
Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés. Act. 3. 19.
Dieu… ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent. Act. 17. 30.
REPENTANCE
Ce que la repentance n’est pas.
La repentance n’est pas un sentiment de crainte. D’innombrables personnes se tournent vers Dieu lorsqu’elles se trouvent dans des situations qui paraissent sans espoir. Mais quand les difficultés sont passées et qu’elles n’ont plus de craintes, elles continuent leur vie loin de Dieu comme avant.
La repentance, ce n’est pas la même chose que d’être repris par sa conscience. Judas, qui a trahi Jésus, fut tellement travaillé par sa conscience que cela le conduisit au suicide. Mais ce n’était pas la repentance.
Se repentir, cela ne signifie pas ressentir son propre état de pécheur. Il y a des gens qui souffrent tellement à cause de leurs péchés qu’ils n’arrivent plus à dormir ou manger. Cependant ils ne se tournent pas vers Dieu en se repentant.
La repentance ne se limite pas à la prière. On peut prier Dieu sans pour autant être vraiment converti.
La repentance, ce n’est pas renoncer à quelque péché spécial. Même si quelqu’un a la force d’abandonner une mauvaise habitude, il n’est pas sauvé pour l’éternité.
Ce qu’est la repentance.
La repentance, c’est un changement complet du cœur. On reconnaît que l’on n’a pas recherché Dieu jusqu’à présent, mais on reconnaît aussi que Dieu, le Créateur, a de justes droits sur notre vie et qu’on Lui doit l’obéissance. Celui-là comprend que les critères de Dieu sont bons et, dans cette lumière, il confesse quelle a été sa conduite jusque-là, et sa culpabilité devant Dieu.
Quiconque se repent sincèrement, se tourne réellement de son chemin de propre volonté vers Dieu. La repentance, la conversion, et la foi sont liées.
D’après « The Good Seed » novembre 2022

JÉSUS, LA VIE ÉTERNELLE
1. Plus jamais faim ou soif ?
Jésus leur dit : Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Jean 6. 35.
L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Mat. 4. 4.
Une multitude se presse autour de Jésus. La veille au soir Il leur a donné à manger en accomplissant un miracle. Mais Il s’est retiré ensuite sur la montagne, seul, car aucun homme n’est autorisé à conférer quelque dignité au Fils de Dieu. De plus, leurs motifs étaient évidents : ils voulaient simplement avoir assez à manger. Aussi, Il leur avait dit : « Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle » ajoutant qu’ils devaient croire en Celui que Dieu, le Père, avait envoyé (Jean. 6. 27 à 29).
Mais le peuple était plutôt avide de voir d’autres miracles. C’est pourquoi Jésus leur explique : « Je suis le pain de vie » et Il leur montre qu’Il peut satisfaire aux besoins spirituels de tous ceux qui viennent réellement à Lui.
Les gens ont à la fois des besoins matériels et spirituels, et aussi longtemps qu’ils n’ont pas de relation vivante avec Dieu, ils ne vivent pas, dans le sens réel du mot. Il manque quelque chose à leur âme ; ils ressentent une soif que rien sur la terre ne peut étancher.
D’autre part, quiconque vient au Seigneur Jésus, Lui remettant sa vie, reçoit les réponses à toutes les questions cruciales de sa vie, et les besoins de son cœur et de sa conscience sont satisfaits. Toute l’excellence de Jésus Christ, c’est-à-dire Sa vie pure et remplie d’amour, devient une nourriture spirituelle pour lui. C’est ainsi qu’un vrai croyant n’aura plus jamais faim. Jésus a dit : « Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jean 6. 51).
2. Soif d’une vie éternelle
Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif, à jamais. Jean 4. 14.
Qui croit au Fils a la vie éternelle. Jean 3. 36.
Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. 1 Jean 5. 12.
Lorsqu’on est adolescent, la vie semble très longue, mais lorsqu’on atteint la cinquantaine, elle paraît beaucoup plus courte. Si l’on dépasse les soixante-dix ans, on prend conscience que nos jours sont comptés. Est-il possible qu’il n’y ait rien après cette vie ? Au plus profond de nous-mêmes, nous sentons que la réponse doit être : Non ! – et la Bible le confirme : « (Dieu)… a mis le monde (ou : la pensée de l’éternité) dans leur cœur, de sorte que l’homme ne peut comprendre… l’œuvre que Dieu a faite » (Éccl. 3. 11).
La vie éternelle est accordée à celui qui croit en Jésus. Elle ne commence pas avec la mort, elle est donnée avant la mort. Après la mort, il est impossible de l’obtenir. La vie éternelle se poursuit à toujours, au-delà de la mort de notre corps, dans la présence du Seigneur que nous aimons et qui nous aime.
La Bible parle de vie éternelle comme d’un don de Dieu qui ne se trouve que dans « le Christ Jésus, notre Seigneur ». « Le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23).
La vie éternelle ne peut se résumer en une succession infinie d’années : elle est indépendante du temps et existe dans le temps, en-dehors du temps, et au-delà du temps. Pour cette raison, si nous avons cru au Seigneur Jésus, nous n’avons pas à attendre la vie éternelle. Nous la possédons dès le moment où nous avons placé notre foi dans le Seigneur Jésus. Nous l’avons alors, maintenant et pour toujours. « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jean 17. 3).
D’après « The Good Seed » novembre 2022

LA CRÉATION
Genèse 1. 1 : « Au commencement… »
La première page de la Bible nous raconte la création de l’univers. Six jours de travail et un jour de repos, dix paroles divines : une merveilleuse histoire qui nous est contée en douze paragraphes. Une lecture spirituelle de ce texte sacré nous fait découvrir en filigrane tout le plan de Dieu révélé par le Nouveau Testament sous les traits de la nouvelle création en Christ.
La Bible est en réalité « un livre qui commence au point où le passé touche à l’éternité, et qui nous conduit au but où l’avenir se perd dans l’éternité selon Dieu… » (J.N.D. « Introduction »).
Le premier paragraphe est un en-tête, un titre pour le Saint Livre : « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre ». L’origine de l’univers est en Dieu. Nous Lui appartenons de plein droit, car Il est l’Auteur de tout ce qui existe. « En lui nous vivons et nous nous mouvons et nous sommes » (Act. 17. 24 à 28). Il est Dieu, le Père, « de qui tout procède et par qui tout subsiste » (Héb. 2. 10), le « seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tout, et partout, et en nous tous » (Éph. 4. 6).
Les mondes ont été formés par la Parole de Dieu (Héb. 11. 3) et l’artisan de la création est la Sagesse personnifiée (Prov. 8. 25 et 26) : Le Fils de Dieu. « Tout a été créé par lui et pour lui, et lui est avant tout, et tout subsiste par lui… afin qu’en tout, il tienne, lui, la première place » (Col. 1. 17 et 18). Puisse-t-il en être ainsi pour chacun de nous. Remettons notre vie au Créateur Tout-puissant, « car notre secours est dans le nom de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre » (Ps. 124. 8).
Genèse 1. 2 : « La terre… désolation et vide »
Le deuxième paragraphe de la Bible est plein de mystère. A ce stade, tout sur la terre n’est que néant et ténèbres : un abîme sans vie. Pourtant, l’Esprit de Dieu est à l’œuvre et opère.
Si nos regards se tournent vers la terre, nous n’y rencontrons que le vide et la désolation. La matière, sans Dieu, est néant, et telle est notre vie, loin de Dieu : un chaos ! Là sont les ténèbres qui couvrent un abîme de malheur. Mais si nous levons les yeux vers l’infini des cieux, au-dessus des nuages, si nous recherchons la présence de Dieu, nous comprenons par la foi que « tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières » (Jac. 1. 17), du Dieu qui, au commencement « créa les cieux et la terre ». Au-dessus de cette surface d’eaux, qui est l’image de la fragilité et du néant de la condition humaine, règne la providence du Dieu Tout-puissant.
L’Esprit de Dieu demeure au-dessus de nos circonstances. Quiconque saisit cela par la foi, découvre la vraie sagesse, la puissance et l’amour de Dieu : « Ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment… » (Lire 1 Cor. 2. 6 à 16 ; Phil. 2. 13 ; 1 Cor. 12. 4 à 6), ce qu’Il nous révèle par « Son Esprit qui sonde toutes choses » (1 Cor. 2. 10). Le croyant, renouvelé dans son être intérieur, est en mesure de découvrir les choses profondes de Dieu, les réalités éternelles de l’univers… « Éternel, notre Seigneur ! Que ton nom est magnifique par toute la terre ; tu as mis ta majesté au-dessus des cieux » (Ps. 8. 1 ; Héb. 13. 20 et 21).
Souvenons-nous que, laissés à nous-mêmes, séparés de Lui, nous ne pouvons rien faire, ni accomplir la moindre œuvre utile et bonne. C’est Dieu qui, par l’action de Son Esprit en nous, nous instruit, nous forme pour Lui, et nous garde. Rien « ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rom. 8. 39).
Genèse 1. 3
Le troisième paragraphe de la Bible est un nouveau commencement : Dieu parle pour la première fois, et c’est pour introduire la lumière, source de vie. Elle est un type de « la vraie lumière …celle qui… illumine tout homme ! » (Jean 1. 4 et 9). David aussi l’avait compris : « Par devers toi est la source de la vie, en ta lumière nous verrons la lumière ! » (Ps. 36. 9). « L’Éternel est Dieu, et il nous a donné la lumière » (Ps. 118. 27).
Le premier jour de la création, le jour « Un » (selon l’original) est l’étape fondamentale où Dieu pourvoit à la source de la vie pour tout l’univers et pour l’homme. La nature nous enseigne que, sans la lumière, aucune vie ne peut se développer, aucune végétation, aucun être vivant. Dès l’aube du premier jour, le Fils de Dieu, Verbe divin, est présenté : Il est la lumière du monde, et qui le suit ne marche plus dans les ténèbres, mais il a la lumière de la vie (Jean 8. 12).
« Et Dieu vit la lumière, qu’elle était bonne ! » Il en fut au premier jour comme au jour de l’incarnation de Jésus Christ. Dieu pose Son regard sur Son Fils bien-aimé et dit : « En toi j’ai trouvé mon plaisir » (Luc 3. 22). Et tout ce que Dieu voit dans Son Fils est bon et parfait. Aussi les croyants sont-ils associés à Lui, et exhortés à marcher, comme Lui, dans la lumière et dans l’amour. Ils sont devenus de bien-aimés enfants de Dieu, participants de Sa nature sainte et revêtus des caractères mêmes du Seigneur Jésus sur la terre (1 Jean 1. 7 et 4. 17 ; Éph. 5. 8 et 9).
Au premier jour déjà, Dieu sépare la lumière d’avec les ténèbres. « Dieu est lumière et il n’y a en lui aucunes ténèbres » (1 Jean 1. 5).
Préférons-nous les ténèbres à la lumière, parce que nos œuvres sont mauvaises, ou appartenons-nous au cercle bienheureux des fils de la lumière et des fils du jour ? «Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez fils de lumière » (2 Cor. 4. 6 ; 1 Thess. 5. 5 ; Jean 3. 19 ; Jean 12. 36).
Genèse 1. 6 à 8 : « Dieu appela l’étendue Cieux… »
Au quatrième paragraphe de la Genèse, au second jour de la Création, Dieu fit l’étendue pour séparer les eaux de la terre d’avec les eaux qui sont en-haut, et Dieu appela l’étendue Cieux. Avant de donner un nom à la terre (au troisième jour), Dieu désigne d’abord ce qui est au-dessus d’elle, et l’appelle « Cieux ».
Ésaïe posera cette question : « Qui a mesuré les eaux dans le creux de sa main, et réglé les cieux avec l’empan, et mesuré dans un boisseau la poussière de la terre ? » (És. 40. 12). Puis : « Levez vos yeux en haut, et voyez ! Qui a créé ces choses…? Il les appelle toutes par nom » (És. 40. 26). Levons nos regards vers l’immensité des cieux : « Les cieux racontent la gloire de Dieu et l’étendue annonce l’ouvrage de ses mains ! » (Ps. 19. 1). Oui, tout ce qui est du ciel nous parle de Dieu, de l’infini de Son amour et de Sa sainteté, et de notre Sauveur ressuscité (1 Cor. 15. 47 et 48), élevé, assis à la droite de Dieu. Dès lors notre patrie et toutes nos bénédictions sont dans les cieux en Christ. Et, « nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (2 Cor. 3. 18).
Les eaux d’en-haut et les eaux d’en-bas nous parlent aussi des pensées de Dieu et de celles de l’homme. Dieu dit : « Comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, ainsi mes voies sont élevées au-dessus de vos voies et mes pensées au-dessus de vos pensées » (És. 55. 9). Mais aussi : « Comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, sa bonté est grande envers ceux qui le craignent » (Ps. 103. 11). Nos cœurs, tournés vers Dieu, ne devraient-ils pas refléter Ses pensées et Son amour, comme un lac tranquille reflète le ciel en un jour sans nuages ? Les yeux remplis de la beauté du ciel, occupons notre vie des choses d’En-haut ! Demeurons, comme Daniel, par la prière, dans la communion du Dieu des cieux, qui révèle les secrets, et donne la sagesse (Daniel 2. 19, 20 et 28 ; Phil. 3. 20).
Genèse 1. 9-13 : « L’herbe, la plante, l’arbre… »
L’ordre dans les étapes de la Création correspond aux pensées de Dieu : le premier jour et la première parole sont pour la lumière, le Fils, source de toute vie ; le deuxième jour et la deuxième parole disposent l’étendue des cieux, lieu de toutes les bénédictions spirituelles en Christ. Au troisième jour, Dieu parle deux fois : une première fois pour faire apparaître la terre sèche, puis une deuxième fois pour que la terre produise l’herbe, la plante et l’arbre.
La bonne terre, terre nourricière, ne représente-t-elle pas l’humanité de Jésus-Christ ? (Comparer Mat. 13. 8) « D’elle sort le pain » ? (Job 28. 5 ; Éph. 1. 3).
L’herbe nous fait penser aux verts pâturages du Psaume 23. Dieu pourvoit à la nourriture du troupeau. Il donne à Son peuple, qu’Il appelle « le peuple de sa pâture et les brebis de sa main » (Ps. 95. 7 et 100. 3), un aliment fortifiant et complet.
La plante, portant sa semence selon son espèce, évoque une nourriture plus consistante encore, et abondante, multipliée, grâce au grain de blé qui, tombant en terre, s’il meurt, porte beaucoup de fruit (Jean 12. 24).
Enfin l’arbre préfigure le vrai cep, dont le Père est le cultivateur, et dont nous sommes les sarments, nourris de sa sève. La vigne, l’olivier, le figuier, le grenadier, dans la Bible, sont autant d’exemples d’arbres utiles dont la récolte est pour le Maître ! (Jean 15. 1 et suivants).
La source de toute force est en Christ, et notre nourriture, c’est Sa personne et Sa vie (Col. 3. 1 à 4, Jean 6. 55 à 59). Il est, Lui, cet Homme nouveau et parfait, ce bon arbre que l’on reconnaît à son fruit. Liés à Lui par un lien vital, nous pouvons traverser avec profit toutes les épreuves de notre vie terrestre. Le Père prend soin de nous « émonder » pour que nous portions plus de fruit. Le divin cultivateur fait ainsi prospérer et croître l’édifice vivant, le corps de Christ (Éph. 4. 15 et 16).
Genèse 1. 14 à 19 : « Des luminaires dans l’étendue des cieux »
Les trois premiers jours de la création nous parlent de Christ seul : Lumière du monde, Présence dans les cieux, Pain de vie descendu du ciel. Il en résulte une grande abondance de nourriture, de fruits, de plantes et de semences de toutes sortes, qui permettront à tous les êtres vivants de se nourrir et de multiplier (Gen. 1. 29). Mais auparavant, au quatrième jour, Dieu parle une cinquième fois pour placer des luminaires dans l’étendue des cieux.
Ces astres célestes, le soleil, la lune et les étoiles, mettent à exécution la première pensée de Dieu, sa première parole. Ils diffusent la lumière originelle selon Son décret, qui était de faire luire la vie et de séparer la lumière d’avec les ténèbres. Ils marquent le temps, les saisons, les jours, les années, et administrent l’énergie que Dieu met à la disposition de Sa création. Ils dominent sur le jour et sur la nuit, par l’autorité que Dieu leur confie.
Comme Jean Baptiste, ils ne sont pas eux-mêmes la lumière, mais ils rendent témoignage à « la vraie lumière qui, venant dans le monde, éclaire tout homme » (Jean 1. 9). Les anges, ces êtres spirituels invisibles, serviteurs du Tout-Puissant, reflètent la gloire de Dieu. Ne sont-ils pas définis dans l’Écriture comme des « esprits administrateurs, envoyés pour servir en faveur de ceux qui vont hériter du salut » ? (Héb. 1. 14) L’ordre parfait de la première création nous enseigne aussi à mieux comprendre le rôle de tous ceux qui exercent une autorité légitime de la part de Dieu, « conducteurs » et « bergers », qui veillent sur nos âmes (Héb. 13. 17 et 1 Pier 5.1 à 4). Nous avons à les estimer très haut en amour (1 Thess. 5. 12 et 13). Les premiers, les apôtres, sont appelés « administrateurs des mystères de Dieu » (1 Cor. 4. 1 et 2).
Ainsi, tous les serviteurs de Dieu reçoivent énergie et lumière de la part de Celui qui en est la source, et dont ils reconnaissent l’autorité et la prééminence absolue (Col. 1. 16 et Éph. 1. 20 et 21). Et chaque croyant, à sa place, est responsable de briller dans la nuit, comme un luminaire dans un monde de ténèbres (Phil. 2. 15).
Genèse 1. 20 à 23 : « Les premiers êtres vivants »
A l’aube du cinquième jour, au septième paragraphe de la Bible, tout est prêt pour la naissance de la vie sur la terre. Dieu a tout disposé selon Sa sagesse et Sa puissance, dans le ciel et sur la terre, pour la bénédiction des êtres vivants. Alors, Dieu dit : « Que les eaux foisonnent d’un fourmillement d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre devant l’étendue des cieux ». Quelle explosion de vie !
« Et Dieu créa… tout être vivant qui se meut… Et Dieu vit que cela était bon. Et Dieu les bénit, disant (septième parole) : Fructifiez, et multipliez, et remplissez les eaux dans les mers, et que l’oiseau multiplie sur la terre » (v. 21 et 22). La bénédiction de Dieu sur la première création nous parle, en image, de celle, plus excellente encore, que le Seigneur a communiquée à Ses disciples au jour de Son ascension dans le ciel : « Levant les mains en haut, il les bénit. Et il arriva qu’en les bénissant il fut séparé d’eux et fut élevé dans le ciel » (Luc 24. 50 à 53). Les disciples, dès lors, Lui rendent hommage et s’en retournent à Jérusalem avec une grande joie. Ils sont destinés, eux aussi, à fructifier et à multiplier dans l’œuvre du Seigneur, à louer et bénir Dieu, à Le servir sur la terre, et à s’élever comme l’oiseau, à tire-d’aile, vers l’étendue des cieux.
Les rachetés du Seigneur, à leur tour, prennent conscience que c’est Dieu qui, dans Sa puissance et Son amour, leur donne la vie, et « le mouvement et l’être » (Lire Act. 17. 26 à 28), qu’en Christ ressuscité et glorifié dans le ciel, ils possèdent une vie nouvelle. « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils » (1 Jean 5. 11 ; lire aussi 2 Cor. 5. 15). Le mystère de la nouvelle création leur est révélé : « Christ en vous l’espérance de la gloire » et, par le ministère de la Parole de Dieu, ils sont présentés à Dieu « parfaits en Christ » (Col. 1. 27 et 28).
Genèse 1. 24 et 25 : « Que la terre produise des êtres vivants »
C’est au huitième paragraphe du récit de la création, le sixième jour, que naissent tous les autres animaux, « selon leur espèce ». Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants… Et il fut ainsi ». Et Dieu voit que cela est bon. Quelle belle image de la multitude des croyants, sauvés et placés sur le terrain neuf et fertile de la résurrection de Christ ! Le Seigneur Jésus a déclaré, au jour de Son humanité : « Comme le Père réveille les morts et les fait vivre, de même aussi le Fils fait vivre ceux qu’il veut… Car comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils aussi d’avoir la vie en lui-même » (Jean 5. 21 et 26).
Nous comprenons que la terre de la première création, au troisième comme au sixième jour, est une image de la sainte humanité du Seigneur Jésus. Par Sa résurrection, Il a démontré la puissance d’une vie impérissable (Héb. 7. 16). Il avait le pouvoir de donner Sa vie et de la reprendre, et de la communiquer aussi à tous ceux qui croient (Jean 10. 10 et 17 et 18 ; Jean 14. 19 ; Rom. 5. 10).
C’est Lui « qui a annulé la mort et a fait luire la vie et l’incorruptibilité par l’évangile » (2 Tim. 1. 10). La mort fut introduite dans la première création par la désobéissance, le péché du premier homme, Adam. Mais la vie éternelle est acquise à tous les hommes qui se repentent et acceptent le don de la grâce de Dieu. Leurs noms sont écrits dans le livre de vie. Ils sont, au sens spirituel, ressuscités et vivifiés avec le Christ. Ils trouvent en Jésus, ce second Adam, l’Homme venu du ciel, parfaitement obéissant, leur Sauveur et leur Modèle.
« Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23). « Parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez » (Jean 14. 19). Notre Sauveur nous en a donné la certitude, oui, nous sommes «… sauvés par sa vie »
Genèse 1. 26 et 27 : « A l’image de Dieu »
Au neuvième paragraphe de la Bible la neuvième parole de Dieu nous concerne tous personnellement : elle nous déclare notre vraie origine et notre vocation. « Et Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’ils dominent…» Dieu, le Père, le Fils, et le Saint Esprit, expriment d’un commun accord la volonté de créer l’homme, dans le seul but qu’il reflète l’image de la Divinité dans la création. Dieu attend de l’homme qu’il manifeste Son amour et Sa lumière, qu’il Lui ressemble en bonté et en sainteté, et qu’il exerce de Sa part la domination pour le bien universel. Quel glorieux propos, quel chef-d’œuvre de la création de Dieu !
Nous sommes bien conscients qu’aucun homme ne fut jamais capable d’accomplir une telle mission, sinon un seul, l’Homme Christ Jésus. Il est « l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création » (Col. 1. 15). Il vint pour nous libérer de l’esclavage de la mort, pour nous révéler l’amour de notre Père dans le ciel. « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place…» (Jean 14. 2 ; Éph. 5. 23 à 27 et 1. 23). Telle est la promesse de notre Maître ! Il veut nous ouvrir l’intelligence et le cœur, pour que nous comprenions, par la foi, qui nous sommes réellement. Comme l’enfant prodigue repentant, tout homme est appelé à retrouver le chemin de la maison de son Père. Il y est attendu les bras ouverts (Luc 15. 11 à 24 ; comparez És. 42. 5 à 9).
Le Nouveau Testament nous dévoile le but final du Créateur : « Vous avez reçu l’Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! L’Esprit lui-même rend témoignage… que nous sommes enfants de Dieu… héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ, si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui » (Rom. 8. 15 à 17).
Le texte de la Genèse insiste une nouvelle fois : « Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; il les créa mâle et femelle » Aucun doute n’est possible. La pensée de Dieu est la perfection et se réalise toujours. Son désir est que Son image soit reflétée pour l’éternité, et il s’accomplit dans l’union de Christ et de l’Église plénitude de celui qui remplit tout en tous ».
Genèse 1. 28 à 30 : « Et Dieu les bénit… »
La dixième parole de la création est, comme la septième, une parole de bénédiction et elle est pour tous les hommes : « Et Dieu leur dit : Fructifiez, et multipliez, et remplissez la terre et l’assujettissez ». La volonté de Dieu s’exprime, en priorité, pour que l’homme créé à son image porte beaucoup de fruits et en remplisse la terre. «Fructifiez » signifie à la fois produire du fruit en nombre et en qualité, mais aussi croître en connaissance et en amour. La volonté de Dieu pour nous aujourd’hui, c’est que nous croissions dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Il veut que nous demeurions dans Son amour et que nous portions beaucoup de fruits (2 Pier. 3. 18 ; Jean 15. 4 à 9). Notre vie doit être remplie du « fruit de l’Esprit, qui est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi » (Gal. 5. 22).
Dieu avait tout donné à l’homme, les plantes, les arbres et les animaux, pour que toutes choses servent un même but : produire une abondance de fruits et une plénitude de bénédictions. Les versets 28 à 30 forment donc un tout qui se termine par ces mots bienfaisants : « Et il fut ainsi ». La terre, plus tard, par la faute des hommes, fut maudite. La famille humaine perdit le bénéfice de la dixième parole de la création, mais Dieu se choisit une nouvelle famille, celle de la foi : A Noé, à Abraham, puis à Aaron et à ses fils pour le peuple d’Israël, Dieu renouvelle la même promesse et Sa bénédiction. Puis il est dit de Sion, ville du sanctuaire, où des frères habitent bien unis ensemble : « C’est là que l’Éternel a commandé la bénédiction, la vie pour l’éternité » (Gen. 9. 1 ; És. 51. 2 ; Nomb. 6. 22 à 27 ; Ps. 133. 3). Enfin, Dieu révèle à l’apôtre Paul la condition de la délivrance finale, le mystère de Sa volonté : Tout doit être à jamais soumis à la domination de l’Homme Véritable, Christ, notre chef (Rom. 8. 21 ; Éph. 1. 9, 10 et 22 ; 1 Cor. 15. 25 à 28).
nous révèle donc la source et le secret de la bénédiction de l’homme : « Et Dieu dit: Voici je vous ai donné.. ». Oui l’homme reçoit tout de Dieu, gratuitement, sans qu’il ait rien mérité. Dieu nous donne en Jésus le salut et la vie en abondance. Sachons apprécier le Don de Dieu, le recevoir dans notre cœur et vivre de ce que Dieu nous donne : « Grâces à Dieu pour son don inexprimable ! » (Éph. 2. 8 ; Jean 4. 10 ; 2 Cor. 9. 15 ; 2 Pier. 1. 3)
Genèse 1. 31 : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait… »
Le paragraphe le plus court du chapitre de la création est le onzième. Il en est la conclusion brève et merveilleuse. Sept fois, (versets 4, 10, 13, 18, 21, 25 et 31) dans ce chapitre, le regard de Dieu s’est posé sur Sa création avec amour et approbation. La première fois, on le comprend aisément, « Dieu vit la lumière, qu’elle était bonne». La lumière, c’est Christ, c’est le caractère même de la nature divine qui est source de vie. Elle est parfaitement bonne. La septième fois, après avoir créé et béni l’homme sur la terre, « Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, cela était très bon ». Le texte original emploie un terme particulier qui pourrait être traduit par « un bien intense ». Que désigne donc ce bien excellent ? – Mieux encore que la création de l’homme, c’est la promesse de la venue du Fils de l’homme pour accomplir la volonté de Dieu qui est ainsi qualifiée. Dieu pourra du ciel Le reconnaître en ces termes : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir ; écoutez-le » (Mat. 17. 5). L’œuvre de notre Créateur est tout entière l’expression de Son immense bonté. Elle préfigure le Grand Œuvre de la nouvelle création en Christ, par lequel tout est amené définitivement à la perfection pour l’Éternité (Éph. 4. 13 ; Héb. 10. 14).
Quand Jésus marchait au milieu des hommes, quels bienfaits en sont résultés pour tous ceux qui venaient à Lui ! Ceux-ci pouvaient s’écrier « il fait toutes choses bien ! » (Marc 7. 37 ; Act. 10. 38). La puissance et la bonté de Dieu ont été présentes et visibles dans toute Sa vie. Il allait de village en village et de lieu en lieu, n’accomplissant que le bien, guérissant les malades et sauvant les pécheurs. Oui, un « bien intense » s’accomplissait par Sa seule présence et par Son travail. Puis Son chemin l’a conduit jusqu’à la croix du Calvaire et, au-delà de la mort, par le miracle de Sa résurrection, Dieu a couronné Son œuvre en démontrant « quelle est l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons, selon l’opération de la puissance de sa force, qu’il a déployée dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts… » (Éph. 1. 19 et 20).
Et maintenant, ce « bien intense » trouve sa véritable réalisation en ce que toutes choses sont assujetties à Christ et qu’Il est donné à l’Église pour être « chef sur toutes choses » (Éph. 1. 22 et 23).
Genèse 2. 1 à 3 : Le septième jour
Le douzième paragraphe de la Création conclut : « Et les cieux et la terre furent achevés, et toute leur armée. Et Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu’il fit… Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia ». Comment ne pas penser aux paroles de Jésus, s’adressant à Son Père : « J’ai achevé l’œuvre que tu m’avais donnée à faire ! » et à ces mots prononcés sur la croix : « C’est accompli ! » (Jean 17. 4 et 19. 30). Si Dieu bénit le septième jour, qui marque l’achèvement de Son œuvre en création, combien plus bénira-t-Il les résultats éternels de l’œuvre de la rédemption : la nouvelle création en Christ, qu’annoncent et illustrent déjà les douze premiers paragraphes de la Genèse.
« Dieu se reposa au septième jour de toute son œuvre… » L’Israélite devait imiter Dieu Lui-même en observant le sabbat : « Six jours tu travailleras et tu feras toute ton œuvre ; mais le septième jour est le sabbat consacré à l’Éternel, ton Dieu : Tu ne feras aucune œuvre » (Deut. 5. 12 à 15). Ce passage du livre du Deutéronome souligne l’importance du sabbat pour deux raisons : le sabbat est un jour entièrement voué à Dieu et à célébrer Son œuvre de Créateur des cieux et de la terre, mais il est aussi lié à la délivrance de l’esclavage en Égypte, car seul un peuple libre peut entrer dans le repos de Dieu.
De même pour les chrétiens, le premier jour de la semaine commémore à la fois l’avènement de la Nouvelle Création (la résurrection de Christ), et la Rédemption. Toute la vie chrétienne, libérée de l’esclavage du péché, peut dès lors être caractérisée par la participation du croyant au repos de Dieu, dont l’amour et la justice ont été pleinement magnifiés en Christ, dans Sa vie, dans Sa mort et dans Sa résurrection. « Appliquons-nous donc à entrer dans ce repos-là » dit l’auteur de l’Épître aux Hébreux (Héb. 4. 3 à 11). C’est la source du vrai repos du cœur et de la conscience, dont parle Jésus : « Venez à moi… et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28).
Puissions-nous donc, chaque dimanche, mais aussi chaque jour de notre vie, répondre à l’injonction du psalmiste : « Recherchez l’Éternel et sa force, cherchez continuellement sa face ; Souvenez-vous de ses œuvres merveilleuses qu’il a faites ». (Ps. 105. 5).
D’après la Bonne Nouvelle 1995
Quand il entra dans Jérusalem, toute la ville fut en émoi ; on disait : Qui est celui-ci ? Matthieu 21. 10.
MON SEIGNEUR ET MON DIEU
Lors de Sa naissance, il n’y avait pas de place dans l’hôtellerie – mais les cieux, au-dessus de Lui, s’ouvrirent. Il fut couché dans une crèche – mais une étoile conduisit des sages de l’Orient pour Lui rendre hommage.
Sa naissance contredit les règles humaines, et Sa mort fut différente du décès de tout autre homme.
Il ne possédait rien, et pourtant il nourrit cinq mille personnes – et il y eut des restes. Il ne marchait pas sur de beaux tapis, mais sur l’eau – et elle Le portait.
Sa crucifixion fut le plus grand crime – et pourtant il fallait que « le Fils de l’homme » soit élevé, afin que des hommes puissent être sauvés. Lorsqu’Il mourut, peu nombreux furent ceux qui menèrent deuil sur Lui, cependant le soleil cacha sa lumière. Les hommes étaient insensibles quant à leurs péchés – mais la terre trembla sous ce fardeau. La création l’honora, et les pécheurs Le rejetèrent.
Le péché ne pouvait pas Le toucher, et la corruption ne L’atteignit pas. Il est vrai que Sa sueur, comme des gouttes de sang, se répandit sur la terre, cependant Son corps ne se décomposa pas – et Dieu Lui rendit témoignage de Sa pleine satisfaction en Le ressuscitant d’entre les morts.
Il ne prêcha que pendant trois ans, n’écrivit aucun livre et ne s’érigea aucun monument – et Il est pourtant encore, après deux mille ans, la Personne la plus importante de toute l’histoire de l’humanité, Il est le pivot de la mesure du temps – Il est le thème d’innombrables prédications.
Était-Il donc un homme comme tous les autres ? Sa mort n’était-elle rien de plus qu’une mort humaine normale ? Non ! Car Il a apporté la vie à d’innombrables humains ! Remercions-Le du fond du cœur et disons-Lui, émerveillés : « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jean 20. 28).
D’après der Herr ist nahe Décembre 2022

TRADUCTION DE FEUILLETS (37)
« Celui qui habite dans la demeure secrète du Très-haut logera à l’ombre du Tout-puissant ». Psaume 91. 1.
UNE RÉPONSE AUX PRIÈRES
Le 26 novembre1892, le Vapeur Spree, sur l’Atlantique, se trouva en détresse. L’arbre primaire s’était brisé et avait causé un trou dans la coque. Le Spree se trouvait alors à des milliers de kilomètres de la terre, sans aide, et dérivait toujours plus de sa route. A bord se trouvaient près de 700 passagers, entre autres l’évangéliste D.L. Moody.
L’équipage réussit, il est vrai, à refermer la cloison, mais le danger restait immense. Pour éviter la panique, Moody attendit jusqu’au soir du lendemain avant de demander au capitaine d’organiser une réunion de prières. Tous les passagers y prirent part, et beaucoup d’entre eux prièrent. Moody commença par lire le Psaume 91, ensuite les versets concernant la détresse des marins sur la mer, qui appelèrent le Seigneur à l’aide, jusqu’à ce que « il arrête la tempête » et qu’« il les conduit au port qu’ils désiraient » (Ps. 107. 23 à 32). Une femme fit la remarque que cela avait été écrit exactement pour leur situation – elle voulut relire elle-même ces paroles dans la Bible de Moody.
Vers 3 heures du matin, Dieu répondit à leurs prières : le vapeur Lake Huron avait vu les signaux de détresse du Spree et le prit en remorque.
Le capitaine du Lake Huron était également un homme de prière. Il cria à Dieu pour avoir de l’aide afin de pouvoir mener à bien cette tâche difficile et dangereuse. Et ce fut le cas : son navire eut juste assez de forces pour remorquer le Spree, et juste assez de charbon pour pouvoir, en six jours, atteindre le port de Queenstown en Irlande.
« Ceux qui descendent sur la mer dans des navires … ceux-là voient les œuvres de l’Éternel… ils ont crié à l’Éternel dans leur détresse, et ils les a fait sortir de leurs angoisses… Qu’ils célèbrent l’Éternel pour sa bonté, et pour ses merveilles envers les fils de hommes » (Ps. 107. 23 à 31).
D’après der Herr ist nahe novembre 2022
« Car par devers toi est la source de la vie, en ta lumière nous verrons la lumière ». Psaume 36. 9.
À LA RECHERCHE DE LA SANTÉ ET DE LA VIE
L‘Espagnol Juan Ponce de Leon, qui avait traversé l’Atlantique à la voile avec Colombo, fonda le premier établissement européen à Porto Rico en1508. Il fut nommé gouverneur de l’île et aurait pu mener une vie agréable. Ses blessures de guerre le faisaient cependant souffrir.
On raconte qu’il avait entendu parler de l’existence d’une source mystérieuse sur une île proche ? Quiconque buvait de cette eau devenait de nouveau jeune et fort. Aussi, Ponce de Léon se mit en route pour chercher cette source de jeunesse. Avec trois bateaux il atteignit un pays plein de fleurs. Il l’appela Floride. Il rechercha alors partout, but de toutes les sources – mais resta vieux et ses blessures continuèrent à le faire souffrir. Une flèche empoisonnée mit fin à sa vie en 1521.
Que sont nombreux les hommes qui, aujourd’hui, ajoutent foi à de telles affirmations et cherchent leur salut au mauvais endroit ! Pourtant, ni les rites de méditation, ni les corporations religieuses, ni une vie de bonne renommée, ne conduisent au salut. L’homme pécheur ne trouve le salut et la vie éternelle que près du Seigneur Jésus, qui est mort pour nous sur la croix. « Il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités, le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris » (És. 53. 5).
D’après Näher zu Dir Décembre 2022
« Que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur afin de lui plaire à tous égards ». Col. 1. 9 et 10.
PENSÉES
Ce que tu seras demain dépend des choix que tu fais aujourd’hui.
Nous avons la véritable paix, non pas quand il n’y a pas de guerre, mais quand nous sommes en paix avec Dieu.
Ce que nous sommes, vous et moi, nous le sommes par la grâce de Dieu. La vie du croyant commence avec la grâce de Dieu, se poursuit avec la grâce, se termine avec la grâce.
Si nous vivons avec le Seigneur, nous ne ressemblerons pas au monde.
Le meilleur endroit pour témoigner pour Christ, c’est l’endroit où Dieu nous a placés.
Un cœur qui bat pour le Seigneur, sera aussi sensible pour ceux que le Seigneur aime.
Quand le doigt de Dieu vous montre quelque chose, Sa main aplanira aussi le chemin pour vous.
Dès que nous reconnaissons notre faiblesse, nous laissons de la place dans notre vie pour la puissance de Dieu.
Ne mettez pas un point d’interrogation quand Dieu a mis un point final.
Celui qui avance avec Dieu trouvera aussi son chemin dans l’obscurité.
La foi véritable peut renoncer à beaucoup de choses – sauf au Seigneur et à Sa Parole.
Les épreuves sont le terrain fertile sur lequel la foi se développe.
D’après Näher zu Dir Décembre 2022
W. Strieme.
« Tu crois que Dieu est un ; tu fais bien : les démons aussi croient, et ils frissonnent ». Jacques 2. 19.
CROIRE EN DIEU
Croyez-vous en Dieu ? Croyez-vous qu’il n’y a qu’un seul vrai Dieu ?
Peut-être que votre réponse est : « Bien sûr ! » Et vous le pensez vraiment. Vous pourriez même ajouter que vous êtes également membre de telle église ou d’une congrégation de votre ville. C’est bien, ou comme le dit Jacques, « Tu fais bien ».
Les Juifs, déjà, reconnaissaient qu’il n’y a qu’un seul Dieu : « L’Éternel , notre Dieu, est un seul Éternel ! »(Deut. 6. 4), ce qui signifie qu’il est le seul à qui appartient le nom de l’Éternel. Mais même le diable croit qu’il y a un Dieu. Cette conviction, ce credo, le sauvent-il ? Non, parce que le simple fait de savoir qu’il y a un Dieu ne sauve pas ; cette connaissance ne fait que nous faire trembler et nous effrayer. Les démons savent que Dieu existe et que, à cause de cela, ils finiront dans l’abîme (Luc 8. 31).
Oui, vous aussi vous avez raison de croire en Dieu. Mais pour être sauvé, il faut croire au Fils de Dieu, Jésus-Christ. Il faut qu’Il devienne votre Sauveur personnel pour que vous soyez sauvé. Jésus a dit : « Qui croit au Fils a la vie éternelle, mais qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36).
Ce n’est que lorsque vous aurez une relation personnelle avec Jésus-Christ, lorsqu’il est devenu votre Sauveur et votre Seigneur, que vos péchés sont pardonnés. Ce n’est que lorsque vous mettrez toute votre confiance en Lui et en son sacrifice sur la croix du Calvaire que vous serez sauvé. C’est devant Jésus Christ que se décident pour vous la vie et la mort.
Oui, « Notre Dieu est un Dieu de salut » (Ps. 68. 21).
D’après die gute Saat novembre 2022
« Moi, je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie ». Jean 8. 12.
TÉNÈBRES ET LUMIÈRE
Au plus profond de la jungle africaine, un missionnaire avec son compagnon visitaient un village qui était connu, non seulement pour son idolâtrie marquée, mais parce qu’il s’y trouvait également un « séminaire » pour les prêtres de magie, où ils étaient initiés à certaines pratiques illégales et dangereuses.
Mais les deux visiteurs ne se découragèrent pas à cause de cela. Ils se sentaient appelés à apporter la bonne nouvelle de Jésus-Christ au chef du village. Les indigènes écoutèrent le missionnaire, et quand il eut fini de parler, le chef prit la parole :
– Tu as dit que tu apportais la lumière parce que nous étions encore dans les ténèbres. Il te manque seulement de voir ce que nous faisons . Nous sommes à l’aise dans l’obscurité et nous voulons y rester.
Un autre membre de la tribu a déclaré: Je suis d’accord avec les paroles du chef.
Le troisième a dit : Nous sommes trop vieux pour changer.
Le quatrième s’excusa : Nous sommes trop bêtes pour cela.
Et le cinquième a dit : Attendons.
C’est alors que deux jeunes gens d’une quinzaine d’années se sont levés d’un bond et ont crié : Nous en avons assez de l’obscurité ! Nous aspirons à la lumière et au salut !
D’après die gute Saat novembre 2022
« Par devers toi est la source de la vie, en ta lumière nous verrons la lumière » Ps. 36. 9.
« Envoie ta lumière et ta vérité ; elles me guideront » Ps. 43. 3.
UNE PROTECTION SÛRE
Quiconque visite aujourd’hui la petite ville de Marvejols dans le sud de la France peut s’émerveiller devant les trois portes médiévales impressionnantes, de la ville dont les tours jumelles en pierre ont résisté aux tempêtes du temps. On remarque moins la disposition circulaire de cette belle petite ville avec ses rues étroites et son charme historique unique.
Au Moyen Âge, Marvejols possédait une solide enceinte qui, avec ses 30 tours, faisait de la ville une petite forteresse. Les remparts bien fortifiés étaient encore efficaces au début des temps modernes pour protéger les habitants des assaillants. ils n’étaient cependant pas insurmontables d’autant plus que la puissance des armes à feu augmentait avec le temps.
Un mur de forteresse pour se protéger du danger – c’est-à-dire, un problème bien actuel, parce que beaucoup de gens se sentent sans défense face aux grands problèmes économiques, sociaux et moraux de notre temps. Et pourtant, il y a un mur fort et inexpugnable, un lieu de sécurité qui demeurera toute notre vie et pour l’éternité : le Dieu tout-puissant Lui-même veut être une forteresse pour nous, une muraille protectrice pour tous ceux qui lui font confiance et se réfugient en Lui, ayant une foi personnelle dans le Dieu fort et miséricordieux de la Bible. Une telle relation est possible grâce à la mort expiatoire de Jésus-Christ sur la croix. Dieu « connaît ceux qui se confient en lui », et Il est pour eux un lieu fort dans toutes les tempêtes de la vie, jusqu’à ce qu’ils atteignent leur but : le bonheur éternel dans la maison du Père, près de Jésus, leur Sauveur et Seigneur.
D’après die gute Saat Décembre 2022
« Et l’Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l’orient, et il y plaça l’homme qu’il avait formé. Genèse 2. 8.
« Jésus s’en alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples ». Jean 18. 1.
« Ils arrivent à un endroit appelé Gethsémané. Il dit à ses disciples : Asseyez-vous ici, jusqu’à ce que j’aie prié. Puis il prend avec lui Pierre, Jacques et Jean ; et il commença à être saisi d’effroi et très angoissé. Il leur dit : Mon âme est saisie de tristesse jusqu’à la mort ; restez ici et veillez. Allant un peu plus loin, il se jeta contre terre et il priait que, s’il était possible, l’heure passe loin de lui ». Marc 14. 32 à 35.
DEUX JARDINS – DÉSOBÉISSANCE ET MORT
Dieu voulait que les hommes qu’il avait créés soient heureux, que tout aille bien pour eux. Il leur a donc planté un jardin en Éden (ce qui signifie : délice, beauté) et cela caractérisait bien ce jardin. Un ruisseau l’arrosait et de magnifiques arbres portaient de riches fruits. Au milieu se dressaient l’arbre de vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Adam devait cultiver et garder ce jardin. Cela le rendrait certainement heureux. Mais il était aussi responsable. Serait-il obéissant et d’une conscience droite ? Dieu a commencé à l’éprouver et lui a donné un seul commandement : « Tu mangera librement de tout arbre du jardin ; mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangera pas ; car au jour que tu en mangeras, tu mourras certainement” (v. 16 et 17).
Et que fit Adam ? Il ne pense pas aux bénédictions que Dieu lui a accordées, ni au seul commandement, de ne pas manger de l’arbre, ni au châtiment qui l’attend s’il désobéit. Lui et sa femme Ève écoutent la voix séductrice du serpent. Ils veulent reconnaître le bien et le mal et adoptent l’idée diabolique de devenir égaux à Dieu. Mais en réalité, par cela, « le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé à tous les hommes, du fait que tous ont péché » (Romains 5.12).
Si tout était resté ainsi, Satan aurait remporté une terrible victoire : il aurait entraîné avec lui à la destruction les hommes que Dieu voulait rendre heureux. Mais Dieu aime ses créatures et désire les sauver. Pour cela, Il a envoyé Son Fils sur la terre, qui a vaincu Satan et a délivré tous « ceux qui, par la crainte de la mort, étaient, pendant toute leur vie tenus en esclavage » (Hébreux 2. 15). En conséquence, Jésus a dû faire l’expérience d’un jardin bien différent.
DEUX JARDINS – OBÉISSANCE ET VIE
Nous avons considéré un jardin que Dieu avait planté pour le bien et la joie de l’homme. Tout y était parfait, et l’homme était en harmonie avec Dieu. Mais alors une tragédie s’est produite dans ce jardin : Adam et Ève ont désobéi à Dieu et ont commis le premier péché !
Nous voulons méditer maintenant sur la scène qui a eu lieu dans un autre jardin. On ne peut pas voir beaucoup la beauté de ce jardin parce qu’il fait sombre. Dans un endroit isolé, un homme s’agenouille et prie. Il est dans une grande angoisse et crie à Dieu. Les gouttes de sa sueur tombent comme du sang sur le sol. Un ange doit venir pour Le fortifier.
– Qui est cet homme et pourquoi prie-t-il ainsi du fond de son cœur ? – C’est Jésus. Il sait que quelques heures plus tard, Il sera sur la croix. Là, le châtiment divin l’atteindra pour d’innombrables péchés qu’Il n’a pas commis. Dieu le fera, Lui, qui n’a jamais commis un péché, « péché » (2 Cor. 5. 21). Il devra endurer tout cela et finira par mourir. C’est pourquoi Il supplie : « Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite ! » (Luc 22. 42). Comme c’est admirable : malgré l’angoisse de la « coupe » de la juste colère de Dieu, Il est prêt à marcher dans le chemin vers la croix ! Il le fait dans une obéissance inébranlable !
Le jardin d’Éden a été perdu une fois pour toutes, parce que le premier homme a désobéi. Et par sa désobéissance, la mort est venue dans le monde. Dans le jardin de Gethsémané, au contraire, l’obéissance de l’homme Jésus-Christ resplendit. Il se donne Lui-même pour apporter la vie à des hommes perdus.
D’après die gute Saat Décembre 2022
« Si celui qui te hait a faim, donne-lui du pain à manger, et, s’il a soif, donne -lui de l’eau à boire ; car tu entasseras des charbons ardents sur sa tête, et l’Éternel te le rendra ». Proverbes 25. 21 et 22.
LA RIZIÈRE DU VOISIN
Le prédicateur chinois Watchman Nee (1903-1972) était très actif dans le mouvement des églises de maison en République populaire de Chine et a écrit de nombreux écrits. Nee a passé les 20 dernières années de sa vie dans un camp de travail à cause de sa foi en Christ. Il a raconté une fois l’incident suivant :
Un chrétien du sud de la Chine avait une rizière à mi-hauteur d’une montagne. Pendant la saison sèche, il utilisait un tapis roulant pour pomper l’eau du canal d’irrigation jusqu’à son champ. En dessous se trouvaient les deux champs de son voisin, et une nuit il a percé le mur de séparation en terre et a laissé toute l’eau couler sur ses champs. Lorsque le chrétien a rafistolé à nouveau le mur et a pompé de l’eau nouvelle, le voisin a refait la même chose et cela s’est passé ainsi trois ou quatre fois. Le chrétien en a ensuite discuté avec ses compagnons chrétiens. « J’ai essayé d’être patient et de ne pas riposter », a-t-il dit, « mais est-ce vrai ? »
Après avoir prié ensemble à ce sujet, l’un d’eux a dit : « Si nous essayons toujours de faire ce qui est juste, nous sommes de très pauvres chrétiens. Nous devons faire plus que ce qui est juste ». Le lendemain matin, le chrétien pompa de l’eau pour les deux champs inférieurs et l’après-midi pour son propre champ. Le voisin a été tellement étonné de cet acte qu’il a commencé à chercher le motif, jusqu’à ce que finalement lui aussi trouve le Christ.
D’après die gute Saat Décembre 2022
« Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera ». Galates 6. 7.
LA FIN DE TOUT ?
En riant et en se moquant bruyamment , l’homme âgé répond au chrétien qui offre des tracts : La vie après la mort ? Quelle fantaisie ! la fin de la vie, c’est d’être enterré à 1,50 mètre sous le sol !
– Vous ne croyez donc pas à une vie après la mort ?
– Non !
– Et si vous vous trompiez ?
– Je vais peut-être me faire incinérer. Alors personne ne pourra rien me faire !
Quelle réponse à courte vue ! Malheureusement, beaucoup de gens pensent de même ! Êtes-vous peut-être l’un d’entre eux ? Pensez-vous aussi que, après la mort, tout soit fini ?
Beaucoup voudraient qu’il en soit ainsi parce que, alors, ils pourraient vivre à leur guise sans être tenus comme responsables. Peu importe alors qu’ils mentent, qu’ils trichent ou qu’ils volent – que vous trahissiez l’État, votre conjoint ou vos semblables. La montagne de vos dettes sera alors enterrée avec vous, ou ôtée par le feu de la crémation.
Mais c’est là une erreur fatale ! Dieu, qui a créé tout l’univers , est également capable de faire retrouver toutes les molécules ! Rien n’est perdu devant Dieu ! Que nous rejetions son offre maintenant ou que nous l’ignorions volontairement, Dieu dit : « Il n’y a rien de secret qui ne deviendra manifeste, ni rien de caché qui ne doive se connaître et venir en évidence » (Luc 8. 17).
Quelques instants après la mort, chacun se rendra compte qu’il y a l’éternité. Mais alors il sera trop tard pour se mettre en règle avec Dieu. Allez donc à Dieu maintenant !
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7)
D’après die gute Saat Décembre 2022
« Quand les méchants se multiplient, la transgression se multiplie ; mais les justes verront leur chute ». Proverbes 29. 16.
NE SUIVEZ PAS LA FOULE
Bertrand Russell (1872-1970), philosophe anglais et lauréat du prix Nobel, rapporte dans son autobiographie que sa grand-mère lui avait donné une Bible. Elle avait inscrit ses passages préférés sur la page de garde. L’un d’eux était : « Tu ne suivras pas la multitude pour faire le mal » (Ex. 23. 2). Plus tard dans sa vie, ce passage l’a protégé de la peur « d’appartenir à une minorité ».
Cette recommandation de la Parole de Dieu que Lady Russell donna à son petit-fils est toujours digne d’être suivie. Nous vivons à une époque où beaucoup suivent la devise : « Ce que veut la majorité est juste». Mais que cela est souvent une erreur fatale ! Il arrive bien souvent que l’opinion générale repose sur des bases entièrement subjectives, émotionnelles ou même purement égoïstes. Mais alors, il ne faut pas s’étonner si la justice et la morale sont négligées. Si l’homme ne recherche pas Dieu et Sa volonté, mais fait de lui-même et de ses propres intérêts la mesure du bien et du mal, la profonde « chute » dont parle notre texte biblique arrive inévitablement.
Mais il ne suffit pas non plus d’appartenir à une minorité , car les minorités aussi peuvent se tromper. Il faut se ranger parmi ceux qui font la volonté de Dieu ; et cette volonté se trouve dans la Parole de Dieu, la Bible.
« Le monde s’en va, lui et sa convoitise ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. 1 Jean 2. 17.
D’après die gute Saat Décembre 2022
« Chacun de nous rendra compte pour lui-même à Dieu ». Romains 14. 12.
A notre stand chrétien, en ville, un monsieur âgé avec lequel j’échangeais quelques mots réagissait avec intérêt et de manière amicale. Je lui parlai de l’amour de Dieu qui ne veut pas que les gens soient perdus à cause de leurs péchés. C’est pourquoi Dieu a envoyé Jésus Christ dans le monde pour qu’Il meure sur la croix pour des pécheurs, afin qu’ils soient sauvés et prêts pour la gloire du ciel.
L’homme écoutait attentivement et accepta le calendrier que je lui offrait. Quelques heures plus tard il réapparut tout à coup et me dit avec enthousiasme qu’il avait donné le calendrier à son voisin : – C’est juste ce qu’il lui fallait, comme si c’était écrit pour lui !
Lui-même n’avait pas besoin d’un calendrier, mais bien son voisin !
Quelle pitié ! Il était convaincu que son voisin avait besoin de Dieu. Mais c’était inférieur à sa dignité propre de penser qu’il était lui-même dans la même situation. C’était très dévoué de sa part d’avoir autant d’égards pour son voisin – mais lui-même n’était certainement pas perdu !
Qu’ils sont nombreux, ceux qui pensent de même ! Ils repoussent l’idée de leur propre situation, de leur propre culpabilité et de la pensée de l’éternité, en s’imaginant que le message de la Bible est bon pour les autres, alors qu’en fait eux-mêmes ont besoin du salut.
« Chacun de nous rendra compte pour lui-même à Dieu ». Chacun pour lui-même ! C’est maintenant le moment de penser à soi-même : regarder son voisin détourne la question. Nous ne devons pas nous détourner de notre propre image dans le miroir, mais la regarder en face, confesser notre propre culpabilité et mettre les choses en ordre avec Dieu. Alors nous serons en mesure de faire suivre le message à d’autres.
D’après the good Seed Décembre 2022
« La folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui obtenons le salut, elle est la puissance de Dieu. 1 Corinthiens 1. 25 et 18
FOLIE ET FAIBLESSE, ATTRIBUTS DE DIEU ?
Si le premier de ces versets ne se trouvait pas dans la Bible, personne n’oserait attribuer à Dieu de telles caractéristiques ! Comment Dieu, le Créateur de l’univers, pourrait-il montrer de la faiblesse, et comment pourrait-on affirmer que Dieu « qui seul est sage » (Rom. 16.27), pourrait être fou ?
Ici, l’apôtre Paul emploie des termes que les incrédules appliquent à l’évangile. Ils trouvent impossible que Dieu soit devenu un Homme dans la Personne de Jésus Christ, qu’Il soit mort crucifié, dans la honte comme un voleur, pour pardonner les péchés, et qu’Il soit ensuite ressuscité d’entre les morts. Une telle faiblesse apparente en Christ était scandaleuse pour les Juifs qui attendaient un Messie glorieux, un roi qui les délivrerait du joug de l’Empire romain. Et pour les Grecs, dont les philosophes recherchaient la sagesse, c’était pure folie.
L’évangile, cependant, les richesses insondables de Dieu, a été prêché dans le monde sans aucun déploiement de richesses, de pouvoir ou d’éloquence, mais par Jésus, qui ne possédait rien sur cette terre. La prédication a continué par douze apôtres et des disciples, qui proclamaient le salut par la foi en Jésus Christ, qui mourut sur la croix et fut ressuscité par la puissance de Dieu. Ils agirent ainsi malgré la persécution, risquant quelquefois la mort. Mais la puissance de l’évangile amena à la foi une multitude de personnes de toutes nations et de toutes classes sociales, y compris des philosophes, des orateurs, et des érudits, jusqu’au jour actuel. Ceux qui ont accepté cette bonne nouvelle savent que Jésus est véritablement la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu (1 Cor. 1. 24).
D’après the good Seed Décembre 2022
« Je me réfugierai sous l’ombre de tes ailes ». Psaume 61. 4.
« Je me suis couché, et je m’endormirai ; je me réveillerai car l’Éternel me soutient. Je n’aurai pas de crainte des myriades du peuple qui se sont mises contre moi tout autour ».
Psaume 3. 5 et 6.
UNE CHAUDE COUVERTURE
Jusqu’en 1989, la Roumanie fut gouvernée par un dictateur impie qui persécutait et emprisonnait les chrétiens. Voici le témoignage d’un chrétien pendant cette période dure.
– J’étais continuellement surveillé à cause de mes activités religieuses considérées comme illégales. Pour fuir la police, je fus contraint de me cacher sur la montagne pendant plusieurs jours. C’était l’hiver. Je rencontrais souvent des loups que, en réalité, je craignais moins que les hommes qui me poursuivaient. Je faisais s’enfuir les loups en faisant du bruit.
Une nuit où il faisait particulièrement froid et où je me sentais affaibli, j’ai prié : Seigneur, envoie-moi une couverture, ou je vais mourir de froid ! Ensuite, je me suis endormi, et je n’ai pas souffert du froid. Savez-vous pourquoi ? Quand je me suis réveillé, le matin, il faisait encore sombre. Je me suis allongé pour me détendre un peu, et j’ai vu la forme d’un animal qui s’est levé et a disparu dans la forêt. Je n’ai jamais su s’il s’agissait d’un chien sauvage ou d’un loup. Ce qui est certain, c’est que cet animal avait passé la nuit appuyé contre moi et m’avait protégé du froid. Dieu est merveilleux. Il n’aurait pas pu m’envoyer une couverture plus chaude.
« Je suis affligé et pauvre : le Seigneur pense à moi. Tu es mon secours et celui qui me délivre » (Ps. 40. 17).
D’après il buon Seme Décembre 2022

Espérant contre toute espérance, [Abraham]… ne mit pas en doute par incrédulité la promesse de Dieu, mais il fut fortifié dans la foi… étant pleinement convaincu que ce que Dieu a promis, il est puissant aussi pour l’accomplir. Rom. 4. 18 à 21.
Jaïrus… voyant Jésus… se jette à ses pieds ; et il le priait instamment : Ma fille est à sa fin ; viens lui imposer les mains, pour qu’elle soit guérie et qu’elle vive… Jésus… dit au chef de synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Marc 5. 22, 23 et 36.
ESPÉRER CONTRE TOUTE ESPÉRANCE
– Dieu avait promis une descendance à Abraham. Mais, pendant les 25 années qui suivirent cette promesse, Abraham et Sara n’eurent pas de fils. Sara atteignit l’âge de 90 ans et Abraham, l’âge de 100 ans. Dieu avait-Il oublié Sa promesse ?… Abraham resta ferme dans sa foi ; il avait cru Dieu et, malgré tout, il espérait en Lui contre toute espérance. Enfin, Dieu donna un fils à Abraham et Sara : Isaac, duquel descendent tous les Israélites.
– Jaïrus, un des chefs de synagogue, vient chercher le Seigneur Jésus parce que sa fille est sur le point de mourir. Mais, alors que Jésus se rend chez lui, on lui fait dire que la jeune fille est morte : ce n’est pas la peine de déranger davantage le Seigneur – toute espérance est désormais inutile. Mais Jésus encourage immédiatement ce pauvre père désolé : « Ne crains pas, crois seulement », lui dit-Il. Puis Il ressuscite l’enfant et la rend à ses parents.
Cher ami, votre situation vous semble-t-elle désespérée, comme celle d’Abraham ou de Jaïrus ? Vous semble-t-il que les choses ne font qu’empirer, et que toute espérance s’évanouit ? Pensez à Abraham et à sa confiance en Dieu, pensez à la réponse de Jésus à Jaïrus. Un couple trop âgé pour avoir un enfant, une jeune fille morte sur son lit… Lorsque nous avons conscience d’avoir épuisé toutes nos ressources, devrions-nous penser que Dieu n’interviendra pas dans Sa sagesse ? Ne perdons pas courage et appuyons-nous fermement, dans une entière confiance, sur les promesses de la Parole de Dieu !
D’après « Il buon seme » novembre 2022

Le Seigneur lui-même… descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront en premier lieu ; puis nous, les vivants qui restons, nous serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. Consolez-vous donc l’un l’autre par ces paroles. 1 Thess. 4. 16 et 17.
COMMENT ATTENDRE LE SEIGNEUR JÉSUS
Jésus Christ Lui-même viendra prendre les Siens ; Il ne confiera cette tâche à aucun autre. La rencontre ne se produira pas sur la terre, mais en l’air, à l’appel puissant de l’archange et au son de la trompette de Dieu. Les morts qui ont cru en Jésus Christ seront ressuscités à l’instant même et seront emmenés au ciel avec les croyants vivants. Ils le rencontreront alors et Le verront tel qu’Il est !
Aucune date, aucune échéance ne nous sont indiquées, et cela, afin de nous encourager à attendre le Seigneur à tout moment.
Attendre le Seigneur détache le croyant du monde et imprime sur lui le caractère du ciel auquel il appartient ; il doit être toujours prêt à partir. Ce qu’il fait et ce qu’il dit doit pouvoir être approuvé par le Maître lorsqu’Il viendra : être honnête et sincère, travailler consciencieusement, ne pas avoir de dettes, vivre en paix avec tous… L’espérance de Son retour nous pousse à vivre en recherchant la sainteté : « Quiconque a cette espérance en lui (Jésus) se purifie, comme lui est pur » (1 Jean 3. 3)
Attendre le Seigneur console le chrétien lorsque l’un de ses proches meurt, l’encourage dans la maladie, dans la persécution, dans les épreuves de toutes natures.
Attendre le Seigneur pousse le chrétien à avertir, avant qu’il soit trop tard, tous ceux qui n’ont pas la certitude de leur propre salut, en leur annonçant la bonne nouvelle de la grâce de Dieu en Christ.
C’est ce que nous désirons faire par ce message : proclamer notre assurance que Jésus revient, et vous inviter à L’attendre avec nous.
D’après « Il buon seme » novembre 2022

BLOQUÉS PAR LA NEIGE
Épisode de la tourmente de neige de l’hiver de 1872 dans les prairies de l’Amérique du Nord
– Quand serez-vous de retour, père ?
– Après-demain. En partant tout de suite je puis arriver ce soir entre huit et neuf heures. La neige commence à tomber serrée. Je vais atteler Bob et le Gris au traîneau et je prendrai Jean avec moi.
– Je serai toute seule ? J’aimerais tellement que vous puissiez rester avec nous !
La jeune fille se baissa et ouvrit la porte du poêle pour cacher ses larmes qu’elle essuyait avec son tablier.
– Et moi aussi, Rachel, j’aimerai rester mais il le faut. Tu sais que j’ai promis à Huston de l’aider dans son travail et je ne puis manquer au rendez-vous.
– Je sais que vous devez aller, père, dit-elle : mais si Jean pouvait rester, ce serait moins triste.
– Je m’arrêterai chez le voisin Giles, et je demanderai à la tante Esther de venir ici. Elle m’a dit qu’elle le pourrait ; elle viendra avec Joseph, qui traira les vaches et les soignera pendant mon absence.
Cette perspective consola Rachel et ses yeux brillèrent de joie !
– Jean, prépare-toi pendant que je mettrai une petite provision de bois et de charbon là sous le hangar. Puis nous mangerons un morceau, et en route.
M. Wilson avait émigré dans l’Ouest et s’était établi dans les riches prairies de cette région. Il s’était marié avec la fille d’un fermier voisin et possédait une grande ferme avec une une maison confortable et les dépendances nécessaires. Sa demeure était isolée ; aucune route ne passait près de là.
La femme de M. Wilson était morte depuis six mois en lui laissant cinq enfants : Jean, l’aîné, qui avait quatorze ans ; Rachel, treize ; Jacques, dix ; Guillaume, huit, et une petite fille de sept mois.
Depuis la mort de sa mère, Rachel avait cherché de tout son cœur à la remplacer dans la famille. Elle soignait le bébé si bien que son père l’appelait petite maman.
Comme nous l’avons dit, M. Wilson était obligé de se rendre à la ville voisine, malgré le froid et le mauvais temps qui s’annonçait. Avant de les quitter, M. Wilson recommanda ses enfants au Seigneur, le priant de les protéger durant son absence. Puis il se mit à table pour un léger repas.
– Ne laisse pas éteindre le feu, Rachel, dit-il tout en mangeant, j’ai mis du bois et du charbon là, tout à portée, il y en aura jusqu’à mon retour. Soigne bien la petite.
– Oui, répliqua-t-elle, en les regardant partir depuis la porte. Regarde, Jacques, comme la neige redouble et quel froid il fait, comme j’aimerais voir arriver tante Esther et Joseph ; cela nous rassurerait.
Une heure se passa, Guillaume assis à terre avec sa petite sœur, la faisait rire en se roulant avec elle.
Le jour baissait, la journée, si courte en hiver, allait finir, et ni Joseph ni tante Esther n’étaient encore arrivés.
– Je viens de regarder la neige, Rachel, dit Jacques. Je ne vois plus la clôture du jardin, les flocons sont si serrés. J’espère qu’il n’arrivera rien au père, ni à Jean.
Rachel avait été prendre un balai sous le hangar et était étonnée de voir la masse de neige tomber ; elle regarda à la fenêtre, on ne voyait ni oies, ni canards ; les poules avaient aussi disparu afin de trouver un abri.
Oh ! Comme elle souhaitait voir arriver tante Esther et Joseph, car elle commençait à avoir peur, et la tempête redoublait de violence. Les objets extérieurs disparaissaient rapidement sous la neige ; tout devenait sombre. Elle ne distinguait presque plus rien. Rachel ouvrit la porte et alla vers le hangar. Elle entendit mugir une des vaches, c’était sa favorite, Crumpie.
« Elle est à la porte de l’étable et veut y entrer, pensa-t-elle ; j’irai la traire ; Joseph ne viendra peut-être pas et Bébé doit souper ».
Elle prit un vieil habit de son père et le boutonna sur elle, puis enfila les grandes bottes de Jean et s’enveloppa la tête dans un cache-nez qu’elle s’enroula autour du cou ; et après avoir dit à Jacques de veiller sur Guillaume et la petite, elle prit le seau à traire. En arrivant à la porte du hangar, elle sentit que la neige s’y était amoncelée; elle essaya d’y pénétrer mais ne put franchir l’obstacle. Rachel était courageuse. Elle ne crut pas au danger, à vrai dire. L’ouragan était affreux, mais elle le bravait ; il fallait du lait pour l’enfant, cette pensée la dominait. Après ce premier échec, elle se rappela d’une pelle à neige que son père lui avait faite, une sorte de planche large à un bout et pointue à l’autre, emmanchée d’un fort bâton. Elle coupa un bout de corde à lessive qui pendait là, s’attacha le seau autour de la taille, puis poussant la pelle appuyée contre sa poitrine et la dirigeant des mains, elle se fit un passage. En arrivant près du chenil, le chien Rover voulut s’élancer vers elle, elle s’arrêta et détacha sa chaîne.
Il faisait si obscur que Rachel put à peine distinguer les objets dans la cour de la ferme ; ayant atteint la barrière qui l’en séparait, elle fut tentée de rentrer à la maison. Mais elle entendit de nouveau mugir la vache et avança dans son pénible labeur. Sans l’appui que lui donnait la pelle elle n’aurait pu lutter contre les rafales de vent chargées de neige.
Enfin, la voici à la porte de l’étable : Crumpie et une autre vache s’y tenaient blotties, heureusement que la neige l’avait laissée à peu près libre en s’accumulant quelques pieds plus loin.
Avec quelques coups de pelle, Rachel débarrassa l’entrée de façon que les bêtes puissent passer. Elle les suivit, mais dut s’asseoir un instant avant de pouvoir rien entreprendre, tant elle était hors d’haleine. Puis se relevant promptement, tourmentée à la pensée du retour, elle se mit à traire les deux vaches, leur donna du maïs et alla dans la grange chercher du foin; puis elle pensa aux chevaux dans leur écurie et mit aussi du foin dans leur mangeoire ; là elle vit les grands seaux à lait que son père y avait laissés. Elle y versa le lait, mit solidement les couvercles et les attachant autour de sa taille.
La jeune fille sortit rapidement, fermant la porte de l’étable, et se retrouva au milieu des éléments déchaînés. Elle ne savait pas de quel côté se tourner, le passage qu’elle avait creusé était bloqué de nouveau. Comment recommencer la lutte ? La tourmente augmentait, elle se sentait glacée ; mais les enfants et le bébé ! Elle pensa à Pierre marchant sur les vagues de la mer, Rachel murmura : « Seigneur, sauve-moi, car je péris ! » et elle avança résolument.
Il fallait marcher en tâtonnant, trébuchant sous la charge des seaux si nécessaires pour le repas du soir. Les flocons aigus de la neige lui ôtaient la faculté de respirer et le vent la faisait plier comme un roseau.
Elle craignait de tomber et de ne pouvoir se relever ; cette pensée lui donna des forces – d’ailleurs la porte devait être près de là ; elle la chercha; et elle ne trouvait rien. Enfermée comme par un mur de tous côtés, elle tendit la main et sentit un objet devant elle, qu’était-ce donc ? C’était le dessus de la cabane du chien : elle était dans la cour de la maison et près du hangar, elle recommença ses efforts pour avancer. Arriverait-elle ? Elle ne se sentait presque plus de forces. Enfin, ses mains étendues rencontrèrent un poteau, le hangar, elle trouva l’entrée et s’y arrêta un instant pour reprendre haleine. Même dans ce court répit, Rachel craignait d’être engloutie. Le vent criait et mugissait.
Affaiblie comme elle l’était, elle ne put jamais se rendre compte comment elle avait atteint la porte de la cuisine, ni comment elle y était entrée. Tout ce qu’elle se rappelait, c’est qu’elle avait entendu les cris de Jacques, qu’un tas de neige était à côté d’elle, que son lait était en sûreté et que la nuit était bien sombre. Rachel ne se doutait pas qu’elle avait fait ce que beaucoup d’hommes n’avaient pût faire durant cette nuit terrible qu’au prix de leur vie.
La pauvre enfant ne put même pas se traîner jusqu’au fourneau pour y ranimer le feu. Jacques y mit du bois pendant qu’elle frissonnait sans pouvoir bouger. Son sang semblait s’être glacé dans ses veines. Bébé se mit à pleurer, Rachel voulut aller vers elle, mais retomba en fondant en larmes.
Effrayé de l’état où il voyait sa sœur, Jacques cria et sanglota et cela la tira de sa torpeur.
– Jacques, prends la bouteille à lait et fais-en vite chauffer pour la petite, dit-elle.
Il essuya ses pleurs et lui obéit, puis il donna à boire à l’enfant. Rachel s’était assise près du poêle et s’appuyait dessus. Elle sentait qu’il fallait préparer le souper pour les enfants, mais ne pouvait plus réagir.
La pensée lui vint qu’un petit vin fait par sa mère, en cas de maladie était dans la maison ; Jacques le trouva, lui en versa une tasse, cela la ranima, elle put se traîner vers sa couchette où elle s’étendit et s’endormit. Guillaume la réveilla peu après en la tirant par sa robe.
– Rachel, Rachel, je veux mon souper et tout est si noir.
Ce court sommeil l’avait un peu reposée, elle alluma tout de suite la lampe, mit à chauffer de l’eau et arrangea la table du souper. Lorsque Rachel voulut fermer les volets extérieurs, elle ne put les mouvoir, la masse de neige gelée les avait bloqués. Elle eut même grand-peine à refermer la fenêtre.
Rachel était si fatiguée qu’elle ne put manger. Guillaume, lui, sans souci, soupa de bon appétit ; mais Jacques se plaignit de mal de tête et ne voulut rien ; il consentit pourtant à avaler une tasse de thé chaud.
Elle donna aussi de la nourriture à Bébé et quand elle eut fini, elle la mit tout endormie dans son berceau.
Rachel retourna sous le hangar prendre une provision de bois et de charbon pour la nuit ; elle en trouva moins qu’elle ne croyait, ce qui l’inquiéta. Elle monta à la chambre du premier voir s’il y avait du feu, c’était là qu’elle couchait avec sa petite sœur, ses frères étaient avec leur père en bas. Le poêle brûlait et la chambre était chaude. Elle fit coucher les deux garçons dans un des lits d’en haut, pria avec eux, demandant à Dieu d’être gardés et bénis, et se mit dans l’autre avec Bébé.
La grande fatigue et les efforts qu’elle avait faits lui procurèrent un profond et salutaire sommeil et elle se réveilla plus tard que de coutume le lendemain. Le premier regard jeté par la fenêtre montra qu’ils étaient ensevelis sous la neige.
Aussi loin qu’on pouvait voir, la vaste nappe blanche n’était brisée par aucun objet saillant. La grange était cachée ainsi que le hangar ; l’ouragan cependant avait cessé. La première pensée de Rachel fut pour son père et pour Jean ; auraient-ils pu atteindre H… en sûreté ? En faisant le feu, elle se demandait ce qu’elle ferait pour le combustible, il y en avait si peu. Elle descendit à la cuisine, les fenêtres étaient pleines de neige jusqu’en haut. Après avoir fait du feu, elle ouvrit la porte et se trouva devant un mur blanc, elle la referma promptement, craignant que la neige n’envahisse la cuisine, et toute désolée, se mit à pleurer. Que deviendraient-ils tous ? on ne pourrait pas les secourir, et ils n’avaient du charbon que pour la journée. Après avoir réfléchi un instant, Rachel ralluma sa lampe et prépara le déjeuner, mettant la table près du fourneau. Les enfants s’étaient réveillés ; Jacques grognait et se plaignait de mal à la tête et à la gorge, il toussait et avait de la fièvre. Elle lui dit de retourner au lit, lui promit du café et alla déjeuner avec Guillaume.
Rachel avait décidé ce qu’il fallait faire. Après avoir consolé Jacques et l’avoir engagé à dormir, elle donna un livre d’images au cadet, et commença ses préparatifs, car il était nécessaire de s’établir en haut pour n’avoir qu’un feu. En outre il n’y avait que peu d’huile, et tout était sombre en bas. Le vent devait les avoir enveloppés de neige comme d’un mur.
La jeune fille porta un banc dans le corridor du haut et y plaça les ustensiles et les provisions ; encore un grand pot de lait (quel bonheur de l’avoir !), puis elle ôta de la chambre les choses inutiles et y mit une table pour manger. Quelle triste et longue journée ! Elle fut contente de se distraire en cuisant le dîner, chose peu commode sur le poêle. Guillaume était ravi de tous ces arrangements. Un bruit se fit entendre à la porte, c’était Lover qu’on avait laissé en bas ; Guillaume lui donna à manger et le chien s’étendit devant le poêle, branlant la queue quand on lui parlait ; c’était vraiment un ami qui leur tenait compagnie et les consolait.
Jacques ne voulait rien, il était réellement malade. Rachel le présentait, mais ne savait que lui faire. Elle fut très occupée tout l’après-midi à soigner son frère et sa petite sœur.
Rachel fit le souper de bonne heure et Guillaume se coucha. La pauvre enfant était en souci pour son malade et aussi pour le feu, il y avait si peu de bois ; assez seulement pour le matin, que ferait-elle ensuite ? on ne pouvait s’en passer. Elle alla à la cave et brisa deux tonneaux vides dont elle démonta les douves. Jacques fut si agité pendant la nuit qu’il empêcha sa sœur de se reposer, il rejetait ses couvertures et demandait constamment de l’eau à boire. Il fallait entretenir le feu craignant qu’il n’ait froid. Sur le matin elle eut un moment de sommeil angoissé ; en se réveillant elle vit qu’elle n’avait plus que deux douves à brûler.
« Je dois tenir les enfants au chaud, se dit-elle, je le ferai, quand même je devrais brûler tous les meubles ».
Rachel retourna à la cave, elle y vit encore un vieux tonneau ; en le tournant, elle y trouva un peu de charbon qu’elle porta dans la chambre avec le bois du tonneau ; elle eut un bon feu brillant et chaud et un bon déjeuner.
Jacques ne faisait plus attention à rien et le poupon, qui était heureusement d’un bon naturel, dormait.
De la fenêtre on voyait la même étendue de neige blanche, sans aucune trace qui vînt en rompre la monotonie.
Le lendemain, toutes les énergies se concentraient sur le foyer. Rachel habilla Guillaume et la petite aussi chaudement que possible, puis rassembla tout ce qu’elle put trouver à brûler, le pilon, la planche à savonner, les seaux, les tablettes de la cave et de la cuisine, le chevalet à serviettes, la planche à pain, tout fut mis en pièces ; puis ils se couchèrent tous car la nuit tombait, il n’y avait de l’huile que pour peu d’heures. Jacques avait le délire, il ne reconnaissait plus sa sœur.
Le matin revint, rien n’avait changé. Toute la nuit, quoique épuisée de fatigue, la pauvre enfant avait veillé Jacques, rafraîchi sa tête brûlante et lui avait donné à boire. Que pouvait-elle faire ? Le secours viendrait, elle n’en doutait pas, elle l’avait demandé à Dieu, mais en attendant elle devait faire tout ce qui était en son pouvoir. Le reste du bois fut mis dans le poêle pour chauffer la bouilloire. Ayant bu du café avec Guillaume, elle le laissa s’amuser avec le chien et descendit, ne pouvant retenir ses larmes et son angoisse. Elle croyait Jacques mourant et ne savait que lui faire. Son père ne revenait pas, que lui était-il arrivé ? Serait-il mort ? Rachel frissonna à cette pensée affreuse.
Puis elle se disait : « S’il est vivant, il viendra. Il ne faut pas que les enfants me voient pleurer». Et elle essuya ses yeux.
– Il faut que je fende cette table pour la brûler.
La hache fut levée et enleva un morceau de bois du bord, puis un autre. Rover aboya encore, il aboyait très fort.
« Guillaume le taquine, pensa-t-elle, cela troublera Jacques ». Elle jeta la hache et monta.
– Rachel, Rachel, criait l’enfant, Rover est si drôle, il saute vers la fenêtre, il branle la queue et il aboie, regarde donc.
Un coup d’œil jeté à la fenêtre lui fit voir un objet qui s’avançait vers la maison, elle ne put le reconnaître, la neige soulevée formait un nuage de poussière tout alentour.
– Quelqu’un vient, ô mon Dieu, merci ! s’écria-t-elle en joignant les mains. Le chien sautait vers la fenêtre, s’accrochant de ses pattes au rebord, aboyant toujours plus fort ; Guillaume sautait aussi en criant : « C’est papa, Rachel, c’est papa ! »
– Nous verrons mieux dans l’autre chambre, mets ce châle et viens.
Elle s’élança et ouvrit la fenêtre de la pièce à côté. Rover y passa la tête et presque tout le corps dans son impatience, puis se retira en aboyant furieusement. La grange cacha le voyageur, mais le voilà dans la première cour. Il semblait avancer si lentement, le temps était si long pour ceux qui regardaient. Le chien aboya de nouveau et une voix fut entendue comme en réponse. « Rachel, Rachel ? »
– C’est le père, c’est le père, oh oui ! oui !
Elle se précipita dans l’escalier et ouvrit la porte de la cuisine, elle pouvait entendre mais pas voir. Elle remonta et cria vers les arrivants, puis revint à la cuisine. La pauvre enfant, toute tremblante, entendait travailler au dehors.
Quelques instants passèrent, la neige fut jetée à droite et à gauche et son père se précipita dans la cuisine.
– Rachel, où êtes-vous tous ?
– Ici, père ; et elle se jeta à son cou.
– Tous, tous sauvés !
– Oui, mais Jacques est si malade.
Il voulut entrer dans la chambre du bas.
– Nous n’avons pas de feu ici, j’ai presque tout brûlé, dit-elle en montrant la table.
M. Wilson tenait Guillaume dans ses bras ; il se retourna vers la porte.
– Voyez, mes amis, ils n’ont plus de feu, elle mettait la table en pièces.
Il répéta ces mots à voix basse.
– Dis-moi, mon enfant, où sont Jacques et la petite ? Je craignais tout pour vous, je croyais vous trouver morts de froid ! M. Wilson monta rapidement l’escalier, prit le bébé qu’il embrassa et examina Jacques.
– Grâces soient rendues à Dieu, qu’il n’y ait rien de fâcheux ! dit-il.
Les hommes venus avec lui allumèrent un bon feu à la cuisine et bientôt aussi dans la chambre: le père s’occupa tout de suite de Jacques, il avait l’habitude des malades et avait une petite pharmacie à la maison.
Il s’assit à côté du lit, avec Guillaume sur ses genoux et Rachel appuyée sur son épaule. Le feu réjouissait leurs yeux et réchauffait la chambre pendant qu’elle racontait ce qu’elle avait fait.
M. Wilson la pressa sur son cœur, l’embrassa en lui passant la main sur les cheveux, il l’appela « ma petite mère héroïque ». Oh ! qu’elle était heureuse !
Il leur dit à son tour ce qui lui était arrivé.
Jean et lui s’étaient trouvés au milieu de la tourmente ; ils s’étaient perdus et ne savaient où ils étaient, mais allaient toujours. Enfin, de froid et d’épuisement, il ne put plus tenir les rênes et glissa au fond du traîneau. Alors Jean, qui était mieux protégé que son père et enveloppé dans une peau d’ours, saisit les rênes et avança sans savoir où il allait. La nuit venait; enfin ils entendirent des voix, ils crièrent à leur tour et trouvèrent qu’ils étaient près d’une habitation dont le propriétaire, qui avait entendu les grelots, venait à leur rencontre avec son chien.
Ils furent reçus dans la maison et M. Wilson dut se mettre au lit tout épuisé; ils étaient très éloignés de H…, ayant tourné en rond.
Le lendemain ils furent tous effrayés de l’épaisseur de la neige et de la violence de l’ouragan. M. Wilson était très angoissé à la pensée de ses enfants ; il avait cherché à aller à leur secours, mais en vain. Personne ne pouvait lui venir en aide, chacun était à ses affaires, à se frayer les routes, à secourir les bestiaux et à se procurer du combustible. Le jour suivant, on fabriqua une espèce de charrue à neige pour ouvrir les chemins, et avec le fermier chez qui ils s’étaient arrêtés, M. Wilson partit pour secourir ses enfants. Ils furent forcés de s’arrêter pour la nuit, mais ils repartirent de grand matin.
Chez le voisin Giles, M. Wilson apprit que la tante Esther et Joseph s’étaient mis en route pour aller auprès des enfants, mais effrayés par la tourmente ils étaient revenus chez eux. L’anxiété du pauvre père était à son comble, car il sentait que sa demeure était si isolée qu’aucun secours n’y parviendrait.
– J’avais si peu d’espoir de vous retrouver en vie, ajouta-t-il, et sans toi, brave petite mère, vous auriez tous succombé. Dieu soit béni de t’avoir soutenue !
Jean revint quelques jours après et leur fit des récits des cruelles souffrances causées par ce temps désastreux ; des centaines de personnes avaient péri.
Pendant longtemps encore la tourmente de neige de 1872 fournira des histoires lugubres que l’on racontera au coin du feu. Une fois de plus reconnaissons que « qu’en restant près de Dieu on est bien gardé ».

ARBRES ET VÉGÉTAUX CITÉS DANS LA BIBLE (2)
Et il désirait de remplir son ventre des gousses (caroubes) que les pourceaux mangeaient ; et personne ne lui donnait rien. Luc 15. 16.
La caroube (famille des haricots)
Le caroubier n’est mentionné que dans ce passage, où ses fruits (les gousses) sont la nourriture des porcs. Bien que n’étant mentionné que là, le caroubier est l’un des arbres les plus communs et les plus répandus en Israël. Dans de nombreuses régions, c’est l’essence principale, et on le plante aussi en grand nombre pour son ombre et son fruit.
C’est un arbre aux branches nombreuses, au feuillage persistant, et il fait partie de la famille des légumineuses, qui comprend des plantes courantes comme les pois, les haricots, les pois de senteur, et autres. Le fruit a la forme d’une gousse d’environ 15 centimètres de long et contient une dizaine de graines dures, de la taille et de la forme d’un petit grain de blé (ou de maïs). A cause de leur taille uniforme, on dit qu’elles ont servi un temps d’étalon de mesure de poids, le carat, ce qui a donné à la plante son nom scientifique. Les parois de la gousse et les cloisons dans le fruit contiennent une forte concentration de sucre et de protéines, et sont la source du commerce de la caroube, employée souvent comme substitut du cacao.
Pauvre fils prodigue ! Il se joignit à la génération moderne des prostituées, des sans-abri, de la faim et des porcs ! Quand il nourrissait les pourceaux, il désirait même de manger leur nourriture. Mais par le travail de l’Esprit de Dieu, il prit conscience qu’il avait été « pesé à la balance et… trouvé manquant de poids » (Dan. 5. 27). Il retourna à la maison, devenu un fruit pour Dieu.
Et Jacob prit des branches fraîches de peuplier blanc, de coudrier (ou amandier), et d’érable (ou platane), et y pela des raies blanches, mettant à nu le blanc qui était aux branches. Genèse 30. 37.
Le platane ou érable
Le platane oriental a de larges feuilles, une écorce tachetée de brun et de blanc, et de petites fleurs peu apparentes qui produisent des fruits ronds comme des balles, typiques des véritables sycomores.
Il fut un temps où il était plus largement répandu en Israël, mais il est maintenant planté fréquemment dans les rues. Les plus grands peuplements d’origine se trouvent le long des parties rectilignes du haut Jourdain.
Après que Laban eut retiré du troupeau les bêtes rayées et tachetées, et celles qui étaient mouchetées comme le tronc du platane, il s’éloigna de son gendre. Jacob imagina alors une expérience génétique pour s’assurer qu’il recevrait bien la bénédiction que Dieu lui avait promise. Il pela et enleva l’écorce de ces trois espèces d’arbres et, en pensant que cela pourrait déterminer le type de la descendance, les mit en face des abreuvoirs où les animaux les verraient. Comment apprit-il cela ? – Non pas de la part de Dieu ! Cela était typique du caractère de Jacob, et il essaya une fois de plus d’employer sa propre ruse pour s’assurer la bénédiction de Dieu. Mais les branches n’auraient aucune influence sur le type de la descendance que produiraient les troupeaux. Jacob était un supplanteur, non pas un généticien !
Jacob se rendait peu compte, à ce moment-là, que Dieu allait mettre au jour ses pensées intimes, de la même manière qu’il avait lui-même pelé l’écorce des arbres ! Cependant, Dieu avait promis de bénir Jacob, et Il le ferait ! Lorsque Jacob fut enfin amené au bout de lui-même et de ses ressources charnelles, Dieu changea son nom, de Jacob, le supplanteur, en Israël, le prince de Dieu.
Et l’un (des fils des prophètes) sortit aux champs pour cueillir des herbes, et il trouva de la vigne sauvage et y cueillit des coloquintes sauvages, plein sa robe ; et il rentra et les coupa en morceaux dans la marmite du potage, car on ne les connaissait pas. 2 Rois 4. 39.
Les coloquintes
Les fils des prophètes devaient préparer un repas pour un grand nombre de personnes, et apparemment sans délai. Nous pouvons facilement nous imaginer la panique, quand trente ou quarante personnes arrivent à la porte pour manger, sans s’être annoncées !
Il avait été dit à Adam que les plantes vertes avaient été créées pour servir de nourriture (Gen. 1. 30), aussi il n’est pas étonnant que dans les temps bibliques les gens aient ramassé des plantes sauvages pour les manger, ce qui est une pratique courante chez les Bédouins nomades en Israël aujourd’hui. De la même manière, ce jeune homme « des fils des prophètes » sortit dans les champs pour trouver quelque nourriture. Comme il ramassait différentes plantes comestibles, il tomba par hasard sur des coloquintes. Il y avait là une grande quantité de nourriture à portée de main, sans travail supplémentaire. Le fait qu’il en ait rempli sa robe pourrait suggérer que son panier, ou un autre contenant, était plein.
Dans un sens spirituel, nous devons faire comme les fils des prophètes, car l’apôtre nous exhorte en 1 Corinthiens 14. 39 à souhaiter prophétiser. Ceci exige une étude patiente de la Parole de Dieu, ce qui correspond à rôtir ce que nous avons pris à la chasse. Et cependant, que nous ressemblons souvent à ce fils des prophètes ! Nous nous empressons de recueillir ce qui est attirant et facilement reçu, et nous le resservons aux autres sans l’avoir assimilé personnellement. Tout ministère pour le Seigneur doit être fondé sur la nourriture que nous avons prise pour nous-mêmes, afin que nous puissions nourrir les autres correctement. Notre part n’est pas la vigne sauvage, mais le vrai Cep.
Et Ruben sortit aux jours de la moisson du froment, et il trouva des mandragores dans les champs, et les apporta à Léa, sa mère. Et Rachel dit à Léa : Donne-moi, je te prie, des mandragores de ton fils. Genèse 30. 14.
La mandragore
La mandragore est une plante étrange, qui n’est mentionnée que deux fois dans l’Écriture, bien qu’elle soit commune en Israël. Elle fait partie de la famille des belladones, qui comprend quelques-unes des plantes les plus toxiques, telles que la morelle noire ou belladone, le tabac et, paradoxalement, quelques-uns des légumes les plus communs, comme les pommes de terre, les tomates, les poivrons verts, et les aubergines.
Comme la Bible le décrit avec une telle précision, la mandragore pousse souvent comme une herbacée dans les champs de blé. La plante a plusieurs grandes feuilles vert foncé, qui traînent par terre, et un bouquet de jolies fleurs violettes, qui apparaissent pendant l’hiver. La racine peut avoir plusieurs mètres de long, et peser plusieurs kilos. Elle a des formes bizarres, souvent comme humaines, et pour cette raison, elle est hautement respectée de ceux qui sont superstitieux. Les fruits, comme cela est mentionné dans le Cantique des cantiques, ont un parfum très agréable. Ils sont comestibles, mais contiennent des quantités considérables de narcotiques et autres drogues. La racine contient des substances qu’on a pensé pendant longtemps capables d’accroître la fertilité humaine. La recherche moderne indique que, en effet, des composés semblables aux substances fertilisantes y sont présents.
Comment Ruben était-il au courant de l’usage des mandragores ? Pourquoi voulait-il les apporter à sa mère ? Qui lui avait parlé de l’emploi de cette plante à drogue ? Était-ce ses frères mondains de Mésopotamie ? Ruben avait une personnalité instable, indécise (Gen. 49. 4).
Il y a peut-être là une leçon pour nous. Nous devons nous nourrir de blé, non pas des herbes qui poussent dans le blé. Nous apprenons par le Seigneur Jésus que c’est l’ennemi qui sème l’ivraie (Mat. 13. 28).
Mon bien-aimé est pour moi une grappe de henné dans les vignes d’En-Guédi. Cantique des cantiques 1. 14.
Le henné
Le henné est un buisson qui atteint une hauteur d’environ deux mètres cinquante, avec beaucoup de branches et de petites feuilles. Les fleurs, qui apparaissent au printemps, sont petites mais en gros bouquets et extrêmement odorantes. Les fleurs séchées conservent ce parfum accusé. Aujourd’hui les Arabes emploient le henné comme décoration.
La plante de henné n’est probablement pas originaire d’Israël, mais y a été autrefois largement cultivée. En-guédi, une oasis magnifique entre la Mer Morte et les falaises à pic du désert de Juda, est un endroit où de nombreuses plantes médicinales et cosmétiques étaient cultivées, telles que le baume et le henné. Le climat est tropical, et il y a de l’eau en abondance. Quelle magnifique allusion fait Salomon dans notre verset ! Au milieu d’un désert aride, on trouve cette magnifique oasis, et là, dans le vignoble, se trouve la plante de henné avec ses quantités de fleurs blanches parfumées ! Le parfum intense du henné est aussi mentionné au chapitre 4. 13, associé au nard.
Le henné est employé principalement comme cosmétique. Les feuilles sont séchées et écrasées en fine poudre. On mélange cette poudre à de l’eau et on laisse macérer pendant deux jours, pour en faire une pâte qui forme une teinture rougeâtre, et qui est appliquée sur les ongles, les mains et les pieds comme décoration, souvent avec dessins compliqués. Le henné est aussi utilisé comme teinture de cheveux. Ces emplois sont très courants dans différents pays, spécialement au Soudan. Dans les temps bibliques, cet usage cosmétique était peut-être plus largement répandu. Certains chercheurs sur la Bible croient que la référence en Deutéronome 21. 12 (au sujet d’une femme étrangère mariée à un Israélite) fait allusion à cette coutume de colorer les ongles et les cheveux avec le henné.
Je vis de nuit ; et voici un homme monté sur un cheval roux, et il se tenait parmi les myrtes qui étaient dans le fond. Zacharie 1. 8.
Le myrte
Le myrte est l’un des arbustes les plus intéressants en Israël. Il a des feuilles persistantes odorantes, et dans les conditions les plus favorables, il pousse jusqu’à six mètres de haut. Les petites fleurs blanches, au parfum agréable, apparaissent au milieu de l’été. Du fait que le myrte est plaisant et facile à cultiver, il est largement planté comme arbuste d’ornement, et c’est l’une des plantes les plus fréquentes du paysage à Jérusalem.
Maintenant, le myrte n’est plus commun et ne se trouve que dans les endroits plus humides de la partie nord du pays. Les buissons les plus grands se trouvent le long de la rivière Dan, la source principale du Jourdain. Ce cours d’eau est bien une image du cours de l’humanité ! Jaillissant, frais et brillant, du bas de l’Hermon, il se termine dans la Mer Morte, long seulement de 150 kilomètres.
Le myrte n’est pas mentionné dans la Bible jusqu’au temps de la captivité. La première référence se trouve en Néhémie 8. 15, en relation avec la célébration de la Fête des tabernacles : « Ils devaient… faire passer une proclamation dans toutes leurs villes et à Jérusalem, disant : Sortez dans la montagne, et apportez des branches d’olivier, et des branches d’olivier sauvage, et des branches de myrte, et des branches de palmier, et des branches d’arbres touffus, pour faire des tabernacles, comme il est écrit ». Il est intéressant que le myrte ne soit pas mentionné expressément en Lévitique 23. 37 à 40 qui traite de la Fête des tabernacles.
Zacharie 1. 8 à 11 parle d’un homme qui se tenait dans le fond, au milieu des myrtes. C’est un bon exemple de l’écologie biblique, un ravin, ou un cours d’eau étant l’habitat du myrte. C’est l’image de la place basse d’Israël avant qu’il soit béni.
Le royaume des cieux a été fait semblable à un homme qui avait semé de la bonne semence dans son champ. Mais pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le froment et s’en alla. Matthieu 13. 24 et 25.
Satan lui-même se déguise en ange de lumière : ce n’est donc pas étrange que ses serviteurs aussi se déguisent en serviteurs de justice, desquels eux dont la fin sera selon leurs œuvres. 2 Corinthiens 11. 14 et 15.
L’ivraie
L’ivraie est une plante qui ressemble au froment, non seulement dans son apparence, mais aussi dans son comportement. Ses graines germent en même temps que celle du froment, les conditions nécessaires à la croissance sont les mêmes, et ce qui est le plus important, les grains mûrissent au même moment que ceux du froment, et sont ainsi moissonnés avec lui. L’ivraie peut provenir de plantes de différentes familles, bien que les plus dangereuses, et ce n’est pas étonnant, soient celles qui sont en relation avec le froment.
L’une des grandes réussites de Satan, c’est la contrefaçon. Dans la parabole de Matthieu 13, il nous est dit que l’ivraie avait été semée par l’ennemi, mais qu’il faut la laisser croître jusqu’à maturité avant qu’on puisse l’arracher. Sinon, l’arracher aura pour résultat de déraciner le froment.
J’ai travaillé pendant quelque temps à l’Organisation de la recherche sur les mauvaises herbes à Oxford, où l’un des efforts principaux de la recherche était de mettre au point un moyen simple de distinguer l’ivraie de la moisson du blé. Cela est important pour le paysan aujourd’hui, pour que les herbicides adéquats puissent être appliqués quand les mauvaises herbes sont jeunes, avant qu’elles causent du dommage. Des sommes considérables et de l’énergie ont été dépensées dans ce but, avec peu de succès.
Que la Parole de Dieu est précise ! « Laissez-les croître tous deux ensemble jusqu’à la moisson » (Mat. 13. 30). Alors on distinguera facilement les plantes les unes des autres.
Et ils germeront parmi l’herbe, comme les saules auprès des courants d’eau. Ésaïe 44. 4.
Les saules
Différentes questions se posent pour déterminer avec exactitude les plantes qui sont appelées saules dans la Bible. Par exemple, le saule dont il est parlé au Psaume 137. 2 n’est pas un véritable saule, mais plutôt un genre de peuplier.
Le saule véritable est commun le long des cours d’eau en Israël, où il forme souvent des fourrés denses au bord des rives du Jourdain, spécialement dans ses parties rectilignes de l’amont. Il n’est mentionné que dans l’Ancien Testament, et seulement à quatre endroits.
Le saule est un buisson très branchu, avec des feuilles étroites et pointues, plus claires par-dessous. Chaque buisson est unisexe et les fleurs, minuscules, apparaissent au printemps. Les graines sont pourvues de poils, ce qui leur permet de flotter dans l’air et assure leur dispersion. Pendant des siècles, l’écorce du saule a été employée en médecine, et c’est de l’écorce du saule que l’aspirine a été tout d’abord extraite.
Dans la Bible, le saule est toujours associé à un ruisseau ou une rivière, c’est-à-dire qu’il y a en permanence une source de nourriture et de boisson. Cette application est mise en évidence dans le verset ci-dessus d’Ésaïe, qui se rapporte au jour merveilleux où « Jacob, mon serviteur » sera véritablement « Israël, que j’ai choisi » (Ésaïe 44. 1). Tout sera plein de fraîcheur et de vigueur, parce que la source de leurs approvisionnements sera Dieu Lui-même ! Cette allusion est différente de celle concernant les arbres au Psaume 1. 3 : « Il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux » et en Jérémie 17. 8 : « Il sera comme un arbre planté près des eaux », où il est insisté sur le fait d’être planté et de porter du fruit. Dans le cas du saule, l’accent est mis sur la vigueur de la croissance et l’association intime avec le cours d’eau.
Le papyrus s’élève-t-il où il n’y a pas de marais ? Le roseau croît-il sans eau ? Encore dans sa verdeur, sans qu’on l’ait arraché, avant toute herbe il sèche. Job 8. 11 et 12.
Le papyrus
Le papyrus, appelé aussi scirpe ou jonc des marais dans certaines traductions, a un mode de croissance très étonnant. Comme Bildad le note très justement dans ces versets, il ne pousse que dans les marais, et s’il n’y a plus d’eau, le papyrus, comme d’autres plantes de marais, se fanera plus rapidement que l’herbe. Les tiges qui s’élèvent hors de la boue sont hautes (jusqu’à 2.50 mètres), avec des sommets fleuris au-dessus de la plante – plus haut que celui qui les observe ! Les tiges étaient autrefois récoltées pour en faire du papier, elles contiennent des cellules remplies d’air. Pour cette raison, on a fait usage de la plante pour fabriquer de petits bateaux, des matelas, et des paniers.
Il n’y a pas réellement de feuilles, elles figurent sur la tige sous forme de structures comme des écailles. Les fleurs sont si petites qu’on a du mal à les voir à l’œil nu, mais elles sont portées par de grandes têtes en forme de globes.
La référence au papyrus la plus familière est celle du coffret fabriqué pour Moïse petit enfant (Ex. 2. 3). Le papyrus était abondant en Égypte à cette époque et on le récoltait pour la production de papier. En fait, le mot papier (en anglais paper) dérive du mot papyrus.
Le papyrus n’est pas une plante de courants et de rivières rapides, mais il ne prospère que dans de l’eau stagnante. Ce ne sont pas des endroits agréables à visiter ! Quelles leçons spirituelles peut-on tirer de cela ? – Le papyrus n’est mentionné qu’en relation avec le jugement sous une forme ou une autre. En Exode 2, le Pharaon avait décrété que tous les enfants israélites mâles devaient être tués. En Ésaïe 18, il est question du jugement de Cush (qui envoie « des ambassadeurs sur la mer et dans des vaisseaux de papyrus »). Et en Job 8, Bildad exhorte Job à considérer comment Dieu juge tous ceux qui L’oublient.
Des flèches aiguës d’un homme puissant, et des charbons ardents de genêt. Psaume 120. 4.
Et (Élie) s’en alla, lui, dans le désert… et s’assit sous un genêt. 1 Rois 19. 4.
Le genêt
Appelé aussi genévrier, le genêt fait partie de la famille des haricots, sans relation aucune avec le cousin du pin appelé le genévrier.
Le genêt est l’une des plantes les plus communes des déserts et autres régions arides d’Israël. Les nombreuses tiges, hautes et minces, portent de petites feuilles durant peu de temps seulement, pendant la saison des pluies. Des quantités de jolies fleurs blanches s’épanouissent à la fin de l’hiver. Parce qu’il n’y a pas de feuilles alors, les fleurs sont particulièrement visibles.
Les parties du buisson dans le sol sont employées pour faire du charbon de bois, qui produit une flamme extrêmement chaude. C’est à cet emploi qu’il est fait référence dans le verset ci-dessus.
A cause de sa beauté, et de sa capacité à survivre dans des conditions difficiles, le mot rotem, qui est le mot hébreu pour genêt, est employé comme prénom féminin.
Élie avait eu une action remarquable au Carmel : le feu était descendu du ciel, des pierres avaient brûlé, le roi avait été réprimandé, la pluie était venue. Cependant, comme beaucoup d’entre nous, Élie était devenu faible après une grande victoire. Un message de la reine Jézabel avait terrifié le prophète puissant. Que faire ? Il s’enfuit aussi loin qu’il le pût de la Samarie, tout le chemin jusqu’à Béer-Shéba, et de là dans le désert. Plein de pitié pour lui-même, et d’orgueil, parce qu’il pensait qu’il était meilleur que ses ancêtres, il trouva un buisson de genêt et demanda à mourir. Était-il sérieux ? Il s’endormit bientôt. Mais si Dieu peut fournir un buisson dans un désert aride, combien plus Il prendra soin de l’un des Siens ! Quand Élie se réveilla, il vit un repas préparé pour lui sur des charbons ardents. Peut-être que ces charbons provenaient du genêt, ce qui montre une fois de plus les soins de Dieu.
Et Israël, leur père, leur dit : Eh bien, s’il en est ainsi, faites ceci : Prenez dans vos vases des meilleurs produits du pays, et portez à l’homme un présent : un peu de baume et un peu de miel, des épices et de la myrrhe, des pistaches et des amandes. Genèse 43. 11.
La myrrhe
Des extraits de deux plantes différentes sont appelés myrrhe dans la Bible. L’une est originaire des aires tropicales, et n’a probablement jamais poussé en Israël. Le mot hébreu pour cette plante est mor, d’où dérive le mot myrrhe. L’autre extrait provient de l’un des arbustes les plus communs dans le pays, connu comme ciste. La résine collante de cette plante est aussi connue comme myrrhe, ou plus exactement, comme ladanum, du mot hébreu lot. C’est celle-là que nous considérerons ici.
Ce ladanum, originaire d’Israël, est cité dans plusieurs passages. Le premier se trouve en Genèse 43. 11, où Jacob envoie des meilleurs produits du pays, avec ses fils, en Égypte. Antérieurement, les Ismaélites sont mentionnés comme emportant de cette même sorte de myrrhe, depuis Galaad en Égypte (Gen. 37. 25). La végétation de Galaad est semblable à celle d’Israël.
Le chargement des Ismaélites est significatif, quand nous considérons l’enlèvement de Joseph pour l’envoyer en Égypte. C’est une image du Seigneur Jésus et de Son humilité dans Ses souffrances. De la même manière que Joseph, le Seigneur Jésus a été vendu pour le prix d’un esclave. Le parfum de ce chargement de plantes est une image du parfum excellent du Seigneur Jésus qui servait Ses frères.
Une fois que je traversais un village, j’ai vu une femme portant une grosse brassée de ciste. Quand je lui ai demandé à quoi cela servait, elle m’a répondu : C’est de la nourriture pour les agneaux et les chevreaux. Quelle belle image pour nous ! Se nourrir du Seigneur Jésus dans Son abaissement est une bonne nourriture, non seulement pour les agneaux, mais aussi pour des chrétiens mûrs.
Car il y a un jour de l’Eternel des armées contre tout ce qui s’exalte et s’élève, et contre tout ce qui est haut, et ils seront abaissés ; et contre tous les cèdres du Liban, hauts et élevés, et contre tous les chênes de Basan. Ésaïe 2. 12 et 13.
Le chêne
Il y a peu de plantes de la Bible qui soient plus familières aux visiteurs d’Europe ou d’Amérique que les chênes. Cela expliquerait peut-être le fait que plusieurs grands arbres mentionnés dans la Bible, tels que le pistachier de l’Atlantique, ont été traduits chênes par des Européens peu familiers avec la flore du Moyen Orient.
Il y a deux espèces communes de chênes en Israël. Tous deux peuvent devenir des arbres massifs et vivre vieux, et leurs branches sont étalées. En raison d’un pacage excessif et d’abattage, les chênes ne sont pas communs aujourd’hui.
Du fait de leurs dimensions, de leur longévité, et de leur beauté, on comprend sans peine que l’homme ait regardé les chênes comme des objets de vénération. Encore aujourd’hui, les grands chênes sont révérés par les peuples de religion druze. Dans certaines parties de la Haute Galilée, on peut voir de grands chênes décorés et vêtus pour honorer un chef mort. L’Éternel reprend Son peuple en Osée 4. 13 au sujet d’une telle pratique : « Ils offrent des sacrifices sur le sommet des montagnes, et font fumer de l’encens sur les collines, sous le chêne et le peuplier et le térébinthe, parce que leur ombre est bonne ».
De même que d’autres grands arbres, le chêne peut être un symbole d’hommes puissants. L’Amoréen est comparé à un chêne pour sa force en Amos 2. 9.
Le caractère dominant du chêne est sa force, tandis que celui du cèdre est sa hauteur. Le chêne ne devient pas un arbre exceptionnellement grand, mais plutôt un arbre fort. Le bois du chêne est beaucoup plus solide que celui du cèdre, bien que le chêne soit moins résistant à la décomposition que le cèdre.
Et Ésaü dit à Jacob : Laisse-moi, je te prie, avoir du roux, de ce roux-là. Car je suis las. C’est pourquoi on appela son nom Édom (roux). Et Jacob donna à Ésaü du pain et du potage de lentilles. Genèse 25. 30 et 34.
Une portion de champ pleine de lentilles… et il (Shamma)… se plaça au milieu du champ, et il le sauva, et frappa les Philistins ; et l’Éternel opéra une grande délivrance. 2 Samuel 23. 11 et 12.
Les lentilles
Les lentilles, à la lumière de l’Écriture, peuvent être considérées selon trois caractères : premièrement, au Moyen Orient, les lentilles sont rouges (celles de l’Amérique du Nord sont gris-vert) ; deuxièmement, les lentilles sont une nourriture humble ; et troisièmement, les lentilles sont souvent plantées sur de petits espaces de culture.
Ésaü était impulsif, un homme selon la chair. En revenant fatigué de son travail, il trouve son frère en train de cuire des lentilles. Jacob marchande cet humble plat de lentilles contre le droit d’aînesse d’Ésaü. De même que beaucoup d’autres manquements dans le livre de la Genèse, ce grave manquement d’Ésaü est enregistré pour toujours. Ésaü est appelé Édom (rouge), de la couleur du plat de lentilles.
Trois Shamma sont mentionnés dans l’Écriture. Le premier était le petit-fils d’Ésaü (Gen. 36. 13), le second, un frère de David (1 Sam. 17. 13). L’incident concernant ce troisième Shamma (ci-dessus) fait un contraste magnifique avec l’histoire d’Ésaü. A la différence d’Esaü, Shamma avait de la force morale – il fut capable, non seulement de rester debout, mais aussi de protéger la récolte de lentilles contre les assauts des ennemis de Dieu ! Cela devrait encourager chacun de nous à ne pas agir dans la chair mais à retenir fermement la vérité. On pourrait mettre en question la valeur réelle de l’effort de défendre un champ de lentilles. Cependant l’Esprit de Dieu approuve clairement cet homme et ses efforts.
Le fait que les lentilles aient été une nourriture pour David lorsqu’il était un fugitif, et pour Ézéchiel comme réfugié, pourrait suggérer que se nourrir du Seigneur Jésus dans Son caractère d’humilité nous soutiendra dans le désert alors que nous le traversons comme pèlerins.
Son Dieu le dirige dans son jugement ; il l’instruit. Car il ne foule pas l’aneth avec un traîneau à tranchants et ne fait pas tourner la roue du chariot sur le cumin ; car on bat l’aneth avec un bâton, et le cumin avec une verge. Ésaïe 28. 26 et 27.
Le cumin noir
La plante qui est traduite carvi, chervi est en fait une plante connue comme le cumin noir, sans relation avec l’herbe bien connue, le cumin. Le mot putois fait peut-être allusion aux éperons pointus du fruit, et est employé pour des plantes différentes dans d’autres passages (p. ex. Éz. 4. 9).
Le cumin noir se plante en hiver, il produit de jolies fleurs au printemps et on le récolte au début de l’été pour ses graines noires comme le jais. Celles-ci ont une odeur particulière et servent à parfumer du pain et d’autres nourritures cuites au four. Lorsque je visitai une ferme à Tubas – la Thèbes biblique – j’ai vu une grande quantité de cumin noir étalé sur une toile, séchant au soleil. Quand j’ai demandé de quelle manière on battait les graines, on m’a dit que c’était en les frappant avec une baguette – exactement comme aux temps bibliques !
En És. 28. 21, il est question des voies de l’Éternel avec Israël. Il recherche du fruit, mais il n’en viendra que comme résultat de Son amour en châtiment, tout comme le fermier doit battre l’herbe pour en tirer la précieuse graine. Le mot pour verge en Ésaïe 28 est le même que dans Proverbes 13. 24, qui se rapporte au châtiment de la part d’un père : « Celui qui épargne la verge hait son fils, mais celui qui l’aime met de la diligence à le discipliner ».
Et Dieu continue à nous enseigner et à nous instruire par Son amour en discipline, pour produire du fruit, « le fruit paisible de la justice » (Héb. 12. 11).
Jésus sortit, portant la couronne d’épines et le vêtement de pourpre. Et (Pilate) leur dit : Voici l’homme ! Jean 19. 5.
Les épines
Les épines les plus connues de l’histoire sont peut-être celles qui ont servi à faire « la couronne d’épines ». On a longtemps débattu sur l’identité de la plante qui a servi à faire la couronne d’épines pour le Seigneur Jésus, et il est possible que n’importe quelle plante épineuse ait pu servir, pourvu qu’elle soit facile à se procurer et qu’elle ait des tiges flexibles. Toutefois, ce qui est le plus probable, c’est que c’était la grande pimprenelle épineuse commune, qui est la plante la plus abondante sur les collines autour de Jérusalem, où elle forme comme un monticule impénétrable d’épines, « des ronces entrelacées » (Nahum 1. 10).
Au moment où le Seigneur Jésus a été crucifié, il apparaît qu’on faisait tous les efforts pour L’humilier et Le torturer, y compris de faire une couronne d’épines et de la placer sur Lui, selon Marc 15. 17. Les soldats « le revêtent d’un manteau de pourpre, et ayant tressé une couronne d’épines, ils la lui mettent sur la tête ». Représentez-vous le Chef de toute la création portant des épines, l’emblème de la malédiction de la création ! Quelle grâce le Seigneur Jésus a montrée, d’accepter cette couronne d’épines ! Le feu du jugement divin était le seul moyen d’ôter la malédiction. Il est tombé sur Sa tête bénie.
Tout homme chez qui se trouva du bois de sittim pour toute l’œuvre du service, l’apporta. Exode 35. 24.
Le sittim ou acacia
Le bois d’acacia est mentionné seulement en relation avec le tabernacle (Ex. 37 et 38). Tous les éléments de construction du tabernacle étaient fabriqués avec du bois d’acacia.
Les acacias sont agréables à voir dans le désert, avec leur sommet souvent plat et incliné. Les feuilles sont très petites, ce qui permet à la plante de conserver l’humidité. Dans les temps de sécheresse, l’arbre peut même laisser tomber complètement ses feuilles. Du fait de la croissance lente de l’arbre, le bois est dur et dense. Le bois du cœur est d’un brun-rouge foncé, plaisant quand il est ciré, et très résistant à la décomposition.
Le bois d’acacia parle de l’humanité incorruptible de notre Seigneur Jésus Christ. Il a traversé le désert moral de ce monde avec fermeté, sans en être affecté. Il n’est donc pas étonnant que le tabernacle soit fait d’autant de bois d’acacia.
Ceux qui offrirent de l’argent ou de l’airain (bronze) l’apportèrent comme offrande à l’Éternel, et tous ceux qui avaient du bois d’acacia pour une partie quelconque du travail l’apportèrent. Ces matériaux divers peuvent parler d’appréciations variées de la Personne et de l’œuvre du Seigneur Jésus Christ. Il n’y en avait pas beaucoup qui auraient eu de l’or ou de l’argent, mais n’importe qui, sûrement, pouvait aller dans le désert et rapporter du bois d’acacia. Ce serait une offrande très simple mais appréciée par Dieu.
La pensée parallèle, dans notre vie de tous les jours, pourrait être que nous pouvons montrer, d’une manière pratique, les caractères moraux exquis du Seigneur Jésus lorsqu’Il était ici-bas. De cette manière, nos vies, liées ensemble, deviennent une tente du témoignage pour Dieu.
Le juste poussera comme le palmier, il croîtra comme le cèdre dans le Liban. Psaume 92. 12.
Le palmier
L’arbre le plus remarqué, dans les pays bibliques, est peut-être le palmier-dattier, avec son haut tronc en forme de colonne, couronné de feuilles immenses, de plusieurs mètres de long. La Bible donne elle-même l’explication sur le sens du palmier.
Cet arbre noble est une image du juste, comme l’indique notre verset. Dans la nature, on trouve le palmier dans les oasis du désert, du fait qu’il peut supporter de faibles chutes de pluie et un degré relativement élevé de salinité du sol. L’une des plus grandes oasis du désert, c’est Jéricho, qui est arrosé par une source très importante. Jéricho est connue comme la ville des palmiers (Deut. 34. 3), et encore maintenant ils forment la partie de la végétation la plus visible de cette ville. Dans les batailles pour Jéricho, nous trouvons le peuple de Dieu ne prenant Jéricho que pour le perdre ensuite au profit des Moabites, des Ammonites et des Amalékites, les nations qui sont une image de la chair (Juges 3. 12 et 13).
D’une manière vraiment pratique, nous pouvons montrer la droiture qui est imagée par le palmier, même si nous sommes dans une scène de corruption morale extrême. Débora aussi vivait dans un jour mauvais, et cependant son adresse, c’était un palmier : elle habitait sous un palmier, dans la région du Mont Éphraïm (Juges 4. 5).
Le palmier n’est pas natif dans cette région, il avait donc dû être planté. J’ai remarqué un palmier poussant dans un village de cette région, et j’ai été frappé de voir comme il se remarquait. Il dépassait les autres arbres. Dans notre vie quotidienne, dans nos relations de famille ou avec d’autres personnes, faisons-nous montre de la justice pratique symbolisée par le noble palmier ? Avons-nous, comme Débora, un témoignage clair qui s’élève moralement au-dessus de ce monde ?
Zachée… cherchait à voir Jésus, quel il était ; mais il ne pouvait pas, à cause de la foule, car il était petit de taille. Il courut en avant, monta sur un sycomore pour voir Jésus. Luc 19. 2 à 4
Le figuier sycomore
Deux genres de figues sont mentionnés dans la Bible : la figue commune, et la figue sycomore, appelée quelquefois sycamine ou sycomore. Le figuier sycomore est un grand arbre, avec un tronc épais et des feuilles ressemblant au cuir. Ses fruits sont beaucoup plus petits que la figue commune et moins savoureux, mais il était autrefois largement cultivé (1 Chron. 27 et 28). Pour que le figuier sycomore produise de bons fruits, l’arbre doit être taillé ou huilé au cours de sa croissance. C’était un travail humble, comme le remarque le prophète Amos, qui disait de lui-même : « Je gardais le bétail, et je cueillais le fruit des sycomores » (Amos 7. 14).
Le Seigneur Jésus était Lui-même doux et humble, et Il cherchait du fruit pour Dieu dans les endroits les moins probables ! Voyez-Le dans Jéricho, la ville située le plus bas du monde, et une ville sous la malédiction de Dieu. Nous trouvons dans cette ville le figuier le plus connu de l’Écriture, celui sur lequel Zachée est monté pour pouvoir voir le Seigneur Jésus. Zachée vivait dans Jéricho, la ville maudite, et de plus, il était petit de taille. Zachée, sans le savoir, était vraiment tout en bas. Désirant beaucoup voir le Fils de Dieu, Zachée grimpa sur l’arbre, et pour la première fois, non seulement il vit le Seigneur Jésus, mais il se vit lui-même. Il descendit, confessa son péché, et reçut le Seigneur Jésus Christ. Quel fruit pour Dieu !
Mais apprenez du figuier la cette parabole: Dès que son rameau est tendre et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l’été est proche. De même vous aussi, quand vous verrez arriver ces évènements, comprenez que cela est proche, à la porte. Marc 13. 28 et 29.
Le figuier commun et les voies de Dieu
Pourquoi le Seigneur ne demande-t-Il pas à Ses disciples de chercher à voir les fleurs du figuier ? – Parce qu’un observateur commun ne les voit jamais ! Les fleurs du figuier sont tellement minuscules que même les paysans qui les cultivent ne les ont jamais vues. Lorsque j’enseignais un cours d’agriculture à un groupe de Palestiniens, qui connaissaient tous bien les figuiers, je leur demandai combien d’entre eux avaient déjà vu une fleur de figuier : – Aucun ! Rien d’étonnant à cela, elles n’ont que quelques millimètres de long.
La pollinisation de ces fleurs minuscules du figuier est l’une des merveilles du monde végétal, et implique une guêpe minuscule qui entre dans la fleur et y dépose des œufs. Ceux-ci éclosent à l’intérieur de la structure contenant la fleur, et les petits insectes, en s’échappant, couvrent de pollen la fleur.
Quelles leçons pouvons-nous tirer de ce processus remarquablement précis sorti des mains du Créateur ? – Deux choses semblent évidentes. D’une part, les fleurs du figuier ne sont pas visibles pour l’œil humain, et d’autre part, l’agent qui a le rôle de transférer le pollen est également invisible. Quand nous considérons que le figuier a une place importante dans le monde prophétique, nous pouvons voir que c’est Dieu qui agit sans être vu pour accomplir Sa volonté souveraine. De la même manière que le figuier produit du fruit sans qu’on voie des fleurs, Dieu produira du fruit dans Ses voies souveraines sans que l’homme naturel s’en aperçoive.
Et Ésaïe dit : Prenez une masse de figues. Et ils la prirent, et la mirent sur l’ulcère ; et Ézéchias se rétablit. 2 Rois 20. 7.
Le figuier et le jugement de soi-même
La figue peut être un exemple de fertilité comme résultat du jugement de soi-même, en particulier en ce qui concerne Israël. Ceci est illustré dans l’histoire de la maladie d’Ézéchias. Il avait un furoncle, une éruption de la chair. Mais il a pleuré amèrement (2 Rois 20. 3). Nous sommes quelquefois durs pour Ézéchias. Il est certain qu’il aurait été mieux pour lui de se remettre entre les mains de Dieu. Mais il avait réellement son peuple à cœur ; l’ennemi était à la porte, et le peuple avait besoin d’un conducteur. En raison de la piété de cet homme, Dieu entendit sa prière et y répondit.
Jérémie nous fournit un autre commentaire divin sur la figue. Le cadre et le temps sont différents. Dieu avait parlé aux fils d’Israël par Jérémie, leur disant de se soumettre à Nébucadnetsar. S’ils agissaient ainsi, ils seraient bénis ; sinon le désastre viendrait sur eux. Deux paniers de figues furent placés en face du temple, représentant deux groupes de Juifs. Ceux qui, se conformant à la parole de l’Éternel par Jérémie, s’étaient soumis au roi de Babylone, étaient considérés comme bons, et seraient plantés dans le pays. « Ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu ; car ils retourneront à moi de tout leur cœur » (Jér. 24. 7).
En Jean 1. 48, le Seigneur Jésus parle de Nathanaël comme étant « un vrai Israélite, en qui il n’y a pas de fraude ». Nathanaël se tenait sous un figuier, ce qui indique peut-être qu’il savait ce que signifie le jugement de soi-même dans la vie d’un croyant, et en conséquence il portait du fruit pour Dieu.
Nous aussi devons être prompts à nous juger nous-mêmes (1 Cor. 11. 31), afin que nous aussi puissions porter du fruit pour Dieu. On a dit que Dieu nous donne la dignité de nous juger nous-mêmes. La pratiquons-nous souvent ?
Bienheureux quiconque craint l’Eternel, et marche dans ses voies ! Car tu mangeras du travail de tes mains ; tu seras bienheureux, et tu seras entouré de biens. Ta femme sera au dedans de ta maison comme une vigne féconde ; tes fils seront comme des plants d’oliviers autour de ta table. Psaume 128. 1 à 3.
Tes fils comme des plants d’oliviers
Le système radiculaire remarquable de l’olivier est le secret de sa survivance dans son habitat rocheux. Toutefois, pour qu’il produise une bonne récolte, l’arbre a besoin de beaucoup de soins tout au long de l’année : une taille soigneuse, de la culture, et des engrais.
L’une des caractéristiques de l’olivier, c’est qu’il produit des rejets à sa base. Aujourd’hui, les oliviers sont souvent cultivés sur un tronc greffé, c’est-à-dire qu’on choisit une souche qui croisse rapidement, et un scion de bonne qualité y est placé. Mais dans les temps bibliques, les oliviers étaient souvent cultivés directement à partir des rejets. Le cultivateur choisissait des rejets de ses meilleurs arbres, les retirait avec précaution et les plantait où ils seraient cultivés avec soin. Le verset ci-dessus, Psaume 128. 3, peut se référer à cette pratique. Nous tous, comme parents, désirons que nos enfants manifestent les caractères du Seigneur Jésus. Ils doivent être élevés avec soin dans le cadre de la maison familiale.
Et (Jésus) passait les journées dans le temple, à enseigner, mais il sortait pour passer la nuit sur le mont appelé le mont des Oliviers. Luc 21. 37.
Alors Jésus vient avec eux en un lieu appelé Gethsémané. Mathieu 26. 36.
L’olivier
En automne les oliviers commencent à produire leur fruit. Encore aujourd’hui les olives sont récoltées comme aux temps bibliques, en frappant avec précaution les arbres avec des bâtons, puis en ramassant les olives tombées sur le sol.
L’olive, quand elle est mûre, est noire comme le jais et très plaisante. Si nous aimez les olives, vous seriez tenté d’en manger une qui vient de tomber de l’arbre ! Les apparences sont trompeuses ! L’olive fraîche est très amère et a mauvais goût. Pour pouvoir être employée, l’olive doit être pressée pour exprimer l’huile. Il y a peu de temps encore, dans les villages, les olives étaient écrasées entre d’énormes pierres mues par des animaux de trait. Maintenant on emploie des presses hydrauliques.
Comme cela illustre bien les souffrances du Seigneur Jésus, le fait de frapper l’arbre et le poids intense du pressoir à huile ! Il a fallu qu’Il soit frappé et écrasé pour que nous puissions recevoir l’huile, l’onction du Saint Esprit. Comme cela convenait bien, que le Seigneur Jésus soit allé au Mont des Oliviers, à un endroit appelé Gethsémané, qui signifie pressoir à olives. Là Il a anticipé l’agonie écrasante du Calvaire. Ses souffrances, déjà dans le jardin, étaient uniques. Il s’est éloigné d’environ un jet de pierre – une mesure de distance indiquant à quel point sa souffrance dépassait la souffrance humaine, Il s’est mis à genoux et Il a prié (Luc 22. 41). Comme résultat de Ses souffrances que nulle créature ne peut mesurer, il n’y a pas seulement, pour tous ceux qui L’acceptent, la bénédiction éternelle, mais aussi la demeure du Saint Esprit pour notre joie présente.
Et tu feras sur les bords (de l’éphod) des grenades de bleu, et de pourpre, et d’écarlate, sur ses bords, tout autour, et des clochettes d’or entrent elles. Exode 28. 33.
L’Éternel… te fait entrer dans… un bon pays, un pays de froment, et d’orge, et de vignes, et de figuiers, et de grenadiers, un pays d’oliviers à huile et de miel. Deutéronome 8. 7 et 8.
Le grenadier
Parmi les cinq espèces de récoltes mentionnées en Deutéronome 8, la grenade est certainement la plus belle. Pour cette raison, l’arbuste est planté dans un but ornemental dans beaucoup de parties du monde. Les fleurs, qui sont produites au printemps, sont d’une beauté remarquable, de couleur rouge-orange brillant, et en forme de délicates clochettes.
On trouve les grenades principalement à deux endroits dans l’Écriture : dans le vêtement du souverain sacrificateur, et dans le temple. Des clochettes d’or et des grenades alternaient sur l’éphod – une clochette, une grenade – tout autour de l’ourlet du vêtement. L’éphod lui-même était de couleur bleue, un type de l’Homme venu du ciel. Son témoignage ici-bas était toujours cohérent. Ce qu’Il disait, symbolisé par la clochette d’or, était toujours en parfait accord avec ce qu’Il faisait, dont la grenade est le symbole. Ses paroles et Ses actes étaient toujours en parfait accord.
La femme qui avait une perte de sang, en Luc 8, voulait toucher, ne fut-ce que le bord du vêtement du Seigneur Jésus. Elle avait reçu la connaissance du son agréable de Son témoignage.
Au Psaume 133, nous trouvons à nouveau, au sujet d’Aaron, « le bord de ses vêtements », imprégné de l’huile de l’onction. C’est un psaume de communion, qui parle de frères habitant ensemble dans l’unité. C’est encore le Seigneur Jésus, bien que corporellement absent, qui soutient le témoignage des clochettes et des grenades. Est-ce que tous les croyants ne sont pas portés par l’Homme dans le ciel, et n’ont-ils pas reçu l’onction de l’Esprit Saint ?
Quel genre de son est produit dans notre témoignage quotidien ? Pierre faisait un son discordant quand il se vantait, mais quel son différent quand il déclarait son amour pour le Seigneur Jésus après avoir été restauré en grâce par l’action sacerdotale du Seigneur !
Et Saül se tenait à l’extrémité de Guibha, sous un grenadier qui était à Migron. 1 Samuel 14. 2.
(Salomon) fit deux colonnes… Et il fit des chaînes… et les mit sur le sommet des colonnes ; et il fit cent grenades, et les mit aux chaînes. 2 Chroniques 3. 15 et 16.
Deux rois et des grenades
Saül, sous un grenadier en forme de buisson, à Guibha, devait être un spectacle curieux. Il était, « plus grand que tout le peuple, depuis les épaules en haut » (1 Sam. 10. 23) – et cependant il tenait sa cour sous un buisson. Au lieu de choisir un arbre bien visible, comme le palmier de Débora, il avait choisi le plus bas des arbres. Dans ce même chapitre, il est fait référence aux vêtements du souverain sacrificateur, Akhija, arrière-petit-fils d’Éli, qui était sacrificateur de l’Éternel à Silo et qui « portait l’éphod » (1 Sam. 14. 3), ce vêtement décoré d’une bordure de clochettes d’or et de grenades alternées. Cependant Saül n’appelle pas le sacrificateur avant que la bataille fasse rage. Jonathan, le fils de Saül, avait plus de sensibilité spirituelle que son père. Impulsif, Saül aurait affamé le peuple victorieux, et même tenté de mettre son fils à mort. Le manque de soins convenables de la part du sacrificateur eut pour résultat que le peuple péchait, en mangeant de la viande avec son sang.
Un plus grand roi donna aux grenades une place proéminente. Dans le temple de Salomon, il y avait deux cents grenades gravées sur les chapiteaux des deux colonnes qui étaient à l’entrée du temple. Sur les grenades il y avait des lis. L’une des colonnes se nommait Jakin (il établira), l’autre, Boaz (en lui est la force). De même que nombre d’autres types de l’Ancien Testament, ces deux images se complètent pour parler du Seigneur Jésus. Il est le seul qui puisse accomplir le propos de Dieu ici-bas, et également Celui qui seul a la force pour vaincre l’ennemi et maintenir les intérêts de Dieu. Les grenades étaient gravées près du haut des chapiteaux, peut-être pas très visibles pour ceux qui regardaient depuis la base des colonnes, mais cependant continuellement devant les yeux de Dieu. Tout ce qui est fructueux et beau se voit chez Celui qui est le vrai Boaz et le vrai Jakin !
Et il arriva, le lendemain, que Moïse entra dans la tente du témoignage, et voici, le bâton d’Aaron, pour la maison de Lévi, avait bourgeonné, et avait poussé des boutons, et avait produit des fleurs et mûri des amandes. Nombres 17. 8.
L’amande
L’amande est un symbole bien connu de la résurrection, parce que c’est, dans l’année, le premier arbre qui fleurit. Les grandes fleurs blanches en cinq parties viennent à la fin de l’hiver, avant que les feuilles se développent. Du fait qu’elles peuvent s’ouvrir déjà fin janvier ou début février, il peut arriver qu’on trouve des fleurs d’amandier avec la neige.
Les amandes sont nourrissantes et délicieuses, aussi il n’est pas surprenant que Jacob en parle comme « des meilleurs produits du pays » (Gen. 43. 11). Encore maintenant, les invités palestiniens apportent souvent des amandes en cadeau. Jacob, apparemment pour gagner les bonnes grâces du gouverneur de l’Égypte, commanda à ses fils de prendre des amandes avec d’autres produits du pays. Mais il est intéressant de comparer la liste de ce que Jacob envoya en Égypte avec les six produits du pays que Dieu énumère en Deutéronome 8. 8. Il n’y a que le miel qui soit commun aux deux listes. Il semblerait que Jacob, une fois de plus, ait fait usage de sa propre estimation de ce qui était bon pour faire impression sur le gouverneur de l’Égypte.
La référence la plus connue à l’amande est le bâton d’Aaron qui avait bourgeonné. C’était un miracle, parce que, dans la nature, la floraison, la formation de boutons et la fructification des amandes sont séparées dans le temps. Et cependant nous lisons que la verge d’Aaron avait des boutons, des fleurs et des fruits au même moment. Cela nous enseigne que tout fruit véritable pour Dieu n’est assuré que sur le fondement de la résurrection du Seigneur Jésus Christ.
D’après Musselman 2 (1989 – 1990)

Soyez tous d’un même sentiment, pleins de sympathie, fraternels, compatissants, humbles (1 Pier. 3. 8).
LA BEAUTÉ DE L’HUMILITÉ
L’humilité, ailleurs courtoisie ou gentillesse, est comme un airbag qui, même s’il ne contient que de l’air, atténue les secousses de la vie. Mais il y a une autre caractéristique de l’humilité, encore supérieure : c’est d’avoir des égards pour les autres, ce qui est le cœur même du christianisme. Par des cours où l’on est censé apprendre le savoir-vivre, on cherche à produire l’humilité par l’éducation ; l’amour le fait instinctivement.
La pensée sous-jacente dans l’utilisation du mot humilité dans le Nouveau Testament, c’est l’amabilité. « Jules, traitant Paul avec humanité (ou, dans d’autres versions) : amabilité, bienveillance), lui a permis d’aller chez ses amis pour jouir de leurs soins » (Act. 27. 3). La routine quotidienne et les tâches habituelles de la vie nous donnent beaucoup d’occasions pour montrer ce trait de caractère.
Une nuit, un homme marchant rapidement dans la rue entre violemment en collision avec un autre qui sortait précipitamment de chez lui. Ce dernier, furieux, l’injurie ; mais le premier, enlevant poliment son chapeau, dit : Je ne sais pas lequel de nous deux est responsable de ce choc, et je suis trop pressé pour chercher à le découvrir ; si c’est moi qui suis tombé sur vous, je vous demande pardon ; si c’est vous, n’en parlons pas. Une telle réponse gagne le respect et réconcilie les antagonistes. L’humilité jointe à la courtoisie amènera un homme à être respectueux envers ses supérieurs, poli envers ses égaux, aimable envers ses inférieurs. C’est un diamant de grande valeur, qu’il soit cerclé d’or ou à l’état brut.
L’Épître à Philémon, cette lettre personnelle de l’apôtre Paul, montre à quel point Paul était un homme courtois. Si vous voulez voir comment il sollicite une faveur, lisez cette épître. Si vous voulez voir comment il rend grâces, lisez l’Épître aux Philippiens (4. 10 à 20).
Si nous décidons tous que dorénavant nous serons aimables, courtois, attentionnés, pleins de délicate sympathie, et constamment affectueux, que de choses désagréables seront évitées !