
PENSÉES TOUCHANT LE MONDE ET SON JUGEMENT
Le jugement du mal, soit en appréciation morale, soit en acte judiciaire, est en premier lieu une prérogative divine. C’est Dieu, « le juge de toute la terre » ; et c’est le Père qui a donné tout le jugement au Fils – l’Écriture, ajoutant « c’est Lui qui est établi de Dieu juge des vivants et des morts » (Gen. 18. 25, Jean 5. 23, Act. 10. 42).
Nous sommes enseignés de Dieu que le jugement est son œuvre étrange… son travail inaccoutumé » (És. 28. 21), il est par essence juste, toujours motivé, toujours annoncé. A Adam, Dieu dit au sujet de l’arbre de la connaissance du bien et du mal : « Au jour que tu en mangeras, tu mourras certainement » (Gen. 2. 17).
Aujourd’hui encore, « le monde entier gît dans le méchant » (1 Jean 5. 19) et « il est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement » (Héb. 9. 27). Mais il est aussi ajouté que Christ a « été offert une fois pour porter les péchés de plusieurs » (Héb. 9. 28), c’est pourquoi le croyant, par grâce, « ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24).
Un fait est remarquable puisque Dieu s’exprime sur ce sujet, II s’adresse au « méchant » tout en parlant au « racheté » !
Il ne dit jamais rien qui soit matière à instruction intellectuelle ou entrant dans le cadre d’une culture chrétienne.
Il parle à la conscience, Il parle au cœur, toujours – Il s’adresse à la conscience du pécheur coupable et, simultanément, au cœur du croyant, à qui Il confie, pour sa formation, Ses pensées et le cours de Ses voies.
Cette manière de faire est parfaitement exemplifiée en Genèse 18.
v. 17 à 19 : « Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire, puisque Abraham doit certainement devenir une nation grande et forte… Je le connais… »
v. 20. « Le cri de Sodome et de Gomorrhe est grand… leur péché est très aggravé. Confidences suivies, aux v. 22 et 32 du plaidoyer d’Abraham. « Feras-tu périr le juste avec le méchant ? Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville ; la détruiras-tu ?… Peut-être s’y en trouvera-t-il dix ? Et il dit : Je ne la détruirai pas, à cause des dix. Et l’Éternel s’en alla quand il eut achevé de parler à Abraham ».
Bien-aimés, au chapitre 19. 24, nous lisons : « l’Éternel fit pleuvoir des cieux sur Sodome et sur Gomorrhe du soufre et du feu »… Il n’avait pas trouvé les dix justes ! (cf. Rom. 3. 10). Comme l’avait été le déluge au temps de Noé, « l’œuvre inaccoutumée », ponctuelle et terrible, s’accomplissait, signature d’un Dieu Saint et Souverain. Mais, quand Il parlait avec Abraham, « son ami », toute la révélation de Son cœur transparait !
En vue de quoi cette conversation ? Aucunement de satisfaire curiosité ou fatuité chez l’homme de Dieu ! Mais de produire, pour l’éternité, la preuve et la trace de cet émoi, de cette sollicitude d’amour du cœur d’Abraham ; un cœur reflétant le Sien !… « Est-ce que je prends plaisir à la mort du méchant ? dit le Seigneur, l’Éternel ; n’est-ce pas plutôt à ce qu’il se détourne de ses voies, et qu’il vive ? » Éz. 18. 23).
A l’instar d’Abraham, combien de « Lot » avons-nous chacun perdus dans les sentiers du monde ? Parents proches ou éloignés, compagnons de travail, voisins, encore sans Christ et sans Dieu, à qui peut-être nous offrons chaque année un calendrier évangélique, essayant par là de vivre l’injonction « mais toi, fais l’œuvre d’un évangéliste ». Ne manquerait-il pas à notre « homme intérieur » un peu, un peu plus de cette sensibilité d’âme que Dieu agréa ? Un quelque chose lié à l’amour du prochain et que Paul formule ainsi : « L’amour de Christ nous étreint » (2 Cor. 5. 14).
Demain, pour l’incrédule, le grand mystère de Dieu (celui de Sa patience) aussi sera terminé » (Apoc. 10. 7).
Ayons l’étreinte d’un cœur reflétant le Sien.
D’après J. Legay – Janvier 1997

ET IL COMMANDA AU PORTIER DE VEILLER
Commandement de veiller (Évangile selon Marc ch. 13. 34).
Le mot « portier » n’est employé que deux fois dans le Nouveau Testament :
En Jean 10. 3 « à celui-ci le portier ouvre » ; expression que nous pouvons « traduire » ainsi : Dieu ou le Saint Esprit (le portier) ouvre à Jésus (le Berger) l’accès aux brebis. Jean 6. 44 : « Personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m’a envoyé ne le tire » et Jean 10. 27 « mes brebis écoutent ma voix », complètent la pensée.
Plus tard, la même activité se manifestera en faveur des apôtres (voir Act. 14. 27 ; 1 Cor. 16. 9 ; 2 Cor. 2. 12 ; Col. 4. 3 ; ou Apoc. 3. 8).
Et ici, en Marc 13. 34, aucun point commun entre eux, hormis la similitude de fonction ; mais une différence fondamentale d’identité des acteurs : d’un côté, Dieu agissant en souveraineté, de l’autre, un croyant vu dans le cadre d’une grande responsabilité.
Par définition un portier ouvre, ferme et garde la porte d’une maison. Il est évident que seul l’aspect « spirituel » de la fonction nous intéresse, la « maison » étant, pour la foi, « la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant, la colonne et le soutien de la vérité » (1 Tim. 3. 15).
Ce rôle relève de la responsabilité collective de chaque rassemblement local. Bien qu’accompli « physiquement » par l’intermédiaire d’un ou plusieurs frères, il sous-entend l’assentiment de tous et s’opère en vue de la sauvegarde morale ou doctrinale, de la communion pratique, tant individuelle qu’ecclésiastique.
Permettre ou refuser l’accès à la table du Seigneur en est l’exemple type. Mais « garder », dès les seuils, exige une connaissance scripturairement claire et fondée (et d’autres qualités que nous verrons plus loin). Ce service demande discernement et intelligence spirituelle, joints à la crainte de Dieu et à une entière dépendance de Lui.
Dans le Livre des Actes des Apôtres, l’Écriture nous relate divers cas concrets pleins d’instruction :
Actes 5. 13 : « et aucun des autres n’osait se joindre à eux ». L’assemblée est dans la fraîcheur du commencement. Pourtant Satan est à l’œuvre ; Ananias et Sapphira meurent, en raison de leurs mensonges ; une grande crainte s’empare de tous, la crainte de Dieu ! Une « sélection » s’opère alors : les vrais croyants « étant ajoutés au Seigneur, une multitude aussi bien d’hommes que de femmes »… « et aucun des autres n’osait se joindre à eux ». Quel rempart que celui de la sanctification ! Mais en amont, l’intervention d’un portier qui « ferme » : Pierre.
Actes 9. 26 à 28 : Paul « cherchait à se joindre aux disciples ; mais tous le craignaient…alors Barnabas le prit avec lui, le conduisit aux apôtres… dès lors il était avec eux à Jérusalem, il allait et venait ». La nécessité de se prémunir contre les déguisements de l’Adversaire (faux frères, faux apôtres, faux docteurs ou faux christs ) plaçait les saints en état d’alerte devant un « Saul de Tarse ». Dieu donne à Barnabas d’agir en portier qui « ouvre ».
Actes 18. 27 et 28 : « les frères d’Éphèse écrivirent aux disciples (de l’Achaïe) et les exhortèrent à le recevoir (Apollos) ; quand il y fut arrivé, il contribua beaucoup par la grâce aux progrès de ceux qui avaient cru » L’usage de la « lettre de recommandation » allait se poursuivre, pérennisé par cette déclaration de l’apôtre : « Avons-nous besoin, comme quelques-uns, de lettres de recommandation pour vous, ou de lettres de recommandation votre part ? » (2 Cor. 3. 1).
Quelques mots à cet égard : la lettre de recommandation relative à la fraction du pain – la cène – est solennelle ; par essence elle découle de la compréhension de l’unité du Corps de Christ, touche à un domaine qui est saint et porte en elle, dans son principe même, tout ce que contient le dépôt des vérités. Du moins, telle est la normalité voulue de Dieu… pour des temps « normaux ».
Peut-il y avoir « anormalité » ? Répondre « non » serait méconnaître, aujourd’hui, les ruses de Satan.
Déjà l’apôtre écrivait aux Thessaloniciens « de ne pas se laisser rapidement bouleverser dans ses pensées ou troubler… ni par une parole, ni par une lettre, présentée comme venant de nous », ajoutant en fin d’épître : « cette salutation est de ma main à moi, Paul. C’est le signe dans chaque lettre : j’écris ainsi » (2 Thess. 2. 2 et 3. 17).
De fausses lettres apostoliques circulaient, mais un signe distinguait celles qui étaient vraies ! Quel est le signe accréditant aujourd’hui une lettre de recommandation ? Les références de son contenu ! La lire ou refuser de la lire publiquement est question d’intelligence spirituelle et ressort de la responsabilité du portier. L’épître aux Romains nous apporte l’illustration d’une remarquable lettre de recommandation.
« Je vous recommande Phoebé, notre sœur, servante de l’assemblée qui est à Cenchrée, afin que vous la receviez dans le Seigneur, comme il convient à des saints, et que vous l’assistiez dans toute affaire pour laquelle elle aurait besoin de vous ; en effet elle a été en aide à beaucoup, et à moi-même » (ch 16. 1 et 2). Qui de nous ne connaît ces lignes de l’apôtre Paul ? N’aimerions-nous pas souvent en lire de pareilles ? Combien le travail de portier en serait conforté ! Dieu connaît les soupirs de nos cœurs…
Auparavant, en Romains 15. 7, l’apôtre concluait son paragraphe par ces paroles : « C’est pourquoi recevez-vous les uns les autres, comme aussi le Christ vous a reçus, à la gloire de Dieu ». Il est peut-être opportun de souligner que le verbe « recevoir » ne signifie en aucune manière « exercer l’hospitalité ». Il y est question, là, de réception à la table du Seigneur, en vue de la participation à la cène. La pierre de touche demeure, impérative : « à la gloire de Dieu ». Associer Son Nom et Son mémorial (És. 26. 8) à l’iniquité (mal moral ou fausse doctrine) par insouciance, négligence ou faiblesse dans la fonction de « portier » ne peut qu’être abomination à Ses yeux.
Colossiens 4. 10 doit être cité comme dernier exemple. « Marc, le neveu de Barnabas, (à son sujet vous avez reçu des ordres : s’il vient vers vous, recevez-le). Recevoir des ordres semble peu compatible avec la grâce, dans ce cas de restauration ; telle doit être l’analyse actuelle de plusieurs. L’Esprit Saint a jugé utile de nous révéler cette procédure non pas pour la condamner ! Au portier et à nous de la méditer, le cas échéant.
Le portier n’a-t-il pas lui-même reçu un ordre ? La force de son mandat n’est-elle pas dans ceci : « et il commanda au portier de veiller » ? Le Seigneur ne nous dit jamais « si tu veux » ou « si tu peux », mais « va ». Ici, c’est un « veillez » ! « Veillez, tenez ferme dans la foi. Comportez-vous en hommes, fortifiez-vous » (1 Cor. 16. 13).
Quelqu’un a écrit « Pendant des années, nous nous sommes assoupis, nous n’avons pas veillé ; qu’est-il arrivé ? l’homme est venu parmi nous et a semé l’ivraie, ce poison qui envahit tout. Oui, l’ennemi a fait cela. Portiers, veillons ! C’est un commandement.
Apport de l’Ancien Testament
Le portier y est souvent mentionné. Seuls les cas où nous le trouvons en relation avec le temple seront cités.
Origine, appel et nombre.
Les portiers sont issus de la tribu de Lévi. Tribu dont la détermination pour Dieu est liée à l’appel de Moïse « A moi, quiconque est pour l’Éternel ! » et tous les fils de Lévi se rassemblèrent vers lui ». (Ex 32. 26).
Choix béni !
Dans la pleine maturité de la royauté, Il est précisé que lors du dénombrement des Lévites, depuis l’âge de 30 ans et au-dessus, leur nombre fut de 38 000. D’entre eux, il y eut 4000 portiers. (1 Chron. 23. 5). Soit 10, 53 %, notons-le.
En 2 Chron. 8. 14, il est spécifié que Salomon les établit « suivant l’ordonnance de David, son père… car tel avait été le commandement de David, homme de Dieu ».
Deux autres recensements retiennent l’attention spirituelle :
En Esdras 2. 42, 480 ans après David, les portiers ne sont plus que 139. Quelques années plus tard, en Néhémie 7. 45, ce chiffre devient 138. Cette perte d’une unité, divinement enregistrée, n’est pas d’ordre démographique ! C’est l’indicateur d’une courbe qui va toujours décroissant, celle du déclin. Pente inexorable qui, après Israël, marque tout autant l’Église.
Car nous aussi nous avons reçu ce service « lévitique », sur une base triple : « Dieu a placé les membres – chacun d’eux – dans le corps, comme il l’a voulu ». « Il y a diversité de services, et le même Seigneur », enfin « l’Esprit opère, distribuant à chacun en particulier comme il lui plaît » 1 Cor. 12. 5, 11 et 18. Une question s’impose. Combien reste-t-il de portiers dans l’Assemblée ? – Dieu le sait, ce qui n’enlève pas notre responsabilité.
Nous pouvons insérer ici cet extrait de la brochure « Les Lévites », de Georges André.
« Veiller à l’entrée des portes de la maison de Dieu demande un discernement qui n’est pas le fait de tous (voir 1 Cor 12. 10). Il faut accepter que le Seigneur confie ce discernement et cette fonction de portiers à ceux qu’il a qualifiés pour cela et donner un grand poids à leur jugement, lorsque Dieu a mis son sceau sur leur service ».
1 Chroniques 9. 17 à 29. Identité et Rôle.
Ce chapitre débute par un rappel : « Juda fut transporté à Babylone à cause de ses péchés » (v. 1). La suite s’apparente aux livres d’Esdras et de Néhémie. En ces jours de restauration, ce qui est dit d’eux prouve que la faiblesse du peuple limite, mais n’annule en rien le propos divin.
La continuité de la pensée de Dieu à leur égard ressort d’une liaison constante, dans le récit, entre le présent et le passé : « ils sont jusqu’à maintenant à la porte (dite) du roi », « ils étaient (au désert) les portiers des camps des fils de Lévi » (v. 18).
Sont-ils « préposés sur l’œuvre du service, gardant les seuils de la tente » v. 19, il est aussitôt dit : « leurs pères avaient été préposés sur le camp de l’Éternel… Phinées, fils d’Éléazar, fut autrefois prince sur eux » (v. 20).
La légitimité du service est ainsi affirmée, son origine divine soulignée. De plus « David et Samuel, le voyant, les avaient établis dans leur charge ». (v. 22). Services et dons spirituels permanents appartiennent également à l’économie chrétienne.
Notons qu’ils « furent enregistrés par généalogie, dans leurs villages ». De nos jours encore, c’est le caractère local qui prévaut dans la manifestation d’un portier. Le côté universel de l’assemblée est suggéré dans la notion même de « tente d’assignation » ou dans le fait que « les portiers étaient vers les quatre vents » (v. 24).
« Sept jours sur sept, d’un terme à l’autre » (v. 25), « garder », notamment la « nuit » (v. 27), leur incombait. Les trésors de la maison de l’Éternel, ustensiles de service, vases du lieu saint, tout était compté et répertorié par leurs soins. Sans oublier la « fleur de farine, le vin, l’huile, l’encens et les aromates » (v. 29).
Morale : Une assemblée faible, sans joie, sans odeur de Christ, sans spiritualité, c’est un rassemblement sans portier en activité ! Sans ces lévites, que de trésors perdus de vases dérobés, d’ustensiles détériorés.
1 Chroniques 15. 23 et 24. L’Arche.
« Bérékia et Elkana… Obed-Edom et Jekhija étaient portiers pour l’arche ».
L’arche vient de séjourner trois mois dans la famille d’Obed-Edom. Lors de son transfert à Jérusalem, sacrificateurs et lévites s’activent pour la « placer dans la tente que David avait tendue pour elle ». D’où ces quatre portiers pour veiller jalousement sur ce joyau du sanctuaire.
La même mission nous est confiée aujourd’hui. La valeur de l’arche, c’est celle du « mystère du Christ », du « mystère de la piété » ! Or « beaucoup de séducteurs sont sortis dans le monde, ceux qui ne reconnaissent pas Jésus-Christ venant en chair » (2 Jean 7). Et ceci est « l’esprit de l’Antichrist » (1 Jean 4. 3).
1 Chroniques 26. 1 à 19. Classes et départements.
Expressions que nous pouvons sous-titrer : Qualités et zones d’activité.
Le premier paragraphe est relatif aux personnes : « à ceux-là ». Les noms, chers au cœur de Dieu, sont fournis ; qu’il les ait bénis, tel Obed-Edom, réconforte l’âme. Mais on y trouve aussi les traits moraux caractérisant l’un ou l’autre parmi eux ; et savoir que leurs fils étaient « hommes forts et vaillants », ou « hommes vaillants et forts pour le service » (réfléchissons à l’inversion des adjectifs) nous est précieux, sinon indispensable. Cela nous renseigne sur les « qualités requises » à un tel service et nous interpelle. Force et vaillance sont d’ordinaire des termes à connotation militaire.
Le 2ème paragraphe situe et différencie les lieux précis de leur service de garde. Ce qui vient du nord (le froid – Job 37. 9, le mal – Jér. 4. 6) n’est pas ce qui arrive du midi (le tourbillon) ou du levant (oiseau de proie – És. 46. 11).
Mais ce tour d’horizon a, comme centre : « la maison des approvisionnements ». Traduisons ! L’assemblée est attaquée de partout. Objectif de l’ennemi : détruire tout ce qui alimente son fonctionnement. Ce qui, lié au texte précédent, revient à dire qu’un portier fidèle doit impérativement œuvrer en bon soldat de Jésus-Christ.
2 Chroniques 23. 19. Athalie !
Cette citation, la dernière, est la plus remarquable que l’on puisse désirer : « Et Jéhoïada plaça les portiers aux portes de la maison de l’Éternel, afin qu’il n’y entrât aucune personne impure en quoi que ce fût ».
Dans ce chapitre, le nom de Joas n’est jamais utilisé afin de laisser au terme générique « le roi » toute sa puissance typique. Athalie, l’usurpatrice, règne ; c’est Satan dominant l’héritage tandis que Christ est dans le sanctuaire, caché. Clandestine durant six ans, la « lutte » s’organise la septième année (un cycle complet), mobilisant petit à petit toutes les sphères attachées à la primauté de la royauté légitime, y compris les portiers,… et vaincra !
Nous sommes à la veille de ce moment où le Roi, « s’assiéra sur le trône du royaume ».
Mais aujourd’hui comme hier, ses droits sur son Assemblée sont intangibles !
Jésus-Christ est le Chef du corps, le Seigneur. Autour de Lui, ne soyons qu’un. Il s’est acquis tous les droits sur nos cœurs ! Dans sa Maison, « avec joie et des cantiques, selon les directions de David », donnons-Lui gloire, nous appliquant avec ardeur à Lui être agréables, afin qu’en tout Il tienne, Lui, la première place. (2 Cor. 5. 9 ; Col. 1. 18.)
Et que « Conspiration ! Conspiration ! » n’affecte pas nos oreilles, toutes remplies de sa voix qui nous redit :
« Et il commanda au portier de veiller ».
D’après J. Legay février 1997

BERACA 9
Sur le Cantique des cantiques
Quiconque entre en relation avec Dieu en confessant son état de pécheur et en acceptant le Seigneur Jésus comme son Sauveur, expérimente la joie de « Son salut » (Ps. 51. 12). Un salut qui vient de Dieu, apportant une joie qui paraît sans limite. Mais le croyant entre dans un combat, et la Parole ne nous le cache pas. Il y a deux choses difficiles à apprendre :
1) Savoir que les enfants de Dieu ont un ennemi, Satan, démontré comme étant « l’accusateur des frères » (Apoc. 12. 10). Il s’oppose à Dieu et à nous, cherchant à détourner nos pas, par le doute ou par des tentations de tout ordre.
2) Nous avons aussi, en nous, la chair qui restera jusqu’à ce que nous soyons retirés de ce monde. Bien vite, le croyant prend conscience qu’il n’est pas parvenu à la perfection et qu’il faillit en pensées, en paroles et en actes. Cette vie nouvelle en nous est confrontée avec la volonté de la chair ou de notre « moi ». Nous prenons conscience de ce que nous trouvons en Rom. 7. 18 : « Car je sais qu’en moi, c’est-à-dire en ma chair, il n’habite point de bien ; car vouloir est avec moi, mais accomplir le bien, je ne le trouve pas ».
Ceci étant mis en évidence, continuons de parcourir l’exposé du Cantique des cantiques par A.L.
« Cette préoccupation de soi-même est caractéristique dans le Cantique des cantiques, particulièrement dans les deux premiers chapitres. La fiancée dit, en cherchant un emblème parmi les plus belles fleurs de la terre : « Je suis le narcisse de Saron et le lis des vallées ». – Oui, dit le Seigneur, mais c’est un « lis entre les épines » ; il est difficile de le cueillir. Ses compagnes, au milieu desquelles elle a été élevée, sont autant d’épines autour d’elle. Il faut qu’on lui dise : « Lève-toi, mon amie, ma belle, et viens » (Cant. 2. 10).
L’appel du Seigneur, s’il est entendu, nous fera toujours quitter tout ce qui serait propre à retenir notre cœur ici-bas. Il veut nous avoir pour Lui seul. Il veut nous posséder en entier. Son amour ne peut pas se répandre dans un cœur partagé. Oh ! Comme nous sommes peu disposés à nous consacrer ainsi entièrement au Seigneur. On dort au lieu de veiller : on s’enferme dans sa maison, dans son jardin, dans une quantité de choses souvent bonnes en apparence, jolies extérieurement, mais où il n’y a d’aliment que pour le cœur naturel qui y trouve ses plaisirs ; et avec tout cela le Seigneur est laissé dehors. Malgré cela, Il se montre et se fait entendre de nouveau, Il réitère son appel : « Lève-toi et viens ». Il voudrait que nous élevions nos cœurs et nos voix en actions de grâce et en louanges, et nous demeurons muets parce que nos cœurs vides, sans écho, ne sont pas encore affranchis de leurs liens terrestres.
Cependant, lorsqu’on regarde au Seigneur, on éprouve qu’Il est toujours le même, et qu’Il est, Lui seul, un sûr abri. Lui seul, comme un pommier isolé « entre les arbres d’une forêt », donne des fruits doux et nourrissants. C’est Lui qui nous a cherchés et trouvés car, si nous pensions à ce que nous étions, nous sommes forcés d’avouer que nous étions « morts dans nos fautes et dans nos péchés », marchant « dans les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et des pensées… des enfants de colère, comme aussi les autres ».
« Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés, alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ » (Éph. 2. 4 et 5). C’est l’œuvre de Christ pour nous qui nous sauve, et quand l’âme a eu affaire avec le Sauveur, elle peut bien dire : « Il m’a fait entrer dans la maison du vin ; et sa bannière sur moi, c’est l’amour ». Bienheureux est celui qui ne regarde pas aux choses qui se passent autour de lui, mais qui ferme les yeux sur tout ce qui peut retenir le cœur ici-bas ! Bienheureux celui qui va droit au Seigneur en répondant à Son appel de grâce ! Celui-là portera du fruit tel que le Seigneur en cherche, et il n’y aura pas de ces petits renards qui viennent gâter les vignes et détruire les petites grappes à mesure qu’elles poussent (Cant. 2. 15).
Lorsqu’on dit : « Mon bien-aimé est à moi », il se peut, malgré ces belles paroles, qu’il y ait encore beaucoup d’autres choses qui occupent en même temps le cœur, et il faut parfois que le chrétien passe par de tristes et pénibles expériences jusqu’à ce qu’il soit débarrassé ou dégagé des liens qui l’entravent dans sa marche. Quoiqu’il en soit, le Seigneur est fidèle et Il accomplit Son œuvre de grâce dans l’âme. « Celui qui a commencé en vous une bonne œuvre, l’amènera à son terme jusqu’au jour de Jésus Christ » (Phil. 1. 6).
Les expériences de la fiancée (chapitre 3 à 8)
Les chapitres 3 à 8 du Cantique des cantiques décrivent les expériences d’une âme qui est réellement attirée par l’affection du Seigneur, mais qui n’est pas encore affranchie de ses liens avec la terre. En cherchant ses aises ici-bas, la fiancée n’y trouve pas son bien-aimé car le Seigneur n’a pas eu dans ce monde de lieu où reposer Sa tête. Mais elle voudrait Le voir, aussi elle se lève et se met à sa poursuite par la ville. Elle n’abandonne pas sa recherche et son bien-aimé se laisse bientôt trouver par elle. Mais il a une instruction à lui donner : c’est qu’au lieu de rester chez elle, sur sa couche où elle n’a pu jouir d’aucun repos, elle aurait dû s’en procurer auprès de lui, Salomon (ch. 3 v. 1 et 7). C’est là, dans le repos du roi, que l’on est garanti de toute frayeur.
Lorsqu’on recherche le repos et la paix sans Christ, on est toujours déçu ; tandis que, si nos cœurs sont occupés de Lui, nous serons tranquilles et heureux. Ensuite, le bien-aimé poursuit son œuvre d’amour, en vue d’amener « son amie », « sa fiancée » (4. 1 et 8) à ne plus être préoccupée d’elle-même. Elle avait dit : « Mon bien-aimé est à moi » ; et elle croyait pouvoir lui donner une place dans son cœur sans en bannir les autres choses qui l’occupaient. Mais lui ne veut pas de cœurs partagés et, dans le chapitre 4, il révèle à son « amie » (v. 1) combien elle Lui est précieuse. Il compare son cœur à un beau jardin, dans lequel il désire trouver des fruits. Il veut qu’elle tourne vers Lui son cœur » (A.L.).
« Sur toi je me repose, Ô Jésus, mon Sauveur !
Faut-il donc autre chose pour goûter le bonheur ? »
(Hymnes et Cantiques n° 268)
Or la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Jean 17. 3.
Tout cela, je vous l’ai écrit afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu. 1 Jean 5. 13.
– Vous qui vous dites chrétiens, vous parlez de la vie éternelle, et pourtant vous n’échappez pas à la mort, exactement comme le commun des mortels…
– C’est vrai, notre corps, comme celui de tout être humain, retournera à la poussière (Gen. 3. 19). Mais l’âme de chacun est immortelle. Qu’en sera-t-il de la vôtre dans l’au-delà ?
– Mais existe-t-il un au-delà ?
– La Bible, qui est la Parole de Dieu, et notre Créateur, affirment que l’esprit de tous les êtres humains retourne à Celui qui l’a donné (Éccl. 12. 7).
– À Dieu ? Voilà une question que je ne m’étais jamais posée auparavant…
– Croyants ou non, nous devrons tous, un jour, rencontrer Dieu.
Les croyants ont la vie éternelle, qu’ils ont reçue de Jésus le jour où ils ont cru en Lui comme en leur Sauveur, mort pour eux sur la croix. La mort physique du croyant n’interrompt pas la vie qu’il a reçue de Dieu : la mort, pour lui, n’est qu’un passage qui l’introduit dans la présence de son Sauveur. Dans la Bible, les incrédules sont appelés des « morts » car, quoique étant vivants sur la terre, ils n’ont pas de relation vitale avec Dieu par la foi en Jésus Christ. Après que leur corps sera mort, ce sera pour eux le jugement divin (Héb. 9. 27). Alors « ils subiront le châtiment d’une perdition éternelle loin de la face du Seigneur » (2 Thess. 1. 9).
La vie éternelle ne doit donc pas être confondue avec l’immortalité de l’âme. Être au clair dès aujourd’hui quant à ce problème est d’une importance capitale, parce que, aussi longtemps que nous sommes encore sur la terre, Jésus a le pouvoir de pardonner les péchés et de donner la vie éternelle à quiconque se repent et croit en Lui.
D’après « Il buon seme » décembre 2022

Et Isaac bâtit là un autel, et invoqua le nom de l’Éternel ; et il y dressa sa tente ; et les serviteurs d’Isaac y creusèrent un puits. Gen. 26. 25.
UN AUTEL, UNE TENTE ET UN PUITS
À Beër-Shéba, Isaac a reçu un message personnel de la part de Dieu, qui a ainsi fortifié la vie de foi du patriarche (Gen. 26. 24). Ce qu’Isaac a accompli à Beër-Shéba peut s’appliquer à notre vie spirituelle.
Isaac construisit un autel et invoqua le nom de l’Éternel. L’autel parle du fondement de notre communion avec Dieu. Par la foi en la mort de Jésus Christ sur la croix , nous avons, comme étant Ses rachetés, un libre accès à Dieu. Par la prière, nous restons en contact avec Lui. Nous ne Lui exposons pas seulement nos soucis et nos inquiétudes, mais nous Lui exprimons aussi notre joie dans la communion que nous goûtons avec Lui.
C’est là qu’Isaac planta sa tente. La tente implique que nous ne sommes sur la terre que temporairement, et non pas pour toujours. Nous vivons ici comme des étrangers qui sont en chemin vers leur demeure céleste. C’est parce que nous sommes attirés par la Personne de Christ glorifié, que nous trouvons du courage dans notre pèlerinage terrestre. Plus nous sommes occupés de Lui, plus nos cœurs seront détachés des choses de la terre.
C’est là aussi que les serviteurs d’Isaac ont creusé un puits. Le puits est une image de la Parole de Dieu qui rafraîchit et nourrit notre foi. Pour être profitable, l’étude de la Bible exige de l’énergie spirituelle. Nous devons prendre le temps de « creuser » dans la Parole de Dieu afin d’en retirer les bénédictions qu’elle contient.
Souvenons-nous que les pensées les plus précieuses que Dieu place devant nous ne sont pas toujours à la surface de Sa Parole.
D’après « The Good Seed » décembre 2022
« Si le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres ». Jean 8. 36.
« Christ nous a placés dans la liberté en nous affranchissant ; demeurez donc fermes ». Gal. 5. 1.
Beaucoup d’hommes ont risqué leur vie – et quelques-uns l’ont perdue – dans la recherche de la liberté. Il y a aujourd’hui beaucoup plus de liberté, du point de vue politique, qu’il n’y en avait il y a un siècle. Mais est-ce la vraie liberté ? Ne sommes-nous pas tous sujets à de nombreuses influences et, par cela, asservis, et même prisonniers de plusieurs manières, sans toujours en être conscients ?
Il n’y a qu’un homme qui ait montré ce qu’est la vraie liberté : Jésus Christ. Dans l’évangile, nous découvrons un Homme parfait, dont le but principal n’était pas de plaire à Son entourage. Aucune de Ses paroles ou de Ses actions n’était motivée par la crainte des autres. Son amour pour Dieu et pour l’humanité était le moteur unique de Sa vie. Même ceux qui Le critiquaient Lui disaient : « Nous savons que tu es vrai, que tu enseignes la voie de Dieu en vérité » (Mat. 22. 16).
Jésus Lui-même a déclaré : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira » (Jean 8. 32).
Quelle est cette vérité ? Pour ceux qui croient en Jésus Christ comme en leur Sauveur, c’est la liberté et la capacité de faire ce qui Lui plaît. Ils ont été « délivrés du pouvoir des ténèbres » (Col. 1. 13), et de la puissance du péché. Ils ne sont plus, comme autrefois, « asservis à diverses convoitises et voluptés » (Tite 3. 3). La force leur a été donnée pour qu’ils puissent être agréables à leur Seigneur. Mais comment cela ? – En le Lui demandant par la prière, en lisant la Bible avec attention, et en restant conscients de leur faiblesse.
D’après « The Good Seed » décembre 2022

« Tu es plus beau que les fils des hommes ; la grâce est répandue sur tes lèvres ». Ps. 45. 2.
« Jamais homme n’a parlé comme cet homme ». Jean 7. 46.
JÉSUS CHRIST, L’HOMME PARFAIT
La beauté et la grandeur de Christ apparaissent dans Sa parfaite humanité. Il est venu dans ce monde au milieu des pauvres, dans une entière humilité. Il a grandi, Il a travaillé, Il a pleuré, Il a prié… Il a revêtu une pleine humanité, tout en restant toujours exempt de péché (Héb. 4. 15). L’accessibilité du Maître était telle que Ses disciples pouvaient Lui poser toutes sortes de questions, même d’une manière inopportune ou en Lui faisant des reproches.
Dans les récits des Évangiles, nous voyons que Jésus reçoit des personnes très différentes, auxquelles Il manifestait Sa compassion (Mat. 9. 36 ; 14. 14 ; Marc 1. 41…), ne se limitant pas à guérir seulement ceux qui, apparemment, en avaient le plus besoin ; mais« Il guérissait tous ceux qui se portaient mal » (Mat. 8. 16).
Jésus agissait à l’égard de tous avec bonté, mais aussi dans le respect constant de la vérité. Par exemple, lorsque, à Nicodème, un chef religieux des Juifs très instruit, Jésus montrait son ignorance sur des points essentiels, Il n’usait pas de paroles dures dans Ses propos, et Il a pris soin de ne pas le blesser (Jean 3. 10 à 21).
Avec patience, Il a dévoilé les vérités les plus profondes à une femme Samaritaine, la mettant avec douceur – mais en même temps avec fermeté – en face de son péché (Jean 4. 7 à 29).
Tous les aspects du caractère parfait du Seigneur Jésus montrent un équilibre harmonieux. Dans Sa douceur, il n’y avait aucune faiblesse. Il ne reprenait jamais avec rudesse. Lorsqu’Il a été arrêté, et devant Ses juges, Il a toujours répondu avec calme et dignité. Sur la croix, alors qu’Il affrontait de terribles souffrances, Il demandait le pardon pour ceux qui L’avaient crucifié (Luc 23. 34) et Il prenait soin de Sa mère (Jean 19. 26 et 27).
Toute la Personne de Jésus est merveilleuse et exemplaire.
D’après « Il buon seme » décembre 2022

TRADUCTION DE FEUILLETS (39)
« Qui parmi vous prêtera l’oreille… qui fera attention et écoutera ? » Ésaïe 42. 23.
UNE HEUREUSE RENCONTRE
Un incident d’il y a quelques années montre clairement que Dieu s’occupe des hommes individuellement et les appelle. Il les rencontre afin qu’ils connaissent la communion avec Lui.
Un chrétien, conduisant sa voiture vers la gare, prend un auto-stoppeur. Pendant les cinq minutes de trajet, il prend courage et s’adresse à son compagnon sur le thème central de la vie : Croyez-vous en Dieu ?
La réaction de son compagnon lui montre qu’il a touché une corde sensible. Mais ce n’est pas une réponse de refus comme de quelqu’un qui est immédiatement allergique quand on lui parle de Dieu. Non, au contraire.
– Je viens de recevoir ce Nouveau Testament qu’on m’a offert, explique l’auto-stoppeur au conducteur bien étonné. Alors j’ai prié intérieurement : Dieu, si vraiment Tu existes, alors permets que j’arrive encore à l’heure à la gare. Maintenant, non seulement je suis à l’heure pour mon train, mais je me suis tourné vers Dieu.
Il y a des moments semblables dans la vie de chaque humain, dans lesquels nous sommes conscients que Dieu parle à notre cœur. Nous devons alors nous décider : Voulons-nous L’écouter et nous confier en Lui ? Sommes-nous prêts à répondre à l’appel de Dieu et à croire en Son Fils Jésus-Christ ? Ou préférons-nous continuer à suivre le cours de notre vie loin de Lui ?
D’après Näher zu Dir décembre 2022
« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ… qui nous a élus en lui avant la fondation monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui en amour ». Éphésiens 1. 3 et 4.
ÉLUS
Je n’ai jamais connu mes parents. Aussi j’ai grandi dans un orphelinat.
Un jour un couple est venu désirant adopter un enfant. Je les voyais se tenir là, et choisir – et j’ai souhaité qu’ils me prennent. J’aspirais à avoir un foyer, un père et une mère. Mais ils ont pris un autre enfant.
Les années ont passé. De nombreux couples sont venus et ont choisi – mais non pas moi. J’espérais et je désirais de tout cœur appartenir à un endroit, quel qu’il soit ! Mais personne ne voulait de moi. J’ai demandé une fois à la responsable de la maison : Est-ce que personne ne veut donc de moi ? Elle a haussé les épaules en disant : Je ne sais pas. Peut-être qu’un jour tu seras aussi choisi. Mais cela n’est jamais arrivé.
Plus tard, j’ai connu d’autres maisons : des foyers, des logements de passage, des établissements judiciaires. Maintenant je suis en prison depuis plusieurs années. Ici, il y a quelque temps, j’ai entendu parler pour la première fois de Jésus Christ : un pasteur a lu la Bible avec nous et nous a expliqué combien Dieu nous a aimés. J’ai alors reçu le Seigneur Jésus comme mon Sauveur, et j’ai commencé à lire la Parole de Dieu.
Je suis tombé une fois sur le passage : « Élus en Lui… prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ ». Quelle découverte : Dieu m’a élu et reçu ! Par la nouvelle naissance je suis devenu son enfant et j’appartiens maintenant à la famille de Dieu.
D’après Näher zu Dir janvier 2023
« Vous vous êtes tournés vers Dieu… pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils qu’il a ressuscité d’entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient ». 1 Thessaloniciens 1. 9 et 10.
L’ASSURANCE DU SALUT
Rafi Friedl (1920-1996) est juif. Il est venu en Hongrie en janvier 1944 – tout à fait officiellement, mais il a probablement acheté les documents nécessaires à un ami. Selon ces documents, il est né aux États-Unis et il a donc automatiquement la nationalité américaine et est sous protection américaine.
Lorsque l’Allemagne envahit la Hongrie le 19 mars 1944 – déclenchant la machinerie meurtrière d’Adolf Eichmann – Rafi se rendit directement chez Carl Lutz (1895-1975), le vice-consul suisse représentant les Américains en Hongrie. Il lui tend un questionnaire de plusieurs pages, mais Rafi ne peut pas le remplir car il n’en sait pas assez sur l’ami à qui il a acheté les documents. Mais Carl Lutz, qui sauvera 60 000 personnes des camps d’extermination nazis jusqu’à la fin de la guerre, le rassure et lui dit de remplir simplement le formulaire. Il remet ensuite à Rafi le certificat désiré attestant qu’il est citoyen américain et qu’il est sous protection suisse. Ce laissez-passer sauve la vie de Rafi. Il a survécu aux persécutions et a servi comme ambassadeur d’Israël après la guerre.
Les croyants de Thessalonique avaient également une « carte d’identité » qui leur a sauvé la vie. Ils s’étaient tournés vers Dieu à partir des idoles et voulaient maintenant servir le Dieu vivant et vrai. En même temps, ils attendaient du ciel son Fils Jésus-Christ, que Dieu avait ressuscité des morts (v. 9). Lui-même était la garantie que leur attente serait réalisée. C’est pourquoi Paul écrit que Jésus « nous délivre de la colère qui vient ».
Rafi Friedl a été sauvé par la carte d’identité d’un ami. Vous et moi serons sauvés par Jésus-Christ. Avez-vous déjà obtenu cette carte d’identité vitale ?
D’après die gute Saat janvier 2023
« Christ… est entré une fois pour toutes dans les lieux saints, ayant obtenu une rédemption éternelle ». Hébreux 9. 12.
FRANÇAIS PAR LE SANG VERSÉ
Un soldat de la Légion étrangère française peut acquérir la nationalité française après trois ans de service. Cependant, s’il est blessé au cours ou à l’occasion d’une mission, elle peut lui être attribuée plus tôt. Il devient alors un fils de la France – non pas en ayant, comme un Français, reçu du sang français par naissance, mais à cause de son propre sang versé.
On devient aussi chrétien par le sang versé. Non pas en versant son propre sang, mais par le sang, par la mort de Jésus-Christ. L’apôtre Pierre écrit à ceux qui ont cru : « Sachant que vous avez été rachetés de votre vaine conduite… non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache ». (1 Pier 1. 18 et 19). Et Jean écrit : « Le sang de Jésus-Christ son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7). Oui, le sang devait couler, la mort devait survenir, car « sans effusion de sang, il n’y a pas de rémission » (Héb. 9. 22).
Jésus-Christ n’a pas pris le sang des animaux – mais a volontairement donné sa propre vie dans la mort afin que les péchés puissent être expiés et que les hommes puissent être sauvés. Il a ainsi frayé l’accès à Dieu et posé une fois pour toutes la communion avec Dieu sur une base solide et suffisante. Il n’y a rien de plus à ajouter à sa mort, et son sacrifice n’a jamais besoin d’être répété. « Il a obtenu une rédemption éternelle ».
Pouvez-vous dire : « Je suis racheté par le précieux sang de Christ » ?
D’après die gute Saat janvier 2023
« Mon fils, si les pécheurs cherchent à te séduire, n’y acquiesce pas ». Proverbes 1. 10.
BON ET MAUVAIS CONSEIL
Les premiers chapitres des Proverbes sont écrits pour donner de bons conseils à la jeune génération. Les jeunes gens, à cause de leur manque d’expérience, peuvent facilement être détournés. Ici ils sont avertis de ne pas se laisser détournés par de prétendus amis tels qu’ils sont décrits dans les versets 11 à 19. Ces amis (qui ne sont pas du tout de vrais amis) se délectent de pratiquer le péché. De nos jours, ils refusent toute autorité et peuvent même faire des efforts pour la détruire.
Séduire signifie qu’ils mettent la pression sur les autres pour qu’ils les suivent dans leurs voies.
Une de ces pressions, c’est un appel fort à la conformité. On nous dit d’être tolérants aux développements modernes. La foi de nos pères est traitée de traditionalisme. Cette pression est une ruse de Satan dans laquelle les jeunes tombent facilement. Elle s’accompagne souvent d’une accusation contre nous, nous traitant de lâches si nous ne nous y conformons pas. Il faut du courage moral pour l’identifier et y résister. Ces faux amis essaieront aussi peut-être de nous menacer de nous isoler, à moins que nous nous conformions à leurs voies de péché.
Quelle réponse pouvons-nous, jeunes et âgés, donner à ces voies de séduction ? C’est le passage d’Hébreux 4. 13 : « Tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous avons affaire. » Nous avons affaire avec Dieu ! En s’adressant à nous comme « mon fils », Dieu nous dit ici, dans les Proverbes, que la loyauté envers les vrais amis est une vertu noble, mais que l’obéissance aux parents est encore plus élevée et plus noble, tandis que la loyauté envers Dieu « qui m’a aimé et qui s’est donné lui-même pour moi » est la vertu la plus noble de toutes. Il plaide avec les jeunes : « Mon fils, donne-moi ton cœur ». Répondons-Lui : Oui, et étant loyaux envers Lui, disons : Non ! aux séductions des faux amis.
D’après The Lord is near juillet 1978
« Ma parole n’est-elle pas comme un feu, dit l’Éternel, et comme un marteau qui brise le roc ? » Jérémie 23. 29.
LA PUISSANCE DE LA PAROLE DE DIEU
Une chrétienne fidèle donna une Bible à un voisin incroyant, bien qu’il lui dise qu’il allait la brûler dès qu’elle aurait quitté la maison. Après le départ de cette personne, il se prépara à accomplir sa menace, bien que sa femme l’ait supplié de ne pas le faire. Elle quitta la maison pour protester à mesure qu’il arrachait les pages l’une après l’autre et les jetait dans le feu. Cependant une page tomba par terre sans qu’il s’en aperçoive. Quand sa femme rentra, elle la ramassa, mais son mari la lui arracha des mains pour la brûler comme les autres. Mais avant que la feuille atteigne les flammes, les paroles suivantes attirèrent le regard de l’homme : « Les cieux et la terre passeront, mais ma parole ne passera pas ! »
L’homme ne put dormir cette nuit-là. Le matin suivant, il demanda à sa femme si elle savait où demeurait la femme qui avait apporté la Bible. Elle le lui dit, tout heureuse, et il ne perdit pas de temps pour aller la voir et lui dire ce qui était arrivé. Elle lui donna immédiatement une autre Bible, qu’il emporta chez lui pour la lire. Une fois de plus, la Parole de Dieu prouva qu’elle est un marteau qui brise le roc (verset ci-dessus). Cet homme devint bientôt un monument de la grâce de Dieu et de la puissance de Sa Parole.
« Tu as commandé la justice de tes témoignages, et la fidélité » (Ps. 119. 138) ; « ainsi sera ma parole qui sort de ma bouche : elle ne reviendra pas à moi sans effet, mais fera ce qui est mon plaisir, et accomplira ce pour quoi je l’ai envoyée » (És. 55. 11). Il nous est dit aussi : « Si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur ». (Ps. 95. 8)
D’après The Lord is near octobre 1978
« Si Christ n’a pas été ressuscité, alors notre prédication est vaine, et votre foi aussi est vaine ». 1 Corinthiens 15. 14.
LE VRAI CHRISTIANISME
Nous avons trop souvent présenté l’évangile de manière sentimentale plutôt que comme une réalité historique. Nous avons permis que la conversion chrétienne soit représentée comme un saut de foi aveugle. Nous sommes trop souvent restés sans réagir alors que amis ou ennemis ont dit des choses ridicules telles que : -La Bible est remplie de pensées et d’idées religieuses nobles, mais elle n’est pas fiable, historiquement et scientifiquement. Ou : – Cela n’a vraiment pas d’importance que Dieu existe vraiment au ciel ou seulement dans notre esprit, aussi longtemps que l’idée de Dieu nous donne du réconfort. Ou encore : Ce n’est pas important que Christ soit réellement né, qu’il ait vécu, qu’il soit mort, et qu’il soit ressuscité corporellement hors du tombeau, puisque la seule chose importante, c’est que nous cherchions à suivre ses enseignements et son exemple. Non-sens !
Si le christianisme n’est pas fondé sur la réalité historique, c’est une farce horrible et une mystification cruelle. Si la Bible tombe en lambeaux sous une réelle investigation historique et scientifique, ses enseignements moraux et éthiques perdent leur sens et leurs conséquences. S’il n’y a pas un Dieu qui est à la fois infini et qui a toute connaissance, alors Karl Marx a raison de dire que la religion n’est que l’opium du peuple, et que ses superstitions doivent être abandonnées.
Si Jésus Christ n’est pas la vérité, Il n’est pas du tout véritable. En fait, si Christ n’est pas ressuscité hors du tombeau, notre foi est vaine, et les chrétiens sont les plus misérables de tous les hommes. Nous pourrions aussi bien dire : Mangeons et buvons, car demain nous mourrons. La vie sans aucune espérance, sans but et sans avenir, devient absurde. Mais Christ est ressuscité ! Avec l’apôtre Paul nous pouvons nous exclamer triomphalement : « Je sais qui j’ai cru » (2 Tim. 1. 12)
D’après The Lord is near juillet 1979
« Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui ». Jean 3. 36.
UNE QUESTION URGENTE
Cette affirmation, simple mais solennelle, a été prononcée par Jésus Christ, le Fils du Dieu vivant. Quiconque entend ou lit cela devrait s’arrêter et se le répéter, et se demander : Suis-je vraiment soumis au Fils de Dieu ? Croire en Lui n’est pas difficile, mais la soumission, cependant, signifie que vous le reconnaissez comme Celui que Dieu a envoyé dans ce monde comme la Lumière du monde, et comme Celui qui est mort pour vos péchés et qui a le droit d’être votre Seigneur. Un tel regard de foi ne prend qu’un instant, mais ses effets durent pour l’éternité, car vous serez passé de la mort à la vie. Cet acte de foi ôtera une multitude de péchés de votre bilan devant Dieu.
L’apôtre Paul était le messager de Dieu envers Félix, le gouverneur romain de la Judée. La sainteté de Dieu exigeait que cet officier distingué reconnaisse le fait qu’il avait mené une vie de péché. Le moment était venu où il était sous le projecteur divin pénétrant tout ce péché. Les paroles directes de Paul à cet homme n’étaient certainement pas destinées à gagner sa faveur afin qu’il soit relâché de la prison où il était détenu à tort. Mais Paul n’aurait pas été fidèle s’il avait essayé d’apaiser son juge par la flatterie ou par des paroles agréables. Non, Paul confrontait le gouverneur par une mise en garde devant la colère de Dieu qui tomberait sur lui s’il refusait de se repentir et de croire. Félix fut impressionné et rempli de crainte ; cependant il esquiva la question de son salut par rapport au péché. Son erreur lui coûta le ciel. La colère de Dieu demeura sur lui parce qu’il avait refusé le salut de Dieu.
Qu’il est plus heureux, facile et sage, de soumettre notre propre volonté à Dieu et d’accepter Jésus Christ comme Sauveur et Seigneur. Où en êtes-vous quant à votre salut éternel ?
D’après The Lord is near juillet 1979
« Et toi, Bethléhem Ephrata, bien que tu sois petite entre les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui qui doit dominer en Israël, et duquel les origines ont été d’ancienneté, dès les jours d’éternité ». Michée 5. 2.
« Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi ». Jean 5. 39.
« On lui donna son sépulcre avec les méchants; mais il a été avec le riche dans sa mort ». Ésaïe 53. 9.
« Donnez-moi mon salaire : sinon, laissez-le. Et ils pesèrent mon salaire, trente pièces d’argent. Et l’Éternel me dit : Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel j’ai été estimé par eux ». Zacharie 11. 12 et 13.
« Il garde tous ses os. Pas un d’eux n‘est cassé ». Psaume 34. 20.
LA VRAIE VALEUR DES PROPHÉTIES
Le magazine Choses vieilles et choses nouvelles rapporte la conversation suivante entre un croyant et un groupe de jeunes, la plupart opposés à l’enseignement chrétien concernant Christ.
– Je leur ai rappelé les nombreuses prophéties de l’Ancien Testament concernant le Messie, qui ont été accomplies littéralement par le Seigneur Jésus. L’un des jeunes admit que ces prophéties furent écrites longtemps avant la naissance de Christ, et qu’il les a accomplies. Toutefois, il imaginait que Christ avait, de son propre chef, décidé de ses actions selon ces prophéties pour affermir ses revendications d’être le Messie.
– Je demandai au jeune homme d’expliquer comment Christ avait opéré pour naître précisément dans ce village – l’un des plus petits de Juda – où le prophète Michée avait prévu que le Fils éternel naîtrait sur la terre. Je lui demandai aussi comment Jésus avait fait pour naître exactement à ce moment-là et dans la famille que l’Écriture avait annoncée.
Le jeune homme alors protesta que Jésus, voyant qu’il était né à Bethléhem au temps annoncé, et dans cette famille précise, avait simplement décidé de diriger les autres détails requis pour établir ses revendications messianiques.
Je répondis : D’accord. Alors expliquez-moi comment Jésus s’est arrangé pour que deux criminels soient crucifiés avec Lui, comme il est dit en Ésaïe 53. Judas s’est-il accordé avec les principaux sacrificateurs pour trahir Jésus pour trente pièces d’argent, simplement pour accomplir les paroles de Zacharie ? Qui a fait en sorte que, après que Judas se soit pendu, pour acheter le champ du potier avec l’argent que Judas avait jeté dans le temple ? Était-ce fait simplement pour accomplir la prophétie de Zacharie ?
Dites-moi aussi comment Jésus, alors qu’Il était cloué sur la croix, a persuadé les quatre soldats romains de partager Ses vêtements en quatre parts, mais de jeter le sort sur sa robe, comme il est écrit dans le psaume 22 ? Les ennemis du Seigneur Lui ont-ils donné du vinaigre à boire simplement pour accomplir le psaume 69 ? Comment Christ s’est-Il arrangé, après Sa mort, pour que les soldats ne lui rompent pas les jambes comme ils le firent aux deux brigands – ou bien les soldats connaissaient-ils le passage de Psaume 34. 20, et ont-ils décidé de l’accomplir ? Puis, ces soldats ont-ils agi comme étant d’une même pensée avec Jésus en perçant Son côté d’une épée, parce que Zacharie avait dit à propos du Messie : « Ils regarderont vers moi, celui qu’ils ont percé » ?
J’ai demandé ensuite au jeune homme comment Jésus avait fait pour avoir l’enterrement d’un homme riche comme il est annoncé en Ésaïe 53, et a été réalisé selon Matthieu 27. Le jeune homme n’avait plus rien à dire.
D’après The Lord is near juillet 1979

BERACA 8
Sur le Cantique des cantiques
Nous continuons d’explorer le livre du Cantique des cantiques en consultant ce qu’un frère du 19ème siècle a écrit sur ce livre, qui touche le cœur des croyants par les nombreuses images qu’il présente. La beauté de la création, souvent évoquée, est la toile de fond pour ce dialogue teinté d’élans, de reculs et de retour de la bien-aimée envers celui qu’elle aime, malgré ses faiblesses. En contraste, l’amour et la bienveillance du Bien-aimé sont plus forts que la mort.
« Les deux premiers chapitres du Cantique des cantiques nous montrent d’une manière générale la relation qui se forme entre Christ et l’âme qui vient à Lui. Les six chapitres suivants parlent des expériences que l’âme connaît sous l’influence de cette relation, avant même que celle-ci soit pleinement établie en pratique. La fin du chapitre 2 a beaucoup de ressemblance avec celle du chapitre 8.
« Jusqu’à ce que l’aube se lève et que les ombres fuient. – Tourne-toi ; sois semblable, mon bien-aimé, à la gazelle ou au faon des biches sur les montagnes… » (2. 17).
« Fuis, mon bien-aimé, et sois semblable à une gazelle ou au faon des biches, sur les montagnes des aromates » (8. 14).
Jusqu’à ce que le jour commence à poindre et que les ombres s’enfuient, la pleine connaissance de l’époux n’est pas réalisée, elle est du domaine de la foi. On sait qu’Il est là, comme le chevreuil sur les montagnes, mais on ne saurait l’atteindre. Il en est ainsi pour les chrétiens quant à la gloire de Jésus ; ils participeront à cette gloire lorsque Jésus sera manifesté et que « le jour » sera là. Mais tout ce que nous venons de voir nous montre la différence qu’il y a entre « l’épouse » du Cantique des cantiques et « l’Église » de Christ, car la relation de l’Église avec son Chef est déjà établie, elle est bâtie sur le seul fondement qui a été posé, Jésus Christ, le Fils du Dieu vivant (Mat. 16. 17 ; 1 Cor. 3. 10 et 11 ; Éph. 2. 20).
Si nous sommes chrétiens, Dieu nous appelle dès maintenant à la pleine connaissance et à la réalisation de la relation nouvelle dans laquelle Il nous introduit aussitôt que nous croyons. Dans ce sens, les ombres s’enfuient et le jour est là pour nous lorsque nous arrivons à cette connaissance, c’est-à-dire lorsque nous sommes réellement affranchis ; car « les ténèbres s’en vont et la vraie lumière luit déjà » (1 Jean 2. 8). Mais les âmes demeurent souvent longtemps dans un état d’incertitude et d’espérance, aimant véritablement le Seigneur mais n’en jouissant pas comme elles le devraient, et ne sachant pas bien où et comment le rencontrer. C’est un état semblable que nous trouvons dans le Cantique des cantiques. Ce livre nous fait comprendre quelque peu ce qui empêche tant de personnes d’être affranchies. Mais en même temps, il est consolant et encourageant de prendre conscience que, à côté de toute l’incrédulité, de toutes les inconséquences de nos faibles cœurs, et malgré leur faiblesse, il y a l’expression de l’amour fidèle du Sauveur en faveur de la pauvre âme qu’Il attire à Lui !
Nous avons dit que les deux premiers chapitres présentent d’une manière générale la nouvelle relation. C’est l’épouse qui parle d’abord : elle exprime que son cœur a trouvé un objet qui l’étreint et elle désire jouir de toute l’affection qu’elle découvre dans cet objet : « Qu’il me baise des baisers de sa bouche ! Car tes amours sont meilleures que le vin ». Le vin, dans la Parole de Dieu, représente tout ce qui réjouit le cœur de l’homme sur la terre. L’épouse reconnaît, quant à elle, qu’elle a trouvé quelque chose de meilleur. C’est le vin nouveau dont parle le Seigneur Jésus dans les Évangiles, et qui doit être mis dans des outres neuves. Hélas, on a tant de peine à croire que Celui qui fournit le vin nouveau est puissant pour créer un vase neuf, capable de le contenir ! Comparez Éphésiens 2. 10 : « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Christ Jésus ». On s’efforce d’accommoder le nouveau avec le vieux, de mettre le bon vin de la joie de l’Esprit Saint dans les vieilles outres de notre propre justice. C’est une chose impossible. Aussi longtemps qu’on l’essaie, on est misérable, mais c’est déjà quelque chose d’avoir entrevu une joie meilleure, sous tous les rapports, que tout ce que le monde peut donner. Quand on est arrivé au sentiment de sa propre faiblesse, on peut alors s’adresser au Seigneur en Lui disant, comme l’épouse : « Tire-moi, et nous courrons après toi ». Et l’on sent bien que si Lui ne nous tire pas, nous sommes incapables de courir.
Avec ce sentiment-là, quiconque est touché par l’Esprit-Saint commence à comprendre son état réel devant Dieu : « Je suis noire ». Oui, chacun(e) doit le confesser pour soi-même : « Je suis noire ». C’est dans la lumière du Seigneur, « le soleil de justice », que l’on arrive à cette connaissance. « Je suis noire, parce que le soleil m’a regardée ». Par la bonté de Dieu, le croyant peut ajouter : « …mais je suis agréable » car lorsqu’on découvre son état de perdition, Christ est là pour nous revêtir de la justice de Dieu, et les iniquités sont ôtées, les péchés sont couverts. Quant à notre nature, nous sommes noirs comme ces tentes de Kédar qui étaient faites du poil des chèvres noires. Quant à notre position en Christ, nous sommes agréables, comme les tentures de Salomon (probablement le voile du sanctuaire ; 2 Chron. 3. 14).
C’est la révélation de Dieu en grâce qui fait que l’âme désire connaître le Seigneur personnellement, de sorte que l’expression de ce désir se manifeste aussitôt : « Dis-moi, toi que mon âme aime, où tu pais ton troupeau ». Et la réponse, faite dans des termes où l’affection déborde, montre à celui qui cherche, qu’il faut sortir « sur les traces du troupeau ». Il n’y a pas deux chemins ! Le bon Berger qui vient chercher Ses brebis les conduit toutes par le même chemin, car Il va devant elles. Il faut Le suivre en écoutant le son de Sa voix ; et vous savez, n’est-ce pas, chers lecteurs, que c’est par la Parole que l’on entend Sa voix.
Une âme qui cherche encore le Seigneur est continuellement préoccupée d’elle-même et pense, tantôt à son bonheur, tantôt à sa misère. Mais quand elle a réellement rencontré Jésus, elle ne s’occupe que de Lui, elle se repose en Lui, Il est son bonheur, car en Lui est la paix » (A.L.). « Goûtez et voyez que l’Éternel est bon ! Bienheureux l’homme qui se confie en lui ! » (Ps. 34).

« Craignant que nous n’allions échouer au milieu des écueils, ils jetèrent quatre ancres depuis la poupe ». Act. 27. 29.
« … l’espérance proposée que nous avons comme une ancre de l’âme, sûre et ferme, qui pénètre jusqu’à l’intérieur du voile où Jésus est entré comme précurseur pour nous ». Héb. 6. 19 et 20.
UNE ANCRE
Jeter l’ancre lors d’une tempête permet de stabiliser une embarcation, la mettant temporairement en sécurité. Dans le verset tiré des Actes, nous voyons des marins qui jettent des ancres dans la mer afin d’empêcher la bateau de partir à la dérive contre les récifs.
La vie est aussi faite de tempêtes. À quoi peut-on s’accrocher pour résister à la maladie ou à l’insécurité ? La tempête peut bouleverser les pensées, quand on perd le goût de la vie ou que l’on a peur de mourir… Comme pour ces marins, l’acte de jeter l’ancre représente, dans un sens figuré, nos tentatives de résoudre nos problèmes, ou de les oublier, par les moyens humains qui sont à notre disposition ; mais ils ne peuvent nous procurer une véritable sécurité, et encore moins un lieu abrité dans un port.
Le verset de l’épître aux Hébreux nous parle des vrais croyants. Ils sont sur la terre, mais ils ont une espérance, un lien avec Jésus dans le ciel, qui les attache fermement et éternellement au Fils de Dieu.
Cette « ancre de l’âme », le lien étroit et indestructible avec Jésus, est le privilège de tous ceux qui croient en Lui. Le Seigneur Lui-même affirme : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle » (Jean 6. 47). Ce qui unit le croyant à Jésus, c’est l’amour de son Sauveur et la conscience de n’être jamais abandonné, ayant été acheté au prix de la propre vie de Jésus.
Si, comme croyants, nous traversons une mer agitée, pour diverses raisons (épreuves personnelles, violence, guerres, cataclysmes…), nous savons toutefois que rien ne peut nous séparer de « l’amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 8. 39).
D’après « Il buon seme » novembre 2022