QUI DOMINE L’ESPACE ?

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« Qui est monté dans les cieux, et qui en est descendu ? Qui a rassemblé le vent dans le creux de ses mains ? Qui a serré les eaux dans un manteau ? Qui a établi toutes les bornes de la terre ? Quel est son nom, et quel est le nom de son Fils, si tu le sais ? » Prov. 30. 4.

 

 

QUI DOMINE L’ESPACE ?

 

Que l’ignorance de l’homme est complète relativement au grand Créateur, en-dehors de ce qu’Il révèle Lui-même ! Il est indiscutable que les cieux sont là, au-dessus de nous, et qu’ils ont attiré la curiosité et l’intérêt de l’homme depuis toujours. Mais qui y est monté pour pénétrer ses mystères ?
Alors que l’investigation spatiale jusqu’à la lune montre la soif de l’homme pour cette connaissance, il n’a fait qu’effleurer l’espace. Que cela est différent de monter au ciel ! Il y a un royaume de choses qui transcendent l’homme dans leur éloignement, et il le sait. Mais, en redescendant de l’espace, qui contrôle le vent invisible dans ses coups violents ? Certainement pas l’homme.
Et qui retient l’eau dans des limites, alors que par nature elle n’a pas de limites ni de stabilité, les océans étant le symbole même de l’indépendance ? Et qui a donné la stabilité à la terre ? Tout ce qui nous entoure, l’atmosphère, les liquides et les solides, peut être observé, mais quel pouvoir l’homme a-t-il sur eux ? Et pourtant ils sont dominés. Quel est donc ce Dominateur ? Et quel est le nom de Son Fils ?
Il n’y a pas de réponse en dehors de la grande révélation de Dieu dans son Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus Christ.

 

D’après The Lord is near 1980

COMMENT ÉVITER DE SE FAIRE DU SOUCI À L’AVANCE ?

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« Ne soyez donc pas en souci pour le lendemain, car le lendemain sera en souci de lui-même : à chaque jour suffit sa peine » Mat 6. 34.

 

 

COMMENT ÉVITER DE SE FAIRE DU SOUCI À L’AVANCE ?

 

Ce verset n’est pas une excuse pour être insouciants quant à nos responsabilités quotidiennes. Le souci parle d’inquiétude. Dieu s’attend à ce que nous nous préparions de manière raisonnable pour le lendemain : fermer les fenêtres contre l’orage ou réviser nos leçons pour ne pas échouer devant un problème d’algèbre. Nous faisons chaque jour beaucoup de choses avec la pensée raisonnable de prévoir et d’éviter des ennuis éventuels.
D’autre part, être en souci signifie se faire du souci pour le lendemain, au sujet de la vague de froid ou du problème d’algèbre. Le souci a des effets néfastes sur notre corps et notre esprit. Et, étant négatif, il nous empêche aussi de faire des choses positives. C’est pourquoi Dieu nous commande de ne pas nous mettre en souci. Nous avons un Père qui nous aime, qui est tout-puissant et qui contrôle toutes choses. Pourquoi craindre alors, si nous acceptons d’être guidés par Lui ?
Quelqu’un a dit : Aujourd’hui, c’est le lendemain du jour d’hier, où nous nous faisions du souci pour aujourd’hui. On a dit aussi que nous devrions vivre dans des compartiments fermés de chaque jour.
Dieu nous donnera aujourd’hui la force et la direction pour ces problèmes, mais pas pour ceux du lendemain avant que nous soyons au lendemain. Nous n’avons pas besoin de ce fardeau supplémentaire, c’est même pécher que d’essayer de le porter !
D’où nous vient la force pour tout cela ? Si nous recherchons d’abord le royaume de Dieu, Il prendra soin de nous. Il répondra à tous nos besoins, y compris à la force pour les problèmes d’aujourd’hui.

 

D’après The Lord is near 1980

L’ESPRIT SAINT

 

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L’ESPRIT SAINT

 

Jésus dit : « Moi, je ferai la demande au Père, et il vous donnera un autre consolateur, pour être avec vous éternellement, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas. Mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure auprès de vous et qu’il sera en vous » Jean 14. 16 et 17.
« Alors que le jour de la Pentecôte avait son accomplissement… ils furent tous remplis de l’Esprit Saint » Act. 2. 1 et 4.

1. L’ESPRIT SAINT DANS L’ÉGLISE ET LE CROYANT

Au moment où Jésus allait quitter Ses disciples, Il a promis de leur envoyer du ciel « un autre Consolateur » (Jean 14. 16), l’Esprit Saint. La Bible distingue les trois Personnes divines : Père, Fils et Saint Esprit. Nous voyons cela au baptême de Jésus au Jourdain (Mat. 3. 16 et 17), et Jésus commanda à Ses disciples : « Faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » (Mat. 28. 19).
Selon la promesse de Jésus, l’Esprit Saint est descendu sur les croyants le jour de la Pentecôte (Act. 2). C’est en ce jour-là que l’Église a été formée, constituée de tous ceux qui croient en Jésus comme leur Sauveur, et c’est dans l’Église que l’Esprit Saint est venu « habiter ».
Dès lors, l’Esprit Saint est présent sur la terre et Il y restera jusqu’au jour où l’Église sera enlevée au ciel vers son Seigneur. Tant que l’Esprit est présent sur la terre, Il « retient » le développement du mal (2 Thess. 2. 7).
Jésus a promis que l’Esprit Saint resterait toujours avec l’Église. Elle est Son temple et l’Esprit Saint habite en elle. C’est l’Esprit qui unit tous les croyants qui constituent le corps de Christ, dont la Tête est Christ Lui-même (1 Cor. 3. 16 et 17 ; 12. 13).
L’Esprit de Dieu habite également dans tous les croyants, individuellement, et Il ne les quittera jamais (1 Cor. 6. 19 ; Jean 14. 16). Sa présence dans le croyant est la garantie de la résurrection future des enfants de Dieu : « Si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts vivifiera aussi vos corps mortels, à cause de son Esprit qui habite en vous » (Rom. 8. 11).

2. L’ESPRIT SAINT, SCEAU, ARRHES, ONCTION

« Celui qui nous lie fermement avec vous à Christ et qui nous a oints, c’est Dieu, qui nous a aussi marqués de son sceau, et nous a donné les arrhes de l’Esprit dans nos cœurs » 2 Cor. 1. 21 et 22.
« Ayant cru, vous avez été scellés du Saint Esprit de la promesse qui est les arrhes de notre héritage » Éph. 1. 13 et 14.
« Et vous, vous avez l’onction de la part du Saint et vous connaissez tout » 1 Jean 2. 20.

Tout vrai croyant « né de nouveau » (Jean 3. 3 à 8) possède le Saint Esprit qui habite en lui comme dans un « temple » (1 Cor. 6. 19). Dans les versets de 2 Cor. 1. 21 et 22, l’Esprit est présenté sous trois aspects :
– Un sceau, c’est-à-dire un signe d’appartenance. Le croyant porte le nom de son « Propriétaire » et l’Esprit est le signe qui établit et confirme que nous appartenons au Seigneur, et à personne d’autre. Par le sceau du Saint Esprit, Dieu pose donc comme une « empreinte » unique sur le croyant, la garantie qu’il est Sa « propriété » et que rien ni personne ne pourra l’ôter de Sa main.
– Des arrhes. Les arrhes sont une avance, par exemple une somme d’argent donnée afin de garantir que, au moment fixé, la somme entière sera versée. Ainsi, l’Esprit Saint que le croyant possède dans son cœur lui donne, outre la certitude d’appartenir à Dieu, la joie de savoir que les promesses que le Seigneur a faites s’accompliront certainement, que « l’héritage » que nous avons dans le ciel est « conservé » pour nous (1 Pier. 1. 3 à 5), tandis que nous attendons d’entrer de plain-pied dans sa possession, au retour du Seigneur Jésus.
– Une onction. L’onction était l’acte de verser de l’huile sur la tête de quelqu’un afin de le mettre à part en vue de lui conférer une fonction particulière, comme le sacerdoce (Ex. 29. 7) ou la royauté (1 Sam. 16. 11). Aujourd’hui, le Saint Esprit rend les enfants de Dieu – chacun individuellement – capables de comprendre et de mettre en pratique ce qui plaît à Dieu, qu’ils soient jeunes ou plus âgés dans la foi. L’onction du Saint Esprit attribue une mission à chacun, le consacre et le qualifie pour servir Dieu.
Le fait que le Saint Esprit habite en celui qui a cru au Seigneur Jésus Christ constitue un trésor et une ressource inestimables !

D’après « Il buon seme » mai 2023

 

UNE FOIS POUR TOUTES

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 « Christ… est entré une fois pour toutes dans les lieux saints… avec son propre sang… ayant obtenu une rédemption éternelle » Héb. 9. 11 et 12.
« Nous avons été sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » Héb. 10. 10.
« Par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » Héb. 10. 14.

 

UNE FOIS POUR TOUTES

 

Dieu avait autrefois donné des instructions à Son peuple Israël au sujet du pardon des péchés : des sacrifices d’animaux devaient être offerts régulièrement, et constamment renouvelés. Cela démontrait que le péché ne pouvait pas être ôté pour toujours. En conséquence, personne ne pouvait se sentir en paix, la conscience tranquille devant Dieu (Héb. 10. 1 à 4). Ces sacrifices rappelaient d’une part l’existence du péché, et montraient d’autre part la patience de Dieu. Ils préfiguraient le sacrifice que Dieu Lui-même avait préparé, dans la Personne de Son propre Fils, Jésus, « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29).
À la différence des sacrifices offerts par les Hébreux selon leur loi, le sacrifice du Seigneur Jésus sur la croix a été accompli une fois pour toutes. Le pardon obtenu est par conséquent définitif. L’épître aux Hébreux souligne le contraste entre les sacrifices du passé et le sacrifice que Christ a accompli, définitif et qui ne doit pas être renouvelé. Avant de remettre son esprit entre les mains de son Père, Jésus s’est écrié : « C’est accompli » ! (Jean 19. 30).
Les grands sacrificateurs d’autrefois devaient toujours se tenir debout pour pouvoir offrir sans cesse les sacrifices prescrits par la loi, qui ne pouvaient pas ôter un seul péché (Héb. 10. 11). Mais Jésus Christ est monté au ciel et s’est assis à la droite de Dieu, après s’être offert Lui-même en sacrifice pour nos péchés. C’est la preuve que le pardon obtenu ne peut être discuté. Le problème est résolu pour toujours !
D’autres témoignages le confirment :
Jésus s’est offert Lui-même une fois pour toutes (Héb. 7. 27) ; « Il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice » (Héb. 9. 26) ; « le Christ… ayant été offert une fois pour porter les péchés d’un grand nombre… » (Héb. 9. 28).
Rien ne peut donner au croyant une paix plus solide que cette expression « une fois pour toutes ».

D’après « Il buon seme » mars 2023

 

TENIR FERME

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« Frères, appliquez-vous d’autant plus à affermir votre appel et votre élection, car en faisant cela vous ne faillirez jamais. » 2 Pier. 1. 10.
« Tenez donc ferme » Éph. 6. 14.

 

TENIR FERME

 

 

Comment pouvons-nous « affermir notre appel et notre élection », comme nous le lisons dans ce verset de l’épître de Pierre ? C’est en étant convaincus que l’appel de Dieu nous a retirés de ce monde, et en vivant chaque jour avec la dignité des enfants de Dieu. Et pour ceux qui nous observent, ce sera un témoignage de la grandeur de l’œuvre de Dieu en nous qui croyons. Ce n’est qu’ainsi que nous éviterons de tomber.
Il y a beaucoup de passages dans l’Écriture qui nous montrent que nous pouvons demeurer fermes dans une vie de foi et de sainteté, sans vaciller.
– « Je demande dans mes prières… que vous soyez purs et sans reproche pour le jour de Christ » (Phil. 1. 10) ;
– « … que vous soyez sans reproche et purs, des enfants de Dieu irrépréhensibles, au milieu d’une génération dévoyée et pervertie, parmi laquelle vous brillez comme des luminaires dans le monde » (Phil. 2. 15) ;
– « Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie entièrement ; et que votre esprit, votre âme et votre corps tout entiers soient conservés sans reproche à la venue de notre Seigneur Jésus Christ » (1 Thess. 5. 23) ;
« … Celui qui a le pouvoir de vous garder sans que vous bronchiez et de vous placer irréprochables devant sa gloire, dans l’allégresse… » (Jude 24).
Il ne s’agit pas ici de la doctrine de la perfection de l’homme, selon laquelle nous pourrions atteindre une condition dans laquelle nous ne pécherions plus ; au contraire, c’est, d’une part, la pleine conscience de notre incapacité, et d’autre part l’engagement à rechercher chaque jour, en ayant le cœur occupé de Christ, les moyens les mieux adaptés pour réduire au silence les impulsions de la chair, qui est toujours prête à agir.
« Le Seigneur est fidèle : il vous affermira et vous gardera du Méchant. » (2 Thess. 3. 3).

D’après « Il buon seme » mars 2023

 

TEMPÊTE

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(Jésus dit à ses disciples) : « Passons à l’autre rive du lac. Et ils prirent le large. Comme ils voguaient, Jésus s’endormit ; et un vent impétueux fondit sur le lac ; la barque se remplissait, et ils étaient en péril. Ils s’approchèrent et le réveillèrent, en disant : Maître, maître, nous périssons ! Lui, s’étant levé, reprit le vent et les flots agités : ils s’apaisèrent et le calme se fit. Il leur dit : Où est votre foi ? Mais eux, saisis de crainte, furent dans l’étonnement et dirent entre eux : Qui donc est celui-ci, car il commande même aux vents et à l’eau, et ils lui obéissent ? » Luc 8. 22 à 25.

 

TEMPÊTE

 

Jésus n’a jamais promis un chemin facile à ceux qui se confient en Lui, mais bien une arrivée sûre et certaine à leur destination céleste. Le lac de Génésareth, dans la haute vallée du Jourdain, est à presque 400 mètres au-dessous du niveau de la mer. Les falaises abruptes sont cause de vents violents et de tempêtes.
L’une de ces tempêtes balayait le lac, mettant en danger la barque dans laquelle se trouvaient Jésus et Ses disciples. Fatigué par une longue journée durant laquelle Il avait, non seulement prêché la Parole, mais aussi guéri de nombreux malades, Jésus s’était endormi durant la traversée.
Les disciples connaissaient les dangers du lac, car certains d’entre eux étaient pêcheurs. Mais quand la tempête se renforça et que l’eau envahit le bateau, ils furent au bout de leurs ressources. Cependant ils savaient vers qui se tourner dans leur détresse.
Leur confiance en Jésus était réelle. Aussi ils vont vers Lui, Le réveillent et Lui disent leur angoisse: « Maître, maître, nous périssons ! ». Leur appel au secours montre leur frayeur et leur désespoir.
Les disciples étaient impressionnés par la violence de la tempête, et ils avaient oublié la grandeur de leur Maître. Dans leur terreur, ils viennent cependant à Lui. Accomplirait-Il un autre miracle ? Pourtant, ayant avec eux le Fils de Dieu dans la barque, se pourrait-il qu’ils meurent ?
S’Il est « dans la barque de notre vie », c’est-à-dire si nous demeurons dans une relation vivante avec Lui, nous ne pourrons jamais être perdus. Par la présence du Saint Esprit, Il n’est jamais plus loin de nous qu’Il ne l’était alors de Ses disciples sur le lac.
Avec autorité, le Seigneur commande au vent et à la tempête, montrant ainsi qu’Il n’est pas seulement le Maître des disciples, mais aussi de toute la création. Il dit un seul mot et la chose se produit. La menace se dissipe et le calme revient.
« Où est votre foi ? » demande le Seigneur à Ses disciples. S’ils avaient regardé à leur Maître, à Sa puissance et à Son amour, leur foi aurait été fortifiée et leur peur aurait disparu. Ils avaient la foi pour se tourner vers Lui, et cependant ils étaient désespérés. Mais maintenant que le Seigneur avait accompli ce miracle extraordinaire, ils étaient stupéfaits : ils ne s’attendaient pas à un tel résultat, à ce grand calme qui succédait à la tempête.
« Qui donc est celui-ci ? ». Par ce cri de soulagement et d’étonnement, ils montrent en même temps combien peu ils connaissent le Fils de Dieu.
Le Seigneur Jésus est plus grand que tout ce qui peut nous terroriser ou nous déprimer. La meilleure façon de fortifier notre foi, c’est de chercher à connaître Christ toujours mieux.

D’après « The Good Seed » mars 2023

 

BERACA 16 : LES CONFIDENTS DE DIEU

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BERACA 16 : LES CONFIDENTS DE DIEU

 

Plusieurs hommes, au cours des âges, ont connu une relation intime avec Dieu ; des femmes aussi. Ce qui caractérisa nombre d’entre eux fut que Dieu leur révéla « l’avenir » (Héb. 11. 20). Nous avons considéré Noé, Abraham, et Isaac : examinons Jacob.
Son père, Isaac, désespérant de recevoir un fils « pria instamment l’Éternel… et l’Éternel se rendit à ses prières, et Rebecca sa femme conçut ». Comme elle éprouvait des difficultés pendant sa grossesse, elle dit : « S’il en est ainsi, pourquoi suis-je là ? Et elle alla consulter l’Éternel. Et l’Éternel lui dit : Deux nations sont dans ton ventre, et deux peuples se sépareront en sortant de tes entrailles ; et un peuple sera plus fort que l’autre peuple, et le plus grand sera asservi au plus petit. Et les jours où elle devait enfanter s’accomplirent, et voici, il y avait des jumeaux dans son ventre. Et le premier sortit, roux, tout entier comme un manteau de poil ; et ils appelèrent son nom Ésaü. Et ensuite sortit son frère, et sa main tenait le talon d’Ésaü ; et on appela son nom Jacob » (Gen. 25. 21 à 25).
En considérant la vie de ces deux frères, nous voyons qu’Ésaü n’attache aucun prix à son droit d’aînesse et le vend pour un plat de lentilles ; « Ésaü méprisa son droit d’aînesse » (Gen. 25. 34). Considéré comme profane, il apparaît attaché à sa vie sur terre et sans espérance (Héb. 12. 16). Ensuite il perd aussi la bénédiction de premier-né que son père, ayant été trompé, donna à Jacob. Les promesses faites par l’Éternel à Abraham et Isaac ne sont d’aucune importance pour lui. Par contre, on est choqué en voyant par quels moyens Jacob s’approprie les droits qui appartenaient à Ésaü. S’il en fut ainsi, cela était de Dieu et la réalisation de la prophétie donnée à Rebecca par l’Éternel. Dieu est au-dessus de nous, comme il est écrit : « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel » (És. 55. 8).
Quant à Jacob, son nom veut dire : qui supplante ou qui prend à l’autre. Il profite du manque de relations de son frère avec Dieu pour lui ravir le droit d’aînesse et la bénédiction paternelle. Jacob a connu une vie de contrastes. Tantôt en relation avec Dieu, tantôt en ne comptant que sur lui-même. En trompant son père, en dépouillant son frère, il engendre la colère d’Ésaü qui veut le tuer. Il doit quitter la maison pour échapper à la mort. Seul, il entreprend le long chemin qui le mène vers Laban, le frère de sa mère. De nuit, dans un songe, il est visité par l’Éternel qui est entouré d’anges, « ses esprits administrateurs, envoyés pour servir en faveur de ceux qui vont hériter du salut » (Héb. 1. 14). Son rêve le remplit de crainte, « et il eut peur, et dit : Que ce lieu-ci est terrible ! Ce n’est autre chose que la maison de Dieu, et c’est ici la porte des cieux ! » (Gen. 28. 17).
Mais que pouvait bien signifier cette échelle sur laquelle des anges montent et descendent ? Elle parle des relations entre le ciel et la terre, et nous pensons au Seigneur Jésus qui les a établies pour nous. Avant de quitter Ses disciples, Jésus dit : « Je suis sorti d’auprès du Père et je suis venu dans le monde ; et de nouveau je laisse le monde et je m’en vais au Père ». Il est descendu ici-bas puis est remonté dans la gloire (Jean 16. 28 ; 3. 13, 31 ; Éph. 4. 10).
Au pauvre Jacob fatigué, la grâce de Dieu montre la porte du ciel et lui fait part de Ses glorieuses promesses. Ce qu’Isaac, son père, venait d’invoquer sur lui est confirmé par l’Éternel : « que le Dieu Tout-puissant te bénisse, et te fasse fructifier et te multiplie… et qu’il te donne la bénédiction d’Abraham, à toi et à ta semence avec toi, afin que tu possèdes le pays où tu as séjourné, lequel Dieu a donné à Abraham » (comparez : Gen. 28. 3 et 4 avec verset 15). « Et voici, je suis avec toi ; et je te garderai partout où tu iras, et je te ramènerai dans cette terre-ci, car je ne t’abandonnerai pas jusqu’à ce que j’aie fait ce que je t’ai dit ». Jacob a reçu des promesses concernant sa descendance, une vision lointaine – mais pour le présent il peut compter sur l’intervention et la protection de son Dieu.
Trompeur, il sera trompé par son oncle et devra servir deux fois sept ans pour pouvoir épouser celle qu’il aime. Il continue à servir Laban et lui demande son salaire. Une entente est faite entre eux, elle tournera en faveur de Jacob. Plusieurs enfants sont nés, ses troupeaux se sont multipliés et le moment est venu de quitter la Mésopotamie. L’Éternel a veillé sur lui ; il est venu seul et retourne vers son père avec deux femmes et des enfants. Il eut aussi « un bétail nombreux, et des servantes et des serviteurs, et des chameaux et des ânes » (30. 43). Bien que « l’Éternel dit à Jacob : Retourne au pays de tes pères et vers ta parenté, et je serai avec toi » (Gen. 31. 3), malgré les promesses réitérées, Jacob a peur de rencontrer son frère. En chemin, « les anges de Dieu le rencontrèrent ; et Jacob dit, quand il les vit : c’est l’armée de Dieu » (32. 1). Mais le rappel du secours d’En-Haut ne suffit pas pour calmer son angoisse. Il prépare un plan pour aller au-devant d’Ésaü, prêt à sacrifier de ses biens.
Lorsqu’il est arrivé près du torrent de Jabbok, « un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore » (v. 24). Cet homme représente Dieu, probablement notre Seigneur, car Jacob « a lutté avec Dieu » (v. 28). Comme il n’arrive pas au bout de ce combat, cet homme lui dit : « Laisse-moi aller, car l’aurore se lève ».
Et c’est à ce moment-là qu’il triomphe en déclarant par la foi : « Je ne te laisserai point aller sans que tu m’aies béni » (v 26 ; Osée 12. 5). Victoire de la prière ! Il obtient la bénédiction sous la forme de ce nom d’Israël, si grand dans les conseils de Dieu, dans l’Écriture et dans l’histoire, ce nom qui nous parle de Christ, le Vainqueur, le Prince, le vrai Israël de Dieu » (J.K.).
La hanche de Jacob fut luxée, il continua boitant sur sa cuisse, en portant le nom d’Israël qui se traduit par « prince de Dieu ». Il a dû apprendre, comme l’apôtre Paul, cette grande vérité pour tout croyant que : « quand je suis faible, alors je suis fort » (2 Cor. 12. 10).
Ensuite Ésaü ne lui fera aucun mal, et même il « l’étreignit… et l’embrassa ; et ils pleurèrent ». Plus tard, ensemble ils portent en terre le corps de leur père Isaac, qui mourut « âgé et rassasié de jours ». La grâce de Dieu a été en action constante envers un homme si souvent en dehors des pensées de Dieu. Cette grâce le ramène à Béthel quand Dieu lui dit : « Habite là, et fais-y un autel au Dieu qui t’apparut comme tu t’enfuyais de devant la face d’Ésaü » (Gen. 35. 1). Le culte est restauré, témoignage d’une communion active avec Dieu. Qu’il en soit ainsi pour nous !

PERSÉVÉRANCE

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« Ce qui est dans la bonne terre, ce sont tous ceux qui, après avoir entendu la Parole, la retiennent dans un cœur honnête et bon, et portent du fruit avec patience. » Luc 8. 15

PERSÉVÉRANCE

Dans cette parabole, le Seigneur Jésus parle de la semence qui est tombée sur une bonne terre ; la graine a germé, la plante a poussé, des feuilles sont apparues et peut-être des fleurs. C’est le travail de Dieu, qui ne dépend pas de nous. Puis la saison des fruits est arrivée.
Mais il y a un secret qui fait que la plante se développe, prospère, et que les fruits viennent à maturation. : le terrain doit être arrosé et fertilisé, et cela dépend du cultivateur. L’eau qui doit couler sur le bon terrain de notre cœur n’est pas cachée et inaccessible, mais elle est proche de nous, à notre disposition : c’est la Parole de Dieu (Éph. 5. 26). L’apôtre Paul, lorsqu’il enseigne le jeune Timothée au sujet de son ministère dans l’Église d’Éphèse, après l’avoir exhorté à être en exemple à tous les chrétiens, lui recommande : « Jusqu’à ce que je vienne, attache-toi à la lecture » (1 Tim. 4. 13).
S’appliquer à faire quelque chose ne signifie pas le faire de temps en temps, mais de manière continue, avec persévérance. Et Paul écrivait aux Colossiens : « Que la parole du Christ habite en vous richement » (Col. 3. 16). La Parole est une nourriture spirituelle complète, qui maintient notre « nouvel homme » en bonne santé (Éph. 4. 24) et le rend productif.
Paul, encore, lorsqu’il parle de son travail fructueux d’évangéliste et de serviteur de l’Église, compare sa propre vie non pas à une promenade, mais à une course, à une compétition : « Je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu » – et il faisait cela en « oubliant ce qui est derrière » (Phil. 3. 14 et 13). Pas de délai, d’arrêt ou de détour dans le chemin !
L’auteur de l’épître aux Hébreux recommande à tous les chrétiens, comme à lui-même : « Courons avec patience la course qui est devant nous, les yeux fixés sur Jésus » (12. 1 et 2). Mais, durant cette « course », nous devons cependant faire des haltes pour prier : « Persévérez dans la prière, veillant en elle avec des actions de grâce » (Col. 4. 2).

D’après « Il buon seme » mars 2023

L’OBÉISSANCE DE LA FOI

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« Par la foi, Abraham… vint séjourner dans la terre de la promesse comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes avec Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse ; car il attendait la cité qui a les fondements, dont Dieu est l’architecte et le constructeur. » Héb. 11. 8 à 10

 

L’OBÉISSANCE DE LA FOI

 

Abraham, un jour, est parti de Ur des Chaldéens et s’est mis en route, avec sa famille et ses troupeaux, vers une destination inconnue : « Abraham, étant appelé, obéit… et il s’en alla, sans savoir où il allait » (v. 8).
En se fondant sur la promesse de Dieu, il vécut comme un étranger dans le pays de Canaan, dont il ne connaissait pas les coutumes, ni même, probablement, la langue. Il n’avait rien d’autre qu’une tente ; ce n’est que plus tard, après la mort de Sara, sa femme (Gen. 23), qu’il acquit, des fils de Heth, un sépulcre qui se trouvait à Macpéla.
Parti sur l’appel de Dieu, Abraham attendait une cité. Attendre pendant longtemps, c’est difficile, mais la foi est capable de patienter jusqu’au plein accomplissement de la volonté de Dieu et au moment que Lui choisit.
Abraham n’avait rien reçu d’autre qu’une promesse pour ses descendants, mais il avait eu la vision d’une cité céleste, meilleure que celle de la cité d’Ur qu’il avait quittée – une ville préparée par Dieu Lui-même pour ceux qui placent leur confiance en Lui.
Dieu en a conçu le projet et c’est Lui-même qui l’a édifiée sur un fondement éternel. Pouvoir compter sur Dieu, c’est la sûreté de tout croyant ! La foi se concentre sur Lui, elle s’appuie sur sa grâce puissante et elle attend avec confiance l’héritage promis aux croyants et conservé dans les cieux par Dieu Lui-même (1 Pi. 1. 14).

D’après « Il buon seme » mars 2023

 

BERACA 15 : LES CONFIDENTS DE DIEU

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BERACA 15 : LES CONFIDENTS DE DIEU

 

 

Comme mentionné précédemment, plusieurs hommes, au cours des âges, ont connu une relation intime avec Dieu. Une chose particulière les caractérisa, en ce que Dieu leur révéla « l’avenir » (Héb. 11. 20). Nous avons considéré Noé et Abraham, voyons ce qui concerne Isaac.
À plusieurs reprises Abraham a été en contact avec son Dieu. Il a reçu des promesses concernant sa descendance. Mais le fils promis n’arrivait pas ! L’impatience a conduit Sara dans une démarche trouble et productrice de grandes difficultés. En offrant sa servante à son mari comme deuxième femme, et en ce que lui l’acceptait, l’un et l’autre agissaient par la chair (Gen. 16. 3).
Malgré l’impatience du couple, la promesse de Dieu s’accomplit. « Au temps fixé » naît Isaac, qui représente Christ sous Ses caractères de Fils et d’Héritier (Gal. 4. 4). Après le rire incrédule d’Abraham (17. 17) et de Sara (18. 12), puis le rire joyeux et reconnaissant de cette dernière (21. 3 et 6), nous entendons le rire moqueur d’Ismaël (v. 9), figure de l’homme « selon la chair » (Gal. 4. 23) qui ne peut rien comprendre aux conseils de Dieu accomplis en Christ. Ismaël, le fils de la servante, représente l’homme sous la servitude de la loi, n’ayant aucun droit aux promesses ni à l’héritage.
En ce qui concerne le renvoi d’Agar et de son fils, ce que fait Sara paraît dur ; Abraham trouve cela mauvais. Mais Dieu approuve Sara, voulant montrer ainsi en figure que l’héritage appartient à Christ seul et que, sur le principe des œuvres, l’homme n’y possède aucune part. Comme l’épître aux Galates l’explique, les croyants sont « enfants de la promesse ». Ayant reçu l’adoption, ils ne sont plus esclaves, mais fils, et par conséquent héritiers (Gal. 4. 6 et 7, 28) » – (adapté de Chaque jour les Écritures par J.K.).
« Et il arriva, après la mort d’Abraham, que Dieu bénit Isaac, son fils. Et Isaac habitait près du puits de Lakhaï-roï » (25. 11). Si la vie d’Abraham a été jalonnée par trois autels qu’il a dressés dans chaque lieu où il installa sa tente, celle d’Isaac l’est davantage par les puits. Il y a toutefois un autel particulier qui lie le père et le fils. Il a été bâti à Morija à la demande de « l’Éternel, le Dieu d’éternité ». Cet autel a servi une seule fois : Isaac, le fils de la promesse, fut lié dessus par son père obéissant à l’Éternel. Il n’y a aucune protestation de la part du fils, belle anticipation de Celui qui sera « amené comme un agneau à la boucherie » (És. 53. 7). Pour Isaac, il y a eu un substitut : « un bélier retenu à un buisson par les cornes ; et Abraham alla et prit le bélier, et l’offrit en holocauste à la place de son fils » (Gen. 22. 13) – pour notre Seigneur Jésus, personne ne pouvait prendre Sa place, Il a été le seul sacrifice que Dieu pouvait agréer. « Il plut à l’Éternel de le meurtrir ; il l’a soumis à la souffrance », parce qu’Il portait « le péché de plusieurs » (És. 53. 10 à 12). « Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu » ; Il « s’est offert lui-même à Dieu sans tache » (1 Pier. 3. 18 ; Héb. 9. 14).
La vie d’Isaac, si elle est marquée par des épreuves et quelques faiblesses, est une vie calme. Contrairement à son père, il ne quitta pas la terre de la promesse. L’Éternel lui avait dit : « Ne descends pas en Égypte ; demeure dans le pays…, et je serai avec toi, et je te bénirai ; car à toi et à ta semence je donnerai tous ces pays, et j’accomplirai le serment que j’ai juré à Abraham, ton père ». Il reçut, lui aussi, cette promesse : « je multiplierai ta semence comme les étoiles des cieux, et je donnerai tous ces pays à ta semence, et toutes les nations de la terre se béniront en ta semence, – parce qu’Abraham a écouté ma voix, et a gardé mon ordonnance, mes commandements, mes statuts et mes lois » (Gen. 26. 2 à 5).
Isaac habita pour un temps à Guérar et « sema dans cette terre ; et il recueillit cette année-là le centuple ; et l’Éternel le bénit. Et l’homme grandissait, et il allait grandissant de plus en plus, jusqu’à ce qu’il devienne fort grand ; et il eut des troupeaux de menu bétail, et des troupeaux de gros bétail, et beaucoup de serviteurs ; et les Philistins furent jaloux de lui ; et tous les puits que les serviteurs de son père avaient creusés aux jours d’Abraham, son père, les Philistins les bouchèrent et les remplirent de terre » (v. 12 à 15).
Sous la grâce, la bénédiction des croyants est spirituelle, « dans les lieux célestes » (Éph. 1. 3). Si Isaac a eu les Philistins comme ennemis, nous avons contre nous une « puissance spirituelle de méchanceté » (Éph. 6. 12). L’ennemi de nos âmes veut nous priver de « la source des eaux vives » (Jér. 17. 13), qui est la Parole de Dieu. Soyons vigilants pour nous y abreuver !
« Isaac venait d’arriver du puits de Lakhaï-roï ; … il était sorti dans les champs pour méditer, à l’approche du soir » (Gen. 24. 62). C‘est alors qu’il vit arriver celle qui fut sa femme, Rebecca, qu’il aima. Ensuite, « Isaac habitait près du puits de Lakhaï-roï » (peut se traduire par : puits du vivant qui se révèle, Gen. 25. 11 ; 16. 14). Changeant d’emplacement, il creuse un puits (Gen. 26. 22). Il a besoin de l’eau, qui est indispensable à la vie, comme la Parole de Dieu l’est pour nos âmes. Éprouvé par les ennemis, il recreuse les puits (v. 18). Il est un bel exemple de vigilance !
Abraham, son père, a été « comme un prince au milieu » de ses voisins et Isaac a reçu cet éloge : « Nous avons vu clairement que l’Éternel est avec toi » (Gen. 23. 6 ; 26. 28). Tous les deux, étrangers sur la terre promise, ont eu une communion avec l’Éternel qui leur a donné des promesses pour leur descendance. Adorateurs, ils ont édifié un autel là où ils ont habité. Ils ont marché, par la foi, en écoutant la voix de l’Éternel, le seul vrai Dieu. Les choses à venir leur ont été révélées : « Par la foi, Isaac bénit Jacob et Ésaü à l’égard de l’avenir » (Héb. 11. 20). Ils sont « morts dans la foi sans avoir reçu ce qui était promis, mais ils l’ont vu de loin et salué ; ils ont reconnu qu’ils étaient étrangers et de passage sur la terre ». Ils recherchaient une patrie ; ils en désiraient « une meilleure, c’est-à-dire une céleste ; c’est pourquoi Dieu n’a pas honte d’eux, d’être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité » (Héb. 11. 13 à 16). Que leur témoignage soit une source d’inspiration pour nous qui attendons le Seigneur !