S’IL EN ÉTAIT AUTREMENT, JE VOUS L’AURAIS DIT

« Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place » Jean 14. 2.

« Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où je suis, moi, ils y soient aussi avec moi » Jean 17. 24.

Jésus va laisser ses disciples et Il prend soin d’eux car Il va « passer de ce monde au Père » (13. 1 ; 14. 2). Il les console en leur disant qu’ils ne doivent pas être troublés, parce que, dans la Maison céleste, il y a de nombreuses demeures près de Lui, prêtes à les accueillir. S’il n’en était pas ainsi, Il le leur aurait dit.

Jésus les a appelés à Lui, les éloignant du monde, pour les conduire vers un lieu de joie auprès de Lui. Ses disciples n’ont pas tout quitté pour qu’Il les abandonne ensuite ; cela aurait été une grande déception.

La Maison du Père, c’est la demeure des fils. Jésus est le Fils éternel du Père à qui appartient de droit la place souveraine (2 Jean 3). Mais, afin que ses disciples aient une place avec Lui, Jésus va faire d’eux des « enfants du Père », en donnant sa vie sur la croix. Sa mort et sa résurrection étaient nécessaires pour que ses disciples – ainsi que les croyants qui arriveraient après eux – reçoivent la vie éternelle. C’est de cette manière qu’ils deviennent des enfants de Dieu, liés au Seigneur Jésus comme des frères, et qu’il y a une place pour chacun d’eux dans la maison du Père (1. 12 ; 20. 17).

Jésus est monté au ciel, précédant les siens. Sa présence là-haut est la garantie qu’eux aussi s’y trouveront : une multitude d’hommes et de femmes liés à Lui, vivants de la même vie.

Le verset 24 de Jean 17 le confirme. Jésus dit : « Père, je veux… », certain que sa volonté est en parfait accord avec celle du Père, qui désire avoir ses enfants dans sa maison

D’après « Il buon seme » mai 2024

COURIR AU TRAVERS D’UNE TROUPE ET FRANCHIR UNE MURAILLE

« Car par toi, je courrai au travers d’une troupe, et, par mon Dieu, je franchirai une muraille » Psaume 18. 29.

Dans ce verset du Psaume 18, David parle de deux obstacles qui peuvent se trouver sur le chemin de la foi :

1. Une foule hostile se dresse contre nous lorsque nous suivons le Seigneur. Cela ne signifie pas qu’il s’agit de personnes, car « notre lutte n’est pas contre le sang et la chair » (Éph. 6. 12). C’est plutôt contre le monde et ses idées, qui veut nous empêcher de maintenir constamment une vie de foi. Ce peut aussi être le diable, qui essaye de nous convaincre que nous perdons quelque chose dans notre vie si nous voulons suivre fidèlement le Seigneur.

2. Dans le voyage de la foi, des murailles apparaissent, qui nous paraissent impossibles à déplacer. Nous nous trouvons subitement face à des problèmes impossibles à résoudre, au travail, dans la famille, et nous ne savons pas comment continuer. Une grave maladie peut aussi être comme une muraille qui se dresse sur notre chemin.

Nous apprenons aussi de David comment surmonter de telles difficultés :

1. Avec notre Dieu, nous sommes capables de résister aux pressions du monde et de parer aux attaques du diable. En nous confiant en sa Parole et en sa puissance, nous remporterons la victoire sur ces ennemis.

2. Avec notre Dieu, nous sommes aussi capables de surmonter les situations difficiles de la vie. Cela ne veut pas dire que nous évitons les problèmes ou que nous les dénigrons. Non, il s’agit simplement de les accepter humblement comme venant de la main de Dieu et de poursuivre dans le chemin de la foi avec son aide.

D’après « The Good Seed » avril 2024

SANS CESSE – TOUJOURS – CONTINUELLEMENT – NUIT ET JOUR… AVEC DIEU

Bonjour chers amis,

J’aimerais insister aujourd’hui sur des points importants qui déterminent la valeur de notre relation, de notre intimité avec notre Père et avec notre Seigneur.

La profondeur de cette relation dépend du temps que nous passons avec lui…

Dans les prières

Dans une journée, combien de temps est-ce que je passe à parler à mon Père céleste et à mon « Ami » ?

Du Seigneur il est dit : « Et s’étant levé sur le matin, longtemps avant le jour, il sortit et s’en alla dans un lieu désert ; et il priait là » (Marc 1. 35) ; « or il arriva, en ces jours-là, qu’il s’en alla sur une montagne pour prier. Et il passa toute la nuit à prier Dieu » (Luc 6. 12).

L’apôtre Paul en action : « priant nuit et jour très-instamment » (1 Thess. 3. 10) ; « priant toujours pour vous » (Col. 1. 3) ; « sans cesse je fais mention de vous » (Rom. 1. 9) ; « il y a ce qui me tient assiégé tous les jours, la sollicitude pour toutes les assemblées » (2 Cor. 11. 28).

Il peut donc nous exhorter à prier « par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillant à cela avec toute persévérance et des supplications pour tous les saints » (Éph 6,18). En résumé : « Priez sans cesse » (1 Thess. 5. 17).

De Corneille, il est dit : « priant Dieu continuellement » (Act. 10. 2).

Écoutons le Seigneur lui-même nous stimuler à la prière insistante. « Et il leur dit aussi une parabole, pour [montrer] qu’ils devaient toujours prier et ne pas se lasser, disant : Il y avait dans une ville un certain juge qui ne craignait pas Dieu et qui ne respectait pas les hommes ; et dans cette ville-là il y avait une veuve, et elle alla vers lui, disant : Venge-moi de mon adversaire. Et il ne le voulut pas pour un temps. Mais après cela, il dit en lui-même : Quoique je ne craigne pas Dieu et que je ne respecte pas les hommes, néanmoins, parce que cette veuve m’ennuie, je lui ferai justice, de peur que, revenant sans cesse, elle ne me rompe (qu’elle ne vienne perpétuellement me rompre) la tête. Et le Seigneur dit : Écoutez ce que dit le juge inique (injuste). Et Dieu ne ferait-il point justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et il use de patience [avant d’intervenir] pour eux ? Je vous dis que bientôt il leur fera justice. Mais le fils de l’homme quand il viendra, trouvera-t-il de la foi sur la terre ? » (Luc 18. 1 à 8).

Le Seigneur nous dit – dans un langage actuel – que nous devons insister auprès de Dieu par nos prières. Nous comprenons mieux cette expression lorsque nous en sommes les objets. Mais contrairement à notre Père céleste, cette attitude d’insistance soutenue ne le dérangera jamais ; au contraire Il désire que nous nous approchions avec confiance de Lui en assiégeant en permanence le trône de la grâce « afin que nous recevions miséricorde et que nous trouvions grâce pour [avoir du] secours au moment opportun » (Héb. 4. 16). « Au moment opportun » ; dans le passage de Luc 18, « il use de patience avant d’intervenir pour eux ». Nous avons à apprendre à patienter sans jamais désespérer même si la réponse tarde à venir : les temps de Dieu ne sont pas les nôtres !

Cette parabole du juge inique nous concerne tous, mais n’est-elle pas un encouragement particulier pour vous, chères veuves ou femmes seules, confrontées aux difficultés liées à la solitude, à l’âge avancé, à la faiblesse physique ? Vous avez aussi l’exemple d’Anne… « (veuve d’environ quatre-vingt quatre ans)… servant [Dieu]… en prières, nuit et jour » (Luc 2. 37).

J’aimerais ici faire une petite parenthèse pour remercier toutes celles et tous ceux d’entre vous qui ne m’oubliez pas dans vos prières. Qu’il est réconfortant, principalement dans les moments où la foi vacille et l’énergie diminue, de se rappeler qu’une telle ou quun tel prie pour soi. Vous ne pouvez peut-être plus faire grand-chose, mais cette activité, ce service est d’une si grande importance pour les saints, pour l’assemblée locale, pour l’Assemblée de Dieu, pour les serviteurs ayant un ministère public, pour l’évangélisation et le salut des âmes… !

Un autre passage de la Parole qui associe les veuves et les sœurs seules à la prière est 1 Tim. 5. 5 : « Or celle qui est vraiment veuve et qui est laissée seule, a mis son espérance en Dieu, et persévère dans les supplications et dans les prières nuit et jour ».

Une insomnie peut devenir un moment privilégié avec Dieu !… SI vous optez pour cette décision-là ! Quand je me souviens de toi sur mon lit, je médite de toi durant les veilles de la nuit… à l’ombre de tes ailes je chanterai de joie (Ps. 63. 6 et 7).

Dans la reconnaissance, la louange et l’adoration

Persévérez dans la prière (c’est ce que nous venons de voir), veillant en elle avec des actions de grâces (Col. 4. 2). Les actions de grâces sont aussi des prières, non pas des demandes, mais des offrandes à Dieu. « Approchez-vous, et amenez des sacrifices et des offrandes de louanges dans la maison de l’Éternel » (2 Chron. 29. 31). « Agrée, je te prie, ô Éternel ! les offrandes volontaires de ma bouche » (Ps. 119. 108). « Offrons donc, par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres (et du cœur !) qui confessent son nom » (Héb. 13. 15).

Bien-aimés, dans une journée (et pendant la nuit), combien de temps passons-nous à nous plaindre, à gémir, à nous lamenter, à ressasser nos soucis, à nous morfondre dans un sentiment d’insatisfaction, de tristesse, d’irritation, voire de colère ? Je pense qu’il y a une réponse commune à nous tous : beaucoup trop de temps !

Quel est donc le remède pour sortir de ces pensées noires et destructrices ? Cultiver un esprit de reconnaissance. Plutôt que de nous attarder sur ce qui ne va pas (et ce sont des réalités, je ne veux pas les sous-estimer), attachons-nous à voir tous nos privilèges en Christ.

« Quand le vol de la tempête

Vient assombrir ton ciel bleu,

Au lieu de baisser la tête,

Compte les bienfaits de Dieu !

… mets-les tous devant tes yeux,

tu verras en adorant,

combien le nombre en est grand

… Bénis donc, bénis sans cesse ce Père… »

Venez à Moi n°226

« Souvenez-vous de ses œuvres merveilleuses qu’il a faites, de ses prodiges…. Célébrez l’Éternel, invoquez son nom ; faites connaître parmi les peuples ses actes ! Chantez-lui, chantez-lui des cantiques ! Méditez toutes ses œuvres merveilleuses. Glorifiez-vous de son saint nom ; que le cœur de ceux qui cherchent l’Éternel se réjouisse ! » (Ps. 105. 5, 1 à 3)

« Souviens-toi donc comment tu as reçu et entendu » (Apoc. 3. 3).

« Ses compassions sont grandes » (2 Sam. 24. 14), « sont très-grandes » (1 Chron. 21. 13), « ne cessent pas, elles sont nouvelles chaque matin » (Lam. 3. 22 et 23).

=> « C’est pourquoi, Éternel ! je te célébrerai parmi les nations, et je chanterai des cantiques à [la gloire de] ton nom » (Ps. 18. 49).

Je suis sauvé de la mort et de l’enfer, Dieu m’a donné son Fils Jésus, il a voulu m’adopter pour que je sois son enfant, le Seigneur est mon Berger, mon Rocher, il m’a promis son secours et il m’a préparé une place dans le ciel pour être avec Lui pendant l’éternité. Ne sont-ce pas là des motifs suffisants pour que nous Lui en ayons une profonde reconnaissance ? – Sans compter nos privilèges terrestres : une sécurité sociale remarquable, des soins médicaux exceptionnels – il suffit d’appuyer sur un bouton pour avoir de l’électricité, de tourner un robinet pour avoir de l’eau froide ou chaude, nous avons la liberté de lire la Bible, de nous réunir, de chanter des cantiques sans être opprimés, nous sommes loin de vivre dans la misère et la pauvreté, etc. Sommes-nous conscients qu’une grande majorité de la population mondiale n’a pas ces privilèges ? Nous sommes parfois confondus lorsque nous lisons des récits de croyants vivant dans ces conditions humainement difficiles et qui vivent dans la joie et la reconnaissance envers Dieu !

Tout ce que nous sommes, tout ce que nous avons est don et grâce de la part de Dieu !

« Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu » (1 Jean 3. 1). « Le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23). « Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? » (Rom. 8. 32).

=> Grâces à Dieu pour son don inexprimable ! (2 Cor. 9. 15).

« Ma bouche est pleine de ta louange [et] de ta magnificence, tout le jour… je redirai sans cesse toutes tes louanges. Ma bouche racontera tout le jour ta justice [et] ton salut, car je n’en connais pas l’énumération » (Ps. 71. 8,14 et 15).

COMMENT POURRIONS-NOUS RENDRE À DIEU ASSEZ D’ACTIONS DE GRÂCES ? (1 Thess. 3. 9). « Rendons sans cesse grâces à Dieu » (1 Thess. 2. 13).

Le Psaume 95 commence ainsi : « Venez, chantons à haute voix à l’Éternel ; poussons des cris de joie vers le rocher de notre salut ! Allons au-devant de lui avec la louange, poussons vers lui des cris de joie en [chantant] des psaumes… Venez, adorons et inclinons-nous, agenouillons-nous devant l’Éternel qui nous a faits ! » Ensuite au v 8 à 10, il se poursuit d’une triste manière : « N’endurcissez pas votre cœur comme à Meriba (= contestation), comme au jour de Massa (= tentation), dans le désert, Où vos pères m’ont tenté, éprouvé, et ont vu mes œuvres… J’ai dit : C’est un peuple dont le cœur s’égare… ». On peut passer de la joie, de la louange et de l’adoration, à la contestation, à la colère, à l’ingratitude et à la rébellion. Gardons-nous de cet état d’esprit qui est desséchant pour notre âme, qui est un triste témoignage pour ceux qui nous entourent, et qui déshonore Dieu !

« Ayant la nourriture et de quoi nous couvrir, nous serons satisfaits (1 Tim. 6. 8) ; « Soyez contents de ce que vous avez présentement » (Héb. 13. 5) ; « soyez reconnaissants » (Col. 3. 15).

Dans la lecture de la Bible

« Que ce livre de la loi ne s’éloigne pas de ta bouche, et médite-le jour et nuit… car alors tu feras réussir tes voies, et alors tu prospéreras » (Jos. 1. 8).

« Bienheureux l’homme… qui a son plaisir en la loi de l’Éternel, et médite dans sa loi jour et nuit ! Et il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux, qui rend son fruit en sa saison, et dont la feuille ne se flétrit pas ; et tout ce qu’il fait prospère » (Ps. 1.1 à 3).

Tout le Psaume 119 est une ode à la Parole de Dieu sous toutes ses formes et parle de ses effets sur le cœur du croyant. En voici quelques versets : (v. 11) : « J’ai caché ta parole dans mon cœur, afin que je ne pèche pas contre toi ». v. 18 : « Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi ». v. 44 : « Je garderai ta loi continuellement, à toujours et à perpétuité » ; v. 97 : « Combien j’aime ta loi ! tout le jour je la médite ». v. 105 : « Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier ». v. 162 : « J’ai de la joie en ta parole, comme un [homme] qui trouve un grand butin ». v. 165 : « Grande est la paix de ceux qui aiment ta loi ; et pour eux il n’y a pas de chute ».

Pourquoi est-ce si important de ne pas négliger la Parole de Dieu ? – « Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre » (2 Tim. 3. 16) ; « Car la parole de Dieu est vivante et opérante, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, et atteignant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; et elle discerne les pensées et les intentions du cœur » (Héb. 4. 12). => « Que la parole du Christ habite en vous richement, – en toute sagesse vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu dans [un esprit de] grâce » (Col. 3. 16). « Attache-toi à la lecture » (1 Tim. 4. 13).

Dans l’obéissance, la foi et la confiance en Dieu

« Par la foi, Abraham, étant appelé, obéit pour s’en aller au lieu qu’il devait recevoir pour héritage ; et il s’en alla, ne sachant où il allait ; … Par la foi, Abraham, étant éprouvé, a offert Isaac ; et celui qui avait reçu les promesses offrit son fils unique… ayant estimé que Dieu pouvait le ressusciter même d’entre les morts, d’où aussi, en figure, il le reçut » (Héb. 11. 8, 17 à 19). Abraham est l’exemple même de celui qui a obéi à Dieu, qui a agi avec foi, qui avait une confiance illimitée en Dieu et en ses promesses.

« … Espérez parfaitement dans la grâce – comme des enfants d’obéissance… » (1 Pier. 1. 13 à 15). En Romains 16. 26, il est parlé de « l’obéissance de la foi ».

Ce chapitre 11 des Hébreux nous donne une grande liste d’hommes et de femmes de foi, et le v. 6 nous avertit : « sans la foi il est impossible de lui plaire ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que [Dieu] est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le recherchent ». Paul dira à la fin de sa vie : « J’ai gardé la foi » (2 Tim. 4. 7). Puissions-nous l’imiter !

« Et c’est ici la confiance que nous avons en lui, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute… » (1 Jean 5. 14). « Que, pleins de confiance, nous disions : « Le Seigneur est mon aide et je ne craindrai point… » (Héb. 13. 6). Que nous puissions dire avec l’auteur du Psaume 71 : « Car toi tu es mon attente, Seigneur Éternel ! ma confiance dès ma jeunesse » (v. 5).

Voici encore une parole d’exhortation pour vous, chères veuves : « Que tes veuves se confient en moi » (Jér. 49. 11).

Chers frères et sœurs, nous l’avons vu, la richesse de notre communion pratique avec Dieu, dont découlent nos forces, nos encouragements, notre joie et notre paix, dépendra du temps que nous passerons à lire et méditer sa Parole et à prier, c’est-à-dire être à son contact et à jouir de sa présence vivifiante et aimante comme s’Il était à nos côtés.

« Le Seigneur s’est tenu près de moi »(1 Tim. 4. 17).

C’est ainsi qu’il nous sera facile de Lui obéir de cœur (Rom. 6. 17), que notre foi s’affermira et que nous pourrons dire comme David au désert : « Ô Dieu ! tu es mon Dieu ; je te cherche au point du jour ; mon âme a soif de toi, ma chair languit après toi, dans une terre aride et altérée, sans eau… Car ta bonté est meilleure que la vie ; mes lèvres te loueront. Ainsi je te bénirai durant ma vie, j’élèverai mes mains en ton nom. Mon âme est rassasiée comme de moelle et de graisse, et ma bouche [te] louera avec des lèvres qui chantent de joie… tu as été mon secours, et à l’ombre de tes ailes je chanterai de joie. Mon âme s’attache à toi pour te suivre, ta droite me soutient » (Ps. 63).

« Recherchez l’Éternel et sa force, cherchez continuellement sa face » (1 Chron. 16. 11).

« Je chercherai celui qu’aime mon âme » (Cant. 3. 2), « toute sa personne est désirable » (5. 16), « sa bannière sur moi, c’est l’amour » (2. 4).

En fait, quand nous relisons ces versets, il ne nous est pas difficile de nous rendre compte que le chrétien qui établit une relation suivie avec le Seigneur possède une paix profonde qui ne dépend pas des circonstances, et manifeste une joie communicative, dénote une foi et une confiance à toute épreuve, communique des paroles de grâce et de bonté et dévoile un cœur rempli de reconnaissance et de louange. C’est le chrétien de Philippiens 4 : il se réjouit dans le Seigneur, sa douceur est reconnue de tous, il ne s’inquiète de rien grâce aux prières, il est reconnaissant (avec des actions de grâces), il vit dans la paix, ses pensées sont occupées de choses aimables et bonnes, et il peut affirmer : « j’ai appris à être content en moi-même dans les circonstances où je me trouve. Je sais être abaissé, je sais aussi être dans l’abondance ; en toutes choses et à tous égards, je suis enseigné (initié) aussi bien à être rassasié qu’à avoir faim, aussi bien à être dans l’abondance qu’à être dans les privations ». Sa recette : « Je puis toutes choses en celui qui me fortifie ». C’est pour cela que Paul peut dire : « Soyez mes imitateurs, comme moi aussi je le suis de Christ » (1 Cor. 11. 1).

Je vous embrasse. Que le Seigneur vous accompagne et vous bénisse ! Marco. Novembre 2024

Béni soit le Seigneur, notre Dieu, notre Père,

Qui de mille bienfaits nous comble chaque jour

… Et fais-nous demeurer sans cesse

en ton amour.

Hymnes et Cantiques n°99

Enfants de Dieu, vivons sans cesse

Dans cet amour qui nous unit

Hymnes et Cantiques n°107

Chantons, chantons sans cesse

La bonté du Seigneur

Sans cesse il nous convie

À savourer ses dons…

Ah ! vivons chaque jour

Dans son fidèle amour

Hymnes et Cantiques n°128

Que dans la lumière

Marchant avec toi,

Sans cesse en prière,

Nous vivions de foi !

… Forme à ton service

Des cœurs plus joyeux

Toujours sous tes yeux ;

Qui chantent…

Hymnes et Cantiques n°226

Tiens-nous près de ton cœur,

ô Sauveur…

De toi nous approcher est toute notre envie…

Hymnes et Cantiques n° 61

Et savourons les eaux qui coulent nuit et jour

Du trône que pour nous éleva son amour

… Jésus-Christ est pour nous et toujours avec nous :

Demeurons constamment près d’un Berger si doux

… Pour nous brûle son cœur,

ce cœur plein de tendresse…

Hymnes et Cantiques n°63

Ô Sauveur plein de grâce !

Donne-nous chaque jour

En contemplant ta face

De goûter ton amour

… Jouir de ta présence

Est le plus heureux sort.

Hymnes et Cantiques n°66

Jésus…notre âme

… fais-la nuit et jour

Brûler de ta flamme

… Que ton amour est grand !

Ah ! que tout notre cœur,

Voyant ta tendresse,

Te loue, ô cher Sauveur,

T’exalte sans cesse !

… Que toujours notre cœur

Sur toi se repose,

Te remettant, Seigneur,

En paix toute chose !

Hymnes et Cantiques n°68

Fais que notre vie

T’honore en tout temps

… Puissions-nous sans cesse

Marcher par la foi.

Hymnes et Cantiques n° 77

Mon cœur brûle au-dedans de moi

De te voir face à face

… De ta présence m’approcher

Fait mon constant délice

… Fais qu’à jamais ton serviteur

Te demeure fidèle.

Hymnes et Cantiques n°96

Partout avec Jésus !

Lui seul est mon appui.

Sans le quitter jamais,

que je reste avec lui !

Que, pour suivre ses pas,

nul effort ne me coûte :

Partout avec Jésus qui m’a frayé la route.

Partout avec Jésus !

Si ce tendre Berger

En des sentiers ardus me fait parfois marcher,

S’il m’éprouve…

et m’ôte ceux que j’aime,

Quand tout vient à manquer,

il me reste lui-même.

Partout avec Jésus,

sous l’ardeur de l’été ;

Partout avec Jésus,

dans l’hiver redouté ;

…Partout avec Jésus,

à l’aube qui rayonne,

Partout avec Jésus,

quand la nuit m’environne !

Partout avec Jésus !

Conduit par mon Sauveur,

Que ce soit la fournaise

ou la sombre douleur ;

Dans les jours de repos,

de travail, ou de peine,

Partout avec Jésus,

où son amour me mène !

Partout avec Jésus !

Rien ne peut m’émouvoir.

Avec lui, la mort même a perdu son pouvoir.

Il marche devant moi,

m’encourage à le suivre.

Partout avec Jésus,

pour mourir et pour vivre !

Hymnes et Cantiques n°199

ET BIENTÔT :

Pour toujours avec toi

dans la maison du Père,

Jésus-Christ, mon Sauveur,

qui t’es livré pour moi !

Avec toi, Dieu de paix,

d’amour et de lumière ;

Pour toujours avec toi !

Dans la sainte cité,

que ta gloire illumine

Et que déjà les tiens

contemplent par la foi,

Je goûterai le fruit de ta grâce divine,

Pour toujours avec toi !

Hymnes et Cantiques n° 187

TRADUCTION DE FEUILLETS (90)

« Priez en même temps aussi pour nous afin que Dieu nous ouvre une porte pour la Parole, en vue d’annoncer le mystère du Christ » Colossiens 4. 3.

UN MESSAGE D’ÉVANGÉLISATION EN AMÉRIQUE CENTRALE

Des étudiants chrétiens avaient employé leurs vacances à annoncer l’Évangile. Avec un petit bus de location, ils désiraient, un certain jour, passer la frontière du Guatemala, où ils étaient attendus à des réunions publiques. Le passage de la frontière se trouvait de l’autre côté d’une rivière, par-dessus laquelle un pont en bois improvisé, de résistance au poids douteuse, y conduisait. Aussi le groupe traversa à pied, tandis que le bus fit un détour de plus de 50 kilomètres pour essayer de traverser à un autre endroit – ce qui prit presque la moitié de la journée.

Que pouvait-on faire de plus, pendant ce temps d’attente, que de se rassembler sur la place et de chanter des cantiques ? Le maire passa par là et s’arrêta. Il écouta un instant, puis invita le groupe chez lui pour chanter et parler avec sa femme, qui était restée à l’intérieur avec ses enfants malades.

Là les étudiants prirent leurs bibles, expliquèrent l’évangile, et prièrent – et le cœur des auditeurs s’ouvrit à la Parole de Dieu. Le maire et sa femme étaient prêts à recevoir Jésus Christ dans leur vie.

Ce fut une expérience inoubliable pour tous ceux qui la vécurent. Oui, Dieu peut, même par un empêchement apparemment désagréable, ouvrir une porte à la Parole, et qu’il en résulte une riche bénédiction.

« Aujourd’hui le salut est venu pour cette maison… car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19. 8).

D’après der Herr ist nahe novembre 2024

Jésus dit à Marthe « Moi, je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi, ne mourra pas, à jamais. Crois-tu cela ? Elle lui dit : Oui, Seigneur, moi je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu qui vient dans le monde » Jean 11. 25 à 27.

UNE MAISON QUI PARLE

Sur une ferme délabrée qui porte l’indication de l’année 1828 se trouve le verset :

Je vis et je ne sais pas combien de temps.

Je suis en train de mourir et je ne sais pas quand.

Je conduis et je ne sais pas où.

Je suis surpris d’être heureux.

La maison qui parle est beaucoup plus ancienne ; son existence est attestée dès le 15ème siècle. Depuis, ce texte a été maintes fois commenté, complété, modifié ou réécrit. Le poète Detlev von Liliencron (1844-1909) a écrit à son sujet : Quelle parole païenne, glorieuse et incroyablement touchante !

Martin Luther (1483-1546) a répondu à cette « rime des impies » en disant que le chrétien sait très bien qu’il vient de Dieu et va vers Dieu, et que sa vie est entièrement entre les mains de Dieu. Il a contredit ces déclarations avec son propre poème, dans lequel il précise dans la dernière ligne que même le chrétien n’est pas toujours à l’abri des défis dans le monde et face à la mort :

Je vis aussi longtemps que Dieu le veut.

Je meurs quand et comme Dieu le veut.

J’avance et je sais où je vais.

Je suis surpris, je suis triste !

Les deux poèmes donnent matière à réflexion – sur le contenu, le but et la fin de la vie – et des paroles de Celui qui seul puisse nous donner une certitude sur le « pourquoi » et le « où se dirigent » nos vies.

D’après die gute Saat octobre 2024

« Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » Genèse 1. 1.

LA CRÉATION

La première phrase de la Bible nous met directement en contact avec le Dieu éternel. Il est le créateur du ciel et de la terre.

Dieu a créé le soleil, la lune et les étoiles. Il a assigné une place et une orbite à tous les corps célestes. En Ésaïe 40. 25 et 26, il est dit à propos du Créateur : « À qui donc me comparerez-vous ?… Levez vos yeux en haut, et voyez ! Qui a créé ces choses, faisant sortir par nombre leur armée ? Il les appelle toutes par nom. Par la grandeur de son pouvoir et de sa force puissante, pas une ne manque ».

Le Créateur a créé toutes les plantes et tous les animaux sur terre. Les lois de la nature découlent également de son sage plan. Dieu lui-même témoigne : « Moi, j’ai fait la terre, l’homme et la bête qui sont sur la face de la terre, par ma grande puissance et par mon bras étendu » (Jér. 27. 5).

Le couronnement de la création, c’est l’homme. Dieu l’a formé de la poussière du sol et a insufflé dans ses narines le souffle de vie. Ainsi l’homme est devenu « une âme vivante » (Gen. 2. 7).

Le récit biblique de la création, en Genèse 1, est écrit de manière si simple que n’importe qui peut saisir la vérité divine sur la création du ciel et de la terre. Quiconque croit à cette simple description de la Bible reconnaît Dieu comme son Créateur.

« Toi grand Dieu, quand je regarde le monde que Tu as créé par Ta parole de toute-puissance, quand je porte mon attention sur tous ces êtres que Tu gouvernes et nourris continuellement, alors mon cœur s’écrie : ô Souverain, comme Tu es grand ! »

C. Boberg (1859-1940)

D’après die gute Saat novembre 2024

« Tu as jeté tous mes péchés derrière ton dos » Ésaïe 38. 17.

« Le sang de Jésus-Christ, son Fils, nous purifie de tout péché » 1 Jean 1. 7.

THOMAS

Thomas est découragé. Il est chrétien depuis des années, mais il vit actuellement une phase difficile dans sa vie de foi. Il mène une vie retirée et se sent faible face à la tentation. Il pense aussi beaucoup aux erreurs de sa vie antérieure. Je suis chrétien, explique-t-il à un ami croyant, mais au fond, je me sens avant tout pécheur devant Dieu !

L’ami lui lit alors un passage de la Bible : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9). Et il demande à Thomas : – Penses-tu que cette affirmation est vraie ?

– Oui, j’y crois certainement. C’est dans la Bible !

– Mais est-ce que cela s’applique aussi à toi ?

– Qu’est-ce que tu veux dire par là ?

– Je veux dire, est-ce que ce verset s’applique à toi ?

Thomas réfléchit. Bien sûr, il ne peut pas répondre non. Mais s’il dit oui, cela voudrait dire que Dieu lui a déjà pardonné. Soudain, cela s’éclaire en lui et il répond doucement, presque timidement, mais avec une joie nouvelle : – Oui, ce verset s’applique à moi, et je n’ai plus besoin de m’inquiéter de mes péchés passés.

– Tu vois, Thomas, tu ne dois jamais penser que Dieu te fera ressentir tes péchés si tu les Lui as sincèrement confessés. Dieu pardonne avec une justice parfaite. Parce que Jésus a porté nos péchés sur la croix, tu n’es plus un accusé, mais un juste.

D’après die gute Saat novembre 2024

« Si même notre évangile est voilé, il est voilé en ceux qui périssent, les incrédules en qui le dieu de ce siècle a aveuglé les pensées, pour que la lumière de l’évangile de la gloire du Christ, qui est l’image de Dieu, ne resplendisse pas pour eux » 2 Corinthiens 4. 3 et 4.

L’ÉVANGILE AU JAPON

Pour Kouri, un marin japonais, une seule chose compte : le plaisir. Cela ne sert à rien d’aller vers lui avec Jésus Christ – pour lui, c’est le dieu des étrangers.

Un soir, Kouri est de nouveau sorti et rôde dans un quartier de mauvaise renommée de Tokyo. Il sent une main lui toucher la manche. Quelqu’un lui tend un traité. Qu’est-ce que c’est ? Encore un de ces messages chrétiens. Il le froisse et le jette par terre.

Un peu plus tard, Kouri est dans la même rue. Un groupe de chrétiens chante un cantique de leur foi. Kouri se rapproche et écoute. Ensuite, un jeune homme japonais s’avance et lit « La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui obtenons le salut, elle est la puissance de Dieu » (1 Cor. 1. 18).

Kouri écoute ; il trouve le début du texte intéressant et vrai. « La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent ». Mais ensuite il y a cette suite ennuyeuse à propos d’être perdus. Et maintenant le lecteur ajoute à voix forte : Oui, folie pour ceux qui sont perdus. Si quelqu’un ici pense que l’évangile est une folie, c’est la preuve qu’il s’en va vers la destruction. Les mots frappent Kouri comme un éclair : il est donc parmi ceux qui périssent ?

À la fin de ce moment, Kouri s’approche du jeune prédicateur de l’évangile. Il a un profond désir d’en connaître plus au sujet de « la parole de la croix ». Il désire en savoir plus au sujet de la puissance de Dieu qui peut le sauver.

D’après the good Seed novembre 2024

« Prépare-moi aussi un logement, car j’espère que, en réponse à vos prières, je vous serai donné » Philémon 22.

SE RENDRE SERVICE LES UNS AUX AUTRES

L’apôtre Paul était un prédicateur et un enseignant doué, mais il nous montre ici comme il désirait des preuves pratiques d’amour de la part des croyants. Et il accueille aussi l’aide avec joie. Espérant être libéré de son emprisonnement, il le rapporte aux prières des croyants.

Qu’il est rafraîchissant pour notre cœur de remarquer, dans cette lettre personnelle, avec quelle confiance cordiale et fraternelle il écrit, depuis sa cellule de prison, à un ami qui demeure loin. « Oui, frère, que je tire ce profit de toi dans le Seigneur : rafraîchis mes affections en Christ ». Un tel langage, spécialement dans une lettre, rappelle la confiance affectionnée et sans artifice du Maître, que l’apôtre avait goûtée lui-même.

Le résultat de telles relations est vraiment incalculable. Rien ne trouble la consolation que ces relations apportent en cas d’emprisonnement et d’afflictions. Elles transforment même ces épreuves en victoires pour la foi.

Une fois ou l’autre, l’un de nous peut dire avec confiance : Frère, j’aimerais… De même, à l’un quelconque parmi nous, homme ou femme, jeune ou enfant, il peut être demandé – ou donné – de « laver les pieds » des croyants par un service d’amour. Apprenons donc de cela à avoir les yeux ouverts sur les besoins des croyants, de manière pratique et positive, en étant pour eux une aide et pas une entrave.

D’après the Lord is near octobre 1986

« Qui est sage et intelligent parmi vous ? Que par une bonne conduite il montre ses œuvres avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez une jalousie amère et un esprit de querelle dans vos cœurs, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité » Jacques 3. 13 et 14.

NE NOUS COMPARONS PAS À NOTRE PROFIT

L’épître de Jacques est une portion de la Parole de Dieu qui est destinée à nous humilier, nous ses enfants, et à nous abaisser dans notre esprit devant Lui, notre Dieu. Des prétentions sans fondement et des distinctions artificielles, s’appuyant en particulier sur la richesse et l’orgueil religieux, sont mises à nu par Celui pour lequel il n’y a pas de distinctions de personnes. Nous lisons dans cette épître la comparaison entre l’amour fraternel véritable ou faux, la foi agissante ou stérile, la sagesse d’en-haut et celle qui est terrestre et perverse, la religion devant Dieu le Père, pure et sans tache – et la prétention à la religion.

Selon le passage ci-dessus, Dieu recherche, parmi ceux qui se disent chrétiens, des hommes et des femmes qui aient une compréhension spirituelle réelle de sa volonté. Nous, ses enfants, devrions rechercher cela les uns chez les autres, et désirer en même temps l’avoir dans notre âme. On le discerne facilement par des œuvres marquées par la douceur dans notre vie quotidienne, à la maison, à l’école, et au travail.

Nos relations mutuelles dans la famille débutent par là. Là, nous sommes journellement devant une série régulière d’épreuves de sagesse et de douceur. Ce qui en résulte peut n’être vu qu’en partie par les humains qui nous observent, mais ne peut être caché aux yeux de Celui dont les yeux sont comme une flamme de feu.

La deuxième partie de ce verset met en évidence l’habitude foncière de l’homme de se comparer aux autres, cherchant par là à se montrer plus sage, plus spirituel et plus digne d’être honoré. Ce faisant, nous nous vantons en fait contre la vérité de n’avoir été sauvés que par la seule grâce de Dieu.

D’après the Lord is near novembre 1986

« De même que le corps est un, et qu’il a un grand nombre de membres, mais que tous les membres du corps, malgré leur nombre, sont un seul corps, ainsi est aussi le Christ. Car aussi nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps, soit Juifs, soit grecs, soit esclaves, soit hommes libres ; et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit » 1 Corinthiens 12. 12 et 13.

LA VÉRITABLE ET SEULE ÉGLISE DE DIEU

L’Église de Dieu est composée de tous les vrais croyants, où qu’ils se trouvent, de quelque nationalité, de quelque position sociale qu’ils soient : « Il n’y a pas Grec et Juif, circoncision et incirconcision, Barbare, Scythe, esclave, homme libre ; mais Christ est tout et en tous » (Col. 3. 11).

À Colosse, il y avait dans l’église Philémon et son esclave Onésime « le fidèle et bien-aimé frère » (ch. 4. 9). Ainsi la grâce triomphe avec bonheur des distinctions qui règnent dans le monde, et sont reconnues par Dieu, mais qui sont dépassées par quelque chose qui est infiniment plus grand, et sur un autre niveau dans l’Église de Dieu.

Il s’ensuit que l’Église de Dieu, étant une, ne peut pas être limitée par la nationalité. Lui attacher un nom géographique, ou le nom d’un homme quelconque, ou d’une doctrine particulière, ou un nom décrivant un genre particulier de gouvernement de l’église, tout cela est étranger à l’Écriture. Le chrétien éclairé, obéissant à la vérité de Dieu, ne peut s’associer à aucune de ces choses.

Quelle liberté, pour l’âme, de n’être en relation qu’avec l’Église de Dieu, de n’avoir pas d’autre nom que celui du Seigneur, de n’avoir aucun credo fait par l’homme, ni constitutions ecclésiastiques, de n’être guidé que par la Parole de Dieu et par le Saint Esprit – bref, de ne reconnaître que la communion à laquelle tous les chrétiens sont appelés.

D’après the Lord is near novembre 1986

« Et, je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont ici présents, il y en a quelques-uns qui ne goûteront pas la mort avant d’avoir vu le royaume de Dieu » Luc 9. 27.

LA SCÈNE DE LA TRANSFIGURATION, MANIFESTATION D’UN TEMPS À VENIR

Le royaume à venir et la gloire du Seigneur Jésus sont un sujet du plus haut intérêt, par lequel le Seigneur cherchait à toucher les cœurs et les esprits de ses disciples. Ces paroles furent accomplies quelques jours après qu’Il en ait parlé, quand Il prit Pierre, Jean et Jacques sur la montagne, et que le tableau béni du royaume fut déployé devant leurs yeux. Alors que Jésus priait, son apparence fut changée. Matthieu parle de cela en disant que sa face brillait comme le soleil, ce qui nous rappelle sa gloire personnelle et intrinsèque comme Dieu ; tandis que ses vêtements, blancs et étincelants, parlent de la gloire dont Il est investi, en relation avec les offices qu’Il gère. Ces gloires seront déployées devant le monde seulement dans le jour à venir, où le royaume de Dieu sera manifesté ; mais cela nous est donné à l’avance pour notre encouragement présent.

Moïse et Élie apparaissent et parlent avec le Seigneur, un miracle vraiment merveilleux. Moïse représente les enfants de Dieu qui sont morts mais seront ressuscités pour avoir leur part dans le royaume céleste – Élie, ceux qui ont été emmenés au ciel sans passer par la mort. Le côté terrestre du royaume est représenté par les trois apôtres. Moïse et Élie parlent au Seigneur de la mort qu’Il allait accomplir à Jérusalem. Comme ils avaient plus de sympathie que les apôtres avec l’épreuve du Seigneur !

Les apôtres s’étaient endormis, même en présence de la gloire du Seigneur, et il semble qu’ils n’avaient rien compris du sujet de la conversation de Moïse et Élie. Pourtant, quelle importance vitale a la relation entre la mort du Seigneur Jésus et sa venue future en gloire !

D’après the Lord is near octobre 1986 (L.M.G.)

« Car je veux que vous sachiez quel grand combat je soutiens pour vous, pour ceux qui sont à Laodicée, et pour tous ceux qui ne m’ont jamais vu en personne » Colossiens 2. 1.

LE BUT DE L’APÔTRE PAUL : QUE LES CROYANTS SOIENT ÉDIFIÉS ET FORTIFIÉS DANS LA FOI ET LA CONNAISSANCE

Le grand désir de l’apôtre était que les Colossiens puissent être conscients de leur union avec Christ. Il ne les avait pas vus, mais avait entendu parler d’eux, et comprenait les dangers qui les menaçaient par de faux docteurs. Il cherchait maintenant à mettre Christ devant eux comme l’objet de leur cœur, afin que chaque croyant, par la vérité présentée, soit un reflet de Christ, et croisse à sa ressemblance. L’apôtre désirait que leur cœur soit encouragé et qu’ils soient unis ensemble dans l’amour, et pour toutes les richesses de la pleine assurance de compréhension, jusqu’à la pleine connaissance du mystère de Dieu, en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance.

L’apôtre savait que l’union avec Christ, réalisée dans leurs cœurs, les garderait des ruses de l’ennemi de leurs âmes. C’est pourquoi il combattait par la prière afin qu’ils puissent être conscients que Christ était tout ce dont ils avaient besoin, et que tous les trésors de la sagesse et de la connaissance se trouvaient dans cette merveilleuse vérité : qu’ils étaient un en Christ.

D’après the Lord is near novembre 1986

« Quel est l’homme parmi vous qui, s’il a cent brebis et en a perdu une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf au désert, pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée ? Quand il l’a trouvée, il la met sur ses épaules, tout joyeux » Luc 15. 4.

PERSÉVÉRANCE ET VIGILANCE DE LA GRÂCE

Oh ! la persévérance de la grâce ! « Jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée ». Le bon berger ne se relâche pas de ses efforts jusque-là. Et jusqu’où a-t-il dû aller après « celle qui est perdue » ? Jusqu’où elle était, égratignée, blessée, à moitié morte ? Et est-ce tout ? N’a-t-il pas dû aller dans la mort elle-même pour en sortir la brebis ?

« Le bon berger met sa vie pour les brebis ». N’a-t-Il pas souffert cela pour vous ? « qui s’est donné lui-même en rançon pour plusieurs ».

Oh ! la persévérance et la diligence de la grâce ! « Quelle est la femme qui, ayant dix drachmes, si elle perd une drachme, n’allume la lampe, ne balaie la maison et ne cherche soigneusement jusqu’à ce qu’elle l’ait trouvée ? Quand elle l’a trouvée, elle assemble les amies et les voisines et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé la drachme que j’avais perdue. Ainsi, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. Le fait extraordinaire a-t-il déjà pénétré votre esprit, qu’il y a une Personne divine dans le christianisme – le Saint Esprit – qui est ici dans le but même d’apporter les rayons pénétrants de lumière et de conviction sur le cœur et la conscience de pécheurs perdus ?

D’après the Lord is near novembre 1986

« Toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, et, après avoir fermé ta porte, prie ton père qui demeure dans le secret » Matthieu 6. 6.

L’IMPORTANCE DE LA PRIÈRE PERSONNELLE

Lorsque nous négligeons la prière personnelle, nous perdons bientôt la communion avec Dieu. Quand la prière dans le secret décline, alors « toute la tête est malade et tout le cœur défaut ». Le manque de prière personnelle montre une perte d’intérêt et d’appétit spirituels, et aura pour résultat un manque de paix et de puissance.

Si nous n’allons pas à la réunion de prières, les frères le voient, et il peut – et il doit – nécessaire de faire des efforts pour nous restaurer dans la communion avec eux. Cependant, l’absence de prières dans le secret n’est pas vue – mais ses effets sont bientôt vus pleinement ! Il y a un manque d’intérêt : on comprend qu’il y a quelque chose qui émousse la force spirituelle. Il y a ensuite négligence de responsabilité spirituelle, et finalement on ne recherche même plus la compagnie de ceux qui marchent avec le Seigneur.

Que cela est différent quant à ceux qui apprécient et estiment le temps de la prière personnelle ! Tout leur genre de vie montre clairement qu’ils ont été là où les trésors de l’amour sont manifestés. Les autres les voient comme possédant l’atmosphère du ciel lui-même, de paix et de puissance. Lorsque Abraham était dans une heureuse communion avec Dieu, la destruction proche de Sodome et Gomorrhe lui fut révélée, à lui et pas à Lot. De même, c’était ceux qui appréciaient la compagnie du roi David qui savaient qu’il désirait boire de l’eau du puits de Bethléhem, et qui risquèrent leur vie pour lui en apporter. Ceux qui sont en communion, ce sont ceux qui obéissent, ceux qui ont de la connaissance, des hommes de puissance et des hommes de paix.

Nous tous, à quoi que ce soit qu’il nous faille renoncer, attachons-nous à l’habitude de la prière personnelle, puisqu’elle est vraiment essentielle pour une vie de paix et de puissance. Sinon, tout notre service se montrera stérile et sans fruit. Ce devrait vraiment être nos délices d’être dans la compagnie du Seigneur, buvant à la source éternelle et nous nourrissant de la nourriture qui demeure.

D’après the Lord is near novembre 1986

« Ils se confient en leurs biens et se glorifient en l’abondance de leurs richesses… Un homme ne pourra en aucune manière racheter son frère, ni donner à Dieu sa rançon. (Car précieux est le rachat de leur âme, et il faut qu’il y renonce à jamais) » Psaume 49. 6 à 8.

RECONNAÎTRE SON ÉTAT DE PÉCHEUR POUR ÊTRE SAUVÉ

– Tout de même, je ne peux pas comprendre pourquoi un homme qui a essayé de mener une vie de bonne moralité n’ait pas plus de chances d’aller au ciel qu’un méchant.

C’est ce que disait récemment une dame dans une conversation avec d’autres personnes sur le sujet du salut.

– Simplement pour cette raison, lui a-t-on répondu. Supposez que vous et moi, nous désirions aller dans un endroit intéressant où le prix de l’admission est d’un dollar. Vous avez cinquante centimes, et moi, je n’ai rien. Lequel aurait le plus de chances d’être admis ?

– Ni l’un ni l’autre, fut la réponse.

– Exactement ; et ainsi, l’homme de bonne moralité n’a pas plus de chances que le pécheur avoué. Mais supposez qu’une personne bonne et riche, qui verrait que nous sommes perplexes, nous offre un billet à chacun, à ses frais. Alors ?

– Eh bien, alors nous pourrions entrer tous les deux ; c’est évident.

Ainsi, quand le Sauveur nous a vus perplexes, Il est venu, Il est mort, et ainsi Il nous a acquis « une rédemption éternelle » (Héb. 9. 12), et maintenant Il nous offre, à vous et à moi, un billet gratuit.Mais faites seulement attention que vos cinquante centimes ne vous rendent pas assez fier pour refuser le ticket gratuit, et que l’entrée ne vous soit refusée à la fin.

Le moment de vérité est proche ! Avez-vous bien votre billet d’entrée ?

« Car tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23)

« Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tim. 1. 15).

D’après the Lord is near novembre 1986

BERACA 44 : GÉDÉON

Dans les quatre exposés précédents, nous avons considéré la vie de Gédéon, homme de foi et d’action. L’Éternel, dans la Personne de l’Ange, était venu à lui pour l’établir juge sur les fils d’Israël qui, une fois de plus, s’étaient détournés du seul vrai Dieu pour servir des dieux étrangers. Ils adoraient des idoles derrière lesquelles se cachaient et se cachent encore des démons, agents de Satan. La promesse d’être accompagné par l’Éternel fortifie la foi d’un jeune homme par lequel Dieu va délivrer Israël de la domination des Madianites sur eux. Le « Je serai avec toi », sept fois mentionné dans l’Ancien Testament, a été une promesse et une réalité pour lui comme pour Abraham, Jacob, Moïse, Josué, David et Ésaïe. En contraste, Jésus, avant de subir la mort de la croix, explique à ses disciples que le Consolateur, l’Esprit de vérité, leur fera connaître qu’Il est « en son Père, et vous en moi et moi en vous » (Jean 14. 20). Jésus ressuscité, au moment de quitter ses disciples pour entrer dans sa gloire, leur a donné, non pas une promesse, mais une certitude : « Je suis avec vous tous les jours » (Mat. 28. 20). Pour nous, jusqu’à l’enlèvement le « je serai » est devenu le : « je suis avec vous » !

Quelle merveilleuse réalité que celle de savoir, par l’Esprit Saint qui « est en nous », que nous sommes en Christ.

Gédéon a eu un dialogue répété avec l’Éternel. Pour l’appel au service, pour être libéré de toutes craintes, pour détruire l’idole de son père, pour le choix des combattants qui l’accompagneraient, pour faire face à l’ennemi avec seulement des trompettes et des torches, pour garder l’unité au sein des tribus après la victoire qui fut celle de l’Éternel. Les Écritures le confirment : « l’Éternel tourna l’épée de chacun contre son compagnon, dans tout le camp » (Jug. 7. 22) : le camp des ennemis rassemblés contre son peuple.

Par la suite, « les hommes d’Israël se rassemblèrent, de Nephthali, et d’Aser et de tout Manassé, et poursuivirent Madian » (v. 23). Les hommes d’Éphraïm, demi-tribu avec les hommes de Manassé, tous descendants de Joseph, estiment qu’ils ont été lésés et s’en prennent à Gédéon en lui disant : « Que nous as-tu fait, de ne pas nous avoir appelés lorsque tu es allé faire la guerre contre Madian ? Et ils contestèrent fortement avec lui » (Jug. 8. 1). Une réponse sage de Gédéon va les apaiser ; « … il leur dit : Qu’ai-je fait maintenant en comparaison de vous ? Les grappillages d’Éphraïm ne sont-ils pas meilleurs que la vendange d’Abiézer ? » (v. 2).

« Les leçons d’humilité que Dieu a enseignées à Gédéon ont porté leur fruit. Il est prêt à reconnaître la part que d’autres ont prise à la victoire. Et la colère des hommes d’Éphraïm tombe devant sa réponse douce qui souligne l’importance de ce qu’eux avaient fait. Faire ressortir le travail des autres, mettre en valeur leurs qualités, au lieu d’insister sur notre travail et sur nos qualités, est un fruit de la vie divine qui n’a rien de commun avec la diplomatie humaine hypocrite. Pierre nous rappelle qu’« un esprit doux et paisible… qui est d’un grand prix devant Dieu » (1 Pier. 3. 4) – (J.K.)

Ensuite, « Gédéon vint au Jourdain, et le passa, lui et les trois cents hommes qui étaient avec lui, fatigués, mais poursuivant toujours » (v. 4). Jésus, notre divin modèle, sachant les souffrances qui étaient devant lui, « traversait villes et villages, enseignant et poursuivant son chemin vers Jérusalem » (Luc 13 v. 22). Paul, « oubliant les choses qui sont derrière et tendant avec effort vers celles qui sont devant », courait « droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le christ Jésus » (Phil. 3. 14). Dans ce même état d’esprit, l’apôtre exhorte Timothée : « Mais toi, homme de Dieu, … poursuis la justice, la piété, la foi, l’amour, la patience, la douceur d’esprit ; combats le bon combat de la foi ; saisis la vie éternelle » (1 Tim. 6. 11).

Après la victoire, plusieurs dangers ont menacé Gédéon, serviteur de Dieu.

« Les hommes d’Israël dirent à Gédéon : Domine sur nous, et toi et ton fils, et le fils de ton fils ; car tu nous as sauvés de la main de Madian. Et Gédéon leur dit : Je ne dominerai pas sur vous, et mon fils ne dominera pas sur vous ; l’Éternel dominera sur vous » (Jug. 8. 22). Quelle belle et humble attitude ! Comme Gédéon, les serviteurs de Dieu doivent veiller à ne pas prendre la place qui revient au Seigneur, et ceux qui bénéficient de leur service doivent prendre garde de ne pas les encenser. « Mais vous, ne soyez pas appelés : Rabbi (Maître) ; car un seul est votre Maître ; et vous, vous êtes tous frères ; … ne soyez pas non plus appelés conducteurs ; car un seul est votre Maître, le Christ » (Mat. 23. 8 et 10).

Il n’y a eu qu’un seul homme parfait sur la terre, à savoir « l’homme Christ Jésus » (1 Tim. 2. 5). Oui ! « C’est un Dieu fidèle, et il n’y a pas d’iniquité en lui ; il est juste et droit » ; « … il n’y a pas de péché en lui » (Deut. 32. 4 ; 1 Jean 3. 5).

Contrairement à notre Seigneur, la chair habite le croyant aussi longtemps qu’il est sur la terre et l’ennemi de nos âmes cherche à faire tomber ceux qui appartiennent au Seigneur. C’est ce que nous voyons avec la fin de la vie de Gédéon. Fort de toutes les victoires vécues, il est impressionné par le butin ramené par ceux qui avaient poursuivi les Madianites. « Gédéon leur dit : Je vous ferai une demande : Donnez-moi chacun de vous les anneaux de son butin. Car les Madianites avaient des anneaux d’or, parce qu’ils étaient Ismaélites. Et ils dirent : Nous les donnerons volontiers » (Jug. 8. 24 et 25).

Le poids des anneaux d’or était de mille sept cents sicles d’or, soit environ 27 kilos. « Et Gédéon en fit un éphod, et le mit dans sa ville, dans Ophra » (Jug. 8. 27). En souvenir de la victoire, Gédéon établit cet éphod d’or. « Et tout Israël se prostitua là après celui-ci ; et cela devint un piège pour Gédéon et pour sa maison ». Autrefois, Aaron, en l’absence de Moïse, avait fait faire un veau d’or, et Israël pécha gravement contre l’Éternel (Ex. 32. 6). Ah ! comme certaines décisions ont un impact sur l’ensemble ! Le premier, le vrai éphod était impressionnant. Il se trouvait à Silo avec l’arche et c’était à Silo qu’Israël devait se rassembler (Jos. 18. 1). Dieu, malgré cela, agit en grâce et donne quarante années de paix. Gédéon meurt… et le peuple retourne aux idoles !

TROIS RÉSULTATS DE LA NOUVELLE NAISSANCE

« Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu » 1 Jean 5. 1.

En tant qu’êtres humains, nous ne répondons pas aux normes divines. C’est pourquoi nous devons « naître de nouveau ». Quand nous avons cru personnellement au Seigneur Jésus et à son œuvre de rédemption accomplie à la croix, Dieu nous a donné la vie éternelle.

Trois résultats merveilleux de la nouvelle naissance nous sont décrits en 1 Jean 5 :

1. Nous appartenons à une nouvelle famille : « Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu » (1 Jean 5. 1). Comme croyants, nous formons la famille de Dieu, caractérisée par l’amour fraternel. La vie nouvelle nous rend capables de surmonter nos différences humaines et de nous aimer les uns les autres de tout cœur.

2. Nous entrons dans un nouveau combat : « Tout ce qui est né de Dieu est victorieux du monde » (1 Jean 5. 4). Nous devons vaincre le monde avec ses tentations et son hostilité. Dieu nous a donné tout ce dont nous avons besoin pour remporter la victoire. Quand nous regardons avec foi au Fils de Dieu, qui est plus puissant que le monde, nous recevons la force pour vaincre le monde.

3. Nous possédons une nouvelle faculté : « Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche pas, mais celui qui est né de Dieu se conserve lui-même, et le Méchant ne le touche pas » (1 Jean 5. 18). Parce que nous possédons la vie nouvelle, et que le Saint Esprit demeure en nous, nous pouvons dire « Non » au péché. Ainsi, avec l’aide du Seigneur, nous sommes préservés de la transgression.

D’après « The Good Seed » avril 2024

TROIS PERSONNES OUBLIÉES

« Que la paix du Christ, à laquelle vous avez été appelés en un seul corps, préside dans vos cœurs ; et soyez reconnaissants » Colossiens 3. 15.

« Puis, ayant pris un pain, et ayant rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ; de même la coupe aussi, après le souper, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous » Luc 22. 19 et 20.

Vous est-il déjà arrivé de faire du bien à quelqu’un et d’être néanmoins oublié ?

– Joseph, en Égypte, accusé injustement, et emprisonné, avait aidé un haut fonctionnaire et il espérait que celui-ci, une fois libéré, l’aurait fait sortir de prison. « Le chef des échansons ne se souvint pas de Joseph, et l’oublia » (Gen. 40. 23).

– Salomon raconte : « Il y avait une petite ville, et peu d’hommes dedans ; et un grand roi vint contre elle, et l’investit… Or il s’y trouva un homme pauvre et sage, qui délivra la ville par sa sagesse ; mais personne ne se souvint de cet homme pauvre » (Eccl. 9. 14 et 15).

– Mardochée avait averti le roi d’un coup d’état ourdi par deux de ses officiers. Plus tard, le roi demanda : « Quel honneur et quelle distinction a-t-on conférés à Mardochée, à cause de cela ? » Ses serviteurs lui répondirent : « On n’a rien fait pour lui » (Est. 6. 3).

Ces trois exemples nous encouragent : Dieu voit tout le bien que nous faisons, même si nos semblables ne sont pas toujours reconnaissants. Nous pensons surtout au Seigneur Jésus, qui s’est humilié et, par son sacrifice à la croix, sauve tous ceux qui croient en Lui. Faisons-nous partie de ceux qui sont en communion avec Lui et l’honorent chaque jour ? Désirons-nous nous souvenir de Lui, en participant au repas de la cène ? Réfléchissons à ce qu’Il a dit : « Faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22. 19).

D’après « Il buon seme » avril 2024

TRADUCTION DE FEUILLETS (89)

« Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » Genèse 1. 1.

LA CRÉATION

La première phrase de la Bible nous met directement en contact avec le Dieu éternel. Il est le créateur du ciel et de la terre.

Dieu a créé le soleil, la lune et les étoiles. Il a assigné une place et une orbite à tous les corps célestes. En Ésaïe 40. 25 et 26, il est dit à propos du Créateur : « À qui donc me comparerez-vous ?… Levez vos yeux en haut et voyez ! qui a créé ces choses, faisant sortir par nombre leur armée ? Il les appelle toutes par nom : par la grandeur de son pouvoir et de sa force puissante, pas une ne manque ».

Le Créateur a créé toutes les plantes et tous les animaux sur terre. Les lois de la nature découlent également de son plan plein de sagesse. Dieu lui-même témoigne : « J’ai créé la terre, les hommes et les animaux qui sont sur la surface de la terre, par ma grande puissance et par mon bras étendu » (Jér. 27. 5).

Le couronnement de la création, c’est l’homme. Dieu l’a formé de la poussière du sol et a insufflé dans ses narines le souffle de vie. Ainsi l’homme est devenu « une âme vivante » (Gen. 2. 7).

Le récit biblique de la création en Genèse 1 est écrit de manière si claire que n’importe qui peut saisir la vérité divine sur la création du ciel et de la terre. Quiconque croit à cette description si simple de la Bible reconnaît Dieu comme son créateur.

D’après die gute Saat novembre 2024

« À l’Éternel, en ma détresse, j’ai crié ; et il m’a répondu » Psaume 120. 1.

« La main de l’Éternel n’est pas devenue trop courte pour délivrer, ni son oreille trop appesantie pour entendre » Ésaïe 59. 1.

DEMANDEZ À L’EXPERT !

Je voyageais en voiture pour affaires. Sur l’autoroute, le moteur s’est soudainement mis à cracher. Finalement la voiture s’est arrêtée. Je l’ai laissé rouler lentement sur la bande d’arrêt d’urgence. Je suis sorti, j’ai ouvert le capot et j’ai essayé de localiser les dégâts. J’ai travaillé jusqu’à me mettre en sueur, essayant encore de redémarrer le moteur. Vainement.

Je n’avais pas d’autre choix que d’appeler l’assistance routière. Un mécanicien est venu. En un rien de temps, il a identifié le problème et l’a résolu.

J’ai remercié l’aide amicale, nettoyé mes mains grasses et j’ai continué. L’incident m’avait coûté une heure entière. Si j’avais appelé immédiatement le spécialiste, cela aurait été beaucoup plus rapide. Mais j’avais l’ambition de résoudre le problème moi-même, et j’ai échoué.

C’est souvent ce que je ressens, je me l’avoue en ce moment. Sur les petits et grands chantiers et pannes de ma vie, je travaille seul, au lieu de me faire aider par un professionnel. Des amis m’ont montré Dieu à maintes reprises. Ils m’ont dit qu’Il pouvait remettre le navire de ma vie sur le cap. Peut-être que je devrais l’essayer. Dieu est sage et tout-puissant. Il peut résoudre n’importe quel problème. Il est également miséricordieux et veut le meilleur pour moi, disent mes amis. Si Dieu est réellement le Créateur de toute vie et qu’Il se soucie de moi, alors Il connaît aussi le bon chemin pour moi.

« Éternel, le matin tu entendras ma voix ; le matin, je disposerai ma prière devant toi et j’attendrai » (Ps. 5. 3).

D’après die gute Saat novembre 2024

« Un homme se cachera-t-il dans quelque cachette où je ne le voie pas ? dit l’Éternel ? » Jérémie 23. 24.

« Les yeux de l’Éternel parcourent toute la terre, afin qu’il se montre fort envers ceux qui sont d’un cœur parfait envers lui » 2 Chroniques 16. 9.

DIEU VOIT TOUT !

Même si sa mère le lui a défendu, Léna sort les bons ciseaux du tiroir sans rien demander. Elle veut faire un découpage dans un morceau de papier. Mais elle se rend compte qu’elle a coupé la nappe. Elle range rapidement les ciseaux, jette le papier, retourne dans sa chambre et se cache sous la couverture. Lorsque la maman découvre les dégâts, elle part à la recherche de sa fille. Elle entre dans la pièce, relève la couverture et demande : Léna, qu’as-tu fait ?

La Bible raconte comment Adam et Ève, les deux premiers humains, ont violé le commandement de Dieu en mangeant le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Ils ont su immédiatement qu’ils étaient coupables devant Dieu. Parce qu’ils avaient peur de Lui, ils se sont cachés. Mais Dieu les a trouvés et a d’abord interpellé Adam. Puis il a dit à la femme : « Qu’as-tu fait ? » (Gen. 3. 1 à 13).

Encore aujourd’hui, beaucoup de gens se cachent de Dieu. Certains tentent de L’écarter de leurs pensées en niant son existence. D’autres se cachent derrière la tolérance humaine envers le mal et croient pouvoir ainsi éviter la punition.

Mais Dieu nous voit toujours. Rien ne Lui échappe. Il connaît tout le mal que font les gens et Il leur en demandera des comptes. Se cacher ne sert donc à rien.

Ce que beaucoup ne savent pas non plus, c’est que Dieu est « un Dieu de pardon, faisant grâce, et miséricordieux, lent à la colère et grand en bonté » (Néh. 9. 17). Il attend que nous venions à Lui en reconnaissant notre culpabilité. Répondons à sa grâce !

D’après die gute Saat novembre 2024

« Ne dites pas conjuration de tout ce dont le peuple dira conjuration, et ne craignez pas leurs craintes, et ne soyez pas effrayés ; l’Éternel des armées, lui sanctifiez-le et que lui soit votre crainte, et lui, et votre frayeur » Ésaïe 8. 12 et 13.

THÉORIES DU COMPLOT

Le complot signifie que des gens se réunissent en secret pour atteindre un objectif commun. Cependant, ils nuisent souvent à autrui. Il y a suffisamment d’exemples de cela dans la Bible. Par exemple, Absalom, fils du roi David, conspira contre son propre père pour s’emparer du royaume.

Outre ces complots avérés, il existe également de nombreuses théories du complot. Aujourd’hui, on peut toucher beaucoup de personnes en très peu de temps via les réseaux sociaux. De telles théories sont particulièrement efficaces en période d’incertitude, après des accidents, en temps de guerre ou lors de pandémies. Les adeptes du complot sont convaincus que quelqu’un est derrière les événements et les provoque ou les influence pour son propre bénéfice. Si les informations et les faits ne confirment pas les hypothèses, elles sont ignorées. C’est ainsi qu’apparaissent les affirmations les plus étranges qui déstabilisent de nombreuses personnes.

Le verset biblique ci-dessus n’est-il pas totalement exact ? Le prophète Ésaïe avertit le peuple de ne pas croire à chaque conspiration et de ne pas en être effrayé. Ils connaissaient le Dieu du ciel qui est au-dessus de tout. Ils devraient Le craindre. Cela ne signifie pas avoir peur de Lui, mais plutôt vivre dans la crainte de Lui déplaire, et respecter sa Parole. Ceux qui Lui font confiance avec foi n’ont pas besoin de se laisser intimider par les idées et les menaces humaines. Dieu aura le dernier mot car Il est l’autorité suprême.

D’après die gute Saat novembre 2024

« Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : Il vous faut être né de nouveau » Jean 3. 7.

RACCOMMODER OU REMPLACER ?

Je connais un artisan, dans le Norfolk, qui est constructeur de bateaux. C’est un homme de confiance. Quand il repère un endroit en mauvais état sur un vieux bateau, il ne se contente pas d’y mettre du mastic, mais il le nettoie soigneusement et remplace le matériau abîmé par du bon bois neuf. Il est fier du bon travail qu’il fait pour ses clients satisfaits.

Pendant longtemps, il pensait qu’il pouvait aussi plaire à Dieu par des bonnes œuvres. Pour les gens autour de lui, tout paraissait être en bon ordre dans sa vie.

Un jour je suis allé le voir comme il se tenait près d’un bateau fraîchement peint.

– Un nouveau bateau ? lui ai-je demandé.

– Non, juste repeint, m’a-t-il répondu.

– Il a pourtant l’air tout neuf. La peinture est fraîche, et je ne vois pas une seule tache.

– Oui, mais moi je connais les taches, parce que j’ai fait le travail. Il peut vous sembler en très bon état, pourtant vous ne pouvez pas appeler neuf un bateau qui a été radoubé.

– Tout à fait juste, ai-je répondu, et vous ne pouvez pas non plus qualifier un homme pécheur de nouvel homme, si bon que soit le vernis qu’il se met sur lui-même par des bonnes œuvres. Vous devez être né de nouveau ! Personne ne peut vraiment changer ou améliorer son caractère et sa nature. Mais Dieu peut créer quelque chose de complètement neuf à partir de vous.

Ce jour-là, le constructeur de bateaux reconnut en lui-même qu’il ne pouvait pas devenir un nouvel homme par ses propres moyens. Il reconnut devant Dieu qu’il était un pécheur, et il put faire l’expérience que « en Christ » il n’y a pas de raccommodage, mais quelque chose complètement nouveau.

D’après the good Seed octobre 2024

« La foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » Galates 2. 20.

JÉSUS EST MORT POUR MOI

Isaac B. Singer (1904-1991) était né dans une famille de rabbins. Il écrivait des poèmes et des récits, d’abord en hébreu, puis en yiddish. Il émigra aux États-Unis en 1935, et reçut le prix Nobel de littérature en 1978.

Lorsqu’il décrit son enfance à Varsovie, il consacre un chapitre entier à Reb Asher, le laitier. Cet homme avait sauvé sa vie et celle de sa famille. Il raconte :

– Chez nous, tout était prêt pour la célébration de la Fête des Tabernacles. Il était tard et nous sommes allés nous coucher. Mais nous avions oublié d’éteindre les bougies. Tard dans la nuit, Reb Asher alla à la gare chercher du lait. Il passa devant notre maison et vit une lumière inhabituelle dans le séjour. Cela brûlait. Il appuya sur la sonnette, donna l’alerte et tambourina à la grille. Il grimpa dans l’escalier et frappa de toutes ses forces à la porte de l’appartement, qui lâcha prise. Tout le monde dormait – alors que les pupitres et les livres de prière avaient déjà pris feu. Il cria fort, saisit quelques couvertures et éteignit le feu.

Isaac Singer écrit : Reb Asher était la seule personne qui ait été debout à cette heure-là, le seul qui n’eut pas peur de faire du bruit jusqu’à ce que quelqu’un vienne, et le seul qui accepta de mettre sa vie en danger pour nous.

De Reb-Asher mes pensées vont vers Jésus Christ, le Fils de Dieu qui, non seulement mit sa vie en danger, mais qui « s’est livré pour moi ». Il était le seul qui pouvait me sauver, le seul qui ne soit pas indifférent à ma condition de perdition, le seul qui aie bien voulu aller jusqu’à la mort pour moi. Il « m’a aimé », et m’a sauvé de la mort éternelle. Je Le remercierai éternellement de cela.

D’après the good Seed octobre 2024

« Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous (et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité » Jean 1. 14.

LE MYSTÈRE DE LA GRÂCE DE DIEU EN JÉSUS CHRIST

Des mots sont employés pour exprimer nos pensées ; mais Dieu a exprimé la somme entière de ses pensées dans son Fils bien-aimé, qui est appelé « la Parole », l’expression de toutes les pensées de Dieu. Ce Dieu de gloire, saint, éternel, merveilleux, est devenu chair, s’abaissant en amour et en grâce inégalables. Dans l’humble beauté de l’incarnation, Il a habité au milieu des hommes. Ceux qui avaient des yeux pour voir ont « contemplé sa gloire ». D’autres se sont étonnés de ses paroles de grâce et ont été impressionnés par les miracles extraordinaires de grâce qu’Il accomplissait, des œuvres qu’aucun homme n’avait jamais faites. Mais les disciples ont contemplé, non seulement ses paroles et ses actions, mais Lui-même.

La gloire de sa personne est celle « d’un Fils unique de la part du Père ». Ils ont contemplé cela, Jean lui-même aussi, dans la proximité qu’il a connue avec le Seigneur, se reposant sur le sein du Seigneur. Ce Fils de Dieu, vivant, proche, fidèle, plein de grâce, était Lui-même dans la relation la plus proche et la plus précieuse avec son Père. Ceux dont le cœur a été attiré à Lui peuvent ressentir la douce réalité de cette relation vitale, et s’en réjouir. En connaissant le Fils de Dieu ils connaissent aussi son Père.

Jésus a dit à ses disciples : « Si vous m’aviez connu, vous auriez connu aussi mon Père » (Jean 14. 7). Même s’ils ont peu compris ce qui est impliqué dans la connaissance du Père et du Fils, ils peuvent se réjouir dans la grâce précieuse et dans la pureté de la vérité brillant dans cette face bénie qu’ils contemplent.

Nous Le connaissons maintenant dans la gloire, à la droite du Père, le même précieux Seigneur de tous, mais ayant accompli la rédemption par le sacrifice de Lui-même, et ayant été ressuscité d’entre les morts. Vision merveilleuse qui remplit nos cœurs d’adoration !

D’après The Lord is near octobre 1986 (L.M.G.)

« Vous êtes bienheureux quand les hommes vous haïront et vous excluront de leur société, quand ils vous insulteront et rejetteront votre nom comme mauvais, à cause du Fils de l’homme. Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez de joie, car voici, votre récompense est grande dans le ciel ; en effet, leurs pères faisaient de même aux prophètes » Luc 6. 22 et 23.

LA FIDÉLITÉ D’UN HOMME, MÉPRISÉE PAR LES HOMMES, RECONNUE PAR DIEU

La fidélité de Daniel, la confiance dont il était digne, et son élévation qui en résulta, firent qu’il était haï. Être foncièrement haï pour l’amour de Christ est une chose magnifique. Quand un homme est ici réellement pour Dieu, et que la lumière, la vérité et la grâce de Dieu brillent à travers cet homme, il est certain qu’il sera haï, et s’il est haï pour la cause de Christ, qu’il en remercie Dieu.

La racine de la haine contre Daniel était sa promotion continue par les monarques successifs, qu’il servit fidèlement pendant une période de soixante-dix ans. Nebucadnetsar l’avait fait juge ; Belshatsar le fit premier ministre ; et Darius le maintint dans ce poste, avec, en plus, ce que nous pouvons appeler la fonction de trésorier général du roi.

Daniel n’était pas seulement un homme d’un esprit supérieur, mais un homme de justice pratique, car tous ses comptes étaient exacts. Tous vos comptes sont-ils exacts ? Sa droiture et son intégrité morales en toutes choses de confiance élevaient sa valeur aux yeux du roi Darius, qui « pensa à l’établir sur tout le royaume » (Dan. 6. 3). Cela excita la colère des Chaldéens, qui cherchèrent à le faire trébucher, mais « ne pouvaient trouver aucun sujet d’accusation ni aucune faute (ch. 6. 4). Un homme d’un esprit excellent, fidèle, et en qui ne se trouvaient ni erreur ni faute : quel caractère remarquable ! Oh, comme Christ ! « Je ne trouve aucun crime en cet homme » (Luc 23. 5), c’est ce qui fut dit au sujet de notre Seigneur béni – et ici son serviteur Lui ressemble.

L’élévation de Daniel par le roi ne l’exaltait pas dans sa pensée. Plus il était élevé, moindre il était à ses propres yeux. Quel homme béni !

D’après The Lord is near octobre 1986

« Et la main de notre Dieu fut sur nous, et il nous délivra de la main de l’ennemi et de toute embûche sur le chemin. Et nous arrivâmes à Jérusalem » Esdras 8. 31.

LA DIRECTION ET LA PROTECTION DU SEIGNEUR PENDANT NOTRE COURSE TERRESTRE

Pendant toute notre vie de chrétien, notre ennemi est occupé à mettre des embuscades sur notre chemin. Satan lance n’importe quoi sur notre chemin pour empêcher nos progrès spirituels.

Quel genre d’embuscades y a-t-il pour le chrétien ? Certainement, tout ce qui nous empêcherait de passer du temps avec le Seigneur dans la prière et dans la lecture de sa Parole. Satan veut nous montrer des choses qui sont plus urgentes à accomplir, pour que nous manquions de temps pour lire la Parole – tellement urgentes que nous n’avons vraiment pas le temps de nous agenouiller pour prier.

Une autre embuscade peut nous empêcher de nous rassembler avec les enfants de Dieu. Encore une autre, c’est de nous retenir pour que nous n’annoncions pas les bonnes nouvelles de Christ à ceux qui sont autour de nous.

Quel est le remède ? Voyons le texte ci-dessus : « la main de notre Dieu fut sur nous ». Les embuscades peuvent ne pas être faciles à identifier par l’œil humain, mais Dieu les voit. Nous n’ignorons certainement pas les desseins de l’ennemi. Soyons donc sur nos gardes. Peut-être qu’une embuscade nous attend.

Revêtons l’armure de Dieu. Elle nous est enseignée dans la Parole, mais l’employons-nous ? Dieu a pourvu à notre délivrance et à l’issue du voyage. Le texte ci-dessus se termine ainsi : « Et nous arrivâmes à Jérusalem ». Le Seigneur peut accomplir ce qu’Il a commencé quand Il nous place sur le chemin dans lequel nous suivons Christ.

D’après The Lord is near octobre 1986

« Ésaïe s’écrie au sujet d’Israël : Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, le reste seul sera sauvé » Romains 9. 27.

LE PETIT NOMBRE DES CROYANTS ATTACHÉS SEULEMENT AU SEIGNEUR JÉSUS

Dieu a parlé autrefois et a donné des promesses aux pères. Il nous a parlé dans le Fils, invitant tous les hommes : « Tournez-vous vers moi et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre » (És. 45. 22). Cependant, ceux qui croient vraiment à cet évangile sont un très petit résidu au milieu de la masse des professants sans vie. Et ce résidu n’est pas seulement petit, mais aussi, souvent faible, sans puissance, méprisé, et inconnu. Ils forment cependant le lien effectif entre la terre et le ciel, ils sont ceux que Dieu voit comme son héritage ; ils Lui sont chers comme la prunelle de son œil.

La voix de ce résidu est entendue dans les Psaumes, alors qu’ils crient avec ferveur : Combien de temps, ô Éternel ? Quand viendras-tu accomplir Tes promesses ? Personne ne peut nier que ces promesses étaient la bénédiction de Dieu pour eux sur la terre. Il y eut des accomplissements partiels, tels que le retour de la captivité. Cependant, quand le Messie promis est venu, Il a été rejeté et crucifié par les Juifs incrédules. Mais même alors, il y a eu un résidu – Zacharie et Élisabeth, Marie et Joseph, Anne, Siméon, et plus tard, les disciples du Seigneur, et beaucoup d’autres.

Et qu’en est-il aujourd’hui ? Quelqu’un pourrait-il nier que la masse de la profession chrétienne ne le professe que de leurs lèvres ? En contraste avec cela, les croyants sincères et fidèles continuent à former un résidu très petit et faible. Certains d’entre eux essaient de ne reconnaître aucun autre nom que celui de Christ comme leur centre de rassemblement, en ne dépendant que de sa présence avec eux. C’est vraiment le témoignage d’un résidu.

D’après The Lord is near octobre 1986

« Que toute amertume, tout emportement, toute colère, tout éclat de voix, toute injure soient ôtés du milieu de vous, de même que toute méchanceté » Éphésiens 4. 31.

SE GARDER DE LA MÉDISANCE

Dire du mal est l’une des manifestations de notre nature charnelle, et c’est souvent, peut-être inconsciemment, un manteau pour l’orgueil. Beaucoup de personnes qui ne seraient pas assez hardies pour prétendre être supérieures à une autre, trouvent très commode d’abaisser l’autre, de sorte que le même effet est produit.

Parmi de nombreux passages sur ce sujet se trouve l’ordre positif de Jacques 4. 11 : « Ne parlez pas l’un contre l’autre, frères ». Enfreindre cet ordre clair de la Parole de Dieu n’est pas seulement une transgression, mais cela révèle que nous manquons à nous ranger à d’autres injonctions de l’Écriture. Il nous est dit de nous occuper des vertus les uns des autres.

Dans de nombreux cas où des accusations sont faites, il s’édifie un problème dans l’esprit de celui qui reçoit l’accusation, et si l’accusé a l’occasion de répondre, c’est devant quelqu’un qui est tellement prédisposé par un jugement préalable qu’un entretien normal est impossible. Dans un tel cas, l’exemple du Seigneur Jésus nous montre que la ressource est en Dieu, car « Christ… lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas l’outrage… mais se remettait à celui qui juge justement » (1 Pier. 2. 23).

En ce qui concerne de fausses accusations, l’Écriture nous dit que nous ne devons, ni porter ni recevoir un faux rapport. Et même quand une chose est vraie, si elle n’est divulguée que pour quelque autre raison que la gloire de Dieu et le bien de la personne impliquée, cela tourne en mauvais commérage. Nous ne devons pas encourager les mauvais propos en les écoutant et en y réfléchissant. Au psaume 15. 3, celui qui est en communion avec Dieu est décrit ainsi : « qui ne médit pas de sa langue ; qui ne fait pas de mal à son compagnon, et qui ne fait pas venir l’opprobre sur son prochain ».

D’après The Lord is near octobre 1986

« Eux l’ont vaincu à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage ; et ils n’ont pas aimé leur vie même jusqu’à la mort » Apocalypse 12. 11.

FIDÈLES JUSQU’À LA MORT

Quand l’empereur Licinius persécutait les chrétiens en Arménie, la Légion du tonnerre était stationnée à Sébaste. Quarante hommes de cette légion déclarèrent être chrétiens, et furent condamnés à être exposés nus toute une nuit sur un étang gelé. Dans une maison au bord de l’étang, un grand feu était allumé, et de la nourriture et du vin, avec un bain chaud, étaient préparés sous la responsabilité de Sempronius, un centurion, et d’une garde de soldats. Et on annonça aux quarante hommes que si l’un d’eux quittait l’étang et entrait dans la maison, il serait considéré comme ayant renié Christ.

La nuit vint, et le vent perçant du Caucase força les gens à fermer soigneusement portes et fenêtres, et à remettre du combustible dans les foyers de leurs cheminées. Et sur l’étang gelé se trouvaient les quarante combattants, certains debout, priant, d’autres marchant rapidement de-ci-de-là, certains déjà endormis du sommeil de la mort. Et comme les heures passaient lentement, ils priaient : Seigneur, quarante combattants se sont avancés pour combattre pour toi ; permets que quarante combattants puissent recevoir la couronne de gloire.

Et maintenant, alors que le froid devenait plus intense, l’un des quarante ne put pas le supporter plus longtemps ; il quitta l’étang et alla à la maison où Sempronius et ses hommes montaient la garde. Mais la prière des martyrs continuait à s’élever au ciel : Oh, Seigneur…

Et il fut répondu à la prière. Sempronius, le centurion, fut touché par le courage de ses camarades. Il se déclara être lui-même chrétien, et prit sa place sur l’étang gelé. Et quand le froid eut fait son œuvre, et que quarante cadavres gisaient sur la glace, quarante esprits glorieux, avec Sempronius parmi eux, entrèrent dans la présence de leur Seigneur.

D’après The Lord is near octobre 1986

« Ne t’ai-je pas commandé : Fortifie-toi et sois ferme ? Ne te laisse point terrifier, et ne sois point effrayé ; car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi partout où tu iras » Josué 1. 9.

LA CONFIANCE DANS LE SEIGNEUR N’EST JAMAIS DÉÇUE

Fortifiez-vous dans le Seigneur. Confiez-vous en Dieu Lui-même, vous qui êtes effrayés et timides. Vous qui vivez des circonstances difficiles, Appuyez vos espoirs déçus sur le Rocher des siècles. Votre santé se dégrade-t-elle, vos amis vous abandonnent-ils, et la pauvreté menace-t-elle de vous atteindre ? Reposez-vous sur la force éternelle. Les divisions et les disputes dans l’Église font-elles des ravages dans votre cœur, votre famille et vos amis, vous laissant tristement isolé ? Reposez-vous sur la force éternelle. Si vous êtes privé de la communion avec les amis et les frères, cultivez toujours plus la communion avec le Père et avec le Fils (1 Jean 1. 3). Cela fera plus que compenser la perte.

C’est un jour de faiblesse et de petites choses, et c’est de notre faute. Mais nous ne pouvons pas bien définir les limites de ce que Dieu peut ou ne peut pas faire dans les sphères de sa grâce – l’Église et le monde ! Ce qui est nécessaire pour arrêter les disputes cruelles et sans cœur qui déchirent l’Église, la rendant méprisable aux yeux du monde incroyant, c’est une énergie de l’âme qui pousse à se rapprocher du trône de Dieu, dans la foi qui ne s’appuie que sur Lui seul.

« Y a-t-il quelque chose qui soit trop difficile pour l’Éternel ? » (Gen. 18. 14). « Quelque chose est-il trop difficile pour moi ? » (Jér. 32. 27). De quoi est-il besoin aujourd’hui parmi les bien-aimés du Seigneur ? C’est d’être amenés dans une condition d’une telle incapacité qu’elle en produit une confiance absolue dans le Dieu vivant. La faiblesse nous a-t-elle amenés à cette extrémité, que nous ne pouvons rien sans Dieu ? « De même que le sarment… de même… vous non plus ne le pouvez pas » (Jean 15. 4), c’est la leçon depuis toujours, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testaments. Mais l’inverse est également vrai : « Je peux tout en celui qui me fortifie » (Phil. 4. 13).

D’après The Lord is near octobre 1986

« Dieu amènera toute œuvre en jugement, avec tout ce qui est caché, soit bien, soit mal » Ecclésiaste 12. 14.

IL N’Y A RIEN DE CACHÉ AUX YEUX DE DIEU

Croyez-vous réellement ce verset ? Répondez honnêtement. Des millions de personnes passent à côté de cette vérité divine, en refusant d’y prendre garde. Ils se persuadent que la déclaration présomptueuse de l’insensé : « Il n’y a pas de Dieu » (Ps. 14. 1) est vraie – mais ils découvrent bientôt que cela ne les satisfait pas dans toutes les circonstances, en particulier quand on se tient devant la porte de l’éternité. Ils sont nombreux, ceux qui ont pris conscience, dans les derniers moments de leur vie, que Dieu est une Personne vivante, qu’Il est près de leur faire rendre leurs comptes en jugement. C’est la découverte la plus amère que fasse l’homme.

Il arrive quelquefois que Dieu agisse en rétribuant des péchés flagrants qu’un individu a commis dans sa vie. Alors qu’Israël prenait possession du pays de Canaan, le roi Adoni-bézek fut capturé vivant. On lui coupa les pouces et les gros orteils, et le prisonnier confessa qu’il avait fait la même chose à soixante-dix rois avant de leur faire ramasser, pour leur nourriture, les miettes qui tombaient de sa table. Il reconnut la main de Dieu en justice à son égard : « Ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera » (Gal. 6. 7).

Dieu est amour. Il désire que tous les hommes viennent à la repentance et au salut. En même temps, Il est lumière, et ne peut donc pas tolérer dans sa présence la moindre injustice. Il ne reste donc qu’une voie pour quiconque désire être sauvé, c’est d’avouer ses péchés sincèrement au Seigneur Jésus. Par la foi en Lui et en son œuvre de rédemption accomplie sur la croix, on peut recevoir le pardon et la paix avec Dieu.

D’après The Lord is near octobre 1986

« Quel est donc l’esclave fidèle et sage que son maître a établi sur les domestiques de sa maison, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? » Matthieu 24. 45 et 46.

LA FIDÉLITÉ DANS L’ASSEMBLÉE DE DIEU

Un serviteur fidèle estime que le plaisir du Seigneur a une importance primordiale. C’est pourquoi il prend très à cœur tous les intérêts du Seigneur. Il sait aussi que ce qui est le plus près du cœur de son Seigneur, ce sont ceux qui sont en relation avec sa maison. Si quelqu’un est placé sur sa maison, il n’est pas seulement là pour gouverner ou pour jouir des avantages de sa position, mais pour fournir la nourriture à ceux de la maison.

La maison de Dieu aujourd’hui, c’est l’Église de Dieu, l’Assemblée (Éph. 2. 19), à laquelle notre Seigneur bien-aimé prend l’intérêt le plus profond et tout son plaisir. Chaque croyant n’a-t-il pas une place de service dans cette maison ? Quel honneur et quelle dignité ne nous a-t-Il pas conférés, que nous ayons le privilège de servir les enfants de Dieu avec humilité, foi et amour, pourvoyant à leur aide et à leur nourriture pour tous les besoins de la vie présente. Pour cela, chacun de nous a besoin d’être nourri des paroles de foi et de bonne doctrine.

Si la venue du Seigneur nous est précieuse – et nous attendons son retour pour que soit évaluée l’œuvre de ses serviteurs – ne rechercherons-nous pas diligemment à nous nourrir de sa précieuse Parole, et à en nourrir d’autres de ce qui est bon « au temps convenable » ? Si nous faisons cela, quelle joie ce sera de L’accueillir quand Il viendra pour prendre ses bien-aimés rachetés dans la bénédiction de sa présence !

Dans sa grande sagesse, le Seigneur ne nous dit pas le moment de sa venue. La foi, avec l’amour, continueront sans relâche dans l’activité, avec un désir de cœur toujours nouveau, de voir sa face à quelque moment que ce soit.

D’après The Lord is near octobre 1986 (L.M.G.)

« Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre. Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin » Apocalypse 22. 12 et 13.

LES BÉNÉDICTIONS DE LA VENUE DU SEIGNEUR POUR CHERCHER SON ÉGLISE

La venue du Seigneur a une grande place dans les passages du Nouveau Testament. Elle est présentée de façon différente par les quatre évangélistes :

– Matthieu parle d’elle comme elle touche nos pieds (Mat. 25. 6).

« Au milieu de la nuit, un cri retentit : Voici l’époux ; sortez à sa rencontre ».

– Marc, comme elle touche nos yeux (Marc 13. 35 à 37).

« Veillez donc ; car vous ne savez pas quand le maître de la maison viendra, le soir, ou à minuit, ou au chant du coq, ou au matin ».

– Luc, comme elle touche nos mains (Luc 19. 13).

« Faites-les fructifier jusqu’à ce que je revienne »

– Jean, comme elle touche nos cœurs (Jean 14. 1 à 3)

« Que votre cœur ne soit pas troublé ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures… je vais vous préparer une place… Je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi ».

D’après The Lord is near octobre 1986

1 TIMOTHÉE 6. 17 à 19

« Ordonne à ceux qui sont riches dans le présent siècle, qu’ils ne soient pas hautains et qu’ils ne mettent pas leur confiance dans l’incertitude des richesses, mais dans le Dieu qui donne toutes choses richement pour en jouir ; qu’ils fassent du bien ; qu’ils soient riches en bonnes œuvres ; qu’ils soient prompts à donner, libéraux, s’amassant comme trésor un bon fondement pour l’avenir, afin qu’ils saisissent ce qui est vraiment la vie » (1 Tim. 6. 17 à 19).

À la suite de ces quelques versets j’aimerais aller dans l’évangile de Luc pour parler des richesses injustes, et ensuite dans l’épître aux Éphésiens au chapitre 6, pour parler de nos richesses spirituelles, de nos biens spirituels.

En commençant cette lecture dans l’épître à Timothée nous pouvons penser que nous ne faisons pas partie des « riches dans le présent siècle ».

Si vous aviez quelqu’un d’Afrique ou d’un autre pays du tiers monde, votre avis quant aux facilités matérielles serait différent. Mais ce qui est très beau dans la Parole, c’est que, si Dieu nous parle des choses matérielles, c’est qu’Il désire que nous soyons fidèles dans les choses matérielles, quel qu’en soit le montant, et que nous apprenions à ne pas mettre notre « confiance dans l’incertitude des richesses, mais dans le Dieu qui nous donne toutes choses richement pour en jouir ».

« L’incertitude des richesses ». Nous vivons dans un monde qui, n’ayant pas d’autre objectif que de vivre et de jouir des choses d’ici-bas, recherche les avantages matériels. Nous vivons dans ce monde et nous sommes influençables.

La Parole de Dieu nous instruit à apprécier ce que Dieu nous donne et à en jouir. Mais cela ne s’arrête pas là. Une jouissance est un mouvement de l’âme en reconnaissance à notre Dieu. Il est ajouté ensuite : « qu’ils fassent du bien ; qu’ils soient riches en bonnes œuvres ; qu’ils soient prompts à donner, libéraux ».

Ce « prompts à donner, libéraux », c’est bien le contraste entre quelqu’un qui amasse pour lui-même et quelqu’un qui sent sa responsabilité, du peu même qu’il a, de prendre cet exemple de la veuve qui a jeté ses deux pites. « Prompts à donner, libéraux » et il y a une bénédiction, un trésor, un bon fondement pour l’avenir et puis cette phrase avec un contenu si profond : « afin qu’ils saisissent ce qui est vraiment la vie ».

La vie pour le chrétien, ce n’est pas les choses qui passent, les choses matérielles. Ce sont nos vrais biens, les biens spirituels, notre trésor que Jésus nous a acquis par l’œuvre qu’Il a accomplie à Golgotha.

« Et il dit aussi à ses disciples : Il y avait un homme riche qui avait un économe ; et celui-ci fut accusé devant lui comme dissipant ses biens.

Et l’ayant appelé, il lui dit : Qu’est-ce que ceci que j’entends dire de toi ? Rends compte de ton administration ; car tu ne pourras plus administrer. Et l’économe dit en lui-même : Que ferai-je, car mon maître m’ôte l’administration ? Je ne puis pas bêcher la terre ; j’ai honte de mendier : je sais ce que je ferai, afin que, quand je serai renvoyé de mon administration, je sois reçu dans leurs maisons.

Et ayant appelé chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier : Combien dois-tu à mon maître ? Et il dit : Cent baths d’huile. Et il lui dit : Prends ton écrit, et assieds-toi promptement et écris cinquante. Puis il dit à un autre : Et toi, combien dois-tu ? Et il dit : Cent cors de froment. Et il lui dit : Prends ton écrit, et écris quatre-vingts.

Et le maître loua l’économe injuste parce qu’il avait agi prudemment » (Luc 16. 1 à 8).

Quelques mots d’explication. Il y a des termes qui ne nous sont peut-être pas familiers. Un économe, c’est quelqu’un qui a comme tâche d’administrer, de gérer, de faire fructifier les biens de son maître, de celui qui lui confie ses biens. Administrer, l’administration, c’est donc le fait que quelqu’un – ici c’est l’économe injuste – reçoit un mandat, une tâche à accomplir dans les choses matérielles.

L’économe dissipait les biens de son maître, c’est-à-dire qu’il ne les faisait pas fructifier. Au contraire ils diminuaient. Il est accusé d’une mauvaise gestion. Il va perdre ce mandat, cette tâche. Alors il réfléchit : qu’est-ce que je vais faire ? Et il accorde aux débiteurs de son maître une faveur.

Un débiteur, c’est celui qui a reçu de la marchandise, pour prendre cet exemple, et qu’il doit régler. Le premier a reçu cent baths d’huile et cet économe injuste lui dit : Écris, tu ne payeras plus que la moitié, cinquante. C’est bien sûr une chose anormale qu’il fait.

La Parole de Dieu, les évangiles en particulier, ont cette capacité de nous faire comprendre par des exemples concrets un enseignement spirituel. L’enseignement spirituel – on l’a lu au v. 8 – « le maître loua l’économe injuste parce qu’il avait agi prudemment ». Et cette prudence était en plus tournée vers l’avenir. Il allait perdre le travail qu’il avait et il regarde ce qu’il peut bien faire par la suite : la prudence. Mais c’est une prudence dans les choses matérielles.

Le Seigneur veut nous enseigner, par cet exemple de choses matérielles, ce que nous avons à faire des biens spirituels. Pour nos plus jeunes qui sont là, un bien spirituel, c’est quelque chose qui n’a pas de matière, que l’on ne peut pas toucher, mais c’est ce que Christ nous a acquis comme certitude.

Prenons l’exemple de la paix avec Dieu : le fait de ne plus souffrir de ses fautes et de ses péchés, parce que, par la grâce et par la foi, j’ai saisi que j’étais pardonné définitivement. Voilà les biens spirituels. C’est quelque chose dont le cœur, l’être intérieur, jouit.

Je continue la lecture au milieu du v. 8 : « Car les fils de ce siècle sont plus prudents, par rapport à leur propre génération, que les fils de la lumière. Et moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec les richesses injustes, afin que, quand vous viendrez à manquer, vous soyez reçus dans les tabernacles éternels.

Celui qui est fidèle dans ce qui est très petit, est fidèle aussi dans ce qui est grand ; et celui qui est injuste dans ce qui est très petit, et injuste aussi dans ce qui est grand » (v. 8 à 10).

Une nouvelle notion nous est donnée là : la fidélité. « Celui qui est fidèle dans ce qui est très petit, est fidèle aussi dans ce qui est grand ». Qu’est-ce qui est très petit dans cette parabole ? Ce sont les choses matérielles. Par rapport à nos biens spirituels, c’est très petit.

Mais la Parole insiste, et nous enseigne dans toute l’Écriture l’honnêteté. On a lu dans 1 Timothée 6 que ces biens matériels, nous devons les administrer dans la crainte du Seigneur. Cela nous concerne chacun. Les mères de famille ont à gérer leur ménage, leur maison et ceux qui ont une famille, les pères, sont responsables avec leur épouse de bien gérer ce que Dieu confie à chacun, de manière différente et dans des montants différents.

Cette fidélité dans les choses matérielles est un premier pas pour faire des progrès et manifester cette même fidélité pour les choses spirituelles. Quelqu’un, pour les choses matérielles, reçoit un salaire – pour les biens spirituels, qu’est-ce que nous avons reçu ? Nous avons reçu le droit d’être appelés enfants de Dieu, nous avons reçu une espérance ferme et sûre. Jésus nous dit : « Je viens bientôt ; tiens ferme ce que tu as » (Apoc. 3. 11).

Cette espérance glorieuse, nous l’avons reçue, et comme parents, pour les mères, notre première tâche si Dieu nous confie des enfants, c’est de les enseigner, c’est de leur faire connaître Jésus – et cela, ce sera leur responsabilité – pour qu’ils l’acceptent pour leur Sauveur et Seigneur personnel. Et puis autour d’eux transmettre cette Parole, ce qu’elle contient, et la transmettre.

C’est premièrement par la bonne conduite, par l’exemple. Comment pouvons-nous annoncer l’évangile si notre conduite laisse à désirer ? Voilà ces vrais biens spirituels. Je le répète encore, les richesses injustes, ce sont les biens matériels. Chacun reçoit un montant différent. Dans la parabole des talents, chacun a reçu un nombre différent de talents, cinq, trois, un. C’est la souveraineté de Dieu. Il donne à chacun selon sa toute sagesse.

 – verset 11. « Si donc vous n’avez pas été fidèles dans les richesses injustes [dans les choses matérielles], qui vous confiera les vraies ? Et si, dans ce qui est à autrui, vous n’avez pas été fidèles, qui vous donnera ce qui est vôtre ? »

Cet économe injuste a été retiré de sa tâche. Et en nous posant cette question : « Si donc vous n’avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous confiera les vraies ? » on a la réponse. Dieu désire pour chacun de ses rachetés qu’il y ait toujours plus une équivalence entre notre façon d’être et de vivre ici-bas, en toute piété et honnêteté, parce que cela favorisera le don des choses spirituelles, ici les vraies richesses.

L’économe injuste (v. 12) n’a pas été fidèle dans ce qui lui a été confié. Et Dieu emploie cette situation pour nous faire comprendre au v. 13 : « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre, vous ne pouvez servir Dieu et les richesses ».

Servir Dieu, c’est être conscient que dans tout ce que l’on fait, que ce soit des choses matérielles, que ce soit des choses spirituelles, j’ai des comptes à rendre. Et si je n’ai pas à rendre compte de mon administration, c’est-à-dire à ne pas tenir compte de celui qui est au-dessus de moi, de l’autorité qui est au-dessus de moi – et l’autorité ultime, c’est l’autorité divine, qu’il est beau de voir comme la Parole nous enseigne à vivre une vie qui suit les traces de notre Seigneur, dans cette honnêteté et cette piété – peut-être faudrait-il inverser, comme cela est dit dans l’épître à Timothée, en toute piété d’abord – notre relation avec Dieu – et honnêteté.

Parce que, pour être honnête, il faut cette relation avec Dieu, il faut la cultiver, et cultiver notre relation avec Dieu comporte, non seulement la lecture de la Bible, la prière, mais d’apprendre à revenir sur ses fautes, à les reconnaître. Il ne nous est pas parlé ici de ce qui est advenu de cet économe injuste. On comprend bien qu’on ne va pas confier autre chose à cet homme.

Prenons l’exemple de l’apôtre Pierre. Qu’est-ce qu’il a connu des richesses de la vertu en suivant le Seigneur ici-bas ? Il est arrivé un moment où il a renié son Maître. Et pourtant on le retrouve dans les Actes des apôtres si utile, si fervent, si puissant, pour parler au cœur et à la conscience du peuple d’Israël et des nations qui étaient là après que le Seigneur soit monté au ciel – C’est qu’il y a eu lieu une rencontre avec son Seigneur. Il a pleuré amèrement. Cela fait partie intégrante de notre vie chrétienne.

La piété n’est pas quelque chose de mécanique. C’est l’âme qui réalise que Dieu est mon Sauveur, Celui qui désire que je vive avec Lui, que je sois assuré qu’Il est amour, que je peux L’aimer. Et lorsque je ne le mets pas en pratique, je peux le Lui dire : « Aide-moi à en être plus conscient ». C’est cela la relation avec Dieu. On traverse ce monde où il y a, soit Dieu, soit les richesses et nul ne peut servir Dieu et Mammon, les richesses. C’est une impossibilité pour le racheté, bien sûr, mais c’est aussi une impossibilité pour l’incrédule. Il ne pourra servir que les richesses, c’est-à-dire les choses d’ici-bas, les choses matérielles.

Le salut est offert encore aujourd’hui. À chacun de saisir – lorsqu’on a lu cette parabole de l’économe – que je suis pécheur, que j’abuse de ce que Dieu m’a donné dans sa grâce. Si je le reconnais et que je lise bien la Parole, je vais vite découvrir que Jésus est allé sur la croix pour expier mes péchés, pour qu’ils soient effacés à tout jamais.

J’aimerais encore lire quelques versets dans ce chapitre 16 avant d’aller en Éphésiens 6. « Et les pharisiens aussi, qui étaient avares, entendirent toutes ces choses, et ils se moquèrent de lui » (v. 14).

Juste là, à côté, les pharisiens, les conducteurs du peuple qui étaient avares, entendent, ils se moquent de notre Seigneur. C’est l’attitude d’une âme qui lit la Parole, mais qui dit : « je n’ai rien à faire de cela, je reste ce que je suis ». Quand on reste ce que l’on est, qu’on ne veut pas changer, on va faire comme cet homme riche du v. 19 : « Or il y avait un homme riche qui se vêtait de pourpre et de fin lin, et qui faisait joyeuse chère, chaque jour, splendidement. Et il y avait un pauvre, nommé Lazare, couché à sa porte, tout couvert d’ulcères, et qui désirait de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; mais les chiens aussi venaient lécher ses ulcères.

Et il arriva que le pauvre mourut, et qu’il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Et le riche aussi mourut, et fut enseveli. Et, en hadès, levant ses yeux, comme il était dans les tourments, il voit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Et s’écriant, il dit : Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare, afin qu’il trempe dans l’eau le bout de son doigt, et qu’il rafraîchisse ma langue, car je suis tourmenté dans cette flamme » (v. 19 à 24).

Et chacun l’a su. Je souligne cela parce que notre Dieu, dans sa grâce et dans la Parole développe les choses. On a vu cet économe injuste, on a vu ces moqueries des pharisiens à l’égard de notre Seigneur, et là il y avait un homme riche qui est diamétralement en contraste avec un homme pauvre.

L’homme riche ne suit absolument pas la voie qui était enseignée en 1 Timothée 6. Il jouit, et en traversant ce monde est-ce que nous n’entendons pas à tout instant : « il faut profiter au maximum, voilà ce qui compte ». La Parole nous dit tout autre chose. Est-ce que c’est pour nous chagriner ? Pas du tout.

Il y a une réalité : deux chemins, celui du ciel, celui de l’enfer. On a, dans ce récit de cet homme riche et du pauvre, l’aboutissement de ces deux chemins. Le voile nous est levé un instant sur ce qui se passe après la mort. Le simple fait que la Parole nous entretienne de ce qu’il y a après la mort, c’est bien pour nous rendre attentifs à l’immense danger qu’il y a de ne pas écouter la Parole de Dieu.

« Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force » (Éph. 6. 10). Et je tourne la page en arrière au chapitre 2 : « Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés, alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ (vous êtes sauvés par la grâce), et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus » (v. 4 à 6).

On a dans cette épître une élévation particulière : nous sommes là avec Christ dans les lieux célestes, et on est encore sur cette terre, on a encore des responsabilités, des responsabilités matérielles, des responsabilités spirituelles.

Que nous est-il dit dans ce verset 10 ? « Mes frères » : cela s’adresse donc à des croyants, à ceux qui jouissent de cette part avec Christ dans les lieux célestes. « Fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force ». Il y a une Personne qui est puissante. C’est un acte de foi qui croit ce que Dieu dit de Lui. Un des secrets de la vie chrétienne, c’est de prendre conscience que la force n’est pas en moi, mais en Lui, que la puissance, je ne la trouverai que dans sa vie.

Et ensuite il nous est dit de nous revêtir de l’armure complète de Dieu. C’est particulièrement instructif de saisir que nous avons à faire, d’un côté à un Dieu puissant dans Lequel nous pouvons nous fortifier, et de l’autre de saisir aussi que nous avons la responsabilité de revêtir cette armure complète de Dieu. Il n’est pas dit que c’est Lui qui nous en revêt, mais il est dit : « Revêtez-vous ».

Et cela est dit aussi dans les fils conducteurs de l’Écriture depuis le début de la Genèse : l’homme créé à l’image de Dieu est une créature qui a une âme impérissable et qui est responsable de ses actes pour accepter le salut et ensuite dans la marche chrétienne, en étant responsable de nos actes, Dieu dans sa grâce nous dit : « N’oubliez pas de revêtir une armure ».

Nous avons lu dans ce chapitre 2 cette élévation dans les cieux et je crois que nous réalisons chacun que nous avons de la peine à vraiment saisir par la foi que nous avons reçu cette place dans les lieux célestes dans le Christ Jésus. Nous sommes vivifiés, nous sommes ressuscités ensemble. Dieu nous a fait asseoir.

Et puis on se lève le matin, il faut prendre son travail, les difficultés surviennent, on est sur cette terre. Sur cette terre il y a des tentations, l’opposition constante de l’ennemi de nos âmes, de Satan. Il ne peut pas nous ravir le salut, mais il fait tout ce qu’il peut pour que nous ne jouissions pas de cette paix, de cette communion acquise à si grand prix par notre Seigneur Jésus à la croix.

« Revêtez-vous de l’armure complète de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices du diable, car notre lutte n’est pas contre le sang et la chair, mais contre les principautés, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes » (6. 11 et 12).

Nous ne voyons pas ici-bas ces puissances, mais nous pouvons lire le livre de Job. Dans le livre de Job pour ne prendre que cet exemple, on voit Satan qui se promène et qui parle avec Dieu. Il y a donc bien ces puissances occultes, la sorcellerie en Afrique. Malheureusement elle n’est plus seulement en Afrique, elle est aussi ici. Il y a une puissance de mal de plus en plus forte. Mais cette armure complète de Dieu est suffisamment solide pour nous protéger – mais encore faut-il la revêtir !

Il y a plusieurs parties dans cette armure. Tout d’abord v. 14 : « Tenez donc ferme, ayant ceint vos reins de la vérité ». Nous savons que Jésus est la vérité, la Parole est la vérité parce qu’elle nous révèle Dieu, parce qu’elle a été écrite par Dieu.

Ceindre ses reins, c’est le geste que faisaient ceux qui servaient, avec les habits : ils avaient une robe et une ceinture que l’on ceignait, pour attacher cette robe et être plus libre dans ses mouvements pour servir. Ceindre ses reins : les reins, c’est la partie intérieure, cachée, de l’être humain. Si nous avons mal aux reins – il peut y avoir plusieurs causes à cela médicalement – nous n’avons plus de force.

Dieu utilise cet exemple physiologique de notre corps pour nous faire comprendre et nous inciter à nous nourrir de la Parole, à connaître Dieu, à faire des progrès. Donc première partie : la vérité, la puissance que nous trouvons en Dieu par la Parole, par la connaissance de notre Seigneur.

La deuxième chose v. 14 : « ayant revêtu la cuirasse de la justice ». La cuirasse enveloppe tout spécialement l’ensemble du corps, mais spécialement la poitrine où il y a le cœur, la vie même. Pensons à ce que nous lisons dans le livre des Proverbes : « Mon fils, donne-moi ton cœur » (23. 26). C’est en donnant son cœur au Seigneur qu’il sera le mieux protégé.

La cuirasse de la justice – alors que nous vivons dans un monde de mensonge, c’est une marche honnête, droite, qui empêchera l’ennemi de nous lancer des accusations et de nous faire ployer sous le poids d’une mauvaise conscience. Comment vivre justement au milieu d’un monde impie qui se plaît à mentir, le mensonge devenant une respiration constante ? N’est-ce pas en nous souvenant que nous avons besoin de nous fortifier dans le Seigneur et dans la puissance de sa force ? Autrement dit, l’énergie non seulement pour se revêtir de cette cuirasse, mais pour vivre en chrétien ici-bas – cette énergie, nous ne l’avons que dans notre Seigneur Jésus.

« Ayant chaussé vos pieds de la préparation de l’évangile de paix » (v. 15). « La préparation » : ce n’est donc pas quelque chose qui vient d’un jour à l’autre. Et puis « la paix ». Est-ce que ce n’est pas un signe distinctif d’un croyant qui respire la paix parce qu’il a une relation avec Dieu, qui sait qu’il est pardonné, qui sait qu’il a une place dans les cieux et que Jésus va bientôt l’introduire dans la maison du Père ?

« L’évangile de paix », cette bonne nouvelle et peut-être là tout particulièrement, c’est davantage notre vie près du Seigneur qui nous permet de chausser nos pieds correctement et de laisser ce beau témoignage d’une vie paisible dans un monde inquiet.

Il y a encore « le bouclier de la foi par lequel vous pourrez éteindre tous les dards enflammés du méchant ». Le bouclier se porte en avant, pas dans les bras. Le méchant, on comprend bien que c’est Satan qui veut nous atteindre. On dira : mais j’ai la cuirasse, cela suffit. Les attaques sont si fortes et fréquentes, qu’il faut encore ce bouclier devant pour parer les coups. C’est une image, bien sûr, mais c’est une image qui nous montre la vigilance que nous devons avoir.

Cette vigilance-là est liée à la foi. « Le bouclier de la foi », c’est-à-dire me souvenir constamment et croire que mon vieil homme est crucifié avec le Seigneur. Est-ce que Satan n’essaie pas constamment de m’irriter et de me faire réagir ? La foi, c’est encore cette assurance des choses qu’on espère et cette conviction de celles qu’on ne voit pas. L’ennemi ne voit pas tout ce que la foi a devant son regard. C’est un bouclier.

« Prenez aussi le casque du salut ». On a parlé du cœur tout à l’heure, mais la tête ? C’est ce qui commande notre être. « Le casque du salut », cette protection parce que l’âme sait qu’elle est sauvée à tout jamais – parce que Satan désire aussi nous faire pécher, non seulement pour nous humilier, mais surtout pour nous faire comprendre que je n’arriverai jamais à vivre justement et pieusement dans ce monde. Alors je renonce, je suis ce monde ? Non, j’ai le casque du salut. Quelle belle image pour nous faire comprendre ces choses !

Et puis j’ai cette arme défensive (les premières étaient offensives) – c’est-à-dire pour me protéger. J’ai aussi « l’épée de l’Esprit qui est la Parole de Dieu ». Notre Seigneur, au début des évangiles, dans cette tentation dans le désert montre comment Lui, le Seigneur de gloire, cet homme parfait, a utilisé la Parole et rien que la Parole pour répondre aux sollicitations de Satan et Il a été vainqueur.

Nous avons encore la prière : « priant par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillant à cela avec toute persévérance et des supplications pour tous les saints, et pour moi ». La prière c’est, bien sûr, pour nos besoins personnels. C’est aussi pour s’adresser à Dieu et rendre grâces. Elle est aussi pour les autres, pour nos frères et sœurs qui peinent dans ce monde.

L’apôtre Paul, ce grand apôtre des nations, est en prison et il implore les prières de ses frères et sœurs. Combien y a-t-il de croyants ici-bas qui sont emprisonnés pour leur foi et maltraités ? Eh bien, il nous faut prier pour eux, prier pour tous ceux qui sont dans les nécessités. Nous ne pouvons bien sûr pas saisir tout ce qui se passe dans ce monde, mais il y a premièrement ce qui est à notre portée

Cela nous fait prendre conscience que nous avons un Dieu de miséricorde, de toute consolation et que si je prie pour ceux qui sont plus atteints que moi, est-ce que cela ne va pas m’aider à relativiser ce que je vis et à Lui remettre ma vie, et aussi à penser aux autres ? Et penser aux autres, c’est l’exemple que nous laisse notre Seigneur ici-bas dans tout le temps qu’il a passé sur cette terre. Il a pensé aux autres.

L’apôtre Paul termine cette épître – il était en prison – en disant : « Paix aux frères, et amour, avec la foi, de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ ! Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus Christ en pureté ! » (v. 23 et 24)

Cette pureté, cette honnêteté, on en a parlé plusieurs fois ce soir, nous avons besoin de cette grâce de Dieu qui nous enseigne, qui nous conduit, qui nous rappelle que, lorsque nous venons à la suite d’une faute aux pieds de notre Seigneur, Il pardonne encore et toujours.

L’homme riche qui a vu Lazare désirant les miettes qui tombaient sous sa table, n’est pas revenu sur lui-même. Il a emprunté le chemin qui conduit à la perdition. Dieu désire que, pour tous ceux alors qui ont choisi le bon chemin, nous vivions avec cette force qu’Il donne.

Éphésiens 6 dit : « Fortifiez-vous… dans la puissance de sa force ». Notre responsabilité, c’est de revêtir cette armure, mais avec son secours quotidien, en nous souvenant que nous sommes, non seulement pour notre salut, mais dans la marche chrétienne, des objets de la grâce.

On a parlé de la paix, de cette préparation de l’évangile de paix et puis au v. 23 : « Paix aux frères, et amour, avec la foi, de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ ! » C’est quelque chose que nous recevons avec reconnaissance.

J.L. Perron

1 SAMUEL 1 et 2. 18 à 21

Qu’il est important de connaître quelque chose de ce qui tient à son cœur à Lui. Nous avons dans l’Écriture des personnes desquelles on peut dire cela. J’ai pensé à une personne, une femme d’ailleurs – nous dirions dans le sens du Nouveau Testament, une sœur.

Très souvent les sœurs nous sont en exemple dans leur affection pour le Seigneur.

Nous ne pouvons pas entrer dans tous les détails. Il y a tellement de détails dans ces chapitres. Mais nous lisons ce chapitre très souvent, en tout cas chez nous, en pensant à cette prière de Anne, la prière d’une femme qui est vraiment dans l’affliction de cœur – et elle suit la bonne voie.

Son mari, malheureusement, avait deux femmes. Il semble que sa première femme était Anne, qui n’avait pas d’enfants, et qu’alors il ait pensé pouvoir avoir des enfants en prenant une autre femme. Quel malheur dans la famille à cause de cela, certainement non seulement pour Anne – mais le regard de l’Esprit de Dieu est fixé sur cette femme-là.

L’Éternel connaissait très bien cette femme, Il voyait dans son cœur un profond désir. Lequel ? Avoir un enfant ? Oui, certainement – mais pas seulement avoir un enfant, car elle avait la vision des choses qui se passaient dans le peuple d’Israël.

Le premier paragraphe que nous avons lu dans ce chapitre se termine par une phrase qui nous étonne peut-être un peu, et pourtant je crois que c’est aussi une clé pour comprendre la pensée de Anne : « et là étaient les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées, sacrificateurs de l’Éternel » (v. 3).

Nous ne voulons pas regarder ces deux hommes de trop près. Ce n’est que plus tard seulement, que nous apprenons leurs voies, leur façon d’agir – des sacrificateurs de l’Éternel, des hommes qui avaient des devoirs dans le temple, dans la tente d’assignation, des hommes qui devaient comprendre ce que c’est que la sainteté de Dieu en allant dans le sanctuaire.

Sanctuaire veut dire que c’est un lieu où la sainteté de Dieu se trouve et doit être vue et ressentie. Même le souverain sacrificateur n’avait le droit d’entrer dans le lieu très saint du sanctuaire qu’une fois par an, seulement le jour des grandes propitiations, et non pas sans le sang. Il y avait donc aussi un sacrifice nécessaire. Cet homme était le représentant du peuple, d’une part, et d’autre part le représentant de Dieu pour le peuple, parce que c’est là les deux côtés du service du sacrificateur :

D’une part donc le représentant du peuple devant Dieu, et d’autre part celui qui représentait Dieu de manière visible devant le peuple – donc un homme qui devait être caractérisé par la sainteté. Avec Hophni et Phinées, c’était tout à fait le contraire.

Ce début du 1er chapitre décrit déjà l’état moral tellement bas du peuple d’Israël. Bien sûr, dans la famille d’Elkana, il semble être encore un homme avec une certaine religiosité. Il comprend qu’il doit être obéissant à cette loi que Dieu avait donnée, que tous les mâles devaient venir trois fois par an devant la tente d’assignation pour les trois fêtes des jours solennels de l’Éternel, c’est-à-dire la Pâque, la fête des semaines, donc la Pentecôte, puis la fête des tabernacles.

Il semble qu’Elkana y venait avec sa famille. Alors Elkana, apparemment, est un homme fidèle, un homme spirituel. Mais nous voyons qu’Elkana n’est pas à la même hauteur que sa femme Anne quant à sa vie, quant au côté spirituel de sa vie. Et pourtant il veut être fidèle. Nous voyons certainement cela. Il a fait aussi un vœu, nous allons le voir tout à l’heure.

Mais Elkana ne comprend pas très bien le chagrin de sa femme, qui n’était pas seulement de ne pas avoir un enfant. Elle voulait avoir un enfant mâle.Pourquoi ? – Un enfant mâle qui soit voué à l’Éternel, enfin un homme dans le peuple d’Israël qui serait voué à l’Éternel.

Nous pensons très souvent au fait que Anne est une femme de prière, et c’est vrai. C’est une très bonne leçon que nous apprenons par elle, puis la façon dont elle présente les choses devant l’Éternel. Pourquoi fait-elle encore un vœu ?

Nous ne faisons pas de vœux, nous le comprenons bien. Pour elle c’était encore quelque chose que Dieu lui avait permis, et ce vœu-là était un vœu qu’elle voulait absolument remplir. Elle se savait dans la pensée de Dieu : Un homme voué à Dieu. Pourquoi voué à Dieu ? Parce que nous lisons : « … que tu donnes à ta servante un enfant mâle, je le donnerai à l’Éternel pour tous les jours de sa vie ; et le rasoir ne passera pas sur sa tête » (v. 11).

Voilà un des signes très clairs d’un nazaréat comme nous le lisons dans le chapitre 6 du livre des Nombres, où quelqu’un pouvait se vouer à l’Éternel, être là pour Lui, suivre ses pensées, chercher à connaître ses pensées, être obéissant à la loi de l’Éternel, avec compréhension, avec un cœur qui soit prêt à rechercher et à accomplir les pensées de l’Éternel.

Le rasoir : nous savons bien que l’Écriture nous dit que pour un homme – 1ère épître aux Corinthiens – c’est un déshonneur quand il a les cheveux longs, en contraste avec la femme pour qui c’est un honneur d’avoir les cheveux non coupés. Voilà les deux côtés que nous trouvons, le côté d’avoir les cheveux non coupés, cela veut dire très court, c’est un signe de la soumission à son mari, à Dieu, au Seigneur.

C’est pour cela, si vous le permettez, que je fais juste une remarque pratique. Nous devrions vraiment comprendre qu’aujourd’hui encore le Seigneur aime voir cette soumission, ce signe de soumission chez nos sœurs qui aiment le Seigneur, qui comprennent : Moi je vais être soumise, prendre cette place de soumission et – par amour pour le Seigneur – je ne vais pas prendre des ciseaux et me couper les cheveux.

Pour cet enfant mâle qui devait naître, pas de rasoir, c’est-à-dire qu’il ne devait pas avoir les cheveux coupés. Il devait prendre une place de soumission, une place de dépendance. C’est quelque chose d’extraordinaire, parce que pour un homme, ce n’était pas normal, c’est quelque chose de spécial que nous pouvons comprendre aujourd’hui.

Bien sûr il y aurait encore l’autre côté. Il ne fallait pas boire de vin, tout ce qui a à faire avec les joies terrestres, les joies de la chair, les choses de la chair – être uniquement pour Dieu, et nous pouvons comprendre que nous ne faisons pas cela maintenant, mais nous pouvons faire cela dans un sens spirituel, être vraiment voués au Seigneur, prendre une place de soumission.

Pour le mari il existe aussi ce côté qu’il est un frère parmi les frères et nous avons aussi cette belle parole, très courte d’ailleurs, de l’apôtre Paul quand il dit : « étant soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ » (Éph. 5. 21).

La soumission, c’est quelque chose qui d’ailleurs, aujourd’hui encore, peut être souligné quelquefois. Est-ce que moi je suis soumis aussi à mes frères, est-ce que j’arrive à prendre la place de soumission ? J’ai une pensée, si c’est la pensée du Seigneur, la pensée de la Parole, je vais la retenir ferme. Mais dès qu’il y a quelque chose où on veut penser ainsi : les frères ont dit cela – nous pensons plutôt qu’une certaine décision peut être prise. Est-ce que je suis prêt à me soumettre ? Est-ce que je crois que moi je sais mieux, que moi je sais bien, que moi je suis celui qui… ? Eh bien, non.

Les uns soumis aux autres dans la crainte de Christ, c’est-à-dire que nous avons tous ensemble à nous mettre sur nos genoux devant notre Seigneur et à rechercher là sa pensée. À ce moment-là le Seigneur est à même de nous montrer aussi quelle est sa pensée, même dans ces décisions dont je viens de parler, ces décisions qui ne sont peut-être pas à prendre, même pour des choses d’ordre inférieur, comme nous disons quelquefois. Ah ! les choses d’ordre inférieur, chercher un local, ce local-ci, ce local-là – il doit avoir cela, il doit être cela….

Vous comprenez, il y a aussi des choses toutes simples mais qui sont nécessaires. Si elles sont nécessaires, elles doivent être résolues dans cette soumission au Seigneur. Alors, allons ensemble devant le Seigneur et recherchons sa pensée. Voilà ce qui est aussi un trait de caractère de cet homme sur la tête duquel le rasoir ne passe pas, mais où chacun de nous veut vraiment spirituellement prendre cette place de dépendance et de soumission.

C’est très beau de voir justement ici, que la prière de Anne n’est pas égoïste. On pourrait penser : elle voulait absolument avoir un fils, comme les autres, comme l’autre femme (Peninna). Est-ce que c’était un désir égoïste ? Eh bien ici, non. Nous voyons que c’est un souhait qu’elle a pour le Seigneur, parce qu’elle est prête tout de suite à le donner à l’Éternel. Elle ne veut pas le garder pour elle.

Elle voulait qu’il y ait un homme dans le peuple d’Israël que Dieu pourrait employer. Bien sûr nous voyons aussi que Dieu met dans son cœur cette pensée. En fait, Dieu veut que ce que Anne exprime soit la pensée de Dieu. Elle ne le sait pas encore, je pense, quand elle fait ce vœu, et c’est quand même la pensée de Dieu, parce que Dieu veut qu’Anne ait un fils – parce qu’Il connaît le cœur de Anne, Il sait qu’elle sera la femme par laquelle il y aura un fils qui sera aussi élevé dans le même sens pour être un homme pour Lui.

Nous avons ces deux côtés, d’abord ce désir chez elle, c’est pour Dieu, non pas pour elle ; deuxièmement nous avons aussi cette responsabilité qu’elle prend elle-même pour l’élever dans le sens du caractère que son fils devait revêtir. C’est pour cela qu’elle va dans sa maison. Elle ne le donne pas à quelqu’un d’autre. Elle reste à la maison, et son mari est maintenant d’accord avec elle pour qu’elle reste à la maison pour allaiter, pour sevrer son enfant.

Je prends maintenant ce mot « allaiter » dans un sens spirituel. Allaiter son enfant a un sens naturel. Mais dans un autre sens plus élevé, allaiter son enfant, c’est lui donner de la nourriture. Quelle nourriture voulait-elle donner à son fils, ce fils qui devait être voué à l’Éternel ? Il y a une nourriture qui le rendra apte à être déjà un petit enfant qui peut servir, servir dans les petites choses.

Il nous est présenté en cela quelque chose pour nous, je crois. Que nous soyons frères ou sœurs, nous avons chacun le désir de prendre cette place de soumission. C’est toujours la bonne place d’ailleurs. Pourquoi ? Parce que c’était la place que le Seigneur a prise. Le Seigneur a pris la place de la soumission, de la dépendance. En cela il est pour nous le grand exemple.

Est-ce que nous voulons avoir une meilleure place que Lui ? Eh bien, non, chacun de nous va dire : Non, si nous comprenons bien, si nous retenons bien que le Seigneur a pris cette place de dépendance, de soumission, et d’obéissance. La soumission, c’est aussi l’obéissance. Est-ce que je veux avoir une autre place ? Non, si je veux suivre mon Seigneur, je veux aussi montrer quelque chose de son caractère.

Et nous apprenons aussi, pour nous, quant à un enfant que nous avons, quelles sont nos pensées. Oui, notre enfant doit avoir une meilleure vie que moi. Très souvent c’est comme cela qu’on pense et on croit qu’on pense bien. Mon enfant ne doit pas passer par des épreuves comme celles où moi j’ai dû passer. Ah ! non, je vais tout faire pour que mon enfant ait vraiment une bonne place.

C’est bien naturel, n’est-ce pas, que nous aimions que nos enfants apprennent quelque chose pour pouvoir subvenir à leurs besoins : cela c’est normal, c’est clair. Mais est-ce que je cherche autre chose, est-ce que je cherche peut-être même à me retrouver moi-même dans mon enfant ? Il y a aussi quelquefois cette pensée : Là où moi je ne suis pas arrivé, je veux au moins que mon fils y arrive, et je me vois un peu dans mon fils, je vois un succès. Assurer le succès de mon fils, c’est aussi assurer le mien. Non, ce n’est pas cela. Il y a un autre chemin : allaiter l’enfant, donner la nourriture, la bonne nourriture à notre enfant, une nourriture qui l’amène à être obéissant, à aimer le Seigneur. Nous espérons, nous prions que les enfants se convertissent très tôt. C’est une très grande grâce quand nous pouvons dire de notre enfant de dix ans : il est au Seigneur.

Quelle joie pour le cœur d’un père, d’une mère, de savoir que si le Seigneur Jésus vient aujourd’hui, lui aussi va L’accompagner comme moi. Nous aimons aussi que l’enfant apprenne cette soumission, apprenne la modestie qui nous permet d’être plus petit que l’autre. Nous aimons aussi que notre enfant, notre fils, notre fille, apprenne les pensées du Seigneur dans l’Écriture. Nous aimons qu’il comprenne ce qui nous tient à cœur.

Chers amis, est-ce que le fait que nous connaissons une place où le Seigneur est au milieu nous tient à cœur ? Mais quelle place pouvons-nous avoir avec la présence du Seigneur au milieu de nous ? Nous ne Le voyons pas, mais Il est là et cette place doit nous être très chère.

Aller là et être là, doit être notre priorité. Il y a bien des choses que nous trouvons très importantes dans notre vie de tous les jours. Cette place-là est la place où le Seigneur aime nous voir. Peut-être qu’Il nous dit quelquefois : « J’aurais bien aimé te voir, j’avais aussi quelque chose pour toi ». Est-ce que cela nous fait quelque chose quand nous manquons ?

Est-ce que nous pouvons imprimer cela sur le cœur de notre enfant, de notre fils ou de notre fille qui grandit, que l’enfant remarque vraiment : Alors c’est là ce à quoi mon père, ma mère, tiennent, c’est là ce qui est leur première pensée.

Que vraiment les enfants remarquent aussi que c’est notre vrai désir, notre premier désir, de plaire au Seigneur et d’être là où Il est quand Il nous invite. C’est allaiter son enfant jusqu’à ce qu’il soit sevré, c’est-à-dire jusqu’au moment où l’enfant peut déjà se nourrir lui-même, spirituellement aussi.

Et pourtant la maman n’a pas oublié son enfant. C’est pour cela que j’ai lu ces quatre versets dans le chapitre 2. Elle n’a pas seulement pensé juste au moment où l’enfant était avec elle. Maintenant qu’elle a donné l’enfant à Silo devant la maison de l’Éternel et maintenant son devoir serait-il terminé ? Eh bien, non, son devoir n’était pas terminé.

Elle a encore un regard sur ce Samuel. « Dieu a exaucé » : c’est ce que veut dire ce nom de Samuel. Quand elle prononçait ce nom, Samuel, elle devait penser à sa prière, à son vrai désir et à la réponse de grâce de Dieu, qu’Il lui ait donné ce fils. Eh bien, ce Samuel, comment va-t-il ?

Elle avait certainement besoin de le savoir parce que chaque année elle lui apportait une petite robe. Comment savait-elle que cette robe était bonne ? Samuel grandissait, ici c’est tout naturel. Elle a bien compris qu’il aura maintenant telle taille, il a huit ans, il a dix ans, il a douze ans, il a treize ans… ; il a grandi, il a besoin d’une robe qui lui aille. Oui.

Mais alors spirituellement c’est aussi le regard que nous pouvons avoir. Qu’est-ce que nous pouvons donner à notre enfant ? Est-ce que nous pouvons vraiment lui donner quelque chose qui soit adapté à son âge, adapté à sa compréhension ? À quel âge commençons-nous à enseigner nos enfants ? Tout au début, n’est-ce pas.

Apprendre à être obéissant est quelque chose que l’enfant, à trois ans, doit savoir. Il doit absolument connaître l’obéissance. Il y a aussi cet âge où les enfants cherchent à élargir leur liberté. Alors là, obéissance, mon enfant. Apprendre l’obéissance et puis après on apprend toujours davantage. On doit l’apprendre à son enfant.

On peut lui apprendre comment il peut servir. Est-ce que nos enfants apprennent à servir, à ne pas être égoïstes, à ne pas penser qu’à eux-mêmes ? Est-ce qu’ils voient chez nous que nous ne pensons pas à nous-mêmes ? Même un peu éloignés de nous, comme Samuel qui n’était plus dans la maison de ses parents, et pourtant sa mère avait toujours encore soin de lui.

Certainement qu’elle a prié, femme de prière comme elle l’était, elle a prié aussi notre Seigneur : « Tu connais mon fils, il est à toi et tu peux vraiment l’employer ». Ce doit être une prière pour nous aussi chaque jour que le Seigneur m’accorde, que ma fille et que mon fils, soient utiles pour le Seigneur, soient des jeunes gens qui ont un cœur pour le Seigneur et ainsi aussi d’ailleurs un cœur pour nos frères et sœurs, un cœur pour l’assemblée, qu’ils grandissent encore.

Je peux leur faire comprendre encore davantage ce qu’est l’assemblée pour le cœur du Seigneur. Voilà quelque chose que nous pouvons apprendre à nos enfants pour qu’ils soient des enfants nazaréens pour le Seigneur et pour marcher après le Seigneur, pour Le suivre.

Il y a encore certainement beaucoup de choses dans ce chapitre. Je pense encore à quelque chose que nous trouvons dans le v. 21 : « Et Elkana, son mari, monta avec toute sa maison pour sacrifier à l’Éternel le sacrifice annuel et son vœu ». On peut se demander quel était son vœu.

Il me semble qu’avant ce vœu il y a un entretien profond entre lui et sa femme, parce que dans l’Ancien Testament, quand une femme faisait un vœu, c’était le mari qui devait ratifier ce vœu. Si le mari n’était pas d’accord avec le vœu de la femme, sa femme était libre de son vœu. Il y a là encore une chose très belle à voir : c’est qu’Elkana a entendu que sa femme Anne a fait un vœu.

Elle a fait le vœu que quand elle aura un enfant, l’enfant sera donné à l’Éternel pour tous les jours de sa vie. Alors Anne, non, si enfin tu as un fils, sois raisonnable, tu auras enfanté un fils pour toi. Ce n’est pas ce qu’il a dit, mais il a dit : Je suis d’accord avec toi. Il a ratifié ce vœu. Et ce vœu était même son vœu à lui, c’est pour cela qu’il est venu aussi pour encore le ratifier devant l’Éternel : Voilà le vœu que nous avons fait, que ma femme a fait, mais avec lequel je suis tout à fait d’accord.

Cet accord qui se trouve ici dans le couple, que nous trouvons encore quand elle pense : il faut que je reste, j’ai ici mes devoirs, mon devoir pour mon enfant, mon mari est d’accord.

Nous voyons aussi cette belle unanimité entre le mari et la femme, quelque chose que nous apprenons aussi de cette histoire. C’est quelque chose de très important et de très bénéfique pour nous toujours, que nous – je parle à ceux qui sont mariés et qui ont des familles – soyons vraiment unanimes aussi quant à l’éducation et quant à tout ce qui concerne notre famille et notre vie ensemble.

C’est vraiment devant le Seigneur que nous nous trouvons unanimes dans la pensée : tout pour le Seigneur. Lui doit avoir toujours pour nous toujours la première place, pas autre chose, pas le succès ici dans le monde, pas les choses matérielles, même pas les choses que le Seigneur nous accorde certainement, mais la priorité qu’aura toujours le Seigneur Lui-même si nous voulons Le suivre. Que ce soit toujours notre première pensée !

Est-ce que c’est à la gloire de notre Seigneur, est-ce que nous voulons vraiment savoir ce qui Lui plaît ? Alors allons voir dans l’Écriture, mettons-nous à genoux devant le Seigneur pour Lui demander, quand nous avons lu quelque chose : Seigneur, montre-nous ce que tu nous dis ici, montre nous, afin que nous comprenions, et donne aussi cette inclination de notre cœur pour te suivre vraiment.

Peut-être une petite remarque pratique, quelque chose que j’ai dû apprendre. Nous lisons à la maison, n’est-ce pas ? Peut-être lisons-nous le calendrier. C’est très bien ; il y a un verset biblique, il y a encore une simple explication, il y a aussi quelquefois l’appel d’un frère dans le texte, et nous pensons aussi que ce frère a voulu se laisser conduire par le Seigneur, par l’Esprit Saint, pour écrire quelque chose.

Nous retrouvons donc cela bien sûr si nous lisons la Parole. Le papa lit, son épouse écoute, les enfants sont là, écoutent-ils ? Oui, ils écoutent. Vous savez, si nous terminons tout simplement comme cela, nous avons lu, fermé la Bible et on s’en va. On a perdu une occasion.

Je propose autre chose. Quand nous avons lu quelque chose, nous aimons ensuite prier et demander au Seigneur : « Donne-nous de comprendre et de faire ce que nous avons lu ». Peut-être que le père peut voir dans l’Écriture qu’il a lu un détail sur lequel il peut exprimer une pensée. Vous savez, pour les enfants, cela devient vivant, beaucoup plus vivant, que si l’on ferme l’Écriture, et puis c’est terminé. Ils attendent seulement le moment où c’est terminé. Mais non.

Et puis s’il y a encore d’autres choses, des questions. Nous pouvons peut-être entrer un peu dans un détail, nous pouvons peut-être dire : Tu as vu comment le Seigneur a agi dans ce texte. Qu’en penses-tu ? » Si les enfants sont un peu habitués à cela, je crois qu’ils écoutent beaucoup mieux.

C’est quelque chose de simplement pratique, mais avoir ensuite une prière. Elle ne doit pas être longue, mais une prière concrète, sur un certain point, et l’enfant retient cela : Nous avons encore prié pour cela, et cela aide aussi à attirer leur attention et les aide à comprendre, et cela nous rend capables de suivre ce que le Seigneur nous a montré. Le Seigneur veut nous aider dans tous les détails.

Nous avons chanté que le Seigneur est plein de bonté. Nous avons parlé de Lui dans notre cantique comme le sacrificateur qui veut nous aider. Que fait un sacrificateur ? Il nous aide avant que quelque chose de grave arrive. Quand nous lisons Hébreux 4, nous savons bien que nous pouvons nous approcher de Lui pour qu’Il nous aide avant que nous tombions, pas trop tard, mais au moment opportun.

Le moment opportun, chers amis, c’est peut-être le moment où nous faisons la lecture avec une prière, et cela a été le moment opportun où le Seigneur veut nous aider et peut-être aussi nous retenir – Il veut peut-être aussi retenir mon enfant de faire quelque chose. Le Seigneur sait tout cela.

Le Seigneur veuille employer cela pour sa gloire et pour notre bien.

R. Brockhaus