ESPÉRER OU DÉSESPÉRER ?

« Le Dieu d’espérance vous remplisse de toute joie et paix en croyant, pour que vous abondiez en espérance par la puissance de l’Esprit Saint » Romains 15. 13.

« L’espérance… que nous avons comme une ancre de l’âme » Hébreux 6. 19.

« Espérance » est un mot merveilleux : il peut rendre le courage à tous, malades, nécessiteux, marginaux… Mais que peut-on espérer ? L’avenir est sombre et inquiétant, et pourtant les psychologues répètent qu’il faut vivre d’espoir… Mais quel espoir ? Il y a celui qui attend un travail, la retraite ou des jours meilleurs… et puis voilà un imprévu, un échec, une grave maladie, un accident… Personne ne peut contrôler son propre avenir ou satisfaire ses propres désirs et ses propres besoins de manière autonome. Toutefois, remplis d’illusions et de confiance dans leurs propres capacités, nombreux sont ceux qui continuent à espérer, à être optimistes, jusqu’à la déception, parfois même jusqu’au désespoir.

Dans la Bible, « l’espérance » n’a rien à voir avec l’optimisme ou une attente incertaine, mais elle indique une pleine certitude, basée sur « le Dieu d’espérance », « le vrai Dieu ». Tout ce qui vient de Dieu est certain, Sa Parole est la vérité. Il veut nous donner un bonheur présent et éternel, « un avenir et une espérance » (Jér. 29. 11). C’est pour cela qu’Il a donné son Fils ! Quiconque croit en Jésus, mort sur la croix pour expier nos péchés, trouve la paix avec Lui et la vie éternelle. Christ remplit son cœur, sa confiance se fonde sur Lui, sur ce qu’Il a fait, sur ses promesses pour l’avenir. Le chrétien qui s’appuie fermement sur ces certitudes peut alors affronter avec sérénité les épreuves passagères de la vie, considérer la mort comme un passage, dans l’attente sûre et certaine d’un bonheur éternel avec Jésus Christ, qui est Lui-même « notre espérance » (1 Tim. 1. 1).

D’après « Il buon seme » – juin 2024

TRADUCTION DE FEUILLETS (80)

« Fais-moi entendre dès le matin ta bonté, car en toi j’ai mis ma confiance ; fais-moi connaître le chemin où j’ai à marcher, car c’est à toi que j’élève mon âme » Psaume 143. 8.

FAITES CONFIANCE À DIEU

Notre vie est comme un sentier de randonnée de longue distance qui a commencé dans le passé et se terminera dans le futur. Chaque journée correspond à une étape.

La vraie vie commence par la conversion. Là, nous sommes entrés en contact avec Jésus-Christ et avons cru en lui. Il a enlevé de notre conscience le fardeau du péché et nous a accordé un pardon complet. Ce fut le point de départ de notre voyage en tant que chrétiens. Le but est la gloire auprès du Seigneur Jésus.

Il y a de nombreuses étapes intermédiaires qui nous mettent beaucoup de pression : il y a des problèmes dans la famille, au travail, dans les relations avec les autres. La maladie et la vieillesse peuvent devenir des étapes très difficiles et abruptes de notre parcours de vie. Comment faire face à de telles situations ? Devons-nous nous rebeller contre elles ou les laisser nous décourager ?

– Non, la Bible nous dit de remettre nos problèmes avec confiance entre les mains de Dieu : « Remets ta voie sur l’Éternel et confie-toi en lui, et lui, il agira ! (Ps. 37. 5). Nous pouvons compter sur notre Dieu qui, par amour pour nous, a donné son propre Fils pour mourir sur la croix. Comme il est bon de croire fermement qu’Il agira en notre faveur ! Ce n’est peut-être pas comme nous le souhaitons, ou à un moment différent de celui que nous pensons, mais Il sait ce qui est le meilleur pour nous.

D’après Näher zu Dir août 2024

« Ayant reçu de nous la parole de la prédication qui est de Dieu, vous avez accepté, non la parole des hommes, mais (ainsi qu’elle l’est véritablement) la parole de Dieu  » 1 Thessaloniciens 2. 13.

INFORMATIONS DE PREMIÈRE MAIN

Pouvons-nous connaître quelque chose de certain sur le Dieu vivant ? – Oui, nous avons des informations de première main sur Lui. Son Fils Jésus-Christ est venu sur la terre en tant qu’Être humain pour nous révéler Dieu. « Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 18). Jésus-Christ nous a montré que Dieu aime ses créatures, mais condamne tout mal et tout acte répréhensible. Il est mort sur la croix pour que nous puissions avoir une relation heureuse avec Dieu malgré nos péchés. Quiconque croit personnellement au Seigneur Jésus et à son œuvre de rédemption sur la croix obtient la paix avec Dieu.

Comment savoir si ce message sur Dieu et le salut des personnes perdues est vrai ? Cela fait déjà 2000 ans que le Fils de Dieu est venu sur la terre pour nous présenter Dieu et donner sa vie en rançon pour les pécheurs que nous étions. Cela nous est dit dans la Bible et c’est donc digne de confiance ! Dieu lui-même a donné littéralement aux écrivains de la Bible tout ce qu’Il voulait nous dire, à travers son livre (2 Tim. 3. 16).

Ces informations sont fiables. Acceptons-les avec foi, comme étant véridiques, même si cela heurte notre intellect ! Alors, nous entrons dans une relation ordonnée avec Dieu et apprenons à Le connaître comme notre Père aimant.

D’après Näher zu Dir août 2024

« Ne crains pas la frayeur subite, ni la ruine des méchants quand elle surviendra » Proverbes 3. 25.

« L’Éternel, mon Dieu, fait resplendir mes ténèbres. Car, par toi, je courrai au travers d’une troupe, et par mon Dieu, je franchirai une muraille » Psaume 18. 29 et 30.

FRANCHIR LES MURS

Les murs – ils existent presque partout sur la terre. Les murs sont construits pour garder quelqu’un à l’intérieur, ou le retenir à l’extérieur, selon le point de vue. Les murs, aussi impressionnants soient-ils, ne sont pas un signe de force, mais plutôt de faiblesse.

La plus grande muraille du monde est la Grande muraille de Chine : elle mesure 8851 kilomètres de long. Le Limes, frontière de la zone économique romaine, était considérablement plus court et non continu. C’était un aveu que l’Empire romain avait atteint ses limites.

D’autres murs ont été construits pour empêcher les gens de s’échapper. Il s’agit notamment des murs des prisons, mais aussi du mur qui existait entre l’Allemagne de l’Ouest et la R.D.A. entre 1961 et 1989. Il mesurait 167,8 kilomètres de long et était destiné à empêcher les citoyens de la R.D.A. de « quitter le pays ».

Il existe également des murs qui ne sont pas en pierre, en béton ou en acier. Par exemple, des murs de peur qui peuvent devenir de véritables murs de prison. Dieu connaît et voit comment le danger, la peur et l’inquiétude peuvent littéralement « emmurer » une personne. C’est pourquoi Il dit si souvent aux siens dans la Bible : ne craignez pas !

Lorsque Dieu vous donne du courage, ce n’est pas une vaine consolation, parce qu’Il a tout fait pour assurer votre sécurité pour toujours – pour le temps et l’éternité. Acceptez son salut et sa grâce – pour que les murs de la peur puissent être surmontés aujourd’hui.

D’après die gute Saat août 2024

« Je connais tes œuvres. Voici, j’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer, car tu as peu de force, et tu as gardé ma Parole et tu n’as pas renié mon nom » Apocalypse 3. 8.

PHILADELPHIE ATTEND LE SEIGNEUR

À l’assemblée de Philadelphie le Seigneur se présente avec ses attributs moraux, comme « le saint » et « le véritable ». Cela est en heureuse relation avec la condition morale de cette assemblée. Au milieu de la décadence générale, ils avaient à cœur la Parole du Seigneur et lui obéissaient, et par-dessus tout maintenaient jalousement la gloire de la Personne de Christ, et refusaient tout reniement de son nom. Le Seigneur, qui tient la clé, peut l’employer en faveur de tels. En dépit de tout le pouvoir de l’ennemi, Il ouvre pour eux les portes du service, et ferme des portes qui conduiraient vers un sentier contraire à sa pensée.

Dans ce message, nous avons l’annonce du Seigneur que, au milieu des corruptions croissantes de la chrétienté, un témoignage serait rendu aux vérités de la Parole de Christ, et à l’autorité suprême et la valeur de son nom précieux. Toutefois, nous sommes aussi avertis que Satan dressera un contre-témoignage par un réveil de Judaïsme avec ses formes et ses cérémonies. Nous savons que le réveil de la vérité de l’Église a été aussitôt contrarié par un grand éclat de ritualisme et de superstition. Ainsi Satan essayait d’annuler la Parole de Christ, de détacher les cœurs de la Personne de Christ, et ainsi de dérober au chrétien tout service et adoration fidèles.

Si ces croyants fidèles sont avertis de l’opposition qu’ils rencontreront de la part de Satan, ils sont aussi encouragés à endurer avec patience, sachant que, s’ils sont protégés au travers des épreuves présentes, ils seront protégés hors de l’heure de la tribulation venant prochainement « sur toute la terre ». Ils sont exhortés à « tenir terme » ce qu’ils ont, car le lâcher aurait pour résultat de leur faire perdre leur récompense dans le jour à venir. Pour les encourager à « tenir ferme » le Seigneur place devant eux sa venue, pour laquelle ils n’auront à attendre qu’un court moment, car Il vient bientôt.

D’après the Lord is near mars 1986

« Et il arriva, après trois jours, qu’ils le trouvèrent dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant. Tous ceux qui l’entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses » Luc 2. 46 et 47.

L’EXEMPLE DU SEIGNEUR JÉSUS ENFANT

Pendant trois jours Joseph et Marie avaient cherché cet Enfant unique de douze ans avant de Le trouver dans le temple. N’auraient-ils pas dû savoir que la maison de son Père était la place même qui aurait le plus profond intérêt pour Lui ? C’était certainement l’endroit où les choses de Dieu étaient étudiées le plus intelligemment. Là ils Le trouvèrent, à la fois écoutant les docteurs de la Loi et posant des questions. Prenant parfaitement et de manière convenable la place d’un garçon de son âge, Il ne fait pas étalage de sa propre connaissance, mais montre un réel intérêt pour leurs explications, et les interroge. Il est évident qu’ils Lui posaient aussi des questions, car ses réponses et son intelligence les étonnaient.

La vérité du passage d’Ésaïe 7. 15 est illustrée ici : « Il mangera du caillé (de la crème) et du miel pour savoir rejeter le mal et choisir le bien ». Le caillé, c’est la crème du lait solidifiée, type de la Parole de Dieu rendue bonne pour l’âme par l’exercice de la mastication. C’est la Parole elle-même ; tandis que le miel est le type du ministère de la Parole, rassemblée et digérée par les abeilles actives avant de contribuer au bien de toute la ruche – donc, ce que les croyants rassemblent pour le partager avec d’autres. Ce qui était véritablement de Dieu dans ce que les docteurs donnaient était du miel, et Lui le recevait ; quoi que, bien sûr, le beurre était en premier, c’est-à-dire la Parole de Dieu elle-même rendue bonne pour l’âme par un exercice personnel.

Le Fils de l’Homme béni avait besoin de cela, comme nous aussi avons profondément besoin de la Parole elle-même et du ministère de la Parole afin de faire la distinction entre le bien et le mal, et de choisir le bien.

D’après the Lord is near mars 1986 (L.M.G.)

« Car tout animal de la forêt est à moi, les bêtes sur mille montagnes » Psaume 50. 10.

PRIER AVEC FOI

Il y a un cantique d’école du dimanche qui parle ainsi de Dieu :

Il possède le bétail sur un millier de collines,

La richesse de toutes les mines,

Il possède les fleuves et les rochers et les ruisseaux,

Le soleil et les brillantes étoiles,

Des richesses merveilleuses plus qu’on ne peut le dire.

Il est mon Père, aussi elles sont aussi à moi.

Il possède le bétail sur un millier de collines,

Je sais qu’il prendra soin de moi.

Nous chantons cela, mais le croyons-nous ?

Dans les débuts d’un Institut biblique du Texas, il y eut une grave crise financière – telle que, si une grosse somme d’argent n’était pas reçue un certain jour, cela mettrait en danger l’existence même de l’école. Dans ce temps-là, un professeur d’enseignement biblique bien connu se trouvait justement là. Il se réunit avec le personnel de l’école pour une réunion de prières dans le bureau du président, et pria ainsi : cher Sauveur, tu possèdes le bétail sur mille montagnes. Ne veux-tu pas vendre une de ces bêtes et nous envoyer cet argent ?

Après cette réunion, le secrétaire vint dans le bureau en disant : quelqu’un aimerait vous voir. Un éleveur du Texas parut, disant : je suis un paysan dans un ranch, et Dieu m’a dit de vendre de mon bétail et de vous en donner l’argent. La somme qu’il donna était exactement ce qui était nécessaire pour éviter la crise financière.

Avez-vous déjà fait cette expérience, de la provision de Dieu dans un temps de besoin ? Croyez-vous qu’Il se soucie de vous plus que du bétail sur mille collines ? Ne voulez-vous pas prier avec foi ?

D’après the Lord is near mars 1986

« Le conseil dans le cœur d’un homme est une eau profonde, et l’homme intelligent y puise » Proverbes 20. 5

VENEZ BOIRE DE L’EAU DE LA VIE

Ce beau proverbe conduit nos pensées au puits profond près du village de Sichar, en Samarie, où un Homme qui porte le titre de « Fils de l’homme » est assis et parle à une femme solitaire. Il lui dit des choses qu’elle n’avait jamais entendues. D’abord, elle ne comprend pas. Mais bientôt les paroles touchent sa conscience – et elle commence à comprendre. Au lieu de se vexer, elle écoute plus attentivement. Et l’Étranger de Judée parle de choses comme « de l’eau de la vie », de « ne plus jamais avoir soif », « d’adorer en Esprit et en vérité », et du « Père qui en cherche de tels qui l’adorent ». Chaque fois qu’Il ouvre la bouche elle jouit d’eau fraîche venant de son cœur. Finalement elle court vers ses amis de la ville, et leur dit : venez, voyez un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ; celui-ci n’est-il pas le Christ ? Elle oublie la cruche, ayant bu – peut-être sans le savoir – à la fontaine de l’eau de la vie.

Si l’un de mes lecteurs est impressionné par ce récit, nous le pressons d’imiter cette femme, et de boire de Celui dont les paroles sont esprit et vie. Si vous le faisiez, cela pourrait être un tournant dans votre vie. Dès lors vous ne seriez plus comme avant. Les choses de la vie courante, comme la cruche de cette femme, auront de moins en moins d’importance pour vous.

D’après the Lord is near mars 1986

« Comme il (Jésus) était à Jérusalem, lors de la Pâque, pendant la fête, beaucoup crurent en son nom, contemplant les miracles qu’il faisait. Mais Jésus lui-même ne se fiait pas à eux, parce qu’il connaissait tous les hommes… car lui-même connaissait ce qui était dans l’homme » Jean 2. 23 et 24.

LE CŒUR DE L’HOMME MIS À NU

Nous devons apprendre du Seigneur Jésus quelque chose à notre sujet. Nous trouvons, en Jean 2, que « beaucoup crurent en son nom, contemplant les miracles qu’il faisait. » Croyez-vous qu’ils étaient sauvés par cela ? – Pas du tout. Je n’estimerais pas de grande valeur la foi d’un homme qui serait basée seulement sur le témoignage d’actions visibles ou de miracles. Je ne ferai aucun cas des multiples preuves de la vérité du christianisme : ce n’est que de l’incrédulité. Je n’ai besoin de rien que de la révélation de Dieu dans sa Parole. Et là, Dieu en soit béni, nous avons toute la vérité.

Nous avons ici la propre Parole de Dieu, le Fils de Dieu, et l’Esprit de Dieu. Que voulez-vous de plus ? Dieu en soit béni, nous avons sa Parole, et dans la Parole, nous trouvons le Fils de Dieu venu en grâce sur la terre.

Nous devons recevoir de Dieu la vérité, car si ce n’est pas par Dieu que j’ai la vérité, je ne l’ai pas du tout. La vérité absolue me dit : « Beaucoup crurent en son nom (de Jésus), contemplant les miracles qu’il faisait. Mais Jésus lui-même ne se fiait pas à eux, parce qu’il connaissait tous les hommes, et qu’il n’avait pas besoin que quelqu’un rende témoignage au sujet de l’homme ; car lui-même connaissait ce qui était dans l’homme ». Il savait bien que les multitudes qui suivaient ses pas et qui, un jour, attendaient d’être nourries par sa main toute-puissante, le jour suivant, de sang-froid, Lui préféreraient un meurtrier, Lui mettraient sur la tête une couronne d’épines, Le frapperaient d’un roseau et Le feraient mourir sur une croix.

D’après the Lord is near mars 1986

« Je connais tes œuvres, je sais que tu n’es ni froid ni bouillant ! Ainsi, parce que tu es tiède et que tu n’es ni froid ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche » Apocalypse 3. 15 et 16.

LE DÉCLIN DE L’ÉGLISE

Dans le message à Laodicée, nous apprenons la fin solennelle de la décadence de l’Église quant à sa responsabilité. Il avait été abusé de la grâce du Seigneur lors du réveil. Cependant, au milieu de toute la décadence, le Seigneur demeure la ressource inchangée des siens. Et dans le jour le plus sombre il y a la plus grande bénédiction pour le croyant, individuellement.

En contraste frappant avec la grande profession chrétienne qui n’a été, ni fidèle à Dieu, ni un témoin fidèle devant les hommes, le Seigneur se présente comme « l’Amen », par lequel tous les plans de Dieu seront accomplis, comme « le Témoin fidèle et véritable », « le commencement de la création de Dieu », où tout sera en harmonie avec Dieu.

La chute qui a commencé avec la perte du premier amour pour Christ se termine dans une indifférence complète envers Christ. L’Église n’est pas émue, bien que Christ soit hors de la porte, et elle est sourde à tous les appels par lesquels Il chercherait à gagner leurs cœurs. La grande masse se sert de la vérité que la grâce leur a restaurée pour s’exalter eux-mêmes et se vanter de leurs richesses, en étant aveuglés par leur vanité sur leur propre condition. La masse, contente d’elle-même, ne sait pas que, à la vue du Seigneur, ils sont spirituellement « malheureux, misérables, pauvres, aveugles et nus » (v. 17). Leur condition est nauséabonde pour Christ, et ne peut finir que par son rejet entier de la profession chrétienne.

Cependant, dans ces derniers jours sombres, des âmes fidèles que le Seigneur aime seront manifestées par les épreuves et les peines elles-mêmes nécessaires pour les ramener à Lui. Le Seigneur, avec patience, frappe à la porte, cherchant à trouver une place dans leurs affections. S’ils Lui ouvrent la porte de leur cœur, le Seigneur dit : « J’entrerai chez lui, et je souperai avec lui, et lui avec moi ». Il entrera dans tous leurs exercices et leurs épreuves.

D’après the Lord is near mars 1986

« Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par la prière et la supplication avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » Philippiens 4. 6 et 7.

ÊTRE À L’ÉCOLE DE DIEU

Dieu emploie des gens difficiles et des endroits difficiles pour développer des grâces spirituelles chez les siens.

Nous prions pour avoir de la patience, et Dieu nous envoie ceux qui nous éprouvent le plus ; car « la tribulation produit la patience » (Rom. 5. 3). Nous prions pour être soumis, et Dieu envoie des souffrances, parce que nous apprenons l’obéissance par les choses que nous souffrons (Héb. 5. 8). Nous prions pour ne pas être égoïstes, et Dieu donne des occasions pour nous sacrifier nous-mêmes en pensant aux choses qui sont aux autres (Phil. 2. 4).

Nous prions pour l’humilité et la force, et un messager de Satan nous tourmente jusqu’à ce que nous gisions dans la poussière, criant à Dieu pour que l’écharde nous soit ôtée (2 Cor. 12. 7 et 8). Nous prions pour avoir la victoire, et les choses du monde nous arrivent comme un orage de tentations ; car « la victoire qui a vaincu le monde, c’est notre foi » (1 Jean 5. 4).

Nous prions pour avoir de la communion avec Jésus, et Dieu tranche des liens naturels, et permet que nos meilleurs amis deviennent indifférents vis-à-vis de nous (Jean 15. 20). Nous demandons à suivre Jésus, et Il nous sépare de notre foyer et de notre parenté, car Lui-même a dit : « Quiconque parmi vous ne renonce pas à tout ce qu’il a ne peut pas être mon disciple » (Luc 14. 33).

Nous prions pour avoir plus d’amour, et Dieu nous place avec des personnes apparemment peu aimables, et leur permet de dire des choses qui nous irritent ; car « l’amour se montre patient, il est plein de bonté,… il ne s’irrite pas, … supporte tout, croit tout, espère tout, endure tout. L’amour ne périt jamais » (1 Cor. 13. 4 à 8).

Nous sommes injuriés et ne devons pas prier pour une compensation ; car Lui a été amené comme un agneau à la boucherie, …et Il n’a pas ouvert sa bouche (És. 53. 7). Nous prions pour la tranquillité, et tout, en nous et autour de nous, est confusion, afin que nous puissions apprendre que « quand il (Dieu) donne la tranquillité, qui troublera ? » (Job 34. 29)

D’après the Lord is near mars 1986

« Le pharaon appela Moïse et Aaron, et dit : allez, sacrifiez à votre Dieu dans le pays » Exode 8. 25.

LA SÉPARATION DU MONDE, CONDITION POUR LA BÉNÉDICTION

Le Seigneur désirait que son propre peuple se sépare du monde – ici, le pays d’Égypte – « afin qu’il me célèbre une fête dans le désert » (Ex. 5. 1). Chaque fois que le pharaon refusait cette demande, l’Éternel amenait un jugement sous la forme de plaies sur l’Égypte. Après que les serpents des magiciens aient été avalés par le bâton d’Aaron, que l’eau soit devenue du sang, et que les plaies des grenouilles, des moustiques et des mouches venimeuses aient été expérimentées, le pharaon prit conscience de la présence du Dieu des Israélites. Dans ce verset, il offre à Moïse le premier de quatre compromis, pour essayer de retenir le peuple de Dieu loin de la séparation d’avec le monde.

Le désir de l’Éternel était que son peuple soit séparé du monde par une distance de trois jours, pour Le servir. La réaction du pharaon, ici, est celle du diable qui, ayant perdu le combat, cherche à gagner une bataille en diminuant la joie du salut par des compromis. Il nous dit : bien, sois un chrétien, mais pas un chrétien séparé. Jouis de ton Seigneur, mais jouis aussi du monde. Nous devons répondre à cela : c’est impossible. Colossiens 3. 1 à 3 nous dit pourquoi : « Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez ce qui est en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; pensez à ce qui est en haut, pas à ce qui est sur la terre ; car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu ».

Quand l’Éternel appela son peuple à quitter le pays d’Égypte et à entrer dans le désert, Il ne les appela pas à une existence misérable. Si nous sommes misérables en suivant Christ, c’est notre faute, comme il en était pour les Israélites. Il nous a appelés plutôt à être près de Lui, guidés par Lui, et à ce qu’Il prenne soin de nous. Il désire que nous jouissions de ses bénédictions célestes. On ne peut en jouir que là où Il est.

D’après the Lord is near mars 1986

« Mais il ne lui répondit pas même un seul mot » Matthieu 27. 14.

COMMENT SE COMPORTER À LA GLOIRE DE DIEU

Ne pas répondre aux railleries par des railleries. Comme il peut être beaucoup perdu par un mot ! Calmez-vous. Restez tranquille. Si l’on vous frappe sur une joue, présentez l’autre. Ne répondez jamais – pas un mot. Peu importe votre réputation ou votre caractère – ils sont dans ses mains, et vous les dégradez en essayant de les sauver.

Ne faites pas d’efforts, d’essais, de pleurs. N’ouvrez pas la bouche. Silence. Un mot fera de la peine, perturbera, effrayera la colombe. Silence – pas un mot !

Est-ce qu’on ne vous comprend pas ? Peu importe ! Cela amoindra-t-il votre influence et affaiblira votre capacité pour le bien ? Laissez cela à Dieu. Il vous a en charge et à ses soins.

Vous fait-on du tort, et votre nom est-il sali ? Très bien. Soyez doux et humble, simple et aimable – sans répondre.

Que le Seigneur vous garde dans sa paix parfaite ; appuyez-vous sur Lui ; confiez-vous en Lui. Soyez calme devant le monde, et reposez-vous en Lui. Pas de discussion, de débats, de controverse. Restez tranquille !

Ne jugez ni ne condamnez jamais, n’accusez pas, ne censurez pas. Pas un mot. Jamais aucune expression déplacée ou désagréable. Jamais de doute ou de crainte. Jamais une remarque de dénigrement au sujet d’un autre. Comme vous voudriez que les autres fassent devant le monde, faites de même.

Du calme ! Restez tranquille. Pas un mot, pas même un regard qui interromprait la sérénité de l’âme. Calmez-vous. Gardez le silence devant Dieu. Le calme est meilleur que le bruit. Pas un mot de murmures ou de plaintes dans la prière ; pas un mot de gronderies ou de discussions. Que votre langage soit simple, aimable, paisible ; ne parlez pas, mais laissez Dieu parler. Écoutez sa voix.

D’après the Lord is near mars 1986

« Éternel ! ta parole est établie à toujours dans les cieux » Psaume 119. 89.

QU’EST-CE QUE LA BIBLE EST POUR VOUS ?

Vous êtes-vous déjà demandé : que fera la Bible pour moi ? Elle répondra de manière satisfaisante à toutes les questions déconcertantes que le cœur et la conscience posent quand vous pensez à votre responsabilité envers votre Créateur.

La Bible est la révélation du cœur de Dieu à votre cœur. Qui que vous soyez ou quoi que vous soyez, elle est parfaitement adaptée à vous dans tous vos besoins.

La Bible n’a pas plus besoin de l’aide de l’homme pour vous convaincre qu’elle est la Parole de Dieu, que le soleil n’a besoin de la lumière d’une bougie pour vous convaincre qu’il brille. La lumière est sa propre évidence. Si vous voulez savoir si le soleil brille, regardez le soleil. Si vous regardez le soleil et ne pouvez pas voir qu’il brille, c’est parce que vous êtes aveugle. Si vous lisez la Bible et ne pouvez pas voir qu’elle est la Parole de Dieu, c’est parce que vous êtes spirituellement aveugle (1 Cor. 2. 14). Mais si vous demandez honnêtement à Dieu d’ouvrir vos yeux, Il le fera. Alors vous verrez qu’elle est la Parole de Dieu, et vous entendrez Dieu vous parler dans votre propre langage afin que vous puissiez Le comprendre. C’est une honte d’être dans l’ignorance de Dieu quand vous avez une révélation de Lui qui est aussi claire que la lumière du soleil de midi.

La Bible fera pour vous ce qu’elle a fait pour des millions d’autres personnes comme vous au cours des siècles. Elle vous convaincra de l’amour de Dieu pour vous et de votre besoin d’un Sauveur (Jean 3. 16). Elle mettra le Seigneur Jésus Christ devant votre cœur et ses besoins, de manière tellement attachante, dans sa vie merveilleuse, sa mort en sacrifice sur la croix pour vos péchés, sa résurrection triomphante hors de la mort, et son ascension glorieuse comme Homme dans le ciel – que vous ne serez pas satisfait avant de vous être confié en Lui comme en votre Sauveur. Elle vous enseignera comment vivre et comment mourir à la gloire de Dieu, et fera que vous vous réjouirez maintenant et pour toujours (Phil. 4. 4).

D’après the Lord is near mars 1986

« Que cherchez-vous ? Ils lui dirent : Rabbi (ce qui se traduit par : Maître), où demeures-tu ? » Jean 1. 38.

RECHERCHER LE SEIGNEUR LUI-MÊME

Il semble que deux disciples de Jean le Baptiseur n’étaient pas satisfaits de ce qu’ils avaient appris de leur maître, et qu’ils étaient retournés dans leurs sentiers anciens. Peut-être étaient-ils conscients des limites de Jean ; cela n’est-il pas impliqué dans le verset 35 : « Le lendemain encore, Jean se tenait là » ? C’est comme s’il ne pouvait pas aller plus loin, maintenant que la « vraie lumière » était venue. Une fois que Jean les eut dirigés sur « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde », ces deux disciples n’étaient pas satisfaits de s’arrêter avec la lumière qu’ils avaient. Ils étaient des hommes décidés, et désiraient avoir plus de lumière et de bénédiction. Il n’est donc pas étonnant que nous les voyions suivre Jésus.

Quand Jésus voit cela, Il se retourne et demande : « Que cherchez-vous ? ». La question devait les mettre à l’épreuve et leur faire dire leur but en Le suivant.

Que leur réponse est pleine de sens : « Rabbi, où demeures-tu ? » Même à cette étape du début de leur développement spirituel, ils identifient que certaines choses – comme le suggère la question du Seigneur « Que cherchez-vous » ne sont pas tellement importantes. Avec sagesse, ils cherchent la présence et la compagnie de la Lumière de la vie.

Il est significatif que le Seigneur ne rejette pas leur question, car Il leur dit : « Venez et voyez ». Ils Le suivent, et demeurèrent avec Lui ce jour-là. Nous voyons plus tard quelle connaissance intime du Seigneur Jésus Jean acquit comme résultat d’avoir cherché et suivi la « vraie lumière ».

Qu’en est-il de vous ? Êtes-vous satisfait de choses simples, même si elles peuvent être de nature spirituelle ? Ne voudriez-vous pas accepter plutôt l’invitation de venir et voir, et connaître la joie de jouir de la Personne bénie de Jésus ? Et ensuite, comme le dit l’Écriture, nous devons croître dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ. Soyons donc occupés de Lui !

D’après the Lord is near mars 1986

TRADUCTION DE FEUILLETS (79)

« Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés, alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ » Éphésiens 2. 4 et 5.

ÉCHOUÉ

C’était un cadre pour une photo magnifique : sable blanc, eau bleue, ciel bleu, et au premier plan un bateau bleu avec une cabine de conduite blanche et un toit rouge. Un accroche-regard, une attraction pour les touristes.

Mais en réalité, ce coaster Nordland 1, qui s’est échoué le 3 février 2011, n’avait pas sa place sur la plage nord devant la promenade de l’île de Borkum. Il avait apporté des matériaux pour la construction de la promenade, s’était échoué et avait été poussé sur un rocher par les hautes eaux de crue. Il restait là, incapable de se libérer. Au début, on avait envisagé de le découper et de le transporter, mais les coûts auraient rendu sa récupération peu rentable. Finalement, il fut possible de retirer le navire de la plage à marée haute et de le remorquer jusqu’au port de Borkum.

Aujourd’hui encore, de nombreuses vies sont bloquées et échouées. Les tempêtes de la vie détruisent les mariages, les familles et les moyens de subsistance ; l’alcool, la drogue et autres excès laissent des traces. La déception et la résignation s’installent. Vous réalisez que vous-même ne pouvez plus être libéré. Mais d’où viendra l’aide ?

Nordland 1 n’a pas pu se libérer lui-même, il a eu besoin d’une aide extérieure et d’une entreprise de secours. Nous aussi avons besoin d’une aide extérieure. Il y a Quelqu’un qui est prêt à nous libérer. C’est Jésus Christ, le Fils de Dieu. Il a promis : « Jusqu’à votre vieillesse, Je suis le même, et jusqu’à vos cheveux blancs, je vous porterai. Moi, je l’ai fait, moi je porterai, et moi je chargerai sur moi, et je délivrerai » (És. 46. 4). Remettons-Lui avec foi et confiance tous nos fardeaux, tous nos problèmes. Il est fidèle à ses promesses.

D’après die gute Saat août 2024

« Tu te souviendras de tout le chemin par lequel l’Éternel, ton Dieu, t’a fait marcher ces quarante ans, dans le désert, afin de t’humilier, et de t’éprouver, pour connaître ce qui était dans ton cœur » Deutéronome 8. 2.

AVOIR TOUJOURS LA CONSCIENCE EN HARMONIE AVEC LA PENSÉE DE DIEU

Dieu, dans le présent, désire que nos cœurs soient à l’unisson avec Lui dans notre vie de tous les jours. Dieu nous dit : ton cœur et le mien souhaitent s’entretenir ensemble. Je vais te montrer ce qui est dans ton cœur, et te montrer que je le connais. Il nous a amenés à Lui. Pensez-vous que si tout ce qu’il y a dans votre cœur n’est pas apporté devant Lui, les choses seront en ordre entre vous ?

Croyez-vous qu’un père aime avoir le cœur tout à fait différent de celui de son enfant ? Il souhaite que l’esprit, l’âme et les pensées de son enfant soient en communion avec lui. Dieu nous fait passer par le désert afin que nous apprenions cela.

Vous voyez souvent un vrai chrétien qui, sur son lit de mort, ne sait pas à quoi il en est, parce qu’il n’a pas tout réglé avec Dieu jour après jour. « C’est pour cela que je m’exerce moi-même à avoir toujours une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes » (Act. 24. 16). Paul était exercé à ce que son cœur soit, en toutes choses, en communion avec le cœur de Christ. Le cœur de Christ était ainsi. Il pouvait dire : « Je fais toujours ce qui lui est agréable » (Jean 8. 29).

Enoch marchait avec Dieu, et il reçut ce témoignage, qu’il a plu à Dieu. Il marchait dans la présence de Dieu, et il en résultait qu’il a plu à Dieu. Vous ne pouvez pas marcher avec Dieu sans que tout soit clair avec Lui. Si vous avez quelque chose sur la conscience, vous ne serez pas heureux. À chaque pas que nous faisons, nous Le voyons mieux, la lumière devient plus claire, et nous trouvons des choses à juger dont nous n’avions pas vu jusque-là qu’elles devaient être jugées, selon ce que nous connaissons de la gloire de Dieu. Vos cœurs sont-ils en harmonie avec cela ? En supposant qu’ils ne le soient pas, quel est l’effet de la présence de Dieu ? Eh bien, c’est de faire agir ma conscience pour nous amener dans sa communion.

D’après the Lord is near février 1986

« L’amour du Christ nous étreint, en ce que nous avons discerné ceci, que si un est mort pour tous, tous donc sont morts, et qu’il est mort pour tous afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité » 2 Corinthiens 5. 14.

« Pour moi, vivre, c’est Christ » Philippiens 1. 21.

AVOIR CHRIST DEVANT SOI DANS TOUTE SA VIE

Paul était en prison, et pourtant s’oubliait tellement lui-même que son seul désir était que Christ soit magnifié dans son corps, que ce soit par la vie ou par la mort. Christ était le seul objet de sa vie ; dans tout ce qu’il désirait et tout ce qu’il faisait, tout était en rapport avec Christ.

Il suivait ainsi l’exemple de notre Seigneur bien-aimé. Car Christ ne cherchait jamais à se plaire à Lui-même, mais Il faisait toujours les choses qui plaisaient à son Père ; Il trouvait sa nourriture à faire la volonté de son Père et à accomplir son œuvre (Jean 4. 34 ; 8. 29). « Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimé enfants, et marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est livré Lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu en parfum de bonne odeur » (Éph. 5. 1 et 2). Christ a aimé l’assemblée et s’est livré Lui-même pour elle ; et cependant, même en cela, c’est Dieu qui était l’objet de son âme ; Il recherchait sa gloire, et ce fut le motif qui le conduisit à la mort.

De même Christ seul devrait être l’objet de notre vie, de nos pensées, de nos sentiments, de nos projets, de nos occupations, de nos activités. Nous sommes à Lui, car Il nous a rachetés par son propre sang précieux. Nous devrions vivre, non pas pour nous-mêmes, mais pour Lui, qui est mort pour nous et qui est ressuscité. Quelle mise à l’épreuve pénétrante, pratique, cela donne-t-il ! Est-ce que je me propose ou désire quelque chose ? Est-ce pour Christ ? Puis-je regarder dans ma demeure, et dire de tout ce que je possède : c’est pour Christ ? Ainsi « pour Christ » nous donne un principe qui peut être appliqué à l’ensemble de notre vie quotidienne – un principe qui ne fait rien de soi-même, mais qui fait tout de Christ. Cela nous assurera une vraie paix et une heureuse communion avec Dieu.

D’après the Lord is near février 1986

« Je connais tes œuvres, ton amour, ta foi, ton service, ta patience, et tes dernières œuvres qui dépassent les premières » Apocalypse 2. 19.

LE DÉCLIN TRAGIQUE DE L’ÉGLISE

Le message à Thyatire prévoit la condition de l’Église du Moyen Âge. Le Seigneur est présenté comme le Fils de Dieu dont les yeux sont une flamme de feu, discernant tout mal, et dont les pieds sont comme l’airain brillant, préparés à agir contre le mal.

Les paroles du Seigneur indiquent que, dans cette période, l’église avait un grand dévouement, exprimé par l’amour, la foi, le service, et la patience. L’histoire ne confirme-t-elle pas les paroles du Seigneur ? Car nous savons que, en dépit de beaucoup d’ignorance et de superstition, il y avait, pendant le Moyen Âge, un grand nombre de personnes qui se renonçaient à elles-mêmes et souffraient patiemment pour l’amour de Christ.

Ensuite, en dépit du dévouement individuel, le Seigneur indique que, dans cette période, l’église atteindra « les profondeurs de Satan ». Car en cette époque, la papauté, ce terrible système symbolisé par « la femme Jézabel » vient au premier plan. Nous voyons en elle l’exaltation de la chair, car cette femme « se dit prophétesse ». L’Église prend la place d’un enseignant pour proférer la doctrine, amenant à une alliance avec le monde, et l’institution d’un système d’idolâtrie dans l’adoration d’images et de saints. À un moment donné, l’Église cherche à s’exalter elle-même en dominant sur le monde et en se prêtant à ses convoitises. Le résultat, c’est une génération dans l’Église, qui vient sous les jugements pénétrants du Seigneur et la sentence de mort.

Toutefois, le Seigneur, ici, a encore un résidu qui n’est pas touché par ces faux enseignements, et qui est étranger aux profondeurs où Satan les a entraînés. De tels ne recherchent pas la repentance ou la réforme dans cet affreux système, mais tiennent ferme la vérité jusqu’à ce que le Seigneur vienne. Ils auront alors leur récompense.

D’après the Lord is near février 1986

« Si j’étais rasé, ma force s’en irait de moi, et je deviendrais fable, et je serais comme tous les hommes » Juges 16. 17.

SURVEILLONS NOS PENSÉES AVANT D’AGIR

Remarquons comment un chrétien plein de l’Esprit peut devenir faible.

1. Dans la vie de la pensée. « Comme il a pensé dans son âme, tel il est » (Prov. 23. 7). Il n’est pas meilleur que les pensées qu’il entretient, même s’il prêche, chante, ou prie bien. S’il se permet de s’attarder sur des pensées peu aimables, impures, ou sans cœur, il est déjà prêt à aller plus loin. La puissance de Samson avait disparu lorsqu’il avait été rasé et il n’en était pas conscient jusqu’à ce que l’épreuve cruciale vienne. Soyez étonné et alarmé, ô homme, si vous vous laissez aller un moment à entretenir des pensées que vous ne voudriez pas qui soient dites à haute voix ! La pureté intérieure donne une dignité spirituelle qui ne peut pas être acquise en étant assis devant une large audience.

2. Trop de discours ! Comme une locomotive, il n’est pas nécessaire qu’il se perde trop de vapeur. Lincoln avait dit qu’il avait voyagé sur un bateau à vapeur sur le fleuve Ohio, et que le sifflet était tellement fort que, quand on le soufflait, la modification dans la vitesse du bateau pouvait se remarquer. Un grand parleur est habituellement faible pour tirer de lourds fardeaux.

3. Manque de solitude ! C’est quand Jacob fut laissé seul que l’ange l’a rencontré. Il fallait qu’il se sépare de sa famille, de ses serviteurs, et de son bétail. Quelque valeur qu’elles aient, plus d’un homme leur permet de s’amonceler, ce qui rompt la communion avec Dieu. Le résultat est une perte de puissance spirituelle. On peut affaiblir l’âme en étant trop en public. De la même manière, si l’on se mêle trop avec des gens à l’esprit mondain, on sera contaminé.

Après avoir passé une soirée agréable, n’êtes-vous pas rentré chez vous l’âme desséchée ? Ne vous arrive-t-il pas souvent de vous réveiller, la nuit, ou au petit matin, et d’avoir envie de dire : Seigneur, pardonne-moi d’avoir trop parlé et ri ?

D’après the Lord is near février 1986

« (Jésus) leur dit : allez dans le monde entier, et prêchez l’évangile à toute la création. Celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; celui qui n’aura pas cru sera condamné » Marc 16. 15 et 16.

LE BUT DE L’ÉVANGILE : AMENER DES ÂMES SAUVÉES DANS L’ASSEMBLÉE

Quel est le but véritable de l’évangile ? Nous devons aller dans le monde entier, et prêcher la bonne nouvelle du salut à toute la création. Cependant, nulle part dans la Parole de Dieu nous ne trouvons la pensée que le monde entier, ou toutes les créatures, seront sauvés.

Au contraire, Jacques, en Actes 15. 14, conclut : « Siméon a raconté comment Dieu a commencé à visiter les nations pour en tirer un peuple pour son nom ». Autrement dit, nous devons prêcher à tous, en sachant que quelques-uns seulement seront sauvés.

L’intention de Dieu est de retirer un peuple pour son nom, c’est-à-dire de séparer le croyant de celui qui rejette l’évangile. Que l’évangile soit donné à beaucoup, mais reçu seulement par certains, cela a été vu quand Paul « exposait la vérité, en rendant témoignage du royaume de Dieu… les persuadant de ce qui concerne Jésus ». Alors que « les uns » vinrent écouter, et « étaient convaincus » des choses qui étaient dites, « les autres refusaient de croire ». (Act. 28. 23 et 24).

Supposez que deux missionnaires aillent dans un pays éloigné, l’un ayant pour but la conversion du monde entier, l’autre le rassemblement d’un peuple. Le dernier, à cause de son objectif, sera-t-il moins dévoué, moins énergique, moins enthousiaste que le premier ? Au contraire, le fait même que le dernier a la pensée de Dieu concernant l’objet de l’évangile ajoutera de l’importance à son effort et de la stabilité à son attitude. Son cœur sera encouragé par chaque âme qui croit, tandis que le premier sera découragé par chacun de ceux qui ne croient pas. Gardons devant nous le véritable objectif de l’évangile – rassembler un peuple pour son nom – afin que nous soyons encouragés quand le Seigneur ajoute à l’Église, chaque jour, ceux qui doivent être sauvés (Act. 2. 47)

D’après the Lord is near février 1986

« Celui qui travaille pour des gages, travaille pour les mettre dans une bourse trouée. Ainsi dit l’Éternel des armées : considérez bien vos voies » Aggée 1. 6 et 7.

LA LEÇON DE LA CONSTRUCTION AU TEMPS D’AGGÉE

Cinquante mille Juifs, environ, retournèrent à Jérusalem sous la conduite de Zorobabel. Ces Juifs zélés commencèrent à reconstruire leur temple. Malheureusement, cependant, ce temps de réveil fut de courte durée. Pendant quinze longues années, aucun travail ne fut fait à la maison de Dieu. Il n’en restait que les fondations, exposées à la vue. Pourquoi le peuple avait-il une telle attitude d’apathie envers la maison de Dieu ?

Le problème, c’était les priorités ! Les Juifs employaient beaucoup plus de temps, d’efforts et d’argent pour travailler à leurs propres maisons que sur la maison de l’Eternel (Ag. 1. 4). Une maison avec des lambris, au temps d’Aggée, était une preuve de luxe, parce que le bois de cèdre, coûteux, devait être importé depuis le Liban, au Nord. Dieu voyait cette vie matérialiste et luxueuse comme n’étant pas en rapport avec ses codes de construction. Il était dit au peuple en termes clairs de revoir leurs priorités et de considérer leurs voies (ch. 1. 5 à 7).

Que c’est tragique – et pourtant tellement courant même aujourd’hui ! Si souvent nous voyons l’œuvre de l’Esprit de Dieu étouffée et entravée après des fondements prometteurs ! Nous devons tous nous demander si nous sommes impliqués activement dans la construction de notre communion, ou si nous nous contentons de nous asseoir à côté, en voyant une fondation tomber en ruines.

Quand nos priorités ne sont pas en accord avec l’enseignement du livre d’Aggée, nous mettons clairement notre argent dans un sac troué. Un sac qui a des trous n’est pas la meilleure place pour économiser notre argent durement gagné. Mais qui fait une chose aussi stupide que cela ? Vous et moi !

D’après the Lord is near février 1986

« Nous souvenant sans cesse de votre œuvre de foi, de votre travail d’amour, et de votre patience d’espérance en notre Seigneur Jésus Christ, devant notre Dieu et Père » 1 Thessaloniciens 1. 3.

LA VIE DU CHRÉTIEN : ŒUVRES, TRAVAIL, PATIENCE

Les œuvres, le travail, la patience sont de grande valeur. Mais sans les précieux motifs de la foi, de l’amour, et de l’espérance, leur brillant et leur vitalité disparaîtront, et notre Dieu béni ne peut pas se réjouir autant en ces choses.

Cultivons soigneusement la foi, qui à la fois voit Dieu et nous voit comme étant manifestés devant ses yeux. Ce n’est pas une acceptation passive de la vérité, mais une puissance vivante et active qui produit un véritable travail. La Personne précieuse de Christ étant l’objet des Thessaloniciens, ils y répondaient par une œuvre énergique pour son nom. Comment pouvons-nous dire que nous croyons au Seigneur Jésus si nous ne sommes pas décidés à œuvrer pour Lui ? Jacques dit bien : « Par mes œuvres, je te montrerai ma foi » (Jac. 2. 18).

Mais l’amour est encore plus puissant. Il « travaille ». Il peut supporter longtemps, et patienter ; continuer à servir même quand il essuie des rebuffades, qu’il est refusé, méprisé. Il persiste à prendre soin de son objet malgré cela, comme Paul continuerait à dépenser et être dépensé pour les Corinthiens, même « même si, disait-il, vous aimant beaucoup plus, je devais être moins aimé » (2 Cor. 12. 15). Mais dans le Seigneur Jésus nous voyons particulièrement cet amour, un amour qui s’est manifesté dans son grand sacrifice pour nous, et travaille encore pour assurer la plus grande bénédiction pour les âmes.

Et l’espérance est la douce anticipation de voir le Seigneur Jésus face à face, et de Le voir éternellement glorifié dans toute la création. Une telle espérance, brillante et vivante dans nos cœurs, produira cette constance qui peut rencontrer calmement toute circonstance, et qui réjouira le cœur de notre Dieu et Père.

D’après the Lord is near mars 1986 (L.M.G.)

« Je connais tes œuvres, je sais que tu as le nom de vivre, et tu es mort. Sois vigilant et affermis ce qui reste, qui est près de mourir, car je n’ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu » Apocalypse 3. 1 et 2.

SARDES, LE PROTESTANTISME MORT

À l’assemblée de Sardes le Seigneur est présenté comme « Celui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles ». Quel que soit l’ampleur du pouvoir que le Romanisme a assumé sur les nations, il demeure vrai que la plénitude de la puissance, représentée par les « sept Esprits de Dieu » est avec le Seigneur. Si grand que soit l’éloignement de la vérité, il y a ceux – symbolisés par les sept étoiles – par lesquels Dieu peut donner la lumière céleste aux siens. Nous voyons cela dans les hommes de Dieu de la Réforme.

Mais comme toujours, l’homme déchoit dans sa responsabilité. Le Protestantisme, qui devant les hommes a effectivement « le nom » de tenir ferme pour la vérité, a développé la Réforme. Mais le Seigneur doit dire que, à sa vue, il est mort. Nous pouvons certainement être reconnaissants que la Bible ait été rouverte pour les croyants, et que la grande vérité de la justification par la foi ait été affirmée à nouveau. Mais pour la multitude, la Bible n’est guère devenue que lettre morte, et ses vérités, n’ayant pas été reçues avec une foi personnelle, n’ont pas changé les vies. On a dit : rien n’est plus fréquent, parmi les protestants, que d’admettre qu’une chose est parfaitement vraie parce qu’elle est dans la Parole de Dieu, sans qu’on ait la moindre intention d’agir en conséquence.

Une telle condition ne peut amener que le jugement du Seigneur. Cependant, comme dans le Romanisme on trouve un résidu pieux, de même dans l’orthodoxie morte du Protestantisme on trouve « quelques noms » qui forment un résidu, dont le Seigneur peut dire qu’ils « n’ont pas souillé leurs vêtements ; et ils marcheront avec moi en vêtements blancs, car ils en sont dignes » (v. 4). Au milieu d’une profession sans vie, ils marchent personnellement avec Christ, leurs noms demeurent dans le livre de vie, et ils seront reconnus publiquement devant le Père et ses anges.

D’après the Lord is near mars1986

« Ce sont ici les paroles que Moïse dit à tout Israël, en deçà du Jourdain, dans le désert, dans la plaine » Deutéronome 1. 1.

LA BIBLE À UN MESSAGE POUR TOUS ET TOUJOURS PRÉSENT

Moïse se préparait à quitter le peuple. Il allait partir au ciel, et les Israélites allaient traverser le Jourdain. Il leur rappelle toute l’histoire du désert de la manière la plus touchante et impressionnante. Il reparle des scènes et des circonstances de leurs quarante années dans le désert. Ces paroles ont un charme incomparable, à partir des circonstances dont ils furent délivrés, et de leur sens de puissance divine. Elles nous parlent avec autant de force qu’à ceux auxquels elles étaient destinées. Plusieurs de ces appels et de ces exhortations nous touchent et s’appliquent à nous avec puissance comme si elles avaient été prononcées hier.

Et n’en est-il pas de même de toute l’Écriture ? Elle nous parle comme si elle avait été écrite expressément pour nous – écrite aujourd’hui même. Il n’y a rien de tel que l’Écriture.

La Bible est le livre pour aujourd’hui. C’est le livre de Dieu Lui-même, sa parfaite révélation. C’est sa propre voix parlant à chacun de nous. C’est un livre pour tous les âges, toutes les classes de personnes, toutes les conditions : pour les grands et les petits, les vieux et les jeunes. Elle parle de manière si simple qu’un enfant peut la comprendre, et si profonde que l’intellectuel le plus élevé ne peut pas l’épuiser. Elle parle au cœur, elle touche les racines cachées de la pensée et du sentiment dans l’âme ; elle nous juge à fond. En un mot, elle est « vivante et opérante, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants : elle atteint jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; et elle discerne les pensées et les intentions du cœur » (Héb. 4. 12).

D’après the Lord is near mars 1986 ( C.H.M.)

« Mais toi, demeure dans les choses que tu as apprises et dont tu as été pleinement convaincu : tu sais de qui tu les as apprises et que, dès l’enfance tu connais les saintes Lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le Christ Jésus » 2 Timothée 3. 14 et 15.

LES DANGERS AUX DERNIERS JOURS

Timothée avait eu une bonne instruction dans la Parole par l’action fidèle de sa mère et de sa grand-mère. Quand il était encore enfant, on lui lisait des passages de l’Ancien Testament. Quand l’apôtre Paul prêcha la Parole à Lystre, Timothée reçut le Seigneur Jésus dans son cœur comme son Sauveur. Lors de la deuxième visite de Paul dans cette ville, il prit Timothée avec lui pour servir le Seigneur. Paul l’aimait comme son propre enfant, et lui enseigna, par la Parole écrite et exprimée, la doctrine dont il aurait besoin pour être un serviteur fidèle.

Paul l’encourage maintenant à en enseigner aussi d’autres. De même que son cœur avait été préparé en entendant la Parole qui lui était lue, il est encouragé à la lire à haute voix à d’autres (1 Tim. 4. 13) ; comme on lui avait enseigné la doctrine, il devait l’enseigner à d’autres (1 Tim. 4. 16). Il devait donc répandre la Parole.

L’Écriture elle-même, aussi bien que de bons commentaires, sont très importants dans la vie du croyant. Paul voyait déjà de nombreux maux entraînant les croyants hors du bon chemin. Il savait aussi que le remède préventif pour cela serait la lecture de la Parole de Dieu et d’autres écrits fidèles à la Parole.

Il y a plus de 150 ans, un chrétien a écrit : Si la vérité n’est pas diffusée, l’erreur le sera. Si Dieu et sa Parole ne sont pas connus et reçus, le diable et ses œuvres prendront le dessus ; si l’Évangile n’atteint pas tous les hameaux, des pages de littérature corrompue et licencieuse le feront ; si la puissance de l’évangile n’est pas ressentie partout dans le pays, l’anarchie et le désordre, la dégradation et la misère, la corruption et les ténèbres régneront partout jusqu’à la fin.

Écouterons-nous cette mise en garde ? Mais plutôt, écouterons-nous la Parole de Dieu ?

D’après the Lord is near mars 1986

« Courage, donc, hommes ! Car j’ai confiance en Dieu » Actes 27. 25.

DIEU EST-IL RÉEL ?

Quelle question étrange ! Bien sûr que Dieu est réel, me direz-vous. Vous avez raison, mais vous êtes-vous confié en Lui, et obéissez-vous à sa Parole ? Je veux vous parler d’un jeune Chinois qui connaissait beaucoup de choses au sujet de Dieu et de Jésus, mais pour lequel c’était seulement de l’histoire, qui ne le touchait pas du tout.

Il grandit et entra dans l’armée, puis devint capitaine. Il y avait la guerre avec les Japonais, et lui et ses hommes étaient dans une dure bataille. Presque à bout de forces, ils essayèrent de fuir. Ils arrivèrent à une maison désertée et s’y reposèrent. Sur la table de la cuisine était un petit livre usé, que quelqu’un avait laissé là. Le capitaine le prit, il lui rappelait quelque chose de familier d’autrefois. C’était un évangile de Jean.

Il feuilleta les pages, et tomba sur les mots : « Si vous demandez quelque chose en mon nom, moi, je le ferai » (Jean 14. 14). Regardant ses hommes autour de lui, le capitaine lut le passage à haute voix. Voulons-nous nous agenouiller et essayer ? demanda-t-il. Ils furent tout de suite d’accord, car ils savaient qu’ils étaient en danger : ils étaient poursuivis, et ils pouvaient entendre l’ennemi s’approcher. Ils s’agenouillèrent tous et le capitaine pria comme il ne l’avait jamais fait.

L’ennemi s’approcha ; mais alors qu’ils priaient encore, ils entendirent les pas changer de direction. Les ennemis s’étaient soudain éloignés, tout à fait inconscients que des hommes priaient dans la maison. Dieu avait entendu et répondu. Il était réellement le Dieu vivant ! Oui, Dieu était réel, et pour la première fois dans sa vie, le capitaine de l’armée chinoise crut réellement en Lui et Lui confia sa vie. Il raconta à ses hommes qu’il avait été élevé pour croire en Dieu et en sa Parole, mais que maintenant il Le connaissait comme un Sauveur vivant, qui serait désormais son Seigneur et son Maître.

D’après the Lord is near mars 1986

TRADUCTION DE FEUILLETS (78)

« Ne vous amassez pas de trésors sur la terre, où les mites et la rouille détruisent, et où les voleurs s’introduisent et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni les mites ni la rouille ne détruisent, et où les voleurs ne pénètrent ni ne dérobent ; car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur » Matthieu 6. 19 à 21.

PASSION POUR LA COLLECTION

On dit que collectionner toutes sortes de choses intéressantes est aussi vieux que l’humanité elle-même. Au début, les gens collectaient principalement ce qui était nécessaire à la vie et aux besoins quotidiens. Dans l’Antiquité, il existait déjà de vastes collections d’objets artisanaux. Pour de nombreuses personnes, l’instinct de collectionner commence dès l’enfance, par exemple lorsque les coquillages et les pierres peuvent être récupérés lors de vacances à la mer. De nos jours, il n’y a presque rien que quelqu’un ne collectionne : des timbres et pièces de monnaie aux œufs surprises en passant par les boîtes de conserve et les sous-bocks et bien plus encore. Un collectionneur a dit un jour : pour nous, collectionneurs, collectionner de bonnes et belles choses est une sorte d’amour de la vie. Collectionner a un effet positif sur les gens. Cela a un effet équilibrant sur l’âme et l’esprit et vous vous sentez rassasié.

Je ne peux m’empêcher de penser aux paroles ci-dessus que Jésus a dites à ses disciples. Collectionner certains objets peut être intéressant, mais c’est éphémère, comme tout ce qui est matériel sur cette terre. Quiconque y met son cœur perdra tout au plus tard à la fin de sa vie.

Jésus nous dit d’amasser des trésors dans le ciel. La base en est que par la foi en Lui, nos noms sont écrits dans le ciel (Luc 10. 20). Quiconque dirige ensuite sa vie vers le ciel en obéissant à Jésus-Christ et en agissant par amour pour lui se rassemble pour le ciel. Il ne perdra pas sa collection. Parce que ces trésors sont absolument sûrs et seront valorisés par Dieu et récompensés en conséquence.

D’après die gute Saat août 2024

« Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » Matthieu 1. 15.

LA VIE EST TROP COURTE POUR QU’ON RESTE MALENTENDANT

L’aide auditive d’un vieil homme grince et émet un bip dans une maison de retraite. « Cela fait longtemps que je n’entends pas correctement – l’aide auditive ne fonctionne pas », dit-il d’une voix forte. « Quand on regarde un film ensemble, je ne vois que les mouvements de la bouche, mais je ne comprends rien ».

Un jour plus tard, je me rends chez l’audioprothésiste pour faire réajuster l’aide auditive en question. Puis je vois une affiche avec l’inscription : la vie est trop courte pour être malentendant.

Il y a quelque chose là-dedans, je pense. Ce vieil homme a besoin d’un appareil auditif fonctionnel pour pouvoir à nouveau bien entendre. Cependant, il y a aussi des personnes qui n’ont pas besoin d’appareil auditif parce qu’elles ont de bonnes oreilles, mais qui « entendent mal » quand même. Non seulement les enfants qui sont censés faire quelque chose pour maman ou papa doivent parfois être appelés trois fois, mais les adultes ont aussi souvent des difficultés à entendre.

La vie est trop courte pour ne pas écouter la voix de Dieu.

Combien de fois Dieu vous a-t-il parlé à travers un verset biblique et vous l’avez ignoré ? Combien de fois avez-vous admiré la magnifique création à travers laquelle Dieu parle sans paroles, mais vous ne voulez pas croire que tout a été créé par Lui ? Combien de fois Dieu a-t-il attiré l’attention sur lui directement à travers les circonstances de la vie, mais vous dites : chanceux !

Si vous avez bouché vos oreilles jusqu’à présent, écoutez la voix de Dieu aujourd’hui. Il dit : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur » (Héb. 4. 7). La voix de Dieu peut être clairement « entendue » dans la Bible. « Bienheureux celui qui lit et qui entend les paroles de la prophétie et qui garde ce qui y est écrit ; car le temps est proche » (Apoc. 1. 3).

D’après die gute Saat août 2024

« J’ai étendu ma main tout le jour vers un peuple rebelle, qui marche dans une voie qui n’est pas bonne, après leurs propres pensées » Ésaïe 6. 52

LA DAME NE VIENT-ELLE PAS ?

C’était l’époque des calèches. Une riche dame écossaise était partie en ville avec sa fille, qui était sa seule enfant. Devant un magasin, elle lui confia les rênes des chevaux et partit faire des courses. Soudain, les chevaux prirent peur et s’enfuirent. Ils galopèrent à travers la ville, puis sur les routes de campagne. Dans une carrière voisine, un ouvrier vit les chevaux effrayés et identifia la situation dangereuse. Il se jeta sur eux, fut renversé et entraîné et grièvement blessé – mais les chevaux se sont arrêté et l’enfant a été sauvé.

L’homme a été emmené dans une maison voisine. Plus tard, la mère est revenue de la ville, a entendu ce qui s’était passé, a joyeusement serré son enfant dans ses bras, est remontée dans sa voiture et est rentrée chez elle.

À l’intérieur de la maison, cependant, le mourant sortait de temps en temps de son inconscience. Il ne cessait de demander : la dame ne vient-elle pas ? Ce soir-là, il est mort. Il avait risqué sa vie et attendait un mot de remerciement. Mais en vain.

Il y en a aussi Un qui est venu pour vous et moi. Il a quitté le ciel et a donné sa vie pour des pécheurs. Pourquoi cela ? Parce qu’il voulait vous sauver, vous et moi, de la mort éternelle. Maintenant, Il attend. Peut-être qu’Il doit aussi se plaindre : pourquoi personne ne vient ? J’ai étendu mes mains – mais personne ne reconnaît ce que j’ai fait, ne se tourne vers moi, ne vient à moi pour me remercier ?

Jésus-Christ « s’est donné lui-même » (Gal. 2. 20). Êtes-vous conscient qu’Il l’a fait pour vous aussi ? Ne voulez-vous pas accepter son salut et Le remercier pour son amour ?

D’après die gute Saat août 2024

« Ne te réjouis pas, Philistie… je ferai mourir de faim ta racine, et tes restes, on les tuera… L’Éternel a fondé Sion, et… les pauvres de son peuple y trouvent un refuge » Ésaïe 14. 29 à 32.

NOTRE PIRE ENNEMI

Avons-nous quelque ennemi tel que la Philistie l’était pour Israël ? Il n’y a qu’une réponse à cela. L’ennemi qui opprimait Israël dans ses derniers jours nous opprime de manière spirituelle. Nul n‘est plus dangereux que les Philistins. Où peut-on le trouver aujourd’hui ?

Il représente l’esprit du ritualisme et du formalisme froid et sans cœur. Ne vous êtes-vous jamais trouvé où tout est froid comme glace, et aussi formaliste que l’arithmétique – où toutes les formes extérieures sont respectées, mais où l’amour et la puissance sont absentes ? Eh bien, c’est l’esprit du formalisme philistin.

Ne vous êtes vous jamais trouvé dans une réunion, prétendue faite au nom de Jésus, qui était autrefois caractérisée par une faim pour la Parole de Dieu, et par la chaleur de l’affection chrétienne que vous ressentiez dès l’entrée. Mais maintenant elle est devenue riche et n’a besoin de rien ? Avec une indifférence calme et polie, on écoute les douces vérités qui ne touchent plus – on est « dégoûté de ce pain misérable » (Nomb. 21. 5).

Qui d’entre nous oserait dire qu’il n’a rien à craindre des Philistins ? – C’est notre plus terrible et puissant ennemi aujourd’hui.

D’après the Lord is near février 1986

« À l’ange de l’assemblée qui est à Éphèse, écris : … Je connais tes œuvres, ton travail, ta patience, et je sais que tu ne peux pas supporter les méchants » Apocalypse 2. 2.

LA CAUSE DU DÉCLIN

En ce début de l’histoire de l’Église, représentée par Éphèse, il n’y avait pas de signes extérieurs de déclin. Christ est encore vu comme Celui qui tient les sept étoiles dans sa main, et qui marche au milieu des églises. Cela n’indique-t-il pas que ceux qui étaient sous l’autorité et la direction du Seigneur pour représenter ses intérêts dans l’assemblée étaient encore sous sa puissance et sa direction ? Il y avait encore aussi beaucoup de choses que le Seigneur pouvait approuver. Les chrétiens étaient remarqués par leur constance dans le service du Seigneur. Ils avaient résisté à toutes les attaques de Satan cherchant à corrompre l’Église par de la prétention et de mauvaises actions.

Cependant, bien qu’ils aient été extérieurement sans défaut, le Seigneur, qui connaît les cœurs, dit : J’ai contre toi, que tu as abandonné ton premier amour. C’est la racine de toute la chute de l’Église. Quelqu’un a dit : ce qui fait du tort, et finalement ruine, vient toujours de l’intérieur, non pas de l’extérieur. Parce qu’ils avaient perdu leur premier amour pour Christ, le Seigneur doit prononcer ces paroles solennelles : « Souviens-toi donc d’où tu es tombé ». La mise en garde suit, c’est que, à moins qu’il y ait repentance, la lampe serait retirée. Si le premier amour pour Christ était perdu, la lumière devant les hommes s’éteindrait.

Ce qui est vrai de l’Église dans son entier est certainement vrai de chaque assemblée locale et de chaque croyant en particulier. La racine de toute chute est à l’intérieur, dans le cœur, et s’il n’y a pas repentance, le témoignage extérieur, devant Dieu, aura cessé d’avoir de la puissance. Il était toutefois possible, individuellement, de surmonter cette défaillance intérieure et de maintenir le premier amour pour Christ. À de tels croyants, le Seigneur se révélerait comme l’arbre de vie – la source cachée de nourriture spirituelle dans le paradis de Dieu, où aucun ennemi ne s’introduira jamais pour détacher nos cœurs de Christ.

D’après the Lord is near février 1986

« En toutes choses rendez grâces, car elle est la volonté de Dieu dans le Christ Jésus à votre égard » 1 Thessaloniciens 5. 19

VOIR LA MAIN DE DIEU EN TOUTES CHOSES

Continuellement, en toutes circonstances, c’est avec Dieu que nous avons à faire. Les gens qui cherchent toujours des causes secondes sont conduits pratiquement dans l’infidélité ; et il en est ainsi de l’enfant de Dieu : s’il s’appuie sur les circonstances, il perd le sentiment d’avoir à faire avec Dieu.

Quand nous arrivons réellement à connaître Dieu, nous Le connaissons comme étant l’amour. Alors, sachant que tout vient de Lui, quelles que soient les circonstances, nous y voyons partout son amour. Il se peut que je sois appelé à passer par la peine, la souffrance et l’épreuve comme faisant partie de sa discipline, mais tout ce qui vient de Dieu vient d’une source en laquelle j’ai confiance. Au travers des circonstances je regarde à Lui ; et rien ne peut me séparer de son amour.

N’est-il pas vrai que souvent, en pratique, nous nous arrêtons aux circonstances dans lesquelles nous sommes placés, et ne voyons que nos sensations et notre jugement à leur égard ? Ce qui devrait nous occuper, ce n’est pas nos circonstances, mais ce que Dieu désire par elles.

Il se peut qu’il y ait un mal secret agissant dans mon cœur, mais dont je reste inconscient. Eh bien, Dieu envoie une circonstance qui me découvre le mal, afin que j’y mette ordre. N’est-ce pas une bénédiction ? La circonstance ne crée pas le mal qu’elle excite ; elle n’agit que sur ce qu’elle trouve dans mon cœur, et le manifeste. Le mal étant découvert, les circonstances sont oubliées – seul est vu le but de Dieu.

S’il y a des circonstances qui éprouvent nos cœurs et nous rendent perplexes, disons simplement : c’est avec Dieu que j’ai à faire ; et que veut-Il de moi ? Dès que le cœur est amené à reconnaître la présence de Dieu, tout est fait : il se soumet. L’âme se trouve en communion avec Dieu au sujet des circonstances.

D’après the Lord is near février 1986 (J.N.D.)

« Et il arrivera que tu boiras du torrent, et j’ai commandé aux corbeaux de te nourrir là » 1 Rois 17. 4.

LES CORBEAUX DE DIEU

Dieu répond souvent à nos besoins de manière inattendue. Un écrivain allemand du 19ème siècle, rapporte ceci dans son étude sur Élie.

Qui d’autre que le Dieu d’Élie, il y a peu de temps, a répondu à un pauvre homme dans la détresse, non pas par un corbeau, mais par un petit oiseau chanteur ? Cet homme était assis tôt le matin, à la porte de sa maison. Il criait à Dieu en prière, parce qu’il s’attendait à ce qu’un homme de loi vienne l’arrêter parce qu’il était incapable de rembourser une petite dette.

Tandis qu’il était assis là, le cœur gros, un petit oiseau volait du haut en bas de la rue comme s’il était perdu. À la fin, comme une flèche, il vola par-dessus la tête du pauvre homme, entra dans la maisonnette et se percha sur l’armoire vide. L’homme ferma la porte, prit l’oiseau et le plaça dans une cage. L’oiseau se mit tout de suite à chanter ce qui semblait un vieux cantique allemand : ne crains pas quand il fait sombre. L’homme l’écoutait, et cela le réconforta.

Tout à coup on frappa à la porte. Au lieu de l’employé qu’il craignait, c’était la domestique d’une dame riche qui lui dit que quelqu’un avait vu un oiseau voler dans sa maison. L’avait-il attrapé ?

– Le voici, répondit l’homme. Quelques minutes après que l’oiseau ait été emporté, la servante revint.

– Vous avez rendu un grand service à ma maîtresse, dit-elle. Elle aime beaucoup cet oiseau chanteur et elle vous est très reconnaissante. Elle vous demande d’accepter cette bagatelle avec ses remerciements. C’était exactement la somme que devait le pauvre homme. Quand l’employé revint, il put payer sa dette, et remercia le Seigneur.

Avez-vous jamais fait l’expérience de l’un des corbeaux de Dieu ? Il les envoie pour qu’on se souvienne de sa fidélité envers ceux qui Lui font confiance. Lui faites-vous confiance ?

D’après the Lord is near février 1986

« Je connais ta tribulation, ta pauvreté (pourtant tu es riche), et l’outrage de ceux qui se disent Juifs ; et ils ne le sont pas, mais ils sont la synagogue de Satan » Apocalypse 2. 9.

PERSÉCUTIONS PRÉSENTES, MAIS VIE ÉTERNELLE

Cet appel à Smyrne se rapporte certainement aux jours de persécutions que l’Église a vécus après le déclin de la pureté apostolique. Le Seigneur se présente comme l’encouragement le plus profond aux saints persécutés même jusqu’à la mort. Si des saints sont appelés à voir la mort en face, qu’ils se souviennent que Christ a passé par la mort et qu’Il est vivant. À Smyrne nous voyons les nouveaux maux qui attaquaient l’Église, la tribulation que le Seigneur permettait pour arrêter ces maux et le dévouement des vainqueurs qui, individuellement, au milieu de la persécution, furent fidèles jusqu’à la mort.

Pendant cette période, les efforts de Satan pour corrompre l’Église prirent deux formes. D’une part, il y avait l’influence pour corrompre à l’intérieur : ceux qui cherchaient à ajouter du Judaïsme au christianisme. Et d’autre part, l’opposition contre le christianisme depuis l’extérieur par les persécutions de la part des Gentils, des nations. Après le départ des apôtres il s’éleva un parti judaïsant, appelé ici la synagogue de Satan, qui essayait d’attacher au christianisme les cérémonies et les principes du Judaïsme. Ce parti a toujours été à l’œuvre depuis, de sorte que la profession chrétienne, aujourd’hui, a perdu son véritable caractère céleste et est devenue un grand système mondain avec des bâtiments, des formes et des cérémonies imposants, selon le modèle du système juif, choses qui attirent l’homme naturel.

Devant cette grande chute, le Seigneur a permis que l’Église passe par une période de persécution qui a fait reconnaître ceux qui Lui sont fidèles. Le Seigneur leur assure qu’Il a mis une limite aux souffrances de siens. Il récompensera leur fidélité jusqu’à la mort par une couronne de vie, et Il promet que, même s’ils passent par la mort, ils ne seront pas touchés par la seconde mort.

D’après the Lord is near février 1986

« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » 2 Timothée 3. 16.

L’INSPIRATION DIVINE DE LA BIBLE

Récemment on a demandé à un ambassadeur des États-Unis si, dans une certaine occasion, il avait parlé de son propre chef ou pour l’administration. Il a répondu : j’ai parlé pour l’administration, mais par mes propres expressions.

Qu’est-ce que l’inspiration ? La Bible est un écrit inspiré. Les hommes ont écrit exactement ce que Dieu voulait qui soit écrit. Les hommes ont reçu par révélation ce que Dieu voulait qu’il soit écrit. Et par inspiration les hommes l’ont mis dans sa forme écrite.

Certains voudraient penser que les écrivains de la Bible étaient inspirés simplement comme d’autres hommes. Ils disent que ces auteurs furent inspirés pour écrire ces paroles comme tout auteur était inspiré pour écrire. Ils seraient juste un peu plus clairs, ce ne serait qu’une question d’intensité.

Mais ce n’est pas du tout le cas. Chaque mot de l’Écriture a été réellement soufflé par Dieu. Dieu n’a pas ignoré la personnalité de chacun des auteurs, cela se voit bien. Mais tous les mots écrits dans les langues originales étaient exactement ce que Dieu voulait.

Cela est un peu illustré par l’ambassadeur. Les mots étaient bien les siens, mais le message qu’ils donnaient était celui de l’administration. Il pesait soigneusement ses paroles pour transmettre le message aux autres. Tous les mots des quelque quarante écrivains de la Bible étaient pesés par Dieu avant d’être écrits.

Comment devons-nous réagir à cela ? – Soulignons le fait que, dans la Bible, nous avons des paroles d’autorité. On ne la lit pas comme un autre livre. Elle doit être lue comme étant la parole même de Dieu, sa révélation pour nous. Elle doit former notre vie et avoir son autorité dans nos foyers.

D’après the Lord is near février 1986

« Confie-toi de tout ton cœur à l’Éternel, et ne t’appuie pas sur ton intelligence ; dans toutes tes voies, connais-le, et il dirigera tes sentiers » Proverbes 3. 5 et 6.

NOTRE DIEU À DROIT À TOUTE NOTRE CONFIANCE

Le peuple choisi de Dieu avait toutes les raisons de se confier dans l’Éternel. Il les avait délivrés de leur esclavage en Égypte. Il avait détruit dans la Mer rouge, jusqu’au dernier, les Égyptiens qui les poursuivaient. (Ex. 14. 28). Il pourvoyait à leurs besoins dans le désert, avec la manne du ciel (Ex. 16. 4), avec l’eau du rocher (Ex. 17. 6), et avec des vêtements qui ne se gâtèrent pas pendant quarante ans (Deut. 29. 5). Il les avait amenés en Canaan, la Terre Promise, le pays de lait et de miel (Jos. 5. 6). Bref, Il s’était montré Lui-même, à fois répétées, comme un Dieu qui aime son peuple et prend soin de lui, et Il leur demandait seulement de se confier en Lui et en personne d’autre : « Tu n’auras pas d’autre Dieu devant ma face. Tu ne te feras point d’image taillée, ni aucune ressemblance de ce qui est dans les cieux en haut, et de ce qui est sur la terre en bas, et de ce qui est dans les eaux au-dessous de la terre. Tu ne t’inclineras point devant elles, et tu ne les serviras point (Ex. 20. 3 à 5).

Aujourd’hui le Seigneur continue à nous donner toutes raisons de Lui faire confiance. Il a donné la preuve de son amour pour nous en ce que, alors que nous étions encore pécheurs, Il est mort pour nous (Rom. 5. 8), Il a prouvé ses soins pour nous en demandant à son Père de nous garder en son nom (Jean 17. 11 et 12). Il a prouvé sa présence au milieu de nous en nous donnant son Saint Esprit comme consolateur, comme guide et comme enseignant.

Avez-vous reconnu son amour, ses soins, et sa présence dans votre vie ? Avez-vous oublié que vous étiez autrefois morts et que vous avez maintenant une vie nouvelle en Christ ? Avez-vous récemment compté vos bénédictions célestes ? Si vous Lui avez fait confiance pour votre état éternel, ne voulez-vous pas Lui faire confiance pour la vie présente ? Si vous croyez qu’Il vous a béni de toutes bénédictions dans les lieux célestes, ne voulez-vous pas Lui faire confiance pour vos besoins journaliers ?

D’après the Lord is near février 1986

« C’est une chose digne de louange de supporter des afflictions par conscience envers Dieu, en souffrant injustement. En effet, quelle gloire y a-t-il, si, maltraités pour avoir mal agi, vous l’endurez. Mais si vous souffrez en faisant le bien et que vous l’enduriez, c’est digne de louange devant Dieu, car c’est à cela que vous avez été appelés ; car aussi Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude ; qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas l’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement » 1 Pierre 2. 19 à 23.

RECONNAÎTRE LA VOLONTÉ DE DIEU DANS TOUTES LES CIRCONSTANCES

Il n’y a presque rien de plus difficile à supporter que l’injustice de la part de nos proches. Cela cause, non seulement de la peine, mais un sentiment d’humiliation et d’injustice – et le sentiment de nos droits s’affirme rapidement. Il n’est pas facile d’identifier tout de suite la volonté de Dieu dans ce que nous font nos semblables. Dieu permet que nous soyons mis à l’épreuve par de tels ennuis, pour voir si nous avons réellement pris Christ comme notre exemple. Étudions son exemple. De Lui nous pouvons apprendre ce qui Lui donnait la capacité de supporter patiemment les injustices.

Christ acceptait la souffrance comme étant la volonté de Dieu pour Lui. L’Écriture montre que le Serviteur de Dieu devait souffrir. Quand la souffrance est venue, elle ne L’a pas pris par surprise. Il l’attendait. Il savait qu’Il devait en être ainsi, et sa première pensée n’était pas de savoir comment en être délivré, mais comment glorifier Dieu en cela. Il y voyait la main de Dieu.

Chrétien, voulez-vous avoir la force de souffrir injustement dans le même esprit que Christ ? Habituez-vous, dans tout ce qui vous arrive, à reconnaître la volonté de Dieu. Cette leçon a plus de conséquences que vous ne pensez.

D’après the Lord is near février 1986

« Je sais où tu habites, là où est le trône de Satan ; et tu tiens ferme mon nom, et tu n’as pas renié ma foi » Apocalypse 2. 13.

LE DÉCLIN DE L’ÉGLISE

Dans ce message à Pergame, nous voyons le déclin de l’Église professante qui a suivi les jours de persécution. À la profession chrétienne de cette période, le Seigneur se présente comme Celui qui a « l’épée aiguë à deux tranchants ». La condition solennelle de l’Église est mise au jour par la lame de l’épée. Lier le judaïsme au christianisme est une tentative d’accommoder le christianisme au monde en adoptant ce qui fait appel à la vue et aux sens de l’homme naturel. Cela a pour résultat, non d’attirer les gens hors du monde, mais de pousser la profession chrétienne dans le monde. Aussi le Seigneur doit dire : « Je sais où tu habites, là où est le trône de Satan ». Où nous habitons indique sérieusement ce que nos cœurs désirent. Habiter où est le trône de Satan montrerait le désir pour le patronage et le brillant d’un monde dont Satan est le prince.

Malgré tout, les grandes vérités cardinales quant à la Personne et à l’œuvre de Christ étaient encore maintenues, car le Seigneur peut dire : « tu tiens ferme mon nom, et tu n’as pas renié ma foi ». Cependant l’Église adoptait les méthodes du monde et tombait dans les maux qui caractérisaient le Balaam d’autrefois. Il s’élevait une classe d’hommes qui, comme Balaam, faisaient du ministère une profession lucrative, et liaient l’Église au monde, lui dérobant sa position de vierge chaste, épouse de Christ. Cela ouvrait la porte au nicolaïsme, qui estimait la vie de piété pratique de peu de valeur, puisque le croyant est justifié par la foi. C’était tourner la grâce de Dieu en dissolution.

Le vainqueur, qui refusait les méthodes du monde, serait récompensé par l’approbation secrète du Seigneur, et soutenu par Christ, « la manne cachée », Lui qui était un Étranger dans ce monde.

D’après the Lord is near février 1986

LE CHRÉTIEN ET LE PARDON

RENCONTRES ADOLESCENTS AOÛT 2024

Je ne sais pourquoi dans sa grâce

Jésus m’a tant aimé,

Pourquoi par son sang il efface

Ma dette, mon péché

Refrain. Mais je sais qu’en Lui j’ai la vie,

Il m’a sauvé dans son amour,

Et gardé par sa main meurtrie,

J’attends l’heure de son retour.

Je ne sais comment la lumière

Éclaire tout mon cœur,

Comment je compris ma misère

Et reçus mon Sauveur.

Refrain. Mais je sais qu’en Lui j’ai la vie,

Il m’a sauvé dans son amour,

Et gardé par sa main meurtrie,

J’attends l’heure de son retour.

Je ne sais quelle est la mesure

De joie et de douleur

Que pour moi, faible créature,

Réserve mon Sauveur.

Refrain. Mais je sais qu’en Lui j’ai la vie,

Il m’a sauvé dans son amour,

Et gardé par sa main meurtrie,

J’attends l’heure de son retour.

Je ne sais quand de la victoire

L’heure enfin sonnera,

Quand l’Agneau, l’Époux dans sa gloire,

Avec Lui me prendra.

Refrain. Mais je sais qu’en Lui j’ai la vie,

Il m’a sauvé dans son amour,

Et gardé par sa main meurtrie,

J’attends l’heure de son retour.

Cantique 140 des Venez À Moi

Oh ! c’est une grâce suprême

D’avoir remis à Jésus Christ

Son corps, son âme et son esprit,

Tout ce qu’on a, tout ce qu’on aime !

Refrain. Il sait si bien ce qu’il me faut !

Sur son amour je me repose,

Le mystère de toute chose

Me sera révélé là-haut.

Je n’aurais pas choisi, peut-être,

Mon chemin tel que Dieu l’a fait,

Mais j’accepte sans un regret

La sainte volonté du Maître.

Refrain. Il sait si bien ce qu’il me faut !

Sur son amour je me repose,

Le mystère de toute chose

Me sera révélé là-haut.

Quoi qu’il arrive, je puis croire

Qu’à l’avance il a tout connu,

Et qu’en sa grâce il a pourvu

Pour que tout s’achève à sa gloire.

Refrain. Il sait si bien ce qu’il me faut !

Sur son amour je me repose,

Le mystère de toute chose

Me sera révélé là-haut.

Cantique 68 des Venez À Moi

On peut avoir du mal à pardonner, surtout si c’est grave. On dit parfois : je ne lui pardonnerai jamais. Mais Dieu nous demande de pardonner ! Nous avons à l’apprendre.

Différents types de pardons :

Le pardon de Dieu. Dieu voit le sang du Seigneur, et si nous sommes à l’abri de Son sang, Dieu dit de nous : il n’est plus coupable, il est pardonné. Le Seigneur a dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23. 34). Dieu pardonne car Il voit ce que le Seigneur a fait.

Le pardon de l’assemblée : pardon gouvernemental. Un frère ou une sœur a mal agi, a été mis hors de communion. Il, elle, reconnaît son péché. La communion est à nouveau possible et l’assemblée le (la) reçoit de nouveau à la table du Seigneur.

Le pardon entre les hommes.

– On peut mal pardonner. Je n’aime pas trop les conflits, alors je pardonne pour avoir la paix.

– Je peux pardonner simplement avec mes lèvres.

– J’ai peur de ne pas être pardonné par Dieu car Il ne pourra pas m’approuver.

– On pardonne systématiquement et rapidement, sans mesurer la grandeur du mal qui a été fait.

– Je pardonne parce que la personne est loin ou est morte.

Le vrai pardon. Pardonner de tout son cœur (Mat. 18. 35). Il faut être vrai et sincère. Cela coûte de pardonner, ce n’est pas facile.

Si je pardonne de tout mon cœur, il est possible qu’une restitution doive être faite par celui qui a fait du tort.

Le pardon coûte et il est important, car il permet de retrouver une relation brisée.

On ne peut pas oublier ce qui nous a été fait mais on ne doit pas rappeler à l’autre le tort qu’il ou elle nous a fait !

Que faire quand j’ai causé du tort ?

On peut faire du mal volontairement ou sans faire attention. Dans ce cas, comment savoir que j’ai fait du tort ? On peut me le dire, ou je le vois par le comportement de l’autre. Sinon, je peux demander à Dieu, comme Job : « Ce que je ne vois pas, montre-le-moi » (Job 34. 32).

Job a non seulement beaucoup perdu, mais ses trois « amis » l’ont accusé et à la fin, il a prié pour ceux qui lui ont fait du tort. Quand on prie pour ses ennemis, c’est qu’il n’y a plus d’amertume dans le cœur.

Les frères de Joseph ont voulu le tuer, l’ont jeté dans une fosse, l’ont vendu comme esclave. Il a été emprisonné pendant des années. Joseph a essayé de les gagner, leur a pardonné, a pleuré quand ils ne croyaient pas à son pardon et les a consolés ! (Gen. 50. 17 et 21)

Il convient de demander pardon à Dieu, puis à celui à qui l’on a fait du tort. Il est important de reconnaître ce que l’on a fait, de confesser ; cela nécessite un travail de repentance. C’est ce qu’a fait le fils prodigue.

Reconnaître ses torts est un peu humiliant, mais c’est là la vraie grandeur et les autres ne nous mépriseront pas.

Pourquoi pardonner aux autres ?

– Parce que Dieu nous le dit dans Sa Parole.

– Parce qu’on a envie de retrouver une vraie relation avec l’autre.

C’est important de ne pas laisser passer les années. Le temps n’efface pas le péché. Le temps n’arrange pas les choses, il ne faut pas traîner pour demander pardon et pour pardonner.

Quand on a pardonné, on retrouve la joie, la paix, la sérénité, la communion, la tranquillité d’esprit, le soulagement ; cela libère l’âme et le cœur.

« Jésus lui dit : Je ne te dis pas (de pardonner) jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois » (Mat. 18. 22).

Soixante-dix fois sept fois : 490 fois ? – Non, il faut toujours pardonner.

« C’est pourquoi le royaume des cieux a été fait semblable à un roi qui voulut faire ses comptes avec ses esclaves. Et quand il eut commencé à le faire, on lui en amena un qui lui devait dix mille talents. Comme il n’avait pas de quoi payer, son maître ordonna qu’il soit vendu, ainsi que sa femme, et ses enfants et tout ce qu’il avait, et que le payement soit effectué. Se jetant alors à ses pieds, l’esclave lui rendait hommage et disait : Prends patience à mon égard, et je te paierai tout. Ému de compassion, le maître de cet esclave-là, le relâcha et lui remit la dette. Mais cet esclave, une fois sorti, trouva un de ceux qui étaient esclaves avec lui et qui lui devait cent deniers ; il le saisit, et il l’étranglait en disant : Paie ce que tu dois. Se jetant donc à ses pieds, son compagnon le suppliait : prends patience à mon égard, et je te paierai. Mais il ne voulait pas ; au contraire, il alla le faire jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait payé la dette. Ceux qui étaient esclaves avec lui, voyant ce qui était arrivé, furent très affligés et vinrent informer leur maître de tout ce qui s’était passé. L’ayant alors appelé auprès de lui, son maître lui dit : Méchant esclave, je t’ai remis toute cette dette parce que tu m’en as supplié ; n’aurais-tu pas dû, toi aussi, avoir pitié de celui qui est esclave avec toi, comme moi aussi j’ai eu pitié de toi ? Et son maître, en colère, le livra aux bourreaux, jusqu’à ce qu’il ait payé tout ce qui lui était dû. C’est ainsi que mon Père céleste vous fera, si vous ne pardonnez pas, de tout votre cœur, chacun à son frère » (Mat. 18. 23 à 35).

On se trouve dans cette parabole. Dieu nous a pardonnés, et nous ne voulons pas pardonner. C’est bien notre cœur.

Mille talents c’est une dette que personne ne peut payer. La dette que l’on a envers Dieu, on ne peut pas la payer mais le Seigneur, Lui, l’a payée.

De temps en temps, on nous doit cent deniers et pourtant on ne veut pas patienter et on traîne les autres devant la justice, s’il le faut !

Le pardon est essentiel entre nous et Dieu, et avec les autres. Si la situation perdure, ce n’est pas sain et cela engendre un malaise.

C’est peut-être l’occasion de nous demander pardon mutuellement s’il s’est passé quelque chose entre nous.

C’est une profonde anomalie de prendre la cène avec notre frère, ou notre sœur, à qui on n’a pas pardonné ou à qui on n’a pas demandé pardon.

« Vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme le Christ vous a pardonné, vous aussi [faites] de même » (Col. 3. 13).

Nous sommes des petits Christ. C’est un ordre que le Seigneur nous donne.

« … si sept fois par jour il (ton frère) pèche contre toi, et que sept fois il retourne à toi, en disant : je me repens, tu lui pardonneras » (Luc 17. 4).

Le repentir semble peu profond ? – ce n’est pas mon problème. Le Seigneur dit : « tu lui pardonneras ». « Que t’importe, toi suis-moi » (Jean 21. 23).

Il ne se repent pas : que t’importe ? Pardonne. Le Seigneur a pardonné. Il aurait pu dire à Dieu : Tu as vu tout ce qu’ils ont fait ? Non, Il pardonne.

On doit pardonner dans son cœur, même si la personne n’a pas demandé pardon. Et quand elle viendra me demander pardon, je pourrai le lui dire.

À noter que la vengeance ne libère pas ! – et nous sommes exhortés à ne pas nous venger nous-mêmes… (Rom. 12. 19). La vengeance rend malheureux ; même si on pense que cela va libérer, c’est faux. Le Seigneur ne s’est pas vengé.

L’amour gagne le cœur. Ce n’est pas la haine et la vengeance qui gagnent le cœur.

À qui demander pardon ?

– Quand on pèche, on pèche contre Dieu.

« Il se levant et vint vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion ; il courut [à lui], se jeta à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils » (Luc 15. 20 et 21).

« Contre toi, contre toi seul, j’ai péché, et j’ai fait ce qui est mauvais à tes yeux ; afin que tu sois justifié quand tu parles, trouvé pur quand tu juges » (Ps. 51. 4).

« Comment ferais-je ce grand mal, et pécherais-je contre Dieu ? » (Gen. 39. 9)

Dieu a les yeux trop purs pour voir le mal, Il est saint.

– À ceux à qui on a fait du tort, c’est un péché. Si on a une mauvaise relation avec une autre personne, Dieu nous demande de reconnaître nos torts. Si on attend, la chose reste, et si le Seigneur revient, ce ne sera pas réglé !

Dieu pardonne toujours et nous devons aussi le faire.

« Et s’il arrive que ton frère pèche contre toi, va, reprends-le, seul à seul ; s’il t’écoute, tu as gagné ton frère ; mais s’il ne t’écoute pas, prends avec toi encore une ou deux personnes, afin que par la bouche de deux ou de trois témoins toute parole soit établie » (Mat. 18. 15 et 16).

Il y a trois étapes : toi et lui seul (se parler, aller voir l’autre). Tu as gagné ton frère, c’est une victoire à la gloire du Seigneur.

Seconde étape : un ou deux témoins. Troisième étape : en parler à l’assemblée.

Une cicatrice qui reste, cela fait mal. Il faut parfois ouvrir et soigner une blessure qui a été faite. Il faut prier, aller voir la personne avec beaucoup d’humilité, avec compréhension, car elle peut avoir un mal être. On peut prier ensemble au sujet de ce problème. Parfois, on peut avoir recours à un intermédiaire. On parle dans son cœur devant Dieu. Il faut dire à l’autre qu’on lui pardonne. C’est bien que l’autre reconnaisse aussi ce qu’il ou elle a fait.

La difficulté, c’est de ne pas être un accusateur mais de dire ce que l’on ressent, les paroles qui ont fait du mal…

Soyons comme le Seigneur qui a manifesté de la douceur et de la droiture.

Je connais un pays par-delà le ciel bleu,

Où tous les bienheureux seront auprès de Dieu,

Dans le repos parfait, le séjour ravissant ;

Là plus de deuil cruel, de douleur, de tourment.

Refrain. Dans la maison là-haut,

Où je serai bientôt,

Rien ne troublera plus

Le bonheur des élus.

Je connais un palais dans la sainte cité,

Plein de charme ineffable et de félicité,

Où Jésus est entré depuis longtemps déjà ;

Et dans ces doux parvis, mon Dieu m’introduira.

Refrain. Dans la maison là-haut,

Où je serai bientôt,

Rien ne troublera plus

Le bonheur des élus.

Je connais un rivage où l’ouragan n’est plus,

Où tout est pleine paix, car le port, c’est Jésus ;

Aucun flot menaçant n’atteint le racheté,

Dans le céleste abri, loin du monde agité.

Refrain. Dans la maison là-haut,

Où je serai bientôt,

Rien ne troublera plus

Le bonheur des élus.

Je connais un cantique entonné dans les cieux :

C’est le chant de l’Agneau qui retentit joyeux ;

Ô sublime harmonie, ô glorieux transports,

Bientôt je l’entendrai, qu’il est heureux mon sort !

Refrain. Dans la maison là-haut,

Où je serai bientôt,

Rien ne troublera plus

Le bonheur des élus.

Cantique 271 des Venez À Moi

LE CHRÉTIEN ET LA CONVOITISE

RENCONTRES ADOLESCENTS AOÛT 2024

Il est un seul chemin qui conduit à la vie :

C’est Jésus, le Sauveur mort sur la croix.

Célébrons sa grandeur, son sang nous purifie,

Il a tout accompli à Golgotha !

Refrain. Jésus m’a libéré de tous mes péchés.

Il est mon divin Sauveur, mon Seigneur ;

Je suis racheté par Christ,

En Lui je possède la vie.

Ô mon cœur, chante gloire, gloire à Jésus,

Mon cœur, chante gloire, gloire à Jésus,

Bientôt je serai avec Lui dans le ciel ! oui, dans le ciel !

Christ est ressuscité ! Cet hymne de victoire

Vers Dieu, d’un seul élan, monte des cœurs.

Voici l’achèvement de l’œuvre expiatoire :

Christ est réellement ressuscité !

Refrain. Jésus m’a libéré de tous mes péchés.

Il est mon divin Sauveur, mon Seigneur ;

Je suis racheté par Christ,

En Lui je possède la vie.

Ô mon cœur, chante gloire, gloire à Jésus,

Mon cœur, chante gloire, gloire à Jésus,

Bientôt je serai avec Lui dans le ciel ! oui, dans le ciel !

Oui déjà maintenant, j’appartiens au Sauveur.

De son amour qui me séparera ?

Quel repos, quelle joie, par Lui je suis vainqueur,

Par la foi, je le sais et je le crois !

Refrain. Jésus m’a libéré de tous mes péchés.

Il est mon divin Sauveur, mon Seigneur ;

Je suis racheté par Christ,

En Lui je possède la vie.

Ô mon cœur, chante gloire, gloire à Jésus,

Mon cœur, chante gloire, gloire à Jésus,

Bientôt je serai avec Lui dans le ciel ! oui, dans le ciel !

Cantique 130 des Venez À Moi

Ceci s’adresse à ceux qui appartiennent au Seigneur. C’est en connaissant le Seigneur comme son Sauveur et son Seigneur qu’on peut avoir le désir de Lui plaire.

La convoitise, c’est vouloir quelque chose que l’on n’a pas, c’est le désir très fort de posséder, un désir extrême. Cela peut nous accaparer, nous faire perdre le sens.

Il y a trois catégories de convoitises : la convoitise visuelle (convoitise des yeux), la convoitise de la chair, et l’orgueil de la vie (Gen. 3. 6).

Ce verset a 6000 ans et il est encore très actuel. C’est toujours le même Satan et les mêmes dangers.

Convoitise de la chair, des yeux, orgueil de la vie : « La femme vit que l’arbre était bon à manger (CHAIR), qu’il était un plaisir pour les yeux (YEUX), et que l’arbre était désirable pour rendre intelligent » (ORGUEIL DE LA VIE) (Gen 3. 6) ; et en 1 Jean 2. 16 : « Tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’orgueil de la vie, n’est pas du Père, mais est du monde ».

Exemple : les choses matérielles. Si je passe mon temps à vouloir des choses, au détriment d’autre chose, c’est de la convoitise. L’argent, le sport, ne sont pas un mal, mais en vouloir plus et y passer sa vie n’est pas le bon choix. Ce peut être un désir de nourriture, un désir de regarder des images, un désir de relation avec un garçon…

Le mécanisme de Satan. La Parole nous montre la tactique de Satan.

Le mécanisme de la convoitise

« Mais chacun est tenté, étant attiré et amorcé par sa propre convoitise ; ensuite la convoitise, ayant conçu, enfante le péché ; et le péché, une fois commis, produit la mort » (Jac. 1. 14 et 15).

La convoitise est souvent extérieure à nous, elle amorce en moi la convoitise et entraîne le péché, puis la mort.

Exemple : une soirée mondaine est une tentation extérieure. J’y vais. Il y a de l’alcool, des cigarettes, des garçons. Ma convoitise est amorcée. Je tombe dans un de ces péchés.

Nous avons l’ancienne nature, comme un animal dangereux en nous, qu’il faut garder bien enfermée. Nous avons aussi la nouvelle nature qui, elle, ne peut pas pécher (1 Jean 3. 9).

La convoitise de la chair, c’est satisfaire des désirs déréglés.

« Et les enfants grandirent : et Ésaü était un homme habile à la chasse, un homme des champs ; et Jacob était un homme simple, qui habitait les tentes. Et Isaac aimait Ésaü, car le gibier était sa viande ; mais Rebecca aimait Jacob. Et Jacob cuisait un potage ; et Ésaü arriva des champs, et il était las. Et Ésaü dit à Jacob : Laisse-moi, je te prie, avaler du roux, de ce roux-là ; car je suis las. C’est pourquoi on appela son nom Édom. Et Jacob dit : Vends-moi aujourd’hui ton droit d’aînesse. Et Ésaü dit : Voici, je m’en vais mourir ; et de quoi me sert le droit d’aînesse ? Et Jacob dit : Jure-moi aujourd’hui. Et il lui jura, et vendit son droit d’aînesse à Jacob. Et Jacob donna à Ésaü du pain et du potage de lentilles ; et il mangea et but, et se leva, et s’en alla ; et Ésaü méprisa son droit d’aînesse » (Gen. 25. 27 à 34).

Ésaü est attiré par la nourriture. Ésaü a tellement désiré ce potage de lentilles qu’il a méprisé son droit d’aînesse. Ce désir nous fait perdre le sens, notre intelligence, et nous met en danger. Il a mis en balance un désir passager avec toute une vie.

Convoitise des yeux

Lot voit la plaine. Il va beaucoup y perdre. David voit une femme et la veut. Ève a vu le fruit, Acan a vu le beau manteau, Samson voit trois femmes. Avec la dernière, il va perdre successivement sa force, sa liberté, son nazaréat, sa vue, et enfin sa vie ! Tout commence par le regard.

Orgueil de la vie

« Et il fit à Jérusalem des machines, inventées par des ingénieurs, pour être [placées] sur les tours et sur le haut des remparts, pour lancer des flèches et de grosses pierres. Et son renom s’étendit au loin ; car il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il devint fort » (2 Chron. 26. 15).

Ozias, roi fidèle, est tombé dans l’orgueil en voulant prendre la place du sacrificateur. Cela a été une grande perte pour lui.

Les conséquences de la convoitise

Les conséquences de la convoitise : elle nous éloigne de Dieu, on a moins de temps pour Lui, on a des remords, de la tristesse, le sentiment d’avoir déshonoré le Seigneur, d’avoir fait du tort à d’autres, une mauvaise conscience, la communion interrompue, un mauvais témoignage, on ne peut pas produire du fruit pour le Seigneur, puis vient la mort.

Le péché peut laisser des traces pour la vie entière, une image peut rester imprimée dans notre esprit.

Comment faire pour éviter que cette convoitise soit amorcée ? Il faut lire la Parole, par la prière demander à Dieu de nous aider, rester en relation avec Lui. On peut chanter, être attentif à ce passage : « Que la parole du Christ habite en vous richement, – vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu dans [un esprit de] grâce » (Col. 3. 16). Être occupés de bonnes choses, ne pas rester sans rien faire, car quand nous nous ennuyons, nous pouvons regarder des choses mauvaises. L’important est d’identifier les circonstances qui nous ont fait pécher.

« Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un de tes membres périsse, et que tout ton corps ne s’en aille pas dans la géhenne » (Mat. 5. 30).

Que faire quand la convoitise se présente à moi ?

La fuite : L’exemple de Joseph

« Et il arriva, après ces choses, que la femme de son seigneur leva ses yeux sur Joseph ; et elle dit : Couche avec moi. Et il refusa, et dit à la femme de son seigneur : Voici, mon seigneur ne prend avec moi connaissance de quoi que ce soit dans la maison, et il a mis entre mes mains tout ce qui est à lui. Personne n’est plus grand que moi dans cette maison, et il ne m’a rien interdit que toi, parce que tu es sa femme ; et comment ferais-je ce grand mal, et pécherais-je contre Dieu ? Et il arriva, comme elle parlait à Joseph, jour après jour, qu’il ne l’écouta pas pour coucher à côté d’elle, pour être avec elle. – Et il arriva, un certain jour, qu’il entra dans la maison pour faire ce qu’il avait à faire, et qu’il n’y avait là, dans la maison, aucun des hommes de la maison. Et elle le prit par son vêtement, disant : Couche avec moi. Et il laissa son vêtement dans sa main, et s’enfuit, et sortit dehors. Et il arriva, quand elle vit qu’il lui avait laissé son vêtement dans la main et s’était enfui dehors, qu’elle appela les hommes de sa maison, et leur parla, disant : Voyez ! on nous a amené un homme hébreu pour se moquer de nous : il est venu vers moi pour coucher avec moi ; et j’ai crié à haute voix ; et il est arrivé, quand il a entendu que j’élevais ma voix et que je criais, qu’il a laissé son vêtement à côté de moi, et s’est enfui, et est sorti dehors. Et elle posa le vêtement de Joseph à côté d’elle, jusqu’à ce que son seigneur vînt à la maison. Et elle lui parla selon ces paroles, disant : Le serviteur hébreu que tu nous as amené est venu vers moi pour se moquer de moi ; et il est arrivé, comme j’élevais ma voix et que je criais, qu’il a laissé son vêtement à côté de moi et s’est enfui dehors. Et quand son seigneur entendit les paroles de sa femme qu’elle lui disait : C’est de cette manière que ton serviteur a agi envers moi – il arriva que sa colère s’enflamma. Et le seigneur de Joseph le prit, et le mit dans la tour, dans le lieu où les prisonniers du roi étaient enfermés ; et il fut là, dans la tour. Et l’Éternel était avec Joseph ; et il étendit sa bonté sur lui, et lui fit trouver grâce aux yeux du chef de la tour. Et le chef de la tour mit en la main de Joseph tous les prisonniers qui étaient dans la tour, et tout ce qui se faisait là, c’est lui qui le faisait ; le chef de la tour ne regardait rien de tout ce qui était en sa main, parce que l’Éternel était avec lui ; et ce qu’il faisait, l’Éternel le faisait prospérer » (Gen. 39. 7 à 23).

Refuser : Moïse.

« Par la foi, Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille du Pharaon, choisissant d’être dans l’affliction avec le peuple de Dieu, plutôt que de jouir pour un temps des délices du péché : il estima l’opprobre du Christ un plus grand trésor que les richesses de l’Égypte ; car il regardait à la récompense » (Héb. 11. 24 à 26).

Arrêter dans son cœur : Daniel.

« Et Daniel arrêta dans son cœur qu’il ne se souillerait point par les mets délicats du roi et par le vin qu’il buvait ; et il demanda au prince des eunuques [de lui permettre] de ne pas se souiller. Et Dieu fit trouver à Daniel faveur et grâce auprès du prince des eunuques » (Dan. 1. 8 et 9).

S’occuper de bonnes choses : « Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez ce qui est en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; pensez à ce qui est en haut, non pas à ce qui est sur la terre ; car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu » (Col. 3. 1 à 3).

C’est une ressource positive que nous avons.

Que faire quand on a péché ?

« Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde » (Prov. 28. 13).

Il ne faut pas cacher son péché, mais le confesser et l’abandonner.

« Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or vous, vous n’êtes pas dans [la] chair, mais dans [l’]Esprit, si du moins [l’]Esprit de Dieu habite en vous ; mais si quelqu’un n’a pas [l’]Esprit de Christ, il n’est pas de lui » (Rom. 8. 8 et 9)

Celui qui ne connaît pas le Seigneur vit dans la chair. Celui qui le connaît a l’Esprit en Lui comme force et puissance, mais il a encore le « vieil homme ». Il est attiré par des choses, il a des convoitises qu’il cherche à assouvir (voiture, iPhone…). Cette vieille nature veut toujours des choses qui la rattachent à la terre.

Alors comment faire ? Bien nourrir la nouvelle nature, s’occuper de la Parole, de ce qui est bon.

La convoitise, c’est comme donner un joli ver, attrayant, à un poisson. Il mord et il y a des conséquences. C’est la même chose pour nous. Mais ce n’est pas inéluctable de tomber dans le péché ! Ce n’est pas un état, c’est un accident. Voir 1 Jean 2. 1 : « Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ, le juste ».

Le Seigneur désire que l’on confesse et que l’on retrouve la communion avec Lui.

Questions :

1. « Si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un de tes membres périsse, et que tout ton corps ne s’en aille pas dans la géhenne » (Mat. 5. 30).

Donner un ou deux exemples de ce que cela veut dire pour vous.

Exemples donnés : couper son téléphone, aller à la réunion au lieu d’aller à un match de volley, choisir un métier moins bien payé qui nous laisse plus de temps avec le Seigneur.

2. « Or le serpent était plus rusé qu’aucun animal des champs que l’Éternel Dieu avait fait ; et il dit à la femme : Quoi, Dieu a dit : Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin ? Et la femme dit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin ; mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point, et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Et le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point certainement ; car Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez vos yeux seront ouverts, et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal. Et la femme vit que l’arbre était bon à manger, et qu’il était un plaisir pour les yeux, et que l’arbre était désirable pour rendre intelligent ; et elle prit de son fruit et en mangea ; et elle en donna aussi à son mari [pour qu’il en mangeât] avec elle, et il en mangea. Et les yeux de tous deux furent ouverts, et ils connurent qu’ils étaient nus ; et ils cousirent ensemble des feuilles de figuier et s’en firent des ceintures » (Gen. 3. 1 à 7).

3. Quels sont les trois mécanismes de la convoitise ? Être attiré, amorcé puis convoiter.

THOMAS

« Or Thomas, l’un des douze appelé Didyme, n’était pas avec eux quand Jésus vint. Les autres disciples lui dirent : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : À moins que je ne voie dans ses mains la marque des clous, que je ne mette mon doigt dans la marque des clous, et que je ne mette ma main dans son côté, je ne le croirai pas » (Jean 20. 24 et 25).

Thomas n’était pas là ce premier jour de la semaine ; peut-être avait-il choisi d’être absent  ?

Bien-aimés, soyons honnêtes : quand nous ne venons pas à la réunion, nous passons à côté de quelque chose. On peut nous faire un compte rendu exact de ce qui s’est dit dans une réunion, mais ce n’est pas la même chose que d’y avoir été physiquement présent. Le Seigneur a promis la paix de sa présence lorsque nous sommes réunis. Nous venons ensemble pour prier Dieu, pour élever nos voix vers lui, mais aussi pour recevoir quelque chose de lui, et il est capable de s’occuper de chacun d’entre nous. Par exemple, un frère choisit de parler de Jean 3. 16. C’est un verset bien connu, mais quelqu’un est peut-être en train de traverser des épreuves : il a perdu son travail, il a un deuil dans sa famille, il rencontre des problèmes avec ses enfants… Ainsi, Jean 3. 16 ayant été le sujet de la réunion, chacun peut repartir encouragé. Nous arrivons parfois directement du travail, nous sommes fatigués, et la tentation est grande de ne pas aller à la réunion ; mais si nous ne cédons pas à cette fatigue, nous pourrons dire comme Pierre : « Il est bon que nous soyons ici » (Mat. 17. 4), là où est notre Seigneur. Exhortons-nous à ne pas manquer les réunions  !

Lorsque Thomas rencontre les autres disciples, ils ne le jugent pas, ils lui disent simplement ce qu’ils ont vécu  : « Nous avons vu le Seigneur » ! Imitons leur exemple. Thomas revient donc le dimanche suivant et le Seigneur ne lui fait aucun reproche non plus. Il savait exactement où Thomas en était : il y avait une faiblesse dans son cœur, un doute, et ce disciple avait tout spécialement besoin d’être fortifié. Le Seigneur lui a donc simplement dit : Viens faire ce dont tu as besoin, mets ton doigt dans ma plaie. – C’est ainsi, avec douceur, qu’il a été capable de s’occuper de Thomas et de le ramener à lui.

Thomas était surnommé « Didyme (Jumeau) ». Ce frère jumeau inconnu, ce pourrait être toi ou moi. Au lieu de nous juger l’un l’autre, ce qui entraîne tant de peines et de blessures parmi nous, soyons attentifs à ce frère ou cette sœur très proche qui a besoin de soins.

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D’après Le Seigneur est proche Août 2024

LES ÉVANGÉLISTES

RENCONTRES ADOLESCENTS AOÛT 2024

Ce sont Matthieu, Marc, Luc et Jean. Pourquoi quatre ? – Pour qu’il y ait plusieurs témoins qui se complètent. Comme les quatre faces d’un objet. Car quand on voit une face, on ne voit pas tout. (Un livre, ou une feuille, vus de dessus, ressemblent à un rectangle plat). Nous avons ici quatre histoires écrites par quatre personnes dont Dieu connaît tout de leur vie. Dieu sait tout de chacun d’entre nous. Il sait quand on fait du vélo, ou si l’on joue au cerf-volant, quand on va poster une lettre ou bien que l’on soit chez nous dans notre chambre.

Matthieu

On ne va pas parler de l’évangile mais de l’auteur de l’évangile. C’était un collecteur d’impôts, un publicain qui travaillait pour les Romains, un publicain.

« Et Jésus, passant plus loin, vit un homme nommé Matthieu, assis au bureau des impôts ; il lui dit : Suis-moi. Il se leva et le suivit. Et il arriva, comme Jésus était à table dans la maison, que voici, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent se mettre à table avec Jésus et ses disciples ; ayant vu cela, les pharisiens dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? Et Jésus, l’ayant entendu, leur dit : Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin d’un médecin, mais ceux qui se portent mal. Allez donc apprendre ce que signifie : je veux miséricorde et non pas sacrifice ; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs » (Mat. 9. 9 à 13).

Les publicains n’étaient pas aimés, car ils aidaient l’ennemi, et en plus, souvent, ils étaient voleurs. Ils demandaient plus d’argent que l’impôt qui était dû, afin d’en garder pour eux.

Quand Jésus le voit, est-ce qu’Il dit qu’il est tellement méchant qu’Il ne veut pas lui parler ? Non, Il s’intéresse à tout le monde, à chacun en particulier. Il lui dit : « Suis-moi ». Cela touche Matthieu, alors il Le suit comme Zachée en Luc 19. 1 à 10. Lorsque Jésus dit à Zachée, lui aussi un publicain, « descends vite » il Le reçoit dans sa maison.

Le Seigneur ne recherche pas que des hommes bons. Personne n’est bon (voir Luc 18. 19). Y a-t-il des gens meilleurs que d’autres ? À l’échelle des hommes, oui (ceux qui sont en prison sont plus mauvais) mais à la balance de Dieu, non. Aucune différence ! Tous sont mauvais, tous ont péché même dans une famille chrétienne. Ceux qui sont mauvais, c’est à dire nous tous avons besoin d’un Sauveur pour être sauvé.

« Comme il marchait le long de la mer de Galilée, Jésus vit deux frères, Simon appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient un filet dans la mer, car ils étaient pêcheurs ; Il leur dit : Venez après moi, et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets et le suivirent. Il passa plus loin et vit deux autres frères, Jacques, le [fils] de Zébédée, et Jean son frère, dans la barque avec Zébédée leur père, en train de raccommoder leurs filets, et il les appela ; aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent » (Mat. 4. 18 à 22).

Simon Pierre et André sont appelés, ainsi que Jacques et Jean. Ces quatre disciples ont dit oui au Seigneur et ont tout quitté pour Le suivre. Il est important de dire oui quand le Seigneur nous appelle.

« Le lendemain encore, Jean se tenait là, ainsi que deux de ses disciples ; et regardant Jésus qui marchait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu ! Les deux disciples l’entendirent parler et ils suivirent Jésus. Et Jésus se retourna, et vit qu’ils le suivaient ; il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui dirent : Rabbi (ce qui se traduit par : maître), où demeures-tu ? Il leur dit : Venez et voyez. Ils allèrent donc, et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là : c’était environ la dixième heure. André, le frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu Jean parler [de lui], et qui avaient suivi Jésus . Il trouve d’abord son propre frère Simon et lui dit : Nous avons trouvé le Messie (ce qui se traduit par : Christ). Et il le mena à Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, le fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (ce qui se traduit par : Pierre) » (Jean 1. 35 à 43).

« Ils suivirent Jésus ».

v. 44. Le Seigneur trouve Philippe. À lui aussi, le Seigneur lui dit : « Suis-moi » (v. 44).

Pour nous aussi, il y a dans notre vie cette première rencontre avec Jésus, où on hésite peut-être. Est-ce que cela va être difficile de Le suivre ?

Est-ce que j’y vais ou je n’y vais pas ? Cette décision importante est nécessaire.

Puis Matthieu invite Jésus dans sa maison pour le faire connaître à ses amis. Quand on reçoit Jésus, on a envie de le dire à ses amis.

« Or ce sont ici les noms des douze apôtres : le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère ; Jacques le [fils] de Zébédée, et Jean son frère ; « Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques le [fils] d’Alphée, et Lebbée surnommé Thaddée » (Mat. 10. 2 et 3).

On voit ici qu’il y a douze disciples choisis et envoyés par le Seigneur, dont Matthieu.

Voici un verset de l’évangile de Matthieu que vous pouvez retenir : « Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle » (Mat. 28. 20). Jésus peut annoncer cette belle promesse. Vos amis peuvent bien vous décevoir, mais Jésus, jamais. C’est une belle promesse qu’Il nous laisse.

Marc

Qui est-ce ? Un serviteur. Qui va-t-il servir ? Qui est sa mère ? On va chercher ensemble, mais pas dans l’évangile de Marc où il n’est pas parlé de lui. C’est dans les Actes des Apôtres que l’on voit quelque chose de lui.

« Après s’être reconnu, il se rendit à la maison de Marie, mère de Jean, appelé aussi Marc, où plusieurs étaient assemblés et priaient » (Act. 12. 12). Sa mère s’appelle Marie.

On voit ici qu’il s’appelle aussi Jean ou Jean-Marc. Il a deux prénoms comme Matthieu qui s’appelle aussi Lévi – et Pierre, Simon (mais c’est Jésus qui a donné un nouveau nom à Simon).

Dans la maison de Marie plusieurs prient, c’est une réunion de prières. Dans certains pays, les réunions ont lieu dans les maisons. Jean-Marc voyait donc souvent des chrétiens réunis chez lui. Ici, ils priaient pour un sujet spécial : Pierre qui était en prison.

Faut-il être grand pour prier ? – Non. Effectivement, on peut prier dès le jeune âge pour une chose très précise.

L’assemblée faisait d’instantes prières, mais quand la servante annonce la réponse – Pierre à la porte – ils ne croyaient pas ! Il faut croire que Dieu répond.

Marc s’est converti. Que veut dire se convertir ? Ce n’est pas seulement croire en Dieu. Les musulmans croient en Dieu (mais ce n’est pas le Dieu des chrétiens, le seul vrai Dieu). Ce n’est pas seulement croire que Jésus est mort pour les péchés mais croire que Jésus est mort pour tes péchés personnellement. Se convertir, cela signifie changer de direction, quitter le chemin qui conduit à la perdition et se tourner vers Dieu (voir 1 Thess. 1. 9 : « vous vous êtes tournés des idoles vers Dieu »). On parle parfois du « demi-tour » de la conversion.

« Mais la parole de Dieu croissait et se multipliait. Et Barnabas et Saul, après avoir accompli leur service, s’en retournèrent de Jérusalem, emmenant avec eux Jean, qui était aussi appelé Marc » (Act. 12. 24 et 25).

Barnabas et Paul emmènent Marc avec eux. Il désirait effectivement être un serviteur du Seigneur.

« Eux donc, ayant été envoyés par l’Esprit Saint, descendirent à Séleucie ; et de là ils firent voile pour Chypre. Et quand ils furent à Salamine, ils annonçaient la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs ; et ils avaient aussi Jean pour serviteur » (Act. 13. 4 et 5).

Ici c’est le premier voyage de Paul, il part avec Marc. Ils prennent un bateau, arrivent à Chypre, une île, et évangélisent. Mais au v. 13, Marc les quitte et repart à Jérusalem. Pourquoi ? Se sont-ils disputés ? – Non. Est-ce facile d’évangéliser ? – Dans certains pays dangereux, il y a risque de prison ou de mort.

Après Chypre, ils sont allés en Turquie où on voulait les tuer. Marc a eu peur. Peut-être que Paul et Barnabas ont aussi eu peur, mais ils se sont confiés sur les forces et l’aide de Dieu, alors que Marc encore jeune se confiait sûrement sur sa propre force et quand cela a été trop dur, il a abandonné. Il faut compter sur l’aide du Seigneur et non sur nous-même. Marc s’est engagé dans le service alors qu’il n’était pas encore prêt pour cela. Tout serviteur du Seigneur doit se laisser « préparer » par Lui avant de commencer un service, quel qu’il soit.

« Quelques jours après, Paul dit à Barnabas : Retournons maintenant visiter les frères dans chacune des villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, [pour voir] comment ils vont. Barnabas se proposait de prendre aussi avec eux Jean, appelé Marc. Mais Paul jugeait bon de ne pas prendre avec eux quelqu’un qui les avait abandonnés dès la Pamphylie et n’était pas allé à l’œuvre avec eux. Il y eut donc [entre eux] de l’irritation, au point qu’ils se séparèrent l’un de l’autre, et que Barnabas, prenant Marc, fit voile pour Chypre » (Act. 15. 36 à 40).

C’est le début du second voyage. Paul et Barnabas ne sont pas d’accord pour prendre ou non Marc avec eux. C’est triste, car ils se séparent à cause de désaccord. Paul part avec Silas, et Barnabas avec Marc. Mais le Seigneur permet cela pour laisser une deuxième chance à Marc. Il connaît son cœur, il voyait les motifs sincères qu’il avait de Le servir à nouveau. Le Seigneur ne nous met jamais de côté après un échec mais nous laisse toujours une nouvelle chance.

« Aristarque, mon compagnon de captivité, vous salue, ainsi que Marc, le neveu de Barnabas, (à son sujet vous avez reçu des ordres : s’il vient vers vous, recevez-le) » (Col. 4. 10). Marc est recommandé par Paul pour qu’il soit accueilli. On voit donc que leur relation est rétablie.

« Prends Marc et amène-le avec toi, car il m’est utile pour le service » (2 Tim. 4. 11). Quel beau témoignage rend Paul au sujet de Marc, alors qu’il se trouve en prison ! Que nous puissions aussi, chacun de nous, être utiles au Seigneur !

Dans votre vie, vous avez peut-être aussi eu des échecs à des examens ou autres. Le monde nous met parfois de côté, mais à l’école de Dieu nous avons toujours la possibilité d’avoir une nouvelle chance de Le servir, d’être utile.

Marc a eu aussi un très grand service, d’écrire l’évangile qui porte son nom. Pierre n’a pas eu ce service. Marc parle beaucoup du serviteur parfait dans son évangile.

Voici un nouveau verset que vous pouvez retenir de cet évangile : « Il fait toutes choses bien » (Marc 7. 37). Le Seigneur Jésus n’a jamais reculé dans son service.

Marc a-t-il vu Jésus ? – Sûrement, car il habitait à Jérusalem avec sa mère. Une scène relatée seulement dans son évangile parle d’un « jeune homme » qui nous fait penser qu’il s’agit de lui. « Et un certain jeune homme se mit à le suivre, enveloppé d’un fin tissu de lin sur son corps nu ; et ils le saisirent » (Marc 14. 51).

Luc

Son nom est cité seulement trois fois dans le Nouveau Testament. Il a écrit deux livres : l’évangile qui porte son nom et les Actes des apôtres.

« Luc, le médecin bien-aimé, vous salue, ainsi que Démas » (Col. 4. 14). Nous apprenons ici le métier de Luc, qui était donc médecin.

« Puisque plusieurs ont entrepris de rédiger un récit des faits qui sont pleinement reçues parmi nous, comme nous les ont transmises ceux qui, dès le commencement, ont été les témoins oculaires et les serviteurs de la Parole, il m’a semblé bon à moi aussi, qui ai tout suivi exactement depuis le début, de t’en écrire le récit ordonné, très-excellent Théophile, afin que tu connaisses la certitude des choses dont tu as été instruit » (Luc 1. 1 à 4).

« J’ai composé le premier récit, Théophile, sur tout ce que Jésus commença de faire et d’enseigner, jusqu’au jour où il fut élevé [au ciel], après avoir donné, par l’Esprit Saint, des ordres aux apôtres qu’il avait choisis ; à qui aussi, après avoir souffert, il se présenta lui-même, vivant, avec beaucoup de preuves certaines : pendant quarante jours, il se montra à eux et leur parla de ce qui concerne le royaume de Dieu » (Actes 1. 1 à 3).

Deux livres sont écrits et envoyés à Théophile, au « très-excellent Théophile », car il était sûrement gouverneur.

L’évangile de Luc raconte la vie de Jésus « depuis le début ». C’est un privilège que nous ne pouvons plus vivre, car Jésus n’est plus sur la terre. Mais en lisant l’évangile, c’est un peu comme si on marchait avec Jésus.

Pourquoi « avec certitude » ? – On est sûr que Jésus existe et de ce qu’Il a fait. Pourquoi en est-on sûr ? Parce que la Bible est la Parole de Dieu et ne peut mentir. La Bible nous instruit de choses certaines : « tout ce que Jésus commença de faire et d’enseigner ».

Le livre des Actes des apôtres raconte ce qui s’est passé après que Jésus est monté au ciel.

« Ils traversèrent la Mysie, puis descendirent à Troas. Et Paul eut de nuit une vision : un Macédonien se tenait debout lui faisant cette requête : Passe en Macédoine et aide-nous ! À la suite de cette vision, nous avons aussitôt cherché à partir pour la Macédoine, concluant que le Seigneur nous avait appelés à évangéliser ses habitants . Quittant donc Troas, nous avons fait voile, en direction de Samothrace, le lendemain à en direction de Néapolis, et de là à vers Philippes, qui est la première ville du district de la Macédoine [et] une colonie ; et nous avons passé quelques jours dans cette ville » (Act. 16. 8 à 12).

C’est le second voyage de Paul. Il est en Turquie et veut aller en Bithynie mais l’Esprit lui montre que ce n’est pas le bon chemin. L’Esprit nous conduit, nous aide à choisir le chemin que Dieu veut pour nous, par exemple, une carrière, un métier, le choix d’un conjoint…

Dans une vision, un homme dit à Paul : « Passe en Macédoine et aide-nous ! », puis au v. 10, il est dit : « nous », c’est-à-dire : Paul et Luc. C’est beau de le voir commencer à cheminer avec Paul sans se mettre en avant en disant : « moi, Luc… ». Il est humble, discret et a un service caché.

Il y avait aussi Silas et Timothée avec eux (ch. 16). Puis Paul part en laissant Luc à Philippes quelque temps (Fin d’Actes 16 et début du ch. 17).

« Ceux-ci avaient pris les devants et nous attendaient à Troas. Quand à nous, nous avons embarqué à  de Philippes, après les jours des Pains sans levain, et nous sommes arrivés au bout de cinq jours auprès d’eux, à Troas, où nous avons passé sept jours. Le premier jour de la semaine, comme nous étions assemblés pour rompre le pain, Paul, qui devait partir le lendemain, s’entretenait avec eux, et continua de parler jusqu’à minuit. Or il y avait un grand nombre de lampes dans la chambre haute où nous étions assemblés. Un jeune homme nommé Eutyche était assis sur la fenêtre ; accablé d’un profond sommeil, comme Paul parlait très longuement, il tomba, sous l’effet du sommeil, du troisième étage jusqu’en bas et fut relevé mort. Mais Paul, qui était descendu, se pencha sur lui, le prit dans ses bras et dit : Ne soyez pas troublés, car son âme est en lui. Puis il remonta , rompit le pain, mangea ; ensuite il continua à converser jusqu’à l’aube, et partit. Ils amenèrent le jeune garçon vivant : ce fut pour eux une extrême consolation » (Act. 20. 5 à 12).

Paul revient à Philippes et ils repartent ensemble, prennent le bateau pour revenir en Turquie. Il reste sept jours en Troade pour pouvoir passer le dimanche avec ces chrétiens. Pourquoi ? Pour le culte, et plus précisément pour la cène. C’est là que l’on se souvient du Seigneur Jésus en rompant le pain et en buvant à la coupe jusqu’à ce qu’Il revienne. Ce sont les signes qu’Il nous a laissés pour que nous nous souvenions toujours de Lui jusqu’à son retour.

« Car moi, j’ai reçu du Seigneur ce qu’aussi je vous ai enseigné : c’est que le Seigneur Jésus, la nuit où il fut livré, prit un pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même [il prit] la coupe aussi, après le souper, en disant : cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang : faites ceci, toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne » (1 Cor. 11. 23 à 26).

Un jeune homme assis sur le bord de la fenêtre est un peu dedans, un peu dehors. Il tombe du troisième étage, pas dedans, mais dehors. Quand on hésite lorsque le Seigneur nous demande quelque chose, si on remet à plus tard, si on attend trop longtemps, on risque de s’endormir et de tomber du mauvais côté. Le Seigneur nous laisse toujours le choix et ne nous force jamais. « J’appelle aujourd’hui à témoin contre vous les cieux et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance » (Deut. 30. 19).

Est-il mort ? Il est entre la vie et la mort, son âme est sûrement en lui car il n’est pas parlé de résurrection. Dieu a permis qu’il ne soit pas mort pour qu’il ait une nouvelle chance de s’engager pour Lui, de se relever pour Le servir.

(À noter que les commentaires sur Actes 20 et 1 Corinthiens 11 sont des digressions par rapport au sujet sur l’évangéliste Luc).

« Luc seul est avec moi » (2 Tim. 4. 11). Ce sont les derniers mots de Paul en prison à Rome. Tous l’ont abandonné. Luc seul est resté fidèle à Paul.

« Quand il fut décidé que nous embarquerions pour l’Italie, on remit Paul et d’autres prisonniers à un centurion nommé Jules, de la cohorte Augusta. Nous sommes montés à bord d’un navire d’Adramytte, en partance pour les régions bordant la côte d’Asie, et nous avons gagné le large, en compagnie d’Aristarque, Macédonien de Thessalonique » (Act. 27. 1 et 2).

Luc avait accompagné Paul dans tout son long voyage à Rome durant lequel il y a eu un naufrage. Dieu les a gardés et a sauvé tous les passagers, le navire seul a été détruit.

« Épaphras, mon compagnon de captivité dans le Christ Jésus, Marc, Aristarque, Démas, Luc, mes compagnons d’œuvre, te saluent » (Philémon 23 et 24).

Luc est encore avec l’apôtre et il est son compagnon d’œuvre.

Voici un verset que vous pouvez retenir de l’évangile de Luc : « Et ils se dirent l’un à l’autre : Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin, et lorsqu’il nous ouvrait les Écritures ? » (Luc 24. 32)

Les disciples d’Emmaüs étaient tout tristes car Jésus était mort. Jésus marche avec eux car Il est ressuscité mais ils ne Le reconnaissent pas. Il marche avec eux et les enseigne. Cela touche leur cœur et ils Le reconnaissent. Quand le Seigneur nous parle, Il veut toucher nos cœurs.

Jean

Jean a écrit cinq livres (un évangile, trois épîtres, et le livre de l’Apocalypse), il a vécu jusqu’à 95 ans environ, c’est le dernier des apôtres et il a un frère nommé Jacques.

« Allant un peu plus loin, il vit Jacques le [fils] de Zébédée, et Jean son frère, qui, dans la barque, raccommodaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela ; alors, laissant leur père Zébédée dans la barque avec ceux qu’il employait, ils allèrent après lui » (Marc 1. 19 et 20).

Jean est pêcheur et habitait près du lac de Galilée. Jésus le trouve en train de raccommoder les filets – un travail long et fatiguant.

Il l’appelle avec Jacques, son frère. Ils le suivent car ils voient que Jésus les aime. Le Seigneur Jésus vous aime, c’est cela qui doit vous attirer à Lui.

« Et il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Montant dans l’une des barques, qui était à Simon, il lui demanda de s’éloigner un peu de la terre ; et après s’être assis, depuis la barque, il enseignait les foules. Quand il eut cessé de parler, il dit à Simon : Mène en eau profonde, et lâchez vos filets pour la pêche. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit, et nous n’avons rien pris ; mais sur ta parole, je lâcherai les filets. Et l’ayant fait, ils prirent une grande quantité de poissons, et leurs filets se déchiraient. Alors ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider ; ceux-ci vinrent et remplirent les deux barques, au point  qu’elles enfonçaient. Et voyant cela, Simon Pierre se jeta aux genoux de Jésus, disant : retire-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. En effet, la frayeur l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la prise de poissons qu’ils venaient de faire ; de même aussi Jacques et Jean, fils de Zébédée, associés de Simon. Jésus dit à Simon : Ne crains pas ; dorénavant tu prendras des hommes » (Luc 5. 2 à 10).

Le Seigneur fait un miracle. Jacques et Jean, associés à Simon Pierre et André son frère – ces disciples sont souvent vus ensemble – ne trouvaient pas de poissons – et Jésus permet que leur filet soit plein de poissons.

Quels sont les caractères de Jean ?

« Jacques le [fils] de Zébédée et Jean le frère de Jacques (il les surnomma Boanergès), ce qui signifie : fils de tonnerre » (Marc 3. 17).

Jacques et Jean sont appelés « fils de tonnerre », ce qui sous-entend un caractère énergique, impétueux.

Quand vous faites une équipe, vous choisissez les meilleurs. Le Seigneur Jésus n’est pas comme cela. Il nous aime tous comme on est.

« Et il envoya devant lui des messagers. Ils allèrent et entrèrent dans un village de Samaritains pour tout lui préparer mais on ne le reçut pas, parce que sa face était tournée vers Jérusalem. Voyant cela, ses disciples Jacques et Jean, dirent : Seigneur, veux-tu que nous disions que le feu descende du ciel et les consume, comme le fit Élie ? Mais se tournant, il les réprimanda sévèrement [et dit : Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes animés] ! puis ils allèrent à un autre village » (Luc 9. 52 à 56).

Ici, les disciples Jacques et Jean veulent faire descendre le feu du ciel. Le Seigneur les réprimande, car aujourd’hui c’est le temps de la grâce. Nous sommes dans une période où Dieu pardonne ceux qui croient au Seigneur Jésus. Mais bientôt, on ne pourra plus être sauvé, car quand le Seigneur Jésus viendra nous prendre, ce ne sera plus le temps de la grâce. Combien de temps reste-t-il ? Peut-être seulement jusqu’à ce soir ! Celui qui ne croit pas restera sur la terre et ne pourra plus croire.

Aujourd’hui, nous devons avoir le même esprit que le Seigneur, en pardonnant à nos frères et sœurs. Dieu nous a beaucoup pardonné, car nous avons commis beaucoup de péchés, plus que le nombre de nos cheveux ! Alors nous devons aussi beaucoup pardonner.

« Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de lui avec ses fils et se prosterna, pour lui présenter une demande. Il lui dit : Que veux-tu ? Elle lui dit : Ordonne que mes deux fils que voici, s’asseyent, l’un à ta droite et l’un à ta gauche, dans ton royaume. Et Jésus répondit : Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que moi je vais boire ? Ils lui disent : Nous le pouvons. Il leur dit : Vous boirez bien ma coupe ; mais quant à s’asseoir à ma droite et à ma gauche, il ne m’appartient pas de le donner, sinon à ceux pour qui cela est préparé par mon Père » (Mat. 20. 20 à 23).

Jean et Jacques sont ambitieux. Ils avaient compris que Jésus allait être le roi, alors ils voulaient être aux meilleures places à sa droite et à sa gauche. Or Jésus a pris, Lui, la dernière place. Il est né dans une étable, il n’avait pas une seule pièce de monnaie, et sur la croix, on lui a pris la seule chose qu’Il avait : sa robe. Nous devons L’imiter dans son caractère d’humilité. Jean l’a appris plus tard.

« Jésus envoya Pierre et Jean, en leur disant : Allez nous préparer la pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous arriverez dans la ville, un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre ; suivez-le dans la maison où il entrera. Et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le logis où je pourrai manger la pâque avec mes disciples ? Et lui vous montrera, à l’étage, une grande salle garnie ; c’est là que vous ferez les préparatifs. Ils allèrent et trouvèrent [tout] comme il leur avait dit ; alors ils préparèrent la pâque » (Luc 22. 8 à 13).

Le Seigneur donne un service à Jean (préparer la Pâque). Il a tout préparé avec Pierre. Il est devenu utile à ses frères. Et en plus, il n’a pas accompli sa tâche « à son idée » mais en demandant comment l’accomplir. Nous aussi nous devons demander au Seigneur comment accomplir ce qu’Il veut pour nous.

« Or l’un de ses disciples, que Jésus aimait, était à table, tout contre le sein de Jésus. Simon Pierre lui fait alors signe de demander qui était celui dont il parlait. Lui, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit : Seigneur, qui est-ce ? » (Jean 13. 23 à 25)

Jean était celui qui était le plus près du Seigneur. Autrefois, il avait voulu être le plus grand mais maintenant il comprend que la meilleure place est d’être près du Seigneur, sur son cœur. Là il peut Lui poser la question qu’il a sur le cœur et entendre la réponse que le Seigneur lui donne. Nous aussi, nous pouvons, en lisant la Bible, être près de Lui, nous entretenir avec Lui, Lui poser nos questions.

« Or, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère, et la sœur de sa mère, Marie, [femme] de Clopas, ainsi que Marie de Magdala » (Jean 19. 25).

La mère du Seigneur Jésus et Jean sont près de Jésus qui est sur la croix. Jésus dit à sa mère : « Voilà ton fils » (v. 26) et à Jean : « Voilà ta mère » (v. 27). Quelle tendresse de la part du Seigneur Jésus, de penser à leur tristesse et de les confier l’un à l’autre pour se consoler !

Jean se nomme cinq fois : « celui que le Seigneur aime ». Est-ce qu’il n’aime que lui ? Non, mais pour parler de lui, il ne voulait pas mettre son nom mais mettre en évidence l’amour de Jésus malgré ce qu’il était.

Le Seigneur est comme un berger qui connaît chacune de ses brebis par nom, il nous aime personnellement, toi et moi.

« Et maintenant, ô dame, je te demande, non pas comme si je t’écrivais un nouveau commandement, mais celui que nous avons eu dès le commencement, que nous nous aimions les uns les autres » (2 Jean 5).

Le message essentiel de Jean dans ses trois épîtres est l’amour. S’aimer les uns les autres est le plus grand commandement que Jean donne encore une fois à la fin de sa vie.

« Moi, Jean, qui suis votre frère et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la patience en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus Christ » (Apoc. 1. 9).

Le livre de l’Apocalypse est écrit aussi par Jean. Il est sur une île qui s’appelle Patmos, dans les tribulations et les persécutions. Le Seigneur lui donne d’écrire ce livre prophétique.

Voici un verset que vous pouvez retenir de l’évangile de Jean : « Mais tout cela a été écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie par son nom » (Jean 20. 31).

La Bible est la lettre de Dieu pour toi. Il n’a pas donné un livre en nombreux volumes mais un seul livre qui nous montre comment avoir la vie éternelle : croire que Jésus est le Fils de Dieu. C’est simple et tout enfant peut faire cela.

« Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).

Christ est le seul chemin pour avoir la vie.

TOUT NOUS VIENT DE DIEU

« [Jésus], préconnu avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour vous qui, par lui, croyez en Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire » 1 Pierre 1. 20 et 21.

Jésus dit : « Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où je suis, moi, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire, que tu m’as donnée » Jean 17. 24.

Les croyants auxquels l’apôtre Pierre écrivait avaient obtenu la purification de leurs péchés par le moyen de la foi – la foi qui reconnaît toute la valeur du sang de Christ, qui seul purifie de tout péché.

Ce n’est que par Christ, l’Agneau de Dieu, que nous croyons en Dieu aujourd’hui. Ce n’est pas parce que nous voyons le témoignage de la création, ni parce que nous faisons l’expérience de la providence divine, ni non plus grâce à la loi de Moïse, que nous croyons en Dieu, mais par la révélation qu’Il a donnée de Lui-même dans la Personne de Christ, « l’Agneau préconnu avant la fondation du monde », manifesté sur la terre, mort, ressuscité, glorifié pour nous.

Le sang précieux de l’Agneau est le fondement de tout ce que Dieu a fait pour nous. Il était nécessaire que nous soyons rachetés et purifiés, et que la mort de Christ mette fin à tout ce que nous étions comme descendants d’Adam.

Dieu a ressuscité le Seigneur Jésus et Lui a donné la gloire. Notre confiance et notre espérance sont que Dieu agira de la même manière envers nous. Ayant été glorifié par la mort de son Fils, Dieu peut avec justice nous bénir et nous donner une place dans la même gloire que Christ.

D’après « Il buon seme » mars 2024

NOTRE FOI, UN ACIER TREMPÉ !

« Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi, et par les rivières, elles ne te submergeront pas ; quand tu marcheras dans le feu, tu ne seras pas brûlé, et la flamme ne te consumera pas » Ésaïe 43. 2.

« La mise à l’épreuve de votre foi… se trouve être un sujet de louange, de gloire et d’honneur, dans la révélation de Jésus Christ » 1 Pierre 1. 7.

« L’épreuve de votre foi produit la patience » Jacques 1. 3.

La trempe de l’acier le rend plus résistant. Pour cela, le forgeron utilise le feu et l’eau. De la même manière, l’épreuve, pour le croyant, peut se présenter de diverses manières, mais toutes contribuent à forger sa foi.

– L’épreuve nous enseigne la patience, qui est nécessaire pour surmonter les obstacles du chemin. Notre volonté est alors mise de côté et la volonté de Dieu est acceptée parce qu’elle est bonne (Rom. 12. 2).

– L’épreuve nous enseigne le courage. Elle nous permet de faire l’expérience de la grâce de Dieu qui nous soutient lorsque nous devons affronter des difficultés. Nous apprenons ainsi à tenir ferme jusqu’à la fin, comme de bons soldats de Jésus Christ (Éph. 6. 13).

– L’épreuve vécue avec Jésus Christ nous révèle que sa grâce vivante nous accompagne. Elle nous fait saisir toutes les possibilités d’une vie vécue avec Christ, même dans la souffrance. Elle est l’occasion de démontrer que Christ est pleinement suffisant pour toutes les situations (2 Cor. 12. 9).

– L’épreuve nous rend plus capables d’aider les autres, comme conséquence de nos expériences personnelles. Ainsi, le Seigneur nous prépare et nous utilise pour consoler, fortifier et encourager notre prochain. « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ… qui nous console à l’égard de toute notre affliction, afin que nous soyons capables de consoler ceux qui sont dans quelque affliction que ce soit » (2 Cor. 1. 3 et 4).

– Enfin, l’épreuve nous rapproche de Christ et nous apprend à mieux le connaître.

D’après « Il buon seme » mars 2024