LE SEIGNEUR PREND SOIN DE VOUS ET DE MOI

« Il restaure mon âme ; il me conduit dans des sentiers de justice à cause de son nom » Psaume 23. 3.

Ce verset du Psaume 23 décrit comment le Seigneur Jésus prend soin du bien-être spirituel de tout croyant.

Quand je suis découragé à cause d’une difficulté qui apparaît dans ma vie, le Seigneur restaure mon âme. Par un verset de la Bible, Il me pousse à continuer à le suivre et à persévérer avec Lui au milieu de mes problèmes. Il dirige mes pensées vers le but glorieux et me rappelle sa promesse, « Je viens bientôt ».

Peut-être emploie-t-Il aussi des moments de communion avec d’autres croyants pour raviver ma foi. L’apôtre Paul exprime cela en Romains 1. 12 : il désirait rencontrer les croyants de Rome, « pour que nous soyons ensemble encouragés au milieu de vous, vous et moi, chacun par la foi qui est dans l’autre ».

Si je me suis engagé dans un mauvais chemin, ou si j’ai même péché, le Seigneur Jésus restaure mon âme. Par la Parole de Dieu, Il me montre où j’ai échoué et me conduit à le confesser devant Dieu – et, si nécessaire, devant les hommes. Ainsi ma relation avec Christ peut être restaurée.

Il est aussi réconfortant de savoir qu’Il ne m’abandonne pas malgré mes fautes. Même si j’ai pris un mauvais chemin, Il veut me ramener dans des sentiers de justice après m’avoir restauré. Il s’est engagé à me conduire au but qu’Il a en vue pour moi.

Quel Seigneur fidèle et miséricordieux nous avons !

D’après « The Good Seed » – septembre 2024

LE SEIGNEUR JÉSUS EST CAPABLE…

« De là vient aussi qu’il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui : il est toujours vivant afin d’intercéder pour eux » Héb. 7. 25.

Pendant notre marche de foi sur la terre, le Seigneur Jésus agit en notre faveur dans le ciel comme souverain sacrificateur. Quand des problèmes surgissent et nous accablent, Il est capable de nous venir en aide. Quand de grandes épreuves s’élèvent, qui menacent de nous submerger, Il peut se tenir près de nous. Il n’y a aucune situation dans laquelle nous ne puissions pas compter sur son soutien et son réconfort.

Comme miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur, Il peut nous aider lorsque nous sommes tentés (Héb. 2. 17 et 18). Dans certaines situations de notre vie, aucun être humain ne peut nous aider. Par exemple, un étudiant doit passer ses examens tout seul. Ou bien, on peut avoir des problèmes de santé devant lesquels les médecins sont impuissants. Mais le Seigneur Jésus, dans le ciel, peut toujours nous venir en aide. Parfois, cependant, il faut un peu de temps pour que nous soyons prêts à accepter son aide et à nous reposer entièrement sur Lui.

En Hébreux 4. 15, nous lisons que notre souverain sacrificateur dans le ciel est capable de compatir à nos faiblesses. Parce que Jésus Christ a vécu comme un homme sur la terre, Il nous comprend lorsque nous sommes fatigués ou que nous avons faim. Il sait ce que cela signifie d’être seul ou de souffrir. Quand personne ne comprend nos besoins, quand aucun être humain ne peut nous consoler, le Seigneur, Lui, peut avoir de la véritable compassion. Ouvrons-Lui notre cœur et disons-Lui ce qui nous trouble ! Il ne méprise pas notre faiblesse, mais Il peut sympathiser avec nous dans notre douleur.

D’après « The Good Seed » juin 2024

PENSÉES SUR JEAN 17

1. Une prière unique

« Après avoir dit cela, Jésus leva les yeux vers le ciel et dit : Père, l’heure est venue ; glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, comme tu lui as donné autorité sur toute chair, afin que, [quant à] tout ce que tu lui as donné, il leur donne la vie éternelle » Jean 17. 1 et 2.

Il n’y a guère de chapitre dans la Bible qui soit plus riche et plus profond que le chapitre 17 de l’évangile selon Jean. Jésus, le Fils de Dieu, est sur le point de quitter ce monde et de retourner vers son Père dans le ciel. Il a préparé ses disciples à son départ, avec soin et amour. Mais maintenant, Il ne parle plus à ses disciples : ici, le Fils de Dieu parle à son Père céleste.

Cette prière est unique. Elle a pour objet les disciples et tous ceux qui croiraient en Jésus. Ils sont « dans le monde » qui rejette Christ, et ils sont, en conséquence, en danger. Mais, en même temps, ils sont déjà en possession de choses éternelles. La vie éternelle, une relation avec Dieu comme leur Père, l’union avec Christ dans la gloire et un avenir assuré avec Lui – tout cela surpasse largement le fait qu’ils soient « dans le monde », et constitue déjà le bonheur des enfants de Dieu aujourd’hui.

La mort sacrificielle et la résurrection sont encore à venir pour Jésus ; les chapitres 18 à 20 nous en parlent. Mais Il considère toutes choses comme étant déjà advenues. Aussi, Il demande au Père qu’Il le glorifie et le couronne de gloire et d’honneur. En cela, le Fils de Dieu a, comme toujours, un seul but : Il veut glorifier le Père, et cela, depuis le ciel.

Jésus est Dieu et Homme en une Personne. Son « autorité sur toute chair » était déjà évidente à cette époque, lorsqu’Il ressuscitait des personnes d’entre les morts. Dans l’avenir, cette autorité apparaîtra dans le jugement de l’humanité. Aujourd’hui, elle se manifeste dans le fait qu’Il donne la vie éternelle à quiconque croit en Lui.

2. La vie éternelle – Christ Homme glorifié

« Et la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût » Jean 17. 3 à 5.

La première demande de cette prière remarquable que Jésus, le Fils de Dieu, adresse au Père, c’est : « Glorifie ton Fils ». C’est dans le plein désir que Dieu soit honoré. Et Il est honoré en ce que Jésus Christ donne la vie éternelle à tous ceux qui croient en Lui.

Qu’est-ce que la vie éternelle ? C’est la vie qui vient de Dieu, que les croyants reçoivent par la nouvelle naissance et qui les rend capables de connaître Dieu le Père et son Fils Jésus Christ, et de jouir de la communion avec le Père et le Fils. Les croyants de l’Ancien Testament avaient la vie de Dieu, mais pas dans ce caractère profond, parce que, en ce temps-là, Christ, la vie éternelle, n’avait pas encore été révélé. Aujourd’hui, les croyants la possèdent dans le Fils de Dieu ; Il est Lui-même leur vie (1 Jean 1. 2 ; 5. 11). Quelle bénédiction céleste !

Plusieurs se font des idées au sujet de Dieu, et en déduisent de fausses conclusions. Depuis la venue de Jésus, personne n’a à accepter une fausse image de Dieu. Jésus est venu de Dieu et a donné une pleine connaissance de Dieu ; Il a aussi accompli l’œuvre expiatoire de la croix.

C’est sur cette base que le Seigneur Jésus demande maintenant au Père de le glorifier. Une telle requête serait présomptueuse de notre part, de demander la gloire avec Dieu Lui-même. Personne d’autre que le Fils unique ne pouvait demander cela. Il allait bientôt retourner, comme Homme, là où Il avait toujours été avant son incarnation. Et c’est là qu’Il se trouve maintenant – glorifié de sa gloire éternelle.

3. Les avantages des disciples

« J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde ; ils étaient à toi, et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta Parole. Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m’as donné vient de toi ; car les paroles que tu m’as données, je les leur ai données, et ils les ont reçues ; ils ont vraiment connu que je suis sorti d’auprès de toi, et ils ont cru que c’est toi qui m’as envoyé » Jean 17. 6 à 8.

La première et très spéciale demande du Seigneur Jésus, dans sa prière, c’est que le Père soit glorifié (v. 1 à 5). Avant d’exprimer une nouvelle demande en rapport avec ses disciples, Il les décrit en des termes qui touchent le cœur.

Les disciples n’appartiennent plus à ce monde, tout comme Christ n’avait jamais appartenu à ce monde. Est-ce un désavantage pour eux ? Non, bien au contraire – ils connaissent le nom du Père. Un nom, dans la Bible, représente tout ce qu’est la personne. Ainsi, par la vie et les œuvres de Jésus, les disciples ont pu connaître le Père (14. 9).

De plus, le Seigneur dit que les disciples appartenaient au Père. Ils avaient toujours fait partie du plan que le Père avait conçu dans l’éternité passée.

« Ils ont gardé ta Parole » – quelle grâce dans cette déclaration ! Pensons seulement à la lenteur d’esprit des disciples, à leur paresse et leur manque de réaction quand le Seigneur leur parlait. Néanmoins, ils avaient pleinement cru et reconnu que tout ce que leur Seigneur faisait et disait venait de Dieu le Père.

Les disciples avaient à apprendre en particulier une chose : c’est que Jésus n’était pas seulement le Messie promis, mais qu’Il était aussi le Fils éternel qui était venu du Père – une preuve de son propre amour. De plus, le fait que le Père ait envoyé le Fils prouvait l’amour du Père pour ses enfants, ceux qui croient.

4. Les disciples appartiennent au Père et au Fils

« Moi, je fais des demandes pour eux ; je ne fais pas de demandes pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi (et tout ce qui est à moi est à toi ; et ce qui est à toi est à moi), et je suis glorifié en eux. Je ne suis plus dans le monde, et eux sont dans le monde ; moi je viens à toi » Jean 17. 9 à 11.

Dans ces versets, nous apprenons pourquoi le Seigneur prie pour ses disciples. Il avait été Lui-même avec eux pendant plus de trois ans et, dans son amour, avait pris soin d’eux. Mais maintenant un changement très important allait se produire : le Seigneur Jésus était sur le point de s’en aller au Père et ne serait plus physiquement avec eux dans ce monde. Une chose demeurerait cependant sans changement : le cœur du Seigneur est avec les siens. Il les aime « jusqu’à la fin » (13. 1).

Le Seigneur mentionne explicitement le fait que maintenant Il fait des demandes pour les disciples – et non pas pour le monde. Le temps viendra où Il demandera, comme Roi des rois, au sujet du monde entier. Alors le Père Lui dira : « Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage et, pour ta possession, les bouts de la terre » (Ps. 2. 8). Mais actuellement, Il ne s’occupe pas de son héritage futur dans le royaume millénial. Son cœur est avec ses cohéritiers, parce qu’ils vivent encore dans un monde hostile à Christ.

Dieu a confié les disciples à son Fils. Cependant, le Fils peut dire : « Ils sont à toi ». Ainsi, ils n’ont pas cessé d’appartenir au Père. N’est-ce pas la plus grande sécurité pour tous les croyants, que d’appartenir à la fois au Père et au Fils ?

Ce qui appartient à Dieu le Père appartient aussi à Dieu le Fils, et vice-versa. Nous-mêmes pourrions dire à Dieu « Tout ce qui est à moi est à Toi », mais jamais « Tout ce qui est à Toi est à moi ». Mais Jésus pouvait s’exprimer ainsi parce qu’Il est le Fils éternel de Dieu, un avec le Père. À nouveau il s’agit des disciples : Jésus est glorifié en eux, ainsi Il est vu en eux. C’est ce qui les rend si précieux pour le Père.

5. Unité des disciples et joie accomplie

« Père saint, garde-les en ton nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous. Quand j’étais avec eux, moi, je les gardais en ton nom ; j’ai veillé sur ceux que tu m’as donnés, et aucun d’eux n’a été perdu, excepté le fils de perdition, afin que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant je viens à toi et je dis cela dans le monde, afin qu’ils aient ma joie accomplie en eux-mêmes » Jean 17. 11 à 13.

Jésus allait retourner au Père, dans le ciel. Ses disciples resteraient dans un monde rempli de dangers. D’où la requête du Seigneur à son Père : « Garde en ton nom ceux que tu m’as donnés ».

Cette requête est pleinement justifiée, car Christ veut être glorifié dans les siens ! C’est pourquoi il est nécessaire que les disciples vivent d’une manière conforme au nom du « Père saint ». Le péché – sous toutes ses formes – ne convient pas à ceux qui appellent Dieu leur Père par Jésus Christ.

Le Seigneur demande que les siens soient gardés ; quel est le but de cette demande ? Les disciples devaient être « un » – comme le Père et le Fils. Cette unité s’exprime par de mêmes sentiments, de mêmes pensées et de mêmes intentions. Quand le Saint Esprit est venu sur la terre, à la Pentecôte, il a été répondu à cette demande. Les douze disciples, qui avaient parfois été jaloux les uns des autres, ont alors rendu un témoignage semblable dans leurs paroles et leurs œuvres.

Il est difficile d’imaginer que, avant la mort de Jésus, il y avait parmi les douze, un disciple que le Seigneur appelle « le fils de perdition ». C’était Judas Iscariote – un faux disciple au milieu des vrais. Sa proximité avec Jésus, purement extérieure, ne pouvait pas le changer ni le sauver.

La prière du Seigneur a encore maintenant un but : ses disciples doivent vivre dans sa propre joie. Plus les croyants prendront conscience de l’amour de leur Père céleste, plus leur joie sera grande.

6. Les disciples, comme Jésus, ne sont pas du monde

« Moi, je leur ai donné ta Parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne fais pas la demande que tu les ôtes du monde, mais que tu les gardes du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde » Jean 17. 14 à 16.

Les soins de Jésus pour ses disciples étaient uniques. Pendant les trois ans et demi environ qu’ils ont passés ensemble, Il les a gardés et protégés. Il a pris particulièrement soin de leurs cœurs. Il leur a aussi donné « sa parole » – la parole venant du Père et au sujet du Père. Ainsi, les disciples étaient en mesure de connaître le Père Lui-même, ainsi que ses pensées et ses intentions concernant son Fils et ses enfants.

Sommes-nous surpris que le monde haïsse les disciples de Jésus ? Mais c’est qu’ils sont intimement liés à leur Seigneur. Il était haï du monde parce qu’Il n’était pas du monde. Il n’y avait rien de commun entre Lui et le monde. Il n’était qu’un étranger ici-bas ; ses motivations et sa manière de vivre étaient totalement étrangers pour le monde.

Les disciples sont dans la même position que leur Maître ! Ils connaissent Dieu comme leur Père, ils ont reçu et connaissent sa Parole et ils peuvent compter sur ses soins paternels. Même la joie de Jésus est leur joie. Mais ils sont aussi, comme leur Maître, rejetés et méprisés parce que, eux non plus ne sont pas du monde.

Si les disciples de Jésus sont étrangers dans ce monde, pourquoi est-ce que le Père céleste ne les prend pas immédiatement à Lui-même ? Le temps viendra, sans aucun doute, où les croyants seront enlevés au ciel. Mais, en attendant, ils ont un service : ils sont des « messagers » pour Christ. Qu’il est important, par conséquent, que les croyants soient gardés du mal, afin qu’ils rendent un témoignage crédible. Ils sont ainsi préservés par le Père Lui-même, car personne d’autre ne serait capable de faire cela.

7. Les disciples sanctifiés pour Dieu et envoyés dans le monde

« Sanctifie-les par la vérité : ta Parole est la vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde. Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité » Jean 17. 17 à 19.

Le Fils de Dieu, en tant qu’homme sur la terre, prie son Père. Ses demandes concernent surtout la vie de ses disciples, qu’Il allait laisser dans ce monde. Ils devaient être préservés du mal. Plus que cela, le Père céleste allait les sanctifier par la vérité. Les disciples devaient être complètement consacrés à Dieu et vivre leur vie de cette manière. La parole du Père ne les avait pas seulement mis à part d’un monde qui rejetait le Fils de Dieu, mais aussi des anciennes coutumes et traditions juives qui annonçaient la venue du Fils.

Avant que le Fils ne vienne sur la terre, Dieu avait déjà communiqué des vérités aux hommes, mais pas la vérité. « Car la Loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » (Jean 1. 17). Par Christ et la révélation qu’Il avait faite du Père, qui est Dieu est devenu clair et aussi ce que sont l’homme, le diable et le péché ; en un mot, ce que toutes choses sont réellement. C’est ainsi que la vérité peut nous délivrer des illusions de ce monde. Aujourd’hui, nous possédons la vérité dans la Bible, la parole de Dieu complète.

Les disciples allaient devoir vivre comme séparés pour Dieu afin d’être capables de remplir leur nouvelle tâche – car de la même manière que le Fils de Dieu avait été envoyé dans le monde et avait révélé le Père, ainsi maintenant les disciples seraient envoyés dans le monde pour faire connaître leur Seigneur et Maître.

Quelque chose d’autre était nécessaire pour leur sanctification : le Seigneur Jésus devait se « sanctifier » Lui-même. Cela signifie qu’Il devait entrer dans la gloire du ciel, afin que le cœur des disciples ne soit pas perdu dans ce monde, mais qu’il soit avec leur « trésor » dans le ciel (Luc 12. 34) – avec Christ.

8. Les disciples unis en un dans le Père et le Fils

« Ce n’est pas seulement pour eux que je fais des demandes, mais aussi pour ceux qui croient en moi par leur parole ; afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi ; afin qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que c’est toi qui m’as envoyé » Jean 17. 20 et 21.

Quand le Seigneur priait pour les siens, Il n’avait pas seulement en vue le petit groupe de ses disciples. Son cœur embrassait tous ceux qui viendraient à croire en Lui. La plupart d’entre eux ne vinrent pas à la foi par le ministère oral des apôtres, parce que ceux-ci n’ont vécu que quelques années sur la terre.

Mais la parole des apôtres, sous la forme inspirée des écrits du Nouveau Testament, est restée avec nous et demeure. C’était le fondement qui faisait autorité pour toute proclamation de l’évangile dès le commencement – et le fait aujourd’hui encore.

Dans le cadre du vaste cercle des croyants, le Seigneur fait, pour la deuxième fois, la demande qu’ils soient un. En comparant cela avec la première requête, on note une différence : là, l’unité était limitée aux apôtres, et la demande était « qu’ils soient un comme nous » (v. 11) – un en pensée et en action. Ici, par contre, Il demande « qu’eux aussi soient un en nous ». Cela signifie certainement une unité constituée par les croyants ayant un intérêt commun dans le Père et le Fils parce qu’ils possèdent la vie éternelle.

Quel témoignage pour un monde incrédule, que des gens ayant une culture et une religion d’origines diverses, qui différaient aussi sur le plan social et intellectuel, puissent être un ! Parmi les premiers chrétiens, cette unité était visible extérieurement : « La multitude de ceux qui avaient cru était un cœur et une âme » (Act. 4. 32).

9. Christ glorifié dans les siens au ciel – les croyants aimés du Père

« Et la gloire que tu m’as donnée, moi, je la leur ai donnée, afin qu’ils soient un, comme nous, nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient accomplis en un, et que le monde sache que c’est toi qui m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé » Jean 17. 22 et 23.

Dans la première partie de sa prière, le Seigneur a prié afin que le Père soit glorifié. Dans la deuxième partie, Il pense aux siens et Il demande au Père de les garder pendant son absence – afin qu’Il puisse être vu dans leur vie. Dans la dernière partie de la prière, Jésus porte sa pensée jusqu’à la gloire à venir : sa volonté, c’est que les siens reçoivent et voient sa gloire.

Quelle chose incompréhensible : la gloire que Christ a reçue comme Homme de la part du Père quand Il est remonté au ciel, est maintenant donnée aussi aux croyants ! Qu’ont-ils fait pour la mériter ?

Le Seigneur parle ici comme s’Il possédait déjà sa gloire. Dans les conseils de Dieu, la glorification des croyants est déjà irrévocablement établie (Rom. 8. 30). Comme le Père et le Fils, les croyants seront aussi un dans la gloire. C’est la perfection de l’unité, qui n’est pas atteinte ici-bas, sur la terre. Dans le ciel, cependant, Christ sera pleinement glorifié dans les siens. La source de la gloire, c’est le Père Lui-même. Il s’est pleinement révélé dans son Fils, Jésus Christ. Et cette gloire divine est alors révélée dans les croyants.

Un jour, Jésus Christ reviendra. Tous le verront. Alors le monde, avec le plus grand étonnement, connaîtra qui Il est : l’Envoyé du Père. De plus, l’amour du Père sera rendu visible en ceux qui l’accompagneront alors. Ils seront aimés du même amour dont le Père aime son Fils ! Connaissez-vous quelque chose de cet amour ?

10. La maison du Père de notre Seigneur Jésus Christ

« Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi afin qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée ; car tu m’as aimé avant la fondation du monde » Jean 17. 24.

Dans son esprit, le Seigneur Jésus est déjà dans le ciel, dans la maison de son Père. Les disciples, d’autre part, sont toujours dans ce monde. Mais le Seigneur Jésus ne veut pas être séparé d’eux pour toujours : Il veut revenir pour les prendre et les avoir avec Lui pour toujours – là où Il est. Le Seigneur avait déjà fait connaître à ses disciples le désir de son cœur, au commencement de ses paroles d’adieu (ch. 14. 3).

Ici, Il dit une fois de plus à son Père combien Il a à cœur d’avoir les siens avec Lui. Et comment les croyants réagissent-ils à cela ? « Amen ; viens, Seigneur Jésus ! » (Apoc. 22. 20).

Il ne peut pas y avoir de plus belle demeure que la maison du Père. Elle ne fait pas partie de cette création, mais elle est la demeure éternelle de Dieu. Il n’y a jamais eu là de trace de péché. Mais ce n’est pas seulement cela qui rend ce lieu si attirant pour les croyants. Celui même qui les a aimés et s’est donné Lui-même pour eux – Lui-même est là. Être « toujours avec le Seigneur » signifie la pleine suffisance et un bonheur parfait.

Les croyants contempleront la gloire du Fils de Dieu pendant l’éternité. Il ne s’agit pas de la gloire que personne ne connaît, si ce n’est le Père (Mat. 11. 27). Ni non plus de la gloire qu’Il partagera avec eux et que le monde verra à son apparition (v. 23 ; Col. 3. 4). C’est une gloire qui est intimement liée à l’amour éternel entre le Père et le Fils. Il la possédait dès avant la fondation du monde, et Il la possède maintenant comme Homme. Cette gloire est entièrement hors du monde et elle n’est que pour ceux qui ont leur demeure dans le ciel.

11. Connaître le nom et l’amour du Père

« Père, juste ! Et le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu ; et eux ont connu que toi tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux » Jean 17. 25 et 26.

Il n’y a jamais eu de témoin de toute chose ou de toute personne, aussi fidèle que Jésus Christ l’a été pour Dieu le Père. Mais le monde n’a pas reconnu le Père et n’a pas accepté le témoignage de Jésus, se rebellant toujours plus contre ce témoignage.

Dans ce contexte, le Fils de Dieu n’utilise pas l’expression « Père saint », comme au verset 11, où il s’agit de la protection des croyants, mais Il dit « Père juste ». Un jour, le monde reconnaîtra en pratique la justice de Dieu à cause de son péché.

Les disciples, d’autre part, avaient reconnu en Jésus le messager du Père ; ils l’avaient reçu et l’avaient suivi. C’est à eux que le Seigneur avait pu faire connaître le nom du Père. Au verset 6, Il avait parlé de révéler le nom du Père.

Chacun des caractères de Dieu le Père avait été rendu visible dans la vie de Jésus. Mais ce n’est pas seulement par sa vie qu’Il avait fait connaître qui était le Père, mais aussi par ses paroles. Et après son ascension, ces paroles seraient entendues par l’intermédiaire des apôtres.

Toute chose devait tendre à ce but, que l’amour du Père, qui était dans toute sa plénitude dans le Fils, soit aussi « en eux » – les disciples de Jésus. Christ avait la conscience de l’amour de son Père heure après heure tout au long de sa vie sur la terre ; cet amour gouvernait sa vie. Et la bénédiction de cet amour est également offerte à tous ceux qui Lui appartiennent.

Si l’amour du Père demeure en nous, nous serons alors capables de représenter Jésus Christ dans notre vie. Il doit être « vu en nous ».

D’après « The Good Seed » 2024-2025

TRADUCTION DE FEUILLETS (104)

« Ainsi sera ma parole qui sort de ma bouche : elle ne reviendra pas à moi sans effet, mais fera ce qui est mon plaisir » Ésaïe 55. 11.

CE QUE FAIT LA PAROLE DE DIEU

Un musulman vivant au Moyen-Orient avait prévu d’émigrer avec sa famille. Un ami lui a conseillé : Si tu te convertis de l’islam au christianisme, tu pourras quitter le pays plus facilement, et tu n’auras aucun problème pour obtenir l’asile dans ton nouveau lieu de résidence. Il a donc cherché une communauté chrétienne et a expliqué au prédicateur qu’il souhaitait se convertir à la foi chrétienne. Le pasteur lui donna un Nouveau Testament et lui dit : « Rentre chez toi, lis ce livre et reviens ».

Il n’avait jamais lu la Bible auparavant. Il commença alors par l’Évangile de Matthieu. Il apprécia ce que Jésus-Christ a dit dans les chapitres 5 à 7. Il continua à lire avec enthousiasme et apprit que Jésus avait été cloué sur la croix, qu’Il y était mort et qu’Il était ressuscité trois jours plus tard. L’homme a commencé à parler au Dieu dont il avait entendu parler dans la Bible. Il comprit par la foi que le Seigneur Jésus était mort pour ses péchés.

Avant cela, il n’était pas un bon mari. Mais maintenant, il avait envie de changer. Au bout d’une semaine, sa femme lui a demandé : « Qu’est-ce qui a changé chez toi ? » Il lui a répondu : Lis ce livre. C’est la Bible ! Au début, elle refusa avec mépris. Mais un soir, alors qu’il rentrait du travail, le Nouveau Testament se trouvait à un autre endroit. Elle l’avait vraiment lu ! Deux mois plus tard, sa femme a également accepté le Seigneur Jésus comme son Sauveur.

D’après Näher zu Dir février 2025

« Que rien ne se fasse par esprit de parti ou par vaine gloire ; mais que, dans l’humilité, l’un estime l’autre supérieur à lui-même » Philippiens 2. 3.

HUMBLE D’ESPRIT

Léonard Bernstein, le célèbre chef d’orchestre, a été un jour interrogé sur l’instrument le moins populaire de l’orchestre symphonique. Sans hésiter, il a répondu : Le second violon ! Il est peu probable que quelqu’un s’enthousiasme pour lui. Tout le monde veut jouer le rôle principal. Mais si nous n’avions pas le deuxième violon, il n’y aurait pas d’harmonie.

Cela peut être facilement appliqué à la coexistence dans le peuple de Dieu. Nous courons tous le risque de vouloir occuper une place significative dans le cercle des chrétiens. La vieille nature en nous veut dominer les autres et être remarquée par tout le monde. Si une telle attitude apparaît, des tensions et des désaccords surgissent.

Cela peut être évité si nous nous traitons les uns les autres avec humilité. Nous accordons alors plus de valeur aux autres qu’à nous-mêmes. La véritable humilité signifie aussi, être prêt à se contenter d’une place insignifiante dans le peuple de Dieu. Nous souhaitons que le Seigneur Jésus reçoive toute la gloire et que nos frères croyants prospèrent.

Jésus-Christ a toujours montré, dans sa vie, cette attitude humble et désintéressée. Qu’Il était différent de ses semblables ! C’est pourquoi Il pouvait dire de Lui-même : « Je ne cherche pas ma gloire » (Jean 8. 50). Il dit à ses disciples : « Je suis au milieu de vous comme celui qui sert » (Luc 22. 27).

Si nous imitons le Seigneur Jésus, qui était humble de cœur, il y aura plus d’harmonie entre les croyants.

D’après Näher zu Dir mars 2025

« Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu, et je raconterai ce qu’il a fait pour mon âme » Psaume 66. 16.

PARLER DU SAUVEUR

Malheureusement, il nous est plus facile de parler avec nos semblables de politique, d’économie ou de sport, que de leur témoigner ce que le Seigneur Jésus représente pour nous. Il peut donc être utile d’y réfléchir.

Lorsque nous parlons aux autres de notre Sauveur, ce n’est pas pour dire grand-chose de nous-mêmes, de notre triste passé, de notre conversion et de notre foi. Non, nous voulons faire comme le Seigneur l’a commandé à l’homme qu’Il avait libéré de l’esclavage de Satan : « Retourne dans ta maison et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi » (Luc 8. 39). Il alla donc annoncer dans toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui.

Peut-être avons-nous grandi dans un foyer chrétien et avons-nous été convertis dans notre enfance. Que pouvons-nous dire aux gens maintenant, si nous savons à peine quand nous sommes devenus la propriété du Seigneur Jésus ? Pensons à Timothée ! Sa conversion n’était pas aussi spectaculaire que celle de Paul, mais elle était tout aussi réelle. C’est pourquoi il pouvait dire, comme l’apôtre : « Je sais qui j’ai cru » (2 Tim. 1. 12). Notre témoignage doit donc se concentrer sur Jésus-Christ. Ce qui importe, ce n’est pas quand ni comment nous nous sommes convertis, mais en Qui nous avons cru. Présentons aux gens notre Sauveur !

D’après Näher zu Dir mars 2025

« Nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Jésus-Christ pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance » Éphésiens 2. 10.

DE LA MAIN D’UN MAÎTRE

Florence au 16ème siècle : un groupe d’artistes regarde un énorme bloc de marbre précieux. Malheureusement, il a été endommagé par des sculpteurs maladroits. On ne peut plus rien faire de cela, pensent-ils, et ils s’éloignent. Un matin, peu après, un jeune homme dresse une palissade autour du bloc de marbre.

Pendant les trois années qui suivent, on n’entend que le bruit du marteau et du ciseau. Lorsque la palissade est enfin retirée, les Florentins étonnés peuvent s’émerveiller devant une statue impressionnante : « David » de Michel-Ange. C’est encore aujourd’hui un point fort de la ville. Par la main d’un maître, un bloc froid et informe a été transformé en une œuvre d’art parfaite.

Beaucoup de gens doivent admettre : « J’ai gâché ma vie ». Par leur maladresse, ils ont abîmé le marbre de leur vie. Que reste-t-il de leurs espoirs ?

Si cela est votre cas, il n’y a pas lieu de désespérer. Jésus-Christ vous appelle à Lui : Remettez votre vie gâchée entre mes mains, je la transformerai pour la gloire de Dieu ! Il veut enlever le fardeau de vos péchés et vous donner une vie nouvelle. C’est pour cela qu’Il est mort sur la croix pour vous. Si vous croyez en Lui comme en votre Sauveur et Seigneur, le verset de 2 Corinthiens 5. 17 deviendra une réalité pour vous : « Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création. Les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles ».

D’après Näher zu Dir mars 2025

« À la femme il (Dieu) dit : je rendrai très grandes la souffrance de tes grossesses, en travail tu enfanteras des enfants » Genèse 3. 16.

L’HEUREUX RÉSULTAT DES DOULEURS DE L’ENFANTEMENT

L’une des conséquences de la chute est présentée dans ce verset. Bien que Ève ait d’abord accepté les offres de l’ennemi, elle et son mari furent ensuite restaurés par Dieu. Ici, Dieu parle de la descendance de la femme, qui écraserait la tête du serpent – qui aurait la victoire sur lui et sur son règne. Par la foi Adam, après la chute, appela le nom de sa femme Ève « parce qu’elle était la mère de tous les vivants ». Son nom exprime ce qui caractérise la descendance de la femme dans un monde sous le règne de Satan, du péché et de la mort – Dieu introduit la vie par sa souveraine grâce.

Nous comprenons que notre Seigneur Jésus est la véritable descendance qui aurait la victoire. Mais Dieu désire voir les caractères de cette descendance en vous et en moi qui, par une grâce infinie appartenons à cette nouvelle génération des vivants. Même maintenant, dans ce monde rempli de rébellion contre Lui, Dieu désire avoir un témoignage de la victoire totale du jour à venir. « Le Dieu de paix brisera bientôt Satan sous vos pieds » (Rom. 16. 20).

Comment se peut-il que quelque chose du véritable Vivant, de la véritable descendance, soit vu en nous qui vivons dans une scène de mort ? Le passage ci-dessus suggère une réponse. Bien qu’il parle des conséquences de la chute dans les actes de gouvernement de Dieu avec l’humanité. Il montre comment Dieu emploierait, pour notre bien, des choses qui nous sont contraires en elles-mêmes, et de plus, les emploierait pour son honneur et sa gloire. Dieu souhaite voir quelque chose de son Bien-aimé dans notre vie. Il se servira de profonds exercices (ici dans l’image du travail et de la peine) pour produire des enfants – qui sont l’évidence de cette nouvelle vie, des témoins de la puissance de la descendance. Autrement dit, Dieu désire reproduire Christ en nous. Prions que Dieu puisse avoir cette victoire dans notre vie aujourd’hui.

D’après The Lord is near mai 1987

« À la femme il (Dieu) dit : … ton désir sera tourné vers ton mari, et lui dominera sur toi » Genèse 3. 16.

ACCEPTER D’ÊTRE TRANSFORMÉS PAR L’ŒUVRE DE DIEU

Lorsque nous sommes nés de nouveau, il faut souvent quelque temps pour que nous prenions conscience que nous appartenons à un autre, à Celui qui est ressuscité d’entre les morts (Rom. 7. 4). Lorsque nous appartenions à ce système du monde corrompu, nous étions dominés par la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie. Mais maintenant nos affections ont été attirées vers un autre « mari », le Seigneur Jésus. Et Dieu fait en sorte que cette nouvelle vie s’exprime dans de nouveaux désirs, car nous sommes devenus participants de la nature divine.

Dans le monde à venir, le Seigneur Jésus sera le désir de toutes les nations, mais nous avons le privilège spécial de Le connaître comme notre Époux dans un monde où Lui, le juste Héritier et Seigneur de tous, est encore rejeté. Quelle joie de Le connaître comme l’Époux qui a aimé l’Assemblée et s’est livré Lui-même pour elle, mais qui est maintenant ressuscité ! Quand nous comprenons qu’Il a répondu à toutes les justes exigences de Dieu, nous apprenons, en pratique, à nous confier en Lui pour notre sanctification. Nous n’essaierons plus de nous améliorer nous-mêmes ou de corriger la chair. Quand nous Le voyons, quand nos cœurs sont réellement occupés de Lui et de son œuvre, quel changement cela opère ! Connaissez-vous réellement le Seigneur Jésus de cette manière, sans vous occuper d’autre chose, mais avec le plein désir de votre cœur dirigé sur Lui ?

C’est l’œuvre de la grâce souveraine de Dieu, de produire cette attitude en nous. Mais la question, c’est : Suis-je disponible ? Est-ce que je l’accepte ? Mon cœur Le désire-t-Il ? Quelle bénédiction, alors, de nous placer sous sa seigneurie en pratique, d’accepter son autorité sur nous non seulement en principe mais en pratique dans notre vie quotidienne. Mais par-dessus tout, quelle joie ce sera pour Lui, notre Époux !

D’après The Lord is near mai 1987

« Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles dans le Christ Jésus qui sont à Éphèse » Éphésiens 1. 1.

COMMENT SE PROTÉGER D’UN MAUVAIS ENVIRONNEMENT

Un chrétien est un saint. De plus, un chrétien est un saint parce qu’il est un croyant. Enfin, un chrétien peut être un saint, et un croyant, et en Christ Jésus – bien qu’il soit à Éphèse.

Qu’était Éphèse ? C’était le quartier général et le siège même de Satan en Asie Mineure, un foyer d’idolâtrie, de superstition, de richesse, de luxure jaillissant du commerce, et de corruption morale.

Les livres d’Éphèse étaient synonymes de livres magiques. La société de cette grande ville était pourrie à cœur. Et là, sur ce tas de fumier, il y avait un petit jardin de plantes odorantes en fleur – des saints dans le Christ Jésus – bien qu’ils aient été des saints à Éphèse.

Peu importe l’environnement. Il est possible pour nous de nous conserver dans l’amour de Dieu et dans la communion de son Fils, où que nous soyons, et quoi qu’il y ait autour de nous. Vous et moi devons peut-être vivre dans une grande ville mondaine, et vivre notre vie de chrétiens dans une société remplie de corruption à cause du commerce et d’autres influences. Ces croyants que Paul appelle saints et fidèles avaient, plus que nous, un combat à mener, et moins que nous de quoi les encourager et les fortifier.

Rappelez-vous seulement que si les « saints qui sont à Éphèse » doivent être « dans le Christ », il faut qu’ils se tiennent bien droits, la tête haute, regardant au Maître. Si nous devons être en Christ quand nous sommes à Éphèse, nous avons besoin de nous séparer et d’être fidèles, et de nous conserver en Christ. Si le plongeur sort de sa capsule de plongée, il est noyé. S’il reste à l’intérieur de ses parois de cristal, il peut être au fond de l’océan, mais il est au sec et en sécurité. Demeurez dans la forteresse par une foi sincère, en réalisant humblement sa présence, et rien ne pourra vous nuire, mais votre vie sera sainte, cachée avec Christ en Dieu.

D’après The Lord is near mai 1987

« Ruth dit : Ne me pousse pas à te laisser, pour que je m’en retourne d’avec toi ; car où tu iras, j’irai, et où tu demeureras, je demeurerai : ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu. Là où tu mourras, je mourrai et j’y serai enterrée » Ruth 1. 16 et 17.

DES CHOIX DÉCISIFS

Ces mots prononcés par une jeune veuve du nom de Ruth, illustrent le sens de la dépendance. Deux choses sont impliquées :

– la foi dans une personne ou un principe,

– des actes qui prouvent cette foi.

Ruth ne s’est pas laissée embarrasser par des obstacles quand elle se préparait à quitter son pays natal, Moab, pour accompagner sa belle-mère de retour en Israël. La foi dans le Dieu d’Israël avait gagné son âme ! Rien d’autre n’importait : son arrière-plan maudit comme Moabite, son état de veuvage ; sa belle-mère d’humeur amère ; sa belle-sœur indécise. Qu’était-ce en comparaison du Dieu d’Israël, sous les ailes duquel elle avait commencé à trouver refuge ?

Ruth ne se contenta pas de parler de quitter Moab, elle le quitta ! Rien ne pouvait l’en empêcher. Sa belle réponse à la grâce souveraine de Dieu la poussait à agir de la manière la plus décidée. Notez les choix impliqués dans ses paroles à Naomi :

1. Elle choisit un chemin : « où tu iras, j’irai ». Plus de détours dans les sentiers de Moab pour cette fille adoptée d’Israël. Ses pas la conduiraient à Bethléhem de Juda, la maison du pain et de la louange.

2. Elle choisit un endroit : « où tu demeureras, je demeurerai » – peu importe que cela implique un hôtel, une tente ou un palais. Peut-être ferait-elle l’expérience de ces trois endroits alors qu’elle avançait au-delà du confort matériel.

3. Elle choisit un peuple : « Ton peuple sera mon peuple ». Elle ne serait plus une Moabite maudite. Elle faisait partie maintenant du vrai Israël de Dieu.

D’après The Lord is near mai 1987

« Si l’ouvrage que quelqu’un aura édifié dessus [sur le fondement] demeure, il recevra une récompense ; si l’ouvrage de quelqu’un vient à être consumé, il en éprouvera une perte, mais lui-même sauvé, toutefois comme à travers le feu » 1 Corinthiens 3. 14 et 15.

ÉDIFIER DES CHOSES DURABLES

Les vrais croyants édifient sur le seul fondement, qui est Christ. Ils peuvent construire avec de l’or, de l’argent, ou des pierres précieuses – qui ont tous de la valeur. Le feu ne les consumera pas, mais les purifiera plutôt des scories, les faisant briller encore plus. L’or parle de la gloire de Dieu, l’argent est un type de la rédemption qui est dans le Christ Jésus ; et les pierres précieuses sont le symbole du fruit de l’Esprit. Ensemble, ces choses insistent sur la réalité de l’œuvre du Père, du Fils, et du Saint Esprit dans le croyant. Si ces choses positives sont vues dans ce que nous édifions, le Seigneur nous récompensera avec joie.

D’autre part, le bois, le foin, le chaume, sans être en eux-mêmes dangereux ou corrompus, seront consumés par le feu. Elles parlent de ces choses qui n’ont pas en elles de valeur éternelle. Qu’il est triste que les croyants s’intéressent tellement à des choses temporaires et passagères qu’ils négligent les choses qui ont une réelle valeur spirituelle, comme par exemple la gloire de Dieu en relation avec sa maison, l’Église, l’édification d’âmes précieuses dans la vérité de la Parole de Dieu ; la réponse d’amour du cœur envers le Seigneur Jésus pour son grand sacrifice expiatoire ; le désir que des âmes soient amenées à une connaissance du salut par la foi en Christ, l’heureuse soumission à l’action de l’Esprit produisant de bons fruits dans la vie pratique quotidienne.

Si nous nous concentrons sur les choses de cette vie, ce n’est que du bois, du foin, du chaume, qui seront consumés. Nous pouvons faire ces choses, et être cependant sauvés pour l’éternité, mais « comme à travers le feu ». Qu’il est mieux de voir quelque chose d’une valeur éternelle à montrer pendant nos quelques années de vie sur la terre !

D’après The Lord is near mai 1987 (L.M. Grant)

« Désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait de la Parole, afin que vous croissiez par lui à salut, si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon » 1 Pierre 2. 2 et 3.

LA PAROLE DE DIEU, NOURRITURE DU CHRÉTIEN

George Müller (le chrétien fondateur de nombreux orphelinats en Angleterre) nous dit comment la découverte de la place normale de la Parole de Dieu, et avec elle l’enseignement du Saint Esprit, furent le commencement d’une nouvelle ère dans sa vie spirituelle.

Dieu Lui-même a eu la condescendance de devenir un auteur, et je suis ignorant à l’égard de ce livre précieux que le Saint Esprit a fait écrire par le moyen de ses serviteurs ! Il contient ce que je dois savoir, la connaissance qui me conduira au bonheur véritable. Je dois donc lire et relire le Livre des livres, avec sérieux et beaucoup de prière, et méditer beaucoup sur lui. Et je dois faire cela tous les jours de ma vie.

J’étais conscient que je ne connaissais presque rien de la Bible ; mais au lieu d’être conduit, par mon ignorance de la Parole de Dieu, à l’étudier plus, j’étais peu attiré à la lire à cause de ma difficulté à la comprendre et de mon peu de joie en cela. Ainsi, comme beaucoup de croyants, je préférais, en pratique, pendant les quatre premières années de ma vie chrétienne, les écrits d’hommes non inspirés plutôt que les oracles du Dieu vivant.

En conséquence, je restai un enfant, en connaissance comme en grâce. Je dis, en connaissance, car la connaissance véritable doit avoir sa source dans la Parole, par l’Esprit. Et comme je négligeais la Parole, je restai pendant près de quatre ans tellement ignorant que je ne connaissais pas clairement même les points fondamentaux de notre sainte foi. Et ce manque de connaissance m’empêcha malheureusement de marcher fermement dans la voie de Dieu. Car, lorsqu’il plut au Seigneur, en Août 1829, de m’amener réellement à l’Écriture, ma vie et ma marche changèrent complètement, et j’ai été capable de vivre beaucoup plus près du Seigneur qu’autrefois.

D’après The Lord is near mai 1987

« Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par de vaines tromperies, selon l’enseignement des hommes, selon les principes du monde, et non selon Christ » Colossiens 2. 8.

QUELLE FIN DE VIE AURONS-NOUS ?

Parmi les nombreuses lettres qu’échangèrent deux des plus grands présidents des États-Unis, l’une, de John Adams à Thomas Jefferson, le 3 Mai 1816, rapporte que l’homme d’état britannique Bolingbroke avait dit que la philosophie n’était pas suffisante pour l’aider dans ses dernières heures.

Adams rapporte aussi que le philosophe français d’Alembert avait dit, en voyant la mort : Heureux sont ceux qui ont du courage, mais je n’en ai pas. Au sujet d’un autre philosophe français de la même période, Adams écrivit : Voltaire se comporta comme le plus grand lâche de tous à sa mort, comme il s’était comporté comme le fou le plus sage de tous pendant sa vie.

Le sujet de cette lettre était la mort, et la vie après la mort, et lorsque ces deux hommes d’état respectable considéraient leurs propres pensées, ils les voyaient dans la lumière de ces grands hommes qui avaient été la proie de la philosophie et de vaines tromperies qui les avaient amenés à une banqueroute spirituelle dans leurs dernières heures. Vous le voyez, ils s’étaient confiés dans l’enseignement des hommes au lieu de celui de Christ. Ils avaient fait leurs plans selon les éléments du monde et non selon Christ. Mais alors vint l’heure de la mort, l’heure de la mise à l’épreuve de toutes les philosophies de vie.

Quand viendra la mort, serons-nous, comme ces hommes insensés, trouvés lâches parce que notre philosophie nous fait défaut ? Ou serons-nous capables de proclamer avec l’apôtre Paul : « Où est, ô mort, ton aiguillon ? Où est, ô mort, ta victoire ? … Mais grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ » (1 Cor. 15. 55 et 57) ?

D’après The Lord is near mai 1987

« C’est pour cela que je m’exerce moi-même à avoir toujours une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes » Actes 24. 16.

TENIR COMPTE DE LA VOIX DE LA CONSCIENCE

Les deux voix, en vous, qui sont opposées l’une à l’autre, sont votre conscience exercée par l’Esprit de Dieu par la lecture de la Parole de Dieu – et votre cœur naturel « trompeur par-dessus tout, et incurable » (Jér. 17. 9), poussé par Satan à s’opposer à la volonté de Dieu. « Lorsque ton œil est en bon état, ton corps tout entier est lui aussi plein de lumière ; mais quand il est en mauvais état, ton corps aussi est ténébreux » (Luc 11. 34). L’œil en bon état, pour le chrétien, c’est avoir un but sans duplicité, n’avoir devant les yeux qu’un seul objet : la gloire de Dieu. Ce n’est pas essayer de servir deux maîtres ; ne pas être double de cœur (Jac. 1. 8 ; Mat. 6. 24 ; Luc 16. 13). Toute œuvre faite pour le Seigneur, si elle est vraiment pour la gloire du Seigneur, sera aussi en accord avec la Parole de Dieu. La question suivante, c’est : le Seigneur m’a-t-Il donné à faire cette œuvre que mon cœur désire faire ? Et quand est-ce le bon moment pour la faire ?

En Nombres 4, nos lisons que les fils de Lévi avaient reçu la charge du service pour le travail du tabernacle de la congrégation. Ils n’avaient pas tous reçu le même service ; certains pouvaient aider à transporter l’arche, l’autel d’or, ou les chandeliers ; d’autres devaient porter les lourds piliers et leurs bases ; encore d’autres encore n’avaient que les clous à porter. Cependant chacun avait une part dans l’œuvre pour la gloire de l’Éternel, et c’était la responsabilité de chacun d’être fidèle dans la charge qui lui était confiée. Celui qui devait transporter un clou devait avoir soin de ne pas le perdre. Chaque service est important à sa place. Il peut ne pas y avoir beaucoup d’étalage extérieur et de gloire avec ce service, pas beaucoup sous le projecteur devant les autres, mais celui qui a l’œil simple est soigneux pour la gloire du Seigneur et se met lui-même de côté.

D’après The Lord is near mai 1987

« Et Jonathan se dépouilla de la robe qui était sur lui, et la donna à David, ainsi que ses vêtements, jusqu’à son épée, son arc, et sa ceinture » 1 Samuel 18. 4.

DONNER AU SEIGNEUR JÉSUS LA PREMIÈRE PLACE EN TOUT

Quand Jonathan fut témoin de la foi et du courage de David dans la défaite de Goliath, le formidable ennemi du peuple de Dieu, il montra qu’il était certain que David était l’homme réellement capable d’être le Roi d’Israël. Bien qu’il ait été lui-même dans la lignée pour accéder au trône, étant le fils de Saül, il montra qu’il passerait tout à fait ce titre à David, en renonçant à ses droits à la royauté pour qu’ils soient donnés à David.

Quel exemple pour quiconque est mis à l’honneur de quelque manière que ce soit aujourd’hui ! En fait, nous tous, par nature, recherchons à être reconnus, et maintenons cette attitude égoïste jusqu’à ce que la Parole de Dieu nous montre, dans le Seigneur Jésus, Celui qui répond à tous les besoins de notre cœur, Celui qui est seul digne d’honneur et de dignité. Quand nous voyons en Lui une beauté et une gloire suprêmes, il ne nous est pas difficile de rejeter sur Lui toute préférence ou tout avantage.

Saül, d’autre part, bien qu’il ait été témoin de cette même victoire de David contre Goliath, n’en fut pas touché, car il était déterminé à conserver sa place extérieure d’honneur, bien que, dans son caractère moral et dans sa relation avec Dieu, il se soit montré incapable d’être un dirigeant. S’il avait eu la même foi soumise que son fils, que leur histoire aurait pu être différente !

La foi authentique n’aura pas de difficulté à reconnaître que nous ne sommes pas à même de gouverner notre propre vie, moins encore celle des autres – tout en voyant dans le Seigneur Jésus ces qualités parfaites pour gouverner dans tous les domaines ; en conséquence, elle Lui donnera avec joie sa place d’honneur suprême.

D’après The Lord is near mai 1987 (L.M. Grant)

« (Jésus) vit une grande foule : il fut ému de compassion envers eux et il guérit leurs infirmes » Matthieu 14. 14.

APPRENDRE DU SEIGNEUR JÉSUS LA COMPASSION

Pourquoi notre Seigneur devait-Il montrer de la compassion envers ceux qui étaient malades et dans le besoin ? N’étaient-ils pas des pécheurs ? Ne s’étaient-ils pas attirés beaucoup de leurs problèmes par la manière dont ils avaient vécu en rébellion contre Dieu ? Ne méritaient-ils pas plutôt sa condamnation que sa compassion ?

Précieux Sauveur ! Il était venu pour chercher et pour sauver ceux qui étaient perdus. Il se réjouissait de recevoir des pécheurs et de manger avec eux. Il s’approchait des hommes, des femmes et des enfants dans leur péché et leur misère, et les en faisait sortir lorsqu’ils répondaient à sa merveilleuse grâce. Il pouvait toucher et guérir le lépreux sans être contaminé par sa lèpre. Il ne guérissait pas les gens mécaniquement, mais en ressentant profondément leur misère.

Il enseignait ses disciples avec douceur, à avoir eux aussi de la compassion. Dans le verset ci-dessus, pendant que le Seigneur guérissait les malades, les disciples se demandaient comment se débarrasser de la multitude. Alors que le Seigneur multipliait cinq pains et deux poissons pour nourrir cinq mille personnes, les disciples multipliaient les raisons de renvoyer les multitudes. Et nous leur ressemblons tellement !

Aussi le Seigneur dit simplement : « Il n’est pas nécessaire qu’elles s’en aillent ; vous, donnez-leur à manger ». Et ensuite Il employa ses disciples pour donner aux multitudes la nourriture auxquelles Il pourvoyait. Est-ce qu’ils apprirent ce qu’Il leur enseignait au sujet de la compassion ? Est-ce que nous l’avons appris ?

D’après The Lord is near mai 1987

« Car Christ ne m’a pas envoyé baptiser, mais évangéliser, non pas avec sagesse de parole, afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine » 1 Corinthiens 1. 17.

L’ÉVANGILE EST À LA GLOIRE DE DIEU

L’apôtre Paul reçut le titre de « serviteur » de l’évangile. (Col. 1. 23) ; et il fut envoyé par Christ pour le prêcher, comme il le dit ici « non pas avec sagesse de parole », comme les Corinthiens aimaient entendre, « afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine ». Il semble que ce soit la spéculation philosophique, et pas seulement la rhétorique, qu’il juge ici. La philosophie ne laisse pas de place à l’amour divin d’une part, et à la ruine complète de l’homme d’autre part ; la croix de Christ maintient les deux notions au plus haut degré.

La croix de Christ est beaucoup plus, pour le pécheur, que le moyen d’avoir le salut. La traiter seulement comme le grand remède pour les besoins de l’homme, c’est lui dérober une immense valeur de son importance, et également obscurcir la vérité et exclure la gloire de Dieu. Car, qu’est-ce qui n’a pas eu sa réponse dans la croix ? La sainte haine de Dieu pour le péché et son jugement du péché ; son amour extraordinaire pour le pécheur ; la grâce infinie du Sauveur, son humiliation et ses souffrances ; la ruse audacieuse de Satan ; l’extrême méchanceté de l’homme ; tout cela se trouve dans la croix comme nulle part ailleurs. Là les prétentions de l’homme sont réduites à rien ; le péché est condamné et ôté ; Satan est vaincu et défait ; le jugement est supporté ; et Dieu est glorifié en Christ – Lui qui ne connaissait pas de péché et qui a été fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en Lui. Là seulement, en vérité, les attributs divins et les voies divines, que nos péchés semblaient avoir mis de côté ou mis en désaccord, sont maintenant réconciliés à toujours pour ceux qui croient. Un fondement ferme a été posé pour la création ruinée, aussi bien que pour le peuple de Dieu, pour être faite nouvelle et briller dans les âges éternels à la gloire de Dieu.

D’après The Lord is near mai 1987 (W. Kelly)

« L’homme sage a de la force, et l’homme de connaissance affermit sa puissance ; car sous une sage direction tu feras ta guerre, et le salut est dans le grand nombre des conseillers » Proverbes 24. 5 et 6.

SAGESSE ET CONNAISSANCE SONT INDISPENSABLES DANS LA COURSE DU CHRÉTIEN

C’est là un bon conseil pour les sages qui sont engagés dans la bataille spirituelle contre les forces du mal et de la méchanceté dont parle Éphésiens 6. 12. Car pour nous « la guerre » va certainement bien au-delà des débats et des batailles de ce monde déchiré par les disputes, mais se réfère plutôt au conflit contre nos ennemis : la chair, le monde, et Satan.

Les armes avec lesquelles ce combat est mené nous sont décrites en Éphésiens 6. Le verset ci-dessus nous donne quelques secrets sur la manière d’employer ces armes avec efficacité, des secrets pour la force. Un homme sage est fort, mais sa force n’est pas statique. Elle doit augmenter chaque jour par la connaissance et la compréhension. Dieu lui a fourni les armes nécessaires pour la guerre – le casque, la cuirasse, la ceinture, les chaussures, le bouclier, et l’épée. En les employant et en acquérant de l’adresse avec elles, sa force intérieure augmente chaque jour. Il va ainsi de force en force. Et la force lui donne du courage. Un grand nombre de conseillers peut également augmenter sa force. Compter sur soi-même est dangereux, mais il y a sécurité en écoutant les conseils des autres. De tels conseils résultent des expériences multiples des enfants de Dieu comme dans un réservoir de connaissance. Quand nous nous rencontrons comme frères pour étudier le sens et l’application de la Parole de Dieu, nos pensées sont aiguisées et corrigées. Si nous négligeons ce bon conseil, nous devenons fiers de nous-mêmes, fixes dans nos voies, et sans force contre l’ennemi.

D’après The Lord is near mai 1987

LA PARABOLE DES DEUX FILS

Le plus jeune fils : le retour du fils égaré

« Le fils… dit : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Mais le père dit à ses esclaves : Apportez dehors la plus belle robe, et l’en revêtez ; mettez-lui un anneau au doigt et des sandales aux pieds » Luc 15. 21 et 22.

« Un homme avait deux fils… ». C’est ainsi que commence l’histoire que Jésus raconte en parabole pour nous parler de l’amour de Dieu, l’amour du Père (Luc 15. 11 à 32).

Le plus jeune avait quitté la maison, demandant sa part d’héritage alors que le père était encore en vie ! Quand, plus tard, il revient à la maison, dans des conditions pitoyables, son père ne le repousse pas et ne lui fait pas de reproches. Il l’attendait, il court à sa rencontre et le prend dans ses bras.

« Père… je ne suis plus digne », dit le fils, conscient d’avoir perdu sa dignité de fils. Mais le père lui donne trois signes de cette dignité : la plus belle robe, signe de sa filiation ; un anneau à son doigt, signe de relation ; et des sandales, signe de liberté.

Cette histoire nous concerne tous. Bien que croyants, il nous arrive de nous éloigner de la présence de Dieu ; et quand cela nous arrive, nous ne vivons plus notre dignité et notre relation de fils de Dieu.

Qu’est-ce qui nous éloigne de Lui ?

– le désir de vivre notre propre vie tout seuls, indépendamment de Lui ;

– nos peurs ;

– les plaisirs et tout ce qui nous distrait de l’essentiel.

Comme ce plus jeune fils, revenons à Dieu ! Ses gestes d’accueil, comme ceux du père de cette histoire, seront autant d’étincelles de joie dans notre cœur repentant. Dieu nous invite à revenir à Lui dès aujourd’hui, à nous laisser embrasser, à retrouver notre identité de fils et de filles. Il nous accueille avec nos défauts, nos erreurs, sans nous faire aucun reproche, parce qu’Il nous aime.

Le fils aîné : il ne voulait pas entrer

(Le fils aîné) « se mit en colère, et ne voulait pas entrer » Luc 15. 28.

Jésus dit : « Sondez les Écritures… ce sont elles qui rendent témoignage de moi – et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie » Jean 5. 39 et 40.

Dans la parabole du fils perdu (Luc 15. 11 à 23), un autre fils apparaît : c’est le fils aîné (v. 25). Il n’avait pas exigé, comme son frère, sa propre part d’héritage pour la gaspiller ensuite dans un pays lointain en vivant dans la dissolution ; il était resté avec son père et l’avait servi pendant de nombreuses années.

Sa conduite était extérieurement exemplaire… jusqu’au retour de son frère ! C’est à ce moment-là que sa jalousie et son amertume explosent. Nous pouvons remarquer qu’il ne dit jamais, ni « père », ni « mon frère », parce qu’il a perdu la conscience des liens familiaux. Et pourtant, comme son frère, il a besoin de la grâce et de l’amour du père.

Dans l’Église aussi, il peut se trouver de tels comportements. Sont-ils peut-être dus à un manque d’amour ou de soins fraternels, à de l’amertume, des préjudices, des rancœurs, des injustices… qui empêchent la pleine réalisation d’une vie dans la présence du Père ?

Pour être libérés des chaînes pesantes qui, même si c’est d’une manière différente, sont communes au plus jeune frère comme à l’aîné, nous avons besoin de croire en l’amour de Dieu pour nous, et de croire que nous ne méritons rien, même si nous pensons être meilleurs que les autres.

Notons que le père va à la rencontre de chacun de ses fils, et qu’il leur exprime son affection en les exhortant à rentrer à la maison en laissant dehors ce qui ne convient pas à sa présence. La maison de Dieu est un lieu où l’on goûte son amour, où la tache du péché est ôtée, où la colère fait place à la paix, où les larmes de désespoir deviennent des larmes de joie.

D’après « Il buon seme » août 2024

BERACA 51 : SAMUEL, DERNIER JUGE ET PREMIER PROPHÈTE

« Et le jeune garçon Samuel grandissait auprès de l’Éternel » (1 Sam. 2. 21).

Qu’il est bon que les enfants soient mis en contact avec le Seigneur dès leur jeune âge, à la maison et dans les réunions d’assemblée, là où le Seigneur a promis sa présence (Mat. 18. 20) ! Pour Samuel, ce fut bien particulier : il n’avait plus la proximité d’une mère pour lui confier ses peines, plus de père pour marcher à ses côtés, pas d’autres enfants pour jouer avec lui, mais nous avons lu qu’il grandissait auprès de l’Éternel.

« Quant au jeune garçon Samuel, il allait grandissant, agréable à l’Éternel et aux hommes » (1 Sam. 2. 26).

Il y a une similitude entre cette description et celle qui est donnée au sujet de notre Seigneur : « Et Jésus avançait en sagesse et en stature, et en faveur auprès de Dieu et des hommes » (Luc 2. 52). Il est clair que Jésus, dès son apparition sur la terre dans un corps d’enfant, ensuite comme homme, était la Parole faite chair, « mystère de la piété » (1 Tim. 3. 16). En Jésus, il n’y avait pas de péché, Il n’a pas connu le péché, ni commis de péché. Si l’apôtre Pierre, sous la dictée du Saint Esprit, nous présente le Seigneur Jésus comme notre modèle « afin que nous suivions ses traces », nous pouvons aussi être inspirés par l’attitude de l’enfant Samuel.

« Et le jeune garçon Samuel servait l’Éternel devant Éli ; or la parole de l’Éternel était rare en ces jours-là : les visions n’étaient pas fréquentes… et Samuel était couché dans le temple de l’Éternel où était l’arche de Dieu. Alors l’Éternel appela Samuel. Il répondit : Me voici. Puis il courut vers Éli et dit encore : Me voici, car tu m’as appelé. Mais Eli  dit : Je n’ai pas appelé » (1 Sam. 3. 1, 3 à 5).

L’attitude heureuse du jeune garçon, sa disponibilité, étaient connues de l’Éternel. Samuel avait été choisi avant sa naissance et conduit par ses parents « à la maison de l’Éternel à Silo ». Nombreux sont les enfants qui ont été présentés au Seigneur dans l’assemblée ou, dans certains pays, baptisés en très bas âge. La présentation ou le baptême ne sauvent pas, ni ne transmettent la vie nouvelle et éternelle ; les parents ne peuvent pas donner cette vie nouvelle à leurs enfants, il faut l’œuvre du Saint Esprit en eux. Ils ont un rôle important et vital pour les diriger vers le Seigneur : Jésus a dit : « Personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m’a envoyé ne le tire » (Jean 6. 44). « Comme tu ne sais pas quel est le chemin de l’esprit, ni comment se forment les os dans le ventre de celle qui est enceinte, ainsi tu ne connais pas l’œuvre de Dieu qui fait tout » (Éccl. 11. 5).

Nous pouvons aussi méditer sur l’élection, qui est liée à la souveraineté de Dieu. Abraham a été choisi et la lignée de Jacob à sa suite, pour être le peuple de Dieu en ce qui concerne la sacrificature : « Vous me serez un royaume de sacrificateurs, et une nation sainte » (Ex. 19. 6). Bien que la sacrificature d’Aaron ait failli, et qu’elle ait été mise de côté pour un temps, elle sera restaurée pour être présente dans le règne à venir.

Dans les conseils de Dieu, il y avait l’élection de ceux qui composent l’Assemblée – ou l’Église – dont il est écrit qu’elle est « le mystère caché de tout temps en Dieu » (Éph. 3. 9). Ceux et celles qui la composent ont été élus en Christ « avant la fondation du monde » (Éph. 1. 4).

Samuel a été choisi, et ensuite appelé. Pour nous, il y a l’appel à une relation vivante avec le Seigneur : « ceux qu’il a appelés » (Rom. 8. 30). Nous sommes justifiés gratuitement par sa grâce, « par la rédemption qui est dans le christ Jésus » (ch. 3. 24). La vie du croyant commence à la nouvelle naissance et cette relation de vie va s’épanouir, un peu comme un enfant grandit jusqu’à sa taille déterminée comme adulte. Dans ce processus spirituel, il y a l’appel au salut, et ensuite l’appel au service selon la volonté de Dieu. Il faut répondre : Oui pour le salut et par la suite, oui pour le service. Tous n’auront pas le même appel ni le même service : « il y a diversité de dons de grâce, mais le même Esprit : il y a diversité de services, et le même Seigneur » (1 Cor. 12. 4 et 5).

Pour le jeune Samuel, c’est dans la soirée, quand « la lampe de Dieu n’était pas encore éteinte », que la voix de l’Éternel s’est fait entendre : « Samuel, Samuel ! ». Tout de suite il se rendit vers Éli le sacrificateur en disant : « Me voici, car tu m’as appelé ». Comme ces mots nous touchent et nous font penser à notre Seigneur qui, dans les conseils éternels de Dieu, a dit : « Voici, je viens ; il est écrit de moi dans le rouleau du livre. C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au-dedans de mes entrailles » (Ps. 40. 7 et 8). Il a fallu trois appels successifs pour qu’Éli le sacrificateur prenne conscience que l’Éternel s’adressait au jeune Samuel.

« Et l’Éternel vint et se tint là, et appela comme les autres fois : Samuel ! Samuel ! Samuel répondit : Parle, car ton serviteur écoute » (1 Sam. 3. 10). Si l’on doit déplorer le faible discernement chez Éli, on est édifié par la disponibilité du jeune homme. Trois fois il vient parler au sacrificateur, trois fois il retourne se coucher, et à la quatrième fois, il sait que l’Éternel Lui-même lui parle, et sa réponse est celle que nous devrions toujours avoir quand le Seigneur s’adresse à nous : « Parle, car ton serviteur écoute ». Nous entendons sa voix en lisant et en méditant sa Parole, dans le silence ou en prière. Alors, Il ne manquera pas de nous instruire pour nous diriger là où Il veut que nous nous rendions.

Ce que Samuel doit entendre et transmettre est très difficile. « Samuel resta couché jusqu’au matin ; puis il ouvrit les portes de la maison de l’Éternel. Et Samuel craignait de rapporter sa vision à Éli. Mais Éli appela Samuel, et lui dit : Samuel, mon fils ! Il répondit : Me voici. Éli demanda : Quelle est la parole qu’il t’a dite ? Je te prie, ne me le cache pas. Ainsi Dieu te fasse, et ainsi il y ajoute, si tu me caches quoi que ce soit de toute la parole qu’il t’a dite. Samuel lui rapporta donc toutes les paroles, sans rien lui cacher. Éli dit : C’est l’Éternel, qu’il fasse ce qui est bon à ses yeux » (1 Sam. 3. 15 à 18). Obéissance du jeune serviteur de l’Éternel, acceptation du vieillard se courbant devant la volonté de Dieu ; transmission d’une génération à l’autre dans l’affliction mais dans le respect et l’amour traduits par ces mots si doux : « Samuel, mon fils ! » C’est la grâce de Dieu !

TRADUCTION DE FEUILLETS (103)

« Tu l’appelleras du nom de Jésus. Car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés » Matthieu 1. 21.

LE NOM DE JÉSUS

Jésus-Christ est le Fils de Dieu et le Sauveur du monde. En son nom, c’est-à-dire, en sa personne, quiconque croit pour lui-même en Lui trouve le salut éternel, une vie nouvelle et le pardon divin.

Le salut : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a pas non plus sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés » (Act. 4. 12). Celui qui met sa confiance dans le Seigneur Jésus qui a donné sa vie pour les hommes perdus, ne sera pas jugé par Dieu. Il est sauvé pour le temps et l’éternité.

La vie éternelle : « Tout cela, je vous l’ai écrit afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13). Quiconque croit que Jésus-Christ est le Fils de Dieu recevra la vie éternelle. Il ne peut jamais perdre cette vie qui lui donne la communion avec Dieu.

Le pardon des péchés : « Tous les prophètes lui rendent témoignage que, par son nom, quiconque croit en lui reçoit le pardon des péchés » (Act. 10. 43). Quiconque croit au Seigneur Jésus, qui a souffert sur la croix pour les péchés des autres, et qui vient à Dieu avec une confession de ses péchés, recevra un pardon complet.

Tout repose sur Jésus-Christ. Sans Lui, l’homme est perdu. Avec Lui, il a le bonheur éternel.

D’après Näher zu Dir février 2025

« Même dans le rire le cœur est triste, et la fin de la joie, c’est le chagrin » Proverbes 14. 13.

DERRIÈRE LA FAÇADE

Robert était extrêmement populaire à cause de sa nature sociable. Avec son humour et ses blagues, il savait très bien divertir ses auditeurs. Ses idées semblaient inépuisables. Quand Robert racontait ses blagues, les éclats de rires se succédaient. Il était également l’invité le plus brillant et le plus divertissant lors d’une fête d’anniversaire.

Mais un matin, Robert a été retrouvé mort dans son lit. Il s’était suicidé d’un coup de revolver. La joie exubérante dont il avait fait preuve toutes ces années n’était-elle qu’une façade ?

La joie superficielle peut rapidement se transformer en désespoir. Le rire n’est parfois qu’un masque derrière lequel se cache une personne qui cherche en vain la vraie paix et une joie authentique.

Le seul chemin pour trouver une paix durable pour le cœur et la conscience mène à Jésus-Christ, qui est mort sur la croix pour les hommes perdus. Quiconque vient à Lui avec ses péchés et croit en Lui trouve une paix profonde qu’il ne peut plus perdre.

Le Seigneur Jésus invite tous les humains : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28). Il encourage ses disciples qui croient en Lui par ces promesses : « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif » (Jean 14. 27).

D’après Näher zu Dir février 2025

« Oubliant ce qui est derrière et tendant avec effort vers ce qui est devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus » Philippiens 3. 13 et 14.

SUR LE CHEMIN DE CHRIST

Trois courts appels nous encouragent, en tant que chrétiens, à poursuivre notre chemin vers notre demeure céleste :

En avant ! Nous avons besoin de cet encouragement lorsque les problèmes sur notre chemin de foi tentent de nous décourager. Ne nous arrêtons pas sur les chemins difficiles ou escarpés. Ne devenons pas paresseux dans le service du Seigneur. Le temps de l’action sera bientôt terminé. C’est pourquoi nous voulons avancer avec courage et continuer à travailler fidèlement.

Vers le haut ! Ce cri parvient à nos oreilles lorsque le monde tente de nous captiver avec ses opinions, ou lorsque nous risquons de devenir des chrétiens terrestres. Nous sommes citoyens du ciel et nous ne sommes ici que des étrangers ! Levons donc les yeux avec foi et avançons avec joie vers notre but céleste.

Sur le chemin ! Ce mot réconforte nos cœurs lorsque nous nous sentons seuls et éprouvés par les problèmes. En tant que croyants, nous le savons : le meilleur est devant nous ! Bientôt le Seigneur viendra et nous prendra dans la maison du Père. Là règne l’amour divin, là tout est merveilleux. Encore quelques pas et nous serons à la maison.

L’apôtre Paul nous sert d’exemple dans ces trois domaines : comme un coureur, il a couru vers la ligne d’arrivée. Il ne s’est pas laissé arrêter ou distraire dans le cheminement de sa foi. Pourquoi ? Parce qu’il regardait vers Christ au ciel et se réjouissait d’être bientôt avec Lui.

D’après Näher zu Dir février 2025

« Par ceci nous saurons que nous sommes de la vérité et nous assurerons nos cœurs devant lui » 1 Jean 3. 19.

IDENTITÉ ?

Récemment, mon portefeuille, qui contenait ma carte d’identité et d’autres papiers, a été volé. Pour couronner le tout, j’ai été arrêté lors d’un contrôle de billets sur le chemin du retour. Je n’avais pas mon laissez-passer et je ne pouvais pas m’identifier. Quelle honte ! En fait, je voulais aussi aller à la banque. Mais j’y ai renoncé parce que je n’avais pas sur moi de pièce d’identité. Ce jour-là, j’ai compris que la preuve d’identité est essentielle au bon fonctionnement de la vie quotidienne.

Après cette expérience, je me suis posé trois questions d’identité spirituelle :

Dieu sait-Il qui je suis ? Puis-je prouver à Dieu que je suis une personne qui entretient une relation ordonnée avec Lui ? Une confession de christianisme ne suffit pas pour cela. C’est seulement par la foi personnelle au Seigneur Jésus et à son œuvre rédemptrice sur la croix que je deviens un enfant de Dieu.

Est-ce que je sais qui je suis ? Si je me suis repenti et que j’ai accepté Jésus-Christ comme mon Sauveur, je suis sauvé. Maintenant je sais que Dieu m’a pardonné tous mes péchés et qu’Il m’aime. J’ai le ferme espoir d’être un jour avec le Seigneur Jésus pour toujours.

Est-ce que les gens autour de moi savent qui je suis ? La plupart des gens ne lisent pas la Bible. Peuvent-ils au moins voir quelque chose dans ma vie qui les oriente vers Jésus-Christ ? Suis-je un disciple qui confesse clairement son Seigneur ?

D’après Näher zu Dir février 2025

« Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie » Proverbes 4. 23.

PLANTES VÉNÉNEUSES

Il y a des plantes nuisibles qui peuvent germer dans nos cœurs. Lorsqu’elles grandissent et se propagent, elles affectent notre vie religieuse.

La confiance en soi : « Qui se confie en son propre cœur est un sot » (Prov. 28. 26). Si nous pensons pouvoir maîtriser notre vie grâce à notre propre force et à notre propre sagesse, les choses s’annoncent mal pour nous. Alors nous nous éloignons de Dieu et ne comptons plus sur Lui.

L’orgueil : « Car si, n’étant rien quelqu’un pense être quelque chose, il se séduit lui-même » (Gal. 6. 3). L’arrogance nous pousse à être vaniteux et à mépriser les autres. Dieu nous prévient des conséquences : « L’orgueil va devant la ruine, et l’esprit hautain devant la chute » (Prov. 16. 18).

L’envie : « Là où il y a jalousie et esprit de querelle, il y a également du désordre et toute espèce de mauvaises actions » (Jac. 3. 16). Lorsque nous envions les autres parce qu’ils ont plus ou peuvent faire plus que nous, nous devenons profondément malheureux. Nous commençons à penser négativement à leur sujet et risquons de les maltraiter également.

L’amertume : « Veillant… de peur que quelque racine d’amertume… ne vous trouble » (Héb. 12. 15). Lorsque les choses vont mal pour nous et que nous perdons de vue la grâce de Dieu, nous pouvons devenir amers intérieurement. Alors nous commençons à murmurer et à nous rebeller contre les voies de Dieu à notre égard.

Identifions les premiers signes de telles mauvaises pensées, et condamnons-les immédiatement !

D’après Näher zu Dir février 2025

« L’insensé a dit en son cœur : Il n’y a pas de Dieu » Psaume 14. 1.

L’HOMME SANS DIEU

Le Psaume 14 parle des personnes qui ne veulent pas croire en Dieu. Elles ferment consciemment les yeux sur toute preuve de son existence. Dieu se révèle dans la création : « En effet, depuis la création du monde, ce qui ne peut pas se voir de lui, c’est-à-dire à la fois sa puissance éternelle et sa divinité, se discerne au moyen de l’intelligence, d’après les choses créées, de sorte qu’ils sont inexcusables » (Rom. 1.20). Dieu parle également aux gens à travers des événements éprouvants dans leur vie. Pourtant, beaucoup ne veulent pas accepter que Dieu soit là.

Les gens qui nient l’existence de Dieu mènent généralement une vie de péché et d’impiété : « Ils se sont corrompus, … il n’y a personne qui fasse le bien » (Ps. 14. 1). Parce qu’ils ne reconnaissent pas l’autorité de Dieu sur eux, ils manquent de bases solides de moralité et d’éthique. Ils vivent donc comme ils l’entendent, sans se soucier des normes divines quant au bien et au mal. Cela a de graves conséquences : « La colère de Dieu est révélée du ciel contre toute impiété et toute iniquité des hommes » (Rom. 1. 18).

Dieu appelle ainsi tous ceux qui ont vécu de cette manière jusqu’à présent : « Revenez à moi de tout votre cœur » (Joël 2. 12). Il ne veut pas que les hommes soient perdus à jamais. C’est pourquoi, il y a deux mille ans, Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est mort sur la croix pour sauver les pécheurs perdus – et maintenant, Dieu dit à chaque humain : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Act. 16. 31).

D’après Näher zu Dir février 2025

COMME PRÉVU

Je suis menuisier dans le secteur de la construction. Je travaille souvent avec mon équipe dans des immeubles de bureaux, en installant des cloisons intérieures et des plafonds. Lorsque je démarre un nouveau chantier, je reçois un ensemble de plans qui me montrent où et comment installer les murs et les plafonds.

Mais si j’ignorais les plans et travaillais comme bon me semble ? Que faire si je déplace un mur, une porte, ou si je change la hauteur du plafond ? Alors, la maison que l’architecte avait prévue ne serait jamais construite. Changer les plans de l’architecte de sa propre initiative me rappelle la façon dont les gens essaient d’atteindre le paradis. Tout est en jeu et il est impératif de suivre les plans de l’Architecte de nos vies. Mais les gens ont souvent leurs propres plans, leurs idées et leurs concepts. Quelqu’un m’a dit un jour que le chemin vers le paradis était « comme un voyage à Rome ». Tous les chemins y mèneraient !

Que dit Jésus-Christ, le Fils de Dieu, à ce sujet ? Il dit : « Je suis le chemin » (Jean 14. 6) ; c’est seulement par Lui que nous pouvons parvenir à Dieu. Ce ne sont pas nos efforts, nos prières, nos larmes, notre sincérité qui nous y conduiront – non, seul Jésus peut nous sauver. Car « il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a pas non plus sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés » (Act. 4. 12).

D’après die gute Saat février 2025

« Heureux ceux qui lavent leur robe, afin qu’ils aient droit à l’arbre de vie et qu’ils entrent par les portes dans la cité. Dehors les chiens, les magiciens, les fornicateurs, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge ! » Apocalypse 22. 14 et 15.

QUI EST LAISSÉ POUR COMPTE ?

Jésus-Christ reviendra. Ceux qui « ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau » seront alors enlevés par Lui au ciel (Apoc. 7. 14). Ils ont compris qu’ils étaient perdus et qu’ils ne pouvaient pas se sauver eux-mêmes. Ils ont entendu dire que Quelqu’un avait payé pour eux parce que Dieu voulait les sauver. Ils sont donc venus, ont confessé leur culpabilité devant Dieu et bénissent leur Sauveur Jésus-Christ d’être mort sur la croix par amour pour eux. Qui est laissé pour compte ?

– Celui qui restera, c’est celui qui savait qu’il avait péché devant Dieu – mais qui ne voulait pas être purifié de ses péchés.

– Il restera celui qui connaissait le chemin – mais ne voulait pas le prendre.

– Il restera celui qui se tenait devant la porte étroite, la main pratiquement déjà sur la poignée de la porte – et qui hésitait ensuite.

– Il restera celui qui aimait le plaisir plus que Dieu, qui se laissait distraire et oubliait ce qui était le plus important.

– Il restera celui à qui on a demandé à plusieurs reprises de venir – et qui a refusé.

– Il restera celui qui se disait chrétien, mais qui ne l’a jamais vraiment été.

– Il restera ceux qui croyaient que le chemin du salut était vrai, peut-être même qui le prêchaient – mais qui ne le suivaient jamais personnellement.

– Il restera celui qui n’a jamais confessé Jésus-Christ par peur du ridicule.

– Il restera celui qui lit le message de son salut – et pourtant ne le prend pas au sérieux et ne se convertit pas.

C’est pourquoi : « Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2).

D’après die gute Saat février 2025

« Sondez les Écritures, … ce sont elles qui rendent témoignage de moi » Jean 5. 39.

« Dieu… nous a vivifiés ensemble avec le Christ… afin de montrer dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le Christ Jésus » Éphésiens 2. 7.

LE TRÉSOR SUR L’ÉTAGÈRE

À l’époque où les États-Unis vivaient la Grande Récession, un certain M. Yates possédait de vastes étendues de pâturages dans l’est du Texas, où il faisait paître son petit troupeau de moutons. Il ne gagnait pas beaucoup d’argent et parvenait à peine à subvenir aux besoins de sa famille. Un jour, une compagnie pétrolière lui a demandé la permission de forer dans son domaine pour trouver du pétrole sur ses terres. Pensant qu’il n’avait rien à perdre, il les laissa faire. Le forage fut un succès : en 1926, on découvrit l’un des plus grands gisements de pétrole jamais découverts en Amérique du Nord ! Cet homme est devenu milliardaire du jour au lendemain. Mais en fait, il était déjà milliardaire depuis qu’il avait acheté ce terrain. Le pétrole avait toujours été là, mais il n’en avait aucune idée.

Ce fait nous fait penser aux nombreuses personnes qui ont une Bible sur leur étagère, mais ne l’ont jamais lue. Ont-ils une idée du genre de trésor qui se trouve là ? La Bible est la Parole de Dieu. C’est donc à nous de décider si nous voulons renoncer à ce trésor et continuer à vivre comme avant, ou si nous voulons lire la Bible et y découvrir les richesses de Dieu, telles que « les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté… en Jésus-Christ ». La Bible nous montre le chemin pour trouver la paix avec Dieu et le bonheur assuré en Christ – des richesses qui valent bien plus que le pétrole ou l’or !

Lorsque nous lisons la Bible, nous vivons ce que beaucoup de gens avant nous ont vécu : « J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin » (Ps. 119. 162).

D’après die gute Saat février 2025

« Car notre légère tribulation d’un moment produit pour nous, en mesure surabondante, un poids éternel de gloire » 2 Corinthiens 4. 17.

TROIS INSCRIPTIONS

La cathédrale de Milan est l’une des plus grandes églises du monde en termes de superficie. Sa construction commença en 1386, mais lorsqu’elle fut inaugurée en 1572, près de 200 ans plus tard, sa construction n’était toujours pas terminée.

Des inscriptions sont placées au-dessus des nombreux portails, principaux et latéraux. Sur l’un d’eux se trouve un beau rosaire avec l’inscription : « Tout ce qui apporte de la joie n’est que pour un instant ». Au-dessus d’un autre portail, il y a une croix gravée avec les mots : « Tout ce qui apporte de l’inquiétude n’est que pour un instant ». Et au-dessus d’un autre portail, il est écrit : « La seule chose qui compte est ce qui est éternel ».

« Tout ce qui apporte de la joie ne dure qu’un instant. » C’est vrai. Le sourire d’un bébé, la joie d’un jouet, la première voiture, le mariage, la naissance d’un enfant, la promotion – toutes ces choses ne vous rendent heureux que pendant un temps limité.

« La seule chose qui compte, c’est ce qui est éternel ». Cela est également vrai. Lorsque nous confessons nos péchés à Dieu, nous éprouvons une joie éternelle de savoir qu’ils sont pardonnés et que nous sommes désormais enfants de Dieu, enfants d’un Père aimant – qu’un jour, les larmes, la mort et le chagrin n’existeront plus, et que nous serons avec Dieu pour toujours (Apoc. 21. 4).

Dans ce contexte, la troisième inscription est également vraie : « L’inquiétude ne dure qu’un instant ». Pour celui qui a cru, comme l’apôtre Paul, et qui a suivi les traces du Seigneur Jésus, les soucis de la vie sont comme « une légère tribulation ». Il n’ignorera pas, et n’endurera pas, sans y être sensible, la tristesse et les difficultés, mais les jugera à la lumière de ce « poids éternel de gloire ».

D’après die gute Saat février 2023

« Que les vieillards soient sobres, dignes, sages, sains dans la foi, dans l’amour, dans la patience » Tite 2. 2

EXHORTATIONS AUX FRÈRES ÂGÉS DANS L’ASSEMBLÉE

Le Seigneur a des recommandations spéciales pour chaque groupe d’âge qui se trouve dans une assemblée de croyants. Dans le passage ci-dessus, Il s’adresse aux vieillards. Dieu leur donne les directives appropriées à leur place scripturaire de direction dans l’assemblée.

La première exhortation, c’est d’être sobres, d’avoir un jugement spirituel clair, non soumis à de fausses influences. Cette mise en garde est bien à sa place pour nous tous, jeunes ou plus âgés. Les traditions, les coutumes, ou d’autres choses qui peuvent nous diriger, doivent toutes être soumises à l’Esprit de Dieu – sans cela ces choses auront une mauvaise influence sur notre vie.

Être dignes vient ensuite. Quelle bénédiction d’avoir parmi nous des frères plus âgés qui montrent ces caractères – qui s’opposent aux impulsions de la chair. Cela montre le caractère d’une vie disciplinée devant le Seigneur, et cela s’acquiert d’ordinaire par la seule expérience. Être sages est très proche. La sagesse sait quand il faut se retenir de parler, et quand et comment parler fermement, cependant avec une pieuse modération. C’est la manière de s’exprimer de celui qui a appris à agir comme le Seigneur.

Mais l’apôtre poursuit en écrivant que les frères âgés doivent être sains dans la foi. C’est la condition spirituelle qui comprend comment appliquer les vérités de la Parole de Dieu. Cette qualité est tellement nécessaire aujourd’hui où la vérité est mêlée avec des idées humaines et sert à satisfaire la chair. Mais ils doivent aussi être sains dans l’amour et dans la patience, des vertus très précieuses pour le Seigneur et bénéfiques à ses rachetés. Rien de valable ne sera jamais accompli dans l’assemblée où ces choses manquent chez les frères âgés auxquels le Seigneur confie un rôle de conducteurs.

D’après the Lord is near avril 1987

« Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite, comme dans le ciel, aussi sur la terre » Matthieu 6. 10.

L’APPLICATION EXACTE DE CE PASSAGE

Les gens, très souvent, pensent que le Royaume des cieux, c’est la même chose que l’Église de Dieu, mais ce n’est pas du tout le cas – bien que ceux qui composent l’Église soient dans le Royaume.

En supposant un moment que Christ n’ait pas été rejeté : le Royaume aurait été édifié sur la terre. Il ne pouvait certainement pas en être ainsi, mais cela montre la différence entre le Royaume et l’Église. Le Royaume de Dieu était là dans la Personne de Christ, le Roi ; mais aussi longtemps qu’Il était sur la terre, ce n’était pas le Royaume des cieux. Christ ayant été rejeté, Il ne pouvait pas prendre alors son royaume extérieurement, mais Il est monté en-haut. Ainsi la sphère du règne de Christ est aux cieux. Les cieux règnent, et le royaume est toujours le Royaume des cieux, parce que le Roi est au ciel ; mais à la fin il sera pour ainsi dire subdivisé, entre le Royaume du Père – la partie céleste – et le Royaume du Fils – la partie terrestre.

Si nous comprenons le Royaume des cieux comme étant le règne de Christ, pendant que le Roi est au ciel, c’est très simple. Si Christ avait institué un royaume quand Il était avec les Juifs, cela n’aurait pas été le Royaume des cieux, puisqu’Il n’était pas au ciel. C’est pourquoi il est dit : « Le royaume de Dieu est au milieu de vous », mais « Le royaume des cieux est proche ».

L’évangile est le seul moyen que nous avons pour rassembler les âmes dans le Royaume, et de telles âmes sont appelées avec raison « les fils du royaume ». Mais dans les limites assignées par Dieu, Satan agit et sème de l’ivraie là où la bonne semence a été semée, et eux sont aussi dans le Royaume.

L’Église, ou plutôt l’Assemblée de Dieu, comme telle, n’a rien à faire avec la pensée d’un royaume.

D’après the Lord is near avril 1987 (J.N.Darby)

RICHE ET PAUVRE

« Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus Christ : pour vous, lui qui était riche a vécu dans la pauvreté, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis » 2 Corinthiens 8. 9.

Qui aurait jamais pensé que le petit Enfant déposé dans une crèche à Bethléhem ait été riche ? Qui aurait pensé qu’Il possédait « les mondes » qu’Il avait « faits » (Héb. 1. 3) et « tout animal de la forêt, les bêtes sur mille montagnes » (Ps. 50. 10) ? Selon les apparences extérieures, le Fils de l’Homme (le Seigneur Jésus) était pauvre, bien qu’Il possédât toute chose et qu’en Lui ait habité « toute la plénitude de la déité corporellement » (Col. 2. 9). Jamais, pourtant, Il ne s’est servi de ses ressources divines pour alléger les conditions de vie terrestres dans lesquelles, volontairement, Il était venu vivre.

Il était riche de toute éternité et Il avait à sa disposition une multitude d’anges, mais Il a laissé tout cela pour accomplir tous les commandements de son Père. Comme nous l’avons lu dans le verset ci-dessus, le Fils de Dieu s’est appauvri pour nous, « afin que, par sa pauvreté », nous puissions devenir riches. L’esprit humain ne peut pas imaginer jusqu’à quel point Il était riche, et ne peut pas non plus explorer la profondeur de la pauvreté dans laquelle son âme sainte est entrée lorsque, sur la croix, Il a porté nos péchés et a été fait péché pour nous.

Qu’Il nous a enrichis ! Il nous a déjà amenés vers son Dieu et Père ; en Lui nous avons part « aux immenses richesses de sa grâce » (Éph. 2. 7). Bientôt le Seigneur nous appellera au ciel pour partager la gloire de son règne, dans la joie de la maison du Père.

C’est au Seigneur Jésus que nous devons toutes les bénédictions présentes et à venir, et tout ce qui, selon le conseil de Dieu, est préparé pour nous dans l’éternité.

D’après « Il buon seme » septembre 2024

LA GRÂCE QUI SURPASSE TOUT

« Nous tous nous avons reçu et grâce sur grâce… La grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » Jean 1. 16 et 17.

« Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » 2 Corinthiens 12. 9.

Seigneur, quand ma confiance en toi est mise à l’épreuve par les circonstances de la vie, quand j’ai l’impression que tu n’écoutes pas mes prières, quand surgissent les doutes ou la rébellion, tu me rappelles que ta grâce me suffit, car ta puissance s’accomplit dans la faiblesse. Si mon orgueil prend le dessus, si la confiance en moi-même me fait oublier que sans toi je ne suis rien, tu me rappelles que, seule ta grâce me suffit… Si, accablé par les évènements de la vie je ressens ma fragilité et mes limites, si le découragement m’atteint, tu me le rappelles à nouveau.

Quand j’ai le sentiment d’être fort et brillant, quand tout paraît bien réussir, si je suis fier de ce que je suis parvenu à faire, tu me le rappelles encore, parce que ta puissance ne peut pas s’accomplir avec mes prétentions.

Si la douleur et la souffrance me déchirent, quand la peur du lendemain m’oppresse, quand j’ai l’impression d’être dans un désert et non pas dans de verts pâturages, tu me dis encore que ta grâce me suffit…

J’ai souvent tendance à prendre la vie comme quelque chose qui m’est dû, et je considère tes bienfaits comme une chose normale, en oubliant que « tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait » viennent de toi (Jac. 1. 17). Alors, tu me rappelles que ce sont les soins de ta grâce qui me comblent. Seigneur, oui, tout est grâce !

Si je me suis éloigné de toi, et qu’un sentiment de culpabilité m’envahit, que le péché m’oppresse, ta grâce est toujours là pour me pardonner, me relever et me ramener à toi.

Merci, Seigneur, pour cette immense grâce que tu m’offres, au prix de ta vie que tu as donnée sur la croix.

D’après « Il buon seme » – septembre 2024

« CAR LA TROMPETTE SONNERA »

Avez-vous lu ces paroles dans la Bible ? Elles se trouvent en 1 Corinthiens 15. 52, et nous parlent du moment où le Seigneur Jésus viendra pour chercher tous ceux qui ont placé leur confiance en Lui. Le jour du retour du Seigneur est tout proche, et cette pensée devrait remplir de joie tous ceux qui sont lavés dans son sang précieux.

Bill avait souvent entendu parler du retour du Seigneur Jésus, et souvent il avait entendu ces paroles : « Car la trompette sonnera et les morts seront ressuscités… ». Mais Bill n’était pas encore sauvé. Certes il n’était pas ce que vous appelleriez un très méchant garçon, mais la Bible dit : « Il n’y a pas de différence, car tous ont péché » (Rom. 3. 22 et 23).

Bill savait qu’il était un pécheur aux yeux de Dieu, et il savait aussi qu’il n’avait jamais reçu le Seigneur Jésus comme son Sauveur.

Un jour, le père de Bill envoya son fils chercher un outil dans la grange. L’enfant trouva facilement l’objet, et était déjà sur le pas de la porte lorsqu’il entendit quelque chose qui le cloua de terreur sur place. C’était un puissant son de trompette. Bill tomba aussitôt sur ses genoux et cria au Seigneur de le sauver. Mais il avait en même temps la certitude que c’était déjà trop tard, car il savait que la trompette rassemblerait tous ceux qui sont sauvés en un clin d’œil, et il était sûr qu’il avait été laissé en arrière.

Le son de la trompette cessa et un silence solennel lui succéda. Terrifié, Bill se releva et rentra à la maison. À son grand soulagement, son père et sa mère étaient encore là ; et il vit que son père venait de prendre en mains un immense coquillage de mer qui se trouvait depuis des années sur la cheminée. En soufflant dans l’une des extrémités de la coquille, le père avait produit comme un puissant son de trompette, sans savoir quel effet cela produirait sur son fils. Vous serez heureux de savoir que Bill se confie maintenant joyeusement dans le Seigneur Jésus, et qu’il attend paisiblement le moment où la trompette du ciel se fera entendre.

D’après La Bonne Nouvelle 1968