TROIS PERSONNES OUBLIÉES

« Que la paix du Christ, à laquelle vous avez été appelés en un seul corps, préside dans vos cœurs ; et soyez reconnaissants » Colossiens 3. 15.

« Puis, ayant pris un pain, et ayant rendu grâces, il le rompit et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi ; de même la coupe aussi, après le souper, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous » Luc 22. 19 et 20.

Vous est-il déjà arrivé de faire du bien à quelqu’un et d’être néanmoins oublié ?

– Joseph, en Égypte, accusé injustement, et emprisonné, avait aidé un haut fonctionnaire et il espérait que celui-ci, une fois libéré, l’aurait fait sortir de prison. « Le chef des échansons ne se souvint pas de Joseph, et l’oublia » (Gen. 40. 23).

– Salomon raconte : « Il y avait une petite ville, et peu d’hommes dedans ; et un grand roi vint contre elle, et l’investit… Or il s’y trouva un homme pauvre et sage, qui délivra la ville par sa sagesse ; mais personne ne se souvint de cet homme pauvre » (Eccl. 9. 14 et 15).

– Mardochée avait averti le roi d’un coup d’état ourdi par deux de ses officiers. Plus tard, le roi demanda : « Quel honneur et quelle distinction a-t-on conférés à Mardochée, à cause de cela ? » Ses serviteurs lui répondirent : « On n’a rien fait pour lui » (Est. 6. 3).

Ces trois exemples nous encouragent : Dieu voit tout le bien que nous faisons, même si nos semblables ne sont pas toujours reconnaissants. Nous pensons surtout au Seigneur Jésus, qui s’est humilié et, par son sacrifice à la croix, sauve tous ceux qui croient en Lui. Faisons-nous partie de ceux qui sont en communion avec Lui et l’honorent chaque jour ? Désirons-nous nous souvenir de Lui, en participant au repas de la cène ? Réfléchissons à ce qu’Il a dit : « Faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22. 19).

D’après « Il buon seme » avril 2024

TRADUCTION DE FEUILLETS (89)

« Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre » Genèse 1. 1.

LA CRÉATION

La première phrase de la Bible nous met directement en contact avec le Dieu éternel. Il est le créateur du ciel et de la terre.

Dieu a créé le soleil, la lune et les étoiles. Il a assigné une place et une orbite à tous les corps célestes. En Ésaïe 40. 25 et 26, il est dit à propos du Créateur : « À qui donc me comparerez-vous ?… Levez vos yeux en haut et voyez ! qui a créé ces choses, faisant sortir par nombre leur armée ? Il les appelle toutes par nom : par la grandeur de son pouvoir et de sa force puissante, pas une ne manque ».

Le Créateur a créé toutes les plantes et tous les animaux sur terre. Les lois de la nature découlent également de son plan plein de sagesse. Dieu lui-même témoigne : « J’ai créé la terre, les hommes et les animaux qui sont sur la surface de la terre, par ma grande puissance et par mon bras étendu » (Jér. 27. 5).

Le couronnement de la création, c’est l’homme. Dieu l’a formé de la poussière du sol et a insufflé dans ses narines le souffle de vie. Ainsi l’homme est devenu « une âme vivante » (Gen. 2. 7).

Le récit biblique de la création en Genèse 1 est écrit de manière si claire que n’importe qui peut saisir la vérité divine sur la création du ciel et de la terre. Quiconque croit à cette description si simple de la Bible reconnaît Dieu comme son créateur.

D’après die gute Saat novembre 2024

« À l’Éternel, en ma détresse, j’ai crié ; et il m’a répondu » Psaume 120. 1.

« La main de l’Éternel n’est pas devenue trop courte pour délivrer, ni son oreille trop appesantie pour entendre » Ésaïe 59. 1.

DEMANDEZ À L’EXPERT !

Je voyageais en voiture pour affaires. Sur l’autoroute, le moteur s’est soudainement mis à cracher. Finalement la voiture s’est arrêtée. Je l’ai laissé rouler lentement sur la bande d’arrêt d’urgence. Je suis sorti, j’ai ouvert le capot et j’ai essayé de localiser les dégâts. J’ai travaillé jusqu’à me mettre en sueur, essayant encore de redémarrer le moteur. Vainement.

Je n’avais pas d’autre choix que d’appeler l’assistance routière. Un mécanicien est venu. En un rien de temps, il a identifié le problème et l’a résolu.

J’ai remercié l’aide amicale, nettoyé mes mains grasses et j’ai continué. L’incident m’avait coûté une heure entière. Si j’avais appelé immédiatement le spécialiste, cela aurait été beaucoup plus rapide. Mais j’avais l’ambition de résoudre le problème moi-même, et j’ai échoué.

C’est souvent ce que je ressens, je me l’avoue en ce moment. Sur les petits et grands chantiers et pannes de ma vie, je travaille seul, au lieu de me faire aider par un professionnel. Des amis m’ont montré Dieu à maintes reprises. Ils m’ont dit qu’Il pouvait remettre le navire de ma vie sur le cap. Peut-être que je devrais l’essayer. Dieu est sage et tout-puissant. Il peut résoudre n’importe quel problème. Il est également miséricordieux et veut le meilleur pour moi, disent mes amis. Si Dieu est réellement le Créateur de toute vie et qu’Il se soucie de moi, alors Il connaît aussi le bon chemin pour moi.

« Éternel, le matin tu entendras ma voix ; le matin, je disposerai ma prière devant toi et j’attendrai » (Ps. 5. 3).

D’après die gute Saat novembre 2024

« Un homme se cachera-t-il dans quelque cachette où je ne le voie pas ? dit l’Éternel ? » Jérémie 23. 24.

« Les yeux de l’Éternel parcourent toute la terre, afin qu’il se montre fort envers ceux qui sont d’un cœur parfait envers lui » 2 Chroniques 16. 9.

DIEU VOIT TOUT !

Même si sa mère le lui a défendu, Léna sort les bons ciseaux du tiroir sans rien demander. Elle veut faire un découpage dans un morceau de papier. Mais elle se rend compte qu’elle a coupé la nappe. Elle range rapidement les ciseaux, jette le papier, retourne dans sa chambre et se cache sous la couverture. Lorsque la maman découvre les dégâts, elle part à la recherche de sa fille. Elle entre dans la pièce, relève la couverture et demande : Léna, qu’as-tu fait ?

La Bible raconte comment Adam et Ève, les deux premiers humains, ont violé le commandement de Dieu en mangeant le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Ils ont su immédiatement qu’ils étaient coupables devant Dieu. Parce qu’ils avaient peur de Lui, ils se sont cachés. Mais Dieu les a trouvés et a d’abord interpellé Adam. Puis il a dit à la femme : « Qu’as-tu fait ? » (Gen. 3. 1 à 13).

Encore aujourd’hui, beaucoup de gens se cachent de Dieu. Certains tentent de L’écarter de leurs pensées en niant son existence. D’autres se cachent derrière la tolérance humaine envers le mal et croient pouvoir ainsi éviter la punition.

Mais Dieu nous voit toujours. Rien ne Lui échappe. Il connaît tout le mal que font les gens et Il leur en demandera des comptes. Se cacher ne sert donc à rien.

Ce que beaucoup ne savent pas non plus, c’est que Dieu est « un Dieu de pardon, faisant grâce, et miséricordieux, lent à la colère et grand en bonté » (Néh. 9. 17). Il attend que nous venions à Lui en reconnaissant notre culpabilité. Répondons à sa grâce !

D’après die gute Saat novembre 2024

« Ne dites pas conjuration de tout ce dont le peuple dira conjuration, et ne craignez pas leurs craintes, et ne soyez pas effrayés ; l’Éternel des armées, lui sanctifiez-le et que lui soit votre crainte, et lui, et votre frayeur » Ésaïe 8. 12 et 13.

THÉORIES DU COMPLOT

Le complot signifie que des gens se réunissent en secret pour atteindre un objectif commun. Cependant, ils nuisent souvent à autrui. Il y a suffisamment d’exemples de cela dans la Bible. Par exemple, Absalom, fils du roi David, conspira contre son propre père pour s’emparer du royaume.

Outre ces complots avérés, il existe également de nombreuses théories du complot. Aujourd’hui, on peut toucher beaucoup de personnes en très peu de temps via les réseaux sociaux. De telles théories sont particulièrement efficaces en période d’incertitude, après des accidents, en temps de guerre ou lors de pandémies. Les adeptes du complot sont convaincus que quelqu’un est derrière les événements et les provoque ou les influence pour son propre bénéfice. Si les informations et les faits ne confirment pas les hypothèses, elles sont ignorées. C’est ainsi qu’apparaissent les affirmations les plus étranges qui déstabilisent de nombreuses personnes.

Le verset biblique ci-dessus n’est-il pas totalement exact ? Le prophète Ésaïe avertit le peuple de ne pas croire à chaque conspiration et de ne pas en être effrayé. Ils connaissaient le Dieu du ciel qui est au-dessus de tout. Ils devraient Le craindre. Cela ne signifie pas avoir peur de Lui, mais plutôt vivre dans la crainte de Lui déplaire, et respecter sa Parole. Ceux qui Lui font confiance avec foi n’ont pas besoin de se laisser intimider par les idées et les menaces humaines. Dieu aura le dernier mot car Il est l’autorité suprême.

D’après die gute Saat novembre 2024

« Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit : Il vous faut être né de nouveau » Jean 3. 7.

RACCOMMODER OU REMPLACER ?

Je connais un artisan, dans le Norfolk, qui est constructeur de bateaux. C’est un homme de confiance. Quand il repère un endroit en mauvais état sur un vieux bateau, il ne se contente pas d’y mettre du mastic, mais il le nettoie soigneusement et remplace le matériau abîmé par du bon bois neuf. Il est fier du bon travail qu’il fait pour ses clients satisfaits.

Pendant longtemps, il pensait qu’il pouvait aussi plaire à Dieu par des bonnes œuvres. Pour les gens autour de lui, tout paraissait être en bon ordre dans sa vie.

Un jour je suis allé le voir comme il se tenait près d’un bateau fraîchement peint.

– Un nouveau bateau ? lui ai-je demandé.

– Non, juste repeint, m’a-t-il répondu.

– Il a pourtant l’air tout neuf. La peinture est fraîche, et je ne vois pas une seule tache.

– Oui, mais moi je connais les taches, parce que j’ai fait le travail. Il peut vous sembler en très bon état, pourtant vous ne pouvez pas appeler neuf un bateau qui a été radoubé.

– Tout à fait juste, ai-je répondu, et vous ne pouvez pas non plus qualifier un homme pécheur de nouvel homme, si bon que soit le vernis qu’il se met sur lui-même par des bonnes œuvres. Vous devez être né de nouveau ! Personne ne peut vraiment changer ou améliorer son caractère et sa nature. Mais Dieu peut créer quelque chose de complètement neuf à partir de vous.

Ce jour-là, le constructeur de bateaux reconnut en lui-même qu’il ne pouvait pas devenir un nouvel homme par ses propres moyens. Il reconnut devant Dieu qu’il était un pécheur, et il put faire l’expérience que « en Christ » il n’y a pas de raccommodage, mais quelque chose complètement nouveau.

D’après the good Seed octobre 2024

« La foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » Galates 2. 20.

JÉSUS EST MORT POUR MOI

Isaac B. Singer (1904-1991) était né dans une famille de rabbins. Il écrivait des poèmes et des récits, d’abord en hébreu, puis en yiddish. Il émigra aux États-Unis en 1935, et reçut le prix Nobel de littérature en 1978.

Lorsqu’il décrit son enfance à Varsovie, il consacre un chapitre entier à Reb Asher, le laitier. Cet homme avait sauvé sa vie et celle de sa famille. Il raconte :

– Chez nous, tout était prêt pour la célébration de la Fête des Tabernacles. Il était tard et nous sommes allés nous coucher. Mais nous avions oublié d’éteindre les bougies. Tard dans la nuit, Reb Asher alla à la gare chercher du lait. Il passa devant notre maison et vit une lumière inhabituelle dans le séjour. Cela brûlait. Il appuya sur la sonnette, donna l’alerte et tambourina à la grille. Il grimpa dans l’escalier et frappa de toutes ses forces à la porte de l’appartement, qui lâcha prise. Tout le monde dormait – alors que les pupitres et les livres de prière avaient déjà pris feu. Il cria fort, saisit quelques couvertures et éteignit le feu.

Isaac Singer écrit : Reb Asher était la seule personne qui ait été debout à cette heure-là, le seul qui n’eut pas peur de faire du bruit jusqu’à ce que quelqu’un vienne, et le seul qui accepta de mettre sa vie en danger pour nous.

De Reb-Asher mes pensées vont vers Jésus Christ, le Fils de Dieu qui, non seulement mit sa vie en danger, mais qui « s’est livré pour moi ». Il était le seul qui pouvait me sauver, le seul qui ne soit pas indifférent à ma condition de perdition, le seul qui aie bien voulu aller jusqu’à la mort pour moi. Il « m’a aimé », et m’a sauvé de la mort éternelle. Je Le remercierai éternellement de cela.

D’après the good Seed octobre 2024

« Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous (et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité » Jean 1. 14.

LE MYSTÈRE DE LA GRÂCE DE DIEU EN JÉSUS CHRIST

Des mots sont employés pour exprimer nos pensées ; mais Dieu a exprimé la somme entière de ses pensées dans son Fils bien-aimé, qui est appelé « la Parole », l’expression de toutes les pensées de Dieu. Ce Dieu de gloire, saint, éternel, merveilleux, est devenu chair, s’abaissant en amour et en grâce inégalables. Dans l’humble beauté de l’incarnation, Il a habité au milieu des hommes. Ceux qui avaient des yeux pour voir ont « contemplé sa gloire ». D’autres se sont étonnés de ses paroles de grâce et ont été impressionnés par les miracles extraordinaires de grâce qu’Il accomplissait, des œuvres qu’aucun homme n’avait jamais faites. Mais les disciples ont contemplé, non seulement ses paroles et ses actions, mais Lui-même.

La gloire de sa personne est celle « d’un Fils unique de la part du Père ». Ils ont contemplé cela, Jean lui-même aussi, dans la proximité qu’il a connue avec le Seigneur, se reposant sur le sein du Seigneur. Ce Fils de Dieu, vivant, proche, fidèle, plein de grâce, était Lui-même dans la relation la plus proche et la plus précieuse avec son Père. Ceux dont le cœur a été attiré à Lui peuvent ressentir la douce réalité de cette relation vitale, et s’en réjouir. En connaissant le Fils de Dieu ils connaissent aussi son Père.

Jésus a dit à ses disciples : « Si vous m’aviez connu, vous auriez connu aussi mon Père » (Jean 14. 7). Même s’ils ont peu compris ce qui est impliqué dans la connaissance du Père et du Fils, ils peuvent se réjouir dans la grâce précieuse et dans la pureté de la vérité brillant dans cette face bénie qu’ils contemplent.

Nous Le connaissons maintenant dans la gloire, à la droite du Père, le même précieux Seigneur de tous, mais ayant accompli la rédemption par le sacrifice de Lui-même, et ayant été ressuscité d’entre les morts. Vision merveilleuse qui remplit nos cœurs d’adoration !

D’après The Lord is near octobre 1986 (L.M.G.)

« Vous êtes bienheureux quand les hommes vous haïront et vous excluront de leur société, quand ils vous insulteront et rejetteront votre nom comme mauvais, à cause du Fils de l’homme. Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez de joie, car voici, votre récompense est grande dans le ciel ; en effet, leurs pères faisaient de même aux prophètes » Luc 6. 22 et 23.

LA FIDÉLITÉ D’UN HOMME, MÉPRISÉE PAR LES HOMMES, RECONNUE PAR DIEU

La fidélité de Daniel, la confiance dont il était digne, et son élévation qui en résulta, firent qu’il était haï. Être foncièrement haï pour l’amour de Christ est une chose magnifique. Quand un homme est ici réellement pour Dieu, et que la lumière, la vérité et la grâce de Dieu brillent à travers cet homme, il est certain qu’il sera haï, et s’il est haï pour la cause de Christ, qu’il en remercie Dieu.

La racine de la haine contre Daniel était sa promotion continue par les monarques successifs, qu’il servit fidèlement pendant une période de soixante-dix ans. Nebucadnetsar l’avait fait juge ; Belshatsar le fit premier ministre ; et Darius le maintint dans ce poste, avec, en plus, ce que nous pouvons appeler la fonction de trésorier général du roi.

Daniel n’était pas seulement un homme d’un esprit supérieur, mais un homme de justice pratique, car tous ses comptes étaient exacts. Tous vos comptes sont-ils exacts ? Sa droiture et son intégrité morales en toutes choses de confiance élevaient sa valeur aux yeux du roi Darius, qui « pensa à l’établir sur tout le royaume » (Dan. 6. 3). Cela excita la colère des Chaldéens, qui cherchèrent à le faire trébucher, mais « ne pouvaient trouver aucun sujet d’accusation ni aucune faute (ch. 6. 4). Un homme d’un esprit excellent, fidèle, et en qui ne se trouvaient ni erreur ni faute : quel caractère remarquable ! Oh, comme Christ ! « Je ne trouve aucun crime en cet homme » (Luc 23. 5), c’est ce qui fut dit au sujet de notre Seigneur béni – et ici son serviteur Lui ressemble.

L’élévation de Daniel par le roi ne l’exaltait pas dans sa pensée. Plus il était élevé, moindre il était à ses propres yeux. Quel homme béni !

D’après The Lord is near octobre 1986

« Et la main de notre Dieu fut sur nous, et il nous délivra de la main de l’ennemi et de toute embûche sur le chemin. Et nous arrivâmes à Jérusalem » Esdras 8. 31.

LA DIRECTION ET LA PROTECTION DU SEIGNEUR PENDANT NOTRE COURSE TERRESTRE

Pendant toute notre vie de chrétien, notre ennemi est occupé à mettre des embuscades sur notre chemin. Satan lance n’importe quoi sur notre chemin pour empêcher nos progrès spirituels.

Quel genre d’embuscades y a-t-il pour le chrétien ? Certainement, tout ce qui nous empêcherait de passer du temps avec le Seigneur dans la prière et dans la lecture de sa Parole. Satan veut nous montrer des choses qui sont plus urgentes à accomplir, pour que nous manquions de temps pour lire la Parole – tellement urgentes que nous n’avons vraiment pas le temps de nous agenouiller pour prier.

Une autre embuscade peut nous empêcher de nous rassembler avec les enfants de Dieu. Encore une autre, c’est de nous retenir pour que nous n’annoncions pas les bonnes nouvelles de Christ à ceux qui sont autour de nous.

Quel est le remède ? Voyons le texte ci-dessus : « la main de notre Dieu fut sur nous ». Les embuscades peuvent ne pas être faciles à identifier par l’œil humain, mais Dieu les voit. Nous n’ignorons certainement pas les desseins de l’ennemi. Soyons donc sur nos gardes. Peut-être qu’une embuscade nous attend.

Revêtons l’armure de Dieu. Elle nous est enseignée dans la Parole, mais l’employons-nous ? Dieu a pourvu à notre délivrance et à l’issue du voyage. Le texte ci-dessus se termine ainsi : « Et nous arrivâmes à Jérusalem ». Le Seigneur peut accomplir ce qu’Il a commencé quand Il nous place sur le chemin dans lequel nous suivons Christ.

D’après The Lord is near octobre 1986

« Ésaïe s’écrie au sujet d’Israël : Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, le reste seul sera sauvé » Romains 9. 27.

LE PETIT NOMBRE DES CROYANTS ATTACHÉS SEULEMENT AU SEIGNEUR JÉSUS

Dieu a parlé autrefois et a donné des promesses aux pères. Il nous a parlé dans le Fils, invitant tous les hommes : « Tournez-vous vers moi et soyez sauvés, vous, tous les bouts de la terre » (És. 45. 22). Cependant, ceux qui croient vraiment à cet évangile sont un très petit résidu au milieu de la masse des professants sans vie. Et ce résidu n’est pas seulement petit, mais aussi, souvent faible, sans puissance, méprisé, et inconnu. Ils forment cependant le lien effectif entre la terre et le ciel, ils sont ceux que Dieu voit comme son héritage ; ils Lui sont chers comme la prunelle de son œil.

La voix de ce résidu est entendue dans les Psaumes, alors qu’ils crient avec ferveur : Combien de temps, ô Éternel ? Quand viendras-tu accomplir Tes promesses ? Personne ne peut nier que ces promesses étaient la bénédiction de Dieu pour eux sur la terre. Il y eut des accomplissements partiels, tels que le retour de la captivité. Cependant, quand le Messie promis est venu, Il a été rejeté et crucifié par les Juifs incrédules. Mais même alors, il y a eu un résidu – Zacharie et Élisabeth, Marie et Joseph, Anne, Siméon, et plus tard, les disciples du Seigneur, et beaucoup d’autres.

Et qu’en est-il aujourd’hui ? Quelqu’un pourrait-il nier que la masse de la profession chrétienne ne le professe que de leurs lèvres ? En contraste avec cela, les croyants sincères et fidèles continuent à former un résidu très petit et faible. Certains d’entre eux essaient de ne reconnaître aucun autre nom que celui de Christ comme leur centre de rassemblement, en ne dépendant que de sa présence avec eux. C’est vraiment le témoignage d’un résidu.

D’après The Lord is near octobre 1986

« Que toute amertume, tout emportement, toute colère, tout éclat de voix, toute injure soient ôtés du milieu de vous, de même que toute méchanceté » Éphésiens 4. 31.

SE GARDER DE LA MÉDISANCE

Dire du mal est l’une des manifestations de notre nature charnelle, et c’est souvent, peut-être inconsciemment, un manteau pour l’orgueil. Beaucoup de personnes qui ne seraient pas assez hardies pour prétendre être supérieures à une autre, trouvent très commode d’abaisser l’autre, de sorte que le même effet est produit.

Parmi de nombreux passages sur ce sujet se trouve l’ordre positif de Jacques 4. 11 : « Ne parlez pas l’un contre l’autre, frères ». Enfreindre cet ordre clair de la Parole de Dieu n’est pas seulement une transgression, mais cela révèle que nous manquons à nous ranger à d’autres injonctions de l’Écriture. Il nous est dit de nous occuper des vertus les uns des autres.

Dans de nombreux cas où des accusations sont faites, il s’édifie un problème dans l’esprit de celui qui reçoit l’accusation, et si l’accusé a l’occasion de répondre, c’est devant quelqu’un qui est tellement prédisposé par un jugement préalable qu’un entretien normal est impossible. Dans un tel cas, l’exemple du Seigneur Jésus nous montre que la ressource est en Dieu, car « Christ… lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas l’outrage… mais se remettait à celui qui juge justement » (1 Pier. 2. 23).

En ce qui concerne de fausses accusations, l’Écriture nous dit que nous ne devons, ni porter ni recevoir un faux rapport. Et même quand une chose est vraie, si elle n’est divulguée que pour quelque autre raison que la gloire de Dieu et le bien de la personne impliquée, cela tourne en mauvais commérage. Nous ne devons pas encourager les mauvais propos en les écoutant et en y réfléchissant. Au psaume 15. 3, celui qui est en communion avec Dieu est décrit ainsi : « qui ne médit pas de sa langue ; qui ne fait pas de mal à son compagnon, et qui ne fait pas venir l’opprobre sur son prochain ».

D’après The Lord is near octobre 1986

« Eux l’ont vaincu à cause du sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage ; et ils n’ont pas aimé leur vie même jusqu’à la mort » Apocalypse 12. 11.

FIDÈLES JUSQU’À LA MORT

Quand l’empereur Licinius persécutait les chrétiens en Arménie, la Légion du tonnerre était stationnée à Sébaste. Quarante hommes de cette légion déclarèrent être chrétiens, et furent condamnés à être exposés nus toute une nuit sur un étang gelé. Dans une maison au bord de l’étang, un grand feu était allumé, et de la nourriture et du vin, avec un bain chaud, étaient préparés sous la responsabilité de Sempronius, un centurion, et d’une garde de soldats. Et on annonça aux quarante hommes que si l’un d’eux quittait l’étang et entrait dans la maison, il serait considéré comme ayant renié Christ.

La nuit vint, et le vent perçant du Caucase força les gens à fermer soigneusement portes et fenêtres, et à remettre du combustible dans les foyers de leurs cheminées. Et sur l’étang gelé se trouvaient les quarante combattants, certains debout, priant, d’autres marchant rapidement de-ci-de-là, certains déjà endormis du sommeil de la mort. Et comme les heures passaient lentement, ils priaient : Seigneur, quarante combattants se sont avancés pour combattre pour toi ; permets que quarante combattants puissent recevoir la couronne de gloire.

Et maintenant, alors que le froid devenait plus intense, l’un des quarante ne put pas le supporter plus longtemps ; il quitta l’étang et alla à la maison où Sempronius et ses hommes montaient la garde. Mais la prière des martyrs continuait à s’élever au ciel : Oh, Seigneur…

Et il fut répondu à la prière. Sempronius, le centurion, fut touché par le courage de ses camarades. Il se déclara être lui-même chrétien, et prit sa place sur l’étang gelé. Et quand le froid eut fait son œuvre, et que quarante cadavres gisaient sur la glace, quarante esprits glorieux, avec Sempronius parmi eux, entrèrent dans la présence de leur Seigneur.

D’après The Lord is near octobre 1986

« Ne t’ai-je pas commandé : Fortifie-toi et sois ferme ? Ne te laisse point terrifier, et ne sois point effrayé ; car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi partout où tu iras » Josué 1. 9.

LA CONFIANCE DANS LE SEIGNEUR N’EST JAMAIS DÉÇUE

Fortifiez-vous dans le Seigneur. Confiez-vous en Dieu Lui-même, vous qui êtes effrayés et timides. Vous qui vivez des circonstances difficiles, Appuyez vos espoirs déçus sur le Rocher des siècles. Votre santé se dégrade-t-elle, vos amis vous abandonnent-ils, et la pauvreté menace-t-elle de vous atteindre ? Reposez-vous sur la force éternelle. Les divisions et les disputes dans l’Église font-elles des ravages dans votre cœur, votre famille et vos amis, vous laissant tristement isolé ? Reposez-vous sur la force éternelle. Si vous êtes privé de la communion avec les amis et les frères, cultivez toujours plus la communion avec le Père et avec le Fils (1 Jean 1. 3). Cela fera plus que compenser la perte.

C’est un jour de faiblesse et de petites choses, et c’est de notre faute. Mais nous ne pouvons pas bien définir les limites de ce que Dieu peut ou ne peut pas faire dans les sphères de sa grâce – l’Église et le monde ! Ce qui est nécessaire pour arrêter les disputes cruelles et sans cœur qui déchirent l’Église, la rendant méprisable aux yeux du monde incroyant, c’est une énergie de l’âme qui pousse à se rapprocher du trône de Dieu, dans la foi qui ne s’appuie que sur Lui seul.

« Y a-t-il quelque chose qui soit trop difficile pour l’Éternel ? » (Gen. 18. 14). « Quelque chose est-il trop difficile pour moi ? » (Jér. 32. 27). De quoi est-il besoin aujourd’hui parmi les bien-aimés du Seigneur ? C’est d’être amenés dans une condition d’une telle incapacité qu’elle en produit une confiance absolue dans le Dieu vivant. La faiblesse nous a-t-elle amenés à cette extrémité, que nous ne pouvons rien sans Dieu ? « De même que le sarment… de même… vous non plus ne le pouvez pas » (Jean 15. 4), c’est la leçon depuis toujours, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testaments. Mais l’inverse est également vrai : « Je peux tout en celui qui me fortifie » (Phil. 4. 13).

D’après The Lord is near octobre 1986

« Dieu amènera toute œuvre en jugement, avec tout ce qui est caché, soit bien, soit mal » Ecclésiaste 12. 14.

IL N’Y A RIEN DE CACHÉ AUX YEUX DE DIEU

Croyez-vous réellement ce verset ? Répondez honnêtement. Des millions de personnes passent à côté de cette vérité divine, en refusant d’y prendre garde. Ils se persuadent que la déclaration présomptueuse de l’insensé : « Il n’y a pas de Dieu » (Ps. 14. 1) est vraie – mais ils découvrent bientôt que cela ne les satisfait pas dans toutes les circonstances, en particulier quand on se tient devant la porte de l’éternité. Ils sont nombreux, ceux qui ont pris conscience, dans les derniers moments de leur vie, que Dieu est une Personne vivante, qu’Il est près de leur faire rendre leurs comptes en jugement. C’est la découverte la plus amère que fasse l’homme.

Il arrive quelquefois que Dieu agisse en rétribuant des péchés flagrants qu’un individu a commis dans sa vie. Alors qu’Israël prenait possession du pays de Canaan, le roi Adoni-bézek fut capturé vivant. On lui coupa les pouces et les gros orteils, et le prisonnier confessa qu’il avait fait la même chose à soixante-dix rois avant de leur faire ramasser, pour leur nourriture, les miettes qui tombaient de sa table. Il reconnut la main de Dieu en justice à son égard : « Ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera » (Gal. 6. 7).

Dieu est amour. Il désire que tous les hommes viennent à la repentance et au salut. En même temps, Il est lumière, et ne peut donc pas tolérer dans sa présence la moindre injustice. Il ne reste donc qu’une voie pour quiconque désire être sauvé, c’est d’avouer ses péchés sincèrement au Seigneur Jésus. Par la foi en Lui et en son œuvre de rédemption accomplie sur la croix, on peut recevoir le pardon et la paix avec Dieu.

D’après The Lord is near octobre 1986

« Quel est donc l’esclave fidèle et sage que son maître a établi sur les domestiques de sa maison, pour leur donner la nourriture au temps convenable ? » Matthieu 24. 45 et 46.

LA FIDÉLITÉ DANS L’ASSEMBLÉE DE DIEU

Un serviteur fidèle estime que le plaisir du Seigneur a une importance primordiale. C’est pourquoi il prend très à cœur tous les intérêts du Seigneur. Il sait aussi que ce qui est le plus près du cœur de son Seigneur, ce sont ceux qui sont en relation avec sa maison. Si quelqu’un est placé sur sa maison, il n’est pas seulement là pour gouverner ou pour jouir des avantages de sa position, mais pour fournir la nourriture à ceux de la maison.

La maison de Dieu aujourd’hui, c’est l’Église de Dieu, l’Assemblée (Éph. 2. 19), à laquelle notre Seigneur bien-aimé prend l’intérêt le plus profond et tout son plaisir. Chaque croyant n’a-t-il pas une place de service dans cette maison ? Quel honneur et quelle dignité ne nous a-t-Il pas conférés, que nous ayons le privilège de servir les enfants de Dieu avec humilité, foi et amour, pourvoyant à leur aide et à leur nourriture pour tous les besoins de la vie présente. Pour cela, chacun de nous a besoin d’être nourri des paroles de foi et de bonne doctrine.

Si la venue du Seigneur nous est précieuse – et nous attendons son retour pour que soit évaluée l’œuvre de ses serviteurs – ne rechercherons-nous pas diligemment à nous nourrir de sa précieuse Parole, et à en nourrir d’autres de ce qui est bon « au temps convenable » ? Si nous faisons cela, quelle joie ce sera de L’accueillir quand Il viendra pour prendre ses bien-aimés rachetés dans la bénédiction de sa présence !

Dans sa grande sagesse, le Seigneur ne nous dit pas le moment de sa venue. La foi, avec l’amour, continueront sans relâche dans l’activité, avec un désir de cœur toujours nouveau, de voir sa face à quelque moment que ce soit.

D’après The Lord is near octobre 1986 (L.M.G.)

« Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre. Moi, je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin » Apocalypse 22. 12 et 13.

LES BÉNÉDICTIONS DE LA VENUE DU SEIGNEUR POUR CHERCHER SON ÉGLISE

La venue du Seigneur a une grande place dans les passages du Nouveau Testament. Elle est présentée de façon différente par les quatre évangélistes :

– Matthieu parle d’elle comme elle touche nos pieds (Mat. 25. 6).

« Au milieu de la nuit, un cri retentit : Voici l’époux ; sortez à sa rencontre ».

– Marc, comme elle touche nos yeux (Marc 13. 35 à 37).

« Veillez donc ; car vous ne savez pas quand le maître de la maison viendra, le soir, ou à minuit, ou au chant du coq, ou au matin ».

– Luc, comme elle touche nos mains (Luc 19. 13).

« Faites-les fructifier jusqu’à ce que je revienne »

– Jean, comme elle touche nos cœurs (Jean 14. 1 à 3)

« Que votre cœur ne soit pas troublé ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures… je vais vous préparer une place… Je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi ».

D’après The Lord is near octobre 1986

1 TIMOTHÉE 6. 17 à 19

« Ordonne à ceux qui sont riches dans le présent siècle, qu’ils ne soient pas hautains et qu’ils ne mettent pas leur confiance dans l’incertitude des richesses, mais dans le Dieu qui donne toutes choses richement pour en jouir ; qu’ils fassent du bien ; qu’ils soient riches en bonnes œuvres ; qu’ils soient prompts à donner, libéraux, s’amassant comme trésor un bon fondement pour l’avenir, afin qu’ils saisissent ce qui est vraiment la vie » (1 Tim. 6. 17 à 19).

À la suite de ces quelques versets j’aimerais aller dans l’évangile de Luc pour parler des richesses injustes, et ensuite dans l’épître aux Éphésiens au chapitre 6, pour parler de nos richesses spirituelles, de nos biens spirituels.

En commençant cette lecture dans l’épître à Timothée nous pouvons penser que nous ne faisons pas partie des « riches dans le présent siècle ».

Si vous aviez quelqu’un d’Afrique ou d’un autre pays du tiers monde, votre avis quant aux facilités matérielles serait différent. Mais ce qui est très beau dans la Parole, c’est que, si Dieu nous parle des choses matérielles, c’est qu’Il désire que nous soyons fidèles dans les choses matérielles, quel qu’en soit le montant, et que nous apprenions à ne pas mettre notre « confiance dans l’incertitude des richesses, mais dans le Dieu qui nous donne toutes choses richement pour en jouir ».

« L’incertitude des richesses ». Nous vivons dans un monde qui, n’ayant pas d’autre objectif que de vivre et de jouir des choses d’ici-bas, recherche les avantages matériels. Nous vivons dans ce monde et nous sommes influençables.

La Parole de Dieu nous instruit à apprécier ce que Dieu nous donne et à en jouir. Mais cela ne s’arrête pas là. Une jouissance est un mouvement de l’âme en reconnaissance à notre Dieu. Il est ajouté ensuite : « qu’ils fassent du bien ; qu’ils soient riches en bonnes œuvres ; qu’ils soient prompts à donner, libéraux ».

Ce « prompts à donner, libéraux », c’est bien le contraste entre quelqu’un qui amasse pour lui-même et quelqu’un qui sent sa responsabilité, du peu même qu’il a, de prendre cet exemple de la veuve qui a jeté ses deux pites. « Prompts à donner, libéraux » et il y a une bénédiction, un trésor, un bon fondement pour l’avenir et puis cette phrase avec un contenu si profond : « afin qu’ils saisissent ce qui est vraiment la vie ».

La vie pour le chrétien, ce n’est pas les choses qui passent, les choses matérielles. Ce sont nos vrais biens, les biens spirituels, notre trésor que Jésus nous a acquis par l’œuvre qu’Il a accomplie à Golgotha.

« Et il dit aussi à ses disciples : Il y avait un homme riche qui avait un économe ; et celui-ci fut accusé devant lui comme dissipant ses biens.

Et l’ayant appelé, il lui dit : Qu’est-ce que ceci que j’entends dire de toi ? Rends compte de ton administration ; car tu ne pourras plus administrer. Et l’économe dit en lui-même : Que ferai-je, car mon maître m’ôte l’administration ? Je ne puis pas bêcher la terre ; j’ai honte de mendier : je sais ce que je ferai, afin que, quand je serai renvoyé de mon administration, je sois reçu dans leurs maisons.

Et ayant appelé chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier : Combien dois-tu à mon maître ? Et il dit : Cent baths d’huile. Et il lui dit : Prends ton écrit, et assieds-toi promptement et écris cinquante. Puis il dit à un autre : Et toi, combien dois-tu ? Et il dit : Cent cors de froment. Et il lui dit : Prends ton écrit, et écris quatre-vingts.

Et le maître loua l’économe injuste parce qu’il avait agi prudemment » (Luc 16. 1 à 8).

Quelques mots d’explication. Il y a des termes qui ne nous sont peut-être pas familiers. Un économe, c’est quelqu’un qui a comme tâche d’administrer, de gérer, de faire fructifier les biens de son maître, de celui qui lui confie ses biens. Administrer, l’administration, c’est donc le fait que quelqu’un – ici c’est l’économe injuste – reçoit un mandat, une tâche à accomplir dans les choses matérielles.

L’économe dissipait les biens de son maître, c’est-à-dire qu’il ne les faisait pas fructifier. Au contraire ils diminuaient. Il est accusé d’une mauvaise gestion. Il va perdre ce mandat, cette tâche. Alors il réfléchit : qu’est-ce que je vais faire ? Et il accorde aux débiteurs de son maître une faveur.

Un débiteur, c’est celui qui a reçu de la marchandise, pour prendre cet exemple, et qu’il doit régler. Le premier a reçu cent baths d’huile et cet économe injuste lui dit : Écris, tu ne payeras plus que la moitié, cinquante. C’est bien sûr une chose anormale qu’il fait.

La Parole de Dieu, les évangiles en particulier, ont cette capacité de nous faire comprendre par des exemples concrets un enseignement spirituel. L’enseignement spirituel – on l’a lu au v. 8 – « le maître loua l’économe injuste parce qu’il avait agi prudemment ». Et cette prudence était en plus tournée vers l’avenir. Il allait perdre le travail qu’il avait et il regarde ce qu’il peut bien faire par la suite : la prudence. Mais c’est une prudence dans les choses matérielles.

Le Seigneur veut nous enseigner, par cet exemple de choses matérielles, ce que nous avons à faire des biens spirituels. Pour nos plus jeunes qui sont là, un bien spirituel, c’est quelque chose qui n’a pas de matière, que l’on ne peut pas toucher, mais c’est ce que Christ nous a acquis comme certitude.

Prenons l’exemple de la paix avec Dieu : le fait de ne plus souffrir de ses fautes et de ses péchés, parce que, par la grâce et par la foi, j’ai saisi que j’étais pardonné définitivement. Voilà les biens spirituels. C’est quelque chose dont le cœur, l’être intérieur, jouit.

Je continue la lecture au milieu du v. 8 : « Car les fils de ce siècle sont plus prudents, par rapport à leur propre génération, que les fils de la lumière. Et moi, je vous dis : Faites-vous des amis avec les richesses injustes, afin que, quand vous viendrez à manquer, vous soyez reçus dans les tabernacles éternels.

Celui qui est fidèle dans ce qui est très petit, est fidèle aussi dans ce qui est grand ; et celui qui est injuste dans ce qui est très petit, et injuste aussi dans ce qui est grand » (v. 8 à 10).

Une nouvelle notion nous est donnée là : la fidélité. « Celui qui est fidèle dans ce qui est très petit, est fidèle aussi dans ce qui est grand ». Qu’est-ce qui est très petit dans cette parabole ? Ce sont les choses matérielles. Par rapport à nos biens spirituels, c’est très petit.

Mais la Parole insiste, et nous enseigne dans toute l’Écriture l’honnêteté. On a lu dans 1 Timothée 6 que ces biens matériels, nous devons les administrer dans la crainte du Seigneur. Cela nous concerne chacun. Les mères de famille ont à gérer leur ménage, leur maison et ceux qui ont une famille, les pères, sont responsables avec leur épouse de bien gérer ce que Dieu confie à chacun, de manière différente et dans des montants différents.

Cette fidélité dans les choses matérielles est un premier pas pour faire des progrès et manifester cette même fidélité pour les choses spirituelles. Quelqu’un, pour les choses matérielles, reçoit un salaire – pour les biens spirituels, qu’est-ce que nous avons reçu ? Nous avons reçu le droit d’être appelés enfants de Dieu, nous avons reçu une espérance ferme et sûre. Jésus nous dit : « Je viens bientôt ; tiens ferme ce que tu as » (Apoc. 3. 11).

Cette espérance glorieuse, nous l’avons reçue, et comme parents, pour les mères, notre première tâche si Dieu nous confie des enfants, c’est de les enseigner, c’est de leur faire connaître Jésus – et cela, ce sera leur responsabilité – pour qu’ils l’acceptent pour leur Sauveur et Seigneur personnel. Et puis autour d’eux transmettre cette Parole, ce qu’elle contient, et la transmettre.

C’est premièrement par la bonne conduite, par l’exemple. Comment pouvons-nous annoncer l’évangile si notre conduite laisse à désirer ? Voilà ces vrais biens spirituels. Je le répète encore, les richesses injustes, ce sont les biens matériels. Chacun reçoit un montant différent. Dans la parabole des talents, chacun a reçu un nombre différent de talents, cinq, trois, un. C’est la souveraineté de Dieu. Il donne à chacun selon sa toute sagesse.

 – verset 11. « Si donc vous n’avez pas été fidèles dans les richesses injustes [dans les choses matérielles], qui vous confiera les vraies ? Et si, dans ce qui est à autrui, vous n’avez pas été fidèles, qui vous donnera ce qui est vôtre ? »

Cet économe injuste a été retiré de sa tâche. Et en nous posant cette question : « Si donc vous n’avez pas été fidèles dans les richesses injustes, qui vous confiera les vraies ? » on a la réponse. Dieu désire pour chacun de ses rachetés qu’il y ait toujours plus une équivalence entre notre façon d’être et de vivre ici-bas, en toute piété et honnêteté, parce que cela favorisera le don des choses spirituelles, ici les vraies richesses.

L’économe injuste (v. 12) n’a pas été fidèle dans ce qui lui a été confié. Et Dieu emploie cette situation pour nous faire comprendre au v. 13 : « Nul serviteur ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre, vous ne pouvez servir Dieu et les richesses ».

Servir Dieu, c’est être conscient que dans tout ce que l’on fait, que ce soit des choses matérielles, que ce soit des choses spirituelles, j’ai des comptes à rendre. Et si je n’ai pas à rendre compte de mon administration, c’est-à-dire à ne pas tenir compte de celui qui est au-dessus de moi, de l’autorité qui est au-dessus de moi – et l’autorité ultime, c’est l’autorité divine, qu’il est beau de voir comme la Parole nous enseigne à vivre une vie qui suit les traces de notre Seigneur, dans cette honnêteté et cette piété – peut-être faudrait-il inverser, comme cela est dit dans l’épître à Timothée, en toute piété d’abord – notre relation avec Dieu – et honnêteté.

Parce que, pour être honnête, il faut cette relation avec Dieu, il faut la cultiver, et cultiver notre relation avec Dieu comporte, non seulement la lecture de la Bible, la prière, mais d’apprendre à revenir sur ses fautes, à les reconnaître. Il ne nous est pas parlé ici de ce qui est advenu de cet économe injuste. On comprend bien qu’on ne va pas confier autre chose à cet homme.

Prenons l’exemple de l’apôtre Pierre. Qu’est-ce qu’il a connu des richesses de la vertu en suivant le Seigneur ici-bas ? Il est arrivé un moment où il a renié son Maître. Et pourtant on le retrouve dans les Actes des apôtres si utile, si fervent, si puissant, pour parler au cœur et à la conscience du peuple d’Israël et des nations qui étaient là après que le Seigneur soit monté au ciel – C’est qu’il y a eu lieu une rencontre avec son Seigneur. Il a pleuré amèrement. Cela fait partie intégrante de notre vie chrétienne.

La piété n’est pas quelque chose de mécanique. C’est l’âme qui réalise que Dieu est mon Sauveur, Celui qui désire que je vive avec Lui, que je sois assuré qu’Il est amour, que je peux L’aimer. Et lorsque je ne le mets pas en pratique, je peux le Lui dire : « Aide-moi à en être plus conscient ». C’est cela la relation avec Dieu. On traverse ce monde où il y a, soit Dieu, soit les richesses et nul ne peut servir Dieu et Mammon, les richesses. C’est une impossibilité pour le racheté, bien sûr, mais c’est aussi une impossibilité pour l’incrédule. Il ne pourra servir que les richesses, c’est-à-dire les choses d’ici-bas, les choses matérielles.

Le salut est offert encore aujourd’hui. À chacun de saisir – lorsqu’on a lu cette parabole de l’économe – que je suis pécheur, que j’abuse de ce que Dieu m’a donné dans sa grâce. Si je le reconnais et que je lise bien la Parole, je vais vite découvrir que Jésus est allé sur la croix pour expier mes péchés, pour qu’ils soient effacés à tout jamais.

J’aimerais encore lire quelques versets dans ce chapitre 16 avant d’aller en Éphésiens 6. « Et les pharisiens aussi, qui étaient avares, entendirent toutes ces choses, et ils se moquèrent de lui » (v. 14).

Juste là, à côté, les pharisiens, les conducteurs du peuple qui étaient avares, entendent, ils se moquent de notre Seigneur. C’est l’attitude d’une âme qui lit la Parole, mais qui dit : « je n’ai rien à faire de cela, je reste ce que je suis ». Quand on reste ce que l’on est, qu’on ne veut pas changer, on va faire comme cet homme riche du v. 19 : « Or il y avait un homme riche qui se vêtait de pourpre et de fin lin, et qui faisait joyeuse chère, chaque jour, splendidement. Et il y avait un pauvre, nommé Lazare, couché à sa porte, tout couvert d’ulcères, et qui désirait de se rassasier des miettes qui tombaient de la table du riche ; mais les chiens aussi venaient lécher ses ulcères.

Et il arriva que le pauvre mourut, et qu’il fut porté par les anges dans le sein d’Abraham. Et le riche aussi mourut, et fut enseveli. Et, en hadès, levant ses yeux, comme il était dans les tourments, il voit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Et s’écriant, il dit : Père Abraham, aie pitié de moi et envoie Lazare, afin qu’il trempe dans l’eau le bout de son doigt, et qu’il rafraîchisse ma langue, car je suis tourmenté dans cette flamme » (v. 19 à 24).

Et chacun l’a su. Je souligne cela parce que notre Dieu, dans sa grâce et dans la Parole développe les choses. On a vu cet économe injuste, on a vu ces moqueries des pharisiens à l’égard de notre Seigneur, et là il y avait un homme riche qui est diamétralement en contraste avec un homme pauvre.

L’homme riche ne suit absolument pas la voie qui était enseignée en 1 Timothée 6. Il jouit, et en traversant ce monde est-ce que nous n’entendons pas à tout instant : « il faut profiter au maximum, voilà ce qui compte ». La Parole nous dit tout autre chose. Est-ce que c’est pour nous chagriner ? Pas du tout.

Il y a une réalité : deux chemins, celui du ciel, celui de l’enfer. On a, dans ce récit de cet homme riche et du pauvre, l’aboutissement de ces deux chemins. Le voile nous est levé un instant sur ce qui se passe après la mort. Le simple fait que la Parole nous entretienne de ce qu’il y a après la mort, c’est bien pour nous rendre attentifs à l’immense danger qu’il y a de ne pas écouter la Parole de Dieu.

« Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force » (Éph. 6. 10). Et je tourne la page en arrière au chapitre 2 : « Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés, alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ (vous êtes sauvés par la grâce), et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus » (v. 4 à 6).

On a dans cette épître une élévation particulière : nous sommes là avec Christ dans les lieux célestes, et on est encore sur cette terre, on a encore des responsabilités, des responsabilités matérielles, des responsabilités spirituelles.

Que nous est-il dit dans ce verset 10 ? « Mes frères » : cela s’adresse donc à des croyants, à ceux qui jouissent de cette part avec Christ dans les lieux célestes. « Fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force ». Il y a une Personne qui est puissante. C’est un acte de foi qui croit ce que Dieu dit de Lui. Un des secrets de la vie chrétienne, c’est de prendre conscience que la force n’est pas en moi, mais en Lui, que la puissance, je ne la trouverai que dans sa vie.

Et ensuite il nous est dit de nous revêtir de l’armure complète de Dieu. C’est particulièrement instructif de saisir que nous avons à faire, d’un côté à un Dieu puissant dans Lequel nous pouvons nous fortifier, et de l’autre de saisir aussi que nous avons la responsabilité de revêtir cette armure complète de Dieu. Il n’est pas dit que c’est Lui qui nous en revêt, mais il est dit : « Revêtez-vous ».

Et cela est dit aussi dans les fils conducteurs de l’Écriture depuis le début de la Genèse : l’homme créé à l’image de Dieu est une créature qui a une âme impérissable et qui est responsable de ses actes pour accepter le salut et ensuite dans la marche chrétienne, en étant responsable de nos actes, Dieu dans sa grâce nous dit : « N’oubliez pas de revêtir une armure ».

Nous avons lu dans ce chapitre 2 cette élévation dans les cieux et je crois que nous réalisons chacun que nous avons de la peine à vraiment saisir par la foi que nous avons reçu cette place dans les lieux célestes dans le Christ Jésus. Nous sommes vivifiés, nous sommes ressuscités ensemble. Dieu nous a fait asseoir.

Et puis on se lève le matin, il faut prendre son travail, les difficultés surviennent, on est sur cette terre. Sur cette terre il y a des tentations, l’opposition constante de l’ennemi de nos âmes, de Satan. Il ne peut pas nous ravir le salut, mais il fait tout ce qu’il peut pour que nous ne jouissions pas de cette paix, de cette communion acquise à si grand prix par notre Seigneur Jésus à la croix.

« Revêtez-vous de l’armure complète de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les artifices du diable, car notre lutte n’est pas contre le sang et la chair, mais contre les principautés, contre les autorités, contre les dominateurs de ces ténèbres, contre la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes » (6. 11 et 12).

Nous ne voyons pas ici-bas ces puissances, mais nous pouvons lire le livre de Job. Dans le livre de Job pour ne prendre que cet exemple, on voit Satan qui se promène et qui parle avec Dieu. Il y a donc bien ces puissances occultes, la sorcellerie en Afrique. Malheureusement elle n’est plus seulement en Afrique, elle est aussi ici. Il y a une puissance de mal de plus en plus forte. Mais cette armure complète de Dieu est suffisamment solide pour nous protéger – mais encore faut-il la revêtir !

Il y a plusieurs parties dans cette armure. Tout d’abord v. 14 : « Tenez donc ferme, ayant ceint vos reins de la vérité ». Nous savons que Jésus est la vérité, la Parole est la vérité parce qu’elle nous révèle Dieu, parce qu’elle a été écrite par Dieu.

Ceindre ses reins, c’est le geste que faisaient ceux qui servaient, avec les habits : ils avaient une robe et une ceinture que l’on ceignait, pour attacher cette robe et être plus libre dans ses mouvements pour servir. Ceindre ses reins : les reins, c’est la partie intérieure, cachée, de l’être humain. Si nous avons mal aux reins – il peut y avoir plusieurs causes à cela médicalement – nous n’avons plus de force.

Dieu utilise cet exemple physiologique de notre corps pour nous faire comprendre et nous inciter à nous nourrir de la Parole, à connaître Dieu, à faire des progrès. Donc première partie : la vérité, la puissance que nous trouvons en Dieu par la Parole, par la connaissance de notre Seigneur.

La deuxième chose v. 14 : « ayant revêtu la cuirasse de la justice ». La cuirasse enveloppe tout spécialement l’ensemble du corps, mais spécialement la poitrine où il y a le cœur, la vie même. Pensons à ce que nous lisons dans le livre des Proverbes : « Mon fils, donne-moi ton cœur » (23. 26). C’est en donnant son cœur au Seigneur qu’il sera le mieux protégé.

La cuirasse de la justice – alors que nous vivons dans un monde de mensonge, c’est une marche honnête, droite, qui empêchera l’ennemi de nous lancer des accusations et de nous faire ployer sous le poids d’une mauvaise conscience. Comment vivre justement au milieu d’un monde impie qui se plaît à mentir, le mensonge devenant une respiration constante ? N’est-ce pas en nous souvenant que nous avons besoin de nous fortifier dans le Seigneur et dans la puissance de sa force ? Autrement dit, l’énergie non seulement pour se revêtir de cette cuirasse, mais pour vivre en chrétien ici-bas – cette énergie, nous ne l’avons que dans notre Seigneur Jésus.

« Ayant chaussé vos pieds de la préparation de l’évangile de paix » (v. 15). « La préparation » : ce n’est donc pas quelque chose qui vient d’un jour à l’autre. Et puis « la paix ». Est-ce que ce n’est pas un signe distinctif d’un croyant qui respire la paix parce qu’il a une relation avec Dieu, qui sait qu’il est pardonné, qui sait qu’il a une place dans les cieux et que Jésus va bientôt l’introduire dans la maison du Père ?

« L’évangile de paix », cette bonne nouvelle et peut-être là tout particulièrement, c’est davantage notre vie près du Seigneur qui nous permet de chausser nos pieds correctement et de laisser ce beau témoignage d’une vie paisible dans un monde inquiet.

Il y a encore « le bouclier de la foi par lequel vous pourrez éteindre tous les dards enflammés du méchant ». Le bouclier se porte en avant, pas dans les bras. Le méchant, on comprend bien que c’est Satan qui veut nous atteindre. On dira : mais j’ai la cuirasse, cela suffit. Les attaques sont si fortes et fréquentes, qu’il faut encore ce bouclier devant pour parer les coups. C’est une image, bien sûr, mais c’est une image qui nous montre la vigilance que nous devons avoir.

Cette vigilance-là est liée à la foi. « Le bouclier de la foi », c’est-à-dire me souvenir constamment et croire que mon vieil homme est crucifié avec le Seigneur. Est-ce que Satan n’essaie pas constamment de m’irriter et de me faire réagir ? La foi, c’est encore cette assurance des choses qu’on espère et cette conviction de celles qu’on ne voit pas. L’ennemi ne voit pas tout ce que la foi a devant son regard. C’est un bouclier.

« Prenez aussi le casque du salut ». On a parlé du cœur tout à l’heure, mais la tête ? C’est ce qui commande notre être. « Le casque du salut », cette protection parce que l’âme sait qu’elle est sauvée à tout jamais – parce que Satan désire aussi nous faire pécher, non seulement pour nous humilier, mais surtout pour nous faire comprendre que je n’arriverai jamais à vivre justement et pieusement dans ce monde. Alors je renonce, je suis ce monde ? Non, j’ai le casque du salut. Quelle belle image pour nous faire comprendre ces choses !

Et puis j’ai cette arme défensive (les premières étaient offensives) – c’est-à-dire pour me protéger. J’ai aussi « l’épée de l’Esprit qui est la Parole de Dieu ». Notre Seigneur, au début des évangiles, dans cette tentation dans le désert montre comment Lui, le Seigneur de gloire, cet homme parfait, a utilisé la Parole et rien que la Parole pour répondre aux sollicitations de Satan et Il a été vainqueur.

Nous avons encore la prière : « priant par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillant à cela avec toute persévérance et des supplications pour tous les saints, et pour moi ». La prière c’est, bien sûr, pour nos besoins personnels. C’est aussi pour s’adresser à Dieu et rendre grâces. Elle est aussi pour les autres, pour nos frères et sœurs qui peinent dans ce monde.

L’apôtre Paul, ce grand apôtre des nations, est en prison et il implore les prières de ses frères et sœurs. Combien y a-t-il de croyants ici-bas qui sont emprisonnés pour leur foi et maltraités ? Eh bien, il nous faut prier pour eux, prier pour tous ceux qui sont dans les nécessités. Nous ne pouvons bien sûr pas saisir tout ce qui se passe dans ce monde, mais il y a premièrement ce qui est à notre portée

Cela nous fait prendre conscience que nous avons un Dieu de miséricorde, de toute consolation et que si je prie pour ceux qui sont plus atteints que moi, est-ce que cela ne va pas m’aider à relativiser ce que je vis et à Lui remettre ma vie, et aussi à penser aux autres ? Et penser aux autres, c’est l’exemple que nous laisse notre Seigneur ici-bas dans tout le temps qu’il a passé sur cette terre. Il a pensé aux autres.

L’apôtre Paul termine cette épître – il était en prison – en disant : « Paix aux frères, et amour, avec la foi, de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ ! Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus Christ en pureté ! » (v. 23 et 24)

Cette pureté, cette honnêteté, on en a parlé plusieurs fois ce soir, nous avons besoin de cette grâce de Dieu qui nous enseigne, qui nous conduit, qui nous rappelle que, lorsque nous venons à la suite d’une faute aux pieds de notre Seigneur, Il pardonne encore et toujours.

L’homme riche qui a vu Lazare désirant les miettes qui tombaient sous sa table, n’est pas revenu sur lui-même. Il a emprunté le chemin qui conduit à la perdition. Dieu désire que, pour tous ceux alors qui ont choisi le bon chemin, nous vivions avec cette force qu’Il donne.

Éphésiens 6 dit : « Fortifiez-vous… dans la puissance de sa force ». Notre responsabilité, c’est de revêtir cette armure, mais avec son secours quotidien, en nous souvenant que nous sommes, non seulement pour notre salut, mais dans la marche chrétienne, des objets de la grâce.

On a parlé de la paix, de cette préparation de l’évangile de paix et puis au v. 23 : « Paix aux frères, et amour, avec la foi, de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus Christ ! » C’est quelque chose que nous recevons avec reconnaissance.

J.L. Perron

1 SAMUEL 1 et 2. 18 à 21

Qu’il est important de connaître quelque chose de ce qui tient à son cœur à Lui. Nous avons dans l’Écriture des personnes desquelles on peut dire cela. J’ai pensé à une personne, une femme d’ailleurs – nous dirions dans le sens du Nouveau Testament, une sœur.

Très souvent les sœurs nous sont en exemple dans leur affection pour le Seigneur.

Nous ne pouvons pas entrer dans tous les détails. Il y a tellement de détails dans ces chapitres. Mais nous lisons ce chapitre très souvent, en tout cas chez nous, en pensant à cette prière de Anne, la prière d’une femme qui est vraiment dans l’affliction de cœur – et elle suit la bonne voie.

Son mari, malheureusement, avait deux femmes. Il semble que sa première femme était Anne, qui n’avait pas d’enfants, et qu’alors il ait pensé pouvoir avoir des enfants en prenant une autre femme. Quel malheur dans la famille à cause de cela, certainement non seulement pour Anne – mais le regard de l’Esprit de Dieu est fixé sur cette femme-là.

L’Éternel connaissait très bien cette femme, Il voyait dans son cœur un profond désir. Lequel ? Avoir un enfant ? Oui, certainement – mais pas seulement avoir un enfant, car elle avait la vision des choses qui se passaient dans le peuple d’Israël.

Le premier paragraphe que nous avons lu dans ce chapitre se termine par une phrase qui nous étonne peut-être un peu, et pourtant je crois que c’est aussi une clé pour comprendre la pensée de Anne : « et là étaient les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées, sacrificateurs de l’Éternel » (v. 3).

Nous ne voulons pas regarder ces deux hommes de trop près. Ce n’est que plus tard seulement, que nous apprenons leurs voies, leur façon d’agir – des sacrificateurs de l’Éternel, des hommes qui avaient des devoirs dans le temple, dans la tente d’assignation, des hommes qui devaient comprendre ce que c’est que la sainteté de Dieu en allant dans le sanctuaire.

Sanctuaire veut dire que c’est un lieu où la sainteté de Dieu se trouve et doit être vue et ressentie. Même le souverain sacrificateur n’avait le droit d’entrer dans le lieu très saint du sanctuaire qu’une fois par an, seulement le jour des grandes propitiations, et non pas sans le sang. Il y avait donc aussi un sacrifice nécessaire. Cet homme était le représentant du peuple, d’une part, et d’autre part le représentant de Dieu pour le peuple, parce que c’est là les deux côtés du service du sacrificateur :

D’une part donc le représentant du peuple devant Dieu, et d’autre part celui qui représentait Dieu de manière visible devant le peuple – donc un homme qui devait être caractérisé par la sainteté. Avec Hophni et Phinées, c’était tout à fait le contraire.

Ce début du 1er chapitre décrit déjà l’état moral tellement bas du peuple d’Israël. Bien sûr, dans la famille d’Elkana, il semble être encore un homme avec une certaine religiosité. Il comprend qu’il doit être obéissant à cette loi que Dieu avait donnée, que tous les mâles devaient venir trois fois par an devant la tente d’assignation pour les trois fêtes des jours solennels de l’Éternel, c’est-à-dire la Pâque, la fête des semaines, donc la Pentecôte, puis la fête des tabernacles.

Il semble qu’Elkana y venait avec sa famille. Alors Elkana, apparemment, est un homme fidèle, un homme spirituel. Mais nous voyons qu’Elkana n’est pas à la même hauteur que sa femme Anne quant à sa vie, quant au côté spirituel de sa vie. Et pourtant il veut être fidèle. Nous voyons certainement cela. Il a fait aussi un vœu, nous allons le voir tout à l’heure.

Mais Elkana ne comprend pas très bien le chagrin de sa femme, qui n’était pas seulement de ne pas avoir un enfant. Elle voulait avoir un enfant mâle.Pourquoi ? – Un enfant mâle qui soit voué à l’Éternel, enfin un homme dans le peuple d’Israël qui serait voué à l’Éternel.

Nous pensons très souvent au fait que Anne est une femme de prière, et c’est vrai. C’est une très bonne leçon que nous apprenons par elle, puis la façon dont elle présente les choses devant l’Éternel. Pourquoi fait-elle encore un vœu ?

Nous ne faisons pas de vœux, nous le comprenons bien. Pour elle c’était encore quelque chose que Dieu lui avait permis, et ce vœu-là était un vœu qu’elle voulait absolument remplir. Elle se savait dans la pensée de Dieu : Un homme voué à Dieu. Pourquoi voué à Dieu ? Parce que nous lisons : « … que tu donnes à ta servante un enfant mâle, je le donnerai à l’Éternel pour tous les jours de sa vie ; et le rasoir ne passera pas sur sa tête » (v. 11).

Voilà un des signes très clairs d’un nazaréat comme nous le lisons dans le chapitre 6 du livre des Nombres, où quelqu’un pouvait se vouer à l’Éternel, être là pour Lui, suivre ses pensées, chercher à connaître ses pensées, être obéissant à la loi de l’Éternel, avec compréhension, avec un cœur qui soit prêt à rechercher et à accomplir les pensées de l’Éternel.

Le rasoir : nous savons bien que l’Écriture nous dit que pour un homme – 1ère épître aux Corinthiens – c’est un déshonneur quand il a les cheveux longs, en contraste avec la femme pour qui c’est un honneur d’avoir les cheveux non coupés. Voilà les deux côtés que nous trouvons, le côté d’avoir les cheveux non coupés, cela veut dire très court, c’est un signe de la soumission à son mari, à Dieu, au Seigneur.

C’est pour cela, si vous le permettez, que je fais juste une remarque pratique. Nous devrions vraiment comprendre qu’aujourd’hui encore le Seigneur aime voir cette soumission, ce signe de soumission chez nos sœurs qui aiment le Seigneur, qui comprennent : Moi je vais être soumise, prendre cette place de soumission et – par amour pour le Seigneur – je ne vais pas prendre des ciseaux et me couper les cheveux.

Pour cet enfant mâle qui devait naître, pas de rasoir, c’est-à-dire qu’il ne devait pas avoir les cheveux coupés. Il devait prendre une place de soumission, une place de dépendance. C’est quelque chose d’extraordinaire, parce que pour un homme, ce n’était pas normal, c’est quelque chose de spécial que nous pouvons comprendre aujourd’hui.

Bien sûr il y aurait encore l’autre côté. Il ne fallait pas boire de vin, tout ce qui a à faire avec les joies terrestres, les joies de la chair, les choses de la chair – être uniquement pour Dieu, et nous pouvons comprendre que nous ne faisons pas cela maintenant, mais nous pouvons faire cela dans un sens spirituel, être vraiment voués au Seigneur, prendre une place de soumission.

Pour le mari il existe aussi ce côté qu’il est un frère parmi les frères et nous avons aussi cette belle parole, très courte d’ailleurs, de l’apôtre Paul quand il dit : « étant soumis les uns aux autres dans la crainte de Christ » (Éph. 5. 21).

La soumission, c’est quelque chose qui d’ailleurs, aujourd’hui encore, peut être souligné quelquefois. Est-ce que moi je suis soumis aussi à mes frères, est-ce que j’arrive à prendre la place de soumission ? J’ai une pensée, si c’est la pensée du Seigneur, la pensée de la Parole, je vais la retenir ferme. Mais dès qu’il y a quelque chose où on veut penser ainsi : les frères ont dit cela – nous pensons plutôt qu’une certaine décision peut être prise. Est-ce que je suis prêt à me soumettre ? Est-ce que je crois que moi je sais mieux, que moi je sais bien, que moi je suis celui qui… ? Eh bien, non.

Les uns soumis aux autres dans la crainte de Christ, c’est-à-dire que nous avons tous ensemble à nous mettre sur nos genoux devant notre Seigneur et à rechercher là sa pensée. À ce moment-là le Seigneur est à même de nous montrer aussi quelle est sa pensée, même dans ces décisions dont je viens de parler, ces décisions qui ne sont peut-être pas à prendre, même pour des choses d’ordre inférieur, comme nous disons quelquefois. Ah ! les choses d’ordre inférieur, chercher un local, ce local-ci, ce local-là – il doit avoir cela, il doit être cela….

Vous comprenez, il y a aussi des choses toutes simples mais qui sont nécessaires. Si elles sont nécessaires, elles doivent être résolues dans cette soumission au Seigneur. Alors, allons ensemble devant le Seigneur et recherchons sa pensée. Voilà ce qui est aussi un trait de caractère de cet homme sur la tête duquel le rasoir ne passe pas, mais où chacun de nous veut vraiment spirituellement prendre cette place de dépendance et de soumission.

C’est très beau de voir justement ici, que la prière de Anne n’est pas égoïste. On pourrait penser : elle voulait absolument avoir un fils, comme les autres, comme l’autre femme (Peninna). Est-ce que c’était un désir égoïste ? Eh bien ici, non. Nous voyons que c’est un souhait qu’elle a pour le Seigneur, parce qu’elle est prête tout de suite à le donner à l’Éternel. Elle ne veut pas le garder pour elle.

Elle voulait qu’il y ait un homme dans le peuple d’Israël que Dieu pourrait employer. Bien sûr nous voyons aussi que Dieu met dans son cœur cette pensée. En fait, Dieu veut que ce que Anne exprime soit la pensée de Dieu. Elle ne le sait pas encore, je pense, quand elle fait ce vœu, et c’est quand même la pensée de Dieu, parce que Dieu veut qu’Anne ait un fils – parce qu’Il connaît le cœur de Anne, Il sait qu’elle sera la femme par laquelle il y aura un fils qui sera aussi élevé dans le même sens pour être un homme pour Lui.

Nous avons ces deux côtés, d’abord ce désir chez elle, c’est pour Dieu, non pas pour elle ; deuxièmement nous avons aussi cette responsabilité qu’elle prend elle-même pour l’élever dans le sens du caractère que son fils devait revêtir. C’est pour cela qu’elle va dans sa maison. Elle ne le donne pas à quelqu’un d’autre. Elle reste à la maison, et son mari est maintenant d’accord avec elle pour qu’elle reste à la maison pour allaiter, pour sevrer son enfant.

Je prends maintenant ce mot « allaiter » dans un sens spirituel. Allaiter son enfant a un sens naturel. Mais dans un autre sens plus élevé, allaiter son enfant, c’est lui donner de la nourriture. Quelle nourriture voulait-elle donner à son fils, ce fils qui devait être voué à l’Éternel ? Il y a une nourriture qui le rendra apte à être déjà un petit enfant qui peut servir, servir dans les petites choses.

Il nous est présenté en cela quelque chose pour nous, je crois. Que nous soyons frères ou sœurs, nous avons chacun le désir de prendre cette place de soumission. C’est toujours la bonne place d’ailleurs. Pourquoi ? Parce que c’était la place que le Seigneur a prise. Le Seigneur a pris la place de la soumission, de la dépendance. En cela il est pour nous le grand exemple.

Est-ce que nous voulons avoir une meilleure place que Lui ? Eh bien, non, chacun de nous va dire : Non, si nous comprenons bien, si nous retenons bien que le Seigneur a pris cette place de dépendance, de soumission, et d’obéissance. La soumission, c’est aussi l’obéissance. Est-ce que je veux avoir une autre place ? Non, si je veux suivre mon Seigneur, je veux aussi montrer quelque chose de son caractère.

Et nous apprenons aussi, pour nous, quant à un enfant que nous avons, quelles sont nos pensées. Oui, notre enfant doit avoir une meilleure vie que moi. Très souvent c’est comme cela qu’on pense et on croit qu’on pense bien. Mon enfant ne doit pas passer par des épreuves comme celles où moi j’ai dû passer. Ah ! non, je vais tout faire pour que mon enfant ait vraiment une bonne place.

C’est bien naturel, n’est-ce pas, que nous aimions que nos enfants apprennent quelque chose pour pouvoir subvenir à leurs besoins : cela c’est normal, c’est clair. Mais est-ce que je cherche autre chose, est-ce que je cherche peut-être même à me retrouver moi-même dans mon enfant ? Il y a aussi quelquefois cette pensée : Là où moi je ne suis pas arrivé, je veux au moins que mon fils y arrive, et je me vois un peu dans mon fils, je vois un succès. Assurer le succès de mon fils, c’est aussi assurer le mien. Non, ce n’est pas cela. Il y a un autre chemin : allaiter l’enfant, donner la nourriture, la bonne nourriture à notre enfant, une nourriture qui l’amène à être obéissant, à aimer le Seigneur. Nous espérons, nous prions que les enfants se convertissent très tôt. C’est une très grande grâce quand nous pouvons dire de notre enfant de dix ans : il est au Seigneur.

Quelle joie pour le cœur d’un père, d’une mère, de savoir que si le Seigneur Jésus vient aujourd’hui, lui aussi va L’accompagner comme moi. Nous aimons aussi que l’enfant apprenne cette soumission, apprenne la modestie qui nous permet d’être plus petit que l’autre. Nous aimons aussi que notre enfant, notre fils, notre fille, apprenne les pensées du Seigneur dans l’Écriture. Nous aimons qu’il comprenne ce qui nous tient à cœur.

Chers amis, est-ce que le fait que nous connaissons une place où le Seigneur est au milieu nous tient à cœur ? Mais quelle place pouvons-nous avoir avec la présence du Seigneur au milieu de nous ? Nous ne Le voyons pas, mais Il est là et cette place doit nous être très chère.

Aller là et être là, doit être notre priorité. Il y a bien des choses que nous trouvons très importantes dans notre vie de tous les jours. Cette place-là est la place où le Seigneur aime nous voir. Peut-être qu’Il nous dit quelquefois : « J’aurais bien aimé te voir, j’avais aussi quelque chose pour toi ». Est-ce que cela nous fait quelque chose quand nous manquons ?

Est-ce que nous pouvons imprimer cela sur le cœur de notre enfant, de notre fils ou de notre fille qui grandit, que l’enfant remarque vraiment : Alors c’est là ce à quoi mon père, ma mère, tiennent, c’est là ce qui est leur première pensée.

Que vraiment les enfants remarquent aussi que c’est notre vrai désir, notre premier désir, de plaire au Seigneur et d’être là où Il est quand Il nous invite. C’est allaiter son enfant jusqu’à ce qu’il soit sevré, c’est-à-dire jusqu’au moment où l’enfant peut déjà se nourrir lui-même, spirituellement aussi.

Et pourtant la maman n’a pas oublié son enfant. C’est pour cela que j’ai lu ces quatre versets dans le chapitre 2. Elle n’a pas seulement pensé juste au moment où l’enfant était avec elle. Maintenant qu’elle a donné l’enfant à Silo devant la maison de l’Éternel et maintenant son devoir serait-il terminé ? Eh bien, non, son devoir n’était pas terminé.

Elle a encore un regard sur ce Samuel. « Dieu a exaucé » : c’est ce que veut dire ce nom de Samuel. Quand elle prononçait ce nom, Samuel, elle devait penser à sa prière, à son vrai désir et à la réponse de grâce de Dieu, qu’Il lui ait donné ce fils. Eh bien, ce Samuel, comment va-t-il ?

Elle avait certainement besoin de le savoir parce que chaque année elle lui apportait une petite robe. Comment savait-elle que cette robe était bonne ? Samuel grandissait, ici c’est tout naturel. Elle a bien compris qu’il aura maintenant telle taille, il a huit ans, il a dix ans, il a douze ans, il a treize ans… ; il a grandi, il a besoin d’une robe qui lui aille. Oui.

Mais alors spirituellement c’est aussi le regard que nous pouvons avoir. Qu’est-ce que nous pouvons donner à notre enfant ? Est-ce que nous pouvons vraiment lui donner quelque chose qui soit adapté à son âge, adapté à sa compréhension ? À quel âge commençons-nous à enseigner nos enfants ? Tout au début, n’est-ce pas.

Apprendre à être obéissant est quelque chose que l’enfant, à trois ans, doit savoir. Il doit absolument connaître l’obéissance. Il y a aussi cet âge où les enfants cherchent à élargir leur liberté. Alors là, obéissance, mon enfant. Apprendre l’obéissance et puis après on apprend toujours davantage. On doit l’apprendre à son enfant.

On peut lui apprendre comment il peut servir. Est-ce que nos enfants apprennent à servir, à ne pas être égoïstes, à ne pas penser qu’à eux-mêmes ? Est-ce qu’ils voient chez nous que nous ne pensons pas à nous-mêmes ? Même un peu éloignés de nous, comme Samuel qui n’était plus dans la maison de ses parents, et pourtant sa mère avait toujours encore soin de lui.

Certainement qu’elle a prié, femme de prière comme elle l’était, elle a prié aussi notre Seigneur : « Tu connais mon fils, il est à toi et tu peux vraiment l’employer ». Ce doit être une prière pour nous aussi chaque jour que le Seigneur m’accorde, que ma fille et que mon fils, soient utiles pour le Seigneur, soient des jeunes gens qui ont un cœur pour le Seigneur et ainsi aussi d’ailleurs un cœur pour nos frères et sœurs, un cœur pour l’assemblée, qu’ils grandissent encore.

Je peux leur faire comprendre encore davantage ce qu’est l’assemblée pour le cœur du Seigneur. Voilà quelque chose que nous pouvons apprendre à nos enfants pour qu’ils soient des enfants nazaréens pour le Seigneur et pour marcher après le Seigneur, pour Le suivre.

Il y a encore certainement beaucoup de choses dans ce chapitre. Je pense encore à quelque chose que nous trouvons dans le v. 21 : « Et Elkana, son mari, monta avec toute sa maison pour sacrifier à l’Éternel le sacrifice annuel et son vœu ». On peut se demander quel était son vœu.

Il me semble qu’avant ce vœu il y a un entretien profond entre lui et sa femme, parce que dans l’Ancien Testament, quand une femme faisait un vœu, c’était le mari qui devait ratifier ce vœu. Si le mari n’était pas d’accord avec le vœu de la femme, sa femme était libre de son vœu. Il y a là encore une chose très belle à voir : c’est qu’Elkana a entendu que sa femme Anne a fait un vœu.

Elle a fait le vœu que quand elle aura un enfant, l’enfant sera donné à l’Éternel pour tous les jours de sa vie. Alors Anne, non, si enfin tu as un fils, sois raisonnable, tu auras enfanté un fils pour toi. Ce n’est pas ce qu’il a dit, mais il a dit : Je suis d’accord avec toi. Il a ratifié ce vœu. Et ce vœu était même son vœu à lui, c’est pour cela qu’il est venu aussi pour encore le ratifier devant l’Éternel : Voilà le vœu que nous avons fait, que ma femme a fait, mais avec lequel je suis tout à fait d’accord.

Cet accord qui se trouve ici dans le couple, que nous trouvons encore quand elle pense : il faut que je reste, j’ai ici mes devoirs, mon devoir pour mon enfant, mon mari est d’accord.

Nous voyons aussi cette belle unanimité entre le mari et la femme, quelque chose que nous apprenons aussi de cette histoire. C’est quelque chose de très important et de très bénéfique pour nous toujours, que nous – je parle à ceux qui sont mariés et qui ont des familles – soyons vraiment unanimes aussi quant à l’éducation et quant à tout ce qui concerne notre famille et notre vie ensemble.

C’est vraiment devant le Seigneur que nous nous trouvons unanimes dans la pensée : tout pour le Seigneur. Lui doit avoir toujours pour nous toujours la première place, pas autre chose, pas le succès ici dans le monde, pas les choses matérielles, même pas les choses que le Seigneur nous accorde certainement, mais la priorité qu’aura toujours le Seigneur Lui-même si nous voulons Le suivre. Que ce soit toujours notre première pensée !

Est-ce que c’est à la gloire de notre Seigneur, est-ce que nous voulons vraiment savoir ce qui Lui plaît ? Alors allons voir dans l’Écriture, mettons-nous à genoux devant le Seigneur pour Lui demander, quand nous avons lu quelque chose : Seigneur, montre-nous ce que tu nous dis ici, montre nous, afin que nous comprenions, et donne aussi cette inclination de notre cœur pour te suivre vraiment.

Peut-être une petite remarque pratique, quelque chose que j’ai dû apprendre. Nous lisons à la maison, n’est-ce pas ? Peut-être lisons-nous le calendrier. C’est très bien ; il y a un verset biblique, il y a encore une simple explication, il y a aussi quelquefois l’appel d’un frère dans le texte, et nous pensons aussi que ce frère a voulu se laisser conduire par le Seigneur, par l’Esprit Saint, pour écrire quelque chose.

Nous retrouvons donc cela bien sûr si nous lisons la Parole. Le papa lit, son épouse écoute, les enfants sont là, écoutent-ils ? Oui, ils écoutent. Vous savez, si nous terminons tout simplement comme cela, nous avons lu, fermé la Bible et on s’en va. On a perdu une occasion.

Je propose autre chose. Quand nous avons lu quelque chose, nous aimons ensuite prier et demander au Seigneur : « Donne-nous de comprendre et de faire ce que nous avons lu ». Peut-être que le père peut voir dans l’Écriture qu’il a lu un détail sur lequel il peut exprimer une pensée. Vous savez, pour les enfants, cela devient vivant, beaucoup plus vivant, que si l’on ferme l’Écriture, et puis c’est terminé. Ils attendent seulement le moment où c’est terminé. Mais non.

Et puis s’il y a encore d’autres choses, des questions. Nous pouvons peut-être entrer un peu dans un détail, nous pouvons peut-être dire : Tu as vu comment le Seigneur a agi dans ce texte. Qu’en penses-tu ? » Si les enfants sont un peu habitués à cela, je crois qu’ils écoutent beaucoup mieux.

C’est quelque chose de simplement pratique, mais avoir ensuite une prière. Elle ne doit pas être longue, mais une prière concrète, sur un certain point, et l’enfant retient cela : Nous avons encore prié pour cela, et cela aide aussi à attirer leur attention et les aide à comprendre, et cela nous rend capables de suivre ce que le Seigneur nous a montré. Le Seigneur veut nous aider dans tous les détails.

Nous avons chanté que le Seigneur est plein de bonté. Nous avons parlé de Lui dans notre cantique comme le sacrificateur qui veut nous aider. Que fait un sacrificateur ? Il nous aide avant que quelque chose de grave arrive. Quand nous lisons Hébreux 4, nous savons bien que nous pouvons nous approcher de Lui pour qu’Il nous aide avant que nous tombions, pas trop tard, mais au moment opportun.

Le moment opportun, chers amis, c’est peut-être le moment où nous faisons la lecture avec une prière, et cela a été le moment opportun où le Seigneur veut nous aider et peut-être aussi nous retenir – Il veut peut-être aussi retenir mon enfant de faire quelque chose. Le Seigneur sait tout cela.

Le Seigneur veuille employer cela pour sa gloire et pour notre bien.

R. Brockhaus

DEMEURER ATTACHÉ AU SEIGNEUR

« [Barnabas] les exhortait tous à demeurer attachés au Seigneur de tout leur cœur » Actes 11. 23.

L’exhortation de Barnabas aux croyants d’Antioche est en quatre parties :

1. Demeurer attaché au Seigneur, cela s’adresse à notre cœur.

Le Seigneur n’exige pas tout d’abord notre temps, nos forces, notre argent ou notre service. Il désire notre affection. Le motif central de tout ce que nous faisons dans notre vie devrait être l’amour pour le Seigneur Jésus. Parce qu’Il est mort pour nous, notre cœur Lui appartient.

2. Demeurer attaché au Seigneur exige une ferme décision.

Nous prenons des décisions tous les jours – importantes ou moins importantes. Mais qu’en est-il de la décision de vivre pour le Seigneur Jésus et avec Lui ? Si nous l’avons accepté comme notre Sauveur personnel, la conséquence normale qui en découle, c’est que nous mettions notre vie à sa disposition.

3. Demeurer attaché au Seigneur, c’est reconnaître ses droits.

Que nous sommes heureux de connaître Jésus Christ comme notre Sauveur, et de savoir que nous avons le pardon de nos péchés ! Cependant, vivre en relation avec Lui implique que nous le respections et l’honorions comme notre Seigneur. Demeurer avec Lui signifie que nos demandes soient selon sa volonté et que nous obéissions à sa Parole.

4. Demeurer attaché au Seigneur est quelque chose de permanent.

Le Seigneur désire que nous demeurions constamment près de Lui et que nous nous demandions tous les jours ce qu’Il attend de nous. Ce n’est pas simplement faire un bon départ dans le chemin de la foi, mais suivre continuellement le Seigneur, même lorsque des problèmes surviennent et que notre foi est éprouvée. D’après « The Good Seed » avril 2024

COMME DES VASES DE TERRE

« Revêtez-vous donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, d’affection miséricordieuse, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience, vous supportant l’un l’autre, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme le Christ vous a pardonnés, vous aussi faites de même » Colossiens 3. 12 et 13.

« La sagesse d’en haut est… pleine de miséricorde » Jacques 3. 17.

« Nous, les êtres humains, nous sommes comme des vases d’argile qui se font du mal simplement en se touchant », disait Saint Augustin (354-430). Et c’est vrai ! Il est difficile, sinon impossible, de vivre ensemble en harmonie, si nous ne montrons pas de pardon et de miséricorde les uns envers les autres, parce que, souvent, nous nous blessons réciproquement, que ce soit entre conjoints, dans la famille ou dans l’Église.

Mais qu’est-ce que la miséricorde ? C’est le fait de prendre part à la souffrance, ou de montrer de la compassion pour l’erreur de son frère. Dieu explique ainsi sa miséricorde devant les manquements de son peuple : « Mon cœur est changé en moi ; toutes ensemble, mes compassions se sont émues » (Os. 11. 8).

Le mot « pardon » évoque le fait de renoncer à vouloir « faire payer » à l’autre le tort qu’il m’a fait. Pour pardonner, il faut se souvenir du grand pardon dont nous avons bénéficié. Pardonner ne signifie pas tout accepter ! Il y a des situations dans lesquelles nous devons rendre témoignage à la vérité. Pardonner, c’est aussi une initiative courageuse et libératrice.

« Pardonner, c’est libérer un prisonnier et s’apercevoir que le prisonnier, c’était toi-même » (Lewis B. Smedes – auteur chrétien).

Le pardon entre conjoints, dans la famille ou dans l’église locale, c’est comme l’huile pour un moteur. Si l’on part sans une goutte d’huile dans le moteur de la voiture, tout se bloque au bout de quelques kilomètres. Comme l’huile, le pardon réduit les frictions et permet de poursuivre.

Chrétiens ! demandons au Seigneur la force pour utiliser « l’huile » de la miséricorde et du pardon. Et employons-la abondamment !

D’après « Il buon seme » avril 2024

TRADUCTION DE FEUILLETS (88)

« Éternel ! tu m’as sondé et tu m’as connu ! Tu connais quand je m’assieds et quand je me lève, tu discernes de loin ma pensée » Psaume 139. 1 et 2.

JUSTE UN DÉPLIANT

Il y avait un dépliant dans la boîte aux lettres. Encore quelque chose de ces gens pieux, murmura la propriétaire. Puis ses yeux tombèrent sur un passage biblique du traité qui la mit soudain mal à l’aise : « Car c’est du cœur que viennent mauvaises pensées, meurtres, adultères, fornications, et vols… » (Mat. 15. 19). La femme a emporté le dépliant dans la maison.

Pleine d’anxiété, elle se souvenait qu’elle avait souvent pris quelque chose dans un magasin discount sans le payer. Pourquoi avait-elle fait ça ? Elle n’était pas pauvre ! Elle avait cédé à la tentation à maintes reprises. Devait-elle tout rapporter maintenant ? Non, pensa-t-elle, les magasins gagnent assez d’argent !

Elle a déposé le dépliant sur le bureau de son mari. Il fallait lui rappeler que ses contacts avec une autre femme n’étaient pas vraiment « innocents ». Il a lu le dépliant puis, en colère, l’a jeté à la poubelle.

Mais la femme ne parvenait plus à trouver la paix. De plus en plus de péchés lui venaient à l’esprit. Que devait-elle faire ? Elle a pris la Bible et a lu le chapitre 15 de l’Évangile de Matthieu. Alors elle a pris conscience : Je suis une pécheresse ! Je suis perdue ! Elle s’est alors confiée à un chrétien pieux qui l’a aidée à trouver la foi au Seigneur Jésus. Comme elle est devenue heureuse lorsqu’elle a reçu l’assurance que Dieu lui avait pardonné tous ses péchés !

Après un certain temps, son mari a également acquis une foi vivante au Sauveur.

D’après Näher zu Dir octobre 2024

« S’ils avaient été sages, ils auraient compris ceci, ils auraient considéré leur fin » Deutéronome 32. 29.

DU TEMPS À L’ÉTERNITÉ

En temps de crise, de nombreuses personnes s’inquiètent quant à la protection de leur vie et de leur intégrité physique. Ils réfléchissent à la manière dont ils peuvent éviter les dangers qui les guettent. Ils accumulent des provisions pour se protéger des difficultés et des privations.

Mais la question la plus importante de notre vie, c’est : Où passerons-nous l’éternité ? Pour éviter d’être perdus à jamais, ni les mesures de protection, ni les stocks ne sont utiles. La question, c’est de savoir si nous pouvons nous tenir devant le Dieu saint. Cela ne dépend pas de la situation mondiale, mais de notre position personnelle devant Lui.

À cause des choses mauvaises que nous avons faites, nous sommes devenus coupables devant Dieu et à l’égard de nos semblables. C’est pourquoi nous menons une bataille perdue d’avance. Le jugement que Dieu porte sur nous dans la Bible est dramatique : « Ils se sont tous détournés, ils se sont tous ensemble corrompus ; il n’y a personne qui fasse le bien, non pas même un seul » (Ps. 14. 3).

Seul Jésus-Christ, le Fils de Dieu, peut nous libérer de cette situation difficile. Il est mort sur la croix pour effacer nos péchés devant Dieu. Lorsque, par la foi, nous acceptons le Seigneur Jésus comme notre Sauveur, Dieu nous lave de tout péché et de toute culpabilité.

Nous avons désormais un libre accès à Dieu et une espérance sûre qui va au-delà de la vie sur terre : nous serons un jour éternellement au ciel avec Dieu et le Seigneur Jésus, où nous attend un bonheur impossible à comprendre aujourd’hui.

D’après Näher zu Dir octobre 2024

« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus » Romains 8. 1.

DEVANT LE JUGE DIVIN

La jurisprudence humaine n’est pas toujours claire. Il existe souvent une marge de manœuvre dans l’interprétation et l’application des lois et règlements, que le juge utilise à sa discrétion. Il arrive que les tribunaux supérieurs annulent les jugements rendus par les tribunaux inférieurs. C’est pourquoi on ne peut jamais être sûr de la décision d’un juge.

Certains estiment que cela vaut également pour la jurisprudence divine : Vous devriez attendre et voir si vous êtes acquitté ou condamné. Ils pensent que Dieu pèsera et équilibrera soigneusement le bien et le mal dans chaque vie humaine. Il n’est pas encore possible de dire ce qu’il adviendra de cela.

Il est vrai que Dieu sait tout exactement et en tient compte dans son jugement. Cependant, dans le « Livre de la Loi du Ciel », il y a un paragraphe décisif : « Celui qui croit en lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jean 3. 18).

Quiconque vient à Jésus-Christ, le Fils de Dieu, avec sa culpabilité, et l’accepte comme son Sauveur personnel, est immédiatement acquitté par Dieu et n’a plus à craindre son juste jugement. Mais tous ceux qui rejettent le Seigneur Jésus comme leur Sauveur seront un jour condamnés au châtiment éternel.

D’après Näher zu Dir octobre 2024

« Car je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni pouvoirs, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur » Romains 8. 38 et 39.

SÉCURITÉ : LE CHEMIN DU SALUT

Le Seigneur Jésus est allé à la croix du Calvaire « amené comme un agneau à la boucherie » (És. 53. 7). Là, Il « a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu » (1 Pier. 3. 18). Il « a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification » (Rom. 4. 25). Ainsi Dieu ne néglige pas les revendications de sa justice contre le péché quand Il justifie le pécheur qui croit en Jésus (cf. Rom. 3. 26), parce que Jésus en a payé toute la juste peine.

Croyez-vous au Fils de Dieu ? S’il en est ainsi, alors Dieu vous fait bénéficier de la pleine valeur du sacrifice de Jésus.

Cela n’est-il pas une voie extraordinaire de salut, digne de Dieu Lui-même ? Son amour, la gloire de son Fils précieux, et le salut du pécheur sont liés. Quelle abondance de grâce et de gloire, que le Fils même de Dieu ait accompli toute l’œuvre, et reçoive toute la louange, et que vous et moi, croyant en Lui, nous recevions toute la bénédiction !

Mais vous demanderez peut-être : Pourquoi est-ce que je n’ai pas l’assurance de mon salut ? Si mes sentiments me permettent de dire, un jour, que je suis sauvé, ils vont probablement anéantir tout espoir le lendemain. Je suis comme un bateau battu par la tempête, qui ne sait plus où jeter l’ancre. C’est là qu’est votre erreur. Avez-vous jamais entendu parler d’un capitaine qui essaie de jeter l’ancre de son bateau en la fixant à l’intérieur du navire ? L’ancre doit être accrochée à quelque chose de ferme en dehors du bateau. Il se peut que vous compreniez que seule la mort de Christ vous donne la sécurité, mais que vous pensiez que c’est ce que vous ressentez intérieurement qui vous donne l’assurance. Mettez votre confiance en Jésus Christ et en ce qu’Il a fait, et non pas sur vous-même et sur vos sentiments.

D’après The Lord is near septembre 1986

« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela, ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu » Éphésiens 2. 8.

CERTITUDE : LA CONNAISSANCE DU SALUT

Comment puis-je être sûr que j’ai la bonne sorte de foi ? Eh bien, mettez votre confiance dans la Personne qu’il faut – dans le Fils de Dieu. Ce n’est pas la question de votre mesure de foi, mais du fait que la Personne en laquelle vous mettez votre confiance en est digne. Un homme se saisit de Christ en s’y agrippant comme un noyé, tandis qu’un autre touche seulement le bord de son vêtement, mais tous deux sont également en sûreté. Ils se reposent tous deux avec confiance sur la valeur éternelle de son œuvre accomplie. Cela c’est « croire en Lui ».

Assurez-vous que votre confiance ne se base par sur vos œuvres, sur l’observance religieuse ou des sentiments, ou une éducation morale. Vous pourriez avoir la foi la plus forte en de telles choses, et être perdu éternellement. La plus faible foi en Christ sauve pour l’éternité, tandis que la plus forte en soi-même ne sert à rien.

Je crois en Jésus, m’a dit une fois une jeune fille, mais quand on me demande si je suis sauvée, je n’aime pas répondre : Oui, de crainte de mentir. Cette jeune fille était la fille d’un modeste boucher d’une petite ville. Son père n’était pas rentré du marché. Aussi je lui dis : Supposez que vous demandiez à votre père combien il a acheté de brebis aujourd’hui, et qu’il réponde : Je ne veux pas le dire, parce que je risquerais de mentir. En colère, sa mère, qui était là, répondit : Mais ce serait faire de son père un menteur !

De la même manière, cette jeune fille faisait Christ menteur en disant : Je crois en Lui, mais je n’aime pas dire que je suis sauvée parce que je pourrais mentir – alors que Christ a dit : « Celui qui croit en moi a la vie éternelle » (Jean 6. 47).

D’après The Lord is near septembre 1986

« Et les disciples étaient remplis de joie et de l’Esprit Saint » Actes 13. 52.

« (Jésus) qui lui-même a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin qu’étant morts au péché nous vivions pour la justice » 1 Pierre 2. 24.

JOUISSANCE : LA JOIE DE LA COMMUNION

Bien que vous soyez sauvé par l’œuvre de Christ et assuré par la Parole de Dieu, votre joie est maintenue par le Saint Esprit qui habite en vous. L’œuvre de Christ et votre salut demeurent ou se perdent ensemble ; votre marche et votre joie demeurent ou tombent ensemble. L’œuvre de Christ ne peut pas manquer, donc votre salut ne peut pas manquer. Cependant, votre marche peut manquer et quand cela arrive, votre joie disparaît aussi. Autrement dit, votre joie spirituelle sera en rapport direct avec le caractère spirituel de votre marche après que vous avez été sauvé.

Vous êtes-vous trompé en mélangeant joie et sûreté ? Lorsque, par égoïsme, manque de calme, ou mondanité, vous avez attristé le Saint Esprit et perdu votre joie, avez-vous pensé que votre sécurité était aussi perdue ? Votre sécurité repose sur l’œuvre de Christ pour vous ; votre assurance dépend de la Parole de Dieu pour vous, et votre jouissance dépend de ne pas attrister le Saint Esprit en vous. Quant un enfant de Dieu attriste l’Esprit, sa communion avec le Père et le Fils est interrompue. Quand il se juge lui-même et confesse son péché, la joie de la communion est restaurée. Par exemple : Votre fils a fait quelque chose de mal, sa communion avec vous est interrompue à cause de sa désobéissance. Vous l’avez assuré de lui pardonner s’il confesse sa faute, mais l’orgueil et la volonté propre le retiennent de faire cela. Toute sa joie a disparu parce que la communion a été interrompue.

Qu’est-il arrivé à votre relation ? A-t-elle également disparu ? Bien sûr que non. La relation dépend de la naissance – la communion, de la conduite. Dès que votre fils confesse sa faute, vous le prenez dans vos bras, et sa joie est restaurée parce que la communion est restaurée. La communion que nous avons avec le Seigneur est la joie que nous avons du salut.

Ne pensez pas que le jugement de Dieu sur les péchés des croyants soit moindre que sur les péchés des inconvertis. Quand un croyant pèche, la question de la criminalité ne peut pas être soulevée contre lui parce que le Juge a réglé cela à la croix ; mais la question de la communion se pose chez le croyant par le Saint Esprit chaque fois qu’Il est attristé.

Une nuit de clair de lune, un homme, regardant le reflet de la lune dans un étang calme, admire ce reflet de la lune. Soudain, quelqu’un lance une pierre dans l’étang, et l’homme s’exclame : La lune a volé en éclats ! Son ami lui répond : Regarde. La lune n’a pas changé. C’est l’état de la mare qui a changé. Votre cœur, c’est la mare. Quand vous ne laissez pas entrer du mal dans votre vie, le Saint Esprit révèle les gloires de Christ pour votre encouragement et votre joie. Mais au moment où entre le péché, le Saint Esprit intervient et vos expériences heureuses sont troublées. Vous êtes agité et perturbé intérieurement. Mais quand vous confessez le péché, la joie calme et sereine de la communion est restaurée.

Pendant le temps où votre cœur est dans un état de tourment, l’œuvre de Christ a-t-elle changé ? Non ! Donc votre salut n’a pas changé non plus. La Parole de Dieu a-t-elle changé ? Non ! Donc la certitude de votre salut n’a pas changé non plus. Qu’est-ce qui a changé, alors ? L’action du Saint Esprit en vous a changé. Au lieu de remplir votre cœur du sens de la valeur de Christ, Il est attristé et doit vous remplir de la conscience de votre péché. Il vous retire votre joie jusqu’à ce que vous jugiez et résistiez au mal qui L’a attristé. Alors Il restaure votre communion.

D’après The Lord is near septembre 1986

« Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel a perdu sa saveur, avec quoi sera-t-il salé ? Il n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes » Matthieu 5. 13.

LES CHRÉTIENS, AUJOURD’HUI COMME ALORS, ONT LA RESPONSABILITÉ : ÊTRE LE SEL DE LA TERRE

La responsabilité du chrétien aujourd’hui : c’est de rendre témoignage au Seigneur Jésus et à son œuvre.

Le Seigneur Jésus, Celui qui est saint et ne connaissait pas le péché, savait que cette terre était corrompue par le péché. Il était venu dans le but de faire la purification des péchés par Lui-même. Ayant accompli l’œuvre sur la croix, Il nous a laissés, nous ses disciples, sur la terre comme témoins, et pour annoncer la bonne nouvelle que la vie et l’incorruptibilité sont maintenant amenées dans la lumière.

Le Seigneur, ici, nomme les porteurs de ce message « le sel de la terre ». Il est évident que seuls les vrais croyants peuvent donner au monde cette protection. Ni les adhérents de religions sans Christ, ni les philosophes, ni les scientifiques – qui n’étudient que les phénomènes naturels visibles, et pour lesquels la résurrection d’entre les morts est folie – ne peuvent en aucune manière retenir la marée toujours montante du péché dans le monde.

Mais le Seigneur connaissait aussi le danger que ses disciples deviennent ternes, formels, et sans vie par leur manque de séparation d’avec les éléments du monde. Le Seigneur décrit, de manière vivante, leur condition comme insipide – du sel sans goût. Nous sommes souvent coupables de cela, si notre attitude vis-à-vis du monde n’est pas la même que celle du Seigneur Lui-même. Il expose la haine du monde envers la lumière divine, et son attrait pour les ténèbres – souvent même par le fait qu’Il recevait des pécheurs et mangeait avec eux.

La chrétienté apostate, en dépit de tout ce qu’elle a fait au nom de Christ, sera jugée avec le monde. Aujourd’hui le Seigneur appelle tout vrai croyant : « Sortez du milieu d’eux et soyez séparés » (2 Cor. 6. 17). Même le monde méprise un chrétien ramolli. Pourquoi être sans goût, insipide, jeté dehors et piétiné sous le pied des hommes ?

D’après The Lord is near septembre 1986

« Assis en face du Trésor, Jésus regardait comment la foule jetait de la monnaie au Trésor ; de nombreux riches y jetaient beaucoup. Une veuve pauvre vint et y jeta deux pites, ce qui fait le quart d’un sou » Marc 12. 41 et 42.

SE RENONCER SOI-MÊME POUR LA CAUSE DE CHRIST

Que ces hommes savaient peu quel œil les surveillait lorsqu’ils jetaient leurs offrandes ! Qu’ils étaient peu conscients qu’ils étaient observés par Celui dont les yeux peuvent pénétrer jusqu’aux profondeurs de leur cœur, et y lire les motifs qui les faisaient agir dans ce qu’ils faisaient ! Il se peut que le pharisien ait été là, étalant sa richesse et faisant montre avec pompe de sa religiosité. Peut-être que le formaliste froid était là aussi, jetant par routine sa pièce dans le trésor. Jésus voyait tout, jugeait tout.

Il est bon de penser à cela toutes les fois que nous sommes appelés à contribuer à la cause du Seigneur. Qu’il est sage de se souvenir, au moment de la collecte, que Jésus est assis en face de nous ! Ses yeux voient, non pas la bourse, mais le cœur. Il ne compte pas la somme, mais les motifs. Si le cœur est droit, le montant sera juste, selon son jugement. Quand le cœur bat pour Lui, la main sera ouverte pour son cœur.

Tous ceux qui aiment réellement Christ estimeront comme leur privilège de se renoncer eux-mêmes pour contribuer à son œuvre. Il est merveilleux qu’Il condescende à nous demander cela. Et ce doit être pour nous une joie sincère et profonde d’y répondre selon que Dieu nous aura fait prospérer, car Il aime celui qui donne joyeusement ; c’est exactement ce qu’Il est Lui-même. « Mais Dieu est puissant pour faire abonder toute grâce envers vous, afin qu’ayant toujours, à tous points de vue, tout ce qui suffit, vous abondiez pour toute bonne œuvre ». (2 Cor. 9. 8).

D’après The Lord is near septembre 1986

« En toi, Éternel, j’ai placé ma confiance… délivre-moi dans ta justice… hâte-toi, délivre-moi ; sois pour moi un rocher, une forteresse, une maison qui me soit un lieu fort, afin de me sauver. Car tu es mon rocher et mon lieu fort » Psaume 31. 1 à 3.

« Et le rocher était le Christ » 1 Corinthiens 10. 4.

LE SALUT DANS LE ROCHER

Il y a quelques années, l’ingénieur d’un train passant par une voie rétrécie du circuit remarqua soudain deux petits enfants jouant sur les voies. Il fit immédiatement fonctionner le sifflet et appuya sur les freins ; mais il était trop tard pour arrêter le train à temps sur sa voie de descente.

L’accident était-il inévitable ? L’aînée des enfants, une fillette, consciente du danger imminent, poussa rapidement son petit frère dans une petite niche dans la roche, qui s’était formée quand on faisait sauter la roche pour préparer la voie, puis s’y mit aussi à l’abri. Le conducteur du train retint son souffle un moment, jusqu’à ce qu’il ait vu le petit garçon, obéissant à sa sœur, se coller contre le rocher. Les deux enfants furent sauvés.

Cet incident nous fait penser à Jésus Christ, le Fils de Dieu. Il est le Rocher, offrant un refuge éternel. Beaucoup de gens ne sont pas conscients qu’ils sont en grand danger. Leur vie sur la terre se terminera tôt ou tard ; et à la mort succédera le jour du jugement. Tous seront appelés à comparaître devant le Juge de toute la terre, pour rendre compte de leur vie, selon tout ce qu’ils auront fait, soit bien, soit mal. Qui pourra se tenir devant Lui ? La Parole de Dieu affirme que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ». Mais tous ceux qui ont trouvé refuge en Jésus Christ, le rocher des âges, sont épargnés du jugement. Ils ont reçu le pardon de leurs péchés, la paix du cœur, et la vie éternelle.

D’après The Lord is near septembre 1986

« Le cœur du peuple se découragea en chemin. Et le peuple parla contre Dieu et contre Moïse : Pourquoi nous avez-vous fait monter hors d’Égypte, pour mourir dans le désert ? Car il n’y a pas de pain, et il n’y a pas d’eau, et notre âme est dégoûtée de ce pain misérable » Nombres 21. 4 et 5.

RELATIONS ENTRE FRÈRES DANS L’ASSEMBLÉE

Les difficultés dans les assemblées d’enfants de Dieu sont permises par le Seigneur. Il ne désire pas que les croyants aient des sentiments blessés l’un envers l’autre, ni qu’ils montrent un esprit de rancune, de rivalité, ou d’orgueil. Il préférerait leur donner l’occasion de s’estimer eux-mêmes pratiquement pour morts, et qu’ils aient et montrent une foi simple et confiante. Une telle foi voit la main du Seigneur par-dessus tout et les croyants comme étant précieux à sa vue, tout en regardant à Lui pour la victoire. Ces épreuves sont permises par le Seigneur, non pas pour donner une occasion à la chair, mais comme une bonne occasion pour le nouvel homme de croître en bonté, en humilité et dans la patience de Christ, qui est le fruit de l’Esprit et le résultat de la communion avec le Seigneur. Que c’est triste si l’attitude du cœur est tellement centrée sur soi qu’elle manque à saisir ces occasions de développement spirituel, et les détourne au contraire en occasions pour la chair.

Oh ! être plus vidé de soi-même et rempli de Christ – c’est certainement la prière qui nous convient à tous. Mais si nous l’exprimons en vérité, nous pouvons être sûrs que le Seigneur nous fera traverser des circonstances qui nous feront apprendre en pratique à nous renier nous-mêmes et à manifester la douceur, l’humilité, la patience et la débonnaireté de Christ. Ces circonstances sont aussi destinées à montrer en pratique l’action de cet amour de notre nouvelle nature, qui s’élève au-dessus de nos rancunes et de nos sentiments charnels, et se déploie pour le bien de ceux pour lesquels nous avons le plus de raisons d’avoir de la rancune.

D’après The Lord is near septembre 1986

« Dans toutes ces circonstances, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » Romains 8. 37.

LA GRÂCE DU SEIGNEUR SUFFIT À TOUT

Les épreuves ont pour résultat des couronnes éternelles. Elles deviennent des occasions de victoire et de récompenses qui ne disparaîtront jamais. Quand l’histoire sera oubliée et que les faits du temps seront effacés, quand le système solaire se sera évanoui, et que de nouveaux cieux et une nouvelle terre entreront dans les orbites de l’immensité, les résultats éternels de ces épreuves brilleront dans nos vies, alors que nous partagerons avec Dieu Lui-même les nouveaux cieux et la nouvelle terre, et les gloires de l’avenir pour lequel toutes choses se préparent.

Aurons-nous du profit de nos chagrins ? En gagnerons-nous une couronne ? Obtiendrons-nous tout ce que Christ a pour nous comme suite des choses qui nous arrivent maintenant ? Serons-nous « plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés ? » Et endurerons-nous des épreuves comme de bons soldats de Jésus Christ ? S’il en est ainsi, nous entendrons un jour le Seigneur nous dire : « Bien, bon et fidèle esclave ; entre dans la joie de ton Maître ».

Les épreuves nous aident à connaître les ressources de Dieu. C’est seulement dans des circonstances difficiles que nous apprenons à connaître sa pleine suffisance. Israël, à la Mer rouge, devait d’abord rester tranquille et contempler le salut de Dieu. C’est pourquoi Il leur dit, aussi, que la raison pour laquelle Il les conduisait dans le désert, les mettant dans une situation où il n’y avait pas d’aide naturelle d’aucune sorte, c’était pour leur enseigner qu’Il était capable de répondre à tous les besoins. Plus grande est la conscience de nos besoins, plus Dieu nous devient réel lorsqu’Il répond à ces besoins. Ainsi, toute situation difficile n’est que l’occasion pour Lui de se montrer dans sa sagesse infinie, sa puissance et sa grâce sans limites. L’apôtre nous dit qu’il était exposé à toutes sortes de difficultés afin que la puissance de Christ puisse se reposer sur lui selon ses besoins. C’est pourquoi il accueillait chaque nouvelle situation comme une nouvelle occasion pour le Seigneur de lui dire : « Ma grâce te suffit » (2 Cor. 12. 9).

D’après The Lord is near septembre 1986

« Je considère toutes choses comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur, à cause de qui j’ai fait la perte de toutes et je les estime comme des ordures, afin que je gagne Christ » Philippiens 3. 8.

LE LIEN DE LA COMMUNION : UNE MÊME CONSÉCRATION À DIEU

Une entière consécration au Seigneur Jésus est le lien le plus fort entre des cœurs humains. Elle les débarrasse d’eux-mêmes, et ils ne sont qu’un, en pensées, en intentions, et en buts, parce qu’ils n’ont qu’un seul objet. Pouvons-nous dire honnêtement, en ayant la gloire devant nous : Je fais une chose ? De quel côté tournons-nous nos regards ? Dans quel chemin marchons-nous ? Dieu n’a qu’un chemin : Christ.

Paul voit Christ sur le chemin de Damas, et il renonce à sa propre importance, à son pharisaïsme, à son enseignement, à toute autre chose – et il estime tout comme des ordures, afin de gagner Christ. Les gens parlent de sacrifices – mais il n’y a pas grand sacrifice à renoncer à des ordures. Si les yeux étaient tellement fixés sur Christ que les choses prennent ce caractère, ce ne serait pas un problème d’y renoncer. Les choses prennent leur caractère en fonction de ce qui attire le cœur.

Dans toute piété réelle, Christ est le premier objet de décision, ensuite, les siens qui sont sur la terre, puis nos contemporains, d’abord leur âme, puis leur corps, et tous leurs besoins.

L’amour de Christ vu dans la croix nous contraint à nous donner nous-mêmes entièrement à Lui, qui nous tant aimés qu’Il s’est donné Lui-même pour nous. Notre estime de nous-même diminue en présence d’un tel amour. Nous voyons que nous ne sommes pas à nous-mêmes, mais que nous avons été achetés à prix. Cette conscience approfondit ses droits dans nos cœurs, tout en ôtant tout mérite à notre piété. C’est seulement en regardant à Jésus que nous pouvons renoncer à tout.

D’après The Lord is near septembre 1986

« Où est, ô mort, ton aiguillon ? où est, ô mort, ta victoire ? Or l’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la Loi. Mais grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ » 1 Corinthiens 15. 55 à 57.

LE JOUR EST PROCHE OÙ IL N’Y AURA PLUS DE MORT

La mort fait de tristes ravages ici-bas. Qu’il est encourageant de regarder en avant vers le jour qui vient, où il n’y aura plus ni mort, ni chagrins, ni cris, ni peines – où les larmes seront essuyées de tous les visages, et où nous serons avec Celui qui rend cela possible. Et à quel grand prix Il a fait cela ! L’œuvre a été accomplie, et la venue de ce jour n’est qu’un détail. Il n’y aura alors plus de mer – rien pour nous séparer l’un de l’autre. Mais l’avenir est éclairé par l’espérance. Quel contraste il y aura entre le ciel et la terre, et la vue d’avec la foi !

Puisse le Seigneur hâter ce jour glorieux ! Cela a fortifié le cœur des croyants dans toutes les dispensations. Ils voyaient ce jour de loin, et cela avait un effet puissant sur leur vie. Les choses se rapportant à ce jour, ils les voyaient de loin, ils en étaient convaincus et les considéraient, et affirmaient qu’ils étaient étrangers et pèlerins sur la terre. Mais maintenant, pour nous, le jour s’est rapproché. Nous ne voyons plus les choses comme étant lointaines, mais proches.

Mais nous sommes des gens faibles, vacillants, et sans valeur pour personne excepté pour Christ, et Il nous estime comme « les excellents de la terre ». Nous sommes précieux à sa vue. Nous sommes le fruit du travail de son âme, et ce jour le manifestera, pour sa louange éternelle et pour la satisfaction de son cœur – qu’Il en soit béni.

D’après The Lord is near septembre 1986

« Et Élie s’approcha de tout le peuple, et dit : Combien de temps hésiterez-vous entre les deux côtés ? Si l’Éternel est Dieu, suivez-le ; et si c’est Baal, suivez-le. Et le peuple ne lui répondit mot » 1 Rois 18. 21.

IL FAUT CHOISIR QUELLE VOIE ON SUIVRA

Élie interpella les Israélites indécis, pour qu’ils choisissent. La réaction du peuple fut le silence jusqu’à ce que Dieu montre sa puissance.

Josué, auparavant, avait interpellé tout le peuple pour qu’ils choisissent entre les faux dieux et le seul vrai Dieu. « S’il est mauvais à vos yeux de servir l’Éternel, choisissez aujourd’hui qui vous vous voulez servir, soit les dieux que vos pères… ont servis, soit les dieux de l’Amoréen, dans le pays duquel vous habitez. Mais moi et ma maison, nous servirons l’Éternel » (Jos. 24. 15).

Cette fois-là, le peuple avait choisi de servir l’Éternel.

En Matthieu 6. 24, notre Seigneur nous met en garde contre les conséquences d’un refus de choisir : « Personne ne peut servir deux maîtres ; car ou il haïra l’un et aimera l’autre, ou il s’attachera à l’un et méprisera l’autre : vous ne pouvez pas servir Dieu et les richesses ». Dans ces derniers jours d’abandon de la vérité, chacun de nous doit écouter l’interpellation et y réagir. Nous ne pouvons pas continuer à hésiter entre Dieu et les richesses. Notre Seigneur bien-aimé est si profondément affligé de notre indécision et de notre manque d’attachement à Lui, qu’Il écrit à l’assemble de Laodicée : « Je connais tes œuvres, que tu n’es ni froid ni bouillant : Repens-toi donc, sinon je viens à toi rapidement, et je combattrai contre eux par l’épée de ma bouche » (Apoc. 3. 15 et 16).

Que ferez-vous de ces exhortations de Josué, d’Élie, et de notre Seigneur ? Suivrez-vous le Seigneur et Le servirez-vous ? Ou choisirez-vous les dieux de ce monde ? Et souvenez-vous que, pour le Seigneur, ne pas choisir est le plus mauvais choix de tous !

D’après The Lord is near septembre 1986

« Après cela, Joseph d’Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret, par crainte des Juifs, demanda à Pilate l’autorisation d’enlever le corps de Jésus ; et Pilate le permit. Il vint donc et enleva le corps de Jésus » Jean 19. 38.

L’HONNEUR RENDU AU CORPS MORT DE JÉSUS CHRIST

Le monde avait fait la pire chose : ils avaient crucifié le Seigneur de gloire. Mais Lui avait accompli l’œuvre que Dieu lui avait donnée à faire. Maintenant, Dieu intervient : Il a deux hommes prêts : Joseph, un conseiller du Sanhédrin, mais dont le cœur avait été attiré au Seigneur Jésus ; et Nicodème – qui est nommé ici pour la troisième fois -, qui vint d’abord à Jésus de nuit, et vient maintenant dans la lumière du jour, pour s’identifier avec ce Bien-aimé dans sa mort, ce qu’il n’avait pas fait auparavant dans sa vie. Merveilleuse œuvre de Dieu dans des âmes attirées par la grâce à une foi réelle dans son Fils. Joseph, qui avait été disciple en secret jusque-là par crainte des Juifs, alla maintenant ouvertement à Pilate, le gouverneur romain. En fait, Marc nous dit que Joseph « prit sur lui d’entrer auprès de Pilate », c’est-à-dire avec le courage de la foi.

Il est évident que ce ne fut pas en secret qu’ils prirent le corps du Seigneur Jésus : cela serait bien connu des Juifs, et Joseph et Nicodème seraient dorénavant des hommes repérés. Mais ici se trouve le rappel précieux de leur foi et de leur amour, mentionné dans l’Écriture pour l’éternité.

La timidité de Nicodème s’était changée en hardiesse, et son dévouement se voit en ce qu’il apporte une très grande quantité d’épices. Pour nous, cela peut bien signifier que la mort du Seigneur Jésus a en elle-même un parfum qui réjouit le cœur de Dieu pour l’éternité. Envelopper le corps dans du fin lin rappelle une vie d’une pureté précieuse dans tous ses détails, donnée volontairement, mais dont on doit toujours se souvenir.

D’après The Lord is near septembre 1986 (L.M.G.)

« Ayant beaucoup de choses à vous écrire, je n’ai pas voulu le faire avec du papier et de l’encre, mais j’espère aller vers vous et vous parler de vive voix, afin que notre joie soit complète » 2 Jean 12.

SE CONFIER ET S’ENCOURAGER MUTUELLEMENT

Quand on lit la deuxième et la troisième épîtres de Jean, on discerne un esprit d’intimité personnelle avec les destinataires de ces lettres. Le désir de l’apôtre Jean, de parler de vive voix avec des amis chrétiens ne nous rappelle-t-il pas ce beau passage du prophète Malachie : « Alors ceux qui craignent l’Éternel ont parlé l’un à l’autre, et l’Éternel a été attentif et a entendu, et un livre de souvenir a été écrit devant lui pour ceux qui craignent l’Éternel, et pour ceux qui pensent à son nom » (Mal. 3. 16) ?

La charge du témoignage qui nous a été confiée semble parfois lourde, mais elle devient plus légère si nous pouvons la partager les uns avec les autres. Les apôtres le ressentaient aussi lorsque, dans des jours de conflit, ils pouvaient se décharger dans leurs âmes en écrivant et en ayant de la communion avec des hommes et des femmes fidèles. Il est réconfortant de remarquer qu’ils se réfèrent les uns aux autres, non seulement comme frères et sœurs, mais aussi comme amis. Ils souffraient d’être séparés – quelquefois par les murs d’une prison – mais il se réjouissaient par avance de se revoir l’un l’autre en vérité.

Quand nous pensons à cela, nous n’avons pas de difficulté à imaginer de quels sujets ils s’entretenaient quand ils se rencontraient – des choses précieuses de Christ qu’ils avaient entendues depuis le commencement. Tout ce qu’ils avaient expérimenté dans le chemin ne servait qu’à rendre ces choses d’autant plus précieuses. Ils pouvaient réellement parler de l’abondance du cœur.

Que le Seigneur nous donne le même désir et la même disposition à nous parler les uns aux autres librement, avec joie, et intelligemment ; de ce que nous avons appris de Lui.

D’après The Lord is near septembre 1986

« Je descendis dans la maison du potier ; et voici, il faisait son ouvrage sur son tour. Et le vase qu’il faisait fut gâté dans la main du potier ; et il en fit un autre vase, comme il plut au potier de le faire » Jérémie 18. 3 et 4.

LA RÉPONSE MERVEILLEUSE DE DIEU AU PÉCHÉ DE L’HOMME, ET L’AVENIR HEUREUX DES CROYANTS

Que cette illustration divine de la vie humaine est vraie et précise ! À partir de la poussière de la terre, Dieu forma ce magnifique réceptacle, le corps humain, « à son image ». Les hommes essaient d’éluder cette vérité en prétendant croire que tout, eux-mêmes compris, a évolué à partir de rien par des lois de nature impersonnelles. Cependant, la Parole de Dieu contredit ce fantasme en affirmant clairement que Dieu Lui-même a formé l’homme (Gen. 2. 7), dans le but précis que nous, ses créatures, Lui obéissions, Le servions, et L’honorions.

Mais le péché a gâté le vase. L’homme n’est plus dans la condition spirituelle ni physique dans laquelle il est sorti de la main de Dieu. Sa nature est corrompue et son corps est défiguré par la maladie, la corruption, et la mort. De quelque côté que nous regardions, nous voyons la mort – l’homme souffrant des conséquences de son propre péché. D’avoir écouté Satan a eu pour lui des conséquences réellement catastrophiques.

Cependant, les desseins de Dieu ne peuvent pas échouer. Il a pourvu à notre état par un remède par lequel Il a été glorifié infiniment plus que par la création : c’est l’œuvre de la rédemption, l’œuvre de son amour – qui a été accomplie à la plénitude des temps sur la croix du Calvaire, par son Fils bien-aimé pour la gloire de son Père. Son propos se verra dans la résurrection physique de ceux qui se sont endormis en Jésus. Dieu recréera de la poussière leur corps, faisant de ce corps d’humiliation un corps spirituel semblable à celui du corps du Seigneur de gloire. C’est ce que Dieu peut faire, et fera pour chacun de nous qui sommes sauvés. Si le Seigneur vient bientôt, nous n’aurons peut-être pas à mourir avant que cette transformation merveilleuse ait lieu, Dieu en soit béni !

D’après The Lord is near septembre 1986

« Que celui qui a de l’intelligence compte le nombre de la bête, car c’est un nombre d’homme ; et son nombre est six cent soixante-six » Apocalypse 13. 18.

LA SIGNIFICATION SPIRITUELLE DU NOMBRE 666

Ce nombre, 666, a été l’objet de beaucoup de spéculation bizarre dans le monde au cours des siècles. Il est facile, cependant, pour ceux auxquels le Fils de Dieu a donné de l’intelligence pour connaître Celui qui est la vérité (1 Jean 5. 20) de comprendre la signification de ce nombre symbolique de la bête. Si sept est le nombre de la plénitude divine, alors six signifie les vaines tentatives humaines pour atteindre à cette complétude – autrement dit, la limitation, la déficience et l’échec humains. 666 indique l’ultime concentration des capacités humaines dans un effort futile pour s’opposer au Dieu du ciel, en unifiant tous les pouvoirs, religieux, social, politique, et scientifique – et en les plaçant dans les mains d’un seul homme.

Même si nous admirons la perfection apparente et la précision des ordinateurs modernes et des observations scientifiques, ils ne sont pas la perfection : « J’ai vu la fin de toute perfection : ton commandement est fort étendu » (Ps. 119. 96). Où alors se voit la véritable perfection ? Nous connaissons la réponse, Dieu le Père Lui-même trouve ses délices dans la perfection morale de son bien-aimé Fils, le Seigneur Jésus Christ. Et de même que sept dépasse six, la foi en Lui donne au cœur de l’homme un objet qui dépasse les plus hauts sommets du développement humain.

Celui qu’aime notre âme n’excelle pas seulement en sagesse et en puissance. Il nous a achetés comme sa propre possession en souffrant sur la croix pour nous. Qu’est-ce qui peut dépasser cela ?

D’après The Lord is near octobre 1986

1 PIERRE 1. 18 à 21

« Un agneau sans défaut et sans tache, préconnu dès avant la fondation du monde… ».

C’est Lui que Jean le baptiseur a salué en disant : « Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! » (Jean 1. 29).

Il est remarquable de voir que Jean, dans sa deuxième interpellation (au v. 36) en regardant Jésus marcher, dit simplement : « Voilà l’agneau de Dieu ! »

En tournant les pages, nous lisons dans l’Apocalypse ces mots : « Je vis… un agneau qui se tenait là, comme immolé » (5. 6).

Ce qui est merveilleux et ce qui est encore plus glorieux, c’est qu’Il soit appelé dans l’Apocalypse, « l’Agneau ».

« Digne est l’Agneau ». Agneau est son titre de gloire. C’est parce qu’Il a été immolé qu’Il recevra cette louange éternelle du cœur de ses rachetés.

C’est Lui qui resplendit dans la sainte cité : « l’Agneau est sa lampe » (21. 23).

L’Agneau n’a pas besoin pour lui-même d’une lumière extérieure pour briller. Il est la gloire qui brille de tout son éclat. Il a été glorifié, mais Il entre glorieux dans la gloire, et nous en avons l’image dans deux expressions de l’Ancien Testament.

Au Psaume 21, verset 3, il est dit : « Tu as mis sur sa tête une couronne d’or fin » et au Cantique des cantiques, au chapitre 5, verset 11, la bien-aimée dit : « Sa tête est un or très fin ». Et nous pouvons dire que sa tête est plus glorieuse que la couronne. Ne l’oublions jamais.

M. Seignobos (1971)

1 CORINTHIENS 10

Unité du corps et unité de l’Esprit

Un évènement remarquable s’est produit sur la terre il y a environ 2000 ans. C’était cinquante jours après la résurrection du Seigneur et dix jours après son ascension au ciel.

Des croyants étaient assemblés à Jérusalem et l’Esprit Saint descendit sur la terre, personnellement, afin de demeurer en eux. De plus Il les unit ensemble en un seul corps. Nous lisons cela dans le livre des Actes, au chapitre 2.

Dans la première épître aux Corinthiens, cet évènement est considéré comme quelque chose d’accompli : « Nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit hommes libres ; et nous avons tous été abreuvés pour l’unité d’un seul Esprit » (1 Cor. 12. 13).

Il s’agissait par conséquent d’un évènement qui avait déjà eu lieu, et ce seul corps existe depuis le jour de la Pentecôte. C’est une merveilleuse unité – l’unité d’un organisme vivant. Le Saint Esprit emploie cette image du corps afin que nous comprenions bien cela.

Il est dit en Éphésiens 4, verset 4 : « Il y a un seul corps », mais les hommes, même des chrétiens, ne comprennent pas toujours cela. Ils voient des croyants divisés en plusieurs groupes et ils disent, peut-être avec les meilleures intentions : « Nous devons rassembler tous les chrétiens ».

Ils emploient pour cela des moyens humains et veulent organiser quelque chose, mais une organisation, ce n’est pas la même chose qu’un organisme vivant.

Nous rendons grâces au Seigneur de ce qu’Il a rendu clair pour nous le fait qu’il y a un seul corps. Il existe depuis la Pentecôte et il existe encore aujourd’hui. Ce qui est important, c’est de vivre en accord avec cette vérité.

Quand nous parlons du seul corps, comme nous le lisons en Éphésiens 4, verset 4, nous avons devant nous son unité, l’unité du corps, qui a toujours existé depuis la Pentecôte.

Depuis ce temps-là, chaque fois que des personnes ont reçu le Seigneur par la foi, elles ont été ajoutées à ce corps par l’Esprit Saint. Personne ne peut être retiré de ce corps, car ce que l’Esprit Saint a opéré ne peut pas être annulé. C’est l’unité qui demeure. Dieu voit tous les croyants en qui l’Esprit Saint demeure comme étant un seul corps. L’unité de l’Esprit est une merveilleuse unité mondiale.

Mais nous ne connaissons pas tous les croyants. Nous ne connaissons même pas tous les croyants de notre ville. Dieu voulait – et le Seigneur Jésus est venu pour cela – « rassembler en un les enfants de Dieu dispersés » (Jean 11. 52).

Dieu nous veut sur un même terrain, mais pensez-vous qu’Il veuille que nous préservions l’unité du corps ? Ce ne serait pas exact. L’unité du corps est préservée par Dieu Lui-même. Si nous devions maintenir l’unité du corps, nous ne pourrions nous rassembler au Nom du Seigneur dans notre ville que si nous pouvions faire que tous les croyants se rassemblent au même endroit.

Mais Dieu, qui sait que cela n’est pas possible à cause de notre désobéissance, notre manque de foi et peut-être notre ignorance – bien qu’Il voudrait voir tous les croyants véritablement assemblés ensemble au Nom du Seigneur – dit que nous pouvons néanmoins suivre les directives de l’Esprit et garder l’unité de l’Esprit.

L’unité du corps et (sous un autre aspect) l’unité de l’Esprit, est la même unité, comprenant tous les croyants. Mais nous devons garder l’unité de l’Esprit. Qu’est-ce que cela signifie ?

L’unité de l’Esprit est liée à notre responsabilité. Nous avons compris qu’il y a un seul corps et que ce corps devrait trouver son expression dans chaque assemblée locale. Si nous faisons cela, si nous agissons en conformité avec la pensée de Dieu, alors nous gardons l’unité que le Saint Esprit veut que nous maintenions en pratique.

Il désire que tous les croyants se rassemblent, que ce soit deux ou trois, ou bien deux ou trois cents qui agissent ainsi, ou bien mille ou plus. Si ces quelques-uns se rassemblent selon les principes relatifs à l’unité du corps, alors ils gardent l’unité de l’Esprit.

Dieu maintient l’unité du corps, mais Il attend de nous que nous réalisions cela en pratique en exprimant cette unité et en étant soumis à la direction du Saint Esprit.

Exprimer l’unité du seul corps

Si le corps de Christ est composé de tous les croyants, comment pouvons-nous dire qu’il est possible de donner une expression à ce corps dans une localité ? Pour répondre à cette question nous devons garder à l’esprit le fait que le seul corps comprend tous les croyants depuis la Pentecôte jusqu’à l’enlèvement des saints. C’est ainsi que le corps sera vu durant l’éternité (Éph. 1. 23).

Actuellement nous voyons le corps comme constitué de tous les croyants vivants aujourd’hui sur la terre (la preuve en est donnée par le fait que tous ceux qui sont maintenant auprès du Seigneur ne souffrent plus et ne sont plus par conséquent vus comme faisant partie du corps : 1 Cor. 12. 26).

Les croyants d’une localité ne sont pas « le corps de Christ », mais « corps de Christ » (1 Cor. 12. 27, traduction J.N.D – « Vous êtes corps de Christ » – sans article). L’Écriture est très précise dans la façon dont elle utilise le langage.

Les croyants d’une localité font partie du seul corps (et devraient en porter le caractère) mais ils ne sont pas le corps. Ce sont tous les croyants actuellement vivants sur la terre qui composent cette merveilleuse unité.

On pourrait dire : « Mais je ne vois pas cette unité. Je vois beaucoup de croyants, que j’aime, qui se rassemblent dans différents groupes ». C’est malheureusement vrai. Mais il y a une occasion lors de laquelle nous pouvons exprimer – je ne dis pas garder – l’unité du corps.

Ils sont peut-être peu nombreux, ceux qui disent : « Je comprends que le corps est constitué de tous les croyants et je ne peux me réunir qu’avec un cœur embrassant tous les bien-aimés croyants de la terre ». C’est là l’unité que le Saint Esprit veut nous présenter. Même si nous ne sommes pas tous là, même si plusieurs places sont vides, l’Esprit supplie avec nous : « Venez tous ensemble. Je veux vous montrer par les Écritures les principes sur lesquels vous devez agir. Si vous faites cela vous gardez mon unité, l’unité de l’Esprit ».

Cela nous amène au passage qui est devant nous : où est le lieu où l’unité du corps peut être exprimée – et à quelle occasion est-ce que cela se produit ? Le lieu est la table du Seigneur (v. 21) et l’occasion est le rassemblement pour la fraction du pain (v. 16).

« C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie » (v. 14)

Quand nous nous trouvons autour de la table du Seigneur pour exprimer l’unité du corps, alors notre Seigneur, Dieu, est le centre d’attraction vers lequel tout est concentré. Cela signifie que lorsque nous venons vers Lui, nous devons nous séparer de tout ce qui n’est pas en accord avec Lui.

L’idolâtrie, dans le contexte de Corinthe, était un culte dans lequel des viandes étaient sacrifiées et dédiées à des idoles païennes. Cela pourrait nous amener à conclure que cet avertissement n’est plus valable pour nous aujourd’hui….

Mais lisez seulement 1 Samuel 15, verset 23 : « l’obstination [est] comme une idolâtrie et des théraphim ». Que cela est grave, si je ne reconnais pas le Seigneur comme mon Seigneur, si je ne respecte pas ses droits sur moi, si je ne suis pas assuré que mes actes sont en accord avec sa volonté – et que, au contraire, j’accomplis ma propre volonté !

Je dois abandonner ce qui est contraire à sa volonté. Il est même dit ici « fuis », ce qui implique le danger qu’il y aurait à rester là. Dans la première partie de ce chapitre, nous trouvons cinq exemples de la façon dont Israël, le peuple terrestre de Dieu, est allé dans un chemin de propre volonté et est tombé dans le désert. Ces choses leur arrivèrent comme type, pour nous servir d’avertissement.

« Je parle comme à des personnes intelligentes : jugez vous-mêmes de ce que je dis » (v. 15)

L’apôtre dit ici qu’il parle à ceux qui ont de l’intelligence. C’est pourquoi il me semble que je devrais parler tout d’abord de l’unité de l’Esprit et de l’unité du corps, car c’est un sujet fort peu compris parmi les chrétiens. S’il en était autrement nous verrions tous les croyants marchant ensemble.

Aucun homme pécheur ne peut comprendre le passage que nous avons maintenant devant nous. Il n’a pas d’intelligence spirituelle, car seul l’Esprit Saint, qui demeure dans le croyant, peut nous éclairer et nous rendre capables de comprendre la Parole de Dieu.

Par conséquent, l’expression « personnes intelligentes » ne s’applique pas à ceux qui ont une grande intelligence naturelle, comme des professeurs d’université ou des intellectuels, mais il s’agit simplement de ceux qui ont accepté le Seigneur Jésus, et dans lesquels le Saint Esprit habite.

« La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion du sang du Christ ? » (v. 16)

Vous remarquerez qu’ici la coupe est mentionnée avant le pain. Mais quand vous lisez les Évangiles vous trouvez que le Seigneur a pris le pain d’abord, ensuite la coupe. La pensée présentée dans notre passage est qu’il ne s’agit pas de l’ordre chronologique des évènements, mais de leur fondement.

Avant que nous en arrivions à la coupe de bénédiction, nous devrions nous rappeler quelques versets qui touchent profondément nos cœurs. Nous lisons, au sujet du Seigneur Jésus, en Matthieu 26, verset 39 : « … Il tomba sur sa face, priant et disant : Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ; toutefois, non pas comme moi je veux, mais comme toi tu veux ».

C’est la coupe des souffrances. C’est la coupe de la colère de Dieu que le Seigneur envisageait ici, en Gethsémané. Il savait qu’Il aurait à être fait péché. Il savait qu’Il aurait à « rendre » à Dieu (Ps. 69. 4) ce que le péché de plusieurs avait ravi. Celui qui était pur aurait-Il pu désirer être fait péché ? Comprenons-nous cette angoisse, regardons-nous vers Lui avec des cœurs qui adorent ?

Puis Il dit au verset 42 : « Mon Père, s’il n’est pas possible que ceci passe loin de moi sans que je le boive, que ta volonté soit faite. » Ici le Seigneur est devant nous dans sa parfaite pureté alors que, cependant, Il s’identifie Lui-même, dans sa volonté, à la volonté de son Père. Il était prêt à endurer le jugement pour vous et pour moi.

Ce que nous devons réaliser premièrement, c’est qu’il s’agit de la coupe de ses souffrances pour nous. Dieu ne peut pas laisser de côté quelque mauvaise pensée ou parole que ce soit. Le jugement de tout cela est tombé sur le Sauveur.

La coupe que nous avons devant nous dans ce verset est « la coupe de bénédiction ». Qu’est-ce que cela signifie ? La coupe de bénédiction illustre le fait que le Seigneur a donné son sang, sa vie. Par le fait qu’Il a donné sa vie nous avons reçu la bénédiction de la part de Dieu.

Si le Seigneur n’avait pas donné son sang, nous n’aurions reçu aucune bénédiction. Nous lisons en Apocalypse 1, verset 5, que nous avons été « lavés de nos péchés dans son sang » – et en Apocalypse 5, verset 9, que nous avons été « achetés » par son sang.

Nous lisons en Romains 5, verset 9 : « ayant été maintenant justifiés par son sang ». Nous apprenons dans l’épître aux Hébreux que nous avons « une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus… » (Héb. 10. 19). Toutes les bénédictions que nous recevons sont basées sur le sang répandu du Seigneur.

Nous aimerions considérer ce sujet : les richesses et les bénédictions qui sont mises à notre disposition par la mort du Seigneur. Tous ceux qui ont trouvé refuge dans le sang du Seigneur réalisent ce qu’est la coupe de bénédiction. Il est ajouté : « La coupe de bénédiction que nous bénissons ».

Cela ne signifie pas « la coupe que nous consacrons », mais simplement « la coupe pour laquelle nous rendons grâces ». En 1 Corinthiens 11, verset 23, nous lisons à ce sujet : « le seigneur Jésus, la nuit qu’Il fut livré, prit du pain, et après avoir rendu grâces, Il le rompit… De même Il prit la coupe aussi, après le souper… ». Nous rendons grâces pour la coupe de bénédiction.

Ce passage, des versets 14 à 22, parle de communion. Nous lisons à présent que cette coupe de bénédiction est « la communion du sang du Christ ». Vous voyez qu’il serait tout à fait inopportun que des incrédules participent à ce privilège.

Il est dit ici que l’on doive être un – que l’on doive avoir communion – avec le sang qui a été donné pour nous. Il est autrement impossible d’avoir communion avec le sang de Christ car c’est exactement ce qui est exprimé à la table du Seigneur.

« Le pain que nous rompons n’est-il pas la communion du corps du Christ ? » (v. 16)

En relation avec la table du Seigneur, le Seigneur nous présente deux signes séparés : la coupe et le pain. Cela nous rappelle immédiatement sa mort. Le sang parle de sa vie, qu’Il a donnée pour moi, mais la coupe et le pain, en tant que séparés l’un de l’autre, parlent de sa mort.

Et maintenant nous avons le pain, qui parle de communion avec le corps de Christ. Que devons-nous comprendre par cette expression ? s’agit-il du corps physique du Seigneur ? Non, ici le pain parle de la communion du corps, c’est-à-dire de tous les croyants. Le verset suivant rend cela tout à fait clair :

« Car nous qui sommes plusieurs sommes un seul pain, un seul corps » (v. 17)

Voilà de quoi nous parle le pain, non encore rompu. Ainsi il y a un seul pain devant nous. Nous y voyons tous les croyants : dans notre localité (si nous ne les voyons pas tous nous sommes une secte), et dans le monde entier car tous les croyants constituent le seul corps.

Il n’y a pas « des tables » mais une seule table du Seigneur. Il n’y a pas plusieurs corps, mais un seul corps. Mais ensuite nous rompons le pain – et alors le pain rompu nous parle du corps du Seigneur qu’Il a donné pour nous.

Au chapitre 10 nous n’avons pas la cène du Seigneur (c’est au chapitre 11) mais la table du Seigneur. Ici l’accent est mis sur le lieu spirituel où nous prenons la cène du Seigneur : c’est le lieu de la communion où l’unité du corps est réalisée. C’est une unité qui englobe tous les croyants.

Cher frère, chère sœur, ne vous laissez pas tromper par qui que ce soit. Nos cœurs se tournent vers vous ! Nous serons bientôt tous ensemble au ciel. Il n’y a pas ici d’élite, de groupe privilégié de croyants.

Selon les pensées de Dieu il n’y a pas de frères larges ou étroits, ou telle ou telle dénomination. Il y a seulement des croyants, membres du corps de Christ et ils se trouvent à la table du Seigneur quand ils ont compris les principes spirituels que le Seigneur leur présente. Pensez-vous à eux en termes de groupes ?

Peut-être pensez-vous que vous appartenez au meilleur de ces groupes et que, dans votre groupe, les choses sont faites comme il convient, et pas dans les autres groupes. S’il vous-plaît, chassez de telles pensées de votre cœur et de votre esprit.

Priez ainsi : « Que dit ta Parole, Seigneur ? C’est cela que je veux faire ». Vous demanderez alors : « Qu’en sera-t-il des autres ? » Eh bien ! nos cœurs les étreignent dans l’amour. Il n’y a de place que pour la communion. Il n’y a qu’un seul corps, qu’un seul Seigneur, qu’une seule table !

« Car nous qui sommes plusieurs » : qui sont-ils, ces plusieurs ? Ce sont les croyants qui vivent actuellement sur la terre, c’est-à-dire que ceux qui sont déjà avec le Seigneur ou ceux qui viendront avec Lui plus tard n’en font pas partie.

Tout croyant a le droit de prendre sa place à la table du Seigneur. C’est, si nous pouvons nous exprimer ainsi, le côté « inclusif » de la communion. D’un autre côté, il y a aussi un aspect « exclusif » (à savoir exclusion du mal) que nous considérerons plus tard.

« … car nous participons tous à un seul et même pain » (v. 17)

Après que le pain a été rompu (et le pain rompu parle de sa mort) nous en mangeons. Nous prenons et nous mangeons. En faisant cela, nous exprimons que nous faisons partie de ce corps et que nous avons part à la mort du Seigneur.

« Considérez l’Israël selon la chair : ceux qui mangent les sacrifices n’ont-ils pas communion avec l’autel ? » (v. 18)

Ce que nous avons dit jusqu’ici rend évident le fait que ceux qui ont de l’intelligence spirituelle sont seuls capables de comprendre de cœur la vérité du seul corps – la communion du sang ; la communion du corps.

Mais ils expriment cette merveilleuse vérité de manière visible. Leurs mains prennent du pain et leurs lèvres boivent à la coupe. Pensez-vous donc que cela n’a que peu d’importance et que nous puissions admettre que le cœur seul soit impliqué ? Bien sûr que ce qu’il y a dans le cœur compte, mais le point essentiel ici, c’est que celui qui participe à ces signes, extérieurement, par cet acte précis, s’identifie lui-même avec la table du Seigneur.

Si je romps le pain à la table du Seigneur, cet acte extérieur implique que j’ai une part intérieure à la chose. Vous ne pouvez pas dire : « Eh bien, il y a des choses non scripturaires ici, mais je viens avec un cœur d’adorateur et c’est tout ce qui compte ».

En rompant le pain localement, vous vous identifiez avec tout ce qui est relatif à « l’autel », la table du Seigneur, en ce lieu. Une participation extérieure implique la communion intérieure avec l’autel !

Pour illustrer ce point, l’apôtre nous rappelle ce qu’il en était d’Israël : « ceux qui mangent les sacrifices ». Le peuple mangeait d’un seul sacrifice, c’était le sacrifice de prospérités.

Nous lisons en Lévitique 7. 19 au sujet de ce sacrifice : « quiconque est pur mangera la chair ». Celui qui mangeait du sacrifice de prospérités était en communion avec l’autel. Il s’ensuit que l’on ne peut répondre que par l’affirmative à la question de l’apôtre en 1 Corinthiens 10. 18.

L’apôtre insiste sur ces questions car il veut vous entendre dire : « Oui, cela implique la communion ». Il aurait pu se contenter d’énoncer ces choses, mais il veut attirer notre attention sur ce point précis. Ceux qui ont de l’intelligence spirituelle devraient comprendre cela. Il est dit ensuite en Lévitique 7. 20 et 21 :

« Et l’âme qui, ayant sur soi son impureté, mangera de la chair du sacrifice de prospérités qui appartient à l’Eternel, cette âme-là sera retranchée de ses peuples. Et si une âme touche quoi que ce soit d’impur, impureté d’homme ou bête impure, ou toute [autre] chose abominable et impure, et qu’elle mange de la chair du sacrifice de prospérités qui appartient à l’Eternel, cette âme-là sera retranchée de ses peuples ».

Un croyant peut toucher quelque chose d’impur. Peut-il prendre sa place à la table du Seigneur dans cette condition ? Non, c’est impossible ! Nous avons affirmé que, comme principe, tout croyant a le droit de manger, mais nous trouvons ici qu’il y a des raisons pour exclure. Je vais essayer d’éclaircir ce point à l’aide de Nombres 5. 2 :

« Commande aux fils d’Israël qu’ils mettent hors du camp tout lépreux, et quiconque a un flux, et quiconque est impur pour un mort ».

Qu’est-ce que cela signifie pour nous aujourd’hui, de mettre quelqu’un « hors du camp »? – Dans le Nouveau Testament, en 1 Corinthiens 5, nous apprenons que celui qui vit dans un mal moral, où la chair est en activité, doit être ôté du milieu de nous.

Quand quelqu’un a un flux, cette personne est une source de souillure. C’est l’image de quelqu’un qui propage de fausses doctrines (hérésies). Nous trouvons donc la déclaration suivante :

« Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison et ne le saluez pas » (2 Jean 10)

Un simple salut implique la communion :

« car celui qui le salue participe à ses mauvaises œuvres » (v. 11)

Nous voyons ensuite qu’un Israélite serait souillé par le contact avec une chose impure, par un mort dans l’exemple donné. La mort est dans ce monde. 2 Corinthiens 6 nous dit que la communion entre un croyant et un incrédule est impossible.

Il a donc été établi qu’un croyant qui a admis une fausse doctrine, ou qui vit dans l’immoralité, ou qui serait en communion avec le monde, ne peut pas participer à la fraction du pain. J’espère que c’est très clair pour tous les croyants.

Mais nous avons encore un quatrième point. Nous lisons en 2 Timothée 2 :

« Qu’il se retire de l’iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur » (v. 19)

Il s’agit de se séparer ou de ne pas toucher ce qui est impur. Après avoir lu ces versets de la Parole de Dieu, vous ne pouvez pas dire : « Il y a au milieu de nous quelqu’un qui prend part à la fraction du pain tout en maintenant une fausse doctrine ; mais c’est sa propre responsabilité. Je ne retiens pas cette fausse doctrine moi-même. Je la rejette entièrement. Je veux seulement adorer mon Seigneur ».

Si vous rompez le pain avec celui qui retient une fausse doctrine et que vous assuriez qu’il n’y a pas de communion entre lui et vous, vous ne tenez tout simplement aucun compte du verset qui est devant nous ! Nous avons communion dans la fraction du pain. La participation extérieure implique la communion intérieure.

Nous ne devons pas associer, par la fraction du pain, ce qui est saint avec ce qui est souillé. C’est l’enseignement des Écritures. Beaucoup de croyants disent : « Je peux être d’accord avec les trois premiers points, mais comment puis-je être responsable de ce qu’un autre fait ? »

Mais cependant, nous sommes en vérité un seul corps. Ceux qui mangent de l’autel sont en communion avec tout ce qui est relatif à l’autel (« Nous avons un autel dont ceux qui servent le tabernacle n’ont pas le droit de manger » Héb. 13. 10. Il s’agit ici de la victime, du sacrifice lui-même offert sur l’autel – comme au Psaume 84. 3 – NdT).

Si vous pouvez dire en vérité : Il n’y a personne au milieu de nous qui vive dans ces choses , alors nous rendons grâces au Seigneur pour cela. Mais ils sont nombreux, ceux qui devraient admettre qu’il y en a parmi eux qui sont impliqués dans l’une des mauvaises choses citées. Est-ce alors là le lieu que l’Écriture appelle « la table du Seigneur » ?

L’autel est aussi appelé « la table du Seigneur » dans l’Ancien Testament. On le trouve une fois comme l’autel de l’holocauste (Mal. 1) et une autre fois, c’est l’autel d’or qui était dans le sanctuaire (Éz. 48). Mais la communion à la table du Seigneur était une chose inconnue dans les temps de l’Ancien Testament.

C’est la communion du corps, et cette pensée est mentionnée pour la première fois ici. On a dit beaucoup de choses sur le sang, mais la communion du sang n’existait pas auparavant. Nous apprenons cela ici, en relation avec la communion à la table du Seigneur.

Puis-je insister encore sur le fait que la table du Seigneur comme type de l’autel, parle d’un lieu où s’expriment des principes spirituels ? Esdras 3. 1 souligne cela. La situation qui y est décrite est très instructive. Juda avait été emmené en captivité à Babylone et le résidu qui revient 70 ans plus tard bâtit l’autel.

Nous lisons : « Et… le peuple s’assembla comme un seul homme à Jérusalem ». Dieu n’approuve pas les rassemblements par groupes. Il veut rassembler en un. Ne cherchez pas votre place parmi des groupes, mais demandez-vous où les principes scripturaires sont mis en pratique. La Parole de Dieu ne nous autorise pas à nous rassembler ici et là. Elle nous permet seulement d’être assemblés en un.

Nous lisons ensuite : « Et [ils] bâtirent l’autel du Dieu d’Israël, pour y offrir des holocaustes, selon ce qui est écrit dans la loi de Moïse, homme de Dieu ». Ils avaient saisi là les pensées de Dieu. Les pensées humaines ne sont ni bonnes, ni recevables. La pensée des Écritures est la seule qui ait de la valeur.

Il existe des principes en relation avec la table du Seigneur, et ils sont devant nous. Nous lisons en Deutéronome 12 : « Le lieu que l’Eternel, votre Dieu, choisira ». Là ou deux ou trois (ou plus) sont assemblés au nom du Seigneur, là est le lieu. Ils établissent l’autel, pour ainsi dire. Si l’autel n’est pas établi – la table – alors il n’y a pas d’assemblée.

Nous ne pouvons représenter l’assemblée selon la pensée de Dieu que si l’autel est au milieu. Alors seulement c’est « l’assemblée de Dieu », et le Seigneur est au milieu des saints.

« Que dis-je donc? Que ce qui est sacrifié à une idole soit quelque chose ? ou qu’une idole soit quelque chose ? » (v. 19)

À partir du verset 1 du chapitre 7, l’apôtre traite de questions au sujet desquelles les Corinthiens lui avaient écrit. Ici, au chapitre 10, la ligne de pensée est toujours ce sujet des sacrifices aux idoles dont Paul a commencé à parler au verset 1 du chapitre 8.

Ainsi, il demande maintenant : « Que dis-je donc ? que ce qui est sacrifié à une idole soit quelque chose ? ou qu’une idole soit quelque chose ? » Ce qui était sacrifié aux idoles était de la chair. C’était simplement quelque chose de matériel, sans plus. L’idole était faite de bois ou de pierre et n’était par conséquent rien d’autre.

Mais quand on mange des offrandes faites aux idoles on est en communion avec l’idolâtrie. On se récriera : « mais nous ne voulons pas adorer Zeus, nous ne voulons adorer aucune idole païenne. Nous mangeons simplement un peu de viande. Nos cœurs appartiennent au Seigneur Jésus et Il nous pardonnera ces choses extérieures ».

– Non, celui qui prend part extérieurement à des sacrifices idolâtres est en communion réelle avec l’« autel ». Les Corinthiens devaient apprendre cela. L’apôtre les instruit, ainsi que nous-mêmes.

« [Non], mais que les choses que les nations sacrifient, elles les sacrifient à des démons et non pas à Dieu » (v. 20)

Les idoles ne sont rien, mais derrière elles se trouvent des démons. Ce sont des anges déchus qui veulent nous séduire et nous détourner du seul vrai Dieu. Comment pourrions-nous être en communion avec un tel système ? Mais nous le sommes si nous participons à ces choses, même extérieurement. La pierre et le bois ne sont rien, mais ce qui compte, ce sont les puissances démoniaques qui sont derrière ces choses. Suit alors une pensée importante :

« or je ne veux pas que vous ayez communion avec les démons » (v. 20)

C’était le résultat de leur conduite. Si vous leur aviez parlé de cela, ils auraient répondu tout étonnés : « Des idoles ? En ce qui me concerne, Zeus n’existe même pas ». Maintenant, si vous demandiez à un pécheur dans ce monde : « Êtes-vous un esclave de Satan ? », il vous répondrait : « Non, je ne voudrais jamais être son esclave ».

Mais, de deux choses l’une, ou bien vous appartenez au Seigneur, ou bien vous êtes esclave de Satan. Nul ne peut servir deux maîtres. Si vous n’appartenez pas au Seigneur, vous êtes esclave de Satan, que vous le vouliez ou non.

Si vous n’êtes pas à la table du Seigneur, vous êtes à une autre table. Vous suivez des principes différents. Il n’y a pas de mélange. Vous ne pouvez affirmer : « Eh bien, quelquefois je vais ici, quelquefois je vais ailleurs ». Les chrétiens ne peuvent participer à la table ici et là. Il est dit dans le verset suivant : « Vous ne pouvez pas… ».

« Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons » (v. 21)

Il n’est pas possible d’associer les deux. On dira cependant : « Nous avons parlé de la table du Seigneur et de la table des démons. Nous avons mentionné un certain nombre de choses que des chrétiens ne peuvent pas faire. Diriez-vous que les chrétiens qui ne sont pas à la table du Seigneur se trouvent automatiquement à la table des démons ? » Ce n’est certainement pas le cas.

Les tables des démons se trouvent dans les systèmes païens. Si nous pensons aux « églises sataniques » et à autres mouvements qui peuvent même avoir une sorte de confession chrétienne, ce sont bien des exemples de pure idolâtrie. Mais nous ne sommes pas très au courant de ces choses, et il est bon qu’il en soit ainsi.

Dans la sphère chrétienne, il y a beaucoup de vrais croyants, que nous aimons. Quand ils sont assemblés, ce n’est certainement pas en un lieu qui pourrait être appelé la table des démons. Mais y a-t-il quelque chose d’autre, qui ne soit ni la table du Seigneur ni la table des démons ? – Oui, il y a aussi les tables des hommes.

Nous avons lu en Esdras 3 que l’autel devait être établi. Ils devaient mettre en pratique les principes appris de Dieu. Quand Moïse était sur la montagne, il reçut le modèle du tabernacle qui devait être construit d’une manière conforme aux pensées de Dieu. Si nous voulons nous retrouver à la table du Seigneur, nous devons Lui demander de nous faire connaître ses pensées et sa volonté, puis nous devons mettre ces choses en pratique.

Si quelqu’un vient nous dire : « Mettons de côté cette question de la souillure. Comment puis-je juger les autres chrétiens, je ne suis responsable que de moi-même », cela est clairement contraire à l’Écriture.

C’est l’exemple de l’établissement d’un principe humain, et même un principe humain opposé à la Parole de Dieu. Je ne parle pas en faveur de quelque groupe constituant une secte particulière et qui serait ainsi distingué des autres groupes. Veuillez prendre la Parole de Dieu et examiner ce qui a été dit. Nous aimerions voir de plus en plus de chrétiens qui comprennent ces choses et prennent leur place à sa table.

Puis-je insister ici sur le fait que je ne dis pas « avec nous ». Ce ne serait pas une base sûre. Mais j’ai cherché ce lieu et je l’ai trouvé. Et je peux vous dire de tout cœur que je ne le cherche plus dorénavant. Je vous invite à venir aussi. Et si vous me dites : « Mais il y a quelque chose dans les Écritures que vous ne mettez pas en pratique comme il convient » , alors je désire me corriger immédiatement.

Les frères et sœurs avec lesquels je me réunis sont tous faibles, mais nous désirons réellement vivre selon les principes que nous découvrons dans les Écritures. La pensée n’est pas que nous soyons absolument séparés des autres croyants. Nous nous séparons seulement de ceux qui retiennent de fausses doctrines, ou qui marchent dans le mal moral, ou qui vivent selon le monde, ou qui veulent demeurer associés avec ceux qui vivent selon ces mauvaises choses. J’espère que vous comprenez bien cela.

« Provoquons-nous le Seigneur à la jalousie ? » (v. 22)

Nous avons ici une belle image devant les yeux. Le Seigneur est jaloux. Son assemblée Lui est liée comme son épouse et il y a là des sentiments intimes. En 2 Corinthiens 11. 2 nous apprenons que l’épouse est « une vierge chaste ». Ce que le Seigneur Jésus veut, c’est la pureté. Quand il y a souillure, association avec le mal, alors le Seigneur est jaloux. C’est aussi dans le cœur de Dieu, mais c’est la jalousie de l’amour. Il veut être certain que son épouse est protégée. Quel époux ne désirerait pas cela ?

« Sommes-nous plus forts que Lui ? » (v. 22)

Si vous estimez être plus forts que Lui, plus sages que Lui, alors je tremble. Nous avons considéré des choses très sérieuses. Ce passage – versets 14 à 22 – parle de la table du Seigneur. Il est adressé de la part de Dieu à tous les croyants. Que serait-ce si, selon le désir du Seigneur, nous pouvions être « un » déjà maintenant ici-bas ?

Truth & Testimony 1997 (Martin Vedder)

LES RÉUNIONS D’ASSEMBLÉE

« Jésus lui dit [à la femme samaritaine] : Femme, crois-moi, l’heure vient que vous n’adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. Vous, vous adorez, vous ne savez quoi ; nous, nous savons ce que nous adorons ; car le salut vient des Juifs.

Mais l’heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi le Père en cherche de tels qui l’adorent. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité » (Jean 4. 21 à 24).

On peut lire aussi les v. 25 et 26 : « La femme lui dit : Je sais que le Messie qui est appelé le Christ, vient ; quand celui-là sera venu, il nous fera connaître toutes choses. Jésus lui dit : Je le suis, moi qui te parle ».

« Et l’Éternel parla à Moïse, disant : Commande aux fils d’Israël, et dis-leur : Vous prendrez garde à me présenter, au temps fixé, mon offrande, mon pain, pour mes sacrifices par feu, qui me sont une odeur agréable.

Et tu leur diras : C’est ici le sacrifice fait par feu que vous présenterez à l’Éternel : deux agneaux âgés d’un an, sans défaut, chaque jour, en holocauste continuel ; tu offriras l’un des agneaux le matin, et le second agneau, tu l’offriras entre les deux soirs ; et le dixième d’un épha de fleur de farine, pour l’offrande de gâteau, pétrie avec un quart de hin d’huile broyée : c’est l’holocauste continuel qui a été offert en la montagne de Sinaï, en odeur agréable, un sacrifice par feu à l’Éternel.

Et sa libation sera d’un quart de hin pour un agneau ; tu verseras dans le lieu saint la libation de boisson forte à l’Éternel. Et tu offriras le second agneau entre les deux soirs ; tu l’offriras avec la même offrande de gâteau qu’au matin et la même libation, en sacrifice par feu, d’odeur agréable à l’Éternel » (Nomb. 28. 1 à 8).

« Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, et ayant un grand sacrificateur établi sur la maison de Dieu, approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, ayant les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure » (Héb. 10. 19 à 22).

« Quand donc vous vous réunissez ensemble, ce n’est pas manger la cène dominicale : car lorsqu’on mange, chacun prend par avance son propre souper, et l’un a faim, et l’autre s’enivre. N’avez-vous donc pas des maisons pour manger et pour boire ? Ou méprisez-vous l’assemblée de Dieu, et faites-vous honte à ceux qui n’ont rien ? Que vous dirai-je ? Vous louerai-je ? En cela, je ne vous loue pas.

Car moi, j’ai reçu du Seigneur ce qu’aussi je vous ai enseigné : c’est que le Seigneur Jésus, la nuit qu’il fut livré, prit du pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi.

De même il prit la coupe aussi, après le souper, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang : faites ceci, toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi.

Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne.

Ainsi quiconque mange le pain ou boit la coupe du Seigneur indignement sera coupable à l’égard du corps et du sang du Seigneur.

Mais que chacun s’éprouve soi-même, et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe ; car celui qui mange et qui boit, mange et boit un jugement contre lui-même, ne distinguant pas le corps » (1 Cor. 11. 20 à 29).

« C’est pourquoi, mes bien-aimés, fuyez l’idolâtrie. Je parle comme à des personnes intelligentes : jugez vous-mêmes de ce que je dis.

La coupe de bénédiction que nous bénissons, n’est-elle pas la communion du sang de Christ ? Le pain que nous rompons, n’est-il pas la communion du corps du Christ ?

Car nous qui sommes plusieurs, sommes un seul pain, un seul corps, car nous participons à un seul et même pain.

Considérez l’Israël selon la chair : ceux qui mangent les sacrifices n’ont-ils pas communion avec l’autel ? Que dis-je donc ? que ce qui est sacrifié à une idole soit quelque chose ? ou qu’une idole soit quelque chose ? Non, mais que les choses que les nations sacrifient, elles les sacrifient à des démons et non pas à Dieu : or je ne veux pas que vous ayez communion avec les démons. Vous ne pouvez boire la coupe du Seigneur et la coupe des démons ; vous ne pouvez participer à la table du Seigneur et à la table des démons. Provoquons-nous le Seigneur à la jalousie ? Sommes-nous plus forts que lui ?

Toutes choses sont permises, mais toutes choses ne sont pas avantageuses » (1 Cor. 10. 14-23).

En Matthieu 16, c’est le premier passage où le Seigneur nous parle de l’assemblée, son assemblée. C’est Lui qui la bâtit.

Et puis dans le passage de Matthieu 18, nous avons au v. 20 ce verset fondamental qui nous dit : « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d’eux ».

L’assemblée locale n’est qu’une représentation, une expression, de cette assemblée universelle qui comprend tous les croyants où qu’ils soient et quel que soit l’endroit où ils ont l’habitude de se rassembler.

Ce sont des rachetés du Seigneur, qui appartiennent au Seigneur, et nous avons vu que si nous, nous ne les connaissons pas, le Seigneur les connaît, « le Seigneur connaît ceux qui sont siens » (2 Tim. 2. 19).

Il faut distinguer entre la véritable église, celle qui est composée uniquement de membres du corps de Christ, et la fausse église.

Le principe du rassemblement, c’est la présence personnelle du Seigneur au milieu – pas seulement parmi les siens, mais au milieu -, cette place centrale que nous devons considérer comme une réalité. C’est une réalité pour la foi, c’est une réalité pour le Seigneur. Et bien que cette présence soit effective mais invisible, elle est réelle.

Si nous considérons cette présence du Seigneur sous cet angle, quelle crainte, quel respect cela inspire, à ceux qu’Il a attirés autour de Lui et qui sont réunis à cause de Lui, Lui qui est le chef et qui a autorité, qui comble de bénédictions ceux qui sont autour de Lui et qui en même temps a cette autorité.

En elle-même, l’assemblée n’a aucune autorité. Elle n’a que l’autorité de Celui qui est au milieu des siens. Et en 2 Timothée, nous voyons l’exercice personnel de chaque croyant à qui le Seigneur demande de se retirer de l’iniquité.

L’iniquité, c’est tout ce qui est injuste aux yeux du Seigneur, que ce soit moral, ou doctrinal. Puis il y a l’exhortation à se joindre d’un cœur pur à ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur pour rechercher la justice, la joie, la paix.

Nous avons devant nous l’adoration, le culte. Dans la Parole, nous voyons que le culte, l’adoration, existent depuis les premières pages de l’Écriture avec le sacrifice d’Abel.

Le sacrifice de Caïn était la religion de l’homme, en contraste avec ce qui est spirituel et qui a été compris par Abel qui a offert des premiers-nés de son troupeau, image du sacrifice du Seigneur Jésus qui nous met à l’abri de son sang.

Cette adoration, ce culte, a été repris ensuite au début de l’Exode. Au chapitre 19 nous voyons le désir de Dieu à l’égard de son peuple : « Vous me serez un royaume de sacrificateurs, et une nation sainte » (v. 6). Puis ensuite le temple, le service dans le temple, jusqu’à l’arrivée du Seigneur.

Cette adoration prend un caractère complètement nouveau lorsque le Seigneur s’est révélé, lorsqu’Il est venu sur la terre et nous a révélé le Père.

Le culte, on l’a défini comme étant l’honneur et l’adoration rendus à Dieu en vertu de ce qu’Il est en Lui-même, ce Dieu de grâce, ce Dieu d’amour, ce Dieu saint, ce Dieu juste, mais qui a su concilier dans l’œuvre de son Fils sa justice et son amour pour le pécheur. C’est ce qu’Il est pour les adorateurs.

Ne peuvent participer à l’adoration que ceux qui appartiennent au Seigneur. Comme dans l’Ancien Testament il fallait avoir franchi le Jourdain et habiter dans le pays de Canaan pour présenter à Dieu ce culte qu’Il attendait avec la gerbe des prémices.

C’est aussi le culte rendu en commun. Il est bon que nous ayons un esprit personnel de reconnaissance et d’adoration tous les jours de notre vie, une disposition à la reconnaissance et à la vénération de notre Dieu Sauveur.

Mais le culte en assemblée est un culte tout à fait particulier. C’est le premier service que le Seigneur demande à son Église. Et ce service se poursuivra dans l’éternité.

Les autres réunions d’assemblée, comme les réunions de prière, les réunions d’édification, sont pour la terre. Elles ont leur importance pour la terre, mais dans le ciel il n’y aura plus de réunions de prière, il n’y aura plus de besoins, il n’y aura plus d’édification, il y aura la contemplation éternelle de l’Agneau.

Ce culte est donc collectif et c’est pour cela que, lorsque nous parlons au Seigneur, nous disons : « nous », dans le sentiment que Lui est là au centre et que nous sommes les membres de son corps, qui Lui sont unis par le Saint Esprit pour l’éternité.

D’après Jean 4 nous voyons que le culte s’adresse au Père. Dieu est esprit, c’est sa nature, la nature de Dieu qui est esprit et vérité.

Dans l’Ancien Testament, le culte n’était pas en esprit. Peut-être était-il en vérité, mais il n’était pas en esprit. C’était un culte rituel, formel, avec la répétition de cérémonies qui étaient tout à fait précises et indiquées, et nous savons bien par le Lévitique que ces cérémonies parlaient bien, par avance, du Seigneur Jésus – mais au temps d’Israël ce culte était un culte formel qui s’adressait à l’Éternel, bien sûr le Dieu des délivrances, mais c’était l’Éternel.

Notre culte est un culte qui est tout nouveau, dans lequel nous sommes introduits à la suite du Seigneur selon Hébreux 10, où nous sommes en présence même de Dieu dans tout ce qu’Il est dans sa nature, sans crainte, avec une conscience purifiée.

Nous comprenons maintenant que nous avons été amenés au Père, et l’expression « le Père » a une signification toute particulière. Ce culte est un culte collectif – et nous serons peut-être amenés à parler de détails pratiques sur le déroulement du culte, en quoi consiste le culte, de quoi nous parlons dans le culte.

Mais dans le culte, l’essentiel, c’est la présence du Seigneur au milieu de nous, la contemplation de sa Personne dans laquelle nous sommes conduits par le Saint Esprit. C’est le culte en esprit et en vérité.

Bien sûr, nous rappelons ces passages avec la conscience que nous saisissons bien mal l’étendue de tout ce que Dieu veut nous révéler. Nous avons à faire des progrès dans cette connaissance. Grâce à Dieu le Seigneur le permet. Petit à petit nous faisons quelques progrès, mais nous n’arriverons jamais avant le ciel à cette contemplation et cette adoration qui seront notre part lorsque nous serons autour de Lui et que nous Le verrons comme Il est.

Nous avons dit avec raison que le culte chrétien, le culte que nous sommes appelés à rendre, est tout à fait différent du culte que rendait le peuple d’Israël autrefois, qui consistait en rites, en offrandes matérielles.

Nous avons cette grande différence : le culte est un culte en esprit et en vérité. Alors on pourrait se poser la question : Pourquoi s’arrêter sur ce qui est enseigné dans l’Ancien Testament ?

Nous voulons lire deux versets dans l’épître aux Hébreux pour montrer la raison de cette lecture, en particulier de Nombres 28. Nous lisons en Hébreux 8 : « Si donc il était sur la terre, il ne serait pas sacrificateur, puisqu’il y a ceux [c’est-à-dire les sacrificateurs lévitiques] qui offrent des dons selon la loi, lesquels servent la figure et l’ombre des choses célestes » (v. 4 et 5). Nous insistons sur cette expression : « lesquels servent la figure et l’ombre des choses célestes ».

Et puis au chapitre 10 : « la loi, ayant l’ombre des biens à venir, non l’image même des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices que l’on offre continuellement chaque année, rendre parfaits ceux qui s’approchent » (v. 1). Il y a donc dans ces ordonnances que Dieu a données à Moïse pour le peuple d’Israël une image, une figure, l’ombre des choses célestes, l’ombre des biens à venir, l’image même des choses.

Et ainsi les ordonnances lévitiques, comprises par le Saint Esprit, nous aident à mieux entrer dans ce que doit être le culte en esprit et en vérité, tel que le Père le désire et tel que nous pouvons le réaliser, certes en partie, maintenant.

Tout à fait dans la même pensée : « les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ». Dans Luc 10. 21, il est dit que le Seigneur s’est réjoui en esprit. Cela veut dire que le Seigneur ne se réjouissait pas dans cette terre désolée, gâchée, polluée par le péché. Sa joie était complètement spirituelle, immatérielle.

Quand il nous est dit en Matthieu 5 : « bienheureux les pauvres en esprit », ce n’est pas les simples d’esprit comme le monde a changé cette expression, c’est-à-dire ceux qui ne sont pas très intelligents. Ce n’est pas du tout cela. Les pauvres en esprit, ce sont ceux qui n’ont pas forcément rien du tout, mais qui ont conscience spirituellement de leur pauvreté, c’est ceux qui n’ont aucune prétention, ceux qui reconnaissent leur dénuement. Le Seigneur commence par cela. Pour entrer dans ses pensées, nous avons besoin d’être conscients de notre totale pauvreté.

« En esprit », c’est en opposition avec ce qui était concret. Le Seigneur était là sur la terre – parmi les Juifs, même s’Il parle à une Samaritaine ; il y avait un culte concret, il y avait encore un temple pour quelques dizaines d’années, il y avait des sacrifices, il y avait quelque chose de concret. Il y a un changement d’économie et par la venue du Seigneur l’adoration serait en esprit, et non plus avec des choses concrètes.

Il ne reste que deux choses concrètes : la cène et le baptême. Autrement toutes ces choses-là sont spirituelles, sont en esprit.

« Et en vérité », c’est en opposition avec les ombres. On peut aussi dire : en réalité. Ce ne sont pas des images comme le sacrificateur de l’Ancien Testament. Il avait à faire aux ombres. L’ombre de cette table par terre, ce n’est pas la réalité. Cette ombre me donne une idée de la forme de cette table, mais c’est quelque chose d’immatériel, c’est quelque chose qui n’est pas la table.

Dans l’Ancien Testament c’était les ombres et maintenant nous avons la réalité, « en esprit » par rapport à ce qui était concret, et « en vérité » par rapport à ce qui n’était qu’une ombre. Voilà à quoi nous sommes appelés et c’est le domaine de la foi.

Ce matin on a fait référence au lieu que l’Éternel avait choisi pour son peuple autrefois. On le voit dans plusieurs passages du Deutéronome, en particulier dans le chapitre 12 – et quelle était l’importance de ce lieu – nous sommes ici dans les figures : « Vous chercherez le lieu que l’Éternel, votre Dieu, choisira d’entre toutes vos tribus pour y mettre son nom, le lieu où il habitera, et vous y viendrez ; et vous apporterez là vos holocaustes, et vos sacrifices, et vos dîmes, et l’offrande élevée de vos mains, et vos vœux, et vos offrandes volontaires, et les premiers-nés de votre gros et de votre menu bétail. Et là, vous mangerez devant l’Éternel, votre Dieu, et vous vous réjouirez… » (v. 5 à 7).

Il y avait deux choses essentielles dans ce culte que Dieu attendait de son peuple dans le lieu qu’Il avait choisi. D’abord Il attendait que son peuple y vienne, et c’est la première question que nous pouvons nous poser. Est-ce que nous venons, est-ce que nous avons dans notre cœur cette démarche, ce désir de venir ensemble là – le lieu spirituel maintenant – où le Seigneur a mis son nom, là où nous venons pour l’adorer ?

Rappelons ce verset d’un Psaume : « Je me suis réjoui quand ils m’ont dit : Allons à la maison de l’Éternel ! » (Ps. 122. 1) Il y a une démarche de notre cœur, de notre foi, une démarche pour aller dans ce lieu où le Seigneur attend les siens, réunit les siens, les assemble autour de Lui pour la louange.

Donc la première chose qui nous parle, c’est : Est-ce que nous nous réjouissons d’aller là où le Seigneur a placé son nom ? Et puis, deuxième chose, il y avait ce culte, c’est-à-dire qu’il s’agissait d’apporter à Dieu, de lui apporter notamment tous ces sacrifices.

Et nous savons que ces sacrifices nous parlent de la Personne et de l’œuvre du Seigneur Jésus. Ils nous parlent de sa personne parce que les offrandes qui étaient faites devaient revêtir certains caractères, qui évoquent pour nous les perfections du Seigneur Jésus et qu’ils nous parlent de son œuvre, parce que ces offrandes devaient être effectivement sacrifiées, le sang devait être répandu, placé devant le propitiatoire… Ils nous parlent donc de la Personne et de l’œuvre du Seigneur Jésus.

C’est la première chose que Dieu attend de nous. Dieu attend de nous que nous Lui parlions de son Fils bien-aimé, de ce qu’Il est pour Lui et de ce que nous, nous avons trouvé en Lui, dans la Personne et l’œuvre de son Fils bien-aimé.

On y reviendra évidemment, d’une façon plus approfondie certainement dans ces moments, parce que c’est le centre du culte. Mais il y avait dans ces sacrifices, dans ces offrandes, ce qui était volontaire. Il y avait d’ailleurs aussi des dons, et n’oublions pas que l’épître aux Hébreux notamment fait le lien entre ces sacrifices spirituels, le fruit des lèvres qui confessent le nom du Seigneur, et le sacrifice de nos biens. Il ne faut pas oublier la bienfaisance.

Mais l’essentiel c’était ces sacrifices. Il y a une deuxième chose, qu’on peut relever, c’est « vous mangerez devant l’Éternel, votre Dieu, et vous vous réjouirez ». Pourquoi cela ? – Et cela nous est dit à plusieurs reprises, au moins deux ou trois fois dans ce chapitre. C’est parce que manger ensemble devant Dieu, c’est l’expression de la communion et de la joie qui en découle.

Dieu désire en effet que ce culte, ce soit d’abord ce que nous Lui apportons, il est ce que nous Lui présentons, ce que nous Lui donnons, et c’est ce qui Lui revient, comme nous l’avons lu dans le livre des Nombres : mon pain, mes offrandes. Mais c’est aussi ce désir de Dieu d’avoir ses enfants, sa famille – le Père cherche des adorateurs et le Père souhaite que ses enfants soient là, et pourquoi ? Pour jouir de cette communion avec Lui et entre nous, et nous réjouir dans l’amour de Dieu.

Je voudrais vraiment souligner ceci : Est-ce que nous nous réjouissons du culte, est-ce que le culte est pour nous, pour chacun de nous, un sujet de joie, non pas une joie qui vient de nos propres cœurs en quelque sorte, mais cette joie justement que le Seigneur a mis dans le cœur des siens lorsqu’Il s’est tenu au milieu d’eux ?

 « Les disciples se réjouirent donc quand ils virent le Seigneur » (Jean 20. 20). Est-ce que notre désir profond, moralement, par la foi n’est pas de voir le Seigneur et de nous réjouir ? C’est le témoignage que les dix disciples ont rendu à Thomas. Ils n’ont pas dit à Thomas : Oh ! le Seigneur nous a dit ceci ou cela, mais « nous avons vu le Seigneur ».

Est-ce que ce n’est pas le profond désir au fond de chacun de nous de se dire que dans le culte nous avons vu le Seigneur et que nous avons parlé de Lui au Père, et que nous nous sommes réjoui en Lui devant notre Dieu et Père ? Je voudrais encore une fois souligner qu’on pourrait quelquefois avoir l’impression que le culte est en quelque sorte un devoir religieux. Le culte est dû à Dieu, il est dû à notre Dieu. C’est une vérité essentielle.

Mais le culte, c’est aussi cette louange, cette adoration collective qui naît dans nos cœurs dans la présence de Dieu, dans le sentiment de la gloire, de la grandeur, mais aussi de l’amour de Dieu. Si nous nous arrêtons un instant devant cette pensée, quel immense privilège pour nous, des hommes, des créatures, de pouvoir contempler par la foi, la grandeur, la sainteté, l’amour, la gloire de Dieu, ses perfections – et non seulement les contempler mais pouvoir Lui en parler, le bénir de ce que nous connaissons ce Dieu si grand, ce Dieu si merveilleux en sainteté, merveilleux en justice, merveilleux en amour.

J’aimerais juste aussi placer devant nous le Psaume 134 : « Voici, bénissez l’Éternel, vous, tous les serviteurs de l’Éternel, qui vous tenez durant les nuits dans la maison de l’Éternel ! Élevez vos mains dans le lieu saint, et bénissez l’Éternel ! Que l’Éternel, qui a fait les cieux et la terre, te bénisse de Sion ! »

C’est la conclusion de tout ce chemin des quinze psaumes des degrés. « Voici, bénissez l’Éternel, vous, tous les serviteurs de l’Éternel, qui vous tenez durant les nuits dans la maison de l’Éternel ! » La nuit est un temps difficile, c’est le temps des ténèbres, c’est le temps où dehors la lumière ne brille pas, c’est le temps des pleurs. « Le soir, les pleurs viennent loger avec nous, et le matin il y a un chant de joie » (Ps. 30. 5).

Nous attendons le matin. La nuit est un temps difficile. Peut-être que beaucoup peuvent trouver que le temps est difficile, notre vie quotidienne, la vie professionnelle, les soucis que nous pouvons avoir, et puis peut-être les soucis dans l’assemblée. On peut dire : c’est bien difficile, il y a bien des choses difficiles.

Eh bien ! quelle grâce de pouvoir nous encourager à bénir l’Éternel dans sa maison, même pendant la nuit, nous tenir dans sa maison, nous tenir là où le Seigneur nous appelle, là où notre Père désire nous voir comme ses enfants sous son regard pour les bénir, nous tenir là durant les nuits, mais nous tenir là aussi dans sa maison pour le bénir, pour élever nos mains dans le lieu saint.

Élever nos mains, c’est Lui présenter nos offrandes, Lui présenter la Personne du Seigneur Jésus, l’œuvre du Seigneur Jésus, et puis le point final c’est que la bénédiction vient d’en-haut.

Tout ce que nous pouvons apporter à notre Dieu, c’est ce que Lui-même nous a donné – la Personne de Christ (1 Chron. 29. 14) ; et Il nous bénira. Vraiment le désir que nous pouvons avoir en évoquant ces passages, en évoquant ce sujet du culte, ce n’est pas seulement que nous ayons une perception plus exacte, plus précise, plus rigoureuse de ce qu’est le culte, mais c’est que nos cœurs soient saisis par cet amour du Père qui désire, qui cherche des adorateurs.

Pensons que le Dieu tout puissant, qui a tout en sa main, le Père cherche des adorateurs pour que nous puissions nous réjouir devant Lui, dans son amour, dans sa gloire, dans sa grandeur et dans le don qu’Il nous a fait de son Fils bien-aimé.

Que cela devrait remplir nos cœurs de joie à la pensée que nous avons ce privilège de pouvoir, en assemblée, Lui rendre culte !

Au début de Nombres 28, on voit comment Dieu Lui-même parle à Moïse en disant : « Vous prendrez garde à me présenter, au temps fixé, mon offrande, mon pain, pour mes sacrifices par feu, qui me sont une odeur agréable ».

Donc on voit l’importance de cela pour l’Éternel. Il le souligne à Moïse pour qu’il le place devant les fils d’Israël. C’est toute l’importance qu’avait pour Dieu ce culte qui était pourtant un culte matériel, concret, et qui n’entrait pas dans la réalité même des choses. Ce n’était que l’ombre des choses célestes, des réalités, et pourtant on voit quelle importance cela avait pour Dieu.

Cela souligne bien sûr l’importance que le culte a aussi pour notre Dieu actuellement, un culte en esprit et en vérité ; non pas des ombres, des figures, mais la réalité même des choses.

Les fils d’Israël offraient un culte rituel, les choses étaient prescrites en détail, ils n’avaient pas le Saint Esprit en eux comme nous avons le privilège de l’avoir. Ils devaient donc se conformer exactement aux ordonnances précises qui étaient données.

On le voit dans la suite, un quart de hin de vin etc., tout était très précis. Mais il ne faut pas penser qu’une fois que les choses étaient remplies d’une façon conforme à ce qui était prescrit, cela suffisait, que c’était tout ce que Dieu recherchait. Non, on l’a souligné, il y avait un engagement de cœur. Dieu recherchait le cœur.

On peut lire par exemple ce qui est dit en Ésaïe 1 où l’on voit comment Dieu parle lorsqu’Il dit : « À quoi me sert la multitude de vos sacrifices ? dit l’Éternel. Je suis rassasié d’holocaustes de béliers, et de la graisse de bêtes grasses ; et je ne prends pas plaisir au sang des taureaux, et des agneaux, et des boucs. Quand vous venez pour paraître devant ma face, qui a demandé cela de vos mains, que vous fouliez mes parvis ?

Ne continuez pas d’apporter de vaines offrandes : l’encens m’est une abomination, la nouvelle lune et le sabbat, la convocation des assemblées ; je ne puis supporter l’iniquité et la fête solennelle. Vos nouvelles lunes et vos assemblées, mon âme les hait ; elles me sont à charge, je suis las de les supporter.

Et quand vous étendrez vos mains, je cacherai de vous mes yeux ; quand même vous multiplierez la prière, je n’écouterai pas. Vos mains sont pleines de sang. Lavez-vous, purifiez-vous ; ôtez de devant mes yeux le mal de vos actions ; cessez de mal faire, apprenez à bien faire ; recherchez le juste jugement, rendez heureux l’opprimé ; faites droit à l’orphelin, plaidez la cause de la veuve » (v. 11 à 17).

On voit donc bien dans ces versets qu’il ne s’agit pas simplement d’apporter quelque chose de rituel, tout ce qui était prescrit, aussi juste que cela soit, exactement ce que Dieu avait prescrit. Ce que Dieu regardait, c’était l’état du cœur et l’état réel de tous ceux qui s’approchaient ainsi de Lui.

Et on voit que Dieu ne pouvait pas supporter que l’on puisse paraître devant sa face, même avec une offrande aussi exacte que possible telle qu’elle était prescrite, avec dans sa vie des choses qui le déshonoraient, qui devaient être jugées. « Vos mains sont pleines de sang » etc. Comme cela parle aussi à nos cœurs et à nos consciences !

Aujourd’hui nous sommes appelés à offrir un culte en esprit et en vérité, c’est-à-dire qui n’est plus matériel, qui est la réalité même des choses, mais aussi quelque chose qui soit de cœur pour Dieu. Dieu regarde aussi, bien sûr, encore aujourd’hui, nos cœurs.

« Poursuis la justice, la foi, l’amour, la paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur ». C’est un point extrêmement important. Les Israélites pouvaient être tout à fait conformes à l’Écriture dans tout ce qu’ils faisaient, mais si l’état de leur cœur n’était pas droit devant Dieu, Dieu ne pouvait pas supporter cela.

Qu’en est-il aussi pour nous ? Nous pouvons être tout à fait justes par rapport à l’Écriture, tout à fait conformes à ce qu’enseigne l’Écriture, mais n’oublions pas que ce qui importe devant Dieu, c’est le cœur, d’avoir un cœur pur.

1 Pierre 1 qui nous dit comment purifier son cœur : « Ayant purifié vos âmes par l’obéissance à la vérité, pour que vous ayez une affection fraternelle sans hypocrisie, aimez-vous l’un l’autre ardemment, d’un cœur pur » (v. 22).

Purifier son âme, purifier son cœur, par l’obéissance à la vérité, l’obéissance à l’Écriture, à la Parole, mais à toute la vérité, tout ce qu’elle comporte, pas seulement dans les enseignements concernant le culte par exemple. C’est comme pour les fils d’Israël. Il ne s’agissait pas simplement d’être juste dans ce qu’on apportait comme offrande – c’était important bien sûr – mais il y avait aussi l’obéissance à la vérité quant à son état personnel devant Dieu.

« Ayant purifié vos âmes par l’obéissance à la vérité », toute la vérité est contenue dans l’Écriture. Elle est placée là devant nos yeux, devant nos consciences. Et puis, on a souvent remarqué que ce n’est pas la connaissance de la vérité, c’est l’obéissance à la vérité.

Si on regarde la 2ème épître de Pierre, on voit justement qu’il est parlé de ceux qui ont connu la vérité et qui s’en sont détournés. Connaître la vérité ne suffit pas. Il faut qu’il y ait vraiment cette obéissance à la vérité, la mise en pratique de l’Écriture dans tous les domaines de notre vie pour que nous ayons ce cœur pur. Cela aussi est un point important quant à notre responsabilité, chers frères et sœurs. Nous avons beaucoup de connaissance, nous avons beaucoup reçu, nous avons eu beaucoup de réunions d’étude sur bien des sujets. Dans quelle mesure est-ce que cela a porté du fruit dans nos vies, dans la mise en pratique de la vérité, pour que vraiment il y ait de la gloire pour le Seigneur, un changement dans nos vies, qui se manifeste de façon claire, dans nos vies individuelles, dans nos vies collectives ? Obéir à la vérité, pas seulement la connaître.

On voit, pour les fils d’Israël, comment le Seigneur doit leur parler parce qu’ils avaient de grandes prétentions – et on voit aussi ce que le Seigneur dit à propos des scribes et des pharisiens etc. : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais leur cœur est fort éloigné de moi » (Mat. 15. 8). C’est toujours vrai. Où en sommes-nous, dans nos cœurs devant le Seigneur quand nous nous approchons de Lui dans sa présence ?

Ce n’est pas rien, nous avons une part plus élevée que les fils d’Israël, nous entrons dans le ciel même, comme on l’a vu en Hébreux 10. Quelle crainte nous devrions avoir et aussi quel état de cœur devant Dieu. N’oublions pas que Dieu reste toujours un Dieu saint. Dans l’épître aux Hébreux il est dit qu’il est un feu consumant (12. 29). Cette crainte, la façon dont nous nous approchons de Lui, dans sa présence – et puis bientôt, c’est effectivement notre espérance, nous verrons le Seigneur face à face, sans distance, nous le verrons tel qu’Il est.

Et à ce moment-là aussi tout sera mis en lumière. N’oublions pas que tout ce que nous aurons vécu sur la terre sera mis en lumière devant Lui. Bien sûr ce ne sera pas un tribunal de condamnation, mais tout sera manifesté. Chacun recevra ce qu’il aura fait dans le corps, soit bien, soit mal, chacun individuellement. Tout ce que nous aurons réalisé dans notre vie collective apparaîtra : quels étaient vraiment les motifs qui nous faisaient agir quand nous nous réunissions autour du Seigneur. Tout cela sera manifesté dans la lumière.

Ce qui doit nous animer ce n’est pas la crainte des hommes, ce que les autres peuvent voir, mais une réelle crainte du Seigneur. C’est à Lui que nous avons à faire. Il est un Dieu saint, ne l’oublions pas.

Nous désirons souligner ce qui vient d’être dit par un passage dans l’épître aux Philippiens au chapitre 3 : « Nous sommes la circoncision, nous qui rendons culte par l’Esprit de Dieu » (v. 3).

La circoncision était le signe pour les fils d’Israël de leur mise à part pour Dieu. Or notre circoncision comme chrétiens, comme croyants, c’est justement d’être séparés du monde, d’avoir été achetés pour Dieu par le sang du Seigneur pour être constitués un royaume comme cela est dit dans Apocalypse 1. 6, « Un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ». Nous rendons culte par l’Esprit de Dieu, comme nous l’avons déjà souligné, en esprit et en vérité.

On pourrait aussi simplement le comprendre ainsi : avec notre propre esprit sous l’autorité du Saint Esprit. Nous rendons culte en esprit sous le contrôle de l’Esprit, en contraste avec ce qui était vécu par les fils d’Israël.

Il y a une pensée qui est très particulière, c’est que l’Israélite apportait au sacrificateur, et le sacrificateur faisait le reste. Présentement chaque croyant qui a été scellé du Saint Esprit – donc dont le corps est le temple et l’habitation de l’Esprit de Dieu – est un sacrificateur. C’est un royaume, mais ce sont des sacrificateurs.

Chacun peut entrer dans la présence du Seigneur avec le fruit des lèvres qui confessent et bénissent son nom sans avoir acquis un degré particulier ou un titre particulier. Il l’a du Seigneur. Nous rendons culte en esprit mais par l’Esprit de Dieu. C’est bien souligné dans Philippiens 3, le grand E, sous le contrôle du Saint Esprit.

J’aimerais parler au cœur de ceux qui n’osent pas ouvrir la bouche dans les réunions pour adorer.

Est-ce que l’Israélite devait apporter en holocauste un taureau ? Pour certains, oui. Est-ce que ceux qui ne pouvaient pas apporter un taureau, ne pouvaient rien apporter ? Si, ils apportaient du menu bétail.

Ceux qui ne pouvaient pas apporter du menu bétail, ils apportaient deux pigeons. Ceux qui ne pouvaient pas apporter cela, ils apportaient une poignée de fleur de farine. Quoi que ce soit que nous ayons à apporter, cela prend la même valeur aux yeux de Dieu.

Une action de grâces, remplie de connaissance, n’a pas plus de valeur qu’un simple : – Merci Seigneur de nous avoir sauvés.

C’est vraiment sur mon cœur de le partager et d’encourager chaque frère à être libre – bien sûr en esprit, en vérité, avec des cœurs vrais – Hébreux 10 nous l’avons lu, « en pleine assurance de foi ». Si vous regardez le Psaume 51, vous voyez que David devient conscient que Dieu veut la vérité dans l’homme intérieur. Donc c’est avec un cœur vrai – non pas un cœur « double » – un cœur qui est juste devant Dieu. Il est dit « ayant les cœurs par aspersion purifiés » (Héb. 10. 22).

Donc l’efficace de la Parole sur le croyant fait en sorte qu’il sera en adoration devant Dieu avec un cœur vrai. La Parole va éclairer sa vie, il va se juger devant Dieu. Et il y a justement pardon auprès de Dieu et si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos iniquités (voir 1 Jean 1. 9). Alors nous venons pour adorer avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi.

Ces quelques mots d’encouragement s’adressent aux jeunes. Et encore une fois c’est l’occasion de demander s’il y aurait un cœur qui n’aurait pas dit oui au Seigneur. On doit dire oui au Seigneur Jésus acceptant qu’on est pécheur et qu’on désire saisir sa grâce pour être sauvé.

On doit dire oui au Seigneur Jésus lorsqu’Il nous demande d’ouvrir notre bouche, non pas seulement dans l’assemblée pour adorer – ouvrir notre bouche en témoignage à ce monde. On ne veut pas sortir du sujet de l’adoration maintenant, mais nous avons un rôle comme sacerdoce royal. Nous avons à annoncer les vertus de Celui qui nous a amenés à sa merveilleuse lumière.

J’aimerais ajouter encore une pensée. Quand nous avons vu le peuple d’Israël qui a adoré Dieu, ils L’ont adoré parce qu’ils le connaissaient comme leur Dieu. Ici, dans le passage que nous avons devant les yeux, Jean 4, le Seigneur ne dit pas que vous adorerez Dieu, mais que vous adorerez le Père.

Cela, c’est encore quelque chose qu’il faut ajouter parce qu’ils ont la connaissance du Père, ils sont dans une relation tout à fait nouvelle, qui autrefois n’était pas connue. C’est cette relation d’enfants de Dieu – et j’aimerais dire aussi : fils de Dieu qui connaissent leur Père et qui, à cause de la connaissance de leur Père et de son amour, de cette relation dans laquelle ils se trouvent, sont capables d’adorer en esprit et en vérité, parce qu’ils connaissent maintenant une vérité toute nouvelle, une vérité extraordinaire, c’est-à-dire d’être enfants de Dieu, d’avoir aussi cette nature divine, de posséder la nature divine dans laquelle ils peuvent aussi se présenter librement devant Dieu.

Voilà une chose qui est tout à fait nouvelle, et j’aimerais bien le souligner. C’est tout nouveau, ce n’est pas la même chose qu’avait le peuple d’Israël. Et c’est quelque chose de très nécessaire pour nous aussi, de savoir que nous sommes enfants de Dieu d’une part – on le comprend – enfants de Dieu, c’est-à-dire avoir la même nature – mais être aussi fils de Dieu, c’est-à-dire de connaître le Père et de connaître le Fils, c’est-à-dire le Seigneur Jésus.

Et dans cette connaissance, pouvoir adorer, avoir une connaissance plus profonde de ce que Dieu avait dans son cœur concernant son Fils et aussi concernant ceux qu’Il voulait sauver. C’est une grâce extraordinaire que nous avons reçue, d’être amenés dans une telle relation à laquelle nous n’aurions jamais pensé, une relation qui doit nous surprendre chaque fois que nous y pensons.

D’ailleurs l’adoration dont nous parlons, l’adoration en commun, collective, commence toujours aussi par l’adoration personnelle. Est-ce que nous connaissons cette adoration personnelle ? Est-ce que nous savons ce que c’est que de lire un passage, de voir quelque chose du Seigneur et de nous mettre à genoux pour adorer, pour dire nos sentiments de gratitude, nos sentiments de révérence, ces sentiments d’adoration envers Dieu ?

C’est là que cela commence, et j’aimerais bien que ce soit le cas pour chacun de ceux qui, le dimanche matin, se rendent à la réunion pour exprimer une adoration devant Dieu. Alors nos cœurs seront vraiment remplis et nous aurons quelque chose à dire.

Et même si c’est un frère qui le dit – les sœurs ne parlent pas, nous le savons – alors par les frères les sentiments spirituels aussi des autres assistants sont exprimés parce que ce sont des cœurs qui sont chauds pour le Seigneur et pour notre Dieu et Père.

Le sujet qui a été placé devant nous et déjà exposé, a un prix immense. On ne saurait s’arrêter d’en considérer quelques aspects sous différents angles, si bien qu’on ne craint pas de se répéter l’un l’autre en quelque sorte.

Nous avons évoqué à plusieurs reprises deux états différents. L’état dans lequel nous venons vers Dieu, cette pleine liberté, cette joie de sa présence, dans la conscience que nous sommes accueillis par Lui comme des enfants bien-aimés, des adorateurs en esprit et en vérité.

Nous avons aussi évoqué nos faiblesses, la confession que nous faisions, de saisir ces choses en partie – et non seulement en partie, mais que nous étions marqués par beaucoup d’infirmités, de faiblesses, de fautes même, que nous avons à confesser au Seigneur, mais il y a des ressources de sa part pour que nous puissions nous approcher.

Est-ce que nous avons suffisamment conscience – je m’adresse particulièrement à la jeunesse – de ces deux parties essentielles de l’œuvre que le Seigneur Jésus a accomplie pour nous et que nous trouvons spécialement exposée dans les premiers chapitres de l’épître aux Romains jusqu’au chapitre 5 et ensuite dans les chapitres 6 à 8 ?

Quand nous arrivons au chapitre 5 nous entendons l’apôtre nous dire : « Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par lequel nous avons trouvé aussi accès, par la foi, à cette faveur dans laquelle nous sommes [c’est la faveur des enfants de Dieu devant leur Père], et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu » (v. 1 et 2).

Et ensuite il ajoute : « Et non seulement cela, mais aussi nous nous glorifions dans les tribulations » (v. 3) ; et puis, « Et non-seulement cela, mais aussi nous nous glorifiions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, par lequel nous avons maintenant reçu la réconciliation » (v. 11).

On pourrait dire : Y a-t-il quelque chose à ajouter à cela ? L’œuvre de Christ est parfaite. Nous avons la paix avec Dieu sur le principe de la foi. Il a fait la paix par le sang de sa croix. Il a fait cela entièrement pour nous, en dehors de nous. Nous n’avons rien à faire sinon à saisir par la foi ce qu’Il nous a donné. Comme il est important que nous soyons établis dans cette heureuse relation, dans la pensée qu’Il nous invite à nous approcher de Lui !

Nous n’avons aucun droit en nous-mêmes pour entrer dans sa présence. Seule l’œuvre de Christ, son sang versé, la paix qu’Il a faite par le sang de sa croix sont, en quelque sorte, notre billet d’entrée dans sa présence. Nous avons besoin de saisir réellement par la foi les conséquences de ce que Christ a fait, de son œuvre accomplie.

Dans la deuxième partie de l’épître aux Romains, l’apôtre vient nous enseigner autre chose. Il vient nous enseigner l’importance de l’œuvre que le Seigneur Jésus Christ a accomplie. C’est le fait qu’Il est mort pour nous, qu’Il est entré dans la mort pour nous, et que nous avons été identifiés avec Lui dans sa mort.

L’apôtre, dans ces chapitres 7 à 8, nous montre de quelle manière Dieu a mis fin à l’homme dans la chair par notre identification avec Lui dans la mort. Et c’est là, dans cet exercice du croyant pour réaliser cela, que nous saisissons ce que sont nos imperfections, nos manquements, nos faiblesses, qui trahissent quelque chose des manifestations de notre homme naturel auquel Dieu apporte ses ressources. Et la ressource principale, c’est le fait que notre identification avec Christ place l’homme naturel dans la mort.

Nous n’avons aucune puissance en nous-mêmes pour le réaliser, mais cela se réalise par l’Esprit de Dieu qu’Il a envoyé pour habiter dans chacun des croyants. C’est tout l’enseignement que nous trouvons en particulier au chapitre 8 de l’épître aux Romains.

On peut simplement relire les premiers versets : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus ; car la loi de l’Esprit de vie dans le Christ Jésus, m’a affranchi de la loi du péché et de la mort » (v. 1 et 2).

Il est saisissant de voir combien d’autres passages des Écritures insistent sur ces deux aspects, d’une manière qui est présentée différemment, mais qui conduit au même résultat. C’est toute la valeur, en particulier, de l’épître aux Hébreux.

« Car, par une seule offrande [l’offrande de Jésus Christ faite une fois pour toutes], il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés. Et l’Esprit Saint aussi nous en rend témoignage ; car, après avoir dit : Voici l’alliance que j’établirai pour eux après ces jours-là, dit le Seigneur : En mettant mes lois dans leurs cœurs, je les graverai aussi dans leur pensée, il dit : Et je ne me souviendrai plus jamais de leurs péchés ni de leurs iniquités. Or, là où il y a rémission de ces choses, il n’y a plus d’offrande pour le péché » (ch.10. 14 à 18).

C’est bien la condition dans laquelle nous sommes placés par l’œuvre de Christ qui, par une seule offrande a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés. C’est la base même de notre liberté d’accès dans la présence de Dieu qui est exposée aussitôt après dans les versets 19 et suivants : « Ayant donc, frères, une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints ».

Je crois que nous ne saisissons peut-être pas assez la grâce qui nous a été donnée, d’avoir été enseignés à discerner dans la Parole cette perfection de l’œuvre de Christ, entièrement en dehors de ce que nous sommes, de ce que nous pouvons faire, pour nous placer devant Dieu, sans conscience de péché, par l’œuvre que Christ a accomplie. C’est bien ce dont nous avons besoin tout spécialement quand nous entrons ainsi dans la présence de Dieu.

On voit que l’apôtre Paul, en particulier, y revient à plusieurs reprises. Quand nous venons dans la présence de Dieu, nous nous souvenons que nous étions autrefois perdus, morts dans nos fautes et dans nos péchés et que nous avons été tirés de cette condition d’une manière qui ne dépend absolument pas de nous, mais de Christ seul. C’est Dieu qui est intervenu en Christ.

Nous voyons au v. 12 du premier chapitre de l’épître aux Colossiens : « Rendant grâces au Père qui nous a rendus capables de participer au lot des saints dans la lumière ; qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, [et il précise aussitôt après] en qui [Jésus le Fils de son amour] nous avons la rédemption, la rémission des péchés ». Le « lot » est une part, un héritage ; le « chemin » est un accès à Dieu.

C’est alors que nous prenons même de ce qu’Il est et la place qu’Il nous donne ainsi comme enfants devant leur Père. Il ne se souvient plus jamais de nos péchés ni de nos iniquités. Nous pouvons jouir de ce qu’Il est, de ce qui suit dans ces versets : « qui est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création » et il y a ensuite toute la description de sa merveilleuse Personne.

Et il y a aussi ce côté pratique qu’on a souligné à diverses reprises et qui rend nécessaire cet exercice de notre part quant à notre vie pratique, mais justement pour que le cœur soit vrai dans les détails de notre marche, et ne cache rien à Dieu de ce que nous sommes – sans que pour autant cela jette quelque nuage que ce soit sur notre acceptation devant Dieu sur la base de l’œuvre de Christ.

Pour les Israélites il y avait plusieurs étapes, plusieurs offices. On voit en particulier dans le chapitre 16 du Lévitique tout le travail des sacrificateurs, qui avait lieu le grand jour des propitiations pour que la position du peuple devant Dieu soit établie sur la base des sacrifices offerts, qui pourtant n’ont jamais ôté les péchés.

Ensuite on voit lorsqu’il s’agit de la marche du peuple au chapitre 19 des Nombres qu’il y avait la génisse rousse. L’eau était mêlée avec les cendres de la génisse rousse. Elle devait être appliquée pour la purification des Israélites au fur et à mesure de leur marche dans le désert alors qu’ils contractaient différentes souillures. Ils avaient besoin de ces deux aspects qui étaient effectués au tabernacle selon les instructions divines une fois l’an, figure de ce que Christ a fait une fois pour toutes comme l’épître aux Hébreux nous le montre, mais aussi de ce travail de purification journalier quant aux circonstances du chemin qui avait lieu par le moyen de la génisse rousse.

Il est frappant de découvrir dans l’épître aux Hébreux toutes les ressources dont nous avons besoin, aussi bien ce que Christ a fait une fois pour toutes pour nous, sans aucune intervention de notre part, que ce qu’il veut opérer en nous jour après jour pour nous tenir pratiquement dans la condition de rejet du mal dans lequel nous avons à marcher. Toutes ces ressources se trouvent effectivement dans la Personne de Christ : « Car si le sang de boucs et de taureaux, et la cendre d’une génisse avec laquelle on fait aspersion sur ceux qui sont souillés sanctifie pour la pureté de la chair » (Héb. 9. 13).

Il est saisissant de voir que l’écrivain de l’épître réunit les deux choses, les deux aspects de la manière dont l’œuvre de Christ s’applique au croyant. « Car si le sang de boucs et de taureaux, et la cendre d’une génisse avec laquelle on fait aspersion sur ceux qui sont souillés sanctifie pour la pureté de la chair » dans les choses matérielles, ce qui est pour la terre, ce que nous trouvons pour les Juifs dans l’ancienne économie, « combien plus le sang du Christ qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes », ce qui est intérieur au cœur, à la personne-, « pour que vous serviez [ici c’est le mot qui signifie rendre culte réellement à Dieu] le Dieu vivant ! »

Combien d’expressions dans l’épître aux Hébreux et ailleurs viennent confirmer ces deux aspects que je viens de souligner et qui trouvent tous leur source et leurs ressources dans la Personne de Christ et son œuvre !

Est-ce qu’on peut parler maintenant de la cène ? Nous comprenons que dans notre culte, tel que nous le célébrons le dimanche, il y a deux moments essentiels, un moment consacré à l’adoration, adoration essentiellement du Père, mais cela peut être aussi l’adoration du Fils, un moment donc consacré à l’adoration, et un moment consacré au souvenir, au mémorial de la mort du Seigneur.

Dans ce deuxième moment on s’adresse au Seigneur tandis que, dans le premier moment, essentiellement à Dieu le Père.

Il y a peut-être un troisième moment comme cela a été suggéré qui est « n’oubliez pas la bienfaisance ». La collecte fait partie aussi du culte (voir Héb. 13. 15 et 16 et Deut. 26. 1 à 11 et 12 à 15).

Il y a aussi un quatrième moment, mais celui-ci ne fait pas partie du culte, c’est lorsque, à la fin du culte, un frère a à cœur de lire un passage et de le commenter. Ce n’est plus le culte. Pour ce qui concerne l’adoration d’une part et le mémorial d’autre part, c’est une question que je me pose, certains de nos devanciers ont dit que la cène était le centre du culte. D’autres ont dit que c’était le sommet du culte.

Peut-on nous expliquer en principe et en pratique ce que cela signifie, notamment pour l’adoration, que la cène est le centre du culte ?

On peut peut-être lier la cène que nous célébrons chaque premier jour de la semaine, et dont il nous est parlé dans ces deux passages que nous avons lus dans la 1ère épître aux Corinthiens, aux autres passages que nous avons lus et que nous avons déjà considérés. On a remarqué que nous adorons le Père, et que nous adorons en esprit et en vérité.

Je me souviens qu’un frère autrefois nous disait qu’adorer en vérité, c’était adorer selon la pleine révélation que Dieu avait fait de Lui-même. Cette révélation que Dieu a fait de Lui-même, Il l’a fait en envoyant son Fils. Personne ne pouvait nous révéler ce qu’est le Père, si ce n’est Celui qui est dans le sein du Père.

Ainsi nous sommes introduits dans une relation des plus étroites avec Dieu, puisque nous avons ce droit d’être appelés enfants de Dieu. Et puis, pour rendre culte le peuple autrefois s’approchait de l’autel d’airain, apportait un holocauste. Il fallait que cet holocauste soit parfait et cela rejoint peut-être ce que notre frère a dit tout à l’heure : nous rendons culte par l’Esprit sous le contrôle de l’Esprit.

Et puis il y a peut-être une autre pensée aussi : par l’Esprit, c’est sous la direction de l’Esprit, c’est-à-dire qu’il fallait observer rigoureusement les ordonnances que Dieu avait données pour présenter l’holocauste.

Mais nous avons vu que si l’adorateur autrefois restait à l’extérieur, nous entrons dans les lieux saints. Et puis il est dit : « Par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair » (v. 19 et 20).

Si nous entrons ainsi dans les lieux saints par le chemin nouveau et vivant qu’Il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair, nous comprenons que, étroitement liée au culte se trouve la cène qui nous rappelle justement comment ce chemin nous a été ouvert, « par le sang de Jésus, par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair ».

Nous n’entrons pas par des sacrifices comme le peuple autrefois, mais parce qu’un sacrifice a été offert une fois pour toutes à perpétuité. Et quand nous venons, nous nous souvenons de la valeur de ce sacrifice, « par le sang de Jésus ». Nous nous souvenons de la valeur que le sang de Jésus a aux yeux de Dieu.

C’est ce que l’on exprime dans la coupe, cette coupe « de la nouvelle alliance en mon sang qui est versé pour plusieurs en rémission de péchés » (Mat. 26. 28).

Les sacrifices autrefois étaient des actes remémoratifs de péché (Héb. 10. 3). Ils rappelaient la présence du péché et la nécessité d’un sacrifice. La cène, et particulièrement la coupe, nous rappelle que le sacrifice a été offert, qu’il n’y a plus à en offrir et que ce sacrifice est parfait. Il a été offert une fois pour toutes.

Et puis « par le chemin nouveau et vivant qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair ». Et quand nous rompons le pain, nous nous souvenons des paroles que le Seigneur a dites : « Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22. 19).

Pour que nous ayons un accès jusque dans les lieux saints, il a fallu que le Seigneur vienne ici-bas, et pour cela il a pris la forme d’un homme, semblable à nous – à part le péché. Non seulement Il est venu, mais Il s’est offert, Il a donné son corps : « Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ».

Il était venu pour donner sa vie en rançon pour plusieurs. Et en entrant dans les lieux saints, en venant rendre culte, nous ne pouvons que nous souvenir de ce qui a été accompli une fois pour toutes pour que nous ayons une telle part, de jouir d’une proximité sans égale avec Dieu, comme des enfants en vertu de l’œuvre et de la perfection de l’œuvre du Seigneur Jésus. Alors nous comprenons que la cène soit si étroitement liée au culte.

Lorsque des rassemblements naissent, commencent à être constitués, bien souvent on ne participe pas à la cène, la cène n’est pas célébrée, la table du Seigneur n’est pas dressée, parce qu’il faut quelquefois que bien des choses soient réglées dans la vie de ceux qui sont là, pour pouvoir participer à la cène. Mais c’est quand même le centre du culte, et un culte sans la cène perd quelque chose. Si l’on ose dire, il perd l’expression de la participation au souvenir et à l’expression de ce qui nous a rendus propres pour la présence de Dieu.

La cène prend une valeur toute particulière à nos yeux parce que « toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne » (1 Cor. 11. 26). Dans ce passage de 1 Corinthiens 11 il y a les deux côtés, il y a le côté du souvenir et il y a le côté du témoignage.

Le côté du souvenir, nous l’avons dans cette expression : « Faites ceci en mémoire de moi ». On chante dans un cantique : « Pour tes rachetés, ô Seigneur, combien est douce ta mémoire ! » (Hymnes et Cantiques n°28 strophe 3). Certes nous sommes appelés à nous souvenir du Seigneur tous les jours de notre vie et aussi souvent que possible, mais collectivement nous venons nous souvenir de Celui qui nous a rachetés, – combien est douce ta mémoire ! – de Celui qui est venu sur la terre pour donner sa vie en rançon pour nous.

Et puis il y a le côté du témoignage : « Vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne ». Dans ce côté du témoignage, qu’est-ce que nous annonçons ? La mort, mais pas la mort de Jésus, ni du Sauveur, la mort du Seigneur et en même temps que nous annonçons sa mort, nous proclamons que pour nous Il est Seigneur. « Vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne » (v. 26). Et si nous annonçons sa mort jusqu’à ce qu’Il vienne, nous annonçons qu’Il est ressuscité et qu’Il va venir : bienheureuse espérance pour les croyants, annonce du jugement pour les incrédules.

Nous voulons bien insister sur le fait que la cène nous semble étroitement liée au fait que nous sommes introduits dans une relation si étroite avec Dieu que nous ayons ce privilège de l’appeler Père, nous disons par l’Esprit : « Abba, Père », et introduits dans une proximité aussi grande, que nous entrons dans les lieux saints, le lieu même de la présence de Dieu.

Et cela, nous le faisons en nous souvenant de la valeur du sang de Christ aux yeux de Dieu : c’est par le sang de Christ bien supérieur à la valeur du sang des taureaux et des boucs qui étaient offerts autrefois, et en nous souvenant du chemin que le Seigneur a connu : Il s’est fait homme pour donner sa vie. Nous entrons à travers un voile déchiré.

Nous connaissons bien Genèse 22 où il nous est dit que Abraham et Isaac allaient les deux ensemble. Cela nous est dit deux fois. Ils allaient les deux ensemble pour aller sur cette montagne où Dieu voulait que ce sacrifice soit offert, image, figure, pour nos cœurs, du Père et du Fils unis dans cette même pensée, dans ce même projet, ce même dessein, dans cette même œuvre en vue de l’accomplissement de cette œuvre par laquelle Dieu est glorifié dans le Fils et par le Fils.

D’une certaine manière cela nous amène à réaliser que lorsque sont placées devant nous la gloire du Père, les pensées du Père, nous ne pouvons pas oublier que l’accomplissement de toutes ces pensées est lié à cette parfaite communion avec son Fils bien-aimé et au sacrifice de son Fils bien-aimé. L’un nous amène à l’autre.

En Éphésiens 5 l’apôtre nous rappelle : « le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur » (v. 2). Le sacrifice et le parfum que nous présentons à Dieu dans notre adoration, que nous présentons au Père, c’est bien le sacrifice et la Personne du Seigneur Jésus.

Lorsque nous le faisons, nous nous rappelons que c’est Christ qui nous a aimés et qui s’est livré Lui-même pour nous. Ainsi nos cœurs sont amenés à joindre la Personne et le sacrifice, non pas si on peut dire, d’une façon doctrinale ou théologique, mais dans l’adoration pour les pensées, pour les desseins, pour l’amour éternel du Père et pour l’œuvre du Seigneur Jésus qui s’est livré Lui-même, qui s’est livré à Dieu, qui s’est livré pour nous. Et nos cœurs se tournent vers Lui dans un tel moment.

Le souvenir n’est qu’une forme de l’adoration lorsque nous nous souvenons du Seigneur, lorsque nous recevons en quelque sorte de sa main ce pain et cette coupe avec actions de grâces, nous bénissons, et cette bénédiction, c’est encore une forme nouvelle de l’adoration, c’est encore contempler les merveilles de la grandeur, de l’amour, de la pureté de la Personne de notre Seigneur, de son œuvre, et ce merveilleux privilège non seulement de voir ces merveilles, mais de pouvoir en parler en communion avec le Père et avec le Fils.

Le lien est tel dans cette œuvre merveilleuse entre la pensée et l’amour du Père, la pensée et l’amour du Fils, que nous sommes conduits aussi bien à glorifier le Père qu’à nous souvenir du Fils et à nous souvenir de son œuvre parfaite.

Les choses sont liées moralement parce que l’œuvre, c’est l’œuvre du Père et du Fils qui étaient dans une même pensée et dans un même amour. C’est la consécration du Fils au Père pour Le glorifier et pour Lui amener ces adorateurs. On a dit que la cène était le centre moral du culte, on a dit aussi que cela ne voulait pas dire que c’était au milieu en termes de temps du culte.

C’est l’Esprit qui conduit pour discerner le moment où la cène est célébrée. C’est peut-être un peu plus tôt, un peu plus tard, ce n’est pas cela la question. La question n’est pas une liturgie au cours de laquelle il y aura la cène. La question est de savoir comment nos cœurs sont conduits dans cette adoration pour le Père, l’émerveillement devant cette pensée commune, ce chemin du Père et du Fils allant ensemble, du Fils s’offrant pour nous et s’offrant à Dieu, pour que nos cœurs soient conduits à se souvenir de Lui aussi dans la cène.

La cène est l’expression des dernières volontés de Celui qui nous a aimés jusqu’à la croix. C’est dans ce jeudi soir où le Seigneur a célébré la Pâque avec ses disciples que le Seigneur a institué la cène. Nous trouvons cela en Luc 22. Il y a quelque chose qui parle à nos cœurs. Les dernières volontés, les dernières paroles d’un homme, sont quelque chose dont on se souvient, qu’on serre, quelque chose de solennel.

C’est la dernière chose que le Seigneur va dire – et Il ne dit pas : Ce serait bien que. Il dit : « Prenez », « faites ceci en mémoire de moi » (Marc 14. 22 ; Luc 22. 19). Ce n’est pas seulement le souvenir de ses souffrances et de sa mort, c’est le souvenir de Lui-même.

Le Seigneur n’a pas pris, dans le repas de la Pâque, on pourrait dire l’élément majeur, qui était l’agneau. Il a pris, on peut dire, des éléments périphériques. Dans son humilité il prend quelque chose de si simple, Il prend du pain, Il prend du vin, des éléments accessoires de ce repas, pour nous parler de Lui.

Ensuite, le Seigneur sortira et se rendra à la montagne des Oliviers où l’on viendra Le chercher et le lendemain à neuf heures du matin Il sera crucifié. Donc ce sont bien les dernières paroles de notre Seigneur. Est-ce que nos cœurs peuvent rester insensibles aux dernières paroles de Celui qui nous a aimés jusqu’à la mort ? Dans ce moment où tout autre aurait pensé à lui-même, le Seigneur a pensé aux siens. Il a fort désiré, Il a désiré avec désir, Il a fort désiré cela. Notre cœur resterait-il indifférent au désir de notre Seigneur ?

L’institution, nous l’avons dans Luc 22. Dans le chapitre 20 des Actes – je ne crois pas qu’on l’ait encore cité – il nous est dit « le premier jour de la semaine », nous avons donc une indication du moment où l’on prenait la cène du Seigneur, même, si nous avons lu au début des Actes qu’ils rompaient le pain peut-être tous les jours dans leurs maisons. « Le premier jour de la semaine, lorsque nous étions assemblés pour rompre le pain » (v. 7). Il n’est pas dit : on est assemblé, on va en profiter pour rompre le pain. Ce n’est pas cela. On était assemblé pour rompre le pain. Cela nous montre le côté essentiel de cette réunion, ce vers quoi les cœurs tendent, le moment où, de la manière dont le Seigneur l’a demandé, on se souvient de Lui. Que le Seigneur nous aide à L’honorer aussi et à répondre à son désir de la nuit même où Il fut livré !

On vient de souligner que c’était les dernières paroles du Seigneur avant la croix, et combien en effet cela touche nos cœurs. Cela est répété trois fois dans les trois premiers évangiles. Mais c’est aussi la seule chose que le Seigneur ait, je ne dirai pas prescrite, mais indiquée aux siens comme étant véritablement son désir. On vient aussi de le souligner.

L’apôtre peut dire : « J’ai reçu du Seigneur » (1 Cor. 11. 23). Il l’a reçu nécessairement du ciel, car il n’a connu le Seigneur qu’après le chemin de Damas. Il n’a pas connu le Seigneur selon la chair comme les autres disciples.

Quel prix cela a eu pour lui, mais quel prix cela avait pour le Seigneur, pour qu’en appelant justement cet homme si opposé à Lui puisqu’il avait été pendant plusieurs années celui qui persécutait l’assemblée, il va lui parler en lui rappelant que le Seigneur Jésus, la nuit qu’il fut livré, prit du pain et puis ensuite la coupe. C’est une instruction qui vient directement du ciel, appropriée au temps pendant lequel Lui, le Seigneur Jésus est dans le ciel et nous, nous sommes sur la terre.

Il n’est pas étonnant qu’au début du livre des Actes, au chapitre 2, les premières choses qui soient dites au sujet de l’assemblée, c’est qu’ils « persévéraient dans la doctrine et la communion des apôtres » et cela en fait partie, on le voit bien dans l’enseignement de Paul, mais aussi dans la pratique, ils persévéraient dans « la fraction du pain et les prières ».

Il y a là quelque chose de caractéristique dans l’attitude et l’occupation de l’assemblée. On a cité le verset si important d’Actes 20 où il est dit : « Le premier jour de la semaine, lorsque nous étions assemblés pour rompre le pain ». Mais en 1 Corinthiens 11 où l’on voit que l’apôtre parle de la réunion effective des croyants, il a des remarques à leur faire, et même on pourrait dire des reproches à cause de leur déficience à suivre les enseignements qui leur avaient été donnés de sa part ; il leur dit : « Quand donc vous vous réunissez ensemble, ce n’est pas manger la cène dominicale » (v. 20).

Il attire leur attention sur le fait qu’ils se réunissaient, ils avaient des agapes ensemble, ils se réjouissaient, ils jouissaient des relations fraternelles, certainement d’une manière qui n’était pas feinte, c’était heureux, mais il manquait quelque chose à leur rassemblement. C’est que le souvenir du Seigneur, la cène dominicale, le repas du Seigneur n’avait pas la place qui lui était due et il leur dira : « N’avez-vous donc pas des maisons pour manger et pour boire ? Ou méprisez-vous l’assemblée de Dieu… je ne vous loue pas ».

Que va-t-il leur dire ? Va-t-il leur faire beaucoup de recommandations quant à la manière de se réunir, de s’abstenir de ceci ou de cela ? Non. « Car moi, j’ai reçu du Seigneur ce qu’aussi je vous ai enseigné : c’est que le Seigneur Jésus, la nuit qu’il fut livré, prit du pain ». Il place devant eux en toute simplicité ce que le Seigneur a désiré que les siens fassent en son nom, en se souvenant de Lui.

Certainement Dieu veut nous amener à saisir de plus en plus profondément la signification morale et spirituelle de ces choses, pour nous attacher de cœur au Seigneur – mais que personne ne puisse penser qu’il y a besoin d’entrer d’une manière vraiment très profonde dans ces choses pour obéir simplement, non pas à un ordre, mais à un désir du Seigneur Jésus, qu’on se souvienne de Lui.

C’est quelque chose de très simple qui peut être fait par des personnes très ignorantes, mais dont le cœur est réellement saisi par son amour et qui se souviennent de ce qu’Il a souffert pour nous.

Encore, sur 1 Corinthiens 11, quand l’apôtre Paul dit : « le Seigneur Jésus, la nuit qu’il fut livré, prit du pain ». L’apôtre rappelle simplement les paroles du Seigneur, à deux reprises. Il dit à propos du pain : « Faites ceci en mémoire de moi ». Et puis pour la coupe : « Faites ceci, toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi ». Se souvenir de lui, « en mémoire de moi », c’est de Lui.

Est-ce qu’il y a des jeunes croyants – ou moins jeunes, qui sont à Lui, qui Le connaissent, et qui restent indifférents ? L’apôtre Paul dit : « vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne ». Peut-être que le Seigneur va venir, et il n’y aura plus l’occasion de se souvenir de Lui, de faire ceci « en mémoire de moi ». Le Seigneur appelle chacun des siens, pour ceux qui le font, comme pour ceux qui n’ont pas encore répondu à cet appel. C’est une invitation d’amour : « faites ceci en mémoire de moi ».

Et je lirai simplement en Ésaïe 26 ce verset 8 : « Le désir de notre âme est après ton nom et après ton souvenir » ou ton mémorial. Est-ce que le désir de notre âme à chacun est après son nom et après son souvenir ?

Dans le Nouveau Testament, nous n’avons pas une réunion de culte qui nous est présentée, qui nous est décrite. Nous avons vu en Actes 20 des croyants qui étaient rassemblés pour rompre le pain. Nous avons vu ce que le Seigneur Lui-même enseigne quant à ce désir du Père d’avoir des adorateurs qui L’adorent en esprit et en vérité.

On voit dans les images de l’Ancien Testament ce qu’on a vu en Nombres 28, que c’était déjà des choses qui étaient chères au cœur de Dieu : qu’on Lui apporte son pain. C’était sa nourriture. Et pour nous, qu’est-ce que nous Lui apportons, où plutôt « qui » ? Son Fils bien-aimé dans toute la perfection de sa personne et de son œuvre, ce que représentaient à la fois l’offrande de gâteau et tous les sacrifices qui nous parlent à la fois de sa personne et de son œuvre.

On voit ce qui est placé devant nous, mais il n’y a aucune instruction, même aucune description qui nous soit faite, d’une réunion de culte. Alors gardons-nous de mettre des règles, des habitudes. Nous avons beaucoup d’habitudes. Mais est-ce que nous avons à cœur de nous laisser vraiment conduire par l’Esprit de Dieu dans cette réunion pour que Lui-même prépare les choses ?

Seul le Saint Esprit peut nous conduire – et ce sera différent d’un dimanche à l’autre – dans ce qu’Il a à cœur de préparer pour le Père et pour le Fils dans cette réunion. Gardons-nous d’avoir une idée arrêtée à l’avance. On l’a dit : la cène c’est un moment très élevé du culte, mais ce n’est pas forcément le fait qu’elle soit au centre.

La cène peut prendre place au début du culte et la majeure partie du culte se déroulera après ; ou au centre, ou à la fin du culte. Seul le Saint Esprit Lui-même voudra nous conduire dans ces choses. Et en même temps l’adoration que nous présentons au Père, c’est ce privilège quand on voit ce que représentent les images de Nombres 28 : « mon offrande, mon pain, pour mes sacrifices par feu » (v. 2).

Nous parlons au Père de son Bien-aimé dans tout ce qu’Il a été pour Lui. Et quel privilège pour nous de pouvoir avoir communion avec Lui dans l’œuvre de son Fils ! Quand nous nous souvenons du Seigneur, c’est aussi en communion avec le Père. Il n’est pas anormal que, même dans les actions de grâces de la cène, on puisse s’adresser au Père, cela peut arriver. Il n’y a aucune règle là-dedans, attention ! Laissons au Saint Esprit sa liberté d’agir pour nous conduire dans la façon dont Il désire que le culte se déroule.

La lecture de la Parole de Dieu a aussi sa place. Elle peut être au début, au cours du culte ou à la fin du culte mais elle n’est pas obligatoire. Il n’y a aucune règle là-dedans. On peut commencer le culte par un cantique ou par une prière, on peut terminer aussi par un cantique ou par une prière. Nous avons beaucoup d’habitudes, mais attention ! Regardons ce que nous dit l’Écriture.

Est-ce que vraiment nous sommes dépendants de l’Esprit de Dieu pour qu’Il puisse nous conduire dans cette réunion, selon sa pensée à Lui, spécifique de ce moment-là, pour apporter vraiment ce qui est pour le cœur du Père, et aussi nous nous souvenons du Fils : nous annonçons sa mort. Ces deux choses sont liées. Il n’y a aucune règle dans la façon dont les choses se déroulent. Attention de ne pas avoir d’idées préconçues, préétablies sur ces choses, parce que c’est une entrave, en fait, à l’action de l’Esprit.

On peut quand même dire que, quand il est dit : « Faites ceci », c’est faire ce que le Seigneur a fait. Il a béni avant la coupe, d’autres évangiles disent : « rendu grâces ». C’est important de le faire. Mais c’est aussi la même Personne.

On a fait des nouveautés en introduisant des personnes différentes ou en chantant des cantiques entre le pain et la coupe, mais restons-en par obéissance à la Parole à « faites ceci ».

Rappelons encore ce détail aussi qui interroge, c’est le sang de la nouvelle alliance. On dit souvent : L’assemblée n’est pas sous la nouvelle alliance, elle est en dehors de l’alliance, et pourtant on dit que c’est le sang de la nouvelle alliance. Je crois qu’il faut bien se rendre compte que le Seigneur était en train de parler à ses disciples. C’était des Juifs. Il allait, Lui, être crucifié par les Juifs. Selon Daniel 9 « le Messie sera retranché et n’aura rien » (v. 26).

Et alors au fond, un cœur exercé, pieux, pourrait dire : c’est la négation de tout, c’est l’effondrement général. Alors Il leur donne cette parole qui est une parole d’espérance puissante, une parole de consolation en leur disant : c’est le sang, oui, mais il y a une nouvelle alliance et il y a autre chose après. Note : l’alliance est pour Israël, pas pour l’Assemblée ; mais, par la grâce de Dieu, l’Assemblée bénéficie des bénédictions de la nouvelle alliance.

En encouragement je voudrais lire un verset dans le chapitre 9 du 2ème livre de Samuel, un texte qui est bien connu. « Et David dit : Y a-t-il encore quelqu’un qui soit demeuré de reste de la maison de Saül ? et j’userai de bonté envers lui à cause de Jonathan… j’userai envers lui d’une bonté de Dieu » (v. 1 et 3). Comment David a-t-il usé de bonté ? Nous le voyons à la fin de ce même chapitre au sujet de Mephibosheth où David dit : « Mephibosheth, dit le roi, mangera à ma table comme un des fils du roi » (v. 11). Et au v. 13 : « Mephibosheth habitait à Jérusalem, car il mangeait toujours à la table du roi ; et il était boiteux des deux pieds ».

Il me semble qu’en encouragement pour participer à la table, il faut avoir conscience que c’est un signe pour nous de la bonté du Seigneur, sa bonté pour moi, pour vous. Mephibosheth est resté boiteux des deux pieds, mais quand il était à table – comme on l’a souvent dit – on ne voyait pas qu’il l’était. Nous sommes recouverts par le Seigneur. C’est par sa grâce que nous venons.

J’avais une question que je voulais poser qui n’a rien à voir avec cela. Dans l’épître aux Hébreux au chapitre 2 au v. 12 qui nous parle du Seigneur Jésus ressuscité, il est dit : « J’annoncerai ton nom à mes frères ; au milieu de l’assemblée je chanterai tes louanges ». Dans un sens nous sommes associés aux louanges que le Seigneur chante. Il me semble qu’il y a quelque chose sur quoi réfléchir, à être exercés à ce sujet, en particulier peut-être après la cène ou avant, peu importe comme il a été dit. Il peut y avoir un moment où nous nous réjouissons avec le Seigneur, de la délivrance que Dieu Lui a donnée.

Je donnerai cet exemple du Psaume 21 où il est dit : « Éternel ! le roi se réjouira en ta force, et combien s’égayera-t-il en ton salut ! Tu lui as donné le désir de son cœur, et tu ne lui as pas refusé la requête de ses lèvres. Sélah. Car tu l’as prévenu par des bénédictions excellentes ; tu as mis sur sa tête une couronne d’or fin. Il t’a demandé la vie : tu la lui as donnée, une longueur de jours pour toujours et à perpétuité ! »

« Sa gloire est grande dans ta délivrance ; tu l’as revêtu de majesté et de magnificence. Car tu l’as mis pour bénédictions à toujours ; tu l’as rempli de joie par ta face » (v. 1 à 6).

Il semble qu’il y aussi place dans les réunions de culte pour louer Dieu, Lui rendre grâces d’avoir ressuscité le Seigneur, d’avoir répondu à sa prière après les trois heures sombres, d’avoir mis dans sa bouche un cantique nouveau, comme il est dit dans le Psaume 40.

Je rappelerais ce que j’ai entendu de la bouche de frères qui sont depuis bien longtemps auprès du Seigneur, la pensée qu’il ne fallait pas que le fait de rompre le pain arrête le culte, ce qui les conduisait à désirer justement que la fraction du pain n’ait pas lieu trop tard dans le déroulement du culte pour que le culte puisse se prolonger.

C’est peut-être dans ce sens qu’a été évoquée la pensée qu’elle soit au centre du culte. Mais ce n’est évidemment pas du tout une prescription, mais simplement une pensée qui a pu être évoquée par quelques-uns de nos conducteurs.

On voit combien l’apôtre, quand il en parle, aussi bien dans le livre des Actes que dans l’épître aux Corinthiens, en parle comme de quelque chose qui était véritablement caractéristique de la réunion pour rompre le pain. Nul doute que dans les instructions qu’il donnait à toutes les assemblées à ce sujet, il le dit plusieurs fois, il présentait ainsi l’importance, on pourrait dire majeure, en tout premier lieu, de la cène dans le déroulement du culte.

Simplement un mot à la suite des différents appels qui ont été donnés à notre jeunesse et aux moins jeunes qui, connaissant le Seigneur depuis longtemps, sont restés en arrière par rapport à cette invitation du Seigneur, par rapport au désir du Seigneur.

On se souvient d’une méditation, d’un appel d’un frère, dans une réunion qu’il y avait autrefois en plein air, qui avait médité sur ces versets de Luc 6 : « de l’abondance du cœur sa bouche parle » (v. 45). Et le Seigneur continue et dit : « Et pourquoi m’appelez-vous : Seigneur, Seigneur, et ne faites-vous pas ce que je dis ? »

« Pourquoi m’appelez-vous : Seigneur, Seigneur » et c’est le privilège de nous tous qui connaissons le Seigneur de l’appeler ainsi, « pourquoi… ne faites-vous pas ce que je dis ? » Cet appel est pour tous, jeunes et moins jeunes, frères et sœurs.

On a parlé beaucoup des frères, de l’exercice que devaient avoir les frères avant de s’exprimer, mais n’oublions pas que, un culte qui aura sa pleine valeur pour le cœur du Seigneur, c’est le culte de l’assemblée, frères et sœurs. Que nos sœurs soient encouragées à avoir cet exercice profond pour accompagner toute l’assemblée, pour qu’il y ait de la bénédiction dans l’assemblée !

Il est frappant par rapport à Jean 4, de considérer quelle était l’interlocutrice du Seigneur. Elle nous représente très bien, c’était une femme. La femme, dans l’Écriture, nous parle souvent des affections et de la faiblesse. Mais on l’a dit un peu dans l’introduction, nous mesurons qui était cette femme. Le Seigneur a balayé même toutes ses prétentions religieuses en disant : « Vous, vous adorez, vous ne savez quoi ».

Nous avons besoin de nous identifier à cette sœur, de nous identifier à cette femme, une Samaritaine, sans droit de cité en Israël, étrangère aux alliances comme nous le dit Éphésiens 2, prendre notre place sans prétention devant le Seigneur. C’est à cette femme-là que le Seigneur s’adresse.

Quand même, puisqu’on a parlé des sœurs, un encouragement pour vous : c’est que le meilleur culte qui nous soit présenté dans la Parole, c’est celui d’une sœur. Il s’agit de Marie de Béthanie. Elle ne dit rien, elle reste à sa place, elle va verser le parfum sur les pieds du Seigneur et la maison va être remplie de l’odeur du parfum. Elle n’a rien dit, mais le Seigneur nous donne une sœur comme exemple pour nous présenter un aspect si important du culte.

On peut rappeler à propos de Marie de Béthanie cette appréciation du Seigneur Lui-même : « elle a anticipé le moment d’oindre mon corps pour ma sépulture » (Marc 14. 8). « Ce qui était en son pouvoir, elle l’a fait ». Marie ne se trouvera pas au tombeau comme les autres femmes, mais elle avait anticipé le moment, elle avait gardé pour Lui ce qu’elle avait préparé.

Études à Saint-Agrève Août 2018