LE PLAN DE DIEU EN SALUT PAR JÉSUS CHRIST

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » Jean 3. 16.

« Dieu… nous ayant fait connaître le mystère de sa volonté selon son bon plaisir – ce qu’il s’est proposé en lui-même pour l’administration de la plénitude des temps : tout réunir en un dans le Christ, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre, en lui… et il a assujetti toutes choses sous ses pieds, et l’a donné [comme] chef sur toutes choses, à l’assemblée, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous » Éphésiens 1. 9 et 10, 22 et 23.

L’éternité

Dans notre langue, nous avons un mot pour désigner ce qui a précédé le temps. Ce même mot est utilisé lorsque nous voulons parler de ce qui suivra le temps. Ce mot, c’est « éternité ». Il est en relation avec Dieu Lui-même, qui est appelé dans l’Ancien Testament « Jéhovah » – YAHWEH, ou l’Éternel – Celui qui n’a « ni commencement de jours, ni fin de vie » (Héb. 7. 3), « lui qui seul possède l’immortalité » (1 Tim. 6. 15). Abraham a invoqué « le nom de l’Éternel, le *Dieu d’éternité » (Gen. 21. 33 ; voir És. 42. 6 et 8 ; 43. 10 et 11 ; 44. 6 ; 45. 5 à 7…). Il s’est révélé à Moïse en lui disant : « JE SUIS CELUI QUI SUIS » (Ex. 3. 14). Il est « le Même », Celui qui ne change pas (Deut. 32. 39 ; Néh. 9. 6 et 7 ; Ps. 102. 27 ; És. 41. 4…). Jésus Christ, le Fils de Dieu, dira aussi de Lui-même, affirmant ainsi son éternelle déité : « Avant qu’Abraham fût, Je suis » (Jean 8. 58).

L’éternité est une notion que nous avons du mal à percevoir ; notre esprit limité ne peut comprendre ce que cela signifie ; l’intelligence de l’homme, pourtant si grande, ne peut saisir ce qu’elle est. C’est une abstraction qui est en dehors de ce que nous connaissons ou expérimentons.

Le temps et le plan de Dieu

Mais le Dieu qui est amour (1 Jean 4. 9 et 16) avait conçu un plan merveilleux pour sa gloire et celle de son Fils unique et bien-aimé. Il voulait une famille pour Lui-même, des adorateurs (Jean 4. 23) et des enfants (1 Jean 3. 1 et 2) pris parmi les hommes ; Il voulait « amener de nombreux fils à la gloire » (Héb. 2. 10). Il voulait aussi une Épouse pour son Fils, des compagnons, des hommes que le Fils unique de Dieu pourrait appeler ses frères (voir Apoc. 21. 9 ; Héb. 3. 14 ; Héb. 2. 11 et 12).

Et pour que ce dessein puisse s’accomplir, Dieu, dans sa puissance et dans sa sagesse, a créé comme une rupture dans l’éternité qui, par définition, n’a ni début, ni fin. Cette « rupture », c’est celle du temps. Par rapport à l’éternité, le temps a une valeur infinitésimale. Il apparaît comme une minuscule parenthèse dans l’infini de l’éternité. Cette période nous paraît très longue, mais elle est cependant très courte devant Celui aux yeux duquel « mille ans… sont comme le jour d’hier quand il est passé, et comme une veille dans la nuit » (Ps. 90. 4 ; voir encore 2 Pier. 3. 8). Mais c’est au cours de ce qui est appelé « le temps » que le plan de Dieu s’est déployé et accompli, et qu’une œuvre extraordinaire et merveilleuse a changé le sort des hommes qui vivent sur la terre créée par Dieu.

L’homme et le temps

Le temps, nous pouvons le comprendre ; son déroulement, sa fuite rapide, nous est un phénomène connu, et ressenti en nous-mêmes. Nous pouvons le mesurer, le partager en années, mois, semaines, jours, heures, minutes et secondes. Nous pouvons le compter, et nous pouvons demander à Dieu qu’Il nous apprenne à le faire pour notre bien : « Enseigne-nous… à compter nos jours, afin que nous en acquérions un cœur sage » (Ps. 90. 12). L’homme naît, vit sur la terre pendant une période de temps qui se calcule en années, puis il meurt (voir Gen. 5. 3 à 20 ; Ps. 90. 10). Il est « inclus » dans le temps, celui-ci ne lui appartient pas, et l’homme n’a aucune prise sur lui. Ce qui est en-dehors du temps n’est pas accessible à l’homme (cependant, les hommes entreront dans l’éternité lorsque le temps prendra fin -une éternité de bonheur pour les croyants, de malheur pour les incrédules). Dieu seul a déterminé le commencement, le déroulement et la fin du temps.

Pourtant, la pensée de l’éternité n’est pas étrangère à l’homme. Le roi Salomon – l’Ecclésiaste, ou le Prédicateur – a écrit : Dieu « a mis l’éternité dans leur cœur, sans que l’homme puisse comprendre, depuis le commencement jusqu’à la fin, l’œuvre que Dieu a faite » (Eccl. 3. 11). Le terme « éternité », ici, peut prendre plusieurs significations, comme « l’infini », ou « le monde », ou « l’ignorance ». La connaissance de l’homme a des limites fixées par Dieu. L’être humain ne peut pas connaître ce qui a trait au futur et à l’éternité, mais ce sont des choses présentes dans son cœur, dans ses pensées. Malgré toute son intelligence et ses recherches sur le monde et l’univers dans lequel il vit, il demeure dans l’ignorance quant à ces choses. Il ne peut pas « comprendre le monde », ni ce que représente l’éternité.

Cependant nous lisons ailleurs que « par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu » (Héb. 11. 3). D’une part, les mondes créés sont un témoignage visible au Créateur, et ainsi « à la fois sa puissance éternelle et sa divinité se discernent d’après les choses créées » (Rom. 1. 20) ; d’autre part « les mondes », dans ce passage de l’épître aux Hébreux, c’est « les siècles », ou « âges, durées », ce qui nous ramène au temps, « fait » lui aussi par le Fils de Dieu (voir Héb. 1. 2). Sans la foi, il est impossible de comprendre la création de Dieu. Il n’est pas possible de mettre la compréhension des choses avant la foi ; c’est seulement lorsque nous avons cru, que nous avons compris (dans notre mesure) ce que Dieu a fait.

Le temps et la création de Dieu

Le temps commence à la création de toutes choses par Dieu : « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » (Gen. 1. 1). Dieu parle, et la chose est : « Et Dieu dit… » (Gen. 1. 3, 6, 9, 11, 14, 20, 24 et 26) ; « Car lui, il a parlé, et [la chose] a été ; il a commandé, et elle s’est tenue là » (Ps. 33. 9).

Un passage du livre des Proverbes nous présente le Fils de Dieu, la sagesse personnifiée, présent dans « l’éternité d’avant le temps », et acteur de la création : « L’Éternel m’a possédée au commencement de sa voie, avant ses œuvres d’ancienneté. Dès l’éternité je fus établie, dès le commencement, dès avant les origines de la terre. Quand il n’y avait pas d’abîmes, j’ai été enfantée, quand il n’y avait pas de sources pleines d’eaux. Avant que les montagnes soient établies sur leurs bases, avant les collines, j’ai été enfantée lorsqu’il n’avait pas encore fait la terre et les campagnes, et le commencement de la poussière du monde. Quand il disposait les cieux, j’étais là ; quand il ordonnait le cercle qui circonscrit la face de l’abîme, quand il établissait les nuées en haut, quand il affermissait les sources des abîmes, quand il imposait son décret à la mer, afin que les eaux n’outrepassent pas son commandement, quand il décrétait les fondements de la terre : j’étais alors à côté de lui son nourrisson, j’étais ses délices tous les jours, toujours en joie devant lui, me réjouissant en la partie habitable de sa terre, et mes délices étaient dans les fils des hommes » (Prov. 8. 22 à 31).

Le Fils de Dieu est là, dans la présence de Dieu le Père, avant que quoi que ce soit ne vienne à l’existence. Et lorsque le Dieu Tout-puissant crée le monde et les cieux, la terre et les mers, Il est là, auprès de Dieu, son artisan dans cette œuvre merveilleuse.

Le Fils, Créateur et Soutien de tout

Trois passages du Nouveau Testament nous montrent que Dieu le Fils est « l’artisan » – ou : l’architecte, le maître d’œuvre – de la création de Dieu :

– « Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. Elle était au commencement auprès de Dieu. Tout fut fait par elle ; et sans elle, pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait (ou : amené à l’existence) » (Jean 1. 1 et 2).

Celui qui a tout « fait » (mot qui signifie : « venir à l’existence »), c’est Celui qui est au commencement de toutes choses, qui est dès l’éternité d’avant le temps Dieu Lui-même, auprès de Dieu, comme le passage des Proverbes nous le présente ;

– « …Lui est l’image du Dieu invisible, le Premier-né de toute création ; car c’est par lui que tout a été créé : les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, les visibles et les invisibles, soit trônes, ou seigneuries, ou pouvoirs, ou autorités ; tout a été créé par lui et pour lui, et lui est avant toutes choses, et toutes subsistent par lui » (Col. 1. 16 et 17).

« Lui », c’est Celui que la Parole de Dieu appelle dans ces versets « le Fils de l’amour » du Père (v. 13), « l’image du Dieu invisible, le Premier-né de toute création » (v. 15) – c’est-à-dire Celui qui a la prééminence par rapport à création. Il est le Créateur de tout, Il est à l’origine de la création, Il l’a faite pour Lui, et tout subsiste – ou est maintenu ensemble – par Lui ;

– «… [le] Fils, qu’il a établi héritier de tout, par qui aussi il a fait les mondes. Lui, le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de ce qu’il est, il soutient tout par la parole de sa puissance » (Héb. 1. 2 et 3).

Ici, le Fils de Dieu nous est montré comme la parfaite image de Dieu, Celui par lequel Dieu a tout créé, et par la parole duquel lequel toute la création de Dieu est soutenue, ou portée.

Nous concluons en ajoutant la doxologie de Romains 11. 36 : « Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! À lui la gloire éternellement ! Amen ».

Le début et la fin du temps

Le temps est introduit dans le récit de la création, par la notion de « jours » : « il y eut soir et il y eut matin : premier jour » (Gen. 1. 5). La création se poursuit ensuite par un deuxième et un troisième jour, puis nous lisons : « Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue des cieux pour séparer le jour d’avec la nuit ; qu’ils servent de signes et qu’ils marquent les temps, les jours et les années… Il y eut soir et il y eut matin : – quatrième jour » (v. 14 et 18). Suivent les cinquième et sixième jours, et Dieu eut achevé son œuvre de création : « Il y eut soir, et il y eut matin : le sixième jour… Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée. Au septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite ; au septième jour, il se reposa de toute l’œuvre qu’il avait faite » (Gen. 1. 31 à 2. 1 et 2). L’homme discute et raisonne beaucoup sur ces passages du début de la Genèse, qu’il ne veut pas croire parce qu’il ne peut pas les comprendre et ne veut pas admettre qu’il y ait un Dieu Créateur. Mais le croyant accepte simplement par la foi le récit de la Genèse, comme étant ce que Dieu a fait et la manière dont il l’a fait.

Le temps prendra fin un jour, et Dieu fermera cette « parenthèse » dans l’éternité. Ce sera, « après le temps », de nouveau l’éternité. Mais nous sommes encore aujourd’hui dans le temps de la grâce de Dieu envers l’homme auquel Il propose de se placer au bénéfice de l’œuvre de rédemption que Christ a accomplie dans le temps, sur la croix de Golgotha. C’est dans le moment de notre court passage dans le temps, sur cette terre, que le choix qui conditionne notre sort éternel doit être fait. Dieu a prononcé ces paroles solennelles auxquelles chacun doit être attentif : « J’appelle aujourd’hui à témoin contre vous les cieux et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives » (Deut. 30. 19). Et nous appelons chaque lecteur de ces lignes qui ne serait pas encore en règle avec Dieu à ne pas tarder davantage à se tourner vers Lui, car le lendemain ne nous appartient pas : « Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2).

Le plan d’éternité de Dieu

Nous sommes donc, nous les êtres humains, dans cette parenthèse temporelle voulue de Dieu dans un but qu’Il s’est proposé dans son conseil d’éternité, le « dessein (ou : conseil) de l’Éternel, [qui] subsiste à toujours ; les pensées de son cœur » (Ps. 33. 11). C’est le « conseil secret de l’Éternel » (Jér. 23. 18), qu’Il a « réalisé dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Éph. 3. 11). Il a été donné à l’apôtre Paul de nous faire connaître « tout le dessein de Dieu » (Act. 20. 27). Ainsi, nous avons appris de l’apôtre le but que Dieu va atteindre, « le mystère de sa volonté selon son bon plaisir – ce qu’il s’est proposé en lui-même pour l’administration de la plénitude des temps : tout réunir en un dans le Christ, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre, en lui » (Éph. 1. 10).*

Le Christ Jésus, le Fils de Dieu, est le centre des conseils de Dieu. Par une grâce merveilleuse et incompréhensible pour nous, Dieu a voulu nous associer à son Fils bien-aimé et nous a intégrés dans son propos d’éternité alors que nous n’existions pas encore ! C’est encore dans l’épître aux Éphésiens que cela nous est révélé :

– « …le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ […] nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ; ainsi, il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui en amour, nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce dans laquelle il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé » (Éph. 1. 3 à 6).

La grâce de Dieu en salut pour les hommes date « d’avant les temps des siècles » (2 Tim. 1. 9). C’est dans « l’éternité d’avant le temps », que Dieu avait conçu un projet dont son Fils est le centre. Mais, profond mystère, grâce incompréhensible devant laquelle nous nous prosternons, ce plan incluait l’homme et le salut pour lui. Et cela avant même que le temps existe, que l’homme soit « formé, poussière du sol » (Gen. 2. 7) et placé sur la terre que Dieu a créée. Il nous est difficile de comprendre cela, mais la foi le reçoit simplement et s’incline devant le dessein d’éternité du Dieu d’amour.

Dieu, le péché et les pécheurs

Mais comment ce merveilleux propos d’amour de Dieu a-t-il pu s’accomplir ? L’homme, créé et placé par Dieu sur la terre dans les conditions les plus favorables, objet de son amour et de ses soins, a désobéi à son Créateur et a dû être chassé du jardin de délices que Dieu avait préparé pour lui, pour qu’il y soit heureux et béni en profitant de tous les biens terrestres. L’homme a succombé à la tentation proposée par le serpent (Satan), il est devenu pécheur et méchant, il a perdu Dieu (lire Gen. 1 à 7). Il n’a plus désiré Le connaître et ne L’a plus recherché.

Le chapitre 3 de l’épître aux Romains nous dresse le tableau de l’homme « sous le péché » (Rom. 3. 9 à 18 – voir aussi Tite 3. 3). Il ne méritait que le jugement et la mort, l’éloignement définitif de Dieu. Mais le Dieu saint, qui a en horreur le péché, qui « a les yeux trop purs pour voir le mal » (Hab. 1. 13), est aussi le Dieu qui est amour (1 Jean 4. 9 et 16). Il a alors trouvé en Lui-même le moyen de concilier sa justice et sa grâce, sa sainteté et son amour ; un moyen de juger le péché qu’Il haïssait et de l’ôter, et, en même temps, de justifier et recevoir le pécheur qu’Il aimait. Trois passages de la Parole de Dieu – parmi d’autres – nous éclairent sur la façon dont Dieu est intervenu pour amener des pécheurs perdus au salut :

– « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde afin qu’il juge le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3. 16 et 17).

L’amour de Dieu pour l’homme pécheur est allé jusqu’au don de son Fils unique et bien-aimé. Cette vie éternelle est offerte gratuitement à tous, sans aucune distinction de race, de classe sociale… Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde afin que le jugement que les hommes méritaient tombe sur eux, mais Il leur a envoyé un Sauveur – « qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2. 11). Quel amour, quelle grâce, quel don !

– « … nous étions, nous aussi, autrefois, insensés, désobéissants, égarés, asservis à toutes sortes de convoitises et de plaisirs, vivant dans la méchanceté et la jalousie, détestables, nous haïssant l’un l’autre. Mais, quand la bonté de notre Dieu sauveur et son amour envers les hommes sont apparus, il nous sauva, non sur la base d’œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites, mais selon sa propre miséricorde… » (Tite 3. 3 à 5).

– « … Et vous, vous étiez morts dans vos fautes et dans vos péchés… nous avons tous vécu autrefois dans les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et des pensées : nous étions par nature des enfants de colère, comme aussi les autres. Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ (vous êtes sauvés par [la] grâce), et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus, afin de montrer dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le Christ Jésus. Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur la base des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éph. 2. 1 à 9).

Ces quelques versets de la lettre à Tite et de l’épître de Paul aux Éphésiens, nous exposent l’état de mort morale dans lequel nous nous trouvions autrefois dans le monde. C’est un tableau exact de notre triste état de perdition, vivant loin de Dieu et dans le péché. Nous remarquons, dans chacun de ces deux passages, le petit mot « Mais ». C’est l’intervention de Dieu en bonté, en grâce et en miséricorde pour nous sauver et nous amener jusque dans sa présence dans le ciel ! (Nous y sommes déjà en position, comme conséquence de l’œuvre de Jésus à la croix, et nous attendons d’y être réellement introduits lorsque Lui-même viendra chercher ses rachetés et les prendre auprès de Lui – lire 1 Thessaloniciens 4. 14 à 17). Et dans cette œuvre rédemptrice, nous n’avons rien à faire, sinon accepter par la foi le salut gratuit de Dieu en Jésus Christ.

Un Sauveur parfait, un salut complet

Ce que la Parole de Dieu nous dit, c’est que le salut, la vie éternelle, les bénédictions que nous connaissons déjà sur la terre, tout est fondé sur la Personne de Jésus, le Fils de Dieu, et sur son œuvre rédemptrice accomplie à la croix. Par le sacrifice de sa Personne sainte, pure, parfaite, Il a satisfait à toutes les exigences du Dieu saint et juste quant au péché et aux péchés, et Il sauve pour le présent et l’éternité tous ceux qui croient en Lui. « Vous avez été rachetés de votre vaine conduite… par le sang précieux de Christ » (1 Pier. 1. 18).

Nous pouvons ajouter encore un court passage qui nous montre ce que Dieu a fait pour les injustes que nous étions, et combien le salut qu’Il offre à tous est complet : « Vous avez été lavés, … vous avez été sanctifiés, … vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu » (1 Cor. 6. 11). Quel amour, quelle grâce, quelle bonté de la part de Dieu et de notre Seigneur Jésus Christ !

La venue du Fils de Dieu sur la terre

Dans l’éternité, avant que soit le temps, le Fils de Dieu, « la Parole » (« logos » – Verbe), était auprès du Père dans ce qu’on a appelé « la retraite cachée de l’amour ». Il était auprès de Dieu, Il était Dieu (Jean 1. 1 et 2). Avant toute création, avant « les œuvres d’ancienneté » de Dieu (Prov. 8. 22), Il était « le Fils unique qui est dans le sein du Père », le « Fils de son amour » (Jean 1. 18 ; Col. 1. 13). Il faisait les délices éternelles de son Père.

Puis, dans le temps, vint le jour fixé par Dieu où « l’accomplissement (la plénitude) du temps est venu », c’est alors que Dieu « a envoyé son Fils, né de femme », sur la terre vers les hommes (Gal. 4. 4). La venue du Fils de Dieu dans le monde est un nouveau commencement dans le temps. Jean ouvre sa 1ère épître ainsi : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la Parole de la vie (et la vie a été manifestée ; et nous avons vu et nous témoignons, et nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée) … » (1 Jean 1. 1 et 2).

La « Parole de la vie » (le Verbe de Jean 1. 1), le Dieu qui était « au commencement » (avant la fondation du monde), Celui qui est « la vie » (Jean 14. 6), a été « manifesté », vu des hommes sur la terre ! C’est le grand « mystère de la piété : Dieu a été manifesté en chair, a été justifié en Esprit, a été vu des anges, a été prêché parmi les nations, a été cru dans le monde, a été élevé dans la gloire » (1 Tim. 3. 16).

Dieu parle aux hommes « en Fils »

Dieu avait fait avec patience et support l’épreuve de l’homme pendant de nombreuses années, sous différentes périodes de temps (appelées aussi « dispensations ») pour savoir s’il Lui serait fidèle. Mais il a été démontré que l’homme n’a pas voulu écouter les nombreux appels de Dieu, qu’il a été incapable d’accomplir sa volonté et qu’il s’est toujours plus éloigné de Lui. Dans ses compassions envers Israël, Dieu s’était pourtant « levé de bonne heure » (2 Chron. 36. 15 ; Jér. 7. 13, 25… – 11 fois dans le prophète Jérémie) pour parler à son peuple terrestre par les prophètes qu’Il lui envoyait, mais Il devra leur faire ce reproche : « Vous n’avez pas écouté ma voix » (Ps. 81. 12 ; Jér. 3. 13 ; 9. 12 ; 22. 21).

Alors, Dieu a parlé aux hommes une ultime fois, mais alors sans intermédiaire, directement, dans la Personne même de son Fils (Héb. 1. 2). La Parole créatrice de toutes choses s’est incarnée et a « dressé sa tente » au milieu des hommes : « Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous… pleine de grâce et de vérité » (Jean 1. 14). Amour merveilleux, abaissement profond, Dieu s’est fait Homme parmi les hommes pour leur révéler le Dieu d’amour ! Personne n’avait jamais vu le Dieu invisible « qu’aucun homme n’a vu ni ne peut voir » (1 Tim. 6. 16), mais « le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 18) ». Jésus (nom qui signifie Jéhovah – ou : l’Éternel sauveur) dira Lui-même : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14. 9). Il était la parfaite et pleine manifestation du Père, et c’est par Lui seul que nous avons appris à connaître le Père. Lorsque son disciple Lui a demandé : « Seigneur, montre-nous le Père », Jésus a répondu : « Tu ne me connais pas, Philippe ? Celui qui m’a vu a vu le Père… Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ?… Croyez-moi : je suis dans le Père et le Père est en moi » (Jean 14. 8 à 11). 

La vie du Seigneur Jésus sur la terre

Dans son amour immense, le Fils de Dieu qui habitait la gloire du ciel « s’est anéanti (vidé, dépouillé) lui-même » et « a été trouvé quant à son aspect comme un homme » (Phil. 2. 6 à 8). Le Fils de Dieu, « qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement » (Rom. 9. 5), est venu sur cette terre sous la forme d’un petit enfant – abaissement suprême !

Le Fils de Dieu a pris « la forme d’esclave » (Phil. 2. 7) et a été « le serviteur de ceux qui dominent » (És. 49. 7). Il est né dans la pauvreté (Luc 2. 7 et 12) et a vécu dans la plus grande pauvreté (2 Cor. 8. 9), n’ayant pas eu, sur la terre d’Israël, « de lieu où reposer sa tête » (Luc 9. 58). Jésus est « passé de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance » (Act. 10. 38). Le Serviteur de l’Éternel, en qui Dieu trouvait son plaisir (És. 42. 1) dans sa vie, sa marche, ses œuvres, ses paroles, a accompli de nombreux miracles de grâce, en guérison et même en résurrection, ; Il a prononcé des paroles de grâce et de vérité qui ont étonné les hommes (Jean 7. 46), annonçant la bonne nouvelle du salut (l’évangile). « L’homme Christ Jésus » (1 Tim. 2. 5) a été parfaitement obéissant et soumis, dépendant en tout de Celui qui l’avait envoyé pour accomplir son œuvre (Jean 17. 4).

Il a « refait » l’histoire de l’homme, mais d’une manière telle que Dieu a été glorifié en Lui et qu’Il a trouvé son plaisir en Lui. Nous voyons, par exemple, comment, dans des conditions difficiles et éprouvantes, Il a triomphé de Satan là ou Adam, le 1er homme, dans une situation bénie et heureuse, avait complètement failli (comp. Luc 4. 1 à 13 et Gen. 3. 1 à 7).

La croix de notre Seigneur Jésus Christ

Mais son Père Lui avait donné une œuvre à accomplir, qui nécessitait le sacrifice de Lui-même et sa mort sur la croix. Il n’a pas reculé (És. 50. 5), mais Il a « dressé sa face résolument » (Luc 9. 51) « comme un caillou » (És. 50. 7), pour se rendre à Jérusalem, « la ville qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés » (Luc 13. 34).

Ainsi, alors qu’Il était en prière dans le jardin de Gethsémané, des hommes en armes sont venus s’emparer de Lui, l’ont lié de chaînes et l’ont emmené pour un simulacre de procès dans lequel Il a été condamné à mort. Mais c’est Lui-même qui s’est laissé prendre (voir Jean 18. 1 à 12), car Il était venu sur la terre pour cela et « l’heure était venue » (voir Jean 12. 23 et 27 ; 17. 1 ; Luc 22. 53). Il était « l’agneau… préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour nous » (1 Pier. 1. 20), « l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29). Il était venu dans un corps d’homme afin de pouvoir souffrir, mourir et accomplir l’œuvre de la rédemption des pécheurs et de l’expiation des péchés, quoi qu’il Lui en coûte. Il n’avait devant Lui que la gloire de son Dieu et Père et le salut des pécheurs.

Alors, tout au long du procès inique dont Il a été l’objet, Il n’a pas cherché à se défendre des fausses accusations et des faux témoignages portés contre Lui – « Il n’a pas ouvert sa bouche » (És. 53. 7). Les hommes se sont moqués de Lui, l’ont frappé, Lui ont craché au visage, mais Il n’a opposé aucune résistance et s’est laissé conduire « comme un agneau amené à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche » (v. 8).

Nous le voyons sortir de Jérusalem, « portant sa croix » (Jean 19. 17) et se rendre à Golgotha où les hommes l’ont cloué et élevé sur une croix entre deux malfaiteurs, comme s’Il était le pire des trois. Ce furent alors pour Lui trois heures d’intenses souffrances – celles de la crucifixion, des clous plantés dans ses mains et ses pieds, des os qui se déjoignent, d’une soif terrible (Ps. 22. 15 et 16) ; les souffrances de la honte alors qu’Il était exposé là aux yeux de tous, de l’opprobre, des injures et des moqueries des hommes qui contemplaient ce « spectacle » (Ps. 22. 6 à 8 ; 35. 21 ; Luc 23. 48).

Les souffrances de la croix

Et quelles souffrances indicibles pour Lui pendant les trois heures qui ont suivi, alors que Dieu avait fait tomber des ténèbres sur la terre ! Jésus, « fait péché pour nous » (2 Cor. 5. 21) et « portant nos péchés en son corps sur le bois » de la croix (1 Pier. 2. 24), a rencontré la colère du Dieu saint contre le péché, en a porté tout le poids et la peine, entièrement seul, abandonné même en ces instants de son Dieu. Les Psaumes nous permettent d’entrer un peu dans ce qu’ont été les souffrances de Christ sur la croix ; en voici quelques expressions :

– « Je suis répandu comme de l’eau, et tous mes os se déjoignent ; mon cœur est comme de la cire, il est fondu au-dedans de mes entrailles » (Ps. 22. 15) ;

– « Des maux sans nombre m’ont entouré ; mes iniquités m’ont atteint, et je ne peux pas les regarder ; elles sont plus nombreuses que les cheveux de ma tête, et mon cœur m’a abandonné » (Ps. 40. 13) ;

– « Je suis enfoncé dans une boue profonde, et il n’y a pas où prendre pied ; je suis entré dans la profondeur des eaux, et le courant me submerge » (Ps. 69. 3) ;

– « Mon âme est rassasiée de maux, et ma vie touche au shéol… Tu m’as mis dans une fosse profonde, dans des lieux ténébreux, dans des abîmes. Ta fureur s’est appesantie sur moi, et tu m’as accablé de toutes tes vagues… » (Ps. 88. 4, 7 et 8) ;

– « Mes jours s’évanouissent comme la fumée, et mes os sont enflammés comme un brasier. Mon cœur est frappé, et il est desséché comme l’herbe » (Ps. 102. 4 et 5) ;

– « Je suis affligé et pauvre, et mon cœur est blessé au-dedans de moi. Je m’en vais comme l’ombre quand elle s’allonge ; je suis jeté çà et là comme la sauterelle » (Ps. 109. 22 et 23)…

Le Christ s’est offert en sacrifice, tout entier pour Dieu, « un parfum de bonne odeur » (comp. Éph. 5. 2 et Lév. 1. 9). Il a entièrement achevé l’œuvre que le Père Lui avait donnée à faire – « C’est accompli », a-t-Il dit sur la croix après les terribles heures de l’expiation de nos péchés (Jean 19. 30). Son œuvre à la croix est pleinement suffisante et rien ne peut lui être ajoutée pour assurer la gloire de Dieu et le salut de l’homme pécheur. Cette œuvre est unique et parfaite, parce que Celui qui l’a accomplie est unique et parfait.

L’épître aux Hébreux l’affirme : Christ « a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice » ; Il a « été offert une fois pour porter les péchés d’un grand nombre (tous ceux qui croient) » ; « … l’offrande du corps de Jésus Christ [a été faite] une fois pour toutes » (Héb. 9. 26 et 28 ; 10. 10). L’apôtre Pierre le confirme : « Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu » (1 Pier. 3.18) ; ou encore Paul dans l’épître aux Romains : « … en ce qu’il est mort, il est mort une fois pour toutes au péché » (Rom. 6. 10). Quelle pleine assurance de salut pour le pécheur qui vient à Christ, dans une œuvre parfaitement et pleinement accomplie !

Jésus a glorifié Dieu dans tous ses attributs divins – sainteté, justice, amour, grâce – mais au prix de souffrances infinies lorsque Lui, saint et pur, sans péché, a pris tous nos innombrables péchés sur Lui. Il en a subi tout le jugement de la part du Dieu saint qui a, en ces instants détourné sa face de Lui, l’a abandonné (Ps. 22. 1 à 3) et a « fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous » (És. 53. 6). Par l’esprit prophétique, Jésus a pu dire : « Je suis l’homme qui ai vu l’affliction par le bâton de sa fureur. Il (Dieu) m’a conduit et amené dans les ténèbres, et non dans la lumière. Certes c’est contre moi qu’il a tout le jour tourné et retourné sa main » (Lam. 3. 1).

Jésus, le Sauveur, le Rédempteur, a « donné sa vie en rançon pour (ou : à la place d’) un grand nombre » (Mat. 20. 28). Le « Prince de la vie » (Act. 3. 15) est descendu dans la mort pour en délivrer ceux qui étaient sous l’esclavage de Satan, celui qui avait « le pouvoir de la mort », mais qui en a été dépossédé définitivement et a été rendu impuissant (Héb. 2. 14 et 15). Jésus nous a ainsi délivrés du pouvoir de notre adversaire et de la crainte de la mort. Le sang précieux de Christ versé sur la croix, est le prix qu’Il a payé pour nous racheter et nous acheter pour Dieu (voir 1 Pier. 1. 18 à 21 ; Apoc. 5. 9).

Résurrection et gloire de Jésus

Les saintes Écritures témoignent : « Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; il a été enseveli, et il a été ressuscité le troisième jour » (1 Cor. 15. 3 et 4). Dieu, ayant été pleinement glorifié par l’œuvre de Jésus l’a ressuscité par sa puissance (Éph. 1. 19 et 20), l’a « fait et Seigneur et Christ » (Act. 2. 36), l’a haut élevé et Lui a donné la gloire, l’ayant « fait asseoir » sur son trône, à sa droite, et couronné de gloire et d’honneur (Héb. 1. 3 ; 2. 9 ; Ps. 21. 4 à 6).

Il attend désormais « jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour le marchepied de ses pieds » (Ps. 110. 1 ; Marc 12. 36 ; Héb. 10. 13). Ils ont été vaincus par son œuvre à la croix et ils Lui seront alors définitivement assujettis jusqu’à la mort même qui sera abolie (1 Cor. 15. 26, 54 et 55). Et Il attend aussi le moment où Il viendra Lui-même chercher tous ceux qu’Il a aimés et qu’Il a « lavés de leurs péchés dans son sang » (Apoc. 1. 5). Ils constituent son Église, son Épouse, son corps – dont Il est actuellement la Tête glorifiée dans le ciel. Bientôt – espérance bénie des croyants – Il va les appeler à Lui, ressusciter ceux qui sont « endormis » et transmuer les vivants ; Il va descendre du ciel à leur rencontre et les prendre auprès de Lui dans le ciel, les faisant entrer dans les nombreuses demeures de la maison de son Père (Jean 14. 2 et 3). Il y a là des places déjà prêtes pour tous les rachetés du Seigneur, et ils seront éternellement avec Lui (1 Thess. 4. 16 et 17).

Vers l’éternité à venir

Tous les rachetés du Seigneur Jésus accompagneront en cortège le « Roi des rois et Seigneur des seigneurs » (Apoc. 19. 11 à 16) lorsqu’Il redescendra sur la terre pour y établir son règne de justice et de paix par d’ultimes jugements sur ses ennemis et les ennemis de son peuple terrestre, Israël – les 10 tribus étant jointes aux 2 qui auront traversé la « grande tribulation » qui suivra l’enlèvement de l’Église. Les croyants de la période de la grâce dans laquelle nous sommes (depuis la descente du Saint Esprit sur la terre et jusqu’à l’enlèvement de l’Église – Actes 2 et 1 Thessaloniciens 4. 16 et 17), les croyants de l’Ancien Testament et les martyrs de la période des jugements qui suivront l’enlèvement de l’Église – règneront alors avec le Seigneur Jésus depuis le ciel.

À ces mille ans de paix et de justice sur la terre succèderont les derniers jugements et la destruction de tous les ennemis (voir Apoc. 20. 7 à 10) – le dernier ennemi qui sera aboli sera la mort (1 Cor. 15. 26, 54 et 55). Alors, le Christ, après avoir parfaitement administré le royaume millénaire, le « remettra à Dieu le Père » et ce sera « la fin ». La parenthèse du temps se refermera, et l’état éternel commencera, sans jamais de fin, glorieux et bienheureux, où « Dieu sera tout en tous » (1 Cor. 15. 24 à 28).

« Celui qui rend témoignage de ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen ; viens, Seigneur Jésus ! Que la grâce du Seigneur Jésus Christ soit avec tous les saints » Apocalypse 22. 20 et 21.

Ph. F. – mars 2025

TRADUCTION DE FEUILLETS (106)

« Nous nous glorifions aussi dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, la patience l’expérience, et l’expérience l’espérance » Romains 5. 3 et 4.

PERSÉVÉRANCE EN PÉRIODE D’EXAMEN

Si tout se passe comme nous le souhaitons, nous n’aurons rien à endurer. Mais lorsque la vie devient difficile, la persévérance est nécessaire. Persévérer avec Dieu exige que nous mettions de côté notre propre volonté. Par conséquent, les épreuves révèlent si nous sommes prêts à renoncer à notre propre volonté et à accepter la volonté de Dieu pour nous.

Nous savons que Dieu emploie nos circonstances, quelles qu’elles soient, pour qu’elles travaillent ensemble à notre bien (Rom. 8. 28). Parfois, cependant, ce qu’Il a prévu pour nous est difficile à supporter. Néanmoins, nous ne voulons jamais abandonner notre confiance en son amour et sa sagesse.

Tout ce qui arrive dans nos vies est, soit envoyé par Dieu, soit au moins, permis par Lui. Dans sa toute-puissance, Il peut empêcher quelque chose d’arriver. Si cela arrive, Il sait toujours à quoi cela doit servir.

D’un côté, nous risquons de nous rebeller contre ce que nous rencontrons dans la vie. Cela supposerait que nous savons mieux que Dieu ce qui est bon pour nous. D’un autre côté, nous ne devons pas accepter l’idée que Dieu ne se soucie pas assez de ce qui est le mieux pour nous. Ces réactions sont, soit de l’arrogance, soit de la méfiance envers Dieu.

Acceptons avec confiance tout ce qui vient de la main de Dieu et persévérons avec Lui dans chaque situation.

D’après Näher zu Dir mars 2025

« Vous serez mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout de la terre » Actes 1. 8.

ÊTRE TÉMOINS

Avant que le Seigneur Jésus ne monte au ciel, Il a chargé ses disciples de témoigner pour Lui. Le Saint-Esprit, qui viendrait sur la terre à la Pentecôte et habiterait dans les croyants, leur donnerait la puissance pour cela. Au temps des Actes des Apôtres, nous voyons comment les douze apôtres, en tant que témoins oculaires, ont rempli cette mission et ont présenté Jésus-Christ comme Sauveur au peuple.

Nous ne sommes pas des témoins oculaires de la vie, de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus, comme l’étaient les apôtres. Néanmoins, nous avons la tâche de parler à nos semblables de notre Sauveur, en qui nous croyons et que nous aimons.

Aujourd’hui, nous voulons nous demander si nous nous acquittons de cette tâche. Jésus-Christ n’est plus sur la terre. Il a été rejeté et crucifié. Après sa résurrection, Il est monté au ciel. Maintenant, pendant qu’Il est rejeté, Il veut que nous témoignions, par notre comportement et nos paroles, qu’II est vivant. Le Saint-Esprit nous donnera la force de faire cela.

Sommes-nous des témoins de notre Seigneur, qui est encore méprisé dans le monde ? Ou bien, avons-nous honte de prendre clairement position, et de confesser notre foi en Lui ? Souvenons-nous de la joie des apôtres lorsqu’ils furent jugés dignes de souffrir des outrages pour le nom de Jésus (Act. 5. 41). Cela nous donne le courage de rester aux côtés de notre Seigneur.

D’après Näher zu Dir mars 2025

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » Éphésiens 1. 3.

RICHEMENT BÉNIS

Lorsque nous nous sommes tournés vers Dieu et avons cru personnellement au Sauveur Jésus-Christ, nous avons été abondamment bénis. Cette merveilleuse bénédiction, que nous ne pouvons jamais perdre, nous rend reconnaissants et heureux.

Nous sommes des enfants bien-aimés de Dieu. L’apôtre Jean écrit : « Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu » (1 Jean 3. 1). Peu importe comment se déroule notre vie de chrétiens croyants, Dieu est, et reste notre Père céleste. Il nous aime et prend soin de nous. Son amour pour nous ne change jamais. Comme Il se réjouit lorsque nous Lui faisons confiance et que nous accomplissons ce qui Lui plaît !

Nous appartenons à la famille de Dieu. Par la foi au Seigneur Jésus, nous sommes unis à tous ceux qui ont également été sauvés sur la base de son sacrifice à la croix. Nous les reconnaissons comme nos frères et sœurs dans le Seigneur, et nous les aimons parce que, comme nous, ils sont nés de Dieu. Quelle joie d’être continuellement en communion les uns avec les autres et de nous fortifier mutuellement dans notre foi !

Nous avons une espérance assurée : Jésus-Christ a promis : « Je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi , afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14. 3). Chaque jour, nous pouvons attendre notre Sauveur et Seigneur. Bientôt, Il nous prendra au ciel, où nous serons heureux avec Lui pour toujours.

D’après Näher zu Dir mars 2025

« Écoutez pourtant ceci, peuple insensé et sans intelligence, qui avez des yeux et ne voyez pas, qui avez des oreilles et n’entendez pas » Jérémie 5. 21.

LES PLANTES PEUVENT-ELLES ENTENDRE ?

Avant de nier cela vigoureusement, lisez ceci. Des scientifiques ont trouvé une forte évidence que certaines plantes réagissent aux ondes sonores dans une certaine limite de fréquences. Si vous faites entendre le son d’une abeille en vol, ou un bruit de cette même fréquence, les fleurs produisent, en quelques minutes, plus de nectar ou un nectar plus concentré. Il est évident que les pétales « entendent » l’abeille – et qu’ils augmentent immédiatement la production de nectar.

L’écoute des plantes est une situation réciproque : la plante peut faire un meilleur usage de ses ressources – et l’abeille est récompensée par une plus grande production de nectar. Cependant, comment la plante et l’abeille ont appris à œuvrer ensemble est encore un mystère.

Il semble que certaines plantes ont un genre d’oreilles, et peuvent entendre. Mais combien d’humains ont des oreilles, beaucoup plus compliquées, perfectionnées et efficientes que les plantes – et pourtant n’entendent pas : des enfants n’entendent pas quand on les appelle ; les vieillards n’entendent pas parce que leur audition a baissé ; les écoliers n’entendent pas parce que leurs pensées sont ailleurs.

Nous, humains, également, sommes souvent sourds quand Dieu nous appelle ! Il nous appelle par des événements naturels ou des catastrophes. Il appelle par des personnes, comme le prophète Jérémie, dans le passage ci-dessus, et Il appelle par le moyen de sa Parole, la Bible. Dieu appelle parce qu’Il veut que les hommes entendent, écoutent et Lui ouvrent la porte. Il dit : « Si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apoc. 3. 20).

D’après the good Seed mars 2025

« Car Esdras avait disposé son cœur à rechercher la loi de l’Éternel, et à la faire, et à enseigner en Israël les statuts et les ordonnances » Esdras 7. 10.

LES QUALITÉS NÉCESSAIRES POUR DIRIGER DANS L’ASSEMBLÉE

La connaissance profonde de la Parole est nécessaire pour assumer une direction dans l’assemblée.

La direction spirituelle n’est pas la même que d’autres sortes de directions, bien qu’il y ait certains éléments communs à tous les types de direction. Les bonnes qualités de direction militaire, politique et de groupes peuvent certainement être employées par le Seigneur quand un chrétien dévoué les emploie pour Christ.

La direction spirituelle, cependant, comporte plus que seulement des qualités et des talents naturels. Des dirigeants dans le monde du commerce, par exemple, peuvent être très efficients pour diriger une compagnie, mais ce n’est pas une garantie qu’ils seront utiles dans une assemblée, même s’ils sont des chrétiens actifs. La raison pour cela, c’est qu’il doit y avoir une dimension supplémentaire pour la direction spirituelle : il doit y avoir une capacité et une responsabilité données par Dieu pour conduire le peuple de Dieu. Esdras, dans l’Ancien Testament, en est un exemple remarquable.

Nous voyons tout d’abord qu’Esdras était attaché à la Parole de Dieu. Il avait appliqué son cœur à étudier, mettre en pratique et enseigner la loi de l’Éternel – et il était donc habile (ch. 7. 6) pour appliquer l’Écriture aux situations de la vie. Être habile pour se servir de la Parole et l’appliquer exige plus qu’un enseignement d’école du dimanche et quelques instants quotidiens de méditation. Il y faut un cœur dévoué, un cœur appliqué à l’étude de l’Écriture. Dieu recherche des chrétiens qui soient assidus pour étudier sa Parole, et pour pratiquer et appliquer, à la vie chrétienne pratique, les principes qu’elle contient. Une telle piété est nécessaire pour la direction spirituelle aujourd’hui.

Dieu pourrait-Il vous choisir aujourd’hui même ?

D’après the Lord is near mai 1987

« Que dit en effet l’Écriture ? » Romains 4. 3.

« Il est écrit » Matthieu 4. 4.

S’EN TENIR À LA PAROLE DE DIEU

Au cours d’une étude biblique récente, les participants avaient dit treize fois : Je pense. Le plus souvent , c’était dans des expressions comme : Je pense que ce passage signifie… C’était pour dire : Je suppose, ou à mon avis. En écoutant les conversations autour de moi, j’ai pris conscience que l’humain a tendance à exprimer son opinion, à donner son impression quant à une situation, plutôt que de dire la vérité elle-même, avec certitude.

Alors qu’il peut y avoir de nombreux moments, dans notre vie quotidienne, où ce que nous pensons a de la valeur, il n’y a pas de place pour une opinion, une supposition, ou de la théorie, dans l’interprétation ou l’application de la Parole de Dieu. Encourager ou permettre cela, a pour résultat de la confusion. L’apôtre Paul recommande Timothée, non pour son habileté à supposer, mais plutôt pour sa connaissance de la Parole de Dieu. Et il encourage à étudier continuellement l’Écriture comme base d’un jugement sain, de décisions à prendre, de conseils, et pour réfuter l’erreur (2 Tim. 1. 13 et 14 ; 3. 16). En fait, il dit à Timothée, de façon claire, que l’approbation comme ouvrier de Dieu dépend du fait de connaître et de bien appliquer la Parole de la Vérité. Paul dénonce le simple avis comme une chose profane, un vain babil, parce que cela nous conduit loin de la vérité (2 Tim. 2. 15 à 18).

Il est notable que le Seigneur Jésus n’a jamais dit au tentateur dans le désert : Je pense – mais plutôt, quand Il été tenté, Il a cité l’Écriture, en commençant par dire, avec autorité : « Il est écrit ». En Jean 17. 8, nous découvrons que les paroles que le Seigneur Jésus prononçait Lui venaient de son Père. En Jean 14. 26, il nous est conseillé de parler par ses paroles, par la puissance du Saint Esprit qui habite en nous. En nous appuyant sur une puissance et une autorité telles, aurons-nous jamais le désir d’exprimer seulement ce que nous pensons, alors que nous pourrions dire aux autres ce que dit l’Écriture ?

D’après the Lord is near mai 1987

« Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; en toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le Christ Jésus à votre égard » 1 Thessaloniciens 5. 16 à 18.

SAVOIR REMERCIER DIEU

Essayez-le. Cela opérera des merveilles. Cela remplacera vos plaintes par de la louange, et votre cœur gros par de la joie. Dieu ne s’est pas trompé quand Il vous a dit de rendre grâces en toutes choses. Il savait que c’est ce qui est nécessaire pour vous relever. Les hommes inconvertis n’ont rien sur quoi s’appuyer sauf un bras de chair, dans les temps de difficultés. Mais vous avez le Dieu éternel comme votre Père, avec ses ressources illimitées. Il s’intéresse personnellement à vous. Cela ne Lui fait-il pas de la peine quand ses enfants ne sont pas reconnaissants pour ce qu’Il est et fait pour eux ?

Qu’il est triste de voir autant de chrétiens confus et soupirant sous le poids de leur chagrin, de leurs déceptions et de leurs fardeaux de toute nature, et n’étant pas sensibles aux prières du Seigneur Jésus en grâce pour eux. « Rejette ton fardeau sur l’Éternel et il te soutiendra » (Ps. 55. 23). Que nous devrions être reconnaissants de ce qu’Il nous invite à venir à Lui avec tous nos fardeaux, et nous assure qu’Il nous soutiendra. Que nous avons à Lui rendre grâces pour beaucoup de choses, même au milieu des ennuis. Du reste, les ennuis qu’Il permet nous sont envoyés pour notre bien spirituel.

Certains, pourtant, vont au Seigneur avec leurs fardeaux, et continuent à être préoccupés et accablés par eux. Pourquoi cela ? C’est parce qu’ils ne suivent pas les recommandations simples du Seigneur. S’ils suivaient ce conseil précis, de rendre grâces quand ils parlent de leurs difficultés avec le Seigneur, ils trouveraient que leurs âmes sont relevées par la conscience de leurs bénédictions. Ils s’apercevraient que leur cœur est plus léger quand ils Le louent et Le remercient pour leurs nombreuses bénédictions. Ils poursuivraient leur chemin en se réjouissant de la bénédiction d’avoir dans le Dieu tout-puissant un Père qui les aime et qui ne manquera jamais à ses enfants. Aussi, essayez de louer le Seigneur.

D’après the Lord is near mai 1987

« Je viendrai à l’autel de Dieu, au Dieu de l’allégresse de ma joie ; et je te célébrerai sur la harpe, ô Dieu, mon Dieu ! » Psaume 43. 4.

LE SEIGNEUR JÉSUS RECONNU ENFIN PAR SON PEUPLE TERRESTRE

Quand le peuple d’Israël, dans un temps à venir, sera délivré de leur longue histoire de souffrances et de honte, de tous leurs ennemis du dehors , et en particulier de leur ennemi du dedans – « l’homme trompeur et inique » (v. 1), l’Antichrist – il y aura un heureux changement dans tout leur extérieur et toute leur attitude. « Je viendrai à l’autel de Dieu ». Leur cœur sera attiré, avec un grand désir d’offrir le sacrifice de louanges à Dieu – le « Dieu de l’allégresse de ma joie ».

Qu’est-ce qui est impliqué dans cette belle expression ? Ils verront Dieu d’une manière dont ils ne L’avaient jamais connu auparavant. Pendant des siècles, les Israélites n’avaient pas eu une conception claire de « Qui est Dieu ? », car ils ont rejeté et crucifié le Fils de Dieu, le seul Homme qui pouvait leur représenter de juste manière le vrai Dieu d’Israël. Quelle transformation merveilleuse aura lieu quand ils prendront conscience que ce même Jésus qu’ils ont crucifié est leur véritable Messie, qui est Lui-même « le Dieu véritable et la vie éternelle ». Ce Dieu sera alors pour eux le « Dieu de l’allégresse de ma joie ». Les siècles de peine qu’ils ont connus feront place à une joie vibrante, centrée sur ce Dieu béni de grâce infinie.

L’autel les fera se souvenir de la Personne de Christ comme étant le fondement parfait d’un sacrifice parfait accompli longtemps auparavant pour eux au Calvaire. Cela fera aussi produire la douce musique de la harpe, avec ses notes hautes et basses, toutes les notes se combinant dans une mélodie d’adoration pour Celui qu’ils appelleront alors avec bonheur « Dieu, mon Dieu ».

Nous nous réjouirons avec eux quand nous verrons le Seigneur ainsi honoré au milieu d’eux ; cependant, avant ce jour, c’est notre joie maintenant de L’honorer comme nous honorons le Père.

D’après the Lord is near mai 1987 (L.M. Grant)

« C’est pourquoi il dut, à tous égards, être rendu semblable à ses frères, afin qu’il soit un miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur dans les choses qui concernent Dieu, en vue de faire propitiation pour les péchés du peuple » Hébreux 2. 17.

HUMANITÉ ET DIVINITÉ DE JÉSUS CHRIST

Celui qui nie la déité suprême de Jésus et sa parfaite humanité, est coupable du pire affront envers Dieu, Lui qui donna son Fils dans un amour infini, et qui a envoyé l’Esprit pour magnifier sa gloire et en rendre témoignage.

L’humanité de Christ, vue à la lumière de la Parole de Dieu, était aussi réelle que la nôtre. Son état était totalement différent de celui d’Adam avant ou après la chute.

Dans sa source et son caractère particulièrement bénis, aussi bien que dans son développement pratique – même dans le côté humain de sa personne, contrastait avec Adam, dans le jardin d’Éden ou en dehors du jardin. Le fait que le Saint Esprit avait été l’instrument de sa conception était-il de peu d’importance ? Et qu’en était-il du fait que, en Lui, toute la plénitude se soit plue à habiter ?

Il n’y avait rien en Adam dans l’innocence qui puisse être représenté par l’huile mêlée à la fleur de farine (pour l’offrande de gâteau), pas plus que par l’onction d’huile subséquente. Et Adam non plus, en aucun temps – comme Christ l’était toujours – dans sa vie une offrande à Dieu, où le sel de l’alliance ne manquait jamais.

Dans cette offrande de gâteau à l’Eternel, qui est le type des saints de la Pentecôte, les deux étaient expressément cuites avec du levain, et étaient donc nécessairement accompagnées de leur sacrifice pour le péché. Ils étaient véritablement les premiers fruits à être offerts, mais ne devaient pas être cuits sur l’autel comme un parfum de bonne odeur, comme l’était l’oblation qui représentait Christ.

D’après the Lord is near mai 1987 (W. Kelly)

QU’EST-CE QUE LA BIBLE ?

1. La Bible, Parole de Dieu

« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » 2 Timothée 3. 16.

« Vous avez accepté, non la parole des hommes, mais (ainsi qu’elle l’est véritablement) la parole de Dieu » 1 Thessaloniciens 2. 13.

La Bible est un livre qui ne laisse pas indifférent. C’est le livre le plus diffusé dans le monde – et, dans certains pays, strictement interdit. C’est le livre le plus ardemment défendu et le plus violemment contesté, le plus aimé et le plus détesté.

Comment cela se fait-il ? – C’est parce que c’est la Parole de Dieu, la révélation que Dieu a voulu donner à l’homme, un message d’amour qui s’adresse à chacun de nous avec toute l’autorité de son origine divine. La Bible est la Vérité. Demandons humblement à Dieu de nous faire comprendre et accueillir son message : notre bonheur présent et éternel est en jeu.

La Bible a été écrite par une quarantaine d’hommes différents, sur une période d’environ quinze siècles – et pourtant elle présente une unité et une continuité très remarquables. Bien que les dernières pages aient été écrites il y a presque 2000 ans, la Bible est encore étonnamment actuelle.

En réalité, la Bible est l’œuvre d’un auteur unique, divin : l’Esprit de Dieu. Dieu a donné à chaque écrivain l’inspiration et la capacité d’écrire le message particulier qui lui a été confié. Chacun de ces messages a constitué une partie (ou livre) de la Bible entière. Et c’est le même Esprit de Dieu qui fait appliquer cette parole divine à la conscience et au cœur des hommes pour les régénérer, les instruire, les convaincre, les instruire dans la justice.

Lisons-là et laissons-nous pénétrer par son message d’amour et de vie.

2. L’Ancien Testament

(Jésus dit : ) « Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi » Jean 5. 39.

L’Ancien Testament est la première partie de la Bible. Il a été écrit avant la venue sur terre de Jésus, le Fils de Dieu. Il comprend 39 subdivisions ou « livres ».

La Genèse présente la création du monde, puis les origines de l’humanité jusqu’à la formation du peuple d’Israël. Les 4 livres suivants forment, avec la Genèse, les 5 livres de Moïse, appelés aussi le « Pentateuque ». Ils contiennent la « Loi » donnée par Dieu à Israël et racontent le chemin du peuple à travers le désert, depuis la sortie d’Égypte où ils étaient esclaves jusqu’à l’entrée dans la terre de Canaan.

Les livres historiques, de Josué à Esther, retracent l’histoire de ce peuple durant presque 10 siècles, et racontent l’amour et la grande patience de Dieu à l’égard d’Israël. Toute cette longue histoire d’un peuple privilégié démontre que l’homme, même placé dans les conditions les plus favorables, est incapable d’accomplir la volonté de Dieu.

En plus des récits historiques, cette première partie de la Bible, d’une façon parfois voilée, prédit la venue sur la terre du Fils de Dieu, Christ, le Messie promis, qui rendra finalement possible des relations heureuses et durables avec Dieu. « C’est pourquoi le Seigneur, lui, vous donnera un signe : Voici, la vierge concevra et elle enfantera un fils, et l’appellera du nom d’Emmanuel » (És. 7. 14).

3. Le Nouveau Testament

« Tout cela a été écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie par son nom » Jean 20. 31.

« De saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint » 2 Pierre 1. 21

Cette seconde partie de la Bible commence avec la venue de Jésus Christ sur la terre. Les 4 évangiles racontent, chacun dans une perspective différente, sa vie, sa mort sur la croix et sa résurrection.

Matthieu nous présente Jésus comme le Messie promis à Israël ; Marc, comme le parfait Serviteur de Dieu qui annonce la « bonne nouvelle » (ou évangile) aux hommes ; dans Luc, Il est le Fils de l’homme, et dans Jean, le Fils de Dieu qui révèle l’amour du Père.

Les Actes des apôtres relatent comment le message de l’évangile a été proclamé par la puissance du Saint Esprit, et comment la foi chrétienne s’est répandue malgré les persécutions.

Les « épîtres » (ou lettres) des apôtres développent l’enseignement de Christ communiqué par le Saint Esprit : les plans éternels de grâce de Dieu, l’assurance du salut et de la vie éternelle, la mort et la résurrection des croyants, leur avenir éternel avec Jésus, leur Sauveur. Elles donnent des enseignements et des encouragements pour vivre comme disciples et témoins de Christ.

L’Apocalypse (ou Révélation) est un livre prophétique qui décrit symboliquement l’histoire de l’Église jusqu’à l’enlèvement des croyants dans le ciel, puis les jugements qui prépareront l’apparition de Christ sur la terre et son règne de justice et de paix qui sera établi pour 1000 ans.

Après une ultime rébellion de l’homme, la terre et le ciel actuels feront place à de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera, pour le bonheur éternel des croyants, et à la gloire de Dieu.

D’après « Il buon seme » février 2025

L’IMPORTANCE DE L’ANCIEN TESTAMENT

« Or toutes ces choses leur arrivèrent comme types, et elles ont été écrites pour nous servir d’avertissement, à nous que les fins des siècles ont atteints » 1 Corinthiens 10. 11.

« Car tout ce qui a été écrit auparavant l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation des Écritures, nous ayons espérance » Romains 15. 4.

À un stand biblique, lors d’une exposition, un jeune homme demande un Nouveau Testament. Il précise qu’il ne veut pas acheter une Bible complète car, dit-il, l’Ancien Testament est dépassé. Dépassé ? Vraiment ? Il est vrai que certaines pages de l’Ancien Testament ont été écrites il y a environ 3000 ans, mais Jésus Lui-même nous a appris comment le lire.

En une certaine occasion, deux disciples revenaient de Jérusalem jusqu’à leur village d’Emmaüs ; ils étaient profondément découragés. Mais, sur le chemin, le Seigneur Jésus, qui s’était joint à eux, leur a redonné courage : Il leur a expliqué que l’Ancien Testament parle de Lui, d’une manière figurée.

Quoique la Bible soit constituée de plusieurs livres (66) et soit divisée en deux « testaments », elle forme néanmoins un tout. Le « fil d’argent » est la Personne de Jésus Christ. Dans l’Ancien Testament nous trouvons de nombreuses personnes qui montrent des ressemblances évidentes avec le Seigneur Jésus, par exemple Isaac, Joseph, David… Les institutions concernant l’adoration de Dieu ont aussi une forte signification symbolique : le « tabernacle », par exemple, avec tous ses ustensiles et les différents sacrifices qui étaient offerts.

Ensuite, dans le Nouveau Testament, nous voyons la signification profonde de certains évènements ou objets de l’Ancien Testament, dans la manière dont ils montrent la vie de Jésus, son œuvre de rédemption accomplie à la croix, et son ascension après sa résurrection.

Quand nous considérons l’Ancien Testament comme une illustration du Nouveau Testament, nous saisissons son message spirituel et nous avons l’image complète. C’est pourquoi l’Ancien Testament a aussi une grande importance pour nous.

D’après « The Good Seed » janvier 2025

POURQUOI L’ARBRE EST-IL TOMBÉ ?

Il y a quelques années, je traversais une région forestière réputée pour la beauté de ses arbres. Certains, pourtant, semblaient frappés d’un mal mystérieux qui les jetait à terre. Intrigué, je m’approchai de l’un d’eux, cherchant à comprendre les raisons de sa chute, d’autant plus qu’aucun autre arbre dans le massif dont il faisait partie n’était tombé, et cependant ils avaient moins noble allure. Aux alentours, aucune trace de tempête qui aurait tout ravagé sur son passage. Par quelle force mystérieuse avait-il donc été frappé à mort ? Un examen soigneux me le fit découvrir.

Bien des années auparavant, un petit ver avait foré un trou dans l’écorce de cet arbre et commença aussitôt à manger la fibre du bois. C’était peu de chose, un petit ver, penserez-vous. Mais, bientôt après, les vers se multiplièrent et eux aussi mangèrent les fibres du bois… Ils poursuivirent ce travail destructeur jusqu’à ce que le cœur de l’arbre soit entièrement creux.

L’écorce, il est vrai, avait bonne apparence, paraissait saine. Les vers n’y touchaient pas, ils vivaient à l’intérieur. Et chacun, en passant près de cet arbre, aurait pu dire : « Que cet arbre est imposant ! Il respire la solidité, il durera des siècles encore ». Mais à l’intérieur, il était entièrement pourri. Aussi, par une belle journée d’été, alors qu’une brise légère inclinait doucement les arbres de la forêt, il tomba soudain. Au grand bruit que fit sa chute, les écureuils et les oiseaux s’enfuirent effrayés.

Ainsi parfois, chers jeunes amis, un homme tombe soudain dans un grand, un terrible péché. Et chacun s’étonne… C’était – croyait-on – un honnête homme. Or voici que brusquement, il montre toute sa méchanceté. Mais, en réalité, il y a longtemps que cette chute se préparait dans le secret de son cœur. Longtemps avant, il avait senti un petit ver pénétrer dans son cœur, le ver du mensonge et de la fraude, peut-être ? Encore enfant, il avait menti, et menti encore pour couvrir ce premier mensonge. Et parce qu’il ne s’étant pas jugé, hélas, dans la présence du Seigneur, sa conscience s’était endurcie. Dès lors la pente fut de plus en plus rapide. Il commença à s’approprier ce qui ne lui appartenait pas. Au début, peu de chose : voler une grande somme l’aurait effrayé. Mais il vola bientôt à nouveau pour satisfaire ses convoitises. Des années durant, les apparences furent sauves. Mais le jour vint où une chute grave manifesta l’état de son cœur.

Ne laissons pas, chers jeunes amis, les petits vers, les péchés d’allure anodine, nous envahir. Ayons en horreur le mal, nous souvenant sans cesse combien le Seigneur a dû souffrir pour nous en délivrer. Et si nous avons péché, confessons notre faute sans attendre. Dieu est fidèle et juste – en vertu de l’œuvre parfaite de Christ à la croix – pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité. Le Saint Esprit appliquera la Parole à nos cœurs et notre précieuse communion avec le Seigneur sera rétablie.

Seigneur, sanctifie

Nos jours, nos moments,

Fais que notre vie

T’honore en tout temps.

D’après La Bonne Nouvelle 1978 (Ph. L.)

ÉNIGME

Ils furent deux du même nom. Tous deux fils de sacrificateurs.

Le premier reçut la promesse d’une sacrificature perpétuelle (dire quand) et il fut dit de lui à propos d’une de ses actions : « Cela lui a été compté à justice ». (Dire où se trouve ce passage, et au sujet de quel autre homme la même expression est employée).

Du second il est dit qu’il ne connaissait pas l’Éternel et qu’il était un fils de Bélial. Il mourut de mort violente en même temps que son frère. Leur mort avait été prédite à leur père.

D’après La Bonne Nouvelle 1974

LES MERVEILLEUSES VOIES DE DIEU

Dans une petite ville d’Angleterre vivait une veuve qui n’avait qu’un seul fils. Elle connaissait le Seigneur Jésus depuis de longues années ; aussi son plus ardent désir et le sujet constant de ses prières étaient-ils que son fils s’attachât aussi, de bonne heure, au Sauveur. Dès qu’il fut capable de comprendre, elle commença à lui parler de l’amour du bon Berger qui a dit : « Laissez venir à moi les petits enfants », et qui aime à les bénir. Plus tard, elle l’instruisit dans les Saintes Écritures, demandant, en même temps, chaque jour au Seigneur d’ouvrir le cœur de son enfant et de faire porter du fruit à la bonne semence déposée en lui.

Mais rien ne semblait produire d’effet. Le cœur de Charles restait insensible aux exhortations de sa mère.

Il devint un grand garçon. Sa mère ne cessait d’adresser pour lui au Seigneur de ferventes supplications, mais Charles persistait dans son indifférence. Il sembla même devenir pire, recherchant des compagnons de plaisir légers et insouciants comme lui, et avec lesquels il se livrait à toutes sortes de sottises et de plaisanteries. On peut juger du chagrin et des inquiétudes que causait à sa pauvre mère une telle conduite. Il semblait que ses prières ne dussent jamais être exaucées, aussi l’angoisse de son âme était grande. Enfants, pensez à la douleur que vous faites éprouver à vos parents quand vous ne vous conduisez pas bien. Le Seigneur en prend connaissance.

Un ami de la mère de Charles s’était aperçu de ses inquiétudes et, comme il l’exhortait à se confier entièrement au Seigneur et à rester calme : « J’aimerais tant le faire » répondit-elle ; « mais j’ai toujours comme un sentiment que mon fils pourrait tout à coup être retiré de ce monde ; et que deviendra alors sa pauvre âme ? »

Ce pressentiment sembla devoir s’accomplir. Un jour, on apporta à la pauvre mère la terrible nouvelle que son fils était tombé dans une eau profonde et s’était noyé. Comment décrire l’effroi et l’angoisse dont elle fut saisie ? À peine eut-elle la force de courir sur le lieu du sinistre. Arrivée là, elle vit, en effet, le corps inanimé de son fils couché sur le rivage. On l’avait retiré de l’eau et l’on cherchait, par tous les moyens possibles, à le ramener à la vie. Longtemps tous les efforts demeurèrent vains. De longues minutes qui parurent des heures à la pauvre mère s’écoulèrent sans résultat apparent. Enfin sa poitrine se souleva légèrement ; la respiration se rétablit insensiblement, et peu après Charles ouvrit les yeux. Son premier mot fut : « Maman ». Elle était là, à genoux près de lui, et, la voyant, il arrêta sur elle un long et affectueux regard, mais il était encore hors d’état de parler. La mère, cependant, fondant en larmes, couvrait de baisers son enfant revenu à la vie.

Ce ne fut qu’un certain temps après que Charles, transporté dans son lit et ayant repris quelques forces, prit la main de sa mère et lui dit :

– Où aurais-tu pensé que je serais allé, maman, si l’on ne m’avait pas sauvé ?

– Pourquoi me fais-tu cette question, mon enfant ? répondit-elle.

– Je vais te le dire, continua Charles. Tu aurais certainement pensé que j’étais perdu pour toujours. Mais tu te serais trompée. Tu m’aurais retrouvé au ciel, auprès du Seigneur Jésus. C’est vrai que jusqu’à présent mon cœur était resté tout à fait indifférent. Tes prières et tes exhortations n’avaient fait aucune impression sur moi. Je voulais jouir de la vie, et je m’efforçais de ne penser ni à la mort, ni à l’éternité. Mais, au moment où j’enfonçais dans l’eau, cette pensée me saisit : « Tu es perdu pour toujours ». La multitude de mes péchés et les terreurs du jugement se dressèrent soudain devant moi. Je criai « grâce », et, au même instant, mon cri fut exaucé. Dieu dirigea mes regards sur la croix, et il me sembla entendre ces paroles consolantes : « Ne crains pas ; tes péchés te sont pardonnés ». Plusieurs des exhortations affectueuses que tu m’avais si souvent adressées passèrent comme un éclair dans mon âme. Je pensai à ton amour pour moi. Puis, avec un cœur allégé et heureux, et dans la pleine certitude que je m’en allais vers le Seigneur, je perdis connaissance. Je ne sais rien de ce qui m’est arrivé depuis, jusqu’au moment où je t’ai vue près de moi. Certainement, maman, le Seigneur a permis que je ne meure pas afin que tu aies la joie d’apprendre qu’il avait exaucé tes prières ».

Qui pourrait dire les sentiments de la mère, passant ainsi de l’angoisse la plus profonde à la joie la plus vive ? Pour elle, son fils était deux fois revenu à la vie ; il avait recouvré la vie pour un peu de temps ici-bas, il possédait la vie de Dieu pour l’éternité. Sa bouche ne pouvait rien exprimer, mais son cœur débordait d’actions de grâces envers Celui qui avait montré, d’une manière si merveilleuse, les richesses de sa grâce et de son amour.

Depuis ce jour, Charles manifesta par sa marche fidèle et sérieuse la réalité de sa conversion, de l’œuvre que Dieu avait opérée en lui.

D’après La Bonne Nouvelle 1973

BERACA 52 : SAMUEL, DERNIER JUGE ET PREMIER PROPHÈTE

« Samuel grandissait ; l’Éternel était avec lui, et il ne laissa tomber à terre aucune de ses paroles. Et tout Israël, depuis Dan jusqu’à Beër-Shéba, sut que Samuel était établi prophète de l’Éternel. L’Éternel continua d’apparaître à Silo ; car l’Éternel se révélait à Samuel, à Silo, par la parole de l’Éternel » (1 Sam. 3. 19 à 21).

« Ce que Samuel avait dit arriva à tout Israël. Israël sortit à la rencontre des Philistins pour livrer bataille, et ils campèrent près d’Ében-Ézer ; les Philistins, eux, campèrent à Aphek. Les Philistins se rangèrent en bataille contre Israël ; la bataille devint générale, et Israël fut battu devant les Philistins, qui frappèrent environ quatre mille hommes en bataille rangée, dans la campagne » (ch. 4. 1 et 2).

Un homme de Dieu avait été envoyé à Éli pour lui faire savoir que l’Éternel devait juger sa maison à cause des voies d’iniquité dans lesquelles marchaient ses fils. Ensuite, c’est le jeune Samuel qui est mis au courant directement par l’Éternel. Cette défaite était le résultat de l’éloignement du peuple de Dieu. Quand ceux qui doivent être les conducteurs spirituels marchent dans l’injustice, c’est le peuple qui suit.

Il y eut une première bataille dont l’issue fut une défaite difficile à accepter. Les anciens d’Israël ne rentrèrent pas en eux-mêmes pour s’humilier comme lors de la défaite à Aï, quand Josué, lorsqu’il l’apprit, déchira ses vêtements et tomba « face contre terre, devant l’arche de l’Éternel, jusqu’au soir, lui et les anciens d’Israël » (Jos. 7. 6). Le péché caché d’Acan était la cause de la défaite. Ils durent juger le mal pour que l’Éternel soit avec eux.

Trois cents ans plus tard, au lieu de s’humilier, les Israélites dirent : « Pourquoi l’Éternel nous a-t-il battus aujourd’hui devant les Philistins ? Allons chercher à Silo l’arche de l’alliance de l’Éternel. Qu’elle vienne au milieu de nous et nous sauve de la main de nos ennemis. Et le peuple envoya des hommes à Silo, et on apporta de là l’arche de l’alliance de l’Éternel des armées, qui siège entre les chérubins ; les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées, étaient là avec l’arche de l’alliance de Dieu » (1 Sam. 4. 3 et 4).

Les Israélites se souvenaient certainement de la prise de Jéricho par la puissance de Dieu. Ainsi ils ont pensé qu’il serait bon d’avoir l’arche avec eux. Elle n’était devenue pour eux, malheureusement, qu’un objet comme les dieux de pierre et de bois des nations. Sachant l’arche avec les Israélites, « les Philistins eurent peur, car ils dirent : Dieu est venu dans le camp. Et ils dirent : Malheur à nous ! » (v. 7). Eux aussi connaissaient l’histoire ! Il y eut une deuxième bataille, se terminant par une deuxième et très grande défaite pour les Israélites. Quel déshonneur jeté sur Dieu ! Des idolâtres qui avaient entendu parler de la puissance du Dieu d’Israël en sont probablement venus, pour un moment, à conclure qu’Il n’était pas meilleur que leurs dieux. Aujourd’hui, on peut avoir « l’apparence de la piété mais en avoir renié la puissance » (2 Tim. 3. 5). Mais Dieu est, et demeure « le Même, et il n’y a pas de dieu à côté de moi » ; « Moi, je suis le Même, moi, le premier, et moi, le dernier » (Deut. 32. 39 ; És. 48. 12).

L’arche était bien avec les fils d’Israël, mais l’Éternel qu’elle représentait, n’avait pas pu donner une victoire à un peuple qu’Il devait discipliner. Les formes religieuses ne sont rien si le cœur n’est pas humble et vrai devant Dieu. De nos jours, quand la Bible reste sur l’étagère et se couvre de poussière, quand ce qu’elle contient n’est plus connu, la volonté de Dieu est oubliée. À quoi servait l’arche de l’alliance, si la loi qu’elle contenait n’était pas respectée, et que le seul vrai Dieu qu’elle représentait n’était pas honoré ?

Nous lisons : « Et l’arche de Dieu fut prise, et les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées, moururent ». Pour Éli, savoir ses deux fils morts était certainement très douloureux, mais le plus terrible fut la perte de l’arche. Toute sa vie se résumait au service de sacrificateur qu’il avait eu auprès d’elle. Elle représentait la présence de L’Éternel au milieu du peuple. Apprenant que l’arche était entre les mains des ennemis, Éli, âgé de quatre-vingt-dix-huit ans, lourd et pesant, tombe à la renverse de dessus son siège et meurt.

« Le peuple de Dieu battu, les sacrificateurs de Dieu tués, l’arche de Dieu prise par des païens et devenant un trophée de leur victoire ; il semblait que l’Éternel lui-même fût vaincu. C’est ainsi que les péchés des chrétiens déshonorent leur Dieu devant le monde. Mais l’Éternel est au-dessus de tout. Si son peuple ne sait pas maintenir sa gloire, Lui la maintient. Les Philistins apprirent à faire la différence entre Israël et le Dieu d’Israël, comme entre ce Dieu et leurs idoles » (Adrien Ladrierre).

La belle-fille d’Éli, femme de Phinées au terme de sa grossesse, sachant son mari mort et l’arche prise, se courbe dans les douleurs et enfante. Mourante, « elle appela l’enfant I-Cabod, disant : La gloire s’en est allée d’Israël. C’était parce que l’arche de Dieu était prise, et à cause de son beau-père et de son mari » (I-Cabod = privé de gloire ; 1 Sam. 4. 21 et 22). Dès lors, comment le peuple pourrait-il célébrer le jour des expiations sans le propitiatoire qui recouvre l’arche, où le sang devait être apporté ? (voir Lév. 16). Et comment le faire sans les descendants d’Aaron, pour accomplir les ordonnances puisque Hophni et Phinées étaient morts tous les deux ?

« Et les Philistins, s’étant emparé de l’arche de Dieu, la transportèrent d’Ében-Ézer à Asdod ; … l’apportèrent dans la maison de Dagon et la placèrent à côté de Dagon. Le lendemain, les Asdodiens se levèrent de bonne heure, et voici, Dagon était tombé face contre terre devant l’arche de l’Éternel ; ils prirent Dagon et le remirent à sa place » (1 Sam. 5. 1 à 5). Cela se produisit une deuxième fois : « la tête de Dagon et les deux paumes de ses mains coupées étaient sur le seuil ». En plus, Dieu manifeste sa puissance en frappant de plaies les habitants proches de la présence de l’arche. « La main de l’Éternel s’appesantit sur les Asdodiens, et il sema la désolation parmi eux » (v. 6). Dieu démontre aux ennemis de son peuple qu’ils ont chez eux « l’arche de sa force » (Ps. 132. 8). Relevons que, pour Éli et sa belle-fille, l’arche avait plus de prix à leurs yeux qu’eux-mêmes ; ils aimaient l’Éternel et cela doit nous stimuler pour nous attacher au Seigneur Jésus. Où était Samuel pendant tout ce temps-là ? Certainement, attristé, il devait crier à l’Éternel pour ce pauvre peuple. Nous le retrouvons plus tard lors de la restauration d’Israël.

TRADUCTION DE FEUILLETS (105)

« Leur conscience rendant en même temps témoignage, et leurs pensées s’accusant entre elles ou bien se disculpant » Romains 2. 15.

« Combien plus le sang du Christ qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour que vous rendiez culte au Dieu vivant ! » Hébreux 9. 14.

LA CONSCIENCE

Tout le monde reconnaît les avertissements de sa conscience. Avant que nous fassions quelque chose d’interdit, elle nous dit doucement : Ne le fais pas ! Une fois le mauvais acte commis, cette voix intérieure devient plus insistante.

La conscience est comme une balance qui doit être « étalonnée » pour indiquer le poids réel. L’étalonnage de la conscience doit être fait par la Parole de Dieu, qui est la norme parfaite du bien et du mal. C’est la seule façon pour que cela fonctionne correctement et indique aux gens quand leur comportement est mauvais.

La conscience est comme une cloche d’église, que nous remarquons à peine dans l’agitation de la vie quotidienne, mais que nous pouvons entendre clairement le dimanche matin. Il y a donc des moments calmes dans la vie de chacun, où sa conscience l’accuse. Comment gère-t-il cela ? Se jette-t-il immédiatement dans le tumulte de la vie pour étouffer la voix pleine de reproches ? Ou est-il prêt à reconnaître ses torts et à les confesser à Dieu ?

La conscience peut également être comparée à un chien de chasse qui poursuit sa proie avec une grande persévérance. La conscience poursuit également avec persistance toute personne qui a péché. Il est donc sage qu’elle avoue immédiatement sa culpabilité et règle l’affaire rapidement. Sa conscience n’a alors plus le droit de lui en vouloir.

Chaque fois que la Bible parle de la conscience du croyant, la question se pose de savoir si cette déclaration doit être comprise dans un sens fondamental ou pratique.

La conscience purifiée dans le verset du jour n’a pas été apaisée par de belles paroles. Non, le sang du Christ l’a purifiée. L’homme n’atteint pas la conscience parfaite d’Hébreux 9. 9 par des efforts religieux, mais seulement par la foi personnelle dans l’œuvre rédemptrice éternellement valable du Seigneur Jésus.

Les deux termes s’appliquent à un croyant qui est en paix avec Dieu. Ce croyant Lui a confessé ses péchés et a cru au Sauveur Jésus-Christ. Désormais, sa conscience ne peut plus rien lui reprocher concernant son acceptation éternelle par Dieu, car la question de la culpabilité a été réglée une fois pour toutes.

L’apôtre Paul exhorte Timothée à garder une bonne conscience (1 Tim. 1. 19). Plus loin, il parle de garder une conscience pure (1 Tim. 3. 9). Les deux choses sont possibles si le chrétien se comporte de telle manière que sa conscience ne l’accuse pas. C’est pourquoi Paul s’efforçait d’avoir « toujours une conscience sans reproche, devant Dieu et devant les hommes » (Act. 24. 16).

Ces expressions font référence à la condition pratique et au comportement d’un croyant. Sa conscience est bonne et pure si elle n’est pas chargée ou souillée par des péchés.

D’après Näher zu Dir mars 2025

« Qui est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, détresse, persécution, famine, dénuement, péril, épée ? » Romains 8. 35.

CHRÉTIENS DU MONDE ENTIER – ROUMANIE

« Aimez vos ennemis,… et priez pour ceux qui vous font du tort et vous persécutent » (Matthieu 5. 44). Cet appel de Jésus-Christ dans son discours sur la montagne nous semble totalement irréalisable. Et pourtant, il y a des chrétiens « normaux » qui répondent exactement à cet appel…

Le poète Traian Dorz (1914-1989), fervent chrétien roumain, fut arrêté pour la première fois en 1947 en raison de sa foi. Le gouvernement communiste roumain réglementait fortement la vie religieuse dans le pays. Traian Dorz a passé en fait 17 ans derrière les barreaux au cours des décennies suivantes. Et même entre ses séjours en prison, il a été menacé et harcelé.

Un ami qui rendait visite à Traian Dorz chez lui s’inquiétait en voyant que le visage de Traian était gravement meurtri. « Es-tu tombé ? » demanda-t-il. « Non », répondit Dorz. « J’ai eu des visiteurs. Un policier me rend régulièrement visite pour m’intimider. Chaque fois qu’il me frappait, je lui ai dit : Ce n’est pas parce que je vous déteste que vous irez en enfer ! Je ne vous hais pas, mais je vous aime de l’amour du Christ ! Vous irez en enfer parce que vous rejetez l’amour ! »

Un certain temps s’est écoulé après la visite de l’ami. Quelqu’un a de nouveau frappé à la porte de Traian Dorz. C’était le policier. « Vous voulez me battre encore ? » demanda Dorz. Le policier a répondu : « Puis-je entrer ? » Traian Dorz hocha la tête avec surprise. « Mon médecin m’a dit qu’il ne me restait que quelques semaines à vivre », a expliqué le policier. « Et je voulais que vous sachiez que nous nous rencontrerons devant le trône de Dieu en tant que frères, car nous croyons maintenant au même Seigneur. L’amour avec lequel vous m’avez traité m’a vaincu.

D’après die gute Saat mars 2025

« Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs à la repentance » Luc 5. 32.

LA MAUVAISE PORTE

C’était une femme respectée, elle était le modèle de la famille, elle était bien connue dans son petit village et respectée par le pasteur. Elle était toujours prête à aider et ne manquait jamais un service religieux. Mais elle n’avait pas la paix avec Dieu. Elle savait qu’elle avait commis des péchés, elle les avait confessés et s’était repentie – mais elle ne pouvait pas trouver la paix.

Mais elle a finalement trouvé la paix avec Dieu. Lorsqu’on lui a demandé comment cela s’était produit, elle a répondu : « J’ai essayé tout le temps de venir à Jésus par la « porte des justes », mais ensuite j’ai compris mon erreur et je suis entrée par la « porte des pécheurs ».

Beaucoup de gens sont dans la même situation qu’elle. Ils veulent entrer par la « porte des justes » au lieu de la « porte des pécheurs ». Ils essaient d’abandonner leurs péchés individuels et leurs mauvaises habitudes. Ils décident de se comporter différemment à l’avenir. Ils essaient de s’améliorer et de se rendre aptes à la présence de Dieu. Mais ils n’y parviennent pas. Pendant ce temps, ils tournent le dos à la porte où ils devraient entrer. Mais le Seigneur Jésus n’est pas venu appeler les justes, c’est-à-dire ceux qui se croient justes, mais les pécheurs et les coupables, à la repentance. Il est venu « chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19. 10).

Tant que quelqu’un essaiera de gagner son salut, il se trouvera devant une porte fermée. Mais s’il vient à Jésus tel qu’il est, la porte lui sera grande ouverte. Admettre son échec, c’est la clé de l’entrée. Alors il expérimentera ce que Jésus promet : « Celui qui vient à moi, je ne le mettrai pas dehors » (Jean 6. 37).

D’après die gute Saat mars 2025

« Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ, le Juste ; et lui est la propitiation pour nos péchés » 1 Jean 2. 1 et 2.

ET SI UN CHRÉTIEN PÈCHE ?

Étude biblique dans un foyer chrétien pour alcooliques : sur une vingtaine d’hommes de tous âges, la plupart sont déjà sobres. Certains d’entre eux ont confessé à Dieu leur culpabilité, et pas seulement leur dépendance à l’alcool, et Lui ont demandé son pardon. Le temps a passé, mais tous ne sont pas encore certains d’être réellement sauvés. Cela les irrite, de continuer à pécher même après leur conversion. Doivent-ils se convertir de nouveau ? Ces questions tourmentent certains chrétiens.

Les paroles du verset d’aujourd’hui sont adressées par l’apôtre Jean aux chrétiens qui connaissent Dieu comme leur Père. Et pourtant il dit : « Si quelqu’un a péché… » La conversion ne signifie pas automatiquement que les chrétiens ne pécheront plus jamais. Tant qu’ils sont sur la terre, les chrétiens peuvent encore pécher, c’est-à-dire faire des choses qui déplaisent à Dieu.

Perdons-nous alors à nouveau notre filiation avec Dieu ? Non, notre relation d’enfants de Dieu est basée uniquement sur l’œuvre de Christ achevée sur la croix, et par conséquent nous ne pouvons pas la perdre. Dieu en soit loué !

Cependant, Dieu ne peut pas simplement ignorer le péché dans la vie de ses enfants. Car cela lui a coûté un prix trop élevé pour pouvoir pardonner nos péchés : son Fils, Jésus-Christ, a dû mourir pour expier nos péchés.

Le péché obscurcit notre communion avec le Père, et notre joie et notre force dans la vie de foi diminuent. C’est pourquoi l’apôtre Jean nous appelle à reconnaître nos fautes. Dès que nous prenons conscience d’un péché, nous devons le condamner et le confesser, afin que le Père puisse nous pardonner et que notre communion avec Lui puisse être restaurée (1 Jean 1. 9).

D’après die gute Saat mars 2025

« Reviens…, dit l’Éternel ; je ne ferai pas peser sur vous un visage irrité, car je suis bon, dit l’Éternel ; je ne garderai pas ma colère à toujours. Seulement, reconnais ton iniquité, car tu t’es rebellé contre l’Éternel, ton Dieu » Jérémie 3. 12 et 13.

ACCUEILLI À BRAS OUVERTS

Les trois paraboles du chapitre 15 de l’Évangile de Luc montrent l’amour inlassable avec lequel Dieu poursuit les hommes pécheurs et perdus.

Le berger qui a retrouvé sa brebis perdue ne se plaint pas de sa fatigue. Il ne fait pas de reproches, mais prend la brebis sur ses épaules, plein de soin et de joie. Il ne se plaint pas de devoir ramener la brebis perdue à la maison.

La femme qui a perdu une pièce balaie la maison et cherche avec soin le métal précieux. Lorsqu’elle l’a trouvé, elle le dit avec joie à ses voisines.

Et avec quelle émotion le père accueille le fils prodigue ! « Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion ; il courut à lui, se jeta à son cou et le couvrit de baisers » (Luc 15. 20). Le Père n’envoie pas un serviteur pour recevoir le fils qui revient ; lui-même court à sa rencontre, l’embrasse et lui pardonne tous ses péchés.

Dieu pardonne à tous ceux qui se tournent sincèrement vers Lui, d’une manière qui apaise même la personne la plus craintive. Pourquoi devrions-nous encore douter que Dieu veuille nous pardonner complètement ? Ses bras sont grands ouverts pour recevoir les pécheurs perdus. Dieu nous montre ensuite la croix du Calvaire, fondement du pardon. Il nous dit que tout ce qui est nécessaire à notre salut a été accompli là. Nous devons donc nous appuyer entièrement sur Jésus-Christ et sur le salut qu’Il offre.

D’après die gute Saat mars 2025

« L’Éternel est bon pour ceux qui s’attendent à lui, pour l’âme qui le cherche. C’est une chose bonne qu’on attende, et dans le silence, le salut de l’Éternel » Lam. 3. 25 et 26.

GARDER LE SILENCE POUR POUVOIR ÉCOUTER DIEU NOUS PARLER

Le temps d’été me rappelle des souvenirs de nos voyages en famille pour visiter de la parenté. Entre les villes nous avions la permission de faire du bruit, mais quand des passages difficiles se présentaient, il nous était dit de nous asseoir sagement et de rester tranquilles. Nous avions nos propres expressions pour ces différentes situations : conduite normale, et conduite sans babiller. La conduite dans les villes était conduite sans babiller. Le seul moyen, pour papa, d’entendre les conseils de maman quand elle l’aidait dans les carrefours, les sorties et les bifurcations, c’était que nous soyons tranquilles.

Malheureusement, peu de chrétiens tiennent compte de la signification spirituelle de la conduite sans babiller. Nous nous permettons d’être entourés par tellement de babillages et de bruits de voix, que la voix de Dieu est noyée dans le vacarme. Dans des cas d’urgence et des situations exigeant des décisions, nous ne pouvons faire alors que des choix impulsifs, parce que nous n’avons pas le temps de faire taire le bruit pour écouter Dieu. Nous continuons alors à rouler dans la même direction, parce que nous n’avons pas entendu Dieu nous indiquant une autre direction, ou que, pensant que nous connaissons le chemin, nous changions de direction, sans entendre que Dieu nous dise de continuer tout droit.

Mais il n’est pas tellement facile d’arrêter le babillage. Notre esprit est plein de pensées divergentes et de soucis qui nous distraient. Nous entendons la voix d’amis, de collègues, de la famille, des enfants et du conjoint, nous donnant tous leur avis, leurs conseils, leurs critiques, et leurs reproches. Mais il y a des moments où nous devons faire taire toutes ces voix, et nous assurer de la pensée de Dieu pour être certains que nous sommes encore sur le bon chemin. Combien de frustrations et de migraines pourraient être évitées si nous faisions taire le bruit et écoutions Dieu !

D’après the Lord is near mai 1987 (L.A. Crosby)

« Parce que tu as gardé la parole de ma patience, moi aussi je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre habitée tout entière » Apocalypse 3. 10.

LES CROYANTS EN CHRIST NE VIVRONT PAS LA GRANDE TRIBULATION

L’approbation de l’église de Philadelphie, de la part du Seigneur Jésus, comporte une promesse d’un caractère particulièrement intéressant et précieux. La promesse est seulement pour ceux dont la foi est dans le Seigneur Jésus Lui-même, qui ont mis leur confiance dans sa Parole pendant le jour où l’homme l’a rejeté, Lui et ses droits. Comme résultat d’une telle endurance patiente, ils sont gardés de l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde – qui est la grande tribulation.

Remarquez qu’ils ne sont pas seulement gardés de l’épreuve, mais de l’heure de l’épreuve – de la période même de la tribulation. La seule façon dont cela puisse se produire, c’est qu’ils soient enlevés hors du monde lui-même. Beaucoup d’autres passages confirment ce fait remarquable, que l’Église de Dieu sera enlevée pour rencontrer le Seigneur en l’air avant que le jour de la grande tribulation tombe sur un monde mûr pour le jugement.

Nous savons que la grande tribulation va venir, mais ce ne sera pas un temps de mise à l’épreuve pour l’Église, mais pour ceux qui habitent sur la terre, les hommes terrestres en contraste avec ceux qui ont un héritage céleste. En conséquence, nous n’attendons pas la tribulation : Dieu a enseigné aux croyants, plutôt, « d’attendre des cieux son Fils qu’Il a ressuscité d’entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient » (1 Thess. 1. 10). Objet merveilleux de bonheur pur pour les cœurs de ceux qui connaissent sa grâce en rédemption !

D’après the Lord is near mai 1987

« Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père » Colossiens 1. 2.

LA SALUTATION DES CHRÉTIENS ENTRE EUX

La vieille salutation hébraïque Shalom (Paix) exprimait l’attente des Israélites pour la paix, alors qu’il leur était continuellement rappelé leur état de pécheurs par la Loi et les sacrifices qu’elle exigeait. Les courriers grecs commençaient souvent par des souhaits au destinataire, de santé et de prospérité – mais rien ne garantissait que ces souhaits se réaliseraient. Lorsque les chrétiens se souhaitent réciproquement grâce et paix, ils connaissent Celui qui donne en abondance : leur Dieu et Père. Le souhait devient alors une bénédiction.

La grâce est gratuite, c’est une faveur imméritée venant d’un cœur aimant. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). Là nous avons d’abord rencontré la grâce. Avec une droiture et une sincérité de Dieu, non pas avec une sagesse charnelle, mais par la grâce de Dieu (2 Cor. 1. 12). Ainsi la grâce conduisait Paul et Timothée. C’est ce qu’ils désiraient pour les frères de Colosses, et c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui. « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse (2 Cor. 12. 9). Quel réconfort dans des temps de problèmes, de peine, et de persécution.

« Ayant donc été justifiés sur la base de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 1). Cela est notre fondement pour une vie pleine de joie. « La paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4. 7). C’est là la source d’une vie pleine de fruit. « Le Dieu de paix sera avec vous » (Phil. 4. 9). C’est le secret pour une vie victorieuse.

D’après the Lord is near mai 1987

« David et le peuple qui était avec lui élevèrent leurs voix et pleurèrent, jusqu’à ce qu’il n’y eut plus en eux de force pour pleurer » 1 Samuel 30. 4.

NOTRE DIEU NE MANQUE JAMAIS DE NOUS SECOURIR

Nous voyons ici David et ses hommes découragés, non seulement à cause de leurs circonstances terribles, qu’ils avaient eux-mêmes suscitées, mais aussi à cause de l’ennemi, les Amalékites. Quelle scène ! Leurs familles et leurs possessions entièrement disparues ! Plus aucun courage devant l’avenir ! Il ne leur restait que Dieu. C’est une expérience impressionnante, pour une âme, de prendre conscience qu’il ne reste rien que Dieu !

Quelquefois Dieu, dans sa grâce, permet qu’il arrive dans notre vie des choses que nous ne comprenons pas. Ces choses nous amènent sur nos genoux, avec la prière de David sur nos lèvres : « Sonde-moi, ô Dieu ! et connais mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées » (Ps. 139. 23). Les âmes éloignées de Dieu sont désespérées. Les hommes de David étaient prêts à le lapider. Ils avaient perdu leur confiance en David, et ils lui reprochaient ce qui était arrivé. Les déceptions dans la vie et les désirs non satisfaits engendrent souvent de l’amertume dans notre cœur, même au point que nous sommes prêts à jeter des pierres à l’Oint de Dieu. Quelle chose terrible que de blâmer le Seigneur pour nos difficultés ! Il a le désir de nous bénir.

David pleurait avec ses hommes, mais il était devant l’Éternel en ce qui concernait cette situation.

Il ressentait profondément la perte, tout comme ses hommes le faisaient, mais par-dessus cela, il faisait l’expérience de leur colère. Au moment de ce coup supplémentaire, il se tourna avec l’œil de la foi vers Dieu, et se fortifia en l’Éternel, son Dieu. Dieu lui donna alors la victoire sur l’ennemi et lui fit retrouver le respect de ses hommes. Peu après, Dieu l’amena sur le trône.

C’est une leçon pour nous. Allons au Seigneur, nous aussi. Il est Celui qui restaure. Sa grâce est infiniment plus grande que nos manquements et nos besoins.

D’après the Lord is near mai 1987

« Pour que vous discerniez ce qu’est la bonne, agréable et parfaite volonté de Dieu » Romains 12. 2.

FAIRE LA VOLONTÉ DE DIEU, TOUS D’UN MÊME CŒUR

Un seul Homme, sur la terre, a toujours accompli la volonté de Dieu de manière parfaite. Il a posé le fondement sur lequel nous nous tenons maintenant. Par Lui nous avons la paix avec Dieu et pouvons marcher en nouveauté de vie. Dieu nous demande de présenter nos corps en sacrifice vivant. Il ne veut ni hésitation ni réserve, mais une soumission totale, un dévouement complet, une piété entière – tout cela en réponse à ses compassions et à son amour.

Dieu a uni tous les chrétiens ensemble en un, le corps de Christ, comme ce qui doit exprimer la volonté de Dieu. Quand notre Seigneur marchait sur cette terre, la volonté de Dieu était accomplie dans sa vie. Maintenant Il est monté et a été glorifié, et nous a laissés ici afin que nous, comme un seul corps, soyons le moyen d’exprimer la volonté de Dieu.

Le Seigneur Jésus connaît notre faiblesse et notre incapacité, mais Il nous soutiendra, afin que nous puissions donner cette réponse. Notre réponse à son amour, Il le sait bien, ne sera pas dans la pleine mesure qui caractérisait notre Seigneur Jésus, qui est notre référence. Mais Dieu nous présente sa volonté pour nous mettre à l’épreuve, afin que nous nous assurions continuellement de ce qu’Il veut que nous soyons et que nous fassions.

La volonté du Seigneur est bonne. Elle est en harmonie avec Lui-même, avec ses projets, et avec ses voies, et elle est bonne pour nous – une réelle bénédiction. Sa volonté contribue à son honneur ; il Lui plaît donc que nous marchions selon sa volonté. Sa volonté est parfaite : tout ce qu’Il est et ce qu’Il fait est parfait. Quel privilège pour nous d’être en accord avec les perfections de Dieu Lui-même !

Mais nous avons besoin de tous les membres du corps pour accomplir pleinement la volonté de Dieu sur la terre. Il n’y a pas de place pour l’individualisme. Tout le chœur doit chanter, tout l’orchestre doit jouer selon la volonté de son grand Chef d’orchestre.

D’après the Lord is near mai 1987

« Ainsi dit l’Éternel : Maudit l’homme qui se confie en l’homme, et qui fait de la chair son bras, et dont le cœur se retire de l’Éternel… Béni l’homme qui se confie en l’Éternel » Jérémie 17. 5 et 7.

EN QUI NOUS CONFIONS-NOUS ?

Il semblerait que beaucoup des hommes de Juda, aux jours de Jérémie, étaient des croyants de profession, mais en pratique, des athées. Ils prétendaient se confier dans l’Éternel, mais leur vie montrait la ruine qui résultait de la confiance en l’homme. Aussi l’Éternel leur donnait un tableau de contrastes pour les aider (et nous aussi) à comprendre que la vie ne se déroule pas sous l’effet du hasard. Le fait que nous jouissions chaque jour de bénédictions, ou que nous endurions des malédictions, dépend de l’objet de notre foi plus que de nos circonstances. Voyez comment l’Éternel illustre cela de manière vivante :

Confiance en l’homme :

Chaleur dans le désert :

Ne voit pas le bien quand il arrive

Vit dans des endroits desséchés

Vit dans le désert

Vit dans un pays de sel

Vit dans un pays inhabité.

Confiance dans l’Éternel :

Demeure près des eaux

Produit des feuilles vertes

Vit près des eaux

Ne voit pas venir la chaleur

Ne craint pas la sécheresse

Continue à porter du fruit.

Je crains que les habitants de Juda n’aient pas été les seuls à mal placer leur confiance. Ne parlons-nous pas aussi volontiers de nous confier dans le Seigneur pour la vie éternelle, tout en montrant peu de confiance dans notre vie quotidienne ? Pris dans l’engrenage précipité du vingt-et-unième siècle, et trouvant peu de temps pour la prière, nous commençons, sans nous en rendre compte, à ressembler à une jachère non cultivée plutôt qu’à un arbre planté – à un terrain desséché et aride plutôt qu’à un verger plein de fruits. Commençons, avec joie, à nous confier dans le Seigneur pour les besoins et les circonstances de chaque jour, et cessons de vivre, en pratique, comme des athées !

D’après the Lord is near mai 1987 (G.W. Steidl)