CORONA 95
Le prix payé pour notre repos
« Par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort », et « la mort a passé à tous les hommes, du fait que tous ont péché » (Rom. 5. 12).
Dans la Parole de Dieu, la mort est vue sous deux aspects :
1) La mort spirituelle : « lorsque vous étiez morts dans vos fautes et dans vos péchés » (Éph. 2. 1 et 5 ; Col. 2. 13). Cette condition est l’état qui a suivi le péché d’Adam et Ève. Toute communion avec leur Dieu créateur a été coupée : « Et les yeux de tous deux furent ouverts, et ils connurent qu’ils étaient nus ; et ils cousirent ensemble des feuilles de figuier et s’en firent des ceintures » (Gen. 3. 7). Par leur désobéissance ils ont perdu l’innocence, et comme Dieu a donné à l’homme une conscience, leur péché a engendré la peur : « Et l’Éternel Dieu appela l’homme, et lui dit : Où es-tu ? Et il dit : J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, car je suis nu, et je me suis caché ».
Les ceintures de feuilles de figuier ne pouvaient cacher leur péché ; de même, quelles que soient les œuvres que nous puissions faire, elles ne cacheront pas nos péchés. Il a fallu une ou des victimes pour qu’Adam et Ève puissent être en contact avec Dieu : « Et l’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des vêtements de peau, et les revêtit » (v. 21). Ce court verset en dit long sur le fait que tout vient de Dieu. Le prophète Ésaïe l’avait bien compris lorsqu’il écrit : « Je me réjouirai avec joie en l’Éternel, mon âme s’égayera en mon Dieu ; car il m’a revêtu des vêtements du salut, il m’a couvert de la robe de la justice » (És. 61. 10). Il ne restait à Adam et Ève, comme pour Ésaïe, que de se laisser revêtir. L’orgueil de l’homme l’en empêche trop souvent. Le Seigneur Jésus l’a dit : « Entrez par la porte étroite ; car large est la porte, et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et nombreux sont ceux qui s’y engagent ; car étroite est la porte, et resserré le chemin qui mène à la vie, et peu nombreux sont ceux qui le trouvent » (Mat. 7. 13 et 14). Pour entrer dans le royaume de Dieu il faut être « né d’eau et de l’Esprit » (Jean 3. 5). Ceci concerne notre âme et notre esprit. Quant à notre corps, il devra connaître la corruption, conséquence de la chute en Éden.
2) La mort de notre corps sera effective lorsque notre cœur s’arrêtera de battre. Elle est vue en image par Salomon : « souviens-toi de ton Créateur… avant que le câble d’argent se détache, que le vase d’or se rompe, que le seau se brise à la source, et que la roue se casse à la citerne ; et que la poussière retourne à la terre, comme elle y avait été, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné » (Éccl. 12. 1 à 7). Le psalmiste parle de la mort du corps quand il écrit : « Précieuse, aux yeux de l’Éternel, est la mort de ses saints » (Ps. 116. 15). Pour notre Seigneur, passer par la mort, c’était retourner dans la présence de Son Père – une joie anticipée traduite par ces mots : « Si vous m’aimiez, vous vous seriez réjouis de ce que je m’en vais au Père » (Jean 14. 28). Le Fils du Père voulait nous avoir avec Lui, cela faisait partie de « la joie qui était devant lui » (Héb. 12. 2). Pour cela Il a dû être jugé à notre place sur le bois maudit de la croix. Depuis Adam jusqu’à Christ, la vie ôtée à tant d’animaux n’a pu ôter un seul péché. Leur sang répandu sur la terre était comme une couverture temporaire, toujours renouvelée. Ce sang était l’anticipation du « sang précieux de Christ » (1 Pier. 1. 19). « C’est pourquoi, en entrant dans le monde, il dit : Tu n’as pas voulu de sacrifice ni d’offrande, mais tu m’as formé un corps. Tu n’as pas pris plaisir aux holocaustes ni aux sacrifices pour le péché ; alors j’ai dit : Voici, je viens, — il est écrit de moi dans le rouleau du livre — pour faire, ô Dieu, ta volonté » (Héb. 10. 5 à 7). Seul, le Fils, en qui il n’y a point de péché, pouvait répondre à la sainteté de Dieu (1 Jean 3. 5).
Jésus a marché, de la crèche à la croix, en glorifiant Son Père. Il n’y a pas eu de repos pour Lui parce qu’Il traversait un monde meurtri par les conséquences du péché. Nous Le voyons, dans les évangiles, toujours en action ou en prière. En communion constante avec Son Père, Sa grâce s’étendait sur quiconque Le recevait. Aux disciples, de retour de mission, Il dit : « Vous-mêmes venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu » (Marc 6. 31). Mais ils n’eurent pas le loisir de s’arrêter, car déjà la foule les rejoignait. Au terme de Son parcours, Jésus, « la lumière du monde » est « amené et conduit dans les ténèbres » (Lam. 3. 2).
Mille ans avant la croix de Golgotha, l’Esprit de Christ a parlé par le roi David : « Mon Dieu ! je crie de jour, mais tu ne réponds point ; et de nuit, et il n’y a point de repos pour moi » (Ps. 22. 2). Dans les ténèbres, en plein jour, notre Sauveur expia nos péchés ! Là, Il a crié : « Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m’as-tu abandonné » (v. 1). À Son cri de détresse, il fut répondu. Le Fils de Dieu ressuscite le troisième jour ! C’est une victoire complète sur la mort et sur Satan.
Par grâce nous pouvons dire :
C’était pour nous que Tu souffris !
Oh ! merci Seigneur Jésus !
« Quel repos céleste ! mon fardeau n’est plus !
Libre par le sang du Calvaire…
tous mes ennemis, Jésus les a vaincus :
Gloire et louange à Dieu notre Père !
Quel repos, quel repos, quel repos,
quel céleste repos !
Quel repos céleste, quand enfin, Seigneur,
auprès de Toi j’aurai ma place !
Après les travaux, les combats, la douleur,
à jamais je pourrai voir ta face ! »
Cantique 71 des Venez à Moi
Nous serons enfin arrivés « au port désiré » (Ps. 107. 30). Jusqu’à ce jour nous poursuivons le bon combat de la foi, mais sachons expérimenter, comme David, le bienfait de s’appuyer entièrement sur le bon Berger pour : « reposer dans de verts pâturages » et pour s’abreuver « à des eaux paisibles » (Ps. 23. 2). L’eau que seul le Seigneur donne, Sa Parole éclairée par le Saint Esprit (Jean 4. 14 ; 7. 38 et 39).
« Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu ; car mon attente est en lui. Lui seul est mon rocher et mon salut, ma haute retraite : je ne serai pas ébranlé » (Ps. 62. 5 et 6). « Sur Dieu seul mon âme se repose paisiblement ; de lui vient mon salut » (Ps. 62. 1). Un salut éternel ? Oui ! Mais aussi des délivrances vécues dans les combats livrés avant d’entrer dans Sa gloire.

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