UN VISITEUR NOCTURNE

DSC03047

 

 

« La nuit suivante, le Seigneur se tint près de lui et dit : Aie bon courage ». Act. 23. 11.
« Dans ma première défense, personne n’a été à mes côtés ; tous m’ont abandonné… Mais le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié ». 2 Tim. 4. 16 et 17.

 

UN VISITEUR NOCTURNE
Lire Actes 23. 1 à 11

 

L’apôtre Paul est à Jérusalem, et il est la cible de l’opposition violente de ses anciens coreligionnaires. Délivré juste à temps de leurs intentions homicides par les soldats romains, il doit comparaître devant le sanhédrin (le tribunal religieux des Juifs) et le souverain sacrificateur. Alors qu’il commence à parler, ce dernier le fait frapper sur la bouche et Paul réagit par des paroles injurieuses ; il ne savait pas que c’était le souverain sacrificateur mais, dès qu’il l’apprend, il retire ses paroles et reconnaît la dignité de cet homme établi par Dieu comme chef du peuple, malgré sa méchanceté. Puis il prêche la résurrection des morts, argument qui confond ses accusateurs et les dresse les uns contre les autres. Cela cause un grand tumulte et, encore une fois, Paul doit être arraché à la violence de ses opposants et reconduit en prison.
Quels pouvaient être les sentiments de Paul, prisonnier, pendant la nuit qui suivit ? Abattement, perplexité, remords de s’être laissé aller… ? C’est alors que son Seigneur vient près de lui et l’encourage.
Dans notre vie chrétienne, il y a des moments difficiles, d’agitation, de conflits. C’est parfois de notre faute, alors nous en avons honte, nous sommes perplexes et abattus. Dans de tels moments, le Seigneur s’approche de nous et nous parle personnellement ; Il nous fait éprouver Sa présence à nos côtés, sans nous faire de reproches. Par quelques paroles pleines de douceur, parfaitement adaptées à notre état du moment, Il soulage notre cœur et nous donne des forces pour poursuivre le chemin.
Quand nous n’avons plus personne, Il est toujours là ! Lui ne change pas !

D’après « Il buon seme » décembre 2022

LA MANNE

IMG_20201219_144233

 

« Celui qui avait beaucoup, n’eut pas trop ; et celui qui avait peu, n’en manqua pas ; ils avaient recueilli chacun en proportion de ce qu’il mangeait ». Ex. 16. 18.
« [Dieu a] fait pleuvoir sur eux la manne pour manger, et il leur [a] donné le blé des cieux : l’homme mangea le pain des puissants ; il leur envoya des vivres à satiété ». Ps. 78. 24 et 25.

 

LA MANNE

 

Pendant les quarante ans durant lesquels les fils d’Israël ont voyagé dans le désert, Dieu leur a fourni la manne, « le pain des cieux » (Ex. 16. 4). Chaque matin elle se déposait sur le sol, autour du camp. Les Israélites n’avaient qu’à sortir et la ramasser. Dieu voulait qu’ils en prennent selon leurs besoins. Certains mangeaient plus que d’autres, aussi ils en recueillaient davantage. Mais Dieu donnait la provision suffisante pour chaque jour sans exception. Elle n’a jamais manqué, il n’y a jamais eu besoin de se disputer pour avoir une portion nécessaire et suffisante.
La fidélité de Dieu envers Son peuple s’est prolongée pendant les quarante ans qu’Israël a passé dans le désert. Si le peuple en a quelquefois manqué, cela était dû à sa négligence. Si quelqu’un attendait que le soleil soit haut dans le ciel pour venir la ramasser, il arrivait trop tard : la manne avait fondu. Si quelqu’un en prenait moins que la portion d’un jour, il ne devait pas s’étonner d’avoir faim à la fin de la journée. Et si quelqu’un ne consommait pas sa ration journalière, il voyait le reste se couvrir de vers.
Le Seigneur Jésus a expliqué que la manne a une signification spirituelle, en ce qu’elle faisait allusion à Lui-même : « Car le pain de Dieu est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde » (Jean 6. 33). C’est Lui qui donne la vie au croyant qui mange de ce pain. Et Il est la nourriture de nos âmes, celle qui nourrit la vie nouvelle.
Ce qui fortifie notre âme dans le chemin que nous suivons dans le désert de ce monde, c’est d’être occupé de Lui lorsqu’Il marchait sur cette terre comme Homme parfait. Cela nous fait prendre conscience du besoin que nous avons de vivre dans la dépendance de Dieu, en pureté, en humilité et en amour.
Il y avait toujours suffisamment de manne : le Seigneur Jésus est parfaitement suffisant pour rafraîchir et fortifier les Siens. Tout manque spirituel que nous pouvons ressentir vient du fait que nous avons négligé de nous nourrir de Lui. Prenons notre Bible et recueillons notre nourriture quotidienne. Être occupé de Lui satisfera tous nos besoins !

D’après « The Good Seed » décembre 2022

 

PRIÈRE FERVENTE ET EFFICACE

DSC03190

 

 

La fervente supplication du juste peut beaucoup (Jac. 5. 16).
Élie était un homme ayant les mêmes penchants que nous : il pria avec instance pour qu’il ne pleuve pas, et il ne tomba pas de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois ; il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit. (Jac. 5. 17 et 18).

 

PRIÈRE FERVENTE ET EFFICACE

 

Jacques prend Élie comme exemple dans le verset ci-dessus. Comme conséquence de la prière du prophète, il n’y a pas eu de pluie pendant trois ans et demi. Puis « il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie » (v. 18). Comment pouvons-nous prier et obtenir de telles réponses  ? La première prière d’Élie n’est mentionnée que par Jacques, alors qu’il est parlé seulement de sa deuxième prière en 1 Rois 18. Nous pouvons tirer de ce récit de précieuses leçons pour une prière efficace.
« Élie monta au sommet du Carmel » (1 Rois 18. 42). Dans un endroit aussi calme, le prophète vivait une communion ininterrompue avec son Dieu. Pour que notre prière soit efficace, nous avons besoin d’un endroit calme et sans distraction. C’est pourquoi le Seigneur Jésus a dit  : « Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, et, après avoir fermé ta porte, prie ton Père qui demeure dans le secret  ; et ton Père, qui voit dans le secret, te récompensera » (Mat. 6. 6). Moralement, nous devons être séparés du péché dans notre vie, afin de pouvoir élever des « mains saintes » (1 Tim. 2. 8). Pour prier avec une réelle concentration, excluons également tous les objets modernes qui peuvent nous distraire (téléphones portables, etc.).
Élie « se courba jusqu’à terre, et mit sa face entre ses genoux » (v. 42). Un homme qui se tient devant Dieu (1 Rois 17. 1) est conscient de sa propre petitesse et de sa dépendance envers Dieu. Au sommet de la montagne, nos cœurs sont humbles. Nous n’irons pas à Dieu en exigeant quelque chose de lui. Nous viendrons plutôt d’une manière très humble. « Moi qui suis poussière et cendre », disait Abraham (Gen. 18. 27).
Et Élie dit à son serviteur : « Monte, je te prie ; regarde du côté de l’ouest » (v. 43). La prière est souvent liée à l’attente et à la vigilance (Éph. 6. 18). Combien de fois avons-nous prié sans vraiment attendre une réponse  ? Combien de fois avons-nous activement attendu la réponse de Dieu  ? Élie a envoyé son serviteur pour voir s’il y avait un signe de la réponse de Dieu. Il se peut que la réponse ne vienne pas immédiatement. Le moment de Dieu est différent du nôtre.
Le temps de prière d’Élie sur la montagne nous enseigne un certain nombre de leçons pour notre propre vie de prière. Nous avons vu Élie prier sérieusement, attendre et regarder, mais rien ne semblait changer.
Et sept fois, il a dit à son serviteur : « Retournes-y » (1 Rois 18. 43).
La prière n’est pas liée seulement à l’attente vigilante, mais aussi à la persévérance. « Priez par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillez à cela avec toute persévérance ; faites des supplications… » (Éph. 6. 18). Que pouvons-nous faire lorsque nous avons prié et que rien ne semble se passer  ? Continuer à prier, à veiller et à attendre. Peut-être, comme le serviteur d’Élie, nous y sommes allés une fois et nous n’avons rien vu. Alors, allons-y sept fois. La réponse de Dieu viendra… en son temps.
Puis, la septième fois, le serviteur dit  : « Voici un petit nuage, comme la main d’un homme, qui s’élève de la mer » (v. 44).
C’est la réponse de Dieu ! La foi d’Élie discerne derrière un nuage aussi petit que « la main d’un homme », la main du Dieu Tout-Puissant. Pour la vue naturelle, il n’y avait pas de signe de pluie, un ciel parfaitement clair, sauf un « petit nuage ». Mais la foi sait que lorsque Dieu agit, « un peu » peut devenir beaucoup. Une poignée de farine et un peu d’huile peuvent nourrir un ménage pendant un an (1 Rois 17. 12 à 16). Cinq pains d’orge et deux petits poissons peuvent nourrir 5 000 personnes (Jean 6. 8 à 11). Un petit nuage peut couvrir tout le ciel.
Si nous avons confiance en Dieu et prions avec foi, « sans douter en rien » (Jac. 1. 6), nous serons capables de discerner la main de notre Dieu et Père dans des choses et des actions apparemment petites. Dans sa grâce, il peut répondre largement à la prière fervente d’un homme ou d’une femme ayant un cœur droit.

M. Vogelsang
D’autres messages sur https://editeurbpc.com/calendriers/le-seigneur-est-proche

 

TRADUCTION DE FEUILLETS (38)

IMG_0809

 

 

TRADUCTION DE FEUILLETS (38)

 

Quand il entra dans Jérusalem, toute la ville fut en émoi ; on disait : Qui est celui-ci ? Matthieu 21. 10.

 

LE CHRIST JÉSUS, DIEU ET HOMME À LA FOIS

 

Lors de sa naissance, il n’y avait pas de place dans l’hôtellerie – mais les cieux, au-dessus de Lui, s’ouvrirent. Il fut couché dans une crèche – mais une étoile conduisit des sages de l’Orient pour Lui rendre hommage.
Sa naissance contredit les règles humaines, et Sa mort fut différente du décès de tout autre homme.
Il ne possédait rien, et pourtant il nourrit cinq mille personnes – et il y eut des restes. Il ne marchait pas sur de beaux tapis, mais sur l’eau – et elle Le portait.
Sa crucifixion fut le plus grand crime – et pourtant il fallait que « le Fils de l’homme » soit élevé, afin que des hommes puissent être sauvés. Lorsqu’Il mourut, peu nombreux menèrent deuil sur Lui, cependant le soleil cacha sa lumière. Les hommes étaient insensibles quant à leurs péchés – mais la terre trembla sous ce fardeau. La création l’honora, et les pécheurs Le rejetèrent.
Le péché ne pouvait pas Le toucher, et la corruption ne L’atteignit pas. Il est vrai que Sa sueur, comme des gouttes de sang, se répandit sur la terre, cependant Son corps ne se décomposa pas – et Dieu Lui rendit témoignage de Sa pleine satisfaction en Le ressuscitant d’entre les morts.
Il ne prêcha que pendant trois ans, n’écrivit aucun livre et ne s’érigea aucun monument – et Il est pourtant encore, après deux mille ans, la Personne la plus importante de toute l’histoire de l’humanité, Il est le pivot de la mesure du temps – Il est le thème d’innombrables prédications.
Était-Il donc un homme comme tous les autres ? Sa mort n’était-elle rien de plus qu’une mort humaine normale ? Non ! Car Il a apporté la vie à d’innombrables humains ! Remercions-Le du fond du cœur et disons-Lui, émerveillés : « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jean 20. 28).

D’après der Herr ist nahe décembre 2022

 

 

La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers ; suppliez donc le Seigneur de la moisson, afin qu’il pousse des ouvriers dans sa moisson. Luc 10. 2.

IMPROPRE POUR LA MISSION ?

Gladys Aylward (1902-1970), une jeune Anglaise, décida d’aller en Chine comme missionnaire. Lorsqu’elle s’adressa, en Angleterre, à la Mission Intérieure pour la Chine, on estima, après lui avoir fait passer un examen, que ses connaissances linguistiques n’étaient pas suffisantes.
Mais Gladys ne se laissa pas décourager. Elle se savait appelée par le Seigneur. Aussi, elle chercha une place d’employée de maison, et épargna jusqu’à ce qu’elle puisse payer elle-même son voyage en Chine. En 1932 elle voyagea en train vers l’est par le Transsibérien. Après ce long voyage elle atteignit Yangcheng, en Chine. Elle se lia d’amitié avec une missionnaire qui était en Chine depuis longtemps, et ouvrit avec elle une auberge pour les voyageurs, pour leur annoncer l’évangile.
Après la mort de son amie, elle fut occupée par une organisation régionale comme Inspectrice des pieds : elle devait surveiller les femmes et les jeunes filles pour qu’elles ne se bandent pas les pieds, ce qui était interdit, mais qui était une longue tradition. Ce rôle la faisait se déplacer dans des endroits isolés et lui donnait l’occasion d’annoncer l’évangile. Progressivement, son service se développa. Elle visita des prisons, adopta des enfants, et fonda un orphelinat.
Pendant la deuxième guerre mondiale, elle s’enfuit, avec une centaine d’orphelins, devant l’armée japonaise, à pied, à travers les montagnes, dans un endroit plus sûr. A la fin de la guerre, elle dut, à cause de sa santé détériorée, rentrer en Angleterre. Cependant, dix ans plus tard, elle alla en Taïwan et y fonda un orphelinat.
Dieu cherche encore des serviteurs et des servantes fidèles comme Gladys Ailward, afin que beaucoup entendent le message de Jésus Christ – que ce soit devant notre porte ou au-delà des mers.

D’après der Herr ist nahe janvier 2023

 

 

C’est moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même; et je ne me souviendrai pas de tes péchés. Ésaïe 43. 25.

EFFACÉS

– Dis-moi, maman, dit François à sa mère, je ne comprends pas ce qu’il advient de tous les péchés que Dieu pardonne. Ils sont pourtant quelque part, et un jour, ils reviendront tout à coup.
– Eh bien, François, qu’est-il arrivé à tous ces chiffres que tu as dessinés sur ton tableau noir dans la chambre des enfants, hier? demande sa maman.
– Ils sont partis. Je les ai effacés avec mon éponge.
– Où sont-ils donc allés? »
– Nulle part, ils sont effacés, ils ont disparu.
– Eh bien, tu vois, explique sa mère, c’est exactement pareil pour nos péchés, quand on les a confessés à Dieu. Ils sont effacés et ne ressortiront plus jamais.
C’est ce que dit la Bible, c’est ce que nous lisons dans le verset d’aujourd’hui. C’est une parole merveilleuse, qui donne une confiance éternelle. Dieu attend que nous nous tournions vers Lui et que nous lui confessions avec droiture nos péchés. Il nous pardonne alors, parce que le Seigneur Jésus est mort pour nous.
Nous pouvons nous confier avec foi dans le Sauveur qui, sur la croix, a pris sur Lui le châtiment de nos péchés. Sa mort est le sûr fondement sur lequel Dieu accomplit Sa promesse et efface notre culpabilité. Son pardon est éternel car Il ne se souviendra plus jamais de nos péchés.
« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9).

D’après Näher zu Dir janvier 2023

 

 

Bienheureux celui dont la transgression est pardonnée, et dont le péché est couvert ! Psaume 32. 1.

SI L’ÉMIR SAVAIT…

Karim est au service d’un émir arabe, qui possède un grand parc avec des oiseaux exotiques. Parmi eux se trouve un certain canard très rare, que l’émir aime particulièrement. Un jour, Karim aperçoit quelque chose qui sort d’un buisson. Son réflexe est de prendre sa fronde, de lancer une pierre… et de tuer le canard de l’émir. Bien ennuyé, il enterre le canard, croyant que personne ne l’a vu. On s’aperçoit vite de la disparition du canard. L’émir est très en colère et ordonne qu’on le recherche – sans succès.
Peu après, le cuisinier envoie Karim chercher de l’eau. Karim refuse. Le cuisinier lui murmure : Si l’émir savait qui a tué le canard… Écrasé, Karim doit se soumettre. Dès lors le cuisinier emploie Karim à toute occasion, en le menaçant toujours par la même remarque : Si l’émir savait… Les autres employé s’étonnent de ce que Karim soit devenu si soumis.
Finalement le pauvre Karim ne sait plus que devenir. Un jour, il se jette aux pieds de l’émir. Il avoue sa faute, qui lui est pardonnée. Quel soulagement pour Karim quand il quitte la maison de son maître ! Il rencontre le cuisinier, qui de nouveau l’envoie chercher de l’eau. Karim refuse, et quand l’autre lui dit : Si l’émir savait… il lui dit d’un air de triomphe : Il sait, et il m’a pardonné.
Cette histoire illustre comme il est libérateur de savoir : J’ai reconnu ma culpabilité devant Dieu, et Il m’a pardonné ! Tout le poids de mes péchés est ôté, et j’ai la paix avec Dieu !

D’après die gute Saat janvier 2023

 

 

Car toi tu es mon attente, Seigneur Éternel ! Psaume 71. 5.

DIEU M’A REDONNÉ UN AVENIR

Mes souvenirs d’enfance sont très contradictoires. Ma mère s’occupait de nous avec amour ; mon père, à cause de son alcoolisme, perdit petit à petit le contrôle sur sa vie et sur la famille. Je me revois, enfant, courant puis m’arrêtant, plein de crainte, vers la maison. Pourquoi cela m’arrivait-il justement, à moi ? Personne ne s’intéressait à mes questions…
A quinze ans je m’en allai chez des parents en Espagne. Je grandis là, sans avoir jamais la connaissance du bien et du mal. Mes seuls repères étaient ma mère, qui nous avait protégés, et mon frère aîné qui, dans notre quartier, avait une mauvaise réputation à cause de sa brutalité. Petit à petit ma vie fut marquée par la drogue et l’alcoolisme. J’allais d’une fête à l’autre. Je me levais vers midi et passais mon temps jusqu’à 4 ou 5 heures du matin dans l’ambiance de la drogue et de la musique.
Un jour, je reçus une lettre de mon frère aîné. Il m’écrivait qu’il avait été touché par Jésus et que sa vie était transformée. Il joignait à sa lettre un Évangile de Jean. Habituellement je ne lisais rien. Cependant, cette fois-là, j’ai lu tout l’évangile en quatre jours. Les paroles de Dieu m’atteignirent profondément et l’amour de Dieu me toucha.
Je suis retourné dans mon pays, où je rencontrai mon frère. Il m’emmena dans une assemblée chrétienne, où je fus accueilli cordialement. Dieu prit beaucoup de temps pour me relever.
Après environ six mois, je me suis fait baptiser. J’ai aussi repris mes études, et après les avoir terminées j’ai trouvé un travail. A la fin, j’ai même fondé une famille. Dieu m’a donné un avenir et une espérance en Jésus Christ. Jonathan.

D’après die gute Saat janvier 2023

 

Quand je regarde tes cieux, l’ouvrage de tes doigts, la lune et les étoiles que tu as disposées : Qu’est-ce que l’homme, que tu te souviennes de lui, et le fils de l’homme, que tu le visites ? Psaume 8. 3 et 4.

LES ASTRONAUTES SONT-ILS DES HÉROS ?

Les astronautes sont des hommes choisis très particulièrement, qui ont passé d’innombrables tests et ont fait une formation très solide. Dans le monde ils ont souvent à gérer des situations très critiques. Mais d’autre part ils peuvent avoir très bonne allure. Sont-ils donc des héros ?
L’astronaute James Irwin décrit, dans son autobiographie, comment, en 1971, il a volé vers la lune avec Apollo 15. Dans la préface, il dit : Durant ce vol, je voyais la terre comme un beau disque délicat d’arbre de Noël pendre dans la profondeur noire de l’infini ; je ressentais alors la proximité de Dieu et cela a été un tournant dans ma vie.

Il dit ensuite clairement que son livre n’est pas la biographie d’un héros. Il parle des déceptions et des crises, des malheurs et des maladies dans sa vie. Non, je ne suis pas un héros. Et ainsi se succèdent dans son livre, non seulement des aventures et des triomphes de la technique, mais aussi l’histoire variée d’une vie. C’est tout d’abord « un document sur la relation entre Dieu et l’homme James Irwin, sur les dons et les bénédictions que Dieu lui a donnés, sur les déceptions que Dieu a eues avec lui, et sur la peine et la patience dont Il a usé pour l’amener dans le droit chemin ».
Irwin souhaite à ses lecteurs que, par son livre, une fois de plus, ou pour la première fois de leur vie, ils soient rendus attentifs à la direction de Dieu. Il y a très peu d’humains qui soient allés sur la lune. Mais chaque humain peut, par Jésus Christ, aller à Dieu.

D’après die gute Saat janvier 2023

 

(Dieu dit) Avant qu’ils crient, je répondrai, et pendant qu’ils parlent, j’exaucerai. Ésaïe 65. 24.

PLUS IMPORTANT QUE PRÉVU

En février 1875, Hudson Taylor, missionnaire en Chine, se tenait sur le quai de la gare de Brighton, attendant le train pour Londres. Le comte Bobrinsky, un noble russe, lui adressa la parole. Le comte avait entendu Taylor prêcher, peu de temps auparavant, et lui proposa de faire le voyage avec lui.
– Je voyage en troisième classe, dit le missionnaire.
– Mon permis me permet de faire de même, répondit Bobrinsky.
Lorsque ces deux hommes bien différents furent assis dans un compartiment, le comte prit son porte-documents en disant :
– Me permettez-vous de vous donner quelque chose pour votre œuvre en Chine ?
Taylor jeta un rapide coup d’œil sur le chèque qui lui fut tendu. Il devait y avoir une erreur ! Car le chèque représentait alors une grosse somme.
– Voulez-vous peut-être me donner cinq livres ? demanda le missionnaire prudemment. Je vous rends ce chèque, qui est de 50 livres.
– Non, répondit le donateur, qui ne paraissait pas moins étonné. Je voulais effectivement vous donner cinq livres. Mais c’était visiblement la volonté de Dieu que vous receviez 50 livres. Je ne peux pas reprendre ce chèque.
Très impressionné par cet incident, Taylor, en arrivant à Londres, se rendit au Centre des missions. Il y trouva justement qu’il s’y tenait une réunion de prières. Il y avait, en Chine, un paiement urgent à faire, et il leur manquait encore 49 livres pour régler cette somme. Ceux qui en étaient informés priaient Dieu spécialement pour cela. Et à ce moment-là, Taylor entra et posa sur la table le chèque de 50 livres.

D’après die gute Saat janvier 2023

 

 

La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui obtenons le salut, elle est la puissance de Dieu. 1 Cor. 1. 18.

UNE TRANSFORMATION

Pearl Harbor est un sombre souvenir dans l’histoire des États-Unis. Le 7.12.1941, les Japonais infligèrent de très grandes pertes à la flotte du Pacifique des États-Unis. Le commandant de l’armée de l’air japonaise était Mitsui Fushido, un homme renommé au Japon. Mais quand son pays dut se rendre, en 1945, sa vie changea de cours. Il n’avait jamais vu une Bible – et ne savait même pas qu’un tel livre existât, jusqu’à l’âge de 48 ans. Il se trouva qu’il eut une Bible entre les mains, et en la lisant, il trouva le Seigneur Jésus qui devint son Sauveur, et la paix avec Dieu. Il fut ainsi converti et devint un chrétien. Bien qu’il ait eu de nombreuses occasions d’avancement au Japon, il les déclina toutes, y compris une offre de devenir ministre de la guerre. Au lieu de cela, il devint un messager de l’évangile et a été un ministre du salut éternel pour de nombreuses personnes.
N’est-ce pas insensé de renoncer à une carrière brillante pour servir Jésus Christ, le Nazaréen méprisé ? Cela implique qu’on se moque de vous et qu’on vous trouve bizarre. Oui, la croix du Calvaire et Celui qui y a été crucifié sont une occasion de chute pour beaucoup, qui pensent qu’ils n’ont pas besoin du Seigneur Jésus.
Mais ces hommes et ces femmes qui ont renoncé à tout pour le Seigneur Jésus, le Fils de Dieu, sont conscients qu’Il est bien réel et vivant. Ils ont goûté de Sa grâce qui pardonne, et de Son amour. Christ est devenu le centre de leur vie. Il est la joie de leur vie, comme aussi le garant de leur bonheur éternel.
Qu’en est-il de vous ? Quelle est votre relation avec Jésus Christ, le Fils éternel de Dieu ?

D’après The Lord is near décembre 1978

 

 

Si, de ta bouche, tu reconnais Jésus comme Seigneur, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé… En effet, l’Écriture dit : Quiconque croit en lui ne sera pas confus. Romains 10. 9 et 11.

LE PONT SUR LE FIRTH OF TAY

Le 28 décembre 1879, un ouragan faisait rage sur la côte Est de l’Écosse, avec une force de 10 à 11. Le pont, de trois kilomètres de long, sur l’estuaire de la Firth of Tay, était considéré comme un chef-d’œuvre, qui résisterait certainement à quelque épreuve que ce soit.
A 7 heures du soir, un train approchait depuis le sud. Il ralentit, afin que le conducteur puisse recevoir la permission de passage par le gardien du pont. Sans elle, emprunter le pont sur la voie unique était interdit. Puis le train reprit de la vitesse.
Un témoin oculaire remarqua soudain des étincelles volant comme une comète – une longue ligne de feu qui disparut dans l’eau. Puis tout fut ténèbres. La section centrale entière du pont, avec le train et ses 75 voyageurs, s’était effondrée et avait plongé dans l’eau. Les causes de l’accident furent établies plus tard : nombreuses erreurs de construction, surveillance négligée, matériel de mauvaise qualité, entretien insuffisant, et vitesse excessive.
Le pont de notre vie tiendra-t-il bon ? Avons-nous un fondement assuré pour le voyage de notre vie ? Peut-elle résister à tout orage et nous amener en sécurité à notre destination – le ciel ?
Une chose est certaine : toute œuvre humaine n’est que déchets. Cela est certainement vrai quand il est question du salut éternel. Nous ne pouvons pas nous reposer sur ce que nous avons fait. Nos efforts sont sans valeur. Nous devons mettre notre confiance entière en Jésus. Il est le chemin vers Dieu – un pont sûr par-dessus l’abîme entre Dieu et l’homme.

D’après the good Seed décembre 2022

 

Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi. Jean 5. 39.
La bénédiction de l’Éternel est ce qui enrichit, et il n’y ajoute aucune peine. Proverbes 10. 22.

RICHE SANS LE SAVOIR

Pendant la récession, aux États-Unis, en 1930, un paysan modeste possédait une vaste étendue de champs à l’ouest du Texas. Il vivait pauvrement, ayant peine à faire vivre sa famille, quand une compagnie pétrolière lui demanda la permission de faire des sondages sur sa propriété. Pensant qu’il n’avait rien à perdre, le paysan le permit. À une profondeur assez faible, la compagnie découvrit la nappe de pétrole la plus importante qui ait jamais été trouvée en Amérique du Nord. Elle pouvait produire plus de 80 000 barils par jour. D’un jour à l’autre, le paysan était devenu multimillionnaire. En fait, il l’avait été du jour où il avait acheté le domaine. Le pétrole y était, sans qu’il le sache.
Cela nous fait penser à ceux qui possèdent une Bible, mais ne l’ont jamais lue. La Parole de Dieu contient des richesses immenses que nous devons y découvrir. C’est le message d’amour et de vérité de notre Créateur (Héb. 4. 12). Il agit sur notre être intérieur si nous le lisons et l’acceptons comme Jésus l’a exprimé : « Ta parole est la vérité » (Jean 17. 17). Craindrions-nous son effet dans notre cœur et notre conscience ? C’est le moyen de Dieu pour nous faire connaître sa grâce et sa bonté en Jésus et pour nous donner la vie éternelle.
Le fermier n’hésita pas. N’hésitons pas non plus quand Dieu dit à chacun : Choisis la vie ! Il n’y a pas de richesses plus grandes. La Bible est un livre unique. Son message de pardon et de délivrance apporte une transformation radicale de notre être.

D’après the good Seed janvier 2023

BERACA 7 : SUR LE CANTIQUE DES CANTIQUES

6

 

 

 

BERACA 7
Sur le Cantique des cantiques

 

 

Le texte qui suit est tiré d’un exposé que nous trouvons sur le site de Bibliquest. Il vous est présenté avec quelques légères modifications pour une meilleure compréhension. Adrien Ladrierre (1825-1902) en est probablement l’auteur. Je recommande vivement l’utilisation du site Bibliquest sur lequel nous trouvons une sélection d’études sur la Parole de Dieu et en accord avec elle. La fin de cet exposé a été écrit par Jean Kœchlin.
« C’est du même homme, le roi Salomon, que Dieu a voulu se servir pour nous montrer deux choses fondamentales. Premièrement, par le livre de l’Ecclésiaste, Il nous prouve qu’il est impossible de trouver le bonheur ici-bas ; deuxièmement, par le livre du Cantique des cantiques, Dieu nous montre où le cœur peut goûter un repos qui ne peut être troublé. Sur la terre, « tout est vanité et poursuite du vent », mais le repos dont nous parlons devient toujours plus précieux et plus désirable à mesure que l’on en jouit davantage. Ce repos, c’est en Christ qu’il se trouve, et c’est Christ qui est véritablement le sujet du Cantique des cantiques.
Un cantique est l’expression de ce que le cœur ressent. On ne peut pas chanter lorsqu’on est triste. Ceci nous fait comprendre d’emblée le grand contraste qui existe entre le livre de l’Ecclésiaste et le Cantique des cantiques. L’Ecclésiaste nous dit comment il faut se conduire pour être heureux « dans les jours de la vie de sa vanité » sur la terre, mais il ne nous donne pas un objet pour le cœur ; bien au contraire, il déclare positivement que rien dans ce monde ne saurait satisfaire celui qui y recherche le bonheur. Mais, dans le Cantique des cantiques, cet objet est clairement présenté à l’âme afin qu’elle s’y attache et en jouisse. Cet objet, nous l’avons dit, est Christ lui-même. C’est avec ce qui fait l’objet des affections que l’on est en relation, et dans le sujet qui nous occupe cette relation est celle de l’homme avec son épouse.
Le cantique de Salomon est une prophétie faisant partie de l’Écriture, dont l’apôtre Pierre dit que « de saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint » (2 Pier. 1. 21). Mais il faut avoir soin de remarquer qu’il ne s’agit pas, dans cette prophétie, des relations de Christ avec l’Église. Elle est appelée le « mystère caché dès les siècles en Dieu » (Voyez Rom. 16. 25 ; Éph. 3. 2 à 12 ; Col. 1. 25 à 28).
Un mystère dans la Parole de Dieu ne signifie pas quelque chose d’extraordinaire que personne ne peut comprendre, mais bien un secret qui n’a pas encore été révélé. Ainsi, le mystère ou secret de l’Église était caché pendant tout le temps de l’Ancien Testament, mais il a été révélé dans le Nouveau. En Éphésiens 3, il est dit que ce mystère a été maintenant donné à connaître.
Néanmoins, il se peut que l’on fasse cette objection : Quoique le mystère de l’Église ne fût pas encore révélé dans l’Ancien Testament, est-ce que Dieu n’avait pas celle-ci en vue lorsqu’Il poussa le roi Salomon à écrire son cantique, et ce cantique ne serait-il pas comme une prophétie de ce qui devait être révélé plus tard ?
Eh bien, non ! Cela est impossible. D’abord, une prophétie est une révélation, de sorte que le Cantique des cantiques ne peut pas être une prophétie de l’Église, car l’Église était alors un mystère. Ensuite, le caractère de l’épouse, telle qu’elle est décrite dans le Cantique des cantiques, et ses rapports avec son époux, ne correspondent pas avec ce qui est écrit touchant l’Église ; c’est un tout autre genre de relations.
Dans le livre de la Parole qui nous occupe, le Saint Esprit fait allusion au royaume terrestre de notre Seigneur Jésus Christ : Sion, Jérusalem, et le peuple d’Israël, qui sera rétabli en gloire dans le pays de la promesse, Canaan, alors que Dieu donnera au peuple un « nouveau cœur » (Comparez Ézéchiel 36). Les Juifs ont rejeté leur Messie la première fois qu’Il s’est présenté à eux pour être reçu ; mais, lorsqu’Il reviendra pour la seconde fois, ils Le recevront, après s’être repentis et avoir confessé tous leurs péchés. Ils seront alors comme une épouse terrestre du Seigneur (Psaume 45), tandis que l’Église est son épouse céleste.
Toutefois le Cantique de Salomon, comme les Psaumes de David, trouve de nos jours son application à chaque âme individuellement. On y découvre, divinement exprimés, les progrès que l’âme fait dans la connaissance du Seigneur Jésus Christ. Sous ce point de vue, le Cantique des cantiques est très actuel et très précieux. Ce qui donne à ce livre beaucoup de crédibilité pour décrire les progrès de l’âme, c’est que la relation dont il parle, de l’épouse avec son époux, existe avant qu’il soit question de progrès. Il faut être dans une relation pour en comprendre les devoirs, et faire des progrès dans l’intelligence des privilèges qui s’y rattachent. La relation d’époux – épouse ne vient pas en un jour : il faut, pour la former, la volonté de l’époux et les affections réciproques de ceux qui s’engagent mutuellement et, une fois formée, cette relation, selon l’ordonnance de Dieu, ne peut pas être rompue tant que la vie dure. Nous savons que personne, en venant dans ce monde, ne naît enfant de Dieu. Nous naissons tous enfants d’Adam et, pour devenir enfant de Dieu, il faut une nouvelle naissance. C’est une relation toute nouvelle et l’on y entre dès l’instant que l’on croit au Seigneur Jésus. Une fois dans cette relation, il faut progresser et c’est avec l’intelligence spirituelle que Dieu communique à l’âme qui vit près de Lui, que les affections croissent, se fortifient et se développent » (A.L.).
« L’amour est le lien vital qui unit chaque racheté à son Sauveur. De Lui à nous cet amour est infini, immuable. De nous à Lui, combien faible et inconséquent ! Demandons-Lui qu’Il nous tire pour que nous puissions courir après Lui (Cant. 1. 4). Les v. 5 et 6 sont la confession du passé coupable. Celle qui parle ici le sait bien : si elle est agréable, ce n’est pas à cause de ses propres mérites. Mais maintenant elle recherche la présence du Berger (v. 7 et 8), du Roi (v. 12). Elle aime son bien-aimé ; il est continuellement sur son cœur comme un sachet de myrrhe parfumée, imprégnant ses vêtements et l’accompagnant en tous lieux (v. 13 ; 2 Cor. 2. 14 à 16) » (J.K.). Pour nous, c’est Dieu qui « nous a rendus agréables dans le Bien-aimé » (Éph.1. 6).

 

UN DIEU À NOTRE PORTÉE

PXL_20210618_193717338

 

UN DIEU À NOTRE PORTÉE

 

« Le bienheureux et seul Souverain, le roi de ceux qui règnent et le seigneur de ceux qui dominent, lui qui seul possède l’immortalité, qui habite la lumière inaccessible, lui qu’aucun homme n’a vu, ni ne peut voir – à lui honneur et force éternelle ! Amen ». 1 Tim. 6. 16.
« Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître ». Jean 1. 18

Nous trouvons plusieurs versets de la Bible qui nous parlent de « la main de Dieu », ou de « sa voix », ou de « son visage ». Pourtant, Dieu n’a pas de corps, car « Dieu est esprit » (Jean 4. 24). Mais, par le moyen de ces images, Dieu veut se mettre à notre portée en s’adaptant à notre condition humaine. Nous vous proposons de considérer brièvement ce que Dieu veut nous enseigner par ces images.

1. La main de Dieu

« Lui dans la main duquel est l’âme de tout être vivant et l’esprit de toute chair d’homme ». Job 12. 10.
« En ta main je remets mon esprit ; tu m’as racheté, ô Éternel, Dieu de vérité ». Ps. 31. 5.

La main est l’instrument de l’action. Il est vrai que Dieu est esprit, mais Son action est concrète. Par exemple, Il a créé le monde et tout ce qu’il contient, y compris l’être humain. Depuis ce moment, Il ne cesse d’intervenir, d’une manière concrète, dans nos vies. En tant que Créateur, Il sait tout et Il agit. Le verset de Job 12 précise que Dieu tient notre vie dans Sa main.
La main est aussi un symbole de sécurité. Quand nous disons à quelqu’un qu’il est entre de bonnes mains, cela signifie qu’on peut faire confiance à la personne qui s’occupe de lui.
La réponse du croyant est la confiance. David a pu dire : « Mes temps sont en ta main… en ta main, je remets mon esprit » (Ps. 31. 15 et 5). Si nous mettons un objet de valeur entre les mains d’un ami, cela signifie que nous lui faisons confiance. David remet à Dieu bien plus qu’un objet, car il Lui confie sa propre vie, ses propres pensées, sa propre existence.
Cette confiance a brillé d’une manière extraordinaire en Jésus, quand Il était sur la terre. Avant de mourir sur la croix, Il a dit : « Père ! entre tes mains je remets mon esprit » (Luc 23. 46).

2. La voix de Dieu

« La voix de l’Éternel est sur les eaux… La voix de l’Éternel est puissante, la voix de l’Éternel est magnifique. La voix de l’Éternel brise les cèdres… La voix de l’Éternel fait jaillir des sillons de feu. La voix de l’Éternel fait trembler le désert… La voix de l’Éternel fait faonner les biches et dépouille les forêts ; et dans son temple, tout dit : Gloire ! » Ps. 29. 3 à 9.

Le Psaume 29 est parfois appelé le Psaume des sept voix, parce qu’il est parlé à sept reprises de la voix de Dieu qui s’exprime à travers les eaux, le tonnerre, les éclairs, jusqu’au mystère de la naissance et de la chute des feuilles. Quelle puissance dans cette voix !
Mais cette voix peut aussi être « une voix douce, subtile », comme le murmure de la brise, comme lorsque Dieu s’est adressé au prophète Élie pour l’encourager et le guider (1 Rois 19. 12). Oui, Dieu nous parle, et Il le fait avec force ou avec douceur. D’une façon toute spéciale, Il a parlé pour montrer la valeur que Jésus avait pour Lui : « Et il y eut une voix venant des cieux : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j’ai trouvé mon plaisir » (Marc 1. 11). Et une seconde fois : « Et il vint de la nuée une voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le » (Marc 9. 7).
La voix de Dieu a le pouvoir de vaincre notre résistance et de changer notre vie. Elle déploie, envers ceux qui se confient en Lui, cette puissance qui est si éclatante et manifeste dans la nature. Mais Sa voix est aussi douce et bienfaisante, elle nous console, nous instruit. Par elle, nous prenons conscience de la grandeur de Dieu et de Son amour pour nous.
Apprenons à reconnaître la voix de Dieu dans le déroulement de notre vie, dans nos tempêtes ou dans nos déserts, pour mieux nous confier en Ses promesses et nous incliner devant Lui avec reconnaissance et adoration. Quelle joie de savoir que bientôt, nous entendrons la voix du Fils de Dieu ! Cette voix résonnera du ciel pour rassembler tous ceux qu’Il a rachetés, qu’ils soient morts ou vivants, pour les emmener dans la maison de Son Père où ils habiteront pour l’éternité (1 Thess. 4. 16 et 17).

3. Les yeux de Dieu

« Les yeux de l’Éternel regardent vers les justes et ses oreilles sont ouvertes à leur cri ». Ps. 34. 15
« Les yeux de l’Éternel parcourent toute la terre, afin qu’il se montre fort, en faveur de ceux qui sont d’un cœur parfait envers lui ». 2 Chr. 16. 9

La Bible parle souvent des yeux ou du regard de Dieu. Dieu regarde tous les hommes avec amour car Il les aime tous. Mais Il a un regard particulier sur les justes, c’est-à-dire ceux qui ont été justifiés par la foi en la valeur du sang de Jésus. Le regard de Dieu est un regard attentif et miséricordieux, un peu comme celui d’un père qui ne quitte pas des yeux ses jeunes enfants. Nous ne regardons pas toujours vers Lui, mais le Seigneur ne cesse pas de nous regarder. Rien ne soutient davantage notre patience, comme d’être convaincus que Dieu nous regarde, a dit Jean Calvin. Avoir conscience de ce regard est sanctifiant et encourageant.
– Un regard sanctifiant : si nous nous comportons mal, nous pouvons faire illusion aux autres et nous tromper nous-mêmes, mais Dieu connaît tout, même ce que nous voudrions cacher et qui est au plus profond de notre être intime… Mais, bien qu’Il connaisse tous nos péchés cachés, Il nous aime ! Quand nous prenons conscience de l’amour et de la grâce de Dieu, nous pouvons nous placer sans crainte sous Son regard, pour reconnaître et abandonner ce qui n’est pas selon Sa volonté.
– Un regard encourageant : quelque grandes que puissent être les difficultés et les angoisses que nous pouvons connaître, nous pouvons être certains que Dieu les voit et qu’Il agira pour notre bien. En voyant Son peuple opprimé, Dieu dit : « J’ai vu, j’ai vu l’affliction de mon peuple qui est en Égypte… je suis descendu pour le délivrer » (Ex. 3. 7 et 8).
Les Évangiles nous parlent du regard de Jésus sur Pierre, quand celui-ci a renié son Seigneur pour la troisième fois (Luc. 22. 61). Ce regard plein d’amour a aidé Pierre à ne pas tomber dans le désespoir à cause de la faute si grave qu’il avait commise, et l’a ramené à Jésus.

4. L’oreille de Dieu

« Voici, tu es enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu appelleras son nom Ismaël, car l’Éternel a entendu ton affliction ». Gen. 16. 11.
« Tu as entendu ma voix ; ne cache point ton oreille à mon soupir, à mon cri ». Lam. 3. 56.

Dieu écoute les prières que nous Lui adressons et Il y répond, « si nous demandons quelque chose selon sa volonté » (1 Jean 5. 14). Il entend nos soupirs, nos cris de peur et de désespoir, comme aussi nos manifestations de joie.
Dans la Bible, la première fois où il nous est dit que Dieu a entendu, c’est au sujet d’Agar, la servante qui fuyait sa maîtresse, Saraï, la femme d’Abram : « l’Éternel a entendu ton affliction ». Cette femme est enceinte et l’Ange lui annonce qu’elle aura un fils qu’elle appellera Ismaël, nom qui signifie : « Dieu entend ». La présence de cet enfant rappellera quotidiennement à Agar que Dieu l’a entendue et lui a répondu.
Plus tard, dans une situation désespérée, lorsqu’elle abandonne son fils sous un arbrisseau pour ne pas le voir mourir, Agar entend à nouveau ce puissant encouragement : « Qu’as-tu, Agar ? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l’enfant, là où il est » (Gen. 21. 17). Dieu a entendu les cris de cet enfant et a répondu à sa mère, lui indiquant un puits d’eau pour lui donner à boire.
Nous aussi, nous devons être convaincus que Dieu nous écoute. Tournons-nous vers Lui par la prière, ne serait-ce que par un soupir. « En toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4. 6 et 7).
N’oublions pas de remercier et de louer notre Dieu, parce qu’Il en est digne et que cela Lui est agréable.

5. Les ailes de Dieu

« … Le Dieu… sous les ailes duquel tu es venue t’abriter ». Ruth 2. 12.
« Je vous ai portés sur des ailes d’aigle, et vous ai amenés à moi ». Ex. 19. 4.

La Bible donne le récit d’une femme qui s’est réfugiée « sous les ailes » de Dieu. Il s’agit de Ruth, une jeune veuve moabite qui a quitté son pays natal pour accompagner Naomi, sa belle-mère, dans le pays d’Israël. Ruth n’y est pas venue pour y trouver un refuge, mais parce qu’elle voulait que le Dieu de Naomi soit aussi son Dieu. Elle est venue se réfugier sous les « ailes » de Dieu, ces ailes qui sont une image de sa présence et de sa protection.
Augustin d’Hippone, connu sous le nom de Saint Augustin, a dit : Veux-tu un conseil ? Si tu veux fuir, fuis vers Dieu ! Fuis vers Lui, confesse-toi à Lui, ne te cache pas de Lui. Tu ne peux pas te cacher devant Lui, mais tu peux Lui confesser tes fautes.
Quand nous sommes en proie aux difficultés, à la tentation, aux convoitises, fuyons vers Dieu, approchons-nous de Lui par la prière. Confessons-Lui nos fautes, réfugions-nous sous Ses ailes, et nous serons émerveillés de Sa grâce.
Le verset d’Exode 19 nous rappelle que Dieu a pris soin de Son peuple pour le faire sortir d’Égypte, comme s’Il l’avait porté sur des ailes. Quand les aiglons apprennent à voler, leurs parents les aident en planant juste au-dessous d’eux pour les rassurer. Dieu est toujours près de nous pour nous enseigner, nous porter et nous soutenir dans nos progrès spirituels.
La poule aussi rassemble sa couvée sous ses ailes pour la protéger des prédateurs (Luc 13. 34). Quelle belle image de l’amour et des soins de Dieu envers ses enfants ! Être portés, être à l’abri… quelle bénédiction !

6. Les bras de Dieu

« Ah ! Seigneur Éternel ! voici, tu as fait les cieux et la terre par ta grande puissance et par ton bras étendu ; aucune chose n’est trop difficile pour toi ». Jér. 32. 17.
« Le Dieu d’ancienneté est [ta] demeure, et au-dessous [de toi] sont les bras éternels ». Deut. 33. 27.

Les bras de Dieu évoquent Sa puissance et Sa protection.
Sa puissance s’est manifestée par la force déployée dans la création du monde ; et cette même puissance du Dieu d’éternité continue à se manifester dans le maintien et le soutien de l’univers. Que peut craindre un enfant de Dieu, lorsqu’il sait que cette puissance est à sa disposition chaque jour ? Il est dans les bras de Dieu : il n’y a pas d’endroit plus sûr !
Avez-vous déjà fait l’expérience d’un trou d’air pendant un voyage en avion ? Tout est tranquille et, soudain, l’avion entre sans une zone de turbulence. Il perd immédiatement de l’altitude et ce moment semble durer des heures… Imaginez alors que, sous la carlingue les « bras éternels » de Dieu soient grand ouverts, prêts à vous recueillir si besoin est. Ne seriez-vous pas pleinement rassurés ? Dieu vous protège en toutes circonstances. Ses bras sont toujours prêts à vous soutenir, à vous relever et à vous porter. Comme nous le lisons dans le verset de Deutéronome 33 : « Le Dieu d’ancienneté est [ta] demeure, et au-dessous [de toi] sont les bras éternels ».
Le roi David a demandé à Dieu : « Et aussi, jusqu’à la vieillesse et aux cheveux blancs, ô Dieu ! ne m’abandonne pas, jusqu’à ce que j’annonce ton bras à [cette] génération, ta puissance à tous ceux qui viendront » (Ps. 71. 18). Il est bon qu’une génération encourage la suivante à se placer sous la protection de notre Dieu, qui est grand et puissant !

7. La face de Dieu

« Lève sur nous la lumière de ta face, ô Éternel ! » Ps. 4. 6.
« Je chercherai ta face, ô Éternel ! » Ps. 27. 8.
« Ta face est un rassasiement de joie ». Ps. 16. 11.

La face de Dieu est souvent mentionnée dans l’Ancien Testament, particulièrement dans l’histoire de Moïse. Dieu avait choisi Moïse pour libérer Son peuple de l’esclavage de l’Égypte, pour leur transmettre la Loi du Sinaï, et les conduire vers la terre promise. Moïse vivait près de Dieu, en intime relation avec Lui : « Et l’Éternel parlait à Moïse face à face, comme un homme parle avec son ami » (Ex. 33. 11). Parce qu’il connaissait une telle communion personnelle avec Dieu, Moïse a pu mener à bien la mission qui lui avait été confiée.
Quand nous aimons quelqu’un, nous désirons voir son visage. David priait ainsi : « Je chercherai ta face, ô Éternel ! » : une expression d’amour vrai, qui dénote un profond désir de communiquer avec Dieu. La face de Dieu est souvent tournée vers l’homme. C’est le Père qui se manifeste dans ce monde à travers Son Fils, Jésus Christ, selon Ses propres paroles : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14. 9).
Le verset du Psaume 4 associe la lumière à la présence divine qui illumine tout croyant, mettant à nu toutes pensées, actions et intentions.
« Chercher la face de Dieu » est un impératif contenu dans Son message de grâce : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta maison » (Act. 16. 31). C’est ainsi que nous passerons des ténèbres à la lumière. « Si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous avons communion les uns avec les autres » (1 Jean 1. 7). Nous sommes donc invités à vivre dans la vérité et dans la joie de la présence de Dieu, pour refléter quelque chose de cette lumière autour de nous, comme il en avait été de Moïse lorsque la peau de son visage rayonnait après qu’il ait parlé avec Dieu (Ex. 34. 29 à 35).

D’après « Il buon seme » novembre-décembre 2022

 

NOTRE DIEU ET PÈRE

IMG_0784

 

« Il nous a élus en lui… nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté ». Éph. 1. 4 et 5.

 

NOTRE DIEU ET PÈRE

 

Nous savons que Dieu s’est révélé en Jésus Christ selon une double relation : comme Dieu et comme Père. Nos bénédictions doivent, elles aussi, être considérées selon les deux aspects de cette relation : d’un côté selon Sa nature parfaite comme étant Dieu, de l’autre en rapport avec Ses affections comme étant notre Père.
Le fait que Dieu nous ait prédestinés pour nous adopter comme fils montre qu’Il nous a introduits dans une merveilleuse relation d’amour avec Lui-même comme Père, qui n’est pas moindre que celle qui existe avec Son Fils, l’Homme glorifié, le Christ Jésus.
Les anges aussi ont une relation avec Dieu : ils sont Ses serviteurs. Le fait d’être fils, cependant, est quelque chose de tout à fait différent. Cela signifie que nous avons la connaissance de la volonté de Dieu ; que, en tant que fils, nous avons les mêmes intérêts et les mêmes sentiments que Lui.
Un père peut s’entretenir avec ses fils de tout ce qui le concerne. Il peut, en toute confiance, leur communiquer tout ce qui est important pour lui. De même, un fils trouve son intérêt dans ce que son père a à cœur. Il se réjouit de partager des choses avec lui. C’est la position qui est la nôtre, par Jésus Christ, avec notre Père céleste.
Nous pourrions penser que le mot « fils » exprime déjà ce sentiment d’intimité, mais le Saint Esprit insiste clairement sur le fait que ce qui était dans le cœur du Père, c’était de nous avoir pour Lui-même. Il nous aime et Il désire avoir communion avec nous pendant toute l’éternité.
C’est ce qu’il a plu à Dieu de destiner aux croyants, et Il se réjouit dans ce qu’Il S’est proposé. Cela dépasse notre compréhension ; nous ne pouvons qu’adorer notre Père en nous émerveillant de Ses desseins d’amour.

D’après « The Good Seed » novembre 2022

 

LA FIN DES TEMPS

8

 

 

LA FIN DES TEMPS

 

 

1. Des signes avant-coureurs

« Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles, et sur la terre une angoisse des nations en perplexité devant le grand bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l’âme de peur dans l’attente de ce qui va atteindre la terre habitée, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venant sur une nuée avec beaucoup de puissance et de gloire. Quand ces évènements commenceront à arriver, regardez en haut et levez la tête, parce que votre rédemption approche ». Luc. 21. 25 à 28.

Par ces paroles prophétiques, le Seigneur Jésus attire notre attention sur la fin des temps, la période qui précédera Son retour sur la terre.
Juste avant l’apparition de Jésus, les troubles dans le monde et l’incapacité des politiciens atteindront leur apogée. Aujourd’hui déjà, le changement climatique montre que de graves problèmes vont se poser, et le fait que de nombreuses matières premières seront épuisées dans un futur proche, cause de sérieuses préoccupations. Nous entendons aussi souvent parler d’astéroïdes qui se rapprochent dangereusement de l’orbite de la terre.
Avant le retour de Jésus, il se produira des signes terrifiants dans le ciel ; les hommes connaîtront une détresse et une impuissance totales dans une situation inéluctable pour la terre, ils ressentiront profondément une peur justifiée de ce qui va arriver.
Pour tous les vrais croyants de cette époque, la « rédemption » ou : délivrance, est proche, quoiqu’eux aussi auront à endurer des persécutions parce qu’ils sont chrétiens. Mais quelle sera leur joie d’en être délivrés et d’entrer dans le royaume de paix de Jésus !
Aujourd’hui, les croyants ont leurs regards tournés vers cette apparition et le royaume à venir. Mais ils ont une autre espérance : ils ont la promesse que Christ va venir les prendre pour être avec Lui dans la gloire éternelle de la maison de Son Père, avant la grande tribulation de la fin des temps.

2. Le temps est proche

« Voyez le figuier et tous les arbres : quand ils ont déjà commencé à bourgeonner, en les regardant, vous comprenez de vous-mêmes que l’été est proche. De même vous aussi, quand vous verrez arriver ces évènements, sachez que le royaume de Dieu est proche… Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. Luc 21. 29 à 33 ».

Le Seigneur Jésus a parlé des bouleversements et des frayeurs qui précéderont Sa seconde venue sur la terre. Il ajoute maintenant une parabole qui montre clairement que nous vivons actuellement dans la période qui précède immédiatement la fin des temps.
Le figuier est une image bien connue du peuple d’Israël (voir Osée 9. 10 ; Luc 13. 6 à 9). Quand les bourgeons apparaissent, au mois d’avril, c’est le signe que « l’été est proche », et aussi la moisson. Cela signifie la restauration d’Israël – qui a été fondé comme État en 1948. Cependant, ce n’est pas là le renouveau spirituel de ce peuple, qui se produira plus tard (Éz. 37), car la grande majorité du peuple d’Israël n’est pas préparée à reconnaître Jésus Christ comme le Messie et le Rédempteur promis.
La référence à « tous les arbres » est intéressante car nous voyons que d’autres états se sont constitués dans les pays voisins d’Israël.
Jésus a annoncé la destruction de Jérusalem et la dispersion des Juifs (Luc 21. 20 à 24), qui a eu lieu effectivement en l’an 70 après Jésus-Christ, et Il a aussi prédit la restauration de ce peuple, qui s’est produite contre toute attente au vingtième siècle. Nous voyons par ces choses que les paroles de Jésus sont exactes et absolument fiables. Et la partie finale de Sa prophétie « ne passera pas », mais elle s’accomplira bientôt. Le royaume de Dieu est tout proche et Jésus va revenir pour établir Son règne de paix et de justice sur le monde entier. Cela arrivera bientôt, car « le figuier » a déjà « bourgeonné ».

D’après « The Good Seed » novembre 2022

 

SONDEZ LES ÉCRITURES (1) DIEU ET LES ENFANTS

99e

SONDEZ LES ÉCRITURES (1) – DIEU ET LES ENFANTS

Au début de cette nouvelle année, notre vœu le plus ardent pour vous c’est que vous aimiez la Parole de Dieu qui nous révèle la Personne glorieuse du Seigneur Jésus. Que vous appreniez à connaître le Saint Livre, en feuilletant vous-mêmes, en cherchant les passages qui vous sont indiqués !
Les quelques méditations que nous vous proposons ont pour but de vous inciter à une lecture et à une méditation personnelles et quotidiennes de la Parole que chacun d’entre vous doit posséder comme le trésor le plus précieux. Lisez et relisez les Saintes Écritures, « commandement sur commandement, ligne sur ligne… ici un peu, là un peu » (És. 28. 10). Le Seigneur Lui-même n’a-t-il pas déclaré ! « Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi » ? (Jean 5. 39). Que Dieu vous bénisse tous, petits et grands, à sonder sans cesse cette divine et précieuse Parole pour aimer et connaître toujours mieux Celui qui en est le grand sujet, notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ !

Mais, parmi nos jeunes lecteurs, il se peut que certains ne connaissent pas Jésus pour leur Sauveur personnel. Comme vous avez atteint l’âge de la responsabilité, où vous discernez le bien et le mal, Dieu peut vous adresser ces paroles : – Qu’as-tu fait de mon Fils ? « Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Mets ton prénom à la place du pronom indéfini « quiconque » et approprie-toi cette parole de Dieu. Reconnais que tu es un pécheur perdu. Fixe les yeux sur Jésus crucifié. Il est mort pour toi. Son sang précieux te purifie de tout péché, c’est-à-dire de chaque péché. Accepte-le pour ton Sauveur. Aujourd’hui, c’est le jour du salut. Écoute ce message : « Je suis… ton Sauveur… moi, je t’ai aimé… C’est moi qui efface tes transgressions ». (És. 43. 3, 4 et 25). Refuseras-tu les appels pressants que, dans Sa grâce, Il adresse à ton cœur ? Il n’y aurait pour toi, dans un tel refus, d’autre issue que le jugement éternel de Dieu.

Et maintenant, chers jeunes amis, veuillez lire les cinq versets – 7 à 11 – du Psaume 19 où David, divinement inspiré, souligne toute la valeur du témoignage que Dieu donne par sa Parole. Il est vrai que Dieu parle aux hommes par la création. C’est ce que développe la première partie de ce psaume. Vous avez sans doute apprécié la sagesse et la puissance de Dieu déployées dans ce grand livre ouvert qu’est la nature. L’apôtre Paul évoque ce thème en Act. 14. 17 et en Rom. 1. 20. Que de bienfaits Dieu n’a-t-il pas dispensés à l’homme ! Sommes-nous assez reconnaissants pour ce que Dieu nous donne chaque jour ?
Ne fait-Il pas « lever son soleil sur les méchants et sur les bons » et n’envoie-t-Il pas « sa pluie sur les justes et sur les injustes » ? (Mat. 5. 45). Est-il besoin de rappeler que nous avons là une preuve permanente de la riche bonté de Dieu envers toutes Ses créatures ? (Ps. 136. 8).

La Parole de Dieu est donc le deuxième témoignage que Dieu adresse à l’homme pour produire une œuvre divine dans son cœur et dans sa conscience, par l’opération du Saint Esprit.
« La loi de l’Éternel est parfaite, restaurant l’âme » (v. 7). Cette loi ne concerne pas seulement les dix commandements, mais la Parole tout entière comme règle de conduite unique et absolue dont nous ne devrions jamais nous écarter. Que de peines, de larmes, de difficultés, nous éviterions si nous nous en souvenions ! Que cette loi parfaite, parce que c’est Dieu qui nous l’a communiquée, agisse avec toute son autorité sur notre âme ! Lisons ce que Dieu déclare au sujet d’une âme et de sa valeur au Ps. 49. 7 et 8 et en Mat. 16. 26.
La Parole de Dieu a pour premier effet de produire, par le moyen de l’Esprit Saint, « la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus Christ » (Act. 20. 21). « Vous êtes régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la vivante et permanente Parole de Dieu » (1 Pier. 1. 23). « A tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, savoir à ceux qui croient en son nom, lesquels sont nés… de Dieu (Jean 1. 12 et 13). « De sa propre volonté, il nous a engendrés par la Parole de vérité » (Jac. 1. 18). Combien de personnes ont été converties par la simple lecture des Écritures sans l’intervention de l’homme ! Et pour tous ceux qui ont foi au Seigneur, cette loi parfaite est comme un miroir (Jac. 1. 23). Elle manifeste l’état de l’âme, pour la restaurer, la renouveler, la fortifier. Puissions-nous garder cette Parole dans nos cœurs et la mettre en pratique ! Quelle soit vraiment pour nous une loi !
« Les témoignages de l’Éternel sont sûrs, rendant sages les sots » (v. 7). Dieu a donné à l’homme trois grands témoignages. Celui de Sa bonté dans les œuvres de la création, celui des Écritures, et enfin le témoignage de Christ Lui-même (Jean 8. 18).
Il y a deux aspects du témoignage dans la révélation : ce qu’est l’homme et ce qu’est Dieu ; c’est pourquoi le pluriel est employé pour le mot « témoignage ». Si nous avons toute sécurité dans l’œuvre parfaite du Seigneur Jésus à la croix, nous avons toute certitude dans les déclarations des Écritures. L’assurance du salut est donnée à ceux qui reçoivent cette Parole avec douceur, et lorsqu’elle est mêlée avec de la foi dans ceux qui l’entendent. Les sots, ceux qui, dans leur ignorance, sont étrangers aux pensées de Dieu, acquièrent la vraie sagesse, c’est-à-dire la vie de Christ par la foi en la Parole.

Vous vous souvenez des effets produits par la Parole de Dieu dans nos âmes, mentionnés dans le verset 7 du Ps. 19. Par Sa Parole, Dieu opère un travail nécessaire pour nous communiquer la vie divine, nous restaurer, nous rendre sages.
En poursuivant la méditation des versets 8 à 11 du Psaume cité, nous découvrons d’autres caractères et effets de cette précieuse Parole.

« Les ordonnances de l’Éternel sont droites, réjouissant le cœur » (v. 8). Le mot « ordonnances » évoque l’idée d’arranger, de mettre en ordre et cela dans un monde où tout a été gâté par le péché. Dieu nous a donné des ordonnances revêtues de toute Son autorité ; c’est Sa Parole qui nous permet de voir toutes choses comme Lui les voit. Lorsque ces ordonnances divines pénètrent le cœur, elles produisent, dans une âme en communion avec Dieu, la joie, sentiment faisant partie du fruit de l’Esprit (Gal. 5. 22). « J’ai de la joie en ta Parole, comme un homme qui trouve un grand butin » (Ps. 119. 162).
« Le commandement de l’Éternel est pur, illuminant les yeux » (v. 8). Le commandement, c’est la Parole de Dieu dans son autorité absolue. Dieu a parlé. Il nous faut obéir. Et nous avons devant nous Celui qui a été ici-bas le divin modèle, obéissant jusqu’à la mort et à la mort de la croix (Ps. 40. 8). Le croyant, instruit par les Écritures, marche dans la lumière. « L’entrée de tes paroles illumine, donnant de l’intelligence aux simples » (Ps. 119. 130). « Ta Parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier » (Ps. 119. 105). Le commandement de l’Éternel est pur, sans mélange. L’enseignement des hommes ne l’a pas altéré. Puissions-nous tous déclarer comme l’aveugle-né que Jésus avait guéri : « Je sais une chose, c’est que j’étais aveugle, et que maintenant je vois » (Jean 9. 25).

« La crainte de l’Éternel est pure, subsistant pour toujours » (v. 9). N’est-ce pas cette crainte de l’Éternel que nous avons à cultiver avec soin, cet état d’âme qui nous apprend à haïr le mal comme Dieu le hait et à aimer le bien comme Dieu l’aime ? Dans la présence de Dieu, dans Sa lumière, l’âme Lui donne la place qui Lui revient. « C’est à celui-ci que je regarderai : à l’affligé, et à celui qui a l’esprit contrit et qui tremble à ma parole » (És. 66. 2). L’obéissance de cœur est liée à la pureté de cœur, et celui qui fait la volonté de Dieu, marchant dans la crainte de Dieu, demeure éternellement (1 Jean. 2. 17).
« Les jugements de l’Éternel sont la vérité, justes tous ensemble » (v. 9). Dieu juge et apprécie toutes choses parfaitement. Dieu nous fait connaître Ses jugements dans sa Parole pour que nous puissions avoir cette sainte appréciation qu’Il a sur toutes choses. « Comment un jeune homme rendra-t-il pure sa voie ? Ce sera en y prenant garde selon ta Parole » (Ps. 119. 9). L’entrée de la Parole de Dieu dans une âme apporte la lumière, purifie le cœur et résulte en une conduite droite.
« Ils sont plus précieux que l’or et plus doux que le miel » (v. 10). Tels sont les merveilleux effets de la Parole reçue et crue. Elle est d’un prix inestimable et d’une douceur incomparable pour le cœur qui aime Dieu. Puissions-nous l’avoir auprès de nous et y lire tous les jours de notre vie, comme devait s’y appliquer le roi d’Israël autrefois (Deut. 17. 19), pour apprendre à craindre notre Dieu, à garder toutes les paroles de cette loi pour les faire ! Que cette prière monte chaque jour de nos cœurs : « Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi » ! (Ps. 119. 18).

Nous vous rappelons, pour terminer le sujet, un conseil pratique que donnait un serviteur du Seigneur : « Lorsque vous ouvrez votre Bible, placez auprès de vous une feuille de papier et un crayon et, au fur et à mesure que vous lisez, notez sur cette feuille ce qu’il vous sera donné de comprendre dans votre lecture. Ce sera peut-être fort peu de chose, mais ainsi vous le retiendrez mieux et le souvenir vous en restera ». C’est ainsi que procédaient certains hommes de Dieu qui ont acquis une grande connaissance des Écritures et ont été en riche bénédiction au peuple de Dieu.
« Il y a ce qui se perd faute de règle » (Prov. 13. 23). N’oublions pas que la meilleure façon de connaître la Parole, c’est de la mettre en pratique dans notre vie quotidienne, en l’éprouvant et en la trouvant vraie.

Dieu et les enfants.

La Parole de Dieu nous enseigne que les enfants sont un don de la part de Dieu selon ce qu’exprime Job : « L’Éternel a donné » (Job 1. 21). Ève elle-même déclare : « J’ai acquis un homme avec l’Éternel » (Gen. 4. 1), à la naissance de son premier enfant. Salomon ajoute : « Voici, les fils sont un héritage de l’Éternel… une récompense » (Ps. 127. 3).
Puissiez-vous vous associer à la louange du Ps. 139. 14 et 17 : « Je te célébrerai de ce que j’ai été fait d’une étrange et admirable manière. Tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le sait très bien… Combien me sont précieuses tes pensées, ô Dieu ! combien en est grande la somme ! » Cette âme connaît un Dieu qui l’aime. Elle connaît Ses œuvres et Ses pensées. Quelles sont ces pensées à votre égard et quelle est la réponse de votre cœur ?

Pour beaucoup d’entre vous, un premier grand privilège, c’est d’avoir été demandés à Dieu, donc entourés de prières avant et après votre naissance, tout au long des années de votre enfance. Dieu a entendu les demandes formulées à votre sujet par des parents et des amis croyants. A propos de la naissance d’Ésaü et de Jacob « Isaac pria instamment l’Éternel… et l’Éternel se rendit à ses prières » (Gen. 25. 21).
Avant la naissance de Joseph, « Dieu se souvint de Rachel et Dieu l’écouta » (Gen. 30. 22). Lorsqu’Anne mena très jeune Samuel à la maison de l’Éternel à Silo, elle déclara à Éli : « J’ai prié pour cet enfant, et l’Éternel m’a accordé la demande que je lui ai faite. Et aussi, moi je l’ai prêté à l’Éternel ; pour tous les jours de sa vie, il est prêté à l’Éternel. Et il se prosterna là devant l’Éternel » (1 Sam. 1. 27 et 28). Le nom de Samuel signifie : « demandé à Dieu » ou « Dieu a exaucé ». Cet enfant, objet de tant de prières, a été à son tour un homme de prières (1 Sam. 7. 9 à12). Puissiez-vous parler à Dieu comme Samuel l’a fait avec toute la simplicité d’un enfant : « Parle, car ton serviteur écoute » ! (1 Sam. 3. 10). Si Dieu vous a accordé la faveur de Le connaître, ne devez-vous pas prier pour tant d’enfants nés de parents païens et impies, qui sont étrangers à la prière ? N’y a-t-il pas un enfant, un camarade de classe que vous puissiez confier à Dieu dans vos supplications afin que, atteint dans son cœur et sa conscience, il soit sauvé par la grâce et par la foi ?

Un second privilège réside dans le fait que vous êtes donnés de Dieu à vos parents qui vous élèvent dans la discipline et sous les avertissements du Seigneur. Job, dont le cœur a été broyé par la douleur, lorsque Dieu a repris ses enfants dans une mort tragique, prononce ces paroles de foi : « L’Éternel a donné, et l’Éternel a pris ; que le nom de l’Éternel soit béni ! » (Job 1. 21). Lorsqu’Ésaü rencontre son frère Jacob retournant vers la maison de son père et voit les femmes et les enfants, il dit : « Que te sont-ils, ceux-là ? » Jacob dit : « ce sont les enfants que Dieu a donnés à ton serviteur » (Gen. 33. 5).
Dieu, à qui vous avez à faire est Celui « qui a étendu les cieux, qui a fondé la terre, et qui a formé l’esprit de l’homme au-dedans de lui » (Zach. 12. 1). Dieu a soufflé dans ses narines une respiration de vie, et l’homme devint une âme vivante (Gen. 2. 7). N’est-il pas alors de toute importance que vous preniez soin de votre âme ?

D’autres privilèges sont liés pour certains enfants de l’Écriture à des promesses particulières de Dieu, qui ont comme but d’accomplir Ses desseins.
Ainsi, après la chute de l’homme au jardin d’Éden, l’Éternel Dieu annonça à la première femme que sa semence, qui est Christ, briserait la tête du serpent (Gen. 3. 15). La puissance de Satan sera anéantie par notre Rédempteur.
Dieu promit à Abraham que Sara lui donnerait un fils, Isaac, avec lequel Il établirait une alliance perpétuelle (Gen. 17. 19). Ce fils promis ferait partie de la lignée de Christ. Avant la naissance d’Isaac, Dieu déclare au sujet d’Abraham, son ami : « Je le connais, et je sais qu’il commandera à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l’Éternel, pour pratiquer ce qui est juste et droit, afin que l’Éternel fasse venir sur Abraham ce qu’il a dit à son égard » (Gen. 18. 19).
Quelle bénédiction sera votre part si vous écoutez de tout votre cœur et que vous gardiez, en le pratiquant, le commandement de votre père, et n’abandonniez pas l’enseignement de votre mère ! (Prov. 6. 20). Quelles belles promesses sont faites par l’ange Gabriel à Zacharie offrant le parfum dans le temple du Seigneur au sujet de l’enfant qui est la réponse de Dieu à ses supplications ! « Il sera pour toi un sujet de joie… il sera grand devant le Seigneur, il sera rempli de l’Esprit Saint » (Luc 1. 14 et 15).

Savez-vous que de telles promesses abondent au sujet de la venue du Seigneur Jésus comme enfant ? (És. 7. 14 ; 9. 6 et 7). « Quand l’accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé son Fils, né de femme, né sous la loi, afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption » (Gal. 4. 4). L’ange Gabriel annonce à Marie au sujet de Jésus : « Il sera grand et sera appelé le Fils du Très-Haut ; et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; et il régnera sur la maison de Jacob a toujours » (Luc 1. 32 et 33).
Jésus est né comme un enfant, et Il a été donné comme Fils. C’est l’union de la divinité et de l’humanité de Celui qui, né de Marie, a été appelé Fils de Dieu. Recherchez dans la Parole de Dieu les promesses qu’elle renferme, et comme elles sont nombreuses ! En vous les appropriant par la foi, puissiez-vous expérimenter que « Celui qui a promis est fidèle » (Héb. 10. 23). « Pas un mot de toute Sa bonne parole qu’il prononça par Moïse, son serviteur, n’est tombé à terre » (1 Rois 8. 56).

Considérons maintenant un autre privilège concernant l’appartenance des enfants de Dieu et le dévouement dans le service.
Les premiers-nés d’Israël avaient été, en Égypte, à l’abri du jugement de Dieu à cause du sang de l’agneau pascal aspergé sur les poteaux et les linteaux des portes des maisons des Israélites. Rachetés à prix, ils étaient mis à part pour Dieu, et lui appartenaient d’une manière toute particulière (Nomb. 3. 13). Au lieu de prendre les premiers-nés des fils d’Israël pour le service à la tente d’assignation, l’Éternel choisit à leur place les Lévites (Nomb. 3. 12, 41 et 45). Les Lévites étaient alors « absolument donnés » à Aaron et à ses fils pour leur service (Nomb. 3. 9). N’en est-il pas de même aujourd’hui des enfants de Dieu ? Rachetés par le sang de Christ, ils appartiennent au Seigneur et doivent lui être entièrement dévoués pour Son service. Jeune lecteur ! Peux-tu déclarer sans hésitation que tu appartiens à Dieu ? Es-tu purifié de tout péché par le sang de Christ ? Appelé à l’œuvre par la seule grâce divine, tu es rendu propre pour cette œuvre selon les droits de la sainteté de Dieu par la purification.

Servons tous dès notre enfance
Notre adorable Sauveur…
C’est à Lui qu’on ne peut être
Ni trop tôt, ni trop longtemps.

Il y a encore dans les pensées de Dieu une faveur pour vous, celle de Le glorifier, comme Il vous en a rendus capables. Pensons à ces enfants qui, dans le temple, criaient en disant : « Hosanna (Sauve je te prie) au Fils de David » (Mat. 21. 15 et 16). Ils donnent gloire à Dieu en honorant Son Fils, sans raisonner et malgré l’opposition et l’indignation des principaux sacrificateurs et des scribes. Jésus cite alors le Ps. 8. 2 : « Par la bouche des petits enfants et de ceux qui tètent, tu as établi ta louange ». Ce psaume présente le Fils de l’homme selon les conseils de l’Éternel, ayant toutes choses sous Ses pieds. Même aux jours de Son humiliation, l’ennemi, le vengeur a été réduit au silence par la bouche des petits enfants rendant témoignage à la gloire du Fils bien-aimé du Père. Ces petits enfants représentent ceux qui ont la foi simple pour recevoir ce que Dieu dit dans Sa Parole, afin que quiconque croit ait la vie éternelle.

Chantez de tout cœur les louanges qui exaltent la bonté de Dieu et Sa grâce dans l’œuvre parfaite du Seigneur Jésus. Apprenez des cantiques dès votre jeune âge. Ils auront un écho dans votre cœur durant toute votre vie. Vous apprécierez toute la valeur de ces paroles qui font du bien à l’âme des rachetés du Seigneur. « Chantant de vos cœurs à Dieu dans un esprit de grâce » (Col. 3. 16). Joignez vos voix à ce cantique :

Tu sais tirer la louange
De la bouche des petits,
Quand ton amour sans mélange
Remplit leur jeune esprit.

Que Dieu bénisse sa Parole pour chacune de vos âmes et vous accorde la grâce de la recevoir dans un cœur honnête et bon, préparé par le Saint Esprit afin que vous portiez du fruit avec patience.

Ainsi vous êtes comblés de nombreux privilèges. Il est un principe important de l’Écriture que vous devez retenir. Les privilèges appellent toujours des responsabilités, des devoirs. Or, la toute première vertu demandée par Dieu Lui-même aux enfants de parents chrétiens, c’est l’obéissance. « Enfants, obéissez à vos parents en toutes choses, car cela est agréable dans le Seigneur » (Col. 3. 20). L’épître aux Éphésiens ajoute : « car cela est juste » (ch. 6. 1), mettant l’accent sur le cinquième commandement de la loi qui comporte une promesse que vous pouvez lire au verset 3. Mais que constatons-nous dans notre expérience ? Que nous sommes foncièrement désobéissants par nature. Dès notre jeune âge nous essayons de faire ce qui est défendu. Nos premiers parents ont été chassés du jardin d’Éden à cause d’une désobéissance et c’est ainsi que « par la désobéissance d’un seul homme, plusieurs ont été constitués pécheurs… par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort (Rom. 5. 19 et 12).
Quels caractères manifestons-nous dans nos actes, nos paroles, nos pensées, et dans toute notre manière d’être ? Est-ce l’obéissance positive de Christ, ou trop souvent hélas les dispositions du cœur naturel rebelle aux commandements de Dieu, faisant sa volonté propre dans l’indépendance vis-à-vis de son Créateur ?

Cependant, le secret de la bénédiction pour chacun de vous, petits et grands, est dans l’obéissance aux parents qui représentent l’autorité que Dieu a placée au-dessus de vous. Elle est ordonnée de Dieu. Vous êtes tenus de vous y soumettre. Avant que l’enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, la simple obéissance est la loi qui n’admet pas d’exception.
Le petit enfant ne peut être capable de comprendre ou d’approuver ce qui lui est demandé de faire, mais il le fait à cause des commandements de ses parents qu’il aime. Apprenant à se soumettre à ses parents qu’il voit, il sera amené plus tard à comprendre la nécessité de se soumettre aux commandements de Dieu lorsque la vie divine lui aura été communiquée. Comment pourrait-il obéir à un Dieu qu’il ne voit pas s’il n’obéissait pas à ses parents avec lesquels il vit chaque jour ?
Pour ceux d’entre vous qui appartiennent au Seigneur, il n’est pas toujours facile d’obéir à vos parents en toutes choses, promptement, joyeusement, sans murmures et sans raisonnements, surtout si les ordres reçus contrarient vos désirs et vos projets. Alors, regardons au Seigneur Jésus qui a été l’Homme parfaitement obéissant. Il a dû apprendre l’obéissance par les choses qu’Il a souffertes (Héb. 5. 8). Comme homme ici-bas il a été obéissant jusqu’à la mort (Phil. 2. 8). Relisez ce que l’évangile relate de Son enfance quand Il eut douze ans. Il nous est dit qu’Il était soumis à ses parents (Luc 2. 51).

Pour ceux qui ont douze ans, n’y a-t-il pas là pour vous tous une leçon de toute importance ? Suivez la trace du Sauveur débonnaire et humble de cœur. Considérez le modèle parfait.
En venant dans le monde, Il déclare : « C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir » (Ps. 40. 8). Voici un verset à graver dans votre cœur : « Le Christ n’a point cherché à plaire à Lui-même » (Rom. 15. 3). Il peut être d’un précieux secours si en même temps vous demandez au Seigneur : « Donne-moi un cœur qui écoute ta Parole, un cœur obéissant dans la soumission à ta sainte volonté ».

Du Seigneur, chers enfants, écoutez la Parole !
Il veut vous enseigner, vous sauver, vous bénir.
Venez donc à Jésus, venez à Son école,
Et vous serez toujours heureux à l’avenir.

Dieu et les enfants.

Une fois de plus, la Parole attire votre attention sur un verset qui vous concerne spécialement : « Souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse » (Éccl. 12 .1). Dans sa description allégorique remarquable des épreuves et des tribulations de la vieillesse, Salomon adresse cette exhortation aux jeunes, afin qu’ils se souviennent de leur Créateur à l’entrée de leur vie.
Dès les premières pages de la Bible que Dieu nous a donnée afin que nous apprenions à Le connaître, Il nous révèle qu’il est l’Auteur, le Créateur de tout ce qui existe. « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » (Gen. 1. 1). Vous pouvez noter que le terme créateur est utilisé comme un nom divin par Ésaïe (ch. 40. 28 et 43. 15).
Vous savez ce que signifie créer, dans la Bible : c’est faire quelque chose à partir de rien. Vous comprenez que cela n’appartient qu’à Dieu, qui par Sa seule parole a tiré du néant tout ce que vos yeux ne se lassent pas d’admirer chaque jour dans l’univers. L’homme malgré toute sa science, ou l’ange le plus puissant, ne peuvent créer un seul grain de sable.
Comme quelqu’un l’a dit : « Nous sommes tout aussi incapables de créer un brin d’herbe que de créer un monde… Qui songerait à apporter une chandelle allumée pour ajouter de l’éclat à la lumière du soleil en plein midi ? » Nous avons donc la démonstration de la toute-puissance de Dieu « d’après les choses faites » (Rom. 1. 20). « Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu » (Héb. 11. 3).
Sept fois une parole divine exprime la volonté du Créateur pour appeler à l’existence toutes les choses créées : la lumière, les cieux, la terre avec la végétation, et les mers, le soleil, la lune et les étoiles, les animaux marins et les oiseaux, les bêtes de la terre, et l’homme (Ps. 8). En six jours Dieu a tout disposé sur la terre pour y placer l’homme qu’Il a comblé de toutes les riches manifestations de Sa bonté (Ps. 104. 24). A propos de l’homme, Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance ». Et au sixième jour, Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, cela était très bon (Gen. 1. 31). Toute la création magnifie la sagesse et la grandeur du Créateur.

Selon le Nouveau Testament, c’est le Seigneur Jésus qui a créé les mondes (Héb. 1. 2) L’évangile selon Jean, ch. 1, nous révèle que : « Au commencement était la Parole… et la Parole était Dieu… Toutes choses furent faites par elle ». Parole vivante, éternelle, Il a tout créé, de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Et même Il soutient toutes choses par la parole de Sa puissance. Il les maintient selon les lois divines. Sans Lui, elles seraient toutes anéanties.
Comme Sa gloire est grande : « car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! A Lui la gloire éternellement ! Amen » (Rom. 11. 36).

C’est à l’aurore de la vie que Dieu, ton Créateur, t’invite à te souvenir de Lui. A mesure que ton esprit prend son développement et que tu es comme fasciné par les merveilles de l’univers où Dieu t’a placé, aussi bien que par l’admirable constitution de ton propre corps, n’est-il pas juste que tu te tournes vers Lui ? Sans doute il s’agit ici des rapports de l’homme avec son Créateur. C’est la vérité la plus élémentaire du témoignage que Dieu a donné à l’homme. Retiens ce verset dans ton cœur : « Souviens-toi de ton Créateur ». Mais à l’injonction de Salomon, doit s’ajouter celle de Paul : « Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts » (2 Tim. 2. 8).
Pour toi, enfant privilégié de parents chrétiens, il ne suffit pas de reconnaître Dieu comme Créateur. Il est nécessaire que tu reçoives le Seigneur Jésus comme ton seul Sauveur. Accepte le grand salut qu’Il t’offre par la foi en Lui ! Tu pourras alors mettre à Son service les merveilleuses facultés qu’Il t’a confiées : affectivité, intelligence, mémoire, forces physiques etc. Quel avantage sera le tien, de présenter au début de tes jours, ton corps « en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu » ! (Rom. 12. 1) Voilà le service intelligent. Mais si tu laisses passer le temps comme Pharaon (Jér. 46. 17), ton cœur pourra s’endurcir, n’ayant pas saisi le moment favorable, le temps agréable qu’est le jour du salut.
N’attends pas de parvenir à l’âge adulte où pèsent les nombreuses responsabilités et les divers devoirs de la vie. Tu risques encore de remettre à plus tard la réponse positive de ton cœur aux appels de la grâce. Puis vient le jour où les forces déclinent, ce sont les mauvais jours dont tu diras : « Je n’y prends point de plaisir ». Crois au Seigneur Jésus dès aujourd’hui et tu seras sauvé ! « Qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3. 36). Lequel d’entre vous, chers jeunes amis, peut déclarer en toute certitude par la foi : – Jésus est mon Sauveur, j’ai la vie éternelle ? Relisez et chantez de tout votre cœur ce beau cantique 208 qui proclame la grandeur de Dieu dans la création et dans la rédemption.

Mais cette création a été gâtée, ruinée par le péché de l’homme, par sa méchanceté. Et Dieu déclare que « les cieux et la terre de maintenant sont réservés par sa parole pour le feu, gardés pour le jour du jugement et de la destruction des hommes impies… les cieux passeront avec un bruit sifflant… et la terre et les œuvres qui sont en elle seront brûlées entièrement » Et il est ajouté que « selon sa promesse, nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre, dans lesquels la justice habite » (2 Pier. 3. 5 à 7, 10 et 13). Dans le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, Dieu dit : « Voici, je fais toutes choses nouvelles ». Et l’apôtre Jean vit « un nouveau ciel et une nouvelle terre » (ch. 21. 1 à 5). Tous ceux de nos jeunes amis qui appartiennent au Seigneur Jésus, étant purifiés de leurs péchés par le sang de Jésus, font déjà partie de cette nouvelle création, selon ce qui est écrit : « Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création » (2 Cor. 5. 17). Que le nom du Seigneur Jésus soit béni, Lui qui a été immolé pour nous, pour ôter le péché du monde !

Des nouveaux cieux à la nouvelle terre
Tout chantera bientôt d’amour rempli.
Louange à Dieu, gloire au Fils, gloire au Père !
A jamais tout est accompli.

Dieu et les enfants

Rappelez-vous qu’un sujet important avait été évoqué avec le Psaume 19 où David déclare : « La crainte de l’Éternel est pure, subsistant pour toujours ». Dans le livre des Proverbes adressé aux fils de la Sagesse, nous lisons : « Crains l’Éternel » (ch. 3. 7).
Quel est donc cet état d’âme où Dieu dit : « Qui craint Dieu sort de tout » (Éccl. 7. 18) et « Tout ira bien pour ceux qui craignent Dieu, parce qu’ils craignent sa face » ? (Éccl. 8. 12) N’est-ce pas une condition importante pour jouir du vrai bonheur dans la communion avec Dieu ? Nos cœurs ne sont-ils pas attirés par de telles paroles ?

Lorsque Moïse vint auprès des Israélites avec les statuts et les ordonnances justes qu’il avait reçus directement de Dieu, il leur rapporte cette déclaration solennelle : « Je leur ferai entendre mes paroles, qu’ils apprendront pour me craindre tous les jours qu’ils seront vivants sur la terre, et qu’ils enseigneront à leurs fils » (Deut. 4. 10). C’est le Psaume 34, de David, qui indique comment nous pouvons craindre Dieu. « Venez, fils, écoutez-moi : je vous enseignerai la crainte de l’Éternel » (v. 11). Trois exhortations la caractérisent :
1. « Garde ta langue du mal, et tes lèvres de proférer la tromperie » (v. 13).
2. « Retire-toi du mal et fais le bien » (v. 14).
3. « Cherche la paix, et poursuis-la » (v. 14).
Dieu veuille appliquer toute la force de ces expressions à nos cœurs et à nos consciences et qu’il y ait un développement toujours plus marqué à cette crainte de Dieu dans nos âmes ! Ne provient-elle pas de Lui, qui est lumière et amour ? Quand je me tiens devant Lui, j’ai conscience de Sa dignité, de Sa majesté, comme si je me trouvais devant un grand personnage. C’est Lui qui m’inspire cette crainte, cette révérence. C’est une crainte de révérence, mais pas la peur de Dieu – de prudence mais pas de méfiance vis-à-vis de Dieu qui nous aime. Il est ajouté : « Celui qui endurcit son cœur tombera dans le malheur ».

Quel danger il y a dans la confiance en soi-même et dans l’endurcissement de cœur ! Toutes nos chutes, tous nos égarements ont pour origine un manque de crainte de Dieu. Gardons-nous de jouer avec le péché, et sachons veiller sur nos motifs secrets et nos désirs cachés, fuyant les convoitises de la jeunesse. « Ayez en horreur le mal, tenez ferme au bien » (Rom. 12. 9).
N’avez-vous pas remarqué autour de vous que les hommes parlent et agissent comme si Dieu n’existait pas ? « Il n’y a point de crainte de Dieu devant leurs yeux » (Rom. 3. 18). Telle est la sentence terrible que Dieu prononce après avoir dépeint le triste tableau de l’homme naturel dans son état de péché. Lisez ces quatorze traits moraux empruntés aux Écritures de l’Ancien Testament. Nous pouvons souligner que toute l’histoire de l’homme montre sans équivoque que cet homme pécheur aime le mal et hait le bien. Or la Parole affirme : « La crainte de l’Éternel, c’est de haïr le mal » (Prov. 8. 13 et 16. 6).
Pour connaître cette crainte de Dieu, notre âme doit être placée dans Sa pleine lumière, dans Sa présence, en Lui donnant la place qui Lui revient. C’est là que nous apprenons à haïr le mal comme Lui le hait et à aimer le bien comme Lui l’aime. Depuis la chute de l’homme, l’accès à Dieu était interdit. Mais en vertu du sacrifice de Christ, Dieu peut recevoir dans Sa présence l’homme repentant, qui a la foi au Seigneur Jésus. Quand nous jouissons du salut par grâce, cette crainte de Dieu est accentuée dans notre âme. « Il y a pardon auprès de toi, afin que tu sois craint » (Ps. 130. 4).
« La crainte de l’Éternel est le commencement de la connaissance (Prov. 1. 7). Comment échapper à la folie des pensées de l’homme et être conduit dans ce monde, si ce n’est en ayant la connaissance, le discernement des pensées de Dieu sur toutes choses, une juste appréciation du bien et du mal ? Une telle âme, en présence de Dieu, acquiert cette connaissance. Elle voit le mal en elle sous son aspect haïssable et elle ne peut que déclarer : « J’ai horreur de moi » (Job 42. 6). En même temps, elle apprend à connaître en Dieu le bien parfait qui l’attire.
« La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse » (Prov. 9. 10 ; Ps. 111. 10 ; Job. 28. 28). La sagesse au ch. 8 des Proverbes, c’est Dieu Lui-même révélé en Christ. Le point de départ pour acquérir cette sagesse, c’est la crainte de l’Éternel. « Ayez en horreur le mal ! » Je désire connaître Dieu dans Sa sainteté parfaite dès que je suis mis en relation avec Lui par Sa Parole et Son Esprit. Puisque « Dieu donne la sagesse » (Prov. 2. 6), pourquoi ne pas la Lui demander, car celui « qui la tient ferme est rendu bienheureux » ? (Prov. 3. 18)

Toutes sortes de bénédictions résultent de cette connaissance du Dieu d’amour que nous communique la crainte de Lui déplaire. Et tout d’abord, « le plaisir de l’Éternel est en ceux qui le craignent, en ceux qui s’attendent à sa bonté » (Ps. 147. 11).
Dieu a déclaré tout le plaisir qu’Il trouve en Son Fils bien-aimé, vrai Homme dépendant de Lui dans ce monde ; et Dieu approuve ceux qui suivent le Seigneur dans le chemin d’une réelle séparation du mal. Cette crainte de Dieu lie ceux qui la possèdent avec des âmes pieuses et les sépare des hommes vils (Ps. 15. 4 ; Mal. 3. 16). Le salut et la gloire leur appartiennent aussi bien que l’héritage (Ps. 85. 9 ; 61.5).
La crainte de Dieu est à la base de toute notre conduite ici-bas, selon ce que Dieu pouvait demander à son peuple autrefois (Deut. 10. 12 et 20). C’est aussi par elle que notre cœur est gardé pur de toute idole (Jos. 24. 14) pour pouvoir Le servir d’une manière qui Lui soit agréable, avec révérence et avec crainte. Retenez aussi que cet heureux état produit et entretient la louange comme l’expriment les saints en Apoc. 15. 4.
Conservez dans vos cœurs ce que Dieu pense à travers les différents passages cités de cette crainte filiale qui Lui est due. Que ce sentiment vous accompagne chaque jour, partout où vous êtes conduits – à la maison, peut-être en l’absence de vos parents, à l’école, à l’atelier – n’oubliant jamais que Dieu sait tout, voit tout. Que pourrions-nous Lui cacher ? N’avons-nous pas tous affaire au Dieu dont David pouvait dire : « Éternel, tu m’as sondé, et tu m’as connu… tu discernes de loin ma pensée… tu es au fait de toutes mes voies » ? (Ps. 139. 1 à 3).
Puissions-nous demander à Dieu qu’Il enrichisse nos âmes de la connaissance de toutes Ses perfections révélées : Sa sainteté et Sa justice, Sa bonté et Sa vérité, Sa grâce et Sa miséricorde, afin qu’en tout temps nous déclarions : « Unis mon cœur à la crainte de ton nom » ! (Ps. 86. 11) Que cette sainte crainte soit cultivée par la Parole de Dieu lue et reçue dans nos cœurs par la foi ! (Deut. 17. 19 et 31. 11 et 13)

Dieu et les enfants

Il semble utile, à la suite du sujet évoqué la dernière fois sur la crainte de Dieu, de considérer quelques hommes de Dieu qui, dans l’Écriture, ont été caractérisés par cet heureux état, et qu’elles en ont été les conséquences bénies. Puissiez-vous en faire votre profit pour apprendre à craindre Dieu dès votre jeunesse !

L’apôtre Pierre déclare en Actes 10. 35 : « Je comprends… qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable ». Dans ce même chapitre l’Esprit de Dieu souligne que Corneille, centurion romain, était pieux et craignait Dieu avec toute sa maison, faisant beaucoup d’aumônes au peuple et priant Dieu continuellement (v. 2).
Quel beau témoignage est rendu à cet officier dont toute la vie exprime la vraie piété. Son influence s’étend à toute sa maison et à ses soldats, parmi lesquels un homme pieux est mentionné. Il avait enseigné les siens à marcher dans la même voie que lui, c’est-à-dire dans la crainte de Dieu.

Qu’il y ait aujourd’hui des hommes de foi dont Dieu puisse dire : « Il craint Dieu avec toute sa maison ». Dans quelle mesure cet état caractérise-t-il ma vie et quelle est mon influence sur ceux qui m’entourent ? Averti divinement, Pierre vient à la maison de Corneille. A cette occasion, il va ouvrir la porte du royaume des cieux aux nations et les introduire dans la maison de Dieu où elles jouiront de tous les privilèges chrétiens.
Corneille, déjà vivifié, va être admis à la faveur d’être un enfant de Dieu ayant la rémission des péchés en croyant au Seigneur Jésus mort, ressuscité et glorifié. Pour les reconnaître comme Ses enfants, Dieu scelle ceux qui Lui appartiennent du Saint Esprit qui « tomba sur tous ceux qui entendaient la Parole ». Possèdes-tu la foi au Seigneur Jésus mort pour toi et le Saint Esprit habite-t-il ton corps ?

Au sujet de Noé, Dieu déclare que c’était un homme juste, parfait parmi ceux de son temps ; et il marchait avec Dieu (Gen. 6. 9). A l’écoute de la parole de Dieu l’avertissant de la destruction des hommes pécheurs par les eaux du déluge, il craint Dieu et bâtit une arche pour la sauvegarde de sa famille. En dépit de toutes les moqueries qu’il a dû s’attirer pendant cent vingt ans, il construit l’arche et rend témoignage à la justice de Dieu contre un monde coupable (Héb. 11. 7). La Parole de Dieu avait plus de poids pour lui que tous les propos malveillants et ironiques des hommes.
N’est-il pas encourageant de considérer ce fidèle témoin obéissant tout simplement à la Parole de Dieu, car dans son cœur il cultivait la crainte de Dieu ? Toute sa maison est préservée, traversant, en parfaite sécurité dans l’arche, les eaux du déluge. De même la croix annonce le jugement de Dieu « sur toute chair », mais elle révèle aussi le salut par grâce au pécheur coupable et perdu. A la croix, le péché est entièrement jugé, le pécheur parfaitement sauvé, Dieu infiniment glorifié. Imitons la foi de Noé dont la crainte de Dieu lui a inspiré un tel dévouement pour les siens !

Examinons maintenant le cas d’hommes de foi qui, tout en craignant Dieu, ont été soumis à de dures épreuves.
Cela vous surprend-t-il ? Non, n’est-ce pas ? Car il est écrit : « Celui que l’Éternel aime, il le discipline, comme un père le fils auquel il prend plaisir » (Prov. 3. 12). Job vivait en dehors du peuple élu dans les temps les plus reculés de la révélation divine. Objet du plus profond intérêt de la part de Dieu, il est signalé à Satan comme digne d’être éprouvé, et c’est au moment où, à trois reprises, cet homme est déclaré « parfait et droit, craignant Dieu et se retirant du mal ». Voilà le secret de sa vie fondée sur la crainte de Dieu.
Avec la permission de Dieu qui lui assigne des limites, Satan déchaîne brusquement sa puissance maligne et destructrice sur les biens, la famille et la personne de cet homme pieux. Job éprouve alors une grande angoisse et de profonds exercices d’âme devant Dieu. Mais Dieu peut poursuivre Son but dans un homme qui Le craint, accomplissant Son dessein de grâce et de bénédiction en face du mal et de l’Ennemi. Job éprouvé est un modèle de patience dans les deux premiers chapitres. Les leçons de l’épreuve ont été apprises. Job donne gloire à Dieu dans Sa toute-puissance (Job 42. 2), et se connaît lui-même en se jugeant profondément : « J’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre » (Job 42. 6). Et puis nous avons la fin du Seigneur envers Job : « Il est plein de compassion et miséricordieux » (Jac. 5. 11).

Abraham, dans l’épreuve où Dieu l’a soumis, a démontré qu’il craignait Dieu, car il ne lui a pas refusé son fils, son unique (Gen. 22. 12). Il lui suffit d’une parole de Dieu pour qu’il abandonne ce qui était le plus précieux pour son cœur. Ce fils bien-aimé n’avait-il pas été donné de Dieu pour accomplir des buts glorieux ?
Par la foi Abraham peut se passer de tout, excepté de Dieu. « La foi agissait avec ses œuvres ». « Par les œuvres la foi fut rendue parfaite » (Jac. 2. 22). En acceptant d’offrir son fils bien-aimé en holocauste, Abraham apprend à connaître Dieu d’une manière intime : « Jéhovah-Jiré, l’Éternel y pourvoira ». La preuve a été donnée à Dieu de l’excellence de sa foi.
Quels privilèges sont désormais sa part : il est un adorateur fidèle et dévoué, et Dieu le bénit par de précieuses promesses, une « semence comme les étoiles des cieux et comme le sable qui est sur le bord de la mer » ! (Gen. 22. 17) C’est la récompense de l’obéissance de la foi, d’une sainte crainte de Dieu. Dieu pourrait-il déclarer de l’un ou l’autre d’entre nous : « maintenant je sais que tu crains Dieu car tu me l’as prouvé par tel acte de foi » ?

Relevons une expression remarquable concernant le pieux roi Josaphat au moment où une grande multitude ennemie vient lui faire la guerre. « Josaphat craignit, et tourna sa face pour rechercher l’Éternel, et proclama un jeûne par tout Juda (2 Chron. 20. 3). La crainte de Dieu l’incite, au lieu de compter sur ses propres forces, sur celles de sa nombreuse armée, à se tourner vers Lui en exprimant une prière fervente et remarquable au chapitre 20.
Reconnaissant ce que Dieu est, ce qu’Il a fait pour Son peuple, tout en avouant l’incapacité totale de l’homme, il met sa confiance en Dieu. La réponse de Dieu est glorieuse. Pendant que le peuple commence « le chant de triomphe et la louange » Dieu intervient en délivrance en détruisant ses ennemis. La joie remplit le cœur du peuple. La bénédiction est assurée : « Le royaume de Josaphat fut tranquille, et son Dieu lui donna du repos tout à l’entour » (2 Chron. 20. 30).
Quand tu es dans la détresse, tourne-toi en toute confiance vers ton Dieu. Il est puissant pour délivrer (Ps. 50. 15). Et n’oublie pas de lui rendre grâces.

Abdias craignait beaucoup l’Éternel (1 Rois 18. 3), mais il était préposé sur la maison d’Achab, un roi impie. Quand il s’agit d’obéir à Dieu il a peur des conséquences, des opinions des hommes, des difficultés et de la mort (v. 9 à 14). N’y a-t-il pas là une grande leçon ? Si nous aimons Dieu, tenons-nous séparés de ce monde. Saisissons le principe divin : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Act. 5. 29).

Lorsque Jonas est reconnu comme étant responsable de la grande tempête sur la mer, alors qu’il s’enfuyait de devant la face de l’Éternel, il répond aux matelots qui l’interrogent sur le bateau : « Je suis Hébreu, et je crains l’Éternel, le Dieu des cieux, qui a fait la mer et la terre (Jonas 1. 9). Cette confession ne s’accordait pas avec sa désobéissance. Quelle folie !
La vraie crainte de Dieu vous conduira toujours à marcher et à parler d’une manière digne de Lui.
« Retenons la grâce par laquelle nous servions Dieu d’une manière qui Lui soit agréable, avec révérence et avec crainte » (Héb. 12. 28). Alors « la crainte de l’Éternel sera votre trésor » (És. 33. 6).

Dieu et les enfants.

Certains enfants de l’Écriture ont été mis à part pour Dieu dès avant leur naissance et Lui ont été consacrés pour son service.
Vous connaissez tous le beau récit, touchant et instructif, du jeune enfant Samuel allant à la maison de l’Éternel à Silo dès qu’il fut sevré.
Anne, sa mère, l’avait longtemps demandé à Dieu, non pas pour sa propre satisfaction égoïste, mais pour le donner à l’Éternel tous les jours de sa vie (1 Sam. 1. 20 et 28). Et « l’Éternel se souvint d’elle » en lui donnant ce fils qu’elle appelle Samuel. Ce nom signifie : demandé à Dieu, ou Dieu a exaucé. Alors que l’enfant était encore très jeune, sa mère l’accompagna vers Éli à Silo en déclarant : « Je l’ai prêté à l’Éternel ; pour tous les jours de sa vie, il est prêté à l’Éternel ».
Et l’enfant se prosterna là devant l’Éternel. Ainsi commença la vie de prière et de reconnaissance envers Dieu de celui qui sera un serviteur dévoué au bien du peuple. Pour ceux qui sont nés pour la plupart d’entre vous dans un foyer chrétien, n’avez-vous pas eu des parents pieux qui ont prié pour vous ? Vous êtes privilégiés et responsables tout à la fois. Dès votre jeune âge, éprouvez le besoin de vous confier à Dieu dans la prière !

Avant sa naissance, Samson est annoncé par l’Ange de l’Éternel comme nazaréen de Dieu, c’est-à-dire séparé pour Dieu jusqu’au jour de sa mort. « Ce sera lui qui commencera à sauver Israël de la main des Philistins » (Jug. 13. 5). Lorsque l’Esprit de l’Éternel le saisit, il déchira un jeune lion rugissant comme on déchire un chevreau, quoiqu’il n’eût rien en sa main (Jug. 14. 5 et 6). Il avait un secret avec Dieu qui lui communiquait cette grande force : le rasoir n’avait pas passé sur sa tête (Nomb. 6. 5).
Pour nous aussi notre force est en Dieu, dans l’obéissance à Sa Parole. Le secret de notre vie n’est-il pas notre « nazaréat », notre mise à part pour Dieu ? Ne livrons pas notre secret au monde qui essaie toujours de nous endormir pour ruiner notre vie spirituelle ! Rappelez-vous que l’apôtre Paul a pu réaliser cet heureux état exprimé en Phil. 4. 13 : « Je puis toutes choses en Celui qui me fortifie ».

Jean, le fils de Zacharie et Élisabeth, est aussi mis à part pour Dieu dès sa naissance. Sujet de joie pour ses parents pieux, il sera grand devant le Seigneur et sera rempli de l’Esprit Saint (Luc 1. 14 et 15). N’est-il pas le grand prophète ayant la mission de préparer Israël à recevoir son Messie ?
Il fut dans les déserts jusqu’au jour de sa manifestation à Israël (Luc 1. 80). Vêtu d’un vêtement de poil de chameau, ayant une ceinture de cuir autour des reins, il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage (Mat. 3. 4). Séparé de tout, il vivait un nazaréat complet, avec l’austérité d’un prophète semblable à Élie. Mais avec quelle puissance il délivre son message incisif au peuple ! Jean a rendu témoignage à la vérité, lampe ardente et brillante (Jean 5. 33 et 35). Imitons la foi d’un tel témoin qui a achevé sa course à la gloire de Dieu !

Une mission des plus extraordinaires est confiée à l’ange Gabriel lorsqu’il annonce à Marie la naissance du Seigneur Jésus, l’incarnation du Fils de Dieu. Cet événement merveilleux, aux conséquences glorieuses et infinies, avait déjà été proclamé dans les Écritures de l’Ancien Testament. Le Seigneur lui-même avait déclaré à son Dieu : « Voici, je viens » (Ps. 40. 7). Oui, le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair (1 Tim. 3. 16).
C’était un grand sujet de joie pour tout le peuple (Luc 2. 10 et 14) que la naissance du Sauveur, le Christ, le Seigneur. L’armée céleste loue Dieu en disant : « Gloire à Dieu dans les lieux très-hauts ; et sur la terre, paix ; et bon plaisir dans les hommes ! » « Quand l’accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé son Fils, né de femme, né sous la loi, afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi » (Gal. 4. 4 et 5).
Puis les parents de Jésus l’apportèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur (selon qu’est écrit dans la loi du Seigneur que tout fils premier-né sera appelé saint au Seigneur) et pour offrir un sacrifice selon ce qui est prescrit dans la loi du Seigneur (Luc 2. 22 à 24).
« L’enfant croissait et se fortifiait, étant rempli de sagesse ; et la faveur de Dieu était sur Lui » (Luc 2. 40).
À l’âge de douze ans, il est dans le temple, consacré aux affaires de Son Père. Aucun homme n’a réalisé en perfection son nazaréat de la naissance jusqu’à la mort comme le Seigneur Jésus. Il est grand. Il est venu dans ce monde pour nous sauver. Quel amour infini ! Est-il ton Sauveur ? Peux-tu déclarer : – Jésus est mort pour moi ? Si tu es purifié de tout péché par le sang de Christ, alors tu pourras consacrer ta vie à ton Seigneur par la puissance du Saint Esprit, en le suivant humblement chaque jour.
Chantons de tout notre cœur cette strophe de cantique :

Dès ici-bas, d’un cœur fidèle,
Que nous vivions, Jésus, pour toi,
T’offrant toujours, remplis de zèle,
L’hommage saint de notre foi !

Dieu et les enfants.

N’y a-t-il pas pour la plupart d’entre vous un privilège d’une inestimable valeur, celui de vivre dans un foyer chrétien ? Dieu veuille incliner vos cœurs à une vive reconnaissance envers Lui pour une telle faveur : profiter d’une éducation chrétienne accompagnée des prières de vos chers parents, de la lecture et de la méditation de la Parole de Dieu en famille.
De plus, il y a pour vous une autre sphère de bénédiction, c’est la maison de Dieu. Vous fréquentez les réunions, vous vous asseyez sur les sièges du local, vous vivez en contact avec le peuple de Dieu. C’est là que vous pouvez, comme Samuel, grandir dans la connaissance personnelle du Seigneur et de Sa Parole révélée, vivante.

Quoique Samuel fût un très jeune enfant, sa mère le mena à la maison de l’Éternel, à Silo (1 Sam. 1. 24). Son habitation fut dans la maison de l’Éternel pour de longs jours (Ps. 23. 6). Son premier acte est de se prosterner là, devant l’Éternel (1 Sam. 1. 28) : il prend une place d’adorateur. Puis « le jeune garçon sert l’Éternel en la présence d’Éli, le sacrificateur » (1 Sam. 2. 11). Dès son jeune âge, il a besoin d’apprendre. Ensuite il sert « devant l’Éternel, jeune garçon, ceint d’un éphod de lin » (1 Sam. 2. 18). Il porte le vêtement du sacrificateur en vue de s’approcher de l’Éternel. Enfin, il « grandit auprès de l’Éternel… agréable à l’Éternel et aux hommes » (1 Sam. 2. 21 et 26).
Telle est sa vie cachée avec Dieu, qui précède toujours tout service efficace. Quelle croissance harmonieuse chez ce jeune enfant qui ne sortait pas du sanctuaire !
Le développement de ce jeune Samuel exerce-t-il un attrait sur vos cœurs ?
On comprend que la Parole ajoute : « L’Éternel était avec lui et il ne laissa tomber à terre aucune de ses paroles » (1 Sam. 3. 19). Puissiez-vous grandir dans une connaissance personnelle du Seigneur Jésus – qui est mort pour chacun de vous – et dans la jouissance des trésors contenus dans les Saintes Écritures ! Samuel apprend à connaître la voix de l’Éternel, Sa parole et Ses desseins à l’égard de tout un peuple.
Voici une parole qui s’adresse au cœur et à la conscience de chacun d’entre nous : « Dès l’enfance, tu connais les Saintes Lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le Christ Jésus » (2 Tim. 3. 15).

La Parole nous entretient d’un autre enfant, tout jeune encore, qui seul échappa au massacre de sa grand-mère Athalie, lorsqu’elle fit périr toute la descendance royale (2 Rois 11). Dans sa cruelle ambition, cette méchante femme pensait ainsi s’assurer le royaume.
Joas fut donc dérobé et caché six mois par Jehoshéba, sœur de son père, auprès d’elle, dans la maison de l’Éternel, là où demeuraient les sacrificateurs. Dans ce lieu où l’Éternel faisait habiter Son nom, cet enfant était en sécurité. Nous pouvons supposer quelle heureuse influence exerçaient sur son développement ceux qui craignaient l’Éternel et en particulier le souverain sacrificateur Jéhoïada. A la fin de la vie de cet homme pieux, il est dit qu’on « l’enterra dans la ville de David avec les rois, car il avait fait du bien en Israël, et pour Dieu et pour sa maison » (2 Chron. 24. 16). Le jour où Joas est proclamé roi, on le fait sortir à l’entrée de la maison, dans le parvis. On met sur sa tête la couronne, symbole de sa dignité royale, et on lui donne le « témoignage », une copie de cette loi que le jeune roi devait lire tous les jours, pour apprendre à craindre l’Éternel, son Dieu, et à garder ses statuts, pour les faire (Deut. 17. 18 à 20).
Quel heureux départ pour le jeune Joas qui, malgré les désordres dus à l’abandon presque généralisé de la foi, assiste à une vraie restauration du peuple de Dieu ! Pour chacun de nous, quelle est la valeur de cette Parole divine : « Que tu saches comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant, la colonne et le soutien de la vérité » ? (1 Tim. 3. 15)

Quand Jésus eut douze ans, Il monta à Jérusalem avec Ses parents, à la fête de Pâque. « Après trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant » (Luc 2. 46). C’était la seule attitude convenant à Son âge, mais aussi la vôtre.
Modèle parfait, Il est occupé aux affaires de Son Père. Elles passent avant toute autre considération. Sommes-nous disposés dans nos cœurs à formuler cette requête : « que j’habite dans la maison de l’Éternel tous les jours de ma vie, pour voir la beauté de l’Éternel et pour m’enquérir diligemment de Lui dans son temple » (Ps. 27. 4).
Oui, chaque réunion est l’occasion pour nous de recevoir une bénédiction nouvelle pour notre âme. Que nos cœurs soient ouverts, nos esprits attentifs ! C’est ainsi que le Seigneur peut nous parler : « Qui est celui qui engage son cœur pour venir à moi ? » (Jér. 30. 21).
Mais nos cœurs ne sont-ils pas affligés en pensant aux nombreux enfants qui nous entourent et qui sont ignorants de Dieu ? Quel contraste y avait-il entre l’enfant pieux d’Anne et les deux fils d’Éli, le sacrificateur ? Ce sont deux histoires : celle de la fidélité et celle de l’infidélité dans la vie des enfants de croyants de tous les temps. Samuel se préoccupait de la maison de Dieu, alors que « les fils d’Éli étaient des fils de Bélial ; ils ne connaissaient pas l’Éternel » (1 Sam. 2. 12), la crainte de Dieu n’était pas devant leurs yeux (Ps. 36. 1). Quelles paroles terribles pour les enfants d’un sacrificateur !
Ces fils manifestaient l’égoïsme de leur cœur, horrible fléau, en germe dans tous nos cœurs. Leur péché fut très grand devant l’Éternel. Quel brisement de cœur ont dû être ces deux fils impies pour Éli, le sacrificateur ! Car, du sacrificateur, il est dit : ses lèvres gardent la connaissance, lui est le messager de l’Éternel pour déclarer la loi de vérité (Mal. 2. 7). Malgré les avertissements concernant leurs méchantes actions, ils n’écoutèrent pas la voix de leur père. Ils périrent tous deux, en un jour, sous le jugement de Dieu. Il est toujours vrai que l’on ne se moque pas de Dieu.

Salomon rappelle que « le jeune garçon abandonné à lui-même fait honte à sa mère (Prov. 29. 15). Il y a souvent des conséquences désastreuses lorsque les enfants sont abandonnés à eux-mêmes, délaissés par leurs parents, libres de faire ce qu’ils veulent, et n’ayant personne pour s’occuper de leur âme.
Par contre, l’épître à Tite rappelle quelques traits moraux d’un foyer chrétien où les enfants sont fidèles, n’étant pas accusés de dissipation, ou insubordonnés (ch.1. 6)… les mères aimant leurs enfants… occupées des soins de la maison… (ch. 2. 4 et 5). Il y a tout à gagner à suivre l’exemple et les conseils de parents pieux, soumis à l’autorité de la Parole de Dieu.
Toi qui appartiens au Seigneur Jésus, n’aie pas honte de confesser ta foi au Christ crucifié auprès des enfants qui t’entourent, quand l’occasion t’en est offerte. « Prends part aux souffrances de l’évangile ». Rappelle-toi que, si un enfant est sauvé par la foi au Seigneur Jésus, c’est toute une vie qui peut Lui être consacrée dès le jeune âge.

Christ et les enfants.

En lisant attentivement les évangiles nous ne pouvons qu’être saisis par le grand amour et l’intérêt tout particulier du Seigneur Jésus pour les enfants et les petits enfants. Venu dans le monde comme enfant, Il connaissait parfaitement le cœur d’un enfant.
Avec quelle fermeté Il condamnait ceux qui outrageaient les droits des enfants, et quel accueil chaleureux il réservait à ces chers petits qu’Il présentait comme modèles à ceux qui aspiraient au royaume des cieux.
Vous vous représentez cette scène où Jésus prit de petits enfants entre Ses bras, posa Ses mains sur eux et les bénit. Combien cela dut être précieux pour son cœur, en contraste avec le mépris qu’Il éprouvait de la part des « sages et des intelligents » du peuple juif qui restaient dans un état effrayant d’incrédulité ! Comme ces petits enfants, allons aussi auprès du Seigneur pour recevoir Sa bénédiction et apprendre à Le connaître et à L’aimer toujours plus.

Tout d’abord, c’est à la suite de Christ comme modèle parfait que ceux qui ont la foi sont formés. Il n’y a pas que les croyants adultes, mais aussi les enfants, à qui Jésus a laissé un modèle afin qu’ils suivent ses traces (1 Pier. 2. 21). Il est né sans péché dans ce monde (Luc 1. 35).
Sous les traits remarquables rapportés par l’évangile de Luc, lors de son enfance, Il sert d’exemple aux enfants pour les stimuler. Il est écrit, par l’action du Saint Esprit : « l’enfant croissait et se fortifiait, étant rempli de sagesse ; et la faveur de Dieu était sur Lui… il leur était soumis… Jésus avançait en sagesse et en stature, et en faveur auprès de Dieu et des hommes » (Luc 2. 40, 51 et 52).
Quelle satisfaction pour le cœur de Dieu, de contempler un tel enfant sur la terre ! Dans une consécration absolue, Jésus offre à Dieu, sans réserve, les plus jeunes années de Sa vie terrestre. Est-il surprenant alors qu’Il soit rempli de sagesse et toujours disposé à obéir à Ses parents dans une vraie soumission, et qu’en même temps, Il jouisse de la faveur de Dieu, de Son approbation ? Puissiez-vous, comme Marie sa mère, repasser dans votre cœur toutes ces paroles touchant cet Enfant parfait devenant un Homme parfait !

Le Seigneur Jésus désirait avoir les enfants auprès de Lui. Quand les disciples reprenaient ceux qui apportaient de petits enfants à Jésus, Il déclara : « Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car à de tels est le royaume des cieux » (Mat. 19. 14).
Quelle grâce et quelle débonnaireté dans ces paroles au sujet de ces petits êtres qui venaient à Jésus en toute confiance et en toute simplicité ! Ils acceptaient tout naturellement ce que Jésus leur disait et, par-là, le royaume de Dieu et y entraient. Jésus les attirait à Lui parce qu’Il les aimait et ainsi Il pouvait les donner en exemple à ceux qui entraient dans le royaume. Sais-tu que les pensées du Seigneur n’ont pas changé à ton égard ? Es-tu venu à Lui ? L’as-tu accepté comme ton cher Sauveur ?

N’y a-t-il pas aussi une réprimande dans les paroles du Seigneur pour tous ceux qui sont des obstacles pour les enfants en les empêchant de venir à Lui ? La sérieuse question n’est-elle pas que le salut des enfants ne doit pas être négligé. Ce n’est pas la volonté de Dieu qu’un seul de ces petits périsse (Mat. 18. 11 à 14). Jésus, dans son cœur plein de tendresse, doit être affligé lorsqu’Il abaisse Ses regards sur ces innombrables enfants non désirés ou négligés, ou nés et élevés dans des foyers impies, ou laissés mourant de faim en de multiples places de ce monde. Le Seigneur est plein de compassion pour tous les enfants, sans distinction de race ou de couleur. Ne devons-nous pas partager Son amour pour eux ? Satan – qui ne connaît que trop bien la valeur d’un enfant – concentre tous ses efforts pour ruiner très tôt sa vie par le mensonge, la corruption et la violence. Toi qui appartiens au Seigneur, ne pourrais-tu pas lui apporter, toi aussi, un enfant pour qu’Il le bénisse, peut-être l’un de tes frères ou sœurs ? Sais-tu que ce travail d’amour commence par la prière ?

Josias commença à rechercher le Dieu de David, son père, lorsqu’il était encore un jeune garçon, c’est-à-dire la huitième année d’un règne qu’il commença à huit ans. Ainsi les enfants, de quelque âge que ce soit, peuvent être amenés au Seigneur. Le jeune âge d’un enfant n’est pas un obstacle pour qu’il accepte Jésus comme son Sauveur personnel et pour qu’il porte les fruits de la vie divine. Que le Seigneur parle à votre cœur et à votre conscience en réponse à la prière instante de vos parents !
Les petits enfants étaient apportés à Jésus pour recevoir Sa bénédiction. Matthieu ajoute qu’Il pria pour eux (ch. 19. 13) et Luc qu’Il les toucha (ch. 18. 15). Avec un cœur de père et un cœur de mère, car Il créa les deux, le Seigneur porte ses enfants entre ses bras (És. 40. 11). Quand nous allons à Lui, il dissipe toute crainte et toute angoisse de nos cœurs. Oui, nous avons besoin d’un tel Ami, à qui nous pouvons tout confier car Il ne déçoit jamais.

Le désir profond de ceux qui amenaient ces enfants à Jésus était d’obtenir Sa bénédiction. Et la première responsabilité des parents pieux n’est pas d’élever leurs enfants en leur donnant une bonne éducation, mais de les amener à Jésus pour qu’Il les sauve et les bénisse. Apprécions la profonde signification de ces paroles : « Laissez venir à moi les petits enfants ».
Apprenez cette grande leçon dès votre enfance : laissez agir le Seigneur seul dans votre vie. C’est la dépendance qui, avec l’obéissance, sont deux vertus essentielles de la vie chrétienne. Nous exprimons parfois cette pensée dans un cantique : « Dépendre en tout de toi, c’est notre loi ». Puissions-nous vouloir ce que Jésus veut ! Son cœur est toujours disposé à nous bénir car Il a donné Sa vie pour les brebis. Quel amour infini !

Et pour tous ceux qui ont reçu le Seigneur dans leur cœur par la foi, il y a cet enseignement à retenir quant au petit enfant : « Quiconque donc s’abaissera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux » (Mat. 18. 4). Puissions-nous suivre Christ, le parfait modèle, dans l’abaissement, l’humilité, la douceur, la débonnaireté, acceptant de n’être rien, occupant Sa position dans un monde qui L’a rejeté ! L’occasion qui nous est offerte est unique. Sachons la saisir. Le Seigneur manifestera un jour les résultats glorieux d’une vie qui lui aura été consacrée par Sa grâce. A Lui seul la gloire !

Christ et les enfants.

Vous vous rappelez que nous nous étions occupés du Seigneur Jésus dans Son enfance. Il reste le modèle parfait par lequel sont formés ceux qui ont la foi. Un trait moral rapporté par l’évangile de Luc devrait rester gravé en chacun de nos cœurs. C’est son attitude vis-à-vis de ses parents : « Il leur était soumis » (ch. 2. 51).
Dans une circonstance de l’évangile de Matthieu (ch. 18. 6) Jésus prend la défense de ces petits qui croient en Lui. Il prononce le jugement le plus sévère sur quiconque leur est une occasion de chute : « Il serait avantageux pour lui qu’on lui eût pendu au cou une meule d’âne et qu’il eût été noyé dans les profondeurs de la mer ».
Ce scandale que le Seigneur dénonce signifie : faire tomber ou trébucher en détournant de Dieu. Vous comprenez combien il est grave de se laisser entraîner à penser que ce que Dieu dit est faux.
Que nous soyons tous gardés de prêter attention à de tels raisonnements, si fréquents aujourd’hui ! Retenez dès votre jeune âge qu’il suffit de croire ce que Dieu dit dans Sa Parole. En croyant simplement au sacrifice parfait de Jésus, en la vertu de Son sang précieux, nous avons le pardon de nos péchés, la paix avec Dieu, la jouissance de Son amour infini et éternel et une place dans la maison du Père (Jean 14. 2 et 3).
Ces occasions de chute, petits et grands, peuvent exercer une mauvaise influence sur vous pour vous détourner de la foi, du Seigneur Jésus. Cela peut être un camarade d’école qui vous incite à mentir, à faire de mauvaises choses, quelqu’un qui vous prête de mauvais livres, des revues malsaines qui vous souillent.
Certains adultes peuvent aussi mépriser votre désir enfantin de prier, de lire la Bible chaque jour et de croire qu’elle est divinement inspirée. Vous savez aussi que les choses saintes sont méprisées en certains lieux. Une question peut nous être posée à chacun : « Suis-je toujours là où le Seigneur pourrait m’accompagner ? »
Mais avez-vous apprécié le grand privilège d’être nés dans un foyer chrétien, où vos parents vous ont parlé de bonne heure, simplement et affectueusement, du besoin profond de votre âme de recevoir Jésus comme votre Sauveur ? Combien est important l’exemple que vous donne la vie quotidienne de vos parents !

Nous ne pouvons que frémir en pensant au sort éternel de ceux qui, n’ayant pas cru Dieu, auront fait broncher un petit enfant qui a mis sa confiance dans le Seigneur. Ils auront préféré les subtils raisonnements humains pour mettre en doute ce que Dieu nous révèle dans Sa Parole. « Ils ont aimé la gloire des hommes plutôt que la gloire de Dieu » (Jean 12. 43). De tels méchants subiront « le jugement éternel » (Marc 3. 29), « les tourments éternels » (Mat. 25. 46), « le feu éternel » (Mat. 18. 8), « la destruction éternelle » (2 Thess. 1. 9).

A deux reprises le Seigneur prend les petits enfants comme modèles pour Ses disciples, en vue d’entrer dans le royaume des cieux (Mat. 18. 1 à 5). C’est à la suite d’une question des disciples que le Seigneur leur donne une leçon très profitable pour nous aujourd’hui.
Cette demande révèle bien l’état du cœur rempli d’une ambition charnelle, aussi bien que le manque d’intelligence au sujet du royaume des cieux pendant que le Seigneur est rejeté. « Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? » Le secret de la vraie grandeur leur était inconnu, mais avec quelle patience et quelle grâce le maître « débonnaire et humble de cœur » leur donne un enseignement pratique, lorsqu’Il place un petit enfant au milieu d’eux et le leur présente comme modèle. Et la parole divine s’adresse à leur cœur et à leur conscience : « Si vous ne vous convertissez et ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux ».
Pour entrer dans ce royaume, la conversion est nécessaire aussi bien que l’esprit d’un petit enfant. Cela implique :
– L’œuvre de Dieu dans le cœur par l’action du Saint Esprit et de la Parole,
– Croire ce que Dieu déclare dans sa Parole sans raisonner,
– Avoir le sentiment de son ignorance et de son néant.
« Né de nouveau », celui qui prend la place du petit enfant entre dans le royaume. Et le Seigneur ajoute : « Quiconque donc s’abaissera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux ».
Voilà la vraie grandeur dans l’abaissement, l’humilité, la simplicité.
L’enfant ne prétend à rien, il ne sait pas faire valoir ses droits et il est peu estimé aux yeux du monde. C’est cette douceur du petit enfant que le Seigneur met en évidence devant Ses disciples et aussi devant chacun de nous. Retenez dans votre cœur ce verset de l’Écriture : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais Il donne la grâce aux humbles » (Jac. 4. 6).

Salomon, au début de son règne, prend conscience de ses lourdes responsabilités à la tête du peuple de Dieu et son cœur montre d’heureuses dispositions : « Je suis un jeune garçon, et je ne sais pas sortir et entrer… Donne à ton serviteur un cœur qui écoute, pour juger ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal » (1 Rois 3. 7 et 9). Mais plus tard, hélas, il n’a pas persévéré dans un tel état d’esprit, en marchant dans les voies de l’Éternel et en gardant Ses statuts et Ses commandements.

Ajoutons encore un passage propre à fixer toute l’attention de nos cœurs lorsque Jésus dit : « Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants » (Mat. 11. 25). Quelle douleur étreint le cœur du Seigneur lorsqu’Il constate Son rejet, et que Son amour est incompris. Mais dans une parfaite soumission à Son Père, Il se tourne vers ces « petits enfants », ces croyants qui le recevront comme Sauveur avec la simplicité de la foi enfantine. De plus, ils entrent par la foi dans la révélation des pensées divines. Cher lecteur, fais-tu partie de ces « petits enfants » pour lesquels le Seigneur loue le Père ?

Le simple enfant offre un beau modèle de la vie de foi. N’est-il pas dépendant de ses parents pour toutes choses, nourriture, vêtement, foyer ? Imitons cette foi d’une simple confiance en Dieu et en ce qu’Il veut, en devenant comme un petit enfant. Ne manquons pas de zèle pour connaître et rechercher la pensée du Seigneur et Sa volonté. Quels progrès nous ferions si nous recevions et pratiquions la vérité avec l’esprit d’un enfant ! Avec quel empressement nous entrerions dans les pensées du Seigneur, étant enseignés par l’Esprit ! Comme le Seigneur est honoré par l’accueil que Lui réservent les enfants dans le temple, avec ces paroles : « Hosanna au Fils de David ! » (Mat. 21. 15). Cet hommage Lui avait été refusé par les hommes religieux, ces « sages » et ces « intelligents » de son peuple. Mais la louange, déjà décrite au Psaume 8, est établie par la bouche des petits enfants.
Tenons-nous près du Seigneur pour lui offrir avec zèle l’hommage de nos cœurs reconnaissants. Chantons de tout cœur :

À toi, Jésus, nul n’est semblable,
Car toi seul est la vérité ;
Tout, dans ta Personne adorable,
Est amour, grandeur et beauté.

 

Les Saintes Écritures et les enfants.

Nous espérons que chacun de nos jeunes lecteurs possède pour lui-même un exemplaire des Saintes Écritures, la Parole de Dieu, le Livre par excellence. Vous savez sans doute qu’il y a encore aujourd’hui des pays où la Bible est rare et où il faut se cacher pour la lire. Sur la terre, vous ne pouvez avoir un plus grand trésor. C’est un privilège inestimable d’avoir ce précieux Livre entre les mains. Mais le lisons-nous chaque jour avec un cœur sensible, qui écoute ce que Dieu nous déclare ? Quelle place tient-il dans nos vies, dans nos cœurs ? Savez-vous aussi qu’il renferme de nombreux récits et de vivantes instructions qui vous sont destinés ?

Ce qui distingue la Parole de Dieu de tout autre livre, c’est qu’elle est inspirée par l’Esprit Saint de la première à la dernière page. En la lisant avec prière et par le cœur, on ne peut qu’être saisi par sa perfection et son harmonie divine. « Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre » (2 Tim. 3. 16). Ce verset de toute importance établit la pleine inspiration de toutes les Écritures et leur autorité absolue pour que l’homme de Dieu, formé par la volonté de Dieu, soit accompli pour toute bonne œuvre. Les hommes ont été employés comme des instruments pour l’écrire, mais c’est l’Esprit de Dieu qui l’a donnée en la pénétrant de Son souffle, de la Genèse à l’Apocalypse.

Dès son enfance, Timothée était nourri des « saintes lettres » sous l’influence persévérante de sa mère Eunice et de sa grand-mère Loïs, saintes femmes animées d’une foi sincère (2 Tim. 1. 5). Vous pouvez être reconnaissants envers Dieu d’être, dès votre jeune âge, en contact avec la Parole de Dieu. Vous êtes les plus privilégiés de tous les enfants ! Soyez des lecteurs assidus et attentifs de ce saint Livre, demeurant dans les choses que vous avez apprises ! (2 Tim. 3. 14)
Ce que l’apôtre demande à Timothée est une parole que le Seigneur adresse à chacun de nous : « Attache-toi à la lecture… Occupe-toi de ces choses ; sois-y tout entier (1 Tim. 4. 13 et 15). Ne pensez pas que la lecture en famille soit suffisante, car elle ne saurait remplacer une lecture et une méditation personnelles d’une portion de la Parole. C’est ainsi que l’Israélite recueillait la manne chaque matin, chacun en proportion de ce qu’il pouvait manger (Ex. 16. 16).
Que le Seigneur vous donne une telle énergie avec la persévérance nécessaire pour vous mettre à Ses pieds, à l’écoute de Sa Parole avec un cœur attentif, soumis et obéissant ! C’est ainsi que Dieu se révèle à notre âme. Le roi Lemuel se plaît à citer l’oracle que sa mère lui enseignait. Comme son cœur en était profondément pénétré ! (Prov. 31. 1)
Avant d’évoquer différents effets de la Parole de Dieu, chaque jeune lecteur est invité un instant à s’arrêter et à se demander sérieusement : Qu’en est-il de mon âme ? Où passerai-je l’éternité ? Mon âme immortelle est-elle rachetée par la foi au sang de Christ qui purifie de tout péché ? (1 Jean 1. 7) Ou bien suis-je en train de rechercher mon propre moyen de salut en dehors de ce que Jésus a fait pour moi ?
Chacun de nos petits amis peut-il dire en toute droiture : « Le Fils de Dieu… m’a aimé et… s’est livré lui-même pour moi » ? (Gal. 2. 20) Celui qui connaît le Seigneur Jésus pour son Sauveur personnel a toute sûreté dans la valeur infinie de Son sacrifice et de Sa mort. Il se repose sur une œuvre parfaitement accomplie. Il a une certitude inébranlable dans les déclarations de la Parole de Dieu qui lui donne la connaissance du salut. Le Saint Esprit applique la Parole à son cœur et à sa conscience.
Ainsi c’est par la Parole que s’opère la nouvelle naissance. « De sa propre volonté, il nous a engendrés par la parole de la vérité » (Jac. 1. 18) « Vous… êtes régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu » (1 Pier. 1. 23). « Si quelqu’un n’est né d’eau (symbole de la Parole) et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3. 5).

Vous comprenez que la foi en Dieu implique la foi en tout ce qu’Il a dit. L’apôtre Paul s’adressant aux Thessaloniciens peut leur dire : « Vous avez accepté, non la parole des hommes, mais (ainsi qu’elle l’est véritablement) la Parole de Dieu » (1 Thess. 2. 13). Peut-être y a-t-il parmi vous quelque enfant en proie à un doute cruel, et qui se pose sincèrement la question : comment puis-je être sûr d’être sauvé ?
C’est la Parole crue dans le cœur qui donne toute certitude. Il suffit d’accepter ce que Dieu déclare, sans raisonner. Un verset tout simple peut traverser mon cœur et mon esprit comme un éclair. Par exemple : « Qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3. 36). « Que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13). « Sachez donc… que par lui vous est annoncé la rémission des péchés… quiconque croit est justifié par Lui » (Act. 13. 38 et 39).
Chacun peut glaner de tels passages qui donnent des certitudes. Vous avez remarqué que dans les versets cités, le verbe avoir est conjugué au présent et que Dieu ne pose aucune condition en dehors de celle de croire. « C’est ici l’œuvre de Dieu, que vous croyiez en Celui qu’Il a envoyé » (Jean 6. 29).

Le « nouveau-né » en Christ éprouve le besoin pressant de lire la Parole de Dieu avec le secours de l’Esprit. Et pour profiter de ce trésor, une clé est nécessaire. N’est-ce pas la prière qui nous ouvre les Saintes Écritures ? Puissions-nous demander au Seigneur d’ouvrir nos cœurs, de toucher nos consciences et que Sa Parole nous pénètre profondément !
Cela nous fait penser à la requête du vieux psalmiste : « Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi » (Ps. 119. 18). Chacun est appelé à puiser dans cette mine inépuisable renfermant des trésors de grand prix. Nous rappelons ici un conseil donné dans un périodique « La Bonne Nouvelle » il y a cinquante ans par une vieille amie des enfants : ce que nous aurons trouvé nous-mêmes avec le secours de Dieu, aura une valeur particulière.

Il est bon de lire un livre de la Bible tout entier et d’y rechercher ce qui se rapporte au Seigneur Jésus. Pour les plus grands parmi vous, il est préférable de lire toute l’Écriture, livre après livre, peut-être une portion de l’Ancien Testament et une portion du Nouveau Testament, chaque jour. Puis entretenez-vous avec Dieu dans la prière de ce que vous avez lu.
Dans ses entretiens avec les deux disciples allant à Emmaüs, Jésus, « commençant par Moïse et par tous les prophètes, leur expliquait dans toutes les Écritures, les choses qui le regardent» (Luc 24. 27). Et en leur parlant ainsi par le chemin, en leur ouvrant les Écritures, Il fait brûler leurs cœurs d’amour pour Lui.

C’est aussi en vous posant quelques questions que la lecture peut être très profitable : Y a-t-il dans cette portion quelque promesse que je puisse m’approprier, quelque exhortation pratique pour me corriger, me diriger, quelque consolation pour m’encourager, un verset précieux à mon âme que le Saint Esprit fait ressortir d’une manière toute nouvelle et extraordinaire ? Cette portion lue avec prière pourra m’accompagner tout au long de la journée.

C’est alors que se développe un amour sincère et profond pour la Parole. L’âme prend sa croissance dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ. Et, conséquence inévitable, nous sommes portés à vivre pour le Seigneur, à l’honorer dans la dépendance et l’obéissance à Sa volonté. « Que la parole du Christ habite en vous richement ! (Col. 3. 16)

D’après La Bonne Nouvelle 1977

 

BERACA 6 : LE RUISSEAU DE DIEU EST PLEIN D’EAU (Ps. 65. 9)

IMG_20200805_113253

 

BERACA 6
Le ruisseau de Dieu est plein d’eau (Ps. 65. 9)

 

À de nombreuses reprises, dans les Saintes Écritures, nous trouvons la mention de l’eau. Sur le plan de la création, aucun être vivant ne reste en vie sans eau, que ce soit quant à nos corps ou celui des animaux, ou encore de chaque espèce de plante. Lorsque Dieu créa toutes choses, Il donna l’eau pour que les êtres vivants subsistent sur la terre. « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » (Gen. 1. 1). Sitôt après, l’eau est mentionnée : « l’Esprit de Dieu planait sur la face des eaux » (v. 2) ; ensuite apparaît la lumière : « Et Dieu dit : Que la lumière soit. Et la lumière fut » (v. 3). « Et Dieu dit : Qu’il y ait une étendue entre les eaux, et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux. Et Dieu fit l’étendue, et sépara les eaux qui sont au-dessous de l’étendue d’avec les eaux qui sont au-dessus de l’étendue. Et il fut ainsi. Et Dieu appela l’étendue Cieux » (v. 6 à 8). « Et Dieu dit : Que les eaux qui sont au-dessous des cieux se rassemblent en un lieu, et que le sec paraisse. Et il fut ainsi. Et Dieu appela le sec Terre, et le rassemblement des eaux, il l’appela Mers. Et Dieu vit que cela était bon » (v. 9 et 10). Sans l’eau et la lumière, pas de vie possible ! Si cela est vrai sur le plan physique, cela l’est sans équivoque sur le plan spirituel.
Sur le plan spirituel, la Parole vient en premier : « Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu » (Jean 1. 1). « En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes » (v. 4). « Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous » (v. 14). Ainsi Dieu, par Jésus, est venu dans un corps d’homme pour dire, en parlant de celui qui croit en lui, « l’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » (Jean 4. 14). Le doux psalmiste d’Israël, en son temps, a écrit : « Car par devers toi est la source de la vie, en ta lumière nous verrons la lumière » (Ps. 36. 9). Jésus a dit de Lui-même : « Moi, je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8. 12). Lorsque Dieu « créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu » et le plaça dans un jardin de délices pour le cultiver. Adam et Ève étaient alors dans l’innocence, c’est-à-dire sans conscience de péché, puisqu’ils ne l’avaient pas connu ni commis jusqu’à qu’ils se laissent tenter par le serpent et tombent dans le péché.
– Ce qui suit est extrait d’une étude écrite par Samuel Prod’hom (1857-1933) : « Au milieu de ce merveilleux jardin, l’Éternel Dieu avait planté l’arbre de vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Adam était responsable d’obéir ; en le faisant, il pouvait manger de l’arbre de vie, et vivre à toujours. De ce jardin d’Éden sortait un fleuve qui se divisait en quatre rivières pour aller fertiliser la terre. Dieu donnait à cette première création des sources de bien-être matériel qui étaient le reflet de ce qu’Il établirait pour le bonheur des hommes sur la terre renouvelée (pendant le millénium) et, spirituellement, dans l’éternité. C’est en Christ que se trouve la source des bénédictions que Dieu avait devant Lui pour le bonheur éternel de l’homme. En Ézéchiel 47, nous voyons des eaux sortant de dessous le seuil de la maison de l’Éternel ; elles s’en vont en une double rivière vivifier ce qui se trouvait dans les eaux de la mort.
Des deux côtés de cette rivière croîtront, comme en Éden, « toutes sortes d’arbres dont on mange » (v. 12). Nous retrouvons, en Zacharie 14, lorsque le Seigneur vient avec tous les saints, que des eaux vives sortent aussi de Jérusalem, une moitié vers la mer Morte et l’autre vers la Méditerranée. Pour cela, la configuration du pays sera changée. Finalement, nous voyons, en Apocalypse 22. 1 et 2 : « Un fleuve d’eau vive, éclatant comme du cristal, sortant du trône de Dieu et de l’Agneau. Au milieu de sa place et du fleuve, de part et d’autre, était l’arbre de vie, portant douze fruits, rendant son fruit chaque mois ; et les feuilles de l’arbre sont pour la guérison des nations », comme en Ézéchiel 47. 12. Il s’agit, dans tous ces passages, des bénédictions millénaires sous le règne de Christ. Dans l’état éternel, il n’y a rien à guérir ni à assainir. Tout sera parfait et définitif. Le Seigneur sera le centre duquel jailliront les bénédictions éternelles sur ceux qu’Il aura rendu parfaits et glorifiés. Tout sera repos, paix, amour et lumière.
Quant à l’Éden terrestre, qu’en reste-t-il ? Les deux premiers fleuves n’existent probablement plus. Le Tigre (ou l’Hiddékel) et l’Euphrate existent encore, il semble que ce sont les mêmes, car d’immenses changements ont dû arriver lors du déluge. « Les choses qui se voient sont temporaires ; mais celles qui ne se voient pas sont éternelles » (2 Cor. 4. 18). Ce sont celles qui sont éternelles que Dieu avait en vue » (S.P.).
– Agar survit grâce à l’eau du puits de Lakhaï-roï (Gen. 16. 13). Là, elle a été en contact avec « le Dieu qui se révèle » et Isaac s’y abreuva pour habiter ensuite près du puits (24. 62 ; 25. 11). Le rocher, en Horeb, après avoir été frappé, laissa sortir les eaux en abondance pour le peuple de Dieu assoiffé dans le désert (Ex. 17. 6). Ce rocher, « était le Christ » (1 Cor. 10. 4). Christ a été « frappé de Dieu » (És. 53. 4) afin que nous ayons la vie éternelle (Jean 5. 24) ou « en abondance » (10. 10). Cette vie éternelle commence dès que l’on reconnaît son état de pécheur en acceptant par la foi et dans son cœur Jésus comme son Sauveur et Seigneur.
– Dieu fendit le rocher creux qui était à Lékhi, pour que Samson boive et ne meure pas – l’endroit porte le nom d’En-Hakkoré (la source de celui qui crie – Juges 15. 19). David, réfugié pour sa vie dans la caverne d’Adullam dit : « Qui me fera boire de l’eau du puits de Bethléhem ? … trois hommes forts forcèrent le passage à travers le camp des Philistins, et puisèrent de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte, … et l’apportèrent à David » (2 Sam. 23. 15 et 16). Dans les circonstances qui jalonnent notre court passage ici-bas, dirigeons nos âmes vers notre grand Dieu Sauveur ! Pour être gardés de murmurer comme les Israélites dans le désert, pour résister à l’ennemi comme les hommes forts de David et être en mesure de rapporter à notre Maître l’eau du puits de Bethléhem, c’est-à-dire l’amour que nous Lui devons.
Dans cette année qui s’ouvre devant nous, abreuvons-nous à la source intarissable de Sa glorieuse Parole pour pouvoir « marcher de force en force » (Ps. 84. 7). En assemblée, puisons au « fleuve dont les ruisseaux réjouissent la ville de Dieu » pour être édifiés ensemble par les secours de l’Esprit Saint agissant en nous et par nous à la gloire de Dieu (Ps. 46. 4).