SAISISSEZ LA CORDE

« Cherchez l’Éternel tandis qu’on le trouve ; invoquez-le pendant qu’il est proche » (És. 55. 6).

« Voici, c’est maintenant le temps favorable  ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2).

Sur les côtes de la Manche, un jeune sportif se laisse descendre le long d’une falaise abrupte au moyen d’une corde pour atteindre une corniche, mais au moment où il prend pied, la corde lui échappe. Il réalise en une seconde l’horreur de la situation, loin de tout secours humain, avec le risque de tomber dans le vide à tout moment. Il regarde la corde qui, comme un balancier de pendule, s’approche et s’éloigne alternativement de lui. Il constate avec angoisse que les oscillations deviennent de plus en plus courtes. Une pensée rapide comme l’éclair lui traverse l’esprit. « Cette corde est mon unique moyen de salut, et dans un instant, elle sera trop éloignée de moi pour que je puisse l’atteindre. C’est maintenant ou jamais  ! » Et d’un bond, il s’élance dans le vide et saisit la corde.

On pense avec horreur à la situation dramatique de ce garçon. Mais avez-vous pensé à la vôtre  ? À vos pieds s’étend le gouffre de l’éternité dans lequel vous n’osez plonger le regard… Le temps s’écoule… Chaque minute compte. Vous ne pouvez attendre aucun secours humain pour échapper à une mort éternelle loin de Dieu. Pourtant, le salut est à votre portée. La corde qui seule peut vous sauver est là. Elle ne sera peut-être jamais plus près de vous que maintenant, alors que vous lisez ce feuillet. Saisissez-la tout de suite en acceptant Jésus Christ comme votre Sauveur : « Il n’y a de salut en aucun autre » (Act. 4. 12).

D’autres messages sur https://editeurbpc.com/calendriers/la-bonne-semence

D’après La Bonne Semence Août 2024

ÊTES-VOUS OPTIMISTE OU PESSIMISTE ?

« Tu m’as tissé dans le ventre de ma mère… J’ai été fait dans le secret, façonné comme une broderie » (Ps. 139. 13 et 15).

« Ne sois pas inquiet, car moi je suis ton Dieu. Je te fortifierai ; oui, je t’aiderai » (És. 41. 10).

Ben et Sam sont frères, et tous les deux chrétiens. Ben est d’un naturel optimiste, il traverse les circonstances de la vie sans s’inquiéter, et part du principe que tout devrait bien se passer. Sam, au contraire, se fait du souci à tout propos, et imagine en général le pire. À première vue, nous pourrions estimer que Ben est plein de foi, et que Sam en manque… Mais personne n’est responsable de son caractère naturel. C’est Dieu qui nous a créés, chacun avec sa personnalité. Il veut nous apprendre à vivre pour lui, à travers les traits naturels qu’il a trouvé bon de nous donner.

Comme chrétien, Sam, pessimiste de nature, n’est pas condamné à être submergé par les soucis toute sa vie. Il devra apprendre, avec son Dieu, à surmonter son anxiété naturelle. Chaque circonstance sera l’occasion d’exposer ses craintes à Dieu, qui ne fait pas de reproche (Jac. 1. 5). Il apprendra à compter sur lui, et fera l’expérience de ses réponses adaptées à toutes les situations. Ben, parce qu’il est plus optimiste, sentira peut-être moins le besoin de prier en toute occasion. Mais il évitera de se croire invincible, et veillera à dépendre de Dieu à chaque étape de sa vie.

Chrétien, si tu souffres de tel ou tel trait de caractère, ne perds pas courage, et n’envie pas les autres. Dieu t’a créé tel que tu es, tu es unique à ses yeux. Tu trouveras en lui et dans sa Parole des ressources adaptées pour toi. Et, quel que soit ton tempérament, souviens-toi que Dieu travaille dans ta vie pour te faire ressembler toujours davantage à Jésus, ton modèle  !

D’autres messages sur htps://editeurbpc.com/calendriers/la-bonne-semence

D’après La Bonne Semence Août 2024

ENCOURAGEMENT POUR SERVIR LE SEIGNEUR

« Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu » (Héb. 13. 7).

« Les frères… sont venus à notre rencontre… Quand il les vit, Paul rendit grâces à Dieu et prit courage » (Act. 28. 15).

Charles, haut fonctionnaire en Afrique, ouvre sa Bible. Il a du temps pour l’étudier, depuis que le changement de gouvernement l’a écarté des responsabilités. Il s’arrête sur le verset : « Souvenez-vous de vos conducteurs ». Ses pensées l’emmènent loin dans le passé, alors qu’il était écolier. Il se souvient des échanges heureux avec un missionnaire qui l’enseignait dans la foi chrétienne. Qu’est-il devenu  ? Il note son nom, et dès le lendemain il se mettra à sa recherche.

Le missionnaire, lui, est toujours en activité. Évangéliste, il vit désormais en Europe tout en effectuant des missions dans différents pays. Au cours de l’un de ces voyages, alors que l’avion amorce sa descente, il se sent un peu découragé : que de situations délicates l’attendent, dans les églises qu’il va visiter  !

Mais peu après, il reçoit un message sur son téléphone, qui l’invite à contacter une ancienne connaissance. Le rendez-vous est fixé, et le voilà face à Charles, qui l’a cherché « très soigneusement » et l’a trouvé (2 Tim. 1. 17), et qui l’invite chez lui le soir même. Ces deux frères en Christ échangent alors avec joie sur la fidélité du Seigneur : il a pris soin d’eux tout au long de ces trente années, et les a fait se retrouver, au moment où chacun avait besoin de l’autre. Cette rencontre fraternelle les encourage tous les deux dans leur service pour le Seigneur.

Chrétiens, nous avons besoin de nous rencontrer pour nous stimuler à aimer et servir notre commun Sauveur, Jésus Christ, et pour nous encourager « chacun par la foi qui est dans l’autre » (Rom. 1. 12).

D’autres messages sur https://editeurbpc.com/calendriers/la-bonne-semence

D’après La Bonne Semence Août 2024

TRADUCTION DE FEUILLETS (77)

« Ce qu’il y a d’invisible en lui (en Dieu), c’est-à-dire à la fois sa puissance éternelle et sa divinité, se discerne au moyen de l’intelligence, d’après les choses créées » Romains 1. 20.

RECONNAÎTRE DIEU DANS LA NATURE

La Bible enseigne que nous, les humains, pouvons reconnaître Dieu dans tout ce qu’Il a créé. Est-ce vraiment le cas ? Pouvons-nous aussi voir le Créateur dans la nature de notre pays ? Oui, c’est possible !

Lors d’une visite, un jeune étudiant nous a raconté comment il a trouvé Dieu et le Seigneur Jésus :

Adolescent, j’aimais observer la nature. Plus tard, j’ai appris le métier de paysagiste et j’ai passé beaucoup de temps dehors. Au fil du temps, je suis devenu de moins en moins capable de comprendre que tout ce que je voyais dans la nature était arrivé tout seul ou par hasard. Je me suis dit : Tout cela est tellement merveilleux et s’assemble parfaitement, il doit y avoir plus. C’est ainsi qu’a débuté ma recherche de Dieu. J’ai commencé à lire la Bible. Dans ce livre, j’ai trouvé Dieu se révélant à moi. Plus tard, j’ai aussi pris conscience que Dieu m’a donné son Fils Jésus-Christ comme le Sauveur, dont j’avais besoin à cause de mes péchés. C’est ainsi que j’ai trouvé la paix avec Dieu. Maintenant, je sais que tout ce qu’il y a de merveilleux dans la création a été créé par un Dieu qui m’aime.

Avez-vous aussi, comme ce jeune étudiant, des questions dans votre cœur ? Alors prenez courage et réfléchissez honnêtement : ce que vous voyez dans la nature serait-il le fruit du hasard ? Commencez à chercher le Dieu Créateur. Vous Le trouverez certainement. Et Il se révélera à vous comme le Sauveur dont vous avez besoin.

D’après Näher zu Dir août 2024

Jésus a dit : «Moi, Je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » Jean 10. 9.

PAS DE PORTE DÉROBÉE

Un avocat célèbre, qui avait gagné de nombreux procès, disait souvent : il y a toujours une petite porte dérobée. Le problème, c’est simplement de la trouver. Sur son lit de mort, il a repris la Bible après avoir passé toute sa vie à se moquer de Dieu et de sa Parole. Maintenant, il cherchait une porte dérobée, mais n’en trouvait pas. Il est mort sans pardon de ses péchés et sans espoir pour l’éternité.

Il n’y a pas de porte dérobée vers le paradis. Il n’existe qu’un seul plan de salut de Dieu pour les pécheurs. Ce n’est que par la foi au Sauveur et en confessant sa culpabilité, qu’une personne reçoit le pardon divin. La Bible nous le montre clairement.

Il doit admettre qu’il est coupable devant Dieu. « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23).

Il doit comprendre qu’il ne peut pas se racheter lui-même « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur la base des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éph. 2. 8 et 9).

Il doit reconnaître que seul Jésus-Christ, le Fils de Dieu, peut le sauver. « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a pas… sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés » (Act. 4. 12).

Mais tout ce qui est nécessaire pour recevoir un salut éternel, c’est de croire au Seigneur Jésus et à son œuvre rédemptrice sur la croix du Calvaire.

D’après Näher zu Dir août 2024

« Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la mite et la rouille détruisent, et où les voleurs font effraction et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni la mite ni la rouille ne détruisent, et où les voleurs ne font pas effraction ni ne dérobent ; car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur » Matthieu 6. 19 à 21.

PASSION POUR LA COLLECTION

On dit que collectionner toutes sortes de choses intéressantes est aussi vieux que l’humanité elle-même. Au début, les gens collectaient principalement ce qui était nécessaire à la vie et aux besoins quotidiens. Dans l’Antiquité, il existait déjà de vastes collections d’objets artisanaux. Pour de nombreuses personnes, l’instinct de collectionner commence dès l’enfance, par exemple lorsque les coquillages et les pierres peuvent être récupérés lors de vacances à la mer. De nos jours, il n’y a presque rien que quelqu’un ne collectionne : des timbres et pièces de monnaie aux œufs-surprises en passant par les boîtes de conserve et les sous-bocks et bien plus encore. Un collectionneur a dit un jour : « Pour nous, collectionneurs, collectionner de bonnes et belles choses est une sorte d’amour de la vie. Collectionner a un effet positif sur les gens. Cela a un effet équilibrant sur l’âme et l’esprit, et vous vous sentez rassasiés ».

Je ne peux m’empêcher de penser aux paroles ci-dessus que Jésus a dites à ses disciples. Collectionner certains objets peut être intéressant, mais cela est éphémère, comme tout ce qui est matériel sur cette terre. Quiconque y met son cœur perdra tout à la fin de sa vie.

Jésus nous dit d’amasser des trésors dans le ciel. La raison, c’est que, par la foi en Lui, nos noms sont écrits dans le ciel (Luc 10. 20). Quiconque dirige ensuite sa vie vers le ciel en obéissant à Jésus-Christ et en agissant par amour pour Lui rassemble pour le ciel. Il ne perdra pas sa collection – parce que ces trésors sont absolument sûrs et seront valorisés par Dieu et récompensés en conséquence.

D’après die gute Saat août 2024

« Élève le jeune garçon selon la règle de sa voie ; même lorsqu’il vieillira, il ne s’en détournera point » Proverbes 22. 6.

LES PARENTS CHRÉTIENS SONT RESPONSABLES D’ÉLEVER LEURS ENFANTS POUR DIEU

Nous croyons que toute l’éducation chrétienne se résume en deux conseils : comptez sur Dieu pour vos enfants, et élevez vos enfants pour Dieu. Le premier sans le second, c’est du laxisme. Le second sans le premier, c’est du légalisme. Les deux ensemble, c’est un christianisme pratique solide.

C’est le privilège de tout parent chrétien de pouvoir compter sur Dieu en toute confiance. Il y a, cependant, dans le gouvernement de Dieu, un lien indissoluble entre le privilège et la responsabilité solennelle quant à l’éducation. Pour un parent chrétien, parler de compter sur Dieu pour le salut de ses enfants et pour leur intégrité morale dans leur carrière future dans ce monde, alors que le devoir de les éduquer est négligé, n’est qu’une illusion misérable.

Nous insistons solennellement sur cela auprès de tous les parents chrétiens, mais spécialement auprès de ceux qui vivent le début de cette relation. Il y a grand danger d’éluder ce devoir envers nos enfants, ou de le passer à d’autres personnes – ou même de le négliger complètement. Nous le voyons comme une charge ; nous le ressentons comme étant un souci permanent. Mais nous nous apercevrons que les ennuis et le souci, et les peines de cœur résultant de notre négligence quant à notre devoir seront mille fois pires que tout ce qu’implique de l’accomplir.

Pour tous ceux qui aiment vraiment Dieu, il y a une joie profonde à marcher dans le sentier du devoir. Chaque pas dans ce sentier peut toujours compter sur les ressources infinies que nous avons en Dieu quand nous gardons ses commandements. Nous n’avons qu’à puiser, un jour après l’autre, une heure après l’autre, dans le trésor inépuisable de notre Père, et à y trouver tout ce qui nous est nécessaire, comme grâce, comme sagesse et force morale, pour nous rendre capables de bien réaliser les saints devoirs de notre responsabilité comme parents chrétiens.

D’après the Lord is near janvier 1986 (C.H.M.)

« Il y avait là un homme appelé Zachée : c’était un chef de publicains, et il était riche » Luc 19. 2.

NE PAS REPOUSSER À DEMAIN LA RÉCEPTION DU SALUT PAR CHRIST

Zachée était droit. Dieu veuille que vous aussi soyez droit. Il monta certainement dans l’arbre en pensant : j’espère que personne ne me verra. C’est ce que dit notre cœur jusqu’à ce que nous jouissions de la grâce de Christ. Alors, quand on jouit de l’amour de Dieu, et qu’on connaît son salut, on a envie d’en parler à tout le monde. C’est toujours ainsi : quand un homme apprend à connaître Christ comme son Sauveur, il veut que tous le sachent autour de lui.

Que s’est-il passé ensuite ? Quand Jésus est arrivé là, Il a levé les yeux et l’a vu. Zachée espérait que personne ne le verrait ; il cherchait à voir Jésus, et il fut répondu à son souhait : Jésus leva les yeux et le vit. Quel bonheur pour cet homme ! Jésus a aussi les yeux sur vous. Il lui a dit : « Zachée, descends vite, car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison ». Il savait ce qu’il y avait dans le cœur de Zachée. Il sait aussi ce qu’il y a dans votre cœur. Il sait exactement de quoi vous avez besoin, ce que vous désirez. Il sait que vous avez besoin de lui. Voulez-vous être à Lui ? Voulez-vous être lavé dans son sang ? Alors vous traverserez la foule pour aller à Lui.

« Il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison ». Quelle parole ! Il veut que votre cœur soit rempli de la connaissance de sa grâce, et qu’Il demeure dans votre maison.

Et que fit Zachée ? « Vite, il descendit et le reçut avec joie ». Ne tardez pas. N’attendez pas à demain. Ne dites pas : Je vais y réfléchir. Mon ami, le Seigneur dit : Aujourd’hui.

D’après the Lord is near janvier 1986

« Et la maison, quand on la bâtit, fut bâtie de pierre entièrement préparée avant d’être transportée ; et on n’entendit ni marteaux, ni hache, aucun instrument de fer, dans la maison, quand on la bâtit » 1 Rois 6. 7.

ÊTRE SOIGNEUX POUR ÉDIFIER LA MAISON SPIRITUELLE

Alors que ce verset se rapporte au temple construit par Salomon, on peut aussi l’appliquer à la maison de Dieu qui se construit aujourd’hui par l’Esprit. L’apôtre Paul déclare que nous sommes l’édifice de Dieu (1 Cor. 3. 9).

Comme le temple de Salomon, dont les fondements étaient bâtis entièrement de pierre, la maison du Dieu vivant est bâtie sur un fondement de roc solide, Jésus Christ. Il est aussi la « maîtresse pierre du coin », et notre union avec Lui nous fait être des « pierres vivantes », les pierres de sa maison spirituelle (1 Pier. 2. 5 à 7).

Dans le temple de Salomon, chaque pierre ajoutée à l’édifice était « entièrement préparée ». Quand notre Seigneur nous a trouvés, nous étions morts dans nos fautes et dans nos péchés, et inutiles. Mais notre Seigneur, par sa mort sur la croix, a accompli une œuvre parfaite et définitive en faveur de ceux qui croient. Étant son ouvrage, quand nous sommes attirés par Lui pour prendre notre place de pierres vivantes, nous avons la forme désirée.

C’était le désir de Dieu que l’on n’entende « ni marteaux, ni hache, aucun instrument de fer, dans la maison, quand on la bâtit ». Malheureusement, aujourd’hui, les soins des apôtres ne sont pas toujours présents dans la préparation des pierres vivantes pour qu’elles trouvent leur place dans la maison de Dieu. Trop souvent, la nouvelle pierre est coupée, ciselée, et martelée après avoir été amenée à sa place, au lieu de l’être avant. La propre-justice doit être combattue ; le péché doit être jugé, la mort doit intervenir avant que nous puissions prendre notre place comme adorateurs du Dieu vivant. Aujourd’hui une foi légère fait entrer trop de pierres non prêtes dans le temple, même avant qu’elles aient la vie de Christ. Il en résulte que les outils des hommes ou les œuvres de la chair sont entendus là où seuls devraient être entendues la voix des pierres vivantes adorant le Père en esprit et en vérité.

D’après the Lord is near janvier 1986

« Réconcilie-toi avec lui, je te prie, et sois en paix : ainsi le bonheur t’arrivera. Reçois l’instruction de sa bouche, et mets ses paroles dans ton cœur » Job 22. 21 et 22.

COMMENT GÉRER NOS ÉPREUVES

C’est un bon conseil donné par Éliphaz, l’un des amis de Job, à ce patriarche profondément affligé par le Dieu dont il ne pouvait pas comprendre les voies. Il est malheureux que Éliphaz lui-même les comprenne même encore moins que Job.

Une des traductions du verset 21 est : Rapproche-toi de Dieu et sois en paix. Le même bon conseil est donné par le psalmiste quand il dit : « Tenez-vous tranquilles, et sachez que je suis Dieu » (Ps. 46. 10). Personne ne niera que nous avons souvent des épreuves dans lesquelles le calme et la tranquillité ne sont pas facilement conservés.

Nous apprenons de Job comment Dieu peut calmer notre agitation en s’adressant à nous directement, même sans un médiateur. Quand les hommes eurent épuisé leur sagesse, Dieu Lui-même parla à Job depuis le tourbillon, démontrant sa gloire, sa sagesse et sa puissance. Puis il agit avec Job selon les richesses de sa grâce. Le résultat fut que Job put prier pour ses amis, puisque ses afflictions furent changées en une nouvelle bénédiction. Maintenant Job connaissait son Dieu.

Aujourd’hui, après que Christ soit venu et ait marché sur la terre, montrant qui est Dieu, et réconciliant les hommes avec Lui-même, personne n’a besoin de découvrir Dieu comme le fit Job. Jésus Christ a fait la paix par le sang de sa croix. « Par ceci nous avons connu l’amour ; c’est que lui a laissé sa vie pour nous » (1 Jean 3. 16). C’est ainsi que nous sommes réconciliés avec Dieu. Pour être en relation avec Lui maintenant, nous devons d’abord faire demi-tour, et retourner à la croix, où Dieu a été pleinement révélé en Christ.

D’après the Lord is near janvier 1986

« L’ange leur dit (aux bergers) : … je vous annonce une bonne nouvelle, un grand sujet de joie, qui sera pour tout le peuple : aujourd’hui, dans la cité de David, vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur » Luc 2. 10 et 11.

LAISSER DIEU DIRIGER NOTRE VIE

Luc 2 n’est pas seulement un récit pour le temps de Noël ; c’est l’Écriture. Comme faisant partie de la Parole de Dieu, il a quelque chose à nous dire chaque jour. Il y a d’abord la leçon du contexte.

César Auguste régnait de manière suprême sur le monde, d’une main de fer. Son décret, faire un recensement, constituait une obligation pour tout le monde. Quel pouvoir ! Quelle autorité ! Mais qui était réellement l’autorité sur toute la situation ? César ? Pas du tout ! Le puissant César n’était qu’un pion dans la main du Dieu tout-puissant.

Michée avait prédit que le Messie naîtrait à Bethléhem de Juda. Mais Marie vivait dans la ville de Nazareth, en Galilée. Pour Marie, dans sa condition, voyager sur des routes rudes sur environ 150 kilomètres semblait difficilement possible. Mais Dieu fit agir César et le monde, pour que cela arrive, et le Messie naquit au moment prévu – à Bethléhem !

Il y a là certainement une application pour aujourd’hui. Les dirigeants du monde peuvent paraître tout manipuler, mais Dieu garde toujours le contrôle final. Son plan pour préparer l’état du monde pour le retour de Christ se déroule selon sa volonté. Ses plans pour notre vie sont aussi réalisés selon son propos. Il se peut que nous ne comprenions pas plus ses actions avec nous que Marie et Joseph ne comprirent pourquoi Dieu permettait des difficultés pour eux, comme le fait qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie, ou leur fuite de nuit vers l’Égypte.

Notez qu’il n’est pas mentionné que Marie ou Joseph se soit jamais plaint des voies de Dieu ou y ait résisté. Ils se soumirent humblement à la direction de Dieu dans toutes leurs circonstances. Qu’en est-il de nous ?

D’après the Lord is near janvier 1986

« En voici pour vous le signe : vous trouverez un petit enfant emmailloté et couché dans une crèche » Luc 2. 12.

LES CHRÉTIENS DOIVENT MONTRER CHRIST DANS LEUR VIE

Nous oublions quelquefois que Luc 2 est plus que le récit de Noël. Comme étant la Parole de Dieu, ce chapitre nous enseigne la leçon du signe : le signe que Dieu a visité son peuple, et que le Seigneur qui était venu, était « un petit enfant emmailloté et couché dans une crèche. C’est véritablement quelque chose d’unique ! Pourquoi pas du tonnerre et des éclairs ? Ou un grand tremblement de terre ? Ou au moins un halo autour de l’Enfant ? Parce que le signe lui-même apportait la bonne nouvelle : Dieu s’était fait Homme ! Le Fils éternel de Dieu, Celui qui avait créé l’univers, dépouillé par Lui-même de ses manifestations extérieures de gloire et de majesté, avait pris la forme humaine de naître comme un petit enfant humain. Il vint de la plus haute gloire des cieux à la condition la plus basse sur la terre – emmailloté comme un enfant de paysan et placé dans la mangeoire pour les animaux. Le signe, non seulement authentifiait le message de Dieu, mais prouvait la profondeur et l’ampleur de l’amour de Dieu pour l’humanité.

Quel est le signe que Dieu donne maintenant pour authentifier son message de bonnes nouvelles et pour donner la preuve de son amour continuel pour les hommes ? Ce ne sont pas des déploiements fantastiques dans les cieux, ou de grands miracles sur la terre. Non, le signe, aujourd’hui, est le même que ce qu’il était alors – la vie du Seigneur Jésus dans les conditions ordinaires. Christ vit en chaque chrétien. Nos corps sont comme ces maillots d’enfant. Plus nous, chrétiens, devenons humbles et abaissés, plus la vie et l’amour du Sauveur peuvent être vues en nous. C’est le moyen que Dieu a choisi pour que la Personne de son Fils soit vue dans le monde aujourd’hui. Votre vie est-elle un signe qui révèle et prouve l’amour de Dieu ?

D’après the Lord is near janvier 1986

« Et Melchisédec, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin (or il était sacrificateur du Dieu Très-haut) ; et il le bénit, et dit : béni soit Abram, de par le Dieu Très-haut, possesseur des cieux et de la terre ! Et béni soit le Dieu Très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains » Genèse 14. 18 à 20.

LE RÔLE PLEIN DE GRÂCE DE MELCHISÉDEC

Le ministère de ce tout premier sacrificateur dont nous parle la Parole était un heureux ministère de bénédiction. Dieu désire encore que ses ministres œuvrent dans un tel ministère de bénédiction. Comment cela doit-il se faire ? Melchisédec, un très beau type de Christ selon l’épître aux Hébreux, nous donne quelques indications. Fatigué, sans aucun doute, par une marche de plusieurs jours et de plusieurs kilomètres dans la poursuite de l’ennemi, Abram retournait chez lui après avoir délivré son neveu Lot des rois qui l’avaient capturé. Dieu avait donné une victoire remarquable. Mais maintenant un nouveau danger se présentait dans la personne du roi de Sodome – un type de Satan, qui nous tente encore par ses offres de biens en échange des âmes.

Melchisédec apporta de la nourriture et du rafraîchissement à Abram et à ses combattants fatigués. Soyons aussi toujours prêts à présenter Christ, le pain de vie et le meilleur vin, la joie véritable, aux gens que nous rencontrons, affamés et assoiffés. Souvent aussi, répondre à leurs besoins matériels, cela donnera une entrée pour répondre aux besoins de leur âme. N’oublions pas cela.

Mais la bénédiction véritable vient de ce que l’on connaît le nom du Seigneur. Quelles merveilles, à son sujet, nous sont révélées dans ses noms et ses titres, Lui qui nous a appelés hors des ténèbres, vers sa merveilleuse lumière ! Présenter cela, dans une attitude d’adoration et de louange à Dieu sera une bénédiction pour ceux avec qui nous sommes en contact. Se rappeler que l’Éternel était « le Dieu Très-haut, possesseur des cieux et de la terre » a été en bénédiction à Abram, le protégeant de la tentation et le maintenant dans le sentier de la foi.

D’après the Lord is near janvier 1986

« Car il attire les gouttes d’eau : des vapeurs qu’il forme elles distillent la pluie, que les nuages font couler ; ils tombent en gouttes sur les hommes, abondamment » Job 36. 27 et 28.

LES BÉNÉDICTIONS DE LA PAROLE DE DIEU

Un Père plein de grâce fait profiter ses créatures de sa grande bonté, de manière merveilleuse, avec sagesse. La pluie elle-même, qui tombe sur les croyants comme sur les incrédules, est un miracle étonnant, même si nous y pensons peu de cette manière. C’est Dieu qui forme la vapeur en attirant l’eau des océans, des lacs, et des rivières, par un processus qu’Il a Lui-même conçu. Et les nuages de vapeur sont déplacés par les vents, pour qu’ils distribuent l’humidité où Dieu le veut.

Mais quand vient le temps, et que la vapeur est de nouveau transformée en eau, prête à tomber sur une terre altérée, comment le principe de la gravité ne cause-t-elle pas un déluge comme une chute d’eau ? Parce que Dieu a prévu un autre moyen miraculeux de former en petites gouttes les immenses réserves d’eau des nuages, de sorte que personne ne soit écrasé sous le poids de l’eau comme un fleuve, mais que l’eau nécessaire tombe doucement sur l’homme et sur la terre assoiffée.

Il en est de même des bénédictions de la Parole de Dieu dont nous sommes arrosés. Trop pourrait nous écraser, car la Parole est tellement puissante qu’elle jugera finalement le monde entier en un jour à venir. Mais pendant ce jour de la grâce, qu’il est bon pour nous de boire abondamment dans la Parole de Dieu, vivante et rafraîchissante, comme Il nous la donne en portions pour notre encouragement. Si nous apprenons seulement un peu ici, un peu là, la bénédiction croîtra, et notre âme prospérera comme une terre fraîche et verdoyante sous les pluies du ciel.

D’après the Lord is near janvier 1986

« Nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein » Romains 8. 28.

FAIRE ENTIÈREMENT CONFIANCE À DIEU POUR NOS CIRCONSTANCES

Tout au long de la Parole de Dieu il est insisté sur l’obéissance. Dieu n’est pas un Père exigeant ou déraisonnable qui exige l’obéissance comme s’Il trouvait son plaisir à dominer sur d’autres. Non, ce n’est pas cela. Il agit ainsi parce que, dans son essence même Il est amour. Il souhaite voir les siens vraiment heureux. Il connaît notre nature, et Il sait ce qui contribuera le mieux pour notre bien présent et éternel.

Lui seul a la sagesse divine pour discerner les résultats temporels et éternels de toutes choses. Lui seul sait ce qui arrivera dans le futur immédiat et dans le futur plus éloigné. Et parce qu’Il sait ces choses et que sa nature elle-même est amour – un amour qui désire la bénédiction la plus riche pour ses enfants – Il a préparé un plan pour chacun d’eux. Lui seul est capable de former un tel plan avec une certitude sans faille, et Lui seul est capable de conseiller, de guider, et de nous diriger afin que nous ne passions pas à côté. Mais c’est seulement quand nous marchons en Lui obéissant qu’Il peut diriger nos pas dans le bon chemin.

Le sentier de l’obéissance de cœur, en conséquence, est le sentier de la plus grande bénédiction pour notre âme. C’est le sentier où, en tout temps, nous pouvons avoir une heureuse communion avec Lui, dans la conscience heureuse de son amour infini envers nous, et dans l’assurance heureuse qu’Il fait travailler toutes choses pour notre bien.

David était dans des circonstances éprouvantes, dans une contrée sèche et assoiffée où il se cachait de Saül. Ce roi désobéissant était sorti avec son armée, décidé à tuer David. Bien que David n’ait pas su comment Dieu le délivrerait, il pouvait s’en remettre à Lui en pleine confiance, afin qu’Il l’aide dans tout ce qui pourrait se présenter, et qu’Il le conduise pas à pas.

D’après the Lord is near janvier 1986

« Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant qui dévorer » 1 Pierre 5. 8.

TOUJOURS RESTER SUR SES GARDES CONTRE SATAN

Satan veut interposer le monde entre votre âme et Christ – plus ou moins, et sous une forme quelconque. Si vous saviez comme il en faut peu pour cela, vous seriez effrayé. Ce n’est pas par ce qui est visible ou honteux ; cela, c’est la suite, non pas le début du mal. Ce n’est pas par quelque chose de brillant qu’il cherche à vous ruiner, mais dans des bagatelles – qui ne choqueraient ou ne toucheraient personne. Mais elles sont le poison pour ruiner votre témoignage et vous détacher de Christ. Vous demandez-vous quels sont ces symptômes alarmants ? La question elle-même montre le caractère d’opium actif de Satan.

Vous êtes infecté par l’esprit du monde. Il y a un poids mort, une retenue, un manque de puissance, qui se révèle dans les réunions, aussi visible que si votre cœur était mis à nu et ses pensées lues à livre ouvert.

Une forme de piété sans puissance se voit parmi vous, autant que dans la chrétienté en général. Plus vous vous mêlerez au monde, plus vous descendrez à son niveau. Et alors, votre position privilégiée, au lieu de vous protéger, vous exposera à une condamnation plus sévère. Il faut que ce soit Christ ou le monde – ce ne peut pas être Christ et le monde. La grâce de Dieu vous attirant hors du monde dans votre ignorance est une chose, mais Dieu ne permettra jamais que vous méprisiez sa grâce quand vous avez été séparé du monde.

Souvenez-vous que vous prenez la place et prétendez au privilège de quelqu’un dont les yeux ont été ouverts ; et si, d’une part, c’est infiniment béni, d’autre part, c’est la position la plus terrible pour un être humain. Ce serait être au repas de noces sans avoir la robe de noces.

D’après the Lord is near janvier (J.N.D.)

« Si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » Jean 14. 3.

LE SEIGNEUR JÉSUS VA VENIR PRENDRE LES SIENS AUPRÈS DE LUI

Paroles merveilleuses pour ceux qui étaient peu préparés à recevoir une telle révélation ! Le Seigneur avait déjà parlé à ses disciples de sa venue avec une grande gloire (Mat. 24. 30) – de sa venue à la fin de la grande tribulation. Ils connaissaient quelque chose de cela d’après l’Ancien Testament. Il avait été enseigné à Israël d’attendre leur Messie de cette manière, venant les délivrer de leurs ennemis, et les bénissant sur la terre.

Mais la parabole des dix vierges (Mat. 25. 1 à 13) devait leur être difficile à comprendre. Que signifiait le fait que l’Époux vienne et que les cinq vierges sages aillent avec Lui aux noces ? Nous savons maintenant quelle précieuse image cela est de l’enlèvement de l’Église à la venue du Seigneur pour elle ; mais pour les disciples cela devait paraître vraiment étrange.

Alors, quand leur Seigneur bien-aimé est près de leur être retiré et d’être crucifié, Il leur parle clairement, avec simplicité, du fait qu’Il va partir pour leur préparer une place, et de son retour pour les recevoir auprès de Lui, afin qu’ils puissent partager avec Lui la place qu’Il va leur préparer.

Par son passage par les souffrances de la mort sur la croix du Calvaire, par sa mort et sa résurrection, Il a préparé cette place pour nous, une place dans la maison de son Père, où il y a plusieurs demeures – où il y a de la place pour tous ceux qui recevront le bienheureux Fils de Dieu au jour de son rejet. Nous pouvons continuellement attendre l’accomplissement de sa fidèle promesse : Je reviendrai.

D’après the Lord is near février 1986 (L.M.G.)

TRADUCTION DE FEUILLETS (76)

« C’est par lui (Jésus Christ) que tout a été créé : ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre, le visible et l’invisible… et tout subsiste par lui » Colossiens 1. 16 et 17.

UNE PUISSANCE INIMAGINABLE

Lorsque des catastrophes naturelles surviennent, les scientifiques tentent parfois de décrire l’ampleur de la catastrophe en chiffres. C’est ainsi que la force d’un tremblement de terre est exprimée par une valeur sur l’échelle dite de Richter. Un séisme de valeur 4 est déjà deux fois plus fort qu’un séisme de valeur 3.

Il existe également des modèles qui peuvent être utilisés pour tenter de calculer la force libérée lors de telles catastrophes. Les calculs ont montré que certains tsunamis développent une force suffisante pour modifier l’angle de rotation de la terre sur son axe pendant une fraction de seconde. Un tel changement permanent détruirait une grande partie de l’espace de vie des humains sur la terre.

Mais quelle que soit l’ampleur de la puissance calculée et le fait qu’elle produise réellement de tels effets, elle ne sera jamais plus grande que la puissance de Celui qui a donné naissance à la création. Le Fils de Dieu est Celui par qui et pour qui tout a été créé. Il est venu sur la terre comme Homme, comme un petit enfant. Et c’est sur son épaule que repose la domination sur l’univers, qui est d’une ampleur inimaginable pour l’homme. Sa puissance ne peut être déterminée par aucun modèle de calcul conçu par l’homme – elle transcende tout.

Comment le Fils de Dieu pourrait-il perdre le contrôle de tout ce qui se passe dans l’espace ou sur la terre, puisque toutes choses subsistent par Lui ?

D’après die gute Saat août 2024

« Délivre ceux qui sont menés à la mort, et ne te retire pas de ceux qui chancellent vers une mort violente » Proverbes 24. 11.

DIEU RÉPOND AUX PRIÈRES

Il n’est pas répondu aux prières ; ce n’est que de l’imagination ! Celui qui parlait ainsi était sûr de lui. Il regardait l’assistance en les invitant à en discuter avec lui.

Alors un homme sortit de la foule et s’approcha de lui. Vous pouviez voir qu’il lui fallait faire un effort pour parler en public.

Je ne suis pas venu ici pour discuter, commença-t-il, mais je dois contredire la remarque qu’il n’est pas répondu aux prières, qu’elles ne seraient que de l’imagination.

J’étais un vaurien, un joueur et un bagarreur. Ma femme et ma fille avaient peur quand je rentrais à la maison le soir. Mais elles priaient pour moi, ce que je ne savais pas.

Un soir je suis rentré chez moi plus tôt que d’habitude – et en plus, j’étais sobre. Ma femme avait dû juste mettre ma fille au lit, car je l’entendis prier : Seigneur Jésus, s’il te plaît, sauve mon papa !

Et ma femme ajouta : S’il te plaît, Seigneur Jésus, entends sa prière ! J’étais sur le seuil de la maison, j’écoutais, et j’étais paralysé. Je quittai la maison sans bruit, et marchai au hasard dans les rues. J’entendais toujours ma fillette dire : Cher Seigneur Jésus, s’il te plaît, sauve mon papa. Pourquoi priait-elle pour moi ? Je ne l’avais jamais prise dans mes bras, je ne l’avais jamais embrassée. Je criai à Dieu : Dieu, si tu existes, aide-moi et donne-moi de répondre à sa prière ! Et Dieu l’a fait. Aujourd’hui je sais que Jésus Christ m’a pardonné mon passé.

Il se tourna vers celui qui avait parlé en premier en lui disant : Je suis convaincu que Dieu répond aux prières – parce que j’en ai fait l’expérience sur moi-même.

D’après the good Seed août 2024

« Ils arrivent à un endroit appelé Gethsémané… (Jésus) disait : Abba, Père, pour toi, tout est possible ; fais passer cette coupe loin de moi ; toutefois non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi ! » Marc 14. 32 et 36.

LE SENS PROFOND DE CES DEUX MOTS

De nombreux croyants savent, par l’étude ou par leur ministère, que ces deux mots : « Abba, Père », parlent de la même Personne, de sorte que la traduction littérale serait : « Père, Père », et que l’intimité ou la proximité seraient impliquées. Ces deux mots, l’un hébreu, l’autre, grec, figurent ensemble trois fois dans la Parole. L’Évangile de Marc cite cette première occasion, dans les paroles directes du Seigneur avec son Père dans le jardin.

Les deux autres passages où apparaît l’expression « Abba, Père », sont : Romains 8. 15 et Galates 4. 6. Ils nous présentent une vérité fondamentale du christianisme. Romains fait découvrir comment la grâce de Dieu a visité les deux grands groupes de la famille humaine – les Juifs et les Gentils – et en a fait un par le salut. Ainsi le croyant peut dire : « Abba, Père », parce qu’il a échangé l’esprit d’esclavage contre l’esprit d’adoption, et qu’il est devenu l’enfant d’un Père aimant et attentif. En Galates, la même vérité – que nous ne sommes plus esclaves, mais fils et héritiers, est présentée de manière un peu différente. Là encore, les Juifs et les Gentils sont montrés comme partageant par la foi la bénédiction de l’évangile.

Cette expression « Abba, Père » nous devient précieuse lorsque nous y voyons la grande vérité d’Éphésiens 2, 14 et 17 : « C’est lui qui est notre paix : des deux il en a fait un et a détruit le mur qui les séparait… il a annoncé la bonne nouvelle de la paix à vous qui étiez loin (les Gentils) et la bonne nouvelle de la paix à ceux qui étaient près (les Juifs).

L’expression « Abba, Père », représente donc plus que l’intimité entre le Père et le Seigneur Jésus. Elle représente une intimité que nous avons de droit avec le Père à cause de ce que nous sommes dans son Fils.

D’après The Lord is near novembre 1985

« Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés pour une seule espérance de votre appel » Éphésiens 4. 4.

LA DISCIPLINE S’APPLIQUE À L’ASSEMBLÉE ENTIÈRE

Les Écritures ne reconnaissent qu’un seul Corps – l’Église, le corps de Christ, que Christ aime, pour lequel Il s’est donné Lui-même, et que le Saint Esprit forme en ajoutant chaque jour des âmes nouvellement converties. Tout vrai chrétien appartient à ce Corps.

Mais que les chrétiens se rassemblent comme membres d’une dénomination est une chose, ou qu’ils s’assemblent comme membres du corps de Christ est tout autre chose. La première est du sectarisme, la seconde est chrétienne, c’est l’action de Dieu. La première fait de quelque doctrine ou pratique, vraie ou fausse, le centre du rassemblement – la seconde fait de Christ le Chef de l’Église, le Centre. Cela entraîne une grande différence dans le caractère de l’adoration et de l’accroissement des enfants de Dieu. Le Saint Esprit ne rassemble pas les enfants de Dieu autour d’un autre centre que Christ Lui-même.

Toute compagnie de chrétiens rassemblés ainsi dans leur appartenance commune au Corps de Christ reconnaîtra pour vraie toute autre compagnie assemblée sur la même base. Ils auront en commun tout ce que l’Écriture enjoint sur toute l’Église de Dieu. Des personnes se reconnaissant comme membres du Corps de Christ seront reçues sur cette base par toute autre compagnie à cause de Christ et de toute l’Église ; et quiconque pèche contre Christ et doit être mis sous la discipline sera traité de même par toutes les autres assemblées, en relation avec Christ et toute l’Église. La vérité du seul Corps, qui gouvernera toutes leurs mesures et actions ; tout sera fait dans la lumière de ce fait. Ils ne peuvent pas être tous ensemble en un seul lieu, mais ils sont ensemble dans l’Esprit.

D’après The Lord is near novembre 1985

« Entre dans le rocher, et cache-toi dans la poussière, de devant la terreur de l’Éternel et de devant la magnificence de sa majesté » Ésaïe 2. 10.

LA FIN DE LA PATIENCE DE DIEU

La grande patience de Dieu est avec un monde de plus en plus déterminé dans sa course d’indépendance fière et de corruption morale dégradée – cette patience est près de sa fin. Soudain, avec une solennité terrible, elle fera place à « la terreur de l’Éternel », quand le Seigneur Jésus, dans une gloire majestueuse, sera révélé du ciel en flammes de feu pour tirer vengeance de ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui n’ont pas obéi à l’évangile de sa grâce.

De nombreux signes montrent que cet évènement solennel est imminent. Cependant, d’innombrables humains n’y sont pas préparés, triste chose, et dans leur ignorance ils s’exposent au terrible jugement qui amènera la destruction et la perdition pour les hommes.

Êtes-vous entré dans le rocher ? C’est là le seul et sûr refuge. Ce rocher, c‘est Christ, le Fils éternel de Dieu, ferme, inébranlable, Celui qui, dans sa merveilleuse grâce, est mort pour les pécheurs sur la croix du Calvaire, le Sauveur désigné par Dieu, dont le sang versé sur la croix fera propitiation pour les péchés de tous ceux qui Le reçoivent par la foi.

Et, se cacher dans la poussière parle de prendre la place la plus basse, dans la repentance devant Lui à cause de nos nombreux péchés. Prendre cette place de jugement de soi-même, dans une confession honnête de notre culpabilité est absolument nécessaire pour que nous trouvions un pardon éternel et la paix avec Dieu. C’est ce qui accompagne le fait d’entrer dans le rocher, c’est-à-dire de se confier dans le Fils de Dieu.

Entrez pendant qu’Il attend encore avec patience, Cachez-vous dans la poussière avant que tombe le jugement. Confiez-vous dans ce grand Rocher, le Fils de Dieu plein de grâce. Trouvez votre refuge dans son amour pendant qu’Il appelle encore.

D’après The Lord is near novembre 1985 (L.M. Grant)

« L’ange de l’Éternel lui apparut (à Gédéon), et lui dit : l’Éternel est avec toi, fort et vaillant homme. Et Gédéon lui dit : Ah ! mon Seigneur, si l’Éternel est avec nous, pourquoi donc toutes ces choses nous sont-elles arrivées ? Et où sont toutes ses merveilles que nos pères nous ont racontées ? » Juges 6. 12 et 13.

FAIRE CONFIANCE À LA TOUTE-PUISSANCE DE DIEU

Gédéon accordait peu d’attention à ce que l’ange lui disait. Tout ce qu’il faisait était de geindre et de se plaindre. Il fallut qu’un miracle se produise devant ses yeux pour le faire sursauter. Même alors, Dieu dut réassurer Gédéon deux fois de plus : d’abord avec la toison, puis la veille de la bataille, avec le songe qu’il entendit raconter.

Gédéon n’était pas le type du héros. C’était un homme tout à fait ordinaire, qui répondit à l’appel de Dieu. Cependant, Dieu emploie très souvent des hommes et des femmes très ordinaires. Dieu appelle des gens justes comme nous pour qu’ils Le suivent. Pourtant, nous ne pensons pas à notre vie de chrétiens comme étant une aventure – mais plutôt comme un devoir sans intérêt pour Dieu. Nous entendons parler de gens qui ont eu des expériences remarquables, et nous pensons à eux comme étant des personnes extraordinaires, de vrais héros de la foi. Mais nous ne nous attendons jamais à ce que ces mêmes expériences extraordinaires nous arrivent, parce que nous pensons que nous-mêmes ne sommes que des gens ordinaires

Gédéon et trois-cents hommes ont mis en déroute une armée de 135 000 hommes, mais il était aussi ordinaire que chacun de nous. Élie se tint seul en face de 450 prophètes de Baal, et vit Dieu répondre par le feu. Cependant Jacques nous dit qu’Élie était tout comme nous. Jonas prêcha dans la grande métropole de Ninive, et en une seule fois il amena toute la ville à genoux devant Dieu. Et un réveil extraordinaire fut amené par un homme très indécis.

Et pourquoi nos vies chrétiennes ne sont-elles pas une aventure ? N’est-ce pas parce que nous pensons, à tort, que nous savons ce qui est exigé pour faire des œuvres remarquables, et qu’il ne nous est pas possible d’avoir ce qu’il faut pour cela ?

D’après The Lord is near décembre 1985

« Par la foi, Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille du Pharaon, choisissant d’être dans l’affliction avec le peuple de Dieu, plutôt que de jouir pour un temps des délices du péché » Hébreux 11. 24 et 25.

CHANCE, OU INTERVENTION DIVINE ?

La nature et la foi sont toujours opposées. Elles ne peuvent pas s’accorder sur un seul point. Et il n’y a peut-être rien en quoi elles différent autant que ce qu’on appelle couramment la chance. La nature regardera toujours des occasions comme permettant de se faire plaisir, alors que la foi y trouvera l’occasion de se renoncer soi-même. Jonas aurait pu estimer comme étant de la chance le fait de trouver un navire descendant à Tarsis, mais en fait c’était l’occasion pour qu’il quitte le chemin de l’obéissance.

C’est sans aucun doute le privilège du chrétien de voir la main de son Père et d’entendre sa voix en toutes choses, mais il ne doit pas être guidé par les circonstances. Un chrétien guidé ainsi serait comme un bateau en mer sans gouvernail ni boussole : il est à la merci des vagues et des vents. La promesse de Dieu à son enfant, c’est : « Je te conseillerai, ayant mon œil sur toi ». Sa recommandation c’est : « Ne soyez pas comme le cheval, comme le mulet, qui n’ont pas d’intelligence : dont l’ornement est la bride et le mors » des circonstances. Il est bien mieux d’être guidé par les yeux de notre Père que par la bride et le mors des circonstances ; et nous savons que le mot hasard comme on l’emploie ordinairement, ne signifie que l’impulsion des circonstances.

Or la puissance de la foi peut être vue continuellement en ce que l’on refuse et ne tient pas compte des offres apparentes du hasard. C’était le cas pour Moïse qui, par la foi, refusa d’être appelé fils de la fille du Pharaon, et qui, par la foi, quitta l’Égypte. S’il avait jugé d’après la vue de ses yeux, il serait resté à la cour du Pharaon comme dans une sphère visiblement ouverte pour lui par la main de Dieu pour qu’il soit utile. Mais, en fait, il marchait par la foi, et non par la vue de ses yeux, et ainsi il renonça à tout. Exemple à suivre !

D’après The Lord is near décembre 1985 (C.H.M.)

« Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai » Genèse 22. 2.

LE SACRIFICE D’ISAAC, IMAGE DU SACRIFICE DE CHRIST

Quelle peine de cœur profonde un tel message apporta à ce père affectionné, Abraham ! Pourquoi le Dieu de gloire lui demandait-Il un tel sacrifice ? Car Dieu lui avait donné ce fils dans son âge avancé, et Dieu savait bien qu’il l’aimait. Comment pourrait-il s’en séparer si tôt ?

Cependant, avec une décision calme et admirable, Abraham se leva de bonne heure le matin, pour accomplir pleinement ces ordres solennels. Car, même s’il ne comprenait pas, sa foi dans la parole de Dieu ne vacilla pas. Il savait que Dieu avait promis que, en Isaac, la semence d’Abraham serait établie. Il savait donc qu’Isaac aurait des enfants ; de sorte que, s’il mourait, Dieu le ressusciterait afin d’accomplir sa promesse. Et Abraham ne retint pas non plus sa main avant que l’ange de l’Éternel l’arrête. En fait, la sagesse de Dieu ne pouvait pas permettre que cela aille plus loin.

Mais, tôt dans l’histoire de l’homme, nous sommes confrontés avec une image aussi frappante d’un sacrifice infiniment plus grand, fait par le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ. Et ce sacrifice de son Fils bien-aimé fut fait dans l’accomplissement d’un conseil infiniment plus sublime et parfait, non pas seulement dans l’éclat d’un sentiment momentané, mais avec un amour tel qu’il prenait pleinement en considération tout ce qu’il impliquait. Il n’a pas épargné son propre Fils, bien que cela ait signifié une angoisse et des souffrances infinies dans ce sacrifice béni et sans tache. Et les souffrances du cœur du Père en Le donnant à une telle mort étaient égales à celles du Fils de son amour.

D’après The Lord is near décembre 1985 (L.M.G.)

« Bienheureux l’homme qui ne marche pas dans le conseil des méchants, et ne se tient pas dans le chemin des pécheurs, et ne s’assied pas au siège des moqueurs, mais qui a son plaisir en la loi de l’Éternel, et médite dans sa loi jour et nuit ! Et il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux, qui rend son fruit en sa saison, et dont la feuille ne se flétrit point ; et tout ce qu’il fait prospère » Psaume 1. 1 à 3.

LA PAROLE DE DIEU SUFFIT À TOUT

Désirez-vous voir des âmes sauvées ? Cela devrait être le cas si vous êtes un chrétien. Alors, prêchez-leur l’évangile. Soyez modérés et aimables – mais présentez l’évangile. C’est le seul moyen pour qu’ils soient amenés à la repentance et à la foi et qu’ils soient délivrés des ruses du diable.

Désirez-vous avoir plus de puissance dans votre vie, plus de victoire, plus de joie réelle ? Cela devrait être le cas si vous êtes un chrétien. Alors, lisez la Parole et appliquez-la honnêtement à votre propre cœur et à votre conscience. Qu’elle ait sa propre puissance sur vous. Ne reculez pas devant elle, ne la négligez pas. La Parole de Dieu est la seule puissance, quand vous la laissez parler à votre cœur et votre conscience, qui peut délivrer des occasions de chutes et des ruses que le diable met devant la marche de votre vie.

Oh ! Que la Parole ait toute sa puissance sur vous, sur votre cœur et votre conscience. Ne la négligez pas, lisez-la, méditez sur elle, et votre vie prospérera. « Grande est la paix de ceux qui aiment ta loi ; et pour eux il n’y a pas de chute » (Ps. 119. 165).

Estimez-vous la paix et la victoire dans votre vie comme une bénédiction ? Alors lisez la Parole, lisez-la soigneusement, avec prière, journellement. Appliquez-la à votre cœur et à votre conscience. Ne vous y trompez pas : il n’y a pas d’autre moyen. Dieu ne vous donnera pas la paix et la victoire, et ne vous délivrera pas des ruses et des occasions de chute du diable si vous négligez sa Parole, et vous ne pourrez pas non plus être une aide spirituelle pour d’autres.

D’après The Lord is near décembre 1985

« J’endure des souffrances jusqu’à être lié de chaînes comme un malfaiteur ; toutefois la parole de Dieu n’est pas liée » 2 Timothée 2. 9.

« Prêche la parole, insiste, que l’occasion soit favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et doctrine » 2 Timothée 4. 2.

« La parole de Dieu est vivante et opérante » Hébreux 4. 12.

LA PAROLE DE DIEU, SEUL ARGUMENT POUR L’ÉVANGILE

La Parole de Dieu se soutient par sa propre puissance. L’apôtre était en prison parce qu’il avait prêché la Parole de Dieu. Maintenant il écrit à Timothée pour lui donner des conseils et des directives à partir de sa vaste expérience personnelle. Dit-il à Timothée : maintenant, Timothée, j’ai été entraîné par mon zèle. J’ai été trop loin et cela m’a attiré des ennuis. J’ai appris que ce n’est pas rentable de parler trop librement. C’est mieux de baisser le ton, d’être un peu plus coulant. Cela ne soulèvera pas autant d’opposition à l’évangile, et tu seras plus tranquille. Pouvez-vous imaginer que l’apôtre aurait écrit ainsi ? Non, jamais !

Il dit : On m’a mis en prison, mais on ne peut pas lier la Parole de Dieu. La puissance de Dieu est dans la Parole. Prêche la Parole. Dieu a les yeux sur des âmes ici-bas. Il sauvera des âmes jusqu’à la fin. « C’est pourquoi j’endure tout pour les élus, afin qu’eux aussi obtiennent le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle » (2 Tim. 2. 10). Aussi, persévère à prêcher la Parole.

Ne laisse pas les gens t’attirer dans des discussions. « Mais évite les discours vains et profanes, car ceux qui s’y livrent iront plus loin dans l’impiété » (2 Tim. 2. 16).

La Parole de Dieu n’a pas besoin d’être assurée par des arguments humains. Si la Parole appliquée au cœur et à la conscience n’a pas d’effet, vos arguments n’en auront pas. Le diable tient beaucoup d’âmes captives à son gré. Pourquoi cela ? Parce qu’ils ont écouté les raisonnements du diable comme le fit Ève (Gen. 3. 1 à 6) au lieu de soumettre leur esprit et leur cœur à la Parole de Dieu.

D’après The Lord is near décembre 1985

« Et toi, tu chercherais pour toi de grandes choses ? Ne les cherche pas ; car voici, je fais venir du mal sur toute chair, dit l’Éternel » Jérémie 45. 5.

POURSUIVRE LE BON BUT DANS NOTRE VIE CHRÉTIENNE

Il est tout à fait naturel, pour nous, de désirer avoir le confort et les besoins pour la vie. Quoi que ce soit que nous ayons, nous en désirons plus. Le Seigneur Jésus a dit : « Gardez-vous de toute avarice ; car quelqu’un a beau être dans l’abondance, sa vie ne dépend pas de ses biens » (Luc 12. 15). Les choses de ce monde ne peuvent pas apporter le bonheur et le contentement au cœur humain. Un chrétien rempli de l’Esprit qui vit dans une cabane a plus de paix et de joie qu’un pécheur ou un chrétien charnel qui habite un château. Le Fils de l’homme n’avait pas où reposer sa tête. Paul disait : « J’ai appris à être content dans les situations où je me trouve » (Phil. 4. 11). Nous ne devrions pas vivre uniquement pour voir quelle quantité des biens de ce monde nous pouvons accumuler. Dieu ne nous a pas faits afin que nous puissions voir à quel point nous pourrions être à l’aise dans cette vie. Nous ne devons pas vivre seulement pour la vie matérielle. La vie ne consiste pas dans l’abondance de biens, mais dans le fait de connaître et de faire la volonté de Dieu.

Que ce sera triste, au jour du jugement, quand de nombreux chrétiens professants s’apercevront qu’ils n’ont pas du tout été sauvés. Ils entendront le Seigneur leur dire : « Je ne vous ai jamais connus ; allez vous-en loin de moi » (Mat. 7. 23). Qu’il sera triste, pour de nombreux chrétiens nés de nouveau, de découvrir qu’ils ont été sauvés comme à travers le feu (cf. 1 Cor. 3. 15). Ils verront toute leur activité chrétienne partir en fumée comme bois, foin et balle.

Le grand propos de Dieu en nous sauvant est double. Son propos est de nous conformer à l’image de son Fils (Rom. 8. 29), mais Il veut aussi nous employer comme un canal par lequel sa grâce, Son amour et sa puissance peuvent couler vers un monde perdu et mourant.

D’après The Lord is near décembre 1985

« C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entoure, rejetant tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, courons avec patience la course qui est devant nous, les yeux fixés sur Jésus » Hébreux 12. 1 et 2.

VIE CHRÉTIENNE PRATIQUE

La plupart des manuels d’exercices (que nous trouvons beaucoup plus facile de lire que d’appliquer) nous disent de nous exercer régulièrement ; de procéder depuis les exercices simples jusqu’aux plus complexes – et : n’exagérez pas.

Il en est de même dans la vie chrétienne. L’exercice spirituel implique de servir activement le Seigneur, de mettre en pratique les choses que nous apprenons de sa Parole, la Bible.

Le disciple Philippe était un modèle dans ce sens. Il a commencé humblement en aidant des femmes veuves de l’assemblée. Son activité se développant, sa foi et ses capacités spirituelles ont augmenté.

Poussé loin de chez lui par la persécution, il est allé dans une ville de Samarie et a prêché Christ. Les choses allaient bien – il y eut beaucoup de joie dans cette ville quand Philippe en amena beaucoup à la repentance et à la foi dans le Seigneur. Même l’opposition ne fit qu’augmenter le feu de l’évangile dans ce lieu.

Et c’est comme si Dieu avait dit : ce service est terminé. J’en ai un autre pour toi. Philippe fut envoyé dans la péninsule du Sinaï, où il rencontra le trésorier de l’Éthiopie, voyageant de retour revenant de Jérusalem. Imaginez la joie et la surprise de Philippe quand ce trésorier l’invita à se joindre à lui pour voyager, et à lui expliquer les Écritures. Philippe lui présenta le Seigneur Jésus Christ, et l’Éthiopien Le reçut avec joie.

L’exercice spirituel de Philippe impliqua pour lui de l’aventure, du danger, et par-dessus tout, la joie de parler de son Sauveur avec d’autres. Nous pouvons connaître des expériences semblables si, comme Philippe, nous permettons au Seigneur de diriger notre vie. Il faut juste pour cela un peu d’exercice spirituel.

D’après The Lord is near décembre 1985

« Mais ceux qui s’attendent à l’Éternel renouvelleront leur force ; ils s’élèveront avec des ailes, comme des aigles ; ils courront et ne se fatigueront pas, ils marcheront et ne se lasseront pas » Ésaïe 40. 31.

L’EXEMPLE DU CANARD D’UNE FABLE

Vance Havneer raconte l’histoire d’un canard sauvage qui atterrit dans une cour de ferme. Il se plut avec les autres canards et les canetons. Aussi il décida d’y rester un jour. La nourriture était si bonne et facile à attraper qu’il décida d’y rester encore un jour. Il y resta une semaine, un mois ; et sans qu’il s’en aperçoive, une année entière s’écoula. Un jour il entendit l’appel des canards sauvages qui volaient au-dessus de sa tête. Son cœur battit plus vite, et un éclair passa dans ses yeux. Il décida de rejoindre encore une fois ses compagnons. Il battit des ailes pour s’élever vers ses compagnons en vol. Mais, hélas ! Il était trop lourd, et ayant perdu l’habitude, ses ailes avaient perdu leur force. Il ne put voler que jusqu’au bord de la grange. Aussi il s’installa de nouveau dans la cour de la ferme, en disant : eh bien, cela n’a pas d’importance. Je suis bien ici. Je crois que je vais y rester. Dieu l’avait fait pour voler au-dessus des nuages, mais il se contenta de demeurer dans la saleté et les détritus de la cour de ferme.

Dieu nous a faits pour que nous régnions dans les lieux célestes avec Christ (Rom. 5. 17 ; Éph. 1. 3) Notre citoyenneté est dans le ciel (Éph. 2. 19). Nous devons rechercher les choses qui sont en haut (Col. 3. 1). Nous ne devons pas nous conformer à ce siècle (Rom. 12. 2). Mais beaucoup d’entre nous se sont installés dans la cour de la grange du monde. Nous nous sommes ramollis. Nous aimons la nourriture ; nous aimons les plaisirs du monde. Nous nous nourrissons des oignons, des poireaux et de l’ail de l’Égypte. Quelquefois nos âmes sont réveillées par un message direct. Peut-être que nous versons une larme. Peut-être que nous dirigeons à nouveau notre vie en-haut. Nous essayons de faire un nouveau départ, mais nous sommes comme le vieux canard, et nous retombons bientôt dans la cour de grange de nos anciennes habitudes.

D’après The Lord is near décembre 1985

« Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes, nous instruisant pour que, reniant l’impiété et les convoitises mondaines, nous vivions dans le présent siècle sobrement, justement et pieusement » Tite 2. 11 et 12.

LA LÉGÈRETÉ, GANGRÈNE DANS LA VIE CHRÉTIENNE

Il arrive souvent que des personnes apparemment délivrées du légalisme tombent dans le mal opposé du laxisme. Cela peut résulter du fait que les doctrines de la grâce sont seulement reçues intellectuellement au lieu d’être ancrées dans l’âme par la puissance de l’Esprit de Dieu. Il y aura alors une marge très large permise à la mondanité sous diverses formes – une liberté absolument incompatible avec le christianisme pratique. En plus de ces choses, un manque de conscience déplorable apparaîtra dans les détails pratiques de la vie quotidienne – des devoirs négligés, du travail mal fait, des engagements pas observés fidèlement, de saintes obligations traitées à la légère, des dettes contractées, des habitudes extravagantes tolérées. Toutes ces choses, nous les classons sous le titre de laxisme. Elles sont trop communes parmi ceux qui revendiquent la vérité évangélique.

Nous souhaiterions que notre âme, aussi bien que les âmes de nos lecteurs, soient exercées réellement devant Dieu à ce sujet. Nous craignons qu’il n’y ait beaucoup de profession vide parmi nous, un grand manque de sérieux, de sincérité, et de réalité dans nos voies. Nous ne sommes pas assez imprégnés de l’esprit de christianisme authentique, ou gouvernés en toutes choses par la Parole de Dieu. Dans cette voie, l’âme descend dans un très bas état. La conscience ne réagit plus. Les sensibilités morales sont émoussées. Il n’est pas répondu comme cela se devrait aux appels à la vérité. Des maux positifs sont traités légèrement. Une morale relaxée est admise. Au lieu que la puissance de l’amour de Christ conduise dans les activités de bonté, il n’y a pas même la puissance de la crainte de Dieu pour restreindre les activités du mal.

D’après The Lord is near décembre 1985 (C.H.M.)

« Sonde-moi, ô Dieu ! Et connais mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées. Et regarde s’il y a en moi quelque voie de chagrin, et conduis-moi dans la voie éternelle » Psaume 139. 23 et 24.

DIEU SONDE NOS MOTIFS

Quand le temps vient pour le jugement de Dieu, Il fait remonter les choses jusqu’à leur racine de mal. De même, notre sagesse, comme chrétiens, quand nous tombons, c’est de remonter à l’origine de notre chute. Nous n’avons jamais raison en jugeant seulement tel ou tel éclat, mais nous devrions toujours en rechercher la cause. Sinon, nous n’avons pas la force nécessaire, et le péché n’est pas jugé de manière juste si nous n’en jugeons que les effets visibles – mais nous devons rechercher la source cachée du mal commis.

Il n’est pas suffisant de juger nos actions. Se juger soi-même est une chose différente et beaucoup plus profonde que de juger seulement nos actions comme étant mauvaises. Nous avons besoin de discerner les ressorts, en nous-même, qui ont produit ces actions. « Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés » (1 Cor. 11. 31). Cela ne veut pas dire de prononcer un jugement sur une faute particulière – bien que de telles fautes doivent toujours être jugées – mais nous avons besoin d’aller plus profondément et de juger la cause réelle en nous-même, et pas seulement les occasions. Telle est la manière chrétienne de nous juger. Ce n’est pas de s’occuper de la surface, mais de ce qui est sous-jacent, les sources peu visibles de nos actions. Tout le monde peut voir nos actions, mais nous devons juger les racines au plus profond de nos âmes, qui ont poussé et produit de tels actes.

Quand Pierre avait les meilleures intentions, il s’aperçut quel mauvais cœur il avait. Quand il agit de la pire manière, il découvrit quel cœur merveilleux avait Christ.

D’après The Lord is near décembre 1985 (J.N.D.)

« Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule ; et on appellera son nom :… Prince de paix » Ésaïe 9. 6.

SEUL LE PRINCE DE PAIX PEUT DONNER LA PAIX

Les discours sur la paix semblent augmenter pendant la période de Noël. Des démonstrations faites par des milliers de personnes ont marqué la période récente quand les gens ont marché pour la paix. Cependant la paix fuit loin de l’homme. Dès qu’une partie du monde est tranquille, une autre s’élève avec violence. Et à l’intérieur des pays et des sociétés, la paix disparaît rapidement quand les émeutes éclatent. Le monde dans lequel nous vivons est loin d’être paisible. Pourquoi cela ?

Pourquoi, alors que l’homme a dépensé tellement d’efforts pour s’accorder et appelle la paix, semble-t-elle impossible à atteindre ? Précisément pour cette raison : l’homme a rejeté le Prince de paix. Le seul qui aurait pu apporter une paix durable à ce monde, on ne L’a pas voulu, Il a enduré au contraire des insultes et la mort de la part de l’homme.

La paix ne règne pas par la simple force des armes. Elle vient lorsque les hommes, individuellement, se courbent devant le Prince de paix, le Seigneur Jésus Christ Lui-même. Avez-vous reçu le Prince de paix ? C’est une question de toute importance car vous êtes devant l’éternité. C’est une question à laquelle, non pas une nation, mais l’individu doit répondre : vous.

D’après The Lord is near décembre 1985

« Tous ils ont mangé la même nourriture spirituelle, et tous ils ont bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient d’un Rocher spirituel qui les accompagnait. Et le Rocher était le Christ » 1 Corinthiens 10. 3 et 4.

LES RICHESSES DE CHRIST

« Vous n’avez pas mangé de pain, et vous n’avez bu ni vin ni boisson forte, afin que vous connaissiez que moi, l’Éternel, je suis votre Dieu » (Deut. 29. 6). Ils étaient nourris et vêtus par la propre main de Dieu en grâce. Ils mangeaient la nourriture des anges. Ils n’avaient pas besoin de vin ou de boissons fortes – pas besoin de stimulants. « Ils buvaient d’un Rocher spirituel qui les accompagnait. Et le Rocher était le Christ ». Ce courant pur les rafraîchissait dans le désert aride, et la manne céleste les soutenait jour après jour. Tout ce dont ils avaient besoin était la capacité de jouir de la provision divine.

Là, hélas, comme nous-mêmes, ils manquèrent, ils se lassèrent de la nourriture céleste, et convoitèrent d’autres choses. Qu’il est triste que nous leur ressemblions autant ! Qu’il est humiliant que nous manquions de même à apprécier Celui, si précieux, que Dieu a donné pour qu’Il soit notre vie, notre portion, notre objet, tout en tous ! Qu’il est terrible de constater que nos cœurs recherchent avidement les vanités et les folies misérables de ce pauvre monde qui passe – ses richesses, ses honneurs, ses distinctions, ses plaisirs, qui périssent tous à l’usage, et qui, même s’ils duraient, ne peuvent être comparés avec « les richesses insondables de Christ » (Éph. 3. 6). Puisse Dieu, dans sa bonté infinie, « selon les richesses de sa gloire… vous donner d’être fortifiés en puissance par son Esprit quant à l’homme intérieur, pour que le Christ habite, par la foi, dans vos cœurs, étant enracinés et fondés dans l’amour, afin que vous soyez capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur et la profondeur et la hauteur – et de connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu » (Éph. 3. 16 à 19).

D’après The Lord is near décembre 1985 (C.H.M.)

« J’ai composé le premier récit, Théophile, sur tout ce que Jésus commença de faire et d’enseigner, jusqu’au jour où il fut élevé au ciel, après avoir donné, par l’Esprit Saint, des ordres aux apôtres qu’il avait choisis » Actes 1. 1 et 2.

« Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi ; ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent » Psaume 23. 4.

LA CONFIANCE DE LA FOI EN JÉSUS CHRIST

Au milieu des scènes de détresse croissante, et de souffrances sur toute la terre, au milieu du mal qui se déploie toujours plus vite sur un monde impie, les enfants de Dieu peuvent dire avec confiance : « Je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi ». Nous savons que nous sommes dans ses mains, qu’Il nous aime, qu’Il a prié et prie encore pour tous les siens afin qu’ils soient gardés du mal (Jean 17. 15).

Le jugement ne peut pas nous atteindre, car nous sommes à l’abri de son sang, et Il nous a assurés que nous sommes passés de la mort à la vie et que nous ne viendrons pas en jugement (Jean 5. 24). La grande tribulation dont Il a annoncé qu’elle viendrait à la fin de cette période n’est pas pour ceux qui ont été lavés dans son sang. La colère va venir, mais Il nous dit que nous serons délivrés de cette colère (1 Thess. 1. 10). Au milieu de la détresse croissante et du mal qui approche, nous pouvons dire : « Je ne craindrai aucun mal ». Et s’il nous arrive, dans notre courte vie, ce que nous appelons du mal – si des bien-aimés nous sont enlevés, si nous perdons des choses et du confort terrestres, s’il vient de la souffrance et du chagrin, nous savons que toutes ces choses collaborent pour notre bien. Quel réconfort !

Et ainsi, à mesure que nous avançons dans l’année – une année dont ne verrons peut-être pas la fin ici-bas, disons : « Je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi ». Il est avec nous ; et « au-dessous de nous sont les bras éternels » (Deut. 34. 27) qui ont été étendus sur le bois de la croix ; les bras qui soutiennent toutes choses. Répétez-le chaque jour ! Que ce soit le cantique joyeux de la foi dans votre âme et sur vos lèvres. « Je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi ».

D’après The Lord is near décembre 1985

LE PAIN DE VIE

« Jésus leur dit : Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » Jean 6. 35.

Sur le rivage de la mer, dans les champs, dans les villes, dans les villages, le Seigneur Jésus enseignait le peuple. Ses paroles étaient celles « de la vie éternelle » (Jean 6. 68). La manne avait été le « pain » que Dieu avait fait « pleuvoir des cieux » (Ex. 16. 4) et que les pères avaient mangé. Et maintenant, le Seigneur Jésus, l’instrument de Dieu pour le salut des pécheurs, se présente comme le « vrai pain » (Jean 6. 32). « Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; or le pain que moi je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde » (Jean 6. 51).

Croire en Jésus Christ, assimiler par la foi la signification et la valeur de son sacrifice, L’accueillir dans le cœur comme son Sauveur personnel, libère notre âme de la condamnation du péché, et nous donne une vie qui ne finira jamais, dans une éternité de joie et de paix.

Mais le Seigneur s’intéressait aussi aux besoins matériels de ceux qui Le suivaient. À deux reprises, à la fin d’une journée et dans un endroit désert, les milliers de personnes qui avaient profité de ses paroles et de la guérison de leurs malades, avaient besoin de manger (voir Mat. 14. 14 à 21 et 15. 32 à 38). La seconde fois, ils étaient avec Lui depuis trois jours, et le Seigneur dit : « Je suis ému de compassion envers la foule ». Quelle grâce dans ces paroles, quelle miséricorde, quelle compréhension des besoins de ses créatures ! Jésus a alors multiplié les pains et quatre mille hommes (15. 38) et cinq mille, la première fois (14. 21) – outre les femmes et les enfants – ont été rassasiés.

Si nous aimons le Seigneur Jésus et Le suivons, Il prendra soin de nous et pourvoira à tous nos besoins.

D’après « Il buon seme » février 2024

LA CONSCIENCE

« Je m’exerce moi-même à avoir toujours une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes » Actes 24. 16.

« Gardant la foi et une bonne conscience » 1 Timothée 1. 19.

« Recherchez le bien, et non le mal, afin que vous viviez » Amos 5. 14.

Lors de la création, Dieu a donné à l’homme diverses facultés, comme l’intelligence, la mémoire, et la pensée. L’être humain a été créé responsable dans ses rapports avec son Créateur. Avoir mangé le fruit de la connaissance du bien et du mal dans le jardin d’Éden a apporté ce type de connaissance à Adam et Ève, mais cet acte de désobéissance contre Dieu a eu comme conséquence l’entrée du péché et du mal, non seulement dans leur vie, mais aussi dans le monde entier.

La « conscience » est la connaissance intuitive, dans l’être humain, du bien et du mal. C’est la sensibilisation de la valeur morale de ses propres actes, le sentiment du bien et du mal que l’on fait. Le terme dérive du latin « conscientia », qui vient lui-même de « conscire », c’est-à-dire « être conscient, connaître ». Chaque individu a une conscience : il éprouve plus ou moins de la honte lorsqu’il commet le mal, et il est satisfait quand il fait le bien.

Mais qu’entend-on par « mal » ? Nous vivons à une époque où ce qui était blâmé il y a quelques années est aujourd’hui généralement accepté. Les mœurs changent et on en arrive au point où l’on appelle « le mal bien, et le bien mal » (És. 5. 20). Dans un tel climat, la conscience perd progressivement sa sensibilité. Vivant dans un monde dans lequel les valeurs morales sont constamment violées ou perverties, nous risquons de devenir indifférents à ce qui nous entoure. Nous avons encore une conscience, mais elle tend à devenir insensible à cause de l’abandon généralisé des principes bibliques.

Dieu ne change pas ; ses yeux sont « trop purs pour voir le mal » (Hab. 1. 13). La seule façon de maintenir notre conscience en accord avec les pensées de Dieu, c’est de la confronter constamment avec ce qu’Il affirme dans sa Parole ; c’est seulement ainsi qu’elle sera fiable, comme un instrument soumis à un réglage régulier.

D’après « Il buon seme » mars 2024

SON DIEU – TON DIEU – MON DIEU ; DIEU NOTRE PÈRE

J’aimerais considérer un aspect important, celui de la profondeur de notre intimité avec Dieu, de notre spontanéité, de notre sincérité, de notre franchise, dans nos rapports, nos échanges avec Lui. En fait, la réalité de nos sentiments, de notre amour pour Lui.

Déjà dans l’Ancien Testament, nous voyons des hommes ayant une relation privilégiée avec leur Dieu. « Et Moïse implora l’Éternel, son Dieu » (Ex. 32. 11) ; « David se fortifia en l’Éternel, son Dieu » (1 Sam 30. 6) ; « Le royaume de Josaphat fut tranquille, et son Dieu lui donna du repos » (2 Chron. 20. 30) ; « Jotham devint fort, car il régla ses voies devant l’Éternel, son Dieu » (2 Chron. 27. 6) ; « Ézéchias… fit ce qui est bon, et droit, et vrai, devant l’Éternel, son Dieu » (2 Chron. 31. 20) ; « Salomon… était aimé de son Dieu »(Néh. 13. 26) ; « Jonas pria l’Éternel, son Dieu, des entrailles du poisson » (Jonas 2. 2 et 7).

Nous pouvons tous parler de « mon Dieu », mais sans forcément avoir une relation particulière avec Lui. C’est une autre réalité lorsque d’autres personnes peuvent en témoigner, lorsque nous sommes reconnus par notre entourage pour être en relation intime avec Lui.

Voyons aussi le cas d’Esdras. Dans sa « fiche d’identité », il nous est dit que « la main de son Dieu, était sur lui » (7. 6 et 9) ; ensuite c’est Artaxerxès, le roi de Perse qui s’adresse à Esdras en lui disant : « Et toi, Esdras, selon la sagesse de ton Dieu, laquelle est en ta main » (v. 14, 19, 20, 25 et 26). Et Esdras termine ce chapitre 7 par : « Et moi, je fus fortifié selon que la main de l’Éternel, mon Dieu, était sur moi » (v 28) (+ ch. 9. 5). Tous ces termes nous montrent un certain degré de connaissance et d’intimité entre Esdras et Dieu.

Autre exemple, assez semblable, celui de Daniel (de qui aucun péché ne nous est dévoilé dans la Parole).

« Daniel… s’agenouillait sur ses genoux trois fois le jour, et priait, et rendait grâce devant son Dieu » (6. 10) ; « Mais ces hommes s’assemblèrent en foule et trouvèrent Daniel qui priait et présentait sa supplication devant son Dieu » (v. 11). Le roi, à cause de son serment, doit mettre Daniel dans la fosse aux lions. « Le lendemain… comme il approchait de la fosse, il cria à Daniel d’une voix triste… : Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu, que tu sers continuellement, a-t-il pu te délivrer des lions ? » (v. 20) (9. 4,18,19 et 20). Daniel peut lui répondre : « Mon Dieu a envoyé son ange et a fermé la gueule des lions, et ils ne m’ont fait aucun mal… Alors le roi fut très-joyeux et dit qu’on tirât Daniel de la fosse… aucun mal ne fut trouvé sur lui, parce qu’il s’était confié en son Dieu » (v. 22 et 23).

En Daniel 11. 32, nous lisons aussi que le peuple qui connaît son Dieu sera fort et agira. Apprenons à toujours mieux connaître NOTRE Dieu, et à agir, c’est-à-dire à combattre pour la foi (Jude 3), à résister au diable (Jac. 4. 7), à être zélé pour les bonnes œuvres (Tite 2. 14).

D’abord nous avons un rapport sur Daniel et son Dieu, ensuite une déclaration de l’extérieur (ton Dieu), puis le témoignage de Daniel lui-même (mon Dieu), et finalement une exhortation pour le peuple. Oui, Daniel avait une vraie intimité avec son Dieu, et elle était reconnue de tous. Dieu est-il connu par mon entourage comme MON Dieu, celui en qui je me confie ?

Dans le Nouveau Testament, après la résurrection du Seigneur, la relation que nous avons avec Dieu, est une relation où nous Le connaissons comme Père. Une relation encore plus intime, plus profonde, plus privilégiée.

« Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu » (Jean 1. 12). « Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu… Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu… » (1 Jean 3. 1 et 2) ; et « si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ… » (Rom. 8. 17).

Vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le christ Jésus (Gal. 3. 26). Il nous faut faire la distinction entre la relation entre un père et son enfant, et la relation qu’un père a avec son fils. La relation qu’un père a avec son enfant est une relation d’amour inconditionnel, s’occupant du bien être de cet enfant. (1 Jean 3. 1) c’est inaltérable. La relation d’un père avec son enfant est une relation où le père désire voir dans cet enfant le reflet, la maturité de ce qu’il est lui-même. Dieu peut dire du Seigneur Jésus : Marc 1. 11 « Tu es mon Fils bien aimé » parce qu’il voyait en Lui le reflet de ce qu’il est Lui-même. Pour nous c’est tous les soins de Dieu à notre égard selon Hébreux 12. 10.

Malheureusement, cette relation père-fils entre Dieu et nous, est rarement à la hauteur de ce qu’elle devrait être. Et cela pour plusieurs raisons : nous avons peut-être eu un père sévère, dur, violent, ne montrant pas (souvent) ses sentiments, ou un père très occupé, souvent absent, ou un père qui se disputait souvent avec son épouse, la rabaissait, la… frappait, source de tristesse et de mauvaise ambiance à la maison, ou un père légaliste ou au contraire laxiste, ou un père manifestant des préférences parmi ses enfants, ou un père égoïste, injuste, impatient, autoritaire, ou un père malade, souffrant, dépressif, etc. Dans tous ces cas, notre relation père-fils, père-fille en a été affectée. Et puis il y a ceux qui n’ont pas connu ou très peu leur père, ou qui n’en ont jamais eu !

À côté de cela, nous avons peut-être été élevé et éduqué dans la perception d’un Dieu « père fouettard », toujours là à nous surveiller pour voir si nous n’avons pas commis un quelconque péché, prêt à nous punir…. plutôt que dans la connaissance d’un Dieu d’amour, d’un « bon et tendre Père… qui, d’en haut, protège ses enfants… » ! Nous chantons parfois ce cantique 62 : « Ta sagesse, ta grâce et ton pouvoir s’unissent pour nous conduire au séjour bienheureux. Ô Dieu ! jamais pour nous tes soins ne s’affaiblissent : la nuit, le jour, tu nous suis de tes yeux.

Tendres compassions, force au jour de l’épreuve,grâce et pardon, long support, douce paix. De ton cœur plein d’amour jaillissent comme un fleuve qui ne s’épuise et ne tarit jamais.

Pour un si grand amour, que te rendre, ô bon Père ? »

 Connais-tu ce Dieu, ce Père-là, bon, tendre, protecteur, plein de bonté, de tendresse, toujours à ton écoute et proche de toi ?

« Comme un père a compassion de ses fils, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent » (Ps. 103. 13). Rappelons-nous la parabole du fils prodigue de Luc 15 ! Celui-ci a demandé à son père l’héritage (sans attendre le décès de celui-ci). Le père n’a aucune parole désagréable à l’encontre de son fils, et il lui donne sa part d’héritage. Qu’aurions-nous fait ou qu’avons-nous fait dans pareille situation ? Le fils s’en va, mène une vie dissolue et perd tout son héritage, et toute dignité. Mais ensuite il se rappelle de tout ce qu’il avait chez son père. Il décide de rentrer et de confesser sa faute. « Et se leva, et vint vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, et, il courut [à lui], se jeta à son cou et le couvrit de baisers… Apportez dehors la plus belle robe, et l’en revêtez ; mettez lui un anneau au doigt et des sandales à ses pieds »… Voilà celui qui est notre Père céleste : un père toujours ému de compassion qui ne cesse pas de nous aimer et de vouloir notre bien, qui attend patiemment que nous (re)venions à lui…

De la même manière qu’il est juste et saint, il est amour, il est le Père des miséricordes (2 Cor. 1. 3) ; oui, « votre Père est miséricordieux » (Luc 6. 36). Tu le connais ainsi ? Est-il proche de toi ?

Nous voyons peut-être Dieu comme quelqu’un qui punit ; le voyons-nous comme quelqu’un qui récompense ? « Toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, et après avoir fermé ta porte, prie ton Père, qui [demeure] dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te récompensera » (Mat. 6. 6 ; voir aussi v. 4 et 18). « L’Éternel m’a récompensé selon ma justice, il m’a rendu selon la pureté de mes mains ; car j’ai gardé les voies de l’Éternel » (Ps. 18. 20 et 21). Notre justice, c’est Christ, qui a dit : « voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre » (Apoc. 22. 12). Quelle intimité, seul avec lui, dans notre chambre !

Nous avons un Père prévenant : « votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez » (Mat. 6. 8) ; « si donc vous, qui êtes méchants, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! » (Mat. 7. 11).

Cette prévenance, ces soins attentionnés sont ceux d’une mère : « Et il prit soin d’eux dans le désert, environ quarante ans » (Act. 13. 18). Lisons Néhémie 9 : « Et tu les entretins quarante ans dans le désert : ils ne manquèrent de rien ; leurs vêtements ne s’usèrent point, et leurs pieds n’enflèrent point (v. 21)… tu les conduisis de jour par une colonne de nuée, et de nuit par une colonne de feu, afin d’éclairer pour eux le chemin dans lequel ils devaient marcher (v. 12)… tu parlas avec eux depuis les cieux (v. 13)… Et des cieux tu leur donnas du pain pour leur faim, et tu leur fis sortir du rocher de l’eau pour leur soif (v. 15)… tu es un Dieu de pardons, faisant grâce, et miséricordieux, lent à la colère, et grand en bonté, et tu ne les as point abandonnés » (v. 17). Deut. 1. 31 : « tu as vu que l’Éternel, ton Dieu, t’a porté comme un homme porte son fils, dans tout le chemin où vous avez marché, jusqu’à ce que vous soyez arrivés en ce lieu-ci » => « Jamais pour nous tes soins ne s’affaiblissent ! » Mais nous sommes souvent rebelles : « que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! » (Mat. 23. 37 ; Luc 13. 34).

Mais l’amour de Dieu est tellement plus élevé que l’amour d’un parent : « Quand mon père et ma mère m’auraient abandonné, l’Éternel me recueillera » (Ps. 27. 10). « Lui-même a dit : Je ne te laisserai point et je ne t’abandonnerai point ; en sorte que, pleins de confiance, nous disions : Le Seigneur est mon aide ; je ne craindrai point… » (Héb. 13. 5 et 6).

Dieu n’est pas un Dieu pour punir, mais celui que l’Éternel aime, il le discipline, comme un père le fils auquel il prend plaisir (Prov. 3. 12). Ne confondons pas punition et discipline. La punition, c’est un châtiment que nous méritons pour une mauvaise action. La discipline, c’est Dieu qui intervient pour nous apprendre la patience, à avoir plus de confiance, plus de foi en Lui ; c’est pour nous empêcher de chuter plus gravement, c’est pour nous arrêter dans un chemin qui mène à la catastrophe, c’est pour nous remettre dans un bon – un meilleur ! – chemin… bref pour notre croissance, « en vue du perfectionnement des saints, pour l’œuvre du service, pour l’édification du corps de Christ… afin que nous ne soyons plus de petits enfants, ballottés et emportés çà et là par tout vent de doctrine  mais que, étant vrais dans l’amour, nous croissions en toutes choses jusqu’à lui qui est le chef, le Christ » (Éph. 4. 10 à 16). Ce passage nous parle ainsi de Christ dans la gloire, s’occupant des siens sur la terre.

Lisons Hébreux 12. 5 à 16 : « vous avez oublié l’exhortation qui s’adresse à vous comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas la discipline du Seigneur, et ne te décourage pas quand tu es repris par lui ; car celui que le Seigneur aime, il le discipline, et il fouette tout fils qu’il agrée. Vous endurez [des peines] comme discipline : Dieu agit envers vous comme envers des fils, car quel est le fils que le père ne discipline pas ? Mais si vous êtes exempts de [la] discipline à laquelle tous participent, alors vous êtes des bâtards et non pas des fils. De plus, nous avons nos pères terrestres pour nous discipliner, et nous les avons respectés ; à plus forte raison, ne serons-nous pas beaucoup plutôt soumis au Père des esprits, et nous vivrons ? Car ceux-là disciplinaient pendant peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais celui-ci le fait pour notre profit, afin que nous participions à sa sainteté. Or aucune discipline, pour le présent, ne semble être [un sujet] de joie, mais plutôt de tristesse ; cependant plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle ».

La discipline est un acte d’amour de notre Père céleste, en vue de notre croissance, de notre bien-être spirituel, et dans le but que nous le servions et l’honorions mieux.

Apprenons à mieux le connaître, à mieux l’apprécier et à mieux jouir de sa présence, « car le Père lui-même vous aime » (Jean 16. 27).

Dans le Psaume 89. 21 à 37, que dit l’Eternel de David ? « Ma main sera fermement avec lui, et mon bras le fortifiera. Et ma fidélité et ma bonté seront avec lui… Lui me criera : Tu es mon père, mon Dieu, et le rocher de mon salut… Je lui garderai ma bonté à toujours ».

Recherchons la proximité, l’intimité avec notre Père, et nous serons remplis de sa joie et de louanges ! «Les justes se réjouiront, ils exulteront en la présence de Dieu et s’égayeront avec joie. Chantez à Dieu… réjouissez-vous devant lui. Dieu, dans sa demeure sainte, est le père des orphelins et le juge des veuves. « Dieu fait habiter en famille ceux qui étaient seuls » (Ps. 68. 3 à 6).

« Oh ! qu’il est doux d’aimer Dieu comme un Père, d’aller à lui sans détour, sans frayeur ».

Cantique 126

« Nous sommes tes enfants : ton nom si doux de Père nous remplit de bonheur, d’assurance et de paix… et près de toi toujours nous avons libre accès ».

Cantique 16

« Qu’il m’est doux, ô mon Dieu, de t’avoir pour mon Père ! Tu me suis en tout lieu. Oui, ta grâce m’éclaire, Tu reçois ma prière, Ton regard est sur moi, et tu soutiens ma foi ».

Cantique 92

« Ô Dieu tutélaire ! Tu vois nos besoins ; Tu te montres Père, dans tes tendres soins ».

Cantique 101

« En Jésus nous T’appelons Père ; Tu nous nommes tes chers enfants ; et de ta grâce journalière nous éprouvons les soins touchants ».

Cantique 137

Recevez mes salutations fraternelles en Celui qui nous unit, Marco. Août 2024.

« Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ !» (Phil. 1. 2).

TRADUCTION DE FEUILLETS (75)

« À cause de ton nom, ô Éternel ! tu me pardonneras mon iniquité ; car elle est grande » Psaume 25. 11.

LETTRE D’UNE PRISON MEXICAINE

Un jour, j’ai remarqué dans la poubelle un petit livret intitulé « Une lettre pour vous ». Par curiosité je l’ai repêché. Quand je l’ai ouvert, j’ai fait une grimace : le premier titre était : « Jugement et châtiment ». J’ai commencé à lire : « Dieu connaît tout le mal que vous avez fait. Il prend en compte non seulement les actions, mais aussi les mauvaises pensées. À cause de certains de vos péchés, vous avez été condamné à la prison ». Mes yeux se sont remplis de larmes. J’ai ressenti une peur inexplicable, car tout dans cette brochure était vrai. À partir de ce jour, enfermé dans ma cellule de prison, j’ai commencé à réfléchir à ma vie. J’en suis arrivé à la conclusion choquante que je n’avais jamais fait de bien à personne. Et puis je me suis posé la question : Dieu pardonnera-t-il même au plus grand pécheur ? Parce que je me considérais comme un pécheur. J’avais été jugé pour fraude, et pour ce crime j’avais perdu mes amis, mes connaissances et tout. J’étais sur le point de me suicider.

Mais depuis que j’ai reçu cette « lettre », je la lis jour et nuit. J’ai été particulièrement impressionné par les paroles de la Bible qui y sont citées. Dieu est bon et je suis très mauvais. Je me sentais indigne, simplement en prononçant son nom. Ma femme, qui me rend visite régulièrement, a également lu cette brochure. Et un jour, nous avons tous deux demandé à Dieu de nous pardonner nos péchés. Maintenant, nous lisons la Bible pour en apprendre davantage sur Dieu et sur l’Évangile.

D’après die gute Saat août 2024

« La vérité est en Jésus » Éphésiens 4. 21.

« (Jésus lui dit) : Va dans ta maison, auprès des tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi, et [comment] il a usé de miséricorde à ton égard » (Marc 5. 19).

LE « CHRÉTIEN » DU BANGLADESH

En 1969, j’avais 17 ans. Mon père était imam et descendait d’un peuple qui s’est déplacé de ce qui est aujourd’hui l’Afghanistan au Bangladesh et y a introduit l’Islam. J’ai fréquenté une école islamique et j’ai posé à plusieurs reprises à mes professeurs des questions critiques sur la relation de l’homme avec Dieu. Mais ils ne pouvaient pas me répondre, et cela les mettait en colère. Pour se moquer de moi, ils m’appelaient « le chrétien ». Comme je n’avais aucune idée de ce que cela signifiait, je suis allé voir un missionnaire chrétien qui me l’a expliqué. C’est ainsi que j’ai appris qui est Jésus et ce qu’il a fait pour nous, les humains. Peu de temps après, je me suis converti et j‘ai accepté Jésus comme mon Sauveur et Seigneur par la foi.

À la maison, j’ai tout raconté à mon père. Il m’a immédiatement jeté dehors, sans même me laisser le temps d’aller chercher quelques vêtements. J’ai été rejeté et déshérité par ma famille. Complètement sans le sou, je suis allé à Dhaka, la capitale, et j’ai vécu dans la rue. Après environ trois ans, j’ai rencontré un autre missionnaire. Il m’a invité à lire la Bible avec lui et m’a finalement accueilli pendant neuf mois pour m’enseigner la foi chrétienne.

À la fin de cette période bénie, il m’a recommandé de retourner dans mon pays natal et d’y répandre l’Évangile de Jésus-Christ. Je suis donc retourné vers le nord et j’ai trouvé un groupe de chrétiens composé principalement de personnes qui avaient été expulsées d’autres régions du pays par les Bengalis. Même si j’étais moi-même bengali et le seul d’entre eux à être d’origine musulmane, ils m’ont accueilli. Là, j’ai fondé un groupe d’étude biblique qui se réunissait tous les jours à 6 heures du matin.

Dans le groupe de chrétiens avec lequel j’étais associé depuis quelque temps, il y avait un missionnaire zélé. Un jour, il est venu me voir et m’a dit : J’ai ici six jeunes hommes qui viennent de votre village. Vous êtes musulman et souhaitez enseigner quelque chose sur la foi chrétienne. Aucun de nous ne comprend les musulmans aussi bien que vous, et en plus, vous parlez leur langue. S’il vous plaît, parlez-leur pour voir s’ils sont sérieux ou non. Je dois ajouter ici que même si les chrétiens locaux étaient certainement désireux de convertir les musulmans à la foi chrétienne, ils étaient encore très sceptiques à leur sujet.

J’ai donc parlé à ces jeunes hommes et j’ai été heureux de voir qu’ils connaissaient déjà Jésus. Ils avaient lu quelques livres chrétiens et en étaient venus à croire en Lui. En lisant la Bible avec eux, j’ai essayé de renforcer leur foi et j’ai conclu en disant : Je vois que Jésus est dans vos cœurs. Mais une fois rentrés chez vous, vous feriez mieux de ne dire à personne que vous êtes chrétiens. Vos parents et voisins devraient constater par eux-mêmes que votre vie a changé. Seulement quand ils commenceront à vous poser des questions, parlez-leur de Jésus !

Après leur départ, le missionnaire m’a demandé comment s’était déroulée la conversation. Il était déçu et n’appréciait pas les conseils que j’avais donnés aux jeunes. Mais quatre semaines plus tard, l’un d’eux est revenu. Il était accompagné de 15 dénommés sages de son village et m’a dit : ces hommes veulent aussi devenir des disciples de Jésus. Bientôt, ils sont venus avec d’autres personnes et, au cours des huit années suivantes, des centaines de personnes de la région sont venues étudier la Bible avec moi pour mieux connaître le Seigneur Jésus.

D’après die gute Saat août 2024

« Il est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement » Hébreux 9. 27.

« Le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » Romains 6. 23.

EST-CE QU’ON NE MEURT QU’UNE FOIS ?

C’est une évidence : l’homme naît, vit un certain temps puis meurt. Les causes de décès sont variées : vieillesse, maladie, accident ou encore violence. La Bible va au fond des choses et nomme la véritable cause de la mort : le péché : « La mort a passé à tous les hommes, du fait que tous ont péché » (Rom. 5. 12). C’est le point de vue de Dieu.

Mais la Bible enseigne aussi que tous les morts ressusciteront – pas en même temps et pas avec le même résultat, mais en deux groupes :

Ceux qui croient que Jésus-Christ est mort pour expier leurs péchés sont libérés de leur culpabilité par la grâce de Dieu. Ils ne seront plus jugés. Ils seront ressuscités au retour de Jésus. Leur âme et leur esprit recevront à nouveau un corps, un nouveau corps spirituel. Puis Jésus les prendra au ciel, où ils seront avec Lui pour toujours (1 Thess. 4. 16 et 17 ; 1 Cor. 15. 44).

Les incroyants, en revanche, seront ressuscités plus tard. Ils devront alors comparaître devant Dieu pour être jugés. Aucun d’entre eux n’aura quoi que ce soit à dire pour sa défense. Tous seront condamnés à être éternellement séparés de Dieu : « Ceci c’est la seconde mort, l’étang de feu… où leur ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas » (Apoc. 20. 14 ; Marc 9. 48).

Tournez-vous vers Dieu avec vos péchés aujourd’hui – demain, il sera peut-être trop tard pour l’éternité !

D’après il buon Seme juillet 2024

« J’ai prié pour cet enfant, et l’Éternel m’a accordé la demande que je lui ai faite » 1 Samuel 1. 27.

« Jette ton pain sur la face des eaux, car tu le trouveras après bien des jours » Ecclésiaste 11. 1.

PRIER POUR UN ENFANT ET SA MÈRE

Faith Slate, âgée de 23 ans, partit enseigner en Afrique de l’Ouest. Pendant ses vacances, avec son sac au dos, elle visita quelques villages isolés, en compagnie de Maddie, une missionnaire plus âgée. Tout en présentant l’évangile, les deux chrétiennes offraient aussi de l’assistance médicale.

Un jour, Faith remarqua dans la foule une femme avec son enfant malade dans les bras. C’était une musulmane nomade du Nord, qui avait parcouru 40 kilomètres à pied pour arriver au village. Maddie donna un médicament à l’enfant, puis le mit dans les bras de Faith, qui s’exclama :

– Mais, que dois-je faire ?

– Avant tout, répondit Maddie, prie à haute voix, puis essaie de lui faire boire un peu de lait.

Faith commença à prier de tout son cœur, et… le petit malade réussit à boire ! La mère fit un grand sourire et retourna à son village.

Faith retourna aux États-Unis, mais repensait à cette femme et à son enfant, et priait pour eux.

Dix ans plus tard, Faith retourna en Afrique et, avec son mari, visita les mêmes villages isolés. Au cours de leur itinéraire, ils rencontrèrent un groupe d’adolescents qui les conduisirent aux familles de leur village. À peine arrivés, Faith reconnut tout à coup le sourire radieux de la femme dont elle avait soigné l’enfant. Son fils, l’enfant pour lequel elle avait prié, était maintenant un garçon de 15 ans.

Deux ans plus tard, ce jeune homme et son frère aîné furent parmi les premiers chrétiens baptisés de ce peuple nomade. Ensuite, sa mère aussi arriva à la foi au Seigneur Jésus Christ. On compte maintenant de nombreux chrétiens au milieu de ce peuple.

D’après The Lord is near novembre 1985

« Ceux qui ont bien servi acquièrent une bonne maturité pour eux-mêmes et une grande hardiesse dans la foi qui est dans le Christ Jésus » 1 Timothée 3. 13.

SERVIR LE SEIGNEUR AVEC HUMILITÉ

L’œuvre décrite ici est celle des serviteurs – ceux qui servent de manière pratique, pour les besoins matériels de l’assemblée locale. Le Seigneur Jésus, en Luc 16. 10, parle de ces choses matérielles comme « ce qui est très petit », en contraste avec les choses spirituelles, plus importantes. Cependant, ce genre d’œuvre dans l’assemblée, conciergerie, ordre matériel, aide aux personnes âgées, prêt de Bibles et cantiques… est précieux ; c’est une occasion d’aide et de dévouement de foi. Car celui qui est fidèle dans ce qui est petit l’est aussi dans ce qui est grand.

Cela peut conduire à de plus grands services, comme ce fut le cas pour Étienne et Philippe (cf. Act. 6. 5). Étienne, bientôt, rendrait hardiment témoignage au milieu du peuple et devant le concile des Juifs (Act. 6. 8 ; 7. 1 à 60) – et Philippe, plus tard, descendit en Samarie pour prêcher Christ avec une grande puissance et de grands résultats (Act. 8. 6 à 8).

Car la bonne volonté pour faire de petites choses pour l’amour du Seigneur montre que le cœur ne recherche pas de grandes choses pour soi-même, et ce sont ceux-là que le Seigneur recherche pour accomplir son œuvre avec le plus d’efficacité. Ceux qui cherchent à se mettre en avant, à être bien reconnus, ne sont pas préparés pour l’œuvre de Dieu ; quand l’orgueil de l’homme s’y mêle ils ne peuvent pas accomplir l’œuvre de Dieu. Mais Dieu se servira de celui qui reste humble et ne cherche pas à se mettre en avant. Soyons heureux de nous contenter de faire des choses humbles pour le Seigneur, car Il en tient compte.

D’après The Lord is near novembre 1985 (L.M.G.)

« Or je vous exhorte, frères, à supporter la parole d’exhortation, car ce n’est qu’en peu de mots que je vous ai écrit » Hébreux 13. 22.

LES BIENFAITS D’UNE LETTRE ENVOYÉE À BON ESCIENT

Plus d’un disciple du Seigneur s’est rendu compte qu’il avait autant besoin de la direction et de l’aide du Seigneur pour écrire une lettre que pour prêcher.

Plus d’un enfant de Dieu solitaire serait bien encouragé par une lettre avec quelques paroles d’édification concernant le Seigneur et les siens. Le nom de Jésus n’est-il pas précieux pour eux ? Et ne seraient-ils pas réconfortés par quelque chose que vous avez écrit à son sujet ? Pensez à ces épîtres écrites par l’apôtre Paul, alors qu’il était en prison. Dans son cas, elles étaient divinement inspirées, et quels conseils, quel réconfort, et quelle bénédiction ces lettres apportèrent à ceux qu’il n’aurait pas pu atteindre autrement. Puisse le Seigneur nous rendre capables d’employer ces occasions pour sa gloire.

Nous désirons aussi attirer l’attention sur l’appel personnel qui peut être fait par une lettre à quelqu’un qui n’est pas sauvé. Beaucoup ont été gagnés de cette manière, et beaucoup pourraient l’être encore. Que le Seigneur nous donne de nous attendre à Lui en cela, afin que nous sachions écrire au bon moment, avec le message qui convient.

Des moniteurs d’école du dimanche ont trouvé qu’une lettre envoyée à un élève malade, ou qui s’est tenu à l’écart, a donné l’occasion de présenter l’évangile de manière opportune. Une lettre envoyée occasionnellement peut remettre aussi un enseignant en relation avec d’anciens élèves qui n’étaient pas sauvés en quittant l’école, et permettre de leur rappeler le message négligé jusque-là.

D’après The Lord is near novembre 1985

« Ayant l’apparence de la piété, mais ayant renié sa puissance » 2 Timothée 3. 5.

LE CAS TERRIBLE DE JUDAS

Judas était-il un vrai croyant ? Non, il ne l’était pas. Il était un disciple, c’est-à-dire qu’il suivait Christ – mais pas un véritable disciple, car alors il aurait persévéré dans la parole de Christ. Pour quel motif en fut-il ainsi, cela ne nous est pas dit, mais il nous est toutefois montré clairement que, depuis le début, il n’avait « ni part ni portion » en cela.

Étant avec les disciples, Judas fut choisi par le Seigneur pour être un apôtre, et ainsi il lui fut donné, avec les autres, de la puissance pour accomplir des miracles et faire sortir des démons en son nom. Tout cela, cependant, était tout à fait possible sans être « né de Dieu » (comme notre Seigneur prit des hommes sur la base de leur profession de foi) – et c’était simplement officiel, c’est-à-dire en relation avec la place où il était, non pas avec l’état de son cœur envers Dieu.

Les affirmations suivantes sont faites à son égard par Celui « qui sonde les reins et les cœurs » ; et la conclusion, c’est qu’il était :

– un incroyant (Jean 6. 64).

– un diable (Jean 6. 70).

– un voleur (Jean 12. 6).

– impur (Jean 13. 10 et 11).

– le fils de perdition (Jean 17. 12).

– le traître (Mat. 26. 48).

En Actes 1. 25, sa chute est montrée comme étant, non pas comme celle de Pierre « tombant dans le péché » par manque de vigilance, d’où la grâce du Seigneur restaure, non pas comme manquant de la grâce, qui est un risque pour tous les chrétiens qui retournent à l’esclavage de la Loi – mais comme se détachant, ou apostasiant, d’une place ou d’une position de lumière et de privilège dans laquelle nous avons pu entrer dans la profession chrétienne. Il est nécessaire que nous distinguions soigneusement le fait d’être dans la sphère du christianisme – et en avoir la puissance en nous. Hélas, combien nombreux, maintenant comme autrefois, se contentent de la première « ayant l’apparence de la piété, mais en ayant renié la puissance ».

D’après The Lord is near novembre 1985

« Paix aux frères, et amour, avec la foi, de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ ! Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus Christ en pureté ! » Éphésiens 6. 23 et 24.

LA PAROLE ET LA PRIÈRE NOUS PROTÈGENT DU MONDE

Il est intéressant de comparer les phrases du début et de la fin de l’épître de Paul aux Éphésiens. Bien que tout soit donné par inspiration divine, la douce affection humaine de l’apôtre et son amour fraternel pour les croyants apparaissent bien lorsqu’il les recommande à l’amour et à la grâce du Père et du Fils.

L’apôtre, après avoir déployé les vérités merveilleuses des mystères des conseils de Dieu, insiste sur une pensée d’importance pratique, en ajoutant l’expression « en pureté » à ses paroles d’adieu aux saints. Il va sans dire qu’il ne se réfère pas à l’incorruptibilité du corps glorifié que nous recevrons, ni à l’héritage céleste mentionné en 1 Pierre 1. 6. Paul insiste plutôt sur la nécessité d’une sincérité réelle dans la doctrine et la pratique.

Cela doit toujours être joint à notre amour pour le Sauveur aussi bien qu’à notre attachement intelligent à la vérité de Dieu. Aucun de nous n’est à l’abri des influences corruptrices du monde. Sous diverses formes, elles ont atteint des chrétiens dans leur vie personnelle aussi bien que dans leur témoignage collectif au cours des années. Nous serons influencés par elles toutes les fois que nous ne veillons pas et que nous nous distançons du Seigneur. La prière et la lecture quotidiennes de la Parole sont notre seule sauvegarde contre les influences de corruption du monde autour de nous.

D’après The Lord is near novembre 1985

« Le service religieux pur et sans tache devant Dieu le Père, le voici : visiter les orphelins et les veuves dans leur affliction, se conserver pur du monde » Jacques 1. 27.

LE BIENFAIT D’UNE VISITE À UNE PERSONNE ISOLÉE

Je vous remercie tellement d’être venu me voir. Votre visite m’a beaucoup réconfortée. Vous êtes le seul qui vienne et me parle de Jésus.

Ces paroles furent prononcées par une dame âgée à qui j’avais rendu visite un après-midi. Elles m’encouragèrent à ce moment-là, et je sentis quel privilège c’était de pouvoir dire quelques mots à une croyante isolée.

Quelquefois ceux qui ont la possibilité d’assister à toutes les réunions se rendent peu compte quel plaisir une visite peut faire à ceux qui n’ont pas ce privilège.

Plus d’un chrétien âgé doit rester assis pendant des heures, et certains ne sont plus capables de lire. On ne peut pas s’étonner qu’ils s’occupent d’eux-mêmes et de leurs circonstances et, n’ayant plus les yeux fixés sur Christ, se sentent découragés, et ne peuvent plus rendre témoignage autour d’eux.

Essayons d’être en aide à ces personnes âgées en les encourageant à briller pour Jésus là où elles sont. Il les a placées là. Certains semblent penser qu’ils ne peuvent rien faire pour le Sauveur, mais Lui remarque certainement s’ils supportent patiemment leur position et sont heureux et satisfaits.

Beaucoup d’entre nous avons peu de temps pour faire des visites, étant occupés toute la journée, avec seulement les soirées et les week-ends libres. N’en faisons pas une excuse, cependant, pour ne pas servir le Seigneur ainsi. Un sourire et quelques mots concernant le Sauveur, ou un ou deux versets de la Bible feront quelquefois plus de bien qu’une longue visite. Il est écrit de notre Maître : « Christ n’a pas cherché à plaire à lui-même » (Rom. 15. 3). En pensant à cela, nous serons certainement prêts à nous oublier nous-mêmes pour faire plaisir à d’autres.

D’après The Lord is near novembre 1985

« Qui est un Dieu comme toi, pardonnant l’iniquité et passant par-dessus la transgression du reste de son héritage ? » Michée 7. 18.

LE MIRACLE DU PARDON DE DIEU

On rapporte que l’un des philosophes grecs a conclu qu’il était inconcevable que le grand Dieu de la création puisse jamais pardonner les hommes pour le mal qu’ils ont fait en violant l’ordre de la création. Il ne fait pas de doute que c’est là de la saine philosophie, car la rébellion contre l’ordre de Dieu est un crime terriblement grave. Comment peut-il être pardonné ?

Mais les philosophes oublient trop souvent une chose, c’est que le Dieu de la création est capable d’accomplir ce qui est au-delà de ce que l’intelligence des philosophes conçoit. Qui, en fait, est un Dieu comme le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui peut pardonner d’une manière infiniment merveilleuse ?

Car c’est Dieu qui a décidé, dans sa sagesse et son amour si grands, le moyen précieux et parfait par lequel le péché des coupables peut être pardonné pleinement et avec justice. C’est Lui qui a envoyé son propre Fils, de la place la plus haute d’honneur et de dignité, ici-bas dans un monde de péché et de culpabilité. C’est Dieu qui Lui a donné, à Lui le Seigneur Jésus, d’être le grand porteur du péché sur la croix du Calvaire, quand, seul, Il a souffert l’angoisse inexprimable sous le terrible jugement de ce grand Dieu Lui-même. Et pourtant, dans son amour pur, dans sa parfaite soumission, ce bienheureux Agneau du sacrifice a porté le jugement afin que les coupables puissent être libres.

Dieu se réjouit dans sa bonté, et en même temps sa justice est satisfaite dans le pardon éternel de toute âme qui, par la foi, reçoit son propre Fils bien-aimé.

D’après The Lord is near novembre 1985 (L.M.G.)

« Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’affection miséricordieuse, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience » Colossiens 3. 12.

LA VIE CHRÉTIENNE

La confiance en Dieu et la douceur de l’esprit sont ce qui convient à des croyants. Nous devons montrer toujours plus de cet esprit de Christ, plein d’affection, de douceur et d’humilité. Pour cela, nous devons être proches de Dieu. Marcher ainsi avec Christ, ayant toujours le Seigneur devant nous, a pour effet de nous faire avancer avec révérence, humilité, adoration, tranquillité et bonheur. Quand l’âme est à l’aise avec Dieu, elle n’est pas seulement heureuse en Lui, mais inconsciemment elle fera rayonner ce bonheur. Cette joie en Christ fait disparaître l’anxiété et l’âme ne sera pas troublée par mille choses qui causeraient de l’anxiété à quelqu’un d’autre, parce qu’elle marche avec Dieu à travers ces choses. En quoi que ce soit, nous apportons de la tranquillité d’esprit dans toutes les circonstances en demeurant en Dieu.

Si un homme est ressuscité avec Christ, si sa foi s’est attachée à ce grand fait comme une réalité présente pour son cœur, cela se verra en ce qu’il ne craindra pas tous les changements autour de lui. Il vivra, non pas dans l’apathie et sans but, mais dans l’exercice d’affections et d’énergie vivantes pour le Seigneur. Que je demeure en Christ est bien mis en évidence par la tranquillité. Ma portion pour mon cœur est ailleurs, et non pas dans les choses qui passent de cette scène à mesure que j’avance. Un autre signe que l’on demeure en Christ, c’est la confiance dans l’obéissance.

Cela se joint à la communion avec le Père et avec son Fils Jésus Christ – la communion non seulement dans la joie, mais dans les pensées du Père et du Fils. Le Saint Esprit, un avec le Père et le Fils dans la Trinité bénie, est notre puissance pour entrer dans les affections des choses de Dieu.

D’après The Lord is near novembre 1985 (J.N.D.)

« Puis il (Jésus) leur dit : Allez dans le monde entier, et prêchez l’évangile à toute la création » Marc 16. 15.

PROCLAMER L’ÉVANGILE

L’un des moyens les plus prompts, pour atteindre les âmes, c’est par la page écrite : le traité évangélique. Exact dans son message, et riche de l’exposition de la grâce insondable de Dieu en Christ – le traité offre une occasion d’atteindre les millions de personnes qui n’ont pas encore été touchées par l’évangile.

Êtes-vous conscients que, au cours des dix jours qui suivront votre lecture de ce feuillet, plus d’un million d’âmes seront passées dans l’éternité – la majorité vers l’enfer, sans Christ, sans espoir, perdues pour l’éternité ! – qui n’auront plus jamais l’occasion d’entendre une voix humaine ou de lire une page !

On a fait la remarque que, pendant qu’un missionnaire fait un circuit de dix jours, plus d’un million d’âmes passent dans l’éternité. Cela signifie que nous mesurons rarement la fuite des heures et des jours en termes d’âmes. Et nous mesurons les minutes en argent : combien nous gagnons pendant une heure ou une semaine. Et pendant que nous rions et jouons, mangeons, travaillons, dormons, un torrent d’âmes passent dans l’éternité ! Plus de 80 personnes meurent chaque minute !

Le communisme a eu la vision de la puissance de la presse. La Russie a formé des écrivains, des artistes et des travailleurs, et leur propagande athée a déferlé en une marée de milliards de pages de lecture. Des villages entiers, des villes et des nations ont basculé dans le communisme, alors que les traités évangéliques imprimés dans toute la chrétienté n’ont été qu’une goutte d’eau.

Est-ce que cela ne vous touche pas de lire que, il y a quelques années, les Américains ont dépensé en un an quarante-cinq millions de dollars de plus pour de la nourriture pour les chiens, que ce qu’ils ont donné pour la mission au loin ? Que faisons-nous pour annoncer l’évangile aux millions qui ne le connaissent pas ?

D’après The Lord is near novembre 1985

« L’homme naturel ne reçoit pas les choses qui sont de l’Esprit de Dieu, car pour lui elles sont folie ; et il ne peut pas les connaître, parce qu’elles se discernent spirituellement » 1 Corinthiens 2. 14.

DIEU SEUL PEUT FORMER SES SERVITEURS

Il y a une grande différence entre l’éducation humaine et l’éducation divine. La première a pour but le raffinement et l’exaltation de la nature, la dernière commence par la flétrir et l’écarter. Éduquez l’homme naturel autant que vous voulez, mais vous n’en ferez pas un « homme spirituel ». « Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit » (Jean 3. 6). Si un homme bien éduqué naturellement voulait rechercher du succès dans le service de Dieu, c’est bien Moïse qui pouvait compter dessus : il était éduqué, instruit, « puissant en paroles et en actions », et cependant il a dû apprendre quelque chose « derrière le désert », ce que les écoles d’Égypte n’avaient jamais pu lui enseigner. L’apôtre Paul apprit plus en Arabie qu’il n’avait jamais appris aux pieds de Gamaliel. Personne ne peut enseigner comme Dieu ; et tous ceux qui veulent apprendre de Lui doivent être seuls avec Lui.

Derrière le désert, c’est cet endroit sacré où la nature est mise dans la poussière et où Dieu seul est exalté. C’est là que les hommes et les choses, le monde et soi-même, les circonstances actuelles et leur influence, sont toutes estimées à leur valeur réelle. Le cœur qui s’est trouvé dans la présence de Dieu derrière le désert a des pensées justes au sujet de toutes choses. La voix de Dieu seule est entendue, sa lumière appréciée, ses pensées reçues. C’est la place à laquelle tous doivent aller pour être éduqués pour son service. Puissent tous ceux qui s’avancent pour servir en public connaître plus de ce que c’est que de respirer l’atmosphère de ce lieu. Nous aurions alors beaucoup moins de de faiblesse dans le ministère, et beaucoup plus de service efficace honorant Christ.

D’après The Lord is near novembre 1985 (C.H.M.)

« Prêche la parole, insiste, que l’occasion soit favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et doctrine » 2 Timothée 4. 2.

ANNONCER L’ÉVANGILE PENDANT QU’IL EN EST TEMPS

Nous lisons avec émerveillement le récit des vastes voyages missionnaires de Paul – l’homme qui aimait l’évangile plus que tous, peut-être – sauf son Maître. N’y a-t-il pas, aujourd’hui, des millions d’humains, qui meurent dans les ténèbres après avoir vécu dans l’ignorance, et qui peuvent dire : personne ne se soucie de mon âme ? Avons-nous parlé de Christ dans nos demeures, dans la rue où nous habitons ? Avons-nous fait un voyage missionnaire simplement dans la rue pour amener un pécheur à Christ ? Et pourtant sa main percée est encore étendue sur le monde aujourd’hui. La parole du Seigneur, c’est : « Allez… et prêchez l’évangile » (Marc 16. 15).

Peut-être qu’un pécheur devra dire de nous, sur son lit de mort : Vous saviez que je n’étais pas sauvé. Pourquoi n’êtes-vous pas venu me traîner devant la croix et me faire voir le Sauveur ? Dieu était amour, et vous ne m’en avez jamais parlé. Jésus Christ est mort, mais vous ne m’avez jamais dit qu’Il était mort pour moi. Vous ne vous êtes jamais soucié de mon âme, ou vous ne m’auriez pas laissé sans m’en parler.

Dieu veuille nous pardonner notre tiédeur au sujet d’âmes immortelles. Qui doit annoncer le Sauveur sinon ceux qui sont sauvés ? Cela est bien triste, mais ils sont occupés de leurs controverses – et le monde ne connaît pas Christ.

L’orgueil de l’intelligence et les disputes de mots ne sauveront pas l’humanité. La tragédie de l’âme humaine est une chose réelle, et elle se trouve partout autour de nous. Nous ne pouvons pas passer à côté de notre responsabilité, comme chrétiens, vis-à-vis de ceux qui ne sont pas sauvés.

Nous pouvons demeurer aussi confortablement que possible dans notre silence et même notre opposition, mais Dieu nous rendra, chacun dans sa mesure, responsable des âmes autour de nous.

Le Seigneur vient ; à tout moment nous pouvons être au ciel. Le dernier appel de l’évangile sort vers le monde. De vastes mouvements de mal circulent à travers la terre, mais la puissance de l’Esprit de Dieu est encore occupée à remplir le ciel de pécheurs sauvés par grâce.

D’après The Lord is near novembre 1985

SOLITUDE

« Tourne-toi vers moi et use de grâce envers moi, car je suis seul et affligé » Psaume 25. 16.

« Lui-même a dit : Je ne te laisserai pas et je ne t’abandonnerai pas » Hébreux 13. 5.

De plus en plus de personnes se sentent seules, pour différentes raisons – de tout âge et dans toutes les couches sociales. Quelle consolation la Bible apporte-t-elle aux isolés ?

Tout d’abord, toute personne seule peut se tourner vers Dieu, à tout moment, comme le roi David l’a fait lorsqu’il s’est senti « seul et affligé ». Savoir que Dieu se tient près de moi en toute situation peut déjà, en soi, être un grand réconfort.

Quand nous lisons la Bible – par exemple les Psaumes – nous rencontrons des personnes qui se sont senties très seules et qui sont venues vers Dieu avec leur peine. Cela nous incite à agir de même. En outre, Dieu veut nous garder de l’amertume et du découragement, en occupant nos cœurs de ses bonnes pensées. La Bible est vraiment une source intarissable de force, spécialement pour ceux qui sont seuls.

De plus, cela peut nous aider, de penser que la solitude n’est pas seulement causée par un manque de compagnons – parce que nous pouvons aussi nous sentir seuls quand nous avons l’impression que personne autour de nous ne nous comprend.

Et c’est précisément cette forme de solitude que Jésus Christ a dû ressentir très profondément en tant qu’être humain. Avec quelle férocité Il a été rejeté par ceux auxquels Il n’avait manifesté que de l’amour ! Et de plus, ses disciples l’entouraient sans réellement le comprendre. Ainsi, le Seigneur Jésus était souvent seul avec ses propres sentiments. Il peut vraiment sympathiser avec les personnes seules, parce qu’Il a fait Lui-même l’expérience de la solitude.

C’est pourquoi quiconque appartient au Seigneur Jésus mais se sent seul, peut avoir cette assurance : mon Seigneur me comprend, Il m’aime, Il me garde, Il peut changer les circonstances, et Il est avec moi dans toutes les situations de ma vie. Je peux toujours décharger mon cœur sur Lui. « Car moi, l’Éternel, ton Dieu, je tiens ta droite, [moi] qui te dis : Ne crains pas, moi je t’aiderai » (Ésaïe 41. 13).

D’après « The Good Seed » – juillet 2024