ARBRES ET VÉGÉTAUX CITÉS DANS LA BIBLE (2)

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ARBRES ET VÉGÉTAUX CITÉS DANS LA BIBLE (2)

Et il désirait de remplir son ventre des gousses (caroubes) que les pourceaux mangeaient ; et personne ne lui donnait rien. Luc 15. 16.

La caroube (famille des haricots)

Le caroubier n’est mentionné que dans ce passage, où ses fruits (les gousses) sont la nourriture des porcs. Bien que n’étant mentionné que là, le caroubier est l’un des arbres les plus communs et les plus répandus en Israël. Dans de nombreuses régions, c’est l’essence principale, et on le plante aussi en grand nombre pour son ombre et son fruit.
C’est un arbre aux branches nombreuses, au feuillage persistant, et il fait partie de la famille des légumineuses, qui comprend des plantes courantes comme les pois, les haricots, les pois de senteur, et autres. Le fruit a la forme d’une gousse d’environ 15 centimètres de long et contient une dizaine de graines dures, de la taille et de la forme d’un petit grain de blé (ou de maïs). A cause de leur taille uniforme, on dit qu’elles ont servi un temps d’étalon de mesure de poids, le carat, ce qui a donné à la plante son nom scientifique. Les parois de la gousse et les cloisons dans le fruit contiennent une forte concentration de sucre et de protéines, et sont la source du commerce de la caroube, employée souvent comme substitut du cacao.
Pauvre fils prodigue ! Il se joignit à la génération moderne des prostituées, des sans-abri, de la faim et des porcs ! Quand il nourrissait les pourceaux, il désirait même de manger leur nourriture. Mais par le travail de l’Esprit de Dieu, il prit conscience qu’il avait été « pesé à la balance et… trouvé manquant de poids » (Dan. 5. 27). Il retourna à la maison, devenu un fruit pour Dieu.

 

Et Jacob prit des branches fraîches de peuplier blanc, de coudrier (ou amandier), et d’érable (ou platane), et y pela des raies blanches, mettant à nu le blanc qui était aux branches. Genèse 30. 37.

Le platane ou érable

Le platane oriental a de larges feuilles, une écorce tachetée de brun et de blanc, et de petites fleurs peu apparentes qui produisent des fruits ronds comme des balles, typiques des véritables sycomores.
Il fut un temps où il était plus largement répandu en Israël, mais il est maintenant planté fréquemment dans les rues. Les plus grands peuplements d’origine se trouvent le long des parties rectilignes du haut Jourdain.
Après que Laban eut retiré du troupeau les bêtes rayées et tachetées, et celles qui étaient mouchetées comme le tronc du platane, il s’éloigna de son gendre. Jacob imagina alors une expérience génétique pour s’assurer qu’il recevrait bien la bénédiction que Dieu lui avait promise. Il pela et enleva l’écorce de ces trois espèces d’arbres et, en pensant que cela pourrait déterminer le type de la descendance, les mit en face des abreuvoirs où les animaux les verraient. Comment apprit-il cela ? – Non pas de la part de Dieu ! Cela était typique du caractère de Jacob, et il essaya une fois de plus d’employer sa propre ruse pour s’assurer la bénédiction de Dieu. Mais les branches n’auraient aucune influence sur le type de la descendance que produiraient les troupeaux. Jacob était un supplanteur, non pas un généticien !
Jacob se rendait peu compte, à ce moment-là, que Dieu allait mettre au jour ses pensées intimes, de la même manière qu’il avait lui-même pelé l’écorce des arbres ! Cependant, Dieu avait promis de bénir Jacob, et Il le ferait ! Lorsque Jacob fut enfin amené au bout de lui-même et de ses ressources charnelles, Dieu changea son nom, de Jacob, le supplanteur, en Israël, le prince de Dieu.

 

Et l’un (des fils des prophètes) sortit aux champs pour cueillir des herbes, et il trouva de la vigne sauvage et y cueillit des coloquintes sauvages, plein sa robe ; et il rentra et les coupa en morceaux dans la marmite du potage, car on ne les connaissait pas. 2 Rois 4. 39.

Les coloquintes

Les fils des prophètes devaient préparer un repas pour un grand nombre de personnes, et apparemment sans délai. Nous pouvons facilement nous imaginer la panique, quand trente ou quarante personnes arrivent à la porte pour manger, sans s’être annoncées !
Il avait été dit à Adam que les plantes vertes avaient été créées pour servir de nourriture (Gen. 1. 30), aussi il n’est pas étonnant que dans les temps bibliques les gens aient ramassé des plantes sauvages pour les manger, ce qui est une pratique courante chez les Bédouins nomades en Israël aujourd’hui. De la même manière, ce jeune homme « des fils des prophètes » sortit dans les champs pour trouver quelque nourriture. Comme il ramassait différentes plantes comestibles, il tomba par hasard sur des coloquintes. Il y avait là une grande quantité de nourriture à portée de main, sans travail supplémentaire. Le fait qu’il en ait rempli sa robe pourrait suggérer que son panier, ou un autre contenant, était plein.
Dans un sens spirituel, nous devons faire comme les fils des prophètes, car l’apôtre nous exhorte en 1 Corinthiens 14. 39 à souhaiter prophétiser. Ceci exige une étude patiente de la Parole de Dieu, ce qui correspond à rôtir ce que nous avons pris à la chasse. Et cependant, que nous ressemblons souvent à ce fils des prophètes ! Nous nous empressons de recueillir ce qui est attirant et facilement reçu, et nous le resservons aux autres sans l’avoir assimilé personnellement. Tout ministère pour le Seigneur doit être fondé sur la nourriture que nous avons prise pour nous-mêmes, afin que nous puissions nourrir les autres correctement. Notre part n’est pas la vigne sauvage, mais le vrai Cep.

 

Et Ruben sortit aux jours de la moisson du froment, et il trouva des mandragores dans les champs, et les apporta à Léa, sa mère. Et Rachel dit à Léa : Donne-moi, je te prie, des mandragores de ton fils. Genèse 30. 14.

La mandragore

La mandragore est une plante étrange, qui n’est mentionnée que deux fois dans l’Écriture, bien qu’elle soit commune en Israël. Elle fait partie de la famille des belladones, qui comprend quelques-unes des plantes les plus toxiques, telles que la morelle noire ou belladone, le tabac et, paradoxalement, quelques-uns des légumes les plus communs, comme les pommes de terre, les tomates, les poivrons verts, et les aubergines.
Comme la Bible le décrit avec une telle précision, la mandragore pousse souvent comme une herbacée dans les champs de blé. La plante a plusieurs grandes feuilles vert foncé, qui traînent par terre, et un bouquet de jolies fleurs violettes, qui apparaissent pendant l’hiver. La racine peut avoir plusieurs mètres de long, et peser plusieurs kilos. Elle a des formes bizarres, souvent comme humaines, et pour cette raison, elle est hautement respectée de ceux qui sont superstitieux. Les fruits, comme cela est mentionné dans le Cantique des cantiques, ont un parfum très agréable. Ils sont comestibles, mais contiennent des quantités considérables de narcotiques et autres drogues. La racine contient des substances qu’on a pensé pendant longtemps capables d’accroître la fertilité humaine. La recherche moderne indique que, en effet, des composés semblables aux substances fertilisantes y sont présents.
Comment Ruben était-il au courant de l’usage des mandragores ? Pourquoi voulait-il les apporter à sa mère ? Qui lui avait parlé de l’emploi de cette plante à drogue ? Était-ce ses frères mondains de Mésopotamie ? Ruben avait une personnalité instable, indécise (Gen. 49. 4).
Il y a peut-être là une leçon pour nous. Nous devons nous nourrir de blé, non pas des herbes qui poussent dans le blé. Nous apprenons par le Seigneur Jésus que c’est l’ennemi qui sème l’ivraie (Mat. 13. 28).

 

Mon bien-aimé est pour moi une grappe de henné dans les vignes d’En-Guédi. Cantique des cantiques 1. 14.

Le henné

Le henné est un buisson qui atteint une hauteur d’environ deux mètres cinquante, avec beaucoup de branches et de petites feuilles. Les fleurs, qui apparaissent au printemps, sont petites mais en gros bouquets et extrêmement odorantes. Les fleurs séchées conservent ce parfum accusé. Aujourd’hui les Arabes emploient le henné comme décoration.
La plante de henné n’est probablement pas originaire d’Israël, mais y a été autrefois largement cultivée. En-guédi, une oasis magnifique entre la Mer Morte et les falaises à pic du désert de Juda, est un endroit où de nombreuses plantes médicinales et cosmétiques étaient cultivées, telles que le baume et le henné. Le climat est tropical, et il y a de l’eau en abondance. Quelle magnifique allusion fait Salomon dans notre verset ! Au milieu d’un désert aride, on trouve cette magnifique oasis, et là, dans le vignoble, se trouve la plante de henné avec ses quantités de fleurs blanches parfumées ! Le parfum intense du henné est aussi mentionné au chapitre 4. 13, associé au nard.
Le henné est employé principalement comme cosmétique. Les feuilles sont séchées et écrasées en fine poudre. On mélange cette poudre à de l’eau et on laisse macérer pendant deux jours, pour en faire une pâte qui forme une teinture rougeâtre, et qui est appliquée sur les ongles, les mains et les pieds comme décoration, souvent avec dessins compliqués. Le henné est aussi utilisé comme teinture de cheveux. Ces emplois sont très courants dans différents pays, spécialement au Soudan. Dans les temps bibliques, cet usage cosmétique était peut-être plus largement répandu. Certains chercheurs sur la Bible croient que la référence en Deutéronome 21. 12 (au sujet d’une femme étrangère mariée à un Israélite) fait allusion à cette coutume de colorer les ongles et les cheveux avec le henné.

 

Je vis de nuit ; et voici un homme monté sur un cheval roux, et il se tenait parmi les myrtes qui étaient dans le fond. Zacharie 1. 8.

Le myrte

Le myrte est l’un des arbustes les plus intéressants en Israël. Il a des feuilles persistantes odorantes, et dans les conditions les plus favorables, il pousse jusqu’à six mètres de haut. Les petites fleurs blanches, au parfum agréable, apparaissent au milieu de l’été. Du fait que le myrte est plaisant et facile à cultiver, il est largement planté comme arbuste d’ornement, et c’est l’une des plantes les plus fréquentes du paysage à Jérusalem.
Maintenant, le myrte n’est plus commun et ne se trouve que dans les endroits plus humides de la partie nord du pays. Les buissons les plus grands se trouvent le long de la rivière Dan, la source principale du Jourdain. Ce cours d’eau est bien une image du cours de l’humanité ! Jaillissant, frais et brillant, du bas de l’Hermon, il se termine dans la Mer Morte, long seulement de 150 kilomètres.
Le myrte n’est pas mentionné dans la Bible jusqu’au temps de la captivité. La première référence se trouve en Néhémie 8. 15, en relation avec la célébration de la Fête des tabernacles : « Ils devaient… faire passer une proclamation dans toutes leurs villes et à Jérusalem, disant : Sortez dans la montagne, et apportez des branches d’olivier, et des branches d’olivier sauvage, et des branches de myrte, et des branches de palmier, et des branches d’arbres touffus, pour faire des tabernacles, comme il est écrit ». Il est intéressant que le myrte ne soit pas mentionné expressément en Lévitique 23. 37 à 40 qui traite de la Fête des tabernacles.
Zacharie 1. 8 à 11 parle d’un homme qui se tenait dans le fond, au milieu des myrtes. C’est un bon exemple de l’écologie biblique, un ravin, ou un cours d’eau étant l’habitat du myrte. C’est l’image de la place basse d’Israël avant qu’il soit béni.

 

Le royaume des cieux a été fait semblable à un homme qui avait semé de la bonne semence dans son champ. Mais pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le froment et s’en alla. Matthieu 13. 24 et 25.
Satan lui-même se déguise en ange de lumière : ce n’est donc pas étrange que ses serviteurs aussi se déguisent en serviteurs de justice, desquels eux dont la fin sera selon leurs œuvres. 2 Corinthiens 11. 14 et 15.

L’ivraie

L’ivraie est une plante qui ressemble au froment, non seulement dans son apparence, mais aussi dans son comportement. Ses graines germent en même temps que celle du froment, les conditions nécessaires à la croissance sont les mêmes, et ce qui est le plus important, les grains mûrissent au même moment que ceux du froment, et sont ainsi moissonnés avec lui. L’ivraie peut provenir de plantes de différentes familles, bien que les plus dangereuses, et ce n’est pas étonnant, soient celles qui sont en relation avec le froment.
L’une des grandes réussites de Satan, c’est la contrefaçon. Dans la parabole de Matthieu 13, il nous est dit que l’ivraie avait été semée par l’ennemi, mais qu’il faut la laisser croître jusqu’à maturité avant qu’on puisse l’arracher. Sinon, l’arracher aura pour résultat de déraciner le froment.
J’ai travaillé pendant quelque temps à l’Organisation de la recherche sur les mauvaises herbes à Oxford, où l’un des efforts principaux de la recherche était de mettre au point un moyen simple de distinguer l’ivraie de la moisson du blé. Cela est important pour le paysan aujourd’hui, pour que les herbicides adéquats puissent être appliqués quand les mauvaises herbes sont jeunes, avant qu’elles causent du dommage. Des sommes considérables et de l’énergie ont été dépensées dans ce but, avec peu de succès.
Que la Parole de Dieu est précise ! « Laissez-les croître tous deux ensemble jusqu’à la moisson » (Mat. 13. 30). Alors on distinguera facilement les plantes les unes des autres.

 

Et ils germeront parmi l’herbe, comme les saules auprès des courants d’eau. Ésaïe 44. 4.

Les saules

Différentes questions se posent pour déterminer avec exactitude les plantes qui sont appelées saules dans la Bible. Par exemple, le saule dont il est parlé au Psaume 137. 2 n’est pas un véritable saule, mais plutôt un genre de peuplier.
Le saule véritable est commun le long des cours d’eau en Israël, où il forme souvent des fourrés denses au bord des rives du Jourdain, spécialement dans ses parties rectilignes de l’amont. Il n’est mentionné que dans l’Ancien Testament, et seulement à quatre endroits.
Le saule est un buisson très branchu, avec des feuilles étroites et pointues, plus claires par-dessous. Chaque buisson est unisexe et les fleurs, minuscules, apparaissent au printemps. Les graines sont pourvues de poils, ce qui leur permet de flotter dans l’air et assure leur dispersion. Pendant des siècles, l’écorce du saule a été employée en médecine, et c’est de l’écorce du saule que l’aspirine a été tout d’abord extraite.
Dans la Bible, le saule est toujours associé à un ruisseau ou une rivière, c’est-à-dire qu’il y a en permanence une source de nourriture et de boisson. Cette application est mise en évidence dans le verset ci-dessus d’Ésaïe, qui se rapporte au jour merveilleux où « Jacob, mon serviteur » sera véritablement « Israël, que j’ai choisi » (Ésaïe 44. 1). Tout sera plein de fraîcheur et de vigueur, parce que la source de leurs approvisionnements sera Dieu Lui-même ! Cette allusion est différente de celle concernant les arbres au Psaume 1. 3 : « Il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux » et en Jérémie 17. 8 : « Il sera comme un arbre planté près des eaux », où il est insisté sur le fait d’être planté et de porter du fruit. Dans le cas du saule, l’accent est mis sur la vigueur de la croissance et l’association intime avec le cours d’eau.

 

Le papyrus s’élève-t-il où il n’y a pas de marais ? Le roseau croît-il sans eau ? Encore dans sa verdeur, sans qu’on l’ait arraché, avant toute herbe il sèche. Job 8. 11 et 12.

Le papyrus

Le papyrus, appelé aussi scirpe ou jonc des marais dans certaines traductions, a un mode de croissance très étonnant. Comme Bildad le note très justement dans ces versets, il ne pousse que dans les marais, et s’il n’y a plus d’eau, le papyrus, comme d’autres plantes de marais, se fanera plus rapidement que l’herbe. Les tiges qui s’élèvent hors de la boue sont hautes (jusqu’à 2.50 mètres), avec des sommets fleuris au-dessus de la plante – plus haut que celui qui les observe ! Les tiges étaient autrefois récoltées pour en faire du papier, elles contiennent des cellules remplies d’air. Pour cette raison, on a fait usage de la plante pour fabriquer de petits bateaux, des matelas, et des paniers.
Il n’y a pas réellement de feuilles, elles figurent sur la tige sous forme de structures comme des écailles. Les fleurs sont si petites qu’on a du mal à les voir à l’œil nu, mais elles sont portées par de grandes têtes en forme de globes.
La référence au papyrus la plus familière est celle du coffret fabriqué pour Moïse petit enfant (Ex. 2. 3). Le papyrus était abondant en Égypte à cette époque et on le récoltait pour la production de papier. En fait, le mot papier (en anglais paper) dérive du mot papyrus.
Le papyrus n’est pas une plante de courants et de rivières rapides, mais il ne prospère que dans de l’eau stagnante. Ce ne sont pas des endroits agréables à visiter ! Quelles leçons spirituelles peut-on tirer de cela ? – Le papyrus n’est mentionné qu’en relation avec le jugement sous une forme ou une autre. En Exode 2, le Pharaon avait décrété que tous les enfants israélites mâles devaient être tués. En Ésaïe 18, il est question du jugement de Cush (qui envoie « des ambassadeurs sur la mer et dans des vaisseaux de papyrus »). Et en Job 8, Bildad exhorte Job à considérer comment Dieu juge tous ceux qui L’oublient.

 

Des flèches aiguës d’un homme puissant, et des charbons ardents de genêt. Psaume 120. 4.
Et (Élie) s’en alla, lui, dans le désert… et s’assit sous un genêt. 1 Rois 19. 4.

Le genêt

Appelé aussi genévrier, le genêt fait partie de la famille des haricots, sans relation aucune avec le cousin du pin appelé le genévrier.
Le genêt est l’une des plantes les plus communes des déserts et autres régions arides d’Israël. Les nombreuses tiges, hautes et minces, portent de petites feuilles durant peu de temps seulement, pendant la saison des pluies. Des quantités de jolies fleurs blanches s’épanouissent à la fin de l’hiver. Parce qu’il n’y a pas de feuilles alors, les fleurs sont particulièrement visibles.
Les parties du buisson dans le sol sont employées pour faire du charbon de bois, qui produit une flamme extrêmement chaude. C’est à cet emploi qu’il est fait référence dans le verset ci-dessus.
A cause de sa beauté, et de sa capacité à survivre dans des conditions difficiles, le mot rotem, qui est le mot hébreu pour genêt, est employé comme prénom féminin.
Élie avait eu une action remarquable au Carmel : le feu était descendu du ciel, des pierres avaient brûlé, le roi avait été réprimandé, la pluie était venue. Cependant, comme beaucoup d’entre nous, Élie était devenu faible après une grande victoire. Un message de la reine Jézabel avait terrifié le prophète puissant. Que faire ? Il s’enfuit aussi loin qu’il le pût de la Samarie, tout le chemin jusqu’à Béer-Shéba, et de là dans le désert. Plein de pitié pour lui-même, et d’orgueil, parce qu’il pensait qu’il était meilleur que ses ancêtres, il trouva un buisson de genêt et demanda à mourir. Était-il sérieux ? Il s’endormit bientôt. Mais si Dieu peut fournir un buisson dans un désert aride, combien plus Il prendra soin de l’un des Siens ! Quand Élie se réveilla, il vit un repas préparé pour lui sur des charbons ardents. Peut-être que ces charbons provenaient du genêt, ce qui montre une fois de plus les soins de Dieu.

 

Et Israël, leur père, leur dit : Eh bien, s’il en est ainsi, faites ceci : Prenez dans vos vases des meilleurs produits du pays, et portez à l’homme un présent : un peu de baume et un peu de miel, des épices et de la myrrhe, des pistaches et des amandes. Genèse 43. 11.

La myrrhe

Des extraits de deux plantes différentes sont appelés myrrhe dans la Bible. L’une est originaire des aires tropicales, et n’a probablement jamais poussé en Israël. Le mot hébreu pour cette plante est mor, d’où dérive le mot myrrhe. L’autre extrait provient de l’un des arbustes les plus communs dans le pays, connu comme ciste. La résine collante de cette plante est aussi connue comme myrrhe, ou plus exactement, comme ladanum, du mot hébreu lot. C’est celle-là que nous considérerons ici.
Ce ladanum, originaire d’Israël, est cité dans plusieurs passages. Le premier se trouve en Genèse 43. 11, où Jacob envoie des meilleurs produits du pays, avec ses fils, en Égypte. Antérieurement, les Ismaélites sont mentionnés comme emportant de cette même sorte de myrrhe, depuis Galaad en Égypte (Gen. 37. 25). La végétation de Galaad est semblable à celle d’Israël.
Le chargement des Ismaélites est significatif, quand nous considérons l’enlèvement de Joseph pour l’envoyer en Égypte. C’est une image du Seigneur Jésus et de Son humilité dans Ses souffrances. De la même manière que Joseph, le Seigneur Jésus a été vendu pour le prix d’un esclave. Le parfum de ce chargement de plantes est une image du parfum excellent du Seigneur Jésus qui servait Ses frères.
Une fois que je traversais un village, j’ai vu une femme portant une grosse brassée de ciste. Quand je lui ai demandé à quoi cela servait, elle m’a répondu : C’est de la nourriture pour les agneaux et les chevreaux. Quelle belle image pour nous ! Se nourrir du Seigneur Jésus dans Son abaissement est une bonne nourriture, non seulement pour les agneaux, mais aussi pour des chrétiens mûrs.

 

Car il y a un jour de l’Eternel des armées contre tout ce qui s’exalte et s’élève, et contre tout ce qui est haut, et ils seront abaissés ; et contre tous les cèdres du Liban, hauts et élevés, et contre tous les chênes de Basan. Ésaïe 2. 12 et 13.

Le chêne

Il y a peu de plantes de la Bible qui soient plus familières aux visiteurs d’Europe ou d’Amérique que les chênes. Cela expliquerait peut-être le fait que plusieurs grands arbres mentionnés dans la Bible, tels que le pistachier de l’Atlantique, ont été traduits chênes par des Européens peu familiers avec la flore du Moyen Orient.
Il y a deux espèces communes de chênes en Israël. Tous deux peuvent devenir des arbres massifs et vivre vieux, et leurs branches sont étalées. En raison d’un pacage excessif et d’abattage, les chênes ne sont pas communs aujourd’hui.
Du fait de leurs dimensions, de leur longévité, et de leur beauté, on comprend sans peine que l’homme ait regardé les chênes comme des objets de vénération. Encore aujourd’hui, les grands chênes sont révérés par les peuples de religion druze. Dans certaines parties de la Haute Galilée, on peut voir de grands chênes décorés et vêtus pour honorer un chef mort. L’Éternel reprend Son peuple en Osée 4. 13 au sujet d’une telle pratique : « Ils offrent des sacrifices sur le sommet des montagnes, et font fumer de l’encens sur les collines, sous le chêne et le peuplier et le térébinthe, parce que leur ombre est bonne ».
De même que d’autres grands arbres, le chêne peut être un symbole d’hommes puissants. L’Amoréen est comparé à un chêne pour sa force en Amos 2. 9.
Le caractère dominant du chêne est sa force, tandis que celui du cèdre est sa hauteur. Le chêne ne devient pas un arbre exceptionnellement grand, mais plutôt un arbre fort. Le bois du chêne est beaucoup plus solide que celui du cèdre, bien que le chêne soit moins résistant à la décomposition que le cèdre.

 

Et Ésaü dit à Jacob : Laisse-moi, je te prie, avoir du roux, de ce roux-là. Car je suis las. C’est pourquoi on appela son nom Édom (roux). Et Jacob donna à Ésaü du pain et du potage de lentilles. Genèse 25. 30 et 34.
Une portion de champ pleine de lentilles… et il (Shamma)… se plaça au milieu du champ, et il le sauva, et frappa les Philistins ; et l’Éternel opéra une grande délivrance. 2 Samuel 23. 11 et 12.

Les lentilles

Les lentilles, à la lumière de l’Écriture, peuvent être considérées selon trois caractères : premièrement, au Moyen Orient, les lentilles sont rouges (celles de l’Amérique du Nord sont gris-vert) ; deuxièmement, les lentilles sont une nourriture humble ; et troisièmement, les lentilles sont souvent plantées sur de petits espaces de culture.
Ésaü était impulsif, un homme selon la chair. En revenant fatigué de son travail, il trouve son frère en train de cuire des lentilles. Jacob marchande cet humble plat de lentilles contre le droit d’aînesse d’Ésaü. De même que beaucoup d’autres manquements dans le livre de la Genèse, ce grave manquement d’Ésaü est enregistré pour toujours. Ésaü est appelé Édom (rouge), de la couleur du plat de lentilles.
Trois Shamma sont mentionnés dans l’Écriture. Le premier était le petit-fils d’Ésaü (Gen. 36. 13), le second, un frère de David (1 Sam. 17. 13). L’incident concernant ce troisième Shamma (ci-dessus) fait un contraste magnifique avec l’histoire d’Ésaü. A la différence d’Esaü, Shamma avait de la force morale – il fut capable, non seulement de rester debout, mais aussi de protéger la récolte de lentilles contre les assauts des ennemis de Dieu ! Cela devrait encourager chacun de nous à ne pas agir dans la chair mais à retenir fermement la vérité. On pourrait mettre en question la valeur réelle de l’effort de défendre un champ de lentilles. Cependant l’Esprit de Dieu approuve clairement cet homme et ses efforts.
Le fait que les lentilles aient été une nourriture pour David lorsqu’il était un fugitif, et pour Ézéchiel comme réfugié, pourrait suggérer que se nourrir du Seigneur Jésus dans Son caractère d’humilité nous soutiendra dans le désert alors que nous le traversons comme pèlerins.

 

Son Dieu le dirige dans son jugement ; il l’instruit. Car il ne foule pas l’aneth avec un traîneau à tranchants et ne fait pas tourner la roue du chariot sur le cumin ; car on bat l’aneth avec un bâton, et le cumin avec une verge. Ésaïe 28. 26 et 27.

Le cumin noir

La plante qui est traduite carvi, chervi est en fait une plante connue comme le cumin noir, sans relation avec l’herbe bien connue, le cumin. Le mot putois fait peut-être allusion aux éperons pointus du fruit, et est employé pour des plantes différentes dans d’autres passages (p. ex. Éz. 4. 9).
Le cumin noir se plante en hiver, il produit de jolies fleurs au printemps et on le récolte au début de l’été pour ses graines noires comme le jais. Celles-ci ont une odeur particulière et servent à parfumer du pain et d’autres nourritures cuites au four. Lorsque je visitai une ferme à Tubas – la Thèbes biblique – j’ai vu une grande quantité de cumin noir étalé sur une toile, séchant au soleil. Quand j’ai demandé de quelle manière on battait les graines, on m’a dit que c’était en les frappant avec une baguette – exactement comme aux temps bibliques !
En És. 28. 21, il est question des voies de l’Éternel avec Israël. Il recherche du fruit, mais il n’en viendra que comme résultat de Son amour en châtiment, tout comme le fermier doit battre l’herbe pour en tirer la précieuse graine. Le mot pour verge en Ésaïe 28 est le même que dans Proverbes 13. 24, qui se rapporte au châtiment de la part d’un père : « Celui qui épargne la verge hait son fils, mais celui qui l’aime met de la diligence à le discipliner ».

Et Dieu continue à nous enseigner et à nous instruire par Son amour en discipline, pour produire du fruit, « le fruit paisible de la justice » (Héb. 12. 11).

Jésus sortit, portant la couronne d’épines et le vêtement de pourpre. Et (Pilate) leur dit : Voici l’homme ! Jean 19. 5.

Les épines

Les épines les plus connues de l’histoire sont peut-être celles qui ont servi à faire « la couronne d’épines ». On a longtemps débattu sur l’identité de la plante qui a servi à faire la couronne d’épines pour le Seigneur Jésus, et il est possible que n’importe quelle plante épineuse ait pu servir, pourvu qu’elle soit facile à se procurer et qu’elle ait des tiges flexibles. Toutefois, ce qui est le plus probable, c’est que c’était la grande pimprenelle épineuse commune, qui est la plante la plus abondante sur les collines autour de Jérusalem, où elle forme comme un monticule impénétrable d’épines, « des ronces entrelacées » (Nahum 1. 10).
Au moment où le Seigneur Jésus a été crucifié, il apparaît qu’on faisait tous les efforts pour L’humilier et Le torturer, y compris de faire une couronne d’épines et de la placer sur Lui, selon Marc 15. 17. Les soldats « le revêtent d’un manteau de pourpre, et ayant tressé une couronne d’épines, ils la lui mettent sur la tête ». Représentez-vous le Chef de toute la création portant des épines, l’emblème de la malédiction de la création ! Quelle grâce le Seigneur Jésus a montrée, d’accepter cette couronne d’épines ! Le feu du jugement divin était le seul moyen d’ôter la malédiction. Il est tombé sur Sa tête bénie.

 

Tout homme chez qui se trouva du bois de sittim pour toute l’œuvre du service, l’apporta. Exode 35. 24.

Le sittim ou acacia

Le bois d’acacia est mentionné seulement en relation avec le tabernacle (Ex. 37 et 38). Tous les éléments de construction du tabernacle étaient fabriqués avec du bois d’acacia.
Les acacias sont agréables à voir dans le désert, avec leur sommet souvent plat et incliné. Les feuilles sont très petites, ce qui permet à la plante de conserver l’humidité. Dans les temps de sécheresse, l’arbre peut même laisser tomber complètement ses feuilles. Du fait de la croissance lente de l’arbre, le bois est dur et dense. Le bois du cœur est d’un brun-rouge foncé, plaisant quand il est ciré, et très résistant à la décomposition.
Le bois d’acacia parle de l’humanité incorruptible de notre Seigneur Jésus Christ. Il a traversé le désert moral de ce monde avec fermeté, sans en être affecté. Il n’est donc pas étonnant que le tabernacle soit fait d’autant de bois d’acacia.
Ceux qui offrirent de l’argent ou de l’airain (bronze) l’apportèrent comme offrande à l’Éternel, et tous ceux qui avaient du bois d’acacia pour une partie quelconque du travail l’apportèrent. Ces matériaux divers peuvent parler d’appréciations variées de la Personne et de l’œuvre du Seigneur Jésus Christ. Il n’y en avait pas beaucoup qui auraient eu de l’or ou de l’argent, mais n’importe qui, sûrement, pouvait aller dans le désert et rapporter du bois d’acacia. Ce serait une offrande très simple mais appréciée par Dieu.
La pensée parallèle, dans notre vie de tous les jours, pourrait être que nous pouvons montrer, d’une manière pratique, les caractères moraux exquis du Seigneur Jésus lorsqu’Il était ici-bas. De cette manière, nos vies, liées ensemble, deviennent une tente du témoignage pour Dieu.

 

Le juste poussera comme le palmier, il croîtra comme le cèdre dans le Liban. Psaume 92. 12.

Le palmier

L’arbre le plus remarqué, dans les pays bibliques, est peut-être le palmier-dattier, avec son haut tronc en forme de colonne, couronné de feuilles immenses, de plusieurs mètres de long. La Bible donne elle-même l’explication sur le sens du palmier.
Cet arbre noble est une image du juste, comme l’indique notre verset. Dans la nature, on trouve le palmier dans les oasis du désert, du fait qu’il peut supporter de faibles chutes de pluie et un degré relativement élevé de salinité du sol. L’une des plus grandes oasis du désert, c’est Jéricho, qui est arrosé par une source très importante. Jéricho est connue comme la ville des palmiers (Deut. 34. 3), et encore maintenant ils forment la partie de la végétation la plus visible de cette ville. Dans les batailles pour Jéricho, nous trouvons le peuple de Dieu ne prenant Jéricho que pour le perdre ensuite au profit des Moabites, des Ammonites et des Amalékites, les nations qui sont une image de la chair (Juges 3. 12 et 13).
D’une manière vraiment pratique, nous pouvons montrer la droiture qui est imagée par le palmier, même si nous sommes dans une scène de corruption morale extrême. Débora aussi vivait dans un jour mauvais, et cependant son adresse, c’était un palmier : elle habitait sous un palmier, dans la région du Mont Éphraïm (Juges 4. 5).
Le palmier n’est pas natif dans cette région, il avait donc dû être planté. J’ai remarqué un palmier poussant dans un village de cette région, et j’ai été frappé de voir comme il se remarquait. Il dépassait les autres arbres. Dans notre vie quotidienne, dans nos relations de famille ou avec d’autres personnes, faisons-nous montre de la justice pratique symbolisée par le noble palmier ? Avons-nous, comme Débora, un témoignage clair qui s’élève moralement au-dessus de ce monde ?

 

Zachée… cherchait à voir Jésus, quel il était ; mais il ne pouvait pas, à cause de la foule, car il était petit de taille. Il courut en avant, monta sur un sycomore pour voir Jésus. Luc 19. 2 à 4

Le figuier sycomore

Deux genres de figues sont mentionnés dans la Bible : la figue commune, et la figue sycomore, appelée quelquefois sycamine ou sycomore. Le figuier sycomore est un grand arbre, avec un tronc épais et des feuilles ressemblant au cuir. Ses fruits sont beaucoup plus petits que la figue commune et moins savoureux, mais il était autrefois largement cultivé (1 Chron. 27 et 28). Pour que le figuier sycomore produise de bons fruits, l’arbre doit être taillé ou huilé au cours de sa croissance. C’était un travail humble, comme le remarque le prophète Amos, qui disait de lui-même : « Je gardais le bétail, et je cueillais le fruit des sycomores » (Amos 7. 14).
Le Seigneur Jésus était Lui-même doux et humble, et Il cherchait du fruit pour Dieu dans les endroits les moins probables ! Voyez-Le dans Jéricho, la ville située le plus bas du monde, et une ville sous la malédiction de Dieu. Nous trouvons dans cette ville le figuier le plus connu de l’Écriture, celui sur lequel Zachée est monté pour pouvoir voir le Seigneur Jésus. Zachée vivait dans Jéricho, la ville maudite, et de plus, il était petit de taille. Zachée, sans le savoir, était vraiment tout en bas. Désirant beaucoup voir le Fils de Dieu, Zachée grimpa sur l’arbre, et pour la première fois, non seulement il vit le Seigneur Jésus, mais il se vit lui-même. Il descendit, confessa son péché, et reçut le Seigneur Jésus Christ. Quel fruit pour Dieu !

 

Mais apprenez du figuier la cette parabole: Dès que son rameau est tendre et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l’été est proche. De même vous aussi, quand vous verrez arriver ces évènements, comprenez que cela est proche, à la porte. Marc 13. 28 et 29.

Le figuier commun et les voies de Dieu

Pourquoi le Seigneur ne demande-t-Il pas à Ses disciples de chercher à voir les fleurs du figuier ? – Parce qu’un observateur commun ne les voit jamais ! Les fleurs du figuier sont tellement minuscules que même les paysans qui les cultivent ne les ont jamais vues. Lorsque j’enseignais un cours d’agriculture à un groupe de Palestiniens, qui connaissaient tous bien les figuiers, je leur demandai combien d’entre eux avaient déjà vu une fleur de figuier : – Aucun ! Rien d’étonnant à cela, elles n’ont que quelques millimètres de long.
La pollinisation de ces fleurs minuscules du figuier est l’une des merveilles du monde végétal, et implique une guêpe minuscule qui entre dans la fleur et y dépose des œufs. Ceux-ci éclosent à l’intérieur de la structure contenant la fleur, et les petits insectes, en s’échappant, couvrent de pollen la fleur.
Quelles leçons pouvons-nous tirer de ce processus remarquablement précis sorti des mains du Créateur ? – Deux choses semblent évidentes. D’une part, les fleurs du figuier ne sont pas visibles pour l’œil humain, et d’autre part, l’agent qui a le rôle de transférer le pollen est également invisible. Quand nous considérons que le figuier a une place importante dans le monde prophétique, nous pouvons voir que c’est Dieu qui agit sans être vu pour accomplir Sa volonté souveraine. De la même manière que le figuier produit du fruit sans qu’on voie des fleurs, Dieu produira du fruit dans Ses voies souveraines sans que l’homme naturel s’en aperçoive.

 

Et Ésaïe dit : Prenez une masse de figues. Et ils la prirent, et la mirent sur l’ulcère ; et Ézéchias se rétablit. 2 Rois 20. 7.

Le figuier et le jugement de soi-même

La figue peut être un exemple de fertilité comme résultat du jugement de soi-même, en particulier en ce qui concerne Israël. Ceci est illustré dans l’histoire de la maladie d’Ézéchias. Il avait un furoncle, une éruption de la chair. Mais il a pleuré amèrement (2 Rois 20. 3). Nous sommes quelquefois durs pour Ézéchias. Il est certain qu’il aurait été mieux pour lui de se remettre entre les mains de Dieu. Mais il avait réellement son peuple à cœur ; l’ennemi était à la porte, et le peuple avait besoin d’un conducteur. En raison de la piété de cet homme, Dieu entendit sa prière et y répondit.
Jérémie nous fournit un autre commentaire divin sur la figue. Le cadre et le temps sont différents. Dieu avait parlé aux fils d’Israël par Jérémie, leur disant de se soumettre à Nébucadnetsar. S’ils agissaient ainsi, ils seraient bénis ; sinon le désastre viendrait sur eux. Deux paniers de figues furent placés en face du temple, représentant deux groupes de Juifs. Ceux qui, se conformant à la parole de l’Éternel par Jérémie, s’étaient soumis au roi de Babylone, étaient considérés comme bons, et seraient plantés dans le pays. « Ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu ; car ils retourneront à moi de tout leur cœur » (Jér. 24. 7).
En Jean 1. 48, le Seigneur Jésus parle de Nathanaël comme étant « un vrai Israélite, en qui il n’y a pas de fraude ». Nathanaël se tenait sous un figuier, ce qui indique peut-être qu’il savait ce que signifie le jugement de soi-même dans la vie d’un croyant, et en conséquence il portait du fruit pour Dieu.
Nous aussi devons être prompts à nous juger nous-mêmes (1 Cor. 11. 31), afin que nous aussi puissions porter du fruit pour Dieu. On a dit que Dieu nous donne la dignité de nous juger nous-mêmes. La pratiquons-nous souvent ?

 

Bienheureux quiconque craint l’Eternel, et marche dans ses voies ! Car tu mangeras du travail de tes mains ; tu seras bienheureux, et tu seras entouré de biens. Ta femme sera au dedans de ta maison comme une vigne féconde ; tes fils seront comme des plants d’oliviers autour de ta table. Psaume 128. 1 à 3.

Tes fils comme des plants d’oliviers

Le système radiculaire remarquable de l’olivier est le secret de sa survivance dans son habitat rocheux. Toutefois, pour qu’il produise une bonne récolte, l’arbre a besoin de beaucoup de soins tout au long de l’année : une taille soigneuse, de la culture, et des engrais.
L’une des caractéristiques de l’olivier, c’est qu’il produit des rejets à sa base. Aujourd’hui, les oliviers sont souvent cultivés sur un tronc greffé, c’est-à-dire qu’on choisit une souche qui croisse rapidement, et un scion de bonne qualité y est placé. Mais dans les temps bibliques, les oliviers étaient souvent cultivés directement à partir des rejets. Le cultivateur choisissait des rejets de ses meilleurs arbres, les retirait avec précaution et les plantait où ils seraient cultivés avec soin. Le verset ci-dessus, Psaume 128. 3, peut se référer à cette pratique. Nous tous, comme parents, désirons que nos enfants manifestent les caractères du Seigneur Jésus. Ils doivent être élevés avec soin dans le cadre de la maison familiale.

 

Et (Jésus) passait les journées dans le temple, à enseigner, mais il sortait pour passer la nuit sur le mont appelé le mont des Oliviers. Luc 21. 37.
Alors Jésus vient avec eux en un lieu appelé Gethsémané. Mathieu 26. 36.

L’olivier

En automne les oliviers commencent à produire leur fruit. Encore aujourd’hui les olives sont récoltées comme aux temps bibliques, en frappant avec précaution les arbres avec des bâtons, puis en ramassant les olives tombées sur le sol.
L’olive, quand elle est mûre, est noire comme le jais et très plaisante. Si nous aimez les olives, vous seriez tenté d’en manger une qui vient de tomber de l’arbre ! Les apparences sont trompeuses ! L’olive fraîche est très amère et a mauvais goût. Pour pouvoir être employée, l’olive doit être pressée pour exprimer l’huile. Il y a peu de temps encore, dans les villages, les olives étaient écrasées entre d’énormes pierres mues par des animaux de trait. Maintenant on emploie des presses hydrauliques.
Comme cela illustre bien les souffrances du Seigneur Jésus, le fait de frapper l’arbre et le poids intense du pressoir à huile ! Il a fallu qu’Il soit frappé et écrasé pour que nous puissions recevoir l’huile, l’onction du Saint Esprit. Comme cela convenait bien, que le Seigneur Jésus soit allé au Mont des Oliviers, à un endroit appelé Gethsémané, qui signifie pressoir à olives. Là Il a anticipé l’agonie écrasante du Calvaire. Ses souffrances, déjà dans le jardin, étaient uniques. Il s’est éloigné d’environ un jet de pierre – une mesure de distance indiquant à quel point sa souffrance dépassait la souffrance humaine, Il s’est mis à genoux et Il a prié (Luc 22. 41). Comme résultat de Ses souffrances que nulle créature ne peut mesurer, il n’y a pas seulement, pour tous ceux qui L’acceptent, la bénédiction éternelle, mais aussi la demeure du Saint Esprit pour notre joie présente.

 

Et tu feras sur les bords (de l’éphod) des grenades de bleu, et de pourpre, et d’écarlate, sur ses bords, tout autour, et des clochettes d’or entrent elles. Exode 28. 33.
L’Éternel… te fait entrer dans… un bon pays, un pays de froment, et d’orge, et de vignes, et de figuiers, et de grenadiers, un pays d’oliviers à huile et de miel. Deutéronome 8. 7 et 8.

Le grenadier

Parmi les cinq espèces de récoltes mentionnées en Deutéronome 8, la grenade est certainement la plus belle. Pour cette raison, l’arbuste est planté dans un but ornemental dans beaucoup de parties du monde. Les fleurs, qui sont produites au printemps, sont d’une beauté remarquable, de couleur rouge-orange brillant, et en forme de délicates clochettes.
On trouve les grenades principalement à deux endroits dans l’Écriture : dans le vêtement du souverain sacrificateur, et dans le temple. Des clochettes d’or et des grenades alternaient sur l’éphod – une clochette, une grenade – tout autour de l’ourlet du vêtement. L’éphod lui-même était de couleur bleue, un type de l’Homme venu du ciel. Son témoignage ici-bas était toujours cohérent. Ce qu’Il disait, symbolisé par la clochette d’or, était toujours en parfait accord avec ce qu’Il faisait, dont la grenade est le symbole. Ses paroles et Ses actes étaient toujours en parfait accord.
La femme qui avait une perte de sang, en Luc 8, voulait toucher, ne fut-ce que le bord du vêtement du Seigneur Jésus. Elle avait reçu la connaissance du son agréable de Son témoignage.
Au Psaume 133, nous trouvons à nouveau, au sujet d’Aaron, « le bord de ses vêtements », imprégné de l’huile de l’onction. C’est un psaume de communion, qui parle de frères habitant ensemble dans l’unité. C’est encore le Seigneur Jésus, bien que corporellement absent, qui soutient le témoignage des clochettes et des grenades. Est-ce que tous les croyants ne sont pas portés par l’Homme dans le ciel, et n’ont-ils pas reçu l’onction de l’Esprit Saint ?
Quel genre de son est produit dans notre témoignage quotidien ? Pierre faisait un son discordant quand il se vantait, mais quel son différent quand il déclarait son amour pour le Seigneur Jésus après avoir été restauré en grâce par l’action sacerdotale du Seigneur !

 

Et Saül se tenait à l’extrémité de Guibha, sous un grenadier qui était à Migron. 1 Samuel 14. 2.
(Salomon) fit deux colonnes… Et il fit des chaînes… et les mit sur le sommet des colonnes ; et il fit cent grenades, et les mit aux chaînes. 2 Chroniques 3. 15 et 16.

Deux rois et des grenades

Saül, sous un grenadier en forme de buisson, à Guibha, devait être un spectacle curieux. Il était, « plus grand que tout le peuple, depuis les épaules en haut » (1 Sam. 10. 23) – et cependant il tenait sa cour sous un buisson. Au lieu de choisir un arbre bien visible, comme le palmier de Débora, il avait choisi le plus bas des arbres. Dans ce même chapitre, il est fait référence aux vêtements du souverain sacrificateur, Akhija, arrière-petit-fils d’Éli, qui était sacrificateur de l’Éternel à Silo et qui « portait l’éphod » (1 Sam. 14. 3), ce vêtement décoré d’une bordure de clochettes d’or et de grenades alternées. Cependant Saül n’appelle pas le sacrificateur avant que la bataille fasse rage. Jonathan, le fils de Saül, avait plus de sensibilité spirituelle que son père. Impulsif, Saül aurait affamé le peuple victorieux, et même tenté de mettre son fils à mort. Le manque de soins convenables de la part du sacrificateur eut pour résultat que le peuple péchait, en mangeant de la viande avec son sang.
Un plus grand roi donna aux grenades une place proéminente. Dans le temple de Salomon, il y avait deux cents grenades gravées sur les chapiteaux des deux colonnes qui étaient à l’entrée du temple. Sur les grenades il y avait des lis. L’une des colonnes se nommait Jakin (il établira), l’autre, Boaz (en lui est la force). De même que nombre d’autres types de l’Ancien Testament, ces deux images se complètent pour parler du Seigneur Jésus. Il est le seul qui puisse accomplir le propos de Dieu ici-bas, et également Celui qui seul a la force pour vaincre l’ennemi et maintenir les intérêts de Dieu. Les grenades étaient gravées près du haut des chapiteaux, peut-être pas très visibles pour ceux qui regardaient depuis la base des colonnes, mais cependant continuellement devant les yeux de Dieu. Tout ce qui est fructueux et beau se voit chez Celui qui est le vrai Boaz et le vrai Jakin !

 

Et il arriva, le lendemain, que Moïse entra dans la tente du témoignage, et voici, le bâton d’Aaron, pour la maison de Lévi, avait bourgeonné, et avait poussé des boutons, et avait produit des fleurs et mûri des amandes. Nombres 17. 8.

L’amande

L’amande est un symbole bien connu de la résurrection, parce que c’est, dans l’année, le premier arbre qui fleurit. Les grandes fleurs blanches en cinq parties viennent à la fin de l’hiver, avant que les feuilles se développent. Du fait qu’elles peuvent s’ouvrir déjà fin janvier ou début février, il peut arriver qu’on trouve des fleurs d’amandier avec la neige.
Les amandes sont nourrissantes et délicieuses, aussi il n’est pas surprenant que Jacob en parle comme « des meilleurs produits du pays » (Gen. 43. 11). Encore maintenant, les invités palestiniens apportent souvent des amandes en cadeau. Jacob, apparemment pour gagner les bonnes grâces du gouverneur de l’Égypte, commanda à ses fils de prendre des amandes avec d’autres produits du pays. Mais il est intéressant de comparer la liste de ce que Jacob envoya en Égypte avec les six produits du pays que Dieu énumère en Deutéronome 8. 8. Il n’y a que le miel qui soit commun aux deux listes. Il semblerait que Jacob, une fois de plus, ait fait usage de sa propre estimation de ce qui était bon pour faire impression sur le gouverneur de l’Égypte.
La référence la plus connue à l’amande est le bâton d’Aaron qui avait bourgeonné. C’était un miracle, parce que, dans la nature, la floraison, la formation de boutons et la fructification des amandes sont séparées dans le temps. Et cependant nous lisons que la verge d’Aaron avait des boutons, des fleurs et des fruits au même moment. Cela nous enseigne que tout fruit véritable pour Dieu n’est assuré que sur le fondement de la résurrection du Seigneur Jésus Christ.

D’après Musselman 2 (1989 – 1990)

LA BEAUTÉ DE L’HUMILITÉ

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Soyez tous d’un même sentiment, pleins de sympathie, fraternels, compatissants, humbles (1 Pier. 3. 8).

 

LA BEAUTÉ DE L’HUMILITÉ

 

L’humilité, ailleurs courtoisie ou gentillesse, est comme un airbag qui, même s’il ne contient que de l’air, atténue les secousses de la vie. Mais il y a une autre caractéristique de l’humilité, encore supérieure : c’est d’avoir des égards pour les autres, ce qui est le cœur même du christianisme. Par des cours où l’on est censé apprendre le savoir-vivre, on cherche à produire l’humilité par l’éducation ; l’amour le fait instinctivement.
La pensée sous-jacente dans l’utilisation du mot humilité dans le Nouveau Testament, c’est l’amabilité. « Jules, traitant Paul avec humanité (ou, dans d’autres versions)  : amabilité, bienveillance), lui a permis d’aller chez ses amis pour jouir de leurs soins » (Act. 27. 3). La routine quotidienne et les tâches habituelles de la vie nous donnent beaucoup d’occasions pour montrer ce trait de caractère.
Une nuit, un homme marchant rapidement dans la rue entre violemment en collision avec un autre qui sortait précipitamment de chez lui. Ce dernier, furieux, l’injurie ; mais le premier, enlevant poliment son chapeau, dit  : Je ne sais pas lequel de nous deux est responsable de ce choc, et je suis trop pressé pour chercher à le découvrir  ; si c’est moi qui suis tombé sur vous, je vous demande pardon  ; si c’est vous, n’en parlons pas. Une telle réponse gagne le respect et réconcilie les antagonistes. L’humilité jointe à la courtoisie amènera un homme à être respectueux envers ses supérieurs, poli envers ses égaux, aimable envers ses inférieurs. C’est un diamant de grande valeur, qu’il soit cerclé d’or ou à l’état brut.
L’Épître à Philémon, cette lettre personnelle de l’apôtre Paul, montre à quel point Paul était un homme courtois. Si vous voulez voir comment il sollicite une faveur, lisez cette épître. Si vous voulez voir comment il rend grâces, lisez l’Épître aux Philippiens (4. 10 à 20).
Si nous décidons tous que dorénavant nous serons aimables, courtois, attentionnés, pleins de délicate sympathie, et constamment affectueux, que de choses désagréables seront évitées  !

D’autres messages sur https://editeurbpc.com/calendriers/le-seigneur-est-proche
G. Henderson

LES SAINTS

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Je me suis trouvé dans la nécessité de vous écrire pour vous exhorter à combattre pour la foi qui a été une fois enseignée aux saints. Jude 3.
Vous avez été lavés… vous avez été sanctifiés (rendus saints)… vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu. 1 Cor. 6. 11.

 

LES SAINTS

 

Quelle grande responsabilité ont les saints ! Ils sont appelés à garder à tout prix la foi dans sa pureté. Mais qui sont les saints ?
Dans de nombreux calendriers, le 1er jour du mois de novembre est appelé la « Toussaint », c’est-à-dire « le jour de tous les saints ». Dans ma bibliothèque, j’ai plusieurs ouvrages de référence. L’un d’entre eux définit un saint comme étant : une personne déclarée sainte par l’Église à cause de ses qualités ou de ses bonnes œuvres. Lorsque je consulte ma Bible, je ne peux que constater que cette définition est en contradiction avec l’emploi de ce terme dans les Saintes Écritures. Les vrais croyants ont été appelés des saints bien avant qu’aucun système d’églises ne se développe.
Il apparaît clairement dans les épîtres, dont les destinataires sont appelés saints, que ceux-ci sont tous les croyants des différentes assemblées locales. Ceux qui sont des saints, pour Dieu, ne sont pas seulement une minorité d’entre eux, mais tous ceux qui sont nés de nouveau, et ont reçu le pardon de leurs péchés et la vie éternelle par la foi en Jésus Christ et en Sa mort expiatoire sur la croix.
Le mot « saint » indique que ceux qui sont désignés ainsi ont été appelés par Dieu et séparés du monde pour L’adorer et Le servir, et pour attendre Son Fils venant des cieux pour les prendre au ciel avec Lui, dans la maison de Son Père. Ils jouissent de l’amour et de la communion avec tous ceux qui, comme eux, ont été délivrés de la puissance de Satan.
On ne peut trouver, dans la Parole de Dieu, aucune autorité pour « canoniser ». Aucun caractère humain, aucune bonne œuvre, ne peut qualifier quiconque pour recevoir le titre de saint. Avoir accepté l’œuvre de rédemption accomplie par Christ est le seul fondement sur lequel Dieu, depuis les temps bibliques, appelle tout croyant un saint.
Quand Christ reviendra, Il sera glorifié dans Ses saints, c’est-à-dire dans tous ceux qui auront été rachetés par Son sang. La question vous est posée : serez-vous l’un d’entre eux ?

D’après « The Good Seed » novembre 2022

 

AIMER : UN COMMANDEMENT DIVIN

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Et voici son commandement : que nous croyions au nom de son Fils Jésus Christ et que nous nous aimions l’un l’autre, comme il nous en a donné le commandement. 1 Jean 3. 23.
Personne n’a jamais vu Dieu ; si nous nous aimons l’un l’autre, Dieu demeure en nous, et son amour est accompli en nous. 1 Jean 4. 12.

 

AIMER : UN COMMANDEMENT DIVIN

 

Nos sentiments humains, souvent irrationnels et incontrôlés, sont rarement en harmonie avec les caractères de l’amour que Dieu manifeste envers nous. Et pourtant Dieu donne à Ses enfants le commandement de s’aimer les uns les autres, puisant la force et la capacité d’aimer dans Son amour même, qui est versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint (Rom. 5. 5). Comment manifester cet amour d’une manière pratique ? Par l’obéissance au Seigneur.
Supposons que nous ayons un ami chrétien malade. Le Seigneur nous met à cœur de lui faire une visite, mais si nous n’obéissons pas à cette suggestion, nos sentiments pour cet ami risquent de se transformer en indifférence. Si, au contraire, nous obéissons joyeusement, nous serons conscients de l’aimer réellement. En d’autres termes, en obéissant au Seigneur, nous passons de la simple écoute de la Parole de Dieu à sa mise en pratique (Jac. 1. 22).
Voici la clé de l’amour mis en pratique : l’obéissance à Dieu, dans la joie et dans un esprit de foi. C’est le Seigneur qui nous pousse à pratiquer l’amour tel que Sa Parole le conçoit. Il agit en nous afin que soient ôtés les obstacles qui empêchent une vraie communion entre les croyants, vécue dans un respect réciproque et caractérisée par la miséricorde, le pardon, la droiture et le dévouement.
La force d’aimer n’est pas quelque chose de naturel en nous, mais bien en Dieu. La foi et l’obéissance nous mettent en relation avec Lui, et Lui produit en nous le miracle de l’amour. Dieu commande à chacun de nous d’aimer son prochain comme lui-même ; Il ne nous laisse pas le choix !

D’après « Il buon seme » octobre 2022

 

BERACA 5 : L’HABITATION DE DIEU AU MILIEU DES HOMMES

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BERACA 5

L’habitation de Dieu au milieu des hommes

 

Lors de la dédicace du temple à Jérusalem, Salomon, devant tout le peuple, s’adresse à l’Éternel, son Dieu, par une prière remarquable : « Et maintenant, ô Dieu d’Israël, je te prie, que tes paroles, que tu as dites à ton serviteur David, mon père, soient fermes. Mais Dieu habitera-t-il vraiment sur la terre ? Voici, les cieux, et les cieux des cieux, ne peuvent te contenir ; combien moins cette maison que j’ai bâtie ! Cependant, Éternel, mon Dieu, aie égard à la prière de ton serviteur et à sa supplication, pour écouter le cri et la prière que ton serviteur t’adresse aujourd’hui, pour que tes yeux soient ouverts nuit et jour sur cette maison, sur le lieu dont tu as dit : Mon nom sera là, – pour écouter la prière que ton serviteur t’adressera en se tournant vers ce lieu-ci » (1 Rois 8. 26 à 29).
Salomon est conscient de sa petitesse devant la grandeur de son Dieu. Comment le Dieu Créateur et Rédempteur, déjà connu comme tel par les fils d’Israël, dès la sortie d’Égypte, habiterait-il dans cette maison bien qu’elle fût entièrement recouverte d’or à l’intérieur ? Les cieux des cieux ne peuvent contenir un Dieu si grand ! Telle est l’impression que l’Esprit de Christ imprima sur ce jeune roi. Il venait d’achever la construction de « la maison de l’Éternel à Jérusalem, sur la montagne de Morija, où l’Éternel était apparu à David, son père, sur l’emplacement que David avait préparé dans l’aire d’Ornan, le Jébusien » (2 Chron. 3. 1). Le temple fut édifié à l’endroit même où le prophète Gad avait, selon la parole de l’Éternel, commandé au roi David, de bâtir un autel à l’Éternel sur l’aire d’Ornan le Jébusien (1 Chron. 21. 18). En ce temps-là, la peste qui frappait le peuple s’arrêta pendant que le sacrifice était offert sur l’autel.
Fait marquant, c’est sur le même lieu, indiqué à Abraham, que Dieu lui dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste » (Gen. 22. 2). En cette occasion, Dieu a pourvu pour l’agneau et Isaac a été épargné. C’est là aussi que notre Seigneur a été crucifié afin que ceux et celles qui croient en Lui soient sauvés. Nous savons qu’à la suite du rejet du Messie, Jérusalem fut détruite et les fils d’Israël dispersés parmi les nations pendant environ dix-huit siècles. Comme Jésus l’avait dit ; il ne fut « point laissé pierre sur pierre qui ne soit jetée à terre » (Marc 13. 2).
De la Pentecôte à l’enlèvement (1 Thess. 4. 16 et 17), le Seigneur bâtit Son Église (voir Mat. 16. 18). Quand elle sera complète, Il la recueillera en Sa présence pour qu’elle voie et partage sa gloire (1 Thess. 4. 13 à 17 ; Jean 14. 3 ; 17. 22). Ensuite, Dieu reprendra Ses voies envers la nation d’Israël par de grands jugements sur ceux qui se seront voués à l’Antichrist et sur les nations du monde entier. La venue du Messie apparaissant en gloire, délivrera de la grande tribulation les fidèles appelés « les élus » (Mat. 24. 22 et 29 à 31). La parole prophétique anticipe les résultats de cette délivrance : « Je les ferai venir à ma montagne sainte, et je les rendrai joyeux dans ma maison de prière : leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel, car ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples » (És. 56. 7).
Dieu voulait se rencontrer et même habiter avec les hommes et Il a tout fait pour cela en donnant des sacrificateurs et des sacrifices. Mais les sacrificateurs ont fait défaut et le peuple choisi s’est tourné vers les idoles. Ces sacrifices, bien que constamment répétés, permettaient la présence de Dieu au milieu de Son peuple. Le mal étant devenu si grave, Dieu a dû retirer Sa gloire, donc Sa présence. Nous en avons déjà parlé, et vu que cette gloire apparaît sous une autre forme. La première était distante et inatteignable, la seconde : « comme d’un Fils unique de la part du Père » (Jean 1. 14). Le Fils manifestait le Père ! Ce Dieu si loin était désormais vu dans un homme, « l’homme Christ Jésus » ! Il marchait et mangeait au milieu des hommes, Il posait sa main sur les infirmes et prenait dans ses bras les petits enfants, guérissant et bénissant.
Nous avons vu dans le précédent message que Dieu habite par Son Esprit en ceux qui croient que Christ est mort pour leurs péchés et « a été ressuscité pour leur justification » (Rom. 4. 25). Mais Dieu, par Son Esprit, habite aussi dans l’Assemblée ou l’Église. L’apôtre Paul montre aux croyants d’Éphèse qu’ils ne sont plus « étrangers ni gens de passage, mais vous êtes concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu » (Éph. 2. 19). Il donne des directives concernant la conduite des surveillants et des serviteurs et « comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant, la colonne et le soutien de la vérité » (1 Tim. 3. 15).
Cette maison de Dieu possède un fondement : Jésus Christ, lui-même, étant la maîtresse pierre d’angle, sur laquelle repose l’édifice. Les saints réunis sont vus comme devant être un temple « saint dans le Seigneur » ; ils sont « édifiés ensemble, pour être une habitation de Dieu par l’Esprit » (voir : Éph. 2. 19 à 22). L’assemblée locale se réunit au nom et autour du Seigneur puisqu’Il est « au milieu » comme Il l’avait révélé à Ses disciples par ces paroles : « … là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Mat. 18. 20).
« Le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de gloire,… l’a donné pour être chef sur toutes choses à l’assemblée, qui est son corps » (Éph. 1. 17… 22). Christ a été établi « comme Fils, sur sa maison ; et nous sommes sa maison » (Héb. 3. 6). Il est aussi vu comme étant « un grand sacrificateur établi sur la maison de Dieu » (Héb. 10. 21). Le chrétien est appelé à marcher d’une manière digne de son appel, digne de l’évangile du Christ et digne de Dieu (Éph. 4. 1 ; Phil. 1. 27 ; 1 Thess. 2. 12). Comment en serait-il autrement puisqu’il appartient à la maison de Dieu ? Qu’il en soit ainsi !
La reine de Sheba s’exclama en voyant « toute la sagesse de Salomon, et la maison qu’il avait bâtie, et les mets de sa table, et la tenue de ses serviteurs et l’ordre de service de ses officiers » (1 Rois 10. 4 et 5). Nous sommes les serviteurs du Christ Jésus ! Il est infiniment plus grand que Salomon (Luc 11. 31) ! Dans sa maison, c’est-à-dire dans nos réunions, l’ordre doit régner. Il est un Dieu d’ordre et demande à ce que tout « se fasse avec bienséance et avec ordre » (1 Cor. 14. 26 à 40). « Dans son temple tout dit : Gloire ! » (Ps. 29. 9).

 

AMERTUME

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AMERTUME

 

Que toute amertume… soit ôtée du milieu de vous ; mais… soyez bons, compatissants…. Éph. 4. 31 et 32.

1. Naomi

Voici, au lieu de la paix j’avais amertume sur amertume ; mais toi, tu as aimé mon âme, (la retirant) de la fosse de destruction, car tu as jeté tous mes péchés derrière ton dos. Ésaïe 38. 17.
Ne m’appelez pas Naomi, appelez-moi Mara ; car le Tout-puissant m’a remplie d’amertume. Ruth 1. 20.

La Bible nous fait le récit de plusieurs hommes et femmes de foi qui ont connu des expériences amères dans le cours de leur vie. Mais elle nous montre aussi comment Dieu les a guéris :
– Naomi (dans le livre de Ruth, au ch. 1) vivait avec son mari et ses deux fils dans le pays d’Israël quand une famine survint. Pour y échapper, ils abandonnèrent leur peuple et leur pays, et s’établirent en Moab, un pays idolâtre. Quelque temps plus tard, le mari de Naomi mourut, puis aussi les deux fils, qui avaient épousé des femmes moabites. C’est ainsi que Naomi se retrouva privée de tout soutien et dans un pays étranger.
Quand elle entendit dire que la famine avait cessé en Israël, elle se mit en route pour y retourner. Ruth, l’une de ses belles-filles, aimait Naomi, son peuple et son Dieu. Elle insista pour rester avec elle et aller vivre à Bethléhem en sa compagnie. Lorsque les deux femmes entrèrent dans la ville, les habitants reconnurent Naomi. Elle leur demanda alors de ne plus l’appeler Naomi (délices), mais Mara (amertume), parce qu’elle avait perdu son mari et ses deux fils, et qu’elle était consciente de l’erreur qu’elle avait faite en abandonnant son peuple et son pays.
Cependant, la miséricorde divine avait préparé un heureux dénouement pour elle. Ruth est restée avec sa belle-mère. Pour se nourrir, ainsi que Naomi, elle s’est mise à glaner parmi les épis d’orge, dans les champs d’un homme riche, Boaz. Dieu prépara le cœur de cet homme, Il ôta tous les obstacles et fit que Ruth devint la femme de Boaz.
C’est ainsi que Dieu transforma l’amertume de Naomi qui, par le moyen de Ruth, devint l’arrière-grand-mère du roi David. Les soins compatissants que Dieu réserve à celui qui se tourne vers Lui après s’être éloigné, sont une manifestation évidente de Sa grâce.

2. Anne – la femme de Sunem

Et Anne avait l’amertume dans l’âme, et elle pria l’Éternel et pleura abondamment. 1 Sam. 1. 10.
J’ai prié pour cet enfant, et l’Éternel m’a accordé la demande que je lui ai faite. 1 Sam. 1. 27.

– Anne aime Dieu (1 Sam. 1) et est aimée de son mari, mais elle vit une grande souffrance : elle n’a pas de fils. Pennina, l’autre femme d’Elkana, l’humilie continuellement à cet égard. Un jour, alors qu’Anne pleure et refuse de manger, son mari l’interroge ; mais il est maladroit et ne la comprend pas. « Elle avait l’amertume dans l’âme, et elle pria l’Éternel et pleura abondamment ».
Le sacrificateur, Élie, qui l’observe, pense qu’elle est ivre et la reprend sévèrement. Il est difficile pour Anne de supporter en plus l’incompréhension du sacrificateur, mais elle est certaine que Dieu l’écoutera. Alors, elle continue à prier et son cœur se calme. Dieu l’exaucera et elle deviendra la mère de Samuel, un grand prophète très utile pour le peuple de Dieu.
– Le prophète Élisée a été reçu plusieurs fois dans la maison d’une femme riche et de son mari (2 Rois 4. 8 à 37). Le couple n’a pas d’enfants, mais Élisée annonce à la femme que Dieu lui donnera bientôt un fils.
L’enfant naît, grandit, reçoit toute la tendresse de sa mère ; mais, un jour, il tombe malade et meurt sur les genoux de sa mère. Celle-ci le couche sur le lit du prophète et, sans rien dire à son mari, elle va vers Élisée. Le serviteur du prophète tente de l’empêcher de se jeter aux pieds d’Élisée, mais celui-ci dit : « Laisse-la, car son âme est dans l’amertume, et l’Éternel me l’avait caché ». Il comprend la douleur et la profonde déception de la femme. Pourquoi Dieu, qui lui avait donné cet enfant que son cœur désirait mais qu’elle n’avait même pas demandé, le lui reprend-il maintenant ? La femme insiste pour qu’Élisée vienne jusqu’à l’enfant. Le prophète l’accompagne, le ressuscite par la puissance de Dieu et le rend à sa mère.
Dans son amertume, cette femme de foi ne s’est tournée que vers Élisée, le prophète et serviteur de Dieu, le seul qui pouvait lui venir en aide, et l’insistance de sa foi a été récompensée.

3. Job

Pourquoi la lumière est-elle donnée au misérable, et la vie à ceux qui ont l’amertume dans l’âme, à ceux qui attendent la mort, et elle n’est pas là – qui la cherchent plus que des trésors cachés. Job 3. 20 et 21.
J’élève mes yeux vers toi, qui habites dans les cieux. Psaume 123. 1.

Quoique « parfait et droit, craignant Dieu, et se retirant du mal » (Job 1. 8), Job, le personnage du livre de l’Ancien Testament qui porte son nom, a traversé une très grande épreuve : il a perdu soudainement ses immenses richesses, ses dix fils et sa santé. Mais, bien qu’il ait été frappé aussi rudement, il est resté ferme dans sa foi en Dieu, il n’a exprimé aucun sentiment de rébellion envers Lui et il n’a pas voulu écouter sa femme qui l’incitait à maudire Dieu à cause des catastrophes qui s’étaient abattues sur lui et sur sa famille.
Cependant, lorsque ses amis, venus pour le consoler, ont insinué que de tels malheurs étaient une punition divine pour quelque faute que Job aurait commise et tenait cachée, celui-ci, poussé par l’exaspération, en est arrivé à penser que Dieu était vraiment injuste de l’éprouver avec un tel acharnement.
En poursuivant la lecture de ce livre, nous voyons que, au fur et à mesure que Job réfutait les argumentations de ses amis, ses paroles devenaient de plus en plus amères. Pensant que Dieu était son ennemi, il s’indigne contre Lui et dit : « Il ne me permet pas de reprendre haleine ; car il me rassasie d’amertume » (9. 18) ; « Mon âme est dégoûtée de ma vie ; je laisserai libre cours à ma plainte. Je parlerai dans l’amertume de mon âme » (10. 1).
Mais quand Job en a eu fini avec ses discours, le grand Dieu créateur de tout s’est révélé à lui dans toute sa majesté et sa sagesse. Alors, Job a compris la leçon : l’homme, aussi juste soit-il, est cependant toujours un pécheur, et il ne peut revendiquer aucun droit devant l’infinie grandeur d’un Dieu parfait, ni avancer aucune prétention.
Dieu a guéri Job et lui a redonné beaucoup plus que tout ce qu’il avait perdu, montrant ainsi qu’Il est la ressource et le secours de tous ceux qui prennent une place d’humilité devant Lui, et s’appuient non pas sur leur propre justice, mais sur sa grâce infinie.

4. Simon Pierre

Le Seigneur, se retournant, regarda Pierre ; et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, qui lui avait dit : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Étant sorti dehors, il pleura amèrement. Luc 22. 61 et 62.
Veillant, de peur que quelqu’un ne manque de la grâce de Dieu ; de peur que quelque racine d’amertume, poussant des rejetons, ne vous trouble, et que par elle un grand nombre ne soient souillés. Héb. 12. 15.

Simon Pierre était un fervent disciple de Jésus. Quand le Seigneur annonce à Ses disciples qu’Il sera crucifié, Pierre affirme avec force sa décision d’être prêt à Le suivre jusqu’à la mort. Mais au lieu de cela, quand Jésus, trahi par Judas, est emmené pour être jugé, Pierre perd courage et, devant ceux qui l’accusent d’avoir été avec Jésus, il affirme par trois fois qu’il ne Le connaît pas (Luc 22. 56 à 60). Le chant du coq, comme le Seigneur l’avait annoncé, le ramène à la réalité. Le tendre regard de son Maître lui brise le cœur, l’amenant à se repentir et à pleurer amèrement sur son reniement. Mais Jésus s’occupera de lui et lui pardonnera. Dans le récit du livre des Actes des apôtres, nous retrouverons Pierre plein de zèle pour son Seigneur.
Sommes-nous frappés par une épreuve et nous sentons-nous pleins d’amertume ? Un deuil, une maladie incurable, une séparation, l’incompréhension des autres… beaucoup d’épreuves nous semblent inexplicables et injustes. C’est alors que l’amertume prend le dessus : Cette fois, c’en est trop ! Pourquoi cela m’arrive-t-il ?
La Bible nous avertit que ces « racines d’amertume » (Héb. 12. 15), si nous les cultivons, peuvent nous causer bien du tort. Chassons ces pensées négatives avant qu’elles ne s’enracinent en nous et portent de mauvais fruits.
La grâce de Dieu a été la ressource de tous les croyants dans toutes les époques, et elle l’est encore aujourd’hui pour nous. Peut-être ressentons-nous des sentiments secrets d’amertume, comme Salomon l’a affirmé : « le cœur connaît sa propre amertume » (Prov. 14. 10). Faisons confiance à Dieu. Lui seul peut nous soulager, calmer les tempêtes, ôter les doutes, apaiser la rébellion et nous remplir à nouveau de sa paix.

D’après « Il buon seme » octobre 2022

 

TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (NOMS DE PERSONNES EN G)

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TRENTE VERSETS BIBLIQUES À TROUVER (NOMS DE PERSONNES EN G)

 

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Où se trouve le passage ?

 

1. un pharisien, nommé G ________, docteur de la loi ………………… Act.
2. Elkhanan… frappa G ________, le Guitthien ……………………….. 2 Sam.
3. Relève aussi la somme des fils de G ________ ……………………….. Nom.
4. je donnerai là à G ________ un lieu pour sépulcre …………………… Ez.
5. Et il dit à G ________ : Ceins tes reins ………………………………….. 2 Rois
6. G ________ et Maaca habitent au milieu d’Israël ………………….. Jos.
7. G ________ était dans la maison du Pharaon ……………………….. 1 Rois
8. Et G ________ bâtit là un autel à l’Eternel ……….………………….. Jug.
9. je n’ai baptisé aucun de vous, sinon —— et G ________ …………… 1 Cor.
10. G ________, une troupe lui tombera dessus ..………………………… Gen.
11. Et il s’en alla et prit G ________, fille de Diblaïm ………………………. Osée
12. l’Eternel commande à G ________… pour dresser un autel …… 1 Chr.
13. Pourquoi leur roi a-t-il hérité de G ________ …………………………….. Jér.
14. elle enfanta un fils, et il appela son nom G ________ ………………… Ex.
15. l’armée de la tribu des fils de Manassé était sous G ________ ……. Nom.
16. Et G ________… dit à David : Ne demeure pas dans ce lieu ….. 1 Sam.
17. vous direz : Pour l’Eternel et pour G ________ ! ……………………….. Jug.
18. Et les fils de G ________ habitèrent à côté d’eux ……………………….. 1Chr.
19. G ________ et toutes ses bandes —— beaucoup de peuples ……… Ez.
20. G ________ leur dit : Je ne dominerai point sur vous ………………….. Jug.
21. G ________, le bien-aimé, que j’aime dans la vérité ……………………. 3 Jean
22. Et les fils de G ________ bâtirent Dibon …………………….…………. Nom.
23. les actes du roi…  sont écrits… dans le livre de G ________ … 1 Chr.
24. Et la femme de G ________ lui enfanta des fils ………………………. Jug.
25. Delaïa et G ________ intercédèrent auprès du roi ………………………. Jér.
26. ses deux fils, dont l’un s’appelait G ________ …………………………….. Ex.
27. Il donna deux chariots et quatre bœufs aux fils de G ________ …….. Nom.
28. il sortira pour égarer les nations… G ________ et Magog ………… Apoc.
29. les Juifs retournèrent… dans le pays de Juda, vers G ________ .. Jér.
30. Tobija… et G ________, l’Arabe…  se moquèrent de nous …… Néh.

D’après le recueil de 360 passages1986

BERACA 4 : L’HABITATION DE DIEU AU MILIEU DES HOMMES

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BERACA 4 : L’HABITATION DE DIEU AU MILIEU DES HOMMES

Considérant la sagesse de Dieu, l’apôtre Paul a écrit aux Corinthiens, en s’appuyant sur le prophète Ésaïe : « Ce que l’œil n’a pas vu, que l’oreille n’a pas entendu, et qui n’est pas monté au cœur de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment » ; « tu viens à la rencontre de celui qui se réjouit à pratiquer la justice » (1 Cor. 2. 9 ; És. 64. 4 et 5).
Notre Dieu, si grand, est venu au milieu des hommes en prenant un corps semblable au nôtre. « Le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair » (1 Tim. 3. 16). « C’est pourquoi, en entrant dans le monde, Il dit : « Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas pris plaisir aux holocaustes ni aux sacrifices pour le péché ; alors j’ai dit : Voici, je viens, il est écrit de moi dans le rouleau du livre pour faire, ô Dieu, ta volonté » (Héb. 10. 5 à 8 ; Ps. 40. 6 à 8).
Huit jours après sa naissance, l’Enfant Jésus est apporté au temple, « et voici, il y avait à Jérusalem un homme dont le nom était Siméon ; et cet homme était juste et pieux, et il attendait la consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui. Et il avait été averti divinement, par l’Esprit Saint, qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ du Seigneur. Et il vint au temple, conduit par l’Esprit ; au moment où les parents apportaient le petit enfant Jésus pour faire à son égard selon l’usage de la Loi, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu et dit : Maintenant, Seigneur, tu laisses aller ton esclave en paix selon ta parole ; car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé devant tous les peuples : lumière pour la révélation des nations, et gloire de ton peuple Israël. Et son père et sa mère s’étonnaient de ce qui était dit de lui. Et Siméon les bénit et dit à Marie sa mère : Vois, celui-ci est là pour la chute et le relèvement de beaucoup en Israël, et pour un signe que l’on contredira (et une épée transpercera même ta propre âme), en sorte que les pensées de beaucoup de cœurs soient révélées » (Luc 2. 25 à 35). Si la prophétie de Siméon va au-delà de la parenthèse de la grâce en anticipant « la gloire de ton peuple Israël » dans le millénium, elle fait premièrement mention que ce salut sera « une lumière pour la révélation des nations ». Précisons que le petit Enfant est l’auteur de ce salut.

La présence de Jésus dans ce monde, que ce soit en Judée, en Samarie, en Galilée et au-delà, était un signe vu dans les miracles qu’Il opérait et dans les paroles qui sortaient de sa bouche. Et pourtant, comme Il a été contredit ! Si plusieurs, en Israël, furent relevés, nombreux sont ceux qui ont chuté en Le rejetant ; mais les pensées des cœurs étaient révélées. Cette prophétie anticipe aussi la mort de Jésus dans une phrase adressée à Marie : « une épée transpercera ta propre âme ». Avant que le Seigneur se rende à Jérusalem, où Il fut mis à mort, Il a averti Ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il soit mis à mort, et qu’il soit ressuscité le troisième jour » (Luc 9. 22).
La croix de Christ est la base sur laquelle repose la bénédiction que Dieu a en réserve pour l’homme. Il est frappant de constater comment le disciple que Jésus aimait a été employé pour parler de cette relation merveilleuse que Dieu a établie entre Lui et ceux qu’Il a rachetés par le sang précieux de Christ. C’est à Jean qu’il est réservé de mettre en évidence les paroles du Seigneur en ce qui concerne la relation de Dieu avec l’homme à partir de la rédemption accomplie à Golgotha.
« Celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif, à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » (Jean 4. 14). On peut bien penser que l’eau, dans ce passage, est la Parole qui vient nous dire avec force que le racheté appartient au Seigneur, et qui conduit à la connaissance de Dieu comme il est aussi écrit : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jean 17. 3). Généralement une fontaine est alimentée par une source, elle coule sans s’arrêter. Les sources sur cette terre peuvent tarir, mais ce qui vient de Dieu est éternel, donc ne tarit jamais ! Et elle est en nous !
Un autre aspect nous est présenté dans les paroles que Jésus proclame lors de la dernière journée de la fête des tabernacles : « Celui qui croit en moi, comme l’a dit l’Écriture, des fleuves d’eau vive couleront de son ventre. (Or il disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore venu, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié.) » (Jean 7. 38 et 39). Dès la descente du Saint-Esprit, Dieu habite, par Son Esprit, dans le croyant. C’est une vérité si peu comprise que, si nous en avions davantage conscience, nos bouches et nos actions manifesteraient pleinement ces « fleuves d’eau vive » à la gloire de Celui qui a donné Sa vie pour nous. Il y a ce qui est en nous, une pleine conviction (Jean 4. 14) et ce qui sort de nous en témoignage envers d’autres (Jean 7. 39). Rappelons quelques-unes des paroles du Seigneur concernant Sa présence en nous :
« Quiconque reconnaitra que Jésus est le Fils de Dieu, Dieu demeure en lui et lui en Dieu » (1 Jean 4. 15).
« Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera ; nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure chez lui » (Jean 14. 23).
« Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu, et Dieu en lui ; et par ceci nous savons qu’il demeure en nous : c’est par l’Esprit qu’il nous a donné » (1 Jean 3. 24).
« Par ceci nous savons que nous demeurons en lui et en nous : c’est qu’il nous a donné de son Esprit » (1 Jean 4. 13).
« Et nous avons connu et cru l’amour que Dieu a pour nous. Dieu est amour et celui qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu et Dieu en lui » (1 Jean 4. 16).

 

LA JUSTICE DE DIEU

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Et le roi David vint jusqu’à Bakhurim ; et voici, il en sortit un homme… et son nom était Shimhi, fils de Guéra : il sortit en maudissant, et lança des pierres contre David et contre tous les serviteurs du roi David. 2 Sam. 16. 5 et 6.

 

LA JUSTICE DE DIEU

 

Notre sujet est la justice de Dieu. Dans le monde actuel, plein d’injustice, la plupart des gens ne croient plus à la justice, parce que Dieu ne réagit pas face à l’injustice. La Bible nous précise : pas encore ! Une occasion, dans la vie de David, le roi en Israël autrefois, montre cela clairement.
Shimhi était un Israélite de la tribu de Benjamin. Il avait gravement insulté le roi et s’était rebellé contre son autorité. Mais David n’avait pas voulu se venger lui-même, car il avait fait personnellement l’expérience de la grâce et du pardon de Dieu.
Quand Salomon a succédé à son père David sur le trône d’Israël, l’offense faite par Shimhi n’avait toujours pas été punie. Shimhi s’était apparemment soumis au roi, mais son attitude rebelle n’avait pas changé.
Le roi Salomon est bien connu pour sa sagesse. Dans ce cas, il avait sursis à la sentence, remettant le sort de Shimhi dans les propres mains de ce dernier.
Dieu agit aujourd’hui d’une manière semblable avec chacun de nous. Il fait dépendre notre avenir de notre décision pour ou contre Jésus Christ. La condition de sursis de Shimhi était qu’il ne franchisse pas les limites de la ville ; sinon il était sous la menace de mort (1 Rois 2. 36 et 37). Les choses ont suivi leur cours : suite à un incident banal (v. 39 et 40), Shimhi n’a pas respecté la condition, et la justice l’a rattrapé et s’est exercée contre lui (v. 46).
De nos jours, tous les hommes sont coupables devant Dieu, soit qu’ils ne tiennent pas compte de Dieu, soit qu’ils Le méprisent. Mais Dieu est patient. Il ne veut pas que les humains soient perdus éternellement. Il laisse à chacun la décision, d’accepter par la foi son offre de grâce en Jésus Christ.

D’après « The Good Seed » octobre 2022

 

DISCERNER LES TEMPS

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Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut. 2 Cor. 6. 2.
Cherchez l’Éternel tandis qu’on le trouve ; invoquez-le pendant qu’il est proche. És. 55. 6.

 

DISCERNER LES TEMPS

 

Quand le temps de la venue du Messie est arrivé, les Juifs n’ont pas su le discerner. Seules quelques personnes, peu nombreuses, ont compris que le temps de l’accomplissement des promesses de Dieu était arrivé. Le peuple, dans son ensemble, n’était pas prêt à L’accueillir, pas même après la prédication de Jean le baptiseur, dont la mission était de préparer le chemin du Messie dans les cœurs et dans les consciences. Ce qui leur « apporterait la paix » était caché à leurs yeux. Dieu avait visité Son peuple, et ils ne l’ont pas compris. Comme le Seigneur le dira lorsqu’il pleurera sur Jérusalem : « Si tu avais connu… ce qui t’apporterait la paix… tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée » – visitée en grâce par le Messie (Luc 19. 42 et 44).
Les gens observaient les nuages et savaient prévoir qu’il allait pleuvoir ; ils voyaient souffler le sirocco et prédisaient la chaleur. Si le ciel était rouge au coucher du soleil, ils disaient : Il fera beau : ils savaient discerner l’aspect du temps, mais pas « les signes des temps » (Mat. 16. 2 et 3). Et le Seigneur devra leur dire : « Hypocrites ! Vous savez discerner l’aspect de la terre et du ciel, et comment ne discernez-vous pas ce temps-ci ? (Luc 12. 56).
Dans la Bible, il est parlé des hommes de la tribu d’Issacar « qui savaient discerner les temps » et qui, grâce à ce discernement, pouvaient conseiller le peuple afin qu’il sache « ce que devait faire Israël » (1 Chron. 12. 32).
« Il y a une saison pour tout, et il y a un temps pour toute affaire sous les cieux », écrivait Salomon dans l’Écclésiaste, et « le cœur du sage connaît le temps et le jugement » car il est bien conscient que « pour toute chose il y a un temps et un jugement » (Éccl. 3. 1 ; 8. 5 et 6). Il faut discerner ce temps pour savoir comment agir. Si nous parlons lorsque c’est le moment de parler, une parole « dite en son temps » sera comme « des pommes d’or incrustées d’argent » (Prov. 25. 11). Mais si nous parlons alors que nous devrions nous taire, cela ne produira aucun résultat heureux.
Le sage nous dit aussi qu’il y a « un temps de naître, et un temps de mourir » (Éccl. 3. 2) ; il y a donc un temps où l’on est âgé et où l’on doit accepter cette condition. Beaucoup de personnes ne se résignent pas à l’avancement des années et, quoique âgées, se comportent comme des jeunes, parlent avec le langage des jeunes, devenant pathétiques et même ridicules. Elles ont oublié que toute chose a son temps !
En parlant de Timothée, un serviteur du Seigneur, l’apôtre Paul écrit : « Dès l’enfance, tu connais les Saintes Lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le Christ Jésus » (2 Tim. 3. 15). Timothée avait été instruit dans les Saintes Écritures, et élevé dès sa petite enfance dans la crainte de Dieu. Sa mère et sa grand-mère, femmes d’une foi sincère (1. 5), avaient su discerner le temps ; elles avaient compris que si les choses de Dieu n’étaient pas enseignées dès l’enfance, il serait beaucoup plus difficile pour leur fils et petit-fils d’arriver à la foi. L’enfance est vraiment le temps dans lequel il faut agir et attacher à la Personne du Seigneur leur cœur encore sensible et réceptif.
Beaucoup de parents estiment qu’ils peuvent attendre que leurs enfants aient atteint l’adolescence pour commencer leur éducation chrétienne, dans l’idée que les petits enfants ne peuvent pas comprendre les choses de Dieu. Ils ne savent pas discerner les temps ! Ils laissent passer les meilleures années, et il sera ensuite très difficile de retrouver et de récupérer les occasions perdues.
Comme dans toutes les époques, aujourd’hui encore Dieu appelle tout homme, toute femme, que ce soit par le moyen de la prédication de croyants ou par l’une des mille autres façons que Lui seul connaît et dont Il peut user. Dieu propose à tous la repentance et la foi, Il offre le pardon à quiconque est attentif à Son message, se repent et croit. Pour tous ceux qui entendent l’appel de Dieu, c’est maintenant le moment décisif, le jour dans lequel Dieu les « visite » (1 Pier. 2. 12), le temps où la grâce leur est offerte : occasion unique et solennelle, qui ne se renouvellera peut-être plus.
Mais combien savent discerner ce jour ? « Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2), avons-nous lu. « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 3. 15).

D’après « Il buon seme » octobre 2022