DES PAROLES DURES ET MÉCHANTES ADRESSÉES AU SEIGNEUR JÉSUS

Lire Matthieu 27. 39 à 44.

INSULTES

« Ceux qui passaient par là l’injuriaient… De même aussi les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens… Les brigands aussi qui avaient été crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière » Matthieu 27. 39, 41 et 44.

Les trois croix dressées au lieu de l’exécution attiraient le peuple de Jérusalem, et l’Homme qui était sur la croix centrale était l’objet de leur contemplation.

Il y avait là des passants, qui ne vivaient pas tous à Jérusalem mais qui étaient des pèlerins venus pour la fête de Pâque. Certains n’étaient là que pour regarder le spectacle, d’autres étaient pressés, ayant des choses plus importantes à faire que de s’attarder à s’enquérir de ce qui se passait, mais ceux-là aussi étaient insolents : ils insultaient Jésus.

Il y avait là « les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens », les chefs religieux qui influençaient les pensées du peuple. En tant que représentants de Dieu, ils auraient dû être plus proches de Jésus Christ, le crucifié. Ils étaient les autorités qui connaissaient et étudiaient les saintes Écritures. Extérieurement, ils paraissaient honorables et religieux, mais ils l’insultaient. Ils se moquaient « entre eux » (Marc 15. 31), c’est-à-dire à l’écart, pas en public. Leur rejet paraissait plus raffiné, mais c’était en fait le plus acharné.

Puis il y avait les « brigands », qui étaient entrés en conflit avec la loi et étaient, par conséquent, coupables. Ils avaient été crucifiés aux côtés de Jésus, cependant ils insultaient le Seigneur sans aucune compassion.

Les paroles des psaumes sont ainsi rappelées et mises en évidence : « Tous ceux qui me voient se moquent de moi » (Ps. 22. 7). Tous les spectateurs, de toutes les couches sociales, s’accordaient dans leur mépris et leurs outrages. Et c’est encore vrai aujourd’hui !

INJURES

« Ceux qui passaient par là l’injuriaient ; ils hochaient la tête et disaient : Toi qui détruis le temple et qui, en trois jours, le bâtis, sauve-toi toi-même. Si tu es Fils de Dieu, descends de la croix. » Matthieu 27. 39 et 40.

Les blasphèmes et le mépris des passants étaient accentués par leurs hochements de tête. Même si ce qu’ils disaient ne pouvait pas être entendu, ce qu’ils pensaient était évident.

Que reprochaient-ils à l’Homme qui était sur la croix ?

Ils avaient déjà porté une accusation contre Lui : « Celui-ci a affirmé : je peux détruire le temple de Dieu et, en trois jours, le bâtir » (Mat. 26. 61). C’était une citation inexacte ; Jésus avait dit : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai » (Jean 2. 19). Combien les paroles de David étaient vraies : « Tout le jour ils tordent mes paroles ; toutes leurs pensées sont contre moi en mal » (Ps. 56. 5) !

Cela met en évidence l’importance d’utiliser une traduction fidèle de la Bible, car beaucoup de difficultés peuvent être expliquées par une lecture précise du texte, en considérant le contexte et en se gardant d’interprétations hâtives.

Ils ajoutaient : « Si tu es Fils de Dieu, descends de la croix ». Il ne le ferait pas ; son œuvre de salut devait être accomplie. Trois jours plus tard, le tombeau serait vide ; Il était « démontré Fils de Dieu, en puissance, … par la résurrection des morts » (Rom. 1. 4). L’avaient-ils cru ? Non. Jésus avait déjà déclaré : « Ils ne seront pas persuadés… même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts » (Luc 16. 31). En est-il autrement aujourd’hui ?

MOQUERIES

« De même aussi les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, disaient en se moquant : Il en a sauvé d’autres, il ne peut pas se sauver lui-même ; s’il est le roi d’Israël, qu’il descende de la croix et nous croirons en lui » Matthieu 27. 41 et 42.

Les chefs du peuple se moquaient, disant : « Il a sauvé les autres ». Consciemment ou inconsciemment, ils disaient quelque chose d’important : c’était vrai et cela avait caractérisé la vie du Seigneur. Jésus sauvait le peuple de ses péchés et guérissait ses maladies. Le mot « sauver » a deux significations.

Il était indéniable qu’Il guérissait des aveugles et des paralysés, et qu’Il ressuscitait même des morts. Mais Il faisait plus : Il sauvait les personnes en vue du ciel, en leur donnant la vie éternelle. Il disait : « Tes péchés sont pardonnés » (Marc 2. 5), et « Je leur donne la vie éternelle » (Jean 10. 28). C’est parce qu’Il voulait accorder la vie éternelle aux personnes, qu’Il était cloué sur la croix.

Ce n’est pas seulement pendant sa vie d’activité sur la terre que Jésus sauvait les personnes. Même sur la croix, Il a sauvé le malfaiteur qui était à côté de Lui (Luc 23. 43). Et maintenant, Il offre le salut à tous ceux qui viennent à Lui.

Il est regrettable que les chefs du peuple n’aient pensé qu’aux « autres » et non pas à eux-mêmes. Ils reconnaissaient que les « autres » avaient besoin de Lui, mais cela ne les touchait pas personnellement. Et ce n’était certainement pas la faute du Sauveur s’ils n’ont pas obtenu le salut, car « Dieu… veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tim. 2. 4) – si seulement ils l’acceptent ! C’est pour que cette volonté divine s’accomplisse que le Fils de Dieu devait mourir.

Si je refuse de venir à Lui, alors je montre que je ne veux pas être sauvé.

OUTRAGES

« Il a sauvé les autres, il ne peut pas se sauver lui-même » Matthieu 27. 42.

Nous avons déjà considéré la première partie de ce verset, mais nous devons aussi dire quelque chose de la seconde partie. « Il ne peut pas se sauver lui-même ». Est-ce vrai ? Absolument pas ! Jésus Christ est le Fils de Dieu, le Roi d’Israël, l’élu de Dieu (Luc 23. 35). Il possède « toute autorité… dans le ciel et sur la terre » (Mat. 28. 18) et Il est le Créateur et le Soutien de tous et de tout. Il l’avait prouvé, quelques heures plus tôt seulement, lorsqu’ils sont venus pour l’arrêter et qu’Il a dit tout simplement : « C’est moi » (Jean 18. 6). Ils ont tous reculé et sont tombés par terre.

Il ne voulait pas (et non pas ne « pouvait pas ») se sauver Lui-même. Notre salut dépendait de son sacrifice. Il était cloué sur la croix parce que cela était annoncé dans l’Ancien Testament et que les Écritures devaient être accomplies (Mat. 26. 54). Il est « devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 8). Enfin, c’est parce qu’Il nous aimait qu’Il est venu chercher ceux qui étaient perdus, pour les sauver (Mat. 18. 11). Il était le Bon Berger qui met sa vie pour les brebis (Jean 10. 15).

Nous étions sur son cœur il y a 2000 ans, et parce qu’Il ne s’est pas sauvé Lui-même, le salut est toujours accessible à tous. Quel amour infini Il a eu envers les pécheurs perdus, pour qu’Il ait été prêt à se sacrifier Lui-même d’une manière si humiliante, pour notre salut !

MÉPRIS

« S’il est le roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui » Matthieu 27. 42.

Le mépris (et les outrages) des chefs d’Israël allaient encore plus loin. Ils disaient maintenant : « Il est le roi d’Israël ». C’était ce dont ils L’avaient accusé devant Pilate afin d’empêcher qu’Il soit relâché (voir Jean 19. 12). L’accusation qui était placée au-dessus de Sa tête disait : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs » (Mat. 27. 37). S’Il réagissait à leur ordre en descendant de la croix, ils croiraient en Lui – disaient-ils.

Ils voulaient voir un autre miracle. Leur foi exigeait des preuves visibles, ce qui est en contraste avec la description biblique de la foi : « Or la foi est… la conviction de réalités qu’on ne voit pas » (Héb. 11. 1). La vraie foi accepte la Parole de Dieu et se fonde sur elle. Elle reconnaît que Dieu s’est révélé Lui-même en Jésus Christ et que la résurrection prouve qu’Il est le Fils de Dieu (Rom. 1. 3). La foi croit Dieu et ses promesses en ce qui ne peut pas être vu (Jean 2. 22).

Les objections que l’on soulève aujourd’hui contre la Personne de Christ sont semblables. Les gens sont prêts à croire en Dieu si leurs vœux sont accomplis, s’ils réussissent dans la vie et s’ils voient des miracles (voir Jean 2. 23 à 25). Mais la foi doit être présente avant que l’évidence de ce que nous devons croire ou espérer soit visible à nos yeux.

Les chefs du peuple en Israël avaient eu assez de preuves que Jésus était le Fils de Dieu et non pas « un pécheur », comme ils le prétendaient (voir Jean 9. 24). Ni la joie, ni la puissance de la vie éternelle que donne la foi en son œuvre rédemptrice ne peuvent être contestées.

REJET

« Il s’est confié en Dieu, qu’il le délivre maintenant s’il tient à lui, car il a dit : Je suis Fils de Dieu » Matthieu 27.43.

La dernière insulte méprisante adressée au Sauveur crucifié L’a certainement profondément blessé, car elle exprimait une incrédulité complète quant au fait qu’Il était venu de Dieu, son Père, pour accomplir l’œuvre qui Lui causait les souffrances qu’Il subissait maintenant, et qui avaient été annoncées par les prophéties de l’Ancien Testament. Les chefs du peuple auraient dû être plus instruits.

À la croix, la question était celle de nos besoins, du règlement du problème de nos péchés, et pas du tout de quelque problème en Christ auquel Dieu aurait dû faire face.

Il ne s’agissait pas pour Dieu de délivrer son Fils de la croix (ce qu’Il aurait pu faire), mais de délivrer l’humanité de la puissance et de l’esclavage de Satan.

Il ne s’agissait pas non plus de l’affection ou des relations divines entre le Père et le Fils. La preuve en avait été donnée lorsque Dieu avait déclaré depuis le ciel : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (2 Pier. 1. 17). À la croix, Dieu cherchait à restaurer la relation avec l’homme perdu.

C’était pour expier nos fautes, que Jésus a « enduré la croix ». Et cela rendait nécessaire la mort d’une Victime innocente. Si la croix Lui avait été épargnée, il n’y aurait pas eu de salut pour l’humanité.

Les Israélites qui ont rejeté leur Messie ont rejeté le salut que Dieu offrait dans son amour et sa grâce. Quelle responsabilité ils ont pour leur folie ! Cette offre est toujours proposée à tous, et tous peuvent la saisir, non seulement les Israélites. Cher lecteur, ne laissez pas passer cette occasion sans y répondre !

D’après « The Good Seed » novembre-décembre 2023

D’OÙ JE VIENS, POURQUOI JE VIS, OU VAIS-JE ?

« Malheur à celui qui dit à son père : qu’as-tu engendré ? et à sa mère : qu’as-tu enfanté ? Ainsi dit l’Éternel, le Saint d’Israël, et celui qui l’a formé : enquérez-vous de moi touchant les choses à venir ; commandez-moi à l’égard de mes fils et à l’égard de l’œuvre de mes mains » Ésaïe 45. 10 et 11.

Trois questions importantes ont toujours occupé les pensées de l’homme : d’où est-ce que je viens ? Dans quel but est-ce que je vis ? Où vais-je ?

Quoi qu’il puisse vous arriver dans la vie, n’accusez pas vos parents de vous avoir conçu et de vous avoir donné la vie. Souvenez-vous de ceci : le Créateur est la source de toute vie. Dans son amour, Il appelle ses créatures ses enfants et l’œuvre de ses mains. David reconnaissait que c’est Dieu qui l’avait créé : « Tu m’as tissé dans le ventre de ma mère. Je te célébrerai de ce que j’ai été fait d’une étrange et admirable manière » (Ps. 139. 13 et 14).

Ne savez-vous pas pourquoi vous êtes là ? Alors, priez Dieu et demandez-Lui de vous montrer le but de votre vie. Parce qu’Il vous a formé, Il a aussi un plan pour vous. Comme Créateur, n’a-t-Il pas le droit d’attendre de vous que vous viviez pour Lui ?

Bien sûr, tout être humain pense aussi à ce que l’avenir lui réserve. Dieu dit : Ne demandez pas cela aux voyants, adressez-vous à moi ! Il veut notre bien. Il nous dit des choses qui nous encourageront. Il ne nous accable jamais par des prédictions qui ne feraient que nous effrayer constamment.

Que peut-il y avoir de mieux pour quelqu’un, que d’avoir mis sa vie en accord avec Dieu et d’être devenu un chrétien ayant la foi ? Mettez votre confiance dans le fidèle Créateur au lieu de vous lamenter sur vous-même où de vous faire inutilement du souci pour un avenir incertain. Il est un Père qui vous aime et qui prend sans cesse soin de vous.

D’après « The Good Seed » – mars 2024

SAUVEUR, CONSOLATEUR ET PROTECTEUR

« Car tu as délivré mon âme de la mort, mes yeux de larmes, mes pieds de chute » Psaume 116. 8.

Dans ce court verset des Psaumes, Dieu nous est présenté de trois manières :

– Il est notre Sauveur. Grâce à l’œuvre rédemptrice du Seigneur Jésus, Dieu nous a sauvés de notre condition de pécheurs perdus et nous a amenés à Lui. Comme sauvés, ou rachetés, nous sommes maintenant ses bien-aimés enfants. Il prend soin de nous chaque jour. Le Psaume 68. 19 nous en dit quelque chose : « Béni soit le Seigneur, qui, de jour en jour, nous comble de ses dons, le Dieu qui nous sauve ».

– Il est notre Consolateur. En 2 Corinthiens 1. 3 et 4, nous lisons : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console à l’égard de toute notre affliction ». Il n’y a aucune circonstance dans laquelle Il ne puisse pas nous consoler. Mais nous sommes parfois tristes à l’excès et nous pensons en nous-mêmes : Si seulement Il avait rendu les choses moins difficiles ! Nous sommes alors en danger de nous priver de ses consolations.

– Il est notre Protecteur. Le pèlerinage de la foi n’est pas toujours facile. L’ennemi nous tend des pièges pour nous faire tomber. Et, de plus, le chemin à la suite du Seigneur est étroit. Il demande toute notre attention pour que nous ne fassions pas de faux pas ou que même nous ne nous égarions pas. Notre Dieu et Père connaît tous ces dangers qui nous guettent, et Il veut nous garder de chute. C’est pourquoi nous devons toujours demeurer près de Lui.

D’après « The Good Seed » – février 2024

PRIÈRE

« Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et cela sera fait pour vous » Jean 15. 7.

Dans ce verset de la Bible, le Seigneur Jésus donne deux conditions pour que nos prières soient exaucées :

1. « Si vous demeurez en moi… ». Cela signifie une vie de dépendance de Lui, consciente et constante. Il est nécessaire de maintenir un contact régulier et constant avec Lui par la prière, et de Lui demander ce qu’Il attend de nous. Cette proximité avec le Seigneur Jésus dans la vie de chaque jour implique que nous nous jugions nous-mêmes afin que notre relation avec Lui ne soit pas obscurcie par le péché.

Si nous restons bien près du Seigneur et que nous vivons dans sa dépendance, Il formera nos pensées et nos affections. Il en résultera que nous prierons selon sa pensée. À de telles prières, qui sont en accord avec la volonté du Seigneur Jésus, Dieu répondra.

2. « Si… mes paroles demeurent en vous… ». Les paroles du Seigneur Jésus se trouvent dans la Bible. En lisant ou en écoutant la Parole de Dieu, nous apprendrons ce qu’Il a à nous enseigner. Mais cela ne suffit pas. Notre Seigneur nous demande de croire ses paroles, de les recevoir dans notre cœur et de les mettre en pratique dans notre vie.

Quand la Parole de Dieu demeure en nous de cette manière, elle influence nos pensées, nos paroles, notre comportement, ce qui aura pour effet que nos demandes seront en accord avec la volonté de Dieu et qu’Il les écoutera.

« Et voici la confiance que nous avons en lui : si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute ; et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses que nous lui avons demandées » (1 Jean 5. 14).

D’après « The Good Seed » – février 2024

TRADUCTION DE FEUILLETS (74)

« Je n’ai pas honte de l’Évangile, car il est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit » Romains 1. 16.

ÉVANGILE CONTRE LOI

Depuis que Jésus-Christ a accompli l’œuvre de rédemption sur la croix, l’évangile de la grâce a été proclamé aux hommes. Ce message contraste clairement avec la Loi des dix commandements.

L’Évangile n’est pas simplement une doctrine ou une règle qui traite du comportement des gens, comme le faisait la Loi. Non, c’est la puissance de Dieu parce qu’elle peut changer fondamentalement les gens pour leur salut.

L’Évangile n’impose pas aux gens des exigences qu’ils ne peuvent pas satisfaire, comme le faisait la Loi. Il n’exige pas, mais donne gratuitement un salut parfait et éternel.

L’Évangile ne se limite pas à un groupe spécifique de personnes, comme la Loi, qui avait été donnée uniquement au peuple d’Israël. La bonne nouvelle de la grâce s’adresse à tous, dans tous les pays.

L’Évangile n’est pas observé, mais cru. La Loi disait : fais cela et tu vivras. En contraste, la bonne nouvelle, c’est : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé » (Act. 16. 31).

Aujourd’hui encore, l’évangile de la grâce est annoncé afin que les gens puissent recevoir le pardon de leurs péchés et trouver la paix avec Dieu. Malheureusement, de nombreuses personnes réagissent avec indifférence ou négativement. Cependant, quiconque accepte ce merveilleux message avec foi et se tourne vers Dieu en confessant ses péchés trouvera le vrai bonheur.

D’après Näher zu Dir mars 2024

« L’Éternel ouvre les yeux des aveugles ; l’Éternel relève ceux qui sont courbés ; l’Éternel aime les justes » Psaume 146. 8.

LES PLUMES D’OISEAUX – UN MIRACLE DE LA CRÉATION

Les oiseaux m’ont toujours fasciné. Leur plumage est un miracle divin. Selon qu’il s’agit d’un moineau ou d’un cygne, un oiseau possède entre 2 000 et 25 000 plumes. Les grandes plumes des ailes sont creuses dans la quille et sont donc très légères. Des branches s’étendent à partir de la crête principale d’une plume, sur lesquelles des rayons en forme de crochet et d’arc s’entrelacent dans un réseau complexe. Cela rend la plume hermétique afin que les ailes portent l’oiseau dans les airs et lui permettent de voler.

Cependant, lorsque l’oiseau bouge ses ailes de bas en haut, les plumes tournent pour permettre à l’air de circuler. S’il bouge les ailes de haut en bas, elles sont serrées pour que l’oiseau soit porté vers le haut.

Êtes-vous déprimé et découragé aujourd’hui ? Alors observez un oiseau et pensez aux ailes de votre foi. Il vous a été donné de vous relever, comme il est dit dans le verset biblique d’aujourd’hui.

Cela ne vous aide-t-il pas de vous rappeler les ailes de votre foi ? Pensez alors aux ailes de votre Dieu qui ne se lassent jamais. Elles vous portent et vous protègent toujours.

« Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d’aigle et je vous ai amenés à moi » (Ex. 19. 4).

« Comme est précieuse ta bonté, ô Dieu ! Aussi les fils des hommes se réfugient sous l’ombre de tes ailes » (Ps. 36. 8).

D’après Näher zu Dir juillet 2024

« Quand Jehudi en eut lu trois ou quatre pages, le roi le coupa avec le canif du scribe et le jeta au feu qui était dans le brasier » Jérémie 36. 23.

CRITIQUE BIBLIQUE

Ce texte concerne le roi Jehoiakim. C’est le premier homme de la Bible qui ait mutilé la Parole de Dieu. Ce que Dieu avait fait écrire au prophète Jérémie, il le coupa et le brûla. Malheureusement, il n’est pas le seul à avoir agi ainsi. Depuis, combien de gens ont pris le « couteau du scribe » et ont falsifié la Bible ! Mais ils l’ont fait à leur propre et éternel détriment : « Si quelqu’un ôte quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu ôtera sa part de l’arbre de vie et de la cité sainte, qui sont décrits dans ce livre » (Apoc. 22. 19).

Parfois, vous vous dressez contre toute la Bible. Au Moyen Âge, de nombreuses Bibles ont été brûlées et détruites. Il y a eu des périodes où les gouvernements ont interdit la Bible dans leur pays. Aujourd’hui, elle est acceptée comme un livre. Mais elle se voit refuser l’autorité divine. De nombreuses parties de ce livre sont considérées comme dépassées parce que leur contenu ne correspond pas aux idées dominantes des gens.

Mais Dieu dit : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas » (Mat. 24. 35). Il parle ainsi de toute la Bible. Il veille Lui-même sur sa parole. Malgré toutes les attaques de Satan et des hommes, la Bible ne disparaît pas. Aujourd’hui encore, elle a quelque chose à dire à chacun. C’est le message du Dieu vivant à ses créatures, sa lettre pour nous.

D’après Näher zu Dir juillet 2024

« Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu » 1 Jean 5. 1.

SÉCURITÉ PAR LA PAROLE DE DIEU

Comment puis-je réellement savoir que je suis né de nouveau et que j’ai la vie éternelle ? Parce que je le ressens ? Non, parce que Dieu me l’assure dans sa parole. Je suis né de Dieu par la foi personnelle au Seigneur Jésus comme mon Sauveur. Je ne peux pas ressentir la nouvelle vie divine en moi. Mais la Bible m’assure : « Tout cela, je vous l’ai écrit, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13). Je veux m’accrocher à cela.

Comment puis-je savoir que Dieu m’a pardonné tous mes péchés ? Puis-je ressentir cela ? Non, mais je peux le savoir par la Bible : « Si nous confessons nos péchés, (Dieu) est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9). Cela s’applique à moi parce que j’ai confessé mes péchés à Dieu et que j’ai cru au Sauveur Jésus-Christ. Et l’apôtre continue ainsi : « Je vous écris, enfants, parce que les péchés vous sont pardonnés par son nom » (1 Jean 2. 12).

Quel immense privilège d’avoir le pardon des péchés et la vie éternelle ! Je suis maintenant un enfant de Dieu, que je connais comme mon Père. J’ai aussi la ferme assurance d’être bientôt avec Lui au ciel. Là, je verrai mon Sauveur, Jésus-Christ, qui s’est sacrifié pour moi, pour me donner ce bonheur éternel.

D’après Näher zu Dir juillet 2024

« Mais quant aux lâches, aux incrédules, aux dépravés, aux meurtriers, aux fornicateurs, aux magiciens, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part sera dans l’étang brûlant de feu et de soufre, qui est la seconde mort » Apocalypse 21. 8.

TROP NÉGLIGENTS ?

Les gens qui rejettent l’évangile de la grâce et meurent dans l’incrédulité périssent éternellement. Ils emportent avec eux leur culpabilité et seront jugés pour cela dans l’au-delà. Jésus-Christ les condamnera au châtiment éternel. Ils iront en enfer, où ils subiront des tourments incessants. C’est ce que dit la Bible : « Les morts furent jugés d’après ce qui était écrit dans les livres, selon leurs œuvres… Si quelqu’un n’était pas trouvé écrit dans le livre de vie, il était jeté dans l’étang de feu » (Apoc. 20. 11 à 15).

Ce verset de l’Apocalypse énumère plusieurs catégories de personnes qui connaîtront ce sort terrible. Le premier groupe de personnes est frappant : ce sont les lâches.

Ils sont trop négligents pour reconnaître honnêtement leurs péchés et les confesser à Dieu. Si vous êtes également dans cet état, surmontez votre peur et faites une confession sincère. Vous ne le regretterez pas !

Ils sont trop négligents pour se tourner vers Dieu et commencer une nouvelle vie. Pensez-vous peut-être aussi que vous perdriez trop à choisir Jésus-Christ ? Croyez qu’Il vous aime et veut le meilleur pour vous.

Ils sont trop négligents pour renoncer à toute forme d’auto salut et croire simplement au Sauveur Jésus-Christ. Vous hésitez encore à faire confiance au Sauveur ? Rappelez-vous, dans ce cas, que votre part sera dans l’étang brûlant… qui est la seconde mort.

D’après Näher zu Dir juillet 2024

« Il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui : il est toujours vivant afin d’intercéder pour eux » Hébreux 7. 25.

UN SALUT COMPLET ET DÉFINITIF

Celui qui a été autrefois crucifié en infirmité a triomphé sur tout le pouvoir de l’ennemi, et est maintenant assis dans la gloire. Il a montré ainsi qu’Il est infiniment supérieur à Satan. Autant que l’ennemi puisse vous attaquer, il doit céder devant Celui qui a triomphé. Satan a essuyé une défaite, Christ porte la couronne du vainqueur. « Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4. 4).

De plus, Il vit à toujours dans le ciel. Vous saurez toujours où Le trouver – que ce soit dans la pression du travail, ou dans une rue bondée de passants. En tout temps, Il est là pour entendre la prière silencieuse, pour répondre au regard vers le ciel.

Avez-vous des craintes quant à la suite de votre course ? Sentez-vous que vous ne serez jamais capable de tenir ferme pour Christ ? Ces craintes sont inutiles, car c’est jusqu’à la fin qu’Il est capable de sauver. Et il ne cessera pas non plus de veiller à prendre soin de vous, jusqu’à ce que le sentier des siens se termine dans cet endroit béni vers lequel ils se dirigent.

N’oubliez pas que vous avez toujours accès, par la foi, dans la présence de Dieu. Si quiconque osait mettre votre droit en question, si votre cœur se détachait d’une telle présence sainte, portez vos regards sur Celui qui est assis à la droite de Dieu, car vous pouvez venir à Dieu par Lui.

D’après the Lord is near septembre 1985

« Aucun serviteur ne peut servir deux maîtres ; en effet, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre » Luc 16. 13.

« Comme nous avons été approuvés de Dieu pour que l’évangile nous soit confié, c’est ainsi que nous parlons, non pas de manière à plaire aux hommes, mais à Dieu qui éprouve nos cœurs » 1 Thessaloniciens 2. 4.

ON NE PEUT SERVIR QU’UN MAÎTRE

C’est un principe sérieux et permanent, aussi réel et important maintenant que lorsque Paul parlait ainsi de lui-même et de ses compagnons au service de Christ. On ne peut pas servir deux maîtres. Les protecteurs et les congrégations ne sont pas les seuls dangers. Le désir d’influence, la crainte de perdre la faveur, les partis, la tendance ecclésiastique, peuvent interférer avec la fidélité au Seigneur, et dans ce cas la droiture en sera certainement émoussée – peut-être la vérité elle-même. Alors Satan agit dans la chrétienté, pour le déshonneur de Christ.

Essayer de servir plus qu’un maître est fatal ; car un homme haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Si un ouvrier dans la foi se considère comme approuvé de Dieu pour que lui soit confié l’évangile, il fera d’autant plus attention à lui-même afin que le ministère ne soit pas blâmé, mais en toutes choses il se recommandera lui-même comme ministre de Dieu. Il cherchera seulement à garder la liberté autant que la responsabilité dans l’Esprit, ayant la Parole écrite comme sa seule règle.

Un apôtre avait la même responsabilité directe envers le Seigneur que le moindre ouvrier dans l’évangile, et comme nous le voyons ici, devait se l’appliquer à lui-même comme il le recommandait aux autres. C’est notre responsabilité. Cela maintient sa gloire et notre soumission. Pour nous, il y a un Seigneur, et un seul, Jésus Christ, à qui sont toutes choses, et nous par Lui ; comme il y a un seul Dieu, duquel sont toutes choses, et nous pour Lui. Puissions-nous être des imitateurs de l’apôtre, comme il l’était de Christ.

D’après the Lord is near septembre 1985

« Ne savez-vous pas que l’amitié du monde est inimitié contre Dieu ? Ainsi, quiconque voudra être ami du monde se constitue ennemi de Dieu » Jacques 4. 4.

ATTENTION À NOS COMPAGNIES !

Les compagnies influent sur notre vie, en bien ou en mal, et nous sommes jugés sur les amitiés que nous entretenons. Abraham trouvait sa communion avec Dieu, et est appelé son ami. Lot trouvait la sienne à Sodome, et « l’amitié du monde est inimitié contre Dieu ». Souvenons-nous que l’environnement dans lequel nous nous plaçons exerce un pouvoir actif sur notre vie et que, pour nous, chrétiens, il ne devrait être que lié à la pensée de Dieu pour nous. Sa Parole nous le fait pleinement savoir.

Nos esprits et nos cœurs sont comme des plaques sensibles qui recueillent les moindres impressions qu’elles reçoivent, et doivent donc être soigneusement protégés pour que ne soit pas enregistrée une image indésirable, mais exposés seulement vers l’objet désiré. Nous sommes comme l’argile molle dans la main du sculpteur : la moindre touche laisse une empreinte, et nous ne devons pas être indifférents quant aux mains auxquelles nous nous confions dans les relations pratiques de la vie quotidienne.

Dans les recoins secrets de notre esprit, combien de choses mauvaises sont conservées par légèreté avec d’autres qui n’auraient jamais dû être nos compagnes, et comme souvent ces choses nous causent peine et regret ! Cela a pu être semé là avant notre conversion, mais comme chrétiens nous avons besoin de nous garder de mêmes effets par des relations entretenues. Le manque de vigilance dans ce domaine peut amener notre ruine : dans combien de cas les brillantes espérances ont été annulées par un mauvais choix – un droit de premier-né troqué contre un plat de lentilles (Gen. 25. 29 à 34).

D’après the Lord is near septembre 1985

« Que les vieillards soient sobres, dignes, sages, sains dans la foi, dans l’amour, dans la patience » Tite 2. 2.

CONSEILS AUX CROYANTS ÂGÉS

La Parole insiste sur les différents groupes d’âge qui se trouvent dans une assemblée de croyants. Le monde essaie d’effacer ces distinctions.

Mais l’assemblée est le lieu où l’ordre de choses que Dieu nous a donné peut être apprécié.

Dans le passage ci-dessus, les vieillards sont mentionnés en premier.

Ils sont exhortés en premier lieu à être sobres, c’est-à-dire à avoir une vision spirituelle claire, n’étant pas influencés sauf par l’Esprit de Dieu. C’est une injonction qui nous convient à tous, jeunes et vieux. Les traditions, les coutumes, et d’autres choses qui peuvent nous influencer doivent être soumises à l’Esprit de Dieu, sinon ces choses auront une influence contraire sur notre vie.

Être graves. Quelle bénédiction d’avoir des frères plus âgés avec nous qui montrent ce caractère. Il équilibre les impulsions des jeunes ; cela fait voir le caractère d‘une vie disciplinée devant le Seigneur. C’est un caractère acquis par l’expérience.

Être sages est très proche. La sagesse sait quand il faut parler et quand il faut se taire. Elle agit avec modération mais avec la fermeté de l’Esprit Saint. C’est la manière de s’exprimer de celui qui a appris les paroles du Seigneur « mon joug est est facile à porter » (Mat. 11. 30).

Mais l’apôtre poursuit, en écrivant que les anciens doivent être sains dans la foi. C’est ce qui est moralement nécessaire pour appliquer les vérités de la Parole de Dieu. Une foi saine est tellement nécessaire aujourd’hui où la vérité est voilée par des inventions humaines qui servent la chair. Une foi saine nous permettra d’appliquer correctement la Parole de Dieu dans notre vie et dans l’assemblée.

L’apôtre conclut en disant que cela doit être fait avec patience – une vertu bien précieuse devant le Seigneur, et pour l’édification des siens.

D’après the Lord is near septembre 1985

« Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de cœur ; et vous trouverez le repos de vos âmes. Car mon joug est facile à porter et mon fardeau est léger » Matthieu 11. 28 à 30.

LE REPOS QUE JÉSUS DONNE AUX CROYANTS

C’est une chose bonne de nous soumettre toujours avec douceur sous la main de Dieu. Nous sommes certains d’en récolter une riche moisson de bénédiction. C’est réellement prendre le joug de Christ sur nous, ce qui, comme Il l’assure Lui-même, est le véritable secret du repos.

Qu’était ce joug ? C’était la soumission absolue à la volonté du Père. Nous voyons cela en perfection chez notre adorable Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Il pouvait dire : « Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi ». C’était cela pour Lui : ce que tu as trouvé bon devant toi.

Cela réglait toutes choses. Son témoignage était-il rejeté ? Semblait-il avoir travaillé en vain ? Eh bien, « Je te remercie, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre ». C’était bien. Tout ce qui plaisait au Père Lui plaisait. Il n’avait jamais une pensée ou un désir qui ne soit pas en parfaite harmonie avec la volonté de Dieu. C’est pourquoi, comme Homme, Il jouissait toujours d’un repos parfait. Il se reposait sur les conseils et les propos divins. Sa paix n’était jamais perturbée.

C’était là le joug de Christ, et c’est ce que, dans sa grâce infinie, Il nous invite à prendre sur nous, afin que nous aussi puissions trouver du repos pour nos âmes. Quand l’âme fatiguée, chargée, pliant sous le poids, vient à Jésus avec une foi simple, Il donne du repos, le repos qui découle de la pleine assurance que tout est fait – les péchés sont ôtés pour toujours, une justice parfaite est accomplie et possédée, Dieu est glorifié, Satan est réduit au silence, la conscience est tranquille. Tel est le repos que Jésus donne quand nous venons à Lui.

D’après the Lord is near septembre 1985 (C.H.M.)

« Vous n’êtes pas dans la chair, mais dans l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous » Romains 8. 9.

« Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » 1 Jean 4. 4.

TOUT EST NOUVEAU CHEZ LE CROYANT

Il y a dans le croyant un esprit tout à fait différent de celui qui habite l’incrédule. L’Esprit de Dieu demeure dans le chrétien, mais le prince du pouvoir des ténèbres est l’esprit qui opère maintenant dans les fils de la désobéissance (Éph. 2. 2).

Non seulement les péchés du chrétien sont effacés pour toujours par le sang de Christ, et il se tient parfait par l’œuvre de Christ, mais il a aussi Christ comme sa vie, et l’Esprit de Dieu demeurant en lui ; Il est dans un état entièrement nouveau, et il est amené dans la place de Christ, le second Homme. « Il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus » (Rom. 8. 1). Comment peut-on condamner ce qui est en Christ dans la gloire ? C’est là que Dieu voit le chrétien ; Il le voit en Christ. Quand Il regarde Christ, Il voit tous les croyants comme étant un avec Lui là-haut, et quand Lui regarde le croyant Il le voit comme un membre de Christ, un avec la tête du corps là-haut. Le croyant est une nouvelle création.

La vie de Dieu est en lui, la justice de Dieu est à lui. Il se tient devant Dieu à une place entièrement nouvelle. « Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles ; et toutes viennent du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ » (2 Cor. 5. 17 et 18).

Ce que nous sommes en Christ est une nouvelle création. Ce n’est pas ce qu’était Adam. Lui était une créature innocente telle que Dieu l’avait faite. Mais maintenant nous avons Christ qui remplace ce que nous sommes en nous-mêmes, et nous avons le Saint Esprit en nous. Nous sommes réconciliés avec Dieu et nous avons la paix de l’âme. Nous avons maintenant Christ comme objet pour notre cœur.

D’après the Lord is near octobre 1985

« À celui qui a le pouvoir de vous garder… » Jude 24.

L’AVERTISSEMENT DE JUDE

J’attire votre attention sur la doxologie merveilleuse et triomphante de la fin de l’épître de Jude. On a souvent fait la remarque que cette épître a une importance particulière de nos jours, mais que les maux qui sont largement répandus maintenant étaient déjà ressentis dans des temps précédents, et étaient bien signalés par Jude.

Nous vivons dans des jours dangereux. Les tentations et les tromperies sont devant chacun de nos pas. L’infidélité se voit sous toutes ses formes, de l’athée qui déclare hardiment qu’il ne croit en rien, ni Dieu ni diable, ni ciel, ni enfer, jusqu’au prédicateur qui remplit la tête de ses auditeurs de pensées modernes et non de la vérité de l’évangile. Le déploiement attirant du ritualisme, le défilé des plaisirs, les vices les plus honteux – toutes ces choses sont les occasions de chute que le jeune chrétien doit éviter.

Cependant ces choses ne doivent pas nous faire désespérer, car il y en a Un au-dessus d’elles toutes, dont le regard ne se lasse jamais, dont le bras ne manque jamais, dont l’amour ne peut jamais être éteint. Au milieu de la confusion nous pouvons nous tourner vers Lui, et alors nous laisserons tomber la liste de nos difficultés et nous nous joindrons à Jude dans son explosion de louange envers Lui qui peut nous porter au travers de tous les dangers pour nous amener dans sa présence sans une souillure. Que ses paroles encouragent votre cœur : « À celui qui a le pouvoir de vous garder sans que vous bronchiez et de vous placer irréprochables devant sa gloire, dans l’allégresse – au seul Dieu, notre Sauveur, par notre Seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles ! Amen.

D’après the Lord is near octobre 1985

« Jésus vint et se tint au milieu d’eux. Il leur dit : paix à vous ! Ayant dit cela, Il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie quand ils virent le Seigneur » Jean 20. 19 et 20.

LE SEIGNEUR JÉSUS AU MILIEU DES SIENS

Les disciples étaient rassemblés le premier jour de la semaine, après avoir vu leur Seigneur bien-aimé arraché d’auprès d’eux avec violence par les mains d’hommes religieux mais méchants. Il avait été l’objet d’une persécution cruelle, de moquerie, de mépris, de crachats ; Il a eu ses cheveux arrachés, Il a été battu par des fouets aux pointes de métal, on a couronné sa tête d’épines, puis Il a été cloué sur la croix, où l’on a entendu ses paroles de tendre grâce et de terribles souffrances ; puis a suivi son agonie dans une calme dignité, puis son ensevelissement par des mains aimantes et dévouées. Trois jours plus tard, au premier jour de la semaine, les disciples étaient rassemblés en un même lieu – les disciples étaient assemblés le premier jour de la semaine.

Qu’est-ce qui les avait rassemblés ? Leur affection commune pour son nom précieux ; Ils avaient entendu par certains d’entre eux des nouvelles qui semblaient incroyables : que leur Seigneur était ressuscité d’entre les morts. Certains étaient encore lents à le croire. Thomas, évidemment, n’estimait pas la nouvelle assez sûre pour qu’il soit présent avec les disciples. Et ceux qui étaient présents ne s’attendaient pas à ce miracle : que leur Seigneur leur apparaisse.

Mais Il était fidèle à sa parole : « Là où deux ou trois sont assemblés à mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Mat. 18. 20). Et en fait, en cette première occasion après sa résurrection, Il se révélait Lui-même à eux corporellement. Spectacle extraordinaire ! Et ils se réjouirent parce qu’ils L’avaient vu, Lui.

Bien que nous, aujourd’hui, ne puissions pas nous attendre à ce qu’Il nous apparaisse corporellement, il est tout aussi vrai que, quand nous sommes réunis à son nom, Il est là au milieu. L’œil de la foi Le voit et se réjouit. Quel autre objet que Lui pourrait jamais remplir les cœurs d’une joie pure et inexprimable et de louange et d’adoration ?

D’après the Lord is near octobre 1985 (L.M.G.)

« Priez sans cesse » 1 Thessaloniciens 5. 16.

LA PRIÈRE, LE PRIVILÈGE ET L’ARME DU CHRÉTIEN

Un chrétien au service du Seigneur, à la santé défaillante et à l’esprit déprimé, alors qu’il marchait, un matin ensoleillé, passa près d’un vieillard agenouillé au bord de la route, cassant des pierres pour en réparer la route. Le chrétien, saluant le « casseur de pierres », lui demanda son âge.

– J’aurai soixante-douze ans mercredi prochain, si le Seigneur me laisse encore jusque-là.

– Je pensais bien que vous aviez à peu près cet âge-là. Cela me fait de la peine de voir un homme de votre âge obligé de travailler aussi dur. N’en êtes-vous pas épuisé ?

Le vieil homme répondit : oui, Monsieur, c’est un travail dur, mais cela me démolissait le dos quand je le faisais en étant debout. Maintenant, je le trouve beaucoup plus facile depuis que j’ai pris l’habitude de casser les pierres en me tenant à genoux.

– Il est possible que votre travail soit dur, mais le mien l’est beaucoup plus ! s’exclama le prédicateur.

– Votre travail, plus dur ? demanda le casseur de pierres, étonné. D’après votre apparence, vous êtes un monsieur qui ne connaît rien au travail dur, mais je ne suis pas jaloux. Je travaille dur, mais je suis heureux ; vous, vous paraissez épuisé et triste. Dans quel domaine travaillez-vous ?

Le prédicateur répondit : je suis écrasé par le lourd fardeau du salut des âmes. Je serais aussi heureux que vous si je pouvais fendre les cœurs de pierre des incrédules aussi facilement que vous cassez ces pierres.

– Peut-être que vous faites trop de travail en vous tenant debout, fut la réponse du vieillard. Pourquoi ne pas essayer de le faire en étant à genoux ? Je crois que vous le trouveriez plus facile.

– Que voulez-vous dire ? demanda le prédicateur.

Le casseur de pierres s‘arrêta et leva les yeux : Si vous vous agenouillez pour faire votre tâche, et que vous demandez au Tout-puissant de vous aider, croyez-moi, ces cœurs de pierre seront plus faciles à briser. L’œuvre sera bien faite, et aussi plus facilement.

Le prédicateur repartit tranquillement, les paroles du vieux faisant écho dans sa tête. Au bout d’un moment, il tomba sur ses genoux et éleva une âme après l’autre au Seigneur. Que son œuvre fût plus aisée quand il demanda au Tout-puissant de briser ces cœurs de pierre !

D’après the Lord is near octobre 1985

« Car aussi nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres ; et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit » 1 Corinthiens 12. 13.

LE RÔLE DU SAINT ESPRIT

Il est peut-être utile de remarquer que les opérations de l’Esprit résultent de la présence de l’Esprit dans la maison de Dieu – ce qui ne doit pas être confondu avec le fait que l’Esprit habite dans chaque croyant. L’habitation de l’Esprit est le sceau de Dieu sur chacune des personnes dans lesquelles il y a une œuvre de Dieu, c’est-à-dire chacun de ceux qui croient réellement à la mort et à la résurrection de Christ. L’Esprit est aussi les gages de l’héritage de toutes les promesses de Dieu et de nos corps glorifiés ; Il est aussi Celui qui nous a oints pour nous enseigner les choses divines. L’Esprit qui habite en nous a versé dans nos cœurs l’amour de Dieu, et Il rend témoignage avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. En relation avec le passé, et avec le jour à venir, nous lisons quelque chose au sujet des sept Esprits de Dieu – mais dans le christianisme, c’est par un seul Esprit que nous sommes baptisés en un seul corps.

Il y a de nombreux corps différents de chrétiens professants, mais il y a un seul corps que l’Esprit Saint a formé, de pays différents, et de couches sociales différentes. Que l’église professante ait dérivé loin de la pensée divine du seul corps, et comme les différents noms des soi-disant églises montrent bien l’origine humaine de ces associations ! L’Église n’est pas une organisation conçue et formée par des hommes. C’est l’Assemblée de Dieu, qui a son origine dans la volonté de Dieu, dans l’œuvre de Christ, et dans le baptême de l’Esprit.

D’après the Lord is near octobre 1985

« Va dans ta maison, auprès des tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi, et comment il a usé de miséricorde à ton égard » Marc 5. 19.

LE MESSAGE DU SALUT À ANNONCER SUR TOUTE LA TERRE

Chacun de nous a une âme – une âme immortelle. Les corps dépérissent ; les âmes vivent. Lorsque l’organisation complexe de notre être cesse d’agir, quand le cœur et le pouls sont muets, et que « notre maison terrestre » est détruite (2 Cor. 5. 1), l’âme vit encore, et vivra pour l’éternité.

Plus de huit milliards d’âmes immortelles sont dans ce monde aujourd’hui. Tous les ans, des millions passent hors du temps dans l’éternité, pour passer cette éternité, soit dans le bonheur, soit dans la misère. Notre individualité ne périt jamais. Adam et Ève vivent encore, de même que chacun de leurs descendants. Les générations disparaissent – le monde est un vaste tombeau – et les océans retiennent leurs millions de morts. Et au-delà des barrières du temps, d’un siècle à l’autre, d’innombrables millions ont fait leur chemin, poussés en avant par une force qu’ils ne pouvaient pas contrôler, la suite des années, lente mais irrésistible et incessante.

Ce vaste cheminement de la race humaine, du temps vers l’éternité, n’a jamais cessé depuis le moment où Adam et Ève ont quitté le paradis, jusqu’à maintenant – et il ne cessera jamais jusqu’à ce que le temps ne soit plus. L’éternité, comme un puissant aimant, nous attire tous à elle, et la puissance de cette attraction ne pourra jamais être retenue pour un moment.

Oh ! Quelle tragédie ! Des millions et des millions d’âmes sans Christ. Je me suis tenu sur le mont des Oliviers et j’ai pensé au Sauveur pleurant sur l’incrédulité de Jérusalem. Je me suis tenu sur le Mont Calvaire et j’ai pensé à la tragédie de la mort solitaire de « l’Homme de douleurs » – « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ». À Béthanie je me suis attardé et j’ai pensé à l’ascension au ciel du Seigneur, et au message qu’Il laissa aux siens : « Allez dans le monde entier, et prêchez l’évangile à toute la création » (Marc 16. 15).

D’après the Lord is near octobre 1985

« Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait chasse la crainte, car la crainte comporte du tourment ; et celui qui craint n’est pas accompli dans l’amour. Nous, nous aimons parce que lui nous a aimés le premier » 1 Jean 4. 18 et 19.

LA CRAINTE DE DIEU N’EST PAS LA PEUR

Il y a différentes raisons de craindre, et différentes sortes de craintes. Un serviteur, qui craint d’être débauché, a peur. Il redoute d’être renvoyé, sans abri et sans amis. Votre enfant, qui vous aime tendrement, craint de faire quoi que ce soit qui vous déplairait, mais n’a pas peur d’être mis dehors. Sa crainte est tout à fait différente de celle du serviteur.

Il en est de même de nos relations avec Dieu. Si nous prenons conscience de notre état comme pécheurs sans connaître la grâce de Dieu, nous craignons, nous redoutons sa présence. Mais quand nous avons connu sa grâce et son « amour parfait » (1 Jean 4. 16 à 19), toute crainte quant à notre relation avec Dieu a disparu, ne laissant que la crainte, dans l’amour, de Lui déplaire.

Bien sûr, sous la Loi, la place de fils devant Dieu ne peut pas être comprise et on ne peut pas s’en réjouir, car la Loi condamne si nous ne faisons pas ce qu’elle commande, ou si nous faisons ce qu’elle interdit ; ainsi la notion du péché est en nous, et nous craignons. Mais lorsque nous avons reçu Christ comme notre Sauveur, et que nous sommes ainsi sous la grâce, tout est changé : notre culpabilité a disparu, nos péchés sont pardonnés, Dieu habite en nous, et nous en Dieu (1 Jean 4. 15). Nous sommes chez nous dans son cœur, car, comme dans le Psaume 32, nous ne nous cachons plus loin de Dieu, mais en Dieu. Que craindrions-nous dans une telle présence ?

D’après the Lord is near octobre 1985

PLUS QUE VAINQUEURS PAR CELUI QUI NOUS A AIMÉS

« Qui est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, détresse, persécution, famine, dénuement, péril, épée ?… Dans toutes ces circonstances, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » Romains 8. 35 et 37.

Devant les épreuves de la vie, nous ne réagissons pas tous de la même manière. Il y a celui qui les supporte parce qu’il a plus de force morale, plus de courage ; il y a celui qui est abattu, ou qui se rebelle et, pour finir, souffre de dépression. Mais il y a une différence substantielle entre les croyants et ceux qui ne connaissent pas Dieu. Même les croyants peuvent perdre courage si l’épreuve est profonde, mais ils ne blâmeront jamais Dieu à cause de leurs malheurs, ils ne critiqueront jamais sa manière d’agir, ils ne le défieront pas en l’accusant d’être injuste et sans pitié. Les croyants appartiennent à Dieu et Dieu les soutient. Ils sont des citoyens des cieux, étrangers sur la terre, qui vivent dans l’attente du moment où ils entreront dans leur vraie patrie. Et s’ils souffrent, ils ont une espérance ; ils trouvent dans la Parole de Dieu et dans la prière, l’énergie spirituelle et psychologique pour affronter les difficultés et surmonter leurs peurs.

L’apôtre Paul lui-même a souffert. Pour s’en rendre compte, il suffit de lire des passages comme 2 Corinthiens 11. 28 ; 12. 7 à 9 et 1 Corinthiens 4. 11 et 13, dans lesquels il donne une longue liste des souffrances qu’il a rencontrées dans son service d’évangéliste : fatigue, peines, veilles, jeûnes, faim, soif, froid, nudité, périls et encore beaucoup d’autres choses… Mais il n’a jamais perdu courage.

Maintenant nous appartenons à Dieu, et nous ne faisons plus partie de ce monde. Cependant, nous sommes dans le monde et nous subissons inévitablement toutes les conséquences du péché. Bien que nous sachions tout cela, lorsque nous sommes dans la souffrance nous nous décourageons presque toujours, et nous nous posons des questions, parce que nous ne réussissons pas à comprendre quel est le plan de Dieu.

Nous sommes prompts à dire que la vraie foi peut faire abstraction des douleurs et des souffrances de cette vie, et que si nous vivons en communion avec le Seigneur nous ne devrions pas être pris au dépourvu par les maladies ou les malheurs – mais nous ne réussissons pas toujours à mettre ces vérités en pratique. Dans tous les cas, nous devons toujours « défendre » notre Père et, en toutes choses, justifier sa façon d’agir.

D’après « Il buon seme » février 2024

AU-DELÀ DE NOS FORCES

« Dieu est fidèle, qui ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de ce que vous pouvez supporter, mais avec la tentation il fera aussi l’issue, afin que vous puissiez la supporter » 1 Corinthiens 10. 13.

« Nous avons été excessivement chargés, au-delà de nos forces, au point que nous avons même désespéré de vivre » 2 Corinthiens 1. 8.

Les deux versets cités semblent être contradictoires. Dans le premier, l’apôtre Paul affirme que l’épreuve n’ira pas au-delà de ce que nous pouvons supporter. Dans le second, il parle d’une grande oppression, qui a été au-delà de ses forces.

Mais la Bible ne se contredit jamais, comme le montre la suite du verset : « Nous avons été excessivement chargés, au-delà de nos forces… afin de ne pas mettre notre confiance en nous-mêmes mais en Dieu… qui nous a délivrés d’une si grande mort, et qui nous délivre ; en lui nous avons mis notre espérance qu’il nous délivrera aussi encore » (2 Cor. 1. 8 à 10).

Dans les situations difficiles qu’ils traversaient, Paul et ses compagnons ne s’étaient pas confiés en leurs propres forces, qui s’étaient révélées insuffisantes, mais en Dieu. Et Dieu les avait libérés.

Paul écrit encore : « Je me glorifierai donc très volontiers plutôt dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ demeure sur moi… car lorsque je suis faible, alors je suis fort » (2 Cor. 12. 9 et 10).

Ne nous arrive-t-il pas, à nous aussi, devant les difficultés et la souffrance, de mettre en doute la promesse de notre Dieu, malgré le fait qu’Il est toujours fidèle ? L’épreuve nous submerge, il semble que Dieu ne fasse rien, nous nous sentons à bout de forces. Mais c’est alors que nous ne devons pas « mettre notre confiance en nous-mêmes, mais en Dieu ». Si nous nous tournons vers Lui, reconnaissant que nous sommes abattus, Il viendra à notre secours. Il nous apprendra à dire, comme Paul : « Je peux tout en celui qui me fortifie » (Phil. 4. 13).

D’après « Il buon seme » février 2024

L’APÔTRE DES AMÉRINDIENS

« Quand les voies d’un homme plaisent à l’Éternel, il met ses ennemis mêmes en paix avec lui » (Proverbes 16. 7)

« Vous vous souvenez, frères, de notre peine et de notre labeur  : c’est en travaillant nuit et jour pour n’être à charge à aucun de vous que nous vous avons prêché l’évangile de Dieu » (1 Thess. 2. 9).

Il est tard. David Brainerd descend de son cheval et s’allonge par terre pour dormir. Avant de s’endormir, il prie le Seigneur. Sans qu’il le sache, des Amérindiens sont cachés derrière des arbres avec l’intention de le tuer. Mais, intrigués d’entendre ce « visage pâle » implorer son Dieu, et après l’avoir écouté prier à haute voix, ils s’éloignent sans lui faire de mal. Ils sont stupéfaits de l’entendre demander à Dieu de sauver les âmes des Indiens. Le lendemain, Brainerd arrive dans un village indien. Il prêche l’évangile et certains pleurent en l’écoutant.

En réponse à ses prières à Dieu, les Indiens autorisent Brainerd à dormir chez eux avant et après chaque réunion d’évangélisation. Il prêche avec tellement de compassion qu’ils l’écoutent avec une grande admiration. Allant à cheval de village en village, Brainerd supplie le Seigneur de le remplir de sa puissance pour annoncer l’évangile. Parfois, des tribus entières renoncent à des rites occultes après l’avoir écouté expliquer des textes bibliques.

Dans son journal, en date du 3 novembre 1743, il écrit  : « Je viens de passer la journée dans la prière et le jeûne, du matin au soir ». Ce qu’il faisait en privé, seul avec son Dieu, explique ce qu’il a pu accomplir en public devant les Indiens. David Brainerd est mort de la tuberculose à 29 ans en 1747, après 4 années de dévouement total dans l’évangélisation des Indiens. Alors que sa vie touche à sa fin, il écrit à son frère : « Je te le dis, maintenant je sais que je vais mourir. Pour rien au monde je n’aurais voulu vivre ma vie autrement ».

D’après La Bonne semence Juillet 2024

D’autres messages sur https:/:editeurbpc.com/calendriers/la-bonne-semence

TRADUCTION DE FEUILLETS (73)

« Oh ! si tu fendais les cieux !… et que devant toi les montagnes se fondissent » Ésaïe 64. 1.

OÙ EST DIEU ?

Peut-être faites-vous partie de ceux qui demandent : Dieu, où es-tu ? Certains sont venus demander cela à Dieu à cause de la misère qu’ils voient dans le monde ou qu’ils vivent eux-mêmes. D’autres sont poussés à rechercher Dieu par un vide intérieur ou des déceptions.

Certains vont dans la nature pour trouver Dieu. La création parle avec un langage impressionnant de la sagesse, de la puissance et de la gloire de Dieu. Mais cette révélation de Dieu peut-elle réellement répondre aux besoins les plus profonds de notre cœur ?

D’autres se tournent vers les religions orientales pour obtenir de l’aide. Mais ces chemins s’éloignent du Dieu vivant. Pourquoi ? Parce que chaque religion est une invention de l’esprit humain et est utilisée par le diable pour captiver complètement les gens.

Où peut-on trouver le vrai Dieu ? En Jésus-Christ, le Fils de Dieu, venu du ciel vers nous et devenu homme. Il est l’image du Dieu invisible. Il nous a montré que Dieu aime les hommes et veut les sauver de la destruction éternelle. Il est inutile de chercher Dieu ailleurs que dans le Seigneur Jésus-Christ.

Jésus-Christ est mort autrefois sur la croix pour nous amener à une relation de fils avec Dieu. Il peut répondre à tous nos besoins et satisfaire notre désir de paix. Êtes-vous déjà venu à Lui et avez-vous reçu le pardon de vos péchés, la paix du cœur, et une assurance pour l’avenir : être avec Lui dans la maison du Père pour toujours ?

D’après Näher zu Dir juin 2024

« Rappelle-leur d’être soumis aux pouvoirs et aux autorités, d’être obéissants, prêts à toute œuvre bonne » Tite 3. 1.

SOUMISSION, OBÉISSANCE, SERVIABILITÉ

Ce texte biblique contient trois commandements qui concernent notre comportement en tant que chrétiens dans le monde :

– Être soumis aux autorités et aux pouvoirs : cette instruction concerne à la fois notre attitude et notre comportement envers le gouvernement. Au lieu de nous rebeller intérieurement contre eux, nous devrions reconnaître leur autorité, car elle a été établie par Dieu (Rom. 13. 1). Notre subordination au gouvernement se reflète également dans le fait que nous suivons ses ordres.

– Obéissance : Ce point est un peu plus large. En plus des personnes du gouvernement, il y a d’autres personnes en position d’autorité à qui nous devons obéissance. En tant qu’enfants, nous obéissons à nos parents, en tant qu’étudiants, nous suivons les instructions des professeurs, en tant qu’employés, nous faisons ce que nos supérieurs nous demandent. L’obéissance est une caractéristique de la nouvelle vie que nous possédons comme croyants.

– Soyez prêts pour toute bonne œuvre : le cercle s’agrandit encore et inclut tous nos semblables. En tant que chrétiens, nous devons être prêts à les aider et à faire le bien. Peut-être que notre collègue de travail a besoin de notre soutien. Peut-être pourrions-nous rendre service à notre voisin. « Maintenant donc, pendant que nous en avons l’occasion, faisons du bien à tous, mais surtout à ceux de la maison de la foi ». (Gal. 6. 10).

D’après Näher zu Dir juin 2024

« Vous n’êtes plus étrangers ni gens de passage, mais vous êtes concitoyens des saints et gens de la maison de Dieu » Éphésiens 2. 19.

CITOYENS OU TOURISTES

Chaque personne sur terre a une nationalité. Chaque pays délivre un passeport à ses citoyens afin de pouvoir les identifier. Lors de l’entrée dans un pays étranger, nous devons présenter cette pièce d’identité. Cela nous rappelle inévitablement que nous appartenons à un autre pays et que nous ne sommes que des invités ici. En tant que touristes, nous avons peu de droits dans ce pays : nous n’avons pas le droit de nous mêler des affaires politiques, nous n’avons pas le droit de nous installer n’importe où, nous n’avons pas le droit d’y travailler sans permis.

Le passage d’aujourd’hui montre que, en tant que chrétiens, nous avons la citoyenneté de Dieu au ciel. C’est pourquoi nous voyageons sur terre avec un « passeport » d’un autre « pays ». Nous sommes ici en étrangers. Cela nous rappelle aussi notre patrie : c’est un lieu de paix, de joie, de sainteté. Le verset dit que nous sommes même membres de la maison de Dieu. En fait, nous avons une maison au paradis. Nous y serons les bienvenus, nous y jouirons d’une paix et d’un bonheur éternels avec le Seigneur Jésus.

Quand nous pensons à notre merveilleuse patrie céleste, il n’est pas difficile pour nous de renoncer à certains droits de citoyens terrestres. Nous n’avons pas honte d’être reconnus comme des touristes, comme ceux qui n’ont pas vraiment leur place ici mais qui ne sont que de passage.

D’après Näher zu Dir juillet 2024

« Ils se rebellèrent contre moi et ne voulurent pas m’écouter » Ézéchiel 20. 8.

REFUSER L’ACCEPTATION ?

Deux frères avaient émigré de France vers l’Amérique, où ils s’étaient rapidement enrichis. Tous deux moururent sans laisser de descendance. Un notaire chercha les héritiers et trouva un neveu des deux millionnaires, qui vivait en France. Par lettre recommandée, il l’informa de la fortune dont il hériterait. Bien que la lettre ait été affranchie, elle arriva avec un supplément de trois euros. Le neveu ne voulut pas payer cette somme et n’accepta donc pas la lettre, qui fut renvoyée à l’expéditeur avec la mention « Acceptation refusée ».

Quelques années plus tard, l’héritier apprit quelle bêtise il avait commise. Il voulut alors récupérer son argent. Mais l’autorité compétente déclara la demande prescrite et ne débloqua pas les millions. Si l’homme avait su ce que disait la lettre, il l’aurait certainement acceptée !

Beaucoup de gens agissent comme cet héritier lorsqu’il s’agit de la Bible, qui est « la lettre de Dieu » pour nous, humains. Ils croient que le prix est trop élevé pour accepter ce message et croire au Sauveur, Jésus-Christ. C’est pourquoi ils ne veulent pas lire la Bible. Mais ils font une erreur de calcul. Quiconque choisit le Seigneur Jésus reçoit bien plus que ce à quoi il doit apparemment renoncer. Il reçoit le pardon des péchés, l’aide et les soins du Seigneur dans la vie quotidienne, et une espérance assurée au-delà de la mort.

D’après Näher zu Dir juillet 2024

« Soumettez-vous donc à Dieu. Résistez au diable, et il fuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous » Jacques 4. 7 et 8.

LE BONHEUR EST DANS LA PAROLE DE DIEU

Si vous désirez le bonheur, la paix et la victoire dans votre âme, ne raisonnez jamais avec le diable, mais reposez-vous seulement sur la Parole de Dieu. Estimez qu’elle est définitive, soumettez votre connaissance et toutes choses à la Parole, et croyez en son autorité et sa puissance divines – et le diable devra s’enfuir. Il ne peut pas retenir celui qui, avec confiance, tient ferme contre lui en se soumettant à la Parole de Dieu.

La toute-puissance et l’autorité divine de Dieu sont toujours présentes pour appuyer sa Parole quand elle est employée ainsi. Vous ne pouvez pas écarter le diable par vos propres raisonnements. Si vous commencez ainsi, vous êtes certain de tomber, et de plonger votre âme dans la misère et le malheur. Appuyez-vous sur la Parole de Dieu et son autorité, et vous aurez la victoire, la paix, et la joie dans votre vie. Cela est essentiel et fondamental pour le bonheur. Vous ne trouvez pas le bonheur où que ce soit dans l’univers de Dieu, si vous ne prenez pas cette position. Ce ne serait pas charitable ou honnête de vous pousser à croire qu’on peut le trouver autrement. Soumettez-vous à Dieu. Résistez au diable, et il s’enfuira de vous.

Que cela puisse influencer aussi ceux qui cherchent le bonheur, de l’importance vitale de lire et méditer sur la Parole de Dieu. Gardez-la en mémoire et que votre cœur en soit rempli, afin que dans tout conflit avec l’ennemi vous ayez tout prêt un passage convenable à employer contre lui. Cela aussi est important. Cela vous évitera des défaites et des regrets si vous avez toujours à portée un passage de la Parole de Dieu dans le cœur et la mémoire, pour faire usage de sa puissance et de son autorité en face de toute tentation.

D’après the Lord is near août 1985

« Et toi, fils d’homme, je t’ai établi sentinelle » Ézéchiel 33. 7.

UNE SENTINELLE

Un veilleur, une sentinelle, un homme à la porte ! Tel est chaque enfant de Dieu ici-bas sur la terre. Il est placé là pour avertir les hommes du danger qu’ils courent.

Où est le danger ? demandez-vous. Il est partout, et suffisamment visible en ces jours. L’Église s’est liée au monde et s’est adonnée au plaisir et au formalisme. Le monde est plein de fausseté, d’hypocrisie, de convoitise, d’illégalité ; la vieille génération, en vivant sans soin, a été privée de tout droit à être respectée, et la jeune génération refuse toute contrainte, tandis que la violence, le suicide, le divorce et tous les maux apparentés se voient de toutes parts. De fausses religions sont employées pour tromper les gens par le même serpent qui a trompé Ève dans le jardin d’Éden.

Ainsi les dangers abondent de toutes parts, et Dieu nous a placés, nous qui connaissons et croyons la vérité, pour sonner l’alarme et avertir les gens des maux dont ils sont entourés. Cela n’est pas plaisant, cela n’est pas populaire, mais c’est le devoir du veilleur placé par Dieu. Puissions-nous ne pas hésiter à le remplir.

 « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure » (Mat. 25. 13).

« Ce que je vous dis, à vous, je le dis à tous : veillez » (Marc 13. 37).

D’après the Lord is near août 1985

« Élus selon la préconnaissance de Dieu le Père » 1 Pierre 1. 2.

L’ÉLECTION

Qu’est-ce que l’élection, telle qu’elle est enseignée dans l’Écriture ? L’élection, c’est la souveraine grâce de Dieu encore en activité quand tout ce que à quoi la grâce a pourvu pour le salut d’un monde perdu et coupable a été méprisé et refusé par ce monde lui-même. Dieu avait prévu cela et c’est afin que son Fils puisse voir des souffrances de son âme et en être satisfait que Dieu a choisi, hors du monde, ceux qu’Il voulait, et par la puissance de son Esprit, Il les appelle et les amène aux pieds de Jésus.

Sur le même principe, Dieu avait élu Israël comme nation. Toutes les nations de la terre étaient devenues idolâtres. Toutes avaient rejeté Dieu. Dieu, alors, dans sa grâce souveraine, choisit Israël, afin qu’en lui Il puisse encore maintenir la connaissance du vrai Dieu sur la terre. Si Dieu avait cessé l’activité de sa grâce quand l’homme avait violé ses responsabilités, il ne resterait pas un rayon de lumière aujourd’hui sur la face de la terre.

C’est ce principe qui fait que l’évangile de Jean est tellement différent des trois autres, car il commence par le rejet universel de Christ, et doit ensuite poursuivre en présentant Christ en relation avec les élus. Et cependant aucun autre évangile ne présente aussi pleinement et hardiment Christ comme étant pour le monde entier, car l’élection ne signifie pas qu’il n’y a pas une pleine provision faite pour ceux qui sont perdus comme pour ceux qui sont sauvés ; et il ne déclare pas que le salut n’est pas aussi gratuit pour l’un que pour l’autre, ni que ceux qui sont perdus ne sont pas responsables de se repentir et de croire à l’évangile comme ceux qui sont sauvés. Il signifie que, lorsque l’homme a méprisé tout ce que cet amour infini pouvait faire et a fait pour lui, Dieu a encore des ressources de grâce pour l’accomplissement de ses desseins et pour remplir sa maison.

D’après the Lord is near août 1985

« Les cieux sont les cieux de l’Éternel, mais il a donné la terre aux fils des hommes » Psaume 115. 16.

LES PROBLÈMES DU MONDE DOIVENT ÊTRE RÉGLÉS D’ABORD CHEZ CHACUN DE NOUS

Les problèmes dans le monde sont immenses. Pourquoi l’innocent souffre-t-il souvent pour le coupable ? Pourquoi les repères quant à ce qui est juste et faux se sont-ils effondrés ? Pourquoi y a-t-il des guerres ? Toutes ces questions poussent beaucoup de gens à douter de Dieu et à mettre son existence en question !

Une partie de la réponse peut être trouvée dans le verset ci-dessus. La terre a été donnée à l’homme par Dieu. C’est donc l’homme, et pas Dieu, qui est responsable des problèmes dans le monde. De plus, il paraît clair que, lorsque la question est posée : pourquoi Dieu n’arrête-t-Il pas les troubles ? qu’on ne doute pas de sa capacité à agir, mais qu’on se demande plutôt pourquoi Il n’agit pas.

Donc, pourquoi, apparemment, Dieu ne fait-Il rien à cet égard ? Réfléchissez une minute, car c’est ici la réponse : Qu’est-ce que Dieu doit arrêter ? Ce sont les personnes. C’est la violence, la jalousie, l’égoïsme, la malhonnêteté, et beaucoup d’autres choses. La question, c’est : êtes-vous préparé à laisser Dieu les ôter en vous ? Le problème est donc surtout personnel. Qu’en est-il de votre égoïsme, de votre envie, de votre péché ? Le message personnel, c’est : si vous n’êtes pas préparé à laisser Dieu commencer dans votre propre vie, vous ne pourrez plus poser la question : pourquoi Dieu n’arrête- t-Il pas les troubles ?

Une chose est certaine : le jour vient où Dieu interviendra dans les affaires du monde, dans la Personne du Seigneur Jésus Christ, pour détruire tout ce qui est mal et péché dans le monde. Si nous refusons de nous séparer de ce que Dieu doit juger, à savoir le péché dans notre propre vie, alors inévitablement nous serons impliqués dans Son jugement. Si Dieu parait être silencieux maintenant, c’est parce qu’Il désire ardemment pouvoir agir avec les hommes en miséricorde plutôt qu’en jugement (2 Pier. 3. 9).

D’après the Lord is near août 1985

« Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas de lui-même porter du fruit, à moins qu’il ne demeure dans le cep, de même vous non plus vous ne le pouvez pas, à moins que vous ne demeuriez en moi » Jean 15. 4.

DEMEURER DANS LE CEP AFIN DE PORTER DU FRUIT

Nous n’avons certainement aucune difficulté à penser au Seigneur Jésus comme Celui qui produit tout ce qui plaît à Dieu. Cependant, la pensée que la grande qualité de ce caractère de vie puisse apparaître en nous est à la fois impressionnante et humiliante. Mais c’est le but de cet enseignement. Le lien vivant avec Christ, la Source aussi bien que le Modèle de la fructification, en est le secret. Ce lien implique une proximité du Seigneur, une relation vivante de notre vie avec Lui, dans une communion pratique et obéissante.

L’image de la vigne est au centre de l’explication de ce que « demeurer » implique. Une branche n’est pas une entité en elle-même ; elle fait partie d’un arbre. Elle n’a pas de vie ni de croissance en elle-même ; c’est seulement par sa relation intime et vitale avec la plante qu’elle fait partie de l’arbre entier. Ainsi la sève y circule, et la vie de l’arbre se montre dans la branche. Il ne pourrait y avoir de meilleure image de la dépendance que celle d’une branche. Ce lien proche, organique, et constant avec le courant essentiel de la vie est de toute importance pour elle. C’est la clé de sa vitalité et de sa productivité.

Demeurer, c’est avoir une vie intime constante avec notre Seigneur, recevant de Lui en étant dans la proximité avec Lui. Demeurer inclut l’idée d’habiter (et c’est traduit ainsi en certains endroits) : quelle pensée que Lui, notre Seigneur, puisse être notre habitation, le foyer pour notre âme, dans notre vie courante ! Ces paroles « Demeurez en moi » nous poussent à affermir notre lien avec Lui, consciemment et dans la dépendance. Lui aussi sera en nous, comme vie et caractère, nous rendant capables de produire du fruit, lorsque nous gardons sa Parole.

D’après the Lord is near août 1985

« Jésus lui dit : Va-t’en, Satan, car il est écrit : tu rendras hommage au Seigneur ton Dieu, et tu le serviras lui seul ». Alors le diable le laisse ; et voici, des anges s’approchèrent, et ils le servaient » Matthieu 4. 10 et 11.

LIRE LA PAROLE DE DIEU AVEC LE CŒUR ET L’ESPRIT ATTENTIFS À SON MESSAGE

Aujourd’hui, alors que la Parole de Dieu est tellement remise en question, il est réconfortant de penser qu’un seul verset de l’Écriture était suffisant pour Christ comme autorité, et suffisant contre le diable, qui n’avait pas un mot à répliquer. Je ne me soucie pas d’interprétations nouvelles de l’Écriture : la crème est à la surface du lait.

Mais, la Parole se prouve elle-même et possède sa propre puissance, rien sauf le Saint Esprit de Dieu peut lui donner sa puissance en nous. Et c’est seulement en marchant avec Dieu que nous pouvons jouir de sa douceur et nous nourrir d’elle. Je crois que le Saint Esprit de Dieu est un enseignant actif à cet égard, et peut, s’Il le juge bon, développer des pensées de son contenu ; mais si des fleuves doivent en couler, nous devons en boire pour nous-mêmes comme en étant assoiffés.

Arrêtons-nous maintenant et posons-nous la question : de quoi mon esprit a-t-il été occupé aujourd’hui ? Après quoi a-t-il vagabondé ? Pouvez-vous dire : la Parole de Dieu a habité richement en moi ? Or, nous avons peut-être été occupés de politique, des nouvelles de la ville, ou de quelque chose qui nous concerne. Les paroles de mon cœur, les réflexions de notre propre esprit, ont-ils rempli la majeure partie de notre journée ? Cela n’est pas Christ.

Il n’y a rien de plus dangereux que de manier la Parole sans l’Esprit. Il n’y a rien qui ne nous sépare plus de Dieu que de parler de la vérité sans avoir communion avec Lui : il y a là un danger particulier.

D’après the Lord is near août 1985 (J.N.D.)

« Dieu… nous a aimés, alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ (c’est par la grâce que vous êtes sauvés), et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus, afin de montrer dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le Christ Jésus. Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » Éphésiens 2. 5 à 8.

APPRÉCIER LA GRÂCE DE DIEU ET EN ÊTRE RÉJOUI

Il est peu probable qu’il y ait un autre mot dans la bouche des vrais croyants que le mot grâce. C’est un mot qui a même une signification plus douce et une bénédiction plus profonde que miséricorde. Qui peut embrasser toute la plénitude, exprimer cette merveilleuse activité de Dieu en notre faveur, en faveur de nos âmes dans le besoin ?

La miséricorde, je crois, s’adresse spécialement à nous dans nos besoins ; la grâce, d’autre part, nous fait penser à Dieu et à son amour. La pensée de la grâce est caractéristique du ministère de l’apôtre Paul. Il était profondément touché par le déploiement de la grâce de Dieu envers lui, le premier des pécheurs. Ananias fut le messager de Dieu envers ce fier pharisien persécuteur, lui parlant de la grâce de Dieu et de son plan pour sa vie – et Ananias signifie : le Seigneur a montré de la grâce. Dans l’ensemble des quatre évangiles, nous ne lisons que quatre fois le mot grâce, mais il se trouve plus de cent fois dans les écrits de Paul, ce puissant serviteur du Seigneur.

Quiconque montre de la miséricorde a de la bonté en cela, mais cela ne signifie pas nécessairement qu’il aime celui à qui il fait miséricorde. La grâce, elle, suppose que celui qui fait grâce aime celui qui reçoit cette grâce. La miséricorde est la prérogative d’un souverain – la grâce fait les délices d’un Sauveur. La miséricorde, dans l’Écriture, suggère que la main de Dieu descend vers l’homme – la grâce donne l’idée du cœur de Dieu nous élevant vers le Donateur.

D’après the Lord is near août 1985

« Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur ; car je suis appelé de ton nom, ô Éternel, Dieu des armées » Jérémie 15. 16.

L’AUTORITÉ ABSOLUE DE LA PAROLE DE DIEU

La Parole se suffit à elle-même. Nous n’avons absolument besoin de rien comme guide et autorité en dehors de ce que nous possédons dans la Parole ; il est certain que ce n’est que par le Saint Esprit que nous pouvons comprendre, apprécier l’Écriture, et être guidés par elle – et de plus, Dieu peut se servir d’une voix humaine ou d’une plume humaine pour nous aider ; mais l’Écriture est suffisante de manière divine. Elle peut rendre un enfant sage à salut ; et elle peut rendre un homme parfait pour toute bonne œuvre (2 Tim. 3. 15 à 17). Alors, ayant un tel guide, une telle autorité, qu’est-ce qui nous convient, à nous chrétiens, comme serviteurs de Dieu et serviteurs de Christ ? Eh bien, il est clair que nous devons nous soumettre, absolument et sans réserve, à ses enseignements en toutes choses.

Si ce n’était qu’une question personnelle de salut, de profit, ou de bénédiction, on écoutera l’Écriture. Les gens sont contents et reconnaissants d’apprendre comment ils peuvent être sauvés et bénis. Tout ce qui se rapporte à la condition et à la destinée individuelles sera bien reçu. Mais du moment qu’il est question de l’autorité de Christ sur nous, en esprit, âme et corps, quand la Parole de Dieu est amenée à juger toute notre carrière pratique, nos habitudes personnelles, notre organisation domestique, nos intérêts commerciaux, nos associations religieuses, notre position ecclésiastique – alors, malheureusement, il devient visible à quel point l’autorité de la Sainte Écriture est repoussée.

D’après the Lord is near août 1985

BERACA 40 : GÉDÉON

Quarante années se sont écoulées depuis la victoire sur Jabin, roi de Canaan. Le cantique de Debora a été oublié et, une nouvelle fois, « les fils d’Israël firent ce qui est mauvais aux yeux de l’Éternel ; et l’Éternel les livra en la main de Madian pendant sept ans » (Jug. 6. 1).

Par Moïse, l’Éternel avait averti son peuple : « … si tu n’écoutes pas la voix de l’Éternel, ton Dieu, pour prendre garde à pratiquer tous ses commandements et ses statuts que je te commande aujourd’hui, il arrivera…, qu’un peuple que tu ne connaissais pas, mangera le fruit de ta terre et tout ton labeur ; et tu ne seras qu’opprimé et écrasé tous les jours » (Deut. 28. 15 et 33). C’est ce qui est arrivé : « Et la main de Madian fut forte sur Israël… et quand Israël avait semé, Madian montait, et Amalek et les fils de l’orient ; et ils montaient contre lui. Et ils campaient contre eux, et détruisaient les produits du pays jusqu’à ce que tu viennes à Gaza, et ils ne laissaient point de vivres en Israël, ni mouton, ni bœuf, ni âne » (Jug. 6. 2, 3 et 4).

« Lorsque les fils d’Israël crièrent à l’Éternel à cause de Madian, l’Éternel envoya… un prophète » (v. 7). Il leur rappelle la délivrance de l’Égypte, les commandements de l’Éternel, et que le pays leur avait été donné en héritage. En conséquence, ils devaient craindre l’Éternel et ne pas s’attacher aux dieux des Amoréens ; « Et vous n’avez pas écouté ma voix » (v. 10).

Comme cela nous parle ! À nous qui avons été « délivrés du pouvoir des ténèbres, et… transportés dans le royaume du Fils » de l’amour du Père (Col. 1. 13). Lorsque notre cœur se tourne vers le monde jusqu’à en être rempli, c’est l’ennemi qui nous ravit « les produits du pays ». Les dieux de ce monde sont nombreux : l’amour de l’argent, l’orgueil de la vie, l’asservissement aux sports, pour si possible atteindre aux médailles etc. ; mais ces médailles sont périssables. Ceux qui sont animés par l’esprit d’un monde qui s’en va avec sa convoitise « courent afin de recevoir une couronne corruptible » ; le chrétien engagé court « afin d’en recevoir une incorruptible » (1 Cor. 9. 25 ; 1 Jean 2. 17).

Les fils d’Israël, placés sous la discipline, se souviennent du seul vrai Dieu et crient à lui. Alors, Dieu envoie un prophète pour parler à leurs cœurs. Pour nous, jusqu’au retour du Seigneur, Dieu parle par son Esprit et par sa Parole. N’abandonnons pas les réunions d’assemblée, où le ministère prophétique est actif quand l’un ou l’autre parle pour « l’édification, et l’exhortation, et la consolation » (voir Héb. 10. 25 ; 1 Cor. 14. 3). Israël s’est retrouvé sous la discipline, parce qu’il est le peuple de Dieu et que « celui que le Seigneur aime, il le discipline, et il fouette tout fils qu’il agrée » (Héb. 12. 6). Dans sa grâce, Dieu leur prépare un sauveur. Il choisit le plus petit d’une famille la plus pauvre dans la tribu de Manassé. Ce jeune homme, il le connaît parce qu’il a les intérêts de sa famille et de son peuple à cœur, un peu comme le roi David dans sa jeunesse. Au temps opportun, Dieu envoie un messager, « un ange de l’Éternel vint, et s’assit sous le térébinthe qui est à Ophra, lequel était à Joas. Et Gédéon, son fils, battait du froment dans le pressoir » (Jug. 6. 11).

Gédéon utilise un pressoir au lieu de l’aire. En temps normal, il aurait employé un endroit exposé au vent afin que la balle (l’écorce du grain) puisse s’envoler facilement. Battre le grain dans un pressoir, à l’abri du vent, doublait son travail. Mais il fallait un moyen qui permette de mettre la récolte « en sûreté de devant Madian ». L’énergie déployée par ce jeune homme, pour la survie d’une famille, nous fait penser à celle que nous devrions déployer pour empêcher Satan de nous ravir la précieuse Parole de Dieu. Si facilement nous sommes occupés à tant et tant de travaux que sa lecture se trouve placée au second plan.

En lisant attentivement ce récit, nous voyons premièrement un ange de l’Éternel qui s’assied « sous le térébinthe » et par la suite, l’Ange de l’Éternel qui apparaît à Gédéon pour lui dire : « L’Éternel est avec toi, fort et vaillant homme ». Il y a certainement une différence entre ces deux personnes. Les anges sont « des esprits administrateurs, envoyés pour servir en faveur de ceux qui vont hériter du salut » (Héb. 1. 14). L’Ange, montré avec un A majuscule, dans certaines traductions de la Bible, est une apparition du Seigneur. Nous voyons la même chose quand l’Éternel apparaît à Abraham, accompagné de deux hommes, qui sont des anges, en Genèse 18. Ces apparitions sont importantes dans la vie d’autres hommes et femmes de foi. Agar, Jacob, Moïse, Josué, Balaam, la femme de Manoah, etc. ; à part pour Agar, ces apparitions sont toutes liées aux intérêts d’Israël, le peuple de Dieu. L’Ange qui se manifestait à son peuple est vu dans l’Évangile selon Jean comme étant la Parole : « Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu… Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous… pleine de grâce et de vérité » (Jean 1. 1 et 14).

Concernant Gédéon, le frère Henri Rossier a écrit : « Dieu seul entre en scène dans l’œuvre de délivrance de son peuple. En premier lieu, « l’Ange de l’Éternel lui apparut ». Comme à Saul sur le chemin de Damas, c’est Dieu qui commence par se révéler lui-même à l’âme de tous ses serviteurs dans la personne de Jésus. En second lieu, l’Éternel se révèle à Gédéon, comme s’associant à lui : « L’Éternel est avec toi » ; en troisième lieu, c’est Lui qui donne un caractère à Gédéon, – « fort et vaillant homme », – caractère que Gédéon lui-même, faible et se cachant dans son pressoir, n’eût jamais rêvé d’obtenir. Quatrièmement, l’Éternel le regarde « en grâce » pour se révéler, non plus à lui, mais en lui, comme le Dieu de puissance. Si Gédéon n’a pas de force, l’Éternel en a pour lui ; c’est le secret qu’il lui fait connaître, car il lui dit : « Cette force que tu as ». Cinquièmement, c’est Lui qui l’envoie : « Va avec cette force » (H. R.).

Tel qu’il est, Dieu l’envoie : « va… et tu sauveras Israël de la main de Madian. Ne t’ai-je pas envoyé ? ». Gédéon argumente : « Ah ! Seigneur, avec quoi sauverai-je Israël ?… Et l’Éternel lui dit : Moi je serai avec toi » (Jug. 6. 14 à 16). Plusieurs, dans les moments difficiles, ont entendu les mêmes paroles de réconfort. Pour tous les temps, cette voix fortifie la foi : « Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi » (És. 43. 2). « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle » (Mat. 28. 20) nous dit le Seigneur Jésus.