LE SAINT-ESPRIT (5)

L’Assemblée, habitation de Dieu par l’Esprit :

1 Pierre 2. 5 ; Éphésiens 2. 19 à 22 ; 1 Corinthiens 12. 13 ; Éphésiens 4. 1 à 3.

Dans les réunions précédentes nous avons vu que le Saint Esprit est une personne divine envoyé par le Seigneur quand il est monté au ciel, caractéristique de la période de l’Église.

Il est présent dans le croyant, scellant le fait qu’il appartient à Dieu. Cette présence va avoir comme conséquence de pouvoir marcher par l’Esprit pour honorer le Seigneur, ce qui est impossible à la chair. Son but est de faire ressembler le croyant toujours plus au Seigneur.

C’est la base de ce que nous allons voir aujourd’hui, savoir que Dieu habite dans l’Église par l’Esprit avec beaucoup de conséquences.

C’est le même Esprit qui nous fait vivre avec le Seigneur et qui nous conduit dans l’Assemblée.

Éphésiens 2. 19 à 22 nous présente l’Assemblée comme la Maison de Dieu. Une maison porte le caractère de son propriétaire, l’Assemblée doit donc porter le caractère de Dieu.

1 Timothée 3. 15 indique que nous devons savoir comment nous conduire dans la Maison de Dieu. L’assemblée est la colonne de la vérité, elle est là pour montrer la vérité autour d’elle.

Dieu habite dans l’Assemblée par l’Esprit, il agit dans les croyants dans l’assemblée de façon naturelle et continue.

Un croyant qui lit la Parole, qui prie, pourra être conduit par l’Esprit dans l’Assemblée. Si on n’agit pas par l’Esprit on apporte des pensées humaines, l’imagination de l’homme.

L’Esprit n’est pas seulement celui qui rassemble les croyants ensemble mais plus que cela il habite dans l’Assemblée, c’est lui qui conduit, qui dirige. Cela implique qu’on n’a pas besoin de tout organiser car c’est lui qui dirige. Cela a aussi des conséquences. On peut garder ceci à la pensée quand nous sommes réunis.

Notre corps est le temple du Saint Esprit, c’est le côté individuel, 1 Corinthiens 6. 19, et en 1 Corinthiens 3. 16, l’Assemblée est le temple de Dieu où l’Esprit habite, c’est le côté collectif.

Il y a différents aspects de la vie chrétienne, individuelle, de famille, le peuple de Dieu, la maison de Dieu.

Dans l’ancien Testament, la maison de Dieu représentait la présence de Dieu au milieu de son peuple, c’était un bâtiment de pierre où on offrait des sacrifices, où on recevait de la nourriture (sacrifice de prospérité).

Dans le christianisme, le croyant est le temple du Saint Esprit et en même temps tous les croyants sont des pierres liées entre elles pour être localement la maison de Dieu et en même temps ils se rendent à la maison de Dieu, le lieu où on rencontre Dieu collectivement. Il y a un seul édifice composé de tous les croyants. il croît et est bien édifié mais on ne le voit pas car les chrétiens sont dispersés.

Quel témoignage ce serait si tous les croyants se réunissaient au même endroit dans une ville ! Ce n’est pas le cas, nous devons accepter le jugement de Dieu sur son Assemblée.

Nous sommes ici une représentation de l’Assemblée locale de la ville.

Nous sommes appelés à garder l’unité de l’Esprit ou l’unité produite par l’Esprit alors que l’unité du corps est faite.

On peut ne pas garder cette unité en établissant par exemple une religion d’état à laquelle on appartient par naissance, ce serait un mélange de croyants et d’incrédules alors que nous savons que le Saint Esprit habite seulement dans les croyants.

Une autre manière de ne pas garder l’unité de l’Esprit serait d’exclure tous ceux qui ne sont pas d’accord avec nous, en établissant une charte ; ce serait restreindre cette unité.

Pour différentes raisons on ne peut pas avoir communion avec tous à cause de faux enseignements, de mal moraux. C’est un chemin difficile, un exercice de prière.

Il faut s’appliquer à garder l’unité de l’Esprit. Que le Seigneur nous aide à discerner sa pensée sur ces sujets difficiles !

Il y a des choses avec lesquelles on ne peut pas avoir communion, et en même temps nous ne pouvons pas avoir communion avec seulement des personnes qui pensent comme nous sur tous les sujets.

Le temple était le lieu où on rencontrait Dieu, il représentait Dieu.

Quand nous nous réunissons nous rendons visible ce temple saint, c’est là que nous offrons des sacrifices spirituels, 1 Pierre 2. 5.

On peut adorer individuellement et nous sommes appelés à le faire sans cesse mais dans ce cas on ne rend pas visible le temple de Dieu.

Quand l’assemblée se réunit, on devient le temple visible, soit qu’on apporte la louange, soit qu’on reçoive par l’édification ou qu’on s’adresse à Dieu par la prière. Les croyants qui se ressemblent en un lieu représentent le temple de Dieu. Et le ciment entre eux c’est le Saint Esprit. Il nous lie les uns aux autres, comme des pierres vivantes. On est en communion avec ceux qui partagent ce que nous enseigne la Parole.

L’action de l’Esprit dans l’Assemblée :

Jean 4. 23 ; 1 Corinthiens 12. 1, 4 à 11 ; 1 Corinthiens 14. 12, 26, 32 ; Philippiens 3. 3.

En Jean 4. 23, le Seigneur est au début de son ministère. Il va révéler quelque chose de nouveau à cette femme Samaritaine.

Le juif adorait Dieu selon ce qu’Il avait ordonné dans la loi et Dieu l’agréait. Mais ces choses étaient des ombres qui annonçaient le sacrifice du Seigneur, étaient des ombres. Dieu désirait que l’adoration se fasse par l’Esprit, qu’elle soit produite par l’Esprit dans le cœur. Dieu cherche cela. En Esprit et en vérité, selon la vérité, en contraste avec les ombres de la loi.

En Jean le Seigneur fait des révélations à des personnes auxquelles nous n’aurions pas pensé  : à Nicodème : la nouvelle naissance, à la samaritaine : l’adoration du Père en esprit en vérité et à Marie : Dieu est révélé comme un Père.

Jean 4. 21 indique qu’il n’y a plus de lieu géographique pour l’adoration mais que c’est un terrain spirituel, là où le Seigneur est présent (selon Matthieu 18. 20).

L’adoration n’est plus matérielle mais spirituelle, le croyant adore en Esprit, par l’Esprit s’il se laisse guider. À nous de nous laisser guider par l’Esprit pour apporter ce que Dieu attend. L’adoration est collective quand on est rassemblé autour du Seigneur.

C’est le Père qui cherche des adorateurs. Les juifs ne connaissaient pas Dieu comme un Père.

Quand nous venons adorer – littéralement se prosterner – nous sommes dans cette relation d’enfants devant leur Père, quelqu’un de connu, de proche. Nous rappelons un sacrifice accompli qui nous a conduit jusqu’au Père. Nos cœurs s’élèvent vers Lui et vers Celui qui nous a fait connaître le Père.

Il y a peu de directive par rapport au culte dans la Parole. C’est parce que j’ai vécu dans la communion avec le Seigneur, que je me suis entretenu des choses d’en haut, que je peux adorer.

Les frères sont la bouche de l’assemblée, ils présentent l’adoration des frères et sœurs réunis.

Quand on s’est tous préparé dans nos cœurs à rencontrer Dieu, le culte s’élève. Si au contraire il ne s’élève pas, c’est qu’il y a quelque chose dans nos cœurs qui est un frein.

« Offrons donc par lui… un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent (qui reconnaissent publiquement) son nom » (Héb. 13. 15). Le sacrifice de louange est donc l’expression par notre bouche de ce que l’Esprit produit dans notre cœur.

Un culte est tout ce qui est fait pour Dieu. La vie chrétienne n’est pas cloisonnée, elle forme un tout. Et quand nous nous réunissons pour adorer, c’est le culte d’adoration. C’est une grâce particulière d’être réunis mais ce n’est pas séparé de la vie chrétienne quotidienne. C’est le même Esprit qui agit dans nos vies et quand nous nous réunissons.

Pour adorer ou prier il n’y a pas de don particulier, nous sommes tous sacrificateurs. C’est la liberté de l’Esprit. On a réduit cette liberté en établissant quelqu’un qui fait tout. Cependant si je décide dans les faits que l’Esprit ne passera pas par moi, je réduis la liberté de l’Esprit. C’est pour cela qu’il est important que chaque frère soit exercé pour apporter quelque chose que le Seigneur lui a donné et de le partager avec ses frères et sœurs.

L’Esprit donc, personne divine, agit, distribue, opère, il habite en nous pour que nous connaissions toujours plus Dieu, son plan. Il applique la parole à notre cœur, c’est son action du haut vers le bas. Mais il agit aussi du bas vers le haut en mettant l’adoration dans nos cœurs, qui monte vers Dieu.

Il agit de façon particulière dans l’assemblée, le corps de Christ. Il n’y a pas de qualité particulière pour être plus ou moins un adorateur. Par une prière très courte, la louange peut être exprimée.

Il y a un seul Esprit, un seul corps (1 Cor. 12), mais cela ne veut pas dire uniformité. Au contraire l’Esprit conduit dans la diversité d’expression avec des sensibilités différentes.

Il dirige, opère comme il lui plaît. On peut toujours se demander si on parle par l’Esprit et cela nous bloque. Ce n’est pas quelque chose de mystique. L’Esprit forme notre esprit aux pensées de Dieu si bien qu’ils se confondent.

Que tout se fasse pour l’édification ou la construction, la consolidation.

Les dons de grâce ne sont pas réduits aux dons de pasteurs, docteurs et évangélistes, il y en a beaucoup, diversités de services, diversités d’opérations (1 Cor. 12. 4 à 11). L’Esprit est souverain et distribue à chacun les dons comme Il lui plaît, ce n’est pas nous qui décidons, il donne à chacun et pas seulement à quelques-uns.

« En vue de l’utilité » (verset 7). Cela est un critère pour savoir si une intervention est une manifestation de l’Esprit. Si tout est compliqué, embrouillé ou sape la construction, on peut se demander si cela vient de l’Esprit.

L’Esprit distribue souverainement, c’est le côté de Dieu, et en même temps de notre côté nous avons à désirer ardemment d’édifier (1 Cor. 14. 12).

On n’édifie pas seulement dans les réunions. Une visite, un entretien contribue à l’édification, à la construction, est-ce utile ? Oui. Est-ce que cela fait du bien spirituellement ? Oui.

Désirer avec ardeur n’est pas de l’ambition, ce n’est pas de l’insatisfaction. On désire avec ardeur parce qu’on aime le Seigneur et l’assemblée. Cela demande de la persévérance, un effort. Ce n’est pas quelque chose de passager ou ponctuel.

La vie de l’assemblée ne se résume pas au dimanche ou de temps en temps. Les dons s’exercent dans le corps en prenant soins les uns des autres tout le temps.

Et puis il y a les réunions pour l’adoration, l’édification, la prière. À l’époque elles se faisaient en continu le soir après le travail car le dimanche n’était pas chômé, c’était le jour des chrétiens dans un pays juif.

Dans le culte on s’adresse à Dieu, pas aux hommes : il est pour Dieu.

Il y a des chants, des prières, les dons s’expriment pour l’édification. Le prophète parle de la part de Dieu aux frères et sœurs et à lui-même.

« Chacun de vous a », on ne vient pas à vide. On ne vient pas s’asseoir là pour attendre que ça passe. On se prépare dans son cœur à venir dans la présence de Dieu. Il nous faut toujours être disponible et à l’écoute de la voix de l’Esprit.

Les (jeunes) frères peuvent se demander : – Est-ce que j’agis par l’Esprit ou est-ce mon idée ? Le Psaume 40. 5 nous dit que les œuvres de Dieu sont merveilleuses ; ses pensées envers nous, on ne peut les arranger devant Lui.

Dieu se souvient que nous sommes poussière. Il nous demande de parler avec notre cœur ; Il ne nous demande pas l’excellence. Méfions-nous de vouloir arranger un culte parfait selon nos idées, un ordinateur peut très bien le faire avec l’intelligence artificielle. Mais plutôt exprimons l’écho d’un cantique dans nos cœurs.

Quelle joie pour une sœur d’entendre une pensée de son cœur exprimée par un frère !

Ne nous laissons pas bloquer par des choses que nous n’estimons pas à propos, et on se tait. Pensons plutôt que le frère a été exercé comme nous-même et que ce qu’il a exprimé est une note que nous n’attendions pas. Soyons cependant attentifs à ce que nous disons dans lorsque nous ouvrons la bouche dans l’Assemblée (cantique, prière, lecture). Il se peut aussi que notre action soit une note discordante ; si je veux absolument indiquer un cantique parce que je l’aime, mais que ce n’est ni le moment, ni selon l’Esprit, Il sera attristé. La Parole nous avertit à ce sujet (voir Éph. 4. 29 et 30). Il se pourrait même (exhortation collective), que nous éteignions l’Esprit (1 Thess. 5. 19). C’est sérieux et solennel (voir Eccl. 5. 1).

Ne jugeons pas le culte, il est pour Dieu, pas pour nous. Si nous avons été heureux, réjouissons-nous, sinon posons-nous des questions.

La pensée de l’Esprit est vie et paix.

Avec le temps nous avons aussi des habitudes, des pensées que nous exprimons souvent mais s’il y a plus de diversité exprimée par plus de frères, le culte sera plus diversifié et plus riche pour Dieu.

Par dessus tout c’est l’amour qui doit être le moteur de toutes les activités, culte, prière, édification, sinon cela ne sert à rien.

Poursuivons l’amour, ce n’est pas quelque chose d’acquis, il faut la volonté d’aimer nos frères. Si je viens avec l’idée que mes frères sont comme moi, avec des faiblesses comme moi, alors tout sera différent, je pourrai pardonner, aimer.

Dieu est un Dieu de paix (ch. 14. 33). C’est aussi un critère de l’action de l’Esprit, quelque chose qui produit la paix. Cherchons à être de ceux qui procurent la paix, qui recherchent ce lien de la paix.

SE SAUVER LUI-MÊME, OU NOUS SAUVER ?

« Ceux qui passaient par là l’injuriaient… Toi qui détruis le temple et qui, en trois jours le bâtis, sauve-toi toi-même. Si tu es Fils de Dieu, descends de la croix. De même aussi les principaux sacrificateurs, avec les scribes et les anciens, disaient en se moquant : Il en a sauvé d’autres, il ne peut pas se sauver lui-même ; s’il est le roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui » Matthieu 27. 39 à 42.

« Le Père a envoyé le Fils pour être le Sauveur du monde » 1 Jean 4. 14.

« Celui-ci est véritablement le Sauveur du monde » Jean 4. 42.

Le Seigneur Jésus a supporté les moqueries de ceux qui, passant près de la croix, Lui disaient : « Sauve-toi toi-même… descends de la croix », et répétaient en les tordant les paroles prononcées par le Seigneur, qui, lorsqu’Il avait affirmé que s’ils avaient détruit le temple, Il l’aurait reconstruit en trois jours, faisait allusion à sa propre mort et à sa résurrection. Les moqueurs Lui lançaient ce défi : qu’Il se sauve sans passer par la mort ! En disant cela, ils insinuaient que, s’Il restait sur la croix, Jésus aurait montré qu’Il n’était pas le Fils de Dieu. Le Seigneur, au contraire, est resté sur la croix, parce que telle était la volonté de Dieu, son Père, pour notre salut.

Le plan de salut de Dieu impliquait que le Seigneur prenne sur Lui, à la croix, le péché des hommes, puis qu’Il ressuscite pour être le Sauveur vivant dans le ciel. Les moqueurs étaient poussés par Satan, qui s’opposait à ce plan. Lorsque le Seigneur avait annoncé aux disciples sa mort prochaine, Pierre avait dit : « Seigneur, Dieu t’en préserve, cela ne t’arrivera pas ! ». Une telle pensée venait de Satan (Mat. 16. 22 et 23).

Jésus devait être l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde (Jean 1. 29). Il était nécessaire qu’Il soit mis à mort, et qu’Il ressuscite le troisième jour (Marc 8. 31 ; Luc 24. 46). Jésus avait prié ainsi : « Mon Père, si c’est possible, que cette coupe passe loin de moi ; toutefois, non pas comme moi, je veux, mais comme toi tu veux » (Mat. 26. 39). Boire cette coupe signifiait subir le jugement de Dieu contre le péché. Seul « le Fils de Dieu » pouvait accomplir cet acte, et être ainsi le Sauveur du monde.

« Ceux qui passaient par là », les chefs du peuple, les soldats, tous s’étaient moqué de Jésus crucifié et l’avaient provoqué en Lui disant : « Si toi tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même » (Luc 23. 37). Les deux malfaiteurs crucifiés avec Lui l’avaient insulté tous les deux (Mat. 27. 44) mais, alors que l’un d’eux a ensuite changé de comportement, l’autre a défié Jésus, en lui disant : « N’es-tu pas le Christ, toi ? sauve-toi toi-même, et nous aussi » (Luc 23. 39).

Les chefs religieux avaient laissé entendre que si Jésus était descendu de la croix, ils auraient cru en Lui. Mais ensuite ils ont lancé un défi à Dieu Lui-même : « Il s’est confié en Dieu, qu’il le délivre maintenant s’il tient à lui, car il a dit : Je suis Fils de Dieu » (Mat. 27. 4). Avec cet outrage, la prophétie s’est accomplie, qui annonçait : « Tous ceux qui me voient se moquent de moi ; ils ouvrent la bouche, ils hochent la tête : Il se confie à L’Éternel : qu’il le fasse échapper, qu’il le délivre, car il prend son plaisir en lui ! » (Ps. 22. 7 et 8).

Pourquoi le Seigneur n’est-Il pas descendu de la croix ? – Parce qu’Il était venu pour nous sauver. Son sacrifice était nécessaire. Il a prié pour ceux qui Le crucifiaient : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23. 34). Quel contraste avec les outrages de la part de ceux qui l’entouraient !

Il était véritablement « le roi d’Israël », « le Fils de Dieu » le Tout-puissant, le Créateur de ces mêmes hommes qui l’insultaient (voir Héb. 1. 2 et 3). Mais Il est resté sur la croix, silencieux.

Ce que ceux qui le méprisaient disaient de Lui, en se moquant, était vrai : pour sauver les autres, Il ne pouvait se sauver Lui-même. Quelle incomparable et merveilleuse démonstration d’amour et de dévouement !

D’après « Il buon seme » – août 2024

L’ÉGLISE OU L’ASSEMBLÉE

1. Qu’est-ce que l’Église, ou l’Assemblée ?

« Jésus Christ lui-même (est) la maîtresse pierre de l’angle. En lui tout l’édifice, bien ajusté ensemble, grandit pour être un temple saint dans le Seigneur » Éphésiens 2. 20 et 21.

Jésus dit : « Sur ce roc je bâtirai mon assemblée » Matthieu 16. 18.

Dans le langage courant, le terme « église » définit soit un édifice, dans lequel ont lieu des réunions et des cérémonies chrétiennes soit une communauté de chrétiens. Le mot grec « ecclésia », que nous trouvons dans le Nouveau Testament, a été traduit par « église » ou « assemblée » ; mais il a un sens plus large que celui qu’on lui donne généralement. Quand le Seigneur Jésus l’utilise pour la première fois, en Matthieu 16, Il définit comme « assemblée » l’ensemble des personnes qui placent leur foi en Lui pour être sauvés.

L’Église universelle les englobe tous, depuis la Pentecôte (Act. 2) jusqu’à l’enlèvement des croyants au retour du Seigneur, que nous attendons (1 Thess. 4. 16 et 17).

– Qui la bâtit ? Jésus Christ Lui-même a dit : « Je bâtirai mon assemblée ».

– De qui est-elle composée ? De tous les vrais croyants, « pierres vivantes » liées à la « pierre angulaire » (le fondement) ; « Personne ne peut poser d’autre fondement que celui qui est posé, qui est Jésus Christ » (1 Cor. 3. 11).

– Quelle est la fonction de ceux qui la composent ? Adorer Dieu et être ses témoins. « Comme des pierres vivantes, vous êtes édifiés en une maison spirituelle – un saint sacerdoce – pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ » (1 Pier. 2. 5). « Vous êtes… un peuple acquis, pour que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pier. 2. 9).

Seul Jésus connaît tous ceux qui Lui appartiennent, et bientôt Il les emmènera avec Lui au ciel. Là, pour l’éternité, l’Église entière sera réunie autour de son Chef, Jésus Christ.

2. Être membre de l’Assemblée ou d’une église ?

« Or vous êtes [le] corps de Christ, et [ses] membres chacun en particulier » 1 Corinthiens 12. 27.

(Jésus a dit 🙂 : « Je bâtirai mon assemblée » Matthieu 16. 18.

Nous avons vu que le mot « église » a deux significations bien distinctes. Il désigne couramment un édifice où se déroulent des réunions chrétiennes. Par extension, on parle quelquefois « d’assemblée locale » pour désigner les chrétiens qui se retrouvent régulièrement en divers endroits.

Cependant, lorsque Jésus dit à Pierre : « Je bâtirai mon assemblée », ou que l’apôtre Paul écrit « Christ a aimé l’assemblée et s’est livré lui-même pour elle » (Éph. 5. 25), ils ne font allusion, ni l’un ni l’autre, à un édifice ou à une communauté particulière, mais plutôt à l’ensemble de tous les croyants « nés de nouveau » (Jean 3. 3), c’est-à-dire ceux qui croient en Jésus Christ comme en leur Sauveur personnel. Cette Église, unique et composée de tous les croyants, est en fait la seule que Dieu reconnaisse.

Depuis 2000 ans, la chrétienté s’est fragmentée en une multitude de groupes, dont chacun revendique une spécificité propre, s’attribuant souvent le nom « Église de… » suivi d’un qualificatif géographique, national – ou même se référant à un rite ou à un point doctrinal particulier. Chacune de ces églises a un nom, une liste de membres, des rites d’admission qui lui sont propres…

Toutefois, si nous regardons à ce qu’enseigne la Parole de Dieu, il apparaît que chaque croyant est membre d’une seule entité : l’Église universelle, « l’assemblée du Dieu vivant » (1 Tim. 3. 15), le « corps de Christ » (Éph. 5. 30 ; 1 Cor. 12. 27). La Bible ne mentionne jamais d’églises de différentes sortes, entre lesquelles les chrétiens devraient se répartir en fonction de leurs sensibilités ou de leur origine : ils font tous partie d’une seule et même Église. Cette vérité fondamentale est toujours actuelle.

3. Maison des chrétiens ou maison de Dieu ?

« … que tu saches comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Assemblée du Dieu vivant, la colonne et le soutien de la vérité » 1 Timothée 3. 15.

Que penserait-on de quelqu’un que vous inviteriez dans votre maison et qui, à peine arrivé, se substituerait à vous pour décider du déroulement de la soirée, de l’ordre des plats, de la place que chacun devra occuper à table, de la musique de fond… ? Vous le considéreriez, à juste titre, comme un hôte importun et mal élevé, qui a pris trop à la lettre l’invitation « Faites comme chez vous ! ».

Mais n’avons-nous pas peut-être le même comportement dans l’assemblée, qui est la maison de Dieu ?

Jésus Christ l’appelle « mon assemblée » (Mat. 16. 18), celle-là même pour laquelle Il a donné sa vie sur la croix. Ce droit de propriété, payé à un tel prix, exclut immédiatement la prétention des hommes à vouloir « construire » leur Église. L’Église est celle de Christ et elle est fondée par Lui.

Ce qui se déroule dans l’Église n’est donc pas laissé à notre libre arbitre : nous sommes appelés à rechercher toujours la volonté du Maître de la maison, Dieu Lui-même, qui nous a laissé dans la Bible les instructions sur la manière « de se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Assemblée du Dieu vivant ».

Comme chrétiens, nous sommes tous interpellés par cette question importante : Voulons-nous vivre l’Église à notre façon, comme si nous y étions chez nous, ou voulons-nous honorer Celui à qui elle appartient ?

4. Organisation ou organisme ?

« … tous les membres du corps, malgré leur nombre, sont un seul corps, ainsi aussi est le Christ.

Dieu a placé les membres – chacun d’eux – dans le corps, comme il l’a voulu » 1 Corinthiens 12. 12 et 18.

L’Église – ou l’Assemblée – est composée de tous ceux qui ont cru au Seigneur Jésus et qui, tous ensemble, sont liés à Lui par la puissance de l’Esprit Saint. L’Église est un organisme vivant, un corps composé de plusieurs membres. La Bible emploie l’image du corps humain pour décrire un ensemble harmonieux, dans lequel tous les membres sont étroitement liés et interagissent, formant ainsi un corps unique. L’Esprit de Dieu agit librement dans cet organisme vivant, l’Église, afin de coordonner l’ensemble de ses composants. Dieu a placé les membres – les croyants – là où Il l’a voulu, chacun avec son propre rôle, ses propres capacités et ses propres responsabilités. Il en est dans l’Église comme dans le corps humain : aucun membre n’est inutile ; même le plus caché est important pour le bon fonctionnement du corps.

Malheureusement, de nombreux chrétiens ont souvent voulu agir de manière autonome, ce qui a été à l’origine de contrefaçons de cet organisme, sous la forme d’organisations hiérarchisées, avec leurs propres règles et traditions. Quoique étant plus ou moins fidèles aux enseignements de la Parole de Dieu, ce sont néanmoins des systèmes organisés par l’homme, même s’ils portent le nom d’« Église… » dans leurs déclinaisons les plus variées. Quoiqu’il y ait en leur sein beaucoup de croyants sincères, qui aiment le Seigneur, sommes-nous certains que ces organisations correspondent toujours à l’enseignement biblique ?

Amis lecteurs, il est encore possible aujourd’hui de vivre et de mettre en pratique la volonté de Dieu quant au Corps de Christ. Christ est le Chef, la « Tête » du Corps et, si nous nous confions en Lui et recherchons ce qu’Il attend de nous comme « membres », Il nous montrera le chemin à suivre.

5. Ne pas rester seul !

(Jésus dit : ) : « Là où deux ou trois sont assemblés à mon nom, je suis là au milieu d’eux » Matthieu 18. 20.

« Jésus allait mourir… pour rassembler en un les enfants de Dieu dispersés » Jean 11. 51 et 52.

La Bible nous montre comment Dieu désire que ses enfants se retrouvent ensemble. Certains chrétiens ne ressentent pas le besoin de se réunir régulièrement, étant convaincus que la vie spirituelle solitaire peut suffire. Cependant, en vivant la vie chrétienne dans l’isolement, ces chrétiens se privent d’une expérience essentielle, ainsi que de privilèges et de bénédictions particulières que Dieu réserve à ses enfants.

La réunion des croyants autour du Seigneur Jésus est un moment de communion qui remplit le cœur et procure une joie et une paix intérieure que l’on ne peut pas expérimenter ailleurs et autrement.

En restant isolé, on prive aussi le Seigneur de sa joie à voir les siens réunis autour de Lui, dans sa présence, pour le louer et se souvenir de sa mort et de sa résurrection. Les disciples du Seigneur Jésus étaient unis dans leur but, leur amour et leurs œuvres. Parmi les bénédictions qu’ils reçurent, il y a eu le fait d’être remplis de l’Esprit Saint, l’accomplissement de miracles, la croissance de l’Église, l’absence de disputes et les bénédictions du Seigneur en toutes choses.

Certains chrétiens se découragent en constatant des comportements incohérents – fautes financières graves et abus sexuels – parmi certaines organisations religieuses. Ces situations exécrables sont effectivement des scandales pour ceux qui aiment vraiment le Seigneur. Mais ne nous isolons pas pour autant ! Demandons à Dieu de nous montrer sa volonté – en Lui exprimant notre désir sincère de nous rassembler avec d’autres chrétiens qui « invoquent le Seigneur d’un cœur pur » (2 Tim. 2. 22). Réunissons-nous avec eux en toute simplicité, reconnaissant l’autorité de la Parole et des droits du Seigneur sur son Assemblée.

Celui qui aime le Seigneur et veut sortir de son isolement trouvera un chemin préparé par Lui pour rencontrer d’autres chrétiens qui partagent le même désir.

6. Caractéristiques d’un rassemblement selon Dieu

« Il (le Christ) est le chef du corps, de l’assemblée, lui qui est [le] commencement, [le] Premier-né d’entre les morts, afin qu’en tout il tienne, lui, la première place » Colossiens 1. 18.

– Comment « choisir » un rassemblement chrétien ? Cette question est posée fréquemment parmi les croyants.

Si nous croyons que Jésus est le Chef de l’Église, le premier critère de choix ne devrait pas être nos sentiments et nos émotions personnelles, ou ce qui est ou n’est pas à notre goût, mais plutôt ce qui est agréable au Seigneur, et qu’Il approuve. Être réunis au nom du Seigneur (Mat. 18. 20), signifie aller vers Lui et reconnaître son autorité absolue.

– Comment tout ceci doit-il se manifester concrètement ? En premier lieu, en ayant un plein respect pour la Bible, la Parole de Dieu, qui est le guide complet et exclusif pour connaître la pensée de Dieu. Cela se traduit par une vie d’assemblée gérée par les enseignements bibliques, sans tomber dans la tentation de les « adapter » afin qu’ils correspondent à nos exigences et nos goûts personnels. Le rassemblement « au nom du Seigneur » se réalise lorsqu’on se confie entièrement en Dieu, de telle manière que le Saint Esprit agisse librement dans l’assemblée, en particulier pendant les réunions. Aucun rituel ou cérémonial ne devrait être prévu, organisé ou délégué à des « spécialistes » religieux qui le célèbrent publiquement. Dans l’assemblée des croyants, l’Esprit Saint doit être réellement libre d’agir : « Mais le seul et même Esprit opère tout cela, distribuant à chacun en particulier comme il lui plaît » (1 Cor. 12. 11).

Enfin, une assemblée chrétienne selon Dieu est responsable de rechercher et de recevoir la vérité, et d’avertir sérieusement ceux qui la renient par leur enseignement ou leur comportement. Elle ne peut pas cautionner l’association du nom du Seigneur avec ce qui n’est pas conforme à sa Parole. Par la prière et l’étude de la Bible, recherchons les enseignements de Dieu concernant la vie de l’Église, et demandons- Lui la force et les capacités pour les mettre en pratique.

D’après « Il buon seme » – mars 2025

JÉSUS NOTRE SOUVERAIN SACRIFICATEUR

Chers amis, dans ce courrier nous allons parler de Jésus en tant que grand sacrificateur et de son rôle en notre faveur. Nous avons déjà vu son rôle d’avocat. Comme sacrificateur, Aaron devait sans cesse offrir des sacrifices apportés par l’Israélite qui avait péché. Mais le Seigneur, « par une seule offrande, a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10. 14). Rappelons-nous que notre Seigneur est le souverain sacrificateur et en même temps le sacrifice ! Le sacrifice du Seigneur à la croix nous a rendus justes à toujours dans notre position vis-à-vis de Dieu. Mais notre marche n’est pas toujours (pas souvent ?) à la hauteur de cette position. Nous continuons à pécher, mais nous n’avons plus besoin d’offrir à nouveau des sacrifices pour le péché. Par contre notre communion avec Dieu est interrompue et Christ intercède pour nous afin que cette communion soit à nouveau rétablie. Le but de la sacrificature, c’est donc d’amener notre marche à la hauteur de notre position, afin que nous puissions pleinement glorifier Dieu.

Beaucoup de versets nous parlent du Seigneur comme sacrificateur, et plusieurs mentionnent « selon l’ordre de Melchisédec » (voir Ps. 110. 4 ; Héb. 5. 6 et 10 ; 6. 20 ; 7. 11,17 et 21).

« C’est pourquoi il dut, à tous égards, être rendu semblable à ses frères, afin qu’il soit un miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur dans les choses qui concernent Dieu, en vue de faire propitiation pour les péchés du peuple. Car, du fait qu’il a souffert lui-même, étant tenté, il est à même de secourir ceux qui sont tentés » (Héb. 2. 16 et 17) ;

… « nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses, mais [nous en avons un qui a été] tenté en toutes choses de façon semblable à nous, à part le péché » (Héb. 4. 15) ;

le ciel « … où Jésus est entré comme précurseur pour nous, étant devenu souverain sacrificateur pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédec » (Héb. 6. 20) ;

« De là vient aussi qu’il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant afin d’intercéder pour eux. Car un tel souverain sacrificateur nous convenait, exempt de tout mal, innocent, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé plus haut que les cieux, lui qui n’a pas besoin chaque jour, comme les souverains sacrificateurs, d’offrir des sacrifices, d’abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple ; car cela, il l’a fait une fois pour toutes, s’étant offert lui-même » (Héb. 7. 25 à 27) ;

« … nous avons un tel souverain sacrificateur qui s’est assis à la droite du trône de la majesté dans les cieux » (Héb. 8. 1) ;

« … ayant aussi un grand sacrificateur [établi] sur la maison de Dieu » (Héb. 10. 21).

Notre grand souverain sacrificateur est dans le ciel. Il y officie pour nous en tant qu’homme, et peut donc sympathiser à nos infirmités, ayant connu et expérimenté les difficultés et les souffrances de la terre. Il a connu la faim, la soif, la fatigue, l’hostilité, l’ingratitude, la méchanceté, le reniement, la trahison, l’incompréhension, l’abandon, les tentations (cf. dans le jardin de Gethsémané), les ruses et les attaques de Satan… Au désert, il a été tenté par Satan. Il n’a bien sûr pas succombé, et voilà pourquoi il peut nous aider, étant un modèle pour nous et un intercesseur pour que nous ne péchions pas.

Lisons ce passage remarquable d’Hébreux 5. 6 à 8 : « Tu es sacrificateur pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédec » – le Christ, durant les jours de sa chair, ayant offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de (hors de) la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, bien qu’il fût Fils, a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes… ». Cet Homme-là, notre Sauveur, dont les souffrances et son obéissance sont soulignées, connaît donc très bien nos souffrances et nos combats ; c’est lui notre sacrificateur plein de sympathie ! Quel privilège, quel honneur, quel réconfort !

Ses différentes « tâches » sont :

1) nous secourir lorsque nous sommes tentés, pour que nous soyons victorieux,

2) nous faire approcher de Dieu en toute liberté et avec confiance. « Approchons-nous avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi, [ayant] les cœurs par aspersion purifiés d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’eau pure » (Héb. 10. 22) ; « Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin que de recevoir miséricorde et de trouver grâce, pour [avoir du] secours au moment opportun » (Héb. 4. 16),

3) s’occuper de nous par le lavage des pieds en nous mettant en contact avec la Parole de Dieu pour nous purifier (Jean 13), autrement dit de notre sanctification pratique. « Que le Dieu de paix lui-même vous sanctifie entièrement ; et que votre esprit, votre âme et votre corps tout entiers, soient conservés sans reproche en la venue de notre Seigneur Jésus Christ » (1 Thess. 5. 23), « il peut sauver entièrement (jusqu’à l’achèvement) » (Héb. 7. 25).

Pour ce service, il utilise aussi d’autres croyant (e) s. Sommes-nous disposés à les écouter ?

4) Il nous garde, nous encourage, nous console, nous fortifie.

« Vous… êtes gardés par la puissance de Dieu, par la foi, pour un salut (ou délivrance) qui est prêt à être révélé au dernier temps. En cela vous vous réjouissez, tout en étant affligés maintenant pour un peu de temps par diverses épreuves, si cela est nécessaire, afin que la mise à l’épreuve de votre foi – bien plus précieuse que celle de l’or qui périt et qui pourtant est éprouvé par le feu, se trouve (être un sujet) de louange, de gloire et à d’honneur, dans la révélation de Jésus Christ » (1 Pier. 1. 5 à 7).

5) Lorsque nous nous approchons de Dieu, c’est « au nom de Jésus » (Héb. 13. 15 ; 1 Pier. 2. 5).

6) Il est aussi un modèle pour nous dans ses combats et ses souffrances.

Savoir qu’un homme, le chef de notre salut (Héb. 2. 10) est notre représentant, notre substitut, notre intercesseur personnel devant Dieu, nous donne beaucoup d’assurance, car « cet » homme (tout en étant toujours resté Fils de Dieu), en mourant à la croix, a payé notre dette vis-à-vis de Dieu et nous a rendu justes. Il est notre justice personnifiée. « Or vous êtes de lui dans le christ Jésus, qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice, et sainteté, et rédemption » (1 Cor. 1. 30). La prière, pleine de sollicitude et d’amour du Seigneur adressée au Père, que nous lisons dans Jean 17, nous montre comment il s’occupe de nous.

« J’ai manifesté ton nom aux hommes… ils ont gardé ta Parole… les paroles que tu m’as données, je les leur ai données, et ils les ont reçues… Moi, je fais des demandes pour eux… pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi… moi, je viens à toi. Père saint, garde-les en ton nom… afin qu’ils soient un comme nous… maintenant je viens à toi… afin qu’ils aient ma joie accomplie en eux-mêmes. Moi, je leur ai donné ta Parole… Je ne fais pas la demande que tu les ôtes du monde, mais que tu les gardes du mal… Sanctifie-les par la vérité… je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité… Ce n’est pas seulement pour eux que je fais des demandes, mais aussi pour ceux qui croient en moi par leur parole… afin que tous soient un… Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu’ils contemplent ma gloire, que tu m’as donnée… Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux ».

Ce passage nous montre que le rôle de sacrificateur a deux faces, une pour intervenir du côté de Dieu en tant qu’intercesseur et une de notre côté, pour nous secourir de sa part, pour nous garder et nous faire mieux connaître sa Personne.

Nous avons donc, pour nous devant Dieu, un homme dans le ciel, qui sait ce que c’est de souffrir, qui connait la puissance et les tactiques de Satan pour faire tomber les croyants. C’est en connaissance de cause qu’il nous défend, qu’il plaide notre cause devant Dieu, qu’il nous avertit, nous encourage, parle à notre conscience et à notre cœur, nous relève et renouvelle nos forces. Il intercède pour nous garder ou nous ramener dans notre communion avec Dieu. C’est un grand sacrificateur fidèle (« lui-même a dit : Je ne te laisserai pas et je ne t’abandonnerai pas » – Héb. 13. 5), compréhensif (car il sait de quoi nous sommes formés, il se souvient que nous sommes poussière – Ps. 103. 14), plein de compassion et miséricordieux (Jac. 5. 11).

Cette miséricorde (= sensibilité au malheur d’autrui. ➙ commisération, compassion, pitié. Pitié par laquelle on pardonne au coupable. ➙ clémence, indulgence // Générosité entraînant le pardon, l’indulgence pour un coupable, un vaincu), dont notre grand sacrificateur fait en permanence usage, est une caractéristique de Dieu lui-même, qui est appelé dans 2 Corinthiens 1. 3 « le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation », et dont il est dit en Éphésiens 2. 4 « qu’il est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés ».

Voilà pourquoi nous n’avons plus aucune retenue, aucune crainte, aucun obstacle pour nous approcher de Dieu, mais au contraire, nous pouvons aller à Lui en pleine liberté, dans une confiance totale, dans une paix profonde, avec une joie véritable. Alors n’hésitons plus  => approchons-nous donc… (cf. Héb. 4. 16 ; 10. 22 ; Jac. 4. 8).

De toi nous approcher est toute notre envie,

Ô saint Emmanuel !

Ton amour est pour nous la source de la vie,

Car il est éternel.

Hymnes et Cantiques n°61

Oh ! quel bonheur ! Seigneur, par ta bonté,

L’accès aux cieux nous est facile ;

Et le chrétien, d’un cœur tranquille,

S’y rend heureux, car il est racheté.

Hymnes et Cantiques n°70

Le souverain sacrificateur, dans l’ancienne alliance, portait sur ses épaules (= la puissance de Dieu en notre faveur), et sur sa poitrine (= sur le cœur de Dieu) le nom de chacune des tribus d’Israël.

« Et tu mettras les deux pierres sur les épaulières de l’éphod,comme pierres de mémorial pour les fils d’Israël ; et Aaron portera leurs noms devant l’Éternel, sur ses deux épaules, en mémorial » (Ex. 28. 12)

« … Et Aaron portera les noms des fils d’Israël au pectoral de jugement sur son cœur, lorsqu’il entrera dans le lieu saint, comme mémorial devant l’Éternel, continuellement » (Ex. 28. 29). Chaque Israélite, en le voyant, savait que Dieu l’aimait et était avec lui. Et « si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rom. 8. 31).

Et maintenant, il intervient pour nous devant Dieu. « Car ce n’est pas dans des lieux saints faits de main, copies des vrais, que le Christ est entré, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu » (Héb. 9. 24). Il est maintenant là pour nous, et sa présence auprès de Dieu est notre sécurité ; elle est le témoignage que notre place est là.

Nous nous adressons directement à Dieu. Mais nous le faisons « par lui ». « Offrons donc, par lui, sans cesse à Dieu un sacrifice de louanges, c’est-à-dire le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Héb. 13. 15). Nous sommes « un saint sacerdoce, pour offrir des sacrifices spirituels, agréables à Dieu par Jésus Christ » (1 Pier. 2. 5). Il déclare lui-même : « Moi, je suis le chemin (pour aller à Dieu), et la vérité, et la vie » (Jean 14. 6).

« Ayant donc un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, tenons ferme [notre] confession » (Héb. 4. 14), puisqu’il est là pour nous aider et nous fortifier.

« Or, à celui qui est puissant pour vous affermir… au Dieu qui seul est sage, par Jésus Christ, – à lui la gloire éternellement ! Amen » (Rom. 16. 25 et 27).

Tes saints, dans la lutte,

Et de tous côtés

Ici-bas en butte Aux infirmités,

Sont, dans le ciel même,

Portés sur ton cœur,

Ô notre suprême Sacrificateur !

Plein de sympathies,

De tendre bonté,

Jamais tu n’oublies

Aucun racheté.

C’est toi qui nous aides

Dans chaque combat,

Et pour nous tu plaides,

Divin Avocat !

Pour toute souillure

C’est toi qui te ceins,

Et lavant d’eau pure

Les pieds de tes saints,

Tu dis au fidèle :

« Sois l’imitateur

Du parfait Modèle,

Du vrai Serviteur ».

Fruits de ta victoire,

Sauvés par la foi,

Quand les tiens en gloire

Seront avec toi,

Au parvis céleste,

Sous l’œil paternel,

Ton amour nous reste :

Service éternel !

Hymnes et Cantiques n°122

Si tu savais quel Sauveur je possède !

Quel tendre Ami Jésus Christ est pour moi !

Il me comprend, il m’écoute et il m’aide ;

Oh ! je voudrais qu’il soit aussi pour toi !

Oui, mon Sauveur t’aime,

Viens chercher en lui,

Ton Ami suprême,

Ton fidèle appui.

Hymnes et Cantiques n°261

Et que va faire le Seigneur Jésus pour nous dans le futur ? « Le Seigneur lui-même… descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront… puis nous, les vivants… nous serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thess. 4. 16 et 17).

« Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon ce que sera son œuvre » (Apoc. 22. 12)

« Les noces de l’Agneau sont venues ; sa femme s’est préparée ; et il lui a été donné d’être vêtue de fin lin, éclatant [et] pur, car le fin lin, ce sont les justices des saints » (Apoc. 19. 7).

« Heureux sont ces esclaves que le maître, quand il viendra, trouvera en train de veiller. En vérité, je vous dis qu’il se ceindra, les fera mettre à table et, s’avançant, il les servira » (Luc 12. 37).

Repos, paix, joie, amour, pour toujours !

Recevez mes salutations fraternelles, Marco. Mai 2025

CE QUE LE SEIGNEUR FAIT POUR NOUS MAINTENANT

Bonjour à tous,

Le mois passé nous avons vu des versets qui nous parlaient des souffrances et de la mort du Seigneur Jésus ainsi que des bénédictions qui en découlent pour nous.

2) Arrêtons-nous maintenant sur ce que le Seigneur continue de faire pour nous, maintenant.

Le Seigneur a dit en Matthieu 28. 20 : « Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu’à l’achèvement du siècle », et en Matthieu 11. 28 : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos ».

Notre Seigneur s’occupe de nous pendant notre pèlerinage ici-bas. Il ne nous laisse pas nous débrouiller tout seul. Il veut être notre Guide, notre Réconfort, notre Consolateur, notre Rocher, notre Refuge, notre Ami, celui qui combat pour nous, qui nous protège, qui nous encourage, celui qui nous nourrit, nous abreuve, nous fait reposer dans de verts pâturages.

Celui qui réunit ces caractéristiques, c’est le bon Berger. Nous voyons l’amour du bon berger en Jean 10. Il met sa vie pour les brebis (v. 11), il va devant elles ; et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix (v. 4), il leur donne de la pâture (v. 9), il est en souci pour elles (v. 13) et ne laisse pas le loup s’en emparer (v. 12). « Mes brebis écoutent ma voix, moi je les connais, et elles me suivent ; et moi, je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais, et personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et personne ne peut les arracher de la main de mon Père. Moi et le Père, nous sommes un » (v. 27 à 30).

En effet, « moi et le Père, nous sommes un ». Nous connaissons sans doute le Psaume 23, qui commence par « L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien ». David connaissait Dieu comme son berger personnel. Il le connaissait comme tel alors que lui-même était un berger. Dieu est resté son berger même en fuite devant Saül, et ensuite tout au long de sa vie de roi.

En tant que brebis il dit : « il me fait reposer dans de verts pâturages, il me mène à des eaux paisibles. Il restaure mon âme ; il me conduit dans des sentiers de justice… ». C’est Dieu, c’est le Seigneur, qui nourrit ses brebis, qui les abreuve, qui les fait reposer, qui leur donne la paix, qui les conduit, qui les aime tendrement et fidèlement.

Il les accompagne (il se mit à marcher avec eux – Luc 24. 15) dans les difficultés, les console dans les deuils (Jean 11), les encourage et ranime leur foi (notre cœur ne brûlait-il pas… Luc 24), les tranquillise au milieu des ennemis, et leur a donné le Saint Esprit (tu as oint ma tête d’huile…) pour les combler de bonté et de grâce, en leur donnant une espérance glorieuse (Ps. 23).

Chaque jour, le Seigneur s’occupe de toi… mais peut-être ne t’en rends-tu plus compte ! Tu oublies d’aller à lui dans tes difficultés, tes combats, ta faiblesse, ta tristesse, tes inquiétudes…

De nombreuses fois dans l’Ancien Testament, l’Éternel rassure son peuple :

« L’Éternel combattra pour vous, et vous, vous demeurerez tranquilles » (Ex. 14. 14).

« Ne les craignez pas ; car l’Éternel, votre Dieu, est celui qui combat pour vous » (Deut. 3. 22).

« Et je vous ai dis : Ne vous épouvantez pas, et ne les craignez pas ; l’Éternel, votre Dieu, qui marche devant vous, combattra lui-même pour vous, selon tout ce qu’il a fait pour vous sous vos yeux, en Égypte, et dans le désert, où tu as vu que l’Éternel, ton Dieu, t’a porté comme un homme porte son fils, dans tout le chemin où vous avez marché, jusqu’à ce que vous soyez arrivés en ce lieu-ci » (Deut. 1. 29 à 31).

Et toi, qui a 70, 80, 90,100 ans, peux-tu aussi affirmer que Dieu t’a porté (e) tout au long de ta vie comme un père porte son fils ? Peux-tu le dire haut et fort ? Avec sincérité ?

Si c’est le cas, lui es-tu pleinement reconnaissant ? Cette gratitude, se manifeste-t-elle par une joie rayonnante, par une confiance, une foi croissante en Dieu ? N’hésite pas à en témoigner autour de toi, aux plus jeunes et à ceux qui ne connaissent pas « le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation » (2 Cor 1. 3), qui ne connaissent pas la voix du bon berger…

Mais si tu es quelqu’un qui se plaint toujours, qui n’est jamais content (e), qui voit tout en noir, c’est probablement que tu ne connais pas bien le Seigneur Jésus comme appui, comme un tendre ami, comme un confident, comme LE bon berger. N’est-ce pas un triste témoignage vis-à-vis des autres croyants, notamment de ceux et celles qui ont vécu ou vivent des situations encore plus graves que toi, mais aussi par rapport aux plus jeunes, sans parler des non-croyants !

Qu’avec des cheveux blancs – ou sans cheveux (😊) – nous puissions dire comme David : « J’ai été jeune et je suis vieux, et je n’ai pas vu le juste abandonné » (Ps. 37. 25). Peux-tu affirmer : « C’EST VRAI, MOI AUSSI JE PEUX TÉMOIGNER QUE JE N’AI JAMAIS ÉTÉ ABANDONNÉ (E), QUE JE SUIS COMBLÉ (E) ». Si cela n’est pas, c’est sans doute parce que c’est toi qui as « abandonné ton premier amour » (Apoc. 2. 4) pour lui ! Car « ceux qui connaissent ton nom se confieront en toi ; car tu n’as pas abandonné ceux qui te cherchent, ô Éternel ! » (Ps. 9. 11).

J’aimerais encore relever une tâche du bon Berger, que nous voyons en Luc 15. Lorsqu’une brebis ne le suit plus et s’égare, il va chercher « celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée, et l’ayant trouvée, il la met sur ses épaules, bien joyeux ». Nous revenons à l’allégorie du mois de février « Des pas dans le sable ».

Dieu est notre refuge et notre force, un secours dans les détresses, toujours facile à trouver (Ps. 46. 1), ma force, et ma forteresse, et mon refuge au jour de la détresse ! (Jér. 16. 19), une forte tour (Ps. 61. 4), une protection contre le vent et un abri contre l’orage, comme des ruisseaux d’eau dans un lieu sec, comme l’ombre d’un grand rocher dans un pays aride (És. 32. 2).

Voilà tout ce que le Seigneur veut être pour nous, tout ce qu’il fait en notre faveur chaque jour et chaque nuit de notre vie. J’aime bien le cantique n°141 :

En toi seul est ma confiance,

En toi seul est tout mon bonheur…

De ton Esprit la vive source

Me rafraîchit quand je suis las ;

Et, dans le danger, ma ressource

Est dans la force de ton bras.

Le jour, je suis sous ta lumière ;

La nuit, je repose en ta main.

Au matin, ton regard m’éclaire

Et me guide dans mon chemin ;

Et chaque soir, ô tendre Père,

Tu prépares mon lendemain.

Nous venons de voir les soins quotidiens du Seigneur pour nous dans toutes nos circonstances.

Mais le Seigneur a d’autres occupations en notre faveur, qui sont d’une importance capitale et que nous oublions souvent, c’est sa médiation, son intervention, son intercession pour nous vis-à-vis de Dieu. Il endosse le rôle d’avocat pour nous auprès du Père, et celui de souverain sacrificateur devant Dieu.

« Dieu est un, et le médiateur entre Dieu et les hommes est un, [l’]homme Christ Jésus » (1 Tim. 2. 5).

« Car ce n’est pas dans les lieux saints faits de main, copies des vrais, que le Christ est entré, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu » (Héb. 9. 24).

Arrêtons-nous d’abord sur son rôle spécifique d’avocat.

« Mes enfants, je vous écris cela afin que vous ne péchiez pas ; et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ, le Juste » (1 Jean 2. 1).

Ce rôle d’avocat devant le Père est en faveur d’un croyant qui a péché. Pas pour lui rendre le salut, – car un vrai chrétien ne peut en aucun cas perdre son salut ; lors de sa conversion, il reçoit la vie éternelle, qui ne peut pas se perdre sinon elle ne serait pas éternelle ! – mais pour qu’il puisse retrouver la communion avec Dieu, la jouissance et la paix de sa présence.

Dans la traduction Darby, il y une note à 1 Jean 2. 1 concernant le terme « avocat » : plutôt intercesseur, celui qui vient au secours ; ailleurs (Jean 14 à 16) : Consolateur ; c’est quelqu’un qui soutient la cause d’une personne et lui vient en aide et l’assiste.

« Qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? – C’est Dieu qui justifie ; qui est celui qui condamne ? – C’est Christ qui est mort, mais bien plus qui est aussi ressuscité, qui est aussi à la droite de Dieu, qui aussi intercède pour nous » (Rom. 8. 33 et 34).

Lisons Zacharie 3. 1 à 5 : « Et il me fit voir Joshua, le grand sacrificateur, debout devant l’Ange de l’Éternel, et Satan (comme Job 1. 6) se tenant à sa droite pour s’opposer à lui. Et l’Éternel dit à Satan : Que l’Éternel te réprimande, Satan ; que l’Éternel, qui a choisi Jérusalem, te réprimande ! Celui-ci n’est-il pas un tison sauvé du feu ? Et Joshua était vêtu de vêtements sales, et se tenait devant l’Ange. Et [l’Ange] prit la parole et parla à ceux qui se tenaient devant lui, disant : Ôtez-lui ses vêtements sales. Et il lui dit : Regarde, je t’ai enlevé ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête. Et je dis : Qu’ils mettent une tiare pure sur sa tête ; et ils mirent la tiare pure sur sa tête, et le revêtirent de vêtements ; et l’Ange de l’Éternel se tenait là ».

Lorsque nous avons (lourdement) péché et que nous le regrettons, nous pourrions nous en vouloir jusqu’à ne pas nous pardonner ces vilaines actions ou paroles. Ou avoir des accusateurs qui veulent nous troubler et aller jusqu’à nous faire croire que nous avons perdu notre salut et que nous ne pourrons jamais relever la tête. Celui qui est appelé diable et Satan, est l’accusateur de nos frères, « qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit » (Apoc. 12. 9 et 10). Il n’aura de cesse de nous écarter et nous garder le plus longtemps possible loin de Dieu et de ses bénédictions. Il s’en est pris à Job, mais dans les limites permises par Dieu, qui, lui, voulait bénir son serviteur, et pour cela, il devait passer par ces épreuves formatrices. « Maintenant mon œil t’a vu ». « Et l’Éternel bénit la fin de Job plus que son commencement » (Job 42. 5 et 12).

Notre avocat, qui est mort pour nous, qui a payé notre dette, effacé nos péchés passés, présents et futurs, nous dit : « Qui intentera accusation contre des élus de Dieu ? – C’est Dieu qui justifie ». Nous avons été justifiés une fois pour toutes et personne ne peut nous faire douter de notre salut ! En tant qu’avocat, il intervient auprès du Père en vue du rétablissement de la communion. Lui est la propitiation pour nos péchés (1 Jean 2. 2 ; 4. 10). Dieu ne peut pas tolérer le péché chez ses enfants. En vertu de son œuvre à la croix, et parce qu’il est notre justice devant lui, notre Seigneur intercède pour nous afin que notre âme soit de nouveau restaurée, et il agit en nous pour que nous confessions nos péchés.

Savoir que notre avocat, celui qui nous soutient, qui nous assiste, qui est notre intercesseur auprès du Père, est son Fils, mais est aussi un homme, qui « a été tenté en toutes choses de façon semblable à nous, à part le péché, et qui peut sympathiser à nos infirmités » (Héb. 4. 14 à 16), c’est une grâce, une faveur, un privilège, un réconfort, un honneur incomparables, et la certitude d’être « bien représenté à la barre pour notre défense » !

Lorsque nous réalisons le nombre de péchés que nous commettons encore, nous nous rendons compte que le Seigneur a une activité constante, quotidienne à notre égard. « Celui qui te garde ne sommeillera pas » (Ps. 121. 4). Combien nous pouvons lui être reconnaissants !

Et en considérant que le Seigneur a souffert pour chacun de nos péchés lors de leur expiation, et sa charge de travail journalière pour nous ramener dans la communion avec notre Père, ne devrions-nous pas être bien plus vigilants pour ne pas pécher, pour rejeter catégoriquement le mal, pour ne pas succomber aux tentations… ? En reconnaissance d’un si grand amour !

La frontière entre son rôle d’avocat et celui de sacrificateur n’est pas toujours bien définie. Avant que Pierre ne le renie, le Seigneur lui dit : « j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ; et toi, quand tu seras revenu, fortifie tes frères » (Luc 22. 32). Il intercède devant Dieu pour que Pierre n’abandonne pas sa foi, il va intercéder lorsque Pierre va le renier, il va lui lancer un regard qui va bouleverser Pierre et le faire pleurer amèrement. Pierre, en se souvenant que le Seigneur lui avait dit qu’il allait prier pour lui, sera certainement soulagé et encouragé. Le Seigneur s’occupera personnellement de lui (Luc 24. 34), d’abord pour le rétablir dans la communion, ensuite pour le restaurer pour son service (Jean 21).

Voici donc quelques aspects de la sacrificature de Christ. Nous allons les détailler, Dieu voulant, en mai.

C’est dans les cieux qu’est Jésus, notre vie,

Notre Avocat, notre Chef, notre Époux,

Jésus en qui notre âme se confie.

Ah ! quelle gloire et quel bonheur pour nous !

Hymnes et Cantiques n°95

Souverain Sacrificateur

Dans l’inaccessible lumière,

Il est aussi, ce cher Sauveur,

Notre Avocat auprès du Père.

Mis à part, scellés de son sceau,

Nous possédons l’Esprit de vie

Par lequel son Église crie :

Gloire à l’Agneau, gloire à l’Agneau !

Hymnes et Cantiques n°160

Avec mes salutations en Jésus, Marco. Avril 2025

CE QUE LE SEIGNEUR À FAIT POUR MOI… FAIT ENCORE POUR MOI… FERA POUR MOI

Chers frères et sœurs.

Nous qui nous plaignons (trop) souvent, qui sommes surtout préoccupés de nous-mêmes, qui cultivons si peu de reconnaissance envers notre Seigneur, réalisons-nous tout ce que le Seigneur :

  1. … a fait pour nous, ce qu’il a fait pour toi, pour moi ???
  2. ET… CE QU’IL CONTINUE DE FAIRE POUR NOUS, POUR TOI, POUR MOI !
  3. Ce qu’il fera dans le futur …

Beaucoup de versets nous parlent de la mort du Seigneur et des conséquences pour nous ! C’est une œuvre conjuguée du Père et du Fils.

Au sein du Père, en sa présence,

Ses délices de chaque jour,

Un avec lui dans sa puissance,

Un avec lui dans son amour,

Tu voulus, mystère insondable !

Quittant la gloire du saint lieu,

Venir dans un monde coupable

Pour y mourir, Agneau de Dieu !

Hymnes et Cantiques n°45

Jésus, ton Bien-aimé, l’objet de ton délice,

Un avec toi dans tes desseins,

Voulut s’offrir lui-même en parfait sacrifice

Pour sauver d’indignes humains.

Hymnes et Cantiques 172

1) Relevons ces nombreux versets qui nous parlent de ce que le Seigneur a fait pour nous, de sa mort passée et des bénédictions qui en découlent.

– « Par ceci nous avons connu l’amour, c’est que lui a laissé sa vie pour nous… » (1 Jean 3. 16).

– « Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur » (Éph. 5. 2).

– « car Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à l’acquisition du salut par notre seigneur Jésus Christ, qui est mort pour nous » (1 Thess. 5. 9).

– « Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous » (Rom. 8. 32).

– « qui s’est donné lui-même pour nous, afin qu’il nous rachetât de toute iniquité et qu’il purifiât pour lui-même un peuple acquis… » (Tite 2. 14).

– « il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris » (És. 53. 5).

– « lequel a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification » (Rom. 4. 25).

– « Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures » (1 Cor. 15. 13).

– « qui s’est donné lui-même pour nos péchés, en sorte qu’il nous retirât du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père » (Gal. 1. 4).

– « Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous (car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois) » (Gal. 3. 13).

– « Celui qui n’a pas connu le péché, il l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui » (2 Cor 5,21).

– « lui est la propitiation pour nos péchés, et non pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour le monde entier » (1 Jean 2. 2).

– « en ceci est l’amour, non en ce que nous, nous ayons aimé Dieu, mais en ce que lui nous aima et qu’il envoya son Fils [pour être la] propitiation pour nos péchés » (1 Jean 4. 10).

– « mais nous parlons la sagesse de Dieu en mystère, la [sagesse] cachée, laquelle Dieu avait préordonnée avant les siècles pour notre gloire » (1 Cor. 2. 7).

– « Car vous connaissez la grâce de notre seigneur Jésus Christ, comment, étant riche, il a vécu dans la pauvreté pour vous, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis » (2 Cor. 8. 9).

– « car c’est à cela que vous avez été appelés ; car aussi Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces » (1 Pier. 2. 21).

– « pour un héritage incorruptible, sans souillure, immarcescible, conservé dans les cieux pour vous » (1 Pier. 1. 4).

– « Christ donc ayant souffert pour nous dans la chair, vous aussi, armez-vous de cette même pensée, que celui qui a souffert dans la chair s’est reposé du péché » (1 Pier. 4. 1).

– « En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous, c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » (1 Jean 4. 9).

– « Et nous avons connu et cru l’amour que Dieu a pour nous. Dieu est amour, et celui qui demeure dans l’amour, demeure en Dieu et Dieu en lui » (1 Jean 4. 16).

– « Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi ; – et ce que je vis maintenant dans [la] chair, je le vis dans [la] foi, la [foi] au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi » (Gal. 2. 20).

Le Seigneur a souffert pour nous jusqu’à la mort pour nous ôter nos péchés, pour nous délivrer de l’emprise de Satan, pour nous sauver de l’enfer, pour nous soustraire à la colère de Dieu et nous donner la paix avec Lui. Il a vécu dans la pauvreté pour nous enrichir, et tous ces plans élaborés avant même la fondation du monde était pour notre gloire.

Quel immense privilège, pour ceux qui le peuvent, de se réunir le dimanche matin et de répondre au désir du Seigneur en se souvenant de lui en prenant la cène !

– « Et ayant pris un pain, [et] ayant rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22. 19).

– « de même la coupe aussi, après le souper, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est versé pour vous »(Luc 22. 20) ;

– « Après avoir rendu grâces, il le rompit et dit : « Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » (1 Cor. 11. 14).

« À celui qui nous aime, et qui nous a lavés de nos péchés dans son sang ; – et il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; – à lui la gloire et la force aux siècles des siècles ! Amen » (Apoc. 1. 5 et 6).

« Grâces à Dieu pour son don inexprimable ! » (2 Cor. 9. 15).

Dieu nous a donné son Fils unique et bien-aimé, le Seigneur a donné sa vie pour nous, mais beaucoup de dons, de bénédictions découlent de ce don immense.

– « Celui même qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui ? » (Rom. 8. 32)

 = > « Béni soit le Dieu et Père de notre seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ; selon qu’il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui en amour, nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce dans laquelle il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé ; en qui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce… en qui nous avons aussi été faits héritiers, ayant été prédestinés selon le propos de celui qui opère toutes choses selon le conseil de sa volonté, afin que nous soyons à la louange de sa gloire… » (lire Éph. 1. 3 à 14) ; « … étant fortifiés en toute force, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et constance, avec joie, rendant grâces au Père qui nous a rendus capables (dignes) de participer au lot des saints dans la lumière ; qui nous a délivrés du pouvoir des ténèbres, et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour, en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés ; et il est le chef (la tête) du corps, de l’assemblée… ayant fait la paix par le sang de sa croix… Et vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis quant à vos pensées, dans les mauvaises œuvres, il vous a toutefois maintenant réconciliés dans le corps de sa chair, par la mort, pour vous présenter saints et irréprochables et irrépréhensibles devant lui… » (lire Col. 1. 11 à 22).

« Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre seigneur Jésus Christ par lequel nous avons trouvé aussi accès, par la foi, à cette faveur dans laquelle nous sommes, et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu » (Rom. 5. 1 et 2).

Nous avons été « pardonnés » (Col. 2. 13 ; 3. 13), « justifiés », « glorifiés » (Rom. 8. 30). « Vous avez été lavés, mais vous avez été sanctifiés, mais vous avez été justifiés au nom du seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu » (1 Cor. 6. 11).

Il veut nous donner un « abondance de joie », (Jude 24), « une joie ineffable et glorieuse » (1 Pier. 1. 8), nous avons une « espérance vivante » (1 Pier. 1. 3), un avenir glorieux… « Nous avons été adoptés par Dieu et si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ » (Rom. 8. 17) ; nous sommes « rois et sacrificateurs » pour notre Dieu (Apoc. 5. 10).

N’avons-nous pas de très nombreux sujets de reconnaissance et de louange !!! Ai-je encore le droit de gémir, de me lamenter, de me plaindre, de ne pas me réjouir dans le Seigneur ???

Nous avons pu voir un faible aperçu de ce que la mort du Seigneur nous a apporté. Mais à ça, on peut rajouter ce que sa résurrection nous a apporté : « Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification »(Rom. 4. 25).

Et il fallait aussi qu’il quitte la terre et retourne dans le ciel, pour pouvoir nous envoyer le Saint Esprit. « Toutefois, je vous dis la vérité : Il vous est avantageux que moi je m’en aille ; car si je ne m’en vais, le Consolateur ne viendra pas à vous ; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai (Jean 16. 7) ; lui, vous enseignera toutes choses et vous rappellera toutes les choses que je vous ai dites (Jean 15. 26) ; vous recevrez de la puissance, le Saint Esprit venant sur vous (Act. 1. 8).

Voilà une aide précieuse que chaque croyant a en lui, pour l’aider quotidiennement dans sa marche dans le monde, et dans sa communion avec Dieu.

Mais nous verrons, Dieu voulant le mois prochain, ce que le Seigneur continue de faire pour nous pendant notre marche ici-bas, en attendant de venir nous chercher pour le ciel.

Il s’est livré pour nous en sacrifice ;

Rien n’arrêta son ineffable amour :

Pour nous sauver du ténébreux séjour,

Il vint s’offrir aux coups de la justice.

Blessé, meurtri : tel fut alors le Christ.

Hymnes et Cantiques n°26

Ô Dieu ! tu l’as donné dans ton amour immense.

Il a tout accompli pour notre délivrance :

Il est notre justice et notre sainteté,

Sa vie est notre vie, – et pour l’éternité.

Hymnes et Cantiques n°29

L’amour de Dieu nous a donné Jésus,

Et par Jésus la paix fut faite ;

De la justice satisfaite

Les droits sur nous ne s’exigeront plus.

Seigneur Jésus, ne t’aimerions-nous pas ?

Toi qui donnas pour nous ta vie… ?

Hymnes et Cantiques n°70

Tu nous as tout donné, ô Dieu,

En Jésus-Christ, suprême don.

Par lui nous entrons au saint lieu,

Par lui nous bénissons ton nom.

Hymnes et Cantiques n°234

Tu nous as donné Jésus,

À Jésus ton cœur nous donne :

En Lui tu nous as élus

Pour l’éternelle couronne.

Ô notre Dieu ! sois béni par ton peuple réuni.

Hymnes et Cantiques n°7

Oui, ton cœur de Père

A donné Jésus,

Jésus, la lumière,

Jésus, le salut.

Son sang purifie

Notre iniquité ;

Nous avons la vie

Pour l’éternité.

Ce don magnifique

Est pour tout croyant ;

Quelle part unique

D’être tes enfants !

Notre chant s’élance

Au divin séjour,

En reconnaissance,

Vers toi, Dieu d’amour.

Hymnes et Cantiques n°236

Salutations fraternelles, Marco.

Courrier Mars 2025

COURIR ET MARCHER AVEC PERSÉVÉRANCE

« Courons avec patience la course qui est devant nous… » (Héb 12. 1 à 3).

« Vous couriez bien, qui est-ce qui vous a arrêtés … ? » (Gal. 5. 7).

Chers frères et sœurs en Christ,

Une nouvelle année a commencé mais rien de nouveau dans votre vie quotidienne, marquée par la souffrance, les handicaps, la solitude, la faiblesse, les peines de toutes sortes… Vous êtes découragés, comment continuer à avancer ? « PAR L’ÉTERNEL les pas de l’homme sont affermis, et il prend plaisir à sa voie : s’il tombe, il ne sera pas entièrement abattu ; car L’ÉTERNEL lui soutient la main » (Ps. 37. 23 et 24). « Quand tu soutiens mes pas dans tes sentiers, mes pieds ne chancellent pas » (Ps. 17. 5). « Il prit courage dans les voies de l’Éternel »(2 Chron. 17. 6).

À cette question « qui (ou qu’) est-ce qui vous a arrêtés… ? », vous allez peut-être répondre « je n’ai plus de force, je n’ai pas de bonne perspective pour mon état qui ne va que s’aggraver, je suis las de gémir, je ne peux plus rien faire, je ne sers à plus rien… ».

Humainement parlant, vous avez raison, il n’y a plus d’espoir de retrouver sa jeunesse. Mais j’aimerais m’adresser à vous « chrétiennement parlant », et parler à votre cœur et pour votre foi, en dirigeant votre regard vers le ciel. C’est d’ailleurs ce que dit la suite d’Hébreux 12. 1 : « fixant les yeux* sur Jésus, « le chef et le consommateur de la foi » (Héb. 12. 2), c’est-à-dire : *avec le sens de détourner ses regards d’autres objets et les fixer exclusivement sur un seul.

Vous ne pouvez pas changer vos circonstances, mais vous pouvez changer la direction de votre regard ; ne plus regarder derrière vous avec nostalgie, ne plus regarder autour de vous en vous attardant sur vos misères, sur la journée de demain ou sur les semaines qui vont suivre, mais les diriger vers le ciel, sur la merveilleuse personne du Seigneur Jésus, lui, qui est le chef et le consommateur de la foi (note : celui qui mène à son terme et achève parfaitement). Nous sommes appelés à PERSÉVÉRER dans la foi… (1 Tim. 2. 15). Et, « sans la foi il est impossible de lui plaire ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que [Dieu] est, et qu’il récompense ceux qui le recherchent » (Héb. 11. 6). Et pour que notre foi grandisse, nous devons donc rechercher Dieu, c’est à dire, nous approcher « avec confiance du trône de la grâce, afin que nous recevions miséricorde et que nous trouvions grâce pour [avoir du] secours au moment opportun » (Héb. 4. 16). C’est là, par nos prières, par les versets de la Bible, dans la communion avec notre Père céleste que nous seront fortifiés, rafraîchis, encouragés. Tant que Pierre a regardé le Seigneur, il a pu marcher sur l’eau ; mais voyant que le vent était fort, il eut peur ; et comme il commençait à enfoncer, il s’écria, disant : Seigneur, sauve-moi ! Et aussitôt Jésus, étendant la main, le prit et lui dit : – « Homme de petite foi, pourquoi as-tu douté ? » (Mat. 14. 29).

 => « Seigneur : Augmente-nous la foi ».

Peut-être allez-vous rétorquer, oui, c’est facile à dire, mais personne ne peut me comprendre, je suis seul (e) dans ma situation…. Le verset d’Hébreux 12 commence par : « C’est pourquoi, nous aussi, ayant une si grande nuée de témoins qui nous entourent… » Ces témoins se trouvent dans la liste des hommes et des femmes de foi du chapitre précédent. La plupart de ces croyants ont beaucoup souffert, et certains ont même perdu la vie. Tu n’es donc pas seul (e) à souffrir. Et si tu regardes autour de toi, tu verras bien des épreuves parmi les autres chrétiens.

Mais rappelons à nos cœurs Romains 8. 18 : « Car j’estime que les souffrances du temps présent ne sont pas dignes [d’être comparées] avec la gloire à venir qui doit nous être révélée ». Tournons nos pensées vers notre cité céleste, et encourageons-nous à l’idée de cette éternité de bonheur qui nous attend… et que nous n’avons pas méritée ! Pour les non-croyants âgés et ceux qui souffrent d’une maladie ou d’un handicap incurable, aucune perspective agréable, aucun espoir de changement favorable. Il ne leur reste qu’à attendre la mort, et certains se la donnent eux-mêmes, ne supportant pas cette situation. Mais après la mort, il y aura le jugement ! Le croyant, lui, n’attend pas la mort, il attend le retour de son Sauveur… qui peut arriver d’un instant à l’autre. Quelle heureuse perspective, diamétralement opposée au milieu des mêmes épreuves ! Nous, nous avons une espérance vivante (1 Pier. 1. 3). Que « nous vivions dans le présent siècle sobrement, et justement, et pieusement, attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ » (Tite 2. 12 et 13), nous réjouissant dans l’espérance ; patients dans la tribulation ; persévérants dans la prière (Rom. 12. 12).

Le verset précédent de Romains 8. 17 nous dit : « si [nous sommes] enfants, [nous sommes] aussi héritiers ; héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ ; si du moins nous souffrons avec lui, afin que nous soyons aussi glorifiés avec lui ».

Et s’il y en a bien un qui sait ce que sont les épreuves et la souffrance, c’est l’apôtre Paul ; relisez 2 Corinthiens 4. 8 à 10 ; 6. 4 et 5 ; 11. 23 à 27.

Christ a enduré les souffrances de la croix, d’abord de la part des hommes, ensuite, pendant les trois heures de ténèbres, de la part de Dieu. Mais il a aussi souffert la faim, la soif, la fatigue, l’incompréhension des siens, le rejet des hommes, la trahison d’un disciple, le reniement de son disciple le plus « bouillant ». Et que dire de ses souffrances morales dans le jardin de Gethsémané, où nous voyons le Fils de Dieu dans toute son humanité ! Il a souffert, comme nous, des conséquences du péché, alors que lui n’a jamais commis de péché.

Lisons dans un profond respect et avec adoration Hébreux 5. 7 et 8 : « le Christ… qui, durant les jours de sa chair, ayant offert, avec de grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver (hors) de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, quoiqu’il fût Fils, a appris l’obéissance par les choses qu’il a souffertes ». Comment comprendre un tel abaissement, un tel amour, de telles souffrances pour des êtres tels que nous !

Revenons à Hébreux 12 et lisons la suite au verset 2 : « lequel, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte… » Le Seigneur regardait au-delà des souffrances et se réjouissait en sachant qu’il allait sauver une foule innombrable d’hommes et de femmes afin d’en faire des rois et sacrificateurs pour… Dieu (Apoc. 5. 20) ; – et il a fait de nous un royaume, des sacrificateurs pour son Dieu et Père ; – à lui la gloire et la force… » (Apoc. 1. 6).

Notre joie, à nous, réside dans le fait que nos noms sont écrits dans les cieux (Luc 10. 20), et que notre avenir est là-haut dans la présence de notre Seigneur. En Philippiens 3 et 4, nous lisons à trois reprises les paroles d’un prisonnier nous disant « réjouissez-vous dans le Seigneur ».

Que 1 Pierre 1. 8 soit notre part à tous et à toutes : « Jésus Christ, lequel, quoique vous ne l’ayez pas vu, vous aimez ; et, croyant en lui, quoique maintenant vous ne le voyiez pas, vous vous réjouissez d’une joie ineffable et glorieuse ». Cette joie, c’est pour maintenant sur la terre !

Si vous êtes découragés, ne regardez plus à vous-mêmes, mais « considérez (regardez, fixez les yeux, voyez, contemplez) celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas las, étant découragés dans vos âmes » (Héb. 12. 3).

Ce passage d’Hébreux 12. 1 à 3 que nous avons considéré jusqu’ici nous indique encore une chose importante : « rejetant tout fardeau et le péché qui [nous] enveloppe si aisément, courons avec patience… » Les fardeaux que nous portons nous-mêmes plutôt que de les confier au Seigneur nous empêchent d’avancer. Acceptons l’invitation du Seigneur : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28).

Nous ne commettons sans doute plus de « gros » péchés, mais il y a tout une série de comportements, parfois de petites choses, qui ne sont pas à la gloire de Dieu, et qui nous handicapent moralement et spirituellement. Nous devons pour cela, nous laisser sonder par sa Parole. Parler sur le dos des autres, toujours se plaindre, être impatient et manquer de reconnaissance, être grognon et mal répondre… continuez votre propre liste vous-mêmes…

Vous n’êtes plus dans une attitude de veille et de prière en attendant le retour du Seigneur (« l’attente des justes est une joie » – Prov. 10. 28), vous ne vous nourrissez plus des Saintes Écritures…, tout cela vous affaiblit, vous rend morose et vous éloigne de Dieu.

Ressaisissons-nous, et imitons l’apôtre Paul : « [je fais] une chose : oubliant les choses qui sont derrière et tendant avec effort vers celles qui sont devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le christ Jésus » (Phil. 3. 14) ; « Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans la lice courent tous, mais un seul reçoit le prix ? Courez de telle manière que vous le remportiez » (1 Cor. 9. 24).

Cette course n’est pas un sprint, mais un marathon, elle demande de l’endurance, et voilà pourquoi Hébreux 12 nous dit de courir avec patience. Écoutons l’exhortation de Paul à Tite (2. 2) : « que les vieillards soient sobres, graves, sages, sains dans la foi, dans l’amour, dans la patience ».

Et Jacques 5. 7 et 8 nous disent : « Usez donc de patience, frères, jusqu’à la venue du Seigneur. Voici, le laboureur attend le fruit précieux de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il reçoive les pluies de la première et de la dernière saison. Vous aussi, usez de patience ; affermissez vos cœurs, car la venue du Seigneur est proche ».

Vous allez peut-être me dire, je ne me sens plus capable de courir, je n’ai plus l’énergie ! PAS DE PROBLÈME, vous pouvez avancer vers le ciel en marchant avec l’énergie du Saint Esprit.

« Marchez par l’Esprit… ; si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi par l’Esprit » (Gal. 5. 16 et 25), laissons-nous conduire par l’Esprit (18).

Marchons par la foi, non par la vue (2 Cor. 5. 7) ;

Marchons dans la lumière (1 Jean 1. 7) ;

« Marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés » (Éph. 5. 2) ;

« Marchez dans la sagesse » (Col. 4. 5) ;

« Fais-moi marcher dans ta vérité » (Ps. 25. 5) ;

« Dieu nous a appelés [à marcher] dans la paix » (1 Cor. 7. 15) ;

« Prenez donc garde à marcher soigneusement » (Éph. 5. 15)

En résumé, nous avons à marcher d’une manière digne :

– « de l’évangile du Christ » (Phil. 1. 27) ;

– « de l’appel dont vous avez été appelés » (Éph. 4. 1) ;

– « de Dieu » (1 Thess. 2. 12 – 3 Jean 6) ;

– « du Seigneur pour lui plaire à tous égards, portant du fruit en toute bonne œuvre, et croissant par la connaissance de Dieu : étant fortifiés en toute force, selon la puissance de sa gloire, pour toute patience et constance, avec joie, rendant grâces au Père » (Col. 1. 9 à 12).

« Avançons vers l’état d’hommes (ou de femmes) faits » (Héb. 6. 1).

Disons avec foi ce que David a exprimé dans le Psaume 23 : « Même quand je marcherais par la vallée de l’ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal ; car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton, ce sont eux qui me consolent ».

« Quand tu marcheras, il te conduira ; quand tu dormiras, il te gardera ; et quand tu te réveilleras, il s’entretiendra avec toi » (Prov. 6. 22).

Tu es lassé(e) du chemin ? Pense à Gédéon… et aux trois cents hommes qui étaient avec lui, ils étaient « fatigués, mais poursuivant toujours » (Jug. 8. 4), par la force que Dieu fournit (1 Pier. 4. 11).

Oui, « ceux qui s’attendent à l’Éternel renouvelleront leur force ; ils s’élèveront avec des ailes, comme des aigles ; ils courront et ne se fatigueront pas, ils marcheront et ne se lasseront pas » (És. 40. 31). « C’est pourquoi nous ne nous lassons pas ; mais si même notre homme extérieur dépérit, toutefois l’homme intérieur est renouvelé de jour en jour » (2 Cor. 4. 16).

Bien-aimés, nous pouvons être dans l’inquiétude, dans la tristesse, dans le découragement, sans force : pensons alors aux deux disciples tristes et découragés de Luc 24 : « Jésus lui-même, s’étant approché, se mit à marcher avec eux ». Il les a écoutés, et leur a ouvert les Écritures. Résultat : leur cœur s’est réchauffé, l’énergie leur est revenue !

Et si vous vous dites, je ne peux plus courir et je ne peux même plus marcher, pensez à Luc 15. 5 (et l’ayant trouvée – sa brebis -, il la met sur ses propres épaules) et à Ésaïe 46. 4 : « Jusqu’à votre vieillesse je suis le Même, et jusqu’aux cheveux blancs, je vous porterai. Moi, je l’ai fait ; moi, je porterai, et moi, je chargerai sur moi, et je délivrerai ».

Chers amis, je vais clôturer ce sujet en vous laissant un texte et quelques strophes de cantiques rafraichissants pour l’âme.

Que le Seigneur vous bénisse et vous fortifie dans le chemin : il vient bientôt ! 😊

Affectueusement, Marco.

Quand, dans ma course, à la borne arrivé,

D’où je revois le chemin de ma vie,

Je laisse au loin, de ce poste élevé,

Mes yeux errer sur la route suivie,

Ni larme, ô Dieu, ni regret, ni soupir

Ne vient troubler mon âme qui déborde :

Pour ton enfant il n’est qu’un souvenir,

Le souvenir de ta miséricorde.

Ah ! s’il est vrai que mes pieds ont laissé

Mille faux pas empreints sur la poussière ;

Sur mon sentier, si l’obstacle dressé

À, trop souvent, ralenti ma carrière,

Combien de fois, au lieu de me punir,

Tes tendres soins, ta pitié qui déborde,

N’ont, dans mon cœur, laissé qu’un souvenir,

Le souvenir de ta miséricorde !

La sombre nuit pâlira désormais :

Demain le but apparaîtra sans voiles !

Le chemin monte, et vers les purs sommets

Semble déjà rejoindre les étoiles.

Là-haut, joyeux, dans l’immense avenir,

J’exalterai ton amour qui déborde,

Car, dans le ciel, il n’est qu’un souvenir,

Le souvenir de ta miséricorde !

Hymnes et Cantiques n°209

Avançons-nous joyeux, toujours joyeux,

Vers le séjour de tous les bienheureux,

Vers la demeure où Jésus pour nous prie ;

Marchons, marchons, c’est là notre patrie ;

Avançons-nous joyeux, toujours joyeux,

Vers le séjour de tous les bienheureux.

Heureux bientôt, dans un monde nouveau,

Nous chanterons les gloires de l’Agneau ;

Là plus de deuil, plus de cris, plus de larmes,

Plus de péché, dans ce lieu plein de charmes ;

Avec Jésus, joyeux, toujours joyeux,

Dans son amour nous serons bienheureux !

Hymnes et Cantiques n°102

Amis, prenons courage !

Bientôt va se lever

Un matin sans nuage :

À l’éternelle plage

Nous allons arriver.

Hymnes et Cantiques n°201

Je vis un pèlerin marcher joyeusement,

D’un pas ferme et léger,

le front calme et content.

Où vas-tu, pèlerin,

pourquoi ne pas choisir

Dans ces prés embaumés un endroit de loisir ?

Refrain : – Des choses d’ici-bas Il faut se détacher ;

Oui, par la foi je vois déjà

Mon Sauveur bien-aimé.

Voilà pourquoi je chante,

Pensant à l’infini.

La cité permanente

N’est pas bien loin d’ici.

Je vis un pèlerin marcher joyeusement,

Sur un chemin poudreux,

sous un soleil ardent.

Où vas-tu, pèlerin,

toujours rempli d’espoir,

Suivant fidèlement le sentier du devoir ? Refrain

Je vis un pèlerin marcher plus que vainqueur

Dans un chemin rugueux de lutte, de douleur.

Où vas-tu, pèlerin, toujours si confiant,

Si certain que les pleurs ne durent qu’un instant ? Refrain

Venez à Moi n°202

Marcher en ta présence,

Fidèle et doux Sauveur,

Dans une humble assurance

En ton bras, en ton cœur ;

Ne chercher qu’à te plaire

En tout ce que l’on fait :

C’est le ciel sur la terre,

C’est le bonheur parfait.

Hymnes et Cantiques n°79

C’est vers ton ciel que, dans ma course,

Je vois aboutir tous mes pas…

Le jour, je suis sous ta lumière ;

La nuit, je repose en ton sein.

Au matin, ton regard m’éclaire

Et me guide dans mon chemin…

Je vois ainsi venir le terme

De mon voyage en ces bas lieux.

Hymnes et Cantiques n°141

« La fin de toutes choses s’est approchée ; soyez donc sobres et veillez pour prier » (1 Pier. 4. 7).

« Je viens bientôt ; tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne » (Apoc. 3. 11).

Février 2025

BERACA 57 : SAMUEL, DERNIER JUGE ET PREMIER PROPHÈTE

En terminant ces réflexions sur Samuel, nous avons vu qu’il a été le premier prophète donné au peuple installé dans le pays promis. Moïse, en son temps, l’avait été de même. L’Esprit de Christ dit de lui : « Et il ne s’est plus levé en Israël de prophète tel que Moïse, que l’Éternel ait connu face à face » (Deut. 34. 10).

Lorsque l’Éternel s’adressa à Samuel, dans sa jeunesse, il rapporta à Éli, le sacrificateur âgé, toutes les paroles que l’Éternel lui avait communiquées. « sans rien lui cacher. Éli dit : C’est l’Éternel, qu’il fasse ce qui est bon à ses yeux. Samuel grandissait ; l’Éternel était avec lui, et il ne laissa tomber à terre aucune de ses paroles. Et tout Israël, depuis Dan jusqu’à Beër-Shéba, sut que Samuel était établi prophète de l’Éternel. L’Éternel continua d’apparaître à Silo ; car l’Éternel se révélait à Samuel, à Silo, par la parole de l’Éternel » (3. 18 à 21).

En considérant le sujet des prophètes, nous remarquons qu’il y a eu, par moments, plusieurs hommes qui ont prophétisé. Ce fut le cas quand Moïse « assembla soixante-dix hommes des anciens du peuple, et les fit se tenir tout autour de la tente. L’Éternel descendit alors dans la nuée et lui parla ; il ôta de l’Esprit qui était sur lui et le mit sur les soixante-dix anciens. Dès que l’Esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent, mais ils ne continuèrent pas. Deux hommes étaient restés dans le camp ; le nom de l’un était Eldad, et le nom du second, Médad ; et l’Esprit reposa sur eux (ils étaient de ceux qui avaient été inscrits, mais ils n’étaient pas sortis vers la tente), et ils prophétisèrent dans le camp » (Nomb. 11. 25 à 26).

Alors Josué, scandalisé, rapporta à Moïse qu’Eldad et Médad prophétisaient dans le camp. Et Moïse lui répondit : « Es-tu jaloux pour moi ? Ah ! que plutôt tout le peuple de l’Éternel soit prophète ! Que l’Éternel mette son Esprit sur eux ! » (v. 29) Bientôt Dieu fera cela, parce que, aux « derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair : vos fils et vos filles prophétiseront » (Act. 2. 17 ; Joël 2. 28). Dans les jours de Samuel, lorsque Saül persécutait David, il envoya des messagers pour le prendre. Ces messagers « virent une assemblée de prophètes qui prophétisaient, et Samuel debout à leur tête. L’Esprit de Dieu vint sur les messagers de Saül, et eux aussi prophétisèrent » (1 Sam. 19. 20).

Le peuple devait discerner entre les vrais et les faux prophètes : « Quand le prophète parlera au nom de l’Éternel, et que la chose n’aura pas lieu et n’arrivera pas, … ; tu n’auras pas peur de lui » (Deut. 18. 21 et 22). La loi ordonnait aux fils d’Israël de mettre à mort les faux prophètes qui chercheraient à les détourner après d’autres dieux (Deut. 13. 5). Ils devaient craindre l’Éternel, écouter sa voix, s’attacher à Lui seul en gardant ses commandements, et Le servir. Après Moïse, il ne s’est pas levé de prophète aussi grand. Les ordonnances que Dieu devait révéler à son peuple l’ont été par Moïse. Le ministère des prophètes qui ont suivi fut de ramener le cœur du peuple à son Dieu.

Mais un plus grand devait venir selon ce que l’Éternel avait révélé à Moïse : « Je leur susciterai un prophète comme toi, du milieu de leurs frères, et je mettrai mes paroles dans sa bouche » (Deut. 18. 18 ; Act. 3. 22 et 23). Au temps convenable, le Fils est entré dans le monde, et si « la Loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » (Jean 1. 17). Pour Israël, le Fils promis par Ésaïe (És. 9. 6), le Sacrificateur selon l’ordre de Melchisédec (Ps. 110. 4), le Roi annoncé par Zacharie (Zach. 9. 9), est venu ! Un Prophète plus grand que Moïse ! Qu’ont-ils fait de Lui ? Ont-ils écouté sa voix ? Le Messie a été retranché (Dan. 9. 26 ; És. 53. 8 ; Luc 13. 34).

Entre Samuel et l’entrée dans le monde du Seigneur de gloire à Bethléhem (Mich. 5. 2), les prophètes ont été donnés pour avertir un peuple désobéissant et le ramener à la communion avec leur seul vrai Dieu. Ils ont été donnés pour consoler et édifier les fidèles « qui soupirent et gémissent à cause de toutes les abominations qui se commettent » (Éz. 9. 4). Ils ont rendu « par avance témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient » (1 Pier. 1. 11).

Moïse et Samuel ont eu une relation particulière avec l’Éternel. Lorsque Moïse sortait de la tente, « la peau de son visage rayonnait parce qu’il avait parlé avec Lui » (Ex. 34. 29 ; Nomb. 7. 89). Pour Samuel, l’Éternel se révélait à lui, « à Silo, par la parole de l’Éternel » (1 Sam. 3. 18 à 21). Si Moïse a été le conducteur pour sortir Israël de l’esclavage de l’Égypte, il a aussi été sacrificateur, tout comme Samuel, mais sous un aspect différent.

Si Aaron et sa descendance ont reçu le service de la sacrificature pour offrir les sacrifices, Moïse, comme conducteur, et Samuel, comme juge et prophète, remplissaient un rôle supplémentaire, lié à la sacrificature. Ils représentaient le peuple devant Dieu et Dieu devant le peuple. Il fallait à la fois Moïse et Aaron pour remplir une partie des fonctions de notre Seigneur. En cela, nous voyons comme ils étaient inférieurs à Christ. Samuel, tout en étant Juge et prophète, à cause de l’éloignement du peuple fonctionnait comme sacrificateur, cumulant les trois tâches. L’intercession caractérisait Moïse et Samuel. À deux reprises, l’Éternel propose à Moïse de détruire le peuple en disant : « j’effacerai leur nom de dessous les cieux ; et je ferai de toi une nation plus forte et plus nombreuse qu’eux » (Deut. 9. 14 ; Ex. 32. 11 ; Nomb. 11. 11). Alors, Moïse prend la défense du peuple dans un plaidoyer tel que l’Éternel revient de l’ardeur de sa colère.

Quand Samuel dit aux fils d’Israël dans la détresse, « … loin de moi que je pèche contre l’Éternel, que je cesse de prier pour vous » (1 Sam. 12. 23), il met en évidence son service d’intercesseur. Cinq siècles plus tard, l’Éternel dira à Jérémie : Même si Moïse et Samuel se tenaient devant moi, mon âme ne serait pas tournée vers ce peuple » (Jér. 15. 1). Notre Seigneur, qui « demeure éternellement, a le sacerdoce qui ne se transmet pas. De là vient aussi qu’il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant afin d’intercéder pour eux » (Héb. 7. 25). Il est plus grand que tous ! Imitons la foi de serviteurs tels que Moïse et Samuel, mais fixons bien plus « les yeux sur Jésus, le chef de la foi et celui qui la mène à l’accomplissement » (Héb. 12. 2).

LES VINGT-QUATRE HEURES QUI MANQUAIENT

« Alors Josué parla à l’Éternel, le jour où l’Éternel livra les Amoréens entre les mains des fils d’Israël ; il dit en présence d’Israël : Soleil, arrête-toi sur Gabaon ; et toi, lune, en la vallée d’Ajalon ! Et le soleil s’arrêta, et la lune demeura où elle était, jusqu’à ce que la nation soit vengée de ses ennemis. Cela n’est-il pas écrit dans le livre de Jashar ? Le soleil demeura au milieu des cieux et ne se hâta pas de se coucher, environ un jour entier. Il n’y a pas eu de jour comme celui-là, ni avant ni après, où l’Éternel ait écouté la voix d’un homme, car l’Éternel combattait pour Israël » (Josué 10. 12 et 14).

Les astronomes, par leurs calculs si exacts, découvrirent qu’il manquait vingt-quatre heures dans le cours du temps. Où étaient-elles passées ? Était-ce une erreur de compte ? Quelle en était la cause et comment cela avait-il pu se produire ? C’est bien en vain qu’ils cherchèrent la réponse dans la science et la sagesse humaine.

En 1890 parut un livre, écrit par le professeur C.A. Totten, qui donne la solution à ce problème, sans laisser subsister le moindre doute.

Voici, en résumé, l’essentiel de ce que nous communique l’auteur.

Il parle d’un de ses collègues qui fit lui aussi la surprenante découverte que la terre avait vingt-quatre heures de retard sur les calculs du temps ; vingt-quatre heures s’étaient donc perdues. Au cours d’une discussion à ce sujet, Totten engagea son interlocuteur à lire la Bible et à admettre son inspiration divine.

– Vous-même, poursuivit-il, vous ne recevez pas la Bible comme étant la Parole de Dieu, moi, je la reçois comme telle. Maintenant, une excellente occasion se présente à vous de vérifier si la Bible est inspirée ou non. Commencez par le début, lisez aussi loin que cela sera nécessaire, et voyez si la Bible peut vous éclairer quant à ces heures qui manquent.

L’astronome accepta et se mit à lire. Lorsque, plus tard, les deux hommes se rencontrèrent, Totten s’informa si son ami avait trouvé la solution.

– J’ai constaté d’une manière nette, répondit ce dernier, que la Bible n’est pas la Parole de Dieu. Au chapitre 10 de Josué, j’ai trouvé les vingt-quatre heures qui me manquaient. J’ai immédiatement vérifié la chose par mes calculs, et j’ai trouvé qu’au temps de Josué il ne manquait que vingt-trois heures et vingt minutes. Si la Bible se permet une erreur de quarante minutes, elle n’est pas le Livre de Dieu.

– Vous avez raison, répartit Totten, mais en partie seulement. La Bible ne dit pas « un jour entier », mais « environ un jour entier ».

Le mot « ENVIRON » changeait toute la situation, et l’astronome reprit sa lecture. Le prophète Ésaïe, au chapitre 38, relate la saisissante histoire du roi Ézéchias qui, malade et près de la mort, supplie l’Éternel de lui accorder un prolongement de vie. Dieu exauça sa prière en promettant d’ajouter quinze années à l’existence du roi. Pour confirmer la véracité de cette convention, l’Éternel donna un signe. « Voici, dit-Il, je ferai retourner en arrière, de dix degrés, l’ombre des degrés qui est descendue sur le cadran d’Achaz, par le soleil. Et le soleil retourna sur le cadran de dix degrés, dont il était descendu ».

Le mystère était éclairci, car dix degrés sur le cadran solaire sont équivalents à quarante minutes sur le cadran d’une pendule… L’exactitude du Livre fut ainsi établie à la pleine satisfaction du critique si précis dans ses calculs.

En recevant ainsi la réponse à la question qui le préoccupait, l’astronome leva ses yeux du Livre, et adora Celui qui en était l’Auteur, et s’écria : Seigneur, je crois !

Après ces considérations d’un savant de 1890, dont les connaissances étaient loin d’atteindre celles de nos contemporains, écoutons les expériences des ingénieurs de l’espace (1973). Voici ce qu’écrivait Monsieur Harold Hill, président de la Curtis Company : L’une des choses les plus étonnantes que Dieu nous réserve aujourd’hui est arrivée à nos astronautes et ingénieurs de l’espace à Green Belt, Maryland. Ils déterminaient exactement la position du soleil, de la lune et des planètes durant les cents ou mille prochaines années. Nous devons savoir cela pour éviter de lancer un satellite qui risquerait de s’écraser sur l’un de ces astres. Nous devons déterminer l’orbite en fonction de la durée présumée de l’existence du satellite et de la position des planètes, afin d’éviter des heurts. Ils chargèrent l’ordinateur de calculer les coordonnées célestes en remontant le cours des siècles. Soudain la machine se bloqua ; l’apparition d’un voyant rouge indiquait qu’elle avait reçu une information fausse – à moins qu’il ne s’agisse d’un désaccord entre les résultats de ses calculs et l’observation astronomique. Appelés à le vérifier, les spécialistes ne purent que constater le parfait fonctionnement du cerveau électronique.

– Qu’est-ce qui ne va pas ? interrogea le chef des opérations.

– Nous venons de constater la défection d’une journée sidérale au cours des temps passés.

Toute l’équipe demeura fort perplexe, incapable de trouver une explication – jusqu’au moment où l’un d’eux éleva la voix pour dire :

– Quand je fréquentais l’école du dimanche, on parlait du soleil qui s’était arrêté.

Personne ne le crut ; il alla chercher une Bible et l’ouvrit au livre de Josué, chapitre 10 et lut les versets en tête de cet article. L’ingénieur de l’espace conclut : Voilà le jour manquant.

L’ordinateur reprit les calculs des conjonctions planétaires de cette époque et révéla une lacune dans la précision des données. Une question subsistait ; Josué dit bien « environ un jour », il manquait quarante minutes. Ils avaient beau chercher, faire d’autres calculs, les 40 minutes manquaient. Le même membre de l’équipe se souvint alors qu’il est dit quelque part que « l’ombre retourna ». Il reprit la Bible, trouva en 2 Rois 20. 9 et 11, l’histoire du roi Ézéchias près de mourir, et qui demanda un signe, ainsi que nous l’avons relaté selon Ésaïe 38, (les deux sont semblables). Dix degrés font exactement quarante minutes. Notre Dieu confond les savants en les mettant en face de SA VÉRITÉ !

D’après Le Salut de Dieu 1990

CEUX QUE DIEU CONDUIT

L’épisode de voyage suivant est tiré de la biographie de César Malan, de Genève (1787-1864), un pasteur d’ardente piété et un compositeur de cantiques demeuré vivant au souvenir de tous les chrétiens de langue française.

Nous montions, par une soirée resplendissante, la route qui s’élève de Bienne en suivant les gorges profondes de la Suze. Arrivé à l’auberge de Sonceboz, mon père, décrochant son sac, dit à la maîtresse de maison qu’il ferait, après souper, la lecture du soir avec nous, et qu’elle serait la bienvenue si elle voulait y assister avec ses gens. On n’a pas besoin de tout ça par ici, répondit cette femme, très affairée… Aussitôt mon père reprend son sac et, saisissant son bâton : – Te sens-tu encore des jambes pour une heure, mon garçon ? me dit-il ; puis, sans s’arrêter à l’étonnement de notre hôtesse qui s’apprêtait à nous retenir : Venez, mes enfants, ajouta-t-il, je ne passerai pas la nuit sous un toit où l’on méprise la prière, et où l’on ne craint pas Dieu ! (On poussa en effet jusqu’à Tavannes).

Le lendemain, nous étions de très bonne heure en route. Après avoir marché environ deux heures, nous entrâmes dans le café d’un petit hameau pour y prendre le café. Pendant que nous attendions qu’il soit servi, mon père remarqua que la jeune femme qui l’apprêtait s’interrompait de temps en temps pour porter son tablier à ses yeux.

– Vous me paraissez avoir du chagrin, lui dit-il.

– Hélas ! Monsieur, reprit la montagnarde en fondant en larmes ; il n’y a que quelques jours que j’ai perdu mon pauvre mari, et je suis bien malheureuse.

Mon père, faisant alors place à côté de lui, sur le banc :

Venez vous mettre ici, dit-il, ma pauvre femme, et je vous rappellerai les consolations de l’Évangile.

Il n’avait pas parlé bien longtemps que son interlocutrice l’interrompit en lui disant : Permettez, Monsieur, que j’aille chercher mon amie Jeannette, c’est elle qui sera bien contente de vous entendre ! Elle me parle souvent, elle aussi, de ces belles choses ! Peu après, nous la vîmes revenir avec une jeune paysanne, et mon ami et moi nous sortîmes, laissant mon père en conversation avec ces deux femmes.

Au bout d’un moment, il ouvrit la fenêtre, et nous invita à aller avec lui, à deux pas de là, voir le père de Jeannette qui était malade. Arrivés vers un chalet en bois, nous fûmes introduits dans une grande chambre, au fond de laquelle, près de la fenêtre, était couché un vieillard à cheveux blancs.

– Père, dit-elle, je vous amène un ministre de l’Évangile. – Dieu soit béni ! répondit le malade. Dans la conversation, ayant remarqué sa piété touchante et sincère, mon père lui demanda comment il était arrivé à la connaissance de son Sauveur.

C’est dans ce lit, où je suis couché depuis bien des années, répondit le malade, et par la lecture d’un livre qui a été écrit par un M. Malan, de Genève. Ah ! si je n’étais pas si vieux et infirme, il y a longtemps que je serais allé le trouver à Genève ! Voyez, Monsieur, j’ai tellement demandé à Dieu de voir cet homme avant de mourir ! J’ai longtemps cru qu’il m’accorderait ma prière ; mais je vais devoir y renoncer.

Je portai les yeux sur mon père qui regardait ses mains en silence.

– Comment s’appelle le livre dont vous parlez ? dit-il tout à coup au malade en relevant la tête.

– Tenez, fit celui-ci, je l’ai toujours là, il ne me quitte pas ! En même temps, le vieillard tira de dessous son oreiller un exemplaire fort usé d’une des premières éditions des Chants de Sion… Puis il ajouta, comme se parlant à lui-même : Si seulement je pouvais le voir, le cher monsieur qui les a écrits, ces beaux cantiques !

– Écoutez, dit alors mon père, nous venons de Genève, ces jeunes gens et moi…

– Vous venez de Genève, interrompit le vieillard ; est-ce que vous y auriez peut-être vu ce M. Malan ?

– Sans doute, reprit mon père, nous le connaissons tous les trois, et je puis bien vous assurer que, s’il était ici, il vous rappellerait qu’il n’a été pour vous qu’un pauvre et imparfait instrument…

La conversation se prolongea encore quelques moments : mon père fit la prière. Après que nous eûmes chanté tous ensemble un des cantiques que savait Jeannette, il s’apprêta à partir… Arrivé près de la porte, cependant, il s’arrêta, puis, retournant vers le lit où le vieillard était encore assis, les mains jointes :

– Mon père, lui dit-il avec émotion, Dieu Lui-même que vous allez bientôt rejoindre, vous a accordé votre prière ! Je suis Malan, de Genève, votre frère dans la foi de notre Sauveur !

Le vieillard, fixant sur celui qui lui parlait un long regard noyé de larmes, et levant lentement ses mains tremblantes :

– Bénissez-moi ! bénissez-moi avant que je meure ! s’écria-t-il…

Mon père, se mettant à genoux devant le lit, et d’une voix qui trahissait une profonde émotion, lui dit :

– Ce serait à vous de me bénir, car vous pourriez être mon père ! Mais toute bénédiction vient de Dieu seul, et nous voulons encore une fois la Lui demander ensemble !

Alors, serrant dans ses bras l’humble frère qu’il savait quitter pour ne plus le revoir que dans la patrie céleste, il implora sur lui la paix que Jésus donne, et nous quittâmes le hameau.

Le lendemain, mon père prêcha le matin à Moutier, et le soir au village de Grandval. À Moutier, nous vîmes arriver au culte Jeannette, sa voisine, et toute une compagnie des habitants de leur village, qui avaient fait plus de trois heures de chemin pour venir entendre le ministre étranger…

D’après Le Salut de Dieu 1990