BERACA 5 : L’HABITATION DE DIEU AU MILIEU DES HOMMES

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BERACA 5

L’habitation de Dieu au milieu des hommes

 

Lors de la dédicace du temple à Jérusalem, Salomon, devant tout le peuple, s’adresse à l’Éternel, son Dieu, par une prière remarquable : « Et maintenant, ô Dieu d’Israël, je te prie, que tes paroles, que tu as dites à ton serviteur David, mon père, soient fermes. Mais Dieu habitera-t-il vraiment sur la terre ? Voici, les cieux, et les cieux des cieux, ne peuvent te contenir ; combien moins cette maison que j’ai bâtie ! Cependant, Éternel, mon Dieu, aie égard à la prière de ton serviteur et à sa supplication, pour écouter le cri et la prière que ton serviteur t’adresse aujourd’hui, pour que tes yeux soient ouverts nuit et jour sur cette maison, sur le lieu dont tu as dit : Mon nom sera là, – pour écouter la prière que ton serviteur t’adressera en se tournant vers ce lieu-ci » (1 Rois 8. 26 à 29).
Salomon est conscient de sa petitesse devant la grandeur de son Dieu. Comment le Dieu Créateur et Rédempteur, déjà connu comme tel par les fils d’Israël, dès la sortie d’Égypte, habiterait-il dans cette maison bien qu’elle fût entièrement recouverte d’or à l’intérieur ? Les cieux des cieux ne peuvent contenir un Dieu si grand ! Telle est l’impression que l’Esprit de Christ imprima sur ce jeune roi. Il venait d’achever la construction de « la maison de l’Éternel à Jérusalem, sur la montagne de Morija, où l’Éternel était apparu à David, son père, sur l’emplacement que David avait préparé dans l’aire d’Ornan, le Jébusien » (2 Chron. 3. 1). Le temple fut édifié à l’endroit même où le prophète Gad avait, selon la parole de l’Éternel, commandé au roi David, de bâtir un autel à l’Éternel sur l’aire d’Ornan le Jébusien (1 Chron. 21. 18). En ce temps-là, la peste qui frappait le peuple s’arrêta pendant que le sacrifice était offert sur l’autel.
Fait marquant, c’est sur le même lieu, indiqué à Abraham, que Dieu lui dit : « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste » (Gen. 22. 2). En cette occasion, Dieu a pourvu pour l’agneau et Isaac a été épargné. C’est là aussi que notre Seigneur a été crucifié afin que ceux et celles qui croient en Lui soient sauvés. Nous savons qu’à la suite du rejet du Messie, Jérusalem fut détruite et les fils d’Israël dispersés parmi les nations pendant environ dix-huit siècles. Comme Jésus l’avait dit ; il ne fut « point laissé pierre sur pierre qui ne soit jetée à terre » (Marc 13. 2).
De la Pentecôte à l’enlèvement (1 Thess. 4. 16 et 17), le Seigneur bâtit Son Église (voir Mat. 16. 18). Quand elle sera complète, Il la recueillera en Sa présence pour qu’elle voie et partage sa gloire (1 Thess. 4. 13 à 17 ; Jean 14. 3 ; 17. 22). Ensuite, Dieu reprendra Ses voies envers la nation d’Israël par de grands jugements sur ceux qui se seront voués à l’Antichrist et sur les nations du monde entier. La venue du Messie apparaissant en gloire, délivrera de la grande tribulation les fidèles appelés « les élus » (Mat. 24. 22 et 29 à 31). La parole prophétique anticipe les résultats de cette délivrance : « Je les ferai venir à ma montagne sainte, et je les rendrai joyeux dans ma maison de prière : leurs holocaustes et leurs sacrifices seront agréés sur mon autel, car ma maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples » (És. 56. 7).
Dieu voulait se rencontrer et même habiter avec les hommes et Il a tout fait pour cela en donnant des sacrificateurs et des sacrifices. Mais les sacrificateurs ont fait défaut et le peuple choisi s’est tourné vers les idoles. Ces sacrifices, bien que constamment répétés, permettaient la présence de Dieu au milieu de Son peuple. Le mal étant devenu si grave, Dieu a dû retirer Sa gloire, donc Sa présence. Nous en avons déjà parlé, et vu que cette gloire apparaît sous une autre forme. La première était distante et inatteignable, la seconde : « comme d’un Fils unique de la part du Père » (Jean 1. 14). Le Fils manifestait le Père ! Ce Dieu si loin était désormais vu dans un homme, « l’homme Christ Jésus » ! Il marchait et mangeait au milieu des hommes, Il posait sa main sur les infirmes et prenait dans ses bras les petits enfants, guérissant et bénissant.
Nous avons vu dans le précédent message que Dieu habite par Son Esprit en ceux qui croient que Christ est mort pour leurs péchés et « a été ressuscité pour leur justification » (Rom. 4. 25). Mais Dieu, par Son Esprit, habite aussi dans l’Assemblée ou l’Église. L’apôtre Paul montre aux croyants d’Éphèse qu’ils ne sont plus « étrangers ni gens de passage, mais vous êtes concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu » (Éph. 2. 19). Il donne des directives concernant la conduite des surveillants et des serviteurs et « comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant, la colonne et le soutien de la vérité » (1 Tim. 3. 15).
Cette maison de Dieu possède un fondement : Jésus Christ, lui-même, étant la maîtresse pierre d’angle, sur laquelle repose l’édifice. Les saints réunis sont vus comme devant être un temple « saint dans le Seigneur » ; ils sont « édifiés ensemble, pour être une habitation de Dieu par l’Esprit » (voir : Éph. 2. 19 à 22). L’assemblée locale se réunit au nom et autour du Seigneur puisqu’Il est « au milieu » comme Il l’avait révélé à Ses disciples par ces paroles : « … là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Mat. 18. 20).
« Le Dieu de notre Seigneur Jésus Christ, le Père de gloire,… l’a donné pour être chef sur toutes choses à l’assemblée, qui est son corps » (Éph. 1. 17… 22). Christ a été établi « comme Fils, sur sa maison ; et nous sommes sa maison » (Héb. 3. 6). Il est aussi vu comme étant « un grand sacrificateur établi sur la maison de Dieu » (Héb. 10. 21). Le chrétien est appelé à marcher d’une manière digne de son appel, digne de l’évangile du Christ et digne de Dieu (Éph. 4. 1 ; Phil. 1. 27 ; 1 Thess. 2. 12). Comment en serait-il autrement puisqu’il appartient à la maison de Dieu ? Qu’il en soit ainsi !
La reine de Sheba s’exclama en voyant « toute la sagesse de Salomon, et la maison qu’il avait bâtie, et les mets de sa table, et la tenue de ses serviteurs et l’ordre de service de ses officiers » (1 Rois 10. 4 et 5). Nous sommes les serviteurs du Christ Jésus ! Il est infiniment plus grand que Salomon (Luc 11. 31) ! Dans sa maison, c’est-à-dire dans nos réunions, l’ordre doit régner. Il est un Dieu d’ordre et demande à ce que tout « se fasse avec bienséance et avec ordre » (1 Cor. 14. 26 à 40). « Dans son temple tout dit : Gloire ! » (Ps. 29. 9).

 

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