BERACA 55 : SAMUEL, DERNIER JUGE ET PREMIER PROPHÈTE

« Et il arriva que, lorsque Samuel fut vieux, il établit ses fils juges sur Israël ». Ils étaient deux qui « jugeaient à Beër-Shéba » (1 Sam. 8. 1 et 2).

À cause de l’égarement du peuple, tout était en désordre. L’arche n’était pas retournée à Silo dans le tabernacle où « toute l’assemblée des fils d’Israël » s’était réunie pour « dresser la tente d’assignation » dans les jours de Josué (Jos. 18. 1). Samuel avait bâti un autel à Rama, l’arche était à Kiriath-Jéarim, le tabernacle et l’autel d’airain à Silo. Dieu n’avait pas dit qu’on replaçât l’arche dans la tente, car il fallait attendre des temps nouveaux, ceux des rois David et Salomon. Après Kiriath-Jéarim, l’arche séjourna trois mois dans la maison d’Obed-Édom, que l’Éternel bénit à cause de la présence de l’arche. Elle fut enfin amenée, par le roi David, dans sa ville, « avec joie » (2 Sam. 6. 11 et 12).

Aux jours de Samuel, tout dépendait de lui. Il soutenait le peuple, en marchant par la foi devant Dieu. Il était en même temps le prophète, le sacrificateur, et celui qui gouvernait. Ses forces diminuant à cause de l’âge, il se déchargea en nommant ses fils comme juges. Nous ne voyons pas qu’il se soit adressé à Dieu avant de les établir sur Israël. S’il a été un type de Christ dans son service multiple, il est marqué par l’imperfection. Un seul sur la terre a été parfait en toutes choses, c’est notre Seigneur.

« Et ses fils ne marchaient pas dans ses voies ; mais ils se détournaient après le gain déshonnête, et prenaient des présents, et faisaient fléchir le jugement » (1 Sam. 8. 3). Et pourtant, le lieu où ils officiaient était digne de respect. C’était le lieu où Abraham avait « invoqué le nom de l’Éternel, le Dieu d’éternité » – où il avait habité après Morija quand « étant éprouvé…, il offrit son fils unique » (Gen. 21. 33 ; 22. 19 ; Héb. 12. 18). « Samuel avait sans doute cédé à son cœur paternel. Il avait peut-être très bien élevé ses fils, et peut-être aussi avaient-ils été des fils soumis ? Il pouvait donc penser que c’était un bon choix ; mais ce n’était pas le choix de Dieu qui seul lit dans les cœurs. Et puis, être fils de Samuel ne leur donnait pas la foi de Samuel. Et c’est la foi qui seule nous fait marcher dans le chemin de Dieu. Aussi qu’arriva-t-il ? C’est que, dans leur nouvelle position, l’amour de l’argent se développa dans leur cœur et, au lieu de rendre la justice équitablement, ils favorisaient ceux qui leur faisaient des présents quand bien même leur cause n’était pas juste » (A.L.).

Il y a deux grandes leçons à tirer pour nous, concernant l’Assemblée (l’Église) : 1) Tout service est ordonné de Dieu et non de l’homme. C’est Dieu qui « a donné les uns, … et les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs » (Éph. 4. 11). « Il y a diversité de dons de grâce, mais le même Esprit : et il y a diversité de services, et le même Seigneur ; et il y a diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous » (1 Cor. 12. 4 à 6). C’est Dieu qui, par l’Esprit Saint, donne les dons pour le service, appelle et établit l’un ou l’autre, pour surveiller le troupeau (Act. 20. 28). « Or à chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue de l’utilité » (1 Cor. 12. 7).

2) Chacun est responsable devant Dieu, de rester dans les limites qu’il a reçues, en marchant humblement et fidèlement. Ce que les fils de Samuel faisaient était contre l’ordonnance de Dieu : « Tu ne feras pas fléchir le jugement ; tu ne feras pas acception de personnes ; et tu ne recevras pas de présent ; car le présent aveugle les yeux des sages et pervertit les paroles des justes » (Deut. 16. 19). Leur situation s’est aggravée au point que le peuple murmura contre eux et que les anciens sont venus vers Samuel en réclamant un roi. « Et la chose fut mauvaise aux yeux de Samuel, qu’ils aient dit : Donne-nous un roi pour nous juger. Et Samuel pria l’Éternel » (1 Sam. 8. 6).

Âgé, connaissant l’état moral du peuple, Samuel « pria l’Éternel ». S’il avait réagi charnellement, il aurait pu les condamner et renvoyer les anciens, mais, quelle belle attitude il manifeste en s’adressant à son Dieu, Celui qu’il avait servi tant d’années ! Il devait en être très affecté, mais l’Éternel lui dit : « Ce n’est pas toi qu’ils ont rejeté, mais c’est moi qu’ils ont rejeté, afin que je ne règne pas sur eux. Selon toutes les actions qu’ils ont commises, depuis le jour où je les ai fait monter d’Égypte, jusqu’à ce jour, en ce qu’ils m’ont abandonné et ont servi d’autres dieux : ainsi ils font aussi à ton égard » (v. 7 et 8). Ainsi, l’Éternel console son serviteur et lui communique ce qu’il doit dire au peuple.

« Et Samuel dit toutes les paroles de l’Éternel au peuple » (v. 10). Porte-parole de Dieu, il avertit, annonçant ce qui arrivera sous le gouvernement d’un roi. « Et le peuple refusa d’écouter la voix de Samuel ; et ils dirent : Non, mais il y aura un roi sur nous, et nous serons, nous aussi, comme toutes les nations » (v. 19).

L’Éternel révéla le nom de Saül pour être roi ; un homme selon ce que les fils d’Israël désiraient, un homme d’élite et beau, fils d’un homme fort et vaillant. Un jour, il vient à la rencontre de Samuel selon que l’Éternel le lui avait montré. Ils mangèrent ensemble et passèrent la nuit. « Et comme l’aurore se levait, Samuel appela Saül sur le toit… Et Saül se leva, et ils sortirent les deux dehors. Comme ils descendaient au bout de la ville, … Samuel prit une fiole d’huile et la versa sur la tête de Saül, et il le baisa, et dit : L’Éternel ne t’a-t-il pas oint pour prince sur son héritage ? » (1 Sam. 9. 26 à 10. 1).

Ensuite, Samuel l’envoie au sépulcre de Rachel, ce lieu où la mère de son ancêtre Benjamin était morte en donnant naissance à son fils cadet ; puis à Béthel, la maison de Dieu et, en continuant, au coteau de Dieu pour rencontrer une troupe de prophètes. Après qu’il ait passé le coteau, en entrant dans la ville, l’Esprit de l’Éternel l’a saisi et il prophétisa. Lorsque ces signes furent accomplis il dut se rendre à Guilgal pour retrouver Samuel offrant des holocaustes et des sacrifices de prospérités. Ces quatre lieux avaient chacun une signification. Ils auraient dû marquer à jamais cet homme choisi pour être roi, mais sa vie a démontré qu’il n’était pas entré dans ces choses. Hélas, plusieurs participent à des rites religieux sans avoir la vie. Il faut passer par la nouvelle naissance, Guilgal, pour voir le royaume de Dieu et pour y entrer. Ce royaume est « justice, et paix, et joie dans l’Esprit Saint » (Rom. 14. 17). Honorons donc le Seigneur qui nous « conservera pour son royaume céleste. À lui la gloire, aux siècles des siècles ! Amen » (2 Tim. 4. 18).

TRADUCTION DE FEUILLETS (109)

« Si vous ne croyez pas que c’est moi, vous mourrez dans vos péchés » Jean 8. 24.

VOTRE DETTE EST-ELLE REMBOURSÉE ?

Le Fils de Dieu est venu sur la terre comme un homme il y a plus de 2000 ans pour résoudre le problème de notre culpabilité devant Dieu. Sur la croix, Jésus-Christ a payé, au prix de sa vie afin que tous ceux qui croient de leur cœur en Lui soient acquittés du châtiment divin.

Malheureusement, tous les humains ne sont pas prêts à croire au Seigneur Jésus. Certains pensent que leur culpabilité devant Dieu n’est pas si grande qu’ils aient besoin d’un Sauveur. D’autres croient qu’ils peuvent réparer leurs torts par des œuvres de charité. Mais tous ceux qui rejettent Jésus-Christ comme leur Sauveur restent coupables devant Dieu.

Lorsqu’ils meurent, ils emportent leurs péchés avec eux dans l’au-delà. Cela a des conséquences tragiques. Dieu les tiendra responsables de leur vie. Alors, chaque tort qu’ils ont commis sera révélé au grand jour. Quelle montagne de dettes s’élèvera !

Mais ce qui est encore pire, c’est qu’ils se tiendront alors devant le Dieu saint, sans aucun espoir d’un Sauveur. Personne ne paiera pour eux, puisque durant leur vie sur la terre ils ont rejeté le seul qui aurait pu payer leur dette. Dieu les condamnera au châtiment éternel en enfer.

Mais il n’est pas nécessaire d’en arriver là. Aujourd’hui encore, Dieu offre sa grâce à tous les hommes. Il pardonne tous ceux qui viennent à Jésus-Christ avec leurs péchés et L’acceptent avec foi comme leur Sauveur personnel.

D’après Näher zu Dir avril 2025

« Nous rendons grâces à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, priant toujours pour vous, après avoir entendu parler de votre foi dans le Christ Jésus et de l’amour que vous avez pour tous les saints » Colossiens 1. 3 et 4.

LES CARACTÈRES D’UNE PRIÈRE SELON LA VOLONTÉ DE DIEU

Il y a beaucoup d’enseignements, dans ces versets, sur la manière de prier de Paul et de Timothée – que nous ferions bien de peser et d’appliquer dans notre vie.

Ils priaient d’un cœur reconnaissant, parce que, par le Saint Esprit, ils étaient capables de discerner ce qui se passait autour d’eux. Ils regardaient derrière la scène et voyaient la main de Dieu là où l’incrédule ne percevait que les circonstances de la vie.

Ils jouissaient de leur relation avec Dieu. Le tableau entier du Calvaire et de la résurrection est devant nos yeux, car c’était notre Seigneur ressuscité qui a dit « Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20. 17).

La prière était pour eux une habitude. Ils étaient caractérisés par une prière continuelle. Ils ne pouvaient pas s’en passer.

Leurs prières étaient aussi pleines d’intercession. Ils ne priaient pas seulement pour eux-mêmes, en apportant leurs besoins et leurs difficultés devant Dieu, mais les joies et les besoins de leurs frères dans la foi concernaient une partie de leurs prières.

Et de plus, ils s’intéressaient aux progrès de l’évangile. Ils avaient entendu parler des chrétiens de Colosse, de leur foi en Jésus Christ, et de leur amour pour tous les saints. Et alors ils commencèrent à prier, et leurs prières étaient précises.

Quelles leçons il y a pour nous dans ces versets – si seulement nous les lisons soigneusement et méditons sur leur signification.

D’après the Lord is near juin 1987

« Si quelqu’un n’est pas né d’eau et de l’Esprit, il ne peut pas entrer dans le royaume de Dieu » Jean 3. 5.

RENAISSANCE

Dans le verset d’aujourd’hui, le Seigneur Jésus parle de la nouvelle naissance. C’est une œuvre de Dieu dans une personne qui se repent et croit au Fils de Dieu. Les deux mots « eau » et « esprit » désignent l’instrument et la personne impliquée.

L’eau est souvent une image de la Parole de Dieu dans la Bible. Le Saint-Esprit utilise la Parole de Dieu pour l’appliquer personnellement à une personne. Cela la place dans la lumière de Dieu et lui apprend comment Dieu pense à tout. Maintenant, elle reconnaît sa culpabilité devant Dieu et sa perte. Il s’agit sans aucun doute d’un processus sérieux et douloureux. Cependant, lorsqu’il est accompagné d’une humble perspicacité et d’une foi authentique, il mène à la vie. Dieu utilise sa parole comme un instrument pour créer une nouvelle naissance chez une personne qui l’accepte avec foi.

L’Esprit de Dieu donne au croyant une vie nouvelle qui vient de Lui-même et qui Lui correspond. Jean 3. 6 le dit clairement : « Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit ». La « chair » fait référence à la nature pécheresse que l’homme a reçue de ses parents par la naissance naturelle. Elle ne peut pas être améliorée ou raffinée. C’est pourquoi quiconque croit au Seigneur Jésus reçoit une nouvelle nature. Cette nouvelle vie est parfaite et bonne parce qu’elle est réalisée par le Saint-Esprit. Quel cadeau !

D’après Näher zu Dir avril 2025

« De sa plénitude en effet, nous tous nous avons reçu et grâce sur grâce » Jean 1. 16.

PLUS À VENIR !

Un homme riche avait stipulé qu’après sa mort, une certaine somme devrait être transférée à un ami qui vivait dans des conditions modestes. Lorsque sa veuve a mis en œuvre cet ordre, elle a pensé qu’il serait préférable d’envoyer l’argent à l’ami de son mari en versements réguliers. Il recevait donc chaque mois une somme avec le commentaire : « Plus à venir ! »

C’est ainsi que le Seigneur Jésus agit avec nous qui croyons en Lui. Il nous donne sa grâce chaque jour afin que nous puissions Le suivre et vivre pour Lui. Ce qu’Il nous donne est entièrement suffisant pour la situation actuelle. En même temps, nous savons qu’il y a encore beaucoup à venir ! De son abondance, Il peut nous accorder ce dont nous avons besoin demain et après-demain.

Sa capacité à répondre à nos besoins spirituels et matériels est illimitée. Nous n’avons pas à craindre que la source de sa grâce se tarisse un jour. Dans la Parole de Dieu, nous trouvons de merveilleuses promesses :

« Ses compassions ne cessent pas ; elles sont nouvelles chaque matin » (Lam. 3. 22 et 23).

.« L’Éternel est bon ; sa bonté demeure à toujours, et sa fidélité de génération en génération » (Ps. 100. 5).

Le Seigneur ne nous donne rien d’avance, mais exactement ce dont nous avons besoin. Nous restons donc dépendants de Lui. Nous pouvons Lui demander sa grâce chaque jour dans l’assurance qu’il y en aura encore pour nous demain.

D’après Näher zu Dir avril 2025

« Mais, maintenant, Christ a été ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui sont endormis » 1 Corinthiens 15. 20.

LE PREMIER

Nous sommes profondément reconnaissants au Seigneur Jésus de ce qu’Il est mort sur la croix pour nos péchés. Il a ainsi posé les bases de notre salut éternel. Trois jours plus tard, Il est ressuscité des morts. Tandis qu’il n’en était pas ainsi des autres personnes mortes, Lui fut ressuscité pour ne plus jamais mourir.

Christ est les « prémices de ceux qui se sont endormis ». Ce titre a une signification particulière. Le Seigneur Jésus est le premier être humain à être ressuscité d’entre les morts pour vivre éternellement. Mais d’autres le suivront et connaîtront la même résurrection que Lui. Ce sont les rachetés qui sont unis à Lui par la foi.

Lorsque le Seigneur Jésus viendra, lors de l’enlèvement, Il ressuscitera d’entre les morts tous les croyants endormis. Tandis que ceux qui sont morts sans être réconciliés avec Dieu resteront dans la tombe, tous les rachetés ressusciteront à la vie éternelle.

Il y a une belle image de cela dans l’Ancien Testament. Au début de la moisson des céréales, les Israélites apportaient la première gerbe au sacrificateur (Lév. 23. 10). Cela parle de Christ, qui fut le premier à ressusciter d’entre les morts. Par la suite, la moisson a continué sur le terrain et de nombreuses autres gerbes du même genre ont été collectées. Celles-ci parlent des croyants qui seront ressuscités d’entre les morts lors de l’enlèvement.

D’après Näher zu Dir avril 2025

« Le cœur joyeux fait du bien à la santé, mais un esprit abattu dessèche les os » Proverbes 17. 22.

L’AMOUR DE DIEU, CONNU ET APPRÉCIÉ, FONDEMENT DE LA JOIE POUR LE CROYANT

Toutes les fois que je lis ce verset, je pense à un frère, en particulier, dont la vie débordait de la joie du Seigneur. Maintenant qu’il est avec Celui qu’il aimait et qu’il servait, sa vie parle encore. Toute ma famille se souvient encore de l’ambiance de ce foyer où nous étions quelquefois. Et nous nous rappelons en particulier son cœur heureux plein d’une joie contagieuse.

Qu’est-ce qui produit un tel cœur heureux ? Pourquoi la vie de certains croyants déborde-t-elle de la joie du Seigneur, alors que d’autres résonnent du bruit d’os secs d’un esprit abattu ? Qu’est-ce qui produira, dans notre vie, ce caractère et cette fête continuelle qui apporte de la gloire à Dieu et de la bénédiction à ceux qui nous entourent ?

Est-ce simplement une question de bonne disposition, un sens aigu de l’humour, une attitude optimiste ? Je ne le pense pas. De telles choses sont des caractères humains, et peuvent être observés chez des incrédules aussi bien que chez des croyants. De plus, les croyants d’un caractère mélancolique seraient privés du remède d’un cœur joyeux si ce n’était qu’une question de tempérament. Il y a aussi de graves épreuves sur le sentier du chrétien, qui peuvent dessécher rapidement même le cœur le plus rayonnant.

Non, le cœur joyeux résulte plutôt du fait de se tenir proche de la seule source de vraie joie : Dieu Lui-même. Souvenez-vous de la réception du père quand il accueillit le fils prodigue de retour à la maison : les baisers pleins de compassion, la plus belle robe, l’anneau à sa main, les sandales à ses pieds, et le veau gras. Puis le père a dit : « Mangeons, et réjouissons-nous ». Et ils commencèrent à se réjouir et il n’est pas dit qu’ils aient jamais arrêté de le faire ! C’est ce qu’expérimentent les fils prodigues qui se tiennent près du Père et mangent à sa table. Êtes-vous un de ceux-là ?

D’après the Lord is near juin 1987

« Moi, je suis le chemin, et la vérité et la vie » Jean 14. 6.

LA VÉRITÉ RÉVÉLÉE EN CHRIST

Christ est la vérité : la vérité, comme la grâce, vinrent par Jésus Christ. Mesurées par rapport à Christ, toutes autres choses révèlent leur caractère véritable. La vérité quant à Dieu, son caractère, ses attributs, son amour saint, se trouvent en Lui, et brillent en Lui qui est la Vérité. La vérité triste et honteuse au sujet de l’homme tombé, de son péché, et de l’horreur que Dieu en a, cette vérité a été bien mise en évidence lorsque Christ est venu vers les hommes. La vérité merveilleuse, qu’il y a un autre Homme, un Homme qui plaît à Dieu, saint, fidèle, d’une piété sans faille, est vue parfaitement en Lui.

Mais toute l’ampleur de la vérité manifestée en Christ ne peut pas être exposée dans toute son étendue. Les vastes éléments de la création – le bien et le mal, le temps, l’histoire, la rédemption, la grâce souveraine, les effets du propos éternel, l’Église et sa destinée : comment la disposition de toutes choses est rendue visible, prend cohérence, nous devient réel (quoique nous n’en appréciions que peu), à mesure que nous voyons que l’Écriture nous la présente. Lui est la clé de toute vérité, Celui qui assure la vérité sur tout l’enseignement biblique. Certainement, c’est une vérité vivante, centrée sur une Personne. Et nous vivrons aussi dans la vérité si nous sommes guidés par l’Esprit de vérité, dont la mission est d’attirer notre attention sur Lui.

D’après the Lord is near juin 1987

« Et Moïse acheva l’œuvre. Alors la nuée couvrit la tente de rassemblement, et la gloire de l’Éternel remplit le tabernacle » Exode 40. 33 et 34.

LA NUÉE SUR LE TABERNACLE

Quel moment extraordinaire cela a dû être de voir le tabernacle dressé, et L’Éternel en prendre possession. De toute éternité Dieu avait eu le désir de demeurer avec les hommes. Quand Israël a été racheté de l’esclavage, et conduit dans le désert pour servir Dieu, l’Éternel leur a fait connaître son désir : « J’habiterai au milieu d’eux » (Ex. 25. 8). Maintenant, sous la direction de Moïse, la tente d’assignation avait été terminée, et l’Éternel vint habiter au milieu de son peuple. La nuée remplit le tabernacle.

Quand nous lisons soigneusement ce chapitre, nous voyons que la nuée correspondait à deux aspects de la présence de Dieu. Elle parlait de sa gloire, mais sa gloire est encore largement voilée. La gloire de Dieu a été vue de manière bien plus pleine et merveilleuse quand « la Parole devint chair et habita au milieu de nous » (Jean 1. 14). Alors les hommes ont pu contempler sa gloire. Comme elle brille clairement quand nous regardons l’œuvre du Seigneur Jésus !

La nuée montrait aussi que la présence de Dieu guide son peuple. Quand la nuée se levait, le peuple devait se mettre en route. Aujourd’hui nous avons la présence de l’Esprit de Dieu avec nous, à la fois dans l’assemblée et dans le croyant individuellement. C’est un point fondamental du christianisme. L’œuvre de Christ est terminée. Il est maintenant au ciel comme un homme, et par la foi nous pouvons Le voir là-haut. En même temps nous jouissons de la présence de Dieu par le Saint Esprit dans la compagnie de croyants sur la terre. Qu’il est triste que ces précieuses vérités soient tellement négligées, et qu’on n’agisse pas selon elles.

Prions pour que, aujourd’hui, nous puissions voir un peu de cette gloire du Seigneur Jésus, et en même temps, faire l’expérience de la direction du Saint Esprit nous guidant à travers le désert.

D’après the Lord is near juin 1987

« En ce temps-là, Jésus, répondant dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants » Matthieu 11. 25.

SE SOUMETTRE À LA VOLONTÉ DE DIEU SANS DISCUTER

Si le Seigneur nous exhorte à rendre grâces en toutes choses, Il ne nous demande pas quelque chose qu’Il n’ait pas fait. Nous ne devrions jamais oublier qu’Il a parcouru cette scène en étant fatigué et éprouvé à tous égards comme nous le sommes.

Voyez-Le en Matthieu 11. 16 à 30, éprouvé par cette génération inconstante, qui ne se repentait encore pas, après toutes les œuvres d’amour et les grands miracles de puissance du Seigneur. Ces circonstances étaient pourtant propres à déprimer une personne quelconque ; il semblait que toutes ses œuvres avaient été faites en vain. Mais comment réagissait-Il à tout cela ? Il louait et remerciait selon le verset ci-dessus. Et quand nous voyons la même occasion rappelée en Luc 10. 21, nous voyons que « Jésus se réjouit en esprit ».

Remarquez qu’il est dit : « Jésus prit la parole et dit : Je te loue, ô Père ». À quoi répondait-Il ? Ah ! ici comme toujours Il voyait la main de son Père dans ces circonstances pénibles, et Il semblait entendre la voix de son Père disant : Cela est de par moi – et Il Lui répond du milieu de l’épreuve : « Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre » parce que c’est ce qui a été bon à tes yeux. Il reconnaît que son Père est Seigneur du ciel et de la terre, qu’Il a le pouvoir sur toutes choses et, avec actions de grâce, Il se courbe devant son ordre divin de ces circonstances douloureuses.

Que votre volonté soit soumise à votre Père, et vous trouverez vous aussi un grand réconfort malgré la pression de toutes les circonstances déprimantes. Vous recevrez une force renouvelée dans votre âme, et la joie dans l’Esprit chaque fois que vous répondrez à Dieu : Je te loue, ô Père. Quel encouragement de savoir que, quelque difficiles que puissent être les circonstances, le Seigneur ne se trompe pas en les ordonnant de manière divine.

D’après the Lord is near juin 1987

« Alors j’ai dit : Voici je viens ; il est écrit de moi dans le rouleau du livre. C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au-dedans de mes entrailles » Psaume 40. 8 et 9.

LE FILS DE DIEU, PARFAITEMENT DÉPENDANT DE SON PÈRE

Ce Psaume a été appelé avec raison le Psaume de l’holocauste. Quand toutes les offrandes, tous les sacrifices, à travers l’Ancien Testament, eurent complètement échoué à plaire au cœur de Dieu, que ces paroles de calme décision, venant de la bouche du bienheureux Fils du Père, sont douces et rafraîchissantes ! Quand nul autre ne pouvait accomplir le bon plaisir de Dieu, il y en avait Un qui pouvait parler de cette manière merveilleuse, sans qu’il soit possible que ces paroles perdent en rien leur valeur. Il est venu dans sa grâce sans pareille pour accomplir parfaitement tout ce qui avait été écrit de Lui dans l’Écriture.

Non seulement Il ferait le bon plaisir de Dieu : mais c’était pour Lui un pur délice de le faire. Quelle affirmation, alors qu’Il était pleinement conscient que cela impliquerait beaucoup plus qu’un service dévoué et parfait envers Dieu dans un monde hostile – beaucoup plus qu’une bonté constante envers les hommes – qui ne Lui rendirent que le mal pour sa bonté. Car Il était venu pour s’offrir Lui-même en sacrifice volontaire en faveur de ses ennemis – mais plus encore, pour la gloire éternelle de Dieu. Les souffrances et l’agonie de cette grande offrande sont infiniment au-delà de notre capacité à les discerner et à les apprécier dans notre esprit.

Il ne pouvait certainement pas trouver son plaisir dans les souffrances d’une telle mort ; mais Il acceptait d’y entrer parce qu’Il trouvait ses délices, par dessus tout, à faire la volonté de son Père. C’est le caractère précieux de l’holocauste qui, comme on le voit en Lévitique 1, était entièrement brûlé, tout montant vers Dieu dans le feu. Si nous voyons ici ses délices de faire la volonté de son Père, nous devons voir aussi les délices de son Père dans la valeur de ce sacrifice précieux, incomparable. « A cause de ceci le Père m’aime, c’est que moi je laisse ma vie » (Jean 10. 1).

D’après the Lord is near juin 1987 (L.M. Grant)

LA MISE AUX ENCHÈRES D’UNE ÂME HUMAINE

Le célèbre prédicateur anglais Rowland Hill prêchait, un jour, dans une grande ville d’Angleterre. De près et de loin, on était venu pour l’entendre. Au milieu de son discours, une voiture s’arrêta devant la maison et l’on vit arriver Lady Erskine, grande dame bien connue dans la ville pour ses immenses richesses et son amour du luxe. Pas un bal, un concert ou une représentation théâtrale qu’elle n’honorât de sa présence, mais on ne la voyait guère à l’église ou dans une réunion où l’évangile était annoncé. Elle avait souvent entendu parler de Rowland Hill et voulait l’entendre elle-même, pour « s’amuser ».

Soit qu’elle ne fût pas habituée à se mouvoir sans attirer l’attention, soit que ses habits somptueux aient attiré tous les regards, son entrée fut aussitôt remarquée par Rowland Hill, qui la connaissait et qui, de son regard pénétrant, saisit tout de suite l’état d’esprit de ses auditeurs. Une pensée lui vint, rapide comme l’éclair : voilà une occasion unique pour être utile à cette âme.

Interrompant soudain son discours, il étendit le bras et cria d’une voix forte : « Voici Lady Erskine. Allons, vendons-la aux enchères ».

La surprise de cette dernière fut indescriptible, et lorsque tous les yeux se fixèrent sur elle, elle aurait aimé disparaître sous terre. Mais elle ne pouvait plus reculer. Déjà le prédicateur s’adressait à l’assemblée : « Qui veut acheter l’âme de Lady Erskine ? »

Après cette étrange question, il s’arrête un moment, puis continua : « Je vois plusieurs amateurs qui tous la mettent à prix :

MONDE, QUE DONNES-TU ?

– « Je donne toute la magnificence et la gloire qui sont à ma disposition : honneur et considération, bien-être et jours faciles ».

« C’est tout ? Rien d’immortel ? Et la vie éternelle ?

– « Je ne l’ai pas moi-même ».

– « Alors ton prix est trop bas. Monde, tu ne l’auras pas ! Car que servirait-il à Lady Erskine de gagner le monde entier et de perdre son âme ? »

ET TOI, SATAN, QUE DONNES-TU ?

« Je donne la convoitise des yeux, la convoitise de la chair et l’orgueil de la vie. Elle pourra faire sa volonté, satisfaire ses désirs et ses passions et vider jusqu’au fond la coupe des plaisirs du monde ».

– « Et que demandes-tu pour cela ? »

– « Que son âme me soit entièrement livrée ! »

– « Le prix est beaucoup trop élevé ; Satan, tu ne l’auras pas non plus. Car tu es un meurtrier dès le commencement, un menteur et le père du mensonge ! »

SEIGNEUR JÉSUS, QUE DONNES-TU ?

« J’ai déjà donné ma propre vie pour Lady Erskine. Mon cœur a saigné pour elle, lorsque j’ai payé sur la croix la rançon du monde entier. Je ferai descendre dans son âme la paix qui surpasse toute intelligence. Je lui donnerai des joies que le monde ne peut ni lui procurer, ni lui reprendre. Je la revêtirai des vêtements blancs de la justice et la parerai de l’or de la foi. Je la garderai comme un joyau très précieux, et personne ne la ravira de ma main ; et quand elle aura terminé sa course dans la foi, je la prendrai auprès de moi, car là où je suis, là sera aussi mon serviteur ! »

– « Et que demandes-tu pour ces dons glorieux ? »

– « Ses péchés, sa mauvaise conscience ; tout ce qui l’oppresse et la tourmente intérieurement : voilà ce que je demande ».

– « Tu l’auras, Seigneur Jésus, elle est à toi ! Et elle restera à toi toujours et éternellement ».

– Lady Erskine êtes-vous d’accord ?

– « Oui » répondit-elle, d’une voix haute et ferme, tandis qu’une profonde émotion secouait toute l’assemblée.

Et Lady Erskine tint parole. Dès cet instant, son esprit et sa vie furent entièrement transformés. Elle abandonna le luxe et renonça aux amusements et aux sociétés mondaines. Elle devint la mère et l’amie de tous les pauvres, des malades, des miséreux et des malheureux. Il n’y eut dès lors personne aux alentours qui eût un tel zèle pour la cause de Jésus Christ et qui fit un sacrifice aussi complet de sa vie que cette ancienne femme du monde. Elle loua sans cesse l’amour de Dieu qui l’avait cherchée, qui l’avait amenée dans cette réunion et qui l’avait arrachée d’une manière si puissante aux griffes du monde et de son prince.

Oui, Satan, le prince de ce monde, et Jésus Christ, le Fils de Dieu, sont les deux puissances qui se disputent la possession de chaque âme. Cher lecteur, ce combat se livre aussi pour votre âme. Vous avez certainement senti dans votre vie ce conflit, ces tiraillements, cette double attraction. Le monde vous vante bien hautement ses plaisirs et ses gloires et vous promet le bien-être, de beaux jours et des joies sans fin. Des millions se laissent séduire, mais le jour vient où ils s’aperçoivent qu’ils ont été amèrement trompés. Voulez-vous être trompé ?

Le Seigneur Jésus a payé le prix pour nous racheter. Depuis longtemps vous êtes racheté par le sang de Jésus. Il n’est pas besoin pour vous de continuer à être l’esclave du péché ; vous pouvez, à l’instant même, vous libérer de cet esclavage et suivre Jésus. Il vous appelle avec amour au moyen de ces lignes qu’Il a placées sous vos yeux. N’attendez pas une occasion plus favorable. N’essayez pas non plus de vous améliorer d’abord. Ce serait en vain. Non, aucune occasion, aucune heure n’est aussi favorable que la présente. C’est pourquoi, ne tardez pas, mais confiez-vous en Lui et donnez-vous à Lui pour le temps et l’éternité. Jésus peut et veut faire de vous une nouvelle créature.

Vous n’êtes pas trop pauvre pour posséder le bien le plus précieux qui puisse être acquis durant cette courte vie ici-bas. Le Dieu vivant et vrai vous promet, après cette vie terrestre, une vie sans luttes, sans épreuves, sans chagrins, sans soucis, sans misère, ni mort – une vie de bonheur et de joie auprès de laquelle les joies de la terre ne sont que vanité. Et cette perspective glorieuse vous est offerte librement et gratuitement : « Ho ! quiconque a soif, venez aux eaux, et vous, qui n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez ; oui, venez, achetez sans argent et sans prix » (És. 55. 3).

« Inclinez votre oreille et venez à moi ; écoutez et votre âme vivra » (És. 55. 3). C’est ainsi que Dieu veut donner à tous les hommes ce qu’il y a de plus grand et de plus précieux. La clef de ces trésors divins est la foi. « Car du cœur on croit à justice. » « Quiconque croit en Lui ne sera pas confus » (Rom. 10. 10 et 11). « Que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie » (Apoc. 22. 17).

Oui, tout vous est offert gratuitement. Ne voulez-vous pas l’accepter ? Prenez la décision, en cet instant, de recevoir ce don si grand et si précieux.

D’après Le Salut de Dieu 1964

JÉSUS EST RESSUSCITÉ

« Jésus notre Seigneur… a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification » Romains 4. 24 et 25.

« Nous croyons que Jésus est mort et qu’il est ressuscité » 1 Thessaloniciens 4. 14.

Il y a environ 2000 ans, à l’aube d’un dimanche, premier jour de la semaine, s’est produit le glorieux évènement que nous allons rapporter tel qu’il nous est décrit dans les Évangiles.

Quelques femmes, apportant des aromates, se dirigent vers le tombeau où leur Seigneur, le Christ, a été déposé après sa mort, trois jours auparavant. Mais quelle surprise ! La lourde pierre qui fermait l’entrée est roulée sur le côté et le tombeau est ouvert, mais vide ! Deux hommes, en vêtements éclatants de lumière, se tiennent devant elles et leur demandent : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n’est pas ici, mais il est ressuscité » (Luc 24. 5 et 6). La puissance de Dieu, celle de la vie, a ressuscité Jésus.

Ce ne sont pas les apôtres qui ont entendu ce premier message, mais bien ces femmes qui voulaient honorer Celui qui les avait libérées. Afin d’apaiser leurs craintes, les anges ajoutent les mêmes paroles que celles qu’elles avaient déjà entendues du Seigneur Jésus : « Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et qu’il ressuscite le troisième jour » (Luc 24. 7).

Un nouveau jour s’est levé pour l’humanité, le point de départ du joyeux message proclamé aujourd’hui encore. Jésus nous dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie ; celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra » (Jean 11. 25). La foi en Jésus ne s’arrête pas seulement à sa vie parfaite, à son ministère caractérisé par la grâce et l’amour, ni à ses souffrances et à sa mort sur la croix. « Si Christ n’a pas été ressuscité, alors notre prédication est vaine, et votre foi aussi est vaine… Mais maintenant, Christ a été ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui sont endormis » (1 Cor. 15. 14 et 20).

D’après « Il buon seme » – juin 2024

JÉSUS ÉLEVÉ

« Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, de même il faut que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » Jean 3. 14.

« Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez que c’est moi » Jean 8. 28.

« Et moi, si je suis élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi-même » Jean 12. 32.

Trois fois, dans l’évangile selon Jean, le Seigneur utilise l’adjectif « élevé » en faisant allusion à sa mort sur la croix.

Et cela peut nous étonner parce que ce terme semble plus adapté pour décrire l’honneur ou la haute position que l’on donne à un homme, plutôt que l’humiliation, comme celle de la croix. Ce n’est pas pour rien que Jean, pressentant la difficulté, tient à préciser que le Seigneur « disait cela pour indiquer de quelle mort il allait mourir » (12. 33).

Paul écrit que le Seigneur, « s’est anéanti lui-même… étant fait à la ressemblance des hommes… s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » (Phil. 2. 7 et 8). Lui, le Messie, le vrai roi des Juifs, ne méritait certainement pas une croix. Le peuple aurait dû l’accueillir à bras ouverts, le porter en triomphe, l’acclamer avec des cris de joie, le faire asseoir au-dessus de tous sur un trône de gloire. Mais au contraire, Il a été condamné à mort comme un malfaiteur. La crucifixion a été un horrible affront fait à sa sainte Personne, un signe évident de la haine qui couvait dans le cœur des hommes opposés à Dieu.

Aucun apôtre n’a écrit dans ses épîtres que Jésus a été « élevé », en faisant allusion à la croix. Cependant, le jour de la Pentecôte, Pierre a proclamé à haute voix devant des milliers de Juifs qui s’étaient rassemblés à Jérusalem, que Jésus avait « été exalté (ou « élevé » ; c’est le même terme dans l’original) à la droite de Dieu » (Act. 2. 33) ; et il le répète dans le discours du chapitre 5 : Dieu « a exalté [Jésus] par sa droite Prince et Sauveur » (v. 31). C’est vrai : « Dieu l’a élevé très haut et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus se plie tout genou… et que toute langue reconnaisse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Phil. 2. 9 à 11).

D’après « Il buon seme » – octobre 2024

VINGT ANNÉES PERDUES

Un chrétien ayant à cœur le salut des pécheurs consacrait ses vacances à répandre l’Évangile en distribuant des traités. Dans ce but, il avait choisi, comme champ d’activité, un bateau faisant le service de la rivière Clyde, en Écosse.

Comme il tendait une brochure à l’un des voyageurs, ce dernier lui fit observer que ses efforts n’avaient que fort peu d’espoir de porter des fruits. « Je ne méprise nullement ce genre de travail », ajouta-t-il, « j’en ai fait autant dans ma jeunesse, étant moi-même un croyant, mais je n’en ai jamais récolté le moindre fruit ». Le colporteur fut un peu surpris de cette remarque, mais le souvenir de sa propre conversion dissipa bien vite cette impression. Elle avait résulté de la lecture d’un traité reçu dans la rue, lorsqu’il avait douze ans. Par une froide soirée d’hiver, le jeune garçon passait devant une salle d’évangélisation, lorsqu’un inconnu l’arrêta et lui tendit un traité tout en l’invitant à entrer pour écouter l’Évangile. Il accepta et entendit là des paroles qui réveillèrent sa conscience, l’amenant à penser à l’éternité et à son état de péché devant Dieu. Rentré chez lui, très troublé dans son âme, il lut le traité et trouva la paix.

Le colporteur raconta tous ces détails au voyageur, qui témoigna un vif intérêt en entendant ce récit. « Puis-je vous demander où cet épisode émouvant s’est passé ? » Lorsqu’il connut le nom de la rue, la maison et la date précise, ses yeux se remplirent de larmes, et s’emparant de la main de son interlocuteur, il lui dit avec une profonde émotion : « Je me souviens parfaitement du jeune garçon aux yeux brillants, que j’engageai à entrer, ce soir-là, dans la salle ; car c’est à moi qu’avait été confié, pendant plusieurs soirées, le service d’inviter les passants et de leur remettre des traités. J’étais alors tout jeune converti et, comme je ne voyais aucun fruit de mon service, je finis par l’abandonner. Il y a vingt ans de cela, et Dieu me montre aujourd’hui que mon service pour Lui n’a pas été vain. Je reprendrai, avec son aide, l’œuvre qu’Il m’avait confiée, que par infidélité et manque de foi, je n’avais pas jugé digne d’être accomplie ».

Les vingt ans étaient perdus pour toujours. Bientôt l’occasion de servir prendra fin pour nous aussi. « Ne nous lassons pas en faisant le bien, car, au temps propre, nous moissonnerons, si nous ne défaillons pas » (Gal. 6. 9).

D’après Le Salut de Dieu 1961

LE DON DE DIEU

L’express entrait en gare de P. Sur le quai, les dernières salutations s’échangeaient, et chacun se pressait en se bousculant pour essayer d’obtenir une bonne place dans les voitures déjà remplies de voyageurs. Un évangéliste de passage, à l’écart, prenait congé de quelques amis, jetant un regard sur le train qui allait l’emmener dans une ville voisine où il devait tenir une réunion le soir même. Du fond de son cœur il élevait une prière pour être conduit dans le compartiment où son Maître désirait qu’il soit assis.

Il se dirigea bientôt, résolument, vers l’une des voitures, et prit place en face d’une ouvrière âgée dont le visage reflétait une joie extraordinaire. Après peu de temps le serviteur de Dieu engagea la conversation, désirant savoir ce qui créait une telle joie chez sa compagne de voyage.

« C’est le plus beau jour de ma vie », répondit-elle à ses questions ; « aujourd’hui va s’accomplir le rêve de bien des années ; je pourrai ensuite quitter cette vie tout à fait paisiblement. Je vais au pèlerinage de Z. et je suis sûre d’être bien reçue et d’avoir l’entrée du ciel assurée. Je porte là-bas toutes mes économies, amassées sou par sou pendant quarante ans. Oh ! je suis certaine de trouver là la bénédiction ».

Plein d’intérêt pour une âme aussi ardente, l’évangéliste chercha à lui présenter le salut gratuit que Dieu offre à tous les pécheurs par la foi au sang de Jésus. Mais la dame âgée était si remplie de l’accueil qui lui serait réservé au pèlerinage de Z., que rien ne pouvait la distraire de son idée. N’avait-elle pas supporté des années de privations pour rassembler enfin la somme nécessaire afin que ceux auxquels elle allait s’adresser puissent faire le nécessaire pour le salut de son âme ? Combien d’heures d’un travail pénible n’avait-elle pas passées pour arriver enfin au but de toute sa vie ? Et maintenant elle allait y toucher ; elle allait voir le fruit de tant de nuits de veille, de tant d’années d’attente et de labeur, pendant lesquelles, petit à petit, elle avait réussi à amasser la somme voulue. Comment notre ami aurait-il pu lui dire le néant de tant de peines pour obtenir la vie éternelle ! Comment pouvait-il briser la joie si intense qui faisait briller les traits décharnés de cette femme ? Sentant son impuissance, il se rejeta dans son coin en faisant monter vers Celui qui peut tout une ardente prière pour qu’Il révèle à cette âme précieuse l’inutilité de ses propres efforts, et l’immensité de la grâce. Mais il était attristé de devoir la quitter sans avoir pu lui faire saisir le don de Dieu.

Le lendemain soir, fatigué d’une journée de travail absorbant, l’évangéliste s’apprêtait à retourner à P., où ses amis l’avaient prié de revenir.

Il venait de prendre place dans le train, quand, sur la banquette en face de lui, il fut tout surpris de reconnaître l’ouvrière âgée du jour précédent. À demi-affaissée, elle se tenait prostrée dans son coin, les yeux baissés, les mains tremblantes. Avec bonté, il s’informa du résultat de sa visite au pèlerinage de Z : « Oh ! répondit-elle, tandis que de grosses larmes coulaient sur ses joues flétries, ils ne m’ont pas reçue. Ils ont pris tout mon argent, mais ce n’était pas assez. Et maintenant je suis trop âgée pour amasser la somme qui manque encore ; je n’en ai plus la force ; tout est fini pour moi. Ils m’ont dit que mes économies ne suffisaient pas, qu’il faudrait revenir plus tard. Mais je ne le pourrai pas. Il ne me reste plus rien du tout… ». La désolation de la pauvre femme faisait peine à voir. Des années de labeur avaient creusé des rides profondes sur tout son visage, et au soir de ce jour de douleur, comme elle paraissait plus âgée encore, brisée devant l’anéantissement de tous ses efforts !

L’évangéliste avait ouvert sa Bible et, tandis qu’il lisait, un certain intérêt se peignait sur les traits désolés de la pauvre femme. « Ho ! quiconque a soif, venez aux eaux, et vous qui n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez ; oui, venez, achetez sans argent et sans prix du vin et du lait » (És. 55. 1 et 2). Vous qui n’avez pas d’argent… c’était justement son cas. Mais qui était-il donc, celui qui l’invitait à venir sans rien apporter, pour tout recevoir ? La voix continuait : « Car les gages du péché, c’est la mort ; mais le don de grâce de Dieu, c’est la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Rom. 6. 23). Jamais ses oreilles n’avaient entendu pareille chose : la vie éternelle était un don de Dieu ? Elle avait toujours cru qu’il fallait faire beaucoup pour l’obtenir. Aujourd’hui même, ne lui avait-on pas dit que le fruit de son long travail était insuffisant ?

Elle écouta encore : « Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur le principe des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éph. 2. 8 et 9). Elle buvait les paroles du Seigneur et la grâce de Dieu, que l’évangéliste pouvait maintenant avec bonheur lui présenter. Ainsi, il n’y avait pas besoin de rien faire ; Dieu ne demandait rien du tout de sa part, aucune expiation, aucune offrande, aucune pénitence pour ses nombreux péchés. Christ avait souffert pour elle ; Il avait porté à sa place le jugement sur la croix, son sang la purifiait de tous ses péchés. Il suffisait de croire à cette œuvre accomplie par un Autre, et Dieu était juste en la recevant.

Le Seigneur ouvrit ses yeux. Elle vit la grâce immense du Dieu d’amour. Elle avait fait l’expérience amère de la vanité de toute religion humaine ; elle avait dû apprendre que, en effet, tous ses efforts précédents étaient inutiles. Mais maintenant, une joie beaucoup plus grande que celle qu’elle éprouvait la veille avait rempli son cœur. Telle qu’elle était, sans rien apporter d’autre que sa misère, elle était venue au Sauveur des pécheurs. Jésus Christ l’avait accueillie dans ses bras ouverts pour la recevoir. Il avait rempli son cœur de sa paix infinie. Il lui avait donné la vie éternelle.

D’après Le Salut de Dieu 1961

UN REMÈDE SÛR

II y a bien des années, un homme alla consulter un grand spécialiste des maladies mentales. L’homme était riche, entouré d’affection par sa famille, estimé de ses amis ; son bonheur était sans nuage. Était-il heureux ? Non, car une grande tristesse l’accablait, que ni sa famille, ni ses importantes occupations ne parvenaient à dissiper.

Sa famille s’alarma et, sur les conseils des siens, il consulta plusieurs médecins. Ils lui ordonnèrent de changer d’air, de faire une cure, d’écouter de la musique, de se distraire, mais tout cela fut en vain !

C’est alors qu’un de ses amis lui recommanda un spécialiste, qu’il alla aussitôt consulter.

Le médecin examina soigneusement le malade et lui dit : – Rien, Monsieur, dans votre état n’explique votre mélancolie.

– Et cependant, dit l’homme, elle met en danger ma raison. Aidez-moi, docteur.

– Cette tristesse est-elle causée par une ambition inassouvie ?

– Non, je ne désire rien, ma situation me satisfait pleinement.

– Avez-vous des chagrins de famille ?

– Aucun, docteur, une parfaite harmonie règne chez moi, et le cercle de famille est au complet.

– Avez-vous des ennemis ?

– Aucun, à ma connaissance.

– Quel est le principal objet de vos préoccupations ?

– Vous touchez un sujet, docteur, dont je n’aime pas parler. Je suis libre-penseur, les cérémonies de la religion sont, à mon avis, aussi contraires au bon sens que ses mystères répugnent à ma raison. Je ne crois pas à une révélation divine. Cependant, une vision me hante. Je veux croire que c’est seulement le résultat d’un cerveau déséquilibré, mais mon esprit en est constamment occupé.

– Voulez-vous me dire ce que c’est ?

– C’est le jugement dernier. La fin de toutes choses semble être arrivée. Je vois un Être assis sur un trône, son regard sévère me terrifie. J’essaie d’échapper à ses yeux perçants, mais ces mots terribles retentissent à mes oreilles : « Allez-vous-en, maudits, au feu éternel ! ».

– Pourquoi avez-vous peur de ce jugement ?

– Aux yeux des hommes, ma vie semble peut-être irréprochable, mais en face de ce juge pur et intègre, mes meilleures actions m’apparaissent coupables. Je me sens condamné, perdu.

– Est-ce là la cause de votre incurable tristesse ?

– Je le crois, car cette scène terrible est toujours devant mes yeux.

– J’ai là dans ma bibliothèque un vieux livre où vous trouverez le remède qu’il vous faut, dit le docteur avec confiance.

Il prit le livre qui portait les marques d’un usage de longue date. Il en tourna quelques pages et, le tendant au malade, le pria de lire à l’endroit indiqué en Ésaïe 53 :

« Qui a cru à ce que nous avons fait entendre, et à qui le bras de l’Éternel a-t-il été révélé  ? Il montera devant lui comme un rejeton, et comme une racine [sortant] d’une terre aride. Il n’a ni forme, ni éclat  ; quand nous le voyons, son apparence n’a rien qui nous le fasse désirer. Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la souffrance, et comme quelqu’un de qui on se détourne  ; il est méprisé, et nous n’avons eu pour lui aucune estime ».

– De qui est-il question dans ces paroles ? demanda l’homme.

– Du Seigneur Jésus, Fils de Dieu, venu sur la terre pour expier nos péchés sur la croix :

« Certainement, lui, a porté nos souffrances et s’est chargé de nos douleurs  ; et nous, nous l’avons estimé battu, frappé de Dieu et affligé ; mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités  ; le châtiment qui nous donne la paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris. Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l’Éternel a fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous ».

– Qu’est-ce que cela veut dire, docteur ?

– Que le Fils de Dieu a pris la place du pécheur et que nous n’avons plus à craindre le châtiment.

– Est-ce possible, docteur ? Le juste peut-il mourir pour le coupable ?

Lisez toujours :

– « Il a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent  ; et il n’a pas ouvert sa bouche. Il est ôté de l’angoisse et du jugement  ; et sa génération, qui la racontera  ? Car il a été retranché de la terre des vivants  ; à cause de la transgression de mon peuple, lui, a été frappé ».

– Je comprends maintenant, docteur, c’est aussi clair que possible. Je suis justifié par la mort d’un Autre ! Quel amour Dieu a pour nous ! Je n’ai plus à craindre le jugement. Christ a été jugé pour moi.

– Si vous croyez au Seigneur Jésus, Il vous le dit Lui-même, vous aurez la vie éternelle :

« En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5. 24).

L’homme accepta la vérité de l’Évangile, et il quitta, transformé, le cabinet du docteur – puis il vécut, à partir de cet heureux jour, pour la gloire de Celui qui l’avait tant aimé et qui s’était donné pour lui.

D’après Le Salut de Dieu 1960

TENEZ-VOUS LÀ OÙ LE FEU EST PASSÉ

Le jour était chaud, une brise légère avait permis aux habitants de la ferme de moissonner leur petit champ au milieu de l’immense prairie américaine.

Les fermiers se sentaient heureux de leur sort. Soudain ils aperçurent à l’horizon un nuage suivi d’une flamme livide. À quarante kilomètres de la ferme, la prairie brûlait. Malgré la distance immense qui les séparait du terrible fléau, le cœur des fermiers se serrait d’angoisse : le vent soufflait dans leur direction, ils seraient bientôt au milieu des flammes.

L’incendie se propageait à la vitesse de vingt cinq kilomètres à l’heure, dévorant l’immense prairie. Rien ne pouvait l’arrêter.

Je voudrais, lecteur, que vous vous représentiez cet affreux tableau : les animaux terrorisés fuyaient, tous les quadrupèdes affolés ne songeaient plus à se combattre entre eux ; ils étaient tous menacés du même ennemi implacable.

Si jamais vous étiez en pareilles circonstances, vous sauriez que vous n’avez plus qu’une ressource : le fermier prit une allumette et mit le feu à l’herbe qui l’entourait. Le feu se répandit rapidement, consumant tout autour des pauvres gens ; la trombe de flammes, en arrivant à grande vitesse, ne trouva plus rien à consumer. Elle fit un cercle autour de la ferme et de ses habitants. Tous furent sauvés, même les pauvres bêtes pantelantes, arrivées hors d’haleine à ce refuge. On comprend la recommandation si souvent répétée dans des cas pareils : « Tenez-vous là où le feu a déjà passé ».

Ce n’est là qu’une faible image de ce que sera le jour de la colère de Dieu. Il vient rapidement. Plaignez ceux qui, ce jour-là, ne se tiendront pas à l’endroit « où le feu a déjà passé ».

Il est facile de prendre une allumette, de mettre le feu à l’herbe qui vous entoure ; il encore plus sûr de s’abriter près du Sauveur, à l’ombre de sa croix. Dieu a fait passer le feu de son jugement sur son Fils bien-aimé. Il a promis que tous ceux qui se réfugieraient en Lui auraient une sécurité éternelle. « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). Nous engageons gravement notre responsabilité si nous négligeons un si grand salut. Il ne nous restera qu’à fuir, épouvantés, avec la foule éperdue des incrédules. Nous ne pourrons échapper.

Si la colère de Dieu est tombée sur notre Substitut, peut-elle en toute justice nous frapper aussi ?

Ami, tiens-toi là où « le feu a déjà passé », et tout ce que tu auras à faire sera de louer éternellement Celui qui a été consumé pour que tu sois à l’abri. Engage-toi à le servir et l’aimer comme Il le mérite.

D’après Le Salut de Dieu 1960

LE SAINT ESPRIT (4)

Être rempli du Saint Esprit

Éphésiens 5. 18 à 21 ; Actes 13. 52 ; 7. 55 ; 11. 24.

Le croyant est scellé de l’Esprit, il fait sa demeure en lui, cela ne changera pas, c’est un état de fait, il est dans l’Esprit et n’est plus dans la chair : Romains 8. 5.

Dans les autres passages, il est question de notre marche et de la manière dont le Saint Esprit va agir dans nos cœurs. Va-t-il avoir toute la place ? Va-t-il nous diriger ? Ou va-t-il se sentir à l’étroit ?

Pour remplir un vase il faut qu’il soit vide, il est nécessaire que notre cœur soit vidé de nous-même pour que le Saint Esprit le remplisse, ce n’est pas quelque chose d’acquis mais toujours à renouveler, un exercice de tous les jours.

Tous les croyants sont scellés du Saint Esprit mais pour autant tous n’en sont pas remplis. On le voit en Actes 6. 5 où des disciples remplis de l’Esprit sont choisis : c’est que tous ne l’étaient pas.

Jusqu’à quel degré laissons-nous la place à l’Esprit Saint ? Ce n’est pas seulement le dimanche pour parler dans l’assemblée – prier, indiquer un cantique, lire un passage de la Bible, exposer la Parole de Dieu – mais un exercice de tous les jours, c’est une habitude de se laisser diriger par l’Esprit.

Soyez remplis de l’Esprit ou laissez-vous remplir, dans une décision volontaire.

L’âme et l’esprit sont deux choses immatérielles. L’esprit nous permet de communiquer avec Dieu. En 1 Corinthiens 12. 2, l’homme naturel est mené par l’esprit du monde, selon le chef de l’autorité de l’air, Satan ; il n’a pas le choix.

Mais le croyant a le Saint Esprit en lui : il ne s’impose pas, il agit dans la mesure où on le laisse agir, où on lui laisse de la place, il veut nous conduire, nous remplir de joie et de paix. La pensée de l’Esprit est vie et paix, Romains 8. 6.

Quand mes pensées ne sont pas vie et paix, je peux être sûr que ce n’est pas de l’Esprit.

Dans quel but être rempli ? Pour que notre marche soit à la gloire de Dieu.

Les disciples remplis de l’Esprit Saint pouvaient rendre témoignage avec puissance. C’est un état qui devrait nous caractériser.

Comment en être rempli ? Éphésiens 5. 19 à 20. C’est en nous occupant de choses spirituelles, en chantant des cantiques, en priant, en échangeant que ce soit en famille ou quand on se retrouve, que nous serons remplis.

En Actes 13. 52, la joie et l’Esprit remplissaient les disciples. De l’état du cœur découle la marche et le témoignage.

Un contraste est fait entre être rempli de vin et rempli de l’Esprit. Quand quelqu’un est ivre, la boisson gouverne son comportement, lui procure une joie éphémère et lui fait perdre le discernement, à sa honte. En contraste le fait d’être rempli de l’Esprit va impacter la vie du croyant dans sa façon d’agir, il aura un comportement à la gloire de Dieu. C’est comme si l’apôtre disait : faites le bon choix, soyez remplis de l’Esprit.

Comment vider le vase ? On ne peut pas le faire par nos propres forces. S’infliger des peines, la philosophie… mènent à l’échec. C’est en mettant des choses de l’Esprit dans notre cœur que la place va se faire. On l’oublie souvent et on lutte en vain. On donne l’image d’une tasse remplie de café dans laquelle on verse de l’eau, le café verse et l’eau la remplit.

L’Esprit peut remplir quelqu’un pour accomplir une certaine tâche pour la gloire de Dieu ou il remplit le croyant dans sa vie, comme un mode de vie. Le Seigneur était toujours rempli de l’Esprit, Luc 1. 15 ; 4. 1.

Un croyant rempli de l’Esprit est vidé de lui-même, il laisse ses propres désirs pour viser seulement la gloire de Dieu.

Qu’est-ce qui caractérise celui qui est rempli de l’Esprit ? Y-a-t-il des manifestations spectaculaires ? Les cantiques spirituels, le fait de rendre grâce, de s’entretenir ensemble contribuent à être remplis de l’Esprit mais en découlent aussi (Éph. 4. 19 à 21).

C’est un chrétien qui chante, qui est reconnaissant, qui est soumis, qui porte le fruit de l’Esprit. Ce fruit n’est pas quelque chose de spectaculaire mais a des caractères paisibles que portait le Seigneur, notre modèle.

L’Esprit de Dieu veut nous transformer pour que nous ressemblions au Seigneur Jésus.

« Rendant toujours grâce pour toutes choses », ce n’est pas seulement au moment des repas mais c’est être reconnaissants de ce que le Seigneur nous donne. Dans ce monde qui n’est jamais content, le croyant est distingué par le contentement, Colossiens 3. 15.

La dissolution est la débauche, un fruit de la chair. Le vin nous fait perdre le contrôle de nous même, l’Esprit nous élève.

Colossiens 3. 16 mentionne aussi la Parole, qu’elle habite richement en nous. Chantant de nos cœurs, c’est important de laisser nos cœurs s’exprimer. Un cantique chanté avec le cœur est une action de l’Esprit. Notre cœur a besoin d’être rempli de l’amour de Dieu qui est la source de la connaissance de Dieu, Colossiens 2. 1 et 2.

Il est essentiel que notre cœur soit vraiment engagé.

Nous entretenant : il y a une stimulation collective. C’est important de nous entretenir ensemble par des cantiques, cela enrichit notre vie spirituelle.

On peut se demander : à quel niveau faut-il être rempli de l’Esprit pour porter du fruit ?

Le fait d’être rempli de l’Esprit est lié à notre état de cœur. On peut être rempli, on peut attrister ou éteindre l’Esprit. Le Seigneur permet qu’on puisse porter du fruit même si on n’est pas rempli et nous avons à rechercher que la part de l’Esprit augmente pour porter plus de fruit.

C’est très difficile de contrôler le remplissage, et c’est s’occuper de soi-même. Ce que nous avons à faire est de nous occuper des choses spirituelles et le reste va se faire naturellement. La Parole nous donne des exhortations, des directions ; il faut marcher et agir en fonction de la liberté de l’Esprit en nous.

Parfois une pensée nous vient pour faire quelque chose que nous n’avions pas prévu, une visite par exemple, il nous faut avancer et accomplir ce que l’Esprit nous demande. Parfois nous pouvons nous tromper, eh bien, on apprend ainsi peu à peu à reconnaître la voix de l’Esprit. Quand un enfant tombe, on ne lui en veut pas ; pour nous c’est pareil, nous nous relevons et nous apprenons. À force de ne pas faire ce que l’Esprit nous demande, nous pouvons l’éteindre.

Marcher par l’Esprit

Galates 5. 16 à 18 ; 1 Corinthiens 3. 1 ; Colossiens 3. 5 à 10 ; Éphésiens 4. 22 à 24, 30 ; 1 Thessaloniciens 3. 1 ; Jean 3. 6 ; Romains 7. 22 et 23 ; 8. 4 à 9, 13.

Marcher par l’Esprit est tout ce que Dieu attend des siens dans leur vie dans les grandes décisions comme dans les toutes petites de la vie quotidienne.

La Parole donne les principes divins mais n’englobe pas toutes les situations de nos vies. Par l’Esprit, Dieu veut nous dire comment vivre les enseignements de la Parole, il va les appliquer à nos cœurs, nous serons alors conduits à aller dans un chemin ou à ne pas y aller.

Marcher par l’Esprit ce n’est pas suivre des règles et se remettre sous la loi. Il nous conduit quand on cherche son chemin. C’est un bon état de cœur de vouloir comprendre ce que le Seigneur attend de nous.

Comme le vin, le présent siècle est un obstacle à discerner la volonté de Dieu, Romains 12. 2.

L’Esprit va former nos pensées, notre intelligence, et notre esprit va être modelé pour toujours plus ressembler au Seigneur ; nous discernerons alors quelle est la volonté de Dieu.

C’est important de distinguer un croyant porté par ses émotions et celui qui prend contrôle de lui-même par sa conscience qui est le centre de l’intelligence, de la connaissance et qui a besoin d’être nourri de la Parole de Dieu.

Jonas est un exemple d’un croyant porté par ses émotions, il est heureux sous le kikajon et dès qu’il sèche il s’irrite. Un tel croyant peut penser être conduit par l’Esprit mais il l’est par les circonstances (voir Ps. 32. 9).

Celui qui est conduit par l’Esprit est nourri de la Parole de Dieu. On ne peut pas vivre dans l’Esprit sans la Parole. Une lecture régulière, quotidienne, va nous nourrir et permettre d’être conduits par l’Esprit.

Quand on est dominé par ses émotions, on n’a plus envie de lire, plus envie de venir aux réunions, les choses du monde vont nous remplir et l’action de l’Esprit va diminuer. Il n’y a pas de croissance si on ne lit pas la Parole de Dieu.

Jonas n’a pas marché par l’Esprit, il s’est enfui quand Dieu lui a demandé d’aller à Ninive. C’est important de ne pas confondre notre propre volonté avec la volonté de Dieu.

On marche par l’Esprit, on est conduit par l’Esprit, on vit par l’Esprit : Galates 5. 16, 18 et 25.

Si nous laissons agir la chair, elle a des désirs opposés à ceux de l’Esprit, il nous faut donc veiller à la laisser dans la mort.

Le fruit de l’Esprit, Gal. 5. 19 à 26

Un fruit est quelque chose qui se voit, les caractères du fruit de l’Esprit se traduisent concrètement dans nos relations avec les autres.

On est toujours heureux de voir du fruit dans la vie d’un croyant. C’est un principe biblique, on connaît l’arbre à son fruit par exemple. Une absence de fruit peut amener à se questionner sur la vie divine de cette personne.

Nous sommes scellés du Saint Esprit mais nous pouvons l’attrister en manifestant les caractères nommés au v. 31 de Éphésiens 4.

C’est une affaire de cœur, de comportement. Dans la vie quotidienne nous pouvons attrister le Saint Esprit par l’irritation ou la colère ou au contraire montrer la longanimité, la douceur, la bienveillance.

Pour porter du fruit il nous faut demeurer dans le Seigneur, dans sa communion, Jean 15. Par l’épreuve le Seigneur désire que nous portions plus de fruits (v. 2).

Pourquoi et pour qui porter du fruit ?

Porter du fruit fait toujours du bien aux autres mais en tout premier lieu c’est pour le Seigneur Jésus, pour sa gloire, pour qu’il soit honoré dans notre vie.

L’Esprit va nous aider à ressembler au Seigneur Jésus cela glorifiera Dieu car il est le seul à l’avoir glorifié.

C’est le fruit de l’Esprit avec plusieurs caractères que nous sommes appelés à manifester ensemble, en même temps. On ne pourrait pas dire d’une personne qu’elle porte le fruit de l’Esprit si elle ne manifestait que la patience par exemple.

– Amour, paix, joie, caractères que nous trouvons en Dieu dans sa communion.

– Bienveillance, bonté, longanimité, caractères à manifester envers les autres.

– Fidélité, douceur, tempérance, caractères dans le contrôle de soi.

Si de semblables exhortations nous sont données c’est que nous sommes capables de faire les œuvres de la chair, par notre nature adamique.

Ce que le Saint Esprit produit en nous est un fruit complet que Dieu va développer. Il nous faut aussi le désirer.

Le v. 26 est un miroir de ce que nous pouvons faire, en effet comment réagissons-nous quand nous sommes contrariés, quand on nous coupe la route en voiture, par exemple ?

Nos chutes nous tiennent dans l’humilité mais nous pouvons grandir pour plaire au Seigneur, que ce soit le but de notre vie !

1 Corinthiens 3. 1 signale que nous pouvons être charnel. Si nous ne cultivons pas notre relation avec le Seigneur par la lecture, la prière, les cantiques spirituels… nous allons être charnels. C’est humiliant car cela nous met au niveau de ceux qui n’héritent pas du royaume de Dieu, Galates 5. 21. Cela nous montre la gravité de marcher par la chair.

« Soyez hommes, affermissez-vous », 1 Corinthiens 16. 13, dit alors l’apôtre. Soyez des hommes et des femmes spirituels, affermissez-vous dans le Seigneur, ayant revêtu le nouvel homme, Colossiens 3. 10.

Se réjouir de voir du fruit chez nos frères est l’opposé de la jalousie.

En Romains 8. 13, il est question de faire mourir les actions de la chair et en Colossiens 3. 5 de mortifier c’est-à-dire de ne pas nourrir la chair.

Si je passe ma vie à me nourrir de choses qui contiennent de la fornication, de la violence, de la colère, j’ouvre la porte à ces choses là.

C’est pour cela qu’il est important de lire la Parole de Dieu, pas à la va-vite mais profondément, de méditer tout au long de la journée ce que nous avons lu le matin pour qu’elle habite richement en nous. Les fils d’Israël travaillaient la manne (Nomb. 11. 8), Éhud s’était fait une épée à sa taille, il faut nous approprier la Parole pour qu’elle porte du fruit : « Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16).

La lire, se l’approprier pour que nos cœurs débordent.

« N’éteignez pas l’Esprit… retenez ce qui est bon », 1 Thessaloniciens 5. 19 à 21

Ce qui est bon, ce qui vient de la Parole, ce qui vient d’en haut, ce qui est céleste. Dans nos relations, retenons ce qui est bon.

C’est aussi une exhortation dans le rassemblement. À force de vouloir tout contrôler, de vouloir tout analyser dans les réunions, de retenir ce qui nous semble mauvais, on éteint l’Esprit. On fait taire des frères qui parlaient par l’Esprit avec des maladresses peut-être et on fait taire l’Esprit.