
ARBRES ET VÉGÉTAUX CITÉS DANS LA BIBLE
La voix de l’Eternel brise les cèdres ; l’Éternel brise les cèdres du Liban. Ps. 29. 5.
Car il y a un jour de l’Éternel des armées contre tout ce qui s’exalte et s’élève, et contre tout ce qui est haut, et ils seront abaissés ; et contre tous les cèdres du Liban, hauts et élevés, et contre tous les chênes de Basan. És. 2. 12 et 13.
Le cèdre
Il y a peu d’arbres de la Bible qui nous soient aussi familiers que le cèdre du Liban. Dans l’Écriture, il est souvent fait allusion à la majesté de ces arbres. Ils étaient connus pour leur grande hauteur (És. 2), et pour leur beauté (Ps. 80. 10). Le bois de cèdre était, dans l’antiquité, l’un des matériaux de construction les plus recherchés au Moyen Orient. Le bois du cèdre du Liban, comme celui de l’acacia, se conserve très longtemps en bon état, et il a un très beau grain. Le bois est solide et facile à travailler. En plus de toutes ces qualités, il a un parfum agréable, surtout quand il vient d’être coupé.
Salomon prit contact avec Hiram pour qu’il apporte des cèdres pour la construction du temple. De plus, Salomon construisit ce qui devait être une maison magnifique pour lui-même, entièrement faite de cèdre (1 Rois 7) ; ce bâtiment était si grand qu’il fallut treize ans pour le construire – six ans de plus que pour construire le temple. Antérieurement, son père, David, s’était bâti une maison de cèdre (2 Sam. 7. 2).
Le cèdre du Liban est souvent le symbole d’un homme éminent. Vu qu’il est probablement le plus majestueux des arbres de la Bible, il peut représenter les personnages les plus élevés de l’humanité. Le roi d’Assyrie (Éz. 31. 3) et l’Amoréen (Amos 2. 9) sont comparés aux cèdres du Liban.
Mais le seul cèdre dont Dieu peut se servir, c’est celui qui a été abattu ! C’est seulement lorsque « la cognée est mise à la racine des arbres » (Mat. 3. 10) que le cèdre peut trouver place dans le temple de Dieu. Dans un temps où l’homme ne tend qu’à s’exalter lui-même, et ses intérêts, il est bon de penser à la voix du Seigneur qui peut briser les cèdres. Dieu appelle en grâce et peut amener les plus éminents à la repentance et à la foi dans le Seigneur Jésus Christ.
Et Absalom montait un mulet ; et le mulet entra sous les branches entrelacées d’un grand térébinthe ; et la tête d’Absalom se prit dans le térébinthe, et il demeura suspendu entre le ciel et la terre. 2 Sam. 18. 9.
Le térébinthe
Le nom de cet arbre est traduit de plusieurs autres manières : grand arbre, chêne, mûrier (1 Chron. 14. 14), grand chêne, grand térébinthe. Cette dernière expression est la plus précise, et elle s’applique quelquefois au pistachier.
Il y a en Israël deux espèces de pistachiers, le pistachier atlantique et le pistachier palestinien. Le pistachier atlantique est le plus grand, et en conséquence on pense que c’est celui du verset ci-dessus. Cet arbre peut devenir très grand et vivre jusqu’à mille ans. Il est d’ailleurs considéré comme le plus grand arbre d’Israël des temps modernes. Ses fruits sont comestibles, mais pas aussi bons que ceux qu’on trouve dans le commerce, qui proviennent d’une espèce voisine. Le pistachier atlantique a un système radiculaire très profond, ce qui lui permet de rester vert même dans les années de sécheresse. Il pousse souvent des rejetons de la souche, après avoir été coupé (És. 6. 13), ce qui est une image de la restauration future du peuple d’Israël.
Les petits fruits durs du pistachier palestinien se vendent sur les marchés arabes comme condiments. Plus courantes sont les noix du pistachier que Jacob avait envoyé comme présent au gouverneur d’Égypte (Gen. 43. 11).
À cause de leur taille élevée et de leur longévité, les térébinthes étaient des repères connus dans le paysage, et servaient de mémoriaux pour les morts, devenant souvent des objets d’idolâtrie (Osée 4. 13). Jacob a-t-il enterré les idoles sous le térébinthe près de Sichem (Gen. 35. 4) parce que l’arbre était lui-même un objet de vénération ?
L’Écriture associe souvent de grands arbres avec de grands hommes. Dieu a appelé Gédéon sous un térébinthe à Ophra (Jug. 6. 11). David a affronté Goliath dans la vallée d’Éla (nom hébraïque de la vallée des térébinthes) (1 Sam. 17). Absalom, qui était grand à ses propres yeux, est resté accroché dans un grand térébinthe.
Et Abraham planta un tamarisc à Béer-Shéba ; et là il invoqua le nom de l’Éternel, le Dieu d’éternité. Gen. 21. 33.
Le tamarisc
Les tamarisc sont des arbres très communs dans le Néguev et également dans les sols qui ont une forte concentration en sel, comme les rivages de la Mer Morte. En contraste avec l’environnement âpre où il croît, le tamarisc est un arbuste vert foncé avec de nombreuses et fines branches qui le font ressembler à un conifère. Pendant la chaleur du jour, le tamarisc secrète le sel qu’il a absorbé du sol. Le sel sèche et absorbe pendant la nuit l’humidité de l’air. Pendant la matinée, l’eau s’évapore, ce qui rafraîchit le tamarisc et son environnement, produisant une espèce de climatisation naturelle. Cet effet est une autre raison qui le fait apprécier pour son ombrage.
Deux végétaux sont mentionnés en Genèse 21. Le premier, c’est « l’arbrisseau » sous lequel Agar avait mis Ismaël. Le second, c’est le tamarisc planté par Abraham. L’arbrisseau pourrait être aussi un tamarisc, car c’est l’un des buissons et des arbres les plus communs dans les environs de Béer-Shéba, ou ce pourrait être le genêt blanc, image des provisions données par Dieu dans le désert.
Pourquoi Abraham a-t-il planté un tamarisc ? Les arbres servaient souvent de mémorial pour des hommes importants. Il était donc convenable qu’Abraham honore Dieu en plantant un tamarisc comme un mémorial permanent de l’alliance qu’il avait conclue avec Abimélec. Sa fonction rafraîchissante spéciale fournirait également un agrément.
Saül tenait conseil sous un tamarisc à Guibha (1 Sam. 22. 6). Cet arbre à la ramure vert sombre était bien visible depuis le haut de la colline, et constituait un point de repère pour les visiteurs, étant probablement visible à plusieurs kilomètres. En 1 Sam. 31. 13, nous lisons que ses restes furent enterrés sous un tamarisc.
Sortez dans la montagne et apportez des branches d’olivier, et des branches d’olivier sauvage, et des branches de myrte, et des branches de palmier, et des branches d’arbres touffus (ou pins), pour faire des tabernacles, comme il est écrit. Néh. 8. 15.
Je ferai croître dans le désert le cèdre, l’acacia, et le myrte, et l’olivier ; je mettrai dans le lieu stérile le cyprès, le pin et le buis ensemble. És. 41. 19.
La gloire du Liban viendra vers toi, le cyprès, le pin, et le buis ensemble, pour orner le lieu de mon sanctuaire. Et je rendrai glorieuse la place de mes pieds. És. 60. 13.
Les pins
Il y a deux sortes de pins en Israël. Le pin d’Alep est très commun à travers toutes les montagnes de Judée, de Samarie et de Galilée, et on le plante partout. L’autre espèce, de pin est plus souvent cultivée.
Il est difficile de dire de façon certaine de quel pin il s’agit dans les Écritures, du fait que le même mot peut désigner d’autres arbres à feuilles persistantes comme le cyprès.
Dans les passages cités ci-dessus, il est probablement question du pin d’Alep. Dans chacun de ces passages, la beauté des arbres est mise en relief. Cela est bien justifié car le pin reste toujours vert, il est odorant, et il fournit de plus un bois appréciable pour la construction et pour l’ébénisterie.
En Osée 14. 8, il est fait référence à un conifère, le cyprès vert, qui produit un fruit comestible. A une certaine époque, ce pin était planté en beaucoup plus grande quantité à cause de ses fruits délicieux. Ceux-ci sont vendus sur les marchés sous le nom de noix de pignon et entrent dans la composition de nombreux plats du Moyen Orient.
Un cèdre sur le Liban… Les cèdres dans le jardin de Dieu ne le cachaient pas, les cyprès n’égalaient point ses rameaux, et les érables (ou platanes) n’étaient pas comme ses branches ; aucun arbre dans le jardin de Dieu ne lui était semblable en beauté. Éz. 31. 3 et 8.
Et Jacob prit des branches fraîches de peuplier blanc, de coudrier et d’érable (ou platane), et y pela des raies blanches, mettant à nu la blanc qui était aux branches. Gen. 30. 37.
Le platane d’Orient
Le platane d’Orient est un arbre très voisin du sycomore du Nord-Est de l’Amérique. Avec ses larges feuilles, son écorce marbrée brune et blanche, le platane a des fleurs insignifiantes, d’où proviennent des fruits ronds comme une balle, comme ceux qui sont typiques des vrais sycomores. Le platane peut atteindre une grande taille et être très décoratif. Le prophète Ézéchiel insiste sur les branches du platane en contraste avec les rameaux du pin, parce qu’un vieux platane peut avoir des branches très épaisses.
Après que Laban eût retiré du troupeau les bêtes rayées et tachetées, il s’éloigna de Jacob, son gendre. Jacob alors imagina une expérience génétique, pour être sûr qu’il recevrait bien la bénédiction que Dieu lui avait promise. Il pela l’écorce de ces trois espèces d’arbres et, en pensant qu’elles détermineraient le type des descendants, mit les branches dans les auges des abreuvoirs, pour que les animaux les voient. Le fait que Jacob se soit donné autant de peine pour trouver des arbres de trois espèces différentes, qui poussent dans trois habitats différents, montre la ténacité de la vieille nature – il était décidé à réussir. Jacob, une fois de plus, essayait d’employer sa propre adresse pour s’assurer la bénédiction de Dieu. Bien entendu, les branches n’avaient aucune influence sur le type de la descendance. Jacob se rendait bien peu compte, à ce moment-là que, de même qu’il avait pelé l’écorce des arbres, Dieu allait mettre à nu son être intérieur !
Il prit de la semence du pays et la mit dans un champ où l’on sème ; il la transporta près de grandes eaux, il la planta comme un saule. Et elle poussa et devint une vigne qui s’étendit, mais avait peu de hauteur. Éz. 17. 5 et 6.
Auprès des fleuves de Babylone, là nous nous sommes assis, et nous avons pleuré quand nous nous sommes souvenus de Sion. Aux saules qui étaient au milieu d’elle nous avons suspendu nos harpes. Car là, ceux qui nous avaient emmenés captifs nous demandaient des cantiques, et ceux qui nous faisaient gémir, de la joie : Chantez-nous un des cantiques de Sion. Ps. 137. 1 à 3.
Les peupliers
Deux peupliers différents sont mentionnés dans les Écritures, le peuplier blanc et le peuplier de l’Euphrate. Le peuplier blanc est courant en Amérique du Nord, parce qu’il est souvent planté, à cause de sa croissance rapide, pour donner de l’ombrage. En Israël, le peuplier blanc pousse communément le long des rivières, en particulier le long du Banias, l’une des sources du Jourdain ; il est aussi abondamment planté. Ce peuplier peut être l’un des arbres mentionnés dans l’expérience génétique de Jacob.
Le peuplier de l’Euphrate constitue une partie importante de la végétation de la partie aval du Jourdain et de l’Ahava. L’écorce de cet arbre, à la différence de son proche parent le peuplier blanc, n’est pas blanche, et la face inférieure des feuilles n’est pas blanche non plus. Il est commun dans beaucoup de régions du Moyen Orient, et l’on suppose que c’est de ce peuplier-là qu’il est question dans le psaume 137. 1 à 3, où il est dit que les captifs avaient suspendu leurs harpes aux « saules » de Babylone.
Bien que le saule pleureur, qui est souvent planté, ait été nommé ainsi d’après le psaume 137, il n’a jamais poussé dans les pays de la Bible.
Ni l’un ni l’autre de ces peupliers n’est mentionné dans l’Écriture dans une optique positive. Dans le cas de Jacob, peler l’écorce des branches du peuplier blanc ne servait à rien, elles ne seraient pas plus blanches ensuite. De même, le peuplier de l’Euphrate est en rapport avec la ruine. Au lieu d’être un symbole de croissance et de vigueur, comme on l’associerait à un cours d’eau, il s’identifie avec le pays de la captivité.
Ainsi Naomi revint, et avec elle Ruth, la Moabite, sa belle-fille, qui était venue des champs de Moab ; et elles vinrent à Bethléhem, au commencement de la moisson des orges… Il vanne cette nuit les orges dans l’aire. Ruth 1. 22 ; 3. 2.
L’orge
Dans les temps bibliques, l’orge était davantage cultivé que maintenant, et il constituait la nourriture principale des pauvres. Il était moulu et cuit en forme de gâteaux ronds (« un gâteau de pain d’orge roulait… » Jug. 7. 13).
On plante l’orge en décembre, au début de la saison des pluies. La graine peut être plantée sur de petits lopins de terre, sans labour préalable, dans des endroits inaccessibles à des animaux de trait. L’orge, également, peut être planté dans des endroits trop secs pour le froment, comme par exemple au bord du désert de Juda à l’est de Béthléhem. Le grain arrive à maturité au moins un mois avant le froment (Ex. 9. 32), vers la fin d’avril ou le début de mai (ce qui correspond au mois juif d’Abib).
Aujourd’hui l’orge donne d’importantes récoltes aux environs de Bethléhem. Les petites parcelles d’orge sont encore moissonnées à la main, comme cela est décrit dans le livre de Ruth, où beaucoup de textes se réfèrent à l’orge. Les femmes coupent les épis et les lient en bottes pour les laisser sécher. Quand l’orge est sec, il est emporté par un âne vers l’aire, où il est battu, soit avec un équipement moderne, soit, à l’ancienne mode, avec le traineau à battre tiré par un animal (« … le bœuf, pendant qu’il foule le grain » Deut. 25. 4).
Boaz était un fermier très prospère, et l’orge constituait l’une de ses récoltes importantes. Il laissait quelques épis pour le pauvre et l’étranger, conformément à Lévitique 23. 22 (« Tu ne glaneras pas la glanure de ta moisson »). C’est ainsi que Ruth, une étrangère, eut l’occasion de rencontrer son parent, qui avait le droit de rachat. Comme il est remarquable que le Seigneur Jésus, un descendant de Ruth et Boaz, Celui qui est le vrai Parent et Rédempteur, et le vrai Pain venant du ciel, soit né à Bethléhem.
Où Naomi a-t-elle indiqué à Ruth de trouver Boaz ? Au bout du tas de gerbes, figure de la Parole de Dieu. Si nous voulons trouver le Seigneur Jésus et apprendre davantage de lui, c’est là que nous devons aller.
Jésus leur répondit : L’heure est venue pour que le Fils de l’homme soit glorifié. En vérité, en vérité, je vous dis : À moins que le grain de blé ne tombe en terre et ne meure, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Jean 12. 23 et 24.
Quand on eut assez mangé, on allégea le navire en jetant le blé à la mer. Act. 27. 38.
Marchandise de… cannelle, amome, parfums, huile aromatique, encens, vin, huile, fine farine, froment. Apoc. 18. 11 et 13.
Le blé (et le froment)
Le froment, l’un des sept aliments mentionnés en Deutéronome 8. 8, est une provision divine pour le peuple de Dieu (par exemple, en Deut. 32. 14 ; Ps. 81. 16 ; Ps. 147. 14, où il s’agit d’un froment de haute qualité).
Comme la plupart des autres céréales, le froment a la capacité inhabituelle de produire plusieurs tiges depuis sa base, un phénomène qu’on appelle le tallage. En conséquence, une seule plante peut porter beaucoup de fruit. C’est à partir de cela que le Seigneur Jésus se compare à un grain de blé qui portera beaucoup de fruit.
Si le Saint Esprit a mentionné le blé comme étant une nourriture aussi merveilleuse, nous ne devons pas être surpris de voir que l’ennemi cherche à le détruire ou à le remplacer par autre chose. Nous entendons souvent les gens dire : Ne me fatiguez pas avec des choses qui ne sont pas importantes, quand on leur présente des doctrines relatives à la Personne du Seigneur Jésus. Lors du dernier voyage en mer de l’apôtre Paul, le blé fut jeté par-dessus bord pour faciliter la course. Quelle image saisissante d’une grande partie de la chrétienté, où le blé, la vérité de la Personne de Christ telle qu’elle est révélée dans la Parole de Dieu, est rejetée par commodité. De même, nous trouvons la fausse église faisant du commerce avec le froment, ce qui fait peut-être allusion au fait qu’il est possible de faire du trafic même avec les choses les plus précieuses.
Il a son van dans sa main ; il nettoiera entièrement son aire et assemblera son forment dans le grenier ; mais il brûlera la balle au feu qui ne s’éteint pas. Mat. 3. 12.
Le Seigneur dit encore : Simon, Simon, voici, Satan a demandé à vous avoir pour vous cribler comme le blé ; mais moi, j’ai prié pour toi. Luc 22. 31.
Le battage
Dans la Bible, la moisson du blé, en plusieurs endroits, est associée au jugement (Joël 1. 11 ; Jér. 12. 13). Il en est de même dans la parabole donnée par le Seigneur Jésus, en Matthieu 13, où le blé représente les fils du royaume, et l’ivraie, semée par le diable, se rapporte aux fils du Méchant.
Ces versets me sont particulièrement venus à l’esprit lorsque j’observais la moisson du blé en Inde, où les méthodes qui n’ont pas changé depuis des millénaires sont encore employées, des méthodes semblables à celles des temps bibliques.
Le blé est d’abord coupé et les gerbes sont apportées à l’aire, en général un endroit de pierres plates qu’on peut facilement nettoyer. La gerbe est battue pour en séparer le grain. C’est le foulage. Pour nettoyer le grain, le paysan se tient à un endroit élevé et verse le grain lentement hors du tamis. Presque toute la balle est emportée par le vent. La dernière opération, c’est d’éventer fortement le grain avec un éventail de tissu, l’éventail à vanner, pour retirer toutes les impuretés.
Le Seigneur Jésus est le Seigneur de la moisson et aucune étape de la moisson ne sera faite imparfaitement ! Son but, c’est d’engranger le froment pour lui-même. Aussi le van est dans sa main, puisqu’il est le seul qui sache exactement ce qui doit être ôté.
Le Seigneur travaille dans la vie des croyants pour en ôter ce qui n’est pas convenable pour lui-même. Nous qui connaissons le Seigneur devons exercer le jugement de nous-mêmes, nous débarrasser de la balle dans nos vies. Dans le cas de Pierre, le Seigneur a employé Satan pour le cribler, non pas pour que le grain soit endommagé, mais pour que le bon grain soit manifesté.
Et toi, prends du froment, et de l’orge, et des fèves, et des lentilles, et du millet, et de l’épeautre ; et tu les mettras dans un même vase, et tu t’en feras du pain. Éz. 4. 9.
Le pain d’Ézéchiel
Le millet (ou sorgho) fait l’objet d’une récolte très importante ; il n’est plus cultivé en Israël comme céréale, mais à cause de ses têtes branchues serrées, est employé pour faire des balais. Dans de nombreuses régions d’Afrique et de l’Inde, c’est la seule récolte de céréales, et la seule production de nourriture pour des millions de gens. Le millet, comme le maïs, pousse de grandes tiges mais sans talles. Les graines rondes, blanches ou rouges, sont bouillies ou moulues pour être cuites en pain plat. Il n’est pas parlé de millet cultivé dans le pays d’Israël, mais les Israélites en avaient certainement vu en Égypte, où l’on en fait une moisson importante encore maintenant.
L’épeautre n’est mentionnée que dans trois passages, c’est simplement une espèce sauvage de froment, beaucoup moins bonne, parce que les graines tombent de l’épi, ce qui rend la moisson difficile. Il pousse toujours à l’état sauvage dans le Moyen Orient.
Un des caractères inhabituels du ministère d’Ézéchiel, c’est qu’il devait exécuter des scénarios montrant ce que Dieu allait amener sur le peuple. Au ch. 4, Dieu montre aux habitants de Jérusalem qu’ils allaient être emmenés en captivité. Jérusalem serait assiégée, l’iniquité de leurs péchés précédents serait sur eux, et ils deviendraient des réfugiés. En tant que réfugiés, ils auraient à manger les nourritures les plus simples – des haricots et des graines, y compris des graines sauvages comme l’épeautre, et l’une des céréales courantes de la Chaldée, le millet. Pour mettre en relief la condition misérable du peuple, Ézéchiel devait cuire ce pain sur des excréments humains, au lieu de le faire, comme c’était l’usage à ce moment-là, en employant comme combustible du fumier de bétail séché.
Il est touchant de voir, à la fois l’attitude d’Ézéchiel qui, comme sacrificateur, était horrifié à la pensée d’employer quelque chose d’impur, et la réponse de l’Éternel, qui a accédé dans sa grâce à la demande d’Ézéchiel, en modifiant son injonction.
Quand… on craint ce qui est haut… et que la câpre est sans effet. Éccl. 12. 5.
Il parla sur les arbres, depuis le cèdre qui est sur le Liban, jusqu’à l’hysope (ou câpre) qui sort du mur. 1 Rois 4. 33.
La câpre
Ce sont là les deux seules références de la Bible à la câpre, ce qui est étonnant, vu que ce buisson est parmi les plantes les plus communes à travers une grande partie d’Israël. Le câprier est un arbuste très plaisant avec ses feuilles brillantes bleu-vert, et de belles grandes fleurs roses et blanches qui fleurissent presque tout l’été. Les fleurs s’ouvrent en fin d’après-midi, sont pollinisées la nuit par les insectes, et tombent le matin. A l’inverse de nombreuses plantes de cette région, le câprier n’a pas de feuilles pendant la saison des pluies, mais les garde pendant la saison sèche. Pour cette raison, on peut en prendre pendant l’hiver pour faire du feu, parce que les tiges minces sèchent vite et brûlent bien.
Les bourgeons du câprier sont cueillis et conservés dans l’eau salée pour servir comme conserves au vinaigre (pickles). Dans les temps bibliques ces pickles étaient employés comme condiments, ce à quoi il est fait allusion dans le passage de l’Ecclésiaste, où le goût fort de la câpre, qui ressemble un peu à celui du raifort, n’a plus d’effet sur les sens émoussés par l’âge.
A Jérusalem, on trouve beaucoup de câpriers poussant dans les vieux murs, parce que cette plante a une capacité remarquable pour tirer de l’humidité hors des pierres. Les oiseaux, qui en mangent les fruits, déposent souvent les graines dans les fentes de rochers qui peuvent être durs en surface mais tendres à l’intérieur. Les racines pénètrent jusqu’à la partie tendre de la pierre, qui a absorbé plus d’eau que la surface dure, et le câprier survit ainsi dans un habitat qui paraît totalement inculte.
On ne trouve jamais de l’hysope qui pousse sur des murs. Pour cette raison, et vu l’étymologie, certains savants pensent que Salomon parlait du câprier.
Vous prendrez un bouquet d’hysope, et vous le tremperez dans le sang qui sera dans le bassin ; et du sang qui sera dans le bassin, vous aspergerez le linteau et les deux poteaux ; et nul de vous ne sortira de sa maison, jusqu’au matin. Ex. 12. 22.
Et un homme pur prendra de l’hysope, et la trempera dans l’eau, et en fera aspersion sur la tente, et sur tous les ustensiles, et sur les personnes qui sont là, et sur celui qui aura touché l’ossement, ou l’homme tué, ou le mort. Nomb. 19. 18.
Le sacrificateur prendra du bois de cèdre, et de l’hysope, et de l’écarlate, et les jettera au milieu du feu où brûle la génisse. Nomb. 19. 6.
Purifie-moi du péché avec de l’hysope, et je serai pur ; lave-moi, et je serai plus blanc que la neige. Ps. 51. 7.
L’hysope
Que pouvons-nous apprendre au sujet de la plante d’hysope, qui nous aiderait à mieux comprendre ces versets, et d’autres aussi, qui mentionnent l’hysope ? Bien qu’il ne soit pas possible de dire avec certitude de quelle espèce il s’agit, il est des plus probables que c’est de l’hysope de Syrie. J’ai demandé à des Samaritains, dans leur enclave de Nablus (Sichem) quelle plante ils employaient pour asperger le sang de la Pâque, fête qu’ils célèbrent fidèlement chaque année sur le Mont Garizim, et on m’a répondu que c’était l’hysope de Syrie, qui était celle qui est mentionnée dans la Bible.
L’hysope de Syrie, un arbuste d’environ un mètre de haut, est très commun dans les montagnes du Moyen Orient. Ses tiges sont vendues sur les marchés et elle est très populaire chez les Arabes, qui en mélangent les feuilles séchées avec du sel et des graines de sésame dans l’huile d’olive. Toutes les parties de la plante contiennent une huile aromatique qui ressemble à l’origan, dont le parfum est très voisin de celui de l’hysope syrienne. Les feuilles sont grises et couvertes de piquants serrés qui retiennent l’humidité. C’est cette caractéristique qui explique que l’hysope ait été employée comme un pinceau pour l’application du sang et de l’eau de purification.
La recherche médicale a montré que les grandes quantités de purgatifs qu’on trouve dans l’hysope lui confèrent une base biochimique de purification.
Il semble, d’après Exode 12. 22, que l’hysope était déjà présente dans les maisons des Israélites, puisqu’on n’aurait guère eu le temps d’en récolter. Nous pouvons déduire de cela que la plante était employée alors, comme remède ou comme comestible, de la même manière qu’elle l’est aujourd’hui.
La génisse rousse, en Nombres 19, est une belle image du Seigneur Jésus comme étant Celui qui n’a jamais été sous le joug du péché, et qui a été mis à mort hors du camp. Ce sacrifice n’a été indiqué à Moïse qu’après les quarante ans dans le désert. Il intervint après que ce soit manifesté de façon terrible ce que l’homme est dans la chair, murmurant et convoitant, se rebellant contre Moïse, faisant preuve d’incrédulité. L’hysope est employée de deux manières dans ce chapitre, d’abord par le sacrificateur, puis par une personne pure. Une partie de l’hysope devait être brûlée avec la génisse rousse. Les cendres devaient être employées dans l’eau de purification, qui devait être aspergée avec de l’hysope par une personne pure.
Nous trouvons enfin David, dans sa prière de contrition bien connue du psaume 51, qui demande à Dieu : « Purifie-moi du péché avec de l’hysope » (v. 7).
Dans tous ces passages, l’hysope est associée avec la purification d’un péché d’une nature extrêmement grave et sérieuse. La mort menaçait les foyers en Égypte, et la génisse rousse était exigée comme sacrifice pour la purification du péché qui s’était manifesté dans le désert. David était bien conscient de ces vérités lorsqu’il demandait à Dieu de le purifier avec de l’hysope.
Une caravane d’Ismaélites venait de Galaad ; et leurs chameaux portaient des épices, du baume et de la myrrhe, qu’ils allaient porter en Égypte. Gen. 37. 25.
Prenez… des meilleurs produits du pays… un peu de baume et un peu de miel, des épices et de la myrrhe, des pistaches et des amandes. Gen. 43. 11.
Les épices (tragacanthe)
Ces deux passages de la Bible sont les seuls où soit mentionné le tragacanthe (qui est la traduction la plus exacte de l’hébreu). Il semble probable que le mot hébreu se rapporte à une gomme végétale, extraite d’une plante qui pousse dans le pays, et pourrait également croître en Galaad, une région qui a des plantes semblables à celles d’Israël.
De telles gommes, connues sous le nom de tragacanthes, sont récoltées en faisant des incisions à la base de plusieurs espèces de buissons du genre Astragale. La sève s’écoule, puis sèche, et est alors récoltée. L’importance du travail nécessaire pour récolter la gomme de tragacanthe explique sa valeur marchande élevée.
L’astragale pousse fréquemment sur les zones élevées de l’Hermon. C’est un arbrisseau à croissance lente, aux branches nombreuses, avec des aiguilles longues et fines, des fleurs peu visibles et des fruits en forme de vessie qui sont formés au milieu de l’été.
La gomme était un article de commerce important aux temps bibliques, et servait à fabriquer de nombreux produits, dont l’encre, des confiseries, des médicaments et des cosmétiques. Son importance est prouvée par les produits transportés par les Ismaélites vers l’Égypte. Aujourd’hui encore, la gomme tragacanthe est récoltée en très grande quantité, et des tonnes sont employées chaque année dans l’industrie des bonbons, des produits pharmaceutiques et cosmétiques.
Tous les produits rassemblés par Jacob étaient de grande valeur et devaient plaire à l’homme naturel, la douceur du miel, par exemple ; le baume pour l’encens et les parfums ; les amandes et les pistaches savoureuses.
J’ai passé près du champ de l’homme paresseux et près de la vigne de l’homme dépourvu de sens, et voici, tout y était monté en chardons ; les orties avaient couvert la surface, et sa clôture de pierres était démolie. Prov. 24. 30 et 31.
C’est pourquoi, je suis vivant, dit l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël, que Moab sera comme Sodome, et les fils d’Ammon comme Gomorrhe, un lieu couvert d’orties, et des carrières de sel, et une désolation, à toujours. Soph. 2. 9.
L’ortie
À la différence de beaucoup de plantes de la Bible, l’ortie est commune aussi bien en Europe qu’au Moyen Orient, et sa traduction de l’hébreu, de ce fait, a presque toujours été correcte.
Les orties sont des mauvaises herbes qui poussent dans les sols de forte concentration en azote, et sont par suite très abondantes dans les endroits où paît du bétail, de même que près des habitations et sur d’autres surfaces incultes. La plante entière est couverte de longs poils très spéciaux qui peuvent irriter la peau. En fait, chaque poil est une aiguille hypodermique en miniature, prête à entrer en action. Au moindre contact, le bout du poil tombe, découvrant la pointe acérée qui pénètre facilement dans la peau. A la base du poil se trouve un réservoir d’un produit irritant (qu’on croit être semblable chimiquement à celui des aiguillons des fourmis) qui est sous pression et sort par la pointe pour entrer dans la peau de la victime. Il en résulte une dermatite légère qui, chez la plupart des individus, disparaît après une trentaine de minutes.
Il y a cinq mentions de l’ortie dans la Bible (version Pau-Vevey), mais, comme pour beaucoup de plantes, il n’est pas toujours possible d’affirmer que ce soit chaque fois de l’ortie qu’il s’agit. Comme pour les épines et les ronces, nous pouvons considérer les orties comme étant le résultat du péché. D’après leur action, les orties pourraient être le symbole de l’activité de la chair, comme dans le passage ci-dessus des Proverbes, et, par rapport aux Ammonites, une image de l’homme selon la chair, dans le passage de Sophonie.
Il nous souvient du poisson que nous mangions en Égypte pour rien, des concombres, et des melons, et des poireaux, et des oignons, et de l’ail ; et maintenant notre âme est asséchée. Nomb. 11. 5 et 6.
Poireaux, oignons, ail
Ces plantes ne sont mentionnées que dans ce passage, bien qu’elles soient très communes dans le Moyen Orient. Après avoir fait l’expérience de la manne, que l’Éternel, dans sa grâce, avait envoyée dans le désert, les fils d’Israël avaient encore dans l’âme la nostalgie de ces aliments associés à la vie en captivité en Égypte. Ils rappellent ces choses comme étant « pour rien », en oubliant apparemment que les oignons, les poireaux et l’ail avaient été la nourriture d’esclaves.
La nourriture associée avec l’Égypte est saine. Les nutritionnistes modernes recommandent un tel régime – des viandes légères (ou du poisson) et des légumes. Y a-t-il là pour nous une application spirituelle ? On a souvent fait la remarque que les poireaux, les oignons et l’ail ont tous une odeur prononcée qui les suit. Mais il y a d’autres leçons à tirer si nous regardons ces trois plantes de plus près. Elles poussent toutes les trois dans le sol et doivent être arrachées avec la bêche pour être employées. De plus, elles ont un cycle de vie particulier qui leur permet de survivre à une longue période de sécheresse. Les feuilles meurent au début de l’été, et toutes les parties des plantes au-dessus du sol disparaissent à la fin de la saison. C’est un état qui leur permet de survivre à travers la saison sèche en faisant des réserves sous le sol. Quand les conditions sont à nouveau favorables, la plante peut reprendre sa croissance.
Les Israélites disaient que leur âme était asséchée ! Comme ils ressemblaient à ces plantes dont ils avaient envie ! Mis à l’épreuve par Dieu dans le désert, ils oublièrent bientôt sa bonté, et désiraient ces choses associées à leur esclavage et au monde.
Est-ce que la même chose ne se produit pas dans nos vies ? Combien souvent nous désirons secrètement – et pas toujours secrètement – ces choses de la terre qui sont normales à leur place, mais qui peuvent nous faire mépriser la manne.
Les fils d’Israël aussi se mirent encore à pleurer, et dirent : … il nous souvient du poisson que nous mangions en Égypte pour rien, des concombres, et des melons, et des poireaux, et des oignons, et de l’ail ; et maintenant notre âme est asséchée ; il n’y a rien, si ce n’est cette manne devant nos yeux. Et la manne était comme la graine de coriandre, et son apparence comme l’apparence du bdellium. Nomb. 11. 4 à 7.
Les melons et la coriandre
Ces versets font référence à deux plantes qui sont problématiques : les concombres et le coriandre. Les concombres étant inconnus dans le Moyen Orient antique, le mot s’applique probablement au melon cantaloup. Ce dernier est cultivé au Moyen Orient depuis des millénaires.
L’autre melon mentionné dans ce passage est le melon d’eau, qui est encore cultivé sur une grande échelle au Moyen Orient. Ses graines sont souvent rôties et mangées.
La culture très répandue du melon a pu être l’occasion de la récolte de coloquintes toxiques, en 2 Rois 4. 39. Le melon et la coloquinte sont des plantes assez ressemblantes qui s’étalent sur le sol.
La coriandre est une épice commune, cultivée à la fois pour la graine, qui est moulue, et pour les feuilles, qui entrent en grande quantité dans la cuisine chinoise et mexicaine. Mais il n’y a pas de preuve que la coriandre n’ait jamais été employée dans les pays bibliques. Il n’est pas possible d’identifier avec certitude la plante qui était en usage dans ces pays.
Il est évident que les Israélites appréciaient la cuisine de l’Égypte ! Quand ils eurent faim dans le désert, leur esprit est retourné spontanément vers la diversité des nourritures qui étaient à leur disposition au temps de leur esclavage. Ils se plaçaient à nouveau, dans leur cœur, sous la servitude de l’Égypte. En fixant leurs pensées sur ces choses, ils commencèrent à mépriser la nourriture donnée par Dieu.
Où cherchons-nous notre satisfaction ? Est-ce dans les choses de ce monde qui, comme l’Égypte, ne feront que nous tenir en esclavage ? Ou est-ce dans la provision divine de la manne, figure du Seigneur Jésus dans ses soins pour nous ?
(Rahab) les avait fait monter sur le toit (les deux espions), et les avait cachés sous des tiges de lin qu’elle avait arrangées pour elle sur le toit. Jos. 2. 6.
Les cordes qui étaient à ses bras (de Samson) devinrent comme de l’étoupe qui brûle au feu. Jug. 15. 14.
Un homme… avait dans sa main un cordeau de lin et une canne à mesurer. Éz. 40. 3.
Le lin
Le lin était la fibre végétale la plus importante dans les temps bibliques. Tous les vêtements étaient faits, soit de toile de lin, soit de tissu de laine. Bien que sa production ait décliné ces dernières années à cause des avantages du coton, qui se prête mieux à la fabrication mécanique, le lin demeure l’une des plantes fibreuses les plus importantes dans le monde, à cause des fibres longues et solides qui se trouvent dans les couches extérieures de la tige. Celles-ci sont détachées par le rouissage, qui est une sorte de décomposition contrôlée. L’une des méthodes de rouissage, c’est de laisser les tiges de lin coupées à l’action de la rosée jusqu’à ce que les couches contenant les fibres se détachent de la tige elle-même. C’est probablement pour cette raison que Rahab avait mis des tiges de lin sur son toit. Les fibres sont ensuite nettoyées et blanchies au soleil.
Au Moyen Orient, le lin est semé en hiver, en même temps que l’orge, et fleurit à la fin du printemps. Avec leurs fleurs bleues ciel qui ne sont ouvertes que le matin au soleil, les champs de lin sont l’une des cultures les plus décoratives qui soient. Et si le bleu est la couleur qui symbolise l’Homme céleste, le Seigneur Jésus, cette humble plante reflète sa gloire céleste !
On plante souvent du lin dans les jardins à titre ornemental.
Le lin était employé de différentes manières aux temps bibliques. L’usage le plus important était évidemment les vêtements, mais on en faisait aussi les mèches pour l’éclairage et les cordeaux à mesurer.
Au point de vue spirituel, le lin ne convenait pas à des vêtements pour Samson. Est-il étonnant que la seule référence au lin dans sa vie se rapporte à de l’étoupe (du lin carbonisé) ? Bien qu’il ait été un homme de foi, sa vie n’était pas caractérisée par une sainteté personnelle.
L’homme, dans Ézéchiel 40, avait un cordeau à mesurer fait de lin. Non seulement il avait une justice personnelle, mais il connaissait la pensée de Dieu concernant sa propre maison, et il montre à Ézéchiel combien le peuple était tombé bas par rapport aux exigences de Dieu quant à sa maison.
Et le Pharaon ôta son anneau de sa main, et le mit à la main de Joseph, et il le revêtit de vêtements de byssus (fin lin). Gen. 41. 42.
Joseph prit le corps, l’enveloppa d’un linceul net et le mit dans son tombeau neuf qu’il avait taillé dans le roc. Mat. 27. 59 et 60.
(Jean)… se baisse et aperçoit les linges qui étaient posés là. Simon Pierre, qui le suivait, arriva … il observa les linges posés là et le suaire qui avait été sur sa tête (celui-ci n’était pas avec les linges, mais roulé à part, à une autre place). Jean 20. 5 à 7.
(La femme de l’Agneau) … Il lui a été donné d’être vêtue de fin lin, éclatant et pur ; car le fin lin, ce sont les justes actes des saints. Apoc. 19. 8.
Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs ; elles étaient vêtues de fin lin, blanc et pur. Apoc. 19. 14.
La toile de lin
Le fin lin est mentionné pour la première fois dans la Bible en rapport avec Joseph, et pour la dernière fois en relation avec l’épouse de Christ.
La Parole enseigne explicitement la signification du lin quand il est employé dans les vêtements : ce sont les actes justes des saints. Le lin représente la sainteté personnelle et il suggère que la personne vêtue de lin est dans un état convenable pour s’approcher de Dieu.
L’Écriture prend soin de noter que le corps saint et meurtri du Seigneur Jésus a été enveloppé par des mains aimantes dans un tissu de lin propre. Sa tête aussi, meurtrie par les épines, était enveloppée dans du lin. Comme cela est convenable ! Si le Seigneur Jésus a été absolument parfait dans sa vie, il l’a été de même dans sa mort. Dans sa vie comme dans sa mort il plaisait entièrement à Dieu.
Le passage de Jean 20 montre à l’évidence que le Seigneur Jésus ne s’est pas débattu pour se libérer des vêtements du tombeau, car nous lisons que Pierre et Jean ont vu les linges, et il est clair qu’ils n’avaient pas été déchirés. Ceci est en contraste avec Lazare, pour lequel il a fallu que d’autres personnes lui ôtent les vêtements du tombeau (Jean 11. 44). De même, le suaire qui avait été sur la tête du Seigneur Jésus était plié et placé à part. Il n’avait plus besoin de ces linges dans la résurrection ! Ressuscité victorieusement d’entre les morts, il est maintenant le Chef d’une nouvelle création.
Si le lin net caractérisait l’ensevelissement du Seigneur Jésus, comme il est à propos que les siens soient vêtus de fin lin « blanc et pur » ! Le lin « blanc » sous-entend la plus haute qualité du lin. Les « actes justes des saints » ne sont-ils pas simplement les qualités morales du Seigneur Jésus lui-même ?
Ils lui donnèrent à boire du vinaigre mêlé de fiel (ou de jusquiame, le mot a les deux sens) ; mais quand il l’eut goûté, il ne voulut pas boire. Mat. 27. 34.
La jusquiame
Il n’est pas possible d’identifier avec précision la plante à laquelle il est fait référence dans ce texte. Le mot rosh en hébreu, est employé dans plusieurs autres passages et peut être en rapport avec un groupe de plantes plutôt qu’avec une seule espèce. Dans le passage de Matthieu 27, il paraît probable qu’il s’agisse de la jusquiame.
La jusquiame est une plante buissonnante qui croît, en Israël, sur les vieux murs et autres constructions, et on la remarque facilement sur la muraille entourant la vieille ville de Jérusalem. Elle a des fleurs jaune vif depuis le printemps jusqu’en été. La plante entière contient des drogues qui sont encore employées comme médicaments et narcotiques. De nombreuses plantes voisines de la jusquiame, comme le tabac, contiennent aussi des stupéfiants. L’une des méthodes, pour administrer de la jusquiame, était d’en faire macérer dans du vin.
Pourquoi a-t-on offert cette boisson au Seigneur Jésus ? Était-ce une injure ? Ou bien, ceux qui étaient préposés à son exécution voulaient-ils activer sa mort en lui administrant cette drogue ? Nous ne le savons pas. Nous devons toujours nous souvenir que notre Seigneur qui souffrait sur la croix était – et il l’est toujours – Dieu au-dessus de tout, béni éternellement. Il est le seul Homme qui ait jamais vécu qui avait entière autorité sur sa mort et pouvait même remettre son esprit.
Qui peut mesurer les souffrances du Seigneur Jésus sur la croix ? Nous savons par expérience combien nous sommes disposés à recevoir des antidouleur quand nous en avons besoin et dans des circonstances moins graves, et de loin, que celles du Seigneur. Mais le Seigneur Jésus, lui, ne voulait pas employer un stupéfiant qui aurait pu soulager ses souffrances. Quelqu’un a écrit que Jésus a refusé cela, afin de boire la coupe des douleurs en gardant tous ses sens intacts.
Les fils sont un héritage de l’Éternel, et le fruit du ventre est une récompense. Comme des flèches dans la main d’un homme puissant, tels sont les fils de la jeunesse. Bienheureux l’homme qui en a rempli son carquois ! Ils n’auront pas honte quand ils parleront avec des ennemis dans la porte. Ps. 137. 2 à 5.
Et les fils d’Ulam étaient des hommes forts et vaillants, tirant de l’arc, et ils eurent beaucoup de fils et de petits fils, cent cinquante. 1 Chron. 8. 40.
Des fils comme des flèches
Dans la Bible, les vérités concernant la famille sont données avant celles concernant Israël, les nations, et l’Église.
L’attitude du chrétien par rapport aux enfants est exprimée au Psaume 127 : ils sont une bénédiction du Seigneur. Ceci fait un contraste frappant avec ce qui se manifeste dans le monde. Les milliers d’avortements, chaque jour, et la violence accrue contre des bébés et des enfants sans défense mettent en évidence à quel point beaucoup de gens dans le monde estiment différemment la valeur de « l’héritage de l’Éternel ».
Il y a grand danger que notre attitude, comme chrétiens, quant à la question d’avoir des enfants, soit dictée par le monde plutôt que par la Parole de Dieu. Par exemple, un couple chrétien désirera peut-être donner à leurs enfants ce qu’ils n’ont pas eu eux-mêmes, et de ce fait ils ne désirent pas avoir d’enfants. Mais ceux qui ont été élevés dans des foyers chrétiens devraient avoir davantage le désir de donner à leurs enfants ce qu’ils ont eu, plutôt que ce qu’ils n’ont pas eu.
Les enfants doivent également être là pour la gloire de Dieu. Au Psaume 127, les fils sont comparés à des flèches. Pourquoi des flèches ? Parce que les flèches étaient le seul moyen de pénétrer dans le territoire de l’ennemi. L’Écriture ne nous précise pas la quantité exacte de flèches dans le carquois, mais dit que celui-ci en était plein ! C’est la qualité de flèches qui est mise en relief dans ce psaume. Quel carquois plein de flèches avaient les vaillants archers décrits en 1 Chroniques 8 : cent cinquante !
Nous tous qui sommes parents avons une responsabilité vitale à l’égard de nos enfants, en particulier quant à leur bon état spirituel et à leur service pour le Seigneur. Avec l’aide de Dieu puissions-nous avoir des enfants comme Ulam.
Desséchés par la disette et la faim, ils s’enfuient dans les lieux arides, dès longtemps désolés et déserts ; ils cueillent le pourpier de mer parmi les broussailles, et, pour leur pain, la racine des genêts. Job 30. 3 et 4.
L’arroche – le pourpier de mer
Onze plantes sont mentionnées dans le livre de Job. Elles présentent un intérêt particulier du fait qu’elles jettent de la lumière sur l’écologie et l’usage des plantes dans le monde antique. La Parole de Dieu n’est pas un livre scientifique, mais elle est scientifiquement exacte !
Dans ce passage, le but de Job était en fait d’affirmer sa propre justice, en contraste avec ceux qui se moquaient de lui. Comme il ressort clairement du premier verset de ce chapitre 30, Job voyait ses opposants comme n’étant guère plus que des chiens. Mais son discours présente un intérêt particulier du fait de sa précision botanique. Deux plantes des « lieux arides » sont mentionnées dans ce verset, le pourpier de mer, connu de façon plus précise comme l’arroche salé (l’arroche des jardins est la belle-dame) – et le genêt blanc.
Le genêt blanc est mentionné dans le récit de la fuite d’Élie de devant Jézabel (1 Rois 19. 5). La racine du genêt était particulièrement appréciée du fait que son bois se consumait lentement et chauffait bien.
Cet emploi du genêt comme charbon de bois, et la mention du pourpier ne se trouvent que dans ce chapitre de Job.
Le pourpier, ou arroche, est un arbrisseau commun dans les terrains salés du Moyen Orient, et c’est l’une des plantes les plus abondantes dans certaines parties du désert. Les feuilles sont blanc-argent et les buissons forment des monticules. Une fois que je me trouvais dans l’est de la Jordanie, j’ai rencontré un Bédouin qui nourrissait ses chameaux avec de l’arroche. Il m’a dit que c’était une bonne nourriture pour les chameaux, et m’a expliqué ensuite qu’on utilisait les feuilles pour faire des infusions.
Les discours de Job sont d’une grande beauté littéraire, mais ils reflètent son obsession concernant la manière dont il était traité par Dieu. Il explique toutefois sans le vouloir comment Dieu subvient, dans le désert, aux besoins des hommes même les plus bas dans l’échelle sociale.
Je suis descendu au jardin des noisettes, pour voir la verdure de la vallée, pour voir si la vigne bourgeonne, si les grenadiers s’épanouissent. Cant. 6. 11.
Les noisettes
Il n’y a pas de doute qu’il s’agit là des noisetiers de Perse, qui sont largement cultivés à travers le monde, en particulier en Israël, où ils prospèrent le mieux dans les vallées.
Il y a deux jardins magnifiques dans ce chapitre. Le premier, au verset 2, est un jardin d’aromates et de lis. Au verset 11, c’est un jardin de noisettes situé dans une vallée, associé avec la vigne et les grenades. L’écrivain regarde depuis le haut le jardin dans la vallée. L’Écriture parle beaucoup de la vigne – plus que d’aucune autre plante – et souvent aussi des grenades. Mais que nous enseigne le noisetier ?
Le noisetier est un grand arbre au port gracieux. Ses feuilles vert foncé et son tronc massif dominent les vignes et les grenadiers en buissons. Il y a là le symbole d’une scène magnifique. Dans le jardin des épices, l’accent est mis sur la nourriture, et dans le jardin des noisettes, sur la beauté. Puisque tout le fruit et toute la beauté sont dans le Seigneur Jésus, ces deux jardins attirent nos affections vers Lui – non seulement sur ce que nous voyons, mais sur ce qui entretient notre vie.
Et les arbres dirent à la vigne : Viens, toi, règne sur nous. Et la vigne leur dit : Laisserais-je mon moût, qui réjouit Dieu et les hommes, et irais-je m’agiter pour les arbres ? Jug. 9. 12 et 13.
La vigne
Le discours de Jotham sur le Mont Garizim est un cours succinct remarquable sur plusieurs végétaux importants dont il est question dans la Bible. Les caractères spécifiques de chacun sont décrits en quelques mots. L’un de ces végétaux, c’est la vigne, ou le raisin.
Il n’y a pas de plante qui soit mentionnée plus souvent dans la Bible que la vigne ou le raisin, et leurs productions, principalement le vin, mais aussi les raisins secs et le vinaigre.
L’Écriture insiste sur plusieurs caractères du cep, qui aident à comprendre leur usage dans l’enseignement biblique.
1. La vigne n’est cultivée que pour son fruit ; on n’en trouve pas d’autre utilisation dans l’Écriture. Même le bois de la vigne n’a pas de valeur (Éz. 15. 1).
2. La taille est essentielle pour que la vigne produise du raisin. La taille est l’expression du soin constant donné à la vigne par le cultivateur. Plusieurs passages y font référence, entre autres Ésaïe 5. 6 et Jean 15. 2 (Le mot grec pour taille et nettoyage est le même. Il n’est jamais supposé que le lien vital entre le vrai Cep, le Seigneur Jésus, et le sarment, le croyant, puisse être coupé).
3. Une protection est nécessaire, Dans la Bible, il est souvent mentionné que les vignobles sont entourés de haies. S’ils ne sont pas protégés, ils risquent d’être ravagés par les animaux (par exemple Ps. 80. 13, Cant. 2. 15).
4. La caractéristique de la vigne est de s’étendre et de s’élever. Par exemple, Joseph est comparé à une vigne fertile (Gen. 49. 22). L’image est prise dans un sens négatif au sujet d’Israël en Osée 10. 1.
5. Les figues et le raisin sont souvent mentionnés ensemble (par exemple, en 1 Rois 4. 25). Leurs fruits se forment à peu près en même temps, au milieu de l’été.
6. La vendange et le pressoir sont souvent associés au jugement, comme en Genèse 49. 11 et Apocalypse 14. 18 à 20.
Et Noé commença à être cultivateur, et il planta une vigne ; et il but du vin, et il s’enivra, et se découvrit au milieu de sa tente. Gen. 9. 20.
Moi, je suis le vrai cep, et mon Père est le cultivateur. Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il l’ôte ; et tout sarment qui porte du fruit, il le nettoie, afin qu’il porte plus de fruit. Jean 15. 1 et 2.
Les vignobles
Dans les temps bibliques la vigne n’était en général pas plantée le long de treillis. On laissait se développer les gros ceps, et de là partaient des branches qui s’étendaient sur le sol. La vigne demande beaucoup de soins, entre autres de l’engrais, et le désherbage. Mais la chose la plus importante, c’est la taille, qui exige beaucoup d’adresse, et qui est habituellement exécutée à la fin de l’hiver, quand la vigne est en repos. Le vigneron doit repérer où se produira la croissance à la prochaine saison, pour savoir quelles branches ôter, afin que la vigueur de la vigne soit utilisée au mieux. Sans la taille, il n’y aura pas de récolte de raisins. De la même manière, Dieu attend du fruit de son peuple sur la terre, et il travaille pour l’obtenir.
La première vigne ne produisit que des raisins maudits, bien que le cultivateur ait été un homme de la terre.
Dieu était heureux de trouver Israël en Égypte. C’était comme de trouver des premiers fruits (Osée 9. 10). Dieu a même écrit un cantique au sujet de sa vigne : « Je chanterai … un cantique de mon bien-aimé, sur sa vigne ». Toutefois, le deuxième verset de ce cantique est triste : « Il s’attendait à ce qu’elle produirait de bons raisins, et elle produisit des raisins sauvages » (És. 5. 1 et 2) et il est dit explicitement ce qu’est cette vigne : la maison d’Israël et les hommes de Juda.
« Moi, je suis le vrai cep », a dit le Seigneur Jésus. Pour que Dieu puisse trouver de la joie pour son cœur, il faut que ce soit par l’intermédiaire de son propre Fils. Et c’est à Lui que nous sommes liés de manière vitale. Une branche ne peut jamais porter de fruit par elle-même, elle doit rester attachée au cep. Notre Dieu et Père est le cultivateur. Serait-il possible qu’en taillant la vigne il l’endommage, ou que la taille ne produise pas plus de fruit ?
Et Samson s’en alla, et prit trois cents chacals ; et il prit des torches et tourna les chacals queue contre queue, et mit une torche entre les deux queues, au milieu. Et il mit le feu aux torches, et… il brûla tant les tas de gerbes que le blé sur pied et les plantations d’oliviers. Jug. 15. 4 et 5.
Le figuier embaume ses figues d’hiver, et les vignes en fleur exhalent leur parfum… Prenez-nous les renards, les petits renards qui ravagent les vignes, car nos vignes sont en fleur. Cant. 2. 13 et 15.
Tobija, l’Ammonite… dit : Au reste, pour ce que ceux-ci bâtissent, si un renard y montait, il ferait crouler leurs murailles de pierres. Néh. 4. 3.
Les renards et la vigne
Les renards, ces créatures nocturnes rusées, sont communs en Israël. Dans certaines parties de la Galilée, on peut entendre, la nuit, leurs aboiements venant des forêts ou des vignobles. Les renards sont des animaux élancés, de la taille d’un petit chien. Leur agilité – ils peuvent grimper même sur les pieds de vigne les plus frêles – est mentionnée en Néhémie 4, où Tobija suggère, en se moquant, que même l’animal le plus léger ferait s’écrouler la muraille.
Les fleurs de la vigne sont verdâtres et peu visibles, mais très parfumées. Au moment de la floraison, la vigne est particulièrement vulnérable. Si les fleurs ne se développent pas, il n’y aura pas de fruits.
Il semble inhabituel de rapprocher les renards et la vigne ! Mais l’Écriture se sert de ces petits animaux – encore considérés aujourd’hui par les cultivateurs comme une menace dans les vignes – comme un symbole des petites choses qui viennent dérober dans notre vie le fruit pour Dieu. Samson, quoiqu’il ait été un homme de foi, a agi selon la chair quand il employa des chacals (renards dans la version anglaise – le chacal tient du loup et du renard) pour détruire les récoltes des Philistins – des récoltes qui auraient pu donner de la nourriture à son peuple.
Celui qui parle, au chapitre 2 du Cantique des cantiques, déplore l’activité des renards et sous-entend qu’ils interfèrent dans les relations qu’il a avec sa bien-aimée. Des pensées, des soucis, des responsabilités – tout cela peut devenir des petits renards s’interposant dans notre relation avec le Seigneur Jésus. Et alors il n’y a pas de fruit produit.
Chaque arbre se connaît à son propre fruit ; car on ne récolte pas des figues sur des épines, on ne cueille pas non plus du raisin sur un buisson. L’homme bon, du bon trésor de son cœur, produit ce qui est bon, et l’homme mauvais, du mauvais trésor, produit ce qui est mauvais. Car de l’abondance du cœur, la bouche parle. Luc 6. 44 et 45.
Les ronces
L’une des premières choses qu’un observateur de la nature remarquerait au Moyen Orient, c’est le grand nombre de plantes piquantes : les épines, les bruyères arborescentes, les ronces, sont très communes. L’Écriture, souvent, ne fait pas la distinction entre elles, aussi ce verset est utile pour faire la différence entre les épines et les ronces, quoique nous ne puissions être sûrs de l’identité exacte de chacune d’elles. Vraisemblablement, la plante dont il est question ici est la vraie ronce, apparentée au framboisier des jardins. On trouve des ronces en abondance dans certaines régions d’Israël. Les fleurs sont blanches et parfumées. Les tiges courbées sont garnies de forts piquants pointus. Les fruits sont comestibles, mais on les cueille rarement, peut-être parce que les ronces poussent en buissons compacts et agressifs.
Il n’est pas possible de confondre les ronces et le raisin, aussi le Seigneur Jésus, par cette comparaison simple et claire, montre le résultat du bon et du mauvais fruit. Toute plante est connue par son fruit. Autrement dit, le caractère d’une plante se manifeste par ce qu’elle produit. La nature différente de la vigne et des ronces en est une illustration.
Le raisin est produit par la vigne, qui est facilement soignée, et qui prospère par la taille et les soins. En fait, elle ne produit pas de fruit si elle n’est pas taillée. Les ronces, au contraire, prospèrent sans soins dans les endroits sauvages. Le Seigneur résume son enseignement en comparant les ronces à l’homme méchant, et la vigne, à l’homme bon. D’une manière pratique, une vie qui prospère sous les tendres soins du vigneron, produira de bons fruits. Une vie indisciplinée, embarrassée dans les affaires du monde, ne produira pas de fruit qui plaise à Dieu.
Voici, tu te confies en ce bâton de roseau cassé, en l’Égypte, lequel, si quelqu’un s’appuie dessus, lui entre dans la main et la perce. És. 36. 6.
Et il m’amena là, et voici un homme, dont l’aspect était comme l’aspect de l’airain ; et il avait dans sa main un cordeau de lin et une canne à mesurer, et il se tenait dans la porte. Éz. 40. 3.
Il ne brisera pas le roseau froissé. Mat. 12. 20.
Les soldats… prirent Jésus… mirent un roseau dans sa main droite. Ils fléchissaient les genoux devant lui et se moquaient de lui … ils prirent le roseau et lui en frappaient la tête. Mat. 27. 27 à 30.
Le roseau
L’Écriture parle du roseau de deux manières : comme d’un instrument de mesure, et comme le symbole de la fragilité humaine.
En Israël, les roseaux sont communs sur les bords du Jourdain et de la mer de Galilée, près des sources, et dans les oasis du désert. Ce sont de hautes plantes ligneuses, communes presque partout dans le monde, dans les endroits humides. Les tiges sont longues et droites, et en conséquence utiles comme une sorte de canne à mesurer. Mais d’autre part, le roseau est creux et donc fragile.
Les roseaux sont mentionnés dans l’Évangile de Matthieu plus souvent que partout ailleurs dans le Nouveau Testament. Dans cet Évangile, ils sont en relation avec l’humilité du Seigneur Jésus. Sa douceur s’exprime, au chapitre 12. 20, en ce qu’il ne brisera pas la chose la plus délicate qui soit ; rien ne pourrait être plus frêle qu’un roseau froissé, cependant le Seigneur Jésus ne ferait pas de mal même à celui-là !
Le Saint Esprit a pris soin de faire remarquer comment les hommes, créés par Dieu, ont employé des choses de la création pour insulter le Seigneur Jésus – on lui a tressé une couronne d’épines, on lui a mis un roseau dans la main, mais dans l’esprit du passage du chapitre 12. 20, il a accepté ce qui n’était que moquerie – ce roseau simulant par dérision le sceptre de la royauté. Et ensuite il a été frappé sur la tête avec ce roseau ! Celui qui n’aurait pas brisé le roseau froissé a dû souffrir la honte d’être frappé par un roseau !
(Jésus) disait aussi : Comment comparerons-nous le royaume de Dieu, ou par quelle parabole le représenterons-nous ? Il est semblable à un grain de moutarde : quand il est semé sur la terre, c’est la plus petite de toutes les semences de la terre ; mais une fois semé, il monte, devient plus grand que toutes les herbes et pousse de grandes branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent demeurer sous son ombre. Marc 5. 30 à 32.
Si vous avez de la foi comme un grain de moutarde, vous direz à cette montagne : transporte-toi d’ici là-bas, et elle se transportera ; et rien ne vous sera impossible. Mat. 17. 20.
La graine de moutarde
Le Seigneur Jésus était le Maître qui enseignait parfaitement ! Au travers de paraboles, il présentait de profondes vérités spirituelles à des personnes simples. La graine de moutarde, qui n’est mentionnée que dans le Nouveau Testament, en est un exemple.
Cette plante n’est pas identifiée exactement de façon certaine. Ce peut être la moutarde noire ou la moutarde blanche, deux plantes voisines mais distinctes, qui sont abondantes en Israël. La graine de l’une et de l’autre mesure environ 3 millimètres, ce n’est donc pas la plus petite graine mais c’est la plus petite de celles qu’on plante en terre. Le Seigneur ne la comparait pas à toutes les plantes, mais seulement à celles qui étaient cultivées couramment.
Mais il y a peu de plantes qui grandissent autant en une saison que la moutarde. Ainsi, les deux caractéristiques de la plante de moutarde sur lesquelles le Seigneur insiste sont le format réduit de la graine et la grandeur de la plante par rapport à la graine. J’ai vu des plantes de moutarde de plus de trois mètres de haut près du Jourdain, mais aucune de ces plantes de moutarde ne pourrait permettre à des oiseaux d’y faire leurs nids. Le Seigneur parlait évidemment de quelque chose d’aberrant, de grotesque. Une troisième caractéristique de la plante, qui n’est pas mentionnée dans l’Écriture, c’est la germination rapide de la graine : une graine plantée un jour commencera à pousser le lendemain.
Pourquoi notre Maître attire-t-il notre attention sur l’insignifiante graine de moutarde comme un exemple de foi personnelle en Dieu ? Peut-être parce que, si petite et insignifiante qu’elle soit, elle a une énergie cachée pour réagir et donner la vie ! Elle est également le symbole de la chrétienté professante.
Et l’Éternel dit à Moïse : Prends des drogues odoriférantes, du stacte et de la coquille odorante, et du galbanum – des drogues odoriférantes, et de l’encens pur : de tout, à poids égal ; et tu en feras un encens composé, d’ouvrage de parfumeur, salé, pur, saint. Ex. 30. 34 et 35.
L’encens
L’encens est préparé avec la sève de plusieurs espèces d’arbres et d’arbustes de la Péninsule Arabique et d’Afrique du Nord. C’est une résine gommeuse qui peut suinter naturellement des plantes, ou dont on peut stimuler la production par des incisions dans la tige. Laiteuse au départ, la résine, en se desséchant, forme des gouttes claires et dures, en forme de larmes, d’une teinte jaunâtre, qui sont récoltées deux mois après qu’on ait fait les incisions.
Cette résine a différents usages, à part l’encens. On l’emploie en petite quantité pour parfumer des bonbons ou des mets cuits, et comme médicament pour arrêter les hémorragies. L’encens est commun sur les marchés du Moyen Orient. Malgré la demande, il ne représente pas une production commerciale importante. Il est encore récolté à la main et transporté par caravanes depuis des endroits reculés de la Péninsule Arabique vers les marchés. Du fait que l’encens est l’un des produits naturels qui ont le plus de valeur dans la région, on en a fait une récolte abusive qui a fait diminuer la quantité des plantes.
La formule donnée en Exode 30 ne précise pas les quantités, seulement le fait d’une proportion égale des ingrédients. On devait y ajouter du sel. L’encens devait être moulu finement pour qu’il brûle plus facilement.
L’encens, bien qu’associé à l’offrande de gâteau, ne devait pas être mangé par le sacrificateur, mais devait être offert entièrement à Dieu. De même que l’offrande elle-même, qui est une image bien connue de l’humanité parfaite du Seigneur Jésus, l’encens devait être finement moulu, ce qui reflétait le fait que le Seigneur Jésus était absolument parfait dans les moindres détails de sa vie, et qu’il faisait les délices de Dieu en toute chose.
Je suis le narcisse de Saron, le lis des vallées. Comme le lis entre les épines, telle est mon amie entre les filles… Mon bien-aimé… paît parmi les lis. (Cant. 2. 1 et 2. 16).
Étudiez les lis des champs, comment ils croissent ; ils ne travaillent ni ne filent ; mais je vous dis que même Salomon dans toute sa gloire n’était pas vêtu comme l’un d’eux. Mat. 5. 28 et 29.
Le lis
Le lis est mentionné uniquement en relation avec l’ornementation du temple, la restauration d’Israël (Osée 14), le Sermon sur la montagne, et huit références dans le Cantique des cantiques.
Il n’est pas possible d’identifier avec certitude la plante citée comme étant un lis. Apparemment le mot traduit par lis peut être employé pour décrire n’importe quelle fleur plaisante. Le narcisse (ou la rose) de Saron en est un exemple. Du fait qu’il est lié à la plaine fertile du Sharon, cela pourrait être un narcisse ou un glaïeul sauvage, ces deux fleurs apparaissant parfois en grande quantité. Les lis sur les piliers et la cuve d’airain du temple édifié par Salomon sont problématiques.
Les « lis des champs » mentionnés dans les Évangiles de Matthieu et de Luc sont probablement les anémones qui tapissent les versants des collines à la fin de l’hiver.
Ce sont de grandes fleurs bien visibles, d’environ douze centimètres de diamètre, dans des tons de rouge, bleu et rose. Il y en a quelquefois des milliers sur une petite surface.
Le Seigneur Jésus, parlant de lui-même, dit qu’il est plus grand que Salomon (Mat. 12. 42 et Luc 11. 31). En Matthieu 6, il nous dit que les fleurs sauvages, que sa main a créées, sont plus belles que Salomon dans toute sa gloire, c’est-à-dire Salomon dans ses plus beaux vêtements royaux. Cependant Salomon ne pouvait pas avoir la beauté d’une fleur, et encore moins en créer une.
Notre grand Enseignant nous enjoint de « considérer » les fleurs sauvages. Si cette étude est profitable, comme il est encore meilleur de considérer Celui qui a créé ces fleurs !
D’après The Lord is near 1991 et 1992
L. J. Musselman

LA DIVINITÉ DE JÉSUS CHRIST
1. Jésus, parfaitement homme et parfaitement Dieu
Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu… Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous, et nous avons contemplé sa gloire. Jean 1. 1 et 14
S’il y a une vérité qui a été attaquée dès le début du Christianisme et jusqu’à nos jours, c’est bien la divinité de Jésus Christ. Les gens se contentaient de Le décrire comme un homme bon, ou un grand prophète, mais en tout cas jamais plus qu’un homme, alors que la Bible affirme son origine divine en relation avec son humanité. Quoique distincte dans sa Personne, sa nature est identique à celle de Dieu le Père. Notre esprit limité ne peut pas comprendre cela.
Jésus Lui-même a confirmé sa divinité : Il a proclamé : « Moi et le Père, nous sommes un » (Jean 10. 30) ; et encore : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14. 9). Il a affirmé son existence dans l’éternité passée, comme étant Celui qui a déclaré dans l’Ancien Testament : « Je suis celui qui suis » (Ex. 3. 14) et Il s’est fait connaître aux Juifs en leur disant : « En vérité, en vérité, je vous dis : Avant qu’Abraham fût, Je suis » (Jean 8. 58).
Le fait que Jésus a pu dire : « Mon Père est plus grand que moi » (Jean 14. 28) ne contredit absolument pas le fait qu’Il revendique Sa divinité : c’est plutôt la parfaite manifestation de Son humilité. Il a condescendu à assumer une forme humaine, ayant « été fait un peu moindre que les anges » (Héb. 2. 9) afin de mourir sur la croix pour tous ceux qui croiraient en Lui.
Jésus était adoré comme étant Dieu. Quand Il était encore un petit enfant, les mages venus de l’Orient se sont prosternés devant Lui (Mat. 2. 11) et ses disciples Lui ont rendu hommage après qu’Il eût calmé la tempête (Mat. 14. 33).
Il y a eu ensuite l’homme qui était né aveugle et auquel Jésus a rendu la vue (Jean 9. 38), et l’adoration de Thomas lorsqu’il a pris conscience que Jésus était ressuscité (Jean 20. 28).
2. Le Créateur venu auprès de Sa créature
Dieu nous a parlé dans le Fils… le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de ce qu’il est, [qui] soutient tout par la parole de sa puissance. Héb. 1. 1 et 3.
Incontestablement, le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair. 1 Tim. 3. 15.
De nombreux textes de la Bible témoignent de la divinité de Jésus Christ. Jésus Lui-même affirme sa divinité et reçoit l’hommage qui est dû à Dieu.
Jésus a été appelé Dieu par le Père Lui-même. Nous sommes profondément émus par la parole prophétique du psaume où Jésus dit : « Mon *Dieu, ne m’enlève pas à la moitié de mes jours ! … » (Ps. 102. 24). Le Père répond : « Tes années sont de génération en génération ». Puis Il rappelle sa gloire de Créateur des cieux et de la terre et déclare : « Mais toi, tu es le Même, et tes années ne finiront pas », Il existe en dehors des limites du temps.
Les premiers versets de l’épître aux Hébreux mettent en évidence d’une façon glorieuse la grandeur de Dieu le Fils, à la fois au-dessus des prophètes par lesquels Dieu avait parlé précédemment, et des anges qui Lui rendent hommage. Le contraste avec ces derniers est accentué par la déclaration du Père au sujet de son Fils : « Ton trône, ô Dieu, est aux siècles des siècles » (v. 8).
Dieu Lui dit aussi : « Tu es mon Fils, moi je t’ai aujourd’hui engendré » (v. 5 ; Ps. 2. 7). Cette parole nous apprend que, après que les Juifs aient refusé le message divin que les prophètes leur avait fait connaître, le Père a introduit le Fils dans le domaine du temps, en l’envoyant dans le monde. C’est ainsi que « la Parole devint chair et habita au milieu de nous » (Jean 1. 14).
Quel mystère que celui de l’incarnation ! Dieu le Fils a pris notre nature, mais la Bible affirme qu’Il n’a ni connu, ni commis le péché, et qu’Il n’y avait pas de péché en Lui (2 Cor. 5. 21 ; 1 Pier. 2. 22 ; 1 Jean 3. 5). Il pouvait être ainsi la seule victime sainte capable de porter nos péchés sur la croix de Golgotha.
3. La gloire et la grandeur de l’Homme céleste
Tout a été créé par lui et pour lui, et lui est avant tout, et tout subsiste par lui. Col. 1. 16 et 17.
Jésus est appelé Dieu par les apôtres. Paul déclare qu’Il est « sur toutes choses Dieu béni éternellement » (Rom. 9. 5) et il Le nomme ailleurs : « notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ » (Tite 2. 13). En nous avertissant de prendre garde aux idoles, Jean proclame, en contraste, au sujet de Jésus Christ : « lui est le Dieu véritable et la vie éternelle » (1 Jean 5. 20).
Jésus régnera un jour sur tout, comme étant Dieu. Déjà dans le Psaume 8, la grandeur de la création est mise en contraste avec la faiblesse du premier homme. Puis, juste après, la grandeur du second Homme (Christ) est présentée, Lui sous les pieds duquel seront placées toutes choses. Le verset ci-dessus, du premier chapitre de l’épître aux Colossiens, confirme que « tout a été créé par lui » et que « tout subsiste par lui ». Ainsi, sans Son intervention, la matière n’aurait pas pu exister, car c’est la prérogative de Dieu de créer à partir de rien. De la même manière, sans Son soutien permanent, le monde physique dans lequel nous vivons retournerait au chaos d’où il a été tiré.
Dans le livre de l’Apocalypse, l’apôtre Jean voit le Seigneur comme étant « la racine de David » (Apoc. 5. 5), c’est-à-dire Celui qui existait avant David et qui seul est digne d’ouvrir le livre des jugements divins qui doivent tomber sur la terre. Considérant une telle majesté, l’ensemble des croyants chante un cantique nouveau, des milliers d’anges énumèrent sept caractères de Son excellence et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre et au dessous d’elle, sur la mer et en elle, proclament Sa gloire à toujours.
Le jour vient bientôt où « tout genou des êtres célestes, terrestres et infernaux » se pliera devant Lui (Phil. 2. 10). Que nous puissions tous le faire de tout cœur et joyeusement dès aujourd’hui !
D’après « The Good Seed » septembre 2022

TRADUCTION DE FEUILLETS (36)
« Paul eut de nuit une vision : un Macédonien se tenait debout, lui faisant cette requête : Passe en Macédoine et aide-nous ! » Actes 16. 9.
NE PAS NÉGLIGER LES OCCASIONS D’ANNONCER LA BONNE NOUVELLE DU SALUT EN JÉSUS CHRIST
Un missionnaire était en déplacement en Chine et devait attendre longtemps, dans un port, un navire pour la suite de son voyage. Il en était d’abord irrité, cependant le Seigneur Jésus lui rappela que même les retards ont un sens.
Aussi il employa ce temps libre à offrir des traités autour de lui. A cette occasion il vit un prêtre assis à la porte d’un temple. Il lui parla et apprit qu’il avait plus de 80 ans. Il était maintenant inquiet à l’égard de ce qui lui arriverait lorsqu’il serait retiré du monde. Cela fut l’occasion pour le missionnaire de lui annoncer l’amour de Dieu et la voie du salut. Le vieillard écoutait, les larmes aux yeux. Il regarda alors le missionnaire et lui demanda : Pourquoi n’es-tu pas venu plus tôt me dire cela ?
Naturellement, on peut poser partout cette question : Pourquoi pas plus tôt ? Pourquoi personne n’en a-t-il parlé ? Et qu’en est-il quand on pose cette question dans notre entourage immédiat ? Là où nous avons grandi, ou là où nous habitons maintenant. Combien de personnes y a-t-il là, qui ne connaissent rien de Dieu, ou dont les connaissances ne sont que rudimentaires. Comme l’ouvrier qui m’a dit récemment : Ce que je sais de Dieu, c’est ce qu’un enfant de huit ans connaît.
Lorsque l’apôtre Paul, après son deuxième voyage missionnaire, hésitait, parce que les voies et les possibilités étaient bouchées, il lui apparut le Macédonien, qui lui déclara : Passe en Macédoine et aide-nous !
Peut-être que l’endroit où nous devons aller n’est pas aussi loin que nous le pensons. Peut-être est-ce à côté ? Paul se mit aussitôt en route. Et nous ?
D’après der Herr ist nahe novembre 2022
« Ils méprisèrent le pays désirable ; ils ne crurent point à sa parole ; et ils murmurèrent dans leurs tentes, ils n’écoutèrent pas la voix de l’Éternel ». Psaume 106. 24 et 25
TRÉSORS MÉPRISÉS
Oui, il peut arriver qu’on méprise quelque chose de précieux, qu’on néglige une chose de valeur, qu’on laisse de côté un trésor.
Un touriste visitait le musée Bunyan à Bedford, en Angleterre. Bien que John Bunyan (1628-1688) soit mort depuis longtemps, sa grande œuvre, Le Voyage du Pèlerin, perdure. Ce livre décrit par une allégorie (au sens figuré) le chemin de foi d’un chrétien. Il a été traduit dans plus de 200 langues et c’est l’une des œuvres les plus importantes de la littérature anglaise.
Après avoir visité le musée, le visiteur fait la remarque à la réceptionniste qu’il est étonnant qu’un petit livre aussi simple, écrit par un homme inculte, soit devenu aussi célèbre. Au début, elle hésite, puis elle dit : « Vous avez probablement raison, mais je dois avouer que je n’ai encore jamais lu le livre ». Il écrit à ce sujet : « Que pouvez-vous dire à une personne qui vend des billets pour un musée qui doit son existence à un seul livre, et qui n’a même pas lu l’ouvrage lui-même ? Quel remarquable exemple de pauvreté auto-imposée !
Peut-être que vous n’avez jamais lu la Bible, peut-être qu’elle vous semble trop difficile à comprendre, ou que vous n’en avez pas eu le temps. Alors vous aussi avez méprisé un trésor, vous avez ignoré sa valeur. Quelle perte !
Un des auteurs des Psaumes a écrit : « J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin » (Ps. 119. 162). Il savait à quel point ce trésor était précieux. Faisons comme lui, lisons les trésors contenus dans la Bible !
D’après die gute Saat octobre 2022
« La Loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ ». Jean 1. 17.
LOI ET ÉVANGILE
Dieu donna à Moïse les dix commandements. Ils étaient saints, justes et bons et étaient donnés pour la vie, mais ils ont conduit à la mort parce qu’ils ont révélé les offenses et les transgressions. Alors Jésus-Christ est venu et a apporté la bonne nouvelle, l’évangile.
La loi et l’évangile ont des rôles et des objectifs différents :
– La loi me montre mes péchés – l’évangile me montre comment ils peuvent être pardonnés (Rom. 3. 20 ; 1 Jean 1. 9).
– La loi conduit au jugement – l’évangile a apporté le salut (Rom. 3. 19 ; Éph. 1. 7).
– La loi parle de paiement, parce que je suis endetté – l’évangile annonce que Christ a payé pour moi (Jac. 2. 10 ; Marc 1. 45).
– La loi prédit la mort, parce que j’ai péché – l’évangile parle de vie, parce que mes péchés peuvent être pardonnés (Héb. 10. 28 ; Jean 3. 16).
– La loi déclare que le péché doit être puni – l’évangile dit que Christ a payé la peine que je méritais (Rom. 2. 12 ; 6. 23).
– La loi parle de la colère de Dieu – l’évangile annonce l’adoption par le sang de Christ (Rom. 3. 19 ; 5. 9 et 11).
– La loi exige la justice et les bonnes œuvres ; elle demande ce que je peux offrir à Dieu en paiement. L’évangile répond : Christ est ma justice et ma sainteté, Il a payé pour moi (Lév. 18. 5 ; 1 Cor. 1. 30).
Votre but dans la vie est-il encore d’accomplir la Loi – ou l’évangile vous a-t-il déjà atteint ?
D’après die gute Saat octobre 2022
« Qu’il ne m’arrive pas de me glorifier, sinon en la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par laquelle le monde m’est crucifié, et moi au monde ». Gal. 6.14.
LA ROSE DE LUTHER
Ceux qui visitent ce qu’on appelle les Sites de Luther voient souvent la « Rose de Luther ». Le réformateur y exprimait symboliquement l’essentiel de ce qu’il avait reconnu dans la Bible. Au centre de la rose de Luther se trouve une croix noire dans un cœur rouge. Il est entouré d’une rose blanche sur fond bleu, elle-même entourée d’un anneau d’or. À l’été 1530, lors de la Diète d’Augsbourg, Luther écrivit une lettre à Lazare Spengler, greffier de la ville de Nuremberg, lui expliquant les armoiries :
« La première chose devrait être une croix, noire dans le cœur rouge, afin que je puisse me rappeler que la foi dans le crucifié nous sauve. Car si l’on croit du fond du cœur, on devient juste… Mais un tel cœur devrait se tenir au milieu d’une rose blanche et joyeuse, pour montrer que la foi donne la joie, le réconfort et la paix, et non comme le monde donne. C’est pourquoi la rose devrait être blanche, non pas rouge… Mais une telle rose se tient dans un champ bleu ciel, de sorte qu’une telle joie est le début d’une future joie céleste. Et autour d’un tel champ un anneau d’or, de sorte qu’un tel bonheur dans le ciel dure pour toujours et n’a pas de fin, et qu’il est aussi plus précieux que toute joie et tout bien, tout comme l’or est le minerai le plus élevé et le plus précieux.
Qu’est-ce que Luther a découvert dans la Bible ? Il a reconnu que l’homme n’est pas accepté par Dieu par des actes, des pénitences ou des indulgences, mais seulement par la foi au Seigneur Jésus, crucifié et ressuscité. Quiconque accepte ce message de la croix et place sa confiance en Christ connaîtra la joie, le réconfort et la paix – maintenant et pour toujours !
D’après die gute Saat octobre 2022
« Le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur ». Romains 6. 23.
REINE DES CIEUX
« Queen of the Skies » – c’est ainsi que l’on appelait la pilote américaine Amelia Earhart (1897-1937). Elle était courageuse et a établi de nombreux records : elle a survolé sans escale les États-Unis de la côte ouest à la côte est en un temps record et a été la première personne à voler seule d’Hawaï à la Californie. Mais cela ne lui suffisait pas. Un nouveau projet devait surpasser tous les autres records : elle voulait faire le tour de la terre au-dessus de l’équateur par étapes.
Le 1er juin 1937, elle part de Miami, en Floride. Après environ 47 000 kilomètres de vol, elle voulait arriver en Californie le jour de la fête nationale, le 4 juillet. Elle a atteint la Papouasie-Nouvelle-Guinée et a fait son dernier survol à travers le Pacifique. Pour ce faire, elle devait faire le plein entre la Nouvelle-Guinée et Hawaï – sur la petite île de Howland. Mais elle n’y est jamais arrivée.
En 2012, des scientifiques ont présenté quelques découvertes qui pourraient peut-être expliquer le mystère de sa disparition : les restes d’une pantoufle de dame des années 1930, fabriquée aux États-Unis, et deux morceaux de plexiglas qui ont exactement la courbure de la fenêtre de la cabine de son avion. Cependant, ils viennent d’une île inhabitée et sans eau, à environ 560 kilomètres de l’île Howland. Amelia avait-elle manqué la cible et était-elle morte ?
Nous sommes également sur un vol en étapes du voyage de notre vie. Et peu importe ce qui est déjà derrière nous, la dernière phase, décisive, est encore devant nous. Allons-nous atteindre le but, le ciel ?
Nous ne pouvons pas nous permettre de manquer le but, sinon nous sommes perdus ! Et nous avons tous péché, ce qui signifie que nous ne sommes pas sur la bonne voie. Par conséquent, il est nécessaire que nous suivions le chemin donné par Dieu pour notre salut : « la foi en Jésus-Christ et en Son sacrifice qui a expié nos péchés ».
D’après die gute Saat novembre 2022
« Vous saurez que je suis l’Éternel ». 1 Rois 20. 28.
LA BROCHURE FROISSÉE
Enfin, les enfants peuvent à nouveau jouer dehors après le temps pluvieux. Au bout d’un moment, le petit Tim découvre une petite brochure dans la rue. Tel qu’elle est, sale et froissée, il la met dans sa poche. À la maison, il montre son « trésor » à sa mère. Elle ne jette pas immédiatement la feuille abîmée, mais commence à la lire. Ce message d’un Dieu d’amour et de son Fils, Jésus-Christ, qui est venu sur la terre comme Sauveur, est nouveau pour elle. Les mots précieux touchent son cœur.
Quelques jours plus tard, la mère rencontre un nouveau voisin. Tout d’abord, ils parlent de la maison, du jardin et de la famille. Après quelques minutes, ils finissent par se retrouver sur le sujet de la foi. Ce qui est intéressant, c’est que le nouveau voisin parle aussi de Jésus, qui a dû souffrir et mourir sur la croix à cause de notre culpabilité. Il affirme que quiconque accepte personnellement Jésus par la foi sera sauvé.
Le cœur de la mère est touché. Le meilleur message du monde lui parvient – d’abord à travers un papier froissé et maintenant à nouveau à travers un voisin courageux. Elle reconnaît : Jésus est le Sauveur qui a donné sa vie pour moi aussi. Sans Jésus-Christ, je suis éternellement perdue. Elle se retire dans une pièce pour prier. Elle confesse sa culpabilité de péché devant Dieu et confie sa vie au Seigneur Jésus.
Dieu utilise différentes façons d’apporter Son message aux cœurs préparés : à travers un papier sale et froissé qu’un petit garçon rapporte à la maison – ou peut-être à travers la page du calendrier que vous lisez.
D’après die gute Saat novembre 2022
« Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis,vous, vous soyez aussi ». Jean 14. 3.
LE RETOUR DE DAVID LIVINGSTONE
Le missionnaire et explorateur David Livingstone (1813-1879) voyageait à travers l’Afrique pour la deuxième fois avec une colonne de fidèles porteurs de la tribu Makololo. À un moment donné, ses fonds s’épuisaient. Avec ce qui lui restait, il a réussi à persuader un chef du Zambèze de subvenir aux besoins de ses 300 hommes. Il voulait se rendre en Angleterre, y collecter de nouveaux fonds et retourner en Afrique. Il a promis aux Makololo de revenir dès que possible et de les ramener ensuite dans leur patrie (en face de Zanzibar) sur un grand navire.
Livingstone partit pour l’Angleterre. Bientôt, le peuple du Zambèze commença à se moquer : « Pensez-vous que l’homme blanc reviendra un jour ? Où trouve-t-on un homme blanc qui sacrifie du temps et de l’argent pour les Noirs ? » Les Makololo répondirent : « Vous ne connaissez pas notre père ! Il donnerait sa vie pour nous ! Il reviendra sûrement et nous ramènera à la maison ! »
Une année s’est écoulée. Plusieurs Makololo sont tombés malades et sont morts. Une deuxième année s’est écoulée. Les moqueries du peuple du Zambèze sont devenues de plus en plus mordantes. Le peuple Makololo est cependant resté d’autant plus affirmatif : « Il reviendra certainement ! »
Et en effet, un jour, on put entendre au loin un rugissement, un bruissement, et un grondement d’un genre inconnu. Tout le monde s’est précipité jusqu’au fleuve. Un grand bateau à vapeur s’approchait, le premier à naviguer sur le Zambèze. En clamant : « Notre père ! Notre père ! », tous se jetèrent à l’eau, montèrent à bord du navire et se jetèrent dans les bras de l’homme fidèle.
Les chrétiens, qui ont cru de cœur en Jésus Christ comme leur Sauveur, ont sa promesse du verset ci-dessus. Ils peuvent attendre leur Seigneur tous les jours. Car Il revient bientôt !
D’après die gute Saat novembre 2022
« Ce fut… à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent nommés chrétiens ». Actes 11. 26.
« Retire-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur » Luc 5. 8.
QUI EST CHRÉTIEN ?
Un homme d’affaires âgé raconte :
Je suis anglais et j’étais sur l’île de Singapour lorsque la Seconde Guerre mondiale a éclaté. Les Japonais nous ont attaqués et beaucoup d’entre nous sont morts. Avec un bateau de pêche chinois, j’ai réussi à m’échapper en Indonésie.
Le sauvetage a été un miracle pour lequel je voulais remercier Dieu dans la plus grande église de Java, mais la porte de l’église était fermée. À la fin de la guerre, j’ai été envoyé dans un camp de prisonniers de guerre. L’un des gardes était différent des autres. Il chantait des cantiques chrétiens et parlait de Jésus dans son anglais très limité.
Un jour, il m’a demandé si j’étais chrétien. Il s’est réjoui quand j’ai dit que oui et a été déçu quand j’ai ajouté : « Nous sommes tous chrétiens ! » Il a essayé de m’expliquer ce que cela signifiait d’être un chrétien. Il mentionnait constamment Jésus-Christ comme s’Il était un de ses amis personnels. Une grande partie de ce qu’il disait, je ne le comprenais pas. Il y avait 3 000 hommes dans le camp, mais il n’y avait pas de chrétien comme celui-là parmi nous. Nous ne mentionnions le nom de Jésus que pour blasphémer et maudire. Nous avons été ensuite transférés en Nouvelle-Guinée, puis de nouveau en Indonésie. Pendant les traversées, près de la moitié des hommes sont morts. Finalement, j’ai été libéré.
Dieu m’avait épargné et j’avais l’impression qu’il avait quelque chose en réserve pour moi. Je suis donc allé dans un centre missionnaire. Ils m’ont dit : « Dites-nous pourquoi vous croyez qu’on devrait devenir chrétien ! »
Qu’auriez-vous dit à ma place ? Que signifie être chrétien ? Et alors, comment devient-on chrétien ?
– Miraculeusement, j’ai été épargné par la Seconde Guerre mondiale. Je voulais remercier Dieu et parler de Jésus aux autres. Mais quand on m’a demandé pourquoi je croyais qu’on devrait devenir chrétien, j’ai essayé de l’expliquer, mais sans y réussir.
Je suis rentré chez moi et j’ai commencé à étudier le christianisme. Ce faisant, j’ai découvert que je n’étais pas chrétien du tout et que je ne menais pas une vie chrétienne. J’ai essayé de m’améliorer, mais je n’ai pas réussi. Et plus j’essayais, plus j’étais découragé.
Puis un prédicateur a parlé de Simon Pierre, qui est tombé à genoux devant Jésus et a dit : « Je suis un homme pécheur, Seigneur ». Il a parlé de la croix et de l’amour de Dieu pour les pécheurs, de ce que Dieu a envoyé Son Fils pour payer le prix de ma dette. Dieu m’a montré que le Seigneur Jésus est mort sur la croix pour les pécheurs comme moi et que Son sang précieux a été versé pour mon salut. Je l’ai accepté comme mon Sauveur. Maintenant je suis sauvé, maintenant je suis enfin un chrétien.
Quand j’ai été libéré du camp de prisonniers de guerre, j’ai été grandement soulagé – mais ma joie d’être libéré du fardeau du péché était plus grande encore. Et plus je lisais la Bible et plus j’en apprenais sur mon Sauveur, plus ma joie s’approfondissait. Je ne pouvais pas me lasser de cette lecture.
Depuis lors, je suis un chrétien heureux et je peux aussi expliquer pourquoi tout le monde devrait devenir chrétien.
Jésus a dit : « En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui croit en moi a la vie éternelle » (Jean 6. 47). C’est seulement ainsi qu’on devient chrétien !
D’après die gute Saat novembre 2022
« Le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché ». 1 Jean 1. 7.
LE LIVRE AVEC LE SANG
Une dame missionnaire âgée rapporte :
J’ai rendu visite à une voisine à l’hôpital. Je lui ai aussi lu quelques versets de la Bible.
Soudain, j’ai été interrompue par la femme couchée dans le lit voisin. Elle s’est redressée avec difficulté et m’a demandé : « Votre livre parle-t-il du sang qui purifie du péché ? » Quand je me suis approchée d’elle, elle m’a posé à nouveau la même question.
– Chère madame, dis-je, pourquoi voulez-vous entendre parler du sang qui purifie de tout péché ?
Sa tête est retombée sur son oreiller: « Pourquoi est-ce que je veux savoir cela ? Je mourrai bientôt et alors je me tiendrai devant Dieu. J’étais une femme méchante, j’ai vécu une vie mauvaise, et je sens que je dois Lui rendre compte de tout le mal que j’ai fait. Mais une fois, il y a longtemps, je suis passée devant une porte et quelqu’un lisait un livre. Et j’ai entendu parler du sang qui purifie du péché. Si seulement je pouvais savoir de quoi il s’agit ! »
Elle m’a regardée : Dites-moi, est-ce que votre livre dit quelque chose sur le sang qui rend pur ? J’ai acquiescé, je me suis assise près d’elle et je lui ai lu le premier chapitre de la première épître de Jean. La femme semblait absorber chaque mot. Presque tout de suite, elle a compris que les paroles que je lisais répondaient à sa question. A mesure que je lisais lentement, je voyais comment elle trouvait la paix et la joie dans la foi en Jésus-Christ, qui a donné Sa vie pour que les gens puissent avoir le pardon de leurs péchés.
Peut-être y a-t-il aussi dans votre vie du péché et de la culpabilité qui vous accablent et dont vous aimeriez être libérés ? Vous trouverez la réponse dans le sang de Jésus-Christ, dont la mort sur la croix a expié les péchés de tous ceux qui croient en Lui, et les a rendus justes devant Dieu.
D’après die gute Saat novembre 2022
« Je n’ai pas honte de l’évangile, car il est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit ». Romains 1. 16.
THÉORIE ET PRATIQUE
Il y a des personnes qui portent un jugement prématuré sur l’évangile, le message de Dieu à l’humanité : Il n’a pas d’effets. Il y a encore des meurtriers et des faussaires.
Eh bien ! Imaginez une entreprise qui fabrique des tondeuses à gazon. L’entreprise se développe, et son directeur s’entretient avec les clients et les fournisseurs. Le site de l’entreprise est bien entretenu, mais juste à côté se trouve une grande surface couverte de mauvaises herbes, qui n’est pas belle à voir et qui attire le regard de tous ceux qui viennent dans le magasin. Quelques clients remarquent avec ironie : Les tondeuses sont de bonne qualité mais, apparemment, elles ne peuvent pas débarrasser le terrain voisin de ses mauvaises herbes ! Le responsable du magasin explique souvent : Malheureusement nous ne pouvons pas acheter cette parcelle, ni même y entrer. Si cela nous était possible, nos tondeuses montreraient leur efficacité. Mais on ne nous le permet pas.
C’est exactement le même cas avec l’Évangile. Si on lui permet d’agir dans la vie des personnes, et qu’il est écouté et reçu, il change les cœurs, car il est « la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit ». Mais si quelqu’un a annoncé : Entrée interdite, et que l’évangile ne peut pas pénétrer dans un cœur, les choses ne changeront pas.
– Permettez-moi de vous demander : Qu’en est-il de vous ? Refusez-vous l’entrée à Jésus Christ, ou L’avez-vous reçu comme votre Sauveur et Seigneur ? « A tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, c’est-à-dire à ceux qui croient en son nom » (Jean 1. 12).
D’après the good Seed octobre 2022
« Je connais tes œuvres, je sais que tu as le nom de vivre, et tu es mort » Apocalypse 3. 1.
SOMMES-NOUS DES CHRÉTIENS ?
Une exposition impressionnante sur le sujet des Momies égyptiennes, dans une grande ville, attira de nombreuses personnes. Plus de 220 000 visiteurs participèrent à 2800 visites guidées. Ces momies n’avaient pas seulement un intérêt historique, elles peuvent aussi donner des leçons importantes dans des questions de foi. Un pasteur a fait la comparaison suivante, qui illustre exactement le passage ci-dessus.
Les Égyptiens savaient comment embaumer les cadavres de manière tellement efficace que la corruption n’est pas intervenue jusqu’à aujourd’hui. On a trouvé de telles momies dans les pyramides et dans des tombeaux. Ce qui est intéressant à ce sujet, c’est que les Égyptiens, avant de mettre les corps dans les cercueils, les lavaient et les habillaient pour leur donner l’air d’être vivants. Avec du rouge à lèvres et toutes sortes de colorants, on leur donnait une apparence réelle de vie. Mais ils étaient et demeuraient, des cadavres. J’ai l’impression que la chrétienté est comparable à de telles choses. Il y a des gens qui, selon toute apparence, sont bien des chrétiens, mais qui ne connaissent rien de la vie de Dieu, par laquelle notre ego est mort et l’on est gouverné par l’Esprit de Dieu.
– Je dois affirmer catégoriquement ceci : il est absolument faux de prétendre que nous sommes des chrétiens si nous n’avons pas une relation personnelle avec le Seigneur. Nous devons insister sur ceci, c’est que, à moins que quelqu’un soit né de nouveau, il ne peut pas voir le royaume de Dieu ! Avons-nous vraiment la vie de Dieu ?
« A tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, c’est-à-dire à ceux qui croient en son nom – qui sont nés … de Dieu » (Jean 1. 12).
D’après the good Seed novembre 2022
« Ceux qui sont sur le roc sont ceux qui, lorsqu’ils entendent la Parole, la reçoivent avec joie ; ceux-là n’ont pas de racine : ils ne croient que pour un temps et, au moment de l’épreuve, ils se retirent ». Luc 8. 13.
UNE CONVERSION APPARENTE
Oui, il existe malheureusement une telle chose. Des signes montrant qu’on a eu des émotions religieuses ne signifient pas nécessairement qu’il y a eu conversion. Quelqu’un peut, par exemple, être dans la détresse parce qu’il doit subir les conséquences de quelque péché. Il reconnaît son état de perdition et soupire après la rédemption. Il commence à s’intéresser à la foi chrétienne, mais le temps passe, des difficultés interviennent dans sa vie, et tout demeure en l’état. Une conversion, d’autre part, est un changement fondamental et permanent dans la vie de quelqu’un, qui ne peut échapper à la vue des autres.
Il arrive que quelqu’un commence à prier dans des circonstances de danger. Les gens, alors, déclarent qu’ils ont appris à croire en Dieu. Peut-on dire, dans ce cas, qu’ils sont convertis ? Non, ils n’ont pas reconnu que leur vie était une faillite devant Dieu. Leur culpabilité est encore présente, parce que le pardon de leurs péchés est encore absent. Ce pardon n’est donné que sur la base du sang versé de Jésus Christ. Quelqu’un qui dit simplement : J’ai retrouvé le chemin vers Dieu, n’est pas sauvé, mais seulement celui qui vient au Sauveur avec une véritable confession de ses péchés et tourne le dos, une fois pour toutes, à sa vie antérieure sans Dieu.
Quiconque a fait l’expérience d’une conversion authentique louera la miséricorde et la grâce de Dieu. Il affirmera que rien ni personne ne peut le séparer de l’amour de Dieu.
D’après the good Seed novembre 2022
« Jusqu’à ce qu’ils se reconnaissent coupables et recherchent ma face. Dans leur détresse, ils me rechercheront dès le matin ». Osée 5. 15.
« C’est pourquoi, voici, moi je l’attirerai, et je la mènerai au désert, et je lui parlerai au cœur ». Osée 2. 14.
EN PRISON POUR TROUVER JÉSUS
Le directeur d’une grande administration vivait de façon agréable, se réjouissant de sa bonne réputation, et convaincu de ne pas avoir besoin de Dieu.
Un jour il fut accusé à tort d’être à la tête d’une bande qui avait cambriolé une grande quantité de marchandises dans l’entreprise pour laquelle il travaillait, et fut incarcéré. Il se sentait comme étant le plus malheureux des hommes. Son avocat était en voyage, et aucun de ses amis ne vint le voir. Mais dans la prison il reçut un calendrier évangélique. Il commença à le lire, et bientôt Jésus Christ commença à travailler dans son cœur. Une nuit, pendant que quelques chrétiens, emprisonnés pour leur foi, chantaient des cantiques, il se mit spontanément à chanter avec eux.
Quand il rencontra le juge, le détenu lui parla de son problème spirituel. Le juge, qui était un chrétien fervent, lui exposa le message central de l’évangile : la mort et la résurrection de Christ. Le détenu reconnut alors qu’il était un pécheur et accepta Jésus Christ comme son Sauveur. Quelques jours plus tard, il fut acquitté par le tribunal.
En fait, Dieu avait tout préparé. La détention injuste de cet homme n’avait pas été faite par hasard, ni non plus la rencontre avec ce juge croyant. Dieu avait permis que cet homme perde sa propre réputation et le soutien de ses amis, pour qu’il prenne conscience de son besoin de Jésus Christ.
« L’Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé » (Ps. 34. 18).
« Si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7).
D’après il buon Seme novembre 2022
« L’âme rassasiée foule aux pieds les rayons de miel, mais pour l’âme qui a faim tout ce qui est amer est doux » Prov. 27. 7.
LORSQUE LES REQUINS NE MORDENT PAS
Mes enfants étaient excités, mais je me sentais mal à l’aise. Pendant les vacances nous avons visité un aquarium où les gens pouvaient toucher de petits requins gardés dans une cuve spéciale. Quand j’ai demandé à la gardienne si ces animaux n’attrapaient jamais des doigts, elle m’a expliqué que ces requins avaient reçu peu avant de la nourriture en grande quantité. Ils ne mordraient pas parce qu’ils n’avaient pas faim.
Ce que j‘ai appris au sujet des petits requins s’accorde avec un verset des Proverbes : « L’âme rassasiée foule aux pieds les rayons de miel, mais pour l’âme qui a faim tout ce qui est amer est doux » (Prov. 27. 7). La faim – cette sensation de vide intérieur – peut affaiblir notre discernement lorsque nous prenons des décisions. Elle nous persuade que c’est bien de se décider pour quelque chose qui nous remplit, même si cela nous pousse à mordre quelque chose qui appartient à autrui – ou qui n’est pas à la gloire de Dieu.
Dieu veut plus pour nous qu’une vie vécue selon nos appétits. Il désire que nous soyons remplis de l’amour de Christ afin que tout ce que nous faisons découle de la paix et de la stabilité dont Il nous fait don. La conscience que nous sommes aimés sans conditions nous donne de la confiance. Cela nous permet d’estimer à leur valeur les choses tentantes de la vie : réussite, possessions et relations.
Seule la communion avec le Seigneur Jésus nous donne une satisfaction réelle. Attachons-nous à son amour immense pour nous afin d’être « remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu » (Éph. 3. 19) pour notre bien, et celui des autres.
D’après J. Benson Schuld – Our daily bread, novembre 2022

BERACA 3
L’habitation de Dieu au milieu des hommes
L’Éternel Dieu a créé l’homme à Son image et à Sa ressemblance. Il avait pour but d’habiter avec Lui, d’où Ses visites en Éden, qui peut aussi se traduire par : plaisir ou charme, un jardin de délices. Influencé par Satan, l’homme a désobéi à son Créateur, ce qui a fait qu’il a été chassé du jardin ; la sainteté de Dieu ne pouvait être associée au péché. Après la chute, Dieu a donné à l’homme un moyen pour s’approcher de Lui. Sur la base d’un sacrifice, Adam et Ève ont été revêtus et Abel agréé. Noé, à la suite du déluge, « bâtit un autel à l’Éternel, et prit de toute bête pure et de tout oiseau pur, et offrit des holocaustes sur l’autel. Et l’Éternel flaira une odeur agréable » (Gen. 8. 20 et 21). Par la suite, Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Josué et David bâtirent des autels à l’Éternel. Mentionnons aussi Gédéon, Samuel et Élie qui, en des temps de trouble et d’infidélité des fils d’Israël adorant des idoles, ont fait front en dressant un autel pour offrir des sacrifices au seul vrai Dieu.
La tente d’assignation ou de rencontre et le temple à Jérusalem
« Et Moïse prit une tente, et la tendit pour lui hors du camp, loin du camp, et il l’appela la tente d’assignation ; et il arriva que tous ceux qui cherchaient l’Éternel sortirent vers la tente d’assignation qui était hors du camp » ; « et il arriva que, comme Moïse entrait dans la tente, la colonne de nuée descendit, et se tint à l’entrée de la tente, et l’Éternel parla avec Moïse » (Ex. 33. 7 et 9).
À cause de la souillure introduite dans le camp des fils d’Israël par l’adoration du veau d’or, Moïse, bien conscient de la sainteté de Dieu, n’eut pas d’autre choix que d’éloigner du camp le lieu où Dieu allait se rencontrer avec le peuple. Avant que Moïse descende de la montagne avec les tables de la loi, l’Éternel lui avait révélé l’état du peuple en menaçant de le détruire pour tout recommencer avec lui. Le fidèle serviteur se place entre Dieu et le peuple en intercesseur et devient un type de Christ qui s’offrira sur le bois maudit de la croix afin que l’homme soit réconcilié avec Dieu. Malgré cela, de lourdes conséquences tombent sur le peuple infidèle et trois mille hommes perdent la vie. Étaient-ils restés liés dans leurs cœurs au veau d’or ? Ils n’avaient certainement pas répondu à l’appel de Moïse : « À moi, quiconque est pour l’Éternel ! » (Ex. 32. 26). Malheureusement, de nos jours, nombreux sont ceux qui refusent l’appel de Dieu. « C’est pourquoi, comme dit l’Esprit Saint : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 3. 7). Moïse, qui a dû briser les premières tables de la loi, écrites du doigt de Dieu, retourne sur la montagne pour recevoir de nouvelles tables et les rapporter au peuple avec les ordonnances pour la construction du tabernacle et les directives pour le culte rendu au « Dieu saint ». Un an après la sortie d’Égypte, le tabernacle était construit. « Et la nuée couvrit la tente d’assignation, et la gloire de l’Éternel remplit le tabernacle ; et Moïse ne pouvait entrer dans la tente d’assignation ; car la nuée demeura dessus, et la gloire de l’Éternel remplissait le tabernacle » (Ex. 40. 34 et 35).
La gloire de l’Éternel ne permettait aucun accès direct à l’homme. Concernant la montagne en Horeb : quiconque la touchera « sera certainement mis à mort » (Ex. 19. 12) ; seul Moïse y eut accès, et là encore, Dieu le cacha dans la fente du rocher (Ex. 33. 22). À l’inauguration du tabernacle ou lors de la dédicace du temple, « les sacrificateurs ne pouvaient pas s’y tenir pour faire le service, à cause de la nuée, car la gloire de l’Éternel remplissait la maison de l’Éternel » (1 Rois 8. 11 ; Ex. 40. 35). Par la suite, seul le grand sacrificateur entrait dans « le lieu très saint » une fois par an avec le sang d’un taureau offert pour faire propitiation « pour lui-même et pour sa maison » et d’un bouc pour les péchés du peuple (lire : Lév. 16).
Le temps s’est écoulé, et environ quatre siècles après la construction du temple, l’état du peuple et de la sacrificature était tel que nous lisons : « ils se moquaient des messagers de Dieu, et méprisaient ses paroles, et se raillaient de ses prophètes, jusqu’à ce que la fureur de l’Éternel monta contre son peuple et qu’il n’y eut plus de remède » (2 Chron. 36. 16). À la même époque, Ézéchiel a vu en vision la gloire de l’Éternel quitter le lieu très saint : elle « s’éleva de dessus le chérubin, et vint sur le seuil de la maison ; … et le parvis fut rempli de la splendeur de la gloire de l’Éternel » (Éz. 10. 4). Elle se tint au-dessus des chérubins (v. 18), qui s’arrêtèrent à l’entrée de la porte orientale de la maison de l’Éternel ; « et la gloire du Dieu d’Israël était au-dessus d’eux, en haut » (v. 19). « Et la gloire de l’Éternel monta du milieu de la ville, et se tint sur la montagne qui est à l’orient de la ville » (11. 23). Progressivement et comme à regret, l’Éternel quitte « le lieu de la demeure de sa gloire », « la demeure de son nom » (Ps. 26. 8 ; 74. 7). Sous le jugement, le temple a été détruit, la ville de Jérusalem brûlée et les fils d’Israël sont allés en captivité à Babylone. Dieu les ramena 70 ans plus tard, pour reconstruire le temple, offrir à nouveau des sacrifices et même célébrer la fête des tabernacles (Néh. 8. 17) ; seulement la gloire n’est plus mentionnée mais promise en Aggée 2. 7 : « Je remplirai cette maison de gloire ».
Ainsi, « la Loi n’a rien amené à la perfection » mais elle « a été notre conducteur jusqu’à Christ » (Héb. 7. 19 ; Gal. 3. 24). Le tabernacle et le temple, l’autel et l’arche de l’alliance, ainsi que les objets liés au culte rendu par les fils d’Israël, n’étaient que « la figure et l’ombre des réalités célestes » (Héb. 8. 5). La gloire qui a quitté une demeure passagère reviendra (Éz. 43. 4). L’heureuse relation de l’Éternel avec les fils d’Israël reprendra son cours quand le Messie promis apparaîtra en gloire et posera Ses pieds en Sion, sur la montagne des Oliviers (voir : Joël 3. 17 ; Zach. 14. 4 ; Act. 1. 11 et 12). Entre ces deux évènements, la réalisation partielle de la prophétie d’Ézéchiel et l’apparition de notre Seigneur en gloire, il y a eu sur la terre la présence de Celui qui est « le resplendissement » de la gloire de Dieu (Héb. 1. 3). Christ qui est la Parole, « devint chair et habita au milieu de nous (et nous avons contemplé sa gloire,…) une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père » (Jean 1. 14). La gloire de Dieu, que l’homme ne pouvait voir, a été vue en Jésus ; elle a « habité au milieu de nous », quelle présence ! « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14. 23). Si le Seigneur nous laisse encore un peu de temps ici-bas, nous verrons qu’Il habite aussi dans l’assemblée.

Jésus, plein de l’Esprit Saint, revint du Jourdain et fut mené par l’Esprit dans le désert ; il fut tenté par le diable quarante jours. Et il ne mangea rien pendant ces jours-là ; lorsqu’ils furent achevés, il eut faim.
Alors le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu, dis à cette pierre qu’elle devienne du pain. Jésus lui répondit : Il est écrit : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole de Dieu ».
Le diable, le menant sur une haute montagne, lui montra, en un instant, tous les royaumes de la terre habitée. Et il lui dit : Je te donnerai toute cette autorité, ainsi que la gloire de ces royaumes, parce qu’elle m’a été livrée, et je la donne à qui je veux. Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. Jésus lui répondit : Il est écrit : « Tu rendras hommage au Seigneur* ton Dieu, et tu le serviras lui seul ».
Le diable l’amena à Jérusalem, le plaça sur le faîte du temple et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d’ici en bas ; car il est écrit : « Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, pour te garder » ; et « Ils te porteront sur leurs mains, de peur que tu ne heurtes ton pied contre une pierre ». Jésus lui répondit : Il est dit : « Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu ».
Ayant épuisé toute tentation, le diable s’éloigna de lui pour un temps. Luc 4. 1 à 13.
JÉSUS TENTÉ PAR LE DIABLE
Quand Adam, le premier homme, a été tenté par le diable dans le jardin d’Éden, il vivait dans les circonstances les plus favorables, et pourtant il a cédé à la tentation. Quand le Seigneur Jésus a été tenté, au début de Son ministère public, les circonstances étaient extrêmement défavorables dans le désert où Il se trouvait. Il n’avait rien mangé depuis 40 jours et, comme tout être humain, Il avait faim.
Le diable a exploité ce besoin naturel, lui suggérant de faire du pain à partir d’une pierre. Cette proposition paraissait assez innocente et cela était possible pour la puissance du Seigneur. Cependant, l’oreille attentive distinguait la voix du tentateur : « Si tu es Fils de Dieu ». Satan met toujours en doute ce que Dieu est et ce qu’Il a dit.
Dans cette première tentation, Satan essaie de trouver un point faible dans les besoins physiques de Jésus, afin de l’amener à pécher.
La réponse de Jésus contient des points importants pour les croyants également :
1. Nous pouvons résister en citant la Parole de Dieu : « Il est écrit… », a répondu le Seigneur.
2. La nourriture spirituelle, « toute parole de Dieu » – c’est-à-dire tout ce qui est écrit dans la Bible – n’est pas moins importante que la nourriture matérielle. Si nous nous en nourrissons et que nous nous laissons former par elle, notre vie sera conduite par Dieu et en accord avec sa volonté.
3. En suivant l’exemple de Christ, nous ne laisserons pas les tentations de Satan perturber notre communion avec Dieu et notre dépendance de Lui.
Dans la deuxième tentation, Satan offrait à Jésus l’autorité sur le monde entier. Cela Lui avait déjà été promis dans l’Ancien Testament : « Et on lui donna la domination, et l’honneur, et la royauté, pour que tous les peuples, les peuplades et les langues le servent » (Dan. 7. 14). Le diable mentait lorsqu’il affirmait que cette autorité lui avait été donnée, mais il s’autorisait à ne pas en tenir compte. Il n’avait aucun droit à une telle autorité : il était parvenu à avoir de la puissance sur l’homme par le péché. Il mettait totalement de côté le fait que Dieu domine sur tout et gouverne tout.
La condition que le diable posait était que Jésus se prosterne devant lui ! Satan a toujours été jaloux de l’honneur et de la gloire que Dieu seul reçoit.
La réponse de Jésus a encore été fondée sur la Parole de Dieu : « Il est écrit… ». Il ne laisse pas intervenir quoi que ce soit entre Lui-même et Dieu. Quant au gouvernement du monde, le Seigneur attend jusqu’à ce que Dieu le Lui donne : « L’Éternel a dit à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, jusqu’à ce que je mette tes ennemis pour le marchepied de tes pieds. L’Éternel enverra de Sion le sceptre de ta force : Domine au milieu de tes ennemis » (Ps. 110. 1).
Là encore, la tentation de Christ est un exemple pour les croyants. Dans ce monde, nous ne devons lutter que pour ce que la main de Dieu nous donne, et le recevoir avec actions de grâce.
La troisième tentation est d’ordre religieux. Satan connaissait la Parole de Dieu et cite l’Ancien Testament. Les versets cités sont la vérité : ils s’appliquent à Christ, le Fils de Dieu. Cependant, Satan se garde bien de citer le verset dans son entier, car la suite rappelle sa défaite. Mais, encore une fois, Satan n’a trouvé en Jésus aucune faille : il ne pouvait pas amener le Fils de Dieu à pécher.
Il voulait que Christ mette Dieu à l’épreuve. Mais rien ne pouvait Le conduire à abandonner Sa confiance en Dieu et Son entier dévouement à Sa volonté. Essayer d’éprouver jusqu’où Dieu serait fidèle à sa Parole pour protéger son Fils était pure incrédulité ! L’homme n’avait pas à mettre Dieu à l’épreuve, mais à croire en ses promesses, exactement comme Christ le faisait.
Jésus a ainsi été tenté au début de son ministère afin que soient manifestées sa pureté et sa sainteté. Mais une telle confrontation avec Satan et ses tentations perverses Lui ont causé d’intenses souffrances. Il les a supportées par amour pour Dieu et pour ceux qui croiraient en Lui, afin de nous donner un exemple de la manière dont nous pouvons résister à la tentation, et afin qu’Il puisse sympathiser avec nous et nous aider par l’expérience qu’Il a vécue, « car du fait qu’il a souffert lui-même étant tenté, il est à même de secourir ceux qui sont tentés » (Héb. 2. 18).
D’après « The Good Seed » septembre 2022

Par lui [Jésus Christ] nous avons… accès auprès du Père par un seul Esprit. Éph. 2. 18.
… dans le Christ Jésus, notre Seigneur… nous avons hardiesse pour nous approcher avec confiance, par la foi en lui. Éph. 3. 11 et 12.
UN ACCÈS PERMANENT À DIEU
Beaucoup de gens « disent leurs prières » à un moment déterminé de la journée. Certains croient que les prières doivent être faites dans des endroits consacrés. Cependant, Dieu n’ayant pas de demeure visible sur la terre dans laquelle Il habite, de telles questions n’ont qu’une importance secondaire.
Prier, cela signifie parler avec Dieu. Nous Lui parlons comme à un ami qui s’intéresse à nous et qui est bien disposé envers nous. Les croyants nés de nouveau ont une telle relation avec Dieu – non pas parce qu’ils sont meilleurs que les autres, mais parce qu’ils savent que le Fils de Dieu est leur Sauveur et leur Seigneur. Ils peuvent donc parler à leur Dieu et Père sans réserve et Lui dire tout ce qui les concerne. Mais, en même temps, ils n’oublient pas de Le remercier, car avoir un libre accès au Dieu Tout-puissant est un privilège extraordinaire qui leur a été offert.
Connaissez-vous en pratique cet accès à Dieu ? S’il en est ainsi, vous pouvez faire appel à Lui en tout temps, nuit et jour, quel que soit l’endroit où vous vous trouvez, même si vous ne faites que murmurer ou que vous ne Lui parlez que dans votre cœur.
Dieu donne, aux croyants qui Le prient, la paix intérieure et le repos dans toutes les circonstances de leur vie. Ses enfants savent que le Père les aime, les écoute et prend soin d’eux.
« Ne soyez donc pas en souci, en disant : Que mangerons-nous ? Ou que boirons-nous ? Ou de quoi serons-nous habillés ?… Car… votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela ; mais cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus » (Mat. 6. 31 à 33).
D’après « The Good Seed » septembre 2022
Ainsi, vous aussi, quand vous aurez fait tout ce qui vous a été commandé, dites : Nous sommes des serviteurs inutiles ; ce que nous étions obligés de faire, nous l’avons fait. Luc 17. 10.
… un vase à honneur, sanctifié, utile au maître, préparé pour toute bonne œuvre. 2 Tim. 2. 21.
INUTILES OU UTILES ?
Les deux versets ci-dessus semblent se contredire, mais il n’en est rien.
Qui est invité à se sentir inutile ? Chacun de nous ! Devant la grandeur de notre Dieu, nous devons comprendre que tout notre engagement et toutes les forces que nous déployons pour participer à Son œuvre ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan. Dieu pourrait très bien se passer de nous et Il agirait de toute façon de la manière qu’Il a décidé, avec ou sans nous. Il sait parfaitement que nous sommes si facilement portés à l’orgueil, une inclinaison naturelle qui nous conduit à nous surestimer ; c’est pourquoi Il nous apprend l’humilité, nous ramenant ainsi à la place qui nous convient.
Cela ne signifie pas toutefois que Dieu n’apprécie pas ce que nous faisons pour Lui. Après nous avoir sauvés et avoir fait de nous Ses enfants, Il nous laisse sur la terre pour être des témoins actifs de Son amour. Comme cela est illustré par la parabole des talents (Mat. 25. 14 à 30), le Seigneur nous a dotés de capacités à mettre à Son service et Il offre une merveilleuse récompense à ceux qui les exercent avec fidélité : « Bien, bon et fidèle esclave ; tu as été fidèle en ce qui est peu, je t’établirai sur beaucoup : entre dans la joie de ton maître » (v. 21). Ce sera un immense bonheur de partager la joie du Seigneur Jésus, le jour où tous ceux qui auront cru en Lui seront rassemblés dans le ciel !
Mettons en pratique l’exhortation de l’apôtre Paul : « Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur » (1 Cor. 15. 58).
D’après « Il buon seme » août 2022

Bonjour,
Tu peux écouter les réunions sur l’épître à Tite en faisant un copié collé du lien suivant dans ton navigateur :

BERACA 2 : LA CAPACITÉ QUI VIENT DE DIEU
« Prends ta part des souffrances comme un bon soldat de Jésus Christ » (2 Tim. 2. 3). Telle était la recommandation de l’apôtre Paul à son enfant dans la foi, Timothée. Cet apôtre subissait le plus terrible des emprisonnements. Il devait avoir froid, puisqu’il demande à Timothée d’apporter le manteau qu’il avait « laissé en Troade chez Carpus » (4. 13) ; il ajoute comme une ultime recommandation : « Empresse-toi de venir avant l’hiver » (v. 21). À la fin de la course, celui qui avait été « délivré d’une si grande mort » (2 Cor. 1. 10), la mort éternelle, fixe ses yeux sur Jésus et écrit : « Le Seigneur me délivrera de toute œuvre mauvaise et me conservera pour son royaume céleste. À lui la gloire, aux siècles des siècles ! Amen » (2 Tim. 4. 18).
L’apôtre a combattu le bon combat, il a aussi gardé la foi qui, pour lui, est cette confiance inébranlable dans le Seigneur Jésus Christ et dans tout ce qu’Il a enseigné des doctrines reçues de son Maître couronné de gloire et d’honneur. Il voit le but et le couronnement, il va recevoir « la couronne de justice » que le Seigneur lui réserve ainsi « qu’à tous ceux qui aiment son apparition ». Il « endure des souffrances jusqu’à être lié de chaînes comme un malfaiteur », et sait que « si nous souffrons, nous régnerons aussi avec lui » (2 Tim. 2. 9 et 12).
Paul, avant sa conversion était un persécuteur, marchant dans les ténèbres, mais il s’était tourné « des ténèbres à la lumière, et du pouvoir de Satan à Dieu » (Act. 26. 18). Il peut écrire aux Colossiens : « Rendant grâces au Père qui nous a rendus capables d’avoir part au lot des saints dans la lumière, qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour » (Col. 1. 12 et 13). Il fait mention du nouvel état dans lequel il se trouve, qui est aussi celui de tous ceux que le Seigneur sauve. Le chrétien doit marcher dans la lumière de Christ en attendant d’entrer dans la lumière parfaite ; il est un sujet du royaume céleste, il y a été transporté, mais se trouve encore sur la terre pour représenter le royaume du Fils de l’amour du Père. Cette capacité vient de Dieu, c’est pourquoi nous rendons grâces.
Concernant le service, l’apôtre écrit : « non pas que nous soyons capables par nous-mêmes de penser quelque chose comme venant de nous-mêmes, mais notre capacité vient de Dieu, qui nous a aussi rendus capables d’être des ministres de la nouvelle alliance » (2 Cor. 3. 5 et 6). « C’est pourquoi, ayant ce ministère comme étant des objets de miséricorde, nous ne nous lassons pas » (2 Cor. 4. 1 et 2). Chaque serviteur du Seigneur, et nous sommes tous à son service, reçoit une capacité, cette force intérieure, qui provient de l’Esprit Saint, pour marcher dans la justice pratique et dans l’amour, en étant fidèle en paroles et en actions. Certes, nous sommes placés dans un monde corrompu et l’esprit du monde vient souvent faire ombrage sur notre bonne volonté. L’ennemi du Seigneur et de nos âmes cherche à décourager les « soldats de Jésus Christ » ; mais « nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » (Rom. 8. 37 ». C’est en « fixant les yeux sur Jésus » que nous ne serons « pas découragés dans nos âmes ».
Il y a ceux qui disent « Nous ne sommes pas capables « et ceux qui, par la foi, disent : « nous sommes bien capables » (cf. Nomb. 13 et 14). De quelle classe désirons-nous être ?
« Et Caleb fit taire le peuple devant Moïse, et dit : Montons hardiment et prenons possession du pays, car nous sommes bien capables de le faire. Mais les hommes qui étaient montés avec lui, dirent : Nous ne sommes pas capables de monter contre ce peuple, car il est plus fort que nous » (Nomb. 13. 31 et 32). Caleb avec Josué voyaient la puissance du Seigneur, les autres voyaient des géants. Les deux hommes de foi regardaient en haut, les autres en bas !
« Et Saül dit à David : Tu n’es pas capable d’aller contre ce Philistin pour combattre avec lui ; car tu es un jeune homme, et lui, il est homme de guerre dès sa jeunesse. Et David dit à Saül : Ton serviteur paissait le menu bétail de son père, et un lion vint, et un ours : et il enleva un mouton du troupeau. Et je sortis après lui et le frappai, et je délivrai le mouton de sa gueule ; et il se leva contre moi, et je le saisis par sa barbe, et le frappai, et le tuai. Ton serviteur a frappé et le lion et l’ours ; et ce Philistin, cet incirconcis, sera comme l’un d’eux, car il a outragé les troupes rangées du Dieu vivant. Et David dit : L’Éternel qui m’a délivré de la patte du lion et de la patte de l’ours, lui me délivrera de la main de ce Philistin. Et Saül dit à David : Va, et que l’Éternel soit avec toi » (1 Sam. (17. 33 à 37). Là aussi il y a celui qui regarde à la faiblesse humaine et celui qui voit, avec les yeux de la foi, la victoire et la délivrance ! Saül, plus âgé et en position de roi, offre à David son armure et ses armes. David dans un esprit de soumission les essaie et dit : « Je ne puis marcher avec ces choses » (v. 39). C’est une image bien frappante qui montre que nous devons combattre « par la parole de la vérité, par la puissance de Dieu, par les armes de justice » et non par la chair (2 Cor. 6. 7).
Dans chaque situation que le Seigneur nous fait vivre, il y a combat, un choix entre la volonté de nos cœurs naturels et la volonté de Dieu, qui est : « bonne, agréable et parfaite » (Rom. 12. 2). Le jeune roi Salomon, devant l’ampleur de la tâche qui était devant lui entre en prière et dit : « Et maintenant, Éternel, mon Dieu… donne donc à ton serviteur un cœur qui écoute, pour juger ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal ; car qui est capable de juger ton si grand peuple ? » (1 Rois 3. 7 et 9). Il sentait son incapacité et était conscient que seul son Dieu pouvait lui donner la sagesse, la force et la grâce pour aller de l’avant. Dans le témoignage chrétien et le service dans la Parole, tenons « ferme la fidèle parole selon la doctrine, afin d’être capable, aussi bien d’exhorter par un sain enseignement que de réfuter ceux qui contredisent » (Tite 1. 9 ; Rom. 15. 14). « Si quelqu’un ne faillit pas en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir aussi tout le corps en bride » (Jac. 3. 2).
Être rendu capable pour exhorter et réfuter ; pour consoler et pour instruire, quelle grâce ! (2 Tim. 2. 2 ; 2 Cor. 1. 4).
Soyons donc « enracinés et fondés dans l’amour » ; afin d’être « capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur, et la profondeur et la hauteur, et de connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance » (Éph. 3. 18).
TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (NOMS DE PERSONNES EN E)
Où se trouve le passage ?
1. C’est ici celui dont il a été parlé par E ________ le prophète ………. Mat.
2. mais E ________ pria pour eux ………………………………………….. 2 Chr.
3. il y avait plusieurs veuves en Israël, aux jours d’E ________ ……… Luc
4. E ________ fut remplie de l’Esprit Saint ……………………………….. Luc
5. j’appellerai mon serviteur E ________ …………………………………… Es.
6. E ________ —— ne mangea point de pain et ne but point d’eau … Esd.
7. ayant reçu d’E ________ —— un sacrifice acceptable ……….…….. Phil.
8. E ________ et Médad prophétisent dans le camp ………………….. Nomb.
9. E ________ notre bien-aimé compagnon de service …………………. Col.
10. Et E ________ faisait ainsi d’année en année ………………………… 1 Sam.
11. E ________ fut enlevé pour qu’il ne vît pas la mort ……………………. Héb.
12. E ________, le sacrificateur, apporta la loi …………………………… Néh.
13. il —— lisait le prophète E ________ ………………………………………… Act.
14. Voici, je vous envoie E ________, le prophète ………………………….. Mal.
15. E ________ dit : Seigneur, qui est-ce qui a cru —— ………………… Rom.
16. E ________ n’était-il pas frère de Jacob ? ……………………………. Mal.
17. Et ils lui demandèrent : —— Es-tu E ________ ? ……………………….. Jean
18. toutes les grandes choses qu’E ________ a faites ……………………….. 2 Rois
19. E ________, son fils, exerça la sacrificature ……………………………… Deut.
20. Et E ________ prit les hommes sous ses ordres ……………………….. Jér.
21. ils choisirent E ________, homme plein de foi …………………………… Act.
22. Et le prince des princes des Lévites était E ________ …….…………. Nom.
23. E ________ —— pria avec instance qu’il ne plût pas ………………….. Jac.
24. je m’aperçus du mal qu’E ________ avait fait …………………………. Néh.
25. Mais E ________, le magicien, —— leur résistait ……………………….. Act.
26. Et un homme de Dieu vint vers E ________ ………………………………. 1 Sam.
27. E ________ ! Jésus, le Christ, te guérit ……………..…………………… Act.
28. l’Eternel leur suscita un sauveur, E ________ …………………………. Jug.
29. il est écrit : J’ai aimé Jacob, et j’ai haï E ________ …………………….. Rom.
30. E ________, —— qui versait l’eau sur les mains d’E ________ ……. 2 Rois
D’après le recueil de 360 passages 1986