LE MIEL DU ROCHER

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LE MIEL DU ROCHER

 

Alors qu’il était encore dans la misère sous le joug de l’Égypte, Israël fut instruit au sujet d’un « pays ruisselant de lait et de miel » (Ex. 3. 8). Rien ne devait empêcher le peuple d’entrer en Canaan, pays de la promesse et Dieu voulait éveiller en lui l’ardent désir de le posséder. Le chemin dans le désert allait être long et pénible, mais la fin en était assurée.
Bien qu’en un sens l’enfant de Dieu traverse un désert désolé, ce qui est le caractère du monde vu par les yeux de la foi, en vérité il est déjà dans le pays de la promesse, les « lieux célestes » d’Éphésiens 1 et 2, il est en mesure de jouir de toutes les pures bénédictions du ciel. C’est là notre « pays ruisselant de lait et de miel ».
Il n’y a pas de doute quant à la signification du lait dans l’Écriture, puisqu’il nous est dit en 1 Pierre 2. 2 : « désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait de la Parole, afin que vous croissiez par lui ». Le lait est une nourriture complète, entièrement suffisante pour le nouveau-né, et ainsi une image précieuse de la Parole de Dieu. Il est vrai qu’il parle des vérités élémentaires et vitales de la Parole, alors que la nourriture solide offerte par cette Parole (Héb. 5. 12 à 14) est nécessaire lorsque l’on devient adulte ; mais prenons garde de ne jamais perdre le goût pour les choses simples de la Parole, quel que soit notre avancement dans la connaissance des choses profondes de Dieu !
Si le lait parle de la Parole, le miel doit avoir avec lui une relation étroite et importante. Le miel n’est pas une nourriture complète, comme c’est le cas du lait, mais il a une valeur incontestée et ses vertus diététiques sont hautement reconnues. Considérons un instant la manière dont il est produit. Les abeilles ouvrières quittent la ruche et s’égaillent dans toutes les directions pour se poser sur des fleurs de toutes sortes, afin d’en extraire le succulent nectar ; puis revenant vers la ruche, elles digèrent ce nectar tout en volant, produisant ainsi le miel. Celui-ci est ensuite déposé dans les rayons, afin de constituer une réserve de nourriture pour toute la ruche.
Cette activité productrice de la ruche n’est-elle pas une magnifique image de ce qui doit se passer dans l’Église de Dieu ? Il n’y a place là pour aucun égoïsme, aucune préférence de personnes ; mais tous contribuent au bien de tous. L’individu n’est rien comparativement à la ruche ; chaque abeille est prête à se sacrifier pour le salut de la ruche. Quelle leçon pour nos cœurs !
Le miel n’est donc pas un type de la Parole elle-même, mais il nous paraît suggérer plutôt le ministère de la Parole, sans exclure d’autres significations attribuées à ce type, par le moyen duquel tout croyant est rendu capable d’édifier les autres dans la connaissance de Dieu. Mais il doit avoir lui-même « digéré » cette vérité avant d’être en mesure de la communiquer correctement à d’autres. Alors seulement, mais effectivement, son service a la saveur et la valeur du miel.
Et non seulement d’autres croyants sont bénis par ce « miel », mais le Seigneur Jésus lui-même se plaît à louer la diligence à se rassembler pour la lecture et la présentation des précieuses vérités de la Parole. « Tes lèvres, ma fiancée, distillent le miel ; sous ta langue il y a du miel et du lait » (Cant. 4. 11).
Une autre expression remarquable se trouve en Deutéronome 8. 8 : « un pays d’oliviers à huile, et de miel ». L’huile de l’olivier fait penser à l’Esprit de Dieu, nécessité vitale pour la pratique du rassemblement et l’exercice du ministère de la Parole de Dieu. « Or à chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue de ce qui est utile » (1 Cor. 12. 7). L’Esprit n’est donc pas donné seulement pour le réconfort et la bénédiction de ceux qu’il emploie, mais pour le profit et le bien des autres.

En Deutéronome 32. 13 nous trouvons encore une autre expression : parlant d’Israël, Moïse dit : « il (l’Éternel) lui a fait sucer le miel du rocher, et l’huile du roc dur ». Il serait bien difficile d’expliquer ce verset littéralement, mais, puisque l’on sait que « le Rocher était le Christ » (1 Cor. 10. 4), n’y a-t-il pas là la précieuse leçon que la source de tout ministère est Christ, le Fils de Dieu, duquel chaque saint est invité à tirer la nourriture qui profite non seulement à lui-même, mais également aux autres ? « Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ. C’est pourquoi il dit : Étant monté en haut, il a emmené captive la captivité, et a fait des dons aux hommes » (Éph. 4. 7 et 8).
Si Israël reçut la bénédiction par ce « miel tiré du rocher » lors de sa sortie d’Égypte, plus tard, hélas, il refusa d’écouter la voix divine, et il n’eut à blâmer que lui-même lorsqu’il fut dans un désolant état de dénuement. « Oh ! si mon peuple m’avait écouté ! si Israël avait marché dans mes voies ! » s’écrie le Seigneur dans le psaume 81. 13, et il ajoute : « je t’aurais rassasié du miel du rocher » (v. 16). En serait-il de même pour nous ? Aurions-nous à un moment donné connu la pure joie de la marche dans la communion du Seigneur Jésus, et serions-nous tombés maintenant, de par notre paresse et notre négligence, dans un état de désobéissance et d’indifférence, ne nous nourrissant plus de la personne de Christ, ne nous réjouissant plus de la douceur de ses soins pour nos âmes ? Puisse sa propre Parole nous ramener à la vérité et nous restaurer, pour que nous retrouvions la joie ineffable de Sa présence et de sa fidélité à pourvoir pleinement à nos besoins !
Il y a aussi des moments de lutte avec l’Ennemi. Pouvons-nous nous exposer à être sans la nourriture appropriée à de tels moments ? Le roi Saül, en 1 Samuel 14, jugea bon d’interdire à l’armée d’Israël de manger, de manière à ce qu’elle pût être tout entière à la lutte, « jusqu’au soir, et, dit-il, jusqu’à ce que je me sois vengé de mes ennemis » (v. 24). Mais Jonathan, qui fut le moyen de la victoire, n’avait pas entendu cet ordre. Lorsqu’il trouva « du miel qui coulait », « il étendit le bout du bâton qu’il avait à la main, et le trempa dans un rayon de miel et ramena sa main à sa bouche, et ses yeux furent éclaircis » (v. 25 à 27). Le croyant ne doit jamais être tellement occupé par la bataille qu’il en vienne à négliger le ministère de la parole de Dieu. Comme ce fût le cas pour le peuple, il deviendrait si faible qu’il serait incapable de poursuivre la lutte. Prenons toujours le temps nécessaire pour ce précieux ministère de la Parole. Nos yeux seront ouverts. Nous serons propres à mener la sainte lutte selon les principes de la vérité.
« Mon fils, mange du miel, car il est bon ; et un rayon de miel est doux à ton palais. Ainsi connais pour ton âme la sagesse ; si tu l’as trouvée, il y a un avenir, et ton attente ne sera point réduite à néant » (Prov. 24. 13 et 14). Il est bien évident que la pensée de l’Esprit de Dieu n’est pas limitée ici au simple fait de se nourrir de miel au sens littéral, puisque se nourrir de miel donne à l’âme la connaissance de la sagesse. Il est donc clair que le miel peut être considéré comme symbole du ministère de la Parole. Il doit être mangé parce qu’il est bon et doux au palais. Prenons bonne note de ce sage conseil de Salomon. Dans le rayon de miel, nous avons une image des vérités mises bien en ordre et conservées pour le bien de tous. Le rayon de miel illustre remarquablement des exhortations telles que celles de l’apôtre Paul à Timothée : « Possède un modèle des saines paroles que tu as entendues de moi, dans la foi et l’amour qui est dans le Christ Jésus » (2 Tim. 1. 13), et « Étudie-toi à te présenter à Dieu : approuvé, ouvrier qui n’a pas à avoir honte, exposant justement la parole de la vérité » (2 Tim. 2. 15). L’obéissance à ces exhortations a un tel effet sur nos vies et sur nos paroles que le cœur de notre Seigneur en est réjoui et que nos frères en sont édifiés.
Combien tout cela fut vrai pour le Fils bien-aimé de Dieu, au sujet duquel sont écrits ces mots sublimes : « Voici, la vierge concevra et elle enfantera un fils, et appellera son nom Emmanuel. Il mangera du caillé et du miel, pour savoir rejeter le mal et choisir le bien » (És. 7. 14 et 15). La réalité de son humanité et de sa divinité éternelle est clairement enseignée ici, son nom même, « Emmanuel », signifiant « Dieu avec nous ». Mais que veut dire, spirituellement, le fait qu’il mange du caillé et du miel ? Dans l’humble grâce et la dépendance propres à sa parfaite humanité, nous le trouvons se nourrissant constamment de la vérité de Dieu. « Le Seigneur l’Éternel m’a donné la langue des savants, pour que je sache soutenir par une parole celui qui est las. Il me réveille chaque matin, il réveille mon oreille pour que j’écoute comme ceux qu’on enseigne » (És. 50. 4).
Nous trouvons là un exercice journalier à l’école de Dieu. Le caillé (traduit aussi par « crème » ou par « beurre ». L’image est alors plus forte, parce que cela implique le battage de la crème, matière grasse du lait, distincte du caillé) est la partie solide du lait coagulé. Cela nous parle de la richesse de la Parole rendue substantielle pour l’âme au travers de l’exercice de la conscience et du cœur.
Quant à ce dont parle le miel en rapport avec le divin enfant, pensons à l’attention qu’il dut porter à l’instruction reçue de ses parents. Et ne le voyons-nous pas dans le temple, à la fois écoutant et questionnant les docteurs de la loi (Luc 2. 46) ? Mais nous trouvons aussi en Lui le discernement qui savait comment rejeter le mal et choisir le bien. Il y a là aussi un point de toute importance pour nos propres âmes, en relation avec tout ministère. Lorsqu’un prophète parle, les autres doivent juger de la vérité et de la valeur de ce qui est dit (1 Cor. 14. 29). Pour un tel discernement nous avons besoin d’être constamment nourris de la vérité elle-même, et nous ne pouvons ignorer le ministère des saints.
Toutefois, l’Écriture nous enjoint au sujet du miel une autre mise en garde dont nous avons bien besoin. La première mention du miel dans la Parole apporte déjà cette réserve : « un peu de miel » (Gen. 43. 11), et Salomon, sage entre les sages, nous avertit : « As-tu trouvé du miel, manges-en ce qu’il t’en faut, de peur que tu n’en sois repu et que tu ne le vomisses » ; puis de nouveau : « Manger beaucoup de miel n’est pas bon, et s’occuper de sa propre gloire n’est pas la gloire » (Prov. 25. 16 et 27).
Ces avertissements ne sont pas donnés concernant le lait, qui symbolise la Parole elle-même. Mais le ministère de la Parole, savoir les pensées formées dans des hommes à son sujet, ne doit constituer qu’une portion limitée de notre nourriture. Nous ne nous nourrirons jamais trop de la Parole ; par contre il est facile de se laisser trop pénétrer par les pensées des hommes la concernant, même si ces pensées sont correctes. L’auditeur, ou le lecteur, doit donc être attentif à ne pas se rendre dépendant en aucune manière du ministère humain, et l’orateur, ou l’écrivain, doit veiller à ne pas s’imposer en parlant trop. Le miel est doux, et sain, mais pas en trop grande quantité. Celui qui présente la Parole doit savoir assujettir son esprit (1 Cor. 14. 32), et ne pas se pousser en avant, tandis que celui qui écoute doit savoir comment discerner la vérité, et prendre le temps de peser ce qu’il entend en se reportant à la Parole de Dieu elle-même. Nous ne devons pas dépendre du miel que d’autres ont digéré et nous ont présenté, mais nous devons nous tourner vers la Parole et utiliser notre propre capacité de digestion, en communion avec le Seigneur seul. Et même nos propres pensées sur la Parole ne sauraient nous nourrir ; nous avons besoin de la Parole elle-même qui est infiniment au-dessus de nos pensées les plus élevées à son sujet.
Non seulement il y a le danger que le mangeur repu vomisse le miel, mais aussi celui qu’une trop grande quantité de pensées personnelles ne finisse par nous exalter nous-même. « Manger beaucoup de miel n’est pas bon, et s’occuper de sa propre gloire n’est pas la gloire ». Combien sont subtiles les activités de nos cœurs égoïstes ! Nous sommes capables d’utiliser les plus merveilleuses bénédictions célestes pour nous glorifier nous-mêmes ! Puisse notre Dieu et Père nous préserver de cela, afin que nous soyons avec plus de vérité et de simplicité au service les uns des autres ! « De même vous aussi, puisque vous désirez avec ardeur des dons de l’Esprit, cherchez à en être abondamment doués pour l’édification de l’assemblée » (1 Cor. 14. 12).
Un danger encore plus redoutable doit être relevé ici. Il est possible que le ministère de la Parole soit mêlé de corruption. La puissance de l’Esprit de Dieu avait rendu Samson capable de tuer un lion avec une étonnante facilité. Mais plus tard nous le voyons prendre une femme d’entre les Philistins, et trouver « dans le corps du lion un essaim d’abeilles, et du miel » (Jug. 14. 6 à 9). C’est là une chose complètement anormale. Il est bien connu que les abeilles sont d’une propreté scrupuleuse et que de nature elles évitent tout contact avec un corps en décomposition. Qui peut douter que Dieu lui-même a permis cette circonstance exceptionnelle afin de parler au cœur de Samson ? Samson n’était-il pas en train d’utiliser un don de Dieu d’une manière contraire au caractère de la nouvelle nature d’un croyant ? Ne mélangeait-il pas la puissance de l’Esprit avec la corruption de la mort par sa liaison malsaine avec une femme d’entre les Philistins ? Hélas, cet avertissement ne changea pas sa pensée, car il mangea du miel et en donna à d’autres sans leur dire d’où il provenait et il poursuivit ses plans jusqu’au mariage et ses conséquences malheureuses. Puisque le lion parle de Satan comme d’un ennemi déjà vaincu, pourquoi un ministre de Christ se laisserait-il d’aucune manière influencer par Satan de sorte que son ministère en soit compromis ? Rappelons-nous que Dieu a dit : « je t’aurais rassasié du miel du rocher » (Ps. 81. 16). Le miel du rocher fait contraste avec celui tiré du cadavre du lion. Dieu veuille que notre ministère soit purifié de toute forme de contamination ! Paul dit : « Nous ne sommes pas comme plusieurs, qui frelatent la parole de Dieu ; mais avec sincérité, comme de la part de Dieu, devant Dieu, nous parlons en Christ » (2 Cor. 2. 17).
En remarquable similitude avec Paul et en contraste avec Samson, le ministère de Jean le baptiseur ne présente que fraîcheur, pureté, renoncement, dans une totale dévotion à la personne du Seigneur et une pieuse séparation du mal. « Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage » (Mat. 3. 4). Cela déjà témoigne de sa séparation pour Dieu. Les sauterelles parlent du triste état de désolation spirituelle d’Israël (Amos 1), et le fait qu’il en mangeait suggère qu’il en était profondément affligé devant Dieu. Le miel sauvage nous parlerait, lui, en un heureux contraste, de la douceur du ministère de la vérité divine présentée par Jean. Il n’avait pas ses sources dans le système établi, tel que le ministère des docteurs de la loi rattachés au temple ; bien à l’écart de tout cela, il s’exerçait dans la solitude du désert. Dans un sens moral véritable, tout serviteur de Christ devrait avoir un tel exercice, être beaucoup dans la solitude avec Dieu, et récolter du « miel sauvage », non seulement pour sa propre subsistance, mais pour la bénédiction des autres.
En relation avec ce qui précède, il y a un sujet de la plus haute importance à ne jamais perdre de vue. C’est celui du sacrifice béni du Seigneur Jésus Christ. Lévitique 2. 11 nous dit : « du levain et du miel, vous n’en ferez point fumer comme sacrifice par feu à l’Éternel ». Il peut paraître surprenant de trouver ici le levain et le miel associés, tous deux interdits dans l’offrande. Le levain parle certainement du mal, de la corruption qui est absolument et éternellement condamnée, nous le savons, dans les offrandes représentant le sacrifice du Seigneur. Le miel, lui, est une nourriture en elle-même imputrescible, mais qui, comme nous l’avons vu dans le cas de Samson peut se trouver dans un milieu corruptible. L’exercice du ministère de la Parole comporte toujours une part de pensées humaines concernant la vérité. Quelque correctes, élevées ou douces soient-elles, elles n’ont aucune place dans l’offrande unique du Seigneur Jésus à la croix. Rien ne peut ajouter à la grandeur de ce sacrifice. Aussi douces et pures que soient nos pensées à son sujet, elles n’ajoutent rien à la valeur du sacrifice lui-même. C’est une œuvre accomplie par le Fils de Dieu, « par lui-même » (Héb. 1. 3), rien ne peut lui être adjoint. Si donc la corruption du péché n’est pas acceptée ici (le levain), il en est de même pour les pensées humaines (le miel). Combien il est précieux qu’il en soit ainsi ! De plus, cette offrande qui était d’agréable odeur à Dieu, était loin d’être douce pour notre cher Sauveur ; le sel était présent dans les offrandes, mais pas ce qui adoucit.
De la manne, la nourriture du désert, il nous est dit qu’elle « avait le goût d’un gâteau au miel » (Ex. 16. 31). Cela nous parle de l’abaissement profond de Christ, une nourriture solide ayant certes le goût d’une galette de farine, mais aussi celui du miel, ce qui implique une appréciation et une jouissance de celui qui s’en nourrit. Précieuse provision dans un monde qui est un désert pour l’âme.
Enfin deux passages de l’Écriture en relation avec notre sujet doivent faire toujours plus brûler nos cœurs. Le Psaume 19. 7 à 11, après avoir mentionné « la loi de l’Éternel », « les témoignages de l’Éternel », « les ordonnances de l’Éternel », « le commandement de l’Éternel », « la crainte de l’Éternel » et les « jugements de l’Éternel », déclare : « Ils sont plus précieux que l’or et que beaucoup d’or fin, et plus doux que le miel et que ce qui distille des rayons de miel. Aussi ton serviteur est instruit par eux ; il y a un grand salaire à les garder ». Et le psalmiste rappelle sa propre expérience bénie dans le Psaume 119. 103 : « Que tes paroles ont été douces à mon palais, plus que le miel à ma bouche ! ».
Si, comme nous l’avons suggéré, le miel parle de la douceur du ministère de la Parole, la Parole elle-même est « plus douce que le rayon de miel ». Tout comme le sacrifice de Christ occupe une place absolument unique, ainsi en est-il aussi pour la Parole de Dieu. Le ministère a sa place, mais la Parole a une place infiniment plus élevée et plus douce. Si le ministère a éveillé en nous une plus grande soif pour la Parole elle-même, alors il a servi son propos. Par la vraie appréciation d’un tel « miel » nous sommes conduits à réaliser pour nous-mêmes que la Parole de Dieu est plus douce que le miel et d’une valeur bien supérieure à tous les moyens par lesquels nous pouvons être amenés à la comprendre. Cela nous attachera à la Personne du Seigneur et à ses pensées, et cela accroîtra plutôt que restreindra notre véritable amour pour les autres.

Combien précieuses et merveilleuses sont les voies de Dieu ! « Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16).

 

D’après Messager Évangélique 1979
L.M. Grant

 

PERSÉVÉRER

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PERSÉVÉRER

 

1. PERSÉVÉRER DANS LE SERVICE

Seigneur, auprès de qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Jean 6. 68.

La Bible nous présente l’histoire édifiante du prophète Élisée. L’appel qui le conduisit à consacrer sa vie au service de Dieu a été si puissant qu’il l’a conduit à tout laisser pour suivre le prophète Élie (1 Rois 19. 19 à 21). Cependant, ce n’est qu’à la fin du service d’Élie que la foi d’Élisée a été mise à l’épreuve. Plusieurs avaient cherché à le convaincre de renoncer à suivre son maître parce qu’il allait lui être enlevé (2 Rois 2. 3 et 5) ; et même Élie, alors qu’ils cheminaient ensemble, a insisté à plusieurs reprises afin qu’il cesse de marcher avec lui – mais chaque fois il a répondu : « Je ne te laisserai pas » (2 Rois 2. 2, 4 et 6).
Peu avant qu’Élie soit enlevé par Dieu, Élisée lui a demandé une « double mesure » de son esprit (v. 9). Cette demande montre ce qui l’intéressait véritablement : il n’a rien demandé d’autre, rien pour lui-même, sinon la pleine capacité d’accomplir son service.
Nous sommes nous-mêmes appelés par Dieu à accomplir de bonnes œuvres, selon ses desseins. Soyons donc très attentifs à l’appel que Dieu nous adresse et soyons persévérants ! L’apôtre Paul encourageait Timothée, un fidèle serviteur de Christ, par ces paroles : « Je te rappelle de ranimer le don de grâce de Dieu, qui est en toi » (2 Tim. 1. 6).
À une époque dans laquelle beaucoup abandonnent Jésus, les paroles de Pierre que nous lisons en-tête de ce feuillet nous montrent ce qui le poussait à persévérer : « Seigneur, auprès de qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ». L’amour du Seigneur pour nous et le salut qu’Il nous offre sont les raisons qui doivent motiver le croyant à être persévérant dans le chemin en Le suivant.

 

2. PERSÉVÉRER DANS LA PRIÈRE

Persévérez dans la prière, veillant en elle avec des actions de grâces. Col. 4. 2.
(Jésus dit : ) Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit complète. Jean 16. 24.

La prière est un moyen puissant dont le croyant dispose pour combattre les difficultés et les adversités qui peuvent se présenter sur son chemin terrestre. En lisant les Évangiles, nous trouvons une mère qui s’engage dans un tel combat pour sa fille possédée par un démon. Sa prière est un cri vers Jésus et l’insistance avec laquelle elle s’adresse à Lui est telle que les disciples veulent la chasser ; ils disent à Jésus : « Renvoie-là, car elle nous poursuit de ses cris » (Mat. 15. 23). C’est la première épreuve que cette femme doit surmonter. Puis il y a le silence du Seigneur, qui a entendu sa supplique, mais qui ne lui répond pas. Mais elle continue, et insiste auprès de Celui qu’elle ne veut pas laisser partir, car Il est son seul espoir. Et Jésus la récompense, répondant à sa prière, car sa foi était « grande » (v. 28).
Dans l’Ancien Testament, on rencontre aussi une mère qui manifeste une insistance semblable. Il s’agit d’une femme riche qui avait aidé le prophète Élie. Dieu lui a accordé la joie d’avoir le fils qu’elle désirait tant mais, quelques années plus tard, l’enfant meurt. Dans son angoisse, la femme va tout de suite auprès du prophète Élisée, qui envoie son serviteur vers l’enfant. Mais la femme ne s’en contente pas, et elle dira au prophète : « L’Éternel est vivant, et ton âme est vivante, que je ne te laisserai pas ! » (2 Rois 4. 30), reprenant les mêmes paroles qu’Élisée avait adressées à Élie (2 Rois 4). Devant son insistance, Élisée l’accompagne et, par la puissance de Dieu, il ramène l’enfant à la vie (v. 35).
Les instantes prières de ces deux femmes, fruit d’une foi persévérante, ont sauvé leurs fils. Leur insistance n’était pas de l’obstination. La foi honore Dieu et Il ne manque jamais d’y répondre.

 

D’après « Il buon seme » mai 2022

 

COMMENT RECEVOIR DE DIEU LA VIE ÉTERNELLE ?

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Et un des chefs [du peuple] l’interrogea, disant : Bon maître, que faut-il que j’aie fait pour hériter de la vie éternelle ? Luc 18. 18.

 

COMMENT RECEVOIR DE DIEU LA VIE ÉTERNELLE ?

 

Un chef du peuple juif vient au Seigneur Jésus et Lui pose une question qui le préoccupe beaucoup et le rend mal à l’aise : Que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle ?
Il pose la question au Seigneur Jésus, car il Le reconnaît comme étant « un bon maître », capable d’interpréter correctement les Écritures de l’Ancien Testament.
« Tu sais les commandements », lui répond Jésus ; et Il lui cite cinq exemples.
« J’ai gardé toutes ces choses dès ma jeunesse », répond l’homme.
« Une [seule] chose te manque », dit le Seigneur Jésus qui met le doigt sur le point sensible. « Vends tout ce que tu as, distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; et viens, suis-moi ».
Nous lisons alors que ce chef du peuple est devenu tout triste, car il était très riche.
Que pouvons-nous apprendre de ce récit ?
1. Le Seigneur Jésus est plus qu’un « bon maître », quoiqu’Il le soit aussi. Il est le Fils de Dieu qui est devenu Homme afin de mourir sur la croix, nous ouvrant ainsi l’accès à Dieu.
2. Nous ne pouvons rien faire pour « hériter de la vie éternelle », mais nous pouvons l’accepter comme un don de Dieu, en reconnaissant que nous sommes pécheurs et coupables devant Dieu. Le chef du peuple était coupable en ce qu’il transgressait continuellement le premier commandement : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » (Ex. 20. 2). Il tenait plus à ses richesses qu’à Dieu. Combien facilement nous oublions que Dieu a droit à la première place dans notre vie ! Tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons nous viennent de Lui.
3. Ce n’est que si nous suivons réellement Jésus Christ, et s’Il a la première place dans notre vie, que nous vivrons dans la pleine réalisation de la paix que Dieu donne.

D’après « The Good Seed » juin 2022

 

JE SUIS LÀ AU MILIEU D’EUX

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« JE SUIS LÀ AU MILIEU D’EUX »
Quelques pensées sur Matthieu 18. 20

 

Il y a dans la Parole des expressions et des promesses qui dépassent notre intelligence et notre perception naturelles. Nous ne pouvons les comprendre, parce que nos sens sont rattachés à la terre et que nous vivons dans le visible, alors qu’il s’agit de choses invisibles. Aussi longtemps que nous habiterons nos corps mortels, il nous faudra accepter de recevoir tout simplement et seulement par la foi, des vérités grandes et précieuses qui nous sont révélées dans le Saint Livre, sans les sonder, sans les comprendre souvent, et sans chercher à les expliquer ou à les développer en faisant travailler notre imagination.
Il en est ainsi de la promesse de Matthieu 18 faite par le Seigneur Lui-même aux Siens : « où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux ». Le Seigneur est là, invisible, et pourtant personnellement présent simultanément partout où les Siens sont réunis en Son nom. L’incrédule sourit et peut se moquer, mais la foi accepte et s’empare de cette promesse, précieuse entre toutes, sans chercher à la sonder. Le croyant jouit avec une reconnaissance infinie de cette présence bénie au milieu des deux ou trois réunis autour de lui.
En quittant Ses disciples, le Seigneur a promis d’être avec eux tous les jours (Mat. 28. 20), c’est-à-dire de se tenir près d’eux en Esprit pour les encourager, les soutenir, les diriger. Il a promis aussi de faire Sa demeure chez ceux qui gardent Sa Parole (Jean 14. 23), et nous avons certainement bien souvent fait individuellement l’expérience de Sa fidélité en ce qui concerne ces promesses, mais la précieuse promesse de Sa présence au milieu des deux ou trois assemblés en Son nom a un caractère différent, car il s’agit là de la présence réelle de Sa sainte Personne elle-même au milieu des Siens, sans que leurs yeux puissent Le voir – vérité que la foi saisit avec adoration, sans la comprendre.
Présence réelle, puisque le lieu même en est bien défini : c’est là où deux ou trois sont assemblés en son nom. Il n’est pas dit : dans telle ou telle chapelle, où des croyants se réunissent habituellement pour le culte et consacrée à cet effet, ni dans le local, réservé à l’assemblée, où les réunions ont toujours lieu. La Parole est précise et ne permet en aucune manière de prétendre à la présence du Seigneur dans un tel local du seul fait qu’il est destiné ou réservé aux réunions.
Cette erreur est peut-être renforcée par le fait qu’on perd de vue qu’au temps des débuts de l’Église, en bien des endroits, si ce n’est en tous, l’assemblée se réunissait dans les maisons de croyants et ne disposait pas, semble-t-il, d’un local spécialement affecté aux réunions. Si maintenant, faute généralement de place dans les maisons de frères, l’assemblée se réunit le plus souvent, particulièrement dans les villes, dans un local spécial, gardons-nous d’attribuer une valeur ou un privilège quelconque à ce local. C’est par méconnaissance de cette vérité que nous avons vu, à différentes reprises, des frères et des sœurs rester dans un local, en alléguant qu’ils y trouvaient la présence du Seigneur, en communion avec des assemblées dont nous avions dû nous séparer, dans lesquelles s’étaient infiltrées de fausses doctrines et dans lesquelles le Seigneur n’avait plus la première place.
Il ne suffit pas de prétendre être réunis en Son nom pour qu’il en soit réellement ainsi, et cela nous oblige à bien considérer ce que signifie cette expression « en mon nom », qui constitue la seule condition nécessaire et suffisante mise par le Seigneur Lui-même pour réaliser Sa présence. Dans le monde même, agir ou parler au nom de quelqu’un, à plus forte raison d’un souverain, c’est agir et parler à sa place, avec la certitude qu’il approuve les actes ou les paroles de son mandataire. N’en est-il pas de même ici ? Les deux ou trois assemblés ne peuvent être assurés de la présence du Seigneur que s’ils agissent et parlent avec Sa pleine approbation, c’est-à-dire en conformité avec Sa Parole, sous la dépendance et la direction de l’Esprit. Cela exclut naturellement tout rassemblement présidé par un homme, aussi doué qu’il puisse être. Il est évident, en effet, que le Seigneur ne peut se trouver en seconde place, dans une réunion de personnes assemblées autour d’un prédicateur, pour entendre de sa bouche des paroles d’exhortation, d’édification ou d’évangélisation, si excellentes soient-elles.
Ce n’est donc pas, et il est nécessaire d’insister sur ce point, parce que nous nous réunissons régulièrement dans un certain local, certains jours et à certaines heures fixées, que nous pouvons affirmer : le Seigneur est là au milieu de nous. Sa présence n’est pas liée à nos habitudes et à notre horaire. Il faut, pour qu’Il soit là, que nos cœurs soient réellement occupés de Lui, que notre piété ne soit pas de pure forme, que nos prières, nos cantiques, nos paroles, sous la direction de l’Esprit, répondent à la réalité de Sa présence. En résumé, pour qu’Il se trouve, Lui, au milieu de nous, il faut que nous nous trouvions autour de Lui, dans une soumission entière à Sa Parole et sans qu’il y ait de l’interdit en nous.
Ainsi, une réunion autour de Lui constitue un immense privilège et procure à l’âme une joie profonde, la joie elle-même qu’ont connue les onze et ceux qui étaient avec eux dans la chambre haute, lorsque, au soir de la résurrection, le Seigneur s’est trouvé au milieu d’eux (Luc 24. 41), mais cette joie ne doit pas être séparée du sentiment de notre responsabilité, grande aussi, car il s’agit, d’une part de maintenir la sainteté qui sied à Sa maison (Ps. 93. 5), et, d’autre part, du témoignage que nous avons à rendre.
Nous entendons parfois des personnes traiter de prétentieuse l’affirmation de la présence du Seigneur dans de telles réunions. Nous pouvons dire en pleine assurance qu’il n’en est rien, car nous avons non seulement le droit, mais le privilège, de nous approprier toutes les promesses de la Parole.
Les disciples envoyés par le Seigneur pour préparer la Pâque ne savaient pas où aller pour répondre à ce désir de leur Maître (Luc 22. 8). Ils n’ont pas été de maison en maison chercher un lieu convenable pour s’y rencontrer avec le Seigneur, comme le font certains chrétiens qui vont de lieu de culte en lieu de culte, ou de chapelle en chapelle. Pierre et Jean ont tout simplement demandé au Seigneur : « Où veux-tu que nous apprêtions la Pâque ? », et le Maître leur a donné des précisions telles qu’ils n’ont pu faire d’erreur. La ressource est la même encore pour ceux qui cherchent le lieu de la présence du Seigneur, aussi réelle qu’elle l’était alors, quoique invisible. Il montrera, sans erreur possible, à ceux qui le Lui demandent, le chemin pour se rendre à la grande chambre garnie où Il désire se rencontrer avec Ses disciples.

Oui, , Seigneur, ta présence se trouve,
Mettant le cœur en joie, en liberté,
Et, dans la paix, tout fidèle en éprouve
Et le pouvoir et la réalité.

Cantique 20 des Hymnes et Cantiques

 

D’après Messager Évangélique 1994
Koechlin M.J.

 

CARACTÈRE DIVIN ET HUMAIN DE JÉSUS CHRIST

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Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu…
Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous (et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité. Jean 1. 1 et 14.
(Jésus a dit : )  Vous cherchez à me faire mourir, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu… Moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens ; car je ne suis pas venu de moi-même, mais c’est lui qui m’a envoyé. Jean 8. 40 et 42.

 

 

CARACTÈRE DIVIN ET HUMAIN DE JÉSUS CHRIST

 

 

Plusieurs récits des évangiles mettent en évidence le fait que Jésus était en même temps un Homme et le Fils de Dieu – qu’en Lui « habite toute la plénitude de la déité corporellement » (Col. 2. 9).
Considérons le début de Son ministère. Jean le baptiseur prêchait le long du Jourdain et baptisait dans le fleuve tous ceux qui reconnaissaient être pécheurs, et se repentaient, confessant leurs fautes (Mat. 3. 13 à 17). Il fallait que les consciences et les cœurs soient préparés pour accueillir Jésus, dont Jean le Baptiseur annonçait la venue imminente.
Et voici que Jésus arrive et demande à Jean de le baptiser. Il se présente comme n’importe quel autre homme, même si Lui était sans péché et sans fautes à confesser, donnant ainsi l’exemple de la manière dont tous auraient dû se comporter.
Mais, alors que Jean baptisait Jésus, l’Esprit Saint descendit sur Lui et Dieu fit entendre des cieux une voix disant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir ».
Dans une autre occasion (Mat. 17. 24 à 27), les receveurs de l’impôt juif demandent à Pierre si le Seigneur paie ou non le tribut pour le temple. Pierre, pris au dépourvu, répond que oui mais, arrivé à la maison, le Seigneur lui dit : « Qu’en penses-tu, Simon ? Les rois de la terre, de qui reçoivent-ils des tributs ou des impôts, de leurs fils ou des étrangers ? ». C’était clair : Jésus n’était pas tenu de payer quoi que ce soit ; mais Il se met au même niveau que les autres hommes, ici au niveau de tout Juif obéissant.
Mais ensuite, manifestant Sa puissance divine, Il ordonne à Pierre d’aller à la mer et de prendre le premier poisson qui monterait ; il trouverait dans sa bouche la pièce de monnaie qui permettrait de payer le tribut pour Lui et pour Pierre. Et Il en a été comme le Seigneur avait dit !
Considérons un troisième exemple dans lequel l’Homme Jésus démontre sa grandeur divine.
Lors d’une conversation animée, le ton des Juifs hostiles à Jésus se durcit, et ils l’insultent (Jean 8. 48 et 52). Jésus les reprend : « En vérité, en vérité, je vous dis : Avant qu’Abraham fût, Je suis » (v. 58). Il s’identifie ainsi avec Dieu, qui a déclaré être le « Je suis » : « Je suis celui qui suis » (Ex. 3. 14).
La réaction est immédiate ; ils estiment que ses paroles sont un blasphème et ils prennent des pierres pour les jeter contre Lui. Que fait alors le Fils de Dieu ? Comme une personne pourchassée, le Créateur des cieux et de la terre, qui était venu pour être le Sauveur du monde, se cache pour échapper à la violence de Ses créatures.
Jésus Christ ne peut laisser personne indifférent. Ne voyons-nous en Lui qu’un homme comme tous les autres, capable de déchaîner la colère de ses ennemis par son message de vérité, ou bien croyons-nous à Ses paroles : « Avant qu’Abraham fût, Je suis » ? Il est le Dieu des cieux, vivant, hier, aujourd’hui et éternellement, Il est « le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jean 5. 20).

 

D’après « Il buon seme » mai 2022

 

CRAINDRE DIEU, EST-CE AVOIR PEUR DE LUI ?

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La crainte de l’Éternel est une fontaine de vie. Prov. 14. 27.
Écoutons la fin de tout ce qui a été dit : Crains Dieu, et garde ses commandements ; car c’est là le tout de l’homme. Éccl. 12. 13.
Qui craint Dieu sort de tout. Éccl. 7. 18.

 

CRAINDRE DIEU, EST-CE AVOIR PEUR DE LUI ?

 

« Craindre » signifie généralement « avoir peur ». Dans la Bible, cependant, la crainte de Dieu est tout à fait différente de la peur. C’est plutôt la conscience de sa grandeur et de sa sainteté, qui nous pousse à prendre garde à ce que nous pensons et faisons, pour plaire à notre Dieu.
Pour le croyant, la crainte respectueuse de Dieu est une notion essentielle de vie. Le désir de Lui plaire est le point de départ, le début d’un chemin qui conduit à une vie de soumission joyeuse à sa volonté, motivée par la foi et l’amour pour Lui.
Dans le livre des Proverbes et dans les Psaumes, la crainte de Dieu et la sagesse sont liées : « La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse » (Prov. 9. 10 ; Ps. 111. 10).
La crainte de Dieu a d’heureuses conséquences, même dans les temps difficiles : Noé, obéissant à la parole de Dieu, « craignit et construisit une arche pour la sauvegarde de sa famille » (Héb. 11. 7 ; Gen. 6. 14). Le résultat de cette crainte de la part de Noé a été son salut et celui de sa famille au moment du déluge.
Avant tout, lorsque nous connaissons des luttes et des difficultés, obéissons à notre Dieu, sans oublier cet encouragement divin : « Je sais cependant que tout ira bien pour ceux qui craignent Dieu » (Éccl. 8. 12).
La crainte de Dieu est aussi source de joie et fontaine de vie, elle nous pousse, non pas à fuir la présence du Seigneur, mais à la rechercher, car « Il y a des plaisirs à ta droite pour toujours » (Ps. 16. 11).

 

D’après « Il buon seme » juin 2022

 

TRADUCTION DE FEUILLETS (33)

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TRADUCTION DE FEUILLETS (33)

 

Vous êtes la lumière du monde ; une ville située au sommet d’une montagne ne peut pas être cachée. Que votre lumière brille ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. Matthieu 5. 14 et 16.

CROIRE DANS SON CŒUR

Youssef était un jeune Algérien qui passait ses vacances en Suède. Il se sentait très seul, presque abandonné. Mais alors, un groupe de jeunes chrétiens lui a parlé.
– Pour la première fois, pendant mon séjour en Suède, des gens sont venus vers moi pour parler avec moi… Je ne savais presque rien au sujet de leur foi, mais j’ai été très touché par ce qu’ils m’ont raconté. Ils m’ont invité pour un café. Ils ne fumaient pas, ils ne buvaient pas, ils n’allaient pas non plus dans les discothèques. Mais ils parlaient d’un Dieu personnel et d’une relation personnelle avec Jésus Christ. Et là j’ai reconnu pour la première fois la différence entre ceux qui ne croient pas et ceux qui croient réellement du cœur.
A la fin de son séjour, ses nouveaux amis lui ont promis d’aller lui rendre visite en Algérie. Mais Youssef avait peur de ses compatriotes, et il leur donna une fausse adresse.
Le Seigneur, dans son amour, le suivit pourtant. Lorsque, plus tard, Youssef retourna en Suède pour y étudier, il fit la connaissance de Christophe, un chrétien pakistanais. Celui-ci l’invita, après un repas amical, à une étude biblique, où le plan du salut de Dieu pour l’homme était expliqué. Ce soir-là, Youssef reçut le Fils de Dieu comme son Sauveur et Seigneur.
Par la suite, il ne craignit plus ses compatriotes. Avec l’aide de Dieu, il décida de témoigner plus tard de sa foi dans son pays.

D’après der Herr ist nahe août 2022

 

Pourquoi es-tu abattue, mon âme ? Et pourquoi es-tu agitée au-dedans de moi ? Attends-toi à Dieu ; car je le célébrerai encore : il est le salut de ma face et mon Dieu. Psaume 42. 11.

CE QUI NOUS REND LES PSAUMES PRÉCIEUX

De tout temps, les croyants ont trouvé joie et consolation dans les Psaumes. Cependant, nous ne connaissons pas toujours les circonstances au cours desquelles ils ont été écrits – et souvent, pas même le nom de leur auteur. De plus, il n’est pas toujours facile de voir la portée prophétique du psaume, lorsqu’il concerne des circonstances encore à venir, ou déjà en partie survenues.
En conséquence, lorsque nous voulons appliquer les expressions inspirées des psaumes à nos propres circonstances, nous devons être très soigneux. Par exemple, nous ne pouvons pas demander la vengeance sur nos ennemis, car le Seigneur nous a commandé de les aimer et de prier pour eux (Mat. 5. 44).
Mais comment, et pourquoi, les psaumes, encore aujourd’hui, trouvent-ils un pareil écho dans le cœur des croyants ? – Parce qu’ils nous font prendre part aux relations de l’auteur avec le Seigneur, leur Dieu, en particulier lorsqu’ils passent par des temps d’épreuves. Nous pouvons comparer nos expériences avec les leurs, et y trouver de la consolation quand nous voyons comment Dieu les a libérés de leurs épreuves et de leurs craintes, et les a consolés.
La Bible nous donne ses enseignements pleins d’aide, non pas sous la forme d’un manuel de règles ou à la manière d’un livre de recettes. Elle nous révèle beaucoup plutôt Dieu, afin que nous vivions heureux dans une relation vivante et pleine de confiance avec Lui, Nous pouvons apprendre cela dans les psaumes, même si leurs auteurs ne connaissaient pas encore, comme nous, le « Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ » (Éph. 11. 3

D’après der Herr ist nahe août 2022

 

Prêtez l’oreille et écoutez ma voix ; soyez attentifs et écoutez ma parole. Ésaïe 28. 23.
Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. Luc 19. 10.

DIEU ME CHERCHE !

Pendant les vacances, où Bernard a passé du temps avec ses petits-enfants, il a trouvé Dieu – ou plutôt, Dieu l’a trouvé.
Par un après-midi ensoleillé au bord du lac, alors que, depuis un banc, il regardait les petits jouer, il remarqua un groupe de jeunes gens joyeux chantant des cantiques de leur foi chrétienne. L’un des membres du groupe s’est assis avec Bernard, qui a écouté, visiblement ému, et a dit : Je crois effectivement que Dieu me cherche.
Oui, c’est sûr, lui a-t-il été répondu. Bernard a ensuite expliqué qu’il avait entendu ce chant sur l’amour de Dieu qui le recherchait, pour la troisième fois cet été, et chaque fois de la part de chanteurs différents.
Il s’en est suivi une conversation chaleureuse et ouverte. Bernard a appris et a compris que Dieu le cherchait vraiment parce qu’Il l’aimait ; qu’Il voulait le sauver de ses péchés et lui donner une vie nouvelle. À la fin de la conversation, il a accepté un Nouveau Testament et quelques brochures, et a promis de les lire.
Cela a été la rencontre décisive pour lui avec le Dieu d’amour, qui le cherchait depuis si longtemps. Il s’est rendu compte qu’il ne pouvait plus ignorer l’appel de Dieu et il a accepté Jésus-Christ comme son Sauveur.
« Méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longue attente, ignorant que la bonté de Dieu te pousse à la repentance ? » (Rom. 2. 4).

D’après die gute Saat août 2022

 

Moi, je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. Jean 8. 12.
Par devers toi est la source de la vie, en ta lumière nous verrons la lumière. Psaume 36. 9.

« JE SUIS LA LUMIÈRE DU MONDE »

Comme un phare puissant qui donne au marin une orientation la nuit quand il est près de la côte, Jésus est venu dans ce monde pour y apporter la lumière Par sa grandeur morale infinie, Il a éclairé tous les hommes, quelle que soit leur origine ou leur position sociale. Il était « la vraie lumière… qui, venant dans le monde, illumine tout homme » (Jean 1. 9). Non seulement Il a apporté la lumière, mais Lui-même était la lumière. On peut distinguer deux aspects de la lumière :
La lumière fournit une orientation. Nous, humains, avons besoin de quelqu’un qui nous guide. Et qui pourrait faire cela mieux que Dieu ? C’est pourquoi Jésus, le Fils de Dieu, est venu à nous. En Lui, nous avons maintenant Celui qui illumine notre chemin et nous conduit à la vraie vie. Il est la lumière de la vie.
La lumière expose toutes choses. Sans lumière, la réalité ne peut être reconnue. Alors Jésus est venu et a mis en lumière la vérité : la vérité sur l’homme pécheur et la vérité sur Dieu. Sa nature et Ses actions ont montré ce qu’est Dieu dans Sa sainteté et dans Son amour pour nous.
Parce que Jésus-Christ ne vit plus sur la terre, ceux qui ont été éclairés par Lui sont maintenant appelés à répandre la lumière à leur tour. C’est pourquoi Il dit à Ses disciples : « Vous êtes la lumière du monde… Que votre lumière brille ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Mat. 5. 14 et 16). C’est maintenant la responsabilité de tout chrétien !

D’après die gute Saat août 2022

 

Voici, au lieu de la paix, j’avais amertume sur amertume ; mais toi, tu as aimé mon âme, la retirant de la fosse de destruction ; car tu as jeté tous mes péchés derrière ton dos. Ésaïe 38. 17.

CE QUI EST ESSENTIEL DANS LA VIE

Le peintre anglais Thornhill avait été chargé de concevoir l’intérieur du dôme de la cathédrale Saint-Paul de Londres. Après des mois de travail assidu, il avait rempli une partie de sa mission : une section avait été achevée.
Il recula alors sur le plancher de l’échafaudage pour regarder sa peinture de loin. Alors qu’il fixait les yeux sur le dôme, il fit quelque pas, sans s’en rendre compte, jusqu’au bord de l’échafaudage. Un pas de plus, et il serait tombé de toute la hauteur sur le sol en pierre de la cathédrale. Un de ses aides vit le danger. Impulsivement, il saisit un pinceau et traça une large bande de peinture en travers du tableau. Thornhill se précipita vers lui, en colère – mais sa colère tourna rapidement en reconnaissance lorsque son assistant lui eut expliqué : « Maître, c’était la seule façon de sauver votre vie. Si j’avais appelé, vous auriez peut-être fait demi-tour et vous vous seriez écrasé au sol. Je ne pouvais vous protéger qu’en gâchant votre peinture ».
Ne ressemblons-nous pas parfois au peintre Thornhill ? Nous consacrons toute notre énergie et notre attention à une cause qui a une grande valeur pour nous. Pour l’un, c’est la famille, pour un autre c’est la prospérité. D’autres encore se concentrent sur la santé afin de rester en forme pour profiter de la vie jusque dans la vieillesse. Mais que se passe-t-il quand la maladie, la mort ou d’autres choses ruinent nos vies ?
Les épreuves dans notre vie ne sont pas dues au hasard ! Permettons à la souffrance de tourner en bénédiction dans notre vie et n’oublions pas l’essentiel : être en paix avec Dieu par la foi en Jésus Christ et Sa mort sur la croix, afin que l’éternité pour nous ne soit pas la mort, mais la vie.

D’après die gute Saat août 2022

 

Je t’ai fait connaître mon péché, et je n’ai pas couvert mon iniquité ; j’ai dit : Je confesserai mes transgressions à l’Éternel ; et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché. Psaume 32. 5.

UNE NUIT DE LECTURE

– Gardez- la, votre vieille Bible. Je n’en ai pas besoin. Je suis mon propre Dieu !
C’est ainsi qu’un visiteur qui venait d’offrir un Nouveau Testament à un détenu nommé José, en prison, a été repoussé. Néanmoins, il est revenu une semaine plus tard. Il n’en croyait pas ses yeux : José est entré en courant dans la salle des visites, lui a offert son bras et s’est exclamé : « Maintenant, vous pouvez m’appeler frère ! »
Il a raconté son histoire : « J’avais rejeté le Nouveau Testament que vous vouliez me donner, mais un autre détenu l’a accepté. Quand nous sommes retournés dans notre cellule commune, il m’a demandé de lui lire à haute voix ce qu’il y avait dans le petit livre. C’était trop vexant pour moi, mais je l’ai fait quand même, parce que je ne voulais pas lui refuser ce service. Il ne savait pas lire lui-même. Quand j’ai levé les yeux après un certain temps, j’ai vu que mon auditeur s’était endormi. Je ne peux pas expliquer pourquoi – mais j’ai continué à lire, toute la nuit !
Puis Dieu a commencé à parler à mon cœur. J’ai compris que je devais lui demander pardon pour ma vie de criminel et que je devais donner ma vie au Seigneur Jésus-Christ. Et c’est ce que j’ai fait !
José a maintenant été libéré de prison et libéré du fardeau de son passé. C’est un chrétien actif qui, avec d’autres chrétiens en Argentine, est au service de son Sauveur, Jésus Christ.

D’après die gute Saat août 2022

 

Si Abraham a été justifié sur la base des œuvres, il a de quoi se glorifier, mais non pas devant Dieu. Romains 4. 2.
Abraham, notre père, n’a-t-il pas été justifié par des œuvres, ayant offert son fils Isaac sur l’autel ? Jacques 2. 21.

FOI OU ŒUVRES – UNE CONTRADICTION ?

Même pour le lecteur chrétien dépendant, certaines affirmations de la Bible peuvent sembler, au début, contradictoires. C’est le cas des versets ci-dessus. Cependant, de telles contradictions disparaissent en général très rapidement lorsque nous remettons ces passages dans leur contexte. Les deux versets ci-dessus en sont un exemple.
L’épître aux Romains montre que tous les êtres humains sont pécheurs. En conséquence, personne ne peut se tenir devant Dieu sur la base de ses œuvres ; tous doivent être sauvés par la foi. Même Abraham ne fait pas exception, et la Parole de Dieu dit que « sa foi lui a été comptée à justice ».
Quelle était la foi d’Abraham ? Il avait une confiance inébranlable dans les promesses de Dieu et était justifié par cela ; aujourd’hui Dieu justifie ceux qui croient en Jésus-Christ comme en leur Sauveur (Rom. 3. 25 et 26 ; 4. 25).  Nos œuvres, aussi bonnes soient-elles, ne nous rendent jamais justes devant Dieu.
D’autre part, quand Jacques parle d’œuvres, il ne s’agit pas de justification devant Dieu, mais d’une foi qui, par des œuvres, s’avère authentique devant les hommes. Une foi qui n’est pas visible dans les œuvres est « morte en elle-même », ce n’est qu’une compréhension stérile, purement intellectuelle. D’Abraham il est dit qu’il a été « justifié par les œuvres » parce que ses œuvres sont la preuve ou le fruit de sa foi, qui a été justifiée par elles (Jac. 2. 17, 20 à 26).

D’après die gute Saat août 2022

 

Nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. Romains 8. 28.

OPTIMISATION

En technologie, on parle beaucoup d’« optimisation ». Par exemple, celui qui voudra chauffer une maison, ne sera pas satisfait seulement par le fait que la température ambiante est agréable. Il veillera également à ce que les coûts de chauffage restent aussi bas que possible. En conséquence, il isolera bien sa maison pour limiter les pertes de chaleur. Cependant, parce que cela entraîne à son tour des coûts, il appliquera le principe : autant d’économies de chaleur que possible avec le moins possible de travaux d’isolation. Ainsi, les valeurs optimales peuvent être facilement calculées.
Ne serait-ce pas merveilleux si nous pouvions façonner nos vies de manière tout aussi optimale, par exemple selon une sorte de principe bénéfice-coût ? Malheureusement, ce n’est pas aussi facile que dans les processus techniques, où de nombreuses influences peuvent être mesurées quant à leur impact. D’innombrables forces influencent nos vies, que nous ne pouvons pas contrôler, et dont nous ne pouvons pas estimer correctement l’action. A la base, nous ne savons même pas ce qui est vraiment bon pour nous à long terme.
Mais qu’en serait-il si nous mettions notre vie entre les mains de Dieu avec confiance ? Car c’est ce que le grand Dieu attend. Et à ceux « qui aiment Dieu » (c’est-à-dire à tous ceux qui ont été rachetés par Christ), Il dit dans le verset ci-dessus que toutes les choses qu’ils rencontreront « travaillent ensemble pour le bien ». Cela vaut la peine d’y réfléchir.
Vraiment tout pour le bien ? Oui, les enfants de Dieu en sont convaincus. Selon ce qu’ils ont vécu, beaucoup de choses restent incompréhensibles pour eux ; de nombreuses questions restent sans réponse ici-bas. Mais ils ont confiance que Dieu sait absolument ce qui est bon pour eux. Même les « coups du sort » servent ce but – mais seulement pour ceux qui aiment Dieu et Lui ont confié leur vie. Ils apprendront au ciel à quel point le plan de Dieu était bon pour eux.

D’après die gute Saat août 2022

 

L’évangile… est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit. Romains 1. 16.

UNE VRAI BONNE NOUVELLE

Tous les reporters de journalisme connaissent la plaisanterie d’un journaliste américain renommé : – un chien mord un homme : ce n’est pas une nouvelle ; un homme mord un chien : cela, c’est une nouvelle. Les nouvelles doivent être quelque chose qui captive vraiment l’attention des hommes. Les réflexions de routine n’intéressent personne, aussi les journaux affichent en première page des en-têtes qui sautent aux yeux, pour s’assurer que l’article est lu.
Le mot Évangile signifie bonne nouvelle. Le mot grec original « evangelion » était employé pour les nouvelles qu’un messager apportait après la victoire dans une bataille, qui étaient vraiment de bonnes nouvelles. Ainsi, l’évangile est vraiment la nouvelle d’une victoire.
Jésus Christ, par sa mort et sa résurrection, a obtenu la victoire sur le grand ennemi qui s’était opposé à Dieu et avait amené l’humanité sous son pouvoir : le diable. La victoire était à la fois sur le péché et sur la mort.
La nouvelle de cette victoire remplit le Nouveau Testament et elle se répand à travers le monde entier, afin que tous puissent avoir le bénéfice de la victoire que Jésus Christ a remportée. Toutefois, nous devons croire au Fils de Dieu et revendiquer sa mort rédemptrice pour nous-même. Alors la nouvelle de sa victoire développera sa puissance dans notre vie et nous apportera la bénédiction.
L’évangile, la bonne nouvelle, la proclamation de la victoire : l’Évangile du Seigneur Jésus Christ, c’est la nouvelle de la plus grande victoire jamais gagnée. Elle est différente de toutes autres nouvelles et les surpasse toutes. C’est une nouvelle que nous ne pouvons pas nous permettre de négliger, sinon nous souffrirons des conséquences fatales : le jugement de Dieu sur nous !

D’après the good Seed août 2022

 

Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement. Jean 5. 24.

JUSTE UN PAS

Un groupe de jeunes gens excités remplissait l’autobus. Un passager s’assit près d’eux et ouvrit sa Bible. Pour faire rire les autres, l’un des jeunes dit, en plaisantant, mais avec une expression sérieuse : Excusez-moi, Monsieur, pouvez-vous me dire quel est le chemin pour aller au paradis ?
Le voyageur a regardé le jeune homme en face en souriant amicalement, et lui a répondu calmement mais fermement : Le paradis est juste à un pas de vous. Ne voulez-vous pas faire ce pas maintenant ?
Ce fut tout. Mais ces paroles simples, et la manière dont elles furent exprimées, tourmentèrent le jeune homme. Il ne fut plus en paix jusqu’à ce qu’il ait fait ce pas vers Jésus Christ, le Sauveur.
Chacun de nous doit faire ce pas pour passer « de la mort à la vie ». Personne d’autre ne peut le faire pour nous. Même si nous avons des parents ou des amis qui croient en Jésus Christ, leur foi ne peut pas remplacer la nôtre. La seule chose que quiconque puisse faire pour une autre personne, c’est de l’amener à Christ.
« Car Dieu est un, et le médiateur entre Dieu et les hommes est un, l’homme Christ Jésus, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous » (1 Tim 2. 5 et 6).
Quiconque se tourne vers Dieu, en confessant ses péchés, reçoit le pardon. Christ a donné sa vie sur la croix en rançon pour la culpabilité de tous ceux qui demandent ce pardon.

D’après the good Seed août 2022

 

Confiez-vous en lui en tout temps, répandez votre cœur devant lui : Dieu est notre refuge. Psaume 62. 8.
Dieu m’a écouté ; il a fait attention à la voix de ma prière. Psaume 66. 19.

QUAND TU ES DÉSESPÉRÉ, PRIE

Aldi, un jeune Indonésien de 18 ans, travaillait sur un rompong (un radeau pour la pêche, avec un abri dessus), ancré au large de l’île de Sulawesi. Il était chargé de surveiller la lampe qui servait à attirer les poissons dans les filets. En Juillet 2018, une tempête rompit les amarres, et parce que le radeau n’avait ni moteur ni rames, Aldi partit à la dérive sur plus de 2500 kilomètres, pendant sept semaines ! Pour survivre il devait boire l’eau de la mer, dont il filtrait le sel à travers ses vêtements, et manger les poissons qu’il réussissait à prendre avec les mains.
Pendant ces longues semaines, Aldi vit plus de dix navires passer sans s’arrêter. Finalement il réussit à envoyer un message depuis une petite radio qu’un ami lui avait donnée. Son message fut capté par le capitaine d’un navire panaméen, qui changea de route pour aller le sauver. Malgré sa faiblesse, Aldi put plonger et atteindre une petite échelle de corde lancée depuis le navire – et être sauvé.
Quand on lui demanda comment il avait fait pour tenir moralement, Aldi reconnut avoir pensé plus d’une fois à se laisser tomber à l’eau pour abréger ses souffrances et son angoisse, mais il a dit qu’il avait trouvé un soutien dans ces paroles de ses parents, qu’il avait continuellement dans la tête : Quand tu es désespéré, prie !
Aldi n’avait pas grand-chose sur son radeau, mais il avait une Bible. Sans la prière et la lecture de la Bible, disait-il, je n‘aurais pas survécu. Ses parents aussi, ayant su qu’il était disparu, avaient confiance en Dieu et avaient beaucoup prié pour lui.

D’après il buon Seme août 2022

 

CORONA 97

CORONA 97

La paix et le repos dans les circonstances

« Jamais Dieu ne délaisse qui se confie en lui ;
Si le monde m’oppresse, Lui-même est mon appui.
Ce Dieu bon et fidèle garde en sa paix les siens
Pour la vie éternelle, et les comble de biens ».

(Hymnes et Cantiques 103)

En lisant des Saintes Écritures, nous apprenons avec joie que les enfants de Dieu sont « justifiés sur la base de la foi » et qu’ils ont « la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 1). Saisir cette vérité apporte à l’âme une paix infinie. Malgré cette certitude que nous possédons, combien de fois le diable, qui s’oppose à Dieu et aux saints, cherche à semer le doute dans notre esprit. En parcourant l’épître aux Romains, nous sommes comme devant un miroir qui aurait pour cadre la Loi de Dieu. Elle est « sainte, et le commandement est saint, et juste, et bon » (Rom. 7. 12). Nous devrions l’accomplir entièrement « car quiconque gardera toute la loi et trébuchera en un seul point, est coupable sur tous » (Jac. 2. 10). La Parole de Dieu, comme le miroir, nous renvoie l’image exacte de ce que nous sommes. Elle nous fait prendre conscience que « nous faillissons tous à bien des égards » (3. 2). En découvrant que « le bien que je veux, je ne le pratique pas ; mais le mal que je ne veux pas, je le fais » (Rom. 7. 19), une question se dresse devant chaque enfant de Dieu : Satan aurait-il raison de nous accuser et de semer le doute dans nos cœurs ? C’est un combat intérieur qui peut devenir insupportable si nous restons focalisés sur nous-mêmes. L’auteur de l’épître a certainement connu un tel combat puisqu’il enchaîne : « Or si ce que je ne veux pas, moi, — je le pratique, ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais c’est le péché qui habite en moi. Je trouve donc cette loi pour moi qui veux pratiquer le bien, que le mal est avec moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu selon l’homme intérieur ; mais je vois dans mes membres une autre loi (ou principe) qui combat contre la loi de mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché qui existe dans mes membres » (7. 20 à 23).
Le croyant aspire à être semblable à son Sauveur et Seigneur, mais en lui-même il n’en trouve pas la force. Il désespère et dit : « Misérable homme que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort ? » (v. 24). Ensuite vient une expression merveilleuse : « Je rends grâces à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ». Que s’est-il passé ? On a l’impression que l’apôtre a pris une grande respiration, qu’il a levé les yeux au ciel pour voir son Sauveur et que le soleil brille à nouveau dans son cœur troublé. Il constate avec joie que son entendement (son esprit renouvelé) est au service de « la loi de Dieu » ; mais que c’est sa chair (ou son vieil homme) qui sert « la loi du péché ». « La loi de l’Esprit de vie dans le christ Jésus », le libère « de la loi du péché et de la mort ». Si « la pensée de la chair est la mort, mais la pensée de l’Esprit, vie et paix » (Rom. 8. 2 et 6). Comme l’apôtre, le croyant n’attend plus rien de lui-même, il attend tout de Christ.
Quelle constatation ! Quelle libération ! « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le christ Jésus » (Rom. 8. 1).
Satan peut-il encore accuser ? La réponse est : – non ! Car « qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? », quand c’est Dieu qui justifie ! (Rom. 8. 33). Les enfants de Dieu, en recevant dans leur cœur et par la foi, Jésus comme Sauveur, sont devenus des justes. Ils sont « justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le christ Jésus » (Rom. 3. 24).
Concernant Satan, il a été vaincu à la croix et par la résurrection de notre Seigneur qui l’a « rendu impuissant » (Héb. 2. 14). Il ne détient plus le pouvoir sur la mort, car Christ en est sorti vainqueur et Il ressuscitera tous ceux qui se sont endormis dans la foi. La tête du serpent a été brisée par Christ, prophétie annoncée en Genèse 3. 15 et réalisée à Jérusalem (voir : Luc 24. 6 et 7, 47). « Jésus Christ, le juste » est maintenant notre « avocat auprès du Père » (1 Jean 2. 1).
L’épître aux Romains se termine par des convictions fermes : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rom. 8. 31) ; « le Dieu de paix brisera bientôt Satan sous vos pieds » (16. 20) ; « que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec vous ! » (Rom. 16. 20). Lorsque David s’était retiré dans une caverne et que son beau-père, roi sur Israël, accompagné de « trois mille hommes d’élite » venait pour le tuer et entrait dans cette même caverne pour y dormir, quelle était la paix qui habitait David ? – sinon celle que Dieu peut donner ! (1 Sam. 24).
Quand le roi Hérode venait de faire « mourir par l’épée Jacques, le frère de Jean », et qu’il avait fait mettre en prison Pierre, le livrant « à quatre bandes de quatre soldats », quelle était la paix qui habitait l’apôtre pour pouvoir dormir, « lié de deux chaînes », entre deux soldats ? – sinon seule celle que Dieu donne ! (Act. 12).
Dans une autre prison, « sur le minuit, Paul et Silas, en priant, chantaient les louanges de Dieu ». Quelle était leur paix ? – Sinon celle que le Dieu de paix peut donner (Act. 16. 25).
Élihu, type du Saint Esprit, de la part de Dieu, dit à Job : « Quand il donne la tranquillité, qui troublera ? » (Job 34. 29).
Jésus, notre Seigneur, sachant qu’il allait connaître la souffrance et la mort, laisse à Ses disciples un trésor : « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif » (Jean 14. 27).

« Ta paix, tes biens, ton ciel, ta gloire, en Jésus sont notre trésor ;
Bientôt, à son cri de victoire, vers lui nous prendrons notre essor.
Gloire à ton nom, Dieu notre Père ! Gloire à ton ineffable amour !
Que tes enfants l’exaltent sur la terre, en attendant ton bienheureux séjour ! »

(Hymnes et Cantiques 5, strophe 4)

DES CHOSES SIMPLES MAIS ESSENTIELLES

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DES CHOSES SIMPLES MAIS ESSENTIELLES

 

1. Que faut-il croire ?

Or la foi est l’assurance de ce qu’on espère, et la conviction de réalités qu’on ne voit pas.
Il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu est, et qu’il récompense ceux qui le recherchent. Héb. 11. 1 et 6.

Dans un monde caractérisé par toutes sortes de croyances et de convictions, certains croient à des choses incroyables, alors que d’autres refusent de croire même à des vérités pourtant évidentes.
Personnellement, je crois non seulement à ce que je vois, mais aussi à ce que je ne vois pas, si cela est digne d’être cru. Mon credo se trouve dans un livre exceptionnel et unique : la Bible.
Qui n’a jamais entendu parler de ce Livre écrit il y a des milliers d’années, qu’on trouve dans toutes les librairies et qui détient le record mondial de ventes ?
Sur une période de seize siècles, plus de quarante auteurs, la plupart d’entre eux ne se connaissant même pas, habitant dans des pays différents et appartenant à tous les niveaux de l’échelle sociale, ont pu participer à l’écriture d’un Livre caractérisé par une unité et une cohérence de pensée impressionnantes, car chacun d’entre eux était inspiré par le même auteur : Dieu.
Le message extraordinaire contenu dans la Bible a transformé radicalement des millions de vies, démontrant que ce Livre est véritablement la Parole de Dieu.
Elle nous révèle que le Fils de Dieu, Créateur de toutes choses, est descendu du ciel jusque sur la terre parce qu’Il aimait les hommes et voulait les sauver (Héb. 1. 1 à 3), et Il l’a fait au prix même de Sa vie.

2. Croire qui et pourquoi ?

Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. Elle était au commencement auprès de Dieu. Tout fut fait par elle. Jean 1. 1 à 3.

Dans la Bible, Dieu se révèle comme :
– le Créateur de l’univers ;
– Celui qui est parfaitement juste ;
– Celui qui m’aime.
Si Dieu est le Créateur et l’homme Sa créature, il est inutile de demander à l’homme d’expliquer Dieu, alors qu’il est sage de demander à Dieu d’expliquer l’homme.
Si Dieu est Celui qui m’aime et qu’Il est parfaitement juste, Il ne peut être responsable de l’origine des maux dont nous souffrons.
L’homme, créé par Dieu, n’est pas seulement un agrégat intelligent de molécules, mais bien un être doté de vie et de la capacité de communiquer avec son Créateur.
La Bible nous enseigne l’origine de nos problèmes : l’homme a brisé sa relation avec Dieu en Lui désobéissant. Aujourd’hui comme alors, il recherche confusément ce bonheur perdu, qui ne peut se trouver que dans le cadre d’une relation vitale avec Dieu et avec Son Fils, Jésus Christ.
La Bible nous dit clairement que l’homme pécheur est perdu pour toujours. Mais alors, n’avons-nous seulement devant nous que la perspective désespérante d’une éternité loin de Dieu ? Dieu ne pourrait-Il pas faire quelque chose ?
Mais Dieu a tout fait : Il est allé jusqu’à sacrifier Son propre Fils pour nous sauver et faire de nous Ses propres enfants !

3. Jésus Christ : Sa Personne et Son œuvre

Dieu est amour… En ceci est l’amour : non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu’il envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés. 1 Jean 4. 8 et 10.

Afin que l’homme, tel qu’il est, puisse entrer en relation avec Dieu, son Créateur, Dieu Lui-même s’est fait homme dans la Personne de Jésus Christ. Parfaitement Dieu et parfaitement homme, Jésus a été sur cette terre ce que nous aurions dû être : des hommes aimant Dieu, obéissants, exempts de fautes, ne faisant que le bien… Mais l’homme est un pécheur et le péché le sépare de Dieu.
La perfection de Jésus Christ et la vérité qui caractérisait tous Ses discours, étaient insupportables pour Ses contemporains, et ont conduit à Son rejet et à Sa mise à mort sur une croix. Mais parce qu’Il était parfait, Il a pu payer payer devant la justice de Dieu l’immense dette du péché du monde. Crucifié et élevé entre le ciel et la terre (Jean 12. 32), Il a été rejeté par les hommes qu’Il était venu sauver, et abandonné de Dieu dont Il avait toujours fait la volonté.
Cependant, la justice divine ayant été satisfaite, et la « colère » de Dieu contre le péché ayant été apaisée, Dieu a ressuscité Jésus Christ et L’a fait asseoir à Sa droite, Lui donnant la position de « juge des vivants et des morts » (Act. 10. 42).
Si Dieu, qui est lumière, était seulement un juge inflexible, nous n’aurions guère d’espoir de salut… et la Bible, même, nous dit que nous n’en aurions aucun !
Mais Dieu est le Dieu des miracles : ce qui est impossible à l’homme est possible pour Dieu. Grâce à l’œuvre accomplie par Son Fils sur la croix, Dieu accorde le pardon à celui qui reconnaît ses péchés et croit en Lui.

4. Jésus Christ est le salut

(Jésus dit : ) Vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi… Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne vient au Père si ce n’est par moi. Jean 14. 1 et 6.

Jésus Christ est le « passage obligé » pour arriver à Dieu. Ne nous faisons pas l’illusion de pouvoir atteindre Dieu par le moyen de nos bonnes intentions, de nos efforts ou de nos bonnes œuvres. Cela n’est pas possible ! Nous ne pouvons entrer en relation avec Dieu que par Sa grâce, que par le moyen de la foi en Jésus Christ. Et cela ne vient pas de nous, c’est le don de Dieu : seule la grâce souveraine peut nous soustraire au juste et légitime jugement de Dieu. Ceci est véritablement une bonne nouvelle ! Alors, recevez-là avec reconnaissance et dites :
– Je ne suis pas disposé à croire n’importe quoi, mais j’accepte
– que la Bible est le fondement solide de ma foi et de mon espérance, parce qu’elle est la Parole de Dieu (2 Tim. 3. 16).
– que Dieu est le Créateur de tout et que je ne suis pas le produit du hasard (És. 45. 18).
– que rien sur la terre ne peut répondre à ma soif de bonheur (Jean 15. 11).
– que tout mon comportement a été mauvais, mais que Dieu m’a tellement aimé qu’Il a donné Son Fils unique, Jésus Christ, afin qu’Il subisse à ma place le jugement que je méritais (1 Pier. 2. 23 et 24).
– qu’il n’y a de salut qu’en Jésus Christ et qu’il n’y a pas sous le ciel d’autre nom…par lequel je puisse être sauvé (Act. 4. 12).
Si vous acceptez ce salut offert par Dieu, il en résultera pour vous une éternité de bonheur dans la présence de Dieu ; si vous le refusez, cela entraînerait pour vous une éternité de souffrances loin de Lui. Ne vaut-il pas la peine de faire le pas aujourd’hui même ?

 

D’après « Il buon seme » avril-mai 2022

ÊTRE VRAI DEVANT LES HOMMES

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RENCONTRE ADOLESCENTS AOÛT 2022

ÊTRE VRAI DEVANT LES HOMMES

 

Dieu voit ma vie entière,
Il a ses plans d’amour,
Sur moi, sur ma carrière,
Il veille chaque jour.
Je ne sais rien d’avance,
Mais Il me conduira.
En toutes circonstances,
Sa grâce suffira.

Voyez, dit l’évangile,
L’oiseau, le lis des champs.
Leur vie est bien fragile,
Dieu y veille pourtant.
Puisque Sa providence
Les garde et les nourrit,
J’ai pleine confiance,
Sa grâce me suffit.

Puisque, doux privilège,
Ma vie est dans Sa main,
Pourquoi m’inquiéterais-je
Encore du lendemain ?
A chaque jour sa peine,
C’est Jésus qui l’a dit,
La chose est bien certaine :
Sa grâce me suffit.

Cantique 95 des Venez à moi.

 

Une histoire de la Bible. Un homme riche, ayant de nombreux troupeaux, choisit d’aller dans une ville riche mais qui était habitée par des hommes mauvais et méchants. Il y amène sa famille et s’y installe. Averti que Dieu va détruire la ville, il veut en faire sortir sa femme, ses filles et ses gendres, qui se moquent. Il s’agit de Lot.

Nous sommes dans un monde où il faut paraître et se montrer plus beau que ce que l’on est. C’est un danger pour nous. La Parole nous dit que Dieu désire que nous soyons vrais et authentiques.

Ce chemin commence par la conversion.
Pour être vrai devant Dieu, cela va nous amener à nous connaître. Est-ce que tu es quelqu’un de bien ? Peut-être qu’en réfléchissant, on voit qu’on a menti, caché des choses…
Pour la conversion, il faut être honnête avec soi-même.

Ensuite, il y a les étapes de la marche chrétienne.

Relations avec vos amis chrétiens.

« Bas les masques ». Ne pas faire semblant, devant ses amis, d’aller bien alors que cela va mal. Soyez vrais entre vous, parlez-vous.
En se connaissant, quand vous aurez quelque difficulté, vous pourrez partager.
Dans votre génération, on montre des choses fausses sur les médias, ce n’est pas votre vrai état moral.
Il ne faut pas se laisser influencer en faisant croire que l’on est heureux.

Dans les difficultés, il faut parfois aller chercher de l’aide parmi les enfants de Dieu.

« C’est pourquoi, ayant renoncé au mensonge, parlez la vérité chacun à son prochain ; car nous sommes membres les uns des autres » (Éph. 4. 25).

« Ayant purifié vos âmes par l’obéissance à la vérité, pour avoir une affection fraternelle sans hypocrisie, aimez-vous l’un l’autre ardemment, d’un cœur pur » (1 Pier.1. 22).

Si vous avez « dépouillé le mensonge », on pourra avoir confiance en vous.

Que votre oui soit oui. « Mais avant toutes choses, mes frères, ne jurez pas, ni par le ciel, ni par la terre, ni par aucun autre serment ; mais que votre oui soit oui, et votre non, non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement » (Jac. 5. 12)

Il faut rejeter la médisance et la calomnie.
La médisance (rapporter à d’autres, sur une personne, quelque chose de juste mais qui est négatif ) et la calomnie (rapporter à d’autres quelque chose de faux sur une personne).
« Tu n’iras point çà et là médisant parmi ton peuple. Tu ne t’élèveras pas contre la vie de ton prochain. Moi, je suis l’Éternel » (Lév. 19. 16).
C’est dire quelque chose par derrière que l’on ne dirait pas en face.

On peut aussi tromper les autres. Par ex : écrire à une personne par mail et envoyer une copie cachée de ce mail à une autre personne, sans en tenir informée la première personne.
Nous ne devons pas rapporter un secret, car c’est trahir celui qui nous l’a dit. Tenir ses engagements est très important également.

« L’homme pervers sème les querelles, et le rapporteur divise les intimes amis » (Prov.16. 28).

Il faut savoir reconnaître ses fautes devant les autres, sa famille, ses amis.
Cela va développer une relation de confiance avec les autres.
« Confessez donc vos fautes l’un à l’autre, et priez l’un pour l’autre, de sorte que vous soyez guéris : la fervente supplication du juste peut beaucoup » (Jac. 5. 16).

Qu’est-ce que vous ressentez quand quelqu’un vous fait un tort et ne s’excuse pas ? On est aigri, mal à l’aise. On peut se faire une carapace et on s’éloigne.
Est-ce cela la relation fraternelle ? – Pour retrouver une vraie relation, il faut confesser ses fautes. Dans le couple, dans les liens familiaux et dans l’assemblée, c’est très important.

Il faut abaisser notre orgueil, s’excuser et alors il y aura une guérison. Par la confession, le Seigneur guérit notre cœur.

Relations avec vos camarades incrédules.

Mes amis savent-ils que je suis croyant ?
Nous sommes placés au milieu de ce monde et ce n’est pas pour rien.
Quand je refuse de faire telle ou telle chose, est-ce que je donne les vraies raisons ? Ou est-ce que je trouve une excuse ? Le Seigneur peut donner la force, car c’est difficile. C’est un combat spirituel qu’il faut mener à tout âge.

« Et l’Éternel parla à Manassé, et à son peuple ; mais ils n’y firent pas attention » (2 Chron. 33. 10).
« Et l’Éternel fit venir contre eux les chefs de l’armée du roi d’Assyrie, et ils prirent Manassé dans des ceps, et le lièrent avec des chaînes d’airain et l’emmenèrent à Babylone. Et quand il fut dans la détresse, il implora l’Éternel, son Dieu, et s’humilia beaucoup devant le Dieu de ses pères, et le pria ; et il se laissa fléchir par lui, et écouta sa supplication, et le ramena à Jérusalem dans son royaume ; et Manassé reconnut que c’est l’Éternel qui est Dieu » (2 Chron. 33. 11 à 13).
« Et il ôta de la maison de l’Éternel les dieux étrangers et l’idole, et tous les autels qu’il avait bâtis sur la montagne de la maison de l’Éternel et à Jérusalem, et les jeta hors de la ville. Et il mit en état l’autel de l’Éternel, et y sacrifia des sacrifices de prospérités et d’action de grâces ; et il commanda à Juda de servir l’Éternel, le Dieu d’Israël » (2 Chron. 33. 5 et 16).

Dieu met en prison Manassé et là il réfléchit, il s’humilie, et Dieu se laisse fléchir.
Si vous avez fait des choses épouvantables, si vous vous repentez, Dieu est là pour vous pardonner.
Comment a vécu Manassé ensuite ?
Il a été honnête et a été vrai.
« Et le reste des actes de Manassé, et sa prière à son Dieu, et les paroles des voyants qui lui parlèrent au nom de l’Éternel, le Dieu d’Israël, voici, cela est [écrit] dans les actes des rois d’Israël. Et sa prière, et comment [Dieu] fut fléchi, et tout son péché, et le mal qu’il commit, et les endroits où il bâtit des hauts lieux et dressa des ashères et des images taillées, avant qu’il se fût humilié, voici, cela est écrit dans les paroles de Hozaï. Et Manassé s’endormit avec ses pères, et on l’enterra dans sa maison ; et Amon, son fils, régna à sa place. » (2 Chron. 33. 18 à 20).

Est-ce que dans mes paroles, mon attitude, je suis vrai ? Est-ce que l’orgueil me retient, ou bien je laisse la vie de Jésus agir en moi ?

En Actes 9, on voit Saul, un homme instruit mais respirant meurtre, qui a été arrêté sur le chemin par Jésus Lui-même et il L’a vu.
Qu’est-ce qu’il fait après ? Il ne dit pas : je suis un pharisien connu, je vais me cacher. « Et aussitôt il tomba de ses yeux comme des écailles ; et il recouvra la vue ; et se levant, il fut baptisé ; et lorsqu’il eut mangé, il reprit des forces. Il resta quelques jours avec les disciples qui étaient à Damas ; et aussitôt il se mit à prêcher Jésus dans les synagogues, [disant] que lui est le Fils de Dieu. Tous ceux qui l’entendaient étaient stupéfaits ; ils disaient : N’est-ce pas celui-là qui a fait des ravages à Jérusalem parmi ceux qui invoquent ce Nom, et qui est venu ici exprès pour les amener liés aux principaux sacrificateurs ? » (Act. 9. 18 à 21).
Le passé est derrière, maintenant il rend témoignage. Il est vrai devant les hommes.

Nous ne sommes pas tous des Saul de Tarse mais nous avons tous à rendre témoignage.

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Donnez trois choses qui vous ont interpellés, qui vont s’ancrer dans votre cœur avec un verset à l’appui.
– Ce qui m’a marqué, c’est être vrai avec soi-même et envers les autres
– Je souhaite recommencer à zéro et ne pas repartir dans ce que je faisais avant par orgueil, comme Manassé, en comptant sur le Seigneur et non pas en m’appuyant sur mes bonnes résolutions.
« Et il fit ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel, selon les abominations des nations que l’Éternel avait dépossédées devant les fils d’Israël » (2 Chron. 33. 2).
– Je souhaite concentrer mes pensées quand je chante ou que je prie.
« Mais l’heure vient, et c’est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car en effet le Père en cherche de tels qui l’adorent » (Jean 4. 23).
– Je souhaite avoir une relation de confiance avec les autres chrétiens.
« Confessez donc vos fautes l’un à l’autre, et priez l’un pour l’autre, de sorte que vous soyez guéris. La fervente supplication du juste peut beaucoup » (Jac. 5. 16).
– Ne pas mentir. « C’est pourquoi, ayant renoncé au mensonge, parlez la vérité chacun à son prochain ; car nous sommes membres les uns des autres » (Éph. 4. 25).
– Prier pour ne pas se glorifier. « Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, et après avoir fermé ta porte, prie ton Père qui [demeure] dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te récompensera » (Mat. 6. 6).
– Être humble et voir la poutre qui est dans mon œil. « [Que] rien [ne se fasse] par esprit de parti, ou par vaine gloire ; mais que, dans l’humilité, l’un estime l’autre supérieur à lui-même » (Phil. 2. 3).

Quels progrès ai-je envie de faire devant le Seigneur dans cette prochaine année ? Qu’est-ce que j’aimerais creuser ?
– Dire que je suis chrétien et l’assumer.
– Être vrai devant Dieu et tous les hommes dans notre vie.
Il faut améliorer votre témoignage et être un exemple. Veiller à ne pas se laisser entraîner par des camarades.
« afin que vous soyez sans reproche et purs, des enfants de Dieu, irrépréhensibles, au milieu d’une génération dévoyée et pervertie, parmi laquelle vous brillez comme des luminaires dans le monde » (Phil. 2. 15).
– Essayer de ne pas couper le lien avec Dieu, continuer à lire la Bible chaque jour.
– Aller vers les gens et rendre témoignage.

Nous sommes dans un monde de mensonge. Les gens du monde doivent savoir que l’on ne dit pas de mensonge ou de demi-vérité, comme Abram qui disait que Saraï était sa sœur alors qu’elle était sa femme (Gen. 12).
On peut tomber dans le piège du mensonge.

Je louerai l’Éternel de tout mon cœur,
Je raconterai toutes tes merveilles,
Je chanterai ton nom.
Je louerai l’Éternel de tout mon cœur,
Je ferai de toi le sujet de ma joie,
Alléluia.

Cantique 254 des Venez à moi.