HALLOWEEN (2)
HALLOWEEN (2)
Halloween a pour origine un rite anglo-saxon très ancien. Chaque année, le 31 octobre, les prêtres d’une société initiatique secrète passaient de maison en maison réclamer des offrandes pour leur divinité, Samain, seigneur de la mort. En cas de refus, ils proféraient des menaces terrifiantes, c’était le « trick or treat », la malédiction ou l’offrande. Sévissant de nuit, ils s’éclairaient avec de gros navets ou des citrouilles évidés et sculptés en forme de tête de mort où brûlait une bougie. Ces petites lumières vacillantes figuraient l’esprit exécuteur de leurs malédictions.
La Bible met en garde avec force contre de telles pratiques, même édulcorées, et le chrétien doit les dénoncer :
– Jésus est le Seigneur de la vie et non de la mort. Il dit : « Moi, je suis le chemin, et la vérité, et la vie » (Jean 14. 6).
– Jésus est lumière et non ténèbres. Il dit : « Moi, je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8. 12).
– La Bible condamne tout ce qui peut être lié à Satan et aux esprits méchants : « Marchez comme des enfants de lumière…, éprouvant ce qui est agréable au Seigneur. N’ayez rien de commun avec les œuvres infructueuses des ténèbres » (qui ne produisent rien de bon), mais plutôt démasquez-les (Éph. 5. 8 et 11).
– Nous sommes appelés à vivre dans l’amour ; nous n’avons pas à menacer pour obtenir une quelconque récompense : « Les uns à l’égard des autres, soyez bons, compatissants » prêts à nous pardonner les uns aux autres « comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné » (Éph. 4. 32).
D’après la Bonne Semence octobre 2022
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L’ATTENTE DU CHRÉTIEN
Et maintenant, qu’est-ce que j’attends, Seigneur ? Mon attente est en toi. Ps. 39. 7.
Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu ; car mon attente est en lui. Ps. 62. 5.
L’ATTENTE DU CHRÉTIEN
Nous passons une grande partie de notre temps à attendre quelque chose. On pourrait même dire que l’homme « vit dans l’attente » pendant toute son existence. Même si l’on n’en est pas toujours conscient, on se dirige dès la naissance vers l’issue inéluctable de toute vie : la mort. Comme le poète Alcuin l’a écrit : La vie est l’attente de la mort.
Même le chrétien sait que sa vie terrestre aura une fin mais, contrairement à l’incrédule, il possède la vie éternelle que le Seigneur Jésus lui a donnée ; et, avec cette certitude, il affronte la vie sereinement.
La mort n’est pas la fin de l’existence de l’homme, parce que, pour Dieu, « tous vivent » (Luc 20. 38). « Il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela le jugement » (Héb. 9. 27). Mais la Bible dit aussi : « Vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13).
Mais peut-être que vous vous demandez ce qu’est cette « vie éternelle ». Elle ne consiste pas seulement à vivre pour toujours. Comme Jésus Lui-même l’a affirmé : « Or la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jean 17. 3). Celui qui connaît Dieu, par la foi en Jésus, a la certitude de vivre pour toujours dans le paradis de Dieu et d’échapper au jugement de Dieu. Les paroles même de Jésus nous l’assurent : « Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24).
Pour celui qui croit en Lui, l’espérance d’une vie vécue éternellement avec Jésus rend sereine et tranquille l’attente qui le sépare de la rencontre avec son Sauveur. L’apôtre Paul disait : « J’ai le désir de partir (c’est-à-dire : quitter la vie terrestre) et d’être avec Christ, car c’est, de beaucoup meilleur » (Phil. 1. 23).
Celui qui est un racheté de Christ attend paisiblement la fin de sa vie – si le Seigneur Lui-même ne vient pas chercher les Siens avant – confiant dans « l’espérance de la vie éternelle que Dieu, qui ne peut mentir, a promise avant les temps des siècles » (Tite 1. 2).
D’après « Il buon seme » août 2022
LA LOI ET LA GRÂCE
Jésus, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Comme ils persistaient à l’interroger, il se releva et leur dit : Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il jette le premier la pierre contre elle. Puis, s’étant encore baissé, il écrivait sur la terre. Mais eux, après l’avoir entendu, sortirent un à un, en commençant par les plus âgés jusqu’aux derniers. Jean 8. 6 à 9.
LA LOI ET LA GRÂCE
Les Pharisiens avaient amené à Jésus une femme surprise en adultère. Dans leur propre justice hypocrite, ils demandent pour elle le châtiment le plus sévère : la mort. Comment Jésus allait-il réagir à la question-piège des Pharisiens ? Condamnerait-Il la femme adultère, selon la Loi, où userait-Il de grâce en la laissant aller ?
Le Seigneur n’a pas répondu directement à la question de Ses adversaires. Il s’est penché et s’est mis à écrire sur la terre, semblant ne pas vouloir leur répondre. Cela leur donnait du temps pour réfléchir à leur question et à ce qui la motivait. Mais ils ont persévéré et ont interrogé Jésus à nouveau.
Alors Jésus a répondu, comme Celui qui enseigne et non pas comme un juge, confirmant l’autorité de la Loi sur tous ceux qui étaient présents, pas seulement sur la femme adultère. Quiconque n’avait jamais enfreint la Loi pouvait mettre la sentence à exécution, mais seulement celui-là.
Le Seigneur s’est à nouveau penché pour écrire sur la terre. Peut-être écrivait-Il les noms de ces hommes infidèles à la Loi, afin qu’ils se souviennent de leur propre culpabilité.
Les accusateurs quittent tous la scène sans un mot, les plus âgés en premier, car ils pensaient probablement être les plus concernés.
Qu’apprenons-nous de ce récit ? – C’est que le péché demeure le péché, et qu’il doit être jugé – et pas seulement les péchés que nous estimons être les plus graves. Et nous devons commencer par le jugement de nos propres péchés.
Jésus et la femme sont laissés seuls. La tension créée près du temple par cet incident s’est dissipée. Les Pharisiens pensaient remporter une victoire sur Jésus, mais leurs plans ont été déjoués. C’était eux qui étaient embarrassés, non pas le Seigneur. Incapables de supporter la lumière qui a brillé sur eux, ils ont quitté la scène.
Alors Jésus est laissé seul avec la femme : une personne pitoyable et une Personne pleine de pitié. Une sainte solennité remplissait l’atmosphère. La question du Seigneur : « Femme, où sont-ils, tes accusateurs ? », nous rappelle la première question de Dieu après la chute de l’homme : « Où es-tu ? » (Gen. 3. 9). Lorsque leur conscience est touchée, les gens se cachent de devant Dieu, parce qu’ils prennent conscience du fait qu’ils sont pécheurs.
La femme dit peu de choses. Ce que le Seigneur a dit à ses accusateurs l’a fortement affectée. Celui qui était devant elle était véritablement « la lumière du monde » (Jean 8. 12).
Conscients de leur propre culpabilité, aucun des accusateurs n’a osé lapider la femme adultère. Comment le Seigneur réagit-Il ? Il n’agit pas comme s’il n’avait rien vu, ni ne condamne catégoriquement cette femme, car ses accusateurs n’étaient pas moins pécheurs qu’elle. Le Fils de Dieu n’était pas venu « afin qu’il juge le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3. 17).
Le Seigneur n’a pas exprimé Son pardon à la femme, car cela nécessite la confession et la repentance. Mais Il l’a avertie de ne plus pécher, car tout péché est un affront à Dieu. Si sa conscience a été touchée par l’attitude et les paroles du Seigneur à son égard, elle aura compris la gravité du péché devant le Dieu saint et juste qui a « les yeux trop purs pour voir le mal » (Hab. 1. 13). Si son cœur l’a conduite vers le Dieu d’amour manifesté aux hommes dans la Personne de Jésus, ses péchés lui seront pardonnés.
D’après « The Good Seed » juillet 2022
BERACA 1
BERACA 1
Corona a été le titre pour 100 messages. Ce nom qui veut dire couronne décrit le virus Covid-19 parce qu’il se présente sous la forme d’une couronne. Pour la suite de cet exercice qui a été apprécié aussi en Haïti, j’ai caressé l’idée d’en changer le nom. Beraca, au milieu d’un monde affligé par des révoltes, des guerres et des épidémies, présente un aspect positif.
Ce nom est apparu lorsque Josaphat, roi de Juda, et son peuple furent attaqués par trois nations ennemies et annoncées comme « une grande multitude » (2 Chron. 20. 2). L’Éternel leur donna la victoire sans qu’ils aient à combattre. Dans la joie de la délivrance, ils ont appelé le nom de la vallée où la victoire leur fut donnée : Beraca, ce qui veut dire « bénédiction ».
En pensant à une autre vallée, les fils de Coré expriment une béatitude : « Bienheureux l’homme dont la force est en toi, et ceux dans le cœur desquels sont les chemins frayés ! Passant par la vallée de Baca, ils en font une fontaine ; la pluie aussi la couvre de bénédictions » (Ps. 84. 5-6). Le nom « Baca » se traduit par « pleurs ». C’est exactement ce que Josaphat et les fils de la tribu de Juda ont expérimenté lorsqu’ils apprirent qu’une multitude d’ennemis était venue contre eux. Le roi, dans sa prière, fait référence à leur angoisse dans cette situation. C’est pour eux, « la vallée de Baca » mais elle devient vite la vallée de Beraca. De ce récit, nous pouvons tirer de précieuses instructions et directions :
Craindre et rechercher le Seigneur : « Et Josaphat craignit, et tourna sa face pour rechercher l’Éternel, et proclama un jeûne par tout Juda » (2 Chron. 20. 3).
Se rassembler : « Et Juda s’assembla pour chercher secours de la part de l’Éternel : et on vint aussi de toutes les villes de Juda pour rechercher l’Éternel » (v. 3 et 4). « Et tout Juda se tenait devant l’Éternel, avec leurs petits-enfants, leurs femmes et leurs fils » (v. 13).
Intercéder : Josaphat intercède en exposant le problème et en rappelant les promesses faites à Salomon, à savoir que : « quelle que soit la prière, quelle que soit la supplication que fera un homme quelconque de tout ton peuple Israël, quand ils reconnaîtront chacun la plaie de son propre cœur et qu’ils étendront leurs mains vers cette maison » (1 Rois 8. 38), « et que nous nous tenions devant cette maison et devant toi, car ton nom est dans cette maison, et que nous criions à toi à cause de notre angoisse, tu écouteras, et tu sauveras » (2 Chron. 20. 9).
S’en remettre à Dieu : « ne les jugeras-tu pas ? car il n’y a point de force en nous devant cette grande multitude qui vient contre nous, et nous ne savons ce que nous devons faire, mais nos yeux sont sur toi ! » (v. 12).
Écouter la voix de l’Éternel : dans cette circonstance, Jakhaziel, conduit par l’Esprit Saint, dicte les instructions : « Ne craignez point, et ne soyez point effrayés à cause de cette grande multitude ; cette guerre n’est pas la vôtre, mais celle de Dieu » (v. 15). Le prophète insiste : « Ce n’est point à vous de combattre en cette affaire ; présentez-vous, et tenez-vous là ».
– « voyez la délivrance de l’Éternel qui est avec vous » (v. 17). Tous ont besoin d’être rassurés, c’est pourquoi il dit encore : « Juda et Jérusalem, ne craignez pas et ne soyez pas effrayés ; demain, sortez à leur rencontre, et l’Éternel sera avec vous » (v. 17).
Croire la voix du Seigneur et adorer quand l’ennemi est proche : « Et Josaphat s’inclina le visage contre terre, et tout Juda et les habitants de Jérusalem tombèrent sur leurs faces devant l’Éternel, pour adorer l’Éternel. Et les lévites d’entre les fils des Kéhatites et d’entre les fils des Corites se levèrent pour louer l’Éternel, le Dieu d’Israël, à grande et haute voix » (v. 18 et 19).
Se lever de bonne heure le matin, pour se fortifier : « Josaphat se tint là et dit : Écoutez-moi, Juda, et vous, habitants de Jérusalem : Croyez à l’Éternel, votre Dieu, et vous serez affermis ; croyez ses prophètes, et vous prospérerez » (v. 20).
Persévérer : « Et le roi tint conseil avec le peuple, et établit des chantres pour l’Éternel, et ceux qui louaient dans la sainte magnificence, et disaient, en sortant devant les troupes équipées : Célébrez l’Éternel, car sa bonté demeure à toujours » (v. 21).
Agir selon Dieu : « Et au moment où ils commençaient le chant de triomphe et la louange, l’Éternel mit des embûches (contre les ennemis)… Et les fils d’Ammon et de Moab se levèrent contre les habitants de la montagne de Séhir, pour les exterminer et les détruire ; et quand ils en eurent fini avec les habitants de Séhir, ils s’aidèrent l’un l’autre à se détruire » (v. 23). Pour les fils d’Israël, leur seule action dans le combat fut de louer l’Éternel !
S’accaparer des richesses : « Et Josaphat et son peuple,… trouvèrent en abondance des richesses,… et des objets précieux, et ils en ramassèrent à ne pouvoir les porter ; et ils furent trois jours à piller le butin, car il était abondant » (v. 25).
Remercier : « Et le quatrième jour, ils s’assemblèrent dans la vallée de Beraca, car là ils bénirent l’Éternel ; c’est pourquoi on a appelé ce lieu-là du nom de vallée de Beraca, jusqu’à ce jour. Et tous les hommes de Juda et de Jérusalem, et Josaphat à leur tête, s’en retournèrent, revenant à Jérusalem avec joie ; car l’Éternel les avait réjouis au sujet de leurs ennemis » (v. 26 et 27).
Que d’instructions pour nous chrétiens ! Nous étions condamnés à la mort éternelle à cause du péché d’Adam. « Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort et,… la mort a passé à tous les hommes, du fait que tous ont péché » (Rom. 5. 12). Notre Seigneur Jésus Christ est venu dans le monde et a accompli l’œuvre de la purification des péchés en donnant Sa vie sur la croix. Et, « comme dans l’Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ tous seront rendus vivants » (1 Cor. 15. 22). C’est Lui qui a vaincu Satan et la mort ! C’est Lui qui est allé en pleurant, portant la semence qu’il répandait et qui « revient avec chant de joie, portant ses gerbes » (Ps. 126. 5). En résumé : croire Dieu, obéir, et se réjouir.
La vallée de Baca est devenue la vallée de Beraca ; la vallée des pleurs, celle de la bénédiction !
PARLEZ, DIEU VOUS ÉCOUTE
Ne vous inquiétez de rien, mais, en toute circonstance, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication, avec des actions de grâces. Phil. 4. 5.
(Jésus a dit : ) Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et cela sera fait pour vous. Jean 15. 7.
PARLEZ, DIEU VOUS ÉCOUTE
Prier veut dire : se tourner vers Dieu dans notre cœur et nos pensées, et avec nos propres paroles ; c’est beaucoup plus que de formuler des demandes. Que penserions-nous d’un enfant qui ne parle à ses parents que quand il désire obtenir d’eux quelque chose ? La prière est une manifestation de la relation que nous avons avec Celui à qui elle est adressée : Dieu notre Père, le Seigneur Jésus, Personnes divines révélées dans la Bible et qui s’intéressent beaucoup à chacun de nous. Dieu nous écoute, quelle grâce !
La prière nous permet de mettre en exercice :
– l’humilité, dans l’expression de nos besoins les plus profonds et dans la conscience de notre incapacité à les résoudre ;
– la foi, qui saisit toutes les promesses de Dieu ;
– l’espérance, qui se réjouit à l’avance de leur réalisation ;
– la conscience de l’amour de Jésus, qui s’est donné pour chacun de nous, et l’amour pour Lui et pour tous ceux dont nous Lui parlons ;
– la patience, parce qu’on accepte de laisser Dieu intervenir, au temps et de la manière qu’Il le veut.
Ce n’est pas à nous de suggérer à Dieu ce qu’Il doit faire : si nous ne renonçons pas à notre propre volonté, nous ne comprendrons pas Ses réponses. Si nous éprouvons de l’animosité ou de la rancœur vis-à-vis d’une personne, jugeons et abandonnons ces sentiments tout de suite ! De tels sentiments font du mal, et premièrement à nous-même. Prions pour cette personne, et nous serons capables de l’aimer. « Père, pardonne-leur », disait Jésus devant Ses bourreaux (Luc 23. 34).
Par la lecture de la Bible, nous comprendrons mieux le Père, et Jésus qui nous L’a révélé. Nous connaîtrons aussi la volonté de Dieu et nous prierons en accord avec Sa volonté ; et Il nous exaucera : « Si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute ; et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses que nous lui avons demandées » (1 Jean 5. 14 et 15).
D’après « Il buon seme » septembre 2022
DIEU RÉPOND À TOUTES NOS QUESTIONS
DIEU RÉPOND À TOUTES NOS QUESTIONS
1. EN LUTTE AVEC MES QUESTIONS
(Dieu dit à Moïse 🙂 Et maintenant, va… et je t’enseignerai ce que tu diras. Ex. 4. 12.
Toi, tu diras tout ce que je te commanderai. Ex. 7. 2.
– Je me tenais devant la petite église en briques. Mon cœur battait fort. Devais-je entrer dans cette église, ou non ? Est-ce que vraiment j’y trouverais une réponse aux questions avec lesquelles je me débattais ?
Comme la majeure partie des jeunes bengalais, j’ai été élevé dans l’Islam. Je priais cinq fois par jour, je jeûnais pendant le Ramadan, j’allais à la mosquée, mais mon cœur restait vide. Pourquoi cette insatisfaction continuelle ? Pourquoi ma religion ne me rendait-elle pas heureux ? Pourquoi, malgré mes efforts pour prier et observer le jeûne, n’étais-je pas convaincu d’agir comme il fallait ? Et pourquoi même mes frères me rejetaient, comme cela était arrivé à Joseph, ce personnage dont j’avais lu l’histoire dans la Bible ? N’étant pas sûr, jusqu’au dernier moment, qu’il soit sage ou non de pénétrer dans l’église, je finis par y entrer.
L’homme qui parlait s’interrompit brusquement, au beau milieu d’une phrase. Puis il recommença à parler, mais s’arrêta de nouveau. Les auditeurs commencèrent à chuchoter entre eux. Pour la troisième fois, il reprit son discours, mais se tût soudain. Cet homme est étrange, me dis-je en me dirigeant vers la porte, mécontent. Mais, au moment où je l’ouvrais pour m’en aller, le prédicateur se remit à parler et ses paroles m’allèrent droit au cœur : – Je regrette – s’excusa-t-il – mais à plusieurs reprises, après que j’ai commencé à parler, j’ai senti une force intérieure qui m’a poussé à me taire, comme si Dieu voulait que je change de sujet ; et maintenant je sens que je dois parler d’un homme de l’Ancien Testament qui s’appelait Joseph et qui avait été vendu comme esclave par ses frères. À ce moment-là, j’ai lâché la poignée de la porte : Joseph ? L’homme dont l’histoire me fascinait ? – Je me suis assis alors et j’ai écouté.
2. LA RÉPONSE À MES QUESTIONS
(Jésus dit : ) Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et il vous sera ouvert. Car quiconque demande reçoit ; et celui qui cherche trouve ; et à celui qui frappe il sera ouvert. Mat. 7. 7 et 8.
Nous avons lu comment un jeune bengalais a décidé d’entrer dans une église pour trouver des réponses à ses doutes spirituels. Voici la suite de son histoire.
– Je me dis : Cet homme raconte mon histoire ! Aussi, la réunion à peine terminée, je courus vers lui et lui demandai :
– Comment se fait-il que vous connaissiez l’histoire de ma vie ?
Mon interlocuteur, tout d’abord perplexe, s’exclama tout à coup :
– Je comprends maintenant pourquoi je sentais que Dieu me demandait de ne pas poursuivre le sujet que j’avais à l’esprit, et que je me sentais poussé à parler de la vie de Joseph. Après m’être arrêté trois fois, je me suis finalement soumis à cette pensée. Je comprends maintenant que c’était pour toi ! Dieu t’a conduit ici afin que tu puisses Le connaître.
Nous avons parlé pendant deux heures sur les questions qui me tourmentaient et, pendant que je l’écoutais, je me suis rendu compte que Jésus était la réponse à mes nombreuses interrogations. Il est venu dans notre monde pour nous délivrer d’une vie privée de sens, de l’opposition des autres, et surtout de notre propre culpabilité.
Ce même soir, je me suis agenouillé et j’ai prié Jésus afin de recevoir Son salut.
Le rejet de ma famille fut le prix que j’ai dû payer à cause de mon choix de suivre Jésus. Mais le Seigneur est fidèle : Lui ne m’a pas abandonné. Et après L’avoir prié avec persévérance afin qu’Il crée des occasions pour faire connaître l’Évangile à mes parents et à mes frères et sœurs, ils sont tous, l’un après l’autre, venus à Jésus Christ !
D’après « Il buon seme » juin 2022
CONFESSION D’UN AVEUGLE QUI A RECOUVRÉ LA VUE
Il répondit : S’il est un pécheur, je ne sais pas ; mais je sais une chose, c’est que j’étais aveugle, et que maintenant je vois. Jean 9. 25.
CONFESSION D’UN AVEUGLE QUI A RECOUVRÉ LA VUE
Quelle confession ! L’homme qui prononce de telles paroles avait été aveugle depuis sa naissance, mais le Seigneur Jésus avait apporté la lumière dans sa vie. L’évangéliste Jean nous présente cela comme un acte de grâce souveraine (v. 6), mais cela exigeait une pleine obéissance de la part de l’homme, avant qu’il « revienne, voyant » (v. 7).
Il en est de même pour nous. La source de nos bénédictions repose en Dieu, et Celui qui nous les dispense, c’est le Fils que le Père a envoyé pour être « le Sauveur du monde » (1 Jean 4. 14). Quand Il agit dans notre vie et que nous répondons par une foi obéissante à Ses paroles : « Va, lave-toi », nous obtenons la vue spirituelle. Oui, croire, c’est voir. La vie de l’aveugle avait été transformée.
Cela aurait dû être une bonne raison de se réjouir, mais nous ne trouvons que peu de mention de joie dans ce chapitre. Ce miracle a plutôt excité la controverse. L’homme avait clairement rendu témoignage que la vue qu’il venait de recevoir résultait de sa rencontre avec un homme « appelé Jésus » (v. 11), mais ses voisins en firent une question de religion. Ce n’est qu’un moyen pour le diable de déshonorer Christ et d’empêcher la bénédiction de l’humanité.
L’homme, quoique ignorant de bien des choses, nous donne une leçon en maintenant fermement sa confession. Quoi que les autres disent au sujet de son bienfaiteur, il savait une chose : Il a transformé sa vie. Cela, personne ne pouvait le lui enlever, quoi qu’ils disent ou fassent pour le nier.
Autrefois, cet homme était aveugle et les autres voyaient. Maintenant, dans un sens plus profond, c’est lui qui voit et eux qui sont aveugles. Soyons davantage comme lui et parlons de Celui qui rend la vue aux aveugles. Nous ne pourrons peut-être pas tout expliquer, mais nous pouvons être certains qu’Il nous enseignera tout ce que nous avons besoin de savoir, comme Il l’a fait avec cet homme. Quand Jésus s’est révélé à lui comme étant le Fils de Dieu, cet homme a dit : « Je crois, Seigneur », et il Lui a rendu hommage (v. 38).
D’après Simon Attwood – « The Lord is near » janvier 2013
UN TÉMOIGNAGE DE LA CRÉATION ET DE LA PAROLE DE DIEU PSAUME 19
UN TÉMOIGNAGE DE LA CRÉATION ET DE LA PAROLE DE DIEU
PSAUME 19
1. Une voix sans parole : celle de la nature
Les cieux racontent la gloire de Dieu et l’étendue annonce l’ouvrage de ses mains. Un jour en proclame la parole à l’autre jour, et une nuit la fait connaître à l’autre nuit. Il n’y a pas de langage, il n’y a pas de paroles ; toutefois leur voix est entendue. Leur cordeau s’étend par toute la terre, et leur langage jusqu’au bout du monde. Ps. 19. 1 à 4.
Comment ne pas être émerveillés par le spectacle d’un lever de soleil en haute montagne ? il fait encore nuit, les étoiles brillent dans la pureté de l’air frais ; puis, petit à petit, à l’horizon apparaît une lueur qui augmente peu à peu jusqu’à ce qu’un mince rayon lumineux déchire la brume. Alors, splendide, le soleil se lève et inonde tout de lumière et, peu après, de chaleur. Un tel spectacle nous parle de Dieu, comme nous le montre le Psaume 19 :
« Les cieux racontent la gloire de Dieu » : l’immensité du ciel, les distances infinies où se trouvent les étoiles, leur nombre incroyable, tout cela fait écho à la grandeur de Dieu et à ce qu’a été « l’œuvre de ses mains ».
C’est un langage silencieux : « il n’y a pas de langage, il n’y a pas de paroles », mais leur voix se répand, et une telle voix nous touche profondément !
Ce message nous est donné sans interruption dans l’alternance des jours et des nuits ; il est pour tous les hommes, « jusqu’au bout du monde ».
Quand il fait jour, seul le soleil est visible dans le ciel, sa lumière fait disparaître celle des étoiles. C’est comme un ouvrier qui s’active, obéissant aux lois de Dieu. Rien n’est caché à sa chaleur : il déverse sur la terre lumière et vie, témoignage sans fin ni limites des bienfaits de Dieu (Act. 14. 17).
La nature interpelle tout être humain, du petit enfant au vieillard, du plus ignorant au plus cultivé. Cette « voix » rend chacun responsable de rendre gloire à Dieu et de Le remercier : « En effet, depuis la création du monde, ce qu’il y a d’invisible en lui, c’est-à-dire à la fois sa puissance éternelle et sa divinité, se discerne au moyen de l’intelligence, d’après les choses créées » (Rom. 1. 20).
2. Un message parfait : la Parole de Dieu
La Loi de l’Éternel est parfaite, restaurant l’âme ; les témoignages de l’Éternel sont sûrs, rendant sages les sots. Les ordonnances de l’Éternel sont droites, réjouissant le cœur ; le commandement de l’Éternel est pur, illuminant les yeux. Ps. 19. 7 et 8.
Dans la seconde partie de ce Psaume, « la loi de l’Éternel », c’est-à-dire Sa Parole, montre la grandeur de Dieu, parce qu’elle répond parfaitement aux besoins de l’homme. Témoignages, préceptes, commandements, jugements, tous ensemble liés au nom de Dieu, agissent sur le croyant et le transforment : « Vous qui êtes régénérés… par la vivante et permanente parole de Dieu » (1 Pier. 1. 23). Si la nature glorifie le grand Dieu Créateur, la « Loi » associée au nom de « Dieu » Le glorifie elle aussi de la même manière.
La parole de Dieu est déclarée « parfaite », sans faiblesse ni fragilité, parce qu’elle vient de Dieu et non pas des hommes. Elle est « véridique », « juste », « pure » : elle est la vérité. « Ses jugements » sont déclarés « justes tous ensemble » parce que les différentes parties de la Bible se complètent pour nous offrir toute la vérité : « La somme de ta parole est [la] vérité » (Ps. 119. 160 – voir aussi 2 Pier. 1. 20).
La « loi » est aussi pleine de fruits. Elle est la Parole inspirée, vivante, vivifiante ; elle produit la foi en celui qui la reçoit humblement : « La foi vient de ce qu’on entend – et ce qu’on entend par la parole de Dieu » (Rom. 10. 17). Son rôle n’est pas tellement de dénoncer, mais plutôt de rétablir, libérer, instruire : elle donne vie, sagesse, joie, elle éclaire les pensées. Celui qui la reçoit avec respect et se laisse instruire par elle obtient « une grande récompense » ! Ne désirez-vous pas en éprouver tous les bénéfices ?
3. Une méditation heureuse devant Dieu
Qui est-ce qui comprend ses erreurs ? Purifie-moi de mes fautes cachées. Garde aussi ton serviteur des péchés commis avec fierté… Que les paroles de ma bouche et la méditation de mon cœur soient agréables devant toi, ô Éternel, mon rocher et mon Rédempteur ! Ps. 19. 12 à 14.
On peut rester émerveillé en contemplant la splendeur de la création et en percevant son message (Ps. 19. 1 à 6). Celui qui reçoit et accepte la Parole de Dieu a cependant la faculté de découvrir aussi les perfections du Créateur, ce qui le conduit à la foi (v. 7 à 11).
En arrivant à la fin du Psaume, on s’attendrait à lire des expressions de louange. Mais, au contraire, il est parlé d’erreurs, de péchés… Pourquoi ?
Au début du Psaume, les paisibles réflexions sur la magnificence de la création peuvent être partagées par tous les hommes. Mais quand nous avançons dans la lecture du texte, la Parole de Dieu nous interpelle plus directement par le fait que le témoignage n’est reçu que par celui qui l’écoute, c’est-à-dire par celui qui, servant et adorant Dieu en raison de la relation qui a été instaurée avec Lui par le lien de la foi, peut se nommer « son serviteur » (v. 11 et 13). À ce moment-là, l’auteur du Psaume se tourne directement vers Dieu par la prière : « Purifie-moi », garde-moi : il demande à être instruit quant au mal et il médite non seulement sur ses propres erreurs, mais aussi sur les « fautes cachées » dans lesquelles il pourrait tomber. La Parole de Dieu lui a révélé ses péchés, mais elle lui a aussi enseigné que Dieu pardonne et purifie celui qui croit en Lui.
Ensuite, le psalmiste demande à Dieu d’être préservé des péchés volontaires dus à l’orgueil. Il perçoit que le mal qui l’entoure est enraciné en lui et qu’il doit recevoir la puissance divine afin de ne pas en être submergé.
Enfin, il offre à Dieu sa prière, non pas sous la forme d’une demande, mais plutôt comme une méditation adressée à Celui qu’il connaît maintenant et qu’il considère comme son « rocher », Celui sur lequel il peut s’appuyer, son « Rédempteur ».
D’après « Il buon seme » juillet 2022







