Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
« [Barnabas] les exhortait tous à demeurer attachés au Seigneur de tout leur cœur » Actes 11. 23.
L’exhortation de Barnabas aux croyants d’Antioche est en quatre parties :
1. Demeurer attaché au Seigneur, cela s’adresse à notre cœur.
Le Seigneur n’exige pas tout d’abord notre temps, nos forces, notre argent ou notre service. Il désire notre affection. Le motif central de tout ce que nous faisons dans notre vie devrait être l’amour pour le Seigneur Jésus. Parce qu’Il est mort pour nous, notre cœur Lui appartient.
2. Demeurer attaché au Seigneur exige une ferme décision.
Nous prenons des décisions tous les jours – importantes ou moins importantes. Mais qu’en est-il de la décision de vivre pour le Seigneur Jésus et avec Lui ? Si nous l’avons accepté comme notre Sauveur personnel, la conséquence normale qui en découle, c’est que nous mettions notre vie à sa disposition.
3. Demeurer attaché au Seigneur, c’est reconnaître ses droits.
Que nous sommes heureux de connaître Jésus Christ comme notre Sauveur, et de savoir que nous avons le pardon de nos péchés ! Cependant, vivre en relation avec Lui implique que nous le respections et l’honorions comme notre Seigneur. Demeurer avec Lui signifie que nos demandes soient selon sa volonté et que nous obéissions à sa Parole.
4. Demeurer attaché au Seigneur est quelque chose de permanent.
Le Seigneur désire que nous demeurions constamment près de Lui et que nous nous demandions tous les jours ce qu’Il attend de nous. Ce n’est pas simplement faire un bon départ dans le chemin de la foi, mais suivre continuellement le Seigneur, même lorsque des problèmes surviennent et que notre foi est éprouvée. D’après « The Good Seed » avril 2024
« Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’affection miséricordieuse, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience, vous supportant l’un l’autre, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme le Christ vous a pardonnés, vous aussi faites de même » Colossiens 3. 12 et 13.
« La sagesse d’en haut est… pleine de miséricorde » Jacques 3. 17.
« Nous, les êtres humains, nous sommes comme des vases d’argile qui se font du mal simplement en se touchant », disait Saint Augustin (354-430). Et c’est vrai ! Il est difficile, sinon impossible, de vivre ensemble en harmonie, si nous ne montrons pas de pardon et de miséricorde les uns envers les autres, parce que, souvent, nous nous blessons réciproquement, que ce soit entre conjoints, dans la famille ou dans l’Église.
Mais qu’est-ce que la miséricorde ? C’est le fait de prendre part à la souffrance, ou de montrer de la compassion pour l’erreur de son frère. Dieu explique ainsi sa miséricorde devant les manquements de son peuple : « Mon cœur est changé en moi ; toutes ensemble, mes compassions se sont émues » (Os. 11. 8).
Le mot « pardon » évoque le fait de renoncer à vouloir « faire payer » à l’autre le tort qu’il m’a fait. Pour pardonner, il faut se souvenir du grand pardon dont nous avons bénéficié. Pardonner ne signifie pas tout accepter ! Il y a des situations dans lesquelles nous devons rendre témoignage à la vérité. Pardonner, c’est aussi une initiative courageuse et libératrice.
« Pardonner, c’est libérer un prisonnier et s’apercevoir que le prisonnier, c’était toi-même » (Lewis B. Smedes – auteur chrétien).
Le pardon entre conjoints, dans la famille ou dans l’église locale, c’est comme l’huile pour un moteur. Si l’on part sans une goutte d’huile dans le moteur de la voiture, tout se bloque au bout de quelques kilomètres. Comme l’huile, le pardon réduit les frictions et permet de poursuivre.
Chrétiens ! demandons au Seigneur la force pour utiliser « l’huile » de la miséricorde et du pardon. Et employons-la abondamment !
« Éternel ! tu m’as sondé et tu m’as connu ! Tu connais quand je m’assieds et quand je me lève, tu discernes de loin ma pensée » Psaume 139. 1 et 2.
JUSTE UN DÉPLIANT
Il y avait un dépliant dans la boîte aux lettres. Encore quelque chose de ces gens pieux, murmura la propriétaire. Puis ses yeux tombèrent sur un passage biblique du traité qui la mit soudain mal à l’aise : « Car c’est du cœur que viennent mauvaises pensées, meurtres, adultères, fornications, et vols… » (Mat. 15. 19). La femme a emporté le dépliant dans la maison.
Pleine d’anxiété, elle se souvenait qu’elle avait souvent pris quelque chose dans un magasin discount sans le payer. Pourquoi avait-elle fait ça ? Elle n’était pas pauvre ! Elle avait cédé à la tentation à maintes reprises. Devait-elle tout rapporter maintenant ? Non, pensa-t-elle, les magasins gagnent assez d’argent !
Elle a déposé le dépliant sur le bureau de son mari. Il fallait lui rappeler que ses contacts avec une autre femme n’étaient pas vraiment « innocents ». Il a lu le dépliant puis, en colère, l’a jeté à la poubelle.
Mais la femme ne parvenait plus à trouver la paix. De plus en plus de péchés lui venaient à l’esprit. Que devait-elle faire ? Elle a pris la Bible et a lu le chapitre 15 de l’Évangile de Matthieu. Alors elle a pris conscience : Je suis une pécheresse ! Je suis perdue ! Elle s’est alors confiée à un chrétien pieux qui l’a aidée à trouver la foi au Seigneur Jésus. Comme elle est devenue heureuse lorsqu’elle a reçu l’assurance que Dieu lui avait pardonné tous ses péchés !
Après un certain temps, son mari a également acquis une foi vivante au Sauveur.
D’après Näher zu Dir octobre 2024
« S’ils avaient été sages, ils auraient compris ceci, ils auraient considéré leur fin » Deutéronome 32. 29.
DU TEMPS À L’ÉTERNITÉ
En temps de crise, de nombreuses personnes s’inquiètent quant à la protection de leur vie et de leur intégrité physique. Ils réfléchissent à la manière dont ils peuvent éviter les dangers qui les guettent. Ils accumulent des provisions pour se protéger des difficultés et des privations.
Mais la question la plus importante de notre vie, c’est : Où passerons-nous l’éternité ? Pour éviter d’être perdus à jamais, ni les mesures de protection, ni les stocks ne sont utiles. La question, c’est de savoir si nous pouvons nous tenir devant le Dieu saint. Cela ne dépend pas de la situation mondiale, mais de notre position personnelle devant Lui.
À cause des choses mauvaises que nous avons faites, nous sommes devenus coupables devant Dieu et à l’égard de nos semblables. C’est pourquoi nous menons une bataille perdue d’avance. Le jugement que Dieu porte sur nous dans la Bible est dramatique : « Ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble corrompus ; il n’y a personne qui fasse le bien, non pas même un seul »(Ps. 14. 3).
Seul Jésus-Christ, le Fils de Dieu, peut nous libérer de cette situation difficile. Il est mort sur la croix pour effacer nos péchés devant Dieu. Lorsque, par la foi, nous acceptons le Seigneur Jésus comme notre Sauveur, Dieu nous lave de tout péché et de toute culpabilité.
Nous avons désormais un libre accès à Dieu et une espérance sûre qui va au-delà de la vie sur terre : nous serons un jour éternellement au ciel avec Dieu et le Seigneur Jésus, où nous attend un bonheur impossible à comprendre aujourd’hui.
D’après Näher zu Dir octobre 2024
« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus » Romains 8. 1.
DEVANT LE JUGE DIVIN
La jurisprudence humaine n’est pas toujours claire. Il existe souvent une marge de manœuvre dans l’interprétation et l’application des lois et règlements, que le juge utilise à sa discrétion. Il arrive que les tribunaux supérieurs annulent les jugements rendus par les tribunaux inférieurs. C’est pourquoi on ne peut jamais être sûr de la décision d’un juge.
Certains estiment que cela vaut également pour la jurisprudence divine : Vous devriez attendre et voir si vous êtes acquitté ou condamné. Ils pensent que Dieu pèsera et équilibrera soigneusement le bien et le mal dans chaque vie humaine. Il n’est pas encore possible de dire ce qu’il adviendra de cela.
Il est vrai que Dieu sait tout exactement et en tient compte dans son jugement. Cependant, dans le « Livre de la Loi du Ciel », il y a un paragraphe décisif : « Celui qui croit en lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jean 3. 18).
Quiconque vient à Jésus-Christ, le Fils de Dieu, avec sa culpabilité, et l’accepte comme son Sauveur personnel, est immédiatement acquitté par Dieu et n’a plus à craindre son juste jugement. Mais tous ceux qui rejettent le Seigneur Jésus comme leur Sauveur seront un jour condamnés au châtiment éternel.
D’après Näher zu Dir octobre 2024
« Car je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni pouvoirs, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » Romains 8. 38 et 39.
SÉCURITÉ : LE CHEMIN DU SALUT
Le Seigneur Jésus est allé à la croix du Calvaire « amené comme un agneau à la boucherie » (És. 53. 7). Là, Il « a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu » (1 Pier. 3. 18). Il « a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification » (Rom. 4. 25). Ainsi Dieu ne néglige pas les revendications de sa justice contre le péché quand Il justifie le pécheur qui croit en Jésus (cf. Rom. 3. 26), parce que Jésus en a payé toute la juste peine.
Croyez-vous au Fils de Dieu ? S’il en est ainsi, alors Dieu vous fait bénéficier de la pleine valeur du sacrifice de Jésus.
Cela n’est-il pas une voie extraordinaire de salut, digne de Dieu Lui-même ? Son amour, la gloire de son Fils précieux, et le salut du pécheur sont liés. Quelle abondance de grâce et de gloire, que le Fils même de Dieu ait accompli toute l’œuvre, et reçoive toute la louange, et que vous et moi, croyant en Lui, nous recevions toute la bénédiction !
Mais vous demanderez peut-être : Pourquoi est-ce que je n’ai pas l’assurance de mon salut ? Si mes sentiments me permettent de dire, un jour, que je suis sauvé, ils vont probablement anéantir tout espoir le lendemain. Je suis comme un bateau battu par la tempête, qui ne sait plus où jeter l’ancre. C’est là qu’est votre erreur. Avez-vous jamais entendu parler d’un capitaine qui essaie de jeter l’ancre de son bateau en la fixant à l’intérieur du navire ? L’ancre doit être accrochée à quelque chose de ferme en dehors du bateau. Il se peut que vous compreniez que seule la mort de Christ vous donne la sécurité, mais que vous pensiez que c’est ce que vous ressentez intérieurement qui vous donne l’assurance. Mettez votre confiance en Jésus Christ et en ce qu’Il a fait, et non pas sur vous-même et sur vos sentiments.
D’après The Lord is near septembre 1986
« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela, ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » Éphésiens 2. 8.
CERTITUDE : LA CONNAISSANCE DU SALUT
Comment puis-je être sûr que j’ai la bonne sorte de foi ? Eh bien, mettez votre confiance dans la Personne qu’il faut – dans le Fils de Dieu. Ce n’est pas la question de votre mesure de foi, mais du fait que la Personne en laquelle vous mettez votre confiance en est digne. Un homme se saisit de Christ en s’y agrippant comme un noyé, tandis qu’un autre touche seulement le bord de son vêtement, mais tous deux sont également en sûreté. Ils se reposent tous deux avec confiance sur la valeur éternelle de son œuvre accomplie. Cela c’est « croire en Lui ».
Assurez-vous que votre confiance ne se base par sur vos œuvres, sur l’observance religieuse ou des sentiments, ou une éducation morale. Vous pourriez avoir la foi la plus forte en de telles choses, et être perdu éternellement. La plus faible foi en Christ sauve pour l’éternité, tandis que la plus forte en soi-même ne sert à rien.
Je crois en Jésus, m’a dit une fois une jeune fille, mais quand on me demande si je suis sauvée, je n’aime pas répondre : Oui, de crainte de mentir. Cette jeune fille était la fille d’un modeste boucher d’une petite ville. Son père n’était pas rentré du marché. Aussi je lui dis : Supposez que vous demandiez à votre père combien il a acheté de brebis aujourd’hui, et qu’il réponde : Je ne veux pas le dire, parce que je risquerais de mentir. En colère, sa mère, qui était là, répondit : Mais ce serait faire de son père un menteur !
De la même manière, cette jeune fille faisait Christ menteur en disant : Je crois en Lui, mais je n’aime pas dire que je suis sauvée parce que je pourrais mentir – alors que Christ a dit : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle » (Jean 6. 47).
D’après The Lord is near septembre 1986
« Et les disciples étaient remplis de joie et de l’Esprit Saint » Actes 13. 52.
« (Jésus) qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts au péché nous vivions pour la justice » 1 Pierre 2. 24.
JOUISSANCE : LA JOIE DE LA COMMUNION
Bien que vous soyez sauvé par l’œuvre de Christ et assuré par la Parole de Dieu, votre joie est maintenue par le Saint Esprit qui habite en vous. L’œuvre de Christ et votre salut demeurent ou se perdent ensemble ; votre marche et votre joie demeurent ou tombent ensemble. L’œuvre de Christ ne peut pas manquer, donc votre salut ne peut pas manquer. Cependant, votre marche peut manquer et quand cela arrive, votre joie disparaît aussi. Autrement dit, votre joie spirituelle sera en rapport direct avec le caractère spirituel de votre marche après que vous avez été sauvé.
Vous êtes-vous trompé en mélangeant joie et sûreté ? Lorsque, par égoïsme, manque de calme, ou mondanité, vous avez attristé le Saint Esprit et perdu votre joie, avez-vous pensé que votre sécurité était aussi perdue ? Votre sécurité repose sur l’œuvre de Christ pour vous ; votre assurance dépend de la Parole de Dieu pour vous, et votre jouissance dépend de ne pas attrister le Saint Esprit en vous. Quant un enfant de Dieu attriste l’Esprit, sa communion avec le Père et le Fils est interrompue. Quand il se juge lui-même et confesse son péché, la joie de la communion est restaurée. Par exemple : Votre fils a fait quelque chose de mal, sa communion avec vous est interrompue à cause de sa désobéissance. Vous l’avez assuré de lui pardonner s’il confesse sa faute, mais l’orgueil et la volonté propre le retiennent de faire cela. Toute sa joie a disparu parce que la communion a été interrompue.
Qu’est-il arrivé à votre relation ? A-t-elle également disparu ? Bien sûr que non. La relation dépend de la naissance – la communion, de la conduite. Dès que votre fils confesse sa faute, vous le prenez dans vos bras, et sa joie est restaurée parce que la communion est restaurée. La communion que nous avons avec le Seigneur est la joie que nous avons du salut.
Ne pensez pas que le jugement de Dieu sur les péchés des croyants soit moindre que sur les péchés des inconvertis. Quand un croyant pèche, la question de la criminalité ne peut pas être soulevée contre lui parce que le Juge a réglé cela à la croix ; mais la question de la communion se pose chez le croyant par le Saint Esprit chaque fois qu’Il est attristé.
Une nuit de clair de lune, un homme, regardant le reflet de la lune dans un étang calme, admire ce reflet de la lune. Soudain, quelqu’un lance une pierre dans l’étang, et l’homme s’exclame : La lune a volé en éclats ! Son ami lui répond : Regarde. La lune n’a pas changé. C’est l’état de la mare qui a changé. Votre cœur, c’est la mare. Quand vous ne laissez pas entrer du mal dans votre vie, le Saint Esprit révèle les gloires de Christ pour votre encouragement et votre joie. Mais au moment où entre le péché, le Saint Esprit intervient et vos expériences heureuses sont troublées. Vous êtes agité et perturbé intérieurement. Mais quand vous confessez le péché, la joie calme et sereine de la communion est restaurée.
Pendant le temps où votre cœur est dans un état de tourment, l’œuvre de Christ a-t-elle changé ? Non ! Donc votre salut n’a pas changé non plus. La Parole de Dieu a-t-elle changé ? Non ! Donc la certitude de votre salut n’a pas changé non plus. Qu’est-ce qui a changé, alors ? L’action du Saint Esprit en vous a changé. Au lieu de remplir votre cœur du sens de la valeur de Christ, Il est attristé et doit vous remplir de la conscience de votre péché. Il vous retire votre joie jusqu’à ce que vous jugiez et résistiez au mal qui L’a attristé. Alors Il restaure votre communion.
D’après The Lord is near septembre 1986
« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel a perdu sa saveur, avec quoi sera-t-il salé ? Il n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes » Matthieu 5. 13.
LES CHRÉTIENS, AUJOURD’HUI COMME ALORS, ONT LA RESPONSABILITÉ : ÊTRE LE SEL DE LA TERRE
La responsabilité du chrétien aujourd’hui : c’est de rendre témoignage au Seigneur Jésus et à son œuvre.
Le Seigneur Jésus, Celui qui est saint et ne connaissait pas le péché, savait que cette terre était corrompue par le péché. Il était venu dans le but de faire la purification des péchés par Lui-même. Ayant accompli l’œuvre sur la croix, Il nous a laissés, nous ses disciples, sur la terre comme témoins, et pour annoncer la bonne nouvelle que la vie et l’incorruptibilité sont maintenant amenées dans la lumière.
Le Seigneur, ici, nomme les porteurs de ce message « le sel de la terre ». Il est évident que seuls les vrais croyants peuvent donner au monde cette protection. Ni les adhérents de religions sans Christ, ni les philosophes, ni les scientifiques – qui n’étudient que les phénomènes naturels visibles, et pour lesquels la résurrection d’entre les morts est folie – ne peuvent en aucune manière retenir la marée toujours montante du péché dans le monde.
Mais le Seigneur connaissait aussi le danger que ses disciples deviennent ternes, formels, et sans vie par leur manque de séparation d’avec les éléments du monde. Le Seigneur décrit, de manière vivante, leur condition comme insipide – du sel sans goût. Nous sommes souvent coupables de cela, si notre attitude vis-à-vis du monde n’est pas la même que celle du Seigneur Lui-même. Il expose la haine du monde envers la lumière divine, et son attrait pour les ténèbres – souvent même par le fait qu’Il recevait des pécheurs et mangeait avec eux.
La chrétienté apostate, en dépit de tout ce qu’elle a fait au nom de Christ, sera jugée avec le monde. Aujourd’hui le Seigneur appelle tout vrai croyant : « Sortez du milieu d’eux et soyez séparés » (2 Cor. 6. 17). Même le monde méprise un chrétien ramolli. Pourquoi être sans goût, insipide, jeté dehors et piétiné sous le pied des hommes ?
D’après The Lord is near septembre 1986
« Assis en face du Trésor, Jésus regardait comment la foule jetait de la monnaie au Trésor ; de nombreux riches y jetaient beaucoup. Une veuve pauvre vint et y jeta deux pites, ce qui fait le quart d’un sou » Marc 12. 41 et 42.
SE RENONCER SOI-MÊME POUR LA CAUSE DE CHRIST
Que ces hommes savaient peu quel œil les surveillait lorsqu’ils jetaient leurs offrandes ! Qu’ils étaient peu conscients qu’ils étaient observés par Celui dont les yeux peuvent pénétrer jusqu’aux profondeurs de leur cœur, et y lire les motifs qui les faisaient agir dans ce qu’ils faisaient ! Il se peut que le pharisien ait été là, étalant sa richesse et faisant montre avec pompe de sa religiosité. Peut-être que le formaliste froid était là aussi, jetant par routine sa pièce dans le trésor. Jésus voyait tout, jugeait tout.
Il est bon de penser à cela toutes les fois que nous sommes appelés à contribuer à la cause du Seigneur. Qu’il est sage de se souvenir, au moment de la collecte, que Jésus est assis en face de nous ! Ses yeux voient, non pas la bourse, mais le cœur. Il ne compte pas la somme, mais les motifs. Si le cœur est droit, le montant sera juste, selon son jugement. Quand le cœur bat pour Lui, la main sera ouverte pour son cœur.
Tous ceux qui aiment réellement Christ estimeront comme leur privilège de se renoncer eux-mêmes pour contribuer à son œuvre. Il est merveilleux qu’Il condescende à nous demander cela. Et ce doit être pour nous une joie sincère et profonde d’y répondre selon que Dieu nous aura fait prospérer, car Il aime celui qui donne joyeusement ; c’est exactement ce qu’Il est Lui-même. « Mais Dieu est puissant pour faire abonder toute grâce envers vous, afin qu’ayant toujours, à tous points de vue, tout ce qui suffit, vous abondiez pour toute bonne œuvre ». (2 Cor. 9. 8).
D’après The Lord is near septembre 1986
« En toi, Éternel, j’ai placé ma confiance… délivre-moi dans ta justice… hâte-toi, délivre-moi ; sois pour moi un rocher, une forteresse, une maison qui me soit un lieu fort, afin de me sauver. Car tu es mon rocher et mon lieu fort » Psaume 31. 1 à 3.
« Et le rocher était le Christ » 1 Corinthiens 10. 4.
LE SALUT DANS LE ROCHER
Il y a quelques années, l’ingénieur d’un train passant par une voie rétrécie du circuit remarqua soudain deux petits enfants jouant sur les voies. Il fit immédiatement fonctionner le sifflet et appuya sur les freins ; mais il était trop tard pour arrêter le train à temps sur sa voie de descente.
L’accident était-il inévitable ? L’aînée des enfants, une fillette, consciente du danger imminent, poussa rapidement son petit frère dans une petite niche dans la roche, qui s’était formée quand on faisait sauter la roche pour préparer la voie, puis s’y mit aussi à l’abri. Le conducteur du train retint son souffle un moment, jusqu’à ce qu’il ait vu le petit garçon, obéissant à sa sœur, se coller contre le rocher. Les deux enfants furent sauvés.
Cet incident nous fait penser à Jésus Christ, le Fils de Dieu. Il est le Rocher, offrant un refuge éternel. Beaucoup de gens ne sont pas conscients qu’ils sont en grand danger. Leur vie sur la terre se terminera tôt ou tard ; et à la mort succédera le jour du jugement. Tous seront appelés à comparaître devant le Juge de toute la terre, pour rendre compte de leur vie, selon tout ce qu’ils auront fait, soit bien, soit mal. Qui pourra se tenir devant Lui ? La Parole de Dieu affirme que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ». Mais tous ceux qui ont trouvé refuge en Jésus Christ, le rocher des âges, sont épargnés du jugement. Ils ont reçu le pardon de leurs péchés, la paix du cœur, et la vie éternelle.
D’après The Lord is near septembre 1986
« Le cœur du peuple se découragea en chemin. Et le peuple parla contre Dieu et contre Moïse : Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Égypte, pour mourir dans le désert ? Car il n’y a pas de pain, et il n’y a pas d’eau, et notre âme est dégoûtée de ce pain misérable » Nombres 21. 4 et 5.
RELATIONS ENTRE FRÈRES DANS L’ASSEMBLÉE
Les difficultés dans les assemblées d’enfants de Dieu sont permises par le Seigneur. Il ne désire pas que les croyants aient des sentiments blessés l’un envers l’autre, ni qu’ils montrent un esprit de rancune, de rivalité, ou d’orgueil. Il préférerait leur donner l’occasion de s’estimer eux-mêmes pratiquement pour morts, et qu’ils aient et montrent une foi simple et confiante. Une telle foi voit la main du Seigneur par-dessus tout et les croyants comme étant précieux à sa vue, tout en regardant à Lui pour la victoire. Ces épreuves sont permises par le Seigneur, non pas pour donner une occasion à la chair, mais comme une bonne occasion pour le nouvel homme de croître en bonté, en humilité et dans la patience de Christ, qui est le fruit de l’Esprit et le résultat de la communion avec le Seigneur. Que c’est triste si l’attitude du cœur est tellement centrée sur soi qu’elle manque à saisir ces occasions de développement spirituel, et les détourne au contraire en occasions pour la chair.
Oh ! être plus vidé de soi-même et rempli de Christ – c’est certainement la prière qui nous convient à tous. Mais si nous l’exprimons en vérité, nous pouvons être sûrs que le Seigneur nous fera traverser des circonstances qui nous feront apprendre en pratique à nous renier nous-mêmes et à manifester la douceur, l’humilité, la patience et la débonnaireté de Christ. Ces circonstances sont aussi destinées à montrer en pratique l’action de cet amour de notre nouvelle nature, qui s’élève au-dessus de nos rancunes et de nos sentiments charnels, et se déploie pour le bien de ceux pour lesquels nous avons le plus de raisons d’avoir de la rancune.
D’après The Lord is near septembre 1986
« Dans toutes ces circonstances, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » Romains 8. 37.
LA GRÂCE DU SEIGNEUR SUFFIT À TOUT
Les épreuves ont pour résultat des couronnes éternelles. Elles deviennent des occasions de victoire et de récompenses qui ne disparaîtront jamais. Quand l’histoire sera oubliée et que les faits du temps seront effacés, quand le système solaire se sera évanoui, et que de nouveaux cieux et une nouvelle terre entreront dans les orbites de l’immensité, les résultats éternels de ces épreuves brilleront dans nos vies, alors que nous partagerons avec Dieu Lui-même les nouveaux cieux et la nouvelle terre, et les gloires de l’avenir pour lequel toutes choses se préparent.
Aurons-nous du profit de nos chagrins ? En gagnerons-nous une couronne ? Obtiendrons-nous tout ce que Christ a pour nous comme suite des choses qui nous arrivent maintenant ? Serons-nous « plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés ? » Et endurerons-nous des épreuves comme de bons soldats de Jésus Christ ? S’il en est ainsi, nous entendrons un jour le Seigneur nous dire : « Bien, bon et fidèle esclave ; entre dans la joie de ton Maître ».
Les épreuves nous aident à connaître les ressources de Dieu. C’est seulement dans des circonstances difficiles que nous apprenons à connaître sa pleine suffisance. Israël, à la Mer rouge, devait d’abord rester tranquille et contempler le salut de Dieu. C’est pourquoi Il leur dit, aussi, que la raison pour laquelle Il les conduisait dans le désert, les mettant dans une situation où il n’y avait pas d’aide naturelle d’aucune sorte, c’était pour leur enseigner qu’Il était capable de répondre à tous les besoins. Plus grande est la conscience de nos besoins, plus Dieu nous devient réel lorsqu’Il répond à ces besoins. Ainsi, toute situation difficile n’est que l’occasion pour Lui de se montrer dans sa sagesse infinie, sa puissance et sa grâce sans limites. L’apôtre nous dit qu’il était exposé à toutes sortes de difficultés afin que la puissance de Christ puisse se reposer sur lui selon ses besoins. C’est pourquoi il accueillait chaque nouvelle situation comme une nouvelle occasion pour le Seigneur de lui dire : « Ma grâce te suffit » (2 Cor. 12. 9).
D’après The Lord is near septembre 1986
« Je considère toutes choses comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur, à cause de qui j’ai fait la perte de toutes et je les estime comme des ordures, afin que je gagne Christ » Philippiens 3. 8.
LE LIEN DE LA COMMUNION : UNE MÊME CONSÉCRATION À DIEU
Une entière consécration au Seigneur Jésus est le lien le plus fort entre des cœurs humains. Elle les débarrasse d’eux-mêmes, et ils ne sont qu’un, en pensées, en intentions, et en buts, parce qu’ils n’ont qu’un seul objet. Pouvons-nous dire honnêtement, en ayant la gloire devant nous : Je fais une chose ? De quel côté tournons-nous nos regards ? Dans quel chemin marchons-nous ? Dieu n’a qu’un chemin : Christ.
Paul voit Christ sur le chemin de Damas, et il renonce à sa propre importance, à son pharisaïsme, à son enseignement, à toute autre chose – et il estime tout comme des ordures, afin de gagner Christ. Les gens parlent de sacrifices – mais il n’y a pas grand sacrifice à renoncer à des ordures. Si les yeux étaient tellement fixés sur Christ que les choses prennent ce caractère, ce ne serait pas un problème d’y renoncer. Les choses prennent leur caractère en fonction de ce qui attire le cœur.
Dans toute piété réelle, Christ est le premier objet de décision, ensuite, les siens qui sont sur la terre, puis nos contemporains, d’abord leur âme, puis leur corps, et tous leurs besoins.
L’amour de Christ vu dans la croix nous contraint à nous donner nous-mêmes entièrement à Lui, qui nous tant aimés qu’Il s’est donné Lui-même pour nous. Notre estime de nous-même diminue en présence d’un tel amour. Nous voyons que nous ne sommes pas à nous-mêmes, mais que nous avons été achetés à prix. Cette conscience approfondit ses droits dans nos cœurs, tout en ôtant tout mérite à notre piété. C’est seulement en regardant à Jésus que nous pouvons renoncer à tout.
D’après The Lord is near septembre 1986
« Où est, ô mort, ton aiguillon ? où est, ô mort, ta victoire ? Or l’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la Loi. Mais grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ » 1 Corinthiens 15. 55 à 57.
LE JOUR EST PROCHE OÙ IL N’Y AURA PLUS DE MORT
La mort fait de tristes ravages ici-bas. Qu’il est encourageant de regarder en avant vers le jour qui vient, où il n’y aura plus ni mort, ni chagrins, ni cris, ni peines – où les larmes seront essuyées de tous les visages, et où nous serons avec Celui qui rend cela possible. Et à quel grand prix Il a fait cela ! L’œuvre a été accomplie, et la venue de ce jour n’est qu’un détail. Il n’y aura alors plus de mer – rien pour nous séparer l’un de l’autre. Mais l’avenir est éclairé par l’espérance. Quel contraste il y aura entre le ciel et la terre, et la vue d’avec la foi !
Puisse le Seigneur hâter ce jour glorieux ! Cela a fortifié le cœur des croyants dans toutes les dispensations. Ils voyaient ce jour de loin, et cela avait un effet puissant sur leur vie. Les choses se rapportant à ce jour, ils les voyaient de loin, ils en étaient convaincus et les considéraient, et affirmaient qu’ils étaient étrangers et pèlerins sur la terre. Mais maintenant, pour nous, le jour s’est rapproché. Nous ne voyons plus les choses comme étant lointaines, mais proches.
Mais nous sommes des gens faibles, vacillants, et sans valeur pour personne excepté pour Christ, et Il nous estime comme « les excellents de la terre ». Nous sommes précieux à sa vue. Nous sommes le fruit du travail de son âme, et ce jour le manifestera, pour sa louange éternelle et pour la satisfaction de son cœur – qu’Il en soit béni.
D’après The Lord is near septembre 1986
« Et Élie s’approcha de tout le peuple, et dit : Combien de temps hésiterez-vous entre les deux côtés ? Si l’Éternel est Dieu, suivez-le ; et si c’est Baal, suivez-le. Et le peuple ne lui répondit mot » 1 Rois 18. 21.
IL FAUT CHOISIR QUELLE VOIE ON SUIVRA
Élie interpella les Israélites indécis, pour qu’ils choisissent. La réaction du peuple fut le silence jusqu’à ce que Dieu montre sa puissance.
Josué, auparavant, avait interpellé tout le peuple pour qu’ils choisissent entre les faux dieux et le seul vrai Dieu. « S’il est mauvais à vos yeux de servir l’Éternel, choisissez aujourd’hui qui vous vous voulez servir, soit les dieux que vos pères… ont servis, soit les dieux de l’Amoréen, dans le pays duquel vous habitez. Mais moi et ma maison, nous servirons l’Éternel » (Jos. 24. 15).
Cette fois-là, le peuple avait choisi de servir l’Éternel.
En Matthieu 6. 24, notre Seigneur nous met en garde contre les conséquences d’un refus de choisir : « Personne ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre : vous ne pouvez pas servir Dieu et les richesses ». Dans ces derniers jours d’abandon de la vérité, chacun de nous doit écouter l’interpellation et y réagir. Nous ne pouvons pas continuer à hésiter entre Dieu et les richesses. Notre Seigneur bien-aimé est si profondément affligé de notre indécision et de notre manque d’attachement à Lui, qu’Il écrit à l’assemble de Laodicée : « Je connais tes œuvres, que tu n’es ni froid ni bouillant : Repens-toi donc, sinon je viens à toi rapidement, et je combattrai contre eux par l’épée de ma bouche » (Apoc. 3. 15 et 16).
Que ferez-vous de ces exhortations de Josué, d’Élie, et de notre Seigneur ? Suivrez-vous le Seigneur et Le servirez-vous ? Ou choisirez-vous les dieux de ce monde ? Et souvenez-vous que, pour le Seigneur, ne pas choisir est le plus mauvais choix de tous !
D’après The Lord is near septembre 1986
« Après cela, Joseph d’Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret, par crainte des Juifs, demanda à Pilate l’autorisation d’enlever le corps de Jésus ; et Pilate le permit. Il vint donc et enleva le corps de Jésus » Jean 19. 38.
L’HONNEUR RENDU AU CORPS MORT DE JÉSUS CHRIST
Le monde avait fait la pire chose : ils avaient crucifié le Seigneur de gloire. Mais Lui avait accompli l’œuvre que Dieu lui avait donnée à faire. Maintenant, Dieu intervient : Il a deux hommes prêts : Joseph, un conseiller du Sanhédrin, mais dont le cœur avait été attiré au Seigneur Jésus ; et Nicodème – qui est nommé ici pour la troisième fois -, qui vint d’abord à Jésus de nuit, et vient maintenant dans la lumière du jour, pour s’identifier avec ce Bien-aimé dans sa mort, ce qu’il n’avait pas fait auparavant dans sa vie. Merveilleuse œuvre de Dieu dans des âmes attirées par la grâce à une foi réelle dans son Fils. Joseph, qui avait été disciple en secret jusque-là par crainte des Juifs, alla maintenant ouvertement à Pilate, le gouverneur romain. En fait, Marc nous dit que Joseph « prit sur lui d’entrer auprès de Pilate », c’est-à-dire avec le courage de la foi.
Il est évident que ce ne fut pas en secret qu’ils prirent le corps du Seigneur Jésus : cela serait bien connu des Juifs, et Joseph et Nicodème seraient dorénavant des hommes repérés. Mais ici se trouve le rappel précieux de leur foi et de leur amour, mentionné dans l’Écriture pour l’éternité.
La timidité de Nicodème s’était changée en hardiesse, et son dévouement se voit en ce qu’il apporte une très grande quantité d’épices. Pour nous, cela peut bien signifier que la mort du Seigneur Jésus a en elle-même un parfum qui réjouit le cœur de Dieu pour l’éternité. Envelopper le corps dans du fin lin rappelle une vie d’une pureté précieuse dans tous ses détails, donnée volontairement, mais dont on doit toujours se souvenir.
D’après The Lord is near septembre 1986 (L.M.G.)
« Ayant beaucoup de choses à vous écrire, je n’ai pas voulu le faire avec du papier et de l’encre, mais j’espère aller vers vous et vous parler de vive voix, afin que notre joie soit complète » 2 Jean 12.
SE CONFIER ET S’ENCOURAGER MUTUELLEMENT
Quand on lit la deuxième et la troisième épîtres de Jean, on discerne un esprit d’intimité personnelle avec les destinataires de ces lettres. Le désir de l’apôtre Jean, de parler de vive voix avec des amis chrétiens ne nous rappelle-t-il pas ce beau passage du prophète Malachie : « Alors ceux qui craignent l’Éternel ont parlé l’un à l’autre, et l’Éternel a été attentif et a entendu, et un livre de souvenir a été écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Éternel, et pour ceux qui pensent à son nom » (Mal. 3. 16) ?
La charge du témoignage qui nous a été confiée semble parfois lourde, mais elle devient plus légère si nous pouvons la partager les uns avec les autres. Les apôtres le ressentaient aussi lorsque, dans des jours de conflit, ils pouvaient se décharger dans leurs âmes en écrivant et en ayant de la communion avec des hommes et des femmes fidèles. Il est réconfortant de remarquer qu’ils se réfèrent les uns aux autres, non seulement comme frères et sœurs, mais aussi comme amis. Ils souffraient d’être séparés – quelquefois par les murs d’une prison – mais il se réjouissaient par avance de se revoir l’un l’autre en vérité.
Quand nous pensons à cela, nous n’avons pas de difficulté à imaginer de quels sujets ils s’entretenaient quand ils se rencontraient – des choses précieuses de Christ qu’ils avaient entendues depuis le commencement. Tout ce qu’ils avaient expérimenté dans le chemin ne servait qu’à rendre ces choses d’autant plus précieuses. Ils pouvaient réellement parler de l’abondance du cœur.
Que le Seigneur nous donne le même désir et la même disposition à nous parler les uns aux autres librement, avec joie, et intelligemment ; de ce que nous avons appris de Lui.
D’après The Lord is near septembre 1986
« Je descendis dans la maison du potier ; et voici, il faisait son ouvrage sur son tour. Et le vase qu’il faisait fut gâté dans la main du potier ; et il en fit un autre vase, comme il plut au potier de le faire » Jérémie 18. 3 et 4.
LA RÉPONSE MERVEILLEUSE DE DIEU AU PÉCHÉ DE L’HOMME, ET L’AVENIR HEUREUX DES CROYANTS
Que cette illustration divine de la vie humaine est vraie et précise ! À partir de la poussière de la terre, Dieu forma ce magnifique réceptacle, le corps humain, « à son image ». Les hommes essaient d’éluder cette vérité en prétendant croire que tout, eux-mêmes compris, a évolué à partir de rien par des lois de nature impersonnelles. Cependant, la Parole de Dieu contredit ce fantasme en affirmant clairement que Dieu Lui-même a formé l’homme (Gen. 2. 7), dans le but précis que nous, ses créatures, Lui obéissions, Le servions, et L’honorions.
Mais le péché a gâté le vase. L’homme n’est plus dans la condition spirituelle ni physique dans laquelle il est sorti de la main de Dieu. Sa nature est corrompue et son corps est défiguré par la maladie, la corruption, et la mort. De quelque côté que nous regardions, nous voyons la mort – l’homme souffrant des conséquences de son propre péché. D’avoir écouté Satan a eu pour lui des conséquences réellement catastrophiques.
Cependant, les desseins de Dieu ne peuvent pas échouer. Il a pourvu à notre état par un remède par lequel Il a été glorifié infiniment plus que par la création : c’est l’œuvre de la rédemption, l’œuvre de son amour – qui a été accomplie à la plénitude des temps sur la croix du Calvaire, par son Fils bien-aimé pour la gloire de son Père. Son propos se verra dans la résurrection physique de ceux qui se sont endormis en Jésus. Dieu recréera de la poussière leur corps, faisant de ce corps d’humiliation un corps spirituel semblable à celui du corps du Seigneur de gloire. C’est ce que Dieu peut faire, et fera pour chacun de nous qui sommes sauvés. Si le Seigneur vient bientôt, nous n’aurons peut-être pas à mourir avant que cette transformation merveilleuse ait lieu, Dieu en soit béni !
D’après The Lord is near septembre 1986
« Que celui qui a de l’intelligence compte le nombre de la bête, car c’est un nombre d’homme ; et son nombre est six cent soixante-six » Apocalypse 13. 18.
LA SIGNIFICATION SPIRITUELLE DU NOMBRE 666
Ce nombre, 666, a été l’objet de beaucoup de spéculation bizarre dans le monde au cours des siècles. Il est facile, cependant, pour ceux auxquels le Fils de Dieu a donné de l’intelligence pour connaître Celui qui est la vérité (1 Jean 5. 20) de comprendre la signification de ce nombre symbolique de la bête. Si sept est le nombre de la plénitude divine, alors six signifie les vaines tentatives humaines pour atteindre à cette complétude – autrement dit, la limitation, la déficience et l’échec humains. 666 indique l’ultime concentration des capacités humaines dans un effort futile pour s’opposer au Dieu du ciel, en unifiant tous les pouvoirs, religieux, social, politique, et scientifique – et en les plaçant dans les mains d’un seul homme.
Même si nous admirons la perfection apparente et la précision des ordinateurs modernes et des observations scientifiques, ils ne sont pas la perfection : « J’ai vu la fin de toute perfection : ton commandement est fort étendu » (Ps. 119. 96). Où alors se voit la véritable perfection ? Nous connaissons la réponse, Dieu le Père Lui-même trouve ses délices dans la perfection morale de son bien-aimé Fils, le Seigneur Jésus Christ. Et de même que sept dépasse six, la foi en Lui donne au cœur de l’homme un objet qui dépasse les plus hauts sommets du développement humain.
Celui qu’aime notre âme n’excelle pas seulement en sagesse et en puissance. Il nous a achetés comme sa propre possession en souffrant sur la croix pour nous. Qu’est-ce qui peut dépasser cela ?
« Un agneau sans défaut et sans tache, préconnu dès avant la fondation du monde… ».
C’est Lui que Jean le baptiseur a salué en disant : « Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! » (Jean 1. 29).
Il est remarquable de voir que Jean, dans sa deuxième interpellation (au v. 36) en regardant Jésus marcher, dit simplement : « Voilà l’agneau de Dieu ! »
En tournant les pages, nous lisons dans l’Apocalypse ces mots : « Je vis… un agneau qui se tenait là, comme immolé » (5. 6).
Ce qui est merveilleux et ce qui est encore plus glorieux, c’est qu’Il soit appelé dans l’Apocalypse, « l’Agneau ».
« Digne est l’Agneau ». Agneau est son titre de gloire. C’est parce qu’Il a été immolé qu’Il recevra cette louange éternelle du cœur de ses rachetés.
C’est Lui qui resplendit dans la sainte cité : « l’Agneau est sa lampe » (21. 23).
L’Agneau n’a pas besoin pour lui-même d’une lumière extérieure pour briller. Il est la gloire qui brille de tout son éclat. Il a été glorifié, mais Il entre glorieux dans la gloire, et nous en avons l’image dans deux expressions de l’Ancien Testament.
Au Psaume 21, verset 3, il est dit : « Tu as mis sur sa tête une couronne d’or fin » et au Cantique des cantiques, au chapitre 5, verset 11, la bien-aimée dit : « Sa tête est un or très fin ». Et nous pouvons dire que sa tête est plus glorieuse que la couronne. Ne l’oublions jamais.
Un évènement remarquable s’est produit sur la terre il y a environ 2000 ans. C’était cinquante jours après la résurrection du Seigneur et dix jours après son ascension au ciel.
Des croyants étaient assemblés à Jérusalem et l’Esprit Saint descendit sur la terre, personnellement, afin de demeurer en eux. De plus Il les unit ensemble en un seul corps. Nous lisons cela dans le livre des Actes, au chapitre 2.
Dans la première épître aux Corinthiens, cet évènement est considéré comme quelque chose d’accompli : « Nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres ; et nous avons tous été abreuvés pour l’unité d’un seul Esprit » (1 Cor. 12. 13).
Il s’agissait par conséquent d’un évènement qui avait déjà eu lieu, et ce seul corps existe depuis le jour de la Pentecôte. C’est une merveilleuse unité – l’unité d’un organisme vivant. Le Saint Esprit emploie cette image du corps afin que nous comprenions bien cela.
Il est dit en Éphésiens 4, verset 4 : « Il y a un seul corps », mais les hommes, même des chrétiens, ne comprennent pas toujours cela. Ils voient des croyants divisés en plusieurs groupes et ils disent, peut-être avec les meilleures intentions : « Nous devons rassembler tous les chrétiens ».
Ils emploient pour cela des moyens humains et veulent organiser quelque chose, mais une organisation, ce n’est pas la même chose qu’un organisme vivant.
Nous rendons grâces au Seigneur de ce qu’Il a rendu clair pour nous le fait qu’il y a un seul corps. Il existe depuis la Pentecôte et il existe encore aujourd’hui. Ce qui est important, c’est de vivre en accord avec cette vérité.
Quand nous parlons du seul corps, comme nous le lisons en Éphésiens 4, verset 4, nous avons devant nous son unité, l’unité du corps, qui a toujours existé depuis la Pentecôte.
Depuis ce temps-là, chaque fois que des personnes ont reçu le Seigneur par la foi, elles ont été ajoutées à ce corps par l’Esprit Saint. Personne ne peut être retiré de ce corps, car ce que l’Esprit Saint a opéré ne peut pas être annulé. C’est l’unité qui demeure. Dieu voit tous les croyants en qui l’Esprit Saint demeure comme étant un seul corps. L’unité de l’Esprit est une merveilleuse unité mondiale.
Mais nous ne connaissons pas tous les croyants. Nous ne connaissons même pas tous les croyants de notre ville. Dieu voulait – et le Seigneur Jésus est venu pour cela – « rassembler en un les enfants de Dieu dispersés » (Jean 11. 52).
Dieu nous veut sur un même terrain, mais pensez-vous qu’Il veuille que nous préservions l’unité du corps ? Ce ne serait pas exact. L’unité du corps est préservée par Dieu Lui-même. Si nous devions maintenir l’unité du corps, nous ne pourrions nous rassembler au Nom du Seigneur dans notre ville que si nous pouvions faire que tous les croyants se rassemblent au même endroit.
Mais Dieu, qui sait que cela n’est pas possible à cause de notre désobéissance, notre manque de foi et peut-être notre ignorance – bien qu’Il voudrait voir tous les croyants véritablement assemblés ensemble au Nom du Seigneur – dit que nous pouvons néanmoins suivre les directives de l’Esprit et garder l’unité de l’Esprit.
L’unité du corps et (sous un autre aspect) l’unité de l’Esprit, est la même unité, comprenant tous les croyants. Mais nous devons garder l’unité de l’Esprit. Qu’est-ce que cela signifie ?
L’unité de l’Esprit est liée à notre responsabilité. Nous avons compris qu’il y a un seul corps et que ce corps devrait trouver son expression dans chaque assemblée locale. Si nous faisons cela, si nous agissons en conformité avec la pensée de Dieu, alors nous gardons l’unité que le Saint Esprit veut que nous maintenions en pratique.
Il désire que tous les croyants se rassemblent, que ce soit deux ou trois, ou bien deux ou trois cents qui agissent ainsi, ou bien mille ou plus. Si ces quelques-uns se rassemblent selon les principes relatifs à l’unité du corps, alors ils gardent l’unité de l’Esprit.
Dieu maintient l’unité du corps, mais Il attend de nous que nous réalisions cela en pratique en exprimant cette unité et en étant soumis à la direction du Saint Esprit.
Exprimer l’unité du seul corps
Si le corps de Christ est composé de tous les croyants, comment pouvons-nous dire qu’il est possible de donner une expression à ce corps dans une localité ? Pour répondre à cette question nous devons garder à l’esprit le fait que le seul corps comprend tous les croyants depuis la Pentecôte jusqu’à l’enlèvement des saints. C’est ainsi que le corps sera vu durant l’éternité (Éph. 1. 23).
Actuellement nous voyons le corps comme constitué de tous les croyants vivants aujourd’hui sur la terre (la preuve en est donnée par le fait que tous ceux qui sont maintenant auprès du Seigneur ne souffrent plus et ne sont plus par conséquent vus comme faisant partie du corps : 1 Cor. 12. 26).
Les croyants d’une localité ne sont pas « le corps de Christ », mais « corps de Christ » (1 Cor. 12. 27, traduction J.N.D – « Vous êtes corps de Christ » – sans article). L’Écriture est très précise dans la façon dont elle utilise le langage.
Les croyants d’une localité font partie du seul corps (et devraient en porter le caractère) mais ils ne sont pas le corps. Ce sont tous les croyants actuellement vivants sur la terre qui composent cette merveilleuse unité.
On pourrait dire : « Mais je ne vois pas cette unité. Je vois beaucoup de croyants, que j’aime, qui se rassemblent dans différents groupes ». C’est malheureusement vrai. Mais il y a une occasion lors de laquelle nous pouvons exprimer – je ne dis pas garder – l’unité du corps.
Ils sont peut-être peu nombreux, ceux qui disent : « Je comprends que le corps est constitué de tous les croyants et je ne peux me réunir qu’avec un cœur embrassant tous les bien-aimés croyants de la terre ». C’est là l’unité que le Saint Esprit veut nous présenter. Même si nous ne sommes pas tous là, même si plusieurs places sont vides, l’Esprit supplie avec nous : « Venez tous ensemble. Je veux vous montrer par les Écritures les principes sur lesquels vous devez agir. Si vous faites cela vous gardez mon unité, l’unité de l’Esprit ».
Cela nous amène au passage qui est devant nous : où est le lieu où l’unité du corps peut être exprimée – et à quelle occasion est-ce que cela se produit ? Le lieu est la table du Seigneur (v. 21) et l’occasion est le rassemblement pour la fraction du pain (v. 16).
« C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie » (v. 14)
Quand nous nous trouvons autour de la table du Seigneur pour exprimer l’unité du corps, alors notre Seigneur, Dieu, est le centre d’attraction vers lequel tout est concentré. Cela signifie que lorsque nous venons vers Lui, nous devons nous séparer de tout ce qui n’est pas en accord avec Lui.
L’idolâtrie, dans le contexte de Corinthe, était un culte dans lequel des viandes étaient sacrifiées et dédiées à des idoles païennes. Cela pourrait nous amener à conclure que cet avertissement n’est plus valable pour nous aujourd’hui….
Mais lisez seulement 1 Samuel 15, verset 23 : « l’obstination [est] comme une idolâtrie et des théraphim ». Que cela est grave, si je ne reconnais pas le Seigneur comme mon Seigneur, si je ne respecte pas ses droits sur moi, si je ne suis pas assuré que mes actes sont en accord avec sa volonté – et que, au contraire, j’accomplis ma propre volonté !
Je dois abandonner ce qui est contraire à sa volonté. Il est même dit ici « fuis », ce qui implique le danger qu’il y aurait à rester là. Dans la première partie de ce chapitre, nous trouvons cinq exemples de la façon dont Israël, le peuple terrestre de Dieu, est allé dans un chemin de propre volonté et est tombé dans le désert. Ces choses leur arrivèrent comme type, pour nous servir d’avertissement.
« Je parle comme à des personnes intelligentes : jugez vous-mêmes de ce que je dis » (v. 15)
L’apôtre dit ici qu’il parle à ceux qui ont de l’intelligence. C’est pourquoi il me semble que je devrais parler tout d’abord de l’unité de l’Esprit et de l’unité du corps, car c’est un sujet fort peu compris parmi les chrétiens. S’il en était autrement nous verrions tous les croyants marchant ensemble.
Aucun homme pécheur ne peut comprendre le passage que nous avons maintenant devant nous. Il n’a pas d’intelligence spirituelle, car seul l’Esprit Saint, qui demeure dans le croyant, peut nous éclairer et nous rendre capables de comprendre la Parole de Dieu.
Par conséquent, l’expression « personnes intelligentes » ne s’applique pas à ceux qui ont une grande intelligence naturelle, comme des professeurs d’université ou des intellectuels, mais il s’agit simplement de ceux qui ont accepté le Seigneur Jésus, et dans lesquels le Saint Esprit habite.
« La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion du sang du Christ ? » (v. 16)
Vous remarquerez qu’ici la coupe est mentionnée avant le pain. Mais quand vous lisez les Évangiles vous trouvez que le Seigneur a pris le pain d’abord, ensuite la coupe. La pensée présentée dans notre passage est qu’il ne s’agit pas de l’ordre chronologique des évènements, mais de leur fondement.
Avant que nous en arrivions à la coupe de bénédiction, nous devrions nous rappeler quelques versets qui touchent profondément nos cœurs. Nous lisons, au sujet du Seigneur Jésus, en Matthieu 26, verset 39 : « … Il tomba sur sa face, priant et disant : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ; toutefois, non pas comme moi je veux, mais comme toi tu veux ».
C’est la coupe des souffrances. C’est la coupe de la colère de Dieu que le Seigneur envisageait ici, en Gethsémané. Il savait qu’Il aurait à être fait péché. Il savait qu’Il aurait à « rendre » à Dieu (Ps. 69. 4) ce que le péché de plusieurs avait ravi. Celui qui était pur aurait-Il pu désirer être fait péché ? Comprenons-nous cette angoisse, regardons-nous vers Lui avec des cœurs qui adorent ?
Puis Il dit au verset 42 : « Mon Père, s’il n’est pas possible que ceci passe loin de moi sans que je le boive, que ta volonté soit faite. » Ici le Seigneur est devant nous dans sa parfaite pureté alors que, cependant, Il s’identifie Lui-même, dans sa volonté, à la volonté de son Père. Il était prêt à endurer le jugement pour vous et pour moi.
Ce que nous devons réaliser premièrement, c’est qu’il s’agit de la coupe de ses souffrances pour nous. Dieu ne peut pas laisser de côté quelque mauvaise pensée ou parole que ce soit. Le jugement de tout cela est tombé sur le Sauveur.
La coupe que nous avons devant nous dans ce verset est « la coupe de bénédiction ». Qu’est-ce que cela signifie ? La coupe de bénédiction illustre le fait que le Seigneur a donné son sang, sa vie. Par le fait qu’Il a donné sa vie nous avons reçu la bénédiction de la part de Dieu.
Si le Seigneur n’avait pas donné son sang, nous n’aurions reçu aucune bénédiction. Nous lisons en Apocalypse 1, verset 5, que nous avons été « lavés de nos péchés dans son sang » – et en Apocalypse 5, verset 9, que nous avons été « achetés » par son sang.
Nous lisons en Romains 5, verset 9 : « ayant été maintenant justifiés par son sang ». Nous apprenons dans l’épître aux Hébreux que nous avons « une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus… » (Héb. 10. 19). Toutes les bénédictions que nous recevons sont basées sur le sang répandu du Seigneur.
Nous aimerions considérer ce sujet : les richesses et les bénédictions qui sont mises à notre disposition par la mort du Seigneur. Tous ceux qui ont trouvé refuge dans le sang du Seigneur réalisent ce qu’est la coupe de bénédiction. Il est ajouté : « La coupe de bénédiction que nous bénissons ».
Cela ne signifie pas « la coupe que nous consacrons », mais simplement « la coupe pour laquelle nous rendons grâces ». En 1 Corinthiens 11, verset 23, nous lisons à ce sujet : « le seigneur Jésus, la nuit qu’Il fut livré, prit du pain, et après avoir rendu grâces, Il le rompit… De même Il prit la coupe aussi, après le souper… ». Nous rendons grâces pour la coupe de bénédiction.
Ce passage, des versets 14 à 22, parle de communion. Nous lisons à présent que cette coupe de bénédiction est « la communion du sang du Christ ». Vous voyez qu’il serait tout à fait inopportun que des incrédules participent à ce privilège.
Il est dit ici que l’on doive être un – que l’on doive avoir communion – avec le sang qui a été donné pour nous. Il est autrement impossible d’avoir communion avec le sang de Christ car c’est exactement ce qui est exprimé à la table du Seigneur.
« Le pain que nous rompons n’est-il pas la communion du corps du Christ ? » (v. 16)
En relation avec la table du Seigneur, le Seigneur nous présente deux signes séparés : la coupe et le pain. Cela nous rappelle immédiatement sa mort. Le sang parle de sa vie, qu’Il a donnée pour moi, mais la coupe et le pain, en tant que séparés l’un de l’autre, parlent de sa mort.
Et maintenant nous avons le pain, qui parle de communion avec le corps de Christ. Que devons-nous comprendre par cette expression ? s’agit-il du corps physique du Seigneur ? Non, ici le pain parle de la communion du corps, c’est-à-dire de tous les croyants. Le verset suivant rend cela tout à fait clair :
« Car nous qui sommes plusieurs sommes un seul pain, un seul corps » (v. 17)
Voilà de quoi nous parle le pain, non encore rompu. Ainsi il y a un seul pain devant nous. Nous y voyons tous les croyants : dans notre localité (si nous ne les voyons pas tous nous sommes une secte), et dans le monde entier car tous les croyants constituent le seul corps.
Il n’y a pas « des tables » mais une seule table du Seigneur. Il n’y a pas plusieurs corps, mais un seul corps. Mais ensuite nous rompons le pain – et alors le pain rompu nous parle du corps du Seigneur qu’Il a donné pour nous.
Au chapitre 10 nous n’avons pas la cène du Seigneur (c’est au chapitre 11) mais la table du Seigneur. Ici l’accent est mis sur le lieu spirituel où nous prenons la cène du Seigneur : c’est le lieu de la communion où l’unité du corps est réalisée. C’est une unité qui englobe tous les croyants.
Cher frère, chère sœur, ne vous laissez pas tromper par qui que ce soit. Nos cœurs se tournent vers vous ! Nous serons bientôt tous ensemble au ciel. Il n’y a pas ici d’élite, de groupe privilégié de croyants.
Selon les pensées de Dieu il n’y a pas de frères larges ou étroits, ou telle ou telle dénomination. Il y a seulement des croyants, membres du corps de Christ et ils se trouvent à la table du Seigneur quand ils ont compris les principes spirituels que le Seigneur leur présente. Pensez-vous à eux en termes de groupes ?
Peut-être pensez-vous que vous appartenez au meilleur de ces groupes et que, dans votre groupe, les choses sont faites comme il convient, et pas dans les autres groupes. S’il vous-plaît, chassez de telles pensées de votre cœur et de votre esprit.
Priez ainsi : « Que dit ta Parole, Seigneur ? C’est cela que je veux faire ». Vous demanderez alors : « Qu’en sera-t-il des autres ? » Eh bien ! nos cœurs les étreignent dans l’amour. Il n’y a de place que pour la communion. Il n’y a qu’un seul corps, qu’un seul Seigneur, qu’une seule table !
« Car nous qui sommes plusieurs » : qui sont-ils, ces plusieurs ? Ce sont les croyants qui vivent actuellement sur la terre, c’est-à-dire que ceux qui sont déjà avec le Seigneur ou ceux qui viendront avec Lui plus tard n’en font pas partie.
Tout croyant a le droit de prendre sa place à la table du Seigneur. C’est, si nous pouvons nous exprimer ainsi, le côté « inclusif » de la communion. D’un autre côté, il y a aussi un aspect « exclusif » (à savoir exclusion du mal) que nous considérerons plus tard.
« … car nous participons tous à un seul et même pain » (v. 17)
Après que le pain a été rompu (et le pain rompu parle de sa mort) nous en mangeons. Nous prenons et nous mangeons. En faisant cela, nous exprimons que nous faisons partie de ce corps et que nous avons part à la mort du Seigneur.
« Considérez l’Israël selon la chair : ceux qui mangent les sacrifices n’ont-ils pas communion avec l’autel ? » (v. 18)
Ce que nous avons dit jusqu’ici rend évident le fait que ceux qui ont de l’intelligence spirituelle sont seuls capables de comprendre de cœur la vérité du seul corps – la communion du sang ; la communion du corps.
Mais ils expriment cette merveilleuse vérité de manière visible. Leurs mains prennent du pain et leurs lèvres boivent à la coupe. Pensez-vous donc que cela n’a que peu d’importance et que nous puissions admettre que le cœur seul soit impliqué ? Bien sûr que ce qu’il y a dans le cœur compte, mais le point essentiel ici, c’est que celui qui participe à ces signes, extérieurement, par cet acte précis, s’identifie lui-même avec la table du Seigneur.
Si je romps le pain à la table du Seigneur, cet acte extérieur implique que j’ai une part intérieure à la chose. Vous ne pouvez pas dire : « Eh bien, il y a des choses non scripturaires ici, mais je viens avec un cœur d’adorateur et c’est tout ce qui compte ».
En rompant le pain localement, vous vous identifiez avec tout ce qui est relatif à « l’autel », la table du Seigneur, en ce lieu. Une participation extérieure implique la communion intérieure avec l’autel !
Pour illustrer ce point, l’apôtre nous rappelle ce qu’il en était d’Israël : « ceux qui mangent les sacrifices ». Le peuple mangeait d’un seul sacrifice, c’était le sacrifice de prospérités.
Nous lisons en Lévitique 7. 19 au sujet de ce sacrifice : « quiconque est pur mangera la chair ». Celui qui mangeait du sacrifice de prospérités était en communion avec l’autel. Il s’ensuit que l’on ne peut répondre que par l’affirmative à la question de l’apôtre en 1 Corinthiens 10. 18.
L’apôtre insiste sur ces questions car il veut vous entendre dire : « Oui, cela implique la communion ». Il aurait pu se contenter d’énoncer ces choses, mais il veut attirer notre attention sur ce point précis. Ceux qui ont de l’intelligence spirituelle devraient comprendre cela. Il est dit ensuite en Lévitique 7. 20 et 21 :
« Et l’âme qui, ayant sur soi son impureté, mangera de la chair du sacrifice de prospérités qui appartient à l’Eternel, cette âme-là sera retranchée de ses peuples. Et si une âme touche quoi que ce soit d’impur, impureté d’homme ou bête impure, ou toute [autre] chose abominable et impure, et qu’elle mange de la chair du sacrifice de prospérités qui appartient à l’Eternel, cette âme-là sera retranchée de ses peuples ».
Un croyant peut toucher quelque chose d’impur. Peut-il prendre sa place à la table du Seigneur dans cette condition ? Non, c’est impossible ! Nous avons affirmé que, comme principe, tout croyant a le droit de manger, mais nous trouvons ici qu’il y a des raisons pour exclure. Je vais essayer d’éclaircir ce point à l’aide de Nombres 5. 2 :
« Commande aux fils d’Israël qu’ils mettent hors du camp tout lépreux, et quiconque a un flux, et quiconque est impur pour un mort ».
Qu’est-ce que cela signifie pour nous aujourd’hui, de mettre quelqu’un « hors du camp »? – Dans le Nouveau Testament, en 1 Corinthiens 5, nous apprenons que celui qui vit dans un mal moral, où la chair est en activité, doit être ôté du milieu de nous.
Quand quelqu’un a un flux, cette personne est une source de souillure. C’est l’image de quelqu’un qui propage de fausses doctrines (hérésies). Nous trouvons donc la déclaration suivante :
« Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez pas » (2 Jean 10)
Un simple salut implique la communion :
« car celui qui le salue participe à ses mauvaises œuvres » (v. 11)
Nous voyons ensuite qu’un Israélite serait souillé par le contact avec une chose impure, par un mort dans l’exemple donné. La mort est dans ce monde. 2 Corinthiens 6 nous dit que la communion entre un croyant et un incrédule est impossible.
Il a donc été établi qu’un croyant qui a admis une fausse doctrine, ou qui vit dans l’immoralité, ou qui serait en communion avec le monde, ne peut pas participer à la fraction du pain. J’espère que c’est très clair pour tous les croyants.
Mais nous avons encore un quatrième point. Nous lisons en 2 Timothée 2 :
« Qu’il se retire de l’iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur » (v. 19)
Il s’agit de se séparer ou de ne pas toucher ce qui est impur. Après avoir lu ces versets de la Parole de Dieu, vous ne pouvez pas dire : « Il y a au milieu de nous quelqu’un qui prend part à la fraction du pain tout en maintenant une fausse doctrine ; mais c’est sa propre responsabilité. Je ne retiens pas cette fausse doctrine moi-même. Je la rejette entièrement. Je veux seulement adorer mon Seigneur ».
Si vous rompez le pain avec celui qui retient une fausse doctrine et que vous assuriez qu’il n’y a pas de communion entre lui et vous, vous ne tenez tout simplement aucun compte du verset qui est devant nous ! Nous avons communion dans la fraction du pain. La participation extérieure implique la communion intérieure.
Nous ne devons pas associer, par la fraction du pain, ce qui est saint avec ce qui est souillé. C’est l’enseignement des Écritures. Beaucoup de croyants disent : « Je peux être d’accord avec les trois premiers points, mais comment puis-je être responsable de ce qu’un autre fait ? »
Mais cependant, nous sommes en vérité un seul corps. Ceux qui mangent de l’autel sont en communion avec tout ce qui est relatif à l’autel (« Nous avons un autel dont ceux qui servent le tabernacle n’ont pas le droit de manger » Héb. 13. 10. Il s’agit ici de la victime, du sacrifice lui-même offert sur l’autel – comme au Psaume 84. 3 – NdT).
Si vous pouvez dire en vérité : Il n’y a personne au milieu de nous qui vive dans ces choses , alors nous rendons grâces au Seigneur pour cela. Mais ils sont nombreux, ceux qui devraient admettre qu’il y en a parmi eux qui sont impliqués dans l’une des mauvaises choses citées. Est-ce alors là le lieu que l’Écriture appelle « la table du Seigneur » ?
L’autel est aussi appelé « la table du Seigneur » dans l’Ancien Testament. On le trouve une fois comme l’autel de l’holocauste (Mal. 1) et une autre fois, c’est l’autel d’or qui était dans le sanctuaire (Éz. 48). Mais la communion à la table du Seigneur était une chose inconnue dans les temps de l’Ancien Testament.
C’est la communion du corps, et cette pensée est mentionnée pour la première fois ici. On a dit beaucoup de choses sur le sang, mais la communion du sang n’existait pas auparavant. Nous apprenons cela ici, en relation avec la communion à la table du Seigneur.
Puis-je insister encore sur le fait que la table du Seigneur comme type de l’autel, parle d’un lieu où s’expriment des principes spirituels ? Esdras 3. 1 souligne cela. La situation qui y est décrite est très instructive. Juda avait été emmené en captivité à Babylone et le résidu qui revient 70 ans plus tard bâtit l’autel.
Nous lisons : « Et… le peuple s’assembla comme un seul homme à Jérusalem ». Dieu n’approuve pas les rassemblements par groupes. Il veut rassembler en un. Ne cherchez pas votre place parmi des groupes, mais demandez-vous où les principes scripturaires sont mis en pratique. La Parole de Dieu ne nous autorise pas à nous rassembler ici et là. Elle nous permet seulement d’être assemblés en un.
Nous lisons ensuite : « Et [ils] bâtirent l’autel du Dieu d’Israël, pour y offrir des holocaustes, selon ce qui est écrit dans la loi de Moïse, homme de Dieu ». Ils avaient saisi là les pensées de Dieu. Les pensées humaines ne sont ni bonnes, ni recevables. La pensée des Écritures est la seule qui ait de la valeur.
Il existe des principes en relation avec la table du Seigneur, et ils sont devant nous. Nous lisons en Deutéronome 12 : « Le lieu que l’Eternel, votre Dieu, choisira ». Là ou deux ou trois (ou plus) sont assemblés au nom du Seigneur, là est le lieu. Ils établissent l’autel, pour ainsi dire. Si l’autel n’est pas établi – la table – alors il n’y a pas d’assemblée.
Nous ne pouvons représenter l’assemblée selon la pensée de Dieu que si l’autel est au milieu. Alors seulement c’est « l’assemblée de Dieu », et le Seigneur est au milieu des saints.
« Que dis-je donc? Que ce qui est sacrifié à une idole soit quelque chose ? ou qu’une idole soit quelque chose ? » (v. 19)
À partir du verset 1 du chapitre 7, l’apôtre traite de questions au sujet desquelles les Corinthiens lui avaient écrit. Ici, au chapitre 10, la ligne de pensée est toujours ce sujet des sacrifices aux idoles dont Paul a commencé à parler au verset 1 du chapitre 8.
Ainsi, il demande maintenant : « Que dis-je donc ? que ce qui est sacrifié à une idole soit quelque chose ? ou qu’une idole soit quelque chose ? » Ce qui était sacrifié aux idoles était de la chair. C’était simplement quelque chose de matériel, sans plus. L’idole était faite de bois ou de pierre et n’était par conséquent rien d’autre.
Mais quand on mange des offrandes faites aux idoles on est en communion avec l’idolâtrie. On se récriera : « mais nous ne voulons pas adorer Zeus, nous ne voulons adorer aucune idole païenne. Nous mangeons simplement un peu de viande. Nos cœurs appartiennent au Seigneur Jésus et Il nous pardonnera ces choses extérieures ».
– Non, celui qui prend part extérieurement à des sacrifices idolâtres est en communion réelle avec l’« autel ». Les Corinthiens devaient apprendre cela. L’apôtre les instruit, ainsi que nous-mêmes.
« [Non], mais que les choses que les nations sacrifient, elles les sacrifient à des démons et non pas à Dieu » (v. 20)
Les idoles ne sont rien, mais derrière elles se trouvent des démons. Ce sont des anges déchus qui veulent nous séduire et nous détourner du seul vrai Dieu. Comment pourrions-nous être en communion avec un tel système ? Mais nous le sommes si nous participons à ces choses, même extérieurement. La pierre et le bois ne sont rien, mais ce qui compte, ce sont les puissances démoniaques qui sont derrière ces choses. Suit alors une pensée importante :
« or je ne veux pas que vous ayez communion avec les démons » (v. 20)
C’était le résultat de leur conduite. Si vous leur aviez parlé de cela, ils auraient répondu tout étonnés : « Des idoles ? En ce qui me concerne, Zeus n’existe même pas ». Maintenant, si vous demandiez à un pécheur dans ce monde : « Êtes-vous un esclave de Satan ? », il vous répondrait : « Non, je ne voudrais jamais être son esclave ».
Mais, de deux choses l’une, ou bien vous appartenez au Seigneur, ou bien vous êtes esclave de Satan. Nul ne peut servir deux maîtres. Si vous n’appartenez pas au Seigneur, vous êtes esclave de Satan, que vous le vouliez ou non.
Si vous n’êtes pas à la table du Seigneur, vous êtes à une autre table. Vous suivez des principes différents. Il n’y a pas de mélange. Vous ne pouvez affirmer : « Eh bien, quelquefois je vais ici, quelquefois je vais ailleurs ». Les chrétiens ne peuvent participer à la table ici et là. Il est dit dans le verset suivant : « Vous ne pouvez pas… ».
« Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons » (v. 21)
Il n’est pas possible d’associer les deux. On dira cependant : « Nous avons parlé de la table du Seigneur et de la table des démons. Nous avons mentionné un certain nombre de choses que des chrétiens ne peuvent pas faire. Diriez-vous que les chrétiens qui ne sont pas à la table du Seigneur se trouvent automatiquement à la table des démons ? » Ce n’est certainement pas le cas.
Les tables des démons se trouvent dans les systèmes païens. Si nous pensons aux « églises sataniques » et à autres mouvements qui peuvent même avoir une sorte de confession chrétienne, ce sont bien des exemples de pure idolâtrie. Mais nous ne sommes pas très au courant de ces choses, et il est bon qu’il en soit ainsi.
Dans la sphère chrétienne, il y a beaucoup de vrais croyants, que nous aimons. Quand ils sont assemblés, ce n’est certainement pas en un lieu qui pourrait être appelé la table des démons. Mais y a-t-il quelque chose d’autre, qui ne soit ni la table du Seigneur ni la table des démons ? – Oui, il y a aussi les tables des hommes.
Nous avons lu en Esdras 3 que l’autel devait être établi. Ils devaient mettre en pratique les principes appris de Dieu. Quand Moïse était sur la montagne, il reçut le modèle du tabernacle qui devait être construit d’une manière conforme aux pensées de Dieu. Si nous voulons nous retrouver à la table du Seigneur, nous devons Lui demander de nous faire connaître ses pensées et sa volonté, puis nous devons mettre ces choses en pratique.
Si quelqu’un vient nous dire : « Mettons de côté cette question de la souillure. Comment puis-je juger les autres chrétiens, je ne suis responsable que de moi-même », cela est clairement contraire à l’Écriture.
C’est l’exemple de l’établissement d’un principe humain, et même un principe humain opposé à la Parole de Dieu. Je ne parle pas en faveur de quelque groupe constituant une secte particulière et qui serait ainsi distingué des autres groupes. Veuillez prendre la Parole de Dieu et examiner ce qui a été dit. Nous aimerions voir de plus en plus de chrétiens qui comprennent ces choses et prennent leur place à sa table.
Puis-je insister ici sur le fait que je ne dis pas « avec nous ». Ce ne serait pas une base sûre. Mais j’ai cherché ce lieu et je l’ai trouvé. Et je peux vous dire de tout cœur que je ne le cherche plus dorénavant. Je vous invite à venir aussi. Et si vous me dites : « Mais il y a quelque chose dans les Écritures que vous ne mettez pas en pratique comme il convient » , alors je désire me corriger immédiatement.
Les frères et sœurs avec lesquels je me réunis sont tous faibles, mais nous désirons réellement vivre selon les principes que nous découvrons dans les Écritures. La pensée n’est pas que nous soyons absolument séparés des autres croyants. Nous nous séparons seulement de ceux qui retiennent de fausses doctrines, ou qui marchent dans le mal moral, ou qui vivent selon le monde, ou qui veulent demeurer associés avec ceux qui vivent selon ces mauvaises choses. J’espère que vous comprenez bien cela.
« Provoquons-nous le Seigneur à la jalousie ? » (v. 22)
Nous avons ici une belle image devant les yeux. Le Seigneur est jaloux. Son assemblée Lui est liée comme son épouse et il y a là des sentiments intimes. En 2 Corinthiens 11. 2 nous apprenons que l’épouse est « une vierge chaste ». Ce que le Seigneur Jésus veut, c’est la pureté. Quand il y a souillure, association avec le mal, alors le Seigneur est jaloux. C’est aussi dans le cœur de Dieu, mais c’est la jalousie de l’amour. Il veut être certain que son épouse est protégée. Quel époux ne désirerait pas cela ?
« Sommes-nous plus forts que Lui ? » (v. 22)
Si vous estimez être plus forts que Lui, plus sages que Lui, alors je tremble. Nous avons considéré des choses très sérieuses. Ce passage – versets 14 à 22 – parle de la table du Seigneur. Il est adressé de la part de Dieu à tous les croyants. Que serait-ce si, selon le désir du Seigneur, nous pouvions être « un » déjà maintenant ici-bas ?
« Jésus lui dit [à la femme samaritaine] : Femme, crois-moi, l’heure vient que vous n’adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. Vous, vous adorez, vous ne savez quoi ; nous, nous savons ce que nous adorons ; car le salut vient des Juifs.
Mais l’heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi le Père en cherche de tels qui l’adorent. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4. 21 à 24).
On peut lire aussi les v. 25 et 26 : « La femme lui dit : Je sais que le Messie qui est appelé le Christ, vient ; quand celui-là sera venu, il nous fera connaître toutes choses. Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle ».
« Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Commande aux fils d’Israël, et dis-leur : Vous prendrez garde à me présenter, au temps fixé, mon offrande, mon pain, pour mes sacrifices par feu, qui me sont une odeur agréable.
Et tu leur diras : C’est ici le sacrifice fait par feu que vous présenterez à l’Éternel : deux agneaux âgés d’un an, sans défaut, chaque jour, en holocauste continuel ; tu offriras l’un des agneaux le matin, et le second agneau, tu l’offriras entre les deux soirs ; et le dixième d’un épha de fleur de farine, pour l’offrande de gâteau, pétrie avec un quart de hin d’huile broyée : c’est l’holocauste continuel qui a été offert en la montagne de Sinaï, en odeur agréable, un sacrifice par feu à l’Éternel.
Et sa libation sera d’un quart de hin pour un agneau ; tu verseras dans le lieu saint la libation de boisson forte à l’Éternel. Et tu offriras le second agneau entre les deux soirs ; tu l’offriras avec la même offrande de gâteau qu’au matin et la même libation, en sacrifice par feu, d’odeur agréable à l’Éternel » (Nomb. 28. 1 à 8).
« Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, et ayant un grand sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, ayant les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure » (Héb. 10. 19 à 22).
« Quand donc vous vous réunissez ensemble, ce n’est pas manger la cène dominicale : car lorsqu’on mange, chacun prend par avance son propre souper, et l’un a faim, et l’autre s’enivre. N’avez-vous donc pas des maisons pour manger et pour boire ? Ou méprisez-vous l’assemblée de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dirai-je ? Vous louerai-je ? En cela, je ne vous loue pas.
Car moi, j’ai reçu du Seigneur ce qu’aussi je vous ai enseigné : c’est que le Seigneur Jésus, la nuit qu’il fut livré, prit du pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi.
De même il prit la coupe aussi, après le souper, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang : faites ceci, toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi.
Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne.
Ainsi quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement sera coupable à l’égard du corps et du sang du Seigneur.
Mais que chacun s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; car celui qui mange et qui boit, mange et boit un jugement contre lui-même, ne distinguant pas le corps » (1 Cor. 11. 20 à 29).
« C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie. Je parle comme à des personnes intelligentes : jugez vous-mêmes de ce que je dis.
La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion du sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion du corps du Christ ?
Car nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps, car nous participons à un seul et même pain.
Considérez l’Israël selon la chair : ceux qui mangent les sacrifices n’ont-ils pas communion avec l’autel ? Que dis-je donc ? que ce qui est sacrifié à une idole soit quelque chose ? ou qu’une idole soit quelque chose ? Non, mais que les choses que les nations sacrifient, elles les sacrifient à des démons et non pas à Dieu : or je ne veux pas que vous ayez communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons. Provoquons-nous le Seigneur à la jalousie ? Sommes-nous plus forts que lui ?
Toutes choses sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses » (1 Cor. 10. 14-23).
En Matthieu 16, c’est le premier passage où le Seigneur nous parle de l’assemblée, son assemblée. C’est Lui qui la bâtit.
Et puis dans le passage de Matthieu 18, nous avons au v. 20 ce verset fondamental qui nous dit : « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux ».
L’assemblée locale n’est qu’une représentation, une expression, de cette assemblée universelle qui comprend tous les croyants où qu’ils soient et quel que soit l’endroit où ils ont l’habitude de se rassembler.
Ce sont des rachetés du Seigneur, qui appartiennent au Seigneur, et nous avons vu que si nous, nous ne les connaissons pas, le Seigneur les connaît, « le Seigneur connaît ceux qui sont siens » (2 Tim. 2. 19).
Il faut distinguer entre la véritable église, celle qui est composée uniquement de membres du corps de Christ, et la fausse église.
Le principe du rassemblement, c’est la présence personnelle du Seigneur au milieu – pas seulement parmi les siens, mais au milieu -, cette place centrale que nous devons considérer comme une réalité. C’est une réalité pour la foi, c’est une réalité pour le Seigneur. Et bien que cette présence soit effective mais invisible, elle est réelle.
Si nous considérons cette présence du Seigneur sous cet angle, quelle crainte, quel respect cela inspire, à ceux qu’Il a attirés autour de Lui et qui sont réunis à cause de Lui, Lui qui est le chef et qui a autorité, qui comble de bénédictions ceux qui sont autour de Lui et qui en même temps a cette autorité.
En elle-même, l’assemblée n’a aucune autorité. Elle n’a que l’autorité de Celui qui est au milieu des siens. Et en 2 Timothée, nous voyons l’exercice personnel de chaque croyant à qui le Seigneur demande de se retirer de l’iniquité.
L’iniquité, c’est tout ce qui est injuste aux yeux du Seigneur, que ce soit moral, ou doctrinal. Puis il y a l’exhortation à se joindre d’un cœur pur à ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur pour rechercher la justice, la joie, la paix.
Nous avons devant nous l’adoration, le culte. Dans la Parole, nous voyons que le culte, l’adoration, existent depuis les premières pages de l’Écriture avec le sacrifice d’Abel.
Le sacrifice de Caïn était la religion de l’homme, en contraste avec ce qui est spirituel et qui a été compris par Abel qui a offert des premiers-nés de son troupeau, image du sacrifice du Seigneur Jésus qui nous met à l’abri de son sang.
Cette adoration, ce culte, a été repris ensuite au début de l’Exode. Au chapitre 19 nous voyons le désir de Dieu à l’égard de son peuple : « Vous me serez un royaume de sacrificateurs, et une nation sainte » (v. 6). Puis ensuite le temple, le service dans le temple, jusqu’à l’arrivée du Seigneur.
Cette adoration prend un caractère complètement nouveau lorsque le Seigneur s’est révélé, lorsqu’Il est venu sur la terre et nous a révélé le Père.
Le culte, on l’a défini comme étant l’honneur et l’adoration rendus à Dieu en vertu de ce qu’Il est en Lui-même, ce Dieu de grâce, ce Dieu d’amour, ce Dieu saint, ce Dieu juste, mais qui a su concilier dans l’œuvre de son Fils sa justice et son amour pour le pécheur. C’est ce qu’Il est pour les adorateurs.
Ne peuvent participer à l’adoration que ceux qui appartiennent au Seigneur. Comme dans l’Ancien Testament il fallait avoir franchi le Jourdain et habiter dans le pays de Canaan pour présenter à Dieu ce culte qu’Il attendait avec la gerbe des prémices.
C’est aussi le culte rendu en commun. Il est bon que nous ayons un esprit personnel de reconnaissance et d’adoration tous les jours de notre vie, une disposition à la reconnaissance et à la vénération de notre Dieu Sauveur.
Mais le culte en assemblée est un culte tout à fait particulier. C’est le premier service que le Seigneur demande à son Église. Et ce service se poursuivra dans l’éternité.
Les autres réunions d’assemblée, comme les réunions de prière, les réunions d’édification, sont pour la terre. Elles ont leur importance pour la terre, mais dans le ciel il n’y aura plus de réunions de prière, il n’y aura plus de besoins, il n’y aura plus d’édification, il y aura la contemplation éternelle de l’Agneau.
Ce culte est donc collectif et c’est pour cela que, lorsque nous parlons au Seigneur, nous disons : « nous », dans le sentiment que Lui est là au centre et que nous sommes les membres de son corps, qui Lui sont unis par le Saint Esprit pour l’éternité.
D’après Jean 4 nous voyons que le culte s’adresse au Père. Dieu est esprit, c’est sa nature, la nature de Dieu qui est esprit et vérité.
Dans l’Ancien Testament, le culte n’était pas en esprit. Peut-être était-il en vérité, mais il n’était pas en esprit. C’était un culte rituel, formel, avec la répétition de cérémonies qui étaient tout à fait précises et indiquées, et nous savons bien par le Lévitique que ces cérémonies parlaient bien, par avance, du Seigneur Jésus – mais au temps d’Israël ce culte était un culte formel qui s’adressait à l’Éternel, bien sûr le Dieu des délivrances, mais c’était l’Éternel.
Notre culte est un culte qui est tout nouveau, dans lequel nous sommes introduits à la suite du Seigneur selon Hébreux 10, où nous sommes en présence même de Dieu dans tout ce qu’Il est dans sa nature, sans crainte, avec une conscience purifiée.
Nous comprenons maintenant que nous avons été amenés au Père, et l’expression « le Père » a une signification toute particulière. Ce culte est un culte collectif – et nous serons peut-être amenés à parler de détails pratiques sur le déroulement du culte, en quoi consiste le culte, de quoi nous parlons dans le culte.
Mais dans le culte, l’essentiel, c’est la présence du Seigneur au milieu de nous, la contemplation de sa Personne dans laquelle nous sommes conduits par le Saint Esprit. C’est le culte en esprit et en vérité.
Bien sûr, nous rappelons ces passages avec la conscience que nous saisissons bien mal l’étendue de tout ce que Dieu veut nous révéler. Nous avons à faire des progrès dans cette connaissance. Grâce à Dieu le Seigneur le permet. Petit à petit nous faisons quelques progrès, mais nous n’arriverons jamais avant le ciel à cette contemplation et cette adoration qui seront notre part lorsque nous serons autour de Lui et que nous Le verrons comme Il est.
Nous avons dit avec raison que le culte chrétien, le culte que nous sommes appelés à rendre, est tout à fait différent du culte que rendait le peuple d’Israël autrefois, qui consistait en rites, en offrandes matérielles.
Nous avons cette grande différence : le culte est un culte en esprit et en vérité. Alors on pourrait se poser la question : Pourquoi s’arrêter sur ce qui est enseigné dans l’Ancien Testament ?
Nous voulons lire deux versets dans l’épître aux Hébreux pour montrer la raison de cette lecture, en particulier de Nombres 28. Nous lisons en Hébreux 8 : « Si donc il était sur la terre, il ne serait pas sacrificateur, puisqu’il y a ceux [c’est-à-dire les sacrificateurs lévitiques] qui offrent des dons selon la loi, lesquels servent la figure et l’ombre des choses célestes » (v. 4 et 5). Nous insistons sur cette expression : « lesquels servent la figure et l’ombre des choses célestes ».
Et puis au chapitre 10 : « la loi, ayant l’ombre des biens à venir, non l’image même des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices que l’on offre continuellement chaque année, rendre parfaits ceux qui s’approchent » (v. 1). Il y a donc dans ces ordonnances que Dieu a données à Moïse pour le peuple d’Israël une image, une figure, l’ombre des choses célestes, l’ombre des biens à venir, l’image même des choses.
Et ainsi les ordonnances lévitiques, comprises par le Saint Esprit, nous aident à mieux entrer dans ce que doit être le culte en esprit et en vérité, tel que le Père le désire et tel que nous pouvons le réaliser, certes en partie, maintenant.
Tout à fait dans la même pensée : « les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ». Dans Luc 10. 21, il est dit que le Seigneur s’est réjoui en esprit. Cela veut dire que le Seigneur ne se réjouissait pas dans cette terre désolée, gâchée, polluée par le péché. Sa joie était complètement spirituelle, immatérielle.
Quand il nous est dit en Matthieu 5 : « bienheureux les pauvres en esprit », ce n’est pas les simples d’esprit comme le monde a changé cette expression, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas très intelligents. Ce n’est pas du tout cela. Les pauvres en esprit, ce sont ceux qui n’ont pas forcément rien du tout, mais qui ont conscience spirituellement de leur pauvreté, c’est ceux qui n’ont aucune prétention, ceux qui reconnaissent leur dénuement. Le Seigneur commence par cela. Pour entrer dans ses pensées, nous avons besoin d’être conscients de notre totale pauvreté.
« En esprit », c’est en opposition avec ce qui était concret. Le Seigneur était là sur la terre – parmi les Juifs, même s’Il parle à une Samaritaine ; il y avait un culte concret, il y avait encore un temple pour quelques dizaines d’années, il y avait des sacrifices, il y avait quelque chose de concret. Il y a un changement d’économie et par la venue du Seigneur l’adoration serait en esprit, et non plus avec des choses concrètes.
Il ne reste que deux choses concrètes : la cène et le baptême. Autrement toutes ces choses-là sont spirituelles, sont en esprit.
« Et en vérité », c’est en opposition avec les ombres. On peut aussi dire : en réalité. Ce ne sont pas des images comme le sacrificateur de l’Ancien Testament. Il avait à faire aux ombres. L’ombre de cette table par terre, ce n’est pas la réalité. Cette ombre me donne une idée de la forme de cette table, mais c’est quelque chose d’immatériel, c’est quelque chose qui n’est pas la table.
Dans l’Ancien Testament c’était les ombres et maintenant nous avons la réalité, « en esprit » par rapport à ce qui était concret, et « en vérité » par rapport à ce qui n’était qu’une ombre. Voilà à quoi nous sommes appelés et c’est le domaine de la foi.
Ce matin on a fait référence au lieu que l’Éternel avait choisi pour son peuple autrefois. On le voit dans plusieurs passages du Deutéronome, en particulier dans le chapitre 12 – et quelle était l’importance de ce lieu – nous sommes ici dans les figures : « Vous chercherez le lieu que l’Éternel, votre Dieu, choisira d’entre toutes vos tribus pour y mettre son nom, le lieu où il habitera, et vous y viendrez ; et vous apporterez là vos holocaustes, et vos sacrifices, et vos dîmes, et l’offrande élevée de vos mains, et vos vœux, et vos offrandes volontaires, et les premiers-nés de votre gros et de votre menu bétail. Et là, vous mangerez devant l’Éternel, votre Dieu, et vous vous réjouirez… » (v. 5 à 7).
Il y avait deux choses essentielles dans ce culte que Dieu attendait de son peuple dans le lieu qu’Il avait choisi. D’abord Il attendait que son peuple y vienne, et c’est la première question que nous pouvons nous poser. Est-ce que nous venons, est-ce que nous avons dans notre cœur cette démarche, ce désir de venir ensemble là – le lieu spirituel maintenant – où le Seigneur a mis son nom, là où nous venons pour l’adorer ?
Rappelons ce verset d’un Psaume : « Je me suis réjoui quand ils m’ont dit : Allons à la maison de l’Éternel ! » (Ps. 122. 1) Il y a une démarche de notre cœur, de notre foi, une démarche pour aller dans ce lieu où le Seigneur attend les siens, réunit les siens, les assemble autour de Lui pour la louange.
Donc la première chose qui nous parle, c’est : Est-ce que nous nous réjouissons d’aller là où le Seigneur a placé son nom ? Et puis, deuxième chose, il y avait ce culte, c’est-à-dire qu’il s’agissait d’apporter à Dieu, de lui apporter notamment tous ces sacrifices.
Et nous savons que ces sacrifices nous parlent de la Personne et de l’œuvre du Seigneur Jésus. Ils nous parlent de sa personne parce que les offrandes qui étaient faites devaient revêtir certains caractères, qui évoquent pour nous les perfections du Seigneur Jésus et qu’ils nous parlent de son œuvre, parce que ces offrandes devaient être effectivement sacrifiées, le sang devait être répandu, placé devant le propitiatoire… Ils nous parlent donc de la Personne et de l’œuvre du Seigneur Jésus.
C’est la première chose que Dieu attend de nous. Dieu attend de nous que nous Lui parlions de son Fils bien-aimé, de ce qu’Il est pour Lui et de ce que nous, nous avons trouvé en Lui, dans la Personne et l’œuvre de son Fils bien-aimé.
On y reviendra évidemment, d’une façon plus approfondie certainement dans ces moments, parce que c’est le centre du culte. Mais il y avait dans ces sacrifices, dans ces offrandes, ce qui était volontaire. Il y avait d’ailleurs aussi des dons, et n’oublions pas que l’épître aux Hébreux notamment fait le lien entre ces sacrifices spirituels, le fruit des lèvres qui confessent le nom du Seigneur, et le sacrifice de nos biens. Il ne faut pas oublier la bienfaisance.
Mais l’essentiel c’était ces sacrifices. Il y a une deuxième chose, qu’on peut relever, c’est « vous mangerez devant l’Éternel, votre Dieu, et vous vous réjouirez ». Pourquoi cela ? – Et cela nous est dit à plusieurs reprises, au moins deux ou trois fois dans ce chapitre. C’est parce que manger ensemble devant Dieu, c’est l’expression de la communion et de la joie qui en découle.
Dieu désire en effet que ce culte, ce soit d’abord ce que nous Lui apportons, il est ce que nous Lui présentons, ce que nous Lui donnons, et c’est ce qui Lui revient, comme nous l’avons lu dans le livre des Nombres : mon pain, mes offrandes. Mais c’est aussi ce désir de Dieu d’avoir ses enfants, sa famille – le Père cherche des adorateurs et le Père souhaite que ses enfants soient là, et pourquoi ? Pour jouir de cette communion avec Lui et entre nous, et nous réjouir dans l’amour de Dieu.
Je voudrais vraiment souligner ceci : Est-ce que nous nous réjouissons du culte, est-ce que le culte est pour nous, pour chacun de nous, un sujet de joie, non pas une joie qui vient de nos propres cœurs en quelque sorte, mais cette joie justement que le Seigneur a mis dans le cœur des siens lorsqu’Il s’est tenu au milieu d’eux ?
« Les disciples se réjouirent donc quand ils virent le Seigneur » (Jean 20. 20). Est-ce que notre désir profond, moralement, par la foi n’est pas de voir le Seigneur et de nous réjouir ? C’est le témoignage que les dix disciples ont rendu à Thomas. Ils n’ont pas dit à Thomas : Oh ! le Seigneur nous a dit ceci ou cela, mais « nous avons vu le Seigneur ».
Est-ce que ce n’est pas le profond désir au fond de chacun de nous de se dire que dans le culte nous avons vu le Seigneur et que nous avons parlé de Lui au Père, et que nous nous sommes réjoui en Lui devant notre Dieu et Père ? Je voudrais encore une fois souligner qu’on pourrait quelquefois avoir l’impression que le culte est en quelque sorte un devoir religieux. Le culte est dû à Dieu, il est dû à notre Dieu. C’est une vérité essentielle.
Mais le culte, c’est aussi cette louange, cette adoration collective qui naît dans nos cœurs dans la présence de Dieu, dans le sentiment de la gloire, de la grandeur, mais aussi de l’amour de Dieu. Si nous nous arrêtons un instant devant cette pensée, quel immense privilège pour nous, des hommes, des créatures, de pouvoir contempler par la foi, la grandeur, la sainteté, l’amour, la gloire de Dieu, ses perfections – et non seulement les contempler mais pouvoir Lui en parler, le bénir de ce que nous connaissons ce Dieu si grand, ce Dieu si merveilleux en sainteté, merveilleux en justice, merveilleux en amour.
J’aimerais juste aussi placer devant nous le Psaume 134 : « Voici, bénissez l’Éternel, vous, tous les serviteurs de l’Éternel, qui vous tenez durant les nuits dans la maison de l’Éternel ! Élevez vos mains dans le lieu saint, et bénissez l’Éternel ! Que l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre, te bénisse de Sion ! »
C’est la conclusion de tout ce chemin des quinze psaumes des degrés. « Voici, bénissez l’Éternel, vous, tous les serviteurs de l’Éternel, qui vous tenez durant les nuits dans la maison de l’Éternel ! » La nuit est un temps difficile, c’est le temps des ténèbres, c’est le temps où dehors la lumière ne brille pas, c’est le temps des pleurs. « Le soir, les pleurs viennent loger avec nous, et le matin il y a un chant de joie » (Ps. 30. 5).
Nous attendons le matin. La nuit est un temps difficile. Peut-être que beaucoup peuvent trouver que le temps est difficile, notre vie quotidienne, la vie professionnelle, les soucis que nous pouvons avoir, et puis peut-être les soucis dans l’assemblée. On peut dire : c’est bien difficile, il y a bien des choses difficiles.
Eh bien ! quelle grâce de pouvoir nous encourager à bénir l’Éternel dans sa maison, même pendant la nuit, nous tenir dans sa maison, nous tenir là où le Seigneur nous appelle, là où notre Père désire nous voir comme ses enfants sous son regard pour les bénir, nous tenir là durant les nuits, mais nous tenir là aussi dans sa maison pour le bénir, pour élever nos mains dans le lieu saint.
Élever nos mains, c’est Lui présenter nos offrandes, Lui présenter la Personne du Seigneur Jésus, l’œuvre du Seigneur Jésus, et puis le point final c’est que la bénédiction vient d’en-haut.
Tout ce que nous pouvons apporter à notre Dieu, c’est ce que Lui-même nous a donné – la Personne de Christ (1 Chron. 29. 14) ; et Il nous bénira. Vraiment le désir que nous pouvons avoir en évoquant ces passages, en évoquant ce sujet du culte, ce n’est pas seulement que nous ayons une perception plus exacte, plus précise, plus rigoureuse de ce qu’est le culte, mais c’est que nos cœurs soient saisis par cet amour du Père qui désire, qui cherche des adorateurs.
Pensons que le Dieu tout puissant, qui a tout en sa main, le Père cherche des adorateurs pour que nous puissions nous réjouir devant Lui, dans son amour, dans sa gloire, dans sa grandeur et dans le don qu’Il nous a fait de son Fils bien-aimé.
Que cela devrait remplir nos cœurs de joie à la pensée que nous avons ce privilège de pouvoir, en assemblée, Lui rendre culte !
Au début de Nombres 28, on voit comment Dieu Lui-même parle à Moïse en disant : « Vous prendrez garde à me présenter, au temps fixé, mon offrande, mon pain, pour mes sacrifices par feu, qui me sont une odeur agréable ».
Donc on voit l’importance de cela pour l’Éternel. Il le souligne à Moïse pour qu’il le place devant les fils d’Israël. C’est toute l’importance qu’avait pour Dieu ce culte qui était pourtant un culte matériel, concret, et qui n’entrait pas dans la réalité même des choses. Ce n’était que l’ombre des choses célestes, des réalités, et pourtant on voit quelle importance cela avait pour Dieu.
Cela souligne bien sûr l’importance que le culte a aussi pour notre Dieu actuellement, un culte en esprit et en vérité ; non pas des ombres, des figures, mais la réalité même des choses.
Les fils d’Israël offraient un culte rituel, les choses étaient prescrites en détail, ils n’avaient pas le Saint Esprit en eux comme nous avons le privilège de l’avoir. Ils devaient donc se conformer exactement aux ordonnances précises qui étaient données.
On le voit dans la suite, un quart de hin de vin etc., tout était très précis. Mais il ne faut pas penser qu’une fois que les choses étaient remplies d’une façon conforme à ce qui était prescrit, cela suffisait, que c’était tout ce que Dieu recherchait. Non, on l’a souligné, il y avait un engagement de cœur. Dieu recherchait le cœur.
On peut lire par exemple ce qui est dit en Ésaïe 1 où l’on voit comment Dieu parle lorsqu’Il dit : « À quoi me sert la multitude de vos sacrifices ? dit l’Éternel. Je suis rassasié d’holocaustes de béliers, et de la graisse de bêtes grasses ; et je ne prends pas plaisir au sang des taureaux, et des agneaux, et des boucs. Quand vous venez pour paraître devant ma face, qui a demandé cela de vos mains, que vous fouliez mes parvis ?
Ne continuez pas d’apporter de vaines offrandes : l’encens m’est une abomination, la nouvelle lune et le sabbat, la convocation des assemblées ; je ne puis supporter l’iniquité et la fête solennelle. Vos nouvelles lunes et vos assemblées, mon âme les hait ; elles me sont à charge, je suis las de les supporter.
Et quand vous étendrez vos mains, je cacherai de vous mes yeux ; quand même vous multiplierez la prière, je n’écouterai pas. Vos mains sont pleines de sang. Lavez-vous, purifiez-vous ; ôtez de devant mes yeux le mal de vos actions ; cessez de mal faire, apprenez à bien faire ; recherchez le juste jugement, rendez heureux l’opprimé ; faites droit à l’orphelin, plaidez la cause de la veuve » (v. 11 à 17).
On voit donc bien dans ces versets qu’il ne s’agit pas simplement d’apporter quelque chose de rituel, tout ce qui était prescrit, aussi juste que cela soit, exactement ce que Dieu avait prescrit. Ce que Dieu regardait, c’était l’état du cœur et l’état réel de tous ceux qui s’approchaient ainsi de Lui.
Et on voit que Dieu ne pouvait pas supporter que l’on puisse paraître devant sa face, même avec une offrande aussi exacte que possible telle qu’elle était prescrite, avec dans sa vie des choses qui le déshonoraient, qui devaient être jugées. « Vos mains sont pleines de sang » etc. Comme cela parle aussi à nos cœurs et à nos consciences !
Aujourd’hui nous sommes appelés à offrir un culte en esprit et en vérité, c’est-à-dire qui n’est plus matériel, qui est la réalité même des choses, mais aussi quelque chose qui soit de cœur pour Dieu. Dieu regarde aussi, bien sûr, encore aujourd’hui, nos cœurs.
« Poursuis la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur ». C’est un point extrêmement important. Les Israélites pouvaient être tout à fait conformes à l’Écriture dans tout ce qu’ils faisaient, mais si l’état de leur cœur n’était pas droit devant Dieu, Dieu ne pouvait pas supporter cela.
Qu’en est-il aussi pour nous ? Nous pouvons être tout à fait justes par rapport à l’Écriture, tout à fait conformes à ce qu’enseigne l’Écriture, mais n’oublions pas que ce qui importe devant Dieu, c’est le cœur, d’avoir un cœur pur.
1 Pierre 1 qui nous dit comment purifier son cœur : « Ayant purifié vos âmes par l’obéissance à la vérité, pour que vous ayez une affection fraternelle sans hypocrisie, aimez-vous l’un l’autre ardemment, d’un cœur pur » (v. 22).
Purifier son âme, purifier son cœur, par l’obéissance à la vérité, l’obéissance à l’Écriture, à la Parole, mais à toute la vérité, tout ce qu’elle comporte, pas seulement dans les enseignements concernant le culte par exemple. C’est comme pour les fils d’Israël. Il ne s’agissait pas simplement d’être juste dans ce qu’on apportait comme offrande – c’était important bien sûr – mais il y avait aussi l’obéissance à la vérité quant à son état personnel devant Dieu.
« Ayant purifié vos âmes par l’obéissance à la vérité », toute la vérité est contenue dans l’Écriture. Elle est placée là devant nos yeux, devant nos consciences. Et puis, on a souvent remarqué que ce n’est pas la connaissance de la vérité, c’est l’obéissance à la vérité.
Si on regarde la 2ème épître de Pierre, on voit justement qu’il est parlé de ceux qui ont connu la vérité et qui s’en sont détournés. Connaître la vérité ne suffit pas. Il faut qu’il y ait vraiment cette obéissance à la vérité, la mise en pratique de l’Écriture dans tous les domaines de notre vie pour que nous ayons ce cœur pur. Cela aussi est un point important quant à notre responsabilité, chers frères et sœurs. Nous avons beaucoup de connaissance, nous avons beaucoup reçu, nous avons eu beaucoup de réunions d’étude sur bien des sujets. Dans quelle mesure est-ce que cela a porté du fruit dans nos vies, dans la mise en pratique de la vérité, pour que vraiment il y ait de la gloire pour le Seigneur, un changement dans nos vies, qui se manifeste de façon claire, dans nos vies individuelles, dans nos vies collectives ? Obéir à la vérité, pas seulement la connaître.
On voit, pour les fils d’Israël, comment le Seigneur doit leur parler parce qu’ils avaient de grandes prétentions – et on voit aussi ce que le Seigneur dit à propos des scribes et des pharisiens etc. : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est fort éloigné de moi » (Mat. 15. 8). C’est toujours vrai. Où en sommes-nous, dans nos cœurs devant le Seigneur quand nous nous approchons de Lui dans sa présence ?
Ce n’est pas rien, nous avons une part plus élevée que les fils d’Israël, nous entrons dans le ciel même, comme on l’a vu en Hébreux 10. Quelle crainte nous devrions avoir et aussi quel état de cœur devant Dieu. N’oublions pas que Dieu reste toujours un Dieu saint. Dans l’épître aux Hébreux il est dit qu’il est un feu consumant (12. 29). Cette crainte, la façon dont nous nous approchons de Lui, dans sa présence – et puis bientôt, c’est effectivement notre espérance, nous verrons le Seigneur face à face, sans distance, nous le verrons tel qu’Il est.
Et à ce moment-là aussi tout sera mis en lumière. N’oublions pas que tout ce que nous aurons vécu sur la terre sera mis en lumière devant Lui. Bien sûr ce ne sera pas un tribunal de condamnation, mais tout sera manifesté. Chacun recevra ce qu’il aura fait dans le corps, soit bien, soit mal, chacun individuellement. Tout ce que nous aurons réalisé dans notre vie collective apparaîtra : quels étaient vraiment les motifs qui nous faisaient agir quand nous nous réunissions autour du Seigneur. Tout cela sera manifesté dans la lumière.
Ce qui doit nous animer ce n’est pas la crainte des hommes, ce que les autres peuvent voir, mais une réelle crainte du Seigneur. C’est à Lui que nous avons à faire. Il est un Dieu saint, ne l’oublions pas.
Nous désirons souligner ce qui vient d’être dit par un passage dans l’épître aux Philippiens au chapitre 3 : « Nous sommes la circoncision, nous qui rendons culte par l’Esprit de Dieu » (v. 3).
La circoncision était le signe pour les fils d’Israël de leur mise à part pour Dieu. Or notre circoncision comme chrétiens, comme croyants, c’est justement d’être séparés du monde, d’avoir été achetés pour Dieu par le sang du Seigneur pour être constitués un royaume comme cela est dit dans Apocalypse 1. 6, « Un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ». Nous rendons culte par l’Esprit de Dieu, comme nous l’avons déjà souligné, en esprit et en vérité.
On pourrait aussi simplement le comprendre ainsi : avec notre propre esprit sous l’autorité du Saint Esprit. Nous rendons culte en esprit sous le contrôle de l’Esprit, en contraste avec ce qui était vécu par les fils d’Israël.
Il y a une pensée qui est très particulière, c’est que l’Israélite apportait au sacrificateur, et le sacrificateur faisait le reste. Présentement chaque croyant qui a été scellé du Saint Esprit – donc dont le corps est le temple et l’habitation de l’Esprit de Dieu – est un sacrificateur. C’est un royaume, mais ce sont des sacrificateurs.
Chacun peut entrer dans la présence du Seigneur avec le fruit des lèvres qui confessent et bénissent son nom sans avoir acquis un degré particulier ou un titre particulier. Il l’a du Seigneur. Nous rendons culte en esprit mais par l’Esprit de Dieu. C’est bien souligné dans Philippiens 3, le grand E, sous le contrôle du Saint Esprit.
J’aimerais parler au cœur de ceux qui n’osent pas ouvrir la bouche dans les réunions pour adorer.
Est-ce que l’Israélite devait apporter en holocauste un taureau ? Pour certains, oui. Est-ce que ceux qui ne pouvaient pas apporter un taureau, ne pouvaient rien apporter ? Si, ils apportaient du menu bétail.
Ceux qui ne pouvaient pas apporter du menu bétail, ils apportaient deux pigeons. Ceux qui ne pouvaient pas apporter cela, ils apportaient une poignée de fleur de farine. Quoi que ce soit que nous ayons à apporter, cela prend la même valeur aux yeux de Dieu.
Une action de grâces, remplie de connaissance, n’a pas plus de valeur qu’un simple : – Merci Seigneur de nous avoir sauvés.
C’est vraiment sur mon cœur de le partager et d’encourager chaque frère à être libre – bien sûr en esprit, en vérité, avec des cœurs vrais – Hébreux 10 nous l’avons lu, « en pleine assurance de foi ». Si vous regardez le Psaume 51, vous voyez que David devient conscient que Dieu veut la vérité dans l’homme intérieur. Donc c’est avec un cœur vrai – non pas un cœur « double » – un cœur qui est juste devant Dieu. Il est dit « ayant les cœurs par aspersion purifiés » (Héb. 10. 22).
Donc l’efficace de la Parole sur le croyant fait en sorte qu’il sera en adoration devant Dieu avec un cœur vrai. La Parole va éclairer sa vie, il va se juger devant Dieu. Et il y a justement pardon auprès de Dieu et si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos iniquités (voir 1 Jean 1. 9). Alors nous venons pour adorer avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi.
Ces quelques mots d’encouragement s’adressent aux jeunes. Et encore une fois c’est l’occasion de demander s’il y aurait un cœur qui n’aurait pas dit oui au Seigneur. On doit dire oui au Seigneur Jésus acceptant qu’on est pécheur et qu’on désire saisir sa grâce pour être sauvé.
On doit dire oui au Seigneur Jésus lorsqu’Il nous demande d’ouvrir notre bouche, non pas seulement dans l’assemblée pour adorer – ouvrir notre bouche en témoignage à ce monde. On ne veut pas sortir du sujet de l’adoration maintenant, mais nous avons un rôle comme sacerdoce royal. Nous avons à annoncer les vertus de Celui qui nous a amenés à sa merveilleuse lumière.
J’aimerais ajouter encore une pensée. Quand nous avons vu le peuple d’Israël qui a adoré Dieu, ils L’ont adoré parce qu’ils le connaissaient comme leur Dieu. Ici, dans le passage que nous avons devant les yeux, Jean 4, le Seigneur ne dit pas que vous adorerez Dieu, mais que vous adorerez le Père.
Cela, c’est encore quelque chose qu’il faut ajouter parce qu’ils ont la connaissance du Père, ils sont dans une relation tout à fait nouvelle, qui autrefois n’était pas connue. C’est cette relation d’enfants de Dieu – et j’aimerais dire aussi : fils de Dieu qui connaissent leur Père et qui, à cause de la connaissance de leur Père et de son amour, de cette relation dans laquelle ils se trouvent, sont capables d’adorer en esprit et en vérité, parce qu’ils connaissent maintenant une vérité toute nouvelle, une vérité extraordinaire, c’est-à-dire d’être enfants de Dieu, d’avoir aussi cette nature divine, de posséder la nature divine dans laquelle ils peuvent aussi se présenter librement devant Dieu.
Voilà une chose qui est tout à fait nouvelle, et j’aimerais bien le souligner. C’est tout nouveau, ce n’est pas la même chose qu’avait le peuple d’Israël. Et c’est quelque chose de très nécessaire pour nous aussi, de savoir que nous sommes enfants de Dieu d’une part – on le comprend – enfants de Dieu, c’est-à-dire avoir la même nature – mais être aussi fils de Dieu, c’est-à-dire de connaître le Père et de connaître le Fils, c’est-à-dire le Seigneur Jésus.
Et dans cette connaissance, pouvoir adorer, avoir une connaissance plus profonde de ce que Dieu avait dans son cœur concernant son Fils et aussi concernant ceux qu’Il voulait sauver. C’est une grâce extraordinaire que nous avons reçue, d’être amenés dans une telle relation à laquelle nous n’aurions jamais pensé, une relation qui doit nous surprendre chaque fois que nous y pensons.
D’ailleurs l’adoration dont nous parlons, l’adoration en commun, collective, commence toujours aussi par l’adoration personnelle. Est-ce que nous connaissons cette adoration personnelle ? Est-ce que nous savons ce que c’est que de lire un passage, de voir quelque chose du Seigneur et de nous mettre à genoux pour adorer, pour dire nos sentiments de gratitude, nos sentiments de révérence, ces sentiments d’adoration envers Dieu ?
C’est là que cela commence, et j’aimerais bien que ce soit le cas pour chacun de ceux qui, le dimanche matin, se rendent à la réunion pour exprimer une adoration devant Dieu. Alors nos cœurs seront vraiment remplis et nous aurons quelque chose à dire.
Et même si c’est un frère qui le dit – les sœurs ne parlent pas, nous le savons – alors par les frères les sentiments spirituels aussi des autres assistants sont exprimés parce que ce sont des cœurs qui sont chauds pour le Seigneur et pour notre Dieu et Père.
Le sujet qui a été placé devant nous et déjà exposé, a un prix immense. On ne saurait s’arrêter d’en considérer quelques aspects sous différents angles, si bien qu’on ne craint pas de se répéter l’un l’autre en quelque sorte.
Nous avons évoqué à plusieurs reprises deux états différents. L’état dans lequel nous venons vers Dieu, cette pleine liberté, cette joie de sa présence, dans la conscience que nous sommes accueillis par Lui comme des enfants bien-aimés, des adorateurs en esprit et en vérité.
Nous avons aussi évoqué nos faiblesses, la confession que nous faisions, de saisir ces choses en partie – et non seulement en partie, mais que nous étions marqués par beaucoup d’infirmités, de faiblesses, de fautes même, que nous avons à confesser au Seigneur, mais il y a des ressources de sa part pour que nous puissions nous approcher.
Est-ce que nous avons suffisamment conscience – je m’adresse particulièrement à la jeunesse – de ces deux parties essentielles de l’œuvre que le Seigneur Jésus a accomplie pour nous et que nous trouvons spécialement exposée dans les premiers chapitres de l’épître aux Romains jusqu’au chapitre 5 et ensuite dans les chapitres 6 à 8 ?
Quand nous arrivons au chapitre 5 nous entendons l’apôtre nous dire : « Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par lequel nous avons trouvé aussi accès, par la foi, à cette faveur dans laquelle nous sommes [c’est la faveur des enfants de Dieu devant leur Père], et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu » (v. 1 et 2).
Et ensuite il ajoute : « Et non seulement cela, mais aussi nous nous glorifions dans les tribulations » (v. 3) ; et puis, « Et non-seulement cela, mais aussi nous nous glorifiions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par lequel nous avons maintenant reçu la réconciliation » (v. 11).
On pourrait dire : Y a-t-il quelque chose à ajouter à cela ? L’œuvre de Christ est parfaite. Nous avons la paix avec Dieu sur le principe de la foi. Il a fait la paix par le sang de sa croix. Il a fait cela entièrement pour nous, en dehors de nous. Nous n’avons rien à faire sinon à saisir par la foi ce qu’Il nous a donné. Comme il est important que nous soyons établis dans cette heureuse relation, dans la pensée qu’Il nous invite à nous approcher de Lui!
Nous n’avons aucun droit en nous-mêmes pour entrer dans sa présence. Seule l’œuvre de Christ, son sang versé, la paix qu’Il a faite par le sang de sa croix sont, en quelque sorte, notre billet d’entrée dans sa présence. Nous avons besoin de saisir réellement par la foi les conséquences de ce que Christ a fait, de son œuvre accomplie.
Dans la deuxième partie de l’épître aux Romains, l’apôtre vient nous enseigner autre chose. Il vient nous enseigner l’importance de l’œuvre que le Seigneur Jésus Christ a accomplie. C’est le fait qu’Il est mort pour nous, qu’Il est entré dans la mort pour nous, et que nous avons été identifiés avec Lui dans sa mort.
L’apôtre, dans ces chapitres 7 à 8, nous montre de quelle manière Dieu a mis fin à l’homme dans la chair par notre identification avec Lui dans la mort. Et c’est là, dans cet exercice du croyant pour réaliser cela, que nous saisissons ce que sont nos imperfections, nos manquements, nos faiblesses, qui trahissent quelque chose des manifestations de notre homme naturel auquel Dieu apporte ses ressources. Et la ressource principale, c’est le fait que notre identification avec Christ place l’homme naturel dans la mort.
Nous n’avons aucune puissance en nous-mêmes pour le réaliser, mais cela se réalise par l’Esprit de Dieu qu’Il a envoyé pour habiter dans chacun des croyants. C’est tout l’enseignement que nous trouvons en particulier au chapitre 8 de l’épître aux Romains.
On peut simplement relire les premiers versets : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus ; car la loi de l’Esprit de vie dans le Christ Jésus, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » (v. 1 et 2).
Il est saisissant de voir combien d’autres passages des Écritures insistent sur ces deux aspects, d’une manière qui est présentée différemment, mais qui conduit au même résultat. C’est toute la valeur, en particulier, de l’épître aux Hébreux.
« Car, par une seule offrande [l’offrande de Jésus Christ faite une fois pour toutes], il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés. Et l’Esprit Saint aussi nous en rend témoignage ; car, après avoir dit : Voici l’alliance que j’établirai pour eux après ces jours-là, dit le Seigneur : En mettant mes lois dans leurs cœurs, je les graverai aussi dans leur pensée, il dit : Et je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités. Or, là où il y a rémission de ces choses, il n’y a plus d’offrande pour le péché » (ch.10. 14 à 18).
C’est bien la condition dans laquelle nous sommes placés par l’œuvre de Christ qui, par une seule offrande a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés. C’est la base même de notre liberté d’accès dans la présence de Dieu qui est exposée aussitôt après dans les versets 19 et suivants : « Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints ».
Je crois que nous ne saisissons peut-être pas assez la grâce qui nous a été donnée, d’avoir été enseignés à discerner dans la Parole cette perfection de l’œuvre de Christ, entièrement en dehors de ce que nous sommes, de ce que nous pouvons faire, pour nous placer devant Dieu, sans conscience de péché, par l’œuvre que Christ a accomplie. C’est bien ce dont nous avons besoin tout spécialement quand nous entrons ainsi dans la présence de Dieu.
On voit que l’apôtre Paul, en particulier, y revient à plusieurs reprises. Quand nous venons dans la présence de Dieu, nous nous souvenons que nous étions autrefois perdus, morts dans nos fautes et dans nos péchés et que nous avons été tirés de cette condition d’une manière qui ne dépend absolument pas de nous, mais de Christ seul. C’est Dieu qui est intervenu en Christ.
Nous voyons au v. 12 du premier chapitre de l’épître aux Colossiens : « Rendant grâces au Père qui nous a rendus capables de participer au lot des saints dans la lumière ; qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, [et il précise aussitôt après] en qui [Jésus le Fils de son amour] nous avons la rédemption, la rémission des péchés ». Le « lot » est une part, un héritage ; le « chemin » est un accès à Dieu.
C’est alors que nous prenons même de ce qu’Il est et la place qu’Il nous donne ainsi comme enfants devant leur Père. Il ne se souvient plus jamais de nos péchés ni de nos iniquités. Nous pouvons jouir de ce qu’Il est, de ce qui suit dans ces versets : « qui est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création » et il y a ensuite toute la description de sa merveilleuse Personne.
Et il y a aussi ce côté pratique qu’on a souligné à diverses reprises et qui rend nécessaire cet exercice de notre part quant à notre vie pratique, mais justement pour que le cœur soit vrai dans les détails de notre marche, et ne cache rien à Dieu de ce que nous sommes – sans que pour autant cela jette quelque nuage que ce soit sur notre acceptation devant Dieu sur la base de l’œuvre de Christ.
Pour les Israélites il y avait plusieurs étapes, plusieurs offices. On voit en particulier dans le chapitre 16 du Lévitique tout le travail des sacrificateurs, qui avait lieu le grand jour des propitiations pour que la position du peuple devant Dieu soit établie sur la base des sacrifices offerts, qui pourtant n’ont jamais ôté les péchés.
Ensuite on voit lorsqu’il s’agit de la marche du peuple au chapitre 19 des Nombres qu’il y avait la génisse rousse. L’eau était mêlée avec les cendres de la génisse rousse. Elle devait être appliquée pour la purification des Israélites au fur et à mesure de leur marche dans le désert alors qu’ils contractaient différentes souillures. Ils avaient besoin de ces deux aspects qui étaient effectués au tabernacle selon les instructions divines une fois l’an, figure de ce que Christ a fait une fois pour toutes comme l’épître aux Hébreux nous le montre, mais aussi de ce travail de purification journalier quant aux circonstances du chemin qui avait lieu par le moyen de la génisse rousse.
Il est frappant de découvrir dans l’épître aux Hébreux toutes les ressources dont nous avons besoin, aussi bien ce que Christ a fait une fois pour toutes pour nous, sans aucune intervention de notre part, que ce qu’il veut opérer en nous jour après jour pour nous tenir pratiquement dans la condition de rejet du mal dans lequel nous avons à marcher. Toutes ces ressources se trouvent effectivement dans la Personne de Christ : « Car si le sang de boucs et de taureaux, et la cendre d’une génisse avec laquelle on fait aspersion sur ceux qui sont souillés sanctifie pour la pureté de la chair » (Héb. 9. 13).
Il est saisissant de voir que l’écrivain de l’épître réunit les deux choses, les deux aspects de la manière dont l’œuvre de Christ s’applique au croyant. « Car si le sang de boucs et de taureaux, et la cendre d’une génisse avec laquelle on fait aspersion sur ceux qui sont souillés sanctifie pour la pureté de la chair » dans les choses matérielles, ce qui est pour la terre, ce que nous trouvons pour les Juifs dans l’ancienne économie, « combien plus le sang du Christ qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes », ce qui est intérieur au cœur, à la personne-, « pour que vous serviez [ici c’est le mot qui signifie rendre culte réellement à Dieu] le Dieu vivant ! »
Combien d’expressions dans l’épître aux Hébreux et ailleurs viennent confirmer ces deux aspects que je viens de souligner et qui trouvent tous leur source et leurs ressources dans la Personne de Christ et son œuvre !
Est-ce qu’on peut parler maintenant de la cène ? Nous comprenons que dans notre culte, tel que nous le célébrons le dimanche, il y a deux moments essentiels, un moment consacré à l’adoration, adoration essentiellement du Père, mais cela peut être aussi l’adoration du Fils, un moment donc consacré à l’adoration, et un moment consacré au souvenir, au mémorial de la mort du Seigneur.
Dans ce deuxième moment on s’adresse au Seigneur tandis que, dans le premier moment, essentiellement à Dieu le Père.
Il y a peut-être un troisième moment comme cela a été suggéré qui est « n’oubliez pas la bienfaisance ». La collecte fait partie aussi du culte (voir Héb. 13. 15 et 16 et Deut. 26. 1 à 11 et 12 à 15).
Il y a aussi un quatrième moment, mais celui-ci ne fait pas partie du culte, c’est lorsque, à la fin du culte, un frère a à cœur de lire un passage et de le commenter. Ce n’est plus le culte. Pour ce qui concerne l’adoration d’une part et le mémorial d’autre part, c’est une question que je me pose, certains de nos devanciers ont dit que la cène était le centre du culte. D’autres ont dit que c’était le sommet du culte.
Peut-on nous expliquer en principe et en pratique ce que cela signifie, notamment pour l’adoration, que la cène est le centre du culte ?
On peut peut-être lier la cène que nous célébrons chaque premier jour de la semaine, et dont il nous est parlé dans ces deux passages que nous avons lus dans la 1ère épître aux Corinthiens, aux autres passages que nous avons lus et que nous avons déjà considérés. On a remarqué que nous adorons le Père, et que nous adorons en esprit et en vérité.
Je me souviens qu’un frère autrefois nous disait qu’adorer en vérité, c’était adorer selon la pleine révélation que Dieu avait fait de Lui-même. Cette révélation que Dieu a fait de Lui-même, Il l’a fait en envoyant son Fils. Personne ne pouvait nous révéler ce qu’est le Père, si ce n’est Celui qui est dans le sein du Père.
Ainsi nous sommes introduits dans une relation des plus étroites avec Dieu, puisque nous avons ce droit d’être appelés enfants de Dieu. Et puis, pour rendre culte le peuple autrefois s’approchait de l’autel d’airain, apportait un holocauste. Il fallait que cet holocauste soit parfait et cela rejoint peut-être ce que notre frère a dit tout à l’heure : nous rendons culte par l’Esprit sous le contrôle de l’Esprit.
Et puis il y a peut-être une autre pensée aussi : par l’Esprit, c’est sous la direction de l’Esprit, c’est-à-dire qu’il fallait observer rigoureusement les ordonnances que Dieu avait données pour présenter l’holocauste.
Mais nous avons vu que si l’adorateur autrefois restait à l’extérieur, nous entrons dans les lieux saints. Et puis il est dit : « Par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair » (v. 19 et 20).
Si nous entrons ainsi dans les lieux saints par le chemin nouveau et vivant qu’Il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, nous comprenons que, étroitement liée au culte se trouve la cène qui nous rappelle justement comment ce chemin nous a été ouvert, « par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair ».
Nous n’entrons pas par des sacrifices comme le peuple autrefois, mais parce qu’un sacrifice a été offert une fois pour toutes à perpétuité. Et quand nous venons, nous nous souvenons de la valeur de ce sacrifice, « par le sang de Jésus ». Nous nous souvenons de la valeur que le sang de Jésus a aux yeux de Dieu.
C’est ce que l’on exprime dans la coupe, cette coupe « de la nouvelle alliance en mon sang qui est versé pour plusieurs en rémission de péchés » (Mat. 26. 28).
Les sacrifices autrefois étaient des actes remémoratifs de péché (Héb. 10. 3). Ils rappelaient la présence du péché et la nécessité d’un sacrifice. La cène, et particulièrement la coupe, nous rappelle que le sacrifice a été offert, qu’il n’y a plus à en offrir et que ce sacrifice est parfait. Il a été offert une fois pour toutes.
Et puis « par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair ». Et quand nous rompons le pain, nous nous souvenons des paroles que le Seigneur a dites : « Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22. 19).
Pour que nous ayons un accès jusque dans les lieux saints, il a fallu que le Seigneur vienne ici-bas, et pour cela il a pris la forme d’un homme, semblable à nous – à part le péché. Non seulement Il est venu, mais Il s’est offert, Il a donné son corps : « Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ».
Il était venu pour donner sa vie en rançon pour plusieurs. Et en entrant dans les lieux saints, en venant rendre culte, nous ne pouvons que nous souvenir de ce qui a été accompli une fois pour toutes pour que nous ayons une telle part, de jouir d’une proximité sans égale avec Dieu, comme des enfants en vertu de l’œuvre et de la perfection de l’œuvre du Seigneur Jésus. Alors nous comprenons que la cène soit si étroitement liée au culte.
Lorsque des rassemblements naissent, commencent à être constitués, bien souvent on ne participe pas à la cène, la cène n’est pas célébrée, la table du Seigneur n’est pas dressée, parce qu’il faut quelquefois que bien des choses soient réglées dans la vie de ceux qui sont là, pour pouvoir participer à la cène. Mais c’est quand même le centre du culte, et un culte sans la cène perd quelque chose. Si l’on ose dire, il perd l’expression de la participation au souvenir et à l’expression de ce qui nous a rendus propres pour la présence de Dieu.
La cène prend une valeur toute particulière à nos yeux parce que « toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne » (1 Cor. 11. 26). Dans ce passage de 1 Corinthiens 11 il y a les deux côtés, il y a le côté du souvenir et il y a le côté du témoignage.
Le côté du souvenir, nous l’avons dans cette expression : « Faites ceci en mémoire de moi ». On chante dans un cantique : « Pour tes rachetés, ô Seigneur, combien est douce ta mémoire ! » (Hymnes et Cantiques n°28 strophe 3). Certes nous sommes appelés à nous souvenir du Seigneur tous les jours de notre vie et aussi souvent que possible, mais collectivement nous venons nous souvenir de Celui qui nous a rachetés, – combien est douce ta mémoire ! – de Celui qui est venu sur la terre pour donner sa vie en rançon pour nous.
Et puis il y a le côté du témoignage : « Vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne ». Dans ce côté du témoignage, qu’est-ce que nous annonçons ? La mort, mais pas la mort de Jésus, ni du Sauveur, la mort du Seigneur et en même temps que nous annonçons sa mort, nous proclamons que pour nous Il est Seigneur. « Vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne » (v. 26). Et si nous annonçons sa mort jusqu’à ce qu’Il vienne, nous annonçons qu’Il est ressuscité et qu’Il va venir : bienheureuse espérance pour les croyants, annonce du jugement pour les incrédules.
Nous voulons bien insister sur le fait que la cène nous semble étroitement liée au fait que nous sommes introduits dans une relation si étroite avec Dieu que nous ayons ce privilège de l’appeler Père, nous disons par l’Esprit : « Abba, Père », et introduits dans une proximité aussi grande, que nous entrons dans les lieux saints, le lieu même de la présence de Dieu.
Et cela, nous le faisons en nous souvenant de la valeur du sang de Christ aux yeux de Dieu : c’est par le sang de Christ bien supérieur à la valeur du sang des taureaux et des boucs qui étaient offerts autrefois, et en nous souvenant du chemin que le Seigneur a connu : Il s’est fait homme pour donner sa vie. Nous entrons à travers un voile déchiré.
Nous connaissons bien Genèse 22 où il nous est dit que Abraham et Isaac allaient les deux ensemble. Cela nous est dit deux fois. Ils allaient les deux ensemble pour aller sur cette montagne où Dieu voulait que ce sacrifice soit offert, image, figure, pour nos cœurs, du Père et du Fils unis dans cette même pensée, dans ce même projet, ce même dessein, dans cette même œuvre en vue de l’accomplissement de cette œuvre par laquelle Dieu est glorifié dans le Fils et par le Fils.
D’une certaine manière cela nous amène à réaliser que lorsque sont placées devant nous la gloire du Père, les pensées du Père, nous ne pouvons pas oublier que l’accomplissement de toutes ces pensées est lié à cette parfaite communion avec son Fils bien-aimé et au sacrifice de son Fils bien-aimé. L’un nous amène à l’autre.
En Éphésiens 5 l’apôtre nous rappelle : « le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur » (v. 2). Le sacrifice et le parfum que nous présentons à Dieu dans notre adoration, que nous présentons au Père, c’est bien le sacrifice et la Personne du Seigneur Jésus.
Lorsque nous le faisons, nous nous rappelons que c’est Christ qui nous a aimés et qui s’est livré Lui-même pour nous. Ainsi nos cœurs sont amenés à joindre la Personne et le sacrifice, non pas si on peut dire, d’une façon doctrinale ou théologique, mais dans l’adoration pour les pensées, pour les desseins, pour l’amour éternel du Père et pour l’œuvre du Seigneur Jésus qui s’est livré Lui-même, qui s’est livré à Dieu, qui s’est livré pour nous. Et nos cœurs se tournent vers Lui dans un tel moment.
Le souvenir n’est qu’une forme de l’adoration lorsque nous nous souvenons du Seigneur, lorsque nous recevons en quelque sorte de sa main ce pain et cette coupe avec actions de grâces, nous bénissons, et cette bénédiction, c’est encore une forme nouvelle de l’adoration, c’est encore contempler les merveilles de la grandeur, de l’amour, de la pureté de la Personne de notre Seigneur, de son œuvre, et ce merveilleux privilège non seulement de voir ces merveilles, mais de pouvoir en parler en communion avec le Père et avec le Fils.
Le lien est tel dans cette œuvre merveilleuse entre la pensée et l’amour du Père, la pensée et l’amour du Fils, que nous sommes conduits aussi bien à glorifier le Père qu’à nous souvenir du Fils et à nous souvenir de son œuvre parfaite.
Les choses sont liées moralement parce que l’œuvre, c’est l’œuvre du Père et du Fils qui étaient dans une même pensée et dans un même amour. C’est la consécration du Fils au Père pour Le glorifier et pour Lui amener ces adorateurs. On a dit que la cène était le centre moral du culte, on a dit aussi que cela ne voulait pas dire que c’était au milieu en termes de temps du culte.
C’est l’Esprit qui conduit pour discerner le moment où la cène est célébrée. C’est peut-être un peu plus tôt, un peu plus tard, ce n’est pas cela la question. La question n’est pas une liturgie au cours de laquelle il y aura la cène. La question est de savoir comment nos cœurs sont conduits dans cette adoration pour le Père, l’émerveillement devant cette pensée commune, ce chemin du Père et du Fils allant ensemble, du Fils s’offrant pour nous et s’offrant à Dieu, pour que nos cœurs soient conduits à se souvenir de Lui aussi dans la cène.
La cène est l’expression des dernières volontés de Celui qui nous a aimés jusqu’à la croix. C’est dans ce jeudi soir où le Seigneur a célébré la Pâque avec ses disciples que le Seigneur a institué la cène. Nous trouvons cela en Luc 22. Il y a quelque chose qui parle à nos cœurs. Les dernières volontés, les dernières paroles d’un homme, sont quelque chose dont on se souvient, qu’on serre, quelque chose de solennel.
C’est la dernière chose que le Seigneur va dire – et Il ne dit pas : Ce serait bien que. Il dit : « Prenez », « faites ceci en mémoire de moi » (Marc 14. 22 ; Luc 22. 19). Ce n’est pas seulement le souvenir de ses souffrances et de sa mort, c’est le souvenir de Lui-même.
Le Seigneur n’a pas pris, dans le repas de la Pâque, on pourrait dire l’élément majeur, qui était l’agneau. Il a pris, on peut dire, des éléments périphériques. Dans son humilité il prend quelque chose de si simple, Il prend du pain, Il prend du vin, des éléments accessoires de ce repas, pour nous parler de Lui.
Ensuite, le Seigneur sortira et se rendra à la montagne des Oliviers où l’on viendra Le chercher et le lendemain à neuf heures du matin Il sera crucifié. Donc ce sont bien les dernières paroles de notre Seigneur. Est-ce que nos cœurs peuvent rester insensibles aux dernières paroles de Celui qui nous a aimés jusqu’à la mort ? Dans ce moment où tout autre aurait pensé à lui-même, le Seigneur a pensé aux siens. Il a fort désiré, Il a désiré avec désir, Il a fort désiré cela. Notre cœur resterait-il indifférent au désir de notre Seigneur ?
L’institution, nous l’avons dans Luc 22. Dans le chapitre 20 des Actes – je ne crois pas qu’on l’ait encore cité – il nous est dit « le premier jour de la semaine », nous avons donc une indication du moment où l’on prenait la cène du Seigneur, même, si nous avons lu au début des Actes qu’ils rompaient le pain peut-être tous les jours dans leurs maisons. « Le premier jour de la semaine, lorsque nous étions assemblés pour rompre le pain » (v. 7). Il n’est pas dit : on est assemblé, on va en profiter pour rompre le pain. Ce n’est pas cela. On était assemblé pour rompre le pain. Cela nous montre le côté essentiel de cette réunion, ce vers quoi les cœurs tendent, le moment où, de la manière dont le Seigneur l’a demandé, on se souvient de Lui. Que le Seigneur nous aide à L’honorer aussi et à répondre à son désir de la nuit même où Il fut livré !
On vient de souligner que c’était les dernières paroles du Seigneur avant la croix, et combien en effet cela touche nos cœurs. Cela est répété trois fois dans les trois premiers évangiles. Mais c’est aussi la seule chose que le Seigneur ait, je ne dirai pas prescrite, mais indiquée aux siens comme étant véritablement son désir. On vient aussi de le souligner.
L’apôtre peut dire : « J’ai reçu du Seigneur » (1 Cor. 11. 23). Il l’a reçu nécessairement du ciel, car il n’a connu le Seigneur qu’après le chemin de Damas. Il n’a pas connu le Seigneur selon la chair comme les autres disciples.
Quel prix cela a eu pour lui, mais quel prix cela avait pour le Seigneur, pour qu’en appelant justement cet homme si opposé à Lui puisqu’il avait été pendant plusieurs années celui qui persécutait l’assemblée, il va lui parler en lui rappelant que le Seigneur Jésus, la nuit qu’il fut livré, prit du pain et puis ensuite la coupe. C’est une instruction qui vient directement du ciel, appropriée au temps pendant lequel Lui, le Seigneur Jésus est dans le ciel et nous, nous sommes sur la terre.
Il n’est pas étonnant qu’au début du livre des Actes, au chapitre 2, les premières choses qui soient dites au sujet de l’assemblée, c’est qu’ils « persévéraient dans la doctrine et la communion des apôtres » et cela en fait partie, on le voit bien dans l’enseignement de Paul, mais aussi dans la pratique, ils persévéraient dans « la fraction du pain et les prières ».
Il y a là quelque chose de caractéristique dans l’attitude et l’occupation de l’assemblée. On a cité le verset si important d’Actes 20 où il est dit : « Le premier jour de la semaine, lorsque nous étions assemblés pour rompre le pain ». Mais en 1 Corinthiens 11 où l’on voit que l’apôtre parle de la réunion effective des croyants, il a des remarques à leur faire, et même on pourrait dire des reproches à cause de leur déficience à suivre les enseignements qui leur avaient été donnés de sa part ; il leur dit : « Quand donc vous vous réunissez ensemble, ce n’est pas manger la cène dominicale » (v. 20).
Il attire leur attention sur le fait qu’ils se réunissaient, ils avaient des agapes ensemble, ils se réjouissaient, ils jouissaient des relations fraternelles, certainement d’une manière qui n’était pas feinte, c’était heureux, mais il manquait quelque chose à leur rassemblement. C’est que le souvenir du Seigneur, la cène dominicale, le repas du Seigneur n’avait pas la place qui lui était due et il leur dira : « N’avez-vous donc pas des maisons pour manger et pour boire ? Ou méprisez-vous l’assemblée de Dieu… je ne vous loue pas ».
Que va-t-il leur dire ? Va-t-il leur faire beaucoup de recommandations quant à la manière de se réunir, de s’abstenir de ceci ou de cela ? Non. « Car moi, j’ai reçu du Seigneur ce qu’aussi je vous ai enseigné : c’est que le Seigneur Jésus, la nuit qu’il fut livré, prit du pain ». Il place devant eux en toute simplicité ce que le Seigneur a désiré que les siens fassent en son nom, en se souvenant de Lui.
Certainement Dieu veut nous amener à saisir de plus en plus profondément la signification morale et spirituelle de ces choses, pour nous attacher de cœur au Seigneur – mais que personne ne puisse penser qu’il y a besoin d’entrer d’une manière vraiment très profonde dans ces choses pour obéir simplement, non pas à un ordre, mais à un désir du Seigneur Jésus, qu’on se souvienne de Lui.
C’est quelque chose de très simple qui peut être fait par des personnes très ignorantes, mais dont le cœur est réellement saisi par son amour et qui se souviennent de ce qu’Il a souffert pour nous.
Encore, sur 1 Corinthiens 11, quand l’apôtre Paul dit : « le Seigneur Jésus, la nuit qu’il fut livré, prit du pain ». L’apôtre rappelle simplement les paroles du Seigneur, à deux reprises. Il dit à propos du pain : « Faites ceci en mémoire de moi ». Et puis pour la coupe : « Faites ceci, toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi ». Se souvenir de lui, « en mémoire de moi », c’est de Lui.
Est-ce qu’il y a des jeunes croyants – ou moins jeunes, qui sont à Lui, qui Le connaissent, et qui restent indifférents ? L’apôtre Paul dit : « vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne ». Peut-être que le Seigneur va venir, et il n’y aura plus l’occasion de se souvenir de Lui, de faire ceci « en mémoire de moi ». Le Seigneur appelle chacun des siens, pour ceux qui le font, comme pour ceux qui n’ont pas encore répondu à cet appel. C’est une invitation d’amour : « faites ceci en mémoire de moi ».
Et je lirai simplement en Ésaïe 26 ce verset 8 : « Le désir de notre âme est après ton nom et après ton souvenir » ou ton mémorial. Est-ce que le désir de notre âme à chacun est après son nom et après son souvenir ?
Dans le Nouveau Testament, nous n’avons pas une réunion de culte qui nous est présentée, qui nous est décrite. Nous avons vu en Actes 20 des croyants qui étaient rassemblés pour rompre le pain. Nous avons vu ce que le Seigneur Lui-même enseigne quant à ce désir du Père d’avoir des adorateurs qui L’adorent en esprit et en vérité.
On voit dans les images de l’Ancien Testament ce qu’on a vu en Nombres 28, que c’était déjà des choses qui étaient chères au cœur de Dieu : qu’on Lui apporte son pain. C’était sa nourriture. Et pour nous, qu’est-ce que nous Lui apportons, où plutôt « qui » ? Son Fils bien-aimé dans toute la perfection de sa personne et de son œuvre, ce que représentaient à la fois l’offrande de gâteau et tous les sacrifices qui nous parlent à la fois de sa personne et de son œuvre.
On voit ce qui est placé devant nous, mais il n’y a aucune instruction, même aucune description qui nous soit faite, d’une réunion de culte. Alors gardons-nous de mettre des règles, des habitudes. Nous avons beaucoup d’habitudes. Mais est-ce que nous avons à cœur de nous laisser vraiment conduire par l’Esprit de Dieu dans cette réunion pour que Lui-même prépare les choses ?
Seul le Saint Esprit peut nous conduire – et ce sera différent d’un dimanche à l’autre – dans ce qu’Il a à cœur de préparer pour le Père et pour le Fils dans cette réunion. Gardons-nous d’avoir une idée arrêtée à l’avance. On l’a dit : la cène c’est un moment très élevé du culte, mais ce n’est pas forcément le fait qu’elle soit au centre.
La cène peut prendre place au début du culte et la majeure partie du culte se déroulera après ; ou au centre, ou à la fin du culte. Seul le Saint Esprit Lui-même voudra nous conduire dans ces choses. Et en même temps l’adoration que nous présentons au Père, c’est ce privilège quand on voit ce que représentent les images de Nombres 28 : « mon offrande, mon pain, pour mes sacrifices par feu » (v. 2).
Nous parlons au Père de son Bien-aimé dans tout ce qu’Il a été pour Lui. Et quel privilège pour nous de pouvoir avoir communion avec Lui dans l’œuvre de son Fils ! Quand nous nous souvenons du Seigneur, c’est aussi en communion avec le Père. Il n’est pas anormal que, même dans les actions de grâces de la cène, on puisse s’adresser au Père, cela peut arriver. Il n’y a aucune règle là-dedans, attention ! Laissons au Saint Esprit sa liberté d’agir pour nous conduire dans la façon dont Il désire que le culte se déroule.
La lecture de la Parole de Dieu a aussi sa place. Elle peut être au début, au cours du culte ou à la fin du culte mais elle n’est pas obligatoire. Il n’y a aucune règle là-dedans. On peut commencer le culte par un cantique ou par une prière, on peut terminer aussi par un cantique ou par une prière. Nous avons beaucoup d’habitudes, mais attention ! Regardons ce que nous dit l’Écriture.
Est-ce que vraiment nous sommes dépendants de l’Esprit de Dieu pour qu’Il puisse nous conduire dans cette réunion, selon sa pensée à Lui, spécifique de ce moment-là, pour apporter vraiment ce qui est pour le cœur du Père, et aussi nous nous souvenons du Fils : nous annonçons sa mort. Ces deux choses sont liées. Il n’y a aucune règle dans la façon dont les choses se déroulent. Attention de ne pas avoir d’idées préconçues, préétablies sur ces choses, parce que c’est une entrave, en fait, à l’action de l’Esprit.
On peut quand même dire que, quand il est dit : « Faites ceci », c’est faire ce que le Seigneur a fait. Il a béni avant la coupe, d’autres évangiles disent : « rendu grâces ». C’est important de le faire. Mais c’est aussi la même Personne.
On a fait des nouveautés en introduisant des personnes différentes ou en chantant des cantiques entre le pain et la coupe, mais restons-en par obéissance à la Parole à « faites ceci ».
Rappelons encore ce détail aussi qui interroge, c’est le sang de la nouvelle alliance. On dit souvent : L’assemblée n’est pas sous la nouvelle alliance, elle est en dehors de l’alliance, et pourtant on dit que c’est le sang de la nouvelle alliance. Je crois qu’il faut bien se rendre compte que le Seigneur était en train de parler à ses disciples. C’était des Juifs. Il allait, Lui, être crucifié par les Juifs. Selon Daniel 9 « le Messie sera retranché et n’aura rien » (v. 26).
Et alors au fond, un cœur exercé, pieux, pourrait dire : c’est la négation de tout, c’est l’effondrement général. Alors Il leur donne cette parole qui est une parole d’espérance puissante, une parole de consolation en leur disant : c’est le sang, oui, mais il y a une nouvelle alliance et il y a autre chose après. Note : l’alliance est pour Israël, pas pour l’Assemblée ; mais, par la grâce de Dieu, l’Assemblée bénéficie des bénédictions de la nouvelle alliance.
En encouragement je voudrais lire un verset dans le chapitre 9 du 2ème livre de Samuel, un texte qui est bien connu. « Et David dit : Y a-t-il encore quelqu’un qui soit demeuré de reste de la maison de Saül ? et j’userai de bonté envers lui à cause de Jonathan… j’userai envers lui d’une bonté de Dieu » (v. 1 et 3). Comment David a-t-il usé de bonté ? Nous le voyons à la fin de ce même chapitre au sujet de Mephibosheth où David dit : « Mephibosheth, dit le roi, mangera à ma table comme un des fils du roi » (v. 11). Et au v. 13 : « Mephibosheth habitait à Jérusalem, car il mangeait toujours à la table du roi ; et il était boiteux des deux pieds ».
Il me semble qu’en encouragement pour participer à la table, il faut avoir conscience que c’est un signe pour nous de la bonté du Seigneur, sa bonté pour moi, pour vous. Mephibosheth est resté boiteux des deux pieds, mais quand il était à table – comme on l’a souvent dit – on ne voyait pas qu’il l’était. Nous sommes recouverts par le Seigneur. C’est par sa grâce que nous venons.
J’avais une question que je voulais poser qui n’a rien à voir avec cela. Dans l’épître aux Hébreux au chapitre 2 au v. 12 qui nous parle du Seigneur Jésus ressuscité, il est dit : « J’annoncerai ton nom à mes frères ; au milieu de l’assemblée je chanterai tes louanges ». Dans un sens nous sommes associés aux louanges que le Seigneur chante. Il me semble qu’il y a quelque chose sur quoi réfléchir, à être exercés à ce sujet, en particulier peut-être après la cène ou avant, peu importe comme il a été dit. Il peut y avoir un moment où nous nous réjouissons avec le Seigneur, de la délivrance que Dieu Lui a donnée.
Je donnerai cet exemple du Psaume 21 où il est dit : « Éternel ! le roi se réjouira en ta force, et combien s’égayera-t-il en ton salut ! Tu lui as donné le désir de son cœur, et tu ne lui as pas refusé la requête de ses lèvres. Sélah. Car tu l’as prévenu par des bénédictions excellentes ; tu as mis sur sa tête une couronne d’or fin. Il t’a demandé la vie : tu la lui as donnée, une longueur de jours pour toujours et à perpétuité ! »
« Sa gloire est grande dans ta délivrance ; tu l’as revêtu de majesté et de magnificence. Car tu l’as mis pour bénédictions à toujours ; tu l’as rempli de joie par ta face » (v. 1 à 6).
Il semble qu’il y aussi place dans les réunions de culte pour louer Dieu, Lui rendre grâces d’avoir ressuscité le Seigneur, d’avoir répondu à sa prière après les trois heures sombres, d’avoir mis dans sa bouche un cantique nouveau, comme il est dit dans le Psaume 40.
Je rappelerais ce que j’ai entendu de la bouche de frères qui sont depuis bien longtemps auprès du Seigneur, la pensée qu’il ne fallait pas que le fait de rompre le pain arrête le culte, ce qui les conduisait à désirer justement que la fraction du pain n’ait pas lieu trop tard dans le déroulement du culte pour que le culte puisse se prolonger.
C’est peut-être dans ce sens qu’a été évoquée la pensée qu’elle soit au centre du culte. Mais ce n’est évidemment pas du tout une prescription, mais simplement une pensée qui a pu être évoquée par quelques-uns de nos conducteurs.
On voit combien l’apôtre, quand il en parle, aussi bien dans le livre des Actes que dans l’épître aux Corinthiens, en parle comme de quelque chose qui était véritablement caractéristique de la réunion pour rompre le pain. Nul doute que dans les instructions qu’il donnait à toutes les assemblées à ce sujet, il le dit plusieurs fois, il présentait ainsi l’importance, on pourrait dire majeure, en tout premier lieu, de la cène dans le déroulement du culte.
Simplement un mot à la suite des différents appels qui ont été donnés à notre jeunesse et aux moins jeunes qui, connaissant le Seigneur depuis longtemps, sont restés en arrière par rapport à cette invitation du Seigneur, par rapport au désir du Seigneur.
On se souvient d’une méditation, d’un appel d’un frère, dans une réunion qu’il y avait autrefois en plein air, qui avait médité sur ces versets de Luc 6 : « de l’abondance du cœur sa bouche parle » (v. 45). Et le Seigneur continue et dit : « Et pourquoi m’appelez-vous : Seigneur, Seigneur, et ne faites-vous pas ce que je dis ? »
« Pourquoi m’appelez-vous : Seigneur, Seigneur » et c’est le privilège de nous tous qui connaissons le Seigneur de l’appeler ainsi, « pourquoi… ne faites-vous pas ce que je dis ? » Cet appel est pour tous, jeunes et moins jeunes, frères et sœurs.
On a parlé beaucoup des frères, de l’exercice que devaient avoir les frères avant de s’exprimer, mais n’oublions pas que, un culte qui aura sa pleine valeur pour le cœur du Seigneur, c’est le culte de l’assemblée, frères et sœurs. Que nos sœurs soient encouragées à avoir cet exercice profond pour accompagner toute l’assemblée, pour qu’il y ait de la bénédiction dans l’assemblée !
Il est frappant par rapport à Jean 4, de considérer quelle était l’interlocutrice du Seigneur. Elle nous représente très bien, c’était une femme. La femme, dans l’Écriture, nous parle souvent des affections et de la faiblesse. Mais on l’a dit un peu dans l’introduction, nous mesurons qui était cette femme. Le Seigneur a balayé même toutes ses prétentions religieuses en disant : « Vous, vous adorez, vous ne savez quoi ».
Nous avons besoin de nous identifier à cette sœur, de nous identifier à cette femme, une Samaritaine, sans droit de cité en Israël, étrangère aux alliances comme nous le dit Éphésiens 2, prendre notre place sans prétention devant le Seigneur. C’est à cette femme-là que le Seigneur s’adresse.
Quand même, puisqu’on a parlé des sœurs, un encouragement pour vous : c’est que le meilleur culte qui nous soit présenté dans la Parole, c’est celui d’une sœur. Il s’agit de Marie de Béthanie. Elle ne dit rien, elle reste à sa place, elle va verser le parfum sur les pieds du Seigneur et la maison va être remplie de l’odeur du parfum. Elle n’a rien dit, mais le Seigneur nous donne une sœur comme exemple pour nous présenter un aspect si important du culte.
On peut rappeler à propos de Marie de Béthanie cette appréciation du Seigneur Lui-même : « elle a anticipé le moment d’oindre mon corps pour ma sépulture » (Marc 14. 8). « Ce qui était en son pouvoir, elle l’a fait ». Marie ne se trouvera pas au tombeau comme les autres femmes, mais elle avait anticipé le moment, elle avait gardé pour Lui ce qu’elle avait préparé.
L’Éternel a choisi trois cents hommes pour combattre contre la coalition des Madianites, des Amalékites, et des fils de l’Orient. Au regard humain, trois cents hommes, pour faire front à ceux qui « s’étendaient dans la vallée, nombreux comme des sauterelles », que c’était insignifiant ! « Leurs chameaux étaient sans nombre, en multitude comme le sable qui est sur le bord de la mer », (Jug. 7. 12). Mais, pour Dieu qui « a choisi les choses faibles du monde pour couvrir de honte les choses fortes », il n’y aucune difficulté. C’était la foi du roi Asa qui invoqua l’Éternel et dit : « Il n’y a pas de différence pour toi, pour aider, entre beaucoup de force et point de force » (1 Cor. 1. 27 ; 2 Chron. 14. 11).
« Et l’Éternel dit à Gédéon : Par les trois cents hommes qui ont lapé l’eau je vous sauverai, et je livrerai Madian en ta main ; mais que tout le peuple s’en aille, chacun en son lieu. Et les trois cents hommes prirent en leurs mains les vivres du peuple et ses trompettes. Et Gédéon renvoya tous les hommes d’Israël, chacun à sa tente, et retint les trois cents hommes. Or le camp de Madian était au-dessous de lui, dans la vallée » (Jug. 7. 7 et 8).
Ensuite, l’Éternel dit à Gédéon : « Lève-toi ; descends au camp, car je l’ai livré en ta main… ; et tu entendras ce qu’ils diront, et ensuite tes mains seront fortifiées et tu descendras au camp. Et il descendit, lui et Pura, son jeune homme, aux avant-postes des hommes armés qui étaient dans le camp. Et Gédéon arriva, et voici, un homme racontait un songe à son compagnon ; et il disait : Voici, j’ai songé un songe ; et voici, un gâteau de pain d’orge roulait dans le camp de Madian, et il arriva jusqu’à la tente et la heurta, et elle tomba ; et il la retourna sens dessus dessous, et la tente était là, renversée. Et son compagnon répondit et dit : Ce n’est pas autre chose que l’épée de Gédéon, fils de Joas, homme d’Israël : Dieu a livré Madian et tout le camp en sa main » (v. 9 à 14).
Qualifié par l’Ange de l’Éternel de fort et vaillant homme, Gédéon est maintenant comparé à un pain d’orge, nourriture du pauvre, mais c’est : « l’épée de Gédéon ! ». Alors pourquoi effraie-t-elle l’ennemi ? ; c’est que cette épée est « l’épée de l’Éternel » (v. 20). Ah ! si nous savions davantage utiliser « l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu » (Éph. 6. 17), nous marcherions de victoire en victoire !
Fortifié par ce qu’il avait entendu, émanant du camp ennemi, Gédéon « divisa les trois cents hommes en trois corps, et il leur mit à tous des trompettes à la main, et des cruches vides, et des torches dans les cruches » (Jug. 7. 16).
Les trompettes, les cruches vides et les torches sont les outils à utiliser pour résister aux attaques du diable. Par les trompettes, la pensée de Dieu était communiquée au peuple (Nomb. 10. 1 à 10). En quatre occasions importantes, elles donnaient le signal : pour le rassemblement, pour le départ lors des déplacements, pour partir au combat, pour les fêtes solennelles – et pour nous chrétiens, nos réunions. Ce que représentait autrefois pour Israël le son des trompettes, nous le trouvons aujourd’hui dans la Parole de Dieu.
Notre Seigneur a promis sa présence alors même que nous ne serions que deux ou trois réunis à son Nom. Concernant nos réunions, aspirons à être le plus nombreux possible. Il est vrai qu’il y a des empêchements majeurs ou incontrôlables connus de notre Seigneur mais, que notre priorité soit : « le rassemblement de nous-mêmes » (Héb. 10. 25). Si la trompette appelait au combat, la réunion de prières ne représente-t-elle pas le combat livré ensemble ? Être ensemble le dimanche pour adorer et pour écouter ce que l’Esprit de Dieu veut nous communiquer par les deux ou trois qui enseigneront, exhorteront ou consoleront, quelle bénédiction ! (1 Cor. 14. 3 et 29). Les réunions des enfants de Dieu pour se souvenir de la mort du Seigneur, pour écouter sa Parole et pour la prière, sont un témoignage rendu dans ce monde aux incrédules, leur rappelant que Dieu existe – et aux croyants qui se seraient découragés, que le Seigneur est toujours là.
Les cruches vides représentaient ce que Gédéon et ses guerriers étaient eux-mêmes. Vides, ces cruches n’avaient aucune valeur, mais il y avait à l’intérieur des torches, prêtes pour répandre la lumière. De même pour nous, porteurs de l’Évangile aujourd’hui, nos corps mortels ne sont que des vases de terre. Faisant référence au service, l’apôtre Paul parle d’un trésor que Dieu a placé à l’intérieur de ces vases. Premièrement, Dieu avait brillé dans leurs « cœurs pour faire luire la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ » (2 Cor. 4. 6). Deuxièmement, ils avaient reçu le ministère ou le service de l’Esprit (2 Cor. 3. 8) ; le service de la justice abondant en gloire (v. 9) ; le service de proclamer « la lumière de l’évangile de la gloire du Christ » (4. 4). Tout cela faisait partie de ce trésor placé dans des vases de terre, « afin que l’excellence de la puissance soit de Dieu et non pas de nous » (v. 7).
Pour que la lumière brille, il fallait que Gédéon et ses hommes brisent les cruches. L’apôtre Paul, autrefois Saul de Tarse, dut être brisé sur le chemin de Damas pour entrer dans une vie nouvelle, mais le vase de terre demeurait, son corps. Avec celui de ses compagnons d’œuvre, leurs corps étaient « toujours livrés à la mort pour l’amour de Jésus, afin que la vie aussi de Jésus soit manifestée » en eux (v. 11).
Chaque chrétien peut porter ces trois éléments du témoignage de Dieu : la trompette, la cruche vide et la torche. En d’autres mots : nous pouvons proclamer l’Évangile (la trompette), dans un esprit d’humilité, comme « des enfants de Dieu irréprochables, présentant la Parole de vie » (Phil. 2. 15), laissant briller la lumière de Dieu (les torches).
« Si les trompettes représentent la Parole de Dieu en témoignage, et les cruches, nous-mêmes, qu’est-ce que les torches, sinon la vie de Jésus, la lumière de Christ ? Les deux premiers éléments ne servent qu’à produire le troisième au milieu des ténèbres » (H.R.)
Gédéon dit à ses hommes : « Quand je sonnerai de la trompette, moi et tous ceux qui sont avec moi, vous aussi vous sonnerez des trompettes autour de tout le camp, et vous direz : Pour l’Éternel et pour Gédéon ! » (Jug. 7. 18). Chacun prit sa place assignée et ensemble ils agirent selon les instructions reçues. Ils brisèrent les cruches, la lumière brilla, et comme les trois cents hommes sonnaient des trompettes, la victoire fut acquise !
« Moi je suis le vrai cep, et mon père est le cultivateur. Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il l’ôte ; et tout sarment qui porte du fruit, il le nettoie, afin qu’il porte plus de fruit » Jean 15. 1 et 2.
Le Seigneur Jésus et ses disciples célébrèrent la Pâque ensemble, dans la chambre haute. À cette occasion, Il leur a parlé de leurs relations avec les Personnes de la Déité.
Ensuite, ils se dirigent ensemble vers le jardin de Gethsémané, par un chemin qui traverse des vignobles. Le Seigneur saisit cette occasion pour enseigner ses disciples sur ce que seraient à l’avenir leurs tâches et leur position dans ce monde.
Jésus se nomme Lui-même le vrai cep de vigne. Il y avait eu précédemment un cep, mais il n’avait pas produit de fruit pour Dieu. Le peuple d’Israël est comparé à une vigne ou un vignoble à plusieurs endroits dans l’Ancien Testament (voir Ps. 80. 8 à 16 ; És. 5. 1 et 2). Mais si une vigne ne porte pas de fruit, elle ne sert à rien. Les autres arbres donnent au moins du bois, mais le bois de la vigne n’est bon à rien (Éz. 15. 1 à 5).
Le thème principal ici, c’est « porter du fruit ». Il s’agit moins de ce que nous faisons, mais plutôt de comment nous le faisons. Dieu veut avoir de la joie dans notre comportement – dans notre vie tout entière. Tous ceux qui confessent Jésus Christ – ne serait-ce que parce qu’ils ont été baptisés – sont, d’une certaine manière, rattachés à la vigne. Cependant, les caractères de Jésus devraient être visibles dans leur comportement.
Le vigneron est très attentif. Il sait qui porte du fruit et qui n’en porte pas, qui est un vrai disciple du Seigneur et qui ne l’est pas. Il prend soin de ceux qui sont des croyants authentiques.
2. Le cep et les sarments
« Vous, vous êtes déjà nets, à cause de la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, et moi en vous. Comme le sarment ne peut pas de lui-même porter de fruit, à moins qu’il ne demeure dans le cep, de même vous non plus [vous ne le pouvez pas], à moins que vous ne demeuriez en moi » Jean 15. 3 à 5.
Le Seigneur avait déjà dit à ses disciples : « Vous êtes nets », mais Il avait ajouté : « mais non pas tous » (13. 10). À part Judas, les disciples qui étaient dans la chambre haute avec le Seigneur étaient « nets ». Mais Judas est sorti. Ainsi, maintenant Il dit, sans rien ajouter d’autre : « Vous êtes nets ».
Judas n’était pas « net » parce qu’il n’avait pas écouté les paroles de Jésus. Il l’avait seulement suivi d’une manière extérieure, mais il n’avait pas obéi de cœur à la parole divine (voir 1 Pier. 1. 22).
Ensuite, le Seigneur revient à la question de « porter du fruit ». Souvenons-nous que la chose la plus importante ici n’est pas que nous accomplissions beaucoup de bonnes œuvres, mais que les caractères de Jésus soient visibles dans notre vie : l’amour, la joie, la paix, la patience…
Certaines personnes s’efforcent d’accomplir les commandements de l’Ancien Testament. D’autres essaient d’être pieux en s’imposant des règles. Mais ces deux approches ne peuvent en fait qu’éloigner les personnes de Dieu. Par nos propres efforts, nous ne parviendrons jamais à plaire à Dieu.
La conséquence logique n’est-elle pas que nous ne devrions même pas l’essayer ?
Le Seigneur rend les choses simples pour ses disciples, aujourd’hui comme autrefois : Lui est le cep,nous sommes les sarments. Nous devons demeurer en Lui, c’est-à-dire rester tout près de Lui, l’avoir toujours devant nos yeux et contempler son « image ». Alors nous Lui ressemblerons davantage, et nous porterons automatiquement du fruit.
3. Une vigne qui porte du fruit ou non
« Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il sèche ; puis on les amasse, on les jette au feu et ils brûlent. Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et cela sera fait pour vous. En ceci mon Père et glorifié, que vous portiez beaucoup de fruit ; et vous serez mes disciples » Jean 15. 6 à 8.
En ce temps-là, en Israël, cultiver la vigne faisait partie de la vie quotidienne. Les disciples pouvaient donc imaginer ce dont le Seigneur parlait – par exemple les sarments « émondés » afin qu’ils portent plus de fruit.
Comme dans d’autres passages, le Seigneur se sert d’une circonstance de tous les jours pour illustrer son enseignement. L’enseignement qu’Il donne va cependant au-delà des circonstances naturelles. Ici, les sarments ont une responsabilité, qui est de demeurer sur le cep. Et Il insiste sur cela : Qu’arrive-t-il lorsque les sarments ne restent pas attachés au cep ? Le cultivateur les coupe et ils finissent dans le feu. Cela aussi fait allusion à un processus bien connu appliqué à une vigne qui ne porte pas de fruit.
C’est là la question cruciale : la vigne porte-t-elle du fruit ou pas ? Si elle porte du fruit, elle est en bonne santé : elle peut porter davantage de fruit. Le cultivateur fait tout ce qu’il faut pour cela. Mais il est vrai aussi que chacun doit contribuer personnellement à produire « beaucoup » de fruit. Dieu le Père trouve une grande joie dans les croyants qui montrent clairement qu’ils sont des disciples de Jésus, parce que leur vie reflète les caractères de leur Maître. Et cela est à son honneur.
Malheureusement, il y a aussi des sarments extérieurement attachés au cep, mais qui ne portent pas de fruit. Cela fait allusion aux personnes qui professent être des disciples dans un sens seulement formel, mais qui, par ailleurs, ne montrent aucune ressemblance avec Christ. Ils connaîtront un jour le jugement éternel : l’étang de feu.
4. Demeurer dans l’amour du Seigneur
« Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés ; demeurez dans mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit complète » Jean 15. 9 à 11.
Dans l’évangile selon Jean, le Seigneur parle plusieurs fois de l’amour. Si l’on rassemble ces déclarations en quatre points, on obtient un quadrilatère d’amour :
– Le Père aime le Fils et le Fils aime le Père (3. 35 ; 14. 31) ;
– Le Père aime les croyants comme Il aime le Fils (17. 23) ;
– Le Seigneur aime les siens comme le Père l’aime, Lui (15. 9) ;
– Les croyants doivent s’aimer les uns les autres, comme le Seigneur les aime (13. 34).
L’amour du Père pour son Fils est un amour éternel que les croyants ne pourront jamais comprendre pleinement, mais qu’ils admireront toujours. Et c’est de cet amour qu’ils sont aimés eux-mêmes !
En tant que croyants, sommes-nous toujours conscients de cet amour ? Si nous marchons dans notre propre chemin et n’obéissons pas aux commandements du Seigneur, nous ressemblons à des enfants qui n’apprécient pas l’amour de leurs parents parce qu’ils ont mauvaise conscience.
L’amour du Seigneur est comme le soleil – il brille toujours. Il ne vient pas à l’existence parce que nous gardons ses commandements. Mais nous devons obéir à ses commandements : ce n’est qu’ainsi que nous nous ouvrons aux rayons de son amour.
Le Seigneur Lui-même est le meilleur exemple pour nous : Il a toujours vécu en complète harmonie avec son Père. Ainsi, Il demeurait dans son amour et il en résultait une joie profonde – qu’Il veut que nous connaissions, nous aussi, du fond de nos cœurs.
5. Les amis de Jésus
« Voici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Personne n’a un amour plus grand que celui-ci : que quelqu’un laisse sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites tout ce que moi je vous commande. Je ne vous appelle plus esclaves, car l’esclave ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père » Jean 15. 12 à 15.
Qui prétendrait mettre en pratique le commandement de Jésus de s’aimer les uns les autres comme Il nous a aimés ? Cela est-il même possible ? – Si les enfants de Dieu n’en étaient pas capables, le Seigneur ne leur aurait pas donné ce commandement. Ceux qui sont passés par la nouvelle naissance et sont venus à la repentance et à la foi, possèdent la vie éternelle. La puissance de cette vie divine les rend capables d’aimer les autres croyants, malgré leurs particularités et leurs différences. Nos défaillances à mettre en œuvre ce commandement ne devraient jamais nous conduire, en aucune manière, à en affaiblir la force.
L’amour ne se limite pas à avoir des pensées positives à l’égard de l’autre ; il fait tous ses efforts pour contribuer en toutes choses au bien-être de son prochain. Cela commence par le sentiment d’y être véritablement sensible, et va jusqu’à être disposé à donner ou laisser sa vie pour les autres croyants (voir 1 Jean 3. 16).
Jésus nomme les croyants ses amis – quelle immense bénédiction ! Cela signifie qu’Il partage avec eux ses pensées et ses intentions. En contraste, les serviteurs ou les esclaves ne peuvent s’attendre qu’à recevoir des directives pour leur tâche.
Nous parlons de nos projets avec nos amis. Nous savons qu’ils s’y intéressent, même si nos projets ne les concernent pas directement. Dieu avait ce genre d’intimité avec Abraham, qui est aussi appelé « ami de Dieu » : « Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire ? » (Gen. 18. 17).
Oui, les croyants sont les « meilleurs amis » de Jésus ! Il leur permet de partager la relation qu’Il a avec son Père !
6. Le comportement des amis de Jésus – La prière
« Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure ; pour que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. Ce que je vous commande c’est de vous aimer les uns les autres » Jean 15. 16 et 17.
Le Seigneur pouvait appeler ses disciples « amis », car Il les avait initiés aux communications confidentielles du Père. Ils étaient ainsi dans une relation particulièrement intime avec Lui. Et cependant, Il était toujours leur Seigneur et leur Maître. Ils étaient des amis, mais c’est Lui qui les avait choisis, et non pas eux qui L’avaient choisi. C’est différent d’une amitié humaine, qui résulte d’un choix réciproque.
Jésus avait déjà parlé deux fois du fait qu’Il avait choisi ses disciples (6. 70 ; 13. 18). Le verset 16 parle principalement des relations que des amis ont entre eux, et du but pour lequel ils avaient été choisis. Ils étaient destinés à porter un fruit qui demeure. Pendant que le Seigneur est au ciel, les disciples, dans ce monde, devaient refléter ses caractères dans leur vie pratique. Et c’est exactement ce qui s’est passé. Le Nouveau Testament mentionne à plusieurs reprises le fait que les disciples et les apôtres du Seigneur ont montré un bon exemple dans leur comportement.
Le Seigneur en vient ensuite au sujet de la prière (v. 17). On pourrait penser qu’ici les disciples reçoivent un chèque en blanc : « Tout ce que vous demanderez… » – c’est vraiment très large ! Mais les prières qui reçoivent des réponses sont celles qui sont faites « en mon nom », non pas celles qui concernent des désirs personnels.
Une fois encore, le Seigneur répète son commandement, que les disciples doivent s’aimer les uns les autres. Il prévoit combien ce commandement serait nécessaire dans l’avenir. Ne devons-nous pas, nous chrétiens, reconnaître que nous n’y avons pas prêté assez d’attention ?
7. Joie dans l’Esprit et haine de la part du monde pour les disciples de Jésus
« Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui serait à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et qu’au contraire moi je vous ai choisis en vous tirant hors du monde, à cause de cela, le monde vous hait. Souvenez- vous de la Parole que moi je vous ai dites : l’esclave n’est pas plus grand que son maître » Jean 15. 18 à 20.
Jésus a promis à ses disciples des choses merveilleuses pour le temps où Il ne serait plus avec eux. Pour eux, dans un sens, le fait que Jésus ne soit plus avec eux sur la terre ne serait pas une perte, car le Saint Esprit allait venir. Il habite désormais dans les croyants, qui sont par conséquent extrêmement bénis. Le Saint Esprit unit les croyants au Seigneur glorifié dans le ciel et leur donne une plénitude de joie – comme celle du Seigneur lorsqu’Il vivait sur la terre en communion avec son Père céleste.
Mais il n’y aurait pas que de la joie pour les disciples ; ils connaîtraient aussi la haine du monde. Le Seigneur prépare ses disciples à cela, et Il leur dit qu’il n’en était pas autrement pour Lui. Quoique Dieu ait été avec Lui, qu’Il ait toujours agi dans l’amour et qu’Il soit allé de lieu en lieu en faisant du bien (voir Act. 10. 38 et 39), Il était néanmoins l’objet de la haine des hommes.
En une certaine occasion, le Seigneur a répondu à ses accusateurs : « Le monde… me hait, parce que moi je témoigne à son sujet que ses œuvres sont mauvaises » (Jean 7. 7). Il était la lumière du monde (Jean 8. 12), et Il manifestait tout.
Ce n’est pas la mauvaise conduite des croyants qui cause une réelle inimitié de la part du monde, mais leur ressemblance avec Jésus, leur Seigneur. Les disciples de Jésus sont des étrangers dans ce monde, ils n’en font pas partie. Et cela suscite la haine du monde. Mais le Seigneur désire qu’ils sachent que le monde ne les hait pas plus qu’ils ne l’ont haï, Lui. N’était-ce pas une consolation pour eux ?
8. Garder la Parole du Seigneur
« S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. Mais ils vous feront tout cela à cause de mon nom, parce qu’ils ne connaissent pas celui qui m’a envoyé. Si je n’étais pas venu et ne leur avais pas parlé, ils n’auraient pas eu de péché ; mais maintenant ils n’ont pas d’excuse pour leur péché » Jean 15. 20 à 22.
Jésus vient juste de dire : « Si le monde vous hait… ». Maintenant, Il précise : « S’ils m’ont persécuté… ». Nombreux sont les chrétiens qui ont expérimenté, non seulement la haine, sous forme d’hostilité et de moqueries, mais aussi la violence, jusqu’au martyre ! Le fait que nous en fassions si peu l’expérience dans nos pays peut avoir plusieurs raisons. L’une d’entre elle n’est-elle pas que les chrétiens se sont souvent conformés au monde et à ses principes, et ont manqué de sérieux en tant que disciples ?
« S’ils ont gardé ma parole… ». Le Seigneur enchaîne sur ce qui devait être quelque chose de positif. Quelqu’un a-t-il gardé sa parole ? Quoique la plupart des Juifs aient conduit leur Messie à la croix, il y en avait néanmoins quelques-uns, peu nombreux, qui avaient cru, comme Nicodème, des Samaritains et l’aveugle-né. Les disciples feraient des expériences semblables. Jésus prévoyait que le monde, dans son ensemble, rejetterait sa parole, mais Il parle cependant de ceux qui croiraient en Lui par la parole des disciples (17. 20).
Le verset 22 parle du péché de ceux qui le rejetteraient. Le Seigneur aurait pu démontrer tous leurs péchés en citant les dix commandements. Mais ici, Il ne fait pas mention de la Loi. Lui-même, le Fils de Dieu, est devenu Homme et leur a parlé en grâce comme personne d’autre – et pourtant ils ont rejeté sa parole. Ce péché a rendu tous les autres péchés petits en comparaison. Quiconque rejette le Fils de Dieu ne peut plus attendre que le jugement.
9. La haine des hommes en réponse à l’amour de Jésus
« Celui qui me hait, hait aussi mon Père. Si je n’avais pas fait parmi eux les œuvres qu’aucun autre n’a faites, ils n’auraient pas eu de péché ; en fait, ils ont à la fois vu et haï aussi bien moi que mon Père. Mais c’est afin que soit accomplie la Parole qui est dans leur Loi : Ils m’ont haï sans cause » Jean 15. 23 à 25.
Au cours des siècles, Dieu a accompli des miracles à plusieurs reprises parmi le peuple d’Israël. Pensez aux miracles que Moïse a faits devant le Pharaon, en Égypte. Ou le miracle de la mer Rouge, qui s’est ouverte afin que tout le peuple d’Israël traverse à pied sec. Ou les miracles qui ont eu lieu par le moyen des prophètes Élie et Élisée. Aucun de ces miracles n’a été contesté par les Juifs du temps de Jésus – alors qu’aujourd’hui beaucoup de gens remettent en question le fait même que des miracles puissent se produire.
D’autre part, Jésus accomplissait publiquement des miracles que personne n’avait faits auparavant : « Jamais on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle de naissance » (9. 32), a pu témoigner devant les Pharisiens l’homme qui était né aveugle.
Dieu Lui-même était venu sur la terre dans la Personne de Jésus. Ainsi, la prophétie d’Ésaïe fut accomplie : « Voici votre Dieu… Lui-même viendra… Alors les yeux des aveugles seront ouverts » (És. 35. 4 et 5). Les miracles de Jésus confirmaient sans doute possible qu’Il était le Messie promis et le Fils de Dieu. Quiconque avait été témoin des miracles de Jésus devenait coupable s’il ne croyait pas en Lui.
De quelle haine et quelle hostilité l’homme de Nazareth n’a-t-Il pas été l’objet – Lui qui n’avait montré que de l’amour ! Il n’y avait aucune raison de le haïr. Au contraire, Il est digne de recevoir « la puissance, et richesse, et sagesse, et force, et honneur, et gloire, et bénédiction » (Apoc. 5. 12).
10. Le témoignage du Saint Esprit à Christ
« Quand sera venu le Consolateur que je vous envoie d’auprès du Père, l’Esprit de vérité, qui procède du Père, celui-là rendra témoignage de moi. Et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que depuis le commencement vous êtes avec moi » Jean 15. 26 et 27.
Les chefs d’Israël de ce temps-là auraient volontiers fermé la bouche au Seigneur Jésus ! Quand ils ont réalisé qu’ils ne pourraient pas réfuter ses paroles ou ses miracles, ils ont craint son influence et L’ont conduit à la croix. « Fais mourir celui-ci » ! Ils ne voulaient plus jamais voir ni entendre ce Jésus (Luc 23. 10).
Cinquante jours exactement après sa mort, le message concernant Jésus de Nazareth a commencé à se répandre sur la terre. Comment cela est-il possible ? Nous trouvons la réponse ici : le Saint Esprit est venu sur la terre et a rempli les disciples de puissance : « Vous serez mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée, la Samarie, et jusqu’au bout de la terre » (Act. 1. 18).
Le Seigneur a veillé à ce que ses disciples, qui l’avaient accompagné depuis le commencement, n’aient pas à souffrir immédiatement le martyre. Il leur fut donné du temps et l’occasion de rapporter ce qu’ils avaient vécu et appris avec Jésus, et de rendre témoignage à sa résurrection. Tout cela a été consigné dans les quatre évangiles, inspirés par le Saint Esprit.
De plus, le Saint Esprit devait aussi rendre témoignage de la gloire céleste de Christ. Ce qu’aucun œil humain n’a vu, le Saint Esprit l’a communiqué aux apôtres. En fait, Il était envoyé sur la terre par le Christ glorifié (voir Jean 7. 39). Le témoignage du Saint Esprit est aussi authentique et aussi permanent que celui des disciples. Les quatre évangiles, les épîtres du Nouveau Testament, et le livre de l’Apocalypse, font partie de la Parole impérissable de Dieu. Et le sujet principal de toutes les Écritures, c’est le Seigneur Jésus Christ.
« Alors Jésus vient de Galilée au Jourdain, auprès de Jean, pour être baptisé par lui » Matthieu 3. 13.
Jean le baptiseur est le précurseur du Messie, Lui, le Rédempteur et Souverain d’Israël. Sa venue est annoncée à plusieurs reprises dans l’Ancien Testament, et tout attire l’attention sur le fait que le Messie va bientôt apparaître. Non seulement Jean, mais aussi tout le peuple, se trouve dans l’attente (voir par exemple Luc 2. 25 à 38 ; 3. 15).
De quelle manière pensez-vous que le Messie devait venir ? Comment Le reconnaîtraient-ils ?
Nous sommes impressionnés par le fait que, comme Jésus Christ n’est pas venu au monde dans un palais, de même, lorsqu’Il commence son ministère public, il n’y a aucun signe de faste extérieur.
Au Jourdain, Jean baptise tous ceux qui répondent à son appel à la repentance, afin qu’ils entrent dans une nouvelle relation avec Dieu et attendent le Messie. Et tout à coup, le Fils de Dieu Lui-même vient vers le fleuve. Extérieurement, on ne peut pas le distinguer des autres. Il ne se met pas au même niveau que Jean ; Il ne proclame pas : Je suis Celui que vous attendez ! Non, Jésus s’identifie avec ceux qui confessent leurs péchés et sont baptisés par Jean (Mat. 3. 6).
Jésus veut-Il être baptisé par Jean ? Jean ne peut pas accepter cela, car Jésus n’a aucun péché à confesser. Mais le Seigneur lui répond : « Laisse faire, maintenant, car ainsi il nous est convenable d’accomplir toute justice » (v. 15).
Nous ne sommes pas habitués à voir de telles attitudes de la part des souverains des temps anciens. Ici, ne se manifeste aucune suffisance de soi, mais une vraie humilité. Ici, il n’y a aucun acte arbitraire, mais la volonté de Dieu. Et il n’y a ici aucun déploiement de splendeur qui mettrait le prince à part des autres, mais une vraie communion entre le Fils de Dieu et tous ceux qui craignent Dieu.
L’approbation du Père
« Après avoir été baptisé, Jésus remonta aussitôt de l’eau. Et voici, les cieux lui furent ouverts, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici une voix qui venait des cieux : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » Matthieu 3. 16 et 17.
Jésus, le Rédempteur promis et le Souverain de son peuple, est venu au Jourdain vers Jean le baptiseur. Extérieurement, le Fils de Dieu ne peut être distingué de tous ceux qui sont baptisés au Jourdain. Jean le Baptiseur, lui non plus, ne le reconnaît pas jusqu’à ce qu’Il demande à être baptisé par lui ; au début, il refuse même de baptiser le Messie. Mais Jésus lui explique que cela est nécessaire, car cela répond à la juste volonté de Dieu (v. 15).
Ainsi Christ, discrètement et humblement, se joint à ceux qui confessent leurs péchés et entrent dans une nouvelle relation avec Dieu.
Et cependant, le Fils de Dieu n’est pas au même niveau que le peuple pécheur. Il faut qu’il n’y ait aucun doute sur ce fait ! Les cieux s’ouvrent sur Lui et Dieu confirme qui est Jésus pour Lui, empêchant toute méprise possible. Non, il n’y a aucun péché en Jésus, aucune tache ; Il est le seul qui n’ait aucun péché à confesser à son baptême ; Il est le Fils bien-aimé en qui le Père qui est dans les cieux trouve son plaisir et qu’Il approuve en toutes choses.
Dieu Lui rend témoignage, et le Saint Esprit vient sur Lui afin que tous le voient. À présent, Jésus va commencer son service public. En même temps, le fait qu’il est vraiment le Messie promis est confirmé (voir És. 11. 2). C’est ainsi qu’Il est allé, « faisant du bien et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance, car Dieu était avec lui » (Act. 10. 38).