LES « PORTES » DE LA PRÉSENCE DE DIEU

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Sachez que l’Éternel est Dieu. C’est lui qui nous a faits, et ce n’est pas nous ; [nous sommes] son peuple, et le troupeau de sa pâture. Entrez dans ses portes avec des actions de grâce, dans ses parvis avec des louanges. Célébrez-le, bénissez son nom ! car l’Éternel est bon ; sa bonté demeure à toujours, et sa fidélité de génération en génération. Ps. 100. 3 à 5.

LES « PORTES » DE LA PRÉSENCE DE DIEU

 

Dans toutes les anciennes villes du monde, il y avait des portes que l’on ouvrait pendant le jour et qu’on fermait habituellement la nuit, pour assurer la sécurité. Mais les « portes » qui permettent au croyant d’accéder à Dieu sont toujours ouvertes.
Quand les Israélites lisaient le Psaume 100, ils étaient invités à entrer dans la présence de Dieu dans le temple. Pour cela, ils devaient passer d’abord par la porte et accéder au parvis, qui était la grande place située devant le temple.
De la même manière, dans notre vie chrétienne, il arrive parfois que nous puissions nous sentir loin de Dieu. Si tel est le cas, approchons-nous de Lui avec des prières d’actions de grâces et des paroles de louange ! Dans nos prières, nous pouvons rendre grâces à Dieu pour tout ce qu’Il a fait pour nous, et Lui demander Son secours pour tout ce qui nous charge et que nous appréhendons ; par la louange nous reconnaissons Sa grandeur et proclamons Son amour.
Les croyants de l’Ancien Testament étaient invités à entrer dans la présence de Dieu avec des actions de grâce et des louanges, « car l’Éternel est bon ; sa bonté demeure à toujours, et sa fidélité de génération en génération ». Quand ces croyants s’éloignaient de Lui, Dieu restait fidèle et les invitait à entrer dans Sa présence, à reconnaître leurs erreurs et à s’en repentir.
Pour nous, qui avons cru au Seigneur Jésus, l’accès à Dieu, qui est devenu notre Père, est toujours ouvert. Si nous nous sommes éloignés de Lui, humilions-nous et revenons à Lui en faisant confiance à Sa grâce infinie Et Dieu, qui ne repousse jamais le pécheur qui vient à Lui avec foi pour être pardonné, ne repoussera pas non plus un fils repentant qui veut retrouver une vraie et heureuse communion avec son Père céleste.

D’après « Il buon seme » avril 2022

 

MOI, JE SUIS

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MOI, JE SUIS

« Je suis celui qui suis ».

En vérité, en vérité, je vous dis : Avant qu’Abraham fût, Je suis. Jean 8. 58.

Ce verset était l’affirmation du Seigneur Jésus, en conclusion de la controverse dans laquelle les Juifs niaient Sa divinité et Son origine céleste. Ils ont accepté Ses paroles, lorsqu’Il a cité la réponse de l’Éternel à la question de Moïse, qui recherchait une confirmation pour le moment où il viendrait vers les fils d’Israël avec la promesse de leur délivrance de l’esclavage de l’Égypte : « Je suis celui qui suis » (Ex. 3. 14).
Les Juifs reconnaissaient bien la mission de Moïse comme étant donnée de Dieu, mais dès que Jésus Christ a affirmé Sa déité, ils ont montré le véritable état de leur cœur. Leur opposition et leur haine ont révélé leurs intentions meurtrières : ils avaient l’intention de lapider Celui qui était « Dieu… manifesté en chair » (1 Tim. 3. 16).
Au chapitre 8 de l’évangile selon Jean, le Seigneur avait aussi parlé de délivrance : « La vérité vous affranchira (vous libérera) … Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (v. 32, 36). Les ennemis du Seigneur, omettant le joug de leurs maîtres romains – pour ne rien dire des liens de l’esclavage du péché dans lesquels ils étaient – affirment n’avoir jamais été les esclaves de personne. Seul leur Messie, le Christ de Dieu, pouvait les en libérer, mais ils Le rejetaient.
Qu’ils sont nombreux, aujourd’hui, ceux qui sont aveuglés comme les Juifs l’étaient autrefois ! Les gens ne veulent pas admettre qu’ils sont sous l’emprise puissante du péché et ils refusent la bonne nouvelle du salut en Christ. Cependant, le Fils de Dieu, le Sauveur du monde, est le seul chemin du salut.
Quiconque reconnaît son état de perdition, se repent et accepte l’offre gratuite de Dieu du pardon de ses péchés grâce au sacrifice de Jésus Christ, sera rempli d’admiration et d’adoration devant la gloire de Sa Personne.

« Je suis le pain de vie »

Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim… Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel ; si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Jean 6. 35 et 51.

Le pain est proverbialement connu comme étant le soutien de la vie. Dans un sens figuré, le Seigneur Jésus se compare Lui-même au pain, mais Il est plus que ce qui subvient simplement à nos besoins. Il est la vie elle-même. Si l’on s’est nourri une fois de Lui, on n’a plus jamais faim.
Cela ne signifie pas simplement que l’on n’a plus d’appétit pour d’autres choses, comme, par exemple, diverses formes de divertissements. La faim est satisfaite une fois pour toutes, car cette forme inépuisable de nourriture contient la vie et ne la soutient pas seulement comme le fait notre pain quotidien.
Dans les versets 49 et 50 du chapitre 6 de Jean, le Seigneur Jésus se place Lui-même en contraste avec la manne que Dieu avait donnée autrefois aux pères des Israélites lorsqu’ils étaient dans le désert. Ils ont mangé la manne que Dieu leur donnait quotidiennement, mais ils sont tous morts, une grande partie d’entre eux dans le désert. Mais le Pain de vie donne la vie éternelle. Cela n’exclut pas la possibilité de la mort physique, mais cela signifie plutôt que l’âme et l’esprit sont délivrés de la puissance de la mort pour être unis à un corps de gloire au jour de la résurrection.
Si nos lecteurs, n’ayant jamais pris de nourriture spirituelle, ressentent un sentiment de vide dans leur âme, nous leur recommandons de tout cœur de manger le Pain de vie ! Recevez le Seigneur Jésus dans votre cœur. Il calmera votre faim.
La vie éternelle, cependant, ne peut être obtenue que par la foi en l’œuvre accomplie de Jésus Christ et certainement pas par quelque activité provenant de nous-mêmes. D’autre part, ce passage de l’Écriture ne fait pas du tout référence à la participation au repas du Seigneur – la Cène. Nous croyons nécessaire de signaler cette erreur communément répandue.

« Je suis la lumière du monde »

Moi, je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. Jean 8. 12.

Presque toute l’Europe, pendant la 2ème guerre mondiale, se retrouvait dans les ténèbres lorsqu’il faisait nuit. Si la lune et les étoiles disparaissaient derrière les nuages, les gens risquaient des collisions entre eux ou avec des objets, partout dans les rues. Les illuminations des rues que nous connaissons aujourd’hui font que presque plus personne ne sait ce qu’est vraiment une pleine obscurité.
Il fait tout aussi sombre dans le cœur humain pas un rayon de la lumière divine ne peut y pénétrer, à moins que le Seigneur Jésus n’y demeure. L’Écriture dit de Lui : « La vraie lumière était celle qui, venant dans le monde, éclaire tout homme » (Jean 1. 9).
Une rencontre avec le Seigneur Jésus implique que l’on reconnaisse honnêtement la souillure du péché en nous. Quand Pierre a vécu le miracle de la grande prise de poissons, il a pris conscience de la sainteté de la Personne qui était à bord de sa barque. Comment a-t-il réagi ? Il a dû reconnaître que sa propre condition était incompatible avec la présence du saint Fils de Dieu : « Retire-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur » (Luc 5. 8).
Comme le paysage est transformé quand l’aube se lève et révèle sa beauté ! Dieu désire bannir toute obscurité de nos cœurs, afin que le fruit de la vie éternelle puisse être vu.
Venez au Sauveur du monde, Jésus Christ, et confessez-Lui vos péchés, afin que vous aussi, vous deveniez participants de l’héritage des saints dans la lumière. Cela ne peut se faire que si vous avez été délivré du pouvoir des ténèbres (Col. 1. 12 et 13). Alors tout vous apparaîtra sous un jour nouveau. Mais ne méprisez jamais la lumière ! Le passage de Matthieu 6. 22 et 23 montre clairement la distinction entre la lumière et les ténèbres : « La lampe du corps c’est l’œil ; si donc ton œil est en bon état, ton corps tout entier est plein de lumière ; mais si ton œil est en mauvais état, ton corps tout entier sera ténébreux ; si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles grandes ténèbres ! »

« Je suis la porte »

Moi, je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et il trouvera de la pâture. Jean 10. 9.

Nous savons tous comme les portes sont utiles. Nous ne pourrions pas nous en passer ; tous les jours nous nous en servons pour accéder à des immeubles, des chambres, des placards, ou pour mettre nos affaires personnelles en sécurité contre des visiteurs indésirables. Qu’il est heureux de voir que le Seigneur Jésus se présente à nous comme étant Lui-même une porte toujours ouverte, lorsqu’Il a prononcé les paroles du verset ci-dessus. Quiconque le désire peut entrer afin d’être sauvé et de se trouver en sécurité. Tout le troupeau du bon Berger est en sécurité, car c’est Lui-même qui s’en occupe et qui le protège. Si nous jouissons du salut sur la base du sang versé de Jésus Christ, aucun intrus ne pourra jamais nous ôter de Son troupeau. Notre foi vient confirmer l’assurance de notre salut.
Le bon Berger ne s’occupe pas seulement de la sécurité éternelle de Sa brebis, mais Il prend soin de lui fournir la nourriture appropriée. C’est pourquoi nous avons cette double image de la porte : les brebis entrent et connaissent avec le troupeau le plaisir et la communion de Sa présence, mais de plus, elles peuvent être emmenées vers de bons pâturages (Ps. 23. 2).
En tant qu’enfants de Dieu ayant besoin de nourriture spirituelle, nous devons emprunter le même chemin, c’est-à-dire sortir par la porte. L’application pratique de cette écriture, c’est que nous nous confions nous-mêmes dans le Seigneur avant d’ouvrir Sa Parole, afin qu’il en résulte une heureuse croissance quant à « l’homme intérieur ».
N’oublions pas que les saintes Écritures nous parlent aussi d’une porte fermée, devant laquelle se tiennent cinq jeunes filles folles, réclamant l’entrée (lire Mat. 25. 1 à 13). Bien qu’elles aient supplié pour qu’on leur ouvre, l’entrée leur a été refusée. Aussi, il est urgent que vous entriez pendant que la porte est encore ouverte !

« Je suis le bon Berger »

Moi, je suis le bon berger : le bon berger laisse sa vie pour les brebis… Moi, je suis le bon berger : je connais les miens, et je suis connu des miens. Jean 10. 11 et 14.

Quel amour il devait y avoir dans le cœur du Seigneur Jésus, pour qu’Il aille jusqu’à offrir Sa vie en sacrifice pour Ses brebis ! Lorsqu’il était un jeune homme, David, qui allait devenir le grand roi d’Israël, avait chassé un lion et un ours et avait délivré un mouton de leurs gueules (1 Sam. 17. 34 à 36). Mais ce n’est là qu’une faible illustration de l’amour et du dévouement du Sauveur pour les brebis de Son troupeau, car c’est protégé par Dieu que David avait pu tuer le lion et l’ours et en sortir vivant. Mais pour délivrer des pécheurs repentants de la puissance de Satan, le Seigneur Jésus a dû laisser Sa vie. C’était le sacrifice exigé par un Dieu saint, et Son Fils a volontairement répondu à cette demande.
Cher lecteur, pouvez-vous concevoir que vous êtes tellement précieux pour le Fils de Dieu qu’Il était prêt à mourir pour vous afin que vous puissiez échapper à la mort éternelle, à la punition pour vos péchés ? Qu’est-ce qui vous retient de venir à Lui ?
Si vous ne le faites pas, vous n’aurez jamais l’occasion au cours de votre vie sur la terre de connaître l’intimité de la relation qui existe entre le Seigneur Jésus et les Siens. Le verset 14 de Jean 10, dans lequel le Seigneur Jésus se présente comme étant Lui-même le bon Berger, nous donne un enseignement profond à ce sujet. En dépit du très grand nombre de disciples qui L’ont confessé comme Seigneur depuis bien des siècles, aucun de leurs noms n’est oublié : « Il appelle ses propres brebis par leur nom » (Jean 10. 3). Ce seul fait devrait nous convaincre de Son amour, mais cela va encore plus loin : Il connaît toutes nos circonstances et nous pouvons alors nous confier entièrement à Ses soins : Il est vraiment un bon Berger !

« Je suis la résurrection et la vie »

Moi, je suis la résurrection et la vie : celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra pas, à jamais. Crois-tu cela ? Jean 11. 25 et 26.

Cela a dû être stupéfiant pour Marthe d’être confrontée à la déclaration du Seigneur Jésus, si profonde dans sa signification, peu de temps seulement après la mort de son frère ! Marthe croyait en la résurrection ; mais, pour elle, c’était un évènement qui devait se produire à la fin des temps. Voir la résurrection personnifiée devant elle, c’était quelque chose qu’elle ne pouvait pas comprendre. Mais sa foi l’a aidée, car elle a répondu à la question du Seigneur : « Oui, Seigneur moi je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu qui vient dans le monde ». Elle reconnaissait la dignité de Sa Personne et Son omnipotence, et cela lui suffisait. Elle pouvait accepter la parole du Seigneur sans chercher à la sonder.
Lazare a été ressuscité d’entre les morts, car le Seigneur possédait la puissance sur la vie et la mort. Peu de temps après, Christ Lui-même est ressuscité d’entre les morts. Quelle consolation pour l’homme mortel ! La foi en Sa Personne et en Son œuvre l’amène dans une relation avec Dieu qui dépasse les limites de notre vie terrestre, parce que Jésus est la résurrection et la vie.
Nous pleurons lorsque la mort nous sépare de nos bien-aimés, mais il y a une parole de consolation pour nous : les croyants vivront à nouveau, même s’ils se sont endormis en Jésus, car Dieu les amènera avec le Seigneur quand Il reviendra pour les Siens (1 Thess. 4. 16).
Mais le Seigneur ajoute une autre vérité à cette promesse : les croyants qui sont vivants possèdent la vie éternelle. Avez-vous reçu cette vérité pour vous-même ? Est-ce que la réponse de Marthe pourrait être votre confession de foi ?

« Je suis le chemin, et la vérité, et la vie »

Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par moi » Jean 14. 6.

Peu de temps avant Sa mort sur la croix, le Seigneur Jésus a enseigné Ses disciples au sujet de Son retour à la maison de Son Père, dans laquelle Il les introduirait plus tard. Il leur a dit qu’ils en connaissaient le chemin, ce à quoi Thomas a répondu qu’ils ne connaissaient ni le lieu ni le chemin qui y conduit. Le Seigneur leur présente alors trois points essentiels qui donnent accès à la présence du Père : le seul et unique chemin, la vérité et la vie éternelle.
Il est à peine besoin de donner la signification de ce qu’est le bon chemin, dans ce temps actuel de communications instantanées. Chacun de nous a, un jour ou l’autre, découvert qu’il était sur un mauvais chemin et qu’il devait rapidement faire demi-tour pour arriver à la destination souhaitée. Si quelqu’un a le désir sincère d’aller au ciel, ce serait pour lui une grave erreur s’il ne s’apercevait qu’au moment de sa mort que le chemin qu’il a choisi pour s’y rendre n’est pas le bon – il serait alors trop tard !
Jésus est le chemin vers la maison du Père et vers le Père Lui-même ; il n’y en a pas d’autre. Quiconque pense pouvoir se passer de Lui ne pourra pas arriver au but. La Parole de Dieu dit très clairement : « Il y a telle voie qui semble droite à un homme, mais des voies de mort en sont la fin » (Prov. 14. 12). Tout le monde préférerait obtenir la vie éternelle à la fin de son chemin sur la terre, plutôt que le jugement éternel, mais il y a une chose qu’on ne peut pas laisser dans l’ignorance : la vérité. Pourquoi tant de personnes rejettent-elles le moyen de salut de Dieu ? – Parce qu’elles devraient juger leur vie de péché et leur propre justice. Il n’est pas possible d’ignorer que le Seigneur Jésus Christ est la vérité.
Il est très difficile de définir la vérité en termes positifs. D’autre part il est relativement facile de dire ce qu’elle n’est pas en utilisant des phrases négatives. Un croyant ayant clairement compris la Parole de Dieu nous donne les explications suivantes : La vérité est un caractère divin qui est un modèle permettant de tout mesurer, afin que toute chose soit évaluée selon son véritable caractère, bon ou mauvais, qu’il s’agisse des hommes, des anges, ou des démons ; Dieu Lui-même peut être apprécié selon ce modèle.
Sur cette base, nous pouvons comprendre pourquoi le Seigneur Jésus pouvait affirmer qu’Il était la vérité. En comparaison, ou plutôt en contraste avec Lui, tout est replacé dans sa juste perspective. Je n’ai pas besoin de me préoccuper des autres : Jésus Christ, le Fils de Dieu, me révèle mon propre cœur. Il est également vain de me creuser la tête pour trouver de bonnes œuvres à accomplir ou des motifs pour ce que je fais. La considération du Fils de Dieu, saint et juste, suffira à me convaincre de tous les défauts, les erreurs et le mal qui constituent mon être naturel. En un mot, je suis un être pécheur qui a besoin d’un Sauveur.
Dieu a donné ce Sauveur au monde. Il n’a pas épargné Son Fils bien-aimé, mais Il a fait tomber le jugement du péché sur le seul Homme parfait qui ait marché sur cette terre. Acceptez-le par la foi et vous comprendrez pourquoi Il est la vérité.
La mort, cela signifie la séparation éternelle d’avec Dieu ; aussi, même la personne la plus simple peut comprendre qu’il faut qu’il y ait la vie pour que l’homme soit capable d’habiter dans la maison du Père. Pour Dieu, seule compte la vie éternelle, car la vie de tous les êtres humains se termine par leur mort physique, comme nous le savons tous, à moins que l’enlèvement de l’Église, quand Christ reviendra pour les Siens, ne se produise auparavant.
Le Seigneur Jésus Christ est la vie. Dans les versets d’introduction de son évangile, l’apôtre Jean écrit au sujet de Jésus Christ : « En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes » (Jean 1. 4).
Cela signifie que le Fils de Dieu est la source de la vie ; en-dehors de Lui, il n’y a pas de vie, d’aucune sorte. Le Père, qui a toute autorité sur la vie, Lui a donné le même pouvoir (cf. Jean 5. 26), et Il veut donner cette vie aux âmes perdues qui sont mortes dans leurs fautes et leurs péchés. Le Seigneur Lui-même a dit : « Je suis venu afin qu’elles aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance » (Jean 10. 10).
Comment peut-on obtenir la vie éternelle ? Pour répondre à cette question, nous devons de nouveau écouter les paroles du Seigneur Jésus Christ : « Or la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jean 17. 3). Nous devons être nés de nouveau, afin que la vieille nature pécheresse qui est en nous meure. Alors nous comprenons les paroles de l’apôtre Paul aux Colossiens : « Vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu » (Col. 3. 3). « Jésus Christ : lui est le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jean 5. 20).

« Je suis le cep »

Moi, je suis le cep, vous les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car, séparés de moi, vous ne pouvez rien faire. Jean 15. 5.

Les sarments sortent du pied de vigne afin de porter le fruit que le vigneron attend. Si un sarment est ôté de la vigne, le courant de sève vital pour maintenir la vie dans le sarment est interrompu et il ne produira pas de fruit.
Le prophète Ésaïe s’était déjà servi de cette illustration de la vigne pour dépeindre Israël, le peuple terrestre de Dieu (És. 5. 1 à 7). Il décrit les soins assidus appliqués à la vigne afin de s’assurer qu’une bonne récolte puisse être envisagée. Mais quand le temps de la récolte arrive, le vigneron découvre qu’elle n’est constituée que de raisin sauvage qui est impropre à faire du vin ; quelle déception !
Dans le premier verset de Jean 15, le Seigneur Jésus se désigne Lui-même comme étant le vrai cep (en contraste avec Israël) et Il parle ensuite de quatre étapes pour le fruit porté : du fruit, plus de fruit, beaucoup de fruit, du fruit qui demeure (v. 2, 5, 8 et 16). Ce fruit pousse sur les sarments, qui représentent ceux qui ont une relation vivante avec Lui qui est le cep. Le Seigneur fait remarquer à Ses disciples que la communion avec Lui ne doit pas être interrompue, sinon le développement d’un fruit qui Lui est agréable, cesse.
Beaucoup de personnes désirent sincèrement jouir de la faveur de Dieu : à la fin de leur vie, ils aimeraient recevoir Son approbation quant aux œuvres accomplies durant leur passage sur la terre. Mais nous devons tous commencer par la semence de la vie nouvelle au travers de la régénération. Le Seigneur Jésus a dit une fois : « Produisez donc des fruits qui conviennent à la repentance » (Luc 3. 8). La repentance produit la poussée des premiers bourgeons, qui sont le signe d’un fruit qui demeurera dans l’éternité ; c’est le fruit approuvé par le Seigneur.

« Moi, je suis »

Jésus… s’avança et leur dit : Qui cherchez-vous ? Ils lui répondirent : Jésus le Nazaréen ; Jésus leur dit : c’est moi… Quand donc il leur dit : C’est moi, ils reculèrent et tombèrent par terre. Jean 18. 4 et 6.

Cette série de méditations sur ces paroles bien connues du Seigneur Jésus dans l’évangile selon Jean, commence en mettant en évidence Sa gloire divine. Nous aimerions conclure de la même manière.
Après que le Seigneur, avec amour, ait préparé Ses disciples à la pensée de Son prochain retour au ciel, ainsi qu’à la période de temps qui suivrait, Il les remet aux soins de Son Père par la prière. Puis Il sort, sachant parfaitement qu’Il serait arrêté, interrogé, jugé et enfin crucifié. Mais Il donna au peuple un dernier témoignage de Sa sainteté et de Son origine divine en leur rappelant leur responsabilité.
À la question : « Qui cherchez vous ? », la foule qui suit Judas Iscariote répond en appelant Jésus par le nom de Son humiliation : Jésus le Nazaréen ; et le Seigneur se présente Lui-même par ces mots qu’ils connaissaient : « C’est moi » – moi, je suis (voir 8. 24 et 28 et Ex. 3. 14). Celui qui se tenait devant eux était le Fils de Dieu qui se livrait à leur volonté. Le moment était venu où Il allait devoir boire la coupe que le Père lui avait donnée (v. 11).
À la révélation de Sa gloire, ils reculent et tombent par terre. Personne n’aurait pu utiliser la force pour le prendre, si le Père ne l’avait pas permis, et le Seigneur s’avance de Sa propre et libre volonté. N’avait-Il pas dit : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre » (Jean 4. 34) – et quant au don de Sa vie : « Personne ne me l’ôte, mais moi, je la laisse de moi-même ; j’ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre : j’ai reçu ce commandement de mon Père » (10. 18) ? Maintenant, Il allait glorifier Dieu par le sacrifice de Lui-même pour notre rédemption.

 

Agneau de Dieu, Tu es digne
Que tout genou se plie devant Toi.

D’après « The Good Seed » mai-juillet 2022

SIMPLE MAIS PROFOND

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En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Mat. 11. 25.
Ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment, Dieu nous l’a révélé par son Esprit ; car l’Esprit sonde tout, même les choses profondes de Dieu. 1 Cor. 2. 9 et 10.

 

SIMPLE MAIS PROFOND

 

Quand Jésus parlait, Il communiquait les pensées de Dieu à Ses auditeurs. Ses paroles étaient cachées « aux sages et aux intelligents », mais « révélées aux petits enfants », qui les recevaient sans raisonner ni discuter. Pour être reçus, les messages de la Bible ne demandent pas une recherche basée sur l’intelligence humaine ; ils sont accessibles même aux plus simples, parce qu’ils sont en mesure d’y croire. En voici quelques exemples :
« Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » (Gen. 1. 1) : une phrase courte qui établit les origines de l’univers. Elle fait référence à la toute-puissance, à la sagesse et à la bonté du Créateur.
« Dieu est amour » (1 Jean 4. 8 et 16) : trois mots qui révèlent la nature intrinsèque du Créateur.
« Le Père aime le Fils » (Jean 5. 20) : la relation entre ces Personnes divines est dévoilée.
« Il n’y a pas de juste, non pas même un seul… tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 10 et 23) : une déclaration claire et sans appel qui nous concerne tous.
« Il est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement » (Héb. 9. 27) : c’est la conséquence inévitable de notre état de pécheurs devant Dieu.
Mais aussi :
« Le Père a envoyé le Fils pour être le Sauveur du monde » (1 Jean 4. 14) : ce verset contient tout le plan de Dieu pour le salut de l’humanité.
« Crois au seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Act. 16. 31) : une promesse de Dieu, claire et compréhensible.
« Qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3. 36) : une certitude pour l’éternité, simplement et uniquement par le moyen de la foi.

D’après « Il buon seme » avril 2022

 

L’AMOUR VRAI

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Que l’amour soit sans hypocrisie ; ayez en horreur le mal, tenez ferme au bien ; quant à l’amour fraternel, soyez pleins d’affection les uns pour les autres ; quant à l’honneur, soyez les premiers à le rendre les uns aux autres ; quant à l’activité, pas paresseux ; fervents en esprit ; servez le Seigneur… Rom. 12. 9 à 11

L’AMOUR VRAI

 

Le chapitre 12 de l’épître aux Romains est riche d’exhortations qui concernent la vie chrétienne : sur quatre versets (9 à 13) on compte treize exhortations. L’apôtre Paul reconnaît avoir écrit « avec plus de hardiesse » sur certains points (15. 15) afin de les rappeler de nouveau aux frères, pour qu’ils deviennent « une offrande agréable… sanctifiée par l’Esprit Saint » (15. 16).
Peu avant (12. 1 à 2), il a exhorté les frères à se consacrer à Dieu en un « service intelligent », présentant leurs propres corps « en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu », chacun utilisant le don spirituel reçu par grâce (v. 4 à 8). Puis l’apôtre revient sur la manière dont on doit vivre la vie chrétienne, et il le fait en empruntant le chemin de l’amour.
Voilà les signes tangibles de cette transformation par le renouvellement de l’entendement (v. 2) qui peut faire que nous accomplissions consciemment la parfaite volonté de Dieu et que nous soyons ainsi de véritables « sacrifices vivants ».
« Que l’amour soit sans hypocrisie », c’est-à-dire un amour dans la vérité. Si le cœur n’est pas réellement engagé, ce n’est pas l’amour vrai – celui des vrais adorateurs de Dieu – mais seulement une apparence trompeuse, qui tente de donner une meilleure image de soi afin d’obtenir l’approbation des autres – ou peut-être même de cacher un péché.
Dans une autre lettre, la première de celles adressées aux Corinthiens, Paul parle de la souveraineté excellente de l’amour, en en énumérant les qualités : il est patient, plein de bonté, il n’est pas envieux, il ne se vante pas, ne s’enorgueillit pas, ne se conduit pas d’une manière inconvenante, ne s’irrite pas, n’impute pas le mal ni ne se réjouit de l’injustice (13. 4 à 7).
Pour servir le Seigneur avec zèle et ferveur, nous devons garder les yeux fixés sur Jésus, avec le désir de glorifier Dieu et d’édifier notre prochain avec cet « amour sans hypocrisie ».

D’après « Il buon seme » avril 2022

 

CORONA 95

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CORONA 95

Le prix payé pour notre repos

 

« Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort », et « la mort a passé à tous les hommes, du fait que tous ont péché » (Rom. 5. 12).
Dans la Parole de Dieu, la mort est vue sous deux aspects :

1) La mort spirituelle : « lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans vos péchés » (Éph. 2. 1 et 5 ; Col. 2. 13). Cette condition est l’état qui a suivi le péché d’Adam et Ève. Toute communion avec leur Dieu créateur a été coupée : « Et les yeux de tous deux furent ouverts, et ils connurent qu’ils étaient nus ; et ils cousirent ensemble des feuilles de figuier et s’en firent des ceintures » (Gen. 3. 7). Par leur désobéissance ils ont perdu l’innocence, et comme Dieu a donné à l’homme une conscience, leur péché a engendré la peur : « Et l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit : Où es-tu ? Et il dit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, car je suis nu, et je me suis caché ».
Les ceintures de feuilles de figuier ne pouvaient cacher leur péché ; de même, quelles que soient les œuvres que nous puissions faire, elles ne cacheront pas nos péchés. Il a fallu une ou des victimes pour qu’Adam et Ève puissent être en contact avec Dieu : « Et l’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des vêtements de peau, et les revêtit » (v. 21). Ce court verset en dit long sur le fait que tout vient de Dieu. Le prophète Ésaïe l’avait bien compris lorsqu’il écrit : « Je me réjouirai avec joie en l’Éternel, mon âme s’égayera en mon Dieu ; car il m’a revêtu des vêtements du salut, il m’a couvert de la robe de la justice » (És. 61. 10). Il ne restait à Adam et Ève, comme pour Ésaïe, que de se laisser revêtir. L’orgueil de l’homme l’en empêche trop souvent. Le Seigneur Jésus l’a dit : « Entrez par la porte étroite ; car large est la porte, et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et nombreux sont ceux qui s’y engagent ; car étroite est la porte, et resserré le chemin qui mène à la vie, et peu nombreux sont ceux qui le trouvent » (Mat. 7. 13 et 14). Pour entrer dans le royaume de Dieu il faut être « né d’eau et de l’Esprit » (Jean 3. 5). Ceci concerne notre âme et notre esprit. Quant à notre corps, il devra connaître la corruption, conséquence de la chute en Éden.

2) La mort de notre corps sera effective lorsque notre cœur s’arrêtera de battre. Elle est vue en image par Salomon : « souviens-toi de ton Créateur… avant que le câble d’argent se détache, que le vase d’or se rompe, que le seau se brise à la source, et que la roue se casse à la citerne ; et que la poussière retourne à la terre, comme elle y avait été, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné » (Éccl. 12. 1 à 7). Le psalmiste parle de la mort du corps quand il écrit : « Précieuse, aux yeux de l’Éternel, est la mort de ses saints » (Ps. 116. 15). Pour notre Seigneur, passer par la mort, c’était retourner dans la présence de Son Père – une joie anticipée traduite par ces mots : « Si vous m’aimiez, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père » (Jean 14. 28). Le Fils du Père voulait nous avoir avec Lui, cela faisait partie de « la joie qui était devant lui » (Héb. 12. 2). Pour cela Il a dû être jugé à notre place sur le bois maudit de la croix. Depuis Adam jusqu’à Christ, la vie ôtée à tant d’animaux n’a pu ôter un seul péché. Leur sang répandu sur la terre était comme une couverture temporaire, toujours renouvelée. Ce sang était l’anticipation du « sang précieux de Christ » (1 Pier. 1. 19). « C’est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit : Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas pris plaisir aux holocaustes ni aux sacrifices pour le péché ; alors j’ai dit : Voici, je viens, — il est écrit de moi dans le rouleau du livre — pour faire, ô Dieu, ta volonté » (Héb. 10. 5 à 7). Seul, le Fils, en qui il n’y a point de péché, pouvait répondre à la sainteté de Dieu (1 Jean 3. 5).
Jésus a marché, de la crèche à la croix, en glorifiant Son Père. Il n’y a pas eu de repos pour Lui parce qu’Il traversait un monde meurtri par les conséquences du péché. Nous Le voyons, dans les évangiles, toujours en action ou en prière. En communion constante avec Son Père, Sa grâce s’étendait sur quiconque Le recevait. Aux disciples, de retour de mission, Il dit : « Vous-mêmes venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu » (Marc 6. 31). Mais ils n’eurent pas le loisir de s’arrêter, car déjà la foule les rejoignait. Au terme de Son parcours, Jésus, « la lumière du monde » est « amené et conduit dans les ténèbres » (Lam. 3. 2).
Mille ans avant la croix de Golgotha, l’Esprit de Christ a parlé par le roi David : « Mon Dieu ! je crie de jour, mais tu ne réponds point ; et de nuit, et il n’y a point de repos pour moi » (Ps. 22. 2). Dans les ténèbres, en plein jour, notre Sauveur expia nos péchés ! Là, Il a crié : « Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné » (v. 1). À Son cri de détresse, il fut répondu. Le Fils de Dieu ressuscite le troisième jour ! C’est une victoire complète sur la mort et sur Satan.
Par grâce nous pouvons dire :

C’était pour nous que Tu souffris !
Oh ! merci Seigneur Jésus !

« Quel repos céleste ! mon fardeau n’est plus !
Libre par le sang du Calvaire…
tous mes ennemis, Jésus les a vaincus :
Gloire et louange à Dieu notre Père !
Quel repos, quel repos, quel repos,
quel céleste repos !

Quel repos céleste, quand enfin, Seigneur,
auprès de Toi j’aurai ma place !
Après les travaux, les combats, la douleur,
à jamais je pourrai voir ta face ! »

Cantique 71 des Venez à Moi

 

Nous serons enfin arrivés « au port désiré » (Ps. 107. 30). Jusqu’à ce jour nous poursuivons le bon combat de la foi, mais sachons expérimenter, comme David, le bienfait de s’appuyer entièrement sur le bon Berger pour : « reposer dans de verts pâturages » et pour s’abreuver « à des eaux paisibles » (Ps. 23. 2). L’eau que seul le Seigneur donne, Sa Parole éclairée par le Saint Esprit (Jean 4. 14 ; 7. 38 et 39).
« Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu ; car mon attente est en lui. Lui seul est mon rocher et mon salut, ma haute retraite : je ne serai pas ébranlé » (Ps. 62. 5 et 6). « Sur Dieu seul mon âme se repose paisiblement ; de lui vient mon salut » (Ps. 62. 1). Un salut éternel ? Oui ! Mais aussi des délivrances vécues dans les combats livrés avant d’entrer dans Sa gloire.

 

TRADUCTIONS DE FEUILLETS (31)

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TRADUCTIONS DE FEUILLETS (31)

 

 

Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits. Ps. 103. 2.

LA BONNE ADRESSE

William Booth (1829-1912), le fondateur de l’Armée du Salut, raconte, dans une de ses lettres, une anecdote pleine d’enseignement.
Au cours d’une conférence, un chrétien avait parlé en détail des problèmes et des déceptions qu’il avait avec ses frères et sœurs dans la foi. Là-dessus, un autre lui répondit : Je vois que tu habites dans la rue des Lamentations. J’y ai habité moi-même quelque temps, et je n’y étais pas bien. L’air était malsain, la maison était humide et sombre, l’eau avait mauvais goût, les oiseaux n’y chantaient jamais, et j’étais toujours triste et de mauvaise humeur.
Mais ensuite j’ai déménagé dans la rue de le Reconnaissance, et depuis je vais bien, et ma famille aussi. L’air est sain, l’eau est claire, la maison est saine et est exposée au soleil, les oiseaux chantent, et je suis heureux du matin au soir. Si je peux donc te donner un conseil, déménage, toi aussi ! Dans la rue de la Reconnaissance il y a encore beaucoup de maisons libres, et si tu veux te décider à déménager, je suis sûr que tu t’y sentiras très bien. De plus, je me réjouirais beaucoup de t’avoir comme voisin.
Pensons-nous souvent aux nombreux bienfaits dont Dieu nous fait don, au lieu de nous plaindre de ce que nous pensons qu’il nous manque ? Peut-être que nous pouvons aussi apporter un peu plus de gentillesse, de joie et de paix dans notre rue ?
Qu’ils célèbrent l’Éternel pour sa bonté, et pour ses merveilles envers les fils de hommes. Psaume 107. 8.

D’après die gute Saat février 2022

 

Jésus, Fils de David, aie pitié de moi !
– Que veux-tu que je te fasse ? … Que je recouvre la vue
– Ta foi t’a guéri. Luc 18. 38, 41 et 42.

PRONOMS PERSONNELS

Quelqu’un a dit une fois : le christianisme est une religion de pronoms personnels. Et il a en partie raison. Peut-être que je reconnais que tous les hommes sont pécheurs et que Jésus est un Sauveur – mais ce qui est important, c’est que je reconnaisse que je suis un pécheur et que Jésus doit être mon Sauveur.
Le récit d’où sont cités les passages ci-dessus exprime cela. L’aveugle s’écrie : Aie pitié de moi ! La réponse qu’il entend, c’est : Que veux-tu que je te fasse ? L’aveugle répond : Que je recouvre la vue. Et il peut entendre : Ta foi t’a guéri.
Un homme est allé une fois chez un prédicateur en lui disant : Je crois tout ce que vous dites, et j’aime vos prédications. Pourtant je ne suis pas sauvé – pourquoi cela ? Le chrétien lui a répondu : Êtes-vous déjà venu personnellement à Jésus Christ en lui disant : O Dieu, si personne d’autre dans ce monde n’a péché, moi j’ai péché ; si tous les autres te refusent, moi, j’ai besoin de toi comme mon Sauveur personnel ?
– Vous voulez dire donc, dit l’homme, que mon problème, c’est que je ne prends pas la Parole de Dieu personnellement pour moi ?
– C’est possible.
Cet homme n’était pas sauvé, parce qu’il ne considérait pas sa conversion comme une chose tout à fait personnelle entre lui et Christ. Il était perdu, et il devait être sauvé. Il le serait seulement quand il dirait : J’ai péché, quand il reconnaîtrait : Il faut que je sois né de nouveau, qu’il entendrait : Ta foi t’a guéri (ou sauvé) (Luc 15. 21 ; Jean 3. 7).
Si je veux être sauvé, il faut que je le sois personnellement ! Alors je peux penser aussi aux autres et le leur dire.

D’après die gute Saat mars 2022

 

Je suis toujours avec toi : tu m’as tenu par la main droite. Ps. 73. 23.

QUI TIENT LA CORDE ?

Un récit ancien parle d’un promeneur en montagne qui découvrit des fleurs rares accrochées à une pente raide. Bien qu’il ait eu une corde avec lui, il n’osait pas se laisser descendre jusque-là.
Tout à coup apparut un jeune berger. Le promeneur lui demanda s’il voudrait bien lui cueillir quelques-unes de ces fleurs magnifiques. Il lui tiendrait la corde pour descendre la pente, et il lui donnerait une récompense.
Le garçon regarda l’étranger d’un air sceptique. Puis il disparut aussi vite qu’il était venu. Peu après il était de nouveau là, accompagné d’un homme vigoureux à l’air sympathique. – A présent je suis d’accord de descendre sur la pente, cria le garçon. Mais c’est cet homme qui doit tenir la corde ! C’est mon père !
Qui tient la corde ? C’est ce qui importe. Dieu nous connaît. Il connaît aussi nos conditions de vie et Il sait comment nous devons nous comporter. Nous pouvons Lui faire entièrement confiance. Près de Lui nous sommes en sûreté. Toutefois nous devons nous en remettre entièrement à Lui avec tout ce que nous sommes et ce que nous avons.
Tous ceux qui sont des enfants de Dieu peuvent se savoir aimés, portés et gardés par Lui, comme étant des enfants, qui sont « nés… de Dieu » (cf. Jean 1. 12 et 13).
« Comme un père a compassion de ses fils, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent » (Ps. 103. 13)

D’après die gute Saat avril 2022

 

Les saintes lettres… peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le Christ Jésus. 2 Tim. 3. 15.

LES RÉFLEXIONS D’UN AVIATEUR

Après un vol sans incident, nous arrivions, reconnaissants, à l’atterrissage à Francfort. L’immense aéroplane glissait sur la piste de manière particulièrement douce.
Nous étions les derniers voyageurs dans la cabine au moment où le pilote avec ses coéquipiers, quittant le cockpit, nous saluèrent amicalement et engagèrent la conversation. On voyait que, même avec toute son expérience, il était heureux d’avoir amené ses passagers au but avec sécurité.
Dieu, dans Sa bonté, a donné aux hommes de nombreuses capacités. Et c’est pourquoi, vous, le commandant, avez pu, avec cet immense appareil, amener des centaines de passagers à bon port au-dessus de l’océan. Nous vous en remercions, et nous en remercions notre grand Dieu.
Le commandant prenait son temps, et nous avons parlé du dernier voyage d’un homme ; son passage dans l’éternité. Dans quelle direction avançons-nous ? Vers le ciel ou vers l’enfer ?
Le capitaine répondit : Si vous m’aviez posé cette question sur l’éternité , il y a un an, j’aurais probablement répondu en éludant la question. Entre-temps j’ai changé. Lorsque je lui ai offert de lui envoyer une Bible, il nous a répondu, à notre grande surprise : Ma femme et moi avons plusieurs Bibles chez nous, et nous les lisons. Nous étions émus par la grâce de Dieu à salut envers cet homme et sa femme.

D’après die gute Saat mai 2022

 

Tu es digne de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux ; car tu as été immolé et tu as acheté pour Dieu par ton sang, de toute tribu, et langue, et peuple, et nation. Apoc. 5. 9.

LA SOLUTION POUR LE PROCHE ORIENT

Il y a quelques années, le fils d’un sheik bédouin haut placé, du Sud d’Israël, demanda une autorisation de séjour pour une visite aux États-Unis. La demande fut d’abord refusée. Alors, un prédicateur chrétien l’accompagna vers le chef du service compétent, pour lui exposer le cas. Celui-ci posa au jeune homme une série de questions.
L’Arabe décrivit la situation au Negev, au sud d’Israël. Il parla de sa famille et de son propre parcours. Et ensuite il parla en détail de sa foi.
Au grand étonnement de l’employé, il parla de ce que Christ avait fait dans sa vie et de ce qu’Il représentait pour lui. Et à la fin le jeune homme eut encore le courage de dire : Voilà l’histoire de ma vie. A présent, vous pouvez aussi me parler de votre vie. Le chef du bureau répondit : Grâce à Dieu, moi aussi je suis un chrétien, né de nouveau !
Il apparut alors que le responsable de l’emploi était de naissance un Juif, qui s’était aussi converti à Jésus Christ. Et alors l’Arabe et le Juif se réjouirent d’être des frères dans la foi ! A la fin de l’entretien, le jeune homme conclut : Maintenant nous vivons la solution au problème du Proche Orient : C’est Christ, notre Sauveur vivant ! Ce n’est pas un humain ni un pays qui peuvent nous sauver – c’est Christ seul.

D’après die gute Saat mai 2022

 

Tout ce qui a été écrit auparavant l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation des Écritures, nous ayons espérance. Rom. 15. 4.

L’ANCIEN TESTAMENT

L’Ancien Testament a été essentiellement écrit dans la langue hébraïque. Il est, non seulement la première partie de la Bible chrétienne, mais aussi l’Écrit sacré des Juifs. Il embrasse le temps depuis la création jusqu’au temps où une partie des Juifs de la transportation à Babylone revinrent dans le pays d’Israël et s’y installèrent.
Certains livres de l’Ancien Testament ne sont pas faciles à comprendre, en particulier les livres prophétiques. C‘est cependant l’Écriture Sainte, et donc la Parole de Dieu – comme aussi le Nouveau Testament, où l’Ancien Testament est cité plus de 300 fois.
L’Ancien Testament décrit l’histoire de l’humanité et celle du peuple d’Israël. Il nous fait voir aussi maintes fois la grâce de Dieu, et la foi de ceux qui se confiaient en Dieu.
C’est aussi un livre d’exemples. L’apôtre Paul écrit : « Tout ce qui a été écrit auparavant l’a été pour notre instruction » (Rom.15. 4), « Ces choses sont arrivées comme types de ce qui nous concerne » (1 Cor. 10. 6). L’Ancien Testament est plein d’exemples et de figures qui dirigent nos regards sur des personnes, des faits ou des évènements du Nouveau Testament.
Mais le plus important, c’est que l’Ancien Testament rend témoignage de Jésus Christ. Jésus Lui-même a dit aux Juifs : « Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi » (Jean 5. 39). Quel enseignement cela devait être, quand le Seigneur Jésus expliquait, à partir des Livres historiques (ceux de Moïse) et des Livres prophétiques (ceux des prophètes), ce qui le concernait Lui-même !

D’après die gute Saat juin 2022

 

Le Christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption. 1 Cor. 1. 30.
Nous, nous aimons, parce que lui nous a aimés le premier. 1 Jean 4. 19.

FOI ET SCIENCE

La médaille Fields est la plus haute distinction qu’un mathématicien puisse recevoir pour des résultats particuliers. Lorsque Laurent Lafforgue a eu cet honneur en 2002, il a été la cible des projecteurs. A la stupéfaction de beaucoup, Lafforgue s’est déclaré être un chrétien convaincu. Il a ensuite insisté, disant que la foi, pour lui, n’avait rien à faire avec les sentiments, mais avec la recherche honnête de la vérité.
Alors que nombreux sont ceux qui acceptent l’idée d’une opposition entre la science et la foi, Lafforgue y voit tout d’abord des ressemblances.
La foi, dit-il, recherche la vérité, la science également. On ne peut pas faire de recherches scientifiques sans croire à l’existence de la vérité. Les mathématiciens ne font pas cela seuls, mais en collaboration. Il en est de même de la foi, on ne peut pas la vivre seul… En mathématiques on ne peut pas perdre de vue les questions de base ; avec la foi il en est de même : J’ai toujours le sentiment profond que Christ est le plus important de tout. Et je crois que je peux dire : J’aime Christ.
« M’aimes-tu ? » a demandé Christ à l’apôtre Pierre. Et Pierre a pu répondre : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime » (Jean 21. 16).
Beaucoup peuvent estimer Jésus comme étant un homme exemplaire – mais seul peut l’aimer réellement celui qui a fait l’expérience personnelle de son amour en salut, et qui en est venu à avoir une relation vivante avec Lui.

D’après die gute Saat juin 2022

 

Car Dieu est un, et le médiateur entre Dieu et les hommes est un, l’homme Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. 1 Tim. 2. 5 et 6.

MOI, NICOLAS, TSAR DE RUSSIE…

Le tsar Nicolas avait l’habitude de visiter incognito les logements de son armée. Une nuit, il trouva un jeune officier, fils d’un ami, endormi, la tête appuyée sur la table. Devant lui se trouvaient un pistolet chargé et une feuille de papier sur laquelle le jeune homme avait additionné toutes ses dettes. C’était tout ce qu’il avait perdu en jouant. Sa situation lui semblait désespérée, il voulait mettre fin à ses jours. Au bas de la feuille, il avait écrit : « Qui pourrait payer une dette aussi importante ? » Épuisé et déprimé de chagrin, il s’était finalement endormi.
La première pensée du tsar fut de le réveiller afin de lui donner une punition. Puis il changea d’avis : cet homme n’était-il pas le fils de son ami ? Il décida de lui pardonner. Mais le pardon ne remboursait pas les dettes monétaires du jeune homme, et la justice exigeait que la dette soit réglée. Alors il prit le stylo qui était encore sur la table et écrivit sous la question désespérée de l’officier : « Moi, Nicolas ».
Nous avons tous accumulé une grande culpabilité sur nous-mêmes devant Dieu par nos péchés. Nous avons désobéi à ses commandements et ne l’avons pas aimé comme nous aurions dû. Par conséquent, nous méritons une juste condamnation. Mais Dieu veut nous pardonner, et Il peut le faire avec justice parce que Jésus-Christ a payé pour cela.
« Car Christ, alors que nous étions encore sans force, au temps convenable, est mort pour des impies » (Rom. 5. 6). Cependant, pour recevoir le salut qu’Il nous offre, il faut l’accepter.

D’après die gute Saat juin 2022

 

Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. Luc 15. 10.

HAKIM ET ANAS

2010 en Syrie : Hakim, qui n’est pas encore chrétien, demande à son collègue Anas s’il sait où il sera après sa mort. Anas est surpris, car il n’y a pas encore pensé. Sa religion n’a pas de réponse satisfaisante. Hakim lui conseille de lire la Bible. Anas suit ce conseil et se rend compte que la Bible, la Parole de Dieu, a une réponse claire : Quiconque meurt sans avoir le pardon de ses péchés sera en enfer, éternellement séparé de Dieu. D’autre part, ceux qui confessent leurs péchés à Dieu et croient au Sauveur Jésus-Christ peuvent être sûrs qu’après la mort, ils seront au ciel, dans la gloire de Dieu.
Après un certain temps, Anas accepte le salut par la foi. Il se réjouit de ne plus être dans l’incertitude et veut maintenant vivre avec et pour le Seigneur Jésus. Après le déclenchement de la guerre civile, Anas s’enfuit en Europe. Au cours des dangers de l’évasion, il fait l’expérience de la main secourable de Dieu.
2020 dans le nord de l’Allemagne :
Anas a entendu dire que son ancien collègue Hakim vit désormais également en Allemagne, pas très loin de lui. Anas lui rend visite spontanément. Ils ont beaucoup à se dire. Maintenant, Anas demande à Hakim ce qu’il pense de la foi au Seigneur Jésus. Bien que Hakim ait beaucoup entendu parler du message de la Bible en Syrie à l’époque, il ne l’a pas accepté pour lui-même et est plutôt éloigné de la foi chrétienne. En raison du confinement pendant la pandémie de coronavirus, Hakim perdra son emploi dans les mois à venir et a maintenant le temps de penser à sa vie. Les problèmes familiaux, de santé et financiers le préoccupent beaucoup. Il ouvre maintenant son cœur à Dieu et accepte Jésus-Christ comme son Sauveur. Cela apporte une grande joie parmi les anciens collègues – et aussi au ciel. Maintenant, les deux amis savent que, après la mort, ils seront au ciel près du Seigneur Jésus.

D’après die gute Saat juillet 2022

 

Il y avait à Antioche, dans l’assemblée locale, des prophètes et des docteurs : Barnabas, et Siméon…, Lucius…, Manahem qui avait été élevé avec Hérode le tétrarque. Act. 13. 1.

MANAHEM ET HÉRODE

Deux noms, le premier, inconnu, le second, bien connu dans l’histoire. Ces deux hommes avaient grandi ensemble. Dans ce passage, Dieu nous fait faire connaissance avec ces deux personnes. Manahem était un enseignant au milieu des premiers chrétiens à Antioche. Il avait reçu Jésus Christ comme son Sauveur et Seigneur, et avait appris à l’aimer et à le servir. Il était ainsi très utile pour les premiers chrétiens.
Hérode, d’autre part, avait connu personnellement le Fils de Dieu. Jésus Christ avait été amené devant lui comme prisonnier, avant d’être crucifié. Nous lisons dans l’évangile de Luc : « Hérode, avec ses troupes, après l’avoir traité avec mépris et s’être moqué de lui, le revêtit d’un vêtement éclatant et le renvoya à Pilate » (Luc 23. 11).
Ce n’était pas les soldats qui prenaient l’initiative, mais Hérode lui-même. Sa soif de sensations n’était pas assouvie, puisque Jésus n’avait pas accompli un miracle comme il l’avait espéré. Aussi il le traita de manière misérable et le lui fit sentir.
Quelle valeur, aujourd’hui, attribuons-nous au Fils de Dieu ? Ressemblons-nous à Manahem ou à Hérode ? L’un était en bénédiction pour les enfants de Dieu ; l’autre méprisait Celui que Dieu avait envoyé pour être notre Sauveur.
De la même manière que le peuple d’Israël autrefois, nous, aujourd’hui, avons à faire notre choix :
« J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie afin que tu vives » (Deut. 30. 19).

D’après The good Seed juin 2022

 

Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu. Gen. 1. 27.

LA SOCIÉTÉ DES FLEURS COUPÉES

En 1944, un professeur de l’Université de Stanford, aux U.S.A., a fait la comparaison suivante :
– Le grand danger de notre génération, c’est que nous appartenons à une société de « fleurs coupées ». Aussi belles que soient les fleurs coupées, et quelque soient les idées que nous avons pour les conserver, elles mourront. Elles meurent parce qu’elles ont été séparées de leurs racines nourricières. Puis il fait une autre comparaison :
– Nous essayons de préserver la dignité de l’individu, en ignorant la foi fondamentale que chacun de nous est fait à l’image de Dieu, et en conséquence, a de la valeur aux yeux de Dieu.
Cette comparaison, en 1944, est particulièrement pertinente quand nous nous souvenons comment les états totalitaires méprisèrent alors la dignité humaine. Indépendamment de cela, dans les quelque dizaines d’années passées, de nombreux états libéraux se sont développés sous la forme de fleurs coupées.
La foi dans le Créateur et dans la responsabilité que nous lui devons est considérée par beaucoup comme une chose dépassée. Mais quelle dignité l’humanité possède-t-elle encore, et qu’est-ce qui la distingue des animaux, s’il n’est plus reconnu comme étant à l’image de Dieu ?
Notre société postchrétienne a abandonné le seul fondement qui puisse garantir que la dignité humaine ne soit pas violée. Cela se montre à l’évidence dans l’absence de protection de la vie humaine avant la naissance, par exemple, ou dans les discussions concernant l’euthanasie.
Jésus Christ nous donne le choix : être fermement enraciné en Lui, ou être une fleur coupée.
« Je suis le cep, vous, les sarments. Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit ; car, séparés de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors comme le sarment et il sèche » (Jean 15. 5 et 6).

D’après The good Seed juillet 2022

 

Dieu… qui fait de grandes choses qu’on ne peut sonder, des merveilles à ne pouvoir les compter. Job 5. 9.

LES MERVEILLES DE DIEU

Si nous regardons à travers un télescope ou un microscope, nous découvrons avec admiration l’œuvre extraordinaire du grand architecte de l’univers : Dieu. Voici quelques exemples.

1. La température. Au centre du soleil, elle est de 15 millions de degrés, et nous sommes à environ 120 millions de kilomètres de distance : exactement la bonne distance pour que la température de la terre permette la vie. Pourquoi la terre n’a-t-elle pas été placée deux fois plus loin – ou même plus près ? Était-ce le hasard ou une intention ?

2. L’orbite de la terre. La terre tourne annuellement 365 fois, en passant une fois devant le soleil. Si la terre tournait seulement 36 fois par an, nos jours et nos nuits seraient dix fois plus longs, et il ferait terriblement chaud d’un côté, et terriblement froid de l’autre. La vie, telle que nous la connaissons, serait détruite. Était-ce le hasard ou une intention ?

3. L’air. La proportion d’oxygène dans l’atmosphère est de 21 %, la bonne mesure. Si elle était de 50 %, la moindre étincelle causerait une terrible conflagration en quelques secondes. Était-ce le hasard ou une intention ?

Admettez l’évidence : il doit y avoir un Créateur ! A travers sa création nous percevons son intelligence et sa puissance. Mais par le don de Son Fils, qui a donné Sa vie sur la croix pour nous sauver, Il révèle son amour (Jean 3. 16). Vous pouvez apprendre à connaître ce grand Dieu Créateur par Jésus Christ, notre Sauveur, et recevoir la vie éternelle.

D’après The good Seed juillet 2022

 

Moi, je suis le bon Berger : je connais les miens, et je suis connu des miens, comme le Père me connaît et moi je connais le Père ; et je laisse ma vie pour les brebis. Jean 10. 14 et 15.

TU LE CONNAIS ?

Un vieillard est étendu sur un lit d’hôpital ; il est en fin de vie. Son petit-fils de dix ans vient le trouver ; il y a aussi de nombreux amis autour du lit du malade. Doit-il peut-être s’en aller ? – Non, l’enfant a une question urgente à poser à son grand-père. Il s’avance et dit :
– S’il vous plaît, j’aimerais que vous sortiez tous un moment.
Un peu surpris de cette demande, les visiteurs quittent la chambre. Alors le petit-fils s’approche, et dit avec grand sérieux :
– Grand-père, on m’a dit que tu allais mourir. Depuis que je vais à l’école du dimanche, je connais le Seigneur Jésus, je sais que j’irai au ciel, près de Lui. Et toi, Le connais-tu ?
Le grand-père reste un moment silencieux, puis lui dit : – Va me chercher ton moniteur.
Le moniteur arrive et fait connaître l’Évangile avec joie à cet homme, peu avant qu’il meure. Quelques jours plus tard, avant de quitter ce monde, il dira à son petit-fils :
– Nous nous retrouverons là-haut, je peux le dire avec certitude.
L’Évangile, l’heureux message de Dieu pour les hommes, est toujours le même ; il s’adresse à tous, aussi bien aux enfants qu’aux vieillards. Il annonce qu’il n’y a qu’un seul chemin pour aller à Dieu, un seul Sauveur pour tous, Jésus Christ. Par la mort et la résurrection de Christ, Dieu a ouvert l’accès du ciel à tout pécheur qui se repent ; « L’évangile… est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit » (Rom. 1. 16)

D’après Il buon Seme juin 2022

 

L’Éternel lui dit… : Et maintenant, va, et je serai avec ta bouche. Toi, tu diras tout ce que je te commanderai. Exode 4. 12 ; 7. 2.
(Jésus dit : ) Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et il vous sera ouvert. Car quiconque demande reçoit ; et celui qui cherche trouve ; et à celui qui frappe il sera ouvert. Mat. 7. 7 et 8.

LA RÉPONSE À MES INTERROGATIONS

J’étais arrêté devant la petite chapelle de briques, le cœur battant. Est-ce que je devais entrer ou non ? Est-ce que je trouverais une réponse aux interrogations dans lesquelles je me débattais ?
Comme la plupart des habitants du Bengale, j’ai été élevé dans l’islamisme. Je priais cinq fois par jour, j’observais le jeûne du Ramadan, j’allais à la mosquée, mais mon cœur restait vide. Pourquoi toujours cette insatisfaction ? Pourquoi ma religion ne me rendait-elle pas heureux ? Pourquoi, malgré mes efforts pour prier et observer le jeûne, n’étais-je pas sûr de faire la chose juste ? Et pourquoi aussi mes frères se détournaient-ils de moi comme il en était de Joseph, dont j’avais lu l’histoire dans la Bible ? Indécis d’entrer ou non dans l’église, finalement j’y suis entré.
L’homme qui parlait s’est interrompu brusquement au milieu d’une phrase. Il a recommencé à parler, et s’est arrêté de nouveau. Les auditeurs ont commencé à chuchoter. Pour la troisième fois il a repris son message et tout à coup s’est arrêté. Cet homme est bizarre, me suis-je dit, tout en me dirigeant vers la porte, irrité. Mais au moment où j’allais l’ouvrir, le prédicateur a recommencé à parler, et ses paroles me sont allées droit au cœur. Je suis désolé, s’est-il excusé, mais quelquefois, quand j’ai commencé à parler, je sens une force intérieure qui m’oblige à me taire, comme si Dieu voulait que je change de sujet, et maintenant je sens que je dois parler d’un homme nommé Joseph, qui fut vendu comme esclave par ses frères. A de moment-là, j’ai lâché la poignée de la porte. – Joseph ? L’homme dont l’histoire me fascine ? Je me suis assis et j’ai écouté.
– J’ai pensé : Cet homme raconte ma vie ! Aussi, la réunion à peine terminée, j’ai couru vers lui et lui ai demandé :
– Comment se fait-il que vous connaissiez l’histoire de ma vie ?
Mon interlocuteur, d’abord perplexe, s’est exclamé tout à coup :
– Maintenant je comprends pourquoi j’ai senti que Dieu me poussait à ne pas poursuivre le message que j’avais à l’esprit, et que je me suis senti dirigé à parler de la vie de Joseph. Après m’être arrêté trois fois, à la fin je me suis soumis à cette pensée. Je comprends maintenant que c’était pour vous ! Dieu vous a amené ici pour que vous puissiez Le connaître.
Nous avons parlé pendant deux heures des questionnements qui me tourmentaient, et pendant que je l’écoutais, j’ai compris que Jésus était la réponse à mes nombreuses questions. Il est venu dans notre monde pour nous sauver d’une vie privée de sens, du refus des autres, et surtout de notre culpabilité.
Le même soir je me suis incliné et j’ai prié Jésus pour recevoir son salut. Le refus de ma famille a été le prix que j’ai dû payer à cause de mon choix de suivre Jésus. Mais le Seigneur est fidèle et il ne m’a pas abandonné. Et après avoir prié avec persévérance pour qu’il se présente des occasions pour faire connaître l’Évangile à mes parents et à mes frères et sœurs, l’un après l’autre sont tous venus à Christ !

D’après Pintu Hossain Il buon Seme juin 2022

 

Où étais-tu quand j’ai fondé la terre ? Déclare-le moi si tu as de l’intelligence. Job 38. 4.
Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu. Héb. 11. 3.

AU COMMENCEMENT…

L’homme s’efforce de percer le mystère de sa propre origine, une recherche légitime, mais qui s’arrête aux limites de l’esprit humain. Comment la créature peut-elle découvrir tous les secrets du Créateur ?
Néanmoins, le chrétien réussit à comprendre comment a été formé l’univers, mais son intelligence le porte à comprendre que tout ce qui existe a nécessairement un Créateur infiniment sage et puissant. C’est Dieu qui lui permet de comprendre cela par la foi. Avec puissance et autorité, Dieu a donné un ordre, et la création s’est produite. Le chrétien croit ce que dit la Bible, parce qu’il connaît Dieu et qu’il a mis en Lui sa confiance, comme un enfant qui se fie à ses parents.
Le début du livre de la Genèse n’est pas la description de la formation de l’univers. Dieu nous donne dans ce livre une description adaptée à notre compréhension limitée, en illustrant les principes que nous avons besoin de connaître pour le but qu’Il s’est proposé : mettre en évidence Sa gloire et Son amour, afin d’être entouré, dans l’éternité, de créatures heureuses, rendues capables de Le connaître.
La Bible déclare dans ses premières lignes : « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre », et Il poursuit ainsi : « la terre était désolation et vide ». Tout ce qui s’est passé entre ce « commencement » et le chaos qui a suivi ne nous est pas révélé. Mais un fait est proclamé : Au commencement Dieu a créé. Ensuite nous avons les détails sur la forme actuelle de la création, ce qui regarde la terre et l’être humain sur la terre, ce que nous avons besoin de savoir. Ne nous attendons pas à tout comprendre, sinon nous ne croirons jamais !

D’après Il buon Seme juillet 2022

 

LES TOURS

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LES TOURS

La tour de Babel

Avant d’entrer dans le vif du sujet, nous désirons rappeler que deux faits, diamétralement opposés, sont présentés au chapitre 11 de la Genèse : l’érection de la tour de Babel et l’appel du croyant Abraham. Dans la tour de Babel qui s’élève, on voit l’homme voulant s’établir sur la terre sans penser à Dieu – et en Abraham la grâce de Dieu qui appelle l’homme à quitter cette terre pour l’amener en une autre demeure : le ciel. Il est dit en effet en Hébreux 11 qu’Abraham attendait la cité qui a les fondements, de laquelle Dieu est l’architecte et le créateur. Il attendait non seulement Canaan, la terre promise, mais une cité plus haute que la terre : le ciel.
Les hommes donc, après le déluge, partirent de l’orient et trouvèrent une plaine dans le pays de Shinhar (Gen. 11. 2). Cette plaine est la Babylonie, où la ville de Babylone a été construite. Il est dit en effet au début du livre de Daniel (1. 2) que Nebucadnetsar, roi de Babylone, fit apporter les ustensiles de la maison de Dieu dans le pays de Shinhar, dans la maison de son dieu.
C’est là que les habitants de la terre décidèrent de bâtir une tour. Ils dirent : « Allons, bâtissons une ville, et une tour dont le sommet atteigne jusqu’aux cieux ; et faisons-nous un nom, de peur que nous ne soyons dispersés sur la face de toute la terre » (Gen. 11. 4). En cette tentative de l’homme pécheur, la première depuis les jours du déluge, qui vise à établir un état mondial en opposition à l’autorité divine, on discerne ce qui caractérise l’homme naturel : l’orgueil, la pleine suffisance, la soif de réputation, le besoin de s’unir. Faut-il que l’homme soit foncièrement orgueilleux pour que la Parole de Dieu, au livre des Proverbes entre autres, parle si souvent de ce besoin de s’élever : « Je hais l’orgueil et la hauteur », est-il dit. De même : « Tout cœur orgueilleux est en abomination à l’Éternel ». Et encore : « Avant la ruine le cœur de l’homme s’élève » (8. 13 ; 16. 5 ; 18. 12). « On cherche, a-t-on écrit, à se créer un centre, un intérêt commun, d’une manière indépendante de Dieu, en excluant Dieu de nos entreprises » (J.N.D.).
Dieu intervient alors. Il descend et confond le langage des habitants de la terre, « afin qu’ils n’entendent pas le langage l’un de l’autre » (v. 7). Il rompt ainsi le lien qui unit le plus efficacement les hommes, c’est-à-dire le langage. Leur langage est confondu, ce qui a donné lieu au nom de Babel, terme qui signifie confusion. « Et l’Éternel les dispersa de là sur la face de toute la terre ; et ils cessèrent de bâtir la ville » (v. 8). Ce jugement de Dieu fait penser à ce que le prophète dira de Babylone elle-même : « Que Babylone monte jusqu’aux cieux, et qu’elle fortifie la hauteur de sa force : de par moi viendront des dévastateurs contre elle, dit l’Éternel » (Jér. 51. 53).
Le langage unique des hommes a donc été confondu par le jugement de Dieu. Le contraste est éloquent d’avec le jour de la Pentecôte, où le Saint Esprit est venu sur la terre. Il y eut un rassemblement d’une multitude étonnée de ce qu’on entendait les apôtres parler dans le langage de ces diverses nations, dont au moins quinze nations sont mentionnées : Parthes, Mèdes, Élamites, habitants de la Mésopotamie, la Judée et la Cappadoce, le Pont et l’Asie, la Phrygie et la Pamphylie, l’Égypte et la Libye, des Romains, Crétois et Arabes (Act. 2. 9 à 11). Ils entendaient dans leurs langues annoncer « les choses magnifiques de Dieu », c’est-à-dire les hauts faits de la grâce de Dieu dans le don de Jésus, le Sauveur. Désormais l’Évangile pourra être porté à la connaissance de tous les peuples dans leur propre langage (S. P.). Le Seigneur Jésus n’a-t-Il pas dit : « Il y aura un seul troupeau, un seul berger » ? Et le souverain sacrificateur n’a-t-il pas déclaré un jour que Jésus allait mourir pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés ? (Jean 10. 16 ; 11. 52). On apprend donc qu’à Babel Dieu a dispersé et que, à Jérusalem, à la Pentecôte, Dieu a rassemblé.
Enfin bientôt, dans la gloire du ciel, on entendra la voix d’une grande foule « de toute nation et toutes tribus, et peuples et langues » se tenant devant le trône et devant l’Agneau, criant à haute voix : Le salut est à notre Dieu et à l’Agneau ! (Apoc. 7. 9 et 10).
Résumant notre pensée touchant le langage des hommes tel qu’en parle la Parole de Dieu, nous voyons donc, dans le passé Son jugement, dans le temps actuel Sa grâce, dans l’avenir Sa gloire proclamée dans le cantique de l’Agneau. Nous pouvons bien dire : – Oui, « la miséricorde se glorifie vis-à-vis du jugement » Jac. 2. 13).

 

Une tour en Égypte (Gen. 39. 20 – 40. 5)

La Parole de Dieu, dans les chapitres 39 et 40 de la Genèse, parle d’une tour, en Égypte, sans lui donner un nom particulier. Elle était attenante aux habitations du Pharaon, d’où le nom de maison de la tour (ou prison selon d’autres traductions). C’était là qu’étaient enfermés « les prisonniers du roi » (39. 20), ceux qui s’étaient rendus coupables d’un crime de lèse-majesté, ceux qui avaient péché contre leur seigneur, le roi d’Égypte (40. 1).
Chacun connaît le chemin que suivit Joseph jusqu’à ce qu’il vint en Égypte : comment ses frères s’emparèrent de lui, qui était venu sur l’ordre de son père prendre de leurs nouvelles ; comment ils le jetèrent dans une citerne ; comment ils l’en retirèrent pour le vendre à une caravane d’Ismaélites qui, eux-mêmes, le vendirent en Égypte au chef des gardes du Pharaon. Étienne rappellera plus tard la haine des patriarches qui, pleins d’envie contre leur frère, le vendirent pour être mené en Égypte (Act. 7. 9).
Devenu la propriété de Potiphar, établi par lui sur sa maison, Joseph devint aussi l’objet de manœuvres séductrices, puis de calomnies virulentes de la part de la femme de Potiphar. Celui-ci, entré dans une violente colère, donna l’ordre qu’il fût jeté en prison : « Et Joseph fut là, dans la tour » (39. 20). Le psalmiste fait allusion à ces faits injustes et humiliants, quand il écrit : « Joseph fut vendu pour être esclave. On lui serra les pieds dans les ceps, son âme entra dans les fers » (Ps. 105. 17 et 18).
Et c’est là, dans la tour, qu’il fut donné à Joseph de rendre un témoignage visible, éloquent, tout à la gloire de son Dieu. C’est là qu’il put réaliser Sa main étendue en bonté sur lui, comme aussi les bienfaits de Sa présence constante, exprimée pas moins de quatre fois dans ce seul chapitre 39 par ces mots : « L’Éternel était avec lui » (v. 2, 3, 21 et 23). Étienne le rappelle encore quand il dit : « Et Dieu était avec lui » (Act. 7. 10). Il est à noter que ces mêmes mots se lisent aussi, à trois reprises, dans le seul chapitre 18 du premier livre de Samuel, en rapport avec David, autre type remarquable de Christ (v. 12, 14 et 28). Et de Christ Lui-même n’est-il pas dit : « Car Dieu était avec Lui » ? (Act. 10. 38). Suprême encouragement pour le serviteur fidèle ! Suprême encouragement pour nous tous, que cette parole de notre Seigneur au terme de Son ministère : « Voici, moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à l’achèvement du siècle » (Mat. 28. 20).

 

La tour de Penuel (Gen. 32. 30 – Jug. 8. 8 et 9)

La dernière fois, nous avons parlé d’une tour en Égypte en rapport avec un épisode de la vie de Joseph. C’est la tour de Médinet Abou à Thèbes, à l’époque des Pharaons.
Nous désirons aujourd’hui vous rappeler le nom d’une autre tour que mentionne la Parole de Dieu : la tour de Penuel. Penuel est une localité sise à l’est du Jourdain, près du torrent de Jabbok, dans le territoire de la tribu de Gad. Son nom est cité en rapport avec un épisode de la vie de deux hommes bien connus : le patriarche Jacob et le juge Gédéon.
Au livre de la Genèse il est parlé d’une nuit mémorable où Jacob, après avoir passé le torrent de Jabbok, demeura seul : loin du monde, seul avec Dieu (32. 24). Un homme lutta avec lui jusqu’au moment où sa hanche fut touchée et luxée. Il devint dès lors boiteux, n’ayant aucune force en lui-même. Il est ainsi amené à apprendre que la force est ailleurs, c’est-à-dire en Celui qui seul est la source de toute force et de toute bénédiction. « Pour pouvoir être fort, a-t-on écrit, il faut d’abord être faible » (C.H.M.). Ce lieu de la lutte, qui se termine par une victoire, est appelé Peniel (ou Penuel) car, dit Jacob, « j’ai vu Dieu face à face, et mon âme a été délivrée » (32. 30). C’est l’expérience que fera plus tard l’apôtre Paul atteint d’une « écharde pour la chair » : « Quand je suis faible, alors je suis fort » (2 Cor. 12. 10).
Au livre des Juges, nous voyons Gédéon poursuivant les Madianites. Ses hommes ont faim et sont fatigués. Il demande alors aux gens de Succoth, puis à ceux de Penuel, de leur donner du pain. Ce secours lui est refusé. Plein de foi, il continue néanmoins sa marche, mais en déclarant : « Quand je reviendrai en paix, je démolirai cette tour » (8. 9). L’infamie de Penuel ne l’arrête pas plus que celle de Succoth (H.R.). Vainqueur des Madianites, Gédéon est revenu : il démolit la tour de Penuel et mit à mort les hommes de la ville (8. 17).
Penuel, selon ces deux passages de la Genèse et des Juges, nous rappelle donc qu’une victoire a été remportée. En Jacob il y a la victoire quant à lui-même : il ne peut rien, Dieu peut tout. En Gédéon il y a la victoire sur Madian, figure d’un ennemi autrement plus redoutable, Satan, nom qui en hébreu signifie adversaire. Ne sont-ce pas là pour nous tous nos deux ennemis : le moi ou la chair, et le diable, chef de ce monde ? Mais nous ne sommes pas engagés dans un combat sans espoir. Avec l’apôtre Paul nous disons : Grâces à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ ! (1 Cor. 15. 57). Et, avec l’apôtre Jean : La victoire qui a vaincu le monde, c’est notre foi (1 Jean 5. 4).

 

Deux tours : la tour de Sichem et la tour de Thébets (Jug. 9. 46 à 54)

Gédéon, juge en Israël, eut soixante-dix enfants. Il en eut encore un, né de la servante, auquel il donna le nom d’Abimélec (Jug. 8. 31).
Après la mort de son père, Abimélec s’est présenté d’emblée comme un ambitieux, un usurpateur de l’autorité, un dominateur. Voulant dominer sur les habitants de Sichem, il leur proposa d’être leur roi. Ils n’avaient pas donné leur accord, que déjà il faisait disparaître ses frères avec une sauvagerie innommable : « Il tua sur une seule pierre ses frères, … soixante-dix hommes » (Jug. 9. 5). Un seul échappa à cette tuerie, Jotham, le plus jeune, qui put s’enfuir et se cacher. C’est lui qui, du haut de la montagne de Garizim, par la remarquable allégorie des arbres et de l’épine, annoncera qu’un feu sortira des hommes de Sichem et dévorera Abimélec (v. 20).
Abimélec régna trois ans sur Israël. Dieu ne permit pas qu’il règne plus longtemps. Il envoya un esprit de mésentente entre lui et les hommes de Sichem. Dès lors commença une longue histoire de guerres et de combats qui les amèneront finalement à se réfugier dans une tour, la tour de Sichem. Abimélec y mit le feu. Un millier d’hommes et de femmes moururent (v. 49). Il se rendit ensuite à Thébets, dont il s’empara. Il y avait, est-il écrit, une tour forte au milieu de la ville (v. 50), où les habitants se réfugièrent. Abimélec, voulant l’incendier comme il avait incendié la tour de Sichem, s’en approcha. C’est alors qu’une femme jeta du haut de la tour une meule tournante qui tomba sur lui et lui brisa le crâne (v. 53). Ainsi finit cet homme autocrate, qui ne cessa de semer la terreur parmi son peuple. N’avons-nous pas en cette mort une illustration frappante de ce que dit un psaume : « Il est tombé dans la fosse qu’il a faite. Le trouble qu’il avait préparé retombera sur sa tête, et sa violence descendra sur son crâne » (7. 15 et 16). Cet événement impressionnant est resté dans le souvenir des enfants d’Israël, puisque David, bien plus tard, dira : « Ne savez-vous pas qu’on tire de dessus la muraille ? Qui frappa Abimélec ? N’est-ce pas une femme qui jeta sur lui, de dessus la muraille, une meule tournante, et il en mourut à Thébets ? » (2 Sam. 11. 21).
Deux tours ! Celle de Sichem qui parle d’une dernière victoire du méchant et celle de Thébets qui parle de sa fin misérable. Cette portion du livre des Juges est un avertissement pour nous tous, car le sage dit : « Le méchant, ses iniquités le saisiront… il mourra faute de discipline, et il s’égarera dans la grandeur de sa folie » (Prov. 5. 22). Et l’apôtre nous rappelle que « on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera » (Gal. 6. 7).

 

La tour de Jizreël (Rois 9. 16 à 20)

Les chapitres 9 et 10 du deuxième livre des Rois sont le récit d’un règne de vingt-huit ans, le règne de Jéhu, roi d’Israël. Il est présenté comme étant l’instrument, dans la main de Dieu, de Son jugement irrévocable contre la maison de l’impie roi Achab et de la reine Jézabel, femme perverse, qui l’a entraîné dans la voie de l’idolâtrie, soit du culte de Baal.
Il est à remarquer que Jéhu a été oint sur l’ordre d’Élisée, l’homme qui a été essentiellement le prophète de la grâce. Et cette onction a eu lieu à Ramoth de Galaad, l’une des six villes de refuge établies en Israël en faveur du meurtrier par mégarde, qui fuyait de devant la colère du vengeur du sang (Jos. 20. 8). Cette ordonnance nous amène à penser à la croix de Golgotha, le lieu suprême de refuge pour toute âme, et au don inexprimable de la grâce de Dieu. Ramoth de Galaad, ville de refuge, est donc le point de départ du chemin de la vengeance de Dieu exercée par Jéhu. Il en est de même aujourd’hui : les hommes tomberont sous le coup de la colère divine, parce qu’ils auront méprisé la croix de Jésus.
L’Éternel avait dit : « Je vengerai… le sang de tous les serviteurs de l’Éternel. Et toute la maison d’Achab périra » (2 Rois 9. 7). Sans tarder, Jéhu part pour exécuter un tel jugement. Du haut de la tour de Jizreël la sentinelle le voit venir. Il conduit avec furie, dit-elle (9. 20). Il n’a pas de repos qu’il ait accompli la mission qui lui a été confiée. Il va détruire tout ce qui se rattache au culte de Baal. Vraiment, comme le dit le prophète, « L’épée, l’épée … est fourbie pour la tuerie » (Éz. 21. 33).
Les chapitres 9 et 10 du deuxième livre des Rois mentionnent la longue liste de ceux qui vont tomber, victimes de la vengeance de Dieu :
– Joram, le fils d’Achab, roi d’Israël, est frappé par Jéhu lui-même (9. 24).
– Achazia, roi de Juda, est frappé peu après (9. 27).
– Jézabel, la reine dite maudite, est jetée par la fenêtre de sa maison et foulée aux pieds de Jéhu (v. 33).
Le roi Joram, le roi Achazia et la reine Jézabel ne furent pas les seuls à tomber sous le jugement de Dieu. Il y eut encore les 70 fils du roi Achab et les 42 frères du roi Achazia (2 Rois 10. 7 et 14), puis tous ceux qui restaient de la maison d’Achab à Jizreël et à Samarie (10. 11 et 17), enfin tous les prophètes de Baal (10. 25 à 27). Ainsi, dit l’Écriture, Jéhu extermina Baal du milieu d’Israël (10. 28).
Au cours d’une telle extermination, il y eut pourtant un contact rassurant. Un homme du nom de Jonadab, père de la famille exemplaire des Récabites, vint à la rencontre du redoutable Jéhu (Jér. 35. 8). Celui-ci, constatant sa droiture, l’invite à prendre place dans son char. Jonadab devient ainsi le compagnon du juge, de celui qui sème la terreur partout où il passe. Cela nous amène à penser à ce que dit l’apôtre : « Ne savez-vous pas que les saints jugeront le monde ? » (1 Cor. 6. 2). C’est dire que ceux qui auront reçu aujourd’hui Jésus comme leur Sauveur l’accompagneront demain dans l’exercice de Sa juste colère au jour de Sa révélation du ciel avec les anges de Sa puissance, dit l’apôtre, exerçant la vengeance contre ceux qui ne connaissent pas Dieu, lesquels subiront le châtiment d’une destruction éternelle (2 Thess. 1. 7).
N’y a-t-il pas là d’autre part un appel à la responsabilité de tout croyant ? N’avons-nous pas à avertir qu’un jour a été établi par Dieu, auquel Jésus doit juger en justice la terre habitée (Act. 17. 31) ? N’oublions jamais les avertissements de la sentinelle postée sur la tour de Jizreël, qui a annoncé une fois et deux fois l’arrivée de Jéhu, de l’homme qui conduit avec furie, semant la terreur partout où il passe (2 Rois 10. 20). Un prophète, plus tard, a été établi sentinelle pour la maison d’Israël, afin de l’avertir qu’elle se détourne de ses mauvaises voies, car Dieu avait dit : « Je vous jugerai, chacun selon ses voies, maison d’Israël » (Éz. 33. 9 et 20).
Un apôtre enfin déclare : Voici, le juge se tient à la porte. Il n’a pas un long chemin à parcourir. Notre Seigneur se tient devant la porte, étant prêt à « entrer » pour accomplir son œuvre étrange, son travail inaccoutumé, le travail de la colère de Dieu dont parle le prophète (És. 28. 21).
La tour de Jizreël ! La tour de la sentinelle qui veille, qui avertit, qui répond à ceux qui l’interrogent : « Le matin vient, et aussi la nuit » (És. 21. 12).

La tour de Hananeël (Néh. 3. 1)

Si le livre d’Esdras présente le sujet de la reconstruction du temple à Jérusalem, celui de Néhémie parle de la reconstruction de la muraille qui entourait la ville elle-même. On s’adonna à la réfection des portes de cette muraille avec un zèle extraordinaire, comme l’indique la fréquence du verbe réparer que l’on ne trouve pas moins de 36 fois au cours du chapitre 3 de ce livre. On lit en outre que cette muraille était flanquée de quatre tours : la tour de Méa, la tour de Hananeël (v. 1), la haute tour saillante et la grande tour saillante (v. 25 et 27).
Que représentent pour le chrétien la muraille et les tours de Jérusalem ? La muraille parle de séparation et de protection vis-à-vis d’un monde ennemi, qui ne connaît pas Dieu, qui méprise Ses serviteurs, qui cherche à détruire leur œuvre. La tour, elle, parle de refuge, de retraite où l’on est à l’abri, selon que l’écrit David : « Tu m’as été un refuge, une forte tour, de devant l’ennemi » (Ps. 61. 3). Et son fils, le roi Salomon, confirme : « Le nom de l’Éternel est une forte tour ; le juste y court et s’y trouve en une haute retraite » (Prov.18. 10).
Il y eut donc vraisemblablement un jour où un constructeur a édifié la tour, qui dès lors a porté son nom : Hananeël. La signification de ce nom, qui ne fait aucun doute, c’est : Dieu est miséricordieux. Le peuple d’Israël a eu en effet l’occasion d’éprouver durant les durs travaux de reconstruction de la muraille, en présence de l’animosité d’ennemis féroces, combien la parole de Moïse était vraie : « L’Éternel, ton Dieu, est un Dieu miséricordieux ; il ne t’abandonnera pas » (Deut. 4. 31) – et celle de l’apôtre : « Le Seigneur est plein de compassion et miséricordieux » (Jac. 5. 11).
L’Écriture mentionne à quatre reprises la tour de Hananeël : à propos de la construction de la porte des brebis de la muraille de Jérusalem, à propos de la dédicace de ladite muraille (Néh. 3. 1 ; 12. 39), à propos de l’avenir glorieux de Jérusalem (Jér. 31. 38 ; Zach. 14. 10).
De telles vérités doivent avoir une voix pour nous, chrétiens. Elles n’ont pas été écrites seulement pour les enfants d’Israël. L’apôtre déclare qu’elles ont été écrites « pour notre instruction » et « pour nous servir d’avertissement, à nous que les fins des siècles ont atteints » (Rom. 15. 4 ; 1 Cor. 10. 11).
C’est au livre de Néhémie qu’il est parlé pour la première fois de la tour de Hananeël. Il est écrit au chapitre 3 : « Les sacrificateurs se levèrent et bâtirent la porte des brebis… ils la sanctifièrent jusqu’à la tour de Méa, jusqu’à la tour de Hananeël (v. 1). Elle est donc mentionnée à propos de la première des dix portes de la muraille de Jérusalem, qui ont été bâties ou réparées selon ce qui est exposé au cours du chapitre 3.
Il y a donc eu une reconstruction de la dite muraille, car il importait que le peuple de Dieu soit séparé du monde ambiant, comme aussi protégé contre les attaques d’ennemis redoutables qui dominaient dans le pays. Il y a en cela un enseignement évident pour tout croyant aujourd’hui. Un service nous a été confié à tous dans le cadre de la Maison de Dieu, qui est l’Assemblée du Dieu vivant. Il doit être accompli toujours dans un but constructif, c’est-à-dire dans le sens de l’édification. Construire, c’est édifier. Nous avons d’une part à édifier sur le seul fondement, lequel est Jésus Christ : Que chacun considère comment il édifie dessus ! (1 Cor. 3. 11). Nous avons d’autre part à réaliser une stricte séparation pour Dieu, à tous égards, et à recevoir les mises en garde de Sa Parole contre les ruses d’un ennemi qui fera tout pour détruire Son témoignage.
Les appels à édifier, dans les épîtres en particulier, sont nombreux. « Poursuivons ce qui tend à la paix, dit l’apôtre, et ce qui tend à l’édification mutuelle… Que chacun de nous cherche à plaire à son prochain, en vue du bien, pour l’édification » (Rom. 14. 19 ; 15. 2). Et encore, quant à l’activité dans l’assemblée : « Que tout se fasse pour l’édification ! » (1 Cor. 14. 26).
Comme il est à souhaiter que nous nous édifiions nous-mêmes sur notre très sainte foi ! C’est ce qui caractérisait déjà les assemblées au début du christianisme : elles étaient en paix, étant édifiées, et marchant dans la crainte du Seigneur (Act. 9. 31). Cette foi est l’ensemble des vérités chrétiennes dont notre foi s’empare (H.R.). Elle est très sainte, parce que le Seigneur veut que par elle nous soyons entièrement séparés du monde pour Lui (Jude 20). Et c’est à elle, la Parole de la grâce, qui a le pouvoir d’édifier, que l’apôtre Paul nous recommande (Act. 20. 32). Conduits et soutenus par une telle grâce, nous serons alors à même d’accomplir le service utile, constructif, qui nous est demandé, comme aussi le firent les enfants d’Israël aux jours d’autrefois en bâtissant et édifiant la muraille de Jérusalem.
C’est encore au livre de Néhémie qu’il est fait mention dans l’Écriture une deuxième fois de la tour de Hananeël. Au chapitre 12 nous lisons : « Le second chœur marcha à l’opposite sur la muraille… près… de la tour de Hananeël, et de la tour de Méa, jusqu’à la porte des brebis » (v. 38 et 39).
La reconstruction de la muraille de Jérusalem était terminée ; elle fut achevée en 52 jours, comme il est écrit au chapitre 6. On prépara alors une fête, la fête de la dédicace de la muraille (v. 27), où Néhémie constitua deux chœurs qui, allant à la rencontre l’un de l’autre, devaient se rejoindre dans la maison de Dieu. Cette fête fut marquée par une grande joie, venue de Dieu, au point que la joie de Jérusalem s’entendait au loin (v. 43). Revenant de Babylone, on s’était pourtant trouvé dans une grande misère. Mais un tel dénuement ne diminuait en rien la joie manifestée. N’y a-t-il pas en cela un encouragement pour les croyants qui, aimant le Seigneur, désirent Lui être fidèles ? Ils sont conscients que le sentiment du déclin, si réel soit-il, ne doit en aucune manière affaiblir notre joie, car les bénédictions que le Seigneur répand aujourd’hui sur son Assemblée ont autant de valeur qu’aux jours les plus prospères de l’histoire de l’Église (H.R.). N’oublions pas la précision de l’exhortation : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur » (Phil. 4. 4).
Il est encore deux passages qui, dans le sens d’une vision d’espérance pour Jérusalem et le peuple d’Israël, parlent de la tour de Hananeël. Le prophète Jérémie, d’une part, annonce que « les jours viennent où la ville sera bâtie à l’Éternel depuis la tour de Hananeël ». Elle ne sera plus renversée à jamais (31. 38 et 40). Le prophète Zacharie, d’autre part, donne à connaître que l’Éternel sera roi sur toute la terre et que « Jérusalem sera élevée… depuis la tour de Hananeël… et habitera en sécurité » (14. 9 à 11). Jérusalem, sous le sceptre d’un tel Roi, ne connaîtra plus ni danger ni frayeur. Une stabilité définitive et une parfaite sécurité lui sont assurées pour toujours.
S’il en sera ainsi pour le peuple d’Israël à la fin des jours, que penser alors de l’espérance dite bienheureuse du peuple céleste de Dieu, de l’Assemblée, soit l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ (Tite 2. 13) ? L’ardeur pour les intérêts de Dieu et de Sa Maison, la joie dans un tel service, une stabilité indéfectible et une éternelle sécurité, ne sont-ce pas là les bénédictions qui sont énoncées dans les quatre passages de la Parole de Dieu où il est fait mention de la tour de Hananeël ?

 

Des tours dans le désert

C’est du roi Ozias qu’il est dit qu’il bâtit des tours dans le désert (2 Chron. 26. 10).
Ozias n’avait que 16 ans quand il commença de régner, et il régna plus d’un demi-siècle : 52 ans. Il fut instruit dans la crainte de Dieu par un prophète, un homme qui avait l’intelligence des visions de Dieu. Sous une telle direction, il rechercha Dieu et prospéra.
Il exerça de nombreuses activités. Sur le plan extérieur, il eut à soutenir plusieurs guerres. Il alla de victoire en victoire, devenant extrêmement fort, car Dieu l’aida (2 Chron. 26. 7). Sur le plan intérieur, s’occupant du bien-être de son peuple, il bâtit des tours à Jérusalem, près de la maison de Dieu, en vue de sa protection. Il en bâtit également dans le désert et creusa de nombreux puits, car il avait beaucoup de bétail. Ces tours étaient des tours d’observation, d’où l’on pouvait remarquer non seulement le passage de bêtes sauvages, mais aussi celui des pillards de troupeaux (H.R.). Quant aux puits, ils donnaient l’eau nécessaire à l’abreuvement du bétail. Ozias, dont il est dit qu’il aimait la campagne, nous apparaît tel qu’un berger qui prend soin des brebis de son peuple. Ce récit a été conservé pour notre instruction. Avons-nous à cœur, comme le roi des jours d’autrefois, les intérêts de la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant ? Sommes-nous exercés pour lui communiquer l’eau vive de Sa Parole, du puits du Vivant qui se révèle (Gen. 16. 14) ? Manifestons-nous cette sollicitude qui était celle de l’apôtre Paul et de Timothée à l’égard de l’assemblée à Philippes (Phil. 2. 20) ? L’apôtre lui-même peut parler de ce qui le tenait assiégé tous les jours, la sollicitude pour toutes les assemblées (2 Cor. 11. 28).
Des tours bâties dans le désert, des puits creusés pour la protection et le bien du peuple de Dieu ! Un tel zèle fut réalisé par le roi Ozias parce que, dit l’Écriture, il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il devint fort (2 Chron. 26. 15). Dieu, source de toute force et de toute capacité, nous l’accordera aussi, tandis que nous Le rechercherons et que nous rechercherons le bien de l’Assemblée. Il y a toujours un grand encouragement à entendre le témoignage rendu au sacrificateur âgé, Jéhoïada : il avait fait du bien en Israël, et pour Dieu et sa maison (2 Chron. 24. 16). Qu’il nous soit donné d’agir de même !

 

La Tour d’observation (Hab. 2. 1 à 4)

En un temps où la redoutable colère de Dieu va s’abattre sur son peuple, le prophète désire monter sur la tour et se placer en observation. Loin de l’atmosphère malsaine de la terre, plus près du ciel, il veut veiller « pour voir ce que Dieu lui dira ».
Dieu s’adresse en effet à Son serviteur et lui annonce qu’une vision lui sera accordée. Cette vision, qui parle de la fin, arrivera sûrement. Il importe d’attendre son apparition. Et, dans cette attente, qu’y a-t-il à faire ? – « Le juste vivra par sa foi », est-il écrit (Hab. 2. 4).
Une telle vision ne devait pas être entendue seulement et gardée pour soi-même. Il fallait l’écrire et la graver sur des tablettes, « afin que celui qui la lit puisse courir ».
L’enseignement de ce passage est d’une grande importance pratique. Le chrétien possède la Parole de Dieu, la vision de Ses pensées. Il sait qu’il a été converti pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils qui nous délivre de la colère qui vient (1 Thess. 1. 10). Plus encore, par la lecture de cette Parole, ne devons-nous pas être incités, et d’autres avec nous-mêmes, non seulement à marcher à la gloire de Dieu, mais à courir « la course qui est devant nous », selon que l’apôtre pouvait dire : « Je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus » ? (Phil. 3. 14). Rien ne le détournait d’un tel but.
L’application faite, dans l’épître aux Hébreux, de ce passage de la prophétie d’Habakuk est remarquable. Il est écrit : « Encore très peu de temps, et celui qui vient viendra, et Il ne tardera pas. Or le juste vivra de foi (Héb. 10. 37). Comme le prophète autrefois, le chrétien attend aujourd’hui l’accomplissement d’une promesse, celle du retour du Seigneur Jésus, avant qu’arrive l’heure de l’épreuve sur la terre habitée toute entière (Apoc. 3. 10). Ayons donc à cœur de monter sur la tour d’observation pour percevoir plus clairement ce que Dieu a à nous dire, lequel veut que nous sachions que Jésus vient !

« Mais à travers larmes et peines
Ta voix nous arrive d’en haut,
Prélude aux délices prochaines,
Nous redisant : Je viens bientôt » (A.G.)

D’après la Bonne Nouvelle 1990

 

L’ADORATION EN COMMUN

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« Le premier jour de la semaine… nous étions (les disciples) assemblés pour rompre le pain ». (Act. 20. 7).

 

L’ADORATION EN COMMUN

 

Est-ce que nous nous rassemblons chaque dimanche – le jour du Seigneur – afin de maintenir son souvenir, selon son désir ? S’il en est ainsi, nos cœurs peuvent-ils rester insensibles quand nous considérons que Dieu, le Père, a envoyé Son Fils sur la terre, qu’Il ne L’a pas épargné mais qu’Il L’a livré pour nous, et que le Fils est venu volontairement pour accomplir la grande œuvre de la rédemption au prix des souffrances qu’elle impliquait ?
Nos cœurs désirent certainement répondre par la louange et l’adoration, adressées aussi bien au Père qu’au Fils, pour la grâce et la miséricorde manifestées envers nous. Le Saint Esprit nous conduira dans notre adoration, afin que nos sentiments de reconnaissance envers Dieu s’expriment d’une manière digne de l’amour témoigné par le Père et le Fils.
Parfois c’est le conseil éternel du Père qui occupe nos pensées. Nous sommes dans l’admiration devant Sa sagesse, qui a trouvé le moyen d’accomplir son propos par le sacrifice expiatoire de son Fils malgré le péché de l’humanité.
D’autre fois, c’est le Seigneur Jésus qui est davantage devant nos yeux. Nous considérons son incarnation, son humiliation, son dévouement à Dieu, ses souffrances et sa mort. Nous contemplons, émerveillés, l’œuvre de la croix accomplie pour la gloire de Dieu et le salut de nos âmes.
Une telle adoration honore Dieu et ne peut être réalisée que sous la direction du Saint Esprit.

« Celui qui sacrifie la louange me glorifie » (Ps. 50. 23).

 

D’après « The Good Seed » mai 2022

 

LE CARACTÈRE DE L’ADORATION

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« Et tu feras un autel pour faire fumer l’encens ; tu le feras de bois de sittim… Et tu le plaqueras d’or pur ». Exode 30. 1 à 3.

 

LE CARACTÈRE DE L’ADORATION

 

Aaron, le souverain sacrificateur, devait offrir l’encens des drogues odoriférantes sur l’autel d’or, chaque matin et chaque soir. Cet encens était « saint… [consacré] à l’Éternel » (v. 36 et 37). Dans tous les composants de cet encens, Dieu voyait par avance les gloires et les excellences de Christ.
Maintenant que la grande œuvre de réconciliation a été effectuée par le Seigneur Jésus à la gloire de Dieu, les pécheurs rachetés ont la liberté de paraître devant Lui. Ils se réjouissent ensemble avec le Père en contemplant le Fils, qu’Il a offert en sacrifice, puis glorifié dans le ciel auprès de Lui. Nous pouvons adorer et témoigner des perfections et des beautés du Fils devant le Père, dans la puissance du Saint Esprit. Cela réjouit Son cœur et nos sacrifices de louanges sont une odeur agréable qui monte vers Lui.
Mais, pour les sacrificateurs, le chemin pour entrer dans le sanctuaire passait par la cuve d’airain. Dieu avait ordonné qu’ils lavent leurs mains et leurs pieds avec de l’eau avant d’entrer dans le tabernacle ou d’effectuer leur service à l’autel (voir v. 17 à 21).
Ce commandement de Dieu aux sacrificateurs nous indique que nous devons mener une vie de justice pratique et de pureté : notre marche doit être en harmonie avec la lumière de Dieu. Si nous sommes conscients que nous avons de la souillure dans notre marche, nous devons nous purifier à la lumière de la Parole de Dieu. Sans cela, la condition préalable pour le service sacerdotal manquera et notre vision de Christ sera obscurcie. Nous ne serons plus capables de Le louer et de L’adorer « en esprit et en vérité » (Jean 4. 24).
Par contre, lorsque nous avons été lavés par sa parole, nous pouvons faire l’expérience bénie d’une heureuse communion sans faille avec Lui.

 

D’après « The Good Seed » octobre 2018

 

CORONA 94

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CORONA 94

Le repos de Dieu et notre repos

 

« … les cieux et la terre furent achevés, et toute leur armée. Et Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu’il fit ; et il se reposa au septième jour de toute son œuvre qu’il fit. Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia ; car en ce jour il se reposa de toute son œuvre que Dieu créa en la faisant » (Gen. 2. 1 à 3). En contemplant la création nous sommes émerveillés. Un matin de printemps, bercés par le chant des oiseaux, nous pouvons admirer la nature en éveil, au lever du soleil. Les arbres, comme morts en hiver, se revêtent de leur feuillage et lorsque l’astre du jour descend à l’horizon pour laisser place à une nuit sans nuage, c’est la voûte étoilée qui nous offre un spectacle grandiose. Les galaxies se dévoilent à l’infini, la lune et les étoiles offrent leur lumière, différente mais bien réelle. « Et Dieu fit les deux grands luminaires, le grand luminaire pour dominer sur le jour, et le petit luminaire pour dominer sur la nuit ; et les étoiles. Et Dieu les plaça dans l’étendue des cieux pour donner de la lumière sur la terre, et pour dominer de jour et de nuit, et pour séparer la lumière d’avec les ténèbres » (Gen. 1. 16 à 18). Oui, véritablement, Dieu existe ! Et Il est grand en puissance !
« Tout a été créé par lui et pour lui ». Il a créé « le visible et l’invisible, soit trônes, ou seigneuries, ou pouvoirs, ou autorités » (Col. 1. 17). L’invisible fait référence aux anges, qui sont des esprits administrateurs au service de Dieu. Quand tout a été en place, « Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, cela était très-bon » (Gen. 1. 31). Alors Dieu se reposa et mit à part le septième jour. Par la suite, Il a donné à Moïse une ordonnance pour Son peuple, composé des douze tribus issues des fils d’Israël (Jacob) : « Six jours on travaillera ; et le septième jour est un sabbat de repos, une sainte convocation ; vous ne ferez aucune œuvre : c’est un sabbat consacré à l’Éternel dans toutes vos habitations » (Lév. 23. 3). Ce septième jour était, d’une part, un jour de repos pour chacun, et d’autre part, un temps de réflexion pour une communion avec Dieu.
D’où vient que le travail est pénible et fatigant ? Il est une conséquence de la désobéissance de l’homme, quand Dieu dut dire à Adam : « Parce que tu as écouté la voix de ta femme et que tu as mangé de l’arbre au sujet duquel je t’ai commandé, disant : Tu n’en mangeras pas, — maudit est le sol à cause de toi ; tu en mangeras en travaillant péniblement tous les jours de ta vie. Et il te fera germer des épines et des ronces, et tu mangeras l’herbe des champs. À la sueur de ton visage tu mangeras du pain, jusqu’à ce que tu retournes au sol, car c’est de lui que tu as été pris ; car tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (Gen. 3. 16 à 19). Adam et Ève furent chassés du jardin d’Éden. La communion avec leur Créateur était interrompue. Dès lors, Dieu, qui est riche en miséricorde, a reçu en grâce tous ceux qui se sont approchés de Lui sur la base d’un sacrifice. Abel, Noé, Abraham, Isaac, Jacob, par la foi, bâtirent un autel et y offrirent du menu ou du gros bétail. Le peuple d’Israël fut racheté de la servitude de l’Égypte sur la base d’un agneau immolé, dont le sang avait été placé sur les linteaux et les montants des portes de leurs habitations. Avant la chute de l’homme, il y a eu la rébellion de Satan et des anges qui l’ont suivi, c’est-à-dire : les démons. Satan a entraîné l’homme dans la désobéissance. Ainsi, dans un certain sens, nous concluons que Dieu a dû reprendre Son travail. Une guerre se livre dans les lieux célestes. Pour s’en convaincre il faut lire : Job 1. 6 à 10 ; Ézéchiel 28. 13 à 19 ; Ésaïe 14. 12 à 14 ; Daniel 10. 13 ; Apocalypse 12. 7 à 11 et Éphésiens 6. 12. Ce dernier passage concerne tous les enfants de Dieu. À cause de la faute d’Adam, la création a été assujettie à la vanité (Rom. 8. 20) ; « elle soupire et est en travail » (v. 22), elle « attend… la révélation des fils de Dieu (v. 19). Cette révélation aura lieu lorsque Christ apparaîtra en gloire et nous avec Lui. Ce sera après l’enlèvement de l’Église, après les jugements qui vont venir sur la terre habitée tout entière. Lorsque notre Seigneur est venu en grâce, Il a dit ces paroles touchantes : « Mon Père travaille jusqu’à maintenant, et moi aussi je travaille » (Jean 5. 17) ; « le Fils de l’homme n’a pas de lieu où reposer sa tête » (Luc 9. 58). Il était venu pour faire la volonté de Dieu (Ps. 40. 7 ; Héb. 10. 9). « C’est par cette volonté que nous avons été sanctifiés, par l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » (Héb. 10. 10). Notre Seigneur, comme Homme tout en étant Dieu, a été confronté à Satan, le diable, qui L’a tenté pendant quarante jours. Il est sorti victorieux de ce combat, pour ensuite délivrer ou guérir « tous ceux que le diable avait asservis » (Act. 10. 38). L’œuvre que le Père Lui avait donnée à faire, Il l’a terminée en s’offrant Lui-même sur le bois maudit de la croix. Après être entré dans la forteresse de l’ennemi, la mort, Christ en est sorti vainqueur et a rendu impuissant celui qui en avait le pouvoir (Héb. 2. 14). C’est le premier jour de la semaine que le Seigneur ressuscité apparaît à Ses disciples. Plus tard, ce jour sera appelé : « le jour du Seigneur » ou « journée dominicale » (Apoc. 1. 10). L’apôtre Paul, en voyage, s’arrête pour sept jours en Troade. Il y retrouve plusieurs compagnons d’œuvre et « le premier jour de la semaine », ils sont assemblés pour la fraction du pain (Act. 20. 7).
Si les fils d’Israël, placés sous la loi, devaient garder le sabbat, c’est en des jours de sabbat que le Seigneur se déplace pour enseigner et guérir, ce que les Juifs lui reprochent. Dans tous les enseignements donnés par le Seigneur à Ses apôtres et gardés par écrit pour nous, aucune mention ne nous autorise à garder le sabbat. Si les chrétiens ont honoré et sanctifié le premier jour de la semaine, tout aussi longtemps qu’il a été respecté, cela a été en bénédiction. Les fils d’Israël n’ont pas respecté la Loi. Au cours des années, ils se sont détournés de l’Éternel et de nombreux passages de l’Ancien Testament en rendent témoignage. La Loi ne donnait aucune force pour l’accomplir. Les nations dites chrétiennes, elles aussi, ont laissé de côté le premier jour de la semaine pour en faire un jour d’activités, de détente ou et de commerce.
En contraste, sans être sous un joug de loi, le disciple de Christ aime sanctifier le dimanche pour rendre culte à Dieu et se souvenir de la mort du Seigneur. Il cherche plutôt un travail qui lui en offre la possibilité. Son repos est un repos d’âme, ses péchés sont pardonnés ! Il aime être aux pieds du Seigneur pour écouter Sa Parole, mais il est conscient que chaque jour, jusqu’au retour de son divin Maître, il est appelé à Le servir tout en se reposant sur Lui.