SONDEZ LES ÉCRITURES (2) LES SAINTES ÉCRITURES ET LES ENFANTS

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SONDEZ LES ÉCRITURES (2) LES SAINTES ÉCRITURES ET LES ENFANTS

Les Saintes Écritures et les enfants.

C’est bien par la Parole de Dieu que vous avez appris à connaître Jésus comme votre précieux et divin Sauveur, venu du ciel pour chercher et sauver ce qui était perdu.
Vous avez de multiples occasions de lire la Parole : en famille, dans l’assemblée aux différentes réunions, mais aussi lors de votre méditation personnelle. Nous ne saurions assez insister, en ce début d’une nouvelle année, sur cette lecture individuelle : lisez et relisez attentivement, une portion après l’autre, du saint Livre dans lequel Dieu s’adresse à notre cœur et à notre conscience. Il nous parle de Jésus, Son Fils bien-aimé, et de l’œuvre accomplie par Lui à la croix pour le salut de nos âmes.

Vous avez tous un maître ou une maîtresse, puis des professeurs, pour acquérir les connaissances humaines ; mais ici, vous êtes à l’école de Dieu pour être instruits, dirigés, avertis, corrigés, consolés dans vos âmes. Puissiez-vous, dans la présence de Dieu, être dans la disposition de cœur du jeune Samuel qui s’approchait de Dieu avec ces paroles enseignées par le sacrificateur Éli : « Parle, Éternel, car ton serviteur écoute » (1 Sam. 3. 9). Et le jeune garçon, devenu un homme de Dieu, ne laissa tomber en terre aucune des paroles de l’Éternel. « L’Éternel se révélait à Samuel, à Silo, par la parole de l’Éternel » (1 Sam. 3. 21). Il est beau de voir ce jeune homme grandir dans la connaissance de Dieu et de Sa Parole.

La Parole écrite est la révélation que Dieu a donnée de Lui-même et de Ses voies envers les hommes. Par la foi, nous saisissons Sa grandeur, Sa majesté, Son amour, Sa sagesse, Sa fidélité. Nous apprenons à connaître les desseins de Dieu, Son conseil glorieux à l’égard de Son Fils bien-aimé ; l’état de totale perdition de l’homme pécheur, et le plan divin formé pour son salut ; les voies de Dieu envers son peuple Israël ; le mystère caché dès les siècles en Dieu, révélé maintenant, de l’Assemblée, Épouse de Son Fils, le Corps dont Christ est la tête glorifiée dans le ciel.

Jésus peut et veut sauver quiconque vient à Lui par la foi. Mais alors, cette âme sauvée a besoin pour sa croissance d’une nourriture appropriée. L’enfant nouveau-né exprime très tôt et très fort, bien souvent avec des cris et des pleurs, son besoin de nourriture.

Après notre conversion, Dieu nous laisse sur cette terre pour y être Ses témoins dans ce long et éprouvant voyage de la vie. Les forces nécessaires nous sont communiquées par une nourriture adaptée aux besoins de la nouvelle nature, depuis le « pur lait intellectuel » (1 Pier. 2. 2) jusqu’à « la viande », « la nourriture solide » (Héb. 5. 14). C’est la Parole de Dieu, appliquée à notre âme par le Saint Esprit, qui constitue cette nourriture spirituelle. « Désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait intellectuel, afin que vous croissiez par lui à salut » (1 Pier. 2. 2 et 3).

Et « il t’a fait manger la manne… afin de te faire connaître que l’homme ne vit pas de pain seulement, mais que l’homme vivra de tout ce qui sort de la bouche de l’Éternel » (Deut. 8. 3). Le Seigneur déclarait : « Mon Père vous donne le véritable pain qui vient du ciel… Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim » (Jean 6. 32 et 35). Vous comprenez, par ce passage, que Christ est notre nourriture.

Les fils d’Israël entrés dans le pays de Canaan, en Josué 5, célèbrent la Pâque. Elle est un type de Christ mourant pour nous sur la croix, l’Agneau que nous verrons au milieu du trône comme immolé. De plus, ils mangent « du vieux blé du pays », qui nous parle d’un Christ glorieux et céleste, et « du pain sans levain », c’est-à-dire l’humanité sans tache de Christ qui a traversé ce monde souillé. Enfin ils mangent « du grain rôti », évoquant par avance Celui qui, dans cette humanité, a traversé le feu du jugement divin.

Quant à la manne, elle est la nourriture du désert, Christ descendu du ciel au sein des circonstances du voyage terrestre. Nous récoltons la manne pour nos besoins quotidiens en lisant les évangiles et les épîtres qui nous présentent Jésus, venu en chair, s’abaissant toujours plus dans une obéissance parfaite jusqu’à la mort de la croix (Phil. 2. 7 à 9).

D’autres passages Le révèlent à nos âmes comme le Christ glorifié, par exemple : Colossiens 3 et Philippiens 3. Les Saintes Écritures sont les verts pâturages où le bon Berger fortifie et fait reposer Ses brebis.

Si nous privons notre corps de nourriture un jour ou deux, il s’affaiblit. Il en est de même de notre âme lorsqu’elle n’est pas nourrie de Christ par Sa Parole. N’oublions pas cette parole de Jésus : « Moi, je suis le pain de vie ». Soyons occupés de Lui, marchant et vivant avec Lui en vaquant à nos devoirs quotidiens ! Lui seul peut remplir nos cœurs et les satisfaire complètement.

 

Les Saintes Écritures et les enfants.

Si la Parole est une source de force pour notre âme, elle est aussi un guide infaillible, la règle efficace pour notre marche ici-bas. Retenez ce beau verset 105 du Psaume 119 : « Ta parole est une lampe à mon pied et une lumière à mon sentier ». Pour éviter une chute, une voie de chagrin, un écart douloureux, projetons la lumière émanant de la Parole sur notre sentier car « le commandement est une lampe et l’enseignement une lumière » (Prov. 6. 23).

Considérons avec attention l’exhortation que Dieu adresse à Josué sur le point d’entrer en Canaan avec Israël : « Que ce livre de la loi ne s’éloigne pas de ta bouche, et médite-le jour et nuit, afin que tu prennes garde à faire selon tout ce qui y est écrit ; car alors tu feras réussir tes voies, et alors tu prospéreras » (Josué 1. 8). Rappelez-vous aussi que « toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre » (2 Tim. 3. 16 et 17).

Avez-vous noté aussi en Éph. 6. 17 que la Parole de Dieu est appelée l’épée de l’Esprit ? Arme invincible contre les attaques subtiles de Satan, elle peut être utilisée aussi bien pour nous défendre que pour attaquer cet ennemi redoutable et le vaincre au temps de la tentation.
Comment Jésus, tenté par le diable dans le désert, après un jeûne de quarante jours, a-t-il remporté la victoire sur notre puissant adversaire ? Avec ces simples mots répétés trois fois : « Il est écrit » (Mat. 4. 4, 7 et 10). Avec quelle promptitude, il a manié l’épée de l’Esprit, se plaçant sur le fondement inébranlable des Saintes Écritures. Satan vaincu doit se retirer. Quel exemple parfait le Seigneur nous donne !

Sachez que l’ennemi de nos âmes est impuissant si nous le rencontrons, comme le Seigneur l’a fait, en nous appuyant sur la Parole avec un cœur dépendant et soumis à sa divine autorité. Méditons et gardons dans notre cœur cette précieuse Parole pour vaincre Satan comme ces jeunes gens dont l’apôtre déclare : « Vous êtes forts, et… la Parole de Dieu demeure en vous, et… vous avez vaincu le Méchant » (1 Jean 2. 14).

C’est par la Parole de Dieu que nous sommes sanctifiés pratiquement. Selon ce qu’exprime le Seigneur en présentant les Siens au Père : « Sanctifie-les par la vérité ; ta Parole est la vérité » (Jean 17. 17). Le Seigneur, à qui nous appartenons, veut nous préserver du mal, nous séparer du monde par le moyen de Sa Parole qu’Il applique à nos âmes. « La Parole de Dieu est vivante et opérante, plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants ». Elle atteint jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, atteignant jusqu’aux parties les plus intimes de notre être moral, jugeant les pensées les plus cachées et les intentions du cœur. C’est l’œil de Dieu qui sonde tout et devant lequel tout est à nu et découvert (Héb. 4. 12 et 13).

Nous abordons ici un point essentiel dans la vie de tout croyant : le jugement de nous-mêmes et de nos voies dans la présence de Dieu. C’est le Seigneur Lui-même qui le produit en nous lavant les pieds, nous appliquant la Parole par Son Esprit pour nous purifier de toute souillure. Connaissez-vous ce verset qui nous concerne tous : « Comment un jeune homme rendra-t-il pure sa voie ? Ce sera en y prenant garde selon ta Parole » (Ps. 119. 9).
Rendons grâces à notre Dieu pour ce don inestimable qu’est Sa Parole. Que nous soyons de ces bienheureux « qui écoutent la Parole de Dieu et qui la gardent » (Luc 11. 28). Puissions-nous prouver notre amour pour le Seigneur en obéissant à Sa Parole : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements » (Jean 14. 15). Chers jeunes amis, « Sondez les Écritures » !

Les Saintes Écritures et les enfants.

Au cours des fois précédentes, notre attention a été fixée sur toute l’importance que présente la Parole de Dieu pour chacune de nos âmes. Nous avons pu évoquer plusieurs aspects de cette Parole, comme notre nourriture, notre guide, notre épée et aussi notre moyen de sanctification.

Avez-vous pu expérimenter, chers jeunes amis, un ou plusieurs effets de cette divine Parole tout au long de ces semaines passées ? Quelle joie pour le Seigneur et pour votre cœur si vous avez pu ainsi apprécier par grâce ce Saint Livre en le mettant en pratique.

Considérons, à l’aide de quelques passages, la place essentielle que tient, dans la vie du prophète Jérémie, la Parole de Dieu, afin d’être stimulés et encouragés par un tel exemple. Que nous soyons marqués par cet attachement et ce respect profonds pour la Parole, avec la séparation pratique du mal dans le désir soutenu de servir notre Dieu plus fidèlement dans les temps fâcheux auxquels nous sommes parvenus, comme le cœur sensible et aimant de Jérémie se lamentait sur la ruine et l’infidélité de son peuple. Quand il avoue son incapacité à parler, étant un enfant, l’Éternel lui déclare : « Ne… crains point ; car je suis avec toi… » « Voici, j’ai mis mes paroles dans ta bouche » et de plus « Je veille sur ma parole pour l’exécuter » (Jér. 1. 6, 8, 9 et 12).

Dieu veille sur Sa Parole, que ce soit une parole de grâce ou de jugement, qu’elle soit pour le croyant ou pour l’incrédule. « Aura-t-il dit, et ne fera-t-il pas ? aura-t-il parlé, et ne l’accomplira-t-il pas ?» (Nomb. 23. 19). Jérémie devait annoncer le jugement de Jérusalem par Babylone, aussi reçoit-il de Dieu la grâce et la puissance pour accomplir cette dangereuse mission, avec cette précieuse promesse : « Moi je suis avec toi, dit l’Éternel » (ch. 1. 18 et 19).

Le témoin fidèle, mais craintif, a besoin d’être fortifié en se nourrissant de la Parole. C’est pourquoi Jérémie affirme : « Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (ch. 15. 16). Trouvons-nous chaque jour dans les Saintes Écritures la nourriture de notre âme et la joie de notre cœur ? Le bon serviteur du Christ Jésus n’est-il pas nourri par les paroles de la foi et de la bonne doctrine et ne doit-il pas s’attacher à la lecture (1 Tim. 4. 6 et 13) ?

Et l’Éternel ajoute à Jérémie : « Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche » (ch. 15. 19). Voilà une condition importante à réaliser pour tout vrai témoin du Seigneur : séparer ce qui est précieux aux yeux de Dieu de ce qui est vil selon ce que la Parole nous révèle. Que le Seigneur, dès votre jeune âge, vous fasse découvrir le prix d’une telle attitude que l’amour pour Lui dictera toujours à celui qui est disposé à obéir I

 

Les Saintes Écritures et les enfants.

Continuons ce mois-ci à considérer le rôle que joue la Parole de Dieu dans la vie du prophète Jérémie.
Jérémie est seul à proclamer la vérité au milieu d’un peuple qui ne veut pas écouter. Il est l’objet de l’inimitié des conducteurs spirituels. Au chapitre 20, un sacrificateur le frappe ; objet de dérision tout le jour, chacun se moque de lui (v. 2 et 7). Cependant la Parole de son Dieu est dans son cœur comme un feu brûlant (v. 9). Il ne peut la retenir. Elle doit être proclamée. Il est étreint par l’amour qu’il porte à l’Éternel et à son peuple. Il peut alors déclarer « Mais l’Éternel est avec moi comme un homme puissant » (v. 11). Pieuse expérience lorsque l’âme s’appuie vraiment sur Dieu seul au sein de toutes ses angoisses ! Ne permettons pas à l’incrédulité d’opposer quelque résistance à Dieu, mais que Lui nous entraîne, nous saisisse et soit le plus fort (v. 7).

« Ma parole n’est-elle pas comme un feu, dit l’Éternel, et comme un marteau qui brise le roc ? » (ch. 23. 29). C’est par l’épreuve du feu que les scories sont éliminées du métal précieux – de même la Parole purifie notre âme des impuretés, et consume tout lien qui pourrait paralyser notre vie spirituelle. De plus, cette Parole est comme un marteau capable de briser notre cœur plus dur qu’une pierre et notre propre volonté plus résistante que le roc. Ce sont là les merveilleux effets de l’Écriture appliquée par la puissance du Saint Esprit.

Sommes-nous d’accord avec cette déclaration divine : « Le cœur est trompeur par-dessus tout, et incurable ; qui le connaît ? Moi, l’Éternel, je sonde le cœur, j’éprouve les reins » (ch. 17. 9 et 10) ? Cela met de côté nos bonnes intentions, tous nos efforts pour mieux faire. Dieu doit briser notre orgueil, notre cœur rebelle et nous amener à reconnaître que nous sommes des pécheurs perdus sans ressource – hormis la croix du Seigneur Jésus – , mort pour nos péchés, ressuscité pour notre justification. Chacun de nos jeunes lecteurs peut-il dire franchement : – Jésus est mon Sauveur, Il est mort pour moi ? Ensuite, lorsque notre cœur naturel a été brisé sous l’effet de la Parole, Dieu poursuit son travail en nous et emploie cette même Parole à nous former pour la gloire céleste où nous serons montrés comme les monuments de Sa grâce.

Dieu nous enseigne, nous corrige, nous éduque, nous façonne pour Lui-même ici-bas. Ce travail ne sera plus nécessaire dans la maison céleste, chaque pierre étant entièrement préparée avant d’être transportée (1 Rois 6. 7). Vous comprenez alors combien il importe de lire et de méditer avec soin la Parole de Dieu. C’est à cette condition que notre âme prospérera et que nous porterons du fruit pour la gloire de Dieu. Mais comment lisons-nous cette Parole : par devoir, ou superficiellement, ou trop rarement, ou pour accroître notre connaissance sans que notre cœur soit atteint aussi bien que notre conscience ?

Dieu parle. Prenons garde à ce que nous entendons (Marc 4. 24) ! Prenons garde comment nous entendons (Luc 8. 18).
Prenons garde aussi à ne pas mépriser la Parole de Dieu, si même nous n’agissons pas d’une manière aussi téméraire que le roi Jéhoïakim, fils du pieux roi Josias ! (Jér. 36).
Après avoir entendu la lecture de trois ou quatre colonnes du rouleau où étaient inscrites les paroles de l’Éternel dictées par Jérémie, ne contenant plus sa colère et d’un geste sacrilège, le roi prend le canif du scribe, découpe ce rouleau et le jette au feu qui est dans le brasier, jusqu’à ce que tout soit consumé. Est-ce que ce roi impie pensait ainsi pouvoir détruire les paroles immuables de Dieu ? N’aurait-il pas affaire un jour au jugement solennel de Dieu (v. 30 et 31) ? Rappelons-nous ce que le Seigneur disait : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point » (Mat. 24. 35). Sur l’ordre de l’Éternel, un autre rouleau vient remplacer celui que le roi a brûlé « et il y fut ajouté plusieurs paroles semblables » (Jér. 36. 32).

Ne soyons pas désobéissants comme le roi Sédécias qui refusa d’écouter cette parole de salut de Jérémie : « Écoute, je te prie, la voix de l’Éternel dans ce que je te dis, et tout ira bien pour toi, et ton âme vivra » (ch. 38. 20). Que notre demande à Dieu soit celle de Salomon : « Donne donc à ton serviteur un cœur qui écoute » (1 Rois 3. 9) et celle du psalmiste : « Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi » (Ps. 119. 18). Puissions-nous ajouter en vérité : « J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin » (Ps. 119. 162).

 

La prière et les enfants.

Après avoir insisté sur l’importance de la lecture et de la méditation attentives des Saintes Écritures nous désirons vous entretenir d’une activité de l’âme tout aussi essentielle : la vie de prière. Connaissez-vous ce verset : « Priez sans cesse » (1 Thess. 5. 17) ? Quel rôle accordez-vous à la prière, jour après jour, dans votre vie ? Un homme de foi a déclaré : « On ne prie bien qu’après avoir lu la Parole de Dieu ». Si nous avons l’intelligence des pensées de Dieu par Sa parole, nos désirs et nos prières ne pourront-ils pas s’exprimer selon Sa volonté, sous l’influence d’une communion intime avec le Seigneur et par la puissance du Saint Esprit ? La prière, « respiration de l’âme », n’est-elle pas un privilège merveilleux et comme une clé qui nous donne accès aux trésors divins ?

Par la prière, en reconnaissant notre faiblesse, nous éprouvons le besoin d’entrer en relation avec Dieu, de Lui parler, de Lui confier nos peines, nos joies, nos difficultés, nos besoins, tout ce qui nous préoccupe, sachant qu’Il est tout-puissant et que Son amour est illimité. Lorsque Saul de Tarse est converti, le Seigneur en donne la preuve (selon Rom. 10. 13) au pieux disciple Ananias en lui déclarant : « Voici, il prie » (Act. 9. 11). Et quelle place la prière fervente tiendra-t-elle au cours de la vie de ce fidèle serviteur du Seigneur ! Nous le voyons continuellement dans ses épîtres.

Ainsi, dès que nous avons fait la connaissance personnelle de notre cher Sauveur qui est aussi notre Ami, nous pouvons tout partager avec Lui dans notre vie journalière, dès le matin, quand nous nous éveillons, jusqu’au soir quand nous nous endormons.
Parler au Seigneur Jésus, n’est-ce pas prier ? Pensez aux longs entretiens qu’Hénoc devait avoir avec Dieu alors qu’il marcha trois cents ans avec Lui, recevant le témoignage de Lui avoir plu (Héb. 11. 5). Le secret d’une telle marche n’était-il pas la prière ? Par la pensée, nous pouvons nous tenir à tout instant bien près de notre Ami divin, quel que soit le lieu où nous nous trouvons.

Rappelez-vous la prière très courte de Pierre. Ce fut juste trois mots qui sont plutôt un cri jeté dans la détresse : « Seigneur, sauve-moi » (Mat. 14. 30). Voilà un exemple bien précis d’un appel au secours. Quelle est l’attitude du Seigneur ? « Aussitôt, Jésus, étendant la main, le prit ».
Malgré sa petite foi, le Seigneur ne l’abandonne pas. Quelles compassions n’y a-t-il pas dans le cœur du Seigneur qui ne laisse pas un tel cri sans réponse ! Sa puissante main peut aujourd’hui nous délivrer ainsi devant les tentations subtiles de l’ennemi, dans un monde où il y a toutes sortes de pièges. N’est-il pas écrit : « Invoque-moi au jour de la détresse : je te délivrerai, et tu me glorifieras » ? (Ps. 50. 15)
Apportons au Seigneur toutes nos craintes, parlons-Lui aussi de l’indifférence ou de la tiédeur de nos cœurs. Exerçons-nous à ne rien Lui cacher, bien qu’Il connaisse toutes choses. Il désire se tenir tout près de ceux qui Lui appartiennent, en chemin, à l’école, au bureau, à l’atelier, à la maison. Il veut et peut nous aider, nous conseiller.

Alors, si nous Le faisons intervenir dans notre vie, si nous dépendons de Lui, si nous avons confiance en Lui, pourrons-nous dire ou faire ce qu’Il désapprouve ? Irons-nous dans un lieu où Il ne pourra pas nous accompagner ? Aurons-nous la liberté de fréquenter un camarade qui nous éloignera de Lui ? Préférerons-nous le monde et ce qu’il nous offre au Seigneur Jésus et à la vie de communion avec Lui ? Lisons attentivement 1 Jean 2. 14 à 17.

Puissions-nous apprécier ces paroles :

« Seigneur, tu tiens toujours les yeux sur moi,
Ah ! dirige les miens sur Toi ».

Le Seigneur Jésus est toujours avec nous, mais réaliser Sa présence dépend de nous. Que nos yeux soient fixés sur Lui !

Il se peut que l’un ou l’autre de nos jeunes lecteurs se préoccupe de savoir comment prier ? Nous vous suggérons de lire le passage de Luc 11. 1 à 13, en réponse à la demande des disciples : « Seigneur, enseigne-nous à prier ». Il ne s’agit pas de répéter en vaine redite une formule immuable. Mais le Seigneur incite Ses disciples à prier d’une façon simple, directe, intelligente et avec sincérité de cœur. Il donne alors, à partir du verset 5, une parabole faisant ressortir quelques aspects importants de toute vraie prière suscitée par un besoin particulier. Il n’y a pas à craindre d’être importun, même si l’heure est tardive : « minuit » ! On a confiance dans un ami. L’expression du besoin est marquée de simplicité : « prête-moi… » ; la demande est précise : « trois pains ». De plus, il y a l’aveu d’une totale incapacité à répondre soi-même au besoin du moment : « Mon ami est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui présenter ».
Mais la persévérance dans l’insistance triomphe de tous les obstacles. Retenons bien la manière dont Dieu attend que nous nous adressions à Lui : avec toute hardiesse et dans la confiance de la foi ! Mais nous avons aussi la manière dont Dieu veut répondre : « il lui donne autant qu’il en a besoin ». Il donne richement ce qui est pour le bien de Ses enfants, « des choses bonnes », suggérées par du pain, un poisson ou un œuf. Si Dieu ne répond pas selon nos désirs, II répond toujours selon Son amour. Ce que Dieu nous donne est bon et en rapport avec nos intérêts spirituels et éternels.

Savez-vous que Satan ne peut rien contre un homme, une femme, un enfant qui prie ? Notre grand ennemi le sait très bien, car il essaie par toutes sortes de ruses de nous empêcher de prier.
Que de fois, lorsque nous voulons le faire, il occupe nos esprits et nos cœurs de pensées étrangères ! Ne parvient-il pas trop facilement à nous vaincre par la distraction, ce fléau de la vie actuelle ? Nos lèvres peuvent bien remuer, mais ce n’est plus la prière du cœur. De telles prières ne dépassent pas le plafond de la salle où nous nous trouvons.
Que nous soyons gardés de répéter des prières plus ou moins préparées, sans qu’il y ait un exercice de cœur, une vraie ferveur de nos esprits pour les présenter ! Notre Père sait de quoi nous avons besoin, avant que nous le lui demandions (Mat. 6. 8). Aussi, pourquoi ne pas lui exposer nos demandes en toute simplicité, sachant à l’avance qu’Il est tout disposé à y répondre selon Sa sagesse, Son amour et Sa toute-puissance ?

N’oubliez-pas que Daniel, cet homme bien-aimé qui avait l’intelligence des pensées de Dieu et auquel Dieu se plaisait à révéler Ses secrets. Il s’agenouillait sur ses genoux trois fois le jour et priait et rendait grâce devant son Dieu, les fenêtres de sa maison étant ouvertes, malgré la défense écrite du roi Darius (Daniel 6). Il vivait ce que David exprime au Psaume 109. 4 : « Mais moi je me suis adonné à la prière ».
Réalisons que par la prière, nous agissons sur le bras qui fait mouvoir le monde. Lequel d’entre nous, chers jeunes amis, peut-il dire : « Je connais Dieu comme Celui qui répond à mes prières ? »
Que la prière de la foi, fervente, quotidienne, persévérante, fasse partie de notre vie ! Confions-nous en Dieu en tout temps, répandons notre cœur devant Lui (Ps. 62. 8).

 

La prière et les enfants.

Le mois passé vous avez été rendus attentifs au rôle essentiel de la prière pour le croyant, qui exprime ainsi sa dépendance et sa confiance en Dieu. Puissions-nous exposer à notre Dieu bon et fidèle nos demandes en toute simplicité et avec la hardiesse de la foi !

Il y a une promesse bien encourageante pour chacun de nos cœurs « Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le christ Jésus » (Phil. 4. 6 et 7). N’aimeriez-vous pas apprendre par cœur ce beau passage qui peut vous être très utile tout au long de votre vie, pour vous et pour d’autres ?

Nous pouvons tout dire au Seigneur. Ne veut-Il pas que Ses enfants, si jeunes soient-ils, montrent sur leur visage qu’ils sont heureux ? Si nous sommes tristes, les personnes qui nous entourent peuvent dire : Ils ont un Père dans le ciel, mais s’occupe-t-il vraiment d’eux puisqu’ils portent un si lourd fardeau ? Oui, un enfant qui appartient au Seigneur peut manifester, par sa vie, qu’il ne s’inquiète de rien car Dieu prend tout en charge. Cependant n’y a-t-il pas bien des « petites choses », soucis, difficultés, contrariétés, qui suffisent tout à coup à vous faire perdre votre joie ?
Même si ces obstacles sont à votre mesure, ils n’en existent pas moins. Que faire ? Que dire ? Pourrez-vous les oublier ? – Non, apportez toutes ces choses au Seigneur Jésus dans une prière fervente, courte et précise. N’hésitez pas à pousser un cri, un soupir même, sachant que nous pouvons « toujours prier et ne pas nous lasser » (Luc 18. 1).

Pensez-vous que le Seigneur ne s’intéresse pas à vos leçons et à vos devoirs d’école ? Bien au contraire, il désire enlever de votre esprit le souci, le tourment. Puissiez-vous expérimenter la force de cette expression : « Ne vous inquiétez de rien » dans votre travail de tous les jours, en lui exposant toutes choses ! Mais si vous avez été paresseux, croyez-vous que vous puissiez espérer Son secours ?
Au-delà du cercle étroit de vous-même et de votre famille, pensez à prier pour un camarade inconverti, pour des malheureux ou des malades de votre connaissance, sans oublier les serviteurs du Seigneur. Cela ne fait-il pas partie de ces « toutes choses » ?

Maintenant, il n’est pas dit que toutes nos demandes seront exaucées selon nos pensées. Quelquefois la réponse divine semble tarder ou même certaines prières paraissent ne pas avoir de réponse. Dieu n’attend-il pas qu’un fruit soit porté à maturité ? Les choses demandées ne seraient-elles pas nuisibles à l’âme, en satisfaisant nos goûts, nos fantaisies, nos convoitises ? Dieu ne répond pas aux prières qui ont le moi égoïste pour objet.

Savez-vous que nous adressons nos prières à Dieu au nom du Seigneur Jésus selon Sa parole : « Toutes les choses que vous demanderez au Père en mon nom, il vous les donnera » (Jean 16. 23) ? Gardons-nous d’utiliser seulement une vaine formule. Se prévaloir de l’excellence de ce nom suppose que le Seigneur Lui-même approuve et sanctionne la demande. C’est donc prier à Sa place, cette prière devenant la Sienne. Dieu répondra en amour et en sagesse, parce que Sa gloire est en jeu. Comme notre âme devrait être amenée à une vraie dépendance, nos demandes ayant pour but la gloire de Dieu, en plein accord avec Sa volonté !

Quelqu’un pourra demander : notre cœur peut-il être sûr d’avoir l’exaucement de nos prières ? C’est la Parole de Dieu qui répond d’une manière très précieuse, outre le passage déjà cité en Jean 16. 23. Tout d’abord rappelons que Jésus a déclaré : « Le Père lui-même vous aime » (Jean 16. 26). N’est-ce pas heureux de faire l’expérience personnelle de l’amour du Père avec Lequel le Seigneur Jésus nous a mis en relation ?
De plus, « si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui » ?
Toutes choses nous étant données librement avec Jésus, « son don inexprimable », « son unique Fils bien-aimé » ! Avec quelle assurance nous devrions exposer nos requêtes à Dieu, sachant quelle puissance il y a dans la prière ! Persévérons dans la prière, veillant en elle avec des actions de grâces (Col. 4. 2). Ayons toute confiance en ce Dieu qui nous aime, en ce Dieu tout-puissant qui est pour nous. Et cette parole du Seigneur Jésus n’a-t-elle pas un puissant écho dans chacun de nos cœurs : « Quoi que vous demandiez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils » (Jean 14. 13 et 14) ? Une telle promesse ne permet aucune restriction et n’autorise aucun doute.

Peut-être que l’un ou l’autre de nos jeunes lecteurs éprouve quelques difficultés à prier avec persévérance jour après jour, ou bien est-il trop facilement distrait ? Considérez alors la vie de prière du Seigneur Jésus, en particulier dans l’évangile de Luc. Admirez la perfection de Sa dépendance, Lui le Fils de l’homme qui se confiait en Dieu dès Sa naissance.
Vous pouvez noter les circonstances où le Seigneur est en prière dans cet évangile (3. 21 ; 5. 16 ; 6. 12 ; 9. 18 et 29 ; 11. 1 ; 22. 41 ; 23. 34). A deux reprises, Dieu rend témoignage à Son Fils bien-aimé alors qu’Il priait. Au moment de choisir Ses disciples, Jésus « passa toute la nuit à prier Dieu ». C’est le modèle parfait d’une vraie dépendance. A Gethsémané « étant dans l’angoisse du combat, il priait plus instamment ». C’est dans la prière fervente qu’Il livre ce combat où Il est saisi d’horreur et d’effroi à la pensée de porter « nos péchés en son corps sur le bois ». Il triomphe par ces paroles : « Que ta volonté soit faite ».
Et sur la croix, Sa première parole est une intercession pour Ses bourreaux, à laquelle Dieu donne une merveilleuse réponse en Act. 2. 41, où environ trois mille âmes sont ajoutées, c’est-à-dire sauvées.
Écoutons cette parole du Seigneur prononcée au tombeau de Lazare : « Or moi je savais que tu m’entends toujours » (Jean 11. 42). Et dans le chapitre où Sa parole est rejetée des Juifs qui cherchent à Le faire mourir, Il ajoute : « Moi, je fais toujours les choses qui lui plaisent » (Jean 8. 29).
Dieu ne pouvait que répondre parfaitement à chacune de Ses prières. Chaque demande était selon Sa volonté, ayant en vue Sa seule gloire et rien d’autre.
Seigneur Jésus, sois notre modèle dans Ta vie de prière et que nos requêtes montent sans cesse devant Dieu dans l’assurance que nous serons exaucés !

 

La prière et les enfants.

Vous qui appartenez au Seigneur Jésus, l’ayant accepté pour votre Sauveur personnel, nous souhaitons ardemment que vous preniez conscience de la valeur de la prière de la foi dans votre vie, privilège extraordinaire, service inestimable, d’autant plus précieux qu’il est caché. Il est impossible de vivre à la gloire de Dieu dans tous les détails de notre marche sans Son secours tout-puissant, imploré par des prières et des supplications. Priez-vous ? Aimez-vous prier ? Éprouvez-vous le besoin de prier, seuls, avec un ami, ou en famille ? Recevez-vous des réponses à vos requêtes ? Persévérez-vous dans l’intercession ? Ne peut-on pas dire que Dieu attend la prière de Ses enfants, car Il aime à S’entretenir avec eux ?

Dans une station missionnaire d’Afrique, une hutte avait été construite pour que les païens convertis puissent aller se recueillir et prier. Chacun, de sa demeure, avait un sentier qui l’y conduisait. Un jour, un jeune homme, rentrant chez lui, alla frapper à la porte de son voisin et lui dit : Frère, tu négliges la prière, l’herbe croît sur ton sentier ! L’herbe croît-elle sur votre sentier, ou bien le sentier qui vous conduit à Dieu est-il régulièrement fréquenté ?
Signe évident de leur bon état spirituel, ceux qui étaient sauvés, en Actes 2. 42, persévéraient dans les prières. Puissions-nous nous adonner à cette sainte activité de l’âme, élargissant toujours plus l’horizon de nos prières ! Souvenons-nous de l’exhortation de l’apôtre Paul « à faire des supplications, des prières, des intercessions, des actions de grâces pour tous les hommes » (1 Tim. 2. 1). Ces différents aspects de la prière ne font-ils pas ressortir quel vaste champ d’activité est réservé à nos âmes ?
De telles intercessions ont pour but « que nous puissions mener une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté ; car cela est bon et agréable devant notre Dieu Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et viennent à la connaissance de la vérité » (v. 2 à 5).

Où prier ? « Que les hommes prient en tout lieu » (1 Tim. 2. 8).
Quand prier ? « Priant par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillant à cela avec toute persévérance » (Éph. 6. 18). « Veillez donc, priant en tout temps » (Luc 21. 36).
Comment prier ? « Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin que nous recevions miséricorde et que nous trouvions grâce pour avoir du secours au moment opportun » (Héb. 4. 16). « Quoi que vous demandiez en priant, si vous croyez, vous le recevrez » (Mat. 21. 22).

Outre cette confiance de la foi pour s’approcher de Dieu et lui exposer nos besoins, il y a une condition de toute importance : la communion avec Jésus et la connaissance de Sa volonté. « Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et il vous sera fait » (Jean 15. 7). Il s’agit donc de ne vouloir que ce que le Seigneur désire, et l’exaucement est assuré. Mais vivons-nous assez près de Lui, pour éprouver ce besoin de nous confier en Lui en tout temps et en tout lieu ? Savez-vous aussi que l’apôtre Pierre, connaissant par expérience notre disposition naturelle à nous laisser gagner par le sommeil, nous adresse une courte exhortation : « Veillez pour prier » ? (1 Pier. 4. 7) Veillons sur l’état de nos cœurs, c’est-à-dire sur nos affections pour le Seigneur, et occupons nos pensées de Sa Personne et de Son œuvre. Alors nous nous rendrons compte combien sont nombreux les besoins pressants autour de nous et nous serons bien exercés en les présentant au Seigneur.

Mais n’oublions pas que la Parole de Dieu nous signale plusieurs obstacles à l’exaucement de la prière. Il y a d’abord le péché, comme l’exprime David au Psaume 66. 18 : « Si j’avais regardé l’iniquité dans mon cœur, le Seigneur ne m’aurait pas écouté ». Et Ésaïe ajoute : « Vos iniquités ont fait séparation entre vous et votre Dieu, et vos péchés ont fait qu’il a caché de vous sa face, pour ne pas écouter » (ch. 59. 2).
Quant à l’aveugle-né, il peut déclarer : « Dieu n’écoute pas les pécheurs ; mais si quelqu’un est pieux envers Dieu et fait sa volonté, celui-là, il l’écoute » (Jean 9. 31). Un autre obstacle est souligné par Jacques : « Vous n’avez pas… parce que vous demandez mal, afin de le dépenser pour vos voluptés » (ch. 4. 3). Dieu pourrait-il donner satisfaction aux passions et aux convoitises de nos cœurs, aux désirs de la chair ?
Jacques indique encore un autre obstacle très fréquent : le doute « Celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et jeté ça et là; or que cet homme-là ne pense pas qu’il recevra quoi que ce soit du Seigneur » (ch. 1. 6 et 7). Le Seigneur, en Marc 11. 25, rappelle que Dieu ne peut pas nous pardonner ni exaucer nos prières si nous ne nous pardonnons pas les uns aux autres. Habituez-vous dès votre plus tendre enfance à pardonner à ceux qui vous font du tort et à demander pardon dans une vraie confession du mal à ceux que vous avez offensés, « vous pardonnant les uns aux autres comme Dieu aussi, en Christ, vous a pardonné » (Éph. 4. 32).

Enfin, retenons que Dieu peut permettre une réponse différée à nos prières, pour que notre foi et notre patience soient mises à l’épreuve. Nous voyons dans le cas de Daniel 10. 13 qu’un délai de vingt et un jours a été nécessaire avant que le prophète reçoive la réponse et les consolations dont il avait besoin. Nous apprenons qu’un combat contre une autorité satanique en était la cause. Et pourtant la prière de Daniel avait été entendue dès le premier jour.

Seriez-vous étonnés d’apprendre qu’il y a dans l’Écriture des prières que Dieu n’a pas exaucées, et pourtant elles étaient formulées par des hommes pieux ?
Dieu, au lieu de répondre à ces prières, avait en réserve pour ces hommes des bénédictions plus excellentes en accord avec Ses desseins et Sa sagesse.
En Deutéronome 3. 24 à 27, Moïse demande avec insistance à Dieu qu’il puisse entrer dans le bon pays de Canaan et Dieu lui refuse cet accès à cause de sa désobéissance à Kadès en Nombres 20, où il aurait dû parler au rocher (belle figure de la prière) et non pas le frapper deux fois. Mais Dieu l’a placé sur la sainte montagne avec Élie, où il a été en présence des gloires de la transfiguration. En 1 Rois 19, Élie demande la mort pour son âme dans le moment où, découragé, il fuit sous les menaces de l’impie Jézabel. Mais Dieu le fait monter aux cieux dans un char de feu tiré par des chevaux de feu, sans passer par la mort. Cet homme apparaît aussi sur la sainte montagne, parlant de la mort de Jésus à Jérusalem pour l’accomplissement des desseins de Dieu.

En Marc 14. 36 nous entendons la prière de l’Homme parfait en Gethsémané : « Abba Père, toutes choses te sont possibles ; fais passer cette coupe loin de moi ». Point de réponse à ce désir. Ne pouvons-nous pas rendre grâces, car Dieu n’a pas épargné Son propre Fils, qui bu pour nous, en Golgotha, la coupe amère ? Au-delà de Sa mort expiatoire, il y a pour le Serviteur obéissant les joies de la résurrection et des plaisirs à la droite de Dieu pour toujours. « Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait » (És. 53. 11).
Un autre exemple de prière inexaucée est celui de Paul en 2 Corinthiens 12 quand il supplie trois fois le Seigneur que son écharde douloureuse lui soit retirée. Le Seigneur n’accède pas à cette requête, mais déclare : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans l’infirmité ». L’écharde reste, mais le vase est rempli de la puissance de Christ. Quelle gloire pour Dieu et quelle joie secrète pour le serviteur soumis à la volonté du Maître !

Souvenez-vous des paroles du Seigneur Jésus : « Demandez, et il vous sera donné ; cherchez, et vous trouverez ;heurtez, et il vous sera ouvert » (Mat. 7. 7) ; et puissiez-vous expérimenter les paroles de David, alors qu’il fuyait devant Saül, son ennemi, dans la caverne : « Je crierai… à Dieu qui mène tout à bonne fin pour moi » (Ps. 57. 2).

 

La prière et les enfants.

Nous souhaitons évoquer ce mois-ci quelques exemples de l’Écriture faisant ressortir toute l’importance de la prière de la foi.
Le premier cas est celui de Jacob au chapitre 32 de la Genèse. A la lumière du passage d’Osée 12. 5, Jacob a recours à la prière à deux reprises. Mais que penser de la première prière dont les termes sont donnés aux versets 9 à 12 ? Jacob a devant lui la perspective d’une rencontre avec Ésaü, son frère, auquel il a usurpé par ruse la bénédiction de son père. « Et Jacob craignit beaucoup, et fut dans l’angoisse » (v. 7).
On comprend que Jacob s’adresse à Dieu dans une circonstance aussi éprouvante ; mais en même temps, il prépare activement, avec beaucoup de précautions, un plan d’approche de son frère. Si, par sa prière, il semblait montrer une certaine confiance en Dieu, ses calculs habiles démontrent, bien qu’il n’a pas perdu confiance en sa propre sagesse et en sa propre force.
Pensez-vous qu’il aurait dû élaborer tous ces arrangements s’il avait eu toute assurance en Dieu pour qu’Il le délivre ?
Quelle ressemblance fidèle avec notre propre cœur naturel, toujours porté à faire des plans et à demander à Dieu de les bénir ! Est-ce que la foi ne laisse pas Dieu seul agir, sachant bien que toutes choses Le servent ?
Dieu peut utiliser un simple ver pour accomplir ses voies à l’égard de Jonas. Quel tourment pour Jacob qui a une mauvaise conscience : « Je l’apaiserai par le présent… peut-être qu’il m’accueillera favorablement » (v. 20) ! Pauvre Jacob non affranchi de la crainte de l’homme, il ne se connaît pas lui-même et il ne connaît pas encore Dieu dans son cœur. Faire des plans et prier Dieu, cela ne va pas ensemble. Qu’aurait donc dû faire Jacob ? – S’appuyer entièrement sur Dieu et aller au-devant de son frère en lui confessant sa faute.

Ayant tout ordonné selon la sagesse humaine, Jacob reste seul. C’est alors que Dieu le rencontre pour lutter avec lui au cours d’une nuit inoubliable. Dans cette lutte acharnée, Jacob, le supplanteur, n’a-t-il pas sondé tout son passé, lui qui avait toujours essayé d’obtenir ses bénédictions par ses propres efforts ? Jacob doit apprendre combien est vaine la force de l’homme et combien la volonté de la chair est opposée à Dieu. Dieu lui-même ne peut améliorer cette mauvaise nature. Il doit l’anéantir. « Lorsqu’il vit qu’il ne prévalait pas sur lui, l’Ange toucha l’emboîture de sa hanche ; et l’emboiture de la hanche de Jacob fut luxée, comme il luttait avec lui » (v. 25). Il est réduit à une impuissance totale. Par la foi, il apprend alors la valeur de cette vérité essentielle «Quand je suis faible, alors je suis fort » (2 Cor. 12. 10). Osée montre comment cette foi s’affirme : « Il lutta avec l’Ange et prévalut : il pleura et le supplia » (12. 4 et 5). Cet élan de foi dans les larmes et les supplications, Dieu le reconnaît comme une victoire. Jacob déclare : « Je ne te laisserai point aller sans que tu m’aies béni » (v. 26). Ce triomphe est confirmé dans le nouveau nom que Dieu lui donne : Israël, vainqueur ou prince de Dieu.

Péniel, quelle nuit mémorable pour Jacob ! Son bâton, sur lequel il s’appuie toute sa vie jusqu’à la fin où il adore, le lui rappellera constamment. Israël, le vainqueur, ajoute : « J’ai vu Dieu face à face, et mon âme a été délivrée ». Voilà l’aurore d’un nouveau jour. « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans l’infirmité ». Puissiez-vous connaître cette délivrance, cette victoire, une des plus importantes de notre vie chrétienne : Dieu brisant notre volonté propre pour nous communiquer la puissance du Saint-Esprit !

L’Écriture ne mentionne pas moins de sept hommes ayant fléchi leurs genoux dans la présence de Dieu pour Lui exposer leurs prières.
N’est-ce pas l’attitude convenable pour une créature ? Vous est-elle familière ? Parlez à Dieu, dans votre chambre, à genoux, à haute voix si possible, « avec la liberté d’un fils devant son père et le saint tremblement d’un mortel devant Dieu ». Puissiez-vous expérimenter combien cela est précieux et efficace ! Relisez le passage de Matthieu 6. 5 à 8.

Daniel, cet homme bien-aimé de Dieu, « s’agenouillait sur ses genoux trois fois le jour, et priait, et rendait grâce devant son Dieu » (6. 10). Va-t-il modifier son attitude à cause de l’interdit redoutable du roi ? Malgré la menace d’être jeté dans la fosse aux lions, Daniel persévère dans la prière, « ses fenêtres étant ouvertes, dans sa chambre haute, du côté de Jérusalem ». Il ne peut pas se passer de cette sainte habitude, car il a besoin chaque jour de la force et de la sagesse que Dieu communique à ceux qui dépendent de Lui. L’épreuve ne lui a pas été épargnée, mais son Dieu a fermé la gueule des lions et ils ne lui ont fait aucun mal. A l’exemple de Daniel, sachons nous confier vraiment, jour après jour, en notre Dieu qui est fidèle.

En 2 Chroniques 6. 13, le roi Salomon, au moment de la dédicace du temple, se tenant sur l’estrade d’airain en face de toute la congrégation d’Israël, fléchit les genoux et, étendant les mains vers les cieux, présente son intercession à Dieu pour le peuple.
Son désir n’est-il pas que ce peuple tourne son cœur vers l’Éternel, car il sait de quoi le peuple est capable et quelles peuvent être les multiples conséquences de ses fautes ?

Sur la base de Son parfait sacrifice, pleinement agréé de Dieu, le Seigneur Jésus exerce maintenant dans le ciel pour Ses rachetés Son double office de sacrificateur et d’avocat auprès du Père.
Pourquoi cette intercession permanente et efficace est-elle nécessaire ? N’est-ce pas parce que le Seigneur connaît la faiblesse de nos cœurs, nos infirmités, mais aussi les compassions du cœur de Dieu ? (Héb. 4. 14 et 15).
L’avocat intervient quand nous avons péché. « Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9). Ainsi Dieu peut tout pardonner, car Jésus a tout expié.

Écoutons attentivement ce que déclare Esdras : « Je me levai de mon humiliation, et, mon manteau et ma robe déchirés, je m’agenouillai, et j’étendis mes mains vers l’Éternel, mon Dieu » (Esd. 9. 5). Il fait alors la confession des péchés de son peuple. C’est une prière d’humiliation. Cet homme de Dieu, qui avait disposé son cœur à rechercher la loi de l’Éternel et à la faire, discerne tout de suite ce qui déshonore Dieu au milieu de Son peuple. Et, au lieu d’accuser ceux qui avaient péché, il s’humilie lui-même devant Dieu, sans être coupable personnellement.
L’un ou l’autre de nos jeunes lecteurs a-t-il vécu cette grande leçon qu’Esdras nous enseigne : Être affligé et confus devant le Seigneur pour des fautes commises par d’autres qui nous sont proches ?

 

Voici maintenant, dans le Nouveau Testament, l’homme parfaitement dépendant de Son Père, en Gethsémané.
C’est le Seigneur Jésus. « S’étant mis à genoux, il priait, disant : Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite… Étant dans l’angoisse du combat, il priait plus instamment ; et sa sueur devint comme des grumeaux de sang découlant sur la terre » (Luc 22. 41 à 45).
Son âme est saisie de tristesse jusqu’à la mort. Il accepte la coupe amère du courroux de Dieu contre le péché. Il a devant Lui la croix sur laquelle, durant les trois heures d’expiation, Il portera nos péchés en son corps (1 Pier. 2. 24) et Il entrera dans la mort pour nous délivrer. Il sortira vainqueur de ce douloureux combat livré dans de ferventes supplications. Il peut alors s’avancer vers Golgotha dans une paix parfaite.

Seigneur Jésus, que le spectacle de ta souffrance infinie pénètre nos cœurs et nous engage à vivre pour Toi : « près de toi je veux vivre, cœur qui souffris pour moi » !
Ensuite, c’est le premier martyr de l’Église, Étienne, que nous voyons à genoux au moment où ses bourreaux le lapident alors qu’il vient de présenter l’histoire d’Israël, faisant ressortir les voies de Dieu et sa fidélité en contraste avec la constante infidélité du peuple. Ce fidèle témoin suit les traces de son Maître.
Comme il Lui ressemble, étant absorbé par la contemplation de Jésus glorifié, debout à la droite de Dieu ! « Il priait et disait : Seigneur Jésus, reçois mon esprit. Et s’étant mis à genoux, il cria à haute voix : Seigneur, ne leur impute point ce péché » (Act. 7. 59 et 60, à rapprocher de Luc 23. 34 et 46).
A la mort d’Étienne, Jésus est définitivement rejeté, ce qui entraîne le rejet des Juifs comme nation pendant de nombreux siècles et leur dispersion dans la mer des peuples. N’oublions pas toutefois que la conversion de l’apôtre Paul a été, en particulier, l’un des fruits bénis de la prière d’Étienne.

Puis c’est Pierre qui est appelé par les disciples de Joppé. Dorcas, qui était pleine de bonnes œuvres et d’aumônes, auprès des veuves spécialement, vient de mourir. Pierre fait sortir de la chambre où reposait le corps de Dorcas tous ceux qui s’y trouvaient. « Et s’étant mis à genoux, et se tournant vers le corps il dit : Tabitha, lève-toi. Elle ouvrit ses yeux, et voyant Pierre, elle se mit sur son séant ; et lui ayant donné la main, il la leva ; et ayant appelé les saints et les veuves, il la leur présenta vivante » (Act. 9. 40 et 41). Ce fut le moyen d’amener des âmes au Seigneur.
Comme Pierre, ne permettons pas à quoi que ce soit de nous entraver dans nos intercessions, pour que la puissance de Dieu puisse s’exercer pleinement pour Sa propre gloire dans nos vies.

Enfin c’est Paul qui se sépare des anciens d’Éphèse venus à sa rencontre à Milet. C’est la dernière fois qu’ils voient son visage et il les recommande à la grâce de Dieu. « Il se mit à genoux et pria avec eux tous » (Act. 20. 36). Vous voyez la place que tenait la prière dans la vie de ce cher serviteur de Dieu en toutes circonstances. Vous pouvez constater aussi que, à Tyr, au chapitre suivant, lorsqu’il quitte les frères, Paul prie avec eux à genoux sur le rivage où sont présents femmes et enfants. Ne négligez pas les réunions de prières où vous pouvez chaque fois recueillir une vraie bénédiction.

De plus, nous tenons à souligner un élément important que vous devriez toujours inclure dans vos prières : la reconnaissance envers Dieu, les actions de grâces. Dieu ne nous comble-t-il pas de nombreux bienfaits ? Appliquez-vous à les compter pour que s’entretienne et se développe cette gratitude du cœur ! Notez ces beaux versets : « En toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le Christ Jésus à votre égard » (1 Thess. 5. 18). « Rendant toujours grâces pour toutes choses, au nom de notre Seigneur Jésus Christ, à Dieu le Père» (Éph. 5. 20). Cette expression « pour toutes choses » est à retenir. Elle comprend aussi les épreuves, les difficultés du chemin. Il ne suffit pas de vous joindre à vos parents rendant grâces à Dieu pour la nourriture et le vêtement, pour le don du Seigneur Jésus et de la Parole. Mais il est bon que vous le fassiez vous-mêmes, directement à Dieu, en toute simplicité. Vous découvrirez combien est longue la liste de tous les bienfaits que Dieu nous dispense si richement. Considérez la chaîne des passages sur les actions de grâces de l’épître aux Colossiens : 1. 3, 12 ; 2. 7 ; 3. 15 et 17 ; 4. 2. Persévérez dans la prière, veillant en elle avec des actions de grâces.

 

Vous n’ignorez pas que « toutes les choses qui ont été écrites auparavant ont été écrites pour notre instruction afin que, par la patience et par la consolation des écritures, nous ayons espérance » (Rom. 15. 4). En lisant avec un cœur rendu attentif par le Saint Esprit, nous comprenons quelque chose de ce que nous enseigne la Parole de Dieu. Cette Parole n’a pas été écrite pour les grandes personnes seulement, mais aussi pour les enfants et même les petits enfants. Quelle place la Bible tient-elle dans vos vies, dans vos cœurs, dans vos lectures journalières ?

N’y a-t-il pas beaucoup d’enfants qui s’intéressent à toutes sortes d’activités, à toutes sortes de livres ou de publications périodiques et qui s’occupent bien peu de leur Bible ? Et pourtant Dieu ne nous a-t-il pas conservé ce livre merveilleux d’une façon miraculeuse et malgré tous les efforts de Satan pour l’anéantir ? Le Seigneur Jésus n’a-t-il pas déclaré à son Père : « Ta Parole est la vérité » ? (Jean 17. 17) N’est-il pas juste alors que nous en prenions connaissance dès notre jeune âge ?

L’apôtre Paul pouvait écrire à Timothée, son enfant bien-aimé dans la foi : « dès l’enfance, tu connais les Saintes Lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le Christ Jésus » (2 Tim. 3. 15), ajoutant que « toute écriture est… utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice ». Chacun de nos jeunes lecteurs ne désire-t-il pas être rendu « sage à salut » ? Alors, qu’à l’exemple de Timothée, il lise et relise jour après jour cette précieuse Parole de Dieu qui peut opérer profondément dans son cœur.
C’est par cette Parole que la Sagesse fait entendre sa voix : « Écoute, mon fils, et reçois mes paroles… Mon fils, garde mes paroles… Mon fils, donne-moi ton cœur » (Prov. 4. 10 ; 7. 1 ; 23. 26).
Jésus demande nos affections, et pas seulement une part de nos biens ou de notre temps : « Qui est celui qui engage son cœur pour venir à moi ? dit l’Éternel » (Jér. 30. 21). Laisseriez-vous une telle demande sans réponse ?
Nous nous proposons de considérer avec vous comment la Bible nous instruit, en nous occupant des enfants dont elle nous parle et dont la naissance mérite parfois une mention particulière.

Chassé du paradis à cause de sa désobéissance, Adam engendre deux fils : Caïn, premier enfant né sur la terre et Abel dont le nom signifie « vanité ». Abel paissait le menu bétail, et Caïn labourait la terre.
Ces deux enfants ont hérité de la nature pécheresse de leurs parents. « Ce qui est né de la chair est chair » (Jean 3. 6). Par la naissance selon la chair, nous avons une nature déchue, selon la volonté de l’homme et, à la nouvelle naissance, Dieu nous communique une nature selon Sa volonté (Jean 1. 13).
Quant à sa nature et aux circonstances vécues, Abel ne différait pas de Caïn. « Il n’y a pas de différence, car tous ont péché » (Rom. 3. 22). Mais ces fils, tous deux religieux, se sont complètement différenciés l’un de l’autre par leurs sacrifices.

« Caïn apporta, du fruit du sol, une offrande à l’Éternel » (Gen. 4. 3). Or Dieu avait déjà déclaré après la chute d’Adam : « Maudit est le sol à cause de toi ». Caïn offre donc les fruits d’une terre maudite, le produit de son propre travail, au mépris de la parole de Dieu, oubliant ce qui s’était passé en Éden lors de la désobéissance de ses parents, ne tenant pas compte de ses propres péchés et de la sainteté de Dieu. Le pécheur non pardonné peut-il se présenter devant Dieu avec un sacrifice non sanglant comme si tout allait bien ? Caïn est le type des propres-justes. Et la Parole déclare : « mais à Caïn et à son offrande, l’Éternel n’eut pas égard » : Dieu ne peut que rejeter ce que l’homme religieux apporte, comme l’a fait Caïn.

Par contre « Abel apporta, lui aussi, les premiers-nés de son troupeau, et de leur graisse. Et l’Éternel eut égard à Abel et à son offrande » (Gen. 4. 4). Le sacrifice d’Abel est plus excellent que celui de Caïn (Héb. 11. 4), car il l’offre par la foi. Ces deux fils n’avaient-ils pas été instruits de la même manière par leurs parents de ce qui s’était passé au jardin d’Éden ? Et pourtant, seul Abel saisit par la foi que l’homme coupable ne peut s’approcher de Dieu qu’au moyen d’un sacrifice sanglant. La mort d’un autre est nécessaire. Il faut une victime immolée, sans tache, pour répondre à la fois aux justes exigences de la nature de Dieu et aux profonds besoins du pécheur. A l’avance, le sang des premiers-nés de son troupeau répandu par Abel, parlait du sang précieux de Jésus Christ qui purifie de tout péché (1 Jean 1. 7).

Dieu pouvait dire d’Abel : voilà un homme juste à cause de son sacrifice. Étant mort, Abel nous parle encore de la manière dont nous pouvons être justes devant un Dieu saint. « Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 1). Abel est le chef de la lignée de la foi.

Les deux premiers enfants nés dans ce monde ouvrent la voie à deux classes de personnes, deux familles composant l’humanité : avec Caïn, ceux qui sont perdus ayant méprisé la grâce de Dieu et, avec Abel, ceux qui sont sauvés par la grâce et par la foi au sang rédempteur. Dans quelle famille te trouves-tu ? Sais-tu, comme Abel, que tu es pécheur, méritant la mort et le jugement de Dieu ? Acceptes-tu le témoignage de Dieu ? « Il n’y a pas de juste, non pas même un seul… car tous ont péché » (Rom. 3. 10 et 23). La voix de ta conscience ne t’accuse-t-elle pas d’avoir commis des péchés ?
Ne te suffit-il pas de lire les dix commandements, réglant les justes rapports de l’homme avec Dieu, avec son prochain, et condamnant les convoitises du cœur ? (Ex. 20) Il est bien humiliant de se reconnaître pécheur devant Dieu, mais Dieu ne veut-il pas la vérité dans l’homme intérieur ?

Par le moyen du sang de Jésus répandu à la croix, et par ce seul moyen, quiconque croit peut s’approcher de Dieu. Jésus déclare : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle » (Jean 6. 47). « Quiconque croit est justifié par Lui » (Act. 13. 39). « Mais maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ » (Éph. 2. 13). « Sans effusion de sang il n’y a pas de rémission de péchés » (Héb. 9. 22). Dieu proclame toute la valeur de ce sang et Il vous invite à vous placer par la foi sous l’efficace de ce sang pour avoir la vie éternelle.
Qu’aucun de nos jeunes lecteurs ne s’engage dans le chemin de Caïn, mais que plutôt il imite la foi d’Abel qui, étant mort, parle encore !

 

Caïn et Abel.

La dernière fois nous avons évoqué comment un adorateur peut être agréé de Dieu comme le fut Abel lorsqu’il « apporta des premiers-nés de son troupeau, et de leur graisse » (Gen. 4. 4).
N’avait-il pas prêté attention au récit de ses parents qui, avant même d’être chassés du jardin d’Éden après leur désobéissance, avaient été revêtus par l’Éternel Dieu de peaux de bêtes tuées ? Ces vêtements avaient nécessité la mort d’une victime.
La parole qu’Abel entendit avait été mêlée avec de la foi dans son cœur. Et il fut reçu en grâce et par la foi en l’efficace du sang et en l’excellence de la victime. Car la graisse des sacrifices appartenait à l’Éternel (Lév. 3. 16). Le sacrificateur la faisait fumer sur l’autel, en odeur agréable à l’Éternel.
Avant que Dieu ait institué l’ordonnance des sacrifices, Abel fait preuve d’une intelligence remarquable quant aux pensées de Dieu par son acte de foi. Il prend sa vraie place devant Dieu, conscient qu’une victime doit être offerte et son sang répandu pour que le pécheur coupable et souillé, mais repentant, puisse s’approcher d’un Dieu juste et saint.

Pour nous aussi, le sang de Christ fait propitiation pour nos âmes. La vie de la sainte Victime a été offerte sur la croix. Dieu a pleinement apprécié l’excellence de la Personne de Christ qui, par l’Esprit éternel, S’est offert lui-même à Dieu sans tache (Héb. 9. 14).
« L’Éternel eut égard à Abel et à son offrande ». Abel reçut « le témoignage d’être juste, Dieu rendant témoignage à ses dons » (Héb. 11. 4).

Mais Dieu n’eut pas égard à Caïn et à son offrande. « Et Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu » (Gen. 4. 5). Dans sa bonté qui pousse à la repentance (Rom. 2. 4), l’Éternel interpelle Caïn pour lui déclarer qu’il pouvait être agréé comme son frère s’il s’approchait dans les mêmes conditions. Dieu cherche à l’arrêter dans son chemin.
Au lieu de se soumettre avec un cœur pénétré par une telle grâce, Caïn nourrit une jalousie amère à l’égard de son frère et une haine implacable jusqu’à ce que, « comme ils étaient aux champs, Caïn se leva contre Abel, son frère, et le tua ». Voilà le premier enfant né sur la terre devenu un meurtrier, et son frère est le premier de la longue liste des martyrs. Le premier homme qui subit par la violence la sentence de mort prononcée par Dieu est aussi la première âme qui soit allée vers Dieu.

« Car c’est ici le message que vous avez entendu dès le commencement : savoir que nous nous aimions l’un l’autre ; non comme Caïn était du méchant et tua son frère. Et pour quelle raison le tua-t-il ? Parce que ses œuvres étaient mauvaises et que celles de son frère étaient justes » (1 Jean 3. 11 et 12). Et l’Écriture ajoute une parole bien solennelle pour notre conscience : « Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu’aucun meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui » (1 Jean 3. 15). Pauvre Caïn ! Plein de sa propre justice, il n’a pas voulu se reconnaître pécheur devant Dieu et il finit par souiller ses mains du sang de son frère. La haine dans son cœur l’a conduit au meurtre. Voilà le chemin de Caïn.

En Éden, l’homme a désobéi à Dieu ; hors d’Éden, l’homme a haï son prochain. Cette haine est à son comble dans la mort de Christ. L’homme a mis à mort Jésus. Le monde a crucifié le Seigneur de gloire (1 Cor. 2. 8). Dieu réclame le sang de Christ à ce monde qui a commis, à la croix, le crime le plus odieux de l’humanité. Et ce même sang parle d’expiation à tous ceux qui croient.

Vous voyez quelles peuvent être les conséquences de la haine cultivée dans le cœur. Crions au Seigneur pour Lui demander, jour après jour, de nous garder de tout mal. Que nous ayons en horreur toute pensée de haine ! « Car où il y a de la jalousie et un esprit de querelle, là il y a du désordre et toute espèce de mauvaises actions…, vous contestez et vous faites la guerre » (Jac. 3. 16 ; 4. 2).
Ces sentiments de jalousie et de haine ne bouillonnent-ils pas très rapidement dans votre cœur vis-à-vis d’un frère, d’une sœur ?
Dieu ne pourrait-il pas vous poser ces deux questions adressées à Caïn : « Où est ton frère ?… Qu’as-tu fait ? » Caïn, dans l’endurcissement de son cœur, répond par un mensonge. Il ne s’arrête pas dans son propre chemin ; indifférent quant au mal, il ne se soucie pas de la gloire de Dieu et sort de la présence de l’Éternel, manifestant à fond l’état de son propre cœur.
C’est alors qu’il s’établit sur la terre avec ses descendants, loin de Dieu, y bâtit une ville qui porte le nom de son fils.
Tout est organisé dans ce monde pour y vivre sans Dieu, agréablement et confortablement, à l’aide des arts et des sciences, des produits de l’agriculture et de l’industrie. Mais « malheur à ceux qui marchent dans le chemin de Caïn » (Jude 11), car la Parole déclare : « N’aimez pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde : si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est pas en lui; parce que tout ce qui est dans le monde – la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’orgueil de la vie – n’est pas du Père, mais est du monde ; et le monde s’en va et sa convoitise, mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement » (1 Jean 2. 15 à 17).

Vous qui invoquez le nom du Seigneur Jésus, n’oubliez pas que le monde est éloigné de Dieu depuis qu’il a crucifié son Créateur, le Fils de Dieu. Prendre le parti d’Abel implique le rejet et la souffrance de Christ. L’homme de foi éprouve qu’il n’a rien à entreprendre avec le monde où il lui suffit d’être un témoin pour Dieu, manifestant Sa grâce et annonçant Son jugement sur toute la race de Caïn. Où en êtes-vous ? Jésus est-il votre Sauveur, votre vie, votre tout ? Dieu devra-t-il poser cette question à un enfant élevé dans un foyer chrétien : « Qu’as-tu fait de mon Fils ? »

 

Seth et Enosh.

Nous vous conseillons de relire attentivement le chapitre 4 du livre de la Genèse d’où nous avons tiré le sujet des deux derniers mois. Il nous instruit quant aux principes qui caractérisent le monde jusqu’à nos jours : la religion de la chair en Caïn et la haine religieuse qui s’exprime dans un meurtre fratricide. L’homme chassé de la présence de Dieu s’organise pour vivre sur la terre maudite aussi agréablement que possible. Il a pris son parti d’être séparé de Dieu, surtout après avoir mis à mort Son Fils. Puis, à la fin du chapitre, la famille de la foi apparaît en Seth qui reconnaît, à la naissance de son fils, que l’homme est, devant Dieu, mortel. « Alors on commença à invoquer le nom de l’Éternel ».

A la naissance de Caïn, Eve crut sans doute que cet enfant était la « descendance de la femme », car elle déclare : « J’ai acquis un homme avec l’Éternel ».
Dieu n’avait-il pas dit que cette descendance briserait la tête du serpent ? Mais le vainqueur de Satan ne devait pas être de la race adamique bien que né de femme. Lorsque son deuxième fils naquit, Eve, « mère de tous les vivants », l’appelle Abel, c’est-à-dire « vanité ». N’est-ce pas ce qu’est le monde ?
Salomon qui n’avait refusé à son cœur aucune joie sous le soleil, doit conclure : « Vanité des vanités ! Tout est vanité ». Ce fut aussi l’expérience douloureuse d’Eve lors du crime de son fils. Puis elle eut un autre fils qu’elle appela Seth, « car, dit-elle, Dieu m’a assigné une autre semence au lieu d’Abel ».
Elle trouve en lui une consolation. Mais la vraie consolation est donnée à la naissance du fils de Seth qu’il appela Enosh, ce qui veut dire « homme mortel ».
Par le nom donné à son fils, Seth reconnaît le jugement de Dieu qui pèse désormais sur tout homme. Terrible réalité : « les gages du péché, c’est la mort » (Rom. 6. 23). Caïn est indifférent vis-à-vis de ce jugement et s’il l’oublie, emporté par le train d’un monde impie, Seth le proclame hardiment.

N’oubliez pas que se reconnaître pécheur et perdu est le premier pas dans le sentier de la foi.

Si en Abel l’homme est vanité, en Enosh il est mortel. A l’égard d’une telle race il ne peut y avoir d’espérance. Que faire ! – Se tourner vers Dieu. « Alors on commença d’invoquer le nom de l’Éternel ».
Dès que l’homme reconnaît son état misérable et irrémédiable, il peut alors jeter un regard de foi vers Celui dont les ressources sont infaillibles.
A cette époque, on avait à craindre le mal et la violence des hommes, car le sang d’Abel avait été répandu. Le fidèle témoin de la foi avait disparu. La vie du juste n’était-elle pas en péril ? Qui pouvait donc le protéger ? Sur qui pouvait-on compter ? Il n’y avait de sécurité qu’en Dieu, en Son bras tout-puissant. Il y eut alors des hommes qui mirent leur confiance en Dieu.
La foi en l’intervention divine donnait un caractère particulier à quiconque l’invoquait. Face à l’injustice et à la violence, Dieu intervenait comme le sûr refuge de ceux qui lui remettaient leur cause. Pour toute âme angoissée, dans la détresse, la réponse à la foi était toujours : le Dieu Tout-puissant est là, Il est fidèle.

Quel beau trait de la famille de la foi dans cette expression de Gen. 4. 26 : invoquer le nom de l’Éternel ! Mais que signifie pour vous invoquer le nom de quelqu’un ? Chacun de vous ne peut-il pas se souvenir d’un fait marquant de son enfance où il a été brusquement effrayé, confronté en un moment avec un danger subit, une détresse inattendue ? Instantanément vous avez crié au secours, supplié pour un soulagement auprès de quelqu’un que vous estimiez capable de venir à votre aide de toute urgence.
N’avez-vous jamais invoqué le nom du Seigneur de cette manière ? C’est tout différent que de dire votre prière sous une forme un peu routinière. Vous faites bien une distinction entre réciter vos leçons à vos parents et les appeler au secours en cas d’accident ou lorsqu’un obstacle se dresse sur votre chemin !
Que le verset 15 du Psaume 50 s’inscrive par l’action de l’Esprit de Dieu dans votre cœur « Invoque-moi au jour de la détresse : je te délivrerai, et tu me glorifieras ». C’est le mauvais jour du Psaume 27. Que faire ? – Me tourner vers Dieu en L’implorant, étant certain de Sa réponse. Puis Dieu est glorifié par un cœur qui exprime spontanément sa reconnaissance. « Je te sacrifierai des sacrifices d’actions de grâces, et j’invoquerai le nom de l’Éternel » (Ps. 116. 17).

Invoquer le nom de l’Éternel, c’est posséder le salut par la foi, selon cette parole de l’Écriture : « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Rom. 10. 13). Un homme de l’Écriture, tout tremblant, déclare sa profonde détresse d’âme : « Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ? » La réponse est immédiate : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé » (Act. 16. 31).

L’un ou l’autre de nos jeunes lecteurs ne serait-il pas encore passé par une telle expérience ? N’a-t-il jamais éprouvé l’écrasant fardeau du péché, craignant ses terribles et éternelles conséquences, le « jugement éternel », « la seconde mort » ? « Nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu ! » (2 Cor. 5. 20). Invoquez le nom du Seigneur pour votre délivrance ! « Le même Seigneur de tous est riche envers tous ceux qui l’invoquent ; car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé ». (Rom. 10. 12 et 13)
Sachez qu’Il entendra toujours votre cri de détresse. Il peut et veut sauver votre âme précieuse. Si j’invoque le nom du Seigneur pour être sauvé, c’est que je crois en Lui comme étant mon Sauveur. L’Esprit de Dieu ajoute au passage cité : « Comment donc invoqueront-ils Celui en qui ils n’ont point cru ? » (Rom. 10. 14).

Invoquer le nom de l’Éternel, c’est aussi l’adorer comme l’a fait la famille de Seth, dans la séparation de tout ce qui est incompatible avec ce nom, car le nom est l’expression de la personne qui le porte.
Nous trouvons dans l’Ancien Testament des hommes de foi qui ont invoqué le nom de l’Éternel. Abram bâtit un autel à Bethel et invoqua le nom de l’Éternel (Gen. 12. 8 ; 13, 4). David bâtit un autel sur la montagne de Morija et invoqua l’Éternel (1 Chron. 21. 26). Élie bâtit un autel de douze pierres et invoqua le nom de l’Éternel (1 Rois 18. 24, 31 et 36).
Par ces différents passages nous voyons que l’adoration est liée au sacrifice sanglant. L’Agneau de Dieu a été immolé, et nous sommes constitués sacrificateurs pour Son Dieu et Père (Apoc. 1. 5 et 6 ; 5. 9 et 10).
La famille de Seth laisse le monde à Caïn et à ses descendants. Comme un homme pieux l’a écrit : « Caïn écrit son propre nom sur la terre, Seth celui du Seigneur sur lui-même ». Il suffit à la famille de Seth de suivre humblement le chemin de Dieu vers le ciel. Elle s’y engage par la foi, réalisant sa position comme maison de Dieu et rendant fidèlement son témoignage vis-à-vis du monde en marchant dans la lumière. N’oubliez pas les caractères de cette famille de la foi, retirée de ce monde encore souillé du sang d’Abel, apparemment sans défense face à la violence des hommes impies, mais assurée d’une ressource divine, qui peut être aussi la vôtre : « Alors on commença à invoquer le nom de l’Éternel ».

D’après la Bonne Nouvelle 1978

BERACA 12 : LES CONFIDENTS DE DIEU

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BERACA 12 :
Les confidents de Dieu

 

Les Saintes Écritures mentionnent plusieurs hommes qui ont connu une relation intime avec Dieu. Une chose particulière les caractérisa, en ce que Dieu leur révéla « les choses à venir » (Héb. 11. 20). Ce fut le cas de Noé et des patriarches, Abraham, Isaac et Jacob. À leur suite, nous trouvons Moïse, Josué, Samuel, David, Ésaïe, Jérémie, Daniel. En fait, nous pourrions citer chacun des prophètes de l’Éternel qui ont parlé et écrit de Sa part.

Noé : « Dieu… a préservé Noé, lui huitième, prédicateur de justice, quand il fit venir le déluge sur un monde d’impies » (2 Pier. 2. 5).
« Et l’Éternel vit que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toute l’imagination des pensées de son cœur n’était que méchanceté en tout temps. Et l’Éternel se repentit d’avoir fait l’homme sur la terre, et il s’en affligea dans son cœur. Et l’Éternel dit : J’exterminerai de dessus la face de la terre l’homme que j’ai créé, depuis l’homme jusqu’au bétail, jusqu’aux reptiles, et jusqu’aux oiseaux des cieux, car je me repens de les avoir faits. Mais Noé trouva grâce aux yeux de l’Éternel » (Gen. 6. 5 à 8).
« Et Dieu dit à Noé : La fin de toute chair est venue devant moi, car la terre est pleine de violence à cause d’eux ; et voici, je vais les détruire avec la terre. Fais-toi une arche de bois de gopher. Tu feras l’arche avec des loges, et tu l’enduiras de poix en dedans et en dehors. Et c’est ainsi que tu la feras : la longueur de l’arche sera de trois cents coudées, sa largeur de cinquante coudées, et sa hauteur de trente coudées. Tu feras un jour à l’arche, et tu l’achèveras en lui donnant une coudée d’en haut ; et tu placeras la porte de l’arche sur son côté ; tu y feras un étage inférieur, un second, et un troisième. Et moi, voici, je fais venir le déluge d’eaux sur la terre, pour détruire de dessous les cieux toute chair en laquelle il y a esprit de vie ; tout ce qui est sur la terre expirera. Et j’établis mon alliance avec toi, et tu entreras dans l’arche, toi, et tes fils et ta femme et les femmes de tes fils avec toi. Et de tout ce qui vit, de toute chair, tu feras entrer dans l’arche deux de chaque espèce, pour les conserver en vie avec toi ; ce seront le mâle et la femelle » (v. 13 à 19). « Et toi, prends de tout aliment qui se mange, et tu en feras provision près de toi ; et cela vous sera pour nourriture, à toi et à eux. Et Noé le fit ; selon tout ce que Dieu lui avait commandé, ainsi il fit » (v. 21 et 22).
Environ mille cinq cent cinquante ans s’étaient écoulés depuis la chute en Éden. L’état moral des hommes était devenu tel que Dieu doit les exterminer, ainsi que les bêtes, de dessus la surface de la terre. Dans ce contexte, si Noé est appelé un homme « juste », « parfait » par rapport à ceux de son temps (Gen. 6. 9), ce ne sont pas ses mérites, mais la grâce de Dieu qui va l’épargner : « Noé trouva grâce aux yeux de l’Éternel » (v. 8). Dieu lui fait connaître Ses pensées et lui donne Ses instructions. « Le secret de l’Éternel est pour ceux qui le craignent » (Ps. 25. 14). Aux instructions de son Dieu, Noé répond par l’obéissance de la foi.
« Par la foi Noé, divinement averti… craignit et construisit une arche pour la sauvegarde de sa famille » (Héb. 11. 7). La parole de Dieu lui suffisait, elle lui montrait que le jugement allait venir et il obéit. Il construisit l’arche, et par elle condamne le monde. Chaque poutre façonnée et transportée, chaque planche ajoutée, devait dire à ses contemporains que le jugement approchait. Et tant que dura la construction, la patience de Dieu attendait (1 Pier. 3. 20). Mais combien ont profité de ce message visible et probablement audible ? En dehors de la famille de l’homme de foi, apparemment personne ! Les fidèles avertissements du « prédicateur de justice », qu’ont-ils rencontré – sinon de l’indifférence ou des moqueries ? Aujourd’hui, ils sont nombreux, les moqueurs qui ne croient ni au retour du Seigneur ni au jugement (2 Pier. 2. 5 ; 3. 3 à 6). Ils considèrent l’histoire du déluge comme étant une légende. Noé était un homme juste et agissait selon la pensée de Dieu ; il pratiquait la justice. Pour cela, il faut avoir la vie de Dieu. Dans le Nouveau Testament, un juste est celui que Dieu a justifié. Dieu ne voit plus aucun péché sur lui, en vertu de l’œuvre de Christ – « étant justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le christ Jésus » (Rom. 3. 24). Si Dieu agit d’une telle façon envers le pécheur repentant, alors en retour, le croyant doit pratiquer la justice. Marcherons-nous « dans les sentiers de justice, à cause de son nom » (Ps. 23. 3) ? Sans le secours de Dieu, cela est impossible ! David a écrit : « Il me fait marcher ». La force vient de Dieu ! En gardant une communion constante avec le Seigneur, en n’attristant pas le Saint Esprit, les enfants de Dieu sont gardés dans le sentier de la justice pratique. Dans cette sphère intime avec Dieu, nos pensées et nos actions seront en accord avec Sa volonté.
Jour après jour, en s’approchant du chantier, Noé a dû dire à ses fils et probablement à ceux qui ont travaillé pour lui : Dieu a dit : trois cents coudées de long, cinquante de large et trente de haut. Et pour nous, à qui Dieu n’a rien caché des choses à venir, sommes-nous enracinés et fondés dans l’amour ? « afin que nous soyons capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur et la profondeur et la hauteur – et de connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance ; afin que nous soyons remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu » (Éph. 3. 18). Dieu n’a rien caché à Noé de ce qu’Il allait faire envers une humanité corrompue. Mais Il lui a donné le moyen de salut : l’arche, précieux type de Christ. Dieu a sauvé du jugement la famille de Noé, la protégeant dans l’arche ; Dieu met à l’abri du jugement tous ceux qui croient en Son Fils mort et ressuscité. Par Sa grâce, le croyant est sauvé, merveilleux don de Dieu !
« Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier gît dans le méchant ». Nous savons aussi « que le Fils de Dieu est venu, et il nous a donné une intelligence afin que nous connaissions le Véritable, et nous sommes dans le Véritable, c’est-à-dire dans son Fils Jésus Christ » (1 Jean 5. 19 et 20). Si Dieu a révélé à Noé Ses pensées à l’égard du monde, Il nous les a aussi révélées, à nous, présents sur la scène, à la veille du retour de Jésus-Christ. C’est pourquoi nous sommes invités à garder « les paroles de la prophétie ». (Apoc. 22. 7).

 

LE CRI

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LE CRI

 

UN CRI DE DÉTRESSE ET UN CRI DE JOIE

« Le Christ, durant les jours de sa chair, ayant offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver [hors] de la mort, [a été] exaucé à cause de sa piété » Héb. 5. 7.
« Vous avez reçu l’Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba, Père ! » Rom. 8. 15.

On a tellement de raisons de crier à Dieu ! Jésus, cloué sur la croix, crie à Dieu. Son cri n’est pas un cri de protestation. C’est un cri qui exprime Sa douleur dans l’abandon dont Il est l’objet de la part de Son Dieu : « Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m‘as-tu abandonné ? ». Ce sont les même paroles qui ouvrent le Psaume 22, de David qui, bien longtemps auparavant, prophétisait au sujet des souffrances de Jésus. Le psalmiste ajoute : « … [te tenant] loin de mon salut… Mon Dieu ! je crie de jour, mais tu ne réponds pas ».
L’évangéliste Luc raconte que Jésus, alors tout près de la mort, « … ayant crié d’une voix forte… dit : Père ! entre tes mains je remets mon esprit. Ayant dit cela, il expira » (Luc 23. 46). Cette fois, ce n’est plus l’invocation douloureuse du Fils abandonné, c’est le cri de la fin : l’œuvre est accomplie. C’est un cri d’autorité et en même temps le cri de Celui qui s’abandonne totalement à Dieu.
Nous, chrétiens, grâce au cri déchirant de Jésus sur la croix, nous pouvons crier au même Dieu, mais dans un état d’âme bien différent. Ayant reçu l’Esprit d’adoption, nous crions : « Abba, Père ! ». Ces deux termes que nous pouvons employer pour crier à voix haute à notre Dieu, ne sont pas tout à fait les mêmes. « Abba » signifie « papa » et c’est le terme le plus intime, celui que les enfants emploient en toute simplicité et confiance. « Père », c’est plutôt le terme que nous employons à l’âge mûr, quand nous prenons notre place dans la famille et que nous exprimons ainsi que nous prenons conscience d’une relation familiale avec des rôles différents.
Le cri du croyant, c’est celui de la joie de celui qui connaît Dieu comme « Abba » et comme « Père ».

UN CRI D’APPEL ET UN CRI D’AVERTISSEMENT

« Le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel » 1 Thess. 4. 16.
« Une voix dit : Crie… [crie] que toute chair est de l’herbe, et toute sa beauté comme la fleur des champs. L’herbe est desséchée, la fleur est fanée ; car le souffle de l’Éternel a soufflé dessus… L’herbe est desséchée, la fleur est fanée, mais la parole de notre Dieu demeure à toujours » És. 40. 6 à 8.

La Bible nous parle des cris de Jésus sur la croix, et aussi des cris de joie du croyant qui, sauvé par le sacrifice de Jésus, peut maintenant s’exclamer à haute voix : « Abba ! Père ! ».
Mais il y a un autre cri que tout croyant attend, veillant comme une sentinelle à l’approche du matin, afin d’être prêt pour ce moment. Ce cri sera le signe de quelque chose d’extraordinaire qui est près d’arriver.
L’apôtre Paul, dans sa lettre aux croyants de Thessalonique, décrit d’une manière impressionnante ce que sera le retour du Seigneur Jésus : « Le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront en premier lieu ; puis nous, les vivants qui restons, nous serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées, à la rencontre du Seigneur, en l’air : et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur ».
Le cri de commandement réveillera du sommeil de la mort tous les croyants endormis, de tous les temps, les « morts en Christ », qui ressusciteront. La « voix de l’archange » appellera les croyants vivant sur la terre à ce moment-là. La « trompette de Dieu » les rassemblera tous ensemble pour aller à la rencontre du Seigneur. C’est l’appel qui nous ouvrira les portes de la maison du Père !
Dans le verset tiré du prophète Ésaïe, une voix invite le prophète à crier que « toute chair est de l’herbe, et toute sa beauté comme la fleur des champs ». Là, c’est le cri d’un homme, adressé à d’autres humains. Chaque croyant doit rappeler à son prochain une vérité irréfutable, même s’il doit élever la voix pour se faire entendre : l’homme est fragile et sans force, comme l’herbe ou la fleur des champs, alors que la Parole de Dieu est invincible et demeure à toujours. Il est de toute importance que nous soyons rendus sensibles à la dimension spirituelle et éternelle de la vérité, en nous préparant à rencontrer Dieu.

D’après « Il buon seme » février 2023

 

L’APPEL CÉLESTE

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 « J’ai été saisi par le Christ… je fais une chose : oubliant ce qui est derrière et tendant avec effort vers ce qui est devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus. » Phil. 3. 12 à 14.

 

L’APPEL CÉLESTE

 

« L’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus », c’est l’appel « d’en haut ». Paul désirait être rendu semblable à Christ tout de suite, et pas seulement après sa mort ; il voulait déjà maintenant être rendu conforme à l’image du Fils de Dieu qui est dans la gloire.
Le Fils de Dieu façonnait la vie de Paul jour après jour, et lui ne faisait que poursuivre sa course. Ce n’était pas seulement en sa qualité d’apôtre, mais en tant que chrétien, que Paul avait communion avec les souffrances de Christ et était rendu conforme à Sa mort (v. 10). Tout croyant devrait faire comme lui.
La connaissance de l’excellence de Christ a-t-elle rempli notre cœur tout entier ? Si nous nous contentons de savoir que nos péchés sont pardonnés, sans nous attacher de cœur à notre Sauveur et Seigneur, nous serons remplis d’’anxiété, préoccupés par nos occupations et par les mille vanités de la vie quotidienne ; et nous risquerons de succomber aux tentations.
Mais si nos yeux regardent à Lui seul, notre cœur se détachera des choses terrestres pour s’attacher à Lui, et nous aurons la force et l’énergie pour surmonter toutes les difficultés que nous rencontrerons dans notre course ici-bas.
« Courons avec patience la course qui est devant nous, les yeux fixés sur Jésus » (Héb. 12. 1).

D’après « Il buon seme » février 2023

 

QU’EST-CE QUE LA REPENTANCE ?

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« La bonté de Dieu te pousse à la repentance » (Rom. 2. 4).
« En effet, la tristesse qui est selon Dieu produit une repentance salutaire dont on n’a pas de regret, mais la tristesse du monde produit la mort » (2 Cor. 7. 10).
« J’ai enseigné, publiquement et dans les maisons, en insistant… sur la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus Christ » (Act. 20. 20 et 21).

 

QU’EST-CE QUE LA REPENTANCE ? (2)
Croire en Jésus, c’est lui faire confiance

 

La repentance n’est pas la pénitence, qui est une souffrance volontaire, une punition que l’on s’impose parce qu’on a péché. Ce n’est pas le remords. Le remords me fait regretter les conséquences de mes actes ; par la repentance je regrette les actes eux-mêmes.
La repentance n’est pas non plus l’auto-condamnation. Il est possible de se haïr à cause de ses fautes, mais la condamnation de soi-même ne fait qu’ouvrir davantage les blessures de la culpabilité et du désespoir.
C’est notre péché que nous devons haïr, et non notre personne. Détestez vos mauvaises manières d’agir, vos pensées superficielles, vos passions coupables, vos mensonges, votre convoitise, mais ne vous haïssez pas vous-même, vous qui avez été créé à l’image de Dieu.
Alors, qu’est-ce que la repentance  ?
– Une conviction de péché, comme un panneau qui nous dit : Tu es sur la mauvaise voie, arrête, regarde, écoute, change de direction !
- Un sentiment de tristesse qui ne nous pousse pas vers la mort, mais vers la vie, car il s’accompagne du désir d’arrêter de mal faire.
- Un changement dans notre esprit, notre attitude et notre manière d’agir. Nous sommes d’accord avec Dieu : nous méritons sa condamnation ; et nous nous tournons vers lui, nous confiant en sa bonté et son pardon.
C’est la bonté de Dieu qui nous pousse à la repentance, elle va de pair avec la foi au Seigneur Jésus Christ. Mais ce n’est pas la repentance qui nous sauve, ni même la foi, c’est Jésus.
Nous avons vu la nécessité de se repentir pour connaître une nouvelle relation avec Dieu. Dans le verset cité en en-tête, l’apôtre Paul parle de la repentance envers Dieu et de la foi en notre Seigneur Jésus Christ.
Que signifie croire en Jésus  ? C’est déjà croire qu’il est celui qu’il a déclaré être, le Messie, le Fils de Dieu. C’est croire aussi que par sa mort sur la croix, il nous délivre de nos péchés. Croire en Jésus, c’est aussi lui faire confiance.
Imaginez que vous vous trouviez au sommet d’une haute falaise et que vous trébuchiez. En tombant, vous apercevez une racine incrustée au bord de la falaise, suffisamment solide. Comment peut-elle vous sauver  ? Si vous êtes persuadé qu’elle peut vous retenir, mais si vous ne tendez pas la main pour l’attraper, vous êtes perdu. Si, en revanche, vous doutez de la solidité de la racine, mais si vous tendez quand même le bras et vous vous y agrippez, vous êtes sauvé. Ce qui vous sauve, ce n’est pas la grandeur de votre foi, mais la solidité de celui à qui vous faites confiance.
Saisissez la main de Jésus. Pour cela, vous n’avez pas besoin d’attendre que tous vos doutes et vos peurs aient disparu. La foi commence lorsque vous rejetez ce en quoi vous aviez placé votre confiance, pour vous tourner vers Jésus et lui dire : Seigneur, sauve-moi. Et il le fera.

D’après la Bonne Semence Mars 2023

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CHERCHEZ CE QUI EST EN HAUT !

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« Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez ce qui est en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu » Col. 3. 1.

 

CHERCHEZ CE QUI EST EN HAUT !

 

Au moment de notre conversion, nous avons vécu un changement de position. Nous n’appartenons plus au monde sans Dieu qui nous entoure, mais nous sommes désormais en relation avec la sphère céleste. L’apôtre Paul fait allusion à ce changement fondamental que Dieu a accompli : « Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ ».
Le mot « si » ne signifie pas qu’il soit possible que cela soit vrai ou pas. Paul présente notre position chrétienne en relation avec cette nouvelle sphère comme étant un fait bien défini, en sorte qu’il en résulte des effets pratiques dans notre vie quotidienne : « Cherchez les choses qui sont en haut », là où Christ se trouve. Nous devons diriger les regards de notre être intérieur vers la sphère céleste, afin que cela influence notre manière de vivre.
Christ à la droite de Dieu est le centre et le foyer de lumière du ciel, sur lequel il est nécessaire que nous fixions nos yeux par la foi, car Il est digne de toute notre attention.
Si nos affections se portent sur Christ dans le ciel, nous désirerons vivre sur la terre d’une manière qui Lui plaise. Au lieu de suivre les opinions du monde sur les choses de cette vie, nous demanderons au Seigneur Jésus quelle est Sa pensée sur ces choses. D’un côté, nous trouvons dans la Bible des directives pour notre vie chrétienne, de l’autre, si nous restons dépendants du Seigneur, nous découvrirons de quelle manière Il veut nous conduire dans nos circonstances individuelles.

D’après « The Good Seed » janvier 2023

 

TRADUCTIONS DE FEUILLETS (40)

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TRADUCTIONS DE FEUILLETS (40)

 

 

« Que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur afin de lui plaire à tous égards » Col. 1. 9 à 10.

PENSÉES

Ce que tu seras demain dépend des choix que tu fais aujourd’hui.

Nous avons la véritable paix, non pas quand il n’y a pas de guerre, mais quand nous sommes en paix avec Dieu.

Ce que nous sommes, vous et moi, nous le sommes par la grâce de Dieu. La vie du croyant commence avec la grâce de Dieu, se poursuit avec la grâce, se termine avec la grâce.

Si nous vivons avec le Seigneur, nous ne ressemblerons pas au monde.

Le meilleur endroit pour témoigner pour Christ, c’est l’endroit où Dieu nous a placés.

Un cœur qui bat pour le Seigneur, sera aussi sensible pour ceux que le Seigneur aime.

Quand le doigt de Dieu vous montre quelque chose, Sa main aplanira aussi le chemin pour vous.

Dès que nous reconnaissons notre faiblesse, nous laissons de la place dans notre vie pour la puissance de Dieu.

Ne mettez pas un point d’interrogation quand Dieu a mis un point final.

Celui qui avance avec Dieu trouvera aussi son chemin dans l’obscurité.

La foi véritable peut renoncer à beaucoup de choses – sauf au Seigneur et à sa Parole.

Les épreuves sont le terrain fertile sur lequel la foi se développe.

D’après Näher zu Dir décembre 2022

 

 

« Nous, nous prêchons Christ crucifié, pour les juifs occasion de chute, pour les nations folie ; mais pour ceux qui sont appelés, aussi bien juifs que grecs, Christ la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu » 1 Corinthiens 1. 23 et 24.

LE MESSAGE DE LA CROIX

Au-dessus de la porte d’une église se trouvait le verset biblique : « Nous prêchons Christ crucifié ». Au cours du temps, le lierre a poussé sur la façade et a d’abord couvert les deux derniers mots. On lisait encore : « Nous prêchons Christ ». Quelque temps plus tard, on ne pouvait plus lire que : « Nous prêchons ». Enfin, l’inscription n’était plus visible. Aujourd’hui, le bâtiment est en ruines, envahi par la végétation.
Cet édifice illustre une aberration dans la proclamation de l’évangile. Si l’on garde le silence sur la croix où Jésus-Christ est mort pour les pécheurs, l’appel à la repentance et à la conversion manque souvent. Seul Jésus est mentionné, qui a vécu comme un homme bon et sert donc de modèle. L’accent est de plus en plus mis sur un évangile social – l’évangile de prospérité – qui vise à améliorer les conditions de vie des personnes défavorisées. Finalement, même le nom de « Christ » a disparu. On ne parle que de Dieu, de l’homme et de la nature.
Mais sans la croix sur laquelle Jésus-Christ est mort pour les coupables, il n’y a ni salut en ce qui concerne le jugement, ni vie éternelle. Jésus Christ devait mourir pour que nous puissions être sauvés du jugement et prêts pour le ciel, par une foi personnelle en Lui. Jésus Christ, le Sauveur mort et ressuscité, est le seul chemin vers Dieu.
« La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui obtenons le salut, elle est la puissance de Dieu » 1 Corinthiens 1. 18.

D’après Näher zu Dir mars 2023

 

 

« Moi, je suis le bon berger. Le bon berger laisse sa vie pour les brebis » Jean 10. 11.

QUI EST PRÊT À DONNER SA VIE POUR LES AUTRES ?

Je suis né en Afrique du Nord mais j’ai grandi en France. Extérieurement, j’appartenais à l’Islam, mais en réalité j’étais athée. Musicien passionné, j’ai joué de nombreux instruments et je composais des chansons.
Un jour, le directeur de ma maison d’édition musicale m’a suggéré d’écrire une comédie musicale. Quand j’ai quitté le bâtiment, il a commencé à pleuvoir et je me suis abrité sous un auvent pour examiner cette proposition. C’était l’auvent d’une église. En entrant, mon regard tomba sur la représentation d’une personne tenant un agneau dans les bras.
En dessous de cette image était écrit sur une plaque : « Le bon berger donne sa vie pour les brebis. » Cela m’a fait réfléchir et je me suis demandé :  Qui est prêt à donner sa vie pour les autres ?
Un pasteur était dans l’église, alors je lui ai demandé de me raconter l’histoire de ce tableau. Il m’a donné les quatre évangiles à lire. J’ai ensuite écrit une comédie musicale sur la vie de Jésus, mais elle n’a jamais été publiée. Apparemment, c’était trop risqué pour mon éditeur.
Mais pour moi cela a été une bénédiction, car maintenant Jésus était entré dans ma vie. J’ai arrêté de boire et de fumer. J’en avais assez de rester assis dans des bars pendant des heures ou de faire la fête. J’avais plutôt envie de retourner en Afrique du Nord et de parler de Jésus à ma femme, Nora. Elle aussi est venue à la foi en Jésus-Christ – également parce qu’Il avait répondu à ses prières.
Maintenant, nous servons le Seigneur ensemble et composons des cantiques à la gloire de Dieu, en langue berbère, ainsi qu’en arabe et en français.
Rafic

D’après die gute Saat mars 2023

 

 

« Je rechercherai Dieu… qui fait de grandes choses qu’on ne peut sonder, des merveilles à ne pouvoir les compter » Job 5. 8 et 9.

UNE CRÉATURE MYTHIQUE ?

L’animal pond des œufs, mais n’a qu’un seul orifice de sortie commune pour le tube digestif et la ponte. Il a le sang-froid comme un reptile, c’est-à-dire que sa température corporelle n’est que peu régulée ; il a des poils et – comme un mammifère – des glandes mammaires, avec lesquelles il allaite ses petits ; et il a un bec corné comme le canard, mais dont la surface est comme un cuir de vache lisse. Il a une queue pour ramer, épaisse comme celle d’un castor, des pattes palmées comme un canard et des électro-récepteurs pour suivre sa proie. Il a également un éperon venimeux sur sa patte arrière, qui contient du venin semblable à celui d’un serpent.
Non, ce n’est pas une créature mythique – c’est l’ornithorynque. Il vit en Australie et préfère les eaux propres, calmes ou courantes. Cet animal ne peut être attribué à aucune famille d’animaux et il n’est pas non plus possible de tirer des conclusions fiables sur son ascendance. On l’appelle donc un fossile vivant. Ses caractéristiques sont évidemment composées d’un système modulaire. Il y a donc là une énigme. La science est perplexe ici. Charles Darwin a écrit à propos de cet animal dans son journal : « Si quelqu’un ne croit que son propre esprit, il pourrait s’exclamer : certainement deux créateurs différents doivent avoir été à l’œuvre ici ».
Non, c’est un Créateur, le Dieu vivant, qui a créé cet animal. Dieu est libre de combiner Sa créativité comme bon Lui semble. Il a créé les animaux « selon leur espèce », comme le dit à plusieurs reprises le récit biblique de la création. Nous pouvons dire avec David : « Tes œuvres sont merveilleuses et mon âme le sait très bien » (Psaume 139. 14).

D’après die gute Saat mars 2023

 

 

« Regarde vers les cieux, et compte les étoiles, si tu peux les compter » Genèse 15. 5.

REGARDER LES ÉTOILES

Le physicien théoricien et astrophysicien britannique Stephen Hawking (1942-2018) a consacré sa vie à tenter de percer les mystères de l’univers. Il a dit un jour : « Mon objectif est simplement d’avoir une compréhension complète de l’univers… de comprendre pourquoi il est comme il est et pourquoi il existe ».
Malheureusement, ce scientifique avec son esprit aiguisé comme un rasoir a complètement rejeté cette croyance. En 1963, Hawking a reçu un diagnostic de SLA, une maladie dégénérative du système nerveux moteur. Depuis 1968, il était en fauteuil roulant, en 1985, il a perdu la capacité de parler et a utilisé un ordinateur vocal pour la communication orale. Lorsque Hawking est mort à Cambridge, le 14 mars 2018, à l’âge de 76 ans, il n’avait pas encore réussi à percer les mystères de l’univers. Il a demandé à tout le monde de faire de même : Regardez les étoiles et non vos pieds. Essayez de donner un sens à ce que vous voyez et demandez-vous pourquoi l’univers existe. Soyez curieux !
La Bible nous demande aussi de lever les yeux, mais avec des motifs bien différents. « Levez vos yeux en haut et voyez ! Qui a créé ces choses ? » (És. 40. 26). La gloire de Dieu est visible dans la création. Dieu nous invite à nous tourner vers Lui, car il n’est pas seulement le Dieu créateur, mais aussi le Dieu sauveur : « Tournez-vous vers moi, et soyez sauvés » (És. 45. 22). Être sauvé, c’est être libéré de notre culpabilité et de tout ce qui obscurcit notre vision. Lorsque nous croyons que le Seigneur Jésus a porté nos péchés, non seulement nous nous émerveillons de la beauté du ciel, mais nous nous émerveillons de connaître Celui qui a tout créé.

D’après die gute Saat mars 2023

 

 

« Deux hommes s’entretenaient avec lui (Jésus) : c’étaient Moïse et Élie qui, apparaissant en gloire, parlaient de sa mort qu’il allait accomplir à Jérusalem » Luc 9. 30 et 31.

PARLER DE LA MORT DE CHRIST

« Ils parlaient de sa mort qu’il allait accomplir ». Quelles paroles ! Elles nous parlent de la proximité qu’il y a entre le Seigneur et les élus dans le royaume de la gloire. Comme il en était dans le jardin d’Éden au commencement, ensuite avec les patriarches, puis avec les disciples avec leur divin Maître dans la période des Évangiles, il en sera de même dans les temps de la gloire : il y aura une intimité personnelle entre le Seigneur et les Siens, ce qui est exprimé par le fait qu’ils parlaient ensemble, comme Dieu parlait avec Abraham.
Mais nous avons aussi le sujet de leur conversation : c’était Sa mort, un thème bien digne de toucher ces croyants. Nous pouvons bien en parler tous les dimanches dans la lumière de la résurrection, puisque les rachetés, dans les cieux, en parlent dans la lumière de la gloire. Car c’est ce fait, ce grand mystère, qui sera célébré éternellement, parce qu’il se montre comme étant le pilier de la création de Dieu.
De plus, nous apprenons un fait de poids en relation avec ce sujet : c’est que cette mort devait être accomplie – ce qui signifie le caractère final et parfait de la manière dont cette mort de l’Agneau de Dieu devait se produire à Jérusalem. Elle devait être empreinte de solennité, afin que rien de ce qui était dans le conseil de Dieu ne soit laissé sans être produit et assuré.

D’après The Lord is near juillet 1979

 

 

« Ce que l’œil n’a pas vu, que l’oreille n’a pas entendu, et qui n’est pas monté au cœur de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment, Dieu nous l’a révélé par son Esprit » 1 Corinthiens 2. 9 et 10.

LA LUMIÈRE DE LA PAROLE DE DIEU

J’ai vu récemment une démonstration de la lumière noire. Les pierres employées pour cela avaient l’air très communes, et sans valeur sous la lumière ordinaire, mais un changement extraordinaire se produisit quand la lumière ordinaire fut éteinte et la lumière noire allumée. Soudain ces pierres sans valeur se mirent à briller et produisirent des éclats de couleur qui demandaient à être vus de près.
J’ai pensé : – Comme cela ressemble à la Parole de Dieu ! Quand l’homme, dans son état naturel et sa compréhension ordinaire, la regarde, elle lui apparaît souvent comme une pierre grise et sans éclat. Elle peut tout juste servir à appuyer un point dans une discussion – ou à être lue pour s’encourager dans une période de dépression – mais pas beaucoup plus. A moins qu’une lumière nouvelle ne brille – la lumière du Saint Esprit éclairant le cœur – « Dieu… qui a fait briller sa lumière dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ » (2 Cor. 4. 6) – la Bible n’a pas d’intérêt. Mais par la repentance envers Dieu et la foi au Seigneur Jésus Christ, l’homme devient un homme spirituel. Il commence alors à voir la Bible sous un jour nouveau, et elle devient pour lui vivante et rayonnante. Il prend l’attitude du prophète Jérémie, qui disait : « Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur. Car je suis appelé de ton nom, ô Éternel » (Jér. 15. 16). Il se fait l’écho de la déclaration du patriarche Job : « J’ai serré par devers moi les paroles de sa bouche plus que le propos de mon propre cœur » (Job 23. 12).
L’apôtre Paul résumait cela dans le verset ci-dessus. Lire la Parole de Dieu à la lumière de l’Esprit de Dieu nous permettra de voir la vie dans une lumière différente. Nous verrons des choses complètement inconnues pour l’homme naturel – des réalités et des bénédictions spirituelles réservées seulement à ceux qui connaissent Christ comme leur Sauveur et Seigneur.

D’après The Lord is near juillet 1979

 

 

« Qui poursuit la justice et la bonté trouvera la vie, la justice, et la gloire » Proverbes 21. 21.

« Si l’on couche à deux, on a de la chaleur ; mais celui qui est seul, comment aura-t-il chaud ? » Éccl. 4. 11.

RÉCHAUFFER ET ÊTRE RÉCHAUFFÉ

Un voyageur se trouva dans les montagnes dans un blizzard par un jour de grand froid. Il était encore loin de son but, et à mesure que le temps passait, il sentait la fatigue l’envahir. Mais il savait que s’il s’asseyait et s’endormait, il succomberait à la mort, gelé. Aussi il continua à marcher avec énergie. Alors qu’il était presque épuisé, il ressentit sous ses pieds, en travers de la route, quelque chose de dur couvert de neige. Après avoir poussé la neige de côté, il découvrit le corps gelé d’un jeune homme. Au lieu de s’asseoir, il commença immédiatement à masser le corps qui paraissait sans vie. Il le prit dans ses bras, ouvrit ses propres vêtements et ceux du jeune homme et se mit à masser la poitrine et les bras qui étaient raidis et gelés. Après de longs efforts, il vit que la vie revenait au corps gelé. Un homme avait été sauvé de la mort ! – mais aussi, lui-même s’était réchauffé par cet exercice. Il avait retrouvé de la force et de l’énergie. Sans cela, il aurait bien pu périr, lui aussi.
Beaucoup d’humains, autour de nous, sont près de la mort éternelle. Qui s’en soucie ? Une chose est certaine : Dieu les aime tous et désire les sauver. Mais « j’entendis la voix du Seigneur qui disait : qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? » (És. 6. 8). – Dieu peut se servir de ceux qui ont apprécié l’amour du Sauveur pour eux-mêmes. Mais si, comme enfants de Dieu, nous vivons de manière égoïste, nous deviendrons toujours plus froids, pour finir raides et formalistes.
Agissons avec courage avec ceux que nous rencontrons, où que ce soit. Nous nous réchaufferons nous-mêmes. La joie du Seigneur croîtra en nous, l’amour pour Lui s’approfondira, la vie divine se fortifiera, et le Seigneur sera honoré.

D’après The Lord is near août 1979

 

 

« Il n’y a pas de juste, non pas même un seul ; il n’y a personne qui ait de l’intelligence, il n’y a personne qui recherche Dieu… il n’y en a aucun qui pratique la bonté… pas même un seul » Romains 3. 11 et 12.

LE VIRUS DE L’ORDINATEUR

L’ordinateur, cette machine qui dévore avidement l’information à une vitesse phénoménale, l’analyse, la compare, la calcule, et fait apparaître ses résultats sur-le-champ – qui pourrait s’en passer maintenant ? Cependant, si, par malveillance, un programme pirate y est infiltré, le contenu entier peut être détruit, et l’ordinateur n’obéit plus à son maître.
Cela n’est-il pas une illustration de ce à quoi ressemble l’homme ? Il est le chef-d’œuvre de Dieu le Créateur. Il peut penser, concevoir, choisir, construire, et aimer. Mais tout comme un ordinateur infesté par un virus, notre être intérieur n’est plus capable de produire ce qui plaît à Dieu, ce qui est bon, vrai et acceptable ; il succombe à l’égoïsme, à l’orgueil et à la convoitise. Nous, qui étions créés pour servir et honorer notre Créateur, avons été contaminés par le virus du péché, et le jugement final de Dieu, c’est : « Il n’y a pas de différence, car tous ont péché » (Rom. 3. 22 et 23).
Tout comme l’utilité de l’ordinateur ne peut être retrouvée sans l’expertise d’un spécialiste compétent, la seule solution pour nous, pécheurs, consiste à nous reconnaître comme tels et à nous placer dans les mains de Dieu. Il nous fait don, alors, d’une vie nouvelle, celle de Jésus Christ.

D’après the good Seed février 2023

 

 

« Il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille, qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu » Marc 10. 25.

MÉTAPHORE

Les juifs comprenaient la métaphore : « le trou d’aiguille » signifiait la plus petite ouverture possible. Si le talmud de la loi juive indiquait que quelque chose était impossible, il employait cette expression : aucun éléphant ne pourrait passer par un trou d’aiguille. Aussi, Jésus, de même, a employé cette image pour exprimer une impossibilité.
Tout le monde ne peut pas entrer simplement dans le royaume de Dieu. Nous devons remplir les conditions requises. Un « riche », ici signifie quelqu’un dont le cœur est attaché à sa richesse et s’y confie complètement ; il manque donc à remplir ces conditions. Il est clair que Jésus ne voulait pas parler de ceux qui possèdent des richesses terrestres, mais de ceux dont le cœur est attaché aux richesses ou autres choses semblables.
Un prédicateur du 19ème siècle a écrit : Nombreux sont ceux qui veulent être assurés quant à la vie éternelle, mais qui ne veulent pas ce qui est nécessaire pour garder cette assurance, c’est-à-dire de vivre par la grâce. Et cela se vérifie pour beaucoup.
Nous ne pouvons pas poursuivre et servir en même temps deux choses incompatibles : Dieu et Mammon, la grâce et nos propres mérites, le ciel et le monde. Si quelqu’un n’ouvre pas son cœur à la grâce de Dieu et lui fait entièrement confiance, renonçant à tout autre appui et toute autre idole, il n’aura pas une foi vivante.
Tous ceux qui viennent à Dieu avec foi ont passé par le trou d’aiguille. Tout ce qu’ils sont et ce qu’ils ont a perdu tellement de valeur pour eux qu’ils ne s’appuient que sur la grâce de Dieu. Le royaume de Dieu est un royaume spirituel dans lequel nous ne pouvons entrer qu’en nous rejetant complètement dans les bras du Sauveur : Jésus Christ.

D’après the good Seed mars 2023

 

 

« Prépare-toi à rencontrer ton Dieu » Amos 4. 12.

FIN TRAGIQUE

Un jeune homme d’environ vingt-cinq ans entreprit, de son propre chef, une aventure dangereuse dans la région du fleuve Hay, au Canada. Et ce fut une tragédie. Quelque temps après, une troupe de montagne découvrit son cadavre dans un abri solitaire. Sa main amaigrie était posée sur une lettre qu’il avait écrite à sa mère quand il était déjà épuisé dans ses dernières heures. Le message touchant était : Le soleil brille, Maman, mais je suis gelé. Je peux marcher un peu, mais c’est tout. Je n’ai plus de forces, car je n’ai plus rien mangé depuis longtemps. Je n’ai vu personne depuis quarante jours. J’ai quelques journaux avec moi, mais les nouvelles n’ont pas de sens. J’ai aussi des cartes, mais ce n’est rien dans ma solitude. La seule chose qui me trouble, c’est : Dieu pardonnera-t-Il mes péchés ?
Que c’est terrible : Plus de forces, plus d’espoir, la solitude et la crainte ! Le jeune homme n’avait rien pour l’encourager, il ne pouvait pas se débarrasser de la pensée qu’il allait bientôt quitter ce monde pour toujours.
La Bible donne la réponse à sa dernière question : Quiconque confesse sincèrement ses péchés et, par la foi, se repose sur Jésus Christ et Son œuvre d’expiation, reçoit le pardon de ses péchés. Il est alors prêt à rencontrer Dieu.
« Je t’ai fait connaître mon péché, et je n’ai pas couvert mon iniquité ; j’ai dit : Je confesserai mes transgressions à l’Éternel ; et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché. » (Ps. 32. 5).

D’après the good Seed mars 2023

 

 

« Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles ; et toutes viennent du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ » 2 Corinthiens 5. 17 et 18.

RENOUVELLEMENT OU NOUVELLE CRÉATION ?

Beaucoup d’opposants à l’Évangile objectent que le christianisme n’a apporté ni paix ni justice sociale sur la terre, qu’il n’a pas amélioré le monde, pas plus que n’ont fait les autres religions.
Mais la Bible n’enseigne pas que l’Évangile doive transformer le monde ou produire une sorte de rénovation de l’humanité. Jésus Christ n’est pas venu pour « rénover » l’existence, mais pour faire « une nouvelle création », une œuvre spirituelle personnelle complètement nouvelle.
Dieu opère cette nouvelle création dans tous ceux qui croient au Seigneur Jésus. Ce n’est pas une création de nature physique, mais elle naît et se développe dans la vie intérieure de ceux qui croient. La confession sincère des péchés, et la foi inconditionnelle dans le sacrifice de Christ, font que Dieu considère le croyant comme un être nouveau, non plus marqué par le péché comme descendant d’Adam. De mort dans ses péchés, il devient vivant en Christ, né de nouveau (Jean 3. 7). Il peut alors faire les bonnes œuvres que le Seigneur a préparées pour lui (Éph. 2. 10). Le bien que les chrétiens font dans le monde est l’un des résultats de leur obéissance à Christ.
Dieu n’aide pas les êtres humains à s’améliorer, parce que leur nature est irrémédiablement caractérisée par le péché : tous méritent Son jugement. Dieu ne cherche pas à corriger le monde qui a refusé Christ, mais Il offre à chacun la vie éternelle (Jean 3. 16). Dieu donne ainsi à celui qui croit en Christ une nouvelle nature et l’Esprit Saint, qui l’instruit et le guide.

D’après il buon Seme février 2023

 

 

« L’Éternel répondit à Job :… Où étais-tu quand j’ai fondé la terre… sur quoi ses bases sont-elles assises, ou qui a placé sa pierre angulaire ? Ton regard a-t-il pénétré jusque dans les vastes espaces de la terre ? Dis-le, si tu connais tout cela » Job 38. 1 à 6 ; Job 38. 18.

À LA RECHERCHE DE NOS ORIGINES

Quand nous nous mettons à la recherche de nos origines, nous nous apercevons qu’une demande amène immédiatement une autre question : si l’homme est un produit du big bang comme certains scientifiques l’affirment, quelle est la cause première du big bang ?
Jacques Monod (biologiste et philosophe, prix Nobel de médecine), inaugurant son cours de biologie au Collège de France, a déclaré que l’homme est issu « par hasard » de l’univers matériel. Mais un physicien renommé, le professeur Kastler, lui aussi titulaire d’un prix Nobel, a affirmé : L’idée que l’univers soit né tout seul me semble absurde. Je ne conçois le monde qu’avec un Créateur, donc un Dieu. Un seul atome est tellement compliqué, tellement habilement structuré que le concept d’un univers matérialiste n’a aucun sens.
C’est donc avec plaisir que nous écoutons ce que le Créateur Lui-même a fait écrire dans la Bible à propos de Son œuvre : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre (Gen. 1. 1). « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et le firmament annonce l’œuvre de Ses mains » (Ps. 19. 1).
Mais nous écoutons aussi ce que Dieu fait annoncer dans Sa Parole : un jour « les cieux passeront avec un bruit strident, les éléments embrasés seront dissous, et la terre et les œuvres qui sont en elles seront brûlées entièrement » (2 Pier. 3. 10).
Entre ces deux évènements, d’une portée immense, s’inscrit l’histoire de chacun de nous, qui a un sens, et qui est pour la gloire de Dieu si nous voulons L’écouter et Le croire.

D’après il buon Seme mars 2023

BERACA 11: SUR LE CANTIQUE DES CANTIQUES

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BERACA 11

 Sur le Cantique des cantiques

– Chapitres 6 et 7

« En poursuivant dans le Cantique des Cantiques l’histoire des expériences de la fiancée, on voit que le but du bien-aimé est de la détourner de s’occuper d’elle-même. Pour atteindre ce but, Il lui montre que c’est lui-même qui prend plaisir à remarquer et à relever toutes les grâces qui sont en elle, et qu’il est ravi de celle qu’il se plait à appeler « mon amie, ma belle » (Cant. 2. 10 ; 6. 4). Ce sont les chapitres 6 et 7 qui traitent de cela, et le précieux résultat est visible à la fin du chapitre 7. Quand la fiancée a compris où se portent les affections du bien-aimé, que c’est elle-même qui en est l’objet, elle trouve le repos du cœur dans son amour. Alors, pour la troisième fois, elle donne essor au sentiment qu’elle éprouve : « Je suis à mon bien-aimé, et son désir se porte vers moi ». Ayant trouvé le bien-aimé, elle ne pense plus à sa joie à elle, mais elle se repose dans le fait que Lui a trouvé un trésor qui le satisfait : elle Lui appartient, elle est en Lui.

– Trois confessions

Les trois confessions que nous avons signalées présentent un progrès très remarquable dans la foi au Seigneur.

1) « Mon bien-aimé est à moi » (Cant. 2. 16). Précieuse découverte, en effet ! Mais peux-tu la conserver ? Hélas ! S’il s’agit de notre fidélité ou de notre capacité de retenir le Seigneur que nous avons trouvé, nous aurons tous à baisser la tête. Notre faiblesse, nos inconséquences, l’incrédulité du cœur naturel viennent remplir l’âme de crainte et de doute. Il est vrai que la seconde partie de la confession, « et je suis à lui », apporte quelque consolation, mais c’est toujours le doute qui prédomine parce que l’on s’occupe avant tout de soi-même.

2) « Je suis à mon bien-aimé » (6. 3). Ici, dans la deuxième confession, l’ordre est déjà inversé. Cela va bien ! Pourrait-il y avoir défaut de Son côté ? Impossible ! Voilà donc la certitude. Mais il est ajouté : « et mon bien-aimé est à moi ». C’est-à-dire qu’il faut pourtant qu’il y ait de la fidélité des deux côtés : tu es à Lui si toutefois tu Lui demeures fidèle, et que tu Le gardes pour toi ; peux-tu le faire ? En as-tu le pouvoir ? Te voilà de nouveau plongé dans la crainte et la perplexité en y pensant, parce que tu ne peux pas laisser de côté ta joie, tes sentiments, ni renoncer à toi-même. Tu n’as pas encore trouvé le véritable repos de l’âme. Il est nécessaire que tu entendes la voix du bon Berger, que tu goûtes ce que Son cœur à Lui exprime pour toi, afin que tu sois débarrassé de toi-même, et que tu trouves la paix.

3) « Je suis à mon bien-aimé » (7. 10). Les affections divines étant formées par la voix de grâce du bon Berger, le cœur témoigne alors d’une foi qui ne laisse plus de doute ni de crainte. Seras-tu à Lui pour toujours ? – Sans aucun doute, car Il ne change pas, Il aime parce que Dieu est amour. Mais es-tu véritablement l’objet de Ses affections ? Oui, car je le sais par Sa propre Parole.
Comme la bien-aimée, je l’ai lu dans Son propre cœur, dans la clarté de Sa face qu’Il a tournée vers moi ; aussi je peux ajouter avec certitude : « et son désir se porte vers moi ». Le soleil qui m’a regardée m’a montré que je suis noire (Cant. 1. 6), mais mon cœur se repose dans cet amour suprême qui a daigné prendre en affection une pauvre misérable créature telle que moi.
Oui, chers amis, je suis persuadé que si quelques-uns de vous ont déjà entendu la voix du bon Berger, et ont suivi Ses pas, leur désir est de ne plus jamais Le quitter. C’est le trésor que nous trouvons dans Son amour, qui nous fait devenir pèlerins et voyageurs sur la terre. Cet amour « fort comme la mort » que beaucoup d’eaux ne peuvent éteindre, et que les fleuves mêmes ne peuvent submerger (Cant. 8. 7).

– Chapitre 8

Le dernier chapitre ajoute quelques précieux traits de plus – non dans le but de faire ressortir encore le caractère de la confiance de la fiancée en son bien-aimé, ce qui est déjà pleinement établi, mais afin de montrer certains résultats qui découlent de cette relation qu’Il a formée entre elle et Lui.
Premièrement, quelles que soient les difficultés que l’on puisse rencontrer dans ce monde avant d’aller auprès du Seigneur Jésus, de jouir de Lui dans la maison du Père, là où la tristesse et la douleur ne seront plus, voici la prière que l’âme peut Lui adresser : « Mets-moi comme un cachet sur ton cœur, comme un cachet sur ton bras » (Cant. 8. 6). C’est ce cœur d’amour, c’est ce bras tout-puissant qui sauront garantir de tout mal l’âme du racheté de Jésus. Celui qui se confie en Lui ne sera jamais confus.
En second lieu, la fiancée a trouvé maintenant une joyeuse occupation. Au premier chapitre, quand on voulait l’obliger à garder les vignes, elle n’avait pas gardé sa vigne à elle ; mais maintenant elle trouve du plaisir à la garder, non pas pour elle-même mais pour le roi, afin qu’il en recueille le revenu. Ayant trouvé dans Salomon un objet pour son cœur, toutes ses délices sont de se dévouer pour lui. Mais avant tout, ce que son cœur désire, c’est d’entendre sa voix. Et vous, chers lecteurs, qui avez cru au Seigneur Jésus Christ, avez-vous ce désir-là ? Croyez-vous que vous avez été appelés pour voir le Juste, pour connaître Sa volonté et entendre la voix de Sa bouche ? Il dit : « Je viens bientôt ! ». Votre cœur peut-il Lui répondre : « Amen ! Viens Seigneur Jésus » ?
(Fin de l’article par Adrien Ladrierre – 1825-1902).

« Qui est celle-ci qui monte du désert… parfumée de myrrhe et d’encens ? » (Cant. 3. 6). Suivant cette image, nous répondons : « Le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ… nous a rendus agréables dans le Bien-aimé » (Éph. 1. 6).

« Qui est celle-ci qui monte du désert, s’appuyant sur son bien-aimé ? » (8. 5).

« Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la consommation du siècle » (Mat. 28. 20).

 

NOS BESOINS QUOTIDIENS

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« … et quant à son entretien régulier, un entretien continuel lui fut donné de la part du roi, jour par jour, tous les jours de sa vie » 2 Rois 25. 30.
« Votre Père sait de quoi vous avez besoin avant que vous le lui demandiez » Mat. 6. 8.
« Que mangerons-nous ? ou que boirons-nous ? ou de quoi serons-nous habillés ?… Votre Père céleste sait que vous avez besoin de tout cela » Mat. 6. 32.
« Et ils mesurèrent (la manne) à l’omer : et celui qui avait beaucoup, n’eut pas trop ; et celui qui avait peu, n’en manqua pas ; ils avaient recueilli, chacun en proportion de ce qu’il mangeait » Ex. 16. 18.

 

NOS BESOINS QUOTIDIENS

 

Ce texte de la Bible nous parle de Jehoïakin, roi de Juda, qui était en exil à Babylone. Chaque jour, il recevait de la part d’Evil-Merodac, le roi de Babylone, ce dont il avait besoin pour vivre. Notre Père céleste prend bien soin de nous : Il pourvoit tous les jours à nos besoins matériels et spirituels. Nous n’avons pas à nous faire du souci pour le jour à venir : Dieu, notre Père, prendra soin du lendemain comme du jour présent.
Notre besoin quotidien, c’est tout ce que nous recevons et dont nous profitons dans une journée. Ce n’est pas bon pour notre santé, de manger, boire ou s’habiller plus que ce qui nous est nécessaire en ce qui concerne notre alimentation ou nos vêtements pour aujourd’hui.
Notre besoin quotidien, c’est tout ce à quoi nous devrions nous attendre pour un jour. Ne devrions-nous pas être satisfaits de ce que notre Père céleste nous fournit ? Nous pouvons être assurés de Ses soins attentifs, et la portion qu’Il nous donne est toujours appropriée. N’avons-nous pas tous, toutes les raisons de Lui rendre grâces ?
Notre vie de foi, elle aussi, a besoin de soins. Nous ne possédons pas une provision de force spirituelle pour l’avenir. Nous devons demander et recevoir l’aide d’en-haut jour par jour. En lisant et en écoutant la Parole de Dieu, en priant et en mettant notre confiance en Dieu, nous recevons tout ce dont nous avons besoin. Tout ce qui nous est nécessaire est à notre disposition. Puissions-nous prendre et apprécier notre portion quotidienne de nourriture et de joie spirituelles.

D’après « The Good Seed » janvier 2023

 

MA RELATION PERSONNELLE AVEC DIEU

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« Ne vous inquiétez de rien, mais en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » Phil. 4. 6 et 7.

 

MA RELATION PERSONNELLE AVEC DIEU

 

Aussi inconcevable que cela puisse paraître, le Dieu infiniment puissant existe, et Il s’intéresse à moi ! Il m’aime et Il est près de moi lorsque je suis assailli par l’angoisse et que mes prières se transforment en gémissements. Le Seigneur, dans Son immense grandeur, me protège par Son amour et Sa fidélité ; Il veut être Celui qui dirige ma vie : ayant reconnu avec humilité que Lui, et Lui seul, prend soin de Ses créatures et de leur avenir, je peux avoir le privilège de Lui appartenir comme « Sa créature ».
À tous ceux qui vivent en étant concentrés sur eux-mêmes et sur leurs propres problèmes, ainsi qu’à quiconque est la proie de l’anxiété et de la crainte de l’avenir, la Bible donne un réconfort incomparable : « Sachez que l’Éternel est Dieu. C’est lui qui nous a faits, et ce n’est pas nous ; nous sommes Son peuple et le troupeau de Son pâturage… Car l’Éternel est bon ; sa bonté est pour toujours, et sa fidélité de génération en génération » (Ps. 100. 3 et 5).
Dieu est notre Créateur. Dieu est notre Maître, mais Il nous traite avec amour et bienveillance. Dieu est notre Berger, Il prend soin de nous. Dieu est notre Père, qui nous a aimés au point de nous donner comme Sauveur Celui qu’Il aimait le plus : Son Fils unique et bien-aimé.
Seul Dieu peut nous libérer de nos angoisses, si nous les Lui remettons entièrement. Et si, au plus profond de notre âme, nous sommes encore esclaves d’un péché, Dieu veut nous aider à le confesser, afin de nous pardonner et de nous en libérer (1 Jean 2. 1 et 2).
Dieu est la réponse à nos problèmes et à nos angoisses. Il veut être au centre de notre vie. Donnons-Lui la place qu’Il mérite, en Lui adressant avec une joyeuse espérance cette prière : Père, Tu es plus grand que mes angoisses et Tu veux t’en charger. Enseigne-moi à T’être soumis et à placer toute ma confiance en Toi.

D’après « Il buon seme » janvier 2023