Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
« En vérité, en vérité, je vous dis : Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra pas la mort, à jamais » Jean 8. 51.
« Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit (ou : refuse de croire) au Fils ne verra pas la vie » Jean 3. 36.
Dans la Bible, la mort est présentée sous trois aspects :
1. La mort spirituelle. « Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés, alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ (vous êtes sauvés par [la] grâce) » (Éph. 2. 4 et 5). Les gens qui vivent sans Dieu et dans le péché sont spirituellement morts à ses yeux. Cependant, s’ils se repentent et croient en Jésus Christ, le Sauveur, ils sont rendus vivants avec Lui. Par la grâce de Dieu, ils reçoivent une nouvelle vie).
2. La mort physique (la mort du corps). C’est la fin de la vie sur la terre. Cependant, ceux qui sont morts ne cessent pas d’exister, car leur âme et leur esprit continuent à vivre. Ils sont dans le royaume des morts jusqu’à leur résurrection. Pour ceux qui sont morts dans la foi en Jésus Christ, la « résurrection de vie » leur apportera la victoire finale sur la mort. Ils ne mourront jamais à nouveau.
3. La « seconde mort » (la mort éternelle). « Heureux et saint celui qui a part à la première résurrection : sur eux, la seconde mort n’a pas de pouvoir » (Apoc. 20. 6). Ils ne connaîtront pas la damnation éternelle en enfer. Mais tous ceux qui refusent d’être sauvés, et meurent en n’étant pas réconciliés avec Dieu, seront ressuscités pour subir une punition éternelle. Ils iront en enfer, où ils seront pour toujours séparés de Dieu et dans les souffrances des tourments éternels ; « ceux-ci s’en iront dans les tourments éternels » (Mat. 25. 46). C’est « la seconde mort ».
« L’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix, et ils sortiront ; ceux qui auront pratiqué le bien, pour une résurrection de vie ; et ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de jugement » Jean 5. 28 et 29.
La mort ne constitue pas la fin de l’existence humaine. Tandis que le corps est déposé dans la tombe et se décompose, l’esprit et l’âme vont dans le royaume des morts. La question, très importante est de savoir si nous mourrons sans que nos péchés aient été pardonnés, ou si nous sommes en règle avec Dieu parce que, lorsque nous vivions, nous avons cru au Sauveur, le Seigneur Jésus Christ.
Le verset 28 de Jean 5 atteste clairement que le Fils de Dieu va, un jour, ressusciter tous les morts. Ce qui nous paraît impossible sera accompli par sa puissance divine : tous les morts entendront sa voix et reviendront à la vie. L’esprit et l’âme de tous les hommes rejoindront leur corps, même si celui-ci est décomposé depuis bien longtemps ou a été incinéré après la mort.
La résurrection des morts est ainsi un fait basé sur la Bible. Une seule question peut se poser : Qu’arrivera-t-il aux personnes après leur résurrection ? La Parole de Dieu distingue clairement entre la « résurrection de vie » et la « résurrection de jugement » :
– Ceux qui meurent « dans le Seigneur » reviendront à la vie pour connaître une gloire éternelle – c’est ce qui est appelé la « première résurrection ». Ils seront emmenés au ciel dans un corps immortel, pour être pour toujours avec le Seigneur Jésus. Là, ils verront leur Rédempteur et se réjouiront éternellement en Lui (voir Apoc. 14. 13 ; 1 Thess. 4. 17 ; 1 Jean 3. 2).
– Ceux qui meurent dans l’incrédulité et dans leurs péchés ressusciteront pour le jugement et la punition éternelle. Ils devront paraître devant le Juge divin. Parce que leurs noms ne seront pas écrits dans le livre de vie, ils iront en enfer, où ils souffriront des tourments sans fin. C’est ce qui est appelé la « seconde mort » (voir Apoc. 20. 14 et 15).
« Je chanterai à l’Éternel durant ma vie, je chanterai des cantiques à mon Dieu tant que j’existerai » Psaume 104. 33.
HAENDEL ET LE MESSIE
Georg Friedrich Haendel (1685-1759) est estimé comme l’un des plus grands compositeurs de la période Baroque. Il était grand, mangeait et buvait beaucoup, pouvait composer sans arrêt pendant vingt heures de suite, et avait une énergie créative presque intarissable.
Il était aussi connu pour ses accès de colère. Une fois il menaça un musicien de le jeter par la fenêtre parce qu’il ne suivait pas ses indications. Aussi sa musique est puissante, simple, expansive, et d’une force majestueuse (en particulier dans les chœurs) – et pleine des mélodies les plus glorieuses.
Haendel était né à Halle, en Saxe. En 1710, il alla pour la première fois en Angleterre, qui devint sa seconde patrie. À Londres, Haendel composa surtout des opéras. En 1737 il eut une grave attaque. Les médecins pensèrent qu’il ne serait plus jamais capable de travailler. Mais contrairement à toute attente, sa santé fut complètement rétablie.
Par les épreuves qu’il vécut, Haendel devint humble et ouvert à Dieu. Dès lors, il se détacha petit à petit de l’opéra et composa des oratorios anglais avec surtout du contenu biblique. En 1741 il composa son œuvre la plus connue, le Messie, en guère plus de trois semaines. Cette œuvre décrit le chemin du Sauveur, Jésus Christ, depuis l’annonce de sa venue, sa naissance, sa mort, son retour, et la résurrection des croyants. Haendel donna le produit de son œuvre aux orphelins et aux pauvres.
Dix ans plus tard, Haendel perdit la vue. Sur son lit de mort, il se fit lire des psaumes et des versets de la Bible encourageants. Ses dernières paroles furent le verset de la Bible qu’il avait mis en musique dans le « Messie » : « Je sais que mon Rédempteur est vivant ».
D’après the good Seed juillet 2026
« Que votre lumière brille ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » Matthieu 5. 16.
ARISTIDE AU SUJET DES CHRÉTIENS
Aristide d’Athènes, un philosophe grec du 2ème siècle, se convertit au christianisme. Quand l’empereur Adrien visita Athènes, Aristide lui présenta son apologie, une défense de la foi chrétienne. En voici quelques extraits.
« Mais les chrétiens, ô Roi… ont trouvé la vérité. Car ils connaissent Dieu et se confient en Lui, le Créateur du ciel et de la terre, … d’où ils reçoivent les commandements qu’ils gravent dans leur esprit et observent, dans l’espérance et l’attente du monde qui est à venir.
C’est pourquoi ils ne commettent pas adultère ou fornication, ne portent pas de faux témoignages, ne convoitent pas ce qui n’est pas à eux, honorent père et mère, font du bien à leurs voisins… et ce qu’ils ne souhaitent pas que d’autres leur fassent, ils ne le font à personne d’autre… Ils parlent aimablement à ceux qui les agressent et les traitent en amis ; à leurs ennemis ils font volontiers de bonnes actions… Ils marchent avec toute humilité et bonté. On ne trouve pas de fausseté parmi eux. Ils s’aiment les uns les autres. Ils ne négligent pas les veuves, ils sauvent les orphelins loin de ceux qui les maltraitent. Quiconque possède quelque chose le partage généreusement avec celui qui en manque. Lorsqu’ils voient un étranger, ils le prennent chez eux et jouissent de l’avoir avec eux comme si c’était leur frère. Et s’ils apprennent que l’un d’eux est en prison ou opprimé pour le nom de Christ, ils pourvoient tous à ses besoins et si possible, assurent qu’il soit relâché.
N’est-ce pas là un beau témoignage qui pousse les chrétiens à vivre comme Christ en a donné l’exemple ?
D’après the good Seed juillet 2026
« Elle (la sagesse) est un arbre de vie pour ceux qui la saisissent ; et celui qui la tient ferme est rendu heureux » Proverbes 3. 18.
« Le fruit du juste est un arbre de vie, et le sage gagne les âmes » Proverbes 11. 30.
« L’attente différée rend le cœur malade, mais le désir qui arrive est un arbre de vie » Proverbes 13. 12.
LE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST SEUL DONNE LA VIE
Dieu avait planté les arbres dans le paradis (Éden) afin qu’ils soient, pour l’homme, un plaisir pour les yeux et bons comme nourriture. Ils étaient une source constante de joie : l’homme n’avait pas à travailler dur pour obtenir cette bénédiction. L’arbre de vie dépassait tous les autres arbres de ce point de vue. C’était un lien entre le Créateur et ses créatures, leur rappelant que la vie dépendait de Lui, de qui il provenait. Ce lien fut brisé par la désobéissance de l’homme. Dès lors, l’homme n’a plus Dieu devant son cœur. Il désire plutôt avoir le monde, sans Dieu. La convoitise de la chair le dirige. Mais aucune de ces choses ne lui donne accès à l’arbre de vie : on ne peut y accéder que par la foi.
Quand Christ est venu, en la plénitude du temps, Il était une racine sortant d’une terre aride, le rameau. En Lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Il a porté nos péchés en son propre corps sur le bois, Il est ressuscité hors du tombeau et a annoncé : Parce que je vis, vous vivrez.
Les versets ci-dessus, des Proverbes, affirment que les croyants peuvent déjà goûter les joies de la sagesse et de l’espérance célestes, et porter déjà du fruit par le Saint Esprit qui habite en eux. Ils ont maintenant, en Christ, dans le Saint Esprit, et dans sa Parole, un arbre de vie, une source abondante de rafraîchissement constant et varié. La pleine croissance, et l’abondance de fruit de l’arbre de vie seront dans le Millénium, comme cela est décrit en Apocalypse 22. Mais alors comme maintenant, seuls ceux qui sont venus à la croix y auront droit. Le Seigneur Jésus est le pain de vie, l’eau de la vie, la parole de vie : Il est la vie.
D’après the Lord is near février 1978
« C’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent : en s’y livrant, certains se sont égarés de la foi et se sont eux-mêmes transpercés de beaucoup de douleurs » 1 Timothée 6. 10.
L’AMOUR DE L’ARGENT, UNE PLAIE CHEZ LES CHRÉTIENS
La raison pour laquelle Dieu nous avertit si sérieusement, c’est qu’Il sait comment un tel amour est enraciné dans tout cœur humain. Toute personne non sauvée aime le monde et les choses du monde au lieu d’aimer Dieu et sa Parole. Seuls ceux qui ont reçu une nouvelle nature par la nouvelle naissance peuvent aimer les choses qui ne sont pas de ce monde. Leur cœur est déjà au ciel avec leur Sauveur. Donc, avoir l’esprit tourné vers les choses du ciel est le seul remède efficace contre l’amour de l’argent et d’autres formes de mondanité.
Nous tous, croyants, devons tenir compte de cette mise en garde contre l’amour de l’argent, parce que nous pouvons en être si facilement affectés. Ce passage ne parle pas seulement des riches. Quiconque souhaite avoir plus d’argent afin de pouvoir acquérir plus de choses du monde, ou en avoir autant que untel, est dominé par ce désir pécheur.Un tel désir appauvrit l’âme envers Dieu. De nombreuses disputes amères (concernant des héritages, etc…) ont eu lieu parmi les enfants de Dieu à cause de l’amour de l’argent. Éprouvons notre cœur et purifions-nous de cette forme de mondanité.
D’après the Lord is near février 1978
« Je me suis beaucoup réjoui d’avoir trouvé [plusieurs] de tes enfants qui marchent dans la vérité, comme nous en avons reçu le commandement de la part du Père » 2 Jean 4.
MARCHER DANS LA VÉRITÉ POUR PLAIRE AU SEIGNEUR
La joie de voir d’autres croyants marchant dans la vérité est une joie vraiment spirituelle qui donne rafraîchissement et force, en particulier dans des temps de découragement général. Mais avant que nous puissions marcher dans la vérité, nous devons d’abord être amenés des ténèbres à la lumière. Le Seigneur a fait cela de manière merveilleuse, en versant d’abord son sang pour le pardon de nos péchés, puis en envoyant l’Esprit de vérité dans notre cœur, pour nous conduire dans toute la vérité. Nous avons ainsi été sanctifiés (mis à part pour Dieu) afin de pouvoir marcher dans la vérité. Nous n’avons plus à ignorer les pensées du cœur du Père et du Fils, parce que le Saint Esprit et les Écritures rendent témoignage de tout le conseil de Dieu.
La vérité inclut la doctrine du seul corps de Christ et de l’Assemblée. L’une des dernières choses sur le cœur du Seigneur avant qu’Il quitte la terre, c’était « que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que c’est toi qui m’as envoyé » (Jean 17. 21). Cette unité de tous les croyants en un seul corps a été créée par le baptême dans la puissance du Saint Esprit le jour de la Pentecôte, et elle ne peut pas être rompue. Cependant nous pouvons manquer de garder le sentier pratique correspondant à cette grande vérité. Marchant dans la vérité, comme il nous est recommandé dans le verset ci-dessus, comporte donc cette vérité pratique de l’unité de l’Esprit.
D’après the Lord is near février 1978
« Afin de te faire connaître que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vivra de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel » Deutéronome 8. 3.
LE SENS SPIRITUEL DE CE PASSAGE
Le Seigneur Jésus donna un sens plus profond à ce verset que son interprétation habituelle : c’est que nous avons besoin, non seulement de nourriture pour notre corps, mais aussi pour notre âme, que nous recevons en lisant la Parole de Dieu.
Quand les fils d’Israël quittèrent l’Égypte, ils emportèrent de la pâte pour des pains sans levain et de la pâte pour du pain, mais ces provisions furent vite épuisées. Que faire, alors ? Ils ne savaient pas quelle serait la durée de leur traversée du désert. Mais Dieu, Lui, le savait. Cependant, Il permit qu’ils aient faim avant de leur donner une nouvelle nourriture, céleste. Ils n’avaient jamais entendu parler d’un tel pain venant du ciel – ni ne l’avaient goûté. Par cela ils auraient dû apprendre qu’ils pouvaient toujours faire confiance à Dieu, qui s’était révélé à Abraham par ces paroles : « Je suis le *Dieu Tout-puissant ; marche devant ma face et sois parfait » (Gen. 17. 1).
D’où venaient le pain et la viande que les corbeaux apportaient à Élie ? Qui fournissait la farine et l’huile à la veuve de Sarepta ? Qui fit que l’huile continua à couler de la cruche de la femme qui avait demandé de l’aide à Élisée ? Bien sûr, de Dieu seul.
Pendant ses tentations, quand le Seigneur Jésus cita le passage ci-dessus, Il aurait pu, sans aucun doute, transformer des pierres en pain. Mais au lieu de cela, Il choisit de rester complètement dépendant de son Père. Ainsi, le sens profond, le secret de vivre de la Parole qui sort de la bouche de l’Éternel, c’est de Lui faire entièrement confiance, et ainsi de permettre qu’Il dirige pleinement notre vie.
D’après the Lord is near février 1978
« Moi, je vous baptise d’eau pour la repentance ; mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses sandales : lui vous baptisera de l’Esprit Saint et de feu » Matthieu 3. 11.
LES DEUX TYPES DE BAPTÊME
Jean le baptiseur assemble ici les deux grands faits de la première et de la deuxième venues de Christ. Les prophéties de l’Ancien Testament avaient présenté ces deux évènements sans indiquer la longue durée de temps entre eux, aussi Jean les voyait ensemble.
Nous, aujourd’hui, savons que le baptême du Saint Esprit est le fait de donner de la puissance (au travers de l’assemblée) pour établir le royaume de Dieu en grâce (comme il en est maintenant), alors que le baptême de feu accompagnera le royaume de Christ quand Christ reviendra sur la terre avec puissance et gloire. Le Saint Esprit (dans la puissance duquel les croyants furent baptisés à la Pentecôte) nous rend témoignage, à nous, croyants, que nous sommes enfants de Dieu par grâce, et que, en tant que tels, nous sommes saints et séparés du monde ; le baptême de feu est l’application du jugement divin en rapport avec les hommes.
Les langues de feu divisées, le jour de la Pentecôte, étaient le témoignage de Dieu, que son jugement avait été exécuté sur Christ, et se répandait sur les nations comme sur les Juifs. Mais quand Jean le baptiseur parlait du baptême de feu, il se référait au juste jugement que le Messie exécutera quand Il reviendra sur la terre. La terre sera alors comme une aire ou l’on bat, où le Seigneur nettoiera complètement le froment de l’ivraie, par un juste jugement et un feu inextinguible. Mais cela, c’est l’opposé de ce qu’Il fait dans le temps présent par le Saint Esprit. Aujourd’hui, les personnes sont sauvées et scellées du Saint Esprit comme appartenant à Dieu.
D’après the Lord is near février 1978
« – Je ne possède ni argent ni or, mais ce que j’ai, je te le donne : Au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche » Actes 3. 6.
LE CHRÉTIEN DOIT POUVOIR COMMUNIQUER SA FOI EN JÉSUS CHRIST
Cette guérison en public, à la belle porte du temple à Jérusalem, était la première démonstration, après la Pentecôte, de la puissance du Saint Esprit dans les disciples de Christ. Un mendiant boiteux fut guéri par la foi dans le nom de l’Homme de Nazareth, que le peuple avait crucifié, mais que Dieu avait ressuscité et glorifié. Le Seigneur n’accomplissait plus personnellement les miracles. Les apôtres agissaient pour Lui en son nom. Pierre n’avait aucun pouvoir en lui-même, mais le Seigneur au ciel, qu’il servait, était le même que Celui avec Lequel il avait marché sur la terre. La seule puissance et la seule bénédiction que Pierre pouvait communiquer au pauvre mendiant dans le besoin était sa foi dans le Sauveur ressuscité et glorifié. Quand Pierre dit au mendiant de les regarder, lui et Jean, son compagnon, il fixa l’attention et l’espoir du mendiant sur le Seigneur, dont il était l’apôtre.
Beaucoup de personnes, négligées, ignorantes et dégradées, nous demandent de l’aide, espérant peut-être recevoir de l’argent. S’ils sont réellement dans le besoin, nous ne devrions pas le leur refuser, mais nous avons quelque chose de beaucoup plus important à leur donner. Si nous leur communiquons réellement notre propre foi dans le Seigneur Jésus et les dirigeons vers le Sauveur, ils feront comme ce mendiant qui sauta de joie et loua Dieu. Ceux qui verront cela seront remplis d’étonnement et d’admiration pour ce qui s’est passé.
D’après the Lord is near février 1978
« Faites ceci en mémoire de moi » Luc 22. 19.
« Faites ceci en mémoire de moi » 1 Corinthiens 11. 24.
LE SENS DE LA CÈNE POUR LES CROYANTS
Ces paroles, de la bouche du Seigneur Jésus, furent données en relation avec la fraction du pain, la participation au pain et au vin. On a souvent dit que c’était une demande, non pas un commandement, mais la requête du Seigneur devrait être pour nous un commandement. En tout cas, ce n’est pas un choix : le Seigneur nous a demandé de nous souvenir de Lui, et quel privilège c’est de le faire le dimanche.
Nous parlons quelquefois de la fraction du pain comme d’un temps où nous nous souvenons de Lui dans sa mort sur la croix. Ce n’est pas une affirmation erronée, mais seulement incomplète. Nous devons nous souvenir de Lui, ce qui comporte beaucoup plus que de sa mort pour nous. J.N. Darby dit que le mot souvenir a la pensée de parler de moi activement. Penser à Lui sur le trône éternel. Penser à Lui, lorsqu’Il voile sa gloire et vient sur la terre comme Homme. Penser à Lui comme un enfant obéissant, soumis à ses parents (un exemple pour tous les enfants). Penser à sa parfaite obéissance au Père. Penser à sa vie parfaite, où tout était équilibré et en bon ordre. Penser à sa grâce et sa miséricorde pour tous autour de Lui – à sa bienveillance et sa compassion. Penser à ses miracles. Penser à la croix, à Lui y allant volontairement et étant abandonné de son Dieu, et portant là nos péchés en son corps sur le bois. Penser à sa résurrection et à son ascension, et à Lui maintenant comme Homme à la droite de Dieu !
D’après the Lord is near février 1978
« J’ai trouvé que Dieu a fait l’homme droit ; mais eux, ils ont cherché beaucoup de raisonnements » Ecclésiaste 7. 29.
L’HOMME COMPLIQUE TOUT
Salomon déplorait le fait que la vie était devenue compliquée par de nombreux services ou inventions artificiels. De telles choses n’étaient pas nécessaires en Éden, où l’homme était droit et pas gâché, n’ayant pas de joug de péché à porter. Il pouvait parler et marcher librement avec son Créateur. Cependant, cette droiture fut vite perdue. Depuis lors, l’homme a œuvré pour inventer beaucoup de choses pour satisfaire son désir de connaissance, de confort, de sécurité et d’estime de soi. Mais toutes ces inventions, même les meilleures, ne remplacent pas la véritable communion avec Dieu et la connaissance de la vérité divine : le joug et le lien du péché, et la crainte de la mort subsistent.
Quand l’aveuglement humain atteignit son comble dans la crucifixion de Christ, Dieu, avec une pure grâce, se révéla pleinement dans la face de Jésus Christ. Pour cela Il envoya le Saint Esprit dans le cœur de ceux qui, par une grâce divine, avaient découvert que Jésus, le Nazaréen, était le Fils du Dieu vivant, qui avait été frappé comme leur substitut. Nous, croyants, sommes maintenant capables de marcher avec droiture devant Lui sans craindre la malédiction de la Loi. Nous sommes aussi délivrés de nombreuses inventions religieuses, vaines et déroutantes, dont l’homme s’est entouré. « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres ». Cependant, nous avons besoin d’être chaque jour soigneux pour être libérés de nombreuses autres inventions humaines qui nous font perdre notre temps, dans lesquelles nous pouvons si facilement être impliqués.
D’après the Lord is near février 1978
« Soyez sobres, veillez » 1 Pierre 5. 8.
GARDER LES YEUX OUVERTS SUR LES DANGERS DU CHEMIN
Un conducteur surveille les panneaux routiers dans les deux directions et les signaux, tandis qu’un marin surveille sa boussole et son écran de radar pour la même raison. Nous, comme pèlerins loin de chez nous, regardons à l’heureuse lumière de l’Étoile du matin, le Seigneur Jésus, en nous réjouissant dans l’espérance du jour nouveau. Mais nous devons aussi être vigilants contre les attaques de Satan, notre ennemi mortel, et être aussi attentifs quant aux pièges qu’il pose pour que nous trébuchions.
Les disciples dormaient pendant que le Seigneur vivait une terrible agonie dans le jardin de Gethsémané. Il leur dit ensuite : N’avez-vous pas pu veiller une heure avec moi ? Pour nous, maintenant, cette heure, c’est maintenant, l’heure pendant laquelle notre Seigneur est rejeté par le monde. Il nous a avertis : Veillez et priez, afin que vous n’entriez pas en tentation. La prière nous garde en contact personnel avec Lui, pendant qu’Il prie pour nous afin que notre foi ne soit pas ébranlée par les attaques vicieuses de Satan.
Nous devons donc à la fois veiller et attendre sa venue, et être vigilants, bien éveillés et conscients des dangers spirituels qui sont partout. Ne soyons pas insouciants, en ayant la fausse illusion que le monde, aujourd’hui, n’est pas aussi mauvais qu’il l’était quand les hommes ont crucifié Christ. Il est pire ! Les nombreux divertissements modernes tout autour de nous sont des pièges contre lesquels nous devons être sur nos gardes. Si nous ne pouvons pas aller quelque part ou à tel divertissement en pleine communion avec le Seigneur, refusons clairement d’y aller.
Quand le Seigneur dit à ses disciples : Ce que je vous dis, à vous, je le dis à tous : Veillez – Il parlait de vous et de moi, cher compagnon de pèlerinage.
D’après the Lord is near février 1978
« Afin que tu le possèdes pour toujours, non plus comme un esclave, mais au-dessus d’un esclave, comme un frère bien-aimé » Philémon 16.
LA VIE CHRÉTIENNE EN PRATIQUE
Ce verset se trouve dans la lettre pleine de grâce et de délicatesse, écrite depuis la cellule de prison de l’apôtre Paul, à son ami Philémon à Colosse, concernant le retour d’Onésime, l’esclave de celui-ci, qui avait été converti par le moyen de Paul. Le Saint Esprit nous montre ici une application remarquable de grâce et de vérité en Christ. En lisant cette lettre, nous sommes rafraîchis par l’amour fraternel authentique de tous ceux qui sont mentionnés : Paul, Philémon, Appia (la femme de Philémon) ; Archippe, un serviteur – et toute l’assemblée. Il y avait une identification mutuelle de la foi, et une condition spirituelle qui faisait agir cette foi en pratique.
La lettre de Paul nous donne une leçon valable aujourd’hui, c’est que la grâce élève les relations mutuelles où nous nous trouvons naturellement ou dans la société, et leur donne de la dignité. Le bien que nous voyons et reconnaissons dans un autre, frère ou sœur, qu’ils soient serviteurs ou employés dans le commerce, est ce que la grâce de Dieu a produit en eux, de sorte qu’ils sont de bien-aimés frères et sœurs en Christ, membres de la famille de Dieu. Philémon avait le témoignage d’avoir réconforté d’autres croyants, probablement par son hospitalité. Même l’apôtre, dans sa prison à Rome, espérait profiter de ce témoignage, et être rafraîchi par la nouvelle que Philémon avait reçu comme un frère son esclave en fuite. C’est ainsi que la grâce en action s’appliquait aux relations mutuelles de la vie quotidienne.
D’après the Lord is near février 1978
« Que chacun demeure dans la condition où il se trouvait quand il a été appelé. As-tu été appelé étant esclave, ne t’en mets pas en peine » 1 Corinthiens 7. 20.
ÊTRE FIDÈLES COMME CHRÉTIENS LÀ OÙ DIEU NOUS À PLACÉS
Les croyants qui changent de lieu de travail ont plus d’occasions de témoigner de leur foi. Mais nos occupations quotidiennes sont aussi une vocation, un appel divin, que nous ne devrions pas abandonner à la légère. De plus, nous devons tous reconnaître, si nous sommes honnêtes, que les occasions ne manquent pas pour témoigner à l’endroit même où le Seigneur nous a placés. Si l’amour de Christ nous y contraint réellement, nous parlerons volontiers avec les personnes dans le besoin, et peut-être affamées, autour de nous chaque jour. Nous devons aussi montrer toute honnêteté envers nos employeurs, dans le travail pour lequel ils nous ont engagés. Le Seigneur Lui-même mettra sa bonne main sur ceux qui désirent agir ainsi, afin qu’ils soient bien traités par leurs maîtres terrestres.
Quant à la question d’élargir notre champ de service, remettons-nous en au Maître de la vigne. Il prévoit, choisit, appelle, qualifie et envoie ses serviteurs. Il ôte les obstacles, rend droits les sentiers irréguliers, et donne les paroles justes, au bon moment et dans le bon esprit. La fidélité dans les petites choses, au lieu même où le Seigneur nous a placés, avec du contentement et de la patience, est de plus en plus rare aujourd’hui, dans ce temps d’ambition pour avancer, mais il est très précieux aux yeux du Maître. « Des pommes d’or incrustées d’argent, c’est la parole dite à propos » (Prov. 25. 11).
D’après the Lord is near février 1978
« Éternel ! Ta parole est établie à toujours dans les cieux » Psaume 119. 89.
CROIRE LA BIBLE SANS DISCUTER : ELLE EST LA VÉRITÉ
Ce verset, certainement, nous élève et nous fortifie, parce qu’il nous montre que nous nous tenons sur un rocher qui ne sera jamais ébranlé, même si de grands changements se produisent autour de nous. Ce rocher, c’est la Parole de Dieu. Beaucoup prétendent que la Bible est démodée. Voltaire, le fameux philosophe, décrétait, au 18ème siècle, que cinquante ans plus tard, il n’y aurait plus de Bibles. Mais cinquante ans plus tard, sa propre maison fut le lieu d’activité d’une compagnie de publication de Bibles. Les hommes prétendent qu’ils ont fait tellement de progrès scientifiques qu’ils ne peuvent plus croire la Bible, mais la Bible reste une merveille de précision scientifique. Pendant ce temps, la Bible continue à atteindre le cœur et la conscience des hommes partout dans le monde, leur montrant le seul chemin vers le vrai bonheur et la stabilité et la force spirituelles. Des criminels, des alcooliques et des personnes adonnées à la drogue sont changés d’un jour à l’autre. Le message de la Bible, pour eux, c’est d’abord qu’ils sont des pécheurs perdus, puis que Dieu les aime et leur offre le pardon et une sécurité éternelle. Riches et pauvres, personnes éduquées ou non, jeunes et vieux, ont besoin de l’évangile, et sont bénis s’ils l’entendent et l’acceptent simplement par la foi. Par milliers, de telles personnes découvrent que ce message est aussi frais et actuel qu’il l’était il y a 2000 ans. Le Seigneur Jésus a dit : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas » (Mat. 24. 35).
La meilleure chose que vous puissiez faire, cher ami, c’est de lire et de croire ce livre merveilleux. Il contient des promesses qui sont données par Dieu qui ne peut mentir. La plus grande de ces promesses, pour vous, c’est le don de la vie éternelle.
D’après the Lord is near février 1978
« Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. Elle était au commencement auprès de Dieu » Jean 1. 1 et 2.
LA PAROLE EST DIEU LUI-MÊME
Le mot grec employé ici pour la Parole a le sens de « tout ce que quelqu’un dit, avec l’intention ou la pensée sous-jacente ». Mais dans ce verset, Logos (Parole) est employé comme un nom de Dieu le Fils. Le Fils est Celui qui révèle. L’Homme Christ Jésus, ce Verbe, a complètement révélé Dieu à l’homme. L’apôtre Paul dit même que nous (les croyants) avons la pensée de Christ. À cause de Christ et de son œuvre accomplie, le Saint Esprit peut nous révéler la pensée de Dieu, même pour notre marche quotidienne, et jusque dans les plus petits détails. Que notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ est grand et merveilleux !
Ce mot, Parole (Logos), c’est Dieu. Il n’est pas une créature, mais le Créateur. Il n’y a pas d’article (un ou le) entre Au et commencement dans ce passage. Quel que soit le commencement – le commencement de l’homme, des cieux et de la terre (Gen. 1. 1), des anges ou de n’importe quoi d’autre, – la Parole était déjà et Il (Elle) était avec Dieu – avec le Père et le Saint Esprit, – et avec Dieu – leur égal en toutes choses. Les Témoins de Jéhovah disent qu’Il était seulement un Dieu, mais cet article ne s’y trouve pas. Le verset ci-dessus, et Hébreux 1. 8 (et beaucoup d’autres passages) montrent clairement au lecteur honnête que cette Parole est Dieu Lui-même, l’une des trois Personnes égales de la Déité. Il est vraiment Dieu et Homme parfait dans la même Personne bénie !
D’après the Lord is near février 1978
« Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous (et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père, pleine de grâce et de vérité » Jean 1. 14.
GARDER NOTRE REGARD FIXÉ SUR CHRIST
Nous avons vu hier Jean 1. 1 et la grandeur de ce Verbe, Dieu le Fils. Mais cette seule connaissance au sujet du Seigneur ne nous serait d’aucune aide sans la vérité du passage de ce jour.
Cette Parole devint chair et habita au milieu de nous. Il est mort pour nous. Il nous a sauvés. Quel amour ! Quelle grâce ! Le dimanche nous devrions particulièrement Le contempler, Lui et sa gloire. J’ai vu des personnes se tenir devant un tableau pendant un grand moment. Ils examinaient les traits, les couleurs, le style de tel ou tel maître. N’étant pas un artiste, je passe à côté de beaucoup de la beauté qui est là, parce que je ne regarde que le tableau. Peut-être que nous, de même, nous manquons de voir la beauté de notre Seigneur Jésus Christ, parce que nous ne Le regardons que pendant quelques minutes, peut-être seulement au culte – et que nous manquons de Le contempler (de L’étudier, de méditer sur Lui) au cours de la semaine. Cependant, si nous sommes comme l’apôtre Jean, qui aimait s’appuyer sur la poitrine du Seigneur, être tout près de Lui, nous Le contemplerons de la même manière et verrons « une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père, pleine de grâce et de vérité ». Cette gloire, cette grâce et cette vérité seront tellement plus brillantes que le faible éclat de ce monde que nous garderons le regard fixé sur lui, loin des attraits de ce monde.
D’après the Lord is near février 1978
« Même si les montagnes se retiraient, même si les collines étaient ébranlées, ma bonté ne se retirerait pas d’avec toi, et mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, dit l’Éternel, qui a compassion de toi » Ésaïe 54. 10.
LA FERME ASSURANCE EN CHRIST DU CHRÉTIEN
Il est difficile de trouver des mots plus forts qu’une telle conviction, qu’une telle assurance, que ceux-là, de Dieu Lui-même – nous assurant de son amour immuable. Ils étaient adressés à un peuple infidèle, qui avait démérité de toutes les prétentions aux promesses données à leurs pères. Leur infidélité et leur idolâtrie avaient ébranlé les fondements de l’alliance de Dieu avec eux. Mais l’Éternel, leur Rocher, les restaurera encore quand ils retourneront à Lui et reconnaîtront son Fils comme leur Messie. De nombreuses révolutions ont lieu sur la terre, qui renversent des conditions apparemment stables parmi les hommes, mais « sa bonté ne se retirerait pas » d’avec nous.
Quand les terreurs de la colère de Dieu tomberont à la fin sur la terre, les hommes fuiront dans les cavernes pour se cacher de devant « la colère de l’Agneau qui est assis sur le trône ». Pourtant, ce sera en vain. Ils n’échapperont pas. Ils ont refusé les invitations répétées du Sauveur plein d’amour pendant le temps de la grâce, et ils connaîtront alors son jugement.
Aujourd’hui, il nous est rappelé par ce verset que l’homme est sans aide contre les forces de la nature, comme les tremblements de terre et les inondations. Si de telles choses, même maintenant, frappent de terreur le cœur de l’homme, de sorte qu’il s’enfuit, plein de crainte et tremblant, que cela sera bien pire quand le temps de la grâce sera passé.
Le Seigneur Jésus est le vrai Rocher des âges, qui ne sera jamais ébranlé ou retiré. Son amour est plus fort, plus ferme, et plus permanent que les plus hautes montagnes de la terre. Notre sécurité et notre refuge éternel sont en Lui.
D’après the Lord is near février 1978
« Il (Gédéon) lui dit : Ah ! Seigneur, avec quoi sauverai-je Israël ?… L’Éternel lui répondit : Moi je serai avec toi » Juges 6. 15 et 16.
FAIRE ENTIÈREMENT CONFIANCE À DIEU
En lisant le livre des Juges, nous remarquerons que l’Esprit de Dieu nous montre une certaine faiblesse de chacun des juges. Othniel était jeune ; Ehud était gaucher ; Débora était une femme ; Gédéon se plaignait : Mon millier est le plus pauvre en Manassé, et je suis le plus jeune dans la maison de mon père. Mais Dieu emploie ce qui est faible. Dieu a choisi ceux qui sont faibles et méprisés dans le monde pour montrer sa puissance aux forts, et pour que, également, aucune chair ne se vante devant Dieu. Dieu désire que quiconque se glorifie, se glorifie dans le Seigneur. Il est impossible pour nous de trop nous reposer sur Dieu, ou de nous considérer trop faibles. Nous devons toujours à nouveau être conscients que nous ne pouvons pas faire quoi que ce soit de valable sans le Seigneur.
Mais quand nous prenons conscience de notre faiblesse, Lui peut montrer sa puissance à travers nous et ainsi se servir de nous. Voyez comme Il a agi ainsi avec Gédéon. Il a dit à cet homme humilié qui se confiait si peu en lui-même : « Va avec cette force que tu as et tu sauveras Israël de la main de Madian » (v. 14). Dieu l’avait d’abord encouragé avec la promesse : Moi je serai avec toi. Cela était plus important que l’armure humaine. David vécut la même chose quand il combattit contre Goliath, et nous aussi ferons la même expérience si nous nous rejetons complètement sur le Seigneur. « J’écouterai ce que dira Dieu, l’Éternel ; car il dira paix à son peuple et à ses fidèles. Mais qu’ils ne retournent pas à la folie ! » (Ps. 85. 8).
« Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes » Tite 2. 11.
« C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, … c’est le don de Dieu » Éph. 2. 8.
Par les réponses à quatre questions, réfléchissons à la grâce de Dieu, telle qu’elle nous est présentée dans le verset de l’épître à Tite.
1. Qu’est-ce que la grâce ? -Elle vient de Dieu et nous ne la méritons pas. Personne ne peut gagner la grâce ; personne n’y a droit. Lorsque Dieu se tourne vers l’humanité avec bonté, tout ce que nous pouvons faire, c’est de L’en remercier.
2. Comment la grâce de Dieu se manifeste-t-elle ? – Elle est apparue dans la Personne du Seigneur Jésus. Il est devenu un homme, Il a vécu sur la terre, Il est mort sur la croix et est ressuscité triomphalement. Tout cela est compris dans l’apparition de la grâce de Dieu.
3. Qu’est-ce que la grâce de Dieu offre ? -Elle apporte le salut. Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il vive. C’est pourquoi Il offre le salut éternel par la vie et la mort de son Fils, le Seigneur Jésus. Ce salut inclut, entre autres choses, le pardon des péchés, la réconciliation avec Dieu et la justification par la foi.
4. À qui la grâce de Dieu est-elle révélée ? -Elle s’adresse à tous les hommes. Aucun n’est exclu, car le Dieu Sauveur veut que tous les hommes soient sauvés. C’est pourquoi son offre de grâce est ouverte à tous. Cependant, pour que quelqu’un possède le salut, il doit accepter la grâce par la foi. Quiconque la rejette en portera les conséquences éternelles : la séparation d’avec Dieu.
« Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ ! » 1 Corinthiens 1. 3.
« Car le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » Romains 6. 23.
La grâce de Dieu est un bienfait gratuit, immérité et inépuisable, qui nous donne le salut et la vie éternelle si nous mettons notre foi en Jésus Christ, le seul et unique Sauveur. C’est une faveur dont tous les hommes peuvent bénéficier, car « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. [Tous ceux qui croient] sont justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus » (Rom. 3. 23 et 24).
Le mot « grâce » est donc étroitement associé au concept du salut de l’âme, centre du christianisme, mais il désigne aussi un aspect essentiel de notre vie de foi. La grâce nous libère de la culpabilité, du doute, du désespoir, mais aussi des commandements et des obligations imposés par les religions, nous gardant dans l’humilité et dans la dépendance de Dieu.
L’apôtre Paul, qui souffrait dans son corps d’une « écharde », une infirmité dont Dieu ne l’avait pas libéré, reçut du Seigneur ces paroles d’encouragement : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » (2 Cor. 12. 9). La grâce nous donne des certitudes et une espérance pour l’éternité : « le Dieu de toute grâce… vous rendra accomplis, vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement [inébranlable] » (1 Pier. 5. 10).
La grâce de Dieu en salut s’est manifestée à la naissance de notre Sauveur, Jésus Christ (Tite 2. 1), mais elle se renouvelle chaque jour.
Tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes provient de la grâce de Dieu.
« Je vous ai écrit… pour vous encourager et vous assurer que cette grâce dans laquelle vous êtes est la vraie grâce de Dieu » (1 Pier. 5. 12).
« Que Dieu use de grâce envers nous et nous bénisse, qu’il fasse lever la lumière de sa face sur nous » Psaume 67. 2.
Le Psaume 67 commence par une glorieuse plaidoirie adressée à Dieu, afin qu’Il use de grâce envers son peuple et le bénisse. Cette courte prière nous fait penser aux paroles de Jacques 1. 17 : « Tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières ». Nous pouvons vraiment attendre toute bonne chose de notre Dieu et Père qui est dans le ciel. C’est pourquoi, demandons-Lui aussi ceci :
– Prions pour nous-mêmes, personnellement, afin qu’Il nous aide à garder sa Parole dans nos cœurs et à la mettre en pratique dans nos vies.
– Demandons-Lui de remplir nos cœurs de Christ – que nos bouches témoignent de Lui, et que nos actions soient à sa gloire.
– Prions pour nos familles, afin qu’ensemble nous puissions garder les yeux fixés sur le Seigneur et que nous croissions dans la foi.
– Demandons-Lui de la sagesse, afin que notre relation avec notre épouse et nos enfants soit dans la même attitude que celle du Seigneur Jésus.
– Prions pour le rassemblement des croyants, afin que la Parole de Dieu puisse être prêchée pour la bénédiction de ceux qui y sont présents.
– Demandons au Seigneur de la moisson d’envoyer des ouvriers dans son œuvre et qu’Il nous montre à nous-mêmes où nous pouvons être en aide.
– Prions pour trouver un chemin dans ce monde où nous pourrons honorer le Seigneur, éviter le mal, et témoigner de notre Seigneur autour de nous.
Si nous présentons de telles requêtes à notre Dieu et Père, Il réalisera sa promesse et nous donnera plus que ce que nous demandons : « Or, à celui qui peut faire infiniment plus que tout ce que nous demandons ou pensons, selon la puissance qui opère en nous, à lui gloire dans l’assemblée dans le Christ Jésus, pour toutes les générations du siècle des siècles ! Amen ! » (Éph. 3. 20 et 21).
« (Jésus) les enseignait… ils étaient frappés d’étonnement et disaient : D’où lui viennent cette sagesse et ces miracles ? Celui-ci n’est-il pas le fils du charpentier ? » Matthieu 13. 54 et 55.
L’ABAISSEMENT DU FILS DE DIEU VENU SUR LA TERRE
La sagesse du Seigneur Jésus étonnait tous ceux qui L’entendaient. Certains étaient attirés par sa grâce, d’autres étaient repoussés parce qu’elle les condamnait. Quand Il était âgé de douze ans, même les docteurs du temple étaient étonnés de sa sagesse. Plus tard, des multitudes de personnes se rassemblaient sur la montagne et au bord de la mer pour L’écouter. Des soldats, envoyés pour L’arrêter, revinrent en disant : « Jamais homme ne parla comme cet homme ! » Marie de Béthanie oubliait tous ses devoirs de maison, et était assise à ses pieds pour L’écouter. Les disciples reconnaissaient : « Seigneur, auprès de qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ». Ce que le Seigneur avait dit au sujet de ses paroles était vrai : elles étaient esprit et vie – réconfortantes et donnant la vie.
D’où Lui venait toute cette sagesse ? Personne n’était son conseiller ; Il n’avait pas acquis cette grande sagesse. Il l’avait toujours eue parce qu’Il est la sagesse personnifiée, Dieu manifesté en chair. En Jean 3. 11 le Seigneur dit à Nicodème : « En vérité je te dis : Nous disons ce que nous connaissons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu ». L’homme entend, écoute, apprend et quelquefois croit, mais le Seigneur connaît, révèle et explique les mystères célestes. Nous chantons dans un cantique : Celui qui demeure près de Lui, connaît tout ce qui est en Lui, et Il est venu sur la terre pour le faire connaître, afin que nous puissions partager ses joies. Qu’il est merveilleux que nous ayons la sagesse du Fils éternel de Dieu par sa parole écrite, la Bible !
D’après the Lord is near février 1978
« Les bonnes nouvelles d’un pays éloigné sont de l’eau fraîche pour une âme altérée » Proverbes 25. 25.
« Les eaux fraîches et ruisselantes qui viennent de loin tariraient-elles ? » Jérémie 18. 14.
UN PONT ENTRE LE CIEL ET LA TERRE
Le ciel est bien loin de la terre, qu’on juge en kilomètres ou en justice. Depuis la tour de Babel, les hommes ont rêvé d’atteindre le ciel par leurs propres efforts et leurs réalisations. Certains poètes et philosophes semblent penser que la terre pourrait finalement devenir un royaume céleste sans l’aide du Dieu vivant.
La brèche entre le ciel et la terre a été franchie par un pont quand le Fils de Dieu est devenu Fils de l’homme, Dieu manifesté en chair, vu des anges. Son précurseur, Jean le Baptiseur, rendit témoignage de Lui : « Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous ; et de ce qu’il a vu et entendu Il rend témoignage » (Jean 3. 32). Il est venu pour nous amener à Dieu par sa mort pour nous sur la croix, mais avant de retourner vers son Père, où Il était auparavant, Il a dit : « Je vous prépare une place… je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi. » (Jean 14. 3). Pour tous ceux qui croient en Lui, c’est vraiment « une bonne nouvelle venant d’un pays éloigné », une espérance qui rafraîchit l’âme comme rien d’autre ne peut le faire. Tandis que nous attendons son retour, le Saint Esprit, venu aussi d’un pays éloigné, demeure en nous et avec nous.
Ce sont vraiment de merveilleuses bénédictions. Il n’est pas étonnant que, lorsque Jérémie vit que ces courants rafraîchissants étaient pollués, il ait posé avec anxiété la question du deuxième verset. N’allons pas aux eaux troubles et polluées de la sagesse du monde, mais buvons chaque jour à la fontaine céleste.
D’après the Lord is near février 1978
« Et l’Éternel dit à Satan : Que l’Éternel te réprimande, Satan ; que l’Éternel qui a choisi Jérusalem, te réprimande ! Celui-ci n’est-il pas un tison sauvé du feu ? » Zacharie 3. 2.
LA PUISSANCE DE DIEU EN GRÂCE
Dieu avait dit qu’Israël était son peuple, et Jérusalem le lieu de son habitation. Aux jours de Zacharie, il semblait impossible que Dieu maintienne cette relation. Comment un Dieu saint pouvait-Il encore demeurer avec un peuple aussi pécheur, même idolâtre ? De plus, ils étaient en esclavage et Jérusalem était aux mains de nations idolâtres. Cette situation est illustrée par Joshua, le souverain sacrificateur, le représentant du peuple devant Dieu, se tenant devant l’ange de l’Éternel, avec Satan, leur ennemi, à sa droite, proférant des accusations contre lui. Satan est « le prince de ce monde, l’accusateur des frères et l’adversaire ». Ici, il résiste à l’Éternel, prétendant avoir un titre à ce que Dieu réclame comme étant à Lui, y compris le pays.
Plus tard, Satan employa les mêmes tactiques sinistres contre le Seigneur Jésus, en Luc 4, quand il prétendait posséder le pouvoir sur les royaumes de la terre. Cela montre que le péché avait amené, non seulement Israël, mais toute l’humanité sous la domination du prince des ténèbres, hors de laquelle Dieu seul pouvait les délivrer. Tous les efforts de l’homme pour fuir loin de cette terreur se sont prouvés vains. Mais, comme le montre le passage ci-dessus, la miséricorde et la puissance de Dieu sont plus fortes que la malice de Satan. Le Seigneur Jésus, Lui-même, l’Éternel, intervint et repoussa Satan : « Que l’Éternel te réprimande, Satan ! » Satan fut réduit au silence et dut laisser aller sa victime.
Le Prince de la vie, le Seigneur Jésus, a vaincu Satan par son obéissance à la Parole de Dieu, puis l’a rendu impuissant (supprimant ou neutralisant son pouvoir), triomphant de lui sur la croix (Héb. 2. 14). Bientôt Satan sera lié pour l’éternité. Ceux qui, avec humilité, reconnaissent le Seigneur Jésus par la foi, reçoivent un vêtement de justice à la place de leurs vêtements naturels salis par le péché.
D’après the Lord is near février 1978
« Celui qui n’est pas marié a le cœur occupé des choses du Seigneur, comment plaire au Seigneur… Celle qui n’est pas mariée a le cœur occupé des choses du Seigneur, pour être sainte de corps et d’esprit » 1 Corinthiens 7. 32 à 34.
DES CÉLIBATAIRES UTILES
Tout croyant célibataire, jeune ou plus âgé, peut se juger heureux d’appartenir à ceux auxquels l’apôtre s’adresse ici. C’est un grand honneur et un grand privilège d’être de ceux que le Seigneur Jésus a achetés pour Lui-même par son propre sang, afin que lui ou elle soit aussi saint de corps et d’esprit. Le Seigneur promet une riche récompense à ceux qui se soucient réellement de son honneur.
Ces passages de 1 Corinthiens 7. 7 à 38, s’appliquent spécialement à des jeunes frères et sœurs célibataires. Le Seigneur leur dit qu’ils ont des joies qui dépassent les joies mondaines. Il apprécie leurs affections entières et constantes pour Lui, et leur piété. Cela se voit dans leurs habitudes, dans leurs vêtements, ce qu’ils lisent, leur respect pour sa Parole. Il y a certainement de nombreuses et puissantes attractions pour le cœur naturel, autour de nous dans le monde. Nous devons apprendre à leur dire : Non ! La maîtrise de soi fait partie des précieux fruits de l’Esprit en Galates 5.
Les jeunes frères et sœurs qui sont réellement obéissants, et dévoués pour le Seigneur, font rayonner une influence particulièrement rafraîchissante dans l’assemblée, en particulier sur ceux qui sont âgés et fatigués. C’est une chose bonne et agréable devant Dieu quand des frères, jeunes et plus âgés, demeurent ensemble dans l’unité. Plutôt que de se retrancher derrière leur jeunesse, ils devraient essayer de contribuer à la vie spirituelle de leurs frères plus âgés. S’ils ne se sont pas engagés dans des choses du monde, ils ont le temps et l’énergie pour être beaucoup en aide dans l’assemblée – ce que leurs frères mariés n’ont peut-être pas toujours.
D’après the Lord is near février 1978
« Il posera sa main sur la tête de l’holocauste, et il sera agréé pour lui, pour faire propitiation pour lui » Lévitique 1. 4.
LA SÉCURITÉ ABSOLUE DU CROYANT EN CHRIST
Toutes les bénédictions du croyant sont basées sur le fait que le Seigneur Jésus est une odeur agréable à Dieu. Il est donc important pour nous que nous comprenions le sens, comme type, dans l’Ancien Testament, de l’action de poser les mains sur la tête de l’animal qui devait être offert. Cela signifiait qu’il désirait se faire lui-même absolument un avec lui. Toute la valeur du sacrifice, pour Dieu, était transférée par ce geste, de la victime innocente à celui qui l’avait apportée.
L’application de ce principe à Christ et au croyant montre notre lien avec Christ, en qui nous sommes acceptés. Malheureusement, de nombreux croyants manquent de s’attacher pleinement à cela, et leur joie en est ainsi diminuée. Au lieu de fixer leur regard sur Christ, en qui Dieu les voit, ils regardent à eux-mêmes, à leur faiblesse et à leurs manquements, peut-être même à leur condition de nature ruinée. Mais la Parole de Dieu dit : « Nous sommes dans le Véritable, c’est-à-dire dans son Fils Jésus Christ » (1 Jean 5. 20). Dieu a fait plus que de pardonner nos péchés. Il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé. Tout ce que Christ possède comme Homme glorifié appartient aussi à celui qui croit en Lui. Les membres du corps de Christ ont autant de valeur aux yeux de Dieu que la Tête ! Un homme qui n’est pas en Christ est encore dans ses péchés : il n’y a pas de terrain intermédiaire entre ces deux positions. L’épaisseur d’un cheveu entre une personne et Christ signifierait qu’elle est encore sous la colère et le jugement. Mais tous ceux qui sont en Christ se tiennent devant Dieu dans toute l’excellence, la perfection et la faveur de Christ Lui-même. « Vous êtes accomplis en Lui ».
D’après the Lord is near février 1978
« Il (le Seigneur Jésus) leur dit encore une parabole pour montrer qu’il leur fallait toujours prier et ne pas se lasser » Luc 18. 1.
L’IMPORTANCE DE LA PRIÈRE DANS LA VIE DES CROYANTS
Nous devrions, chaque jour, nous poser la question : Combien de minutes ai-je passé, aujourd’hui, à parler avec le Seigneur ? – Nous aurions peut-être honte de reconnaître combien peu ce serait. Il voit dans le secret, Il nous regarde en tous lieux, et tend l’oreille pour nous écouter. Si nos prières ne viennent pas du cœur, ou sont faites à la hâte et peu sincères, Il ne peut pas y répondre. Quelquefois nous ne pouvons pas trouver les mots pour exprimer nos besoins, mais Il comprend nos cris même sans paroles.
Le Seigneur employa la parabole de la veuve qui plaidait avec un juge injuste pour nous encourager à toujours prier et ne pas se lasser. Notre Père dans le ciel n’est pas semblable au juge inique qui ne s’occupa de la requête de la pauvre veuve que parce qu’elle l’ennuyait par ses requêtes incessantes. Non, notre Père nous répond au bon moment parce qu’Il nous aime.
Les prières des croyants montent au ciel comme de l’encens hors de vases d’or et chacun de nous peut ajouter ses prières personnelles à ce frais parfum qui monte de la terre vers le ciel. Rien ne remplace les prières individuelles, personnelles, venant du cœur – même pas le fait d’assister aux réunions.
La prière est le souffle de la vie aux oreilles de Dieu,
La prière est la bouche ouverte qu’Il attend de remplir ;
La prière est la voix que notre Père céleste écoute,
Qui fait descendre des bénédictions depuis la sainte montagne,
Qui donne la sagesse et la force pour faire sa volonté
D’après the Lord is near février 1978
« Ne devenez une cause d’achoppement ni pour les Juifs, ni pour les Grecs, ni pour l’assemblée de Dieu » 1 Corinthiens 10. 32.
UNE CONSCIENCE DÉLICATE
Une femme qui avait acheté, d’un Indien, du bois de chauffage, s’aperçut qu’elle n’avait pas reçu tout ce pour quoi elle avait payé. Cependant, elle lui dit d’oublier cela et de ne pas s’en préoccuper. Mais quelques jours plus tard, l’Indien apporta le bois qui manquait. Quand elle lui rappela ce qu’elle lui avait dit, il répondit : Quand j’arriverai au ciel, je ne veux pas trouver que j’ai manqué de soin en mesurant le bois. L’Indien était conscient du tribunal de Christ, où tout sera manifesté et où chaque croyant recevra la récompense selon ce qu’il aura fait, dans son corps, sur la terre. Cette prise de conscience avait produit, chez l’Indien, une conscience délicate, et c’est quelque chose que nous devons cultiver soigneusement. Il nous est naturel et facile de devenir insensibles quant aux questions apparemment sans importance de la vie courante, mais qui, pourtant, peuvent être vexantes pour quelqu’un. Ou bien, peut-être pensons-nous seulement à notre cercle étroit de connaissances, ou à ceux de l’assemblée. Le verset ci-dessus, cependant, concerne tous les hommes, même ceux du monde. « Toute voie de l’homme est droite à ses yeux ; mais l’Éternel pèse les cœurs » (Prov. 21. 2).
Le résultat final d’appliquer honnêtement la Parole de Dieu, c’est « l’amour qui procède d’un cœur pur, d’une bonne conscience et d’une foi sincère » (1 Tim. 1. 5). Manquons-nous à cela parce que notre conscience s’est endurcie et ne s’exerce plus ?
D’après the Lord is near février 1978
« Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Beaucoup me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé en ton nom, n’avons-nous pas chassé des démons en ton nom, et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles en ton nom ? Alors je leur déclarerai : Je ne vous ai jamais connus ; allez-vous en loin de moi, vous qui pratiquez l’iniquité » Matthieu 7. 21 à 23.
UNE FAUSSE CERTITUDE SANS LA FOI
Ces versets sont parmi les plus tristes de la Bible, parce qu’ils s’appliquent à un grand groupe de gens très religieux qui sont bien étonnés de se trouver non sauvés et sous la colère de Dieu. Ils avaient fait profession de foi, peut-être par une expérience émotionnelle, mais ils n’avaient jamais réellement reçu Jésus comme leur Sauveur. Ils avaient seulement, extérieurement, reconnu Christ comme Seigneur.
Ces pauvres gens s’étaient impliqués dans un système religieux qui insiste beaucoup sur le fait de prophétiser – recevant peut-être, croyaient-ils, quelque communication spéciale de la part de Dieu. Ils croyaient à une grande puissance spirituelle, à un grand don public, où, par le moyen du nom de Jésus, ils chassaient les démons et prétendaient faire beaucoup d’œuvres de puissance, peut-être en guérissant, en parlant en langues, etc. Cependant, aveuglés par toute cette expérience et ce ressenti, ils n’avaient pas conscience que leur cœur n’était pas droit devant Dieu. Ils n’avaient pas la vie divine. Combien nous devons être soigneux quant aux systèmes religieux chrétiens de nom, qui insistent beaucoup sur ces choses ! De tels systèmes se développent rapidement aujourd’hui. Prenez garde !
Certains emploient ces passages pour dire qu’une personne peut être perdue après avoir été une fois sauvée. Mais le Seigneur a dit : « Je ne vous ai jamais connus ». Toutes leurs bonnes œuvres n’étaient, aux yeux de Dieu, que de l’iniquité, parce que ces personnes n’agissaient que dans la capacité humaine, sans Christ.
D’après the Lord is near février 1978
« Et il arriva qu’en les bénissant il fut séparé d’eux et fut élevé dans le ciel » Luc 24. 51.
L’ASCENSION DU SEIGNEUR JÉSUS
L’ascension de notre Seigneur, son retour au ciel pour s’asseoir à la droite de Dieu, son retour vers le Père qui L’avait envoyé, est un fait important pour le monde, pour tous les croyants, et particulièrement pour le Seigneur Lui-même. Cela ne se produisit pas secrètement, mais devant les yeux étonnés des onze disciples, pendant que ses bras étaient étendus pour les bénir – et après qu’Il leur ait donné des directives et qu’Il ait promis de leur envoyer le Saint Esprit comme une puissance et une sagesse nouvelles. Deux anges, ensuite, annoncèrent qu’Il reviendrait de la même manière que les disciples L’avaient vu monter au ciel.
L’ascension de notre Seigneur donnait au monde la preuve, par le Saint Esprit, que le péché est dans le monde et la justice dans les cieux, puisque Celui même qui avait été crucifié sur la terre avait été reçu par le Père. Pour le croyant, cela signifie que le Seigneur Jésus est son Précurseur dans la gloire, qu’il a un avocat aussi bien qu’un souverain sacrificateur au trône de Dieu. Pour Satan, cela signifie que lui, le prince de ce monde, qui a poussé des hommes à mettre Christ sur la croix, a été jugé ; la captivité a été menée captive, le pouvoir de la mort a été brisé. Par-dessus tout, l’ascension est un fait glorieux pour le Seigneur Lui-même parce que, après avoir glorifié Dieu sur la terre par son obéissance jusqu’à la mort, Il est remonté au Père pour être glorifié de la gloire qu’Il avait avant que le monde soit. Mais Il a maintenant pris cette place comme Homme : un Homme se trouve maintenant où l’homme n’a jamais été auparavant, au ciel à la droite de Dieu. Nos cœurs sont aussi là par la foi, parce que là où est notre trésor, là sera aussi notre cœur pour toujours.
D’après the Lord is near février 1978
« J’ai vu la fin de toute perfection : ton commandement est très étendu » Psaume 119. 96.
LE FIL CONDUCTEUR DANS LE PSAUME 119 : LA PAROLE DE DIEU
Presque tout lecteur de la Bible a remarqué au moins deux faits remarquables dans ce très beau psaume : sa longueur particulière, et son découpage en 22 paragraphes de huit versets chacun. Si nous regardons de plus près, nous trouvons d’autres caractères distinctifs et intéressants. Le psaume a un thème dominant : l’excellence de la Parole de Dieu. La Parole de Dieu devrait être le centre de notre attention dans nos cœurs.
À part trois exceptions, les 176 versets ont tous deux sujets : Je (jamais nous) et le Seigneur, et un objet, la Parole de Dieu en huit variantes – révélation, parole émise, loi, commandement, statuts, préceptes, témoignages, et jugements. Ce sont les liens effectifs, et seuls divins, entre l’âme de l’homme et le Dieu vivant.
Nous, les croyants du Nouveau Testament, qui connaissons le Père par le Fils et le Saint Esprit, pouvons exprimer nos sentiments envers Dieu en termes beaucoup plus assurés que ce poète de l’Ancien Testament. Nous admirons cependant son amour et sa consécration. Il avait la Parole de Dieu écrite sur son cœur. La Parole de Dieu était pour lui : « Ton commandement est très étendu » (v. 96), « et la fidélité » (v. 138), « bien affinée » (v. 140) ; « grande est la paix de ceux qui aiment ta loi » (v. 165).
D’après the Lord is near février 1978
« J’ai erré comme une brebis qui périt : cherche ton serviteur, car je n’ai pas oublié tes commandements » Psaume 119. 176.
HUMILITÉ ET PRIÈRE
Ce dernier verset du psaume 119 indique que l’écrivain, un Israélite fidèle, regardait en arrière sur son parcours, et devait confesser son manque de soin et son péché. Il avait connu des joies et des peines, qui avaient résulté, soit de son obéissance, soit de sa désobéissance à la Parole de Dieu. Une telle confession et un tel appel au Seigneur seront faits par le résidu fidèle des derniers jours avant qu’ils entrent dans le millénium, où ils reconnaîtront comme leur Messie le Seigneur Jésus qu’ils avaient crucifié.
Chacun de nous a besoin aussi de dire en priant : « Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi » (v. 18). Le Seigneur a ouvert les yeux de ses disciples sur le chemin d’Emmaüs et le Saint Esprit est venu ensuite sur eux à la Pentecôte pour leur donner une pleine compréhension.
Nous pouvons comparer ce psaume à une belle tapisserie dans laquelle de nombreux fils de couleur sont tissés avec beaucoup d’adresse. Il est plaisant de suivre certains d’entre eux, bien que nous ne devions pas perdre de vue l’harmonie de l’ensemble. Par exemple, le thème de tout son cœur apparaît au moins six fois : « Bienheureux sont ceux… qui te recherchent de tout leur cœur ». On ne peut pas lire ce psaume sans être chaque fois impressionné par le besoin que le cœur soit continuellement rempli de toute la Parole de Dieu « J’ai crié de tout mon cœur ; réponds-moi, Éternel ! J’observerai tes statuts » (v. 145).
D’après the Lord is near février 1978
« Moi, je suis la racine et la postérité de David, l’Étoile brillante du matin » Apocalypse 22. 16.
LA FERME ESPÉRANCE DU CHRÉTIEN
La promesse de notre Seigneur : « Voici, je viens bientôt » remplit constamment notre cœur de l’espérance heureuse que cela pourrait arriver aujourd’hui. Le monde avec toute sa gloire ne pourra jamais répondre à nos attentes. C’est un endroit sombre, une nuit pendant laquelle nous attendons l’étoile du matin, dont les rayons nous disent que la nuit est bientôt passée, que toutes les ombres s’enfuiront. Ce sera un matin sans nuages.
Ce que nous attendons, ce n’est pas la gloire de son royaume, ou même la gloire du ciel. C’est le Seigneur Jésus Lui-même, l’Ami de notre âme. Comme la fiancée dans le Cantique des cantiques, nous disons : « Je suis à mon bien-aimé, et son désir se porte vers moi ». Nous disons : « Amen, viens, Seigneur Jésus ! »
En attendant que cette espérance se réalise, nous nous glorifions dans les tribulations, et cela produit la patience et la constance. L’amour pour Lui est le ressort de notre espérance, et nous savons que nous ne serons pas déçus. Nous aurons une libre entrée dans notre héritage, avec Lui.
L’épouse ne regarde pas son propre vêtement,
Mais la face de son cher époux !
Je ne fixerai pas mes yeux sur la gloire ;
Mais sur mon Seigneur :
Non pas sur la couronne qu’Il donne
Mais à ses mains percées :
L’Agneau est toute la gloire
Dans le pays d’Emmanuel.
Si cette brillante espérance nous a souvent encouragés pendant que nous sommes pèlerins ici-bas, que sera-ce quand le Seigneur Lui-même l’accomplira ? Ce sera un éclat de louange éternel !
« Rendant toujours grâces pour tout à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus Christ » Éphésiens 5. 20.
« Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; en toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le Christ Jésus à votre égard » 1 Thessaloniciens 5. 16 à 18.
Les versets ci-dessus nous invitent à rendre grâces à Dieu en toute chose, ou à Lui exprimer notre reconnaissance quelle que soit la circonstance que nous traversons. Il s’agit d’une exhortation difficile à mettre en pratique : trop souvent, en fait, nous omettons de rendre grâces, non seulement dans les situations négatives, mais aussi lorsque nous recevons de Lui dons et bénédictions.
Nous ne devons jamais oublier que Dieu, tout-puissant et omniscient, nous aime, et que tout ce qu’Il opère dans notre vie est pour notre bien. « Mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon [son] dessein » (Rom. 8. 28).
Quand nous nous trouvons dans des situations négatives, nous pouvons apprendre à modifier notre perception des évènements de la vie : les contrariétés quotidiennes deviendront ainsi des occasions de contact plus profond avec notre Père céleste. Apportons-Lui tout ce qui nous opprime : difficultés, incompréhension, doutes, angoisses… en Le remerciant de nous avoir accompagné dans nos journées.
Quand notre Père juge utile de nous faire passer par un chemin difficile, nous pouvons le prier pour invoquer son aide et aussi sa délivrance ; mais si nous nous confions en ses promesses, nous pouvons aussi Lui rendre grâces pour les soins que nous recevons de sa part.
Ce comportement reconnaissant n’est autre que le fruit de la confiance en Celui qui nous aime et qui veut nous faire « du bien à la fin » (Deut. 8. 16).
« Sauve ton peuple et bénis ton héritage ; fais-les paître et élève-les pour toujours » Psaume 28. 9.
Dans le verset ci-dessus, le psalmiste adresse quatre demandes à Dieu, auxquelles Il répond aussi dans la vie des croyants d’aujourd’hui.
1. Le Seigneur nous sauve. Beaucoup de dangers guettent le croyant sur le chemin à la suite du Seigneur. Mais le Fils de Dieu peut nous aider et nous protéger. L’assurance que possédait Paul peut aussi être la nôtre : « Le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise et me conservera pour son royaume céleste » (2 Tim. 4. 18).
2. Le Seigneur nous bénit. En Éphésiens 1. 3, nous lisons : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ». Cette bénédiction inclut de nombreuses choses : nous sommes de bien-aimés enfants de Dieu, nous connaissons les pensées du Père, nous avons le Saint Esprit habitant en nous, etc.
3. Le Seigneur nous nourrit. Matthieu 4. 4 dit : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». Ainsi, lorsque nous lisons la Bible, nous recevons, de la part du Seigneur Jésus, de la nourriture spirituelle qui fortifie notre foi. Même lorsque la Parole est prêchée, le Seigneur partage avec nous ce qui est nécessaire pour la vie nouvelle.
4. Le Seigneur nous porte. Deutéronome 1. 31. Ce qu’Il était pour Israël dans le désert, Il veut l’être aussi pour nous. « L’Éternel, ton Dieu, t’a porté comme un homme porte son fils, dans tout le chemin où vous avez marché, jusqu’à ce que vous soyez arrivés en ce lieu-ci ». Il nous porte tout au long de notre vie, jusqu’à ce que nous atteignions notre destination céleste.
Chers amis dans les peines, la souffrance, le découragement, j’aimerais vous rappeler, ainsi qu’à moi-même, que nous avons un Seigneur, un Berger, un Ami qui prend soin de nous et qui a des sentiments de compassion envers chacun d’entre nous.
Vous vous sentez peut-être seul(e)s en considérant que personne ne s’occupe de vous, que personne ne s’intéresse à vous, que personne n’a conscience de vos difficultés, de votre souffrance, bref que tout le monde – même vos enfants, même le personnel soignant, ainsi que les frères et sœurs de l’assemblée – ignore vos circonstances et votre détresse profonde.
Il faut bien reconnaître, à notre honte, que même parmi les chrétiens, il y a beaucoup d’égoïsme et de laisser-aller dans nos rapports et notre soutien vis-à-vis des personnes âgées et/ou malades. Que nous puissions confesser au Seigneur ce laxisme coupable et changer notre attitude dans une pratique fraternelle pleine d’amour et d’aide joyeuse !
Mais il y en a UN qui connaît toutes choses et qui n’a pas détourné son regard de toi : « Les yeux de l’Éternel [regardent] vers les justes, et ses oreilles sont [ouvertes] à leur cri » (Ps. 34. 16). Dieu ne t’a pas abandonné, mais toi, as-tu fait monter ton cri devant Lui ? Lui as-tu fait part de ta situation, de ton état d’esprit ? As-tu fait comme Anne dans 1 Samuel 1. 10 : « Ayant l’amertume dans l’âme, elle pria l’Éternel et pleura abondamment » ?
Peut-être que tu pries, mais tu n’as pas d’écho à tes prières ? Un autre verset dit : « Car les yeux de l’Éternel parcourent toute la terre, afin qu’il se montre fort, en faveur de ceux qui sont d’un cœur parfait envers lui » (2 Chron. 16. 9). As-tu un cœur parfait, c’est-à-dire un cœur qui craint Dieu, qui l’écoute, qui lui fait confiance, qui désire lui plaire ? Le Psaume 103 nous dit : « Comme un père a compassion de ses fils, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent. Car il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière. L’homme… ses jours sont comme l’herbe ; il fleurit comme la fleur des champs ; Car le vent passe dessus, et elle n’est plus, et le lieu qu’elle occupait ne la reconnaît plus. Mais la bonté de l’Éternel est de tout temps et à toujours sur ceux qui le craignent, et sa justice pour les fils de leurs fils, pour ceux qui gardent son alliance, et qui se souviennent de ses préceptes pour les pratiquer » (v. 13 à 18).
Si nous nous éloignons de notre Père céleste, si nos cœurs sont plus occupés de nous-mêmes que de sa gloire, si nous négligeons la lecture de la Bible, si nos prières manquent de foi, de ferveur et de communion intime avec Lui, Il ne pourra pas nous aider, nous encourager comme Il aimerait le faire. Le problème ne vient pas de Lui, mais de nous !
« Ce sont les bontés de l’Éternel que nous ne sommes pas consumés, car ses compassions ne cessent pas ; elles sont nouvelles chaque matin ; grande est ta fidélité ! L’Éternel est ma portion, dit mon âme ; c’est pourquoi j’espérerai en lui. L’Éternel est bon pour ceux qui s’attendent à lui, pour l’âme qui le cherche. C’est une chose bonne qu’on attende, et dans le silence, le salut de l’Éternel… s’il afflige, il a aussi compassion, selon la grandeur de ses bontés ; car ce n’est pas volontiers qu’il afflige et contriste les fils des hommes… Qu’on écrase sous les pieds tous les prisonniers de la terre, qu’on porte atteinte au droit d’un homme devant la face du Très-haut, qu’on fasse tort à un homme dans sa cause, le Seigneur ne le voit-il pas ? Qui est-ce qui dit une chose, et elle arrive, quand le Seigneur ne l’a pas commandée ? N’est-ce pas de la bouche du Très-haut que viennent les maux et les biens ?… Recherchons nos voies, et scrutons-les, et retournons jusqu’à l’Éternel. Élevons nos cœurs avec nos mains vers ✷Dieu dans les cieux » (lire Lam. 3. 22 à 41).
Sachons reconnaître les bontés et les compassions de Dieu à notre égard même et surtout au milieu de nos afflictions.
« Mon âme, bénis l’Éternel ! Et que tout ce qui est au-dedans de moi, [bénisse] son saint nom !… et n’oublie aucun de ses bienfaits. C’est lui… qui te couronne de bonté et de compassions, Qui rassasie de biens ta vieillesse… L’Éternel est miséricordieux et plein de grâce, lent à la colère et d’une grande bonté » (Ps 103. 1 à 8). Es-tu d’accord avec ces versets ? Tu réponds « oui » du bout de la langue, ou en étant pleinement convaincu ?
« Ses compassions sont très-grandes » (1 Chron. 21. 13) ; « Tes compassions sont en grand nombre, ô Éternel ! » (Ps. 119. 156) ; « il aura encore une fois compassion de nous » (Michée 7. 19).
Dans Néhémie 9, nous lisons la prière de huit lévites se tenant devant le peuple et s’adressant à l’Éternel en faisant un récapitulatif de l’histoire du peuple d’Israël, racontant les œuvres de Dieu envers eux, et les désobéissances à répétition du peuple. Dans ce compte-rendu, quatre fois ils font allusion aux compassions de l’Éternel : « Mais toi, tu es un †Dieu de pardons, faisant grâce, et miséricordieux, lent à la colère, et grand en bonté, et tu ne les as pas abandonnés. Même quand ils se firent un veau de métal coulé, et dirent : C’est ici ton dieu qui t’a fait monter d’Égypte, – et qu’ils te firent de grands outrages, toi, dans tes grandes compassions, tu ne les abandonnas pas dans le désert » (v. 17 à 19) … « Et au temps de leur détresse ils ont crié à toi, et toi, tu as entendu des cieux, et selon tes grandes compassions tu leur as accordé des sauveurs qui les ont sauvés de la main de leurs oppresseurs » (v. 27). « Mais quand ils avaient du repos, ils recommençaient à faire le mal devant toi, et tu les abandonnais en la main de leurs ennemis, et ceux-ci dominaient sur eux. Et de nouveau ils criaient à toi, et toi, tu entendais des cieux, et tu les as délivrés maintes fois, selon tes compassions » (v. 28) … « Toutefois, dans tes grandes compassions, tu n’en as pas fini avec eux, et tu ne les as pas abandonnés ; car tu es un ✷Dieu faisant grâce, et miséricordieux » (v. 31).
Le résidu qui est remonté de captivité se souvient ainsi des compassions de l’Eternel tout au long de l’histoire du peuple d’Israël. Mais 2 Chroniques 36. 14 et suivant nous montre qu’il y a eu un moment où il n’y a plus eu de remède à leur rébellion.
« Tous les chefs des sacrificateurs aussi, et le peuple, multiplièrent beaucoup leurs péchés, selon toutes les abominations des nations ; et ils rendirent impure la maison de l’Éternel qu’il avait sanctifiée à Jérusalem. L’Éternel, le Dieu de leurs pères, envoya vers eux ses messagers, se levant de bonne heure et les envoyant, car il avait compassion de son peuple et de sa demeure. Mais ils se moquaient des messagers de Dieu, méprisaient ses paroles et raillaient ses prophètes, jusqu’à ce que la fureur de l’Éternel monte contre son peuple et qu’il n’y ait plus de remède. Alors il fit monter contre eux le roi des Chaldéens et tua leurs jeunes hommes par l’épée dans la maison de leur sanctuaire ; il n’eut pas compassion du jeune homme, ni de la vierge, [ni] de l’ancien, ni du vieillard : il les livra tous entre ses mains ».
Transportations et captivité à Babylone.
Mais Dieu n’abandonnera pas définitivement son peuple. « Pour un petit moment je t’ai abandonnée, mais avec de grandes compassions je te rassemblerai. Dans l’effusion de la colère, je t’ai caché ma face pour un moment ; mais avec une bonté éternelle j’aurai compassion de toi, dit ton rédempteur, l’Éternel. En effet, c’est pour moi [comme] les eaux de Noé, lorsque je jurai que les eaux de Noé ne passeraient plus sur la terre : de même, j’ai juré que je ne serais plus courroucé contre toi, et que je ne te réprimanderais plus. Même si les montagnes se retiraient, même si les collines étaient ébranlées, ma bonté ne se retirerait pas d’avec toi, et mon alliance de paix ne serait pas ébranlée, dit l’Éternel, qui a compassion de toi » (És. 54. 7 à 10).
« Au Seigneur notre Dieu sont les compassions et les pardons… Incline ton oreille, ô mon Dieu, et écoute ; ouvre tes yeux, et vois nos désolations, et la ville qui est appelée de ton nom. Car ce n’est pas à cause de nos actes justes que nous présentons devant toi nos supplications, mais à cause de tes grandes compassions » (Dan. 9. 9 et 18).
« Toutes ensemble, mes compassions se sont émues » (Os. 11. 8).
Nous, qui sommes aussi les objets de cette compassion, de cette bonté, de cette grâce, de cette miséricorde, de son amour, sachons être reconnaissants : « Je rappellerai les bontés de l’Éternel, les louanges de l’Éternel, selon tout ce dont l’Éternel nous a comblés, et [je rappellerai] les grands bienfaits dont il a comblé la maison d’Israël, selon ses compassions et selon la multitude de ses bontés » (És. 63. 7).
Oui, nous avons au ciel un bon et tendre Père,
Dont les décrets ont précédé les temps :
Le Dieu fort, tout-puissant, en qui notre âme espère,
Et qui, d’en haut, protège ses enfants.
De son cher Fils en nous il a versé la vie,
Nous rachetant par son sang précieux.
Il nous prédestinait à la gloire infinie,
Et Jésus seul est le chemin des cieux.
Ta sagesse, ta grâce et ton pouvoir s’unissent
Pour nous conduire au séjour bienheureux.
Ô Dieu ! jamais pour nous tes soins ne s’affaiblissent :
La nuit, le jour, tu nous suis de tes yeux.
Tendres compassions, force au jour de l’épreuve,
Grâce et pardon, long support, douce paix
De ton cœur plein d’amour jaillissent comme un fleuve
Qui ne s’épuise et ne tarit jamais.
Pour un si grand amour, que te rendre, ô bon Père ?
Ah ! donne-nous des cœurs obéissants.
Qu’il brille sur nos fronts, le divin caractère
Que ton Esprit grave sur tes enfants !
Cantique 62.
Recevez mes salutations fraternelles, Marco Juillet 2026.