LA RÉCOMPENSE D’UN VERRE D’EAU

« Quiconque donnera aura donné à boire un verre d’eau froide fraîche à l’un de ces petits, en qualité de disciple, en vérité, je vous dis : il ne perdra pas sa récompense » Matthieu 10. 42.

Alice, une toute petite fille, avait appris pour l’École du dimanche, le verset 42 de Matthieu 10.

« Puisque cela fait plaisir au Seigneur Jésus, qu’on donne un verre d’eau aux gens, se dit-elle, eh bien ! je vais le faire. C’est pourquoi Alice prit l’habitude de se tenir, son verre à la main, devant la fontaine d’eau fraîche qui coulait au bord de la route. Avec un sourire gracieux, elle offrait à boire à tous les passants sans distinction. Les uns se moquaient d’elle, mais d’autres en étaient reconnaissants. Un jour, elle vit arriver un vieil homme barbu, le dos courbé, l’air sombre et triste, qui l’intimidait fort. Elle alla néanmoins vers lui et lui dit gentiment : « Monsieur, peut-être êtes-vous fatigué, et avez-vous soif ? Tenez, voilà un verre d’eau de la part du Seigneur Jésus ».

L’homme s’arrêta, interloqué. Il ne dit pas un mot, mais but d’un seul trait le verre d’eau, tandis que ses larmes coulaient.

Les années ont passé. La petite Alice est devenue une infirmière qui soigne les malades dans un grand hôpital. Un soir, elle demanda à ceux qui assistaient à la lecture de l’Évangile, comment ils étaient venus au Sauveur. Alors un vieillard se mit à raconter son histoire :

« Il y a bien des années de cela, dit-il, j’étais en route vers la forêt, ayant pris la décision de me pendre à un arbre pour en finir avec ma misérable existence. J’étais si malheureux, si seul au monde, qu’il me semblait que la mort me serait préférable à la vie. Mais au moment de quitter la route pour m’engager dans le bois, je rencontrai, au bord d’une fontaine, une charmante fillette qui me tendit un verre d’eau, disant que c’était « de la part du Seigneur Jésus ». Cela m’a tellement touché de penser que Dieu se souciait encore de moi, qu’Il ne m’avait pas abandonné, qu’Il me parlait à travers le sourire de cette enfant, que j’ai renoncé à mon sinistre projet. Je rentrai chez moi, j’ouvris ma Bible que je n’avais plus lue depuis bien longtemps, et je tombai à genoux au pied de mon lit. Alors le Seigneur m’a rencontré, Il m’a montré la croix où Il a été cloué, pour mes péchés, et j’ai compris que Dieu m’avait pardonné. Depuis lors, je suis son enfant et Il m’a toujours aidé et secouru ».

Inutile de dire avec quelle émotion sœur Alice écouta ce récit.

– « Eh bien, cette petite fille qui vous a offert le verre d’eau, c’était moi, dit-elle. Grande est ma récompense de savoir que Dieu s’est servi de ce tout petit acte d’amour pour sauver une âme pour l’Éternité ! »

Grande aussi fut la joie du vieillard en retrouvant, après tant d’années, celle qui avait été le moyen de lui sauver doublement la vie. Oui, tout ce qui est fait par amour pour le Seigneur a de la valeur aux yeux de Dieu. Ne dites jamais : « Je suis trop petit pour faire quelque chose pour Lui. » Il est bien vrai qu’aucune de nos bonnes actions ne peut nous gagner le ciel : c’est par sa mort sur la croix que le Seigneur Jésus nous a sauvés. Mais, connaissant le Sauveur, nous devons montrer notre foi en marchant sur ses traces, dans le chemin du dévouement.

D’après Le Salut de Dieu 1971

CHRIST, NOTRE TOUT

Il est particulièrement précieux, pour le racheté, de méditer les révélations de la Parole de Dieu concernant ce que Christ est pour lui. Il y puise une assurance inébranlable, une joie constamment renouvelée et des motifs de louange des plus élevés. Le cœur, réchauffé en s’occupant de ces « richesses insondables du Christ », s’attache toujours davantage à sa glorieuse personne. Il en résulte aussi des fruits bénis dans la marche du croyant : sanctification et consécration plus réelles, détachement des choses d’ici-bas, attachement croissant aux réalités célestes, attente plus vivante du Seigneur, dont la venue nous introduira dans la jouissance parfaite des bénédictions que nous possédons maintenant en Lui par la foi.

Parmi les déclarations de l’Écriture concernant ce que Christ est pour nous, nous aimerions méditer les quelques passages suivants : « Or vous êtes de lui [c’est-à-dire de Dieu] dans le christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption » … « Quand le Christ, qui est notre vie, sera manifesté, alors vous aussi vous serez manifestés avec lui en gloire » … « Mais maintenant, dans le christ Jésus, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été approchés par le sang du Christ. Car c’est lui qui est notre paix » … « Le christ Jésus notre espérance » (1 Cor. 1. 30 ; Col. 3. 4 ; Éph. 2. 13 et 14 ; 1 Tim. 1. 1).

Fondés sur ces paroles divines, nous avons l’assurance que Christ est notre sagesse, notre justice, notre sainteté, notre rédemption, notre vie, notre paix, notre espérance, en un mot : notre tout. Toute la doctrine chrétienne se trouve résumée en ces quelques mots : le croyant est « de Dieu dans le christ Jésus » et Christ est tout pour lui de la part de Dieu, de sorte que « celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur ».

1. Christ, notre sagesse. L’homme tombé loin de Dieu a perdu le sens de sa propre destinée. En quête d’une lumière qu’il ne peut retrouver par ses propres efforts, il se pose mille questions auxquelles il tente en vain de répondre à l’aide de multiples systèmes philosophiques et religieux issus de son imagination. Au lieu d’accepter le jugement que Dieu porte sur l’homme pécheur, la philosophie s’arroge le droit de juger Dieu dans son être et dans ses voies.

Aux yeux de Dieu, cette pseudo-sagesse n’est que « discours séduisants » (Col. 2. 4 et 8). S’adressant aux Corinthiens, qui étaient en danger de s’appuyer sur la sagesse « de ce siècle », l’apôtre Paul s’écrie : « Où est le sage ? où est le scribe ? où est le raisonneur de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas fait de la sagesse du monde une folie ? » (1 Cor. 1. 20 ; lire également ch. 3. 18 à 20).

Quel privilège est le nôtre d’en avoir fini avec cette sagesse humaine et ses prétentions, et d’avoir trouvé, en Christ, la « sagesse de Dieu en mystère, la sagesse cachée que Dieu avait préétablie avant les siècles pour notre gloire. Cette sagesse, aucun des chefs de ce monde ne l’a connue » (1 Cor. 2. 7 et 8) ! Où trouve-t-on cette sagesse divine ? En Christ, et en Christ seul, crucifié et ressuscité, révélé par l’Évangile, « Christ la puissance de Dieu et la sagesse de Dieu… le christ Jésus qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu » (1 Cor. 1. 24 et 30). C’était ce message-là que Paul prêchait, bien qu’il fût une « folie » au jugement des chefs de ce siècle ; mais « la folie de Dieu est plus sage que les hommes » (v. 25). Dieu a manifesté sa sagesse par l’œuvre de la croix, qui réduit à néant la sagesse de l’homme. Rien n’humilie autant celui-ci que de devoir reconnaître qu’il a besoin d’un Sauveur, parce qu’il n’est qu’un pécheur perdu méritant le jugement éternel.

Pour le croyant, il n’y a pas d’autre sagesse que Christ. Il est au cœur même du mystère de Dieu, dans lequel sont cachés « tous les trésors de la sagesse et de la connaissance » (Col. 2. 3) : tous les conseils et les voies de Dieu l’ont pour grand objet. Et c’est par Lui seul que Dieu s’est révélé comme le Dieu de lumière et d’amour. « Personne n’a jamais vu Dieu : le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître… Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 1. 18 ; 14. 9). Christ est « la Sagesse », établie dès l’éternité (Prov. 8). Aussi « heureux l’homme qui trouve la sagesse…, car son acquisition est meilleure que l’acquisition de l’argent, et son revenu est meilleur que l’or fin » (Prov. 3. 13 et 14).

2. Christ, notre justice. Si la sagesse de l’homme est folie devant Dieu, il ne peut, davantage acquérir par lui-même une justice répondant aux exigences d’un Dieu juste et saint. Quelque louables que puissent être ses œuvres, elles lui procurent une propre justice sans valeur et que Dieu appelle un « vêtement souillé » (És. 64. 5). « L’homme n’est pas justifié sur la base des œuvres de loi, ni autrement que par la foi en Jésus Christ… ; parce que sur la base des œuvres de loi, personne ne sera justifié » (Gal. 2. 16).

Mais Dieu soit loué de ce que, dans sa grâce, il a pourvu à ce qui manquait à l’homme : tout pécheur, qui, par la foi, accepte le pardon que Dieu lui offre en Christ, est justifié. Dieu lui impute la justice de Christ qui est Lui-même notre justice : Christ « nous a été fait justice de la part de Dieu ». Regardant à son Sauveur maintenant glorifié à la droite de Dieu, chaque croyant peut donc s’écrier : Voilà ma justice ! « Christ est là, au ciel, agréé de Dieu, à cause de l’œuvre qu’il a accomplie, et c’est là ce qu’il me faut. La justice a été montrée en ceci, savoir que Christ est assis à la droite de Dieu. Dieu l’a pris hors du monde, il m’en sort aussi et me dit : La justice est là à ma droite. Là est ma justice » (J.N.D.).

Les juges humains acquittent parfois un coupable, le libérant ainsi des sanctions qu’il avait encourues. Mais ce n’est pas la manière de Dieu envers le pécheur repentant. Non seulement il annule la condamnation qui pesait sur lui, mais encore il le déclare juste et fait de lui son enfant bien-aimé. « C’est Dieu qui justifie ; qui est celui qui condamne ? … Justifiés gratuitement par sa grâce » (Rom. 8. 34 ; 3. 24 ; cf. Tite 3. 7).

Cependant, pour que cela fût possible, il a fallu que le Saint et le Juste fût chargé de nos péchés et frappé à notre place. « Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui… » (2 Cor. 5. 21). « Seigneur Jésus, s’écriait Luther, tu es ma justice, et je suis ton péché. Tu as, sur la croix, pris ce qui était à moi, et tu m’as donné ce qui t’appartenait. Ce que tu n’étais pas, tu l’es devenu pour l’amour de moi. Ce que je n’étais pas, tu me l’as fait devenir par ta miséricorde ». En effet, « il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris » (És. 53. 5). Le Seigneur Jésus s’est chargé de nos péchés et a pris sur Lui le jugement que nous avions mérité, et nous, nous recevons le fruit de son œuvre, de sorte que Dieu agrée le croyant selon la valeur du sacrifice de Christ. Quand nous nous approchons de Dieu, nous trouvons donc une justice qui n’est ni de nous, ni en nous-mêmes ; mais nous trouvons Christ devant Dieu, Christ notre justice. C’est ce qui nous donne une entière assurance pour entrer dans les lieux saints et nous tenir en la présence de Dieu sans voile, le cœur en paix, rempli de joie et d’adoration, dans une lumière qui manifeste la perfection absolue de ce que nous sommes « dans le christ Jésus », qui nous a été fait « justice » de la part de Dieu. Son saint nom en soit loué à jamais !

3. Christ, notre sainteté. Si l’homme naturel cherche, comme en tâtonnant, la lumière, et s’efforce d’acquérir une justice par ses propres mérites, il éprouve aussi, au plus profond de son être, un besoin de sainteté. Sa conscience, à moins qu’elle ne soit trop endurcie, ne cesse de l’accuser. Aussi, nombreux sont ceux qui tentent de se soustraire à leur malaise intérieur par un comportement moral et religieux, grâce auquel ils espèrent atteindre un degré suffisant de sainteté envers Dieu. Leurs conceptions quant à ses exigences sont des plus diverses : certains se contentent de quelques actes dévots, d’une honorabilité extérieure, tandis que d’autres s’imposent des règles très strictes, voire ascétiques. Même des croyants peuvent tomber dans ce piège de Satan, ainsi qu’il ressort de Colossiens 2. 20 à 23.

Or, en Christ, Dieu a, sur ce point également, accompli une œuvre parfaite. Christ lui-même est notre sainteté, de sorte que le croyant n’a pas à rechercher une sainteté qu’il possède déjà en Christ. « Il nous a été fait… sainteté » (1 Cor. 1. 30). Nous avons été « élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui en amour » (Éph. 1. 4). Cette part nous est acquise en vertu de l’œuvre de la croix : « Nous avons été sanctifiés par l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes… Car, par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10. 10 et 14).

Telle est la condition du racheté : parce qu’il est en Christ, il est, aux yeux de Dieu, revêtu de la sainteté de Christ. Il est un « saint appelé », c’est-à-dire sanctifié, mis à part pour Dieu, en vertu de l’appel de Dieu et de l’œuvre de la croix. « Nous sommes de Dieu » (1 Jean 5. 19). « Vous êtes de lui dans le christ Jésus » (1 Cor. 1. 30). « Vous avez été sanctifiés » (1 Cor. 6. 11). Cette mise à part, qui a lieu lors de la nouvelle naissance, est le privilège béni et inaltérable de tout racheté.

Nous pouvons donc, en pleine assurance de foi, et dans la puissance de l’Esprit, nous emparer de cette révélation glorieuse entre toutes : Christ, notre sainteté. Ne cherchons rien hors de Lui, mais que notre bonheur soit d’être en Lui, un avec Lui et, par conséquent, de jouir de tout ce qu’il est en Lui-même pour nous. Quel privilège est le nôtre de posséder la sainteté même de Christ ! Nous n’avons donc pas besoin de faire des efforts pour acquérir cette sainteté : nous la possédons déjà en Lui ; nous sommes saints en Lui. Nous n’avons qu’à recevoir ce que Dieu a déjà fait, et l’en bénir. Si nous acceptons ce fait par la foi, la réalité s’en verra dans notre vie quotidienne.

4. Christ, notre rédemption. Le terme « rédemption » comporte une double notion : celle du paiement d’une rançon et celle de la délivrance qui en résulte.

Par sa désobéissance, l’homme est tombé sous l’esclavage de Satan, maître dur et cruel, qui maintient ses captifs sous sa domination par la puissance du péché et de la mort (Héb. 2. 14). Voici en quels termes la Parole décrit la condition désespérée dans laquelle nous étions plongés : morts dans nos fautes et dans nos péchés, assujettis au chef de l’autorité de l’air, de l’esprit qui opère maintenant dans les fils de la désobéissance, marchant dans les convoitises de notre chair, étant par nature des enfants de colère comme les autres (Éph. 2. 2 et 3 ; voir aussi Tite 3. 3). C’est alors que Dieu, « qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés », nous racheta « par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache » (1 Pier. 1. 18 et 19). Le Fils de l’homme vint « pour donner sa vie en rançon pour un grand nombre » (Mat. 20. 28). C’est en Lui que « nous avons la rédemption par son sang » (Éph. 1. 7). Car c’est le sang qui fait propitiation pour l’âme, lisons-nous en Lévitique 17. 11 « Sans effusion de sang, il n’y a pas de rémission » (Héb. 9. 22). (Le sang est mentionné douze fois dans ce chapitre).

Le sang de Christ est donc la rançon payée pour notre rédemption. Tous ceux qui, par la foi, sont placés sous l’efficace de ce sang, sont mis ainsi pour toujours à l’abri du jugement, étant « justifiés gratuitement par sa grâce, par la rédemption qui est dans le Christ Jésus, lui que Dieu a présenté pour propitiatoire, par la foi en son sang » (Rom. 3. 24 et 25).

La rédemption s’étendra aussi bientôt à notre corps. « Nous-mêmes aussi qui avons les prémices de l’Esprit, nous soupirons intérieurement, attendant l’adoption, la délivrance (ou rédemption) de notre corps » (Rom. 8. 23). Cette rédemption du corps s’opérera à la venue du Seigneur « qui transformera notre corps d’abaissement en la conformité du corps de sa gloire, en déployant le pouvoir qu’il a de soumettre absolument tout à son autorité » (Phil. 3. 21). « Alors nous verrons combien est glorieuse et complète la rédemption qu’il a opérée pour son peuple, si complète que rien ne sera laissé entre les mains de l’ennemi, mais que l’esprit, l’âme et le corps seront également délivrés et rendus siens » (E. D.).

Ayant été ainsi « achetés à prix » (1 Cor. 6. 20), nous appartenons tout entiers à Christ, dont le sang a été versé en rançon pour nos péchés et qui a payé notre dette. Mais de ce fait procède notre responsabilité de manifester que nous sommes à Lui, en vivant non plus pour nous-mêmes, mais pour Celui qui est mort et ressuscité pour nous. « Il s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité et de purifier pour lui-même un peuple qui lui appartienne en propre, zélé pour les bonnes œuvres » (2 Cor. 5. 15 ; Tite 2. 14). Rachetés à si grand prix, nous aurons à cœur de marcher d’une manière digne du Seigneur, afin de Lui plaire à tous égards (Col. 1. 10).

5. Christ, notre vie. Dans un monde où régnaient la mort et les ténèbres du péché, Christ est venu apporter la vie et la lumière (Jean 1. 1 à 5). Comme Fils de Dieu, il possédait la vie en Lui-même : « La vie a été manifestée, et nous avons vu et nous témoignons, et nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée » (1 Jean 1. 2). Cette vie divine devait être communiquée à tous ceux qui croiraient en Lui. « Le Fils fait vivre ceux qu’il veut » (Jean 5. 21).

Mais, pour que cela fût possible, il fallait que la question du péché fût réglée à la croix et que les droits de Dieu envers l’homme pécheur fussent satisfaits. Cette œuvre, Christ l’a parfaitement accomplie. C’est pourquoi, se plaçant au-delà de la croix, il pouvait dire : « Père, l’heure est venue ; glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, comme tu lui as donné autorité sur toute chair, afin que, quant à tout ce que tu lui as donné, il leur donne la vie éternelle » (Jean 17. 1 et 2). En vertu de l’œuvre expiatoire de Christ, Dieu peut justifier tous ceux qui croient et les fait passer de la mort à la vie. « En vérité, en vérité, je vous dis : celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24). Tel est le don gratuit : Dieu fait à tous ceux qui reçoivent son témoignage à l’égard de l’homme pécheur et à l’égard de son Fils. « C’est ici le témoignage : que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est dans son Fils : Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie » (1 Jean 5. 11 et 12).

« Cette vie est dans son Fils » : c’est en Christ seul que nous possédons la vie éternelle. Christ est notre vie (Col. 3. 4) et, ayant Christ, nous avons la vie éternelle. Mais elle « est cachée avec le Christ en Dieu » (Col. 3. 3). Elle est entièrement hors des atteintes de Satan ; nous ne pouvons donc la perdre. Bien que cachée dans sa source, il faut que la vie de Christ soit visible en nous, puisqu’il est notre vie. Cela n’est possible que si nous appliquons la mort à tout ce qui est de l’homme naturel, de sorte que seule la vie de Jésus soit manifestée en nous. C’est ce que faisait l’apôtre Paul qui pouvait dire : « Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi » (Gal. 2. 20). Comme quelqu’un l’a dit : « Comment pourrons-nous jamais apprécier assez l’honneur qui nous est fait ! Et si nous nous associons en quelque mesure à l’affection de Dieu pour Christ, combien nous le louerons d’avoir fait de nous, tels que nous sommes, des instruments pour représenter son Christ au milieu des ténèbres de ce monde » !

Le fait que Christ est notre vie sera manifesté bientôt en gloire à la face du monde. « Quand le Christ, qui est notre vie, sera manifesté, alors vous aussi vous serez manifestés avec lui en gloire » (Col. 3. 4). Cette manifestation en gloire s’étendra à nos corps, qui auront été ressuscités ou transmués à la venue du Seigneur (1 Cor. 15. 53 et 54). La puissance de vie en Christ est telle que ce qui est mortel en eux sera « absorbé par la vie » (2 Cor. 5. 4). Alors il « transformera notre corps d’abaissement en la conformité du corps de sa gloire » (Phil. 3. 21). Le but de la rédemption sera pleinement atteint, savoir notre conformité parfaite « à l’image de son Fils, afin qu’il soit premier-né entre plusieurs frères ».

Mais la vie de Christ en nous sera manifestée aussi dans la gloire elle-même, entraînant un changement fondamental de notre condition présente. Certes, nous sommes dès maintenant enfants de Dieu, mais alors nous serons semblables à Christ, car nous le verrons comme il est (1 Jean 3. 2). Nous serons un avec Lui dans la vie éternelle et « nous régnerons en vie par un seul, Jésus Christ » (Rom. 5. 17). « Parce que moi je vis, vous aussi vous vivrez » (Jean 14. 19).

6. Christ, notre paix. En Éphésiens 2. 14, Christ est appelé notre paix. En effet, sous la grâce, les distinctions qui opposaient, sous la loi, les Juifs et les nations, sont entièrement effacées en Christ. « Des deux, est-il dit, il en a fait un et a détruit le mur qui les séparait ; il a aboli dans sa chair l’inimitié ». Dans la période actuelle, tous les croyants, à quelque peuple qu’ils appartiennent, sont unis à un Christ glorifié, en vertu de l’œuvre de la croix. Christ étant notre paix à tous quant aux exigences de Dieu à l’égard de l’homme pécheur, l’est aussi, par là, quant aux relations entre Juifs et nations : sa mort expiatoire est le fondement de la réconciliation des uns avec les autres pour former un seul corps.

Christ ayant pris sur Lui les péchés de tous, il n’y a, pour tous, qu’un seul moyen de salut : la foi en son sang. C’est sur ce seul fondement que le Seigneur Jésus proclame la bonne nouvelle de la paix, et aux Juifs, et aux païens. Étant justifiés sur le principe de la foi, tous ont « la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 1). « Il n’y a ni Juif, ni Grec ; il n’y a ni esclave, ni homme libre ; il n’y a ni homme, ni femme ; car vous tous, vous êtes un dans le christ Jésus » (Gal. 3. 28 ; Col. 3. 11).

Christ a donc fait la paix par le sang de sa croix (Col. 1. 20), puis « il est venu, et a annoncé la bonne nouvelle de la paix » aux Juifs et aux nations (Éph. 2. 17), nous a réconciliés avec Dieu (Col. 1. 22) et, enfin, a fait la paix entre Juifs et nations, en créant « les deux en lui-même pour être un seul homme nouveau » (Éph. 2. 15). C’est par le sang de Christ que nous avons la paix, une justification parfaite, la justice divine ; c’est Lui qui purifie la conscience, Lui qui nous introduit dans le lieu très saint en la présence même de Dieu, Lui qui nous donne droit à la gloire du ciel. Le sang répandu sur la croix est le repos parfait de la conscience ; l’amour qui s’est révélé à la croix est le repos parfait du cœur ; nous possédons tout cela par la foi, « car nous qui avons cru, nous entrons dans le repos » (Héb. 4. 3).

7. Christ, notre espérance. C’est ainsi que l’apôtre Paul l’appelle en 1 Timothée 1. 1 : « Paul, apôtre de Jésus Christ, selon le commandement de Dieu notre Sauveur et du christ Jésus notre espérance ». L’objet de l’espérance du croyant, c’est Christ lui-même, et ce qui devrait caractériser tout chrétien, c’est l’attente de son retour.

Cette espérance revêt une importance primordiale pour les rachetés, car sa réalisation nous apportera la pleine et entière jouissance de tous les fruits de la rédemption : la délivrance, quant à nos corps, du pouvoir de la mort ; notre identification avec Christ; notre introduction dans la gloire, la joie et le repos de sa présence ; nous le verrons enfin face à face, Lui, l’objet de nos affections, notre bien-aimé Sauveur qui s’est donné Lui-même pour nous ; nous pourrons Lui offrir d’une manière parfaite notre adoration et notre reconnaissance ; nous serons délivrés des épreuves d’ici-bas, ainsi que de la présence et des conséquences du péché; enfin nous régnerons avec Lui. En un mot, la félicité et la gloire de la maison du Père seront nôtres à jamais.

Qu’il est précieux de savoir que le Seigneur, Lui aussi, attend avec joie le moment où il pourra enfin satisfaire le désir de son cœur et avoir pour toujours les siens avec Lui ! « Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire, que tu m’as donnée » (Jean 17. 24). La promesse de son retour est aussi précieuse au Seigneur Jésus qu’à ses bien-aimés. La joie de la rencontre est aussi grande pour l’Époux qui vient que pour l’épouse qui attend.

Quels effets l’attente du Seigneur doit-elle exercer sur nos vies ?

La perspective d’être bientôt enlevés à la rencontre du Seigneur, notre bien-aimé Sauveur, d’être ainsi délivrés des épreuves du temps présent et introduits pour l’éternité dans la gloire céleste, cette perspective, disons-nous, est un magnifique sujet de joie et de consolation pour le racheté. « Jésus Christ, lui que sans l’avoir vu, vous aimez ; et, croyant en lui, bien que maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie indescriptible et glorieuse… Réjouissez-vous,… afin qu’aussi, à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez avec allégresse » (1 Pier. 1. 8 ; 4. 13).

Mais la proximité du retour du Seigneur implique aussi une grande responsabilité pour le croyant. Il s’agit, en effet, qu’à son retour le Maître ne nous trouve ni endormis, ni enlacés dans les filets du péché, ni embarrassés dans les choses de la terre. De ce triple danger découle une triple responsabilité, savoir la responsabilité d’être vigilant, de réaliser une sanctification constante, de servir le Seigneur avec zèle et fidélité.

L’attente du Seigneur produit-elle réellement de tels fruits en chacun de nous ? Si ces choses sont en nous et y abondent, elles feront que nous ne serons pas oisifs ni stériles pour ce qui regarde la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ. « C’est pourquoi, frères, étudiez-vous d’autant plus à affermir votre appel et votre élection, car en faisant cela vous ne faillirez jamais ; ainsi l’entrée dans le royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ vous sera richement donnée » (2 Pier. 1. 8 à 11).

Nous avons ainsi considéré quelques-unes des richesses que nous possédons en Christ, ce qu’il est pour nous. Puissent nos cœurs désirer ardemment « le connaître, Lui », en qui le Père trouve toutes ses délices, et nous les plus précieuses bénédictions. Contemplant ainsi la personne glorieuse du Fils, nous partageons la joie que le Père goûte en Lui, car « notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus Christ » (1 Jean 1. 3). Seule la personne de Christ peut satisfaire notre cœur. C’est pourquoi le Père, le Saint Esprit et les Écritures placent sans cesse Christ devant nos âmes comme l’objet de notre foi, de notre amour et de notre espérance. Puissions-nous croître ainsi « dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ », et goûter que « toute sa personne est désirable ». « À lui la gloire, et maintenant et jusqu’au jour d’éternité ! Amen » (2 Pier. 3. 18).

D’après Messager Évangélique 1969 (M.T.)

BERACA 56 : SAMUEL, DERNIER JUGE ET PREMIER PROPHÈTE

Saül, roi sur Israël, va conduire les guerres comme le peuple l’avait réclamé, mais quand l’Éternel lui ordonne de détruire entièrement Amalek, il n’obéit qu’à moitié. « Et la parole de l’Éternel vint à Samuel, disant : Je me repens d’avoir établi Saül pour roi ; car il s’est détourné de moi et n’a pas exécuté mes paroles. Et Samuel fut fort attristé, et il cria à l’Éternel toute la nuit » (1 Sam. 15. 10 et 11).

Le prophète est envoyé de Dieu pour mettre en lumière l’état du cœur de Saül. Ce premier roi d’Israël a beau essayer de s’excuser, comme Adam dans le jardin d’Éden quand il a repoussé sa culpabilité sur Ève. Mais Samuel parle et dit : « N’est-ce pas, quand tu étais petit à tes propres yeux, tu es devenu chef des tribus d’Israël, et l’Éternel t’a oint pour roi sur Israël ? » (v. 17). Dans cette confrontation, Samuel dit encore : « L’Éternel prend-il plaisir aux holocaustes et aux sacrifices, comme à ce qu’on écoute la voix de l’Éternel ? Voici, écouter est meilleur que sacrifice, prêter l’oreille, meilleur que la graisse des béliers ; … L’Éternel a déchiré aujourd’hui la royauté d’Israël de dessus toi, et l’a donnée à ton prochain, qui est meilleur que toi » (1 Sam. 15. 22 et 28). En ce qui concerne Saül, la suite n’est qu’actions charnelles, comme nous pourrons le considérer, selon la volonté de Dieu, en étudiant le cheminement d’un jeune homme du nom de David.

Il faut se souvenir que « toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » (2 Tim. 3. 16). Savoir méditer sur ce qui est arrivé à Israël pour en tirer instruction est de la plus haute importance, car « toutes ces choses leur arrivèrent comme types, et elles ont été écrites pour nous servir d’avertissement, à nous que les fins des siècles ont atteints » (1 Cor. 10. 11).

Obéissant à la recommandation de l’Éternel, Samuel avait oint Saül pour qu’il soit roi sur son peuple. À cause de sa désobéissance, Saül va perdre la royauté et le prophète doit le confronter avec les paroles que l’Éternel a mises dans sa bouche : « l’Éternel s’est cherché un homme selon son cœur,et l’Éternel l’a établi prince sur son peuple, car tu n’as pas gardé ce que l’Éternel t’avait commandé » (1 Sam. 13. 14). Il s’en est suivi un plaidoyer de la part de Saül, mais à la fin, Samuel doit lui dire : « L’Éternel a déchiré aujourd’hui la royauté d’Israël de dessus toi, et l’a donnée à ton prochain, qui est meilleur que toi. Et aussi, la sûre Confiance d’Israël ne ment pas et ne se repent pas ; car il n’est pas un homme pour se repentir » (15. 28 et 29).

Ce fut la dernière fois que Saül parla avec Samuel, qui « s’en alla à Rama ; et Saül monta à sa maison, … Et Samuel ne vit plus Saül jusqu’au jour de sa mort, car Samuel menait deuil sur Saül, parce que l’Éternel s’était repenti d’avoir établi Saül roi sur Israël » (1 Sam. 15. 34 et 35). Il y a bien eu une autre dernière fois, quand, dans la détresse, serré de près par l’ennemi, Saül utilisa un médium pour faire apparaître Samuel qui était déjà mort. Mais rien ne put faire changer le jugement décrété ; « on ne se moque pas de Dieu ; car ce qu’un homme sème, cela aussi il le moissonnera » (Gal. 6. 7).

« Et l’Éternel dit à Samuel : Jusques à quand mèneras-tu deuil sur Saül, vu que moi je l’ai rejeté pour qu’il ne soit pas roi sur Israël ? Remplis ta corne d’huile, et va : je t’enverrai vers Isaï, le Bethléhémite ; car j’ai vu parmi ses fils un roi pour moi. Et Samuel dit : Comment irai-je ? Dès que Saül l’entendra, il me tuera. Et l’Éternel dit : Tu prendras avec toi une génisse, et tu diras : Je suis venu pour sacrifier à l’Éternel. Et tu appelleras Isaï au sacrifice, … et tu oindras pour moi celui que je te dirai. Et Samuel fit ce que l’Éternel avait dit, et vint à Bethléhem ; … Et il sanctifia Isaï et ses fils » (1 Sam. 16. 1 à 6).

Les derniers jours de service public de Samuel sont très touchants : il prit la corne d’huile, et « oignit David au milieu de ses frères. Et l’Esprit de l’Éternel saisit David, depuis ce jour-là et dans la suite. Et Samuel se leva et s’en alla à Rama » (1 Sam. 16. 13). Il continue son service et devient un refuge pour David persécuté par Saül, comme on peut le lire : « Et David s’enfuit, et il échappa ; et il vint vers Samuel à Rama, et lui rapporta tout ce que Saül lui avait fait. Et ils s’en allèrent, lui et Samuel, et ils habitèrent à Naïoth » (1 Sam. 19. 18). Quand Saül envoya des messagers pour prendre David, leurs cœurs furent changés et « ils prophétisèrent » (v. 20). « Saül alla, lui aussi, à Rama, … et « il prophétisa… » (v. 23). Ce récit nous montre comment Dieu a le contrôle sur tout. Saül, un persécuteur, ne put accomplir son projet comme autrefois Balaam fut obligé de bénir le peuple, alors qu’il voulait le maudire. Saul de Tarse, persécuteur de l’Assemblée de Dieu, est devenu l’instrument utilisé pour l’édifier, l’exhorter et la consoler.

Lorsque Samuel transféra son rôle de juge au roi que les fils d’Israël avaient demandé, il les questionne : « De qui ai-je pris le bœuf ? ou de qui ai-je pris l’âne ? ou à qui ai-je fait tort ? à qui ai-je fait violence ? ou de la main de qui ai-je accepté un cadeau qui m’ait fait fermer les yeux ? et je vous le rendrai… L’Éternel est témoin contre vous, et son oint (Saül) est témoin aujourd’hui, que vous n’avez rien trouvé dans ma main. Et ils dirent : Il en est témoin » (1 Sam. 12. 3 à 5). De manière semblable, l’apôtre Paul, devant les anciens d’Éphèse, a dit : « Je n’ai convoité ni l’argent, ni l’or, ni la robe de personne. Vous savez vous-mêmes que ces mains ont été employées pour mes besoins et pour les personnes qui étaient avec moi » (Act. 20. 33). Qu’il puisse en être dit ainsi de nous !

« Et Samuel mourut ; et tout Israël s’assembla, et se lamenta sur lui ; et on l’enterra dans sa maison, à Rama » (1 Sam. 25. 1). En des temps difficiles, quand les fils de Samuel ne marchaient pas droit devant Dieu, quel encouragement de savoir qu’Isaï, le père de David, était connu de l’Éternel, et que douze cent portiers œuvrant pour le service du temple, bâti par Salomon, avaient déjà été établis dans leur charge par « David et Samuel, le voyant » (1 Chr. 9. 22). Il est réjouissant aussi de savoir que cinq siècles plus tard il sera dit que, depuis « Samuel, le prophète ; aucun des rois d’Israël n’avait célébré une Pâque comme celle que firent Josias, et les sacrificateurs et les lévites, et tout Juda et Israël » (2 Chron. 35. 18). Dans les jours de Samuel on célébrait la Pâque ! À nous de participer fidèlement à la cène du Seigneur et en Le servant humblement comme ont servi le prophète Samuel et l’apôtre Paul.

TRADUCTION DE FEUILLETS (111)

« Nous voyons Jésus, qui a été fait un peu moindre que les anges à cause de la souffrance de la mort, couronné de gloire et d’honneur, en sorte que, par la grâce de Dieu, il goûtât la mort pour tout » Hébreux 2. 9.

HUMILIÉ ET EXALTÉ

En tant que croyants, nous regardons au ciel avec les yeux de notre cœur et voyons comment Jésus est glorifié et honoré :

Dieu a donné au Christ la gloire spéciale de s’asseoir à sa droite en tant qu’être humain. Ce lieu exalté montre ce que Dieu a encore en réserve pour Lui : Il régnera un jour sur toute la création.

Dieu a donné au Fils de l’homme l’honneur de siéger à sa droite. Quand nous Le voyons là, nous voyons la valeur que Jésus Christ a pour Dieu : Lui seul mérite cette place d’honneur !

Regarder avec foi Christ, au ciel, couronné de gloire et d’honneur, nous donne l’assurance qu’Il sera bientôt reconnu dans tout l’univers.

Mais Jésus fut autrefois abaissé pour un peu de temps au-dessous des anges à cause de la souffrance de la mort. En tant que Fils éternel de Dieu, Il a dû prendre la forme humaine pour mourir. Il a donc été abaissé au-dessous des anges pour souffrir la mort, car les anges ne peuvent pas mourir. Mais Il avait devant Lui, tout au long de sa vie, les souffrances de la mort.

Sur la croix, Il a « goûté la mort ». Cela fait référence à ses souffrances pendant les trois heures de ténèbres et à sa mort physique. Il a goûté à toute l’amertume de la mort lorsqu’Il a été abandonné par Dieu et a donné sa vie. Heures terribles pour Lui.

Mais Il a ensuite été exalté, et couronné de gloire et d’honneur.

D’après Näher zu Dir avril 2025

« Pour moi, vivre, c’est Christ, et mourir, un gain » Philippiens 1. 21.

« Car moi, par la Loi, je suis mort à la Loi, afin que je vive pour Dieu » Galates 2. 19.

LA VÉRITÉ EN CHRIST, CHANGEMENT COMPLET PAR RAPPORT À LA LOI

Il est merveilleux de contempler les triomphes moraux du christianisme – les victoires qu’il gagne sur le moi et sur le monde, et la manière merveilleuse par laquelle de telles victoires sont obtenues. La Loi disait : Tu feras ceci, et tu ne feras pas cela. Mais le christianisme parle un tout autre langage. Nous y voyons la vie donnée comme un don gratuit – la vie découlant d’un Christ ressuscité et glorifié. C’est quelque chose complètement en dehors du domaine de la loi. La loi disait : « Celui qui aura fait ces choses vivra par elles ». Une longue vie dans le pays était tout ce que la Loi proposait à l’homme qui pouvait la garder. La vie éternelle dans un Christ ressuscité était quelque chose absolument inconnu sous le système légal – et impossible à concevoir.

Mais le christianisme, non seulement donne la vie éternelle ; il donne aussi un objet dont cette vie peut être occupé – un centre autour duquel les affections de cette vie peuvent se déployer – un modèle sur lequel cette vie peut se calquer. Il gagne ainsi ses grands triomphes moraux – et ses conquêtes sur une nature égoïste et un monde égoïste. Il donne la vie divine et un centre divin ; et à mesure que la vie se déploie autour de ce centre, nous sommes débarrassés de nous-mêmes.

C’est là le secret du renoncement à soi-même. Cela ne peut pas être atteint d’une autre manière. L’homme inconverti trouve son centre en lui-même ; et en conséquence, lui dire de ne pas être égoïste, c’est lui dire de ne pas exister du tout. Et cela se vérifie même dans la question de simple religiosité. Un homme accomplira bien sa religion, comme il le pense, pour obtenir un intérêt éternel ; mais c’est quelque chose tout à fait différent, de trouver un objet et un centre en-dehors de soi-même. Le christianisme seul peut le donner.

D’après the Lord is near juillet 1987 (C.H.M.)

« Et parmi les villes que vous donnerez aux Lévites, seront les six villes de refuge, que vous donnerez pour que l’homicide s’y enfuie » Nombres 35. 6.

NOTRE VILLE DE REFUGE

Pour les Israélites, Dieu avait pourvu à six villes de refuge. Trois d’entre elles étaient dans le désert à l’Est du Jourdain, tandis que les autres étaient dans le pays promis (Nomb. 35. 14). C’était littéralement des refuges, des places de sécurité, où l’homicide était protégé du vengeur du sang (Nomb. 35. 25). Quelle provision d’un Dieu d’amour ! Quelle que soit l’une des nombreuses villes en Israël où il habitait, celui qui était accusé n’était guère qu’à un jour de distance – environ 50 kilomètres – d’une ville de refuge, où il était protégé. Telles étaient les dispositions de Dieu pour son peuple terrestre.

Si l’on applique ces passages en pratique aujourd’hui, ces villes sont des types du foyer et de l’assemblée pour le croyant. Tout comme autrefois, l’une se trouve dans le désert, tandis que l’autre est dans l’endroit où la bénédiction est promise. Aujourd’hui comme alors, nous avons besoin de protection dans toutes les sphères de notre vie, parce que le méchant est actif partout (Éph. 6. 12 ; 1 Pier. 5. 8 et 9).

Tandis que nous marchons dans ce monde qui est un désert, notre demeure devrait être une place de sécurité permanente où l’amour de Dieu est évident et ses principes maintenus, un endroit de protection contre les attaques alors que nous marchons dans le domaine de Satan. De plus, en jouissant, par la foi, de notre portion dans les lieux célestes, nous avons besoin du soutien de l’assemblée. C’est un endroit de vérité et de lumière, l’habitation du Seigneur au milieu de son peuple, et ainsi une place de sécurité au milieu de la déchéance spirituelle tellement évidente dans la chrétienté aujourd’hui.

Nos foyers et les assemblées sont-elles des villes de refuge aujourd’hui ? Nos voisins les voient-ils comme tels ? S’il en est ainsi, soyons-en reconnaissants, et diligents pour les maintenir tels. Sinon, commençons maintenant à en faire des villes de refuge en pratique. Nous avons tous besoin de telles villes.

D’après the Lord is near juillet 1987

« Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles, et sur la terre une angoisse des nations en perplexité devant le grand bruit de la mer et des flots, les hommes rendant l’âme de peur dans l’attente de ce qui va atteindre la terre habitée, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors on verra le Fils de l’homme venant sur une nuée avec puissance et une grande gloire » Luc 21. 25 à 27.

L’ANNONCE DES TEMPS DE LA FIN

Ces choses se rapportent directement à ce qu’on verra dans la période de la grande tribulation. Pourtant, les conditions actuelles semblables ne peuvent manquer de nous persuader que ce jour est très proche. Beaucoup ont le cœur défaillant de crainte maintenant, par exemple devant la frayeur que cause une attaque nucléaire possible – et devant certaines nations renforçant leur force militaire avec assurance. L’expression « les puissances des cieux seront ébranlées » semble impliquer que l’homme s’introduit dans les puissances par lesquelles Dieu a employé les cieux au bénéfice de l’homme – mais que les hommes ébranlent ces puissances de manière maléfique. Le mot pour les cieux, c’est ouranos, d’où vient le mot uranium. Qu’il y ait ici une relation directe avec la fission de l’atome, nous ne le savons pas ; mais tandis que Dieu a depuis longtemps employé la puissance nucléaire du soleil pour la grande bénédiction de l’humanité – lorsque l’homme prend possession d’une petite mesure de cette puissance, il l’emploie immédiatement pour la destruction !

Dans tous les cas, il y a une relation directe entre le fait des pouvoirs des cieux d’être secoués – et le Fils de l’homme venant avec puissance et gloire. Cela n’est pas, bien sûr, sa venue pour les croyants à l’enlèvement, mais au moins sept ans plus tard, à la fin de la Grande Tribulation.

Quand nous regardons ces choses, comme nous pouvons bien attendre la venue du Seigneur à tout moment, pour emmener tous les croyants hors de ce présent siècle mauvais vers la bénédiction de sa présence !

D’après the Lord is near juillet 1987 (L.M. Grant)

« Je me coucherai et aussi je dormirai en paix ; car toi seul, ô Éternel ! tu me fais habiter en sécurité » Psaume 4. 8.

LA PRÉSENCE DU SEIGNEUR JÉSUS CHASSE LA CRAINTE

La petite fille était profondément endormie, mais quand sa mère entra dans la chambre, avec une lampe, pour se coucher, son visage s’éclaira de joie en la reconnaissant, surveillant avec plaisir tous ses mouvements dans la pièce. Mais quand la mère éteignit la lumière, l’obscurité soudaine causa à l’enfant surprise et peur. Sa mère s’approcha tranquillement et mis sa main sur celle de l’enfant. Ses craintes disparurent tout de suite. Puis, mettant sa petite main sur celle de sa mère, confiante dans sa présence et son affection, elle fut bientôt profondément endormie.

C’est une belle illustration de la confiance dans la présence de Christ avec nous. Quelquefois, même après des moments de joie profonde, l’obscurité de l’incrédulité et le sens du péché demeurant en nous, nous remplissent de crainte par les efforts du tentateur. Si des circonstances éprouvantes et difficiles, permises par Dieu, semblent cacher de notre vue la face de notre Sauveur, nous sommes angoissés. Mais dès que nous nous approchons de Lui par une foi simple, sa présence calme notre esprit. Nous sommes élevés hors de nous-mêmes, notre agitation cesse et nous sommes conscients de la vérité des promesses de ses paroles : « Tu garderas dans une paix parfaite l’esprit qui s’appuie sur toi, car il se confie en toi. Confiez-vous en l’Éternel pour toujours ; car en Jah, Jéhovah, est le rocher des siècles » (És. 26. 3 et 4).

D’après the Lord is near juillet 1987

« Le cœur des fils des hommes est plein de mal, et la folie est dans leur cœur pendant qu’ils vivent ; et après cela ils vont vers les morts » Ecclésiaste 9. 3.

DÉCEPTIONS

L’homme d’État Talleyrand, né en 1754, était riche, et estimé comme un grand homme français. Élevé pour être prêtre, il fut, de 1788 à 1791, évêque d’Autun. Son goût pour la politique, toutefois, l’amena dans le cercle des affaires d’État. Pendant la première révolution française, il fut président de l’Assemblée Nationale, et Trésorier-général sous Napoléon. Par des manipulations adroites il survécut à la chute de Napoléon, et demeura dans des places élevées sous les Bourbons, et plus tard, sous Louis-Philippe. Sa fortune était très grande.

Mais il ne connut jamais le secret du bonheur et de la paix véritables. Le jour de sa mort, on trouva un écrit de sa propre main : Pensez donc, quatre-vingt trois ans ont passé ! Quels troubles ! Quelle hostilité ! Quelles mauvaises interventions ! Et tout cela, sans autre résultat que l’épuisement du corps et de l’âme ! Troubles en regardant en arrière vers le passé, et un profond sentiment de découragement et de doute en regardant à l’avenir.

Peut-être que vous aussi, vous avez découvert, comme Talleyrand, comment, par des tactiques adroites et du profit, vous pouvez diriger les circonstances à votre bénéfice pour votre réputation et votre richesse dans le monde. En êtes-vous devenus heureux ? ou devez-vous admettre, avec déception, que votre vie n’était qu’une vaine poursuite après le bonheur et la paix ? Et que vous restera-t-il le jour où vient la mort ? Rien d’autre qu’un soupir plein de trouble, une conscience chargée de péché, et l’attente terrible du jugement après la mort (Héb. 9. 27). Une seule Personne peut vous rendre heureux et vous donner le repos de la conscience et du cœur : Jésus Christ, le Fils de Dieu, le Sauveur du monde.

D’après the Lord is near juillet 1987

« Mais vous recevrez de la puissance, le Saint Esprit venant sur vous ; et vous serez mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout de la terre » Actes 1. 8.

LA PUISSANCE DE DIEU EST DONNÉE À CEUX QUI L’ATTENDENT AVEC SOUMISSION

C’est une erreur de supposer que nous pouvons être dotés, pour ainsi dire, de puissance spirituelle. Dieu ne donne jamais une réserve de forces à aucun de ses serviteurs, sur laquelle ils puissent puiser de temps en temps jusqu’à ce que tout soit employé. La puissance est toujours en Lui, et non en eux, et elle est seulement fournie un moment après l’autre à ceux qui marchent avec Lui et dans sa dépendance.

Gardez à l’esprit que nous ne devons pas nous attendre à une conscience de puissance. C’est sur ce fait que beaucoup trébuchent. Ils désirent ressentir de la puissance, et ne ressentant pas cela, ils en concluent qu’ils n’étaient pas dans la bonne condition d’âme pour cet exercice. Il n’y a pas de plus grave erreur. D’autre part, le Seigneur doit humilier ses serviteurs pour leur faire prendre conscience de leur complète incapacité, afin qu’ils puissent apprendre cette leçon : que sa force est rendue parfaite dans la faiblesse !

Les arrangements humains interfèrent avec la puissance divine. Lors de conférences, les gens trouvent souvent plus de plaisir à se rencontrer les uns les autres qu’à s’attendre à Dieu, et alors il y a manque de puissance. Depuis de nombreuses années j’ai remarqué que, quand Dieu est sur le point d’agir, Il produit de la tranquillité – un calme solennel – et de l’attente. Et au moment où Il fait cela, Satan s’y oppose et cherche à attirer l’attention des saints. Nous ne devons pas ignorer ses desseins.

D’après the Lord is near juillet 1987

« Éternel ! Ta parole est établie à toujours dans les cieux » Psaume 119. 89.

LA PAROLE DE DIEU DEMEURE ÉTERNELLEMENT – RECEVEZ-LA

Quels beaux mots poétiques que ceux-ci, mais pourquoi ont-ils été conservés pendant trois mille ans, et traduits dans presque toutes les langues et les dialectes des humains ? Pourquoi n’ont-ils pas rejoint les multitudes d’autres mots écrits au cours des âges, qui ont été perdus dans les poubelles de l’antiquité ?

La réponse est simple. David a parlé par l’inspiration du Saint Esprit de Dieu. Ses paroles sont devenues une partie de ce vaste ensemble de littérature que nous appelons la Bible, qui a prédit sa propre persistance par ces mots : « La parole du Seigneur demeure éternellement » (1 Pier. 1. 25).

Considérez un instant l’immensité d’une telle affirmation. Supposez que, en écrivant cet article, je conclurais en disant : Tout ce que j’ai écrit ici sera encore imprimé dans cinq cents ans. Ou supposez que j’aille même plus loin et que je dise : tout ce que j’ai écrit depuis toujours durera pour toujours. Vous me renverriez bientôt comme étant un détraqué, ou peut-être comme un prétentieux dont les affirmations avancées ne pourront qu’être désapprouvées par les générations futures.

Mais que feraient de moi ces générations futures si mes affirmations se confirmaient ? C’est la question qui est devant les gens de notre génération qui ne peuvent pas nier la précision impressionnante des affirmations de la Bible. Beaucoup les ignorent simplement, espérant peut-être que cela passera ; mais d’autres ouvrent leur cœur à son message, et reçoivent le précieux Sauveur dont il parle. Comment réagissez-vous ?

D’après the Lord is near juillet 1987

« Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils prophètes ? Tous sont-ils docteurs ? Tous font-ils des miracles ? Tous ont-ils des dons de grâce de guérison ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ? » 1 Corinthiens 12. 29 et 30.

L’ORDRE DANS LA MAISON DE DIEU

C’est le Seigneur qui appelle, non pas l’Église. L’Église peut être la sphère de l’exercice des dons, mais elle n’est jamais la source de l’autorité, ni de la puissance – ces deux choses viennent de Christ. C’est Lui qui donne la mission, Lui qui envoie les ouvriers pour semer ou récolter. L’Écriture n’affirme jamais que l’Église soit le bureau qui examine les candidats au ministère – comme on les appelle – et elle n’a pas non plus l’autorité pour prononcer un jugement. Il n’y a pas de rôle prévu pour l’Église, ni pour l’un ni pour l’autre, parce que ce n’est pas l’œuvre ou le devoir de l’Église. Le Seigneur qualifie le serviteur qu’Il appelle pour le service qu’Il lui donne à accomplir, et Il agit par l’Esprit, non seulement dans un seul membre, mais dans tous les autres, pour que son appel, son œuvre et ses ouvriers soient respectés.

Remarquez aussi comment, dans les versets ci-dessus, les questions de l’apôtre supposent la répartition des dons parmi les membres de Christ, et non pas leur concentration dans une personne ou dans tous. Aucun n’a toutes les mêmes fonctions, et aucun n’a toutes les fonctions qui – cela est dit expressément – sont distribuées à chacun des nombreux membres. La folie des Corinthiens n’était pas plus grande, en souhaitant que tous les dons soient en chacun et tous les saints, que la théorie moderne d’attribuer tous les dons à une seule personne officielle. La première erreur était une vanité ignorante avant que la vérité soit pleinement révélée dans une forme écrite ; l’autre erreur est une présomption coupable en présence de l’œuvre reconnue de Dieu, qui condamne tout écart de ses principes, principes où le Saint Esprit agit pour glorifier le Seigneur Jésus.

D’après the Lord is near juillet 1987 (L.M. Grant)

« Tes lèvres, ma fiancée, distillent le miel ; sous ta langue il y a du miel et du lait, et l’odeur de tes vêtements est comme l’odeur du Liban » Cantique des cantiques 4. 11.

LA JOIE DU SEIGNEUR JÉSUS DANS LES SIENS

Quelle joie précieuse trouve le Seigneur Jésus dans les expressions affectueuses et spontanées qui s’adressent à Lui de la part de ceux qui ont connu sa grâce en salut. Le miel est le produit du nectar rassemblé sur toutes sortes de fleurs, digéré par l’abeille pendant qu’elle retourne à la ruche pour le déposer dans les rayons. Nous pouvons de même récolter de tous les livres, les chapitres et les versets de l’Écriture, une certaine quantité de nectar, la méditer, la digérer comme nourriture pour notre âme, et la déposer dans la ruche. Car la ruche indique que nous avons le ministère de la vérité de Dieu ordonné comme des paroles de vérité prêtes à être employées quand l’occasion le requiert. Nos lèvres peuvent alors prononcer notre affection débordante envers le Seigneur Jésus.

Le miel est donc ce que nous avons trouvé personnellement dans la Parole de Dieu. Mais il y a aussi le lait. Le lait parle de la Parole elle-même (cf. 1 Pier. 2. 2). Le Seigneur se réjouit d’entendre, de nos lèvres, sa Parole, que nous avons méditée, basée seulement sur l’Écriture (cf. Ps. 45. 1).

De plus, l’odeur des vêtements a la fraîcheur de la forêt, non contaminée par l’homme. Le Seigneur se réjouit dans la pureté des vêtements, comme dans la douceur des paroles des siens. Puissions-nous apprécier profondément l’approbation du Seigneur, en grâce et en vérité.

D’après the Lord is near juillet 1987 (W. Kelly)

« Il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé » Éphésiens 1. 6.

« C’est pourquoi, que nous soyons présents ou que nous soyons absents, nous nous appliquons avec ardeur à lui être agréables » 2 Corinthiens 5. 9.

LA POSITION ASSURÉE DU CROYANT

Tous les croyants sont acceptés, parfaitement et pour toujours – reçus dans la faveur du Bien-aimé.

Dieu les voit en Christ, et comme Christ. Il pense à eux comme Il pense à Lui ; Il les aime comme Il L’aime, Lui. Ils sont toujours devant Lui, parfaitement acceptés dans le Fils bien-aimé de son amour. Et rien ni personne ne peut interférer avec leur position haute et glorieuse, qui repose sur la stabilité éternelle de la grâce de Dieu, sur l’œuvre accomplie par son Fils, et est attestée par le Saint Esprit envoyé du ciel ici-bas.

Mais tous les croyants sont-ils acceptables dans leurs voies de pratique ? Se comportent-ils tous de manière telle que, dans leurs actions, ils supportent la lumière du trône de jugement de Christ ? Œuvrent-ils tous pour Lui être agréables ?

Tout cela est éminemment pratique. Nous sommes appelés, par tous les arguments qui peuvent agir sur le cœur et la conscience, à œuvrer diligemment pour être acceptables à notre Sauveur adorable et béni. Y a-t-il quelque légalisme en cela ? Pas la moindre trace. Tout au contraire. C’est le cadre saint d’une vie de piété, édifiée sur Christ ressuscité et glorifié à la droite de Dieu. Comment pourrait-il y avoir là, la moindre parcelle de légalisme ? C’est impossible. Ce n’est que le pur fruit de la grâce gratuite souveraine, du commencement à la fin.

Oui, demeurons ainsi sur la riche grâce qui brille dans l’acceptation de notre personne à chacun, afin de pouvoir être conduits à un effort diligent et fervent pour être trouvés acceptables dans nos voies.

D’après the Lord is near juillet 1987 (C.H.M.)

PANORAMA DU LIVRE DE L’APOCALYPSE

« À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang – et il a fait [de] nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père -, à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » Apocalypse 1. 5 et 6.

Le dernier livre de la Bible, l’Apocalypse, annonce la victoire finale de Jésus Christ. Dans l’original grec, le mot « apocalypse » ne signifie pas « catastrophe », mais « révélation ». Dès le début du livre, nous trouvons une description glorieuse de la Personne du Seigneur, « Celui qui nous aime » (1. 5), présenté dans sa majesté de Juge. Depuis le ciel, Il sonde le cœur de tous les hommes et connaît la condition réelle de tous ceux qui se disent chrétiens. Personne ne Lui échappe.

– Les chapitres 1 à 3 donnent une vision prophétique de l’histoire du christianisme.

– Les chapitres 4 et 5 nous transportent au ciel, où nous contemplons des scènes de louange à Dieu et à Jésus Christ. Tous ceux qui, grâce à la foi en Lui, ont leurs péchés effacés par son sang, seront au ciel autour de son trône.

– Les chapitres 6 à 20 décrivent, dans un langage souvent figuré, les terribles jugements qui tomberont sur le monde jusqu’à ce que Jésus revienne sur la terre pour y établir son règne de justice et de paix.

Actuellement, le monde est dominé par un usurpateur, Satan. Dans le temps présent, Dieu supporte cet abus et fait proclamer sa grâce à tous ; mais bientôt, Il permettra que son Fils, Jésus Christ, fasse valoir ses droits, comme Créateur et comme Sauveur.

À la fin du chapitre 20, nous trouvons le jugement final des incrédules, puis la disparition définitive du monde que nous connaissons aujourd’hui.

– Les deux derniers chapitres, 21 et 22, nous donnent une description figurée de « l’état éternel », où il n’y aura plus « ni deuil, ni cri, ni peine » (21. 4) – et de l’Église (l’ensemble de tous les vrais croyants) dans le ciel. Le livre se termine avec la promesse du Seigneur : « Oui, je viens bientôt ».

Que chacun de nous puisse répondre : « Amen ; viens, Seigneur Jésus ! » (ch. 22. 20).

D’après « Il buon seme » – mai 2013

LES SEPT PAROLES DE JÉSUS SUR LA CROIX

Introduction

(Jésus dit : ) : « … il fallait que soit accompli tout ce qui est écrit de moi dans la loi de Moïse, dans les Prophètes et dans les Psaumes. Alors il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les Écritures. Et il leur dit : Il est ainsi écrit  ; et ainsi il fallait que le Christ souffre, qu’il ressuscite d’entre les morts le troisième jour » Luc 24. 44 à 46.

Par les récits de la crucifixion de Jésus rapportés dans les Évangiles, nous apprenons que, durant les heures où Il était sur la croix, Il a prononcé sept paroles. Chacune d’entre elles est liée aux caractères spécifiques de l’évangile qui la rapporte et, dans leur ensemble, elles constituent une sorte de testament spirituel du Sauveur, et en outre une synthèse magistrale du christianisme.

En étudiant et en confrontant les récits bibliques, nous pouvons reconstituer avec une bonne approximation l’ordre dans lequel ces paroles ont été prononcées. Jésus a été crucifié à la 3ème heure (selon la manière de compter les heures par les Juifs), c’est-à-dire à 9 heures du matin (Marc 15. 25). Nous notons :

– Trois déclarations durant les trois premières heures de la crucifixion : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23. 34) ; « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23. 43) ; « Femme, voilà ton fils… voilà ta mère » (Jean 19. 26 et 27).

– Une phrase centrale, citée dans deux évangiles, à la fin des trois heures de l’expiation durant lesquelles des ténèbres ont recouvert tout le pays : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Mat. 27. 46 ; Marc 15. 34).

– Trois paroles après les heures de ténèbres, alors que l’expiation des péchés est accomplie : « J’ai soif » (Jean 19. 28) ; « C’est accompli » (Jean 19. 30) ; « Père ! entre tes mains je remets mon esprit » (Luc 23. 46).

Nous allons étudier ces sept paroles prononcées par le Seigneur sur la croix.

1. « Père, pardonne-leur »

« Quand ils furent venus au lieu appelé Crâne, ils le crucifièrent là, ainsi que les malfaiteurs, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. Jésus dit : Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » Luc 23. 33 et 34.

Jésus vient d’être cloué sur la croix. Ses douleurs physiques sont extrêmes, cependant ses pensées sont tournées vers Dieu, son Père, témoin silencieux de cette scène cruelle. Conscient de l’immense amour du Père, Jésus est le seul qui soit capable de mesurer la terrible gravité de la faute dont l’humanité s’est souillée devant Dieu en tuant son Fils bien-aimé par la crucifixion. Jésus prie alors le Père de leur pardonner ce crime.

Plus tard, Pierre, témoin de la résurrection de Jésus et de son élévation dans le ciel, se tournera vers le peuple qui a refusé le Crucifié comme son Messie. Sur la base du pardon que Jésus a demandé au Père, Pierre déclarera : « Maintenant, frères, je sais que vous avez agi par ignorance, comme aussi vos chefs » (Act. 3. 17). Dieu, dans sa miséricorde, accordait les circonstances atténuantes à leur ignorance, et un temps pour se repentir. Au cours des siècles, l’annonce de la bonne nouvelle (l’évangile) pour le salut de tous les hommes sera aussi fondée sur la réponse de Dieu à la prière de Jésus, le Sauveur, parce que Dieu est un Dieu de pardon pour tous ceux qui, repentants, se tournent vers Lui.

Jésus sur la croix incarne aussi l’exemple parfait pour ceux qui croient en Lui. Condamné injustement et soumis à une indicible souffrance, Il n’exprime ni plainte, ni protestation, ni menace, mais seulement des paroles de grâce et de pardon.

L’apôtre Paul, imitateur de Christ, écrit : « Vous supportant l’un l’autre et vous pardonnant les uns aux autres, si l’un a un sujet de plainte contre un autre ; comme le Christ vous a pardonné, vous aussi faites de même » (Col. 3. 13).

2. « Dans le paradis »

« Et il (le second malfaiteur) disait à Jésus : Souviens-toi de moi, Seigneur, quand tu viendras dans ton royaume. Jésus lui dit  : En vérité, je te dis : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » Luc 23. 42 et 43.

L’un des deux malfaiteurs crucifiés aux côtés de Jésus l’insulte. L’autre le reprend, parce que le comportement de Jésus crucifié le frappe ; sa conscience est touchée. Ce malfaiteur reconnaît publiquement qu’il mérite ce qui lui arrive, mais il proclame aussi la perfection de Jésus : « Celui-ci n’a rien fait qui ne doive pas se faire » (Luc 23. 41). Sa foi naissante lui fait discerner en Jésus le roi des Juifs. Il appelle « Seigneur » cette victime qui va mourir, et parle de son règne à venir. N’ayant aucun mérite personnel à faire valoir, il fait appel à la seule grâce du Sauveur. Sa foi est récompensée. Jésus lui promet que, ce même jour, il sera avec Lui dans le paradis.

Ces deux hommes, crucifiés aux côtés du Seigneur, peuvent représenter toute l’humanité.

– Le premier, quoique étant témoin des souffrances, de l’amour et de la grâce de Jésus, a montré qu’il ne s’est pas repenti. S’il n’a pas reconnu en Lui le Sauveur, son sort est fixé : la condamnation éternelle, loin de Dieu.

– Le second, touché par la grâce, a reconnu ses propres péchés et la justice de Jésus Christ. Il s’est repenti et a placé toute sa confiance en Lui. Sa foi lui fait aussi entrevoir, au-delà de la mort, la venue de Jésus pour instaurer son règne. La réponse de Jésus va encore plus loin : c’est la promesse d’être immédiatement avec Lui dans le paradis.

Le malfaiteur repenti représente tous ceux qui sont sauvés par le moyen de la grâce de Dieu, par la foi, car ils reconnaissent mériter le jugement de Dieu et ils placent leur confiance en Jésus. Pour eux, ce qui suit la mort est une certitude : c’est « être avec Christ » (Phil. 1. 23), dans l’attente de la résurrection.

3. « Femme, voilà ton fils »

« Or, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, [femme] de Clopas, ainsi que Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère et le disciple qu’il aimait se tenant à côté, dit à sa mère : Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère. Et dès cette heure-là, le disciple la prit chez lui » Jean 19. 25 à 27.

Près de la croix de Jésus, Marie, sa mère, et Jean, son disciple, profondément affligés, observent la scène. Ce qui les lie, c’est l’amour du Sauveur pour eux et leur amour commun pour Lui. La mission pour laquelle Jésus était venu dans ce monde allait s’accomplir. Dans ce moment suprême, le Fils de Dieu exprime son affection pour Marie, sa mère. Il la confie aux soins de Jean, qui répond immédiatement à la confiance du Maître et l’accueille dans sa maison.

Cette scène a une valeur pour tous les croyants : comme Marie et Jean, chacun de nous est aimé du Sauveur ; et ainsi, dans une certaine mesure, nous l’aimons. Comme Jean l’écrira par la suite : « Nous, nous aimons parce que lui nous a aimés le premier » (1 Jean 4. 19). Et, en conséquence, parce que « lui a laissé sa vie pour nous, nous aussi nous devons « laisser notre vie » pour les frères » (c’est-à-dire ceux qui ont Jésus comme leur Sauveur – 1 Jean 3. 16).

L’amour que les chrétiens se doivent les uns aux autres est une conséquence de l’amour du Seigneur. Cet amour est le caractère distinctif qui unit les enfants de la famille de Dieu. Il témoigne de la présence de Dieu en eux : « l’amour est de Dieu, et quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu » (1 Jean 4. 7).

Jésus, quelques heures avant la crucifixion, a laissé à ses disciples ces paroles comme principe de vie : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous l’un l’autre ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous l’un l’autre. À ceci tous sauront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l’amour entre vous » (Jean 13. 34 et 35).

4. « Mon Dieu, pourquoi… ? »

« Et vers la neuvième heure, Jésus s’écria d’une voix forte : Éli, Éli, lama sabachthani  ? c’est-à-dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Matthieu 27. 46.

Pendant trois heures, le pays est plongé dans l’obscurité. Le Sauveur, caché aux regards, est seul devant le Dieu saint. Au terme de ces heures terribles, Il crie d’une forte voix, prononçant les mêmes paroles douloureuses que le roi David au Psaume 22 : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ».

Oui, durant ces trois heures, Dieu a abandonné son Fils bien-aimé qui avait pris sur Lui nos péchés. Parce que Dieu ne peut supporter le péché, sa colère s’est déversée sur Lui. La justice du Dieu saint et le salut des hommes sont la réponse à cette terrible question du Fils de Dieu. Par ce cri déchirant, Jésus semble donner raison à ses ennemis, qui avaient défié Dieu, en disant : « Il s’est confié en Dieu, qu’il le délivre maintenant s’il tient à lui, car il a dit : Je suis Fils de Dieu » (Mat. 27. 43). Mais Dieu ne délivre pas son Fils bien-aimé et Il l’abandonne, malgré toute la confiance qu’Il plaçait en son Dieu…

Le cri poignant de Jésus n’est cependant pas désespéré et s’ouvre sur la certitude de la gloire. « Ainsi il fallait que le Christ souffre et qu’il ressuscite d’entre les morts le 3ème jour ? », dira Jésus ressuscité aux deux disciples, sur le chemin d’Emmaüs (Luc 24. 46).

Certains ont pensé, à tort, que ce cri exprimait le doute ou même la rébellion envers le Père. Dieu n’a pas pu répondre pendant ces trois heures d’obscurité parce que Jésus a été « fait péché pour nous » (2 Cor. 5. 21) et que la colère de Dieu contre le péché pesait sur Lui. Oui, Jésus est parfait dans ses sentiments envers Dieu, même durant ces heures terribles : « Le juste est plein de confiance, dans sa mort [même] » (Prov. 14. 32).

En réponse, Dieu a montré qu’Il a accepté le sacrifice de son Fils en le ressuscitant et en le faisant asseoir à sa droite (Marc 16. 19). Si ce cri n’avait pas résonné dans le silence de Golgotha, nous ne saurions pas jusqu’où est allé l’amour du Père et du Fils pour nous sauver. Dans sa souffrance en obéissance au Père, le Seigneur Jésus a traversé l’abandon et la mort, pour revenir à la vie et la donner à tous ceux qui croient en Lui.

5. « J’ai soif »

« Après cela Jésus, sachant que tout était déjà accompli, dit, afin que l’Écriture soit accomplie : J’ai soif. Il y avait là un vase plein de vinaigre : ils remplirent de vinaigre une éponge, et, l’ayant mise sur de l’hysope, ils la lui présentèrent à la bouche » Jean 19. 28 et 29.

La soif est l’une des souffrances physiques extrêmes de la crucifixion. Le Créateur des sources d’eau, devenu homme, a éprouvé dans son corps la soif intense que subissent les crucifiés. Au terme des heures où Il fut abandonné de Dieu, Jésus dit, afin d’accomplir la prophétie de l’Ancien Testament : « J’ai soif ». On Lui a donné du vinaigre à boire, qu’on Lui a présenté sur une éponge, au bout d’un rameau d’hysope. Ainsi Jésus réalisa chaque détail de ce que la Parole de Dieu avait prophétisé par les paroles du psalmiste : « Dans ma soif, ils m’ont abreuvé de vinaigre » (Ps. 69. 22).

Mais les mots « J’ai soif » témoignent aussi de l’intense soif morale que Jésus ressentait dans son cœur après avoir traversé les heures de l’abandon.

Les textes de certains Psaumes expriment cette profonde soif : « Comme le cerf brame après les courants d’eau, ainsi mon âme crie après toi, ô Dieu ! Mon âme a soif de Dieu, du *Dieu vivant. Quand viendrai-je et paraîtrai-je devant Dieu ? » (Ps. 42. 1 et 2). Et encore : « Ma langue est attachée à mon palais » (Ps. 22. 16).

Ces trois heures, interrompant la parfaite et heureuse communion avec le Père, ont « desséché » de manière indicible l’âme de Jésus sur la croix.

Oui, le Sauveur a eu soif afin de pouvoir donner l’eau de la vie à quiconque a soif. Dans son immense amour, Jésus nous adresse maintenant cet appel : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive » (Jean 7. 37). La Bible se termine par cet ultime appel : « Que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie » (Apoc. 22. 17).

6. « C’est accompli »

« Après avoir dit cela, Jésus leva les yeux vers le ciel et dit : Père, l’heure est venue… Moi, je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire » Jean 17. 1 à 4.

« Quand donc Jésus eut pris le vinaigre, il dit : C’est accompli. Puis, ayant baissé la tête, il remit son esprit » Jean 19. 30.

Après avoir pris le vinaigre, Jésus dit : « C’est accompli ». Ce terme, en grec, signifie qu’une facture a été payée. La mission de Jésus, pour Dieu et pour sauver les hommes, était achevée.

Le péché est une offense à Dieu et constitue une dette de l’homme envers son Créateur. Dieu ne peut ouvrir son ciel et accueillir l’homme dans sa sainte présence que si cette dette est soldée. Et Jésus l’a payée définitivement, prenant sur Lui les innombrables fautes des croyants de tous les temps. Lui seul pouvait régler la dette en supportant toute la colère de Dieu que nous méritions.

Mais, plus encore, ces deux mots annoncent l’accomplissement définitif de toute la volonté de Dieu, de tout ce qui était annoncé dans les Écritures.

La gloire de Dieu avait été ternie par le péché et par la désobéissance de l’homme, mais, par Jésus, elle a retrouvé sa splendeur. Tout ce que le Père Lui avait confié, tout ce pour quoi Il était venu dans le monde, est maintenant accompli par Lui dans l’œuvre de la croix, et cela pour toujours. La promesse de Dieu, et spécialement « l’espérance de la vie éternelle » (Tite 1. 2) pour ceux qui croient, le règne et la gloire pour son Fils, accompagné de son épouse (l’Église), les nouveaux cieux et la nouvelle terre dans lesquels Dieu habitera avec les hommes… tout est définitivement assuré, même si la réalisation complète de tout cela n’est pas encore effective. Jésus seul a pu dire : « Je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire ».

« C’est accompli » : cette déclaration du Sauveur crucifié est un glorieux cri de triomphe.

7. « Père, entre tes mains… »

« Ayant crié d’une voix forte, Jésus dit : Père ! entre tes mains je remets mon esprit » Luc 23. 46.

« Le centurion qui était là en face de lui, voyant qu’il avait expiré en criant ainsi, dit : Véritablement, cet homme était Fils de Dieu » Marc 15. 39.

Avant d’expirer, Jésus pousse un grand cri. Habituellement, la mort d’un crucifié se produit par une lente asphyxie qui empêche de parler. Ce grand cri démontre que ce ne fut pas seulement la crucifixion qui causa sa mort, mais avant tout le fait que Jésus a donné sa vie volontairement. En assistant à cette scène, le centurion romain est étonné. Il comprend que Jésus n’est pas un crucifié comme les autres. Même Pilate, ensuite, s’étonnera lorsqu’il apprendra que Jésus est déjà mort.

Jésus crie, puis remet son esprit entre les mains de son Père. C’est un acte de puissance divine, parce qu’aucun homme n’a le pouvoir de séparer son propre esprit de son corps pour le remettre à Dieu. Le Fils de Dieu expire, c’est sa décision souveraine. Il accomplit ainsi ce qu’il avait dit : « Moi je laisse ma vie afin que je la reprenne. Personne ne me l’ôte, mais moi, je la laisse de moi-même ; j’ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre : j’ai reçu ce commandement de mon Père » (Jean 10. 17 et 18).

Personne n’a pu enlever la vie à Jésus. Il l’a donnée volontairement, par amour pour son Père et par amour pour nous, les créatures qu’Il était venu sauver (Jean 14. 31).

Ces dernières paroles du Sauveur nous enseignent aussi que la mort, et Satan qui en détenait le pouvoir, sont vaincus. Jésus, le grand Vainqueur, entre dans la mort et ressuscite le troisième jour. Et tous ceux qui croient en Lui ressusciteront à son prochain retour (1 Thess. 4. 16).

Cette dernière prière de Jésus, Homme parfait, soumis et obéissant au Père, en couronne la vie. Quel exemple pour chacun de nous !

Conclusion

« Pour moi, qu’il ne m’arrive pas à moi de me glorifier, sinon en la croix de notre Seigneur Jésus Christ, par laquelle le monde m’est crucifié, et moi au monde » Galates 6. 14.

À sept reprises, la voix de Jésus crucifié nous interpelle :

– Sa prière en faveur de ceux qui le crucifiaient ;

– La promesse du paradis au malfaiteur repentant ;

– Les paroles par lesquelles Il établit un lien précieux, de nature divine et céleste, entre ceux qui Lui appartiennent ;

– Son cri d’angoisse, après les trois heures de l’abandon, durant lesquelles Il a supporté la colère de Dieu ;

– L’expression de sa soif morale, qui provient de la souffrance de l’expiation du péché ;

– Le cri de victoire qui annonce que tout ce que Dieu attendait de Lui est accompli ;

– Enfin, les dernières paroles du Sauveur qui, dans une parfaite dépendance du Père, Lui remet son esprit.

La croix de Jésus ne représente-t-elle rien pour vous ? Elle est l’expression de son amour infini et dit encore au cœur de tous : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Act. 16. 31).

« Le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous comme offrande et sacrifice à Dieu en parfum de bonne odeur » (Éph. 5. 2).

D’après « Il buon seme » – janvier-mars 2025

COMPRENDRE LA BIBLE : LES PROPHÉTIES

« Aucune prophétie de l’Écriture ne s’interprète elle-même. Car [la] prophétie n’est jamais venue par la volonté de l’homme, mais de saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint » 2 Pierre 1. 20 et 21.

« Rends hommage à Dieu. Car l’esprit de prophétie est le témoignage de Jésus » Apocalypse 19. 10.

Dieu domine le temps et l’espace : Il peut parler en même temps du passé, du présent et de l’avenir. Des 66 livres de la Bible, 17 sont entièrement prophétiques, et beaucoup d’autres le sont en partie.

Avant la venue de Christ, les prophètes annonçaient des évènements à venir qui se sont souvent réalisés de leur vivant, mais ils parlaient aussi d’évènements beaucoup plus lointains. Ils étaient inspirés par l’Esprit Saint et transmettaient la Parole de Dieu. Ils ont même parlé par avance du Messie, témoignant de ses souffrances et de ses gloires (1 Pier. 1. 10 et 11). Chaque prophète avait son propre message, mais tous annonçaient un fait particulier en rapport avec le Messie : l’un a précisé le lieu de sa naissance (Michée 5. 2), un autre, l’époque et les circonstances de sa venue (Dan. 9. 26), un troisième, les caractères de son ministère public (És. 42. 1 à 4). Presque tous ont entrevu sa divinité et sa mort.

Ce qu’il y a de merveilleux dans les prophéties, c’est qu’elles se complètent toutes et jettent par avance une lumière sur la Personne et sur l’œuvre du Seigneur Jésus. Elles constituent donc un témoignage certain, rendu par Dieu Lui-même, à l’authenticité de la Bible comme étant sa Parole. La prophétie est comme « une lampe qui brille dans un lieu obscur », dans l’attente de la venue du grand jour du Seigneur (2 Pier. 1. 19).

Cette lumière est suffisante pour illuminer notre vie, alors que nous traversons le monde, en dirigeant nos regards vers Jésus Christ qui en est le centre.

D’après « Il buon seme » – août 2009

TRADUCTION DE FEUILLETS (110)

« Il aura compassion du misérable et du pauvre, et il sauvera les âmes des pauvres » Psaume 72. 13.

QUAND ON N’ARRIVE PLUS À SUIVRE LE RYTHME DE LA VIE…

La fête de la ville a lieu aujourd’hui ! Il se passe beaucoup de choses là-bas. Des étudiants enthousiastes, des fonctionnaires dignes, des invités de marque, des retraités détendus – tous se retrouvent pour le défilé annuel. Arthur marche aussi. Mais à mi-chemin, il doit quitter la foule en liesse. « Ils vont trop vite. Je n’arrive plus à suivre ! » Il se plaint. Haletant lourdement, il s’appuie sur une clôture de jardin tandis que les autres s’éloignent sans prendre garde à lui.

La vie est comme un défilé : les personnes en bonne santé et qui ont réussi avancent sans souci et avec satisfaction. Et les autres qui n’arrivent pas à suivre ? Ils sont laissés derrière.

Lorsque le Seigneur Jésus parlait à la foule, il s’adressait à tous : « Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » (Luc 8. 8). Qui a accédé à cette demande ? Il s’agit principalement de personnes marginalisées, oubliées et méprisées.

Jésus-Christ a quelque chose à dire surtout à ceux qui ne peuvent plus suivre le rythme de la vie. Êtes-vous l’un d’entre eux ? Alors écoutez ses paroles :

« Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28).

« Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin de médecin, mais ceux qui se portent mal ; « Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs à la repentance » (Luc 5. 31et 32).

« Je suis la lumière du monde ; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8. 12).

D’après Näher zu Dir avril 2025

« Quoi que vous fassiez, faites-le de cœur, comme pour le Seigneur et non pour des hommes » Colossiens 3. 23.

TRAVAIL PROFESSIONNEL

Dieu a donné du travail à l’homme. Et c’est une bénédiction. Avant sa chute, Adam avait reçu la tâche de cultiver le jardin d’Éden et de donner des noms aux animaux (Gen. 2. 15 et 19). La première tâche est un travail physique, la seconde, une activité mentale.

Après qu’Adam eut transgressé le commandement du Créateur, Dieu lui déclara : « À la sueur de ton visage tu mangeras du pain » (Gen. 3. 19). Depuis lors, le travail a exigé beaucoup d’efforts. Même les progrès technologiques ne peuvent pas éliminer ce problème.

Dans notre vie professionnelle quotidienne, nous voulons penser à ces deux aspects : d’une part, il est bon pour nous de pouvoir travailler. La Bible nous met en garde contre la paresse et l’inaction (Prov. 6. 6 à 11). En revanche, nous ne voudrons pas démissionner ou nous rebeller si l’activité est ardue et pénible.

En tant que chrétiens, nous ne travaillons pas seulement pour l’entreprise ou pour notre propre subsistance. Le verset du jour ajoute un motif plus élevé : « Quoi que vous fassiez, faites-le de cœur, comme pour le Seigneur. » Que le travail soit ennuyeux ou difficile, nous le faisons pour le Seigneur Jésus. Avons-nous encore besoin d’être exhortés à accomplir fidèlement notre devoir ?

Lorsque nous faisons le travail pour notre Seigneur, nous pouvons aussi lui demander un bon résultat, comme Moïse l’a fait un jour : « Établis sur nous l’ouvrage de nos mains ; oui, l’œuvre de nos mains, établis-la » (Ps. 90. 17).

D’après Näher zu Dir mai 2025

« Tout athlète s’impose un régime strict ; eux, pour recevoir une couronne corruptible ; mais nous, pour en recevoir une incorruptible » 1 Corinthiens 9. 25.

L’APÔTRE PAUL NE RECHERCHAIT AUCUN BÉNÉFICE POUR LUI-MÊME

Puisque les chrétiens de Corinthe avaient été gagnés au Seigneur par Paul, il n’a pas à défendre son apostolat devant eux – ils en étaient le sceau et la preuve. Toutefois, chaque apôtre avait reçu des droits, des responsabilités, et des récompenses de la part du Seigneur qui les avait engagés. Apparemment, de faux apôtres, envieux, avaient insinué que Paul accomplissait son service principalement pour ces bénéfices.

Il poursuit en déclarant qu’il préfère renoncer à tous ces droits afin de rendre le message de l’évangile, comme la grâce du Seigneur elle-même, gratuits, et ne comportant aucun avantage pour le prédicateur. En faisant cela, Paul montre qu’il était d‘abord et avant tout un disciple de Christ, et seulement ensuite un prédicateur. Comme celui qui court pour avoir une distinction dans l’arène, il se dévoue sans distraction à la course. Dans ce but, non seulement il ferait usage des vastes dons qui lui avaient été faits. Il éviterait aussi de faire quoi que ce soit qui puisse y devenir un empêchement. Son but était une conscience sans péché. Il n’exigeait aucun bénéfice ou identification de la part des saints, ce qu’il aurait pu faire de bon droit ; son Maître, c’était le Seigneur qui l’avait appelé : Lui le récompenserait.

Renoncer à ses droits aurait pu paraître comme un effort pour affirmer son indépendance vis-à-vis des saints. En réalité, cela était motivé par un réel souci pour eux. Il désirait qu’ils apprennent de lui, l’apôtre du Seigneur, à rechercher la couronne incorruptible que le Seigneur donnera quand Il viendra – afin qu’ils puissent apprendre par sa conduite que cela avait plus d’importance pour lui qu’aucun de ses droits comme apôtre.

D’après the Lord is near juin 1987

« Peut-être l’Éternel regardera mon affliction, et l’Éternel me rendra le bien pour la malédiction qui tombe aujourd’hui sur moi. Et David et ses hommes allèrent leur chemin ; et Shimhi marchait sur le flanc de la montagne, vis-à-vis de lui, et en marchant il maudissait et lançait des pierres contre lui, et jetait de la poussière » 2 Samuel 16. 12 et 13.

NOTRE SEIGNEUR, NOTRE SEUL APPUI

David regardait uniquement à Dieu, calmement et paisiblement. Il se disait : Dieu me délivrera de cela. En conséquence il n’était pas en colère contre Shimhi. Il ne désirait pas lui couper la tête ou une chose semblable : Dieu prendra soin de ces choses.

Si un homme garde cette disposition d’esprit, qu’est-ce qui peut le troubler ? Même si les montagnes étaient jetées au milieu de la mer et que la terre soit remuée, il continuerait avec patience à posséder son âme et à rester calme. D’un tel homme il est dit : « Son âme habitera au milieu du bien, et sa descendance possédera la terre » (Ps. 25. 13). Dieu a donné à ses anges une charge concernant un tel homme – de le garder dans toutes ses voies : car c’est l’homme qui demeure dans la place secrète du Très-Haut, et il restera à l’ombre du Tout-puissant. Le Seigneur dit, à son sujet : « Parce qu’il a mis son affection sur moi, je le délivrerai ; je le mettrai en une haute retraite, parce qu’il a connu mon nom » (Ps. 91. 14). Le croyant l’a éprouvé en se confiant dans le Seigneur et seulement en Lui ; c’est pourquoi le Seigneur ne lui fera jamais défaut.

Confiez-vous toujours dans le Seigneur ; car en Lui il y a force éternelle. Mettez tous vos souhaits en Lui. Ne vous appuyez pas sur ceci ou cela. Vous seriez recroquevillé, et ce sur quoi vous vous appuyez deviendra une épée qui vous percera. Reposez-vous entièrement sur Dieu, et comme Il est partout, vous vous tiendrez debout en vous appuyant sur Lui.

D’après the Lord is near juin 1987

« Voici, qu’il est bon et qu’il est agréable que des frères habitent unis ensemble ! C’est comme l’huile précieuse, répandue sur la tête, qui descendait sur la barbe, la barbe d’Aaron, qui descendait sur le bord de ses vêtements ; comme la rosée de l’Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion ; car c’est là que l’Éternel a commandé la bénédiction, la vie pour l’éternité » Psaume 133. 1 à 3.

LA JOIE DE L’UNITÉ RÉALISÉE DANS L’ASSEMBLÉE

Quel beau tableau d’unité – l’unité que le Saint Esprit produit dans le peuple de Dieu – nous est donné dans le Psaume 133. De même que l’huile précieuse et odorante était versée sur la tête du souverain sacrificateur au jour de son onction, de même le Saint Esprit descend depuis Christ jusqu’au bord de ses vêtements – jusqu’à la terre où nous sommes.

Différentes épices étaient combinées dans cette huile d’onction précieuse, de la même manière qu’il y a variété de dons dans le ministère de l’Esprit aux enfants de Dieu. Sur l’ourlet de la robe bleue du souverain sacrificateur – tout autour – étaient fixées des clochettes d’or – et des grenades y étaient brodées (Ex. 28. 34). Quel spectacle et quel son agréables cela donnait à chaque mouvement, à chaque action du souverain sacrificateur à son entrée et à sa sortie du sanctuaire ! Et que la vue et le son du ministère du Seigneur pour son peuple, par le moyen des dons qu’Il donne, avec les fruits dont parlent les grenades, sont précieux !

Puis viennent les consolations de Christ, le réconfort de l’amour, la communion de l’Esprit. Les croyants en jouissent comme de la rosée du mont Hermon rafraîchissant le pays d’Israël.

Seigneur, donne-nous de connaître la réalité vivante de ce tableau.

D’après the Lord is near juin 1987

« Lui, que, sans l’avoir vu, vous aimez ; et croyant en lui, bien que maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse » 1 Pierre 1. 8.

LE SECRET D’UNE JOIE DURABLE

Il n’y a pas longtemps, notre frère Georges perdit sa femme ; puis il perdit la vue ; et tout récemment il fallut l’amputer d’une jambe. Autrefois très actif pour le Seigneur, et étudiant avidement la Parole de Dieu, il est maintenant confiné dans sa chambre. Bien qu’un frère attentif fasse tout ce qu’il peut pour nourrir Georges et lui assurer du confort, ses circonstances ne sont pas agréables, et il est seul la plupart du temps.

Et cependant il est plein de joie et de dynamisme ! Nous avons découvert cela récemment quand nous sommes allés lui rendre visite et qu’il nous a accueillis avec un sourire chaleureux. Quelques-unes de ses premières paroles ont été : Je suis assis sous son pommier et son fruit est doux à mon palais. Il n’y aura pas, au ciel, de Georges aveugle ou avec une seule jambe, Son nom en soit béni. Toute sa conversation était de cette veine, sans une seule plainte. D’autres amis qui l’ont visité ont trouvé la même chose.

Nous lui avons demandé comment il faisait depuis qu’il ne pouvait plus lire sa Bible. Sa réponse : J’en avais mis de côté pour le jour de pluie. Il avait trouvé que la Parole de Dieu était la joie et l’encouragement pour son cœur quand il était fort et actif, il l’a trouvée être de même quand il fut faible et infirme.

Quel exemple ! Nous parlons facilement de la toute-suffisance de Christ, mais là il y en avait un qui la vivait. Est-ce que je veux ainsi glorifier Georges ? Pas du tout ; mais je voudrais exercer nos cœurs par son exemple. En fait, il est possible d’avoir une vie heureuse, en contemplant Celui qui est glorieux, que nous avons appris à aimer. Puissions-nous connaître plus d’une telle vie !

D’après the Lord is near juin 1987

« Les yeux fixés sur Jésus, le chef de la foi et celui qui l’accomplit pleinement, lui, qui à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte, et est assis à la droite du trône de Dieu » Hébreux 12. 2.

GARDER LES YEUX FIXÉS SUR JÉSUS

Gardez les yeux fixés sur Lui. Voyez son cœur et sa main derrière tout ce qui arrive, et cela vous gardera en paix et sans crainte.

Est-ce que je vais regarder en haut ou en bas ? Est-ce que je vais me focaliser sur mes problèmes, ou est-ce que je verrai le cœur et la main du Bon Berger derrière eux, et que j’entendrai sa voix me conduisant à travers eux vers de grandes hauteurs et de riches profondeurs ? Est-ce que je ferai confiance au Seigneur, qui est mort pour me sauver, ou est-ce que je laisserai Satan garder mon regard attaché aux choses d’ici-bas, remplissant mon âme de crainte, de pitié de moi, et de plaintes, et me rendant misérable, et désagréable à tous autour de moi ?

Il y a des épreuves dans le sentier de la foi, assurément, mais chaque épreuve est une ouverture sur une expérience plus riche de joie et de paix en Christ. Ne tentez pas de l’éviter. Si vous le faisiez, vous trouveriez qu’il y a des épreuves plus grandes dans le sentier de l’incrédulité et du manque de confiance, avec toujours de l’amertume – et ne procurant aucune joie à la fin. Le sentier de l’incrédulité vous laisse sans rien pour vous soutenir ou vous réconforter.

D’après the Lord is near juin 1987

« Montez à la montagne et apportez du bois, et bâtissez la maison ; et j’y prendrai plaisir, et je serai glorifié, dit l’Éternel » Aggée 1. 8.

ANNONCER L’ÉVANGILE POUR ÉDIFIER LA MAISON DE DIEU

La maison de l’Éternel était en ruines à cause de la désobéissance d’Israël ; mais Dieu, dans sa grâce, avait ramené quelques-uns de son peuple hors de la captivité. Découragés par l’état de ruine, ils se souciaient plus de bâtir leurs propres maisons que de restaurer le temple.

Quel modèle pour nous aujourd’hui ! La vérité de l’Église, la maison de Dieu, nous a été, par grâce, rappelée par Dieu après de nombreuses années d’ignorance et de désobéissance de la part de son peuple. Beaucoup ont été conduits à ré-estimer l’extraordinaire merveille de cette vérité, et à l’apprécier. Nous avons pourtant tendance à nous décourager parce que la ruine est grande, à nous contenter de nous accommoder de la ruine, et à nous concentrer sur notre confort plutôt qu’à travailler pour la restauration et la bénédiction de la maison de Dieu.

« Montez à la montagne et apportez du bois ». Ils ne devaient pas s’attendre à ce que le bois vienne à Jérusalem. S’ils étaient appelés à aller dans des endroits rocailleux, qu’ils acceptent d’y aller, prêts à travailler en mettant leur hache à la racine des arbres. Ces grands arbres sont, bien sûr, des types de l’homme dans son orgueil et sa hauteur, qui doit être abaissé par la lame acérée de la Parole de Dieu.

Dans notre cas, la montagne peut être très près de nous, à la porte voisine ou en face dans la rue. La montagne peut paraître être un grand obstacle, et il peut être plus difficile pour nous de parler de Christ à un proche voisin qu’à quelqu’un à cent kilomètres de nous. Puisse Dieu nous donner la grâce de ne pas être dépassés par les obstacles. Si nous croyons réellement à la vérité de l’Église, la maison de Dieu, ne désirons-nous pas employer toute notre énergie à l’édifier ? Évangéliser est certainement le premier élément de la construction. L’amour pour Dieu et pour les hommes poussera certainement nos cœurs à être diligents pour chercher à gagner des âmes au Seigneur Jésus.

D’après the Lord is near juin 1987 (L.M. Grant)

« Ayant dit cela, il souffla en eux et leur dit : Recevez l’Esprit Saint. À quiconque vous remettrez les péchés, ils sont remis ; et à quiconque vous les retiendrez, ils sont retenus » Jean 20. 22.

LE SAINT ESPRIT DONNÉ AUX CROYANTS

Ce fait se produisit la première fois que le Seigneur vint vers ses disciples après sa résurrection. Le Seigneur, non seulement leur parla, mais accomplit en plus un acte symbolique de grande signification. Il souffla en eux. Cela nous rappelle la scène du Jardin d’Éden. Là, Dieu, soufflant dans l’homme, en avait fait une âme vivante, consciente de la présence de Dieu. Ici, les disciples reçurent la vie de résurrection de la part du Seigneur. Dès lors, chacun d’eux aurait pu dire : Christ, qui est ma vie.

Ce jour de la résurrection, le Seigneur, Celui qui donne la vie de l’Esprit, leur donna la vie que, seul, Il possédait – qu’Il était Lui-même. Cette vie ne pouvait être donnée qu’à ceux qui étaient des disciples du Seigneur, ceux qui étaient nés de nouveau. Ils recevaient maintenant cette vie dont le Seigneur avait parlé en Jean 10. 10, quand Il avait dit : « Je suis venu afin qu’elles aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance ».

La vie qu’ils reçurent alors les rendit capables de recevoir la bénédiction qui serait bientôt la leur. Après l’ascension du Seigneur vers le Père, Il leur enverrait le Saint Esprit, qui les mettrait à part. L’Esprit serait la source de leur puissance, par laquelle ils seraient rendus capables d’accomplir le ministère auquel le Seigneur les appellerait.

La bénédiction donnée là par le Seigneur ressuscité n’était pas limitée aux apôtres, car un examen soigneux de cela, et les passages parallèles, montrent que d’autres disciples du Seigneur étaient présents en plus des onze. Cette bénédiction n’a donc rien à faire avec une autorité ou un privilège apostoliques, mais elle est le bien commun à tous ceux qui sont au Seigneur.

D’après the Lord is near juin 1987

« Après avoir entendu parler de votre foi dans le Christ Jésus et de l’amour que vous avez pour tous les saints, à cause de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux » Colossiens 1. 4 et 5.

LA FERME ESPÉRANCE DU CHRÉTIEN

La foi, l’espérance, l’amour, ont été avec raison appelés les trois temps chrétiens. Ils sont les caractères principaux de la vie chrétienne, et ils correspondent à trois temps : le passé, le présent, et l’avenir.

Le chrétien, en regardant en arrière, trouve le but de sa vie, non seulement dans le fait qu’il est né dans ce monde comme un être humain, mais aussi dans le fait qu’il est né de nouveau quand il a mis sa confiance dans le Seigneur Christ. Quand il regarde en arrière, il voit la croix du Calvaire, où il est mort avec son Sauveur. Il contemple aussi le Seigneur ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, ce qui lui permet de marcher en nouveauté de vie. Il est enraciné et édifié dans le Seigneur Jésus Christ, qui a promis : « Voici, moi je suis avec vous tous les jours jusqu’à l’achèvement du siècle » (Mat. 28. 20).

La vie présente du chrétien est aussi différente de la vie des hommes naturels. Elle n’est pas caractérisée par l’égoïsme, mais par l’amour, et en particulier par l’amour envers ceux de la maison de la foi, les enfants de Dieu. Cet amour agit pour leur bien et il est, en fait, l’amour de Dieu versé dans leur cœur par le Saint Esprit.

Le chrétien a, non seulement un fondement ferme pour sa vie passée, et une belle activité dans le présent, mais aussi une perspective pour l’avenir, qui le motive : regarder vers le but, pour le prix de l’appel céleste dans le Christ Jésus. Il n’est plus sous l’esclavage par la crainte de la mort, parce qu’il sait qu’il a la vie éternelle. Maintenant le Seigneur sera avec lui tous les jours, et ensuite il sera avec le Seigneur pour toujours.

D’après the Lord is near juin 1987

UNE CONSOLATION ÉTERNELLE

« Que notre Seigneur Jésus Christ lui-même et notre Dieu et Père, qui nous a aimés et [nous] a donné une consolation éternelle et une bonne espérance par grâce, veuille consoler vos cœurs et vous affermir en toute bonne œuvre et en toute bonne parole » 2 Thessaloniciens 2. 16 et 17.

Le véritable réconfort vient du Dieu éternel parce que, étant le Créateur, Il sait comment nous pouvons être consolés. Par la foi au Seigneur Jésus, nous demeurons dans une relation avec Dieu qui est celle d’enfants avec leur Père. Aucune religion humaine ne connaît une telle relation d’amour et de confiance.

Notre Dieu nous a aimés lorsqu’Il a donné son Fils afin qu’Il meure pour nous. Cet amour divin, qui a payé le prix fort pour notre rédemption, nous permet de connaître les consolations divines. Combien de paroles de la Bible nous encouragent dans notre chemin de foi, nous élèvent intérieurement et sont comme un baume pour nos cœurs blessés ! Ainsi, notre Père céleste a, pour chacun de nous, une parole de réconfort qui est exactement adaptée à notre situation de vie et à notre condition intérieure.

Notre Dieu et Père nous donne aussi une bonne espérance par grâce. Souvent, Il ne change pas nos conditions difficiles, mais Il dirige notre regard vers le glorieux avenir afin de remplir nos cœurs d’une confiance renouvelée. Le Seigneur Jésus va revenir et nous prendre auprès de Lui. Là, dans la gloire éternelle, il n’y aura plus ni mort, ni deuil, ni cri, ni peine. Dieu essuiera toute larme de nos yeux et Il fera toutes choses nouvelles (Apoc. 21. 4 et 5).

Cette espérance peut vraiment consoler nos cœurs et fortifier nos mains pour faire le bien.

D’après « The Good Seed » Février 2025

JOIE DANS LE SEIGNEUR

« Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur » Philippiens 4. 4.

Nous aimerions énumérer quelques choses qui nous donnent de la joie, à nous, chrétiens :

– En Luc 10. 20, le Seigneur Jésus dit : « Réjouissez-vous de ce que vos noms sont inscrits dans les cieux ». Par la foi en Lui, nous possédons le pardon de nos péchés. Quelle joie pour nous d’être éternellement sauvés et d’avoir une place assurée dans le ciel !

– Nous pouvons expérimenter aussi ce qu’exprime le Psalmiste : « J’ai de la joie en ta parole, comme un [homme] qui trouve un grand butin » (Ps. 119. 162). Quand nous lisons la Bible, nous pouvons découvrir une affirmation qui nous parle personnellement, nous encourage, ou nous présente le Seigneur Jésus. Cela n’est-il pas une grande joie ?

– Paul déclare, en Philippiens 1. 18 : « Toutefois, de toute manière, soit comme prétexte, soit en vérité, Christ est annoncé, et je m’en réjouis. J’aurai encore sujet de me réjouir… ». Jusqu’à aujourd’hui, l’évangile de la grâce est proclamé et annoncé  dans le monde. Quelle grande joie pour nous, lorsque Jésus Christ est donné à connaître comme Sauveur !

– L’apôtre Paul nous exhorte : « Réjouissez-vous dans l’espérance » (Rom. 12. 12). Nous attendons la venue du Seigneur Jésus pour nous enlever au ciel. Nous le verrons alors comme Il est (1 Jean 3. 2). La pensée de notre glorieux avenir avec Lui remplit nos cœurs d’une joie profonde.

Chrétiens, la joie a sa source dans le Seigneur Jésus. Il est notre Sauveur, le thème principal de la Bible, le contenu de l’Évangile, et notre espérance.

D’après « The Good Seed » août 2024