Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
Bientôt je serai avec Lui dans le ciel ! oui, dans le ciel !
Christ est ressuscité ! Cet hymne de victoire
Vers Dieu, d’un seul élan, monte des cœurs.
Voici l’achèvement de l’œuvre expiatoire :
Christ est réellement ressuscité !
Refrain. Jésus m’a libéré de tous mes péchés.
Il est mon divin Sauveur, mon Seigneur ;
Je suis racheté par Christ,
En Lui je possède la vie.
Ô mon cœur, chante gloire, gloire à Jésus,
Mon cœur, chante gloire, gloire à Jésus,
Bientôt je serai avec Lui dans le ciel ! oui, dans le ciel !
Oui déjà maintenant, j’appartiens au Sauveur.
De son amour qui me séparera ?
Quel repos, quelle joie, par Lui je suis vainqueur,
Par la foi, je le sais et je le crois !
Refrain. Jésus m’a libéré de tous mes péchés.
Il est mon divin Sauveur, mon Seigneur ;
Je suis racheté par Christ,
En Lui je possède la vie.
Ô mon cœur, chante gloire, gloire à Jésus,
Mon cœur, chante gloire, gloire à Jésus,
Bientôt je serai avec Lui dans le ciel ! oui, dans le ciel !
Cantique 130 des Venez À Moi
Ceci s’adresse à ceux qui appartiennent au Seigneur. C’est en connaissant le Seigneur comme son Sauveur et son Seigneur qu’on peut avoir le désir de Lui plaire.
La convoitise, c’est vouloir quelque chose que l’on n’a pas, c’est le désir très fort de posséder, un désir extrême. Cela peut nous accaparer, nous faire perdre le sens.
Il y a trois catégories de convoitises : la convoitise visuelle (convoitise des yeux), la convoitise de la chair, et l’orgueil de la vie (Gen. 3. 6).
Ce verset a 6000 ans et il est encore très actuel. C’est toujours le même Satan et les mêmes dangers.
Convoitise de la chair, des yeux, orgueil de la vie : « La femme vit que l’arbre était bon à manger (CHAIR), qu’il était un plaisir pour les yeux (YEUX), et que l’arbre était désirable pour rendre intelligent » (ORGUEIL DE LA VIE) (Gen 3. 6) ; et en 1 Jean 2. 16 : « Tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, l’orgueil de la vie, n’est pas du Père, mais est du monde ».
Exemple : les choses matérielles. Si je passe mon temps à vouloir des choses, au détriment d’autre chose, c’est de la convoitise. L’argent, le sport, ne sont pas un mal, mais en vouloir plus et y passer sa vie n’est pas le bon choix. Ce peut être un désir de nourriture, un désir de regarder des images, un désir de relation avec un garçon…
Le mécanisme de Satan. La Parole nous montre la tactique de Satan.
Le mécanisme de la convoitise
« Mais chacun est tenté, étant attiré et amorcé par sa propre convoitise ; ensuite la convoitise, ayant conçu, enfante le péché ; et le péché, une fois commis, produit la mort » (Jac. 1. 14 et 15).
La convoitise est souvent extérieure à nous, elle amorce en moi la convoitise et entraîne le péché, puis la mort.
Exemple : une soirée mondaine est une tentation extérieure. J’y vais. Il y a de l’alcool, des cigarettes, des garçons. Ma convoitise est amorcée. Je tombe dans un de ces péchés.
Nous avons l’ancienne nature, comme un animal dangereux en nous, qu’il faut garder bien enfermée. Nous avons aussi la nouvelle nature qui, elle, ne peut pas pécher (1 Jean 3. 9).
La convoitise de la chair, c’est satisfaire des désirs déréglés.
« Et les enfants grandirent : et Ésaü était un homme habile à la chasse, un homme des champs ; et Jacob était un homme simple, qui habitait les tentes. Et Isaac aimait Ésaü, car le gibier était sa viande ; mais Rebecca aimait Jacob. Et Jacob cuisait un potage ; et Ésaü arriva des champs, et il était las. Et Ésaü dit à Jacob : Laisse-moi, je te prie, avaler du roux, de ce roux-là ; car je suis las. C’est pourquoi on appela son nom Édom. Et Jacob dit : Vends-moi aujourd’hui ton droit d’aînesse. Et Ésaü dit : Voici, je m’en vais mourir ; et de quoi me sert le droit d’aînesse ? Et Jacob dit : Jure-moi aujourd’hui. Et il lui jura, et vendit son droit d’aînesse à Jacob. Et Jacob donna à Ésaü du pain et du potage de lentilles ; et il mangea et but, et se leva, et s’en alla ; et Ésaü méprisa son droit d’aînesse » (Gen. 25. 27 à 34).
Ésaü est attiré par la nourriture. Ésaü a tellement désiré ce potage de lentilles qu’il a méprisé son droit d’aînesse. Ce désir nous fait perdre le sens, notre intelligence, et nous met en danger. Il a mis en balance un désir passager avec toute une vie.
Convoitise des yeux
Lot voit la plaine. Il va beaucoup y perdre. David voit une femme et la veut. Ève a vu le fruit, Acan a vu le beau manteau, Samson voit trois femmes. Avec la dernière, il va perdre successivement sa force, sa liberté, son nazaréat, sa vue, et enfin sa vie ! Tout commence par le regard.
Orgueil de la vie
« Et il fit à Jérusalem des machines, inventées par des ingénieurs, pour être [placées] sur les tours et sur le haut des remparts, pour lancer des flèches et de grosses pierres. Et son renom s’étendit au loin ; car il fut merveilleusement aidé jusqu’à ce qu’il devint fort » (2 Chron. 26. 15).
Ozias, roi fidèle, est tombé dans l’orgueil en voulant prendre la place du sacrificateur. Cela a été une grande perte pour lui.
Les conséquences de la convoitise
Les conséquences de la convoitise : elle nous éloigne de Dieu, on a moins de temps pour Lui, on a des remords, de la tristesse, le sentiment d’avoir déshonoré le Seigneur, d’avoir fait du tort à d’autres, une mauvaise conscience, la communion interrompue, un mauvais témoignage, on ne peut pas produire du fruit pour le Seigneur, puis vient la mort.
Le péché peut laisser des traces pour la vie entière, une image peut rester imprimée dans notre esprit.
Comment faire pour éviter que cette convoitise soit amorcée ? Il faut lire la Parole, par la prière demander à Dieu de nous aider, rester en relation avec Lui. On peut chanter, être attentif à ce passage : « Que la parole du Christ habite en vous richement, – vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu dans [un esprit de] grâce » (Col. 3. 16). Être occupés de bonnes choses, ne pas rester sans rien faire, car quand nous nous ennuyons, nous pouvons regarder des choses mauvaises. L’important est d’identifier les circonstances qui nous ont fait pécher.
« Et si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un de tes membres périsse, et que tout ton corps ne s’en aille pas dans la géhenne » (Mat. 5. 30).
Que faire quand la convoitise se présente à moi ?
La fuite : L’exemple de Joseph
« Et il arriva, après ces choses, que la femme de son seigneur leva ses yeux sur Joseph ; et elle dit : Couche avec moi. Et il refusa, et dit à la femme de son seigneur : Voici, mon seigneur ne prend avec moi connaissance de quoi que ce soit dans la maison, et il a mis entre mes mains tout ce qui est à lui. Personne n’est plus grand que moi dans cette maison, et il ne m’a rien interdit que toi, parce que tu es sa femme ; et comment ferais-je ce grand mal, et pécherais-je contre Dieu ? Et il arriva, comme elle parlait à Joseph, jour après jour, qu’il ne l’écouta pas pour coucher à côté d’elle, pour être avec elle. – Et il arriva, un certain jour, qu’il entra dans la maison pour faire ce qu’il avait à faire, et qu’il n’y avait là, dans la maison, aucun des hommes de la maison. Et elle le prit par son vêtement, disant : Couche avec moi. Et il laissa son vêtement dans sa main, et s’enfuit, et sortit dehors. Et il arriva, quand elle vit qu’il lui avait laissé son vêtement dans la main et s’était enfui dehors, qu’elle appela les hommes de sa maison, et leur parla, disant : Voyez ! on nous a amené un homme hébreu pour se moquer de nous : il est venu vers moi pour coucher avec moi ; et j’ai crié à haute voix ; et il est arrivé, quand il a entendu que j’élevais ma voix et que je criais, qu’il a laissé son vêtement à côté de moi, et s’est enfui, et est sorti dehors. Et elle posa le vêtement de Joseph à côté d’elle, jusqu’à ce que son seigneur vînt à la maison. Et elle lui parla selon ces paroles, disant : Le serviteur hébreu que tu nous as amené est venu vers moi pour se moquer de moi ; et il est arrivé, comme j’élevais ma voix et que je criais, qu’il a laissé son vêtement à côté de moi et s’est enfui dehors. Et quand son seigneur entendit les paroles de sa femme qu’elle lui disait : C’est de cette manière que ton serviteur a agi envers moi – il arriva que sa colère s’enflamma. Et le seigneur de Joseph le prit, et le mit dans la tour, dans le lieu où les prisonniers du roi étaient enfermés ; et il fut là, dans la tour. Et l’Éternel était avec Joseph ; et il étendit sa bonté sur lui, et lui fit trouver grâce aux yeux du chef de la tour. Et le chef de la tour mit en la main de Joseph tous les prisonniers qui étaient dans la tour, et tout ce qui se faisait là, c’est lui qui le faisait ; le chef de la tour ne regardait rien de tout ce qui était en sa main, parce que l’Éternel était avec lui ; et ce qu’il faisait, l’Éternel le faisait prospérer » (Gen. 39. 7 à 23).
Refuser : Moïse.
« Par la foi, Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille du Pharaon, choisissant d’être dans l’affliction avec le peuple de Dieu, plutôt que de jouir pour un temps des délices du péché : il estima l’opprobre du Christ un plus grand trésor que les richesses de l’Égypte ; car il regardait à la récompense » (Héb. 11. 24 à 26).
Arrêter dans son cœur : Daniel.
« Et Daniel arrêta dans son cœur qu’il ne se souillerait point par les mets délicats du roi et par le vin qu’il buvait ; et il demanda au prince des eunuques [de lui permettre] de ne pas se souiller. Et Dieu fit trouver à Daniel faveur et grâce auprès du prince des eunuques » (Dan. 1. 8 et 9).
S’occuper de bonnes choses : « Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez ce qui est en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu ; pensez à ce qui est en haut, non pas à ce qui est sur la terre ; car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu » (Col. 3. 1 à 3).
C’est une ressource positive que nous avons.
Que faire quand on a péché ?
« Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde » (Prov. 28. 13).
Il ne faut pas cacher son péché, mais le confesser et l’abandonner.
« Et ceux qui sont dans la chair ne peuvent pas plaire à Dieu. Or vous, vous n’êtes pas dans [la] chair, mais dans [l’]Esprit, si du moins [l’]Esprit de Dieu habite en vous ; mais si quelqu’un n’a pas [l’]Esprit de Christ, il n’est pas de lui » (Rom. 8. 8 et 9)
Celui qui ne connaît pas le Seigneur vit dans la chair. Celui qui le connaît a l’Esprit en Lui comme force et puissance, mais il a encore le « vieil homme ». Il est attiré par des choses, il a des convoitises qu’il cherche à assouvir (voiture, iPhone…). Cette vieille nature veut toujours des choses qui la rattachent à la terre.
Alors comment faire ? Bien nourrir la nouvelle nature, s’occuper de la Parole, de ce qui est bon.
La convoitise, c’est comme donner un joli ver, attrayant, à un poisson. Il mord et il y a des conséquences. C’est la même chose pour nous. Mais ce n’est pas inéluctable de tomber dans le péché ! Ce n’est pas un état, c’est un accident. Voir 1 Jean 2. 1 : « Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ, le juste ».
Le Seigneur désire que l’on confesse et que l’on retrouve la communion avec Lui.
Questions :
1. « Si ta main droite est pour toi une occasion de chute, coupe-la et jette-la loin de toi ; car il est avantageux pour toi qu’un de tes membres périsse, et que tout ton corps ne s’en aille pas dans la géhenne » (Mat. 5. 30).
Donner un ou deux exemples de ce que cela veut dire pour vous.
Exemples donnés : couper son téléphone, aller à la réunion au lieu d’aller à un match de volley, choisir un métier moins bien payé qui nous laisse plus de temps avec le Seigneur.
2. « Or le serpent était plus rusé qu’aucun animal des champs que l’Éternel Dieu avait fait ; et il dit à la femme : Quoi, Dieu a dit : Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin ? Et la femme dit au serpent : Nous mangeons du fruit des arbres du jardin ; mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point, et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez. Et le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point certainement ; car Dieu sait qu’au jour où vous en mangerez vos yeux seront ouverts, et vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal. Et la femme vit que l’arbre était bon à manger, et qu’il était un plaisir pour les yeux, et que l’arbre était désirable pour rendre intelligent ; et elle prit de son fruit et en mangea ; et elle en donna aussi à son mari [pour qu’il en mangeât] avec elle, et il en mangea. Et les yeux de tous deux furent ouverts, et ils connurent qu’ils étaient nus ; et ils cousirent ensemble des feuilles de figuier et s’en firent des ceintures » (Gen. 3. 1 à 7).
3. Quels sont les trois mécanismes de la convoitise ? Être attiré, amorcé puis convoiter.
« Or Thomas, l’un des douze appelé Didyme, n’était pas avec eux quand Jésus vint. Les autres disciples lui dirent : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : À moins que je ne voie dans ses mains la marque des clous, que je ne mette mon doigt dans la marque des clous, et que je ne mette ma main dans son côté, je ne le croirai pas » (Jean 20. 24 et 25).
Thomas n’était pas là ce premier jour de la semaine ; peut-être avait-il choisi d’être absent ?
Bien-aimés, soyons honnêtes : quand nous ne venons pas à la réunion, nous passons à côté de quelque chose. On peut nous faire un compte rendu exact de ce qui s’est dit dans une réunion, mais ce n’est pas la même chose que d’y avoir été physiquement présent.Le Seigneur a promis la paix de sa présence lorsque nous sommes réunis. Nous venons ensemble pour prier Dieu, pour élever nos voix vers lui, mais aussi pour recevoir quelque chose de lui, et il est capable de s’occuper de chacun d’entre nous. Par exemple, un frère choisit de parler de Jean 3. 16. C’est un verset bien connu, mais quelqu’un est peut-être en train de traverser des épreuves : il a perdu son travail, il a un deuil dans sa famille, il rencontre des problèmes avec ses enfants… Ainsi, Jean 3. 16 ayant été le sujet de la réunion, chacun peut repartir encouragé. Nous arrivons parfois directement du travail, nous sommes fatigués, et la tentation est grande de ne pas aller à la réunion ; mais si nous ne cédons pas à cette fatigue, nous pourrons dire comme Pierre : « Il est bon que nous soyons ici » (Mat. 17. 4), là où est notre Seigneur. Exhortons-nous à ne pas manquer les réunions !
Lorsque Thomas rencontre les autres disciples, ils ne le jugent pas, ils lui disent simplement ce qu’ils ont vécu : « Nous avons vu le Seigneur » ! Imitons leur exemple. Thomas revient donc le dimanche suivant et le Seigneur ne lui fait aucun reproche non plus. Il savait exactement où Thomas en était : il y avait une faiblesse dans son cœur, un doute, et ce disciple avait tout spécialement besoin d’être fortifié. Le Seigneur lui a donc simplement dit : Viens faire ce dont tu as besoin, mets ton doigt dans ma plaie. – C’est ainsi, avec douceur, qu’il a été capable de s’occuper de Thomas et de le ramener à lui.
Thomas était surnommé « Didyme (Jumeau) ». Ce frère jumeau inconnu, ce pourrait être toi ou moi. Au lieu de nous juger l’un l’autre, ce qui entraîne tant de peines et de blessures parmi nous, soyons attentifs à ce frère ou cette sœur très proche qui a besoin de soins.
Ce sont Matthieu, Marc, Luc et Jean. Pourquoi quatre ? – Pour qu’il y ait plusieurs témoins qui se complètent. Comme les quatre faces d’un objet. Car quand on voit une face, on ne voit pas tout. (Un livre, ou une feuille, vus de dessus, ressemblent à un rectangle plat). Nous avons ici quatre histoires écrites par quatre personnes dont Dieu connaît tout de leur vie. Dieu sait tout de chacun d’entre nous. Il sait quand on fait du vélo, ou si l’on joue au cerf-volant, quand on va poster une lettre ou bien que l’on soit chez nous dans notre chambre.
Matthieu
On ne va pas parler de l’évangile mais de l’auteur de l’évangile. C’était un collecteur d’impôts, un publicain qui travaillait pour les Romains, un publicain.
« Et Jésus, passant plus loin, vit un homme nommé Matthieu, assis au bureau des impôts ; il lui dit : Suis-moi. Il se leva et le suivit. Et il arriva, comme Jésus était à table dans la maison, que voici, beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent se mettre à table avec Jésus et ses disciples ; ayant vu cela, les pharisiens dirent à ses disciples : Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? Et Jésus, l’ayant entendu, leur dit : Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin d’un médecin, mais ceux qui se portent mal. Allez donc apprendre ce que signifie : je veux miséricorde et non pas sacrifice ; car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs » (Mat. 9. 9 à 13).
Les publicains n’étaient pas aimés, car ils aidaient l’ennemi, et en plus, souvent, ils étaient voleurs. Ils demandaient plus d’argent que l’impôt qui était dû, afin d’en garder pour eux.
Quand Jésus le voit, est-ce qu’Il dit qu’il est tellement méchant qu’Il ne veut pas lui parler ? Non, Il s’intéresse à tout le monde, à chacun en particulier. Il lui dit : « Suis-moi ». Cela touche Matthieu, alors il Le suit comme Zachée en Luc 19. 1 à 10. Lorsque Jésus dit à Zachée, lui aussi un publicain, « descends vite » il Le reçoit dans sa maison.
Le Seigneur ne recherche pas que des hommes bons. Personne n’est bon (voir Luc 18. 19). Y a-t-il des gens meilleurs que d’autres ? À l’échelle des hommes, oui (ceux qui sont en prison sont plus mauvais) mais à la balance de Dieu, non. Aucune différence ! Tous sont mauvais, tous ont péché même dans une famille chrétienne. Ceux qui sont mauvais, c’est à dire nous tous avons besoin d’un Sauveur pour être sauvé.
« Comme il marchait le long de la mer de Galilée, Jésus vit deux frères, Simon appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient un filet dans la mer, car ils étaient pêcheurs ; Il leur dit : Venez après moi, et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets et le suivirent. Il passa plus loin et vit deux autres frères, Jacques, le [fils] de Zébédée, et Jean son frère, dans la barque avec Zébédée leur père, en train de raccommoder leurs filets, et il les appela ; aussitôt, laissant la barque et leur père, ils le suivirent » (Mat. 4. 18 à 22).
Simon Pierre et André sont appelés, ainsi que Jacques et Jean. Ces quatre disciples ont dit oui au Seigneur et ont tout quitté pour Le suivre. Il est important de dire oui quand le Seigneur nous appelle.
« Le lendemain encore, Jean se tenait là, ainsi que deux de ses disciples ; et regardant Jésus qui marchait, il dit : Voilà l’Agneau de Dieu ! Les deux disciples l’entendirent parler et ils suivirent Jésus. Et Jésus se retourna, et vit qu’ils le suivaient ; il leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui dirent : Rabbi (ce qui se traduit par : maître), où demeures-tu ? Il leur dit : Venez et voyez. Ils allèrent donc, et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là : c’était environ la dixième heure. André, le frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu Jean parler [de lui], et qui avaient suivi Jésus . Il trouve d’abord son propre frère Simon et lui dit : Nous avons trouvé le Messie (ce qui se traduit par : Christ). Et il le mena à Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : Tu es Simon, le fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (ce qui se traduit par : Pierre) » (Jean 1. 35 à 43).
« Ils suivirent Jésus ».
v. 44. Le Seigneur trouve Philippe. À lui aussi, le Seigneur lui dit : « Suis-moi » (v. 44).
Pour nous aussi, il y a dans notre vie cette première rencontre avec Jésus, où on hésite peut-être. Est-ce que cela va être difficile de Le suivre ?
Est-ce que j’y vais ou je n’y vais pas ? Cette décision importante est nécessaire.
Puis Matthieu invite Jésus dans sa maison pour le faire connaître à ses amis. Quand on reçoit Jésus, on a envie de le dire à ses amis.
« Or ce sont ici les noms des douze apôtres : le premier, Simon appelé Pierre, et André son frère ; Jacques le [fils] de Zébédée, et Jean son frère ; « Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques le [fils] d’Alphée, et Lebbée surnommé Thaddée » (Mat. 10. 2 et 3).
On voit ici qu’il y a douze disciples choisis et envoyés par le Seigneur, dont Matthieu.
Voici un verset de l’évangile de Matthieu que vous pouvez retenir : « Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle » (Mat. 28. 20). Jésus peut annoncer cette belle promesse. Vos amis peuvent bien vous décevoir, mais Jésus, jamais. C’est une belle promesse qu’Il nous laisse.
Marc
Qui est-ce ? Un serviteur. Qui va-t-il servir ? Qui est sa mère ? On va chercher ensemble, mais pas dans l’évangile de Marc où il n’est pas parlé de lui. C’est dans les Actes des Apôtres que l’on voit quelque chose de lui.
« Après s’être reconnu, il se rendit à la maison de Marie, mère de Jean, appelé aussi Marc, où plusieurs étaient assemblés et priaient » (Act. 12. 12). Sa mère s’appelle Marie.
On voit ici qu’il s’appelle aussi Jean ou Jean-Marc. Il a deux prénoms comme Matthieu qui s’appelle aussi Lévi – et Pierre, Simon (mais c’est Jésus qui a donné un nouveau nom à Simon).
Dans la maison de Marie plusieurs prient, c’est une réunion de prières. Dans certains pays, les réunions ont lieu dans les maisons. Jean-Marc voyait donc souvent des chrétiens réunis chez lui. Ici, ils priaient pour un sujet spécial : Pierre qui était en prison.
Faut-il être grand pour prier ? – Non. Effectivement, on peut prier dès le jeune âge pour une chose très précise.
L’assemblée faisait d’instantes prières, mais quand la servante annonce la réponse – Pierre à la porte – ils ne croyaient pas ! Il faut croire que Dieu répond.
Marc s’est converti. Que veut dire se convertir ? Ce n’est pas seulement croire en Dieu. Les musulmans croient en Dieu (mais ce n’est pas le Dieu des chrétiens, le seul vrai Dieu). Ce n’est pas seulement croire que Jésus est mort pour les péchés mais croire que Jésus est mort pour tes péchés personnellement. Se convertir, cela signifie changer de direction, quitter le chemin qui conduit à la perdition et se tourner vers Dieu (voir 1 Thess. 1. 9 : « vous vous êtes tournés des idoles vers Dieu »). On parle parfois du « demi-tour » de la conversion.
« Mais la parole de Dieu croissait et se multipliait. Et Barnabas et Saul, après avoir accompli leur service, s’en retournèrent de Jérusalem, emmenant avec eux Jean, qui était aussi appelé Marc » (Act. 12. 24 et 25).
Barnabas et Paul emmènent Marc avec eux. Il désirait effectivement être un serviteur du Seigneur.
« Eux donc, ayant été envoyés par l’Esprit Saint, descendirent à Séleucie ; et de là ils firent voile pour Chypre. Et quand ils furent à Salamine, ils annonçaient la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs ; et ils avaient aussi Jean pour serviteur » (Act. 13. 4 et 5).
Ici c’est le premier voyage de Paul, il part avec Marc. Ils prennent un bateau, arrivent à Chypre, une île, et évangélisent. Mais au v. 13, Marc les quitte et repart à Jérusalem. Pourquoi ? Se sont-ils disputés ? – Non. Est-ce facile d’évangéliser ? – Dans certains pays dangereux, il y a risque de prison ou de mort.
Après Chypre, ils sont allés en Turquie où on voulait les tuer. Marc a eu peur. Peut-être que Paul et Barnabas ont aussi eu peur, mais ils se sont confiés sur les forces et l’aide de Dieu, alors que Marc encore jeune se confiait sûrement sur sa propre force et quand cela a été trop dur, il a abandonné. Il faut compter sur l’aide du Seigneur et non sur nous-même. Marc s’est engagé dans le service alors qu’il n’était pas encore prêt pour cela. Tout serviteur du Seigneur doit se laisser « préparer » par Lui avant de commencer un service, quel qu’il soit.
« Quelques jours après, Paul dit à Barnabas : Retournons maintenant visiter les frères dans chacune des villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, [pour voir] comment ils vont. Barnabas se proposait de prendre aussi avec eux Jean, appelé Marc. Mais Paul jugeait bon de ne pas prendre avec eux quelqu’un qui les avait abandonnés dès la Pamphylie et n’était pas allé à l’œuvre avec eux. Il y eut donc [entre eux] de l’irritation, au point qu’ils se séparèrent l’un de l’autre, et que Barnabas, prenant Marc, fit voile pour Chypre » (Act. 15. 36 à 40).
C’est le début du second voyage. Paul et Barnabas ne sont pas d’accord pour prendre ou non Marc avec eux. C’est triste, car ils se séparent à cause de désaccord. Paul part avec Silas, et Barnabas avec Marc. Mais le Seigneur permet cela pour laisser une deuxième chance à Marc. Il connaît son cœur, il voyait les motifs sincères qu’il avait de Le servir à nouveau. Le Seigneur ne nous met jamais de côté après un échec mais nous laisse toujours une nouvelle chance.
« Aristarque, mon compagnon de captivité, vous salue, ainsi que Marc, le neveu de Barnabas, (à son sujet vous avez reçu des ordres : s’il vient vers vous, recevez-le) » (Col. 4. 10). Marc est recommandé par Paul pour qu’il soit accueilli. On voit donc que leur relation est rétablie.
« Prends Marc et amène-le avec toi, car il m’est utile pour le service » (2 Tim. 4. 11). Quel beau témoignage rend Paul au sujet de Marc, alors qu’il se trouve en prison ! Que nous puissions aussi, chacun de nous, être utiles au Seigneur !
Dans votre vie, vous avez peut-être aussi eu des échecs à des examens ou autres. Le monde nous met parfois de côté, mais à l’école de Dieu nous avons toujours la possibilité d’avoir une nouvelle chance de Le servir, d’être utile.
Marc a eu aussi un très grand service, d’écrire l’évangile qui porte son nom. Pierre n’a pas eu ce service. Marc parle beaucoup du serviteur parfait dans son évangile.
Voici un nouveau verset que vous pouvez retenir de cet évangile : « Il fait toutes choses bien » (Marc 7. 37). Le Seigneur Jésus n’a jamais reculé dans son service.
Marc a-t-il vu Jésus ? – Sûrement, car il habitait à Jérusalem avec sa mère. Une scène relatée seulement dans son évangile parle d’un « jeune homme » qui nous fait penser qu’il s’agit de lui. « Et un certain jeune homme se mit à le suivre, enveloppé d’un fin tissu de lin sur son corps nu ; et ils le saisirent » (Marc 14. 51).
Luc
Son nom est cité seulement trois fois dans le Nouveau Testament. Il a écrit deux livres : l’évangile qui porte son nom et les Actes des apôtres.
« Luc, le médecin bien-aimé, vous salue, ainsi que Démas » (Col. 4. 14). Nous apprenons ici le métier de Luc, qui était donc médecin.
« Puisque plusieurs ont entrepris de rédiger un récit des faits qui sont pleinement reçues parmi nous, comme nous les ont transmises ceux qui, dès le commencement, ont été les témoins oculaires et les serviteurs de la Parole, il m’a semblé bon à moi aussi, qui ai tout suivi exactement depuis le début, de t’en écrire le récit ordonné, très-excellent Théophile, afin que tu connaisses la certitude des choses dont tu as été instruit » (Luc 1. 1 à 4).
« J’ai composé le premier récit, Théophile, sur tout ce que Jésus commença de faire et d’enseigner, jusqu’au jour où il fut élevé [au ciel], après avoir donné, par l’Esprit Saint, des ordres aux apôtres qu’il avait choisis ; à qui aussi, après avoir souffert, il se présenta lui-même, vivant, avec beaucoup de preuves certaines : pendant quarante jours, il se montra à eux et leur parla de ce qui concerne le royaume de Dieu » (Actes 1. 1 à 3).
Deux livres sont écrits et envoyés à Théophile, au « très-excellent Théophile », car il était sûrement gouverneur.
L’évangile de Luc raconte la vie de Jésus « depuis le début ». C’est un privilège que nous ne pouvons plus vivre, car Jésus n’est plus sur la terre. Mais en lisant l’évangile, c’est un peu comme si on marchait avec Jésus.
Pourquoi « avec certitude » ? – On est sûr que Jésus existe et de ce qu’Il a fait. Pourquoi en est-on sûr ? Parce que la Bible est la Parole de Dieu et ne peut mentir. La Bible nous instruit de choses certaines : « tout ce que Jésus commença de faire et d’enseigner ».
Le livre des Actes des apôtres raconte ce qui s’est passé après que Jésus est monté au ciel.
« Ils traversèrent la Mysie, puis descendirent à Troas. Et Paul eut de nuit une vision : un Macédonien se tenait debout lui faisant cette requête : Passe en Macédoine et aide-nous ! À la suite de cette vision, nous avons aussitôt cherché à partir pour la Macédoine, concluant que le Seigneur nous avait appelés à évangéliser ses habitants . Quittant donc Troas, nous avons fait voile, en direction de Samothrace, le lendemain à en direction de Néapolis, et de là à vers Philippes, qui est la première ville du district de la Macédoine [et] une colonie ; et nous avons passé quelques jours dans cette ville » (Act. 16. 8 à 12).
C’est le second voyage de Paul. Il est en Turquie et veut aller en Bithynie mais l’Esprit lui montre que ce n’est pas le bon chemin. L’Esprit nous conduit, nous aide à choisir le chemin que Dieu veut pour nous, par exemple, une carrière, un métier, le choix d’un conjoint…
Dans une vision, un homme dit à Paul : « Passe en Macédoine et aide-nous ! », puis au v. 10, il est dit : « nous », c’est-à-dire : Paul et Luc. C’est beau de le voir commencer à cheminer avec Paul sans se mettre en avant en disant : « moi, Luc… ». Il est humble, discret et a un service caché.
Il y avait aussi Silas et Timothée avec eux (ch. 16). Puis Paul part en laissant Luc à Philippes quelque temps (Fin d’Actes 16 et début du ch. 17).
« Ceux-ci avaient pris les devants et nous attendaient à Troas. Quand à nous, nous avons embarqué à de Philippes, après les jours des Pains sans levain, et nous sommes arrivés au bout de cinq jours auprès d’eux, à Troas, où nous avons passé sept jours. Le premier jour de la semaine, comme nous étions assemblés pour rompre le pain, Paul, qui devait partir le lendemain, s’entretenait avec eux, et continua de parler jusqu’à minuit. Or il y avait un grand nombre de lampes dans la chambre haute où nous étions assemblés. Un jeune homme nommé Eutyche était assis sur la fenêtre ; accablé d’un profond sommeil, comme Paul parlait très longuement, il tomba, sous l’effet du sommeil, du troisième étage jusqu’en bas et fut relevé mort. Mais Paul, qui était descendu, se pencha sur lui, le prit dans ses bras et dit : Ne soyez pas troublés, car son âme est en lui. Puis il remonta , rompit le pain, mangea ; ensuite il continua à converser jusqu’à l’aube, et partit. Ils amenèrent le jeune garçon vivant : ce fut pour eux une extrême consolation » (Act. 20. 5 à 12).
Paul revient à Philippes et ils repartent ensemble, prennent le bateau pour revenir en Turquie. Il reste sept jours en Troade pour pouvoir passer le dimanche avec ces chrétiens. Pourquoi ? Pour le culte, et plus précisément pour la cène. C’est là que l’on se souvient du Seigneur Jésus en rompant le pain et en buvant à la coupe jusqu’à ce qu’Il revienne. Ce sont les signes qu’Il nous a laissés pour que nous nous souvenions toujours de Lui jusqu’à son retour.
« Car moi, j’ai reçu du Seigneur ce qu’aussi je vous ai enseigné : c’est que le Seigneur Jésus, la nuit où il fut livré, prit un pain, et après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi. De même [il prit] la coupe aussi, après le souper, en disant : cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang : faites ceci, toutes les fois que vous la boirez, en mémoire de moi. Car toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez la coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne » (1 Cor. 11. 23 à 26).
Un jeune homme assis sur le bord de la fenêtre est un peu dedans, un peu dehors. Il tombe du troisième étage, pas dedans, mais dehors. Quand on hésite lorsque le Seigneur nous demande quelque chose, si on remet à plus tard, si on attend trop longtemps, on risque de s’endormir et de tomber du mauvais côté. Le Seigneur nous laisse toujours le choix et ne nous force jamais. « J’appelle aujourd’hui à témoin contre vous les cieux et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance » (Deut. 30. 19).
Est-il mort ? Il est entre la vie et la mort, son âme est sûrement en lui car il n’est pas parlé de résurrection. Dieu a permis qu’il ne soit pas mort pour qu’il ait une nouvelle chance de s’engager pour Lui, de se relever pour Le servir.
(À noter que les commentaires sur Actes 20 et 1 Corinthiens 11 sont des digressions par rapport au sujet sur l’évangéliste Luc).
« Luc seul est avec moi » (2 Tim. 4. 11). Ce sont les derniers mots de Paul en prison à Rome. Tous l’ont abandonné. Luc seul est resté fidèle à Paul.
« Quand il fut décidé que nous embarquerions pour l’Italie, on remit Paul et d’autres prisonniers à un centurion nommé Jules, de la cohorte Augusta. Nous sommes montés à bord d’un navire d’Adramytte, en partance pour les régions bordant la côte d’Asie, et nous avons gagné le large, en compagnie d’Aristarque, Macédonien de Thessalonique » (Act. 27. 1 et 2).
Luc avait accompagné Paul dans tout son long voyage à Rome durant lequel il y a eu un naufrage. Dieu les a gardés et a sauvé tous les passagers, le navire seul a été détruit.
« Épaphras, mon compagnon de captivité dans le Christ Jésus, Marc, Aristarque, Démas, Luc, mes compagnons d’œuvre, te saluent » (Philémon 23 et 24).
Luc est encore avec l’apôtre et il est son compagnon d’œuvre.
Voici un verset que vous pouvez retenir de l’évangile de Luc : « Et ils se dirent l’un à l’autre : Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin, et lorsqu’il nous ouvrait les Écritures ? » (Luc 24. 32)
Les disciples d’Emmaüs étaient tout tristes car Jésus était mort. Jésus marche avec eux car Il est ressuscité mais ils ne Le reconnaissent pas. Il marche avec eux et les enseigne. Cela touche leur cœur et ils Le reconnaissent. Quand le Seigneur nous parle, Il veut toucher nos cœurs.
Jean
Jean a écrit cinq livres (un évangile, trois épîtres, et le livre de l’Apocalypse), il a vécu jusqu’à 95 ans environ, c’est le dernier des apôtres et il a un frère nommé Jacques.
« Allant un peu plus loin, il vit Jacques le [fils] de Zébédée, et Jean son frère, qui, dans la barque, raccommodaient les filets. Aussitôt, Jésus les appela ; alors, laissant leur père Zébédée dans la barque avec ceux qu’il employait, ils allèrent après lui » (Marc 1. 19 et 20).
Jean est pêcheur et habitait près du lac de Galilée. Jésus le trouve en train de raccommoder les filets – un travail long et fatiguant.
Il l’appelle avec Jacques, son frère. Ils le suivent car ils voient que Jésus les aime. Le Seigneur Jésus vous aime, c’est cela qui doit vous attirer à Lui.
« Et il vit deux barques qui se trouvaient au bord du lac ; les pêcheurs en étaient descendus et lavaient leurs filets. Montant dans l’une des barques, qui était à Simon, il lui demanda de s’éloigner un peu de la terre ; et après s’être assis, depuis la barque, il enseignait les foules. Quand il eut cessé de parler, il dit à Simon : Mène en eau profonde, et lâchez vos filets pour la pêche. Simon lui répondit : Maître, nous avons travaillé toute la nuit, et nous n’avons rien pris ; mais sur ta parole, je lâcherai les filets. Et l’ayant fait, ils prirent une grande quantité de poissons, et leurs filets se déchiraient. Alors ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l’autre barque de venir les aider ; ceux-ci vinrent et remplirent les deux barques, au point qu’elles enfonçaient. Et voyant cela, Simon Pierre se jeta aux genoux de Jésus, disant : retire-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur. En effet, la frayeur l’avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la prise de poissons qu’ils venaient de faire ; de même aussi Jacques et Jean, fils de Zébédée, associés de Simon. Jésus dit à Simon : Ne crains pas ; dorénavant tu prendras des hommes » (Luc 5. 2 à 10).
Le Seigneur fait un miracle. Jacques et Jean, associés à Simon Pierre et André son frère – ces disciples sont souvent vus ensemble – ne trouvaient pas de poissons – et Jésus permet que leur filet soit plein de poissons.
Quels sont les caractères de Jean ?
« Jacques le [fils] de Zébédée et Jean le frère de Jacques (il les surnomma Boanergès), ce qui signifie : fils de tonnerre » (Marc 3. 17).
Jacques et Jean sont appelés « fils de tonnerre », ce qui sous-entend un caractère énergique, impétueux.
Quand vous faites une équipe, vous choisissez les meilleurs. Le Seigneur Jésus n’est pas comme cela. Il nous aime tous comme on est.
« Et il envoya devant lui des messagers. Ils allèrent et entrèrent dans un village de Samaritains pour tout lui préparer mais on ne le reçut pas, parce que sa face était tournée vers Jérusalem. Voyant cela, ses disciples Jacques et Jean, dirent : Seigneur, veux-tu que nous disions que le feu descende du ciel et les consume, comme le fit Élie ? Mais se tournant, il les réprimanda sévèrement [et dit : Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes animés] ! puis ils allèrent à un autre village » (Luc 9. 52 à 56).
Ici, les disciples Jacques et Jean veulent faire descendre le feu du ciel. Le Seigneur les réprimande, car aujourd’hui c’est le temps de la grâce. Nous sommes dans une période où Dieu pardonne ceux qui croient au Seigneur Jésus. Mais bientôt, on ne pourra plus être sauvé, car quand le Seigneur Jésus viendra nous prendre, ce ne sera plus le temps de la grâce. Combien de temps reste-t-il ? Peut-être seulement jusqu’à ce soir ! Celui qui ne croit pas restera sur la terre et ne pourra plus croire.
Aujourd’hui, nous devons avoir le même esprit que le Seigneur, en pardonnant à nos frères et sœurs. Dieu nous a beaucoup pardonné, car nous avons commis beaucoup de péchés, plus que le nombre de nos cheveux ! Alors nous devons aussi beaucoup pardonner.
« Alors la mère des fils de Zébédée s’approcha de lui avec ses fils et se prosterna, pour lui présenter une demande. Il lui dit : Que veux-tu ? Elle lui dit : Ordonne que mes deux fils que voici, s’asseyent, l’un à ta droite et l’un à ta gauche, dans ton royaume. Et Jésus répondit : Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que moi je vais boire ? Ils lui disent : Nous le pouvons. Il leur dit : Vous boirez bien ma coupe ; mais quant à s’asseoir à ma droite et à ma gauche, il ne m’appartient pas de le donner, sinon à ceux pour qui cela est préparé par mon Père » (Mat. 20. 20 à 23).
Jean et Jacques sont ambitieux. Ils avaient compris que Jésus allait être le roi, alors ils voulaient être aux meilleures places à sa droite et à sa gauche. Or Jésus a pris, Lui, la dernière place. Il est né dans une étable, il n’avait pas une seule pièce de monnaie, et sur la croix, on lui a pris la seule chose qu’Il avait : sa robe. Nous devons L’imiter dans son caractère d’humilité. Jean l’a appris plus tard.
« Jésus envoya Pierre et Jean, en leur disant : Allez nous préparer la pâque, afin que nous la mangions. Ils lui dirent : Où veux-tu que nous la préparions ? Il leur répondit : Voici, quand vous arriverez dans la ville, un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre ; suivez-le dans la maison où il entrera. Et vous direz au maître de la maison : Le maître te dit : Où est le logis où je pourrai manger la pâque avec mes disciples ? Et lui vous montrera, à l’étage, une grande salle garnie ; c’est là que vous ferez les préparatifs. Ils allèrent et trouvèrent [tout] comme il leur avait dit ; alors ils préparèrent la pâque » (Luc 22. 8 à 13).
Le Seigneur donne un service à Jean (préparer la Pâque). Il a tout préparé avec Pierre. Il est devenu utile à ses frères. Et en plus, il n’a pas accompli sa tâche « à son idée » mais en demandant comment l’accomplir. Nous aussi nous devons demander au Seigneur comment accomplir ce qu’Il veut pour nous.
« Or l’un de ses disciples, que Jésus aimait, était à table, tout contre le sein de Jésus. Simon Pierre lui fait alors signe de demander qui était celui dont il parlait. Lui, s’étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit : Seigneur, qui est-ce ? » (Jean 13. 23 à 25)
Jean était celui qui était le plus près du Seigneur. Autrefois, il avait voulu être le plus grand mais maintenant il comprend que la meilleure place est d’être près du Seigneur, sur son cœur. Là il peut Lui poser la question qu’il a sur le cœur et entendre la réponse que le Seigneur lui donne. Nous aussi, nous pouvons, en lisant la Bible, être près de Lui, nous entretenir avec Lui, Lui poser nos questions.
« Or, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère, et la sœur de sa mère, Marie, [femme] de Clopas, ainsi que Marie de Magdala » (Jean 19. 25).
La mère du Seigneur Jésus et Jean sont près de Jésus qui est sur la croix. Jésus dit à sa mère : « Voilà ton fils » (v. 26) et à Jean : « Voilà ta mère » (v. 27). Quelle tendresse de la part du Seigneur Jésus, de penser à leur tristesse et de les confier l’un à l’autre pour se consoler !
Jean se nomme cinq fois : « celui que le Seigneur aime ». Est-ce qu’il n’aime que lui ? Non, mais pour parler de lui, il ne voulait pas mettre son nom mais mettre en évidence l’amour de Jésus malgré ce qu’il était.
Le Seigneur est comme un berger qui connaît chacune de ses brebis par nom, il nous aime personnellement, toi et moi.
« Et maintenant, ô dame, je te demande, non pas comme si je t’écrivais un nouveau commandement, mais celui que nous avons eu dès le commencement, que nous nous aimions les uns les autres » (2 Jean 5).
Le message essentiel de Jean dans ses trois épîtres est l’amour. S’aimer les uns les autres est le plus grand commandement que Jean donne encore une fois à la fin de sa vie.
« Moi, Jean, qui suis votre frère et qui ai part avec vous à la tribulation et au royaume et à la patience en Jésus, j’étais dans l’île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus Christ » (Apoc. 1. 9).
Le livre de l’Apocalypse est écrit aussi par Jean. Il est sur une île qui s’appelle Patmos, dans les tribulations et les persécutions. Le Seigneur lui donne d’écrire ce livre prophétique.
Voici un verset que vous pouvez retenir de l’évangile de Jean : « Mais tout cela a été écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie par son nom » (Jean 20. 31).
La Bible est la lettre de Dieu pour toi. Il n’a pas donné un livre en nombreux volumes mais un seul livre qui nous montre comment avoir la vie éternelle : croire que Jésus est le Fils de Dieu. C’est simple et tout enfant peut faire cela.
« Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
« [Jésus], préconnu avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour vous qui, par lui, croyez en Dieu qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire » 1 Pierre 1. 20 et 21.
Jésus dit : « Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où je suis, moi, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire, que tu m’as donnée » Jean 17. 24.
Les croyants auxquels l’apôtre Pierre écrivait avaient obtenu la purification de leurs péchés par le moyen de la foi – la foi qui reconnaît toute la valeur du sang de Christ, qui seul purifie de tout péché.
Ce n’est que par Christ, l’Agneau de Dieu, que nous croyons en Dieu aujourd’hui. Ce n’est pas parce que nous voyons le témoignage de la création, ni parce que nous faisons l’expérience de la providence divine, ni non plus grâce à la loi de Moïse, que nous croyons en Dieu, mais par la révélation qu’Il a donnée de Lui-même dans la Personne de Christ, « l’Agneau préconnu avant la fondation du monde », manifesté sur la terre, mort, ressuscité, glorifié pour nous.
Le sang précieux de l’Agneau est le fondement de tout ce que Dieu a fait pour nous. Il était nécessaire que nous soyons rachetés et purifiés, et que la mort de Christ mette fin à tout ce que nous étions comme descendants d’Adam.
Dieu a ressuscité le Seigneur Jésus et Lui a donné la gloire. Notre confiance et notre espérance sont que Dieu agira de la même manière envers nous. Ayant été glorifié par la mort de son Fils, Dieu peut avec justice nous bénir et nous donner une place dans la même gloire que Christ.
« Quand tu passeras par les eaux, je serai avec toi, et par les rivières, elles ne te submergeront pas ; quand tu marcheras dans le feu, tu ne seras pas brûlé, et la flamme ne te consumera pas » Ésaïe 43. 2.
« La mise à l’épreuve de votre foi… se trouve être un sujet de louange, de gloire et d’honneur, dans la révélation de Jésus Christ » 1 Pierre 1. 7.
« L’épreuve de votre foi produit la patience » Jacques 1. 3.
La trempe de l’acier le rend plus résistant. Pour cela, le forgeron utilise le feu et l’eau. De la même manière, l’épreuve, pour le croyant, peut se présenter de diverses manières, mais toutes contribuent à forger sa foi.
– L’épreuve nous enseigne la patience, qui est nécessaire pour surmonter les obstacles du chemin. Notre volonté est alors mise de côté et la volonté de Dieu est acceptée parce qu’elle est bonne (Rom. 12. 2).
– L’épreuve nous enseigne le courage. Elle nous permet de faire l’expérience de la grâce de Dieu qui nous soutient lorsque nous devons affronter des difficultés. Nous apprenons ainsi à tenir ferme jusqu’à la fin, comme de bons soldats de Jésus Christ (Éph. 6. 13).
– L’épreuve vécue avec Jésus Christ nous révèle que sa grâce vivante nous accompagne. Elle nous fait saisir toutes les possibilités d’une vie vécue avec Christ, même dans la souffrance. Elle est l’occasion de démontrer que Christ est pleinement suffisant pour toutes les situations (2 Cor. 12. 9).
– L’épreuve nous rend plus capables d’aider les autres, comme conséquence de nos expériences personnelles. Ainsi, le Seigneur nous prépare et nous utilise pour consoler, fortifier et encourager notre prochain. « Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ… qui nous console à l’égard de toute notre affliction, afin que nous soyons capables de consoler ceux qui sont dans quelque affliction que ce soit » (2 Cor. 1. 3 et 4).
– Enfin, l’épreuve nous rapproche de Christ et nous apprend à mieux le connaître.
« Cherchez l’Éternel tandis qu’on le trouve ; invoquez-le pendant qu’il est proche » (És. 55. 6).
« Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2).
Sur les côtes de la Manche, un jeune sportif se laisse descendre le long d’une falaise abrupte au moyen d’une corde pour atteindre une corniche, mais au moment où il prend pied, la corde lui échappe. Il réalise en une seconde l’horreur de la situation, loin de tout secours humain, avec le risque de tomber dans le vide à tout moment. Il regarde la corde qui, comme un balancier de pendule, s’approche et s’éloigne alternativement de lui. Il constate avec angoisse que les oscillations deviennent de plus en plus courtes. Une pensée rapide comme l’éclair lui traverse l’esprit. « Cette corde est mon unique moyen de salut, et dans un instant, elle sera trop éloignée de moi pour que je puisse l’atteindre. C’est maintenant ou jamais ! » Et d’un bond, il s’élance dans le vide et saisit la corde.
On pense avec horreur à la situation dramatique de ce garçon. Mais avez-vous pensé à la vôtre ? À vos pieds s’étend le gouffre de l’éternité dans lequel vous n’osez plonger le regard… Le temps s’écoule… Chaque minute compte. Vous ne pouvez attendre aucun secours humain pour échapper à une mort éternelle loin de Dieu. Pourtant, le salut est à votre portée. La corde qui seule peut vous sauver est là. Elle ne sera peut-être jamais plus près de vous que maintenant, alors que vous lisez ce feuillet. Saisissez-la tout de suite en acceptant Jésus Christ comme votre Sauveur : « Il n’y a de salut en aucun autre » (Act. 4. 12).
« Tu m’as tissé dans le ventre de ma mère… J’ai été fait dans le secret, façonné comme une broderie » (Ps. 139. 13 et 15).
« Ne sois pas inquiet, car moi je suis ton Dieu. Je te fortifierai ; oui, je t’aiderai » (És. 41. 10).
Ben et Sam sont frères, et tous les deux chrétiens. Ben est d’un naturel optimiste, il traverse les circonstances de la vie sans s’inquiéter, et part du principe que tout devrait bien se passer. Sam, au contraire, se fait du souci à tout propos, et imagine en général le pire. À première vue, nous pourrions estimer que Ben est plein de foi, et que Sam en manque… Mais personne n’est responsable de son caractère naturel. C’est Dieu qui nous a créés, chacun avec sa personnalité. Il veut nous apprendre à vivre pour lui, à travers les traits naturels qu’il a trouvé bon de nous donner.
Comme chrétien, Sam, pessimiste de nature, n’est pas condamné à être submergé par les soucis toute sa vie. Il devra apprendre, avec son Dieu, à surmonter son anxiété naturelle. Chaque circonstance sera l’occasion d’exposer ses craintes à Dieu, qui ne fait pas de reproche (Jac. 1. 5). Il apprendra à compter sur lui, et fera l’expérience de ses réponses adaptées à toutes les situations. Ben, parce qu’il est plus optimiste, sentira peut-être moins le besoin de prier en toute occasion. Mais il évitera de se croire invincible, et veillera à dépendre de Dieu à chaque étape de sa vie.
Chrétien, si tu souffres de tel ou tel trait de caractère, ne perds pas courage, et n’envie pas les autres. Dieu t’a créé tel que tu es, tu es unique à ses yeux. Tu trouveras en lui et dans sa Parole des ressources adaptées pour toi. Et, quel que soit ton tempérament, souviens-toi que Dieu travaille dans ta vie pour te faire ressembler toujours davantage à Jésus, ton modèle !
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« Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu » (Héb. 13. 7).
« Les frères… sont venus à notre rencontre… Quand il les vit, Paul rendit grâces à Dieu et prit courage » (Act. 28. 15).
Charles, haut fonctionnaire en Afrique, ouvre sa Bible. Il a du temps pour l’étudier, depuis que le changement de gouvernement l’a écarté des responsabilités. Il s’arrête sur le verset : « Souvenez-vous de vos conducteurs ». Ses pensées l’emmènent loin dans le passé, alors qu’il était écolier. Il se souvient des échanges heureux avec un missionnaire qui l’enseignait dans la foi chrétienne. Qu’est-il devenu ? Il note son nom, et dès le lendemain il se mettra à sa recherche.
Le missionnaire, lui, est toujours en activité. Évangéliste, il vit désormais en Europe tout en effectuant des missions dans différents pays. Au cours de l’un de ces voyages, alors que l’avion amorce sa descente, il se sent un peu découragé : que de situations délicates l’attendent, dans les églises qu’il va visiter !
Mais peu après, il reçoit un message sur son téléphone, qui l’invite à contacter une ancienne connaissance. Le rendez-vous est fixé, et le voilà face à Charles, qui l’a cherché « très soigneusement » et l’a trouvé (2 Tim. 1. 17), et qui l’invite chez lui le soir même. Ces deux frères en Christ échangent alors avec joie sur la fidélité du Seigneur : il a pris soin d’eux tout au long de ces trente années, et les a fait se retrouver, au moment où chacun avait besoin de l’autre. Cette rencontre fraternelle les encourage tous les deux dans leur service pour le Seigneur.
Chrétiens, nous avons besoin de nous rencontrer pour nous stimuler à aimer et servir notre commun Sauveur, Jésus Christ, et pour nous encourager « chacun par la foi qui est dans l’autre » (Rom. 1. 12).
« Ce qu’il y a d’invisible en lui (en Dieu), c’est-à-dire à la fois sa puissance éternelle et sa divinité, se discerne au moyen de l’intelligence, d’après les choses créées » Romains 1. 20.
RECONNAÎTRE DIEU DANS LA NATURE
La Bible enseigne que nous, les humains, pouvons reconnaître Dieu dans tout ce qu’Il a créé. Est-ce vraiment le cas ? Pouvons-nous aussi voir le Créateur dans la nature de notre pays ? Oui, c’est possible !
Lors d’une visite, un jeune étudiant nous a raconté comment il a trouvé Dieu et le Seigneur Jésus :
Adolescent, j’aimais observer la nature. Plus tard, j’ai appris le métier de paysagiste et j’ai passé beaucoup de temps dehors. Au fil du temps, je suis devenu de moins en moins capable de comprendre que tout ce que je voyais dans la nature était arrivé tout seul ou par hasard. Je me suis dit : Tout cela est tellement merveilleux et s’assemble parfaitement, il doit y avoir plus. C’est ainsi qu’a débuté ma recherche de Dieu. J’ai commencé à lire la Bible. Dans ce livre, j’ai trouvé Dieu se révélant à moi. Plus tard, j’ai aussi pris conscience que Dieu m’a donné son Fils Jésus-Christ comme le Sauveur, dont j’avais besoin à cause de mes péchés. C’est ainsi que j’ai trouvé la paix avec Dieu. Maintenant, je sais que tout ce qu’il y a de merveilleux dans la création a été créé par un Dieu qui m’aime.
Avez-vous aussi, comme ce jeune étudiant, des questions dans votre cœur ? Alors prenez courage et réfléchissez honnêtement : ce que vous voyez dans la nature serait-il le fruit du hasard ? Commencez à chercher le Dieu Créateur. Vous Le trouverez certainement. Et Il se révélera à vous comme le Sauveur dont vous avez besoin.
D’après Näher zu Dir août 2024
Jésus a dit : «Moi, Je suis la porte ; si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé » Jean 10. 9.
PAS DE PORTE DÉROBÉE
Un avocat célèbre, qui avait gagné de nombreux procès, disait souvent : il y a toujours une petite porte dérobée. Le problème, c’est simplement de la trouver. Sur son lit de mort, il a repris la Bible après avoir passé toute sa vie à se moquer de Dieu et de sa Parole. Maintenant, il cherchait une porte dérobée, mais n’en trouvait pas. Il est mort sans pardon de ses péchés et sans espoir pour l’éternité.
Il n’y a pas de porte dérobée vers le paradis. Il n’existe qu’un seul plan de salut de Dieu pour les pécheurs. Ce n’est que par la foi au Sauveur et en confessant sa culpabilité, qu’une personne reçoit le pardon divin. La Bible nous le montre clairement.
Il doit admettre qu’il est coupable devant Dieu. « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Rom. 3. 23).
Il doit comprendre qu’il ne peut pas se racheter lui-même « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur la base des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éph. 2. 8 et 9).
Il doit reconnaître que seul Jésus-Christ, le Fils de Dieu, peut le sauver. « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a pas… sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés » (Act. 4. 12).
Mais tout ce qui est nécessaire pour recevoir un salut éternel, c’est de croire au Seigneur Jésus et à son œuvre rédemptrice sur la croix du Calvaire.
D’après Näher zu Dir août 2024
« Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la mite et la rouille détruisent, et où les voleurs font effraction et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni la mite ni la rouille ne détruisent, et où les voleurs ne font pas effraction ni ne dérobent ; car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur » Matthieu 6. 19 à 21.
PASSION POUR LA COLLECTION
On dit que collectionner toutes sortes de choses intéressantes est aussi vieux que l’humanité elle-même. Au début, les gens collectaient principalement ce qui était nécessaire à la vie et aux besoins quotidiens. Dans l’Antiquité, il existait déjà de vastes collections d’objets artisanaux. Pour de nombreuses personnes, l’instinct de collectionner commence dès l’enfance, par exemple lorsque les coquillages et les pierres peuvent être récupérés lors de vacances à la mer. De nos jours, il n’y a presque rien que quelqu’un ne collectionne : des timbres et pièces de monnaie aux œufs-surprises en passant par les boîtes de conserve et les sous-bocks et bien plus encore. Un collectionneur a dit un jour : « Pour nous, collectionneurs, collectionner de bonnes et belles choses est une sorte d’amour de la vie. Collectionner a un effet positif sur les gens. Cela a un effet équilibrant sur l’âme et l’esprit, et vous vous sentez rassasiés ».
Je ne peux m’empêcher de penser aux paroles ci-dessus que Jésus a dites à ses disciples. Collectionner certains objets peut être intéressant, mais cela est éphémère, comme tout ce qui est matériel sur cette terre. Quiconque y met son cœur perdra tout à la fin de sa vie.
Jésus nous dit d’amasser des trésors dans le ciel. La raison, c’est que, par la foi en Lui, nos noms sont écrits dans le ciel (Luc 10. 20). Quiconque dirige ensuite sa vie vers le ciel en obéissant à Jésus-Christ et en agissant par amour pour Lui rassemble pour le ciel. Il ne perdra pas sa collection – parce que ces trésors sont absolument sûrs et seront valorisés par Dieu et récompensés en conséquence.
D’après die gute Saat août 2024
« Élève le jeune garçon selon la règle de sa voie ; même lorsqu’il vieillira, il ne s’en détournera point » Proverbes 22. 6.
LES PARENTS CHRÉTIENS SONT RESPONSABLES D’ÉLEVER LEURS ENFANTS POUR DIEU
Nous croyons que toute l’éducation chrétienne se résume en deux conseils : comptez sur Dieu pour vos enfants, et élevez vos enfants pour Dieu. Le premier sans le second, c’est du laxisme. Le second sans le premier, c’est du légalisme. Les deux ensemble, c’est un christianisme pratique solide.
C’est le privilège de tout parent chrétien de pouvoir compter sur Dieu en toute confiance. Il y a, cependant, dans le gouvernement de Dieu, un lien indissoluble entre le privilège et la responsabilité solennelle quant à l’éducation. Pour un parent chrétien, parler de compter sur Dieu pour le salut de ses enfants et pour leur intégrité morale dans leur carrière future dans ce monde, alors que le devoir de les éduquer est négligé, n’est qu’une illusion misérable.
Nous insistons solennellement sur cela auprès de tous les parents chrétiens, mais spécialement auprès de ceux qui vivent le début de cette relation. Il y a grand danger d’éluder ce devoir envers nos enfants, ou de le passer à d’autres personnes – ou même de le négliger complètement. Nous le voyons comme une charge ; nous le ressentons comme étant un souci permanent. Mais nous nous apercevrons que les ennuis et le souci, et les peines de cœur résultant de notre négligence quant à notre devoir seront mille fois pires que tout ce qu’implique de l’accomplir.
Pour tous ceux qui aiment vraiment Dieu, il y a une joie profonde à marcher dans le sentier du devoir. Chaque pas dans ce sentier peut toujours compter sur les ressources infinies que nous avons en Dieu quand nous gardons ses commandements. Nous n’avons qu’à puiser, un jour après l’autre, une heure après l’autre, dans le trésor inépuisable de notre Père, et à y trouver tout ce qui nous est nécessaire, comme grâce, comme sagesse et force morale, pour nous rendre capables de bien réaliser les saints devoirs de notre responsabilité comme parents chrétiens.
D’après the Lord is near janvier 1986 (C.H.M.)
« Il y avait là un homme appelé Zachée : c’était un chef de publicains, et il était riche » Luc 19. 2.
NE PAS REPOUSSER À DEMAIN LA RÉCEPTION DU SALUT PAR CHRIST
Zachée était droit. Dieu veuille que vous aussi soyez droit. Il monta certainement dans l’arbre en pensant : j’espère que personne ne me verra. C’est ce que dit notre cœur jusqu’à ce que nous jouissions de la grâce de Christ. Alors, quand on jouit de l’amour de Dieu, et qu’on connaît son salut, on a envie d’en parler à tout le monde. C’est toujours ainsi : quand un homme apprend à connaître Christ comme son Sauveur, il veut que tous le sachent autour de lui.
Que s’est-il passé ensuite ? Quand Jésus est arrivé là, Il a levé les yeux et l’a vu. Zachée espérait que personne ne le verrait ; il cherchait à voir Jésus, et il fut répondu à son souhait : Jésus leva les yeux et le vit. Quel bonheur pour cet homme ! Jésus a aussi les yeux sur vous. Il lui a dit : « Zachée, descends vite, car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison ». Il savait ce qu’il y avait dans le cœur de Zachée. Il sait aussi ce qu’il y a dans votre cœur. Il sait exactement de quoi vous avez besoin, ce que vous désirez. Il sait que vous avez besoin de lui. Voulez-vous être à Lui ? Voulez-vous être lavé dans son sang ? Alors vous traverserez la foule pour aller à Lui.
« Il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison ». Quelle parole ! Il veut que votre cœur soit rempli de la connaissance de sa grâce, et qu’Il demeure dans votre maison.
Et que fit Zachée ? « Vite, il descendit et le reçut avec joie ». Ne tardez pas. N’attendez pas à demain. Ne dites pas : Je vais y réfléchir. Mon ami, le Seigneur dit : Aujourd’hui.
D’après the Lord is near janvier 1986
« Et la maison, quand on la bâtit, fut bâtie de pierre entièrement préparée avant d’être transportée ; et on n’entendit ni marteaux, ni hache, aucun instrument de fer, dans la maison, quand on la bâtit » 1 Rois 6. 7.
ÊTRE SOIGNEUX POUR ÉDIFIER LA MAISON SPIRITUELLE
Alors que ce verset se rapporte au temple construit par Salomon, on peut aussi l’appliquer à la maison de Dieu qui se construit aujourd’hui par l’Esprit. L’apôtre Paul déclare que nous sommes l’édifice de Dieu (1 Cor. 3. 9).
Comme le temple de Salomon, dont les fondements étaient bâtis entièrement de pierre, la maison du Dieu vivant est bâtie sur un fondement de roc solide, Jésus Christ. Il est aussi la « maîtresse pierre du coin », et notre union avec Lui nous fait être des « pierres vivantes », les pierres de sa maison spirituelle (1 Pier. 2. 5 à 7).
Dans le temple de Salomon, chaque pierre ajoutée à l’édifice était « entièrement préparée ». Quand notre Seigneur nous a trouvés, nous étions morts dans nos fautes et dans nos péchés, et inutiles. Mais notre Seigneur, par sa mort sur la croix, a accompli une œuvre parfaite et définitive en faveur de ceux qui croient. Étant son ouvrage, quand nous sommes attirés par Lui pour prendre notre place de pierres vivantes, nous avons la forme désirée.
C’était le désir de Dieu que l’on n’entende « ni marteaux, ni hache, aucun instrument de fer, dans la maison, quand on la bâtit ». Malheureusement, aujourd’hui, les soins des apôtres ne sont pas toujours présents dans la préparation des pierres vivantes pour qu’elles trouvent leur place dans la maison de Dieu. Trop souvent, la nouvelle pierre est coupée, ciselée, et martelée après avoir été amenée à sa place, au lieu de l’être avant. La propre-justice doit être combattue ; le péché doit être jugé, la mort doit intervenir avant que nous puissions prendre notre place comme adorateurs du Dieu vivant. Aujourd’hui une foi légère fait entrer trop de pierres non prêtes dans le temple, même avant qu’elles aient la vie de Christ. Il en résulte que les outils des hommes ou les œuvres de la chair sont entendus là où seuls devraient être entendues la voix des pierres vivantes adorant le Père en esprit et en vérité.
D’après the Lord is near janvier 1986
« Réconcilie-toi avec lui, je te prie, et sois en paix : ainsi le bonheur t’arrivera. Reçois l’instruction de sa bouche, et mets ses paroles dans ton cœur » Job 22. 21 et 22.
COMMENT GÉRER NOS ÉPREUVES
C’est un bon conseil donné par Éliphaz, l’un des amis de Job, à ce patriarche profondément affligé par le Dieu dont il ne pouvait pas comprendre les voies. Il est malheureux que Éliphaz lui-même les comprenne même encore moins que Job.
Une des traductions du verset 21 est : Rapproche-toi de Dieu et sois en paix. Le même bon conseil est donné par le psalmiste quand il dit : « Tenez-vous tranquilles, et sachez que je suis Dieu » (Ps. 46. 10). Personne ne niera que nous avons souvent des épreuves dans lesquelles le calme et la tranquillité ne sont pas facilement conservés.
Nous apprenons de Job comment Dieu peut calmer notre agitation en s’adressant à nous directement, même sans un médiateur. Quand les hommes eurent épuisé leur sagesse, Dieu Lui-même parla à Job depuis le tourbillon, démontrant sa gloire, sa sagesse et sa puissance. Puis il agit avec Job selon les richesses de sa grâce. Le résultat fut que Job put prier pour ses amis, puisque ses afflictions furent changées en une nouvelle bénédiction. Maintenant Job connaissait son Dieu.
Aujourd’hui, après que Christ soit venu et ait marché sur la terre, montrant qui est Dieu, et réconciliant les hommes avec Lui-même, personne n’a besoin de découvrir Dieu comme le fit Job. Jésus Christ a fait la paix par le sang de sa croix. « Par ceci nous avons connu l’amour ; c’est que lui a laissé sa vie pour nous » (1 Jean 3. 16). C’est ainsi que nous sommes réconciliés avec Dieu. Pour être en relation avec Lui maintenant, nous devons d’abord faire demi-tour, et retourner à la croix, où Dieu a été pleinement révélé en Christ.
D’après the Lord is near janvier 1986
« L’ange leur dit (aux bergers) : … je vous annonce une bonne nouvelle, un grand sujet de joie, qui sera pour tout le peuple : aujourd’hui, dans la cité de David, vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur » Luc 2. 10 et 11.
LAISSER DIEU DIRIGER NOTRE VIE
Luc 2 n’est pas seulement un récit pour le temps de Noël ; c’est l’Écriture. Comme faisant partie de la Parole de Dieu, il a quelque chose à nous dire chaque jour. Il y a d’abord la leçon du contexte.
César Auguste régnait de manière suprême sur le monde, d’une main de fer. Son décret, faire un recensement, constituait une obligation pour tout le monde. Quel pouvoir ! Quelle autorité ! Mais qui était réellement l’autorité sur toute la situation ? César ? Pas du tout ! Le puissant César n’était qu’un pion dans la main du Dieu tout-puissant.
Michée avait prédit que le Messie naîtrait à Bethléhem de Juda. Mais Marie vivait dans la ville de Nazareth, en Galilée. Pour Marie, dans sa condition, voyager sur des routes rudes sur environ 150 kilomètres semblait difficilement possible. Mais Dieu fit agir César et le monde, pour que cela arrive, et le Messie naquit au moment prévu – à Bethléhem !
Il y a là certainement une application pour aujourd’hui. Les dirigeants du monde peuvent paraître tout manipuler, mais Dieu garde toujours le contrôle final. Son plan pour préparer l’état du monde pour le retour de Christ se déroule selon sa volonté. Ses plans pour notre vie sont aussi réalisés selon son propos. Il se peut que nous ne comprenions pas plus ses actions avec nous que Marie et Joseph ne comprirent pourquoi Dieu permettait des difficultés pour eux, comme le fait qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie, ou leur fuite de nuit vers l’Égypte.
Notez qu’il n’est pas mentionné que Marie ou Joseph se soit jamais plaint des voies de Dieu ou y ait résisté. Ils se soumirent humblement à la direction de Dieu dans toutes leurs circonstances. Qu’en est-il de nous ?
D’après the Lord is near janvier 1986
« En voici pour vous le signe : vous trouverez un petit enfant emmailloté et couché dans une crèche » Luc 2. 12.
LES CHRÉTIENS DOIVENT MONTRER CHRIST DANS LEUR VIE
Nous oublions quelquefois que Luc 2 est plus que le récit de Noël. Comme étant la Parole de Dieu, ce chapitre nous enseigne la leçon du signe : le signe que Dieu a visité son peuple, et que le Seigneur qui était venu, était « un petit enfant emmailloté et couché dans une crèche. C’est véritablement quelque chose d’unique ! Pourquoi pas du tonnerre et des éclairs ? Ou un grand tremblement de terre ? Ou au moins un halo autour de l’Enfant ? Parce que le signe lui-même apportait la bonne nouvelle : Dieu s’était fait Homme ! Le Fils éternel de Dieu, Celui qui avait créé l’univers, dépouillé par Lui-même de ses manifestations extérieures de gloire et de majesté, avait pris la forme humaine de naître comme un petit enfant humain. Il vint de la plus haute gloire des cieux à la condition la plus basse sur la terre – emmailloté comme un enfant de paysan et placé dans la mangeoire pour les animaux. Le signe, non seulement authentifiait le message de Dieu, mais prouvait la profondeur et l’ampleur de l’amour de Dieu pour l’humanité.
Quel est le signe que Dieu donne maintenant pour authentifier son message de bonnes nouvelles et pour donner la preuve de son amour continuel pour les hommes ? Ce ne sont pas des déploiements fantastiques dans les cieux, ou de grands miracles sur la terre. Non, le signe, aujourd’hui, est le même que ce qu’il était alors – la vie du Seigneur Jésus dans les conditions ordinaires. Christ vit en chaque chrétien. Nos corps sont comme ces maillots d’enfant. Plus nous, chrétiens, devenons humbles et abaissés, plus la vie et l’amour du Sauveur peuvent être vues en nous. C’est le moyen que Dieu a choisi pour que la Personne de son Fils soit vue dans le monde aujourd’hui. Votre vie est-elle un signe qui révèle et prouve l’amour de Dieu ?
D’après the Lord is near janvier 1986
« Et Melchisédec, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin (or il était sacrificateur du Dieu Très-haut) ; et il le bénit, et dit : béni soit Abram, de par le Dieu Très-haut, possesseur des cieux et de la terre ! Et béni soit le Dieu Très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains » Genèse 14. 18 à 20.
LE RÔLE PLEIN DE GRÂCE DE MELCHISÉDEC
Le ministère de ce tout premier sacrificateur dont nous parle la Parole était un heureux ministère de bénédiction. Dieu désire encore que ses ministres œuvrent dans un tel ministère de bénédiction. Comment cela doit-il se faire ? Melchisédec, un très beau type de Christ selon l’épître aux Hébreux, nous donne quelques indications. Fatigué, sans aucun doute, par une marche de plusieurs jours et de plusieurs kilomètres dans la poursuite de l’ennemi, Abram retournait chez lui après avoir délivré son neveu Lot des rois qui l’avaient capturé. Dieu avait donné une victoire remarquable. Mais maintenant un nouveau danger se présentait dans la personne du roi de Sodome – un type de Satan, qui nous tente encore par ses offres de biens en échange des âmes.
Melchisédec apporta de la nourriture et du rafraîchissement à Abram et à ses combattants fatigués. Soyons aussi toujours prêts à présenter Christ, le pain de vie et le meilleur vin, la joie véritable, aux gens que nous rencontrons, affamés et assoiffés. Souvent aussi, répondre à leurs besoins matériels, cela donnera une entrée pour répondre aux besoins de leur âme. N’oublions pas cela.
Mais la bénédiction véritable vient de ce que l’on connaît le nom du Seigneur. Quelles merveilles, à son sujet, nous sont révélées dans ses noms et ses titres, Lui qui nous a appelés hors des ténèbres, vers sa merveilleuse lumière ! Présenter cela, dans une attitude d’adoration et de louange à Dieu sera une bénédiction pour ceux avec qui nous sommes en contact. Se rappeler que l’Éternel était « le Dieu Très-haut, possesseur des cieux et de la terre » a été en bénédiction à Abram, le protégeant de la tentation et le maintenant dans le sentier de la foi.
D’après the Lord is near janvier 1986
« Car il attire les gouttes d’eau : des vapeurs qu’il forme elles distillent la pluie, que les nuages font couler ; ils tombent en gouttes sur les hommes, abondamment » Job 36. 27 et 28.
LES BÉNÉDICTIONS DE LA PAROLE DE DIEU
Un Père plein de grâce fait profiter ses créatures de sa grande bonté, de manière merveilleuse, avec sagesse. La pluie elle-même, qui tombe sur les croyants comme sur les incrédules, est un miracle étonnant, même si nous y pensons peu de cette manière. C’est Dieu qui forme la vapeur en attirant l’eau des océans, des lacs, et des rivières, par un processus qu’Il a Lui-même conçu. Et les nuages de vapeur sont déplacés par les vents, pour qu’ils distribuent l’humidité où Dieu le veut.
Mais quand vient le temps, et que la vapeur est de nouveau transformée en eau, prête à tomber sur une terre altérée, comment le principe de la gravité ne cause-t-elle pas un déluge comme une chute d’eau ? Parce que Dieu a prévu un autre moyen miraculeux de former en petites gouttes les immenses réserves d’eau des nuages, de sorte que personne ne soit écrasé sous le poids de l’eau comme un fleuve, mais que l’eau nécessaire tombe doucement sur l’homme et sur la terre assoiffée.
Il en est de même des bénédictions de la Parole de Dieu dont nous sommes arrosés. Trop pourrait nous écraser, car la Parole est tellement puissante qu’elle jugera finalement le monde entier en un jour à venir. Mais pendant ce jour de la grâce, qu’il est bon pour nous de boire abondamment dans la Parole de Dieu, vivante et rafraîchissante, comme Il nous la donne en portions pour notre encouragement. Si nous apprenons seulement un peu ici, un peu là, la bénédiction croîtra, et notre âme prospérera comme une terre fraîche et verdoyante sous les pluies du ciel.
D’après the Lord is near janvier 1986
« Nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein » Romains 8. 28.
FAIRE ENTIÈREMENT CONFIANCE À DIEU POUR NOS CIRCONSTANCES
Tout au long de la Parole de Dieu il est insisté sur l’obéissance. Dieu n’est pas un Père exigeant ou déraisonnable qui exige l’obéissance comme s’Il trouvait son plaisir à dominer sur d’autres. Non, ce n’est pas cela. Il agit ainsi parce que, dans son essence même Il est amour. Il souhaite voir les siens vraiment heureux. Il connaît notre nature, et Il sait ce qui contribuera le mieux pour notre bien présent et éternel.
Lui seul a la sagesse divine pour discerner les résultats temporels et éternels de toutes choses. Lui seul sait ce qui arrivera dans le futur immédiat et dans le futur plus éloigné. Et parce qu’Il sait ces choses et que sa nature elle-même est amour – un amour qui désire la bénédiction la plus riche pour ses enfants – Il a préparé un plan pour chacun d’eux. Lui seul est capable de former un tel plan avec une certitude sans faille, et Lui seul est capable de conseiller, de guider, et de nous diriger afin que nous ne passions pas à côté. Mais c’est seulement quand nous marchons en Lui obéissant qu’Il peut diriger nos pas dans le bon chemin.
Le sentier de l’obéissance de cœur, en conséquence, est le sentier de la plus grande bénédiction pour notre âme. C’est le sentier où, en tout temps, nous pouvons avoir une heureuse communion avec Lui, dans la conscience heureuse de son amour infini envers nous, et dans l’assurance heureuse qu’Il fait travailler toutes choses pour notre bien.
David était dans des circonstances éprouvantes, dans une contrée sèche et assoiffée où il se cachait de Saül. Ce roi désobéissant était sorti avec son armée, décidé à tuer David. Bien que David n’ait pas su comment Dieu le délivrerait, il pouvait s’en remettre à Lui en pleine confiance, afin qu’Il l’aide dans tout ce qui pourrait se présenter, et qu’Il le conduise pas à pas.
D’après the Lord is near janvier 1986
« Soyez sobres, veillez : votre adversaire, le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant qui dévorer » 1 Pierre 5. 8.
TOUJOURS RESTER SUR SES GARDES CONTRE SATAN
Satan veut interposer le monde entre votre âme et Christ – plus ou moins, et sous une forme quelconque. Si vous saviez comme il en faut peu pour cela, vous seriez effrayé. Ce n’est pas par ce qui est visible ou honteux ; cela, c’est la suite, non pas le début du mal. Ce n’est pas par quelque chose de brillant qu’il cherche à vous ruiner, mais dans des bagatelles – qui ne choqueraient ou ne toucheraient personne. Mais elles sont le poison pour ruiner votre témoignage et vous détacher de Christ. Vous demandez-vous quels sont ces symptômes alarmants ? La question elle-même montre le caractère d’opium actif de Satan.
Vous êtes infecté par l’esprit du monde. Il y a un poids mort, une retenue, un manque de puissance, qui se révèle dans les réunions, aussi visible que si votre cœur était mis à nu et ses pensées lues à livre ouvert.
Une forme de piété sans puissance se voit parmi vous, autant que dans la chrétienté en général. Plus vous vous mêlerez au monde, plus vous descendrez à son niveau. Et alors, votre position privilégiée, au lieu de vous protéger, vous exposera à une condamnation plus sévère. Il faut que ce soit Christ ou le monde – ce ne peut pas être Christ et le monde. La grâce de Dieu vous attirant hors du monde dans votre ignorance est une chose, mais Dieu ne permettra jamais que vous méprisiez sa grâce quand vous avez été séparé du monde.
Souvenez-vous que vous prenez la place et prétendez au privilège de quelqu’un dont les yeux ont été ouverts ; et si, d’une part, c’est infiniment béni, d’autre part, c’est la position la plus terrible pour un être humain. Ce serait être au repas de noces sans avoir la robe de noces.
D’après the Lord is near janvier (J.N.D.)
« Si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » Jean 14. 3.
LE SEIGNEUR JÉSUS VA VENIR PRENDRE LES SIENS AUPRÈS DE LUI
Paroles merveilleuses pour ceux qui étaient peu préparés à recevoir une telle révélation ! Le Seigneur avait déjà parlé à ses disciples de sa venue avec une grande gloire (Mat. 24. 30) – de sa venue à la fin de la grande tribulation. Ils connaissaient quelque chose de cela d’après l’Ancien Testament. Il avait été enseigné à Israël d’attendre leur Messie de cette manière, venant les délivrer de leurs ennemis, et les bénissant sur la terre.
Mais la parabole des dix vierges (Mat. 25. 1 à 13) devait leur être difficile à comprendre. Que signifiait le fait que l’Époux vienne et que les cinq vierges sages aillent avec Lui aux noces ? Nous savons maintenant quelle précieuse image cela est de l’enlèvement de l’Église à la venue du Seigneur pour elle ; mais pour les disciples cela devait paraître vraiment étrange.
Alors, quand leur Seigneur bien-aimé est près de leur être retiré et d’être crucifié, Il leur parle clairement, avec simplicité, du fait qu’Il va partir pour leur préparer une place, et de son retour pour les recevoir auprès de Lui, afin qu’ils puissent partager avec Lui la place qu’Il va leur préparer.
Par son passage par les souffrances de la mort sur la croix du Calvaire, par sa mort et sa résurrection, Il a préparé cette place pour nous, une place dans la maison de son Père, où il y a plusieurs demeures – où il y a de la place pour tous ceux qui recevront le bienheureux Fils de Dieu au jour de son rejet. Nous pouvons continuellement attendre l’accomplissement de sa fidèle promesse : Je reviendrai.
« C’est par lui (Jésus Christ) que tout a été créé : ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre, le visible et l’invisible… et tout subsiste par lui » Colossiens 1. 16 et 17.
UNE PUISSANCE INIMAGINABLE
Lorsque des catastrophes naturelles surviennent, les scientifiques tentent parfois de décrire l’ampleur de la catastrophe en chiffres. C’est ainsi que la force d’un tremblement de terre est exprimée par une valeur sur l’échelle dite de Richter. Un séisme de valeur 4 est déjà deux fois plus fort qu’un séisme de valeur 3.
Il existe également des modèles qui peuvent être utilisés pour tenter de calculer la force libérée lors de telles catastrophes. Les calculs ont montré que certains tsunamis développent une force suffisante pour modifier l’angle de rotation de la terre sur son axe pendant une fraction de seconde. Un tel changement permanent détruirait une grande partie de l’espace de vie des humains sur la terre.
Mais quelle que soit l’ampleur de la puissance calculée et le fait qu’elle produise réellement de tels effets, elle ne sera jamais plus grande que la puissance de Celui qui a donné naissance à la création. Le Fils de Dieu est Celui par qui et pour qui tout a été créé. Il est venu sur la terre comme Homme, comme un petit enfant. Et c’est sur son épaule que repose la domination sur l’univers, qui est d’une ampleur inimaginable pour l’homme. Sa puissance ne peut être déterminée par aucun modèle de calcul conçu par l’homme – elle transcende tout.
Comment le Fils de Dieu pourrait-il perdre le contrôle de tout ce qui se passe dans l’espace ou sur la terre, puisque toutes choses subsistent par Lui ?
D’après die gute Saat août 2024
« Délivre ceux qui sont menés à la mort, et ne te retire pas de ceux qui chancellent vers une mort violente » Proverbes 24. 11.
DIEU RÉPOND AUX PRIÈRES
Il n’est pas répondu aux prières ; ce n’est que de l’imagination ! Celui qui parlait ainsi était sûr de lui. Il regardait l’assistance en les invitant à en discuter avec lui.
Alors un homme sortit de la foule et s’approcha de lui. Vous pouviez voir qu’il lui fallait faire un effort pour parler en public.
Je ne suis pas venu ici pour discuter, commença-t-il, mais je dois contredire la remarque qu’il n’est pas répondu aux prières, qu’elles ne seraient que de l’imagination.
J’étais un vaurien, un joueur et un bagarreur. Ma femme et ma fille avaient peur quand je rentrais à la maison le soir. Mais elles priaient pour moi, ce que je ne savais pas.
Un soir je suis rentré chez moi plus tôt que d’habitude – et en plus, j’étais sobre. Ma femme avait dû juste mettre ma fille au lit, car je l’entendis prier : Seigneur Jésus, s’il te plaît, sauve mon papa !
Et ma femme ajouta : S’il te plaît, Seigneur Jésus, entends sa prière ! J’étais sur le seuil de la maison, j’écoutais, et j’étais paralysé. Je quittai la maison sans bruit, et marchai au hasard dans les rues. J’entendais toujours ma fillette dire : Cher Seigneur Jésus, s’il te plaît, sauve mon papa. Pourquoi priait-elle pour moi ? Je ne l’avais jamais prise dans mes bras, je ne l’avais jamais embrassée. Je criai à Dieu : Dieu, si tu existes, aide-moi et donne-moi de répondre à sa prière ! Et Dieu l’a fait. Aujourd’hui je sais que Jésus Christ m’a pardonné mon passé.
Il se tourna vers celui qui avait parlé en premier en lui disant : Je suis convaincu que Dieu répond aux prières – parce que j’en ai fait l’expérience sur moi-même.
D’après the good Seed août 2024
« Ils arrivent à un endroit appelé Gethsémané… (Jésus) disait : Abba, Père, pour toi, tout est possible ; fais passer cette coupe loin de moi ; toutefois non pas ce que je veux, moi, mais ce que tu veux, toi ! » Marc 14. 32 et 36.
LE SENS PROFOND DE CES DEUX MOTS
De nombreux croyants savent, par l’étude ou par leur ministère, que ces deux mots : « Abba, Père », parlent de la même Personne, de sorte que la traduction littérale serait : « Père, Père », et que l’intimité ou la proximité seraient impliquées. Ces deux mots, l’un hébreu, l’autre, grec, figurent ensemble trois fois dans la Parole. L’Évangile de Marc cite cette première occasion, dans les paroles directes du Seigneur avec son Père dans le jardin.
Les deux autres passages où apparaît l’expression « Abba, Père », sont : Romains 8. 15 et Galates 4. 6. Ils nous présentent une vérité fondamentale du christianisme. Romains fait découvrir comment la grâce de Dieu a visité les deux grands groupes de la famille humaine – les Juifs et les Gentils – et en a fait un par le salut. Ainsi le croyant peut dire : « Abba, Père », parce qu’il a échangé l’esprit d’esclavage contre l’esprit d’adoption, et qu’il est devenu l’enfant d’un Père aimant et attentif. En Galates, la même vérité – que nous ne sommes plus esclaves, mais fils et héritiers, est présentée de manière un peu différente. Là encore, les Juifs et les Gentils sont montrés comme partageant par la foi la bénédiction de l’évangile.
Cette expression « Abba, Père » nous devient précieuse lorsque nous y voyons la grande vérité d’Éphésiens 2, 14 et 17 : « C’est lui qui est notre paix : des deux il en a fait un et a détruit le mur qui les séparait… il a annoncé la bonne nouvelle de la paix à vous qui étiez loin (les Gentils) et la bonne nouvelle de la paix à ceux qui étaient près (les Juifs).
L’expression « Abba, Père », représente donc plus que l’intimité entre le Père et le Seigneur Jésus. Elle représente une intimité que nous avons de droit avec le Père à cause de ce que nous sommes dans son Fils.
D’après The Lord is near novembre 1985
« Il y a un seul corps et un seul Esprit, comme aussi vous avez été appelés pour une seule espérance de votre appel » Éphésiens 4. 4.
LA DISCIPLINE S’APPLIQUE À L’ASSEMBLÉE ENTIÈRE
Les Écritures ne reconnaissent qu’un seul Corps – l’Église, le corps de Christ, que Christ aime, pour lequel Il s’est donné Lui-même, et que le Saint Esprit forme en ajoutant chaque jour des âmes nouvellement converties. Tout vrai chrétien appartient à ce Corps.
Mais que les chrétiens se rassemblent comme membres d’une dénomination est une chose, ou qu’ils s’assemblent comme membres du corps de Christ est tout autre chose. La première est du sectarisme, la seconde est chrétienne, c’est l’action de Dieu. La première fait de quelque doctrine ou pratique, vraie ou fausse, le centre du rassemblement – la seconde fait de Christ le Chef de l’Église, le Centre. Cela entraîne une grande différence dans le caractère de l’adoration et de l’accroissement des enfants de Dieu. Le Saint Esprit ne rassemble pas les enfants de Dieu autour d’un autre centre que Christ Lui-même.
Toute compagnie de chrétiens rassemblés ainsi dans leur appartenance commune au Corps de Christ reconnaîtra pour vraie toute autre compagnie assemblée sur la même base. Ils auront en commun tout ce que l’Écriture enjoint sur toute l’Église de Dieu. Des personnes se reconnaissant comme membres du Corps de Christ seront reçues sur cette base par toute autre compagnie à cause de Christ et de toute l’Église ; et quiconque pèche contre Christ et doit être mis sous la discipline sera traité de même par toutes les autres assemblées, en relation avec Christ et toute l’Église. La vérité du seul Corps, qui gouvernera toutes leurs mesures et actions ; tout sera fait dans la lumière de ce fait. Ils ne peuvent pas être tous ensemble en un seul lieu, mais ils sont ensemble dans l’Esprit.
D’après The Lord is near novembre 1985
« Entre dans le rocher, et cache-toi dans la poussière, de devant la terreur de l’Éternel et de devant la magnificence de sa majesté » Ésaïe 2. 10.
LA FIN DE LA PATIENCE DE DIEU
La grande patience de Dieu est avec un monde de plus en plus déterminé dans sa course d’indépendance fière et de corruption morale dégradée – cette patience est près de sa fin. Soudain, avec une solennité terrible, elle fera place à « la terreur de l’Éternel », quand le Seigneur Jésus, dans une gloire majestueuse, sera révélé du ciel en flammes de feu pour tirer vengeance de ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui n’ont pas obéi à l’évangile de sa grâce.
De nombreux signes montrent que cet évènement solennel est imminent. Cependant, d’innombrables humains n’y sont pas préparés, triste chose, et dans leur ignorance ils s’exposent au terrible jugement qui amènera la destruction et la perdition pour les hommes.
Êtes-vous entré dans le rocher ? C’est là le seul et sûr refuge. Ce rocher, c‘est Christ, le Fils éternel de Dieu, ferme, inébranlable, Celui qui, dans sa merveilleuse grâce, est mort pour les pécheurs sur la croix du Calvaire, le Sauveur désigné par Dieu, dont le sang versé sur la croix fera propitiation pour les péchés de tous ceux qui Le reçoivent par la foi.
Et, se cacher dans la poussière parle de prendre la place la plus basse, dans la repentance devant Lui à cause de nos nombreux péchés. Prendre cette place de jugement de soi-même, dans une confession honnête de notre culpabilité est absolument nécessaire pour que nous trouvions un pardon éternel et la paix avec Dieu. C’est ce qui accompagne le fait d’entrer dans le rocher, c’est-à-dire de se confier dans le Fils de Dieu.
Entrez pendant qu’Il attend encore avec patience, Cachez-vous dans la poussière avant que tombe le jugement. Confiez-vous dans ce grand Rocher, le Fils de Dieu plein de grâce. Trouvez votre refuge dans son amour pendant qu’Il appelle encore.
D’après The Lord is near novembre 1985 (L.M. Grant)
« L’ange de l’Éternel lui apparut (à Gédéon), et lui dit : l’Éternel est avec toi, fort et vaillant homme. Et Gédéon lui dit : Ah ! mon Seigneur, si l’Éternel est avec nous, pourquoi donc toutes ces choses nous sont-elles arrivées ? Et où sont toutes ses merveilles que nos pères nous ont racontées ? » Juges 6. 12 et 13.
FAIRE CONFIANCE À LA TOUTE-PUISSANCE DE DIEU
Gédéon accordait peu d’attention à ce que l’ange lui disait. Tout ce qu’il faisait était de geindre et de se plaindre. Il fallut qu’un miracle se produise devant ses yeux pour le faire sursauter. Même alors, Dieu dut réassurer Gédéon deux fois de plus : d’abord avec la toison, puis la veille de la bataille, avec le songe qu’il entendit raconter.
Gédéon n’était pas le type du héros. C’était un homme tout à fait ordinaire, qui répondit à l’appel de Dieu. Cependant, Dieu emploie très souvent des hommes et des femmes très ordinaires. Dieu appelle des gens justes comme nous pour qu’ils Le suivent. Pourtant, nous ne pensons pas à notre vie de chrétiens comme étant une aventure – mais plutôt comme un devoir sans intérêt pour Dieu. Nous entendons parler de gens qui ont eu des expériences remarquables, et nous pensons à eux comme étant des personnes extraordinaires, de vrais héros de la foi. Mais nous ne nous attendons jamais à ce que ces mêmes expériences extraordinaires nous arrivent, parce que nous pensons que nous-mêmes ne sommes que des gens ordinaires
Gédéon et trois-cents hommes ont mis en déroute une armée de 135 000 hommes, mais il était aussi ordinaire que chacun de nous. Élie se tint seul en face de 450 prophètes de Baal, et vit Dieu répondre par le feu. Cependant Jacques nous dit qu’Élie était tout comme nous. Jonas prêcha dans la grande métropole de Ninive, et en une seule fois il amena toute la ville à genoux devant Dieu. Et un réveil extraordinaire fut amené par un homme très indécis.
Et pourquoi nos vies chrétiennes ne sont-elles pas une aventure ? N’est-ce pas parce que nous pensons, à tort, que nous savons ce qui est exigé pour faire des œuvres remarquables, et qu’il ne nous est pas possible d’avoir ce qu’il faut pour cela ?
D’après The Lord is near décembre 1985
« Par la foi, Moïse, devenu grand, refusa d’être appelé fils de la fille du Pharaon, choisissant d’être dans l’affliction avec le peuple de Dieu, plutôt que de jouir pour un temps des délices du péché » Hébreux 11. 24 et 25.
CHANCE, OU INTERVENTION DIVINE ?
La nature et la foi sont toujours opposées. Elles ne peuvent pas s’accorder sur un seul point. Et il n’y a peut-être rien en quoi elles différent autant que ce qu’on appelle couramment la chance. La nature regardera toujours des occasions comme permettant de se faire plaisir, alors que la foi y trouvera l’occasion de se renoncer soi-même. Jonas aurait pu estimer comme étant de la chance le fait de trouver un navire descendant à Tarsis, mais en fait c’était l’occasion pour qu’il quitte le chemin de l’obéissance.
C’est sans aucun doute le privilège du chrétien de voir la main de son Père et d’entendre sa voix en toutes choses, mais il ne doit pas être guidé par les circonstances. Un chrétien guidé ainsi serait comme un bateau en mer sans gouvernail ni boussole : il est à la merci des vagues et des vents. La promesse de Dieu à son enfant, c’est : « Je te conseillerai, ayant mon œil sur toi ». Sa recommandation c’est : « Ne soyez pas comme le cheval, comme le mulet, qui n’ont pas d’intelligence : dont l’ornement est la bride et le mors » des circonstances. Il est bien mieux d’être guidé par les yeux de notre Père que par la bride et le mors des circonstances ; et nous savons que le mot hasard comme on l’emploie ordinairement, ne signifie que l’impulsion des circonstances.
Or la puissance de la foi peut être vue continuellement en ce que l’on refuse et ne tient pas compte des offres apparentes du hasard. C’était le cas pour Moïse qui, par la foi, refusa d’être appelé fils de la fille du Pharaon, et qui, par la foi, quitta l’Égypte. S’il avait jugé d’après la vue de ses yeux, il serait resté à la cour du Pharaon comme dans une sphère visiblement ouverte pour lui par la main de Dieu pour qu’il soit utile. Mais, en fait, il marchait par la foi, et non par la vue de ses yeux, et ainsi il renonça à tout. Exemple à suivre !
D’après The Lord is near décembre 1985 (C.H.M.)
« Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai » Genèse 22. 2.
LE SACRIFICE D’ISAAC, IMAGE DU SACRIFICE DE CHRIST
Quelle peine de cœur profonde un tel message apporta à ce père affectionné, Abraham ! Pourquoi le Dieu de gloire lui demandait-Il un tel sacrifice ? Car Dieu lui avait donné ce fils dans son âge avancé, et Dieu savait bien qu’il l’aimait. Comment pourrait-il s’en séparer si tôt ?
Cependant, avec une décision calme et admirable, Abraham se leva de bonne heure le matin, pour accomplir pleinement ces ordres solennels. Car, même s’il ne comprenait pas, sa foi dans la parole de Dieu ne vacilla pas. Il savait que Dieu avait promis que, en Isaac, la semence d’Abraham serait établie. Il savait donc qu’Isaac aurait des enfants ; de sorte que, s’il mourait, Dieu le ressusciterait afin d’accomplir sa promesse. Et Abraham ne retint pas non plus sa main avant que l’ange de l’Éternel l’arrête. En fait, la sagesse de Dieu ne pouvait pas permettre que cela aille plus loin.
Mais, tôt dans l’histoire de l’homme, nous sommes confrontés avec une image aussi frappante d’un sacrifice infiniment plus grand, fait par le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ. Et ce sacrifice de son Fils bien-aimé fut fait dans l’accomplissement d’un conseil infiniment plus sublime et parfait, non pas seulement dans l’éclat d’un sentiment momentané, mais avec un amour tel qu’il prenait pleinement en considération tout ce qu’il impliquait. Il n’a pas épargné son propre Fils, bien que cela ait signifié une angoisse et des souffrances infinies dans ce sacrifice béni et sans tache. Et les souffrances du cœur du Père en Le donnant à une telle mort étaient égales à celles du Fils de son amour.
D’après The Lord is near décembre 1985 (L.M.G.)
« Bienheureux l’homme qui ne marche pas dans le conseil des méchants, et ne se tient pas dans le chemin des pécheurs, et ne s’assied pas au siège des moqueurs, mais qui a son plaisir en la loi de l’Éternel, et médite dans sa loi jour et nuit ! Et il sera comme un arbre planté près des ruisseaux d’eaux, qui rend son fruit en sa saison, et dont la feuille ne se flétrit point ; et tout ce qu’il fait prospère » Psaume 1. 1 à 3.
LA PAROLE DE DIEU SUFFIT À TOUT
Désirez-vous voir des âmes sauvées ? Cela devrait être le cas si vous êtes un chrétien. Alors, prêchez-leur l’évangile. Soyez modérés et aimables – mais présentez l’évangile. C’est le seul moyen pour qu’ils soient amenés à la repentance et à la foi et qu’ils soient délivrés des ruses du diable.
Désirez-vous avoir plus de puissance dans votre vie, plus de victoire, plus de joie réelle ? Cela devrait être le cas si vous êtes un chrétien. Alors, lisez la Parole et appliquez-la honnêtement à votre propre cœur et à votre conscience. Qu’elle ait sa propre puissance sur vous. Ne reculez pas devant elle, ne la négligez pas. La Parole de Dieu est la seule puissance, quand vous la laissez parler à votre cœur et votre conscience, qui peut délivrer des occasions de chutes et des ruses que le diable met devant la marche de votre vie.
Oh ! Que la Parole ait toute sa puissance sur vous, sur votre cœur et votre conscience. Ne la négligez pas, lisez-la, méditez sur elle, et votre vie prospérera. « Grande est la paix de ceux qui aiment ta loi ; et pour eux il n’y a pas de chute » (Ps. 119. 165).
Estimez-vous la paix et la victoire dans votre vie comme une bénédiction ? Alors lisez la Parole, lisez-la soigneusement, avec prière, journellement. Appliquez-la à votre cœur et à votre conscience. Ne vous y trompez pas : il n’y a pas d’autre moyen. Dieu ne vous donnera pas la paix et la victoire, et ne vous délivrera pas des ruses et des occasions de chute du diable si vous négligez sa Parole, et vous ne pourrez pas non plus être une aide spirituelle pour d’autres.
D’après The Lord is near décembre 1985
« J’endure des souffrances jusqu’à être lié de chaînes comme un malfaiteur ; toutefois la parole de Dieu n’est pas liée » 2 Timothée 2. 9.
« Prêche la parole, insiste, que l’occasion soit favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et doctrine » 2 Timothée 4. 2.
« La parole de Dieu est vivante et opérante » Hébreux 4. 12.
LA PAROLE DE DIEU, SEUL ARGUMENT POUR L’ÉVANGILE
La Parole de Dieu se soutient par sa propre puissance. L’apôtre était en prison parce qu’il avait prêché la Parole de Dieu. Maintenant il écrit à Timothée pour lui donner des conseils et des directives à partir de sa vaste expérience personnelle. Dit-il à Timothée : maintenant, Timothée, j’ai été entraîné par mon zèle. J’ai été trop loin et cela m’a attiré des ennuis. J’ai appris que ce n’est pas rentable de parler trop librement. C’est mieux de baisser le ton, d’être un peu plus coulant. Cela ne soulèvera pas autant d’opposition à l’évangile, et tu seras plus tranquille. Pouvez-vous imaginer que l’apôtre aurait écrit ainsi ? Non, jamais !
Il dit : On m’a mis en prison, mais on ne peut pas lier la Parole de Dieu. La puissance de Dieu est dans la Parole. Prêche la Parole. Dieu a les yeux sur des âmes ici-bas. Il sauvera des âmes jusqu’à la fin. « C’est pourquoi j’endure tout pour les élus, afin qu’eux aussi obtiennent le salut qui est dans le Christ Jésus, avec la gloire éternelle » (2 Tim. 2. 10). Aussi, persévère à prêcher la Parole.
Ne laisse pas les gens t’attirer dans des discussions. « Mais évite les discours vains et profanes, car ceux qui s’y livrent iront plus loin dans l’impiété » (2 Tim. 2. 16).
La Parole de Dieu n’a pas besoin d’être assurée par des arguments humains. Si la Parole appliquée au cœur et à la conscience n’a pas d’effet, vos arguments n’en auront pas. Le diable tient beaucoup d’âmes captives à son gré. Pourquoi cela ? Parce qu’ils ont écouté les raisonnements du diable comme le fit Ève (Gen. 3. 1 à 6) au lieu de soumettre leur esprit et leur cœur à la Parole de Dieu.
D’après The Lord is near décembre 1985
« Et toi, tu chercherais pour toi de grandes choses ? Ne les cherche pas ; car voici, je fais venir du mal sur toute chair, dit l’Éternel » Jérémie 45. 5.
POURSUIVRE LE BON BUT DANS NOTRE VIE CHRÉTIENNE
Il est tout à fait naturel, pour nous, de désirer avoir le confort et les besoins pour la vie. Quoi que ce soit que nous ayons, nous en désirons plus. Le Seigneur Jésus a dit : « Gardez-vous de toute avarice ; car quelqu’un a beau être dans l’abondance, sa vie ne dépend pas de ses biens » (Luc 12. 15). Les choses de ce monde ne peuvent pas apporter le bonheur et le contentement au cœur humain. Un chrétien rempli de l’Esprit qui vit dans une cabane a plus de paix et de joie qu’un pécheur ou un chrétien charnel qui habite un château. Le Fils de l’homme n’avait pas où reposer sa tête. Paul disait : « J’ai appris à être content dans les situations où je me trouve » (Phil. 4. 11). Nous ne devrions pas vivre uniquement pour voir quelle quantité des biens de ce monde nous pouvons accumuler. Dieu ne nous a pas faits afin que nous puissions voir à quel point nous pourrions être à l’aise dans cette vie. Nous ne devons pas vivre seulement pour la vie matérielle. La vie ne consiste pas dans l’abondance de biens, mais dans le fait de connaître et de faire la volonté de Dieu.
Que ce sera triste, au jour du jugement, quand de nombreux chrétiens professants s’apercevront qu’ils n’ont pas du tout été sauvés. Ils entendront le Seigneur leur dire : « Je ne vous ai jamais connus ; allez vous-en loin de moi » (Mat. 7. 23). Qu’il sera triste, pour de nombreux chrétiens nés de nouveau, de découvrir qu’ils ont été sauvés comme à travers le feu (cf. 1 Cor. 3. 15). Ils verront toute leur activité chrétienne partir en fumée comme bois, foin et balle.
Le grand propos de Dieu en nous sauvant est double. Son propos est de nous conformer à l’image de son Fils (Rom. 8. 29), mais Il veut aussi nous employer comme un canal par lequel sa grâce, Son amour et sa puissance peuvent couler vers un monde perdu et mourant.
D’après The Lord is near décembre 1985
« C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entoure, rejetant tout fardeau et le péché qui nous enveloppe si facilement, courons avec patience la course qui est devant nous, les yeux fixés sur Jésus » Hébreux 12. 1 et 2.
VIE CHRÉTIENNE PRATIQUE
La plupart des manuels d’exercices (que nous trouvons beaucoup plus facile de lire que d’appliquer) nous disent de nous exercer régulièrement ; de procéder depuis les exercices simples jusqu’aux plus complexes – et : n’exagérez pas.
Il en est de même dans la vie chrétienne. L’exercice spirituel implique de servir activement le Seigneur, de mettre en pratique les choses que nous apprenons de sa Parole, la Bible.
Le disciple Philippe était un modèle dans ce sens. Il a commencé humblement en aidant des femmes veuves de l’assemblée. Son activité se développant, sa foi et ses capacités spirituelles ont augmenté.
Poussé loin de chez lui par la persécution, il est allé dans une ville de Samarie et a prêché Christ. Les choses allaient bien – il y eut beaucoup de joie dans cette ville quand Philippe en amena beaucoup à la repentance et à la foi dans le Seigneur. Même l’opposition ne fit qu’augmenter le feu de l’évangile dans ce lieu.
Et c’est comme si Dieu avait dit : ce service est terminé. J’en ai un autre pour toi. Philippe fut envoyé dans la péninsule du Sinaï, où il rencontra le trésorier de l’Éthiopie, voyageant de retour revenant de Jérusalem. Imaginez la joie et la surprise de Philippe quand ce trésorier l’invita à se joindre à lui pour voyager, et à lui expliquer les Écritures. Philippe lui présenta le Seigneur Jésus Christ, et l’Éthiopien Le reçut avec joie.
L’exercice spirituel de Philippe impliqua pour lui de l’aventure, du danger, et par-dessus tout, la joie de parler de son Sauveur avec d’autres. Nous pouvons connaître des expériences semblables si, comme Philippe, nous permettons au Seigneur de diriger notre vie. Il faut juste pour cela un peu d’exercice spirituel.
D’après The Lord is near décembre 1985
« Mais ceux qui s’attendent à l’Éternel renouvelleront leur force ; ils s’élèveront avec des ailes, comme des aigles ; ils courront et ne se fatigueront pas, ils marcheront et ne se lasseront pas » Ésaïe 40. 31.
L’EXEMPLE DU CANARD D’UNE FABLE
Vance Havneer raconte l’histoire d’un canard sauvage qui atterrit dans une cour de ferme. Il se plut avec les autres canards et les canetons. Aussi il décida d’y rester un jour. La nourriture était si bonne et facile à attraper qu’il décida d’y rester encore un jour. Il y resta une semaine, un mois ; et sans qu’il s’en aperçoive, une année entière s’écoula. Un jour il entendit l’appel des canards sauvages qui volaient au-dessus de sa tête. Son cœur battit plus vite, et un éclair passa dans ses yeux. Il décida de rejoindre encore une fois ses compagnons. Il battit des ailes pour s’élever vers ses compagnons en vol. Mais, hélas ! Il était trop lourd, et ayant perdu l’habitude, ses ailes avaient perdu leur force. Il ne put voler que jusqu’au bord de la grange. Aussi il s’installa de nouveau dans la cour de la ferme, en disant : eh bien, cela n’a pas d’importance. Je suis bien ici. Je crois que je vais y rester. Dieu l’avait fait pour voler au-dessus des nuages, mais il se contenta de demeurer dans la saleté et les détritus de la cour de ferme.
Dieu nous a faits pour que nous régnions dans les lieux célestes avec Christ (Rom. 5. 17 ; Éph. 1. 3) Notre citoyenneté est dans le ciel (Éph. 2. 19). Nous devons rechercher les choses qui sont en haut (Col. 3. 1). Nous ne devons pas nous conformer à ce siècle (Rom. 12. 2). Mais beaucoup d’entre nous se sont installés dans la cour de la grange du monde. Nous nous sommes ramollis. Nous aimons la nourriture ; nous aimons les plaisirs du monde. Nous nous nourrissons des oignons, des poireaux et de l’ail de l’Égypte. Quelquefois nos âmes sont réveillées par un message direct. Peut-être que nous versons une larme. Peut-être que nous dirigeons à nouveau notre vie en-haut. Nous essayons de faire un nouveau départ, mais nous sommes comme le vieux canard, et nous retombons bientôt dans la cour de grange de nos anciennes habitudes.
D’après The Lord is near décembre 1985
« Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes, nous instruisant pour que, reniant l’impiété et les convoitises mondaines, nous vivions dans le présent siècle sobrement, justement et pieusement » Tite 2. 11 et 12.
LA LÉGÈRETÉ, GANGRÈNE DANS LA VIE CHRÉTIENNE
Il arrive souvent que des personnes apparemment délivrées du légalisme tombent dans le mal opposé du laxisme. Cela peut résulter du fait que les doctrines de la grâce sont seulement reçues intellectuellement au lieu d’être ancrées dans l’âme par la puissance de l’Esprit de Dieu. Il y aura alors une marge très large permise à la mondanité sous diverses formes – une liberté absolument incompatible avec le christianisme pratique. En plus de ces choses, un manque de conscience déplorable apparaîtra dans les détails pratiques de la vie quotidienne – des devoirs négligés, du travail mal fait, des engagements pas observés fidèlement, de saintes obligations traitées à la légère, des dettes contractées, des habitudes extravagantes tolérées. Toutes ces choses, nous les classons sous le titre de laxisme. Elles sont trop communes parmi ceux qui revendiquent la vérité évangélique.
Nous souhaiterions que notre âme, aussi bien que les âmes de nos lecteurs, soient exercées réellement devant Dieu à ce sujet. Nous craignons qu’il n’y ait beaucoup de profession vide parmi nous, un grand manque de sérieux, de sincérité, et de réalité dans nos voies. Nous ne sommes pas assez imprégnés de l’esprit de christianisme authentique, ou gouvernés en toutes choses par la Parole de Dieu. Dans cette voie, l’âme descend dans un très bas état. La conscience ne réagit plus. Les sensibilités morales sont émoussées. Il n’est pas répondu comme cela se devrait aux appels à la vérité. Des maux positifs sont traités légèrement. Une morale relaxée est admise. Au lieu que la puissance de l’amour de Christ conduise dans les activités de bonté, il n’y a pas même la puissance de la crainte de Dieu pour restreindre les activités du mal.
D’après The Lord is near décembre 1985 (C.H.M.)
« Sonde-moi, ô Dieu ! Et connais mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées. Et regarde s’il y a en moi quelque voie de chagrin, et conduis-moi dans la voie éternelle » Psaume 139. 23 et 24.
DIEU SONDE NOS MOTIFS
Quand le temps vient pour le jugement de Dieu, Il fait remonter les choses jusqu’à leur racine de mal. De même, notre sagesse, comme chrétiens, quand nous tombons, c’est de remonter à l’origine de notre chute. Nous n’avons jamais raison en jugeant seulement tel ou tel éclat, mais nous devrions toujours en rechercher la cause. Sinon, nous n’avons pas la force nécessaire, et le péché n’est pas jugé de manière juste si nous n’en jugeons que les effets visibles – mais nous devons rechercher la source cachée du mal commis.
Il n’est pas suffisant de juger nos actions. Se juger soi-même est une chose différente et beaucoup plus profonde que de juger seulement nos actions comme étant mauvaises. Nous avons besoin de discerner les ressorts, en nous-même, qui ont produit ces actions. « Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés » (1 Cor. 11. 31). Cela ne veut pas dire de prononcer un jugement sur une faute particulière – bien que de telles fautes doivent toujours être jugées – mais nous avons besoin d’aller plus profondément et de juger la cause réelle en nous-même, et pas seulement les occasions. Telle est la manière chrétienne de nous juger. Ce n’est pas de s’occuper de la surface, mais de ce qui est sous-jacent, les sources peu visibles de nos actions. Tout le monde peut voir nos actions, mais nous devons juger les racines au plus profond de nos âmes, qui ont poussé et produit de tels actes.
Quand Pierre avait les meilleures intentions, il s’aperçut quel mauvais cœur il avait. Quand il agit de la pire manière, il découvrit quel cœur merveilleux avait Christ.
D’après The Lord is near décembre 1985 (J.N.D.)
« Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule ; et on appellera son nom :… Prince de paix » Ésaïe 9. 6.
SEUL LE PRINCE DE PAIX PEUT DONNER LA PAIX
Les discours sur la paix semblent augmenter pendant la période de Noël. Des démonstrations faites par des milliers de personnes ont marqué la période récente quand les gens ont marché pour la paix. Cependant la paix fuit loin de l’homme. Dès qu’une partie du monde est tranquille, une autre s’élève avec violence. Et à l’intérieur des pays et des sociétés, la paix disparaît rapidement quand les émeutes éclatent. Le monde dans lequel nous vivons est loin d’être paisible. Pourquoi cela ?
Pourquoi, alors que l’homme a dépensé tellement d’efforts pour s’accorder et appelle la paix, semble-t-elle impossible à atteindre ? Précisément pour cette raison : l’homme a rejeté le Prince de paix. Le seul qui aurait pu apporter une paix durable à ce monde, on ne L’a pas voulu, Il a enduré au contraire des insultes et la mort de la part de l’homme.
La paix ne règne pas par la simple force des armes. Elle vient lorsque les hommes, individuellement, se courbent devant le Prince de paix, le Seigneur Jésus Christ Lui-même. Avez-vous reçu le Prince de paix ? C’est une question de toute importance car vous êtes devant l’éternité. C’est une question à laquelle, non pas une nation, mais l’individu doit répondre : vous.
D’après The Lord is near décembre 1985
« Tous ils ont mangé la même nourriture spirituelle, et tous ils ont bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient d’un Rocher spirituel qui les accompagnait. Et le Rocher était le Christ » 1 Corinthiens 10. 3 et 4.
LES RICHESSES DE CHRIST
« Vous n’avez pas mangé de pain, et vous n’avez bu ni vin ni boisson forte, afin que vous connaissiez que moi, l’Éternel, je suis votre Dieu » (Deut. 29. 6). Ils étaient nourris et vêtus par la propre main de Dieu en grâce. Ils mangeaient la nourriture des anges. Ils n’avaient pas besoin de vin ou de boissons fortes – pas besoin de stimulants. « Ils buvaient d’un Rocher spirituel qui les accompagnait. Et le Rocher était le Christ ». Ce courant pur les rafraîchissait dans le désert aride, et la manne céleste les soutenait jour après jour. Tout ce dont ils avaient besoin était la capacité de jouir de la provision divine.
Là, hélas, comme nous-mêmes, ils manquèrent, ils se lassèrent de la nourriture céleste, et convoitèrent d’autres choses. Qu’il est triste que nous leur ressemblions autant ! Qu’il est humiliant que nous manquions de même à apprécier Celui, si précieux, que Dieu a donné pour qu’Il soit notre vie, notre portion, notre objet, tout en tous ! Qu’il est terrible de constater que nos cœurs recherchent avidement les vanités et les folies misérables de ce pauvre monde qui passe – ses richesses, ses honneurs, ses distinctions, ses plaisirs, qui périssent tous à l’usage, et qui, même s’ils duraient, ne peuvent être comparés avec « les richesses insondables de Christ » (Éph. 3. 6). Puisse Dieu, dans sa bonté infinie, « selon les richesses de sa gloire… vous donner d’être fortifiés en puissance par son Esprit quant à l’homme intérieur, pour que le Christ habite, par la foi, dans vos cœurs, étant enracinés et fondés dans l’amour, afin que vous soyez capables de comprendre avec tous les saints quelle est la largeur et la longueur et la profondeur et la hauteur – et de connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu » (Éph. 3. 16 à 19).
D’après The Lord is near décembre 1985 (C.H.M.)
« J’ai composé le premier récit, Théophile, sur tout ce que Jésus commença de faire et d’enseigner, jusqu’au jour où il fut élevé au ciel, après avoir donné, par l’Esprit Saint, des ordres aux apôtres qu’il avait choisis » Actes 1. 1 et 2.
« Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi ; ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent » Psaume 23. 4.
LA CONFIANCE DE LA FOI EN JÉSUS CHRIST
Au milieu des scènes de détresse croissante, et de souffrances sur toute la terre, au milieu du mal qui se déploie toujours plus vite sur un monde impie, les enfants de Dieu peuvent dire avec confiance : « Je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi ». Nous savons que nous sommes dans ses mains, qu’Il nous aime, qu’Il a prié et prie encore pour tous les siens afin qu’ils soient gardés du mal (Jean 17. 15).
Le jugement ne peut pas nous atteindre, car nous sommes à l’abri de son sang, et Il nous a assurés que nous sommes passés de la mort à la vie et que nous ne viendrons pas en jugement (Jean 5. 24). La grande tribulation dont Il a annoncé qu’elle viendrait à la fin de cette période n’est pas pour ceux qui ont été lavés dans son sang. La colère va venir, mais Il nous dit que nous serons délivrés de cette colère (1 Thess. 1. 10). Au milieu de la détresse croissante et du mal qui approche, nous pouvons dire : « Je ne craindrai aucun mal ». Et s’il nous arrive, dans notre courte vie, ce que nous appelons du mal – si des bien-aimés nous sont enlevés, si nous perdons des choses et du confort terrestres, s’il vient de la souffrance et du chagrin, nous savons que toutes ces choses collaborent pour notre bien. Quel réconfort !
Et ainsi, à mesure que nous avançons dans l’année – une année dont ne verrons peut-être pas la fin ici-bas, disons : « Je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi ». Il est avec nous ; et « au-dessous de nous sont les bras éternels » (Deut. 34. 27) qui ont été étendus sur le bois de la croix ; les bras qui soutiennent toutes choses. Répétez-le chaque jour ! Que ce soit le cantique joyeux de la foi dans votre âme et sur vos lèvres. « Je ne craindrai aucun mal, car tu es avec moi ».