COMPRENDRE LA BIBLE

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COMPRENDRE LA BIBLE

 

« La parole de Dieu est vivante et opérante, plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants : elle atteint jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; et elle discerne les pensées et les intentions du cœur » Héb. 4. 12.

1. Gestes et comportements symboliques

(Jésus a dit : ) « Si donc moi, le Seigneur et le maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres ; c’est un exemple que je vous ai donné : comme je vous ai fait, moi, vous aussi faites de même. » Jean 13. 14 et 15.

La Bible contient un grand nombre de symboles qu’il est utile de connaître. Dans la vie de tous les jours, nos gestes physiques peuvent avoir un but concret ou un caractère symbolique. Par exemple, tendre la main à une personne pour l’aider à monter dans le bus est un geste concret, alors que lui serrer la main pour la saluer est un geste symbolique.
Voici la signification de quelques gestes symboliques que l’on trouve dans la Parole de Dieu :
– Déchirer ses vêtements (Gen. 37. 29 ; Mat. 26. 65) : être indigné ou profondément ému.
– S’asseoir « sous le sac et la cendre » (Luc 10. 13) : être dans la honte, le remords ou le deuil.
– Battre des mains (Ps. 47. 1 ; 98. 8) : être content.
– Se laver les mains en public ((Mat. 27. 24) : affirmer sa propre innocence.
– Avoir les clés d’une maison (Apoc. 3. 7 ; És. 22. 22) : en avoir la conduite et la responsabilité.
– Élever les mains vers le ciel (Ex. 9. 29 ; Ps. 88. 9 ; 1 Tim. 2. 8) : prier, implorer.
– Ôter ses sandales de ses pieds (Ex. 3. 5 ; Jos. 5. 15) : montrer du respect pour le lieu où l’on se trouve.
– Prier à genoux (Luc 22. 41 ; Act. 13. 51) : montrer de la soumission et de la confiance en Dieu.
– Secouer la poussière de ses pieds (Mat. 10. 14 ; Act. 13. 51) : témoigner du fait que le message de Dieu a été refusé et que les destinataires de ce message sont responsables de ce refus.
– Laver les pieds de quelqu’un (Jean 13. 5) : s’abaisser pour ôter ce qui salit, mais aussi pour éliminer ce qui souille sur le plan moral.

2. Quelques chiffres

« Saint, saint, saint, Seigneur, Dieu, Tout-puissant, Celui qui était et qui est et qui vient » Apoc. 4. 8.
« Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, qui marche au milieu des sept lampes d’or » Apoc. 2. 1 et 2.

Dans la Bible, les nombres ont souvent un sens symbolique :
– Le chiffre 2 peut se rapporter à un témoignage rendu : il y avait deux tables de la Loi. Deux témoins, au moins, étaient nécessaires pour rendre une sentence ou porter un jugement, etc. Le fait que le nom d’une personne soit prononcé deux fois montre tout le sérieux d’un tel appel personnel (par exemple : 1 Sam. 3. 10 ; Luc 10. 41 ; 22. 31 ; Act. 9. 4…).
– Le chiffre 3 se réfère à la plénitude divine : Père, Fils et Saint Esprit. Dans l’Apocalypse, certaines expressions qui se rapportent à Dieu, sont répétées trois fois (1. 8 ; 4. 8 ; 22. 13). Jonas a passé 3 jours et 3 nuits dans le poisson (Jonas 2. 1) ; Jésus a passé 3 jours dans la mort et Il est ressuscité le 3ème jour (Marc 8. 31 ; Mat. 12. 40 ; Luc 24. 7). D’autres fois, cela exprime l’emphase (Jér. 22. 29).
– Le chiffre 4 a le sens de l’universalité. Ésaïe évoque les quatre points cardinaux, et Daniel voit en songe les quatre vents des cieux qui soufflent sur la grande mer, la Méditerranée (És. 11. 12 ; Dan. 7. 2). Notons en outre que Jésus, le Sauveur du monde, est présenté dans quatre évangiles.
– Les chiffres 5 et 6 parlent de l’homme, créature de Dieu. Jésus s’est servi des cinq pains d’un petit garçon pour nourrir toute une foule (Mat. 14. 17) ; c’est le symbole de la faiblesse humaine qui, dans les mains du Seigneur, devient victorieuse. La semaine de travail est de six jours, et le septième est le jour de repos ; l’homme a été créé par Dieu au sixième jour (Ex. 20. 9 à 11). En outre, il est dit clairement que le nombre 666 (trois fois « 6 ») est « un nombre d’homme » – mais de l’homme qui cherche orgueilleusement à s’élever à la hauteur de Dieu (Apoc. 13. 18).
– Le chiffre 7 indique la perfection et la complétude ; il parle de Dieu et de ce qu’Il fait : les sept jours de la création (Gen. 1 à 2. 3), les sept fêtes à l’Éternel (Lév. 23), les sept paraboles de Matthieu 13, les sept yeux de la perception divine (Zach. 3. 9), les sept églises dans la main du Seigneur (Apoc. 1. 20), les sept Esprits de Dieu (Apoc. 4. 5), etc.

3. Quelques nombres

« (Jésus) passa toute la nuit à prier Dieu. Quand il fit jour, il appela à lui ses disciples. Il en choisit douze, qu’il nomma aussi apôtres » Luc 6. 12 et 13.
« Après avoir souffert, il se présenta lui-même, vivant, avec beaucoup de preuves certaines : pendant quarante jours, il se montra à eux » Act. 1. 3.

Voici encore quelques nombres qui ont une portée symbolique :
– Le nombre 12 est caractéristique du peuple de Dieu. Il y avait 12 tribus en Israël, il y a eu 12 apôtres choisis par le Seigneur Jésus pour qu’ils soient avec Lui et qu’Il les envoie ; il y aura 12 fondements à la cité céleste, et elle aura 12 portes (Apoc. 21. 12 à 14). Ce nombre exprime ce que Dieu prépare sur la terre pour le salut et le bien des hommes.
– Le nombre 40 se réfère à une période d’épreuve complète. Ainsi, le peuple d’Israël est resté 40 ans dans le désert (Nomb. 14. 33) ; Moïse a passé 40 ans comme berger dans le désert à garder les moutons, jusqu’à ce que Dieu l’appelle à libérer le peuple d’Israël de l’esclavage en Égypte ; Ninive eut 40 jours pour se repentir (Jonas 3. 4). Le Seigneur Jésus jeûna pendant 40 jours dans le désert avant d’être tenté par le diable (Mat. 4. 2) ; Il est aussi resté 40 jours avec Ses disciples sur la terre après Sa résurrection, avant d’être élevé au ciel.
– Le nombre 70 – 10 fois 7 – occupe une place spéciale. Il est associé à une intervention particulière de Dieu. Par exemple, l’exil à Babylone dura 70 ans (Jér. 25. 11). Le Seigneur envoya 70 disciples prêcher le royaume de Dieu (Luc 10. 1). Au début du voyage d’Israël dans le désert, ils arrivèrent à l’oasis d’Élim où il y avait 12 fontaines d’eau et 70 palmiers (Ex. 15. 27).
Si les nombres ont souvent une valeur spirituelle, nous ne devons pas exagérer quant à leur symbolisme. Comme toujours, il y a deux dangers opposés : lire la Bible comme un livre scientifique, ou la lire comme un livre plein de mystères. Lisons-là avec prière et foi, en demandant à Dieu qu’Il nous aide à la comprendre.

D’après « Il buon seme » février 2023

BERACA 13 : LES CONFIDENTS DE DIEU

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BERACA 13 : LES CONFIDENTS DE DIEU

 

Comme il a été mentionné précédemment, plusieurs hommes, au cours des âges, ont connu une relation intime avec Dieu. Une chose particulière les caractérisa, en ce que Dieu leur révéla « l’avenir » (Héb. 11. 20). Nous avons considéré Noé, et en suivant, nous aborderons les patriarches, Abraham, Isaac et Jacob.

Abraham : « Et l’Éternel avait dit à Abram : Va-t’en de ton pays, et de ta parenté, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai ; et je te ferai devenir une grande nation, et je te bénirai, et je rendrai ton nom grand, et tu seras une bénédiction ; et je bénirai ceux qui te béniront ». « Et Abram s’en alla, comme l’Éternel lui avait dit » (Gen. 12. 1 à 4).
Abraham, comme Noé, écouta la voix de l’Éternel et obéit. L’obéissance est liée à la foi. Elle aura, pour lui, son point culminant sur le mont Morija. Sa tente et son autel le définissent aussi en tant qu’étranger et adorateur. Son premier nom, Abram qui signifie « père élevé », fut changé par Dieu en « père d’une multitude ». Arrivé dans le pays promis, il tendit sa tente entre Béthel et Aï ; « et il bâtit là un autel à l’Éternel et invoqua le nom de l’Éternel » (Gen. 12. 8). Peu de temps après, Abram est descendu en Égypte, image du monde, où il a acquis de grands biens, mais ce fut pour lui un temps troublé pendant lequel sa relation avec Dieu fut mise de côté. Usant de tromperie envers le pharaon, il fut renvoyé. L’homme de Dieu n’a rien à faire avec le monde, et c’est bien humiliant quand le monde doit le remettre à sa place. Il en a été de même pour David, futur roi d’Israël, lorsqu’il se déguisa et joua au fou devant Akish, le roi de Gath (1 Sam. 21. 11 à 15 ; 29. 10). Dans ces deux occasions, nous voyons la grâce de Dieu en activité pour protéger ceux qui Lui appartiennent, bien que ce fut, pour l’un comme pour l’autre, un chemin charnel. En conservant par écrit ces tristes circonstances, Dieu ne nous a pas caché les faiblesses et les défaillances de Ses saints. Cela a été écrit « pour nous servir d’avertissement, à nous que les fins des siècles ont atteints » (1 Cor. 10. 11). Il est bien possible qu’Abram ait été pour Lot une pierre d’achoppement, ce que nous verrons plus loin, car c’est lui qui l’a amené en Égypte.
Revenu au lieu où était sa tente au commencement, entre Béthel et Aï, « au lieu où était l’autel qu’il y avait fait auparavant ; et Abram invoqua là le nom de l’Éternel » (Gen. 13. 3 à 4). Cela est d’une grande instruction pour nous : s’il y a une chute, il y a possibilité de restauration. La prise de conscience d’une chute produit une tristesse qui est selon Dieu. Cette tristesse « produit une repentance salutaire dont on n’a pas de regret » (2 Cor. 7. 9 à 11). En empruntant un chemin droit, notre esprit s’affranchit de l’esprit du monde pour retrouver une vraie communion et se consacrer à Dieu. Puisque « notre bourgeoisie est dans les cieux » et notre vrai pays est « en haut », nous devons être de ceux « qui usent du monde, comme s’ils n’en usaient pas à leur gré ; car la figure de ce monde passe » (Phil. 3. 20 ; 1 Cor. 7. 31). Les biens acquis en Égypte vont être une source de discorde entre les bergers d’Abram et de Lot.
Pour résoudre le différend, Abram offre à son neveu le choix entre la plaine et les collines : « Sépare-toi, je te prie, d’avec moi. Si tu prends la gauche, j’irai à droite ; et si tu prends la droite, j’irai à gauche » (Gen. 13. 9). « Et Lot leva ses yeux et vit toute la plaine du Jourdain, qui était arrosée partout, avant que l’Éternel détruisît Sodome et Gomorrhe, comme le jardin de l’Éternel, comme le pays d’Égypte, quand tu viens à Tsoar ». Comme elle était belle, la création de Dieu, avant que l’homme pécheur y mette sa main ! La plaine arrosée était vraiment tentante, surtout pour les troupeaux, mais l’attrait du bien-être va conduire Lot à habiter « dans les villes de la plaine, et à dresser ses tentes jusqu’à Sodome ». Sodome, comme l’Égypte, est une image du monde organisé sans Dieu. Rien d’étonnant à ce qu’une guerre survienne entre plusieurs rois et : « ils prirent aussi Lot, fils du frère d’Abram, et son bien, et ils s’en allèrent ; car Lot habitait dans Sodome » (Gen. 13. 12 ; 14. 12). Alors, Abram leva une armée de trois cent dix-huit hommes, nés dans sa maison, pour délivrer son neveu. Lot, délivré, retrouva ses biens, mais pour combien de temps ? Plus tard nous le trouvons « assis à la porte de Sodome » (Gen. 19 v. 1). Être assis à la porte de la ville, en ce temps-là, signifiait être actif en politique (Prov. 31. 23 ; Amos 5. 12 à 15).
Si Lot avait levé ses yeux en direction des villes de la plaine, Abram, lui, écouta la voix de l’Éternel : « Lève tes yeux, et regarde, du lieu où tu es… car tout le pays que tu vois, je te le donnerai, et à ta semence, pour toujours » (13. 14). Il reçoit la promesse d’une descendance, d’un lieu pour elle, et il habita auprès des chênes de Mamré. Il « bâtit là un autel à l’Éternel » (v. 18). Lot avait-il un autel ? Probablement pas, mais cela ne nous a pas été dit, on apprend seulement que « le juste Lot, accablé par la conduite débauchée de ces hommes pervers… tourmentait jour après jour son âme juste à cause de leurs actions iniques » (2 Pier. 2. 7). Il a peut-être essayé de les changer quand il était avec eux « à la porte de Sodome ». Le croyant ne peut changer personne, seul l’Esprit de Dieu le peut (voir Éz. 11. 19 ; 36. 26).
Après avoir délivré Lot, Abram profite de la visite de « Melchisédec, roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-haut » (Gen. 14. 18 ; Héb. 7. 1). Ce roi était venu, non avec l’épée, mais avec du pain et du vin, symbole d’une vraie nourriture et de la vraie joie, en anticipation d’un plus grand que lui, Jésus notre Seigneur ! Un jour, sur cette terre où tant de guerres subsistent, Christ régnera comme Roi de justice et Roi de paix, « Roi des rois et Seigneur des seigneurs » (Apoc. 19. 16).
A la suite de cette visite, Abram reçoit une certitude pour le quotidien, quand l’Éternel lui dit : « Abram, ne crains point ; moi, je suis ton bouclier et ta très-grande récompense » (Gen. 15. 1). Et l’Éternel fit sortir Abram dehors, et lui dit : « Regarde vers les cieux, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Et il lui dit : Ainsi sera ta descendance. Et il crut l’Éternel ; et il lui compta cela à justice » (Gen. 15. 5). Il entend aussi : « Sache… que ta descendance séjournera dans un pays qui n’est pas le sien, et ils l’asserviront… pendant quatre cents ans » (v. 13). Dieu révèle les choses à venir « à ceux qui le craignent » (Ps. 25. 14). Ce principe se vérifiera dans la suite, mais déjà, pour Abram, il y a ce que Dieu est et sera pour lui, ainsi que la promesse d’une descendance, et d’un pays que ses descendants posséderont à la suite des dures épreuves et des délivrances qu’ils connaîtront.

 

CELUI QUI ÉTAIT SÉPARÉ

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« Un tel souverain sacrificateur nous convenait, saint, exempt de tout mal, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé plus haut que les cieux. » Héb. 7. 26

 

CELUI QUI ÉTAIT SÉPARÉ

 

Le verset ci-dessus énumère quelques caractères du Seigneur Jésus Christ, qui Le distinguent comme étant notre Souverain Sacrificateur. Nous aimerions nous arrêter sur un point particulier : Il est « séparé des pécheurs ». Cela s’applique à Lui dans le temps présent, car Il est assis sur le trône, dans le ciel. Mais Il a déjà manifesté ce caractère lorsqu’Il vivait sur la terre parmi les hommes pécheurs.
Le Fils de Dieu vint dans le monde comme un Être humain saint et pur. Il était entièrement séparé du péché, Il n’a commis aucun péché et il n’y avait pas de péché en Lui. Cependant Il vivait dans un monde plein de violence et de mal. Il était entouré de pécheurs.
Néanmoins, les mauvaises actions de ces personnes n’ont jamais eu d’influence négative sur Lui. Au milieu d’un monde méchant, Il demeurait pur, saint et sans tache. Quoiqu’il soit allé vers ceux qui étaient perdus, dans le désir de les sauver, Il condamnait leurs fautes et leur rébellion contre Dieu.
Un commentateur de la Bible a donné cette explication : – Sa grâce l’amenait tout près de nous dans nos besoins. Mais sa sainteté Le gardait séparé de tous nos péchés. Il était l’Étranger céleste sur la terre, Celui qui était séparé des pécheurs.
Le Seigneur Jésus souffrait profondément lorsqu’Il voyait partout le péché et ses conséquences terribles. Il ressentait profondément dans son cœur le fait que les hommes, autour de Lui, étaient sans Dieu. Dans son âme sainte, Il avait en horreur tout le mal qui L’entourait. Mais son amour pour les pécheurs l’a conduit à donner sa vie pour leur salut éternel.

D’après « The Good Seed » février 2023

 

LE BUT DE LA DISCIPLINE DU PÈRE

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« Aucune discipline, pour le présent, ne semble être un sujet de joie, mais plutôt de la tristesse ; cependant, plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle. » Héb. 12. 11

 

LE BUT DE LA DISCIPLINE DU PÈRE

 

Dans ce verset de l’épître aux Hébreux, nous lisons que la « correction » de Dieu, le Père, c’est-à-dire la discipline à laquelle les fils sont soumis « pour le temps présent », est – ou mieux, : paraît être – un sujet de tristesse. Ensuite, cette discipline produit « le fruit paisible de la justice ». Il est important d’être « entraîné » à rechercher ce que le Seigneur veut nous dire à travers l’épreuve, pour que nous apprenions à comprendre les choses qu’il nous faut ôter de notre vie, celles que nous devons abandonner ou juger, et aussi les choses que nous devons faire et que nous avons négligées. 1 Cor. 10. 13 nous dit : « Dieu est fidèle… avec la tentation, il fera aussi l’issue, afin que vous puissiez la supporter ». Mais Il veut que nous prenions les choses au sérieux, en les analysant dans Sa présence et à Sa lumière.
Comment nos cœurs répondent-ils au cœur d’un Père qui afflige ses fils dans le but qu’Il poursuit avec amour, de les voir porter plus de fruit ? Savons-nous exprimer notre reconnaissance pour le résultat qu’Il recherche ?
Si l’épreuve nous paraît incompréhensible, nous pouvons, quoi qu’il en soit, nous abandonner à la grâce de Dieu : « Au-dessous de toi sont les bras éternels » (Deut. 33. 27).
Le fruit paisible, produit par la discipline, nous rend capables d’aider les autres lorsqu’ils traversent l’épreuve : « C’est pourquoi, redressez les mains lassées et les genoux défaillants » (Héb. 12. 12, citation de És. 35. 3). Après avoir fait l’expérience de la fidélité et de l’amour de notre Père céleste, ayons à cœur de venir en aide à ceux qui pourraient être découragés quand ils connaissent la souffrance : consolons, encourageons « ceux qui sont dans quelque affliction que ce soit, par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés par Dieu » (2 Cor. 1. 4).

D’après « Il buon seme » février 2023

L’ATTENTE

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Demeure tranquille, appuyé sur l’Éternel, et attends-toi à lui (Ps. 37. 7).

J’ai attendu patiemment l’Éternel ; et il s’est penché vers moi, et a entendu mon cri (Ps 40. 1).

 

L’ATTENTE

 

L’attente (d’un conjoint, d’un enfant, d’un travail ou d’un logement, par exemple) peut véritablement nous ronger si nous ne la vivons pas avec le Seigneur. Cette attente peut être longue et amener à des phases de découragement profond. “L’attente différée rend le cœur malade”, est-il écrit dans les Proverbes (13. 12).
La clé de cette attente est la patience. Nous savons que Dieu répond si ce que nous demandons est selon sa volonté ; mais il le fait en son temps. Lui seul peut nous aider à ne pas nous décourager, nous impatienter, mais à vivre cette attente de manière positive.
Un auteur chrétien a dit ceci : La Bible a beaucoup de choses à nous apprendre sur le fait que nous devrions nous attendre à Dieu. Lorsque nous sommes dans l’attente d’une réponse à nos prières, nous avons tendance à nous impatienter, et pourtant la plupart des problèmes que nous rencontrons dans notre vie résultent de notre hâte à obtenir les réponses de Dieu, de notre agitation permanente. Nous n’avons pas la patience d’attendre que le fruit soit mûr. Les réponses n’arrivent jamais assez vite à notre gré, alors que parfois de nombreuses années sont nécessaires à la préparation de ce que nous avons demandé.
Il arrive souvent que le Seigneur avance à petits pas ; et d’autre part, c’est souvent Dieu qui est obligé d’attendre que nous apprenions ce qu’il veut nous enseigner à travers les circonstances par lesquelles il nous fait passer.
La patience ne se développe pas du jour au lendemain et ce n’est pas un exercice facile. La puissance et la bonté de Dieu jouent un rôle crucial dans son développement. C’est Dieu qui nous fortifie pour “toute patience et toute persévérance” (Col. 1. 11). Notre patience se développe et se fortifie quand nous nous reposons sur la volonté et le temps parfait de Dieu.
Dieu nous forme pendant cette attente, alors soyons attentifs à ce qu’il veut nous apprendre.

 

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TENEZ FERME !

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« Ce que vous avez, tenez-le ferme jusqu’à ce que je vienne » Apoc. 2. 25.

 

TENEZ FERME !

 

Dieu nous communique Ses pensées dans la Bible. Par le moyen de l’apôtre Paul, tout spécialement, Il nous a donné un aperçu de ce qui nous concerne, nous, chrétiens. Dans l’épître aux Romains, par exemple, nous apprenons toute la portée de notre salut ; dans l’épître aux Éphésiens, nous entrons dans la connaissance de notre position comme chrétiens et dans les vérités qui concernent Christ et Son Église.
Si nous lisons la Parole de Dieu, que nous acceptons dans notre cœur ce qu’elle nous enseigne et le mettons en pratique, nous nous approprions personnellement la vérité biblique. Elle constitue un précieux trésor qui nous accompagnera sur le chemin de la foi, de sorte que nous pouvons nous en réjouir constamment et agir, au point de vue spirituel, conformément à cette connaissance.
Mais il y a un ennemi qui veut nous déposséder de la vérité : le diable emploie tous les moyens possibles pour attaquer la Parole de Dieu, semant le doute à son propos où y mêlant des éléments humains. L’injonction du Seigneur doit donc être prise au sérieux : « Ce que vous avez, tenez-le ferme jusqu’à ce que je vienne ».
Cela implique de connaître et de garder soigneusement la vérité biblique dans tous ses détails. Nous ne devons pas la négliger, ni quant à la doctrine, ni quant à la mise en pratique. À la fin de la période chrétienne, alors que le déclin de la chrétienté se poursuit tristement, nous avons tout particulièrement besoin de la grâce de Dieu. Elle est à notre disposition, afin que nous puissions, humblement et avec reconnaissance, garder ce que le Seigneur nous a confié, jusqu’à ce qu’Il vienne.

D’après « The Good Seed » février 2023

 

« ŒUVRES DES TÉNÈBRES » ET « ARMES DE LA LUMIÈRE »

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« La nuit est très avancée et le jour s’est approché ; rejetons donc les œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière. » Rom. 13. 12.

 

« ŒUVRES DES TÉNÈBRES » ET « ARMES DE LA LUMIÈRE »

 

Dans ce verset de sa lettre écrite aux croyants de Rome, l’apôtre Paul est comme une sentinelle qui annonce la venue du jour. « Sentinelle, à quoi en est la nuit ? » La sentinelle répond : « Le matin vient » (És. 21. 11 et 12). La venue du Seigneur pour prendre l’Église et l’emmener avec Lui au ciel est annoncée par l’apparition de « l’étoile du matin », celle qui resplendit dans le ciel à l’aube du jour et se lève dans nos cœurs (2 Pier. 1. 19). Attendons-nous le Seigneur ?
Les œuvres des ténèbres sont les mauvaises actions qui sont opposées à l’enseignement de l’Évangile ; ce sont celles que beaucoup de croyants commettaient avant de connaître le Seigneur et qui caractérisent quiconque vit sous l’influence de Satan, le prince des ténèbres. « Mais vous, frères, vous n’êtes pas dans les ténèbres… car vous êtes tous fils de la lumière et fils du jour » (1 Thess. 5. 4 et 5).
L’apôtre Paul exprime cette même pensée lorsqu’il écrit « aux saints et fidèles dans le Christ Jésus » : « Vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur : marchez comme des enfants de lumière (car le fruit de la lumière consiste en toute bonté, justice, et vérité), éprouvant ce qui est agréable au Seigneur. N’ayez rien de commun avec les œuvres infructueuses des ténèbres » (Éph. 1. 1 ; 5. 8 à 11).
Il faut donc rejeter « toute méchanceté, toute fraude » (1 Pier. 2. 1), c’est-à-dire tout péché, et être prêts pour « le bon combat de la foi » (1 Tim. 6. 12), revêtant pour cela l’armure spirituelle qui nous est décrite en Éphésiens 6. 10 à 18. Ce sont les « armes de la lumière » parce qu’elles viennent du Dieu qui est lumière (1 Jean 1. 5).

D’après « Il buon seme » février 2023

 

SONDEZ LES ÉCRITURES (3) PERSONNAGES BIBLIQUES

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SONDEZ LES ÉCRITURES (3) PERSONNAGES BIBLIQUES

 

Les fils de Noé.

Pendant le siècle précédant le déluge, Noé eut trois fils, Sem, Cham et Japhet, comme cela est rapporté en Genèse 5. 32.
Vous qui supportez une certaine souffrance, un certain rejet parce que vous appartenez à une famille chrétienne, n’oubliez pas ce que dut être la part des fils de Noé vivant au milieu d’hommes impies, avant le déluge. Ces hommes incrédules ne connurent rien, jusqu’à ce que le déluge vint et les emporta tous (Mat. 24. 39). Quelle devait être l’interrogation de ces trois fils à l’égard de leur père qui avait été averti divinement des choses qui ne se voyaient pas encore ?
Que se passait-il aux jours de Noé ? « L’Éternel vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toute l’imagination des pensées de son cœur n’était que méchanceté en tout temps » (Gen. 6. 5). Aussi Dieu décida-t-il que les jours des hommes ne seraient plus que de cent vingt ans.
Il est ajouté une parole solennelle : « L’Éternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il s’en affligea dans son cœur. Et l’Éternel dit : J’exterminerai de dessus la face de la terre l’homme que j’ai créé, depuis l’homme jusqu’au bétail, jusqu’aux reptiles, et jusqu’aux oiseaux des cieux, car je me repens de les avoir faits » (Gen. 6. 6 et 7).
Vous paraît-il étrange que Dieu se repente ? La repentance est un changement de pensée, d’attitude, de disposition à l’égard de quelque chose. Par ailleurs chez l’homme, elle s’accompagne de la profonde tristesse d’avoir désobéi à Dieu. En cela, elle est différente du remord. Dieu avait créé l’homme en pensant à son bonheur. Après la chute, Il avait supporté les hommes, et maintenant à cause de leur conduite, Il change de pensée et Il va les détruire.
Mais Noé trouva grâce aux yeux de l’Éternel, et seule la grâce pouvait épargner cet homme de foi du jugement de Dieu. De plus, Noé était un homme juste et parfait parmi ceux de son temps. Comme Hénoc ? il marchait avec Dieu. Quel beau témoignage et quelle énergie de foi animait cet homme ! Être juste, c’est agir selon la pensée de Dieu en rendant à chacun ce qui lui est dû dans toutes les relations où nous sommes placés.
Vous comprenez que, pour pratiquer la justice, il faut avoir la vie de Dieu et être justifié, en vertu de l’œuvre de Christ. Et la marche avec Dieu suppose qu’on est d’accord avec Lui en tous points. « Deux hommes peuvent-ils marcher ensemble s’ils ne sont pas d’accord ? » (Amos 3. 3).
C’est au moment où naquirent Sem, Cham et Japhet que l’Esprit de Dieu souligne : « Et la terre était corrompue devant Dieu, et la terre était pleine de violence ». (Gen. 6. 11).
Corruption et violence sont les deux caractères fondamentaux du mal dans tous les temps. Vous qui avez, pour la plupart, le privilège d’appartenir à une famille chrétienne dont le chef désire marcher par la foi et vivre, lui et sa maison, dans la crainte de Dieu, n’êtes-vous pas comme ces fils de Noé ?
Le monde d’alors avait les mêmes caractères moraux que le monde d’aujourd’hui. Il allait son train avec ses plaisirs, ses amusements, ses débauches, se complaisant dans un bourbier de corruption ou cédant à ses instincts brutaux. Et à tous les crimes commis depuis le meurtre d’Abel, il a ajouté le plus horrible de tous, celui de crucifier son Créateur, le Fils de Dieu, le seul homme parfaitement juste, saint et plein de grâce.
Que devaient penser les fils de Noé de leur père ? Ils le voyaient juste, parfait, écoutant Dieu, Lui obéissant, en communion avec Lui dans sa marche.
Ce père qui communiquait avec Dieu a pu leur transmettre plus tard, sans nul doute, les paroles de Dieu prenant soin de l’avertir longtemps à l’avance : « Fais-toi une arche de bois de gopher… tu l’enduiras de poix en dedans et en dehors… et moi, voici, je fais venir le déluge d’eaux sur la terre, pour détruire de dessous les cieux toute chair… et tu entreras dans l’arche, toi, et tes fils et ta femme et les femmes de tes fils avec toi » (Gen. 6. 14, 17 et 18).
Ces fils avaient vu l’exemple de la vie de foi de leur père, ils avaient entendu ses paroles et dans leur foyer et devant les hommes de ce monde.
Et ce « prédicateur de justice » n’a-t-il pas été accablé d’opprobre et de mépris ? Les hommes raisonnables d’alors ne devaient-ils pas dire : « Ce monde si beau, à peine sorti de l’enfance, Dieu devrait-il le détruire ? Non ! Noé, tu te trompes. Jouis de cette vie et ne sois pas si étroit, si bigot. Seras-tu seul à croire au déluge ? Tu es fou de construire cette arche ! » Tels étaient les propos qu’un cher frère du siècle dernier prêtait à ces moqueurs. Mais Noé continuait de débiter son bois, d’enfoncer ses clous et d’annoncer le juste jugement de Dieu, alors que la patience de Dieu attendait.
Quelles souffrances et quelles moqueries durent endurer pendant de nombreuses années Noé et ses trois fils ! Ces derniers n’étaient-ils pas associés au travail de leur père pieux, à l’obéissance à Dieu de cet homme fidèle ? L’expression « toi, et toute ta maison » avait un écho puissant dans le cœur de Noé. L’avertissement divin produisit une sainte crainte dans son cœur et il bâtit l’arche pour la conservation de sa maison. Il n’était pas indifférent au salut de tous les siens. Quelle énergie de foi ne devait-il pas déployer pour tenir ferme au milieu d’un monde en ruine !
Enfants de parents croyants, les enfants de ce monde s’amusent autour de vous ou se moquent de la foi de vos parents en s’exclamant : « Où est la promesse de sa venue ? Car, depuis que les pères se sont endormis, toutes choses demeurent au même état dès le commencement de la création » (2 Pier. 3. 4).
Ne ressentez-vous pas que c’est parfois difficile pour vous d’être une famille à part, faisant tout autre chose que ce qui se pratique dans ce monde ? Aussi faiblement que ce soit, vos parents désirent répondre à l’appel de Dieu : « Fais-toi une arche… entre dans l’arche, toi et toute ta maison ». Cette injonction n’entraîne-t-elle pas la souffrance, le renoncement, le mépris pour vous et peut-être que cette obligation d’être séparés pour Dieu vous semble difficile à réaliser selon 2 Cor. 6. 17 et 18 ?
Jetez un regard de foi en-Haut et en avant. Pensez à la famille de Seth, retirée du présent siècle mauvais, fidèle à Dieu en L’invoquant et devenant la lignée du Seigneur Jésus. Pensez à la famille de Noé, en tout huit personnes sauvées du terrible déluge comme un échantillon de la grâce au milieu des eaux du jugement. – Pourquoi cela ? Parce que Noé, le chef de famille, avait cru Dieu en saisissant le moyen de salut qui lui était offert.
Es-tu personnellement entré dans l’arche, es-tu allé à la rencontre du Seigneur pour être à l’abri du jugement de Dieu qui va tomber subitement, et bientôt, sur les hommes simples, comme aux jours de Noé ? Il s’agit de croire Dieu – ou bien veux-tu rejeter Son témoignage? Dieu sonde le cœur, voit chacune des pensées.
Que Dieu fasse la grâce à chacun de nos jeunes lecteurs d’entendre, de croire et de vivre pour le Seigneur Jésus qui nous dit à tous : « Voici, je viens bientôt ». Cette année nouvelle sera-t-elle celle de Son retour ?

 

Ismaël.

Vous n’ignorez pas qu’Abraham a eu deux fils, l’un, Ismaël, de la servante, et l’autre, Isaac, de la femme libre. C’est du premier de ces fils que nous voulons vous entretenir ce mois-ci tout en vous rappelant que, dès la chute de l’homme, nous retrouvons les deux classes bien distinctes : le monde et la famille de la foi.
Ce qui caractérise le monde, c’est sa désobéissance à Dieu, alors que la famille de la foi croit Dieu en recevant Son témoignage dès que le péché est apparu.
En outre, le monde a toujours rejeté les moyens de salut que Dieu, dans Sa grâce, a donnés à l’homme pécheur. Dieu enseigne à Adam et à Eve comment ils pouvaient subsister devant lui après leur désobéissance, quand ils furent chassés du jardin d’Éden, Puis leurs deux premiers enfants, instruits l’un comme l’autre des révélations que Dieu avait communiquées à leurs parents, manifestent les traits moraux des deux classes de personnes qui dès lors ont divisé l’humanité.
Abel, mis à mort par la haine de son frère, est remplacé par Seth qui devient le chef de la famille de la foi.
Caïn, désobéissant à Dieu et à ses parents, devenu meurtrier, fonde le monde tel que la fin du chapitre 4 de la Genèse le décrit. Les grandes choses dont le monde se vante, qui ont belle apparence aux yeux des hommes, ne sont que vanité, et disparaissent toutes rapidement. Le monde constitué par Caïn se termine par le déluge.
Au chapitre 5 de la Genèse, nous avons la généalogie de la famille de la foi dans laquelle se trouve Enoch. Dieu seul enregistre sa marche par la foi.
Après le déluge, un monde nouveau recommence avec un seul homme de Dieu, Noé, mais au lieu de suivre les traces de leur père, un seul des trois fils s’inscrit dans la généalogie des hommes de foi. L’homme s’établit sur la terre. C’est alors que l’idolâtrie se développe, le culte de Dieu étant remplacé par celui les démons (Josué 24. 2 et 15).
Dieu laisse alors ce monde de côté et ce milieu idolâtre. Il voulait avoir un peuple qui garde la connaissance du vrai Dieu. Abraham, homme de foi, obéit, témoignant par sa tente et son autel de ce double caractère de pèlerin et d’adorateur.
Au chapitre 15 de la Genèse, Abraham reçoit de Dieu l’assurance que l’héritier serait son propre fils. Mais au chapitre 16, c’est Sara qui, dans un moment d’incrédulité, propose un moyen pour aider Dieu à tenir Sa promesse, car la Parole de Dieu ne lui suffit pas. La chair qui s’agite dans l’impatience se fie toujours plus à elle-même qu’à Dieu.
Saraï manque de foi et influence son mari selon ce qui est écrit : « Abraham écouta la voix de Saraï » (v. 2). Il fut assez faible pour ne pas résister à cette tentation de son cœur naturel au lieu de s’attendre en toute confiance à Dieu pour recevoir le fils promis.
Vous avez souvent expérimenté comme il est difficile d’attendre que se réalise une promesse de vos parents sans savoir ni quand ni comment elle s’accomplira ! Et cependant vous ne doutez pas de leur parole à cause de la relation d’affection qui vous unit à eux. Avez-vous pensé qu’Abraham avait attendu dix ans ? Il lui aurait fallu attendre encore quinze ans pour que se réalise la promesse divine. Mais Agar la servante, peut-être ramenée d’Égypte au chapitre 13, va devenir la mère d’Ismaël. Ainsi, retenons cette grande leçon que c’est à Dieu seul qu’il appartient d’agir pour accomplir Ses promesses.
Comme nous pouvons toujours le prévoir, les conséquences de l’activité de la chair ne manquent pas de se produire, comme le confirme le passage de Galates 6. 7 et 8 : « Ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera. Car celui qui sème pour sa propre chair moissonnera de la chair la corruption ».
La chair est la nature pécheresse de l’homme après la chute et qui est inimitié contre Dieu, ne se soumettant pas à la loi de Dieu, car elle ne le peut pas. Elle existe encore chez le croyant et ne peut être améliorée. C’est pourquoi il est écrit : « Ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises » (Gal. 5. 24).
Agar méprise sa maîtresse, qui à son tour maltraite sa servante. Cette dernière s’enfuit du foyer de l’homme de Dieu où ces tristes querelles se sont passées.
Si les conséquences d’un manquement sont inévitables, toutefois, lorsque le mal est jugé profondément, nous avons affaire avec les compassions de Dieu qui, dans Sa sagesse, veut nous montrer comment agir dans des situations fâcheuses où nous nous sommes placés par notre folie.
Mais l’Éternel a les yeux sur cette pauvre servante et la rencontre dans le désert, près d’une fontaine, sur le chemin de Shur qui conduit en Égypte. Il interroge Agar « D’où viens-tu, et où vas-tu ? » Après sa réponse franche, il ajoute : « Retourne vers ta maîtresse, et humilie-toi sous sa main ».
Vous voyez quelle instruction Dieu, qui sonde tout dans nos vies, nous donne ici : la confession du mal accompagne toujours l’humiliation, et après l’humiliation sincère suit la restauration. Puis l’Ange de l’Éternel, représentant le Seigneur Jésus dans l’Ancien Testament, déclare à Agar ce que deviendrait le fils qu’elle allait mettre au monde. Dieu lui donne son nom avant sa naissance : Ismaël, c’est-à-dire : El ou Dieu le Fort a entendu.
N’était-ce pas un nom rappelant que l’Éternel avait entendu l’affliction d’Agar ? Ne parlait-il pas aussi de la miséricorde de Dieu envers les affligés et de Sa proximité pour agir en leur faveur ? N’avons-nous pas dans ce nom comme un encouragement à persévérer dans la prière ?
En outre, le caractère de cet enfant est annoncé : « un âne sauvage d’homme », indomptable et toujours en guerre. Il sera l’ancêtre de douze tribus d’arabes nomades, innombrables.
Dans ce trait moral d’Ismaël, n’avons-nous pas une évocation saisissante de la nature volontaire et insoumise qui est en chacun de nous, sans exception ? Nos propres efforts, nos bonnes résolutions ne peuvent rien y changer. Notre seule issue est d’accepter, par la foi, la délivrance que Dieu nous offre à la croix lorsqu’Il met à mort cette volonté rebelle, irréductible et nous donne la nature obéissante de Jésus, Sa vie d’amour. Sans doute la vieille nature reste en nous avec ses désirs, mais elle n’a plus le droit de nous diriger.
Agar apprécia cette rencontre de l’Éternel en ce lieu appelé désormais « puits du Vivant qui se révèle ». Chers lecteurs, avez-vous fait cette rencontre décisive avec le Dieu vivant qui s’est parfaitement révélé en Christ ? « Personne ne vit jamais Dieu ; le Fils unique qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 18). C’est auprès du Seigneur Jésus, Sauveur vivant, que l’eau pure de la grâce jaillit en abondance (Jean 4. 14 ; És. 55. 1 à 3).

 

Ismaël.

Nous souhaiterions rappeler à votre mémoire deux expressions qui nous ont occupés la dernière fois et que nous demandons au Seigneur d’inscrire sur chacun de vos cœurs.
La première est liée à la signification du nom d’Ismaël : Dieu a entendu. Voilà la clé d’une extraordinaire bénédiction pour chacun de vous lorsque, par la foi, vous vous confiez en ce Dieu tout puissant qui entend, et Lui remettez par la prière tous vos besoins, vos soucis, vos peines, vos angoisses.
Savez-vous que les cheveux même de votre tête sont tous comptés, comme l’exprime le Seigneur en Matthieu 10. 30 ? Quant à la deuxième expression, c’est Agar, la mère d’Ismaël, qui la prononce alors que Dieu vient de lui parler au sein de sa détresse : « Tu es le Dieu qui te révèles » (Gen. 16. 13).
Oui, Dieu Se révèle, c’est Son grand but à l’égard de l’homme, et la plus parfaite expression, Il l’a donnée en Christ venu dans ce monde pour y accomplir l’œuvre de notre salut. Puissiez-vous retenir que Dieu entend et qu’Il se révèle en grâce !
Lisons les versets 8 à 21 du chapitre 21 de la Genèse où nous avons un récit de l’enfance d’Ismaël illustrant les deux enseignements que nous venons de rappeler, mais aussi une allégorie soulignée par l’apôtre Paul, en Galates 4, pour nous donner une leçon morale de toute importance.
Au temps fixé par Dieu et selon Sa promesse formulée vingt-cinq ans auparavant, c’est la naissance d’Isaac. Cet enfant nous parle de Christ comme Fils et héritier. Le jour où Isaac fut sevré, Abraham fit un grand festin et Sara surprend le rire moqueur d’Ismaël qui ne partage pas la joie de la maison. Il n’avait pas de part à l’héritage de la promesse, même s’il avait cru être un certain temps l’héritier. Alors Sara dit à Abraham : « Chasse cette servante et son fils ; car le fils de cette servante n’héritera pas avec mon fils, avec Isaac » (v. 10).
Pour comprendre le sens figuré de cette scène, nous lisons en Galates 4. 21 à 31, où l’apôtre signale avec force le danger que courent des croyants se plaçant sous le régime de la loi. Il leur montre qu’il y a deux alliances, celle de la loi et celle de la grâce.
La loi est figurée par Agar, l’esclave, alors que Sara est la femme libre. De la servante naquit Ismaël, le fils selon la chair, et de la femme libre, Isaac le fils de la promesse. Agar correspond à Israël selon la chair, dans la servitude, sous la loi donnée en Sinaï. Dans ces conditions, il ne peut obtenir de promesses.
Ceux qui sont nés de la femme libre sont les objets de la grâce. Il n’y a pas de mélange possible entre la loi et la grâce. La loi maintient l’homme sous la servitude (Gal. 4. 24) et sous la malédiction (Gal. 3. 10) tandis que la grâce libère le croyant de l’esclavage et du jugement. « Alors celui qui était né selon la chair (Ismaël) persécutait celui qui était né selon l’Esprit (Isaac) » (Gal. 4. 29).
Comment obtenir la délivrance ? Que dit l’Écriture par la voix de Sara ? « Chasse la servante et son fils, car le fils de la servante n’héritera point avec le fils de la femme libre » (Gal. 4. 30). Il n’y a qu’une issue selon Dieu : rejeter complètement le système légal qui entraîne la malédiction, pour accepter la vraie grâce de Dieu qui donne la liberté, la bénédiction et la capacité de plaire à Dieu.
Lorsqu’Ismaël était seul, son vrai caractère n’était pas affirmé comme après la naissance d’Isaac. De même pour Israël, lorsque Christ, le vrai Fils de la promesse, vint dans ce monde : « Il vint chez soi et les siens ne l’ont pas reçu » (Jean 1. 11).
C’est alors que le système de la loi fut mis de côté, pour que la grâce s’étende à tous. C’est par la grâce que la liberté et la capacité nous sont accordées pour servir le Seigneur, qui est notre vie, notre modèle, notre objet, notre puissance et notre joie.
La loi s’adressait à l’homme en Adam en ces termes : « Fais cela et tu vivras » (Luc 10. 28). Mais en Christ, cet homme est mort à la croix, et la loi n’a aucune autorité sur lui, car le croyant possède une vie nouvelle, la vie de Jésus. « Vous avez été mis à mort à la loi par le corps de Christ, pour être à un autre, à celui qui est ressuscité d’entre les morts, afin que nous portions du fruit pour Dieu » (Rom. 7. 4). Agar, figure de la loi, doit être chassée avec son fils. La chair n’a droit à aucune considération.
Cela fut très mauvais aux yeux d’Abraham, parce qu’Ismaël était son fils selon la chair. Mais quoi qu’il en coûte, il faut rompre avec ce qui est de la chair, et Abraham doit entendre l’approbation de Dieu relative aux paroles de Sara : « dans tout ce que Sara t’a dit, écoute sa voix ; car en Isaac te sera appelée une semence ».(Gen. 21. 12).
Il se peut que l’un ou l’autre de nos jeunes lecteurs estime que nous ne sommes guère en danger aujourd’hui de nous replacer sous la loi. Mais n’est-ce pas mal connaître ce qu’il y a dans notre cœur naturel ? Toute résolution prise sans compter sur le Seigneur, tout effort pour mieux faire en comptant sur nos propres forces, toute disposition à penser du bien de nous-mêmes en nous comparant à nos semblables – en général à notre avantage – n’est-ce pas la manifestation de notre propre justice qui aime à se placer sous une loi ? Toute satisfaction propre que nous éprouvons dans notre conduite, en pensant que Dieu nous doit quelque chose, n’est rien d’autre que du légalisme.
Tsophar, le Naamathite, n’a pu être pour Job dans son épreuve qu’un consolateur fâcheux, car il s’inspirait du plus pur légalisme, déclarant à son ami : – Si tu fais ceci ou cela… tu auras de la confiance… beaucoup rechercheront ta faveur (Job 11. 13 à 20).
Toute représentation de Dieu comme un maître sévère exigeant la réalisation d’un certain nombre de devoirs pour obtenir sa faveur trouble dans l’âme la jouissance de la grâce illimitée de Dieu. Que le Seigneur vous donne l’énergie d’une foi toute simple, votre cœur étant fondé sur la grâce toute pure. Vous goûterez un plein bonheur, étant zélés pour Lui !
Enfin Abraham renvoie Agar, avec son fils, en lui donnant du pain et une outre d’eau, chargeant le tout sur son épaule. Mais qu’étaient ces maigres ressources pour errer dans le désert de Béer-Shéba ? L’eau étant épuisée, elle jeta l’enfant loin d’elle pour ne pas le voir mourir. N’ayant pas mis sa confiance en Dieu, n’avait-elle pas oublié ce qui avait été déclaré à l’égard de son fils, qu’il deviendrait une grande nation ? Avait-elle oublié que l’Éternel avait entendu son affliction autrefois (ch. 16. 11) et qu’il lui avait parlé en se révélant à elle ?
Toute angoissée, elle éleva sa voix et pleura. Mais Dieu entendit la voix de l’enfant et encouragea la pauvre femme par Son Ange qui lui dit : « Lève-toi, relève l’enfant et prends-le de ta main, car je le ferai devenir une grande nation ». Dieu lui ouvrit les yeux pour lui faire découvrir un puits d’eau. Elle remplit l’outre et fit boire l’enfant.
Ne pensez-vous pas que nous ressemblons souvent à Agar, occupés de nos détresses et ne sachant pas voir toutes les ressources qui sont à notre portée dans le puits de l’amour infini de Dieu ? Comme pour Agar, Dieu prend connaissance de nos peines et nous ouvre les yeux pour que nous voyions en lui la parfaite réponse à chacun de nos besoins, toute Sa grâce étant suffisante pour Ses faibles enfants. Puissions-nous exprimer souvent cette prière au Seigneur !

Tu tiens toujours les yeux sur moi, Ah ! dirige les miens sur toi !

 

Isaac.

Vous vous rappelez que le mois dernier nous avons examiné ce que l’Écriture nous enseigne à l’égard d’Ismaël, le fils d’Agar, la servante. Il représente tout homme placé sous la servitude de la loi, n’ayant aucun droit aux promesses et à l’héritage attribués à la famille de la foi.
Si une semence de la foi doit hériter des promesses divines, cela ne peut être produit que par la seule puissance de Dieu. Au chapitre 17 de la Genèse, Dieu avait déclaré à Abraham : « Je suis le Dieu Tout-puissant… je te multiplierai extrêmement ». C’est Lui qui peut et doit tout faire. Abraham et Sara étaient très âgés et n’avaient pas encore d’enfant. Leur foi fut mise à l’épreuve pendant de longues années. Mais Dieu n’oubliait pas, et au temps fixé par Lui, Sa promesse allait s’accomplir. Les deux pieux vieillards en ont la certitude, car il reste toujours vrai que « le juste vivra par sa foi » (Hab. 2. 4).
Abraham était âgé de cent ans lorsque naquit ce fils longtemps attendu. « Et n’étant pas faible dans la foi, il n’eut pas égard à son propre corps déjà amorti… et il ne forma point de doute sur la promesse de Dieu par incrédulité, mais il fut fortifié dans la foi, donnant gloire à Dieu, et étant pleinement persuadé que ce qu’il a promis, il est puissant aussi pour l’accomplir » (Rom. 4. 19 à 21).
« Par la foi, Sara elle-même aussi reçut la force de fonder une postérité, et cela, étant hors d’âge, puisqu’elle estima fidèle celui qui avait promis » (Héb. 11. 11). Avec quelle joie et quelle reconnaissance leur cœur accueillit ce fils promis.
Comme il est précieux de s’appuyer sur des déclarations divines ! Puissions-nous honorer notre Dieu par une plus grande confiance, sachant qu’Il ne se trompe jamais.
Ne doutons pas de son amour infini, de sa toute-puissance, de sa sagesse incomparable. C’est au moment où l’homme est totalement dépourvu de ressources que Dieu peut agir et se glorifier.
Avez-vous été témoins de réponses de Dieu, de délivrances, avez-vous constaté que sa bonne main était sur vous ? « Tu garderas dans une paix parfaite l’esprit qui s’appuie sur toi, car il se confie en toi. Confiez-vous en l’Éternel, à tout jamais » (És. 26. 3 et 4).
Comme Dieu le lui avait déjà indiqué (Gen. 17. 19), Abraham appelle son fils Isaac, ce qui signifie « rire ». Il y avait eu le rire d’Abraham au chapitre 17. 17 et celui de Sara au chapitre 18. 12 lorsque Dieu annonce la naissance de ce fils. Sara estimait sans doute qu’elle était trop âgée pour avoir un enfant, mais retenez bien dans vos cœurs la réponse de Dieu : « Y a-t-il quelque chose qui soit trop difficile pour Dieu ? » (Gen. 18. 14).
Ainsi, lorsque Isaac est né, c’est le rire de la foi caractérisé par la joie et la reconnaissance. Il y a une réelle appréciation de la récompense de Dieu. Sara dit : « Dieu m’a donné lieu de rire ; quiconque l’entendra rira avec moi » (Gen. 21. 6).
Les paroles de Job, au terme de son épreuve, trouvent ici leur accomplissement : « Je sais que tu peux tout, et qu’aucun dessein n’est trop difficile pour toi » (Job 42. 2).
Voilà une sainte devise qui peut être aussi la vôtre pourvu qu’elle soit saisie par la foi. En lisant la Parole de Dieu, même si vous ne comprenez pas tout, que le Seigneur vous garde du rire de l’incrédulité en parcourant les récits à l’écoute de Ses exhortations et de Ses promesses. Persévérez dans cette lecture appliquée du Saint Livre pour que le Saint Esprit puisse opérer profondément dans votre cœur.
La présence d’Isaac, fils de la femme libre et type de la nouvelle nature communiquée à la conversion, fit ressortir le vrai caractère d’Ismaël, fils de l’esclave, figure du vieil homme (Gen. 21. 9).
Remarquons bien qu’Ismaël n’est pas changé, mais Isaac est né. La venue de Christ a éveillé l’inimitié foncière de l’homme contre Dieu. Mais l’intention de Dieu est que Christ soit tout. Il est le Fils, établi héritier sur toutes choses (Héb. 1. 2).
Si en Abraham nous avons l’élection, le libre choix de Dieu, son appel – en Isaac, nous avons l’adoption comme fils. « Parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé l’Esprit de son Fils dans vos cœurs, criant : Abba, Père : de sorte que tu n’es plus esclave, mais fils ; et, si fils, héritier aussi par Dieu… Vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le christ Jésus » (Gal. 4. 6 et 7 et 3. 26). Voilà notre position en Christ comme fils.
Quelle dignité nous confère l’œuvre de Christ, et de plus nous avons accès à tous les privilèges chrétiens !
La naissance d’Isaac, puis son sevrage sont une occasion de joie dans la maison du père. II y eut un grand festin le jour où il fut sevré. C’est le fils, l’enfant chez lui, avec tous les privilèges de l’héritier. Il habite chez son père, il est gardé, nourri dans la maison. Il a part à toutes les richesses de ce père selon ce que nous lisons en Genèse 25. 5 : « Abraham donna tout ce qui lui appartenait à Isaac ».
Et la réalité pour nous, c’est que nous sommes fils par la foi dans le Christ Jésus, adoptés pour Dieu, selon le bon plaisir de Sa volonté. Nous sommes rendus agréables dans le Bien-aimé. Nous avons revêtu Christ et nous goûtons les vraies joies par la puissance du Saint Esprit.
Si, dans la maison, comme de vrais fils, nous respirons cette atmosphère pure et céleste, il est alors un bien particulièrement précieux, cette liberté dans laquelle Christ nous a placés en nous affranchissant (Gal. 5. 1). Jésus seul peut nous délivrer de tout lien (Jean 8. 36). Nous avons été mis à mort à la loi par le corps de Christ. Désormais, nous appartenons à Celui qui est ressuscité d’entre les morts, afin que nous portions du fruit pour Dieu (Rom. 7. 4).
Nous avons la liberté d’accomplir toute la volonté de Dieu dans une vie de dépendance et d’obéissance, faisant les choses qui lui plaisent. Alors, prenons garde de ne pas nous replacer sous le joug pesant de la loi ou de donner occasion à la chair de s’exprimer ! (Gal. 5. 1 et 13). Vous qui appartenez au Seigneur Jésus, n’oubliez pas quel est son plus cher désir pour ses disciples : « Je vous donne un commandement nouveau, que vous vous aimiez l’un l’autre ; comme je vous ai aimés, que vous aussi vous vous aimiez l’un l’autre » (Jean 13. 34).

 

Isaac.

Nous proposons aujourd’hui à votre lecture et à votre méditation le chapitre 22 de la Genèse. Si « toute Écriture est inspirée de Dieu » (2 Tim. 3. 16), certains chapitres constituent comme des sommets de la révélation divine.
Dans le livre de la Genèse, c’est bien le cas du chapitre 22. Isaac, l’héritier des promesses divines, est offert en sacrifice, puis ressuscité en figure. Il est un type de Christ à la croix. Sara, comme Israël, est mise de côté. Rebecca est appelée au chapitre 24 à être l’épouse d’Isaac, de même l’Église est formée après la mort et la résurrection de Christ.
C’est par le seul sacrifice du Seigneur Jésus que l’homme peut s’approcher de Dieu. Le sacrifice d’Abel a été agréé de Dieu dans son excellence. L’Éternel flaira une odeur agréable, une odeur de repos, lorsque Noé offrit des holocaustes de toute bête pure et de tout oiseau pur.
Dans le sacrifice d’Isaac, nous avons une expression saisissante du don de l’amour de Dieu. Dieu n’a point épargné Son « unique Fils bien-aimé ». Dans ce chapitre 22, il est clairement révélé que le sacrifice doit être un homme, le fils unique de son père, et de plus il appartient au père lui-même de le sacrifier. Dieu L’a livré pour nous tous (Rom. 8. 32). C’est par la foi au sacrifice de Jésus que l’homme peut être sauvé. « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Voilà l’évangile que nous avons à croire dans toute sa simplicité et à proclamer dans toute sa puissance.
À la montagne de Morija, Dieu nous occupe de Son Fils et de Son sacrifice. Le lieu du sacrifice est aussi le lieu de l’adoration. Dieu avait demandé à Abraham d’offrir Isaac, son fils unique et bien aimé, en holocauste. Suprême épreuve de sa foi et de son amour pour Dieu, cet homme mûri par les épreuves précédentes obéit sans poser une question. En se séparant de ses jeunes hommes il déclare : Moi et l’enfant, nous irons jusque-là et nous adorerons (v. 5). Il obéit et il adore Dieu, son seul objet. Ce qui plaisait à Dieu, c’était cet acte d’adoration. Dieu était tout pour Abraham et il le prouve pratiquement à Morija dans l’intelligence de son cœur. Il aurait pu saisir toute la valeur de ces paroles des fils de Coré : « Toutes mes sources sont en Toi » (Ps. 87. 7) et celles du poète chrétien : « Quand tout vient à manquer, il me reste Lui-même ».
Et nous, n’avons-nous pas de nombreux motifs pour adorer le Père et le Fils ? Notez l’insistance de l’Esprit : « Ils allaient les deux ensemble » (v. 6 et 8). « Deux hommes peuvent-ils marcher ensemble s’ils ne sont pas d’accord ? » (Amos 3. 3).
N’avons-nous pas, dans cette expression, l’idée d’une communion parfaite selon ce qu’exprime Jean 10. 30 : « Moi et le Père, nous sommes un » ? Le Père et le Fils étaient unis dans une même pensée et un même amour pour accomplir l’œuvre du salut.
Isaac, accompagnant son père en portant le bois pour l’holocauste au lieu du sacrifice et se laissant lier sur l’autel, est un très beau type du Seigneur Jésus comme l’Agneau de Dieu. Le secret de cette soumission paisible, de cette obéissance active d’Isaac n’était-il pas dans l’amour inébranlable qu’il vouait à son père ?
D’ailleurs le verbe aimer dans l’Écriture est employé pour la première fois par Dieu lorsqu’il évoque ce lien d’amour d’Abraham pour son fils (v. 2). Isaac n’offre aucune résistance à son père alors que celui-ci était sur le point de lui ôter la vie par amour pour Dieu. Cet acte de foi du fils rejoint celui du père.
Dieu veut nous parler, en Isaac, de Celui qui, « étant trouvé en figure comme un homme, s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 8). Il a pu déclarer : « Voici, je viens – il est écrit de moi dans le rouleau du livre – pour faire, ô Dieu, ta volonté » (Héb. 10. 7).
Ésaïe annonce prophétiquement ce que serait cette sainte victime : « Il a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche » (53. 7). C’est en commençant par cette Écriture que Philippe annonça Jésus à l’intendant éthiopien en Actes 8.
Mais en contraste avec Isaac qui ne savait pas ce que son père allait faire, comme le démontre la question du verset 7, Jésus connaissait tout ce qui l’attendait. Isaac ne savait pas que le « couteau », symbole de la justice divine, était pour lui, mais « Jésus… sachant toutes les choses qui devaient lui arriver, s’avança » (Jean 18. 4). « Or il arriva, comme les jours de son assomption s’accomplissaient, qu’il dressa sa face résolument pour aller à Jérusalem » (Luc 9. 51).
Le malfaiteur repentant rend hommage à Jésus : « Celui-ci n’a rien fait qui ne se dût faire » (Luc 23. 41). Il reconnaissait la perfection de la sainte victime. Jésus souffrit volontairement pour glorifier Son Père, pour faire Sa volonté, pour accomplir les Écritures, pour abolir le péché par Son sacrifice sanglant, pour sauver éternellement tous ceux qui par grâce L’acceptent comme leur Sauveur.
Cher Sauveur, Tu as voulu porter nos péchés en Ton corps sur le bois (1 Pier. 2. 23), toutes les vagues et les flots de la colère divine ont passé sur Toi !
Le moment suprême est arrivé : Isaac est lié sur le bois, sur l’autel. La foi d’Abraham va jusqu’au bout, elle le soutient dans l’ardeur d’une telle épreuve. Il étend sa main et prend le couteau pour égorger son fils. C’est le septième acte par lequel le sacrifice sera consommé. Dans quelques instants, le corps de son fils sera réduit en cendres par le feu de l’autel. Mais le cri de l’Ange arrête la main d’Abraham qui, alors, lève les yeux et voit un bélier retenu à un buisson par les cornes. Ce bélier était la réponse à la question d’Isaac.
Christ était lié par la force de Son amour à l’œuvre de la croix par laquelle Dieu était glorifié et plusieurs fils amenés à la gloire. Il n’y eut aucune voix à Golgotha pour détourner l’épée frappant la sainte Victime pendant les trois heures de l’expiation. Il n’y a que le cri de détresse poussé par le Seigneur Jésus : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mat. 27. 46).
Abraham alla et prit le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils. En voyant la flamme de l’autel consumer le bélier et monter vers le ciel, combien son cœur devait être rempli de louange ! N’avait-il pas estimé que Dieu pouvait ressusciter Isaac même d’entre les morts, d’où aussi, en figure, il le reçut ? (Héb. 11. 19).
Ainsi Dieu s’est pourvu d’un Agneau pour l’holocauste en la montagne qui s’appelle désormais « Jéhovah-Jiré » (L’Éternel pourvoira). Il y a là une réponse divine pour tous ceux qui confessent leurs péchés. Dieu est juste, à cause du sacrifice excellent de Golgotha, en justifiant celui qui est de la foi de Jésus.
Que chacun de nos jeunes lecteurs puisse dire avec foi : « Le Fils de Dieu… m’a aimé et… s’est livré lui-même pour moi » (Gal. 2. 20).

Ésaü et Jacob.

Au début du chapitre 25 de la Genèse, nous lisons qu’Abraham « donna tout ce qui lui appartenait à Isaac » (v. 5). « Et il arriva, après la mort d’Abraham, que Dieu bénit Isaac son fils. Et Isaac habitait près du puits de Lakhaï-roï », c’est-à-dire le puits du Vivant qui se révèle (v. 11).
Retenons que la grande source de toute bénédiction pour le croyant est dans la révélation que Dieu nous a donnée. Selon Sa parfaite grâce, Dieu S’est révélé en Christ. Mais, si précieuse que soit la bénédiction de Dieu, elle ne peut être un point d’appui.
Dieu, dans sa sagesse, soumet les siens à l’épreuve de la foi, bien plus précieuse que celle de l’or qui périt et qui toutefois est éprouvé par le feu (1 Pier. 1. 7). Il était impossible que la foi d’Isaac et de Rebecca ne soit pas éprouvée. « Isaac pria instamment l’Éternel au sujet de sa femme, car elle était stérile ; et l’Éternel se rendit à ses prières » (v. 21).
Dieu se rend aux prières de ceux qui se confient en lui (1 Chron. 5. 20) et il accomplit le souhait de ceux qui le craignent (Ps. 145. 19). Puissions-nous, avec l’énergie et la patience de la foi, attendre les réponses d’amour de notre Dieu !
Avant la naissance des enfants jumeaux, Rebecca éprouve le besoin de consulter l’Éternel. Et, alors que ces enfants n’avaient rien fait de bon ou de mauvais, mais afin que le propos de Dieu selon l’élection demeure, non point sur le principe des œuvres, mais de celui qui appelle, il fut dit à Rebecca : « Le plus grand sera asservi au plus petit » (Rom. 9. 11 et 12).
Dieu, dans Sa libre souveraineté, annonce que le droit d’aînesse passerait du plus âgé au plus jeune. Dieu arrête son choix, montrant ainsi que les œuvres des deux enfants n’avaient rien à faire avec Son appel. L’élection de Dieu est souveraine et Il n’a de comptes à rendre à personne.
Alors que la prédestination assure la bénédiction selon le dessein divin, l’élection assure la personne, Dieu se réservant le choix des individus pour les bénir (Rom. 8. 28 à 30). Cela anéantit toute prétention de l’homme désirant acquérir par les œuvres les grâces de l’élection. Les croyants savent dès maintenant qu’ils sont élus en Christ avant la fondation du monde (Éph. 1. 4 et 1 Thess. 1. 4). Le sujet de l’élection ne concerne que le croyant. C’est un secret de la famille de la foi.
Sans cette élection souveraine, aucun homme pécheur ne pouvait être sauvé. « Tout le monde est coupable devant Dieu, car tous ont péché » (Rom. 3. 19 et 23). Ainsi, ni l’état de l’homme déchu, ni ses actes ne peuvent altérer le propos éternel de Dieu. « Il fera connaître les richesses de sa gloire dans des vases de miséricorde qu’il a préparés d’avance pour la gloire » (Rom. 9. 23). Qui oserait critiquer le dessein de Dieu et le choix qu’Il a fait ? Ses droits sont imprescriptibles.
Mais l’incrédulité soulève souvent cette objection : Dieu a-t-il choisi les uns pour la bénédiction et les autres pour la malédiction, et que peut-on contre Sa volonté ?
Dieu ne choisit jamais pour la perdition, mais, selon sa libre grâce, il peut déclarer « J’ai aimé Jacob ». Alors que sur le plan de la responsabilité de l’homme — tandis que celui-ci s’est montré jusqu’à la fin Son ennemi implacable — Dieu ayant épuisé toute Sa patience, doit ajouter pour prendre soin de Sa gloire : « J’ai haï Ésaü » (Mal. 1. 3). Ces paroles sont prononcées dans le dernier livre de l’Ancien Testament longtemps après la mort d’Esaü et de Jacob.
Ainsi Dieu offre le salut à tous les hommes. Personne ne peut se prévaloir de l’élection pour ne pas croire. Le Seigneur Jésus a dit : « Je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi » (Jean 6. 37). Ceux qui sont sauvés n’auront qu’à bénir Dieu de les avoir introduits dans le ciel. Ceux qui seront perdus ne pourront que s’accuser eux-mêmes d’être jetés en enfer, le lieu des tourments éternels, à cause de leurs nombreux péchés et de leur refus de la grâce qui leur était offerte sur la terre.
L’Éternel déclare très nettement : « Deux nations… deux peuples se sépareront en sortant de tes entrailles » alors que Rebecca était perplexe car « les enfants s’entrepoussaient dans son sein » (Gen. 25. 23, 22).
Jacob naquit en tenant de sa main le talon d’Esaü. Nous avons en cela une manifestation saisissante de l’opposition des deux natures « La chair convoite contre l’Esprit, et l’Esprit contre la chair ; et ces choses sont opposées l’une à l’autre, afin que vous ne pratiquiez pas les choses que vous voudriez » (Gal. 5. 17). La Parole souligne cette opposition absolue entre la chair et l’Esprit. La séparation est indispensable entre ce qui est né de l’Esprit et ce qui est né de la chair. C’est pourquoi l’apôtre Jean exhorte les jeunes gens : « N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde : si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui » (1 Jean 2. 15).
Ces deux enfants sont tout différents physiquement dès leur naissance. L’un est roux, tout entier comme un manteau de poil, et s’appellera Ésaü, c’est-à-dire « velu » ; alors que l’autre, tenant le talon de son frère de sa main, se nommera Jacob, ce qui signifie « supplanteur, trompeur ». Ces enfants grandiront et leur caractère s’affirmera. Ésaü deviendra un habile chasseur s’entraînant à satisfaire ses désirs égoïstes aux dépens de sa proie. Jacob sera un homme simple, habitant sous des tentes, un berger sachant prendre soin d’un troupeau, se dévouant pour ses brebis alors que de jour, la sécheresse le dévore, et de nuit, la gelée (Gen. 31. 40).
Sans doute Jacob manifestera-t-il souvent les traits du supplanteur, voulant obtenir la bénédiction par la tromperie, la ruse, traduisant ainsi son manque de confiance en Dieu. Mais à la fin de sa vie, il doit reconnaître que Dieu a été son berger, et il adore appuyé sur le bout de son bâton. Il fut l’homme de foi très attaché aux promesses divines faites à Abraham et à sa semence ; et, comme cela a été exprimé, « le meilleur jour de Jacob fut son dernier jour ».
Ésaü reste, dans l’Écriture, l’exemple solennel du profane qui, pour un seul mets, vendit son droit de premier-né (Héb. 12. 16). Il méprise les promesses de Dieu, car elles n’ont aucun attrait pour son cœur naturel. Las et affamé, il déclare à son frère : « Voici, je m’en vais mourir ; et de quoi me sert mon droit d’aînesse ? » Il mange du pain et du potage de lentilles ; il boit et se lève et s’en va, méprisant son droit d’aînesse.
Pour lui, c’est le présent qui compte ; seules les choses qui se voient ont du poids. Il marche par la vue et non par la foi. Par ses propos insensés; il sacrifie tout son avenir et, en même temps, quelle injure il adresse à Dieu dont il méprise les dons excellents !
Enfants élevés dans un foyer chrétien ou en contact avec des amis chrétiens, n’oubliez pas que votre privilège équivaut au droit d’aînesse. Qu’aucun d’entre vous ne méprise son avenir éternel et les promesses divines !
Et pour tous ceux qui ont reçu l’amour de la vérité pour être sauvés, de quel esprit de vraie adoration ne devraient-ils pas être animés en évoquant cette souveraineté de Dieu qui seul est sage. « O profondeur des richesses et de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables, et ses voies introuvables ! De lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! A lui soit la gloire éternellement ! » ( Rom. 11. 33 à 36).

Les fils de Jacob.

Le récit détaillé de la naissance des douze fils de Jacob est relaté dans les chapitres 29, 30 et 35 de la Genèse. Comme l’exprime Étienne en Actes 7. 8, ces enfants deviendront douze patriarches donnant leurs noms aux douze tribus d’Israël.
En donnant ses deux filles à Jacob, Laban attribua à chacune une servante, et elles contribuèrent à former cette famille dont les noms sont inscrits à maintes reprises et de manière différente, à travers toute l’Écriture.
Léa fut la mère de Ruben, Siméon, Lévi, Juda, Issacar et Zabulon. Dan et Nephtali naquirent de Bilha, servante de Rachel, et Gad et Aser de Zilpa, servante de Léa. Enfin Joseph est donné à Rachel, la femme aimée, en réponse à ses prières. Plus tard, au chapitre 35. 16 à 20, elle donne naissance à un deuxième fils, Benjamin, près de Bethléhem.
A travers la constitution de cette famille, nous devons reconnaître la main de Dieu en discipline à l’égard de Jacob, comme conséquence de ses fautes, lui qui, en trompant son père, avait usurpé la bénédiction à son frère. Il est à son tour victime des ruses consommées de Laban, qui ne cesse de conclure des marchés avec lui. N’oublions pas ces paroles prononcées par le Seigneur Jésus en Mat. 7. 2 : « de la mesure dont vous mesurerez, il vous sera mesuré ». Ainsi tout est marqué dans ce foyer par les circonstances pénibles dans lesquelles Jacob se trouvait, moissonnant les fruits de son caractère naturel et de son incrédulité. Mais Dieu ne l’abandonne pas et agit envers lui en grâce et en fidélité.
Ruben est le fils premier-né de Léa « voyez, un fils ». Cet enfant est accueilli par l’exclamation d’une grande reconnaissance envers l’Éternel qui a vu qu’elle était haïe et a regardé à son affliction de ne pas avoir d’enfant.
Il est toujours vrai que Dieu ne méprise pas un cœur brisé et humilié (Ps. 51. 17). L’expression « voyez, un fils » ne nous rappelle-t-elle pas celle de Galates 4. 6 : « vous êtes fils » ?
Ceux qui possèdent la vie divine ont aussi reçu la position de fils comme don, c’est-à-dire l’adoption, et Dieu leur ajoute de très grandes bénédictions. Il a envoyé l’Esprit de Christ dans leurs cœurs, criant : Abba, Père : de sorte qu’ils ne sont plus esclaves, mais fils ; et si fils, héritiers aussi par Dieu.
Qu’est-ce que Dieu a fait ? Grâce insondable ! Il a envoyé Son propre Fils et L’a sacrifié pour nous, et nous recevons par la foi les droits de fils avec la bienheureuse liberté de jouir de l’héritage.
Mais Ruben, devenu grand, commet une faute grave, déshonore son père et perd son droit de premier-né, qui est donné aux fils de Joseph – alors que Juda est la tribu royale de laquelle est issu le prince, le Seigneur Jésus (1 Chron. 5. 2). Jacob, en Genèse 49, bénissant ses fils, doit déclarer à Ruben : « bouillonnant comme les eaux, tu n’excelleras pas » et pourtant il était prééminent en dignité et en force. Il a été emporté par ses convoitises.
Comme cela doit parler à nos cœurs et à nos consciences ! « Ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera » (Gal. 6. 7). L’énergie de Ruben est utilisée pour le mal et conduit à une chute complète. C’est l’histoire du premier Adam et celle d’Israël responsable ayant abandonné l’Éternel pour servir les idoles.
Le second fils de Léa se nomme Siméon et signifie « entendu ». « L’Éternel a entendu que j’étais haïe, et il m’a donné aussi celui-ci », déclare Léa dont la foi se fortifie, consciente que Dieu entend et répond à ceux qui se confient en Lui.
C’est aussi ce qu’exprime Jonas : « J’ai crié à l’Éternel du fond de ma détresse, et il m’a répondu » (2. 3). Cultivons ces relations personnelles avec Dieu, ayant toute confiance en Lui, sachant qu’Il entend chacun de nos cris lorsque nous sommes éprouvés.
Siméon, devenu adulte, manifesta à son tour la méchanceté de son cœur, comme Ruben. Avec Lévi, son frère, il passa au fil de l’épée les hommes de Sichem.
Ainsi, nous avons en Ruben la corruption et en Siméon la violence, ces deux aspects fondamentaux du péché. Jacob doit prononcer sa malédiction avec douleur sur ces deux fils : « dans leur colère ils ont tué des hommes …Maudite soit leur colère, car elle a été violente ; et leur furie, car elle a été cruelle ! » (Gen. 49. 6).
Ces déclarations ne font-elles pas écho à la parole prophétique de Jérémie 11. 19 : « J’étais comme un agneau familier qui est mené à la tuerie : et je ne savais pas qu’ils faisaient des complots contre moi, disant … retranchons-le de la terre des vivants ».
L’homme est coupable, depuis longtemps, du crime le plus odieux de tous ceux qui auront été commis sur la terre : il a crucifié le seul Homme parfait, saint et juste, Jésus. Le Fils de Dieu a été mis à mort par la main d’hommes iniques. La dureté du cœur de Siméon qui ne donne aucun signe de repentance représente bien ce qu’est le cœur de l’homme. Il ne peut saisir la grâce que Dieu lui offre sans qu’il y ait un profond travail de conscience. « Dieu ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent » (Act. 17. 30).
Dans sa prédication publique et dans les maisons, l’apôtre Paul insistait sur la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus Christ (Act. 20. 21). Acceptez la pure grâce de Dieu qui sauve l’homme malgré toute la dureté et la méchanceté de son cœur, le délivrant des conséquences éternelles de ses péchés. Ayons en horreur le mal, comptons sur le secours du Seigneur pour qu’Il ôte de nos cœurs tout mouvement de colère et tout désir de vengeance. Nous avons déjà vu que cela conduisit Caïn a être le meurtrier de son frère.
Le troisième fils de Jacob fut Lévi, nom qui signifié « attachement ». Léa, sa mère, exprime dans ce nom ce qui correspond à la pensée de Dieu, pour le mari, dans l’institution du mariage : « Maintenant, cette fois, mon mari s’attachera à moi » (Gen. 29. 34).
Ceux que le Christ a pardonnés, ne sont-ils pas exhortés à se revêtir de l’amour qui est le lien de la perfection et à garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix (Col. 3. 14 ; Éph. 4. 3).
Lévi s’est engagé avec son frère dans le mal pour détruire hardiment les hommes de Sichem. Il peut arriver dans une famille que l’aîné entraîne son frère plus jeune à faire ce qui est mauvais aux yeux du Seigneur. Quel avertissement solennel pour les aînés des familles ! Par contre « même un jeune garçon se fait connaître par ses actions, si sa conduite est pure et si elle est droite » (Prov. 20. 11), Comme Siméon, Lévi a dû entendre les paroles de malédiction prononcées par son père en Genèse 49.
S’il apparaît que Siméon et Lévi sont proches selon leur état naturel cependant dans l’affaire du veau d’or, à l’appel de Moïse se tenant à la porte du camp, les fils de Lévi se rassemblent vers lui. Il leur suffit d’entendre ces paroles : « A moi, quiconque est pour l’Éternel ! ». Ils revendiquent la gloire de l’Éternel au milieu du peuple, prenant en main l’épée pour détruire les infidèles, faisant venir sur eux une bénédiction (Ex. 32).
Dès lors ils furent consacrés d’entre les tribus d’Israël pour accomplir le service du sanctuaire. « Ils enseigneront tes ordonnances à Jacob et ta loi à Israël; ils mettront l’encens sous tes narines et l’holocauste sur ton autel » (Deut. 33. 10 ; lire Mal. 2. 5 à 7). C’est la grâce de Dieu qui triomphe, s’élevant au-dessus de la misère de l’homme et lui permettant d’honorer Dieu par un service fidèle. Puissions-nous réaliser une telle part !

Les fils de Jacob.

La dernière fois, nous avons été occupés des trois premiers fils de Jacob : Ruben, Siméon et Lévi. Ils représentent le peuple d’Israël placé sous la loi, responsable de marcher d’une manière digne de la position octroyée par Dieu et de la loi qui lui avait été communiquée.
Nous savons qu’Israël a gravement manqué à sa responsabilité en manifestant les deux caractères fondamentaux de l’homme naturel pécheur: la corruption en Ruben et la violence en Siméon et Lévi. La loi, lorsqu’elle a été promulguée, n’a fait qu’exciter la chair, c’est-à-dire la vieille nature de l’homme en Adam. Elle a ainsi mis en évidence sa désobéissance foncière.
Le quatrième fils de Léa fut Juda dont le nom signifie : « louange ». En l’accueillant, sa mère déclare : « Cette fois, je louerai l’Éternel » (Gen. 29. 35). Dieu apprécie cette note d’adoration reconnaissante qui jaillit d’un cœur saisi par un témoignage de Sa bonté « qui demeure à toujours ».
Une autre mère, bénie entre les femmes, fait écho à cette louange lorsque l’ange Gabriel lui déclare : « la sainte chose qui naîtra sera appelée Fils de Dieu ». Marie dit : « Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit s’est réjoui en Dieu mon Sauveur » (Luc 1. 46 et 47).
Au moment où Jacob prononce ses dernières paroles prophétiques au sujet de ses fils, il dit : « Toi, Juda, tes frères te loueront » (Gen. 49. 8). Le germe de cette prophétie est contenu dans le nom que Léa donne à son fils.
Juda est la souche de la famille royale. Il détient le sceptre, emblème de la royauté qui ne se retirera point de cette tribu jusqu’à ce que Shilo vienne, c’est-à-dire Christ, le prince de paix. « Notre Seigneur a surgi de Juda » (Héb. 7. 14). A lui est la domination, la victoire sur tous ses ennemis, la prééminence au milieu de ses frères, l’obéissance des peuples rassemblés autour de lui. Tous les rois qui ont régné en Juda depuis David sont issus de cette tribu. Et la prophétie se termine par l’évocation de la bénédiction et de la joie millénaires.
Mais aujourd’hui, le peuple est dispersé parmi les nations, il n’a plus de roi parce qu’il a rejeté son Messie. C’est alors que trois autres fils annoncent le déclin moral d’Israël se mêlant au monde. Cet état est représenté par Zabulon, Issacar et Dan.
À la naissance de Zabulon, Léa dit : « Dieu m’a fait un beau don ; cette fois mon mari habitera avec moi » (Gen. 30. 20). Le nom de cet enfant signifie : « habitation ».
N’oublions jamais le Donateur lorsque nous recevons des dons, des bienfaits. Sachons apprécier les nombreuses marques de la bonté de Dieu pour Lui exprimer toute notre reconnaissance. « En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le christ Jésus à votre égard (1 Thess. 5. 18).
Dieu désirait qu’Israël entre en Canaan pour lui donner ce bon pays ruisselant de lait et de miel en héritage. Il voulait qu’il le possède et y habite. Mais Israël a du être chassé de sa terre à cause de son idolâtrie.
La prophétie de Jacob à l’égard de Zabulon souligne que cette tribu « logera sur la côte des mers, et sera sur la côte des navires ; et son côté sera près de Sidon ».
N’avons-nous pas là autant de figures du monde commercial avec toutes ses activités ? Loin de leur pays, les descendants de Jacob se sont livrés entièrement au commerce en relation avec toutes les nations du monde. Dans le monde des affaires, le risque est grand d’être entraîné à gagner beaucoup d’argent et la Parole nous avertit solennellement : « C’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent : ce que quelques-uns ayant ambitionné, ils se sont égarés de la foi et se sont transpercés eux-mêmes de beaucoup de douleurs » (1 Tim. 6. 10). Prenons garde aux désirs de nos cœurs dès notre jeunesse !
En outre, nous pouvons nous interroger : Où habitons-nous ? Si c’est là où Satan habite, nous risquons la persécution ou même la mort comme le fidèle témoin Antipas à Pergame ; aussi n’oublions pas dans nos prières ceux qui sont persécutés aujourd’hui pour le Nom du Seigneur.
Si nous habitons auprès du puits de Lakhaï-Roï, comme Isaac, puits du Vivant qui se révèle, alors nous pouvons jouir de la communion avec Dieu et nous adonner à la méditation de Sa Parole.
La terre de Zabulon, au moment où le Seigneur Jésus est apparu, a vu une grande lumière alors que le peuple était assis dans les ténèbres, dans la région et dans l’ombre de la mort (Mat. 4. 13 à 16). Le Seigneur lui-même a pu déclarer : « Moi, je suis venu dans le monde, la lumière, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres » (Jean 12. 46).
Le Seigneur Jésus nous a fait connaître Sa parfaite grâce, Son grand salut et cette glorieuse habitation qu’est la maison du Père où nous goûterons le repos de l’amour. Possèdes-tu la lumière de la vie en suivant Jésus ?
À la naissance d’lssacar, Léa prononce ces paroles : « Dieu m’a donné mon salaire » (Gen. 30. 18). Elle réalise ce qu’exprime Salomon au Psaume 127 : « Voici, les fils sont un héritage de l’Éternel… une récompense ». Puissiez-vous tout recevoir d’un cœur reconnaissant de la bonne main de notre Dieu ! Esdras n’exprime-t-il pas que Sa main est en bien sur tous ceux qui le cherchent ? (8. 22)
Lors de ses dernières paroles, Jacob parle d’Issacar comme représentant le peuple dans son indifférence à l’égard de sa situation présente, sous la servitude des nations. Il s’accommode de cette situation où, par manque d’énergie pour s’approprier la bénédiction de l’Éternel, il se place sous la dépendance des autres, s’assujettissant au tribut de serviteur (Gen. 49. 14 et 15).
Il y aura pourtant un moment où Dieu ramènera les dix tribus d’Israël, dont on a perdu la trace aujourd’hui, à rentrer dans leur pays. Retenons que si nous ne prenons pas sur nous le joug du Seigneur, nous risquons d’être asservis par les éléments du monde, devenant ainsi les esclaves de Satan.
Signalons toutefois, un fait digne d’intérêt lorsque David fut établi roi en 1 Chroniques 12 : les fils d’Issacar qui savaient discerner les temps pour savoir ce que devait faire Israël, apportèrent des vivres en abondance pour le peuple de Dieu. Dans un temps futur, Issacar aura son salaire, ayant sa portion dans le millénium. Il est toujours vrai que « Dieu n’est pas injuste pour oublier votre œuvre et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant servi les saints et les servant encore » (Héb. 6. 10).
Quant à Dan, dont le nom veut dire « juge », cinquième fils de Jacob, nous entendons cette expression de Rachel « Dieu m’a fait justice, et il a aussi entendu ma voix, et il m’a donné un fils » (Gen. 30. 6). Le Seigneur devrait-il dire à l’un ou à l’autre de nos jeunes lecteurs : « Fais-moi entendre ta voix ? »
Il aime entendre le cri de la foi et nous pouvons même affirmer qu’il ne le laissera pas sans réponse. Connaissez-vous les réponses d’amour du Seigneur ? Il est celui qui prend en main la cause de Ses rachetés. Le Seigneur Lui-même ne se remettait-Il pas à Celui qui juge justement ? (1 Pier. 2. 23)
En Genèse 49, Dan représente l’état des fils d’Israël, de retour dans leur pays, mais marqués par l’incrédulité. C’est le règne de l’Antichrist qui sera comme un serpent sur le chemin, une vipère sur le sentier. Comme juge, il apparaît avec un caractère diabolique.
La tribu de Dan a été la première à établir l’idolâtrie au sein du peuple de Dieu en Juges 18. Après avoir volé à Michée l’image taillée, ils établirent pour leur tribu Jonathan, petit-fils de Moise, comme sacrificateur de cette idole. Avec quel mépris ils se détournaient de l’Éternel, au moment où ils entraient en possession de ce beau pays qui leur était donné en héritage. Ils enfreignaient ainsi le premier commandement de la loi (Ex. 20. 1 à 6).
Comme l’homme est insensé de se détourner de Dieu pour servir les idoles ! Pour nos plus jeunes lecteurs, précisons qu’une idole est tout ce qui prend la place de Christ dans le cœur. Derrière l’idole, misérable jouet, il y a Satan qui séduit le cœur et réduit à l’esclavage ceux qu’il a vaincus.
Les idoles sont nombreuses aujourd’hui, et pour tous les âges. Par exemple : argent, plaisirs mondains et charnels, gloires humaines, sports, jeux, science, technique, etc., Chacun ne doit-il pas s’interroger : Y-a-t-il quelque objet que je préfère au Seigneur Jésus ?
Il y a en germe dans notre cœur tous les péchés que la Parole signale, bien que nous puissions être préservés de les commettre, étant entourés d’une haie de protection par notre Dieu. Faites vôtre, chaque jour, la prière du psalmiste : « Garde-moi, ô Dieu, car je me confie en toi ». Et n’oubliez pas l’avertissement de l’apôtre Jean : « Enfants, gardez-vous des idoles » !

Les fils de Jacob.

Nous nous occupons aujourd’hui des trois autres fils de Jacob.
Dans les paroles prophétiques de ce patriarche, ces trois fils sont comme la réponse à ce cri intense de la foi jeté au temps terrible de la grande tribulation que traversera le résidu pieux d’Israël. N’y a-t-il pas là un puissant appel à la miséricorde divine ? « J’ai attendu ton salut, ô Éternel ! » (Gen. 49. 18).
Ces trois fils Gad, Aser et Nephthali annoncent l’histoire d’Israël restauré dans sa bénédiction millénaire. Celui qui s’attend au salut de Dieu n’obtiendra-t-il pas toute puissance pour vaincre ses ennemis, une réelle satisfaction dans les biens que Dieu donne, et une pleine et heureuse liberté pour rendre gloire à Dieu ?
Gad, septième fils de Jacob, est l’occasion à sa naissance d’une réflexion de Léa : « La bonne fortune vient ». Son nom signifie : « la bonne fortune » ou « une troupe ».
C’était probablement l’expression du désir de Léa d’avoir une nombreuse et vaillante postérité.
Jacob et Moïse signalent dans leurs bénédictions des tribus d’Israël la bonne fortune qui échoit à Gad. « Une troupe lui tombera dessus ; et lui, il leur tombera sur les talons » (Gen. 49. 19). C’est ce qui se produira au début du règne millénaire pour Israël jusqu’à ce que les ennemis soient détruits ou soumis. Malgré les rudes assauts de ses adversaires, il est victorieux.
Le salut de l’Éternel rend vainqueur et nous pouvons même déclarer : « Nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés ». Combien d’hommes de foi ont fait cette précieuse expérience ! Ne peut-elle pas être la vôtre ?
En 1 Chroniques 5. 18 à 22, ce sont des Gadites qui furent aidés contre leurs ennemis. « Ils crièrent à Dieu dans la bataille, et il se rendit à leurs prières, car ils avaient mis leur confiance en Lui ».
En 1 Chroniques 12. 8 à 15, ce sont des Gadites, hommes forts et vaillants, qui se joignent à David dans le lieu fort. Il y a là onze chefs intrépides pour la guerre. Leurs faces étaient comme des faces de lions pour surmonter toute difficulté et ils étaient prompts comme des gazelles sur les montagnes pour obéir. Ils traversèrent le Jourdain quand il regorge par-dessus tous ses bords. Quelle bonne part pour de tels hommes et comme ils devaient être appréciés de David !
Au sujet de Gad, Moïse dit : « Béni soit celui qui élargit Gad… Il s’est choisi la première partie du pays… il a accompli avec Israël la justice de l’Éternel » Deut. 33. 20 et 21). Ses limites sont élargies, sans doute de bénédictions terrestres, mais pour nous, nous sommes bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ (Éph. 1. 3).
Il n’y a rien de supérieur à ce que Dieu nous donne en Lui. Ce sont les richesses insondables du Christ. Dieu seul peut élargir nos limites en ce qui concerne l’excellence de la connaissance du Christ Jésus notre Seigneur.
L’apôtre Paul exhorte Timothée à une très grande diligence : « Occupe-toi de ces choses ; sois-y tout entier… persévère dans ces choses » (1 Tim. 4. 15).
Ne permettons pas à nos ennemis, Satan, ses agents, la chair et le monde, de nous ravir la jouissance de nos richesses spirituelles et que rien ne vienne nuire à notre communion personnelle avec le Seigneur !
À la naissance d’Aser, huitième fils de Jacob, dont le nom signifie « heureux », Léa exulte de joie : « Pour mon bonheur ! car les filles me diront bienheureuse » (Gen. 30. 13). Voilà un beau nom ! Mais connaissez-vous l’état d’âme qu’il évoque ?
Le Psaume 32 nous donne la clé du vrai bonheur. Relisez les versets 1 et 2. Ils peuvent être soulignés dans votre Bible. Et David déclare au verset 5 : « Je confesserai mes transgressions à l’Éternel ; et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché ».
Pour que nos péchés soient pardonnés, ils doivent être confessés, et Dieu nous applique la vertu du sang de Christ. Relisez attentivement 1 Jean 1. 7 et 9, et quelles sont les neufs classes de bienheureux auxquels le Seigneur s’adresse dans le sermon sur la montagne en Mat. 5. 1 à 12. Heureux celui qui n’aspire qu’à suivre en paix le Seigneur.
Dans sa bénédiction, Jacob affirme : « d’Aser viendra le pain excellent ; et lui, il fournira les délices royales » (Gen. 49. 20). Bienheureux Aser : bien nourri, il peut distribuer de bonnes choses aux autres.
Que nous puissions nourrir nos âmes chaque jour de l’amour du Seigneur Jésus ! De plus, Aser fera les délices du roi de gloire, le Seigneur. Comment cela est-il possible ? N’est-ce pas avec un cœur occupé de Lui et appréciant les gloires variées de Sa personne ?
Savez-vous qu’une digne fille d’Aser offrit des délices très bénies au roi nouveau-né d’Israël ? C’était Anne, une prophétesse. Malgré sa longue vie de souffrances, veuve depuis longtemps, au moment où l’enfant Jésus est apporté dans le temple, elle louait le Seigneur et parlait de lui à tous ceux qui, à Jérusalem, attendaient la délivrance (Luc 2. 36 à 38) et son cœur fut rempli d’une sainte joie. Êtes-vous de ces bienheureux qui veillent en attendant le retour du Seigneur ?
Nephthali est le sixième fils de Jacob. Son nom signifie « ma lutte », et révèle hélas bien des difficultés et des jalousies dans le foyer de Jacob entre les deux sœurs Rachel et Léa.
Notez ce que Dieu déclare au sujet du cœur naturel en Jérémie 17. 9 : « Il est trompeur par-dessus tout, et incurable ». C’est ce qui explique aussi pourquoi Nephthali avec ses frères : fils de Bilha et de Zilpa, avait une mauvaise renommée (Gen. 37. 2). Un jeune garçon se fait connaître par ses actions, si sa conduite est pure et si elle est droite.
Mais les paroles prophétiques de Jacob font ressortir ce que la grâce de Dieu peut opérer : « Nephthali est une biche lâchée ; il profère de belles paroles » (Gen. 49. 21).
Un fidèle messager se recommande par sa marche, sa conduite selon ce qu’exprime ce passage : « Combien sont beaux sur les montagnes les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui annonce la paix, qui apporte des nouvelles de bonheur, qui annonce le salut » (És. 52. 7).
Ce n’est qu’en prenant garde à nos actes, à notre marche et à nos paroles que nous pouvons glorifier le Seigneur. Proférer de belles paroles, est-ce que cela ne correspond pas aussi à confesser nos fautes dès que nous en prenons conscience et à nous humilier devant notre Dieu ?
Le vainqueur, dans la puissance du salut de Dieu, en profite pour lui-même et devient une source de bénédiction pour d’autres.
Débora dans son cantique rappelle le dévouement de Nephthali : « Zabulon est un peuple qui a exposé son âme à la mort, Nephthali aussi, sur les hauteurs des champs » (Jug. 5. 18). En luttant pour le peuple de Dieu, Nephthali a glorifié le nom qui lui a été donné par Rachel. Plus tard, cette tribu se présente avec mille chefs et trente-sept mille hommes, portant le bouclier et la lance, pour établir David roi à Hébron. Elle apporte des vivres pour le peuple et il y eut de la joie en Israël (1 Chron. 12. 34 à 40).
Pour nous, les vrais combats se livrent avant tout dans la prière. Imitons la foi d’un Épaphras qui combattait toujours par des prières pour les rachetés du Seigneur (Col. 4. 12).

Les fils de Jacob.

Nous abordons maintenant l’histoire de Joseph, au temps de sa jeunesse, dans la maison paternelle. C’est un récit d’une incomparable beauté morale, qui nous fait connaître le fils bien-aimé de Jacob, un très beau type du Seigneur Jésus, dont toutes les Écritures nous entretiennent. Puissions-nous croître dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ (2 Pier. 3. 18).
Joseph est le premier fils de Rachel après avoir vécu une longue attente.
Il est encourageant de lire « Dieu se souvint de Rachel ; et Dieu l’écouta » (Gen. 30. 22). Vous arrive-t-il de voir « ce que Dieu a préparé pour celui qui s’attend à lui ? (És. 64. 4). Recevant son fils, Rachel dit : Dieu a ôté mon opprobre. Et elle appela son nom Joseph, en disant : Que l’Éternel m’ajoute un autre fils ! (Gen. 30. 23 et 24).
Le récit des jeunes années de Joseph est donné au chapitre 37 de la Genèse à partir du verset 2 où nous lisons : « Ce sont ici les générations de Jacob : Joseph… » Seul Joseph est nommé et il n’est plus question de ses frères. Pourquoi cela ? Pour Dieu, il n’y a qu’un fils de Jacob qui compte. C’est Joseph, car il est un des types les plus complets de Christ dans l’Ancien Testament. Son histoire rappelle de nombreux traits de la vie du Seigneur Jésus sur la terre.
Au verset 3, il est précisé : « Et Israël aimait Joseph ». Heureux Joseph, s’épanouissant dans une atmosphère d’amour au temps de son enfance – et toute sa vie en sera imprégnée. Après une douloureuse et longue séparation, il s’enquiert de l’état de santé de son père et, lors de leur rencontre, ils pleurent sur le cou l’un de l’autre.
Jacob fit pour Joseph une tunique bigarrée, marque distinctive de l’héritier possédant le droit d’aînesse, droit que Ruben avait perdu et qui avait été donné à Joseph comme nous l’avons déjà souligné.
Dieu a éprouvé une pleine satisfaction en son Fils, tout Son bon plaisir. Lui seul, comme homme, a glorifié Dieu sur la terre. A deux reprises, le Père déclare : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir (Mat. 3. 17 ; 17. 5). De la crèche jusqu’à la croix, tout est perfection morale dans la vie de Jésus, qui était comme un parfum de bonne odeur montant continuellement devant Dieu. Lui-même pouvait affirmer aux Juifs : « Je fais toujours les choses qui lui plaisent » (Jean 8. 29) et l’Esprit prophétique ajoute en l’appliquant à Christ : « C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir » (Ps. 40. 8). L’écrivain divinement inspiré de l’évangile de Jean répète ces paroles : « le Père aime le Fils » (Jean 3. 35 ; 5. 20 ; 10. 17 ; 15. 9 ; 17. 23, 24 et 26).
Âgé de dix-sept ans, Joseph paissait le menu bétail de son père avec ses frères. En cela, il est aussi un type de notre bon Berger qui a donné Sa vie pour nous. Mais chacun de vous peut-il dire en toute certitude : – le Seigneur est mon Berger, comme l’exprime David au Psaume 23 ?
Et pour prononcer de telles paroles, je dois d’abord avoir conscience, comme Ésaïe, de mon état de perdition : « Malheur à moi ! car je suis perdu » (És. 6. 5). Découverte terrible mais nécessaire. Quelle joie lorsque j’apprends que le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu ! (Luc 19. 10). Et le bon Berger ayant trouvé sa brebis, la met sur ses propres épaules, bien joyeux, pour l’introduire dans la maison.
À quatre reprises, la haine des frères de Joseph est soulignée (v. 4, 5, 8 et 11). Pourquoi le haïssaient-ils et ne pouvaient-ils pas lui parler paisiblement ? – L’un des motifs est la sainteté de la vie de Joseph, qui devait souffrir de la mauvaise renommée des fils de Bilha et Zilpa.
L’amour ne peut pas supporter le mal et le cacher pour favoriser son développement. Aussi Joseph informe-t-il son père de la conduite et des mauvais propos de ses frères.
N’oublions pas que notre conduite a une certaine influence sur notre entourage et a beaucoup d’importance aux yeux de Dieu. Notre manière d’être ou de faire, nos paroles et nos actions peuvent jeter du déshonneur sur le nom du Seigneur. « Même un jeune garçon se fait connaître par ses actions, si sa conduite est pure et si elle est droite » (Prov. 20. 11).
Les frères de Joseph voyaient que leur père l’aimait plus qu’eux tous et ils le haïssaient ; ils étaient jaloux de lui. Voilà des sentiments qui peuvent naître très rapidement dans nos cœurs incurables si nous ne veillons pas en nous jugeant profondément nous-mêmes.
Souvenons-nous de l’accueil réservé au Seigneur Jésus lorsqu’il vint en grâce dans le monde : « Il vint chez soi ; et les siens ne l’ont pas reçu » (Jean 1. 11). Et quand Il le quitte, Il doit déclarer : « mais maintenant ils ont, et vu, et haï et moi et mon Père » (Jean 15. 24).
Le Seigneur donne lui-même l’explication : « Les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises » (Jean 3. 19). « Vous cherchez à me faire mourir, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai ouïe de Dieu » (Jean 8. 40). Les Juifs cherchaient à Le faire mourir… parce qu’il disait que Dieu était son propre Père (Jean 5. 18). Nous voyons aussi la haine implacable des cultivateurs de la parabole s’exprimant dans leurs paroles : « Celui-ci est l’héritier ; venez, tuons-le, et possédons son héritage » (Mat. 21. 38).
N’aimerions-nous pas un tel Sauveur qui, à travers toute la haine des hommes, s’est offert lui-même à Dieu, sans tache par l’Esprit éternel ? « Nous, nous l’aimons parce que lui nous a aimés le premier ».
Non seulement Joseph rendait témoignage contre ses frères de leur méchanceté mais, en relatant ses songes, il annonce son avenir glorieux préfigurant les gloires futures de Christ, terrestres et célestes.
Toute l’Écriture le proclame : Roi des rois, Seigneur des seigneurs, Messie, Fils de l’homme, unique Fils bien-aimé du Père, etc.
C’est aussi ce que nous rappelle la belle tunique de diverses couleurs dont Jacob avait revêtu son fils bien-aimé. Rappelons à nos cœurs que « si nous souffrons avec lui, nous régnerons aussi avec lui » (2 Tim. 2. 12). Dans les cieux et sur la terre, les rachetés uniront leurs voix pour donner gloire à l’Agneau qui a été immolé.
Dès maintenant, il y a pour chacun de nous qui appartenons au Seigneur un cantique : « A celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ; – et il nous a faits un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; – à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen (Apoc. 1. 5).

Les fils de Jacob.

Vous vous souvenez de toute la haine dont Joseph était l’objet de la part de ses frères. Il ne pouvait supporter leurs mauvaises actions. Son père l’aimait plus que tous ses frères, ce que démontrait la tunique bigarrée dont il l’avait revêtu. Par ses songes, il annonçait son exaltation future.
De même, Jésus était haï de ses frères, les Juifs. Il leur reprochait leurs mauvaises œuvres et leur incrédulité. Il rendait témoignage par Ses œuvres et Ses paroles qu’Il était le Fils de Dieu, le Bien-aimé du Père. Il leur annonçait aussi Sa gloire future lorsqu’Il serait assis à la droite de Dieu (Mat. 26. 64).
Connaissez-vous de telles souffrances de la part du monde, cette haine vouée à ceux qui connaissent le Seigneur Jésus et qui, par leur vie, rendent un témoignage vivant, sans équivoque, à Celui qui les a aimés ?
Il est écrit : « Si tu confesses de ta bouche Jésus comme Seigneur et que tu croies dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé » « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Rom. 10. 9 et 13). Par contre, ceux qui le rejettent aujourd’hui seront contraints, au jour du jugement, de ployer leur genou au nom de Jésus (Phil. 2. 9 à 11).
Avant qu’il soit élevé à la gloire annoncée par ses deux songes, Joseph devait être soumis à de douloureuses épreuves et passer par un chemin de souffrance, d’humiliation. C’était aussi le chemin de l’obéissance où il jouissait de la communion avec son père.
Ses frères faisaient paître le menu bétail de leur père à Sichem où Jacob avait acheté un champ pour cent késitas. « Et Israël dit à Joseph : Tes frères ne paissent-ils pas le troupeau à Sichem ? Viens, et je t’enverrai vers eux. Et il lui dit : Me voici » (Gen. 37. 13).
Voilà la vraie et prompte obéissance de Joseph, dès que la volonté de son père est exprimée ! C’est un bon exemple à suivre si vous possédez la vie divine. Soulignez ce passage de l’Écriture en demandant à Dieu qu’il l’inscrive dans votre cœur : « Enfants, obéissez à vos parents en toutes choses, car cela est agréable dans le Seigneur » (Col. 3. 20). L’expression est absolue et ne souffre pas d’exception : Comme il peut être grave de remettre à plus tard ce qui vous est demandé par vos parents, et ainsi l’ennemi, dans ses ruses subtiles, vous entraînera dans un chemin de désobéissance.
C’est à travers l’obéissance positive à vos parents que vous apprendrez à obéir à Dieu. Puissiez-vous obéir, sans murmures ni raisonnements, mais de cœur et avec empressement !
Jacob lui dit : « Va, je te prie ; vois si tes frères se portent bien, et si le bétail est en bon état, et rapporte m’en des nouvelles. Et il l’envoya de la vallée de Hébron ; et il vint à Sichem ».
Tout en connaissant les sentiments de haine de ses frères à son égard, Joseph s’en va. Il n’a pas exprimé la moindre objection quand son père l’a envoyé. L’amour pour son père le porte à obéir, quelle que soit la souffrance qui en résultera. Cela ne nous fait-il pas penser à Celui que le Père a envoyé dans ce monde impie et rebelle ? Obéissant à Sa volonté, Il a dit : « Voici, je viens, — il est écrit de moi dans le rouleau du livre — pour faire, ô Dieu, ta volonté » Héb. 10. 7). Et il a appris l’obéissance par les choses qu’Il a souffertes. Rien n’arrêta son ineffable amour dans ce chemin d’obéissance et de dépendance Le conduisant à la croix. Il dressa sa face résolument pour aller à Jérusalem (Luc 9. 51). Que vos yeux soient fixés sur ce parfait modèle, suivant Ses traces jusqu’au bout de votre carrière terrestre !
Ne trouvant pas ses frères à Sichem, lieu désigné par son père, Joseph, dans son amour persévérant, s’informe pour savoir où les trouver.
Il ne se contente pas d’aller à Sichem. Il n’a pas dit : « Puisque je ne les vois pas, ne puis-je pas revenir à Hébron ? » Non, il cherche ses frères jusqu’à ce qu’il les ait trouvés à Dothan, sa mission devant s’accomplir jusqu’au bout.
L’exemple de Joseph nous fait comprendre que si nous marchons dans un chemin d’obéissance, ce ne sont pas les difficultés rencontrées qui doivent nous arrêter. Non, la foi surmonte les obstacles pour atteindre le but de Dieu, en s’appuyant sur le Seigneur qui seul est notre force et notre sagesse.
La persévérance de Joseph ne vous incite-t-elle pas, en accomplissant la tâche qui vous est confiée, à ne pas vous décourager dès que surgit une difficulté ?
« Les frères de Joseph le virent de loin ; et avant qu’il fût proche d’eux, ils complotèrent contre lui pour le faire mourir… Le voici, il vient, ce maître songeur !… Venez, tuons-le » (Gen. 37. 18 et 19).
N’oublions pas qu’une pensée de haine entretenue dans le cœur peut conduire au meurtre. D’ailleurs, il est écrit : « Quiconque hait son frère est un meurtrier » (1 Jean 3. 15). Les frères de Joseph ajoutent : « Jetons-le dans une des citernes, et nous dirons : Une mauvaise bête l’a dévoré ».
Vous voyez que le meurtre est toujours associé au mensonge. Satan lui-même, prince de ce monde, est « meurtrier dès le commencement », « menteur, père du mensonge ». A la croix, le meurtrier voulut faire mourir Jésus, le Juste, et le menteur nia sa résurrection.
Mais Joseph fut délivré des mains de ses frères, grâce à l’intervention de Ruben, et il fut jeté dans la citerne après avoir été dépouillé de sa tunique bigarrée.
Leur conscience est endurcie au point qu’ils peuvent s’asseoir pour manger le pain sans se soucier de la détresse d’âme de leur frère. Ils se comportent comme si tout allait bien. Que nous sachions juger le mal à mesure qu’il apparaît, pour être gardés d’un état d’endurcissement où nous pourrions commettre les plus affreux péchés !
Que le Seigneur nous donne une conscience délicate pour discerner le bien et le mal et nous séparer de tout mal !
Ensuite survint une caravane d’Ismaélites transportant des produits pour les vendre en Égypte. Juda proposa à ses frères de vendre Joseph à ces marchands plutôt que de le mettre à mort. Ils tirèrent Joseph de la citerne, le vendant pour vingt pièces d’argent. Et il fut mené en Égypte.
Ses frères ne se doutaient pas qu’ils préparaient ainsi l’accomplissement de ses songes, et qu’ils devraient un jour descendre eux-mêmes en Égypte pour y chercher du blé, se prosterner devant Joseph et connaître un vrai travail de cœur et de conscience pour le bien de leur âme.
Il reste toujours vrai que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu. Et ce jeune homme en Égypte fut gardé, loin de son foyer, par la puissance de Dieu et par la foi. Le secret de cette vie est le même pour tous ceux qui craignent Dieu : « L’Éternel était avec lui ; et tout ce qu’il faisait, l’Éternel le faisait prospérer » (Gen. 39. 2, 3, 21 et 23).

Les fils de Jacob.

Au chapitre 35 de la Genèse a lieu la naissance du douzième fils de Jacob, au chemin d’Éphrath, qui est Bethléem, la ville royale.
C’est en ce lieu que Rachel, femme bien-aimée de Jacob, meurt en donnant le jour à son deuxième fils. Comme son âme s’en allait, elle appela le nom de son fils Ben-oni, ce qui signifie : « fils de ma peine », alors que Jacob, dans un élan de foi, l’appela Benjamin, c’est-à-dire : « fils de ma droite ».
Jacob venait de jouir de la communion avec Dieu à Béthel, la maison de Dieu, et voici maintenant que survient pour lui une épreuve de foi.
À Bethléem où naquit Jésus, Rachel meurt à la naissance de Benjamin. Relisez ce que l’Écriture déclare : «L’épreuve de votre foi, bien plus précieuse que celle de l’or qui périt et qui toutefois est éprouvé par le feu soit trouvée tourner à louange, et à gloire, et à honneur, dans la révélation de Jésus Christ (1 Pier. 1. 7). Et tout à la fois, dès maintenant, nous pouvons nous réjouir d’une joie ineffable et glorieuse en Celui que nous aimons. Joies et peines sont dispensées sur notre chemin par la sagesse et l’amour parfaits de notre Dieu pour le bien de nos âmes.
Cet enfant nouveau-né porte deux noms qui sont inséparables pour la foi, car ils rappellent les souffrances qui devaient être la part de Christ et les gloires qui suivraient (1 Pier. 1. 11).
Ben-oni, fils de ma peine est le nom de Celui qui a été ici-bas l’homme de douleurs, chargé de mépris, soumis à la souffrance de la part de Dieu.
Le résidu pieux, humilié en confessant son péché, doit déclarer : « nous n’avons eu pour lui aucune estime. Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé » (És. 53. 3 et 4). Le prophète Zacharie souligne comment, dans un jour à venir, la maison de David et les habitants de Jérusalem se lamenteront sur Lui, comme on se lamente sur un fils unique lorsqu’ils reconnaîtront Celui qu’ils ont percé, avant leur entrée dans le règne millénaire (ch. 12. 10 à 14).
Il reste toujours vrai que chacun doit avoir affaire avec Dieu au sujet de son péché. Pensons aussi à ce que le cœur de Dieu a dû éprouver en sacrifiant Son propre Fils.
Jésus est en même temps le vrai Benjamin, ce Fils bien-aimé que le Père a exalté à sa droite après Sa résurrection. Vous reconnaissez cette expression du Psaume 110 souvent citée dans le Nouveau Testament pour évoquer notre communion avec Christ glorifié. C’est Dieu qui accueille son Fils avec ces paroles : « Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour le marchepied de tes pieds ».
Puissiez-vous tous saisir par la foi que Dieu « nous a parlé dans le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses… qui… ayant fait par lui-même la purification des péchés, s’est assis à la droite de la majesté dans les hauts lieux » (Héb. 1. 2 et 3). Dieu l’a prévenu par des bénédictions excellentes, L’a revêtu de majesté et de magnificence, L’ayant couronné de gloire et d’honneur (Ps. 21. 3 et 5 ; Héb. 2. 7).
L’Esprit de Dieu, opérant dans nos cœurs, voudrait toujours nous occuper de Jésus glorifié. Il place Christ devant nos âmes, et nous sommes tous invités à contempler à face découverte la gloire du Seigneur pour être transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit (2 Cor. 3. 18). Peu de temps avant d’être lapidé, Étienne dit : « Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu » (Act. 7. 56).
À Bethléem, Jacob érige une stèle sur le sépulcre de Rachel. C’est le lieu où d’abondantes larmes seront versées lorsque le cruel Hérode fera tuer tous les enfants de ce territoire, depuis l’âge de deux ans et au-dessous, pensant ainsi faire périr le Seigneur Jésus (Mat. 2. 18). Mais c’est aussi en ce lieu que l’ange annonce un grand sujet de joie aux bergers : « Aujourd’hui, dans la cité de David, vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2. 11). Cher jeune lecteur, peux-tu déclarer sans hésitation : Jésus est mon Sauveur ?
Vous connaissez la haine implacable des frères de Joseph pour leur frère, dont la conduite jugeait la leur. Plus de vingt ans après, les péchés commis en Dothan n’avaient pas été confessés. Jacob n’était pas consolé et ses fils avaient bien mauvaise conscience.
Ils avaient vendu leur propre frère aux Ismaélites pour se débarrasser de ce fidèle témoin. Ils n’avaient pas craint d’inventer un stratagème, faisant croire à leur père que son fils était mort. Grâce aux sages interventions de Joseph, ils vont connaître un vrai travail de conscience en confessant le mal commis et en le jugeant jusqu’à la racine. Cette racine s’appelle amour de l’argent, jalousie, haine, meurtre, dureté de cœur pour un père ou un frère. Mais, quand tout est jugé selon Dieu avec droiture, l’âme est restaurée, délivrée et peut jouir de la communion avec Dieu et avec les Siens.
En Genèse 42. 20, Joseph demande à ses frères : « Amenez-moi le plus jeune de vos frères, et vos paroles se trouveront vraies ; et vous ne mourrez pas ». Joseph fait tout dépendre de la venue de Benjamin. C’est à cette condition qu’ils pouvaient vivre, car la famine pesait sur le pays. Cela ne rappelle-t-il pas les paroles du Seigneur : « Moi je suis le chemin, et la vérité, et la vie ; nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14. 6) ?
Nous ne pouvons nous approcher de Dieu que par Christ. Ceux qui prétendent agir autrement sont perdus pour l’éternité. Puis, au chapitre 44, le travail de Dieu, commencé dans la conscience des frères de Joseph, va s’approfondir, toujours grâce à Benjamin, le seul qui ne soit pas coupable du rejet de son frère à Dothan. Il est condamné à mourir à la place des coupables, car la coupe est trouvée dans son sac (v. 12). En cela Benjamin est un type de Christ, qui n’a rien fait qui ne se dût faire, et Dieu a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous. « Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin qu’il nous amenât à Dieu » (1 Pier. 3. 18).
Comme pour Benjamin, le Seigneur est accusé faussement et, à la croix, Il subit le jugement de Dieu pour des injustes. N’oublions pas les souffrances expiatoires de notre cher Sauveur lorsqu’Il portait le poids de nos péchés devant la justice divine et que, dans l’angoisse de Son âme, il traversait l’abandon de Dieu.
Enfin Benjamin, d’après la prophétie de Jacob en Genèse 49, est encore un type de Christ comme roi inaugurant Son règne millénaire après la destruction de tous Ses ennemis. Il régnera en puissance sur tout l’univers. Si, pour le moment, nous souffrons, nous régnerons aussi avec lui. (2 Tim. 2. 12).

D’après La Bonne Nouvelle 1979

 

SONDEZ LES ÉCRITURES (2) LES SAINTES ÉCRITURES ET LES ENFANTS

99zze

SONDEZ LES ÉCRITURES (2) LES SAINTES ÉCRITURES ET LES ENFANTS

Les Saintes Écritures et les enfants.

C’est bien par la Parole de Dieu que vous avez appris à connaître Jésus comme votre précieux et divin Sauveur, venu du ciel pour chercher et sauver ce qui était perdu.
Vous avez de multiples occasions de lire la Parole : en famille, dans l’assemblée aux différentes réunions, mais aussi lors de votre méditation personnelle. Nous ne saurions assez insister, en ce début d’une nouvelle année, sur cette lecture individuelle : lisez et relisez attentivement, une portion après l’autre, du saint Livre dans lequel Dieu s’adresse à notre cœur et à notre conscience. Il nous parle de Jésus, Son Fils bien-aimé, et de l’œuvre accomplie par Lui à la croix pour le salut de nos âmes.

Vous avez tous un maître ou une maîtresse, puis des professeurs, pour acquérir les connaissances humaines ; mais ici, vous êtes à l’école de Dieu pour être instruits, dirigés, avertis, corrigés, consolés dans vos âmes. Puissiez-vous, dans la présence de Dieu, être dans la disposition de cœur du jeune Samuel qui s’approchait de Dieu avec ces paroles enseignées par le sacrificateur Éli : « Parle, Éternel, car ton serviteur écoute » (1 Sam. 3. 9). Et le jeune garçon, devenu un homme de Dieu, ne laissa tomber en terre aucune des paroles de l’Éternel. « L’Éternel se révélait à Samuel, à Silo, par la parole de l’Éternel » (1 Sam. 3. 21). Il est beau de voir ce jeune homme grandir dans la connaissance de Dieu et de Sa Parole.

La Parole écrite est la révélation que Dieu a donnée de Lui-même et de Ses voies envers les hommes. Par la foi, nous saisissons Sa grandeur, Sa majesté, Son amour, Sa sagesse, Sa fidélité. Nous apprenons à connaître les desseins de Dieu, Son conseil glorieux à l’égard de Son Fils bien-aimé ; l’état de totale perdition de l’homme pécheur, et le plan divin formé pour son salut ; les voies de Dieu envers son peuple Israël ; le mystère caché dès les siècles en Dieu, révélé maintenant, de l’Assemblée, Épouse de Son Fils, le Corps dont Christ est la tête glorifiée dans le ciel.

Jésus peut et veut sauver quiconque vient à Lui par la foi. Mais alors, cette âme sauvée a besoin pour sa croissance d’une nourriture appropriée. L’enfant nouveau-né exprime très tôt et très fort, bien souvent avec des cris et des pleurs, son besoin de nourriture.

Après notre conversion, Dieu nous laisse sur cette terre pour y être Ses témoins dans ce long et éprouvant voyage de la vie. Les forces nécessaires nous sont communiquées par une nourriture adaptée aux besoins de la nouvelle nature, depuis le « pur lait intellectuel » (1 Pier. 2. 2) jusqu’à « la viande », « la nourriture solide » (Héb. 5. 14). C’est la Parole de Dieu, appliquée à notre âme par le Saint Esprit, qui constitue cette nourriture spirituelle. « Désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait intellectuel, afin que vous croissiez par lui à salut » (1 Pier. 2. 2 et 3).

Et « il t’a fait manger la manne… afin de te faire connaître que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vivra de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel » (Deut. 8. 3). Le Seigneur déclarait : « Mon Père vous donne le véritable pain qui vient du ciel… Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim » (Jean 6. 32 et 35). Vous comprenez, par ce passage, que Christ est notre nourriture.

Les fils d’Israël entrés dans le pays de Canaan, en Josué 5, célèbrent la Pâque. Elle est un type de Christ mourant pour nous sur la croix, l’Agneau que nous verrons au milieu du trône comme immolé. De plus, ils mangent « du vieux blé du pays », qui nous parle d’un Christ glorieux et céleste, et « du pain sans levain », c’est-à-dire l’humanité sans tache de Christ qui a traversé ce monde souillé. Enfin ils mangent « du grain rôti », évoquant par avance Celui qui, dans cette humanité, a traversé le feu du jugement divin.

Quant à la manne, elle est la nourriture du désert, Christ descendu du ciel au sein des circonstances du voyage terrestre. Nous récoltons la manne pour nos besoins quotidiens en lisant les évangiles et les épîtres qui nous présentent Jésus, venu en chair, s’abaissant toujours plus dans une obéissance parfaite jusqu’à la mort de la croix (Phil. 2. 7 à 9).

D’autres passages Le révèlent à nos âmes comme le Christ glorifié, par exemple : Colossiens 3 et Philippiens 3. Les Saintes Écritures sont les verts pâturages où le bon Berger fortifie et fait reposer Ses brebis.

Si nous privons notre corps de nourriture un jour ou deux, il s’affaiblit. Il en est de même de notre âme lorsqu’elle n’est pas nourrie de Christ par Sa Parole. N’oublions pas cette parole de Jésus : « Moi, je suis le pain de vie ». Soyons occupés de Lui, marchant et vivant avec Lui en vaquant à nos devoirs quotidiens ! Lui seul peut remplir nos cœurs et les satisfaire complètement.

 

Les Saintes Écritures et les enfants.

Si la Parole est une source de force pour notre âme, elle est aussi un guide infaillible, la règle efficace pour notre marche ici-bas. Retenez ce beau verset 105 du Psaume 119 : « Ta parole est une lampe à mon pied et une lumière à mon sentier ». Pour éviter une chute, une voie de chagrin, un écart douloureux, projetons la lumière émanant de la Parole sur notre sentier car « le commandement est une lampe et l’enseignement une lumière » (Prov. 6. 23).

Considérons avec attention l’exhortation que Dieu adresse à Josué sur le point d’entrer en Canaan avec Israël : « Que ce livre de la loi ne s’éloigne pas de ta bouche, et médite-le jour et nuit, afin que tu prennes garde à faire selon tout ce qui y est écrit ; car alors tu feras réussir tes voies, et alors tu prospéreras » (Josué 1. 8). Rappelez-vous aussi que « toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre » (2 Tim. 3. 16 et 17).

Avez-vous noté aussi en Éph. 6. 17 que la Parole de Dieu est appelée l’épée de l’Esprit ? Arme invincible contre les attaques subtiles de Satan, elle peut être utilisée aussi bien pour nous défendre que pour attaquer cet ennemi redoutable et le vaincre au temps de la tentation.
Comment Jésus, tenté par le diable dans le désert, après un jeûne de quarante jours, a-t-il remporté la victoire sur notre puissant adversaire ? Avec ces simples mots répétés trois fois : « Il est écrit » (Mat. 4. 4, 7 et 10). Avec quelle promptitude, il a manié l’épée de l’Esprit, se plaçant sur le fondement inébranlable des Saintes Écritures. Satan vaincu doit se retirer. Quel exemple parfait le Seigneur nous donne !

Sachez que l’ennemi de nos âmes est impuissant si nous le rencontrons, comme le Seigneur l’a fait, en nous appuyant sur la Parole avec un cœur dépendant et soumis à sa divine autorité. Méditons et gardons dans notre cœur cette précieuse Parole pour vaincre Satan comme ces jeunes gens dont l’apôtre déclare : « Vous êtes forts, et… la Parole de Dieu demeure en vous, et… vous avez vaincu le Méchant » (1 Jean 2. 14).

C’est par la Parole de Dieu que nous sommes sanctifiés pratiquement. Selon ce qu’exprime le Seigneur en présentant les Siens au Père : « Sanctifie-les par la vérité ; ta Parole est la vérité » (Jean 17. 17). Le Seigneur, à qui nous appartenons, veut nous préserver du mal, nous séparer du monde par le moyen de Sa Parole qu’Il applique à nos âmes. « La Parole de Dieu est vivante et opérante, plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants ». Elle atteint jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, atteignant jusqu’aux parties les plus intimes de notre être moral, jugeant les pensées les plus cachées et les intentions du cœur. C’est l’œil de Dieu qui sonde tout et devant lequel tout est à nu et découvert (Héb. 4. 12 et 13).

Nous abordons ici un point essentiel dans la vie de tout croyant : le jugement de nous-mêmes et de nos voies dans la présence de Dieu. C’est le Seigneur Lui-même qui le produit en nous lavant les pieds, nous appliquant la Parole par Son Esprit pour nous purifier de toute souillure. Connaissez-vous ce verset qui nous concerne tous : « Comment un jeune homme rendra-t-il pure sa voie ? Ce sera en y prenant garde selon ta Parole » (Ps. 119. 9).
Rendons grâces à notre Dieu pour ce don inestimable qu’est Sa Parole. Que nous soyons de ces bienheureux « qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent » (Luc 11. 28). Puissions-nous prouver notre amour pour le Seigneur en obéissant à Sa Parole : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements » (Jean 14. 15). Chers jeunes amis, « Sondez les Écritures » !

Les Saintes Écritures et les enfants.

Au cours des fois précédentes, notre attention a été fixée sur toute l’importance que présente la Parole de Dieu pour chacune de nos âmes. Nous avons pu évoquer plusieurs aspects de cette Parole, comme notre nourriture, notre guide, notre épée et aussi notre moyen de sanctification.

Avez-vous pu expérimenter, chers jeunes amis, un ou plusieurs effets de cette divine Parole tout au long de ces semaines passées ? Quelle joie pour le Seigneur et pour votre cœur si vous avez pu ainsi apprécier par grâce ce Saint Livre en le mettant en pratique.

Considérons, à l’aide de quelques passages, la place essentielle que tient, dans la vie du prophète Jérémie, la Parole de Dieu, afin d’être stimulés et encouragés par un tel exemple. Que nous soyons marqués par cet attachement et ce respect profonds pour la Parole, avec la séparation pratique du mal dans le désir soutenu de servir notre Dieu plus fidèlement dans les temps fâcheux auxquels nous sommes parvenus, comme le cœur sensible et aimant de Jérémie se lamentait sur la ruine et l’infidélité de son peuple. Quand il avoue son incapacité à parler, étant un enfant, l’Éternel lui déclare : « Ne… crains point ; car je suis avec toi… » « Voici, j’ai mis mes paroles dans ta bouche » et de plus « Je veille sur ma parole pour l’exécuter » (Jér. 1. 6, 8, 9 et 12).

Dieu veille sur Sa Parole, que ce soit une parole de grâce ou de jugement, qu’elle soit pour le croyant ou pour l’incrédule. « Aura-t-il dit, et ne fera-t-il pas ? aura-t-il parlé, et ne l’accomplira-t-il pas ?» (Nomb. 23. 19). Jérémie devait annoncer le jugement de Jérusalem par Babylone, aussi reçoit-il de Dieu la grâce et la puissance pour accomplir cette dangereuse mission, avec cette précieuse promesse : « Moi je suis avec toi, dit l’Éternel » (ch. 1. 18 et 19).

Le témoin fidèle, mais craintif, a besoin d’être fortifié en se nourrissant de la Parole. C’est pourquoi Jérémie affirme : « Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (ch. 15. 16). Trouvons-nous chaque jour dans les Saintes Écritures la nourriture de notre âme et la joie de notre cœur ? Le bon serviteur du Christ Jésus n’est-il pas nourri par les paroles de la foi et de la bonne doctrine et ne doit-il pas s’attacher à la lecture (1 Tim. 4. 6 et 13) ?

Et l’Éternel ajoute à Jérémie : « Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche » (ch. 15. 19). Voilà une condition importante à réaliser pour tout vrai témoin du Seigneur : séparer ce qui est précieux aux yeux de Dieu de ce qui est vil selon ce que la Parole nous révèle. Que le Seigneur, dès votre jeune âge, vous fasse découvrir le prix d’une telle attitude que l’amour pour Lui dictera toujours à celui qui est disposé à obéir I

 

Les Saintes Écritures et les enfants.

Continuons ce mois-ci à considérer le rôle que joue la Parole de Dieu dans la vie du prophète Jérémie.
Jérémie est seul à proclamer la vérité au milieu d’un peuple qui ne veut pas écouter. Il est l’objet de l’inimitié des conducteurs spirituels. Au chapitre 20, un sacrificateur le frappe ; objet de dérision tout le jour, chacun se moque de lui (v. 2 et 7). Cependant la Parole de son Dieu est dans son cœur comme un feu brûlant (v. 9). Il ne peut la retenir. Elle doit être proclamée. Il est étreint par l’amour qu’il porte à l’Éternel et à son peuple. Il peut alors déclarer « Mais l’Éternel est avec moi comme un homme puissant » (v. 11). Pieuse expérience lorsque l’âme s’appuie vraiment sur Dieu seul au sein de toutes ses angoisses ! Ne permettons pas à l’incrédulité d’opposer quelque résistance à Dieu, mais que Lui nous entraîne, nous saisisse et soit le plus fort (v. 7).

« Ma parole n’est-elle pas comme un feu, dit l’Éternel, et comme un marteau qui brise le roc ? » (ch. 23. 29). C’est par l’épreuve du feu que les scories sont éliminées du métal précieux – de même la Parole purifie notre âme des impuretés, et consume tout lien qui pourrait paralyser notre vie spirituelle. De plus, cette Parole est comme un marteau capable de briser notre cœur plus dur qu’une pierre et notre propre volonté plus résistante que le roc. Ce sont là les merveilleux effets de l’Écriture appliquée par la puissance du Saint Esprit.

Sommes-nous d’accord avec cette déclaration divine : « Le cœur est trompeur par-dessus tout, et incurable ; qui le connaît ? Moi, l’Éternel, je sonde le cœur, j’éprouve les reins » (ch. 17. 9 et 10) ? Cela met de côté nos bonnes intentions, tous nos efforts pour mieux faire. Dieu doit briser notre orgueil, notre cœur rebelle et nous amener à reconnaître que nous sommes des pécheurs perdus sans ressource – hormis la croix du Seigneur Jésus – , mort pour nos péchés, ressuscité pour notre justification. Chacun de nos jeunes lecteurs peut-il dire franchement : – Jésus est mon Sauveur, Il est mort pour moi ? Ensuite, lorsque notre cœur naturel a été brisé sous l’effet de la Parole, Dieu poursuit son travail en nous et emploie cette même Parole à nous former pour la gloire céleste où nous serons montrés comme les monuments de Sa grâce.

Dieu nous enseigne, nous corrige, nous éduque, nous façonne pour Lui-même ici-bas. Ce travail ne sera plus nécessaire dans la maison céleste, chaque pierre étant entièrement préparée avant d’être transportée (1 Rois 6. 7). Vous comprenez alors combien il importe de lire et de méditer avec soin la Parole de Dieu. C’est à cette condition que notre âme prospérera et que nous porterons du fruit pour la gloire de Dieu. Mais comment lisons-nous cette Parole : par devoir, ou superficiellement, ou trop rarement, ou pour accroître notre connaissance sans que notre cœur soit atteint aussi bien que notre conscience ?

Dieu parle. Prenons garde à ce que nous entendons (Marc 4. 24) ! Prenons garde comment nous entendons (Luc 8. 18).
Prenons garde aussi à ne pas mépriser la Parole de Dieu, si même nous n’agissons pas d’une manière aussi téméraire que le roi Jéhoïakim, fils du pieux roi Josias ! (Jér. 36).
Après avoir entendu la lecture de trois ou quatre colonnes du rouleau où étaient inscrites les paroles de l’Éternel dictées par Jérémie, ne contenant plus sa colère et d’un geste sacrilège, le roi prend le canif du scribe, découpe ce rouleau et le jette au feu qui est dans le brasier, jusqu’à ce que tout soit consumé. Est-ce que ce roi impie pensait ainsi pouvoir détruire les paroles immuables de Dieu ? N’aurait-il pas affaire un jour au jugement solennel de Dieu (v. 30 et 31) ? Rappelons-nous ce que le Seigneur disait : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point » (Mat. 24. 35). Sur l’ordre de l’Éternel, un autre rouleau vient remplacer celui que le roi a brûlé « et il y fut ajouté plusieurs paroles semblables » (Jér. 36. 32).

Ne soyons pas désobéissants comme le roi Sédécias qui refusa d’écouter cette parole de salut de Jérémie : « Écoute, je te prie, la voix de l’Éternel dans ce que je te dis, et tout ira bien pour toi, et ton âme vivra » (ch. 38. 20). Que notre demande à Dieu soit celle de Salomon : « Donne donc à ton serviteur un cœur qui écoute » (1 Rois 3. 9) et celle du psalmiste : « Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi » (Ps. 119. 18). Puissions-nous ajouter en vérité : « J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin » (Ps. 119. 162).

 

La prière et les enfants.

Après avoir insisté sur l’importance de la lecture et de la méditation attentives des Saintes Écritures nous désirons vous entretenir d’une activité de l’âme tout aussi essentielle : la vie de prière. Connaissez-vous ce verset : « Priez sans cesse » (1 Thess. 5. 17) ? Quel rôle accordez-vous à la prière, jour après jour, dans votre vie ? Un homme de foi a déclaré : « On ne prie bien qu’après avoir lu la Parole de Dieu ». Si nous avons l’intelligence des pensées de Dieu par Sa parole, nos désirs et nos prières ne pourront-ils pas s’exprimer selon Sa volonté, sous l’influence d’une communion intime avec le Seigneur et par la puissance du Saint Esprit ? La prière, « respiration de l’âme », n’est-elle pas un privilège merveilleux et comme une clé qui nous donne accès aux trésors divins ?

Par la prière, en reconnaissant notre faiblesse, nous éprouvons le besoin d’entrer en relation avec Dieu, de Lui parler, de Lui confier nos peines, nos joies, nos difficultés, nos besoins, tout ce qui nous préoccupe, sachant qu’Il est tout-puissant et que Son amour est illimité. Lorsque Saul de Tarse est converti, le Seigneur en donne la preuve (selon Rom. 10. 13) au pieux disciple Ananias en lui déclarant : « Voici, il prie » (Act. 9. 11). Et quelle place la prière fervente tiendra-t-elle au cours de la vie de ce fidèle serviteur du Seigneur ! Nous le voyons continuellement dans ses épîtres.

Ainsi, dès que nous avons fait la connaissance personnelle de notre cher Sauveur qui est aussi notre Ami, nous pouvons tout partager avec Lui dans notre vie journalière, dès le matin, quand nous nous éveillons, jusqu’au soir quand nous nous endormons.
Parler au Seigneur Jésus, n’est-ce pas prier ? Pensez aux longs entretiens qu’Hénoc devait avoir avec Dieu alors qu’il marcha trois cents ans avec Lui, recevant le témoignage de Lui avoir plu (Héb. 11. 5). Le secret d’une telle marche n’était-il pas la prière ? Par la pensée, nous pouvons nous tenir à tout instant bien près de notre Ami divin, quel que soit le lieu où nous nous trouvons.

Rappelez-vous la prière très courte de Pierre. Ce fut juste trois mots qui sont plutôt un cri jeté dans la détresse : « Seigneur, sauve-moi » (Mat. 14. 30). Voilà un exemple bien précis d’un appel au secours. Quelle est l’attitude du Seigneur ? « Aussitôt, Jésus, étendant la main, le prit ».
Malgré sa petite foi, le Seigneur ne l’abandonne pas. Quelles compassions n’y a-t-il pas dans le cœur du Seigneur qui ne laisse pas un tel cri sans réponse ! Sa puissante main peut aujourd’hui nous délivrer ainsi devant les tentations subtiles de l’ennemi, dans un monde où il y a toutes sortes de pièges. N’est-il pas écrit : « Invoque-moi au jour de la détresse : je te délivrerai, et tu me glorifieras » ? (Ps. 50. 15)
Apportons au Seigneur toutes nos craintes, parlons-Lui aussi de l’indifférence ou de la tiédeur de nos cœurs. Exerçons-nous à ne rien Lui cacher, bien qu’Il connaisse toutes choses. Il désire se tenir tout près de ceux qui Lui appartiennent, en chemin, à l’école, au bureau, à l’atelier, à la maison. Il veut et peut nous aider, nous conseiller.

Alors, si nous Le faisons intervenir dans notre vie, si nous dépendons de Lui, si nous avons confiance en Lui, pourrons-nous dire ou faire ce qu’Il désapprouve ? Irons-nous dans un lieu où Il ne pourra pas nous accompagner ? Aurons-nous la liberté de fréquenter un camarade qui nous éloignera de Lui ? Préférerons-nous le monde et ce qu’il nous offre au Seigneur Jésus et à la vie de communion avec Lui ? Lisons attentivement 1 Jean 2. 14 à 17.

Puissions-nous apprécier ces paroles :

« Seigneur, tu tiens toujours les yeux sur moi,
Ah ! dirige les miens sur Toi ».

Le Seigneur Jésus est toujours avec nous, mais réaliser Sa présence dépend de nous. Que nos yeux soient fixés sur Lui !

Il se peut que l’un ou l’autre de nos jeunes lecteurs se préoccupe de savoir comment prier ? Nous vous suggérons de lire le passage de Luc 11. 1 à 13, en réponse à la demande des disciples : « Seigneur, enseigne-nous à prier ». Il ne s’agit pas de répéter en vaine redite une formule immuable. Mais le Seigneur incite Ses disciples à prier d’une façon simple, directe, intelligente et avec sincérité de cœur. Il donne alors, à partir du verset 5, une parabole faisant ressortir quelques aspects importants de toute vraie prière suscitée par un besoin particulier. Il n’y a pas à craindre d’être importun, même si l’heure est tardive : « minuit » ! On a confiance dans un ami. L’expression du besoin est marquée de simplicité : « prête-moi… » ; la demande est précise : « trois pains ». De plus, il y a l’aveu d’une totale incapacité à répondre soi-même au besoin du moment : « Mon ami est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui présenter ».
Mais la persévérance dans l’insistance triomphe de tous les obstacles. Retenons bien la manière dont Dieu attend que nous nous adressions à Lui : avec toute hardiesse et dans la confiance de la foi ! Mais nous avons aussi la manière dont Dieu veut répondre : « il lui donne autant qu’il en a besoin ». Il donne richement ce qui est pour le bien de Ses enfants, « des choses bonnes », suggérées par du pain, un poisson ou un œuf. Si Dieu ne répond pas selon nos désirs, II répond toujours selon Son amour. Ce que Dieu nous donne est bon et en rapport avec nos intérêts spirituels et éternels.

Savez-vous que Satan ne peut rien contre un homme, une femme, un enfant qui prie ? Notre grand ennemi le sait très bien, car il essaie par toutes sortes de ruses de nous empêcher de prier.
Que de fois, lorsque nous voulons le faire, il occupe nos esprits et nos cœurs de pensées étrangères ! Ne parvient-il pas trop facilement à nous vaincre par la distraction, ce fléau de la vie actuelle ? Nos lèvres peuvent bien remuer, mais ce n’est plus la prière du cœur. De telles prières ne dépassent pas le plafond de la salle où nous nous trouvons.
Que nous soyons gardés de répéter des prières plus ou moins préparées, sans qu’il y ait un exercice de cœur, une vraie ferveur de nos esprits pour les présenter ! Notre Père sait de quoi nous avons besoin, avant que nous le lui demandions (Mat. 6. 8). Aussi, pourquoi ne pas lui exposer nos demandes en toute simplicité, sachant à l’avance qu’Il est tout disposé à y répondre selon Sa sagesse, Son amour et Sa toute-puissance ?

N’oubliez-pas que Daniel, cet homme bien-aimé qui avait l’intelligence des pensées de Dieu et auquel Dieu se plaisait à révéler Ses secrets. Il s’agenouillait sur ses genoux trois fois le jour et priait et rendait grâce devant son Dieu, les fenêtres de sa maison étant ouvertes, malgré la défense écrite du roi Darius (Daniel 6). Il vivait ce que David exprime au Psaume 109. 4 : « Mais moi je me suis adonné à la prière ».
Réalisons que par la prière, nous agissons sur le bras qui fait mouvoir le monde. Lequel d’entre nous, chers jeunes amis, peut-il dire : « Je connais Dieu comme Celui qui répond à mes prières ? »
Que la prière de la foi, fervente, quotidienne, persévérante, fasse partie de notre vie ! Confions-nous en Dieu en tout temps, répandons notre cœur devant Lui (Ps. 62. 8).

 

La prière et les enfants.

Le mois passé vous avez été rendus attentifs au rôle essentiel de la prière pour le croyant, qui exprime ainsi sa dépendance et sa confiance en Dieu. Puissions-nous exposer à notre Dieu bon et fidèle nos demandes en toute simplicité et avec la hardiesse de la foi !

Il y a une promesse bien encourageante pour chacun de nos cœurs « Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le christ Jésus » (Phil. 4. 6 et 7). N’aimeriez-vous pas apprendre par cœur ce beau passage qui peut vous être très utile tout au long de votre vie, pour vous et pour d’autres ?

Nous pouvons tout dire au Seigneur. Ne veut-Il pas que Ses enfants, si jeunes soient-ils, montrent sur leur visage qu’ils sont heureux ? Si nous sommes tristes, les personnes qui nous entourent peuvent dire : Ils ont un Père dans le ciel, mais s’occupe-t-il vraiment d’eux puisqu’ils portent un si lourd fardeau ? Oui, un enfant qui appartient au Seigneur peut manifester, par sa vie, qu’il ne s’inquiète de rien car Dieu prend tout en charge. Cependant n’y a-t-il pas bien des « petites choses », soucis, difficultés, contrariétés, qui suffisent tout à coup à vous faire perdre votre joie ?
Même si ces obstacles sont à votre mesure, ils n’en existent pas moins. Que faire ? Que dire ? Pourrez-vous les oublier ? – Non, apportez toutes ces choses au Seigneur Jésus dans une prière fervente, courte et précise. N’hésitez pas à pousser un cri, un soupir même, sachant que nous pouvons « toujours prier et ne pas nous lasser » (Luc 18. 1).

Pensez-vous que le Seigneur ne s’intéresse pas à vos leçons et à vos devoirs d’école ? Bien au contraire, il désire enlever de votre esprit le souci, le tourment. Puissiez-vous expérimenter la force de cette expression : « Ne vous inquiétez de rien » dans votre travail de tous les jours, en lui exposant toutes choses ! Mais si vous avez été paresseux, croyez-vous que vous puissiez espérer Son secours ?
Au-delà du cercle étroit de vous-même et de votre famille, pensez à prier pour un camarade inconverti, pour des malheureux ou des malades de votre connaissance, sans oublier les serviteurs du Seigneur. Cela ne fait-il pas partie de ces « toutes choses » ?

Maintenant, il n’est pas dit que toutes nos demandes seront exaucées selon nos pensées. Quelquefois la réponse divine semble tarder ou même certaines prières paraissent ne pas avoir de réponse. Dieu n’attend-il pas qu’un fruit soit porté à maturité ? Les choses demandées ne seraient-elles pas nuisibles à l’âme, en satisfaisant nos goûts, nos fantaisies, nos convoitises ? Dieu ne répond pas aux prières qui ont le moi égoïste pour objet.

Savez-vous que nous adressons nos prières à Dieu au nom du Seigneur Jésus selon Sa parole : « Toutes les choses que vous demanderez au Père en mon nom, il vous les donnera » (Jean 16. 23) ? Gardons-nous d’utiliser seulement une vaine formule. Se prévaloir de l’excellence de ce nom suppose que le Seigneur Lui-même approuve et sanctionne la demande. C’est donc prier à Sa place, cette prière devenant la Sienne. Dieu répondra en amour et en sagesse, parce que Sa gloire est en jeu. Comme notre âme devrait être amenée à une vraie dépendance, nos demandes ayant pour but la gloire de Dieu, en plein accord avec Sa volonté !

Quelqu’un pourra demander : notre cœur peut-il être sûr d’avoir l’exaucement de nos prières ? C’est la Parole de Dieu qui répond d’une manière très précieuse, outre le passage déjà cité en Jean 16. 23. Tout d’abord rappelons que Jésus a déclaré : « Le Père lui-même vous aime » (Jean 16. 26). N’est-ce pas heureux de faire l’expérience personnelle de l’amour du Père avec Lequel le Seigneur Jésus nous a mis en relation ?
De plus, « si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui » ?
Toutes choses nous étant données librement avec Jésus, « son don inexprimable », « son unique Fils bien-aimé » ! Avec quelle assurance nous devrions exposer nos requêtes à Dieu, sachant quelle puissance il y a dans la prière ! Persévérons dans la prière, veillant en elle avec des actions de grâces (Col. 4. 2). Ayons toute confiance en ce Dieu qui nous aime, en ce Dieu tout-puissant qui est pour nous. Et cette parole du Seigneur Jésus n’a-t-elle pas un puissant écho dans chacun de nos cœurs : « Quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils » (Jean 14. 13 et 14) ? Une telle promesse ne permet aucune restriction et n’autorise aucun doute.

Peut-être que l’un ou l’autre de nos jeunes lecteurs éprouve quelques difficultés à prier avec persévérance jour après jour, ou bien est-il trop facilement distrait ? Considérez alors la vie de prière du Seigneur Jésus, en particulier dans l’évangile de Luc. Admirez la perfection de Sa dépendance, Lui le Fils de l’homme qui se confiait en Dieu dès Sa naissance.
Vous pouvez noter les circonstances où le Seigneur est en prière dans cet évangile (3. 21 ; 5. 16 ; 6. 12 ; 9. 18 et 29 ; 11. 1 ; 22. 41 ; 23. 34). A deux reprises, Dieu rend témoignage à Son Fils bien-aimé alors qu’Il priait. Au moment de choisir Ses disciples, Jésus « passa toute la nuit à prier Dieu ». C’est le modèle parfait d’une vraie dépendance. A Gethsémané « étant dans l’angoisse du combat, il priait plus instamment ». C’est dans la prière fervente qu’Il livre ce combat où Il est saisi d’horreur et d’effroi à la pensée de porter « nos péchés en son corps sur le bois ». Il triomphe par ces paroles : « Que ta volonté soit faite ».
Et sur la croix, Sa première parole est une intercession pour Ses bourreaux, à laquelle Dieu donne une merveilleuse réponse en Act. 2. 41, où environ trois mille âmes sont ajoutées, c’est-à-dire sauvées.
Écoutons cette parole du Seigneur prononcée au tombeau de Lazare : « Or moi je savais que tu m’entends toujours » (Jean 11. 42). Et dans le chapitre où Sa parole est rejetée des Juifs qui cherchent à Le faire mourir, Il ajoute : « Moi, je fais toujours les choses qui lui plaisent » (Jean 8. 29).
Dieu ne pouvait que répondre parfaitement à chacune de Ses prières. Chaque demande était selon Sa volonté, ayant en vue Sa seule gloire et rien d’autre.
Seigneur Jésus, sois notre modèle dans Ta vie de prière et que nos requêtes montent sans cesse devant Dieu dans l’assurance que nous serons exaucés !

 

La prière et les enfants.

Vous qui appartenez au Seigneur Jésus, l’ayant accepté pour votre Sauveur personnel, nous souhaitons ardemment que vous preniez conscience de la valeur de la prière de la foi dans votre vie, privilège extraordinaire, service inestimable, d’autant plus précieux qu’il est caché. Il est impossible de vivre à la gloire de Dieu dans tous les détails de notre marche sans Son secours tout-puissant, imploré par des prières et des supplications. Priez-vous ? Aimez-vous prier ? Éprouvez-vous le besoin de prier, seuls, avec un ami, ou en famille ? Recevez-vous des réponses à vos requêtes ? Persévérez-vous dans l’intercession ? Ne peut-on pas dire que Dieu attend la prière de Ses enfants, car Il aime à S’entretenir avec eux ?

Dans une station missionnaire d’Afrique, une hutte avait été construite pour que les païens convertis puissent aller se recueillir et prier. Chacun, de sa demeure, avait un sentier qui l’y conduisait. Un jour, un jeune homme, rentrant chez lui, alla frapper à la porte de son voisin et lui dit : Frère, tu négliges la prière, l’herbe croît sur ton sentier ! L’herbe croît-elle sur votre sentier, ou bien le sentier qui vous conduit à Dieu est-il régulièrement fréquenté ?
Signe évident de leur bon état spirituel, ceux qui étaient sauvés, en Actes 2. 42, persévéraient dans les prières. Puissions-nous nous adonner à cette sainte activité de l’âme, élargissant toujours plus l’horizon de nos prières ! Souvenons-nous de l’exhortation de l’apôtre Paul « à faire des supplications, des prières, des intercessions, des actions de grâces pour tous les hommes » (1 Tim. 2. 1). Ces différents aspects de la prière ne font-ils pas ressortir quel vaste champ d’activité est réservé à nos âmes ?
De telles intercessions ont pour but « que nous puissions mener une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté ; car cela est bon et agréable devant notre Dieu Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (v. 2 à 5).

Où prier ? « Que les hommes prient en tout lieu » (1 Tim. 2. 8).
Quand prier ? « Priant par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillant à cela avec toute persévérance » (Éph. 6. 18). « Veillez donc, priant en tout temps » (Luc 21. 36).
Comment prier ? « Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin que nous recevions miséricorde et que nous trouvions grâce pour avoir du secours au moment opportun » (Héb. 4. 16). « Quoi que vous demandiez en priant, si vous croyez, vous le recevrez » (Mat. 21. 22).

Outre cette confiance de la foi pour s’approcher de Dieu et lui exposer nos besoins, il y a une condition de toute importance : la communion avec Jésus et la connaissance de Sa volonté. « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et il vous sera fait » (Jean 15. 7). Il s’agit donc de ne vouloir que ce que le Seigneur désire, et l’exaucement est assuré. Mais vivons-nous assez près de Lui, pour éprouver ce besoin de nous confier en Lui en tout temps et en tout lieu ? Savez-vous aussi que l’apôtre Pierre, connaissant par expérience notre disposition naturelle à nous laisser gagner par le sommeil, nous adresse une courte exhortation : « Veillez pour prier » ? (1 Pier. 4. 7) Veillons sur l’état de nos cœurs, c’est-à-dire sur nos affections pour le Seigneur, et occupons nos pensées de Sa Personne et de Son œuvre. Alors nous nous rendrons compte combien sont nombreux les besoins pressants autour de nous et nous serons bien exercés en les présentant au Seigneur.

Mais n’oublions pas que la Parole de Dieu nous signale plusieurs obstacles à l’exaucement de la prière. Il y a d’abord le péché, comme l’exprime David au Psaume 66. 18 : « Si j’avais regardé l’iniquité dans mon cœur, le Seigneur ne m’aurait pas écouté ». Et Ésaïe ajoute : « Vos iniquités ont fait séparation entre vous et votre Dieu, et vos péchés ont fait qu’il a caché de vous sa face, pour ne pas écouter » (ch. 59. 2).
Quant à l’aveugle-né, il peut déclarer : « Dieu n’écoute pas les pécheurs ; mais si quelqu’un est pieux envers Dieu et fait sa volonté, celui-là, il l’écoute » (Jean 9. 31). Un autre obstacle est souligné par Jacques : « Vous n’avez pas… parce que vous demandez mal, afin de le dépenser pour vos voluptés » (ch. 4. 3). Dieu pourrait-il donner satisfaction aux passions et aux convoitises de nos cœurs, aux désirs de la chair ?
Jacques indique encore un autre obstacle très fréquent : le doute « Celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et jeté ça et là; or que cet homme-là ne pense pas qu’il recevra quoi que ce soit du Seigneur » (ch. 1. 6 et 7). Le Seigneur, en Marc 11. 25, rappelle que Dieu ne peut pas nous pardonner ni exaucer nos prières si nous ne nous pardonnons pas les uns aux autres. Habituez-vous dès votre plus tendre enfance à pardonner à ceux qui vous font du tort et à demander pardon dans une vraie confession du mal à ceux que vous avez offensés, « vous pardonnant les uns aux autres comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné » (Éph. 4. 32).

Enfin, retenons que Dieu peut permettre une réponse différée à nos prières, pour que notre foi et notre patience soient mises à l’épreuve. Nous voyons dans le cas de Daniel 10. 13 qu’un délai de vingt et un jours a été nécessaire avant que le prophète reçoive la réponse et les consolations dont il avait besoin. Nous apprenons qu’un combat contre une autorité satanique en était la cause. Et pourtant la prière de Daniel avait été entendue dès le premier jour.

Seriez-vous étonnés d’apprendre qu’il y a dans l’Écriture des prières que Dieu n’a pas exaucées, et pourtant elles étaient formulées par des hommes pieux ?
Dieu, au lieu de répondre à ces prières, avait en réserve pour ces hommes des bénédictions plus excellentes en accord avec Ses desseins et Sa sagesse.
En Deutéronome 3. 24 à 27, Moïse demande avec insistance à Dieu qu’il puisse entrer dans le bon pays de Canaan et Dieu lui refuse cet accès à cause de sa désobéissance à Kadès en Nombres 20, où il aurait dû parler au rocher (belle figure de la prière) et non pas le frapper deux fois. Mais Dieu l’a placé sur la sainte montagne avec Élie, où il a été en présence des gloires de la transfiguration. En 1 Rois 19, Élie demande la mort pour son âme dans le moment où, découragé, il fuit sous les menaces de l’impie Jézabel. Mais Dieu le fait monter aux cieux dans un char de feu tiré par des chevaux de feu, sans passer par la mort. Cet homme apparaît aussi sur la sainte montagne, parlant de la mort de Jésus à Jérusalem pour l’accomplissement des desseins de Dieu.

En Marc 14. 36 nous entendons la prière de l’Homme parfait en Gethsémané : « Abba Père, toutes choses te sont possibles ; fais passer cette coupe loin de moi ». Point de réponse à ce désir. Ne pouvons-nous pas rendre grâces, car Dieu n’a pas épargné Son propre Fils, qui bu pour nous, en Golgotha, la coupe amère ? Au-delà de Sa mort expiatoire, il y a pour le Serviteur obéissant les joies de la résurrection et des plaisirs à la droite de Dieu pour toujours. « Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait » (És. 53. 11).
Un autre exemple de prière inexaucée est celui de Paul en 2 Corinthiens 12 quand il supplie trois fois le Seigneur que son écharde douloureuse lui soit retirée. Le Seigneur n’accède pas à cette requête, mais déclare : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans l’infirmité ». L’écharde reste, mais le vase est rempli de la puissance de Christ. Quelle gloire pour Dieu et quelle joie secrète pour le serviteur soumis à la volonté du Maître !

Souvenez-vous des paroles du Seigneur Jésus : « Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ;heurtez, et il vous sera ouvert » (Mat. 7. 7) ; et puissiez-vous expérimenter les paroles de David, alors qu’il fuyait devant Saül, son ennemi, dans la caverne : « Je crierai… à Dieu qui mène tout à bonne fin pour moi » (Ps. 57. 2).

 

La prière et les enfants.

Nous souhaitons évoquer ce mois-ci quelques exemples de l’Écriture faisant ressortir toute l’importance de la prière de la foi.
Le premier cas est celui de Jacob au chapitre 32 de la Genèse. A la lumière du passage d’Osée 12. 5, Jacob a recours à la prière à deux reprises. Mais que penser de la première prière dont les termes sont donnés aux versets 9 à 12 ? Jacob a devant lui la perspective d’une rencontre avec Ésaü, son frère, auquel il a usurpé par ruse la bénédiction de son père. « Et Jacob craignit beaucoup, et fut dans l’angoisse » (v. 7).
On comprend que Jacob s’adresse à Dieu dans une circonstance aussi éprouvante ; mais en même temps, il prépare activement, avec beaucoup de précautions, un plan d’approche de son frère. Si, par sa prière, il semblait montrer une certaine confiance en Dieu, ses calculs habiles démontrent, bien qu’il n’a pas perdu confiance en sa propre sagesse et en sa propre force.
Pensez-vous qu’il aurait dû élaborer tous ces arrangements s’il avait eu toute assurance en Dieu pour qu’Il le délivre ?
Quelle ressemblance fidèle avec notre propre cœur naturel, toujours porté à faire des plans et à demander à Dieu de les bénir ! Est-ce que la foi ne laisse pas Dieu seul agir, sachant bien que toutes choses Le servent ?
Dieu peut utiliser un simple ver pour accomplir ses voies à l’égard de Jonas. Quel tourment pour Jacob qui a une mauvaise conscience : « Je l’apaiserai par le présent… peut-être qu’il m’accueillera favorablement » (v. 20) ! Pauvre Jacob non affranchi de la crainte de l’homme, il ne se connaît pas lui-même et il ne connaît pas encore Dieu dans son cœur. Faire des plans et prier Dieu, cela ne va pas ensemble. Qu’aurait donc dû faire Jacob ? – S’appuyer entièrement sur Dieu et aller au-devant de son frère en lui confessant sa faute.

Ayant tout ordonné selon la sagesse humaine, Jacob reste seul. C’est alors que Dieu le rencontre pour lutter avec lui au cours d’une nuit inoubliable. Dans cette lutte acharnée, Jacob, le supplanteur, n’a-t-il pas sondé tout son passé, lui qui avait toujours essayé d’obtenir ses bénédictions par ses propres efforts ? Jacob doit apprendre combien est vaine la force de l’homme et combien la volonté de la chair est opposée à Dieu. Dieu lui-même ne peut améliorer cette mauvaise nature. Il doit l’anéantir. « Lorsqu’il vit qu’il ne prévalait pas sur lui, l’Ange toucha l’emboîture de sa hanche ; et l’emboiture de la hanche de Jacob fut luxée, comme il luttait avec lui » (v. 25). Il est réduit à une impuissance totale. Par la foi, il apprend alors la valeur de cette vérité essentielle «Quand je suis faible, alors je suis fort » (2 Cor. 12. 10). Osée montre comment cette foi s’affirme : « Il lutta avec l’Ange et prévalut : il pleura et le supplia » (12. 4 et 5). Cet élan de foi dans les larmes et les supplications, Dieu le reconnaît comme une victoire. Jacob déclare : « Je ne te laisserai point aller sans que tu m’aies béni » (v. 26). Ce triomphe est confirmé dans le nouveau nom que Dieu lui donne : Israël, vainqueur ou prince de Dieu.

Péniel, quelle nuit mémorable pour Jacob ! Son bâton, sur lequel il s’appuie toute sa vie jusqu’à la fin où il adore, le lui rappellera constamment. Israël, le vainqueur, ajoute : « J’ai vu Dieu face à face, et mon âme a été délivrée ». Voilà l’aurore d’un nouveau jour. « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans l’infirmité ». Puissiez-vous connaître cette délivrance, cette victoire, une des plus importantes de notre vie chrétienne : Dieu brisant notre volonté propre pour nous communiquer la puissance du Saint-Esprit !

L’Écriture ne mentionne pas moins de sept hommes ayant fléchi leurs genoux dans la présence de Dieu pour Lui exposer leurs prières.
N’est-ce pas l’attitude convenable pour une créature ? Vous est-elle familière ? Parlez à Dieu, dans votre chambre, à genoux, à haute voix si possible, « avec la liberté d’un fils devant son père et le saint tremblement d’un mortel devant Dieu ». Puissiez-vous expérimenter combien cela est précieux et efficace ! Relisez le passage de Matthieu 6. 5 à 8.

Daniel, cet homme bien-aimé de Dieu, « s’agenouillait sur ses genoux trois fois le jour, et priait, et rendait grâce devant son Dieu » (6. 10). Va-t-il modifier son attitude à cause de l’interdit redoutable du roi ? Malgré la menace d’être jeté dans la fosse aux lions, Daniel persévère dans la prière, « ses fenêtres étant ouvertes, dans sa chambre haute, du côté de Jérusalem ». Il ne peut pas se passer de cette sainte habitude, car il a besoin chaque jour de la force et de la sagesse que Dieu communique à ceux qui dépendent de Lui. L’épreuve ne lui a pas été épargnée, mais son Dieu a fermé la gueule des lions et ils ne lui ont fait aucun mal. A l’exemple de Daniel, sachons nous confier vraiment, jour après jour, en notre Dieu qui est fidèle.

En 2 Chroniques 6. 13, le roi Salomon, au moment de la dédicace du temple, se tenant sur l’estrade d’airain en face de toute la congrégation d’Israël, fléchit les genoux et, étendant les mains vers les cieux, présente son intercession à Dieu pour le peuple.
Son désir n’est-il pas que ce peuple tourne son cœur vers l’Éternel, car il sait de quoi le peuple est capable et quelles peuvent être les multiples conséquences de ses fautes ?

Sur la base de Son parfait sacrifice, pleinement agréé de Dieu, le Seigneur Jésus exerce maintenant dans le ciel pour Ses rachetés Son double office de sacrificateur et d’avocat auprès du Père.
Pourquoi cette intercession permanente et efficace est-elle nécessaire ? N’est-ce pas parce que le Seigneur connaît la faiblesse de nos cœurs, nos infirmités, mais aussi les compassions du cœur de Dieu ? (Héb. 4. 14 et 15).
L’avocat intervient quand nous avons péché. « Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9). Ainsi Dieu peut tout pardonner, car Jésus a tout expié.

Écoutons attentivement ce que déclare Esdras : « Je me levai de mon humiliation, et, mon manteau et ma robe déchirés, je m’agenouillai, et j’étendis mes mains vers l’Éternel, mon Dieu » (Esd. 9. 5). Il fait alors la confession des péchés de son peuple. C’est une prière d’humiliation. Cet homme de Dieu, qui avait disposé son cœur à rechercher la loi de l’Éternel et à la faire, discerne tout de suite ce qui déshonore Dieu au milieu de Son peuple. Et, au lieu d’accuser ceux qui avaient péché, il s’humilie lui-même devant Dieu, sans être coupable personnellement.
L’un ou l’autre de nos jeunes lecteurs a-t-il vécu cette grande leçon qu’Esdras nous enseigne : Être affligé et confus devant le Seigneur pour des fautes commises par d’autres qui nous sont proches ?

 

Voici maintenant, dans le Nouveau Testament, l’homme parfaitement dépendant de Son Père, en Gethsémané.
C’est le Seigneur Jésus. « S’étant mis à genoux, il priait, disant : Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite… Étant dans l’angoisse du combat, il priait plus instamment ; et sa sueur devint comme des grumeaux de sang découlant sur la terre » (Luc 22. 41 à 45).
Son âme est saisie de tristesse jusqu’à la mort. Il accepte la coupe amère du courroux de Dieu contre le péché. Il a devant Lui la croix sur laquelle, durant les trois heures d’expiation, Il portera nos péchés en son corps (1 Pier. 2. 24) et Il entrera dans la mort pour nous délivrer. Il sortira vainqueur de ce douloureux combat livré dans de ferventes supplications. Il peut alors s’avancer vers Golgotha dans une paix parfaite.

Seigneur Jésus, que le spectacle de ta souffrance infinie pénètre nos cœurs et nous engage à vivre pour Toi : « près de toi je veux vivre, cœur qui souffris pour moi » !
Ensuite, c’est le premier martyr de l’Église, Étienne, que nous voyons à genoux au moment où ses bourreaux le lapident alors qu’il vient de présenter l’histoire d’Israël, faisant ressortir les voies de Dieu et sa fidélité en contraste avec la constante infidélité du peuple. Ce fidèle témoin suit les traces de son Maître.
Comme il Lui ressemble, étant absorbé par la contemplation de Jésus glorifié, debout à la droite de Dieu ! « Il priait et disait : Seigneur Jésus, reçois mon esprit. Et s’étant mis à genoux, il cria à haute voix : Seigneur, ne leur impute point ce péché » (Act. 7. 59 et 60, à rapprocher de Luc 23. 34 et 46).
A la mort d’Étienne, Jésus est définitivement rejeté, ce qui entraîne le rejet des Juifs comme nation pendant de nombreux siècles et leur dispersion dans la mer des peuples. N’oublions pas toutefois que la conversion de l’apôtre Paul a été, en particulier, l’un des fruits bénis de la prière d’Étienne.

Puis c’est Pierre qui est appelé par les disciples de Joppé. Dorcas, qui était pleine de bonnes œuvres et d’aumônes, auprès des veuves spécialement, vient de mourir. Pierre fait sortir de la chambre où reposait le corps de Dorcas tous ceux qui s’y trouvaient. « Et s’étant mis à genoux, et se tournant vers le corps il dit : Tabitha, lève-toi. Elle ouvrit ses yeux, et voyant Pierre, elle se mit sur son séant ; et lui ayant donné la main, il la leva ; et ayant appelé les saints et les veuves, il la leur présenta vivante » (Act. 9. 40 et 41). Ce fut le moyen d’amener des âmes au Seigneur.
Comme Pierre, ne permettons pas à quoi que ce soit de nous entraver dans nos intercessions, pour que la puissance de Dieu puisse s’exercer pleinement pour Sa propre gloire dans nos vies.

Enfin c’est Paul qui se sépare des anciens d’Éphèse venus à sa rencontre à Milet. C’est la dernière fois qu’ils voient son visage et il les recommande à la grâce de Dieu. « Il se mit à genoux et pria avec eux tous » (Act. 20. 36). Vous voyez la place que tenait la prière dans la vie de ce cher serviteur de Dieu en toutes circonstances. Vous pouvez constater aussi que, à Tyr, au chapitre suivant, lorsqu’il quitte les frères, Paul prie avec eux à genoux sur le rivage où sont présents femmes et enfants. Ne négligez pas les réunions de prières où vous pouvez chaque fois recueillir une vraie bénédiction.

De plus, nous tenons à souligner un élément important que vous devriez toujours inclure dans vos prières : la reconnaissance envers Dieu, les actions de grâces. Dieu ne nous comble-t-il pas de nombreux bienfaits ? Appliquez-vous à les compter pour que s’entretienne et se développe cette gratitude du cœur ! Notez ces beaux versets : « En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le Christ Jésus à votre égard » (1 Thess. 5. 18). « Rendant toujours grâces pour toutes choses, au nom de notre Seigneur Jésus Christ, à Dieu le Père» (Éph. 5. 20). Cette expression « pour toutes choses » est à retenir. Elle comprend aussi les épreuves, les difficultés du chemin. Il ne suffit pas de vous joindre à vos parents rendant grâces à Dieu pour la nourriture et le vêtement, pour le don du Seigneur Jésus et de la Parole. Mais il est bon que vous le fassiez vous-mêmes, directement à Dieu, en toute simplicité. Vous découvrirez combien est longue la liste de tous les bienfaits que Dieu nous dispense si richement. Considérez la chaîne des passages sur les actions de grâces de l’épître aux Colossiens : 1. 3, 12 ; 2. 7 ; 3. 15 et 17 ; 4. 2. Persévérez dans la prière, veillant en elle avec des actions de grâces.

 

Vous n’ignorez pas que « toutes les choses qui ont été écrites auparavant ont été écrites pour notre instruction afin que, par la patience et par la consolation des écritures, nous ayons espérance » (Rom. 15. 4). En lisant avec un cœur rendu attentif par le Saint Esprit, nous comprenons quelque chose de ce que nous enseigne la Parole de Dieu. Cette Parole n’a pas été écrite pour les grandes personnes seulement, mais aussi pour les enfants et même les petits enfants. Quelle place la Bible tient-elle dans vos vies, dans vos cœurs, dans vos lectures journalières ?

N’y a-t-il pas beaucoup d’enfants qui s’intéressent à toutes sortes d’activités, à toutes sortes de livres ou de publications périodiques et qui s’occupent bien peu de leur Bible ? Et pourtant Dieu ne nous a-t-il pas conservé ce livre merveilleux d’une façon miraculeuse et malgré tous les efforts de Satan pour l’anéantir ? Le Seigneur Jésus n’a-t-il pas déclaré à son Père : « Ta Parole est la vérité » ? (Jean 17. 17) N’est-il pas juste alors que nous en prenions connaissance dès notre jeune âge ?

L’apôtre Paul pouvait écrire à Timothée, son enfant bien-aimé dans la foi : « dès l’enfance, tu connais les Saintes Lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le Christ Jésus » (2 Tim. 3. 15), ajoutant que « toute écriture est… utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice ». Chacun de nos jeunes lecteurs ne désire-t-il pas être rendu « sage à salut » ? Alors, qu’à l’exemple de Timothée, il lise et relise jour après jour cette précieuse Parole de Dieu qui peut opérer profondément dans son cœur.
C’est par cette Parole que la Sagesse fait entendre sa voix : « Écoute, mon fils, et reçois mes paroles… Mon fils, garde mes paroles… Mon fils, donne-moi ton cœur » (Prov. 4. 10 ; 7. 1 ; 23. 26).
Jésus demande nos affections, et pas seulement une part de nos biens ou de notre temps : « Qui est celui qui engage son cœur pour venir à moi ? dit l’Éternel » (Jér. 30. 21). Laisseriez-vous une telle demande sans réponse ?
Nous nous proposons de considérer avec vous comment la Bible nous instruit, en nous occupant des enfants dont elle nous parle et dont la naissance mérite parfois une mention particulière.

Chassé du paradis à cause de sa désobéissance, Adam engendre deux fils : Caïn, premier enfant né sur la terre et Abel dont le nom signifie « vanité ». Abel paissait le menu bétail, et Caïn labourait la terre.
Ces deux enfants ont hérité de la nature pécheresse de leurs parents. « Ce qui est né de la chair est chair » (Jean 3. 6). Par la naissance selon la chair, nous avons une nature déchue, selon la volonté de l’homme et, à la nouvelle naissance, Dieu nous communique une nature selon Sa volonté (Jean 1. 13).
Quant à sa nature et aux circonstances vécues, Abel ne différait pas de Caïn. « Il n’y a pas de différence, car tous ont péché » (Rom. 3. 22). Mais ces fils, tous deux religieux, se sont complètement différenciés l’un de l’autre par leurs sacrifices.

« Caïn apporta, du fruit du sol, une offrande à l’Éternel » (Gen. 4. 3). Or Dieu avait déjà déclaré après la chute d’Adam : « Maudit est le sol à cause de toi ». Caïn offre donc les fruits d’une terre maudite, le produit de son propre travail, au mépris de la parole de Dieu, oubliant ce qui s’était passé en Éden lors de la désobéissance de ses parents, ne tenant pas compte de ses propres péchés et de la sainteté de Dieu. Le pécheur non pardonné peut-il se présenter devant Dieu avec un sacrifice non sanglant comme si tout allait bien ? Caïn est le type des propres-justes. Et la Parole déclare : « mais à Caïn et à son offrande, l’Éternel n’eut pas égard » : Dieu ne peut que rejeter ce que l’homme religieux apporte, comme l’a fait Caïn.

Par contre « Abel apporta, lui aussi, les premiers-nés de son troupeau, et de leur graisse. Et l’Éternel eut égard à Abel et à son offrande » (Gen. 4. 4). Le sacrifice d’Abel est plus excellent que celui de Caïn (Héb. 11. 4), car il l’offre par la foi. Ces deux fils n’avaient-ils pas été instruits de la même manière par leurs parents de ce qui s’était passé au jardin d’Éden ? Et pourtant, seul Abel saisit par la foi que l’homme coupable ne peut s’approcher de Dieu qu’au moyen d’un sacrifice sanglant. La mort d’un autre est nécessaire. Il faut une victime immolée, sans tache, pour répondre à la fois aux justes exigences de la nature de Dieu et aux profonds besoins du pécheur. A l’avance, le sang des premiers-nés de son troupeau répandu par Abel, parlait du sang précieux de Jésus Christ qui purifie de tout péché (1 Jean 1. 7).

Dieu pouvait dire d’Abel : voilà un homme juste à cause de son sacrifice. Étant mort, Abel nous parle encore de la manière dont nous pouvons être justes devant un Dieu saint. « Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 1). Abel est le chef de la lignée de la foi.

Les deux premiers enfants nés dans ce monde ouvrent la voie à deux classes de personnes, deux familles composant l’humanité : avec Caïn, ceux qui sont perdus ayant méprisé la grâce de Dieu et, avec Abel, ceux qui sont sauvés par la grâce et par la foi au sang rédempteur. Dans quelle famille te trouves-tu ? Sais-tu, comme Abel, que tu es pécheur, méritant la mort et le jugement de Dieu ? Acceptes-tu le témoignage de Dieu ? « Il n’y a pas de juste, non pas même un seul… car tous ont péché » (Rom. 3. 10 et 23). La voix de ta conscience ne t’accuse-t-elle pas d’avoir commis des péchés ?
Ne te suffit-il pas de lire les dix commandements, réglant les justes rapports de l’homme avec Dieu, avec son prochain, et condamnant les convoitises du cœur ? (Ex. 20) Il est bien humiliant de se reconnaître pécheur devant Dieu, mais Dieu ne veut-il pas la vérité dans l’homme intérieur ?

Par le moyen du sang de Jésus répandu à la croix, et par ce seul moyen, quiconque croit peut s’approcher de Dieu. Jésus déclare : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle » (Jean 6. 47). « Quiconque croit est justifié par Lui » (Act. 13. 39). « Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ » (Éph. 2. 13). « Sans effusion de sang il n’y a pas de rémission de péchés » (Héb. 9. 22). Dieu proclame toute la valeur de ce sang et Il vous invite à vous placer par la foi sous l’efficace de ce sang pour avoir la vie éternelle.
Qu’aucun de nos jeunes lecteurs ne s’engage dans le chemin de Caïn, mais que plutôt il imite la foi d’Abel qui, étant mort, parle encore !

 

Caïn et Abel.

La dernière fois nous avons évoqué comment un adorateur peut être agréé de Dieu comme le fut Abel lorsqu’il « apporta des premiers-nés de son troupeau, et de leur graisse » (Gen. 4. 4).
N’avait-il pas prêté attention au récit de ses parents qui, avant même d’être chassés du jardin d’Éden après leur désobéissance, avaient été revêtus par l’Éternel Dieu de peaux de bêtes tuées ? Ces vêtements avaient nécessité la mort d’une victime.
La parole qu’Abel entendit avait été mêlée avec de la foi dans son cœur. Et il fut reçu en grâce et par la foi en l’efficace du sang et en l’excellence de la victime. Car la graisse des sacrifices appartenait à l’Éternel (Lév. 3. 16). Le sacrificateur la faisait fumer sur l’autel, en odeur agréable à l’Éternel.
Avant que Dieu ait institué l’ordonnance des sacrifices, Abel fait preuve d’une intelligence remarquable quant aux pensées de Dieu par son acte de foi. Il prend sa vraie place devant Dieu, conscient qu’une victime doit être offerte et son sang répandu pour que le pécheur coupable et souillé, mais repentant, puisse s’approcher d’un Dieu juste et saint.

Pour nous aussi, le sang de Christ fait propitiation pour nos âmes. La vie de la sainte Victime a été offerte sur la croix. Dieu a pleinement apprécié l’excellence de la Personne de Christ qui, par l’Esprit éternel, S’est offert lui-même à Dieu sans tache (Héb. 9. 14).
« L’Éternel eut égard à Abel et à son offrande ». Abel reçut « le témoignage d’être juste, Dieu rendant témoignage à ses dons » (Héb. 11. 4).

Mais Dieu n’eut pas égard à Caïn et à son offrande. « Et Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu » (Gen. 4. 5). Dans sa bonté qui pousse à la repentance (Rom. 2. 4), l’Éternel interpelle Caïn pour lui déclarer qu’il pouvait être agréé comme son frère s’il s’approchait dans les mêmes conditions. Dieu cherche à l’arrêter dans son chemin.
Au lieu de se soumettre avec un cœur pénétré par une telle grâce, Caïn nourrit une jalousie amère à l’égard de son frère et une haine implacable jusqu’à ce que, « comme ils étaient aux champs, Caïn se leva contre Abel, son frère, et le tua ». Voilà le premier enfant né sur la terre devenu un meurtrier, et son frère est le premier de la longue liste des martyrs. Le premier homme qui subit par la violence la sentence de mort prononcée par Dieu est aussi la première âme qui soit allée vers Dieu.

« Car c’est ici le message que vous avez entendu dès le commencement : savoir que nous nous aimions l’un l’autre ; non comme Caïn était du méchant et tua son frère. Et pour quelle raison le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises et que celles de son frère étaient justes » (1 Jean 3. 11 et 12). Et l’Écriture ajoute une parole bien solennelle pour notre conscience : « Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui » (1 Jean 3. 15). Pauvre Caïn ! Plein de sa propre justice, il n’a pas voulu se reconnaître pécheur devant Dieu et il finit par souiller ses mains du sang de son frère. La haine dans son cœur l’a conduit au meurtre. Voilà le chemin de Caïn.

En Éden, l’homme a désobéi à Dieu ; hors d’Éden, l’homme a haï son prochain. Cette haine est à son comble dans la mort de Christ. L’homme a mis à mort Jésus. Le monde a crucifié le Seigneur de gloire (1 Cor. 2. 8). Dieu réclame le sang de Christ à ce monde qui a commis, à la croix, le crime le plus odieux de l’humanité. Et ce même sang parle d’expiation à tous ceux qui croient.

Vous voyez quelles peuvent être les conséquences de la haine cultivée dans le cœur. Crions au Seigneur pour Lui demander, jour après jour, de nous garder de tout mal. Que nous ayons en horreur toute pensée de haine ! « Car où il y a de la jalousie et un esprit de querelle, là il y a du désordre et toute espèce de mauvaises actions…, vous contestez et vous faites la guerre » (Jac. 3. 16 ; 4. 2).
Ces sentiments de jalousie et de haine ne bouillonnent-ils pas très rapidement dans votre cœur vis-à-vis d’un frère, d’une sœur ?
Dieu ne pourrait-il pas vous poser ces deux questions adressées à Caïn : « Où est ton frère ?… Qu’as-tu fait ? » Caïn, dans l’endurcissement de son cœur, répond par un mensonge. Il ne s’arrête pas dans son propre chemin ; indifférent quant au mal, il ne se soucie pas de la gloire de Dieu et sort de la présence de l’Éternel, manifestant à fond l’état de son propre cœur.
C’est alors qu’il s’établit sur la terre avec ses descendants, loin de Dieu, y bâtit une ville qui porte le nom de son fils.
Tout est organisé dans ce monde pour y vivre sans Dieu, agréablement et confortablement, à l’aide des arts et des sciences, des produits de l’agriculture et de l’industrie. Mais « malheur à ceux qui marchent dans le chemin de Caïn » (Jude 11), car la Parole déclare : « N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde : si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui; parce que tout ce qui est dans le monde – la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’orgueil de la vie – n’est pas du Père, mais est du monde ; et le monde s’en va et sa convoitise, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » (1 Jean 2. 15 à 17).

Vous qui invoquez le nom du Seigneur Jésus, n’oubliez pas que le monde est éloigné de Dieu depuis qu’il a crucifié son Créateur, le Fils de Dieu. Prendre le parti d’Abel implique le rejet et la souffrance de Christ. L’homme de foi éprouve qu’il n’a rien à entreprendre avec le monde où il lui suffit d’être un témoin pour Dieu, manifestant Sa grâce et annonçant Son jugement sur toute la race de Caïn. Où en êtes-vous ? Jésus est-il votre Sauveur, votre vie, votre tout ? Dieu devra-t-il poser cette question à un enfant élevé dans un foyer chrétien : « Qu’as-tu fait de mon Fils ? »

 

Seth et Enosh.

Nous vous conseillons de relire attentivement le chapitre 4 du livre de la Genèse d’où nous avons tiré le sujet des deux derniers mois. Il nous instruit quant aux principes qui caractérisent le monde jusqu’à nos jours : la religion de la chair en Caïn et la haine religieuse qui s’exprime dans un meurtre fratricide. L’homme chassé de la présence de Dieu s’organise pour vivre sur la terre maudite aussi agréablement que possible. Il a pris son parti d’être séparé de Dieu, surtout après avoir mis à mort Son Fils. Puis, à la fin du chapitre, la famille de la foi apparaît en Seth qui reconnaît, à la naissance de son fils, que l’homme est, devant Dieu, mortel. « Alors on commença à invoquer le nom de l’Éternel ».

A la naissance de Caïn, Eve crut sans doute que cet enfant était la « descendance de la femme », car elle déclare : « J’ai acquis un homme avec l’Éternel ».
Dieu n’avait-il pas dit que cette descendance briserait la tête du serpent ? Mais le vainqueur de Satan ne devait pas être de la race adamique bien que né de femme. Lorsque son deuxième fils naquit, Eve, « mère de tous les vivants », l’appelle Abel, c’est-à-dire « vanité ». N’est-ce pas ce qu’est le monde ?
Salomon qui n’avait refusé à son cœur aucune joie sous le soleil, doit conclure : « Vanité des vanités ! Tout est vanité ». Ce fut aussi l’expérience douloureuse d’Eve lors du crime de son fils. Puis elle eut un autre fils qu’elle appela Seth, « car, dit-elle, Dieu m’a assigné une autre semence au lieu d’Abel ».
Elle trouve en lui une consolation. Mais la vraie consolation est donnée à la naissance du fils de Seth qu’il appela Enosh, ce qui veut dire « homme mortel ».
Par le nom donné à son fils, Seth reconnaît le jugement de Dieu qui pèse désormais sur tout homme. Terrible réalité : « les gages du péché, c’est la mort » (Rom. 6. 23). Caïn est indifférent vis-à-vis de ce jugement et s’il l’oublie, emporté par le train d’un monde impie, Seth le proclame hardiment.

N’oubliez pas que se reconnaître pécheur et perdu est le premier pas dans le sentier de la foi.

Si en Abel l’homme est vanité, en Enosh il est mortel. A l’égard d’une telle race il ne peut y avoir d’espérance. Que faire ! – Se tourner vers Dieu. « Alors on commença d’invoquer le nom de l’Éternel ».
Dès que l’homme reconnaît son état misérable et irrémédiable, il peut alors jeter un regard de foi vers Celui dont les ressources sont infaillibles.
A cette époque, on avait à craindre le mal et la violence des hommes, car le sang d’Abel avait été répandu. Le fidèle témoin de la foi avait disparu. La vie du juste n’était-elle pas en péril ? Qui pouvait donc le protéger ? Sur qui pouvait-on compter ? Il n’y avait de sécurité qu’en Dieu, en Son bras tout-puissant. Il y eut alors des hommes qui mirent leur confiance en Dieu.
La foi en l’intervention divine donnait un caractère particulier à quiconque l’invoquait. Face à l’injustice et à la violence, Dieu intervenait comme le sûr refuge de ceux qui lui remettaient leur cause. Pour toute âme angoissée, dans la détresse, la réponse à la foi était toujours : le Dieu Tout-puissant est là, Il est fidèle.

Quel beau trait de la famille de la foi dans cette expression de Gen. 4. 26 : invoquer le nom de l’Éternel ! Mais que signifie pour vous invoquer le nom de quelqu’un ? Chacun de vous ne peut-il pas se souvenir d’un fait marquant de son enfance où il a été brusquement effrayé, confronté en un moment avec un danger subit, une détresse inattendue ? Instantanément vous avez crié au secours, supplié pour un soulagement auprès de quelqu’un que vous estimiez capable de venir à votre aide de toute urgence.
N’avez-vous jamais invoqué le nom du Seigneur de cette manière ? C’est tout différent que de dire votre prière sous une forme un peu routinière. Vous faites bien une distinction entre réciter vos leçons à vos parents et les appeler au secours en cas d’accident ou lorsqu’un obstacle se dresse sur votre chemin !
Que le verset 15 du Psaume 50 s’inscrive par l’action de l’Esprit de Dieu dans votre cœur « Invoque-moi au jour de la détresse : je te délivrerai, et tu me glorifieras ». C’est le mauvais jour du Psaume 27. Que faire ? – Me tourner vers Dieu en L’implorant, étant certain de Sa réponse. Puis Dieu est glorifié par un cœur qui exprime spontanément sa reconnaissance. « Je te sacrifierai des sacrifices d’actions de grâces, et j’invoquerai le nom de l’Éternel » (Ps. 116. 17).

Invoquer le nom de l’Éternel, c’est posséder le salut par la foi, selon cette parole de l’Écriture : « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Rom. 10. 13). Un homme de l’Écriture, tout tremblant, déclare sa profonde détresse d’âme : « Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? » La réponse est immédiate : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé » (Act. 16. 31).

L’un ou l’autre de nos jeunes lecteurs ne serait-il pas encore passé par une telle expérience ? N’a-t-il jamais éprouvé l’écrasant fardeau du péché, craignant ses terribles et éternelles conséquences, le « jugement éternel », « la seconde mort » ? « Nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Cor. 5. 20). Invoquez le nom du Seigneur pour votre délivrance ! « Le même Seigneur de tous est riche envers tous ceux qui l’invoquent ; car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé ». (Rom. 10. 12 et 13)
Sachez qu’Il entendra toujours votre cri de détresse. Il peut et veut sauver votre âme précieuse. Si j’invoque le nom du Seigneur pour être sauvé, c’est que je crois en Lui comme étant mon Sauveur. L’Esprit de Dieu ajoute au passage cité : « Comment donc invoqueront-ils Celui en qui ils n’ont point cru ? » (Rom. 10. 14).

Invoquer le nom de l’Éternel, c’est aussi l’adorer comme l’a fait la famille de Seth, dans la séparation de tout ce qui est incompatible avec ce nom, car le nom est l’expression de la personne qui le porte.
Nous trouvons dans l’Ancien Testament des hommes de foi qui ont invoqué le nom de l’Éternel. Abram bâtit un autel à Bethel et invoqua le nom de l’Éternel (Gen. 12. 8 ; 13, 4). David bâtit un autel sur la montagne de Morija et invoqua l’Éternel (1 Chron. 21. 26). Élie bâtit un autel de douze pierres et invoqua le nom de l’Éternel (1 Rois 18. 24, 31 et 36).
Par ces différents passages nous voyons que l’adoration est liée au sacrifice sanglant. L’Agneau de Dieu a été immolé, et nous sommes constitués sacrificateurs pour Son Dieu et Père (Apoc. 1. 5 et 6 ; 5. 9 et 10).
La famille de Seth laisse le monde à Caïn et à ses descendants. Comme un homme pieux l’a écrit : « Caïn écrit son propre nom sur la terre, Seth celui du Seigneur sur lui-même ». Il suffit à la famille de Seth de suivre humblement le chemin de Dieu vers le ciel. Elle s’y engage par la foi, réalisant sa position comme maison de Dieu et rendant fidèlement son témoignage vis-à-vis du monde en marchant dans la lumière. N’oubliez pas les caractères de cette famille de la foi, retirée de ce monde encore souillé du sang d’Abel, apparemment sans défense face à la violence des hommes impies, mais assurée d’une ressource divine, qui peut être aussi la vôtre : « Alors on commença à invoquer le nom de l’Éternel ».

D’après la Bonne Nouvelle 1978

BERACA 12 : LES CONFIDENTS DE DIEU

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BERACA 12 :
Les confidents de Dieu

 

Les Saintes Écritures mentionnent plusieurs hommes qui ont connu une relation intime avec Dieu. Une chose particulière les caractérisa, en ce que Dieu leur révéla « les choses à venir » (Héb. 11. 20). Ce fut le cas de Noé et des patriarches, Abraham, Isaac et Jacob. À leur suite, nous trouvons Moïse, Josué, Samuel, David, Ésaïe, Jérémie, Daniel. En fait, nous pourrions citer chacun des prophètes de l’Éternel qui ont parlé et écrit de Sa part.

Noé : « Dieu… a préservé Noé, lui huitième, prédicateur de justice, quand il fit venir le déluge sur un monde d’impies » (2 Pier. 2. 5).
« Et l’Éternel vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toute l’imagination des pensées de son cœur n’était que méchanceté en tout temps. Et l’Éternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il s’en affligea dans son cœur. Et l’Éternel dit : J’exterminerai de dessus la face de la terre l’homme que j’ai créé, depuis l’homme jusqu’au bétail, jusqu’aux reptiles, et jusqu’aux oiseaux des cieux, car je me repens de les avoir faits. Mais Noé trouva grâce aux yeux de l’Éternel » (Gen. 6. 5 à 8).
« Et Dieu dit à Noé : La fin de toute chair est venue devant moi, car la terre est pleine de violence à cause d’eux ; et voici, je vais les détruire avec la terre. Fais-toi une arche de bois de gopher. Tu feras l’arche avec des loges, et tu l’enduiras de poix en dedans et en dehors. Et c’est ainsi que tu la feras : la longueur de l’arche sera de trois cents coudées, sa largeur de cinquante coudées, et sa hauteur de trente coudées. Tu feras un jour à l’arche, et tu l’achèveras en lui donnant une coudée d’en haut ; et tu placeras la porte de l’arche sur son côté ; tu y feras un étage inférieur, un second, et un troisième. Et moi, voici, je fais venir le déluge d’eaux sur la terre, pour détruire de dessous les cieux toute chair en laquelle il y a esprit de vie ; tout ce qui est sur la terre expirera. Et j’établis mon alliance avec toi, et tu entreras dans l’arche, toi, et tes fils et ta femme et les femmes de tes fils avec toi. Et de tout ce qui vit, de toute chair, tu feras entrer dans l’arche deux de chaque espèce, pour les conserver en vie avec toi ; ce seront le mâle et la femelle » (v. 13 à 19). « Et toi, prends de tout aliment qui se mange, et tu en feras provision près de toi ; et cela vous sera pour nourriture, à toi et à eux. Et Noé le fit ; selon tout ce que Dieu lui avait commandé, ainsi il fit » (v. 21 et 22).
Environ mille cinq cent cinquante ans s’étaient écoulés depuis la chute en Éden. L’état moral des hommes était devenu tel que Dieu doit les exterminer, ainsi que les bêtes, de dessus la surface de la terre. Dans ce contexte, si Noé est appelé un homme « juste », « parfait » par rapport à ceux de son temps (Gen. 6. 9), ce ne sont pas ses mérites, mais la grâce de Dieu qui va l’épargner : « Noé trouva grâce aux yeux de l’Éternel » (v. 8). Dieu lui fait connaître Ses pensées et lui donne Ses instructions. « Le secret de l’Éternel est pour ceux qui le craignent » (Ps. 25. 14). Aux instructions de son Dieu, Noé répond par l’obéissance de la foi.
« Par la foi Noé, divinement averti… craignit et construisit une arche pour la sauvegarde de sa famille » (Héb. 11. 7). La parole de Dieu lui suffisait, elle lui montrait que le jugement allait venir et il obéit. Il construisit l’arche, et par elle condamne le monde. Chaque poutre façonnée et transportée, chaque planche ajoutée, devait dire à ses contemporains que le jugement approchait. Et tant que dura la construction, la patience de Dieu attendait (1 Pier. 3. 20). Mais combien ont profité de ce message visible et probablement audible ? En dehors de la famille de l’homme de foi, apparemment personne ! Les fidèles avertissements du « prédicateur de justice », qu’ont-ils rencontré – sinon de l’indifférence ou des moqueries ? Aujourd’hui, ils sont nombreux, les moqueurs qui ne croient ni au retour du Seigneur ni au jugement (2 Pier. 2. 5 ; 3. 3 à 6). Ils considèrent l’histoire du déluge comme étant une légende. Noé était un homme juste et agissait selon la pensée de Dieu ; il pratiquait la justice. Pour cela, il faut avoir la vie de Dieu. Dans le Nouveau Testament, un juste est celui que Dieu a justifié. Dieu ne voit plus aucun péché sur lui, en vertu de l’œuvre de Christ – « étant justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le christ Jésus » (Rom. 3. 24). Si Dieu agit d’une telle façon envers le pécheur repentant, alors en retour, le croyant doit pratiquer la justice. Marcherons-nous « dans les sentiers de justice, à cause de son nom » (Ps. 23. 3) ? Sans le secours de Dieu, cela est impossible ! David a écrit : « Il me fait marcher ». La force vient de Dieu ! En gardant une communion constante avec le Seigneur, en n’attristant pas le Saint Esprit, les enfants de Dieu sont gardés dans le sentier de la justice pratique. Dans cette sphère intime avec Dieu, nos pensées et nos actions seront en accord avec Sa volonté.
Jour après jour, en s’approchant du chantier, Noé a dû dire à ses fils et probablement à ceux qui ont travaillé pour lui : Dieu a dit : trois cents coudées de long, cinquante de large et trente de haut. Et pour nous, à qui Dieu n’a rien caché des choses à venir, sommes-nous enracinés et fondés dans l’amour ? « afin que nous soyons capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur et la profondeur et la hauteur – et de connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance ; afin que nous soyons remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu » (Éph. 3. 18). Dieu n’a rien caché à Noé de ce qu’Il allait faire envers une humanité corrompue. Mais Il lui a donné le moyen de salut : l’arche, précieux type de Christ. Dieu a sauvé du jugement la famille de Noé, la protégeant dans l’arche ; Dieu met à l’abri du jugement tous ceux qui croient en Son Fils mort et ressuscité. Par Sa grâce, le croyant est sauvé, merveilleux don de Dieu !
« Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier gît dans le méchant ». Nous savons aussi « que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné une intelligence afin que nous connaissions le Véritable, et nous sommes dans le Véritable, c’est-à-dire dans son Fils Jésus Christ » (1 Jean 5. 19 et 20). Si Dieu a révélé à Noé Ses pensées à l’égard du monde, Il nous les a aussi révélées, à nous, présents sur la scène, à la veille du retour de Jésus-Christ. C’est pourquoi nous sommes invités à garder « les paroles de la prophétie ». (Apoc. 22. 7).