
CHRIST, NOTRE SAUVEUR
Dieu est mon rocher et mon lieu fort, et celui qui me délivre… je me confierai en lui, mon bouclier et la corne de mon salut, ma haute retraite et mon refuge. Mon Sauveur, tu me sauveras de la violence. 2 Sam. 22. 3.
Moi, moi, je suis l’Éternel, et hors moi il n’y en a point qui sauve. És. 43. 11.
Je suis l’Éternel, ton sauveur, et ton rédempteur, le Puissant de Jacob. És. 49. 26.
Un sauveur merveilleux
Que cela est merveilleux, que nous ayons un Sauveur ! Avec l’aide du Seigneur, nous désirons considérer quelques-uns des passages qui parlent du Seigneur Jésus comme notre Sauveur. Dans l’Ancien Testament, l’idée de salut et d’un Sauveur est liée à la délivrance d’ennemis de sang et de chair. David, d’abord lorsqu’il fuyait Saül, et plus tard comme roi d’Israël, pouvait certainement apprécier l’Éternel de cette façon comme son Sauveur.
Le lecteur, comme l’auteur, ont certainement fait également l’expérience de telles délivrances.
Maintenant encore Dieu nous délivre d’accidents de la route, de problèmes de santé, et d’autres choses semblables et nous protège des nombreux dangers de ce monde.
Les passages d’Ésaïe nous montrent que Dieu seul est le Sauveur de son peuple. Il peut en employer d’autres, comme dans le livre des Juges où quelques-uns, appelés par Dieu, sont nommés « sauveur », par exemple Othniel et Éhud (Jug. 3. 9 et 15).
Toutefois, quand nous venons au Nouveau Testament, nous trouvons que l’idée d’un Sauveur et de son salut est en relation avec le fait d’être sauvés de nos péchés, et de nos ennemis spirituels.
La première annonce concernant le Seigneur Jésus, en Matthieu 1. 21, nous dit : « c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés ».
L’ange leur dit : N’ayez pas peur, car voici, je vous annonce une bonne nouvelle, un grand sujet de joie qui sera pour tout le peuple : Aujourd’hui, dans la cité de David, vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. En voici pour vous le signe : vous trouverez un petit enfant emmailloté et couché dans une crèche. Luc 2. 10 à 12.
Il est venu
L’évangile de Luc met en relief la grâce de Dieu, comme nous le voyons en particulier dans les paraboles que le Seigneur exprime dans les chapitres 14 et 15. La grâce de Dieu est apparue dans le monde lorsque le Fils éternel est devenu chair (Tite 2. 11).
Quelle raison de se réjouir, que Dieu soit intervenu en grâce dans ce monde ! Bientôt le Seigneur Jésus viendra « en flammes de feu, exerçant la vengeance sur ceux qui ne connaissent pas Dieu » (2 Thes. 1. 8). La première fois, cependant, il est venu pour sauver.
C’était aux humbles bergers que la première annonce de la venue du Fils de Dieu dans le monde a été faite. Cela convenait parfaitement, parce qu’il ne venait pas encore avec puissance et gloire, mais comme Celui qui était « débonnaire et humble de cœur » (Mat. 11. 29), et comme étant lui-même le Bon Berger de ses brebis.
L’annonce de l’ange n’était pas seulement qu’il y aurait de la joie, mais « un grand sujet de joie ». Le Sauveur était venu !
L’évangile de Luc commence, et se termine aussi avec cette pensée de « grande joie ». Une grande joie lors de son incarnation, et de même lors de sa résurrection et de son ascension (Luc 24. 52). La venue du Fils de Dieu était certainement une occasion de grande joie ! Non seulement de la joie pour la nation des Juifs, mais pour « tout le peuple ».
ifs ou Gentils, esclaves ou hommes libres, il était venu pour être un Sauveur pour tous ! Comme cela devrait pousser nos cœurs à se réjouir, de savoir que le Fils de l’amour du Père est venu pour être, pas encore le Juge de tous, mais le Sauveur accessible à tous ! Il n’est pas venu alors pour que ses ennemis soient mis sous ses pieds, mais il est venu comme le Sauveur.
Ce salut est encore offert aujourd’hui. Vous êtes-vous confié dans le Sauveur ?
Beaucoup plus de gens crurent à cause de sa parole ; ils disaient à la femme : Ce n’est plus à cause de ce que tu as dit que nous croyons ; car nous-mêmes nous l’avons entendu, et nous savons que celui-ci est véritablement le Sauveur du monde. Jean 4. 41 et 42.
Le Sauveur du monde
Le chapitre 4 de Jean est magnifique, qui nous présente le Seigneur Jésus comme le Sauveur du monde.
Joseph, dans l’Ancien Testament, reçut le nom de Tsaphnath-Pahnéakh de la part du Pharaon (Gen. 41. 45). L’un des sens de ce nom est : Sauveur du monde. Et maintenant, en Jean 4, il y en a Un qui est plus grand que Joseph !
« Il lui fallait traverser la Samarie » (Jean 4. 4). Les Juifs traversaient souvent le Jourdain pour aller au nord, vers la Galilée, afin d’éviter la Samarie. Mais notre Seigneur béni devait rencontrer une femme là, ainsi que beaucoup de ses compatriotes à Sichar.
Qu’il est merveilleux que notre Seigneur, qui est le digne Objet de l’amour du Père (Jean 3. 35), aille rencontrer ces pécheurs indignes. Mais il en était de même pour chacun de nous. Il est venu à nous avec l’évangile et a sauvé nos âmes. Quelle grâce remplit son cœur !
Dans le livre de la Genèse, Joseph entreprit un grand travail administratif pour sauver les Égyptiens, et en fait sa propre famille. Il avait été dans la citerne et dans la prison avant d’être exalté sur le trône pour être le sauveur.
Et cependant, les souffrances du Seigneur Jésus ont été incomparablement plus grandes ! Il est allé pour nous dans les profondeurs les plus basses, étant abandonné de Dieu, supportant la culpabilité de nos péchés, et entrant dans la mort – cette mort que nous méritions. Il est maintenant exalté sur le trône de Dieu « ayant fait par lui-même la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la Majesté dans les hauts lieux » (Héb. 1. 3).
Joseph distribuait du blé à tous ceux qui venaient vers lui. Aujourd’hui, le Seigneur Jésus donne le salut gratuitement à tous ceux qui viennent à Lui.
Êtes-vous allé à Lui comme au Sauveur ?
Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus que vous, vous avez fait mourir, le pendant au bois. C’est lui que Dieu a exalté par sa droite Prince et Sauveur, afin de donner à Israël la repentance et le pardon des péchés. Act. 5. 30 et 31
Exalté
Ici, en Actes 5, Pierre et les autres apôtres ont été mis en prison par les dirigeants juifs (v. 18). Cependant, nous voyons là une illustration du fait que la Parole de Dieu n’est pas liée. Un ange est envoyé pour les délivrer de la prison, et il leur dit : « Allez, tenez-vous dans le temple et annoncez au peuple toutes ces paroles de vie » (v. 20).
Les apôtres sont alors amenés devant le souverain sacrificateur et le conseil. Pierre et les autres apôtres avertissent ces chefs que leur relation est vraiment avec Dieu lui-même. Eux étaient coupables d’avoir mis à mort le Seigneur Jésus et l’avoir cloué sur la croix : « C’est lui que Dieu a exalté par sa droite ». Les fils d’Israël avaient rejeté leur Messie, mais Dieu l’avait reçu ! Quelle chose solennelle !
Cependant, même alors, Pierre peut leur dire qu’Il a été exalté « Prince et Sauveur ». Même alors, pour le peuple d’Israël, Jésus, exalté comme Sauveur, était accessible pour tous ceux qui, en Israël, regarderaient à Lui, « afin de donner à Israël la repentance et le pardon des péchés ».
Joël avait prophétisé à ce sujet : « Quiconque invoquera le nom de l’Éternel sera sauvé » (Joël 2. 32). Alors qu’Israël regardait à la délivrance de la part des Romains, Pierre leur dit que le Seigneur « sauvera son peuple de leurs péchés » (Mat. 1. 21).
Nous savons qu’Israël, comme nation, a refusé l’offre de Christ exalté. Qu’il est merveilleux, alors, que l’évangile soit venu à nous, les nations (És. 49. 6) !
Nous connaissons Christ maintenant comme Sauveur ! Mais quelle miséricorde de la part de notre Dieu que, dans un jour à venir, ceux du résidu d’Israël restauré, recevront leur Messie, et connaîtront à la fois la rémission de leurs péchés et la délivrance de leurs ennemis. La miséricorde qui nous a sauvés les sauvera aussi. (Rom. 11. 30 à 32).
David… un homme selon mon cœur, qui fera toute ma volonté. De la descendance de cet homme, Dieu, selon sa promesse, a amené à Israël un Sauveur : Jésus. Act. 13. 22 et 23.
L’accomplissement de la promesse
Pourquoi David a-t-il été appelé un homme selon le cœur de Dieu, qui ferait la volonté de Dieu ?
Nous savons que David a péché, et qu’il a péché gravement. N’est-ce pas parce qu’il a aussi été un pâle reflet de notre Seigneur Jésus Christ ?
David pouvait montrer quelques-uns des traits de l’homme qui plaît à Dieu, mais dans sa descendance, le Seigneur Jésus, nous voyons tout ce qui plaît à Dieu.
Tout ce que faisait notre Seigneur béni était selon le cœur de son Père ; et il faisait toute la volonté de Dieu : « Je suis descendu du ciel pour faire, non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jean 6. 38).
L’apôtre Paul peut dire à ses auditeurs juifs que c’était selon une promesse que Dieu leur avait envoyé ce Sauveur. Qu’il est merveilleux que notre Dieu et Père soit fidèle, de même que le Seigneur Jésus, et que les promesses divines envers l’Église comme envers Israël soient assurées !
Nous lisons, en 2 Samuel 7 et en 1 Chroniques 17, que l’Éternel promet à David de lui donner « une descendance… un de tes fils » qui s’assiérait sur son trône : « Moi, je lui serai pour père, et lui me sera pour fils (2 Sam. 7. 14 ; 1 Chron. 17. 13), passages cités dans Hébreux (1. 5), et appliqués au Seigneur Jésus.
En 2 Samuel, qui considère l’homme comme responsable, nous voyons la possibilité de manquements et de discipline – ce qui, comme nous le savons, s’est passé pour les rois qui ont été sur le trône de David après lui.
Cependant, en 1 Chroniques, qui insiste sur les plans souverains de Dieu, sur la grâce et sur les œuvres, il n’est pas fait mention de manquements.
En Actes 13, c’est le Seigneur Jésus, le Fils de David, qui est spécialement en vue. « J’affermirai son trône pour toujours » (1 Chron. 17. 12). Nous savons que, lors de sa première venue, les Juifs ont refusé le Seigneur Jésus : « Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous » (Luc 19. 14).
Bientôt, cependant, Il s’assiéra sur son trône terrestre de gloire, et régnera comme le Fils de David sur tout Israël. Car notre Dieu garde Ses promesses !
Christ est le chef de l’assemblée, lui, le sauveur du corps. Éph. 5. 23.
Le sauveur du corps
En Éphésiens 5, nous avons la marche du croyant ; autrement dit, la manière dont nous devons nous conduire dans ce monde.
Nous devons marcher dans l’amour (v. 2), nous devons marcher comme des enfants de lumière (v. 8), et nous devons marcher avec sagesse (v. 15).
L’apôtre Paul applique ensuite cette vérité aux relations du mariage. Le grand exemple, c’est la relation de Christ avec l’Église. De la même manière que l’Assemblée est soumise à Christ, les épouses doivent être soumises à leurs propres maris. Comme Christ a aimé l’Assemblée, de même les maris doivent aimer leur épouse.
Christ est le Chef de l’Église. Comme chef, il dirige, il pourvoit à la nourriture, et il contrôle. Malheureusement, de nos jours, nous manquons souvent de « tenir ferme au chef » (Col. 2. 19), et nous manquons de soumission pratique à notre Chef, Christ.
Christ n’est pas seulement le Chef, mais il est aussi le sauveur du corps.
Cela nous amène aux trois aspects de ce que Christ a fait pour son Église. Il l’a aimée et s’est donné Lui-même pour elle (v. 25). Son amour est la source de toutes nos bénédictions !
Il n’a pas donné moins que Lui-même.
Deuxièmement il purifie l’Église avec l’eau de la Parole (v. 26). Cela se passe maintenant. Il emploie Sa Parole pour maintenir l’Église pour son plaisir et ses délices. Puissions-nous écouter sa Parole et les portions qu’il place devant nous, non seulement dans notre lecture personnelle, mais aussi quand nous sommes réunis avec les Siens !
Troisièmement, il se présentera l’Assemblée à Lui-même sans tache ni ride, ni rien de semblable (v. 27). Cela est encore à venir, et nous attendons ce jour. Lui, l’attend plus encore !
Il est le Sauveur parce qu’il s’est donné lui-même pour l’Église. Comme Sauveur, il purifie actuellement les Siens par la Parole, et comme Sauveur il viendra pour prendre les Siens à Lui, hors de ce monde de péché.
Viens, Seigneur Jésus !
Car notre cité à nous se trouve dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur, qui transformera notre corps d’abaissement en la conformité du corps de sa gloire, en déployant le pouvoir qu’il a de soumettre absolument tout à son autorité. Phil. 3. 20 et 21.
L’attendre
Ces versets dirigent notre regard vers l’avenir. Le Seigneur Jésus vient pour nous ! Aujourd’hui déjà, tout croyant peut dire que sa citoyenneté est au ciel. Nous appartenons au ciel. Le Seigneur Jésus a dit à Ses disciples de se réjouir parce que leurs noms étaient écrits dans les cieux (Luc 10. 20).
Cependant, nous attendons ce jour où le Seigneur viendra. Il vient du ciel comme Sauveur. Nous avons vu déjà qu’Il est le Sauveur du monde, accessible à tous. Mais maintenant il vient comme le Sauveur des Siens pour compléter l’œuvre du salut par celui de nos corps.
Alors que notre esprit et notre âme ont déjà été touchés par sa puissance, nos corps sont encore des corps de faiblesse ou d’abaissement. De nombreux rachetés du Seigneur souffrent de faiblesse physique, mentale, ou émotionnelle, de maladies ou de fractures osseuses. Nos corps sont encore en relation avec cette création déchue.
Lorsque le Seigneur Jésus viendra, il ressuscitera les croyants morts, et changera ceux d’entre nous qui seront encore en vie, afin que ces corps soient conformes au corps de sa gloire. Plus de faiblesse, plus de maladies, plus de fatigue. « Comme nous avons porté l’image de celui qui est poussière, nous porterons aussi l’image du céleste » (1 Cor. 15. 49).
Remarquez que ce pouvoir qu’il emploiera pour nous changer est le même pouvoir qu’il emploiera pour soumettre toutes choses à Lui-même. Le pouvoir dont il fera usage pour soumettre les nations en ce jour-là, la Bête et le faux prophète (Apoc. 19. 20), le futur roi du nord (Dan. 8. 25 ; 11. 45), et Gog, le prince de Rosh (Éz. 38. 2) – ce pouvoir sera d’abord employé en bénédiction pour Ses rachetés !
Notre Seigneur… qui nous a sauvés et nous a appelés d’un saint appel… selon son propre dessein et sa propre grâce. Cette grâce nous a été donnée dans le Christ Jésus avant les temps des siècles, mais elle a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Jésus Christ, qui a annulé la mort et a fait luire la vie et l’incorruptibilité par l’évangile. 2 Tim. 1. 9 et 10
Sa première apparition
Nous voyons ici des bénédictions que notre Seigneur nous a apportées à Sa première venue. L’apôtre nous dit que le propos de Dieu et Sa grâce ont été manifestés, sont devenus visibles, quand Christ est apparu dans ce monde. Il est venu comme notre Sauveur ! Trois résultats de Sa venue et de Son œuvre sur la croix sont placés devant nous.
1) Il a annulé la mort, Il a brisé son pouvoir et, comme nous le dit l’épître aux Hébreux, Il a rendu impuissant celui qui avait le pouvoir de la mort, c’est-à-dire le diable (Héb. 2. 14). Dans un jour à venir, il détruira la mort, le dernier ennemi (1 Cor. 15. 26). Pour le croyant, déjà maintenant, le pouvoir de la mort a été annulé. La mort est à nous – elle nous amène simplement dans la présence du Seigneur (1 Cor. 3. 22). Absents du corps, nous sommes présents avec le Seigneur (2 Cor. 5. 8).
2) Christ, par Sa venue, a fait luire la vie, la vie éternelle. Tous les saints ont la vie de Dieu dès qu’ils ont cru. Mais par la venue de Christ dans le monde, cette vie a été révélée dans sa relation avec Lui-même, le Fils. Nous sommes vivifiés (rendus vivants) avec Christ, ressuscités ensemble, et assis dans les lieux célestes dans le Christ Jésus (Éph. 2. 5).
3) Christ a apporté la vie et l’incorruptibilité. Nous attendons le jour où nous ne serons plus sujets à la corruption. Nos corps sont marqués par la corruption. Le monde autour de nous est marqué par la corruption. Quand Christ viendra, Il ressuscitera les croyants morts, et changera Ses croyants vivants, et alors nos corps ne seront plus sujets à la corruption ! Quand Il reviendra avec puissance sur cette terre, il affranchira la création elle-même de sa servitude à la corruption (Rom. 8. 21). Quel Sauveur !
Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes. Tite 2. 11.
Attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ. Tite 2. 13.
Ses deux apparitions
Nous devons tout d’abord remarquer que ce verset 13 insiste sur la déité absolue de notre Seigneur Jésus. Il est « notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ ». Dieu et Homme dans la même Personne bénie !
Remarquez ensuite les deux apparitions dans ces versets. Nous vivons dans l’intervalle entre ces deux venues. Nous regardons en arrière et voyons Sa première apparition dans ce monde. Était-Il venu alors pour juger ?
Non ! Car alors il n’y aurait eu aucune espérance pour aucun de nous ! Il est venu « plein de grâce et de vérité » (Jean 1. 14). Il n’est pas venu comme le Juge mais comme le Sauveur, apportant la grâce de Dieu et le salut offerts à toute l’humanité ! Il est venu comme l’Homme béni qui était doux et humble de cœur, l’Homme dont tous pouvaient s’approcher, qui pouvait les guérir tous.
Remarquez aussi que sa deuxième apparition est en gloire. Nous « attendons » cette apparition. Il viendra alors comme le Juge, et Il exécutera le jugement sur les impies (cf. Jude 14 et 15). Il consumera l’inique (l’antichrist) « par le souffle de sa bouche et il l’anéantira par l’apparition de sa venue » (2 Thess. 2. 8).
Et cependant Il vient comme le Sauveur, car Il délivrera le résidu juif et les innombrables Gentils qui seront sauvés à travers la grande tribulation, quoiqu’ils ne fassent pas partie de l’Église (Apoc. 7. 4 à 9).
Qu’en est-il de nous, qui faisons partie de l’Église de Dieu actuellement sur la terre ? Nous avons l’assurance que la « bienheureuse espérance » se rapporte à Sa venue pour Son Église, pour nous prendre dans la maison du Père avant Son apparition en gloire.
Quelle espérance que celle qui est devant nous ! En un moment proche, bientôt Il nous appellera et Il nous rassemblera vers Lui-même dans la gloire ! (1 Thess. 4. 16 ; 2 Thess. 2.1).
Il nous sauva… selon sa propre miséricorde, par le lavage de la régénération et le renouvellement de l’Esprit Saint, qu’il a répandu richement sur nous par Jésus Christ, notre Sauveur. Tite 3. 5 et 6
Le don du Saint Esprit
L’épître à Tite nous montre que les bonnes œuvres ne sont pas ce qui nous donne le salut, mais qu’elles doivent en être le résultat : « Il nous sauva, non sur la base d’œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites » (Tite 3. 5).
Dans l’Écriture, le salut est vu souvent comme quelque chose qui a été fait en dehors de nous, par exemple : « Tenez-vous là, et voyez la délivrance de l’Éternel, qu’il opérera pour vous » (Ex. 14. 13).
Dans le passage ci-dessus, nous voyons l’œuvre complémentaire du Saint Esprit en nous. De la même manière qu’en Jean 3, au sujet de la nouvelle naissance, nous voyons deux agents impliqués. Le lavage fait allusion à l’eau de la Parole (Jean 3. 5 ; Éph. 5. 26). Et cela s’accompagne de l’œuvre du Saint Esprit en renouvellement. Ce lavage et ce renouvellement sont faits une fois pour toutes.
De plus, le Saint Esprit Lui-même nous a aussi été donné, à nous qui croyons. Il est « répandu richement sur nous ».
Quel témoignage à l’œuvre accomplie pour nous par le Seigneur Jésus sur la croix, supportant le jugement pour nos péchés, et aussi à l’œuvre correspondante du Saint Esprit en nous, en lavage et en régénération, le Saint Esprit lui-même étant venu pour sceller chacun des croyants et habiter en lui ! Nous sommes vraiment en sécurité !
Dans l’Ancien Testament, le jour où les sacrificateurs étaient consacrés, l’huile n’était versée que sur Aaron, sur ses fils elle était aspergée (Lév. 8. 12 et 30).
Aujourd’hui, chacun des croyants a été scellé du Saint Esprit, qui est venu le jour de la Pentecôte, non dans une faible mesure, mais richement. Quelle grande bénédiction, quelle grâce !
Cela n’est dû qu’à notre Seigneur Jésus Christ, notre Sauveur.
Nous voyons la plénitude du salut qu’il a obtenu pour nous. Nous n’avons pas seulement été sauvés de l’enfer.
Vous réjouissez-vous de ce qu’une Personne divine, le Saint Esprit, soit descendu du ciel pour habiter en nous ?
Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. A lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen. 2 Pier. 3. 18.
Croître dans la grâce et la connaissance de Christ
Dans ce verset, nous avons les dernières paroles de Pierre adressées au troupeau de Dieu. Que cela est frappant, qu’il exhorte les croyants à croître de deux manières différentes.
1) Nous devons croître dans la grâce. La grâce, c’est Dieu pourvoyant pour nous selon son propre cœur plein d’amour. Nos cœurs sont bien lents à prendre conscience de la plénitude de la grâce de Dieu. Nous pensons toujours que nous sommes capables de faire quelque chose, ou que nous devons faire quelque chose pour que Dieu nous accepte. Non, car nous sommes acceptés dans le Bien-aimé (Éph. 1. 6), et cela, en dehors de quoi que ce soit que nous ayons fait. Nous avons besoin de croître dans la conscience de la grandeur de cette grâce qui nous a sauvés, nous a soutenus, nous a restaurés – comme Pierre le savait bien – cette grâce qui pourvoit pour nous.
2) Nous devons aussi croître dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Il est à la droite de Dieu, Homme et Dieu. Il nous communique cette grâce. Il est notre Seigneur, ce qui implique qu’il a l’autorité sur nous. Nous voyons une illustration de cela dans le fait que le Pharaon place Joseph à la tête du pays d’Égypte. Il était donné à Joseph une autorité absolue, dont il faisait usage pour la bénédiction (Gen. 41. 43 et 44). De la même manière, le Seigneur Jésus a aujourd’hui l’autorité absolue (Éph. 1. 20 à 22), mais il en use pour la bénédiction des Siens. Obéissons-Lui ! Il est aussi notre Sauveur. Comme Il lui en a coûté cher, d’être notre Sauveur ! Il a souffert pour nous le jugement de Dieu pendant ces trois heures de ténèbres. C’est ce que nous méritions. Mais il les a endurées à notre place afin de nous sauver.
En contemplant Ses souffrances, puissions-nous nous soumettre avec joie et d’un cœur reconnaissant à son autorité comme Seigneur.
Le jour vient où il sera honoré publiquement dans ce monde.
En attendant ce jour, puissions-nous déjà lui rendre gloire en croissant dans la grâce et dans sa connaissance !
Et nous, nous avons vu et nous témoignons que le Père a envoyé le Fils pour être le Sauveur du monde. 1 Jean 4. 14.
Le Père a envoyé le Fils
Dans cette dernière méditation sur le Seigneur Jésus comme notre Sauveur, nous remontons à ce qui était dès le commencement. C’est l’un des thèmes de Jean (1 Jean 1. 1 ; 2. 7). La relation entre le Père et le Fils est éternelle. Le Fils était aimé du Père avant la fondation du monde (Jean 17. 24). Tenons ferme cette vérité !
L’apôtre Jean pouvait dire de « nous » – les apôtres – qu’ils avaient vu et pouvaient rendre témoignage du fait merveilleux que le Fils avait été envoyé par le Père (cf. 1 Jean 1. 3). Nous en voyons une illustration dans l’Ancien Testament lorsque Jacob envoie son fils Joseph vers ses autres enfants : « Il l’envoya de la vallée de Hébron » (Gen. 37. 14). Hébron signifie communion. De l’endroit de la communion avec son père Jacob, Joseph a été envoyé en mission envers ses frères.
Et de la même manière, de la place éternelle d’amour et de communion, le Père a envoyé son Fils bien-aimé dans le monde pour être le Sauveur. Un Sauveur pour les Juifs seulement ? Non, Dieu en soit béni, pour le monde, l’un des autres thèmes des écrits de Jean. Par la grâce de Dieu, chacun d’entre nous, qui a cru, peut inscrire son nom là. Jésus est venu comme Sauveur pour moi.
Maintenant, dans une grâce merveilleuse, de même que le Père a envoyé le Fils, il envoie tous les croyants pour Le représenter dans ce monde (cf. Jean 20. 21).
Aucun de nous n’est un sauveur, mais nous pouvons montrer aux autres le Sauveur que le Père a envoyé.
Qu’en est-il de vous ? Vous êtes-vous tourné vers le Seigneur Jésus comme ce Sauveur envoyé du ciel ?
Les bonnes actions et les cérémonies ne peuvent pas vous sauver. Ce qui sauve, c’est Christ et son œuvre. Et pour ceux d’entre nous qui avons cru, nous pouvons nous réjouir de ce qu’Il est un Sauveur jusqu’à la Maison du Père.
Il nous a sauvés de nos péchés, Il nous sauve des dangers et des tentations dans le chemin, et bientôt, comme nous l’avons vu, Il nous sauvera en nous amenant dans Sa présence.
Alléluia, quel Sauveur !
D’après K. Quartell
The Lord is near 2022

CORONA 83
Parmi les choses précieuses (1)
Les épîtres de Pierre sont riches en enseignements reposant sur l’œuvre parfaite de Christ. Ils exposent le salut des pécheurs et le but final, leur entrée dans la gloire. Entre ces deux pôles, il y a la marche du chrétien pour laquelle il a un modèle, Christ ! – Christ qui a souffert, de la part des hommes, pour nous servir d’exemple, et qui a aussi souffert comme sacrifice pour le péché, en glorifiant Son Père, « afin de nous amener à Dieu » (1 Pier. 2. 21 ; 3. 18). La structure de ce message s’inspire d’une présentation écrite par H. Smith sur les épîtres de Pierre.
La position et la part du croyant (Chap. 1. 1 à 13)
Les treize premiers versets constituent l’introduction ; ils présentent la position et la part de celui qui croit au Seigneur Jésus. Cette position constitue la base de toutes les exhortations pratiques qui suivent. Dans cette importante introduction, les croyants sont considérés comme des étrangers sur la terre (v. 1 et 2), en attendant leur demeure céleste (v. 3 et 4). Pendant qu’ils traversent ce monde, ils sont gardés par la puissance de Dieu (v. 5). Éprouvés par des afflictions (v. 6 et 7), ils sont soutenus par Christ, l’objet de leur foi et de leurs affections (v. 8). Ils ont reçu le salut de leur âme (v. 9) et attendent le salut final en gloire à la révélation de Jésus Christ.
Étrangers sur la terre
Le premier verset nous indique que l’apôtre écrivait « à ceux de la dispersion » qui étaient disséminés dans la province de l’Asie mineure. Ces chrétiens étaient des Juifs convertis à Christ. Ils avaient été autrefois « dispersés » parmi les nations. C’est à ces Juifs que les pharisiens faisaient allusion quand, parlant du Seigneur Jésus, ils demandaient : « Ira-t-il dans la Dispersion au milieu des Grecs ? » (Jean 7. 35).
En considérant l’histoire de l’humanité, nous devons constater que l’homme a constamment failli aux responsabilités que Dieu lui confiait. Adam et Ève ont péché et furent chassés du jardin d’Éden où Dieu les avait placés pour le cultiver et le garder ; leur fils Caïn a été chassé de devant la face de Dieu, condamné à être errant et vagabond sur la terre (Gen. 4. 12 à 14). La terre purifiée par le déluge a été confiée à Noé et à ses descendants, qui ont failli et ont été divisés et dispersés « sur la face de toute la terre » (Gen. 11. 9). Les fils d’Israël ont complètement failli et ont été, à leur tour, dispersés parmi les nations, comme Dieu l’avait annoncé (Deut. 28. 64).
Le royaume des cieux, laissé à la responsabilité de l’homme, se trouve être un mélange de croyants et d’incrédules (Mat. 13. 24 à 30) ; il est envahi par l’orgueil (v. 31 et 32), infesté de fausses doctrines (v. 33). De par leur manque de vigilance, ceux que le Seigneur avait investis de responsabilités, ont été, aux cours des années, des instruments de division et de dispersion. L’Église se trouve être, présentement, divisée sur la terre en autant de fractions qu’il y a d’écoles de pensées. Mais, pour Dieu, elle reste une ! Il voit tous Ses enfants, sauvés par la grâce, unis dans Son Fils (Gal. 3. 26 à 28). N’oublions pas que, si les chrétiens sont « dispersés», c’est à cause de nos manquements. Malgré cela, nous avons été « … élus selon la préconnaissance de Dieu le Père, en sainteté de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus Christ » (1 Pier. 1. 2).
« Ce verset nous amène directement aux bénédictions qui résultent de la grâce souveraine de Dieu par laquelle nous sommes élus ; et là, il ne peut pas y avoir de manquements. Voilà ce qui rend l’introduction de cette épître tellement précieuse. En commençant par l’élection (v. 2), qui est de l’éternité passée, nous sommes transportés dans la gloire d’une éternité à venir (v. 4). La grâce, qui a eu son début sur la terre, s’achève en gloire en Haut » (H. Smith). L’élection est personnelle et individuelle, et ce verset 2 donne aussi une magnifique description de ce que sont les croyants de la période de la grâce : élus « selon la préconnaissance de Dieu le Père », comme aussi nous lisons : élus en Christ « dès avant la fondation du monde » (Éph.1 v. 4).
« Dieu le Père nous a choisis pour l’obéissance de Jésus, et pour l’aspersion du sang de son Fils. Dans la sainteté de l’Esprit, Il nous a séparés pour ces deux choses. La sanctification, ou : « sainteté de l’Esprit », est une opération effective du Saint Esprit en nous, par laquelle nous sommes nés de l’Esprit ; elle nous communique une vie et une nature nouvelles, il s’ensuit un changement total de dispositions, qui se traduit par un désir nouveau d’obéir. L’apôtre Paul, alors Saul de Tarse, pouvait ainsi dire, avant même d’avoir eu connaissance de l’efficace du sang : « Que dois-je faire, Seigneur ? ». L’obéissance de Christ, ce n’est pas simplement le fait que nous nous plaçons sous un nouveau règlement et obéissons à Christ, mais que nous sommes mis à part pour obéir comme Lui a obéi. Nous avons une nature nouvelle qui se plaît à faire la volonté de Dieu, comme Christ qui pouvait dire : « Je fais toujours les choses qui lui plaisent » (Jean 8. 29).
« La sanctification dont il est parlé dans 1 Pier. 1. 2 n’est pas la sanctification pratique du croyant, qui est traitée dans d’autres passages, mais c’est une sanctification beaucoup plus profonde, qui est absolue. Il s’agit de cette œuvre effective de la grâce divine qui sépare – du monde et pour Dieu – quelqu’un, qu’il soit Juif ou Gentil, … les élus sont mis à part par l’Esprit pour être placés sous l’aspersion du sang de Jésus Christ. Par la foi en Christ, le croyant se met sous la protection du sang précieux qui purifie de tout péché et qui l’introduit devant Dieu en paix. L’opération de l’Esprit de Dieu dans un pécheur a pour but de produire en lui la vie de Christ et de l’amener sous l’efficace de la mort de Christ, cette mort qui ôte tout ce qui est contraire à Dieu. L’Écriture présente d’abord le grand but positif que Dieu a devant Lui lorsque Son Esprit commence à travailler dans l’âme, à savoir, reproduire en elle la vie d’obéissance de Christ » (H. Smith). Qu’il est précieux d’être ainsi mis en relation avec chacune des Personnes divines exprimées comme étant : « la plénitude de la déité » (Col. 2. 9). Nous avons été élus selon la volonté de Dieu le Père, pour obéir à Christ, par l’œuvre de l’Esprit en nous.
NAISSANCE, VIE, MORT ET RÉSURRECTION
1. DEUX ASPECTS DE LA NAISSANCE
Si quelqu’un n’est pas né d’eau et de l’Esprit, il ne peut pas entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Jean 3. 5 et 6.
Vous pouvez trouver étrange ce verset de la Bible, mais parce que c’est une parole du Seigneur Jésus Christ Lui-même, c’est la vérité. Il y a bien, en fait, deux façons tout à fait différentes de naître.
Tout d’abord, toute personne arrive dans ce monde de la même manière : par la naissance naturelle, en sortant du corps de sa mère.
Cependant, parallèlement à cette naissance naturelle, par laquelle chacun de nous est venu au monde, le Seigneur Jésus parle d’une nouvelle naissance : être né « de l’Esprit ».
Parce que l’humanité est par nature sous l’influence du péché, chacun de nous a besoin de vivre cette nouvelle naissance, afin que nous puissions jouir de la communion avec le Dieu vivant. Et quiconque a fait l’expérience de cette nouvelle naissance reçoit une vie éternelle, divine, et devient un membre de la famille de Dieu. Que devons-nous faire pour naître de l’Esprit et recevoir une telle vie ? Nous devons croire en Jésus Christ, le Fils de Dieu, qui est devenu Homme afin de mourir pour des pécheurs perdus. Jésus est mort afin que ces pécheurs aient « la vie » par Lui (voir Jean 10. 10). « Qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3. 36).
En ce qui concerne notre naissance naturelle, par laquelle nous sommes entrés dans le monde, nous n’avions pas le choix. Mais pour entrer dans le royaume de Dieu et recevoir la vie par la nouvelle naissance, c’est à nous d’en décider. Cela dépend du fait que nous acceptions ou non l’offre de Dieu. Le Seigneur Jésus a dit : « Il vous faut être nés de nouveau » (Jean 3. 7).
2. DEUX ASPECTS DE LA VIE
Il (Christ) est mort pour tous afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité. 2 Cor. 5. 15.
Notre vie se compose de nombreuses tâches et activités de loisirs quotidiennes. En fonction des conditions variées de notre vie, de nos aptitudes et de nos goûts, la vie de chacun de nous évolue d’une façon différente. La Bible nous montre cependant clairement qu’il n’y a en fait que deux façons de vivre.
La première consiste à vivre pour soi-même, comme on le souhaite. C’est l’égoïsme : c’est estimer que la vie nous appartient en propre, que c’est quelque chose dont on peut disposer selon sa propre volonté, sans aucune ingérence de l’extérieur. Mais demandons-nous si une telle attitude a jamais répondu aux espérances de quiconque ?
Dieu nous invite à croire au Seigneur Jésus et ensuite à vivre pour Lui. Au lieu de nos propres intérêts égoïstes, nous avons un autre objectif : vivre pour un autre – pour la Personne à qui j’appartiens, que j’aime et dont je veux, en conséquence, faire la volonté.
Jésus Christ m’a tant aimé qu’Il est mort pour moi afin de me sauver. Il peut donc revendiquer mon affection. Ainsi, je ne suis plus maintenant conduit par des motifs égoïstes, mais par Sa volonté, bonne et sage. Cela n’est pas une soumission pénible, mais la réponse joyeuse de mon cœur à Son amour. Seule une telle vie apporte épanouissement et bonheur.
On peut voir cela chez l’apôtre Paul, comme dans aucune autre, car il disait : « Pour moi, vivre, c’est Christ » (Phil. 1. 21).
3. DEUX ASPECTS DE LA MORT
Si vous ne croyez pas que c’est moi, vous mourrez dans vos péchés ; Jean 8. 24.
Bienheureux les morts qui meurent dans le Seigneur. Apoc. 14. 13.
Les statistiques font état de nombreuses circonstances qui causent la mort des hommes, et cependant, qu’ils meurent chez eux, à l’hôpital, sur les routes ou par d’autres accidents, pour Dieu il n’y a que deux possibilités : ou bien on meurt sans la foi au Sauveur Jésus Christ, ou bien on meurt « dans le Seigneur ».
La première manière est le fait de tous ceux qui poursuivent leur vie comme ils sont nés, qui ne se préoccupent pas de ce qui concerne la foi, ou se forment leurs propres opinions et rejettent le salut que Dieu offre par Son Fils Jésus Christ. À quiconque meurt étant un incrédule, Christ adresse une parole solennelle : « Si vous ne croyez pas que c’est moi, vous mourrez dans vos péchés ». Cela signifie que vous devrez comparaître devant le Juge, le Dieu saint, comme un coupable. Alors votre sentence devra être exécutée. Même les péchés que nous avons oubliés ou que nous aurons considérés comme de légères infractions, nous condamneront, et aucun avocat ne nous défendra.
Dieu, dans Sa grâce, a préparé pour chacun la possibilité de mourir différemment, comme étant un vrai croyant. Mourir « dans le Seigneur » signifie appartenir à Christ, être justifié par Lui devant Dieu. Cela seul nous assure une pleine sécurité devant le trône de Dieu.
Ceux qui seront perdus ne sont pas seulement les plus coupables, mais aussi tous ceux qui n’auront pas voulu entendre parler du Sauveur. Ceux qui auront une place au ciel, ce ne sont pas non plus les personnes les plus respectables, mais ceux qui, par la foi en Jésus Christ, « meurent dans le Seigneur ».
4. DEUX ASPECTS DE LA RÉSURRECTION
L’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ; et ils sortiront, ceux qui auront pratiqué le bien, pour une résurrection de vie ; et ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection du jugement. Jean 5. 28 et 29.
Même si la résurrection des morts est au-delà de l’expérience et de la compréhension humaine, c’est un fait. La résurrection de Jésus Christ le prouve, et la Bible rend témoignage que la résurrection est un fait fondamental du christianisme (lisez 1 Corinthiens 15)
La Bible, cela est étonnant, parle de deux résurrections distinctes. La « résurrection de vie » est promise à ceux qui, par grâce, ont reçu la vie éternelle et dont les péchés sont pardonnés par l’œuvre rédemptrice de Christ. Bientôt résonnera le « cri de commandement » du Seigneur Jésus. Alors la mort devra rendre tous ceux qui appartiennent à Christ. Où qu’ils se trouvent, ils seront ressuscités dans un corps nouveau, un « corps de gloire », pour être pour « toujours avec le Seigneur » (1 Thess. 4. 16 et 17).
La seconde résurrection aura lieu beaucoup plus tard. Elle est appelée « la résurrection de jugement ». Tous ceux qui y seront appelés apparaîtront devant le trône du Juge suprême où ils auront à répondre de leurs péchés et entendront leur sentence : la mort éternelle (Apoc. 20. 12, 13 et 15).
Jésus Christ a dit : « En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24).
D’après « The Good Seed » décembre 2021

LA COMMUNICATION PARENTS-ENFANTS
[Jean le Baptiseur] ira devant [le Seigneur] dans l’esprit et la puissance d’Élie, pour faire retourner les cœurs des pères vers les enfants, et les désobéissants à la pensée des justes, pour préparer au Seigneur un peuple bien disposé. (Luc 1. 17).
Les obstacles
La mission que Dieu confie aux parents vis-à-vis de leurs enfants est d’une immense importance. Pourtant, plusieurs obstacles peuvent exister et empêcher une bonne relation entre eux :
L’indisponibilité, une vie trop remplie (travail, loisirs…). Que chaque parent s’interroge sur ce qu’il subit d’une part, c’est-à-dire les activités auxquelles il ne peut pas se soustraire, et d’autre part sur ce qu’il choisit, ce qui est de sa responsabilité. En 2 Rois 4, le père renvoie vers sa femme l’enfant malade (v. 18 et 19) : il était indisponible, et il a fait passer le travail avant sa famille.
Une mauvaise distance par rapport aux enfants. Les parents peuvent être dominateurs, incapables de se remettre en question et de reconnaître leurs torts. Jouer un personnage est une attitude orgueilleuse. Acceptons que nos enfants découvrent nos faiblesses.
Une simple communication fonctionnelle. Va te brosser les dents, va faire tes devoirs, n’embête pas ta sœur. – Combien il est important pourtant d’écouter le cœur de nos enfants et de les laisser entendre le nôtre.
La transmission de nos angoisses de parents aux enfants. Notre foi doit entièrement se diriger vers les ressources de la grâce de Dieu. Nous pouvons nous confier en Celui qui aime nos enfants plus que nous-mêmes.
L’ambiance électrique à la maison. On peut s’observer, on peut s’épier ; on peut manœuvrer : Ne le dis pas à papa… C’est déjà un début de division dans la famille. Si nous voulons que notre maison soit pleine de lumière, nous devons être transparents vis-à-vis de nos enfants. Rebecca, par exemple, a manœuvré avec Jacob pour qu’il soit béni à la place d’Ésaü (Gen. 27) ; un conflit terrible a été créé ainsi entre les deux frères.
Le refus d’aborder ensemble certains sujets. La communication que les enfants n’ont pas avec leurs parents, ils l’auront avec le monde. Il est important de parler de tout avec eux, y compris de la sexualité, pour que ce soit quelque chose de sanctifiant, et non de malsain quand ils chercheront à s’informer par eux-mêmes.
Il fera retourner le cœur des pères vers les fils, et le cœur des fils vers leurs pères (Mal. 4. 6).
Si nous nous aimons l’un l’autre, Dieu demeure en nous, et son amour est accompli en nous (1 Jean 4. 12).
Les solutions
Après avoir vu hier quelques obstacles à la communication entre les parents et les enfants, voici quelques solutions :
Une atmosphère d’amour. Elle est importante pour la communication entre les parents et leurs enfants. Empreinte de grâce, une bonne communication entre les parents produit une bonne ambiance dans toute la famille. Entourer les enfants d’une telle atmosphère d’amour permettra qu’ils s’ouvrent ; nous ne devons pas être des portes de prison. Par nos paroles, nous pouvons leur manifester notre amour. Des enfants très occupés ne sont pas forcément heureux et épanouis. Les institutions du monde qui les prennent en charge ne leur apprendront pas nécessairement l’amour et la reconnaissance, sentiments si importants dans notre relation avec le Seigneur.
L’écoute. Si nous nous rendons disponibles pour écouter Dieu, nous pourrons l’être aussi pour notre famille. Dans le récit de Genèse 22, Abraham répond par trois fois « Me voici » – en réponse à Dieu, à Isaac et à l’Ange de l’Éternel. Il est ainsi parfaitement disponible envers son fils pour répondre à sa question. Les parents doivent être aussi des interlocuteurs que les enfants peuvent questionner.
La lecture de la Bible en famille. Il est très important de la lire avec nos enfants ; c’est ainsi qu’ils apprendront à connaître le Seigneur, qu’ils s’imprégneront de la Parole. De leur côté, les parents doivent aussi être sages pour adapter la lecture à l’âge de leurs enfants. Il est important également d’échanger sur ce qu’on a pu lire ensemble et de voir avec eux les sujets de prières qui en découlent. Cette lecture peut être un moment d’échange familial où on se retrouve et où chacun peut parler de ce qu’il vit.
Le partage d’un projet de famille. Échanger au sujet de quelque chose à faire ensemble peut encore aider à la communication. En 2 Rois 4, la femme remplit les vases avec ses fils (v. 5).
Les enfants ont aussi un rôle à jouer. Leur attitude dégrade-t-elle l’ambiance ou contribue-t-elle à la paix ? Pour les jeunes qui appartiennent au Seigneur, le premier champ de mission, c’est leur famille.

Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon pour un grand nombre. Marc 10. 45.
L’ÉVANGILE DU PARFAIT SERVITEUR
Marc (ou Jean Marc, comme il est aussi appelé – Act. 12. 25) était un collaborateur de l’apôtre Paul. Il était présent quand Paul partit pour son premier voyage missionnaire. Au début, il ne collaborait pas de bon gré dans le service. Nous voyons, d’après Actes 13. 13 et 15. 37 et 38, qu’il ne voulait pas continuer à voyager avec Paul pour l’assister. Il s’est alors séparé de lui.
Mais nous lisons que, plus tard, les choses ont été réglées (2 Tim. 4. 11). Avec un tel précédent, nous pourrions être surpris que Dieu lui ait confié la tâche de présenter le Seigneur Jésus comme le parfait Serviteur – car tel est le sujet de son évangile. Ce doit être son propre échec dans l’œuvre qui lui a ouvert les yeux sur l’incomparable loyauté du fidèle Serviteur de Dieu.
Le mot clé de l’évangile de Marc, c’est « aussitôt », ou « immédiatement ». Une activité incessante pour Son Dieu, c’est ce qui a caractérisé l’Homme Jésus Christ sur la terre.
On ne trouve pas la généalogie de Jésus Christ au début de cet évangile. Pourquoi cela ? – Parce que l’origine d’un serviteur n’a pas d’importance. Marc ne nous rapporte pas les discours du Seigneur. Il n’y a pas de pause : tout s’enchaîne dans la mission que Son Dieu Lui avait donnée : Son œuvre à la croix, Sa résurrection et Son ascension.
À la fin de l’évangile selon Marc, nous trouvons le Seigneur ressuscité prenant place à la droite de Dieu : « Le Seigneur… fut élevé dans le ciel et s’assit à la droite de Dieu » (16. 19). Ses disciples ont continué l’œuvre que leur Maître avait commencée dans le monde. Nous lisons : « Quant à eux, ils allèrent prêcher partout, le Seigneur coopérant avec eux » (16. 20). Ainsi nous Le voyons servir encore, et Il continue à le faire, dirigeant l’œuvre que Ses serviteurs accomplissent à présent : répandre l’évangile, enseigner la doctrine chrétienne et apporter de l’aide pratique là où il en est besoin.
D’après « The Good Seed » décembre 2021
Le monde entier gît dans le méchant. 1 Jean 5. 19.
L’évangile… est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit. Rom. 1. 16.
Qui croit au Fils a la vie éternelle. Jean 3. 36.
L’ÉVANGILE À L’ÉPOQUE DU DIGITAL
Ce n’est pas d’aujourd’hui que le monde est agité. De tout temps il y a eu des migrations, des invasions, des révolutions et de grands courants d’idées qui ont eu des répercussions sur la mentalité et le mode de vie de nos prédécesseurs. Mais il ne s’agit plus actuellement d’une transformation lente et progressive : le rythme du « progrès » s’est considérablement accéléré. Le terme « évolution » ne suffit plus pour le définir ; on serait plutôt tenté de parler de bouleversements, de convulsions, de métamorphoses totales…
Nous ne prétendons certainement pas expliquer le mystère qui sous-tend ce grand et rapide progrès, mais nous voulons plutôt réfléchir sur ce qu’est devenu l’homme dans notre civilisation.
On en vient à se demander si vraiment le progrès est bon pour l’homme, cet être toujours plus désorienté et perdu dans un monde qui se transforme si rapidement.
Considérons le corps humain. Le progrès a imposé des conditions de vie toujours plus contre nature : on marche de moins en moins, parce qu’on est transporté partout ; celui qui veut avoir un emploi doit ressembler le plus possible à une sorte de machine, toujours plus précise et sophistiquée…
Et l’âme humaine, a-t-elle évolué ? Non ! Le progrès oppresse l’âme encore plus que le corps. Il la nourrit d’opinions toutes faites, d’exemples pervers, de lectures et de spectacles malsains. Il l’avilit en sapant les notions de pudeur, de respect de la famille, de travail, d’honneur. Il lui impose la mode, la traite d’incapable, s’en moque par des slogans, et finit par la faire glisser jusqu’au plus bas état moral.
Mais l’âme, en elle-même, est exactement comme celles de nos ancêtres, une âme qui, au fond, a peur de ce monde et a aussi peur de Dieu qu’elle sait devoir rencontrer un jour et à qui elle devra rendre compte de toutes ses paroles, ses actes et ses pensées.
Pourquoi, alors, chercher à moderniser le message chrétien ? L’Évangile ne passe pas de mode. C’est le message le plus actuel qui soit, car il annonce des nouvelles angoissantes pour le monde, mais merveilleuses pour celui qui croit. Pourquoi déformer la sainte et éternelle Parole de Dieu ? Pourquoi dire des mensonges, comme, par exemple : Il suffit d’être sincère, peu importe ce que l’on croit ?
C’est la foi au sacrifice de Christ qui nous donne la vie éternelle ; ce qu’il faut faire, c’est obéir à Dieu en croyant en Son Fils, Jésus, et à sa mort expiatoire sur la croix. Pourquoi chercher à faire concurrence au monde en organisant des spectacles et en rassemblant des personnes pour les entretenir de sujets profanes ?
Il n’y a rien dans ces choses qui réponde aux besoins d’une âme encore dans les ténèbres et qui cherche la paix. Laissons ce monde qui suit une mauvaise pente et qui, conduit par l’esprit du mal, se hâte vers le jugement de Dieu et la destruction.
Dieu nous aime mais, ne pouvant nous faire entrer au ciel en tant que pécheurs, Il a donné Son propre Fils, Jésus, et L‘a soumis au châtiment à notre place. Nous voulons dire maintenant à l’homme perdu qu’il y a pour lui un Sauveur, et un seul : Jésus Christ. Lui seul a le droit et le pouvoir de sauver ceux qui se repentent de leurs péchés et croient en Lui, et de leur donner une place dans le ciel pour l’éternité. Il les laisse dans le monde, mais le monde n’a plus d’influence sur eux, parce que « Qui est celui qui est victorieux du monde, sinon celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu ? » (1 Jean 5. 5).
D’après « Paroles de grâce et de vérité »

TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER
Lien PDF pour télécharger : TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (CRIER)
Où se trouve le passage ?
1. A toi, Éternel, je crierai ; car le feu a dévoré les pâturages ……………. Joël
2. les lévites – crièrent à haute voix à l’Eternel leur Dieu ……………………. Néh.
3. le lépreux en qui sera la plaie – criera : Impur ! Impur ! …………………. Lév.
4. Jusques à quand, Éternel, crierais-je, et tu n’entendras pas ? ………. Hab.
5. Lève-toi, crie – répands ton cœur – devant la face du Seigneur …….. Lament.
6. Que fais-tu, dormeur ? Lève-toi, crie à ton Dieu ! ………………………… Jonas
7. quand il criera à moi, je l’écouterai ; car je suis miséricordieux ……… Ex.
8. comme il approchait de la fosse, il cria à Daniel d’une voix triste …… Dan.
9. La voix de l’Eternel crie à la ville ………………………………………………… Michée
10. les paroles que l’Eternel a criées par les premiers prophètes ………… Zach.
11. il cria et dit : Encore quarante jours, et Ninive sera renversée ……….. Jonas
12. Car de la muraille, la pierre crie …………………………………………………. Hab.
13. il cria, disant : Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! ……………………. Luc
14. vous avez reçu l’Esprit d’adoption, par lequel nous crions :Abba, Père ! Rom.
15. je criai à haute voix, et je dis : Ah, Seigneur Eternel ! …………………… Ez..
16. Ils me crieront : Mon Dieu, nous te connaissons ………………………….. Osée
17. il cria à haute voix : Seigneur, ne leur impute point ce péché ………… Actes
18. Je suis un homme – criant à Dieu, et à qui il répondra ………………….. Job
19. Du bout de la terre je crierai à toi ………………………………………………. Ps.
20. ils crient à haute voix, disant : Le salut est à notre Dieu ……………….. Apoc.
21. Crie encore, disant : Ainsi dit l’Eternel des armées ………………………. Zach.
22. Et une femme sage cria de la ville : Écoutez, écoutez ! ……………….. 1 Sam.
23. il cria à l’Eternel – fais revenir, je te prie, l’âme de cet enfant …………. 1 Rois
24. Lui me criera : Tu es mon Père, mon Dieu, et le rocher de mon salut . Ps.
25. si ceux-ci se taisent, les pierres crieront ………………………………………. Luc
26. Crie vers moi, et je te répondrai …………………………………………………. Jér.
27. tu appelleras, et l’Eternel répondra ; tu crieras, et il dira : Me voici ….. Ésaïe
28. Ne cesse pas de crier pour nous à l’Eternel, notre Dieu …………………. 1 Sam.
29. Jésus – cria, disant : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive Jean
30. J’ai crié à l’Eternel du fond de ma détresse, et il m’a répondu ………….. Jonas
D’après le recueil de 360 passages 2001

CORONA 82
L’Église dans le millénium
« Celui qui me parlait avait comme mesure un roseau d’or, pour mesurer la cité, ses portes et sa muraille. La cité est bâtie en carré : sa longueur est aussi grande que sa largeur. Il mesura la cité avec le roseau, douze mille stades : sa longueur, sa largeur et sa hauteur étaient égales » (Apoc. 21. 15 et 16). Jean, pour mesurer le temple à Jérusalem, avait reçu « un roseau semblable à une canne à mesurer » (Apoc. 11. 1). C’était sur une terre souillée par le péché, juste avant la grande tribulation. Dieu allait juger tout ce qui n’était pas à sa gloire et épargner « les élus » (Mat. 24. 21 et 22).
En contraste, l’apôtre reçoit un roseau d’or pour mesurer ce qui est pur et parfait. Dieu nous présente la sainte cité par des symboles. Ses dimensions, les pierres précieuses décrivant les fondements de sa muraille, ses portes d’une seule perle et elles-mêmes, d’or pur avec des rues pavées d’or pur transparent comme du verre… Oui, tout exprime la perfection !
Aujourd’hui nous connaissons en partie mais « quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel aura sa fin » ; aujourd’hui nous voyons comme « au travers d’un verre, obscurément, mais alors face à face » (1 Cor 13. 10 à 12) ! Jamais ce qui est parfait ne sera souillé ni détruit ! C’est « une espérance vivante » que le croyant a reçu par la nouvelle naissance et la foi en Jésus Christ ressuscité (1 Pier. 1. 3).
Autrefois, malgré les péchés des enfants d’Israël, lorsque Aaron entrait dans le lieu saint, Dieu le recevait. Par les pierres précieuses, sur le pectoral de jugement, Dieu voyait Son peuple dans tout l’éclat de la perfection. Mais il fallait, année après année, renouveler la purification des lieux saints, des sacrificateurs et du peuple. Au grand jour des expiations, Aaron, entièrement vêtu de lin, certainement blanc et pur, apportait le sang avec l’encens dans le lieu très saint. Il devait purifier ce lieu « des impuretés des fils d’Israël et de leurs transgressions, selon tous leurs péchés » ; ensuite il changeait de vêtements et pouvait offrir l’holocauste (Ex. 28. 15 à 30 ; Lév. 16. 16, 23 et 24). Sur sa poitrine, un tablier appelé « le pectoral » et sur ce dernier, douze pierres précieuses représentant les douze tribus d’Israël, que Dieu voyait parfaites parce qu’au travers de l’œuvre anticipée de la croix. Jésus, « avec son propre sang, est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle » (Héb. 9. 12).
Dans la Jérusalem céleste qui est l’Église, l’épouse et la femme de l’Agneau, tout est perfection ! « La gloire de Dieu l’a illuminée, et l’Agneau est sa lampe » (Apoc. 21. 23). Sur la terre, Jésus avait dit « Je suis la lumière du monde » (Jean 9. 5). Il ne s’est pas présenté au monde comme Il a été vu par trois disciples sur la montagne de la transfiguration quand « son visage resplendit comme le soleil, et que ses vêtements devinrent blancs comme la lumière » (Mat. 17. 2). Abaissé, au milieu des hommes, Jésus manifesta la vraie lumière, une lumière morale ; ayant été glorifié, II apparaît à Saul de Tarse dans une lumière telle que Saul en fut terrassé.
L’homme naturel ne peut pas supporter cette lumière, l’homme régénéré peut contempler la gloire du Seigneur par la foi et particulièrement au travers des Écritures, mais que sera-ce quand nous aurons reçu des corps glorifiés et que nous serons délivrés du vieil homme ? Quelle différence ! Quelle béatitude !
« Et les nations marcheront à sa lumière ; et les rois de la terre lui apporteront leur gloire ». « Et on lui apportera la gloire et l’honneur des nations » (Apoc. 21. 24 et 26). Nous comprenons facilement que la Jérusalem céleste éclairera la Jérusalem terrestre. Elle sera aussi une lumière morale, pour les nations, tout au long du millénium.
Le prophète Zacharie nous le montre : « Et il arrivera que tous ceux qui resteront de toutes les nations qui seront venues contre Jérusalem, monteront d’année en année pour se prosterner devant le roi, l’Éternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles » (Zach. 14. 16). Quelle bénédiction quand « une nation ne lèvera pas l’épée contre une autre nation, et qu’on n’apprendra plus la guerre » (És. 2. 4 ; Mich. 4. 3). La promesse faite à Abraham, que « toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta semence », sera pleinement réalisée (Gen. 28. 14).
Il y aura à Jérusalem un temple appelé « la maison » (Éz. 40 à 44). Dans la sainte cité, « Mais de temple, je n’en vis pas en elle ; car le Seigneur, Dieu, le Tout-puissant, et l’Agneau, en sont le temple » (Apoc. 21. 22).
« Ce n’est pas une lacune ; au contraire, c’est la preuve de la communion la plus immédiate avec Dieu. Un temple supposerait un intermédiaire ; l’absence de temple est donc un gain et non une perte pour la cité. C’est ce qui établit une grande différence entre la Jérusalem terrestre et la cité céleste ; en effet, s’il y a, dans la description d’Ézéchiel, une chose plus remarquable qu’une autre, c’est le temple. On le comprend : un temple convient à la terre ; mais ici il n’y en a point. La cité céleste, qui est l’expression complète de la bénédiction en haut, n’a pas de temple, parce que tout entière elle est un temple. Pour autant qu’il en est question, le Seigneur Dieu en est le temple, et l’Agneau » (W.K.).
Nous avons déjà vu qu’aucune chose souillée n’entrera dans la sainte cité ; mais « un fleuve d’eau vive, éclatant comme du cristal », sortira du trône de Dieu et de l’Agneau. « Au milieu de sa place, et du fleuve, de part et d’autre, était l’arbre de vie, portant douze fruits, rendant son fruit chaque mois ; et les feuilles de l’arbre sont pour la guérison des nations. Et il n’y aura plus de malédiction ; et le trône de Dieu et de l’Agneau sera en elle ; ses esclaves le serviront ; et ils verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts. Il n’y aura plus de nuit ; on n’aura pas besoin d’une lampe ni de la lumière du soleil, car le Seigneur Dieu fera briller sa lumière sur eux ; et ils régneront aux siècles des siècles » Apoc. 22. 1 à 5).
En Éden, il y avait deux arbres, l’un apportait la mort, l’autre était l’arbre de vie. Dans la cité céleste, il n’y a plus que celui de la vie, et ses feuilles seront pour la guérison des nations qui seront sur la terre. Que de blessures morales à guérir !
Dans le ciel, la mort a disparu, tout est stabilité. Notre part sera de servir l’Agneau qui a donné Sa vie pour nous racheter. C’est déjà notre privilège ici-bas, alors servons-Le fidèlement !

Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie entièrement ; et que votre esprit, votre âme et votre corps tout entiers soient conservés sans reproche à la venue de notre Seigneur Jésus Christ. 1 Thess. 5. 22 et 23.
NOTRE CORPS
Le corps humain est un organisme merveilleux, « fait d’une étrange et admirable manière » (Ps. 139. 14). L’apôtre Paul définit ce corps comme une simple « tente » (2 Cor. 5. 1), une habitation provisoire ; mais le chrétien est invité à en prendre soin pour le mettre au service de Dieu. Et pourtant, trop souvent, le corps est au service de notre « moi », pour satisfaire à son ambition et à ses convoitises. C’est pour cela que Dieu nous invite à être vigilants quant à tout ce qui nous excite et nous tente, et à reconnaître que le corps du croyant appartient au Seigneur.
« Le corps… est pour le Seigneur » et, en même temps, « le Seigneur [est] pour le corps » (1 Cor. 6. 13). Lui-même s’engage à en prendre soin : « Ne soyez donc pas en souci, en disant : – Que mangerons-nous ? Ou que boirons-nous ? Ou de quoi serons-nous habillés ? Car… votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela » (Mat. 6. 31 et 32).
Non seulement notre âme et notre esprit sont de Christ, mais aussi notre corps, qui est au bénéfice de Son œuvre (Phil. 3. 21). Ainsi, nous ne sommes plus esclaves du péché, et nous pouvons servir et glorifier Dieu dans notre corps. « Et, parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, criant : « Abba, Père » ; de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier par Dieu » (Gal. 4. 6).
L’apôtre Paul parlait de notre corps en le comparant à « un vase de terre » contenant un trésor, celui de la connaissance de Dieu et du Seigneur Jésus (2 Cor. 4. 7).
Un jour, le Seigneur reviendra personnellement pour prendre auprès de Lui au ciel tous ceux qu’Il a rachetés. Leurs corps seront transformés et rendus semblables à celui du Sauveur. Les rachetés entreront dans la maison du Père avec corps, âme et esprit.
D’après « Il buon seme » décembre 2021

Voici, au lieu de la paix, j’avais amertume sur amertume ; mais toi, tu as aimé mon âme, [la retirant] de la fosse de destruction, car tu as jeté tous mes péchés derrière ton dos. És. 38. 17.
[Dieu] lui fera grâce, et il dira : Délivre-le pour qu’il ne descende pas dans la fosse : j’ai trouvé une propitiation. Job 33. 24.
IL PRÉFÉRAIT MOURIR
Lors d’une nuit orageuse et froide de février, un jeune homme de 18 ans s’attardait au bord d’un fleuve dont les eaux impétueuses, gonflées par les pluies récentes, coulaient tumultueusement. Même en une saison plus douce, le meilleur des nageurs ne se serait pas risqué dans un courant d’une telle violence, aux remous très dangereux.
Découragé, dégoûté de la vie, et de lui-même, Charles avait décidé d’en finir avec la vie et de se jeter dans les flots, espérant trouver, avec la mort, le repos de son âme angoissée et oppressée.
Un dur combat se livrait dans son esprit, devant ce fleuve en furie. Il revoyait toute sa vie malheureuse, remplie de peines et de douleurs, avec bien peu de moments de joie et de satisfaction. Charles était encore très jeune lorsqu’il avait perdu son père ; après quelques années, son frère et sa sœur étaient morts eux aussi. Il ne lui restait plus que sa mère, une mère merveilleuse qui avait tout accepté de la part de Dieu, tout supporté avec soumission, sans un murmure, sans une plainte.
Soudain, il entendit derrière lui la voix de son meilleur ami : – Allons, Charles, viens avec moi, tu n’as rien à faire ici aussi tard.
– Laisse-moi ! J’ai décidé d’en finir et si tu veux me rendre un service, pousse-moi dans l’eau.
Mais après quelques instants d’hésitation, Charles se détourna du fleuve et suivit son ami. Les deux compagnons rentrèrent ensemble à la maison après minuit, et l’ami ne lui fit pas le moindre reproche ; il le regarda seulement avec affection et compréhension. Alors Charles fondit en larmes et raconta tout ce qui avait amené la terrible lutte de son âme blessée, fatiguée, découragée.
L’ami ouvrit alors sa Bible et lui parla de la grâce de Dieu, de la culpabilité de l’homme, du pardon des péchés, de la lutte entre l’Esprit et la nature de l’homme, mais surtout de la victoire de Christ à la croix, de Sa résurrection, de Son appel : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28). Puis, s’étant mis à genoux, il pria pour Charles, implorant la grâce de Dieu pour lui.
À l’aube, Charles était un autre homme, heureux et serein : il avait répondu à l’appel du Sauveur et Lui avait remis tout le poids de ses problèmes et de ses souffrances !
Jésus Christ sauve et libère. Il sauve du jugement de Dieu qui pèse sur tout homme à cause du péché, et libère l’âme oppressée par le sentiment de la culpabilité, de la peur, des désillusions et des souffrances morales. Celui qui croit en Lui a la certitude de posséder la vie éternelle et un guide sûr dans les épreuves de la vie.
« Jésus Christ… s’est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous retirer du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père » (Gal. 1. 4).
« Lui est le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jean 5. 20).
« Qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3. 35)
« Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication… et la paix de Dieu… gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4. 6 et 7).
D’après « Paroles de grâce et de vérité »