LES ENSEIGNEMENTS D’UN GRAND-PÈRE (3)

Nous voici au commencement d’une nouvelle année, la dernière peut-être avant que le Seigneur Jésus vienne chercher ceux qui L’attendent. Il vient promptement, et tout dans le monde nous parle de Sa prochaine venue.

J’aime à penser que tous les petits lecteurs de la « Bonne Nouvelle » attendent ce précieux Sauveur, et se réjouissent à la pensée de Le voir.

Je me souviens d’un temps, bien éloigné déjà, où, pour la première fois, j’ai dit : Viens, Seigneur Jésus ! Depuis lors, jamais je n’ai douté de Sa fidélité concernant l’accomplissement de Sa promesse, et je sais qu’Il viendra dans peu de temps, car Il l’a dit : Attendez-Le chaque jour, et certainement vous ne serez pas confus.

Si le Seigneur le permet, nous reviendrons plus tard à l’histoire d’Isaac que nous avons déjà commencée. Pour aujourd’hui, je veux vous parler de la naissance du Sauveur telle qu’elle nous est racontée dans les premiers versets du chapitre 2 de l’évangile de Luc.

Ce Sauveur précieux est venu dans le monde comme un petit enfant, né dans la pauvreté, un enfant qui a été emmailloté et couché dans une crèche, Lui, le Roi de gloire. Il n’y avait pas de place pour Lui dans l’hôtellerie.

Aimez-vous ce Sauveur ? Puisqu’Il n’a pas trouvé de place dans l’hôtellerie, ne trouvera-t-Il pas au moins une place dans votre cœur ? N’est-Il pas digne de posséder votre cœur dès votre jeune âge puisqu’Il est venu sur cette pauvre terre pour y souffrir et y mourir pour vous ?

Pour pouvoir s’attacher à Lui, il faut premièrement faire comme les bergers, croire les choses qui nous sont dites de Lui. Vous remarquez que dans le cœur de ces humbles bergers il n’y a pas l’ombre d’un doute concernant les choses qui avaient été annoncées par les anges. Ils n’ont pas dit : « Allons pour voir si les choses sont bien ainsi ». Mais : Allons et voyons. Ils savaient qu’en allant ils verraient, puisque les anges le leur avaient assuré.

Il faut aussi, comme Marie, repasser ces choses dans nos cœurs et même faire comme le psalmiste qui disait : « Je médite de toi durant les veilles de la nuit » (Ps. 63. 6).

A quoi pensez-vous le matin en vous éveillant ? Vous souvenez-vous que dans cette journée qui commence, le Seigneur peut venir chercher les Siens et êtes-vous prêts pour ce moment solennel ?

Recherchez-vous les choses de ce monde ? Y avez-vous vos pensées ? Si ces choses remplissent votre cœur, soyez bien assurés qu’elles ne vous apporteront qu’amertume et déception, car ici-bas, tout est ainsi.

Par contre, si vous cherchez le Seigneur de tout votre cœur, vous serez bienheureux. Il est le grand sujet de joie qui a été annoncé par les anges aux bergers.

Les saints de l’Ancien Testament attendaient le Seigneur. Le psalmiste disait : « Mon âme attend le Seigneur, plus que les sentinelles n’attendent le matin, que les sentinelles n’attendent le matin » (Ps. 130. 6). Leur attente a été longue, mais elle a eu sa fin.

Rien ne faisait prévoir cette venue pour cette nuit-là plutôt qu’une autre. Les bergers, comme de coutume, ont fait sortir leurs troupeaux. Ils auraient pu dire : Nous avons devant nous une nuit de veille et de fatigue. Mais, cette même nuit, le Seigneur est venu et ils l’ont vu, et ont entendu le concert des armées célestes. Que ce devait être merveilleux et quelle joie devait remplir leurs cœurs !

De la même manière le Seigneur va apparaître non dans l’abaissement, mais dans toute Sa gloire, et nous Le verrons. Quelle sainte allégresse remplira tous les cœurs de ceux qui L’auront attendu, et quel concert de louanges s’élèvera vers Lui ; jamais concert pareil n’aura été entendu. Attendez donc le Seigneur, attendez-Le chaque jour et réjouissez-vous, car Il vient bientôt, Il vient promptement. C’est là le vœu le plus ardent que peut vous adresser votre grand-père en commençant cette nouvelle année.

A la fin de l’année passée, je vous ai parlé d’Isaac en rapport avec l’histoire d’Abraham, son père. Aujourd’hui, je veux vous dire quelques mots de ses deux fils dont la naissance nous est rapportée à la fin du chapitre 25 du livre de la Genèse.

L’aîné s’appelait Ésaü, le plus jeune Jacob. A vue humaine, le premier devait être l’héritier des promesses faites par l’Éternel à Abraham et à Isaac ; malgré cela, jamais nous ne voyons que l’Éternel soit appelé le Dieu d’Ésaü. Par contre, souvent il est appelé le Dieu de Jacob. Vous êtes-vous demandé pourquoi ?

Voici la raison : Ésaü, par toute sa manière de faire, a montré que les promesses divines n’avaient aucun prix pour son cœur.

Dans notre chapitre, nous voyons qu’il méprise son droit de premier-né, et pour un seul mets, un plat de lentilles, il vend ce droit qu’il possédait par naissance.

Plus tard, après la mort de son père, il prend tout ce qu’il possédait, tout ce qu’il avait acquis dans le pays de Canaan et il s’en va bien loin de la terre de la promesse pour habiter dans la montagne de Séhir. Pauvre Ésaü ! La montagne de Séhir valait mieux à ses yeux que le pays que l’Éternel avait promis à Abraham et dont il aurait hérité s’il avait cru aux promesses divines.

Il commence par vendre son droit de premier-né, ensuite, il s’en va loin du lieu de la bénédiction, et enfin sa postérité devient un ennemi du peuple de Dieu, ainsi que nous le montre le prophète Abdias.

Lisez ce petit prophète et vous remarquerez qu’il ne parle que d’Ésaü et annonce le jugement qui doit l’atteindre à la fin. Sept fois il dit de lui : « Tu n’aurais pas dû ». Cherchez vous-mêmes ces passages et notez-les dans votre cœur. Un jugement particulier sera la part d’Ésaü à la fin : son peuple sera retranché et il n’y aura pas de reste d’Ésaü pour le beau règne de mille ans.

Le dernier des prophètes, Malachie, déclare que l’Éternel a haï Ésaü (Mal. 1. 3). Son mépris de: la bénédiction de l’Éternel et de Sa longue patience envers lui, ainsi que sa haine contre le peuple de l’Éternel ont attiré sur lui la haine de Dieu et Sa colère.

Après avoir vendu son droit de premier-né, le nom d’Ésaü a été changé en celui d’Édom, ce qui veut dire « roux », allusion au potage roux que lui avait donné son frère. Depuis ce jour-là, le nom d’Édom rappelle qu’Ésaü a été un profane. Dieu a voulu qu’ainsi son nom rappelât sa faute. Cela ne veut nullement dire qu’Ésaü ait été ce que nous appelons un mauvais homme, loin s’en faut. Il aimait la vie au grand air, son père l’aimait. Il savait même à l’occasion pardonner une faute, comme il le fit à l’égard de son frère, mais Dieu et Ses promesses n’avaient aucune valeur pour son cœur. Il voulait jouir du présent sans se soucier de l’avenir.

Ils sont nombreux aujourd’hui ceux qui lui ressemblent. Ce sont peut-être des enfants de chrétiens, aimables, bons envers leurs parents, même respectueux lorsqu’ils entendent parler des choses de Dieu, mais leurs cœurs sont ailleurs.

Une belle course en perspective, une partie de sport, une rencontre avec des amis qui leur parleront de mille choses intéressantes, mais qui ne leur diront pas un mot du Seigneur : voila ce qui réjouit leurs cœurs, ce qui les attire.

Pensez-y. Dieu regarde à ce qui est dans le cœur et Il voit tout ce qui s’y passe. C’est pourquoi il est écrit : Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie (Prov. 4. 23).

Vous commencez à envier les choses du monde, vous n’aimez pas aller écouter la parole de Dieu, vous préférez aller vous amuser avec des amis mondains, etc. – sans que vous vous en rendiez compte, vous méprisez ainsi la bénédiction que Dieu met à votre disposition. Qui vous dit que, pour finir, vous ne deviendrez pas un ennemi de l’évangile ? Sans que vous vous en doutiez, vous amassez sur votre propre tête la colère divine, et si Dieu Lui-même n’intervient pas en miséricorde en votre faveur, vous serez en fin de compte perdus pour l’éternité.

Le chemin d’Ésaü est le chemin de la perdition. J’aime à penser que nul ne suivra un tel chemin.

Aujourd’hui nous continuerons la lecture du livre de la Genèse, et nous nous occuperons ensemble du chapitre 26. Il contient plusieurs choses intéressantes concernant Isaac.

Tout d’abord vous remarquez une famine dans ce bon pays que l’Éternel avait promis à Abraham et à sa postérité. Vous comprenez que ce devait être une grande épreuve pour la foi d’Isaac. Comment aurait-il pu dire : c’est ce pays que l’Éternel nous a promis, et voici j’y trouve la famine ?

Il faut nous souvenir qu’en tout temps la foi des fidèles a été soumise à l’épreuve d’une manière ou de l’autre. Il ne peut pas en être autrement.

Nous l’avons vu à propos d’Abraham, nous le voyons ici et nous le retrouverons tout du long des Écritures. La foi est plus précieuse que l’or qui pourtant est éprouvé par le feu. On éprouve le métal pour le débarrasser de tout alliage et de toute matière étrangère (1 Pier. 1. 7).

De la même manière, Dieu ne permet pas que notre confiance en Lui soit mélangée avec de la confiance en nous-mêmes, en nos ressources et en moyens humains. Il veut être notre unique confiance. Ce qui L’honore, c’est lorsque nous Lui remettons en toute simplicité tout ce qui nous concerne et que nous restons tranquilles, sachant qu’Il a soin de nous et qu’Il mène tout à bonne fin pour nous.

N’oubliez jamais que Dieu vous aime et qu’Il s’occupe des plus petits détails de votre vie. Il sait quels sont vos travaux, vos peines, vos difficultés, vos alarmes, vos détresses, rien n’échappe à Son œil paternel.

Dans notre récit, l’Éternel savait que la foi de Son serviteur Isaac pouvait être chancelante et que des craintes pouvaient l’assaillir, qu’il était même en danger de descendre en Égypte comme l’avait fait son père Abraham ; Il vient donc l’enseigner et lui dire de demeurer dans le pays et Il lui renouvelle les promesses qu’il avait faites à son père. Ce devait être un grand encouragement pour Isaac.

Malgré cela, Isaac craint et dit un mensonge au sujet de sa femme. Hélas ! Dieu nous rappelle la faute de Son serviteur afin de nous avertir en nous montrant de quoi nous sommes capables, et combien nous avons besoin d’être gardés en tout temps, et surtout lorsque survient une difficulté quelconque.

Lisez le premier verset du Psaume 16 ; là vous verrez le Seigneur Jésus, divin modèle que nous avons à imiter et qui dit : « Garde-moi, ô Dieu, car je me confie en toi ». J’aimerais que ce soit là votre première prière chaque matin en ouvrant les yeux. Jamais vous ne regretterez de l’avoir faite.

De ce mensonge d’Isaac il aurait pu résulter de fâcheuses conséquences, tant pour lui que pour Rebecca ; mais Dieu, dans Sa miséricorde, a veillé sur Son pauvre serviteur. Malgré cela, combien ce devait être humiliant pour lui lorsque Abimélec a dû le reprendre à cause de sa faute !

Lorsqu’un croyant tombe dans quelque faute, il déshonore le Seigneur en présence des ennemis de Dieu et il donne aussi aux ennemis des occasions de blasphémer Son nom, comme nous le voyons dans l’histoire du roi David. Lisez à ce sujet 2 Samuel 12. 14.

Après cela, Isaac sème dans cette terre et y recueille le centuple. L’Éternel le bénit de bénédictions matérielles. Ces bénédictions-là, le monde nous les envie et cherche à nous les ravir, tandis que les bénédictions spirituelles, personne ne cherche à nous les prendre.

Maintenant, que voulez-vous rechercher ? Désirez-vous devenir grand dans le monde, avoir des richesses, des troupeaux, des serviteurs et des servantes ? Ou bien, désirez-vous jouir de l’amour du Seigneur Jésus, faire des progrès dans la connaissance de l’excellence de Sa personne et de Ses gloires ? Désirez-vous Lui ressembler, être pauvre peut-être, mais riche en foi ?

Combien j’aimerais que de cette lecture vous gardiez dans vos cœurs trois grands enseignements :

1° Désirer posséder cette foi qui croit Dieu et qui se confie en Lui en tout temps.

2° Avoir en horreur le mal sous toutes ses formes, et surtout le mensonge quel qu’il soit.

3° Rechercher les bien éternels qui sont en Christ, et qu’Il soit, Lui, votre seul trésor, votre vie, votre tout.

C’est ce que votre grand-père va demander au Seigneur en terminant sa leçon.

C’est de la fin du chapitre 26 du livre de la Genèse que je veux vous parler aujourd’hui. Je pense que vous, vous souvenez de ce que je vous ai dit du commencement de ce chapitre au mois passé. Nous le lirons depuis le v. 17 à la fin du chapitre.

Avant d’entrer dans quelques détails, je vous dirai que ces versets m’ont beaucoup encouragé il y a déjà un certain nombre d’années. Pendant longtemps j’ai eu le privilège d’aller voir souvent un serviteur de Dieu. Comme il était âgé et ne pouvait guère sortir de la maison, je me rendais dans son cabinet de travail et là il profitait de ces rencontres bénies pour m’enseigner beaucoup de choses. Il était pour moi comme un père. Que d’heures précieuses j’ai passées avec lui, seul dans cette chambre qui était comme un vrai sanctuaire pour nous deux.

Si vous avez l’occasion d’être en relation avec d’anciens chrétiens fidèles, ne manquez pas de profiter le plus possible des enseignements que vous pourrez recevoir d’eux. Ne craignez pas de les interroger ; ainsi vous profiterez de leurs connaissances et de leur expérience. Cela pourra vous être utile pour toute votre vie.

Je reviens à mon récit. Lorsque le Seigneur eût recueilli auprès de lui le cher vieillard dont je vous ai parlé, j’en ressenti un grand vide dans mon cœur, et souvent j’aurais aimé aller le voir et m’entretenir encore avec lui. Mais, hélas mes visites chez lui étaient finies pour toujours. Tout passe ici-bas.

C’est à ce moment que ces versets se présentèrent à moi comme une source de consolations précieuses. Mon vieil ami, comme Abraham, avait creusé des puits. Abraham l’avait fait dans la terre que l’Éternel lui avait donnée en héritage. Le cher ami qui venait de me quitter en avait creusé en sondant la Parole et il y avait trouvé de l’eau qui l’avait désaltéré, lui et ceux qui l’avaient écouté. Ce que j’avais à faire était de faire comme Isaac : retourner aux sources qui avaient désaltéré son père et, comme lui, j’y trouverais de l’eau. Lui en avait trouvé pour son corps, moi j’en trouverais pour mon âme.

C’est dans les Écritures que se trouve la source des eaux vives ; comme nous le chantons quelques fois : C’est la source abondante où se puise la vie, ce fleuve de la grâce aux salutaires eaux.

Pour nous, creuser des puits, c’est se donner de la peine pour chercher les richesses insondables qui sont contenues dans ce saint livre. Pour cela il faut de la diligence et de la persévérance. Le monde et les choses de ce monde sont souvent un obstacle pour en jouir, elles sont comme la terre avec laquelle les ennemis d’Isaac avaient bouché les puits.

Vous remarquez la persévérance d’Isaac et de ses serviteurs ; persévérance qui a été récompensée. Après avoir creusé un puits et trouvé de l’eau, ils en creusent encore d’autres et chaque fois leurs efforts ont été couronnés de succès.

Abraham n’était plus, mais les puits étaient encore dans le pays. Les serviteurs de Dieu peuvent disparaître, mais les sources abondantes auxquelles ils ont puisé existent encore. Puissiez-vous, comme Isaac, être des creuseurs de puits !

Nous avons vu Isaac dans la force de l’âge et creusant des puits dans le pays de la promesse. Aujourd’hui, en lisant le chapitre 27, nous le trouvons, un vieillard aveugle et s’attendant à la mort d’un jour à l’autre. Souvenez-vous que nous vieillissons rapidement, beaucoup plus rapidement que vous ne le pensez.

Isaac veut bénir son fils Ésaü avant de quitter cette terre. Pauvre Isaac ! Il avait oublié que c’était à Jacob qu’appartenait la bénédiction de l’Éternel.

Puis, au lieu de chercher auprès de l’Éternel la force qui lui était nécessaire pour accomplir ce service, il pense qu’il lui fallait un mets savoureux, comme il l’aimait, pour le fortifier. Le gibier était sa viande, et son fils Ésaü, qui était un habile chasseur, pouvait lui procurer facilement ce qui était nécessaire pour satisfaire sa gourmandise. Jusqu’à sa vieillesse, il l’avait gardée sans la juger. C’est pourquoi il préférait son fils aillé et, si Dieu n’était pas intervenu, il aurait béni Ésaü sans tenir compte de la volonté de l’Éternel.

Vous voyez, par cela, que tant que nous sommes dans le monde nous avons besoin d’être gardés du mal. Notre cœur ne change pas ; même après avoir marché longtemps avec Dieu, nous sommes capables des mêmes fautes que dans la jeunesse.

Ce chapitre qui est devant nous est rempli de choses profondément tristes. D’un côté, nous voyons Isaac dans un des moments les plus solennels de son existence et manquant de communion avec Dieu ; de l’autre, Rebecca, qui avait si bien commencé, et qui dans ce moment ne sait pas se confier en l’Éternel pour l’accomplissement de ses promesses.

Au lieu de l’invoquer et de le supplier avec son fils Jacob, elle lui enseigne à mentir et à tromper son père pour obtenir sa bénédiction et elle lui fournit les moyens pour le faire, en lui préparant un mets savoureux et en revêtant ses mains et son cou de la peau des chevreaux. Toutes ces choses sont humiliantes et cela d’autant plus qu’elles se passent dans une famille où l’on connaissait l’Éternel. Il semble que la piété s’était enfuie de cette maison.

Cela nous fait penser à cette parole de la première épître à Timothée : Poursuis la piété (ch. 6. 11).

Dieu nous raconte ces choses non dans le but de dire du mal de ses serviteurs, mais afin de nous avertir en nous montrant de quoi nous sommes capables, même après avoir marché fidèlement pendant de longues années.

Lorsque Isaac a vu combien il s’était trompé, il a été saisi d’un grand tremblement. Il y avait bien de quoi. Il allait bénir un profane qui pour un seul mets, un plat de lentilles, avait vendu son droit de premier-né ; bénir celui qui, plus tard, devait être haï de l’Éternel.

Lisez à ce sujet le v. 3 du chapitre 1 de Malachie, le dernier des prophètes. Évidemment l’Éternel n’a haï Ésaü que lorsqu’il s’est montré parfaitement haïssable, lui et sa postérité. Pendant plus de mille ans ils ont montré une haine implacable contre le peuple de Dieu, aussi, tout à la fin, il doit dire : J’ai haï Ésaü. Quelle chose effrayante !

Vous lirez à ce sujet le livre du prophète Abdias. Tout du long il nous raconte ce qu’a été cette haine d’Ésaü contre son frère. Haine qui s’est bien vite manifestée puisque nous lisons à la fin de notre chapitre : « Et Ésaü eut Jacob en haine… et Ésaü dit en son cœur : Les jours du deuil de mon père approchent, et je tuerai Jacob, mon frère. ». Lui, le fils d’Isaac, le petit-fils d’Abraham, devenir un meurtrier ! Quelle chose effrayante. Si Dieu ne l’avait pas gardé, certainement il l’aurait fait. Ainsi que je vous le disais en commençant, tout ce chapitre est profondément triste. Après en avoir fait la lecture, nous pourrons bien nous écrier, vous et moi, avec le psalmiste : Garde-moi, ô Dieu, car je me confie en toi…

Vous n’avez pas oublié, je l’espère, ce que nous avons vu et j’aime à croire qu’elle a produit en vous une crainte salutaire de toute tromperie et propre volonté.

Aujourd’hui, nous allons voir quelques-unes des conséquences des fautes dont je vous ai parlé lors de notre dernière rencontre. C’est le sujet qui est traité dans le chapitre 28 de notre livre de la Genèse. Jacob, craignant les menaces faites par son frère Ésaü, doit s’en aller loin de la maison paternelle. Pauvre Rebecca !

Nous pouvons penser combien son cœur de mère devait être déchiré lorsqu’elle a vu partir son fils bien-aimé, et cela sans savoir si jamais il reviendrait sous le toit paternel. Nous savons que, de fait, elle ne l’a jamais revu puisqu’elle est morte pendant son absence. Ainsi elle n’a pas même eu la consolation de recevoir un dernier baiser sur son lit de mort de ce fils qu’elle aimait tant.

Souvenez-vous de la parole qui se trouve dans l’épître aux Galates : « On ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera. Car celui qui sème pour sa propre chair, moissonnera de la chair la corruption ». Cherchez-le vous-même et vous le trouverez facilement ; notez-le dans votre Bible et surtout mettez-le en pratique.

Rebecca en a fait l’amère expérience. Isaac, lui aussi, a dû porter les conséquences de sa faute et a été fort longtemps sans revoir son fils : plus de vingt années. Que furent pour Isaac ces longues années dans lesquelles, vieillard aveugle, il a pu repasser devant Dieu sa longue vie Moins coupable que sa femme, il a eu la joie d’entendre du moins la voix de son fils s’il n’a pas pu revoir son visage. Voyez Genèse, chapitre 35. 27 à 29.

Jacob, lui aussi, a dû porter les conséquences de sa faute et s’en aller loin de la maison paternelle. Pauvre Jacob ! Le voici s’en allant dans un pays inconnu auprès d’un oncle qu’il ne connaissait pas et qui de fait l’a traité durement.

Longtemps il a dû garder ses troupeaux : là il souffrait de la sécheresse de jour et de nuit de la gelée ; le sommeil fuyait ses yeux, car, sans cesse, il avait à veiller contre les voleurs et les bêtes sauvages. Bien des fois il a sans doute repensé aux soins dont il était autrefois entouré par une mère qui l’aimait. Puissiez-vous vous souvenir de ces choses et en faire votre profit. Que cela produise dans vos cœurs une crainte salutaire de tout mal.

Nous avons affaire avec un Dieu qui nous aime ; et précisément parce qu’il nous aime, il ne peut pas tolérer en nous ce qui est incompatible avec sa gloire. Devrait-il nous tenir de longues années sur un lit de maladie, il le fera si cela est nécessaire pour nous amener à juger nos fautes et à les lui confesser ; car si nous confessons nos fautes, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et nous purifier de toute iniquité. Si au moins Jacob avait profité de la discipline que le Seigneur lui dispensait dans ce moment !

Nous savons qu’il a dû rencontrer bien d’autres choses pénibles pendant sa vie jusqu’à ce que sa volonté fût brisée et qu’il pût entièrement mettre sa confiance en l’Éternel. Si sa vie fut orageuse, sa fin, par contre, fut de toute beauté. En terminant sa vie il adora appuyé sur le bout de son bâton. Certainement, dans ce moment-là, il ne regrettait pas d’avoir été l’objet des soins de Dieu et d’avoir été maintes fois sous sa discipline. Son Dieu l’avait fait pour son profit.

Pour aujourd’hui, je m’arrête et je réserve la fin du chapitre pour la prochaine fois. Là nous trouverons des choses plus réjouissantes, que celles qui nous ont occupés ces derniers temps.

J’ai hâte d’arriver au sujet qui nous occupera aujourd’hui, car c’est une des pages de l’Ancien Testament qui s’est gravée le plus profondément dans mon cœur dès mon jeune âge. Certainement, la vision de l’échelle de Jacob est un de mes plus anciens souvenirs. Lors même que les années se sont accumulées, il me semble qu’il y a peu de scènes plus merveilleuses que celle qui nous est racontée à la fin du chapitre 28 de la Genèse.

Ce pauvre Jacob, dont je vous ai déjà parlé, est maintenant bien loin des siens, dans un lieu inconnu Bien des pensées diverses devaient se presser dans son cœur en songeant à tout ce qui s’était passé et à ceux qu’il avait laissés à la maison.

Que devait-il rencontrer dans le chemin où il marchait ? Sa conscience aussi ne devait guère lui laisser de repos : quand on a menti et trompé son père on ne peut pas être heureux, et, quand il faut fuir devant une colère qu’on n’a que trop méritée, on doit nécessairement regretter bien des choses. Mais les regrets ne servent de rien tant qu’on n’a pas confessé ses fautes à Dieu et qu’on ne s’en est pas humilié devant lui. Jacob ne l’avait pas encore fait.

Voici que le soleil s’était couché ; la nuit devait envelopper son âme aussi bien que son corps : tout était obscur pour lui. De fait, de profondes ténèbres ont enveloppé son âme pendant vingt longues années, et il semble que l’aurore d’un nouveau jour ne s’est levé pour lui que lorsqu’il a passé à Peniel.

Voyez à ce sujet le chapitre 32 de la Genèse. Maintenant Jacob est seul dans la nuit, et le voici couché dans ce lieu inconnu, ayant une dure pierre pour oreiller. Il est probable qu’il avait oublié que les cieux même étaient sa couverture et que le Dieu Tout-Puissant prenait soin de lui, et pourtant avec quelle tendresse ce Dieu veillait sur lui.

Pensez-vous à ce Dieu le soir quand vous vous livrez au repos ? Savez-vous que, de jour et de nuit, il veille sur vous ?

Voici que Jacob, dans son sommeil fait un songe merveilleux. Il voit une échelle dressée sur la terre et son sommet touchait aux cieux. Vous êtes-vous demandés pourquoi l’Éternel lui faisait voir cette échelle ? Il voulait, par ce moyen, lui faire comprendre que, malgré toute sa misère et ses fautes, il pouvait aller au ciel. Quand il y a une échelle, on peut par son moyen atteindre le lieu touché par son sommet. C’est comme s’il lui disait : Tu peux y monter.

Gravez, je vous prie, au plus profond de votre cœur cette pensée que Dieu veut que vous montiez aux cieux, il vous y convie, il vous y offre une place gratuitement. Le Seigneur Jésus lui-même étant ici-bas, a dit : « Je suis le chemin, nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14. 6).

Sur cette échelle montaient et descendaient les anges de Dieu. Ils sont des esprits administrateurs employés par Dieu en faveur de ceux qui vont hériter du salut. Il les emploie pour nous garder, pour nous protéger et nous conduire. Il le fait souvent à notre insu. Ce sont des êtres puissants en force et en dignité et ils lui obéissaient sans cesse.

Enfin l’Éternel lui-même était sur l’échelle. Vous êtes-vous demandés si c’était pour monter ou pour descendre ? Il me semble que j’entends un tout petit qui me dit : C’est pour descendre. Oui, c’est bien cela : quand on est en haut on ne peut que descendre.

Jacob, dans son songe, ne contemple que des merveilles. Voici sous ses yeux une révélation de ce glorieux mystère que celui qui est dans les cieux allait descendre sur cette terre sous la forme de l’humble Jésus de Nazareth : ce Jésus qui allait de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance. Il devait descendre sur la terre afin de délivrer les coupables et afin de porter le châtiment que nous avions mérité à cause de nos péchés. Si Jésus n’était pas venu sur la terre, ni Jacob, ni vous, ni moi n’aurions jamais eu de place dans le ciel. Dans ce songe de Jacob, nous entrevoyons les grandes vérités de l’évangile de Dieu.

Dans ce moment l’Éternel a fait à Jacob de grandes et précieuses promesses, et cela gratuitement et sans même lui faire aucun reproche au sujet de ses fautes. Pauvre Jacob ! Il était bien peu en état de comprendre toutes ces choses. Nous aurions pensé qu’en se réveillant il ait pu se réjouir d’une fort grande joie. Hélas, non ! au contraire, il est tout effrayé et dit : Certainement l’Éternel est dans ce lieu, et moi je ne le savais pas !

Il avait donc oublié que Dieu est présent partout et qu’il n’y a pas de lieu pour se cacher loin de lui. Malheureusement Jacob n’est pas seul à oublier la présence du Dieu Tout-Puissant. Je crains bien que vous ne l’ayez oublié plus d’une fois lorsque vous faites ou dites quelque chose de mal.

Que ce lieu ci est terrible ! ce n’est autre chose que la maison de Dieu et c’est ici la porte des cieux. Mais, allez-vous dire, la porte des cieux est-elle un lieu terrible ? Oui, mes enfants, elle est effrayante pour ceux qui ont une mauvaise conscience ; et c’était le cas pour Jacob.

Vous voyez qu’il y a bien des leçons importantes dans ce récit qui est devant nos yeux. Ayez donc bien soin d’avoir affaire avec Dieu chaque jour au sujet de tout ce qui vous concerne. Parlez-lui de toutes vos peines, de vos joies, de vos espérances, de vos désirs et surtout de vos fautes, autrement, un jour ou l’autre vous serez saisis d’effroi comme ce pauvre Jacob.

Il dresse maintenant la pierre dont il avait fait son chevet, comme un monument qui rappelait ce qui s’était passé clans cette nuit mémorable. Mais il semble qu’il n’a rien compris à toutes ces choses qu’il a vues et à toutes ces promesses que l’Éternel lui avait faites, car il prononce un vœu et demande une partie des choses que l’Éternel venait de lui promettre gratuitement. Il lui faudra voir d’autres choses et faire d’autres expériences.

Souvent ce n’est pas en un seul jour que nous apprenons les grandes leçons que Dieu veut nous enseigner. Nous sommes lents à croire ce que Dieu nous dit et lents à n’avoir pas d’autre volonté que la sienne. Jacob appelle le nom de ce lieu-là Béthel, ce qui veut dire : « maison de Dieu ». Après cela, il continue son chemin.

Bien des années plus tard, il est retourné à Béthel. Nous verrons la chose une autre fois. J’ai été un peu long aujourd’hui, mais malgré cela, j’espère que vous m’avez bien compris et que vous vous souviendrez toute votre vie de l’échelle de Jacob et des enseignements qu’elle nous donne.

Je pense que plus d’un d’entre vous a repensé à l’échelle de Jacob dont nous avons parlé lors de notre dernière leçon.

Après cette nuit mémorable, Jacob a continué son chemin. Dieu, dans sa grâce et dans sa fidélité à ses promesses, a conduit Jacob auprès d’un puits d’eau où Rachel, sa cousine, fille de Laban, menait son troupeau pour l’abreuver.

J’aimerais que, avant d’aller plus loin, vous regardiez dans votre Bible les passages où nous trouvons des voyageurs auprès d’un puits. Vous vous souvenez du serviteur d’Abraham qui, près d’un puits, a rencontré Rebecca. Ici, c’est Jacob qui trouve Rachel ; au chapitre 2 du livre de l’Exode, c’est Moïse qui y rencontre Séphora ; enfin dans le chapitre 4 de l’évangile de Jean, nous trouvons le Seigneur de gloire qui y rencontre la femme samaritaine. Ce furent chaque fois d’heureuses rencontres.

Vous pouvez penser combien Jacob devait être heureux, en arrivant ainsi au terme de son voyage, d’avoir été conduit auprès de la famille de sa mère et de rencontrer là sa cousine qu’il ne connaissait pas encore. Nous comprenons qu’il éleva la voix et pleura. Que de sentiments divers devait éprouver ce pauvre voyageur. L’Éternel avait été bon pour lui malgré ses fautes.

Ne doutez jamais de la bonté du Seigneur envers vous, même en présence de vos fautes et de vos manquements. Si même il doit châtier un des siens, il le fait toujours dans son amour. Voyez les v. 11 et 12 du chapitre 3 des Proverbes, et lisez ensuite dans l’épître aux Hébreux, chapitre 12, les v. 5 et 6. Que Dieu se donne la peine de nous répéter deux fois la même chose nous en montre l’importance.

De la même manière que vos parents, qui vous aiment tendrement, sont obligés quelquefois de vous punir, le Dieu tendre et bon châtie ceux qu’il aime et cela pour leur profit et pour les rendre participants de sa sainteté. Souvenez-vous-en toujours.

Jacob n’était pas au bout de ses peines. Il avait trompé son père et il fallait qu’il soit amené à juger profondément sa faute. Pour arriver à ce but, l’Éternel s’est servi de son oncle. Vous vous souvenez, sans doute, que Laban aimait les choses matérielles.

Puisque nous nous sommes déjà occupés de lui, je ne veux pas vous répéter ce que je vous ai déjà dit à son sujet, et cela d’autant plus que ce sont des choses plus tristes que réjouissantes. Les chapitres 29 et 30 de notre livre de la Genèse sont remplis des tromperies de Laban et de son neveu Jacob. L’un et l’autre se trompaient à qui mieux mieux. Laban trompe son neveu et lui change dix fois son salaire. Jacob use de ruse afin de s’enrichir au détriment de son oncle.

Ce sont des choses bien tristes que le Dieu de vérité nous enseigne dans ces pages. L’amour des richesses avait étouffé dans ces deux cœurs tout bon sentiment. Qui aurait pensé que ces deux hommes connaissaient l’Éternel, en les voyant agir d’une telle manière ?

Lorsque les croyants se laissent entraîner par leurs convoitises, ils deviennent souvent pires qu’un incrédule, et tombent plus bas dans le mal que ceux qui sont sans espérance. Privés de la communion avec Dieu, ils ne jouissent de rien, ni des choses terrestres, ni des choses célestes ; et, ce qui est plus grave encore, ils déshonorent le nom du Seigneur Jésus qu’ils prétendent connaître et servir.

Souvenez-vous que l’amour de l’argent est une racine de toutes sortes de maux. Lisez en terminant, dans la première épître à Timothée, chapitre 6, les versets 9 à 12. Que Dieu vous garde d’être obligé de faire les mêmes expériences que Jacob.

Les chapitres 29 et 30 du livre de la Genèse dont nous nous sommes occupés lors de notre dernière leçon nous rapportent aussi la naissance de onze des fils de Jacob. Le dernier, Benjamin, est né plus tard. Comme ces hommes occupent une grande place dans les Écritures et sont les chefs des douze tribus d’Israël, je veux vous donner un petit aperçu de leur vie et de ce qui a caractérisé chacune de ces tribus. Il est évident que ces récits seront bien incomplets, car entrer dans beaucoup de détails nous prendrait trop de temps. Une fois devenus grands, vous pourrez vous-mêmes chercher ce qui nous est dit de chacun d’eux, vous souvenant que c’est Dieu lui-même qui nous a donné ces récits afin de nous instruire et pour notre profit.

Ruben est le premier-né, il est fils de Léa. Son nom signifie : voyez un fils. Il est comme l’exclamation joyeuse poussée par sa mère lors de sa naissance. Cette joie était bien légitime, non seulement pour elle-même, mais aussi à la pensée que son mari l’aimerait puisqu’elle lui avait donné un fils.

Ruben devint grand, mais malheureusement il causa un grand chagrin à son père. Hélas ! Il était un pécheur, et à cause de sa faute il perdit son droit de premier-né qui fut donné à Joseph, ou plutôt à ses fils. C’est ce qui nous est enseigné au chapitre 5 du premier livre des Chroniques.

Plus tard, un travail de conscience s’est opéré en lui. Nous en avons la preuve lorsqu’il a cherché à délivrer Joseph des mains de ses frères qui voulaient le faire mourir. Nous l’entendons dire lorsqu’il trouve la citerne vide : L’enfant n’y est pas, et moi, où irai-je ? (Gen. 37. 21 et 22 ; 29 et 30).

Où irai-je ? Voici une question solennelle pour un coupable. Vous êtes-vous demandés une fois dans votre vie, où vous irez ? Tôt ou tard il nous faut nous en aller. Où donc allez-vous ? C’est là la chose la plus importante qui existe, la seule qui compte vraiment.

Moïse, dans la bénédiction qu’il donne aux fils d’Israël (Deut. 33. 6), dit : « Que Ruben vive et ne meure pas, et que ses hommes soient en petit nombre ». Qu’il vive ! Voici une parole précieuse pour un coupable qui méritait la mort. C’est la voix de la grâce de Dieu qui se faisait entendre dans ce moment-là. Cette grâce est encore proclamée aujourd’hui, car Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive.

Pour posséder la vie, il suffit de croire à la bonne nouvelle de l’évangile, qui nous apprend que le juste est mort pour des injustes afin de nous amener à Dieu comme de bien-aimés enfants. J’aime à penser que tous les petits lecteurs de la « Bonne Nouvelle » croient en toute simplicité ce que Dieu nous dit.

Il est aussi ajouté : « Que ses hommes soient en petit nombre », car la foi n’est pas de tous. De fait, tous les descendants de Ruben ne sont pas des croyants et un petit nombre relativement sont sauvés.

Lorsque les fils d’Israël sont entrés dans le pays de Canaan que l’Éternel leur avait donné, Ruben, et avec lui les fils de Gad et la demi-tribu de Manassé, ont demandé à avoir leur héritage dans le pays de Galaad. Ils avaient des troupeaux en grand nombre. Ils virent que ce pays était propre pour les troupeaux et ils ont désiré le posséder. Pour eux, les bons pâturages valaient mieux que le pays dans lequel les fils d’Israël allaient entrer.

Souvent les biens matériels sont un obstacle à ce que les croyants mettent de l’énergie pour acquérir des biens spirituels. Avoir des troupeaux et de gras pâturages, de l’argent et de l’or leur suffit, et valent mieux que la jouissance des choses célestes. Nous comprenons que, plus tard, lorsqu’il a fallu aller combattre pour le peuple de Dieu, Ruben ait préféré rester auprès de ses troupeaux, ainsi que nous le lisons dans le cantique de Debora (Jug. 5) : « Aux divisions de Ruben, grandes considérations de cœur ! Pourquoi es-tu resté entre les barres des étables, à écouter le bêlement des troupeaux ? Aux divisions de Ruben, grandes délibérations de cœur ! « Ruben aurait bien aimé aller, puisque le devoir le commandait, mais comment laisser ses troupeaux ? Les intérêts matériels lui tenaient, plus à cœur que la gloire de l’Éternel et le bien de son peuple. D’un côté le devoir, de l’autre les troupeaux qui bêlaient, et après avoir bien délibéré, il n’est pas allé. Aussi il n’a participé ni à la lutte ni à la victoire.

Hélas ! Il en est toujours ainsi lorsque le cœur est attaché aux choses périssables. Nul ne peut servir deux maîtres. Lequel des deux désirez-vous servir ? Le Seigneur ou Mammon ?

Aujourd’hui je vous parlerai de Siméon, le second fils de Jacob. Comme Ruben, il était fils de Léa. Son nom signifie : entendu. Sa mère savait que la naissance de cet enfant était la réponse de l’Éternel à son affliction.

Nous voyons ici la foi de cette femme ; foi faible peut-être, foi qui ne dépassait guère les choses visibles, mais néanmoins foi réelle en l’Éternel, le Dieu qui entend les prières et qui est fidèle pour y répondre. Nous pouvons même remarquer de légers progrès chez cette femme.

Lors de la naissance de Ruben, elle dit que l’Éternel a regardé son affliction ; ici, à la naissance de Siméon, elle dit que l’Éternel a entendu. Ce sont évidemment des progrès lents, mais néanmoins, ils sont précieux à constater. Elle en a fait d’autres et nous sommes réjouis à la pensée qu’elle a été enterrée plus tard dans le sépulcre qu’Abraham avait acheté des fils de Heth, en compagnie du père des croyants et de Sara, sa femme, d’Isaac, de Rebecca et de Jacob son mari (Gen. 49. 31 à 32).

Vous pouvez peut-être vous trouver dans l’affliction, peut-être que la réponse à vos prières se fera longtemps attendre ; ne doutez jamais de la fidélité de Dieu. Il répondra au temps fixé par sa sagesse. S’il trouve bon d’éprouver votre foi, soyez bien assurés qu’il le fait pour votre profit.

Siméon, devenu grand, de même que Ruben, son frère, manifesta la méchanceté de son cœur. Il prit son épée ; et, avec Lévi, son frère, il mit à mort les hommes de Sichem. Ruben avait montré de la corruption, Siméon de la violence. Ce sont les deux formes que revêt le mal. Nous trouvons ces deux choses déjà lors du déluge où il nous est dit que la terre était corrompue devant Dieu et que la terre était pleine de violence (Gen. 6. 11).

La violence de Siméon est vivement blâmée par Jacob, son père, lorsque, sur son lit de mort, il bénit ses fils. Il dit : « Siméon et Lévi sont frères, leurs glaives ont été des instruments de violence. Mon âme n’entre pas dans leur conseil secret ; ma gloire, ne t’unis pas à leur assemblée ! Car dans leur colère ils ont tué des hommes, et pour leur plaisir ils ont coupé les jarrets du taureau. Maudite soit leur colère, car elle a été violente ; et leur furie, car elle a été cruelle ! Je les diviserai en Jacob, et les disperserai en Israël » (Gen. 49. 5 à 7).

Il semble que dans Siméon nous voyons un cœur particulièrement endurci. Nous ne voyons en lui aucun des signes de repentance qu’on est heureux de constater chez Ruben et d’autres de ses frères. Nous comprenons que Joseph, avec une sagesse divine, le garda en prison lorsqu’il descendit en Égypte pour acheter des vivres. Conduit par Dieu et connaissant sans doute le caractère de son frère, il l’a soumis à une rude épreuve.

C’est ainsi que Dieu souvent est obligé d’agir afin de nous amener à juger nos fautes afin de pouvoir nous bénir. Tant qu’un travail de conscience n’a pas eu lieu dans le cœur d’un homme, il est incapable de profiter de la grâce de Dieu et d’en jouir.

Autre chose à considérer. Moïse, dans les bénédictions qu’il a données aux fils d’Israël avant sa mort passe entièrement sous silence Siméon. Il n’a pas une seule bénédiction pour lui : c’est un fait bien sérieux à constater.

Jacob le maudit. Moïse n’a pas une bénédiction pour lui. Il est une image de ce qu’est l’homme dans la chair ou, si vous préférez, de l’homme qui n’est pas né de nouveau. Il ne peut être béni et il n’a sur lui que la malédiction et la colère divine. La grâce de Dieu, sa pure grâce, peut intervenir en faveur de l’homme et le sauver malgré toute sa méchanceté et sa dureté de cœur, et le délivrer des conséquences éternelles de ses fautes. Ainsi, malgré tout ce qu’a été Siméon, nous voyons que sa tribu aura un héritage dans le beau règne de Christ sur la terre. Vous trouvez cela dans le prophète Ézéchiel (ch. 48. 24). Puis dans le chapitre 7 de l’Apocalypse, nous trouvons douze mille scellés du sceau du Dieu vivant appartenant à la tribu de Siméon.

Que ce petit récit vous amène à avoir la crainte du mal et à réprimer toute pensée de colère ou de vengeance, car vous ne savez pas où cela peut vous conduire. Du reste, il nous est dit que celui qui hait son frère est un meurtrier (1 Jean 3. 15).

Vous vous souvenez sans doute de ce que je vous ai dit de Siméon. Lévi, son frère, lui est plusieurs fois associé dans les premiers récits qui nous sont donnés. Plus tard, nous ne les voyons plus ensemble ; une séparation bien marquée s’est manifestée entre eux ; nous en comprendrons le pourquoi dans le cours de ce que nous allons considérer ensemble maintenant.

Lévi est le troisième fils de Jacob et de Léa ; son nom signifie attachement. Léa l’appela ainsi, pensant que cette fois son mari s’attacherait à elle.

Avec Siméon, son frère, il avait pris l’épée pour mettre à mort les hommes de Sichem. Hélas ! L’aîné souvent entraîne son plus jeune frère dans le mal. Que ceux d’entre vous, qui avez des frères ou des sœurs plus jeunes que vous y pensent. Vous pouvez leur faire beaucoup de mal en vous permettant des choses mauvaises ; par esprit d’imitation, ils peuvent être conduits dans un mauvais chemin dont la grâce de Dieu seule peut les retirer. De la même manière, un enfant fidèle et pieux peut avoir une profonde influence bénie sur toute une famille.

Si Lévi a suivi son frère dans le mal, il a dû comme lui aussi porter les conséquences de sa faute. Comme ce pauvre Siméon, il a dû entendre ces paroles : Siméon et Lévi sont frères. Maudite soit leur colère, car elle a été violente ; et leur furie, car elle a été cruelle ! Je les diviserai en Jacob, et les disperserai en Israël.

Dans ce moment solennel, il ne recevait que le juste châtiment dû à ses crimes. Combien ce devait être pénible pour Jacob de devoir prononcer de telles paroles et aussi pour le cœur de Lévi d’entendre de la bouche d’un père qui l’aimait une sentence aussi solennelle. Ce qu’un homme sème, tôt ou tard il devra le moissonner.

Plus tard, nous voyons que Moïse, le libérateur du peuple de Dieu, est né d’un homme qui était de la tribu de Lévi, de même que sa femme. Cette famille est caractérisée par la foi, aussi nous lisons dans le chapitre 11 de l’épître aux Hébreux : « Par la foi, Moïse étant né fut caché par ses parents, parce qu’ils virent que l’enfant était beau ; et ils ne craignirent pas l’ordonnance du roi ». Ici encore, la foi s’élève au-dessus de toute la culpabilité de l’homme, s’élève à la hauteur des pensées de Dieu, du Dieu d’amour.

Plus tard encore, lors de l’affaire du veau d’or, lorsqu’il s’agissait de revendiquer la gloire de l’Éternel qui avait été livrée à l’opprobre à cause de l’infidélité du peuple, Moïse se tint à la porte du camp et dit : « À moi quiconque est pour l’Éternel ». Alors tous les fils de Lévi se rassemblèrent vers lui, et il leur dit : « Ainsi dit l’Éternel, le Dieu d’Israël : Que chacun de vous mette son épée sur sa cuisse ; passez et revenez d’une porte à l’autre dans le camp et que chacun de vous tue son frère, et chacun son compagnon, et chacun son intime ami. Et les fils de Lévi firent selon la parole de l’Éternel ; et il en tomba d’entre le peuple, ce jour-là, environ trois mille hommes. Et Moïse dit : Consacrez-vous aujourd’hui à l’Éternel, chacun dans son fils et dans son frère, afin de faire venir aujourd’hui une bénédiction ».

Dans ce jour-là, l’épée qui avait autrefois été employée pour faire le mal, se trouva dans la main de Lévi, pour revendiquer la gloire de l’Éternel au milieu de son peuple.

Les fils de Lévi ont été consacrés d’entre toutes les tribus d’Israël pour faire le service du sanctuaire. Vous lirez à ce sujet au chapitre 1 du livre des Nombres, v. 47 à 53, puis le chapitre 18 du même livre. Cela nous prendrait trop de temps si nous voulions les regarder ensemble maintenant. Vous pouvez aussi lire Esdras chapitre 8. 15 à 20, et Néhémie 8. 7 et 8. Du reste, un grand nombre de passages nous parlent de ce précieux service qui a été confié aux fils de Lévi.

Aussi Moïse, dans sa bénédiction aux fils d’Israël, dit de Lévi : « Tes thummim et tes urim sont à l’homme de ta bonté, que tu as éprouvé à Massa, et avec lequel tu as contesté aux eaux de Mériba ; qui dit de son père et de sa mère: je ne l’ai point vu ; et qui n’a pas reconnu ses frères, et n’a pas connu ses fils. Car ils ont gardé tes, paroles et observé ton alliance ; ils enseigneront tes ordonnances à Jacob et ta loi à Israël ; ils mettront l’encens sous tes narines, et l’holocauste sur ton autel. Éternel, bénis sa force ; et que l’œuvre de ses mains te soit agréable ! Brise les reins de ceux qui s’élèvent contre lui, et de ceux qui le haïssent, en sorte qu’ils ne puissent plus se relever » (Deut. 33. 8 à 11).

Tout à la fin de l’Ancien Testament, le prophète Malachie parle encore de la fidélité de Lévi dans ces termes : « Et vous saurez que je vous ai envoyé ce commandement, afin que mon alliance subsiste avec Lévi, dit l’Éternel des armées. Mon alliance avec lui était la vie et la paix, et je les lui donnai pour qu’il craignit ; et il me craignit et trembla devant mon nom. La loi de vérité était dans sa bouche, et l’iniquité ne se trouva pas sur ses lèvres ; il marcha avec moi dans la paix et dans la droiture, et il détourna de l’iniquité beaucoup de gens » (Mal. 2. 4 à 6).

Vous voyez que la grâce de Dieu s’élève au-dessus de toute la misère de l’homme ; que ce Dieu pardonne, restaure et même permet à ceux qui reçoivent cette grâce de pouvoir le servir et l’honorer. Que ce soit notre part à chacun de nous.

D’après La Bonne Nouvelle 1936

LES GESTES DE COMPASSION DE JÉSUS

« On lui apportait (à Jésus) des petits enfants pour qu’il les touche… après les avoir serrés dans ses bras, il posa les mains sur eux et les bénit » Marc 10. 13 et 16.

LES GESTES DE COMPASSION DE JÉSUS

On peut voir sans être vu, entendre sans être entendu, mais on ne peut certainement pas toucher sans être touché. Le toucher est le sens qui exprime le mieux la relation humaine, en rapport avec la proximité et la réciprocité. Le toucher est aussi le sens privilégié dès le début de la vie, comme on le constate par le fait que les petits enfants sont souvent pris dans les bras et caressés. C’est une réaction spontanée dans des moments chargés d’émotion. Le toucher est aussi le dernier de nos sens à disparaître.

Les Évangiles nous rapportent plusieurs occasions où Jésus a touché des personnes, leur rendant ainsi un témoignage très fort de Son humanité. Ce geste montre la compassion et l’amour de Jésus : Il a touché un lépreux pour le guérir (Luc 5. 13) ; la femme qui a touché le bord de Son vêtement a été guérie de son hémorragie (Luc 8. 44). Jésus a accueilli les petits enfants qu’on Lui amenait, puis Il les a serrés dans Ses bras, a posé Ses mains sur eux et les a bénis (Marc 10. 16). Afin de rassurer Ses disciples effrayés et de les convaincre de Sa résurrection, Il leur a dit qu’ils pouvaient Le toucher (Luc 24. 39).

Au moment où on a arrêté le Seigneur, l’un des disciples a blessé Malchus, l’esclave du souverain sacrificateur, lui coupant une oreille. Mais Jésus a touché l’oreille amputée et l’a guérie (Luc 22. 51). Il répare le mal commis par l’impétuosité de Son disciple et montre Sa bonté envers cet esclave dont le nom est mentionné dans l’Évangile. Nous ne savons pas si, à la suite de ce geste de compassion du Seigneur, Malchus s’est converti, mais ce geste révèle l’immense grâce du Seigneur envers l’un de Ses ennemis, envoyé pour l’arrêter !

D’après « Il buon seme » septembre 2023

LE BON SAMARITAIN

« Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même » » Luc 10. 27.

« Personne n’a un plus grand amour que celui-ci : que quelqu’un laisse sa vie pour ses amis » Jean 15. 13.

LE BON SAMARITAIN

Lire Luc 10. 30 à 37

Dans cette parabole édifiante, le malheureux voyageur, dépouillé et laissé à demi- mort sur le chemin, représente, en figure, l’homme tombé entre les mains de Satan. Dans le sacrificateur et le Lévite qui passent par le chemin sans s’arrêter, nous voyons le secours vain de la religion formaliste. Mais dans le Samaritain charitable, nous reconnaissons le Sauveur qui s’est penché sur l’homme misérable pour l’arracher à son destin désespéré.

Le Seigneur Jésus raconte cette parabole pour amener son interlocuteur à trouver lui-même la réponse à sa propre question : « Qui est mon prochain ? ». La réponse vient spontanément : Mon prochain est celui qui a manifesté de la miséricorde envers moi.

Notre prochain, c’est tout d’abord le Seigneur Jésus, qui est descendu du ciel sur la terre pour s’approcher de nous. Il y a des hommes de bonne volonté, qui s’efforcent d’aimer leurs semblables, pensant ainsi obéir au commandement de Dieu. Cependant, en agissant ainsi, ils abordent la question du mauvais côté. En effet, à cause de notre nature caractérisée par le péché, nous sommes bien souvent incapables d’aimer d’une manière désintéressée et fidèle.

Un seul a pu le faire : Jésus Christ ! Il est venu du ciel pour nous révéler Son amour pour nous, et Il a donné Sa vie pour nous sauver. Quelle preuve plus grande aurait-Il pu nous donner ?

Maintenant, le Seigneur n’est plus sur la terre, mais Il continue à tendre la main à tous pour guérir les blessures morales. Il donne la vie éternelle à quiconque L’accepte comme Sauveur et Seigneur, et lui donne le désir et la capacité d’imiter Son dévouement et Sa compassion.

Le Seigneur Jésus conclut le dialogue en disant : « Va, et toi fais de même ». Tout dépend donc de ce que le Seigneur Jésus a fait. Imitons-Le !

D’après « Il buon seme » septembre 2023

BERACA 30 : JOSUÉ

De même que la Mer Rouge empêchait les fils d’Israël de sortir d’Égypte, le Jourdain leur fermait l’accès à Canaan. Le bras de l’Éternel les avait délivrés des Égyptiens, onze journées de marche les séparaient de l’entrée en Canaan, mais à cause de leur incrédulité, ils vécurent quarante ans dans le désert. Moïse ayant été recueilli, attendant la résurrection, c’est Josué qui va les introduire dans le pays promis et désiré. Ils campèrent près du Jourdain trois jours, et « les officiers passèrent au milieu du camp, et commandèrent au peuple, disant : Aussitôt que vous verrez l’arche de l’alliance de l’Éternel, votre Dieu, et les sacrificateurs, les Lévites, qui la portent, vous partirez de là où vous êtes, et vous marcherez après elle. Seulement, il y aura entre vous et elle une distance de la mesure d’environ deux mille coudées » (Jos. 3. 2 à 4).

La puissance de Dieu les avait délivrés de la mer Rouge puis nourris dans le désert. Le prophète Ésaïe, sept siècles plus tard, le rappellera à l’Éternel par ces mots : « N’est-ce pas toi qui desséchas la mer, les eaux du grand abîme ? qui fis des profondeurs de la mer un chemin pour le passage des rachetés ? » (És. 51. 10).

Pour la traversée du Jourdain, c’est l’arche de l’alliance, représentant par anticipation notre Seigneur Jésus-Christ, qui ouvre les eaux lorsque le fleuve « regorge par-dessus tous ses bords » (Jos. 3. 15). La force des eaux aurait emporté ceux qui s’y seraient aventurés, c’est pourquoi on peut parler du fleuve de la mort. Pour nous délivrer de la mort éternelle, Christ y est entré à la place de quiconque croit en Lui.

L’arche entre dans les eaux : Christ est mort pour nos péchés, « livré pour nos fautes » ; les eaux sont retenues : Christ « est ressuscité pour notre justification » (Rom. 4. 25). « Venez, et voyez les œuvres de Dieu : … Il changea la mer en terre sèche ; ils passèrent le fleuve à pied : là nous nous réjouîmes en lui » (Ps. 66. 5 et 6).

Quelle joie habite le cœur de ceux et celles qui sont pardonnés de tous leurs péchés ! Quelle part est celle du racheté ! Nous avons « été achetés à prix » (1 Cor. 7. 23) ! Un prix immense payé par notre Sauveur, Lui le Prince de la vie, quand Il livra « son âme en sacrifice pour le péché » et qu’Il « livra son âme à la mort » (És. 53. 10 à 12). Le livre de Jonas et plusieurs psaumes donnent un aspect prophétique sur les souffrances de Christ : « Le courant m’a entouré ; toutes tes vagues et tes flots ont passé sur moi » (Jonas 2. 4 ; Ps. 42. 7) ; « Sauve-moi, ô Dieu ! car les eaux me sont entrées jusque dans l’âme. Je suis enfoncé dans une boue profonde, et il n’y a pas où prendre pied ; je suis entré dans la profondeur des eaux, et le courant me submerge » (Ps. 69. 1 et 2).

L’entrée de Christ dans la mort nous a ouvert un chemin nouveau et vivant. Pour démontrer cela, Dieu a déchiré, « depuis le haut jusqu’en bas », le voile dans le temple à Jérusalem (Marc 15. 38 ; Héb. 10. 20). Ce voile faisait séparation entre Sa présence sainte et nous pécheurs.

L’arche est restée dans le lit du fleuve « jusqu’à ce que toute la nation eut achevé de passer » (Jos. 3. 17). Quelle garantie pour notre salut ! La mort ne peut nous engloutir, Christ s’y est tenu à notre place. L’amour de Christ fut « fort comme la mort » des fleuves ne l’ont pas submergé (Cant. 8. 6 à 8). La croix de Christ représente trois grandes délivrances, vues dans la Pâque, la traversée de la Mer Rouge et celle du Jourdain : la pâque : nous sommes délivrés du jugement de Dieu ; la traversée de la mer Rouge : nous sommes libérés de nos ennemis extérieurs, Satan et le monde ; le Jourdain : nous sommes morts avec Christ.

Et, « si nous sommes morts avec Lui, nous vivrons aussi avec lui « (2 Tim. 2. 11). « Dieu, qui est riche en miséricorde, … alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ… et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le christ Jésus » (Éph. 2. 4 à 6).

Pour les fils d’Israël, la traversée du Jourdain fut l’entrée en Canaan, le pays offrant des bénédictions matérielles. Mais ils devaient le conquérir et cela au prix de bien des efforts.

Pour les croyants, de la Pentecôte à l’enlèvement, l’apôtre inspiré écrit : « Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » (Éph. 1. 3). Savoir cela est une chose, en jouir en est une autre. « Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez ce qui est en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; pensez à ce qui est en haut, non pas à ce qui est sur la terre ; car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu » (Col. 3. 1 à 3).

L’enfant de Dieu, « né de nouveau », possède une nouvelle nature, la nature divine, mais il reste dans son corps mortel et pécheur appelé « notre vieil homme » qui « a été crucifié avec Christ, afin que le corps du péché soit annulé, pour que nous ne soyons plus asservis au péché » (Rom. 6. 6). Écrivant aux Galates, Paul dit : « Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ; – et ce que je vis maintenant dans la chair, je le vis dans la foi, la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Gal. 2. 20).

Sur l’ordre de l’Éternel, Josué dressa douze pierres au fond du fleuve (Jos. 4. 8) ; il en a aussi fait retirer douze pierres pour les transporter sur l’autre rive, celle du pays promis (v. 20). « Et ces douze pierres qu’ils avaient prises du Jourdain, Josué les dressa à Guilgal. Et il parla aux fils d’Israël, disant : Lorsque dans l’avenir vos fils interrogeront leurs pères, disant : Que sont ces pierres ? vous instruirez vos fils, en disant : Israël a passé ce Jourdain à sec » (v. 20 à 22). Les douze pierres, une par tribu, rendent témoignage à l’unité du peuple.

En voici l’application : savoir que douze pierres sont au fond du fleuve, c’est être conscients que nous avons « été ensevelis avec Christ par le baptême, pour la mort » ; le monument à Guilgal nous dit : « comme Christ a été ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie » (Rom. 6. 4). Marchons donc, par Sa force et pour Sa gloire !

TRADUCTION DE FEUILLETS (61)

« Allons, bâtissons-nous une ville, et une tour dont le sommet atteigne jusqu’aux cieux ; et faisons-nous un nom ». Genèse 11. 4.

« Je rendrai ton nom grand, et tu seras une bénédiction ». Genèse 12. 2.

SE FAIRE UN NOM

Les gens voulaient se faire un nom en construisant la Tour de Babel. Mais Dieu n’était pas inclus dans leurs pensées. Est-ce différent pour les projets d’aujourd’hui ? C’est peu probable. Dieu voit les actions et les motivations des gens aujourd’hui comme Il le faisait dans ce temps-là. Il voit aussi leur fierté et leur arrogance. À cette époque, Dieu est intervenu par la confusion des langues, et en conséquence la construction s’est arrêtée. Les gens qui n’écoutaient pas Dieu ne comprenaient soudain plus leurs semblables ! Celui qui ne veut pas écouter Dieu ne comprend plus son prochain. Quiconque se sépare de Dieu perd également son lien avec ses semblables. Cela ne s’applique-t-il pas encore aujourd’hui ?

Mais Dieu ne veut pas laisser les gens dans cette confusion. Cela apparaît lorsqu’Il appelle Abraham d’Ur en Chaldée et le conduit au pays de Canaan (Gen. 12). Il semble qu’Abraham allait maintenant perdre tous ses liens et toute sécurité, mais en réalité Dieu le conduit vers un pays où il y a un avenir glorieux pour lui.

La promesse de Dieu de magnifier le nom d’Abraham signifie spécifiquement qu’Il voulait faire de lui l’ancêtre de nombreux peuples et – à travers lui et ses descendants – apporter la bénédiction de Dieu à tous les hommes. Le plus grand accomplissement de cette promesse divine est la venue de Jésus-Christ, qui est le descendant même d’Abraham. Par Jésus-Christ, Dieu appelle encore aujourd’hui les gens à sortir de la confusion du mutisme et de l’impuissance. Mais, voulons-nous nous faire un nom, ou sommes-nous prêts à être appelés « enfants de Dieu » par la foi en Christ (Jean 1. 12) ? De même que Dieu avait appelé Abraham hors d’un pays lointain, Dieu nous appelle aujourd’hui à croire au Seigneur Jésus et à Le suivre.

D’après die gute Saat janvier 2024

« Vous avez de la tribulation dans le monde ; mais ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde ». Jean 16. 33.

LA FOI CHRÉTIENNE

Certains croient que s’ils devenaient chrétiens,

– ils seraient désormais épargnés de tout fardeau,

– ils seraient libérés une fois pour toutes de tous les problèmes et difficultés,

– ils ne seraient plus jamais touchés par la maladie, le chômage ou les accidents.

Mais Jésus-Christ n’est pas une assurance-accidents, ni une garantie d’emploi, ni une assurance-maladie. Les chrétiens subissent également des accidents, se retrouvent au chômage ou tombent malades, mourant d’un cancer ou d’une crise cardiaque.

Lorsque Jésus-Christ dit à Ses disciples : Vous avez des difficultés dans le monde, Il veut dire que dans le monde il y a des peines, des peurs et des heures sombres – aussi pour vous. Mais vous pouvez avoir « bon courage » car Il a connu tout cela et a « vaincu le monde » C’est pourquoi Il peut comprendre vos peurs et vous aider à les Lui confier.

La foi en Jésus-Christ nous est nécessaire tout d’abord en tant que pécheurs. Nous sommes perdus à jamais si nous ne croyons pas en Lui comme notre Sauveur. De plus, la foi signifie avoir la confiance en Jésus, qu’Il est à nos côtés et que nous pouvons traverser la vie avec Lui, qui est le grand Vainqueur. Les accidents, les maladies et le chômage, ainsi que les soucis, les peurs et les angoisses ne sont pas éliminés – mais sont plus faciles à supporter avec Lui. Parce que Lui-même se soucie de nous. Il réconforte et soutient, aide et guérit, cherche et ramène, relève et fortifie (1 Pier. 5. 7 ; Éz. 34. 16).

Il pense particulièrement à nos âmes, pour que nous puissions avoir la paix dans un monde plein de détresse. Et la meilleure chose pour les croyants vient après la mort : Être avec Christ au ciel pour toujours.

D’après die gute Saat février 2024

« Vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ : pour vous, lui qui était riche, a vécu dans la pauvreté, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis ». 2 Corinthiens 8. 9.

TOUT LUI APPARTIENT – ET IL NE POSSÉDAIT RIEN

Jésus est le Créateur et en tant que tel, le monde entier Lui appartient : « C’est par lui que tout a été créé… : tout a été créé par lui et pour lui » (Col. 1. 16). Mais en devenant homme, Jésus s’est fait néant.

Il est né dans une famille pauvre. Son premier lit a été une crèche dans laquelle sa mère l’a couché car il n’y avait pas de place pour eux dans l’auberge (Luc 2. 7).

Adulte, il a prêché au bord du lac et emprunta un bateau à un pêcheur, afin qu’une grande foule au bord du lac puisse L’entendre clairement (Luc 5. 1 à 3).

Entouré d’une foule affamée, Il a accepté le repas d’un petit garçon, dont Il a nourri une foule (Jean 6. 9 à 11).

Pour qu’Il puisse payer l’impôt du temple, un poisson pêché lui a fourni une pièce de monnaie, car Lui-même n’avait pas d’argent (Mat. 17. 24 à 27).

Lorsqu’Il est apparu comme roi à Jérusalem, Il était monté sur un âne qui appartenait à quelqu’un d’autre (Marc 11. 1 à 10).

Lorsqu’Il a célébré la Pâque avec Ses disciples, peu avant Sa mort, et a institué la Cène du Seigneur, Il l’a fait dans une chambre qu’un ami avait mise à sa disposition (Mat. 26. 17 à 19).

La pauvreté a été une constante tout au long de Sa vie. Jésus, pauvre et humble s’est approché de gens de tous horizons : pauvres ou riches, simples ou instruits. Beaucoup le méprisaient à cause de cela, mais Lui ne méprisait personne. Enfin, Il a donné Sa vie sur la croix pour racheter tous ceux qui croiraient en Lui – et ainsi les rendre infiniment « riches » !

D’après die gute Saat février 2024

« Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé ma brebis, celle qui était perdue. Je vous dis qu’ainsi il y aura de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance ». Luc 15. 6 et 7.

CHRIST EST MORT AUSSI POUR VOUS

Un vieillard, qui n’avait pas souhaité de cérémonie religieuse lors de ses funérailles, est enterré dans le cimetière d’un petit village. Une fois le cercueil descendu dans la tombe, un silence oppressant s’installe. Il semble impossible de quitter cet endroit sans un mot de réconfort. Le silence perdure.

Un ami s’avance et demande à la famille s’il peut dire quelques mots. Il ouvre sa Bible et lit Jean 3. 16 : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle ». Il prie ensuite brièvement pour la famille et les autres personnes présentes.

Un peu plus tard, le jardinier du cimetière le rencontre et lui demande : Excusez-moi, êtes-vous prêtre ou pasteur ?

– Non, je ne suis ni l’un ni l’autre. Je suis simplement un chrétien croyant, et je sais que Jésus-Christ est mort sur la croix pour moi.

Le jardinier a les larmes aux yeux.

– Ne pleurez pas, Christ est mort aussi pour vous.

– Pour moi, qui ai fait tant de choses mauvaises ? Incompréhensible ! Pourtant, je veux y croire.

Devant une tombe ouverte, la Parole de Dieu a, une fois de plus, démontré sa puissance vivifiante : une personne a accepté Jésus-Christ comme son Sauveur et a reçu la vie éternelle. Il y a eu de la joie au ciel à ce sujet.

D’après die gute Saat février 2024

LA REINE VICTORIA OBTIENT LA CERTITUDE DE SON SALUT

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle ». Jean 3. 16.

« Si, de ta bouche, tu reconnais Jésus comme Seigneur, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu sera sauvé. Car du cœur on croit pour la justice, et de la bouche on en fait la déclaration pour le salut ». Romains 10. 9 et 10.

La reine Victoria (1819-1901) d’Angleterre a régné sur un vaste empire pendant 64 ans. Toute une époque porte son nom.

Après un service à la cathédrale Saint-Paul de Londres, la reine a demandé au prédicateur si l’on pouvait être absolument sûr d’avoir la vie éternelle. Il lui répondit qu’il ne connaissait aucun moyen d’en être absolument certain.

Lorsqu’un chrétien simple et pieux nommé John Townsend apprit cela, il écrivit la lettre suivante à sa reine : « À Sa Majesté, notre bien-aimée reine Victoria, de la part de l’un des moindres de ses sujets : d’une main tremblante, mais d’un cœur plein d’amour, je vous écris : je sais que nous pouvons être absolument certains de notre vie éternelle dans la maison céleste préparée par Jésus. Par conséquent, je voudrais demander à Votre Très Gracieuse Majesté de lire les passages suivants : Jean 3. 16 et Romains 10. 9 et 10. Ces passages prouvent qu’il existe une pleine assurance du salut pour ceux qui croient au Seigneur Jésus-Christ et comptent sur son œuvre accomplie.

Environ quinze jours plus tard, il reçut une réponse de la reine : « À John Townsend. J’ai reçu votre lettre. En réponse, je tiens à vous dire que j’ai lu attentivement et avec prière les Écritures citées. Je crois en l’œuvre que Christ a accomplie pour moi, et j’espère que par la grâce de Dieu je vous rencontrerai dans cette patrie dont Christ a dit : « Je vais vous préparer une place ». Victoria Guelph.

D’après die gute Saat février 2024

« Lorsque j’étais en chemin, l’Eternel m’a conduit à la maison des frères de mon seigneur ». Genèse 24. 27.

PAS DE HASARD, MAIS LA MAIN DE DIEU

Alors que l’Europe était encore divisée entre l’Est et l’Ouest par le rideau de fer (1961-1989), un chrétien s’est rendu en Russie avec des Bibles. Une femme lui a alors demandé une Bible en roumain. Elle est allée partout et a parlé de Jésus-Christ aux Sinti et aux Roms, mais elle-même n’avait pas de Bible en roumain. Le chrétien a affirmé qu’il n’avait emballé que des Bibles en russe. Mais la femme n’a pas renoncé : « Je n’arrive pas à y croire. C’est tellement important pour moi. N’avez-vous pas au moins une Bible en roumain avec vous ? » Elle a feuilleté une par une les Bibles que le chrétien avait posées dans le coffre de sa voiture. Soudain, interloquée, elle s’est écriée : « Mais voici une Bible en roumain. Dieu a pensé à moi. Il savait à quel point j’en avais besoin.

Le chrétien était sans voix, car il avait chargé lui-même les Bibles dans sa voiture – et avait probablement pris involontairement une seule Bible en roumain. Un accident ? Non, Dieu Lui-même avait fait en sorte qu’il l’emporte avec lui, parce qu’il rencontrerait quelqu’un qui en aurait besoin.

Peut-être pensez-vous aussi que c’est une coïncidence lorsque vous avez pris une Bible… ou lu un verset biblique sur une affiche… ou entendu un message de l’évangile, ou reçu ce calendrier en cadeau, ou que vous avez justement lu le texte d’aujourd’hui. Vous pouvez être sûr que ce n’est pas un hasard : Dieu vous parle – très personnellement et maintenant !

D’après die gute Saat février 2024

« Le troisième ange sonna de la trompette : il tomba du ciel une grand étoile, brûlant comme une torche ; elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux… le tiers des eaux devint absinthe, et beaucoup d’hommes moururent des eaux, parce qu’elles avaient été rendues amères ». Apocalypse 8. 10 et 11.

EAU POTABLE MORTELLE

Le tableau est choquant : on voit une fontaine de rue, une pompe à eau pour l’eau potable, devant elle des enfants et des adultes buvant l’eau qui coule ou la versant dans des cruches et des seaux… et au niveau de la poignée de la pompe il y a un squelette, une image de la mort.

C’est exactement la cruelle réalité de 1854, lorsque le choléra se propagea à Londres à cause de l’eau potable contaminée et mortelle. Les agents pathogènes contenus dans l’eau entraînent des nausées, des diarrhées et une perte massive de liquides, voire la mort dans de nombreux cas. Lorsque la maladie atteignit Hambourg en 1892, 17000 personnes tombèrent malades, dont plus de la moitié moururent.

Même aujourd’hui, en 2024, l’approvisionnement en eau potable n’est pas assuré toujours et partout. Il suffit de penser à l’époque où les inondations catastrophiques de juillet 2021 ont inondé de nombreuses régions d’Allemagne et détruit des conduites d’eau.

L’eau, qui promet rafraîchissement et vie, peut entraîner la mort. Au sens figuré, cela s’applique également aux influences malsaines dans les médias, qui promettent la vie et le succès, mais qui finissent par entraîner la mort spirituelle. Jésus-Christ, quant à Lui, parle de « l’eau vive » qui, pour quiconque la boit, « sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle » (Jean 4. 14). Quel contraste !

Ce que Jésus nous offre par Ses paroles, Sa vie et Sa mort – décrites dans la Bible – c’est une eau saine, pure et rafraîchissante qui sanctifie la vie et les relations des gens entre eux. Cette eau est encore accessible à tous aujourd’hui. Mais seuls ceux qui en boivent en ressentent ses effets salutaires.

D’après die gute Saat février 2024

Élisée lui dit : « Que ferai-je pour toi ? » 2 Rois 4. 1 et 2.

DIEU RÉPOND AUX PRIÈRES – ENCORE AUJOURD’HUI !

La guerre en Yougoslavie faisait rage au début des années 1990. Peu avant Noël, il devait y avoir un transport de secours que mes amis et moi souhaitions entreprendre. Des camions et des fourgonnettes ont été chargés et finalement un four devait être récupéré et chargé auprès d’une femme âgée de notre village, un grand poêle à bois en fonte, lourd comme du plomb. Nous avons eu du mal à le placer en sécurité, en nous plaignant de ce monstre encombrant, mais le propriétaire voulait vraiment que nous emmenions le four avec nous.

Quelques jours plus tard, nous avons commencé notre voyage vers la zone de guerre et, à notre arrivée, nous avons distribué nos secours à de nombreuses personnes dans le besoin. Les besoins étaient grands et la joie des choses qu’ils recevaient était encore plus grande. Seulement, personne ne semblait avoir besoin du four, il était toujours dans le camion à la fin, apparemment nous l’avions emporté en vain. Mais Dieu avait un autre plan.

Peu avant notre voyage de retour, nous avons rencontré une vieille femme dont le fourneau ne fonctionnait plus. Elle n’avait donc aucun moyen de se chauffer par ce temps glacial. Mais ce qui était étonnant, c’est que « notre » monstre s’intégrait parfaitement dans sa cuisine, même le vieux tuyau de poêle semblait préparé pour le raccordement à la cheminée ! Même si nous ne pouvions communiquer qu’avec des gestes, nous voyions la joie dans les yeux de cette femme et dans ses mains jointes. Elle avait probablement déjà beaucoup crié à Dieu – et maintenant, Il avait entendu sa prière. Il s’était assuré que le four dont elle avait tant besoin viendrait d’Allemagne.

Les pensées de Dieu étaient « plus élevées » que nos pensées (És. 55. 9). Il a de si merveilleuses façons de réjouir Ses enfants !

D’après die gute Saat février 2024

« Tournez-vous vers moi, et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre ; car moi, je suis Dieu, et il n’y en a pas d’autre ». Ésaïe 45. 22.

LA PUISSANCE DE LA PAROLE DE DIEU

Au début de l’ère victorienne, en Irlande, vivait un travailleur, Andrew Dunn, qui recherchait sincèrement la paix avec Dieu. Le prêtre de l’endroit ne pouvait lui donner de réponses satisfaisantes à son questionnement.

Andrew reçut alors un Nouveau Testament. Il commença à le lire avec intérêt. Quand il arriva au passage de Luc 15, où le fils prodigue dit : « Je me lèverai, je m’en irai vers mon père et je lui dirai : père, j’ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils », il tomba sur ses genoux, s’appliquant ce passage à lui-même et criant de son cœur à Dieu pour être sauvé. Quand il eut fini cette prière, son premier regard tomba sur les mots : « Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion ; il courut à lui, se jeta à son cou et le couvrit de baisers » (Luc 15. 20). Et un autre passage biblique ne le quitta pas : « Le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché » (1 Jean 1. 7).

Le fait que Dieu le Père attende que les gens se sondent eux-mêmes et se repentent, et qu’il court même pour les rencontrer, toucha profondément Andrew. Il se confia dans la miséricorde de Dieu et en ce même moment fit l’expérience de la paix qu’il avait recherchée si longtemps.

Dès lors, l’évangile se répandit rapidement dans l’entourage d’Andrew, et d’abord dans sa propre famille. Puis un voisin, connu pour être un étrangleur, qui voulait attaquer Andrew, devint son meilleur ami et frère dans la foi. Ensuite, une douzaine de familles trouvèrent la foi dans le Seigneur Jésus et répandirent beaucoup de bénédiction dans leur entourage.

Ce récit authentique montre la puissance de la Parole de Dieu pour changer la vie des hommes. Et elle a encore la même puissance aujourd’hui.

D’après the good Seed janvier 2024

PERSÉVÉRANCE DES PREMIERS CHRÉTIENS

« Ils persévéraient dans la doctrine et dans la communion des apôtres, dans la fraction du pain et les prières » Act. 2. 42.

PERSÉVÉRANCE DES PREMIERS CHRÉTIENS

La première chose qui est mentionnée dans ce verset des Actes est la doctrine, c’est-à-dire l’enseignement des apôtres. C’est la base de la vie personnelle et collective des chrétiens. C’était aux apôtres que le Seigneur avait dit : « Quand celui-là, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16. 13). La doctrine qu’ils enseignaient montrait clairement qu’ils avaient été instruits par l’Esprit Saint.

Les croyants poursuivaient dans la doctrine des apôtres avec persévérance et, en conséquence, ils restaient en communion avec eux. Ils conduisaient leur vie dans une communion chrétienne harmonieuse, caractéristique de la compagnie avec laquelle ils demeuraient. Autrefois, ils avaient partagé les voies du monde – maintenant ils étaient en communion avec les apôtres dont la communion était elle-même « avec le Père et avec son Fils Jésus Christ » (1 Jean 1. 3).

Ils continuaient également à pratiquer la fraction du pain, signe de la mort de leur Seigneur. Cela aussi, c’est une expression de communion, comme nous l’apprenons de 1 Cor. 10. 17 : « Car nous, qui sommes un grand nombre, sommes un seul pain, un seul corps : en effet, nous participons tous à un seul et même pain ». En faisant cela, ils se souvenaient constamment de leur Seigneur qui était mort pour eux et ils étaient ainsi gardés de retourner à leurs anciennes relations.

Enfin, les premiers chrétiens persévéraient dans la prière. Ils ne trouvaient aucune force spirituelle en eux-mêmes. Ils recevaient tout de leur Seigneur dans le ciel, et de l’Esprit Saint qui leur avait été donné. Cela signifie qu’une dépendance constante de Dieu était impérative pour que soient maintenus la vie spirituelle et le témoignage qu’ils avaient en commun.

Ces caractères étaient essentiels pour les croyants dans ces premiers jours du christianisme et ils devraient l’être pour nous aussi aujourd’hui.

D’après « The Good Seed » août 2023

DIEU AVEC LES SIENS DANS LA FAIBLESSE

« Qui est de reste parmi vous qui ait vu cette maison dans sa première gloire, et comment la voyez-vous maintenant ? N’est-elle pas comme rien à vos yeux ? » Aggée 2. 3

« Là où deux ou trois sont assemblés en (ou : à) mon nom, je suis là au milieu d’eux » Mat. 18. 20.

DIEU AVEC LES SIENS DANS LA FAIBLESSE

Ces questions posées par le prophète Aggée étaient le nœud du problème à Jérusalem en ce temps-là. Les derniers Juifs qui étaient revenus de l’exil à Babylone avaient abandonné le travail de reconstruction du temple. Dieu ne posait pas ces questions afin de décourager les Juifs, mais afin de révéler les pensées et les sentiments erronés de leurs cœurs, qui leur enlevaient la force et le courage dont ils avaient besoin pour poursuivre le travail.

Il était évident pour tous que, après avoir été reconstruit, le temple ne retrouverait pas sa gloire passée. Ils n’avaient ni la possibilité ni les moyens de l’aménager comme l’avait fait Salomon. Et ce qui en faisait le centre, l’arche de l’alliance, était perdu.

Il est évidemment vain d’avoir des projets illusoires, irréalisables. Mais celui qui, dans des temps de déclin, ne pense qu’à ce qui n’existe plus, se décourage et oublie ce que Dieu donne toujours dans Sa bonté, et ce qu’Il est pour Son peuple.

Les Juifs étaient découragés. Dieu le reconnaissait et savait que ce qu’ils voyaient à présent ne pouvait supporter la comparaison avec ce qu’était le temple avant qu’il soit détruit. Mais ils devaient prendre conscience qu’Il était toujours avec eux – ce qui changeait tout ! Dieu avait promis qu’Il remplirait cette maison de Sa gloire, dans un temps à venir.

Aujourd’hui, se réunir simplement selon l’enseignement du Nouveau Testament peut nous paraître bien dérisoire, en particulier si nous considérons les premiers temps de la chrétienté. Mais souvenons-nous que le Seigneur est avec nous. Il associe Son nom et Sa présence à de tels rassemblements, qui peuvent sembler bien faibles à nos yeux. Cela ne nous fera-t-il pas changer d’attitude ?

D’après « The Good Seed » septembre 2023

LE GRAND SALUT DE DIEU EN JÉSUS

Qu’est-ce que Dieu a fait ? (Nomb. 23. 23)

Une situation sans espoir ?

Le premier homme, Adam, comblé pourtant des bontés de Dieu, a douté de l’amour de Dieu pour lui. Il a écouté les insinuations du diable et a désobéi au seul commandement qui lui avait été donné (comp. Gen. 2. 16 et 3. 6). Il a déshonoré Dieu, il a méprisé Sa gloire, il est devenu un pécheur devant Lui. Dieu a dû le chasser du jardin de délices dans lequel Il l’avait placé, et les heureuses relations qu’Il avait avec l’homme ont cessé. Par la faute d’Adam, « le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort » (Rom 5. 12). Depuis, les descendants d’Adam ont suivi le même chemin : « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23) ; « la mort a passé à tous les hommes, du fait que tous ont péché » (Rom. 5. 12). La Parole de Dieu est claire et catégorique : devant Dieu, « il n’y a pas de juste, non pas même un seul… tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 11, 23 ; lire v. 11 à 18).

Si nous considérons notre situation, nous devons admettre que nous nous sommes éloignés de Dieu par le péché, que nous nous sommes constitués ennemis de Dieu, que nous sommes des impies, que nous ne voulons pas de Dieu. Nous sommes morts dans nos fautes et nos péchés, et condamnés justement à une mort éternelle, c’est-à-dire à une séparation du Dieu d’amour, sans retour : situation terrible, définitive, et sans espoir ?…

Le plan d’amour de Dieu

« Mais Dieu », nous dit l’apôtre Paul, « alors même que nous étions morts dans nos fautes », et « à cause de son grand amour dont Il nous a aimés… nous a vivifiés ensemble avec le Christ… nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus » (Éph. 2. 4). Dans Sa riche miséricorde, Son grand amour et Sa grâce, Il a fait approcher de Lui ces pécheurs perdus, Il les a réconciliés avec Lui, les a sauvés, leur a donné la vie et les destine à un bonheur et une gloire éternels dans Sa présence !

Dieu nous a « préconnus » avant même que nous existions ; Il nous a « choisis dès le commencement pour le salut » et nous a appelés par le moyen de l’évangile, afin que nous obtenions « la gloire de notre Seigneur Jésus Christ » (2 Thes. 2. 13 et 14). Il s’était proposé dans Son conseil d’éternité de rendre des hommes « conformes à l’image de son Fils, pour qu’il soit premier-né parmi beaucoup de frères » ; et pour cela, Il les a « appelés, justifiés, glorifiés » (Rom. 8. 29 et 30). Il a sorti des hommes de leur état misérable, les a fait lever de la poussière de leur humanité (Gen. 2. 19 ; 18. 27 ; 1 Cor. 15. 47), les a pris de dessus le fumier du péché, pour leur donner en héritage un trône de gloire dans Son ciel (1 Sam. 2. 8 ; Ps. 113. 7 et 8).

Dieu, lumière et amour

L’apôtre Jean nous dit : « Dieu est lumière et il n’y a en lui aucunes ténèbres » (1 Jean 1. 5). Dieu est lumière (1 Jean 1. 7), sainteté, justice ; il a « les yeux trop purs pour voir le mal » (Hab. 1. 13) ; Il a le péché en horreur, Il le hait. Comment l’homme, qui est pécheur, pourrait-il être amené à Dieu, comment pourrait-il subsister devant Lui ? Même s’il en avait le désir – mais « il n’y a personne qui recherche Dieu » (Rom. 3. 11) – il ne pourrait pas venir devant Lui et se tenir dans Sa présence. Dieu dit à Son serviteur Moïse, qui avait demandé à voir Sa gloire : « l’homme ne peut me voir et vivre » (Ex. 33. 20). Lorsque le prophète Ésaïe s’est trouvé dans la présence de la sainteté et de la majesté de Dieu, il a pris conscience de son état de pécheur et il s’est écrié : « malheur à moi ! car je suis perdu… car mes yeux ont vu le roi, l’Éternel des armées » (És. 6. 5).

Mais Jean écrit un peu plus loin dans son épître, par deux fois : « Dieu est amour » (1 Jean 4. 8 et 16). Et il nous dit comment le Dieu qui est amour a montré Son amour pour nous : « en ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous : c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui ». Et il ajoute : « En ceci est l’amour : non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu’il envoya son Fils pour être la propitiation pour nos péchés » (1 Jean 4. 9 et 10). Nous apprenons par l’apôtre que Dieu a montré Son amour envers nous qui étions morts dans nos péchés, en envoyant Son Fils vers nous, pour nous donner la vie – nous avons par Jésus la vie « en abondance » (Jean 10. 10), la vie éternelle. L’amour de Dieu pour nous est en ceci que, parce que le Dieu qui est amour a dirigé Son amour vers nous, Il a envoyé Son Fils sur la terre. Seul le sacrifice de Jésus pouvait rendre Dieu propice à l’homme pécheur – ce sacrifice de la croix, par lequel nos innombrables péchés sont expiés pour toujours. Le prophète Ésaïe, dont nous avons vu l’attitude lorsqu’il s’est trouvé devant le Dieu saint, entendra cette parole merveilleuse : « Ton iniquité est ôtée, et propitiation est faite pour ton péché » (És. 6. 7). L’autel et les charbons (v. 6) qui représentent les souffrances et le sacrifice de Christ à la croix, purifient le pécheur.

L’amour de la croix

Par l’œuvre de Christ à la croix – le sacrifice de Lui-même et Sa mort, le péché, qui constituait une séparation infranchissable entre Dieu et l’homme, est entièrement jugé et ôté de devant les yeux de Dieu. Le pécheur qui vient se mettre à l’abri du sang de Jésus est maintenant approché de Dieu. Il a désormais, par la foi, un libre accès à la présence de Dieu, « par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu’il a ouvert pour nous à travers le voile, c’est-à-dire sa chair » (Héb. 9. 19 et 20). Le sang de Christ a été versé – Il a « laissé » sa vie de Lui-même (Jean 10. 17, 18 -, Il a donné son corps et Dieu a pleinement accepté l’œuvre de Jésus. Il a alors déchiré le voile du temple (Mat. 27. 51), ce qui nous montre un accès désormais ouvert par Dieu à Sa présence – « Le lieu très-saint est découvert, l’accès à Dieu nous est ouvert par toi, Jésus, qui t’es offert sur la croix ».

Qu’il est précieux de lire cette affirmation de la Parole de Dieu : « Le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché » ! (1 Jean 1. 7) C’est ce qui nous rend capables de nous tenir devant Dieu. Autrefois sans espérance et sans Dieu (athées), « maintenant, dans le Christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ » (Éph. 2. 11 à 13).

Ainsi nous voyons comment Dieu a pu concilier Sa sainteté et Son amour, Sa justice et Sa grâce, Sa haine du péché et Son amour pour le pécheur. Cette question a été résolue à la croix : là, « la bonté et la vérité se sont rencontrées, la justice et la paix se sont embrassées » (Ps. 85. 10). La sainteté et la justice de Dieu ont été manifestées par le jugement qui est tombé, non pas sur nous – qui pourtant le méritions – mais sur Celui qui était « fait péché pour nous » et qui « portait nos péchés en son corps, sur le bois » de la croix (1 Pier. 2. 24). L’amour de Dieu s’est pleinement révélé dans le don de Son Fils et s’est déversé sur les croyants en résultat de l’œuvre accomplie par le Fils de Dieu sur la croix. Les écluses de la grâce sont entièrement ouvertes en faveur de ceux qui viennent se placer sous la pleine efficacité de l’œuvre de Jésus.

Où voyons-nous l’expression suprême de l’amour de Dieu envers les misérables pécheurs que nous étions ? – À la croix de notre Seigneur Jésus Christ ! Là, l’amour de Dieu est manifesté dans son infini : « Dieu met en évidence – démontre – son amour à lui envers nous en ceci : lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous » (Rom. 5. 8). Où voyons-nous briller d’un éclat sans pareil l’amour infini de Christ pour les hommes coupables et impies, sans aucune relation avec Dieu ? – À sa croix encore : « Car Christ, alors que nous étions encore sans force, au temps convenable, est mort pour ses impies » (Rom. 5. 6).

Le péché et les péchés

Afin de réaliser Ses desseins éternels d’amour, qui étaient d’avoir une épouse pour Son Fils et « de nombreux fils dans la gloire » (Héb. 2. 10), Dieu a envoyé Son Fils unique dans le monde afin qu’Il soit la propitiation pour nos péchés (1 Jean 4. 10), comme nous l’avons vu. Le Créateur de tout, Celui par qui tout subsiste et qui soutient tout « par la Parole de sa puissance » (Col. 1. 16 ; Héb. 1. 3), « s’est anéanti Lui-même » (Phil. 2. 6) et est venu sur la terre où se trouvaient tous ces pauvres pécheurs perdus, loin de Dieu, condamnés justement à la mort éternelle, qui est le salaire du péché (Rom. 6. 23). Dieu Lui a formé un corps (Héb. 10. 5), un corps parfait. Dieu est devenu un homme, dans la Personne du Fils, afin de pouvoir servir, souffrir et donner Sa vie en rançon pour un grand nombre d’hommes (Mat. 20. 28). Dieu est immortel, Il n’a ni commencement ni fin de vie, c’est pourquoi Il s’est fait homme afin de pouvoir donner Sa vie sur la croix pour le salut des pécheurs.

Par la Victime sainte et pure qui s’est offerte à Dieu sans tache (Héb. 9. 14), « l’Agneau de Dieu », le péché, c’est-à-dire la racine de l’arbre, a été ôté de devant Dieu (Jean 1. 29). Jésus a été « manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice » (Héb. 9. 26). Mais « le Christ aussi [a été] offert une fois pour porter les péchés d’un grand nombre » (Héb. 9. 26 et 28), Il a porté les péchés de ceux qui croient « en son corps sur le bois » (1 Pier. 2. 24), c’est-à-dire les fruits de l’arbre, les manifestations du péché dans l’homme.

Jésus Christ a porté la question du péché devant Dieu et Il a ôté le péché de devant les yeux de Dieu. Le jugement du péché, la colère de Dieu contre le péché, sont alors tombés sur la sainte victime. Il a connu non seulement les horribles souffrances physiques de la crucifixion, non seulement les souffrances que la haine de l’homme Lui a infligées en brisant son cœur d’amour, par les coups, les crachats, les insultes, les moqueries, le rejet et la mise à mort, mais surtout la souffrance insondable, infinie, de l’abandon de Son Dieu du fait qu’Il était « fait péché » pour nous par Dieu Lui-même : « Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous » (2 Cor. 5. 21).

En même temps, Jésus a pris sur Sa Personne sainte et pure tous les péchés – passés, présents, à venir – de ceux qui croient en Lui. Il en a porté la lourde charge : « Mes iniquités ont passé sur ma tête ; comme un pesant fardeau, elles sont trop pesantes pour moi » (Ps. 38. 4), les innombrables péchés de tous ceux qui croient. L’Homme Christ Jésus, parfaitement obéissant, s’est chargé de toutes nos désobéissances à la volonté sainte de Dieu, l’Homme exempt de tout mal a pris sur Lui toutes nos mauvaises actions, et Il s’est tenu devant le Dieu saint et juste. « Il s’est donné lui-même pour nous afin de nous racheter de toute iniquité » (Tite 2. 14) – « Le péché est l’iniquité » et « toute iniquité est péché » (1 Jean 3. 4 ; 5. 17). Sur la croix où Il était cloué, Jésus a confessé nos péchés et nos iniquités devant le Dieu saint comme s’ils étaient les siens. Il s’exprime ainsi par la parole prophétique : « Mes iniquités m’ont atteint… elles sont plus nombreuses que les cheveux de ma tête » (Ps. 40. 12).  Il en a alors subi tout le châtiment, Il a connu le poids infini de l’inflexible justice divine, Il est « mort pour nos péchés » (1 Cor. 15. 3).

Les résultats de l’œuvre achevée

Mais, à la fin des trois heures terribles du jugement et de l’expiation, nous entendons Jésus déclarer : « C’est accompli » (Jean 19. 30). L’œuvre est achevée en perfection, il n’y a rien à y ajouter. Dieu est glorifié et magnifié dans tous Ses attributs divins : Sa sainteté, Sa justice, Son amour, Sa grâce. Le péché est jugé une fois pour toutes, les péchés sont effacés, définitivement. Désormais, il ne reste pas un seul péché devant Lui, et ceux qui croient sont entièrement lavés de tous leurs péchés par le sang de Christ – « comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pier. 1. 19 ; Apoc. 1. 5). Toutes nos fautes sont remises, pardonnées (Éph. 1. 7 ; Col. 1. 14 ; 2. 14). Les croyants sont mis au bénéfice éternel de l’œuvre accomplie et il n’y a plus aucun jugement à attendre pour ceux qui croient en Dieu et au Seigneur Jésus (Jean 5. 24). Ils sont à l’abri du « sang précieux de Christ », le prix immense dont seul Dieu peut apprécier la valeur infinie et par lequel ils ont été rachetés, délivrés de leur « vaine conduite » de pécheurs (1 Pier. 1. 18).

Par Sa mort et par Sa vie, Jésus Christ a fait de ceux qui étaient morts des vivants – ils sont « passés de la mort à la vie » (Jean 5. 24). Ceux qui étaient destinés à la perdition éternelle, à « la seconde mort » (Apoc. 20. 14) loin de Dieu, ont reçu par Christ « le don de grâce de Dieu…, la vie éternelle », qui est « dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23 ; Jean 3. 16 et 36 ; 6 .47… ; 1 Jean 5. 11 et 13). Ceux qui étaient irrémédiablement perdus sont maintenant sauvés par la grâce de Dieu et par la foi en Lui (Éph. 2. 5 et 8). « Vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13).

Ceux qui étaient ennemis de Dieu ont été réconciliés avec Lui par la mort de Son Fils et rendus « saints, irréprochables et irrépréhensibles » devant Lui (Rom. 5. 10 ; 2 Cor. 5. 18 ; Col. 1. 21 et 22). Jésus Christ a fait pour eux la paix avec Dieu « par le sang de sa croix » (Col. 1. 20 ; Jean 20. 19). Ceux qui étaient haïssables et se haïssant l’un l’autre sont désormais conscients d’être les objets de l’amour du Père (Jean 16. 27) et du Fils ; ils sont désormais capables de s’aimer l’un l’autre (Jean 13. 34 ; 15. 12 et 17).

Ceux qui étaient loin de Dieu à cause de leurs péchés, « sans espérance et sans Dieu (athées) ont été approchés de Dieu « par le sang du Christ » (Éph. 2. 13). Ils peuvent dire et prendre conscience, comme Asaph autrefois : « Pour moi, m’approcher de Dieu est mon bien » (Ps. 73. 28). Ils ne croyaient pas en Dieu, mais maintenant, par la foi au Christ Jésus, ils sont devenus des fils de Dieu (Gal. 3. 26), « adoptés pour lui par Jésus Christ » (Éph. 1. 5). Ils n’avaient auparavant aucune relation avec Dieu, ils vivaient sans Lui, loin de Lui ; mais ils sont dorénavant tout proches de Lui : parce qu’ils ont reçu Christ dans leur cœur, ils sont des enfants de Dieu, le Père (Jean 1. 12 ; 1 Jean 3. 1 et 2 ; Éph. 1. 5). Quelle part précieuse de connaître Son amour de Père , la douce proximité et l’intimité des enfants auprès de leur Père céleste ! C’est celle de ceux qui sont au bénéfice de l’œuvre de Christ, ressuscité après Sa mort sur la croix et monté au ciel pour y recevoir la gloire (voir Jean 20. 17).

Ceux qui étaient esclaves du diable ont été libérés de ce maître cruel par Jésus qui, par Sa mort, a vaincu celui qui détenait le pouvoir de la mort, (Héb. 2. 14 et 15 ; Gal. 5. 1 ; Jean 8. 36). Pour le croyant, qui possède en Christ la vie éternelle, la mort n’est plus désormais que le passage de ce monde à la présence de son Seigneur et au repos en Sa présence. C’est Christ qui nous affranchit de notre ancien état d’esclaves : « Si donc le Christ vous affranchit, vous serez réellement libres » (Jean 8. 36) ; voir Gal. 5. 1.

Ceux qui étaient injustes – ou qui s’estimaient justes – ont été rendus justes. Leur propre justice n’était qu’une justice légale qui ne peut pas sauver, toutes leurs justices (ce qu’ils estimaient avoir été des actes justes) n’étaient que comme « un vêtement souillé » (És. 64. 6). Mais Dieu justifie « celui qui est de la foi en (ou : de) Jésus » (Rom. 3. 26). Le croyant est justifié devant Dieu par : – Dieu Lui-même, source de tout (Rom. 8. 33) ; la grâce de Dieu et la rédemption (Rom. 3. 24) – le sang de Christ, Sa mort (Rom. 5. 9 et 10) – la foi (Rom. 3. 26, 28 et 30 ; 5. 1 ; Gal. 2. 16 ; 3. 24). Nous sommes maintenant « justice de Dieu en Christ », en Celui qui a été « fait péché » par Dieu pour nous (2 Cor. 5. 21). Des hommes injustes et commettant l’injustice, ont été lavés, sanctifiés, justifiés (1 Cor. 6. 9 à 11).

Ceux qui étaient pauvres et misérables ont été enrichis de Christ. Les richesses matérielles après lesquelles beaucoup d’hommes courent depuis toujours, ne sont qu’un piège qui conduit à la ruine et à la perdition (1 Tim. 6. 9 et 10). Elles peuvent disparaître du jour au lendemain, et lorsque la mort arrive, toutes les richesses accumulées n’ont aucune valeur dans l’au-delà (voir Luc 12. 16 à 21). La vie ne dépend pas des biens accumulés (Luc 12. 15), le salut et la vie éternelle ne s’achètent pas avec les biens de la terre. Mais le croyant est « riche quant à Dieu » (Luc 12. 21), riche d’un Sauveur, riche de la vie éternelle. Il connaît « les immenses richesses » de la grâce de Dieu dans sa bonté envers lui en Jésus (Éph. 2. 7). Infiniment plus que par les richesses matérielles, il est riche de toutes les bénédictions que Dieu lui donne dans Sa grâce (1 Tim. 6. 17). « Avec moi », nous dit la sagesse (qui est Christ), « sont les richesses et les honneurs, les biens éclatants (durables) et la justice » (Prov. 8. 18).

Ceux qui étaient de la nature d’Adam, des pécheurs, des descendants de pécheurs, ont désormais en eux une nouvelle nature qui ne peut pas pécher, car ils sont désormais « nés de Dieu » (1 Jean 3. 9). La vieille nature pécheresse est bien toujours en eux mais, par la puissance de l’Esprit Saint qui leur a été donné lorsqu’ils ont cru, et qui les a scellés comme étant la possession de Dieu (Éph. 1. 13 ; 2 Cor. 1. 21), ils peuvent triompher de cette ancienne nature et ne pas accomplir ses « mauvaises œuvres » (Gal. 5. 19 à 21). Par la puissance du Saint Esprit qui est en eux (Jean 14. 17 ; 1 Cor. 6. 19), leur nouvelle nature se développe et se fortifie. Ils peuvent porter devant Dieu « le fruit de l’Esprit » (Gal. 5. 22). Les croyants sont désormais « conduits par l’Esprit », ils « vivent » et « marchent par l’Esprit » de Dieu (Gal. 5. 16, 18 et 25). Désormais, leur vie peut être à l’honneur et à la gloire de Dieu.

Ceux qui vivaient sans Dieu dans le monde, dans ses voluptés, ses convoitises, ses désirs, dans « les délices du péché » (Héb. 11. 25), « selon le chef de l’autorité de l’air » (Éph. 2. 2 et 3) – c’est-à-dire le diable -, ne trouvent maintenant plus de joie dans ces souillures et plaisirs éphémères qui n’engendrent que regrets et dégoût. Ayant été « retirés de ce présent siècle mauvais » par Celui qui « s’est donné lui-même pour nos péchés » (Gal. 1. 4), ils trouvent désormais leur joie à chercher à plaire au Seigneur « à tous égards » (Col. 1. 10), dans la sainteté et l’honnêteté. Ils sont devenus des étrangers dans un monde auquel ils n’appartiennent plus (Jean 17. 14), des citoyens du ciel où se trouve leur demeure ; ils peuvent affirmer avec l’apôtre Paul : « Notre cité à nous se trouve dans les cieux » (Phil. 3. 20). Leur Sauveur et Seigneur ressuscité et glorifié par Dieu se trouve là-haut, et ils y ont déjà accès par la foi, en attendant d’y être introduits par Lui-même. « Morts avec Christ aux principes du monde » et « ressuscités avec le Christ » (Col. 2. 20 ; 3. 1), les croyants ont leurs pensées occupées des choses d’en haut, non plus de celles qui sont sur la terre (v. 2).

Ajoutons encore que l’ensemble des croyants qui sont au bénéfice de l’œuvre de la croix constitue l’Assemblée (ou Église) de Dieu, « qu’Il a acquise par le sang de son propre fils » (Act. 20. 28). L’Assemblée comprend tous les croyants de la période qui va de la descente du Saint Esprit sur la terre (Act. 2. 1 à 4) jusqu’à leur enlèvement par le Seigneur Jésus Lui-même (1 Thess. 4. 16 et 17). Sous la figure de l’Épouse, l’Assemblée nous montre l’amour de Celui qui « a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle » (Éph. 5. 25), et l’intimité de la relation qu’Il veut avoir avec elle. L’Épouse est celle qu’Il va bientôt se présenter à Lui-même « glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais… sainte et irréprochable » (Éph. 5. 27) , et qui Lui sera éternellement associée dans le ciel, pour sa joie et sa gloire.

Sauvés et reconnaissants

La mort du Seigneur pour nous

Alors, « que dirons-nous devant tout cela ? » (Rom. 8. 31). Que dirons-nous si nous nous arrêtons pour considérer un peu ce qu’est ce « si grand salut » (Héb. 2. 3) dont nous sommes, par l’amour et la pure grâce de Dieu, les objets immérités ? Le don de Dieu, Son propre Fils ; les souffrances, la mort et l’abandon qu’a connu Jésus, le Fils de Dieu, lorsqu’Il accomplissait l’œuvre de notre salut sur la croix, tout cela ne touche-t-il pas profondément notre cœur ? Comprenons-nous que, pour nous sauver, Dieu « n’a pas épargné son propre Fils, mais… l’a livré pour nous tous » ? (Rom. 8. 32). Il était « Son fils, Son unique, celui qu’Il aime, Son « unique fils bien-aimé », (Gen. 22. 2 ; Marc 12. 6) et Il L’a offert en sacrifice pour que nous obtenions le salut et la vie éternelle ! Il n’y avait pas d’autre moyen pour que les plans d’éternité du Dieu d’amour s’accomplissent, pour la gloire de Son Fils, mais aussi pour Lui associer à toujours dans le ciel, la demeure du Père, des hommes sauvés et parfaits. Jésus Lui-même a déclaré : « En vérité, en vérité, je vous dis : À moins que le grain de blé ne tombe en terre et ne meure, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jean 12. 24). Il annonçait ainsi la nécessité de Sa mort (Il est ce précieux grain de blé qui meurt) afin que de nombreux hommes (beaucoup de fruit) soient sauvés.

Comment être sauvé ?

Si vous qui lisez ces lignes ne faites pas partie de ceux qui ont accepté Jésus Christ, « le salut de Dieu » dans leur cœur et dans leur vie, si vous ne connaissez pas Jésus comme votre Sauveur personnel, si vous n’êtes pas venu à la croix de Jésus Christ pour confesser vos péchés et recevoir le salut et la vie éternelle, alors vous ne possédez pas la joie et la paix du salut. Vous n’êtes pas bénéficiaire des immenses bénédictions que Dieu a pour tous ceux qui viennent à Lui par la foi et acceptent le salut gratuit que la grâce de Dieu offre à tous les hommes.

Ne pensez pas que, pour être sauvé, vous ayez quoi que ce soit à faire : le salut ne s’achète pas, c’est un don gratuit de Dieu. Tout est payé, notre immense dette est acquittée – « C’est accompli » a dit Jésus sur la croix, scellant ainsi Son œuvre terminée à la gloire de Dieu et pour le salut du pécheur. Tout a été fait par Jésus sur la croix, Son œuvre a été faite une fois pour toutes ; elle est définitive et pleinement suffisante. Si vous croyez en Lui, vous obtiendrez la pleine assurance d’un salut complet et parfait. Écoutez et recevez dès aujourd’hui – car « c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2) – le message de l’évangile : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16) ; « Dieu nous a sauvés… non selon nos œuvres, mais selon son propre dessein et sa propre grâce. Cette grâce nous a été donnée dans le Christ Jésus » (2 Tim. 1. 9) ; « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur la base des œuvres » (Éph. 2. 8 et 9) ; « Quand la bonté de notre Dieu sauveur et son amour envers les hommes sont apparus, il nous sauva, non sur le principe d’œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites, mais selon sa propre miséricorde » (Tite 3. 4 et 5).

Le salut par les œuvres n’existe pas ; elles ne peuvent ôter un seul de vos péchés de devant les yeux de Dieu. Mais, pour nous sauver, Dieu a donné Son Fils, Il L’a livré pour nous, pour nos fautes, Il ne L’a pas épargné lorsqu’Il était sur la croix et Il l’a même abandonné en cet instant suprême où Il condamnait le péché en Lui (Rom. 8. 32 ; 4. 25 ; Mat. 27. 46). Seule l’œuvre faite une fois pour toutes à la croix de Jésus Christ vous apporte un plein salut, un pardon complet. Quiconque croit en Lui a la vie éternelle (Jean 3. 16, 36 ; 6. 47).

Reconnaissance et adoration des sauvés

Si vous faites partie de ceux qui ont accepté le grand salut de Dieu en Jésus Christ, alors vous êtes bienheureux : vous possédez les immenses privilèges et bénédictions que Dieu donne à ceux qui Lui appartiennent. Vous connaissez la communion « avec le Père et avec son Fils Jésus Christ » (1 Jean 1. 3), vous éprouvez que vous êtes gardés dans toutes les circonstances de votre vie « par la puissance de Dieu, par la foi » (1 Pier. 1. 5). Votre espérance est dans le Seigneur Jésus qui vient bientôt chercher les Siens, comme Il l’a promis (Jean 14. 3 ; Apoc. 22. 6, 12 et 20). Il « transformera notre corps d’abaissement en la conformité du corps de sa gloire » (Phil. 3. 20 et 21) et fera entrer les Siens dans le repos et la joie éternels de Sa présence, dans les plusieurs demeures de la Maison de Son Père. Vous êtes ainsi encouragés et consolés par ces paroles certaines : « Nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thess. 4. 18).

Alors, lorsque nous réfléchissons à l’amour de Dieu, au prix payé par Lui-même dans le don de Son Fils qu’Il a dû traiter à la croix comme le péché même ; lorsque nous pensons à l’amour de Christ qui a donné Sa vie pour nous sauver et nous amener à Dieu, au prix des souffrances indicibles, de l’abandon de Son Dieu pendant les trois heures de l’expiation de nos péchés, de la mort du Prince de la vie… cela ne nous courbe-t-il pas dans la reconnaissance et l’adoration devant le Dieu qui a conçu un tel plan pour sauver Sa créature perdue et Lui donner une éternité de bonheur dans Sa présence dans le ciel ?

« Ô profondeur des richesses et de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables et ses voies indiscernables !… Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! À lui la gloire éternellement ! Amen ! » (Rom. 11. 33 à 36).

« À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang – et il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père -, à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » (Apoc. 1. 5 et 6).

Ph. Fuzier – février 2024

NE CRAINS PAS

« L’Éternel est ma lumière et mon salut : de qui aurai-je peur ? L’Éternel est la force de ma vie : de qui aurai-je frayeur ? » Ps. 27. 1.

« Éternel ! … bienheureux l’homme qui se confie en toi ! » Ps. 84. 12.

NE CRAINS PAS

Un grand nombre des préoccupations qui nous assaillent chaque jour sont dues à la peur de ce qui pourrait arriver, à nous ou à ceux qui nous sont chers. L’anxiété dévore une bonne partie de notre énergie. Nous avons souvent peur de ce qui arriverait si nous étions seuls, abandonnés à nous-mêmes dans un monde toujours plus dur et hostile. Mais, si nous nous confions en Dieu, nous ne sommes jamais seuls, même si Sa présence est invisible. Dieu a promis de nous accompagner et de nous protéger, toujours et partout.

Le conseil qui est répété le plus souvent dans l’Ancien Testament, c’est : « Ne crains pas ». En voici quelques exemples :

« Ne crains pas, car je t’ai racheté ; je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi » (És. 43. 1).

« Ne crains pas, car je suis avec toi ; ne sois pas inquiet, car moi je suis ton Dieu. Je te fortifierai ; oui, je t’aiderai ; oui, je te soutiendrai par la droite de ma justice… Car moi, l’Éternel, ton Dieu, je tiens ta droite, moi qui te dis : Ne crains pas, moi je t’aiderai » (És. 41. 10 à 13).

« Lui-même (Dieu) a dit : Je ne te laisserai pas et je ne t’abandonnerai pas » (Héb. 13. 5).

Lorsque Jésus a été transfiguré, les disciples sont tombés par terre, saisis d’une très grande peur, mais « Jésus s’approcha, les toucha et dit : Relevez-vous et n’ayez pas peur » (Mat. 17. 6 et 7).

Quelles que soient les difficultés, faisons confiance au Seigneur et apprenons à dire – et surtout à expérimenter : « Le Seigneur est mon aide ; je ne craindrai pas » (Héb. 13. 6).

D’après « Il buon seme » septembre 2023

UNE SEULE CHOSE

« Je fais une chose (une seule) : oubliant ce qui est derrière et tendant avec effort vers ce qui est devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus » Phil. 3. 13 et 14.

UNE SEULE CHOSE

– Jésus guérit un homme aveugle dès sa naissance (Jean 9). Cet homme ne sait pas que répondre à ceux qui l’interrogent sur qui l’a guéri ; il dit : « Je sais une chose, c’est que j’étais aveugle, et que maintenant je vois » (v. 25). L’homme est aveugle spirituellement lorsqu’il ignore l’amour de Dieu, mais quand la lumière illumine son cœur, alors il possède une certitude inébranlable.

– En Luc 10. 38 à 42, nous trouvons deux sœurs : Marthe est très active dans le service pour le Seigneur, Marie est assise à Ses pieds et écoute Ses paroles. Quand Marthe se plaint auprès du Seigneur du fait que sa sœur ne l’aide pas, Il répond avec douceur que Marie avait choisi la seule chose nécessaire. Cela nous fait réfléchir, parce que nous aussi, dans notre vie chrétienne, nous sommes parfois portés à agir avant d’écouter.

– L’apôtre Paul avait de nombreux titres à faire valoir mais, « à cause de Christ », il les avait estimés « comme des ordures » (Phil. 3. 8). Il écrit : « Je fais une chose », une seule, la seule qui soit nécessaire : il courait vers le ciel. Imitons-le ! Ne craignons pas d’abandonner les choses qui nous lient à la terre, et concentrons-nous sur les choses « d’en haut » (Col. 3. 1 à 4).

– Le roi David, écrit au Psaume 27 : « J’ai demandé une chose à l’Eternel, et je la rechercherai : c’est que j’habite dans la maison de l’Eternel tous les jours de ma vie » (v. 4). Une vie avec Dieu c’est tout ce qui compte. Avoir la certitude d’être libéré de sa propre culpabilité, écouter la Parole du Seigneur, courir tout droit vers le but céleste et demeurer dans la présence de Dieu : quel merveilleux programme ! Est-ce la priorité de chacun de nous ?

Je sais une chose qui fait mon bonheur :

J’étais né aveugle, maintenant je vois !

Que voudrai-je d’autre ? Christ est mon Sauveur !

Je l’aime et l’adore, Il est tout pour moi.

Il m’offre une chose, une bonne part :

Des moments de calme, tout seul avec Lui,

Buvant Ses paroles, trouvant Son regard…

C’est là qu’Il me forme pour porter du fruit.

Oh ! Faire une chose : courir droit au but !

Oubliant mes doutes, mes peurs, mon passé,

Fixant mes pensées sur Lui, sur Jésus !

J’ai bien peu de force, mais Il veut m’aider.

Encore une chose : vivre chaque jour

Là où Il demeure, pour voir Sa beauté,

Découvrir Ses gloires, goûter Son amour…

Oh, c’est ma prière, ma sécurité !

D’après « Il buon seme » septembre 2023