MORT AU PÉCHÉ, VIVANT À DIEU

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Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi  et ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. Gal. 2. 20.

 

MORT AU PÉCHÉ, VIVANT À DIEU

 

Nous voyons dans ce verset le langage d’une âme qui a appris son néant complet, qui est profondément humiliée en constatant qu’il n’y a de vie et de source de bonté qu’en Jésus Christ seul. Une telle personne sait que Dieu la voit comme « crucifié (e) avec Christ ». Cependant, Christ a été ressuscité et c’est la puissance de cette vie de résurrection qui opère dans le croyant, amenant le cœur à être rempli de reconnaissance envers Lui, et attribuant toutes bonnes pensées, paroles ou œuvres à Christ qui vit en Lui.
C’est un précieux état d’âme ! La vie ancienne est mise de côté comme n’ayant plus de valeur ; non pas qu’elle soit éradiquée, car, à vrai dire, nous avons beaucoup d’occasions d’être humiliés par ses manifestations de péché en nous ; mais, devant Dieu, c’en est fini de cette ancienne vie par la mort de Christ.
Nous devons nous reconnaître nous-mêmes comme morts au péché, mais vivants à Dieu dans le Christ Jésus, notre Seigneur (Rom. 6. 11). C’est une question de foi, non pas de ressenti ou d’expérience ; quoique, quand nous le reconnaissons par la foi, il y aura en nous des sentiments de reconnaissance et nous en ferons l’épreuve à chaque instant. Ce sera une réalité pour l’âme.
Mais ce n’est que par la foi que cela est rendu réel. Ce n’est pas seulement par la foi qu’on est justifié, mais on vit par la foi, la foi au Fils de Dieu. Ce n’est pas un credo, une simple croyance, ou une liste de règles qui doivent nous diriger ; c’est plutôt que la foi fixe les yeux simplement et seulement sur Christ. Christ est le modèle : il n’y en a pas de plus élevé ; et un modèle inférieur (serait-ce même la Loi de Dieu, sainte, juste et bonne) ne peut jamais prendre Sa place, car il ne pourrait jamais convenir au cœur de Dieu.
C’est Christ qui m’a aimé et qui s’est donné Lui-même pour moi, Lui qui est le Bien-aimé Fils de Dieu.

D’après « The Lord is near » janvier 2013

 

LE CHRÉTIEN ET LE MONDE

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LE CHRÉTIEN ET LE MONDE

 

L’apôtre Paul écrit à Timothée : « cette parole est certaine et digne d’être pleinement reçue : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tim. 1. 15). Mystère de l’amour divin, le Fils de Dieu est en effet venu comme Homme dans le monde pour servir, souffrir, et mourir sur une croix, pour être « le Sauveur du monde » (1 Jean 4. 14). Mais, vainqueur de Satan et du monde, Il est ressuscité et a été élevé dans le ciel à la droite de Dieu. Tous ceux qui croient en Lui obtiennent le salut et la vie éternelle, et attendent l’accomplissement de Sa promesse de venir les chercher pour les faire entrer auprès de Lui dans le ciel.
Mais, avant l’enlèvement, qu’en est-il des croyants, qui sont dans le monde jusqu’à la venue du Seigneur ? Font-ils partie du monde ? Quels rapports doivent-ils avoir avec le monde ? Comment doivent-ils se comporter dans le monde ? Autant de questions auxquelles nous voudrions essayer de répondre avec la Parole de Dieu, afin que nous, croyants qui sommes aujourd’hui dans le monde, nous soyons encouragés à nous « conserver purs du monde » (Jac. 1. 27), et que notre amour pour notre Sauveur et Seigneur nous conduise à discerner et réaliser toujours mieux les choses excellentes, afin que nous soyons purs et sans reproche pour le jour de Christ (Phil. 1. 10).

Qu’est-ce que le monde ?

Il nous faut avant tout définir de quoi il s’agit lorsque nous parlons du « monde ». Dans la Bible, le terme « monde » a trois sens différents :
1. Le monde physique créé par Dieu, la terre sur laquelle nous nous trouvons. « À toi les cieux, et à toi la terre ; le monde et tout ce qu’il contient, toi tu l’as fondé » (Ps. 89. 11) ; « L’Éternel Dieu… c’est lui qui a fait la terre par sa puissance, qui a établi le monde par sa sagesse » (Jér. 10. 10, 12 ; 51. 15). C’est le monde dans lequel le Fils de Dieu est venu depuis le ciel, pour y souffrir et donner Sa vie en rançon pour plusieurs sur la croix ; on ne Lui a donné qu’une crèche à Son entrée dans le monde et une croix pour en sortir.
2. Le système que les hommes ont créé et organisé pour se passer de Dieu ; il a commencé par la désobéissance d’Adam – par lequel le péché est entré dans le monde (Rom. 5. 12) – et s’est organisé par la violence avec Caïn ; il est opposé à Dieu dès le début et le restera jusqu’à sa fin. Il se décline sous plusieurs aspects : social, politique, des affaires, commercial, scientifique, culturel, religieux – tous marqués par l’indépendance vis-à-vis de Dieu. L’apôtre Jean devra faire ce triste constat : « Le monde entier gît dans le méchant (ou : est plongé dans le mal) » (1 Jean 5. 19).
3. Les hommes qui sont dans le monde. Le message de l’évangile s’adresse aux hommes du monde entier : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils unique dans le monde afin qu’il juge le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3. 16 et 17).
Dans les quelques lignes qui suivent, nous nous intéresserons au deuxième aspect du monde. C’est celui au sujet duquel l’apôtre Jean met en garde les chrétiens : « N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde » (1 Jean 2. 15). Le Seigneur permette que cette injonction soit toujours sur le cœur et la conscience des chrétiens, et qu’ils la mettent en pratique dans leur traversée du monde !

Mort au monde, vivant à Dieu

Qu’est-ce qui fait que le croyant n’appartient plus au monde dans lequel il vit pourtant ? C’est la croix de Christ. Elle le sépare totalement du monde : « Notre Seigneur Jésus Christ… s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous retirer (litt. : arracher) du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père » (Gal. 1. 4).
Le Créateur du monde est venu dans ce monde pour sauver les hommes et les amener à Dieu, mais ils ne l’ont pas connu : « Il était dans le monde, et le monde fut fait par lui, et le monde ne l’a pas connu » (Jean 1. 10). Le monde s’est opposé à Lui, l’a rejeté et l’a ôté du milieu de lui-même par la croix. Pour le monde, Christ n’est qu’ « un certain Jésus qui est mort » (Act. 25. 19) et il pense en avoir fini avec Lui.
L’homme incrédule est donc sans Dieu (athée) dans un monde où il demeure dans ses péchés, car c’est la façon de vivre de ce monde (Éph. 2. 12, 1 et 2). Il ne connaît pas ou, ce qui est plus grave, il refuse le Sauveur et préfère vivre dans un monde qui ne veut pas de Lui, ni avoir à faire à Lui, un monde duquel Christ est absent et qui est dirigé par Satan. Il ne connaît pas Dieu et, par conséquent, ne connaît pas non plus les enfants de Dieu (voir 1 Jean 3. 1).
Cela n’affecte pas les croyants, car ils savent que si, effectivement, Christ est mort sur la croix, toutefois Il est ressuscité, glorifié et assis dans le ciel auprès de Dieu. Ils savent qu’ils sont enfants de Dieu parce qu’ils ont reçu Jésus dans leur cœur (Jean 1. 12) et qu’ils sont les objets de l’amour du Père (Jean 15. 27). Ils ont dans le cœur une espérance qui est en-dehors du monde, que le monde ne connaît pas et ne peut pas connaître : bientôt ils verront Christ « comme il est » (1 Jean 3. 2). Cette espérance merveilleuse de Lui être semblable qui est en eux, les garde du mal et les purifie d’un monde souillé, selon la mesure même de Christ (1 Jean 3. 3).
Il est important pour le croyant de réaliser cette autre parole de l’apôtre Paul aux Galates : « la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par laquelle le monde m’est crucifié, et moi au monde » (Gal. 6. 14). Lorsqu’un condamné se rendait au lieu du supplice en portant sa croix, il était considéré comme déjà mort ; il n’appartenait plus au monde. Ainsi, la croix que le Seigneur Jésus a porté en sortant de Jérusalem pour se rendre à Golgotha – et que la Parole appelle « sa croix » (Jean 19. 17) – sur laquelle Il a été cloué par les mains d’hommes méchants, sur laquelle Il a souffert et laissé Sa vie, cette croix sépare définitivement le croyant du monde, et le monde du croyant. Le croyant doit pouvoir dire comme l’apôtre Paul : « Je suis crucifié avec Christ » (Gal. 2. 20) ; je suis crucifié au monde c’est-à dire que je me considère comme mort à ce monde, comme mon Seigneur qui a été mis à mort sur la croix. Amis chrétiens, puissions-nous non seulement le dire, mais le réaliser dans notre vie pratique !
Si nous sommes « morts avec Christ aux principes du monde » (Col. 2. 20), nous ne nous conduirons plus comme si nous étions encore vivants dans le monde. Un mort n’a plus aucun intérêt dans les choses du monde, aucun sentiment par rapport aux choses du monde ; il ne voit plus le monde et le monde ne le voit plus, il en est totalement retiré. C’est là l’état du vrai chrétien, pas physiquement, bien sûr (il ne se retire pas du monde comme un moine dans un monastère), mais moralement.
D’autre part, si nous avons été « ressuscités avec le Christ », alors, vivant en Lui et par Lui, nous cherchons les choses qui sont dans le ciel où se trouve le Seigneur Jésus et elles occupent nos pensées (Col. 3. 1 et 2). L’apôtre nous rappelle que, quant à ce monde, nous sommes morts, et quant au Christ, notre vie est cachée en Lui. Mais bientôt, lorsqu’Il reviendra sur cette terre pour y établir Son règne par les jugements sur ce monde, nous L’accompagnerons et nous serons « manifestés avec lui en gloire » (Col. 3. 4). Quelle part glorieuse pour les croyants dans un proche avenir !

Une espérance céleste

Le chrétien a donc une espérance devant lui, contrairement à ceux qui ne croient pas et n’ont donc « pas d’espérance… dans le monde » (Éph. 2. 12). Il demeure dans l’attente certaine et proche de la venue du Seigneur Jésus pour prendre les Siens auprès de Lui, dans le ciel. Il l’a promis dès avant de mourir sur la croix. Puis, ressuscité et élevé dans le ciel, Il a préparé les places que vont occuper les Siens dans la maison de Son Père (Jean 14. 2 et 3). Il attend le moment que Dieu seul connaît, où Il se lèvera du trône sur lequel Il est actuellement assis, pour venir appeler les Siens « à sa rencontre, en l’air », afin qu’ils soient « pour toujours avec le Seigneur » (1 Thess. 4. 17). La promesse de Sa venue nous est encore rappelée par trois fois à la toute fin de la Parole de Dieu ; nous lisons, en Apocalypse 22 : « Je viens bientôt » (v. 6, 12 et 20). L’espérance du croyant est donc de quitter cette terre pour être éternellement avec son Sauveur dans le bonheur du ciel.
Amis chrétiens, ayant une telle espérance, comment nos cœurs s’attacheraient-ils au monde que nous allons bientôt quitter sans en rien emporter (1 Tim. 6. 7) ?

Comment traverser le monde ?

Mais, en attendant, le chrétien est dans ce monde et il a nécessairement des contacts avec lui – avec les hommes qui sont dans le monde et avec « les choses qui sont dans le monde ». Les études, le travail, les formations, nos activités de la vie courante… tout ce que nous voyons et entendons dans ce monde nous expose à ses façons de vivre, de se comporter, de parler, et à ses pensées. Il est évident que nous sommes en danger constant de nous conformer à ce monde et même peut-être de l’aimer, ainsi que les choses qui s’y trouvent, Nous réalisons que nous avons bien besoin d’en être gardés. Amis croyants, tournons-nous vers le Seigneur pour Lui demander, comme le psalmiste : « Garde-moi, ô Dieu ! car je me confie en toi » (Ps. 16. 1).
Il y a pour le croyant plusieurs manières de traverser ce monde :
– en regardant tout autour de lui, au risque d’être attiré par tout ce que le monde lui propose pour le séduire ;
– en regardant à lui-même, confiant dans ses propres forces et sa propre sagesse pour résister aux attaques du diable, qui se présente soit sous l’aspect d’un « lion rugissant (1 Pier. 5. 8), soit sous celui d’un serpent rusé (2 Cor. 11. 3) ;
– en regardant au Seigneur Jésus, son modèle et son but. C’est en Lui que se trouve la force pour garder et sauver les siens jusqu’au bout de la course, c’est Son amour qui exerce ses soins constants envers ceux qui en sont les objets.
Chers amis croyants, dans un monde difficile, particulièrement pour les jeunes, encourageons-nous à réaliser cette exhortation de la Parole de Dieu : « rejetant tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, courons avec patience la course qui est devant nous, les yeux fixés sur Jésus, le chef de la foi et celui qui la mène à l’achèvement » (Héb. 12. 1 et 2).

Les deux natures du croyant

Dans les deux premiers cas considérés ci-dessus, ce qui nous conduit c’est la « vieille nature » qui est en tout homme et qui y demeure même lorsque nous avons cru au Seigneur Jésus. Dans le troisième cas, c’est la « nouvelle nature » qui agit, celle que le croyant a reçu par la « nouvelle naissance » lorsqu’il a cru au Seigneur Jésus (voir Jean 3. 3 à 8). Ces deux natures antagonistes seront en lui jusqu’à ce qu’il reçoive un corps nouveau, semblable à celui du Seigneur Jésus à Sa venue pour prendre ses rachetés. Le croyant en aura alors terminé définitivement avec la « vieille nature », mais pas avant.
La « vieille nature » trouve son plaisir et sa satisfaction dans la chair et dans le monde. C’est cette « vieille nature » en moi qui est attirée par le monde et qui pèche en cédant à ses tentations. La convoitise « enfante le péché » (Jac. 1. 14 et 15). Alors que la « nouvelle nature » aime Dieu, recherche Sa pensée, Sa volonté, désire L’honorer et Lui être agréable. La « nouvelle nature » ne peut pas pécher (1 Jean 5. 18).
Le monde a beaucoup de choses à offrir pour séduire l’homme, mais c’est à la chair qu’il les propose. Dieu a beaucoup de choses à offrir à l’homme dans Son amour – à commencer par le salut et la vie éternelle – mais aussi tout ce que Sa grâce donne librement à ceux qui ont la nouvelle nature en eux parce qu’ils sont sauvés. « Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? » (Rom. 8. 32) ; chrétiens, réalisons-nous toujours que « tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières » (Jac. 1. 17) ? Les dons de Dieu et du Seigneur Jésus ne sont pas comme les dons du monde (Jean 14. 27) : ils nous enrichissent spirituellement et sont pour notre bénédiction, alors que les dons du monde nous appauvrissent, car s’il donne, c’est pour mieux prendre notre âme s’il le peut (voir Gen. 14. 21).
L’épître aux Galates nous enseigne que ces deux natures convoitent l’une contre l’autre (Gal. 5. 17), et nous l’expérimentons très souvent dans notre vie chrétienne ; mais l’épître aux Romains nous affirme que par l’Esprit qui est en nous, nous pouvons faire mourir les actions du corps (Rom. 8. 13) ; puissions-nous aussi le réaliser d’une manière pratique.
Amis chrétiens, si nous demeurons dans la dépendance de l’Esprit Saint pour notre vie, notre conduite et notre marche dans ce monde, nous ne produirons pas les mauvais fruits que la chair manifeste et que nous voyons tout autour de nous dans le monde (Gal. 5. 19 à 21). Mais, au contraire, nous produirons « le fruit de l’Esprit » (v. 22) devant Dieu (amour, joie, paix), dans nos rapports avec les autres (patience, bienveillance, bonté), et quant à nous-mêmes (fidélité, douceur, maîtrise de soi). C’est ainsi qu’il sera manifesté que nous ne sommes pas du monde.

Dans le monde mais pas du monde

Le Seigneur Jésus a exprimé clairement le fait que, s’Il était dans le monde comme l’envoyé du Père, toutefois Il n’était pas originaire de ce monde et Il n’en faisait pas partie. Il dira aux Juifs : « Vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde, moi, je ne suis pas de ce monde » (Jean 8. 23). Il était venu du ciel, d’auprès de Dieu, dans le monde, afin d’accomplir l’œuvre de la rédemption, puis Il est remonté au ciel (Jean 16. 28). Avant de « passer de ce monde au Père » (Jean 13. 1), le Seigneur Jésus a prié pour les siens « qui étaient dans le monde », et qu’Il laissait sur la terre. Il demande à Son Père de les garder, car Lui ne sera plus dans le monde alors qu’eux y resteront : « Je ne fais pas la demande que tu les ôtes du monde, mais que tu les gardes du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par la vérité : ta parole est la vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde » (Jean 17. 15 à 18).
Jésus savait dans quel monde Il laissait les Siens ; comme Homme parfait sur cette terre, Il avait fait l’expérience ce qu’est le monde. Bientôt Il ne serait plus là pour protéger Ses disciples, mais Il les remet aux soins de Son Père. Il ne prie pas pour « le monde » qui n’a pas voulu de Lui, Il prie pour les siens qui vont rester sans Sa présence auprès d’eux dans un monde hostile aux croyants « Je ne fais pas de demande pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi » (Jean 17. 9). Si on appartient au Seigneur Jésus qui nous a rachetés au prix de Son sang, de Sa vie donnée sur la croix, on n’appartient pas plus au monde que Lui. Il a été haï par le monde, ils le seront aussi s’ils Lui sont fidèles (Jean 15. 18 et 19).
Nous voyons qu’Il ne demande pas que, dès qu’ils ont cru et sont sauvés, ils soient retirés du monde. Mais ils sont envoyés dans le monde – comme Lui-même l’avait été par Son Père – pour parler de Lui et annoncer l’Évangile (voir Marc 16. 15). Mais, s’ils restent dans le monde, toutefois ils peuvent être assurés que Dieu garde les Siens du mal et les sanctifie, c’est-à-dire qu’Il les met à part afin qu’ils soient non seulement séparés du mal, mais qu’ils Lui soient consacrés dans leur vie. Cette mise à part est effectuée par « la vérité ». Elle ne se trouve pas dans le monde qui est sous l’emprise de Satan, le « menteur et père du mensonge » (Jean 8. 44). Elle se trouve dans la Parole de Dieu (Jean 17. 18) et dans la Personne de Christ (Jean 14. 6). Grâce merveilleuse de Sa part, Il ajoute : « Je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité » (Jean 17. 19). Il prend une place à part, dans la gloire du ciel, et attire ainsi nos cœurs à Lui, en-dehors du monde.
Amis chrétiens, n’oublions pas que le monde dans lequel nous sommes a un « chef » (Jean 12. 31 ; 14. 30 ; 16. 11) qui domine sur lui, un « dieu » même (2 Cor. 4. 4) ! Et c’est Satan, l’adversaire. Le chrétien pourrait-il désirer appartenir à un tel monde ? Ses intérêts peuvent-ils être communs avec « ceux qui habitent sur la terre » (Apoc. 3. 10), qui ne connaissent pas le Sauveur et sont sous la domination du chef de ce monde ? Il essaye d’attirer les âmes vers la perdition éternelle, par tous les moyens qui sont en sa possession – nombreux et puissants, ne l’oublions jamais. Il leur propose toutes sortes de distractions, de fêtes et de plaisirs éphémères pour les empêcher de penser à la mort qui les attend, à leur sort éternel. Chers amis croyants, quel bonheur pour nous de savoir que nous appartenons à Christ et que nous avons été délivrés de l’esclavage de Satan et du monde, par l’œuvre accomplie à la croix (Héb. 2. 14 et 15) ! Si nous sommes séparés du monde, nous sommes liés à Christ dans le ciel.

Témoin et serviteur dans le monde

Quelle grâce d’avoir été retiré d’un monde méchant, violent, corrompu et qui s’en va vers le jugement et la perdition ! Mais si le croyant est retiré du monde, il est en même temps laissé dans le monde. Il n’en fait plus partie, mais il y est cependant présent.
Pourquoi le Seigneur laisse-t-Il son racheté dans le monde, alors qu’Il pourrait le prendre à Lui dès l’instant où il est sauvé pour l’éternité ? S’il est laissé dans le monde, c’est comme représentant, ambassadeur (2 Cor. 5. 20) du Seigneur Jésus dans un pays dont il est désormais étranger. Il a reçu un service de la part de son Seigneur (Col. 4. 17 ; 2 Tim. 4. 5), et pour Lui – « C’est le Seigneur Christ que vous servez » (Col. 3. 24). Le croyant est un témoin (Jean 17. 18) et un luminaire (Phil. 2. 15 et 16) au milieu des ténèbres morales de ce monde pendant le temps de l’absence du Seigneur Jésus.
– Pour briller dans ce monde comme un témoin, il faut être « lumière dans le Seigneur » et y marcher comme « enfant de lumière » (Éph. 5. 8), comme un « fils de la lumière » qui n’est « ni de la nuit ni des ténèbres » morales de ce monde (1 Thess. 5. 5), donc séparé de lui.
– Pour servir le Seigneur Jésus dans ce monde si on y est appelé, il faut d’abord en être sorti, puis y être envoyé par Lui, comme l’avait été l’apôtre Paul que le Seigneur avait désigné comme « serviteur et témoin » pour Lui, lui disant : « Je te mets à part (ou : je te retire) du milieu du peuple et des nations ; et je t’envoie vers eux… » (Act. 26. 16 à 18).

Avertissements aux chrétiens

Le croyant a-t-il une part dans ce à quoi le monde trouve son plaisir, ses distractions, ses amusements ? Nous donnerons, avec la Parole de Dieu, une triple mise en garde.
1. L’apôtre Paul pouvait avertir les croyants de Rome : « Ne vous conformez pas à ce monde » (Rom. 12. 2). Ce monde méchant et rempli de mal attire cependant nos faibles cœurs, mais nous n’y trouverons que souffrance et souillure. Les « délices du péché » (Héb. 11. 25) ne sont que pour un temps et ils ne produisent que dégoût et regrets amers. Paul encourage les croyants à rechercher, par l’intelligence de la nouvelle nature, quelle est la volonté de Dieu pour eux. S’ils cherchent à discerner ce que Dieu veut pour eux, ils réaliseront que cette volonté divine – « bonne, agréable et parfaite » – est qu’ils ne deviennent pas semblables à ce monde.
2. L’apôtre Jean nous exhorte, et particulièrement les « jeunes gens », à ne pas aimer le monde : « N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde : si quelqu’un aime le monde, l’amour de Dieu n’est pas en lui ; parce que tout ce qui est dans le monde – la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’orgueil de la vie – n’est pas du Père, mais est du monde ; et le monde s’en va, lui et sa convoitise, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » (1 Jean 2. 15 à 17). Nous avons ici « le monde », d’une manière générale, mais aussi « ce qui est dans le monde », c’est-à-dire le monde dans tous ses détails. Amis chrétiens, et tout particulièrement les jeunes, soyons attentifs à ne pas céder à « la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’orgueil de la vie », fuyons « les convoitises de la jeunesse » (2 Tim. 2. 22). C’est par ces choses que nos premiers parents ont péché (Gen. 3. 1 à 6), c’est ainsi que « le monde » a commencé et c’est ainsi qu’il est toujours aujourd’hui – il ne s’est certainement pas amélioré par ce que l’homme appelle le « progrès » qui, en réalité, l’éloigne toujours plus de Dieu.
3. Jacques nous interpelle fortement au sujet de nos relations avec le monde. « Adultères, ne savez-vous pas que l’amitié du monde est inimitié contre Dieu ? Ainsi, quiconque voudra être ami du monde, se constitue ennemi de Dieu » (Jac. 4. 4). Être adultère signifie être infidèle envers Dieu (Jér. 3. 6 à 14 ; Osée 2. 2 à 4 ; comp. 2 Cor. 11. 2). Nos relations doivent être affermies avec Dieu, nos affections doivent rester fermement attachées à notre Seigneur. Jacques rappelle ensuite le rôle de l’Esprit Saint qui est en nous : il nous garde des désirs de la chair et ainsi de l’infidélité à Celui à qui nous appartenons – Celui qui pour nous est mort et a été ressuscité (2 Cor. 5. 15).
Chers amis chrétiens, soyons attentifs à cet avertissement de la Parole de Dieu : « Que celui qui croit être debout prenne garde de ne pas tomber » (1 Cor. 10. 12). Le chef de ce monde est puissant, plus fort que nous, et il s’efforce sans cesse de faire tomber les croyants. Rejetons-nous constamment sur Celui qui a le pouvoir de nous maintenir debout pour Lui (Rom. 14. 4) et de nous garder dans ce monde jusqu’au jour où nous entrerons dans Sa gloire (Jude 24).

Deux exemples de croyants « mondains »

1. Dans l’Ancien Testament, l’histoire de Lot, le neveu d’Abraham, est très instructive. Lot est appelé « juste » (2 Pier. 2. 7 et 8) ; il était un vrai croyant. Mais sa vie nous donne un avertissement sérieux. Lot a regardé aux attraits extérieurs du monde et s’est laissé tenter (Gen. 13. 10 et 11). Il a souhaité cependant s’en tenir un peu à l’écart, mais il a fini par s’installer dans la ville de Sodome et a été trouvé parmi les notables de cette ville extrêmement corrompue (19. 1) – il pensait peut-être avoir une bonne influence sur eux. Qu’est-ce que cette proximité avec le monde a apporté à Lot ? Était-il un croyant heureux et en paix ? La Parole de Dieu nous dit que ce vrai croyant « tourmentait jour après jour son âme juste », à cause des actions iniques des hommes de cette ville, qui vivaient dans l’impiété, l’iniquité et la débauche (2 Pier. 2. 7 et 8). Il a été sauvé comme « hors du feu » (Jude 23) lors de la destruction de Sodome et de Gomorrhe, lorsque la patience de Dieu a pris fin à l’égard de ces villes perverties (Gen. 19). Il n’a pas été agréable à Dieu dans sa vie, il n’a amené aucune âme à la repentance, il n’a pas glorifié Dieu. Triste bilan pour un croyant…
2. Dans le Nouveau Testament, nous trouvons Démas, qui portait le beau titre de « compagnon d’œuvre » de Paul (Philémon 24). Il est mentionné à la fin de l’épître aux Colossiens, où il joint ses salutations aux croyants de Colosses à celles de Luc, le médecin bien-aimé et fidèle collaborateur de l’apôtre resté attaché à Paul au temps de l’épreuve (2 Tim. 4. 11). Mais, dans sa dernière lettre, adressée à Timothée, Paul doit écrire, avec une grande tristesse certainement : « Démas m’a abandonné, ayant aimé le présent siècle » (2 Tim. 4. 10). Il n’était pas le seul (voir v. 16), mais l’apôtre précise que son motif était l’amour pour ce monde. Il est triste de voir qu’un serviteur fidèle pendant un temps peut se laisser entraîner par l’amour du monde. Certainement, les attraits du monde avaient pris dans son cœur la place de son affection et de son attachement, non seulement pour Paul mais aussi pour Christ.
Amis croyants, en tant que chrétiens, nous devons nous demander jusqu’où le monde peut nous entraîner si nous nous laissons séduire par ses attraits. Que nous sachions nous en tenir séparés en recherchant prioritairement « les intérêts de Jésus Christ » (Phil. 2. 21). Qu’il nous soit accordé de dire en vérité de cœur avec le Psalmiste : « Je n’ai eu de plaisir sur la terre qu’en toi » (Ps. 73. 25).

Deux exemples de croyants fidèles.

1. Dans l’Ancien Testament, considérons Abraham, le premier homme séparé par et pour Dieu. Il a quitté son pays, sa parenté, les idoles des Chaldéens, pour se rendre dans la terre de Canaan dans laquelle il a vécu comme un étranger. Mais, quoiqu’étant dans le monde, il vivait sur la montagne, près de Dieu, en communion avec Lui. Il a eu affaire au monde et a été tenté par lui, mais sa proximité avec Dieu lui a permis de remporter la victoire sur le monde. Il n’a pas perdu de vue qu’il était « étranger et de passage sur la terre » (Héb. 11. 13) ; il a montré ainsi que la cité qu’il désirait était non pas dans le monde, mais dans le ciel, préparée par Dieu (v. 16).
Amis croyants, si, comme Abraham, nous vivons près de Dieu et dans Sa communion, si, comme lui, nous marchons par la foi et non par la vue, le monde n’aura pas d’attrait pour nous et nous en serons vainqueurs (1 Jean 5. 4).
2. Dans le Nouveau Testament, l’apôtre Paul est certainement le plus bel exemple d’un croyant fidèle jusqu’au bout de sa course terrestre. La valeur de la Personne de Christ pour lui était telle qu’il pouvait abandonner volontiers toute autre chose pour mieux Le connaître (voir Phil. 3. 7 à 10). Il est bon pour nous que nos pensées soient occupées, non par les choses du monde, mais par « tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui est de bonne réputation » (Phil. 4. 8).
Chers amis chrétiens, pensez-vous que nous trouverons ces bonnes choses dans le monde ? Non ! mais dans la Parole de Dieu et dans le Seigneur Jésus Lui-même. L’apôtre Paul, qui « vivait Christ » (Phil. 1. 21), se présente comme un modèle à suivre pour que sa façon de vivre – que nous voyons dans les Actes et les épîtres – soit celle que nous imitions. Il dira à la fin de sa vie : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi : désormais m’est réservée la couronne de justice que le Seigneur, juste juge, me donnera » (2 Tim. 4. 7 et 8).
Mais Paul dirige nos regards vers la Personne de Christ (1 Cor. 11. 1), le parfait modèle. Jésus a été l’Étranger céleste qui a traversé un monde hostile et opposé en restant totalement séparé du monde et du péché, tout en étant toujours proche du pécheur et prêt à lui faire du bien, et glorifiant Dieu à chacun de Ses pas. Amis chrétiens, puissions-nous avoir le désir de suivre de près les traces de Celui qui nous a laissé un parfait modèle (1 Pier. 2. 21), par une conduite dans ce monde qui l’honore et le glorifie.

Un cœur rempli de Christ ou du monde ?

Nous savons et nous voyons que ce « siècle » – le monde dans lequel nous vivons – est mauvais. Nous pouvons alors nous demander : Comment nous en détacher ?
Nous sentons bien qu’il est difficile d’être véritablement « séparés » du monde. Nous y sommes comme immergés, il fait partie de notre vie de tous les jours. Nous voyons, nous entendons le monde, nous communiquons avec lui. Tout autour de nous il y a ces convoitises des yeux et de la chair qui nous sollicitent constamment, qui attirent la vieille nature qui est en nous.
De plus, le cœur de l’homme ne peut être vide, il doit être rempli de quelque chose. Mais qu’est-ce qui le remplira ? Ce sera ce qui l’attire, c’est-à-dire le monde ou Christ. Il faut savoir où se trouvent nos intérêts présents et éternels. Les trouvons-nous dans les choses que le monde nous présente, les choses de la terre qui ne sont que pour un temps et vont disparaître, où les trouvons-nous dans les choses célestes et permanentes ? La Parole de Dieu nous révèle que « le monde s’en va, lui et sa convoitise », vers le jugement, « mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » (1 Jean 2. 17). Est-il alors difficile de choisir Christ et la vie éternelle plutôt que le jugement et la « seconde mort » qui est aussi éternelle (Apoc. 20. 14 ; 21. 8) ?
Plus Christ prendra de place dans notre cœur, moins le monde en aura. Amis chrétiens, soyons davantage occupés de Lui, de Son œuvre, de Sa gloire, de Sa grâce. Nous ne serons alors pas absorbés par les choses du monde. Avoir Christ devant soi, chercher à le connaître et à le « gagner », un tel objectif éloignera toujours plus le monde de notre cœur. Nous pourrons alors, comme l’apôtre Paul, considérer « toutes choses comme une perte » et les estimer même comme des ordures (voir Phil. 3. 7 et 8). Amis croyants, comprenons que si Christ a la première place dans notre cœur, alors Il aura la priorité en toutes choses dans notre vie chrétienne et le monde perdra beaucoup de son intérêt pour nous.

Des ressources pour le croyant

Les croyants appartiennent au Seigneur Jésus qui les a achetés « à (grand) prix » (1 Cor. 6. 20 ; 7. 23). Ils sont à Celui qui est céleste et, tel qu’Il est, Lui, ils sont aussi maintenant dans ce monde : « tel est le céleste, tels aussi sont les célestes » (1 Cor. 15. 48). Ils portent déjà ce caractère dans le monde, avant de le porter bientôt dans la gloire du ciel (v. 49).
Le croyant est un citoyen du ciel, non plus un citoyen de la terre ; le ciel est sa demeure éternelle, vers laquelle il se dirige, pèlerin dans le monde, en fixant les yeux non pas sur les choses qui l’entourent, mais sur « Jésus, le chef de la foi » (Héb. 12. 2). Il ne marche pas par la vue, mais par la foi, comme Abraham autrefois. Il sait que sa place dans le ciel est prête et que Jésus va venir le chercher pour l’y faire entrer.
En attendant, il est toujours dans le monde, mais il a des ressources pour le traverser comme un étranger céleste dont les vrais biens sont cachés avec le Christ dans le ciel. Ces ressources sont disponibles constamment pour le chrétien afin qu’il vive et marche ici-bas en conformité avec la position céleste qui est la sienne. Quelles sont-elles ? En voici quelques-unes :
– la Personne même du Seigneur Jésus, notre « grand souverain sacrificateur », qui est « toujours vivant pour intercéder » pour les siens et qui peut les « sauver jusqu’à l’achèvement » (Héb. 7. 25).
– le Saint Esprit qui est avec et dans le croyant, (Jean 14. 16 et 17) et par lequel il peut vivre, marcher, se conduire dans ce monde d’une manière sainte et agréable à Dieu.
– la Parole de Dieu, qui le guide (Ps. 119. 105), l’affermit (Ps. 119. 28), le console (Ps. 119. 50) à tout moment. Elle a un effet sanctifiant sur le croyant, qui le sépare du monde.
– la grâce de Dieu, qui nous l’instruit « pour que, reniant l’impiété et les convoitises mondaines, nous vivions dans le présent siècle sobrement, justement et pieusement » (Tite 2. 12 et 13).
– la prière, par laquelle il peut tout confier à Son Dieu et Père, demander aide et secours, force et courage pour tout supporter tout au long du trajet qui le conduit à travers le monde jusqu’à « la maison » céleste.
– les autres croyants, enfants de Dieu, frères et sœurs dans la foi en Christ, qui peuvent manifester une affection fraternelle dans le Seigneur, encourager, fortifier chacun « par la foi qui est dans l’autre » (Rom. 1. 12).
Le monde nous propose un chemin large et facile, mais il conduit à la perdition éternelle. La Parole de Dieu a tracé pour nous un autre chemin à travers le monde, certainement étroit et difficile, mais Jésus y est passé avant nous et nous appelle à Le suivre (Jean 21. 19 et 23). Chers amis chrétiens, marchons après Lui en comptant sur les ressources d’en-haut et avec un cœur large envers les hommes de ce monde, afin qu’ils viennent à la croix du Seigneur Jésus, que par elle ils soient retirés d’un monde mauvais, et qu’ils s’engagent avec nous dans le chemin qu’Il nous enseigne (Ps. 32. 8) et qui nous conduit vers Lui.

Le Seigneur actif pour les siens dans le monde

Revenons un instant sur la Personne du Seigneur Jésus, ressource et soutien du croyant. Ayant été un homme dans ce monde, Il sait exactement ce à quoi les siens sont confrontés à chaque instant. Il a connu toutes sortes de difficultés et de souffrance, c’est pourquoi, maintenant homme dans le ciel, Il est « le souverain sacrificateur qui nous convient » (Héb. 7. 26). Il peut exercer son service de souverain sacrificateur devant Dieu en faveur des croyants, priant pour eux qui sont encore sur la terre et sympathisant à leurs infirmités (Héb. 4. 15). Il « paraît maintenant pour nous devant la face de Dieu » (Héb. 9. 24), en notre faveur, constamment. Et que se passe-t-il si nous péchons – car nous réalisons chaque jour que la « vieille nature » est encore en nous et que « nous faillissons tous à bien des égards » (Jac. 3. 1) ? Eh bien ! nous avons encore notre ressource en Jésus Christ, le Juste, en qui nous trouvons alors « un avocat auprès du Père… et lui est la propitiation pour nos péchés ». (1 Jean 2. 1 et 2). Quel parfait Sauveur nous avons dans le ciel !
C’est en Lui que le chrétien trouve l’aide et les forces qui Lui sont nécessaires pour traverser le monde en demeurant saint et pur, séparé pour Lui. Le Seigneur Jésus donne aux siens une pleine sûreté d’âme et d’esprit, leur assurant paix, joie, aide et secours. En contraste, nous voyons que « ceux qui habitent sur la terre » (Apoc. 3. 10) connaissent l’agitation, l’inquiétude et la peur en voyant ce monde devenir toujours plus violent, méchant, corrompu. « Quand il donne la tranquillité, qui troublera ? » (Job 34. 29) Quelle part bénie est celle de celui qui a été retiré d’un tel monde et s’en tient à l’écart selon la volonté de Dieu à son égard !
Le chrétien, connaît la souffrance comme tout homme dans ce monde, mais il est encouragé par les paroles que Jésus a laissé aux Siens avant de les quitter : « Vous avez de la tribulation (oppression, souffrance) dans le monde ; mais ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde » (Jean 16. 33). L’apôtre Jean ajoutera que celui qui est « né de Dieu » et « croit que Jésus est le Fils de Dieu » est victorieux du monde par sa foi (1 Jean 5. 4 et 5). Si nous sommes à Christ et pour Christ dans le monde, pour Celui qui aujourd’hui encore est méconnu et méprisé par le monde, sachons que nous sommes du côté du grand vainqueur de Satan, du péché et du monde. Chers amis chrétiens, souvenons-nous que si nous réalisons notre mort avec Lui à ce monde et si nous supportons les souffrances dans ce monde, bientôt nous serons glorifiés avec Lui et nous règnerons avec lui (Rom. 8. 17 ; 2 Tim. 2. 12).

Haine du monde pour les chrétiens

L’attitude du monde envers le Seigneur Jésus, envoyé par le Père au milieu des hommes, a été guidée par la haine. Il a pu dire, par l’esprit prophétique : « Ils me haïssent d’une haine violente » (Ps. 25. 19) ; « Pour mon amour, ils ont été mes adversaires » (Ps. 109. 4). Les hommes l’ont fait souffrir, l’ont méprisé, l’ont rejeté, lui ont craché au visage, l’ont frappé et l’ont finalement mis à mort sur une croix.
Le Seigneur Jésus a dit à Ses disciples en parlant des hommes de ce monde : « Ils ont à la fois vu et haï aussi bien moi que mon Père » (Jean 15. 24). Il a ensuite ajouté : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui serait à lui ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et qu’au contraire moi je vous ai choisis en vous tirant hors du monde, à cause de cela, le monde vous hait » (Jean 15. 17 à 19). Si nous appartenons au Seigneur Jésus qui nous a « achetés… par son sang » (Apoc. 5. 9), nous ne pouvons pas chercher l’amour du monde.
Mais nous avons la précieuse et sûre assurance de l’amour indéfectible du Seigneur Jésus et de notre Père céleste : « notre Seigneur Jésus Christ lui-même et notre Dieu et Père… nous a aimés et nous a donné une consolation éternelle et une bonne espérance par grâce ». Quelle douce consolation pour nos cœurs, quelle force cela nous donne pour « toute bonne œuvre et pour toute bonne parole » (2 Thess. 2. 16 et 17) !
Pensons à ces innombrables croyants qui ont « souffert pour le Nom » de Jésus (Act. 5. 41) et ont été persécutés, simplement parce qu’ils étaient chrétiens. Il en est encore ainsi aujourd’hui dans de nombreux pays. L’apôtre Paul nous avertit que « tous ceux qui veulent vivre pieusement dans le Christ Jésus seront persécutés » (2 Tim. 3. 12). Le grand apôtre des nations a beaucoup souffert pour le Nom du Seigneur Jésus (Act. 9. 16 ; voir 1 Cor. 11. 23 à 27), mais il pouvait écrire : « notre légère tribulation d’un moment produit pour nous, en mesure surabondante, un poids éternel de gloire » (2 Cor. 4. 17). Mettre en balance les souffrances actuelles et la gloire à venir (Rom. 8. 18), cela peut consoler et encourager tous ceux qui souffrent de la part d’un monde qui a persécuté et crucifié le Sauveur du monde maintenant assis dans la gloire du ciel.

Choisir le bon Maître

Il est demandé au chrétien de ne pas s’associer avec le monde, de ne pas se placer sous « un joug mal assorti » avec les incrédules (2 Cor. 6. 14 ; 7. 1). Ce passage très important nous montre qu’il n’y a pas de part commune entre la justice et l’iniquité, la lumière et les ténèbres, Christ et le Mal (Béliar), le croyant et l’incrédule. Il nous faut obéir à la Parole de Dieu. Il n’est pas possible pour le croyant de « mélanger » le monde et Jésus. Un chrétien qui tente de marcher avec un pied dans le monde et un pied dans le chemin du ciel ne pourra pas être heureux. Parce qu’il est un chrétien, sa conscience le reprendra lorsqu’il aura des relations avec le monde et ses plaisirs ; il sera triste et mal à l’aise en compagnie des chrétiens, parce qu’il n’a pas les mêmes joies et les mêmes intérêts.
À plusieurs reprises, les croyants sont appelés à « sortir » de ce qui n’est pas selon Dieu. (2 Cor. 6. 17 par exemple). On trouve souillure d’un côté, sainteté de l’autre, et notre Dieu nous demande : « Soyez saints séparés et ne touchez pas à ce qui est impur » ; « Soyez séparés, dit le Seigneur, et ne touchez pas à ce qui est impur » ; « Soyez saints dans toute votre conduite… Soyez saints, car moi je suis saint » (voir 1 Pier. 1. 15 et 16).
Le Seigneur Jésus l’a dit : « Personne ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l’un et méprisera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre » (Mat. 6. 24). Il faut être clair : le choix est entre Jésus et Satan. Un « cœur double » (Ps. 12. 2), des affections partagées entre Jésus et le monde, cela n’est pas agréable à Dieu et ne nous rendra pas heureux. Il nous dit : « Mon fils, donne-moi ton cœur » (Prov. 23. 26) ; Il le veut sans partage avec le monde. Par Ses souffrances et Sa mort sur la croix, le Seigneur Jésus s’est acquis tous les droits sur le cœur de ceux qui Lui appartiennent, et Il veut ce cœur tout entier pour Lui.
Chers amis chrétiens, si notre cœur appartient à Jésus il n’appartiendra pas au monde, car il ne peut avoir qu’un seul objet. Puissions-nous tous avoir le réel et profond désir de dire au Seigneur Jésus : « Possède notre cœur, il est ton salaire, tu l’acquis, Dieu Sauveur, sur le mont Calvaire » (Hymnes et Cantiques n° 31).

Ph. F. avril 2022

LES BÉATITUDES

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LES BÉATITUDES

Matthieu 5. 1 à 12

 

 

1. LES BIENHEUREUX DISCIPLES DE JÉSUS

Voyant les foules, il (Jésus) monta sur la montagne. Lorsqu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui ; et ouvrant la bouche, il les enseignait. Mat. 5. 1 et 2

Les « béatitudes » sont les neuf paroles par lesquelles Jésus commence à enseigner Ses disciples (Mat. 5 à 7). Ce sont des paroles d’une très grande richesse morale qui vont à contre-courant des comportements humains habituels.
Avant de réfléchir plus profondément sur leur contenu, jetons un regard sur la scène qui est devant nous en Matthieu 5. Jésus est monté sur la montagne, Ses disciples sont près de Lui et une foule de personnes les entourent. Que voient ces personnes ? Elles voient Jésus et Ses disciples. Ceux-ci, peu de temps auparavant, étaient des personnes comme les autres, mais maintenant ils sont devenus des disciples de Jésus. Eux, ils voient les foules auxquelles ils prêcheront bientôt « le royaume des cieux » (Mat. 10. 7). Ils voient aussi Jésus, leur Maître, qu’ils apprendront bientôt à connaître et à aimer.
Nous lisons : Jésus, « voyant les foules ». Et il nous est dit aussi un peu plus tard, que Jésus, « voyant les foules… fut ému de compassion, parce que ces gens étaient las et dispersés, comme des brebis qui n’ont pas de berger » (Mat. 9. 36). Mais Jésus regarde aussi Ses disciples : « Alors lui, levant les yeux vers ses disciples… » (Luc 6. 20).
Chaque affirmation de ces « béatitudes » a sa source dans ces regards pleins d’amour de Jésus. Les disciples ont été appelés à Le suivre dans un esprit de simplicité et d’humilité ; ils ont renoncé à leur maison et à leur travail, ils avaient tout quitté pour Le suivre (Mat. 19. 27). Se sentaient-ils vulnérables et sans défense ? Non, avec Jésus, ils ont tout. Et ce sont eux que Jésus, tout d’abord, aimera à nommer « bienheureux », c’est-à-dire heureux !

2. « BIENHEUREUX LES HUMBLES EN ESPRIT »

Bienheureux les humbles en esprit, car c’est à eux qu’est le royaume des cieux. Mat. 5. 3
Dieu résiste aux orgueilleux, mais il donne la grâce aux humbles. Jac. 4. 6.

La première parole qui sort de la bouche de Jésus dans son « discours sur la montagne » est : « Bienheureux » !
Jésus nous invite à vivre quelque chose de beaucoup plus grand et de beaucoup plus fort qu’un peu de bonheur égoïste centré sur soi. Le Seigneur dit : « Bienheureux les humbles (litt. : pauvres) en esprit ». Il ne s’agit pas de ceux qui peuvent être limités intellectuellement, mais de ceux qui ont un esprit d’humilité, sans vaine gloire ni présomption, et qui sont animés d’une foi qui croit Dieu sur parole, comme le ferait un enfant, en toute confiance, sans discuter. Et Dieu se révèle alors à leur âme (Mat. 11. 25).
Le bonheur dont parle Jésus dépend d’une attitude spirituelle qui permet d’accéder au royaume des cieux. Seuls ceux qui acceptent sans réserve le jugement de la Parole de Dieu sur l’orgueil de l’homme naturel découvrent les richesses du royaume qui nous est destiné.
Tous les orgueilleux, ceux qui sont sûrs d’eux-mêmes, de leurs richesses matérielles ou intellectuelles, ou de leur propre pouvoir, ceux-là n’ont aucune estime pour les « pauvres en esprit » ; et, avec un tel comportement, ils ne feront jamais l’expérience de ce qui caractérise le royaume de Dieu, c’est-à-dire « justice, paix et joie dans l’Esprit Saint » (Rom. 14. 17).
Ceux qui vivent comme des « humbles en esprit » dans ce monde dominé par l’orgueil, seront souvent incompris et même méprisés, mais ils sont « bienheureux » et ont la meilleure part dans le royaume des cieux.
« Confie-toi de tout ton cœur à l’Éternel, et ne t’appuie pas sur ton intelligence ; dans toutes tes voies connais-le, et il dirigera tes sentiers » (Prov. 3. 5 et 6).

3. « BIENHEUREUX CEUX QUI MÈNENT DEUIL »

Bienheureux ceux qui mènent deuil, car c’est eux qui seront consolés. Mat. 5. 4.
L’Éternel… m’a envoyé pour panser ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, … pour consoler tous ceux qui mènent deuil. És. 61. 1 et 2.

Le Seigneur Jésus a rencontré un jour un cortège funèbre ; un jeune homme était mort, le fils unique de sa mère veuve, et celle-ci pleurait. « Ne pleure pas », lui dit le Seigneur (Luc 7. 13). Dans Son immense sensibilité et Son amour pour le prochain, Jésus a pleuré devant le tombeau de Lazare, Son ami ; Il a pleuré, ému par la douleur de ceux qui pleuraient et qu’Il aimait. Toute perte, et spécialement la perte d’un être cher, produit en nous des peines et des douleurs difficilement surmontées. Lequel d’entre nous, dans le cours de sa vie, n’a jamais éprouvé un tel chagrin ?
Mais pour tous ceux qui ont accepté Jésus comme leur Sauveur personnel, qui croient en Son sacrifice sur la croix et à Sa résurrection, il y a une grande consolation : s’ils doivent passer par la mort, ils ont la certitude qu’ils ressusciteront un jour pour être avec Lui pour l’éternité ! Et si leurs bien-aimés qui sont décédés ont cru au Seigneur Jésus, ils les reverront dans le ciel. C’est pour cela qu’ils sont appelés « bienheureux ». Si nous choisissons d’obéir au Seigneur avec humilité et si nous nous confions en Sa grâce, nous ne serons pas exempts de souffrances, mais Il nous fera certainement éprouver Ses consolations et la joie d’être Ses témoins, conscients de Sa présence constante auprès de nous.
Daniel, déporté à Babylone, et affligé à cause de la dispersion de son peuple, priait trois fois par jour, malgré le décret du roi qui l’interdisait. Jeté dans la fosse aux lions, il en a été retiré indemne le lendemain et a été manifesté comme témoin de la puissance de Dieu dans tout l’empire (Dan. 6).
« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console à l’égard de toute notre affliction » (2 Cor. 1. 3 et 4).

4. « BIENHEUREUX LES DÉBONNAIRES »

Bienheureux les débonnaires (ceux qui sont doux), car c’est eux qui hériteront de la terre. Mat. 5. 5.
Qui est sage et intelligent parmi vous ? Que par une bonne conduite il montre ses œuvres avec la douceur de la sagesse. Jac. 3. 13.
Que votre douceur soit connue de tous les hommes. Phil. 4. 5.

Cette troisième béatitude rappelle les paroles du Psaume 37 : « Les débonnaires posséderont le pays, et feront leurs délices d’une abondance de paix » (v. 11). Comme toutes les béatitudes, elle fait un contraste complet avec les valeurs d’un monde dominé par les abus de pouvoir des puissants sur les faibles. Mais cette béatitude nous affirme qu’un jour tout cela changera ! Jésus, pendant Sa vie sur la terre, était « débonnaire (doux) et humble de cœur » (Mat. 11. 29) et Il le sera toujours lors de Son règne, à l’égard des humbles qui régneront avec Lui sur la terre (Mat. 5. 5).
Les disciples de Jésus sont donc invités à être doux. Douceur ne signifie pas manque de courage ou faiblesse ; au contraire, la douceur découle de la présence de Jésus en nous, qui nous permet de savoir nous maîtriser nous-mêmes pour le bien des autres. C’est le contraire de l’arrogance et des émotions non contrôlées. Dans certains cas, par exemple quand on entend que le nom du Seigneur est injurié, même celui qui est humble pourra se dresser et protester fortement, mais il ne le fera pas avec un sentiment d’orgueil personnel ! L’homme doux soumet humblement à Dieu ses capacités personnelles et ses émotions, et il reste vigilant afin d’empêcher que les circonstances extérieures, même si elles sont hostiles, ne troublent sa paix intérieure.
Nous ne pouvons être humbles et doux que si la douceur de Christ habite en nous. Notre relation avec Lui dans la prière nous fait découvrir Sa mansuétude infinie qui élimine progressivement de notre cœur la dureté, l’amertume, la rigueur. « Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’affection miséricordieuse, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience » (Col. 3. 12). Cet esprit de Christ caractérise-t-il toujours nos rapports dans notre couple, dans notre famille, dans l’église, dans le monde ? (Phil. 4. 5 ; 1 Pier. 3. 4).

5. « BIENHEUREUX CEUX QUI ONT FAIM ET SOIF DE LA JUSTICE »

Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car c’est eux qui seront rassasiés. Mat. 5. 6.
Que je sois trouvé en lui (Christ) n’ayant pas ma justice qui vient de la Loi, mais celle qui est par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu, moyennant la foi. Phil. 3. 9.

Étonnante béatitude que celle-ci, qui compare la justice à un aliment et promet un rassasiement de justice dans un monde qui en est privé – un monde dans lequel beaucoup éprouvent une faim et une soif intenses de « vraie » justice, pour eux-mêmes et dans leurs relations sociales !
Mais de quelle justice s’agit-il ? – De celle de l’homme, basée sur des lois à mettre en pratique dans la vie ? Nous nous sentons troublés à la pensée de vivre dans une société dans laquelle on tend à appeler bien ce qui est mal !
Non, la justice est ici la condition essentielle pour entrer dans le royaume de Dieu (Mat. 5. 20). Ce n’est donc pas la justice des hommes, même s’ils sont religieux, ni une justice basée sur l’observation stricte de lois et de traditions. C’est la justice vécue et démontrée d’une manière parfaite par Jésus Christ lorsqu’Il était sur la terre : « Christ a souffert… le juste pour les injustes » (1 Pier. 3. 18). Et c’est cette justice que Dieu veut donner à tous, sur la base de la foi au sacrifice de Son Fils, mort pour nos péchés. Dieu est juste lorsqu’Il rend parfaitement justes ceux qui croient au Seigneur Jésus : Il est « juste et … il justifie celui qui est de la foi en (ou : de) Jésus » (Rom. 3. 26). Cette justice, que le croyant possède, est la seule qui puisse satisfaire Dieu.
Mais alors, pourquoi devons-nous encore avoir faim et soif de vivre d’une manière juste ? Parce que celui qui a été rendu juste a le désir de conformer sa vie à la volonté de Dieu, en écoutant Sa parole et en y obéissant.
Christ établira bientôt Son règne, dans lequel la justice habitera (2 Pier. 3. 13). Et alors ceux qui ont faim et soif de justice « seront rassasiés ».

6. « BIENHEUREUX LES MISÉRICORDIEUX »

Bienheureux les miséricordieux, car c’est à eux que miséricorde sera faite. Mat. 5. 7.
L’Éternel est miséricordieux, et plein de grâce, lent à la colère et d’une grande bonté. Ps. 103. 8.

Être miséricordieux signifie regarder à l’autre, au « prochain » qui souffre ou qui peut nous faire souffrir, avec le même regard que celui de Dieu, c’est-à-dire avec douceur et bonté, la bonté de Dieu.
Mais la miséricorde ne doit pas être seulement une attitude intérieure, elle doit se montrer par des actes concrets : donner à manger à celui qui a faim, à boire à celui qui a soif, consoler les affligés, visiter les malades et les prisonniers…, voilà ce qu’est la miséricorde en action !
Et n’oublions pas les œuvres de miséricorde moins visibles : conseiller ceux qui doutent, instruire ceux qui sont dans l’ignorance, exhorter ceux qui se laissent dominer par le mal, consoler ceux qui pleurent, intercéder pour tous…
Il est remarquable de constater, dans cette béatitude, la symétrie qu’elle présente entre ce dont nous faisons l’expérience et l’action de Dieu. C’est comme si Dieu nous traitait comme nous traitons les autres. En fait, nous trouvons cette symétrie dans certaines paroles de Jésus, comme, par exemple : « Remets-nous nos dettes comme nous aussi nous remettons à nos débiteurs » (Mat. 6. 12). Dieu désire que nous manifestions Ses caractères, et pour cela, Il nous a donné la capacité d’agir envers les autres comme Il a agi envers nous.
Mais attention ! Être miséricordieux ne nous fait absolument pas mériter la miséricorde de Dieu. Notre miséricorde est un effet de la pure grâce de Dieu, le résultat de Son œuvre en nous, dans nos cœurs et nos consciences, le reflet de Sa miséricorde. L’apôtre Paul disait volontiers : « Miséricorde m’a été faite » (1 Tim. 1. 13 et 16), et aussi : « Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants » (Éph. 5. 1).

7. « BIENHEUREUX CEUX QUI SONT PURS DE CŒUR »

Bienheureux ceux qui sont purs de cœur, car c’est eux qui verront Dieu. Mat. 5. 8.
Qui est-ce qui montrera en la montagne de l’Éternel ? et qui se tiendra dans le lieu de sa sainteté ? Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur, qui n’élève pas son âme à la vanité. Ps. 24. 3 et 4.

Les hommes religieux du temps du Seigneur Jésus reprenaient les disciples parce qu’ils ne se lavaient pas les mains avant de manger, et transgressaient ainsi la tradition. Alors Jésus intervient et, quoique ne s’opposant pas à leurs traditions, Il soutient que ce qui souille l’homme, ce n’est pas de manger avec des mains non lavées, mais c’est ce qui provient de notre cœur et de nos pensées (Mat. 15. 18 à 20). La fausse tendance à identifier la pureté intérieure avec le respect des traditions a des origines très anciennes, et elle est encore bien enracinée aujourd’hui.
Une vie pure présuppose avant tout que le cœur soit purifié. Flageller le corps ou l’âme ne sert à rien : la purification du cœur est l’œuvre de Dieu. Notre devoir consiste à accepter avec reconnaissance Son amour, qui nous pardonne et nous purifie de nos péchés. « Crée-moi un cœur pur, ô Dieu ! » demandait David par la prière (Ps. 51. 10). Des siècles plus tard, l’apôtre Pierre dira : « Dieu… n’a fait aucune différence entre nous (les Juifs) et eux (les gens des nations), ayant purifié leurs cœurs par la foi » (Act. 15. 8 et 9).
La pureté de cœur se reconnaît par des manifestations extérieures et des faits concrets. Le croyant au cœur pur met Dieu au centre de sa vie ; et ses pensées, en accord avec sa conduite, sont marquées par la constance et la transparence devant le Créateur et devant les hommes.
Seul le cœur de Jésus est absolument pur, exempt de duplicité. Le croyant est appelé à faire des progrès dans cette recherche de pureté : « Poursuivez… la sainteté » (Héb. 12. 14), et cela par un engagement continu, rendu possible par la puissance de l’Esprit Saint qui agit en lui.
Seuls ceux dont le cœur est pur « verront Dieu ». Aujourd’hui déjà, par les yeux de la foi, ils voient leur Sauveur et Seigneur Jésus Christ, mais un jour ils Le verront « comme il est » (1 Jean 3. 2) et ils Lui seront rendus semblables !

8. « BIENHEUREUX CEUX QUI PROCURENT LA PAIX »

Bienheureux ceux qui procurent la paix, car c’est eux qui seront appelés fils de Dieu. Mat. 5. 9.
Si donc tu présentes ton offrande à l’autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord, réconcilie-toi avec ton frère. Mat. 5. 23 et 24.

Dans la Bible, le mot « paix » a une signification plus large que celle de l’absence de guerre ou de conflit. Elle exprime une totale absence d’inquiétude, comme conséquence de la pleine confiance en Dieu.
Un chrétien a pu dire : L’un des derniers souvenirs que j’ai de mon frère, alors qu’il souffrait des conséquences d’une grave maladie, c’est la paix qui irradiait de son visage. Il goûtait vraiment la paix que Jésus, son Sauveur, lui avait donnée.
Dieu donne gratuitement la paix avec Lui, mais elle Lui a coûté un prix infini : la mort de Son Fils unique sur la croix. Par la foi en ce sacrifice, le croyant peut, avec l’aide de son Père céleste, expérimenter Sa paix.
Si nous présentons à Dieu, par la prière, toutes nos angoisses, Sa paix gardera nos cœurs et nos pensées dans le Christ Jésus (Phil. 4. 7), et le Dieu de paix sera avec nous pour la faire resplendir.
Que signifie « procurer la paix » ? – Un moyen de le faire, c’est d’annoncer, dans un monde ennemi de Dieu, le message de la réconciliation avec Lui, offert par Dieu Lui-même : pour obtenir cette paix, il suffit de croire au Seigneur Jésus et à Son sacrifice expiatoire sur la croix.
Même dans les rapports entre chrétiens, il est nécessaire de procurer la paix. Quand Jésus parle pour la première fois d’une église (ou : assemblée) locale (Mat. 18. 20), Il nous indique le comportement juste que nous devons adopter afin de favoriser la réconciliation en cas de conflit, et d’atteindre au pardon et à la paix (v. 15 à 17). La réconciliation entre frères est une condition nécessaire pour pouvoir rendre culte à Dieu.
Ceux qui « procurent la paix » font connaître, même sans beaucoup de paroles et de bruit, quelque chose de l’essence même de Dieu, qui est le Dieu de paix ; et « ils seront appelés fils de Dieu ».

9. « BIENHEUREUX CEUX QUI SONT PERSÉCUTÉS À CAUSE DE LA JUSTICE »

Bienheureux ceux qui sont persécutés à cause de la justice, car c’est à eux qu’est le royaume des cieux. Mat. 5. 10.
Si on vous insulte pour le nom de Christ, vous êtes bienheureux, car l’Esprit de gloire, l’Esprit de Dieu, repose sur vous. 1 Pier. 4. 14.

On peut être troublé lorsqu’on lit cette béatitude : « Bienheureux ceux qui sont persécutés ». En effet, dans le temps actuel, beaucoup de chrétiens souffrent pour des questions de justice, c’est-à-dire à cause de leur fidélité à Dieu et à l’obéissance à Sa volonté. Ne les oublions pas dans nos prières ! Leur exemple doit nous encourager à dépasser nos peurs et à être des témoins de Christ. Nous sommes parfois tentés de limiter notre fidélité à Dieu en restant dans le cadre de ce qui nous paraît socialement opportun, pour éviter d’éventuelles moqueries ou persécutions. On ne peut se satisfaire de « cacher son drapeau », mais on doit accepter de suivre franchement Jésus Christ jusqu’au bout.
Les qualités décrites dans les sept premières béatitudes : humilité, sérieux, douceur, pureté de cœur, soif de justice, miséricorde, désir de paix… auraient dû attirer sympathie et bienveillance ; mais, au contraire, les disciples de Jésus ont été rejetés, justement parce qu’ils ressemblaient à leur Maître. Les hommes avaient vu les œuvres que Jésus avait faites parmi eux, mais Il a dû dire : « Ils ont à la fois vu et haï aussi bien moi que mon Père » (Jean 15. 24) ; Il avertissait Ses disciples : « s’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi » (Jean 15. 20).
La persévérance dans l’épreuve était un effet de l’espérance qui les animait, et leur joie découlait du fait qu’ils avaient reçu courage et liberté de la part du Seigneur. Le Royaume de Dieu leur appartenait déjà. Cette joie qu’ils manifestaient dans l’épreuve était un signe que l’Esprit de Dieu reposait sur eux. Patience, courage et joie leur venaient en fait de l’Esprit Saint.

10. « BIENHEUREUX, VOUS L’ÊTES QUAND ON VOUS INJURIERA »

Bienheureux, vous l’êtes quand on vous injuriera, qu’on vous persécutera et qu’on dira, en mentant, toute espèce de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous et tressaillez de joie, parce que votre récompense est grande dans les cieux. Mat. 5. 11 et 12.

Dans cette neuvième et dernière béatitude, le Seigneur Jésus s’adresse directement à Ses disciples. Injuriés, persécutés, calomniés… c’est parce qu’ils sont disciples de Jésus que de tels traitements leurs sont infligés. Mais ce n’est pas d’aujourd’hui que les fidèles ont été ainsi persécutés. C’était déjà la part des prophètes autrefois, comme le Seigneur Jésus le dit (v. 12 – voir Act. 7. 52).
Et, quant à Lui-même, n’a-t-Il pas connu tous ces outrages de la part de Sa créature lorsqu’Il était sur la terre, au milieu des hommes ? Les Juifs n’ont pas cessé, par leurs paroles injurieuses à Son égard, de dire « toute espèce de mal » contre Lui. On l’a même accusé à plusieurs reprises d’avoir un démon – mais Il répondait calmement et simplement : « Je n’ai pas un démon, mais j’honore mon Père » (Jean 8. 48 et 49).
Les injures, les persécutions, les mensonges à notre égard, tout cela peut paraître bien dur à supporter et pourrait nous rendre malheureux plutôt que bienheureux. Mais ces souffrances que peuvent connaître ceux qui sont disciples de Jésus auront leur contrepartie : une récompense leur est promise dans les cieux (v. 2. Cor. 4. 17). Cette perspective doit les remplir de joie déjà sur la terre ; ils sont bienheureux même dans les mauvais traitements, comme autrefois les disciples de Jésus se réjouissaient « d’avoir été estimés dignes de souffrir des outrages pour le Nom » (Act. 5. 41).
L’apôtre Pierre engage les croyants à poursuivre dans les bonnes œuvres, et à garder toujours une bonne conscience, car Dieu en sera glorifié et ceux qui médisent d’eux et calomnient leur bonne conduite en Christ seront rendus confus (1 Pier. 2. 12 ; 3. 16).
Et l’apôtre Paul, qui nous engage à être ses imitateurs comme lui-même l’était de Jésus Christ, écrit : « injuriés, nous bénissons ; persécutés, nous le supportons ; calomniés, nous supplions » (1 Cor. 4. 12 et 13). C’était le comportement de Jésus sur la terre, le parfait exemple pour ceux qui sont Ses disciples.

11. LES BÉATITUDES, UN PORTRAIT DE JÉSUS

(Jésus a dit : ) Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, mais tout disciple bien formé sera comme son maître. Luc 6. 40.
Je vous ai dit cela afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit complète. Jean 15. 11.

Les béatitudes tracent un portrait « en filigrane » du Seigneur Jésus. Par conséquent, plus elles seront présentes dans notre vie chrétienne, plus nous laisserons voir la Personne de Christ. Sur la terre, Jésus n’avait pas un endroit où Il pouvait reposer Sa tête (Mat. 8. 20), Il a vécu dans la pauvreté (2 Cor. 8. 9), Il a été « doux et humble de cœur » (Mat. 11. 29).
Jésus est, par excellence, Celui qui procure la paix, car Il a « fait la paix par le sang de sa croix » (Col. 1. 20). Humilié, persécuté, Il a été « l’homme de douleurs » (És. 53. 3). En même temps, Il connaissait la plénitude d’une joie qu’Il communiquait à Ses disciples (Jean 15. 11).
Pour vivre les béatitudes, il faut avoir cru en Jésus. Nous pourrons alors accepter Ses paroles avec joie, conscients qu’elles sont le projet de Dieu pour notre vie, la direction qu’Il nous indique, la promesse qu’Il nous a faite. Nous pourrons écouter ces béatitudes sans être découragés par les exigences requises pour les réaliser, mais comme une invitation à nous engager sur le chemin que Jésus a ouvert.
Les caractères des béatitudes doivent être ceux des disciples de Jésus aujourd’hui. « Nous attendons le Seigneur et il désire nous trouver dans la fidélité et la vigilance lorsqu’il viendra. Cherchons donc tous à réaliser ces caractères, qui sont ceux que le Seigneur a manifestés ici-bas, lui notre parfait modèle » (S. Prod’hom)

D’après « Il buon seme » février-mars 2022

 

LE JOUG DE CHRIST

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 Prenez mon joug sur vous et apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de cœur ; et vous trouverez le repos de vos âmes. Car mon joug est facile à porter et mon fardeau est léger. Mat. 11. 29 et 30.

 

LE JOUG DE CHRIST

 

Le joug de Satan, du péché, est un joug lourd et pénible, mais celui de Christ est heureux. Servir Christ, c’est un service heureux, même s’il faut se charger d’une croix et porter un joug. Nous ne sommes pas traités comme du bétail stupide qu’il faut aiguillonner, mais nous sommes conduits avec amour. Souvenons-nous que le joug que notre Sauveur met sur les Siens est celui qu’Il a porté Lui-même : « Il a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs » (És. 53. 4).
Le grand apôtre Paul s’appelait lui-même un serviteur – littéralement un esclave – de Jésus Christ (Rom. 1. 1). Il semblait même s’en glorifier ! Connaissez-vous cette servitude bénie ? Il est vrai que son joug est vraiment la discipline appropriée qu’Il emploie pour nous former, mais le Seigneur n’est pas un Maître dur ! Ne craignez rien ! C’est sa main pleine de tendresse qui pose le joug sur vous et le maintient là. Il ajustera le joug à votre cou, et votre cou au joug. Il adaptera Sa grâce à vos épreuves. Ceux qui Lui appartiennent ont besoin de sentir le poids de diverses tentations afin d’être gardés dans la douceur et la soumission.
Il n’y a jamais d’amour plus tendre que lorsque Dieu emploie Ses propres moyens pour nous réfréner, nous rendre humbles et nous éprouver – pour nous délivrer de nous-mêmes, de nos désirs personnels, de notre confiance en nous-mêmes, et nous placer sous le joug qui nous est nécessaire.
Personne n’a jamais regretté de vivre une servitude joyeuse. Le Seigneur vous a-t-Il jamais fait défaut ? Son joug a-t-il été trop pénible ? Vos larmes n’ont-elles pas été soulagées, vos tentations ont-elles été au-delà de ce que vous pouviez supporter ? Ah ! N’avez-vous pas plutôt éprouvé que si vous rejetez votre fardeau sur le Seigneur, Il vous soutiendra (Ps. 55. 22) ?
Rappelez-vous que ceux qui prennent son joug sont encouragés par Sa promesse : « Vous trouverez le repos de vos âmes ».

D’après « The Lord is near » janvier 2013

 

CORONA 89

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CORONA 89

 Les résultats de la mort de Christ

 

La Pâque, vécue par les fils d’Israël en Égypte, les mettait à l’abri du jugement qui allait tomber sur le Pharaon et son pays. Le sang d’un agneau, mis sur les poteaux et le linteau de la porte, préservait chaque famille du destructeur. Pour nous, cela correspond à croire que Jésus-Christ, le véritable Agneau de Dieu, a donné sa vie, que son sang a été versé pour nous délivrer d’un jugement combien plus grand, c’est-à-dire : la mort éternelle. La chair de l’agneau devait être rôtie au feu avant d’être mangée « car aussi Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort en chair » (1 Pier. 3. 18). Pour les croyants, se nourrir de l’Agneau, c’est prendre conscience de toute la grandeur de Celui qui sacrifia Sa vie pour eux. Dans le Nouveau Testament, l’Esprit Saint mentionne à sept reprises que Christ a dû souffrir une fois ou « une fois pour toutes » en ce qui concerne le ou les péchés. Comme il est édifiant de méditer cette vérité ! De là découle la sécurité éternelle de notre salut, ce qui donne à l’apôtre inspiré le droit d’écrire : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus » (Rom. 8. 1). L’agneau était mangé « avec des pains sans levain, et des herbes amères » (Ex. 12. 8). Les pains sans levain montrent que notre communion avec le Seigneur se vit en l’absence de pensées charnelles ; les herbes amères rappellent que nous étions pécheurs et que c’est à cause de nous que Christ, l’Agneau de Dieu, a été immolé. L’ensemble de ce repas, c’est-à-dire : l’agneau, les pains sans levain et les herbes amères, forme le contexte et donne la valeur du thème de notre adoration : « À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ; — et il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; — à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » (Apoc. 1. 5 et 6).

La délivrance de la mer Rouge nous enseigne que nous sommes libérés de nos ennemis extérieurs : Satan et le monde. Satan est, jusqu’à ce qu’il soit enfermé « dans l’abîme », « le dieu de ce siècle », « le chef de ce monde » (Apoc. 20. 3 ; 2 Cor. 4. 4 ; Jean 12. 31). Pour le peuple d’Israël, échapper au Pharaon et à l’esclavage, sous le fouet de ses exacteurs, était une délivrance inespérée. Ensuite, la Mer Rouge apparaît devant eux comme l’annonce d’une mort certaine. Sans l’intervention de Dieu, cette mer était un obstacle infranchissable. Sous l’ordre de l’Éternel, Moïse étend son bâton sur la mer et les eaux se divisent pour laisser passer le peuple. Le prophète Ésaïe le rappellera plus tard : « N’est-ce pas toi qui desséchas la mer, les eaux du grand abîme ? qui fis des profondeurs de la mer un chemin pour le passage des rachetés ? » (És. 51. 10). Le peuple élu passe, les puissances adverses entrent à leur suite et sont anéanties par la mer qui reprend sa force en engloutissant le Pharaon et ses armées. Sur le rivage de la délivrance, « les fils d’Israël chantèrent ce cantique à l’Éternel, et parlèrent, disant : Je chanterai à l’Éternel, car il s’est hautement élevé ; il a précipité dans la mer le cheval et celui qui le montait. Jah est ma force et mon cantique, et il a été mon salut. Il est mon Dieu » (Ex. 15. 1 et 2). Délivré du monde et de sa tyrannie, les israélites entrevoient déjà le pays promis.

Rachetés pour servir : « vous m’appartiendrez en propre d’entre tous les peuples ; car toute la terre est à moi ; et vous me serez un royaume de sacrificateurs, et une nation sainte » (Ex. 19. 5 et 6). Telle était la volonté de Dieu pour ce peuple, qui connut un beau début en remplissant cette fonction, dans le tabernacle, par ses sacrificateurs. Malheureusement, les fils d’Israël se sont tournés vers les idoles. « … ils péchèrent encore, … Dieu consuma leurs jours par la vanité, et leurs années par la frayeur. S’il les tuait, alors ils le recherchaient, et ils se retournaient, et cherchaient Dieu dès le matin ; et ils se souvenaient que Dieu était leur rocher, et Dieu, le Très-haut, leur rédempteur ; mais… leur cœur n’était pas ferme envers lui » (Ps. 78. 32 à 37). Concernant les chrétiens, au cours des âges, on constate le même déroulement : très vite le christianisme a introduit un rituel s’inspirant du judaïsme, ensuite les fêtes destinées aux idoles ont été christianisées comme la Toussaint du 1er novembre (fête des morts ou des martyrs) et Noël (fête de Mithra, divinité perse de la lumière). L’empereur Constantin décida en l’an 354 qu’il fallait fêter la naissance du Sauveur le 25 décembre pour ainsi modifier la fête païenne ; nous devrions plutôt dire : paganiser le christianisme. Quel contraste entre les fêtes dites chrétiennes (où tout est devenu commercial) et la nuit en laquelle Jésus fut livré ! Dans « une grande chambre garnie », Il mange une dernière Pâque avec Ses disciples en leur disant : « … je vous dis que je n’en mangerai plus jusqu’à ce qu’elle soit accomplie dans le royaume de Dieu. Ayant reçu une coupe, il rendit grâces et dit : Prenez ceci et distribuez-le entre vous, car je vous dis que je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu » (Luc 22. 16 à 18). Jésus leur tend la coupe liée à la tradition juive en faisant référence au jour à venir, où il apparaîtra sur la Montagne des Oliviers près de Jérusalem, « venant sur les nuées du ciel, avec beaucoup de puissance et de gloire » (Mat. 24. 30). Le Seigneur étant rejeté, l’ordre du culte juif va être changé ! Ensuite, Il donne à Ses disciples un mémorial : « Puis ayant pris un pain, ayant rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ; de même la coupe aussi, après le souper, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous » (Luc 22. 19 et 20). Dès la descente du Saint Esprit, aucune fête ne sera mentionnée sinon la Cène du Seigneur (1 Cor. 5. 8). « Dieu a commencé à visiter les nations pour en tirer un peuple pour son nom », « Juifs et Grecs » sont sauvés pour former une sainte sacrificature (Act. 15. 14 ; 1 Cor. 1. 24 ; 1 Pier. 2. 5). Ceux qui croient au Seigneur sont appelés par Lui Ses frères, ils portent le titre d’enfants de Dieu (Jean 20. 17 ; Jean 1. 12), ils sont ambassadeurs pour Christ (2 Cor. 5. 20). Aujourd’hui comme aux premiers jours de l’ère chrétienne, les croyants, pour être fidèles au Seigneur et à Sa Parole, ne s’associent pas au monde, même religieux, pour fêter des fêtes liées à l’idolâtrie. Ils se soumettent aux autorités établies par Dieu mais n’interviennent pas dans la politique de ce monde qui a rejeté et crucifié leur Maître. Arrachés à l’emprise de Satan comme Israël à celle du Pharaon, ils représentent et servent Celui qui les a achetés, pour Dieu, par Son sang. Oui, digne est l’Agneau qui a été immolé de recevoir toute notre adoration !

 

CROIRE À LA RÉSURRECTION DE CHRIST

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 Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; il a été enseveli, et il a été ressuscité le troisième jour, selon les Écritures ; il a été vu de Céphas, puis des douze. Ensuite, il a été vu de plus de cinq-cents frères à la fois…
Si Christ n’a pas été ressuscité, votre foi est vaine. 1 Cor. 15. 3 à 6 et 17.

 

CROIRE À LA RÉSURRECTION DE CHRIST

 

La résurrection de Jésus Christ n’est pas un mythe, c’est un fait.
Sir Edward Clarke, Juge à la Cour Suprême britannique, a examiné la résurrection par un procédé optique. Voici sa conclusion : – En tant que juriste, j’ai fait une recherche approfondie sur les preuves des évènements qui se sont succédés à la mort de Jésus, et j’en ai conclu qu’elles étaient valides. Comme homme de loi, j’accepte sans réserve ces preuves comme étant des témoignages d’hommes fiables dont je retiens les affirmations pleinement fondées.
Voilà le témoignage d’un homme sage et respectable de ce monde. Précisons toutefois que la certitude de la résurrection de Christ n’est pas basée sur de telles preuves. Sa résurrection constitue le thème central des Saintes Écritures. L’Ancien Testament l’annonce, le Nouveau Testament la raconte avec précision, et rapporte la déclaration des témoins convaincus : « Le Seigneur est réellement ressuscité » (Luc 24. 34).
Si nous considérons seulement comme « probable » la résurrection de Jésus, nous ne sommes pas de vrais chrétiens. Il faut faire le pas supplémentaire de la foi. L’apôtre Paul écrit : « Si, de ta bouche, tu reconnais Jésus comme Seigneur, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé » (Rom. 10. 9). Rejeter le témoignage de la Bible sur la résurrection de Christ équivaut à rejeter toute la Parole de Dieu.
Quand le disciple Thomas, qui était d’abord incrédule, a vu le Seigneur Jésus ressuscité, il s’est exclamé : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jean 20. 28). Faisons de même, nous aussi, avec reconnaissance !

 

D’après « Il buon seme » février 2022

 

CORONA 88

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CORONA 88
Les résultats de la mort de Christ

 

 

« La croix de Christ nous vaut trois grandes délivrances illustrées par la Pâque, la traversée de la mer Rouge et celle du Jourdain. Par la Pâque nous apprenons que nous sommes délivrés du jugement de Dieu. La délivrance de la Mer Rouge nous enseigne que nous sommes libérés de nos ennemis extérieurs : Satan et le monde. La traversée du Jourdain est une figure de notre mort et de notre résurrection avec Christ. Elle nous dit que nous avons le droit et le devoir de tenir pour morte la chair, notre moi, ce tyrannique ennemi intérieur. Les deux premières expériences sont vécues au moment de la nouvelle naissance. La troisième correspond à ce qu’on appelle l’affranchissement » (inspiré de Chaque jour les Écritures par J. K.).

La Pâque : « Parlez à toute l’assemblée d’Israël, disant : Au dixième jour de ce mois, vous prendrez chacun un agneau par maison de père, un agneau par maison » (Ex. 12. 3)… « mâle, âgé d’un an ; vous le prendrez d’entre les moutons ou d’entre les chèvres ; et vous le tiendrez en garde jusqu’au quatorzième jour de ce mois ; et toute la congrégation de l’assemblée d’Israël l’égorgera entre les deux soirs. Et ils prendront de son sang, et en mettront sur les deux poteaux et sur le linteau de la porte, aux maisons dans lesquelles ils le mangeront ; et ils en mangeront la chair cette nuit-là ; ils la mangeront rôtie au feu, avec des pains sans levain, et des herbes amères » ; « vous le mangerez ainsi : vos reins ceints, vos sandales à vos pieds, et votre bâton en votre main ; et vous le mangerez à la hâte. C’est la pâque de l’Éternel » (v. 5 à 8, 11).
« Et Moïse appela tous les anciens d’Israël, et leur dit : …égorgez la pâque. Et vous prendrez un bouquet d’hysope, et vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin ; et du sang qui sera dans le bassin, vous aspergerez le linteau et les deux poteaux ; et nul d’entre vous ne sortira de la porte de sa maison, jusqu’au matin. Car l’Éternel passera pour frapper les Égyptiens ; et il verra le sang sur le linteau et sur les deux poteaux, et l’Éternel passera par-dessus la porte, et ne permettra pas au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper ».
« Et le peuple s’inclina, et ils se prosternèrent. Et les fils d’Israël s’en allèrent, et firent comme l’Éternel l’avait commandé à Moïse et à Aaron ; ils firent ainsi. Et il arriva, au milieu de la nuit, que l’Éternel frappa tout premier-né dans le pays d’Égypte, depuis le premier-né du Pharaon qui était assis sur son trône, jusqu’au premier-né du captif qui était dans la maison de la fosse, et tout premier-né des bêtes. Et le Pharaon se leva de nuit, lui et tous ses serviteurs, et toute l’Égypte ; et il y eut un grand cri en Égypte, car il n’y avait pas de maison où il n’y eût un mort » (v. 21 et 22 ; 27 à 30).
La lecture de ces versets rend témoignage du jugement et de la valeur du sang de l’agneau, annonçant par avance la mort de Christ, le véritable « Agneau de Dieu » (Jean 1. 29). « Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures » (1 Cor 15. 3) ; « Il a été livré pour nos fautes » (Rom. 4. 25). Pour être épargné du jugement, les maisons israélites devaient croire et obéir.
Ces deux actions sont d’une importance capitale. « Si de ta bouche, tu reconnais Jésus comme Seigneur et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé » (Rom. 10. 9). Confesser Jésus comme Seigneur correspond à prendre le bouquet d’hysope pour mettre le sang « sur le linteau et sur les deux poteaux ». Par les prophéties bibliques, nous apprenons que de terribles jugements sont encore à venir : les hommes rendront l’âme de peur « dans l’attente de ce qui va atteindre la terre habitée » ; ce sera « une grande tribulation, telle qu’il n’y en a pas eu depuis le commencement du monde jusqu’à maintenant et qu’il n’y en aura jamais plus » (Luc 21. 26 ; Mat. 24. 21). L’horreur et la douleur engendrées par la destruction de villes en Syrie et présentement en Ukraine ne sont, chose difficile à dire, qu’un échantillon de ce que notre monde va connaître.
Aujourd’hui, quiconque accepte dans son cœur Jésus comme Sauveur est délivré d’un jugement plus terrible que ces guerres, c’est-à-dire : être épargné de la mort éternelle ! Elle est une condamnation qui pèse sur l’humanité depuis la désobéissance d’Ève et d’Adam au sujet du fruit de l’arbre défendu. Dieu avait dit à Adam : « au jour que tu en mangeras, tu mourras certainement » (Gen. 2. 17). Au sein de la souffrance, au cœur de la tempête, tant que le souffle nous est laissé, nous pouvons nous tourner vers le Seigneur : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta maison » (Act. 16. 31) ; promesse merveilleuse à saisir sans attendre !
En Égypte, la maison qui n’avait pas mis le sang de l’agneau autour de sa porte était frappée par « le destructeur ». Il y avait un moment pour obéir, mais il y avait aussi le point de non-retour. Ce que le roi Salomon a écrit garde toute sa force : « Souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse, avant que soient venus les jours mauvais, et avant qu’arrivent les années dont tu diras : Je n’y prends point de plaisir » ; « Ne te glorifie pas du jour de demain, car tu ne sais pas ce qu’un jour enfantera » (Éccl. 12. 1 ; Prov. 27. 1). L’insensé pense : « mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour beaucoup d’années ; repose-toi, mange, bois, fais bonne chère. Mais Dieu lui dit : Insensé ! cette nuit même, ton âme te sera redemandée » (Luc 12. 19). Il y a un temps pour croire, et obéir. Laisser passer ce temps, et il sera trop tard : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 3. 15 ; 4. 7).

La délivrance de la mer Rouge nous montre la puissance de Dieu en action. Les fils d’Israël, délivrés de la tyrannie du Pharaon (représentant Satan), laissent derrière eux l’Égypte (image du monde) où ils avaient été si longtemps esclaves. Délivrés, le cœur joyeux, quand tout semblait radieux, ils aperçoivent le Pharaon et ses armées approchant à grands pas. Devant eux, la mer Rouge leur barre le passage ! La peur s’installe, « ils crient à l’Éternel » tout en accusant leur conducteur. Moïse, type de Christ Sauveur, leur dit : « Ne craignez point ; tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel. Il combattra pour vous, et vous, vous demeurerez tranquilles » (Ex. 14. 13 et 14). Lorsque le Seigneur ressuscité est apparu à Ses disciples dans la chambre haute, fermée par crainte des Juifs, Il leur dit : « Paix vous soit ».

BARTIMÉE

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BARTIMÉE

 

 

Et ils arrivent à Jéricho. Comme il sortait de Jéricho avec ses disciples et une grande foule, Bartimée l’aveugle, le fils de Timée était assis au bord du chemin et mendiait. Ayant entendu dire que c’était Jésus le Nazarénien, il se mit à crier et à dire : Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! Beaucoup le reprirent pour le faire taire ; mais il criait d’autant plus fort : Fils de David, aie pitié de moi ! Jésus s’arrêta et dit : Appelez-le. Ils appellent l’aveugle, en lui disant : Bon courage, lève-toi, il t’appelle. Alors, jetant loin son vêtement, il se leva d’un bond et vint à Jésus. Jésus lui répondit : Que veux-tu que je te fasse ? L’’aveugle lui dit : Rabboni, que je recouvre la vue. Jésus lui dit : Va, ta foi t’a guéri. Aussitôt il recouvra la vue et le suivit dans le chemin. (Marc 10. 46 à 52).

Nous avons là l’un de ces nombreux courts récits des évangiles, plein de richesses : une vie avec de grands besoins (Bartimée), des cœurs dépourvus de compréhension (la foule), l’amour et la miséricorde du Seigneur Jésus.
Jésus Christ était à la fin de Son voyage qui le conduisait de Jéricho à Jérusalem, où Il serait crucifié quelques jours plus tard. Une « grande multitude » de gens le suivaient, et parmi eux, certainement quelques-uns croyaient en Lui comme étant le Messie et le Fils de Dieu. D’autres étaient là seulement pour entendre et voir ce Maître si différent de ceux qu’ils avaient vus auparavant. Mais il y avait aussi de nombreuses personnes critiques parmi la foule, qui rejetaient Jésus et cherchaient l’occasion de le calomnier ou de l’accuser.
Puis Bartimée apparaît sur la scène, un aveugle qui mendiait. Il ne distinguait ni les couleurs ni la lumière, tout était ténèbres autour de lui. Il était à la charge de sa famille, étant incapable de gagner de l’argent et de subvenir à ses besoins. Aussi il devait mendier et dépendre de la sympathie et de la générosité des autres.
De quel groupe faites-vous partie ? De ceux qui croyaient en Jésus ? Ou bien de cette sorte de parasites qui n’ont pas encore de relation avec Lui ? Il se peut que vous estimiez que Jésus était une Personne digne d’intérêt, mais que vous Le rejetiez néanmoins à cause de Son honnêteté et de Sa franchise plutôt gênantes. Ou bien, choisiriez-vous Bartimée, quelqu’un qui était marqué par les malheurs de la vie, un paria, et un cas évidemment désespéré ?

Bartimée l’aveugle se rendait compte qu’une grande foule passait devant lui. Il espérait que certains auraient pitié de lui et lui donneraient peut-être quelque aumône. Puis il entendit que Celui qui passait par là était Jésus de Nazareth. Quelle surprise pour lui ! Il se mit alors à crier : « Jésus, Fils de David ! ».
Jésus était Celui qui accomplissait des miracles, le charpentier et le maître qui enseignait. Il venait de Nazareth, un petit village insignifiant au sujet duquel quelqu’un avait dit : « Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? » (Jean 1. 46). Le terme « Nazaréen » suscitait rejet et dédain. N’est-il pas courant, aujourd’hui aussi, que les récits bibliques de la vie et de la mort de Jésus Christ soient méprisés et rejetés ?
Beaucoup ne voient encore en Lui qu’un homme, différent des autres, bien sûr, mais non pas le Fils de Dieu, le Sauveur du monde.
Bartimée criait : « Jésus, Fils de David ! ». Pour lui Jésus n’était pas quelque descendant du roi David, mais un « Fils » bien particulier, dont les prophètes de l’Ancien Testament avaient parlé : le Messie, le Sauveur qui accomplirait les promesses d’autrefois. Le qualificatif que Bartimée donne au Seigneur montre comme il L’appréciait, et l’espoir qu’il plaçait en Lui. Il ajoute : « Aie pitié de moi ! ». Il croyait vraiment que Jésus Christ pouvait lui venir en aide. La façon dont il L’invoque montre son respect, son extrême souffrance, mais aussi sa confiance et sa foi.
Nous apprenons de Bartimée que nous pouvons solliciter le secours du Seigneur Jésus franchement et avec assurance, dans la conviction qu’Il peut et qu’il veut nous venir en aide.

Nous pouvons bien comprendre pourquoi la foule était en colère contre Bartimée qui criait si fort. Tout le monde voulait entendre ce que Jésus disait, et être témoin de ce qu’Il faisait. Mais les plaintes désespérées de l’aveugle les en empêchaient ; c’est pourquoi ils essayaient de le faire taire. Il aurait mieux valu qu’ils le conduisent simplement à Jésus : il aurait alors cessé de crier. Était-ce l’égoïsme ou l’indifférence qui éclipsait tout sentiment à l’égard du pauvre aveugle ?
La façon dont Bartimée était traité alors ne serait pas différente de nos jours. Quiconque cherche à venir à Jésus avec ses besoins d’aide rencontrera de l’opposition. Plusieurs savent qu’ils sont pécheurs et coupables, ou ne savent plus que faire de leur vie ruinée, sur laquelle ils ne peuvent que pleurer. Mais il y en a d’autres qui sont des obstacles ; ils cherchent à apaiser et consoler ces personnes, ou même à les distraire de leur état ou à les tourner en ridicule. Ils ne prennent pas au sérieux le fardeau des péchés ; aussi, il n’est pas étonnant alors qu’on fasse taire cet appel à un secours spirituel.
Cependant, quoiqu’aveugle, mendiant et sans aide, Bartimée était bien déterminé à être vu et entendu. Aussi, il n’a pas renoncé et a persisté à solliciter par ses cris l’aide de Jésus. Quel exemple pour quelqu’un qui connaîtrait les mêmes difficultés !
Comment le Seigneur Jésus a-t-Il réagi ? Malgré les clameurs qui L’entouraient, Il a entendu et compris le besoin de cet homme. Il s’est arrêté, sachant que ce n’était pas la foule qui avait le plus besoin de Lui, mais celui qui était dans de grandes difficultés.

« Jésus s’arrêta ». Ces quelques mots montrent la compassion du Sauveur. Elle est à la disposition de quiconque prend conscience de son état de pécheur. Le Fils de Dieu est venu sur la terre pour mourir sur la croix pour les pécheurs. Cela montre la grandeur de Sa miséricorde. Bartimée était important pour Lui, comme quiconque se tourne vers Lui avec de profonds besoins.
Jésus dit : « Appelez-le ». La foule transmet ce commandement jusqu’à l’aveugle : « Bon courage, lève-toi, il t’appelle ». Parmi ceux-là, y en avait-il qui, un instant plus tôt, lui demandaient de se taire, ou qui étaient agacés que Jésus s’occupe d’un tel homme ? L’appel et l’invitation du Seigneur Jésus à le suivre doivent être transmises, aujourd’hui encore. Tous ceux qui savent que Jésus est mort pour leurs péchés ont le devoir d’en parler aux autres et de les amener à Lui.
Bartimée n’était pas intimidé par la foule, ni trop timide pour s’avancer. Il jeta loin son vêtement dans sa hâte pour venir auprès de Celui dont il croit qu’Il peut lui rendre la vue, le Sauveur, Jésus Christ.
C’est la même chose aujourd’hui : quiconque a besoin de guérison spirituelle doit ne pas tenir compte de ce que les autres disent, balayer tous les obstacles et venir au Sauveur qui seul peut lui venir en aide.

Bartimée se tient à présent devant Jésus, attendant du Sauveur une réponse à son appel. Jésus l’a entendu et l’a fait approcher de Lui. L’aveugle doit maintenant attendre pour savoir comment Il réagira à sa supplication de recouvrer la vue.
Jésus ne le guérit pas immédiatement. Bartimée fait appel à Sa miséricorde. Le Seigneur Jésus veut qu’il soit plus précis dans sa demande, même s’Il connaît la condition de cet homme. C’est pourquoi Il demande : « Que veux-tu que je te fasse ? ». Quand Jésus Christ a un contact avec une personne, la façon dont Il agit envers elle correspond parfaitement à son besoin personnel.
Bartimée n’hésite pas un instant et déclare quel était son besoin précis. Il était certain que le Fils de David, le Messie promis, pouvait lui accorder ce qu’il désirait. Il avait bien entendu parler des miracles de guérison que le Seigneur avait accomplis précédemment, et Il croyait en Sa toute-puissance.
Ce que les autres avaient pu penser quant à la possibilité que Bartimée recouvre la vue était bien égal au pauvre aveugle. Il désirait ardemment que son handicap soit ôté.
Cet évènement que l’évangile nous rapporte devrait encourager quiconque est conscient du fardeau de péchés qu’il porte, à faire appel à Jésus, le Fils de Dieu, qui a « le pouvoir… de pardonner les péchés » (Marc 2. 10). Il n’a pas déçu Bartimée et Il ne décevra pas quiconque se repent sincèrement.

Bartimée était venu avec foi jusqu’au Seigneur Jésus. Une fois qu’il a eu exprimé son besoin, le Seigneur était prêt à l’assurer que son désir avait été exaucé : « Va, ta foi t’a guéri ». Bartimée était guéri : maintenant, il voyait.
La guérison de cet homme aveugle illustre la façon dont Jésus Christ est toujours prêt à guérir les personnes de leur aveuglement spirituel, c’est-à-dire l’aveuglement concernant Dieu et soi-même, maintenant encore. Le salut n’est pas quelque chose à quoi nous devons travailler, c’est un don de Dieu. Il se produit « immédiatement » et complètement, comme la guérison de l’homme aveugle ; mais c’est une question de foi.
Jésus a entendu le cri de Bartimée, Il a reconnu la réalité de sa foi et l’a guéri. Mais Bartimée n’a pas suivi ensuite « son » chemin. Il « le (Jésus) suivit dans le chemin ».
Et quel chemin c’était ! Jésus était en route vers Jérusalem où Il serait crucifié.
La décision de Bartimée d’aller avec Lui prouvait sa gratitude d’avoir été guéri. Ce devrait être aussi la réaction naturelle des croyants nés de nouveau : suivre Jésus dans Son chemin de réjection par ce monde, dont Il les a séparés par Son œuvre de rédemption accomplie à Golgotha.
Cher lecteur, au début de cette méditation sur Bartimée, l’aveugle, nous avons fait remarquer qu’il y a plusieurs groupes de personnes dont les réactions étaient différentes vis-à-vis des besoins de cet homme aveugle et vis-à-vis de la Personne de Jésus Christ. Est-ce que cette lecture vous a touché et a eu un impact sur votre attitude envers le Fils de Dieu et votre propre condition devant Lui ?

D’après « The Good Seed » février 2022

 

SAISIR L’OCCASION

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(L’apôtre Paul, en prison, déclare :) J’ai appris à être content dans les situations où je me trouve… En toute circonstance et à tous égards je suis enseigné aussi bien à être rassasié qu’à avoir faim, aussi bien à être dans l’abondance qu’à être dans les privations. (Phil. 4. 11 et 12)

 

SAISIR L’OCCASION

 

Mon ami avait aidé les autres pendant toute sa vie. Maintenant âgé, il dut être hospitalisé. Lorsque je lui rendis visite, il venait de passer la nuit dans le couloir d’un service, parce que toutes les chambres étaient occupées. J’étais indigné  : il avait toujours aidé les autres ; il avait maintenant besoin d’aide – et il n’y avait pas de place pour lui ! Immédiatement je me renseignai et j’appris qu’il allait être rapidement transféré dans une chambre.
Je retournai auprès de lui, et avant que je puisse dire quoi que ce soit, il me dit : – C’est formidable que je sois là dans le couloir. Depuis longtemps je ne pouvais plus parler du Seigneur Jésus à d’autres personnes. J’arrive à l’hôpital, et on me met dans cet endroit stratégique. J’ai déjà pu parler de Dieu à beaucoup de personnes. Le Seigneur a vraiment tout bien dirigé ! Je suis couché ici, et je peux dire aux autres que je suis sur le chemin d’une éternité bienheureuse. Beaucoup me racontent leurs peines, et je prie avec eux. C’est merveilleux de voir comment le Seigneur m’a amené ici !
Comme j’ai eu honte de mon erreur d’appréciation  !
L’apôtre Paul, en prison, était satisfait de sa situation, non pas parce qu’elle était agréable, mais parce que là, il faisait l’expérience de la présence de son Seigneur, et pouvait Le servir.
Demandons au Seigneur Jésus de nous aider à connaître Son but dans toutes les situations éprouvantes qu’Il permet, de nous donner l’humilité pour les traverser avec Lui dans Sa paix. « Fais-moi connaître tes voies, ô Éternel ! enseigne-moi tes sentiers » (Ps. 25. 4).

 

 

D’après La Bonne Semence Avril 2022
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TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (PRIER)

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TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (PRIER)

 

Lien pour télécharger le PDF : TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (PRIER)

 

Où se trouve le passage ?

 

1. Voici, je te prie, j’ai osé parler au Seigneur, moi qui suis poussière .. Gen.
2. je te prie de venir et de lui imposer les mains, afin qu’elle soit sauvée Marc
3. Souviens-toi, je te prie, que tu m’as façonné comme de l’argile …….. Job
4. Éternel, Dieu d’Israël ! déclare-le, je te prie, à ton serviteur …………… 1 Sam.
5. que ta colère et ta fureur se détournent, je te prie, de ta ville de Jérusalem Dan.
6. que le Seigneur marche, je te prie, au milieu de nous …………………… Ex.
7. Je te prie, que ton oreille soit attentive – pour écouter la prière de ton serviteur Néh.
8. Seigneur Éternel ! souviens-toi de moi, je te prie, et fortifie-moi …….. Jug.
9. Que nous tombions, je te prie, dans les mains de l’Eternel ……………. 2 Sam.
10. fais-moi connaître, je te prie, ton chemin …………………………………….. Ex.
11. Éternel, notre Dieu ! sauve-nous, je te prie, de sa main ………………… 2 Rois
12. priez l’un pour l’autre ………………………………………………………………… Jac.
13. je te prie, que tes paroles, que tu as dites à ton serviteur soient fermes 1 Rois
14. Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Éternel, prie l’Éternel Nomb.
15. Que je passe, je te prie, et que je voie ce bon pays ………………………. Deut.
16. J’ai prié pour cet enfant, et l’Éternel m’a accordé la demande ………… 1 Sam.
17. après avoir prié, ils leur imposèrent les mains ………………………………. Act.
18. Implore, je te prie, l’Éternel, ton Dieu, et prie pour moi …………………… 1 Rois
19. il est prophète, et il priera pour toi, et tu vivras ………………………………. Gen.
20. nous prions aussi toujours pour vous …………………………………………… 2 Thess.
21. nous vous prions, frères, de connaître ceux qui travaillent parmi vous 1 Thess.
22. Esdras priait et faisait sa confession, pleurant et se prosternant ……… Esdras
23. Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, élevant des mains saintes 1 Tim.
24. soyez donc sobres et veillez pour prier ………………………………………… 1 Pier.
25. Seigneur Éternel, pardonne, je te prie ! ……………………………………….. Amos
26. frères, priez pour nous, afin que la parole du Seigneur coure …………. 2 Thess.
27. Priez pour nous, car nous croyons que nous avons une bonne conscience Héb.
28. priant – pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour la parole Col.
29. Éternel, je te prie, ouvre ses yeux ……………………………………………….. 2 Rois
30. priant par toutes sortes de prières et de supplications – par l’Esprit ….. Éph.

 

D’après le recueil de 360 passages 2001