge. Ils étaient en sécurité sur leur chemin vers le pays promis, vers la montagne de leur héritage, et leurs cœurs étaient remplis de reconnaissance et de louange. Ils avaient appris à louer et à servir Celui qui les avait rachetés. Le cantique entier parle de Dieu : de ses actions merveilleuses, de sa puissance et de sa gloire. Il avait détruit leur ennemi, Il avait racheté son peuple et Il les guiderait, dans sa bonté, au travers du désert vers Canaan.
Toutes les fois que nous lisons un cantique de louange dans la Bible, cela signifie qu’un nouveau commencement a lieu dans l’histoire du peuple de Dieu. Par exemple, en Nombres 21, nous avons le cantique du puits, ce qui signifie que le voyage dans le désert arriverait bientôt à son terme et que Dieu serait la source des bénédictions. En 2 Samuel 1. 18 nous avons « le chant de l’arc », exprimant la puissance de Dieu pour exécuter ses plans pour son peuple. En Apocalypse 14, le résidu d’Israël chante leur victoire dans le sang de l’Agneau. En Apocalypse 15, les vainqueurs chantent le cantique de Moïse et de l’Agneau. Et enfin, nous entendons les vingt-quatre anciens, en Apocalypse 5, rendre gloire à l’Agneau, qui est seul digne de la recevoir.
Notre but, c’est la maison du Père, l’endroit où le Seigneur Jésus nous a préparé des places. Ce devrait donc être notre désir, déjà maintenant, d’apporter au Seigneur nos sacrifices de louange, « le fruit des lèvres qui confessent son nom ».
D’après The Lord is near janvier 1978
« Paul reprit : Plaise à Dieu que, tôt ou tard, non seulement toi, mais aussi tous ceux qui m’entendent aujourd’hui, vous deveniez tels que je suis, à part ces liens » Actes 26. 29.
LE SAINT DÉSIR DE L’APÔTRE PAUL POUR SES PERSÉCUTEURS
Cette rencontre, dans la salle d’audience de Césarée, était un conflit entre la lumière et les ténèbres – entre les principes du monde et ceux du Saint Esprit. Nous admirons le langage direct de Paul, joint à une politesse courtoise, quand il s’adresse aux dignitaires assemblés – dont un roi et un gouverneur. Festus, le gouverneur, était impressionné, mais il considérait le discours de Paul comme étant fanatique. Agrippa, le roi, avait aussi écouté patiemment, et prétendait être touché. Il flatta Paul en s’exclamant : Bientôt tu vas me persuader de devenir chrétien ! C’était évidemment une remarque sarcastique, car ses paroles n’indiquent pas que sa conscience ait été touchée.
Vient alors le noble témoignage de Paul, donné avec droiture et dans la puissance de l’Esprit : « Plaise à Dieu que, tôt ou tard, non seulement toi, mais aussi tous ceux qui m’entendent aujourd’hui, vous deveniez tels que je suis, à part ces liens ». En disant cela, il faisait sans doute allusion aux chaînes à ses pieds. C’était le désir chaleureux et sincère d’un homme enchaîné, pour la bénédiction de tous les hommes proches de lui, aussi bien que pour tous ceux qui lisent ceci même aujourd’hui. La connaissance de Christ dans la gloire, que Paul avait apprise quand il rencontra Jésus sur la route de Damas, le rendait infiniment plus heureux que tous les déploiements de richesse et de pouvoir que présentaient les hommes et les femmes devant lui. Il n’était pas le prisonnier d’Agrippa ou de César : il était l’esclave de Jésus Christ, qu’il servait.
Cela est vrai en principe de tout vrai croyant aujourd’hui. Nous sommes ses esclaves. Cependant, cela devrait être vrai, non seulement en principe, mais aussi dans notre caractère et notre marche. De plus, nous devrions tous partager le désir de Paul pour le salut de tous les hommes.
D’après The Lord is near janvier 1978
« Quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé » Luc 14. 11.
TENIR COMPTE DE LA FIN ?
Quand le Seigneur Jésus était sur la terre, Il prenait la place la plus basse qu’un homme puisse Lui donner ; c’est pourquoi Dieu Lui a donné la place la plus haute au ciel, à sa droite. En contraste avec cela, Satan, autrefois un prince des anges, tenta d’accéder au trône du Tout-Puissant. En conséquence, il tomba moralement et sera bientôt jeté dans les ténèbres du dehors. L’étang de feu a été préparé pour lui et ses anges, pour toujours.
Ce contraste nous impressionne, nous montrant le besoin que nous avons de surveiller les motifs de notre cœur. Comme pour tout homme dans son état de nature, notre vieille nature aime avoir la première place. Les hommes du monde n’ont pas Dieu dans leur cœur. Le même esprit de contentement de soi, qui s’est manifesté lors de la tour de Babel, est actif aujourd’hui parmi les enfants de la désobéissance. L’orgueil et la vanterie caractérisent les gens aujourd’hui. Ils s’efforcent de se faire un nom à eux-mêmes. Toujours plus haut, toujours plus étendu, toujours plus vite, c’est là l’ambition de l’homme, non seulement dans l’espace, mais aussi dans l’expansion commerciale, dans l’expansion des marchés, etc. Un disciple de l’humble Seigneur Jésus participerait-il à cela, étant même un dirigeant ? La terre est la place où la croix du Seigneur Jésus a été dressée, et nous lisons que la terre et ses œuvres seront brûlées. Ce qui restera, c’est l’œuvre du Seigneur. Que recherchons-nous ?
D’après The Lord is near janvier 1978
« Moi, je suis le bon berger : le bon berger laisse sa vie pour les brebis » Jean 10. 11.
LE RÉCIT DU TABLEAU
Je suis né en Afrique du Nord, mais j’ai grandi en France. Extérieurement j’appartenais à l’Islam, mais en réalité j’étais athée. Comme musicien passionné je jouais de plusieurs instruments et composais des chansons. Un jour, le directeur de la compagnie qui publiait de la musique me suggéra d’écrire un morceau. Quand j’ai quitté l’immeuble, il commençait à pleuvoir, et je me suis abrité sous un auvent qui se trouvait devant une église. Quand je suis entré, mes yeux sont tombés sur le portrait d’un homme tenant un agneau dans ses bras. En-dessous du tableau était écrit : Le bon berger donne sa vie pour les brebis.
Cela m’arrêta et je me demandai : Qui accepterait de donner sa vie pour d’autres ? Il y avait un pasteur dans l’église, aussi je lui demandai de m’expliquer le sujet du tableau. Il me donna les quatre évangiles à lire. Il en résulta que j’écrivis un morceau de musique au sujet de la vie de Jésus – bien qu’il n’ait jamais été publié. Apparemment, le sujet était trop discuté pour mon éditeur. Mais pour moi, cela n’avait pas d’importance, parce que Jésus était entré dans ma vie. J’ai arrêté de boire et de fumer. Je n’avais plus aucune envie de passer des heures dans les bars ou à des meetings. Au lieu de cela, je souhaitais retourner en Afrique du Nord et parler de Jésus à ma femme Nora. Elle aussi fit confiance au Seigneur Jésus – ayant aussi fait l’expérience qu’Il répond aux prières.
Maintenant nous servons le Seigneur ensemble et composons des cantiques pour glorifier Dieu, dans la langue berbère, en arabe et en français.
D’après the good Seed mai 2026
(Jésus dit : ) « J’étais nu et vous m’avez vêtu ; j’étais malade et vous m’avez visité ; j’étais en prison et vous êtes venus auprès de moi » Matthieu 25. 36.
« Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces plus petits qui sont mes frères, vous me l’avez fait à moi » Matthieu 25. 40.
LA BIBLE, CONSOLATION DES PRISONNIERS
Fiodor Dostoievski (1821-1881), un des plus grands romanciers russes, fut arrêté en 1849 et condamné à mort, étant accusé d’avoir fréquenté un groupe libéral. À la dernière minute, quand le coup allait partir, il reçut la grâce du tsar (cela avait été une exécution feinte). Dostoievski fut alors déporté dans un camp de travail en Sibérie, et là, une femme venue le visiter, lui donna une Bible, dont il ne se sépara plus jamais. Pendant cette période des travaux forcés, il se convertit à Christ, et dès lors sa foi le guida dans sa vie privée, comme écrivain et comme homme politique.
Il a écrit : Il n’y a rien de plus beau, de plus profond, de plus apaisant, de plus senti, de plus courageux et de plus profond que Christ – et à la fin de sa vie il était devenu un chrétien fervent.
Environ un siècle plus tard, le journaliste français Jean-Paul Kauffmann, séquestré au Liban, dut affronter près de trois ans une détention traumatisante. Par bonheur lui aussi avait une Bible, et lorsqu’il fut libéré il dit : La Bible m’a été un support, a nourri ma foi et l’a fortifiée. Cela a été très important…. Quand j’étais découragé, je priais, et le jour suivant quelque petit signe me permettait de remonter la pente. Non pratiquant pendant longtemps, je suis aujourd’hui un fidèle de la Bible. La relire avec un regard neuf, m’a permis de découvrir une œuvre nettement innovante. La Bible a été ma consolation permanente… En réalité j’avais toujours eu la pensée de Dieu dans mon cœur, mais c’est là que je L’ai vraiment trouvé.
« Il y avait de la joie en Israël » 1 Chron. 12. 41.
« Mais pour tous les fils d’Israël il y eut de la lumière dans leurs habitations » Ex. 10. 23.
« La maison fut remplie de l’odeur du parfum » Jean 12. 3.
« Pour les Juifs il y avait lumière et joie, allégresse et honneur » Est. 8. 16.
Et dans TA chambre, TON salon, TON appartement, TA maison, y a-t-il cette lumière, cette joie, ce parfum ?
Bonjour et bienvenue à tous dans ce nouveau courrier où nous allons parler de nos maisons et de l’atmosphère qu’il y fait.
Le 1er passage où il est fait allusion à la joie en Israël, c’est lorsque les « hommes de guerre… vinrent à Hébron d’un cœur droit, pour établir David roi sur tout Israël ; et tout le reste d’Israël » 1 Chron. 12. 39.
Quelqu’un comme David, roi sur tout Israël, n’était-ce pas une source de joie pour tout le pays ? Un homme « qui sait jouer (de la harpe), un homme fort et vaillant, un homme de guerre, qui a l’intelligence des choses, un bel homme, et l’Éternel est avec lui » (1 Sam. 16. 18) ; « il était agréable aux yeux de tout le peuple, même aux yeux des serviteurs de Saül » (18. 5) ; « David était sage dans toutes ses voies » (v. 14) ; « Tout Israël et Juda aimaient David » (v. 16) ; « David prospérait plus que tous les serviteurs de Saül ; et son nom fut en grande estime » (v. 30). Voilà ce qui était dit de lui bien avant qu’il ne règne !
David est un type, une image du Seigneur Jésus. N’est-ce pas un énorme privilège pour nous d’avoir pour Chef, pour Maître, pour Seigneur, le Fils de Dieu, qui a prouvé son amour pour nous en mourant à la croix pour nous sauver de la mort et de l’enfer ? Mais en plus de cela, il est notre bon Berger, notre Ami, Celui qui prend soin de nous jour après jour, et j’en passe…
N’y a-t-il pas de quoi être reconnaissant et joyeux ? Celui qui entre dans ta maison, dans ta chambre pour passer un moment avec toi, remarque-t-il cette joie ? Lui donne-t-elle envie ? Ou bien fais-tu partie de ces chrétiens qui se plaignent beaucoup, qui ne sont jamais contents, qui arborent un visage insatisfait, triste, morose… Quand tu téléphones à un(e) ami(e), ton interlocuteur craint-il de décrocher en voyant ton nom s’afficher de peur d’entendre une fois de plus tes jérémiades, ton mécontentement ?
Soyons francs, la vie n’est pas toujours facile, et avec l’âge, les handicaps et la maladie, cela ne s’arrange certainement pas. Mais n’avons-nous pas quelque chose de plus que les autres, plutôt quelqu’un : un Sauveur, un Ami qui prend soin de nous, qui nous aime, qui est sans cesse à nos côtés ? Et si tu n’as plus cette joie, c’est probablement parce que tu as laissé ton Ami de l’autre côté de la porte, en-dehors des circonstances de ta vie, finalement loin de ta présence !
« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur » (Phil. 3. 1 et 4. 4) n’a sans doute pas été écrit pour toi, tu ne dois pas entrer dans les conditions ! Non, les épreuves, les difficultés, les soucis ne doivent pas balayer cette joie loin de nous ; au contraire ! « Ne vous affligez pas, car la joie de l’Éternel est votre force » (Néh. 8. 10).
« Voici, je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apoc. 3. 20) Le Seigneur veut faire partie de ta vie journalière, mais c’est à toi de désirer partager tes soucis et tes joies. Veux-tu faire comme Zachée, qui le reçut avec joie, lorsque Jésus lui dit : « Il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison » (Luc 19. 5) ? « Et tu te réjouiras de tout le bien que l’Éternel, ton Dieu, t’aura donné, ainsi qu’à ta maison » (Deut. 26. 11).
« Je bénirai l’Éternel qui me conseille ; même durant les nuits mes reins m’enseignent… parce qu’il est à ma droite je ne serai pas ébranlé. C’est pourquoi mon cœur se réjouit, et mon âme s’égaie…ta faceest un rassasiement de joie, il y a des plaisirs à ta droite pour toujours. (Ps. 16. 7 à 11).
« Tu l’as rempli de joie par ta face » (Ps. 21. 7). C’est en laissant le Seigneur entrer dans ta chambre, dans ton cœur, qu’il y aura de la lumière dans ton habitation, comme nous l’avons vu dans notre 2ème verset de début.
« L’Éternel sera ta lumière à toujours » (És. 60. 20) ; « L’Éternel est ma lumière et mon salut : de qui aurai-je peur ? L’Éternel est la force de ma vie : de qui aurai-je frayeur ? » (Ps. 27. 1) ; « Tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières » (Jac. 1. 17).
« Vous êtes tous fils de la lumière et fils du jour » (1 Thess 5. 5) ; « Vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur : marchez comme des enfants de lumière (car le fruit de la lumière [consiste] en toute bonté, justice, et vérité) (Éph. 5. 8 et 9).
Bien-aimé, cette lumière divine, luit-elle dans ta chambre, dans ta maison, en manifestant, entre autres, une bonté de Dieu (cf. David dans 2 Samuel 9. 3) ?
Rappelons-nous ce que Jésus lui-même a dit : « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située au sommet d’une montagne ne peut pas être cachée. On n’allume pas non plus une lampe pour la mettre ensuite sous le boisseau, mais sur le pied de lampe ; et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière brille ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Mat. 5. 14 à 16).
Le 3ème verset nous parle de l’odeur du parfum que Marie avait répandu sur les pieds du Seigneur (Jean 12). Elle avait dépensé une fortune pour ce parfum. Trois cents deniers correspondent à trois cents jours de travail d’un ouvrier (comp. Jean 12. 5 et Mat. 20. 2). En tout cas, le résultat est que toute la maison fut remplie de l’odeur du parfum ! Tous ceux qui étaient dans cette maison ou qui allaient y entrer pouvaient sentir ce parfum. Marie a été à cette occasion « la bonne odeur de Christ pour Dieu, à l’égard de ceux qui sont sauvés et à l’égard de ceux qui périssent » (2 Cor. 2. 15). « Le parfum de notre louange, n’est-il pas, Jésus, ton amour ? » (Hymnes et Cantiques n°175 strophe 4).
« Noé bâtit un autel à l’Éternel ; il prit de toute bête pure et de tout oiseau pur, et offrit des holocaustes sur l’autel. L’Éternel sentit une odeur agréable » (Gen. 8. 20 et 21).
Chers amis, quel « air » nos frères et sœurs dans la foi, et les non-croyants respirent-ils dans notre chambre, dans notre maison ? Quel air Dieu, lui-même, respire-t-il ? Un air pur, agréable, rafraîchissant, bon à respirer et qui reflète quelque chose de Christ ? Les murs de ma chambre sont-ils habitués à entendre des chants de joie, des rires heureux, des paroles de louanges à la gloire de Dieu et du Seigneur Jésus ?
Éphésiens 5. 1 et 2 nous exhorte : « Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants, et marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, [comme] offrande et sacrifice à Dieu en parfum de bonne odeur ».
Chers frères et sœurs en Christ, faisons de ce verset 6 des Proverbes une réalité dans nos maisons, visible par tous ceux qui en franchissent le seuil : « Dans la maison du juste il y a un grand trésor » (Prov. 15. 6).
La jouissance de ce trésor dépendra du temps et du plaisir que nous prenons à :
– lire la Bible : « Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier » (Ps. 119. 105) ; « Puis ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, ainsi qu’à tous ceux qui étaient dans sa maison » (Act. 16. 32) ;
– à prier : « à la neuvième heure, j’étais en prière dans ma maison… Corneille, ta prière est exaucée » (Act. 10. 30 et 31) ; « Daniel… entra dans sa maison ; et, ses fenêtres étant ouvertes dans sa chambre haute… il s’agenouillait sur ses genoux trois fois par jour, et priait, et rendait grâces devant son Dieu (Dan. 6. 11).
Dans nos foyers, nous pouvons nous lamenter, nous étendre avec tristesse et découragement sur nos misères (bien réelles), mais nous pouvons aussi faire ce que le Seigneur nous dit : « Va dans ta maison, auprès des tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi, et [comment] il a usé de miséricorde à ton égard » (Marc 5. 19). À moins que toi, tu n’aies jamais bénéficié de sa miséricorde ! Qu’on puisse dire de toi et de moi : « il… alla dans sa maison, glorifiant Dieu » (Luc 5. 25) !
Que le 4ème verset, qui est un peu le résumé de tout ce que nous avons vu, se manifeste quotidiennement dans nos maisons… et sur notre visage !
« La lumière des justes est joyeuse » (Prov. 13. 9) ; « Lève sur nous la lumière de ta face, ô Éternel ! Tu as mis de la joie dans mon cœur » (Ps. 4. 7 et 8) ; « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14. 23). « L’un de ses disciples, que Jésus aimait, était à table, tout contre le sein de Jésus » (Jean 13. 23).
Et « si notre maison terrestre – simple tente – est détruite, nous avons un édifice de la part de Dieu, une maison qui n’est pas faite de main, éternelle, dans les cieux » (2 Cor. 5. 1). Dieu en soit éternellement loué !
« Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures… je vais vous préparer une place… je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14. 2 et 3).
Recevez mes salutations chaleureuses, Marco. Juin 2026.
Charles avait été soigneusement élevé par des parents pieux ; il aimait le Seigneur Jésus, et désirait Lui plaire.
Les premières années de sa vie s’étaient écoulées dans un tranquille petit village, mais maintenant le moment était venu de faire des études plus sérieuses, et ses parents furent obligés de le mettre en pension dans la ville la plus proche.
L’école comprenait une quarantaine d’élèves, dont la plupart étaient plus âgés que Charles. Le soir de son arrivée il se retira dans son dortoir avec ses camarades. Avant de se coucher il désirait lire sa Bible et prier comme il avait l’habitude de le faire à la maison ; mais lorsqu’il vit les autres garçons se hâter d’entrer dans leurs lits en causant et en riant, il n’osa pas prier devant eux.
On ne peut pas s’agenouiller devant des étrangers, se dit-il en lui-même ; j’attendrai de les connaître mieux. Il commença alors à se déshabiller en se disant pour tranquilliser sa conscience : Je puis prier aussi bien dans mon lit, et demain matin je me lèverai pour lire avant que les autres se réveillent.
Mais à peine fut-il au lit qu’il s’endormit profondément et ne se réveilla le lendemain que lorsque ses camarades étaient déjà à moitié habillés. Toutes ses bonnes résolutions furent donc réduites à néant, et il quitta la chambre sans avoir lu la Parole de Dieu ni prié.
Ses nouveaux devoirs occupèrent son esprit pendant la journée, mais il se sentait pourtant malheureux en pensant à ce qu’il avait négligé, et il décida de prendre courage et de ne pas s’inquiéter des garçons et de ce qu’ils pourraient penser de lui. Mais, hélas ! de jour en jour il devint plus craintif et abandonna tout à fait la lecture de la Bible et la prière. Il se tranquillisait lui-même avec la pensée qu’il n’était pas pire que ses camarades, mais il se trompait. Extérieurement il ne se conduisait pas plus mal qu’eux, mais il était plus coupable parce qu’il avait reçu d’autres enseignements qu’eux et savait ce qu’il négligeait.
Charles était devenu le favori, non seulement de ses camarades, mais aussi de ses maîtres. Il était franc et honnête et ne cherchait jamais à s’excuser en donnant une réponse évasive. Ses leçons étaient toujours bien apprises, mais lorsque sonnait l’heure de la récréation, il apportait aux jeux un joyeux entrain. Personne ne le dépassait au saut ou à la course, il savait mieux que tout autre garçon organiser de belles parties.
Un jour de congé, les garçons furent autorisés à faire une excursion dans la forêt. C’était la saison des noisettes et des petits fruits sauvages.
Après en avoir fait une abondante récolte, les enfants s’étendirent sur l’herbe pour se reposer.
– Je ne voudrais pas passer une nuit seul ici, dit l’un des garçons. Il doit faire terriblement sombre sous ces arbres.
– Quel poltron tu es ! dit Charles. Moi, je n’aurais pas peur. Qu’y aurait-il à craindre ?
Un verset qu’il avait appris avec sa mère lui revint en mémoire : « Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi » (Ps. 23. 4).
Souvent, lorsque la peur commençait à l’envahir, il s’était répété ce verset qui l’avait toujours tranquillisé, mais à ce moment-là, il lui sembla qu’il ne pouvait penser à Dieu comme à un tendre Père ; et, tout à coup il se sentit pécheur et méritant la réprobation, parce qu’il avait négligé la prière et la lecture de la Bible. Les voix de ses camarades le tirèrent de sa rêverie.
– C’est vrai, Charles n’a peur de rien, disait l’un.
– Moi, je sais ce qui l’effraye, s’écria un autre.
– Quoi ? Qu’est-ce que c’est ? demandèrent-ils tous ensemble.
Et Charles s’avança fièrement pour se défendre.
– Eh bien, je vais vous le dire, continua tranquillement le jeune garçon, et Charles ne peut pas le nier. Il craint la moquerie.
Puis il se tut et regarda fixement Charles qui détourna les yeux et baissa la tête.
– Avant son arrivée, continua le jeune garçon, le maître nous a dit que c’était un garçon pieux qui n’oubliait jamais de lire sa Bible et de prier. Depuis que j’ai su cela, je l’ai observé, mais je ne l’ai jamais vu lire, ni prier, et pourtant je suis dans la même chambre que lui. Maintenant dites-moi pourquoi il ne l’a pas fait depuis qu’il est ici ?
– Oui, c’est vrai, dit un autre, cela montre qu’il avait peur, et sûrement aucun de nous ne se serait moqué de lui.
Pauvre Charles ! Il se tenait immobile, incapable de dire un mot. Jamais auparavant il ne s’était senti pareillement humilié qu’en ce moment où il était justement accusé par ses camarades qui l’admiraient encore un instant avant. Il s’éloigna, pleurant amèrement, parce qu’il savait combien il méritait leur réprobation.
À son retour à l’école il trouva une lettre de sa mère qui lui disait entre autres choses :
J’espère que tu continues à lire la Parole de Dieu et à prier comme tu le faisais à la maison. Je demandeconstamment à Dieu qu’il te préserve de « la crainte des hommes qui tend un piège » (Prov. 29. 25). Ne donne pas à tes camarades l’impression que tu as honte d’être un enfant de Dieu, et sois sûr qu’en dépit de toutes leurs moqueries, ils te respecteront si tu restes ferme ; mais ils te mépriseront si tu te laisses entraîner au mal par eux ».
Charles lut et relut cette lettre, tandis que les larmes remplissaient ses yeux.
Ô maman, murmura-t-il, tu ne sais pas à quel point j’ai déjà manqué.
Puis il se jeta à genoux, reconnaissant devant Dieu son infidélité et Lui demandant son aide pour tenir ferme désormais.
Un changement manifeste s’est produit dès lors dans la vie de Charles. Il commence et termine chaque journée par la lecture de la Parole de Dieu et la prière. Plusieurs de ses camarades se sont éloignés de lui ; mais d’autres, et parmi eux son accusateur, se sont, au contraire, liés plus intimement avec lui et suivent son exemple.
« Si quelqu’un souffre comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte, mais qu’il glorifie Dieu en ce nom » (1 Pierre 4. 16).
« Ceux qui m’honorent, je les honorerai » (1 Sam. 2. 30).