NAGER À CONTRE-COURANT

« Ne vous conformez pas à ce monde » Romains 12. 2.

Dans le verset ci-dessus, le « monde » se réfère à la société humaine qui cherche le bonheur sans Dieu. Elle rejette son Fils, Jésus Christ, et poursuit des objectifs qui excluent totalement le Dieu vivant.

Avant notre conversion, nous appartenions nous aussi à ce système sans Dieu. Mais depuis que nous avons cru au Seigneur Jésus, notre relation au monde a changé. Quoique nous soyons toujours dans le monde, nous ne lui appartenons plus.

Dans sa prière à son Père, le Seigneur exprime cela : « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde » (Jean 17. 16).

En tant que disciples qui suivent le Seigneur Jésus sur le chemin du ciel, nous avons des objectifs bien différents de ceux du monde. Nous désirons maintenant plaire à Dieu et mettre notre vie à sa disposition. Nous recherchons sa volonté pour notre vie et nous avons le désir de Lui obéir. Cette orientation de vie chrétienne est complètement opposée aux idées du monde, à ses objectifs et à ses exploits.

En conséquence, comme chrétiens, nous avons souvent à nager à contre-courant des vues et des opinions du monde. Cela n’est pas facile, parce qu’en faisant ainsi, nous rencontrons de l’incompréhension, ou même des moqueries de la part de nos contemporains. Il faut une foi forte pour marcher dans ce chemin de fidélité à Dieu et à sa Parole.

Si nous nous confions humblement au Seigneur Jésus chaque jour, Il nous aidera à endurer l’opposition d’un monde hostile à Dieu.

D’après « The Good Seed » juillet 2024

LUMIÈRE DU MONDE ET LUMIÈRES DANS LE MONDE

« Pendant que vous avez la lumière, croyez en la lumière, afin que vous soyez fils de lumière » Jean 12. 36.

« Vous étiez autrefois ténèbres, mais maintenant vous êtes lumière dans le Seigneur : marchez comme des enfants de lumière » Éphésiens 5. 7 et 8.

  1. « Je suis la lumière du monde »

« Jésus leur parla encore : Moi, je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » Jean 8. 12.

Le Fils de Dieu qui est venu sur la terre comme homme il y a environ 2000 ans, était la lumière du monde. Il a éclairé la vie des gens et a révélé ce qu’il y avait dans leurs cœurs. Ainsi, ils étaient placés dans la lumière divine et reconnaissaient leur condition de perdition devant Dieu. En même temps, la lumière leur montrait le chemin du salut : quiconque croyait en Jésus Christ, le Fils de Dieu, ne viendrait pas en jugement.

Mais la plupart d’entre eux se sont détournés de cette lumière brillante, car ils ne voulaient pas se repentir et renoncer à leurs péchés. Ils préféraient rester dans les ténèbres : « Les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises » (Jean 3. 19). Il n’en est pas autrement aujourd’hui. Nombreux sont ceux qui ne veulent pas venir au Sauveur parce qu’ils ne veulent pas quitter leur vie de péché.

Cependant, l’offre du Fils de Dieu demeure : « Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie ». Il invite chacun, personnellement, à venir à Lui et à le suivre. Il s’agit de prendre une décision personnelle, celle de croire au Seigneur Jésus et de Lui remettre la direction de sa vie.

Quiconque franchit ce pas n’est plus dans les ténèbres. Sa vie s’éclaire, car il demeure près de la lumière. Par la foi, il est en relation avec le Fils de Dieu, qui lui donne la lumière pour le chemin et un réel épanouissement de sa vie.

  • « Vous êtes la lumière du monde »

« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située au sommet d’une montagne ne peut pas être cachée » Matthieu 5. 14.

Jésus Christ, qui a brillé dans le monde comme la parfaite lumière, est remonté au ciel après sa mort et sa résurrection. Maintenant, ses disciples, qui croient en Lui et possèdent la vie éternelle, sont la lumière du monde. C’est à la fois une affirmation et un appel.

Ceux qui ont la lumière de la vie par la foi au Seigneur Jésus peuvent être des porteurs de lumière dans les ténèbres de ce monde, et montrer aux autres quelque chose de Dieu. Ils ont reçu la mission de répandre la lumière du Dieu vivant, par leurs paroles et leur comportement.

– Comme disciples du Seigneur, nous prions au restaurant avant le repas, témoignant ainsi de notre foi en Dieu qui est le soutien de la vie.

– Au travail, nous nous efforçons de ne pas faire d’erreurs et nous aidons aussi un collègue surchargé. En agissant ainsi, nous montrons aux autres que notre Dieu est juste et miséricordieux.

– Nous saisissons les occasions que le Seigneur nous donne pour présenter l’amour de Dieu à nos contemporains, et nous les invitons à croire au Sauveur.

Comme une ville située sur une montagne ne peut pas être cachée à la vue, de même notre vie de chrétiens devrait être une lumière que notre entourage peut voir. Mais nous ne pouvons diffuser de la lumière que dans la mesure où nous restons tout près de la source de la lumière. Sans une communion quotidienne avec notre Seigneur, nous ne sommes pas capables de Lui rendre témoignage.

D’après « The Good Seed » – juin 2024

JÉSUS ET LES PARENTS

Les parents et la prière

« Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin de recevoir miséricorde et de trouver grâce, pour obtenir du secours au moment opportun » Hébreux 4. 16.

Dans les Évangiles, nous trouvons souvent le récit de parents qui viennent à Jésus pour leurs enfants en situations critiques, ou parce qu’ils sont possédés par un démon, ou encore gravement malades, sur le point de mourir ou même morts. Il s’agit parfois d’un père, d’autres fois d’une mère, qui crient à Jésus dans leur angoisse et leur désespoir devant la condition dans laquelle se trouve leur enfant, et demandent de l’aide.

Aujourd’hui, Jésus n’est plus sur la terre pour guérir, chasser les démons ou ressusciter les morts. Mais Il est vivant, et ces récits nous sont laissés dans la Parole de Dieu pour nous encourager à apporter au Seigneur, par la prière, nos enfants et nos petits-enfants.

– Les enfants « possédés par des démons » étaient asservis à une puissance satanique qui les maintenait dans l’esclavage. Cette condition d’asservissement nous fait penser aux différentes formes de dépendance – comme la drogue, le sexe, la recherche effrénée du succès – qui peuvent exercer une influence dominante dans la vie, créant un lien dont on ne peut se libérer qu’avec de grandes difficultés.

– Les enfants « malades » ou « sur le point de mourir » nous parlent aussi d’une mauvaise santé spirituelle. Si nous nous apercevons qu’ils s’éloignent du Seigneur, nous sommes en souci, impuissants, et nous nous sentons responsables. Le Seigneur sait où est le problème, Il peut intervenir et guérir.

– Nos enfants naissent eux aussi pécheurs ; leur état avant la conversion peut être comparé à une « mort » spirituelle. C’est la foi en Jésus qui les fera « passer de la mort à la vie » (Éph. 2. 5 ; Jean 5. 24). Supplions le Seigneur qu’Il ne cesse de les appeler afin qu’une vraie conversion se produise en eux.

Parents chrétiens, la prière est la ressource toujours actuelle à notre disposition, afin que nous apportions au Seigneur nos enfants et tout ce qui les concerne !

Le père d’un enfant tourmenté par un démon

« Jésus demanda au père de l’enfant : Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il ? Il dit : Depuis son plus jeune âge… ; mais si tu peux quelque chose, viens à notre aide, ayant compassion de nous. Jésus lui dit : Le « si tu peux », c’est : crois ! tout est possible à celui qui croit » Marc 9. 21 à 23.

Un père amène à Jésus son enfant possédé par un démon : les disciples n’ont pas pu le guérir. Le Seigneur interroge le père, qui raconte la méchanceté de cet esprit muet et ses tentatives de faire mourir l’enfant. Il supplie Jésus : « Si tu peux quelque chose, viens à notre aide ». Jésus répond au « Si tu peux » du doute par cet appel : « Crois ! Tout est possible à celui qui croit ». Le père s’exclame : « Je crois, viens en aide à mon incrédulité ». Jésus chasse alors le démon, en l’appelant « esprit muet et sourd ». Le démon sort de l’enfant « après avoir crié et l’avoir très violemment secoué », le laissant gisant à terre. Tous pensent qu’il est mort, mais Jésus le prend par la main et le rend à son père.

– Les disciples n’ont rien pu faire dans ce cas. Le Seigneur veut enseigner à ses serviteurs que c’est toujours Lui qui apporte la guérison.

– Il n’y a aucune limite à ce que le Seigneur peut faire. L’obstacle, c’est notre incrédulité !

– La foi du père est mélangée d’incrédulité, comme l’est souvent la nôtre. Le Seigneur lui reproche son manque de foi, mais il ne l’abandonne pas, parce qu’Il répond à la foi, aussi faible soit-elle.

– Le père parle d’un esprit « muet ». Le Seigneur connaît encore plus à fond la gravité du cas et Il s’adresse à un esprit « muet et sourd ». Un esprit sourd, mais qui toutefois entend la voix du Fils de Dieu et Lui obéit !

– La libération n’est pas sans douleur ; l’enfant souffre, paraît même être mort, mais Jésus ne délivre pas à moitié ; Il relève l’enfant et le rend à son père (Luc 9. 42).

Un officier du roi et son fils mourant

« L’officier (du roi) lui dit : Seigneur, descends avant que mon enfant meure. Jésus lui dit : Va, ton fils vit. L’homme crut la parole que Jésus lui avait dite et s’en alla » Jean 4. 49 et 50.

Jésus est à Cana de Galilée, un endroit où, à l’occasion d’un repas de noces, Il avait accompli le miracle bien connu : la transformation d’eau en vin. À Capernaüm (à une trentaine de kilomètres de distance) se trouve un fonctionnaire de la cour d’Hérode, dont le fils est gravement malade. L’homme décide d’aller chercher Jésus, dont la puissance pour accomplir des miracles extraordinaires est bien connue. Arrivé à Cana, il supplie Jésus de venir guérir son fils mourant, certain qu’Il pourra le sauver.

Cependant, le Seigneur met tout d’abord ce père à l’épreuve, par une remarque qui teste la qualité de sa foi : A-t-il vraiment besoin de miracles pour croire ? Mais le temps passe, et l’homme, très inquiet, supplie le Seigneur de venir avant que son fils meure.

Jésus ne se déplace pas, mais Il dit seulement au père de retourner chez lui, car son fils est guéri. L’homme croit en sa parole et s’en va. Simplement par son comportement, ce père prouve que sa foi ne se base pas sur les miracles, mais sur Jésus Lui-même et sur sa parole.

Alors que l’homme est en chemin, ses serviteurs viennent à sa rencontre et l’informent que son fils va mieux. La fièvre l’a quitté à l’heure exacte où le Seigneur a parlé ! Sa foi en est fortifiée et toute sa maison est amenée à croire. Retenons bien :

– Jésus n’agit jamais de la manière que nous attendons, mais Il agit.

– Il met souvent notre foi à l’épreuve, pour notre bien ; mais Il ne dépasse jamais notre capacité de patience.

– Il peut prendre soin de nos enfants, même quand les parents ne sont pas auprès d’eux ; Il s’occupe des uns comme des autres.

– Notre foi l’honore, et Il répond à notre foi.

Prenons Jésus au mot !

Un chef de synagogue et sa fille mourante

« Comme il parlait encore, des gens arrivent de chez le chef de synagogue ; ils lui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner encore le maître ? Mais aussitôt, Jésus, ayant entendu ces paroles, dit au chef de synagogue : Ne crains pas, crois seulement » Marc 5. 35 et 36.

Jaïrus, un chef de synagogue, supplie Jésus de venir guérir sa fille de 12 ans qui est mourante. Jésus part tout de suite, mais alors qu’Il est en chemin, une femme, malade depuis 12 ans, se tourne vers Lui pour être guérie. Jésus s’arrête donc pour s’occuper d’elle.

Quelle angoisse pour ce père, de voir Jésus se laisser retenir par cette femme au moment où sa fille est en train de mourir ! Et en fait, la terrible nouvelle parvient à Jaïrus : « Ta fille est morte ; pourquoi importuner encore le maître ? ».

En entendant ces paroles, Jésus rassure Jaïrus : « Ne crains pas, crois seulement », et Il poursuit son chemin vers la maison. Une fois arrivé à destination, Jésus dit à tous ceux qui pleurent et poussent des cris de désespoir et de douleur : « L’enfant n’est pas morte, mais elle dort ». Les gens qui étaient là se moquent de Lui lorsqu’ils entendent cette affirmation, mais Jésus, résolument, les fait tous sortir de la maison et ne garde avec Lui que les parents et trois de ses disciples. Il entre alors dans la chambre où la jeune fille gît sur son lit, la prend par la main et lui ordonne : « Jeune fille, je te dis, lève-toi ». Aussitôt, elle se lève et se met à marcher. Jésus s’en va, après avoir recommandé aux parents de donner à manger à leur fille.

Notons que :

– Jésus n’agit pas comme dans le récit précédent : cette fois, Il se rend au chevet de la jeune fille.

– L’état spirituel de votre enfant peut empirer au point de paraître désespéré. Si même ceux qui sont autour de vous se montrent sceptiques sur les possibilités de rétablissement, « ne craignez pas, croyez seulement » !

– La jeune fille ressuscitée fait penser à une jeune fille convertie à Christ : sa nouvelle vie a besoin d’être nourrie. Le Seigneur invite les parents à nourrir leur fille.

– Le Seigneur parle aussi aux parents et soutient leur foi.

Une femme dont la fille est tourmentée par un démon

« Jésus lui répondit : Femme, ta foi est grande ; qu’il te soit fait comme tu veux. Et, dès ce moment-là, sa fille fut guérie » Matthieu 15. 28.

Jésus se trouve au Nord de la Palestine, et une femme de cet endroit le supplie de guérir sa fille qui est possédée par un esprit malin.

C’est une femme Cananéenne, elle n’a donc aucun droit aux privilèges réservés à Israël. C’est pourquoi, au début, Jésus semble l’ignorer. Mais la femme insiste et les disciples, agacés, demandent au Seigneur qu’elle soit renvoyée. Jésus répond à la femme qu’Il n’a été envoyé qu’aux brebis perdues de la maison d’Israël… mais rien ne peut la persuader de s’en aller. Sa fille est cruellement tourmentée par un démon et Jésus est sa seule espérance ! Alors, elle se prosterne devant Lui et dit simplement : « Seigneur, viens à mon secours ! ». Jésus lui répond : « Il ne convient pas de prendre le pain des enfants et de le jeter aux chiens », sous-entendant que les fils sont les Israélites et que les petits chiens sont les gens des nations païennes environnantes.

Avec patience et se confiant en Jésus, la femme répond d’une manière admirable, acceptant humblement cette position : « Oui, Seigneur ; car même les chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres ». Et alors tout change ! Jésus lui répond : « Femme, ta foi est grande ». Grâce à la foi de la mère, la fille est guérie à l’instant même.

Le comportement de Jésus est surprenant, et incompréhensible à première vue. Il connaît la foi de cette femme, mais Il veut la faire briller. Il la pousse ainsi à ne compter que sur sa grâce, en reconnaissant n’y avoir aucun droit. C’est sur cette base, la foi, que nous pouvons recevoir tout de Lui. Cette femme obtient, par la seule grâce de Jésus, la réponse à sa prière.

Aujourd’hui encore, par Jésus Christ, nous avons tous accès à la grâce de Dieu qui nous aime !

Prier et ne pas s’inquiéter pour nos enfants

« Priez l’un pour l’autre… La fervente supplication du juste peut beaucoup » Jacques 5. 16.

« Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par la prière » Philippiens 4. 6.

Ces quatre récits que nous avons considérés sont des encouragements destinés aux parents chrétiens. Faisons encore quelques considérations d’ordre général :

– Selon le cas, ce peut être soit le père, soit la mère, qui cherche du secours. Ayant des sensibilités différentes, ce sera l’un ou l’autre qui discernera le problème de l’enfant. Mais il est bon qu’ils prient ensemble pour lui.

Jésus estime d’une grande valeur le lien parent-enfant qu’Il a Lui-même créé, et Il comprend l’angoisse d’une mère ou d’un père quand leur enfant a des problèmes de santé – physique ou spirituelle. Dans le cas de la fille de Jaïrus, Il fait sortir la foule de la pièce, mais Il garde avec Lui les parents afin qu’ils assistent au miracle.

– Parents, si le Seigneur vous a confié des enfants, n’oubliez pas de nourrir leur âme en lisant la Bible avec eux.

– Le Seigneur ne trouvera jamais notre foi trop hardie. Nous ne l’importunerons jamais en priant instamment pour un enfant !

– Avons-nous un enfant adolescent pour lequel nous sommes en souci ? Ne pensons pas que son cas soit tellement grave qu’il soit inutile de prier. Ne disons pas, comme dans le récit de Marc 5 : « Ta fille est morte… » (v. 35), même s’il nous semble qu’il ne veuille rien savoir de Dieu et que, dans sa vie, il n’a aucune relation avec Lui. Ne nous résignons jamais et pensons à la parole du Seigneur Jésus : « Ne crains pas, crois seulement ». Quand nous ne pouvons plus rien faire, Lui peut encore tout ! Ne désespérez jamais ! Le Seigneur Jésus a la puissance de faire « revivre » une personne spirituellement « morte ».

Fortifiés dans la foi

Abraham « ne mit pas en doute par incrédulité la promesse de Dieu, mais il fut fortifié dans la foi, donnant gloire à Dieu, étant pleinement convaincu que ce que Dieu a promis, il est puissant aussi pour l’accomplir » Romains 4. 20 et 21.

Jésus est la ressource des parents chrétiens, aujourd’hui comme autrefois : les récits que nous avons considérés précédemment nous ont montré son amour et son intérêt pour eux, mais aussi la manière dont Il répond à leur foi.

– Jésus s’occupe de nos enfants où qu’ils se trouvent, aussi loin qu’ils soient de nos yeux, sans qu’Il ait besoin de nous, comme dans le cas du fils de l’officier du roi Hérode (Jean 4. 46 à 54). Au moment opportun, le Seigneur agit et nous, plus tard, nous pourrons nous réjouir en constatant les effets de sa protection.

– Le Seigneur connaît nos enfants personnellement, Il comprend leur condition spirituelle et Il intervient en conséquence, de la manière la plus appropriée pour eux.

– Si le temps passe sans que le Seigneur semble faire attention à nos supplications, nous ne devons pas nous démoraliser. Il met notre foi à l’épreuve. Persévérons, comme la femme Cananéenne (Mat. 15. 21 à 28) et confions-nous en Lui, espérant « contre toute espérance » (Rom. 4. 18).

– Quand nous prions pour nos enfants, souvenons-nous que nous ne pouvons retirer aucun mérite, ni de la droiture de leur comportement, ni de leur salut. Quel parent pourrait prétendre que, comme récompense pour avoir bien élevé ses enfants, Dieu doive leur donner à eux aussi la vie éternelle ? Reconnaissons humblement nos manquements sur tant de points. Insistons sans cesse auprès de Lui et comptons sur la seule grâce de Dieu qui se plaît à bénir les familles des siens.

D’après « Il buon seme » septembre-octobre 2024

TRADUCTION DE FEUILLETS (91)

« Le pharaon… endurcit son cœur et ne les écouta pas » Exode 8. 15.

LE PHARAON ET SES IMITATEURS

Le peuple d’Israël se trouvait en Égypte et y fut contraint au travail forcé. Quand vint le temps prévu par Dieu, Il a voulu le libérer. C’est pourquoi Il dit au Pharaon par l’intermédiaire de Moïse et d’Aaron : « Laisse partir mon peuple ! » Mais le dirigeant égyptien refusa d’écouter Dieu. Alors Dieu envoya de terribles plaies sur l’Égypte. Lorsque d’innombrables grenouilles couvrirent la terre et rendirent la vie misérable, le Pharaon dit à Moïse et à Aaron : « Suppliez l’Éternel, afin qu’il retire les grenouilles de moi et de mon peuple ; et je laisserai aller le peuple » (Ex. 8. 8). Moïse, alors, pria Dieu et les grenouilles moururent. La peste était désormais disparue, mais le roi égyptien ne tint pas sa promesse. Parce que la situation s’était améliorée, il endurcit son cœur et n’écouta pas Dieu.

Depuis lors, de nombreuses personnes ont imité le Pharaon. Dieu les appelle à la repentance par l’annonce de l’Évangile. Mais ils ne L’écoutent pas. Puis, suite à un événement sérieux, ils se retrouvent dans une situation désespérée et voient la mort devant eux. Dans cette situation sans issue, ils crient vers Dieu et Lui promettent qu’ils se convertiront s’Il leur vient en aide maintenant.

Dans sa grâce, Dieu les libère des épreuves. Mais beaucoup d’entre eux ne tiennent pas leur promesse. Ils ne trouvent plus aussi urgent de se repentir et d’écouter l’appel de Dieu. Cela endurcit leur cœur. Dieu leur donnera- t-Il une autre chance ?

D’après Näher zu Dir novembre 2024

« Ne soyez donc pas en souci pour le lendemain, car le lendemain sera en souci de lui-même : à chaque jour suffit sa peine » Matthieu 6. 34.

CHÔMAGE

Nous sommes vraiment désolés, mais nous sommes obligés de nous séparer de vous. Vous comprenez, le changement de situation économique, les restructurations…

Maintenant, j’étais dans la rue, sans travail. Je m’étais marié récemment et nous attendions notre premier enfant. Notre situation ne semblait pas rose. J’ai commencé à chercher un emploi, j’ai rédigé des candidatures et j’ai reçu des refus. J’ai lutté contre diverses émotions : rébellion, amertume, découragement, impatience, espoir…

Ma femme et moi croyons tous les deux en Jésus-Christ comme notre Sauveur personnel. Nous étions en paix avec Dieu et avions la merveilleuse espérance d’être un jour avec notre Seigneur au ciel.

Mais comment sortir de cette situation difficile ? La Bible, avec ses promesses, et les prières de nos frères chrétiens, nous ont aidés. Finalement, Dieu est intervenu. Il m’a guidé dans ma recherche et m’a montré une solution au moment où tout semblait désespéré. J’ai pu conserver mon emploi et il a même été amélioré.

Nous n’oublierons jamais cette expérience. Elle nous a appris que Dieu répond aux prières. Il n’abandonne pas ses enfants. C’est pourquoi nous voulons Le laisser diriger nos vies et Lui confier les soucis quotidiens.

« Mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein » (Rom. 8. 28).

D’après Näher zu Dir novembre 2024

« La Parole de Dieu est vivante et opérante, plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants : elle atteint jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; et elle discerne les pensées et les intentions du cœur » Hébreux 4. 12.

DIEU NOUS A CONSERVÉ SA PAROLE, LA BIBLE

Pendant des siècles, il fallait être riche ou vivre dans un monastère, pour voir même une Bible. Et il fallait savoir le latin pour la lire. Puis Gutenberg (env. 1400-1468) inventa la presse à imprimer avec des caractères mobiles, et imprima la Bible. Elle coûta d’abord 70 florins (alors que, manuscrite, c’était entre 400 et 500 florins, vers 1500) – et plus tard, seulement 1 à 3 florins. Ainsi, beaucoup de personnes purent acheter une Bible.

Quand Martin Luther (1483-1546) traduisit le Nouveau Testament en allemand, quelques années plus tard, en employant les mots et les expressions du langage courant, même un homme du commun put la lire. Ce fut une révolution par la lecture ! Lire et étudier la Bible n’était plus le privilège de quelques-uns.

Dans la plupart de nos pays, aujourd’hui, il n’est plus nécessaire de faire des sacrifices pour acquérir une Bible. Beaucoup, aussi, la possèdent mais ne la lisent pas. Cela peut être pour eux un document de culture historique, un héritage familial, ou même un nid à poussière, peut-être même quelque chose imposé, qu’on regarde avec un sourire d’ennui. Cependant, la Parole de Dieu est « vivante », « opérante » : elle a de la puissance agissante, « plus pénétrante qu’aucune épée » : elle parle la vérité avec droiture et sans détours, et elle « discerne les pensées et les intentions du cœur ».

Il est indispensable de lire la Bible. Dieu nous parle par elle, nous révèle la vérité quant à Lui-même et quant à l’humanité. Et Il nous offre le seul moyen d’être sauvés pour le temps et l’éternité – par la foi en Jésus-Christ, mort sur la croix pour expier nos péchés.

D’après the good Seed novembre 2024

« Possède un modèle des saines paroles que tu as entendues de moi, dans la foi et l’amour qui est dans le Christ Jésus » 2 Timothée 1. 13.

S’EN TENIR FERMEMENT À LA SEULE ÉCRITURE

Préserver une bonne santé spirituelle de notre cœur et de notre caractère céleste dépend tout d’abord du fait que nous veillons et prions. Il est important d’être de tout cœur pour le Seigneur et de maintenir une communion ininterrompue avec Lui. Mais il y a plus que cela. Nous devons aussi désirer ardemment le pur lait intellectuel de la Parole : les Saintes Écritures, inspirées par Dieu Lui-même.

On ne peut guère insister assez sur ce second point. Car, malgré notre affection et notre soin pour veiller, il est tout à fait possible que nous soyons détournés par l’ennemi si nous négligeons la Parole de Dieu ou que nous la laissions perdre sa force. Nulle part en dehors de la Parole nous ne trouvons les directives de Dieu pour les différentes circonstances de notre vie, en particulier dans un temps de déclin.

Il n’est pas rare de trouver des croyants dans une association ou une position tout à fait fausses, bien qu’ils aiment le Seigneur de tout leur cœur. Ce n’est pas qu’ils soient vraiment insensibles vis-à-vis de la Parole de Dieu, mais – peut-être à cause de leur origine – ils sont indifférents à la question de la pureté de la doctrine. Et ils peuvent facilement manquer à discerner clairement la différence entre la vérité de Dieu et des opinions purement humaines.

Quand nous regardons l’apôtre Paul, nous pouvons voir comme il protégeait la pureté de l’évangile avec une jalousie et une conscience sainte. Chacun des livres de l’Ancien et du Nouveau Testament – et aucun autre – peut se réclamer du titre de Sainte Écriture. C’est seulement d’eux qu’il est dit qu’ils ont été inspirés de Dieu.

D’après the Lord is near novembre 1986

« Soyez remplis de l’Esprit » Éphésiens 5. 18.

LE RÔLE ET L’ACTION DU SAINT ESPRIT

C’est seulement quand nous sommes remplis du Saint Esprit que nous pouvons voir notre place élevée de bénédiction en Christ et en jouir.

Tous les croyants ont été scellés du Saint Esprit (Éph. 1. 13), mais ce ne sont pas tous les croyants qui sont remplis de l’Esprit, parce que certains L’ont attristé (Éph. 4. 30), et que d’autres L’ont éteint (1 Thess. 5. 19). Comment pouvons-nous expliquer autrement l’inertie et le manque d’énergie spirituelles, de puissance et de joie chez les enfants de Dieu ?

Être rempli de l’Esprit ne signifie pas en avoir plus, mais Lui en laisser plus de place. Il est la source et la puissance en nous pour toute pensée et tous motifs fidèles. Il prend la place du Moi en exaltant Christ, en nous montrant les choses de Christ. Alors, quand nous sommes occupés de Christ comme notre Objet, l’Esprit nous a fait passer de l’intérêt pour soi-même à la contemplation de Christ.

Être rempli de l’Esprit n’est pas une chose extraordinaire réservé à quelques croyants choisis. Cela devrait plutôt être la condition normale de tout croyant. L’Esprit habitant le croyant est son aide pour que le croyant puisse s’approcher de Dieu et rendre témoignage devant les hommes.

Si l’Esprit n’est pas éteint ni contristé, Il peut alors nous employer, vous et moi, pour rendre témoignage à Christ. Étienne, Pierre, et Paul étaient remplis de l’Esprit, et ils ressemblaient à Jésus, parlaient comme Lui, et vivaient comme Lui. Il était devenu tout pour eux. Ses intérêts étaient devenus la chose la plus importante de leur vie. C’est ce que l’Esprit a en réserve pour nous.

D’après the Lord is near novembre 1986

« Jésus lui dit : Marie ! Elle, se retournant, lui dit en hébreu : Rabboni (ce qui veut dire : Maître) ! Jésus lui dit : Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu » Jean 20. 16 et 17.

LA NOUVELLE RELATION DES CROYANTS AVEC LEUR SAUVEUR, JÉSUS CHRIST

Marie de Magdala, le cœur plein de tristesse et désolé, paraissait incapable d’assimiler le message de l’ange qui lui avait dit que son Seigneur était ressuscité d’entre les morts. Parce que le corps de Jésus n’était pas dans le tombeau, elle se détourna des anges qui y étaient. Et quand Lui-même s’approcha, elle ne s’attendait pas à Le voir, mais supposa que c’était le jardinier – et elle se détourna aussi de Lui.

Un mot de la bouche du Seigneur changea tout : Marie ! Il appelle ses propres brebis par leur nom, et elles connaissent sa voix. Voici Celui qu’elle aime, vivant devant ses yeux ! Quelle joie inexprimable remplit son cœur quand elle s’avance, involontairement, pour Le toucher.

Mais Il lui dit : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ». Elle croyait certainement qu’elle Le retrouvait le même qu’avant. Sur la base de cette relation, toutefois, elle ne peut plus Le toucher. Sa mort a annulé cela, Il lui annonce maintenant une nouvelle relation, et lui donne le grand honneur d’en porter le message à ceux qu’Il nomme « mes frères ». Il devait monter vers « mon Père et votre Père ». Car, dans la résurrection, Il est le Chef d’une nouvelle création, dans laquelle Dieu est maintenant, de manière vitale, Père de tous ceux qui connaissent son Fils bien-aimé. C’est comme s’Il disait à Marie que, bien qu’Il soit tout pour elle sur la terre, elle ne devait même plus L’avoir sur la terre – mais elle L’aurait au ciel, dans la présence même du Père. Toutes ses espérances et ses bénédictions devaient maintenant être centrées là, avec tous les frères du Seigneur.

D’après the Lord is near novembre 1986 (L.M.G.)

« Ta face est un rassasiement de joie, il y a des plaisirs à ta droite pour toujours » Psaume 16. 11.

RESTER PRÈS DU SEIGNEUR JÉSUS

Dieu, dans sa miséricorde, vous invite à vous approcher de Lui (Éph. 2. 19). C’est là votre position. Quelle bénédiction quand une âme agit par la foi sur cette vérité et s’approche réellement de Dieu. Cette proximité est un résultat d’une foi simple. Nous nous réjouissons d’être trouvés dans la présence de Celui dont le nom est Amour.

La proximité est un résultat de la sainteté pratique – être séparé ou mis à part pour Lui. Son désir et son amour sont envers nous. Il se réjouit de trouver une réponse en nous qui Lui donne une place d’affection dans notre vie. Le verset ci-dessus nous dit où se trouvent les vrais plaisirs pour le croyant : à la droite du Seigneur. Sa main puissante vous protège et vous soutient même quand votre sentier vous conduit dans des eaux profondes : « Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal » (Ps. 23. 4).

Voyez, dans la Parole de Dieu, des endroits où les gens se trouvaient près de Lui. Jean jouissait de la chaleur de l’amour près du cœur de son Sauveur. Marie de Béthanie se réjouissait d’être à ses pieds. D’autres trouvaient le repos et la paix simplement en étant là où Il était, et Pierre Lui était tellement attaché qu’il pouvait marcher sur l’eau, jusqu’à ce qu’il détourne les yeux et commence à enfoncer. Mais même alors notre Seigneur béni tendit la main avec amour et le ramena là où il pouvait jouir à nouveau de sa communion.

D’après the Lord is near novembre 1986

« Maris, aimez votre femme, comme aussi le Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle, afin qu’il la sanctifie, en la purifiant par le lavage d’eau par la Parole, afin qu’il se présente l’assemblée à lui-même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais afin qu’elle soit sainte et irréprochable » Éphésiens 5. 25 à 27.

LES INCROYANTS N’ONT PAS LEUR PLACE DANS L’ÉGLISE

C’est lors de la seconde venue de Christ qu’Il se présentera son assemblée ainsi. Les personnes qui seront sauvées après la venue de Christ pour son Église feront partie de la compagnie sur laquelle Christ régnera pendant mille ans.

À moins que ne soit vue clairement la dispensation de l’Église – entre le jour de la Pentecôte et la deuxième venue du Seigneur pour les saints – il ne peut qu’y avoir confusion dans la compréhension de l’Écriture.

L’Église de Dieu n’est composée que de vrais croyants qui, ayant reçu l’évangile de leur salut, sont scellés par le Saint Esprit de Dieu. Il n’est jamais envisagé dans l’Écriture, et il n’est pas possible, que de simples professants aient une place dans le corps de Christ – qui est vital et réel.

L’Écriture annonce que le déclin arriverait, et que les choses se détérioreraient au point que les simples professants abonderaient. Mais même si de tels, hélas, ont usurpé une place dans l’Église professante sur la terre, ils ne peuvent pas être des membres du corps de Christ, la vraie église.

Le premier effort de l’ennemi, tel qu’on le voit dans la parabole de Matthieu 13. 24 à 30, c’est de semer de l’ivraie au milieu du froment, autrement dit, d’introduire de simples professants au milieu des vrais croyants. Il nous est dit ce qu’est l’ivraie : les « enfants du méchant », et qui est l’ennemi : « l’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ». L’Écriture n’enseigne jamais que des croyants, volontairement et en connaissance de cause, agissent en communion dans l’Église avec des incrédules.

D’après the Lord is near novembre 1986

« J’ai devancé le crépuscule, et j’ai crié ; je me suis attendu à ta parole. Mes yeux ont devancé les veilles de la nuit pour méditer ta parole » Psaume 119. 147 et 148.

LE SEIGNEUR JÉSUS EST TOUJOURS PROCHE DES SIENS ET PRÊT À LES ÉCOUTER

Dans le Psaume 119, le Saint Esprit explore les sentiments intimes traversant jour et nuit le cœur d’un croyant qui marche dans un monde hostile. Son cœur est attaché à la Parole de Dieu, que ce soit de nuit – le temps de la méditation paisible en attendant l’étoile du matin ; ou de jour – le temps de l’activité, du travail et de la peine sous la brillante lumière du soleil et la chaleur écrasante.

Le psalmiste avait dit dans un verset précédent : « Je me lève à minuit pour te célébrer à cause des ordonnances de ta justice » (v. 62). Lorsqu’il méditait sur les voies de l’Éternel avec lui dans sa vie, il était tellement émerveillé par ce qu’il voyait de la grâce et de la miséricorde de Dieu qu’il se levait de son lit pour en rendre gloire à l’Éternel. D’autres, comme l’apôtre Paul, passaient certainement les heures de la nuit à prier avec larmes pour beaucoup de croyants éloignés. Le Seigneur manquerait-Il à entendre de telles prières et à y répondre ?

Puis vient le jour avec tous ses devoirs, ses responsabilités, et ses joies – qui, à leur tour poussent le psalmiste à désirer la tranquillité des heures de la nuit, où il peut être seul avec son Seigneur, méditant sur ce qu’il a lu dans la Parole de Dieu et sur ses expériences de la journée.

Alors que l’apôtre Paul restait éveillé une nuit, après une journée tourmentée à Jérusalem, le Seigneur s’est tenu près de lui et lui a dit : « Aie bon courage ; de même que tu as rendu témoignage à Jérusalem de ce qui me concerne, il faut que tu rendes témoignage aussi à Rome » (Act. 23. 11). Oui, notre Seigneur ne dort ni ne sommeille. Il est toujours avec les siens, jour et nuit, toujours prêt à entendre leurs prières et à réconforter leur cœur.

D’après the Lord is near novembre 1986

« Pierre se retourne et voit suivre le disciple que Jésus aimait, celui qui, durant le souper, s’était penché sur sa poitrine et avait dit : Seigneur, quel est celui qui te livrera ? Pierre, le voyant, dit à Jésus : Seigneur, et celui-ci, qui lui arrivera-t-il ? Jésus lui dit : Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi » Jean 21. 20 à 22.

ÊTRE SOUMIS AU SEIGNEUR EN TOUTES CHOSES

Pierre était, par nature, un chef, et le Seigneur Jésus lui avait parlé dans le but d’obtenir la pleine soumission de son cœur ; puis Il lui dit : « Suis-moi ». Car, suivre le Seigneur est plus important que de diriger. Mais Pierre est évidemment un peu perturbé que le Seigneur lui parle ainsi, au milieu des disciples ; et au lieu de montrer un esprit absolument soumis, il se tourne pour observer Jean qui, lui, suivait le Seigneur, et il demande : « Seigneur, et celui-ci, que lui arrivera-t-il ? »

Quelle leçon pour nous tous ! La chair en nous se débattra et se tournera dans toutes les directions pour éviter de faire face à la responsabilité personnelle ; mais l’œuvre du Seigneur avec nous nous conduira à nous juger nous-mêmes honnêtement et sans complaisance. Le Seigneur dit à Pierre : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi ». Quelle qu’elle soit, la volonté du Seigneur pour un autre, cela ne devrait en aucune manière influencer mes pensées quant à sa volonté pour moi. Quoi que ce soit que d’autres puissent faire, je dois suivre le Seigneur simplement et sans détours. « Toi, suis-moi », ce sont ses paroles à chacun de nous individuellement.

Le moyen le plus efficace, pour nous, d’en diriger d’autres correctement, c’est, nous-mêmes, d’apprendre à suivre le Seigneur de tout notre cœur, sans devenir des juges de ce que font les autres !

D’après the Lord is near novembre 1986 (L.M.G.)

« Le lendemain encore, Jean se tenait là, ainsi que deux de ses disciples ; et regardant Jésus qui marchait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu ! Les deux disciples l’entendirent parler et ils suivirent Jésus » Jean 1. 35 à 37.

SUIVRE JÉSUS ET DEMEURER PRÈS DE LUI

« Jésus se retourna et vit qu’ils le suivaient ; il leur dit : Que cherchez-vous ? » Maintenant, répondez ! Que cherchez-vous ? Quel est votre principal objectif dans la vie ? Est-ce l’argent ? Est-ce le plaisir ? Ou est-ce Christ ? Que cherchez-vous ? Que cherchaient-ils ? C’était Jésus, rien d’autre que Jésus. Pensez donc ! Qu’est-ce que cela signifie ? Ils lui répondent : « Rabbi, … où demeures-tu ? » Le lieu d’habitation de Jésus, c’était Capernaüm, une ville très mondaine – qui est appelée « sa propre ville » (Mat. 9. 1).

Que désiraient-ils ? Ils désiraient savoir l’endroit où ils étaient certains de le trouver. Que dit-Il ? « Venez et voyez » (v. 39). « Ils allèrent donc et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là ; c’était environ la dixième heure ». Ils passèrent environ deux heures avec Lui. Honnêtement, avez-vous déjà passé deux heures entières avec Jésus ? Vraiment ? Alors je vous garantis que si vous avez passé deux heures avec Jésus, quand vous êtes sorti, vous aimeriez que quelqu’un d’autre fasse de même. Je n’ai jamais, jusqu’ici, connu un homme qui ait réellement joui de la présence du Seigneur, qui ne désire pas que quelqu’un d’autre en jouisse aussi.

C’est ce qu’il y a de particulièrement beau dans le christianisme, c’est que vous désirez que d’autres partagent cette joie. Plus vous donnez, plus vous recevez. Vous ne pouvez pas avoir un grand cœur sans y gagner – et c’est pour cela que ceux qui ne donnent pas n’en ont pas beaucoup de bénéfice pour eux-mêmes.

D’après the Lord is near novembre 1986

« … Christ est en vous… » (Rom. 8. 10).

UN SEUL CHEMIN VERS DIEU : LA FOI EN CHRIST

De nombreuses personnes disent qu’elles espèrent aller au ciel. Leur espoir est fondé sur leur religion. Cela montre qu’elles ignorent le véritable fondement pour une espérance d’aller au ciel. Dans les versets ci-dessus l’apôtre Paul précise que l’union avec Christ est la condition unique pour avoir « l’espérance de la gloire ». Quiconque désirant avoir une espérance assurée, afin d’être capable de se tenir devant Dieu, doit être uni au Seigneur Jésus. Il faut que Christ demeure dans son cœur.

Cette portion précieuse ne peut pas être apprise ou simplement adoptée, car si Christ doit demeurer en nous, la purification du cœur doit d’abord être faite. La question du péché doit être réglée. Comment cela ? Vous ne pouvez pas effacer votre culpabilité en vous punissant vous-même ou par de pieuses actions. Votre seul espoir, c’est de reconnaître que, quant à Dieu, vous êtes perdu. Dans votre état actuel, vous ne pouvez pas vous tenir devant Lui.

Si vous êtes convaincus que ces choses sont vraies, alors, agenouillez-vous devant Dieu et demandez-Lui de pardonner vos péchés selon que vous jugez la vie que vous avez vécue jusqu’à présent. Quiconque vient à Lui de cette manière ne sera jamais rejeté, mais accepté, et recevra un salut éternel. Cela purifie le cœur et en fait une habitation convenable pour le Seigneur Jésus. Alors le verset ci-dessus : « Christ en vous, l’espérance de la gloire » se réalise en vous personnellement. Abandonnez les sentiers détournés, car le Seigneur Jésus est le chemin, la vérité, et la vie, et que personne ne vient au Père si ce n’est par Lui.

D’après the Lord is near novembre 1986

« La gloire de Dieu est de cacher une chose, et la gloire des rois est de sonder une chose » Proverbes 25. 2.

LA VRAIE SAGESSE SELON DIEU

Ce proverbe nous interpelle en attirant notre attention sur le fait que la sagesse de Dieu est cachée en Lui. Elle est intrinsèque, n’exigeant aucune exposition, et élevée autant au-dessus de la sagesse humaine que le ciel l’est au-dessus de la terre. Élihu, le jeune ami de Job, dit : « Pourquoi contestes-tu avec lui ? Car d’aucune de ses actions il ne rend compte » (Job 33. 13). Et l’apôtre Paul, malgré les nombreuses révélations particulières qu’il avait reçues, s’exclame encore : « Que ses jugements sont insondables et ses voies indiscernables » (Rom. 11. 33).

Dieu est incomparable, en gloire et en dignité. En prenant conscience de cela, nous reconnaissons aussi qu’Il se suffit pleinement en Lui-même, cachant les conseils de son cœur jusqu’à ce qu’il Lui plaise de les révéler aux hommes. Avec une grâce pure et sans égale Il a fait cela par Christ, son unique Fils bien-aimé – et par son Saint Esprit. Seul l’Esprit de Dieu permet aux hommes de sonder et de comprendre la sagesse de Dieu, qui reste cachée sans cela. Les rois, les philosophes, et les autres grands de ce monde, qui cherchent à sonder les choses profondes de Dieu, y trouveraient honneur et gloire. Mais ces choses ne peuvent être trouvées que dans le trésor de Dieu, la Bible, le Livre si souvent méprisé et rejeté par les grands de ce monde.

« Mais la sagesse, d’où vient-elle ? Et où est le lieu de l’intelligence ? Elle est voilée aux yeux de tous les vivants, et elle est cachée aux oiseaux des cieux… Et il dit à l’homme : Voici, la crainte du Seigneur, c’est là la sagesse, et se retirer du mal est l’intelligence » (Job 28. 20 et 21, 28).

D’après the Lord is near novembre 1986

S’IL EN ÉTAIT AUTREMENT, JE VOUS L’AURAIS DIT

« Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place » Jean 14. 2.

« Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où je suis, moi, ils y soient aussi avec moi » Jean 17. 24.

Jésus va laisser ses disciples et Il prend soin d’eux car Il va « passer de ce monde au Père » (13. 1 ; 14. 2). Il les console en leur disant qu’ils ne doivent pas être troublés, parce que, dans la Maison céleste, il y a de nombreuses demeures près de Lui, prêtes à les accueillir. S’il n’en était pas ainsi, Il le leur aurait dit.

Jésus les a appelés à Lui, les éloignant du monde, pour les conduire vers un lieu de joie auprès de Lui. Ses disciples n’ont pas tout quitté pour qu’Il les abandonne ensuite ; cela aurait été une grande déception.

La Maison du Père, c’est la demeure des fils. Jésus est le Fils éternel du Père à qui appartient de droit la place souveraine (2 Jean 3). Mais, afin que ses disciples aient une place avec Lui, Jésus va faire d’eux des « enfants du Père », en donnant sa vie sur la croix. Sa mort et sa résurrection étaient nécessaires pour que ses disciples – ainsi que les croyants qui arriveraient après eux – reçoivent la vie éternelle. C’est de cette manière qu’ils deviennent des enfants de Dieu, liés au Seigneur Jésus comme des frères, et qu’il y a une place pour chacun d’eux dans la maison du Père (1. 12 ; 20. 17).

Jésus est monté au ciel, précédant les siens. Sa présence là-haut est la garantie qu’eux aussi s’y trouveront : une multitude d’hommes et de femmes liés à Lui, vivants de la même vie.

Le verset 24 de Jean 17 le confirme. Jésus dit : « Père, je veux… », certain que sa volonté est en parfait accord avec celle du Père, qui désire avoir ses enfants dans sa maison

D’après « Il buon seme » mai 2024

COURIR AU TRAVERS D’UNE TROUPE ET FRANCHIR UNE MURAILLE

« Car par toi, je courrai au travers d’une troupe, et, par mon Dieu, je franchirai une muraille » Psaume 18. 29.

Dans ce verset du Psaume 18, David parle de deux obstacles qui peuvent se trouver sur le chemin de la foi :

1. Une foule hostile se dresse contre nous lorsque nous suivons le Seigneur. Cela ne signifie pas qu’il s’agit de personnes, car « notre lutte n’est pas contre le sang et la chair » (Éph. 6. 12). C’est plutôt contre le monde et ses idées, qui veut nous empêcher de maintenir constamment une vie de foi. Ce peut aussi être le diable, qui essaye de nous convaincre que nous perdons quelque chose dans notre vie si nous voulons suivre fidèlement le Seigneur.

2. Dans le voyage de la foi, des murailles apparaissent, qui nous paraissent impossibles à déplacer. Nous nous trouvons subitement face à des problèmes impossibles à résoudre, au travail, dans la famille, et nous ne savons pas comment continuer. Une grave maladie peut aussi être comme une muraille qui se dresse sur notre chemin.

Nous apprenons aussi de David comment surmonter de telles difficultés :

1. Avec notre Dieu, nous sommes capables de résister aux pressions du monde et de parer aux attaques du diable. En nous confiant en sa Parole et en sa puissance, nous remporterons la victoire sur ces ennemis.

2. Avec notre Dieu, nous sommes aussi capables de surmonter les situations difficiles de la vie. Cela ne veut pas dire que nous évitons les problèmes ou que nous les dénigrons. Non, il s’agit simplement de les accepter humblement comme venant de la main de Dieu et de poursuivre dans le chemin de la foi avec son aide.

D’après « The Good Seed » avril 2024

SANS CESSE – TOUJOURS – CONTINUELLEMENT – NUIT ET JOUR… AVEC DIEU

Bonjour chers amis,

J’aimerais insister aujourd’hui sur des points importants qui déterminent la valeur de notre relation, de notre intimité avec notre Père et avec notre Seigneur.

La profondeur de cette relation dépend du temps que nous passons avec lui…

Dans les prières

Dans une journée, combien de temps est-ce que je passe à parler à mon Père céleste et à mon « Ami » ?

Du Seigneur il est dit : « Et s’étant levé sur le matin, longtemps avant le jour, il sortit et s’en alla dans un lieu désert ; et il priait là » (Marc 1. 35) ; « or il arriva, en ces jours-là, qu’il s’en alla sur une montagne pour prier. Et il passa toute la nuit à prier Dieu » (Luc 6. 12).

L’apôtre Paul en action : « priant nuit et jour très-instamment » (1 Thess. 3. 10) ; « priant toujours pour vous » (Col. 1. 3) ; « sans cesse je fais mention de vous » (Rom. 1. 9) ; « il y a ce qui me tient assiégé tous les jours, la sollicitude pour toutes les assemblées » (2 Cor. 11. 28).

Il peut donc nous exhorter à prier « par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillant à cela avec toute persévérance et des supplications pour tous les saints » (Éph 6,18). En résumé : « Priez sans cesse » (1 Thess. 5. 17).

De Corneille, il est dit : « priant Dieu continuellement » (Act. 10. 2).

Écoutons le Seigneur lui-même nous stimuler à la prière insistante. « Et il leur dit aussi une parabole, pour [montrer] qu’ils devaient toujours prier et ne pas se lasser, disant : Il y avait dans une ville un certain juge qui ne craignait pas Dieu et qui ne respectait pas les hommes ; et dans cette ville-là il y avait une veuve, et elle alla vers lui, disant : Venge-moi de mon adversaire. Et il ne le voulut pas pour un temps. Mais après cela, il dit en lui-même : Quoique je ne craigne pas Dieu et que je ne respecte pas les hommes, néanmoins, parce que cette veuve m’ennuie, je lui ferai justice, de peur que, revenant sans cesse, elle ne me rompe (qu’elle ne vienne perpétuellement me rompre) la tête. Et le Seigneur dit : Écoutez ce que dit le juge inique (injuste). Et Dieu ne ferait-il point justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et il use de patience [avant d’intervenir] pour eux ? Je vous dis que bientôt il leur fera justice. Mais le fils de l’homme quand il viendra, trouvera-t-il de la foi sur la terre ? » (Luc 18. 1 à 8).

Le Seigneur nous dit – dans un langage actuel – que nous devons insister auprès de Dieu par nos prières. Nous comprenons mieux cette expression lorsque nous en sommes les objets. Mais contrairement à notre Père céleste, cette attitude d’insistance soutenue ne le dérangera jamais ; au contraire Il désire que nous nous approchions avec confiance de Lui en assiégeant en permanence le trône de la grâce « afin que nous recevions miséricorde et que nous trouvions grâce pour [avoir du] secours au moment opportun » (Héb. 4. 16). « Au moment opportun » ; dans le passage de Luc 18, « il use de patience avant d’intervenir pour eux ». Nous avons à apprendre à patienter sans jamais désespérer même si la réponse tarde à venir : les temps de Dieu ne sont pas les nôtres !

Cette parabole du juge inique nous concerne tous, mais n’est-elle pas un encouragement particulier pour vous, chères veuves ou femmes seules, confrontées aux difficultés liées à la solitude, à l’âge avancé, à la faiblesse physique ? Vous avez aussi l’exemple d’Anne… « (veuve d’environ quatre-vingt quatre ans)… servant [Dieu]… en prières, nuit et jour » (Luc 2. 37).

J’aimerais ici faire une petite parenthèse pour remercier toutes celles et tous ceux d’entre vous qui ne m’oubliez pas dans vos prières. Qu’il est réconfortant, principalement dans les moments où la foi vacille et l’énergie diminue, de se rappeler qu’une telle ou qu’un tel prie pour soi. Vous ne pouvez peut-être plus faire grand-chose, mais cette activité, ce service est d’une si grande importance pour les saints, pour l’assemblée locale, pour l’Assemblée de Dieu, pour les serviteurs ayant un ministère public, pour l’évangélisation et le salut des âmes… !

Un autre passage de la Parole qui associe les veuves et les sœurs seules à la prière est 1 Tim. 5. 5 : « Or celle qui est vraiment veuve et qui est laissée seule, a mis son espérance en Dieu, et persévère dans les supplications et dans les prières nuit et jour ».

Une insomnie peut devenir un moment privilégié avec Dieu !… SI vous optez pour cette décision-là ! Quand je me souviens de toi sur mon lit, je médite de toi durant les veilles de la nuit… à l’ombre de tes ailes je chanterai de joie (Ps. 63. 6 et 7).

Dans la reconnaissance, la louange et l’adoration

Persévérez dans la prière (c’est ce que nous venons de voir), veillant en elle avec des actions de grâces (Col. 4. 2). Les actions de grâces sont aussi des prières, non pas des demandes, mais des offrandes à Dieu. « Approchez-vous, et amenez des sacrifices et des offrandes de louanges dans la maison de l’Éternel » (2 Chron. 29. 31). « Agrée, je te prie, ô Éternel ! les offrandes volontaires de ma bouche » (Ps. 119. 108). « Offrons donc, par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres (et du cœur !) qui confessent son nom » (Héb. 13. 15).

Bien-aimés, dans une journée (et pendant la nuit), combien de temps passons-nous à nous plaindre, à gémir, à nous lamenter, à ressasser nos soucis, à nous morfondre dans un sentiment d’insatisfaction, de tristesse, d’irritation, voire de colère ? Je pense qu’il y a une réponse commune à nous tous : beaucoup trop de temps !

Quel est donc le remède pour sortir de ces pensées noires et destructrices ? Cultiver un esprit de reconnaissance. Plutôt que de nous attarder sur ce qui ne va pas (et ce sont des réalités, je ne veux pas les sous-estimer), attachons-nous à voir tous nos privilèges en Christ.

« Quand le vol de la tempête

Vient assombrir ton ciel bleu,

Au lieu de baisser la tête,

Compte les bienfaits de Dieu !

… mets-les tous devant tes yeux,

tu verras en adorant,

combien le nombre en est grand

… Bénis donc, bénis sans cesse ce Père… »

Venez à Moi n°226

« Souvenez-vous de ses œuvres merveilleuses qu’il a faites, de ses prodiges…. Célébrez l’Éternel, invoquez son nom ; faites connaître parmi les peuples ses actes ! Chantez-lui, chantez-lui des cantiques ! Méditez toutes ses œuvres merveilleuses. Glorifiez-vous de son saint nom ; que le cœur de ceux qui cherchent l’Éternel se réjouisse ! » (Ps. 105. 5, 1 à 3)

« Souviens-toi donc comment tu as reçu et entendu » (Apoc. 3. 3).

« Ses compassions sont grandes » (2 Sam. 24. 14), « sont très-grandes » (1 Chron. 21. 13), « ne cessent pas, elles sont nouvelles chaque matin » (Lam. 3. 22 et 23).

=> « C’est pourquoi, Éternel ! je te célébrerai parmi les nations, et je chanterai des cantiques à [la gloire de] ton nom » (Ps. 18. 49).

Je suis sauvé de la mort et de l’enfer, Dieu m’a donné son Fils Jésus, il a voulu m’adopter pour que je sois son enfant, le Seigneur est mon Berger, mon Rocher, il m’a promis son secours et il m’a préparé une place dans le ciel pour être avec Lui pendant l’éternité. Ne sont-ce pas là des motifs suffisants pour que nous Lui en ayons une profonde reconnaissance ? – Sans compter nos privilèges terrestres : une sécurité sociale remarquable, des soins médicaux exceptionnels – il suffit d’appuyer sur un bouton pour avoir de l’électricité, de tourner un robinet pour avoir de l’eau froide ou chaude, nous avons la liberté de lire la Bible, de nous réunir, de chanter des cantiques sans être opprimés, nous sommes loin de vivre dans la misère et la pauvreté, etc. Sommes-nous conscients qu’une grande majorité de la population mondiale n’a pas ces privilèges ? Nous sommes parfois confondus lorsque nous lisons des récits de croyants vivant dans ces conditions humainement difficiles et qui vivent dans la joie et la reconnaissance envers Dieu !

Tout ce que nous sommes, tout ce que nous avons est don et grâce de la part de Dieu !

« Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu » (1 Jean 3. 1). « Le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23). « Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? » (Rom. 8. 32).

=> Grâces à Dieu pour son don inexprimable ! (2 Cor. 9. 15).

« Ma bouche est pleine de ta louange [et] de ta magnificence, tout le jour… je redirai sans cesse toutes tes louanges. Ma bouche racontera tout le jour ta justice [et] ton salut, car je n’en connais pas l’énumération » (Ps. 71. 8,14 et 15).

COMMENT POURRIONS-NOUS RENDRE À DIEU ASSEZ D’ACTIONS DE GRÂCES ? (1 Thess. 3. 9). « Rendons sans cesse grâces à Dieu » (1 Thess. 2. 13).

Le Psaume 95 commence ainsi : « Venez, chantons à haute voix à l’Éternel ; poussons des cris de joie vers le rocher de notre salut ! Allons au-devant de lui avec la louange, poussons vers lui des cris de joie en [chantant] des psaumes… Venez, adorons et inclinons-nous, agenouillons-nous devant l’Éternel qui nous a faits ! » Ensuite au v 8 à 10, il se poursuit d’une triste manière : « N’endurcissez pas votre cœur comme à Meriba (= contestation), comme au jour de Massa (= tentation), dans le désert, Où vos pères m’ont tenté, éprouvé, et ont vu mes œuvres… J’ai dit : C’est un peuple dont le cœur s’égare… ». On peut passer de la joie, de la louange et de l’adoration, à la contestation, à la colère, à l’ingratitude et à la rébellion. Gardons-nous de cet état d’esprit qui est desséchant pour notre âme, qui est un triste témoignage pour ceux qui nous entourent, et qui déshonore Dieu !

« Ayant la nourriture et de quoi nous couvrir, nous serons satisfaits (1 Tim. 6. 8) ; « Soyez contents de ce que vous avez présentement » (Héb. 13. 5) ; « soyez reconnaissants » (Col. 3. 15).

Dans la lecture de la Bible

« Que ce livre de la loi ne s’éloigne pas de ta bouche, et médite-le jour et nuit… car alors tu feras réussir tes voies, et alors tu prospéreras » (Jos. 1. 8).

« Bienheureux l’homme… qui a son plaisir en la loi de l’Éternel, et médite dans sa loi jour et nuit ! Et il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux, qui rend son fruit en sa saison, et dont la feuille ne se flétrit pas ; et tout ce qu’il fait prospère » (Ps. 1.1 à 3).

Tout le Psaume 119 est une ode à la Parole de Dieu sous toutes ses formes et parle de ses effets sur le cœur du croyant. En voici quelques versets : (v. 11) : « J’ai caché ta parole dans mon cœur, afin que je ne pèche pas contre toi ». v. 18 : « Ouvre mes yeux, et je verrai les merveilles qui sont dans ta loi ». v. 44 : « Je garderai ta loi continuellement, à toujours et à perpétuité » ; v. 97 : « Combien j’aime ta loi ! tout le jour je la médite ». v. 105 : « Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier ». v. 162 : « J’ai de la joie en ta parole, comme un [homme] qui trouve un grand butin ». v. 165 : « Grande est la paix de ceux qui aiment ta loi ; et pour eux il n’y a pas de chute ».

Pourquoi est-ce si important de ne pas négliger la Parole de Dieu ? – « Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement accompli pour toute bonne œuvre » (2 Tim. 3. 16) ; « Car la parole de Dieu est vivante et opérante, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants, et atteignant jusqu’à la division de l’âme et de l’esprit, des jointures et des moelles ; et elle discerne les pensées et les intentions du cœur » (Héb. 4. 12). => « Que la parole du Christ habite en vous richement, – en toute sagesse vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu dans [un esprit de] grâce » (Col. 3. 16). « Attache-toi à la lecture » (1 Tim. 4. 13).

Dans l’obéissance, la foi et la confiance en Dieu

« Par la foi, Abraham, étant appelé, obéit pour s’en aller au lieu qu’il devait recevoir pour héritage ; et il s’en alla, ne sachant où il allait ; … Par la foi, Abraham, étant éprouvé, a offert Isaac ; et celui qui avait reçu les promesses offrit son fils unique… ayant estimé que Dieu pouvait le ressusciter même d’entre les morts, d’où aussi, en figure, il le reçut » (Héb. 11. 8, 17 à 19). Abraham est l’exemple même de celui qui a obéi à Dieu, qui a agi avec foi, qui avait une confiance illimitée en Dieu et en ses promesses.

« … Espérez parfaitement dans la grâce – comme des enfants d’obéissance… » (1 Pier. 1. 13 à 15). En Romains 16. 26, il est parlé de « l’obéissance de la foi ».

Ce chapitre 11 des Hébreux nous donne une grande liste d’hommes et de femmes de foi, et le v. 6 nous avertit : « sans la foi il est impossible de lui plaire ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que [Dieu] est, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le recherchent ». Paul dira à la fin de sa vie : « J’ai gardé la foi » (2 Tim. 4. 7). Puissions-nous l’imiter !

« Et c’est ici la confiance que nous avons en lui, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute… » (1 Jean 5. 14). « Que, pleins de confiance, nous disions : « Le Seigneur est mon aide et je ne craindrai point… » (Héb. 13. 6). Que nous puissions dire avec l’auteur du Psaume 71 : « Car toi tu es mon attente, Seigneur Éternel ! ma confiance dès ma jeunesse » (v. 5).

Voici encore une parole d’exhortation pour vous, chères veuves : « Que tes veuves se confient en moi » (Jér. 49. 11).

Chers frères et sœurs, nous l’avons vu, la richesse de notre communion pratique avec Dieu, dont découlent nos forces, nos encouragements, notre joie et notre paix, dépendra du temps que nous passerons à lire et méditer sa Parole et à prier, c’est-à-dire être à son contact et à jouir de sa présence vivifiante et aimante comme s’Il était à nos côtés.

« Le Seigneur s’est tenu près de moi »(1 Tim. 4. 17).

C’est ainsi qu’il nous sera facile de Lui obéir de cœur (Rom. 6. 17), que notre foi s’affermira et que nous pourrons dire comme David au désert : « Ô Dieu ! tu es mon Dieu ; je te cherche au point du jour ; mon âme a soif de toi, ma chair languit après toi, dans une terre aride et altérée, sans eau… Car ta bonté est meilleure que la vie ; mes lèvres te loueront. Ainsi je te bénirai durant ma vie, j’élèverai mes mains en ton nom. Mon âme est rassasiée comme de moelle et de graisse, et ma bouche [te] louera avec des lèvres qui chantent de joie… tu as été mon secours, et à l’ombre de tes ailes je chanterai de joie. Mon âme s’attache à toi pour te suivre, ta droite me soutient » (Ps. 63).

« Recherchez l’Éternel et sa force, cherchez continuellement sa face » (1 Chron. 16. 11).

« Je chercherai celui qu’aime mon âme » (Cant. 3. 2), « toute sa personne est désirable » (5. 16), « sa bannière sur moi, c’est l’amour » (2. 4).

En fait, quand nous relisons ces versets, il ne nous est pas difficile de nous rendre compte que le chrétien qui établit une relation suivie avec le Seigneur possède une paix profonde qui ne dépend pas des circonstances, et manifeste une joie communicative, dénote une foi et une confiance à toute épreuve, communique des paroles de grâce et de bonté et dévoile un cœur rempli de reconnaissance et de louange. C’est le chrétien de Philippiens 4 : il se réjouit dans le Seigneur, sa douceur est reconnue de tous, il ne s’inquiète de rien grâce aux prières, il est reconnaissant (avec des actions de grâces), il vit dans la paix, ses pensées sont occupées de choses aimables et bonnes, et il peut affirmer : « j’ai appris à être content en moi-même dans les circonstances où je me trouve. Je sais être abaissé, je sais aussi être dans l’abondance ; en toutes choses et à tous égards, je suis enseigné (initié) aussi bien à être rassasié qu’à avoir faim, aussi bien à être dans l’abondance qu’à être dans les privations ». Sa recette : « Je puis toutes choses en celui qui me fortifie ». C’est pour cela que Paul peut dire : « Soyez mes imitateurs, comme moi aussi je le suis de Christ » (1 Cor. 11. 1).

Je vous embrasse. Que le Seigneur vous accompagne et vous bénisse ! Marco. Novembre 2024

Béni soit le Seigneur, notre Dieu, notre Père,

Qui de mille bienfaits nous comble chaque jour

… Et fais-nous demeurer sans cesse

en ton amour.

Hymnes et Cantiques n°99

Enfants de Dieu, vivons sans cesse

Dans cet amour qui nous unit

Hymnes et Cantiques n°107

Chantons, chantons sans cesse

La bonté du Seigneur

… Sans cesse il nous convie

À savourer ses dons…

Ah ! vivons chaque jour

Dans son fidèle amour

Hymnes et Cantiques n°128

Que dans la lumière

Marchant avec toi,

Sans cesse en prière,

Nous vivions de foi !

… Forme à ton service

Des cœurs plus joyeux

… Toujours sous tes yeux ;

Qui chantent…

Hymnes et Cantiques n°226

Tiens-nous près de ton cœur,

ô Sauveur…

De toi nous approcher est toute notre envie…

Hymnes et Cantiques n° 61

Et savourons les eaux qui coulent nuit et jour

Du trône que pour nous éleva son amour

… Jésus-Christ est pour nous et toujours avec nous :

Demeurons constamment près d’un Berger si doux

… Pour nous brûle son cœur,

ce cœur plein de tendresse…

Hymnes et Cantiques n°63

Ô Sauveur plein de grâce !

Donne-nous chaque jour

En contemplant ta face

De goûter ton amour

… Jouir de ta présence

Est le plus heureux sort.

Hymnes et Cantiques n°66

Jésus…notre âme

… fais-la nuit et jour

Brûler de ta flamme

… Que ton amour est grand !

Ah ! que tout notre cœur,

Voyant ta tendresse,

Te loue, ô cher Sauveur,

T’exalte sans cesse !

… Que toujours notre cœur

Sur toi se repose,

Te remettant, Seigneur,

En paix toute chose !

Hymnes et Cantiques n°68

Fais que notre vie

T’honore en tout temps

… Puissions-nous sans cesse

Marcher par la foi.

Hymnes et Cantiques n° 77

Mon cœur brûle au-dedans de moi

De te voir face à face

… De ta présence m’approcher

Fait mon constant délice

… Fais qu’à jamais ton serviteur

Te demeure fidèle.

Hymnes et Cantiques n°96

Partout avec Jésus !

Lui seul est mon appui.

Sans le quitter jamais,

que je reste avec lui !

Que, pour suivre ses pas,

nul effort ne me coûte :

Partout avec Jésus qui m’a frayé la route.

Partout avec Jésus !

Si ce tendre Berger

En des sentiers ardus me fait parfois marcher,

S’il m’éprouve…

et m’ôte ceux que j’aime,

Quand tout vient à manquer,

il me reste lui-même.

Partout avec Jésus,

sous l’ardeur de l’été ;

Partout avec Jésus,

dans l’hiver redouté ;

…Partout avec Jésus,

à l’aube qui rayonne,

Partout avec Jésus,

quand la nuit m’environne !

Partout avec Jésus !

Conduit par mon Sauveur,

Que ce soit la fournaise

ou la sombre douleur ;

Dans les jours de repos,

de travail, ou de peine,

Partout avec Jésus,

où son amour me mène !

Partout avec Jésus !

Rien ne peut m’émouvoir.

Avec lui, la mort même a perdu son pouvoir.

Il marche devant moi,

m’encourage à le suivre.

Partout avec Jésus,

pour mourir et pour vivre !

Hymnes et Cantiques n°199

ET BIENTÔT :

Pour toujours avec toi

dans la maison du Père,

Jésus-Christ, mon Sauveur,

qui t’es livré pour moi !

Avec toi, Dieu de paix,

d’amour et de lumière ;

Pour toujours avec toi !

Dans la sainte cité,

que ta gloire illumine

Et que déjà les tiens

contemplent par la foi,

Je goûterai le fruit de ta grâce divine,

Pour toujours avec toi !

Hymnes et Cantiques n° 187

TRADUCTION DE FEUILLETS (90)

« Priez en même temps aussi pour nous afin que Dieu nous ouvre une porte pour la Parole, en vue d’annoncer le mystère du Christ » Colossiens 4. 3.

UN MESSAGE D’ÉVANGÉLISATION EN AMÉRIQUE CENTRALE

Des étudiants chrétiens avaient employé leurs vacances à annoncer l’Évangile. Avec un petit bus de location, ils désiraient, un certain jour, passer la frontière du Guatemala, où ils étaient attendus à des réunions publiques. Le passage de la frontière se trouvait de l’autre côté d’une rivière, par-dessus laquelle un pont en bois improvisé, de résistance au poids douteuse, y conduisait. Aussi le groupe traversa à pied, tandis que le bus fit un détour de plus de 50 kilomètres pour essayer de traverser à un autre endroit – ce qui prit presque la moitié de la journée.

Que pouvait-on faire de plus, pendant ce temps d’attente, que de se rassembler sur la place et de chanter des cantiques ? Le maire passa par là et s’arrêta. Il écouta un instant, puis invita le groupe chez lui pour chanter et parler avec sa femme, qui était restée à l’intérieur avec ses enfants malades.

Là les étudiants prirent leurs bibles, expliquèrent l’évangile, et prièrent – et le cœur des auditeurs s’ouvrit à la Parole de Dieu. Le maire et sa femme étaient prêts à recevoir Jésus Christ dans leur vie.

Ce fut une expérience inoubliable pour tous ceux qui la vécurent. Oui, Dieu peut, même par un empêchement apparemment désagréable, ouvrir une porte à la Parole, et qu’il en résulte une riche bénédiction.

« Aujourd’hui le salut est venu pour cette maison… car le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19. 8).

D’après der Herr ist nahe novembre 2024

Jésus dit à Marthe « Moi, je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; et quiconque vit et croit en moi, ne mourra pas, à jamais. Crois-tu cela ? Elle lui dit : Oui, Seigneur, moi je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu qui vient dans le monde » Jean 11. 25 à 27.

UNE MAISON QUI PARLE

Sur une ferme délabrée qui porte l’indication de l’année 1828 se trouve le verset :

Je vis et je ne sais pas combien de temps.

Je suis en train de mourir et je ne sais pas quand.

Je conduis et je ne sais pas où.

Je suis surpris d’être heureux.

La maison qui parle est beaucoup plus ancienne ; son existence est attestée dès le 15ème siècle. Depuis, ce texte a été maintes fois commenté, complété, modifié ou réécrit. Le poète Detlev von Liliencron (1844-1909) a écrit à son sujet : Quelle parole païenne, glorieuse et incroyablement touchante !

Martin Luther (1483-1546) a répondu à cette « rime des impies » en disant que le chrétien sait très bien qu’il vient de Dieu et va vers Dieu, et que sa vie est entièrement entre les mains de Dieu. Il a contredit ces déclarations avec son propre poème, dans lequel il précise dans la dernière ligne que même le chrétien n’est pas toujours à l’abri des défis dans le monde et face à la mort :

Je vis aussi longtemps que Dieu le veut.

Je meurs quand et comme Dieu le veut.

J’avance et je sais où je vais.

Je suis surpris, je suis triste !

Les deux poèmes donnent matière à réflexion – sur le contenu, le but et la fin de la vie – et des paroles de Celui qui seul puisse nous donner une certitude sur le « pourquoi » et le « où se dirigent » nos vies.

D’après die gute Saat octobre 2024

« Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » Genèse 1. 1.

LA CRÉATION

La première phrase de la Bible nous met directement en contact avec le Dieu éternel. Il est le créateur du ciel et de la terre.

Dieu a créé le soleil, la lune et les étoiles. Il a assigné une place et une orbite à tous les corps célestes. En Ésaïe 40. 25 et 26, il est dit à propos du Créateur : « À qui donc me comparerez-vous ?… Levez vos yeux en haut, et voyez ! Qui a créé ces choses, faisant sortir par nombre leur armée ? Il les appelle toutes par nom. Par la grandeur de son pouvoir et de sa force puissante, pas une ne manque ».

Le Créateur a créé toutes les plantes et tous les animaux sur terre. Les lois de la nature découlent également de son sage plan. Dieu lui-même témoigne : « Moi, j’ai fait la terre, l’homme et la bête qui sont sur la face de la terre, par ma grande puissance et par mon bras étendu » (Jér. 27. 5).

Le couronnement de la création, c’est l’homme. Dieu l’a formé de la poussière du sol et a insufflé dans ses narines le souffle de vie. Ainsi l’homme est devenu « une âme vivante » (Gen. 2. 7).

Le récit biblique de la création, en Genèse 1, est écrit de manière si simple que n’importe qui peut saisir la vérité divine sur la création du ciel et de la terre. Quiconque croit à cette simple description de la Bible reconnaît Dieu comme son Créateur.

« Toi grand Dieu, quand je regarde le monde que Tu as créé par Ta parole de toute-puissance, quand je porte mon attention sur tous ces êtres que Tu gouvernes et nourris continuellement, alors mon cœur s’écrie : ô Souverain, comme Tu es grand ! »

C. Boberg (1859-1940)

D’après die gute Saat novembre 2024

« Tu as jeté tous mes péchés derrière ton dos » Ésaïe 38. 17.

« Le sang de Jésus-Christ, son Fils, nous purifie de tout péché » 1 Jean 1. 7.

THOMAS

Thomas est découragé. Il est chrétien depuis des années, mais il vit actuellement une phase difficile dans sa vie de foi. Il mène une vie retirée et se sent faible face à la tentation. Il pense aussi beaucoup aux erreurs de sa vie antérieure. Je suis chrétien, explique-t-il à un ami croyant, mais au fond, je me sens avant tout pécheur devant Dieu !

L’ami lui lit alors un passage de la Bible : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9). Et il demande à Thomas : – Penses-tu que cette affirmation est vraie ?

– Oui, j’y crois certainement. C’est dans la Bible !

– Mais est-ce que cela s’applique aussi à toi ?

– Qu’est-ce que tu veux dire par là ?

– Je veux dire, est-ce que ce verset s’applique à toi ?

Thomas réfléchit. Bien sûr, il ne peut pas répondre non. Mais s’il dit oui, cela voudrait dire que Dieu lui a déjà pardonné. Soudain, cela s’éclaire en lui et il répond doucement, presque timidement, mais avec une joie nouvelle : – Oui, ce verset s’applique à moi, et je n’ai plus besoin de m’inquiéter de mes péchés passés.

– Tu vois, Thomas, tu ne dois jamais penser que Dieu te fera ressentir tes péchés si tu les Lui as sincèrement confessés. Dieu pardonne avec une justice parfaite. Parce que Jésus a porté nos péchés sur la croix, tu n’es plus un accusé, mais un juste.

D’après die gute Saat novembre 2024

« Si même notre évangile est voilé, il est voilé en ceux qui périssent, les incrédules en qui le dieu de ce siècle a aveuglé les pensées, pour que la lumière de l’évangile de la gloire du Christ, qui est l’image de Dieu, ne resplendisse pas pour eux » 2 Corinthiens 4. 3 et 4.

L’ÉVANGILE AU JAPON

Pour Kouri, un marin japonais, une seule chose compte : le plaisir. Cela ne sert à rien d’aller vers lui avec Jésus Christ – pour lui, c’est le dieu des étrangers.

Un soir, Kouri est de nouveau sorti et rôde dans un quartier de mauvaise renommée de Tokyo. Il sent une main lui toucher la manche. Quelqu’un lui tend un traité. Qu’est-ce que c’est ? Encore un de ces messages chrétiens. Il le froisse et le jette par terre.

Un peu plus tard, Kouri est dans la même rue. Un groupe de chrétiens chante un cantique de leur foi. Kouri se rapproche et écoute. Ensuite, un jeune homme japonais s’avance et lit « La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent, mais pour nous qui obtenons le salut, elle est la puissance de Dieu » (1 Cor. 1. 18).

Kouri écoute ; il trouve le début du texte intéressant et vrai. « La parole de la croix est folie pour ceux qui périssent ». Mais ensuite il y a cette suite ennuyeuse à propos d’être perdus. Et maintenant le lecteur ajoute à voix forte : Oui, folie pour ceux qui sont perdus. Si quelqu’un ici pense que l’évangile est une folie, c’est la preuve qu’il s’en va vers la destruction. Les mots frappent Kouri comme un éclair : il est donc parmi ceux qui périssent ?

À la fin de ce moment, Kouri s’approche du jeune prédicateur de l’évangile. Il a un profond désir d’en connaître plus au sujet de « la parole de la croix ». Il désire en savoir plus au sujet de la puissance de Dieu qui peut le sauver.

D’après the good Seed novembre 2024

« Prépare-moi aussi un logement, car j’espère que, en réponse à vos prières, je vous serai donné » Philémon 22.

SE RENDRE SERVICE LES UNS AUX AUTRES

L’apôtre Paul était un prédicateur et un enseignant doué, mais il nous montre ici comme il désirait des preuves pratiques d’amour de la part des croyants. Et il accueille aussi l’aide avec joie. Espérant être libéré de son emprisonnement, il le rapporte aux prières des croyants.

Qu’il est rafraîchissant pour notre cœur de remarquer, dans cette lettre personnelle, avec quelle confiance cordiale et fraternelle il écrit, depuis sa cellule de prison, à un ami qui demeure loin. « Oui, frère, que je tire ce profit de toi dans le Seigneur : rafraîchis mes affections en Christ ». Un tel langage, spécialement dans une lettre, rappelle la confiance affectionnée et sans artifice du Maître, que l’apôtre avait goûtée lui-même.

Le résultat de telles relations est vraiment incalculable. Rien ne trouble la consolation que ces relations apportent en cas d’emprisonnement et d’afflictions. Elles transforment même ces épreuves en victoires pour la foi.

Une fois ou l’autre, l’un de nous peut dire avec confiance : Frère, j’aimerais… De même, à l’un quelconque parmi nous, homme ou femme, jeune ou enfant, il peut être demandé – ou donné – de « laver les pieds » des croyants par un service d’amour. Apprenons donc de cela à avoir les yeux ouverts sur les besoins des croyants, de manière pratique et positive, en étant pour eux une aide et pas une entrave.

D’après the Lord is near octobre 1986

« Qui est sage et intelligent parmi vous ? Que par une bonne conduite il montre ses œuvres avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez une jalousie amère et un esprit de querelle dans vos cœurs, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité » Jacques 3. 13 et 14.

NE NOUS COMPARONS PAS À NOTRE PROFIT

L’épître de Jacques est une portion de la Parole de Dieu qui est destinée à nous humilier, nous ses enfants, et à nous abaisser dans notre esprit devant Lui, notre Dieu. Des prétentions sans fondement et des distinctions artificielles, s’appuyant en particulier sur la richesse et l’orgueil religieux, sont mises à nu par Celui pour lequel il n’y a pas de distinctions de personnes. Nous lisons dans cette épître la comparaison entre l’amour fraternel véritable ou faux, la foi agissante ou stérile, la sagesse d’en-haut et celle qui est terrestre et perverse, la religion devant Dieu le Père, pure et sans tache – et la prétention à la religion.

Selon le passage ci-dessus, Dieu recherche, parmi ceux qui se disent chrétiens, des hommes et des femmes qui aient une compréhension spirituelle réelle de sa volonté. Nous, ses enfants, devrions rechercher cela les uns chez les autres, et désirer en même temps l’avoir dans notre âme. On le discerne facilement par des œuvres marquées par la douceur dans notre vie quotidienne, à la maison, à l’école, et au travail.

Nos relations mutuelles dans la famille débutent par là. Là, nous sommes journellement devant une série régulière d’épreuves de sagesse et de douceur. Ce qui en résulte peut n’être vu qu’en partie par les humains qui nous observent, mais ne peut être caché aux yeux de Celui dont les yeux sont comme une flamme de feu.

La deuxième partie de ce verset met en évidence l’habitude foncière de l’homme de se comparer aux autres, cherchant par là à se montrer plus sage, plus spirituel et plus digne d’être honoré. Ce faisant, nous nous vantons en fait contre la vérité de n’avoir été sauvés que par la seule grâce de Dieu.

D’après the Lord is near novembre 1986

« De même que le corps est un, et qu’il a un grand nombre de membres, mais que tous les membres du corps, malgré leur nombre, sont un seul corps, ainsi est aussi le Christ. Car aussi nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps, soit Juifs, soit grecs, soit esclaves, soit hommes libres ; et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit » 1 Corinthiens 12. 12 et 13.

LA VÉRITABLE ET SEULE ÉGLISE DE DIEU

L’Église de Dieu est composée de tous les vrais croyants, où qu’ils se trouvent, de quelque nationalité, de quelque position sociale qu’ils soient : « Il n’y a pas Grec et Juif, circoncision et incirconcision, Barbare, Scythe, esclave, homme libre ; mais Christ est tout et en tous » (Col. 3. 11).

À Colosse, il y avait dans l’église Philémon et son esclave Onésime « le fidèle et bien-aimé frère » (ch. 4. 9). Ainsi la grâce triomphe avec bonheur des distinctions qui règnent dans le monde, et sont reconnues par Dieu, mais qui sont dépassées par quelque chose qui est infiniment plus grand, et sur un autre niveau dans l’Église de Dieu.

Il s’ensuit que l’Église de Dieu, étant une, ne peut pas être limitée par la nationalité. Lui attacher un nom géographique, ou le nom d’un homme quelconque, ou d’une doctrine particulière, ou un nom décrivant un genre particulier de gouvernement de l’église, tout cela est étranger à l’Écriture. Le chrétien éclairé, obéissant à la vérité de Dieu, ne peut s’associer à aucune de ces choses.

Quelle liberté, pour l’âme, de n’être en relation qu’avec l’Église de Dieu, de n’avoir pas d’autre nom que celui du Seigneur, de n’avoir aucun credo fait par l’homme, ni constitutions ecclésiastiques, de n’être guidé que par la Parole de Dieu et par le Saint Esprit – bref, de ne reconnaître que la communion à laquelle tous les chrétiens sont appelés.

D’après the Lord is near novembre 1986

« Et, je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont ici présents, il y en a quelques-uns qui ne goûteront pas la mort avant d’avoir vu le royaume de Dieu » Luc 9. 27.

LA SCÈNE DE LA TRANSFIGURATION, MANIFESTATION D’UN TEMPS À VENIR

Le royaume à venir et la gloire du Seigneur Jésus sont un sujet du plus haut intérêt, par lequel le Seigneur cherchait à toucher les cœurs et les esprits de ses disciples. Ces paroles furent accomplies quelques jours après qu’Il en ait parlé, quand Il prit Pierre, Jean et Jacques sur la montagne, et que le tableau béni du royaume fut déployé devant leurs yeux. Alors que Jésus priait, son apparence fut changée. Matthieu parle de cela en disant que sa face brillait comme le soleil, ce qui nous rappelle sa gloire personnelle et intrinsèque comme Dieu ; tandis que ses vêtements, blancs et étincelants, parlent de la gloire dont Il est investi, en relation avec les offices qu’Il gère. Ces gloires seront déployées devant le monde seulement dans le jour à venir, où le royaume de Dieu sera manifesté ; mais cela nous est donné à l’avance pour notre encouragement présent.

Moïse et Élie apparaissent et parlent avec le Seigneur, un miracle vraiment merveilleux. Moïse représente les enfants de Dieu qui sont morts mais seront ressuscités pour avoir leur part dans le royaume céleste – Élie, ceux qui ont été emmenés au ciel sans passer par la mort. Le côté terrestre du royaume est représenté par les trois apôtres. Moïse et Élie parlent au Seigneur de la mort qu’Il allait accomplir à Jérusalem. Comme ils avaient plus de sympathie que les apôtres avec l’épreuve du Seigneur !

Les apôtres s’étaient endormis, même en présence de la gloire du Seigneur, et il semble qu’ils n’avaient rien compris du sujet de la conversation de Moïse et Élie. Pourtant, quelle importance vitale a la relation entre la mort du Seigneur Jésus et sa venue future en gloire !

D’après the Lord is near octobre 1986 (L.M.G.)

« Car je veux que vous sachiez quel grand combat je soutiens pour vous, pour ceux qui sont à Laodicée, et pour tous ceux qui ne m’ont jamais vu en personne » Colossiens 2. 1.

LE BUT DE L’APÔTRE PAUL : QUE LES CROYANTS SOIENT ÉDIFIÉS ET FORTIFIÉS DANS LA FOI ET LA CONNAISSANCE

Le grand désir de l’apôtre était que les Colossiens puissent être conscients de leur union avec Christ. Il ne les avait pas vus, mais avait entendu parler d’eux, et comprenait les dangers qui les menaçaient par de faux docteurs. Il cherchait maintenant à mettre Christ devant eux comme l’objet de leur cœur, afin que chaque croyant, par la vérité présentée, soit un reflet de Christ, et croisse à sa ressemblance. L’apôtre désirait que leur cœur soit encouragé et qu’ils soient unis ensemble dans l’amour, et pour toutes les richesses de la pleine assurance de compréhension, jusqu’à la pleine connaissance du mystère de Dieu, en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance.

L’apôtre savait que l’union avec Christ, réalisée dans leurs cœurs, les garderait des ruses de l’ennemi de leurs âmes. C’est pourquoi il combattait par la prière afin qu’ils puissent être conscients que Christ était tout ce dont ils avaient besoin, et que tous les trésors de la sagesse et de la connaissance se trouvaient dans cette merveilleuse vérité : qu’ils étaient un en Christ.

D’après the Lord is near novembre 1986

« Quel est l’homme parmi vous qui, s’il a cent brebis et en a perdu une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf au désert, pour aller après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée ? Quand il l’a trouvée, il la met sur ses épaules, tout joyeux » Luc 15. 4.

PERSÉVÉRANCE ET VIGILANCE DE LA GRÂCE

Oh ! la persévérance de la grâce ! « Jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée ». Le bon berger ne se relâche pas de ses efforts jusque-là. Et jusqu’où a-t-il dû aller après « celle qui est perdue » ? Jusqu’où elle était, égratignée, blessée, à moitié morte ? Et est-ce tout ? N’a-t-il pas dû aller dans la mort elle-même pour en sortir la brebis ?

« Le bon berger met sa vie pour les brebis ». N’a-t-Il pas souffert cela pour vous ? « qui s’est donné lui-même en rançon pour plusieurs ».

Oh ! la persévérance et la diligence de la grâce ! « Quelle est la femme qui, ayant dix drachmes, si elle perd une drachme, n’allume la lampe, ne balaie la maison et ne cherche soigneusement jusqu’à ce qu’elle l’ait trouvée ? Quand elle l’a trouvée, elle assemble les amies et les voisines et leur dit : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé la drachme que j’avais perdue. Ainsi, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. Le fait extraordinaire a-t-il déjà pénétré votre esprit, qu’il y a une Personne divine dans le christianisme – le Saint Esprit – qui est ici dans le but même d’apporter les rayons pénétrants de lumière et de conviction sur le cœur et la conscience de pécheurs perdus ?

D’après the Lord is near novembre 1986

« Toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, et, après avoir fermé ta porte, prie ton père qui demeure dans le secret » Matthieu 6. 6.

L’IMPORTANCE DE LA PRIÈRE PERSONNELLE

Lorsque nous négligeons la prière personnelle, nous perdons bientôt la communion avec Dieu. Quand la prière dans le secret décline, alors « toute la tête est malade et tout le cœur défaut ». Le manque de prière personnelle montre une perte d’intérêt et d’appétit spirituels, et aura pour résultat un manque de paix et de puissance.

Si nous n’allons pas à la réunion de prières, les frères le voient, et il peut – et il doit – nécessaire de faire des efforts pour nous restaurer dans la communion avec eux. Cependant, l’absence de prières dans le secret n’est pas vue – mais ses effets sont bientôt vus pleinement ! Il y a un manque d’intérêt : on comprend qu’il y a quelque chose qui émousse la force spirituelle. Il y a ensuite négligence de responsabilité spirituelle, et finalement on ne recherche même plus la compagnie de ceux qui marchent avec le Seigneur.

Que cela est différent quant à ceux qui apprécient et estiment le temps de la prière personnelle ! Tout leur genre de vie montre clairement qu’ils ont été là où les trésors de l’amour sont manifestés. Les autres les voient comme possédant l’atmosphère du ciel lui-même, de paix et de puissance. Lorsque Abraham était dans une heureuse communion avec Dieu, la destruction proche de Sodome et Gomorrhe lui fut révélée, à lui et pas à Lot. De même, c’était ceux qui appréciaient la compagnie du roi David qui savaient qu’il désirait boire de l’eau du puits de Bethléhem, et qui risquèrent leur vie pour lui en apporter. Ceux qui sont en communion, ce sont ceux qui obéissent, ceux qui ont de la connaissance, des hommes de puissance et des hommes de paix.

Nous tous, à quoi que ce soit qu’il nous faille renoncer, attachons-nous à l’habitude de la prière personnelle, puisqu’elle est vraiment essentielle pour une vie de paix et de puissance. Sinon, tout notre service se montrera stérile et sans fruit. Ce devrait vraiment être nos délices d’être dans la compagnie du Seigneur, buvant à la source éternelle et nous nourrissant de la nourriture qui demeure.

D’après the Lord is near novembre 1986

« Ils se confient en leurs biens et se glorifient en l’abondance de leurs richesses… Un homme ne pourra en aucune manière racheter son frère, ni donner à Dieu sa rançon. (Car précieux est le rachat de leur âme, et il faut qu’il y renonce à jamais) » Psaume 49. 6 à 8.

RECONNAÎTRE SON ÉTAT DE PÉCHEUR POUR ÊTRE SAUVÉ

– Tout de même, je ne peux pas comprendre pourquoi un homme qui a essayé de mener une vie de bonne moralité n’ait pas plus de chances d’aller au ciel qu’un méchant.

C’est ce que disait récemment une dame dans une conversation avec d’autres personnes sur le sujet du salut.

– Simplement pour cette raison, lui a-t-on répondu. Supposez que vous et moi, nous désirions aller dans un endroit intéressant où le prix de l’admission est d’un dollar. Vous avez cinquante centimes, et moi, je n’ai rien. Lequel aurait le plus de chances d’être admis ?

– Ni l’un ni l’autre, fut la réponse.

– Exactement ; et ainsi, l’homme de bonne moralité n’a pas plus de chances que le pécheur avoué. Mais supposez qu’une personne bonne et riche, qui verrait que nous sommes perplexes, nous offre un billet à chacun, à ses frais. Alors ?

– Eh bien, alors nous pourrions entrer tous les deux ; c’est évident.

Ainsi, quand le Sauveur nous a vus perplexes, Il est venu, Il est mort, et ainsi Il nous a acquis « une rédemption éternelle » (Héb. 9. 12), et maintenant Il nous offre, à vous et à moi, un billet gratuit.Mais faites seulement attention que vos cinquante centimes ne vous rendent pas assez fier pour refuser le ticket gratuit, et que l’entrée ne vous soit refusée à la fin.

Le moment de vérité est proche ! Avez-vous bien votre billet d’entrée ?

« Car tous ont péché, et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23)

« Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs » (1 Tim. 1. 15).

D’après the Lord is near novembre 1986

BERACA 44 : GÉDÉON

Dans les quatre exposés précédents, nous avons considéré la vie de Gédéon, homme de foi et d’action. L’Éternel, dans la Personne de l’Ange, était venu à lui pour l’établir juge sur les fils d’Israël qui, une fois de plus, s’étaient détournés du seul vrai Dieu pour servir des dieux étrangers. Ils adoraient des idoles derrière lesquelles se cachaient et se cachent encore des démons, agents de Satan. La promesse d’être accompagné par l’Éternel fortifie la foi d’un jeune homme par lequel Dieu va délivrer Israël de la domination des Madianites sur eux. Le « Je serai avec toi », sept fois mentionné dans l’Ancien Testament, a été une promesse et une réalité pour lui comme pour Abraham, Jacob, Moïse, Josué, David et Ésaïe. En contraste, Jésus, avant de subir la mort de la croix, explique à ses disciples que le Consolateur, l’Esprit de vérité, leur fera connaître qu’Il est « en son Père, et vous en moi et moi en vous » (Jean 14. 20). Jésus ressuscité, au moment de quitter ses disciples pour entrer dans sa gloire, leur a donné, non pas une promesse, mais une certitude : « Je suis avec vous tous les jours » (Mat. 28. 20). Pour nous, jusqu’à l’enlèvement le « je serai » est devenu le : « je suis avec vous » !

Quelle merveilleuse réalité que celle de savoir, par l’Esprit Saint qui « est en nous », que nous sommes en Christ.

Gédéon a eu un dialogue répété avec l’Éternel. Pour l’appel au service, pour être libéré de toutes craintes, pour détruire l’idole de son père, pour le choix des combattants qui l’accompagneraient, pour faire face à l’ennemi avec seulement des trompettes et des torches, pour garder l’unité au sein des tribus après la victoire qui fut celle de l’Éternel. Les Écritures le confirment : « l’Éternel tourna l’épée de chacun contre son compagnon, dans tout le camp » (Jug. 7. 22) : le camp des ennemis rassemblés contre son peuple.

Par la suite, « les hommes d’Israël se rassemblèrent, de Nephthali, et d’Aser et de tout Manassé, et poursuivirent Madian » (v. 23). Les hommes d’Éphraïm, demi-tribu avec les hommes de Manassé, tous descendants de Joseph, estiment qu’ils ont été lésés et s’en prennent à Gédéon en lui disant : « Que nous as-tu fait, de ne pas nous avoir appelés lorsque tu es allé faire la guerre contre Madian ? Et ils contestèrent fortement avec lui » (Jug. 8. 1). Une réponse sage de Gédéon va les apaiser ; « … il leur dit : Qu’ai-je fait maintenant en comparaison de vous ? Les grappillages d’Éphraïm ne sont-ils pas meilleurs que la vendange d’Abiézer ? » (v. 2).

« Les leçons d’humilité que Dieu a enseignées à Gédéon ont porté leur fruit. Il est prêt à reconnaître la part que d’autres ont prise à la victoire. Et la colère des hommes d’Éphraïm tombe devant sa réponse douce qui souligne l’importance de ce qu’eux avaient fait. Faire ressortir le travail des autres, mettre en valeur leurs qualités, au lieu d’insister sur notre travail et sur nos qualités, est un fruit de la vie divine qui n’a rien de commun avec la diplomatie humaine hypocrite. Pierre nous rappelle qu’« un esprit doux et paisible… qui est d’un grand prix devant Dieu » (1 Pier. 3. 4) – (J.K.)

Ensuite, « Gédéon vint au Jourdain, et le passa, lui et les trois cents hommes qui étaient avec lui, fatigués, mais poursuivant toujours » (v. 4). Jésus, notre divin modèle, sachant les souffrances qui étaient devant lui, « traversait villes et villages, enseignant et poursuivant son chemin vers Jérusalem » (Luc 13 v. 22). Paul, « oubliant les choses qui sont derrière et tendant avec effort vers celles qui sont devant », courait « droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le christ Jésus » (Phil. 3. 14). Dans ce même état d’esprit, l’apôtre exhorte Timothée : « Mais toi, homme de Dieu, … poursuis la justice, la piété, la foi, l’amour, la patience, la douceur d’esprit ; combats le bon combat de la foi ; saisis la vie éternelle » (1 Tim. 6. 11).

Après la victoire, plusieurs dangers ont menacé Gédéon, serviteur de Dieu.

« Les hommes d’Israël dirent à Gédéon : Domine sur nous, et toi et ton fils, et le fils de ton fils ; car tu nous as sauvés de la main de Madian. Et Gédéon leur dit : Je ne dominerai pas sur vous, et mon fils ne dominera pas sur vous ; l’Éternel dominera sur vous » (Jug. 8. 22). Quelle belle et humble attitude ! Comme Gédéon, les serviteurs de Dieu doivent veiller à ne pas prendre la place qui revient au Seigneur, et ceux qui bénéficient de leur service doivent prendre garde de ne pas les encenser. « Mais vous, ne soyez pas appelés : Rabbi (Maître) ; car un seul est votre Maître ; et vous, vous êtes tous frères ; … ne soyez pas non plus appelés conducteurs ; car un seul est votre Maître, le Christ » (Mat. 23. 8 et 10).

Il n’y a eu qu’un seul homme parfait sur la terre, à savoir « l’homme Christ Jésus » (1 Tim. 2. 5). Oui ! « C’est un Dieu fidèle, et il n’y a pas d’iniquité en lui ; il est juste et droit » ; « … il n’y a pas de péché en lui » (Deut. 32. 4 ; 1 Jean 3. 5).

Contrairement à notre Seigneur, la chair habite le croyant aussi longtemps qu’il est sur la terre et l’ennemi de nos âmes cherche à faire tomber ceux qui appartiennent au Seigneur. C’est ce que nous voyons avec la fin de la vie de Gédéon. Fort de toutes les victoires vécues, il est impressionné par le butin ramené par ceux qui avaient poursuivi les Madianites. « Gédéon leur dit : Je vous ferai une demande : Donnez-moi chacun de vous les anneaux de son butin. Car les Madianites avaient des anneaux d’or, parce qu’ils étaient Ismaélites. Et ils dirent : Nous les donnerons volontiers » (Jug. 8. 24 et 25).

Le poids des anneaux d’or était de mille sept cents sicles d’or, soit environ 27 kilos. « Et Gédéon en fit un éphod, et le mit dans sa ville, dans Ophra » (Jug. 8. 27). En souvenir de la victoire, Gédéon établit cet éphod d’or. « Et tout Israël se prostitua là après celui-ci ; et cela devint un piège pour Gédéon et pour sa maison ». Autrefois, Aaron, en l’absence de Moïse, avait fait faire un veau d’or, et Israël pécha gravement contre l’Éternel (Ex. 32. 6). Ah ! comme certaines décisions ont un impact sur l’ensemble ! Le premier, le vrai éphod était impressionnant. Il se trouvait à Silo avec l’arche et c’était à Silo qu’Israël devait se rassembler (Jos. 18. 1). Dieu, malgré cela, agit en grâce et donne quarante années de paix. Gédéon meurt… et le peuple retourne aux idoles !

TROIS RÉSULTATS DE LA NOUVELLE NAISSANCE

« Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu » 1 Jean 5. 1.

En tant qu’êtres humains, nous ne répondons pas aux normes divines. C’est pourquoi nous devons « naître de nouveau ». Quand nous avons cru personnellement au Seigneur Jésus et à son œuvre de rédemption accomplie à la croix, Dieu nous a donné la vie éternelle.

Trois résultats merveilleux de la nouvelle naissance nous sont décrits en 1 Jean 5 :

1. Nous appartenons à une nouvelle famille : « Quiconque croit que Jésus est le Christ est né de Dieu » (1 Jean 5. 1). Comme croyants, nous formons la famille de Dieu, caractérisée par l’amour fraternel. La vie nouvelle nous rend capables de surmonter nos différences humaines et de nous aimer les uns les autres de tout cœur.

2. Nous entrons dans un nouveau combat : « Tout ce qui est né de Dieu est victorieux du monde » (1 Jean 5. 4). Nous devons vaincre le monde avec ses tentations et son hostilité. Dieu nous a donné tout ce dont nous avons besoin pour remporter la victoire. Quand nous regardons avec foi au Fils de Dieu, qui est plus puissant que le monde, nous recevons la force pour vaincre le monde.

3. Nous possédons une nouvelle faculté : « Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche pas, mais celui qui est né de Dieu se conserve lui-même, et le Méchant ne le touche pas » (1 Jean 5. 18). Parce que nous possédons la vie nouvelle, et que le Saint Esprit demeure en nous, nous pouvons dire « Non » au péché. Ainsi, avec l’aide du Seigneur, nous sommes préservés de la transgression.

D’après « The Good Seed » avril 2024