LE DÉFI

Dominant la foule, un homme criait d’une voix forte et sur un ton de profonde conviction : Prier ? C’est pure imagination. Vous n’obtiendrez pas de réponse à vos prières. Ne vous laissez pas bercer d’illusions. Un peu de bon sens ! L’au-delà n’existe pas ; après la mort tout est fini !

Cela se passait dans l’un des parcs d’une grande ville. L’homme se tenait debout sur le socle d’un monument. Il possédait un vrai talent d’orateur et savait convaincre son auditoire. Beaucoup d’hommes et de femmes s’étaient arrêtés pour l’écouter. Il cherchait avec insistance à prouver que Dieu n’existe pas et que, par conséquent, prier ne sert à rien. Il termina en proposant un débat avec un contradicteur, s’il s’en trouvait un.

Aussitôt un homme se fraya un chemin vers lui, en disant : Je relève le défi. Les gens s’empressèrent de faire place à ce défenseur de la prière. En un instant il se trouva sur les marches du monument, face à une foule impatiente de l’entendre. Sa personne inspirait le respect, mais il n’avait ni l’assurance, ni l’éloquence de son adversaire. Pendant quelques secondes son regard parcourut le cercle des visages tournés vers lui ; la sueur perlait sur son front.

– Mes amis, cria-t-il, je n’ai pas l’habitude de parler en public ; et je ne suis pas venu ici avec l’intention de prendre la parole. Mais puisque ce monsieur veut nier l’efficacité de la prière et nous met au défi de prouver le contraire, je me sens obligé de faire connaître mon expérience.

La foule applaudit cette entrée en matière franche et modeste. Il continua : Vous avez devant vous un homme qui a compté parmi les plus misérables de la ville. J’étais adonné à la boisson et au jeu ; je battais ma femme. Bref, j’étais une brute. Ma femme et ma fille avaient peur dès qu’elles m’entendaient approcher. Pourtant, ma femme a prié pendant des années, sans que je le sache, pour l’être mauvais et méchant que j’étais. Et elle avait aussi enseigné à notre enfant à prier pour moi.

Un soir, je rentrais à la maison à l’improviste, plus tôt que d’habitude. Pour une fois, je n’étais pas ivre. Quand j’ouvris la porte, ma femme venait de monter pour mettre la petite au lit. Je ne fis aucun bruit, et tendis l’oreille… Ma fille priait pour son père ! Cher Seigneur, sauve mon cher Papa ! Sauve mon cher Papa, Seigneur ! Cher Seigneur Jésus, sauve mon cher Papa ! Et pendant qu’elle adressait au Seigneur ces paroles enfantines, j’entendis ma femme ajouter, dans un sanglot : Seigneur Jésus, réponds à sa prière !

Elles ne s’étaient pas rendu compte que j’écoutais. Sans bruit, je quittai la maison, sous le coup d’une profonde émotion. La prière de ma petite fille résonnait encore à mes oreilles : Seigneur Jésus, sauve mon cher Papa. Étais-je donc encore cher à mon enfant ? Je ne sais pas si je lui avais jamais donné un baiser. Ma gorge se serra ; mes yeux se remplirent de larmes ; je criai : Seigneur, aide-moi. Réponds à la prière de mon enfant ! Et le Seigneur a répondu.

Mon passé est effacé par le sang de Christ. Aujourd’hui, avec la force que Dieu me donne, je peux être un vrai mari et un vrai père à la maison. Nous sommes maintenant une famille heureuse. Qu’en pensez-vous ? N’aurais-je pas été un lâche si je n’avais pas parlé, maintenant ? Puis-je faire autrement que de croire qu’il y a un Dieu, et que ce Dieu, non seulement entend les prières, mais aussi les exauce ?

Sans un mot, l’athée disparut – et les auditeurs se dispersèrent.

« L’insensé a dit en son cœur, il n’y a point de Dieu… Dieu a regardé des cieux sur les fils des hommes pour voir s’il y avait quelqu’un qui soit intelligent, quelqu’un qui recherche Dieu » (Ps. 53. 2 et 3).

D’après Le Salut de Dieu 1989

TRADUCTION DE FEUILLETS (112)

« En ce temps-là, Jésus, répondant, dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi » Matthieu 11. 25 et 26.

DIEU PARLE PAR UN PETIT ENFANT

Bill et Jenny Morris, un jeune couple missionnaire venant d’Amérique, étaient allés dans un champ de mission particulièrement difficile, à la frontière du Tibet, où presque personne ne s’était aventuré. La population, là, était plongée dans l’idolâtrie la plus profonde, la morale et les conditions de vie étaient misérables. Voici ce qu’ils en dirent :

– Pendant sept ans nous avons annoncé Christ, sans voir aucune conversion. Nous avons, à grand peine, appris leur langue, et avons tout essayé pour montrer à ces gens que nous les aimions, mais ils ne nous ont jamais montré de la confiance.

Pourtant, après sept années, il se passa quelque chose : c’était la naissance de notre premier enfant, une petite fille. Quand notre petite Betsy commença à se promener à quatre pattes, les villageois la regardèrent et sourirent. Et quand Betsy apprit à parler, elle parla facilement avec les enfants du village. Un jour nous l’avons entendue répéter à ses petits camarades les versets de la Bible et les cantiques qu’elle avait appris de nous.

Ce fut comme un miracle. Alors que nous avions presque abandonné tout espoir d’atteindre le cœur de ces gens, ils reçurent, de la bouche de notre petite fille, le témoignage concernant le Seigneur Jésus Christ. Dieu employa cette enfant pour accomplir la première conversion. Et bientôt, huit jeunes chrétiens lurent ensemble l’Évangile, et se préparèrent à l’annoncer aux gens de leur tribu.

D’après der Herr ist nahe mai 2025

« Ne crains pas, car je suis avec toi ; ne sois pas inquiet, car moi je suis ton Dieu » Ésaïe 41. 10.

JE SUIS AVEC TOI

Il y a beaucoup de choses dans la vie quotidienne qui peuvent nous faire peur. Nous avons peur d’une situation inconnue, d’une conversation difficile, ou d’une tâche dont nous nous sentons incapables. Mais notre Dieu, que nous connaissons comme notre Père céleste par la foi au Seigneur Jésus, est avec nous et veut nous encourager.

Les jeunes chrétiens sont confrontés à de nombreuses décisions qui affectent le reste de leur vie. Ils ont peur de choisir la mauvaise voie. Mais ils ne sont pas seuls. Dieu veut les aider : « Je t’instruirai, et je t’enseignerai le chemin où tu dois marcher ; je te conseillerai, ayant mon œil sur toi » (Ps. 32. 8).

Les croyants dans la fleur de l’âge ressentent la pression des responsabilités, au travail ou dans la famille. Souvent, ils ne savent pas comment tout gérer. Dieu veut aussi les aider : « Ne sois pas effrayé ; car l’Éternel, ton Dieu, est avec toi partout où tu iras » (Jos. 1. 9).

Les chrétiens plus âgés voient leurs forces diminuer et leur vie devenir plus solitaire. Ils ont peur de quitter leur environnement familier et de devoir compter sur une aide extérieure. Dieu le sait et les encourage : « Jusqu’à votre vieillesse je suis le Même, et jusqu’aux cheveux blancs, je vous porterai. Moi, je l’ai fait ; moi, je porterai, et moi, je chargerai sur moi, et je délivrerai » (És. 46. 4).

D’après Näher zu Dir mai 2025

« Sanctifie-les par la vérité : ta Parole est la vérité » Jean 17. 17.

NOUS SANCTIFIER NOUS MET À PART POUR DIEU

Pour un esprit spirituellement intelligent, la Parole de Dieu a une autorité sans faille.

Plus vous nourrissez votre âme de la Parole de Dieu, plus il est probable qu’Il vous emploiera.

La vue des yeux tend continuellement à affaiblir l’estimation que forme la foi ; et si la foi n’est pas nourrie par la Parole, elle diminue et disparaît. Si je ne me nourris pas de la Parole, la foi n’est pas nourrie, car elle ne peut pas être nourrie par la vue des choses qui nous entourent.

La seule chose qui demeure à toujours, c’est la Parole de Dieu. La sagesse de ce monde lui est opposée – les raisonnements humains sont contre elle ; mais c’est la seule chose sur laquelle il soit digne de s’appuyer diligemment ; et si des chrétiens raisonnent au sujet des choses de Dieu, au lieu de s’appuyer sur la Parole, il est certain qu’ils failliront.

Quand l’Esprit de Dieu apporte la vérité avec puissance, il n’y a pas d’incertitude à son sujet.

« Prenez donc garde à la manière dont vous entendez : car à quiconque a, il sera donné » (Luc 8. 18). Si, en entendant, je prends possession de ce que j’entends, cela devient une partie de la substance de mon âme, et j’en obtiendrai plus car, quand la vérité est devenue partie de mon âme, il y a de la place pour en recevoir plus.

Si la vérité est retenue en communion avec Dieu, elle sépare pour Lui. La vérité, c’est de produire du fruit, et il n’y a pas de vérité qui ne produise pas de fruit. Christ devient précieux dans la vérité et par la vérité que j’apprends ; et si elle n’a pas cet effet, elle diminue, disparaît, et nous est ôtée.

Plus nous sommes près de Dieu, plus précieuse nous est toute la vérité de Dieu et tout ce qui près de son cœur.

D’après the Lord is near juillet 1987

« C’est par Silvain qui est un frère fidèle – je l’estime ainsi – que je vous ai écrit brièvement pour vous encourager et vous assurer que cette grâce dans laquelle vous êtes est la vraie grâce de Dieu » 1 Pierre 5. 12.

NE PAS PERDRE COURAGE DANS LES AFFLICTIONS : LA DÉLIVRANCE EST PROCHE

Nous ne savons pas absolument si ce Silvain, auquel Pierre a dicté cette épître, adressée aux croyants juifs d’Asie Mineure, est le même Silvain (ou Silas) qui accompagna Paul lors de son deuxième voyage missionnaire. Quoi qu’il en soit, il était plus que seulement le secrétaire de l’apôtre, car il partageait son profond intérêt pour le bien-être de ces brebis de Christ dispersées et souffrantes. Silvain n’était pas seulement fidèle à l’égard de l’apôtre avec qui il œuvrait diligemment, mais aussi à l’égard des croyants dans les cinq provinces d’Asie Mineure auxquels l’épître était adressée. « La fraîcheur de la neige au temps de la moisson, tel est le messager fidèle pour ceux qui l’envoient : il restaure l’âme de son maître » (Prov. 25. 13).

Ces chrétiens de la dispersion avaient besoin d’encouragement. Leur foi dans les promesses de Dieu devait être fortifiée et réaffirmée, car ils étaient frappés par différentes afflictions. Certains d’entre eux étaient plus directement le résultat de leur fidèle témoignage chrétien. Il était également possible que leurs souffrances aient eu pour cause leurs propres erreurs – quoique cela ne devrait pas se trouver parmi les chrétiens. Christ a souffert une fois pour les péchés, le Juste pour les injustes, afin que n’ayons jamais à souffrir pour eux. Et nous ne désirons certainement pas poursuivre selon notre vie de péché précédente, comme croyants qui apprécions l’œuvre de Christ.

Pierre et Sylvain rendaient témoignage aux croyants, les exhortant à tenir ferme dans la vraie grâce de Dieu, aussi dures qu’aient pu être leurs circonstances – qui n’étaient que pour peu de temps, ils en étaient assurés. Bientôt le Seigneur apparaîtrait et leurs souffrances prendraient fin, et ils jouiraient de sa gloire éternelle avec Lui.

D’après the Lord is near juillet 1987 (E. Gast)

« L’espérance qui vous est réservée dans les cieux et dont vous avez déjà entendu parler dans la parole de la vérité de l’évangile. Cet évangile, qui est parvenu jusqu’à vous » Colossiens 1. 5 et 6.

LA MISSION DU CHRÉTIEN : ANNONCER L’ÉVANGILE

Dieu ne montre pas de favoritisme. Son jugement sera juste, et Il rendra à chacun selon ses œuvres. Pour le pécheur sans Christ, cela signifie une condamnation certaine et une punition éternelle. Mais le nom du croyant est écrit dans le livre de vie ; la partie débitrice de son compte est annulée parce que Christ a payé la dette de ses péchés. En conséquence, l’apôtre Paul n’écrit pas au sujet du jugement du péché, mais assure aux croyants de Corinthe : « pour chacun, la louange viendra de Dieu » (1 Cor. 4. 5) ; et aux frères à Colosse il écrit : « Quand le Christ, qui est notre vie, sera manifesté, alors vous aussi vous serez manifestés avec lui en gloire » (Col. 3. 4).

C’est vraiment une bonne nouvelle ! Oui, nous avons été sauvés en espérance, et « une espérance qu’on voit n’est pas une espérance : ce que quelqu’un voit, pourquoi l’espère-t-il ? (Rom. 8. 24). Toutefois, il y a une certitude absolue à ce propos, car c’est la parole de la vérité des bonnes nouvelles. Tout ce que nous espérons est centré sur Celui qui est mort et ressuscité, qui est à la fois la Parole et la vérité.

La bonne nouvelle était venue à Colosse. Dieu soit béni pour ceux qu’Il a envoyé prêcher l’évangile, car « la foi vient de ce qu’on entend, – et ce qu’on entend par la parole de Dieu » (Rom. 10. 17), et par conséquent tout dépend de Dieu Lui-même. « Comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler sans quelqu’un qui prêche ? Et comment prêcheront-ils, s’ils ne sont pas envoyés ? » (Rom. 10. 14 et 15).

Dans un sens, tout croyant est un prédicateur. La prédication de notre vie est-elle un sermon continuel sur les bonnes nouvelles de Dieu ? Que révélera le jour de la manifestation sur nous à cet égard ?

D’après the Lord is near juillet 1987

SE NOURRIR DE JÉSUS

« Jésus leur dit : Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; et celui qui croit en moi n’aura jamais soif » Jean 6. 35.

« Le pain de Dieu est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. Ils lui dirent : Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. » Jean 6. 33 et 34.

Jésus a prononcé les paroles citées dans ces versets le lendemain du jour où Il a nourri miraculeusement 5000 personnes sur les rives de la mer de Galilée. Ce miracle, connu sous le nom de « la multiplication des pains » annonçait que Jésus est le seul qui puisse répondre à notre besoin de vie éternelle.

Les interlocuteurs de Jésus étaient prêts à être nourris de pain par Lui, mais accepter qu’Il soit « le pain vivant qui descend du ciel » pour eux, était inadmissible. Ils le reconnaissaient comme étant le fils de Joseph, mais non pas comme le Fils de Dieu venu du ciel. C’est pourquoi Jésus va plus loin : « Le pain que moi je donnerai, c’est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde » (Jean 6. 51). Pour ses auditeurs, c’en était trop… le fils de Joseph, le charpentier, ne pouvait pas donner la vie éternelle !

Par sa « chair », Jésus ne veut pas dire la substance de son corps, mais Lui-même dans sa condition humaine. Lui, « la Parole », est « devenu chair » (Jean 1. 14). Quand Il affirme qu’Il « donne sa chair », cela se réfère à sa mort, au don de sa vie. La foi ne voit pas seulement le Seigneur Jésus comme « le pain vivant qui est descendu du ciel » (Jean 6. 51), c’est-à-dire son origine divine, mais elle reconnaît en Lui Celui qui est passé à travers la mort et l’a vaincue en faveur de ceux qui croient en Lui.

Symboliquement, « manger la chair » et « boire le sang » de Jésus (Jean 6. 54), c’est le signe d’une foi réelle et profonde ; cela signifie croire en Jésus qui s’est fait homme pour moi, qui est mort pour moi. Par sa vie donnée sur la croix, par son sang versé, Jésus a effacé tous les péchés que j’avais commis contre Dieu. Cela, c’est le mystère et la gloire de la croix !

D’après « Il buon seme » – juillet 2024

PRENEZ GARDE AU MONDE !

« N’aimez pas le monde, ni ce qui est dans le monde » 1 Jean 2. 15.

Pour un « terrien », c’est une grande expérience que de partir pour la première fois en pleine mer à bord d’un navire. Où que ce soit que vous regardiez, vous ne voyez rien d’autre que l’eau. Cela peut engendrer une sensation d’oppression. Mais il n’y a aucun danger tant que le bateau est étanche et que l’eau n’y pénètre à aucun endroit. Le bateau sur l’eau, cela ne craint rien. Mais de l’eau dans le bateau, cela peut signifier la mort, si la voie d’eau n’est pas fermée rapidement ou si une aide extérieure n’apparaît pas rapidement.

Il en est ainsi de la vie du croyant. Il vit dans le monde et il est entouré par de multiples dangers. Cependant, les dangers ne peuvent l’atteindre aussi longtemps que le monde ne pénètre pas son être intérieur. Mais dès que des pensées mondaines et des tentations s’insinuent dans son cœur, le danger est très grand. Combien rapidement il se détourne alors du Seigneur Jésus dans son être intérieur, et s’engage dans un mauvais chemin ! Si le monde a réussi à pénétrer en lui, la fuite doit être immédiatement localisée et bien colmatée.

Veillons donc soigneusement à ne pas adopter des pensées et des habitudes mauvaises. Mais comment savons-nous que le monde commence à s’introduire dans notre vie de foi ? La réponse est simple : c’est lorsque nous ne sommes plus exactement alignés sur la Parole de Dieu.

C’est pourquoi nous devons nous demander, toujours à nouveau, et en toutes choses : Que dit la Bible à cet égard ?

D’après « The Good Seed » août 2024

VOICI CE QU’EST LA FOI

« La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend par la Parole de Dieu » Romains 10. 17.

« Ayant cru, vous avez été scellés du Saint-Esprit de la promesse, qui est les arrhes de notre héritage » Éphésiens 1. 13.

« Or la foi est l’assurance de ce qu’on espère, et la conviction de réalités qu’on ne voit pas. Car c’est par elle que les anciens ont reçu témoignage. Par la foi nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu, de sorte que ce qui se voit n’a pas été fait à partir de choses qui paraissent » Hébreux 11. 1 et 3.

Un croyant, voulant un jour faire comprendre aux enfants ce qu’est la foi, sortit de sa poche une montre, et dit : « Je donne cette montre à celui qui la voudra ». Les enfants ne répondaient pas ; ils ne pouvaient croire que le monsieur veuille réellement leur faire un si beau don.

Celui-ci se tourna vers le plus grand, lui présentant la montre ; l’enfant incrédule sourit, mais ne bougea pas. Continuant son offre, il présenta la montre à chacun des enfants et trouva la même incrédulité. Il arriva au dernier, le plus petit, un bambin de quatre ans :

– « Et toi, Henri, veux-tu la montre ? »

– Oui, Monsieur », répondit-il sans hésitation, et s’avançant, il prit l’objet qui fut pour lui un précieux souvenir de son grand ami.

Le sacrifice qu’avait fait ce croyant en donnant sa montre a été bien compensé par l’impression profonde que produisit dans le cœur de tous l’exhortation puissante qu’il sut en tirer pour réveiller ces jeunes cœurs et les amener à recevoir simplement, sans raisonnement et à l’instant même, le don de Dieu.

« Si je vous avais dit, reprit-il : Qui veut acheter cette montre ? personne n’aurait pu l’avoir, car aucun de vous n’a assez d’argent dans sa poche pour cela. J’ai dit : Je donne la montre à qui la voudra, il s’agissait simplement de croire à ma parole ; le petit Henri a cru et il a la montre. Il ne l’a pas payée ; il ne le pouvait pas, mais moi je l’ai payée ».

C’est ainsi que Dieu nous offre le salut. Si nous devions l’acheter, nous ne pourrions jamais l’obtenir.

« En ce temps-là, Jésus, répondant dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants » Matthieu 11. 25.

« Qui croit au Fils a la vie éternelle ; mais qui désobéit (ou ne croit pas) au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui » Jean 3. 36.

« Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé, toi et ta maison » Actes 16. 31.

D’après Le Salut de Dieu 1976

UN MOT AUX PÈRES DE FAMILLE par l’un d’eux

Un homme d’affaires était toujours tellement absorbé par son travail qu’il avait à peine le temps de voir ses propres enfants. Il découvrit un jour que son fils unique, âgé de 15 ans, échappait un peu à la surveillance de sa mère. Craignant que les conseils paternels, si nécessaires à cet âge, n’arrivent trop tard, s’il les repoussait encore, le père décida de prendre son fils avec lui en voyage d’affaires.

Cet homme avisé raconta plus tard son expérience, en ces termes : – Je ne le traitai pas comme un garçon qu’il faut surveiller, mais comme un ami très cher et un invité de marque. Je fus surpris de constater combien mon fils avait de qualités que je n’avais pas soupçonnées et quel agréable compagnon il était pour moi ! Bien plus, après quelques jours d’intimité complète, je fus encore plus étonné de sentir le fardeau de mes propres années glisser de mes épaules, et de me surprendre à revivre mon adolescence depuis longtemps oubliée !

Je n’avais cependant pas prémédité d’atteindre mon but par ce moyen, mais la confiance que je témoignai à mon garçon eut le résultat suivant : lorsque je lui eus raconté quelques-unes de mes escapades de collégien, et qu’il s’en était fallu de peu que ma vie ne fût ruinée par de mauvais conseils, mon fils qui m’avait écouté jusqu’alors, avec un petit air incrédule, quoique soulagé, s’écria soudain : Oh ! papa, que ça me fait plaisir que tu n’aies pas oublié comment sont les garçons et tout ce qu’ils ont à combattre. Maintenant, tu me comprendras mieux !

Alors, très librement, et comme s’il avait eu à faire à un camarade, il me parla de ses propres tentations, et comment elles l’avaient presque vaincu. Il ne s’était pas confié à sa mère, craignant qu’elle ne pût partager le point de vue masculin. Supposant d’autre part que ma propre jeunesse avait été sans défaillance, il en était venu à la conclusion que je ne pourrais pas sympathiser avec lui dans ses luttes.

– Mais papa, s’écria-t-il, en terminant ses confidences, maintenant je sens que je puis marcher de l’avant, sans peur, puisque toi aussi tu as connu les mêmes combats. Seulement, permets-moi une question : Pourquoi ne me l’as-tu pas dit plus tôt ? Tu sais, si j’avais pu tout te dire, cela m’aurait évité des heures terribles. Quand je pense que tu m’aurais si bien compris !

– Il y a de cela cinq ans, ajouta cet homme d’affaires, les yeux brillants de larmes de joie, et depuis ce jour jamais cet enfant n’a donné une heure d’anxiété à ses parents. Car je n’ai jamais permis à mes affaires, quelques pressantes qu’elles aient été, de se mettre entre mon fils et moi. J’ai toujours pris le temps de l’écouter, de l’encourager, et de prier avec lui. En conséquence, il vient à moi sans crainte, sachant qu’il y trouvera toujours sympathie et conseils en toutes circonstances. J’ai acquis la certitude que si je n’avais pas obtenu ses confidences juste à ce moment-là, il aurait complètement échappé à mon influence. L’expérience m’a donc convaincu que les pères commettent une grave erreur en laissant croire à leurs fils qu’ils attendent d’eux la perfection. La Bible dit qu’un père a compassion de ses enfants. Cette compassion paternelle produit toujours des fruits de confiance et de sympathie !

Pères de famille qui avez lu le témoignage de cet homme d’affaires, ne permettez jamais que vos occupations se placent entre vos enfants et vous-mêmes. Dieu vous a confié des enfants afin que vous vous occupiez d’eux avec le plus grand soin et la plus affectueuse sollicitude.

Pères de famille chrétiens, l’Écriture sainte vous dit : « Élevez (vos enfants) dans la discipline et sous les avertissements du Seigneur » Éphésiens 6. 4. – Et vous « Enfants, obéissez à vos parents dans le Seigneur, car cela est juste ». « Honore ton père et ta mère », (c’est le premier commandement avec promesse), « afin que tu prospères et que tu vives longtemps sur la terre ». Éphésiens 6. 1 à 3.

D’après Le Salut de Dieu 1984

EN ENFER, PLUS DE CHRÉTIENS

« Où irai-je loin de ton Esprit ? et où fuirai-je loin de ta face ?… Les ténèbres même ne sont pas obscures pour me cacher à toi » Psaume 139. 7 et 12.

Dans un compartiment de chemin de fer, on chantait des cantiques, qui célébraient l’amour du Sauveur, l’efficacité de son sang précieux, la joie de l’âme rachetée.

Ceci énervait considérablement un voyageur incrédule, qui n’aurait rien trouvé à redire à des chansons frivoles ou à des conversations grossières.

À la station suivante, il changea de voiture et se mit à lire son journal. Tout à coup, de la voiture à côté, un chant s’éleva :

« Le nom de Jésus est si doux… » disait le cantique.

« Encore ! » fit l’homme en colère.

Arrivé à destination, il dut prendre un bateau. Se promenant sur le pont, il croise un groupe de jeunes gens, engagés dans une conversation où ils semblaient bien s’impliquer. Il passe ; un nom frappe ses oreilles : JÉSUS CHRIST !

Excédé, le voyageur descend au pont inférieur et, avisant un des hommes de l’équipage, l’interpelle :

– Dites-donc, n’y-a-t-il pas un endroit où je ne risque pas de rencontrer ces imbéciles de chrétiens ?

– Oh ! si, répond l’homme, incrédule lui aussi ; en enfer nous n’en verrons point !

Ces paroles légères et ironiques furent une flèche de l’Esprit de Dieu ; le voyageur sentit que l’heure viendrait où il souhaiterait rencontrer des chrétiens et où il ne le pourrait plus.

Il se mit à les rechercher, et devint, lui aussi, un vrai chrétien.

Ne vous faites pas d’illusions : Si vous fuyez les chrétiens, c’est Dieu que vous fuyez plus encore qu’eux.

En enfer, il est vrai, vous ne rencontrerez plus de chrétiens – mais avant d’y aller, vous aurez rencontré Dieu comme un Juge inexorable.

Prenez garde :

« AUJOURD’HUI, SI VOUS ENTENDEZ SA VOIX, N’ENDURCISSEZ PAS VOS CŒURS » (Hébreux 4. 7).

D’après Le Salut de Dieu 1974

DEUX TRIBUNAUX

« Il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive selon les actions [accomplies] dans le corps, soit bien soit mal » 2 Corinthiens 5. 10.

« Et je vis un grand trône blanc, et celui qui y siégeait… Et je vis les morts, les grands et les petits, se tenant devant le trône » Apocalypse 20. 11 et 12.

Dans la Bible, Dieu est appelé « Le juge de toute la terre » (Gen. 18. 25). Nous trouvons aussi, dans la Parole de Dieu, d’autres expressions semblables : « Oui, il y a un Dieu qui juge sur la terre » (Ps. 58. 12) ; « Dieu, juge de tous » (Héb. 12. 23). Dans l’au-delà, chacun devra comparaître devant un tribunal (Héb. 9. 27). Notre vie sera évaluée à la lumière de la présence de Dieu, mais il y aura une grande différence entre celui qui aura reçu le Seigneur Jésus comme Sauveur, et celui qui n’aura pas cru en Lui.

– Le croyant « a la vie éternelle et ne vient pas en jugement » (Jean 5. 24), son nom est écrit « dans le livre de vie » (Phil. 4. 3). Tous les croyants devront paraître devant le tribunal de Christ, mais non pas pour être jugés, car le Seigneur a porté le châtiment qu’ils méritaient ; certainement, ils rendront compte de leur vie, mais ils ne seront pas condamnés, puisqu’ils ont reçu sa grâce. Leurs actions, leurs paroles, et même leurs pensées et leurs motifs, tout sera mis en lumière. Pour certaines choses, ils en éprouveront une « perte » ; pour d’autres, fruits de la grâce divine, ils recevront une « récompense » (1 Cor. 3. 14 et 15).

– Ceux qui ne croient pas et meurent sans avoir accepté la grâce de Dieu comparaîtront devant son tribunal – le « grand trône blanc » et seront jugés sur la base de leur responsabilité, « selon leurs œuvres » (Apoc. 20. 12). Tout ce qu’ils auront fait sera rendu visible par la lumière divine et ne résistera pas devant la sainteté de Dieu. N’étant pas « trouvés écrits dans le livre de vie » (Apoc. 20. 15), ils seront condamnés et leur jugement sera immédiat et sans appel : ils seront « jetés dans l’étang de feu » (Apoc. 20. 25). Il n’y aura pas de grâce pour eux, car ils auront laissé passer le temps lorsqu’ils étaient sur la terre.

Mais aujourd’hui, dans le monde, la grâce de Dieu est encore offerte gratuitement à tous les hommes. « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs » (Héb. 4. 7) ; « Voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2).

D’après « Il buon seme » septembre 2024

DEUX HOMMES

« Le premier homme est tiré de la terre – poussière, le second homme (Jésus) est venu du ciel » 1 Corinthiens 15. 47.

Deux hommes : le premier, désobéissant, qui, sous l’instigation de Satan, met en doute la parole de Dieu ; le second, parfaitement obéissant, qui se confie en Dieu sans vaciller.

– Adam avait été placé par Dieu dans un lieu de délices. Qu’aurait-il pu désirer de plus ? Il était dans les conditions les plus favorables pour résister au tentateur. Hélas ! À peine eut-il commis la faute, qu’il dût se cacher, et la voix de Dieu résonna dans le jardin : « Où es-tu ? » (Gen. 3. 9)

Les pauvres vêtements qu’Adam avait confectionnés lui-même avec des feuilles de figuier, ne pouvaient pas convenir à la présence de Dieu. Tout ce dont l’homme peut se revêtir est incompatible avec sa sainteté ; aussi Dieu, intervenant en grâce, fit pour Adam et Ève des vêtements de peaux d’animaux. Mais, pour cela il fallut la mort d’une victime innocente !

– Le second homme est venu du ciel. Lui aussi rencontra Satan. Mais, après plusieurs tentations, le diable laissa Jésus et s’en alla (Luc 4. 13). Le moment semblait bien choisi pour faire succomber le Sauveur, qui jeûnait dans le désert depuis 40 jours et avait faim (v. 1 à 4). Mais sa nourriture était de faire la volonté du Père qui l’avait envoyé, et d’accomplir son œuvre (voir Jean 4. 34). Toute sa vie fut un triomphe, et sa mort, de même. Aussi, « Dieu l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance soient en Dieu » (1 Pier. 1. 21).

D’après « Il buon seme » juillet 2012

UN PASSÉ RAPPELÉ ET PARDONNÉ

« Vous étiez en ce temps-là sans Christ, … n’ayant pas d’espérance, et étant sans Dieu dans le monde » Éphésiens 2. 12.

« Cette parole est certaine et digne d’être pleinement reçue : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs, dont moi je suis le premier » 1 Timothée 1. 15.

Brownlow North, un grand prédicateur de l’Évangile en Angleterre, avait eu une jeunesse dissipée à l’excès. Un jour qu’il était allé, avec un ami, à la chasse en Écosse, la soirée et la nuit se passèrent en débauches. Mais le compagnon de North tomba subitement mort, et ce fut, de la part de Dieu, un message solennel d’avertissement au pauvre North. Une pensée terrible le frappa : « Si j’avais été rappelé ainsi, au lieu de mon ami, j’aurais été damné ».

Dieu l’amena à ce moment sous l’influence d’une dame chrétienne qui l’éclaira à l’égard de l’Évangile, dont il avait appris la valeur d’une façon si frappante, et Il se convertit. Étant un soir à Inverness, quand il entra dans la salle où il devait prêcher, on lui remit une lettre dont le contenu était à peu près ceci : « Brownlow North, vous êtes un misérable hypocrite. Vous souvenez-vous de telle partie de plaisir en tel endroit, un tel jour, et du rôle que vous y avez joué ? » Des détails suivaient, rappelant ce qui s’était passé à cette occasion, et dans d’autres encore ; et la lettre s’achevait sur ces termes : « Vous savez bien, misérable hypocrite, que tout cela est vrai ; oseriez-vous, maintenant, monter en chaire pour proclamer ce que vous appelez l’Évangile ?

Brownlow ressentit toute la force des reproches contenus dans cette lettre ; mais il la mit dans sa poche, et continua son chemin. Une fois monté en chaire, il prit sa Bible, et lut le passage bien connu : « Cette parole est certaine et digne d’être pleinement reçue : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs… » Interrompant sa lecture, il s’arrêta un moment, puis avec émotion, continua… dont moi je suis le premier ».

« Mes amis, dit-il, en entrant ici ce soir, on m’a donné une lettre, dont je ne connais pas l’auteur – mais lui connaît évidemment beaucoup de choses sur mon passé. Cette lettre m’accuse d’avoir participé en trois occasions différentes à des débauches terribles, dont je ne donnerai pas les détails, de peur de vous offenser. Elle se termine par ces mots : « Oseriez-vous maintenant, misérable hypocrite, monter en chaire pour proclamer ce que vous appelez l’Évangile ? » Eh bien ! J’ai trois choses à vous dire à l’égard de cette lettre. D’abord, tout ce qu’elle rappelle est vrai. Plaise à Dieu que je puisse effacer cet humiliant passé ; mais cela est impossible. Dieu sait que tout est vrai ; je le confesse à ma honte, tout est absolument vrai. La deuxième chose, c’est que tout est maintenant pardonné. Dieu sait qu’Il m’a tout pardonné, et moi, par sa grâce, je le sais aussi. « Troisièmement, je puis dire que, si Dieu peut, par l’œuvre de Jésus Christ, pardonner un pécheur tel que Brownlow North, il n’y a pas un pécheur en Écosse – il n’y a pas un pécheur dans le monde entier – qui soit un trop grand pécheur pour que Dieu lui pardonne ».

D’après Le Salut de Dieu 1971