Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
« Le fils… dit : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Mais le père dit à ses esclaves : Apportez dehors la plus belle robe, et l’en revêtez ; mettez-lui un anneau au doigt et des sandales aux pieds » Luc 15. 21 et 22.
« Un homme avait deux fils… ». C’est ainsi que commence l’histoire que Jésus raconte en parabole pour nous parler de l’amour de Dieu, l’amour du Père (Luc 15. 11 à 32).
Le plus jeune avait quitté la maison, demandant sa part d’héritage alors que le père était encore en vie ! Quand, plus tard, il revient à la maison, dans des conditions pitoyables, son père ne le repousse pas et ne lui fait pas de reproches. Il l’attendait, il court à sa rencontre et le prend dans ses bras.
« Père… je ne suis plus digne », dit le fils, conscient d’avoir perdu sa dignité de fils. Mais le père lui donne trois signes de cette dignité : la plus belle robe, signe de sa filiation ; un anneau à son doigt, signe de relation ; et des sandales, signe de liberté.
Cette histoire nous concerne tous. Bien que croyants, il nous arrive de nous éloigner de la présence de Dieu ; et quand cela nous arrive, nous ne vivons plus notre dignité et notre relation de fils de Dieu.
Qu’est-ce qui nous éloigne de Lui ?
– le désir de vivre notre propre vie tout seuls, indépendamment de Lui ;
– nos peurs ;
– les plaisirs et tout ce qui nous distrait de l’essentiel.
Comme ce plus jeune fils, revenons à Dieu ! Ses gestes d’accueil, comme ceux du père de cette histoire, seront autant d’étincelles de joie dans notre cœur repentant. Dieu nous invite à revenir à Lui dès aujourd’hui, à nous laisser embrasser, à retrouver notre identité de fils et de filles. Il nous accueille avec nos défauts, nos erreurs, sans nous faire aucun reproche, parce qu’Il nous aime.
Le fils aîné : il ne voulait pas entrer
(Le fils aîné) « se mit en colère, et ne voulait pas entrer » Luc 15. 28.
Jésus dit : « Sondez les Écritures… ce sont elles qui rendent témoignage de moi – et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie » Jean 5. 39 et 40.
Dans la parabole du fils perdu (Luc 15. 11 à 23), un autre fils apparaît : c’est le fils aîné (v. 25). Il n’avait pas exigé, comme son frère, sa propre part d’héritage pour la gaspiller ensuite dans un pays lointain en vivant dans la dissolution ; il était resté avec son père et l’avait servi pendant de nombreuses années.
Sa conduite était extérieurement exemplaire… jusqu’au retour de son frère ! C’est à ce moment-là que sa jalousie et son amertume explosent. Nous pouvons remarquer qu’il ne dit jamais, ni « père », ni « mon frère », parce qu’il a perdu la conscience des liens familiaux. Et pourtant, comme son frère, il a besoin de la grâce et de l’amour du père.
Dans l’Église aussi, il peut se trouver de tels comportements. Sont-ils peut-être dus à un manque d’amour ou de soins fraternels, à de l’amertume, des préjudices, des rancœurs, des injustices… qui empêchent la pleine réalisation d’une vie dans la présence du Père ?
Pour être libérés des chaînes pesantes qui, même si c’est d’une manière différente, sont communes au plus jeune frère comme à l’aîné, nous avons besoin de croire en l’amour de Dieu pour nous, et de croire que nous ne méritons rien, même si nous pensons être meilleurs que les autres.
Notons que le père va à la rencontre de chacun de ses fils, et qu’il leur exprime son affection en les exhortant à rentrer à la maison en laissant dehors ce qui ne convient pas à sa présence. La maison de Dieu est un lieu où l’on goûte son amour, où la tache du péché est ôtée, où la colère fait place à la paix, où les larmes de désespoir deviennent des larmes de joie.
« Et le jeune garçon Samuel grandissait auprès de l’Éternel » (1 Sam. 2. 21).
Qu’il est bon que les enfants soient mis en contact avec le Seigneur dès leur jeune âge, à la maison et dans les réunions d’assemblée, là où le Seigneur a promis sa présence (Mat. 18. 20) ! Pour Samuel, ce fut bien particulier : il n’avait plus la proximité d’une mère pour lui confier ses peines, plus de père pour marcher à ses côtés, pas d’autres enfants pour jouer avec lui, mais nous avons lu qu’il grandissait auprès de l’Éternel.
« Quant au jeune garçon Samuel, il allait grandissant, agréable à l’Éternel et aux hommes » (1 Sam. 2. 26).
Il y a une similitude entre cette description et celle qui est donnée au sujet de notre Seigneur : « Et Jésus avançait en sagesse et en stature, et en faveur auprès de Dieu et des hommes » (Luc 2. 52). Il est clair que Jésus, dès son apparition sur la terre dans un corps d’enfant, ensuite comme homme, était la Parole faite chair, « mystère de la piété » (1 Tim. 3. 16). En Jésus, il n’y avait pas de péché, Il n’a pas connu le péché, ni commis de péché. Si l’apôtre Pierre, sous la dictée du Saint Esprit, nous présente le Seigneur Jésus comme notre modèle « afin que nous suivions ses traces », nous pouvons aussi être inspirés par l’attitude de l’enfant Samuel.
« Et le jeune garçon Samuel servait l’Éternel devant Éli ; or la parole de l’Éternel était rare en ces jours-là : les visions n’étaient pas fréquentes… et Samuel était couché dans le temple de l’Éternel où était l’arche de Dieu. Alors l’Éternel appela Samuel. Il répondit : Me voici. Puis il courut vers Éli et dit encore : Me voici, car tu m’as appelé. Mais Eli dit : Je n’ai pas appelé » (1 Sam. 3. 1, 3 à 5).
L’attitude heureuse du jeune garçon, sa disponibilité, étaient connues de l’Éternel. Samuel avait été choisi avant sa naissance et conduit par ses parents « à la maison de l’Éternel à Silo ». Nombreux sont les enfants qui ont été présentés au Seigneur dans l’assemblée ou, dans certains pays, baptisés en très bas âge. La présentation ou le baptême ne sauvent pas, ni ne transmettent la vie nouvelle et éternelle ; les parents ne peuvent pas donner cette vie nouvelle à leurs enfants, il faut l’œuvre du Saint Esprit en eux. Ils ont un rôle important et vital pour les diriger vers le Seigneur : Jésus a dit : « Personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m’a envoyé ne le tire » (Jean 6. 44). « Comme tu ne sais pas quel est le chemin de l’esprit, ni comment se forment les os dans le ventre de celle qui est enceinte, ainsi tu ne connais pas l’œuvre de Dieu qui fait tout » (Éccl. 11. 5).
Nous pouvons aussi méditer sur l’élection, qui est liée à la souveraineté de Dieu. Abraham a été choisi et la lignée de Jacob à sa suite, pour être le peuple de Dieu en ce qui concerne la sacrificature : « Vous me serez un royaume de sacrificateurs, et une nation sainte » (Ex. 19. 6). Bien que la sacrificature d’Aaron ait failli, et qu’elle ait été mise de côté pour un temps, elle sera restaurée pour être présente dans le règne à venir.
Dans les conseils de Dieu, il y avait l’élection de ceux qui composent l’Assemblée – ou l’Église – dont il est écrit qu’elle est « le mystère caché de tout temps en Dieu » (Éph. 3. 9). Ceux et celles qui la composent ont été élus en Christ « avant la fondation du monde » (Éph. 1. 4).
Samuel a été choisi, et ensuite appelé. Pour nous, il y a l’appel à une relation vivante avec le Seigneur : « ceux qu’il a appelés » (Rom. 8. 30). Nous sommes justifiés gratuitement par sa grâce, « par la rédemption qui est dans le christ Jésus » (ch. 3. 24). La vie du croyant commence à la nouvelle naissance et cette relation de vie va s’épanouir, un peu comme un enfant grandit jusqu’à sa taille déterminée comme adulte. Dans ce processus spirituel, il y a l’appel au salut, et ensuite l’appel au service selon la volonté de Dieu. Il faut répondre : Oui pour le salut et par la suite, oui pour le service. Tous n’auront pas le même appel ni le même service : « il y a diversité de dons de grâce, mais le même Esprit : il y a diversité de services, et le même Seigneur » (1 Cor. 12. 4 et 5).
Pour le jeune Samuel, c’est dans la soirée, quand « la lampe de Dieu n’était pas encore éteinte », que la voix de l’Éternel s’est fait entendre : « Samuel, Samuel ! ». Tout de suite il se rendit vers Éli le sacrificateur en disant : « Me voici, car tu m’as appelé ». Comme ces mots nous touchent et nous font penser à notre Seigneur qui, dans les conseils éternels de Dieu, a dit : « Voici, je viens ; il est écrit de moi dans le rouleau du livre. C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au-dedans de mes entrailles » (Ps. 40. 7 et 8). Il a fallu trois appels successifs pour qu’Éli le sacrificateur prenne conscience que l’Éternel s’adressait au jeune Samuel.
« Et l’Éternel vint et se tint là, et appela comme les autres fois : Samuel ! Samuel ! Samuel répondit : Parle, car ton serviteur écoute » (1 Sam. 3. 10). Si l’on doit déplorer le faible discernement chez Éli, on est édifié par la disponibilité du jeune homme. Trois fois il vient parler au sacrificateur, trois fois il retourne se coucher, et à la quatrième fois, il sait que l’Éternel Lui-même lui parle, et sa réponse est celle que nous devrions toujours avoir quand le Seigneur s’adresse à nous : « Parle, car ton serviteur écoute ». Nous entendons sa voix en lisant et en méditant sa Parole, dans le silence ou en prière. Alors, Il ne manquera pas de nous instruire pour nous diriger là où Il veut que nous nous rendions.
Ce que Samuel doit entendre et transmettre est très difficile. « Samuel resta couché jusqu’au matin ; puis il ouvrit les portes de la maison de l’Éternel. Et Samuel craignait de rapporter sa vision à Éli. Mais Éli appela Samuel, et lui dit : Samuel, mon fils ! Il répondit : Me voici. Éli demanda : Quelle est la parole qu’il t’a dite ? Je te prie, ne me le cache pas. Ainsi Dieu te fasse, et ainsi il y ajoute, si tu me caches quoi que ce soit de toute la parole qu’il t’a dite. Samuel lui rapporta donc toutes les paroles, sans rien lui cacher. Éli dit : C’est l’Éternel, qu’il fasse ce qui est bon à ses yeux » (1 Sam. 3. 15 à 18). Obéissance du jeune serviteur de l’Éternel, acceptation du vieillard se courbant devant la volonté de Dieu ; transmission d’une génération à l’autre dans l’affliction mais dans le respect et l’amour traduits par ces mots si doux : « Samuel, mon fils ! » C’est la grâce de Dieu !
« Tu l’appelleras du nom de Jésus. Car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés » Matthieu 1. 21.
LE NOM DE JÉSUS
Jésus-Christ est le Fils de Dieu et le Sauveur du monde. En son nom, c’est-à-dire, en sa personne, quiconque croit pour lui-même en Lui trouve le salut éternel, une vie nouvelle et le pardon divin.
Le salut : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a pas non plus sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés » (Act. 4. 12). Celui qui met sa confiance dans le Seigneur Jésus qui a donné sa vie pour les hommes perdus, ne sera pas jugé par Dieu. Il est sauvé pour le temps et l’éternité.
La vie éternelle : « Tout cela, je vous l’ai écrit afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13). Quiconque croit que Jésus-Christ est le Fils de Dieu recevra la vie éternelle. Il ne peut jamais perdre cette vie qui lui donne la communion avec Dieu.
Le pardon des péchés : « Tous les prophètes lui rendent témoignage que, par son nom, quiconque croit en lui reçoit le pardon des péchés » (Act. 10. 43). Quiconque croit au Seigneur Jésus, qui a souffert sur la croix pour les péchés des autres, et qui vient à Dieu avec une confession de ses péchés, recevra un pardon complet.
Tout repose sur Jésus-Christ. Sans Lui, l’homme est perdu. Avec Lui, il a le bonheur éternel.
D’après Näher zu Dir février 2025
« Même dans le rire le cœur est triste, et la fin de la joie, c’est le chagrin » Proverbes 14. 13.
DERRIÈRE LA FAÇADE
Robert était extrêmement populaire à cause de sa nature sociable. Avec son humour et ses blagues, il savait très bien divertir ses auditeurs. Ses idées semblaient inépuisables. Quand Robert racontait ses blagues, les éclats de rires se succédaient. Il était également l’invité le plus brillant et le plus divertissant lors d’une fête d’anniversaire.
Mais un matin, Robert a été retrouvé mort dans son lit. Il s’était suicidé d’un coup de revolver. La joie exubérante dont il avait fait preuve toutes ces années n’était-elle qu’une façade ?
La joie superficielle peut rapidement se transformer en désespoir. Le rire n’est parfois qu’un masque derrière lequel se cache une personne qui cherche en vain la vraie paix et une joie authentique.
Le seul chemin pour trouver une paix durable pour le cœur et la conscience mène à Jésus-Christ, qui est mort sur la croix pour les hommes perdus. Quiconque vient à Lui avec ses péchés et croit en Lui trouve une paix profonde qu’il ne peut plus perdre.
Le Seigneur Jésus invite tous les humains : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28). Il encourage ses disciples qui croient en Lui par ces promesses : « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif » (Jean 14. 27).
D’après Näher zu Dir février 2025
« Oubliant ce qui est derrière et tendant avec effort vers ce qui est devant, je cours droit au but pour le prix de l’appel céleste de Dieu dans le Christ Jésus » Philippiens 3. 13 et 14.
SUR LE CHEMIN DE CHRIST
Trois courts appels nous encouragent, en tant que chrétiens, à poursuivre notre chemin vers notre demeure céleste :
En avant ! Nous avons besoin de cet encouragement lorsque les problèmes sur notre chemin de foi tentent de nous décourager. Ne nous arrêtons pas sur les chemins difficiles ou escarpés. Ne devenons pas paresseux dans le service du Seigneur. Le temps de l’action sera bientôt terminé. C’est pourquoi nous voulons avancer avec courage et continuer à travailler fidèlement.
Vers le haut ! Ce cri parvient à nos oreilles lorsque le monde tente de nous captiver avec ses opinions, ou lorsque nous risquons de devenir des chrétiens terrestres. Nous sommes citoyens du ciel et nous ne sommes ici que des étrangers ! Levons donc les yeux avec foi et avançons avec joie vers notre but céleste.
Sur le chemin ! Ce mot réconforte nos cœurs lorsque nous nous sentons seuls et éprouvés par les problèmes. En tant que croyants, nous le savons : le meilleur est devant nous ! Bientôt le Seigneur viendra et nous prendra dans la maison du Père. Là règne l’amour divin, là tout est merveilleux. Encore quelques pas et nous serons à la maison.
L’apôtre Paul nous sert d’exemple dans ces trois domaines : comme un coureur, il a couru vers la ligne d’arrivée. Il ne s’est pas laissé arrêter ou distraire dans le cheminement de sa foi. Pourquoi ? Parce qu’il regardait vers Christ au ciel et se réjouissait d’être bientôt avec Lui.
D’après Näher zu Dir février 2025
« Par ceci nous saurons que nous sommes de la vérité et nous assurerons nos cœurs devant lui » 1 Jean 3. 19.
IDENTITÉ ?
Récemment, mon portefeuille, qui contenait ma carte d’identité et d’autres papiers, a été volé. Pour couronner le tout, j’ai été arrêté lors d’un contrôle de billets sur le chemin du retour. Je n’avais pas mon laissez-passer et je ne pouvais pas m’identifier. Quelle honte ! En fait, je voulais aussi aller à la banque. Mais j’y ai renoncé parce que je n’avais pas sur moi de pièce d’identité. Ce jour-là, j’ai compris que la preuve d’identité est essentielle au bon fonctionnement de la vie quotidienne.
Après cette expérience, je me suis posé trois questions d’identité spirituelle :
Dieu sait-Il qui je suis ? Puis-je prouver à Dieu que je suis une personne qui entretient une relation ordonnée avec Lui ? Une confession de christianisme ne suffit pas pour cela. C’est seulement par la foi personnelle au Seigneur Jésus et à son œuvre rédemptrice sur la croix que je deviens un enfant de Dieu.
Est-ce que je sais qui je suis ? Si je me suis repenti et que j’ai accepté Jésus-Christ comme mon Sauveur, je suis sauvé. Maintenant je sais que Dieu m’a pardonné tous mes péchés et qu’Il m’aime. J’ai le ferme espoir d’être un jour avec le Seigneur Jésus pour toujours.
Est-ce que les gens autour de moi savent qui je suis ? La plupart des gens ne lisent pas la Bible. Peuvent-ils au moins voir quelque chose dans ma vie qui les oriente vers Jésus-Christ ? Suis-je un disciple qui confesse clairement son Seigneur ?
D’après Näher zu Dir février 2025
« Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie » Proverbes 4. 23.
PLANTES VÉNÉNEUSES
Il y a des plantes nuisibles qui peuvent germer dans nos cœurs. Lorsqu’elles grandissent et se propagent, elles affectent notre vie religieuse.
La confiance en soi : « Qui se confie en son propre cœur est un sot » (Prov. 28. 26). Si nous pensons pouvoir maîtriser notre vie grâce à notre propre force et à notre propre sagesse, les choses s’annoncent mal pour nous. Alors nous nous éloignons de Dieu et ne comptons plus sur Lui.
L’orgueil : « Car si, n’étant rien quelqu’un pense être quelque chose, il se séduit lui-même » (Gal. 6. 3). L’arrogance nous pousse à être vaniteux et à mépriser les autres. Dieu nous prévient des conséquences : « L’orgueil va devant la ruine, et l’esprit hautain devant la chute » (Prov. 16. 18).
L’envie : « Là où il y a jalousie et esprit de querelle, il y a également du désordre et toute espèce de mauvaises actions » (Jac. 3. 16). Lorsque nous envions les autres parce qu’ils ont plus ou peuvent faire plus que nous, nous devenons profondément malheureux. Nous commençons à penser négativement à leur sujet et risquons de les maltraiter également.
L’amertume : « Veillant… de peur que quelque racine d’amertume… ne vous trouble » (Héb. 12. 15). Lorsque les choses vont mal pour nous et que nous perdons de vue la grâce de Dieu, nous pouvons devenir amers intérieurement. Alors nous commençons à murmurer et à nous rebeller contre les voies de Dieu à notre égard.
Identifions les premiers signes de telles mauvaises pensées, et condamnons-les immédiatement !
D’après Näher zu Dir février 2025
« L’insensé a dit en son cœur : Il n’y a pas de Dieu » Psaume 14. 1.
L’HOMME SANS DIEU
Le Psaume 14 parle des personnes qui ne veulent pas croire en Dieu. Elles ferment consciemment les yeux sur toute preuve de son existence. Dieu se révèle dans la création : « En effet, depuis la création du monde, ce qui ne peut pas se voir de lui, c’est-à-dire à la fois sa puissance éternelle et sa divinité, se discerne au moyen de l’intelligence, d’après les choses créées, de sorte qu’ils sont inexcusables » (Rom. 1.20). Dieu parle également aux gens à travers des événements éprouvants dans leur vie. Pourtant, beaucoup ne veulent pas accepter que Dieu soit là.
Les gens qui nient l’existence de Dieu mènent généralement une vie de péché et d’impiété : « Ils se sont corrompus, … il n’y a personne qui fasse le bien » (Ps. 14. 1). Parce qu’ils ne reconnaissent pas l’autorité de Dieu sur eux, ils manquent de bases solides de moralité et d’éthique. Ils vivent donc comme ils l’entendent, sans se soucier des normes divines quant au bien et au mal. Cela a de graves conséquences : « La colère de Dieu est révélée du ciel contre toute impiété et toute iniquité des hommes » (Rom. 1. 18).
Dieu appelle ainsi tous ceux qui ont vécu de cette manière jusqu’à présent : « Revenez à moi de tout votre cœur » (Joël 2. 12). Il ne veut pas que les hommes soient perdus à jamais. C’est pourquoi, il y a deux mille ans, Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est mort sur la croix pour sauver les pécheurs perdus – et maintenant, Dieu dit à chaque humain : « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Act. 16. 31).
D’après Näher zu Dir février 2025
COMME PRÉVU
Je suis menuisier dans le secteur de la construction. Je travaille souvent avec mon équipe dans des immeubles de bureaux, en installant des cloisons intérieures et des plafonds. Lorsque je démarre un nouveau chantier, je reçois un ensemble de plans qui me montrent où et comment installer les murs et les plafonds.
Mais si j’ignorais les plans et travaillais comme bon me semble ? Que faire si je déplace un mur, une porte, ou si je change la hauteur du plafond ? Alors, la maison que l’architecte avait prévue ne serait jamais construite. Changer les plans de l’architecte de sa propre initiative me rappelle la façon dont les gens essaient d’atteindre le paradis. Tout est en jeu et il est impératif de suivre les plans de l’Architecte de nos vies. Mais les gens ont souvent leurs propres plans, leurs idées et leurs concepts. Quelqu’un m’a dit un jour que le chemin vers le paradis était « comme un voyage à Rome ». Tous les chemins y mèneraient !
Que dit Jésus-Christ, le Fils de Dieu, à ce sujet ? Il dit : « Je suis le chemin » (Jean 14. 6) ; c’est seulement par Lui que nous pouvons parvenir à Dieu. Ce ne sont pas nos efforts, nos prières, nos larmes, notre sincérité qui nous y conduiront – non, seul Jésus peut nous sauver. Car « il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a pas non plus sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés » (Act. 4. 12).
D’après die gute Saat février 2025
« Heureux ceux qui lavent leur robe, afin qu’ils aient droit à l’arbre de vie et qu’ils entrent par les portes dans la cité. Dehors les chiens, les magiciens, les fornicateurs, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge ! » Apocalypse 22. 14 et 15.
QUI EST LAISSÉ POUR COMPTE ?
Jésus-Christ reviendra. Ceux qui « ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau » seront alors enlevés par Lui au ciel (Apoc. 7. 14). Ils ont compris qu’ils étaient perdus et qu’ils ne pouvaient pas se sauver eux-mêmes. Ils ont entendu dire que Quelqu’un avait payé pour eux parce que Dieu voulait les sauver. Ils sont donc venus, ont confessé leur culpabilité devant Dieu et bénissent leur Sauveur Jésus-Christ d’être mort sur la croix par amour pour eux. Qui est laissé pour compte ?
– Celui qui restera, c’est celui qui savait qu’il avait péché devant Dieu – mais qui ne voulait pas être purifié de ses péchés.
– Il restera celui qui connaissait le chemin – mais ne voulait pas le prendre.
– Il restera celui qui se tenait devant la porte étroite, la main pratiquement déjà sur la poignée de la porte – et qui hésitait ensuite.
– Il restera celui qui aimait le plaisir plus que Dieu, qui se laissait distraire et oubliait ce qui était le plus important.
– Il restera celui à qui on a demandé à plusieurs reprises de venir – et qui a refusé.
– Il restera celui qui se disait chrétien, mais qui ne l’a jamais vraiment été.
– Il restera ceux qui croyaient que le chemin du salut était vrai, peut-être même qui le prêchaient – mais qui ne le suivaient jamais personnellement.
– Il restera celui qui n’a jamais confessé Jésus-Christ par peur du ridicule.
– Il restera celui qui lit le message de son salut – et pourtant ne le prend pas au sérieux et ne se convertit pas.
C’est pourquoi : « Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2).
D’après die gute Saat février 2025
« Sondez les Écritures, … ce sont elles qui rendent témoignage de moi » Jean 5. 39.
« Dieu… nous a vivifiés ensemble avec le Christ… afin de montrer dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le Christ Jésus » Éphésiens 2. 7.
LE TRÉSOR SUR L’ÉTAGÈRE
À l’époque où les États-Unis vivaient la Grande Récession, un certain M. Yates possédait de vastes étendues de pâturages dans l’est du Texas, où il faisait paître son petit troupeau de moutons. Il ne gagnait pas beaucoup d’argent et parvenait à peine à subvenir aux besoins de sa famille. Un jour, une compagnie pétrolière lui a demandé la permission de forer dans son domaine pour trouver du pétrole sur ses terres. Pensant qu’il n’avait rien à perdre, il les laissa faire. Le forage fut un succès : en 1926, on découvrit l’un des plus grands gisements de pétrole jamais découverts en Amérique du Nord ! Cet homme est devenu milliardaire du jour au lendemain. Mais en fait, il était déjà milliardaire depuis qu’il avait acheté ce terrain. Le pétrole avait toujours été là, mais il n’en avait aucune idée.
Ce fait nous fait penser aux nombreuses personnes qui ont une Bible sur leur étagère, mais ne l’ont jamais lue. Ont-ils une idée du genre de trésor qui se trouve là ? La Bible est la Parole de Dieu. C’est donc à nous de décider si nous voulons renoncer à ce trésor et continuer à vivre comme avant, ou si nous voulons lire la Bible et y découvrir les richesses de Dieu, telles que « les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté… en Jésus-Christ ». La Bible nous montre le chemin pour trouver la paix avec Dieu et le bonheur assuré en Christ – des richesses qui valent bien plus que le pétrole ou l’or !
Lorsque nous lisons la Bible, nous vivons ce que beaucoup de gens avant nous ont vécu : « J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin » (Ps. 119. 162).
D’après die gute Saat février 2025
« Car notre légère tribulation d’un moment produit pour nous, en mesure surabondante, un poids éternel de gloire » 2 Corinthiens 4. 17.
TROIS INSCRIPTIONS
La cathédrale de Milanest l’une des plus grandes églises du monde en termes de superficie. Sa construction commença en 1386, mais lorsqu’elle fut inaugurée en 1572, près de 200 ans plus tard, sa construction n’était toujours pas terminée.
Des inscriptions sont placées au-dessus des nombreux portails, principaux et latéraux. Sur l’un d’eux se trouve un beau rosaire avec l’inscription : « Tout ce qui apporte de la joie n’est que pour un instant ». Au-dessus d’un autre portail, il y a une croix gravée avec les mots : « Tout ce qui apporte de l’inquiétude n’est que pour un instant ». Et au-dessus d’un autre portail, il est écrit : « La seule chose qui compte est ce qui est éternel ».
« Tout ce qui apporte de la joie ne dure qu’un instant. » C’est vrai. Le sourire d’un bébé, la joie d’un jouet, la première voiture, le mariage, la naissance d’un enfant, la promotion – toutes ces choses ne vous rendent heureux que pendant un temps limité.
« La seule chose qui compte, c’est ce qui est éternel ». Cela est également vrai. Lorsque nous confessons nos péchés à Dieu, nous éprouvons une joie éternelle de savoir qu’ils sont pardonnés et que nous sommes désormais enfants de Dieu, enfants d’un Père aimant – qu’un jour, les larmes, la mort et le chagrin n’existeront plus, et que nous serons avec Dieu pour toujours (Apoc. 21. 4).
Dans ce contexte, la troisième inscription est également vraie : « L’inquiétude ne dure qu’un instant ». Pour celui qui a cru, comme l’apôtre Paul, et qui a suivi les traces du Seigneur Jésus, les soucis de la vie sont comme « une légère tribulation ». Il n’ignorera pas, et n’endurera pas, sans y être sensible, la tristesse et les difficultés, mais les jugera à la lumière de ce « poids éternel de gloire ».
D’après die gute Saat février 2023
« Que les vieillards soient sobres, dignes, sages, sains dans la foi, dans l’amour, dans la patience » Tite 2. 2
EXHORTATIONS AUX FRÈRES ÂGÉS DANS L’ASSEMBLÉE
Le Seigneur a des recommandations spéciales pour chaque groupe d’âge qui se trouve dans une assemblée de croyants. Dans le passage ci-dessus, Il s’adresse aux vieillards. Dieu leur donne les directives appropriées à leur place scripturaire de direction dans l’assemblée.
La première exhortation, c’est d’être sobres, d’avoir un jugement spirituel clair, non soumis à de fausses influences. Cette mise en garde est bien à sa place pour nous tous, jeunes ou plus âgés. Les traditions, les coutumes, ou d’autres choses qui peuvent nous diriger, doivent toutes être soumises à l’Esprit de Dieu – sans cela ces choses auront une mauvaise influence sur notre vie.
Être dignes vient ensuite. Quelle bénédiction d’avoir parmi nous des frères plus âgés qui montrent ces caractères – qui s’opposent aux impulsions de la chair. Cela montre le caractère d’une vie disciplinée devant le Seigneur, et cela s’acquiert d’ordinaire par la seule expérience. Être sages est très proche. La sagesse sait quand il faut se retenir de parler, et quand et comment parler fermement, cependant avec une pieuse modération. C’est la manière de s’exprimer de celui qui a appris à agir comme le Seigneur.
Mais l’apôtre poursuit en écrivant que les frères âgés doivent être sains dans la foi. C’est la condition spirituelle qui comprend comment appliquer les vérités de la Parole de Dieu. Cette qualité est tellement nécessaire aujourd’hui où la vérité est mêlée avec des idées humaines et sert à satisfaire la chair. Mais ils doivent aussi être sains dans l’amour et dans la patience, des vertus très précieuses pour le Seigneur et bénéfiques à ses rachetés. Rien de valable ne sera jamais accompli dans l’assemblée où ces choses manquent chez les frères âgés auxquels le Seigneur confie un rôle de conducteurs.
D’après the Lord is near avril 1987
« Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite, comme dans le ciel, aussi sur la terre » Matthieu 6. 10.
L’APPLICATION EXACTE DE CE PASSAGE
Les gens, très souvent, pensent que le Royaume des cieux, c’est la même chose que l’Église de Dieu, mais ce n’est pas du tout le cas – bien que ceux qui composent l’Église soient dans le Royaume.
En supposant un moment que Christ n’ait pas été rejeté : le Royaume aurait été édifié sur la terre. Il ne pouvait certainement pas en être ainsi, mais cela montre la différence entre le Royaume et l’Église. Le Royaume de Dieu était là dans la Personne de Christ, le Roi ; mais aussi longtemps qu’Il était sur la terre, ce n’était pas le Royaume des cieux. Christ ayant été rejeté, Il ne pouvait pas prendre alors son royaume extérieurement, mais Il est monté en-haut. Ainsi la sphère du règne de Christ est aux cieux. Les cieux règnent, et le royaume est toujours le Royaume des cieux, parce que le Roi est au ciel ; mais à la fin il sera pour ainsi dire subdivisé, entre le Royaume du Père – la partie céleste – et le Royaume du Fils – la partie terrestre.
Si nous comprenons le Royaume des cieux comme étant le règne de Christ, pendant que le Roi est au ciel, c’est très simple. Si Christ avait institué un royaume quand Il était avec les Juifs, cela n’aurait pas été le Royaume des cieux, puisqu’Il n’était pas au ciel. C’est pourquoi il est dit : « Le royaume de Dieu est au milieu de vous », mais « Le royaume des cieux est proche ».
L’évangile est le seul moyen que nous avons pour rassembler les âmes dans le Royaume, et de telles âmes sont appelées avec raison « les fils du royaume ». Mais dans les limites assignées par Dieu, Satan agit et sème de l’ivraie là où la bonne semence a été semée, et eux sont aussi dans le Royaume.
L’Église, ou plutôt l’Assemblée de Dieu, comme telle, n’a rien à faire avec la pensée d’un royaume.
« Car vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus Christ : pour vous, lui qui était riche a vécu dans la pauvreté, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis » 2 Corinthiens 8. 9.
Qui aurait jamais pensé que le petit Enfant déposé dans une crèche à Bethléhem ait été riche ? Qui aurait pensé qu’Il possédait « les mondes » qu’Il avait « faits » (Héb. 1. 3) et « tout animal de la forêt, les bêtes sur mille montagnes » (Ps. 50. 10) ? Selon les apparences extérieures, le Fils de l’Homme (le Seigneur Jésus) était pauvre, bien qu’Il possédât toute chose et qu’en Lui ait habité « toute la plénitude de la déité corporellement » (Col. 2. 9). Jamais, pourtant, Il ne s’est servi de ses ressources divines pour alléger les conditions de vie terrestres dans lesquelles, volontairement, Il était venu vivre.
Il était riche de toute éternité et Il avait à sa disposition une multitude d’anges, mais Il a laissé tout cela pour accomplir tous les commandements de son Père. Comme nous l’avons lu dans le verset ci-dessus, le Fils de Dieu s’est appauvri pour nous, « afin que, par sa pauvreté », nous puissions devenir riches. L’esprit humain ne peut pas imaginer jusqu’à quel point Il était riche, et ne peut pas non plus explorer la profondeur de la pauvreté dans laquelle son âme sainte est entrée lorsque, sur la croix, Il a porté nos péchés et a été fait péché pour nous.
Qu’Il nous a enrichis ! Il nous a déjà amenés vers son Dieu et Père ; en Lui nous avons part « aux immenses richesses de sa grâce » (Éph. 2. 7). Bientôt le Seigneur nous appellera au ciel pour partager la gloire de son règne, dans la joie de la maison du Père.
C’est au Seigneur Jésus que nous devons toutes les bénédictions présentes et à venir, et tout ce qui, selon le conseil de Dieu, est préparé pour nous dans l’éternité.
« Nous tous nous avons reçu et grâce sur grâce… La grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » Jean 1. 16 et 17.
« Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse » 2 Corinthiens 12. 9.
Seigneur, quand ma confiance en toi est mise à l’épreuve par les circonstances de la vie, quand j’ai l’impression que tu n’écoutes pas mes prières, quand surgissent les doutes ou la rébellion, tu me rappelles que ta grâce me suffit, car ta puissance s’accomplit dans la faiblesse. Si mon orgueil prend le dessus, si la confiance en moi-même me fait oublier que sans toi je ne suis rien, tu me rappelles que, seule ta grâce me suffit… Si, accablé par les évènements de la vie je ressens ma fragilité et mes limites, si le découragement m’atteint, tu me le rappelles à nouveau.
Quand j’ai le sentiment d’être fort et brillant, quand tout paraît bien réussir, si je suis fier de ce que je suis parvenu à faire, tu me le rappelles encore, parce que ta puissance ne peut pas s’accomplir avec mes prétentions.
Si la douleur et la souffrance me déchirent, quand la peur du lendemain m’oppresse, quand j’ai l’impression d’être dans un désert et non pas dans de verts pâturages, tu me dis encore que ta grâce me suffit…
J’ai souvent tendance à prendre la vie comme quelque chose qui m’est dû, et je considère tes bienfaits comme une chose normale, en oubliant que « tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait » viennent de toi (Jac. 1. 17). Alors, tu me rappelles que ce sont les soins de ta grâce qui me comblent. Seigneur, oui, tout est grâce !
Si je me suis éloigné de toi, et qu’un sentiment de culpabilité m’envahit, que le péché m’oppresse, ta grâce est toujours là pour me pardonner, me relever et me ramener à toi.
Merci, Seigneur, pour cette immense grâce que tu m’offres, au prix de ta vie que tu as donnée sur la croix.
Avez-vous lu ces paroles dans la Bible ? Elles se trouvent en 1 Corinthiens 15. 52, et nous parlent du moment où le Seigneur Jésus viendra pour chercher tous ceux qui ont placé leur confiance en Lui. Le jour du retour du Seigneur est tout proche, et cette pensée devrait remplir de joie tous ceux qui sont lavés dans son sang précieux.
Bill avait souvent entendu parler du retour du Seigneur Jésus, et souvent il avait entendu ces paroles : « Car la trompette sonnera et les morts seront ressuscités… ». Mais Bill n’était pas encore sauvé. Certes il n’était pas ce que vous appelleriez un très méchant garçon, mais la Bible dit : « Il n’y a pas de différence, car tous ont péché » (Rom. 3. 22 et 23).
Bill savait qu’il était un pécheur aux yeux de Dieu, et il savait aussi qu’il n’avait jamais reçu le Seigneur Jésus comme son Sauveur.
Un jour, le père de Bill envoya son fils chercher un outil dans la grange. L’enfant trouva facilement l’objet, et était déjà sur le pas de la porte lorsqu’il entendit quelque chose qui le cloua de terreur sur place. C’était un puissant son de trompette. Bill tomba aussitôt sur ses genoux et cria au Seigneur de le sauver. Mais il avait en même temps la certitude que c’était déjà trop tard, car il savait que la trompette rassemblerait tous ceux qui sont sauvés en un clin d’œil, et il était sûr qu’il avait été laissé en arrière.
Le son de la trompette cessa et un silence solennel lui succéda. Terrifié, Bill se releva et rentra à la maison. À son grand soulagement, son père et sa mère étaient encore là ; et il vit que son père venait de prendre en mains un immense coquillage de mer qui se trouvait depuis des années sur la cheminée. En soufflant dans l’une des extrémités de la coquille, le père avait produit comme un puissant son de trompette, sans savoir quel effet cela produirait sur son fils. Vous serez heureux de savoir que Bill se confie maintenant joyeusement dans le Seigneur Jésus, et qu’il attend paisiblement le moment où la trompette du ciel se fera entendre.
« Ma parole et ma prédication n’ont pas été en paroles persuasives de sagesse, mais en démonstration de l’Esprit et de puissance, afin que votre foi ne repose pas sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu » 1 Corinthiens 2. 4 et 5.
COMMENT SE FAIT LA PRÉDICATION ?
Lors de son deuxième voyage missionnaire, Paul est venu à Corinthe pour prêcher l’Évangile. Il a expliqué aux gens qu’ils sont coupables devant Dieu et qu’ils ne peuvent être sauvés du jugement divin que par la foi personnelle au Seigneur Jésus, qui est mort sur la croix pour eux.
Lorsque l’apôtre proclamait cette bonne nouvelle, il renonçait aux moyens humains qui l’auraient rendue attrayante. Il ne s’est pas présenté comme un orateur éloquent et divertissant et n’a pas essayé de réfuter les objections des gens avec des arguments convaincants. Il y avait plusieurs raisons à cela :
Paul savait que seule la Parole vivante et efficace de Dieu peut conduire une personne à la repentance et à la foi au Seigneur Jésus. La rhétorique et l’argumentation humaines, en revanche, font appel à l’esprit et donnent souvent lieu à des discussions inutiles.
L’apôtre était également conscient de l’importance de l’œuvre de l’Esprit de Dieu dans la conversion. Le Saint-Esprit donne de la puissance au message divin afin qu’une personne reconnaisse sa culpabilité et accepte Jésus-Christ comme son Sauveur.
Paul ne voulait pas être lui-même le centre de l’attention, mais plutôt montrer le Fils de Dieu, qui est devenu homme et est mort sur la croix pour les pécheurs. L’attention des hommes doit être attirée sur Christ crucifié, car c’est seulement en Lui que se trouve le salut.
D’après Näher zu Dir février 2025
« Vous aussi, soyez prêts ; car le Fils de l’homme vient, à l’heure que vous ne pensez pas » Matthieu 24. 44.
ÊTES-VOUS PRÊT ?
L’île de Texel, dans la mer du Nord, disposait déjà de sa propre alimentation électrique en 1927. L’électricité était produite sur l’île et coupée chaque soir vers 23 heures. Un ingénieur électricien avertissait les résidents avant de finalement couper le courant. Cela signifiait que chacun pouvait allumer sa lampe à huile en toute tranquillité.
Certains imaginent que le retour du Seigneur Jésus sera similaire. Il y aurait des avertissements divins afin que les hommes aient suffisamment de temps pour se repentir et faire la paix avec Dieu. Jusque-là, croient-ils, ils peuvent vivre comme ils le souhaitent.
Mais la Bible parle tout à fait différemment ! Elle ne dit pas : Attends ! Non, elle nous exhorte : « Soyez prêts ! car le Fils de l’homme vient ». Cet appel est justifié : La question n’est pas de savoir s’il viendra, mais quand il viendra. Tous ceux qui sont prêts iront avec lui. Mais aux autres il dira : « Je ne vous connais pas » (Mat. 25. 12).
Que devons-nous faire pour être prêts ? Il est nécessaire que nous confessions nos péchés à Dieu et que nous croyions en Jésus-Christ, qui est mort sur la croix pour notre salut. Alors Dieu nous pardonne et nous accepte. Nous sommes maintenant prêts pour le Seigneur Jésus. Il a promis à ses disciples : « Je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14. 3).
D’après Näher zu Dir février 2025
« Heureux l’homme qui trouve la sagesse, et l’homme qui obtient l’intelligence ! » Proverbes 3. 13.
DIEU DONNE LA SAGESSE
En tant que croyants, nous avons besoin de sagesse pour connaître la volonté de Dieu et l’accomplir. La sagesse nous est également nécessaire pour que nous puissions nous comporter correctement dans des situations individuelles et traiter nos semblables de la bonne manière. Nous avons également besoin de sagesse pour nos tâches dans la famille, dans notre travail et dans le peuple de Dieu. Cela génère la question : comment pouvons-nous obtenir la sagesse nécessaire ? La Bible attire notre attention sur deux sources d’aide :
– La Parole de Dieu : « Dès l’enfance, tu connais les Saintes Lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi qui est dans le Christ Jésus » (2 Tim. 3. 15). Ce que Dieu a écrit dans la Bible peut nous rendre sages dans notre vie quotidienne. Dans la Bible, nous trouvons de nombreux conseils utiles pour notre comportement, et des exemples de croyants qui ont plus ou moins bien réussi. Lorsque nous regardons le Seigneur Jésus dans les Évangiles, nous voyons ses relations sages avec les gens. Nous pouvons beaucoup apprendre de Lui !
– La prière : « Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il demande à Dieu, qui donne à tous libéralement et qui ne fait pas de reproches, et elle lui sera donnée » (Jac. 1. 5). Nous pouvons demander à Dieu la sagesse afin de savoir comment nous comporter dans chaque situation. Il nous la donnera volontiers, et Il ne lie jamais la réponse à notre prière à un reproche.
D’après Näher zu Dir février 2025
« Tu l’appelleras du nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés » Matthieu 1. 21.
LE NOM DE JÉSUS
Jésus-Christ est le Fils de Dieu et le Sauveur du monde. « En son nom », c’est-à-dire : En sa personne, quiconque croit de cœur en Lui trouve le salut éternel, le pardon divin, et une vie nouvelle.
Le salut : « Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a pas non plus sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés » (Act. 4. 12). Celui qui met sa confiance dans le Seigneur Jésus, qui a donné sa vie pour les hommes perdus, ne sera pas jugé par Dieu. Il est sauvé pour le temps et l’éternité.
La vie éternelle : « Je vous l’ai écrit, afin que vous sachiez que vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu » (1 Jean 5. 13). Quiconque croit que Jésus-Christ est le Fils de Dieu reçoit la vie éternelle. Il ne peut jamais perdre cette vie qui lui assure la communion avec Dieu.
Le pardon des péchés : « Tous les prophètes lui rendent témoignage que, par son nom, quiconque croit en lui reçoit le pardon des péchés » (Act. 10. 43). Quiconque croit au Seigneur Jésus, qui a souffert sur la croix pour les péchés des humains, et vient à Dieu en confessant ses péchés, recevra un plein pardon.
Tout dépend de la foi en l’œuvre de Jésus-Christ. Sans Lui, l’homme est perdu. Avec Lui, il a le bonheur éternel.
D’après Näher zu Dir février 2025
« Recueille mes larmes dans ton outre ; ne sont-elles pas inscrites dans ton livre ? » Psaume 56. 9.
« Jésus pleura » Jean 11. 35.
« Il (Dieu) essuiera toute larme de leurs yeux » Apocalypse 21. 4.
PLEURER
L’écrivain français Alfred de Vigny (1797-1863) a écrit dans son poème « La mort du loup » : « Gémir, pleurer, prier sont également lâches ».
Cela est-il correct ? Pleurer est-il un signe de faiblesse ? Non, au contraire : en pleurant, nous soignons le deuil et la douleur émotionnelle. Lorsque quelqu’un pleure, il exprime qu’il a besoin de réconfort, ou qu’il ressent de la compassion pour une autre personne.
Jésus aussi pleura. Il l’a fait « avec ceux qui pleuraient » sur la tombe de son ami Lazare. Beaucoup étaient venus là pour réconforter les sœurs de Lazare, Marie et Marthe (Rom. 12. 15). Une autre fois, Jésus pleura sur Jérusalem – parce qu’Il savait ce qui arriverait à ses habitants, lorsque la ville serait détruite en 70 après J.-C. (cf. Luc 19. 41 et 42).
De nombreux autres passages du récit de la vie de Jésus montrent qu’il était plein de compassion lorsqu’il rencontrait des destins difficiles. On dit alors qu’il fut « ému intérieurement » (par exemple, en Mat. 9. 36 ; 14. 14 ; 15. 32 ; 20. 34). Jésus ne voit pas seulement notre tristesse, mais Il sympathise aussi profondément avec nous lorsque nous souffrons, lorsque nous nous sentons misérables, lorsque nous sommes en deuil ou dans le besoin. Celui qui crie par la prière devant Dieu envoie un appel à l’aide silencieux vers le « Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation ». Et ceux qui ont expérimenté le réconfort de Dieu sont alors mieux à même de réconforter les autres (voir 2 Cor. 1. 3 et 4). Pleurer n’est pas du tout lâche !
D’après die gute Saat février 2025
« Celui qui prend garde à la parole trouvera le bien, et celui qui se confie en l’Éternel est heureux » Proverbes 16. 20.
UN AVENIR SOMBRE ?
Il y a quelques années, lorsqu’on demandait aux jeunes Japonais de quelle couleur ils voyaient leur avenir, la plupart d’entre eux répondaient : « gris ». Après ces dernières années de crises, de catastrophes et de maladies, une telle enquête dans les pays occidentaux ne serait probablement pas très différente. L’histoire de l’humanité est une histoire de désastres, de violence, de culpabilité et de profonde misère.
Dieu l’a-t-il voulu ainsi ? Non, car lorsqu’Il a créé l’homme, Il l’a placé dans un beau jardin et a pourvu à tous ses besoins. Par-dessus tout, Dieu était en communion avec ce couple, qui vivait dans le bonheur et l’harmonie. Mais alors le séducteur est venu, et l’homme l’a écouté, et n’a pas tenu compte de ce que Dieu avait dit. En ce temps-là, les hommes disaient : Je n’écouterai pas Dieu ! Les gens ont dit à peu près la même chose à propos de Jésus-Christ : « Nous ne voulons pas que celui-ci règne sur nous ! » (Luc 19. 14). Il n’est pas étonnant que la couleur du futur soit le gris. Mais ce qui est encore pire, c’est que ce gris finira un jour par se transformer dans le noir de l’éloignement de Dieu, si nous ne nous retournons pas pour revenir à Dieu.
« Le Seigneur… est patient envers vous, ne voulant pas qu’aucun périsse, mais que tous viennent à la repentance » (2 Pier. 3. 9). C’est pourquoi Il a donné son Fils, « afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).
Avec une patience inlassable, Dieu appelle encore aujourd’hui les gens à la repentance.
« Celui qui prend garde à la parole trouvera le bien, et qui se confie en l’Éternel est bienheureux » (Prov. 16. 20).
D’après die gute Saat février 2025
« Abraham dit : … je disais : Assurément il n’y a pas de crainte de Dieu en ce lieu, et ils me tueront à cause de ma femme » Genèse 20. 11.
JUGER LES RACINES DES ACTIONS
Le cœur doit être restauré aussi bien que la conscience. Il arrive souvent, dans l’histoire des âmes, que, bien que la conscience soit parfaitement claire quant à certains actes que nous avons accomplis, cependant la racine d’où proviennent ces actes n’ait pas été atteinte. Les actes apparaissent à la surface de la vie quotidienne, mais les racines sont cachées au fond du cœur, peut-être inconnues de nous-mêmes et des autres, mais complètement à nu aux yeux de Celui à qui nous avons affaire.
Or ces racines doivent être atteintes, exposées et jugées avant que le cœur soit dans la condition convenable avec Dieu. Voyez Abraham. Il commença sa course avec une certaine racine dans le cœur, une racine de retenue incrédule par rapport à Sara. Cela le fit errer quand il descendit en Égypte, et bien que sa conscience ait été restaurée, et qu’il soit retourné à son autel à Béthel, cependant la racine ne fut touchée que des années plus tard ; dans l’affaire avec Abimélec, roi de Guérar. Tout cela est profondément pratique et très solennel.
Identifiez-vous vos racines ? Sans doute, il est difficile, très difficile de les connaître. Elles sont profondes et multiples : l’orgueil, la vanité personnelle, la convoitise, l’irritabilité, l’ambition – ce sont quelques-unes des racines du caractère, les ressorts poussant à l’action, sur lesquelles un jugement sévère doit être appliqué. Nous devons faire savoir à notre nature que l’œil du jugement de soi est continuellement sur elle. Nous devons mener le combat sans arrêt. Il se peut que nous devions nous lamenter sur des fautes occasionnelles : mais nous devons maintenir le combat, car le combat montre la vie. Que le Saint Esprit puisse nous fortifier dans ce combat sans trêve.
D’après the Lord is near avril 1987 (C.H.M.)
« Tu feras ses sept lampes ; on allumera ses lampes, afin qu’elles éclairent en face de lui. Ses mouchettes et ses vases à cendre seront d’or pur » Exode 25. 37 et 38
LA SIGNIFICATION DU CHANDELIER
Le chandelier, placé dans la première partie du tabernacle, était fait entièrement d’or battu, d’une seule pièce, avec un axe central et six branches, qui supportaient ses sept lampes. L’or parle de la gloire de Dieu révélée dans la Personne bénie du Seigneur Jésus, le Porteur suprême de toute lumière selon Dieu. L’huile pour la lampe est mentionnée ailleurs, et nous savons que c’est un type de la puissance de l’Esprit de Dieu.
Il est aussi question ici des mouchettes et des vases à cendre, mais il est très intéressant que ce qui les rend nécessaires, c’est-à-dire les mèches, ne soit pas mentionné du tout. La raison, à n’en pas douter, c’est que ce chapitre insiste sur ce qui est d’or, c’est-à-dire entièrement divin. En fait, la lumière elle-même ne servait pas seulement à éclairer le sanctuaire, mais d’abord à briller sur le chandelier, car c’est Christ Lui-même qui doit être l’objet présenté.
Les mèches ne parlent pas de ce qui est divin, car elles doivent être nettoyées chaque jour avec les mouchettes. Les mèches représentent, par conséquent, les croyants qui, par la puissance de l’Esprit de Dieu, ont le privilège de briller pour le Seigneur Jésus, de rendre un témoignage précieux à la gloire de sa Personne. Quel honneur, en vérité, nous est accordé ainsi ! Mais nous ne pouvons continuer à briller clairement que si nous sommes régulièrement purifiés par les mouchettes d’or. Cela implique que nous nous tenions dans la présence du Seigneur Jésus pour qu’Il s’occupe de ce qui a déjà été brûlé. Car ce qui n’a pas été nettoyé causera un manque de lumière et de la fumée. Ce n’est qu’en s’attendant à Lui que nous renouvellerons nos forces afin de rendre un témoignage clair et brillant pour Lui.
Les mouchettes nous rappellent que le Seigneur se souviendra de ce que chaque enfant de Dieu a fait en son nom. Mais il est bon pour nous, aujourd’hui, de laisser tout cela derrière nous et de nous concentrer sur ceci : Que sa gloire soit manifestée.
D’après the Lord is near avril 1987 (L.M. Grant)
« Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, et l’amour de Dieu, et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous ! » 2 Corinthiens 13. 13.
VIVRE DANS LA COMMUNION AVEC LE SEIGNEUR JÉSUS
Il y a grand besoin, aujourd’hui, que nous soyons plus paisibles devant le Seigneur. Qu’il est important d’entrer et de demeurer dans une telle heureuse communion avec Lui, afin que nous puissions, en tout temps, montrer le fruit de l’Esprit qu’on trouve en Galates 5. 22 et 23 : « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bienveillance, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi » ! Ces passages sont exactement la description de ce qu’est notre Seigneur Jésus Christ, et de ce qu’Il veut être pour chacun des siens. Cela est très précieux pour le cœur qui a goûté que le Seigneur est bon. Oh ! Que nous puissions entrer davantage dans la pensée de Dieu au sujet de Celui dont la beauté infinie était son délice quotidien, qui Lui plaisait toujours, dont la viande était de faire sa volonté.
Mais quand nous nous réjouissons dans son amour, pensons-nous aussi que Lui en a de la joie ? Nous chantons : Ce sera la gloire pour moi. Mais il serait bien plus béni de chanter : Ce sera de la gloire pour Lui. Que nous puissions être si complètement détachés de nous-mêmes et de rechercher notre propre bien-être, pour être capables de vivre devant Lui simplement pour répondre aux besoins de son cœur aimant, pour Lui donner de la joie.
Personne n’a jamais été heureux en cherchant le bonheur. Seuls ceux qui cherchent à donner de la joie au cœur d’un autre connaissent une joie réelle. Nous allons souvent à Lui pour avoir la réponse à nos besoins. Allons-nous à Lui quelquefois seulement pour répondre au désir de son propre cœur d’amour ?
Puissions-nous toujours nous demander : Cela apportera-t-il de la joie à son cœur aimant ? Il se peut que nous fassions beaucoup de choses qui ne sont pas positivement mauvaises, mais Lui apporteront-elles de la joie ? Comme nous avons besoin de mieux le connaître ! Alors d’autres choses pâliront dans l’arrière-plan, car Il est la plénitude de Dieu.
D’après the Lord is near avril 1987
« Que la parole du Christ habite en vous richement, vous enseignant et vous exhortant l’un l’autre en toute sagesse, par des psaumes, des hymnes, des cantiques spirituels, chantant de vos cœurs à Dieu » Colossiens 3. 16.
LA VIE QUE CHRIST DONNE
Nous entendons souvent parler du genre de vie que Christ donne à ceux qui se confient en Lui. Je désirerais relever quatre mots du verset ci-dessus qui parlent du genre de vie qu’Il ne nous donne pas !
C’est d’abord habiter. Christ ne nous donne pas une vie occasionnelle, mais une vie éternelle et abondante. Il ne souhaite pas que nous allions à Lui seulement à l’occasion, mais que nous permettions à sa Parole de demeurer richement en nous. Cela signifie que nous nous immergions jour après jour dans la Parole de Dieu et dans la prière.
Le deuxième mot, c’est la sagesse. Christ ne donne pas une vie vide et superficielle. Le vieux dicton américain : Nous vieillissons trop tôt et devenons sages trop tard, ne devrait pas s’appliquer aux chrétiens. Nous pouvons commencer jeunes à apprendre de cette sagesse qui vient d’en-haut et qui est trouvée en Christ.
En troisième lieu, c’est enseigner et exhorter. Dieu ne donne pas une vie inutile. Nous n’avons pas besoin d’être des prédicateurs pour nous enseigner et nous exhorter les uns les autres. Tout chrétien peut transmettre ce qu’il a appris de Christ à une autre personne, et le faire comme aide.
Le quatrième mot, c’est chanter. Christ ne donne pas une vie misérable. Satan aimerait nous faire croire cela, mais en fait les cantiques du chrétien expriment la joie de la vie qu’il a trouvée en Christ. Nous avons le droit de chanter parce que nous avons été rachetés.
D’après the Lord is near avril 1987
« Étudie-toi à te présenter à Dieu : approuvé » 2 Timothée 2. 15.
LA PAROLE DE DIEU EST LE GUIDE, LA NOURRITURE, LA VOIX DE DIEU POUR LE CHRÉTIEN
Cela ne donnera jamais rien de bon, de s’asseoir comme un rat de bibliothèque pour lire la Bible. Nous pouvons remplir notre mémoire de connaissance biblique, et nous pouvons connaître à fond les doctrines bibliques et le texte de l’Écriture, sans avoir ni onction ni puissance. L’Écriture est intimement liée à notre condition morale et spirituelle, à notre marche quotidienne, à nos habitudes et nos voies de vie pratique. Dieu nous a donné sa Parole pour former notre caractère, pour gouverner notre conduite, et pour modeler notre course ; et par suite, si la Parole n’a pas une influence pratique et une autorité reconnue sur nous, c’est la pire folie de penser à accumuler une masse de connaissances spirituelles dans la mémoire. Cela ne peut que nous rendre vaniteux, et nous tromper. La simple profession de la vérité, qui n’agit pas sur la conscience, et ne se voit pas dans la vie, est l’un des dangers particuliers d’aujourd’hui.
En ce qui concerne la question de faire usage d’écrits humains pour nous aider dans l’étude de l’Écriture, une grande retenue est nécessaire. Il ne fait pas de doute que le Seigneur peut – et Il le fait – se servir des écrits de ses serviteurs, tout comme Il le fait de leur ministère oral, pour notre instruction et notre édification. Mais, nous le répétons, une grande précaution, une sérieuse dépendance du Seigneur sont nécessaires, afin de ne pas abuser d’un si précieux don.
La nourriture qui nous convient est fraîche, vivante, puissante, formative ; elle parle au cœur, et brille dans la vie ; et nous croissons dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur Jésus Christ. Nous devons nous souvenir que la Sainte Écriture est la voix de Dieu. Ne l’oublions jamais.
D’après the Lord is near avril 1987 (C.H.M.)
« Oui, à nous de faire selon tes paroles ; mais le peule est nombreux, et c’est la saison des pluies… et ce n’est pas l’œuvre d’un jour ni de deux » Esdras 10. 12 et 13
LA SAGESSE D’ESDRAS COMME CONDUCTEUR
Esdras est un exemple remarquable, dans la Bible, d’un conducteur spirituel. C’était quelqu’un qui était dévoué à la Parole de Dieu, et c’était aussi un homme de prière. Sa fermeté raisonnée était une autre évidence de sa capacité donnée par Dieu comme conducteur spirituel.
Fermeté raisonnée semble être une contradiction dans les termes, mais ce n’est pas vraiment le cas. Lorsque Esdras fut confronté à un problème moral au sujet du peuple de Dieu, il ne pardonna pas le péché et ne changea pas les exigences de Dieu, de manière à minimiser le problème. Il resta ferme sur sa position, à savoir que le peuple avait grandement péché devant Dieu, et qu’une action sévère devait être accomplie. En même temps, toutefois, Esdras fut flexible dans la manière dont il traita le problème. Il accepta de demander, pour être aidé, l’avis de Shecania (ch. 10. 2 à 4). Quelques-uns, des conducteurs spirituels, refusent absolument d’écouter l’avis de « leur » troupeau. Ils sont inflexibles dans leurs idées sur ce qui doit être fait, et comment cela doit être fait.
On voit aussi la capacité d’Esdras à bien vouloir écouter la raison. Le peuple reconnaissait avoir été coupable, et ils désiraient réellement redresser la situation, mais ils avaient besoin d’un délai supplémentaire. De plus, la pluie tombait à flots et ils commençaient à avoir froid. Esdras n’était pas un conducteur tellement rigide qu’il exigeât que la question soit résolue immédiatement – avec ou sans la pluie ! Malheureusement, certains responsables chrétiens, aujourd’hui, sont très rigides. Ils sont inflexibles, exigent, et n’écoutent pas la raison.
Apprenons tous, d’Esdras, la leçon de flexibilité.
D’après the Lord is near avril 1987
« Mais les choses qui pour moi étaient un gain, je les ai considérées, à cause du Christ, comme une perte. Plus encore, je considère toutes choses comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur, à cause de qui j’ai fait la perte de toutes et je les estime comme des ordures, afin que je gagne Christ » Philippiens 3. 7 et 8.
LA COMMUNION AVEC JÉSUS CHRIST DANS TOUTE LA VIE DU CHRÉTIEN
Nous voyons que, quand quelqu’un est converti, Christ est tout pour lui, et que le monde n’est plus qu’un spectacle vain – de la vanité, et rien d’autre. Les choses invisibles remplissent maintenant le cœur. Mais ensuite, à mesure que le croyant poursuit les tâches et les contacts quotidiens – et bien que Christ lui soit toujours précieux – il ne continue pas à estimer, comme au début, toutes choses comme des ordures – il n’a peut-être fait cela qu’une fois. Mais Paul dit : Je considère, non pas : je considérais. Christ devrait toujours tenir la place dans notre cœur qu’Il avait dans notre cœur lorsque le salut nous a été révélé.
Bien entendu, si un homme n’est pas fondé sur Christ, il n’est pas du tout un chrétien. Mais même quand Christ est dans un homme, et qu’il marche sans défaillances, cependant, si vous lui parlez de Christ, il se peut qu’il n’y ait pas d’écho dans son cœur, bien que sa vie se poursuive sans accrocs. Christ est vraiment au fond de son cœur, et une marche chrétienne correcte à la surface, mais entre les deux il y a des centaines de choses qui n’ont aucun rapport avec Christ. Sa vie se passe pratiquement sans Christ. Cela n’ira pas bien. Le cœur qui poursuit sans Christ devient le lieu de passage de de tout ce que peut y verser le monde.
Vous avez le pardon de vos péchés ? Bien, mais qu’est-ce qui gouverne votre cœur, maintenant ? Votre regard se repose-t-il sur Christ dans la gloire ? L’excellence de la connaissance de Christ Jésus est-elle devant votre âme de sorte qu’elle gouverne tout, et vous fasse estimer toute autre chose comme une perte ? Vous aurez des tentations, je le sais ; mais neuf dixièmes des tentations qui vous assaillent et vous paralysent n’existeraient pas si Christ avait sa juste place dans votre cœur.
D’après the Lord is near avril 1987
« Mais – au cas où je tarderais – c’est pour que tu saches comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant, la colonne et le soutien de la vérité » 1 Timothée 3. 15.
COMMENT LES CHRÉTIENS DOIVENT SE CONDUIRE DANS L’ASSEMBLÉE, QUI EST LA MAISON DE DIEU
Durant le 19ème siècle, il y a eu une redécouverte remarquable de vérités de l’Écriture perdues depuis longtemps, dont beaucoup concernaient les principes et la vie pratique de l’Assemblée du Dieu vivant. La vérité de l’Assemblée, redécouverte, qui avait été longtemps cachée sous une quantité de traditions antiscripturaires, a remis en vue quatre caractères distincts de l’Assemblée de Dieu.
– Premièrement, l’Église est vue comme le corps de Christ (1 Cor. 12. 12 à 27 ; Éph. 1. 22 et 23, Col. 1. 18). Christ est vu comme la tête – les croyants, comme les membres du corps, chacun d’eux servant à un but spécial, tous sous la direction de Christ. La représentation de l’Église comme corps démontre l’union vitale du croyant avec Christ.
– Deuxièmement, l’Église est vue comme la maison, dont Christ est le fondement. (1 Cor. 3. 11), aussi bien que la pierre de l’angle (Éph. 2. 20), les croyants étant des pierres vivantes qui sont édifiées en une maison spirituelle (1 Pier. 2. 5). Cette désignation de l’Église comme maison donne au croyant la responsabilité devant Christ, spécialement telle qu’elle est vue à la lumière du passage ci-dessus.
– Troisièmement, l’Église est vue comme l’épouse, mariée à Christ, l’Époux (Rom. 7. 4 ; 2 Cor. 11. 2 ; Apoc. 19. 7). Dans cette image d’une relation intime nous est dépeinte l’affection du croyant pour Christ.
– En dernier lieu, l’Église est vue comme les sept chandeliers, avec le Fils de l’homme, dans son caractère judiciaire, se tenant au milieu d’eux. Là est mis en vue le témoignage de Christ.
Pouvons-nous être de bons témoins de Christ sans comprendre notre union avec Christ, notre responsabilité devant Lui, et notre affection pour Lui ? La vérité de l’Église n’est-elle pas nécessaire pour une relation complète avec notre Seigneur ?
D’après the Lord is near avril 1987
« Tout le peuple s’en alla à Guilgal… ils sacrifièrent là des sacrifices de prospérités devant l’Éternel ; Saül et tous les hommes d’Israël firent là de grandes réjouissances » 1 Samuel 11. 15.
OBÉIR À DIEU SANS RÉSERVE
Vous est-il déjà arrivé de lire un récit familier et de souhaiter pouvoir vous arrêter après le premier chapitre ? Les choses se déroulent bien, mais vous savez que, au cours du récit, cela va changer, et que les gens auront beaucoup de difficultés.
C’est exactement ce que je ressens quand je lis quelque chose au sujet du jeune Saül. Il commença bien, ayant été oint roi d’Israël, montrant de la fidélité, le sens des responsabilités, et de l’humilité. Il fit preuve ensuite de qualités de dirigeant, et de courage, conduisant Israël à la victoire contre les fils d’Ammon ; puis il refusa avec miséricorde de se venger de rebelles qui l’avaient méprisé et avaient douté de ses capacités pour être roi. Saül a certainement bien commencé.
Mais ensuite il se mit dans de grandes difficultés, et alla de mal en pis. À la racine de ses problèmes il y avait un cœur qui refusait d’obéir à Dieu. Le prophète Samuel, cet homme de Dieu remarquable qui était très proche de Saül pendant les premières années de son règne, se détacha de lui à cause de sa désobéissance. Une vie très prometteuse au commencement devint une vie de misère pour lui-même et ceux qui étaient autour de lui, et se termina dans la défaite, la disgrâce, et la mort.
Plusieurs fois, dans sa vie, Saül aurait pu changer son cours en se repentant réellement de sa désobéissance (évidemment insignifiante à ses propres yeux) quand on la lui avait faite reconnaître. Mais il ne le fit pas. Il ressemble à de nombreuses personnes, aujourd’hui, qui ont une relation extérieure avec Dieu, mais ne sont pas engagés dans une vie d’obéissance sans réserve envers Dieu, quelle que soit la situation. Apprenons de Saül. La désobéissance ne paie pas !
D’après the Lord is near avril 1987
« Nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Christ Jésus pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance, afin que nous marchions en elles » Éphésiens 2. 10.
LE MIRACLE ET LE BUT DE LA NOUVELLE NATURE DU CHRÉTIEN
Seuls ceux qui croient au Seigneur Jésus Christ peuvent affirmer leur dignité d’être les résultats de l’œuvre merveilleuse de Dieu dans le sens du passage ci-dessus. Avant d’être sauvés par la pure grâce de Dieu, nous, comme tous les autres, mettions beaucoup d’importance sur nos propres œuvres. Même après avoir été sauvés, nous avons tendance à penser trop à nos propres œuvres, des œuvres que nous pensons faites pour le Seigneur. Mais ce que nous faisons pour Lui n’est rien, comparé à ce qu’Il a fait pour nous, et qu’Il fait maintenant en nous. Son œuvre a infiniment plus d’importance que les nôtres, et Il désire que nous prenions le temps de bien contempler et admirer les merveilles de toute sa grande œuvre.
Avant le salut, nos œuvres étaient soit mauvaises ou mortes, réellement agressives, ou totalement inutiles. Quelle œuvre puissante il a fallu pour changer cela ! C’est l’œuvre d’une nouvelle création, non pas simplement une création comme celle dont Adam jouissait en Éden. Cela implique une vie beaucoup plus élevée que la vie naturelle, car elle est éternelle, la vie elle-même qui est en Jésus Christ, le Fils de Dieu. Dieu a accompli cette œuvre puissante en nous, et c’est Lui seul qui la soutient jour après jour.
– Mes amis, dit un jour un inspecteur visitant une classe de garçons dans une école, je suis content de vos progrès et je veux stimuler votre zèle par un témoignage personnel de satisfaction. J’offre sept euros cinquantepour prix d’un concours. Il sera gagné par celui d’entre vous qui, demain, au tableau, en présence de toute la classe, me donnera la meilleure explication du problème que je vais vous dicter.
Le problème était difficile, et la plupart des élèves renoncèrent d’avance à le résoudre. Il y en eut trois cependant qui, poussés par des mobiles bien différents, résolurent de tenter l’entreprise. Ils quittèrent la classe ensemble, les derniers.
– Je ne trouve pas ce problème si difficile, dit Vincent, l’aîné de la bande en s’élançant dans la rue d’un air fanfaron. J’ai déjà fait des problèmes aussi compliqués que celui-ci. Je vais tout de suite le résoudre chez moi, avec mon père qui est très fort en algèbre. Demain, au tableau, je me livrerai à mon éloquence naturelle et vous verrez si je n’enlève pas le prix ! Ce n’est pas que je tienne à l’argent, ajouta-t-il d’un air dédaigneux, j’en ai tant que j’en veux. Mais je tiens à l’honneur d’être le premier de la classe et de vous avoir vaincus.
Vincent était un fils unique, assez gâté et habitué à voir tout plier devant lui.
– Moi, dit tristement Jean, le fils d’une veuve peu fortunée, j’avoue que je serais bien heureux de rapporter à ma mère un argent obtenu par mon application au travail. Elle verrait alors que les sacrifices qu’elle s’impose pour mon éducation ne sont pas perdus et que je pourrai un jour l’aider à élever mes petits frères. Mais je sais bien que le prix ne sera pas pour moi, je suis trop timide. Si même je réussissais à résoudre le problème, ce qui n’est pas sûr, la peur me ferait certainement échouer lorsqu’il s’agirait de l’expliquer au tableau devant toute la classe.
– Voyons, Jean, dit Georges, le troisième des jeunes concurrents, qui jusqu’alors était resté absorbé dans ses pensées, il ne faut pas se créer ainsi des difficultés imaginaires. Ne perdons pas notre temps en paroles. La première chose à faire, c’est de résoudre le problème ; il sera temps, ensuite, d’aviser à la meilleure manière de l’exposer. Je vais tout de suite me mettre au travail. À demain, Vincent. Bon courage, Jean.
Et donnant à chacun de ses camarades une amicale poignée de mains, Georges prit en courant le chemin de sa maison.
Pendant le repas il raconta à ses parents la visite de l’inspecteur et le concours ouvert par lui.
– Montre-moi ton problème, Georges, dit le père avant de se rendre à son travail.
– Le voici, papa, dit Georges, mais ne me l’explique pas, car, si je ne l’ai pas fait seul, je n’aurai pas mérité le prix.
– Tu as raison, mon garçon, dit M. Bertrand qui, après avoir lu attentivement le problème, sortit sans mot dire de la chambre.
Georges resta enfermé tout l’après-midi mais, quand il parut au repas du soir, il était rayonnant.
– J’ai trouvé mon problème ! s’écria-t-il.
Ses parents prirent part à sa joie ; puis, après le repas, M. Bertrand étant obligé de s’absenter, ce fut la mère qui fit la lecture habituelle avec ses enfants. C’était ce soir-là le chapitre 13 de la première épître aux Corinthiens.
– Vois-tu, Georges, dit la mère à son fils aîné, une fois la lecture finie, le Seigneur nous indique comment nous pouvons Le glorifier. Que tes succès, si Dieu t’en accorde, ne te fassent jamais perdre de vue l’amour, cet amour qui consiste non seulement à donner, mais aussi à oublier nos rancunes, nos colères, nos jalousies et, au besoin, à renoncer à nos avantages.
– Je crains, maman, qu’il ne soit plus difficile de mettre en pratique ces enseignements que de résoudre le problème de l’inspecteur.
– Par nous-mêmes nous ne le pouvons certainement pas, répondit la mère, mais « je puis toutes choses en Celui qui me fortifie ». N’oublie pas de Lui demander Son secours en toute occasion.
– J’ai bien envie, dit Georges en se levant, d’aller jusque chez Jean pour voir comment il se tire d’affaire.
– Va, dit la mère, et aide-le au besoin ; il est digne d’estime par son assiduité au travail et son amour filial.
Georges trouva Jean la tête appuyée dans ses mains et le regard perdu dans les colonnes de chiffres.
– Eh bien, dit le visiteur qui était entré sans être entendu et avait regardé, par dessus l’épaule de son ami, les derniers chiffres tracés par celui-ci, tu y es, mon cher, ta solution est juste, que cherches-tu de plus ?
– Je cherche, dit Jean, à m’expliquer clairement le problème. Je l’ai trouvé en tâtonnant, en essayant d’une manière, puis d’une autre, et, si j’ai réussi, c’est un effet du hasard.
– C’est plutôt un effet de ta persévérance, dit Georges. Maintenant que tu es fixé sur la solution, reprends pas à pas le chemin par lequel tu y es parvenu et démontre-moi ce problème à haute voix.
Jean arriva, tant bien que mal, au bout de son exposé, grâce à quelques indications de son ami. Mais ce succès ne le satisfit pas.
– C’est inutile, mon bon Georges, dit-il, quand tu ne seras plus à côté de moi pour me souffler les mots qui me manquent et rattacher les chaînons de mon raisonnement, mon exposé ne tiendra plus. C’est dommage, ajouta-t-il avec un gros soupir, ces sept euros cinquante, si je les avais gagnés, m’auraient permis d’acheter un dictionnaire dont j’ai grand besoin et que je ne puis demander à ma mère.
– Écoute, Jean, répondit Georges, je vais te suggérer un moyen infaillible de réussir. Tu vas écrire mot à mot l’explication du problème telle que tu viens de me la donner ; après quoi tu apprendras cette explication par cœur, de manière à pouvoir la débiter sans hésiter. Tu as une excellente mémoire, rien ne te sera plus facile. Il faut savoir tirer parti de tes facultés, mon cher, au lieu de gémir sans cesse sur celles qui te manquent. Vrai, je serais heureux de partager le prix avec toi.
– Merci, Georges, dit Jean en serrant la main de son ami qui s’était dirigé vers la porte ; si je me tire d’affaire demain, ce sera à toi que je le devrai.
Georges rentra chez lui à pas lents et sa mère remarqua que, durant toute la soirée, il avait l’air préoccupé. Cela l’inquiéta un peu ; cependant elle s’abstint de le questionner. Le lendemain, au déjeuner, il fut encore silencieux mais, comme il mangea de bon appétit, Mme Bertrand attribua sa préoccupation évidente à l’approche du concours et le laissa à ses réflexions.
Les classes du matin terminées, l’inspecteur entra dans la salle où, la veille, il avait dicté son problème. Les élèves attendaient avec la plus vive impatience l’issue du concours.
– Lequel de vous veut commencer, mes amis ? demanda l’inspecteur.
Vincent s’élança hors des rangs et arriva la tête haute devant le tableau noir. Évidemment il était sûr de son fait. Il posa, en effet, assez lestement son problème qu’il comptait résoudre par l’algèbre, mais, grisé sans doute par ce brillant début, il ne tarda pas à s’embarrasser tellement dans ses opérations qu’après un quart d’heure de vains efforts et de fausses manœuvres l’x du problème restait aussi inconnue qu’au commencement des opérations.
– Il est facile de voir, mon ami, que l’algèbre ne vous est pas familière, vous auriez mieux fait de vous en tenir à l’arithmétique, peut-être auriez-vous réussi. Qui vient au tableau après vous ?
Tous les regards se portèrent vers la place de Georges, mais elle était vide.
– C’est étrange, dit l’inspecteur, il était ici tout à l’heure, et ce n’est pas un garçon à reculer devant l’épreuve. Mais nous ne pouvons attendre. Jean, êtes-vous disposé à essayer ?
Jean s’avança, la tête basse et les bras pendants. Ses camarades souriaient et chuchotaient entre eux, assurés que sa timidité proverbiale lui jouerait encore une fois un mauvais tour.
Cependant Jean avait pris la craie et commençait à exposer son problème avec une assurance si soutenue que les rieurs changèrent d’attitude et devinrent attentifs. Quand il fut arrivé à son résultat final, Jean déposa la craie et s’essuya le front sans oser lever les yeux.
– C’est très bien, mon ami, dit l’inspecteur en lui posant amicalement la main sur l’épaule, je vois que vous avez compris le problème, et vous l’avez exposé avec plus de clarté et d’assurance que je n’en attendais de votre part. Où est le troisième concurrent ? ajouta-t-il en se tournant vers le maître.
La place de Georges était demeurée vide et l’on échangeait des regards étonnés lorsque le concierge de l’école entra et remit un billet à l’inspecteur. Celui-ci le déplia et, après avoir lu, le mit dans sa poche en disant simplement :
– Georges Bertrand m’annonce qu’il se retire du concours. Nous pouvons donc dès à présent, nommer le vainqueur. Jean Bernier, poursuivit-il, je suis heureux de vous remettre la somme promise à titre de récompense et d’encouragement. Quant à vous, mon ami, ajouta-t-il en s’adressant à Vincent que son échec n’avait pas réussi à déconcerter, je vous engage à vous défier de la présomption. Vous avez de la facilité, mais ne croyez pas que l’aplomb puisse dispenser du travail.
Le vainqueur de la journée, cependant, descendait les marches de l’estrade, l’air plus consterné encore que lorsqu’il les avait montées. La conduite étrange de Georges l’inquiétait. Se dérobant aux félicitations de ses camarades, il rassembla en hâte ses livres et ses cahiers et s’éloigna en courant. Une heure plus tard il sonnait à la porte de l’inspecteur et demandait à lui parler.
Dans l’après-midi de ce même jour l’inspecteur se présentait à son tour chez Mme Bertrand.
– Madame, dit le visiteur, lorsqu’on l’eut introduit auprès de la mère de Georges, je viens vous demander une explication. Votre fils, de l’avis général le meilleur élève de l’école, s’est retiré ce matin d’un concours où il avait toutes les chances de réussir. Il m’a averti par un billet, mais sans me faire connaître les motifs de sa décision. Un entretien que j’ai eu avec Jean Bernier, son ami, me donne un vif désir de connaître la raison qui a déterminé la conduite étrange de Georges. Pouvez-vous me renseigner à cet égard, Madame ?
Mme Bertrand ne crut pas pouvoir refuser à l’inspecteur l’explication réclamée, bien qu’elle eût préféré garder le silence à ce sujet. Son fils avait refusé de concourir pour assurer le prix à Jean.
– Mais, Madame, dit l’inspecteur, ils auraient pu le partager, et Jean me dit qu’ils en étaient convenus en se quittant hier au soir.
– Oui, dit Mme Bertrand, mais, si le prix avait été partagé, Jean n’aurait pu acheter le dictionnaire dont il a besoin, et Georges a trouvé une vraie satisfaction à faire ce petit sacrifice pour son ami.
– Madame, dit l’inspecteur d’un ton ému, je vous félicite d’avoir un fils capable d’agir avec tant de dévouement.
– Cela ne vient pas de lui, répondit simplement Mme Bertrand. Mon fils est un chrétien et son acte d’amour envers son camarade n’est que le fruit de la vie nouvelle qu’il a reçue de Dieu lorsqu’il a accepté par la foi Jésus Christ comme son Sauveur et son Seigneur.
« Tu as donné une bannière à ceux qui te craignent pour la déployer à cause de la vérité » (Ps. 60. 4).
Les médecins avaient engagé un jeune chrétien à faire un voyage sur mer pour achever de se remettre après une longue maladie. Il avait pris une place dans l’entrepont, ce qui est meilleur marché, et, lorsqu’il descendit le premier soir, il découvrit que sa couchette occupait juste le milieu du dortoir des hommes. Ils étaient une trentaine et la plupart jouaient aux cartes ; aussi le jeune chrétien se sentit-il très seul. Il désirait s’agenouiller pour prier, mais était retenu par la crainte et la faiblesse. Cependant il finit par se mettre à genoux devant tous, s’attendant à des moqueries et des interruptions, mais il ne se passa rien. Se relevant, il se glissa dans sa couchette, reconnaissant envers le Seigneur pour le secours qu’Il lui avait accordé.
Le matin suivant, comme il se promenait sur le pont, il fut accosté par un jeune homme qui lui dit :
– Excusez-moi, vous êtes un chrétien ?
Il continua en racontant qu’il n’était converti que depuis trois semaines et que, le soir précédent, il se tenait près de son lit, se demandant quelle devait être son attitude en tant que chrétien. Voyant son compagnon s’agenouiller, il avait fait de même. « Le Seigneur m’a montré ce qui était bien, et s’est servi de vous pour m’enseigner ».
Pendant leur conversation un Italien s’approcha d’eux et dit à notre jeune ami :
– Excusez-moi, monsieur, vous êtes un chrétien ?
– Oui, par la grâce de Dieu, répondit-il.
Alors l’Italien raconta qu’il avait été converti par la lecture du Nouveau Testament, alors qu’il travaillait dans les mines d’or, et que maintenant Il entrait dans son pays pour parler à ses amis du Sauveur qu’il avait appris à connaître.
– Hier soir, poursuivit-il, je suis venu me coucher et je me suis dit à moi-même, comme Élie : « Je suis resté, moi seul ». Mais, juste au moment où je pensais cela, vous vous êtes agenouillé, et cet autre jeune homme a suivi !
Le premier chrétien fut très encouragé, mais en même temps humilié ; il s’était senti si craintif qu’il avait presque manqué cet acte si simple de témoignage, et cependant le Seigneur s’était servi de lui pour aider et fortifier deux autres de ses enfants. Au même moment arriva un monsieur qui lui dit :
– Mon jeune ami, serrez-moi la main, je suis un chrétien. Hier soir je me tenais à la porte pour jeter un coup d’œil sur les installations de l’entrepont, lorsque je vous ai vu vous agenouiller. J’ai remercié le Seigneur qui donnait le courage de le faire à un frêle jeune garçon comme vous.
D’autres passagers parlèrent aussi à notre ami, et à la fin une douzaine de croyants furent amenés à faire connaissance et à jouir d’une heureuse communion dans les choses de Dieu, à cause de l’acte du jeune chrétien. Quelle perte il aurait faite s’il avait choisi le chemin le plus facile et s’était mis au lit sans déployer sa bannière ! Il aurait manqué davantage que la joie de rencontrer des compagnons partageant la même foi – il aurait manqué la joie qu’apporte toujours la fidélité au Seigneur.
Le Seigneur est digne de notre fidélité ; ne craignons pas de Le confesser, quelque difficile que cela puisse paraître. Et si nous le faisons comme notre jeune ami, nous éprouverons la vérité de cette parole du Seigneur : « Je ne te laisserai point et je ne t’abandonnerai point », et nous pourrons, pleins de confiance, dire : « Le Seigneur est mon aide et je ne craindrai point : que me fera l’homme ? » (Héb. 13. 5 et 6). Il n’est jamais plus près de nous que lorsque nous prenons position pour Lui devant les autres.