JE VOUS DONNE MA PAIX

1. Je vous donne ma paix

« Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif » Jean 14. 27.

Le jour avant sa crucifixion, Jésus passe ses derniers moments d’intimité avec ses disciples. Il les prépare à son départ proche et les console avec tendresse. Lors de ces adieux, Jésus prononce des paroles qui sont devenues précieuses aux chrétiens de tous les temps.

« Je vous laisse la paix » : Jésus anticipe les résultats de son œuvre à la croix. Les fautes de ceux qui croient en Lui sont expiées et pardonnées, Il a subi à leur place le jugement de Dieu contre le péché. Son sacrifice les réconcilie avec le Dieu qu’ils avaient offensé. Leur conscience est maintenant en paix. La Bible déclare : « Ayant donc été justifiés sur la base de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 1). Il a « fait la paix par le sang de sa croix » (Col. 1. 20). Son sang a été versé et Dieu a accepté son sacrifice.

– « Je vous donne ma paix » : Cette expression est plus intime et personnelle. « Ma paix », c’est celle que Jésus connaissait alors qu’Il vivait humblement comme homme sur la terre, à travers les circonstances diverses que les Évangiles nous relatent. Cette paix découlait de la pleine confiance qu’Il mettait en son Père.

Par la foi en Jésus, le croyant, lui aussi, connaît Dieu comme Père (Jean 1. 12). Il peut donc goûter la paix que Jésus donne, même à travers les difficultés de la vie. Ces prochaines semaines, nous considérerons quelques occasions où Jésus a manifesté la paix qu’il avait en Lui.

2. La parfaite soumission de Jésus

« Quand [ses parents] le virent (Jésus), ils furent frappés d’étonnement, et sa mère lui dit : – Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Tu vois, ton père et moi nous te cherchions, très inquiets. Il leur dit : – Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être aux affaires de mon Père ? » Luc 2. 48 et 49.

Jésus a grandi dans l’humble famille de Joseph et Marie, à Nazareth. Alors qu’il avait douze ans, ses parents l’emmenèrent avec eux à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Au retour, ils marchèrent pendant toute une journée en pensant que Jésus était dans la foule des voyageurs. Lorsqu’ils s’aperçurent que Jésus n’était pas là, ils retournèrent à Jérusalem, très inquiets, et le cherchèrent pendant trois jours. Ils le découvrirent enfin, assis dans le temple, écoutant et interrogeant les docteurs religieux qui étaient là.

Quand ils le trouvèrent, sa mère l’interrogea. Mais Jésus resta calme. Il leur fit comprendre qu’ils auraient dû savoir qu’Il ne pouvait être que dans le temple, la maison de son Père. La conviction d’être là où Dieu, son Père, voulait qu’Il soit, donnait à Jésus, encore jeune garçon, une paix parfaite devant l’incompréhension de ses parents. Toutefois, Il rentra avec eux et leur était soumis.

Cette attitude paisible de Jésus dès sa jeunesse devrait être un exemple et un encouragement pour les enfants, même pour ceux qui se trouvent dans des familles où ils doivent faire face à l’incompréhension de leurs parents à cause de leur foi (évidemment, ce n’était pas le cas des parents de Jésus). Même si la situation est difficile, ils doivent rester paisibles et se confier en Dieu, et être soumis à leurs parents, en suivant ainsi le parfait exemple de Jésus.

3. La tentation au désert

« Alors le diable le transporte dans la ville sainte, et le place sur le sommet du temple, et lui dit : –  Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, et ils te porteront sur [leurs] mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre. Jésus lui dit : –  Il est encore écrit : Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu » Mat. 4. 5 à 7.

À l’âge d’environ trente ans, « Jésus fut emmené dans le désert par l’Esprit, pour être tenté par le diable » (Mat. 4. 1). Avant de commencer son service public, Il fut mis à l’épreuve.

Nos premiers parents, eux aussi, ont été tentés par le diable. Satan suscita en eux des convoitises : un arbre « bon à manger », « un plaisir pour les yeux », et « désirable pour rendre intelligent » (Gen. 3. 6). Mais Dieu avait interdit de manger de son fruit ; et eux, au lieu de Lui obéir, ont cédé à la tentation (v. 6 et 7). Pour atteindre son but, Satan avait déformé et même contredit la Parole de Dieu. Il avait menti à Adam et Ève en leur faisant croire que Dieu voulait les priver de bonheur. Il réussit même à les faire douter de Dieu et à Lui désobéir.

Jésus a Lui aussi affronté le tentateur. Pour Lui, la Parole de Dieu était l’autorité suprême. Il ne discute pas avec Satan, mais à chacune de ses attaques, il répond : « Il est écrit ». Satan en arrive même à citer la Parole de Dieu, mais d’une façon incomplète et en insinuant le doute ; et Jésus répond : « Il est encore écrit » (Mat. 4. 7). La Parole de Dieu est entièrement en Lui et Lui donne la paix et la victoire.

Le croyant aussi est tenté par Satan, qui cherche à le faire douter de Dieu et à succomber aux tentations de ce monde (1 Jean 2. 16). Satan est habile, il peut citer la Parole de Dieu en la déformant, ou en cherchant à nous faire vaciller en citant certains versets. Comme Jésus l’a fait, demeurons tranquilles, fondés sur la Parole de Dieu, qui est « vivante et permanente » (1 Pier. 1. 23) – devant laquelle Satan doit s’incliner !

4. Le calme dans la tempête

« Il se lève alors un grand tourbillon de vent, et les vagues se jetaient dans la barque, au point qu’elle se remplissait déjà. Lui, à la poupe, dormait sur un oreiller » Marc 4. 37 et 38.

« Alors qu’Hérode allait le faire comparaître, Pierre, cette nuit-là, dormait entre deux soldats, lié de deux chaînes ; des sentinelles, devant la porte, gardaient la prison » Act. 12. 6.

Un soir, Jésus monta dans une barque avec les disciples pour traverser un lac. Tout à coup une tempête se déchaîna et l’eau commença à remplir la barque. Les disciples, dont plusieurs d’entre eux étaient des pêcheurs expérimentés, étaient bouleversés. Mais Jésus dormait paisiblement à l’arrière de la barque. Sa confiance dans son Père est entière, rien ne peut la troubler. Les disciples, étonnés de le voir dormir ainsi, le réveillent et Lui reprochent son indifférence apparente. Alors Jésus se lève, fait taire le vent avec autorité, et la mer se calme. Quel contraste entre la sérénité de Jésus au milieu de la tempête, et la frayeur des disciples !

Chrétiens, nous rencontrons souvent des tempêtes dans notre vie. Alors, lorsque « l’eau commence à remplir la barque », l’angoisse peut nous envahir. Mais Jésus Lui-même, pour nous apaiser au milieu de la tourmente, veut nous donner sa paix, celle qu’Il a manifestée autrefois sur le lac de Tibériade.

L’apôtre Pierre, quelques années plus tard, sera un bel exemple de cela (Act. 12). Le roi Hérode venait de faire mettre à mort Jacques, le frère de Jean. Et comme cela avait plu au peuple, Hérode fit arrêter Pierre, qui se retrouva en prison, lié de deux chaînes, entre deux soldats, attendant de comparaître devant le peuple. Aucun espoir de libération, un avenir bien sombre ! Et pourtant Pierre dort tranquillement ; un ange doit le frapper au côté pour le réveiller et le libérer. Quel bel écho les paroles du Maître avaient trouvé dans son cœur : « Je vous donne ma paix » Jean 14. 27 !

5. Confiance en Dieu le Père

« En ce temps-là, Jésus, répondant, dit : - Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi » Mat. 11. 25 et 26.

Jésus montrait beaucoup de bonté envers ses contemporains. Il est « passé de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance, car Dieu était avec lui » (Act. 10. 38). Mais Il apparaît clairement que les chefs religieux L’ont détesté, incitant le peuple à Le rejeter. Jean le baptiseur, qui avait rendu un beau témoignage à Jésus, a paru être perplexe et dans le doute lorsqu’il a été mis en prison par Hérode. Du fond de sa prison, il envoie demander à Jésus s’Il est vraiment, Lui, le Messie attendu.

Puisque, « en ce temps-là », dans cette période sombre, beaucoup se détournaient du Seigneur Jésus, on pourrait avoir l’impression qu’Il avait travaillé en vain (És. 49. 4). Mais Lui se tourne avec reconnaissance vers son Père. Malgré les résultats apparemment peu encourageants de son service et l’opposition des chefs religieux, Jésus trouvait un motif de louange envers son Père. Et ses paroles trouvaient un écho dans ceux qui prenaient la place de « petits ». Jésus se remet ainsi en paix à la volonté parfaite de Dieu, disant : « Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi ».

Croyants, nous nous trouvons parfois confrontés à un refus ou à l’échec ; peut-être nous sommes-nous dévoués à quelqu’un avec amour, mais apparemment sans résultat ; nous sommes parfois incompris, même de ceux qui nous sont les plus proches. Comme Jésus l’a fait, faisons simplement confiance à la sagesse et à la volonté parfaite de notre Père. C’est dans de telles occasions que nous pouvons manifester la paix de Christ, ce don si précieux !

6. Une réponse pleine de sagesse

« Alors les pharisiens allèrent tenir conseil pour le prendre au piège dans [ses] paroles » Mat. 22. 15.

« Et ils ne pouvaient le surprendre dans ses paroles devant le peuple ; étonnés de sa réponse, ils se turent » Luc 20. 26.

Jésus a rencontré l’opposition des chefs religieux. Ses enseignements et sa conduite les condamnaient et ils étaient jaloux de l’attrait que Jésus exerçait sur la foule.

Ils rejetaient toujours ce qu’Il disait, ils n’ont pas voulu reconnaître qu’Il était le Fils de Dieu – donc Lui-même, Dieu (Jean 5. 18). Plusieurs Juifs l’ont même outragé, disant : « Il a un démon, et il est fou » (Jean 10. 20). Ils ont toujours cherché à mettre Jésus dans l’embarras et à le prendre en faute lorsqu’Il parlait.

Un jour, ils Lui amenèrent une femme surprise en adultère, espérant pouvoir l’accuser en appliquant la Loi de Moïse. En fait, si Jésus avait commandé de la lapider, comme le prescrivait la Loi, où aurait été la grâce ? Au contraire, s’Il l’avait épargnée, Il aurait contredit la Loi ! Avec calme, Jésus donne une réponse sage : « Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il jette le premier la pierre contre elle » (Jean 8. 7). À ces paroles, ses adversaires s’en vont un à un, tout confus ; et la femme, qui était restée seule, peut entendre les paroles du Seigneur : « Va, dorénavant ne pèche plus ».

À la fin de son service public, Jésus dévoile le secret de ses réponses : « Celui qui m’a envoyé, le Père, m’a commandé lui-même ce que je devais dire et comment j’avais à parler » Jean 12. 49.

Croyants, devant ceux qui s’opposent à la foi, nous pouvons, nous aussi, adopter le comportement paisible de Jésus, parce qu’Il a promis de nous donner la sagesse et la bonne réponse : « Moi je vous donnerai des paroles et une sagesse auxquelles tous vos adversaires ne pourront pas répondre ni résister (voir Luc 21. 14 et 15).

« Considérez celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas lassés, étant découragés dans vos âmes » Héb. 12. 3.

7. La résurrection de Lazare

« Jésus lui déclara : – Moi, je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » Jean 11. 25.

Une mauvaise nouvelle parvient à Jésus qui se trouve assez loin de Jérusalem : son ami Lazare est gravement malade. Lazare habite à Béthanie, près de Jérusalem, avec ses deux sœurs. Ce sont elles qui font parvenir à Jésus leur urgent appel au secours.

Bien que Jésus ait déjà été reçu plusieurs fois dans la maison de ces sœurs, et qu’Il ait guéri tellement de malades, Il n’agit pas immédiatement. Il affirme calmement que cette maladie est pour la gloire de Dieu et Il attend le moment où Dieu Lui dira d’aller à Béthanie.

Entre-temps la situation de Lazare s’aggrave et il meurt… Lorsque Jésus arrive, son ami est déjà dans la tombe depuis quatre jours, et les deux sœurs l’accueillent toutes les deux par ces paroles : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort » (v. 21 et 32). Alors Jésus, sans fournir d’excuse ni d’explication, demande à voir la tombe ; là, Il pleure, sympathisant avec la douleur que la mort provoque ; Il démontre ainsi qu’Il est bien loin d’être indifférent à la souffrance des deux sœurs.

Après quoi, Il accomplit ce que Dieu avait prévu : Il prie son Père avec la certitude qu’Il est toujours exaucé et, avec puissance, Il ressuscite Lazare.

La paix de Jésus devant la mauvaise nouvelle nous impressionne : nous nous serions précipités vers les deux sœurs pour les consoler, et elles-mêmes s’attendaient certainement à ce que Jésus vienne tout de suite guérir leur frère. Jésus, au contraire, ne se montre ni anxieux, ni agité – comme nous le sommes souvent ! – et, sachant que Dieu fait toutes choses bien, Il obéit simplement, et Dieu est honoré et glorifié !

8. Des chants dans la nuit

« Après avoir chanté une hymne, ils sortirent [et allèrent] au mont des Oliviers » (Mat. 26. 30).

« Vers minuit, Paul et Silas, en priant, chantaient les louanges de Dieu ; et les prisonniers les écoutaient » Act. 16. 25.

C’est jeudi soir, la veille de la crucifixion. Jésus se trouve avec les douze disciples dans un endroit à part et célèbre la pâque avec eux pour la dernière fois. L’atmosphère est pesante, parce que Jésus vient d’annoncer que l’un des douze, présent à table, se prépare à Le trahir et à Le livrer aux mains des chefs religieux qui veulent sa mort. Lequel est-ce ? Les disciples se regardent, tristes et perplexes. Alors, en réponse à la question de Jean, Jésus indique le traître en lui donnant le morceau de pain qu’Il venait de tremper dans le plat ; aussitôt après, Judas sort dans la nuit pour commettre cet acte de trahison si douloureux pour le Seigneur.

Puis le repas s’achève et, avant de quitter la salle du repas, ils chantent, selon la tradition juive, une hymne à Dieu. Oui, Jésus chante, alors qu’Il sait parfaitement ce qui va arriver quelques heures plus tard ! Il manifeste ainsi la paix qui était en Lui (Jean 16. 32 et 33). Qui d’entre nous aurait pu chanter dans une telle circonstance ?

Quelques années plus tard, deux chrétiens, Paul et Silas, sont arrêtés pour avoir témoigné de Jésus (Act. 16). Leurs vêtements leurs sont arrachés, ils sont battus d’un grand nombre de coups, puis jetés en prison. Mais, malgré cela, malgré leurs pieds entravés, ils ne prononcent aucune plainte, ni cris de douleur. Non ils chantent les louanges de Dieu ! Et les autres prisonniers les écoutent.

Cela démontre encore une fois la réalité tangible de la paix que Jésus donne aux siens, même dans les pires situations !

9. La paix dans la soumission à la volonté de Dieu

« (Jésus) tomba sur sa face et priait ainsi : – Mon Père, si c’est possible, que cette coupe passe loin de moi ; toutefois, non pas comme moi je veux, mais comme toi [tu veux] … Mon Père, s’il n’est pas possible que ceci passe loin de moi sans que je le boive, que ta volonté soit faite » Mat. 26. 39 et 42.

En prière dans le jardin de Gethsémané, Jésus affronte un dur combat. Dieu, le Père, Lui présente la coupe qu’Il devra boire pour notre salut. Cette coupe, en figure, représente le moment terrible dans lequel Il devra subir le jugement de Dieu à cause de nos péchés. Le Seigneur Jésus tremble devant cette perspective ; Il est dans la tristesse et l’angoisse, et Il prie le Père à genoux. Boire cette coupe impliquait d’être abandonné par Dieu, d’être traité comme le Dieu saint traite le péché. Comment Jésus, le saint Fils de Dieu, pourrait-Il accepter cette coupe sans éprouver une profonde angoisse, au point que Dieu Lui envoie « un ange du ciel, qui le fortifiait » ? Sa souffrance est telle que « sa sueur devint comme des grumeaux de sang qui tombaient sur la terre » Luc 22. 43 et 44.

Et pourtant, Jésus se soumet à la volonté parfaite du Père. Il était venu pour accomplir cette volonté et Il le fera jusqu’à la fin.

Puis Jésus se relève et se tourne vers les disciples endormis. Il est trahi par Judas et se laisse lier par les soldats venus pour le prendre. Lorsque Pierre cherche maladroitement à le défendre, coupant de son épée l’oreille de l’esclave du souverain sacrificateur, Jésus lui dit : « Remets l’épée dans le fourreau : la coupe que le Père m’a donnée, ne la boirai-je pas ? » Jean 18. 11. Aucune animosité, seulement soumission et paix. Puis la crucifixion… Il boit la coupe… Cette scène unique, à Gethsémané, nous enseigne que la source profonde de la paix de Jésus est son absolue soumission à la volonté de Dieu.

Chers amis croyants en Jésus, nous n’aurons jamais à soutenir un combat semblable à celui du Sauveur, mais Jésus nous donne la paix dans les épreuves que nous traversons.

10. La paix jusque dans la mort

« Quand ils furent venus au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les malfaiteurs, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Jésus dit : –  Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » Luc 23. 33 et 34.

« Et ils lapidaient Étienne qui priait et disait : –  Seigneur Jésus, reçois mon esprit. S’étant mis à genoux, il cria d’une voix forte : –  Seigneur, ne leur impute pas ce péché » Act. 7. 59 et 60.

Il est neuf heures du matin, et Jésus vient d’être crucifié entre deux malfaiteurs. Jésus supporte tout cela par amour et obéissance à son Père. Malgré les plus grandes souffrances physiques, Il ne se plaint pas et ne se rebelle pas contre ses bourreaux. Tout le comportement de Jésus témoigne de la pleine paix qui est en Lui.

Pourtant Jésus a pleinement conscience de la gravité de la faute de ce peuple aimé de Dieu. En fait, le peuple d’Israël, en accord avec l’envahisseur romain, fait crucifier son Messie, Celui que Dieu lui avait envoyé et qui aurait dû régner. Il s’agit d’un péché inexcusable devant Dieu ! Alors Jésus prie et intercède pour eux auprès du Père : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ». Il était pleinement conscient que, à travers ce crime, le but de Dieu de donner un Sauveur au monde, serait atteint.

Jésus, après sa mort, est ressuscité et monté au ciel, mais Il laisse des témoins sur la terre et, parmi eux, le croyant Étienne. « Plein de grâce et de puissance » Étienne Lui rend témoignage (Act. 6. 8). Quand il met le peuple et ses gouverneurs face à leur responsabilité devant Dieu, cela les rend furieux et ils le lapident. Mais Étienne a dans son cœur la paix que le Seigneur Jésus, son Sauveur, lui a donnée. Avant de mourir Étienne, le premier des martyrs, prie pour ses bourreaux.

Après lui, de nombreux autres martyrs sont morts en pleine paix, priant pour ceux qui les persécutaient, manifestant ainsi la réalité des paroles de Jésus : « Je vous donne ma paix ».

11. Le don de la paix

« Jésus répondit (à la femme samaritaine) et lui dit : –  Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif, à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » Jean 4. 13 et 14.

Après avoir dit : « Je vous donne ma paix », Jésus précise : « Je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne » (Jean 14. 27). Qu’a-t-Il voulu dire ? Un récit des évangiles explique ses paroles.

Jésus est assis sur le bord d’un puits. Il fait très chaud et une femme arrive pour puiser de l’eau. L’eau peut étancher sa soif physique, mais son cœur aussi est desséché. Jésus lui dit qu’il peut lui donner une eau d’une autre nature, qui répondra aux besoins de son cœur : c’est la vie éternelle.

Jésus souligne le contraste entre l’eau du puits et l’eau que Lui donne. La première apaise pour un moment une soif qui revient toujours. La seconde désaltère définitivement le cœur, et se répand sur les autres. Comme l’eau du puits, ce que le monde donne n’est que temporaire et nous laisse insatisfaits. La paix de Jésus, au contraire, est durable et nous comble dès maintenant et pour l’éternité.

De plus, ce que le monde « donne » est rarement gratuit et comporte en général une contrepartie cachée. Jésus, au contraire, et Lui seul, donne d’une manière totalement gratuite !

Enfin, dans le monde, celui qui donne perd généralement quelque chose. Mais la paix que Jésus donne est inépuisable. Jésus nous amène à partager avec Lui la paix, la joie et l’amour du Père : Il donne tout ! « De sa plénitude… nous tous nous avons reçu et grâce sur grâce » Jean 1. 16.

D’après « Il buon seme » – janvier-février-mars 2026

LES CINQ SENS

La vue : « Eux (les disciples), levant les yeux, ne virent personne sinon Jésus seul » Mat. 17. 8.

L’ouïe : « Un tel homme… a entendu des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à l’homme d’exprimer » 2 Cor. 12. 4.

L’odorat : « Tes parfums sont d’agréable odeur ; ton nom est un parfum répandu » Cant. 1. 3.

Le toucher : « Ce que nos mains ont touché, concernant la Parole de la vie » 1 Jean 1. 1.

Le goût : « Son fruit est doux à mon palais » Cant. 2. 3.

D’après Almanach Évangélique 1925

TRADUCTION DE FEUILLETS (162)

« Goûtez et voyez que l’Éternel est bon ! Bienheureux l’homme qui se confie en lui ! » Psaume 34. 9.

L’AVEZ-VOUS AU MOINS GOÛTÉ ?

Un professeur athée conclut son cours en invitant son auditoire à poser des questions. Un homme âgé se leva et se plaça à côté de l’orateur. Puis il sortit une orange de sa poche et commença à la peler. L’orateur le pressa de répondre à sa question, mais le vieillard continua tranquillement à peler l’orange. Ensuite il la mangea, un quartier après l’autre, sans dire un mot. Enfin, il se tourna vers le professeur et lui dit : Maintenant ma question : dites-moi, cette orange était-elle douce ou amère ?

– Comment pourrais-je le savoir ? répondit l’orateur, irrité, je ne l’ai pas goûtée !

– Ah ! Alors, comment pouvez-vous parler de Christ si vous n’en avez jamais goûté la bonté ?

L’apôtre Pierre s’adressait aux croyants ainsi : « si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon » (1 Pier. 2. 3). La bonté de Dieu est goûtée par le cœur, non pas par la tête. Il se peut que de nombreux croyants ne soient pas capables de faire des discours théologiques, mais ils connaissent le Seigneur dans leur cœur : ils ont goûté qu’Il est bon – en lisant la Parole de Dieu et en expérimentant la providence de Dieu dans leur vie.

Une personne assoiffée qui boit un grand verre d’eau sait que l’eau rafraîchit – mieux qu’un chimiste qui écrit un long article sur la composition de la molécule d’eau. Il faut qu’il la goûte pour lui-même !

Jésus appelle : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive » (Jean 7. 37). Allez à Lui. Vous ferez alors l’expérience qu’Il est bon et qu’Il peut étancher votre soif, la soif de votre cœur.

D’après the good Seed mars 2026

« La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui obtenons le salut, elle est la puissance de Dieu » 1 Corinthiens 1. 18.

L’AUDITEUR INVOLONTAIRE

Tibor travaille dans une usine de bois en Hongrie. Toutes les fois qu’il scie les immenses troncs, il chante des cantiques au rythme de sa scie. Ses collègues en connaissent beaucoup par cœur et l’accompagnent en chantant ces cantiques à la gloire de Dieu. Cela déplaît à une seule personne : son patron. Il a souvent demandé à Tibor d’arrêter de chanter, mais en vain. Un jour, pourtant, il en a eu assez. En colère, il interrompt le chant, et crie : Tibor, si tu continues à chanter ces cantiques, je te mets à la porte, et tous ceux qui chantent avec toi ! Il est clair pour tous qu’il fera cela. Mais Tibor ne peut pas s’en empêcher. Il continue à chanter, mais seulement quand son patron n’est pas là.

Des semaines passent. Un jour, comme ils scient et chantent de nouveau, le patron apparaît tout à coup dans le hangar. Personne ne l’avait vu arriver. Quand Tibor le voit, il arrête brusquement : Cette fois, il est certain de perdre son emploi. Mais il ne peut en croire ses oreilles, le patron chante le refrain ! Tibor le regarde, bouche bée, le patron lui sourit, et dit : Oui, tu m’entends bien. Vos cantiques me rendaient fou, je pensais que ce n’était que du non-sens. Mais je ne pouvais pas oublier les paroles : elles me poursuivaient – jusqu’à ce que je me rende compte que j’étais un pécheur, et que j’accepte Jésus – qui revient toujours dans vos cantiques – comme mon Sauveur. Tibor est soulagé et très heureux !

D’après the good Seed mars 2026

« Et non seulement [cela], mais aussi nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par qui nous avons maintenant reçu la réconciliation » Romains 5. 11.

LA PAIX DU CHRÉTIEN PAR LA GRÂCE DE DIEU

Plus nous comprenons la réconciliation de manière simple, mieux cela est. Elle implique un changement de condition envers Dieu. Au lieu d’être loin de Lui, nous sommes approchés. Au lieu d’être dans un état d’inimitié, nous sommes en paix avec Lui. Quelle que soit l’expérience que nous en avons, notre condition est celle de la paix avec Dieu quand nous avons reçu la réconciliation qui a été accomplie par le sang de la croix.

Mais cette réconciliation repose sur le fait que Dieu trouve sa satisfaction dans ce que Christ a fait sur la croix pour nous. Ma paix avec Dieu dépend de sa satisfaction en Christ. Si Dieu ne pouvait pas se reposer en Lui et sur son œuvre pour moi, je ne pourrais pas me reposer en Dieu. S’il n’avait pas été répondu à l’exigence de Dieu en justice contre moi, je ne pourrais avoir aucune garantie pour parler de réconciliation, ou pour prendre ma place en paix devant Dieu. J’étais le débiteur de Dieu, et devais mourir sous la punition qu’Il avait avec justice fait tomber sur le péché. Christ a agi comme ma protection devant Lui. Il a pris ma cause en mains comme un pécheur. Si Dieu n’avait pas été satisfait, je serais encore loin de Lui. Il aurait encore quelque chose à me reprocher, une exigence sur moi et contre moi.

Dieu a-t-il été satisfait de ce que Christ a fait pour moi ? Oui, Il l’a été, car Il me l’a fait avoir par les témoignages les plus merveilleux, glorieux, magnifiques qu’on puisse concevoir. Il a montré sa satisfaction dans la croix de Christ. Il me dit que toutes ses exigences contre moi comme pécheur sont pleinement et avec justice annulées. Le voile déchiré le déclare. Le tombeau vide le déclare. L’ascension de Christ le déclare. La présence du Saint Esprit ici-bas le déclare.

D’après the Lord is near novembre 1988 (J.G.Bellett)

« Je connais tes œuvres. Voici, j’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer, car tu as peu de force, et tu as gardé ma Parole et tu n’as pas renié mon nom » Apocalypse 3. 8.

CE QUI UNIT LES CHRÉTIENS ENTRE EUX

Qu’est-ce que renier son nom ? Quel est « son nom » ? Tous les noms ont une signification dans la Parole ; mais les noms de Dieu et de Christ, en particulier, comme ils ont une signification transcendante ! Si Dieu agit à cause de son nom, cela signifie déclarer ce qu’Il est. Si nous sommes réunis au nom de Christ – et la forme exacte, c’est bien « à », et pas « en », en Matthieu 18. 20 – c’est cela qui nous attire à Lui, chacun, et tous ensemble. Il est présent quoique invisible et nous aimons à venir à Lui.

Mais la vérité de ce qu’Il est nous rapproche – et approchés ainsi nous confessons ce qu’Il est pour nous, et nous avons la promesse de sa présence spirituelle. C’est ainsi que nous sommes unis ensemble, comme l’est une roue, par la circonférence. Mais si cela était tout, si c’était la chose principale, la roue n’aurait pas de force. Sa force dépend par-dessus tout du centre. C’est ainsi qu’est notre union – et cela dépasse tout ce que la figure peut exprimer – elle est par le centre, qui est Christ pour nous tous. Et cela, autant que cela est réel, définit et assure aussi l’union sur la circonférence, celle des uns avec les autres.

D’après the Lord is near novembre 1988 (F.W. Grant)

« Philippe lui dit : Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit : Je suis depuis si longtemps avec vous, et tu ne me connais pas, Philippe ! Celui qui m’a vu, a vu le Père » Jean 14. 8 et 9.

JÉSUS CHRIST, LA PARFAITE RÉVÉLATION DU PÈRE

Si nous désirons connaître le Père, seul le Fils de l’homme peut nous Le révéler. Il est le seul représentant du Père. Si nous désirons voir Dieu comme Père dans les relations du Nouveau Testament, seul le Fils peut nous déclarer son nom. Et quelle grâce Il a manifestée quand, comme Chef de la nouvelle création en résurrection, et Premier-né parmi plusieurs frères, Il a dit : « Va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu ».

Si nous désirons voir comment le cœur de Dieu a été révélé au monde entier, regardons la croix, et là contemplons « l’agneau de Dieu, qui ôte le péché de monde ». Et si nous souhaitons connaître, et avoir au fond de l’âme l’amour avec lequel le Père a aimé son Fils, que ce qui était depuis le commencement habite en nous – et ainsi nous demeurerons dans le Fils, et dans le Père (1 Jean 2. 24). Et tandis que les âges sans nuages de l’éternité se déploieront, nous, par la grâce souveraine, nous nous réjouirons de raconter la grâce de notre Seigneur Jésus Christ, de nous baigner dans les rayons du soleil de l’amour de Dieu, et de jouir sans entraves de la communion du Saint Esprit.

Enfin, si nous désirons connaître Dieu manifesté en chair, contemplons et adorons la Personne de Celui qui a autrefois reposé comme le petit Enfant dans la crèche, et voyons en Lui l’interprétation de Matthieu 1. 23 : « On l’appellera du nom d’Emmanuel, qui se traduit : Dieu avec nous ». Béni soit son nom glorieux à toujours ; et que la terre entière soit remplie de sa gloire ! Amen !

D’après the Lord is near novembre 1988

« J’ai plus d’intelligence que les anciens, parce que j’observe tes préceptes » Psaume 119. 100.

LE FONDEMENT DE LA SAGESSE, POUR LE CHRÉTIEN : LA SEULE PAROLE DE DIEU

On raconte qu’une directrice d’école, prenant sa retraite après de nombreuses années de service fidèle, et à qui on avait demandé : Comment prévoyez-vous d’employer vos années de retraite ? Sa prompte réponse fut : À relire les grands classiques.

Ce serait beaucoup mieux si elle consacrait ces années à étudier les Saintes Écritures ! La volonté de l’homme a largement produit les grands classiques – la volonté de Dieu a produit sa Parole écrite. La sagesse de l’homme se voit dans les grands classiques – la sagesse de Dieu est révélée dans sa Parole écrite. Le développement de la vie sur la terre motiva les grands écrivains classiques. La chose nécessaire pour la vie éternelle, pour des hommes coupables, le Dieu des cieux, dans son amour, la communiqua à l’humanité.

Je ne dis pas cela pour mépriser aucunement les géants de la littérature de ce siècle et d’autres siècles. Mon seul but, c’est d’insister sur le contraste infini entre la Parole de Dieu inspirée et toutes les autres choses qui ont été écrites. La Sainte Écriture peut seule être décrite comme « inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » (2 Tim. 3. 16).

Nous pouvons parler d’un chant inspiré, d’un récit inspiré, ou d’un principe inspiré, en voulant dire que de telles choses nous ont profondément émus et élevés. Nous pouvons même parler de personnes inspirées – dont les qualités particulières nous ont touchés et motivés. Mais l’inspiration des Saintes Écritures demeure complètement différente et unique. La Parole de Dieu est à part, parce qu’elle est prononcée par Dieu, révélée directement par Lui au travers d’instruments humains – parfaitement adaptée pour répondre à l’homme dans son besoin.

D’après the Lord is near novembre 1988 (G.W. Steidl)

« Jésus Christ est le Même, hier, et aujourd’hui, et éternellement » Hébreux 13. 8.

DIEU ET SA PAROLE NE CHANGENT PAS

Nous vivons dans une période de changement, dit l’orateur dans une réunion d’éducateurs dans le commerce. Tout autour de la pièce étaient les dernières inventions de ladite haute technologie comme preuve de cela. Tout change à une telle rapidité, continua-t-il, que l’homme ne peut plus imaginer d’arrêter le changement de se produire. Tout ce qu’il peut faire de mieux, c’est de gérer la vitesse à laquelle le changement a lieu.

Dans une période de changement rapide, presque incontrôlable, qui se déroule à une vitesse phénoménale par des avancées technologiques telles que la micro-puce, le laser, et la fibre optique – j’étais présent dans cette réunion avec le verset ci-dessus dans l’esprit. Alors que d’autres commençaient à exprimer de la crainte sur la vitesse presque effrayante de l’avenir, je remerciais calmement Dieu de ce que les choses vraiment importantes ont une stabilité éternelle.

Jésus Christ n’a pas changé, ne change pas, et ne changera pas. Sa Parole ne change jamais. « La parole du Seigneur demeure éternellement » (1 Pier. 1. 25). Sa miséricorde envers nous ne change jamais, et le Psaume 136 est une énumération de trente-cinq exemples au moins de sa miséricorde permanente couvrant le temps, de l’éternité à l’éternité. Le chemin du salut ne changera jamais non plus : « Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie. Personne ne vient au Père que par moi » (Jean 14. 6).

Mettons-nous en pratique, dans notre vie, ces vérités immuables ? Jouissons-nous du fait béni que nous nous tenons fermement, sûrement, et en sécurité sur le Rocher de notre salut, qui ne bougera pas, si forts soient les sables du temps qui se déplacent autour de Lui ? J’ai entendu quelqu’un dire, il n’y a pas longtemps, que les temps changent, et que l’image de Christ doit changer pour rester en accord avec les besoins du jour. Dieu soit béni de ce qu’il n’en est pas ainsi. Nous sommes assurés par la Parole de Dieu qui ne change pas, qu’Il était, est, et sera toujours le Même.

D’après the Lord is near novembre 1988 (L.J. Ondrejack)

« Après avoir chanté une hymne, ils sortirent et allèrent au mont des Oliviers » Matthieu 26. 30.

IL EST BON DE CHANTER DES CANTIQUES

Perché très haut, sur la branche supérieure d’un grand acacia près de ma fenêtre, se trouvait une grive, clamant les notes riches d’un joyeux chant au milieu des ombres du crépuscule d’un jour de novembre pluvieux.

La pluie éclaboussait sans remords le petit chanteur, comme si cela lui déplaisait qu’il ose perturber la triste scène. Dans l’ombre croissante je ne pouvais pas voir mon petit ami, mais il continuait à chanter de la pure joie de son cœur, répandant sur le voisinage une vague de mélodie, comme s’il défiait les éléments de faire pire. Je sortis pour voir si je pouvais l’apercevoir, mais les derniers rayons de lumière s’étaient éteints, et je me trouvais sous la pluie. Mais au-dessus de tout résonnaient encore les joyeuses notes de la mélodie de son chant.

Pour moi, il était un messager de foi, d’espérance, et de confiance en Dieu. Il est bon pour le cœur de chanter un cantique de louange « À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang » (Apoc. 1. 5) quand nous avons appris à nous confier en Lui comme Sauveur et Seigneur. Mais pour continuer à le faire, nous devons chercher à rejeter tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement (Héb. 12. 1). Avec l’énergie de la foi nous devons nous élever au-dessus des circonstances changeantes de notre sentier dans le désert, vers Celui qui connaît tout de nous, dont l’amour ne se refroidit jamais, et qui vit pour nous garder dans la lumière du soleil sans nuage de sa présence, jusqu’à ce que nous voyions sa face. Il donne des chants de joie dans la nuit (Job 35. 10) – et à minuit Paul et Silas priaient et chantaient des louanges à Dieu (Act. 16. 25).

D’après the Lord is near novembre 1988

« Ceux qui restaient furent épouvantés et donnèrent gloire au Dieu du ciel » Apocalypse 11. 13.

LA PRÉCISION DES TERMES EMPLOYÉS DANS LA BIBLE

Rien ne montre plus clairement la source divine et l’inspiration verbale de l’Écriture que la manière dont les noms et les titres de la Déité sont employés tout au long de la Bible. Des hommes sans spiritualité et ignorants ont essayé d’expliquer la diversité des noms divins, en supposant que différents dieux sont désignés et en prétendant à un arrangement de jeu de patience de certains livres. Mais le fait est que tous ces noms et ces titres sont employés de la manière la plus exacte.

Par exemple, dans l’Ancien Testament, Jéhovah est toujours employé dans un sens particulier, et Élohim dans un autre sens. Quand c’est le Créateur qui est mis devant nous, nous avons le mot hébraïque Élohim, qui implique la Trinité, révélant le Père, le Fils, et le Saint Esprit. Quand il est question de l’alliance de Dieu avec son peuple, quand Il a à faire avec les hommes qu’Il a mis en relation avec Lui-même, alors c’est Jéhovah. Il en est ainsi, non seulement dans la Genèse, mais tout au long de la Bible.

Maintenant, quant à l’expression « le Dieu des cieux », il y a trois livres dans l’Ancien Testament où cela est employé, et un dans le Nouveau Testament : l’Apocalypse. Les trois livres de l’Ancien Testament – Esdras, Néhémie, et Daniel – se réfèrent tous à la même période, quand Dieu avait dispersé son peuple au milieu des nations. Il désignait son trône à Jérusalem. La gloire était remontée au ciel, et Il n’était plus appelé le Seigneur de toute la terre. Il était maintenant « le Dieu des cieux », et c’est encore son titre. Il ne sera jamais reconnu à nouveau comme le Seigneur de toute la terre avant le Millénium.

D’après the Lord is near novembre 1988

« Jésus Christ, lui que, sans l’avoir vu, vous aimez ; et croyant en lui, bien que maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie indescriptible et glorieuse, recevant ce qui est le but de votre foi, le salut de l’âme » 1 Pierre 1. 8 et 9.

L’AMOUR DU SEIGNEUR JÉSUS

Nous reconnaissons ton amour, Seigneur Jésus,

Dans un service sans relâche :

Tu entres au-dedans du voile

Rendant toute âme capable d’adorer :

Entourés ici de manquements,

Tout refuge terrestre nous fait défaut ;

Au-dehors, au-dedans, en lutte avec le péché,

Ton nom seul nous est de quelque utilité.

Dans un service sans relâche :

Tu entres au-dedans du voile

Rendant toute âme capable d’adorer :

Entouré ici de manquements,

Tout refuge terrestre nous fait défaut ;

Car bien que tes activités soient terminées

Ton cœur tendre prend part

Avec ceux dont ta grâce a fait des amis ;

Que ta sympathie est précieuse !

Tu apportes du secours dans le chagrin,

Et nous dis de prendre courage

Pendant que nous sommes pèlerins ici-bas

Et tu fais approcher le lendemain plein d’espoir.

Nous reconnaissons ton amour, Seigneur Jésus ;

Ta voie est tracée devant toi

Tu descendras, et nous monterons

Pour te rencontrer dans la gloire céleste :

Bientôt le matin béni

Appellera tes saints pour te rencontrer :

Notre seul Seigneur, seul adoré

Nous te saluerons alors avec joie.

Et nous attendons de voir ta gloire.

Pour connaître comme nous avons été connus,

et reconnaître ta grâce parfaite devant toi.

Nous nous attachons à ta promesse lors de ton départ

Viens, Seigneur, nous chercher

Alors une louange éternelle montera des nos lèvres

Pour un amour comme le tien, Seigneur Jésus.

D’après the Lord is near novembre 1988

« Prenez garde de ne pas refuser celui qui parle » Hébreux 12. 25.

NE PAS REFUSER LE SALUT QUE DIEU OFFRE

Si vous refusez Celui qui parle, vous n’avez rien d’autre que vos péchés maintenant, et la colère à venir. Si vous Le refusez, la destruction vous attend – la destruction éternelle loin de la présence du Seigneur et de la gloire de sa majesté – non pas l’annihilation, qui n’est qu’une pensée impie.

« Car s’ils n’ont pas échappé, ceux qui avaient refusé celui qui parlait en oracles sur la terre, combien moins [échapperons]-nous, si nous nous détournons de celui qui [parle ainsi] des cieux, lui dont la voix ébranla alors la terre ! » (Héb. 12. 25). Que cela est clair, définitif, et impressionnant ! C’était mal, pour ceux d’autrefois, de refuser la mise en garde divine de la loi ; il est incomparablement pire de se détourner de Celui qui parle depuis les cieux. Car Il parle, non pas du joug que ni les pères ni les enfants n’étaient capables de porter, mais de la rédemption par son propre sang, Lui qui a été blessé pour nos transgressions et meurtri pour nos iniquités, de la paix déjà faite par le sang de la croix de Celui qui est assis à la droite de Dieu en témoignage d’une pleine acceptation pour tous ceux qui croient. Se détourner de sa voix est le péché le plus grave et la ruine certaine.

D’après the Lord is near novembre 1988 (W. Kelly)

« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » 1 Jean 1. 9.

LE PARDON SUIT LA CONFESSION

La restauration, c’est la grâce présente de Christ ramenant celles de ses brebis qui se sont éloignées de Lui ou de ses sentiers, car une personne peut s’être détachée de Christ dans son cœur avant que ses pieds aient commencé à quitter le droit chemin. La restauration peut ainsi être publique ou privée. Le premier pas dans le sentier du retour, c’est quand la volonté cesse de suivre le péché, et commence à prendre le parti de Dieu contre elle – bref, quand commence le jugement de soi-même. Cela est produit par l’amour actif de Christ, bien que cela puisse encore être inconnu de celui qui s’est écarté. Ensuite Il applique, soit directement, soit par un autre croyant, l’eau sur les pieds (Jean 13), ce qui est la Parole apportant au cœur le sentiment du péché contre l’amour et l’œuvre de Christ. Les affections sont ainsi atteintes et restaurées en Christ, et l’âme alors commence à agir pour mettre les voies en ordre ; mais le travail commence toujours là la défaillance a commencé – dans le cœur.

Ainsi l’âme confesse pleinement son péché à Dieu et obtient le sens du pardon, quelque chose qui n’est pas connu sans la confession (1 Jean 1) – et elle est pratiquement purifiée du mal. Le Seigneur, ensuite, essuie les pieds, ce qui signifie que l’âme est parfaitement restaurée et cesse de ressentir quelque distance, ou le sentiment d’être étrangère – bien que la chute ait nécessairement enseigné une nouvelle leçon concernant le mal dans le cœur.

D’après the Lord is near novembre 1988

« Mais moi, je suis un ver, et non pas un homme ; la honte des hommes et le méprisé du peuple » Psaume 22. 7.

L’HUMILIATION ABSOLUE DU SEIGNEUR JÉSUS SUR LA TERRE

Paroles étonnantes venant de la bouche du Fils de Dieu, béni et saint ! Le ver est l’image même de l’humiliation la plus complète. Tout pécheur de la race d’Adam pourrait avec raison parler ainsi de lui-même, car le péché a ôté la dignité personnelle de l’humanité, et nous méritons d’être humiliés jusque dans la poussière. Mais ici, Celui qui parle est le Fils de Dieu, absolument unique et sans péché.

Mais dans ce psaume Il parle comme étant Lui-même le grand sacrifice pour le péché, se donnant Lui-même en sacrifice pour porter le jugement dû à l’affreux fléau du péché, pour prendre la place du coupable, et pour porter seul ce terrible fardeau. On a fait la remarque que le mot ver s’applique en particulier au ver dont la teinture écarlate du tabernacle était obtenue – évidemment par sa mort.

Son application correspond bien au sacrifice du Seigneur Jésus. Personne n’a jamais pris une place d’humiliation comme Celui qui est digne de la place la plus haute dans l’univers.

Penser à ce sacrifice volontaire extraordinaire devrait remplir les hommes du plus profond respect, de la plus grande admiration. Cependant, au moment même où Il se donnait pour l’humanité, les hommes se moquaient de Lui sans pitié, et les gens, en général, Le méprisaient. Quelles insultes honteuses ils débitaient sur Celui qui, humble et plein de grâce, supportait en silence la violence, les crachats, et les insultes comme un agneau muet devant ceux qui le tondent.

Si les hommes du monde L’ont traité d’une telle manière, comme cela devrait parler à ceux qu’Il a rachetés ! Puisse cela les pousser à répondre à ce triste déshonneur par l’adoration la plus profonde, et à entonner maintenant le chant de l’adoration dont l’éternité résonnera sans cesse.

D’après the Lord is near novembre 1988 (L.M. Grant)

« Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne » 1 Corinthiens 11. 26.

LE SENS PROFOND DE LA CÈNE

Avec quel profond intérêt et quelle reconnaissance le croyant devrait-il contempler le pain et la coupe de la cène ! Sans paroles, des vérités se présentent immédiatement concernant la grâce qui règne, la rédemption accomplie, le péché effacé, la justice définitive apportée, l’aiguillon de la mort ôté, la gloire éternelle assurée, la grâce et la gloire révélées comme le don gratuit de Dieu et de l’Agneau, l’unité en un seul corps, baptisé par un seul Esprit. Quel trésor ! Cela ramène l’âme deux mille ans en arrière, et nous montre le Maître Lui-même « la nuit même où il fut livré », assis à la table du souper, et instaurant un repas, qui conduirait le cœur de chaque croyant à la fois en arrière à la croix, et en avant vers la gloire.

Ce repas a toujours, depuis lors, par la simplicité même de son caractère, et cependant par la signification profonde de ses éléments, évité la superstition, qui voudrait la déifier et l’adorer, la profanation qui la désacraliserait, et l’infidélité qui voudrait la mettre simplement de côté. De plus, alors qu’elle en a détourné tous ceux-là, elle a fortifié, réconforté et rafraîchi le cœur de millions de bien-aimés de Dieu.

Des écoles de théologie se sont fondées et ont disparu ; des hérésies mortelles ont assombri l’atmosphère et déchiré l’Église professante d’un bout à l’autre ; la superstition et le fanatisme ont avancé leurs théories sans fondement et leurs notions extravagantes ; des chrétiens professants se sont disséminés en sectes innombrables. Toutes ces choses sont arrivées, mais la cène du Seigneur a continué au milieu de l’obscurité et la confusion, à déclarer sa signification simple mais si large.

D’après the Lord is near novembre 1988 (C.H. Mackintosh)

« Personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père » Matthieu 11. 27.

NE DONNEZ PAS DE DÉFINITION DU SAUVEUR

Je recommande de tout mon cœur d’éviter de définir la Personne de notre bien-aimé Sauveur. Vous perdrez la saveur de Christ dans vos pensées, et vous n’y trouverez à la place que la stérilité de l’esprit de l’homme dans les choses de Dieu et dans les affections qui y sont liées. C’est pour l’homme un labyrinthe parce qu’il y travaille à son propre détriment. C’est comme si quelqu’un disséquait le corps de son ami, au lieu de se nourrir de ses affections et de son caractère.

Je suis très profondément convaincu de l’incapacité de l’homme à cet égard, et c’est hors de l’enseignement de l’Esprit de souhaiter définir comment la divinité et l’humanité sont unies en Jésus. Il est vraiment un homme, le Fils de l’homme – dépendant de Dieu comme tel, et sans péché dans cet état de dépendance – et réellement Dieu dans sa perfection inexprimable. Je tiens à cela, je l’espère, plus qu’à ma propre vie. Je ne prétends pas définir : « Personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père. » Si je trouve quelque chose qui affaiblisse l’une ou l’autre de ces vérités, ou qui déshonore ce qu’elles ont pour objet, je m’y oppose, Dieu m’appelant à cela, de toutes mes forces.

Que Dieu vous donne de croire tout ce que la Parole enseigne quant à Jésus ! C’est notre paix et notre nourriture, de comprendre tout ce que l’Esprit nous donne à comprendre, et pas de chercher à définir ce que Dieu ne nous demande pas de définir ; mais d’adorer, d’une part, de nous nourrir d’autre part, et de vivre de toutes manières selon la grâce du Saint Esprit.

D’après the Lord is near novembre 1988 (J.N. Darby)

« Les paroles du rapporteur sont comme des friandises, et elles descendent jusqu’au-dedans des entrailles » Proverbes 18. 8.

« Quand il n’y a plus de rapporteur, la querelle s’apaise » Proverbes 26. 20.

« Celui qui va rapportant révèle le secret, mais celui qui est un esprit fidèle couvre la chose » Proverbes 11. 13.

COMME VOLE UNE PLUME

Vous avez peut-être entendu parler du récit d’un jeune homme qui répandait des critiques sur un frère plus âgé (qui, plus tard, se révélèrent n’être qu’à moitié vraies) qui causèrent beaucoup de tristesse dans l’assemblée. Il le regretta plus tard et demanda au vieillard ce qu’il pouvait faire pour compenser son tort. Le frère âgé prit sous le bras un coussin de plumes et emmena le jeune homme en haut d’une colline. Le vent leur rebroussait les cheveux et faisait onduler leurs vestes contre leurs jambes alors qu’ils regardaient vers le village et les champs plus bas. Le frère offensé tendit l’oreiller au jeune homme, en lui disant :

– Ouvre-le.

Le jeune homme était perplexe. Mais il fit ce qui lui était dit. Le vent, à l’instant, emporta les plumes, les jetant en l’air par paquets. Un nuage de plumes tourniqua autour de leurs têtes, puis se déploya partout, des milliers de plumes tombant au-delà du village, se posant sur des sentiers, dans des haies, dans des ruisseaux, dans des arbres, sur l’herbe épaisse, partout.

– Maintenant, dit le vieillard, va chercher toutes les plumes et remets-les dans l’oreiller.

– Toutes ?

– Oui, toutes !

– Mais c’est impossible.

Plaçant sa main sur l’épaule du jeune homme, le frère lui dit avec bonté : Je sais. Je voulais seulement que tu prennes conscience qu’il est impossible de retirer une critique après qu’elle ait été dite.

D’après the Lord is near novembre 1988

« Afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore pas le Fils n’honore pas le Père qui l’a envoyé » Jean 5. 23.

LE PUR ÉVANGILE, NON FRELATÉ

Pour prêcher un évangile qui ne parle pas de la préexistence du Fils de Dieu, nous devrions omettre que « Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver des pécheurs » (1 Tim. 1. 15).

Ces mots signifient certainement qu’Il est venu comme Personne depuis quelque endroit.

Nous devrions, virtuellement, nier une autre affirmation concernant le Fils unique : « En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous : c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » (1 Jean 4. 9). Nous nierions, en fait, aussi, que la Personne merveilleuse qui était appelée Jésus Christ était venue en chair. Quiconque ne confesse pas cette vérité est « le séducteur et l’antichrist » (2 Jean 7). « Quiconque nie le Fils n’a pas non plus le Père » (1 Jean 2. 23).

Et qu’est-ce que renier le Fils, sinon renier sa propre déité essentielle dans la Divinité ? « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique… Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 16 et 36).

Si vous, Oh homme, niez la préexistence du Fils de Dieu comme une Personne dans la Déité depuis toute l’éternité, où êtes-vous, et où vous dirigez-vous ? Celui qui est la lumière du monde peut-Il briller sur un tel sentier ? Au lieu de déprécier la Personne bénie du Fils de Dieu, comme s’Il n’était pas Un avec le Père de toute éternité, une manière de vivre qui dépasse toutes les autres est certainement à attribuer à la déité intrinsèque de la Personne du petit enfant qui, dans l’humilité, reposait dans la crèche, et d’honorer le Fils comme nous honorons le Père.

D’après the Lord is near novembre 1988

BERACA 71 : LES DERNIÈRES PAROLES DU ROI DAVID

La vie de David, comme celle de Moïse et celle de Jacob, se termine, spirituellement parlant, sur des lieux élevés. Leur pèlerinage fut bien différent et s’est terminé dans des lieux différents. Pour Jacob, c’est en Égypte, pour Moïse, sur le mont Horeb, à la porte d’entrée du pays promis, et pour David, en Sion, là où l’Éternel a voulu demeurer. Les trois croyants, comme nous tous, ont été à l’école de Dieu. Il est bien réel que le passage sur la terre, pour le croyant, est une école. Nous apprenons à connaître ce que nous sommes par nature et, ce qui est précieux, à connaître l’étendue de la grâce de Dieu.

Pour Jacob : Devant son fils Joseph et ses petits-fils, Éphraïm et Manassé, il rend hommage au Dieu de ses pères. Il est le Dieu qui a été son berger « depuis que je suis jusqu’à ce jour, l’Ange qui m’a délivré de tout mal » (voir Gen 48. 15 et 16). Ensuite, il réunit tous ses fils pour leur dire : « Assemblez-vous, et je vous ferai savoir ce qui vous arrivera à la fin des jours. Réunissez-vous, et écoutez, fils de Jacob ; écoutez Israël, votre père… Le sceptre ne se retirera pas de Juda, ni le bâton de commandement d’entre ses pieds, jusqu’à ce que Shilo vienne ; et à lui sera l’obéissance des peuples » (Gen. 49. 1, 2 et 10). Inspiré par l’Esprit de Christ, en prince de Dieu, Jacob voit, bien au-delà du temps présent, la gloire du Messie, et adore « appuyé sur le bout de son bâton » (Héb. 11. 21).

Pour Moïse : Arrivé au terme de son service, il prononce aux oreilles de toute la congrégation d’Israël, les paroles d’un cantique, « jusqu’à ce qu’elles soient complètes ». Comme Jacob, il prophétise et proclame le nom de l’Éternel : « Attribuez la grandeur à notre Dieu ! Il est le Rocher, son œuvre est parfaite ; car toutes ses voies sont justice. C’est un Dieu fidèle, et il n’y a pas d’iniquité en lui ; il est juste et droit » (Deut. 32. 3 et 4). Si Moïse rappelle la grandeur de l’Éternel en création et démontre la souveraineté de Celui qui a choisi les fils d’Israël, il doit aussi relever l’infidélité du peuple et conclure par cette béatitude : « Heureux es-tu, Israël ! Qui est comme toi, un peuple sauvé par l’Éternel, le bouclier de ton secours et l’épée de ta gloire ? Tes ennemis se soumettront à toi avec dissimulation, et toi, tu marcheras sur leurs lieux élevés » (Deut. 33. 29).

Pour David : Après les combats et les épreuves, le roi regarde en haut et rend témoignage à la fidélité du Dieu d’Israël : « Il rend mes pieds pareils à ceux des biches, et me fait tenir debout sur mes lieux élevés ; … L’Éternel est vivant ; et que mon Rocher soit béni ! Que Dieu, le rocher de mon salut, soit exalté » (2 Sam. 22. 34 et 47). Par ses dernières paroles, comme Jacob et Moïse, David a la vision du règne glorieux de Christ : « Celui qui domine parmi les hommes sera juste, dominant avec la crainte de Dieu, et il sera comme la lumière du matin quand le soleil se lève, un matin sans nuages : par sa clarté l’herbe tendre germe de la terre après la pluie » (2 Sam. 23. 3 et 4).

Là, David parle comme oracle de Dieu : « L’Esprit de l’Éternel a parlé en moi, et sa parole a été sur ma langue. Le Dieu d’Israël a dit, le Rocher d’Israël m’a parlé » (v. 2 et 3). Le premier objet que Dieu présente à David est Christ, le vrai Melchisédec, roi de justice et roi de paix. Il « sera juste » et apportera la bénédiction, « un matin sans nuage ».

Au terme de sa vie, jetant un regard en arrière, David se souvient des délivrances, des victoires mais aussi des chutes. Si la grâce l’a restauré, les conséquences sont présentes, et devant la vision glorieuse du soleil de justice il doit s’incliner pour dire : « Quoique ma maison ne soit pas ainsi avec Dieu » (v. 5).

Alors, « David réunit à Jérusalem tous les chefs d’Israël, les chefs des tribus, et les chefs des divisions qui servaient le roi… » et « se leva sur ses pieds, et dit : Écoutez-moi, mes frères et mon peuple ! J’avais dans le cœur de bâtir une maison de repos pour l’arche de l’alliance de l’Éternel, … et j’ai fait des préparatifs pour bâtir » (lire 1 Chron. 28. 1 et 2). Il mentionne que l’Éternel lui a révélé que Salomon, son fils, bâtira cette maison. Il exhorte le peuple en ces termes : « Gardez et recherchez tous les commandements de l’Éternel, votre Dieu, afin que vous possédiez ce bon pays, et que vous le fassiez hériter à vos fils après vous, à toujours » (28. 8).

Ensuite « … David donna à Salomon, son fils, le modèle du portique, et de ses maisons, de ses trésoreries, de ses chambres hautes, de ses chambres intérieures et de la maison du propitiatoire ; le modèle de tout ce qu’il avait [reçu] par l’Esprit, concernant les parvis de la maison de l’Éternel et toutes les chambres autour, pour les trésors de la maison de Dieu et pour les trésors des choses saintes » (28. 11 et 12).

Non seulement il donne les plans, mais il a aussi préparé tous les matériaux pour la gloire de cette maison et les objets qui serviront au culte établi, selon les ordonnances données par Moïse : « le poids de l’or pour les [objets] d’or, pour tous les ustensiles de chaque service ; et le poids de tous les ustensiles d’argent, pour tous les ustensiles de chaque service » (v. 14). Et de plus, dans son affection pour la maison de son Dieu, il donne pour cette maison, de l’or et de l’argent lui appartenant en propre, sans compter ce qu’il a préparé « pour la maison du sanctuaire » (voir ch. 29. 2 à 5). Son exemple entraîna les chefs de tout ordre dans le royaume pour donner volontairement. « Ceux chez qui se trouvaient des pierres [précieuses] les donnèrent au trésor de la maison de l’Éternel, … Le peuple se réjouit de leurs offrandes volontaires, car ils offraient volontairement, d’un cœur parfait, à l’Éternel ; le roi David, lui aussi, en eut une grande joie ». Un chant de louange s’élève de son cœur : « Et maintenant, ô notre Dieu, nous te célébrons, et nous louons ton nom glorieux. Et qui suis-je, et qui est mon peuple, que nous ayons le pouvoir d’offrir ainsi volontairement ? car tout vient de toi ; et ce qui vient de ta main, nous te le donnons» (v. 8 à 14).

Et nous, qui sommes-nous pour pouvoir adorer le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ ? – sinon des perdus amenés à la vie, des pécheurs graciés et purifiés. Apportons l’adoration dont le Père et le Fils sont dignes ; apportons aussi l’or et l’argent pour la maison de Dieu afin d’édifier, sur le fondement, qui est Jésus Christ (1 Cor. 3. 10 à 15 ; Éph. 2. 20). Ce que nous avons reçu du Seigneur, à nous de le rendre. L’or représente sa divinité, l’argent, la rédemption et les pierres précieuses, ses gloires variées. C’est Christ, sa grâce qui sauve et sa gloire à venir qui, dans nos entretiens, feront la joie de tous.

À VOUS QUI DITES : JE NE PEUX PAS CROIRE

Ami qui commencez la lecture de ces lignes, vous faites peut-être partie des personnes qui disent : Je ne peux pas croire ce que dit la Bible, parce qu’il s’y trouve des choses compliquées, étranges, incohérentes… Je n’y comprends rien ! Vous dites peut-être que vous ne croyez que ce que vous pouvez comprendre ou, comme le disciple Thomas autrefois : « À moins que je ne voie… je ne le croirai pas » – À quoi le Seigneur Jésus a répondu : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru » (Jean 20. 25 et 29).

Ainsi, ce n’est ni en essayant de comprendre par votre intelligence ou en cherchant à voir ce qui est invisible, que vous parviendrez à la certitude que la Bible est la Parole de Dieu, et que par elle Dieu s’adresse à vous personnellement par le message de l’évangile. La Bible vous dit : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Act. 16. 31) ; et aussi : « La foi [vient] de ce qu’on entend – et ce qu’on entend par la parole de Dieu » (Rom. 10. 17). Il faut donc lire et « entendre » ce que la Parole de Dieu a à vous dire ; vous saisirez alors son message par la foi. Il faut d’abord croire ; ensuite vous comprendrez, vous verrez, et vous parviendrez à la connaissance du Sauveur et du salut que la Bible enseigne.

Croire et comprendre

Il est important de réaliser que le seul moyen de comprendre ce que Dieu dit dans sa Parole, c’est de croire. La Parole de Dieu dit : « Par la foi, nous comprenons… » (Héb. 11. 3). On n’entre pas par l’intelligence dans la connaissance des pensées divines et de l’amour de Dieu. L’esprit humain ne le peut pas, ce sont des choses beaucoup trop élevées pour lui. Dieu dit : « … [comme] les cieux sont élevés au-dessus de la terre, ainsi mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées » (És. 55. 9) ; et le Prédicateur nous rappelle notre place par rapport à Dieu : « Dieu est dans les cieux, et toi sur la terre » (Eccl. 5. 1).

L’esprit de l’homme connaît les choses de l’homme ; ce sont celles qu’il peut comprendre. Mais « personne ne connaît les choses de Dieu… si ce n’est par l’Esprit de Dieu », cet Esprit qui « sonde tout, même les choses profondes de Dieu » (voir 1 Cor. 2. 10). Ce n’est que si l’on possède le Saint Esprit qui est Dieu, comme Dieu le Père et Dieu le Fils, que l’on peut entrer dans la compréhension de ce que Dieu veut nous révéler par sa Parole. Pour cela, il faut croire. Lorsqu’on a cru, on est « scellé » de l’Esprit Saint (Éph. 1. 13) ; Il habite dans le croyant (Jean 14. 17). Alors la Parole de Dieu s’ouvre à nous, à l’intelligence spirituelle que Dieu nous donne. « L’Esprit de vérité » vous « conduira dans toute la vérité » (Jean 16. 13), c’est-à-dire qu’il vous introduira et vous guidera dans la connaissance de la Parole de Dieu, qui est « la vérité » (Jean 17. 17).

Croire pour être sauvé

La première chose que l’on reçoit par la foi, c’est le salut de l’âme par la foi au Seigneur Jésus. Un salut gratuit, don de Dieu. Le gardien de la prison de la ville de Philippes demandait à l’apôtre Paul : « Que faut-il que je fasse pour être sauvé ? » Pour cela, il n’est pas besoin de comprendre et de connaître toute la Bible. La réponse est simple et claire : il faut et il suffit de croire. « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi » (Éph. 2. 8). C’est essentiel et vital ! Le Seigneur Jésus dit : « Celui qui croit en lui (le Fils de Dieu) n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jean 3. 18). Croire au Seigneur Jésus met à l’abri du jugement que mérite tout homme pécheur et apporte la vie éternelle. Lui-même a dit : « Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24). Mais celui qui refuse de croire sera inéluctablement jugé au dernier jour et connaîtra une mort éternelle, l’éloignement de Dieu sans possibilité de retour, à toujours.

Entendre et voir par la foi

Pour l’homme sans Dieu, aussi intelligent soit-il, la Bible est un livre fermé. Il peut la lire, tenter de la sonder, mais il ne la comprend pas, il « ne sait pas lire », car Il n’a pas le Saint Esprit (voir És. 29. 11 et 12). Ami, lisez la Parole de Dieu, humblement, et sans a priori, en Lui demandant par la prière qu’Il l’ouvre pour vous. Ajoutez foi à cette Parole divine ; alors le Saint Esprit vous viendra en aide et vous en donnera la compréhension. Sans la foi, le message de la Parole de Dieu ne peut être d’aucun profit pour celui qui l’entend. Il est dit des fils d’Israël : « La parole entendue ne leur servit à rien, n’étant pas mêlée avec de la foi chez ceux qui l’entendirent » (Héb. 4. 2).

Le psalmiste pouvait autrefois demander à Dieu : « Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi » – le mot « loi » est ici un synonyme de la Parole de Dieu – (Ps. 119. 18). Et l’apôtre Paul demandera dans sa prière que les « yeux de notre cœur » soient « éclairés », afin que nous comprenions la grandeur de Dieu (Éph. 1. 18). Ainsi, en lisant la Parole de Dieu, votre cœur – ou votre « entendement », c’est-à-dire les pensées de votre esprit – sera éclairé par le Saint Esprit. Vous serez alors amené à « voir », à croire dans votre cœur et comprendre dans votre esprit, ce que Dieu veut vous faire connaître de ses pensées d’éternité et de son plan d’amour pour votre salut.

Croire puis comprendre

Si vous ouvrez la Bible à sa première page et que vous lisiez le premier chapitre du livre de la Genèse (le livre des commencements), en cherchant à comprendre par votre intelligence l’œuvre de la création, vous n’y arriverez pas. Vous allez vous poser des questions à chaque verset, et vous ne trouverez pas de réponse satisfaisante. L’esprit humain, même le plus savant, ne peut pas comprendre la pensée de Dieu. Il raisonnera, il supposera, il interprétera selon ses propres pensées et ne pourra pas comprendre celles de Dieu. Mais « personne ne connaît les choses de Dieu… si ce n’est l’Esprit de Dieu » (1 Cor. 2. 11). La Bible nous entretient des « choses de Dieu » et non pas des « choses de l’homme ». Elle parle de l’homme, bien sûr, mais en rapport avec Dieu, son Créateur. Dans l’épître de Paul aux Éphésiens, Dieu est appelé le « seul Dieu et Père de tous » (Éph. 4. 5) ; Il a créé tous les hommes, Il les aime et désire que tous, ils viennent à Lui.

La Bible est un livre qui contient la pensée de Dieu à l’égard de l’homme et les plans qu’Il a conçus et mis en œuvre pour le salut et le bonheur de sa créature, pour établir une relation entre elle et Lui, par le moyen de son Fils Jésus Christ. Pour comprendre la pensée de Dieu exposée dans la Bible, pour la connaître et la recevoir, il nous faut l’aide de Dieu Lui-même car c’est Lui qui en est l’Auteur. C’est pourquoi Dieu donne son Esprit à celui qui croit en Lui. Guidé et instruit par cette Personne divine, celui qui met sa foi en Dieu peut comprendre ce qu’Il nous dit par le moyen qu’Il a utilisé pour se révéler à nous. C’est par sa Parole qu’Il nous fait connaître ses « pensées de paix et non de mal, pour [nous] donner un avenir et une espérance » (Jér. 29. 11). Un avenir glorieux et une espérance de bonheur éternel, telles sont les pensées du Dieu d’amour pour sa créature.

Seule la foi comprend

Ami, réalisez-vous que lorsqu’on croit en Lui, Dieu nous fait entrer dans la compréhension des choses qu’Il a voulu nous donner à connaître par sa Parole ? Et cela pour la joie et la paix de notre cœur. On y entre par son Esprit qui nous vient en aide et conduit notre esprit humain afin que « nous connaissions ce qui nous a été librement donné par Dieu » dans sa grâce (1 Cor. 2. 12). La Bible dit, au chapitre 11 de l’épître aux Hébreux qui nous entretient tout spécialement de la foi : « Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu » (Héb. 11. 3 – déjà cité en partie). Les hommes ont échafaudé de multiples théories sur la formation du monde, de notre univers, mais ce ne sont que des théories, des spéculations qu’il n’est pas possible de prouver. Personne n’était là sinon Dieu, lorsqu’Il a créé toutes choses. Il dit à Job – et à tout homme : « Où étais-tu quand j’ai fondé la terre » ? (Job 38. 4). Ni Job, ni Adam, n’existaient alors. Dieu nous montre dans sa Parole comment Lui-même a tout amené à l’existence par sa parole. « Car lui, il a parlé, et [la chose] a été ; il a commandé, et elle s’est tenue là » (Ps. 33. 9). Comment notre esprit limité pourrait-il comprendre cela ? Il n’y a que par la foi qu’il est possible à l’homme de comprendre le 1er chapitre de la Genèse ; mais la compréhension de celui qui croit est éclairée par elle.

C’est pourquoi, ami, si vous dites que vous ne « pouvez pas » croire la Bible parce que vous ne la comprenez pas, mais que vous désirez croire, il vous faut vous tourner vers Dieu et le rechercher dans sa Parole. Dieu vous dit : « Cherchez-moi et vous vivrez » ; « Vous me chercherez, et vous me trouverez, car vous me rechercherez de tout votre cœur, et je me ferai trouver à vous, dit l’Éternel » ; « Ceux qui cherchent l’Éternel comprennent tout » (Amos 5. 4 et 6 ; Jér. 29. 13 ; Prov. 28. 5). Demandez-Lui simplement d’ouvrir votre intelligence spirituelle – demandez à Dieu, et il vous sera donné (voir Jac. 1. 5) ; dites-Lui, comme Job autrefois : « Ce que je ne vois pas, montre-le-moi » (Job 34. 32) – et Il le fera !

Jésus Christ le Sauveur, dans les évangiles

Lisez les évangiles – commencez par celui de Luc ou de Marc. Vous y verrez Celui dont Dieu parle dans toute sa Parole, Jésus, le Fils unique et bien-aimé de Dieu, « qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement » (Rom. 9. 5). Vous apprendrez qu’Il est venu du plus haut des cieux jusque sur la terre pour sauver les hommes. Il s’est « anéanti lui-même… étant fait à la ressemblance des hommes » (Phil. 2. 7) et vivant parmi les hommes. Considérez « l’homme Christ Jésus » (1 Tim. 2. 5) tel que les évangiles le placent devant vous ; sa vie sur la terre, toute d’amour et de grâce envers les hommes ; voyez sa bonté qui attire les cœurs, ses actes de guérison et de délivrance d’hommes et de femmes qui étaient sous le poids et les conséquences du péché ; écoutez ses paroles de sagesse divine et acceptez ses appels à venir à Lui, le Sauveur : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28) ; Jésus a dit encore : « Celui qui vient à moi, je ne le mettrai pas dehors » (Jean 6. 37). Contemplez-le dans toutes ses perfections manifestées dans ses actes et ses paroles, cet homme semblable aux autres hommes, mais qui a vécu sur la terre sans péché – la Bible nous dit à son sujet : « il dut, à tous égards, être rendu semblable à ses frères » ; « [Il] a été tenté en toutes choses de façon semblable à nous, à part le péché » (Héb. 2. 17 ; 4. 15). Il a été le seul homme depuis Adam, le 1er homme, qui ait vécu et marché à la gloire et à l’honneur de Dieu, et pour son plaisir. Et Dieu Lui-même a rendu à deux reprises ce témoignage au sujet de son Fils : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (Mat. 3. 17 ; 17. 5).

La mort de Jésus pour nous sauver

Lisez, dans les Évangiles, de quelle manière Jésus est mort sur la croix d’un criminel, Lui le seul homme juste qui a vécu sur cette terre. Le Juste a souffert pour des injustes (1 Pier. 3. 18), le Christ est mort pour des pécheurs impies (Rom. 5. 6), afin que par sa mort, tous ceux qui croiraient en Lui aient la vie éternelle. Il a pris sur Lui les innombrables péchés de tous ceux qui ont cru et qui croiront en Lui et, devant le Dieu saint et juste, Il les a confessés comme s’ils étaient les siens. Dieu Lui-même avait envoyé pour notre salut « son propre Fils… pour le péché » (Rom. 8. 3) et, sur la croix de Golgotha, Il ne l’a pas épargné et « l’a livré pour nous tous » (Rom. 8. 31) ; Il l’a « fait péché », Il l’a traité comme s’Il était le péché même, afin que nous obtenions par Lui la justice de Dieu (2 Cor. 5. 21). La question n’est pas : Comprenez-vous cela ? mais : Croyez-vous cela ?

Pourrez-vous comprendre l’amour de Dieu qui a donné son Fils unique, l’amour du Christ qui a donné sa vie ? Comprenez-vous les souffrances et la mort du Fils de Dieu sur la croix ? Non, personne ne le peut, c’est un amour beaucoup trop grand, insondable. Un cantique dit : « Cet amour, sans le comprendre, Nous l’adorons à genoux ». Mais, par la foi, je crois que « le Fils de Dieu m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi » (Gal. 2. 20). Je crois qu’Il est mort pour me sauver, moi pécheur perdu et digne de mort.

Son œuvre à la croix de Golgotha, qui Lui a coûté tant de souffrances et la mort, apporte au pécheur repentant qui vient se placer sous la valeur de son sang, le pardon des péchés, la justification, la paix avec Dieu, la vie éternelle. Nous trouvons désormais en Dieu un Père qui nous aime (voir Jean 16. 27) et qui a fait de nous ses enfants si nous recevons le Seigneur Jésus, notre Sauveur, dans notre cœur et croyons en Lui (Jean 1. 12).

Christ ressuscité : le chemin de la vie éternelle

Dieu en soit béni, la mort du Seigneur Jésus sur la croix n’est pas la fin. Jésus est ressuscité, Il vit de nouveau, éternellement. Dieu Lui-même a ressuscité, élevé au ciel et glorifié Celui qui l’a pleinement glorifié par l’œuvre accomplie sur la croix. De nombreux passages de la Parole de Dieu l’atteste, plusieurs ont vu le Christ vivant après sa résurrection (Marie de Magdala et d’autres femmes et les disciples, dès le jour de sa résurrection – lire Luc 24). S’il n’en était pas ainsi, la foi des croyants serait vaine. Ils seraient encore dans leurs péchés et condamnés à demeurer éternellement séparés de Dieu, ce que la Bible appelle « la seconde mort » (Apoc. 20. 14). « Mais maintenant Christ a été ressuscité d’entre les morts » (1 Cor. 15. 20) et de nombreuses personnes l’ont vu, dont plus de cinq cents à la fois (voir, entre autres passages du Nouveau Testament, 1 Cor. 15. 5 à 8 et les nombreux témoignages des dix premiers chapitres du livre des Actes des apôtres).

Par sa résurrection, Christ a brisé les liens de la mort et nous a ouvert le chemin de la vie éternelle. Jésus a dit à sa servante Marthe : « Moi, je suis la résurrection et la vie » ; puis Il lui a demandé : « Crois-tu cela ? » (Jean 11. 25 et 26). Ami, c’est la question qui se pose à vous aujourd’hui. Quelle sera votre réponse ? Elle conditionne votre avenir éternel. En effet, si Christ a été ressuscité – et Il l’a été -, tous ceux qui étaient « morts dans leurs fautes » et qui aujourd’hui croient en Lui, reçoivent « le pardon des péchés » (Act. 10. 43), sont « sauvés par la grâce, par la foi » et sont désormais « ressuscités ensemble », (lire Éph. 2. 4 à 10). Mais ceux qui refusent le Sauveur devront paraître un jour devant Lui comme Juge, et ils seront perdus pour toujours – il n’y aura pas de deuxième chance demain, si l’on refuse de croire aujourd’hui. Car « c’est lui qui est établi par Dieu juge des vivants et des morts » (Act. 10. 42). L’apôtre Paul donne un sérieux avertissement : « Dieu donc… ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent ; parce qu’il a fixé un jour où il doit juger avec justice la terre habitée, par l’Homme qu’il a destiné à cela, ce dont il a donné une preuve certaine à tous, en le ressuscitant d’entre les morts » (Act. 17. 30 et 31).

Dieu, satisfait dans sa justice et sa sainteté par l’œuvre de Jésus, l’a Lui-même ressuscité d’entre les morts, l’a élevé dans le ciel à sa droite et l’a glorifié. Désormais, le Seigneur Jésus attend jusqu’à ce que tous ses ennemis « soient mis comme le marchepied de ses pieds » (Héb. 1. 13). Car un jour Il viendra combattre, vaincre et juger tous ses ennemis, tous ceux qui se sont opposés à Lui et n’ont pas voulu de Lui, le Sauveur du monde. Mais, auparavant, Il viendra Lui-même pour prendre tous les croyants de tous les siècles auprès de Lui, les faisant entrer dans un bonheur éternel auprès de Lui dans le ciel. Les morts seront ressuscités, les vivants enlevés avec eux, en un instant, à son appel qui retentira bientôt (voir 1 Thess. 4. 15 à 17).

Acceptez le Sauveur

À vous qui dites peut-être encore aujourd’hui : Je ne peux pas croire, nous répondons : En fait, qu’est-ce qui, vraiment, vous empêche de croire ? Le salut est quelque chose de si simple à saisir ! Et nous vous disons : Croyez simplement au Seigneur Jésus, à sa Personne, à son œuvre de rédemption qui vous apporte le salut et la vie éternelle. Venez à Lui, confessant que vous êtes un pécheur perdu et qu’Il est le seul par lequel vos péchés peuvent être pardonnés, ôtés pour toujours de devant les yeux du Dieu saint et juste. Il dit aux croyants qu’Il ne se souviendra plus jamais de leurs péchés, ils ont été effacés de devant ses yeux par l’œuvre de Jésus Christ à la croix (voir Héb. 10. 17 ; És. 43. 25 et 44. 22 ; Jér. 31. 34). Croyez que Jésus s’est présenté devant le jugement de Dieu en portant dans son corps tous vos péchés et qu’Il en a fait l’expiation complète et définitive sur la croix de Golgotha. Un jugement devait vous atteindre (ainsi que tous les hommes) parce que vous êtes un pécheur justement condamné à être à toujours loin de Dieu, le Dieu saint qui a le péché en horreur. Croyez que toute la colère de Dieu contre le péché est tombée sur Lui, son propre Fils, pour que vous soyez épargnés de la juste sentence de mort qui pesait sur vous. Oui, regardez à l’amour de Dieu qui a « donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). Ce « quiconque », ce peut être vous-même, si vous acceptez Jésus dans votre cœur.

Si vous venez à Lui comme au Sauveur dont vous ressentez que vous avez besoin pour vous-même, vous trouverez le plein pardon de Dieu pour vos péchés. Dieu dit dans sa Parole qu’Il a « jeté derrière son dos » vos péchés (És. 38. 17) si vous croyez que vous avez été délivrés de la mort par le sacrifice de Jésus. Vous obtiendrez le repos et la paix de cœur, la joie incomparable d’être sauvé du jugement et de la mort.

Si vous le recevez dans votre cœur et dans votre vie, vous deviendrez un enfant de Dieu, objet de l’amour de ce Dieu grand et infini que vous connaîtrez alors comme votre Père qui vous aime – et c’est ainsi que vous pourrez vous adresser à Lui, plein de confiance, en Lui disant : « Abba, Père » (Gal. 4. 6).

Si vous acceptez Jésus comme votre Sauveur et comme Seigneur sur votre vie, vous recevrez l’assurance de la vie éternelle et vous ferez partie de tous ceux qui ont en eux l’espérance vivante de connaître bientôt une éternité de joie et de bonheur dans le ciel auprès de Celui qui vous a aimés, qui vous aime et vous aimera pour toujours. Jésus Christ Lui-même vient bientôt chercher les siens, ceux pour lesquels Il a souffert et a donné sa vie. Il va les faire entrer dans les places qu’Il a préparées pour eux dans le ciel où Il est entré pour s’asseoir à la droite de Dieu, ayant tout accompli (voir Jean 19. 30) pour sa gloire et notre salut.

Si Jésus devient votre Sauveur personnel, vous recevrez de sa part et de la part de Dieu, le Saint Esprit, Personne divine, qui sera « avec vous éternellement » et demeurera en vous, comme Jésus l’a assuré aux siens : « l’Esprit de vérité… demeure auprès de vous et… sera en vous » (Jean 14. 16 et 17). Il vous fera connaître progressivement les vérités qui se trouvent dans la Parole de Dieu, la Bible, et Il vous fera entrer toujours plus avant dans la connaissance de votre Sauveur et Seigneur (Jean 16. 14).

Si vous acceptez de donner votre vie à Jésus, vous trouverez en Lui un ami fidèle, un bon Berger qui vous gardera près de Lui en toutes circonstances, un Consolateur dans les pleurs, un soutien constant dans les moments difficiles ; Il « vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement inébranlable » qui est Lui-même (1 Pier. 5. 10).

Lorsque vous aurez trouvé Jésus – ou plutôt lorsque Lui vous aura trouvé et que vous l’aurez accepté – alors vous recevrez la connaissance de ce que vous ne compreniez pas auparavant. Vous aurez désormais l’intelligence que le Saint Esprit vous donnera pour entrer dans les vérités de ce Livre qui auparavant était comme fermé pour vous, dans ce Livre dans lequel vous « ne saviez pas lire » comme nous l’avons vu plus haut – voir Ésaïe 29. 11 et 12. Ces choses qui vous paraissaient incompréhensibles s’éclairciront petit à petit ; vos questions trouveront leurs réponses quand vous lirez la Bible avec foi et prière. Comme le psalmiste, vous direz avec joie : « L’entrée de tes paroles illumine » (Ps. 119. 130) ; « Tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16). Le Saint Esprit « vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16. 13) et par Lui vous connaîtrez « ce qui nous a été librement donné par Dieu » dans sa grâce (1 Cor. 2. 12).

Sauvé ou perdu pour toujours

Ami, demandez-vous honnêtement et franchement si la vraie raison de votre incrédulité n’est pas : Je ne peux pas croire, mais plutôt : Je ne veux pas croire. Le Seigneur Jésus a dû dire une fois à ceux qui s’opposaient continuellement à Lui : « Vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie » (Jean 5. 40). Il est, Lui, « le chemin, et la vérité, et la vie » ; et c’est par Lui, par la foi en Lui et en son œuvre de rédemption, que l’on vient au Père (Jean 14. 6).

Examinez ce qui, dans votre conscience et votre cœur vous retient de venir au Sauveur avec vos difficultés, vos doutes, vos questions, vos péchés, tout ce poids qui vous accable. Qui vous en débarrassera, sinon Celui qui a « porté en son corps, sur le bois » de la croix (1 Pier. 2. 24), les péchés de tous ceux qui croient en Lui ?

Le roi Agrippa, ayant entendu les paroles de l’apôtre Paul qui lui présentait le message de l’évangile et la repentance pour la rémission des péchés, répondra : « Bientôt, tu vas me persuader de devenir chrétien » (Act. 26. 28). Mais il a refusé de se laisser ainsi persuader et il est resté avec ses questions et ses doutes. Il est perdu pour l’éternité, alors qu’il était tout près du salut… Pilate, le gouverneur romain, demandera à Jésus : « Qu’est-ce que la vérité ? » (Jean 18. 38), mais il ne voudra pas entendre la réponse. Il avait pourtant devant lui Celui qui est la vérité (Jean 14. 6) et qui ainsi était le seul à pouvoir donner la réponse définitive à la grande question de la vérité quant à Dieu et quant à l’homme… Un jeune homme riche est venu demander à Jésus : « Que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ? » (Marc 10. 17), mais il s’en est allé tout triste, car il n’a pas pu accepter la réponse de Jésus.

Ce sont là des personnes qui ont laissé passer l’occasion de venir à la connaissance de la vérité et de recevoir le salut qui est en Jésus, offert librement à tous. Ami, que déciderez-vous ? Vous vous dites peut-être : Oui, c’est une question importante, il faut certainement y réfléchir attentivement ; mais vous ajouterez peut-être :

– je suis jeune, j’ai bien le temps, je souhaite profiter de la vie, ou bien :

– je suis tellement occupé par mon travail, ma famille, mes loisirs ; je n’ai pas le temps maintenant… ; ou encore :

– je suis trop âgé, maintenant, j’ai vécu longtemps sans Dieu, c’est trop tard pour y penser maintenant, ça ira bien comme ça…

Choisis la vie, afin que tu vives

Ainsi, vous ne voulez pas changer votre vie, vos habitudes ? Vous voulez profiter du monde, de ses plaisirs, de ses distractions ? Vous laissez passer le temps, alors même qu’il ne vous appartient pas et que vous ne savez pas ce que sera le lendemain. Vous dites, comme beaucoup de personnes insouciantes de leur avenir éternel : On n’a qu’une vie ; s’il y a quelque chose après, je ne veux pas y penser. « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons » (1 Cor. 15. 32). Mais la Bible vous interpelle : « Qu’est-ce que votre vie ? – elle n’est qu’une vapeur qui paraît pour un peu de temps et puis disparaît » (Jac. 4. 14). Ami, arrêtez-vous et posez-vous la question : S’il est vrai qu’il y a un Dieu, s’il est vrai que je devrai comparaître devant Lui et rendre compte de ce qu’aura été ma vie et de mon refus de croire au Sauveur qu’Il a donné pour mon salut, s’il est vrai qu’alors je connaîtrai les peines éternelles parce que j’aurais refusé de croire – en disant : Je ne peux pas… ; alors il vaut bien la peine de réfléchir très sérieusement sur la proposition que Dieu fait encore aujourd’hui à tout homme : accepter la bonne nouvelle de la vie éternelle en son Fils Jésus Christ, qui a donné sa vie sur une croix pour sauver tous ceux qui croiraient en Lui.

Pensez-vous qu’il vaut mieux rester sous le dur esclavage de Satan, le chef de ce monde, plutôt que de venir vous placer sous la douce servitude de Celui qui est un bon Maître ? Ne vous faites pas d’illusions : l’homme ne peut pas s’affranchir d’un maître et il ne peut pas en servir deux à la fois. Mais il peut choisir entre Satan et Jésus. Choisir Jésus, c’est choisir la vie, pour le temps présent et pour l’éternité. Écoutez cet appel de la Bible : « J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives… » (Deut. 30. 19).

Si c’est Jésus que vous aimez, vous demeurerez dans son amour et vous goûterez les soins et les bénédictions de Celui dont l’amour est si grand qu’Il est allé jusqu’à donner sa vie pour vous. Si c’est « le Seigneur Christ que vous servez », alors, bientôt, « du Seigneur vous recevrez la récompense de l’héritage » (Col. 3. 24).

Vous vivrez d’une vie nouvelle, vécue dans la communion avec Dieu – connu comme Père – et son Fils, Jésus Christ (1 Jean 1. 3), le Sauveur et Seigneur de ceux qui croient. C’est une vie qui apporte joie dans le Seigneur (Phil. 4. 4), paix du cœur et de la conscience, assurance par la foi. Elle produit en celui qui croit la bienheureuse espérance d’être bientôt dans le ciel auprès de Jésus pour connaître alors un bonheur éternel, « l’espérance de la vie éternelle que Dieu, qui ne peut mentir, a promise avant les temps des siècles » (Tite 1. 2).

« Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2).

« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7).

« Je crois, viens en aide à mon incrédulité ! » (Marc 9. 24).

Ph. Fuzier mars 2026

SURMONTE LE MAL PAR LE BIEN

Un pasteur vit, un jour, venir à lui l’un de ses paroissiens. Celui-ci lui confia que la nuit précédente, un ouvrier nommé N. s’était introduit dans le jardin du presbytère et y avait volé une grosse corbeille de pommes. Le voleur avait été vu d’un témoin dont on ne pouvait mettre en doute la parole.

– Je vous remercie de cette amicale communication, répondit le pasteur.

Il envoya chercher l’ouvrier. Celui-ci arrive sans appréhension, car le pasteur l’employait constamment pour des travaux de diverses natures. Le pasteur se met à causer avec une cordialité particulière avec N., à lui demander des nouvelles de sa famille, de chacun de ses nombreux enfants. Il en vient même à parler de pommes et demande à notre homme s’il en avait une provision. Le journalier répondit que cette année-là ses pommiers n’avaient pas donné de fruit.

Alors, de l’air le plus naturel du monde, le pasteur lui dit :

– Courez vite chez vous chercher un sac ; nous le remplirons de pommes dans mon jardin ; c’est une surprise que je veux faire à vos enfants. La rougeur montait au front du journalier. Mais ses refus embarrassés furent inutiles. Il dut aller chercher le sac, et bientôt il descendit au jardin avec le pasteur. On aurait dit, à le voir marcher péniblement, en s’essuyant le front, qu’il avait du plomb dans les jambes.

Il fut procédé à une abondante cueillette, puis le sac fut rempli jusqu’en haut.

– Et maintenant, mon cher N., lui dit le pasteur, emportez cela, n’oubliez pas de saluer votre femme et vos enfants.

Le malheureux n’y tint plus. Tout couvert de confusion, il se laissa tomber devant le pasteur et lui confessa sa faute. Dès ce jour, ce fut un autre homme : son cœur fut ouvert à l’Évangile. De cette heure mémorable date sa conversion, une conversion dont je peux certifier la réalité ; l’origine en fut la bonté touchante du pasteur.

Ce n’est pas de ce dernier, c’est de l’ouvrier que je tiens l’histoire.

D’après Almanach Évangélique 1930

MOÏSE ET JÉSUS CHRIST – LA LOI ET LA GRÂCE

La Loi

« La Loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » Jean 1. 17.

Dans le passé, Dieu a donné à Israël, par le moyen de Moïse, une Loi que le peuple s’était engagé à respecter (Ex. 19. 8). Cette Loi formait un tout : celui qui la transgressait sur un seul point était coupable à l’égard de tous les autres (Jac. 2. 10). Les dix commandements avaient pour but de réglementer le comportement de l’homme envers Dieu et envers son prochain. Le Seigneur Jésus, dans sa Parole, éclaire la vraie portée de cette loi, qui se résume en quelques mots : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même » (Luc 10. 27).

L’histoire de l’humanité a démontré qu’aucun être humain n’a jamais été capable de respecter cette Loi parfaite, et a révélé de cette manière la nature transgressive et faible du cœur humain. Un fil à plomb montre qu’un mur n’est pas droit, mais il ne le redresse pas. De la même manière, la Loi, quoiqu’elle démontre que l’homme ne pouvait pas répondre aux exigences morales de Dieu, ne l’a pas rendu juste à ses yeux. Le verdict est terrible : « Il n’y a pas de juste, non pas même un seul » (Rom. 3. 10). Personne ne réussit, donc, à être juste devant Dieu en mettant en pratique ce que la Loi demande : « Personne ne sera justifié devant lui par des œuvres de loi » (Rom. 3. 20).

Mais il y a une bonne nouvelle, annoncée par Jésus Christ : s’il est vrai que la Loi entraînait la malédiction de l’homme, il est également vrai que Dieu voulait quand même bénir sa créature. Pour cela, Il a envoyé son Fils unique au secours de l’humanité coupable : « Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi, étant devenu malédiction pour nous – car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois » (Gal. 3. 13). Maintenant, grâce à l’œuvre parfaite accomplie par le Seigneur à la croix, Dieu peut bénir l’homme.

La grâce

« Par lui (Jésus) vous est annoncé le pardon des péchés, et de tout ce dont vous n’avez pu être justifiés par la loi de Moïse, quiconque croit est justifié par lui » Actes 13. 38 et 39.

« Or [la] Loi est intervenue afin que la faute abonde  ; mais là où le péché abondait, la grâce a surabondé » Romains 5. 20.

La Loi de Moïse, donnée autrefois, a démontré que l’homme ne peut se rendre juste devant Dieu par ses propres efforts, mettant en évidence le fait que l’homme est pécheur, alors que Dieu, saint et juste, ne peut supporter la vue du mal (Hab. 1. 13). Dans ces conditions, l’accès à la présence de Dieu est impossible à l’homme et le ciel lui est fermé.

Toutefois, Dieu aime chacun de nous et Il nous a créés pour être heureux avec Lui, dans le ciel. Lui-même a pris en main notre situation désespérée : « Car la Loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » (Jean 1. 17). En Christ, Dieu s’est approché de nous pour nous sauver et, sans nous cacher la vérité sur ce que nous étions, Il a pourvu au seul sacrifice en mesure de porter remède à notre état de pécheurs.

Dieu ne nous demande pas de faire des efforts pour être justes : Il nous donne un Sauveur, Jésus Christ, le Juste. Et, par la foi en Lui, quiconque se repent est pardonné et justifié par Dieu Lui-même. Le sacrifice de Jésus a répondu à ce que la justice de Dieu exigeait, et il est pleinement suffisant pour cela. Quiconque croit en la valeur salvatrice de ce sacrifice est pardonné et est en paix avec Dieu : « Ayant donc été justifiés sur la base de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 1).

La grâce de Dieu n’exclut personne, étant, pour tous, gratuite, bénéfique et libératrice. Renoncez donc à vos efforts : acceptez la vérité divine et ce merveilleux remède qu’est la grâce de Dieu !

D’après « Il buon seme » juillet 2025

L’AMOUR, LA LOI ET LA GRÂCE

Une Loi qui exige, un amour qui donne

« Jésus lui dit  : –  Qu’est-il écrit dans la Loi ? Comment lis-tu ? Il répondit  : -  Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même » Luc 10. 26 et 27.

Un expert de la loi de Moïse pose à Jésus une question cruciale : « Que faut-il que j’aie fait pour hériter de la vie éternelle ? » Jésus lui répond en se mettant à son niveau, celui de la Loi : Si tu aimes Dieu et ton prochain, tu vivras.

La Loi donnée au peuple d’Israël était parfaite (Rom. 7. 12), mais elle ne faisait rien d’autre que de révéler notre mauvais état moral, sans donner la force d’aimer Dieu ni son prochain. Comme un examen clinique révèle l’existence d’une maladie, la Loi met en lumière notre état d’hommes pécheurs. L’humanité est démontrée incapable d’aimer Dieu – bien que l’amour soit dû au Créateur par ses créatures.

Dieu, toutefois, nous a aimés et s’est fait homme en Jésus, son Fils, qu’Il a envoyé vers nous – l’Agneau innocent que nous avons rejeté et cloué sur une croix. La Loi de Dieu n’a pas corrigé la méchanceté du cœur humain, comme le démontre le fait que nous avons haï ce Dieu que nous aurions dû aimer (Jean 15. 23 à 25). La nécessité du sacrifice de Christ atteste de notre incapacité à obtenir la vie éternelle par nos propres efforts et met en évidence l’amour de Dieu envers ses créatures.

Sur la croix, Jésus a porté le jugement que nos péchés avaient mérité, afin de nous offrir la grâce divine. Le châtiment de Dieu pour les manquements des hommes s’est alors abattu sur Christ, ce qui nous a permis de bénéficier du pardon de Dieu qui sauve gratuitement tous ceux qui se repentent et croient au Seigneur Jésus.

La Loi exige, ne donne aucune force, et nous condamne. La grâce, au contraire, proclame que Dieu nous aime tels que nous sommes. Le sacrifice du Seigneur Jésus l’a démontré.

Une Loi qui ordonne, la grâce qui révèle et enseigne

« Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes, nous instruisant pour que, reniant l’impiété et les convoitises mondaines, nous vivions dans le présent siècle sobrement, et justement et pieusement » Tite 2. 11 et 12.

Ainsi, Dieu a trouvé le moyen de nous sauver sans faire peser sur nous les exigences de sa sainte Loi, sur la base de laquelle nous serions condamnés. Dieu, au contraire, a envoyé Jésus qui, en mourant sur la croix, a subi à notre place la condamnation que nous méritions pour avoir désobéi à sa Loi parfaite. Maintenant, Dieu offre, à ceux qui croient, le salut par la grâce. Le Seigneur n’exige pas davantage, mais Il donne gratuitement, librement et abondamment.

Chez quiconque croit, il survient un changement radical. Par la foi, le croyant devient un enfant de Dieu (Jean 1. 12 ; Gal. 3. 26), il reçoit la nature divine et une vie nouvelle. L’amour du Seigneur est versé dans son cœur par le Saint Esprit (Rom. 5. 5).

La Loi obligeait l’homme à aimer Dieu, mais maintenant, avec une reconnaissance infinie envers Celui qui l’a aimé, l’homme peut aimer à son tour, de l’amour même qu’il a reçu. L’apôtre Jean écrit : « Nous, nous aimons parce que lui nous a aimés le premier » (1 Jean 4. 19).

Le contraste entre la Loi et la grâce est absolu. Ce que la Loi n’aurait jamais pu obtenir est produit par la grâce dans la nouvelle vie. La Loi interdisait, ordonnait, et établissait des règles et une conduite exigeantes. La grâce nous révèle l’amour de Dieu et nous enseigne comment Lui être agréable. Elle nous rend capables de résister aux tentations pour vivre chaque jour « sobrement, et justement et pieusement ».

D’après « Il buon seme » octobre 2025

JOHN BUNYAN

John Bunyan naquit en 1628 dans un village près de Bedford, au centre de l’Angleterre. Il parle en ces termes de ses origines : « Comme chacun le sait, je suis issu d’une famille des plus humbles et sans considération aucune. La maison de mon père appartenait à cette catégorie pour laquelle, dans ce pays, on manifeste un souverain mépris. Je n’ai donc pas, comme c’est le cas pour d’autres, à me glorifier d’un sang noble ni d’une haute situation selon la chair. Mais, toutes choses bien considérées, je me glorifie de l’amour de Dieu envers moi, car il m’a établi dans une position telle que je puis jouir abondamment de la grâce divine et de la vie en Christ par l’Évangile ».

Bunyan devint soldat en 1644. On ignore combien de temps il resta sous les armes ; tout ce qu’on sait, c’est que, vers 1649, il rentra chez ses parents pour se marier. La mention qu’il fait de cet événement est raconté de façon absolument exquise : « J’entrai dans la position d’un homme marié. Par la grâce de Dieu je trouvai une femme dont le père et la mère étaient très pieux. Ma femme était tout aussi pauvre que moi ; en fait nous n’avions pas même une assiette et une cuillère entre nous deux. Mais ma femme hérita de son père, lorsqu’il mourut, de deux livres : Le chemin du Ciel pour l’homme de simple condition et la piété pratique ».

Il raconte encore comment il rencontra un jour trois ou quatre femmes, très pauvres, assises au soleil et parlant des choses de Dieu. Plus tard il entra en contact avec un M. Gifford dont les enseignements, sous la bénédiction de Dieu, l’affranchirent des doctrines purement humaines. C’est grâce à ce serviteur du Seigneur que Bunyan devint, ce qu’il resta toujours, un véritable évangéliste.

Les épreuves l’atteignirent bientôt. En 1660 il fut jeté en prison et il y resta quelque douze ans. Son acte d’accusation porte que : « John Bunyan, de la ville de Bedford, artisan, entraîné par le diable, s’est malicieusement abstenu de suivre les cultes à l’église et fréquente des assemblées illégales, ce qui cause des troubles et du désordre parmi les dévoués sujets de ce royaume, cela contrairement aux lois de notre Souverain, le Roy ». De cette prison sortirent des écrits qu’on lira tant que la langue anglaise sera parlée et même aussi dans tous les pays chrétiens.

Une fois relâché, Bunyan devint prédicateur itinérant. Ses amis construisirent pour lui à Bedford une salle de réunions qui regorgeait toujours d’auditeurs. C’est au cours d’un de ses voyages d’évangélisation, entre Londres et Reading, que Bunyan contracta une mauvaise fièvre à la suite d’un refroidissement. Après dix jours de maladie il s’endormit en Christ à l’âge de soixante ans.

Voici la description que donne de lui un de ses contemporains : « Bunyan était d’un extérieur rude et austère ; mais sa conversation était douce et aimable. Il n’aimait, du reste, pas parler longuement, surtout pas lorsqu’il se trouvait en société, sauf si les circonstances l’exigeaient. Il avait grand soin de ne jamais se glorifier en quelque manière que ce fût, mais il restait très humble et se soumettait au jugement d’autrui. De sa personne c’était un homme de haute stature, osseux, plutôt maigre, les yeux étincelants. Selon la vieille coutume anglaise il ne portait que la moustache. Il avait les cheveux roux, mais ils avaient grisonné peu avant sa mort, le nez très accentué, droit, la bouche de grandeur modérée. Il se vêtait de la façon la plus modeste qui fût ».

Bunyan demeurera toujours connu à cause du plus célèbre de ses livres : Le Voyage du Pèlerin. Il en avait du reste écrit encore plusieurs autres. Au sujet du premier un témoignage suffira : « Deux souvenirs me reviennent à la mémoire, » écrit un médecin anglais, « quand je songe au Voyage du Pèlerin. L’un se rapporte à mon enfance, il y a cela soixante ans, quand, assis sur les genoux de ma mère, j’écoutais avec délices la lecture qu’elle m’en faisait. Et me voici père de deux petites-filles, serrées près de moi, tandis que, à mon tour, je leur lis, à leur joie intense, le même volume ». On a dit que cet ouvrage dénote une originalité peu commune et que c’est un des livres dont tous les lecteurs regretteront qu’il ne soit pas plus long. Terminons par cette appréciation de l’historien Macaulay : « Le style de Bunyan ne peut qu’enchanter n’importe quel lecteur. Quant à la langue, c’est celle du peuple, mais écrite avec une telle fraîcheur qu’elle servira toujours de modèle à quiconque voudra écrire à la fois simplement et correctement ».

Au point de vue évangélique, il est peu d’ouvrages qui présentent la doctrine du salut avec une pareille clarté. Jeunes et vieux y trouveront le même charme et le même profit.

TRADUCTION DE FEUILLETS (161)

« Sur Dieu seul mon âme se repose paisiblement ; de lui vient mon salut. Lui seul est mon refuge et mon salut, ma haute retraite ; je ne serai pas beaucoup ébranlé » Psaume 62. 2 et 3.

« Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu ; car mon attente est en lui » Psaume 62. 6.

BUNKER OU GROTTE ?

Une entreprise américaine est spécialisée dans la transformation d’anciens abris antiatomiques en résidences de luxe. Son objectif : offrir un cadre de vie à la fois confortable et sécurisé. Parmi les menaces perçues figurent les attaques nucléaires, les attaques chimiques et les éruptions solaires de grande ampleur, devant lesquelles l’entreprise entend se préparer.

L’humanité contemple avec fierté ses progrès scientifiques et technologiques. Pourtant, la vie devient de plus en plus angoissante. Nous savons qu’un événement, même mineur, peut bouleverser gravement l’équilibre fragile de notre civilisation. Où trouver un refuge véritablement sûr en cas de catastrophe ?

La Bible décrit comment le roi David fuit ses ennemis. Il se sent comme une perdrix traquée dans les montagnes. Finalement, lui et ses compagnons trouvent refuge dans une grotte. Là, il écrit : « Use de grâce envers moi, ô Dieu !… Car en toi mon âme se réfugie, et sous l’ombre de tes ailes je me réfugie, jusqu’à ce que les calamités soient passées » (Ps. 57. 2). Son véritable refuge n’était donc pas la grotte, mais Dieu, en qui il avait confiance ! N’est-ce pas remarquable ?

Aujourd’hui encore, chacun peut avoir confiance en Dieu. Il est le Souverain, le Tout-Puissant, le seul Dieu, le Créateur du ciel et de la terre. De plus, Il est un Dieu plein d’amour et de miséricorde, ce qu’Il a magnifiquement démontrés en envoyant son Fils pour notre salut. Il veut aider toute personne dans le besoin, y compris vous ! Sa protection est bien plus efficace que celle d’une grotte, d’un abri antiatomique ou de toute autre construction humaine ! « Le nom de l’Éternel est une tour fortifiée ; le juste y court et s’y trouve en une haute retraite » (Prov. 18. 10).

D’après die gute Saat mars 2026

« Bien-aimés, ne croyez pas tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont sortis dans le monde » 1 Jean 4. 1.

USER DE DISCERNEMENT À L’ÉGARD DE L’ENSEIGNEMENT

Avez-vous remarqué comment toute vérité précieuse de l’Écriture a sa copie satanique ? Il en a été ainsi depuis le tout début. Le glorieux évangile de la grâce venait d’être proclamé quand le diable a introduit secrètement des hommes au milieu des assemblées de Dieu, dont l’objectif était de tourner la grâce même de Dieu en dissolution. Si l’apôtre enseignait que le chrétien n’est pas sous la loi, mais sous la grâce, alors le profane est venu presque sur ses talons pour s’écrier : Faisons le mal, afin que le bien arrive. Et il en est de même de nos jours.

Il suffit que la vérité précieuse de l’habitation et des dons du Saint Esprit soit proclamée, et Satan suivra avec de faux dons et un autre esprit, détournant même des âmes pieuses dans le fanatisme le plus désordonné. Que l’on insiste sur la vérité de la nouvelle naissance, et le diable poussera des docteurs selon son propre cœur, pour dire aux hommes que la nouvelle naissance signifie simplement s’élever au-dessus de sa vie égoïste vers le spirituel, atteignant les plus hauts idéaux, cherchant à faire de nous-mêmes ce qui est le plus haut, le plus noble, et le meilleur, nous épargnant ainsi par une amélioration notre caractère.

C’est là un exemple de l’enseignement entendu dans de nombreuses chaires supposées orthodoxes aujourd’hui. Mais cela, c’est seulement les ruses de l’ennemi, contre lesquelles le croyant est averti, et au sujet desquelles nous avons besoin d’être sur nos gardes, en nous souvenant de la parole : « Mettez tout à l’épreuve. Retenez ce qui est bon » (1 Thess. 5. 21).

D’après the Lord is near octobre 1988

« Malheur à ceux qui tirent l’iniquité avec des cordes de fausseté, et le péché comme avec des cordes de chariot, et qui disent : Qu’il se hâte, qu’il accélère son œuvre, afin que nous la voyions ; et que le dessein du Saint d’Israël s’approche et vienne, et que nous le connaissions » Ésaïe 5. 18 et 19.

LES INCRÉDULES METTENT EN DOUTE LA PAROLE DE DIEU

Cette malédiction est clairement désignée contre ceux qui, se vantant de leur liberté, ne sont que des bêtes de somme attelées, et le chariot qu’ils traînent est leur propre péché. Pour faciliter leur avance, ils emploient des paroles de mensonge. Parce que l’erreur ne ferait que de lents progrès si elle était appelée de son vrai nom, il lui est donné un nom plus attrayant. Par exemple, si on appelait de l’incrédulité ce que Dieu a dit, et la remarque passerait mal ; mais sous le nom de libre pensée, ou religion rationnelle, elle fait des progrès bien plus rapides. De la même manière, appeler la convoitise être actif dans le commerce facilite grandement l’acceptation de la notion. Mais ces mots sont des mensonges, et ils vont vers un plus grand jugement.

Quant à cela, ils sont très agressifs, et mettent l’Éternel au défi d’accomplir ce dont Il a longtemps menacé. « Qu’Il se hâte, qu’il accélère son œuvre, afin que nous la voyions ». Ceux qui insistent aujourd’hui, disant que la prophétie ne peut pas se comprendre jusqu’à son accomplissement, sont-ils loin de ce langage ? C’est une longue génération, et les rationalistes de notre temps ont le même langage : « Où est la promesse de sa venue ? »

D’après the Lord is near octobre 1988

« Revenu à lui-même, il dit : Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi je péris ici de faim ! Je me lèverai, je m’en irai vers mon père et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi… Il se leva et vint vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion ; il courut [à lui], se jeta à son cou et le couvrit de baisers » Luc 15. 17 à 20.

LE RETOUR DU FILS PRODIGUE

Quelle belle image de la réconciliation du pécheur avec Dieu ! Prenez votre place devant Lui comme le fils prodigue, en vous jugeant et en confessant vos fautes, si vous ne l’avez jamais fait auparavant, et vous serez réconcilié de la même manière. Si vous cherchez à vous justifier, vous êtes comme les pharisiens et les scribes qui sont représentés par le fils aîné, et vous vous trouverez en dehors de la place de la bénédiction. Mais si vous venez à Dieu comme le fils prodigue s’est levé et est venu vers son père, vous vous trouverez être l’objet de son amour, et vous verrez que l’Esprit rendra témoignage avec votre esprit que vous êtes un enfant de Dieu. Et depuis lors, votre attitude sera de dire : Oui, Père.

On peut remarquer en particulier cinq choses quant à la forme de la réconciliation. Le père vit son fils, eut compassion de lui, courut à sa rencontre, se jeta à son cou, le couvrit de baisers. Le père le vit quand il était encore loin. Préoccupé de son fils perdu depuis longtemps, il attendait son retour. Il le vit arriver de loin. Quand il aperçut la silhouette bien connue, son cœur suivit ses yeux et il fut rempli de compassion pour son fils. L’amour poussa tout de suite les pieds, et il courut à sa rencontre. Et là, tel qu’il était dans toute sa misère, l’amour du père se réjouit d’embrasser avec affection le fils perdu. Son regard vit, son cœur eut compassion, ses pieds se hâtèrent, ses bras s’ouvrirent, et ses lèvres le couvrirent de baisers.

D’après the Lord is near octobre 1988

« Nous nous égaierons, et nous nous réjouirons en toi ; nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin » Cantique des cantiques 1. 4.

LA VRAIE SOURCE DE LA JOIE POUR LE CHRÉTIEN

Quand nous avons été amenés au Seigneur Jésus, et avons acquis l’heureuse assurance que nos péchés sont pardonnés et que nous sommes parfaitement acceptés en Lui, la fraîcheur de notre jeune foi peut nous remplir d’une joie si précieuse que nous sommes élevés bien au-dessus de nos circonstances, et que tout nous paraît vivant, plein de louanges à Dieu.

Cependant cette joie tellement éclatante et réelle ne se prolonge habituellement pas avec autant d’éclats et d’enthousiasme. Sa ferveur baisse bientôt, et nous nous demandons ce qui est arrivé. Pourquoi ne sommes-nous pas restés attachés à ce qui avait pour nous une telle valeur, et que nous désirions bien ne jamais perdre ?

La réponse se trouve dans le verset ci-dessus. Alors que la joie est une chose très importante pour le chrétien, elle ne peut pas se maintenir par elle-même. Si nous en faisons un objectif, nous la perdrons. La joie ne peut pas nourrir notre âme. Avons-nous essayé de nous nourrir de la joie dont nous avons fait l’expérience ? C’est impossible. La joie ne peut être que le résultat de quelque chose de plus important qu’elle-même. « nous nous réjouirons en toi ».

Le Fils de Dieu, qui est mort pour nous et ressuscité, Lui est l’objet qui peut réellement remplir nos cœurs d’une joie ferme et durable. Nous devons nous nourrir de Lui et de la nourriture solide de sa Parole. Nous pouvons alors dire, comme Jérémie : « Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16).

« Nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin » (verset ci-dessus). Le vin est un symbole de la joie, de ce qui nous réjouit. Qu’il est plus important de nous souvenir de l’amour du Seigneur Jésus que des joies des expériences de la vie ! Son amour, sa Parole, et Lui-même demeurent les mêmes, tandis que notre joie déborde et retombe ; elle ne peut pas rester constante. Faisons de son amour, de sa Parole, de sa Personne, l’objet de notre méditation. Et il en résultera une joie pure et précieuse.

D’après the Lord is near octobre 1988 (L.M. Grant)

« Pierre lui dit (à Jésus) : Tu ne me laveras jamais les pieds ! Jésus lui répondit : Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi » Jean 13. 8.

L’HUMILITÉ CONVIENT AU CHRÉTIEN

Ne devons-nous pas nous appliquer cela à nous-mêmes ? Nous le voyons en suivant les voies du Seigneur avec Pierre, dans la grâce infinie du Seigneur pour son pauvre serviteur – et pour chacun de nous. Jusque-là il n’avait pas été mis en garde contre le danger dans lequel il était, de la confiance en lui-même. Il pensait qu’un cœur dévoué lui permettrait de faire n’importe quelle chose pour le Seigneur : « Je laisserai ma vie pour toi ! » (Jean 13. 37). Mais l’énergie de la nature ne peut pas réussir dans un tel sentier, et Pierre succombe devant l’interpellation d’une servante, jusqu’à renier plusieurs fois avoir jamais connu le Seigneur. « Et le Seigneur, se retournant, regarda Pierre » (Luc 22. 61). Ce regard brisa son cœur. Il signifiait un amour qui ne change pas.

La communion devait encore être restaurée. Il y avait encore une impression de distance, et un vide dans le cœur de Pierre que rien d’autre que Christ ne pouvait remplir. Il retourne à son ancienne occupation, qu’il avait autrefois abandonnée si volontiers pour Lui, et il entraîne d’autres avec lui. Ce fut une nuit sans profit, mais elle donna l’occasion au Seigneur béni d’intervenir dans sa puissance et sa grâce, amenant Pierre dans la réalité de ce qu’il ne pouvait pas comprendre quand le Seigneur avait voulu lui laver les pieds. « Jésus se tint sur le rivage » (Jean 21. 4). Le filet était maintenant bien rempli, et ils le ramenèrent au rivage, où un repas était déjà préparé pour eux par le Seigneur Lui-même. Ensuite, Jésus dit à Pierre : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? » Avec quelle douceur la question lui rappellerait sa vantardise : « Même si tous te reniaient, je ne te renierais pas ». Qui avait manqué de manière aussi terrible que lui ? Que peut-il dire ? Vers qui peut-il se tourner sinon vers Celui contre qui il avait tellement péché ? « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime » (Jean 21. 16).

D’après the Lord is near octobre 1988

« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement préparé pour toute bonne œuvre » 2 Timothée 3. 16 et 17.

LES CHRÉTIENS SONT DÉPENDANTS LES UNS DES AUTRES

Il y a un sujet d’importance et d’intérêt particuliers que nous devons étudier brièvement. C’est la suffisance divine et la suprême autorité de l’Écriture Sainte, et le besoin urgent de nous soumettre à sa direction en toutes choses.

Mais nous ne voudrions pas que quelqu’un suppose un moment que nous sous-estimons les écrits humains lorsqu’ils restent à la place qu’il leur convient. Il ne conviendrait pas que nous parlions sans respect d’un domaine du ministère chrétien tellement employé par Dieu dans tous les temps de l’histoire de l’Église, et spécialement dans notre temps.

Et également, combien souvent un livre ou un traité a été en réelle bénédiction pour l’âme, soit en amenant quelqu’un à Christ, soit en l’édifiant et en l’aidant dans le Seigneur ! Combien souvent nous avons lu un passage de l’Écriture, en n’y voyant rien de notoire, jusqu’à ce que le Seigneur se soit servi de quelque paragraphe d’un écrit humain pour y ouvrir des trésors pour notre cœur ! Aucun de nous ne se suffit à lui-même. Nous sommes dépendants les uns des autres. Nous croissons par ce que fournit chaque partie. Nous avons besoin de toutes les aides que Dieu a placées dans le corps pour notre profit et notre bénédiction à tous.

Mais après avoir dit cela, pour nous garder de toute incompréhension, et pour mettre les écrits humains à leur juste place, nous revenons à l’objet qui est devant nous. Il n’y a qu’une autorité suprême et absolue, et c’est la Parole de Dieu. De nombreux écrits humains sont intéressants comme références, et valables pour nous aider, mais ils n’ont pas de valeur comme autorité – ils sont même dangereux.

L’Écriture sainte suffit à tout. Nous ne manquons absolument de rien comme guide et autorité au-delà de ce que nous possédons dans les Saintes Écritures.

D’après the Lord is near octobre 1988

« Moïse retournait au camp ; mais son serviteur Josué, fils de Nun, jeune homme, ne sortait pas de l’intérieur de la tente » Exode 33. 11.

CONNAÎTRE LA PAIX ET LA JOIE DE CHRIST

Il est triste de voir comme il existe peu de liberté et de repos autour de nous. L’inquiétude de notre temps affecte les croyants. Non seulement dans les choses en relation avec cette vie-ci, mais même dans leurs relations avec Dieu, ils n’ont pas la paix solide et assurée qui ne peut pas être ôtée.

Pour beaucoup de personnes, dans le temps présent, il n’y a pas, ou peu, de repos. Des souhaits insatisfaits, des ardents désirs sans réponse jusqu’ici, abondent dans plus d’un cœur. Oh ! Que les rachetés du Seigneur puissent avoir la connaissance consciente de leur union avec Christ glorifié à la place où Il est. Cela donne du repos au cœur, et détache de la terre et des choses qui y sont.

C’est ainsi que l’âme écoute, absorbée en Celui qui est son repos. L’oreille, jadis ouverte à d’autres sons, Lui rend maintenant hommage et attend ses paroles, sachant comment interpréter tous les tons de sa voix et les garder dans son âme. Qu’est-ce qui pourrait être plus béni qu’une oreille libérée de soi-même et de son entourage pour écouter la Parole de Jésus ? C’est alors que nous sommes assis sous son ombre avec bonheur, et que son fruit est doux à notre palais (Cant. 2. 3). N’est-ce pas cela, la maison du vin, où Il se réjouit d’entretenir les siens pendant les longues veilles de cette nuit bien avancée ?

C’est une chose solennelle de penser au fait que peu de nous connaissent ce qu’est la réelle solitude avec Dieu ! Et ne pouvons-nous pas nous demander, comment il est possible de croître dans la connaissance personnelle de Christ, si les croyants ne recherchent pas, et ne cultivent pas sa compagnie ? Quelqu’un a bien dit : On n’est jamais moins seul que quand on est seul ; mais hélas ! que cela est peu notre cas !

D’après the Lord is near octobre 1988

« Vous vous êtes tournés vers Dieu, vous détournant des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils » 1 Thessaloniciens 1. 9 et 10.

L’ATTENTE CONSTANTE DU CHRÉTIEN

Attendre signifie d’abord vivre dans l’attente d’un évènement proche. Si j’attends mes vacances, je fais des plans et des préparatifs pour cela. Parce que Joseph d’Arimathée attendait le royaume de Dieu, il traita le corps mort de Jésus avec le plus grand respect. Peut-être ne comprenait-il pas tout ce qui se passait, mais il liait en quelque sorte le Crucifié avec le royaume de Dieu à venir. Cela affectait beaucoup son attitude et ses activités.

Deuxièmement, attendre implique d’être prêt. Si j’attends que ma femme sorte d’un magasin d’alimentation, je suis prêt à ouvrir la porte de la voiture dès qu’elle apparaît. Quand Jacques donne l’illustration d’un fermier qui attend que la terre porte son fruit, cela implique que le fermier est prêt à moissonner cette récolte dès qu’elle est mûre.

Parce que les nouveaux chrétiens à Thessalonique attendaient le Fils de Dieu venant du ciel, ils montraient sa présence dans leur vie et proclamaient sa Parole de leur bouche. Notre vie donne-t-elle l’image de ceux qui attendent ?

D’après the Lord is near octobre 1988 (G.W. Steidl)

« Mais ceux qui veulent devenir riches tombent en tentation et dans un piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car c’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent ; en s’y livrant, certains se sont égarés de la foi et se sont eux-mêmes transpercés de beaucoup de douleurs » 1 Timothée 6. 9 et 10.

SE SOUMETTRE AUX VOIES DE DIEU AVEC CONFIANCE

Un esprit mondain conduisit Lot à s’installer au milieu de la souillure de la coupable Sodome. Ce n’est pas la foi qui le conduisit là ; ce ne fut jamais un esprit spirituel qui l’amena là. C’était simplement l’amour pour le présent siècle mauvais qui le poussa, d’abord à choisir, puis à poser sa tente vers Sodome, et finalement à être assis à la porte de Sodome.

Et quelle part il a choisie ! C’était vraiment une citerne crevassée qui ne pouvait garder de l’eau – un roseau cassé qui perça sa main. C’est une chose amère que de rechercher d’une manière ou d’une autre à nous gérer nous-mêmes : nous sommes certains de faire les plus graves erreurs. Il est infiniment mieux de laisser Dieu organiser toutes nos voies pour nous – de les remettre toutes à Celui qui est tellement disposé et capable de les diriger pour nous – de Lui permettre de faire le plan de toute notre course suivant sa sagesse qui ne se trompe pas et son amour infini.

Lot pensait sans doute qu’il faisait bien, pour lui-même et sa famille, d’aller habiter à Sodome. Mais les conséquences montrent qu’il se trompait complètement. Cela fait aussi résonner à nos oreilles une voix très solennelle, qui nous dit de prendre garde à l’influence présente d’un esprit mondain. « Étant satisfaits de ce que vous avez présentement » (Héb. 13. 5). Pourquoi cela ? Est-ce parce que vous êtes tellement fortuné dans le monde ? Absolument pas. Alors, pourquoi ? « Car lui-même a dit : Je ne te laisserai pas, et je ne t’abandonnerai pas ». Promesse bénie ! Si Lot s’était contenté de cela, il n’aurait jamais recherché les plaines bien arrosées de Sodome.

D’après the Lord is near octobre 1988 (C.H. Mackintosh)

« Mais les fils d’Israël commirent un crime au sujet de l’anathème » Josué 7. 1.

DE L’IMPORTANCE D’AVOIR UNE BONNE CONSCIENCE

Dans la conquête de Jéricho, décrite en Josué 6, nous voyons la victoire de l’œuvre de Christ. C’était le Seigneur Lui-même, représenté par l’arche, qui se déplaçait autour de la forteresse de l’ennemi. L’arche était portée par les sacrificateurs et suivie par le peuple. Ainsi l’Éternel remporta une victoire complète. Notre âme peut se reposer sur l’œuvre de Christ et voir le miracle de la grâce.

Ensuite, à Aï, ils connurent la défaite parce qu’ils essayèrent de faire face par eux-mêmes à l’ennemi. Ils ne s’attendirent pas à l’Éternel, ils ne Lui demandèrent pas sa direction. C’était un acte d’indépendance, une démarche avec leurs propres forces. De plus, il y avait au milieu d’eux de l’anathème. Il fut trouvé en eux de l’infidélité. Les droits de Dieu avaient été violés et ignorés à cause de leur convoitise charnelle. C’est tellement souvent que la faiblesse est le résultat d’infidélité et de mondanité !

Nous aurons à faire face aux ruses de l’ennemi. C’est pourquoi le Seigneur, à travers l’apôtre, nous dit de revêtir l’armure complète de Dieu (Éph. 6. 10). L’ennemi est trop fort pour nous, mais le Seigneur Lui-même l’a défait. Nous avons cependant à faire face aux ruses de l’ennemi jour après jour. Nous ne sommes capables de lui résister qu’aussi longtemps que nous sommes fidèles à notre Seigneur, en marchant dans une vraie dépendance de sa force. Dans sa Parole Il nous a donné des directives claires pour le conflit. Lisons sa Parole avec prière. Cela nous permettra d’avoir la victoire sur les attaques de Satan.

D’après the Lord is near octobre 1988

« Je fus en esprit, dans la journée dominicale, et j’entendis derrière moi une grande voix, comme d’une trompette » Apocalypse 1. 10.

ÊTRE COMMUNION AVEC LE SEIGNEUR JÉSUS

En Apocalypse 1. 12 à 18, nous avons une révélation extraordinaire de la dignité et de la gloire de la Personne de Christ. Nulle part ailleurs dans la Parole nous n’avons quelque chose de semblable, quelque chose qui s’approche de cela quant aux détails. Le Seigneur Jésus Christ, comme Fils de l’homme, est décrit avec soin pour nous. Jean nous dit ce qu’il vit et entendit, et ce qui lui était ainsi donné, il était à la fois inspiré et dirigé à l’écrire. Car ce n’était pas pour son profit seulement, mais particulièrement pour notre profit, nous qui sommes serviteurs avec lui.

Mais remarquons d’abord la condition spirituelle qui le rendait à même de recevoir la révélation. Il pouvait dire : « Je fus en esprit, dans la journée dominicale ». Cependant, ce n’était pas pour lui seul. Il se peut que nous n’ayons pas la même vision de gloire, la même révélation qui nous soit faite telles qu’il les avait ; car nous avons reçu cela sur son témoignage, et c’est pour nous la Parole de Dieu ; nous la recevons et nous la gardons par la foi, et pas autrement. Mais si nous disons que c’est parce que nous avons si peu de force et qu’elle a si peu d’influence sur nous, nous faisons erreur. Ne devrions-nous pas plutôt admettre que c’est parce que nous ne sommes pas « en Esprit le jour du Seigneur » ?

N’est-ce pas mieux d’être dans le véritable courant du Saint Esprit, le premier jour de la semaine ? S’il y a un moment plus qu’un autre où l’Esprit de Dieu pousse les cœurs et les pensées des croyants en avant et en haut, dans lequel Il ouvre les yeux et touche les cœurs, apportant devant eux toute la gloire de Christ Lui-même, c’est certainement le premier jour de la semaine. Puissions-nous, par grâce, cultiver cette attitude d’âme, cette profonde soumission spirituelle et cette réceptivité qui est impliquée dans le fait d’être « en esprit dans la journée dominicale ». Beaucoup peuvent certainement dire que nous avons connu cela trop rarement – mais nous l’avons connu.

D’après the Lord is near octobre 1988

« Jésus donc répondit, et leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, sinon ce qu’il voit faire au Père ; car quoi que celui-ci fasse, le Fils aussi le fait de même » Jean 5. 19.

OBÉISSANCE ET COMMUNION

Quand le Seigneur Jésus avait parlé aux Juifs en insistant sur Dieu comme étant son Père, ils cherchaient d’autant plus à Le faire mourir, parce qu’Il parlait de Dieu comme étant son Père, se faisant égal à Dieu. Il ne renie pas cette déclaration, car il est bien vrai que ses paroles montraient clairement qu’Il était égal à Dieu. Il insiste sur cette merveilleuse vérité par une double affirmation très forte : « En vérité, en vérité, je vous dis ». S’Il n’avait pas été égal à Dieu, Il aurait immédiatement renié avoir voulu dire une telle chose. Mais Il insiste fortement sur la vérité de cette affirmation. « Le Fils ne peut rien faire de lui-même, sinon ce qu’il voit faire au Père »

La nature même du Fils est telle qu’il Lui est absolument impossible d’agir indépendamment du Père. Leur nature étant identique, les actions, quelles qu’elles soient, que le Fils accomplisse, sont identiques avec ce que fait le Père Lui-même. Quelles paroles pouvaient déclarer avec plus d’insistance que Jésus est Dieu, pas autant que le Père est Dieu ?

« Le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait lui-même » (Jean 5. 20). Cette connaissance merveilleuse du Fils est la preuve de sa connaissance divine. Non seulement Il voit, mais Il fait aussi toutes les choses que fait le Père, témoignage aussi de sa toute-puissance. De la même manière que le Père connaît tout et peut tout, ainsi est le Fils.

Les pharisiens, pleins d‘une colère amère contre ce témoignage de sa gloire, étaient déterminés à Le mettre à mort. Les croyants, au contraire, trouvent leurs délices les plus pures à s’incliner à ses pieds et à L’adorer.

D’après the Lord is near octobre 1988 (L.M. Grant)