Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
Moïse connaissait le désert (Ex. 3. 1), son aridité, sa chaleur, son étendue. Quelle responsabilité que celle d’y conduire un peuple si nombreux avec ses troupeaux. Après la joie de la délivrance, une joie qui a engendré un cantique unique, la foi de ce peuple en marche va être mise à l’épreuve. Souvent dans la vie d’un jeune converti, Dieu permet qu’au bout de peu de temps sa foi soit mise à l’épreuve.
« Pour Israël, trois jours dans le désert sans trouver d’eau ont engendré les murmures. Ils arrivent à Mara, « mais ils ne pouvaient boire des eaux de Mara, car elles étaient amères ». Le peuple murmure contre Moïse ; et Moïse crie à l’Éternel. « Et l’Éternel lui enseigna un bois, et il le jeta dans les eaux, et les eaux devinrent douces » (Ex. 15. 25). Dans les types des livres de Moïse, le bois nous parle généralement de l’humanité du Seigneur Jésus, de cette humanité parfaite dans laquelle il a toujours fait la volonté de Dieu, jusqu’au moment suprême de Gethsémané où il pouvait dire : « Ta volonté, et non la mienne ».
Si l’épreuve surgit sur la route, la première leçon à apprendre dans le chemin de la foi, est de l’accepter comme venant de Dieu. Se soumettre à la volonté de Dieu qui veut notre bien ; chercher quelle leçon les difficultés rencontrées nous enseignent… La foi s’élève alors au-dessus de l’amertume de la déception ; elle trouve dans la parfaite sympathie du Seigneur Jésus la possibilité d’accepter, comme de la main de Dieu, ce qui est si amer sur son chemin. À Mara, l’Éternel se révèle sous un nom nouveau : « l’Éternel qui te guérit » ; les eaux deviennent douces, la guérison de l’Éternel restaure. Puis à Élim, on trouve le rafraîchissement et la nourriture dont l’âme a besoin. Enfin, chaque matin, expérience merveilleuse, la manne viendra pourvoir aux besoins du peuple » (G.A.).
La manne : « Et ils partirent d’Élim, toute l’assemblée des fils d’Israël, et vinrent au désert de Sin, qui est entre Élim et Sinaï… Et toute l’assemblée des fils d’Israël murmura contre Moïse et contre Aaron, dans le désert. Et les fils d’Israël leur dirent : Ah ! que ne sommes-nous morts par la main de l’Éternel dans le pays d’Égypte, quand nous étions assis auprès des pots de chair, quand nous mangions du pain à satiété ! Car vous nous avez fait sortir dans ce désert pour faire mourir de faim toute cette congrégation. Et l’Éternel dit à Moïse : Voici, je vais vous faire pleuvoir des cieux du pain, et le peuple sortira, et en recueillera chaque jour la portion d’un jour, afin que je l’éprouve, pour voir s’il marchera dans ma loi, ou non. Et il arrivera que, le sixième jour, ils prépareront ce qu’ils auront rapporté, et ce sera le double de ce qu’ils recueilleront chaque jour. Et Moïse et Aaron dirent à tous les fils d’Israël : Au soir vous saurez que l’Éternel vous a fait sortir du pays d’Égypte ; et, au matin, vous verrez la gloire de l’Éternel, parce qu’il a entendu vos murmures contre l’Éternel… et contre nous ? » (Ex. 16. 1 à 7).
Sans la manne, les fils d’Israël n’auraient pas survécu dans le désert, sans l’eau du rocher non plus ! Mille cinq cents ans plus tard, Dieu est venu à la rencontre du reste de ce peuple en la personne de Jésus qui a déclaré : « En vérité, en vérité, je vous dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel, mais c’est mon Père qui vous donne le véritable pain qui vient du ciel » (Jean 6. 32) ; « Voilà le pain qui est descendu du ciel – non pas comme le pain qu’ont mangé les pères, puis ils sont morts : celui qui se nourrit de ce pain vivra éternellement » (v. 58). Quel contraste entre la survie temporelle, celle du corps, et la vraie vie, la vie nouvelle et éternelle, celle de l’âme ! La manne était récoltée chaque matin selon les besoins de chacun. Chaque matin, se nourrir de Christ, « le véritable pain du ciel », c’est lire Sa Parole pour Le contempler dans les souffrances qui furent Sa part et les gloires qui ont suivi Sa résurrection. C’est lire cette Parole qui ne passera pas ! Elle nous fortifie et nous guide dans le chemin, jusqu’au jour où le Seigneur nous accueillera dans Sa gloire ; « Ta parole m’a fait vivre » a écrit le psalmiste (Ps. 119. 50).
Le rocher : Sur le commandement de l’Éternel, les fils d’Israël avaient quitté le désert de Sin pour camper à Rephidim ; « et il n’y avait point d’eau à boire » ; « et là, le peuple eut soif d’eau » (Ex. 17. 1 à 7). L’Éternel met à l’épreuve la réalité des cœurs : le peuple conteste avec Moïse, et parle même de le lapider. « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte, pour nous faire mourir de soif, moi, et mes enfants, et mon bétail ? » (v. 3). Le Pharaon voulait retenir les enfants et le bétail en Égypte, et voici maintenant que le peuple reproche à Moïse de les en avoir fait sortir ! Impuissant devant cette contestation injuste, Moïse s’écrie devant l’Éternel : « Que ferai-je à ce peuple ? » (v. 4). Là, il doit apprendre une grande leçon : la présence de Dieu suffit à tous les besoins des Siens : « Voici, je me tiens là devant toi, sur le rocher » (v. 6). Ce rocher est une merveilleuse image de Christ : « ils buvaient d’un Rocher spirituel qui les accompagnait : et le Rocher était le Christ » (1 Cor. 10. 4).
Le rocher a été frappé par le bâton de Moïse, le bâton de l’autorité et du jugement, pour que les eaux, qui typifient le Saint Esprit, coulent en abondance (Jean 7. 39). Notre Seigneur a été frappé : « certainement, lui, a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé… Mais il plut à l’Éternel de le meurtrir ; il l’a soumis à la souffrance »; et, parce « qu’il a livré son âme à la mort », il peut dire : « Me voici, moi, et les enfants que Dieu m’a donnés » (És. 53. 4 à 12 ; Héb. 2. 13).
Qu’il est fortifiant pour nous, de considérer les entretiens de Moïse avec l’Éternel ! Quand Dieu l’appelle, il répond : « Me voici » (Ex. 3. 4) ; quand il est dans la crainte, Dieu lui dit : «… tu diras… : JE SUIS m’a envoyé vers vous » (v. 14). Quand les épreuves arrivent, Moïse crie à l’Éternel ; et l’Éternel lui enseigne un bois… et les eaux deviennent douces.
Comment Moïse a pris sur lui la cause du peuple, comment il s’est placé en intercesseur pour détourner la colère de Dieu, à cause de leurs murmures, nous le verrons dans la suite, Dieu voulant.
« Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » Jean 8. 36.
Libre arbitre ou volonté de Dieu
Jésus a dit : « Je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé » Jean 5. 30.
« Je suis descendu du ciel pour faire, non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé » Jean 6. 38.
On affirme parfois qu’Adam, dans le jardin d’Éden, était libre de ses choix. L’arbre interdit était devant lui, son fruit était une invitation. Était-ce à lui de décider ? Ce serait comme si on disait qu’il était libre de désobéir à Dieu ! Eh bien, cela, c’est exactement le principe du péché !
Cette idée de la liberté est fausse. Quand Dieu ordonne, l’homme n’a pas le choix, il doit seulement obéir. Adam n’était pas un robot, et dans ce sens il était libre. Mais il n’existait pas de par sa propre volonté, il était une créature de Dieu (comme chacun d’entre nous) ; et c’est pourquoi il était responsable, non seulement de reconnaître la bonté de son Créateur, mais aussi d’accepter Sa volonté en toute confiance. Dieu voulait son bien et Il lui avait dit : « Tu mangeras librement de tout arbre du jardin ; mais de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas » (Gen. 2. 16 et 17).
Le Seigneur Jésus, en tant qu’homme, a vécu d’une façon exactement opposée à cette forme de « libre arbitre ». La volonté de Dieu, Son Père, était Sa raison de vivre. Le manque de confiance en Dieu a conduit Adam à la chute ; la confiance de Jésus en Son Père, au contraire, comme aussi Son obéissance, ont été entières.
L’homme indépendant de Dieu affirme pouvoir, sans Dieu, aller où il veut et faire ce qu’il veut. Jésus, au contraire, allait là où L’envoyait Son Père ; Il disait et Il faisait fidèlement ce que le Père Lui commandait (Jean 4. 34). Le contraste avec Adam et ses descendants est total. En Jésus, Dieu avait enfin trouvé Son plaisir dans un Homme parfait.
Jésus, l’homme dépendant
« Alors Jésus fut emmené dans le désert par l’Esprit pour être tenté par le diable. Il jeûna quarante jours et quarante nuits, après quoi il eut faim. Le tentateur s’approcha de lui et dit : Si tu es Fils de Dieu, dis que ces pierres deviennent des pains. Mais il répondit : Il est écrit : L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » Mat. 4. 1 à 4.
Après trente années vécues dans la famille de Joseph, le charpentier, Jésus commence son service public. Il est baptisé par Jean au Jourdain et, du haut du ciel, Dieu le Père proclame publiquement qu’Il est Son Fils bien-aimé. Puis Jésus est conduit dans le désert pour y être tenté par Satan.
Adam avait été tenté dans le jardin d’Éden, où tout ce dont il pouvait avoir besoin était à sa disposition. Jésus, au contraire, se trouve dans un désert et, pendant quarante jours, Il ne mange rien. C’est dans de telles conditions que Satan le tente. Il Lui suggère de se nourrir de Sa propre initiative et en utilisant Ses propres moyens. En d’autres termes, il cherche à Le faire agir de Lui-même, dans l’indépendance de Dieu. Mais Jésus ne veut rien faire sans l’ordre de Son Père, et Il compte sur Lui pour tout ce qui Le regarde. La Parole de Dieu est Sa nourriture et cela Lui suffit. La volonté de cet Homme parfait correspondait toujours à celle de Son Père.
Par deux autres tentations, Satan cherche encore à troubler la confiance de Jésus en Dieu et Sa fidélité envers Lui ; mais Jésus est victorieux, et Satan doit se retirer.
Dans le cas de cette tentation, le défi avait une grande portée. Avant que Jésus ne se mette à enseigner, il fallait que Son obéissance et Sa foi en Dieu soit démontrées.
Si Satan avait atteint son but, l’humanité aurait été perdue sans aucun espoir. Mais Satan a échoué. Le comportement de Jésus a été parfait et Il a démontré qu’Il était sans péché : Lui seul, ensuite, a pu s’offrir sur la croix en sacrifice pour nos péchés.
L’obéissance de Jésus
« Et lui (Jésus)… s’étant mis à genoux, priait, disant : Père, si tu voulais faire passer cette coupe loin de moi ! Toutefois, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite » Luc 22. 41 et 42.
(Jésus)… s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » Phil. 2. 8.
Comme nous l’avons déjà vu, avant de commencer Son ministère public, Jésus a été conduit par le Saint Esprit dans le désert pour y être tenté par le diable (Mat. 4. 1). Après qu’il ait passé quarante jours et quarante nuits de jeûne dans ce lieu, Satan l’a tenté en vain par trois fois. Sorti victorieux de cette confrontation avec le malin, Jésus s’est rendu d’un village à l’autre pour y faire du bien et pour guérir « tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance » (Act. 10. 38). Mais Il a été repoussé et rejeté par la haine des hommes.
Le moment de Sa mort approche… Quelques heures avant d’être crucifié, Jésus se rend dans un jardin appelé Gethsémané. Là, Il est assailli par une terrible angoisse à la pensée que le jugement de Dieu – qui devait atteindre tous les hommes pécheurs – allait tomber sur Lui, et Il ressent intensément ce qui L’attend. La pensée de se charger de nos péchés et d’être « fait péché » pour nous (2 Cor. 5. 21) remplit d’épouvante Celui qui est saint et juste (Marc 14. 33).
Il supplie le Père de Lui épargner la coupe amère qui est devant Lui, mais même dans ce cas extrême, Il obéit et s’offre en sacrifice à Dieu (Éph. 5. 2). Il met de côté Sa propre volonté, quoiqu’elle soit parfaite, pour la soumettre à celle de Son Père. À la fin de ce terrible combat, durant lequel Sa sueur est devenue comme des grumeaux de sang, Jésus s’est relevé et, ayant rejoint Ses disciples, Il leur a dit : « La coupe que le Père m’a donnée, ne la boirai-je pas ? » (Jean 18. 11). Même dans ce moment tellement angoissant, Jésus n’a fait valoir aucun libre arbitre – au contraire, « bien qu’il fût Fils (de Dieu), (il) a appris l’obéissance par tout ce qu’il a souffert… Et… il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l’auteur du salut éternel » (Héb. 5. 8 et 9).
Son obéissance parfaite a conduit Jésus à S’offrir Lui-même pour expier les péchés d’hommes désobéissants et pécheurs – tels que nous étions – mais le « salut » est le don réservé à quiconque croit en Lui. « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé » (Act. 16. 31).
Des bergers… demeuraient aux champs et gardaient leur troupeau pendant les veilles de la nuit. Alors un ange du Seigneur se trouva avec eux ; la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux, et ils furent saisis d’une grande peur. Luc 2. 8 et 9.
LUMIÈRE DANS L’OBSCURITÉ
Le soir du 13 mai 1861, à Windsor, en Australie, le fermier et astronome amateur John Tebbutt, avec un petit télescope, scannait le ciel occidental à la recherche de comètes. Il repéra un objet brumeux faible. Ses catalogues d’étoiles n’avaient enregistré aucune nébuleuse à ce stade. Il soupçonne donc une comète et continue à observer le ciel les nuits suivantes.
Huit jours plus tard, Tebbutt envoya un message à William Scott de l’Observatoire de Sydney. Scott a aperçu la comète à l’œil nu pour la première fois le 27 mai. Vers la fin juin, la comète pouvait également être vue dans l’hémisphère nord. Fin juin, elle avait atteint sa proximité maximum de la Terre et pouvait encore être observée avant le coucher du soleil. La nuit, sa queue projetait même une ombre sur un mur blanc. Après ce magnifique spectacle, sa luminosité a visiblement diminué à nouveau. Cependant, le missionnaire David Livingstone a pu observer la comète début juillet lors d’un voyage sur la rivière Shire au Malawi.
Une lumière encore plus intense a brillé la nuit de la naissance de Jésus : la gloire de Dieu a brillé autour des bergers dans un champ près de Bethléem. Dans la lumière brillante, les bergers anxieux ont entendu des anges la bonne nouvelle que le Sauveur était né : Christ, le Seigneur.
La lumière de cette nuit mémorable est un signe divin que, par Jésus-Christ, une grande lumière est venue dans nos ténèbres, notre froideur et notre oubli de Dieu. Jésus-Christ est « la vraie lumière qui, venant dans le monde, illumine tout homme » (Jean 1. 9).
D’après die gute Saat novembre 2023
Quiconque pratique le péché est esclave du péché… Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. Jean 8. 34 et 36.
LIBÉRÉ DE LA DÉPENDANCE
« Même si je dois mourir, je ne toucherai plus jamais à l’opium – alors aide-moi, ô Dieu ! ». Lungh Singh, 45 ans, raconte aux habitants de son village comment il a été libéré de sa dépendance grâce à la foi en Jésus-Christ. Tout le monde savait qu’il était accro à l’opium lorsqu’il était enfant. Au fil des années, les choses avaient empiré, au point qu’il s’était détérioré jusqu’à n’être plus qu’une épave physique.
– Oui, ce fut une bataille difficile, poursuit-il. Mon corps tout entier réclamait littéralement la drogue. Les symptômes de sevrage sont devenus insupportables, mais mes amis chrétiens ont prié pour moi. Et Dieu m’a aidé ! Petit à petit, je me suis libéré de ma dépendance.
Mais une nuit, de terribles crampes m’ont encore envahi. Il n’y avait personne là-bas qui pouvait m’aider. Une voix intérieure m’a dit : Prends de l’opium, sinon tu vas mourir ! Mais ma conscience m’a dit : Non, Singh, ne le fais pas. Aie confiance en Dieu ! J’étais déchiré. Mais la douleur est devenue insupportable et j’ai succombé à la tentation – Juste un peu d’opium, ça ne fera pas de mal !
En vacillant, je me suis glissé dans la nuit, vers le marchand d’opium. Soudain, un soldat s’est précipité vers moi, parce qu’il y avait le couvre-feu. Il m’a crié avec colère : Hé, tu es ivre ! Rentre chez toi immédiatement, ou je t’enferme ! Alors que je rentrais rapidement dans la maison, j’ai compris : c’est Dieu qui l’a envoyé ! Il a voulu me protéger d’une rechute ! Je suis tombé sur mon lit et j’ai remercié le Seigneur. Les crampes étaient toujours aussi fortes qu’avant, mais je suis devenu complètement calme. Il a fallu plusieurs jours pour que la douleur s’atténue, mais à partir de ce moment-là, j’ai su que Dieu ne m’abandonnerait pas.
Le Fils de Dieu peut nous libérer de toute dépendance. Nous devons simplement le Lui demander et Lui faire confiance.
D’après die gute Saat novembre 2023
Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue annonce l’ouvrage de ses mains… Il n’y a point de langage, il n’y a point de paroles ; toutefois leur voix est entendue. Psaume 19. 1 et 3
TÉMOINS SILENCIEUX
L’univers est silencieux – et pourtant il « parle » de la gloire de Dieu :
Il « parle » par le nombre des étoiles : aujourd’hui, on l’estime à 10 puissance 25, soit un 1 avec un nombre inimaginable de 25 zéros.
Il « parle » par son vide : « Mettez trois grains de sable à l’intérieur d’une immense cathédrale – alors cet espace sera encore plus rempli de sable que l’univers ne l’est d’étoiles ». C’est ce qu’a dit un jour Sir James Jeans (1877-1946) physicien et astronome.
Il « parle » par ses distances : notre cosmos aurait une étendue vertigineuse de 90 milliards d’années-lumière.
Il « parle » par la taille des étoiles : à elle seule, notre planète Terre possède un espace de 1 000 000 de fois moins grand que celui du soleil. Tout simplement gigantesque !
Il « parle » par l’exiguïté de notre Terre : vue à 6 milliards de kilomètres de distance, notre maison n’est qu’un « désordre de moustiques de la taille d’un pixel », comme l’a décrit un jour l’astronome Norbert Pailer.
Il « parle » par la beauté : les galaxies ressemblent à des amas d’étoiles ou à des spirales ; il existe des nébuleuses colorées et des étoiles globulaires ou d’autres structures artistiques. Il n’y a pas deux étoiles identiques !
Il « parle » par la vie : si la terre était plus petite ou plus grande, plus éloignée ou plus proche du soleil, la vie sur notre terre ne serait pas possible.
Il « parle » par le confort : nous vivons sur la croûte terrestre. Quelques kilomètres plus haut, nous mourrions de froid, mais quelques kilomètres plus bas, nous mourrions brûlés. Pourquoi notre terre est-elle si propice à la vie ?
Les étoiles sont silencieuses, et pourtant elles sont des témoins éloquents de la puissance du Créateur en qui nous devons croire.
D’après die gute Saat décembre 2023
Levez vos yeux en haut, et voyez ! Qui a créé ces choses ? Ésaïe 40. 26.
Après avoir autrefois, à bien des reprises et en bien des manières, parlé aux pères par les prophètes, à la fin de ces jours-là, Dieu nous a parlé dans le Fils. Hébreux 1. 1 et 2.
SOUCIEUX
Fabien examinait la photo, sur la couverture d’un livre d’école, de la fameuse sculpture de Rodin, « Le penseur » : un homme musclé assis sur une pierre, appuie sa tête sur sa main, les yeux fixés à terre.
Je demandai à Fabien : Que penses-tu de cette sculpture ? – C’est très impressionnant, répondit-il. Il a l’air d’avoir du souci.
– Exactement ! On aurait envie de lui dire : Lève-toi. Ne cherche pas la solution en toi-même ou par terre. Lève la tête et regarde en haut !
De grands penseurs, se servant de leurs connaissances et de leur expérience comme fondement, ont exprimé leurs conceptions sur Dieu et sur le monde, et maintenant Dieu est de plus en plus ignoré. Ils ont essayé d’arriver à une conclusion satisfaisante, mais n’y sont pas arrivé.
Pourquoi cela ? « L’Éternel est Dieu. C’est lui qui nous a faits, et ce n’est pas nous » (Ps. 100. 3). Pour atteindre à la vérité que nous recherchons, nous devons voir les choses du point de vue de Dieu. Si nous Le laissons de côté, nous ne ferons que tâtonner sans espoir dans toutes les questions concernant l’origine de la vie, et notre expérience.
Or Dieu est venu vers nous dans la Personne de Son propre Fils. Jésus Christ nous a montré qui est Dieu, et ce qu’est l’homme. Par Christ, Dieu nous offre la vie en abondance, la vie éternelle. C’est pourquoi Il nous appelle à lever les yeux, à regarder à Jésus, le Sauveur et le Seigneur (cf. Jean 3. 16 ; Héb. 12. 2).
D’après the good Seed novembre 2023
Et Satan répondit à l’Éternel et dit : Peau pour peau, et tout ce qu’un homme a, il le donnera pour sa vie, mais étends ta main et touche à ses os et à sa chair : tu verras s’il ne te maudit pas en face. Job 2. 4 et 5.
L’histoire de Job montre que Satan est un menteur, un faussaire, un méchant accusateur des frères, un instigateur de guerre et de violence, et un meurtrier. Grâces soient rendues à Dieu, cette histoire montre aussi que la grâce et la miséricorde de Dieu sont infiniment plus grandes que tout le mal que Satan peut accomplir. Mais cela n’est visible que dans le résultat final, celui de la lutte entre le bien et le mal. Job, tel que nous le voyons au chapitre 42, était beaucoup plus riche dans la connaissance de Dieu qu’il ne l’était au chapitre 1 ; il connaissait maintenant, non seulement la justice de Dieu, mais aussi Sa pitié et Sa grâce pleines de tendresse. Tout s’était terminé à la gloire de Dieu. Satan était réduit au silence.
Mais nous, aujourd’hui, nous pouvons lire un autre récit et nous émerveiller de sa fin. Un autre conflit, même plus grand, a été mené entre les ténèbres et la lumière. Cela apparaît dans le jardin de Gethsémané, quand Satan attaqua le Fils de Dieu de toutes ses forces, l’homme pécheur étant entièrement sous son influence sinistre. Le diable voulait empêcher le saint Agneau de Dieu d’aller, dans l’obéissance, jusqu’à la croix, où Lui, le Juste, devait souffrir sous la main de Dieu pour nous, les injustes. Quand il fut démontré que ce conflit était passé, au matin de la résurrection, Christ étant ressuscité hors du tombeau, Satan ne fut pas seulement réduit au silence, mais vaincu pour toujours. Le moment est proche où il sera lié, de sorte qu’il ne puisse plus tromper les nations, les poussant à la rébellion contre Dieu et à la guerre entre eux. Christ, le Fils de l’Homme, a mis au jour les mensonges de l’accusateur, infiniment plus que ne le fit Job – de même que Ses souffrances avaient été infiniment plus profondes.
D’après the Lord is near mars 1984
Ceux-ci avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique : ils reçurent la Parole avec toute bonne volonté, examinant chaque jour les Écritures pour voir s’il en était bien ainsi. Beaucoup d’entre eux crurent. Actes 17. 11 et 12.
UNE RECHERCHE SÉRIEUSE ET FRUCTUEUSE
Nous avons sondé sérieusement les Écritures pour y trouver de la lumière et de l’aide. J’ai poussé de côté tous les livres des hommes, étant déterminé à ne rien laisser troubler l’étude soigneuse, avec prière, de la Parole de Dieu. Peu à peu la lumière commença à poindre. Nous avons vu que nous avions regardé en nous-mêmes pour la sainteté, au lieu de la chercher en dehors. Nous avons pris conscience que la même grâce qui, au début, nous avait sauvés, pouvait seule nous porter ensuite. Nous avons découvert que tout, pour nous, doit être en Christ, sinon nous n’aurions pas un rayon d’espoir.
De nombreuses questions nous rendaient perplexes et nous confondaient. Bien des choses que nous avions crues nous apparurent bientôt comme opposées à la Parole de Dieu. Beaucoup d’autres nous étaient incompréhensibles, tellement nos esprits avaient été voilés au cours des années. Je recherchai un enseignant de la Parole et l’entendit avec profit à deux reprises, mais j’étais encore un peu perdu, même si je commençais à sentir à nouveau le sol solide sous mes pieds. La grande vérité prenait racine en moi, à savoir que la sainteté, l’amour parfait, la sanctification et toutes les autres bénédictions étaient à moi en Christ dès le moment où j’avais cru – et à moi pour toujours, étant toutes pure grâce. J’avais regardé par erreur à des hommes – tout était dans un autre Homme, et pour moi dans cet Homme ! Cela m’avait occupé pendant des semaines.
Nous avons trouvé très utile le traité « Sûreté, certitude et jouissance » qui nous a encouragés. Nous avons reçu et lu soigneusement d’autres traités, en priant Dieu de nous éclairer sur la vérité.
D’après the Lord is near mars 1984
Mais la sagesse, où la trouvera-t-on ? Et où est le lieu de l’intelligence ? Aucun mortel n’en connaît le prix, et elle ne se trouve pas sur la terre des vivants. Job 28. 12 et 13.
LA SAGESSE
Les hommes sages de ce monde, ses philosophes les plus profonds, n’ont jamais découvert la réponse à cette question. Cependant, des milliers de personnes qui manquent de sagesse l’ont trouvée !
La philosophie prétend que l’intellect de l’homme est capable de trouver une explication rationnelle pour tout. Aussi le philosophe emploie son intellect jusqu’à ses limites, puisant dans toutes les matières qui attirent son attention, appliquant la raison à tous les détails d’une chose en vue de la rendre compréhensible.
Cependant, ce qu’il affirme être compréhensible pour lui peut n’être que confusion pour d’autres philosophes, qui raisonnent selon différents points de vue et arrivent à des conclusions opposées. En essayant de résoudre les mystères de l’existence, ils frappent tous contre un mur solide derrière lequel ils ne peuvent rien voir. La sagesse leur échappe. Elle ne peut pas être trouvée dans la terre des vivants. Ses sources sont infiniment plus élevées ; et sa valeur est plus élevée que ce que l’homme dans sa nature peut comprendre.
Mais Jacques 3. 17 nous montre que la vraie sagesse vient d’en-haut : c’est là sa place. Si nous ne l’obtenons pas depuis là, nous ne l’aurons pas du tout. Sa grande valeur est vue dans ce verset également. Si quelqu’un la désire, qu’il la demande à Dieu, et elle lui sera donnée (Jac. 1. 5).
Le Seigneur Jésus Christ est la personnification de la sagesse. Lui seul est descendu d’en-haut pour révéler les mystères de Dieu et les mystères de l’existence. Et de tous ceux qui Le reçoivent comme Sauveur, il est dit : « Vous êtes de lui dans le Christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption » (1 Cor. 1. 30). Réponse précieuse à toutes les questions !
D’après the Lord is near avril 1984
Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. Jean 1. 1.
Et la Parole devint chair. Jean 1. 14.
LA PLACE DE L’ÉVANGILE DE JEAN
L’évangile de Jean est l’un des derniers livres du canon des Écritures. Pourquoi a-t-il dû être écrit ?
Avec trois autres récits de la vie de Christ, pourquoi le Saint Esprit a-t-il dicté à Jean ce quatrième récit inspiré ? Qu’était-il arrivé après, et même pendant le ministère de Paul, qui pousse à faire ce récit ?
Des troubles étaient intervenus de cette manière : l’Église professante était née. Certaines personnes qui portaient le nom de chrétiens, en réalité ne connaissaient pas Christ. Ils ne L’avaient jamais reçu personnellement comme leur Sauveur. En conséquence, il fallait peu de chose pour leur faire douter que Christ était Dieu. On pouvait facilement les persuader – et ils pouvaient en persuader d’autres – que Christ était un Être fini, seulement un homme et, au mieux, seulement un bon exemple à suivre.
L’apôtre Jean présente Celui-là, le Seigneur Jésus Christ, comme Celui qui est avant toutes choses. Sa naissance n’est pas mentionnée, parce qu’il est insisté sur son Être éternel. Avant toutes autres choses, Il était, et cela non comme étant créé par Dieu. Il était, et Il est Dieu. Il est Celui qui pouvait se présenter comme étant l’éternel « Je suis ».
Ensuite Jean présente Jésus comme étant Dieu manifesté en chair : « Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous ». La divinité de Jésus brille au-travers de toutes les pages de l’Évangile de Jean.
Il est de la plus haute importance que nous aussi, nous insistions sur la divinité de notre Seigneur. C’est la vérité qui nous gardera de Le rabaisser au niveau simplement d’un homme, et d’exalter des hommes, les créatures que Lui a créées.
D’après the Lord is near avril 1984
N’abandonnant pas le rassemblement de nous-mêmes comme quelques-uns ont l’habitude de faire, mais nous exhortant l’un l’autre, et cela d’autant plus que vous voyez le jour approcher. Hébreux 10. 25.
NE PAS NÉGLIGER LES RÉUNIONS ET LA PRÉSENCE DU SEIGNEUR
Il est bien certain que ceux qui sont pour Christ de tout leur cœur désirent être en Sa compagnie. Ils trouvent instinctivement le chemin vers l’endroit où l’on sait qu’Il se trouve. Y a-t-il un tel endroit sur la terre ? Oui : « Là où deux ou trois sont assemblés à mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Mat. 18. 20).
Aucun de ceux qui sont véritablement conscients de la grandeur et de l’excellence de Sa Personne, de la bénédiction de la communion avec Lui, ne voudrait être volontairement absent de cet endroit béni. Négliger la Table du Seigneur et négliger la réunion de prières sont la preuve d’un état de cœur laodicéen envers Lui. Nous lisons que, autrefois, « Ils persévéraient dans la doctrine et la communion des apôtres, dans la fraction du pain et les prières » (Act. 2. 42). Qu’il est triste que cela ne se poursuive pas de nos jours !
Le Seigneur a dit à Son Père : « Au milieu de l’assemblée je chanterai tes louanges » (Héb. 2. 12). Pouvons-nous supposer que, ensuite, Il manquera de remarquer si nous sommes là ou non, pour nous joindre au cantique qu’Il entonne ?
Dans un jour à venir, où nous paraîtrons devant le tribunal de Christ (2 Cor. 5. 10), comment reconnaîtrons-nous que, un peu d’indifférence, le mauvais temps, ou un différent avec un frère ou une sœur en Christ, ont pesé plus que le puissant motif de répondre avec amour à Son injonction : « Faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22. 20) ?
Ce n’est que de la comédie de répéter : Viens, Seigneur Jésus, et d’user de paroles exprimant notre désir d’être avec Lui dans la gloire si, par notre absence des réunions, nous laissons voir notre indifférence à Sa présence avec nous ici-bas.
D’après the Lord is near mai 1984
Et l’Éternel assigna un temps. Exode 9. 5.
SUIVRE LES DIRECTIVES DU SEIGNEUR
« Les rendez-vous m’assombrissent la vie ! Ainsi se lamentait un homme apparemment prospère, qui essayait de faire entrer 36 heures d’activité dans chaque jour de 24 heures ».
Nous nous sommes peut-être tous sentis comme cela par moments. Cependant, certains rendez-vous, dans la vie, ne peuvent être évités, et d’autant plus ceux que Dieu a fixés. La manière dont nous réagissons à Ses rendez-vous déterminera le cours de notre vie pour le temps et l’éternité.
Étant un être humain, je ne peux pas éviter le rendez-vous avec la mort et le jugement cité en Hébreux 9. 27 : « Il est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement ». Mais je peux m’y préparer en me tournant vers le Seigneur pour obtenir le salut. Alors, comme chrétien, je peux me réjouir de ce que l’un des rendez-vous de Dieu peut même annuler mon rendez-vous avec la mort physique et avec le jugement qui suit. Si le Seigneur Jésus revient pendant que je suis en vie, je serai compté avec bonheur parmi ces foules de rachetés qui seront emportés en l’air pour rencontrer le Seigneur en un clin d’œil. Comme ayant un rendez-vous avec le salut plutôt que la colère, je serai emporté hors de ce monde avant que Dieu verse Sa colère sur lui.
Mais dans l’intervalle, je vis encore dans ce monde rempli de troubles. En conséquence, sans qu’il y ait de prévisions ou d’efforts de ma part, j’apprends que j’aurai des afflictions (1 Thess. 3. 3). Toutefois, en même temps que la Parole de Dieu me prépare ainsi à souffrir comme chrétien, elle m’enseigne aussi que ces souffrances coopèrent pour le bien de ceux qui aiment Dieu. Par la grâce de Dieu, je peux réagir à mon rendez-vous avec les afflictions, avec joie plutôt qu’avec tristesse.
Un passage de Luc 10 illustre un troisième rendez-vous pour le chrétien. « Le Seigneur en désigna aussi soixante-dix autres, et les envoya » (v 1). De même que le Seigneur pourvut à tout ce qui était nécessaire pour ces soixante-dix disciples, de même il pourvoit à tout pour notre rendez-vous pour le service. Et ensuite Il nous envoie.
D’après the Lord is near juin 1984
Ma parole et ma prédication n’ont pas été en paroles persuasives de sagesse, mais en démonstration de l’Esprit et de puissance, afin que votre foi ne repose pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. 1 Corinthiens 2. 4 et 5.
LA PREUVE DE L’ACTION DE DIEU
Qu’est-ce que la puissance ? Est-ce l’éloquence qui attire et retient des multitudes sous son charme ? Le Seigneur répond pour nous. Ici, comme en d’autres choses, « ce qui est haut estimé parmi les hommes est une abomination devant Dieu » (Luc 16. 15). Nous estimons la puissance par le travail accompli, non pas par l’étalage produit. L’un peut être un prédicateur éloquent ; il peut attirer des milliers de gens pour l’entendre ; même, un grand nombre peuvent déclarer avoir été sauvés par son ministère ; mais la seule preuve de sa puissance, c’est de savoir si des âmes ont véritablement été sauvées. Par cela nous savons que le Saint Esprit a été à l’œuvre ; car la nouvelle naissance est Son œuvre, par la Parole de la vérité, quel que soit l’instrument qui a été employé.
De même pour le docteur. Ce peut être un homme instruit, un savant, comme l’était Moïse dans toute la sagesse des Égyptiens, et il peut cependant ne pas avoir de puissance pour transmettre de manière vivante les richesses insondables de Christ. « Personne ne connaît les choses de Dieu… si ce n’est l’Esprit de Dieu » (1 Cor. 2. 11). Il peut y avoir la plus grande précision de la doctrine de l’Écriture sans la moindre particule de puissance.
On peut dire la même chose du pasteur. L’un peut être qualifié naturellement pour sympathiser, guider, encourager, et reprendre ses frères, et cependant manquer à accomplir l’œuvre de Dieu. La puissance, chez un évangéliste, est vue dans la conversion des âmes ; chez un docteur, dans l’enseignement et l’édification divins des croyants ; et chez un pasteur, dans leur soin fidèle et réel des âmes. Encore une fois : il n’y a pas de puissance en dehors de l’opération du Saint Esprit.
D’après the Lord is near juin 1984
Sonde-moi, ô Dieu ! et connais mon cœur… et conduis-moi dans la voie éternelle. Psaume 139. 23 et 24.
Que chacun s’éprouve soi-même… Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés. 1 Corinthiens 11. 28 et 31.
S’EXAMINER SELON LA PENSÉE DE DIEU
Il est généralement reconnu maintenant que chacun doit faire des contrôles réguliers, même s’il n’est pas conscient d’avoir des problèmes de santé. Certains craignent ces examens parce qu’ils ont peur de ce qu’on pourrait découvrir.
Quand on lit le psaume 139, on a l’impression que cette puissance d’examen de Dieu faisait que David ne se sentait pas à l’aise. « Où irai-je loin de ton Esprit ? Et où fuirai-je loin de ta face ? » (v. 7). Il est conscient que même les ténèbres ne peuvent le cacher de devant le regard de l’Éternel qui le sonde. Mais quand il a pris conscience de la bonté de Dieu, la crainte s’en est allée, et il s’est exclamé : « Combien me sont précieuses tes pensées, ô Dieu ! combien en est grande la somme ! » (v. 17). Alors, avec cette assurance, il demande à Dieu de le sonder et de l’éprouver, même dans son cœur et ses pensées. « Et regarde s’il y a en moi quelque voie de chagrin, et conduis-moi dans la voie éternelle » (v. 24)
Nous avons tous besoin de venir dans la présence de ce grand Médecin et de lui demander de nous examiner afin que nous soyons délivrés de voies regrettables. L’apôtre Paul nous a donné de précieux conseils : « Que chacun s’éprouve soi-même » (1 Cor. 11. 28). Cet examen de soi-même doit être fait dans la présence de Celui qui connaît nos cœurs et nos pensées. Ce n’est pas – comme quelques-uns l’imaginent à tort, limité à quelques minutes avant la cène ; c’est une action quotidienne. C’est le résultat de la marche avec le Seigneur.
Nous devons cependant faire la différence entre s’examiner et s’occuper de soi. Cette dernière action ne nous occupe que de nos manquements, mais ne fait rien à leur égard. Nous examiner, au contraire, nous conduit à confesser nos erreurs et à les abandonner. Alors nous nous écrierons : « Le sang de Jésus Christ… nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7).
D’après the Lord is near juin 1984
Si quelqu’un vient vers vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez pas, car celui qui le salue participe à ses œuvres mauvaises. 2 Jean 10 et 11.
REFUSER LES FAUX ENSEIGNEMENTS
Tenez compte de l’avertissement quant aux faux docteurs et à leurs doctrines. D’ici peu, vous rencontrerez des hommes ou des femmes qui vous apporteront des doctrines étrangères, présentées de manière très plausible, et recouvertes d’une mince couche de vérité.
S’ils ne reconnaissent pas Jésus comme leur Seigneur, ou le fait qu’Il est venu en chair, bref, s’ils ne confessent pas Sa déité et Son humanité, ils ne sont pas de Dieu. S’ils minimisent la mort et la résurrection de Jésus, refusez-les et évitez-les. Ce sont de faux docteurs.
Si Christ n’est pas au centre de leur enseignement, mais plutôt quelque marotte religieuse, ou s’ils exigent de se soumettre à l’enseignement de quelque homme ou femme qui se donne la place de prophète, ou à quelque nouvelle révélation que quelqu’un prétend avoir reçue, vous pouvez vous détourner d’eux sans hésiter.
Si l’enseignant lui-même n’est pas converti, ne l’écoutez pas. Il dit peut-être ce qui est exact, juste comme un perroquet fait quelquefois des remarques bien appropriées. L’Écriture, cependant, est très précise : « L’homme naturel ne reçoit pas les choses qui sont de l’Esprit de Dieu, car pour lui elles sont folie ; et il ne peut pas les connaître, parce qu’elles se discernent spirituellement » (1 Cor. 2. 14).
Une fois de plus, si une personne quelconque vient à vous avec des doctrines, pour étayer ce qu’il a tordu de l’Écriture, soit en modifiant des significations de mots de notre version, ou en se référant continuellement au grec ou à l’hébreu originaux, les traduisant pour qu’elles conviennent à ses idées – ou bien s’il sort des textes de leur contexte ou de leur place, qui précisent toujours leur sens, vous avez toutes raisons de considérer ses doctrines avec les soupçons les plus graves.
D’après the Lord is near juin 1984 – F.B. Hole
Le figuier ne fleurira pas, et il n’y aura point de produit dans les vignes… Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel, je m’égayerai dans le Dieu de mon salut. Habakuk 3. 17 et 18.
GARDER SA CONFIANCE EN DIEU
Ne sous-estimons pas les perspectives sombres qui étaient devant Israël aux jours d’Habakuk. Des moissons sans grain, des champs sans fruits, et des greniers vides annonçaient le spectre de la famine, la dénutrition, et la mort pour un grand nombre. Que la réponse d’Habakuk à tout cela est étonnante : « Mais moi, je me réjouirai en l’Éternel ».
Certains pourraient l’accuser de rester insensible devant la détresse venant sur le pays bien-aimé. Mais pas du tout ! Bien que s’indignant de la violence, de l’iniquité et de l’injustice de son peuple, il est cependant touché à l’idée du jugement qui en résulte.
De nos jours, les chrétiens réfléchis se trouvent devant le même dilemme. Comme Habakuk nous déplorons l’immoralité et l’humanisme sans Dieu qui ont repoussé les anciennes bornes dans nos nations très favorisées ; et comme lui, nous sommes effrayés de la juste récompense qui viendra sûrement – en fait, qui a déjà commencé son action.
C’est précisément là que les paroles inspirées d’Habakuk deviennent une ancre pour l’âme. Il pouvait se réjouir devant le désastre imminent, parce qu’il trouvait son refuge en Dieu. Son cœur se reposait sur Celui dont la gloire couvrait les cieux. Ses lèvres tremblaient à la voix de Celui qui frappe les nations dans Sa colère, et que, cependant, on pouvait supplier de se souvenir de Sa miséricorde dans Sa colère ; Il se recommandait à l’Éternel comme en son salut, sa force et sa sécurité.
L’attitude d’Habakuk peut être la nôtre quand nous apprenons à regarder les évènements dans le monde à la lumière du sanctuaire de Dieu plutôt qu’à travers les déclarations obscures des médias.
Merveilles de la création et de la puissance de Dieu
« Mon âme, bénis l’Éternel ! Éternel, mon Dieu, tu es merveilleusement grand, tu es revêtu de majesté et de magnificence ! » Ps. 104. 1.
« … tu es grand, et tu fais des choses merveilleuses ; tu es Dieu, toi seul » Ps. 86. 10.
Une « merveille », selon la définition du dictionnaire, est une chose qui suscite une intense admiration parce qu’elle est belle, importante, ou rare. Le monde antique avait ses « sept merveilles » renommées, dont il ne reste plus que la pyramide de Khéops. Tout ce qui est de la terre passe, mais l’homme cherche sans cesse quelque chose dont il puisse s’émerveiller. Mais s’ils lisaient tous la Bible, ils découvriraient que Dieu nous y révèle des merveilles incroyables, et qu’Il nous invite à reconnaître Sa grandeur et à considérer le but qu’Il poursuit pour nous, Ses créatures.
Une des merveilles de la création du Dieu Tout-puissant, c’est l’immense univers qu’Il a fait sortir du néant. Dieu s’est adressé ainsi à Job : « Écoute ceci, Job ; tiens-toi là et discerne les œuvres merveilleuses de Dieu. Sais-tu comment Dieu les a disposées et comment il fait briller l’éclair de sa nuée ? Comprends-tu le balancement des nuages, les œuvres merveilleuses de celui qui est parfait en connaissance ? » (Job 37. 14 à 16). Émerveillé, Job a vu la sagesse et la souveraineté de Dieu, et il a compris qu’il n’était qu’une créature, qui avait besoin de se confier en son Créateur.
Le roi de Babylone a vu la toute-puissance de Dieu : « Tous les habitants de la terre sont réputés comme néant, et il agit selon son bon plaisir dans l’armée des cieux et parmi les habitants de la terre ; et il n’y a personne qui puisse arrêter sa main et lui dire : Que fais-tu ? » (Dan. 4. 35). Il est merveilleux de savoir que, pour nous sauver, un Dieu aussi grand et puissant n’a pas épargné Son Fils unique – et qu’Il s’occupe avec amour de ceux qui, par la foi en Jésus, sont devenus Ses enfants.
Merveilles de la création de l’homme et du salut en Jésus Christ
« [Dieu]… vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière. » 1 Pier. 2. 9.
« Je célébrerai l’Éternel de tout mon cœur ; je raconterai toutes tes merveilles. » Ps. 9. 1.
Le nerf optique, qui va de l’œil au cerveau, n’a que quatre millimètres de diamètre, mais il contient plus d’un million de fibres nerveuses, toutes indépendantes les unes des autres. Même dans nos jours de haute technologie de communication, les ingénieurs rêveraient d’un câble optique qui ait de telles capacités.
Le roi David, en reconnaissant l’extraordinaire complexité du corps humain, pouvait louer Dieu : « Je te célébrerai de ce que j’ai été fait d’une étrange et admirable manière. Tes œuvres sont merveilleuses, et mon âme le sait très bien… Tes yeux ont vu ma substance informe, et dans ton livre [mes membres] étaient tous écrits ; de jour en jour, ils se formaient, lorsqu’il n’y en avait [encore] aucun » (Ps. 139. 14 à 16). Dieu nous connaît avant même que nous ayons été conçus. L’homme, créé à la ressemblance de Dieu (Gen. 1. 26), est l’une de Ses merveilles, mais cette ressemblance a été obscurcie par le péché. La violence, la destruction et l’autodestruction dont l’homme est capable sont effrayantes.
Et pourtant, Dieu veut créer en chacun de nous une autre nature, une nature spirituelle, par le moyen d’une nouvelle naissance : « Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles ; et toutes viennent du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ » (2 Cor. 5. 17 et 18).
Cette nature spirituelle a été incarnée et vécue d’une façon merveilleuse par Jésus, le Fils de Dieu venu sur la terre. Et c’est en croyant en Lui que nous la recevons : c’est un don de Dieu.
« Et l’ange de l’Éternel lui dit : Pourquoi demandes-tu mon nom ? Il est merveilleux… Et il arriva que, comme la flamme montait de dessus l’autel vers les cieux, l’Ange de l’Éternel monta dans la flamme de l’autel, Manoah et sa femme regardant » Juges 13. 18 et 20.
LA PLUS GRANDE DES MERVEILLES
Dans ce passage du livre des Juges, Manoah et sa femme ont assisté à des évènements tellement merveilleux que cela les a conduits à se prosterner avec adoration devant Dieu.
Des siècles plus tard, cet épisode rappelle à nos cœurs des choses encore plus grandes, que nous sommes invités à contempler : Jésus, le Fils de Dieu, est venu sur la terre, Il est mort sur une croix et Il est ressuscité, puis Il est monté au ciel. N’est-il pas merveilleux de considérer que Dieu a tellement aimé Sa créature qu’Il est venu Lui-même sur la terre, en revêtant notre humanité ? « Incontestablement, le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair, a été justifié en Esprit, a été vu des anges, a été prêché parmi les nations, a été cru dans le monde, a été élevé dans la gloire » (1 Tim. 3. 16).
Considérons le chemin parcouru par le Seigneur Jésus : Dans Son amour, Il est venu sur la terre à la rencontre des hommes et des femmes qui étaient loin de Dieu. À Sa naissance, Il a reçu deux noms très beaux, qui sont chargés de sens : Jésus – qui veut dire : « Dieu Sauveur » – et Emmanuel – qui signifie : « Dieu avec nous ». Ces noms nous font comprendre que le désir de Dieu était d’habiter avec les hommes, mais aussi que nous avions besoin d’un Sauveur pour nous faire entrer dans Sa présence.
Il nous serait impossible d’avoir « Dieu avec nous » si nous n’avions pas été libérés et purifiés de nos péchés par la foi en Lui et en Sa mort expiatoire. La vie du Seigneur Jésus, puis le sacrifice de sa vie sur la croix, ont pleinement satisfait la justice de Dieu ; Sa résurrection a été la preuve de la satisfaction de Dieu. Le Psaume 111. 2 à 4 nous montre que « les œuvres de l’Éternel sont grandes » (la création de l’univers, du corps humain…), mais, en même temps, que « son œuvre est grande et magnifique » : Son œuvre par excellence, le sacrifice de Son Fils. « Il a établi un mémorial de ses merveilles ».
Suite, sur Moïse : L’heure de la délivrance est enfin arrivée ; le Pharaon atterré par la mort de son fils et des premiers-nés en Égypte ordonne aux fils d’Israël de quitter son pays. « Et les Égyptiens pressaient le peuple, pour le renvoyer du pays en hâte ; car ils disaient : Nous sommes tous morts. Et le peuple prit sa pâte avant qu’elle fût levée, ayant leurs huches liées dans leurs vêtements sur leurs épaules. Et les fils d’Israël firent selon la parole de Moïse, et demandèrent aux Égyptiens des objets d’argent, et des objets d’or, et des vêtements » (Ex. 12. 33 à 35).
« Et il arriva, quand le Pharaon laissa aller le peuple, que Dieu ne les conduisit pas par le chemin du pays des Philistins, qui est pourtant proche ; car Dieu dit : de peur que le peuple ne se repente lorsqu’ils verront la guerre, et qu’ils ne retournent en Égypte » (Ex. 13. 17). Quelle sollicitude ! Que les compassions de notre Dieu étaient grandes à l’endroit de Son peuple Israël : « Il le conduisit çà et là ; il prit soin de lui, il le garda comme la prunelle de son œil » ; « Il les prit par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte » (Deut. 32. 10 ; Jér. 31. 32). Cette même sollicitude est pour nous maintenant : « …le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le christ Jésus, lorsque vous aurez souffert un peu de temps, lui-même vous rendra accomplis, vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement inébranlable » (1 Pier. 5. 10).
« Et l’Éternel allait devant eux, de jour dans une colonne de nuée pour les conduire par le chemin, et de nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, afin qu’ils marchassent jour et nuit : la colonne de nuée ne se retira point, le jour, ni la colonne de feu, la nuit, de devant le peuple » (v. 21 et 22).
Israël, certainement, pensait en avoir fini avec ses ennemis, les Égyptiens. Or les voilà qui, emportés par une énergie d’erreur, se ressaisissent et engagent la poursuite contre le peuple d’Israël. Ce dernier semble pris au piège. Devant : la mer Rouge ; derrière : le Pharaon, ses chars, ses capitaines. Ah ! quel effroi, quel cri de détresse ! Mais le peuple doit apprendre qu’il n’existe pas de difficulté trop grande pour l’Éternel. Au contraire, plus l’épreuve est intense, plus Dieu a l’occasion de faire connaître et admirer Sa puissance.
Quelle leçon aussi pour nous ! Quand une difficulté survient, une épreuve qui paraît sans issue, comment réagissons-nous ? Trop souvent par de l’inquiétude ou de l’agitation. Mais que dit Moïse à Israël ? Il commence par les rassurer : « Ne craignez point… », « l’Éternel combattra pour vous… ». Finalement, il leur donne des instructions simples, mais que nous trouvons parfois bien difficiles à suivre : « Tenez-vous là… demeurez tranquilles » (Ex. 14. 13 et 14). Demeurer tranquille signifie à la fois ne rien faire et garder son esprit de toute agitation. Ce combat ne concernait pas le peuple ; il était entre l’Éternel et les Égyptiens. Celui qui avait mis Son peuple à l’abri de l’ange destructeur, n’était-il pas à plus forte raison capable de le délivrer de la main des hommes ? » (J.K.)
Nous sentons souvent notre petitesse devant l’épreuve. Où était passée la joie de la délivrance du joug du Pharaon, pour les fils d’Israël, quand ils arrivaient devant la Mer Rouge ? Évaporée ! ils se mettent à crier à Moïse : « Est-ce parce qu’il n’y avait pas de sépulcres en Égypte, que tu nous as emmenés pour mourir dans le désert ? Que nous as-tu fait, de nous avoir fait sortir d’Égypte ? » (v. 11). Et pourtant ils emportaient avec eux de grands biens et personne ne manquait à l’appel, ils étaient tous là !
Malgré les murmures, Dieu agit : « Et l’Ange de Dieu, qui allait devant le camp d’Israël, partit, et s’en alla derrière eux ; et la colonne de nuée partit de devant eux et se tint derrière eux ; et elle vint entre le camp des Égyptiens et le camp d’Israël ; et elle fut pour les uns une nuée et des ténèbres, et pour les autres elle éclairait la nuit ; et l’un n’approcha pas de l’autre de toute la nuit. Et Moïse étendit sa main sur la mer : et l’Éternel… mit la mer à sec, et les eaux se fendirent ; et les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer à sec ; et les eaux étaient pour eux un mur à leur droite et à leur gauche » (v. 19 à 22).
Dans cette situation, Moïse démontre une grande foi, mais cette foi est un don de Dieu ! « Par la foi, ilquitta l’Égypte, sans craindre la colère du roi ; car il tint ferme, comme voyant celui qui est invisible » ; c’est une foi personnelle. Nous remarquons aussi que Moïse est identifié avec le peuple parce qu’on lit : « par la foi, ils traversèrent la mer Rouge comme une terre sèche » (Héb. 11. 27 à 29). L’attitude de Moïse fait qu’il est dit à l’endroit d’un peuple émotif et rebelle : « par la foi, ils traversèrent la mer ».
« Et l’Éternel délivra en ce jour-là Israël de la main des Égyptiens, et Israël vit les Égyptiens morts sur le rivage de la mer. Et Israël vit la grande puissance que l’Éternel avait déployée contre les Égyptiens ; et le peuple craignit l’Éternel, et ils crurent à l’Éternel, et à Moïse son serviteur » (Ex. 14. 30 et 31).
« Alors Moïse et les fils d’Israël chantèrent ce cantique à l’Éternel, et parlèrent, disant : Je chanterai à l’Éternel, car il s’est hautement élevé ; il a précipité dans la mer le cheval et celui qui le montait. Jah est ma force et mon cantique, et il a été mon salut. Il est mon Dieu, et je lui préparerai une habitation, — le Dieu de mon père, et je l’exalterai » (Ex. 15. 1 et 2).
Comme est précieux le cantique de la délivrance ! Le chant de la victoire !
Il va être rappelé dans un psaume : « Célébrez l’Éternel ! Car il est bon ; car sa bonté demeure à toujours » ; l’Éternel qui a frappé l’Égypte en ses premiers-nés… et a fait sortir Israël du milieu d’eux… à main forte et à bras étendu… qui a divisé en deux la mer Rouge… et a fait passer Israël au milieu d’elle… et a précipité le Pharaon et son armée dans la mer Rouge, car sa bonté demeure à toujours » (voir Ps. 136. 1 et 10 à 15).
Lorsque le résidu d’Israël, dans un jour encore à venir, sera délivré de l’oppression des nations qui s’élèvent contre son peuple, il chantera le cantique annoncé par le prophète Ésaïe : « Et tu diras en ce jour-là : Je te célébrerai, Éternel, car tu étais en colère contre moi, et ta colère s’est détournée, et tu m’as consolé. Voici, Dieu est mon salut ; j’aurai confiance, et je ne craindrai pas ; car Jah, Jéhovah, est ma force et mon cantique, et il a été mon salut » (És. 12. 1 et 2). Et nous chrétiens, disciples du Seigneur Jésus, nous pouvons dire : « À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ; — et il nous a faits un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; — à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » (Apoc. 1. 5 et 6). Oui, nous rendons « grâces au Père qui nous a rendus capables d’avoir part au lot des saints dans la lumière, qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour » (Col. 1. 12 et 13).
En demandant au Seigneur qu’Il nous garde fidèle, jusqu’à Son retour, nous chantons aussi : « — au seul Dieu, notre Sauveur, par notre Seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles ! Amen » (Jude 25).
Et il prit soin d’eux dans le désert, comme une mère, environ quarante ans (Act. 13. 18).
Nouvellement convertis, les Thessaloniciens avaient beaucoup d’amour et une grande foi ; mais ils avaient besoin d’être plus profondément enseignés quant à la venue du Seigneur : pour enlever Son Église, d’abord (1 Thess. 4. 13 à 18), et pour, ensuite, juger le monde et établir Son royaume (2 Thess. 1. 8 à 10).
De mauvais docteurs avaient enseigné à ces croyants que le jour du Seigneur était déjà là (ch. 2. 2). Cela provoquait des désordres : certains ne travaillaient plus et s’occupaient de tout (ch. 3. 11).
L’apôtre, alors, doit redresser ce mauvais enseignement. L’ennemi avait agi dans cette assemblée, initialement en bon état spirituel.
Dans sa première épître, pourtant, Paul leur avait parlé en détail de la venue du Seigneur pour enlever Son Église.
Dans la deuxième épître, il leur parle de la venue du Seigneur en gloire, et du jugement des persécuteurs (ch. 1).
Dans le deuxième chapitre, il va leur montrer dans quel contexte religieux se trouvera le monde, lorsque le Seigneur interviendra pour le juger : il sera volontairement soumis à « l’homme de péché », « l’inique » qui, reniant tout ce qui concerne Dieu, s’assiéra au temple de Dieu et se fera adorer comme étant lui-même Dieu.
Des exhortations suivent ensuite, pour les croyants, en attendant ce jour-là (ch. 3).
De nouveau associé à Silvain et Timothée, Paul adresse aux Thessaloniciens presque la même salutation.
Dans chaque épître, Paul adapte ses salutations aux circonstances des différentes assemblées.
Dans la première épître, il dit : « en Dieu le Père ». Dieu était connu comme le Père des croyants, de manière générale.
Dans la deuxième épître, il dit : « en Dieu notre Père » : la relation est plus intime, avec Dieu (Jean 20. 17).
Avant de les reprendre, Paul, avec beaucoup de grâce, rappelle tout d’abord ce qui était à la gloire de Dieu parmi les Thessaloniciens, au point qu’il leur dit : « en sorte que nous-mêmes nous nous glorifions de vous dans les assemblées de Dieu » (v. 3 et 4). L’apôtre pourrait-il en dire autant de nous ?
Leur foi augmentait et leur amour les uns pour les autres abondait, au milieu des persécutions.
Cette épître prophétique enseigne ce qui se passera après l’enlèvement de l’Église.
Dans l’Ancien Testament, c’est Israël qui est concerné par les prophéties. Dans le Nouveau Testament, c’est surtout la vraie Église, mais aussi l’Église professante.
Au v. 2, la Parole nous place devant le Seigneur ayant toute autorité sur l’Assemblée, et non devant le Sauveur.
Dans leurs souffrances, les Thessaloniciens ont dû être encouragés par « la grâce et la paix » que leur rappelle l’apôtre (v. 2). Eux étant assurés de la grâce de Dieu, et jouissant de la paix du cœur, Paul leur parle ensuite des persécutions qu’ils subissaient, mais pour leur en montrer la vraie portée, comme discipline (Héb. 12. 7 à 10), pour faire briller leur foi, exercer leur patience, et non comme un châtiment qui, lui, tombera sur leurs persécuteurs (v. 6 à 9).
La vengeance appartient à Dieu, et non aux croyants (Mat. 5. 44 ; Rom. 12. 19 ; 1 Thess. 5. 14 et 15). La discipline, pour nous, peut aussi nous amener à une marche plus conforme à la volonté de Dieu. Paul rendait grâces et priait pour eux (v. 3 et 11). Imitons l’apôtre, pour rendre grâces pour le bien qui se trouve chez nos frères, et prier pour eux.
Si Paul reconnaît encore la foi, l’amour et la patience chez ces croyants, il ne mentionne plus « l’espérance », comme dans la première épître. Les Thessaloniciens étaient troublés par la pensée que le « jour du Seigneur » était là. Par conséquent, où était l’espérance ? A eux qui souffraient, il leur restait la patience, avec la foi et l’amour (Jean 13. 35) ! En cela, ils étaient des modèles (1 Thess. 1. 7). La discipline avait pour but de les rendre « dignes du royaume de Dieu », « dignes de l’appel » (v. 5 et 11). Comme eux, nous sommes à l’école de Dieu, pour la même cause.
Rom. 14. 17, parle du « royaume de Dieu » sous son aspect moral.
Matthieu 5, du « royaume des cieux », ayant son siège dans les cieux.
Ici, le royaume est montré, à la fois dans les cieux et sur la terre.
Paul encourage les croyants dans les difficultés ou les souffrances, en appelant ces circonstances : une « légère tribulation d’un moment, qui opère pour nous, un poids éternel de gloire » (2 Cor. 4. 17) ; nous invitant à lever nos yeux vers l’avenir glorieux qui nous est réservé en Christ. Dans le ciel pour l’éternité, nous ne serons « que joyeux ».
Paul rassure les Thessaloniciens, en leur montrant que leurs souffrances ne sont pas un jugement – qui tombera, en son temps, sur les méchants (Apoc. 6 et suivants) – ce qui est une chose juste, devant Dieu, tandis que les croyants goûteront au repos de Dieu, inaltérable, éternel.
Déjà, nous jouissons du repos de la conscience et du cœur ; mais bientôt, de ce « repos sabbatique » avec Jésus (Héb. 4. 9) : repos qui a pour fondement la mort expiatoire, la résurrection et la glorification du Seigneur ; repos que rien ne peut plus venir troubler.
Dieu s’était reposé après la création (Gen. 2. 2) ; mais, le péché étant entré dans le monde, Il a dû se remettre au travail, afin d’assurer la rédemption des pécheurs et d’être glorifié. « Mon Père travaille… et moi je travaille » (Jean 5. 17).
« Si du moins… » (v. 6), expression solennelle concernant le sort des incrédules ! Pour le présent, les croyants doivent être animés d’un esprit de grâce (Rom. 12. 20 et 21), non de vengeance, comme les saints de l’Ancien Testament, dont la délivrance, au moment où le Seigneur apparaîtra, s’accompagnera de la vengeance divine. Notre délivrance à nous se réalisera lors de l’enlèvement de l’Église au ciel. Prions pour tous les hommes.
Venu pour apporter la grâce sur la terre, le Seigneur sera un Juge terrible pour les incrédules qui la refusent. Le jugement des impies est en rapport avec Son amour, méprisé par les méchants : « L’Éternel, le Dieu des rétributions, rend certainement ce qui est dû » (Jér. 51. 56 ; Héb. 10. 30 et 31). Il jugera « en justice » par le Seigneur ressuscité (Act. 17. 30 et 31).
En persécutant les croyants, c’est le Seigneur que l’on persécute, c’est Dieu que l’on rejette : le Seigneur a dit à Saul de Tarse : « Je suis Jésus que tu persécutes » (Act. 9. 5).
A l’aube du millénium, l’évangile du royaume sera prêché par les Juifs fidèles, missionnaires envoyés dans le monde. Ceux qui l’accepteront seront sauvés ; et ceux qui le refuseront seront condamnés (Mat. 25. 41 à 46). « Le salut vient des Juifs » (Jean 4. 22). Les nations sont bénies dans les tentes de Sem (Gen. 9. 27). Il y aura la « grande tribulation » pour les croyants de cette époque, sous la domination de l’Antichrist, où ceux qui refuseront la marque de la bête, se trouveront dans un complet dénuement (Apoc. 13. 16 et 17). Alors, une « coupe d’eau froide » donnée à l’un d’eux, « ne perdra point sa récompense » (Mat. 10. 42). Le jugement des incrédules fait partie des perfections du Seigneur, afin qu’Il soit honoré (Jean 5. 22 à 30).
Les chrétiens sont sauvés par la grâce et non par les œuvres (Éph. 2. 8 à 10). Ésaïe disait : « Toutes nos justices sont (devant Dieu), comme un vêtement souillé » (És. 64. 6).
« Les anges de sa puissance en flammes de feu » (v. 7) ; ce verset montre que Dieu se sert des anges, non seulement « en faveur de ceux qui vont hériter du salut » (Héb. 1. 13 et 14), mais aussi pour les jugements de l’Apocalypse (ch. 8 et suivants). Les anges étaient aussi les serviteurs du Seigneur, pendant Sa vie sur la terre : ils étaient présents à Sa naissance et à Gethsémané.
« Vous donner, à vous qui subissez la tribulation, du repos avec nous » (v. 7) : il est beau de voir que l’apôtre s’associe à eux, dans la perspective du repos, pour les croyants persécutés pour leur foi. Déjà, le Seigneur a dit à Ses disciples : « Vous avez de la tribulation dans le monde ; mais ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde » (Jean 16. 33). La tribulation, maintenant ; bientôt, le repos !
Pour les incrédules, les choses sont inversées : « Et la fumée de leur tourment monte aux siècles des siècles ; et ils n’ont aucun repos, ni jour ni nuit » (Apoc. 14. 11 et 12). La parabole de Luc 16. 19 à 26, devrait faire réfléchir tous les hommes, au sujet de ce qui attend « les riches quant au monde et non riches en foi » ! La « destruction éternelle » du v. 9, signifie des « tourments éternels » (Mat. 25. 46). C’est pourquoi, nous devons prêcher ainsi, avant qu’il ne soit trop tard : « Soyez réconciliés avec Dieu » (2 Cor. 5. 20 et 21).
Le ch. 1er met en opposition le sort éternel des croyants persécutés et celui des incrédules qui les persécutent. Le Seigneur, méprisé par ce monde sans Dieu, apparaîtra en gloire (Phil. 2. 9 à 11), avec tous Ses rachetés de l’Ancien et du Nouveau Testament (2 Thess. 1. 10). Beaucoup d’hommes ne connaissent pas Dieu, bien que Son existence soit visible dans la création (Rom. 1. 19 et 20). D’autres, christianisés, « n’obéissent pas à l’évangile de notre Seigneur Jésus Christ » (1 Pier. 4. 17). Ce sont tous les « professants » n’ayant pas la vie. Les nations, depuis longtemps christianisées, « entées » sur « l’olivier franc » d’Israël qui, lui, incrédule, a été coupé pour un temps de son propre olivier, seront coupées à leur tour et rejetées, si elles ne persévèrent pas dans l’obéissance à l’évangile de la grâce. Mais à la fin, « tout Israël (le résidu) sera sauvé » (Rom. 10 et 11).
Le travail du Saint Esprit, c’est de « contraindre les gens d’entrer » (d’accepter le salut par grâce) (Luc 14. 23) ; mais, entre la foi et l’incrédulité, l’homme choisit librement, bien que « Dieu ordonne que tous, en tous lieux, ils se repentent » (Act. 17. 30 et 31). « Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jean 3. 36). La colère divine s’abattra, à la fin, sur les « disputeurs et les désobéissants » (Rom. 2. 8 ; Tite 1. 16).
Le Pharaon ne connaissait pas Dieu ; Nabal ne connaissait pas David (figure de Christ) : ils ont été punis par Dieu. Les hommes seront jugés, non sur leurs œuvres, mais sur leur désobéissance au commandement de Dieu, de croire au salut par grâce. « Une destruction éternelle » (sans fin), leur est préparée (v. 9). Ils seront privés de la présence du Seigneur, et « de la gloire de sa force ».
Le fils aîné de la parabole de Luc 15, entendait la musique de la fête où l’on se réjouissait du retour du fils prodigue ; mais il refusait d’entrer ! De même, l’homme riche de Luc 16. 26, était définitivement privé « du sein d’Abraham », car un « grand gouffre » infranchissable l’en séparait.
Quant à nous, connaissant la doctrine du salut, nous devons progresser dans la connaissance de Dieu Lui-même, et nous réjouir, car le Seigneur sera « glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru » (v. 10). Son travail ayant opéré le salut des croyants, rejaillira sur Lui en gloire, produisant l’admiration du monde (És. 52. 13 et 14) ! Les gloires du Seigneur seront vues, car elles seront publiques, officielles. « Tout œil le verra » (Apoc. 1. 7). « Les immenses richesses de sa grâce et de sa bonté » envers les croyants seront manifestées (Éph. 2. 7).
Les Thessaloniciens avaient cru le témoignage de l’apôtre, et feront partie de ceux qui régneront avec Christ, en compagnie de tous les saints, lorsqu’ils apparaîtront en gloire (Zach. 14. 5). Pour le moment, notre « vie est cachée avec le Christ en Dieu. Quand le Christ qui est notre vie sera manifesté, alors nous aussi, nous serons manifestés en gloire » (Col. 3. 3 et 4). Désirons ardemment et aimons « son apparition » glorieuse ! car alors, Il nous donnera la « couronne de justice » (2 Tim. 4. 8). Le but ultime de Dieu, c’est la gloire de Son Fils.
Ce que Dieu veut, pour le moment, c’est que nous soyons « trouvés dignes de notre appel » (v. 11) ; « en sorte que le nom de notre Seigneur Jésus Christ soit glorifié en nous et nous en Lui » (v. 12). Sommes-nous conscients de notre appel ? Désirons-nous glorifier le Seigneur ? Que nous appartenions au Seigneur, comme rachetés destinés à Sa glorification (2 Thess. 1. 10), c’est là le triomphe de Sa grâce, à nous qui étions si loin !
Ayant ruiné le témoignage qui lui était confié, l’Église sera revêtue, en ce jour-là, de la gloire du Seigneur, car il restera ce que le Seigneur Lui-même aura produit. Le monde alors, verra la « nouvelle Jérusalem », glorieuse, descendant du ciel (Apoc. 21. 10). En voyant l’avenir lointain d’Israël, objet de la grâce, Balaam pouvait s’écrier : « Selon ce temps il sera dit de Jacob et d’Israël : qu’est-ce que Dieu a fait ? » (Nomb. 23. 23). La reine de Shéba était pleine d’admiration pour Salomon (type de Christ dans la gloire), et tout ce qui l’entourait ! (1 Rois 10. 1 à 5). Les glorieuses couronnes que le Seigneur nous donnera, nous les jetterons à Ses pieds, car c’est Lui seul qui en est digne (Apoc. 4. 10).
L’apôtre dit aux Thessaloniciens : « que le nom du Seigneur Jésus Christ soit glorifié en vous et vous en lui » (v. 12), non seulement lorsqu’Il apparaîtra en gloire avec tous Ses saints, mais déjà aujourd’hui. C’est là l’appel dont nous sommes appelés, sur la terre : que nous reflétions Ses caractères saints, afin de glorifier Son nom « selon la grâce de notre Dieu et du Seigneur Jésus Christ » (v. 12). Nous devons Le glorifier dans Sa position de « Seigneur » ; dans Son ministère de grâce, comme « envoyé de Dieu » (Jésus), et dans Son caractère de « Messie » pour Son peuple terrestre (Christ) : c’est un témoignage complet.
Lorsque l’Église sera au ciel, « nous lui serons semblables, car nous le verrons comme Il est » (1 Jean 3. 2). Paul disait aux Galates : « Mais quand il plut à Dieu… de révéler son Fils en moi » (ch. 1. 15). N’en est-il pas de même pour nous ?
Paul écrivait, aux Thessaloniciens, pour les encourager, que le Seigneur retirait de la gloire dans leurs tribulations, : les croyants sont étroitement unis à Christ (vous en Lui) : Sa gloire est déjà la nôtre. Souffrir pour Christ est, pour les croyants fidèles, une source de joie spirituelle (1 Pier. 4. 12 à 14). Mais que nous souffrions pour avoir fait le mal déshonore le Seigneur (cf. v. 16).
En Philippiens 2. 9 à 11, on lit, au sujet du Seigneur qui S’est abaissé lui-même : « Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nom au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou… et que toute langue confesse qu’il est Seigneur à la gloire de Dieu le Père ». Dans ces versets, Lui seul est glorifié. Mais dans les Thessaloniciens, Paul révèle que Ses saints seront glorifiés avec Lui : c’est un côté de Sa gloire de ne pas être glorifié seul, mais avec tous Ses saints.
Dans ces versets 11 et 12, notre position en Christ, intouchable, comme dans Rom. 8. 30, n’est pas en jeu, mais bien notre marche comme croyants. Quelles que soient les difficultés rencontrées, le Seigneur nous donne toujours les ressources pour les traverser. Être « en Christ, c’est une nouvelle création » (2 Cor. 5. 17) : intimement liés à Lui, Sa gloire est la nôtre. « Si nous souffrons, nous régnerons aussi avec lui » (2 Tim. 2. 11 et 12).
C’est ici-bas que « l’Épouse » du Seigneur se prépare « aux noces de l’Agneau », et elle sera revêtue de « la gloire de Dieu » (Apoc. 21. 9 à 11). Tout est grâce (v. 12).
Les Thessaloniciens avaient été réceptifs à la Parole, mais Satan les attaquait par la persécution et une fausse doctrine quant au « jour du Seigneur ». Persécutés, ils en déduisaient qu’ils subissaient « la grande tribulation », et que, par conséquent, le retour du Seigneur était imminent. C’est un danger de conclure à la réalisation des prophéties en considérant les évènements extérieurs : il faut distinguer ce qui concerne les différentes dispensations.
La « grande tribulation » ne concerne pas les croyants de la grâce. L’erreur des disciples, c’était de croire que le Seigneur établirait Son règne immédiatement ; mais Il devait d’abord passer par la croix. Paul s’attachait à leur rappeler quelle était leur vraie position en Dieu, avant de s’attaquer, au chapitre 2, à la fausse doctrine qui les troublait.
L’apôtre place les croyants devant « la venue de notre Seigneur… et notre rassemblement auprès de lui », dans le ciel, pour toujours. En attendant, nous sommes exhortés à ne pas « abandonner le rassemblement de nous-mêmes » (Héb. 10. 25) : l’enlèvement des croyants se produira comme premier événement avant les jugements pour le monde.
Puis, « l’apostasie » se répandra ; et enfin, « l’homme de péché », « l’inique », l’Antichrist apparaîtra et séduira le monde. Le retour du Seigneur en grâce ne sera vu que des croyants, qui seront pour toujours avec Lui : « ils ne sortiront plus jamais dehors » (Apoc. 3. 12). Son apparition en gloire sera vue de tous les hommes. L’apôtre avait déjà enseigné ces vérités aux Thessaloniciens (v. 5) mais, troublés par la fausse doctrine, ils les avaient oubliées. Sans doute, une fausse lettre de l’apôtre, les avait déroutés quant à ces vérités essentielles qu’il doit leur rappeler.
Aux Galates, auxquels il parle de « l’écharde qu’il avait reçue pour la chair » (ch. 6. 11), Paul avait écrit son épître lui-même. Habituellement, il adressait ses salutations aux croyants, de sa propre main, authentifiant ainsi ce qu’il écrivait.
Cette épître montre Satan comme « lion rugissant » et comme « ange de lumière ».
Ch. 2
Ce paragraphe montre ce qui arrivera après l’enlèvement de l’Église, et avant l’apparition du Seigneur, en gloire, pour régner : la révélation de « l’homme de péché », « l’inique », « le roi » (Dan. 11. 36 et 37), « le pasteur de néant » (Zach. 11. 17), « l’Antichrist » (1 Jean 2. 22), la seconde « bête » (Apoc. 13. 11).
Cet homme séduira le monde par « toute sorte de miracles et signes et prodiges de mensonge, et en toute séduction d’injustice pour ceux qui périssent, parce qu’ils n’ont pas reçu l’amour de la vérité pour être sauvés. Et à cause de cela, Dieu leur envoie une énergie d’erreur pour qu’ils croient au mensonge » (v. 9 à 11). Ce chapitre résume ce qui était annoncé, déjà en Daniel 11, et développé dans l’Apocalypse. À l’époque où ces choses se passeront, les hommes atteindront les sommets de l’orgueil humain qui les dirige depuis l’origine de l’humanité : « vous serez comme Dieu » (Gen. 3. 5). Ce sera l’aboutissement de la pensée humaniste : l’homme, le centre de la création sans Dieu ! Le monde se plongera dans l’« apostasie » qui est le rejet de Dieu, pour vénérer cet homme satanique qui « s’assiéra au temple de Dieu, se présentant lui-même comme étant Dieu » (v. 4). C’est l’homme s’adorant lui-même !
Summum de l’orgueil. Cet « homme de péché » tiendra sa puissance directement de Satan et imitera ses caractères ; parodie du Seigneur qui était la pleine manifestation du Père sur la terre. Déjà, ces choses existent en germe, même si elles n’atteignent pas encore leur plein développement.
Nous sommes exhortés à ne pas nous laisser séduire (v. 3) car, dans toute fausse doctrine se trouve « la séduction d’injustice ». Satan est appelé : « celui qui séduit la terre habitée tout entière » (Apoc. 12. 9). C’est ce qui caractérise surtout « les derniers temps » (1 Tim. 1. 2). Prenons garde, car « le mystère d’iniquité opère déjà » (v. 7). « La femme Jézabel » d’où émanaient les fausses doctrines de la chrétienté, existe et agit (Apoc. 2. 19 à 22).
Paul avait déjà enseigné aux Thessaloniciens ces choses essentielles, mais il les leur répète, pour leur sûreté (2 Pier. 3. 1 et 2 ; Phil. 3. 1).
On pense que l’Antichrist sera un Juif, de la tribu de Dan, qui sera « un serpent… une vipère… qui mord les talons du cheval, et celui qui le monte tombe à la renverse » (Gen. 49. 17). Cet homme est désigné, dans l’Apocalypse, par la deuxième « bête » du ch. 13. 11. « Le Seigneur le consumera par le souffle de sa bouche » (v. 8).
Par grâce, tant que l’Église est encore sur la terre, il y a « ce qui retient » le plein développement du mal. Dieu se sert, pour le freiner, même des autorités qu’Il place à la tête des nations (Rom. 13. 12). De même, la présence de l’Église, sur la terre, freine le développement du mal. Mais il y a aussi, « celui qui retient » (v. 7) : la présence du Saint Esprit dans les croyants, encore ici-bas.
On relève deux sphères différentes de l’apostasie : l’apostasie juive qui « nie le Fils » de Dieu et, par conséquent « nie aussi le Père » (1 Jean 2. 22) ; et l’apostasie de la chrétienté professante, rejetant tout ce qui ne peut être reçu que par la foi.
Après l’enlèvement des croyants, l’apostasie se généralisera dans le monde, sur lequel tomberont les jugements divins. Pour nous, l’Esprit Saint qui habite en nous pour l’éternité, nous fait désirer le retour du Seigneur (Apoc. 22. 17) et, lorsque le Saint Esprit remontera au ciel, Il nous enlèvera avec Lui.
Cependant, soyons sur nos gardes, car l’ennemi est puissant pour attirer les âmes dans de fausses doctrines, et il est actif ! Peut-être que « l’homme de péché » qui nous est montré dans ce chapitre, existe déjà, sur la terre ; mais il sera « révélé », lorsque le Saint Esprit et l’Église seront remontés au ciel.
Le verset 11 annonce « une énergie d’erreur » suscitée par Dieu sur le monde qui aura « pris plaisir à l’injustice » (v. 12).
Le pharaon, dans l’Exode, avait obstinément endurci son cœur. Aussi, à la fin, Dieu Lui-même le lui endurcit encore plus. De même, les hommes de ce temps de la fin endurciront leurs cœurs ; alors, pour eux, la vérité ne sera plus accessible : en Apocalypse 6. 12 à 14, tout, sur la terre, sera ébranlé et deviendra obscur : « le ciel se retira comme un livre qui s’enroule ». Les pensées divines seront cachées.
Le verset 4 montre « l’inique » qui « s’oppose » et « s’élève », en contradiction avec le Seigneur qui Lui, « s’est anéanti » et « s’est abaissé » (Phil. 2. 6 à 8). « Le christ Jésus, lequel étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu ». Il se détournait lorsque Son peuple voulait Le faire roi, ou lorsque Ses frères voulaient qu’Il se fasse connaître ; l’homme de péché, lui, se fera adorer « comme étant Dieu ».
Le Seigneur parcourait les villes et les villages pour annoncer la vérité ; l’inique, lui, « s’assiéra au temple de Dieu ». « Débonnaire et humble de cœur » (Mat. 11. 29), le Seigneur a fait des miracles de grâce ; l’Antichrist fera des miracles de jugement et de mensonge (v. 9 ; Apoc. 13. 11 à 13). Le Seigneur est venu au nom de Son Père, et a été rejeté ; l’Antichrist viendra en son propre nom et beaucoup d’hommes le recevront (Jean 5. 43).
Satan cherche à parodier Dieu, mais la trinité satanique ne sait faire que le contraire de la Trinité divine. L’homme, dès le jardin d’Éden, a voulu être « comme Dieu » (Gen. 3. 5). Le chiffre six, symbole de l’homme cherchant à s’élever de sa condition, se trouve trois fois répété en Apocalypse 13. 18, représentant l’exaltation de l’homme cherchant à s’élever jusqu’à Dieu. Sept est le chiffre représentant la perfection divine.
Dieu retient le déferlement du mal sur la terre par le moyen des croyants, dont le rôle consiste à être des témoins de Sa grâce. « Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons » (Mat. 5. 45). Mais aussi, dans Son amour, Il ne veut pas que Ses bien-aimés connaissent la grande épreuve qui viendra sur le monde, après l’enlèvement de l’Église.
Les autorités établies de Dieu sur les nations ont aussi ce rôle de freiner l’avancée du mal.Cependant, ce n’est pas la place d’un croyant de s’immiscer dans le monde politique, car il est du ciel, et non du monde (Jean 17. 14 et 16). Le Seigneur a répondu à Pilate : « Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu » (Jean 18. 36). Notre royaume est du ciel où est notre Roi.
Cependant, nous devons nous soumettre aux autorités établies au-dessus de nous, même si elles sont « fâcheuses » (1 Pier. 2. 17 à 19). Pourtant, si elles nous commandaient des choses contraires à la Parole de Dieu, il nous faudrait résister (Ex. 1. 15 à 20). « Il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Act. 4. 19). Daniel 1. 6 à 8, nous en donne un excellent exemple, et Dieu, dans de telles circonstances, nous dit : « Ne crains pas » (Dan. 10. 12).
La vie chrétienne est un exercice permanent : séparation du monde, témoignage autour de nous, nous garder du mal qui gagne peu à peu. A l’approche de l’époque où régnera l’Antichrist, le chemin des croyants peut devenir très dur. Nous pouvons connaître les premiers « orages » de l’épreuve qui vient sur le monde, en jugement, afin de nous pousser à dire du fond du cœur : « Viens, Seigneur Jésus ».
Aux v. 13 et 14, l’apôtre se réjouit de ce que Dieu a produit chez les Thessaloniciens, ces « frères aimés de Dieu » (1 Thess. 1. 4) ; « frères aimés du Seigneur », « choisis dès le commencement ». Cela rappelle notre élection – ou prédestination – dans « la préconnaissance » de Dieu (Rom. 8. 29 ; 1 Pier. 1. 2).
Les incrédules se servent souvent de ces vérités pour se dérober au salut, avançant que les uns sont prédestinés au salut, et non pas les autres. Alors que Dieu veut que « tous les hommes soient sauvés ». Mais Dieu « préconnaît », de toute éternité, ceux qui se convertiront et ceux qui ne se convertiront pas. Il laisse à chacun la responsabilité de choisir la vie : « J’ai mis devant toi la vie et la mort… choisis la vie afin que tu vives » (Deut. 30. 19).
Dieu, dans Sa grâce, a préparé des « vases de miséricorde » ; et a « supporté avec une grande patience des vases de colère » qui se préparent eux-mêmes « pour la destruction » (Rom. 9. 22). Ceux-là sont destinés au « feu éternel qui est préparé pour le diable et ses anges » (Mat. 25. 41).
« Nous devons toujours rendre grâces à Dieu » pour le bien qu’Il produit en nos frères, comme le faisait Paul pour les Thessaloniciens marchant « dans la sainteté de l’Esprit et la foi de la vérité » (v. 13). Et le but ultime divin, c’est que Christ soit glorifié dans le fait même qu’Il nous revêtira de Sa propre gloire de Fils de l’homme (v. 14).
Au terme de son épître, Paul exhorte les Thessaloniciens à « demeurer fermes », dans les persécutions qu’ils enduraient. Cela suppose un état de cœur habituel. Dans l’hostilité prolongée qui les entourait, il leur était difficile de rester fermes. « Après avoir tout surmonté, tenir ferme » (Éph. 6. 13 ; 1 Thess. 3. 13 ; 2 Thess. 3. 3). Il ne s’agissait pas de retenir les « traditions », mais d’être fermes, dans les circonstances difficiles, pour garder les enseignements de la Parole qui, à l’époque, n’était pas complète : ils n’avaient que les enseignements de l’apôtre, soit de vive voix, soit par lettres (Col. 1. 25 à 29) : c’était « la Parole de Dieu » (1 Thess. 2. 13).
Nous avons la Parole complète, inspirée par l’Esprit Saint, et nous devons la garder et l’aimer telle qu’elle nous a été conservée. Chaque livre de la Bible fait partie du « canon » des Écritures. Nous devons nous y soumettre et, si un frère la présente, vérifier s’il en est bien « ainsi » (Act. 17. 10 et 11). La Parole doit être « gravée » dans nos cœurs, afin que, si des erreurs nous sont présentées, nous soyons capables de les déceler.
Le v. 16 nous rappelle l’unicité des Personnes divines : « Notre Seigneur Jésus Christ lui-même, et notre Dieu et Père, nous a aimés » : les sujets sont au pluriel et le verbe au singulier, de même que dans la première épître (ch. 3. 11). Ici, le Fils est nommé en premier (chose rare, mais non unique (Jean 10. 30). Le Père et le Fils sont « objets » et agissent ensemble, quoique chacun à Sa place ; et le Saint Esprit, « agent », agissant en nous.
L’apôtre Jean mêle souvent, dans ses écrits, le Père et le Fils (1 Jean 5. 20), où « le Fils du Dieu véritable est présenté comme étant lui-même le Dieu véritable ».
« Il nous a aimés et nous a donné une consolation éternelle et une bonne espérance par grâce ». Cet amour a été pleinement manifesté lorsque le Seigneur s’est livré pour nous. La consolation est pour le temps présent et est en relation avec nos souffrances (2 Cor. 1. 3 à 7), mais a des prolongements dans l’éternité. Puis, l’espérance de voir bientôt le Seigneur dans Sa gloire nous tient en éveil. Dieu a pourvu au passé, au présent et à l’avenir, en ce qui nous concerne. Le but de Dieu est de nous faire obtenir « la gloire de notre Seigneur Jésus Christ » (v. 14). Cette perspective nous procure une consolation, déjà aujourd’hui, dans nos afflictions, mais aussi pour l’éternité (Luc 16. 19 à 25), dans la contemplation de la gloire du Seigneur. Lorsque nous serons avec le Seigneur, l’espérance cessera, mais l’amour demeurera. Dans Son amour, Dieu prend soin de nous.
Le verset 17 nous montre l’ordre divin, quant à la primauté de nos actes sur nos paroles, comme le faisait le Seigneur Lui-même (Luc 24. 19 ; Act. 1. 1). Dans la prédication de l’évangile, nos actes parlent plus fort que nos paroles. A l’inverse du Seigneur, « Moïse… était puissant dans ses paroles et dans ses actions ». Nous parlons, souvent, plus que nous n’agissons.
Les Thessaloniciens, persécutés, avaient particulièrement besoin de jouir de cet amour divin et de cette espérance, pour goûter la consolation ! C’est dans les souffrances que l’on apprécie le prix des consolations divines : « Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ Jésus, lorsque vous aurez souffert un peu de temps, vous rendra Lui-même accomplis, vous affermira, vous fortifiera, et vous établira sur un fondement inébranlable » (1 Pier. 5. 10).
Ch. 3
Paul priait beaucoup pour ses frères et pour les assemblées, et rendait grâces aussi (ch. 1. 2 et 3 ; 2. 13).
Mais, dans l’humilité, conscient de sa propre faiblesse (2 Cor. 12. 8 à 10), il demandait aussi que les frères prient pour lui (1 Thess. 5. 25 ; Rom. 15. 30 à 33 ; Col. 4. 2 et 3 ; Éph. 6. 18 et 19).
Les prières de Paul, pour les Thessaloniciens, avaient pour but la gloire du Seigneur (2 Thess. 1. 11 et 12).
Le chapitre 3 commence de la même manière que Phil. 4. 8 et 9 : « Au reste, frères » mettant en relief la pensée de Paul d’attirer l’attention, de manière particulière, sur « toutes les choses qui sont vraies… vénérables… justes… pures… aimables… de bonne renommée », afin qu’elles occupent les pensées des croyants auxquels il s’adressait.
Mais, dans le ch. 3 de 2 Thessaloniciens, Paul demandait les prières des saints, pour lui et pour ceux qui travaillaient avec lui, « afin que la parole du Seigneur coure et qu’elle soit glorifiée » : « Il envoie ses oracles sur la terre : sa parole court avec vitesse » (Ps. 147. 15).
Si la Parole porte des fruits dans notre vie pratique, le Seigneur est glorifié dans Ses saints. Nous devons prier pour ceux qui répandent la Parole dans le monde. Paul reconnaissait, encore une fois, que la Parole avait « couru », de chez les Thessaloniciens, et avait « retenti » au loin (1 Thess. 1. 8). Le but divin, c’est que la Parole se répande.
Mais Paul avait un deuxième but : d’être, lui et ses compagnons, « délivrés des hommes fâcheux et méchants » (v. 2). Il convient que nous combattions par la prière (Rom. 15. 30). La Parole désigne Satan comme étant : le méchant, et il a ses agents sur la terre (Éph. 6. 16) !
En Genèse 38. 7, on lit : « Er, premier-né de Juda, était méchant aux yeux de l’Éternel, et l’Éternel le fit mourir ». Er portait le caractère de celui qui dominait sur lui : Satan. Les hommes fâcheux sont ceux qui, n’étant pas à leur place, entravent le travail de Dieu.
En Actes 13. 6 à 12, le magicien Bar-Jésus, s’opposait à la prédication de l’apôtre ; et Dieu l’a rendu aveugle pour un temps.
Paul, sur le chemin de Damas, avait, lui aussi, été rendu aveugle ; mais Dieu avait eu pitié de celui qui deviendrait un fidèle serviteur, et l’avait guéri. En 2 Timothée 3. 11, Paul révèle que le Seigneur l’avait délivré de ses persécuteurs. Tout serviteur fidèle rencontre des « hommes fâcheux » sur son chemin car « la foi n’est pas de tous » (2 Thess. 3. 2).
Au v. 3, Paul rappelle les promesses et la fidélité du Seigneur, pour notre délivrance, et le v. 4 nous montre que c’est en Lui que nous devons placer notre confiance (Gal. 5. 10), afin d’être vainqueurs dans nos combats. Ayons à cœur d’être, tous, ces « jeunes gens » qui sont « forts » et qui ont « vaincu le méchant » (1 Jean 2. 13 et 14) : Il s’agit, là, d’un âge spirituel. « Celui qui vous appelle est fidèle, qui aussi le fera » (1 Thess. 2. 4 ; 1 Cor. 1. 8 et 9).
Dans ses épîtres, Paul mettait souvent en avant ce qui était bon, avant de parler de ce qui n’allait pas. Ici, il leur enjoint de « se retirer de tout frère qui marche dans le désordre » (v. 6). Il arrive toujours un moment, dans notre vie, où un combat s’engage pour notre conversion. Mais, ensuite, des combats se poursuivent, pour marcher avec fidélité à la Parole, et ces combats-là durent toute la vie.
David avait eu des combats personnels et secrets, lorsqu’il avait dû combattre contre le lion et l’ours, de la patte desquels l’Éternel l’avait délivré (1 Sam. 17. 37). Ce n’est qu’ensuite, qu’il a pu combattre victorieusement, et publiquement, contre Goliath (v. 38 à 51).
Quant au Seigneur Jésus, Lui-même s’est soumis à un combat mystérieux contre Satan, au début de Son ministère (Mat. 4. 1 à 10). Et, vainqueur de ce terrible ennemi, Il a pleinement manifesté, dans Sa parfaite sainteté, que le péché n’avait aucune prise sur Lui !
Le verset 5 nous enjoint de laisser se manifester à l’égard de nos frères « l’amour de Dieu qui est versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rom. 5. 5), car Dieu laisse libre cours à Son amour pour tous, à travers chacun de nous.
Par nature, nous sommes « haïssables, nous haïssant l’un l’autre » (Tite 3. 3). Si nous sommes appelés : « enfants de lumière », nous ne sommes pas appelés : enfants d’amour.
C’est l’amour de Dieu qui doit nous occuper, mais cet amour que Dieu a mis en nous, nous devons le laisser couler librement vers nos frères (Jean 13. 34 et 35) : il ne doit pas rester enfermé en nous.
Cependant, nous devons être tout entiers tournés vers Dieu : « Nous, nous l’aimons parce que Lui nous a aimés le premier » (1 Jean 4. 19).
David se réjouissait de ce que le peuple avait donné « volontairement » pour la construction du temple (1 Chron. 29. 17 et 18) ; et il demande à Dieu que le cœur de ce peuple soit tourné vers Lui. Que cela soit aussi notre prière pour nous-mêmes.
Ayant le Saint Esprit, « marchons par l’Esprit » (Gal. 5. 25). Nous avons reçu l’amour de Dieu, marchons dans l’amour (Éph. 5. 2) ; nous sommes « lumière dans le Seigneur, marchons comme des enfants de lumière » (Éph. 5. 8).
La « patience du Christ » doit aussi se manifester en nous. Christ est patient envers tous, et nous avons besoin de toute Sa patience, car nous sommes souvent rebelles à Sa volonté, oubliant Son amour. Christ attend que le dernier élu soit sauvé, avant d’enlever Son Assemblée vers Lui, car « sa patience est salut » (2 Pier. 3. 14 et 15).
Nous nous réjouissons de la prochaine venue du Seigneur, mais aussi de Sa patience envers ceux qui doivent encore être sauvés. Imitons cette patience divine.
Les Thessaloniciens croyaient que « le jour du Seigneur » était déjà là. Paul a dû leur montrer leur erreur, et il les exhorte, maintenant, à imiter la patience du Christ à cet égard.
A partir du v. 6, Paul exhorte les Thessaloniciens à user de discipline envers « tout frère qui marche dans le désordre ».
La discipline, dans l’Assemblée, revêt plusieurs formes graduelles : la discipline fraternelle envers quelqu’un qui « s’est laissé surprendre par quelque faute » (Gal. 6. 1), et qui appelle le lavage des pieds de Jean 13 ; le tort fait à un frère, par un autre, demande une action plus sévère (Mat. 18. 15 à 17) ; la réprimande publique envers ceux qui pèchent sans retenue (1 Tim. 5. 20) ; puis, la mise à l’écart de ceux qui causent des divisions par de fausses doctrines (Rom. 16. 17).
Ces différentes formes de discipline devraient être davantage pratiquées dans l’Assemblée, afin d’éviter l’exclusion, qui marque l’échec de la discipline, celle-ci ayant pour but, de ramener une personne qui s’égare. Si le frère averti n’écoute pas (v. 14), il convient de s’éloigner de lui « afin qu’il en ait de la honte ». Cependant, fermeté et douceur doivent s’équilibrer : « Ne le tenez pas pour un ennemi, mais avertissez-le comme un frère » (v. 15).
Chez les Thessaloniciens, certains ne travaillaient pas et se mêlaient de tout. L’apôtre les avait déjà avertis, alors qu’il était encore au milieu d’eux (v. 10). Paul avait été un exemple pour eux : il avait travaillé « nuit et jour pour n’être à charge à aucun de vous », dit-il. Il avait agi de la même façon parmi les Corinthiens. Les Thessaloniciens devaient l’imiter, comme lui-même imitait Christ (1 Cor. 11. 1). Cependant, nous devons subvenir aux besoins de ceux qui travaillent pour le Seigneur.
L’expression du v. 6 est très forte : « nous vous enjoignons » est un ordre impératif auquel les Thessaloniciens ne devaient pas se soustraire. Paul, comme un berger attentif à l’état des brebis du Seigneur, avait compris quels étaient leurs besoins, et il y pourvoyait. Son enseignement revêtait beaucoup de puissance, car il mettait lui-même en pratique ce qu’il enseignait aux autres. Il est un exemple aussi pour nous tous ! Nous n’en trouverons la force que dans la contemplation du Seigneur Lui-même : « Nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (2 Cor. 3. 18).
Les versets 6 et 11, révèlent que certains Thessaloniciens ne travaillaient pas et, en conséquence de leur oisiveté volontaire, se mêlaient de tout. L’apôtre parle à Timothée des « veuves… oisives, allant de maison en maison… se mêlant de tout, disant des choses qui ne conviennent pas » (1 Tim. 5. 11 à 13). Nous devons prendre soin les uns des autres, mais surtout de ceux qui sont dans le besoin. L’oisiveté crée des situations moralement dangereuses, conduisant à la chute.
Quelles que soient nos circonstances, le Seigneur désire que nous Le servions par un témoignage qui soit une évangélisation vécue. Mais, étant tous appelés à être des serviteurs et des servantes, soyons fidèles, « conduisant bien nos enfants et nos propres maisons » (1 Tim. 3. 8 à 12). La venue prochaine du Seigneur ne doit pas nous inciter à l’oisiveté, mais à poursuivre notre tâche.
Dans une situation de chômage involontaire que permet le Seigneur, le temps Lui appartient, bien qu’une grande activité soit nécessaire pour rechercher un emploi.
Il faut veiller à rechercher la pensée de Dieu : « J’ai vu l’occupation que Dieu a donnée aux fils des hommes pour s’y fatiguer » (Éccl. 3. 10). « Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le selon ton pouvoir » (Éccl. 9. 10). Même si quelqu’un est au chômage, le Seigneur place toujours devant lui une activité utile, en attendant qu’Il fasse l’issue à cette situation difficile.
La paresse est rejetée par la Parole : « À cause de la paresse, la charpente s’affaisse ; et à cause des mains lâches, la maison a des gouttières » (Éccl. 10. 18). « Celui qui dort durant la moisson est un fils qui fait honte » (Prov. 10. 5). Spirituellement, c’est durant la bonne saison de la vie (la jeunesse, surtout), qu’il faut moissonner, dans la Parole de Dieu, la nourriture pour l’hiver de l’existence (la vieillesse). « Souviens-toi de ton créateur dans les jours de ta jeunesse, avant que soient venus les jours mauvais, et avant qu’arrivent les jours où tu diras : je n’y prends point de plaisir » (Éccl. 12. 1).
Cependant, ne tombons pas dans l’excès inverse : la finalité du travail n’est pas d’accabler l’homme jusqu’à ne pas lui laisser le temps de prier et de lire la Parole. Paul exhorte les Thessaloniciens à « travailler paisiblement » (v. 12). Dans les Éphésiens, il présente le travail comme un moyen d’avoir « de quoi donner à celui qui est dans le besoin » (ch. 4. 28).
Certains frères, comme Paul le faisait, travaillent pour subvenir aux besoins de leur famille, et travaillent aussi pour le Seigneur. Nos activités (quel que soit notre âge), ne doivent pas faire obstacle au témoignage pour le Seigneur.
Les v. 12 et 13 ne présentent pas une opposition : « ceux qui sont tels… » sont aussi des frères (v. 15) et sont exhortés à « travailler paisiblement » (v. 13). Cependant, ceux qui, volontairement, ne travaillaient pas, ne manifestaient plus ce caractère de frères. L’appellation « frères » dénote une relation bénie dans le Seigneur. L’apôtre équilibre son injonction qui est un commandement ferme, par une exhortation destinée à les encourager et à les fortifier (v. 12).
À l’exemple du Seigneur, qui savait reprendre sévèrement tout en manifestant un amour sans faille, Paul, malgré ces paroles sévères, laissait ressortir son amour pour les Thessaloniciens. Il était un « imitateur de Christ » (1 Cor. 11. 1), et nous invite à être comme lui. Prions pour nos frères encore en activité et que le contexte social actuel oblige à travailler outre mesure. Notre époque ressemble à celle où le peuple de Dieu, esclave en Égypte, était écrasé de travail par la dureté de cœur du Pharaon. Satan, qui gouverne le monde, est un ennemi sans pitié ! « Vous n’ignorez pas ses desseins » qui consistent à ôter notre communion avec le Seigneur.
Les chutes arrivent plus souvent par l’oisiveté que par le surcroît de travail. David est « tombé », non lorsqu’il était à la guerre, mais lorsqu’il se reposait, tandis que le peuple guerroyait. Paul avait « confiance dans le Seigneur », et exhortait « dans le Seigneur Jésus Christ » (v. 4 et 12). L’oisiveté conduit à la pauvreté (Prov. 6. 11). La Parole nous avertit, et l’exhortation du v. 13 nous trace un vaste programme ! Ne défaillons pas « en faisant le bien, surtout à ceux de la maison de la foi » (Gal. 6. 9 et 10), à l’image du Seigneur (Act. 10. 36 à 38) – et comme Dieu (Act. 14. 15 à 17), qui prend soin « des méchants et des bons » (Mat. 5. 45). « Surmonte le mal par le bien » (Rom. 12. 21).
L’apôtre enjoint les Thessaloniciens à « noter » ceux d’entre eux qui n’obéiraient pas à la parole apostolique qui leur était adressée dans cette lettre : « N’ayez pas de commerce avec lui, afin qu’il en ait de la honte » (v. 14). Il fallait maintenir une certaine distance relationnelle avec une telle personne, afin de la restaurer. Désobéir à la Parole est grave. Cependant, ici, il ne s’agit pas d’une rupture de communion, comme dans 1 Cor. 5. 11, où il fallait « ôter le méchant » du milieu des croyants de Corinthe, tandis que Dieu « juge ceux de dehors ».
Les v. 14 et 15 lient la sévérité et l’amour fraternel envers ce frère qu’il fallait gagner en touchant sa conscience. Agir en discipline produit toujours de la tristesse, car nous ne pouvons plus manifester librement notre amour fraternel. L’assemblée est l’instance suprême, sur la terre, en ce qui concerne la discipline en son sein, mais cela doit se faire dans l’amour ; car c’est par amour, pour nous enfants de Dieu, que notre Père céleste nous discipline (Héb. 12. 7).
Mais l’Assemblée doit éviter deux dangers : soit laisser tout faire au Seigneur en ne s’occupant pas d’un frère qui s’égare – soit exercer une discipline dure, sans amour. La responsabilité de l’Assemblée est permanente. « Ceux qui pèchent, convaincs-les devant tous » (1 Tim. 5. 20). Cette admonestation publique des plus délicates, et qui demande beaucoup de discernement, n’est guère exercée dans les assemblées. Avant d’en arriver là, toute une procédure progressive est indispensable (Mat. 18. 15 à 17). Ramener un « pécheur de l’égarement de son chemin » (Jac. 5. 19 et 20), (c’est-à-dire un frère qui s’égare), peut le sauver d’une « mort » disciplinaire.
Le v. 15 nous met en garde contre le fait de tenir un frère pour « un ennemi ». Les hommes du monde portent ce caractère car, dominés par Satan, ils sont ennemis de Dieu et de Ses enfants (Jac. 4. 4). Un témoignage fidèle au milieu des hommes du monde, provoque leur hostilité. Satan sait « se transformer en ange de lumière » (2 Cor. 11. 14), pour séduire les hommes ; mais il faut prier pour eux, car Dieu les aime et « veut que tous viennent à la repentance ».
Le Seigneur nous enseigne à ce sujet : « Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous font du tort et vous persécutent, en sorte que vous soyez les fils de votre Père qui est dans les cieux » (Mat. 5. 43 et 44).
L’Assemblée appartient au « Dieu de paix » (Phil. 4. 8 et 9) ; et le Seigneur nous dit : « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix » (Jean 14. 27). L’épître aux Éphésiens (ch. 4. 1 à 3), nous exhorte à « garder l’unité de l’Esprit par le lien de la paix ». Nous ne pouvons réaliser cela qu’avec « toute humilité et douceur, avec longanimité, nous supportant l’un l’autre dans l’amour » ; et cela par la puissance du Seigneur, et non par nos propres facultés.
« Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix » (1 Cor. 14. 32 et 33). « Or le Dieu de paix brisera bientôt Satan sous vos pieds » (Rom. 16. 20). Ce Dieu de paix veut être avec nous (Rom. 15. 33).
Évodie et Syntiche troublaient l’assemblée des Philippiens par leur désaccord ; et Paul les supplie « d’avoir une même pensée » (ch. 4. 2). Soyons aussi « chaussés de la préparation de l’évangile de paix » (Éph. 6. 15). Dans cette deuxième épître, ch. 3, nous avons affaire au « Seigneur de paix » ; au Seigneur en tant que tel, dans Sa personne (v. 16) ; puis, au « Seigneur Jésus Christ » apportant la grâce en Lui-même (v. 18).
Une des ruses de l’ennemi consistait à faire parvenir de fausses lettres de l’apôtre aux Thessaloniciens (ch. 2. 2). Aussi Paul sent-il la nécessité d’authentifier sa lettre, à la fin (v. 17). Il avait l’habitude de faire écrire ses épîtres par un frère qui le servait. C’était « Tertius » qui écrivit l’épître aux Romains. Une seule de ses lettres a été écrite entièrement de sa propre main : celle aux Galates (ch. 6. 11). Ici, Paul met ostensiblement l’accent sur le fait qu’il a signé personnellement sa lettre aux Thessaloniciens (v. 17).
Dans sa première épître, il avait mis en avant tout ce qui, chez les Thessaloniciens, réjouissait son cœur. Dans sa seconde épître, il a dû reprendre la fausse doctrine qui se faisait jour chez eux, ainsi que les désordres qui se manifestaient parmi eux. Mais dans son amour, il n’exclut personne de ses salutations et de l’évocation de la grâce du Seigneur (v. 17 et 18).
« Le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché » 1 Jean 1. 7.
« Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige » És. 1. 18.
LE SANG DU RÉDEMPTEUR – SA VALEUR ET SES EFFETS
Si les gens veulent connaître une relation heureuse avec Dieu, il faut que leur culpabilité devant Lui soit traitée d’une manière qui réponde à Ses justes exigences. Il faut aussi qu’ils aient été rendus propres à se tenir devant Dieu.
La réponse à ce problème, simple mais tellement profonde, c’est : « Le sang de Jésus Christ (le Fils de Dieu) nous purifie de tout péché ». À la croix, Jésus a donné Sa vie pour expier les péchés. Par Son sacrifice expiatoire et Sa mort, Jésus Christ a répondu à toutes les saintes exigences de Dieu. Désormais, Dieu peut accorder Son pardon aux pécheurs repentants et les purifier de toute leur culpabilité s’ils la confessent.
Le sang de Jésus Christ est le seul moyen qui puisse purifier l’être humain de la saleté de ses péchés. Comment ce lavage se produit-il ? La réponse est donnée dans l’épître aux Romains : c’est par la foi au sang de Jésus Christ (Rom. 3. 25). Celui qui accepte Jésus Christ comme son Sauveur personnel et croit que Son sang versé a fait propitiation pour toutes ses fautes, est entièrement purifié de tout péché.
Quiconque a fait l’expérience de ce lavage connaît la valeur du sang du Rédempteur. Le cœur rempli de reconnaissance, il peut s’associer à cet hymne de louange : « À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang – et il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père – à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » (Apoc. 1. 5 et 6).