LE VRAI BONHEUR

Ps. 102. 1 à12 : Prière de l’affligé, quand il est accablé et répand sa plainte devant l’Éternel.

« Éternel, entends ma prière, et que mon cri vienne jusqu’à toi  ! Ne me cache pas ta face  ; au jour de ma détresse, incline vers moi ton oreille  ; au jour où je crie, hâte-toi, réponds-moi. Car mes jours s’évanouissent comme la fumée, et mes os sont enflammés comme un brasier. Mon cœur est frappé, et il est desséché comme l’herbe ; car j’ai oublié de manger mon pain. À cause de la voix de mon gémissement, mes os s’attachent à ma chair. Je suis devenu semblable au pélican du désert  ; je suis comme le hibou des lieux désolés. Je veille, et je suis comme un moineau solitaire sur un toit… Mes jours sont comme l’ombre qui s’allonge, et je deviens sec comme l’herbe ».

Ps. 6. 3 à 8 : « Use de grâce envers moi, Éternel  ! car je suis défaillant  ; guéris-moi, Éternel  ! car mes os sont troublés. Mon âme aussi est fortement troublée… Et toi, Éternel  ! jusqu’à quand  ? Reviens, Éternel  ! délivre mon âme  ; sauve-moi à cause de ta bonté… Je suis fatigué à force de gémir  ; toute la nuit je baigne ma couche [de mes pleurs], je trempe mon lit de mes larmes. Mon œil dépérit de chagrin, il a vieilli… »

Ps. 69. 4 : « Je suis fatigué de crier ; ma gorge est desséchée  ; mes yeux se consument, pendant que j’attends mon Dieu ».

Bonjour mes chers amis,

Une année vient de se terminer. Une nouvelle année a commencé. On t’a souhaité, le jour de l’an et les jours suivants, une bonne année, une bonne santé, et plein de bonnes et de belles choses ! Certains l’ont fait par politesse, d’autres avec beaucoup d’affection. Nous sommes maintenant un mois plus tard… rien n’a changé par rapport à l’année passée. Les journées se déroulent de la même manière, elles sont monotones, sans attraits, sans lueur d’espoir ou de changement dans ta condition. Vu ton âge, vu tes handicaps, tu n’as plus de perspective d’avenir réjouissante. Tu as peu de visites, tu es de plus en plus solitaire, tu n’as plus de quoi te réjouir, tu es devenu morose, découragé, tu as souvent mal, si ce n’est pas dans ton corps, c’est dans ton âme… aucun soulagement durable. Les jours passent et se ressemblent. À quoi bon vivre ? Plus ou peu de sujets pour se réjouir ; que des ennuis, que de la misère !

– Oui, vas-tu peut-être me répondre, ce qu’on peut lire dans ces psaumes correspond pas mal à mon état d’esprit : je suis las, vraiment las ! D’ailleurs le Prédicateur l’avait dit : « Et souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse, avant que soient venus les jours mauvais, et avant qu’arrivent les années dont tu diras : Je n’y prends pas de plaisir » (12. 1). Je suis dans cette situation, et ça dure déjà depuis si longtemps… je n’ai plus rien à espérer !

Chère brebis affligée du Seigneur… penses-tu vraiment que ton Sauveur veut te laisser dans cet état de tristesse et de désolation ? Est-ce que le Dieu d’amour, qui a voulu t’adopter et être ton Père, désire te voir dans cette situation où tu ne prends plus plaisir à rien ?

Il y a pourtant QUELQU’UN en qui tu peux prendre plaisir : « Comme le pommier entre les arbres de la forêt, tel est mon bien-aimé entre les fils  ; j’ai pris plaisir à son ombre, et je m’y suis assise  ; et son fruit est doux à mon palais. Il m’a fait entrer dans la maison du vin  ; et sa bannière sur moi, c’est l’amour » (Cant. 2. 3 et 4).

À force de regarder autour de toi, ou en toi, tu ne fixes plus les yeux sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi (voir Héb. 12. 2). Le Seigneur est pourtant à tes côtés et il veut être ta protection, ton secours, ton ombre, ta paix. « L’Éternel est celui qui te garde ; l’Éternel est ton ombre, à ta main droite » Ps. 121. 5. C’est à toi à faire cette prière : « Use de grâce envers moi, ô Dieu ! use de grâce envers moi ; car en toi mon âme se réfugie, et sous l’ombre de tes ailes je me réfugie, jusqu’à ce que les calamités soient passées » Ps. 57. 2.

Les « calamités » vont peut-être durer jusqu’à la fin, mais tu peux les supporter courageusement, joyeusement, avec le Seigneur, dans sa présence vivifiante. En comptant sur Lui, en t’appuyant sur Lui… « Qui est celle-ci qui monte du désert, s’appuyant sur son bien-aimé ? » (Cant. 8. 5).

Dans la situation dans laquelle tu te trouves, quelle qu’elle soit, tu peux choisir de dire ceci : « ma vie se consume dans la tristesse, et mes années dans le gémissement » (Ps. 31. 11) ou ceci : « Car tu as été mon secours, et à l’ombre de tes ailes je chanterai de joie » (Ps. 63. 8).

Il s’agit d’une décision personnelle, de TON CHOIX ! Tu ne peux sans doute rien changer à ton état, mais tu peux changer ta manière de réagir et d’appréhender la réalité : près du Seigneur ou éloigné du Seigneur ! Tu peux dire : « le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié » (2 Tim. 4. 17), ou Dieu doit constater : « leur cœur est très éloigné de moi » Mat. 15. 8 !

Quand as-tu, la dernière fois, écouté/chanté des cantiques ? Combien cette activité est rafraîchissante, encourageante et joyeuse pour l’âme ! Chanter les gloires, la bonté, la tendresse, les soins, l’amour du Seigneur ; nous rappeler les passages de la Parole de Dieu en chants, en récits ; mais aussi nous ramener en arrière dans les jours de notre jeunesse (voir le passage déjà évoqué plus haut dans l’Ecclésiaste), en nous nourrissant de ces souvenirs agréables… combien cela fait du bien au cœur et à l’âme. Réécoutez vos cantiques d’enfants et appréciez la fraîcheur, la joie enfantine qui était la vôtre à ce moment-là !

Il est malsain de regarder en arrière avec nostalgie – tout était mieux avant, ma santé, l’assemblée etc. – mais on peut regarder derrière soi pour s’encourager : « je me souviendrai de tes merveilles d’autrefois, je penserai à toute ton œuvre et je méditerai tes actes » Ps. 77. 12 et 13.

En fait, il y a deux chemins qui s’offrent à toi : 1) gémir, te plaindre, te lamenter, te morfondre dans ta tristesse, rester « sur terre », penser à tout ce qui ne va pas, et la liste risque de s’allonger toujours plus, ou 2) chanter des cantiques, louer Dieu, le remercier, l’adorer, et regarder en haut, en attendant le retour du Seigneur. Loin de moi de minimiser vos difficultés, vos souffrances qui sont réelles. Mais permettez-moi de vous encourager – de m’encourager – par les exemples de Paul et Silas dans Actes 16. 22 à 24. « La foule s’ameuta contre eux  ; et les préteurs, ayant fait arracher leurs vêtements, donnèrent l’ordre de les fouetter. Après leur avoir fait donner un grand nombre de coups, ils les jetèrent en prison, en commandant au geôlier de les tenir sous bonne garde. Celui-ci, ayant reçu un tel ordre, les jeta dans la prison intérieure et fixa sûrement leurs pieds dans des entraves »

En lisant cette scène, nous réalisons combien intensément ces deux disciples du Seigneur souffraient physiquement. Toi et moi, nous nous serions probablement lamentés, nous aurions pleuré sur nous-mêmes. Eux, ils ont fait « taire » leurs souffrances par des cantiques de louanges. Ils ont « surmonté, ils ont recouvert, ils ont effacé, ils ont oublié » leur douleur, en ne pensant plus à eux-mêmes, mais à Dieu et à sa gloire : « Vers minuit, Paul et Silas, en priant, chantaient les louanges de Dieu ; et les prisonniers les écoutaient » (v. 25).

S’ils l’ont fait, c’est que c’est aussi possible pour nous, avec la grâce et la puissance d’En-haut. Et quel témoignage puissant rendu aux autres prisonniers et au geôlier ! Ne négligeons pas notre témoignage vis-à-vis de nos voisins, de nos enfants et petits-enfants… et du personnel soignant qui entend nos récriminations… ou notre joie en Jésus !

« C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entoure, rejetant tout fardeau et le péché qui [nous] enveloppe si facilement, courons avec patience la course qui est devant nous, fixant les yeux sur Jésus, le chef de la foi et celui qui la mène à l’accomplissement, lui qui, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu. Car considérez celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas lassés, étant découragés dans vos âmes » Hébreux 12. 1 à 3. Regardons au Seigneur, notre Bon Berger, notre Modèle, notre puissant Maître et suivons son exemple – même de loin !

Nous avons relevé, au début, quelques causes de découragements : peu de visites, journées monotones, solitude etc. Tu attends quelque chose venant des autres, et ça se comprend aisément. Mais ce que tu ne reçois pas des autres… donne-le, toi, aux autres ! Fais, toi, des visites encourageantes (en personne ou par téléphone), intéresse-toi aux besoins, aux soucis des autres (tu oublieras momentanément les tiens), coupe ta solitude en allant vers les autres, en rendant service, ou « tout simplement » en priant pour eux. Tu feras d’une pierre deux coups, même trois coups : tu feras du bien aux autres, tu te feras du bien à toi-même, et surtout, tu serviras le Seigneur ! Tes journées et tes nuits s’illumineront, ton cœur reprendra espoir, ta joie reviendra égayer ton visage.

Ne subis plus, bouge-toi, lève-toi, agis ! Alors tu prospéreras, si tu prends garde à pratiquer les statuts et les ordonnances que l’Éternel a prescrits à Moïse pour Israël. « Fortifie-toi et sois ferme ; ne crains pas et ne t’effraie pas… lève-toi et agis, et l’Éternel sera avec toi » (1 Chron. 22. 13 et 16) ; « L’Éternel le soutiendra sur un lit de souffrances. Tu transformeras tout son lit quand il sera malade » (Ps. 41. 4) ; « soyez transformés par le renouvellement de [votre] intelligence, pour que vous discerniez ce qu’est la bonne, agréable et parfaite volonté de Dieu » (Rom. 12. 2) ; « Or nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (2 Cor. 3. 18).

« Quand mon cœur s’aigrissait, et que je me tourmentais dans mes reins, j’étais alors stupide… tu m’as tenu par la main droite  ; Tu me conduiras par ton conseil et, après la gloire, tu me recevras. Qui ai-je dans les cieux  ? Je n’ai eu de plaisir sur la terre qu’en toi. Ma chair et mon cœur sont consumés  ; Dieu est le rocher de mon cœur, et mon partage pour toujours. Car voici, ceux qui sont loin de toi périront  ; tu détruiras tous ceux qui se prostituent en se détournant de toi. Mais, pour moi, m’approcher de Dieu est mon bien  ; j’ai mis ma confiance dans le Seigneur, l’Éternel, pour raconter tous tes faits » (Ps. 73. 21 à 28).

Recevez mes salutations fraternelles, Marco. Février 2026.

Retour en arrière pour mieux avancer, grâce à nos cantiques d’antan…

Bon Sauveur, Berger fidèle,

Conduis nos pas chaque jour,

Et, pour la vie éternelle,

Garde nous dans ton amour.

Refrain. Béni sois-tu, tendre Maître !

Jésus, nous sommes à toi ;

Qu’à toi seul nous voulions être :

Soutiens notre faible foi.

Remplis notre âme de zèle

Et porte-nous dans tes bras

Jésus bénit et protège

Ceux qui marchent par la foi ;

Il les garde de tout piège,

Dans leurs cœurs il met sa loi.

Heureux qui peut le connaître,

L’aimer et dire en tout temps :

C’est à lui qu’on ne peut être

Ni trop tôt, ni trop longtemps.

S’il veut bénir la jeunesse,

Il guide encor l’âge mûr ;

Dans la paix, dans la détresse,

Il est l’abri le plus sûr.

À lui venons nous soumettre,

Et disons, toujours contents,

Qu’à Jésus on ne peut être

Ni trop tôt, ni trop longtemps.

Le Seigneur m’aime,

Bonheur suprême,

Le Seigneur m’aime,

Il est amour !

Refrain. Je redirai toujours :

Le Seigneur m’aime, (bis)

Il est amour !

Ouvre mes yeux, (bis)

et je verrai les merveilles,

qui sont dans ta loi (bis)

Je sais qu’un jour mes yeux verront Jésus (bis)

Et je marche jusqu’au bout,

Par la foi et malgré tout.

Je sais qu’un jour mes yeux verront Jésus.

Oh ! que ta main paternelle

Me bénisse à mon coucher !

Et que ce soit sous ton aile

Que je dorme, ô bon Berger ! (bis)

Seigneur, j’ai fait ma prière ;

Sous ton aile, je m’endors,

Heureux de savoir qu’un Père

Plein d’amour veille au-dehors (bis)

Ta Parole est une lampe à mes pieds

Et une lumière, et une lumière.

Ta Parole est une lampe à mes pieds

Et une lumière sur mon sentier.

Je pars pour un très long voyage,

Mais je ne suis pas seul en chemin.

J’avance tout plein de courage,

Car Jésus me tient par la main.

C’est le voyage de la vie,

Qui commence quand on est petit …

Un jour, laissant tous mes bagages,

Au ciel j’arriverai tout heureux.

Ce sera la fin du voyage,

L’entrée dans le palais de Dieu

Dans mon cœur un beau soleil brille ;

Son rayon doux et joyeux

Répand un éclat qui scintille ;

C’est la présence de Dieu.

Oh ! quel beau soleil dans mon âme !

Il éclaire, illumine tout.

À ses rayons mon cœur s’enflamme

Et je vais chantant partout.

Joie, joie, mon cœur est plein de joie, (bis)

Mon Sauveur est tout près de moi,

C’est pourquoi mon cœur est toujours plein de joie.

Quand tout va bien,

Ou quand tout va moins bien,

Regarde à Jésus,

Car il est près de toi.

Oui, quand tout va bien,

Ou quand tout va moins bien,

Quand tout va de travers,

Regarde à Jésus.

Quand tout est gris,

Et quand rien ne va plus,

Regarde à Jésus,

Car il est près de toi.

Oui, quand tout est gris,

Et quand rien ne va plus,

Pour trouver le secours,

Regarde à Jésus.

Jésus me demande d’être

Un rayon de soleil,

Qui gaiement fasse connaître

Son amour sans pareil.

Refrain. Un rayon de joie,

Un doux rayon de soleil,

Que Jésus envoie,

Oh ! Quel bonheur sans pareil !

Comme un petit luminaire

Dans la plus sombre nuit,

Que je réjouisse, éclaire,

Mes voisins, mes amis.

Refrain. Aide-moi donc à sourire,

Toujours de bonne humeur.

Que tout mon être respire

Ton amour, ta chaleur !

Refrain. Oh ! que m’oubliant moi-même,

Je ne m’efforce plus

Que d’être pour ceux que j’aime

Un reflet de Jésus.

Refrain. Que Jésus m’emploie,

Et qu’il me rende pareil

Aux rayons de joie,

Aux doux rayons du soleil !

Seigneur, la nuit va tomber ;

A genoux, je vais prier.

Pour ton secours à chaque heure,

Oh ! merci, merci, Seigneur.

Cantiques pour enfants

Ces cantiques d’enfants évoquaient aussi parfois, sans qu’on y fasse alors attention, l’âge avancé. Que le Seigneur nous aide à retrouver cette fraîcheur et cette joie en Jésus, cette confiance et cette foi en Dieu. Et si à cette époque reculée de notre vie, le retour du Seigneur n’était pas trop envisagé ; combien plus maintenant nous devrions l’attendre avec espérance et avec joie !