TRADUCTION DE FEUILLETS (102)

« Ma parole et ma prédication n’ont pas été en paroles persuasives de sagesse, mais en démonstration de l’Esprit et de puissance, afin que votre foi ne repose pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu » 1 Corinthiens 2. 4 et 5.

COMMENT SE FAIT LA PRÉDICATION ?

Lors de son deuxième voyage missionnaire, Paul est venu à Corinthe pour prêcher l’Évangile. Il a expliqué aux gens qu’ils sont coupables devant Dieu et qu’ils ne peuvent être sauvés du jugement divin que par la foi personnelle au Seigneur Jésus, qui est mort sur la croix pour eux.

Lorsque l’apôtre proclamait cette bonne nouvelle, il renonçait aux moyens humains qui l’auraient rendue attrayante. Il ne s’est pas présenté comme un orateur éloquent et divertissant et n’a pas essayé de réfuter les objections des gens avec des arguments convaincants. Il y avait plusieurs raisons à cela :

Paul savait que seule la Parole vivante et efficace de Dieu peut conduire une personne à la repentance et à la foi au Seigneur Jésus. La rhétorique et l’argumentation humaines, en revanche, font appel à l’esprit et donnent souvent lieu à des discussions inutiles.

L’apôtre était également conscient de l’importance de l’œuvre de l’Esprit de Dieu dans la conversion. Le Saint-Esprit donne de la puissance au message divin afin qu’une personne reconnaisse sa culpabilité et accepte Jésus-Christ comme son Sauveur.

Paul ne voulait pas être lui-même le centre de l’attention, mais plutôt montrer le Fils de Dieu, qui est devenu homme et est mort sur la croix pour les pécheurs. L’attention des hommes doit être attirée sur Christ crucifié, car c’est seulement en Lui que se trouve le salut.

D’après Näher zu Dir février 2025

« Vous aussi, soyez prêts ; car le Fils de l’homme vient, à l’heure que vous ne pensez pas » Matthieu 24. 44.

ÊTES-VOUS PRÊT ?

L’île de Texel, dans la mer du Nord, disposait déjà de sa propre alimentation électrique en 1927. L’électricité était produite sur l’île et coupée chaque soir vers 23 heures. Un ingénieur électricien avertissait les résidents avant de finalement couper le courant. Cela signifiait que chacun pouvait allumer sa lampe à huile en toute tranquillité.

Certains imaginent que le retour du Seigneur Jésus sera similaire. Il y aurait des avertissements divins afin que les hommes aient suffisamment de temps pour se repentir et faire la paix avec Dieu. Jusque-là, croient-ils, ils peuvent vivre comme ils le souhaitent.

Mais la Bible parle tout à fait différemment ! Elle ne dit pas : Attends ! Non, elle nous exhorte : « Soyez prêts ! car le Fils de l’homme vient ». Cet appel est justifié : La question n’est pas de savoir s’il viendra, mais quand il viendra. Tous ceux qui sont prêts iront avec lui. Mais aux autres il dira : « Je ne vous connais pas » (Mat. 25. 12).

Que devons-nous faire pour être prêts ? Il est nécessaire que nous confessions nos péchés à Dieu et que nous croyions en Jésus-Christ, qui est mort sur la croix pour notre salut. Alors Dieu nous pardonne et nous accepte. Nous sommes maintenant prêts pour le Seigneur Jésus. Il a promis à ses disciples : « Je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14. 3).

D’après Näher zu Dir février 2025

« Heureux l’homme qui trouve la sagesse, et l’homme qui obtient l’intelligence ! » Proverbes 3. 13.

DIEU DONNE LA SAGESSE

En tant que croyants, nous avons besoin de sagesse pour connaître la volonté de Dieu et l’accomplir. La sagesse nous est également nécessaire pour que nous puissions nous comporter correctement dans des situations individuelles et traiter nos semblables de la bonne manière. Nous avons également besoin de sagesse pour nos tâches dans la famille, dans notre travail et dans le peuple de Dieu. Cela génère la question : comment pouvons-nous obtenir la sagesse nécessaire ? La Bible attire notre attention sur deux sources d’aide :

– La Parole de Dieu : « Dès l’enfance, tu connais les Saintes Lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le Christ Jésus » (2 Tim. 3. 15). Ce que Dieu a écrit dans la Bible peut nous rendre sages dans notre vie quotidienne. Dans la Bible, nous trouvons de nombreux conseils utiles pour notre comportement, et des exemples de croyants qui ont plus ou moins bien réussi. Lorsque nous regardons le Seigneur Jésus dans les Évangiles, nous voyons ses relations sages avec les gens. Nous pouvons beaucoup apprendre de Lui !

– La prière : « Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu, qui donne à tous libéralement et qui ne fait pas de reproches, et elle lui sera donnée » (Jac. 1. 5). Nous pouvons demander à Dieu la sagesse afin de savoir comment nous comporter dans chaque situation. Il nous la donnera volontiers, et Il ne lie jamais la réponse à notre prière à un reproche.

D’après Näher zu Dir février 2025

« Tu l’appelleras du nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés » Matthieu 1. 21.

LE NOM DE JÉSUS

Jésus-Christ est le Fils de Dieu et le Sauveur du monde. « En son nom », c’est-à-dire : En sa personne, quiconque croit de cœur en Lui trouve le salut éternel, le pardon divin, et une vie nouvelle.

Le salut : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a pas non plus sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés » (Act. 4. 12). Celui qui met sa confiance dans le Seigneur Jésus, qui a donné sa vie pour les hommes perdus, ne sera pas jugé par Dieu. Il est sauvé pour le temps et l’éternité.

La vie éternelle : « Je vous l’ai écrit, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13). Quiconque croit que Jésus-Christ est le Fils de Dieu reçoit la vie éternelle. Il ne peut jamais perdre cette vie qui lui assure la communion avec Dieu.

Le pardon des péchés : « Tous les prophètes lui rendent témoignage que, par son nom, quiconque croit en lui reçoit le pardon des péchés » (Act. 10. 43). Quiconque croit au Seigneur Jésus, qui a souffert sur la croix pour les péchés des humains, et vient à Dieu en confessant ses péchés, recevra un plein pardon.

Tout dépend de la foi en l’œuvre de Jésus-Christ. Sans Lui, l’homme est perdu. Avec Lui, il a le bonheur éternel.

D’après Näher zu Dir février 2025

« Recueille mes larmes dans ton outre ; ne sont-elles pas inscrites dans ton livre ? » Psaume 56. 9.

« Jésus pleura » Jean 11. 35.

« Il (Dieu) essuiera toute larme de leurs yeux » Apocalypse 21. 4.

PLEURER

L’écrivain français Alfred de Vigny (1797-1863) a écrit dans son poème « La mort du loup » : « Gémir, pleurer, prier sont également lâches ».

Cela est-il correct ? Pleurer est-il un signe de faiblesse ? Non, au contraire : en pleurant, nous soignons le deuil et la douleur émotionnelle. Lorsque quelqu’un pleure, il exprime qu’il a besoin de réconfort, ou qu’il ressent de la compassion pour une autre personne.

Jésus aussi pleura. Il l’a fait « avec ceux qui pleuraient » sur la tombe de son ami Lazare. Beaucoup étaient venus là pour réconforter les sœurs de Lazare, Marie et Marthe (Rom. 12. 15). Une autre fois, Jésus pleura sur Jérusalem – parce qu’Il savait ce qui arriverait à ses habitants, lorsque la ville serait détruite en 70 après J.-C. (cf. Luc 19. 41 et 42).

De nombreux autres passages du récit de la vie de Jésus montrent qu’il était plein de compassion lorsqu’il rencontrait des destins difficiles. On dit alors qu’il fut « ému intérieurement » (par exemple, en Mat. 9. 36 ; 14. 14 ; 15. 32 ; 20. 34). Jésus ne voit pas seulement notre tristesse, mais Il sympathise aussi profondément avec nous lorsque nous souffrons, lorsque nous nous sentons misérables, lorsque nous sommes en deuil ou dans le besoin. Celui qui crie par la prière devant Dieu envoie un appel à l’aide silencieux vers le « Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation ». Et ceux qui ont expérimenté le réconfort de Dieu sont alors mieux à même de réconforter les autres (voir 2 Cor. 1. 3 et 4). Pleurer n’est pas du tout lâche !

D’après die gute Saat février 2025

« Celui qui prend garde à la parole trouvera le bien, et celui qui se confie en l’Éternel est heureux » Proverbes 16. 20.

UN AVENIR SOMBRE ?

Il y a quelques années, lorsqu’on demandait aux jeunes Japonais de quelle couleur ils voyaient leur avenir, la plupart d’entre eux répondaient : « gris ». Après ces dernières années de crises, de catastrophes et de maladies, une telle enquête dans les pays occidentaux ne serait probablement pas très différente. L’histoire de l’humanité est une histoire de désastres, de violence, de culpabilité et de profonde misère.

Dieu l’a-t-il voulu ainsi ? Non, car lorsqu’Il a créé l’homme, Il l’a placé dans un beau jardin et a pourvu à tous ses besoins. Par-dessus tout, Dieu était en communion avec ce couple, qui vivait dans le bonheur et l’harmonie. Mais alors le séducteur est venu, et l’homme l’a écouté, et n’a pas tenu compte de ce que Dieu avait dit. En ce temps-là, les hommes disaient : Je n’écouterai pas Dieu ! Les gens ont dit à peu près la même chose à propos de Jésus-Christ : « Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous ! » (Luc 19. 14). Il n’est pas étonnant que la couleur du futur soit le gris. Mais ce qui est encore pire, c’est que ce gris finira un jour par se transformer dans le noir de l’éloignement de Dieu, si nous ne nous retournons pas pour revenir à Dieu.

« Le Seigneur… est patient envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pier. 3. 9). C’est pourquoi Il a donné son Fils, « afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).

Avec une patience inlassable, Dieu appelle encore aujourd’hui les gens à la repentance.

« Celui qui prend garde à la parole trouvera le bien, et qui se confie en l’Éternel est bienheureux » (Prov. 16. 20).

D’après die gute Saat février 2025

« Abraham dit : … je disais : Assurément il n’y a pas de crainte de Dieu en ce lieu, et ils me tueront à cause de ma femme » Genèse 20. 11.

JUGER LES RACINES DES ACTIONS

Le cœur doit être restauré aussi bien que la conscience. Il arrive souvent, dans l’histoire des âmes, que, bien que la conscience soit parfaitement claire quant à certains actes que nous avons accomplis, cependant la racine d’où proviennent ces actes n’ait pas été atteinte. Les actes apparaissent à la surface de la vie quotidienne, mais les racines sont cachées au fond du cœur, peut-être inconnues de nous-mêmes et des autres, mais complètement à nu aux yeux de Celui à qui nous avons affaire.

Or ces racines doivent être atteintes, exposées et jugées avant que le cœur soit dans la condition convenable avec Dieu. Voyez Abraham. Il commença sa course avec une certaine racine dans le cœur, une racine de retenue incrédule par rapport à Sara. Cela le fit errer quand il descendit en Égypte, et bien que sa conscience ait été restaurée, et qu’il soit retourné à son autel à Béthel, cependant la racine ne fut touchée que des années plus tard ; dans l’affaire avec Abimélec, roi de Guérar. Tout cela est profondément pratique et très solennel.

Identifiez-vous vos racines ? Sans doute, il est difficile, très difficile de les connaître. Elles sont profondes et multiples : l’orgueil, la vanité personnelle, la convoitise, l’irritabilité, l’ambition – ce sont quelques-unes des racines du caractère, les ressorts poussant à l’action, sur lesquelles un jugement sévère doit être appliqué. Nous devons faire savoir à notre nature que l’œil du jugement de soi est continuellement sur elle. Nous devons mener le combat sans arrêt. Il se peut que nous devions nous lamenter sur des fautes occasionnelles : mais nous devons maintenir le combat, car le combat montre la vie. Que le Saint Esprit puisse nous fortifier dans ce combat sans trêve.

D’après the Lord is near avril 1987 (C.H.M.)

« Tu feras ses sept lampes ; on allumera ses lampes, afin qu’elles éclairent en face de lui. Ses mouchettes et ses vases à cendre seront d’or pur » Exode 25. 37 et 38

LA SIGNIFICATION DU CHANDELIER

Le chandelier, placé dans la première partie du tabernacle, était fait entièrement d’or battu, d’une seule pièce, avec un axe central et six branches, qui supportaient ses sept lampes. L’or parle de la gloire de Dieu révélée dans la Personne bénie du Seigneur Jésus, le Porteur suprême de toute lumière selon Dieu. L’huile pour la lampe est mentionnée ailleurs, et nous savons que c’est un type de la puissance de l’Esprit de Dieu.

Il est aussi question ici des mouchettes et des vases à cendre, mais il est très intéressant que ce qui les rend nécessaires, c’est-à-dire les mèches, ne soit pas mentionné du tout. La raison, à n’en pas douter, c’est que ce chapitre insiste sur ce qui est d’or, c’est-à-dire entièrement divin. En fait, la lumière elle-même ne servait pas seulement à éclairer le sanctuaire, mais d’abord à briller sur le chandelier, car c’est Christ Lui-même qui doit être l’objet présenté.

Les mèches ne parlent pas de ce qui est divin, car elles doivent être nettoyées chaque jour avec les mouchettes. Les mèches représentent, par conséquent, les croyants qui, par la puissance de l’Esprit de Dieu, ont le privilège de briller pour le Seigneur Jésus, de rendre un témoignage précieux à la gloire de sa Personne. Quel honneur, en vérité, nous est accordé ainsi ! Mais nous ne pouvons continuer à briller clairement que si nous sommes régulièrement purifiés par les mouchettes d’or. Cela implique que nous nous tenions dans la présence du Seigneur Jésus pour qu’Il s’occupe de ce qui a déjà été brûlé. Car ce qui n’a pas été nettoyé causera un manque de lumière et de la fumée. Ce n’est qu’en s’attendant à Lui que nous renouvellerons nos forces afin de rendre un témoignage clair et brillant pour Lui.

Les mouchettes nous rappellent que le Seigneur se souviendra de ce que chaque enfant de Dieu a fait en son nom. Mais il est bon pour nous, aujourd’hui, de laisser tout cela derrière nous et de nous concentrer sur ceci : Que sa gloire soit manifestée.

D’après the Lord is near avril 1987 (L.M. Grant)

« Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, et l’amour de Dieu, et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous ! » 2 Corinthiens 13. 13.

VIVRE DANS LA COMMUNION AVEC LE SEIGNEUR JÉSUS

Il y a grand besoin, aujourd’hui, que nous soyons plus paisibles devant le Seigneur. Qu’il est important d’entrer et de demeurer dans une telle heureuse communion avec Lui, afin que nous puissions, en tout temps, montrer le fruit de l’Esprit qu’on trouve en Galates 5. 22 et 23 : « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi » ! Ces passages sont exactement la description de ce qu’est notre Seigneur Jésus Christ, et de ce qu’Il veut être pour chacun des siens. Cela est très précieux pour le cœur qui a goûté que le Seigneur est bon. Oh ! Que nous puissions entrer davantage dans la pensée de Dieu au sujet de Celui dont la beauté infinie était son délice quotidien, qui Lui plaisait toujours, dont la viande était de faire sa volonté.

Mais quand nous nous réjouissons dans son amour, pensons-nous aussi que Lui en a de la joie ? Nous chantons : Ce sera la gloire pour moi. Mais il serait bien plus béni de chanter : Ce sera de la gloire pour Lui. Que nous puissions être si complètement détachés de nous-mêmes et de rechercher notre propre bien-être, pour être capables de vivre devant Lui simplement pour répondre aux besoins de son cœur aimant, pour Lui donner de la joie.

Personne n’a jamais été heureux en cherchant le bonheur. Seuls ceux qui cherchent à donner de la joie au cœur d’un autre connaissent une joie réelle. Nous allons souvent à Lui pour avoir la réponse à nos besoins. Allons-nous à Lui quelquefois seulement pour répondre au désir de son propre cœur d’amour ?

Puissions-nous toujours nous demander : Cela apportera-t-il de la joie à son cœur aimant ? Il se peut que nous fassions beaucoup de choses qui ne sont pas positivement mauvaises, mais Lui apporteront-elles de la joie ? Comme nous avons besoin de mieux le connaître ! Alors d’autres choses pâliront dans l’arrière-plan, car Il est la plénitude de Dieu.

D’après the Lord is near avril 1987

« Que la parole du Christ habite en vous richement, vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu » Colossiens 3. 16.

LA VIE QUE CHRIST DONNE

Nous entendons souvent parler du genre de vie que Christ donne à ceux qui se confient en Lui. Je désirerais relever quatre mots du verset ci-dessus qui parlent du genre de vie qu’Il ne nous donne pas !

C’est d’abord habiter. Christ ne nous donne pas une vie occasionnelle, mais une vie éternelle et abondante. Il ne souhaite pas que nous allions à Lui seulement à l’occasion, mais que nous permettions à sa Parole de demeurer richement en nous. Cela signifie que nous nous immergions jour après jour dans la Parole de Dieu et dans la prière.

Le deuxième mot, c’est la sagesse. Christ ne donne pas une vie vide et superficielle. Le vieux dicton américain : Nous vieillissons trop tôt et devenons sages trop tard, ne devrait pas s’appliquer aux chrétiens. Nous pouvons commencer jeunes à apprendre de cette sagesse qui vient d’en-haut et qui est trouvée en Christ.

En troisième lieu, c’est enseigner et exhorter. Dieu ne donne pas une vie inutile. Nous n’avons pas besoin d’être des prédicateurs pour nous enseigner et nous exhorter les uns les autres. Tout chrétien peut transmettre ce qu’il a appris de Christ à une autre personne, et le faire comme aide.

Le quatrième mot, c’est chanter. Christ ne donne pas une vie misérable. Satan aimerait nous faire croire cela, mais en fait les cantiques du chrétien expriment la joie de la vie qu’il a trouvée en Christ. Nous avons le droit de chanter parce que nous avons été rachetés.

D’après the Lord is near avril 1987

« Étudie-toi à te présenter à Dieu : approuvé » 2 Timothée 2. 15.

LA PAROLE DE DIEU EST LE GUIDE, LA NOURRITURE, LA VOIX DE DIEU POUR LE CHRÉTIEN

Cela ne donnera jamais rien de bon, de s’asseoir comme un rat de bibliothèque pour lire la Bible. Nous pouvons remplir notre mémoire de connaissance biblique, et nous pouvons connaître à fond les doctrines bibliques et le texte de l’Écriture, sans avoir ni onction ni puissance. L’Écriture est intimement liée à notre condition morale et spirituelle, à notre marche quotidienne, à nos habitudes et nos voies de vie pratique. Dieu nous a donné sa Parole pour former notre caractère, pour gouverner notre conduite, et pour modeler notre course ; et par suite, si la Parole n’a pas une influence pratique et une autorité reconnue sur nous, c’est la pire folie de penser à accumuler une masse de connaissances spirituelles dans la mémoire. Cela ne peut que nous rendre vaniteux, et nous tromper. La simple profession de la vérité, qui n’agit pas sur la conscience, et ne se voit pas dans la vie, est l’un des dangers particuliers d’aujourd’hui.

En ce qui concerne la question de faire usage d’écrits humains pour nous aider dans l’étude de l’Écriture, une grande retenue est nécessaire. Il ne fait pas de doute que le Seigneur peut – et Il le fait – se servir des écrits de ses serviteurs, tout comme Il le fait de leur ministère oral, pour notre instruction et notre édification. Mais, nous le répétons, une grande précaution, une sérieuse dépendance du Seigneur sont nécessaires, afin de ne pas abuser d’un si précieux don.

La nourriture qui nous convient est fraîche, vivante, puissante, formative ; elle parle au cœur, et brille dans la vie ; et nous croissons dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ. Nous devons nous souvenir que la Sainte Écriture est la voix de Dieu. Ne l’oublions jamais.

D’après the Lord is near avril 1987 (C.H.M.)

« Oui, à nous de faire selon tes paroles ; mais le peule est nombreux, et c’est la saison des pluies… et ce n’est pas l’œuvre d’un jour ni de deux » Esdras 10. 12 et 13

LA SAGESSE D’ESDRAS COMME CONDUCTEUR

Esdras est un exemple remarquable, dans la Bible, d’un conducteur spirituel. C’était quelqu’un qui était dévoué à la Parole de Dieu, et c’était aussi un homme de prière. Sa fermeté raisonnée était une autre évidence de sa capacité donnée par Dieu comme conducteur spirituel.

Fermeté raisonnée semble être une contradiction dans les termes, mais ce n’est pas vraiment le cas. Lorsque Esdras fut confronté à un problème moral au sujet du peuple de Dieu, il ne pardonna pas le péché et ne changea pas les exigences de Dieu, de manière à minimiser le problème. Il resta ferme sur sa position, à savoir que le peuple avait grandement péché devant Dieu, et qu’une action sévère devait être accomplie. En même temps, toutefois, Esdras fut flexible dans la manière dont il traita le problème. Il accepta de demander, pour être aidé, l’avis de Shecania (ch. 10. 2 à 4). Quelques-uns, des conducteurs spirituels, refusent absolument d’écouter l’avis de « leur » troupeau. Ils sont inflexibles dans leurs idées sur ce qui doit être fait, et comment cela doit être fait.

On voit aussi la capacité d’Esdras à bien vouloir écouter la raison. Le peuple reconnaissait avoir été coupable, et ils désiraient réellement redresser la situation, mais ils avaient besoin d’un délai supplémentaire. De plus, la pluie tombait à flots et ils commençaient à avoir froid. Esdras n’était pas un conducteur tellement rigide qu’il exigeât que la question soit résolue immédiatement – avec ou sans la pluie ! Malheureusement, certains responsables chrétiens, aujourd’hui, sont très rigides. Ils sont inflexibles, exigent, et n’écoutent pas la raison.

Apprenons tous, d’Esdras, la leçon de flexibilité.

D’après the Lord is near avril 1987

« Mais les choses qui pour moi étaient un gain, je les ai considérées, à cause du Christ, comme une perte. Plus encore, je considère toutes choses comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur, à cause de qui j’ai fait la perte de toutes et je les estime comme des ordures, afin que je gagne Christ » Philippiens 3. 7 et 8.

LA COMMUNION AVEC JÉSUS CHRIST DANS TOUTE LA VIE DU CHRÉTIEN

Nous voyons que, quand quelqu’un est converti, Christ est tout pour lui, et que le monde n’est plus qu’un spectacle vain – de la vanité, et rien d’autre. Les choses invisibles remplissent maintenant le cœur. Mais ensuite, à mesure que le croyant poursuit les tâches et les contacts quotidiens – et bien que Christ lui soit toujours précieux – il ne continue pas à estimer, comme au début, toutes choses comme des ordures – il n’a peut-être fait cela qu’une fois. Mais Paul dit : Je considère, non pas : je considérais. Christ devrait toujours tenir la place dans notre cœur qu’Il avait dans notre cœur lorsque le salut nous a été révélé.

Bien entendu, si un homme n’est pas fondé sur Christ, il n’est pas du tout un chrétien. Mais même quand Christ est dans un homme, et qu’il marche sans défaillances, cependant, si vous lui parlez de Christ, il se peut qu’il n’y ait pas d’écho dans son cœur, bien que sa vie se poursuive sans accrocs. Christ est vraiment au fond de son cœur, et une marche chrétienne correcte à la surface, mais entre les deux il y a des centaines de choses qui n’ont aucun rapport avec Christ. Sa vie se passe pratiquement sans Christ. Cela n’ira pas bien. Le cœur qui poursuit sans Christ devient le lieu de passage de de tout ce que peut y verser le monde.

Vous avez le pardon de vos péchés ? Bien, mais qu’est-ce qui gouverne votre cœur, maintenant ? Votre regard se repose-t-il sur Christ dans la gloire ? L’excellence de la connaissance de Christ Jésus est-elle devant votre âme de sorte qu’elle gouverne tout, et vous fasse estimer toute autre chose comme une perte ? Vous aurez des tentations, je le sais ; mais neuf dixièmes des tentations qui vous assaillent et vous paralysent n’existeraient pas si Christ avait sa juste place dans votre cœur.

D’après the Lord is near avril 1987

« Mais – au cas où je tarderais – c’est pour que tu saches comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant, la colonne et le soutien de la vérité » 1 Timothée 3. 15.

COMMENT LES CHRÉTIENS DOIVENT SE CONDUIRE DANS L’ASSEMBLÉE, QUI EST LA MAISON DE DIEU

Durant le 19ème siècle, il y a eu une redécouverte remarquable de vérités de l’Écriture perdues depuis longtemps, dont beaucoup concernaient les principes et la vie pratique de l’Assemblée du Dieu vivant. La vérité de l’Assemblée, redécouverte, qui avait été longtemps cachée sous une quantité de traditions antiscripturaires, a remis en vue quatre caractères distincts de l’Assemblée de Dieu.

– Premièrement, l’Église est vue comme le corps de Christ (1 Cor. 12. 12 à 27 ; Éph. 1. 22 et 23, Col. 1. 18). Christ est vu comme la tête – les croyants, comme les membres du corps, chacun d’eux servant à un but spécial, tous sous la direction de Christ. La représentation de l’Église comme corps démontre l’union vitale du croyant avec Christ.

– Deuxièmement, l’Église est vue comme la maison, dont Christ est le fondement. (1 Cor. 3. 11), aussi bien que la pierre de l’angle (Éph. 2. 20), les croyants étant des pierres vivantes qui sont édifiées en une maison spirituelle (1 Pier. 2. 5). Cette désignation de l’Église comme maison donne au croyant la responsabilité devant Christ, spécialement telle qu’elle est vue à la lumière du passage ci-dessus.

– Troisièmement, l’Église est vue comme l’épouse, mariée à Christ, l’Époux (Rom. 7. 4 ; 2 Cor. 11. 2 ; Apoc. 19. 7). Dans cette image d’une relation intime nous est dépeinte l’affection du croyant pour Christ.

– En dernier lieu, l’Église est vue comme les sept chandeliers, avec le Fils de l’homme, dans son caractère judiciaire, se tenant au milieu d’eux. Là est mis en vue le témoignage de Christ.

Pouvons-nous être de bons témoins de Christ sans comprendre notre union avec Christ, notre responsabilité devant Lui, et notre affection pour Lui ? La vérité de l’Église n’est-elle pas nécessaire pour une relation complète avec notre Seigneur ?

D’après the Lord is near avril 1987

« Tout le peuple s’en alla à Guilgal… ils sacrifièrent là des sacrifices de prospérités devant l’Éternel ; Saül et tous les hommes d’Israël firent là de grandes réjouissances » 1 Samuel 11. 15.

OBÉIR À DIEU SANS RÉSERVE

Vous est-il déjà arrivé de lire un récit familier et de souhaiter pouvoir vous arrêter après le premier chapitre ? Les choses se déroulent bien, mais vous savez que, au cours du récit, cela va changer, et que les gens auront beaucoup de difficultés.

C’est exactement ce que je ressens quand je lis quelque chose au sujet du jeune Saül. Il commença bien, ayant été oint roi d’Israël, montrant de la fidélité, le sens des responsabilités, et de l’humilité. Il fit preuve ensuite de qualités de dirigeant, et de courage, conduisant Israël à la victoire contre les fils d’Ammon ; puis il refusa avec miséricorde de se venger de rebelles qui l’avaient méprisé et avaient douté de ses capacités pour être roi. Saül a certainement bien commencé.

Mais ensuite il se mit dans de grandes difficultés, et alla de mal en pis. À la racine de ses problèmes il y avait un cœur qui refusait d’obéir à Dieu. Le prophète Samuel, cet homme de Dieu remarquable qui était très proche de Saül pendant les premières années de son règne, se détacha de lui à cause de sa désobéissance. Une vie très prometteuse au commencement devint une vie de misère pour lui-même et ceux qui étaient autour de lui, et se termina dans la défaite, la disgrâce, et la mort.

Plusieurs fois, dans sa vie, Saül aurait pu changer son cours en se repentant réellement de sa désobéissance (évidemment insignifiante à ses propres yeux) quand on la lui avait faite reconnaître. Mais il ne le fit pas. Il ressemble à de nombreuses personnes, aujourd’hui, qui ont une relation extérieure avec Dieu, mais ne sont pas engagés dans une vie d’obéissance sans réserve envers Dieu, quelle que soit la situation. Apprenons de Saül. La désobéissance ne paie pas !

D’après the Lord is near avril 1987

« Nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles » Éphésiens 2. 10.

LE MIRACLE ET LE BUT DE LA NOUVELLE NATURE DU CHRÉTIEN

Seuls ceux qui croient au Seigneur Jésus Christ peuvent affirmer leur dignité d’être les résultats de l’œuvre merveilleuse de Dieu dans le sens du passage ci-dessus. Avant d’être sauvés par la pure grâce de Dieu, nous, comme tous les autres, mettions beaucoup d’importance sur nos propres œuvres. Même après avoir été sauvés, nous avons tendance à penser trop à nos propres œuvres, des œuvres que nous pensons faites pour le Seigneur. Mais ce que nous faisons pour Lui n’est rien, comparé à ce qu’Il a fait pour nous, et qu’Il fait maintenant en nous. Son œuvre a infiniment plus d’importance que les nôtres, et Il désire que nous prenions le temps de bien contempler et admirer les merveilles de toute sa grande œuvre.

Avant le salut, nos œuvres étaient soit mauvaises ou mortes, réellement agressives, ou totalement inutiles. Quelle œuvre puissante il a fallu pour changer cela ! C’est l’œuvre d’une nouvelle création, non pas simplement une création comme celle dont Adam jouissait en Éden. Cela implique une vie beaucoup plus élevée que la vie naturelle, car elle est éternelle, la vie elle-même qui est en Jésus Christ, le Fils de Dieu. Dieu a accompli cette œuvre puissante en nous, et c’est Lui seul qui la soutient jour après jour.

D’après the Lord is near avril 1987

LE CONCOURS

– Mes amis, dit un jour un inspecteur visitant une classe de garçons dans une école, je suis content de vos progrès et je veux stimuler votre zèle par un témoignage personnel de satisfaction. J’offre sept euros cinquante pour prix d’un concours. Il sera gagné par celui d’entre vous qui, demain, au tableau, en présence de toute la classe, me donnera la meilleure explication du problème que je vais vous dicter.

Le problème était difficile, et la plupart des élèves renoncèrent d’avance à le résoudre. Il y en eut trois cependant qui, poussés par des mobiles bien différents, résolurent de tenter l’entreprise. Ils quittèrent la classe ensemble, les derniers.

– Je ne trouve pas ce problème si difficile, dit Vincent, l’aîné de la bande en s’élançant dans la rue d’un air fanfaron. J’ai déjà fait des problèmes aussi compliqués que celui-ci. Je vais tout de suite le résoudre chez moi, avec mon père qui est très fort en algèbre. Demain, au tableau, je me livrerai à mon éloquence naturelle et vous verrez si je n’enlève pas le prix ! Ce n’est pas que je tienne à l’argent, ajouta-t-il d’un air dédaigneux, j’en ai tant que j’en veux. Mais je tiens à l’honneur d’être le premier de la classe et de vous avoir vaincus.

Vincent était un fils unique, assez gâté et habitué à voir tout plier devant lui.

– Moi, dit tristement Jean, le fils d’une veuve peu fortunée, j’avoue que je serais bien heureux de rapporter à ma mère un argent obtenu par mon application au travail. Elle verrait alors que les sacrifices qu’elle s’impose pour mon éducation ne sont pas perdus et que je pourrai un jour l’aider à élever mes petits frères. Mais je sais bien que le prix ne sera pas pour moi, je suis trop timide. Si même je réussissais à résoudre le problème, ce qui n’est pas sûr, la peur me ferait certainement échouer lorsqu’il s’agirait de l’expliquer au tableau devant toute la classe.

– Voyons, Jean, dit Georges, le troisième des jeunes concurrents, qui jusqu’alors était resté absorbé dans ses pensées, il ne faut pas se créer ainsi des difficultés imaginaires. Ne perdons pas notre temps en paroles. La première chose à faire, c’est de résoudre le problème ; il sera temps, ensuite, d’aviser à la meilleure manière de l’exposer. Je vais tout de suite me mettre au travail. À demain, Vincent. Bon courage, Jean.

Et donnant à chacun de ses camarades une amicale poignée de mains, Georges prit en courant le chemin de sa maison.

Pendant le repas il raconta à ses parents la visite de l’inspecteur et le concours ouvert par lui.

– Montre-moi ton problème, Georges, dit le père avant de se rendre à son travail.

– Le voici, papa, dit Georges, mais ne me l’explique pas, car, si je ne l’ai pas fait seul, je n’aurai pas mérité le prix.

– Tu as raison, mon garçon, dit M. Bertrand qui, après avoir lu attentivement le problème, sortit sans mot dire de la chambre.

Georges resta enfermé tout l’après-midi mais, quand il parut au repas du soir, il était rayonnant.

– J’ai trouvé mon problème ! s’écria-t-il.

Ses parents prirent part à sa joie ; puis, après le repas, M. Bertrand étant obligé de s’absenter, ce fut la mère qui fit la lecture habituelle avec ses enfants. C’était ce soir-là le chapitre 13 de la première épître aux Corinthiens.

– Vois-tu, Georges, dit la mère à son fils aîné, une fois la lecture finie, le Seigneur nous indique comment nous pouvons Le glorifier. Que tes succès, si Dieu t’en accorde, ne te fassent jamais perdre de vue l’amour, cet amour qui consiste non seulement à donner, mais aussi à oublier nos rancunes, nos colères, nos jalousies et, au besoin, à renoncer à nos avantages.

– Je crains, maman, qu’il ne soit plus difficile de mettre en pratique ces enseignements que de résoudre le problème de l’inspecteur.

– Par nous-mêmes nous ne le pouvons certainement pas, répondit la mère, mais « je puis toutes choses en Celui qui me fortifie ». N’oublie pas de Lui demander Son secours en toute occasion.

– J’ai bien envie, dit Georges en se levant, d’aller jusque chez Jean pour voir comment il se tire d’affaire.

– Va, dit la mère, et aide-le au besoin ; il est digne d’estime par son assiduité au travail et son amour filial.

Georges trouva Jean la tête appuyée dans ses mains et le regard perdu dans les colonnes de chiffres.

– Eh bien, dit le visiteur qui était entré sans être entendu et avait regardé, par dessus l’épaule de son ami, les derniers chiffres tracés par celui-ci, tu y es, mon cher, ta solution est juste, que cherches-tu de plus ?

– Je cherche, dit Jean, à m’expliquer clairement le problème. Je l’ai trouvé en tâtonnant, en essayant d’une manière, puis d’une autre, et, si j’ai réussi, c’est un effet du hasard.

– C’est plutôt un effet de ta persévérance, dit Georges. Maintenant que tu es fixé sur la solution, reprends pas à pas le chemin par lequel tu y es parvenu et démontre-moi ce problème à haute voix.

Jean arriva, tant bien que mal, au bout de son exposé, grâce à quelques indications de son ami. Mais ce succès ne le satisfit pas.

– C’est inutile, mon bon Georges, dit-il, quand tu ne seras plus à côté de moi pour me souffler les mots qui me manquent et rattacher les chaînons de mon raisonnement, mon exposé ne tiendra plus. C’est dommage, ajouta-t-il avec un gros soupir, ces sept euros cinquante, si je les avais gagnés, m’auraient permis d’acheter un dictionnaire dont j’ai grand besoin et que je ne puis demander à ma mère.

– Écoute, Jean, répondit Georges, je vais te suggérer un moyen infaillible de réussir. Tu vas écrire mot à mot l’explication du problème telle que tu viens de me la donner ; après quoi tu apprendras cette explication par cœur, de manière à pouvoir la débiter sans hésiter. Tu as une excellente mémoire, rien ne te sera plus facile. Il faut savoir tirer parti de tes facultés, mon cher, au lieu de gémir sans cesse sur celles qui te manquent. Vrai, je serais heureux de partager le prix avec toi.

– Merci, Georges, dit Jean en serrant la main de son ami qui s’était dirigé vers la porte ; si je me tire d’affaire demain, ce sera à toi que je le devrai.

Georges rentra chez lui à pas lents et sa mère remarqua que, durant toute la soirée, il avait l’air préoccupé. Cela l’inquiéta un peu ; cependant elle s’abstint de le questionner. Le lendemain, au déjeuner, il fut encore silencieux mais, comme il mangea de bon appétit, Mme Bertrand attribua sa préoccupation évidente à l’approche du concours et le laissa à ses réflexions.

Les classes du matin terminées, l’inspecteur entra dans la salle où, la veille, il avait dicté son problème. Les élèves attendaient avec la plus vive impatience l’issue du concours.

– Lequel de vous veut commencer, mes amis ? demanda l’inspecteur.

Vincent s’élança hors des rangs et arriva la tête haute devant le tableau noir. Évidemment il était sûr de son fait. Il posa, en effet, assez lestement son problème qu’il comptait résoudre par l’algèbre, mais, grisé sans doute par ce brillant début, il ne tarda pas à s’embarrasser tellement dans ses opérations qu’après un quart d’heure de vains efforts et de fausses manœuvres l’x du problème restait aussi inconnue qu’au commencement des opérations.

– Il est facile de voir, mon ami, que l’algèbre ne vous est pas familière, vous auriez mieux fait de vous en tenir à l’arithmétique, peut-être auriez-vous réussi. Qui vient au tableau après vous ?

Tous les regards se portèrent vers la place de Georges, mais elle était vide.

– C’est étrange, dit l’inspecteur, il était ici tout à l’heure, et ce n’est pas un garçon à reculer devant l’épreuve. Mais nous ne pouvons attendre. Jean, êtes-vous disposé à essayer ?

Jean s’avança, la tête basse et les bras pendants. Ses camarades souriaient et chuchotaient entre eux, assurés que sa timidité proverbiale lui jouerait encore une fois un mauvais tour.

Cependant Jean avait pris la craie et commençait à exposer son problème avec une assurance si soutenue que les rieurs changèrent d’attitude et devinrent attentifs. Quand il fut arrivé à son résultat final, Jean déposa la craie et s’essuya le front sans oser lever les yeux.

– C’est très bien, mon ami, dit l’inspecteur en lui posant amicalement la main sur l’épaule, je vois que vous avez compris le problème, et vous l’avez exposé avec plus de clarté et d’assurance que je n’en attendais de votre part. Où est le troisième concurrent ? ajouta-t-il en se tournant vers le maître.

La place de Georges était demeurée vide et l’on échangeait des regards étonnés lorsque le concierge de l’école entra et remit un billet à l’inspecteur. Celui-ci le déplia et, après avoir lu, le mit dans sa poche en disant simplement :

– Georges Bertrand m’annonce qu’il se retire du concours. Nous pouvons donc dès à présent, nommer le vainqueur. Jean Bernier, poursuivit-il, je suis heureux de vous remettre la somme promise à titre de récompense et d’encouragement. Quant à vous, mon ami, ajouta-t-il en s’adressant à Vincent que son échec n’avait pas réussi à déconcerter, je vous engage à vous défier de la présomption. Vous avez de la facilité, mais ne croyez pas que l’aplomb puisse dispenser du travail.

Le vainqueur de la journée, cependant, descendait les marches de l’estrade, l’air plus consterné encore que lorsqu’il les avait montées. La conduite étrange de Georges l’inquiétait. Se dérobant aux félicitations de ses camarades, il rassembla en hâte ses livres et ses cahiers et s’éloigna en courant. Une heure plus tard il sonnait à la porte de l’inspecteur et demandait à lui parler.

Dans l’après-midi de ce même jour l’inspecteur se présentait à son tour chez Mme Bertrand.

– Madame, dit le visiteur, lorsqu’on l’eut introduit auprès de la mère de Georges, je viens vous demander une explication. Votre fils, de l’avis général le meilleur élève de l’école, s’est retiré ce matin d’un concours où il avait toutes les chances de réussir. Il m’a averti par un billet, mais sans me faire connaître les motifs de sa décision. Un entretien que j’ai eu avec Jean Bernier, son ami, me donne un vif désir de connaître la raison qui a déterminé la conduite étrange de Georges. Pouvez-vous me renseigner à cet égard, Madame ?

Mme Bertrand ne crut pas pouvoir refuser à l’inspecteur l’explication réclamée, bien qu’elle eût préféré garder le silence à ce sujet. Son fils avait refusé de concourir pour assurer le prix à Jean.

– Mais, Madame, dit l’inspecteur, ils auraient pu le partager, et Jean me dit qu’ils en étaient convenus en se quittant hier au soir.

– Oui, dit Mme Bertrand, mais, si le prix avait été partagé, Jean n’aurait pu acheter le dictionnaire dont il a besoin, et Georges a trouvé une vraie satisfaction à faire ce petit sacrifice pour son ami.

– Madame, dit l’inspecteur d’un ton ému, je vous félicite d’avoir un fils capable d’agir avec tant de dévouement.

– Cela ne vient pas de lui, répondit simplement Mme Bertrand. Mon fils est un chrétien et son acte d’amour envers son camarade n’est que le fruit de la vie nouvelle qu’il a reçue de Dieu lorsqu’il a accepté par la foi Jésus Christ comme son Sauveur et son Seigneur.

D’après La Bonne Nouvelle 1964

DÉPLOYEZ VOTRE BANNIÈRE

« Tu as donné une bannière à ceux qui te craignent pour la déployer à cause de la vérité » (Ps. 60. 4).

Les médecins avaient engagé un jeune chrétien à faire un voyage sur mer pour achever de se remettre après une longue maladie. Il avait pris une place dans l’entrepont, ce qui est meilleur marché, et, lorsqu’il descendit le premier soir, il découvrit que sa couchette occupait juste le milieu du dortoir des hommes. Ils étaient une trentaine et la plupart jouaient aux cartes ; aussi le jeune chrétien se sentit-il très seul. Il désirait s’agenouiller pour prier, mais était retenu par la crainte et la faiblesse. Cependant il finit par se mettre à genoux devant tous, s’attendant à des moqueries et des interruptions, mais il ne se passa rien. Se relevant, il se glissa dans sa couchette, reconnaissant envers le Seigneur pour le secours qu’Il lui avait accordé.

Le matin suivant, comme il se promenait sur le pont, il fut accosté par un jeune homme qui lui dit :

– Excusez-moi, vous êtes un chrétien ?

Il continua en racontant qu’il n’était converti que depuis trois semaines et que, le soir précédent, il se tenait près de son lit, se demandant quelle devait être son attitude en tant que chrétien. Voyant son compagnon s’agenouiller, il avait fait de même. « Le Seigneur m’a montré ce qui était bien, et s’est servi de vous pour m’enseigner ».

Pendant leur conversation un Italien s’approcha d’eux et dit à notre jeune ami :

– Excusez-moi, monsieur, vous êtes un chrétien ?

– Oui, par la grâce de Dieu, répondit-il.

Alors l’Italien raconta qu’il avait été converti par la lecture du Nouveau Testament, alors qu’il travaillait dans les mines d’or, et que maintenant Il entrait dans son pays pour parler à ses amis du Sauveur qu’il avait appris à connaître.

– Hier soir, poursuivit-il, je suis venu me coucher et je me suis dit à moi-même, comme Élie : « Je suis resté, moi seul ». Mais, juste au moment où je pensais cela, vous vous êtes agenouillé, et cet autre jeune homme a suivi !

Le premier chrétien fut très encouragé, mais en même temps humilié ; il s’était senti si craintif qu’il avait presque manqué cet acte si simple de témoignage, et cependant le Seigneur s’était servi de lui pour aider et fortifier deux autres de ses enfants. Au même moment arriva un monsieur qui lui dit :

– Mon jeune ami, serrez-moi la main, je suis un chrétien. Hier soir je me tenais à la porte pour jeter un coup d’œil sur les installations de l’entrepont, lorsque je vous ai vu vous agenouiller. J’ai remercié le Seigneur qui donnait le courage de le faire à un frêle jeune garçon comme vous.

D’autres passagers parlèrent aussi à notre ami, et à la fin une douzaine de croyants furent amenés à faire connaissance et à jouir d’une heureuse communion dans les choses de Dieu, à cause de l’acte du jeune chrétien. Quelle perte il aurait faite s’il avait choisi le chemin le plus facile et s’était mis au lit sans déployer sa bannière ! Il aurait manqué davantage que la joie de rencontrer des compagnons partageant la même foi – il aurait manqué la joie qu’apporte toujours la fidélité au Seigneur.

Le Seigneur est digne de notre fidélité ; ne craignons pas de Le confesser, quelque difficile que cela puisse paraître. Et si nous le faisons comme notre jeune ami, nous éprouverons la vérité de cette parole du Seigneur : « Je ne te laisserai point et je ne t’abandonnerai point », et nous pourrons, pleins de confiance, dire : « Le Seigneur est mon aide et je ne craindrai point : que me fera l’homme ? » (Héb. 13. 5 et 6). Il n’est jamais plus près de nous que lorsque nous prenons position pour Lui devant les autres.

D’après La Bonne Nouvelle 1964

ACROSTICHE (3)

Trouver les noms suivants : Un homme qui préféra le monde à Christ. Un vieux sacrificateur. Un Lévite qui vendit une terre. Un des petits prophètes. Ce que nul ne pourra faire des brebis du Bon Berger. Le troisième roi de Juda.

Les initiales donneront le nom d’une prophétesse ; les finales, celui d’un général dont elle prépara la défaite.

D’après La Bonne Nouvelle 1963

Tu peux envoyer les réponses dans l’Espace Questions si tu as trouvé. Nous te répondrons.

NOTRE DIEU ET PÈRE (2)

« Car le Père lui-même vous aime » Jean 16. 27.

Qu’ils sont heureux, ceux qui sont devenus enfants de Dieu par la foi au Seigneur Jésus ! Ils ont dans les cieux un Père qui les aime.

– C’est la volonté du Père « que quiconque discerne le Fils et croit en Lui ait la vie éternelle » (Jean 6. 40). Cette volonté a été accomplie lorsque nous avons accepté le Seigneur Jésus comme notre Sauveur personnel. Nous sommes alors sauvés et nous possédons la vie éternelle.

– En Jean 16. 23, le Seigneur parle de l’oreille de son Père : « Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera ». C’est un grand privilège que nous puissions venir devant le Père au nom du Seigneur Jésus, et Lui dire tout ce qu’il y a sur notre cœur. Toute demande qui est selon sa volonté, Il l’entendra.

– La main du Père est puissante. Elle nous a saisis et elle ne nous lâchera pas. Le Seigneur Jésus affirme à tous les rachetés : « Personne ne peut les arracher de la main de mon père » (Jean 10. 29). Nous ne pouvons pas non plus nous arracher nous-mêmes de sa main. Il nous tient fermement et nous amènera à notre destination.

– Dans la maison du Père, il y a de nombreuses demeures. Notre demeure céleste est là. Le Seigneur Jésus nous fera entrer dans la maison de son Père quand Il reviendra (Jean 14. 2 et 3). Alors un temps de bonheur inimaginable se lèvera pour nous, qui se poursuivra éternellement. Nous verrons Jésus, nous comprendrons l’amour du Père et nous l’adorerons avec une joie éternelle.

D’après « The Good Seed » juin 2024

LA TRAVERSÉE

« Ta voie est dans la mer, et tes sentiers dans les grandes eaux ; et tes traces ne sont pas connues » Psaume 77. 19.

« Il arrête la tempête, la changeant en calme, et les flots se taisent, ils se réjouissent de ce que les [eaux] sont apaisées, et il les conduit au port qu’ils désiraient » Psaume 107. 29 et 30.

Le Seigneur Jésus contraint ses disciples à monter dans une barque et à le précéder sur l’autre rive du lac (Mat. 14. 22 et 23). Pendant que Lui monte sur la montagne pour prier seul, les disciples sont tout à coup assaillis par une tempête. Le Seigneur les voit de loin, prie pour eux et, au moment où ils sont au maximum de l’angoisse, Il vient vers eux, marchant sur les eaux agitées.

Il peut nous arriver, à nous aussi, de voir nos difficultés s’aggraver. Dans de telles circonstances, nous ne devons jamais nous décourager et douter de l’amour et de la puissance du Seigneur. Il n’y a, pour Lui, aucune situation désespérée, quelles que soient la hauteur des vagues ou la force du vent. Mais il arrive parfois que nous sommes tellement abattus par nos difficultés que nous ne reconnaissons plus le Seigneur, comme cela arriva aux disciples.

Si nous ne voyons pas la main du Seigneur dans les épreuves que nous traversons, nous perdons de vue le but pour lequel Il les a permises.

Le Seigneur recherche toujours notre bien. Comme s’efface la trace d’un bateau sur les eaux, ainsi nous ne distinguons pas toujours les motifs de nos difficultés. Mais souvenons-nous toujours que le Seigneur les connaît et qu’Il ne permettra pas que les épreuves dépassent ce que nous pouvons supporter. Lui, qui a créé les mondes, a la puissance d’arrêter la tempête et de nous en libérer.

Mais, surtout, Il désire nous accompagner dans la traversée et être reçu dans notre vie et nos circonstances. Il ne nous laissera pas, Il a payé un prix trop élevé pour nous abandonner ! Confions-nous en Lui.

D’après « Il buon seme » – juin 2024

BERACA 50 : SAMUEL, DERNIER JUGE ET PREMIER PROPHÈTE

En continuant avec ce titre, il faut mentionner Éli, l’avant-dernier juge en Israël. Il était ce sacrificateur âgé devant lequel Anne répandait sa peine devant l’Éternel, et près duquel « le jeune garçon (Samuel) servait l’Éternel en la présence d’Éli, le sacrificateur » (1 Sam. 2. 11). Il était aussi juge au milieu du peuple, ayant « jugé Israël quarante ans » (4. 18). Ses deux fils étaient sacrificateurs à sa suite, mais leur vie était marquée par le péché. Éli, qui avait appris leur conduite ignoble, leur avait parlé en ces termes : « Pourquoi faites-vous des actions comme celles-là ? Car, de tout le peuple, j’apprends vos méchantes actions. Non, mes fils ; car ce que j’entends dire n’est pas bon : vous entraînez à la transgression le peuple de l’Éternel. Si un homme a péché contre un homme, Dieu le jugera ; mais si un homme pèche contre l’Éternel, qui priera pour lui ? Mais ils n’écoutèrent pas la voix de leur père, car c’était la volonté de l’Éternel de les faire mourir » (1 Samuel 2. 23 à 25). Éli, juge et sacrificateur, aurait dû les chasser de la sacrificature. Il leur avait bien fait des reproches mais il n’était pas allé plus loin. L’état des choses était si grave que l’Éternel dut ôter ces hommes par la mort. Éli aimait certainement l’Éternel, il était attaché à l’arche de l’alliance, mais avec un cœur partagé.

Dieu veille sur son peuple et malgré son état d’éloignement, Il envoya à Éli « un homme de Dieu » qui rappela à ce vieillard tout ce que l’Éternel avait fait pour son peuple en ajoutant : « Pourquoi foulez-vous aux pieds mon sacrifice et mon offrande, que j’ai commandé de faire dans ma demeure ? Tu honores tes fils plus que moi, pour vous engraisser des prémices de toutes les offrandes d’Israël, mon peuple » (ch. 2. 29).

Si ces tristes événements sont conservés dans les Écritures, c’est pour nous rendre attentifs à notre marche, pour nous éviter de suivre un chemin qui déshonore le Seigneur. L’apôtre Paul, s’adressant aux croyants de Corinthe, doit leur écrire : « … vous avez été achetés à prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (1 Cor. 6. 20).

C’est dans ce contexte que l’enfant Samuel est amené à Éli. Dès que sa mère « l’eut sevré, elle l’emmena, … avec trois jeunes taureaux, et un épha de farine et une outre de vin ; elle le mena à la maison de l’Éternel à Silo ; or l’enfant était très-jeune. Ils égorgèrent le taureau et ils amenèrent le jeune garçon à Éli. Elle dit : Ah, mon seigneur ! aussi vrai que ton âme est vivante, mon seigneur, je suis la femme qui se tenait ici près de toi pour prier l’Éternel. J’ai prié pour cet enfant, et l’Éternel m’a accordé la demande que je lui ai faite. Aussi, moi je l’ai prêté à l’Éternel ; pour tous les jours de sa vie, il est prêté à l’Éternel. Et il (Samuel) se prosterna là devant l’Éternel » (1 Sam. 1. 24 à 28).

Quelle démarche édifiante, quel encouragement de constater que, en des temps de ruine spirituelle, une femme – certainement en accord avec son mari – apporte une si grande offrande à l’Éternel ! Non seulement elle se sépare de son enfant, mais elle apporte trois jeunes taureaux, qui sont offerts en holocauste, type du dévouement complet de Christ, qui fit la volonté de Dieu, « jusqu’à la mort et à la mort de la croix » (Phil. 2. 8).

Anne offre aussi un épha de farine, ce qui, en image, parle par avance de l’humanité parfaite du Seigneur, et une outre de vin qui évoque toute la joie que Dieu éprouve dans son Fils bien-aimé. Cette femme, choisie par l’Éternel, agit en accord avec les ordonnances divines transmises par Moïse trois cent quarante ans auparavant (voir Lévitique 1 et 2). En gardant dans son cœur les paroles de l’Éternel, elle fait partie des bienheureux « qui sont intègres dans leur voie, qui marchent dans la loi de l’Éternel » (Ps. 119. 1). En agissant selon la pensée de Dieu, elle est pour nous un exemple. L’Esprit Saint est libre d’agir en elle pour la rendre capable de discerner les voies de Dieu, lui donnant la force pour se séparer de son enfant en disant : « je l’ai prêté à l’Éternel ; pour tous les jours de sa vie ». Nous chantons parfois ce cantique qui exprime bien cette situation :

« Entre tes mains, j’abandonne

Tout ce que j’appelle mien.

Oh ! ne permets à personne,

Seigneur, d’en reprendre rien !

Oui, prends tout, Seigneur !

Oui, prends tout, Seigneur !

Entre tes mains, j’abandonne

Tout avec bonheur ».

Anne, en se séparant de son enfant, célèbre l’Éternel dans un cantique. Elle exalte la sainteté, la connaissance, la puissance et la justice de son Dieu (1 Sam. 2. 2, 3, 6 et 10). Elle proclame l’étendue de sa grâce qui élève le misérable et le pauvre, les retirant de la poussière, image de la mort, et du fumier, figure du péché. Nous faisions partie de ces misérables, et le Seigneur, dans sa grâce, nous a amenés à Dieu. C’est une faveur et une place à nulle autre comparable. Ceux qui ont cru en Lui et en son œuvre accomplie à la croix recevront « en héritage un trône de gloire » (v. 8), ce qui veut dire que « nous régnerons aussi avec Christ » (2 Tim. 2. 12). Les dernières paroles du cantique de Anne sont prophétiques. Elles annoncent que Dieu élèvera la corne de son Oint : « Il donnera de la force à son roi » (1 Sam. 2. 10). La corne, dans l’Écriture, est un symbole de la puissance. Le jour est proche où « tout genou se ploiera devant (Christ), et où toute langue le reconnaîtra comme étant Dieu » (Rom. 14. 11 ; Phil. 2. 10).

« Quant à Samuel, il servait devant l’Éternel, c’était un jeune garçon, ceint d’un éphod de lin. Et sa mère lui faisait une petite robe et la lui apportait d’année en année quand elle montait avec son mari pour sacrifier le sacrifice annuel. Éli bénit Elkana et sa femme, et dit : Que l’Éternel te donne des enfants de cette femme, à la place du prêt qui a été fait à l’Éternel ! Puis ils s’en retournèrent chez Elkana. L’Éternel visita Anne, elle conçut et elle enfanta trois fils et deux filles ; et le jeune garçon Samuel grandissait auprès de l’Éternel » (1 Sam. 2. 18 à 21).

Notre Dieu récompensera toujours la foi et ce qui est fait pour Lui. Comme aux jours du roi Asa, quand l’Esprit de Dieu fut sur Azaria, fils d’Oded qui sortit au-devant d’Asa, et lui dit : « il y a une récompense pour ce que vous ferez » (2 Chron. 15. 7).

AU COLLÈGE

– Que pensez-vous de mon fils ? demandait un père de famille au professeur de sixième du collège de X.

Il s’agissait d’un garçon de onze ans, entré depuis trois mois à peine dans la classe de ce professeur.

– Votre fils ?… Eh bien ! c’est un homme.

– Voulez-vous dire : ce sera un homme ? Je l’espère bien.

– Non pas. J’ai dit : « C’est un homme », et je le maintiens.

– Comment donc ?

– Voici. Nous étions sur le point d’avoir notre première composition d’histoire. Quinze jours à l’avance, j’indique à mes élèves les chapitres à réviser, en ayant soin d’ajouter cette recommandation : « Surtout, n’attendez pas le dernier moment pour vous préparer. En mettant à part un moment chaque jour pour étudier les matières que je vous donne, vous ferez un travail solide et, sans effort violent de votre part, nous aurons une excellente composition.

Huit jours s’écoulent.

– Lambert, je pense que vous n’avez pas oublié ma recommandation de l’autre jour. Vous avez commencé à préparer votre composition d’histoire ?

– Oh ! oui, Monsieur.

– Et vous, Dutoit ?

– Oh ! oui, Monsieur.

– Et vous ?… Et vous ?… Partout même réponse.

– Et vous ? fis-je en m’adressant à votre fils. Il me regarda bien en face, avec un bon regard plein de franchise.

– Oh moi, Monsieur, dit-il d’une voix qui tremblait légèrement, je n’en ai pas regardé un seul mot.

– Vous faites bien de me dire la vérité, répondis-je, et je voudrais être sûr que vos camarades ont fait de même. Vous avez eu tort de ne pas suivre mon conseil, mais il n’est peut-être pas trop tard pour réparer votre faute, d’autant… Et, sans achever ma phrase je promenais mes regards sur les camarades, qui baissaient la tête. Me promettez-vous de faire mieux pendant la semaine qui vous reste encore ? Il hésita un peu. Puis, son regard toujours fixé sur le mien : « Oui, Monsieur, je tâcherai ». Huit jours après ce fut la composition, et je n’ai pas besoin de vous rappeler que votre fils a été premier. Vous comprenez maintenant pourquoi j’ai dit : « C’est un homme ».

Le cœur du père battit ce jour-là avec joie. C’était un chrétien, et il voyait que son fils avait cherché en cette occasion à être fidèle au Seigneur.

Pourrait-on chercher à tromper, quand on connaît vraiment Celui qui a dit : « Je suis la vérité » ?

Trois mois de plus se passent. Notre jeune ami paraissait devoir gagner le prix d’excellence, avec deux ou trois points d’avance seulement sur un de ses camarades. Il ne restait plus à faire qu’une composition en version latine.

Les élèves sont en classe, le professeur dicte la version. À mesure qu’il avançait, il se passait d’étranges choses dans le cœur du petit homme. Par un hasard des plus extraordinaires et, pensez-vous peut-être, des plus heureux, il se trouvait que, en feuilletant quelques jours auparavant un recueil de versions avec son père, celui-ci avait fixé les yeux précisément sur la version que le professeur dictait en ce moment.

– Tiens, voilà un joli sujet, avait dit le père, serais-tu capable de traduire cela ?

L’écolier avait pris le livre et, grâce à l’aide de son père, était arrivé au bout de la traduction. Le mot à mot fait, on s’était essayé au bon français, et avec la collaboration paternelle, on avait fort bien réussi. Tout s’était si bien gravé dans l’esprit du lycéen que, tandis que le professeur dictait, il écrivait en pensée le français à côté du texte.

« Quelle chance ! », se dit-il tout d’abord.

Mais cet éclair de joie dura peu et, pendant que l’enfant écrivait, le petit dialogue suivant se déroulait dans sa conscience : « Tu auras beau dire, la lutte avec tes camarades n’est pas égale. Tu auras ton prix d’excellence, mais tu ne l’auras pas gagné. Cependant… Il n’y a pas de cependant qui tienne ! Si tu avais été seul à préparer cette version, passe encore ! Mais tu sais bien que tu ne comprenais pas tel passage, que ce mot, ce membre de phrase t’a été fourni par ton père ». Et ces versets, appris à l’école du dimanche, lui revenaient à la mémoire : « Ayant dépouillé le mensonge, parlez la vérité chacun à son prochain ». « Quoi que vous fassiez, faites-le de cœur, comme pour le Seigneur ».

Le professeur arrivait au point final.

À ce moment, un bras se leva – vous devinez lequel – et l’élève dit d’une voix ferme :

– Monsieur, j’ai déjà fait cette version.

Il se fit un profond silence. Les élèves se regardaient avec étonnement, presque stupeur. L’un d’eux même murmura à l’oreille de son voisin : « Quel imbécile ! »

Le professeur hésita un instant. Il était ému.

– Mon ami, dit-il enfin, vous avez bien fait de me dire cela. Je vais donner une autre version.

Ainsi fut fait. Dès la première phrase de la version, notre pauvre ami fit un gros contre-sens, dont tout le reste se ressentit. Il fut classé treizième et perdit son prix d’excellence. Mais l’approbation de sa conscience, celle de ses parents, l’estime de son maître, le dédommagèrent de son échec. Par-dessus tout il avait l’approbation de Celui qui l’avait dirigé « dans les chemins de la droiture » (Prov. 4. 11).

CE QUI CONVAINQUIT L’AFGHAN

« C’est ce que le Sahib a fait, et non pas ce qu’il a dit qui m’a amené au christianisme », disait un Afghan il y a quelques années.

Il s’était rendu à une foire dans la ville de Bannou lorsqu’il remarqua une foule bruyante entourant un étranger qui parlait, monté sur une chaise. Les assistants lui disaient des injures et cherchaient à le contrarier de toutes manières, mais il gardait son calme. Une vieille femme portant un fagot sur la tête essayait de se frayer un passage à travers la foule, mais on ne voulait pas lui faire place, et comme les hommes la bousculaient, son fagot tomba et les baguettes s’éparpillèrent sur le sol. La foule rit et plaisanta, mais le prédicateur s’arrêta net dans son discours, sauta en bas de sa chaise et, ramassant les morceaux de bois, replaça le fagot sur la tête de la vieille femme. Puis il remonta sur sa chaise et reprit sa prédication.

L’Afghan avait observé toute la scène en silence. Le comportement de cet étranger fit une telle im­pression sur lui qu’il ne tarda pas à s’informer de ce qui rendait cet homme si différent des autres, et lui aussi devint un chrétien, un disciple de Christ.

Avez-vous déjà entendu ce proverbe : « Les actes parlent plus haut que les paroles » ? Nous ne savons pas toujours ce qu’on pense de nous quand on nous observe, mais soyons certains que ce que nous disons aura plus d’effet quand nos actes seront en accord avec nos paroles.