LE SENTIER DES JUSTES

« Le sentier des justes est comme la lumière resplendissante qui va croissant jusqu’à ce que le plein jour soit établi » (Prov. 4. 18).

La sombre nuit pâlira désormais :

Demain le but apparaîtra… !

Le chemin monte, et vers les purs sommets

Semble déjà rejoindre les étoiles.

Hymnes et Cantiques n°209

Il est un sentier de lumière,

De paix et de sécurité,

Qui nous fait traverser la terre,

Le cœur heureux, en liberté.

C’est le sentier que, sur la terre,

Nous ouvrit son immense amour,

Où de sa face la lumière

Plus brillante croît chaque jour.

Jusqu’au moment où, vers son trône,

Nous irons, loin de ce bas lieu,

Dans le séjour où tout rayonne

De la gloire du Fils de Dieu.

Hymnes et Cantiques n°243

« Le juste poussera comme le palmier, il croîtra comme le cèdre dans le Liban. Ceux qui sont plantés dans la maison de l’Éternel fleuriront dans les parvis de notre Dieu. Ils porteront des fruits encore dans la blanche vieillesse, ils seront pleins de sève et verdoyants » (Ps. 92. 13 à 15).

Heureux celui qui, près du fleuve,

Arbre vivant par toi planté,

Prend racine et croît, et s’abreuve

De ses eaux, pour l’éternité !

Il porte son fruit et prospère ;

Sa vigueur croît de jour en jour :

Heureux celui qui, sur la terre,

Boit à la source de l’amour !

Hymnes et Cantiques n°182

« Heureux l’homme… qui a son plaisir en la loi de l’Éternel, et médite dans sa loi jour et nuit  ! Il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux, qui rend son fruit en sa saison, et dont la feuille ne se flétrit pas ; et tout ce qu’il fait prospère » (Ps. 1. 1 à 3).

« Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance  ! Il sera comme un arbre planté près des eaux  ; et il étendra ses racines vers le courant  ; et il ne s’apercevra pas quand la chaleur viendra, et sa feuille sera [toujours] verte  ; et dans l’année de la sécheresse il ne craindra pas, et il ne cessera de porter du fruit » (Jér. 17. 7 et 8).

Vous reconnaissez-vous dans ce juste, dans cet homme bienheureux (ou cette femme bienheureuse) ?

Bien-aimés du Seigneur, vous dont les années s’accumulent, dont les forces physiques décroissent, dont l’autonomie se réduit, qu’en est-il de votre santé spirituelle ? Suit-elle la même courbe, une courbe descendante et déprimante ? Si nous sommes plus attachés à nos privilèges matériels, à notre bien-être physique qu’à nos bénédictions spirituelles, c’est ce qui risque d’arriver.

Qui peut se réjouir de vieillir et de perdre petit à petit (ou brutalement) ses facultés physiques et intellectuelles ?

– 1) Seul le chrétien qui réalise que le temps qui passe l’entraîne vers son Seigneur et vers les plusieurs demeures de la maison du Père.

– « [Je fais] une chose : oubliant ce qui est derrière et tendant avec effort vers ce qui est devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus » (Phil. 3. 14).

– « Notre cité à nous se trouve dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur » (Phil. 3. 20).

– « Le moment de déposer ma tente approche » (2 Pier. 1. 14) ; « Le Seigneur ne tarde pas » (2 Pier. 3. 9) ; « En attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés sans tache et irréprochables devant lui, en paix. Et estimez que la patience de notre Seigneur est salut » (2 Pier. 3. 14 et 15).

Si le temps fuit et nous entraîne,

C’est vers le Chef de notre foi ;

Bientôt aura cessé la peine,

Et le repos est près de toi.

Hymnes et Cantiques n°56

Amis, prenons courage !

Bientôt va se lever

Un matin sans nuage :

À l’éternelle plage

Nous allons arriver.

Hymnes et Cantiques n°201

– 2) Seul le chrétien qui se confie et espère, envers et contre tout, en Dieu.

« Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal  ; car tu es avec moi » (Ps. 23. 4).

« Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu  ; car mon espoir vient de lui. Lui seul est mon rocher et mon salut, ma haute retraite : je ne serai pas ébranlé. Sur Dieu [reposent] mon salut et ma gloire  ; le rocher de ma force, mon refuge, est en Dieu » (Ps. 62. 6 à 8).

« J’ai été jeune et je suis vieux, et je n’ai pas vu le juste abandonné » (Ps. 37. 25).

« Je me glorifierai donc très volontiers plutôt dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ demeure sur moi. C’est pourquoi je prends plaisir dans les faiblesses, dans les outrages, dans les nécessités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ  : car lorsque je suis faible, alors je suis fort » » (2 Cor. 12. 9 et 10). Voilà comment Paul a réagi après que le Seigneur lui ait dit : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse ».

Contre moi, dans ce monde,

Si l’orage en fureur

Enfle ses flots et gronde,

Troublera-t-il mon cœur ?

Non, je n’ai point de crainte :

Jésus est avec moi,

Et sa présence sainte

Éloigne tout effroi.

La vie est-elle sombre

Quelquefois à mes yeux ?

Tu dissipes toute ombre,

Ô Sauveur glorieux !

Au-dessus du nuage

Je puis voir ta splendeur :

Ton regard m’encourage,

Me comble de bonheur.

Si je sens ma faiblesse

Au milieu du danger,

Ne suis-je pas sans cesse

Dans tes bras, bon Berger ?

De ton amour fidèle

Qui me séparera ?

Abrité sous ton aile,

Rien ne m’alarmera.

Hymnes et Cantiques n°146

– 3) Seul le chrétien qui a comme objectif principal de vouloir glorifier Dieu, même dans sa faiblesse.

« Contre [toute] espérance, il crut avec espérance… sans faiblir dans la foi, il n’eut pas égard à son propre corps déjà comme mort (il avait environ 100 ans)… il fut fortifié dans la foi, donnant gloire à Dieu » (Rom 4. 18 à 20).

« …que le nom de notre Seigneur Jésus Christ soit glorifié en vous, et vous en lui, selon la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus Christ » (2 Thess. 1. 12).

« Car vous avez été achetés à prix  ! Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (1 Cor. 6. 20).

=> pas besoin de corps athlétique ou en bonne santé pour pouvoir le réaliser !

Seigneur ! sanctifie

Nos jours, nos moments ;

Fais que notre vie

T’honore en tout temps.

Hymnes et Cantiques n°77

– (Même et peut-être surtout dans les difficultés).

Éprouve-moi, ô Dieu toujours fidèle,

Sonde mon cœur pour le sanctifier ;

Et conduis-moi dans la voie éternelle

En m’accordant de te glorifier.

Hymnes et Cantiques n°249

Que d’aucun d’entre nous

Le cœur jamais n’oublie

Que c’est pour t’honorer

Que tu nous mis à part.

Hymnes et Cantiques n°16

« Pour moi, vivre, c’est me faire plaisir {vivre pour} Christ » (Phil. 1. 21).

Que notre souhait constant soit de croître spirituellement jusqu’au bout de notre voyage ici-bas, indépendamment de notre vigueur physique et mentale.

Voyons dans la Parole, ce qui peut (doit ?) encore croître chez nous.

« Nous avons l’espoir, vu les progrès de votre foi » (2 Cor. 10. 15) ;

« Enseigne le juste, et il augmentera son savoir » (Prov. 9. 9) ;

« Le juste tiendra ferme dans sa voie, et celui qui a les mains pures verra sa force grandir » (Job 17. 9) ;

« Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. À lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité  ! Amen » (2 Pier. 3. 18) ;

« Mais que, gardant la vérité dans l’amour, nous croissions en tout jusqu’à lui qui est le chef, le Christ » (Éph 4. 15) ;

« Afin que vous croissiez par lui à salut, si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon » (1 Pier. 2. 2 et 3) ;

Le verset suivant de Colossiens 1. 9 à 12 résume un peu le tout : « Que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur afin de lui plaire à tous égards, portant du fruit en toute bonne œuvre, et croissant par la connaissance de Dieu  ; étant fortifiés en toute force, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et toute persévérance, avec joie, rendant grâces au Père qui nous a rendus capables d’avoir part au lot des saints dans la lumière ».

Croître est de notre ressort, avec le secours de l’Esprit ; mais c’est Dieu qui augmente nos forces et nos bénédictions !

« L’Éternel vous augmentera [sa bénédiction], à vous et à vos fils » (Ps. 115. 14).

« Au jour où j’ai crié, tu m’as répondu ; tu as augmenté la force de mon âme » (Ps. 138. 3).

« Il donne de la force à celui qui est lassé, et il augmente l’énergie à celui qui n’a pas de vigueur » (És. 40. 29).

« Les humbles auront en l’Éternel une joie grandissante » (És. 29. 19).

Tiens-nous près de ton cœur…

Garde-nous dans ta paix.

D’une sainte ferveur

Augmente en nous les flammes ;

Conduis-nous à jamais.

Hymnes et Cantiques n°61

Avec mes salutations fraternelles, Marco. Mars 2026

TRADUCTION DE FEUILLETS (158)

« Ce que je vis maintenant… je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » Galates 2. 20.

JE NE CROIS PAS AU CHRISTIANISME

Li An était un chrétien chinois, qui était emprisonné pour sa foi dans le Seigneur Jésus. Après une longue période d’emprisonnement, il se tenait de nouveau devant la cour.

– Croyez-vous toujours au christianisme ? demanda le juge d’un air méprisant.

– Non, répondit Li An.

– Ainsi, nous vous avons finalement convaincu, dit le juge d’un air de triomphe.

– Non, je n’ai jamais cru au christianisme. Je crois en Jésus Christ.

Cela mit visiblement le juge en colère. Arrêtez ces jeux de mots. Le christianisme et Jésus Christ, c’est la même chose !

– Non, répondit Li An. Il y a une grande différence.

– Que voulez-vous dire ?

– La différence, c’est que le christianisme est une religion, qui a des églises, des règlements, des pasteurs et autres serviteurs de l’église. Vous pouvez fermer les églises, interdire les règlements et emprisonner les pasteurs, mais Jésus Christ vit dans mon cœur. Il est ma vie. Vous ne pourrez jamais me retirer cela. Il est toujours avec moi, même aujourd’hui, dans ce tribunal. Comment pourrais-je renier Celui qui m’a sauvé ? Je ne pourrais jamais renier la foi en Lui.

Quel témoignage puissant ! Oui, mieux vaut un vrai chrétien en prison que de nombreux chrétiens libres qui sont affiliés avec le christianisme mais ne connaissent pas Jésus Christ comme Sauveur. Car le vrai croyant sait que rien ni personne ne peut le séparer de l’amour de Christ comme son Sauveur : « ni tribulation, détresse, persécution, famine, dénuement, péril, épée… ne nous séparera de l’amour du Christ Jésus ».

D’après the good Seed février 2026

« (Jésus dit) Et moi, si je suis élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi-même » Jean 12. 32.

LE TÉMOIGNAGE DE MICHEL-ANGE

Michel-Ange Buonarroti (1475 – 1564) est l’un des plus grands artistes du monde occidental. Bien connu comme peintre, sculpteur et architecte, il a aussi laissé des poèmes magnifiques. Dans l’un d’eux, écrit vers la fin de sa vie, il compare les quatre-vingts années de son existence à une longue traversée en bateau sur une mer agitée. Sachant bien que, à la fin de ce voyage, il devra rendre des comptes de sa vie, Michel-Ange sait aussi que son génie artistique ne pourra lui être d’aucun secours. Il regarde donc en avant, et termine son écrit par ces mots : Désormais, ni la peinture, ni la sculpture ne m’intéressent. Mon âme s’est donnée entièrement à l’amour de ce Dieu qui, sur la croix, a ouvert les bras pour nous recevoir.

Michel-Ange avait compris que toutes nos activités, même les meilleures, ne peuvent nous rendre justes et agréables devant Dieu. C’est seulement en se tournant vers Jésus, Celui qui sur la croix a subi le jugement que méritaient nos péchés, que nous pouvons recevoir le salut de notre âme, le pardon et la vie éternelle.

Les bras de Jésus Christ restent ouverts pour montrer l’amour de Dieu qui appelle ceux qui sont loin de Lui. Dieu ne veut pas que les hommes périssent, mais qu’ils viennent à Lui avec foi pour recevoir le salut et devenir ses enfants. « À tous ceux qui l’ont reçu (Jésus), il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu – c’est-à-dire à ceux qui croient en son nom » (Jean 1. 12). « Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu… Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu » (1 Jean 3. 1 et 2).

D’après il buon Seme février 2026

« L’Éternel, ton Dieu, au milieu de toi, est puissant ; il sauvera ; il se réjouira avec joie à ton sujet : il se reposera dans son amour, il s’égaiera en toi avec chant de triomphe » Sophonie 3. 17.

LA JOIE DU SEIGNEUR JÉSUS, D’AVOIR SON ÉPOUSE AVEC LUI

Plusieurs choses distinctes caractérisent la célébration du mariage de l’Agneau. Tout d’abord, la joie et la louange éclatent comme « une voix de grandes eaux, et comme une voix de forts tonnerres, disant : Alléluia ! Car le Seigneur, notre Dieu, le Tout-puissant, est entré dans son règne. » (Apoc. 19. 6). Le mariage a lieu juste avant l’arrivée du jugement du Roi des rois et Seigneur des seigneurs, et il est donc à la veille de l’établissement de la souveraineté mondiale de « notre Seigneur et de son Christ » (Apoc. 11. 15).

La part de l’épouse est aussi unique qu’il est incomparable. Même ceux qui sont invités à avoir communion avec la joie de ce jour sont dits bienheureux. Il leur est permis de voir les désirs de Christ être consommés, sa joie quand Il se la présente à Lui-même, elle pour qui Il est mort, et qui, s’étant préparée pour Lui être associée, est maintenant revêtue de la gloire de Dieu. Quel jour de joie complète – joie pour le cœur de Dieu, joie pour l’Agneau et sa femme, et joie pour tous ceux à qui il est permis de contempler cette scène merveilleuse !

L’Église aura sa joie en Christ, mais Christ aura une plus grande joie dans l’Église. La joie dans le cœur, pour l’éternité, sera dans le sein du Seigneur sur son épouse rachetée. En toutes choses Il doit avoir la prééminence, et aussi en ceci : que sa joie en elle sera plus grande que celle qu’elle a en Lui.

D’après the Lord is near septembre 1988

« Quelle part a le croyant avec l’incrédule ? » 2 Corinthiens 6. 15.

L’INCRÉDULITÉ EST L’UN DES PIRES ENNEMIS DU CROYANT

L’infidélité, comme principe, ne peut pas être supprimée. L’infidèle peut, par grâce, devenir un vrai croyant ; mais l’infidélité, qui n’est que de l’incrédulité se développant, ne peut pas être supprimée : elle sera inconnue en enfer. L’incrédulité est une mauvaise herbe qui est, par nature, dans le cœur, et l’un des mauvais fruits d’un mauvais terrain – la chair, qui ne peut rien produire de bon.

L’infidélité peut prendre différentes formes : elle peut être ignorante et commune, et elle peut être cultivée et religieuse (elle est alors dix fois plus dangereuse) – et nous y sommes de plus en plus exposés aujourd’hui. Un cœur non sanctifié trouvera du plaisir à employer les grandes réserves de connaissance qui sont accessibles aujourd’hui, pour la destruction de la vérité de la révélation. La Bible devient la cible principale de l’attaque, et le cerveau infidèle adroit ne se lasse pas dans son but de renverser son autorité et de mettre sa vérité en question. C’est l’un des tristes effets – mais pas étonnants – de l’instruction !

Qu’est-ce que l’infidélité ? C’est un écart loin de la vérité, la négation de la vérité. C’est donc négatif, à la fois dans son origine et dans sa fin ; cela commence par la négation, et conclut de même ; cela met toutes choses en question, mais n’apporte rien ; cela prend, si possible, mais ne donne pas ; cela demeure dans les ténèbres et le doute, pendant que ses malheureux admirateurs ne se sentent certains de rien sauf de leur propre incertitude.

Or si l’infidélité, c’est de s’éloigner de la vérité, il est clair que la vérité rencontre l’erreur, la met en évidence, et y répond – tout comme la maladie, étant un dérangement de la santé du corps, a son opposé exact dans un état de bonne santé. Obtenez la santé, et la maladie disparaît ; établissez la vérité, et il n’y a pas de place pour l’erreur.

D’après the Lord is near septembre 1988

« Celui qui parmi vous craint l’Éternel, qui entend la voix de son serviteur, quiconque marche dans les ténèbres et n’a pas de lumière, qu’il se confie dans le nom de l’Éternel et s’appuie sur son Dieu » Ésaïe 50. 10.

DES TÉNÈBRES À LA LUMIÈRE, AVEC JÉSUS CHRIST

Il est posé à Israël cette question, dans un temps de nombreuses personnes dans la nation avaient froidement refusé de marcher dans le sentier de l’obéissance à l’Éternel. Peut-être qu’au moins quelques-uns, cependant, prendraient à cœur ce tendre appel. Qui a la véritable crainte de saints respect et de sainte révérence pour la grandeur de la gloire de l’Éternel, le Dieu du ciel et de la terre ? Celui qui craint l’Éternel écouterait certainement la voix de son Serviteur. Cela s’applique à Ésaïe donnant la pure parole de Dieu, qu’Israël était appelé à écouter. Cependant, de manière bien plus élevée, le Serviteur devait encore être révélé, car ce verset est une prophétie concernant le Messie, le Fils de Dieu.

Un homme dont l’âme était honnête aurait pu se rendre compte que son chemin était assombri, qu’il ne voyait pas où il allait, n’ayant pas de lumière. Qu’il est important de voir les faits, plutôt que d’ignorer volontairement la condition réelle de sa propre âme. Si quelqu’un veut la regarder en face, alors un bon conseil lui est donné : « Qu’il se confie dans le nom de l’Éternel et s’appuie sur son Dieu ».

Maintenant que Dieu a été révélé dans la Personne bénie de son Fils, nous pouvons, avec raison, penser à cela dans la lumière d’une telle révélation. Le Seigneur Jésus Christ, qui est Lui-même l’Éternel, est un merveilleux lieu de repos pour la foi. Conscient, comme Thomas, que Jésus est « mon Seigneur et mon Dieu » (Jean 20. 28), le croyant peut « s’appuyer sur son Dieu ». Que cela efface toutes les ténèbres, et apporte la plus douce lumière à l’âme !

Seigneur Jésus, tu es mon Seigneur et mon Dieu,

Le Fils du Père, mon Sauveur,

Mon rédempteur, car ton sang tellement précieux

M’a sauvé pour toujours.

L.M. Grant

D’après the Lord is near septembre 1988

« Je vous dis encore que si deux d’entre vous sont d’accord sur la terre pour une chose quelconque, quelle que soit la chose qu’ils demanderont, elle sera faite pour eux par mon Père qui est dans les cieux ; car là où deux ou trois sont assemblés à mon nom, je suis là au milieu d’eux » Matthieu 18. 19 et 20.

L’IMPORTANCE DE LA RÉUNION DE PRIÈRES EN ASSEMBLÉE

La prière individuelle chez soi ne remplacera jamais la prière en commun. Le Père nous a donné, dans sa Parole, l’accès à Lui des deux manières, et nous devons profiter des deux. On ne peut pas tirer de conclusions sur l’étendue des prières individuelles, mais chacun de nous est conscient de manquer de profiter d’une ressource très précieuse donnée par Dieu dans la réunion de prières. Nous en sommes conscients, parce que, soit nous contribuons à ce manquement en n’assistant pas à la réunion de prières, soit nous y assistons, et nous nous étonnons alors que soient aussi nombreux ceux qui négligent cette occasion d’être unis, de demander ensemble, et d’avoir ainsi l’assurance et la bénédiction des versets ci-dessus.

Le psalmiste a écrit ; « Voici, qu’il est bon et qu’il est agréable que les frères habitent unis ensemble » (Ps. 133. 1). La réunion de prières n’est-elle pas une expression de cela en pratique ? Quand nous sommes ensemble en conversation avec notre Père, ceux qui prient à haute voix devraient parler pour tous ceux qui sont réunis. Tous peuvent alors se joindre à l’amen, comme preuve audible de l’unité. Nous faisons l’expérience de la bonté et du bonheur d’être rassemblés parce qu’Il est au milieu de nous, et nous prend en charge. « Non pas ma volonté qui soit faite, mais la tienne » serait notre motif si nous sommes réellement réunis dans le sens de ces versets, et l’égoïsme disparaîtrait bientôt. La réunion de prières est vraiment un chœur divin dans un endroit divin, avec un horaire divin et sous la présidence divine.

D’après the Lord is near septembre 1988 (L.J. Ondrejack)

« C’est un Dieu jaloux et vengeur que l’Éternel… (il) garde sa colère contre ses ennemis » Nahum 1. 2.

LA JUSTICE DE DIEU S’EXERCE TOUJOURS

Le Seigneur est jaloux et se venge. Cela ne semble pas très saint, ou bien ? Mais l’idée, ici, n’est pas une envie pécheresse ou de revanche. C’est plutôt l’idée d’apporter la justice sur la situation. Par exemple, supposez qu’un terroriste fracasse la porte pour entrer dans une maison paisible, frappe les enfants, assaille la femme et s’enfuie avec tout ce qui a de la valeur. Ce n’est que juste et à propos, quand le mari rentre, qu’il montre une jalousie juste et désire que justice soit faite.

Dieu regardait la nation de Juda comme sa propre épouse et ses enfants. Les Assyriens, sous Sankhérib, les avaient terrorisés. Des inscriptions murales trouvées par des archéologues dans le palais de Sankhérib, près de Ninive, décrivent par images la torture de captifs juifs par écorchement. Jérusalem elle-même, cependant, ne tomba jamais, parce que Dieu intervint directement et miraculeusement pour délivrer la ville des Assyriens. Dieu avait permis à cette nation païenne d’affliger son peuple par la discipline, mais maintenant, aux jours de Nahum, le temps était venu pour les Assyriens de faire l’expérience de la colère d’un Dieu jaloux et vengeur. Ninive ne serait plus ! De telles bonnes nouvelles demandaient à être célébrées (ch. 1. 15).

Quelle bénédiction de savoir que nous sommes le peuple d’un Dieu jaloux et vengeur ! Son amour protecteur ne permettra à aucun rival de nous attaquer. Il peut permettre que nous fassions l’expérience de toutes sortes d’opposition de la part d’incrédules, maintenant, mais souvenons-nous que notre Dieu est jaloux pour nous. Nous n’avons pas à rendre la pareille et à prendre notre revanche, parce que nous pouvons être certains que notre Dieu apportera finalement une justice complète à notre égard. Qu’Il choisisse – ou non – de nous délivrer maintenant de ceux qui nous affligent, nous pouvons avoir la confiance que, à la fin, nous célébrerons ses voies en justice.

D’après the Lord is near septembre 1988

« L’Éternel est lent à la colère, et grand en puissance, et il ne tiendra nullement le coupable pour innocent » Nahum 1. 3.

TOUT PÉCHÉ RECEVRA SA PUNITION

Alors que le message de Nahum était dirigé en premier lieu contre Ninive, et était ainsi un message d’encouragement pour Juda, il y avait là également une parole d’avertissement pour Juda. Ils étaient coupables de nombreux péchés semblables à ceux de l’Assyrie. Parce que Juda n’écoutait pas et n’apprenait pas la leçon de la prophétie de Nahum, Dieu devait descendre sur Juda aussi, à cause de leur état croissant de péché.

Il y a aussi un encouragement et une mise en garde dans ce passage pour le jeune chrétien aujourd’hui : Un encouragement, parce que nous pouvons être certains que le coupable recevra avec justice ce qu’il mérite. Il peut sembler, quelquefois, que Dieu ne sait pas – ou ne se soucie pas de ce que les méchants semblent être épargnés quant à leurs voies inconvenantes et immorales. Cependant, ce passage nous assure que, bien que Dieu soit lent à la colère, Il ne manque pas de punir l’injuste.

Il y a aussi ici un avertissement pour le jeune chrétien. Ne pensons pas que nous pouvons nous éloigner du péché ! Bien que la punition éternelle pour nos péchés ait été payée par Christ notre Sauveur, les conséquences ne peuvent en être évitées. Dieu est lent à la colère, mais notre Père céleste doit nous discipliner quand nous nous écartons de ses préceptes. Si nous trichons sur les examens ou sur la déclaration de revenus, nous en subirons certainement les conséquences. Si nous mentons à des enseignants ou à des employeurs, nous pouvons nous attendre à ce que notre Père céleste nous punisse – pour notre bien. Si nous dérobons à des employeurs du temps ou des outils, ou même des bagatelles, non seulement nous donnons du christianisme un mauvais aspect, mais quand le temps sera venu, nous « moissonnerons ce que nous aurons semé ». Si nous nous impliquons dans un péché moral, nous serons jugés à la fin, même si la chose était d’abord du plaisir. Le Seigneur est lent à la colère, mais sa punition est certaine.

D’après the Lord is near septembre 1988

« La parole de sa puissance » Hébreux 1. 3.

LA PUISSANCE DE LA PAROLE DE DIEU : NOTRE SÉCURITÉ

Le frère Pollock a illustré la puissance de la Parole de Dieu en rapportant le récit de deux voyageurs. Transportant une grande somme d’argent, ils prenaient leur tour pour rester éveillés la nuit, avec un pistolet chargé, pour garder leur trésor. Pourtant, une nuit, dans une cabane isolée, ils s’endormirent tous les deux après avoir secrètement observé les propriétaires du chalet qui lisaient la Bible et priaient. Le frère Pollock demande : Est-ce que la vue d’un jeu de cartes, d’une bouteille de whisky ou d’un volume du livre L’âge de raison de Tom Paine, et un revolver, auraient produit une telle sensation de sécurité ?

La puissance de la Parole sur la vie des humains devient encore plus visible quand ils commencent à la lire. Quand Josias, le roi d’Israël, entendit lire la Parole de Dieu, il s’humilia, rechercha une plus grande direction de la part de Dieu, et instaura des réformes dans son pays. David, le doux psalmiste d’Israël, décrit la Parole de Dieu comme « restaurant l’âme… rendant sages les simples, … réjouissant le cœur… éclairant les yeux… demeurant à toujours… la vérité… juste tout ensemble ». Deux personnes découragées, transformées dans leurs pensées après avoir entendu Jésus exposer les Écritures, s’exclamèrent : « Notre cœur ne brûlait-il pas quand il nous ouvrait les Écritures ? »

Il y a quelque temps j’ai eu la joie de voir une jeune personne ouvrir son cœur à Christ, et devenir une enfant de Dieu après avoir entendu la Parole. La joie qui en résulta reflète celle d’innombrables autres personnes, ce qui montre vraiment que : « la Parole de Dieu est vivante et opérante, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants : elle atteint jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; et elle discerne les pensées et les intentions du cœur » (Héb. 4. 12).

D’après the Lord is near octobre 1988 (G.W. Steidl)

« Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon œil t’a vu : C’est pourquoi j’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre » Job 42. 5 et 6.

LA PATIENCE DE JOB ET LA PATIENCE DE DIEU

Ces passages divisent la vie de Job en trois périodes : 1. Avant sa maladie. 2. Pendant sa maladie. 3. À la fin de sa maladie.

Job avait entendu parler de Dieu, et il se conduisait comme tel sur la terre. Rien, dans les deux premiers chapitres, ne nous ferait penser qu’il dirait un jour : « J’ai horreur de moi ». Dieu Lui-même avait reconnu publiquement que son serviteur Job n’avait pas son égal sur la terre, qu’il était « parfait et droit, craignant Dieu et se retirant du mal ».

Mais Job devait avoir affaire avec Dieu, seul et dans un endroit tranquille. C’était pendant sa maladie qu’il vit Dieu de plus près, et aussi que son propre cœur s’ouvrit avec toute sa laideur. Une fois que son cœur eut été finalement vidé et purifié de lui-même, de son propre moi, Job peut dire « J’ai horreur de moi ».

Hélas, nous lui ressemblons, et il faut toute la patience et Dieu et son action pour nous amener à la repentance à ses pieds. Nous sommes souvent réellement surpris de voir tout ce qui doit sortir de notre cœur quand vient la mise à l’épreuve. Que le Seigneur nous accorde la patience afin que nous puissions Le laisser agir ! Quand Il nous met à l’épreuve, c’est parce qu’Il nous forme pour le ciel, mais Il doit d’abord nous libérer des soucis de ce monde. C’est une tâche continuelle, difficile, douloureuse, mais nous avons tout à gagner à cela.

D’après the Lord is near octobre 1988

SABLES MOUVANTS

« Sauve-moi, ô Dieu ! car les eaux [me] sont entrées jusque dans l’âme. Je suis enfoncé dans une boue profonde, et il n’y a pas où prendre pied  ; je suis entré dans la profondeur des eaux, et le courant me submerge. Délivre-moi du bourbier, et que je n’y enfonce pas » Psaume 69. 2, 3 et 15.

Dans le Psaume 69, David décrit la situation dramatique dans laquelle il se trouve, en utilisant trois images suggestives. Dans la première, les eaux ont pénétré jusque dans son âme ; la deuxième parle de sables mouvants dans lesquels il a l’impression de s’enfoncer, ne trouvant sous ses pieds rien de solide qui puisse le soutenir. Enfin, la troisième image évoque une expérience de noyade à cause du courant qui le submerge. Privé de secours humain et de point d’appui en lui-même ou en dehors de lui, David se jette dans les bras de Dieu (v. 4 et 14), dans l’attente de son aide.

Le Psaume décrit l’état d’âme du psalmiste, mais il donne aussi une vision prophétique des souffrances de Jésus, le Messie d’Israël, le Sauveur du monde. L’image des sables mouvants évoque le désarroi éprouvé par le Seigneur à la fin de sa vie terrestre, en particulier sur la croix. Déjà, dans le jardin de Gethsémané, alors qu’Il anticipe le terrible moment de la croix, son angoisse est telle que sa sueur tombe sur la terre sous forme de grosses gouttes de sang (Luc 22. 44).

Il affronte ensuite la nuit dramatique durant laquelle, conduit de tribunal en tribunal, Il subit la haine, les violences physiques, les injures. Toutes les classes sociales se sont liguées contre Lui. Personne ne vient en aide et ne soutient cet Homme innocent qui a toujours fait le bien. Même ses disciples l’ont abandonné.

Pendant qu’Il est crucifié, les moqueries et les provocations se poursuivent, jusqu’à ce que les ténèbres recouvrent la terre. La colère divine contre nos péchés, que Jésus expie dans ces moments tragiques, s’abat sur Lui. Abandonné de Dieu pendant les trois heures de ténèbres, Il descend alors dans un abîme sans fond… Mais, après trois jours, Il sort de la tombe en vainqueur.

N’oublions jamais les souffrances infinies de notre adorable Sauveur !

D’après « Il buon seme » – avril 2025

DEUX PERSONNES FATIGUÉES

« Jésus, fatigué du chemin, se tenait assis au bord de la fontaine. C’était environ la sixième heure. Une femme de la Samarie vient pour puiser de l’eau. Jésus lui dit : Donne-moi à boire » Jean 4. 6 et 7.

Les voies de Dieu conduisent une personne fatiguée, assoiffée et isolée, dans la présence du Sauveur, qui, Lui aussi, est fatigué, assoiffé et isolé.

Elle est fatiguée parce qu’elle vit dans le péché, alors que Lui est fatigué de son voyage dans le service d’amour qu’Il accomplissait.

Ses péchés ont fait d’elle une femme isolée, alors que son amour a fait de Lui un homme isolé.

L’amour conduit Jésus Christ là où le péché a amené cette femme.

De la même manière, l’amour de Jésus l’amènera plus tard au lieu où le péché aurait dû nous conduire : à la croix. Là, abandonné de tous, Il a connu une solitude indicible. Il a cherché quelqu’un qui ait compassion de Lui, des consolateurs, mais Il n’en a pas trouvé (Ps. 69. 21). Trahi par un faux disciple, renié par un vrai disciple, abandonné par tous les autres, Il a dû endurer ainsi une terrible solitude sur la croix. Il est élevé entre ciel et terre, rejeté par les hommes et abandonné de Dieu.

Qu’est-ce qui l’a conduit à une telle solitude ? Son amour pour ceux qui étaient perdus – un amour qui ne pouvait pas être éteint par des eaux ni submergé par des fleuves (Cant. 8. 7).

Ceux qui acceptent un tel amour, par la foi dans le Sauveur crucifié et ressuscité, sont sauvés. Il leur donne la vie éternelle afin que leur soif spirituelle soit étanchée. Il leur promet d’être avec eux afin qu’ils ne soient plus jamais seuls.

D’après « The Good Seed » octobre 2025

BERACA 69 : LE ROI DAVID ET LES PSAUMES 132 ET 18

Jeune homme, David avait vaincu Goliath le Philistin, mais cet ennemi réapparaît constamment et cela, jusqu’au jour de sa mort. La chair, cette nature héritée d’Adam pécheur, est avec le croyant tout le temps de son passage sur terre. Nous lisons que « la chair convoite contre l’Esprit, et l’Esprit contre la chair ; ils sont opposés l’un à l’autre ». Sachant que nous sommes « mort avec Christ », nous avons à tenir la chair dans la mort et, avec le secours du Seigneur, à « marcher par l’Esprit » (Gal. 2. 20 et 5. 16 et 17). Que de combats David connut depuis les parcs des brebis jusqu’au jour où il entra dans la forteresse de Sion ! Le lion, l’ours, Goliath, les ennemis du dehors – et malheureusement aussi les ennemis du dedans, Saül et ses hommes. Quand « les Philistins apprirent qu’on avait oint David pour roi sur Israël, tous les Philistins montèrent pour chercher » (2 Sam. 5. 17). Le roi interrogea l’Éternel, suivit les instructions et avec le peuple, remporta la victoire. C’est alors qu’il fit revenir l’arche à Jérusalem.

Le psaume 132, dont l’auteur n’est pas mentionné, rappelle ce jour : « Lève-toi, Éternel ! pour entrer dans ton repos, toi et l’arche de ta force » (v. 8) ; … « l’Éternel a choisi Sion ; il l’a désirée pour être son habitation : C’est ici mon repos à perpétuité ; ici j’habiterai, car je l’ai désirée. Je bénirai abondamment ses vivres, je rassasierai de pain ses pauvres ; et je revêtirai de salut ses sacrificateurs, et ses fidèles exulteront en chantant de joie. Là je ferai germer la corne de David, j’ai préparé une lampe à mon oint. Je revêtirai de honte ses ennemis ; et sur lui fleurira sa couronne » (v. 13 à 18).

Prophétiquement, ce psaume correspond à l’introduction du règne millénaire. Dieu entrera dans son repos (v. 14) ; le monde entier sera béni et se réjouira (v. 15 et 16) ; Christ, le vrai Fils de David, recevra la couronne universelle (v. 17 et 18). Les promesses inconditionnelles de Dieu s’accompliront en Lui, par Lui et pour Lui. David est un type de Christ et toutes les bénédictions évoquées sont la conséquence de « toutes ses afflictions ». C’est parce que Christ a souffert qu’Il a été « exalté par la droite de Dieu ; … prince et sauveur » (Act. 2. 33 ; 5. 31). Le jour approche où la terre jouira du repos de Dieu. Alors sera accomplie en plénitude la prophétie d’Ésaïe : « Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait » (És. 53. 11).

« Quand le roi habita dans sa maison, et que, tout autour, l’Éternel lui eut donné du repos de tous ses ennemis, le roi dit à Nathan, le prophète : Regarde, je te prie, moi j’habite dans une maison de cèdres, alors que l’arche de Dieu habite sous des tapis ! » (2 Sam. 7. 1 à 3). En 2 Samuel 22 nous trouvons, à nouveau, la mention de la délivrance de David face à « tous ses ennemis » mais dans l’en-tête du psaume 18 nous lisons : « Du serviteur de l’Éternel, de David, qui adressa à l’Éternel les paroles de ce cantique, le jour où l’Éternel l’eut délivré de la main de tous ses ennemis et de la main de Saül ». Nous pouvons penser que le psaume 18 a été écrit dans le temps où David prit la forteresse de Sion pour en faire sa ville, ville en laquelle il fit entrer l’arche de l’alliance.

Il est bien réel que, malgré cette déclaration, les combats ne furent pas finis pour le roi. En 2 Samuel 21 nous lisons : « Les Philistins firent encore la guerre à Israël ; David descendit avec ses serviteurs, et ils se battirent avec les Philistins ; et David était fatigué » (v. 15). En danger, il fut délivré par Abishaï (v. 17). Ensuite nous voyons qu’il ne participera pas aux combats qui suivraient. Il y en aura trois à Gob (v. 18 et 19) et un autre à Gath (v. 20). Quatre combats mettant en scène quatre fils de Goliath « … qui étaient enfants du géant » et qui « tombèrent par la main de David et par la main de ses serviteurs » (v. 22). La nature charnelle ne s’améliore pas, David avait dit au géant : tu as outragé le Dieu d’Israël (1 Sam. 17. 45). Un peu plus de trente années plus tard, du dernier des fils du géant, il est dit : « il outragea Israël » (2 Sam. 21. 22).

Du psaume 18, nous lisons le résumé donné par un frère maintenant délogé : « Nous voyons qu’il constitue une grande prophétie embrassant la mort, la résurrection, l’exaltation, la victoire finale et la royauté du Messie. Les trois premiers versets fournissent le thème qui sera ensuite longuement développé, à savoir comment a été délivré « le serviteur de l’Éternel » (voir le titre). Le Seigneur Jésus nous enseigne, par sa propre expérience, ce qu’est Dieu pour celui qui se confie en Lui. « L’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons » a été démontrée dans la résurrection de Christ, son ascension et la place qui Lui est donnée au-dessus de tous ses ennemis (lire Éph. 1. 19 à 21).

Ce que Dieu a été pour Jésus à l’heure de sa détresse (v. 6) et de sa calamité (v. 18), Il l’est aussi pour nous. Les épreuves que nous traversons sont autant d’occasions de Le connaître d’une manière nouvelle. Suis-je fatigué, languissant ? Il est ma force. Ma foi vient-elle à chanceler ? Il est mon Rocher. Un danger apparaît-il ? Il est mon lieu fort, la haute retraite où je trouve un refuge assuré (Ps. 9. 10). Suis-je aux prises avec l’Ennemi ? Il est le bouclier qui me protège de ses coups. Pour Jésus, cette délivrance était la conséquence de sa justice (v. 20 et 25), tandis qu’à nous elle est assurée à cause de notre relation avec Lui. Le Seigneur Jésus, dans la première partie du psaume, nous a enseigné par son exemple à L’invoquer dans nos afflictions. Il nous apprend ici à nous appuyer sur Lui pour la marche (v. 34 et 37) et pour le combat (v. 35, 36 et 40).

Se tenir debout sur nos lieux élevés (v. 34), c’est considérer la vue qui s’offre à nous par la fin de ce psaume. Les regards se portent vers l’avenir, au moment où Dieu détruira les ennemis de son Fils. À l’horizon nous voyons poindre l’aurore de son règne. Il sera établi Prince sur son peuple Israël, mais aussi Chef des nations. Comme nous y invite un cantique : Contemplons ce grand Roi des rois, régnant en puissance sur tout l’univers et, par sa présence, brisant tous les fers. Il était nécessaire pour la gloire de Dieu que les nations Le louent, et toutes le feront pendant le règne. Mais dès aujourd’hui c’est notre privilège, tirés comme nous l’avons été du milieu des nations, de chanter des cantiques à la gloire de son nom (v. 50 cité en Rom. 15. 9). Ne l’en privons pas » – (J. K.).

À l’instar de David et de ses hommes, tenons « ferme dans un seul esprit, combattant ensemble d’une même âme, par la foi de l’évangile » (Phil. 1. 27).

OREILLE CREUSÉE, OREILLE OUVERTE, OREILLE PERCÉE

« Au sacrifice et à l’offrande de gâteau tu n’as pas pris plaisir ; tu m’as creusé des oreilles; tu n’as pas demandé d’holocauste ni de sacrifice pour le péché… »

Ce verset 7 du Psaume 40 est, comme on le sait, cité en Hébreux 10. 5 avec un changement caractéristique. « Tu m’as creusé des oreilles » y devient : « Tu m’as formé un corps ». En fait les deux expressions sont équivalentes. C’est souvent que, dans l’Écriture – comme d’ailleurs dans le langage courant – une partie caractérise un ensemble, un élément significatif étant utilisé pour représenter une entité que chacun reconnaît sans peine. On parle d’un trône pour évoquer un royaume, de chaînes pour parler de captivité, d’une maison pour désigner ceux qui l’habitent, etc.

N’est-il pas remarquable que la partie du corps humain choisie ici par l’Esprit de Dieu pour représenter l’homme tout entier ne soit ni la tête, centre de la réflexion et des décisions, ni l’œil, ni la main ou le bras qui feraient penser aux découvertes, à l’activité, à la force ? C’est l’oreille, qui suggère l’écoute de Dieu, l’obéissance à sa volonté. On peut la considérer comme l’organe récepteur reliant Dieu, qui fait connaître sa volonté, à la créature responsable d’y faire attention et de s’y soumettre.

C’est sur ce point précis, mais essentiel, que l’homme s’est montré défaillant dès le début de son histoire. En se soustrayant à l’autorité divine, il a perdu sa raison d’être sur la terre où le Créateur l’avait placé avec des comptes à lui rendre.

Mais « le Fils, en entrant dans le monde » fait cette déclaration préliminaire : « Tu m’as creusé des oreilles ». Il venait spécialement pour se plier à ce qui était et reste absolument lié à la condition humaine : l’obéissance à Dieu. Pour en faire la démonstration, il allait recommencer de bout en bout – et coûte que coûte – de la naissance à la mort, l’histoire de l’homme sur la terre.

« II est devenu », ce qu’il ne pouvait être avant, obéissant, et cela « jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 8). Il allait apprendre lui-même, « bien qu’il fût Fils » (Héb. 5. 8) et nous apprendre à nous, tristes descendants d’Adam, ce que c’est que l’obéissance inconditionnelle à Dieu.

Voilà pourquoi le Fils vient du ciel, et voilà en même temps pourquoi Il ne fait pas dans le monde une arrivée majestueuse qui corresponde à ses titres et à sa dignité. Cette entrée glorieuse, appelée « son apparition », Il la fera plus tard, et elle lui vaudra alors le respect et l’hommage de toute créature (Ps. 24. 9).


Mais sa première venue devait nous donner, à nous les humains, une magistrale leçon d’obéissance, montrer par l’exemple que celle-ci était non seulement normale et possible, mais aussi heureuse.

« C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir… », ajoute en effet le Psaume 40. Par contraste avec la servitude et l’esclavage tels que l’homme les conçoit, ce qui caractérise la vie divine, c’est l’obéissance par amour.

« Le Seigneur l’Éternel m’a donné la langue des savants, pour que je sache soutenir par une parole celui qui est fatigué. Il me réveille chaque matin, il réveille mon oreille pour que j’écoute comme ceux qu’on enseigne. Le Seigneur l’Éternel m’a ouvert l’oreille, et moi je ne me suis pas rebellé, je n’ai pas reculé   » (És. 50. 4 et 5).

Ésaïe, qui « vit sa gloire et parla de Lui » (Jean 12. 41 : allusion à Ésaïe 6) présente ici la gloire morale du Serviteur de l’Éternel. La condition élémentaire d’un service pour Dieu n’est pas, comme nous avons parfois tendance à le penser, le dévouement, le zèle ou l’énergie.

Avec ces seuls mobiles, Moïse, en voulant délivrer le peuple, n’a fait que tuer un Égyptien. Et Pierre, en voulant se porter au secours de son Maître, a tranché l’oreille de Malchus, l’empêchant précisément d’écouter les paroles de Jésus.

La condition d’un service pour le Seigneur n’est pas non plus dans les moyens dont on dispose. Je puis avoir les capacités, le temps, l’argent, la santé nécessaires pour entreprendre une certaine activité chrétienne et pourtant faire ma propre volonté en m’y engageant.

Inversement, quand c’est Dieu qui ordonne, l’absence de moyens n’est pas un argument valable pour se dérober. Le même Moïse nous le rappelle quand quarante ans après la scène du meurtre de l’Égyptien, il s’excuse auprès de l’Éternel : Je ne suis pas un homme éloquent… Ils ne me croiront pas (Ex. 4). Mais celui qui l’envoyait lui donnerait les moyens d’accomplir la mission qu’Il lui confiait. À l’homme l’obéissance, à Dieu les conséquences.

Quelle merveilleuse illustration de ces principes que nous trouvons dans la vie terrestre de notre Seigneur Jésus ! Lorsque Lazare est malade, le message des sœurs de Béthanie ne suffit pas pour qu’Il se mette en route. Mais quand l’ordre lui vient d’en haut, la menace d’être lapidé ne suffit pas à l’empêcher de partir. Ce ne sont pas ses sentiments qui le font avancer ni la crainte de l’homme qui le fait reculer.

Il avait pris « la forme d’esclave », ce qui implique l’absence de volonté propre, la soumission sans réserve à Dieu, appelé pour cette raison dans notre passage « le Seigneur l’Éternel ». Christ est sur la terre son serviteur et à ce titre reçoit « la langue des savants » pour qu’Il sache soutenir par une parole ceux qui sont « fatigués et chargés », selon Matthieu 11. 28. Ministère béni, abondamment illustré dans les évangiles !

Pensons à tous les « Ne crains pas », « Pourquoi pleures-tu ? », « Aie bon courage »… que nous y trouvons. Trois mots ici, trois mots là : une « parole de grâce, sortant de sa bouche », apportant la paix, la consolation, le réconfort. Ce n’était pas seulement la bonne parole ; elle était dite au bon moment, « à propos ». « Une parole dite en son temps, combien elle est bonne ! » (Prov. 15. 23 ; 25. 11).


Et dans ce verset 4 d’Ésaïe 50, le secret d’une telle science nous est clairement révélé. La langue est celle des savants parce que l’oreille a été ouverte. Il sait parler aux hommes, celui qui sait d’abord écouter son Dieu. Et remarquons que ce lien entre une oreille docile et une langue intelligente passe par le cœur du croyant. « J’ai caché ta Parole dans mon cœur », dira le psalmiste (Ps. 119. 11). Il s’ensuit que de l’abondance du cœur, la bouche pourra parler (Mat. 12. 34). Oui, ce secret de l’homme Christ Jésus est celui de chacun de ceux qui possèdent sa vie. Bien écouter notre Dieu pour bien parler de notre Dieu.

Hélas ! la disposition à écouter nous manque souvent beaucoup. Il y a bien sûr ceux dont les oreilles leur démangent pour ouïr toutes sortes de nouveautés, ou ceux qui sont volontairement sourds parce que la voix de Dieu met leur conscience mal à l’aise (Prov. 1. 24 et 25).

Mais en général, et plus que jamais dans le monde bruyant qui est le nôtre, nos oreilles sont plutôt distraites ; en les ouvrant aux mille voix de la terre, nous les fermons à la voix du ciel. Et c’est grave de conséquences, parce que tout ce que nous entendons contribue à influencer notre manière de penser. Que le grand Ennemi soit appelé « le chef de l’autorité de l’air » n’est pas sans signification. Cet air est moralement pollué, saturé d’ondes malfaisantes par lesquelles lui, Satan, « opère maintenant dans les fils de la désobéissance » (Éph. 2. 2).

« Il me réveille chaque matin ». Car l’obéissance à Dieu n’est pas l’affaire d’un jour ni d’une occasion. Ils ne manquent pas dans l’Écriture, les exemples d’hommes de Dieu obéissant dans des circonstances mémorables. « Abraham, étant appelé, obéit » (Héb. 11. 8). Plus tard, sur l’ordre de Dieu, il offre son fils.

Noé, Moïse, Josué, Gédéon, Samuel, Néhémie, Daniel… font partie de cette grande nuée de témoins qui nous entoure… en nous servant d’exemples. Tous ont obéi à Dieu dans des circonstances où leur foi était sérieusement mise à l’épreuve. Mais il est probablement plus facile d’agir sur un ordre formel et exceptionnel que dans les mille détails de la vie quotidienne, en se remettant chaque matin à l’écoute de son Dieu.

Tel nous apparaît Jésus, dès le premier chapitre de l’évangile de Marc (celui du parfait serviteur) où nous trouvons comme un échantillon d’une de ses journées si remplies. Nous l’y voyons, longtemps avant le jour, priant à l’écart dans un lieu désert. Il y avait alors sur la terre – ce désert aride peuplé exclusivement de « fils de la désobéissance » – un Homme dont les délices étaient de faire jour après jour ce qui était le bon plaisir de Dieu. Et en retour on comprend combien un tel Homme pouvait faire, jour après jour, les délices du cœur de Dieu.


« Si le serviteur dit positivement : J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre, alors son maître le fera venir devant les juges et le fera approcher de la porte ou du poteau, et son maître lui percera l’oreille avec un poinçon ; et il le servira à toujours » (Ex. 21. 5 et 6).

C’est une institution particulièrement émouvante que celle du « serviteur hébreu ». La semaine d’années qu’il vient d’accomplir lui donne le droit de sortir libre. Libre mais seul ! Selon le droit établi par Dieu, sa femme et ses enfants resteraient en ce cas la propriété du maître.

Or il aime ce maître ; il se trouve bien chez lui, spécifie le passage correspondant de Deutéronome 15. 16. Il aime sa femme, il aime ses enfants. Un choix douloureux est à faire entre, d’un côté ceux qui lui sont le plus chers, de l’autre sa liberté. Briser ses chaînes serait briser en même temps les liens les plus doux, ceux de la famille. C’est ce qui va dicter sa décision.

Il va rester serviteur et le déclare sans hésiter, positivement. Mais le dire simplement ne suffit pas. Il va devoir se soumettre encore à une cruelle nécessité qui sera en quelque sorte sa signature sous le contrat passé avec son maître : son oreille doit être percée, clouée au poteau ; son sang doit couler. Ainsi le prix payé pour ce marché conclu (ceux qu’il aime, en échange de sa liberté) sera comme gravé sur lui.

Le maître sera glorifié, car il sera reconnu aux yeux de tous comme un bon maître, chez qui on se trouve bien, et lui-même saura que son serviteur l’aime. La femme, à ce sacrifice, mesurera l’amour de son mari. Et chaque enfant pourra dire à son tour : Je sais que mon père m’aime ; voyez cette petite marque à son oreille qui me le confirme.

Chacun de ces détails a sa contrepartie parfaite dans le Nouveau Testament. Nous y apprenons le grand secret du service volontaire de notre Seigneur Jésus : « J’aime le Père, et comme le Père m’a commandé, ainsi je fais » (Jean 14. 31) ; – le secret de son amour pour l’Église, son Épouse : « Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle » (Éph. 5. 25) ; – le secret de son amour pour chacun des siens : « Le Fils de Dieu m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi » (Gal. 2. 20).

Ici encore l’oreille représente le corps tout entier. Clouée au poteau par le poinçon du maître, elle évoque de manière émouvante la crucifixion de notre Seigneur Jésus. Si nous pensons aux sentiments du maître meurtrissant même légèrement son fidèle serviteur, nous entrons un peu dans les pensées de Dieu.

« J’aime mon maître » a déclaré positivement l’esclave hébreu. À cet amour, comment va répondre le maître ? « Il plut à l’Éternel de le meurtrir ». Nous pensons aussi aux sentiments du serviteur. Il va se soumettre à cette souffrance si petite soit-elle, donner ce gage de son attachement au maître, de son amour pour sa femme et pour ses enfants. Il a désormais des droits sur eux, dont il saura montrer la preuve. Quand le Seigneur s’est présenté à ses chers disciples le soir du jour de la résurrection, ils ont pu voir dans ses mains, ses pieds, son côté, la preuve de son amour pour eux.

Nous sommes à la fois ceux que le Père a donnés au Fils (Jean 17. 6) et ceux que lui-même s’est acquis au prix de ses souffrances et de sa mort. Il a fallu le poteau, le poinçon, le sang versé, la marque ineffaçable. Mais désormais nous sommes à lui ; nul ne pourra jamais contester un droit scellé par de telles souffrances, et qui se lie à son service éternel.

L’histoire de Jacob, malgré toutes les faiblesses de ce patriarche, nous apporte une image éloquente d’un service par amour. Il s’est acquis une famille par son dur labeur en pays étranger, au point qu’il pourra dire : « J’ai passé ce Jourdain avec mon bâton ; et maintenant je suis devenu deux troupes » (Gen. 32. 10).

Sortir libre, jusqu’au dernier moment, aurait été possible pour Jésus. On l’invitait même à descendre de la croix. Mais, comme dans cette autre image du grain de blé (Jean 12), cela aurait signifié demeurer seul. La mort restait invaincue, le diable conservait son pouvoir, le monde avait bien été traversé par quelqu’un sur qui ses tentations n’avaient eu aucune prise, mais, celui-ci parti, il retrouvait son règne incontesté.

Une démonstration avait été faite de la présence du vrai bien sur la scène où règne le mal – démonstration accablante pour nous – mais rien n’aurait changé ni dans sa condition ni dans la nôtre. Lui retrouvait sa liberté et toutes les gloires qui sont les siennes, et nous, nous restions dans l’esclavage. Jamais son merveilleux amour n’aurait eu l’occasion de donner sa mesure et de fournir à l’univers entier une éclatante manifestation.

Une oreille creusée : Il est devenu homme expressément pour obéir. Une oreille ouverte : de jour en jour pendant son chemin sur la terre, « il a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes ». Une oreille percée : son obéissance devait aller jusqu’au suprême sacrifice, « jusqu’à la mort de la croix ».

L’amour, a dit quelqu’un, se réserve le privilège de servir. L’amour éternel de Christ se réserve le privilège de servir éternellement.

Tes saints glorifiés – ton Épouse parée –

Aux noces de l’Agneau, tu les introduiras,

Et les faisant asseoir aux places préparées,

T’avançant, tu les serviras.

Aux célestes parvis, terme de notre attente,

Où dès l’éternité tu voulais des humains,

Nous pourrons contempler ta beauté ravissante,

Et les blessures de tes mains.

D’après Le Messager Évangélique 1990 (J. Koechlin)

NOUVELLE NAISSANCE ET NOUVELLE VIE

« Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : Il vous faut être nés de nouveau » Jean 3. 7.

Je ne deviens pas un chrétien en évitant ou en supprimant le mal, ces « œuvres de la chair » (comme la Bible les appelle), telles que : « la fornication, l’impureté, la débauche, l’idolâtrie, la magie, les haines, les querelles, les jalousies, les colères, les rivalités, les divisions, les sectes, les envies, les meurtres, les ivrogneries, les orgies, et tout ce qui y ressemble » (Gal. 5. 19 à 21). Non ; être un chrétien ne signifie pas : « Tu ne dois pas ! », même si beaucoup pensent ainsi. Les 10 commandements – les paroles de la Loi – me disent : « Tu ne dois pas ! ». Ils me montrent, de manière indirecte, ce que je suis, et je prends seulement davantage conscience de mes mauvais penchants. Mais les 10 commandements ne produisent rien de bon en moi – rien en quoi Dieu puisse prendre plaisir. 

Ce que le christianisme a et qui est unique, c’est qu’il ne réside pas dans le fait que le mal qui est dans l’homme doit être supprimé, mais que quelque chose de nouveau est produit. Être chrétien (et par cela nous entendons quelque chose de vivant et réel, non pas une confession, une religion ou une tradition) ce n’est pas simplement un idéal que je dois essayer d’atteindre. Il ne s’agit pas d’une éthique qui corrigerait ce qu’il y a de mauvais en moi, ou d’une puissance qui m’améliorerait. Non, je deviens un chrétien en recevant une nouvelle vie – une vie qui vient de Dieu !

Quand Jésus dit ici : « Il vous faut être nés de nouveau », cela met fin à tout espoir d’attendre quelque chose par moi-même. De même qu’on ne cultive pas les mauvaises herbes, mon être naturel ne peut pas être cultivé.

« Il vous faut être nés de nouveau » ; cela montre cependant que la nouvelle vie est possible et nécessaire. Elle est reçue par quiconque croit en Jésus, le Fils de Dieu. Cette vie produit de bons fruits dans lesquels Dieu trouve du plaisir.

« Mais, quand la bonté de notre Dieu sauveur et son amour envers les hommes sont apparus, il nous sauva, non sur la base d’œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites, mais selon sa propre miséricorde, par le lavage de la régénération et le renouvellement de l’Esprit Saint » Tite 3. 4 et 5.

D’après « The Good Seed » avril 2025

LE CHEMIN VERS LA VIE ÉTERNELLE

« Le sentier de la vie est en haut pour les intelligents, afin qu’ils se détournent du shéol, en bas » Proverbes 15. 24.

Quiconque veut emprunter ce chemin trouvera divers « panneaux routiers » sur sa route. Ils indiquent le chemin, et des faits bibliques sont écrits sur chacun d’eux. Quiconque croit ces indications et les suit fera des progrès et, un jour, il atteindra sa destination céleste.

– Panneau n° 1. L’homme est coupable. « Il n’y a pas de juste, non pas même un seul… En effet, il n’y a pas de différence, car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 10, 22 et 23).

– Panneau n° 2. Dieu aime tous les hommes. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).

– Panneau n° 3. L’œuvre rédemptrice de Christ est pleinement suffisante. « Le sang de Jésus Christ… nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7). « Par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10. 14).

– Panneau n° 4. Seule la foi en Jésus Christ sauve. « Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36).

– Panneau n° 5. Le salut est absolument certain. « Tout cela, je vous l’ai écrit afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13).

– Panneau n° 6. Le but, c’est le ciel. « Car notre cité à nous se trouve dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur » (Phil. 3. 20).

D’après « The Good Seed » – août 2025

L’ASSEMBLÉE

Actes 20. 28 à 32.

Matthieu 18. 15 à 17.

Galates 6. 1 et 2.

2 Thessaloniciens 3. 14 et 15.

L’Assemblée, ce mystère caché dès les siècles en Dieu (Éph. 3. 9), a pris naissance le jour de la Pentecôte (Act. 2). Tout découle de la mort de Christ, de sa résurrection et de son élévation à la droite de la Majesté. De là, Il a envoyé le Saint Esprit, comme personne divine, qui habite au milieu de l’Assemblée et manifeste la présence de Dieu au milieu d’elle.

Cette Assemblée est chère au cœur du Seigneur (Éph. 5. 25 : « Il s’est livré lui-même pour elle ») et elle est chère aussi au cœur de Dieu : Il l’a « acquise par le sang de son propre Fils » (Act. 20. 28).

Elle n’est pas formée de tous les chrétiens de profession, mais seulement de ceux qui sont nés de nouveau par la foi en un Christ mort et ressuscité, et qui ont donc part à une vie nouvelle qui est divine.

Dieu, dans sa grâce, a voulu nous faire connaître les vérités concernant l’Assemblée, ce qui doit caractériser sa vie. Une assemblée locale est l’expression de l’Assemblée universelle. « Or, vous êtes, dit l’épître aux Corinthiens (12. 12 et 27), le corps de Christ et ses membres chacun en particulier » (1 Cor. 1. 12 et 27).

Ce privilège comporte des responsabilités. L’Assemblée est un lieu où le mal ne doit pas entrer. Nous sommes appelés à être individuellement « imitateurs de Dieu » (Éph. 5. 1). Dans l’Assemblée les caractères divins doivent être manifestés. Dieu est amour et Dieu est lumière. Nous devons donc marcher dans la lumière et dans l’amour.

Quand le mal est discerné, la responsabilité de l’Assemblée est de l’ôter du milieu d’elle-même. C’est, pour elle, un douloureux devoir. Et, si nous sommes exercés devant Dieu, de quelle tristesse nos cœurs ne sont-ils pas étreints, dans de telles circonstances ? Si les ressources que Dieu nous a confiées étaient mieux utilisées le mal serait freiné, prévenu, avant même de s’être manifesté.

Les soins pastoraux et les disciplines ont pour objet de prévenir et de guérir le mal, et aussi de produire le bien.

L’Assemblée étant une habitation de Dieu par l’Esprit (Éph. 2. 22), assurément tout ce qui n’est pas de Dieu y est hors de place. L’Assemblée est aussi la colonne et le soutien de la vérité (1 Tim. 3. 15). Les exercices relatifs à la marche de l’Assemblée dans la sainteté ne diffèrent pas de ceux qui sont nécessaires pour la marche individuelle.

L’état d’une assemblée locale interfère sur l’état des autres assemblées.

Dans notre vie personnelle, notre exercice répond à un état de fait, savoir que Dieu habite en nous, que nos corps sont le temple du Saint-Esprit (1 Cor. 6. 19). Pour le chrétien seul importe ce qui est « approuvé » de Dieu, savoir ce qui est en accord avec sa nature essentielle, avec ses attributs qui ne peuvent changer. La chrétienté est un fruit de la confusion entre le bien et l’apparence du bien.

Dans cette recherche de la sainteté pratique nous sommes conduits à envisager non seulement les fruits extérieurs mais à remonter jusqu’à la racine qui les produits, l’égoïsme, l’orgueil, ce mal foncier dont on ne peut se débarrasser et qui est le moi.

Quand on exclut une personne, s’il y a dans l’Assemblée une réalisation sérieuse de la gravité d’une telle circonstance, on demande à Dieu qu’il touche aux racines du mal, on recherche devant Lui quelle est la cause qui a produit l’acte. Nous sommes alors tous mis à notre place, et c’est une bonne et profitable leçon. Les actes disciplinaires, pour être profitables, doivent avoir pour but de toucher l’homme dans les profondeurs de son cœur. L’exclusion, elle, est l’aveu que la discipline a échoué.

La vraie sainteté est dans les pensées, dans les sentiments ; si elle était réalisée, il n’y aurait pas de mauvais fruits à l’extérieur. Certes, il n’y a pas d’état pratique parfait, mais si nous sommes en bon état, nous progresserons et nous serons un peu plus exercés aujourd’hui que nous l’étions l’an dernier.

Nous devons considérer l’ensemble des ressources que nous avons contre le mal. Et d’abord avant l’exercice des disciplines, il y a les ministères par l’Esprit, les dons de pasteur, de docteur, de prophète, qui ont une action positive d’édification. Le ministère de la Parole, dans les réunions, occupe l’âme du bien, et par là, freine le mal. La vulnérabilité vis-à-vis du mal diminue.

Puis nous trouvons encore des « surveillants » ou « anciens » qui doivent veiller sur l’ordre ensuite à un degré inférieur, des « serviteurs », et enfin l’autorité de l’Assemblée pour agir en dernier recours.

Actes 20. 32 présente la première ressource : l’édification par la Parole et par l’Esprit : « Je vous recommande à Dieu et à la parole de sa grâce qui a la puissance d’édifier, et de vous donner un héritage avec tous les sanctifiés ». Il faut que les âmes soient nourries, car si précieux que soient les privilèges du rassemblement, n’oublions pas que la vie chrétienne est avant tout individuelle.

Si chacun réalisait une vie de communion constante avec Dieu, quel bienfait en résulterait pour la vie de l’Assemblée, tandis que le manque de piété d’un seul entraîne des souffrances pour tous.

Le ministère de la Parole a pour objet de répondre aux besoins individuels et à ceux de l’Assemblée comme expression du Corps de Christ. L’image du corps humain que nous donne la Parole est tout à fait instructive à cet égard. Si notre corps est affaibli par le manque de nourriture, ou par une mauvaise nourriture, la maladie aura plus facilement prise sur lui, il est beaucoup plus vulnérable. Cinq paroles prononcées par un frère exercé peuvent contribuer utilement à l’édification de l’Assemblée. Demandons à Dieu les dons nécessaires pour l’édification de l’Assemblée. C’est absolument vital.

Ensuite viennent les soins pastoraux dispensés par ceux qui ont reçu du Seigneur un tel don. Il faut avoir à cœur les intérêts du Seigneur, avoir beaucoup d’amour, prendre garde d’abord à soi-même (v. 28). C’est une tenue morale convenable qui donne aux pasteurs l’autorité nécessaire pour aller voir toutes les brebis, pas seulement les malades. Ils cherchent à connaître l’état de leur âme, discerner si elles ne présentent pas des symptômes dangereux, qui plus tard produiraient du mal. Le Seigneur qui connaissait bien le cœur de ses disciples priait d’avance pour eux (Luc 22. 32).

Mais ces soins pastoraux doivent s’exercer aussi de la part de chacun et vis-à-vis de chacun. Soyons enseignés de la part du Seigneur à dire une parole, à faire une visite qui sera en aide à quelqu’un qui serait en danger. Ayons beaucoup d’amour pour le Seigneur, pour les frères et pour l’Assemblée.

Tandis qu’il y a des frères qui disent : Je ne suis pas pasteur, ni docteur et encore moins prophète, et qui tombent ainsi dans une paresse coupable. Des sœurs aussi diront : Les ministères ne sont pas pour nous, et elles ne s’occupent de personne. Il y a danger aussi que la routine vienne, dans nos réunions, remplacer un exercice qui doit être continuel. Toute réunion devrait être un sujet de prière avant et aussi après.

Chacun d’entre nous y trouverait alors un profond rafraîchissement pour son âme, rafraîchissement qu’il ne trouverait pas ailleurs au même degré. Nourries, nos âmes fortifiées de jour en jour sauront mieux discerner le bien du mal. Il ne faut pas que les réunions endorment nos consciences. Parler des choses de Dieu sans Dieu c’est profaner les choses saintes.

v. 27 : « Je n’ai mis aucune réserve à vous annoncer tout le conseil de Dieu ». Psaume 25. 14 : « Le secret de l’Éternel est pour ceux qui le craignent ». Dieu avait dit : Vous serez un peuple saint. Et Élie pouvait dire avec vérité : « L’Éternel devant qui je me tiens » (1 Rois 17. 1). Recherchons chacun pour soi-même la sainteté.

Dans ce passage d’Actes 20, ce qui est surtout en vue c’est le danger d’un mal doctrinal au milieu de l’Assemblée. Des hommes ont toujours cherché à entraîner des disciples après eux et non après Christ. C’est pourquoi, dit la Parole, veillez. La vigilance est de tous les temps.

Mais l’Assemblée est la colonne et le soutien de la vérité, de la vérité morale autant que doctrinale. Il faut donc veiller à garder aussi la vérité morale.

Ézéchiel 34 : Ce passage nous parle des mauvais bergers d’Israël mais il nous montre aussi comment il faut nourrir le troupeau et s’occuper des brebis.

La charge d’ancien est locale. Tandis que docteur ou pasteur sont des dons pour tout le corps. Nous sommes tenus de reconnaître l’activité de Dieu dans un homme. Il n’y a rien de si fâcheux que de dénigrer un frère qui a manifestement reçu un don. Si nous agissons ainsi, Dieu nous châtiera, car on ne se moque pas de Dieu. Une telle attitude vis-à-vis des dons des frères qui nous ont précédés est tout aussi grave : nier ou affaiblir, par exemple, la valeur du témoignage de Paul comme chrétien fidèle (non pas comme apôtre, ce serait encore beaucoup plus sérieux) …

On peut le dire tout particulièrement aux jeunes : c’est une faute extrêmement grave que de discréditer les frères que Dieu nous a donnés pour les derniers jours. Il faut reconnaître l’autorité et la présence du Seigneur chez un ancien. Mais un frère aurait-il tous les dons, il reste un simple frère, serviteur de tous jusqu’à son dernier souffle.

Paul n’agit pas en maître, il n’agit pas davantage comme tel à la fin de sa course. C’est l’apôtre Pierre qui exhorte les anciens à être les modèles du troupeau. « Non pas comme dominant sur des héritages » écrit-il (1 Pier. 5. 3). Nous connaissons son histoire comment il a renié le Seigneur et aussi comment il a été restauré. Par trois fois le Seigneur a demandé à Pierre : « M’aimes-tu » (voir Jean 21. 15 à 17). Un profond travail de jugement de lui-même, l’amène à reconnaître qu’en lui il n’y a rien, et à jouir plus profondément de l’amour du Seigneur. Il peut alors recevoir un service pastoral.

Mais s’il y a une responsabilité pour celui qui remplit ce service, il y en a une aussi pour celui qui en est l’objet. Il faut que nous manifestions un esprit de soumission. On n’aime pas à entendre une parole qui va toucher la plaie qui est dans le cœur et la conscience, mais c’est pourtant là un service nécessaire, même s’il n’est pas toujours rempli comme il convient.

Au chapitre 6 du livre des Actes, lors du choix de serviteurs pour servir aux tables, la multitude des disciples jette les yeux sur des frères « pleins de l’Esprit Saint », désireux de s’attendre au Saint Esprit pour tout ce qui concernait leur existence. Puisse un tel désir nous animer car dans la chrétienté et même, hélas, parfois parmi nous, on ne s’attend pas uniquement aux directions du Saint Esprit, ce qui conduit à improviser et à entreprendre.

Ce manque de dépendance est particulièrement sensible aujourd’hui pour les cas de discipline. Nous ne sommes pas rassemblés entre nous, sinon nous sombrerions dans le « fraternisme ». Mais nous le sommes sous le regard de Dieu et dans la présence du Seigneur. Il est important pour le surveillant et pour tous de se rappeler que tout vient et doit venir du Saint Esprit. L’ancien n’est d’ailleurs pas forcément âgé, un frère plus jeune peut avoir les caractères d’un ancien.

Hébreux 13. 17 : « Ils veillent sur vos âmes, comme ayant à rendre compte ». Le lavage des pieds fait partie des soins pastoraux.

Le Seigneur dit à Pierre : « Si je ne te lave, tu n’as pas de part avec moi » (Jean 13. 8). Et il ajoute : « Vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres » (v. 14). Il faut ôter la souillure, qui est un obstacle à la communion avec le Seigneur. C’est un exercice personnel d’abord, et vis-à-vis des autres ensuite.

Il y a de la joie pour celui qui remplit un tel office, et de la joie pour celui qui en est l’objet, « qu’ils fassent cela avec joie, et non en gémissant, car cela ne vous serait pas profitable ». Que nos cœurs désirent ce service, du fruit sera produit.

Le don de pasteur est le plus rare et le plus difficile. Il requiert toute une science divine. Si le docteur s’occupe, lui, de vérités, le pasteur, lui, s’occupe d’âmes. Il lui faut employer toute une pharmacopée, toutes sortes d’ingrédients. Si une âme est saisie de détresse devant son péché, ce n’est pas le moment de lui marteler la conscience. Mais si au contraire elle s’endurcit, cela peut être très utile.

Il faut avoir affaire au Seigneur au moment même, être précédé par le Seigneur dans le service. Tout ceci demande de la part du serviteur un long exercice de prière. Le serviteur se met aux pieds de celui qu’il sert. Il ne vient pas à lui avec hauteur et avec des sentiments de propre justice. Il est au contraire convaincu de sa propre indignité, de sa faiblesse, ce qui le garde dans l’humilité. Mais s’il laisse percer quelque sentiment de supériorité, il aggravera la plaie au lieu de la guérir. Ceci est vrai aussi pour l’Assemblée tout entière dans un cas d’exclusion.

Combien ces choses sont délicates, et souvent nous n’y sommes pas assez attentifs. Nous manifestons plutôt de l’indifférence. Or, ne pas s’en occuper est aussi grave que de mal le faire. Le Seigneur peut agir par le moyen des frères, mais il peut aussi agir sans eux. C’est l’enseignement de 1 Corinthiens 11, nous aurons l’occasion d’y revenir.

Les atermoiements dans l’accomplissement d’un tel devoir aggravent le cas et augmentent le trouble qu’il produit. On nuit à l’intéressé, à sa famille, à l’Assemblée et même aux inconvertis. Que le Seigneur nous accorde des frères et des sœurs pieux qui aient à cœur la gloire et les intérêts de Dieu envers et contre tout. Alors les choses seront plus simples même si elles paraissent plus douloureuses. On ne saurait trop insister sur l’importance de tels enseignements.

Dieu ne saurait bénir celui qui cache une plaie, un péché caractérisé. La bénédiction est assurée à celui qui remplit le service qui vient de nous être rappelé. Ces exhortations sont de saison, surtout dans les assemblées nombreuses où l’on a tendance à s’ignorer. Que Dieu nous garde de cacher le mal et de penser qu’il pourra demeurer caché.

Mais il faut être en garde aussi contre la tendance qui porte à découvrir par plaisir et par malice des fautes ou des manquements des autres. Si un frère ou une sœur sait garder un secret, c’est une chose précieuse dans une assemblée, et nous devrions tous en être là. Il faut couvrir tout ce que Dieu couvre.

Jacques 5. 19 et 20 : « Mes frères, si quelqu’un parmi vous s’égare de la vérité, et que quelqu’un le ramène, qu’il sache que celui qui aura ramené un pécheur de l’égarement de son chemin sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés ».

Comprenons bien qu’il s’agit ici comme dans le Psaume 32, d’un péché couvert parce qu’il a été confessé et jugé.

Les passages de Matthieu 18, Galates 6. 2, 2 Thessaloniciens 3 nous parlent de la discipline. Quand les soins pastoraux ont échoué – soit parce qu’ils ont été mal appliqués, soit parce que l’âme les a mal acceptés – il faut agir autrement. D’une façon générale, quand on parle de discipline, on pense au retranchement. Le retranchement n’est pas la discipline, il constate au contraire l’échec des soins pastoraux et de la discipline, Il faut alors ôter le méchant…

Il y a plusieurs sortes de disciplines. Dans le passage de Matthieu 18 nous avons ce que l’on peut appeler la discipline fraternelle. Si un frère fait tort à un autre, si un différend surgit entre deux frères ou deux sœurs, du trouble en découle et la communion est entravée. Si un péché est commis à notre égard, nous sommes portés à dire : Je ne lui en tiens pas grief, je lui ai déjà pardonné, inutile de s’en préoccuper… En réalité, le Seigneur ne pardonne que sur un terrain de justice. Le pardon ne peut être accordé sans repentance.

Je dois souffrir de voir mon frère en mauvais état. J’irai le trouver sans aucune amertume. Ce ne sera pas pour lui faire des reproches, mais pour essayer de le gagner avec douceur, avec humilité, avec un désir sincère de le ramener. N’allons pas raconter à droite ou à gauche ce qu’il nous a fait, comme nous le faisons si souvent. Si le frère écoute, il est gagné, l’affaire est réglée. Mais s’il n’écoute pas, il se peut que ma démarche ait manqué d’amour ou que le cœur auquel je m’adresse soit dans un mauvais état. Il faut alors prendre avec soi un ou deux frères.

Pour que l’affaire soit placée devant l’assemblée, elle doit être appuyée par deux ou trois témoins. Le tort doit être nettement établi. « Si encore il ne veut pas écouter, dis-le à l’assemblée ». Il a une nouvelle possibilité de se repentir. S’il ne se repent pas : « Qu’il te soit comme un homme des nations et comme un publicain ». Ce n’est pas une discipline de l’assemblée. Je le tiens à l’écart, nos relations sont interrompues. Le but c’est d’atteindre sa conscience.

Cette attitude n’est pas de la dureté ni une attitude de supériorité. Ce cas n’est pas, en principe, le plus grave. Il correspond au tort fait au prochain dont nous parle l’Ancien Testament. Et nous sommes tous atteints dans notre cœur et dans notre conscience par le reproche indirect que la simple lecture de la Parole sur ce sujet nous adresse. L’Israélite ne devait pas rester indifférent vis-à-vis d’un frère, c’est encore plus vrai pour un croyant.

Dans ce monde, ce n’est pas du tout la loi exposée ici qui régit les rapports entre offensé et offensant.

Mais ici l’offensé faisant taire la voix de son ressentiment, de ses revendications légitimes (pour parler à la manière du monde) montre que l’amour qui est dans son cœur vis-à-vis de son frère l’emporte sur tout autre considération. C’est d’un profond enseignement. L’amour est la somme de la loi : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Lév. 19. 18). À quel niveau moral de telles instructions nous élèvent !

Le Seigneur a été continuellement offensé, outragé. Et non seulement jamais Il n’a rendu outrage pour outrage, mais il n’a jamais cessé d’agir envers ceux qui lui faisaient du tort de la manière convenable : selon la loi royale de l’amour.

Si un tel état d’âme ne suit pas immédiatement en nous l’offense, il peut être produit par des exercices. Combien nous perdons facilement de vue les admirables profondeurs de la vérité morale divine. Elle est l’expression de ce que Dieu est, non dans ses actes, mais dans son Être. Elle reflète son admirable perfection vis-à-vis du mal.

Un tel comportement de notre part peut produire chez l’offensant de la contrition, de la repentance, ce qui est l’effet souhaitable. Certains, rares hélas, ont été touchés par les paroles de grâce et de vérité qui sortaient de la bouche du Seigneur Jésus. D’autres ont répondu par un endurcissement dans leur mauvais état, ce fut le grand nombre.

Les versets 21 à 35 nous montrent que si nous sommes amenés à pardonner à notre frère, c’est parce que nous avons été les objets d’un pardon infiniment plus étendu de la part de Dieu.

Nous désirons lire le passage cité tout à l’heure : Lévitique 19. 17 et 18 : « Tu ne haïras pas ton prochain dans ton cœur. Tu ne manqueras pas à reprendre ton prochain et tu ne porteras pas de péché à cause de lui (note : Tu ne souffriras pas de péché en lui). Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas rancune aux fils de ton peuple ; mais tu aimeras ton prochain comme toi-même. Moi je suis l’Éternel ».

Je pense que nous devons tous reconnaître que lorsque des situations semblables ont pu surgir, nos sentiments spontanés vis-à-vis de l’offenseur – à moins de nous tenir dans une communion de chaque instant avec Dieu – n’ont pas été tels. Mais la Parole ne suppose pas de fléchissement quant à la vérité. Il arrive qu’il s’écoule un intervalle de temps entre le moment où nous avons reçu l’offense et celui où des dispositions conformes à la pensée de Dieu se trouvent dans notre cœur.

Cette façon d’agir n’est pas un commandement à exécuter de façon mécanique. Si nous le faisons, nous ajoutons ainsi une faute à la première. Il faut que Christ agisse en nous par son Esprit et par sa Parole. Un tel amour prend sa source en Dieu lui-même. C’est dans des faits de ce genre que nous sommes mis à l’épreuve le plus fortement.

C’est le moment alors de mettre en pratique l’amour versé dans notre cœur. C’est une victoire de Dieu sur l’égoïsme d’un homme, sur son amour-propre blessé. C’est la chose la plus difficile à réaliser. Donner encore à quelqu’un qui nous a frustré, c’est plus facile.

On remarque, chez les frères qui ont été nos conducteurs, un tel comportement au milieu de l’opposition générale… tout en continuant à montrer un intérêt sincère à l’égard de leurs adversaires. « Priez pour ceux qui vous font du tort… » (Mat. 5. 44) avec tout ce qu’un tel état d’âme suppose. Pas de correction de façade. Ne soyons pas passifs mais actifs. L’amour sait attendre, il sait aussi supporter, mais il sait aussi surmonter.

Christ doit être en nous d’une manière vivante. Il nous est très facile de nous réjouir dans la contemplation de la perfection humaine de Jésus… mais qu’il nous soit donné de ne pas oublier qu’Il a senti tout cela et avec d’autant plus d’acuité qu’il n’y avait en Lui aucun égoïsme, mais une horreur constante du mal. Que nos cœurs ne soient pas toujours un champ de bataille entre le mal et le bien, mais un lieu où le bien triomphe. Au tribunal de Christ, la vie de chacun sera pesée. Et ce ne sera pas sur l’apparence extérieure mais selon les secrets de nos cœurs.

Romains 12 : La deuxième partie de ce chapitre contient des exhortations pratiques et ce n’est pas sans intention qu’elles commencent par ces mots : « Que l’amour soit sans hypocrisie, ayez en horreur le mal, tenez ferme au bien » (v. 9) et qu’elles s’achèvent par ce verset : « Ne sois pas surmonté par le mal, mais surmonte le mal par le bien » (v. 21).

Si l’offensé va trouver son frère, il manifeste d’une part de l’amour pour son frère et, d’autre part, il montre qu’il a en horreur le mal. Le Seigneur connaît les mobiles qui nous font agir. Ils peuvent ne pas être parfaitement louables. Nous pouvons avoir le désir que l’on parle de nous, que l’on dise : « Vous savez, dans telle ou telle circonstance, il a montré qu’il savait oublier les offenses. L’affaire doit être réglée entre les deux frères sans que personne ne sache comment. « Entre toi et lui seul » commande la Parole. Et que nos motifs soient saints et purs.

Matthieu 5. 23 et 24 – Ce passage nous montre que l’exercice de la sacrificature et la louange sont entravés par un désaccord survenu entre deux frères. Une pensée mal fondée suffit… Va aussitôt, réconcilie-toi. Il faut d’abord tout régler dans la lumière. Puis vient et offre la louange, le culte pourra être rendu. Nous souffrons souvent d’une faiblesse marquée dans le culte, la louange a de la peine à s’élever ; Dieu est frustré de la louange qui lui est due.

On peut être étonné de ce que la Parole parle si souvent de situations difficiles. C’est que Dieu nous connaît bien et que son cœur aussi est rempli d’amour pour nous ; aussi veut-Il nous aider. Il sait bien que ses enfants seraient surmontés par les difficultés s’Il ne leur venait en aide.

L’histoire de l’Église est assez triste pour que nous comprenions que si Dieu ne nous aidait pas, nous aurions tôt fait de sombrer. Mais il nous montre ses moyens à Lui pour s’occuper de la chair qui se manifeste chez les siens. Ces ressources, c’est l’activité et la puissance de l’amour.

Dieu n’a pas dit : Allez… j’interviendrai partout, je sais tout ce qui se passe dans les cœurs… Sans doute Il a la haute main et règle ainsi bien des cas. Mais Il ne veut pas garder les siens comme on garde un bijou dans un écrin. Il veut qu’ils aient une confiance acquise par l’expérience de ses soins constants, de sa grâce. Elle agit pour mater la chair en chacun de nous.

Croyez-vous d’ailleurs qu’une telle victoire soit remportée sans que le lien qui nous unit à Christ en soit affermi ? Le croyant ainsi béni dira dans son cœur : Le Seigneur m’a fait sortir de cette difficulté, sans Lui qu’aurais-je fait ? Je lui dois tout.

Un mot sur Galates 6 – Il s’est « laissé surprendre ». Il n’est pas habituellement dans cet état, mais il a manqué de vigilance. L’exhortation est adressée à des « frères spirituels », qui marchent par l’Esprit. Ici, c’est ce que l’on peut appeler la discipline paternelle, celle d’un père vis-à-vis de son enfant, empreinte, à la fois de douceur et de fermeté.

Il le redresse et le ramène à un état correspondant à la pensée de Dieu. Il faut cette douceur de la grâce. Et il est ajouté (comme dans Actes 20) : « Prenant garde à toi-même de peur que tu ne sois toi aussi tenté ». Il y a une supériorité… en grâce.

Dans le cas précédent, la difficulté pour le frère offensé était de surmonter ses sentiments naturels par l’amour. Le danger ici n’est pas de se venger mais d’être indifférent, de dire en somme : Dieu s’occupera de lui. Notre premier sentiment est toujours tel. Il est rare que l’on soit indifférent à l’égard de celui qui nous a fait du tort.

Le passage de Galates 6. 1 et 2 concerne une chute occasionnelle, ce n’est pas un état. Si quelqu’un tombe dans le fossé et que je sois encore sur la route, je dois chercher à l’en retirer en pensant que je puis y tomber à mon tour. Il faut porter les charges les uns des autres, s’occuper d’eux en grâce. Et si même un inconverti étale sous nos yeux dans la rue son intempérance, devrait-il y avoir dans nos cœurs autre chose que de la compassion ? Le Seigneur a eu partout une compassion infinie, et si un cœur était endurci, il usait de la répréhension, mais toujours en amour.

Hébreux 12. 12 : « C’est pourquoi redressez les mains lassées et les genoux défaillants… ». C’est une exhortation individuelle. Marchons avec prière et supplication dans un sentier droit afin que ce qui est boiteux ne se dévoie pas, mais plutôt se guérisse. La contagion de l’exemple amènera ceux qui marchaient comme des boiteux à se redresser.

Ce n’est pas le service de Galates 6. Mais la marche fidèle d’un croyant amènera ceux qui sont en danger de s’écarter à revenir. Nous avons une influence sur ceux qui nous entourent, elle peut être bonne ou mauvaise.

Au sujet de Galates 6, il ne s’agit pas de brandir la menace d’une mise hors de communion. Un discernement spirituel est nécessaire pour apprécier la gravité des cas. Ici la défaillance est indiscutable mais elle peut être réglée par les ressources de l’amour. Mettre hors de communion montre que tous les moyens ont échoué.

Matthieu 18 n’est pas une discipline de l’assemblée à proprement parler : « Qu’il te soit… ». C’est une attitude de réserve à son égard.

Galates 6 ne présente pas non plus une discipline de l’assemblée. C’est un service accordé à des frères spirituels.

2 Thessaloniciens 3 présente la discipline de l’assemblée. L’ordre convient dans notre vie, dans nos maisons, dans l’assemblée. Ici quelqu’un ne reçoit pas les enseignements de la Parole. Il montre un esprit de désobéissance et de propre volonté. « Notez-le et n’ayez pas de commerce avec lui ; afin qu’il en ait de la honte ».

Cette discipline doit être respectée par tous. Il serait anormal de continuer à avoir avec lui des relations quelconques. Ce serait se croire plus sage que Dieu, que sa Parole. Cette discipline n’est pas souvent exercée. Peut-être amènerait-elle des frères et des sœurs à s’humilier. Sinon on en arrive à être obligé d’exclure le méchant.

L’avertissement réside plutôt dans l’attitude de l’assemblée que dans des paroles. Elle signifie : Vous êtes noté, nous ne pouvons plus avoir de relations avec vous si vous persistez dans ce chemin. Reste bien entendu le service de sacrificateur et les frères qui ont ce service peuvent aller voir le coupable pour discerner s’il y a de la repentance dans son cœur.

Dans un tel cas, l’obéissance à la Parole nous commande de ne pas manger avec lui. Nous garderons aussi le silence sur les choses de Dieu comme sujet de joie en commun. Notre attitude doit toujours lui rappeler que quelque chose reste à régler. Que le Seigneur nous donne de la sagesse à cet égard aussi.

L’épître à Timothée nous parle aussi d’une forme de discipline : « Ceux qui pèchent, reprends les devant tous ». C’est une chose que l’on ne voit plus faire maintenant. Elle se propose d’éviter la propagation du mal. Le Dieu plein de grâce peut aussi employer des moyens sévères pour brider la chair en nous.

Il est très grave qu’une assemblée se laisse surmonter par le mal et n’exerce pas les disciplines appropriées à chaque cas, examiné à part avec le seul désir de plaire à Dieu. C’est pour elle une responsabilité capitale si elle n’y fait pas face. Des frères, des sœurs peuvent venir à la table du Seigneur et manger et boire indignement à la table du Saint et du Véritable (1 Cor. 11). Il y a d’abord une responsabilité, individuelle. « Que chacun s’éprouve soi-même… ». Il faut se laver les mains et les pieds à la cuve d’airain, se purifier des souillures contractées pendant la marche.

Si nous manquons à cet égard et que les soins pastoraux ou les disciplines ne soient pas exercés, alors Dieu intervient dans son juste gouvernement. Il peut ôter la lampe de son lieu. En tout cas chez les Corinthiens plusieurs étaient faibles ou malades, d’autres dormaient, c’est-à-dire qu’ils avaient été retirés. Tout ceci doit nous rendre extrêmement sérieux. Si nous voulons jouir de son amour et de sa grâce, nous ne le pourrons que sur un terrain de vérité et de sainteté. Que ceci parle à la conscience des assemblées.

On peut dire : Il se passe pourtant tant de choses graves dans la chrétienté et le Seigneur n’intervient pas… C’est vrai, mais là où la vérité est connue, le Seigneur exige une marche qui corresponde avec les lumières qu’Il donne. Il y a trop de lumière parmi les saints pour que le mal y soit toléré, malgré notre misère.

L’admission à la table du Seigneur est une chose sérieuse et pour ceux qui reçoivent et pour celui qui demande : celui-ci doit désirer venir là pour le Seigneur lui-même. C’est très simple, mais c’est aussi très sérieux, car nous sommes dans la présence du Seigneur.

Ce qui entraîne le déclin d’un rassemblement, ce ne sont pas seulement les manifestations extérieures de la chair, mais avant tout nos manquements intérieurs. Ils ont une répercussion autrement importante qu’un fait extérieur précis. L’assemblée ne s’occupe que des faits extérieurs. Nous n’avons pas à juger les secrets des cœurs : c’est la prérogative de Dieu de le faire. Si un frère est orgueilleux, égoïste, avare, ce n’est pas toujours facile à voir, mais Dieu le sait. Et il s’en occupe.

Il y a autre chose qui affaiblit le niveau de l’assemblée. C’est que l’assemblée de Dieu se trouve sur un terrain où la nature même n’a pas de place. Il y a sur le plan humain un ensemble de sentiments familiaux, d’affinités interfamiliales ou entre individus. La nature est reconnue, elle doit l’être absolument ; mais dans l’assemblée en tant que telle elle n’a aucune place.

Là il n’y a ni homme, ni femme, ni esclave, ni homme libre… Ce qui peut combattre la nature c’est l’action du Saint Esprit. Elle permet de laisser à sa place, très légitime ailleurs, la nature. C’est une chose nécessaire de redire cela. Combien de fois la nature n’a-t-elle pas la première place !

Il n’y a pas de réunion qui devrait être plus bienfaisante que la réunion du culte. Mais il faut de la fraîcheur d’affections pour le Père et pour le Fils et pour cela une sanctification préalable. Si nous ne goûtons pas ces joies divines et que la nature vienne prendre dans nos cœurs la place qui revient au Seigneur, l’assemblée sera vite tombée.

L’assemblée des saints n’est pas une confrérie humaine. Si nous nous contentons d’être nous-mêmes sans que nos pensées ne soient nourries par la grâce, nous aurons bientôt des difficultés qui nous surmonteront. Nous tournons bien vite les pages incisives de l’Écriture et nous oublions qu’elle dit : « Si quelqu’un aime père ou mère… plus que moi, il n’est pas digne de moi » (Mat. 10. 37). Et souvent alors nos difficultés sont multipliées.

Le Seigneur est le Maître souverain. Il rétablit l’ordre ou il peut retirer la lampe. Ne nous laissons pas aller… car le Seigneur, s’il a patience, interviendra enfin. Au lieu de sa bénédiction nous connaîtrons son juste gouvernement et nous apprendrons dans la souffrance ce qu’Il voulait nous apprendre en grâce et en amour.

D’après Études de La Rochelle 1963

TRADUCTION DE FEUILLETS (157)

« Pourquoi es-tu abattue, mon âme ? et pourquoi es-tu agitée au-dedans de moi ? Attends-toi à Dieu, car je le célébrerai encore : il est mon salut et mon Dieu » Psaume 43. 5.

LES CHOSES PEUVENT CHANGER

Tout le monde ne peut pas se remémorer une jeunesse insouciante. Nombreux sont ceux qui souffrent des expériences vécues alors. Leur passé non résolu pèse lourdement sur eux. À cela s’ajoute le présent qui, pour certains, est loin d’être heureux. Et lorsqu’on se tourne vers l’avenir, les perspectives ne sont guère réjouissantes.

Dieu ne veut pas que nos vies soient si sombres. Il nous aime et a une solution à nos problèmes. Son Fils est venu sur terre en tant qu’homme, Jésus-Christ, et a sacrifié sa vie sur la croix afin que nous puissions entrer dans une relation véritable avec Dieu. C’est pourquoi il nous invite : – Tournez-vous vers moi dans vos difficultés !

Lorsque nous confessons nos péchés à Dieu, il nous pardonne et nous conduit vers le Sauveur Jésus-Christ : – Croyez en celui qui est mort sur la croix pour vous ! Ainsi, le problème de notre culpabilité devant Dieu est résolu. Nous sommes désormais ses enfants bien-aimés.

Lorsque nous confions à Dieu notre Père toutes les épreuves que nous avons traversées, il nous aide à faire face au passé. Grâce à son pardon, nous pouvons aussi pardonner aux autres et nous libérer des souvenirs douloureux.

Dans le moment présent, nous prenons conscience que notre Père céleste pourvoit à nos besoins. La conscience de son amour nous aide à surmonter les difficultés. Notre avenir est entre ses mains. Il nous conduira assurément à notre port, la maison du Père.

D’après Näher zu Dir février 2026

« Pour moi, vivre, c’est Christ » Philippiens 1. 21.

CHRIST OU LE MONDE ?

Avez-vous récemment accepté le Seigneur Jésus comme votre Sauveur personnel ? Alors ce message vous est tout particulièrement destiné aujourd’hui.

Vous vous réjouissez du pardon de vos péchés et de la paix que vous avez maintenant avec Dieu. Vous savez que vous possédez la vie éternelle et que vous serez un jour au ciel. Votre vie sur la terre est maintenant entre les mains du Seigneur Jésus. Vous pouvez désormais vivre avec Lui et pour Lui.

C’est pourquoi le Seigneur vous appelle : « Donne-moi ton cœur ! » Mais le monde, qui aspire au succès sans Dieu et qui est sous l’emprise de Satan, cherche lui aussi à gagner votre cœur. Lequel des deux l’obtiendra ? À qui appartiennent votre affection et votre force vitale ?

La réponse dépend de la place que vous accordez au Seigneur Jésus dans votre cœur et dans votre vie. Il ne s’agit pas de faire de grandes promesses ou de prendre de grandes résolutions. Cela ne sert à rien.

Si votre cœur appartient inconditionnellement à votre Sauveur et Seigneur, vous vivrez pour Lui. Alors, la vie nouvelle que vous avez reçue de Dieu se déploiera par la puissance du Saint-Esprit. Elle s’épanouit dans la prière et se nourrit de la lecture de la Bible.

Si vous laissez le monde prendre place dans votre cœur, il influencera votre vie. Chaque jour passé à poursuivre les intérêts du monde est un jour perdu pour Jésus-Christ. N’oubliez pas que nul ne peut servir deux maîtres.

D’après Näher zu Dir février 2026

« Le Pharaon, roi d’Égypte, n’est qu’un bruit ; il a laissé passer le temps ! » Jérémie 46. 17.

DÉLAI NON RESPECTÉ

Nous connaissons tous les échéances : payer une facture, signaler des défauts après un emménagement, etc. Pour certaines échéances, nous recevons un premier, un deuxième et un dernier rappel. Mais ensuite, le délai est définitivement passé.

Dieu agit de la même manière. Il frappe à la porte de chaque personne au moins deux ou trois fois. Aujourd’hui, il frappe à votre porte. Il déploie des efforts considérables pour vous atteindre. Mais le verset d’aujourd’hui montre qu’avec Dieu, il arrive un moment où votre temps est écoulé. Le pharaon a laissé passer le temps que Dieu lui avait accordé pour se repentir. Il n’a pas voulu écouter la voix de Dieu et a obstinément refusé de Lui obéir. Alors le pharaon a été perdu, car le jugement annoncé s’est abattu sur lui.

Dieu est patient et attend. Il ne veut pas que nous soyons perdus. Mais il ne se plie pas à nos désirs ni à notre calendrier. C’est pourquoi nous ne devons pas ignorer ses avertissements. Son appel pressant est : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7). C’est le moment de se tourner vers Dieu, de confesser ses péchés et de croire en Jésus-Christ le Sauveur. Demain, il sera peut-être trop tard. Ne laissez pas passer le temps !

D’après Näher zu Dir février 2026

« Certainement, lui, a porté nos souffrances et s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris » Ésaïe 53. 4 et 5.

L’ATTENTE DU MESSIE

Mark, âgé de douze ans, a grandi à Odessa, au bord de la mer Noire. Un jour, il entra dans la chambre de sa grand-mère et la trouva avec sa Bible hébraïque sur les genoux. Des larmes brillaient dans ses yeux.

– Mark, dit-elle, j’aimerais te lire un passage de la Bible.

Puis elle commença à réciter le verset du jour, tiré du prophète Ésaïe. Ces versets parlent de notre Messie, le Rédempteur du peuple d’Israël, expliqua-t-elle. Un jour, il viendra et souffrira pour nos péchés. Mark, je l’attends depuis plus de quarante ans, mais il n’est pas encore venu. Mais tu es encore jeune. Peut-être vivras-tu assez longtemps pour Le voir. Souviens-toi de cela et attends-Le : Il viendra assurément accomplir tout ce qui a été prophétisé à son sujet.

Cette vieille femme est morte sans jamais avoir entendu parler de Jésus-Christ. Mais ceux qui connaissent non seulement l’Ancien, mais aussi le Nouveau Testament, sont bien plus heureux : nous savons que le Fils de Dieu, le Messie promis, est déjà venu. Il a souffert sur la croix et Il est mort pour les péchés de tous ceux qui croient en Lui.

Ce message heureux du Nouveau Testament s’adresse à chaque personne, quelles que soient ses origines. Il s’adresse tout particulièrement aux descendants du peuple de Dieu, Israël. Quiconque croit aux paroles du prophète Ésaïe recevra le salut par Jésus-Christ.

D’après die gute Saat février 2026

Jésus a dit : « Moi, la lumière, je suis venu dans le monde afin que quiconque croit en moi ne reste pas dans les ténèbres » Jean 12. 46.

UN POSTE À RESPONSABILITÉS

Long Island est une île de l’État de New York. En 1871, un phare y fut mis en service. Sur pilotis, il ressemble à un scarabée d’eau et est affectueusement surnommé le « phare-insecte ». En 1911, un bateau à vapeur s’y échoua dans un épais brouillard, le gardien du phare ayant fait preuve de négligence et n’ayant pas actionné la corne de brume à temps. Heureusement, tous les passagers s’en sortirent.

Les gardiens de phare – un métier aujourd’hui rare – devaient être consciencieux et attentifs, car des vies humaines dépendaient de leur travail. Ils devaient entretenir le phare, l’allumant au coucher du soleil et l’éteignant au lever du soleil. Les vitres et la lentille devaient être maintenues propres pour que la lumière porte le plus loin possible. Les mèches des lampes devaient être taillées pour éviter l’accumulation de suie ; de plus, les cornes de brume ou les cloches devaient être actionnées. La tour et les logements devaient également être entretenus et repeints régulièrement.

Jésus-Christ est venu « comme une lumière dans le monde ». Avec lui, rien n’était vague ni obscur. Il parlait de Dieu avec clarté et précision et plaçait les hommes dans sa lumière. Nul ne pouvait alors prétendre l’ignorer.

Ceux qui suivent Jésus sont « la lumière du monde » (Matthieu 5. 14). Les chrétiens sont donc appelés à rayonner, à témoigner clairement et intelligemment de Jésus par leur vie et leurs paroles. Une tâche importante, exigeante, mais non impossible. La question est donc : Rayonnez-vous, ou êtes-vous encore en train de recevoir la lumière ?

D’après die gute Saat février 2026

« Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, le fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (ce qui se traduit par : Pierre) » Jean 1. 42

APPRENDRE À CONNAÎTRE JÉSUS CHRIST – IL TRANSFORME LES GENS

Jésus n’a pas encore débuté son ministère public en Israël et séjourne à Béthanie avec Jean-Baptiste, au bord du Jourdain. Il vient de rencontrer André de Galilée (Jean 1. 37 à 39). André, tellement enthousiaste et convaincu du message de Jésus, amène aussitôt son frère Simon à Jésus, en s’exclamant avec joie : Nous avons trouvé le Messie ! Jésus regarde Simon et, comme Il le fait pour chaque personne, Il peut lire dans son cœur. Il connaît le passé de Simon, voit son présent et connaît son avenir. Tout cela est exprimé dans cette brève phrase : « Tu es Simon ; tu seras appelé Pierre (en grec : Petros) ». En Jésus, ce simple charpentier, résident la connaissance et la sagesse de l’éternité. Il n’est pas étonnant qu’André et Simon se sentent attirés par le Fils de Dieu.

En suivant la biographie de Simon dans les évangiles, nous sommes émerveillés de voir comment un homme sincère mais impulsif et téméraire, qui se surestimait, est devenu une pierre – un homme qui s’enracine et s’appuie uniquement sur le roc : Jésus-Christ. Cette transformation ne peut s’expliquer par des influences humaines. Jésus, le Fils de Dieu, a fait de Pierre un homme nouveau ! Son exemple, son enseignement patient et ses corrections ont certainement joué un rôle important. Mais le moment décisif fut celui où Jésus a donné le Saint-Esprit à ses disciples. Le Saint-Esprit, cette Personne divine, continue jusqu’à aujourd’hui à transformer les hommes. Il libère les rachetés des fardeaux qui les accablaient. Il fait d’eux des enfants de Dieu !

Étoile splendide,

Brillant dans ma nuit,

Bâton qui me guide,

Pain qui me nourrit,

Fontaine d’eau vive,

Phare que je vois,

Là-bas, sur la rive :

Tout cela, c’est toi.

D’après die gute Saat février 2026

« Soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur » 1 Corinthiens15. 58.

ÉTRANGERS, ET POURTANT TRÈS LIÉS

Pendant un trajet dans le métro, je donne des traités à quelques passagers. Ensuite, dans la gare, je croise d’autres passagers, qui acceptent les traités qui portent une grande croix sur la première page. Sur l’escalier roulant, derrière moi se tient un homme qui a l’allure d’un étranger. Quand je lui parle, il me répond en anglais : Je suis chrétien. J’avais déjà vu, dans le métro, que vous donnez des traités chrétiens, et j’ai prié pour vous. Je viens de Singapour, où je vais dans une assemblée chrétienne. Je suis pilote dans les lignes aériennes de Singapour, et je retourne demain là-bas. Je me réjouis vraiment que vous fassiez cela.

Quel encouragement, de rencontrer un frère en Christ, de l’Extrême-Orient, qui prie pour mon service, avant même que nous nous soyons rencontrés ! L’étincelle jaillit aussitôt et nous parlons encore un moment. Quand nous nous quittons, il sort de sa poche un billet de 50 euros et veut me le donner. Comme je ne veux rien recevoir, en principe, pour ce service, je le lui rends. Mais il n’abandonne pas : C’est pour les traités que vous donnez. Il le donnait, de tout son cœur, comme croyant, pour l’œuvre du Seigneur. J’ai pu alors l’accepter. Avec beaucoup de joie, et la certitude que nous nous reverrons au ciel, nous nous disons au revoir.

Cette rencontre fut un grand encouragement pour tous les deux. Tous ceux qui croient de cœur au Seigneur Jésus s’aiment l’un l’autre parce qu’ils appartiennent à la grande famille des enfants de Dieu. Origine, langue et nationalité n’y jouent aucun rôle.

D’après der Herr ist nahe février 2026

« A Sara il dit : Voici, j’ai donné mille pièces d’argent à ton frère ; cela te sera une couverture des yeux pour tous ceux qui sont avec toi, et pour tous » Genèse 20. 16.

MONTRER NOTRE SÉPARATION

C’est la deuxième fois qu’Abraham et Sara, le couple pieux de Hébreux 11. 8 à 11, affichent leur manque de foi en Dieu, Abraham prétendant que Sara était seulement sa sœur et non pas sa femme. Cette fois, tous deux sont repris. L’Éternel emploie de nouveau un incroyant pour montrer à Abraham comment les croyants devraient se conduire dans le monde (Gen. 12. 18 et 20. 9). Qu’il est humiliant qu’il nous soit rappelé par le monde ce que notre Dieu attend de nous !

Le reproche à Sara lui est donné sévèrement par Abimélec, qui, de manière sarcastique, donne à son frère plus d’argent que nécessaire pour acheter un voile pour sa femme. Comme femme d’Abraham, Sara aurait dû être voilée. Le voile disait au monde que celle qui le portait était exclusivement pour son mari, et séparée de tous autres. Rebecca comprenait cela quand elle se voila immédiatement pour Isaac en Genèse 24. 65. Sara comprenait-elle aussi cela ? Ne devrions-nous pas le comprendre, comme étant « l’épouse de Christ ? »

Comme épouse de Christ (Éph. 5. 23), l’Église devrait toujours apparaître voilée devant le monde. Que nous soyons séparés du monde devrait être aussi évident pour lui qu’un voile sur notre visage. Quand le monde nous regarde, il ne devrait plus nous voir comme disponibles, mais plutôt comme attachés exclusivement à Christ. Le voile agit de deux manières pour celle qui le porte : il l’identifie comme appartenant à quelqu’un, et la sépare de toute autre personne.

La réprobation d’Abimélec était sérieuse. Elle disait à Sara qu’elle avait manqué de foi pour montrer son attachement à Abraham. Elle devrait nous enseigner que même le monde s’attend à ce que ceux qui sont attachés à Christ le montrent.

D’après The Lord is near septembre 1988 (L.J. Ondrejack)

« Il est le Rocher, son œuvre est parfaite ; car toutes ses voies sont justice. C’est un Dieu fidèle, et il n’y a pas d’iniquité [en lui] ; il est juste et droit » Deutéronome 32. 4.

CHRIST, LE ROCHER POUR LE CHRÉTIEN

L’Ancien Testament rend clairement témoignage au fait que Dieu Lui-même est le Rocher, le fondement d’une solidité immuable et de confiance. Le Nouveau Testament parle souvent aussi du Rocher, en déclarant : « le Rocher était le Christ » (1 Cor. 10. 4) – car cela est le symbole de la vérité que Christ est Dieu. Notre faiblesse et notre dépendance exigent un fondement absolument parfait. Où cela peut-il se trouver sinon en Celui qui est Lui-même le Dieu vivant ?

En Lui seul l’âme peut se reposer avec une entière confiance, car toutes ses voies sont justice. Pourrions-nous jamais imaginer être satisfaits d’un Dieu qui pourrait en une quelconque mesure compromettre la justice ? Nous nous plaignons si un juge porte un jugement qui n’est pas juste ou équitable. Nous ne pouvons pas faire confiance à une telle personne. Si Dieu pouvait être injuste en quelque détail que ce soit, nous ne serions alors pas certains qu’Il agisse justement envers nous en tout temps. Quel désastre complet cela apporterait à la création entière !

Mais Dieu agit toujours justement dans tous les domaines. Il a bien agi en nous faisant voir nos propres mauvaises actions, et en nous montrant que, sans le sacrifice du Seigneur Jésus, nous ne pourrions avoir aucune part à sa justice. De plus, Il agit justement en pardonnant et en justifiant le pécheur coupable qui reçoit son Fils Jésus comme Seigneur et Sauveur, parce que le poids entier du juste jugement de Dieu a été porté sur le Calvaire.

Il est absolument fidèle et sans iniquité. Cela se voit de manière très belle en ce qu’Il a donné son Fils, et aussi en ce qu’Il L’a ressuscité d’entre les morts. La valeur de ce sacrifice peut-elle disparaître ? Jamais ! Rien ne peut nous séparer de « l’amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rom. 8. 38 et 39).

D’après The Lord is near septembre 1988 (L.M. Grant)

« Car les noces de l’Agneau sont venues » Apocalypse 19. 7.

LE TEMPS PRÉCÉDANT LES NOCES DE L’AGNEAU

Ayant trouvé la perle de grand prix, l’évaluant selon l’estimation de ses propres affections, le marchand (qui représente Christ) alla vendre tout ce qu’Il avait, et l’acheta (Mat. 13. 46). Jésus se donna Lui-même pour l’assemblée, afin de la sanctifier et de la purifier par le lavage d’eau par la Parole – rendant ainsi l’Église moralement convenable pour Lui-même, « afin qu’il se présente l’assemblée à lui-même, glorieuse ». Nous avons ainsi trois degrés – passé, présent, futur. Il s’est donné pour elle dans sa mort sur la croix. Il la purifie – l’action qu’Il accomplit maintenant par son intercession à la droite de Dieu, dont la réponse est le lavage par l’eau de la Parole. Et Il se la présente à Lui-même – c’est ce qui se passera au repas des noces de l’Agneau.

Et chacun de ses actes est le fruit de son amour. S’Il attend encore à la droite de Dieu, c’est seulement afin que tous ceux qui doivent faire partie de l’Épouse lui soient ajoutés. « Tout ce que le Père me donne viendra à moi » (Jean 6. 37) ; et Il l’a achetée, rachetée, tout cela par le don de Lui-même. C’est pourquoi Il restera assis jusqu’à ce que le dernier de ses rachetés soit amené des ténèbres à la merveilleuse lumière de Dieu. Alors Il ne tardera pas : car le même amour qui l’a poussé à se donner Lui-même le dirigera à chercher son épouse. C’est pourquoi Il se présente à l’Église en disant : « Je viens bientôt », en lui rappelant que son amour ne varie jamais, qu’Il attend avec impatience le moment où Il pourra venir la chercher pour qu’elle soit avec Lui. Après avoir cherché les siens et les avoir amenés dans la maison du Père, et avoir tout manifesté devant son trône de jugement, le moment du mariage sera venu.

D’après The Lord is near septembre 1988

« Car il n’y a pas d’enchantement contre Jacob, ni de divination contre Israël. Comme en ce temps-ci, il sera dit de Jacob et d’Israël : qu’est-ce que Dieu a fait ? » Nombres 23. 23.

LA MALÉDICTION CHANGÉE EN BÉNÉDICTION

Balak, le roi de Moab, terrifié à la vue de tout ce qu’Israël avait fait aux Amoréens, paya Balaam pour qu’il maudisse Israël ; mais l’Éternel se servit de la langue du prophète ambitieux pour lui faire dire toutes ses pensées au sujet d’Israël. Il ne permettra à personne de maudire son peuple. Il se peut qu’Il doive agir avec eux en secret au sujet de beaucoup de choses, mais Il ne permettra pas à un autre de parler contre lui.

Cela est un point important. Ce n’est pas ce que l’ennemi peut penser au sujet des enfants de Dieu, ou ce qu’ils peuvent penser au sujet d’eux-mêmes, ou ce qu’ils peuvent penser l’un de l’autre ; la vraie question, c’est : Que pense Dieu à leur égard ? Il connaît exactement tout ce qui les concerne, tout ce qui est en eux. Toutes choses sont clairement révélées devant ses yeux pénétrants. Leurs plus profonds secrets sont tous connus de Lui. Ni anges, ni hommes, ni Satan, ne nous connaissent comme Dieu nous connaît. En conséquence, ce n’est pas avec la vision d’anges, ou la vision d’hommes, ou la vision de Satan, que nous avons à faire, mais avec la vision du Tout-puissant.

Cela donne une heureuse paix au cœur. Dieu nous voit, pense à nous, parle de nous, et agit envers nous selon ce qu’Il nous a faits Lui-même et a accompli pour nous selon la perfection de son œuvre. C’est ainsi que nous apparaissons dans « la vision du Tout-puissant » – où nous sommes vus depuis le haut des rochers. Quand Dieu regarde les siens, Il les contemple comme son propre ouvrage ; et c’est à la gloire de son saint nom et à la louange de son salut qu’aucune tache ne soit vue en ceux qui sont siens – ceux que, dans sa grâce souveraine, Il a fait être les siens.

D’après The Lord is near septembre 1988 (C.H. Mackintosh)

« Celui qui entend les paroles de Dieu, qui voit la vision du Tout-puissant, qui tombe et qui a les yeux ouverts, dit : Que tes tentes sont belles, ô Jacob ! et tes demeures, ô Israël ! » Nombres 24. 4 et 5.

VOIR LES CHOSES COMME DIEU LES VOIT

Dans la première des paraboles de Balaam, nous avons la séparation absolue d’Israël présentée clairement. Nous avons ici Israël destiné à être un peuple séparé et particulier – un peuple qui, selon la pensée divine à son égard, ne devait jamais, pour aucune raison, ou pour quelque but que ce soit, être mélangé avec les nations ou compté parmi elles. « C’est un peuple qui habitera seul ». Nous nous trouvons là sur un terrain vraiment élevé.

Dans la deuxième parabole, la bénédiction et la sécurité d’Israël dépendent, non pas de nous-mêmes, mais de la vérité et de la fidélité de l’Éternel. « Dieu n’est pas un homme pour mentir, ni un fils d’homme pour se repentir » (Nomb. 23. 19). Cela met Israël sur un terrain solide. Dieu doit être fidèle à Lui-même. Y a-t-il une puissance quelconque qui puisse L’empêcher d’accomplir sa parole et ce qu’Il a juré de faire ? Certainement pas. « Il a béni et je ne le révoquerai pas » (v. 20). Dans la parabole précédente, c’était : Dieu n’a pas maudit. Ici, c’est : « Il a béni ». C’est visiblement plus.

Dans la troisième parabole, c’est encore une étape plus loin. Le peuple de l’Éternel n’est pas simplement séparé et justifié. Ils sont beaux à ses yeux : « Que tes tentes sont belles, ô Jacob, et tes demeures, ô Israël ». Si quelqu’un était allé examiner ces tentes et ces demeures à la vue de l’homme, elles seraient apparues noires… comme les tentes de Kédar ». Mais, vues de la vision du Très-haut, elles étaient belles, et quiconque ne les voyait pas ainsi avait besoin que ses yeux soient ouverts.

D’après The Lord is near septembre 1988 (C.H. Mackintosh)

« Quand il l’a trouvé (la brebis perdue), il la met sur ses épaules, tout joyeux ; puis, de retour à la maison, il assemble les amis et les voisins et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé ma brebis, celle qui était perdue » Luc 15. 5 et 6.

TOUTE LA JOURNÉE

La journée comporte de nombreux moments, et chaque moment peut apporter des changements et de nouveaux chagrins, mais le Seigneur Jésus nous protège continuellement. Une jeune chrétienne qui avait été couchée pendant plusieurs mois était encouragée, au cours de plusieurs mois de faiblesse, par la traduction littérale de Matthieu 28. 20 : « Voici, moi je suis avec vous tous les jours ». Soit que le soleil éclatant brille sur toutes choses et les fasse paraître belles, ou que le ciel soit couvert et que les orages se déchaînent, Il est avec nous tous les jours.

« Et il habitera entre ses épaules ». Selon l’ordonnance divine, le souverain sacrificateur, revêtu de ses vêtements de gloire et de beauté, portait sur sa poitrine et sur ses épaules, les noms des tribus d’Israël. Là, chaque tribu brillait comme une pierre précieuse dans la lumière du sanctuaire, entourée d’or pur. Celui qui est le Souverain Sacrificateur sur la maison de Dieu porte les siens sur sa poitrine et sur ses épaules. Tout son amour est engagé pour nous, et toute sa puissance divine est administrée en notre faveur, pour nous conduire au travers de ce monde épuisant. Certains peuvent dire : Il est vraiment précieux de savoir que nous sommes abrités, en parfaite sécurité, conservés dans l’assurance de son amour ; mais nous sommes si faibles ! Mais cela n’exige pas beaucoup de force, d’être porté ! Nous avons demandé à une femme âgée de plus de quatre-vingts ans : Jusqu’où le berger porte-t-il la brebis quand il l’a trouvée ? Elle a réfléchi un moment, puis un sourire a illuminé son visage comme elle répondait joyeusement : Jusqu’à la maison !

D’après The Lord is near septembre 1988