SONDEZ LES ÉCRITURES (1) DIEU ET LES ENFANTS

99e

SONDEZ LES ÉCRITURES (1) – DIEU ET LES ENFANTS

Au début de cette nouvelle année, notre vœu le plus ardent pour vous c’est que vous aimiez la Parole de Dieu qui nous révèle la Personne glorieuse du Seigneur Jésus. Que vous appreniez à connaître le Saint Livre, en feuilletant vous-mêmes, en cherchant les passages qui vous sont indiqués !
Les quelques méditations que nous vous proposons ont pour but de vous inciter à une lecture et à une méditation personnelles et quotidiennes de la Parole que chacun d’entre vous doit posséder comme le trésor le plus précieux. Lisez et relisez les Saintes Écritures, « commandement sur commandement, ligne sur ligne… ici un peu, là un peu » (És. 28. 10). Le Seigneur Lui-même n’a-t-il pas déclaré ! « Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi » ? (Jean 5. 39). Que Dieu vous bénisse tous, petits et grands, à sonder sans cesse cette divine et précieuse Parole pour aimer et connaître toujours mieux Celui qui en est le grand sujet, notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ !

Mais, parmi nos jeunes lecteurs, il se peut que certains ne connaissent pas Jésus pour leur Sauveur personnel. Comme vous avez atteint l’âge de la responsabilité, où vous discernez le bien et le mal, Dieu peut vous adresser ces paroles : – Qu’as-tu fait de mon Fils ? « Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Mets ton prénom à la place du pronom indéfini « quiconque » et approprie-toi cette parole de Dieu. Reconnais que tu es un pécheur perdu. Fixe les yeux sur Jésus crucifié. Il est mort pour toi. Son sang précieux te purifie de tout péché, c’est-à-dire de chaque péché. Accepte-le pour ton Sauveur. Aujourd’hui, c’est le jour du salut. Écoute ce message : « Je suis… ton Sauveur… moi, je t’ai aimé… C’est moi qui efface tes transgressions ». (És. 43. 3, 4 et 25). Refuseras-tu les appels pressants que, dans Sa grâce, Il adresse à ton cœur ? Il n’y aurait pour toi, dans un tel refus, d’autre issue que le jugement éternel de Dieu.

Et maintenant, chers jeunes amis, veuillez lire les cinq versets – 7 à 11 – du Psaume 19 où David, divinement inspiré, souligne toute la valeur du témoignage que Dieu donne par sa Parole. Il est vrai que Dieu parle aux hommes par la création. C’est ce que développe la première partie de ce psaume. Vous avez sans doute apprécié la sagesse et la puissance de Dieu déployées dans ce grand livre ouvert qu’est la nature. L’apôtre Paul évoque ce thème en Act. 14. 17 et en Rom. 1. 20. Que de bienfaits Dieu n’a-t-il pas dispensés à l’homme ! Sommes-nous assez reconnaissants pour ce que Dieu nous donne chaque jour ?
Ne fait-Il pas « lever son soleil sur les méchants et sur les bons » et n’envoie-t-Il pas « sa pluie sur les justes et sur les injustes » ? (Mat. 5. 45). Est-il besoin de rappeler que nous avons là une preuve permanente de la riche bonté de Dieu envers toutes Ses créatures ? (Ps. 136. 8).

La Parole de Dieu est donc le deuxième témoignage que Dieu adresse à l’homme pour produire une œuvre divine dans son cœur et dans sa conscience, par l’opération du Saint Esprit.
« La loi de l’Éternel est parfaite, restaurant l’âme » (v. 7). Cette loi ne concerne pas seulement les dix commandements, mais la Parole tout entière comme règle de conduite unique et absolue dont nous ne devrions jamais nous écarter. Que de peines, de larmes, de difficultés, nous éviterions si nous nous en souvenions ! Que cette loi parfaite, parce que c’est Dieu qui nous l’a communiquée, agisse avec toute son autorité sur notre âme ! Lisons ce que Dieu déclare au sujet d’une âme et de sa valeur au Ps. 49. 7 et 8 et en Mat. 16. 26.
La Parole de Dieu a pour premier effet de produire, par le moyen de l’Esprit Saint, « la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus Christ » (Act. 20. 21). « Vous êtes régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la vivante et permanente Parole de Dieu » (1 Pier. 1. 23). « A tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, savoir à ceux qui croient en son nom, lesquels sont nés… de Dieu (Jean 1. 12 et 13). « De sa propre volonté, il nous a engendrés par la Parole de vérité » (Jac. 1. 18). Combien de personnes ont été converties par la simple lecture des Écritures sans l’intervention de l’homme ! Et pour tous ceux qui ont foi au Seigneur, cette loi parfaite est comme un miroir (Jac. 1. 23). Elle manifeste l’état de l’âme, pour la restaurer, la renouveler, la fortifier. Puissions-nous garder cette Parole dans nos cœurs et la mettre en pratique ! Quelle soit vraiment pour nous une loi !
« Les témoignages de l’Éternel sont sûrs, rendant sages les sots » (v. 7). Dieu a donné à l’homme trois grands témoignages. Celui de Sa bonté dans les œuvres de la création, celui des Écritures, et enfin le témoignage de Christ Lui-même (Jean 8. 18).
Il y a deux aspects du témoignage dans la révélation : ce qu’est l’homme et ce qu’est Dieu ; c’est pourquoi le pluriel est employé pour le mot « témoignage ». Si nous avons toute sécurité dans l’œuvre parfaite du Seigneur Jésus à la croix, nous avons toute certitude dans les déclarations des Écritures. L’assurance du salut est donnée à ceux qui reçoivent cette Parole avec douceur, et lorsqu’elle est mêlée avec de la foi dans ceux qui l’entendent. Les sots, ceux qui, dans leur ignorance, sont étrangers aux pensées de Dieu, acquièrent la vraie sagesse, c’est-à-dire la vie de Christ par la foi en la Parole.

Vous vous souvenez des effets produits par la Parole de Dieu dans nos âmes, mentionnés dans le verset 7 du Ps. 19. Par Sa Parole, Dieu opère un travail nécessaire pour nous communiquer la vie divine, nous restaurer, nous rendre sages.
En poursuivant la méditation des versets 8 à 11 du Psaume cité, nous découvrons d’autres caractères et effets de cette précieuse Parole.

« Les ordonnances de l’Éternel sont droites, réjouissant le cœur » (v. 8). Le mot « ordonnances » évoque l’idée d’arranger, de mettre en ordre et cela dans un monde où tout a été gâté par le péché. Dieu nous a donné des ordonnances revêtues de toute Son autorité ; c’est Sa Parole qui nous permet de voir toutes choses comme Lui les voit. Lorsque ces ordonnances divines pénètrent le cœur, elles produisent, dans une âme en communion avec Dieu, la joie, sentiment faisant partie du fruit de l’Esprit (Gal. 5. 22). « J’ai de la joie en ta Parole, comme un homme qui trouve un grand butin » (Ps. 119. 162).
« Le commandement de l’Éternel est pur, illuminant les yeux » (v. 8). Le commandement, c’est la Parole de Dieu dans son autorité absolue. Dieu a parlé. Il nous faut obéir. Et nous avons devant nous Celui qui a été ici-bas le divin modèle, obéissant jusqu’à la mort et à la mort de la croix (Ps. 40. 8). Le croyant, instruit par les Écritures, marche dans la lumière. « L’entrée de tes paroles illumine, donnant de l’intelligence aux simples » (Ps. 119. 130). « Ta Parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier » (Ps. 119. 105). Le commandement de l’Éternel est pur, sans mélange. L’enseignement des hommes ne l’a pas altéré. Puissions-nous tous déclarer comme l’aveugle-né que Jésus avait guéri : « Je sais une chose, c’est que j’étais aveugle, et que maintenant je vois » (Jean 9. 25).

« La crainte de l’Éternel est pure, subsistant pour toujours » (v. 9). N’est-ce pas cette crainte de l’Éternel que nous avons à cultiver avec soin, cet état d’âme qui nous apprend à haïr le mal comme Dieu le hait et à aimer le bien comme Dieu l’aime ? Dans la présence de Dieu, dans Sa lumière, l’âme Lui donne la place qui Lui revient. « C’est à celui-ci que je regarderai : à l’affligé, et à celui qui a l’esprit contrit et qui tremble à ma parole » (És. 66. 2). L’obéissance de cœur est liée à la pureté de cœur, et celui qui fait la volonté de Dieu, marchant dans la crainte de Dieu, demeure éternellement (1 Jean. 2. 17).
« Les jugements de l’Éternel sont la vérité, justes tous ensemble » (v. 9). Dieu juge et apprécie toutes choses parfaitement. Dieu nous fait connaître Ses jugements dans sa Parole pour que nous puissions avoir cette sainte appréciation qu’Il a sur toutes choses. « Comment un jeune homme rendra-t-il pure sa voie ? Ce sera en y prenant garde selon ta Parole » (Ps. 119. 9). L’entrée de la Parole de Dieu dans une âme apporte la lumière, purifie le cœur et résulte en une conduite droite.
« Ils sont plus précieux que l’or et plus doux que le miel » (v. 10). Tels sont les merveilleux effets de la Parole reçue et crue. Elle est d’un prix inestimable et d’une douceur incomparable pour le cœur qui aime Dieu. Puissions-nous l’avoir auprès de nous et y lire tous les jours de notre vie, comme devait s’y appliquer le roi d’Israël autrefois (Deut. 17. 19), pour apprendre à craindre notre Dieu, à garder toutes les paroles de cette loi pour les faire ! Que cette prière monte chaque jour de nos cœurs : « Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi » ! (Ps. 119. 18).

Nous vous rappelons, pour terminer le sujet, un conseil pratique que donnait un serviteur du Seigneur : « Lorsque vous ouvrez votre Bible, placez auprès de vous une feuille de papier et un crayon et, au fur et à mesure que vous lisez, notez sur cette feuille ce qu’il vous sera donné de comprendre dans votre lecture. Ce sera peut-être fort peu de chose, mais ainsi vous le retiendrez mieux et le souvenir vous en restera ». C’est ainsi que procédaient certains hommes de Dieu qui ont acquis une grande connaissance des Écritures et ont été en riche bénédiction au peuple de Dieu.
« Il y a ce qui se perd faute de règle » (Prov. 13. 23). N’oublions pas que la meilleure façon de connaître la Parole, c’est de la mettre en pratique dans notre vie quotidienne, en l’éprouvant et en la trouvant vraie.

Dieu et les enfants.

La Parole de Dieu nous enseigne que les enfants sont un don de la part de Dieu selon ce qu’exprime Job : « L’Éternel a donné » (Job 1. 21). Ève elle-même déclare : « J’ai acquis un homme avec l’Éternel » (Gen. 4. 1), à la naissance de son premier enfant. Salomon ajoute : « Voici, les fils sont un héritage de l’Éternel… une récompense » (Ps. 127. 3).
Puissiez-vous vous associer à la louange du Ps. 139. 14 et 17 : « Je te célébrerai de ce que j’ai été fait d’une étrange et admirable manière. Tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le sait très bien… Combien me sont précieuses tes pensées, ô Dieu ! combien en est grande la somme ! » Cette âme connaît un Dieu qui l’aime. Elle connaît Ses œuvres et Ses pensées. Quelles sont ces pensées à votre égard et quelle est la réponse de votre cœur ?

Pour beaucoup d’entre vous, un premier grand privilège, c’est d’avoir été demandés à Dieu, donc entourés de prières avant et après votre naissance, tout au long des années de votre enfance. Dieu a entendu les demandes formulées à votre sujet par des parents et des amis croyants. A propos de la naissance d’Ésaü et de Jacob « Isaac pria instamment l’Éternel… et l’Éternel se rendit à ses prières » (Gen. 25. 21).
Avant la naissance de Joseph, « Dieu se souvint de Rachel et Dieu l’écouta » (Gen. 30. 22). Lorsqu’Anne mena très jeune Samuel à la maison de l’Éternel à Silo, elle déclara à Éli : « J’ai prié pour cet enfant, et l’Éternel m’a accordé la demande que je lui ai faite. Et aussi, moi je l’ai prêté à l’Éternel ; pour tous les jours de sa vie, il est prêté à l’Éternel. Et il se prosterna là devant l’Éternel » (1 Sam. 1. 27 et 28). Le nom de Samuel signifie : « demandé à Dieu » ou « Dieu a exaucé ». Cet enfant, objet de tant de prières, a été à son tour un homme de prières (1 Sam. 7. 9 à12). Puissiez-vous parler à Dieu comme Samuel l’a fait avec toute la simplicité d’un enfant : « Parle, car ton serviteur écoute » ! (1 Sam. 3. 10). Si Dieu vous a accordé la faveur de Le connaître, ne devez-vous pas prier pour tant d’enfants nés de parents païens et impies, qui sont étrangers à la prière ? N’y a-t-il pas un enfant, un camarade de classe que vous puissiez confier à Dieu dans vos supplications afin que, atteint dans son cœur et sa conscience, il soit sauvé par la grâce et par la foi ?

Un second privilège réside dans le fait que vous êtes donnés de Dieu à vos parents qui vous élèvent dans la discipline et sous les avertissements du Seigneur. Job, dont le cœur a été broyé par la douleur, lorsque Dieu a repris ses enfants dans une mort tragique, prononce ces paroles de foi : « L’Éternel a donné, et l’Éternel a pris ; que le nom de l’Éternel soit béni ! » (Job 1. 21). Lorsqu’Ésaü rencontre son frère Jacob retournant vers la maison de son père et voit les femmes et les enfants, il dit : « Que te sont-ils, ceux-là ? » Jacob dit : « ce sont les enfants que Dieu a donnés à ton serviteur » (Gen. 33. 5).
Dieu, à qui vous avez à faire est Celui « qui a étendu les cieux, qui a fondé la terre, et qui a formé l’esprit de l’homme au-dedans de lui » (Zach. 12. 1). Dieu a soufflé dans ses narines une respiration de vie, et l’homme devint une âme vivante (Gen. 2. 7). N’est-il pas alors de toute importance que vous preniez soin de votre âme ?

D’autres privilèges sont liés pour certains enfants de l’Écriture à des promesses particulières de Dieu, qui ont comme but d’accomplir Ses desseins.
Ainsi, après la chute de l’homme au jardin d’Éden, l’Éternel Dieu annonça à la première femme que sa semence, qui est Christ, briserait la tête du serpent (Gen. 3. 15). La puissance de Satan sera anéantie par notre Rédempteur.
Dieu promit à Abraham que Sara lui donnerait un fils, Isaac, avec lequel Il établirait une alliance perpétuelle (Gen. 17. 19). Ce fils promis ferait partie de la lignée de Christ. Avant la naissance d’Isaac, Dieu déclare au sujet d’Abraham, son ami : « Je le connais, et je sais qu’il commandera à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l’Éternel, pour pratiquer ce qui est juste et droit, afin que l’Éternel fasse venir sur Abraham ce qu’il a dit à son égard » (Gen. 18. 19).
Quelle bénédiction sera votre part si vous écoutez de tout votre cœur et que vous gardiez, en le pratiquant, le commandement de votre père, et n’abandonniez pas l’enseignement de votre mère ! (Prov. 6. 20). Quelles belles promesses sont faites par l’ange Gabriel à Zacharie offrant le parfum dans le temple du Seigneur au sujet de l’enfant qui est la réponse de Dieu à ses supplications ! « Il sera pour toi un sujet de joie… il sera grand devant le Seigneur, il sera rempli de l’Esprit Saint » (Luc 1. 14 et 15).

Savez-vous que de telles promesses abondent au sujet de la venue du Seigneur Jésus comme enfant ? (És. 7. 14 ; 9. 6 et 7). « Quand l’accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé son Fils, né de femme, né sous la loi, afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi, afin que nous reçussions l’adoption » (Gal. 4. 4). L’ange Gabriel annonce à Marie au sujet de Jésus : « Il sera grand et sera appelé le Fils du Très-Haut ; et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; et il régnera sur la maison de Jacob a toujours » (Luc 1. 32 et 33).
Jésus est né comme un enfant, et Il a été donné comme Fils. C’est l’union de la divinité et de l’humanité de Celui qui, né de Marie, a été appelé Fils de Dieu. Recherchez dans la Parole de Dieu les promesses qu’elle renferme, et comme elles sont nombreuses ! En vous les appropriant par la foi, puissiez-vous expérimenter que « Celui qui a promis est fidèle » (Héb. 10. 23). « Pas un mot de toute Sa bonne parole qu’il prononça par Moïse, son serviteur, n’est tombé à terre » (1 Rois 8. 56).

Considérons maintenant un autre privilège concernant l’appartenance des enfants de Dieu et le dévouement dans le service.
Les premiers-nés d’Israël avaient été, en Égypte, à l’abri du jugement de Dieu à cause du sang de l’agneau pascal aspergé sur les poteaux et les linteaux des portes des maisons des Israélites. Rachetés à prix, ils étaient mis à part pour Dieu, et lui appartenaient d’une manière toute particulière (Nomb. 3. 13). Au lieu de prendre les premiers-nés des fils d’Israël pour le service à la tente d’assignation, l’Éternel choisit à leur place les Lévites (Nomb. 3. 12, 41 et 45). Les Lévites étaient alors « absolument donnés » à Aaron et à ses fils pour leur service (Nomb. 3. 9). N’en est-il pas de même aujourd’hui des enfants de Dieu ? Rachetés par le sang de Christ, ils appartiennent au Seigneur et doivent lui être entièrement dévoués pour Son service. Jeune lecteur ! Peux-tu déclarer sans hésitation que tu appartiens à Dieu ? Es-tu purifié de tout péché par le sang de Christ ? Appelé à l’œuvre par la seule grâce divine, tu es rendu propre pour cette œuvre selon les droits de la sainteté de Dieu par la purification.

Servons tous dès notre enfance
Notre adorable Sauveur…
C’est à Lui qu’on ne peut être
Ni trop tôt, ni trop longtemps.

Il y a encore dans les pensées de Dieu une faveur pour vous, celle de Le glorifier, comme Il vous en a rendus capables. Pensons à ces enfants qui, dans le temple, criaient en disant : « Hosanna (Sauve je te prie) au Fils de David » (Mat. 21. 15 et 16). Ils donnent gloire à Dieu en honorant Son Fils, sans raisonner et malgré l’opposition et l’indignation des principaux sacrificateurs et des scribes. Jésus cite alors le Ps. 8. 2 : « Par la bouche des petits enfants et de ceux qui tètent, tu as établi ta louange ». Ce psaume présente le Fils de l’homme selon les conseils de l’Éternel, ayant toutes choses sous Ses pieds. Même aux jours de Son humiliation, l’ennemi, le vengeur a été réduit au silence par la bouche des petits enfants rendant témoignage à la gloire du Fils bien-aimé du Père. Ces petits enfants représentent ceux qui ont la foi simple pour recevoir ce que Dieu dit dans Sa Parole, afin que quiconque croit ait la vie éternelle.

Chantez de tout cœur les louanges qui exaltent la bonté de Dieu et Sa grâce dans l’œuvre parfaite du Seigneur Jésus. Apprenez des cantiques dès votre jeune âge. Ils auront un écho dans votre cœur durant toute votre vie. Vous apprécierez toute la valeur de ces paroles qui font du bien à l’âme des rachetés du Seigneur. « Chantant de vos cœurs à Dieu dans un esprit de grâce » (Col. 3. 16). Joignez vos voix à ce cantique :

Tu sais tirer la louange
De la bouche des petits,
Quand ton amour sans mélange
Remplit leur jeune esprit.

Que Dieu bénisse sa Parole pour chacune de vos âmes et vous accorde la grâce de la recevoir dans un cœur honnête et bon, préparé par le Saint Esprit afin que vous portiez du fruit avec patience.

Ainsi vous êtes comblés de nombreux privilèges. Il est un principe important de l’Écriture que vous devez retenir. Les privilèges appellent toujours des responsabilités, des devoirs. Or, la toute première vertu demandée par Dieu Lui-même aux enfants de parents chrétiens, c’est l’obéissance. « Enfants, obéissez à vos parents en toutes choses, car cela est agréable dans le Seigneur » (Col. 3. 20). L’épître aux Éphésiens ajoute : « car cela est juste » (ch. 6. 1), mettant l’accent sur le cinquième commandement de la loi qui comporte une promesse que vous pouvez lire au verset 3. Mais que constatons-nous dans notre expérience ? Que nous sommes foncièrement désobéissants par nature. Dès notre jeune âge nous essayons de faire ce qui est défendu. Nos premiers parents ont été chassés du jardin d’Éden à cause d’une désobéissance et c’est ainsi que « par la désobéissance d’un seul homme, plusieurs ont été constitués pécheurs… par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort (Rom. 5. 19 et 12).
Quels caractères manifestons-nous dans nos actes, nos paroles, nos pensées, et dans toute notre manière d’être ? Est-ce l’obéissance positive de Christ, ou trop souvent hélas les dispositions du cœur naturel rebelle aux commandements de Dieu, faisant sa volonté propre dans l’indépendance vis-à-vis de son Créateur ?

Cependant, le secret de la bénédiction pour chacun de vous, petits et grands, est dans l’obéissance aux parents qui représentent l’autorité que Dieu a placée au-dessus de vous. Elle est ordonnée de Dieu. Vous êtes tenus de vous y soumettre. Avant que l’enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, la simple obéissance est la loi qui n’admet pas d’exception.
Le petit enfant ne peut être capable de comprendre ou d’approuver ce qui lui est demandé de faire, mais il le fait à cause des commandements de ses parents qu’il aime. Apprenant à se soumettre à ses parents qu’il voit, il sera amené plus tard à comprendre la nécessité de se soumettre aux commandements de Dieu lorsque la vie divine lui aura été communiquée. Comment pourrait-il obéir à un Dieu qu’il ne voit pas s’il n’obéissait pas à ses parents avec lesquels il vit chaque jour ?
Pour ceux d’entre vous qui appartiennent au Seigneur, il n’est pas toujours facile d’obéir à vos parents en toutes choses, promptement, joyeusement, sans murmures et sans raisonnements, surtout si les ordres reçus contrarient vos désirs et vos projets. Alors, regardons au Seigneur Jésus qui a été l’Homme parfaitement obéissant. Il a dû apprendre l’obéissance par les choses qu’Il a souffertes (Héb. 5. 8). Comme homme ici-bas il a été obéissant jusqu’à la mort (Phil. 2. 8). Relisez ce que l’évangile relate de Son enfance quand Il eut douze ans. Il nous est dit qu’Il était soumis à ses parents (Luc 2. 51).

Pour ceux qui ont douze ans, n’y a-t-il pas là pour vous tous une leçon de toute importance ? Suivez la trace du Sauveur débonnaire et humble de cœur. Considérez le modèle parfait.
En venant dans le monde, Il déclare : « C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir » (Ps. 40. 8). Voici un verset à graver dans votre cœur : « Le Christ n’a point cherché à plaire à Lui-même » (Rom. 15. 3). Il peut être d’un précieux secours si en même temps vous demandez au Seigneur : « Donne-moi un cœur qui écoute ta Parole, un cœur obéissant dans la soumission à ta sainte volonté ».

Du Seigneur, chers enfants, écoutez la Parole !
Il veut vous enseigner, vous sauver, vous bénir.
Venez donc à Jésus, venez à Son école,
Et vous serez toujours heureux à l’avenir.

Dieu et les enfants.

Une fois de plus, la Parole attire votre attention sur un verset qui vous concerne spécialement : « Souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse » (Éccl. 12 .1). Dans sa description allégorique remarquable des épreuves et des tribulations de la vieillesse, Salomon adresse cette exhortation aux jeunes, afin qu’ils se souviennent de leur Créateur à l’entrée de leur vie.
Dès les premières pages de la Bible que Dieu nous a donnée afin que nous apprenions à Le connaître, Il nous révèle qu’il est l’Auteur, le Créateur de tout ce qui existe. « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » (Gen. 1. 1). Vous pouvez noter que le terme créateur est utilisé comme un nom divin par Ésaïe (ch. 40. 28 et 43. 15).
Vous savez ce que signifie créer, dans la Bible : c’est faire quelque chose à partir de rien. Vous comprenez que cela n’appartient qu’à Dieu, qui par Sa seule parole a tiré du néant tout ce que vos yeux ne se lassent pas d’admirer chaque jour dans l’univers. L’homme malgré toute sa science, ou l’ange le plus puissant, ne peuvent créer un seul grain de sable.
Comme quelqu’un l’a dit : « Nous sommes tout aussi incapables de créer un brin d’herbe que de créer un monde… Qui songerait à apporter une chandelle allumée pour ajouter de l’éclat à la lumière du soleil en plein midi ? » Nous avons donc la démonstration de la toute-puissance de Dieu « d’après les choses faites » (Rom. 1. 20). « Par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu » (Héb. 11. 3).
Sept fois une parole divine exprime la volonté du Créateur pour appeler à l’existence toutes les choses créées : la lumière, les cieux, la terre avec la végétation, et les mers, le soleil, la lune et les étoiles, les animaux marins et les oiseaux, les bêtes de la terre, et l’homme (Ps. 8). En six jours Dieu a tout disposé sur la terre pour y placer l’homme qu’Il a comblé de toutes les riches manifestations de Sa bonté (Ps. 104. 24). A propos de l’homme, Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance ». Et au sixième jour, Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, cela était très bon (Gen. 1. 31). Toute la création magnifie la sagesse et la grandeur du Créateur.

Selon le Nouveau Testament, c’est le Seigneur Jésus qui a créé les mondes (Héb. 1. 2) L’évangile selon Jean, ch. 1, nous révèle que : « Au commencement était la Parole… et la Parole était Dieu… Toutes choses furent faites par elle ». Parole vivante, éternelle, Il a tout créé, de l’infiniment petit à l’infiniment grand. Et même Il soutient toutes choses par la parole de Sa puissance. Il les maintient selon les lois divines. Sans Lui, elles seraient toutes anéanties.
Comme Sa gloire est grande : « car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! A Lui la gloire éternellement ! Amen » (Rom. 11. 36).

C’est à l’aurore de la vie que Dieu, ton Créateur, t’invite à te souvenir de Lui. A mesure que ton esprit prend son développement et que tu es comme fasciné par les merveilles de l’univers où Dieu t’a placé, aussi bien que par l’admirable constitution de ton propre corps, n’est-il pas juste que tu te tournes vers Lui ? Sans doute il s’agit ici des rapports de l’homme avec son Créateur. C’est la vérité la plus élémentaire du témoignage que Dieu a donné à l’homme. Retiens ce verset dans ton cœur : « Souviens-toi de ton Créateur ». Mais à l’injonction de Salomon, doit s’ajouter celle de Paul : « Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts » (2 Tim. 2. 8).
Pour toi, enfant privilégié de parents chrétiens, il ne suffit pas de reconnaître Dieu comme Créateur. Il est nécessaire que tu reçoives le Seigneur Jésus comme ton seul Sauveur. Accepte le grand salut qu’Il t’offre par la foi en Lui ! Tu pourras alors mettre à Son service les merveilleuses facultés qu’Il t’a confiées : affectivité, intelligence, mémoire, forces physiques etc. Quel avantage sera le tien, de présenter au début de tes jours, ton corps « en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu » ! (Rom. 12. 1) Voilà le service intelligent. Mais si tu laisses passer le temps comme Pharaon (Jér. 46. 17), ton cœur pourra s’endurcir, n’ayant pas saisi le moment favorable, le temps agréable qu’est le jour du salut.
N’attends pas de parvenir à l’âge adulte où pèsent les nombreuses responsabilités et les divers devoirs de la vie. Tu risques encore de remettre à plus tard la réponse positive de ton cœur aux appels de la grâce. Puis vient le jour où les forces déclinent, ce sont les mauvais jours dont tu diras : « Je n’y prends point de plaisir ». Crois au Seigneur Jésus dès aujourd’hui et tu seras sauvé ! « Qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3. 36). Lequel d’entre vous, chers jeunes amis, peut déclarer en toute certitude par la foi : – Jésus est mon Sauveur, j’ai la vie éternelle ? Relisez et chantez de tout votre cœur ce beau cantique 208 qui proclame la grandeur de Dieu dans la création et dans la rédemption.

Mais cette création a été gâtée, ruinée par le péché de l’homme, par sa méchanceté. Et Dieu déclare que « les cieux et la terre de maintenant sont réservés par sa parole pour le feu, gardés pour le jour du jugement et de la destruction des hommes impies… les cieux passeront avec un bruit sifflant… et la terre et les œuvres qui sont en elle seront brûlées entièrement » Et il est ajouté que « selon sa promesse, nous attendons de nouveaux cieux et une nouvelle terre, dans lesquels la justice habite » (2 Pier. 3. 5 à 7, 10 et 13). Dans le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, Dieu dit : « Voici, je fais toutes choses nouvelles ». Et l’apôtre Jean vit « un nouveau ciel et une nouvelle terre » (ch. 21. 1 à 5). Tous ceux de nos jeunes amis qui appartiennent au Seigneur Jésus, étant purifiés de leurs péchés par le sang de Jésus, font déjà partie de cette nouvelle création, selon ce qui est écrit : « Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création » (2 Cor. 5. 17). Que le nom du Seigneur Jésus soit béni, Lui qui a été immolé pour nous, pour ôter le péché du monde !

Des nouveaux cieux à la nouvelle terre
Tout chantera bientôt d’amour rempli.
Louange à Dieu, gloire au Fils, gloire au Père !
A jamais tout est accompli.

Dieu et les enfants

Rappelez-vous qu’un sujet important avait été évoqué avec le Psaume 19 où David déclare : « La crainte de l’Éternel est pure, subsistant pour toujours ». Dans le livre des Proverbes adressé aux fils de la Sagesse, nous lisons : « Crains l’Éternel » (ch. 3. 7).
Quel est donc cet état d’âme où Dieu dit : « Qui craint Dieu sort de tout » (Éccl. 7. 18) et « Tout ira bien pour ceux qui craignent Dieu, parce qu’ils craignent sa face » ? (Éccl. 8. 12) N’est-ce pas une condition importante pour jouir du vrai bonheur dans la communion avec Dieu ? Nos cœurs ne sont-ils pas attirés par de telles paroles ?

Lorsque Moïse vint auprès des Israélites avec les statuts et les ordonnances justes qu’il avait reçus directement de Dieu, il leur rapporte cette déclaration solennelle : « Je leur ferai entendre mes paroles, qu’ils apprendront pour me craindre tous les jours qu’ils seront vivants sur la terre, et qu’ils enseigneront à leurs fils » (Deut. 4. 10). C’est le Psaume 34, de David, qui indique comment nous pouvons craindre Dieu. « Venez, fils, écoutez-moi : je vous enseignerai la crainte de l’Éternel » (v. 11). Trois exhortations la caractérisent :
1. « Garde ta langue du mal, et tes lèvres de proférer la tromperie » (v. 13).
2. « Retire-toi du mal et fais le bien » (v. 14).
3. « Cherche la paix, et poursuis-la » (v. 14).
Dieu veuille appliquer toute la force de ces expressions à nos cœurs et à nos consciences et qu’il y ait un développement toujours plus marqué à cette crainte de Dieu dans nos âmes ! Ne provient-elle pas de Lui, qui est lumière et amour ? Quand je me tiens devant Lui, j’ai conscience de Sa dignité, de Sa majesté, comme si je me trouvais devant un grand personnage. C’est Lui qui m’inspire cette crainte, cette révérence. C’est une crainte de révérence, mais pas la peur de Dieu – de prudence mais pas de méfiance vis-à-vis de Dieu qui nous aime. Il est ajouté : « Celui qui endurcit son cœur tombera dans le malheur ».

Quel danger il y a dans la confiance en soi-même et dans l’endurcissement de cœur ! Toutes nos chutes, tous nos égarements ont pour origine un manque de crainte de Dieu. Gardons-nous de jouer avec le péché, et sachons veiller sur nos motifs secrets et nos désirs cachés, fuyant les convoitises de la jeunesse. « Ayez en horreur le mal, tenez ferme au bien » (Rom. 12. 9).
N’avez-vous pas remarqué autour de vous que les hommes parlent et agissent comme si Dieu n’existait pas ? « Il n’y a point de crainte de Dieu devant leurs yeux » (Rom. 3. 18). Telle est la sentence terrible que Dieu prononce après avoir dépeint le triste tableau de l’homme naturel dans son état de péché. Lisez ces quatorze traits moraux empruntés aux Écritures de l’Ancien Testament. Nous pouvons souligner que toute l’histoire de l’homme montre sans équivoque que cet homme pécheur aime le mal et hait le bien. Or la Parole affirme : « La crainte de l’Éternel, c’est de haïr le mal » (Prov. 8. 13 et 16. 6).
Pour connaître cette crainte de Dieu, notre âme doit être placée dans Sa pleine lumière, dans Sa présence, en Lui donnant la place qui Lui revient. C’est là que nous apprenons à haïr le mal comme Lui le hait et à aimer le bien comme Lui l’aime. Depuis la chute de l’homme, l’accès à Dieu était interdit. Mais en vertu du sacrifice de Christ, Dieu peut recevoir dans Sa présence l’homme repentant, qui a la foi au Seigneur Jésus. Quand nous jouissons du salut par grâce, cette crainte de Dieu est accentuée dans notre âme. « Il y a pardon auprès de toi, afin que tu sois craint » (Ps. 130. 4).
« La crainte de l’Éternel est le commencement de la connaissance (Prov. 1. 7). Comment échapper à la folie des pensées de l’homme et être conduit dans ce monde, si ce n’est en ayant la connaissance, le discernement des pensées de Dieu sur toutes choses, une juste appréciation du bien et du mal ? Une telle âme, en présence de Dieu, acquiert cette connaissance. Elle voit le mal en elle sous son aspect haïssable et elle ne peut que déclarer : « J’ai horreur de moi » (Job 42. 6). En même temps, elle apprend à connaître en Dieu le bien parfait qui l’attire.
« La crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse » (Prov. 9. 10 ; Ps. 111. 10 ; Job. 28. 28). La sagesse au ch. 8 des Proverbes, c’est Dieu Lui-même révélé en Christ. Le point de départ pour acquérir cette sagesse, c’est la crainte de l’Éternel. « Ayez en horreur le mal ! » Je désire connaître Dieu dans Sa sainteté parfaite dès que je suis mis en relation avec Lui par Sa Parole et Son Esprit. Puisque « Dieu donne la sagesse » (Prov. 2. 6), pourquoi ne pas la Lui demander, car celui « qui la tient ferme est rendu bienheureux » ? (Prov. 3. 18)

Toutes sortes de bénédictions résultent de cette connaissance du Dieu d’amour que nous communique la crainte de Lui déplaire. Et tout d’abord, « le plaisir de l’Éternel est en ceux qui le craignent, en ceux qui s’attendent à sa bonté » (Ps. 147. 11).
Dieu a déclaré tout le plaisir qu’Il trouve en Son Fils bien-aimé, vrai Homme dépendant de Lui dans ce monde ; et Dieu approuve ceux qui suivent le Seigneur dans le chemin d’une réelle séparation du mal. Cette crainte de Dieu lie ceux qui la possèdent avec des âmes pieuses et les sépare des hommes vils (Ps. 15. 4 ; Mal. 3. 16). Le salut et la gloire leur appartiennent aussi bien que l’héritage (Ps. 85. 9 ; 61.5).
La crainte de Dieu est à la base de toute notre conduite ici-bas, selon ce que Dieu pouvait demander à son peuple autrefois (Deut. 10. 12 et 20). C’est aussi par elle que notre cœur est gardé pur de toute idole (Jos. 24. 14) pour pouvoir Le servir d’une manière qui Lui soit agréable, avec révérence et avec crainte. Retenez aussi que cet heureux état produit et entretient la louange comme l’expriment les saints en Apoc. 15. 4.
Conservez dans vos cœurs ce que Dieu pense à travers les différents passages cités de cette crainte filiale qui Lui est due. Que ce sentiment vous accompagne chaque jour, partout où vous êtes conduits – à la maison, peut-être en l’absence de vos parents, à l’école, à l’atelier – n’oubliant jamais que Dieu sait tout, voit tout. Que pourrions-nous Lui cacher ? N’avons-nous pas tous affaire au Dieu dont David pouvait dire : « Éternel, tu m’as sondé, et tu m’as connu… tu discernes de loin ma pensée… tu es au fait de toutes mes voies » ? (Ps. 139. 1 à 3).
Puissions-nous demander à Dieu qu’Il enrichisse nos âmes de la connaissance de toutes Ses perfections révélées : Sa sainteté et Sa justice, Sa bonté et Sa vérité, Sa grâce et Sa miséricorde, afin qu’en tout temps nous déclarions : « Unis mon cœur à la crainte de ton nom » ! (Ps. 86. 11) Que cette sainte crainte soit cultivée par la Parole de Dieu lue et reçue dans nos cœurs par la foi ! (Deut. 17. 19 et 31. 11 et 13)

Dieu et les enfants

Il semble utile, à la suite du sujet évoqué la dernière fois sur la crainte de Dieu, de considérer quelques hommes de Dieu qui, dans l’Écriture, ont été caractérisés par cet heureux état, et qu’elles en ont été les conséquences bénies. Puissiez-vous en faire votre profit pour apprendre à craindre Dieu dès votre jeunesse !

L’apôtre Pierre déclare en Actes 10. 35 : « Je comprends… qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable ». Dans ce même chapitre l’Esprit de Dieu souligne que Corneille, centurion romain, était pieux et craignait Dieu avec toute sa maison, faisant beaucoup d’aumônes au peuple et priant Dieu continuellement (v. 2).
Quel beau témoignage est rendu à cet officier dont toute la vie exprime la vraie piété. Son influence s’étend à toute sa maison et à ses soldats, parmi lesquels un homme pieux est mentionné. Il avait enseigné les siens à marcher dans la même voie que lui, c’est-à-dire dans la crainte de Dieu.

Qu’il y ait aujourd’hui des hommes de foi dont Dieu puisse dire : « Il craint Dieu avec toute sa maison ». Dans quelle mesure cet état caractérise-t-il ma vie et quelle est mon influence sur ceux qui m’entourent ? Averti divinement, Pierre vient à la maison de Corneille. A cette occasion, il va ouvrir la porte du royaume des cieux aux nations et les introduire dans la maison de Dieu où elles jouiront de tous les privilèges chrétiens.
Corneille, déjà vivifié, va être admis à la faveur d’être un enfant de Dieu ayant la rémission des péchés en croyant au Seigneur Jésus mort, ressuscité et glorifié. Pour les reconnaître comme Ses enfants, Dieu scelle ceux qui Lui appartiennent du Saint Esprit qui « tomba sur tous ceux qui entendaient la Parole ». Possèdes-tu la foi au Seigneur Jésus mort pour toi et le Saint Esprit habite-t-il ton corps ?

Au sujet de Noé, Dieu déclare que c’était un homme juste, parfait parmi ceux de son temps ; et il marchait avec Dieu (Gen. 6. 9). A l’écoute de la parole de Dieu l’avertissant de la destruction des hommes pécheurs par les eaux du déluge, il craint Dieu et bâtit une arche pour la sauvegarde de sa famille. En dépit de toutes les moqueries qu’il a dû s’attirer pendant cent vingt ans, il construit l’arche et rend témoignage à la justice de Dieu contre un monde coupable (Héb. 11. 7). La Parole de Dieu avait plus de poids pour lui que tous les propos malveillants et ironiques des hommes.
N’est-il pas encourageant de considérer ce fidèle témoin obéissant tout simplement à la Parole de Dieu, car dans son cœur il cultivait la crainte de Dieu ? Toute sa maison est préservée, traversant, en parfaite sécurité dans l’arche, les eaux du déluge. De même la croix annonce le jugement de Dieu « sur toute chair », mais elle révèle aussi le salut par grâce au pécheur coupable et perdu. A la croix, le péché est entièrement jugé, le pécheur parfaitement sauvé, Dieu infiniment glorifié. Imitons la foi de Noé dont la crainte de Dieu lui a inspiré un tel dévouement pour les siens !

Examinons maintenant le cas d’hommes de foi qui, tout en craignant Dieu, ont été soumis à de dures épreuves.
Cela vous surprend-t-il ? Non, n’est-ce pas ? Car il est écrit : « Celui que l’Éternel aime, il le discipline, comme un père le fils auquel il prend plaisir » (Prov. 3. 12). Job vivait en dehors du peuple élu dans les temps les plus reculés de la révélation divine. Objet du plus profond intérêt de la part de Dieu, il est signalé à Satan comme digne d’être éprouvé, et c’est au moment où, à trois reprises, cet homme est déclaré « parfait et droit, craignant Dieu et se retirant du mal ». Voilà le secret de sa vie fondée sur la crainte de Dieu.
Avec la permission de Dieu qui lui assigne des limites, Satan déchaîne brusquement sa puissance maligne et destructrice sur les biens, la famille et la personne de cet homme pieux. Job éprouve alors une grande angoisse et de profonds exercices d’âme devant Dieu. Mais Dieu peut poursuivre Son but dans un homme qui Le craint, accomplissant Son dessein de grâce et de bénédiction en face du mal et de l’Ennemi. Job éprouvé est un modèle de patience dans les deux premiers chapitres. Les leçons de l’épreuve ont été apprises. Job donne gloire à Dieu dans Sa toute-puissance (Job 42. 2), et se connaît lui-même en se jugeant profondément : « J’ai horreur de moi, et je me repens dans la poussière et dans la cendre » (Job 42. 6). Et puis nous avons la fin du Seigneur envers Job : « Il est plein de compassion et miséricordieux » (Jac. 5. 11).

Abraham, dans l’épreuve où Dieu l’a soumis, a démontré qu’il craignait Dieu, car il ne lui a pas refusé son fils, son unique (Gen. 22. 12). Il lui suffit d’une parole de Dieu pour qu’il abandonne ce qui était le plus précieux pour son cœur. Ce fils bien-aimé n’avait-il pas été donné de Dieu pour accomplir des buts glorieux ?
Par la foi Abraham peut se passer de tout, excepté de Dieu. « La foi agissait avec ses œuvres ». « Par les œuvres la foi fut rendue parfaite » (Jac. 2. 22). En acceptant d’offrir son fils bien-aimé en holocauste, Abraham apprend à connaître Dieu d’une manière intime : « Jéhovah-Jiré, l’Éternel y pourvoira ». La preuve a été donnée à Dieu de l’excellence de sa foi.
Quels privilèges sont désormais sa part : il est un adorateur fidèle et dévoué, et Dieu le bénit par de précieuses promesses, une « semence comme les étoiles des cieux et comme le sable qui est sur le bord de la mer » ! (Gen. 22. 17) C’est la récompense de l’obéissance de la foi, d’une sainte crainte de Dieu. Dieu pourrait-il déclarer de l’un ou l’autre d’entre nous : « maintenant je sais que tu crains Dieu car tu me l’as prouvé par tel acte de foi » ?

Relevons une expression remarquable concernant le pieux roi Josaphat au moment où une grande multitude ennemie vient lui faire la guerre. « Josaphat craignit, et tourna sa face pour rechercher l’Éternel, et proclama un jeûne par tout Juda (2 Chron. 20. 3). La crainte de Dieu l’incite, au lieu de compter sur ses propres forces, sur celles de sa nombreuse armée, à se tourner vers Lui en exprimant une prière fervente et remarquable au chapitre 20.
Reconnaissant ce que Dieu est, ce qu’Il a fait pour Son peuple, tout en avouant l’incapacité totale de l’homme, il met sa confiance en Dieu. La réponse de Dieu est glorieuse. Pendant que le peuple commence « le chant de triomphe et la louange » Dieu intervient en délivrance en détruisant ses ennemis. La joie remplit le cœur du peuple. La bénédiction est assurée : « Le royaume de Josaphat fut tranquille, et son Dieu lui donna du repos tout à l’entour » (2 Chron. 20. 30).
Quand tu es dans la détresse, tourne-toi en toute confiance vers ton Dieu. Il est puissant pour délivrer (Ps. 50. 15). Et n’oublie pas de lui rendre grâces.

Abdias craignait beaucoup l’Éternel (1 Rois 18. 3), mais il était préposé sur la maison d’Achab, un roi impie. Quand il s’agit d’obéir à Dieu il a peur des conséquences, des opinions des hommes, des difficultés et de la mort (v. 9 à 14). N’y a-t-il pas là une grande leçon ? Si nous aimons Dieu, tenons-nous séparés de ce monde. Saisissons le principe divin : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Act. 5. 29).

Lorsque Jonas est reconnu comme étant responsable de la grande tempête sur la mer, alors qu’il s’enfuyait de devant la face de l’Éternel, il répond aux matelots qui l’interrogent sur le bateau : « Je suis Hébreu, et je crains l’Éternel, le Dieu des cieux, qui a fait la mer et la terre (Jonas 1. 9). Cette confession ne s’accordait pas avec sa désobéissance. Quelle folie !
La vraie crainte de Dieu vous conduira toujours à marcher et à parler d’une manière digne de Lui.
« Retenons la grâce par laquelle nous servions Dieu d’une manière qui Lui soit agréable, avec révérence et avec crainte » (Héb. 12. 28). Alors « la crainte de l’Éternel sera votre trésor » (És. 33. 6).

Dieu et les enfants.

Certains enfants de l’Écriture ont été mis à part pour Dieu dès avant leur naissance et Lui ont été consacrés pour son service.
Vous connaissez tous le beau récit, touchant et instructif, du jeune enfant Samuel allant à la maison de l’Éternel à Silo dès qu’il fut sevré.
Anne, sa mère, l’avait longtemps demandé à Dieu, non pas pour sa propre satisfaction égoïste, mais pour le donner à l’Éternel tous les jours de sa vie (1 Sam. 1. 20 et 28). Et « l’Éternel se souvint d’elle » en lui donnant ce fils qu’elle appelle Samuel. Ce nom signifie : demandé à Dieu, ou Dieu a exaucé. Alors que l’enfant était encore très jeune, sa mère l’accompagna vers Éli à Silo en déclarant : « Je l’ai prêté à l’Éternel ; pour tous les jours de sa vie, il est prêté à l’Éternel ».
Et l’enfant se prosterna là devant l’Éternel. Ainsi commença la vie de prière et de reconnaissance envers Dieu de celui qui sera un serviteur dévoué au bien du peuple. Pour ceux qui sont nés pour la plupart d’entre vous dans un foyer chrétien, n’avez-vous pas eu des parents pieux qui ont prié pour vous ? Vous êtes privilégiés et responsables tout à la fois. Dès votre jeune âge, éprouvez le besoin de vous confier à Dieu dans la prière !

Avant sa naissance, Samson est annoncé par l’Ange de l’Éternel comme nazaréen de Dieu, c’est-à-dire séparé pour Dieu jusqu’au jour de sa mort. « Ce sera lui qui commencera à sauver Israël de la main des Philistins » (Jug. 13. 5). Lorsque l’Esprit de l’Éternel le saisit, il déchira un jeune lion rugissant comme on déchire un chevreau, quoiqu’il n’eût rien en sa main (Jug. 14. 5 et 6). Il avait un secret avec Dieu qui lui communiquait cette grande force : le rasoir n’avait pas passé sur sa tête (Nomb. 6. 5).
Pour nous aussi notre force est en Dieu, dans l’obéissance à Sa Parole. Le secret de notre vie n’est-il pas notre « nazaréat », notre mise à part pour Dieu ? Ne livrons pas notre secret au monde qui essaie toujours de nous endormir pour ruiner notre vie spirituelle ! Rappelez-vous que l’apôtre Paul a pu réaliser cet heureux état exprimé en Phil. 4. 13 : « Je puis toutes choses en Celui qui me fortifie ».

Jean, le fils de Zacharie et Élisabeth, est aussi mis à part pour Dieu dès sa naissance. Sujet de joie pour ses parents pieux, il sera grand devant le Seigneur et sera rempli de l’Esprit Saint (Luc 1. 14 et 15). N’est-il pas le grand prophète ayant la mission de préparer Israël à recevoir son Messie ?
Il fut dans les déserts jusqu’au jour de sa manifestation à Israël (Luc 1. 80). Vêtu d’un vêtement de poil de chameau, ayant une ceinture de cuir autour des reins, il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage (Mat. 3. 4). Séparé de tout, il vivait un nazaréat complet, avec l’austérité d’un prophète semblable à Élie. Mais avec quelle puissance il délivre son message incisif au peuple ! Jean a rendu témoignage à la vérité, lampe ardente et brillante (Jean 5. 33 et 35). Imitons la foi d’un tel témoin qui a achevé sa course à la gloire de Dieu !

Une mission des plus extraordinaires est confiée à l’ange Gabriel lorsqu’il annonce à Marie la naissance du Seigneur Jésus, l’incarnation du Fils de Dieu. Cet événement merveilleux, aux conséquences glorieuses et infinies, avait déjà été proclamé dans les Écritures de l’Ancien Testament. Le Seigneur lui-même avait déclaré à son Dieu : « Voici, je viens » (Ps. 40. 7). Oui, le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair (1 Tim. 3. 16).
C’était un grand sujet de joie pour tout le peuple (Luc 2. 10 et 14) que la naissance du Sauveur, le Christ, le Seigneur. L’armée céleste loue Dieu en disant : « Gloire à Dieu dans les lieux très-hauts ; et sur la terre, paix ; et bon plaisir dans les hommes ! » « Quand l’accomplissement du temps est venu, Dieu a envoyé son Fils, né de femme, né sous la loi, afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi » (Gal. 4. 4 et 5).
Puis les parents de Jésus l’apportèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur (selon qu’est écrit dans la loi du Seigneur que tout fils premier-né sera appelé saint au Seigneur) et pour offrir un sacrifice selon ce qui est prescrit dans la loi du Seigneur (Luc 2. 22 à 24).
« L’enfant croissait et se fortifiait, étant rempli de sagesse ; et la faveur de Dieu était sur Lui » (Luc 2. 40).
À l’âge de douze ans, il est dans le temple, consacré aux affaires de Son Père. Aucun homme n’a réalisé en perfection son nazaréat de la naissance jusqu’à la mort comme le Seigneur Jésus. Il est grand. Il est venu dans ce monde pour nous sauver. Quel amour infini ! Est-il ton Sauveur ? Peux-tu déclarer : – Jésus est mort pour moi ? Si tu es purifié de tout péché par le sang de Christ, alors tu pourras consacrer ta vie à ton Seigneur par la puissance du Saint Esprit, en le suivant humblement chaque jour.
Chantons de tout notre cœur cette strophe de cantique :

Dès ici-bas, d’un cœur fidèle,
Que nous vivions, Jésus, pour toi,
T’offrant toujours, remplis de zèle,
L’hommage saint de notre foi !

Dieu et les enfants.

N’y a-t-il pas pour la plupart d’entre vous un privilège d’une inestimable valeur, celui de vivre dans un foyer chrétien ? Dieu veuille incliner vos cœurs à une vive reconnaissance envers Lui pour une telle faveur : profiter d’une éducation chrétienne accompagnée des prières de vos chers parents, de la lecture et de la méditation de la Parole de Dieu en famille.
De plus, il y a pour vous une autre sphère de bénédiction, c’est la maison de Dieu. Vous fréquentez les réunions, vous vous asseyez sur les sièges du local, vous vivez en contact avec le peuple de Dieu. C’est là que vous pouvez, comme Samuel, grandir dans la connaissance personnelle du Seigneur et de Sa Parole révélée, vivante.

Quoique Samuel fût un très jeune enfant, sa mère le mena à la maison de l’Éternel, à Silo (1 Sam. 1. 24). Son habitation fut dans la maison de l’Éternel pour de longs jours (Ps. 23. 6). Son premier acte est de se prosterner là, devant l’Éternel (1 Sam. 1. 28) : il prend une place d’adorateur. Puis « le jeune garçon sert l’Éternel en la présence d’Éli, le sacrificateur » (1 Sam. 2. 11). Dès son jeune âge, il a besoin d’apprendre. Ensuite il sert « devant l’Éternel, jeune garçon, ceint d’un éphod de lin » (1 Sam. 2. 18). Il porte le vêtement du sacrificateur en vue de s’approcher de l’Éternel. Enfin, il « grandit auprès de l’Éternel… agréable à l’Éternel et aux hommes » (1 Sam. 2. 21 et 26).
Telle est sa vie cachée avec Dieu, qui précède toujours tout service efficace. Quelle croissance harmonieuse chez ce jeune enfant qui ne sortait pas du sanctuaire !
Le développement de ce jeune Samuel exerce-t-il un attrait sur vos cœurs ?
On comprend que la Parole ajoute : « L’Éternel était avec lui et il ne laissa tomber à terre aucune de ses paroles » (1 Sam. 3. 19). Puissiez-vous grandir dans une connaissance personnelle du Seigneur Jésus – qui est mort pour chacun de vous – et dans la jouissance des trésors contenus dans les Saintes Écritures ! Samuel apprend à connaître la voix de l’Éternel, Sa parole et Ses desseins à l’égard de tout un peuple.
Voici une parole qui s’adresse au cœur et à la conscience de chacun d’entre nous : « Dès l’enfance, tu connais les Saintes Lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le Christ Jésus » (2 Tim. 3. 15).

La Parole nous entretient d’un autre enfant, tout jeune encore, qui seul échappa au massacre de sa grand-mère Athalie, lorsqu’elle fit périr toute la descendance royale (2 Rois 11). Dans sa cruelle ambition, cette méchante femme pensait ainsi s’assurer le royaume.
Joas fut donc dérobé et caché six mois par Jehoshéba, sœur de son père, auprès d’elle, dans la maison de l’Éternel, là où demeuraient les sacrificateurs. Dans ce lieu où l’Éternel faisait habiter Son nom, cet enfant était en sécurité. Nous pouvons supposer quelle heureuse influence exerçaient sur son développement ceux qui craignaient l’Éternel et en particulier le souverain sacrificateur Jéhoïada. A la fin de la vie de cet homme pieux, il est dit qu’on « l’enterra dans la ville de David avec les rois, car il avait fait du bien en Israël, et pour Dieu et pour sa maison » (2 Chron. 24. 16). Le jour où Joas est proclamé roi, on le fait sortir à l’entrée de la maison, dans le parvis. On met sur sa tête la couronne, symbole de sa dignité royale, et on lui donne le « témoignage », une copie de cette loi que le jeune roi devait lire tous les jours, pour apprendre à craindre l’Éternel, son Dieu, et à garder ses statuts, pour les faire (Deut. 17. 18 à 20).
Quel heureux départ pour le jeune Joas qui, malgré les désordres dus à l’abandon presque généralisé de la foi, assiste à une vraie restauration du peuple de Dieu ! Pour chacun de nous, quelle est la valeur de cette Parole divine : « Que tu saches comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant, la colonne et le soutien de la vérité » ? (1 Tim. 3. 15)

Quand Jésus eut douze ans, Il monta à Jérusalem avec Ses parents, à la fête de Pâque. « Après trois jours, ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant » (Luc 2. 46). C’était la seule attitude convenant à Son âge, mais aussi la vôtre.
Modèle parfait, Il est occupé aux affaires de Son Père. Elles passent avant toute autre considération. Sommes-nous disposés dans nos cœurs à formuler cette requête : « que j’habite dans la maison de l’Éternel tous les jours de ma vie, pour voir la beauté de l’Éternel et pour m’enquérir diligemment de Lui dans son temple » (Ps. 27. 4).
Oui, chaque réunion est l’occasion pour nous de recevoir une bénédiction nouvelle pour notre âme. Que nos cœurs soient ouverts, nos esprits attentifs ! C’est ainsi que le Seigneur peut nous parler : « Qui est celui qui engage son cœur pour venir à moi ? » (Jér. 30. 21).
Mais nos cœurs ne sont-ils pas affligés en pensant aux nombreux enfants qui nous entourent et qui sont ignorants de Dieu ? Quel contraste y avait-il entre l’enfant pieux d’Anne et les deux fils d’Éli, le sacrificateur ? Ce sont deux histoires : celle de la fidélité et celle de l’infidélité dans la vie des enfants de croyants de tous les temps. Samuel se préoccupait de la maison de Dieu, alors que « les fils d’Éli étaient des fils de Bélial ; ils ne connaissaient pas l’Éternel » (1 Sam. 2. 12), la crainte de Dieu n’était pas devant leurs yeux (Ps. 36. 1). Quelles paroles terribles pour les enfants d’un sacrificateur !
Ces fils manifestaient l’égoïsme de leur cœur, horrible fléau, en germe dans tous nos cœurs. Leur péché fut très grand devant l’Éternel. Quel brisement de cœur ont dû être ces deux fils impies pour Éli, le sacrificateur ! Car, du sacrificateur, il est dit : ses lèvres gardent la connaissance, lui est le messager de l’Éternel pour déclarer la loi de vérité (Mal. 2. 7). Malgré les avertissements concernant leurs méchantes actions, ils n’écoutèrent pas la voix de leur père. Ils périrent tous deux, en un jour, sous le jugement de Dieu. Il est toujours vrai que l’on ne se moque pas de Dieu.

Salomon rappelle que « le jeune garçon abandonné à lui-même fait honte à sa mère (Prov. 29. 15). Il y a souvent des conséquences désastreuses lorsque les enfants sont abandonnés à eux-mêmes, délaissés par leurs parents, libres de faire ce qu’ils veulent, et n’ayant personne pour s’occuper de leur âme.
Par contre, l’épître à Tite rappelle quelques traits moraux d’un foyer chrétien où les enfants sont fidèles, n’étant pas accusés de dissipation, ou insubordonnés (ch.1. 6)… les mères aimant leurs enfants… occupées des soins de la maison… (ch. 2. 4 et 5). Il y a tout à gagner à suivre l’exemple et les conseils de parents pieux, soumis à l’autorité de la Parole de Dieu.
Toi qui appartiens au Seigneur Jésus, n’aie pas honte de confesser ta foi au Christ crucifié auprès des enfants qui t’entourent, quand l’occasion t’en est offerte. « Prends part aux souffrances de l’évangile ». Rappelle-toi que, si un enfant est sauvé par la foi au Seigneur Jésus, c’est toute une vie qui peut Lui être consacrée dès le jeune âge.

Christ et les enfants.

En lisant attentivement les évangiles nous ne pouvons qu’être saisis par le grand amour et l’intérêt tout particulier du Seigneur Jésus pour les enfants et les petits enfants. Venu dans le monde comme enfant, Il connaissait parfaitement le cœur d’un enfant.
Avec quelle fermeté Il condamnait ceux qui outrageaient les droits des enfants, et quel accueil chaleureux il réservait à ces chers petits qu’Il présentait comme modèles à ceux qui aspiraient au royaume des cieux.
Vous vous représentez cette scène où Jésus prit de petits enfants entre Ses bras, posa Ses mains sur eux et les bénit. Combien cela dut être précieux pour son cœur, en contraste avec le mépris qu’Il éprouvait de la part des « sages et des intelligents » du peuple juif qui restaient dans un état effrayant d’incrédulité ! Comme ces petits enfants, allons aussi auprès du Seigneur pour recevoir Sa bénédiction et apprendre à Le connaître et à L’aimer toujours plus.

Tout d’abord, c’est à la suite de Christ comme modèle parfait que ceux qui ont la foi sont formés. Il n’y a pas que les croyants adultes, mais aussi les enfants, à qui Jésus a laissé un modèle afin qu’ils suivent ses traces (1 Pier. 2. 21). Il est né sans péché dans ce monde (Luc 1. 35).
Sous les traits remarquables rapportés par l’évangile de Luc, lors de son enfance, Il sert d’exemple aux enfants pour les stimuler. Il est écrit, par l’action du Saint Esprit : « l’enfant croissait et se fortifiait, étant rempli de sagesse ; et la faveur de Dieu était sur Lui… il leur était soumis… Jésus avançait en sagesse et en stature, et en faveur auprès de Dieu et des hommes » (Luc 2. 40, 51 et 52).
Quelle satisfaction pour le cœur de Dieu, de contempler un tel enfant sur la terre ! Dans une consécration absolue, Jésus offre à Dieu, sans réserve, les plus jeunes années de Sa vie terrestre. Est-il surprenant alors qu’Il soit rempli de sagesse et toujours disposé à obéir à Ses parents dans une vraie soumission, et qu’en même temps, Il jouisse de la faveur de Dieu, de Son approbation ? Puissiez-vous, comme Marie sa mère, repasser dans votre cœur toutes ces paroles touchant cet Enfant parfait devenant un Homme parfait !

Le Seigneur Jésus désirait avoir les enfants auprès de Lui. Quand les disciples reprenaient ceux qui apportaient de petits enfants à Jésus, Il déclara : « Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car à de tels est le royaume des cieux » (Mat. 19. 14).
Quelle grâce et quelle débonnaireté dans ces paroles au sujet de ces petits êtres qui venaient à Jésus en toute confiance et en toute simplicité ! Ils acceptaient tout naturellement ce que Jésus leur disait et, par-là, le royaume de Dieu et y entraient. Jésus les attirait à Lui parce qu’Il les aimait et ainsi Il pouvait les donner en exemple à ceux qui entraient dans le royaume. Sais-tu que les pensées du Seigneur n’ont pas changé à ton égard ? Es-tu venu à Lui ? L’as-tu accepté comme ton cher Sauveur ?

N’y a-t-il pas aussi une réprimande dans les paroles du Seigneur pour tous ceux qui sont des obstacles pour les enfants en les empêchant de venir à Lui ? La sérieuse question n’est-elle pas que le salut des enfants ne doit pas être négligé. Ce n’est pas la volonté de Dieu qu’un seul de ces petits périsse (Mat. 18. 11 à 14). Jésus, dans son cœur plein de tendresse, doit être affligé lorsqu’Il abaisse Ses regards sur ces innombrables enfants non désirés ou négligés, ou nés et élevés dans des foyers impies, ou laissés mourant de faim en de multiples places de ce monde. Le Seigneur est plein de compassion pour tous les enfants, sans distinction de race ou de couleur. Ne devons-nous pas partager Son amour pour eux ? Satan – qui ne connaît que trop bien la valeur d’un enfant – concentre tous ses efforts pour ruiner très tôt sa vie par le mensonge, la corruption et la violence. Toi qui appartiens au Seigneur, ne pourrais-tu pas lui apporter, toi aussi, un enfant pour qu’Il le bénisse, peut-être l’un de tes frères ou sœurs ? Sais-tu que ce travail d’amour commence par la prière ?

Josias commença à rechercher le Dieu de David, son père, lorsqu’il était encore un jeune garçon, c’est-à-dire la huitième année d’un règne qu’il commença à huit ans. Ainsi les enfants, de quelque âge que ce soit, peuvent être amenés au Seigneur. Le jeune âge d’un enfant n’est pas un obstacle pour qu’il accepte Jésus comme son Sauveur personnel et pour qu’il porte les fruits de la vie divine. Que le Seigneur parle à votre cœur et à votre conscience en réponse à la prière instante de vos parents !
Les petits enfants étaient apportés à Jésus pour recevoir Sa bénédiction. Matthieu ajoute qu’Il pria pour eux (ch. 19. 13) et Luc qu’Il les toucha (ch. 18. 15). Avec un cœur de père et un cœur de mère, car Il créa les deux, le Seigneur porte ses enfants entre ses bras (És. 40. 11). Quand nous allons à Lui, il dissipe toute crainte et toute angoisse de nos cœurs. Oui, nous avons besoin d’un tel Ami, à qui nous pouvons tout confier car Il ne déçoit jamais.

Le désir profond de ceux qui amenaient ces enfants à Jésus était d’obtenir Sa bénédiction. Et la première responsabilité des parents pieux n’est pas d’élever leurs enfants en leur donnant une bonne éducation, mais de les amener à Jésus pour qu’Il les sauve et les bénisse. Apprécions la profonde signification de ces paroles : « Laissez venir à moi les petits enfants ».
Apprenez cette grande leçon dès votre enfance : laissez agir le Seigneur seul dans votre vie. C’est la dépendance qui, avec l’obéissance, sont deux vertus essentielles de la vie chrétienne. Nous exprimons parfois cette pensée dans un cantique : « Dépendre en tout de toi, c’est notre loi ». Puissions-nous vouloir ce que Jésus veut ! Son cœur est toujours disposé à nous bénir car Il a donné Sa vie pour les brebis. Quel amour infini !

Et pour tous ceux qui ont reçu le Seigneur dans leur cœur par la foi, il y a cet enseignement à retenir quant au petit enfant : « Quiconque donc s’abaissera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux » (Mat. 18. 4). Puissions-nous suivre Christ, le parfait modèle, dans l’abaissement, l’humilité, la douceur, la débonnaireté, acceptant de n’être rien, occupant Sa position dans un monde qui L’a rejeté ! L’occasion qui nous est offerte est unique. Sachons la saisir. Le Seigneur manifestera un jour les résultats glorieux d’une vie qui lui aura été consacrée par Sa grâce. A Lui seul la gloire !

Christ et les enfants.

Vous vous rappelez que nous nous étions occupés du Seigneur Jésus dans Son enfance. Il reste le modèle parfait par lequel sont formés ceux qui ont la foi. Un trait moral rapporté par l’évangile de Luc devrait rester gravé en chacun de nos cœurs. C’est son attitude vis-à-vis de ses parents : « Il leur était soumis » (ch. 2. 51).
Dans une circonstance de l’évangile de Matthieu (ch. 18. 6) Jésus prend la défense de ces petits qui croient en Lui. Il prononce le jugement le plus sévère sur quiconque leur est une occasion de chute : « Il serait avantageux pour lui qu’on lui eût pendu au cou une meule d’âne et qu’il eût été noyé dans les profondeurs de la mer ».
Ce scandale que le Seigneur dénonce signifie : faire tomber ou trébucher en détournant de Dieu. Vous comprenez combien il est grave de se laisser entraîner à penser que ce que Dieu dit est faux.
Que nous soyons tous gardés de prêter attention à de tels raisonnements, si fréquents aujourd’hui ! Retenez dès votre jeune âge qu’il suffit de croire ce que Dieu dit dans Sa Parole. En croyant simplement au sacrifice parfait de Jésus, en la vertu de Son sang précieux, nous avons le pardon de nos péchés, la paix avec Dieu, la jouissance de Son amour infini et éternel et une place dans la maison du Père (Jean 14. 2 et 3).
Ces occasions de chute, petits et grands, peuvent exercer une mauvaise influence sur vous pour vous détourner de la foi, du Seigneur Jésus. Cela peut être un camarade d’école qui vous incite à mentir, à faire de mauvaises choses, quelqu’un qui vous prête de mauvais livres, des revues malsaines qui vous souillent.
Certains adultes peuvent aussi mépriser votre désir enfantin de prier, de lire la Bible chaque jour et de croire qu’elle est divinement inspirée. Vous savez aussi que les choses saintes sont méprisées en certains lieux. Une question peut nous être posée à chacun : « Suis-je toujours là où le Seigneur pourrait m’accompagner ? »
Mais avez-vous apprécié le grand privilège d’être nés dans un foyer chrétien, où vos parents vous ont parlé de bonne heure, simplement et affectueusement, du besoin profond de votre âme de recevoir Jésus comme votre Sauveur ? Combien est important l’exemple que vous donne la vie quotidienne de vos parents !

Nous ne pouvons que frémir en pensant au sort éternel de ceux qui, n’ayant pas cru Dieu, auront fait broncher un petit enfant qui a mis sa confiance dans le Seigneur. Ils auront préféré les subtils raisonnements humains pour mettre en doute ce que Dieu nous révèle dans Sa Parole. « Ils ont aimé la gloire des hommes plutôt que la gloire de Dieu » (Jean 12. 43). De tels méchants subiront « le jugement éternel » (Marc 3. 29), « les tourments éternels » (Mat. 25. 46), « le feu éternel » (Mat. 18. 8), « la destruction éternelle » (2 Thess. 1. 9).

A deux reprises le Seigneur prend les petits enfants comme modèles pour Ses disciples, en vue d’entrer dans le royaume des cieux (Mat. 18. 1 à 5). C’est à la suite d’une question des disciples que le Seigneur leur donne une leçon très profitable pour nous aujourd’hui.
Cette demande révèle bien l’état du cœur rempli d’une ambition charnelle, aussi bien que le manque d’intelligence au sujet du royaume des cieux pendant que le Seigneur est rejeté. « Qui donc est le plus grand dans le royaume des cieux ? » Le secret de la vraie grandeur leur était inconnu, mais avec quelle patience et quelle grâce le maître « débonnaire et humble de cœur » leur donne un enseignement pratique, lorsqu’Il place un petit enfant au milieu d’eux et le leur présente comme modèle. Et la parole divine s’adresse à leur cœur et à leur conscience : « Si vous ne vous convertissez et ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux ».
Pour entrer dans ce royaume, la conversion est nécessaire aussi bien que l’esprit d’un petit enfant. Cela implique :
– L’œuvre de Dieu dans le cœur par l’action du Saint Esprit et de la Parole,
– Croire ce que Dieu déclare dans sa Parole sans raisonner,
– Avoir le sentiment de son ignorance et de son néant.
« Né de nouveau », celui qui prend la place du petit enfant entre dans le royaume. Et le Seigneur ajoute : « Quiconque donc s’abaissera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux ».
Voilà la vraie grandeur dans l’abaissement, l’humilité, la simplicité.
L’enfant ne prétend à rien, il ne sait pas faire valoir ses droits et il est peu estimé aux yeux du monde. C’est cette douceur du petit enfant que le Seigneur met en évidence devant Ses disciples et aussi devant chacun de nous. Retenez dans votre cœur ce verset de l’Écriture : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais Il donne la grâce aux humbles » (Jac. 4. 6).

Salomon, au début de son règne, prend conscience de ses lourdes responsabilités à la tête du peuple de Dieu et son cœur montre d’heureuses dispositions : « Je suis un jeune garçon, et je ne sais pas sortir et entrer… Donne à ton serviteur un cœur qui écoute, pour juger ton peuple, pour discerner entre le bien et le mal » (1 Rois 3. 7 et 9). Mais plus tard, hélas, il n’a pas persévéré dans un tel état d’esprit, en marchant dans les voies de l’Éternel et en gardant Ses statuts et Ses commandements.

Ajoutons encore un passage propre à fixer toute l’attention de nos cœurs lorsque Jésus dit : « Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants » (Mat. 11. 25). Quelle douleur étreint le cœur du Seigneur lorsqu’Il constate Son rejet, et que Son amour est incompris. Mais dans une parfaite soumission à Son Père, Il se tourne vers ces « petits enfants », ces croyants qui le recevront comme Sauveur avec la simplicité de la foi enfantine. De plus, ils entrent par la foi dans la révélation des pensées divines. Cher lecteur, fais-tu partie de ces « petits enfants » pour lesquels le Seigneur loue le Père ?

Le simple enfant offre un beau modèle de la vie de foi. N’est-il pas dépendant de ses parents pour toutes choses, nourriture, vêtement, foyer ? Imitons cette foi d’une simple confiance en Dieu et en ce qu’Il veut, en devenant comme un petit enfant. Ne manquons pas de zèle pour connaître et rechercher la pensée du Seigneur et Sa volonté. Quels progrès nous ferions si nous recevions et pratiquions la vérité avec l’esprit d’un enfant ! Avec quel empressement nous entrerions dans les pensées du Seigneur, étant enseignés par l’Esprit ! Comme le Seigneur est honoré par l’accueil que Lui réservent les enfants dans le temple, avec ces paroles : « Hosanna au Fils de David ! » (Mat. 21. 15). Cet hommage Lui avait été refusé par les hommes religieux, ces « sages » et ces « intelligents » de son peuple. Mais la louange, déjà décrite au Psaume 8, est établie par la bouche des petits enfants.
Tenons-nous près du Seigneur pour lui offrir avec zèle l’hommage de nos cœurs reconnaissants. Chantons de tout cœur :

À toi, Jésus, nul n’est semblable,
Car toi seul est la vérité ;
Tout, dans ta Personne adorable,
Est amour, grandeur et beauté.

 

Les Saintes Écritures et les enfants.

Nous espérons que chacun de nos jeunes lecteurs possède pour lui-même un exemplaire des Saintes Écritures, la Parole de Dieu, le Livre par excellence. Vous savez sans doute qu’il y a encore aujourd’hui des pays où la Bible est rare et où il faut se cacher pour la lire. Sur la terre, vous ne pouvez avoir un plus grand trésor. C’est un privilège inestimable d’avoir ce précieux Livre entre les mains. Mais le lisons-nous chaque jour avec un cœur sensible, qui écoute ce que Dieu nous déclare ? Quelle place tient-il dans nos vies, dans nos cœurs ? Savez-vous aussi qu’il renferme de nombreux récits et de vivantes instructions qui vous sont destinés ?

Ce qui distingue la Parole de Dieu de tout autre livre, c’est qu’elle est inspirée par l’Esprit Saint de la première à la dernière page. En la lisant avec prière et par le cœur, on ne peut qu’être saisi par sa perfection et son harmonie divine. « Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre » (2 Tim. 3. 16). Ce verset de toute importance établit la pleine inspiration de toutes les Écritures et leur autorité absolue pour que l’homme de Dieu, formé par la volonté de Dieu, soit accompli pour toute bonne œuvre. Les hommes ont été employés comme des instruments pour l’écrire, mais c’est l’Esprit de Dieu qui l’a donnée en la pénétrant de Son souffle, de la Genèse à l’Apocalypse.

Dès son enfance, Timothée était nourri des « saintes lettres » sous l’influence persévérante de sa mère Eunice et de sa grand-mère Loïs, saintes femmes animées d’une foi sincère (2 Tim. 1. 5). Vous pouvez être reconnaissants envers Dieu d’être, dès votre jeune âge, en contact avec la Parole de Dieu. Vous êtes les plus privilégiés de tous les enfants ! Soyez des lecteurs assidus et attentifs de ce saint Livre, demeurant dans les choses que vous avez apprises ! (2 Tim. 3. 14)
Ce que l’apôtre demande à Timothée est une parole que le Seigneur adresse à chacun de nous : « Attache-toi à la lecture… Occupe-toi de ces choses ; sois-y tout entier (1 Tim. 4. 13 et 15). Ne pensez pas que la lecture en famille soit suffisante, car elle ne saurait remplacer une lecture et une méditation personnelles d’une portion de la Parole. C’est ainsi que l’Israélite recueillait la manne chaque matin, chacun en proportion de ce qu’il pouvait manger (Ex. 16. 16).
Que le Seigneur vous donne une telle énergie avec la persévérance nécessaire pour vous mettre à Ses pieds, à l’écoute de Sa Parole avec un cœur attentif, soumis et obéissant ! C’est ainsi que Dieu se révèle à notre âme. Le roi Lemuel se plaît à citer l’oracle que sa mère lui enseignait. Comme son cœur en était profondément pénétré ! (Prov. 31. 1)
Avant d’évoquer différents effets de la Parole de Dieu, chaque jeune lecteur est invité un instant à s’arrêter et à se demander sérieusement : Qu’en est-il de mon âme ? Où passerai-je l’éternité ? Mon âme immortelle est-elle rachetée par la foi au sang de Christ qui purifie de tout péché ? (1 Jean 1. 7) Ou bien suis-je en train de rechercher mon propre moyen de salut en dehors de ce que Jésus a fait pour moi ?
Chacun de nos petits amis peut-il dire en toute droiture : « Le Fils de Dieu… m’a aimé et… s’est livré lui-même pour moi » ? (Gal. 2. 20) Celui qui connaît le Seigneur Jésus pour son Sauveur personnel a toute sûreté dans la valeur infinie de Son sacrifice et de Sa mort. Il se repose sur une œuvre parfaitement accomplie. Il a une certitude inébranlable dans les déclarations de la Parole de Dieu qui lui donne la connaissance du salut. Le Saint Esprit applique la Parole à son cœur et à sa conscience.
Ainsi c’est par la Parole que s’opère la nouvelle naissance. « De sa propre volonté, il nous a engendrés par la parole de la vérité » (Jac. 1. 18) « Vous… êtes régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la vivante et permanente parole de Dieu » (1 Pier. 1. 23). « Si quelqu’un n’est né d’eau (symbole de la Parole) et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3. 5).

Vous comprenez que la foi en Dieu implique la foi en tout ce qu’Il a dit. L’apôtre Paul s’adressant aux Thessaloniciens peut leur dire : « Vous avez accepté, non la parole des hommes, mais (ainsi qu’elle l’est véritablement) la Parole de Dieu » (1 Thess. 2. 13). Peut-être y a-t-il parmi vous quelque enfant en proie à un doute cruel, et qui se pose sincèrement la question : comment puis-je être sûr d’être sauvé ?
C’est la Parole crue dans le cœur qui donne toute certitude. Il suffit d’accepter ce que Dieu déclare, sans raisonner. Un verset tout simple peut traverser mon cœur et mon esprit comme un éclair. Par exemple : « Qui croit au Fils a la vie éternelle » (Jean 3. 36). « Que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13). « Sachez donc… que par lui vous est annoncé la rémission des péchés… quiconque croit est justifié par Lui » (Act. 13. 38 et 39).
Chacun peut glaner de tels passages qui donnent des certitudes. Vous avez remarqué que dans les versets cités, le verbe avoir est conjugué au présent et que Dieu ne pose aucune condition en dehors de celle de croire. « C’est ici l’œuvre de Dieu, que vous croyiez en Celui qu’Il a envoyé » (Jean 6. 29).

Le « nouveau-né » en Christ éprouve le besoin pressant de lire la Parole de Dieu avec le secours de l’Esprit. Et pour profiter de ce trésor, une clé est nécessaire. N’est-ce pas la prière qui nous ouvre les Saintes Écritures ? Puissions-nous demander au Seigneur d’ouvrir nos cœurs, de toucher nos consciences et que Sa Parole nous pénètre profondément !
Cela nous fait penser à la requête du vieux psalmiste : « Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi » (Ps. 119. 18). Chacun est appelé à puiser dans cette mine inépuisable renfermant des trésors de grand prix. Nous rappelons ici un conseil donné dans un périodique « La Bonne Nouvelle » il y a cinquante ans par une vieille amie des enfants : ce que nous aurons trouvé nous-mêmes avec le secours de Dieu, aura une valeur particulière.

Il est bon de lire un livre de la Bible tout entier et d’y rechercher ce qui se rapporte au Seigneur Jésus. Pour les plus grands parmi vous, il est préférable de lire toute l’Écriture, livre après livre, peut-être une portion de l’Ancien Testament et une portion du Nouveau Testament, chaque jour. Puis entretenez-vous avec Dieu dans la prière de ce que vous avez lu.
Dans ses entretiens avec les deux disciples allant à Emmaüs, Jésus, « commençant par Moïse et par tous les prophètes, leur expliquait dans toutes les Écritures, les choses qui le regardent» (Luc 24. 27). Et en leur parlant ainsi par le chemin, en leur ouvrant les Écritures, Il fait brûler leurs cœurs d’amour pour Lui.

C’est aussi en vous posant quelques questions que la lecture peut être très profitable : Y a-t-il dans cette portion quelque promesse que je puisse m’approprier, quelque exhortation pratique pour me corriger, me diriger, quelque consolation pour m’encourager, un verset précieux à mon âme que le Saint Esprit fait ressortir d’une manière toute nouvelle et extraordinaire ? Cette portion lue avec prière pourra m’accompagner tout au long de la journée.

C’est alors que se développe un amour sincère et profond pour la Parole. L’âme prend sa croissance dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ. Et, conséquence inévitable, nous sommes portés à vivre pour le Seigneur, à l’honorer dans la dépendance et l’obéissance à Sa volonté. « Que la parole du Christ habite en vous richement ! (Col. 3. 16)

D’après La Bonne Nouvelle 1977

 

BERACA 6 : LE RUISSEAU DE DIEU EST PLEIN D’EAU (Ps. 65. 9)

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BERACA 6
Le ruisseau de Dieu est plein d’eau (Ps. 65. 9)

 

À de nombreuses reprises, dans les Saintes Écritures, nous trouvons la mention de l’eau. Sur le plan de la création, aucun être vivant ne reste en vie sans eau, que ce soit quant à nos corps ou celui des animaux, ou encore de chaque espèce de plante. Lorsque Dieu créa toutes choses, Il donna l’eau pour que les êtres vivants subsistent sur la terre. « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » (Gen. 1. 1). Sitôt après, l’eau est mentionnée : « l’Esprit de Dieu planait sur la face des eaux » (v. 2) ; ensuite apparaît la lumière : « Et Dieu dit : Que la lumière soit. Et la lumière fut » (v. 3). « Et Dieu dit : Qu’il y ait une étendue entre les eaux, et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux. Et Dieu fit l’étendue, et sépara les eaux qui sont au-dessous de l’étendue d’avec les eaux qui sont au-dessus de l’étendue. Et il fut ainsi. Et Dieu appela l’étendue Cieux » (v. 6 à 8). « Et Dieu dit : Que les eaux qui sont au-dessous des cieux se rassemblent en un lieu, et que le sec paraisse. Et il fut ainsi. Et Dieu appela le sec Terre, et le rassemblement des eaux, il l’appela Mers. Et Dieu vit que cela était bon » (v. 9 et 10). Sans l’eau et la lumière, pas de vie possible ! Si cela est vrai sur le plan physique, cela l’est sans équivoque sur le plan spirituel.
Sur le plan spirituel, la Parole vient en premier : « Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu » (Jean 1. 1). « En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes » (v. 4). « Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous » (v. 14). Ainsi Dieu, par Jésus, est venu dans un corps d’homme pour dire, en parlant de celui qui croit en lui, « l’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » (Jean 4. 14). Le doux psalmiste d’Israël, en son temps, a écrit : « Car par devers toi est la source de la vie, en ta lumière nous verrons la lumière » (Ps. 36. 9). Jésus a dit de Lui-même : « Moi, je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera point dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8. 12). Lorsque Dieu « créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu » et le plaça dans un jardin de délices pour le cultiver. Adam et Ève étaient alors dans l’innocence, c’est-à-dire sans conscience de péché, puisqu’ils ne l’avaient pas connu ni commis jusqu’à qu’ils se laissent tenter par le serpent et tombent dans le péché.
– Ce qui suit est extrait d’une étude écrite par Samuel Prod’hom (1857-1933) : « Au milieu de ce merveilleux jardin, l’Éternel Dieu avait planté l’arbre de vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Adam était responsable d’obéir ; en le faisant, il pouvait manger de l’arbre de vie, et vivre à toujours. De ce jardin d’Éden sortait un fleuve qui se divisait en quatre rivières pour aller fertiliser la terre. Dieu donnait à cette première création des sources de bien-être matériel qui étaient le reflet de ce qu’Il établirait pour le bonheur des hommes sur la terre renouvelée (pendant le millénium) et, spirituellement, dans l’éternité. C’est en Christ que se trouve la source des bénédictions que Dieu avait devant Lui pour le bonheur éternel de l’homme. En Ézéchiel 47, nous voyons des eaux sortant de dessous le seuil de la maison de l’Éternel ; elles s’en vont en une double rivière vivifier ce qui se trouvait dans les eaux de la mort.
Des deux côtés de cette rivière croîtront, comme en Éden, « toutes sortes d’arbres dont on mange » (v. 12). Nous retrouvons, en Zacharie 14, lorsque le Seigneur vient avec tous les saints, que des eaux vives sortent aussi de Jérusalem, une moitié vers la mer Morte et l’autre vers la Méditerranée. Pour cela, la configuration du pays sera changée. Finalement, nous voyons, en Apocalypse 22. 1 et 2 : « Un fleuve d’eau vive, éclatant comme du cristal, sortant du trône de Dieu et de l’Agneau. Au milieu de sa place et du fleuve, de part et d’autre, était l’arbre de vie, portant douze fruits, rendant son fruit chaque mois ; et les feuilles de l’arbre sont pour la guérison des nations », comme en Ézéchiel 47. 12. Il s’agit, dans tous ces passages, des bénédictions millénaires sous le règne de Christ. Dans l’état éternel, il n’y a rien à guérir ni à assainir. Tout sera parfait et définitif. Le Seigneur sera le centre duquel jailliront les bénédictions éternelles sur ceux qu’Il aura rendu parfaits et glorifiés. Tout sera repos, paix, amour et lumière.
Quant à l’Éden terrestre, qu’en reste-t-il ? Les deux premiers fleuves n’existent probablement plus. Le Tigre (ou l’Hiddékel) et l’Euphrate existent encore, il semble que ce sont les mêmes, car d’immenses changements ont dû arriver lors du déluge. « Les choses qui se voient sont temporaires ; mais celles qui ne se voient pas sont éternelles » (2 Cor. 4. 18). Ce sont celles qui sont éternelles que Dieu avait en vue » (S.P.).
– Agar survit grâce à l’eau du puits de Lakhaï-roï (Gen. 16. 13). Là, elle a été en contact avec « le Dieu qui se révèle » et Isaac s’y abreuva pour habiter ensuite près du puits (24. 62 ; 25. 11). Le rocher, en Horeb, après avoir été frappé, laissa sortir les eaux en abondance pour le peuple de Dieu assoiffé dans le désert (Ex. 17. 6). Ce rocher, « était le Christ » (1 Cor. 10. 4). Christ a été « frappé de Dieu » (És. 53. 4) afin que nous ayons la vie éternelle (Jean 5. 24) ou « en abondance » (10. 10). Cette vie éternelle commence dès que l’on reconnaît son état de pécheur en acceptant par la foi et dans son cœur Jésus comme son Sauveur et Seigneur.
– Dieu fendit le rocher creux qui était à Lékhi, pour que Samson boive et ne meure pas – l’endroit porte le nom d’En-Hakkoré (la source de celui qui crie – Juges 15. 19). David, réfugié pour sa vie dans la caverne d’Adullam dit : « Qui me fera boire de l’eau du puits de Bethléhem ? … trois hommes forts forcèrent le passage à travers le camp des Philistins, et puisèrent de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte, … et l’apportèrent à David » (2 Sam. 23. 15 et 16). Dans les circonstances qui jalonnent notre court passage ici-bas, dirigeons nos âmes vers notre grand Dieu Sauveur ! Pour être gardés de murmurer comme les Israélites dans le désert, pour résister à l’ennemi comme les hommes forts de David et être en mesure de rapporter à notre Maître l’eau du puits de Bethléhem, c’est-à-dire l’amour que nous Lui devons.
Dans cette année qui s’ouvre devant nous, abreuvons-nous à la source intarissable de Sa glorieuse Parole pour pouvoir « marcher de force en force » (Ps. 84. 7). En assemblée, puisons au « fleuve dont les ruisseaux réjouissent la ville de Dieu » pour être édifiés ensemble par les secours de l’Esprit Saint agissant en nous et par nous à la gloire de Dieu (Ps. 46. 4).

REPENTANCE

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Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés. Act. 3. 19.
Dieu… ordonne maintenant aux hommes que tous, en tous lieux, ils se repentent. Act. 17. 30.

REPENTANCE

 

Ce que la repentance n’est pas.
La repentance n’est pas un sentiment de crainte. D’innombrables personnes se tournent vers Dieu lorsqu’elles se trouvent dans des situations qui paraissent sans espoir. Mais quand les difficultés sont passées et qu’elles n’ont plus de craintes, elles continuent leur vie loin de Dieu comme avant.
La repentance, ce n’est pas la même chose que d’être repris par sa conscience. Judas, qui a trahi Jésus, fut tellement travaillé par sa conscience que cela le conduisit au suicide. Mais ce n’était pas la repentance.
Se repentir, cela ne signifie pas ressentir son propre état de pécheur. Il y a des gens qui souffrent tellement à cause de leurs péchés qu’ils n’arrivent plus à dormir ou manger. Cependant ils ne se tournent pas vers Dieu en se repentant.
La repentance ne se limite pas à la prière. On peut prier Dieu sans pour autant être vraiment converti.
La repentance, ce n’est pas renoncer à quelque péché spécial. Même si quelqu’un a la force d’abandonner une mauvaise habitude, il n’est pas sauvé pour l’éternité.

Ce qu’est la repentance.
La repentance, c’est un changement complet du cœur. On reconnaît que l’on n’a pas recherché Dieu jusqu’à présent, mais on reconnaît aussi que Dieu, le Créateur, a de justes droits sur notre vie et qu’on Lui doit l’obéissance. Celui-là comprend que les critères de Dieu sont bons et, dans cette lumière, il confesse quelle a été sa conduite jusque-là, et sa culpabilité devant Dieu.
Quiconque se repent sincèrement, se tourne réellement de son chemin de propre volonté vers Dieu. La repentance, la conversion, et la foi sont liées.

D’après « The Good Seed » novembre 2022

 

JÉSUS, LA VIE ÉTERNELLE

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JÉSUS, LA VIE ÉTERNELLE

 

1. Plus jamais faim ou soif ?

Jésus leur dit : Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; et celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Jean 6. 35.
L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. Mat. 4. 4.

Une multitude se presse autour de Jésus. La veille au soir Il leur a donné à manger en accomplissant un miracle. Mais Il s’est retiré ensuite sur la montagne, seul, car aucun homme n’est autorisé à conférer quelque dignité au Fils de Dieu. De plus, leurs motifs étaient évidents : ils voulaient simplement avoir assez à manger. Aussi, Il leur avait dit : « Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle » ajoutant qu’ils devaient croire en Celui que Dieu, le Père, avait envoyé (Jean. 6. 27 à 29).
Mais le peuple était plutôt avide de voir d’autres miracles. C’est pourquoi Jésus leur explique : « Je suis le pain de vie » et Il leur montre qu’Il peut satisfaire aux besoins spirituels de tous ceux qui viennent réellement à Lui.
Les gens ont à la fois des besoins matériels et spirituels, et aussi longtemps qu’ils n’ont pas de relation vivante avec Dieu, ils ne vivent pas, dans le sens réel du mot. Il manque quelque chose à leur âme ; ils ressentent une soif que rien sur la terre ne peut étancher.
D’autre part, quiconque vient au Seigneur Jésus, Lui remettant sa vie, reçoit les réponses à toutes les questions cruciales de sa vie, et les besoins de son cœur et de sa conscience sont satisfaits. Toute l’excellence de Jésus Christ, c’est-à-dire Sa vie pure et remplie d’amour, devient une nourriture spirituelle pour lui. C’est ainsi qu’un vrai croyant n’aura plus jamais faim. Jésus a dit : « Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement » (Jean 6. 51).

2. Soif d’une vie éternelle

Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif, à jamais. Jean 4. 14.
Qui croit au Fils a la vie éternelle. Jean 3. 36.
Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. 1 Jean 5. 12.

Lorsqu’on est adolescent, la vie semble très longue, mais lorsqu’on atteint la cinquantaine, elle paraît beaucoup plus courte. Si l’on dépasse les soixante-dix ans, on prend conscience que nos jours sont comptés. Est-il possible qu’il n’y ait rien après cette vie ? Au plus profond de nous-mêmes, nous sentons que la réponse doit être : Non ! – et la Bible le confirme : « (Dieu)… a mis le monde (ou : la pensée de l’éternité) dans leur cœur, de sorte que l’homme ne peut comprendre… l’œuvre que Dieu a faite » (Éccl. 3. 11).
La vie éternelle est accordée à celui qui croit en Jésus. Elle ne commence pas avec la mort, elle est donnée avant la mort. Après la mort, il est impossible de l’obtenir. La vie éternelle se poursuit à toujours, au-delà de la mort de notre corps, dans la présence du Seigneur que nous aimons et qui nous aime.
La Bible parle de vie éternelle comme d’un don de Dieu qui ne se trouve que dans « le Christ Jésus, notre Seigneur ». « Le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23).
La vie éternelle ne peut se résumer en une succession infinie d’années : elle est indépendante du temps et existe dans le temps, en-dehors du temps, et au-delà du temps. Pour cette raison, si nous avons cru au Seigneur Jésus, nous n’avons pas à attendre la vie éternelle. Nous la possédons dès le moment où nous avons placé notre foi dans le Seigneur Jésus. Nous l’avons alors, maintenant et pour toujours. « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jean 17. 3).

D’après « The Good Seed » novembre 2022

 

LA CRÉATION

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LA CRÉATION

 

Genèse 1. 1 : « Au commencement… »

La première page de la Bible nous raconte la création de l’univers. Six jours de travail et un jour de repos, dix paroles divines : une merveilleuse histoire qui nous est contée en douze paragraphes. Une lecture spirituelle de ce texte sacré nous fait découvrir en filigrane tout le plan de Dieu révélé par le Nouveau Testament sous les traits de la nouvelle création en Christ.
La Bible est en réalité « un livre qui commence au point où le passé touche à l’éternité, et qui nous conduit au but où l’avenir se perd dans l’éternité selon Dieu… » (J.N.D. « Introduction »).
Le premier paragraphe est un en-tête, un titre pour le Saint Livre : « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre ». L’origine de l’univers est en Dieu. Nous Lui appartenons de plein droit, car Il est l’Auteur de tout ce qui existe. « En lui nous vivons et nous nous mouvons et nous sommes » (Act. 17. 24 à 28). Il est Dieu, le Père, « de qui tout procède et par qui tout subsiste » (Héb. 2. 10), le « seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tout, et partout, et en nous tous » (Éph. 4. 6).
Les mondes ont été formés par la Parole de Dieu (Héb. 11. 3) et l’artisan de la création est la Sagesse personnifiée (Prov. 8. 25 et 26) : Le Fils de Dieu. « Tout a été créé par lui et pour lui, et lui est avant tout, et tout subsiste par lui… afin qu’en tout, il tienne, lui, la première place » (Col. 1. 17 et 18). Puisse-t-il en être ainsi pour chacun de nous. Remettons notre vie au Créateur Tout-puissant, « car notre secours est dans le nom de l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre » (Ps. 124. 8).

Genèse 1. 2 : « La terre… désolation et vide »

Le deuxième paragraphe de la Bible est plein de mystère. A ce stade, tout sur la terre n’est que néant et ténèbres : un abîme sans vie. Pourtant, l’Esprit de Dieu est à l’œuvre et opère.
Si nos regards se tournent vers la terre, nous n’y rencontrons que le vide et la désolation. La matière, sans Dieu, est néant, et telle est notre vie, loin de Dieu : un chaos ! Là sont les ténèbres qui couvrent un abîme de malheur. Mais si nous levons les yeux vers l’infini des cieux, au-dessus des nuages, si nous recherchons la présence de Dieu, nous comprenons par la foi que « tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières » (Jac. 1. 17), du Dieu qui, au commencement « créa les cieux et la terre ». Au-dessus de cette surface d’eaux, qui est l’image de la fragilité et du néant de la condition humaine, règne la providence du Dieu Tout-puissant.
L’Esprit de Dieu demeure au-dessus de nos circonstances. Quiconque saisit cela par la foi, découvre la vraie sagesse, la puissance et l’amour de Dieu : « Ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment… » (Lire 1 Cor. 2. 6 à 16 ; Phil. 2. 13 ; 1 Cor. 12. 4 à 6), ce qu’Il nous révèle par « Son Esprit qui sonde toutes choses » (1 Cor. 2. 10). Le croyant, renouvelé dans son être intérieur, est en mesure de découvrir les choses profondes de Dieu, les réalités éternelles de l’univers… « Éternel, notre Seigneur ! Que ton nom est magnifique par toute la terre ; tu as mis ta majesté au-dessus des cieux » (Ps. 8. 1 ; Héb. 13. 20 et 21).
Souvenons-nous que, laissés à nous-mêmes, séparés de Lui, nous ne pouvons rien faire, ni accomplir la moindre œuvre utile et bonne. C’est Dieu qui, par l’action de Son Esprit en nous, nous instruit, nous forme pour Lui, et nous garde. Rien « ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rom. 8. 39).

Genèse 1. 3

Le troisième paragraphe de la Bible est un nouveau commencement : Dieu parle pour la première fois, et c’est pour introduire la lumière, source de vie. Elle est un type de « la vraie lumière …celle qui… illumine tout homme ! » (Jean 1. 4 et 9). David aussi l’avait compris : « Par devers toi est la source de la vie, en ta lumière nous verrons la lumière ! » (Ps. 36. 9). « L’Éternel est Dieu, et il nous a donné la lumière » (Ps. 118. 27).
Le premier jour de la création, le jour « Un » (selon l’original) est l’étape fondamentale où Dieu pourvoit à la source de la vie pour tout l’univers et pour l’homme. La nature nous enseigne que, sans la lumière, aucune vie ne peut se développer, aucune végétation, aucun être vivant. Dès l’aube du premier jour, le Fils de Dieu, Verbe divin, est présenté : Il est la lumière du monde, et qui le suit ne marche plus dans les ténèbres, mais il a la lumière de la vie (Jean 8. 12).
« Et Dieu vit la lumière, qu’elle était bonne ! » Il en fut au premier jour comme au jour de l’incarnation de Jésus Christ. Dieu pose Son regard sur Son Fils bien-aimé et dit : « En toi j’ai trouvé mon plaisir » (Luc 3. 22). Et tout ce que Dieu voit dans Son Fils est bon et parfait. Aussi les croyants sont-ils associés à Lui, et exhortés à marcher, comme Lui, dans la lumière et dans l’amour. Ils sont devenus de bien-aimés enfants de Dieu, participants de Sa nature sainte et revêtus des caractères mêmes du Seigneur Jésus sur la terre (1 Jean 1. 7 et 4. 17 ; Éph. 5. 8 et 9).
Au premier jour déjà, Dieu sépare la lumière d’avec les ténèbres. « Dieu est lumière et il n’y a en lui aucunes ténèbres » (1 Jean 1. 5).
Préférons-nous les ténèbres à la lumière, parce que nos œuvres sont mauvaises, ou appartenons-nous au cercle bienheureux des fils de la lumière et des fils du jour ? «Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez fils de lumière » (2 Cor. 4. 6 ; 1 Thess. 5. 5 ; Jean 3. 19 ; Jean 12. 36).

Genèse 1. 6 à 8 : « Dieu appela l’étendue Cieux… »

Au quatrième paragraphe de la Genèse, au second jour de la Création, Dieu fit l’étendue pour séparer les eaux de la terre d’avec les eaux qui sont en-haut, et Dieu appela l’étendue Cieux. Avant de donner un nom à la terre (au troisième jour), Dieu désigne d’abord ce qui est au-dessus d’elle, et l’appelle « Cieux ».
Ésaïe posera cette question : « Qui a mesuré les eaux dans le creux de sa main, et réglé les cieux avec l’empan, et mesuré dans un boisseau la poussière de la terre ? » (És. 40. 12). Puis : « Levez vos yeux en haut, et voyez ! Qui a créé ces choses…? Il les appelle toutes par nom » (És. 40. 26). Levons nos regards vers l’immensité des cieux : « Les cieux racontent la gloire de Dieu et l’étendue annonce l’ouvrage de ses mains ! » (Ps. 19. 1). Oui, tout ce qui est du ciel nous parle de Dieu, de l’infini de Son amour et de Sa sainteté, et de notre Sauveur ressuscité (1 Cor. 15. 47 et 48), élevé, assis à la droite de Dieu. Dès lors notre patrie et toutes nos bénédictions sont dans les cieux en Christ. Et, « nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (2 Cor. 3. 18).
Les eaux d’en-haut et les eaux d’en-bas nous parlent aussi des pensées de Dieu et de celles de l’homme. Dieu dit : « Comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, ainsi mes voies sont élevées au-dessus de vos voies et mes pensées au-dessus de vos pensées » (És. 55. 9). Mais aussi : « Comme les cieux sont élevés au-dessus de la terre, sa bonté est grande envers ceux qui le craignent » (Ps. 103. 11). Nos cœurs, tournés vers Dieu, ne devraient-ils pas refléter Ses pensées et Son amour, comme un lac tranquille reflète le ciel en un jour sans nuages ? Les yeux remplis de la beauté du ciel, occupons notre vie des choses d’En-haut ! Demeurons, comme Daniel, par la prière, dans la communion du Dieu des cieux, qui révèle les secrets, et donne la sagesse (Daniel 2. 19, 20 et 28 ; Phil. 3. 20).

Genèse 1. 9-13 : « L’herbe, la plante, l’arbre… »

L’ordre dans les étapes de la Création correspond aux pensées de Dieu : le premier jour et la première parole sont pour la lumière, le Fils, source de toute vie ; le deuxième jour et la deuxième parole disposent l’étendue des cieux, lieu de toutes les bénédictions spirituelles en Christ. Au troisième jour, Dieu parle deux fois : une première fois pour faire apparaître la terre sèche, puis une deuxième fois pour que la terre produise l’herbe, la plante et l’arbre.
La bonne terre, terre nourricière, ne représente-t-elle pas l’humanité de Jésus-Christ ? (Comparer Mat. 13. 8) « D’elle sort le pain » ? (Job 28. 5 ; Éph. 1. 3).
L’herbe nous fait penser aux verts pâturages du Psaume 23. Dieu pourvoit à la nourriture du troupeau. Il donne à Son peuple, qu’Il appelle « le peuple de sa pâture et les brebis de sa main » (Ps. 95. 7 et 100. 3), un aliment fortifiant et complet.
La plante, portant sa semence selon son espèce, évoque une nourriture plus consistante encore, et abondante, multipliée, grâce au grain de blé qui, tombant en terre, s’il meurt, porte beaucoup de fruit (Jean 12. 24).
Enfin l’arbre préfigure le vrai cep, dont le Père est le cultivateur, et dont nous sommes les sarments, nourris de sa sève. La vigne, l’olivier, le figuier, le grenadier, dans la Bible, sont autant d’exemples d’arbres utiles dont la récolte est pour le Maître ! (Jean 15. 1 et suivants).
La source de toute force est en Christ, et notre nourriture, c’est Sa personne et Sa vie (Col. 3. 1 à 4, Jean 6. 55 à 59). Il est, Lui, cet Homme nouveau et parfait, ce bon arbre que l’on reconnaît à son fruit. Liés à Lui par un lien vital, nous pouvons traverser avec profit toutes les épreuves de notre vie terrestre. Le Père prend soin de nous « émonder » pour que nous portions plus de fruit. Le divin cultivateur fait ainsi prospérer et croître l’édifice vivant, le corps de Christ (Éph. 4. 15 et 16).

Genèse 1. 14 à 19 : « Des luminaires dans l’étendue des cieux »

Les trois premiers jours de la création nous parlent de Christ seul : Lumière du monde, Présence dans les cieux, Pain de vie descendu du ciel. Il en résulte une grande abondance de nourriture, de fruits, de plantes et de semences de toutes sortes, qui permettront à tous les êtres vivants de se nourrir et de multiplier (Gen. 1. 29). Mais auparavant, au quatrième jour, Dieu parle une cinquième fois pour placer des luminaires dans l’étendue des cieux.
Ces astres célestes, le soleil, la lune et les étoiles, mettent à exécution la première pensée de Dieu, sa première parole. Ils diffusent la lumière originelle selon Son décret, qui était de faire luire la vie et de séparer la lumière d’avec les ténèbres. Ils marquent le temps, les saisons, les jours, les années, et administrent l’énergie que Dieu met à la disposition de Sa création. Ils dominent sur le jour et sur la nuit, par l’autorité que Dieu leur confie.
Comme Jean Baptiste, ils ne sont pas eux-mêmes la lumière, mais ils rendent témoignage à « la vraie lumière qui, venant dans le monde, éclaire tout homme » (Jean 1. 9). Les anges, ces êtres spirituels invisibles, serviteurs du Tout-Puissant, reflètent la gloire de Dieu. Ne sont-ils pas définis dans l’Écriture comme des « esprits administrateurs, envoyés pour servir en faveur de ceux qui vont hériter du salut » ? (Héb. 1. 14) L’ordre parfait de la première création nous enseigne aussi à mieux comprendre le rôle de tous ceux qui exercent une autorité légitime de la part de Dieu, « conducteurs » et « bergers », qui veillent sur nos âmes (Héb. 13. 17 et 1 Pier 5.1 à 4). Nous avons à les estimer très haut en amour (1 Thess. 5. 12 et 13). Les premiers, les apôtres, sont appelés « administrateurs des mystères de Dieu » (1 Cor. 4. 1 et 2).
Ainsi, tous les serviteurs de Dieu reçoivent énergie et lumière de la part de Celui qui en est la source, et dont ils reconnaissent l’autorité et la prééminence absolue (Col. 1. 16 et Éph. 1. 20 et 21). Et chaque croyant, à sa place, est responsable de briller dans la nuit, comme un luminaire dans un monde de ténèbres (Phil. 2. 15).

Genèse 1. 20 à 23 : « Les premiers êtres vivants »

A l’aube du cinquième jour, au septième paragraphe de la Bible, tout est prêt pour la naissance de la vie sur la terre. Dieu a tout disposé selon Sa sagesse et Sa puissance, dans le ciel et sur la terre, pour la bénédiction des êtres vivants. Alors, Dieu dit : « Que les eaux foisonnent d’un fourmillement d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre devant l’étendue des cieux ». Quelle explosion de vie !
« Et Dieu créa… tout être vivant qui se meut… Et Dieu vit que cela était bon. Et Dieu les bénit, disant (septième parole) : Fructifiez, et multipliez, et remplissez les eaux dans les mers, et que l’oiseau multiplie sur la terre » (v. 21 et 22). La bénédiction de Dieu sur la première création nous parle, en image, de celle, plus excellente encore, que le Seigneur a communiquée à Ses disciples au jour de Son ascension dans le ciel : « Levant les mains en haut, il les bénit. Et il arriva qu’en les bénissant il fut séparé d’eux et fut élevé dans le ciel » (Luc 24. 50 à 53). Les disciples, dès lors, Lui rendent hommage et s’en retournent à Jérusalem avec une grande joie. Ils sont destinés, eux aussi, à fructifier et à multiplier dans l’œuvre du Seigneur, à louer et bénir Dieu, à Le servir sur la terre, et à s’élever comme l’oiseau, à tire-d’aile, vers l’étendue des cieux.
Les rachetés du Seigneur, à leur tour, prennent conscience que c’est Dieu qui, dans Sa puissance et Son amour, leur donne la vie, et « le mouvement et l’être » (Lire Act. 17. 26 à 28), qu’en Christ ressuscité et glorifié dans le ciel, ils possèdent une vie nouvelle. « Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils » (1 Jean 5. 11 ; lire aussi 2 Cor. 5. 15). Le mystère de la nouvelle création leur est révélé : « Christ en vous l’espérance de la gloire » et, par le ministère de la Parole de Dieu, ils sont présentés à Dieu « parfaits en Christ » (Col. 1. 27 et 28).

Genèse 1. 24 et 25 : « Que la terre produise des êtres vivants »

C’est au huitième paragraphe du récit de la création, le sixième jour, que naissent tous les autres animaux, « selon leur espèce ». Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants… Et il fut ainsi ». Et Dieu voit que cela est bon. Quelle belle image de la multitude des croyants, sauvés et placés sur le terrain neuf et fertile de la résurrection de Christ ! Le Seigneur Jésus a déclaré, au jour de Son humanité : « Comme le Père réveille les morts et les fait vivre, de même aussi le Fils fait vivre ceux qu’il veut… Car comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils aussi d’avoir la vie en lui-même » (Jean 5. 21 et 26).
Nous comprenons que la terre de la première création, au troisième comme au sixième jour, est une image de la sainte humanité du Seigneur Jésus. Par Sa résurrection, Il a démontré la puissance d’une vie impérissable (Héb. 7. 16). Il avait le pouvoir de donner Sa vie et de la reprendre, et de la communiquer aussi à tous ceux qui croient (Jean 10. 10 et 17 et 18 ; Jean 14. 19 ; Rom. 5. 10).
C’est Lui « qui a annulé la mort et a fait luire la vie et l’incorruptibilité par l’évangile » (2 Tim. 1. 10). La mort fut introduite dans la première création par la désobéissance, le péché du premier homme, Adam. Mais la vie éternelle est acquise à tous les hommes qui se repentent et acceptent le don de la grâce de Dieu. Leurs noms sont écrits dans le livre de vie. Ils sont, au sens spirituel, ressuscités et vivifiés avec le Christ. Ils trouvent en Jésus, ce second Adam, l’Homme venu du ciel, parfaitement obéissant, leur Sauveur et leur Modèle.
« Car le salaire du péché, c’est la mort; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23). « Parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez » (Jean 14. 19). Notre Sauveur nous en a donné la certitude, oui, nous sommes «… sauvés par sa vie »

Genèse 1. 26 et 27 : « A l’image de Dieu »

Au neuvième paragraphe de la Bible la neuvième parole de Dieu nous concerne tous personnellement : elle nous déclare notre vraie origine et notre vocation. « Et Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’ils dominent…» Dieu, le Père, le Fils, et le Saint Esprit, expriment d’un commun accord la volonté de créer l’homme, dans le seul but qu’il reflète l’image de la Divinité dans la création. Dieu attend de l’homme qu’il manifeste Son amour et Sa lumière, qu’il Lui ressemble en bonté et en sainteté, et qu’il exerce de Sa part la domination pour le bien universel. Quel glorieux propos, quel chef-d’œuvre de la création de Dieu !
Nous sommes bien conscients qu’aucun homme ne fut jamais capable d’accomplir une telle mission, sinon un seul, l’Homme Christ Jésus. Il est « l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création » (Col. 1. 15). Il vint pour nous libérer de l’esclavage de la mort, pour nous révéler l’amour de notre Père dans le ciel. « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place…» (Jean 14. 2 ; Éph. 5. 23 à 27 et 1. 23). Telle est la promesse de notre Maître ! Il veut nous ouvrir l’intelligence et le cœur, pour que nous comprenions, par la foi, qui nous sommes réellement. Comme l’enfant prodigue repentant, tout homme est appelé à retrouver le chemin de la maison de son Père. Il y est attendu les bras ouverts (Luc 15. 11 à 24 ; comparez És. 42. 5 à 9).
Le Nouveau Testament nous dévoile le but final du Créateur : « Vous avez reçu l’Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! L’Esprit lui-même rend témoignage… que nous sommes enfants de Dieu… héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ, si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui » (Rom. 8. 15 à 17).
Le texte de la Genèse insiste une nouvelle fois : « Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu ; il les créa mâle et femelle » Aucun doute n’est possible. La pensée de Dieu est la perfection et se réalise toujours. Son désir est que Son image soit reflétée pour l’éternité, et il s’accomplit dans l’union de Christ et de l’Église plénitude de celui qui remplit tout en tous ».

Genèse 1. 28 à 30 : « Et Dieu les bénit… »

La dixième parole de la création est, comme la septième, une parole de bénédiction et elle est pour tous les hommes : « Et Dieu leur dit : Fructifiez, et multipliez, et remplissez la terre et l’assujettissez ». La volonté de Dieu s’exprime, en priorité, pour que l’homme créé à son image porte beaucoup de fruits et en remplisse la terre. «Fructifiez » signifie à la fois produire du fruit en nombre et en qualité, mais aussi croître en connaissance et en amour. La volonté de Dieu pour nous aujourd’hui, c’est que nous croissions dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Il veut que nous demeurions dans Son amour et que nous portions beaucoup de fruits (2 Pier. 3. 18 ; Jean 15. 4 à 9). Notre vie doit être remplie du « fruit de l’Esprit, qui est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi » (Gal. 5. 22).
Dieu avait tout donné à l’homme, les plantes, les arbres et les animaux, pour que toutes choses servent un même but : produire une abondance de fruits et une plénitude de bénédictions. Les versets 28 à 30 forment donc un tout qui se termine par ces mots bienfaisants : « Et il fut ainsi ». La terre, plus tard, par la faute des hommes, fut maudite. La famille humaine perdit le bénéfice de la dixième parole de la création, mais Dieu se choisit une nouvelle famille, celle de la foi : A Noé, à Abraham, puis à Aaron et à ses fils pour le peuple d’Israël, Dieu renouvelle la même promesse et Sa bénédiction. Puis il est dit de Sion, ville du sanctuaire, où des frères habitent bien unis ensemble : « C’est là que l’Éternel a commandé la bénédiction, la vie pour l’éternité » (Gen. 9. 1 ; És. 51. 2 ; Nomb. 6. 22 à 27 ; Ps. 133. 3). Enfin, Dieu révèle à l’apôtre Paul la condition de la délivrance finale, le mystère de Sa volonté : Tout doit être à jamais soumis à la domination de l’Homme Véritable, Christ, notre chef (Rom. 8. 21 ; Éph. 1. 9, 10 et 22 ; 1 Cor. 15. 25 à 28).
nous révèle donc la source et le secret de la bénédiction de l’homme : « Et Dieu dit: Voici je vous ai donné.. ». Oui l’homme reçoit tout de Dieu, gratuitement, sans qu’il ait rien mérité. Dieu nous donne en Jésus le salut et la vie en abondance. Sachons apprécier le Don de Dieu, le recevoir dans notre cœur et vivre de ce que Dieu nous donne : « Grâces à Dieu pour son don inexprimable ! » (Éph. 2. 8 ; Jean 4. 10 ; 2 Cor. 9. 15 ; 2 Pier. 1. 3)

Genèse 1. 31 : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait… »

Le paragraphe le plus court du chapitre de la création est le onzième. Il en est la conclusion brève et merveilleuse. Sept fois, (versets 4, 10, 13, 18, 21, 25 et 31) dans ce chapitre, le regard de Dieu s’est posé sur Sa création avec amour et approbation. La première fois, on le comprend aisément, « Dieu vit la lumière, qu’elle était bonne». La lumière, c’est Christ, c’est le caractère même de la nature divine qui est source de vie. Elle est parfaitement bonne. La septième fois, après avoir créé et béni l’homme sur la terre, « Dieu vit tout ce qu’il avait fait, et voici, cela était très bon ». Le texte original emploie un terme particulier qui pourrait être traduit par « un bien intense ». Que désigne donc ce bien excellent ? – Mieux encore que la création de l’homme, c’est la promesse de la venue du Fils de l’homme pour accomplir la volonté de Dieu qui est ainsi qualifiée. Dieu pourra du ciel Le reconnaître en ces termes : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir ; écoutez-le » (Mat. 17. 5). L’œuvre de notre Créateur est tout entière l’expression de Son immense bonté. Elle préfigure le Grand Œuvre de la nouvelle création en Christ, par lequel tout est amené définitivement à la perfection pour l’Éternité (Éph. 4. 13 ; Héb. 10. 14).
Quand Jésus marchait au milieu des hommes, quels bienfaits en sont résultés pour tous ceux qui venaient à Lui ! Ceux-ci pouvaient s’écrier « il fait toutes choses bien ! » (Marc 7. 37 ; Act. 10. 38). La puissance et la bonté de Dieu ont été présentes et visibles dans toute Sa vie. Il allait de village en village et de lieu en lieu, n’accomplissant que le bien, guérissant les malades et sauvant les pécheurs. Oui, un « bien intense » s’accomplissait par Sa seule présence et par Son travail. Puis Son chemin l’a conduit jusqu’à la croix du Calvaire et, au-delà de la mort, par le miracle de Sa résurrection, Dieu a couronné Son œuvre en démontrant « quelle est l’excellente grandeur de sa puissance envers nous qui croyons, selon l’opération de la puissance de sa force, qu’il a déployée dans le Christ, en le ressuscitant d’entre les morts… » (Éph. 1. 19 et 20).
Et maintenant, ce « bien intense » trouve sa véritable réalisation en ce que toutes choses sont assujetties à Christ et qu’Il est donné à l’Église pour être « chef sur toutes choses » (Éph. 1. 22 et 23).

Genèse 2. 1 à 3 : Le septième jour

Le douzième paragraphe de la Création conclut : « Et les cieux et la terre furent achevés, et toute leur armée. Et Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu’il fit… Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia ». Comment ne pas penser aux paroles de Jésus, s’adressant à Son Père : « J’ai achevé l’œuvre que tu m’avais donnée à faire ! » et à ces mots prononcés sur la croix : « C’est accompli ! » (Jean 17. 4 et 19. 30). Si Dieu bénit le septième jour, qui marque l’achèvement de Son œuvre en création, combien plus bénira-t-Il les résultats éternels de l’œuvre de la rédemption : la nouvelle création en Christ, qu’annoncent et illustrent déjà les douze premiers paragraphes de la Genèse.
« Dieu se reposa au septième jour de toute son œuvre… » L’Israélite devait imiter Dieu Lui-même en observant le sabbat : « Six jours tu travailleras et tu feras toute ton œuvre ; mais le septième jour est le sabbat consacré à l’Éternel, ton Dieu : Tu ne feras aucune œuvre » (Deut. 5. 12 à 15). Ce passage du livre du Deutéronome souligne l’importance du sabbat pour deux raisons : le sabbat est un jour entièrement voué à Dieu et à célébrer Son œuvre de Créateur des cieux et de la terre, mais il est aussi lié à la délivrance de l’esclavage en Égypte, car seul un peuple libre peut entrer dans le repos de Dieu.
De même pour les chrétiens, le premier jour de la semaine commémore à la fois l’avènement de la Nouvelle Création (la résurrection de Christ), et la Rédemption. Toute la vie chrétienne, libérée de l’esclavage du péché, peut dès lors être caractérisée par la participation du croyant au repos de Dieu, dont l’amour et la justice ont été pleinement magnifiés en Christ, dans Sa vie, dans Sa mort et dans Sa résurrection. « Appliquons-nous donc à entrer dans ce repos-là » dit l’auteur de l’Épître aux Hébreux (Héb. 4. 3 à 11). C’est la source du vrai repos du cœur et de la conscience, dont parle Jésus : « Venez à moi… et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28).
Puissions-nous donc, chaque dimanche, mais aussi chaque jour de notre vie, répondre à l’injonction du psalmiste : « Recherchez l’Éternel et sa force, cherchez continuellement sa face ; Souvenez-vous de ses œuvres merveilleuses qu’il a faites ». (Ps. 105. 5).

D’après la Bonne Nouvelle 1995

 

MON SEIGNEUR ET MON DIEU

Quand il entra dans Jérusalem, toute la ville fut en émoi ; on disait : Qui est celui-ci ? Matthieu 21. 10.

MON SEIGNEUR ET MON DIEU

Lors de Sa naissance, il n’y avait pas de place dans l’hôtellerie – mais les cieux, au-dessus de Lui, s’ouvrirent. Il fut couché dans une crèche – mais une étoile conduisit des sages de l’Orient pour Lui rendre hommage.
Sa naissance contredit les règles humaines, et Sa mort fut différente du décès de tout autre homme.
Il ne possédait rien, et pourtant il nourrit cinq mille personnes – et il y eut des restes. Il ne marchait pas sur de beaux tapis, mais sur l’eau – et elle Le portait.
Sa crucifixion fut le plus grand crime – et pourtant il fallait que « le Fils de l’homme » soit élevé, afin que des hommes puissent être sauvés. Lorsqu’Il mourut, peu nombreux furent ceux qui menèrent deuil sur Lui, cependant le soleil cacha sa lumière. Les hommes étaient insensibles quant à leurs péchés – mais la terre trembla sous ce fardeau. La création l’honora, et les pécheurs Le rejetèrent.
Le péché ne pouvait pas Le toucher, et la corruption ne L’atteignit pas. Il est vrai que Sa sueur, comme des gouttes de sang, se répandit sur la terre, cependant Son corps ne se décomposa pas – et Dieu Lui rendit témoignage de Sa pleine satisfaction en Le ressuscitant d’entre les morts.
Il ne prêcha que pendant trois ans, n’écrivit aucun livre et ne s’érigea aucun monument – et Il est pourtant encore, après deux mille ans, la Personne la plus importante de toute l’histoire de l’humanité, Il est le pivot de la mesure du temps – Il est le thème d’innombrables prédications.
Était-Il donc un homme comme tous les autres ? Sa mort n’était-elle rien de plus qu’une mort humaine normale ? Non ! Car Il a apporté la vie à d’innombrables humains ! Remercions-Le du fond du cœur et disons-Lui, émerveillés : « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jean 20. 28).

D’après der Herr ist nahe Décembre 2022

TRADUCTION DE FEUILLETS (37)

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TRADUCTION DE FEUILLETS (37)

 

« Celui qui habite dans la demeure secrète du Très-haut logera à l’ombre du Tout-puissant ». Psaume 91. 1.

UNE RÉPONSE AUX PRIÈRES

Le 26 novembre1892, le Vapeur Spree, sur l’Atlantique, se trouva en détresse. L’arbre primaire s’était brisé et avait causé un trou dans la coque. Le Spree se trouvait alors à des milliers de kilomètres de la terre, sans aide, et dérivait toujours plus de sa route. A bord se trouvaient près de 700 passagers, entre autres l’évangéliste D.L. Moody.
L’équipage réussit, il est vrai, à refermer la cloison, mais le danger restait immense. Pour éviter la panique, Moody attendit jusqu’au soir du lendemain avant de demander au capitaine d’organiser une réunion de prières. Tous les passagers y prirent part, et beaucoup d’entre eux prièrent. Moody commença par lire le Psaume 91, ensuite les versets concernant la détresse des marins sur la mer, qui appelèrent le Seigneur à l’aide, jusqu’à ce que « il arrête la tempête » et qu’« il les conduit au port qu’ils désiraient » (Ps. 107. 23 à 32). Une femme fit la remarque que cela avait été écrit exactement pour leur situation – elle voulut relire elle-même ces paroles dans la Bible de Moody.
Vers 3 heures du matin, Dieu répondit à leurs prières : le vapeur Lake Huron avait vu les signaux de détresse du Spree et le prit en remorque.
Le capitaine du Lake Huron était également un homme de prière. Il cria à Dieu pour avoir de l’aide afin de pouvoir mener à bien cette tâche difficile et dangereuse. Et ce fut le cas : son navire eut juste assez de forces pour remorquer le Spree, et juste assez de charbon pour pouvoir, en six jours, atteindre le port de Queenstown en Irlande.
« Ceux qui descendent sur la mer dans des navires … ceux-là voient les œuvres de l’Éternel… ils ont crié à l’Éternel dans leur détresse, et ils les a fait sortir de leurs angoisses… Qu’ils célèbrent l’Éternel pour sa bonté, et pour ses merveilles envers les fils de hommes » (Ps. 107. 23 à 31).

D’après der Herr ist nahe novembre 2022

« Car par devers toi est la source de la vie, en ta lumière nous verrons la lumière ». Psaume 36. 9.

À LA RECHERCHE DE LA SANTÉ ET DE LA VIE

L‘Espagnol Juan Ponce de Leon, qui avait traversé l’Atlantique à la voile avec Colombo, fonda le premier établissement européen à Porto Rico en1508. Il fut nommé gouverneur de l’île et aurait pu mener une vie agréable. Ses blessures de guerre le faisaient cependant souffrir.
On raconte qu’il avait entendu parler de l’existence d’une source mystérieuse sur une île proche ? Quiconque buvait de cette eau devenait de nouveau jeune et fort. Aussi, Ponce de Léon se mit en route pour chercher cette source de jeunesse. Avec trois bateaux il atteignit un pays plein de fleurs. Il l’appela Floride. Il rechercha alors partout, but de toutes les sources – mais resta vieux et ses blessures continuèrent à le faire souffrir. Une flèche empoisonnée mit fin à sa vie en 1521.
Que sont nombreux les hommes qui, aujourd’hui, ajoutent foi à de telles affirmations et cherchent leur salut au mauvais endroit ! Pourtant, ni les rites de méditation, ni les corporations religieuses, ni une vie de bonne renommée, ne conduisent au salut. L’homme pécheur ne trouve le salut et la vie éternelle que près du Seigneur Jésus, qui est mort pour nous sur la croix. « Il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités, le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris » (És. 53. 5).

D’après Näher zu Dir Décembre 2022

« Que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur afin de lui plaire à tous égards ». Col. 1. 9 et 10.

PENSÉES

Ce que tu seras demain dépend des choix que tu fais aujourd’hui.

Nous avons la véritable paix, non pas quand il n’y a pas de guerre, mais quand nous sommes en paix avec Dieu.

Ce que nous sommes, vous et moi, nous le sommes par la grâce de Dieu. La vie du croyant commence avec la grâce de Dieu, se poursuit avec la grâce, se termine avec la grâce.

Si nous vivons avec le Seigneur, nous ne ressemblerons pas au monde.

Le meilleur endroit pour témoigner pour Christ, c’est l’endroit où Dieu nous a placés.

Un cœur qui bat pour le Seigneur, sera aussi sensible pour ceux que le Seigneur aime.

Quand le doigt de Dieu vous montre quelque chose, Sa main aplanira aussi le chemin pour vous.

Dès que nous reconnaissons notre faiblesse, nous laissons de la place dans notre vie pour la puissance de Dieu.

Ne mettez pas un point d’interrogation quand Dieu a mis un point final.

Celui qui avance avec Dieu trouvera aussi son chemin dans l’obscurité.

La foi véritable peut renoncer à beaucoup de choses – sauf au Seigneur et à Sa Parole.

Les épreuves sont le terrain fertile sur lequel la foi se développe.

D’après Näher zu Dir Décembre 2022
W. Strieme.

« Tu crois que Dieu est un ; tu fais bien : les démons aussi croient, et ils frissonnent ». Jacques 2. 19.

CROIRE EN DIEU

Croyez-vous en Dieu ? Croyez-vous qu’il n’y a qu’un seul vrai Dieu ?
Peut-être que votre réponse est : « Bien sûr ! » Et vous le pensez vraiment. Vous pourriez même ajouter que vous êtes également membre de telle église ou d’une congrégation de votre ville. C’est bien, ou comme le dit Jacques, « Tu fais bien ».
Les Juifs, déjà, reconnaissaient qu’il n’y a qu’un seul Dieu : « L’Éternel , notre Dieu, est un seul Éternel ! »(Deut. 6. 4), ce qui signifie qu’il est le seul à qui appartient le nom de l’Éternel. Mais même le diable croit qu’il y a un Dieu. Cette conviction, ce credo, le sauvent-il ? Non, parce que le simple fait de savoir qu’il y a un Dieu ne sauve pas ; cette connaissance ne fait que nous faire trembler et nous effrayer. Les démons savent que Dieu existe et que, à cause de cela, ils finiront dans l’abîme (Luc 8. 31).
Oui, vous aussi vous avez raison de croire en Dieu. Mais pour être sauvé, il faut croire au Fils de Dieu, Jésus-Christ. Il faut qu’Il devienne votre Sauveur personnel pour que vous soyez sauvé. Jésus a dit : « Qui croit au Fils a la vie éternelle, mais qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36).
Ce n’est que lorsque vous aurez une relation personnelle avec Jésus-Christ, lorsqu’il est devenu votre Sauveur et votre Seigneur, que vos péchés sont pardonnés. Ce n’est que lorsque vous mettrez toute votre confiance en Lui et en son sacrifice sur la croix du Calvaire que vous serez sauvé. C’est devant Jésus Christ que se décident pour vous la vie et la mort.
Oui, « Notre Dieu est un Dieu de salut » (Ps. 68. 21).

D’après die gute Saat novembre 2022

« Moi, je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie ». Jean 8. 12.

TÉNÈBRES ET LUMIÈRE

Au plus profond de la jungle africaine, un missionnaire avec son compagnon visitaient un village qui était connu, non seulement pour son idolâtrie marquée, mais parce qu’il s’y trouvait également un « séminaire » pour les prêtres de magie, où ils étaient initiés à certaines pratiques illégales et dangereuses.
Mais les deux visiteurs ne se découragèrent pas à cause de cela. Ils se sentaient appelés à apporter la bonne nouvelle de Jésus-Christ au chef du village. Les indigènes écoutèrent le missionnaire, et quand il eut fini de parler, le chef prit la parole :
– Tu as dit que tu apportais la lumière parce que nous étions encore dans les ténèbres. Il te manque seulement de voir ce que nous faisons . Nous sommes à l’aise dans l’obscurité et nous voulons y rester.
Un autre membre de la tribu a déclaré: Je suis d’accord avec les paroles du chef.
Le troisième a dit : Nous sommes trop vieux pour changer.
Le quatrième s’excusa : Nous sommes trop bêtes pour cela.
Et le cinquième a dit : Attendons.
C’est alors que deux jeunes gens d’une quinzaine d’années se sont levés d’un bond et ont crié : Nous en avons assez de l’obscurité ! Nous aspirons à la lumière et au salut !

D’après die gute Saat novembre 2022

« Par devers toi est la source de la vie, en ta lumière nous verrons la lumière » Ps. 36. 9.
« Envoie ta lumière et ta vérité ; elles me guideront » Ps. 43. 3.

UNE PROTECTION SÛRE

Quiconque visite aujourd’hui la petite ville de Marvejols dans le sud de la France peut s’émerveiller devant les trois portes médiévales impressionnantes, de la ville dont les tours jumelles en pierre ont résisté aux tempêtes du temps. On remarque moins la disposition circulaire de cette belle petite ville avec ses rues étroites et son charme historique unique.
Au Moyen Âge, Marvejols possédait une solide enceinte qui, avec ses 30 tours, faisait de la ville une petite forteresse. Les remparts bien fortifiés étaient encore efficaces au début des temps modernes pour protéger les habitants des assaillants. ils n’étaient cependant pas insurmontables d’autant plus que la puissance des armes à feu augmentait avec le temps.
Un mur de forteresse pour se protéger du danger – c’est-à-dire, un problème bien actuel, parce que beaucoup de gens se sentent sans défense face aux grands problèmes économiques, sociaux et moraux de notre temps. Et pourtant, il y a un mur fort et inexpugnable, un lieu de sécurité qui demeurera toute notre vie et pour l’éternité : le Dieu tout-puissant Lui-même veut être une forteresse pour nous, une muraille protectrice pour tous ceux qui lui font confiance et se réfugient en Lui, ayant une foi personnelle dans le Dieu fort et miséricordieux de la Bible. Une telle relation est possible grâce à la mort expiatoire de Jésus-Christ sur la croix. Dieu « connaît ceux qui se confient en lui », et Il est pour eux un lieu fort dans toutes les tempêtes de la vie, jusqu’à ce qu’ils atteignent leur but : le bonheur éternel dans la maison du Père, près de Jésus, leur Sauveur et Seigneur.

D’après die gute Saat Décembre 2022

« Et l’Éternel Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l’orient, et il y plaça l’homme qu’il avait formé. Genèse 2. 8.
« Jésus s’en alla avec ses disciples de l’autre côté du torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra, lui et ses disciples ». Jean 18. 1.
« Ils arrivent à un endroit appelé Gethsémané. Il dit à ses disciples : Asseyez-vous ici, jusqu’à ce que j’aie prié. Puis il prend avec lui Pierre, Jacques et Jean ; et il commença à être saisi d’effroi et très angoissé. Il leur dit : Mon âme est saisie de tristesse jusqu’à la mort ; restez ici et veillez. Allant un peu plus loin, il se jeta contre terre et il priait que, s’il était possible, l’heure passe loin de lui ». Marc 14. 32 à 35.

DEUX JARDINS – DÉSOBÉISSANCE ET MORT

Dieu voulait que les hommes qu’il avait créés soient heureux, que tout aille bien pour eux. Il leur a donc planté un jardin en Éden (ce qui signifie : délice, beauté) et cela caractérisait bien ce jardin. Un ruisseau l’arrosait et de magnifiques arbres portaient de riches fruits. Au milieu se dressaient l’arbre de vie et l’arbre de la connaissance du bien et du mal.
Adam devait cultiver et garder ce jardin. Cela le rendrait certainement heureux. Mais il était aussi responsable. Serait-il obéissant et d’une conscience droite ? Dieu a commencé à l’éprouver et lui a donné un seul commandement : « Tu mangera librement de tout arbre du jardin ; mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangera pas ; car au jour que tu en mangeras, tu mourras certainement” (v. 16 et 17).
Et que fit Adam ? Il ne pense pas aux bénédictions que Dieu lui a accordées, ni au seul commandement, de ne pas manger de l’arbre, ni au châtiment qui l’attend s’il désobéit. Lui et sa femme Ève écoutent la voix séductrice du serpent. Ils veulent reconnaître le bien et le mal et adoptent l’idée diabolique de devenir égaux à Dieu. Mais en réalité, par cela, « le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et ainsi la mort a passé à tous les hommes, du fait que tous ont péché » (Romains 5.12).
Si tout était resté ainsi, Satan aurait remporté une terrible victoire : il aurait entraîné avec lui à la destruction les hommes que Dieu voulait rendre heureux. Mais Dieu aime ses créatures et désire les sauver. Pour cela, Il a envoyé Son Fils sur la terre, qui a vaincu Satan et a délivré tous « ceux qui, par la crainte de la mort, étaient, pendant toute leur vie tenus en esclavage » (Hébreux 2. 15). En conséquence, Jésus a dû faire l’expérience d’un jardin bien différent.

DEUX JARDINS – OBÉISSANCE ET VIE

Nous avons considéré un jardin que Dieu avait planté pour le bien et la joie de l’homme. Tout y était parfait, et l’homme était en harmonie avec Dieu. Mais alors une tragédie s’est produite dans ce jardin : Adam et Ève ont désobéi à Dieu et ont commis le premier péché !
Nous voulons méditer maintenant sur la scène qui a eu lieu dans un autre jardin. On ne peut pas voir beaucoup la beauté de ce jardin parce qu’il fait sombre. Dans un endroit isolé, un homme s’agenouille et prie. Il est dans une grande angoisse et crie à Dieu. Les gouttes de sa sueur tombent comme du sang sur le sol. Un ange doit venir pour Le fortifier.
– Qui est cet homme et pourquoi prie-t-il ainsi du fond de son cœur ? – C’est Jésus. Il sait que quelques heures plus tard, Il sera sur la croix. Là, le châtiment divin l’atteindra pour d’innombrables péchés qu’Il n’a pas commis. Dieu le fera, Lui, qui n’a jamais commis un péché, « péché » (2 Cor. 5. 21). Il devra endurer tout cela et finira par mourir. C’est pourquoi Il supplie : « Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite ! » (Luc 22. 42). Comme c’est admirable : malgré l’angoisse de la « coupe » de la juste colère de Dieu, Il est prêt à marcher dans le chemin vers la croix ! Il le fait dans une obéissance inébranlable !
Le jardin d’Éden a été perdu une fois pour toutes, parce que le premier homme a désobéi. Et par sa désobéissance, la mort est venue dans le monde. Dans le jardin de Gethsémané, au contraire, l’obéissance de l’homme Jésus-Christ resplendit. Il se donne Lui-même pour apporter la vie à des hommes perdus.

D’après die gute Saat Décembre 2022

« Si celui qui te hait a faim, donne-lui du pain à manger, et, s’il a soif, donne -lui de l’eau à boire ; car tu entasseras des charbons ardents sur sa tête, et l’Éternel te le rendra ». Proverbes 25. 21 et 22.

LA RIZIÈRE DU VOISIN

Le prédicateur chinois Watchman Nee (1903-1972) était très actif dans le mouvement des églises de maison en République populaire de Chine et a écrit de nombreux écrits. Nee a passé les 20 dernières années de sa vie dans un camp de travail à cause de sa foi en Christ. Il a raconté une fois l’incident suivant :
Un chrétien du sud de la Chine avait une rizière à mi-hauteur d’une montagne. Pendant la saison sèche, il utilisait un tapis roulant pour pomper l’eau du canal d’irrigation jusqu’à son champ. En dessous se trouvaient les deux champs de son voisin, et une nuit il a percé le mur de séparation en terre et a laissé toute l’eau couler sur ses champs. Lorsque le chrétien a rafistolé à nouveau le mur et a pompé de l’eau nouvelle, le voisin a refait la même chose et cela s’est passé ainsi trois ou quatre fois. Le chrétien en a ensuite discuté avec ses compagnons chrétiens. « J’ai essayé d’être patient et de ne pas riposter », a-t-il dit, « mais est-ce vrai ? »
Après avoir prié ensemble à ce sujet, l’un d’eux a dit : « Si nous essayons toujours de faire ce qui est juste, nous sommes de très pauvres chrétiens. Nous devons faire plus que ce qui est juste ». Le lendemain matin, le chrétien pompa de l’eau pour les deux champs inférieurs et l’après-midi pour son propre champ. Le voisin a été tellement étonné de cet acte qu’il a commencé à chercher le motif, jusqu’à ce que finalement lui aussi trouve le Christ.

D’après die gute Saat Décembre 2022

« Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera ». Galates 6. 7.

LA FIN DE TOUT ?

En riant et en se moquant bruyamment , l’homme âgé répond au chrétien qui offre des tracts : La vie après la mort ? Quelle fantaisie ! la fin de la vie, c’est d’être enterré à 1,50 mètre sous le sol !
– Vous ne croyez donc pas à une vie après la mort ?
– Non !
– Et si vous vous trompiez ?
– Je vais peut-être me faire incinérer. Alors personne ne pourra rien me faire !
Quelle réponse à courte vue ! Malheureusement, beaucoup de gens pensent de même ! Êtes-vous peut-être l’un d’entre eux ? Pensez-vous aussi que, après la mort, tout soit fini ?
Beaucoup voudraient qu’il en soit ainsi parce que, alors, ils pourraient vivre à leur guise sans être tenus comme responsables. Peu importe alors qu’ils mentent, qu’ils trichent ou qu’ils volent – que vous trahissiez l’État, votre conjoint ou vos semblables. La montagne de vos dettes sera alors enterrée avec vous, ou ôtée par le feu de la crémation.
Mais c’est là une erreur fatale ! Dieu, qui a créé tout l’univers , est également capable de faire retrouver toutes les molécules ! Rien n’est perdu devant Dieu ! Que nous rejetions son offre maintenant ou que nous l’ignorions volontairement, Dieu dit : « Il n’y a rien de secret qui ne deviendra manifeste, ni rien de caché qui ne doive se connaître et venir en évidence » (Luc 8. 17).
Quelques instants après la mort, chacun se rendra compte qu’il y a l’éternité. Mais alors il sera trop tard pour se mettre en règle avec Dieu. Allez donc à Dieu maintenant !
« Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7)

D’après die gute Saat Décembre 2022

« Quand les méchants se multiplient, la transgression se multiplie ; mais les justes verront leur chute ». Proverbes 29. 16.

NE SUIVEZ PAS LA FOULE

Bertrand Russell (1872-1970), philosophe anglais et lauréat du prix Nobel, rapporte dans son autobiographie que sa grand-mère lui avait donné une Bible. Elle avait inscrit ses passages préférés sur la page de garde. L’un d’eux était : « Tu ne suivras pas la multitude pour faire le mal » (Ex. 23. 2). Plus tard dans sa vie, ce passage l’a protégé de la peur « d’appartenir à une minorité ».
Cette recommandation de la Parole de Dieu que Lady Russell donna à son petit-fils est toujours digne d’être suivie. Nous vivons à une époque où beaucoup suivent la devise : « Ce que veut la majorité est juste». Mais que cela est souvent une erreur fatale ! Il arrive bien souvent que l’opinion générale repose sur des bases entièrement subjectives, émotionnelles ou même purement égoïstes. Mais alors, il ne faut pas s’étonner si la justice et la morale sont négligées. Si l’homme ne recherche pas Dieu et Sa volonté, mais fait de lui-même et de ses propres intérêts la mesure du bien et du mal, la profonde « chute » dont parle notre texte biblique arrive inévitablement.
Mais il ne suffit pas non plus d’appartenir à une minorité , car les minorités aussi peuvent se tromper. Il faut se ranger parmi ceux qui font la volonté de Dieu ; et cette volonté se trouve dans la Parole de Dieu, la Bible.
« Le monde s’en va, lui et sa convoitise ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement. 1 Jean 2. 17.

D’après die gute Saat Décembre 2022

« Chacun de nous rendra compte pour lui-même à Dieu ». Romains 14. 12.

A notre stand chrétien, en ville, un monsieur âgé avec lequel j’échangeais quelques mots réagissait avec intérêt et de manière amicale. Je lui parlai de l’amour de Dieu qui ne veut pas que les gens soient perdus à cause de leurs péchés. C’est pourquoi Dieu a envoyé Jésus Christ dans le monde pour qu’Il meure sur la croix pour des pécheurs, afin qu’ils soient sauvés et prêts pour la gloire du ciel.
L’homme écoutait attentivement et accepta le calendrier que je lui offrait. Quelques heures plus tard il réapparut tout à coup et me dit avec enthousiasme qu’il avait donné le calendrier à son voisin : – C’est juste ce qu’il lui fallait, comme si c’était écrit pour lui !
Lui-même n’avait pas besoin d’un calendrier, mais bien son voisin !
Quelle pitié ! Il était convaincu que son voisin avait besoin de Dieu. Mais c’était inférieur à sa dignité propre de penser qu’il était lui-même dans la même situation. C’était très dévoué de sa part d’avoir autant d’égards pour son voisin – mais lui-même n’était certainement pas perdu !
Qu’ils sont nombreux, ceux qui pensent de même ! Ils repoussent l’idée de leur propre situation, de leur propre culpabilité et de la pensée de l’éternité, en s’imaginant que le message de la Bible est bon pour les autres, alors qu’en fait eux-mêmes ont besoin du salut.
« Chacun de nous rendra compte pour lui-même à Dieu ». Chacun pour lui-même ! C’est maintenant le moment de penser à soi-même : regarder son voisin détourne la question. Nous ne devons pas nous détourner de notre propre image dans le miroir, mais la regarder en face, confesser notre propre culpabilité et mettre les choses en ordre avec Dieu. Alors nous serons en mesure de faire suivre le message à d’autres.

D’après the good Seed Décembre 2022

« La folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui obtenons le salut, elle est la puissance de Dieu. 1 Corinthiens 1. 25 et 18

FOLIE ET FAIBLESSE, ATTRIBUTS DE DIEU ?

Si le premier de ces versets ne se trouvait pas dans la Bible, personne n’oserait attribuer à Dieu de telles caractéristiques ! Comment Dieu, le Créateur de l’univers, pourrait-il montrer de la faiblesse, et comment pourrait-on affirmer que Dieu « qui seul est sage » (Rom. 16.27), pourrait être fou ?
Ici, l’apôtre Paul emploie des termes que les incrédules appliquent à l’évangile. Ils trouvent impossible que Dieu soit devenu un Homme dans la Personne de Jésus Christ, qu’Il soit mort crucifié, dans la honte comme un voleur, pour pardonner les péchés, et qu’Il soit ensuite ressuscité d’entre les morts. Une telle faiblesse apparente en Christ était scandaleuse pour les Juifs qui attendaient un Messie glorieux, un roi qui les délivrerait du joug de l’Empire romain. Et pour les Grecs, dont les philosophes recherchaient la sagesse, c’était pure folie.
L’évangile, cependant, les richesses insondables de Dieu, a été prêché dans le monde sans aucun déploiement de richesses, de pouvoir ou d’éloquence, mais par Jésus, qui ne possédait rien sur cette terre. La prédication a continué par douze apôtres et des disciples, qui proclamaient le salut par la foi en Jésus Christ, qui mourut sur la croix et fut ressuscité par la puissance de Dieu. Ils agirent ainsi malgré la persécution, risquant quelquefois la mort. Mais la puissance de l’évangile amena à la foi une multitude de personnes de toutes nations et de toutes classes sociales, y compris des philosophes, des orateurs, et des érudits, jusqu’au jour actuel. Ceux qui ont accepté cette bonne nouvelle savent que Jésus est véritablement la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu (1 Cor. 1. 24).

D’après the good Seed Décembre 2022

« Je me réfugierai sous l’ombre de tes ailes ». Psaume 61. 4.
« Je me suis couché, et je m’endormirai ; je me réveillerai car l’Éternel me soutient. Je n’aurai pas de crainte des myriades du peuple qui se sont mises contre moi tout autour ».
Psaume 3. 5 et 6.

UNE CHAUDE COUVERTURE

Jusqu’en 1989, la Roumanie fut gouvernée par un dictateur impie qui persécutait et emprisonnait les chrétiens. Voici le témoignage d’un chrétien pendant cette période dure.
– J’étais continuellement surveillé à cause de mes activités religieuses considérées comme illégales. Pour fuir la police, je fus contraint de me cacher sur la montagne pendant plusieurs jours. C’était l’hiver. Je rencontrais souvent des loups que, en réalité, je craignais moins que les hommes qui me poursuivaient. Je faisais s’enfuir les loups en faisant du bruit.
Une nuit où il faisait particulièrement froid et où je me sentais affaibli, j’ai prié : Seigneur, envoie-moi une couverture, ou je vais mourir de froid ! Ensuite, je me suis endormi, et je n’ai pas souffert du froid. Savez-vous pourquoi ? Quand je me suis réveillé, le matin, il faisait encore sombre. Je me suis allongé pour me détendre un peu, et j’ai vu la forme d’un animal qui s’est levé et a disparu dans la forêt. Je n’ai jamais su s’il s’agissait d’un chien sauvage ou d’un loup. Ce qui est certain, c’est que cet animal avait passé la nuit appuyé contre moi et m’avait protégé du froid. Dieu est merveilleux. Il n’aurait pas pu m’envoyer une couverture plus chaude.
« Je suis affligé et pauvre : le Seigneur pense à moi. Tu es mon secours et celui qui me délivre » (Ps. 40. 17).

D’après il buon Seme Décembre 2022

ESPÉRER CONTRE TOUTE ESPÉRANCE  

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Espérant contre toute espérance, [Abraham]… ne mit pas en doute par incrédulité la promesse de Dieu, mais il fut fortifié dans la foi… étant pleinement convaincu que ce que Dieu a promis, il est puissant aussi pour l’accomplir. Rom. 4. 18 à 21.
Jaïrus… voyant Jésus… se jette à ses pieds ; et il le priait instamment : Ma fille est à sa fin ; viens lui imposer les mains, pour qu’elle soit guérie et qu’elle vive… Jésus… dit au chef de synagogue : Ne crains pas, crois seulement. Marc 5. 22, 23 et 36.

 

ESPÉRER CONTRE TOUTE ESPÉRANCE

 

– Dieu avait promis une descendance à Abraham. Mais, pendant les 25 années qui suivirent cette promesse, Abraham et Sara n’eurent pas de fils. Sara atteignit l’âge de 90 ans et Abraham, l’âge de 100 ans. Dieu avait-Il oublié Sa promesse ?… Abraham resta ferme dans sa foi ; il avait cru Dieu et, malgré tout, il espérait en Lui contre toute espérance. Enfin, Dieu donna un fils à Abraham et Sara : Isaac, duquel descendent tous les Israélites.
– Jaïrus, un des chefs de synagogue, vient chercher le Seigneur Jésus parce que sa fille est sur le point de mourir. Mais, alors que Jésus se rend chez lui, on lui fait dire que la jeune fille est morte : ce n’est pas la peine de déranger davantage le Seigneur – toute espérance est désormais inutile. Mais Jésus encourage immédiatement ce pauvre père désolé : « Ne crains pas, crois seulement », lui dit-Il. Puis Il ressuscite l’enfant et la rend à ses parents.
Cher ami, votre situation vous semble-t-elle désespérée, comme celle d’Abraham ou de Jaïrus ? Vous semble-t-il que les choses ne font qu’empirer, et que toute espérance s’évanouit ? Pensez à Abraham et à sa confiance en Dieu, pensez à la réponse de Jésus à Jaïrus. Un couple trop âgé pour avoir un enfant, une jeune fille morte sur son lit… Lorsque nous avons conscience d’avoir épuisé toutes nos ressources, devrions-nous penser que Dieu n’interviendra pas dans Sa sagesse ? Ne perdons pas courage et appuyons-nous fermement, dans une entière confiance, sur les promesses de la Parole de Dieu !

 

D’après « Il buon seme » novembre 2022

 

COMMENT ATTENDRE LE SEIGNEUR JÉSUS

CIGOGNE

 

Le Seigneur lui-même… descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront en premier lieu ; puis nous, les vivants qui restons, nous serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. Consolez-vous donc l’un l’autre par ces paroles. 1 Thess. 4. 16 et 17.

COMMENT ATTENDRE LE SEIGNEUR JÉSUS

 

Jésus Christ Lui-même viendra prendre les Siens ; Il ne confiera cette tâche à aucun autre. La rencontre ne se produira pas sur la terre, mais en l’air, à l’appel puissant de l’archange et au son de la trompette de Dieu. Les morts qui ont cru en Jésus Christ seront ressuscités à l’instant même et seront emmenés au ciel avec les croyants vivants. Ils le rencontreront alors et Le verront tel qu’Il est !
Aucune date, aucune échéance ne nous sont indiquées, et cela, afin de nous encourager à attendre le Seigneur à tout moment.
Attendre le Seigneur détache le croyant du monde et imprime sur lui le caractère du ciel auquel il appartient ; il doit être toujours prêt à partir. Ce qu’il fait et ce qu’il dit doit pouvoir être approuvé par le Maître lorsqu’Il viendra : être honnête et sincère, travailler consciencieusement, ne pas avoir de dettes, vivre en paix avec tous… L’espérance de Son retour nous pousse à vivre en recherchant la sainteté : « Quiconque a cette espérance en lui (Jésus) se purifie, comme lui est pur » (1 Jean 3. 3)
Attendre le Seigneur console le chrétien lorsque l’un de ses proches meurt, l’encourage dans la maladie, dans la persécution, dans les épreuves de toutes natures.
Attendre le Seigneur pousse le chrétien à avertir, avant qu’il soit trop tard, tous ceux qui n’ont pas la certitude de leur propre salut, en leur annonçant la bonne nouvelle de la grâce de Dieu en Christ.
C’est ce que nous désirons faire par ce message : proclamer notre assurance que Jésus revient, et vous inviter à L’attendre avec nous.

D’après « Il buon seme » novembre 2022

BLOQUÉS PAR LA NEIGE

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BLOQUÉS PAR LA NEIGE

Épisode de la tourmente de neige de l’hiver de 1872 dans les prairies de l’Amérique du Nord

 

 

– Quand serez-vous de retour, père ?
– Après-demain. En partant tout de suite je puis arriver ce soir entre huit et neuf heures. La neige commence à tomber serrée. Je vais atteler Bob et le Gris au traîneau et je prendrai Jean avec moi.
– Je serai toute seule ? J’aimerais tellement que vous puissiez rester avec nous !
La jeune fille se baissa et ouvrit la porte du poêle pour cacher ses larmes qu’elle essuyait avec son tablier.
– Et moi aussi, Rachel, j’aimerai rester mais il le faut. Tu sais que j’ai promis à Huston de l’aider dans son travail et je ne puis manquer au rendez-vous.
– Je sais que vous devez aller, père, dit-elle : mais si Jean pouvait rester, ce serait moins triste.
– Je m’arrêterai chez le voisin Giles, et je demanderai à la tante Esther de venir ici. Elle m’a dit qu’elle le pourrait ; elle viendra avec Joseph, qui traira les vaches et les soignera pendant mon absence.
Cette perspective consola Rachel et ses yeux brillèrent de joie !
– Jean, prépare-toi pendant que je mettrai une petite provision de bois et de charbon là sous le hangar. Puis nous mangerons un morceau, et en route.
M. Wilson avait émigré dans l’Ouest et s’était établi dans les riches prairies de cette région. Il s’était marié avec la fille d’un fermier voisin et possédait une grande ferme avec une une maison confortable et les dépendances nécessaires. Sa demeure était isolée ; aucune route ne passait près de là.
La femme de M. Wilson était morte depuis six mois en lui laissant cinq enfants : Jean, l’aîné, qui avait quatorze ans ; Rachel, treize ; Jacques, dix ; Guillaume, huit, et une petite fille de sept mois.
Depuis la mort de sa mère, Rachel avait cherché de tout son cœur à la remplacer dans la famille. Elle soignait le bébé si bien que son père l’appelait petite maman.
Comme nous l’avons dit, M. Wilson était obligé de se rendre à la ville voisine, malgré le froid et le mauvais temps qui s’annonçait. Avant de les quitter, M. Wilson recommanda ses enfants au Seigneur, le priant de les protéger durant son absence. Puis il se mit à table pour un léger repas.
– Ne laisse pas éteindre le feu, Rachel, dit-il tout en mangeant, j’ai mis du bois et du charbon là, tout à portée, il y en aura jusqu’à mon retour. Soigne bien la petite.
– Oui, répliqua-t-elle, en les regardant partir depuis la porte. Regarde, Jacques, comme la neige redouble et quel froid il fait, comme j’aimerais voir arriver tante Esther et Joseph ; cela nous rassurerait.
Une heure se passa, Guillaume assis à terre avec sa petite sœur, la faisait rire en se roulant avec elle.
Le jour baissait, la journée, si courte en hiver, allait finir, et ni Joseph ni tante Esther n’étaient encore arrivés.
– Je viens de regarder la neige, Rachel, dit Jacques. Je ne vois plus la clôture du jardin, les flocons sont si serrés. J’espère qu’il n’arrivera rien au père, ni à Jean.
Rachel avait été prendre un balai sous le hangar et était étonnée de voir la masse de neige tomber ; elle regarda à la fenêtre, on ne voyait ni oies, ni canards ; les poules avaient aussi disparu afin de trouver un abri.
Oh ! Comme elle souhaitait voir arriver tante Esther et Joseph, car elle commençait à avoir peur, et la tempête redoublait de violence. Les objets extérieurs disparaissaient rapidement sous la neige ; tout devenait sombre. Elle ne distinguait presque plus rien. Rachel ouvrit la porte et alla vers le hangar. Elle entendit mugir une des vaches, c’était sa favorite, Crumpie.
« Elle est à la porte de l’étable et veut y entrer, pensa-t-elle ; j’irai la traire ; Joseph ne viendra peut-être pas et Bébé doit souper ».
Elle prit un vieil habit de son père et le boutonna sur elle, puis enfila les grandes bottes de Jean et s’enveloppa la tête dans un cache-nez qu’elle s’enroula autour du cou ; et après avoir dit à Jacques de veiller sur Guillaume et la petite, elle prit le seau à traire. En arrivant à la porte du hangar, elle sentit que la neige s’y était amoncelée; elle essaya d’y pénétrer mais ne put franchir l’obstacle. Rachel était courageuse. Elle ne crut pas au danger, à vrai dire. L’ouragan était affreux, mais elle le bravait ; il fallait du lait pour l’enfant, cette pensée la dominait. Après ce premier échec, elle se rappela d’une pelle à neige que son père lui avait faite, une sorte de planche large à un bout et pointue à l’autre, emmanchée d’un fort bâton. Elle coupa un bout de corde à lessive qui pendait là, s’attacha le seau autour de la taille, puis poussant la pelle appuyée contre sa poitrine et la dirigeant des mains, elle se fit un passage. En arrivant près du chenil, le chien Rover voulut s’élancer vers elle, elle s’arrêta et détacha sa chaîne.
Il faisait si obscur que Rachel put à peine distinguer les objets dans la cour de la ferme ; ayant atteint la barrière qui l’en séparait, elle fut tentée de rentrer à la maison. Mais elle entendit de nouveau mugir la vache et avança dans son pénible labeur. Sans l’appui que lui donnait la pelle elle n’aurait pu lutter contre les rafales de vent chargées de neige.
Enfin, la voici à la porte de l’étable : Crumpie et une autre vache s’y tenaient blotties, heureusement que la neige l’avait laissée à peu près libre en s’accumulant quelques pieds plus loin.
Avec quelques coups de pelle, Rachel débarrassa l’entrée de façon que les bêtes puissent passer. Elle les suivit, mais dut s’asseoir un instant avant de pouvoir rien entreprendre, tant elle était hors d’haleine. Puis se relevant promptement, tourmentée à la pensée du retour, elle se mit à traire les deux vaches, leur donna du maïs et alla dans la grange chercher du foin; puis elle pensa aux chevaux dans leur écurie et mit aussi du foin dans leur mangeoire ; là elle vit les grands seaux à lait que son père y avait laissés. Elle y versa le lait, mit solidement les couvercles et les attachant autour de sa taille.
La jeune fille sortit rapidement, fermant la porte de l’étable, et se retrouva au milieu des éléments déchaînés. Elle ne savait pas de quel côté se tourner, le passage qu’elle avait creusé était bloqué de nouveau. Comment recommencer la lutte ? La tourmente augmentait, elle se sentait glacée ; mais les enfants et le bébé ! Elle pensa à Pierre marchant sur les vagues de la mer, Rachel murmura : « Seigneur, sauve-moi, car je péris ! » et elle avança résolument.
Il fallait marcher en tâtonnant, trébuchant sous la charge des seaux si nécessaires pour le repas du soir. Les flocons aigus de la neige lui ôtaient la faculté de respirer et le vent la faisait plier comme un roseau.
Elle craignait de tomber et de ne pouvoir se relever ; cette pensée lui donna des forces – d’ailleurs la porte devait être près de là ; elle la chercha; et elle ne trouvait rien. Enfermée comme par un mur de tous côtés, elle tendit la main et sentit un objet devant elle, qu’était-ce donc ? C’était le dessus de la cabane du chien : elle était dans la cour de la maison et près du hangar, elle recommença ses efforts pour avancer. Arriverait-elle ? Elle ne se sentait presque plus de forces. Enfin, ses mains étendues rencontrèrent un poteau, le hangar, elle trouva l’entrée et s’y arrêta un instant pour reprendre haleine. Même dans ce court répit, Rachel craignait d’être engloutie. Le vent criait et mugissait.
Affaiblie comme elle l’était, elle ne put jamais se rendre compte comment elle avait atteint la porte de la cuisine, ni comment elle y était entrée. Tout ce qu’elle se rappelait, c’est qu’elle avait entendu les cris de Jacques, qu’un tas de neige était à côté d’elle, que son lait était en sûreté et que la nuit était bien sombre. Rachel ne se doutait pas qu’elle avait fait ce que beaucoup d’hommes n’avaient pût faire durant cette nuit terrible qu’au prix de leur vie.
La pauvre enfant ne put même pas se traîner jusqu’au fourneau pour y ranimer le feu. Jacques y mit du bois pendant qu’elle frissonnait sans pouvoir bouger. Son sang semblait s’être glacé dans ses veines. Bébé se mit à pleurer, Rachel voulut aller vers elle, mais retomba en fondant en larmes.
Effrayé de l’état où il voyait sa sœur, Jacques cria et sanglota et cela la tira de sa torpeur.
– Jacques, prends la bouteille à lait et fais-en vite chauffer pour la petite, dit-elle.
Il essuya ses pleurs et lui obéit, puis il donna à boire à l’enfant. Rachel s’était assise près du poêle et s’appuyait dessus. Elle sentait qu’il fallait préparer le souper pour les enfants, mais ne pouvait plus réagir.
La pensée lui vint qu’un petit vin fait par sa mère, en cas de maladie était dans la maison ; Jacques le trouva, lui en versa une tasse, cela la ranima, elle put se traîner vers sa couchette où elle s’étendit et s’endormit. Guillaume la réveilla peu après en la tirant par sa robe.
– Rachel, Rachel, je veux mon souper et tout est si noir.
Ce court sommeil l’avait un peu reposée, elle alluma tout de suite la lampe, mit à chauffer de l’eau et arrangea la table du souper. Lorsque Rachel voulut fermer les volets extérieurs, elle ne put les mouvoir, la masse de neige gelée les avait bloqués. Elle eut même grand-peine à refermer la fenêtre.
Rachel était si fatiguée qu’elle ne put manger. Guillaume, lui, sans souci, soupa de bon appétit ; mais Jacques se plaignit de mal de tête et ne voulut rien ; il consentit pourtant à avaler une tasse de thé chaud.
Elle donna aussi de la nourriture à Bébé et quand elle eut fini, elle la mit tout endormie dans son berceau.
Rachel retourna sous le hangar prendre une provision de bois et de charbon pour la nuit ; elle en trouva moins qu’elle ne croyait, ce qui l’inquiéta. Elle monta à la chambre du premier voir s’il y avait du feu, c’était là qu’elle couchait avec sa petite sœur, ses frères étaient avec leur père en bas. Le poêle brûlait et la chambre était chaude. Elle fit coucher les deux garçons dans un des lits d’en haut, pria avec eux, demandant à Dieu d’être gardés et bénis, et se mit dans l’autre avec Bébé.

La grande fatigue et les efforts qu’elle avait faits lui procurèrent un profond et salutaire sommeil et elle se réveilla plus tard que de coutume le lendemain. Le premier regard jeté par la fenêtre montra qu’ils étaient ensevelis sous la neige.
Aussi loin qu’on pouvait voir, la vaste nappe blanche n’était brisée par aucun objet saillant. La grange était cachée ainsi que le hangar ; l’ouragan cependant avait cessé. La première pensée de Rachel fut pour son père et pour Jean ; auraient-ils pu atteindre H… en sûreté ? En faisant le feu, elle se demandait ce qu’elle ferait pour le combustible, il y en avait si peu. Elle descendit à la cuisine, les fenêtres étaient pleines de neige jusqu’en haut. Après avoir fait du feu, elle ouvrit la porte et se trouva devant un mur blanc, elle la referma promptement, craignant que la neige n’envahisse la cuisine, et toute désolée, se mit à pleurer. Que deviendraient-ils tous ? on ne pourrait pas les secourir, et ils n’avaient du charbon que pour la journée. Après avoir réfléchi un instant, Rachel ralluma sa lampe et prépara le déjeuner, mettant la table près du fourneau. Les enfants s’étaient réveillés ; Jacques grognait et se plaignait de mal à la tête et à la gorge, il toussait et avait de la fièvre. Elle lui dit de retourner au lit, lui promit du café et alla déjeuner avec Guillaume.
Rachel avait décidé ce qu’il fallait faire. Après avoir consolé Jacques et l’avoir engagé à dormir, elle donna un livre d’images au cadet, et commença ses préparatifs, car il était nécessaire de s’établir en haut pour n’avoir qu’un feu. En outre il n’y avait que peu d’huile, et tout était sombre en bas. Le vent devait les avoir enveloppés de neige comme d’un mur.
La jeune fille porta un banc dans le corridor du haut et y plaça les ustensiles et les provisions ; encore un grand pot de lait (quel bonheur de l’avoir !), puis elle ôta de la chambre les choses inutiles et y mit une table pour manger. Quelle triste et longue journée ! Elle fut contente de se distraire en cuisant le dîner, chose peu commode sur le poêle. Guillaume était ravi de tous ces arrangements. Un bruit se fit entendre à la porte, c’était Lover qu’on avait laissé en bas ; Guillaume lui donna à manger et le chien s’étendit devant le poêle, branlant la queue quand on lui parlait ; c’était vraiment un ami qui leur tenait compagnie et les consolait.
Jacques ne voulait rien, il était réellement malade. Rachel le présentait, mais ne savait que lui faire. Elle fut très occupée tout l’après-midi à soigner son frère et sa petite sœur.
Rachel fit le souper de bonne heure et Guillaume se coucha. La pauvre enfant était en souci pour son malade et aussi pour le feu, il y avait si peu de bois ; assez seulement pour le matin, que ferait-elle ensuite ? on ne pouvait s’en passer. Elle alla à la cave et brisa deux tonneaux vides dont elle démonta les douves. Jacques fut si agité pendant la nuit qu’il empêcha sa sœur de se reposer, il rejetait ses couvertures et demandait constamment de l’eau à boire. Il fallait entretenir le feu craignant qu’il n’ait froid. Sur le matin elle eut un moment de sommeil angoissé ; en se réveillant elle vit qu’elle n’avait plus que deux douves à brûler.
« Je dois tenir les enfants au chaud, se dit-elle, je le ferai, quand même je devrais brûler tous les meubles ».
Rachel retourna à la cave, elle y vit encore un vieux tonneau ; en le tournant, elle y trouva un peu de charbon qu’elle porta dans la chambre avec le bois du tonneau ; elle eut un bon feu brillant et chaud et un bon déjeuner.
Jacques ne faisait plus attention à rien et le poupon, qui était heureusement d’un bon naturel, dormait.
De la fenêtre on voyait la même étendue de neige blanche, sans aucune trace qui vînt en rompre la monotonie.

Le lendemain, toutes les énergies se concentraient sur le foyer. Rachel habilla Guillaume et la petite aussi chaudement que possible, puis rassembla tout ce qu’elle put trouver à brûler, le pilon, la planche à savonner, les seaux, les tablettes de la cave et de la cuisine, le chevalet à serviettes, la planche à pain, tout fut mis en pièces ; puis ils se couchèrent tous car la nuit tombait, il n’y avait de l’huile que pour peu d’heures. Jacques avait le délire, il ne reconnaissait plus sa sœur.
Le matin revint, rien n’avait changé. Toute la nuit, quoique épuisée de fatigue, la pauvre enfant avait veillé Jacques, rafraîchi sa tête brûlante et lui avait donné à boire. Que pouvait-elle faire ? Le secours viendrait, elle n’en doutait pas, elle l’avait demandé à Dieu, mais en attendant elle devait faire tout ce qui était en son pouvoir. Le reste du bois fut mis dans le poêle pour chauffer la bouilloire. Ayant bu du café avec Guillaume, elle le laissa s’amuser avec le chien et descendit, ne pouvant retenir ses larmes et son angoisse. Elle croyait Jacques mourant et ne savait que lui faire. Son père ne revenait pas, que lui était-il arrivé ? Serait-il mort ? Rachel frissonna à cette pensée affreuse.
Puis elle se disait : « S’il est vivant, il viendra. Il ne faut pas que les enfants me voient pleurer». Et elle essuya ses yeux.
– Il faut que je fende cette table pour la brûler.
La hache fut levée et enleva un morceau de bois du bord, puis un autre. Rover aboya encore, il aboyait très fort.
« Guillaume le taquine, pensa-t-elle, cela troublera Jacques ». Elle jeta la hache et monta.
– Rachel, Rachel, criait l’enfant, Rover est si drôle, il saute vers la fenêtre, il branle la queue et il aboie, regarde donc.
Un coup d’œil jeté à la fenêtre lui fit voir un objet qui s’avançait vers la maison, elle ne put le reconnaître, la neige soulevée formait un nuage de poussière tout alentour.
– Quelqu’un vient, ô mon Dieu, merci ! s’écria-t-elle en joignant les mains. Le chien sautait vers la fenêtre, s’accrochant de ses pattes au rebord, aboyant toujours plus fort ; Guillaume sautait aussi en criant : « C’est papa, Rachel, c’est papa ! »
– Nous verrons mieux dans l’autre chambre, mets ce châle et viens.
Elle s’élança et ouvrit la fenêtre de la pièce à côté. Rover y passa la tête et presque tout le corps dans son impatience, puis se retira en aboyant furieusement. La grange cacha le voyageur, mais le voilà dans la première cour. Il semblait avancer si lentement, le temps était si long pour ceux qui regardaient. Le chien aboya de nouveau et une voix fut entendue comme en réponse. « Rachel, Rachel ? »
– C’est le père, c’est le père, oh oui ! oui !
Elle se précipita dans l’escalier et ouvrit la porte de la cuisine, elle pouvait entendre mais pas voir. Elle remonta et cria vers les arrivants, puis revint à la cuisine. La pauvre enfant, toute tremblante, entendait travailler au dehors.
Quelques instants passèrent, la neige fut jetée à droite et à gauche et son père se précipita dans la cuisine.
– Rachel, où êtes-vous tous ?
– Ici, père ; et elle se jeta à son cou.
– Tous, tous sauvés !
– Oui, mais Jacques est si malade.
Il voulut entrer dans la chambre du bas.
– Nous n’avons pas de feu ici, j’ai presque tout brûlé, dit-elle en montrant la table.
M. Wilson tenait Guillaume dans ses bras ; il se retourna vers la porte.
– Voyez, mes amis, ils n’ont plus de feu, elle mettait la table en pièces.
Il répéta ces mots à voix basse.
– Dis-moi, mon enfant, où sont Jacques et la petite ? Je craignais tout pour vous, je croyais vous trouver morts de froid ! M. Wilson monta rapidement l’escalier, prit le bébé qu’il embrassa et examina Jacques.
Grâces soient rendues à Dieu, qu’il n’y ait rien de fâcheux ! dit-il.
Les hommes venus avec lui allumèrent un bon feu à la cuisine et bientôt aussi dans la chambre: le père s’occupa tout de suite de Jacques, il avait l’habitude des malades et avait une petite pharmacie à la maison.
Il s’assit à côté du lit, avec Guillaume sur ses genoux et Rachel appuyée sur son épaule. Le feu réjouissait leurs yeux et réchauffait la chambre pendant qu’elle racontait ce qu’elle avait fait.
M. Wilson la pressa sur son cœur, l’embrassa en lui passant la main sur les cheveux, il l’appela « ma petite mère héroïque ». Oh ! qu’elle était heureuse !
Il leur dit à son tour ce qui lui était arrivé.
Jean et lui s’étaient trouvés au milieu de la tourmente ; ils s’étaient perdus et ne savaient où ils étaient, mais allaient toujours. Enfin, de froid et d’épuisement, il ne put plus tenir les rênes et glissa au fond du traîneau. Alors Jean, qui était mieux protégé que son père et enveloppé dans une peau d’ours, saisit les rênes et avança sans savoir où il allait. La nuit venait; enfin ils entendirent des voix, ils crièrent à leur tour et trouvèrent qu’ils étaient près d’une habitation dont le propriétaire, qui avait entendu les grelots, venait à leur rencontre avec son chien.
Ils furent reçus dans la maison et M. Wilson dut se mettre au lit tout épuisé; ils étaient très éloignés de H…, ayant tourné en rond.
Le lendemain ils furent tous effrayés de l’épaisseur de la neige et de la violence de l’ouragan. M. Wilson était très angoissé à la pensée de ses enfants ; il avait cherché à aller à leur secours, mais en vain. Personne ne pouvait lui venir en aide, chacun était à ses affaires, à se frayer les routes, à secourir les bestiaux et à se procurer du combustible. Le jour suivant, on fabriqua une espèce de charrue à neige pour ouvrir les chemins, et avec le fermier chez qui ils s’étaient arrêtés, M. Wilson partit pour secourir ses enfants. Ils furent forcés de s’arrêter pour la nuit, mais ils repartirent de grand matin.
Chez le voisin Giles, M. Wilson apprit que la tante Esther et Joseph s’étaient mis en route pour aller auprès des enfants, mais effrayés par la tourmente ils étaient revenus chez eux. L’anxiété du pauvre père était à son comble, car il sentait que sa demeure était si isolée qu’aucun secours n’y parviendrait.
– J’avais si peu d’espoir de vous retrouver en vie, ajouta-t-il, et sans toi, brave petite mère, vous auriez tous succombé. Dieu soit béni de t’avoir soutenue !
Jean revint quelques jours après et leur fit des récits des cruelles souffrances causées par ce temps désastreux ; des centaines de personnes avaient péri.
Pendant longtemps encore la tourmente de neige de 1872 fournira des histoires lugubres que l’on racontera au coin du feu. Une fois de plus reconnaissons que « qu’en restant près de Dieu on est bien gardé ».