LE PAIN DE VIE

« Jésus leur dit : Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » Jean 6. 35.

Sur le rivage de la mer, dans les champs, dans les villes, dans les villages, le Seigneur Jésus enseignait le peuple. Ses paroles étaient celles « de la vie éternelle » (Jean 6. 68). La manne avait été le « pain » que Dieu avait fait « pleuvoir des cieux » (Ex. 16. 4) et que les pères avaient mangé. Et maintenant, le Seigneur Jésus, l’instrument de Dieu pour le salut des pécheurs, se présente comme le « vrai pain » (Jean 6. 32). « Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; or le pain que moi je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde » (Jean 6. 51).

Croire en Jésus Christ, assimiler par la foi la signification et la valeur de son sacrifice, L’accueillir dans le cœur comme son Sauveur personnel, libère notre âme de la condamnation du péché, et nous donne une vie qui ne finira jamais, dans une éternité de joie et de paix.

Mais le Seigneur s’intéressait aussi aux besoins matériels de ceux qui Le suivaient. À deux reprises, à la fin d’une journée et dans un endroit désert, les milliers de personnes qui avaient profité de ses paroles et de la guérison de leurs malades, avaient besoin de manger (voir Mat. 14. 14 à 21 et 15. 32 à 38). La seconde fois, ils étaient avec Lui depuis trois jours, et le Seigneur dit : « Je suis ému de compassion envers la foule ». Quelle grâce dans ces paroles, quelle miséricorde, quelle compréhension des besoins de ses créatures ! Jésus a alors multiplié les pains et quatre mille hommes (15. 38) et cinq mille, la première fois (14. 21) – outre les femmes et les enfants – ont été rassasiés.

Si nous aimons le Seigneur Jésus et Le suivons, Il prendra soin de nous et pourvoira à tous nos besoins.

D’après « Il buon seme » février 2024

LA CONSCIENCE

« Je m’exerce moi-même à avoir toujours une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes » Actes 24. 16.

« Gardant la foi et une bonne conscience » 1 Timothée 1. 19.

« Recherchez le bien, et non le mal, afin que vous viviez » Amos 5. 14.

Lors de la création, Dieu a donné à l’homme diverses facultés, comme l’intelligence, la mémoire, et la pensée. L’être humain a été créé responsable dans ses rapports avec son Créateur. Avoir mangé le fruit de la connaissance du bien et du mal dans le jardin d’Éden a apporté ce type de connaissance à Adam et Ève, mais cet acte de désobéissance contre Dieu a eu comme conséquence l’entrée du péché et du mal, non seulement dans leur vie, mais aussi dans le monde entier.

La « conscience » est la connaissance intuitive, dans l’être humain, du bien et du mal. C’est la sensibilisation de la valeur morale de ses propres actes, le sentiment du bien et du mal que l’on fait. Le terme dérive du latin « conscientia », qui vient lui-même de « conscire », c’est-à-dire « être conscient, connaître ». Chaque individu a une conscience : il éprouve plus ou moins de la honte lorsqu’il commet le mal, et il est satisfait quand il fait le bien.

Mais qu’entend-on par « mal » ? Nous vivons à une époque où ce qui était blâmé il y a quelques années est aujourd’hui généralement accepté. Les mœurs changent et on en arrive au point où l’on appelle « le mal bien, et le bien mal » (És. 5. 20). Dans un tel climat, la conscience perd progressivement sa sensibilité. Vivant dans un monde dans lequel les valeurs morales sont constamment violées ou perverties, nous risquons de devenir indifférents à ce qui nous entoure. Nous avons encore une conscience, mais elle tend à devenir insensible à cause de l’abandon généralisé des principes bibliques.

Dieu ne change pas ; ses yeux sont « trop purs pour voir le mal » (Hab. 1. 13). La seule façon de maintenir notre conscience en accord avec les pensées de Dieu, c’est de la confronter constamment avec ce qu’Il affirme dans sa Parole ; c’est seulement ainsi qu’elle sera fiable, comme un instrument soumis à un réglage régulier.

D’après « Il buon seme » mars 2024

SON DIEU – TON DIEU – MON DIEU ; DIEU NOTRE PÈRE

J’aimerais considérer un aspect important, celui de la profondeur de notre intimité avec Dieu, de notre spontanéité, de notre sincérité, de notre franchise, dans nos rapports, nos échanges avec Lui. En fait, la réalité de nos sentiments, de notre amour pour Lui.

Déjà dans l’Ancien Testament, nous voyons des hommes ayant une relation privilégiée avec leur Dieu. « Et Moïse implora l’Éternel, son Dieu » (Ex. 32. 11) ; « David se fortifia en l’Éternel, son Dieu » (1 Sam 30. 6) ; « Le royaume de Josaphat fut tranquille, et son Dieu lui donna du repos » (2 Chron. 20. 30) ; « Jotham devint fort, car il régla ses voies devant l’Éternel, son Dieu » (2 Chron. 27. 6) ; « Ézéchias… fit ce qui est bon, et droit, et vrai, devant l’Éternel, son Dieu » (2 Chron. 31. 20) ; « Salomon… était aimé de son Dieu »(Néh. 13. 26) ; « Jonas pria l’Éternel, son Dieu, des entrailles du poisson » (Jonas 2. 2 et 7).

Nous pouvons tous parler de « mon Dieu », mais sans forcément avoir une relation particulière avec Lui. C’est une autre réalité lorsque d’autres personnes peuvent en témoigner, lorsque nous sommes reconnus par notre entourage pour être en relation intime avec Lui.

Voyons aussi le cas d’Esdras. Dans sa « fiche d’identité », il nous est dit que « la main de son Dieu, était sur lui » (7. 6 et 9) ; ensuite c’est Artaxerxès, le roi de Perse qui s’adresse à Esdras en lui disant : « Et toi, Esdras, selon la sagesse de ton Dieu, laquelle est en ta main » (v. 14, 19, 20, 25 et 26). Et Esdras termine ce chapitre 7 par : « Et moi, je fus fortifié selon que la main de l’Éternel, mon Dieu, était sur moi » (v 28) (+ ch. 9. 5). Tous ces termes nous montrent un certain degré de connaissance et d’intimité entre Esdras et Dieu.

Autre exemple, assez semblable, celui de Daniel (de qui aucun péché ne nous est dévoilé dans la Parole).

« Daniel… s’agenouillait sur ses genoux trois fois le jour, et priait, et rendait grâce devant son Dieu » (6. 10) ; « Mais ces hommes s’assemblèrent en foule et trouvèrent Daniel qui priait et présentait sa supplication devant son Dieu » (v. 11). Le roi, à cause de son serment, doit mettre Daniel dans la fosse aux lions. « Le lendemain… comme il approchait de la fosse, il cria à Daniel d’une voix triste… : Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu, que tu sers continuellement, a-t-il pu te délivrer des lions ? » (v. 20) (9. 4,18,19 et 20). Daniel peut lui répondre : « Mon Dieu a envoyé son ange et a fermé la gueule des lions, et ils ne m’ont fait aucun mal… Alors le roi fut très-joyeux et dit qu’on tirât Daniel de la fosse… aucun mal ne fut trouvé sur lui, parce qu’il s’était confié en son Dieu » (v. 22 et 23).

En Daniel 11. 32, nous lisons aussi que le peuple qui connaît son Dieu sera fort et agira. Apprenons à toujours mieux connaître NOTRE Dieu, et à agir, c’est-à-dire à combattre pour la foi (Jude 3), à résister au diable (Jac. 4. 7), à être zélé pour les bonnes œuvres (Tite 2. 14).

D’abord nous avons un rapport sur Daniel et son Dieu, ensuite une déclaration de l’extérieur (ton Dieu), puis le témoignage de Daniel lui-même (mon Dieu), et finalement une exhortation pour le peuple. Oui, Daniel avait une vraie intimité avec son Dieu, et elle était reconnue de tous. Dieu est-il connu par mon entourage comme MON Dieu, celui en qui je me confie ?

Dans le Nouveau Testament, après la résurrection du Seigneur, la relation que nous avons avec Dieu, est une relation où nous Le connaissons comme Père. Une relation encore plus intime, plus profonde, plus privilégiée.

« Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu » (Jean 1. 12). « Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu… Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu… » (1 Jean 3. 1 et 2) ; et « si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ… » (Rom. 8. 17).

Vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le christ Jésus (Gal. 3. 26). Il nous faut faire la distinction entre la relation entre un père et son enfant, et la relation qu’un père a avec son fils. La relation qu’un père a avec son enfant est une relation d’amour inconditionnel, s’occupant du bien être de cet enfant. (1 Jean 3. 1) c’est inaltérable. La relation d’un père avec son enfant est une relation où le père désire voir dans cet enfant le reflet, la maturité de ce qu’il est lui-même. Dieu peut dire du Seigneur Jésus : Marc 1. 11 « Tu es mon Fils bien aimé » parce qu’il voyait en Lui le reflet de ce qu’il est Lui-même. Pour nous c’est tous les soins de Dieu à notre égard selon Hébreux 12. 10.

Malheureusement, cette relation père-fils entre Dieu et nous, est rarement à la hauteur de ce qu’elle devrait être. Et cela pour plusieurs raisons : nous avons peut-être eu un père sévère, dur, violent, ne montrant pas (souvent) ses sentiments, ou un père très occupé, souvent absent, ou un père qui se disputait souvent avec son épouse, la rabaissait, la… frappait, source de tristesse et de mauvaise ambiance à la maison, ou un père légaliste ou au contraire laxiste, ou un père manifestant des préférences parmi ses enfants, ou un père égoïste, injuste, impatient, autoritaire, ou un père malade, souffrant, dépressif, etc. Dans tous ces cas, notre relation père-fils, père-fille en a été affectée. Et puis il y a ceux qui n’ont pas connu ou très peu leur père, ou qui n’en ont jamais eu !

À côté de cela, nous avons peut-être été élevé et éduqué dans la perception d’un Dieu « père fouettard », toujours là à nous surveiller pour voir si nous n’avons pas commis un quelconque péché, prêt à nous punir…. plutôt que dans la connaissance d’un Dieu d’amour, d’un « bon et tendre Père… qui, d’en haut, protège ses enfants… » ! Nous chantons parfois ce cantique 62 : « Ta sagesse, ta grâce et ton pouvoir s’unissent pour nous conduire au séjour bienheureux. Ô Dieu ! jamais pour nous tes soins ne s’affaiblissent : la nuit, le jour, tu nous suis de tes yeux.

Tendres compassions, force au jour de l’épreuve,grâce et pardon, long support, douce paix. De ton cœur plein d’amour jaillissent comme un fleuve qui ne s’épuise et ne tarit jamais.

Pour un si grand amour, que te rendre, ô bon Père ? »

 Connais-tu ce Dieu, ce Père-là, bon, tendre, protecteur, plein de bonté, de tendresse, toujours à ton écoute et proche de toi ?

« Comme un père a compassion de ses fils, l’Éternel a compassion de ceux qui le craignent » (Ps. 103. 13). Rappelons-nous la parabole du fils prodigue de Luc 15 ! Celui-ci a demandé à son père l’héritage (sans attendre le décès de celui-ci). Le père n’a aucune parole désagréable à l’encontre de son fils, et il lui donne sa part d’héritage. Qu’aurions-nous fait ou qu’avons-nous fait dans pareille situation ? Le fils s’en va, mène une vie dissolue et perd tout son héritage, et toute dignité. Mais ensuite il se rappelle de tout ce qu’il avait chez son père. Il décide de rentrer et de confesser sa faute. « Et se leva, et vint vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, et, il courut [à lui], se jeta à son cou et le couvrit de baisers… Apportez dehors la plus belle robe, et l’en revêtez ; mettez lui un anneau au doigt et des sandales à ses pieds »… Voilà celui qui est notre Père céleste : un père toujours ému de compassion qui ne cesse pas de nous aimer et de vouloir notre bien, qui attend patiemment que nous (re)venions à lui…

De la même manière qu’il est juste et saint, il est amour, il est le Père des miséricordes (2 Cor. 1. 3) ; oui, « votre Père est miséricordieux » (Luc 6. 36). Tu le connais ainsi ? Est-il proche de toi ?

Nous voyons peut-être Dieu comme quelqu’un qui punit ; le voyons-nous comme quelqu’un qui récompense ? « Toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, et après avoir fermé ta porte, prie ton Père, qui [demeure] dans le secret ; et ton Père qui voit dans le secret, te récompensera » (Mat. 6. 6 ; voir aussi v. 4 et 18). « L’Éternel m’a récompensé selon ma justice, il m’a rendu selon la pureté de mes mains ; car j’ai gardé les voies de l’Éternel » (Ps. 18. 20 et 21). Notre justice, c’est Christ, qui a dit : « voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre » (Apoc. 22. 12). Quelle intimité, seul avec lui, dans notre chambre !

Nous avons un Père prévenant : « votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez » (Mat. 6. 8) ; « si donc vous, qui êtes méchants, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est dans les cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! » (Mat. 7. 11).

Cette prévenance, ces soins attentionnés sont ceux d’une mère : « Et il prit soin d’eux dans le désert, environ quarante ans » (Act. 13. 18). Lisons Néhémie 9 : « Et tu les entretins quarante ans dans le désert : ils ne manquèrent de rien ; leurs vêtements ne s’usèrent point, et leurs pieds n’enflèrent point (v. 21)… tu les conduisis de jour par une colonne de nuée, et de nuit par une colonne de feu, afin d’éclairer pour eux le chemin dans lequel ils devaient marcher (v. 12)… tu parlas avec eux depuis les cieux (v. 13)… Et des cieux tu leur donnas du pain pour leur faim, et tu leur fis sortir du rocher de l’eau pour leur soif (v. 15)… tu es un Dieu de pardons, faisant grâce, et miséricordieux, lent à la colère, et grand en bonté, et tu ne les as point abandonnés » (v. 17). Deut. 1. 31 : « tu as vu que l’Éternel, ton Dieu, t’a porté comme un homme porte son fils, dans tout le chemin où vous avez marché, jusqu’à ce que vous soyez arrivés en ce lieu-ci » => « Jamais pour nous tes soins ne s’affaiblissent ! » Mais nous sommes souvent rebelles : « que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu ! » (Mat. 23. 37 ; Luc 13. 34).

Mais l’amour de Dieu est tellement plus élevé que l’amour d’un parent : « Quand mon père et ma mère m’auraient abandonné, l’Éternel me recueillera » (Ps. 27. 10). « Lui-même a dit : Je ne te laisserai point et je ne t’abandonnerai point ; en sorte que, pleins de confiance, nous disions : Le Seigneur est mon aide ; je ne craindrai point… » (Héb. 13. 5 et 6).

Dieu n’est pas un Dieu pour punir, mais celui que l’Éternel aime, il le discipline, comme un père le fils auquel il prend plaisir (Prov. 3. 12). Ne confondons pas punition et discipline. La punition, c’est un châtiment que nous méritons pour une mauvaise action. La discipline, c’est Dieu qui intervient pour nous apprendre la patience, à avoir plus de confiance, plus de foi en Lui ; c’est pour nous empêcher de chuter plus gravement, c’est pour nous arrêter dans un chemin qui mène à la catastrophe, c’est pour nous remettre dans un bon – un meilleur ! – chemin… bref pour notre croissance, « en vue du perfectionnement des saints, pour l’œuvre du service, pour l’édification du corps de Christ… afin que nous ne soyons plus de petits enfants, ballottés et emportés çà et là par tout vent de doctrine  mais que, étant vrais dans l’amour, nous croissions en toutes choses jusqu’à lui qui est le chef, le Christ » (Éph. 4. 10 à 16). Ce passage nous parle ainsi de Christ dans la gloire, s’occupant des siens sur la terre.

Lisons Hébreux 12. 5 à 16 : « vous avez oublié l’exhortation qui s’adresse à vous comme à des fils : Mon fils, ne méprise pas la discipline du Seigneur, et ne te décourage pas quand tu es repris par lui ; car celui que le Seigneur aime, il le discipline, et il fouette tout fils qu’il agrée. Vous endurez [des peines] comme discipline : Dieu agit envers vous comme envers des fils, car quel est le fils que le père ne discipline pas ? Mais si vous êtes exempts de [la] discipline à laquelle tous participent, alors vous êtes des bâtards et non pas des fils. De plus, nous avons nos pères terrestres pour nous discipliner, et nous les avons respectés ; à plus forte raison, ne serons-nous pas beaucoup plutôt soumis au Père des esprits, et nous vivrons ? Car ceux-là disciplinaient pendant peu de jours, comme ils le trouvaient bon ; mais celui-ci le fait pour notre profit, afin que nous participions à sa sainteté. Or aucune discipline, pour le présent, ne semble être [un sujet] de joie, mais plutôt de tristesse ; cependant plus tard, elle rend le fruit paisible de la justice à ceux qui sont exercés par elle ».

La discipline est un acte d’amour de notre Père céleste, en vue de notre croissance, de notre bien-être spirituel, et dans le but que nous le servions et l’honorions mieux.

Apprenons à mieux le connaître, à mieux l’apprécier et à mieux jouir de sa présence, « car le Père lui-même vous aime » (Jean 16. 27).

Dans le Psaume 89. 21 à 37, que dit l’Eternel de David ? « Ma main sera fermement avec lui, et mon bras le fortifiera. Et ma fidélité et ma bonté seront avec lui… Lui me criera : Tu es mon père, mon Dieu, et le rocher de mon salut… Je lui garderai ma bonté à toujours ».

Recherchons la proximité, l’intimité avec notre Père, et nous serons remplis de sa joie et de louanges ! «Les justes se réjouiront, ils exulteront en la présence de Dieu et s’égayeront avec joie. Chantez à Dieu… réjouissez-vous devant lui. Dieu, dans sa demeure sainte, est le père des orphelins et le juge des veuves. « Dieu fait habiter en famille ceux qui étaient seuls » (Ps. 68. 3 à 6).

« Oh ! qu’il est doux d’aimer Dieu comme un Père, d’aller à lui sans détour, sans frayeur ».

Cantique 126

« Nous sommes tes enfants : ton nom si doux de Père nous remplit de bonheur, d’assurance et de paix… et près de toi toujours nous avons libre accès ».

Cantique 16

« Qu’il m’est doux, ô mon Dieu, de t’avoir pour mon Père ! Tu me suis en tout lieu. Oui, ta grâce m’éclaire, Tu reçois ma prière, Ton regard est sur moi, et tu soutiens ma foi ».

Cantique 92

« Ô Dieu tutélaire ! Tu vois nos besoins ; Tu te montres Père, dans tes tendres soins ».

Cantique 101

« En Jésus nous T’appelons Père ; Tu nous nommes tes chers enfants ; et de ta grâce journalière nous éprouvons les soins touchants ».

Cantique 137

Recevez mes salutations fraternelles en Celui qui nous unit, Marco. Août 2024.

« Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ !» (Phil. 1. 2).

TRADUCTION DE FEUILLETS (75)

« À cause de ton nom, ô Éternel ! tu me pardonneras mon iniquité ; car elle est grande » Psaume 25. 11.

LETTRE D’UNE PRISON MEXICAINE

Un jour, j’ai remarqué dans la poubelle un petit livret intitulé « Une lettre pour vous ». Par curiosité je l’ai repêché. Quand je l’ai ouvert, j’ai fait une grimace : le premier titre était : « Jugement et châtiment ». J’ai commencé à lire : « Dieu connaît tout le mal que vous avez fait. Il prend en compte non seulement les actions, mais aussi les mauvaises pensées. À cause de certains de vos péchés, vous avez été condamné à la prison ». Mes yeux se sont remplis de larmes. J’ai ressenti une peur inexplicable, car tout dans cette brochure était vrai. À partir de ce jour, enfermé dans ma cellule de prison, j’ai commencé à réfléchir à ma vie. J’en suis arrivé à la conclusion choquante que je n’avais jamais fait de bien à personne. Et puis je me suis posé la question : Dieu pardonnera-t-il même au plus grand pécheur ? Parce que je me considérais comme un pécheur. J’avais été jugé pour fraude, et pour ce crime j’avais perdu mes amis, mes connaissances et tout. J’étais sur le point de me suicider.

Mais depuis que j’ai reçu cette « lettre », je la lis jour et nuit. J’ai été particulièrement impressionné par les paroles de la Bible qui y sont citées. Dieu est bon et je suis très mauvais. Je me sentais indigne, simplement en prononçant son nom. Ma femme, qui me rend visite régulièrement, a également lu cette brochure. Et un jour, nous avons tous deux demandé à Dieu de nous pardonner nos péchés. Maintenant, nous lisons la Bible pour en apprendre davantage sur Dieu et sur l’Évangile.

D’après die gute Saat août 2024

« La vérité est en Jésus » Éphésiens 4. 21.

« (Jésus lui dit) : Va dans ta maison, auprès des tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi, et [comment] il a usé de miséricorde à ton égard » (Marc 5. 19).

LE « CHRÉTIEN » DU BANGLADESH

En 1969, j’avais 17 ans. Mon père était imam et descendait d’un peuple qui s’est déplacé de ce qui est aujourd’hui l’Afghanistan au Bangladesh et y a introduit l’Islam. J’ai fréquenté une école islamique et j’ai posé à plusieurs reprises à mes professeurs des questions critiques sur la relation de l’homme avec Dieu. Mais ils ne pouvaient pas me répondre, et cela les mettait en colère. Pour se moquer de moi, ils m’appelaient « le chrétien ». Comme je n’avais aucune idée de ce que cela signifiait, je suis allé voir un missionnaire chrétien qui me l’a expliqué. C’est ainsi que j’ai appris qui est Jésus et ce qu’il a fait pour nous, les humains. Peu de temps après, je me suis converti et j‘ai accepté Jésus comme mon Sauveur et Seigneur par la foi.

À la maison, j’ai tout raconté à mon père. Il m’a immédiatement jeté dehors, sans même me laisser le temps d’aller chercher quelques vêtements. J’ai été rejeté et déshérité par ma famille. Complètement sans le sou, je suis allé à Dhaka, la capitale, et j’ai vécu dans la rue. Après environ trois ans, j’ai rencontré un autre missionnaire. Il m’a invité à lire la Bible avec lui et m’a finalement accueilli pendant neuf mois pour m’enseigner la foi chrétienne.

À la fin de cette période bénie, il m’a recommandé de retourner dans mon pays natal et d’y répandre l’Évangile de Jésus-Christ. Je suis donc retourné vers le nord et j’ai trouvé un groupe de chrétiens composé principalement de personnes qui avaient été expulsées d’autres régions du pays par les Bengalis. Même si j’étais moi-même bengali et le seul d’entre eux à être d’origine musulmane, ils m’ont accueilli. Là, j’ai fondé un groupe d’étude biblique qui se réunissait tous les jours à 6 heures du matin.

Dans le groupe de chrétiens avec lequel j’étais associé depuis quelque temps, il y avait un missionnaire zélé. Un jour, il est venu me voir et m’a dit : J’ai ici six jeunes hommes qui viennent de votre village. Vous êtes musulman et souhaitez enseigner quelque chose sur la foi chrétienne. Aucun de nous ne comprend les musulmans aussi bien que vous, et en plus, vous parlez leur langue. S’il vous plaît, parlez-leur pour voir s’ils sont sérieux ou non. Je dois ajouter ici que même si les chrétiens locaux étaient certainement désireux de convertir les musulmans à la foi chrétienne, ils étaient encore très sceptiques à leur sujet.

J’ai donc parlé à ces jeunes hommes et j’ai été heureux de voir qu’ils connaissaient déjà Jésus. Ils avaient lu quelques livres chrétiens et en étaient venus à croire en Lui. En lisant la Bible avec eux, j’ai essayé de renforcer leur foi et j’ai conclu en disant : Je vois que Jésus est dans vos cœurs. Mais une fois rentrés chez vous, vous feriez mieux de ne dire à personne que vous êtes chrétiens. Vos parents et voisins devraient constater par eux-mêmes que votre vie a changé. Seulement quand ils commenceront à vous poser des questions, parlez-leur de Jésus !

Après leur départ, le missionnaire m’a demandé comment s’était déroulée la conversation. Il était déçu et n’appréciait pas les conseils que j’avais donnés aux jeunes. Mais quatre semaines plus tard, l’un d’eux est revenu. Il était accompagné de 15 dénommés sages de son village et m’a dit : ces hommes veulent aussi devenir des disciples de Jésus. Bientôt, ils sont venus avec d’autres personnes et, au cours des huit années suivantes, des centaines de personnes de la région sont venues étudier la Bible avec moi pour mieux connaître le Seigneur Jésus.

D’après die gute Saat août 2024

« Il est réservé aux hommes de mourir une fois – et après cela le jugement » Hébreux 9. 27.

« Le salaire du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » Romains 6. 23.

EST-CE QU’ON NE MEURT QU’UNE FOIS ?

C’est une évidence : l’homme naît, vit un certain temps puis meurt. Les causes de décès sont variées : vieillesse, maladie, accident ou encore violence. La Bible va au fond des choses et nomme la véritable cause de la mort : le péché : « La mort a passé à tous les hommes, du fait que tous ont péché » (Rom. 5. 12). C’est le point de vue de Dieu.

Mais la Bible enseigne aussi que tous les morts ressusciteront – pas en même temps et pas avec le même résultat, mais en deux groupes :

Ceux qui croient que Jésus-Christ est mort pour expier leurs péchés sont libérés de leur culpabilité par la grâce de Dieu. Ils ne seront plus jugés. Ils seront ressuscités au retour de Jésus. Leur âme et leur esprit recevront à nouveau un corps, un nouveau corps spirituel. Puis Jésus les prendra au ciel, où ils seront avec Lui pour toujours (1 Thess. 4. 16 et 17 ; 1 Cor. 15. 44).

Les incroyants, en revanche, seront ressuscités plus tard. Ils devront alors comparaître devant Dieu pour être jugés. Aucun d’entre eux n’aura quoi que ce soit à dire pour sa défense. Tous seront condamnés à être éternellement séparés de Dieu : « Ceci c’est la seconde mort, l’étang de feu… où leur ver ne meurt pas et où le feu ne s’éteint pas » (Apoc. 20. 14 ; Marc 9. 48).

Tournez-vous vers Dieu avec vos péchés aujourd’hui – demain, il sera peut-être trop tard pour l’éternité !

D’après il buon Seme juillet 2024

« J’ai prié pour cet enfant, et l’Éternel m’a accordé la demande que je lui ai faite » 1 Samuel 1. 27.

« Jette ton pain sur la face des eaux, car tu le trouveras après bien des jours » Ecclésiaste 11. 1.

PRIER POUR UN ENFANT ET SA MÈRE

Faith Slate, âgée de 23 ans, partit enseigner en Afrique de l’Ouest. Pendant ses vacances, avec son sac au dos, elle visita quelques villages isolés, en compagnie de Maddie, une missionnaire plus âgée. Tout en présentant l’évangile, les deux chrétiennes offraient aussi de l’assistance médicale.

Un jour, Faith remarqua dans la foule une femme avec son enfant malade dans les bras. C’était une musulmane nomade du Nord, qui avait parcouru 40 kilomètres à pied pour arriver au village. Maddie donna un médicament à l’enfant, puis le mit dans les bras de Faith, qui s’exclama :

– Mais, que dois-je faire ?

Avant tout, répondit Maddie, prie à haute voix, puis essaie de lui faire boire un peu de lait.

Faith commença à prier de tout son cœur, et… le petit malade réussit à boire ! La mère fit un grand sourire et retourna à son village.

Faith retourna aux États-Unis, mais repensait à cette femme et à son enfant, et priait pour eux.

Dix ans plus tard, Faith retourna en Afrique et, avec son mari, visita les mêmes villages isolés. Au cours de leur itinéraire, ils rencontrèrent un groupe d’adolescents qui les conduisirent aux familles de leur village. À peine arrivés, Faith reconnut tout à coup le sourire radieux de la femme dont elle avait soigné l’enfant. Son fils, l’enfant pour lequel elle avait prié, était maintenant un garçon de 15 ans.

Deux ans plus tard, ce jeune homme et son frère aîné furent parmi les premiers chrétiens baptisés de ce peuple nomade. Ensuite, sa mère aussi arriva à la foi au Seigneur Jésus Christ. On compte maintenant de nombreux chrétiens au milieu de ce peuple.

D’après The Lord is near novembre 1985

« Ceux qui ont bien servi acquièrent une bonne maturité pour eux-mêmes et une grande hardiesse dans la foi qui est dans le Christ Jésus » 1 Timothée 3. 13.

SERVIR LE SEIGNEUR AVEC HUMILITÉ

L’œuvre décrite ici est celle des serviteurs – ceux qui servent de manière pratique, pour les besoins matériels de l’assemblée locale. Le Seigneur Jésus, en Luc 16. 10, parle de ces choses matérielles comme « ce qui est très petit », en contraste avec les choses spirituelles, plus importantes. Cependant, ce genre d’œuvre dans l’assemblée, conciergerie, ordre matériel, aide aux personnes âgées, prêt de Bibles et cantiques… est précieux ; c’est une occasion d’aide et de dévouement de foi. Car celui qui est fidèle dans ce qui est petit l’est aussi dans ce qui est grand.

Cela peut conduire à de plus grands services, comme ce fut le cas pour Étienne et Philippe (cf. Act. 6. 5). Étienne, bientôt, rendrait hardiment témoignage au milieu du peuple et devant le concile des Juifs (Act. 6. 8 ; 7. 1 à 60) – et Philippe, plus tard, descendit en Samarie pour prêcher Christ avec une grande puissance et de grands résultats (Act. 8. 6 à 8).

Car la bonne volonté pour faire de petites choses pour l’amour du Seigneur montre que le cœur ne recherche pas de grandes choses pour soi-même, et ce sont ceux-là que le Seigneur recherche pour accomplir son œuvre avec le plus d’efficacité. Ceux qui cherchent à se mettre en avant, à être bien reconnus, ne sont pas préparés pour l’œuvre de Dieu ; quand l’orgueil de l’homme s’y mêle ils ne peuvent pas accomplir l’œuvre de Dieu. Mais Dieu se servira de celui qui reste humble et ne cherche pas à se mettre en avant. Soyons heureux de nous contenter de faire des choses humbles pour le Seigneur, car Il en tient compte.

D’après The Lord is near novembre 1985 (L.M.G.)

« Or je vous exhorte, frères, à supporter la parole d’exhortation, car ce n’est qu’en peu de mots que je vous ai écrit » Hébreux 13. 22.

LES BIENFAITS D’UNE LETTRE ENVOYÉE À BON ESCIENT

Plus d’un disciple du Seigneur s’est rendu compte qu’il avait autant besoin de la direction et de l’aide du Seigneur pour écrire une lettre que pour prêcher.

Plus d’un enfant de Dieu solitaire serait bien encouragé par une lettre avec quelques paroles d’édification concernant le Seigneur et les siens. Le nom de Jésus n’est-il pas précieux pour eux ? Et ne seraient-ils pas réconfortés par quelque chose que vous avez écrit à son sujet ? Pensez à ces épîtres écrites par l’apôtre Paul, alors qu’il était en prison. Dans son cas, elles étaient divinement inspirées, et quels conseils, quel réconfort, et quelle bénédiction ces lettres apportèrent à ceux qu’il n’aurait pas pu atteindre autrement. Puisse le Seigneur nous rendre capables d’employer ces occasions pour sa gloire.

Nous désirons aussi attirer l’attention sur l’appel personnel qui peut être fait par une lettre à quelqu’un qui n’est pas sauvé. Beaucoup ont été gagnés de cette manière, et beaucoup pourraient l’être encore. Que le Seigneur nous donne de nous attendre à Lui en cela, afin que nous sachions écrire au bon moment, avec le message qui convient.

Des moniteurs d’école du dimanche ont trouvé qu’une lettre envoyée à un élève malade, ou qui s’est tenu à l’écart, a donné l’occasion de présenter l’évangile de manière opportune. Une lettre envoyée occasionnellement peut remettre aussi un enseignant en relation avec d’anciens élèves qui n’étaient pas sauvés en quittant l’école, et permettre de leur rappeler le message négligé jusque-là.

D’après The Lord is near novembre 1985

« Ayant l’apparence de la piété, mais ayant renié sa puissance » 2 Timothée 3. 5.

LE CAS TERRIBLE DE JUDAS

Judas était-il un vrai croyant ? Non, il ne l’était pas. Il était un disciple, c’est-à-dire qu’il suivait Christ – mais pas un véritable disciple, car alors il aurait persévéré dans la parole de Christ. Pour quel motif en fut-il ainsi, cela ne nous est pas dit, mais il nous est toutefois montré clairement que, depuis le début, il n’avait « ni part ni portion » en cela.

Étant avec les disciples, Judas fut choisi par le Seigneur pour être un apôtre, et ainsi il lui fut donné, avec les autres, de la puissance pour accomplir des miracles et faire sortir des démons en son nom. Tout cela, cependant, était tout à fait possible sans être « né de Dieu » (comme notre Seigneur prit des hommes sur la base de leur profession de foi) – et c’était simplement officiel, c’est-à-dire en relation avec la place où il était, non pas avec l’état de son cœur envers Dieu.

Les affirmations suivantes sont faites à son égard par Celui « qui sonde les reins et les cœurs » ; et la conclusion, c’est qu’il était :

– un incroyant (Jean 6. 64).

– un diable (Jean 6. 70).

– un voleur (Jean 12. 6).

– impur (Jean 13. 10 et 11).

– le fils de perdition (Jean 17. 12).

– le traître (Mat. 26. 48).

En Actes 1. 25, sa chute est montrée comme étant, non pas comme celle de Pierre « tombant dans le péché » par manque de vigilance, d’où la grâce du Seigneur restaure, non pas comme manquant de la grâce, qui est un risque pour tous les chrétiens qui retournent à l’esclavage de la Loi – mais comme se détachant, ou apostasiant, d’une place ou d’une position de lumière et de privilège dans laquelle nous avons pu entrer dans la profession chrétienne. Il est nécessaire que nous distinguions soigneusement le fait d’être dans la sphère du christianisme – et en avoir la puissance en nous. Hélas, combien nombreux, maintenant comme autrefois, se contentent de la première « ayant l’apparence de la piété, mais en ayant renié la puissance ».

D’après The Lord is near novembre 1985

« Paix aux frères, et amour, avec la foi, de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ ! Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus Christ en pureté ! » Éphésiens 6. 23 et 24.

LA PAROLE ET LA PRIÈRE NOUS PROTÈGENT DU MONDE

Il est intéressant de comparer les phrases du début et de la fin de l’épître de Paul aux Éphésiens. Bien que tout soit donné par inspiration divine, la douce affection humaine de l’apôtre et son amour fraternel pour les croyants apparaissent bien lorsqu’il les recommande à l’amour et à la grâce du Père et du Fils.

L’apôtre, après avoir déployé les vérités merveilleuses des mystères des conseils de Dieu, insiste sur une pensée d’importance pratique, en ajoutant l’expression « en pureté » à ses paroles d’adieu aux saints. Il va sans dire qu’il ne se réfère pas à l’incorruptibilité du corps glorifié que nous recevrons, ni à l’héritage céleste mentionné en 1 Pierre 1. 6. Paul insiste plutôt sur la nécessité d’une sincérité réelle dans la doctrine et la pratique.

Cela doit toujours être joint à notre amour pour le Sauveur aussi bien qu’à notre attachement intelligent à la vérité de Dieu. Aucun de nous n’est à l’abri des influences corruptrices du monde. Sous diverses formes, elles ont atteint des chrétiens dans leur vie personnelle aussi bien que dans leur témoignage collectif au cours des années. Nous serons influencés par elles toutes les fois que nous ne veillons pas et que nous nous distançons du Seigneur. La prière et la lecture quotidiennes de la Parole sont notre seule sauvegarde contre les influences de corruption du monde autour de nous.

D’après The Lord is near novembre 1985

« Le service religieux pur et sans tache devant Dieu le Père, le voici : visiter les orphelins et les veuves dans leur affliction, se conserver pur du monde » Jacques 1. 27.

LE BIENFAIT D’UNE VISITE À UNE PERSONNE ISOLÉE

Je vous remercie tellement d’être venu me voir. Votre visite m’a beaucoup réconfortée. Vous êtes le seul qui vienne et me parle de Jésus.

Ces paroles furent prononcées par une dame âgée à qui j’avais rendu visite un après-midi. Elles m’encouragèrent à ce moment-là, et je sentis quel privilège c’était de pouvoir dire quelques mots à une croyante isolée.

Quelquefois ceux qui ont la possibilité d’assister à toutes les réunions se rendent peu compte quel plaisir une visite peut faire à ceux qui n’ont pas ce privilège.

Plus d’un chrétien âgé doit rester assis pendant des heures, et certains ne sont plus capables de lire. On ne peut pas s’étonner qu’ils s’occupent d’eux-mêmes et de leurs circonstances et, n’ayant plus les yeux fixés sur Christ, se sentent découragés, et ne peuvent plus rendre témoignage autour d’eux.

Essayons d’être en aide à ces personnes âgées en les encourageant à briller pour Jésus là où elles sont. Il les a placées là. Certains semblent penser qu’ils ne peuvent rien faire pour le Sauveur, mais Lui remarque certainement s’ils supportent patiemment leur position et sont heureux et satisfaits.

Beaucoup d’entre nous avons peu de temps pour faire des visites, étant occupés toute la journée, avec seulement les soirées et les week-ends libres. N’en faisons pas une excuse, cependant, pour ne pas servir le Seigneur ainsi. Un sourire et quelques mots concernant le Sauveur, ou un ou deux versets de la Bible feront quelquefois plus de bien qu’une longue visite. Il est écrit de notre Maître : « Christ n’a pas cherché à plaire à lui-même » (Rom. 15. 3). En pensant à cela, nous serons certainement prêts à nous oublier nous-mêmes pour faire plaisir à d’autres.

D’après The Lord is near novembre 1985

« Qui est un Dieu comme toi, pardonnant l’iniquité et passant par-dessus la transgression du reste de son héritage ? » Michée 7. 18.

LE MIRACLE DU PARDON DE DIEU

On rapporte que l’un des philosophes grecs a conclu qu’il était inconcevable que le grand Dieu de la création puisse jamais pardonner les hommes pour le mal qu’ils ont fait en violant l’ordre de la création. Il ne fait pas de doute que c’est là de la saine philosophie, car la rébellion contre l’ordre de Dieu est un crime terriblement grave. Comment peut-il être pardonné ?

Mais les philosophes oublient trop souvent une chose, c’est que le Dieu de la création est capable d’accomplir ce qui est au-delà de ce que l’intelligence des philosophes conçoit. Qui, en fait, est un Dieu comme le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui peut pardonner d’une manière infiniment merveilleuse ?

Car c’est Dieu qui a décidé, dans sa sagesse et son amour si grands, le moyen précieux et parfait par lequel le péché des coupables peut être pardonné pleinement et avec justice. C’est Lui qui a envoyé son propre Fils, de la place la plus haute d’honneur et de dignité, ici-bas dans un monde de péché et de culpabilité. C’est Dieu qui Lui a donné, à Lui le Seigneur Jésus, d’être le grand porteur du péché sur la croix du Calvaire, quand, seul, Il a souffert l’angoisse inexprimable sous le terrible jugement de ce grand Dieu Lui-même. Et pourtant, dans son amour pur, dans sa parfaite soumission, ce bienheureux Agneau du sacrifice a porté le jugement afin que les coupables puissent être libres.

Dieu se réjouit dans sa bonté, et en même temps sa justice est satisfaite dans le pardon éternel de toute âme qui, par la foi, reçoit son propre Fils bien-aimé.

D’après The Lord is near novembre 1985 (L.M.G.)

« Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’affection miséricordieuse, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience » Colossiens 3. 12.

LA VIE CHRÉTIENNE

La confiance en Dieu et la douceur de l’esprit sont ce qui convient à des croyants. Nous devons montrer toujours plus de cet esprit de Christ, plein d’affection, de douceur et d’humilité. Pour cela, nous devons être proches de Dieu. Marcher ainsi avec Christ, ayant toujours le Seigneur devant nous, a pour effet de nous faire avancer avec révérence, humilité, adoration, tranquillité et bonheur. Quand l’âme est à l’aise avec Dieu, elle n’est pas seulement heureuse en Lui, mais inconsciemment elle fera rayonner ce bonheur. Cette joie en Christ fait disparaître l’anxiété et l’âme ne sera pas troublée par mille choses qui causeraient de l’anxiété à quelqu’un d’autre, parce qu’elle marche avec Dieu à travers ces choses. En quoi que ce soit, nous apportons de la tranquillité d’esprit dans toutes les circonstances en demeurant en Dieu.

Si un homme est ressuscité avec Christ, si sa foi s’est attachée à ce grand fait comme une réalité présente pour son cœur, cela se verra en ce qu’il ne craindra pas tous les changements autour de lui. Il vivra, non pas dans l’apathie et sans but, mais dans l’exercice d’affections et d’énergie vivantes pour le Seigneur. Que je demeure en Christ est bien mis en évidence par la tranquillité. Ma portion pour mon cœur est ailleurs, et non pas dans les choses qui passent de cette scène à mesure que j’avance. Un autre signe que l’on demeure en Christ, c’est la confiance dans l’obéissance.

Cela se joint à la communion avec le Père et avec son Fils Jésus Christ – la communion non seulement dans la joie, mais dans les pensées du Père et du Fils. Le Saint Esprit, un avec le Père et le Fils dans la Trinité bénie, est notre puissance pour entrer dans les affections des choses de Dieu.

D’après The Lord is near novembre 1985 (J.N.D.)

« Puis il (Jésus) leur dit : Allez dans le monde entier, et prêchez l’évangile à toute la création » Marc 16. 15.

PROCLAMER L’ÉVANGILE

L’un des moyens les plus prompts, pour atteindre les âmes, c’est par la page écrite : le traité évangélique. Exact dans son message, et riche de l’exposition de la grâce insondable de Dieu en Christ – le traité offre une occasion d’atteindre les millions de personnes qui n’ont pas encore été touchées par l’évangile.

Êtes-vous conscients que, au cours des dix jours qui suivront votre lecture de ce feuillet, plus d’un million d’âmes seront passées dans l’éternité – la majorité vers l’enfer, sans Christ, sans espoir, perdues pour l’éternité ! – qui n’auront plus jamais l’occasion d’entendre une voix humaine ou de lire une page !

On a fait la remarque que, pendant qu’un missionnaire fait un circuit de dix jours, plus d’un million d’âmes passent dans l’éternité. Cela signifie que nous mesurons rarement la fuite des heures et des jours en termes d’âmes. Et nous mesurons les minutes en argent : combien nous gagnons pendant une heure ou une semaine. Et pendant que nous rions et jouons, mangeons, travaillons, dormons, un torrent d’âmes passent dans l’éternité ! Plus de 80 personnes meurent chaque minute !

Le communisme a eu la vision de la puissance de la presse. La Russie a formé des écrivains, des artistes et des travailleurs, et leur propagande athée a déferlé en une marée de milliards de pages de lecture. Des villages entiers, des villes et des nations ont basculé dans le communisme, alors que les traités évangéliques imprimés dans toute la chrétienté n’ont été qu’une goutte d’eau.

Est-ce que cela ne vous touche pas de lire que, il y a quelques années, les Américains ont dépensé en un an quarante-cinq millions de dollars de plus pour de la nourriture pour les chiens, que ce qu’ils ont donné pour la mission au loin ? Que faisons-nous pour annoncer l’évangile aux millions qui ne le connaissent pas ?

D’après The Lord is near novembre 1985

« L’homme naturel ne reçoit pas les choses qui sont de l’Esprit de Dieu, car pour lui elles sont folie ; et il ne peut pas les connaître, parce qu’elles se discernent spirituellement » 1 Corinthiens 2. 14.

DIEU SEUL PEUT FORMER SES SERVITEURS

Il y a une grande différence entre l’éducation humaine et l’éducation divine. La première a pour but le raffinement et l’exaltation de la nature, la dernière commence par la flétrir et l’écarter. Éduquez l’homme naturel autant que vous voulez, mais vous n’en ferez pas un « homme spirituel ». « Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit » (Jean 3. 6). Si un homme bien éduqué naturellement voulait rechercher du succès dans le service de Dieu, c’est bien Moïse qui pouvait compter dessus : il était éduqué, instruit, « puissant en paroles et en actions », et cependant il a dû apprendre quelque chose « derrière le désert », ce que les écoles d’Égypte n’avaient jamais pu lui enseigner. L’apôtre Paul apprit plus en Arabie qu’il n’avait jamais appris aux pieds de Gamaliel. Personne ne peut enseigner comme Dieu ; et tous ceux qui veulent apprendre de Lui doivent être seuls avec Lui.

Derrière le désert, c’est cet endroit sacré où la nature est mise dans la poussière et où Dieu seul est exalté. C’est là que les hommes et les choses, le monde et soi-même, les circonstances actuelles et leur influence, sont toutes estimées à leur valeur réelle. Le cœur qui s’est trouvé dans la présence de Dieu derrière le désert a des pensées justes au sujet de toutes choses. La voix de Dieu seule est entendue, sa lumière appréciée, ses pensées reçues. C’est la place à laquelle tous doivent aller pour être éduqués pour son service. Puissent tous ceux qui s’avancent pour servir en public connaître plus de ce que c’est que de respirer l’atmosphère de ce lieu. Nous aurions alors beaucoup moins de de faiblesse dans le ministère, et beaucoup plus de service efficace honorant Christ.

D’après The Lord is near novembre 1985 (C.H.M.)

« Prêche la parole, insiste, que l’occasion soit favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et doctrine » 2 Timothée 4. 2.

ANNONCER L’ÉVANGILE PENDANT QU’IL EN EST TEMPS

Nous lisons avec émerveillement le récit des vastes voyages missionnaires de Paul – l’homme qui aimait l’évangile plus que tous, peut-être – sauf son Maître. N’y a-t-il pas, aujourd’hui, des millions d’humains, qui meurent dans les ténèbres après avoir vécu dans l’ignorance, et qui peuvent dire : personne ne se soucie de mon âme ? Avons-nous parlé de Christ dans nos demeures, dans la rue où nous habitons ? Avons-nous fait un voyage missionnaire simplement dans la rue pour amener un pécheur à Christ ? Et pourtant sa main percée est encore étendue sur le monde aujourd’hui. La parole du Seigneur, c’est : « Allez… et prêchez l’évangile » (Marc 16. 15).

Peut-être qu’un pécheur devra dire de nous, sur son lit de mort : Vous saviez que je n’étais pas sauvé. Pourquoi n’êtes-vous pas venu me traîner devant la croix et me faire voir le Sauveur ? Dieu était amour, et vous ne m’en avez jamais parlé. Jésus Christ est mort, mais vous ne m’avez jamais dit qu’Il était mort pour moi. Vous ne vous êtes jamais soucié de mon âme, ou vous ne m’auriez pas laissé sans m’en parler.

Dieu veuille nous pardonner notre tiédeur au sujet d’âmes immortelles. Qui doit annoncer le Sauveur sinon ceux qui sont sauvés ? Cela est bien triste, mais ils sont occupés de leurs controverses – et le monde ne connaît pas Christ.

L’orgueil de l’intelligence et les disputes de mots ne sauveront pas l’humanité. La tragédie de l’âme humaine est une chose réelle, et elle se trouve partout autour de nous. Nous ne pouvons pas passer à côté de notre responsabilité, comme chrétiens, vis-à-vis de ceux qui ne sont pas sauvés.

Nous pouvons demeurer aussi confortablement que possible dans notre silence et même notre opposition, mais Dieu nous rendra, chacun dans sa mesure, responsable des âmes autour de nous.

Le Seigneur vient ; à tout moment nous pouvons être au ciel. Le dernier appel de l’évangile sort vers le monde. De vastes mouvements de mal circulent à travers la terre, mais la puissance de l’Esprit de Dieu est encore occupée à remplir le ciel de pécheurs sauvés par grâce.

D’après The Lord is near novembre 1985

SOLITUDE

« Tourne-toi vers moi et use de grâce envers moi, car je suis seul et affligé » Psaume 25. 16.

« Lui-même a dit : Je ne te laisserai pas et je ne t’abandonnerai pas » Hébreux 13. 5.

De plus en plus de personnes se sentent seules, pour différentes raisons – de tout âge et dans toutes les couches sociales. Quelle consolation la Bible apporte-t-elle aux isolés ?

Tout d’abord, toute personne seule peut se tourner vers Dieu, à tout moment, comme le roi David l’a fait lorsqu’il s’est senti « seul et affligé ». Savoir que Dieu se tient près de moi en toute situation peut déjà, en soi, être un grand réconfort.

Quand nous lisons la Bible – par exemple les Psaumes – nous rencontrons des personnes qui se sont senties très seules et qui sont venues vers Dieu avec leur peine. Cela nous incite à agir de même. En outre, Dieu veut nous garder de l’amertume et du découragement, en occupant nos cœurs de ses bonnes pensées. La Bible est vraiment une source intarissable de force, spécialement pour ceux qui sont seuls.

De plus, cela peut nous aider, de penser que la solitude n’est pas seulement causée par un manque de compagnons – parce que nous pouvons aussi nous sentir seuls quand nous avons l’impression que personne autour de nous ne nous comprend.

Et c’est précisément cette forme de solitude que Jésus Christ a dû ressentir très profondément en tant qu’être humain. Avec quelle férocité Il a été rejeté par ceux auxquels Il n’avait manifesté que de l’amour ! Et de plus, ses disciples l’entouraient sans réellement le comprendre. Ainsi, le Seigneur Jésus était souvent seul avec ses propres sentiments. Il peut vraiment sympathiser avec les personnes seules, parce qu’Il a fait Lui-même l’expérience de la solitude.

C’est pourquoi quiconque appartient au Seigneur Jésus mais se sent seul, peut avoir cette assurance : mon Seigneur me comprend, Il m’aime, Il me garde, Il peut changer les circonstances, et Il est avec moi dans toutes les situations de ma vie. Je peux toujours décharger mon cœur sur Lui. « Car moi, l’Éternel, ton Dieu, je tiens ta droite, [moi] qui te dis : Ne crains pas, moi je t’aiderai » (Ésaïe 41. 13).

D’après « The Good Seed » – juillet 2024

DES PAROLES DURES ET MÉCHANTES ADRESSÉES AU SEIGNEUR JÉSUS

Lire Matthieu 27. 39 à 44.

INSULTES

« Ceux qui passaient par là l’injuriaient… De même aussi les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens… Les brigands aussi qui avaient été crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière » Matthieu 27. 39, 41 et 44.

Les trois croix dressées au lieu de l’exécution attiraient le peuple de Jérusalem, et l’Homme qui était sur la croix centrale était l’objet de leur contemplation.

Il y avait là des passants, qui ne vivaient pas tous à Jérusalem mais qui étaient des pèlerins venus pour la fête de Pâque. Certains n’étaient là que pour regarder le spectacle, d’autres étaient pressés, ayant des choses plus importantes à faire que de s’attarder à s’enquérir de ce qui se passait, mais ceux-là aussi étaient insolents : ils insultaient Jésus.

Il y avait là « les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens », les chefs religieux qui influençaient les pensées du peuple. En tant que représentants de Dieu, ils auraient dû être plus proches de Jésus Christ, le crucifié. Ils étaient les autorités qui connaissaient et étudiaient les saintes Écritures. Extérieurement, ils paraissaient honorables et religieux, mais ils l’insultaient. Ils se moquaient « entre eux » (Marc 15. 31), c’est-à-dire à l’écart, pas en public. Leur rejet paraissait plus raffiné, mais c’était en fait le plus acharné.

Puis il y avait les « brigands », qui étaient entrés en conflit avec la loi et étaient, par conséquent, coupables. Ils avaient été crucifiés aux côtés de Jésus, cependant ils insultaient le Seigneur sans aucune compassion.

Les paroles des psaumes sont ainsi rappelées et mises en évidence : « Tous ceux qui me voient se moquent de moi » (Ps. 22. 7). Tous les spectateurs, de toutes les couches sociales, s’accordaient dans leur mépris et leurs outrages. Et c’est encore vrai aujourd’hui !

INJURES

« Ceux qui passaient par là l’injuriaient ; ils hochaient la tête et disaient : Toi qui détruis le temple et qui, en trois jours, le bâtis, sauve-toi toi-même. Si tu es Fils de Dieu, descends de la croix. » Matthieu 27. 39 et 40.

Les blasphèmes et le mépris des passants étaient accentués par leurs hochements de tête. Même si ce qu’ils disaient ne pouvait pas être entendu, ce qu’ils pensaient était évident.

Que reprochaient-ils à l’Homme qui était sur la croix ?

Ils avaient déjà porté une accusation contre Lui : « Celui-ci a affirmé : je peux détruire le temple de Dieu et, en trois jours, le bâtir » (Mat. 26. 61). C’était une citation inexacte ; Jésus avait dit : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai » (Jean 2. 19). Combien les paroles de David étaient vraies : « Tout le jour ils tordent mes paroles ; toutes leurs pensées sont contre moi en mal » (Ps. 56. 5) !

Cela met en évidence l’importance d’utiliser une traduction fidèle de la Bible, car beaucoup de difficultés peuvent être expliquées par une lecture précise du texte, en considérant le contexte et en se gardant d’interprétations hâtives.

Ils ajoutaient : « Si tu es Fils de Dieu, descends de la croix ». Il ne le ferait pas ; son œuvre de salut devait être accomplie. Trois jours plus tard, le tombeau serait vide ; Il était « démontré Fils de Dieu, en puissance, … par la résurrection des morts » (Rom. 1. 4). L’avaient-ils cru ? Non. Jésus avait déjà déclaré : « Ils ne seront pas persuadés… même si quelqu’un ressuscite d’entre les morts » (Luc 16. 31). En est-il autrement aujourd’hui ?

MOQUERIES

« De même aussi les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, disaient en se moquant : Il en a sauvé d’autres, il ne peut pas se sauver lui-même ; s’il est le roi d’Israël, qu’il descende de la croix et nous croirons en lui » Matthieu 27. 41 et 42.

Les chefs du peuple se moquaient, disant : « Il a sauvé les autres ». Consciemment ou inconsciemment, ils disaient quelque chose d’important : c’était vrai et cela avait caractérisé la vie du Seigneur. Jésus sauvait le peuple de ses péchés et guérissait ses maladies. Le mot « sauver » a deux significations.

Il était indéniable qu’Il guérissait des aveugles et des paralysés, et qu’Il ressuscitait même des morts. Mais Il faisait plus : Il sauvait les personnes en vue du ciel, en leur donnant la vie éternelle. Il disait : « Tes péchés sont pardonnés » (Marc 2. 5), et « Je leur donne la vie éternelle » (Jean 10. 28). C’est parce qu’Il voulait accorder la vie éternelle aux personnes, qu’Il était cloué sur la croix.

Ce n’est pas seulement pendant sa vie d’activité sur la terre que Jésus sauvait les personnes. Même sur la croix, Il a sauvé le malfaiteur qui était à côté de Lui (Luc 23. 43). Et maintenant, Il offre le salut à tous ceux qui viennent à Lui.

Il est regrettable que les chefs du peuple n’aient pensé qu’aux « autres » et non pas à eux-mêmes. Ils reconnaissaient que les « autres » avaient besoin de Lui, mais cela ne les touchait pas personnellement. Et ce n’était certainement pas la faute du Sauveur s’ils n’ont pas obtenu le salut, car « Dieu… veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tim. 2. 4) – si seulement ils l’acceptent ! C’est pour que cette volonté divine s’accomplisse que le Fils de Dieu devait mourir.

Si je refuse de venir à Lui, alors je montre que je ne veux pas être sauvé.

OUTRAGES

« Il a sauvé les autres, il ne peut pas se sauver lui-même » Matthieu 27. 42.

Nous avons déjà considéré la première partie de ce verset, mais nous devons aussi dire quelque chose de la seconde partie. « Il ne peut pas se sauver lui-même ». Est-ce vrai ? Absolument pas ! Jésus Christ est le Fils de Dieu, le Roi d’Israël, l’élu de Dieu (Luc 23. 35). Il possède « toute autorité… dans le ciel et sur la terre » (Mat. 28. 18) et Il est le Créateur et le Soutien de tous et de tout. Il l’avait prouvé, quelques heures plus tôt seulement, lorsqu’ils sont venus pour l’arrêter et qu’Il a dit tout simplement : « C’est moi » (Jean 18. 6). Ils ont tous reculé et sont tombés par terre.

Il ne voulait pas (et non pas ne « pouvait pas ») se sauver Lui-même. Notre salut dépendait de son sacrifice. Il était cloué sur la croix parce que cela était annoncé dans l’Ancien Testament et que les Écritures devaient être accomplies (Mat. 26. 54). Il est « devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 8). Enfin, c’est parce qu’Il nous aimait qu’Il est venu chercher ceux qui étaient perdus, pour les sauver (Mat. 18. 11). Il était le Bon Berger qui met sa vie pour les brebis (Jean 10. 15).

Nous étions sur son cœur il y a 2000 ans, et parce qu’Il ne s’est pas sauvé Lui-même, le salut est toujours accessible à tous. Quel amour infini Il a eu envers les pécheurs perdus, pour qu’Il ait été prêt à se sacrifier Lui-même d’une manière si humiliante, pour notre salut !

MÉPRIS

« S’il est le roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui » Matthieu 27. 42.

Le mépris (et les outrages) des chefs d’Israël allaient encore plus loin. Ils disaient maintenant : « Il est le roi d’Israël ». C’était ce dont ils L’avaient accusé devant Pilate afin d’empêcher qu’Il soit relâché (voir Jean 19. 12). L’accusation qui était placée au-dessus de Sa tête disait : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs » (Mat. 27. 37). S’Il réagissait à leur ordre en descendant de la croix, ils croiraient en Lui – disaient-ils.

Ils voulaient voir un autre miracle. Leur foi exigeait des preuves visibles, ce qui est en contraste avec la description biblique de la foi : « Or la foi est… la conviction de réalités qu’on ne voit pas » (Héb. 11. 1). La vraie foi accepte la Parole de Dieu et se fonde sur elle. Elle reconnaît que Dieu s’est révélé Lui-même en Jésus Christ et que la résurrection prouve qu’Il est le Fils de Dieu (Rom. 1. 3). La foi croit Dieu et ses promesses en ce qui ne peut pas être vu (Jean 2. 22).

Les objections que l’on soulève aujourd’hui contre la Personne de Christ sont semblables. Les gens sont prêts à croire en Dieu si leurs vœux sont accomplis, s’ils réussissent dans la vie et s’ils voient des miracles (voir Jean 2. 23 à 25). Mais la foi doit être présente avant que l’évidence de ce que nous devons croire ou espérer soit visible à nos yeux.

Les chefs du peuple en Israël avaient eu assez de preuves que Jésus était le Fils de Dieu et non pas « un pécheur », comme ils le prétendaient (voir Jean 9. 24). Ni la joie, ni la puissance de la vie éternelle que donne la foi en son œuvre rédemptrice ne peuvent être contestées.

REJET

« Il s’est confié en Dieu, qu’il le délivre maintenant s’il tient à lui, car il a dit : Je suis Fils de Dieu » Matthieu 27.43.

La dernière insulte méprisante adressée au Sauveur crucifié L’a certainement profondément blessé, car elle exprimait une incrédulité complète quant au fait qu’Il était venu de Dieu, son Père, pour accomplir l’œuvre qui Lui causait les souffrances qu’Il subissait maintenant, et qui avaient été annoncées par les prophéties de l’Ancien Testament. Les chefs du peuple auraient dû être plus instruits.

À la croix, la question était celle de nos besoins, du règlement du problème de nos péchés, et pas du tout de quelque problème en Christ auquel Dieu aurait dû faire face.

Il ne s’agissait pas pour Dieu de délivrer son Fils de la croix (ce qu’Il aurait pu faire), mais de délivrer l’humanité de la puissance et de l’esclavage de Satan.

Il ne s’agissait pas non plus de l’affection ou des relations divines entre le Père et le Fils. La preuve en avait été donnée lorsque Dieu avait déclaré depuis le ciel : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (2 Pier. 1. 17). À la croix, Dieu cherchait à restaurer la relation avec l’homme perdu.

C’était pour expier nos fautes, que Jésus a « enduré la croix ». Et cela rendait nécessaire la mort d’une Victime innocente. Si la croix Lui avait été épargnée, il n’y aurait pas eu de salut pour l’humanité.

Les Israélites qui ont rejeté leur Messie ont rejeté le salut que Dieu offrait dans son amour et sa grâce. Quelle responsabilité ils ont pour leur folie ! Cette offre est toujours proposée à tous, et tous peuvent la saisir, non seulement les Israélites. Cher lecteur, ne laissez pas passer cette occasion sans y répondre !

D’après « The Good Seed » novembre-décembre 2023

D’OÙ JE VIENS, POURQUOI JE VIS, OU VAIS-JE ?

« Malheur à celui qui dit à son père : qu’as-tu engendré ? et à sa mère : qu’as-tu enfanté ? Ainsi dit l’Éternel, le Saint d’Israël, et celui qui l’a formé : enquérez-vous de moi touchant les choses à venir ; commandez-moi à l’égard de mes fils et à l’égard de l’œuvre de mes mains » Ésaïe 45. 10 et 11.

Trois questions importantes ont toujours occupé les pensées de l’homme : d’où est-ce que je viens ? Dans quel but est-ce que je vis ? Où vais-je ?

Quoi qu’il puisse vous arriver dans la vie, n’accusez pas vos parents de vous avoir conçu et de vous avoir donné la vie. Souvenez-vous de ceci : le Créateur est la source de toute vie. Dans son amour, Il appelle ses créatures ses enfants et l’œuvre de ses mains. David reconnaissait que c’est Dieu qui l’avait créé : « Tu m’as tissé dans le ventre de ma mère. Je te célébrerai de ce que j’ai été fait d’une étrange et admirable manière » (Ps. 139. 13 et 14).

Ne savez-vous pas pourquoi vous êtes là ? Alors, priez Dieu et demandez-Lui de vous montrer le but de votre vie. Parce qu’Il vous a formé, Il a aussi un plan pour vous. Comme Créateur, n’a-t-Il pas le droit d’attendre de vous que vous viviez pour Lui ?

Bien sûr, tout être humain pense aussi à ce que l’avenir lui réserve. Dieu dit : Ne demandez pas cela aux voyants, adressez-vous à moi ! Il veut notre bien. Il nous dit des choses qui nous encourageront. Il ne nous accable jamais par des prédictions qui ne feraient que nous effrayer constamment.

Que peut-il y avoir de mieux pour quelqu’un, que d’avoir mis sa vie en accord avec Dieu et d’être devenu un chrétien ayant la foi ? Mettez votre confiance dans le fidèle Créateur au lieu de vous lamenter sur vous-même où de vous faire inutilement du souci pour un avenir incertain. Il est un Père qui vous aime et qui prend sans cesse soin de vous.

D’après « The Good Seed » – mars 2024

SAUVEUR, CONSOLATEUR ET PROTECTEUR

« Car tu as délivré mon âme de la mort, mes yeux de larmes, mes pieds de chute » Psaume 116. 8.

Dans ce court verset des Psaumes, Dieu nous est présenté de trois manières :

– Il est notre Sauveur. Grâce à l’œuvre rédemptrice du Seigneur Jésus, Dieu nous a sauvés de notre condition de pécheurs perdus et nous a amenés à Lui. Comme sauvés, ou rachetés, nous sommes maintenant ses bien-aimés enfants. Il prend soin de nous chaque jour. Le Psaume 68. 19 nous en dit quelque chose : « Béni soit le Seigneur, qui, de jour en jour, nous comble de ses dons, le Dieu qui nous sauve ».

– Il est notre Consolateur. En 2 Corinthiens 1. 3 et 4, nous lisons : « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console à l’égard de toute notre affliction ». Il n’y a aucune circonstance dans laquelle Il ne puisse pas nous consoler. Mais nous sommes parfois tristes à l’excès et nous pensons en nous-mêmes : Si seulement Il avait rendu les choses moins difficiles ! Nous sommes alors en danger de nous priver de ses consolations.

– Il est notre Protecteur. Le pèlerinage de la foi n’est pas toujours facile. L’ennemi nous tend des pièges pour nous faire tomber. Et, de plus, le chemin à la suite du Seigneur est étroit. Il demande toute notre attention pour que nous ne fassions pas de faux pas ou que même nous ne nous égarions pas. Notre Dieu et Père connaît tous ces dangers qui nous guettent, et Il veut nous garder de chute. C’est pourquoi nous devons toujours demeurer près de Lui.

D’après « The Good Seed » – février 2024

PRIÈRE

« Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez, et cela sera fait pour vous » Jean 15. 7.

Dans ce verset de la Bible, le Seigneur Jésus donne deux conditions pour que nos prières soient exaucées :

1. « Si vous demeurez en moi… ». Cela signifie une vie de dépendance de Lui, consciente et constante. Il est nécessaire de maintenir un contact régulier et constant avec Lui par la prière, et de Lui demander ce qu’Il attend de nous. Cette proximité avec le Seigneur Jésus dans la vie de chaque jour implique que nous nous jugions nous-mêmes afin que notre relation avec Lui ne soit pas obscurcie par le péché.

Si nous restons bien près du Seigneur et que nous vivons dans sa dépendance, Il formera nos pensées et nos affections. Il en résultera que nous prierons selon sa pensée. À de telles prières, qui sont en accord avec la volonté du Seigneur Jésus, Dieu répondra.

2. « Si… mes paroles demeurent en vous… ». Les paroles du Seigneur Jésus se trouvent dans la Bible. En lisant ou en écoutant la Parole de Dieu, nous apprendrons ce qu’Il a à nous enseigner. Mais cela ne suffit pas. Notre Seigneur nous demande de croire ses paroles, de les recevoir dans notre cœur et de les mettre en pratique dans notre vie.

Quand la Parole de Dieu demeure en nous de cette manière, elle influence nos pensées, nos paroles, notre comportement, ce qui aura pour effet que nos demandes seront en accord avec la volonté de Dieu et qu’Il les écoutera.

« Et voici la confiance que nous avons en lui : si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute ; et si nous savons qu’il nous écoute, quoi que ce soit que nous demandions, nous savons que nous avons les choses que nous lui avons demandées » (1 Jean 5. 14).

D’après « The Good Seed » – février 2024

TRADUCTION DE FEUILLETS (74)

« Je n’ai pas honte de l’Évangile, car il est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit » Romains 1. 16.

ÉVANGILE CONTRE LOI

Depuis que Jésus-Christ a accompli l’œuvre de rédemption sur la croix, l’évangile de la grâce a été proclamé aux hommes. Ce message contraste clairement avec la Loi des dix commandements.

L’Évangile n’est pas simplement une doctrine ou une règle qui traite du comportement des gens, comme le faisait la Loi. Non, c’est la puissance de Dieu parce qu’elle peut changer fondamentalement les gens pour leur salut.

L’Évangile n’impose pas aux gens des exigences qu’ils ne peuvent pas satisfaire, comme le faisait la Loi. Il n’exige pas, mais donne gratuitement un salut parfait et éternel.

L’Évangile ne se limite pas à un groupe spécifique de personnes, comme la Loi, qui avait été donnée uniquement au peuple d’Israël. La bonne nouvelle de la grâce s’adresse à tous, dans tous les pays.

L’Évangile n’est pas observé, mais cru. La Loi disait : fais cela et tu vivras. En contraste, la bonne nouvelle, c’est : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé » (Act. 16. 31).

Aujourd’hui encore, l’évangile de la grâce est annoncé afin que les gens puissent recevoir le pardon de leurs péchés et trouver la paix avec Dieu. Malheureusement, de nombreuses personnes réagissent avec indifférence ou négativement. Cependant, quiconque accepte ce merveilleux message avec foi et se tourne vers Dieu en confessant ses péchés trouvera le vrai bonheur.

D’après Näher zu Dir mars 2024

« L’Éternel ouvre les yeux des aveugles ; l’Éternel relève ceux qui sont courbés ; l’Éternel aime les justes » Psaume 146. 8.

LES PLUMES D’OISEAUX – UN MIRACLE DE LA CRÉATION

Les oiseaux m’ont toujours fasciné. Leur plumage est un miracle divin. Selon qu’il s’agit d’un moineau ou d’un cygne, un oiseau possède entre 2 000 et 25 000 plumes. Les grandes plumes des ailes sont creuses dans la quille et sont donc très légères. Des branches s’étendent à partir de la crête principale d’une plume, sur lesquelles des rayons en forme de crochet et d’arc s’entrelacent dans un réseau complexe. Cela rend la plume hermétique afin que les ailes portent l’oiseau dans les airs et lui permettent de voler.

Cependant, lorsque l’oiseau bouge ses ailes de bas en haut, les plumes tournent pour permettre à l’air de circuler. S’il bouge les ailes de haut en bas, elles sont serrées pour que l’oiseau soit porté vers le haut.

Êtes-vous déprimé et découragé aujourd’hui ? Alors observez un oiseau et pensez aux ailes de votre foi. Il vous a été donné de vous relever, comme il est dit dans le verset biblique d’aujourd’hui.

Cela ne vous aide-t-il pas de vous rappeler les ailes de votre foi ? Pensez alors aux ailes de votre Dieu qui ne se lassent jamais. Elles vous portent et vous protègent toujours.

« Vous avez vu ce que j’ai fait à l’Égypte, et comment je vous ai portés sur des ailes d’aigle et je vous ai amenés à moi » (Ex. 19. 4).

« Comme est précieuse ta bonté, ô Dieu ! Aussi les fils des hommes se réfugient sous l’ombre de tes ailes » (Ps. 36. 8).

D’après Näher zu Dir juillet 2024

« Quand Jehudi en eut lu trois ou quatre pages, le roi le coupa avec le canif du scribe et le jeta au feu qui était dans le brasier » Jérémie 36. 23.

CRITIQUE BIBLIQUE

Ce texte concerne le roi Jehoiakim. C’est le premier homme de la Bible qui ait mutilé la Parole de Dieu. Ce que Dieu avait fait écrire au prophète Jérémie, il le coupa et le brûla. Malheureusement, il n’est pas le seul à avoir agi ainsi. Depuis, combien de gens ont pris le « couteau du scribe » et ont falsifié la Bible ! Mais ils l’ont fait à leur propre et éternel détriment : « Si quelqu’un ôte quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu ôtera sa part de l’arbre de vie et de la cité sainte, qui sont décrits dans ce livre » (Apoc. 22. 19).

Parfois, vous vous dressez contre toute la Bible. Au Moyen Âge, de nombreuses Bibles ont été brûlées et détruites. Il y a eu des périodes où les gouvernements ont interdit la Bible dans leur pays. Aujourd’hui, elle est acceptée comme un livre. Mais elle se voit refuser l’autorité divine. De nombreuses parties de ce livre sont considérées comme dépassées parce que leur contenu ne correspond pas aux idées dominantes des gens.

Mais Dieu dit : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas » (Mat. 24. 35). Il parle ainsi de toute la Bible. Il veille Lui-même sur sa parole. Malgré toutes les attaques de Satan et des hommes, la Bible ne disparaît pas. Aujourd’hui encore, elle a quelque chose à dire à chacun. C’est le message du Dieu vivant à ses créatures, sa lettre pour nous.

D’après Näher zu Dir juillet 2024

« Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu » 1 Jean 5. 1.

SÉCURITÉ PAR LA PAROLE DE DIEU

Comment puis-je réellement savoir que je suis né de nouveau et que j’ai la vie éternelle ? Parce que je le ressens ? Non, parce que Dieu me l’assure dans sa parole. Je suis né de Dieu par la foi personnelle au Seigneur Jésus comme mon Sauveur. Je ne peux pas ressentir la nouvelle vie divine en moi. Mais la Bible m’assure : « Tout cela, je vous l’ai écrit, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13). Je veux m’accrocher à cela.

Comment puis-je savoir que Dieu m’a pardonné tous mes péchés ? Puis-je ressentir cela ? Non, mais je peux le savoir par la Bible : « Si nous confessons nos péchés, (Dieu) est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9). Cela s’applique à moi parce que j’ai confessé mes péchés à Dieu et que j’ai cru au Sauveur Jésus-Christ. Et l’apôtre continue ainsi : « Je vous écris, enfants, parce que les péchés vous sont pardonnés par son nom » (1 Jean 2. 12).

Quel immense privilège d’avoir le pardon des péchés et la vie éternelle ! Je suis maintenant un enfant de Dieu, que je connais comme mon Père. J’ai aussi la ferme assurance d’être bientôt avec Lui au ciel. Là, je verrai mon Sauveur, Jésus-Christ, qui s’est sacrifié pour moi, pour me donner ce bonheur éternel.

D’après Näher zu Dir juillet 2024

« Mais quant aux lâches, aux incrédules, aux dépravés, aux meurtriers, aux fornicateurs, aux magiciens, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part sera dans l’étang brûlant de feu et de soufre, qui est la seconde mort » Apocalypse 21. 8.

TROP NÉGLIGENTS ?

Les gens qui rejettent l’évangile de la grâce et meurent dans l’incrédulité périssent éternellement. Ils emportent avec eux leur culpabilité et seront jugés pour cela dans l’au-delà. Jésus-Christ les condamnera au châtiment éternel. Ils iront en enfer, où ils subiront des tourments incessants. C’est ce que dit la Bible : « Les morts furent jugés d’après ce qui était écrit dans les livres, selon leurs œuvres… Si quelqu’un n’était pas trouvé écrit dans le livre de vie, il était jeté dans l’étang de feu » (Apoc. 20. 11 à 15).

Ce verset de l’Apocalypse énumère plusieurs catégories de personnes qui connaîtront ce sort terrible. Le premier groupe de personnes est frappant : ce sont les lâches.

Ils sont trop négligents pour reconnaître honnêtement leurs péchés et les confesser à Dieu. Si vous êtes également dans cet état, surmontez votre peur et faites une confession sincère. Vous ne le regretterez pas !

Ils sont trop négligents pour se tourner vers Dieu et commencer une nouvelle vie. Pensez-vous peut-être aussi que vous perdriez trop à choisir Jésus-Christ ? Croyez qu’Il vous aime et veut le meilleur pour vous.

Ils sont trop négligents pour renoncer à toute forme d’auto salut et croire simplement au Sauveur Jésus-Christ. Vous hésitez encore à faire confiance au Sauveur ? Rappelez-vous, dans ce cas, que votre part sera dans l’étang brûlant… qui est la seconde mort.

D’après Näher zu Dir juillet 2024

« Il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui : il est toujours vivant afin d’intercéder pour eux » Hébreux 7. 25.

UN SALUT COMPLET ET DÉFINITIF

Celui qui a été autrefois crucifié en infirmité a triomphé sur tout le pouvoir de l’ennemi, et est maintenant assis dans la gloire. Il a montré ainsi qu’Il est infiniment supérieur à Satan. Autant que l’ennemi puisse vous attaquer, il doit céder devant Celui qui a triomphé. Satan a essuyé une défaite, Christ porte la couronne du vainqueur. « Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » (1 Jean 4. 4).

De plus, Il vit à toujours dans le ciel. Vous saurez toujours où Le trouver – que ce soit dans la pression du travail, ou dans une rue bondée de passants. En tout temps, Il est là pour entendre la prière silencieuse, pour répondre au regard vers le ciel.

Avez-vous des craintes quant à la suite de votre course ? Sentez-vous que vous ne serez jamais capable de tenir ferme pour Christ ? Ces craintes sont inutiles, car c’est jusqu’à la fin qu’Il est capable de sauver. Et il ne cessera pas non plus de veiller à prendre soin de vous, jusqu’à ce que le sentier des siens se termine dans cet endroit béni vers lequel ils se dirigent.

N’oubliez pas que vous avez toujours accès, par la foi, dans la présence de Dieu. Si quiconque osait mettre votre droit en question, si votre cœur se détachait d’une telle présence sainte, portez vos regards sur Celui qui est assis à la droite de Dieu, car vous pouvez venir à Dieu par Lui.

D’après the Lord is near septembre 1985

« Aucun serviteur ne peut servir deux maîtres ; en effet, ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre » Luc 16. 13.

« Comme nous avons été approuvés de Dieu pour que l’évangile nous soit confié, c’est ainsi que nous parlons, non pas de manière à plaire aux hommes, mais à Dieu qui éprouve nos cœurs » 1 Thessaloniciens 2. 4.

ON NE PEUT SERVIR QU’UN MAÎTRE

C’est un principe sérieux et permanent, aussi réel et important maintenant que lorsque Paul parlait ainsi de lui-même et de ses compagnons au service de Christ. On ne peut pas servir deux maîtres. Les protecteurs et les congrégations ne sont pas les seuls dangers. Le désir d’influence, la crainte de perdre la faveur, les partis, la tendance ecclésiastique, peuvent interférer avec la fidélité au Seigneur, et dans ce cas la droiture en sera certainement émoussée – peut-être la vérité elle-même. Alors Satan agit dans la chrétienté, pour le déshonneur de Christ.

Essayer de servir plus qu’un maître est fatal ; car un homme haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Si un ouvrier dans la foi se considère comme approuvé de Dieu pour que lui soit confié l’évangile, il fera d’autant plus attention à lui-même afin que le ministère ne soit pas blâmé, mais en toutes choses il se recommandera lui-même comme ministre de Dieu. Il cherchera seulement à garder la liberté autant que la responsabilité dans l’Esprit, ayant la Parole écrite comme sa seule règle.

Un apôtre avait la même responsabilité directe envers le Seigneur que le moindre ouvrier dans l’évangile, et comme nous le voyons ici, devait se l’appliquer à lui-même comme il le recommandait aux autres. C’est notre responsabilité. Cela maintient sa gloire et notre soumission. Pour nous, il y a un Seigneur, et un seul, Jésus Christ, à qui sont toutes choses, et nous par Lui ; comme il y a un seul Dieu, duquel sont toutes choses, et nous pour Lui. Puissions-nous être des imitateurs de l’apôtre, comme il l’était de Christ.

D’après the Lord is near septembre 1985

« Ne savez-vous pas que l’amitié du monde est inimitié contre Dieu ? Ainsi, quiconque voudra être ami du monde se constitue ennemi de Dieu » Jacques 4. 4.

ATTENTION À NOS COMPAGNIES !

Les compagnies influent sur notre vie, en bien ou en mal, et nous sommes jugés sur les amitiés que nous entretenons. Abraham trouvait sa communion avec Dieu, et est appelé son ami. Lot trouvait la sienne à Sodome, et « l’amitié du monde est inimitié contre Dieu ». Souvenons-nous que l’environnement dans lequel nous nous plaçons exerce un pouvoir actif sur notre vie et que, pour nous, chrétiens, il ne devrait être que lié à la pensée de Dieu pour nous. Sa Parole nous le fait pleinement savoir.

Nos esprits et nos cœurs sont comme des plaques sensibles qui recueillent les moindres impressions qu’elles reçoivent, et doivent donc être soigneusement protégés pour que ne soit pas enregistrée une image indésirable, mais exposés seulement vers l’objet désiré. Nous sommes comme l’argile molle dans la main du sculpteur : la moindre touche laisse une empreinte, et nous ne devons pas être indifférents quant aux mains auxquelles nous nous confions dans les relations pratiques de la vie quotidienne.

Dans les recoins secrets de notre esprit, combien de choses mauvaises sont conservées par légèreté avec d’autres qui n’auraient jamais dû être nos compagnes, et comme souvent ces choses nous causent peine et regret ! Cela a pu être semé là avant notre conversion, mais comme chrétiens nous avons besoin de nous garder de mêmes effets par des relations entretenues. Le manque de vigilance dans ce domaine peut amener notre ruine : dans combien de cas les brillantes espérances ont été annulées par un mauvais choix – un droit de premier-né troqué contre un plat de lentilles (Gen. 25. 29 à 34).

D’après the Lord is near septembre 1985

« Que les vieillards soient sobres, dignes, sages, sains dans la foi, dans l’amour, dans la patience » Tite 2. 2.

CONSEILS AUX CROYANTS ÂGÉS

La Parole insiste sur les différents groupes d’âge qui se trouvent dans une assemblée de croyants. Le monde essaie d’effacer ces distinctions.

Mais l’assemblée est le lieu où l’ordre de choses que Dieu nous a donné peut être apprécié.

Dans le passage ci-dessus, les vieillards sont mentionnés en premier.

Ils sont exhortés en premier lieu à être sobres, c’est-à-dire à avoir une vision spirituelle claire, n’étant pas influencés sauf par l’Esprit de Dieu. C’est une injonction qui nous convient à tous, jeunes et vieux. Les traditions, les coutumes, et d’autres choses qui peuvent nous influencer doivent être soumises à l’Esprit de Dieu, sinon ces choses auront une influence contraire sur notre vie.

Être graves. Quelle bénédiction d’avoir des frères plus âgés avec nous qui montrent ce caractère. Il équilibre les impulsions des jeunes ; cela fait voir le caractère d‘une vie disciplinée devant le Seigneur. C’est un caractère acquis par l’expérience.

Être sages est très proche. La sagesse sait quand il faut parler et quand il faut se taire. Elle agit avec modération mais avec la fermeté de l’Esprit Saint. C’est la manière de s’exprimer de celui qui a appris les paroles du Seigneur « mon joug est est facile à porter » (Mat. 11. 30).

Mais l’apôtre poursuit, en écrivant que les anciens doivent être sains dans la foi. C’est ce qui est moralement nécessaire pour appliquer les vérités de la Parole de Dieu. Une foi saine est tellement nécessaire aujourd’hui où la vérité est voilée par des inventions humaines qui servent la chair. Une foi saine nous permettra d’appliquer correctement la Parole de Dieu dans notre vie et dans l’assemblée.

L’apôtre conclut en disant que cela doit être fait avec patience – une vertu bien précieuse devant le Seigneur, et pour l’édification des siens.

D’après the Lord is near septembre 1985

« Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de cœur ; et vous trouverez le repos de vos âmes. Car mon joug est facile à porter et mon fardeau est léger » Matthieu 11. 28 à 30.

LE REPOS QUE JÉSUS DONNE AUX CROYANTS

C’est une chose bonne de nous soumettre toujours avec douceur sous la main de Dieu. Nous sommes certains d’en récolter une riche moisson de bénédiction. C’est réellement prendre le joug de Christ sur nous, ce qui, comme Il l’assure Lui-même, est le véritable secret du repos.

Qu’était ce joug ? C’était la soumission absolue à la volonté du Père. Nous voyons cela en perfection chez notre adorable Seigneur et Sauveur Jésus Christ. Il pouvait dire : « Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi ». C’était cela pour Lui : ce que tu as trouvé bon devant toi.

Cela réglait toutes choses. Son témoignage était-il rejeté ? Semblait-il avoir travaillé en vain ? Eh bien, « Je te remercie, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre ». C’était bien. Tout ce qui plaisait au Père Lui plaisait. Il n’avait jamais une pensée ou un désir qui ne soit pas en parfaite harmonie avec la volonté de Dieu. C’est pourquoi, comme Homme, Il jouissait toujours d’un repos parfait. Il se reposait sur les conseils et les propos divins. Sa paix n’était jamais perturbée.

C’était là le joug de Christ, et c’est ce que, dans sa grâce infinie, Il nous invite à prendre sur nous, afin que nous aussi puissions trouver du repos pour nos âmes. Quand l’âme fatiguée, chargée, pliant sous le poids, vient à Jésus avec une foi simple, Il donne du repos, le repos qui découle de la pleine assurance que tout est fait – les péchés sont ôtés pour toujours, une justice parfaite est accomplie et possédée, Dieu est glorifié, Satan est réduit au silence, la conscience est tranquille. Tel est le repos que Jésus donne quand nous venons à Lui.

D’après the Lord is near septembre 1985 (C.H.M.)

« Vous n’êtes pas dans la chair, mais dans l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous » Romains 8. 9.

« Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde » 1 Jean 4. 4.

TOUT EST NOUVEAU CHEZ LE CROYANT

Il y a dans le croyant un esprit tout à fait différent de celui qui habite l’incrédule. L’Esprit de Dieu demeure dans le chrétien, mais le prince du pouvoir des ténèbres est l’esprit qui opère maintenant dans les fils de la désobéissance (Éph. 2. 2).

Non seulement les péchés du chrétien sont effacés pour toujours par le sang de Christ, et il se tient parfait par l’œuvre de Christ, mais il a aussi Christ comme sa vie, et l’Esprit de Dieu demeurant en lui ; Il est dans un état entièrement nouveau, et il est amené dans la place de Christ, le second Homme. « Il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus » (Rom. 8. 1). Comment peut-on condamner ce qui est en Christ dans la gloire ? C’est là que Dieu voit le chrétien ; Il le voit en Christ. Quand Il regarde Christ, Il voit tous les croyants comme étant un avec Lui là-haut, et quand Lui regarde le croyant Il le voit comme un membre de Christ, un avec la tête du corps là-haut. Le croyant est une nouvelle création.

La vie de Dieu est en lui, la justice de Dieu est à lui. Il se tient devant Dieu à une place entièrement nouvelle. « Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles ; et toutes viennent du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ » (2 Cor. 5. 17 et 18).

Ce que nous sommes en Christ est une nouvelle création. Ce n’est pas ce qu’était Adam. Lui était une créature innocente telle que Dieu l’avait faite. Mais maintenant nous avons Christ qui remplace ce que nous sommes en nous-mêmes, et nous avons le Saint Esprit en nous. Nous sommes réconciliés avec Dieu et nous avons la paix de l’âme. Nous avons maintenant Christ comme objet pour notre cœur.

D’après the Lord is near octobre 1985

« À celui qui a le pouvoir de vous garder… » Jude 24.

L’AVERTISSEMENT DE JUDE

J’attire votre attention sur la doxologie merveilleuse et triomphante de la fin de l’épître de Jude. On a souvent fait la remarque que cette épître a une importance particulière de nos jours, mais que les maux qui sont largement répandus maintenant étaient déjà ressentis dans des temps précédents, et étaient bien signalés par Jude.

Nous vivons dans des jours dangereux. Les tentations et les tromperies sont devant chacun de nos pas. L’infidélité se voit sous toutes ses formes, de l’athée qui déclare hardiment qu’il ne croit en rien, ni Dieu ni diable, ni ciel, ni enfer, jusqu’au prédicateur qui remplit la tête de ses auditeurs de pensées modernes et non de la vérité de l’évangile. Le déploiement attirant du ritualisme, le défilé des plaisirs, les vices les plus honteux – toutes ces choses sont les occasions de chute que le jeune chrétien doit éviter.

Cependant ces choses ne doivent pas nous faire désespérer, car il y en a Un au-dessus d’elles toutes, dont le regard ne se lasse jamais, dont le bras ne manque jamais, dont l’amour ne peut jamais être éteint. Au milieu de la confusion nous pouvons nous tourner vers Lui, et alors nous laisserons tomber la liste de nos difficultés et nous nous joindrons à Jude dans son explosion de louange envers Lui qui peut nous porter au travers de tous les dangers pour nous amener dans sa présence sans une souillure. Que ses paroles encouragent votre cœur : « À celui qui a le pouvoir de vous garder sans que vous bronchiez et de vous placer irréprochables devant sa gloire, dans l’allégresse – au seul Dieu, notre Sauveur, par notre Seigneur Jésus Christ, gloire, majesté, force et pouvoir, dès avant tout siècle, et maintenant, et pour tous les siècles ! Amen.

D’après the Lord is near octobre 1985

« Jésus vint et se tint au milieu d’eux. Il leur dit : paix à vous ! Ayant dit cela, Il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie quand ils virent le Seigneur » Jean 20. 19 et 20.

LE SEIGNEUR JÉSUS AU MILIEU DES SIENS

Les disciples étaient rassemblés le premier jour de la semaine, après avoir vu leur Seigneur bien-aimé arraché d’auprès d’eux avec violence par les mains d’hommes religieux mais méchants. Il avait été l’objet d’une persécution cruelle, de moquerie, de mépris, de crachats ; Il a eu ses cheveux arrachés, Il a été battu par des fouets aux pointes de métal, on a couronné sa tête d’épines, puis Il a été cloué sur la croix, où l’on a entendu ses paroles de tendre grâce et de terribles souffrances ; puis a suivi son agonie dans une calme dignité, puis son ensevelissement par des mains aimantes et dévouées. Trois jours plus tard, au premier jour de la semaine, les disciples étaient rassemblés en un même lieu – les disciples étaient assemblés le premier jour de la semaine.

Qu’est-ce qui les avait rassemblés ? Leur affection commune pour son nom précieux ; Ils avaient entendu par certains d’entre eux des nouvelles qui semblaient incroyables : que leur Seigneur était ressuscité d’entre les morts. Certains étaient encore lents à le croire. Thomas, évidemment, n’estimait pas la nouvelle assez sûre pour qu’il soit présent avec les disciples. Et ceux qui étaient présents ne s’attendaient pas à ce miracle : que leur Seigneur leur apparaisse.

Mais Il était fidèle à sa parole : « Là où deux ou trois sont assemblés à mon nom, je suis là au milieu d’eux » (Mat. 18. 20). Et en fait, en cette première occasion après sa résurrection, Il se révélait Lui-même à eux corporellement. Spectacle extraordinaire ! Et ils se réjouirent parce qu’ils L’avaient vu, Lui.

Bien que nous, aujourd’hui, ne puissions pas nous attendre à ce qu’Il nous apparaisse corporellement, il est tout aussi vrai que, quand nous sommes réunis à son nom, Il est là au milieu. L’œil de la foi Le voit et se réjouit. Quel autre objet que Lui pourrait jamais remplir les cœurs d’une joie pure et inexprimable et de louange et d’adoration ?

D’après the Lord is near octobre 1985 (L.M.G.)

« Priez sans cesse » 1 Thessaloniciens 5. 16.

LA PRIÈRE, LE PRIVILÈGE ET L’ARME DU CHRÉTIEN

Un chrétien au service du Seigneur, à la santé défaillante et à l’esprit déprimé, alors qu’il marchait, un matin ensoleillé, passa près d’un vieillard agenouillé au bord de la route, cassant des pierres pour en réparer la route. Le chrétien, saluant le « casseur de pierres », lui demanda son âge.

– J’aurai soixante-douze ans mercredi prochain, si le Seigneur me laisse encore jusque-là.

– Je pensais bien que vous aviez à peu près cet âge-là. Cela me fait de la peine de voir un homme de votre âge obligé de travailler aussi dur. N’en êtes-vous pas épuisé ?

Le vieil homme répondit : oui, Monsieur, c’est un travail dur, mais cela me démolissait le dos quand je le faisais en étant debout. Maintenant, je le trouve beaucoup plus facile depuis que j’ai pris l’habitude de casser les pierres en me tenant à genoux.

– Il est possible que votre travail soit dur, mais le mien l’est beaucoup plus ! s’exclama le prédicateur.

– Votre travail, plus dur ? demanda le casseur de pierres, étonné. D’après votre apparence, vous êtes un monsieur qui ne connaît rien au travail dur, mais je ne suis pas jaloux. Je travaille dur, mais je suis heureux ; vous, vous paraissez épuisé et triste. Dans quel domaine travaillez-vous ?

Le prédicateur répondit : je suis écrasé par le lourd fardeau du salut des âmes. Je serais aussi heureux que vous si je pouvais fendre les cœurs de pierre des incrédules aussi facilement que vous cassez ces pierres.

– Peut-être que vous faites trop de travail en vous tenant debout, fut la réponse du vieillard. Pourquoi ne pas essayer de le faire en étant à genoux ? Je crois que vous le trouveriez plus facile.

– Que voulez-vous dire ? demanda le prédicateur.

Le casseur de pierres s‘arrêta et leva les yeux : Si vous vous agenouillez pour faire votre tâche, et que vous demandez au Tout-puissant de vous aider, croyez-moi, ces cœurs de pierre seront plus faciles à briser. L’œuvre sera bien faite, et aussi plus facilement.

Le prédicateur repartit tranquillement, les paroles du vieux faisant écho dans sa tête. Au bout d’un moment, il tomba sur ses genoux et éleva une âme après l’autre au Seigneur. Que son œuvre fût plus aisée quand il demanda au Tout-puissant de briser ces cœurs de pierre !

D’après the Lord is near octobre 1985

« Car aussi nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres ; et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit » 1 Corinthiens 12. 13.

LE RÔLE DU SAINT ESPRIT

Il est peut-être utile de remarquer que les opérations de l’Esprit résultent de la présence de l’Esprit dans la maison de Dieu – ce qui ne doit pas être confondu avec le fait que l’Esprit habite dans chaque croyant. L’habitation de l’Esprit est le sceau de Dieu sur chacune des personnes dans lesquelles il y a une œuvre de Dieu, c’est-à-dire chacun de ceux qui croient réellement à la mort et à la résurrection de Christ. L’Esprit est aussi les gages de l’héritage de toutes les promesses de Dieu et de nos corps glorifiés ; Il est aussi Celui qui nous a oints pour nous enseigner les choses divines. L’Esprit qui habite en nous a versé dans nos cœurs l’amour de Dieu, et Il rend témoignage avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. En relation avec le passé, et avec le jour à venir, nous lisons quelque chose au sujet des sept Esprits de Dieu – mais dans le christianisme, c’est par un seul Esprit que nous sommes baptisés en un seul corps.

Il y a de nombreux corps différents de chrétiens professants, mais il y a un seul corps que l’Esprit Saint a formé, de pays différents, et de couches sociales différentes. Que l’église professante ait dérivé loin de la pensée divine du seul corps, et comme les différents noms des soi-disant églises montrent bien l’origine humaine de ces associations ! L’Église n’est pas une organisation conçue et formée par des hommes. C’est l’Assemblée de Dieu, qui a son origine dans la volonté de Dieu, dans l’œuvre de Christ, et dans le baptême de l’Esprit.

D’après the Lord is near octobre 1985

« Va dans ta maison, auprès des tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi, et comment il a usé de miséricorde à ton égard » Marc 5. 19.

LE MESSAGE DU SALUT À ANNONCER SUR TOUTE LA TERRE

Chacun de nous a une âme – une âme immortelle. Les corps dépérissent ; les âmes vivent. Lorsque l’organisation complexe de notre être cesse d’agir, quand le cœur et le pouls sont muets, et que « notre maison terrestre » est détruite (2 Cor. 5. 1), l’âme vit encore, et vivra pour l’éternité.

Plus de huit milliards d’âmes immortelles sont dans ce monde aujourd’hui. Tous les ans, des millions passent hors du temps dans l’éternité, pour passer cette éternité, soit dans le bonheur, soit dans la misère. Notre individualité ne périt jamais. Adam et Ève vivent encore, de même que chacun de leurs descendants. Les générations disparaissent – le monde est un vaste tombeau – et les océans retiennent leurs millions de morts. Et au-delà des barrières du temps, d’un siècle à l’autre, d’innombrables millions ont fait leur chemin, poussés en avant par une force qu’ils ne pouvaient pas contrôler, la suite des années, lente mais irrésistible et incessante.

Ce vaste cheminement de la race humaine, du temps vers l’éternité, n’a jamais cessé depuis le moment où Adam et Ève ont quitté le paradis, jusqu’à maintenant – et il ne cessera jamais jusqu’à ce que le temps ne soit plus. L’éternité, comme un puissant aimant, nous attire tous à elle, et la puissance de cette attraction ne pourra jamais être retenue pour un moment.

Oh ! Quelle tragédie ! Des millions et des millions d’âmes sans Christ. Je me suis tenu sur le mont des Oliviers et j’ai pensé au Sauveur pleurant sur l’incrédulité de Jérusalem. Je me suis tenu sur le Mont Calvaire et j’ai pensé à la tragédie de la mort solitaire de « l’Homme de douleurs » – « l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ». À Béthanie je me suis attardé et j’ai pensé à l’ascension au ciel du Seigneur, et au message qu’Il laissa aux siens : « Allez dans le monde entier, et prêchez l’évangile à toute la création » (Marc 16. 15).

D’après the Lord is near octobre 1985

« Il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait chasse la crainte, car la crainte comporte du tourment ; et celui qui craint n’est pas accompli dans l’amour. Nous, nous aimons parce que lui nous a aimés le premier » 1 Jean 4. 18 et 19.

LA CRAINTE DE DIEU N’EST PAS LA PEUR

Il y a différentes raisons de craindre, et différentes sortes de craintes. Un serviteur, qui craint d’être débauché, a peur. Il redoute d’être renvoyé, sans abri et sans amis. Votre enfant, qui vous aime tendrement, craint de faire quoi que ce soit qui vous déplairait, mais n’a pas peur d’être mis dehors. Sa crainte est tout à fait différente de celle du serviteur.

Il en est de même de nos relations avec Dieu. Si nous prenons conscience de notre état comme pécheurs sans connaître la grâce de Dieu, nous craignons, nous redoutons sa présence. Mais quand nous avons connu sa grâce et son « amour parfait » (1 Jean 4. 16 à 19), toute crainte quant à notre relation avec Dieu a disparu, ne laissant que la crainte, dans l’amour, de Lui déplaire.

Bien sûr, sous la Loi, la place de fils devant Dieu ne peut pas être comprise et on ne peut pas s’en réjouir, car la Loi condamne si nous ne faisons pas ce qu’elle commande, ou si nous faisons ce qu’elle interdit ; ainsi la notion du péché est en nous, et nous craignons. Mais lorsque nous avons reçu Christ comme notre Sauveur, et que nous sommes ainsi sous la grâce, tout est changé : notre culpabilité a disparu, nos péchés sont pardonnés, Dieu habite en nous, et nous en Dieu (1 Jean 4. 15). Nous sommes chez nous dans son cœur, car, comme dans le Psaume 32, nous ne nous cachons plus loin de Dieu, mais en Dieu. Que craindrions-nous dans une telle présence ?

D’après the Lord is near octobre 1985