UN ÉVANGILE COMPLET

« Notre vieil homme a été crucifié avec lui (Christ), afin que le corps du péché soit annulé, pour que nous ne soyons plus asservis au péché » Romains 6. 6.

« … ayant dépouillé le vieil homme avec ses actions et revêtu le nouvel homme qui est renouvelé en vue de la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé » Colossiens 3. 9 et 10.

Lorsqu’on prêche l’Évangile, on a tendance à se contenter de présenter Christ comme Celui qui, par son sang, nous purifie. Mais l’Évangile complet va plus loin : il ne laisse pas le croyant au pied de la croix ; il nous montre que Christ mort sur la croix a non seulement porté nos péchés, mais qu’Il a subi aussi le jugement que le « moi », notre « vieil homme », méritait.

Nous devons rendre compte non seulement de nos mauvaises pensées, de nos actes répréhensibles, mais aussi de la source de tous ces péchés. L’existence de cette source était une insulte à Dieu, de la même manière que les fruits qu’elle produit. Voilà pourquoi Dieu ne peut passer sur quoi que ce soit. Il ne passe sur rien de ce que nous avons fait de mal aujourd’hui. Et Christ a dû souffrir pour tout ce que nous avons fait aujourd’hui, que Dieu ne peut pas approuver.

Alors Christ a supporté le poids du jugement de Dieu, non seulement sur les actes, mais sur la source qui les a produits, le « vieil homme » – ce que nous étions dans notre nature en Adam. Nous sommes responsables de ce « vieil homme » et de ses manifestations. Mais Dieu s’est occupé de tout cela, donc la question est résolue. Puisque Dieu a été satisfait, puisque sa gloire a été revendiquée en jugement et sa colère s’est détournée sur notre Substitut, Dieu peut maintenant non seulement pardonner, mais Il nous invite à marcher dans le nouveau chemin de la vraie liberté. Il s’agit non seulement d’être pardonnés et de savoir que nous irons au ciel, mais d’être attentifs à la façon dont nous passons chaque journée sans tomber à plusieurs reprises.

Y a-t-il un moyen de prévenir toutes ces manifestations qui nous font souffrir quand on est croyant, plus que lorsqu’on n’est pas encore converti ? Oui, ce moyen nous est offert, pour la vie de tous les jours. Ne disons pas à Dieu : Je me comporterai mieux demain. Non ! Mais : Seigneur, aide-moi à être fidèle aujourd’hui. « À chaque jour suffit sa peine » (Mat. 6. 34), pour cela aussi.

D’après « Il buon seme » mars 2024

« TOI, SUIS-MOI ! »

« Jésus lui dit : … Toi, suis-moi » Jean 21. 22.

« Ayant appelé à lui la foule avec ses disciples, il leur dit : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et me suive » Marc 8. 34.

« Si quelqu’un me sert, qu’il me suive ; et où je suis, moi, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera » Jean 12. 26.

Á plusieurs reprises dans les évangiles, Jésus adresse cette parole à une personne : « Suis-moi ». Cela est arrivé, soit à l’occasion d’une première rencontre, comme dans le cas de Matthieu, assis au bureau des impôts (Mat. 9. 9), soit à la fin d’un long chemin parcouru ensemble, comme dans le cas de Pierre (Jean 21. 22). Aujourd’hui, alors que le Seigneur Jésus n’est plus sur la terre, que signifie « suivre Jésus » ?

Quand nous suivons quelqu’un, par exemple sur un sentier dans la forêt, ce n’est pas nous qui choisissons la direction, mais c’est la personne que nous suivons.

Suivre Jésus, cela signifie L’écouter, en lisant sa Parole écrite, c’est-à-dire la Bible, afin de comprendre ce que nous devons faire et choisir ; cela signifie Lui parler par la prière. Comme Jésus l’a dit, cela implique aussi de prendre sa propre croix, c’est-à-dire renoncer à soi-même, pour s’engager dans le chemin qu’Il a tracé.

Suivre Jésus, cela veut dire être ses disciples, accepter de tout son cœur son enseignement. Peut-être que quelques-unes de nos habitudes devront être abandonnées ou modifiées, mais nous devons être prêts à les changer, et le faire avec joie, pour le Seigneur.

Suivre Jésus, cela veut dire accepter de Lui obéir. Si, en lisant la Bible, je comprends, par exemple, que je dois faire des excuses à quelqu’un, et que je le fais, cela signifie que je suis Jésus.

Suivre Jésus, c’est aussi m’accepter moi-même, avec mes défauts, et mes erreurs, pour me laisser transformer par Lui.

Dans les Évangiles, le mot « suivre » est souvent la traduction d’un mot qui signifie « marcher avec ». Suivre Jésus, cela veut dire Lui parler et l’écouter, comme nous le faisons quand nous marchons avec un ami.

D’après « Il buon seme » – juin 2024

SERVIR ET ATTENDRE

« Vous vous êtes tournés vers Dieu, vous détournant des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils » 1 Thess. 1. 9.

Les croyants de Thessalonique, récemment convertis, nous apprennent ce qu’est une vie de foi équilibrée. Ils s’étaient tournés vers Dieu pour le servir et pour attendre son Fils, Jésus Christ.

– « Servir » signifie mettre notre vie tout entière à la disposition de Dieu. Que nous soyons au travail ou occupés à nos tâches journalières à la maison ou sur la route, nous voulons tout faire pour le Dieu vivant et vrai, avec lequel nous avons une relation de foi heureuse. De cette manière, nous répondons à son grand amour, qu’Il nous a manifesté lorsqu’Il a envoyé son Fils sur la terre pour notre salut et qu’Il l’a offert en sacrifice.

– Pendant que nous vivons pour Dieu, nous attendons la venue de son Fils. Le Seigneur Jésus a promis : « Je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14. 3). C’est là notre ferme espérance. Que sera-ce, quand le Seigneur nous enlèvera vers Lui au ciel ! Alors, nous serons éternellement avec Celui qui nous a aimés et qui s’est donné Lui-même pour nous.

Servir le Dieu vivant et attendre Jésus Christ, ce sont les deux caractéristiques d’une vie chrétienne équilibrée. Si nous les vivons toutes les deux en pratique avec l’aide du Seigneur, nous serons capables de surmonter notre égoïsme, de gérer correctement les choses terrestres, et de rejeter les offres du monde. Et notre cœur, aussi, sera heureux et satisfait.

D’après « The Good Seed » – décembre 2024

PENSÉES SUR JEAN 16 (2)

  1. Ce qui allait arriver aux disciples après le départ de Jésus

« Je vous ai dit cela afin que vous ne soyez pas scandalisés. Ils vous excluront des synagogues ; l’heure vient même où quiconque vous tuera pensera accomplir un service envers Dieu. Ils agiront ainsi parce qu’ils n’ont connu ni le Père, ni moi. Mais je vous ai dit cela afin que, quand l’heure en sera venue, vous vous souveniez que c’est moi qui vous l’ai dit ; et je ne vous ai pas dit cela dès le commencement, parce que j’étais avec vous » Jean 16. 1 à 4.

Jésus Christ est le Fils éternel de Dieu. Il est venu du ciel sur la terre pour apporter le salut à l’humanité. Les prophètes de l’Ancien Testament avaient déjà annoncé sa venue – la venue du Messie qui libérerait son peuple et établirait son royaume de paix. Les disciples de Jésus l’avaient accompagné pendant un peu plus de trois ans. Ils étaient convaincus que Jésus de Nazareth est le Messie, le Fils de Dieu.

Mais maintenant, Jésus fait une déclaration bien inattendue à ses disciples : Il va mourir et ressusciter, puis retourner vers Dieu son Père, au ciel. Eux, par contre, allaient rester sur la terre et seraient même persécutés à cause de leur foi. Jésus prépare ses disciples à cela avec douceur, afin qu’ils ne soient pas troublés et que leur foi ne défaille pas (chapitres 13 à 17). Il continuera à prendre soin d’eux d’une manière merveilleuse.

Les chefs religieux des Juifs allaient exclure les disciples des synagogues. Extérieurement, ils croyaient au seul vrai Dieu, mais ils rejetaient le Fils de Dieu et persécutaient ses disciples. En agissant ainsi, ils prouvaient qu’ils ne connaissaient pas vraiment le Dieu véritable, qui est lumière et amour. Les persécutions religieuses et la foi dans le vrai Dieu s’excluent mutuellement. Car, en Jésus, « la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes » (Tite 2. 11).

2. Départ de Jésus et venue du Saint Esprit

« Maintenant je m’en vais à celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : Où vas-tu ? Mais parce que je vous ai dit cela, la tristesse a rempli votre cœur. Toutefois, je vous dis la vérité : Il vous est avantageux que moi je m’en aille ; car si je ne m’en vais pas, le Consolateur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai » Jean 16. 5 à 7.

Jésus, le Fils de Dieu, allait retourner à son Père céleste. Lorsqu’Il était sur la terre, Il avait manifesté qui était Dieu et ce qu’étaient sa sainteté et son amour. Et maintenant, le fait majeur était imminent : Sa mort, par son sacrifice sur la croix. Lui, le Saint et le Juste, devait souffrir et mourir pour nous, injustes, afin de nous amener à Dieu (1 Pier. 3. 18).

Durant la période précédente, cela avait été une grande bénédiction pour les disciples, de pouvoir constamment accompagner leur Seigneur : ils avaient vu ses œuvres accomplies en puissance, avaient entendu ses paroles pleines d’amour, avaient contemplé sa majesté et avaient fait l’expérience de ses soins. Ne serait-ce pas une perte irremplaçable pour eux, si tout cela devait cesser ?

Mais le gain surpasserait la perte. Jésus allait les quitter, mais Il ne les laisserait pas seuls. Dieu le Saint Esprit allait venir sur la terre comme une Personne qui demeurerait dans les croyants. Il prendrait leur cause en mains en tant qu’Avocat sur la terre. Et Il les lierait indissolublement au Christ ressuscité, leur Avocat auprès du Père, dans le ciel. Et cela serait une grande bénédiction pour eux !

Ne sommes-nous pas quelquefois comme les disciples : nos pensées sont complètement absorbées par quelque perte, et nous oublions que Dieu veut nous bénir pourtant à la fin par le moyen de ces choses elles-mêmes ?

3. Le Saint Esprit confond le monde

« Et quand il sera venu, lui, il confondra le monde au sujet du péché, de la justice et du jugement : au sujet du péché, parce qu’ils ne croient pas en moi ; de la justice, parce que je m’en vais à mon Père, et que vous ne me verrez plus ; du jugement, parce que le chef de ce monde est jugé » Jean 16. 8 à 11.

La pensée que leur Maître allait les quitter remplissait les disciples de chagrin. Le Seigneur leur a alors expliqué que son retour au ciel n’impliquait pas une perte pour eux, mais un gain, car le Saint Esprit viendrait prendre sa place. Dix jours après l’ascension de Jésus, à la Pentecôte, le Saint Esprit est venu sur la terre. Depuis lors, Il habite dans les croyants. Et, en même temps, Il est un témoin permanent devant un monde incrédule.

Le Saint Esprit « convaincra » le monde (il produira des preuves irréfutables). Cela ne signifie pas qu’Il améliorera le monde, ou qu’Il amènera les gens à la repentance. Ce que cela signifie, c’est que la présence du Saint Esprit sur la terre mettra en lumière le véritable caractère de ce monde.

– Premièrement, l’état du monde en relation avec le péché est démontré « parce qu’ils ne croient pas en moi ». Dieu a montré toute sa grâce et tout son amour dans son Fils, Jésus Christ. Et cependant le monde a haï et crucifié le Fils de Dieu. Parce que le monde n’a pas cru en Lui, Il n’est plus là. Le Saint Esprit est maintenant sur la terre à la place du Seigneur Jésus. Par la présence du Saint Esprit, en conséquence, le péché du monde est manifesté.

– Deuxièmement, le monde est convaincu de justice, parce que Jésus est retourné à Dieu le Père. Et il est tout à fait juste que le monde, qui l’a vu et l’a haï sans cause, ne le voie plus maintenant.

– Troisièmement, le monde est convaincu de jugement. Jésus est dans le ciel et le Saint Esprit est ici, sur la terre ; c’est la preuve que le diable est vaincu. Le jugement n’est pas encore accompli, mais il est certain.

4. L’action du Saint Esprit en faveur des croyants

« J’ai encore beaucoup à vous dire ; mais vous ne pouvez pas le supporter maintenant. Quand celui-là, l’Esprit de vérité, sera venu, il vous conduira dans toute la vérité  : car il ne parlera pas de par lui-même  ; mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera ce qui va arriver » Jean 16. 12 et 13.

Le fait que le Saint Esprit soit venu sur la terre et habite dans les croyants est d’une extrême importance. Cela a inauguré une nouvelle période de temps dans l’histoire de l’humanité. Quoique le Saint Esprit n’ait pas changé le cours d’un monde incrédule, Il a amené à la lumière le vrai caractère du monde : le monde demeure dans l’inimitié contre Dieu et se dirige vers le jugement.

Pour les croyants, le fait d’avoir le Saint Esprit en eux est une très grande bénédiction. Avant le jour de la Pentecôte, les croyants étaient incapables de comprendre complètement le sens de certaines paroles de Dieu dans l’Ancien Testament. Même les prophètes se demandaient comment leurs prophéties allaient s’accomplir (voir 1 Pier. 1. 10 et 11). Et Jésus ne pouvait pas tout dire à ses disciples ; ils auraient été dépassés par ces choses.

Ce n’est qu’après la venue du Saint Esprit que la pleine étendue de la vérité divine a pu être révélée. Le Seigneur pense ici certainement à l’Esprit de Dieu qui guiderait les apôtres « dans toute la vérité ». Mais dans les épîtres du Nouveau Testament, nous voyons les résultats de cette activité du Saint Esprit, qui a rendu les pensées de Dieu pleinement accessibles pour nous.

Ensuite, le Saint Esprit allait annoncer aux disciples « ce qui va arriver ». Ces choses sont spécialement rapportées dans le livre de l’Apocalypse (ou : Révélation), et aussi dans certaines portions des épîtres apostoliques. Par ces écrits prophétiques, le développement des évènements – à la fois dans l’Église et dans le monde – nous est dévoilé dans ses grandes lignes, afin que nous ne tâtonnions pas dans le noir. Dieu en soit remercié !

5. L’activité du Saint Esprit

« Celui-là [le Saint Esprit] me glorifiera ; car il prendra de ce qui est à moi et vous l’annoncera. Tout ce qu’a le Père est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prend de ce qui est à moi et qu’il vous l’annoncera » Jean 16. 14 et 15.

Le Seigneur Jésus annonce à ses disciples la venue du Saint Esprit et des détails de son activité.

Premièrement, le Saint Esprit les conduirait dans toute la vérité et, deuxièmement, Il leur annoncerait ce qui allait arriver. Il glorifierait aussi Jésus qui avait été grandement déshonoré par le monde. Le Saint Esprit remplit cette tâche en nous annonçant tout ce qui concerne le Fils de Dieu et sa gloire dans le ciel, et aussi l’union des croyants en Lui.

Tout ce que Dieu le Père possède appartient aussi à son Fils, Jésus Christ. Ne sous-estimons pas les implications importantes de cette déclaration. Dans deux passages précédents, nous lisons que le Père a mis toutes choses entre les mains de son Fils (3. 35 et 13. 3). Il administrera tout avec fidélité et Il accomplira toutes les promesses de Dieu.

Mais notre verset va encore plus loin. « Tout ce qu’a le Père » a toujours été à Lui, est à Lui et sera à Lui pour toujours. Quiconque s’exprime de la sorte revendique être une Personne divine dans l’unité de la déité. Et le Nouveau Testament ne laisse subsister aucun doute sur ce fait !

Quelle tâche merveilleuse que celle que le Saint Esprit entreprend ! Il nous transmet une bénédiction qui est bien au-delà de ce que nous pouvons imaginer, et de laquelle il est dit ailleurs : « Ce que l’œil n’a pas vu, que l’oreille n’a pas entendu, et qui n’est pas monté au cœur de l’homme, ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment, Dieu nous l’a révélé par son Esprit ; car l’Esprit sonde tout, même les choses profondes de Dieu. Qui donc, parmi les hommes, connaît les choses de l’homme, si ce n’est l’esprit de l’homme qui est en lui ? Ainsi, personne ne connaît les choses de Dieu non plus, si ce n’est l’Esprit de Dieu » (1 Cor. 2. 9 à 11).

6. Un peu de temps avant de revoir Jésus

« Un peu de temps et vous ne me verrez plus, et encore un peu de temps et vous me verrez, parce que je m’en vais au Père. Quelques-uns de ses disciples se dirent alors les uns aux autres : Que signifie ce qu’il nous dit : un peu de temps et vous ne me verrez pas, et encore un peu de temps et vous me verrez, et : parce que je m’en vais au Père ? Ils disaient donc : Que signifie ce peu de temps ? Nous ne savons pas de quoi il parle » Jean 16. 16 à 18.

Jésus avait dit à ses disciples qu’Il allait retourner auprès de son Père céleste. Ils apprennent maintenant qu’Il allait être absent pour un peu de temps. Les disciples sont troublés. Ils pensaient que le Messie qui leur avait été promis resterait toujours sur la terre avec eux. Ils se trouvent devant un mystère ; mais c’est un mystère qui nous a été révélé aujourd’hui.

Bientôt les disciples n’allaient plus voir leur Seigneur, mais après un petit moment ils le verraient à nouveau. Dans cette déclaration remarquable, le Seigneur emploie deux verbes différents : le premier, c’est « regarder », ou « considérer, comme un spectateur » ; le second, c’est « voir », ce qui signifie « percevoir », ou « discerner ». Encore un petit moment et ils ne pourraient plus poser les yeux sur leur Seigneur, c’est-à-dire qu’ils ne verraient plus sa marche et ses œuvres sur la terre. Dans quelques heures, Il allait disparaître à la vue des hommes – dans l’obscurité de la croix puis du tombeau.

Un peu de temps allait se passer, et les disciples « verraient » de nouveau Jésus. Cette vision correspond au fait que Jésus serait allé vers son Père et que le Saint Esprit serait venu sur la terre. Ainsi, les croyants seraient en mesure de voir Jésus d’une autre façon. Dieu soit loué de ce qu’ils peuvent dire : « Nous voyons Jésus… couronné de gloire et d’honneur » (Héb. 2. 9).

7. Un temps de tristesse, puis de joie

« Jésus, sachant qu’ils voulaient l’interroger, leur dit : Vous vous enquérez entre vous de ce que j’ai dit : un peu de temps et vous ne me verrez pas, et encore un peu de temps et vous me verrez. En vérité, en vérité, je vous le dis : vous, vous pleurerez et vous vous lamenterez, tandis que le monde se réjouira ; vous, vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse sera changée en joie » Jean 16. 19 et 20.

Pour les disciples, c’est un mystère : bientôt, ils ne verraient plus Jésus, mais après un peu de temps, ils le verraient de nouveau. Comment pouvaient-ils comprendre cela ? Avant qu’ils aient exprimé leur souci à haute voix, le Seigneur anticipe leur question et donne des explications complémentaires à cette « énigme ».

Nous aussi, nous pouvons avoir des questions, sans cesse renouvelées – des questions qui surviennent lorsque nous lisons la Bible, ou que des situations se présentent qui sont des énigmes pour nous. Nous ne devrions pas hésiter alors à soumettre ces questions au Dieu vivant. Il veut nous aider à progresser.

Jésus annonce ici à ses disciples que ces graves évènements leur causeraient tout d’abord de la tristesse, mais ensuite de la joie. Le court moment qu’Il passerait dans le tombeau serait un temps de chagrin profond pour eux – un temps de pleurs et de lamentations sur un mort. Toutes leurs espérances pour Israël seraient enterrées avec Lui. Le monde, au contraire, se réjouirait, pensant qu’Il avait vaincu Celui qui avait dévoilé toutes leurs mauvaises œuvres.

Mais le Seigneur présente la perspective d’un temps de réjouissances pour les disciples. Leur tristesse serait changée en joie après un peu de temps. Et il en a été ainsi : quand Jésus s’est montré à ses disciples après sa résurrection, et leur a dit : « Paix à vous », ils ont été « remplis de joie » en Le voyant.

8. Une grande tristesse suivie d’une grande joie

« La femme, quand elle enfante, a de la tristesse, parce que son heure est venue ; mais après qu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de son angoisse, à cause de la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde. Vous aussi, vous avez maintenant de la tristesse ; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et personne ne vous ôte votre joie » Jean 16. 21 et 22.

Les paroles que Jésus échange avec ses disciples semblent mystérieuses : ils ne Le verraient pas pendant un court moment, et cela les rendraient tristes, mais le monde se réjouirait. Ensuite, ils le reverraient et leur tristesse serait changée en joie.

L’explication de ce mystère est simple : il s’agit d’une part de la mort, et d’autre part de la résurrection et de l’ascension du Seigneur Jésus. Les douleurs de la naissance d’un enfant servent ici à illustrer d’une façon impressionnante la grande tristesse des disciples. Comme ils ont souffert lorsqu’ils pensaient à leur Seigneur crucifié et mort, après son ensevelissement ! Bien pires encore, cependant, ont été les souffrances de Jésus, que le prophète a appelé « le travail de son âme », quand « le châtiment qui nous donne la paix » l’a frappé, afin qu’Il « goutât la mort pour tout » (És. 53. 11 et 5 ; Héb. 2. 9).

Quelle grande joie est celle d’une femme qui vient de donner naissance à un enfant ! Et combien vite l’intense douleur de l’accouchement est oubliée ! Ainsi, après la résurrection de Jésus, la tristesse des disciples s’est transformée en une grande joie – « les disciples furent remplis de joie quand ils virent le Seigneur » (Jean 20. 20).

Personne ne peut ôter leur joie aux disciples de Jésus. Ce n’est donc probablement pas seulement la joie qui a rempli les disciples pendant les quarante jours entre la résurrection et l’ascension, quand le Seigneur leur est apparu, à eux et à cinq cents autres frères à la fois (voir 1 Cor. 15. 6). Aujourd’hui encore, les croyants se réjouissent dans le Seigneur parce qu’ils savent qu’Il est vivant et qu’Il revient bientôt.

9. Un accès direct au Père par la prière

« En ce jour-là, vous ne me ferez pas de demandes. En vérité, en vérité, je vous le dis : Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit complète. Je vous ai dit cela au moyen de comparaisons : l’heure vient où je ne vous parlerai plus au moyen de comparaisons, mais je vous parlerai ouvertement du Père » Jean 16. 23 à 25.

Jésus avait parlé de la joie qu’auraient les disciples, une joie que personne ne pourrait leur ôter. Il ne s’agissait pas d’une joie éphémère, mais elle caractériserait toute une époque, appelée ici « ce jour-là ». C’est dans « ce jour-là » que nous vivons.

Jusqu’alors, le Seigneur, comme homme sur la terre, avait répondu à tous les besoins des disciples et ils pouvaient venir à Lui avec leurs questions. Mais maintenant une nouvelle situation allait se présenter, qui ne serait pas à leur détriment. Le Seigneur le leur avait déjà dit.

Après la venue du Saint Esprit pour demeurer en eux, ils pourraient avoir un accès direct à Dieu le Père. Ils pourraient le prier directement, comme ses enfants. Ils n’auraient pas besoin, alors, de demander à Jésus d’aller au Père en leur nom (voir 11. 22). S’ils s’adressaient au Père pour Lui demander quelque chose au nom du Seigneur Jésus, ils recevraient de Lui ce qu’ils demanderaient – à l’exclusion, naturellement, de demandes égoïstes. De l’aide en surabondance serait mise à leur disposition, et y puiser apporterait une grande joie. Cette bénédiction est à notre disposition aujourd’hui !

Ensuite, le Seigneur fait allusion à un autre changement. Depuis le ciel, Il ne leur communiquerait plus par des allégories, mais très clairement, les vérités concernant le Père : le Saint Esprit a conduit les auteurs du Nouveau Testament à écrire au sujet du Père – de ses conseils, de sa gloire et de son amour. Comme les enfants de Dieu sont bénis !

10. Une relation d’enfants avec le Père – Jésus, le Fils du Père

« En ce jour-là, vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que moi je ferai des demandes au Père pour vous ; car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et que vous avez cru que moi je suis sorti d’auprès de Dieu. Je suis sorti d’auprès du Père et je suis venu dans le monde ; et de nouveau je laisse le monde et je m’en vais au Père » Jean 16. 26 à 28.

Les enfants de Dieu ont un libre accès à Dieu, leur Père. Ils savent quelle valeur Jésus a aux yeux de Dieu et combien Il Lui est précieux. En Lui, ils sont acceptés par Dieu et ils peuvent s’approcher de Lui en pleine assurance. Cela veut dire prier en son nom. Cela n’a rien à voir avec la prière que le Seigneur a enseignée à ses disciples, communément appelée « le Notre Père ».

Un père prend un grand intérêt à tout ce qui concerne ses enfants et leurs besoins, parce qu’il les aime tendrement. Ce serait tout à fait contre nature si les demandes d’un enfant devaient être d’abord émises auprès d’un médiateur qui, ensuite, les transmettrait à leur père. Il en est de même pour les enfants de Dieu, qui ont une relation intime d’amour avec leur Père céleste. Si même le Seigneur Jésus ne veut pas prendre le rôle de médiateur dans cette relation, combien moins des anges ou des hommes sont-ils autorisés à intercéder pour les autres !

Le Seigneur conclut cette partie de son discours par une déclaration remarquable. Les disciples croyaient qu’Il était venu de Dieu ; ils croyaient qu’Il était le Christ de Dieu et qu’Il avait été engendré comme homme par Dieu le Saint Esprit. Mais ici, le Seigneur ouvre les yeux des disciples à quelque chose de plus. Il était venu d’auprès du Père et Il allait retourner au Père. Cela implique que Jésus a une vie éternelle et divine comme étant le Fils du Père. Et pour cela nous l’adorons !

11. Vous croyez maintenant ?

« Ses disciples lui disent : Voici, maintenant tu parles ouvertement et tu n’emploies plus de comparaison. Maintenant nous savons que tu sais tout et que tu n’as pas besoin qu’on te fasse des demandes ; à cause de cela, nous croyons que tu es venu de Dieu. Jésus leur répondit : Vous croyez maintenant ? » Jean 16. 29 à 32.

Le Seigneur avait parlé du Père à ses disciples. Il était venu d’auprès du Père et c’est à Lui qu’Il allait retourner. Il y a une relation éternelle entre Dieu le Père et son Fils, Jésus Christ.

Mais les disciples comprenaient-ils ces choses ? Ils pensaient que oui. Mais, aussi simples qu’aient paru être les paroles de Jésus, les disciples n’avaient pas saisi leur signification profonde. Leur réaction les trahissait : ils parlaient toujours du fait qu’Il était venu de Dieu – ce qui, bien sûr, était tout à fait exact. Mais par ailleurs, Jésus avait déclaré qu’Il était venu d’auprès du Père.

Jusqu’à la fin, les disciples se sont accrochés aux espérances d’Israël : le Messie, envoyé par Dieu, allait les libérer. Ce temps viendrait certainement, mais ce n’était pas encore le moment. Leur conscience, apparemment, n’avait pas encore été pénétrée par le fait que Jésus allait souffrir et mourir, puis aller auprès du Père, et qu’eux-mêmes ne devaient pas s’attendre à des temps faciles. Mais les disciples, savaient, au moins, que leur Seigneur était Celui qui connaît tout, et les pensées de tous (Ps. 139. 2). Étant des êtres humains, nous avons besoin d’exprimer à haute voix nos pensées et nos questions, afin de clarifier ce qui nous perturbe. Mais le Fils de Dieu, Lui, nous connaît parfaitement.

Avec quelle grâce le Seigneur répond au manque de compréhension de ses disciples ! Il ne les corrige pas, Il ne les reprend pas. Il leur pose simplement une question : « Vous croyez maintenant ? ».

Comme pour les disciples alors, une chose semblable nous arrive à nous aussi aujourd’hui : il y a des déclarations de la Bible qui sont difficiles à comprendre. Mais cela ne devrait pas nous empêcher de nous confier en Dieu de tout notre cœur et de croire en sa Parole.

12. Paix, courage et victoire en Jésus

« Voici l’heure vient, et elle est venue, où vous serez dispersés chacun chez soi et où vous me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. Je vous ai dit cela afin qu’en moi vous ayez la paix. Vous avez de la tribulation dans le monde ; mais ayez bon courage, moi j’ai vaincu le monde » Jean 16. 32 et 33.

Lorsqu’il s’est agi de sa mort, Jésus a dû dire à ses disciples qu’ils ne pourraient pas le suivre maintenant. Pierre proteste : il veut laisser sa vie pour Lui. Mais le Seigneur connaissait Pierre mieux qu’il ne se connaissait lui-même. Et Il savait aussi comment Pierre se comporterait lorsqu’il entrerait dans le palais du souverain sacrificateur : il le renierait trois fois (ch. 13. 38).

Que feraient les autres disciples au moment où Jésus serait pris et crucifié ? Seraient-ils plus forts que Pierre ? Non, ils allaient tous s’enfuir et laisser leur Seigneur seul.

Le Seigneur savait tout à l’avance, rien ne pouvait le prendre par surprise. C’est pourquoi il n’est jamais dit qu’Il ait été déçu. Bien sûr, le comportement des disciples le peinait, mais Il trouvait consolation et communion avec son Père céleste.

Ce que Jésus dit à ses disciples en conclusion est émouvant. Qui d’autre que Lui aurait pu dire, dans de telles circonstances : « Je vous ai dit cela afin qu’en moi vous ayez la paix » ? Quelqu’un d’autre aurait-il pu donner cette perspective encourageante : « Vous avez de la tribulation dans le monde ; mais ayez bon courage… » ?

On ne sait pas ce qui est le plus admirable, l’autorité divine de ces paroles ou leur grâce insurpassable. Celui qui pense ainsi à nous a triomphé du monde par sa résurrection et son ascension. Par la foi en Jésus, le Fils de Dieu, nous aussi nous triompherons du monde (1 Jean 5. 5).

D’après « The Good Seed »

L’ATTENTE DU CROYANT

« Prenez garde, veillez et priez… C’est comme un homme qui part en voyage, laissant sa maison, et donnant autorité à ses esclaves, à chacun son ouvrage ; et il a commandé au portier de veiller. Veillez donc ; car vous ne savez pas quand le maître de la maison viendra » Marc 13. 33 à 35.

Comme croyants, nous sommes appelés à être vigilants et à attendre le Seigneur Jésus chaque jour, tout en accomplissant fidèlement nos tâches quotidiennes.

1. Attendez le Seigneur ! « Soyez vous-mêmes semblables à des hommes qui attendent leur maître » (Luc 12. 36). « J’ai attendu l’Éternel ; mon âme l’a attendu, et j’ai eu mon attente en sa parole » (Ps. 130. 5).

2. Prenez garde ! Soyez attentif, comme une sentinelle à son poste. « Et elle (la sentinelle) écouta attentivement, très attentivement… je me tiens dans le poste d’observation constamment » (És. 21. 7 et 8).

3. Veillez et priez ! « Persévérez dans la prière, veillant en elle avec des actions de grâces » (Col. 4. 2). « Priez par toutes sortes de prières et de supplications, en tout temps, par l’Esprit, et veillez à cela avec toute persévérance » (Éph. 6. 18).

4. Accomplissez votre œuvre ! « Faites… fructifier jusqu’à ce que je revienne » (Luc 19. 13). « Bienheureux est cet esclave que son maître, lorsqu’il viendra, trouvera faisant ainsi » (Luc 12. 43).

5. Gardez la foi qui vous a été enseignée ! « Sois vigilant… Souviens-toi donc comment tu as reçu et entendu ; garde-le » (Apoc. 3. 2 et 3). « Tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne » (Apoc. 3. 11).

6. Avertissez les autres ! « Je t’ai établi sentinelle… et tu entendras la parole de ma bouche, et tu les avertiras de ma part » (Éz. 3. 17).

D’après « The Good Seed » juillet 2024

TRADUCTION DE FEUILLETS (97)

« Béni soit le Seigneur, qui, de jour en jour, nous comble de ses dons, le Dieu qui nous sauve » Psaume 68. 19.

DANS LA NOUVELLE ANNÉE

Nous sommes au début de 2025, et nous ne savons pas ce qui nous attend dans les prochaines semaines et les prochains mois. Cette incertitude nous perturbe parfois beaucoup. Mais en tant qu’enfants du Dieu miséricordieux et tout-puissant, nous n’avons pas à craindre.

Le verset ci-dessus nous rappelle son aide et nous encourage à aborder la nouvelle année avec confiance : « Béni soit le Seigneur ! » Nous ne voulons jamais oublier de remercier. Comme peuple racheté, nous avons toutes les raisons de remercier continuellement notre Dieu et Père pour notre salut. Nous lui sommes profondément reconnaissants de nous aimer et de prendre soin de nous. Nous aimerions également chanter des cantiques à la gloire de Dieu au cours de la nouvelle année.

« Le Seigneur qui « de jour en jour, nous comble de ses dons » Dieu est toujours là pour nous et veut nous aider dans toutes les situations. Chaque jour, il porte les fardeaux qui pèsent sur nous, à l’école, au travail et dans nos familles. Il nous soutient lorsque nous sommes malades ou que la vieillesse nous pèse. Continuons à faire confiance à notre Père céleste au cours de la nouvelle année.

« Dieu qui nous sauve ». Il peut nous protéger, nous et nos enfants, des dangers du monde. Lorsque l’ennemi nous attaque, Dieu nous aide pour que nous ne succombions pas et ne tombions pas. Dans des situations désespérées, Il nous montre une issue ou nous donne la force de persévérer avec Lui. Prions donc Dieu de nous protéger également au cours de cette nouvelle année !

D’après Näher zu Dir janvier 2025

« Défrichez pour vous un terrain neuf ; c’est le temps pour chercher l’Éternel » Osée 10. 12.

COMMENCER UNE NOUVELLE VIE

Un employé de banque achète une centaine de chèvres pour faire du fromage. Un informaticien quitte son emploi et devient acteur. Un ingénieur se reconvertit en instituteur pour enseigner les enfants. Ce ne sont là que quelques exemples de personnes qui souhaitent changer, non seulement de travail, mais parfois toute leur vie. Vous savez que cette étape n’est pas facile. Ils souhaitent néanmoins faire de ce qui les passionne leur activité principale.

Dieu offre à tous les hommes un nouveau départ bien meilleur. Il s’agit d’un revirement personnel : abandonner la vie sans Dieu et se confier entièrement en Lui. Cela nous oblige à nous reconnaître comme pécheurs et à accepter le Seigneur Jésus comme notre Sauveur. Il est mort sur la croix pour nous afin que nous puissions devenir justes devant Dieu par la foi en Lui.

C’est le début d’une vie nouvelle pour nous. Cela n’est pas exempt d’épreuves. Mais nous pouvons surmonter ces difficultés avec l’aide de Dieu. Bien que revenir à Lui soit un changement intérieur, il est visible. Au fil du temps, il devient évident que nous avons de nouveaux objectifs. Nous désirons maintenant plaire à Dieu et vivre selon sa volonté. Nous voulons également que nos semblables apprennent à connaître le Sauveur Jésus-Christ.

Nous ne regretterons jamais ce revirement fondamental dans la vie, qui nous apportera paix et joie dans le Seigneur Jésus.

D’après Näher zu Dir janvier 2025

« Je ne me suis pas retiré du commandement de ses lèvres ; j’ai serré par devers moi les paroles de sa bouche plus que le propos de mon propre cœur » Job 23. 12.

BONNES INTENTIONS

Au début d’une nouvelle année, nous pourrions réfléchir à ce que nous pouvons faire de mieux au cours de cette année. Nous prenons souvent des résolutions raisonnables : plus d’exercice, moins de calories, plus d’hygiène dentaire, moins de navigation sur Internet, plus de visites aux personnes âgées et aux malades, plus de zèle au service de Dieu…

Job avait aussi des résolutions auxquelles il tenait probablement fermement. Mais pour lui, il y avait quelque chose d’encore plus important : la Parole de Dieu. Il voulait à tout prix préserver les commandements divins et les mettre en œuvre dans sa vie. C’est un exemple et un encouragement pour nous, chrétiens.

Il peut être utile de réaliser vos résolutions de manière cohérente et ciblée. Cela est particulièrement vrai lorsqu’elles affectent notre vie chrétienne. Pourtant, nos intentions sont loin d’être aussi significatives que la Parole de Dieu. Elles influencent nos vies positivement. Mais elles ne sont pas fiables. Nous pouvons également nous écarter de nos résolutions sans subir peu après des dommages spirituels.

Cependant, nous ne pouvons faire aucune concession lorsqu’il s’agit de la Bible. Qu’il est important de considérer toute la Parole de Dieu ! Nous voulons donc continuer sans nous décourager sur le chemin que Dieu nous montre dans la Bible. Ne nous en écartons jamais, même si la pression extérieure s’accentue et si les difficultés s’accumulent devant nous. Le Seigneur, dans sa grâce, nous donnera la force pour cela.

D’après Näher zu Dir janvier 2025

« Même si je sers d’aspersion sur le sacrifice et le service de votre foi, j’en suis joyeux » Philippiens 2. 17.

L’ORGUEIL NE CONVIENT PAS À UN CHRÉTIEN

Voyez Paul. Voyez comme il avait bu profondément de l’esprit de renoncement de son Maître. Il était prêt à n’être rien – à être vidé – pour être versé comme une libation sur le sacrifice des Philippiens. Il lui était égal qui présentait le sacrifice, ou qui accomplissait le service, pourvu que la chose soit exécutée.

Est-ce que cela ne fait pas rougir certains d’entre nous ? Combien peu nous connaissons cet esprit excellent ! Comme nous sommes prompts à attacher de l’importance à l’œuvre, si nous avons quelque chose à faire avec elle ! Combien peu nous sommes capables de nous réjouir avec d’autres dans leur sacrifice et leur service ! Notre œuvre, notre prédication, nos écrits, ont plus d’intérêt à notre point de vue que ceux d’un autre. Autrement dit, le moi, le moi détestable s’insinue même dans ce qui semble être le service de Christ. Nous sommes attirés vers ceux qui pensent du bien de nous et de notre œuvre, et nous nous écartons de ceux qui pensent autrement.

Tout cela doit être jugé. Ce n’est pas être semblable à Christ, et c’est indigne de ceux qui portent son saint nom. L’apôtre Paul avait tellement appris Christ qu’il était capable de se réjouir dans l’œuvre et le service des autres autant que dans les siens ; et même quand Christ était prêché par vanité, il pouvait se réjouir.

N’être rien ! Quel attrait dans celui qui ne fait rien de lui-même ! Et d’autre part, qu’un esprit qui se pousse en avant, qui s’exalte, qui joue des coudes, est repoussant ! Que cela est indigne de celui qui porte le nom de Celui qui s’est fait Lui-même humble. Ne voulons-nous pas estimer comme une vérité que l’ambition ne peut pas se trouver dans la présence de Celui qui s’est rendu humble Lui-même ? Un chrétien ambitieux est une contradiction flagrante.

D’après The Lord is near février (C.H.M.)

« La main des chefs et des gouverneurs a été la première dans ce péché. Et quand j’entendis cela, … je m’assis désolé… et lors de l’offrande du soir, je me levai de mon humiliation, et, mon manteau et ma robe déchirés, je m’agenouillai, et j’étendis mes mains vers l’Eternel, mon Dieu » Esdras 9. 2 à 5.

L’EXEMPLE D’ESDRAS DANS SON SERVICE

La direction spirituelle n’est pas la même que d’autres genres de directions, bien qu’il y ait des éléments communs à tous les types de direction. La direction spirituelle est la capacité et la responsabilité spirituelles de diriger le peuple de Dieu.

Esdras est un exemple remarquable d’un dirigeant spirituel dans la Bible. Nous voyons qu’Esdras était un homme de prière – ce qui est un devoir pour tous les conducteurs spirituels. Esdras priait au sujet de toutes choses ! Il pria pour un voyage sans encombre avant le long chemin de Babylone à Jérusalem. Il mentionnait les enfants, et même les possessions matérielles (ch. 8. 21). Oui, il est conforme à la Bible de prier pour la sécurité sur la route avant un long trajet – même pour les choses sur le porte-bagages.

Mais Esdras priait pour plus que des choses matérielles de la vie courante. Quand il entendit les tristes nouvelles au sujet de la condition morale du peuple de Dieu vivant en Juda, il fit une longue prière de confession (ch. 9. 5 à 15). Bien qu’Esdras lui-même n’ait pas été coupable, il s’identifia humblement avec la nation dans leur péché. Il s’humilia devant Dieu quant au peuple. Sa vie de prière n’était pas concentrée sur lui-même. Esdras était caractérisé par un cœur tourné vers le peuple de Dieu.

Esdras est le genre de personnes que le Seigneur choisit pour la direction spirituelle. En sommes-nous dignes ? Remarquez que l’exemple d’Esdras amena le peuple à la repentance (ch. 10. 1). Les conducteurs spirituels avec une vie de prière comme celle d’Esdras auront des résultats semblables aujourd’hui.

D’après The Lord is near février 1987

« Et l’Esprit de Dieu planait sur la face des eaux. Et Dieu dit : Que la lumière soit. Et la lumière fut » Genèse 1. 2 et 3.

LE MIRACLE DE LA CRÉATION

Quel moment remarquable ce fut pour la terre quand la Parole de Dieu la transforma ! La lumière chassa l’ombre et les ténèbres, commençant le processus de remplacer la désolation et le vide par la beauté et la plénitude. Complété en six jours, ce processus de transformation était tellement parfait que, le septième jour, Dieu put se reposer et décrire tout ce qu’Il avait fait comme étant « très bon » (Gen. 1. 31).

Mais l’œuvre de Dieu en création passe dans l’ombre par rapport à la plus grande œuvre qu’Il continue à faire dans la vie dévastée et vide d’hommes et de femmes, qui ont été séparés de Lui par le péché. L’apôtre Paul décrit cette grande œuvre en 2 Corinthiens 4. 6 : « Car le Dieu qui a dit que du sein des ténèbres brille la lumière, c’est lui qui a brillé dans nos cœurs pour faire resplendir la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ ».

Quel Dieu ! Lui seul peut « planer sur la face des eaux » et connaître les profondeurs d’obscurité et de misère qui sont sous la surface. Lui seul peut parler pour que la lumière luise dans de telles ténèbres, parce que son Fils unique a enduré les ténèbres du Calvaire, pour apporter la lumière à ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort. Lui seul peut attirer à Lui les affections de cœur de l’âme née de nouveau, tout comme Il a fait sortir la terre hors des eaux et a commencé à la façonner pour son propre plaisir. Lui seul peut remplir cette âme avec la vie, la beauté et la fertilité, de la même manière qu’Il a rempli la terre d’herbe et de graines et d’arbres portant du fruit. Lui seul peut donner la lumière pour guider ses enfants, de jour et de nuit, tout comme Il a béni la terre de la lumière du soleil, de jour, et de la lumière de la lune et des étoiles, la nuit. Quel Dieu ! Il est digne de recevoir toute gloire, honneur et puissance.

D’après The Lord is near février 1987 (G.W. Steidl)

« Ceux qui sont dans la chair ne peuvent pas plaire à Dieu » Romains 8. 8.

IL EST IMPÉRATIF D’ACCEPTER LE SALUT DE DIEU AVANT QU’IL SOIT TROP TARD

Un homme a dit une fois à un prédicateur de l’évangile qu’il ne pensait pas que ce soit une bonne chose d’influencer les enfants au point de vue religieux dans leurs années d’éducation, par l’école du dimanche et l’instruction biblique. D’après lui, l’esprit des enfants ne devrait pas être dirigé dans un sens précis. Quand ils seraient assez grands, ils devraient se former leur propre contexte religieux.

Le prédicateur ne répondit rien. Quelque temps après, il invita son visiteur à regarder son jardin. L’homme y alla et se trouva dans un jardin où toutes les espèces de mauvaises herbes croissaient à profusion. Mais, ce n’est pas un jardin, s’écria le visiteur tout étonné. Il n’y pousse que des mauvaises herbes !

Eh bien, dit le propriétaire, je n’ai pas voulu influencer la liberté du jardin. Je lui ai donné toute la liberté de se développer lui-même et de produire n’importe quel fruit dont il ait envie !

L’homme est ainsi par nature. Vu du point de vue de Dieu, il ne peut produire que des mauvaises herbes, parce qu’il n’est pas foncièrement bon, mais mauvais. N’est-il donc pas absolument nécessaire de parler aux hommes et de leur montrer qu’ils ont besoin d’un Sauveur ? Et il y a quelque chose de plus qui devrait pousser les gens à se décider de bonne heure pour le Seigneur Jésus : Plus on vieillit et plus souvent on retarde d’être sauvé, plus le cœur devient dur envers l’invitation du Seigneur Jésus :« Venez à moi ». Qu’il est terrible d’attendre jusqu’à ce que le cœur soit tellement endurci qu’il ne réagit plus à l’appel de Dieu ! C’est pourquoi : Venez au Seigneur Jésus aujourd’hui.

D’après The Lord is near février 1987

« Fais-moi entendre dès le matin ta bonté, car en toi j’ai mis ma confiance ; fais-moi connaître le chemin où j’ai à marcher, car c’est à toi que j’élève mon âme » Psaume 143. 8.

L’IMPORTANCE DE LA PRIÈRE MATINALE

David, comme beaucoup d’autres, était conscient de l’importance de passer du temps le matin en la présence du Seigneur. En fait, son cœur réclamait cela, afin qu’il puisse être disposé à entendre la bonté du Seigneur. Être seul avec le Seigneur est une nécessité vitale pour tout enfant de Dieu. Le matin, avant que la pression du jour commence à exercer son influence sur nous, est le moment pour que nos cœurs soient fortifiés de la force qui n’est trouvée que dans la communion avec Lui, dont l’affection est une source merveilleuse de rafraîchissement, de force et de courage pour être soutenus pendant la journée.

Une prière faite à la hâte et la lecture de quelques versets de la Bible ne nous prépareront pas suffisamment pour ce à quoi nous aurons à faire face pendant la journée. Levons-nous assez tôt pour avoir le temps nécessaire pour méditer tranquillement en nous concentrant sur la précieuse Parole de Dieu, et pour prier, dans le calme et sans hâte, et demander la grâce de notre Seigneur, afin qu’Il nous protège et nous soutienne tout au long de la journée.

Cette communion avec le Seigneur implique aussi de rechercher la sagesse et la direction de sa main à l’égard du chemin dans lequel nous devons marcher. Il n’y a pas deux jours semblables : l’aide que j’ai reçue aujourd’hui peut ne pas être celle dont j’aurai besoin demain. Quelle que soit l’expérience que j’aie, elle ne suffira pas pour me permettre de répondre à ce que le Seigneur a dans la pensée pour moi, pour les heures suivantes. J’ai besoin de sa propre présence, et de sa miséricorde comme réconfort constant. Et alors mes pas seront guidés correctement. Ce n’est pas que je n’aurai pas de difficultés ou de revers : je dois m’y attendre ; mais en me confiant en Lui, je ne serai pas découragé ou trop perturbé par cela : Sa grâce me permettra de surmonter toutes les difficultés.

D’après The Lord is near février 1987 (L.M.Grant)

« Noé… planta une vigne ; et il but du vin, et il s’enivra » Genèse 9. 20 et 21

DE LA MESURE EN TOUTES CHOSES

Par ces paroles nous sommes introduits à l’une des bénédictions que Dieu a données à l’homme. Noé, juste après avoir juste quitté l’arche, montre qu’il ne sait pas se dominer lui-même dans l’usage de ce que Dieu lui a donné pour sa bénédiction.

On ne peut pas douter que Dieu ait estimé que le vin soit une bénédiction. Dans la Parole de Dieu il a une place spéciale : « Le vin… réjouit le cœur de l’homme » (Ps. 104. 15). C’est une image des bénédictions que Dieu nous donne dans les choses de cette création. Dieu nous donne de nombreuses choses dont nous pouvons jouir : une famille, un foyer, un travail, un passe-temps, les beautés de la nature – tout cela, pour que nous en jouissions. Mais nous ne devons pas être enivrés par aucune d’elles. Il est mal de s’enivrer de vin, mais il est tout aussi mauvais de s’enivrer de son passe-temps, ou de quelque autre bénédiction que le Seigneur a pu vous donner. Et pourtant, comme souvent nous faisons exactement cela ! Nous sommes éloignés par les choses dont nous jouissons, et notre marche spirituelle devient instable. Comment, alors, ferons-nous bon usage de ces bénédictions ?

Un deuxième passage de l’Écriture mentionnant le vin, nous y aidera. Melchisédec apporta du pain et du vin ; le pain est mentionné en premier. Il vint comme sacrificateur envoyé par Dieu pour réconforter son serviteur Abram. Le pain parle du Seigneur Jésus, le Pain du ciel. Après la bataille, Abram avait besoin d’être fortifié. Pour nous tenir debout au point de vue spirituel, nous avons besoin de nous nourrir du Pain de vie. C’est le moyen donné par Dieu par lequel nous pouvons prendre garde de ne pas tomber (cf. 1 Cor. 10. 12).

Si nous nous nourrissons de ce Pain, en nous confiant dans le Dieu qui nous donne toutes choses richement pour en jouir, nous pourrons jouir des dons de Dieu dans la création d’une manière convenable et équilibrée.

D’après The Lord is near février 1987

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » Éphésiens 1. 3.

LES MERVEILLEUSES BÉNÉDICTIONS DES CHRÉTIENS

Cette épître est magnifique dans la manière dont elle présente la merveilleuse vérité du christianisme, en tel contraste avec tout ce que la Loi enseignait à Israël. Elle présente d’abord Dieu, non pas comme Jéhovah dans des tonnerres, des éclairs et de la fumée, et la terre qui tremble, mais comme le Père de notre Seigneur Jésus Christ, dans sa proximité de pure grâce. De plus, au lieu de faire une promesse de bénédiction conditionnée par l’obéissance de l’homme, elle déclare une bénédiction présente, absolue, accomplie pour chaque croyant aujourd’hui, cela étant exclusivement l’œuvre de Dieu.

En troisième lieu, au lieu d’une bénédiction de nature temporelle, matérielle, pour une nation, notre bénédiction est spirituelle, donc d’un caractère plus élevé, plus merveilleux que quoi que ce soit qui est discerné par les sens de l’état naturel. Quatrièmement, elle n’est pas limitée dans le sens où les bénédictions pour Israël l’étaient, comme le montrent des versets de Deutéronome – bien qu’elles aient été nombreuses. Mais pour nous, c’est toute bénédiction spirituelle, car Dieu a donné ces bénédictions sans réserve. Enfin, ces bénédictions ne sont pas, comme celles d’Israël, trouvées dans un cadre terrestre, mais sont « dans les lieux célestes ». C’est la sphère de toute la bénédiction chrétienne maintenant – bien au-dessus de tout ce qui est de la terre, assurée pour nous sans risque d’être perdue.

Mais septièmement, ces bénédictions sont vues, non pas en relation avec la première création, ni données à l’homme dans la chair, mais comme étant en relation avec Christ, car toutes ces choses sont « en Christ », le Chef d’une nouvelle création – en contraste avec les hommes étant « en Adam », le chef de la première création, et Israël sous la loi espérant de la bénédiction dans ces circonstances (cf. 1 Cor. 15. 22).

Quelle reconnaissance nous devons au Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ !

D’après The Lord is near février 1987 (L.M. Grant)

TRADUCTION DE FEUILLETS (96)

« Que votre parole soit toujours dans un esprit de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment vous devez répondre à chacun » Colossiens 4. 6.

COMMENT PARLE-T-ON ?

Le Seigneur Jésus n’est pas indifférent à la manière dont nous, chrétiens, parlons à nos semblables. C’est pourquoi Il nous donne des directives concrètes dans le passage biblique d’aujourd’hui. Que nous parlions avec un voisin ou un collègue de travail, nos propos doivent avoir deux caractéristiques :

Le Seigneur veut que nos conversations soient « dans un esprit de grâce ». Cela signifie traiter les gens amicalement. Les paroles dures ou arrogantes ne conviennent pas à un chrétien. Savoir que nous dépendons nous-mêmes de la grâce de Dieu chaque jour nous aide à être aimables envers les autres. La question peut se poser : Comment signaler une erreur à mon collaborateur ? Comment réagir lorsque mon voisin me demande une faveur ?

Le Seigneur nous encourage à « assaisonner » nos paroles avec du sel. Aux temps bibliques, le sel était utilisé pour empêcher la nourriture de se gâter. Au sens figuré, cela s’applique également à ce que nous disons : il faut lutter contre la corruption dans le monde. C’est pourquoi, en tant que chrétiens, nous évitons les bavardages stupides, les expressions grossières et les mauvaises plaisanteries. Nous nous demandons également : est-ce que je m’en tiens toujours à la vérité ? Mes déclarations sont-elles fiables ?

Par nos paroles, nous pouvons montrer que nous appartenons au Seigneur Jésus et que nous voulons Le suivre. Peut-être que cela nous donnera l’occasion de parler de Lui à notre entourage.

D’après Näher zu Dir décembre 2024

« Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu » 1 Pierre 3. 18.

VIVRE ÉTERNELLEMENT AVEC DIEU

Beaucoup de gens croient que la mort est la fin de tout. Mais cela ne signifie pas que le désir d’être avec Dieu au ciel ait été éliminé. Au fond du cœur demeure un désir permanent de vivre éternellement dans une relation heureuse avec Dieu, parce que le Créateur a placé l’éternité dans le cœur des hommes (Ecclésiaste 3. 11).

Bien que nos péchés nous aient séparés de Dieu, ce désir peut se réaliser. Jésus-Christ a souffert et est mort sur la croix pour que nous puissions être approchés de Dieu. Il a payé de sa propre vie pour nous permettre de retourner au Créateur.

Le troisième jour après sa mort sur la croix, le Seigneur Jésus est ressuscité d’entre les morts. Il a ainsi ouvert le chemin pour que nous puissions échapper à la mort et recevoir la vie éternelle avec Dieu. Les conditions nécessaires à la réconciliation ont été créées. La porte du salut est ouverte à chacun. Nous sommes désormais invités à croire en Jésus-Christ, qui a payé nos dettes devant Dieu. Cette foi personnelle au Sauveur et la confession de nos péchés nous donnent d’être en règle avec Dieu, qui nous pardonne et fait de nous ses enfants. C’est ainsi que nous entrons dans une relation heureuse avec Dieu qui se poursuivra pour toujours au ciel.

Ne retardons pas une décision pour le Seigneur Jésus ! Lui seul peut nous donner une espérance certaine au-delà de la mort.

D’après Näher zu Dir décembre 2024

« Samuel prit une pierre et la plaça entre Mitspa et le rocher, et il appela son nom Eben-Ezer, et dit : L’Éternel nous a secourus jusqu’ici » 1 Samuel 7. 12.

NOTRE DIEU NOUS A AIDÉS

Grâce à notre foi personnelle dans le Seigneur Jésus, mort pour nous sur la croix, nous sommes entrés dans une relation ordonnée avec Dieu. Depuis, nous recevons son aide chaque jour dans notre cheminement de vie.

Dieu nous aide à repousser les attaques rusées du diable et à éviter les dangers du monde mauvais : « Vous, qui êtes gardés par la puissance de Dieu, par la foi » (1 Pier. 1. 5).

Dieu renforce notre foi à travers les promesses de sa Parole et à travers les expériences que nous vivons avec Lui : « Il donne de la force à celui qui est las, et il augmente l’énergie à celui qui n’a pas de vigueur » (És. 40. 29).

Dieu veut nous aider à prendre les bonnes décisions sur le chemin de la foi : « Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu, qui donne à tous libéralement sans faire de reproches » (Jac. 1. 5).

Dieu nous encourage à Lui faire confiance dans les moments difficiles et à avancer avec la force qu’Il nous donne : « Au jour que j’ai crié, tu m’as répondu ; tu as augmenté la force de mon âme » (Ps. 138. 3).

Quand nous arrivons à la fin d’une année, nous nous souvenons de problèmes qui ne nous ont pas laissés indemnes. Nous devons également admettre que nous avons mal fait certaines choses. Mais avant tout, il y a la fidélité de notre Dieu. Avec Samuel, nous témoignons : « L’Éternel nous a secourus jusqu’’ici ». Nous voulons Le remercier pour cela !

D’après Näher zu Dir décembre 2024

« Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho ; et il tomba aux mains de brigands qui… s’en allèrent, le laissant à demi-mort. Or, fortuitement, un sacrificateur descendait par ce chemin-là et, me voyant, passa de l’autre côté. De même aussi un lévite… Mais un Samaritain, allant son chemin, vint à lui et, le voyant, fut ému de compassion : il s’approcha et banda ses plaies, y versant de l’huile et du vin » Luc 10. 30 à 33.

L’APPLICATION DU MOT « PROCHAIN »

Dans cette parabole, notre Seigneur nous enseigne le sens du mot prochain, et également notre responsabilité de répondre aux besoins de notre prochain. Mais le Seigneur désirait nous enseigner beaucoup plus, par ce récit, que ces leçons évidentes. C’est pourquoi Il a choisi soigneusement et précisément, pour ce récit, les types de caractères.

Le Seigneur aurait pu décrire les passants comme des Samaritains, et l’homme plein de compassion comme le sacrificateur, mais ce n’est pas ce qu’Il a fait, car Il destinait aussi la parabole à être un reproche. Le Samaritain peut être vu comme le type d’un croyant qui est sur un faux terrain ecclésiastique, et à qui il manque des vérités – le sacrificateur et le Lévite étant des types de ceux qui possèdent la vérité et qui sont sur le bon terrain. Et que voyons-nous ? Nous voyons ceux qui sont tellement justes, faisant ce qui est tellement mal ; et nous voyons aussi celui que les dirigeants spirituels regardent de haut, mais faisant ce qui plaît à Dieu ! Hélas, ne sommes-nous pas souvent, du point de vue spirituel, beaucoup plus semblables au sacrificateur et au Lévite qu’au Samaritain ?

D’autre part, dans l’homme à demi-mort, nous pouvons voir comme un frère qui a des difficultés spirituelles et, dans le sacrificateur et le lévite, des docteurs et des anciens qui manquent de compassion – qui n’ont pas de cœur. Un autre a bien écrit : Quand le Seigneur regarde les siens sur la terre, Il voit leur impuissance, les larmes des opprimés, et aussi le manque de cœur de tellement de leurs conducteurs. Si nous apprenons la leçon de la parabole, nous montrerons de la compassion envers notre frère tombé au bord du chemin, au lieu de passer à l’écart de lui, sans cœur – ou même pire – de l’écraser encore plus !

D’après The Lord is near janvier 1987

« Toutes ces choses leur arrivèrent comme types, et elles ont été écrites pour nous servir d’avertissement, à nous que les fins des siècles ont atteints » 1 Corinthiens 10. 11.

L’APPLICATION DES TYPES DE L’ANCIEN TESTAMENT AU TEMPS ACTUEL

Il ne peut pas y avoir de principe plus important que cet enseignement, pour une lecture intelligente et profitable des livres de l’Ancien Testament. Les faits se produisirent devant ces personnes, mais ils sont présentés divinement par des figures systématiques, ou des formules de vérité, pour nous enseigner, à nous qui vivons à un point aussi critique de l’histoire du monde. Il y a donc là beaucoup plus que des leçons morales, même de poids. Elles nous ouvrent le cœur de l’homme, et nous font connaître la pensée et les affections de Dieu. Mais elles nous instruisent plus largement et plus profondément au sujet d’évènements qui illustrent de vastes principes – tels que la grâce souveraine d’une part, et la pure loi de l’autre, avec un système de gouvernement sur fondement légal, tandis que la miséricorde et la bonté sont venues par un médiateur, au moment où le peuple adorait un veau en Horeb.

Il y a ainsi un caractère d’ordre aussi bien que prophétique dans la manière dont ces faits sont présentés – et éclairés par la lumière de Christ et de sa rédemption, et par la vérité maintenant révélée – qui prouve leur inspiration avec évidence à celui qui est enseigné par le Saint Esprit. Israël était seulement témoin des faits, et l’écrivain était rendu capable par l’Esprit de Dieu, de les donner dans un ordre qui dépassait largement ses propres pensées, ou l’intelligence de quiconque avant la rédemption. Mais maintenant que cette œuvre puissante de Dieu est accomplie, leur sens figuré ressort dans la plénitude d’un large système, et avec une profondeur qui révèle Dieu, et non pas l’homme, comme en étant le véritable Auteur. Soyons heureux, non seulement de connaître la vérité, mais de la pratiquer !

L’histoire d’Israël, dans l’Écriture, est ainsi extrêmement solennelle aussi bien qu’instructive. Elle a été rapportée par l’Esprit pour être un type pour nous.

D’après The Lord is near janvier 1987

« Nous étions tout disposés, non seulement à vous communiquer l’évangile de Dieu, mais aussi à donner notre propre vie » 1 Thessaloniciens 2. 8.

LE TÉMOIGNAGE PRATIQUE DES CHRÉTIENS

Une jeune famille quittait la demeure d’amis chrétiens où ils avaient passé un délicieux week-end, jouissant d’heureux moments ensemble dans la Parole, dans les réunions de l’assemblée, et dans l’affection chrétienne. Mais ce qui les avait le plus impressionnés, c’était l’atmosphère du foyer. En partant, ils dirent à leurs hôtes : nous avons appris davantage de ce que nous avons vu que de ce que nous avons entendu. Ils ne négligeaient pas les conseils et l’aide, par la Parole de Dieu, qu’ils avaient reçus, mais ils avaient apprécié encore plus la vie pratique selon la Parole dans la vie de leurs hôtes.

La première épître aux Thessaloniciens décrit cette bonne combinaison de l’évangile de Dieu plus la vie pratique de l’évangile. Pendant le bref séjour de Paul au milieu d’eux, les Thessaloniciens n’avaient pas entendu seulement la Parole de Dieu prêchée dans la puissance de l’Esprit. Ils avaient vu quelque chose de la beauté de Christ dans la vie de Paul : sa hardiesse pour prêcher l’évangile malgré la persécution ; son absence de tromperie, d’impureté et d’hypocrisie ; son indifférence à l’approbation des hommes, sa douceur dans ses soins envers eux, sa disposition à donner sa vie pour eux, sa conduite dévouée, juste et sans défaut, ses soins paternels visibles dans toutes ses paroles.

D’après The Lord is near janvier 1987

« Insiste, que l’occasion soit favorable ou non, convaincs, reprends, exhorte, avec toute patience et doctrine » 2 Timothée 4. 2.

LES GRANDS SERVITEURS DE DIEU, IGNORÉS PENDANT LEUR VIE

Les grandes industries ont, dans leur personnel, des hommes qui sont nécessaires seulement quand il y a une catastrophe. Dieu aussi a toujours eu des croyants dont le service principal a été pour les périodes de chute et de déclin dans l’état spirituel des siens. De tels hommes, comme Élie, Jérémie, Malachie, et l’apôtre Paul, paraissent à des moments critiques dans l’histoire, pour corriger, reprendre, et exhorter au nom de Dieu et de la justice.

Les pasteurs et les docteurs, ordinairement, œuvrent calmement, sans être même remarqués, quand la vie spirituelle de l’Église est normale. Mais si les enfants de Dieu se détournent du chemin de la vérité, alors le croyant responsable apparaît, conduit par son instinct spirituel pour les questions de trouble, et il vient au secours du peuple de Dieu.

Ceux qui l’entourent et le voient à l’œuvre le nomment bientôt extrême, fanatique, négatif. Dans un sens, ils ont raison. Il a une seule pensée, il est sévère, sans crainte, suivant le besoin des circonstances. Il en choque quelques-uns, en effraie d’autres, et plusieurs s’en détournent, mais il sait Qui l’a appelé et ce qu’il est envoyé faire. Son ministère est approprié à l’urgence, et cela en fait un homme à part.

Un tel homme n’est pas un compagnon facile, car il ne peut pas se soustraire au devoir du Saint Esprit comme on ferme un robinet. Il insiste sur le fait qu’il est un chrétien, sans cesse et partout ; et cela aussi le rend différent. Il est impossible d’être neutre envers lui. Les personnes de sa connaissance sont séparées clairement en deux classes : ceux qui l’aiment, et ceux qui le haïssent ! Envers un tel homme, nous avons une dette immense. Ce qui est curieux, c’est que nous essayons rarement de la lui payer pendant sa vie. La génération suivante écrit sa biographie, en répondant, instinctivement et maladroitement, à une obligation que la génération précédente n’a pas reconnue.

D’après The Lord is near février 1987

« Et l’Éternel dit à Gédéon : Par les trois cents hommes qui ont lapé l’eau je vous sauverai, et je livrerai Madian, en ta main ; mais que tout le peuple s’en aille, chacun en son lieu » Juges 7. 7.

LA POSITION CÉLESTE DU CHRÉTIEN

Il est très réconfortant de trouver de la réalité dans ce monde, où tout est tellement confus et où des motifs si variés sont à l’œuvre. Dieu recherche ce qui est réel – rien de moins. C’est une pensée solennelle pour nous aujourd’hui ! Combien de gens se montrent supérieurs aux difficultés, mais manquent complètement dans le cas de la prospérité. Hélas ! En combien peu de nous peut-on avoir confiance quand tout va bien autour de nous ?

Quand ils furent mis à l’épreuve par l’Éternel, les Israélites qui s’agenouillèrent n’étaient pas plus propres à être employés par l’Éternel que ceux qui furent renvoyés parce qu’ils étaient craintifs. Et c’est exactement la mise à l’épreuve maintenant, car Dieu fait sortir les trois cents hommes qui sont occupés de ce qui l’occupe, Lui. De nos jours, il n’y a pas manque de connaissance intellectuelle, facilement acquise, facilement enregistrée, et la nature l’apprécie et l’emploie à des buts égoïstes. Rien n’est plus triste et solennel que de voir la manière dont beaucoup peuvent parler de la vérité et en discuter, et qui en sont eux-mêmes la contradiction vivante. De la réalité ! C’est le besoin criant de nos jours !

Oh ! Faire partie de ces trois cents rachetés de Christ dans le jour de son rejet – de ceux qui ont trouvé en Lui le secret de la valeur réelle, non seulement dans les difficultés et les dangers, mais aussi dans la prospérité, dans l’aise et le calme actuels. Oh ! Être sincère, être réellement pour Christ, avoir toutes ses pensées fixées sur Lui, Lui la seule source, le seul canal de toute bénédiction. Que le Seigneur nous donne d’être occupés de Lui, de ses pensées, ce qui nous portera au-dessus de l’épreuve, et montrera la réalité qui est seule digne de Lui.

D’après The Lord is near février 1987

BERACA 47 : SAMSON

Pour Samson, venir au monde dans un foyer pieux, être élevé par des parents qui ont connu personnellement l’Éternel, qui ont marché dans la crainte de Lui déplaire, était une bénédiction. Nous lisons, de son enfance : « l’enfant grandit, et l’Éternel le bénit » (Jug. 13. 24). Pour notre Seigneur, venu du ciel, s’abaissant Lui-même pour prendre un corps d’homme, nous lisons des expressions semblables : « Et l’enfant grandissait et se fortifiait, étant rempli de sagesse ; et la faveur de Dieu était sur lui » (Luc 2. 40). Avant d’entrer dans son ministère public, Il fut tenté quarante jours, par Satan, dans un désert. En citant la Parole, à trois reprises, Il remporta la victoire sur le tentateur. Il était, bien sûr, sans péché car, « il n’y a pas de péché en Lui » (1 Jean 3. 5).

C’est bien différent pour Samson qui « jugea Israël, aux jours des Philistins, vingt ans » (Jug. 15. 20). Lorsqu’il entre dans son service, il est dit de lui : « l’Esprit de l’Éternel commença à le pousser, (cela eut lieu) – à Mahané-Dan, entre Tsorha et Eshtaol » (13. 25). Ensuite, « Samson descendit à Thimna ; et il vit à Thimna une femme d’entre les filles des Philistins. Il remonta et il raconta à son père et à sa mère : J’ai vu à Thimna une femme d’entre les filles des Philistins ; et maintenant, prenez-la-moi pour femme. Son père et sa mère lui dirent : N’y a-t-il pas de femme parmi les filles de tes frères, et dans tout mon peuple, que tu ailles prendre une femme d’entre les Philistins, les incirconcis ? Et Samson dit à son père : Prends celle-là pour moi, car elle plaît à mes yeux. Son père et sa mère ne savaient pas que cela venait de l’Éternel ; car Samson cherchait un prétexte venant des Philistins. Or en ce temps-là les Philistins dominaient sur Israël » (14. 1 à 4).

Nous pouvons évaluer cette action sous deux aspects :

1) « cela venait de l’Éternel » en des temps de ruine spirituelle quand « chacun faisait ce qui était bon à ses yeux ». Cela fut permis mais ce n’était pas la volonté de Dieu pour son peuple.

2) Abraham envoya son serviteur Éliézer chercher une femme pour Isaac au pays de sa parenté et, à sa suite, Isaac a dit à son fils Jacob : « Tu ne prendras pas de femme d’entre les filles de Canaan » (Gen. 28. 6). La loi donnée par Moïse disait, en parlant des autres nations : « Tu ne t’allieras point par mariage avec elles, tu ne donneras pas ta fille à leur fils, et tu ne prendras pas leur fille pour ton fils ; car ils détourneraient de moi ton fils, et il servirait d’autres dieux » (Deut. 7. 3).

Les parents de Samson s’étaient interposés pour le dissuader de prendre une femme au milieu des Philistins. Samson se laissa guider par ce que le monde offre : « la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie » (1 Jean 2. 16). Cédant aux convoitises de sa propre nature, il ne récolta que trouble et déshonneur. Celle qui plaisait à ses yeux, lui fut ôtée, et par la suite il aima une autre femme du nom de Delila (Jug. 16. 14). Il n’a pas jugé son action charnelle et sa décision l’amena, par la suite, à la perte de son service, de son nazaréat. Écoutons plutôt la voix de la sagesse : « Mon fils, donne-moi ton cœur, et que tes yeux se plaisent à mes voies » (Prov. 23. 26).

Malgré les ombres qui planent sur la vie de Samson, il y a la grâce de Dieu qui se manifeste et que cela est beau ! Sur le chemin, Samson rencontre un jeune lion rugissant et « l’Esprit de l’Éternel saisit Samson : celui-ci déchira, (le lion), comme on déchire un chevreau, quoiqu’il n’ait rien eu en sa main ; cependant il ne déclara point à son père ni à sa mère ce qu’il avait fait » (Jug. 14. 6). Par la suite, il retourna sur le même chemin « et fit un détour pour voir le cadavre du lion : il y avait dans le corps du lion un essaim d’abeilles et du miel. Il en prit dans ses mains et s’en alla, mangeant en chemin. Arrivé auprès de son père et vers de sa mère, il leur en donna, et ils en mangèrent » (v. 8 et 9). Ce que Dieu accomplit par Samson, un homme fort mis à part pour délivrer Israël, nous amène à penser à notre Seigneur Jésus, le vrai Nazaréen, le grand vainqueur du combat sur Satan, le serpent ancien, au désert, et sur le lion « déchirant et rugissant » à Gethsémané et à Golgotha (Ps. 22. 13). Ainsi vaincu, le terrible adversaire n’a plus de force contre le croyant qui peut lui résister en s’appuyant sur le Seigneur (1 Pier. 5. 8 ; Jac. 4. 7).

« Les victoires du croyant, au lieu de le fatiguer et de l’affaiblir, lui procurent au contraire nourriture et douceur. Voilà ce que signifie le miel trouvé dans la carcasse du lion. Mais c’est un secret que le monde ne peut pas comprendre, car ses propres joies, il les trouve plutôt dans les fêtes (Jug. 14. 10). Pour l’homme inconverti il y a là un mystère : Comment un chrétien peut-il trouver ses plaisirs et la nourriture de son âme là où lui-même ne discerne que la terreur et la mort ? Le pouvoir de Satan est annulé par la mort de Christ et le croyant le sait et s’en réjouit (voir : Héb. 2. 14). Samson pose son énigme aux Philistins et, sans la trahison de sa femme, ceux-ci n’auraient pu l’expliquer. Un peu plus tard, c’est son beau-père qui le trahit (15. 2). Le monde est toujours trompeur, toujours décevant. S’il nous arrive comme à Samson de lui faire confiance, ou de nous mêler à ses joies, nous connaîtrons d’amères déceptions » – (J. K.).

Samson voulait cette fille des Philistins pour femme, alors « son père descendit vers la femme, et Samson fit là un festin ; car c’est ainsi que les jeunes gens avaient l’habitude de faire. Quand ils le virent, ils prirent trente compagnons, pour être avec lui. Samson leur dit : Je vous proposerai, s’il vous plaît, une énigme ; si vous me l’expliquez dans les sept jours du festin et si vous la trouvez, je vous donnerai trente chemises et trente vêtements de rechange… Ils lui dirent : Propose ton énigme, … Il leur dit : De celui qui mange est sorti le manger, et du fort est sortie la douceur… Le septième jour, ils dirent à la femme de Samson : persuade ton mari de nous expliquer l’énigme » (Jug. 14. 10 à 15). À la suite de ses supplications, elle le fait dévoiler son énigme, et lui se vengea en tuant trente Philistins pour procurer les vêtements promis car « l’Esprit de l’Éternel » l’avait saisi. Malgré la faiblesse de son serviteur, Dieu agit en délivrance, car sa femme « fut donnée à son compagnon » (v. 20). En priant nous pouvons dire : Seigneur Jésus, garde-nous de l’esprit de ce monde et réjouis-nous par ton Esprit de vérité que tu as envoyé pour qu’Il soit avec nous éternellement. Ce sera la douceur du miel tiré du corps mort du lion.

Mais notre Seigneur est vivant ! Il est « le lion de la tribu de Juda, qui a vaincu » (Apoc. 5. 5).

Il N’Y A PAS DE « PETIT JÉSUS » DANS LA CRÈCHE !

Chers amis, c’est la période de Noël. On va entendre des musiques et des chants de Noël, aller à des concerts de Noël, où les chants chrétiens vont être mélangés à des chansons de toutes sortes, on va parler de fêtes, de décorations lumineuses et autres, de bons repas, de cadeaux, de trêve et de paix, bref, d’un Noël magique ! Certains vont aller à la messe de minuit, d’autres vont préparer une crèche où l’on va coucher « le petit Jésus ».

Cette appellation, n’est-elle pas condescendante, irrespectueuse, voire méprisante ? Car celui qui est dans la crèche, c’est « Dieu avec nous », la signification d’Emmanuel. « C’est pourquoi le Seigneur, lui, vous donnera un signe : Voici, la vierge concevra et elle enfantera un fils, et appellera son nom Emmanuel » (És. 7. 14). « Car un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule ; et on appellera son nom : Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle (ou d’éternité), Prince de paix. À l’accroissement de [son] empire, et à la paix, il n’y aura pas de fin » (És. 9. 6 et 7). Ces qualificatifs grandioses ne contrastent-ils pas avec « le petit Jésus » ?

Relisons, avec adoration, cette scène merveilleuse de Luc 2. « Dans la même contrée, il y avait des bergers qui demeuraient aux champs, et gardaient leur troupeau pendant les veilles de la nuit. Alors un ange du Seigneur se trouva avec eux ; la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux, et ils furent saisis d’une grande peur. L’ange leur dit : N’ayez pas peur, car voici, je vous annonce une bonne nouvelle, un grand sujet de joie, qui sera pour tout le peuple ; Aujourd’hui, dans la cité de David, vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. En voici pour vous le signe : vous trouverez un petit enfant emmailloté et couché dans une crèche. Soudain il y eut avec l’ange une multitude de l’armée céleste, qui louait Dieu et disait : Gloire à Dieu dans les lieux très-hauts ; et sur la terre, paix ; et bon plaisir dans les hommes ! Et il arriva, lorsque les anges les eurent quittés pour aller au ciel, que les bergers dirent entre eux : Allons donc jusqu’à Bethléhem, et voyons ce qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître. Et ils partirent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche… Les bergers s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qu’il leur avait été dit ».

Il y a bien un petit enfant emmailloté et couché dans la crèche, mais il s’agissait du Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur, de « notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ » (Tite 2. 13), Cette scène d’humilité profonde et touchante est auréolée de la gloire de Dieu. Alors, nous aussi, soyons respectueux et exprimons-nous avec 2 Corinthiens 9. 15 : « Grâces à Dieu pour son don inexprimable ».

Quelle humilité, quel abaissement ! « Le christ Jésus, lui qui, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; et, trouvé quant à son aspect comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 5 à 8). Ce verset nous parle de sa naissance, de son service pour Dieu et de sa mort.

Le ciel a visité la terre :

Emmanuel vient jusqu’à nous.

Dieu se fait homme : ô saint mystère !

Que son peuple adore à genoux !

Amour impossible à comprendre,

Le Fils de Dieu, le Créateur,

Vers nous, pécheurs, voulut descendre

Sous les traits du vrai Serviteur.

Ce grand amour qui s’humilie,

Plus bas encore est descendu :

Le Fils de l’homme offre sa vie

Et meurt pour un monde perdu !

Quel encens rare et sans mélange

T’offriraient les tiens en retour ?

Le parfum de notre louange

N’est-il pas, Jésus, ton amour ?

Le ciel a visité la terre :

Emmanuel vient jusqu’à nous.

Dieu se fait homme : ô saint mystère !

Que son peuple adore à genoux !

Hymnes et Cantiques n°175

« Marie mit au monde son fils premier-né, et l’emmaillota, et le coucha dans une crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie » (Luc 2. 7) ; « le Fils de l’homme n’a pas de lieu où reposer sa tête » (Luc 9. 58) ; « il a été crucifié en faiblesse » (2 Cor. 13. 4).

Une crèche pour naître, pas de domicile fixe sur la terre, une croix pour mourir ! Et c’est le Fils de Dieu, le créateur de toutes choses… C’est le sauveur du monde, c’est mon Sauveur !

La suite de Philippiens 2 (9 à 11) : « C’est pourquoi aussi Dieu l’a élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus se plie tout genou des êtres célestes, terrestres et infernaux, et que toute langue reconnaisse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père ».

Lisons maintenant Matthieu 2. 1 à 11. « Après que Jésus fut né à Bethléhem de Judée, aux jours du roi Hérode, voici, des mages arrivèrent de l’Orient à Jérusalem, et dirent : Où est le roi des Juifs qui a été mis au monde ? Car nous avons vu son étoile dans l’orient, et nous sommes venus lui rendre hommage… Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie. Une fois entrés dans la maison, ils virent le petit enfant avec Marie sa mère… ».

Cette scène se passe bien plus tard, le Seigneur n’est plus dans la crèche. Les mages ont vu l’étoile annonçant la naissance de Jésus et ont entamé un long voyage pour lui rendre hommage. La scène se passe donc des mois après celle des bergers, jusqu’à maximum 2 ans après sa naissance, puisque le roi Hérode, par la suite, fit tuer tous les enfants (note : tous les petits garçons) qui étaient dans Bethléhem et dans tout son territoire, depuis l’âge de deux ans et au-dessous, selon le temps dont il s’était enquis exactement auprès des mages (Mat. 2. 16).

Par ce verset nous voyons donc que positionner les « rois mages » {de plus, la Bible ne mentionne pas que ce sont des rois !} dans la crèche est faux. Et nous voyons ces personnalités qui ne faisaient pas partie du peuple d’Israël honorer avec respect le jeune enfant : « alors, se prosternant, ils lui rendirent hommage ; ils ouvrirent leurs trésors et lui offrirent des dons : de l’or, de l’encens et de la myrrhe ». Ceux qui respectent la tradition en érigeant une crèche et en y plaçant l’enfant Jésus, respectent-ils le Fils de Dieu, l’honorent-ils de leurs lèvres et par leur marche ?

Un verset qui nous remplit d’incompréhension et d’adoration se trouve en Luc 1. 35 : « celui qui naîtra, saint, sera appelé Fils de Dieu » (autre traduction : ce qui naîtra [de toi] Saint, sera appelé le Fils de Dieu). L’accent est mis sur le caractère saint de cet enfant, de Celui qui n’a pas connu le péché (2 Cor. 5. 21) qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il n’a pas été trouvé de fraude (1 Pier. 2. 22). Petit enfant, enfant à 12 ans et pendant toute sa vie, Il a été parfait et a toujours honoré Dieu et fait sa volonté.

Le monde occidental fête avec beaucoup de faste la naissance de Christ, alors que sa naissance est passée inaperçue parmi son propre peuple, à l’exception de quelques Juifs fidèles. Le monde religieux fête aussi en grande pompe la Pâque, alors qu’il a poussé le peuple à crucifier le roi des Juifs. « Mais les principaux sacrificateurs et les anciens persuadèrent les foules de demander Barabbas et de faire périr Jésus » (Mat. 27. 20) ; Pilate savait que les principaux sacrificateurs l’avaient livré par jalousie (Marc 15. 10) ; « ils insistaient à grands cris, demandant qu’il soit crucifié. Leurs cris et ceux des principaux sacrificateurs eurent le dessus » (Luc 23. 23) ; « Pilate dit aux Juifs : Voici votre roi ! Mais ils crièrent : À mort, à mort ! crucifie-le ! Pilate leur dit : Crucifierai-je votre roi ? Les principaux sacrificateurs répondirent : Nous n’avons pas d’autre roi que César » (Jean 19. 15). »

N’est-ce pas faire preuve d’une grande hypocrisie ? Le monde religieux, qu’il soit juif, catholique, orthodoxe ou protestant est plus concerné par l’apparat, par un faste de costumes et de tenues les plus dorés et colorés, de grand-messes ou cultes « prestigieux » de chorales superbes, que par un profond respect pour la Personne de Jésus, et de reconnaissance pour sa naissance et sa mort.

Mais loin de moi de critiquer les vrais croyants qui, lors de ces deux fêtes, agissent avec des cœurs pleins d’amour pour le Seigneur et se réjouissent à Noël comme les bergers et plus tard les mages, et se rappellent à Pâques que Jésus est mort pour eux sur la croix et est ressuscité puis remonté au ciel.

Mais, chers amis, pour ceux d’entre nous qui ont encore la possibilité de participer à un culte, quel privilège de pouvoir célébrer chaque dimanche, et pas seulement une fois par an (Noël, Pâques, la fête de l’Ascension) la naissance, la vie, la mort, la résurrection, le retour du Seigneur dans la gloire, et de penser à son prochain retour pour nous prendre auprès de Lui, et de répondre à son désir de nous souvenir de Lui par le pain et le vin ! Que chaque dimanche passé autour du Seigneur soit un moment privilégié et heureux !

Et pour vous qui ne pouvez plus le faire, il y a parfois la possibilité de suivre un culte par Internet ou par téléphone, ou éventuellement de se réunir à deux ou trois le dimanche pendant l’heure du culte de votre « ancienne » assemblée locale, par exemple, et d’avoir un moment d’adoration entre vous et le Seigneur (par exemple si vous êtes à plusieurs croyants dans une maison de repos, ou si vous habitez près d’un(e) voisin(e) chrétien(ne). Et même si vous êtes seul(e), rien ne vous empêche d’avoir un moment de recueillement le dimanche pour vous souvenir de Lui et de son œuvre à la croix.

Lisons maintenant ce que Jean 1 nous dit de la venue de Jésus dans ce monde.

« Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous (et nous avons contemplés sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité… de sa plénitude en effet, nous tous nous avons reçu et grâce sur grâce… la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ. Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître… la vraie lumière était celle qui, venant dans le monde, illumine tout homme. Il était dans le monde, et le monde fut fait par lui ; et le monde ne l’a pas connu. Il vint chez lui, les siens ne l’ont pas reçu. » Voilà comme le monde (et le monde religieux) l’a reçu. Cela a t-il changé aujourd’hui ? « Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, c’est-à-dire à ceux qui croient en son nom ».

Bien-aimés, qu’à l’évocation de la naissance de Jésus nous soyons remplis de la crainte de Dieu, de respect, d’hommage, de reconnaissance et d’adoration ! Car c’est pour moi qu’Il a quitté le ciel, qu’Il a pris un corps d’homme, qu’Il est né dans une crèche, qu’Il a souffert de la part des hommes, souffert l’abandon de Dieu à la croix, avant d’entrer dans la mort. Et Il est ressuscité pour ma justification puis est remonté au ciel et ma place est prête. Merci Seigneur.

« Et, sans contredit, le mystère de la piété est grand : Dieu a été manifesté en chair, a été justifié en Esprit, a été vu des anges, a été prêché parmi les nations, a été cru dans le monde, a été élevé dans la gloire » (1 Tim. 3. 16).

« Ô profondeur des richesses et de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables et ses voies indiscernables ! » (Rom. 11. 33).

Fils du Très-Haut, toi, l’Admirable…

Tu voulus, mystère insondable !

Quittant la gloire du saint lieu,

Venir dans un monde coupable

Pour y mourir, Agneau de Dieu !

Suprême amour, profond mystère !

Nous te voyons, Homme divin,

De Bethléhem jusqu’au calvaire

Suivre ton douloureux chemin.

Et tu portas, sainte Victime,

Aux heures sombres de la croix,

Le jugement de notre crime,

Du courroux divin tout le poids.

Ô Seigneur ! nous te rendons gloire.

À toujours dans un même accord,

Nos cœurs chanteront ta victoire,

Ton amour vainqueur de la mort.

Hymnes et Cantiques n°45

« Et tu vins dans un corps par Dieu même formé ;

Humble enfant, tu naquis plus bas que nous ne sommes.

Ô mystère profond… !

Tu mis pour nous ta vie, ô Sauveur adorable !

Hymnes et Cantiques n° 47

Oh ! quelle joie éclata dans le ciel,

Lorsqu’ici-bas, Jésus, Emmanuel,

Naquit dans la faiblesse !

Les anges saints disaient : « Gloire au Seigneur !

 Paix sur la terre ! » et le céleste chœur

Tressaillait d’allégresse.

Hymnes et Cantiques n°181

Avec toute mon affection en Christ, Marco. Janvier 2025.

C’EST INJUSTE !

Bonjour chers frères et sœurs.

Ces mots « c’est injuste », ne sont-ils pas souvent sur nos lèvres concernant le décès d’un(e) bien-aimé(e) dans la fleur de l’âge : un enfant, un jeune, tous ceux qui meurent « trop tôt », soit par une disparition brusque et rapide dans un accident, soit à la suite d’une longue et douloureuse maladie…

Nous sommes tous, tôt ou tard, confrontés à de telles situations, et notre première réaction est de dire que c’est injuste. Pourquoi moi, pourquoi mon enfant, pourquoi maintenant, pourquoi si jeune, pourquoi de cette manière-là… ? Que d’interrogations !

Mais, attention, nous oublions qu’en jugeant une situation comme étant injuste, nous sous-entendons que… Dieu est injuste ! C’est ce que le monde pense réellement, et nous ne devons pas réagir de la même manière.

Dès que ces pensées traversent notre esprit, rappelons-nous que Dieu a permis, voire occasionné cette situation. Nous devons alors nous soumettre à sa souveraineté, lui faire confiance et rechercher ses consolations.

Rappelons-nous l’histoire de Job. En un jour, il a tout perdu : toutes ses richesses, puis ses dix enfants ! Qui est derrière ces catastrophes ? Satan. Qui l’a permis ? L’Éternel. Mais ce n’est pas encore fini ; à cause de sa fidélité dans ses terribles épreuves, Satan s’acharne sur Job en lui envoyant une maladie très douloureuse. Nous trouvons tous cette situation injuste et incompréhensible de la part d’un Dieu d’amour.

Job ne comprend pas pourquoi Dieu l’a « abandonné » alors qu’il était parfait et droit, craignant Dieu et se retirant du mal (1. 1 et 8 ; 2. 3), et qu’il faisait beaucoup de bien autour de lui – « je délivrais le malheureux qui implorait du secours, et l’orphelin qui était sans aide… je faisais chanter de joie le cœur de la veuve… J’étais, moi, les yeux de l’aveugle et les pieds du boiteux ; j’étais un père pour les pauvres… » (ch. 29) !

Sa détresse, ses souffrances, sont immenses : « Je crie à toi, et tu ne me réponds pas… tu t’es changé pour moi en [ennemi] cruel ; tu me poursuis avec la force de ta main… j’attendais le bien, et le mal est arrivé ; je comptais sur la lumière, et l’obscurité est venue. Mes entrailles bouillonnent et ne cessent pas ; les jours d’affliction sont venus sur moi… Je suis devenu le frère des chacals et le compagnon des autruches. Ma peau devient noire [et se détache] de dessus moi, et mes os sont brûlés par la sécheresse (30. 20 à 31).

Son incompréhension est totale. Voici la liste de ses POURQUOI ? : « Pourquoi ne détournes-tu pas les yeux de moi, et ne me laisses-tu pas tranquille ?… pourquoi m’as-tu placé pour être l’objet de tes coups, de sorte que je suis un fardeau à moi-même ?… pourquoi ne pardonnes-tu pas ma transgression…? (7.19 à 21) ; pourquoi me fatigué-je ainsi en vain ? » (9. 29) ; « fais-moi savoir pourquoi tu contestes avec moi. Prends-tu plaisir à opprimer… ? » (10. 2 et 3) ; « pourquoi m’as-tu fait sortir du sein [de ma mère] ? » (10. 18 – cf. 3,11 et 12) ; « pourquoi caches-tu ta face, et me tiens-tu pour ton ennemi ? » (13. 24) ; « pourquoi les méchants vivent-ils, deviennent-ils âgés, et croissent-ils même en force ? » (21. 7) ; « pourquoi des temps ne sont-ils pas réservés par devers le Tout-puissant, et ceux qui le connaissent ne voient-ils pas ses jours ? » (24. 1). Chacun, nous pouvons rajouter à cette liste « nos propres pourquoi ? »

Job trouve injuste sa situation par rapport à ceux qui ne craignent pas Dieu. « Pourquoi les méchants vivent-ils, deviennent-ils âgés, et croissent-ils même en force ? Leur postérité s’établit devant eux, auprès d’eux, et leurs descendants devant leurs yeux. Leurs maisons sont en paix, loin de la frayeur, et la verge de Dieu n’est pas sur eux. Leur taureau engendre sans manquer, leur vache vêle et n’avorte pas. Ils font sortir leurs jeunes enfants comme un troupeau, et leurs enfants s’ébattent. Ils chantent… et se réjouissent… Ils passent leurs jours dans le bonheur, et en un moment descendent dans le shéol. Et ils disent à Dieu : Retire-toi de nous, nous ne prenons pas plaisir à la connaissance de tes voies. Qu’est-ce que le Tout-puissant pour que nous le servions, et que nous profitera-t-il de nous adresser à lui ? » (21. 7 à 15).

Ne jetons pas la pierre à Job car nous penserions certainement comme lui.

Mais Job a dû passer par ces moments très difficiles pour apprendre à mieux se connaître lui-même (« Voici, je suis une créature de rien, que te répliquerai-je ? Je mettrai ma main sur ma bouche » (39. 37) => humilité), et surtout à mieux connaître Dieu (« Mon oreille avait entendu parler de toi, maintenant mon œil t’a vu » (42. 5) => omniscience et souveraineté de Dieu).

Au chapitre 34. 5 Job a dit : « Je suis juste, et Dieu a écarté mon droit ». Élihu (qui avait la pensée de Dieu alors que les trois amis de Job l’écrasaient) doit lui répondre : « Certainement Dieu n’agit pas injustement », et le Tout-puissant ne pervertit pas le droit » (34. 12). « Que dirons-nous donc ? Y aurait-il de l’injustice en Dieu ? Absolument pas ! » {ou : loin de moi de penser une telle chose !} (Rom. 9. 14). « L’Éternel est juste » (Ex. 9. 27 ; 2 Chron. 12. 7 ; Lam. 1. 18 ; Ps. 129. 4). « L’Éternel est plein de grâce et juste, et notre Dieu est miséricordieux » (Ps. 116. 5).

Que nous puissions dire avec conviction et en toute circonstance : « L’Éternel est droit. Il est mon rocher, et il n’y a point d’injustice en lui » (Ps. 92. 15). « Tu es juste, ô Éternel ! et droit dans tes jugements » (Ps. 119. 137 + cf. Esd. 9. 15).

Comment réagir lorsque nous apprenons qu’un être cher appartenant au Seigneur est décédé, alors qu’il ou elle était encore jeune ?

Tout d’abord, répandons notre âme devant le Seigneur en Lui faisant part de notre sentiment d’injustice, d’incompréhension, voire de révolte. Parlons-lui de notre souffrance, de nos craintes, de notre désespoir… et laissons-nous consoler par Lui. Il nous répond par sa Parole, par des feuillets de calendrier, par des cantiques, par des croyants et par des passages qu’il mettra dans nos pensées. Rappelons-nous ces versets évoqués plus haut : « Certainement Dieu n’agit pas injustement et il n’y a point d’injustice en lui ». Nous devons accepter sans comprendre, en étant persuadés « qu’il fait toutes choses bien » (Marc 7. 37).

Pour la personne que Dieu a reprise à lui, il n’y a pas de meilleure chose qui puisse lui arriver. Lisons Philippiens 1. 21 à 23 : « pour moi, vivre c’est Christ ; et mourir, un gain… être avec Christ… cela est de beaucoup meilleur ». Et 2 Corinthiens 5. 1 nous dit : « Car nous savons que, si notre maison terrestre qui n’est qu’une tente, est détruite, nous avons un édifice de la part de Dieu, une maison qui n’est pas faite de main, éternelle, dans les cieux ». => « Bienheureux les morts qui meurent dans le Seigneur… afin qu’ils se reposent de leurs travaux, car leurs œuvres les suivent » (Apoc. 14. 13).

Oui, être dans le repos près de Jésus notre Sauveur (il s’agit de notre âme en attendant la résurrection du corps avec tous les saints endormis), quel bonheur ! Et en plus, nos œuvres faites pour le Seigneur nous suivent. « Car Dieu n’est pas injuste pour oublier votre œuvre et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant servi les saints » (Héb. 6. 10) ; « ton Père, qui voit dans le secret, te récompensera » (Mat. 6. 18) ; « Et quiconque aura donné à boire seulement un verre d’eau fraîche à l’un de ces petits, en qualité de disciple, en vérité, je vous le dis : il ne perdra point sa récompense » (Mat. 10. 42).

Nous devons nous persuader que Dieu n’est jamais injuste, même si nous ne comprenons pas pourquoi Il agit de cette manière-là. « Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l’Éternel : car [comme] les cieux sont élevés au-dessus de la terre, ainsi mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées » (És. 55. 8 et 9). Nous avons à suivre le conseil de Jacques 4. 7 : « Soumettez-vous donc à Dieu ».

Dieu n’agit jamais de manière inconsidérée, il a un ou plusieurs buts, que nous ne percevons souvent pas. Si nous passons par une maladie qui mène à la mort, et souvent avec des souffrances, nous n’avons qu’une seule chose à faire : nous remettre à Dieu. Ne perdons jamais de vue qu’Il est tout-puissant et qu’il peut guérir n’importe quelle maladie « inguérissable ». Mais, qu’il y ait une guérison miraculeuse ou pas, Dieu désire que nous (ré)agissions pour sa gloire !

Il est de mon ressort, de ma volonté sanctifiée, de vivre de telle manière que Christ sera magnifié dans mon corps, soit par la vie, soit par la mort (Phil. 1. 20). Pensons aussi à la maladie et à la mort de Lazare, lorsque Jésus dit : « Cette maladie n’est pas pour la mort, mais en vue de la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle » (Jean 11. 4).

Notre premier réflexe, lors d’une maladie, c’est de demander à Dieu la guérison. Et ce n’est pas une mauvaise chose. Mais ne devrions-nous pas demander à Dieu qu’il soit glorifié dans cette circonstance, soit en effectuant une guérison miraculeuse, soit par notre témoignage chrétien d’acceptation, de dépendance et de confiance en Dieu dans cette épreuve ?

Lorsque l’apôtre Paul était emprisonné, il s’adresse aux Philippiens en disant : « je veux que vous sachiez : les circonstances que je traverse sont plutôt arrivées pour l’avancement de l’évangile… et la plupart des frères, encouragés dans le Seigneur, par mes liens, ont beaucoup plus de hardiesse pour annoncer la Parole sans crainte » (Phil. 1. 12 à 14). Il voyait que l’épreuve difficile par laquelle il passait était pour la gloire de Dieu (l’évangile qui croissait), et un témoignage encourageant pour les croyants.

Dans nos difficultés, implorons Dieu pour qu’il nous donne ses forces afin que nos paroles et nos actes soient en témoignage pour Lui et à sa gloire !

Si Dieu nous éprouve, c’est pour que nous nous rapprochions de Lui, pour que nous apprenions à mieux le connaître comme le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous console à l’égard de toute notre affliction (2 Cor. 1. 3). Cela concerne autant celui qui est atteint d’un mal incurable, que ses proches qui souffrent moralement avec lui, et qui souffriront lors de sa disparition. Et si nous nous laissons consoler par Dieu, alors nous pourrons être une aide pour les autres, puisque le verset continue : « afin que nous soyons capables de consoler ceux qui sont dans quelque affliction que ce soit, par la consolation dont nous sommes nous-mêmes consolés par Dieu ». De la manière dont nous aurons goûté les consolations divines (« si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon » – 1 Pier. 2. 3), Dieu pourra nous utiliser pour consoler les autres ; n’est-ce pas merveilleux ? Et le paragraphe se termine par : « sachant que, comme vous avez part aux souffrances, de même aussi vous avez part à la consolation ».

Et un autre résultat de nos épreuves concerne notre perfectionnement personnel : « sachant que la mise à l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais que la patience ait son œuvre parfaite, afin que vous soyez parfaits et accomplis, ne manquant de rien » (Jac. 1. 3 et 4).

« Car notre légère tribulation d’un moment, produit pour nous, en mesure surabondante, un poids éternel de gloire » (2 Cor. 4. 17). De la manière dont nous aurons « accepté » et « géré » les épreuves envoyées par Dieu, nous jouirons de fruits dans le ciel.

Dans la maladie ou le deuil, nous nous sentons bien malheureux. Et pourtant Jacques 5. 11 nous dit : « Voici, nous disons bienheureux ceux qui endurent [l’épreuve avec patience. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin accordée par le Seigneur, que le Seigneur est plein de compassion et miséricordieux ». Ceux et celles qui se sont confiés dans le Seigneur, qui se sont abrités dans les bras de leur Père céleste au sein de leurs épreuves les plus cruelles savent combien c’est une chose merveilleuse que de jouir des consolations, des compassions et de l’amour divins. S’en remettre à Celui qui a pleuré au tombeau de Lazare, à Celui qui a dû abandonner son Fils à la croix pour nos péchés, n’est-ce pas le refuge parfait ?

Et si nous trouvons injuste ce qui nous arrive, qu’est-ce, comparé à la plus grande injustice que le terre ait connue, la condamnation et la mort du Seigneur Jésus, [le] juste pour les injustes (1 Pier. 3. 18) ? N’oublions jamais que c’est Lui qui a souffert la plus grande injustice de la part des hommes, et de… Dieu ! « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Ps. 22. 1 ; Mat. 27. 46 ; Marc 15. 34) s’est-il écrié à la croix, Celui qui avait pu dire : « moi, je fais toujours ce qui lui est agréable » (Jean 8. 29) et « que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui soit faite » (Luc 22. 42). C’est parce qu’« il a porté nos langueurs, et s’est chargé de nos douleurs… il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris » (Lire És. 53). MERCI, Seigneur.

Lorsque nous passons par le deuil, qu’il est réconfortant de relire les passages de 1 Corinthiens 15. 51 à 58 et de 1 Thessaloniciens 4. 13 à 18, « afin que vous ne soyez pas affligés comme les autres qui n’ont pas d’espérance. Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité, de même aussi, avec lui, Dieu amènera ceux qui se sont endormis par Jésus » (v. 13 et 14). « Consolez-vous (ou encouragez-vous) donc l’un l’autre par ces paroles » (v. 18).

Recevez mon affection en Jésus, Décembre 2024