Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
Il y a quelques années, je traversais une région forestière réputée pour la beauté de ses arbres. Certains, pourtant, semblaient frappés d’un mal mystérieux qui les jetait à terre. Intrigué, je m’approchai de l’un d’eux, cherchant à comprendre les raisons de sa chute, d’autant plus qu’aucun autre arbre dans le massif dont il faisait partie n’était tombé, et cependant ils avaient moins noble allure. Aux alentours, aucune trace de tempête qui aurait tout ravagé sur son passage. Par quelle force mystérieuse avait-il donc été frappé à mort ? Un examen soigneux me le fit découvrir.
Bien des années auparavant, un petit ver avait foré un trou dans l’écorce de cet arbre et commença aussitôt à manger la fibre du bois. C’était peu de chose, un petit ver, penserez-vous. Mais, bientôt après, les vers se multiplièrent et eux aussi mangèrent les fibres du bois… Ils poursuivirent ce travail destructeur jusqu’à ce que le cœur de l’arbre soit entièrement creux.
L’écorce, il est vrai, avait bonne apparence, paraissait saine. Les vers n’y touchaient pas, ils vivaient à l’intérieur. Et chacun, en passant près de cet arbre, aurait pu dire : « Que cet arbre est imposant ! Il respire la solidité, il durera des siècles encore ». Mais à l’intérieur, il était entièrement pourri. Aussi, par une belle journée d’été, alors qu’une brise légère inclinait doucement les arbres de la forêt, il tomba soudain. Au grand bruit que fit sa chute, les écureuils et les oiseaux s’enfuirent effrayés.
Ainsi parfois, chers jeunes amis, un homme tombe soudain dans un grand, un terrible péché. Et chacun s’étonne… C’était – croyait-on – un honnête homme. Or voici que brusquement, il montre toute sa méchanceté. Mais, en réalité, il y a longtemps que cette chute se préparait dans le secret de son cœur. Longtemps avant, il avait senti un petit ver pénétrer dans son cœur, le ver du mensonge et de la fraude, peut-être ? Encore enfant, il avait menti, et menti encore pour couvrir ce premier mensonge. Et parce qu’il ne s’étant pas jugé, hélas, dans la présence du Seigneur, sa conscience s’était endurcie. Dès lors la pente fut de plus en plus rapide. Il commença à s’approprier ce qui ne lui appartenait pas. Au début, peu de chose : voler une grande somme l’aurait effrayé. Mais il vola bientôt à nouveau pour satisfaire ses convoitises. Des années durant, les apparences furent sauves. Mais le jour vint où une chute grave manifesta l’état de son cœur.
Ne laissons pas, chers jeunes amis, les petits vers, les péchés d’allure anodine, nous envahir. Ayons en horreur le mal, nous souvenant sans cesse combien le Seigneur a dû souffrir pour nous en délivrer. Et si nous avons péché, confessons notre faute sans attendre. Dieu est fidèle et juste – en vertu de l’œuvre parfaite de Christ à la croix – pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité. Le Saint Esprit appliquera la Parole à nos cœurs et notre précieuse communion avec le Seigneur sera rétablie.
Ils furent deux du même nom. Tous deux fils de sacrificateurs.
Le premier reçut la promesse d’une sacrificature perpétuelle (dire quand) et il fut dit de lui à propos d’une de ses actions : « Cela lui a été compté à justice ». (Dire où se trouve ce passage, et au sujet de quel autre homme la même expression est employée).
Du second il est dit qu’il ne connaissait pas l’Éternel et qu’il était un fils de Bélial. Il mourut de mort violente en même temps que son frère. Leur mort avait été prédite à leur père.
Dans une petite ville d’Angleterre vivait une veuve qui n’avait qu’un seul fils. Elle connaissait le Seigneur Jésus depuis de longues années ; aussi son plus ardent désir et le sujet constant de ses prières étaient-ils que son fils s’attachât aussi, de bonne heure, au Sauveur. Dès qu’il fut capable de comprendre, elle commença à lui parler de l’amour du bon Berger qui a dit : « Laissez venir à moi les petits enfants », et qui aime à les bénir. Plus tard, elle l’instruisit dans les Saintes Écritures, demandant, en même temps, chaque jour au Seigneur d’ouvrir le cœur de son enfant et de faire porter du fruit à la bonne semence déposée en lui.
Mais rien ne semblait produire d’effet. Le cœur de Charles restait insensible aux exhortations de sa mère.
Il devint un grand garçon. Sa mère ne cessait d’adresser pour lui au Seigneur de ferventes supplications, mais Charles persistait dans son indifférence. Il sembla même devenir pire, recherchant des compagnons de plaisir légers et insouciants comme lui, et avec lesquels il se livrait à toutes sortes de sottises et de plaisanteries. On peut juger du chagrin et des inquiétudes que causait à sa pauvre mère une telle conduite. Il semblait que ses prières ne dussent jamais être exaucées, aussi l’angoisse de son âme était grande. Enfants, pensez à la douleur que vous faites éprouver à vos parents quand vous ne vous conduisez pas bien. Le Seigneur en prend connaissance.
Un ami de la mère de Charles s’était aperçu de ses inquiétudes et, comme il l’exhortait à se confier entièrement au Seigneur et à rester calme : « J’aimerais tant le faire » répondit-elle ; « mais j’ai toujours comme un sentiment que mon fils pourrait tout à coup être retiré de ce monde ; et que deviendra alors sa pauvre âme ? »
Ce pressentiment sembla devoir s’accomplir. Un jour, on apporta à la pauvre mère la terrible nouvelle que son fils était tombé dans une eau profonde et s’était noyé. Comment décrire l’effroi et l’angoisse dont elle fut saisie ? À peine eut-elle la force de courir sur le lieu du sinistre. Arrivée là, elle vit, en effet, le corps inanimé de son fils couché sur le rivage. On l’avait retiré de l’eau et l’on cherchait, par tous les moyens possibles, à le ramener à la vie. Longtemps tous les efforts demeurèrent vains. De longues minutes qui parurent des heures à la pauvre mère s’écoulèrent sans résultat apparent. Enfin sa poitrine se souleva légèrement ; la respiration se rétablit insensiblement, et peu après Charles ouvrit les yeux. Son premier mot fut : « Maman ». Elle était là, à genoux près de lui, et, la voyant, il arrêta sur elle un long et affectueux regard, mais il était encore hors d’état de parler. La mère, cependant, fondant en larmes, couvrait de baisers son enfant revenu à la vie.
Ce ne fut qu’un certain temps après que Charles, transporté dans son lit et ayant repris quelques forces, prit la main de sa mère et lui dit :
– Où aurais-tu pensé que je serais allé, maman, si l’on ne m’avait pas sauvé ?
– Pourquoi me fais-tu cette question, mon enfant ? répondit-elle.
– Je vais te le dire, continua Charles. Tu aurais certainement pensé que j’étais perdu pour toujours. Mais tu te serais trompée. Tu m’aurais retrouvé au ciel, auprès du Seigneur Jésus. C’est vrai que jusqu’à présent mon cœur était resté tout à fait indifférent. Tes prières et tes exhortations n’avaient fait aucune impression sur moi. Je voulais jouir de la vie, et je m’efforçais de ne penser ni à la mort, ni à l’éternité. Mais, au moment où j’enfonçais dans l’eau, cette pensée me saisit : « Tu es perdu pour toujours ». La multitude de mes péchés et les terreurs du jugement se dressèrent soudain devant moi. Je criai « grâce », et, au même instant, mon cri fut exaucé. Dieu dirigea mes regards sur la croix, et il me sembla entendre ces paroles consolantes : « Ne crains pas ; tes péchés te sont pardonnés ». Plusieurs des exhortations affectueuses que tu m’avais si souvent adressées passèrent comme un éclair dans mon âme. Je pensai à ton amour pour moi. Puis, avec un cœur allégé et heureux, et dans la pleine certitude que je m’en allais vers le Seigneur, je perdis connaissance. Je ne sais rien de ce qui m’est arrivé depuis, jusqu’au moment où je t’ai vue près de moi. Certainement, maman, le Seigneur a permis que je ne meure pas afin que tu aies la joie d’apprendre qu’il avait exaucé tes prières ».
Qui pourrait dire les sentiments de la mère, passant ainsi de l’angoisse la plus profonde à la joie la plus vive ? Pour elle, son fils était deux fois revenu à la vie ; il avait recouvré la vie pour un peu de temps ici-bas, il possédait la vie de Dieu pour l’éternité. Sa bouche ne pouvait rien exprimer, mais son cœur débordait d’actions de grâces envers Celui qui avait montré, d’une manière si merveilleuse, les richesses de sa grâce et de son amour.
Depuis ce jour, Charles manifesta par sa marche fidèle et sérieuse la réalité de sa conversion, de l’œuvre que Dieu avait opérée en lui.
« Samuel grandissait ; l’Éternel était avec lui, et il ne laissa tomber à terre aucune de ses paroles. Et tout Israël, depuis Dan jusqu’à Beër-Shéba, sut que Samuel était établi prophète de l’Éternel. L’Éternel continua d’apparaître à Silo ; car l’Éternel se révélait à Samuel, à Silo, par la parole de l’Éternel » (1 Sam. 3. 19 à 21).
« Ce que Samuel avait dit arriva à tout Israël. Israël sortit à la rencontre des Philistins pour livrer bataille, et ils campèrent près d’Ében-Ézer ; les Philistins, eux, campèrent à Aphek. Les Philistins se rangèrent en bataille contre Israël ; la bataille devint générale, et Israël fut battu devant les Philistins, qui frappèrent environ quatre mille hommes en bataille rangée, dans la campagne » (ch. 4. 1 et 2).
Un homme de Dieu avait été envoyé à Éli pour lui faire savoir que l’Éternel devait juger sa maison à cause des voies d’iniquité dans lesquelles marchaient ses fils. Ensuite, c’est le jeune Samuel qui est mis au courant directement par l’Éternel. Cette défaite était le résultat de l’éloignement du peuple de Dieu. Quand ceux qui doivent être les conducteurs spirituels marchent dans l’injustice, c’est le peuple qui suit.
Il y eut une première bataille dont l’issue fut une défaite difficile à accepter. Les anciens d’Israël ne rentrèrent pas en eux-mêmes pour s’humilier comme lors de la défaite à Aï, quand Josué, lorsqu’il l’apprit, déchira ses vêtements et tomba « face contre terre, devant l’arche de l’Éternel, jusqu’au soir, lui et les anciens d’Israël » (Jos. 7. 6). Le péché caché d’Acan était la cause de la défaite. Ils durent juger le mal pour que l’Éternel soit avec eux.
Trois cents ans plus tard, au lieu de s’humilier, les Israélites dirent : « Pourquoi l’Éternel nous a-t-il battus aujourd’hui devant les Philistins ? Allons chercher à Silo l’arche de l’alliance de l’Éternel. Qu’elle vienne au milieu de nous et nous sauve de la main de nos ennemis. Et le peuple envoya des hommes à Silo, et on apporta de là l’arche de l’alliance de l’Éternel des armées, qui siège entre les chérubins ; les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées, étaient là avec l’arche de l’alliance de Dieu » (1 Sam. 4. 3 et 4).
Les Israélites se souvenaient certainement de la prise de Jéricho par la puissance de Dieu. Ainsi ils ont pensé qu’il serait bon d’avoir l’arche avec eux. Elle n’était devenue pour eux, malheureusement, qu’un objet comme les dieux de pierre et de bois des nations. Sachant l’arche avec les Israélites, « les Philistins eurent peur, car ils dirent : Dieu est venu dans le camp. Et ils dirent : Malheur à nous ! » (v. 7). Eux aussi connaissaient l’histoire ! Il y eut une deuxième bataille, se terminant par une deuxième et très grande défaite pour les Israélites. Quel déshonneur jeté sur Dieu ! Des idolâtres qui avaient entendu parler de la puissance du Dieu d’Israël en sont probablement venus, pour un moment, à conclure qu’Il n’était pas meilleur que leurs dieux. Aujourd’hui, on peut avoir « l’apparence de la piété mais en avoir renié la puissance » (2 Tim. 3. 5). Mais Dieu est, et demeure « le Même, et il n’y a pas de dieu à côté de moi » ; « Moi, je suis le Même, moi, le premier, et moi, le dernier » (Deut. 32. 39 ; És. 48. 12).
L’arche était bien avec les fils d’Israël, mais l’Éternel qu’elle représentait, n’avait pas pu donner une victoire à un peuple qu’Il devait discipliner. Les formes religieuses ne sont rien si le cœur n’est pas humble et vrai devant Dieu. De nos jours, quand la Bible reste sur l’étagère et se couvre de poussière, quand ce qu’elle contient n’est plus connu, la volonté de Dieu est oubliée. À quoi servait l’arche de l’alliance, si la loi qu’elle contenait n’était pas respectée, et que le seul vrai Dieu qu’elle représentait n’était pas honoré ?
Nous lisons : « Et l’arche de Dieu fut prise, et les deux fils d’Éli, Hophni et Phinées, moururent ». Pour Éli, savoir ses deux fils morts était certainement très douloureux, mais le plus terrible fut la perte de l’arche. Toute sa vie se résumait au service de sacrificateur qu’il avait eu auprès d’elle. Elle représentait la présence de L’Éternel au milieu du peuple. Apprenant que l’arche était entre les mains des ennemis, Éli, âgé de quatre-vingt-dix-huit ans, lourd et pesant, tombe à la renverse de dessus son siège et meurt.
« Le peuple de Dieu battu, les sacrificateurs de Dieu tués, l’arche de Dieu prise par des païens et devenant un trophée de leur victoire ; il semblait que l’Éternel lui-même fût vaincu. C’est ainsi que les péchés des chrétiens déshonorent leur Dieu devant le monde. Mais l’Éternel est au-dessus de tout. Si son peuple ne sait pas maintenir sa gloire, Lui la maintient. Les Philistins apprirent à faire la différence entre Israël et le Dieu d’Israël, comme entre ce Dieu et leurs idoles » (Adrien Ladrierre).
La belle-fille d’Éli, femme de Phinées au terme de sa grossesse, sachant son mari mort et l’arche prise, se courbe dans les douleurs et enfante. Mourante, « elle appela l’enfant I-Cabod, disant : La gloire s’en est allée d’Israël. C’était parce que l’arche de Dieu était prise, et à cause de son beau-père et de son mari » (I-Cabod = privé de gloire ; 1 Sam. 4. 21 et 22). Dès lors, comment le peuple pourrait-il célébrer le jour des expiations sans le propitiatoire qui recouvre l’arche, où le sang devait être apporté ? (voir Lév. 16). Et comment le faire sans les descendants d’Aaron, pour accomplir les ordonnances puisque Hophni et Phinées étaient morts tous les deux ?
« Et les Philistins, s’étant emparé de l’arche de Dieu, la transportèrent d’Ében-Ézer à Asdod ; … l’apportèrent dans la maison de Dagon et la placèrent à côté de Dagon. Le lendemain, les Asdodiens se levèrent de bonne heure, et voici, Dagon était tombé face contre terre devant l’arche de l’Éternel ; ils prirent Dagon et le remirent à sa place » (1 Sam. 5. 1 à 5). Cela se produisit une deuxième fois : « la tête de Dagon et les deux paumes de ses mains coupées étaient sur le seuil ». En plus, Dieu manifeste sa puissance en frappant de plaies les habitants proches de la présence de l’arche. « La main de l’Éternel s’appesantit sur les Asdodiens, et il sema la désolation parmi eux » (v. 6). Dieu démontre aux ennemis de son peuple qu’ils ont chez eux « l’arche de sa force » (Ps. 132. 8). Relevons que, pour Éli et sa belle-fille, l’arche avait plus de prix à leurs yeux qu’eux-mêmes ; ils aimaient l’Éternel et cela doit nous stimuler pour nous attacher au Seigneur Jésus. Où était Samuel pendant tout ce temps-là ? Certainement, attristé, il devait crier à l’Éternel pour ce pauvre peuple. Nous le retrouvons plus tard lors de la restauration d’Israël.
« Leur conscience rendant en même temps témoignage, et leurs pensées s’accusant entre elles ou bien se disculpant » Romains 2. 15.
« Combien plus le sang du Christ qui, par l’Esprit éternel, s’est offert lui-même à Dieu sans tache, purifiera-t-il votre conscience des œuvres mortes, pour que vous rendiez culte au Dieu vivant ! » Hébreux 9. 14.
LA CONSCIENCE
Tout le monde reconnaît les avertissements de sa conscience. Avant que nous fassions quelque chose d’interdit, elle nous dit doucement : Ne le fais pas ! Une fois le mauvais acte commis, cette voix intérieure devient plus insistante.
La conscience est comme une balance qui doit être « étalonnée » pour indiquer le poids réel. L’étalonnage de la conscience doit être fait parla Parole de Dieu, qui est la norme parfaite du bien et du mal. C’est la seule façon pour que cela fonctionne correctement et indique aux gens quand leur comportement est mauvais.
La conscience est comme une cloche d’église, que nous remarquons à peine dans l’agitation de la vie quotidienne, mais que nous pouvons entendre clairement le dimanche matin. Il y a donc des moments calmes dans la vie de chacun, où sa conscience l’accuse. Comment gère-t-il cela ? Se jette-t-il immédiatement dans le tumulte de la vie pour étouffer la voix pleine de reproches ? Ou est-il prêt à reconnaître ses torts et à les confesser à Dieu ?
La conscience peut également être comparée à un chien de chasse qui poursuit sa proie avec une grande persévérance. La conscience poursuit également avec persistance toute personne qui a péché. Il est donc sage qu’elle avoue immédiatement sa culpabilité et règle l’affaire rapidement. Sa conscience n’a alors plus le droit de lui en vouloir.
Chaque fois que la Bible parle de la conscience du croyant, la question se pose de savoir si cette déclaration doit être comprise dans un sens fondamental ou pratique.
La conscience purifiée dans le verset du jour n’a pas été apaisée par de belles paroles. Non, le sang du Christ l’a purifiée. L’homme n’atteint pas la conscience parfaite d’Hébreux 9. 9 par des efforts religieux, mais seulement par la foi personnelle dans l’œuvre rédemptrice éternellement valable du Seigneur Jésus.
Les deux termes s’appliquent à un croyant qui est en paix avec Dieu. Ce croyant Lui a confessé ses péchés et a cru au Sauveur Jésus-Christ. Désormais, sa conscience ne peut plus rien lui reprocher concernant son acceptation éternelle par Dieu, car la question de la culpabilité a été réglée une fois pour toutes.
L’apôtre Paul exhorte Timothée à garder une bonne conscience (1 Tim. 1. 19). Plus loin, il parle de garder une conscience pure (1 Tim. 3. 9). Les deux choses sont possibles si le chrétien se comporte de telle manière que sa conscience ne l’accuse pas. C’est pourquoi Paul s’efforçait d’avoir « toujours une conscience sans reproche, devant Dieu et devant les hommes » (Act. 24. 16).
Ces expressions font référence à la condition pratique et au comportement d’un croyant. Sa conscience est bonne et pure si elle n’est pas chargée ou souillée par des péchés.
D’après Näher zu Dir mars 2025
« Qui est-ce qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, détresse, persécution, famine, dénuement, péril, épée ? » Romains 8. 35.
CHRÉTIENS DU MONDE ENTIER – ROUMANIE
« Aimez vos ennemis,… et priez pour ceux qui vous font du tort et vous persécutent » (Matthieu 5. 44). Cet appel de Jésus-Christ dans son discours sur la montagne nous semble totalement irréalisable. Et pourtant, il y a des chrétiens « normaux » qui répondent exactement à cet appel…
Le poète Traian Dorz (1914-1989), fervent chrétien roumain, fut arrêté pour la première fois en 1947 en raison de sa foi. Le gouvernement communiste roumain réglementait fortement la vie religieuse dans le pays. Traian Dorz a passé en fait 17 ans derrière les barreaux au cours des décennies suivantes. Et même entre ses séjours en prison, il a été menacé et harcelé.
Un ami qui rendait visite à Traian Dorz chez lui s’inquiétait en voyant que le visage de Traian était gravement meurtri. « Es-tu tombé ? » demanda-t-il. « Non », répondit Dorz. « J’ai eu des visiteurs. Un policier me rend régulièrement visite pour m’intimider. Chaque fois qu’il me frappait, je lui ai dit : Ce n’est pas parce que je vous déteste que vous irez en enfer ! Je ne vous hais pas, mais je vous aime de l’amour du Christ ! Vous irez en enfer parce que vous rejetez l’amour ! »
Un certain temps s’est écoulé après la visite de l’ami. Quelqu’un a de nouveau frappé à la porte de Traian Dorz. C’était le policier. « Vous voulez me battre encore ? » demanda Dorz. Le policier a répondu : « Puis-je entrer ? » Traian Dorz hocha la tête avec surprise. « Mon médecin m’a dit qu’il ne me restait que quelques semaines à vivre », a expliqué le policier. « Et je voulais que vous sachiez que nous nous rencontrerons devant le trône de Dieu en tant que frères, car nous croyons maintenant au même Seigneur. L’amour avec lequel vous m’avez traité m’a vaincu.
D’après die gute Saat mars 2025
« Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs à la repentance » Luc 5. 32.
LA MAUVAISE PORTE
C’était une femme respectée, elle était le modèle de la famille, elle était bien connue dans son petit village et respectée par le pasteur. Elle était toujours prête à aider et ne manquait jamais un service religieux. Mais elle n’avait pas la paix avec Dieu. Elle savait qu’elle avait commis des péchés, elle les avait confessés et s’était repentie – mais elle ne pouvait pas trouver la paix.
Mais elle a finalement trouvé la paix avec Dieu. Lorsqu’on lui a demandé comment cela s’était produit, elle a répondu : « J’ai essayé tout le temps de venir à Jésus par la « porte des justes », mais ensuite j’ai compris mon erreur et je suis entrée par la « porte des pécheurs ».
Beaucoup de gens sont dans la même situation qu’elle. Ils veulent entrer par la « porte des justes » au lieu de la « porte des pécheurs ». Ils essaient d’abandonner leurs péchés individuels et leurs mauvaises habitudes. Ils décident de se comporter différemment à l’avenir. Ils essaient de s’améliorer et de se rendre aptes à la présence de Dieu. Mais ils n’y parviennent pas. Pendant ce temps, ils tournent le dos à la porte où ils devraient entrer. Mais le Seigneur Jésus n’est pas venu appeler les justes, c’est-à-dire ceux qui se croient justes, mais les pécheurs et les coupables, à la repentance. Il est venu « chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19. 10).
Tant que quelqu’un essaiera de gagner son salut, il se trouvera devant une porte fermée. Mais s’il vient à Jésus tel qu’il est, la porte lui sera grande ouverte. Admettre son échec, c’est la clé de l’entrée. Alors il expérimentera ce que Jésus promet : « Celui qui vient à moi, je ne le mettrai pas dehors » (Jean 6. 37).
D’après die gute Saat mars 2025
« Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ, le Juste ; et lui est la propitiation pour nos péchés » 1 Jean 2. 1 et 2.
ET SI UN CHRÉTIEN PÈCHE ?
Étude biblique dans un foyer chrétien pour alcooliques : sur une vingtaine d’hommes de tous âges, la plupart sont déjà sobres. Certains d’entre eux ont confessé à Dieu leur culpabilité, et pas seulement leur dépendance à l’alcool, et Lui ont demandé son pardon. Le temps a passé, mais tous ne sont pas encore certains d’être réellement sauvés. Cela les irrite, de continuer à pécher même après leur conversion. Doivent-ils se convertir de nouveau ? Ces questions tourmentent certains chrétiens.
Les paroles du verset d’aujourd’hui sont adressées par l’apôtre Jean aux chrétiens qui connaissent Dieu comme leur Père. Et pourtant il dit : « Si quelqu’un a péché… » La conversion ne signifie pas automatiquement que les chrétiens ne pécheront plus jamais. Tant qu’ils sont sur la terre, les chrétiens peuvent encore pécher, c’est-à-dire faire des choses qui déplaisent à Dieu.
Perdons-nous alors à nouveau notre filiation avec Dieu ? Non, notre relation d’enfants de Dieu est basée uniquement sur l’œuvre de Christ achevée sur la croix, et par conséquent nous ne pouvons pas la perdre. Dieu en soit loué !
Cependant, Dieu ne peut pas simplement ignorer le péché dans la vie de ses enfants. Car cela lui a coûté un prix trop élevé pour pouvoir pardonner nos péchés : son Fils, Jésus-Christ, a dû mourir pour expier nos péchés.
Le péché obscurcit notre communion avec le Père, et notre joie et notre force dans la vie de foi diminuent. C’est pourquoi l’apôtre Jean nous appelle à reconnaître nos fautes. Dès que nous prenons conscience d’un péché, nous devons le condamner et le confesser, afin que le Père puisse nous pardonner et que notre communion avec Lui puisse être restaurée (1 Jean 1. 9).
D’après die gute Saat mars 2025
« Reviens…, dit l’Éternel ; je ne ferai pas peser sur vous un visage irrité, car je suis bon, dit l’Éternel ; je ne garderai pas ma colère à toujours. Seulement, reconnais ton iniquité, car tu t’es rebellé contre l’Éternel, ton Dieu » Jérémie 3. 12 et 13.
ACCUEILLI À BRAS OUVERTS
Les trois paraboles du chapitre 15 de l’Évangile de Luc montrent l’amour inlassable avec lequel Dieu poursuit les hommes pécheurs et perdus.
Le berger qui a retrouvé sa brebis perdue ne se plaint pas de sa fatigue. Il ne fait pas de reproches, mais prend la brebis sur ses épaules, plein de soin et de joie. Il ne se plaint pas de devoir ramener la brebis perdue à la maison.
La femme qui a perdu une pièce balaie la maison et cherche avec soin le métal précieux. Lorsqu’elle l’a trouvé, elle le dit avec joie à ses voisines.
Et avec quelle émotion le père accueille le fils prodigue ! « Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion ; il courut à lui, se jeta à son cou et le couvrit de baisers » (Luc 15. 20). Le Père n’envoie pas un serviteur pour recevoir le fils qui revient ; lui-même court à sa rencontre, l’embrasse et lui pardonne tous ses péchés.
Dieu pardonne à tous ceux qui se tournent sincèrement vers Lui, d’une manière qui apaise même la personne la plus craintive. Pourquoi devrions-nous encore douter que Dieu veuille nous pardonner complètement ? Ses bras sont grands ouverts pour recevoir les pécheurs perdus. Dieu nous montre ensuite la croix du Calvaire, fondement du pardon. Il nous dit que tout ce qui est nécessaire à notre salut a été accompli là. Nous devons donc nous appuyer entièrement sur Jésus-Christ et sur le salut qu’Il offre.
D’après die gute Saat mars 2025
« L’Éternel est bon pour ceux qui s’attendent à lui, pour l’âme qui le cherche. C’est une chose bonne qu’on attende, et dans le silence, le salut de l’Éternel » Lam. 3. 25 et 26.
GARDER LE SILENCE POUR POUVOIR ÉCOUTER DIEU NOUS PARLER
Le temps d’été me rappelle des souvenirs de nos voyages en famille pour visiter de la parenté. Entre les villes nous avions la permission de faire du bruit, mais quand des passages difficiles se présentaient, il nous était dit de nous asseoir sagement et de rester tranquilles. Nous avions nos propres expressions pour ces différentes situations : conduite normale, et conduite sans babiller. La conduite dans les villes était conduite sans babiller. Le seul moyen, pour papa, d’entendre les conseils de maman quand elle l’aidait dans les carrefours, les sorties et les bifurcations, c’était que nous soyons tranquilles.
Malheureusement, peu de chrétiens tiennent compte de la signification spirituelle de la conduite sans babiller. Nous nous permettons d’être entourés par tellement de babillages et de bruits de voix, que la voix de Dieu est noyée dans le vacarme. Dans des cas d’urgence et des situations exigeant des décisions, nous ne pouvons faire alors que des choix impulsifs, parce que nous n’avons pas le temps de faire taire le bruit pour écouter Dieu. Nous continuons alors à rouler dans la même direction, parce que nous n’avons pas entendu Dieu nous indiquant une autre direction, ou que, pensant que nous connaissons le chemin, nous changions de direction, sans entendre que Dieu nous dise de continuer tout droit.
Mais il n’est pas tellement facile d’arrêter le babillage. Notre esprit est plein de pensées divergentes et de soucis qui nous distraient. Nous entendons la voix d’amis, de collègues, de la famille, des enfants et du conjoint, nous donnant tous leur avis, leurs conseils, leurs critiques, et leurs reproches. Mais il y a des moments où nous devons faire taire toutes ces voix, et nous assurer de la pensée de Dieu pour être certains que nous sommes encore sur le bon chemin. Combien de frustrations et de migraines pourraient être évitées si nous faisions taire le bruit et écoutions Dieu !
D’après the Lord is near mai 1987 (L.A. Crosby)
« Parce que tu as gardé la parole de ma patience, moi aussi je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur la terre habitée tout entière » Apocalypse 3. 10.
LES CROYANTS EN CHRIST NE VIVRONT PAS LA GRANDE TRIBULATION
L’approbation de l’église de Philadelphie, de la part du Seigneur Jésus, comporte une promesse d’un caractère particulièrement intéressant et précieux. La promesse est seulement pour ceux dont la foi est dans le Seigneur Jésus Lui-même, qui ont mis leur confiance dans sa Parole pendant le jour où l’homme l’a rejeté, Lui et ses droits. Comme résultat d’une telle endurance patiente, ils sont gardés de l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde – qui est la grande tribulation.
Remarquez qu’ils ne sont pas seulement gardés de l’épreuve, mais de l’heure de l’épreuve – de la période même de la tribulation. La seule façon dont cela puisse se produire, c’est qu’ils soient enlevés hors du monde lui-même. Beaucoup d’autres passages confirment ce fait remarquable, que l’Église de Dieu sera enlevée pour rencontrer le Seigneur en l’air avant que le jour de la grande tribulation tombe sur un monde mûr pour le jugement.
Nous savons que la grande tribulation va venir, mais ce ne sera pas un temps de mise à l’épreuve pour l’Église, mais pour ceux qui habitent sur la terre, les hommes terrestres en contraste avec ceux qui ont un héritage céleste. En conséquence, nous n’attendons pas la tribulation : Dieu a enseigné aux croyants, plutôt, «d’attendre des cieux son Fils qu’Il a ressuscité d’entre les morts, Jésus, qui nous délivre de la colère qui vient » (1 Thess. 1. 10). Objet merveilleux de bonheur pur pour les cœurs de ceux qui connaissent sa grâce en rédemption !
D’après the Lord is near mai 1987
« Grâce et paix à vous, de la part de Dieu notre Père » Colossiens 1. 2.
LA SALUTATION DES CHRÉTIENS ENTRE EUX
La vieille salutation hébraïque Shalom (Paix) exprimait l’attente des Israélites pour la paix, alors qu’il leur était continuellement rappelé leur état de pécheurs par la Loi et les sacrifices qu’elle exigeait. Les courriers grecs commençaient souvent par des souhaits au destinataire, de santé et de prospérité – mais rien ne garantissait que ces souhaits se réaliseraient. Lorsque les chrétiens se souhaitent réciproquement grâce et paix, ils connaissent Celui qui donne en abondance : leur Dieu et Père. Le souhait devient alors une bénédiction.
La grâce est gratuite, c’est une faveur imméritée venant d’un cœur aimant. « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16). Là nous avons d’abord rencontré la grâce. Avec une droiture et une sincérité de Dieu, non pas avec une sagesse charnelle, mais par la grâce de Dieu (2 Cor. 1. 12). Ainsi la grâce conduisait Paul et Timothée. C’est ce qu’ils désiraient pour les frères de Colosses, et c’est ce dont nous avons besoin aujourd’hui. « Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse (2 Cor. 12. 9). Quel réconfort dans des temps de problèmes, de peine, et de persécution.
« Ayant donc été justifiés sur la base de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ » (Rom. 5. 1). Cela est notre fondement pour une vie pleine de joie. « La paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4. 7). C’est là la source d’une vie pleine de fruit. « Le Dieu de paix sera avec vous » (Phil. 4. 9). C’est le secret pour une vie victorieuse.
D’après the Lord is near mai 1987
« David et le peuple qui était avec lui élevèrent leurs voix et pleurèrent, jusqu’à ce qu’il n’y eut plus en eux de force pour pleurer » 1 Samuel 30. 4.
NOTRE DIEU NE MANQUE JAMAIS DE NOUS SECOURIR
Nous voyons ici David et ses hommes découragés, non seulement à cause de leurs circonstances terribles, qu’ils avaient eux-mêmes suscitées, mais aussi à cause de l’ennemi, les Amalékites. Quelle scène ! Leurs familles et leurs possessions entièrement disparues ! Plus aucun courage devant l’avenir ! Il ne leur restait que Dieu. C’est une expérience impressionnante, pour une âme, de prendre conscience qu’il ne reste rien que Dieu !
Quelquefois Dieu, dans sa grâce, permet qu’il arrive dans notre vie des choses que nous ne comprenons pas. Ces choses nous amènent sur nos genoux, avec la prière de David sur nos lèvres : « Sonde-moi, ô Dieu ! et connais mon cœur ; éprouve-moi, et connais mes pensées » (Ps. 139. 23). Les âmes éloignées de Dieu sont désespérées. Les hommes de David étaient prêts à le lapider. Ils avaient perdu leur confiance en David, et ils lui reprochaient ce qui était arrivé. Les déceptions dans la vie et les désirs non satisfaits engendrent souvent de l’amertume dans notre cœur, même au point que nous sommes prêts à jeter des pierres à l’Oint de Dieu. Quelle chose terrible que de blâmer le Seigneur pour nos difficultés ! Il a le désir de nous bénir.
David pleurait avec ses hommes, mais il était devant l’Éternel en ce qui concernait cette situation.
Il ressentait profondément la perte, tout comme ses hommes le faisaient, mais par-dessus cela, il faisait l’expérience de leur colère. Au moment de ce coup supplémentaire, il se tourna avec l’œil de la foi vers Dieu, et se fortifia en l’Éternel, son Dieu. Dieu lui donna alors la victoire sur l’ennemi et lui fit retrouver le respect de ses hommes. Peu après, Dieu l’amena sur le trône.
C’est une leçon pour nous. Allons au Seigneur, nous aussi. Il est Celui qui restaure. Sa grâce est infiniment plus grande que nos manquements et nos besoins.
D’après the Lord is near mai 1987
« Pour que vous discerniez ce qu’est la bonne, agréable et parfaite volonté de Dieu » Romains 12. 2.
FAIRE LA VOLONTÉ DE DIEU, TOUS D’UN MÊME CŒUR
Un seul Homme, sur la terre, a toujours accompli la volonté de Dieu de manière parfaite. Il a posé le fondement sur lequel nous nous tenons maintenant. Par Lui nous avons la paix avec Dieu et pouvons marcher en nouveauté de vie. Dieu nous demande de présenter nos corps en sacrifice vivant. Il ne veut ni hésitation ni réserve, mais une soumission totale, un dévouement complet, une piété entière – tout cela en réponse à ses compassions et à son amour.
Dieu a uni tous les chrétiens ensemble en un, le corps de Christ, comme ce qui doit exprimer la volonté de Dieu. Quand notre Seigneur marchait sur cette terre, la volonté de Dieu était accomplie dans sa vie. Maintenant Il est monté et a été glorifié, et nous a laissés ici afin que nous, comme un seul corps, soyons le moyen d’exprimer la volonté de Dieu.
Le Seigneur Jésus connaît notre faiblesse et notre incapacité, mais Il nous soutiendra, afin que nous puissions donner cette réponse. Notre réponse à son amour, Il le sait bien, ne sera pas dans la pleine mesure qui caractérisait notre Seigneur Jésus, qui est notre référence. Mais Dieu nous présente sa volonté pour nous mettre à l’épreuve, afin que nous nous assurions continuellement de ce qu’Il veut que nous soyons et que nous fassions.
La volonté du Seigneur est bonne. Elle est en harmonie avec Lui-même, avec ses projets, et avec ses voies, et elle est bonne pour nous – une réelle bénédiction. Sa volonté contribue à son honneur ; il Lui plaît donc que nous marchions selon sa volonté. Sa volonté est parfaite : tout ce qu’Il est et ce qu’Il fait est parfait. Quel privilège pour nous d’être en accord avec les perfections de Dieu Lui-même !
Mais nous avons besoin de tous les membres du corps pour accomplir pleinement la volonté de Dieu sur la terre. Il n’y a pas de place pour l’individualisme. Tout le chœur doit chanter, tout l’orchestre doit jouer selon la volonté de son grand Chef d’orchestre.
D’après the Lord is near mai 1987
« Ainsi dit l’Éternel : Maudit l’homme qui se confie en l’homme, et qui fait de la chair son bras, et dont le cœur se retire de l’Éternel… Béni l’homme qui se confie en l’Éternel » Jérémie 17. 5 et 7.
EN QUI NOUS CONFIONS-NOUS ?
Il semblerait que beaucoup des hommes de Juda, aux jours de Jérémie, étaient des croyants de profession, mais en pratique, des athées. Ils prétendaient se confier dans l’Éternel, mais leur vie montrait la ruine qui résultait de la confiance en l’homme. Aussi l’Éternel leur donnait un tableau de contrastes pour les aider (et nous aussi) à comprendre que la vie ne se déroule pas sous l’effet du hasard. Le fait que nous jouissions chaque jour de bénédictions, ou que nous endurions des malédictions, dépend de l’objet de notre foi plus que de nos circonstances. Voyez comment l’Éternel illustre cela de manière vivante :
Confiance en l’homme :
Chaleur dans le désert :
Ne voit pas le bien quand il arrive
Vit dans des endroits desséchés
Vit dans le désert
Vit dans un pays de sel
Vit dans un pays inhabité.
Confiance dans l’Éternel :
Demeure près des eaux
Produit des feuilles vertes
Vit près des eaux
Ne voit pas venir la chaleur
Ne craint pas la sécheresse
Continue à porter du fruit.
Je crains que les habitants de Juda n’aient pas été les seuls à mal placer leur confiance. Ne parlons-nous pas aussi volontiers de nous confier dans le Seigneur pour la vie éternelle, tout en montrant peu de confiance dans notre vie quotidienne ? Pris dans l’engrenage précipité du vingt-et-unième siècle, et trouvant peu de temps pour la prière, nous commençons, sans nous en rendre compte, à ressembler à une jachère non cultivée plutôt qu’à un arbre planté – à un terrain desséché et aride plutôt qu’à un verger plein de fruits. Commençons, avec joie, à nous confier dans le Seigneur pour les besoins et les circonstances de chaque jour, et cessons de vivre, en pratique, comme des athées !
« Il restaure mon âme ; il me conduit dans des sentiers de justice à cause de son nom » Psaume 23. 3.
Ce verset du Psaume 23 décrit comment le Seigneur Jésus prend soin du bien-être spirituel de tout croyant.
Quand je suis découragé à cause d’une difficulté qui apparaît dans ma vie, le Seigneur restaure mon âme. Par un verset de la Bible, Il me pousse à continuer à le suivre et à persévérer avec Lui au milieu de mes problèmes. Il dirige mes pensées vers le but glorieux et me rappelle sa promesse, « Je viens bientôt ».
Peut-être emploie-t-Il aussi des moments de communion avec d’autres croyants pour raviver ma foi. L’apôtre Paul exprime cela en Romains 1. 12 : il désirait rencontrer les croyants de Rome, « pour que nous soyons ensemble encouragés au milieu de vous, vous et moi, chacun par la foi qui est dans l’autre ».
Si je me suis engagé dans un mauvais chemin, ou si j’ai même péché, le Seigneur Jésus restaure mon âme. Par la Parole de Dieu, Il me montre où j’ai échoué et me conduit à le confesser devant Dieu – et, si nécessaire, devant les hommes. Ainsi ma relation avec Christ peut être restaurée.
Il est aussi réconfortant de savoir qu’Il ne m’abandonne pas malgré mes fautes. Même si j’ai pris un mauvais chemin, Il veut me ramener dans des sentiers de justice après m’avoir restauré. Il s’est engagé à me conduire au but qu’Il a en vue pour moi.
Quel Seigneur fidèle et miséricordieux nous avons !
« De là vient aussi qu’il peut sauver entièrement ceux qui s’approchent de Dieu par lui : il est toujours vivant afin d’intercéder pour eux » Héb. 7. 25.
Pendant notre marche de foi sur la terre, le Seigneur Jésus agit en notre faveur dans le ciel comme souverain sacrificateur. Quand des problèmes surgissent et nous accablent, Il est capable de nous venir en aide. Quand de grandes épreuves s’élèvent, qui menacent de nous submerger, Il peut se tenir près de nous. Il n’y a aucune situation dans laquelle nous ne puissions pas compter sur son soutien et son réconfort.
Comme miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur, Il peut nous aider lorsque nous sommes tentés (Héb. 2. 17 et 18). Dans certaines situations de notre vie, aucun être humain ne peut nous aider. Par exemple, un étudiant doit passer ses examens tout seul. Ou bien, on peut avoir des problèmes de santé devant lesquels les médecins sont impuissants. Mais le Seigneur Jésus, dans le ciel, peut toujours nous venir en aide. Parfois, cependant, il faut un peu de temps pour que nous soyons prêts à accepter son aide et à nous reposer entièrement sur Lui.
En Hébreux 4. 15, nous lisons que notre souverain sacrificateur dans le ciel est capable de compatir à nos faiblesses. Parce que Jésus Christ a vécu comme un homme sur la terre, Il nous comprend lorsque nous sommes fatigués ou que nous avons faim. Il sait ce que cela signifie d’être seul ou de souffrir. Quand personne ne comprend nos besoins, quand aucun être humain ne peut nous consoler, le Seigneur, Lui, peut avoir de la véritable compassion. Ouvrons-Lui notre cœur et disons-Lui ce qui nous trouble ! Il ne méprise pas notre faiblesse, mais Il peut sympathiser avec nous dans notre douleur.
« Après avoir dit cela, Jésus leva les yeux vers le ciel et dit : Père, l’heure est venue ; glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie, comme tu lui as donné autorité sur toute chair, afin que, [quant à] tout ce que tu lui as donné, il leur donne la vie éternelle » Jean 17. 1 et 2.
Il n’y a guère de chapitre dans la Bible qui soit plus riche et plus profond que le chapitre 17 de l’évangile selon Jean. Jésus, le Fils de Dieu, est sur le point de quitter ce monde et de retourner vers son Père dans le ciel. Il a préparé ses disciples à son départ, avec soin et amour. Mais maintenant, Il ne parle plus à ses disciples : ici, le Fils de Dieu parle à son Père céleste.
Cette prière est unique. Elle a pour objet les disciples et tous ceux qui croiraient en Jésus. Ils sont « dans le monde » qui rejette Christ, et ils sont, en conséquence, en danger. Mais, en même temps, ils sont déjà en possession de choses éternelles. La vie éternelle, une relation avec Dieu comme leur Père, l’union avec Christ dans la gloire et un avenir assuré avec Lui – tout cela surpasse largement le fait qu’ils soient « dans le monde », et constitue déjà le bonheur des enfants de Dieu aujourd’hui.
La mort sacrificielle et la résurrection sont encore à venir pour Jésus ; les chapitres 18 à 20 nous en parlent. Mais Il considère toutes choses comme étant déjà advenues. Aussi, Il demande au Père qu’Il le glorifie et le couronne de gloire et d’honneur. En cela, le Fils de Dieu a, comme toujours, un seul but : Il veut glorifier le Père, et cela, depuis le ciel.
Jésus est Dieu et Homme en une Personne. Son « autorité sur toute chair » était déjà évidente à cette époque, lorsqu’Il ressuscitait des personnes d’entre les morts. Dans l’avenir, cette autorité apparaîtra dans le jugement de l’humanité. Aujourd’hui, elle se manifeste dans le fait qu’Il donne la vie éternelle à quiconque croit en Lui.
2. La vie éternelle – Christ Homme glorifié
« Et la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre, j’ai achevé l’œuvre que tu m’as donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde fût » Jean 17. 3 à 5.
La première demande de cette prière remarquable que Jésus, le Fils de Dieu, adresse au Père, c’est : « Glorifie ton Fils ». C’est dans le plein désir que Dieu soit honoré. Et Il est honoré en ce que Jésus Christ donne la vie éternelle à tous ceux qui croient en Lui.
Qu’est-ce que la vie éternelle ? C’est la vie qui vient de Dieu, que les croyants reçoivent par la nouvelle naissance et qui les rend capables de connaître Dieu le Père et son Fils Jésus Christ, et de jouir de la communion avec le Père et le Fils. Les croyants de l’Ancien Testament avaient la vie de Dieu, mais pas dans ce caractère profond, parce que, en ce temps-là, Christ, la vie éternelle, n’avait pas encore été révélé. Aujourd’hui, les croyants la possèdent dans le Fils de Dieu ; Il est Lui-même leur vie (1 Jean 1. 2 ; 5. 11). Quelle bénédiction céleste !
Plusieurs se font des idées au sujet de Dieu, et en déduisent de fausses conclusions. Depuis la venue de Jésus, personne n’a à accepter une fausse image de Dieu. Jésus est venu de Dieu et a donné une pleine connaissance de Dieu ; Il a aussi accompli l’œuvre expiatoire de la croix.
C’est sur cette base que le Seigneur Jésus demande maintenant au Père de le glorifier. Une telle requête serait présomptueuse de notre part, de demander la gloire avec Dieu Lui-même. Personne d’autre que le Fils unique ne pouvait demander cela. Il allait bientôt retourner, comme Homme, là où Il avait toujours été avant son incarnation. Et c’est là qu’Il se trouve maintenant – glorifié de sa gloire éternelle.
3. Les avantages des disciples
« J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde ; ils étaient à toi, et tu me les as donnés ; et ils ont gardé ta Parole. Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m’as donné vient de toi ; car les paroles que tu m’as données, je les leur ai données, et ils les ont reçues ; ils ont vraiment connu que je suis sorti d’auprès de toi, et ils ont cru que c’est toi qui m’as envoyé » Jean 17. 6 à 8.
La première et très spéciale demande du Seigneur Jésus, dans sa prière, c’est que le Père soit glorifié (v. 1 à 5). Avant d’exprimer une nouvelle demande en rapport avec ses disciples, Il les décrit en des termes qui touchent le cœur.
Les disciples n’appartiennent plus à ce monde, tout comme Christ n’avait jamais appartenu à ce monde. Est-ce un désavantage pour eux ? Non, bien au contraire – ils connaissent le nom du Père. Un nom, dans la Bible, représente tout ce qu’est la personne. Ainsi, par la vie et les œuvres de Jésus, les disciples ont pu connaître le Père (14. 9).
De plus, le Seigneur dit que les disciples appartenaient au Père. Ils avaient toujours fait partie du plan que le Père avait conçu dans l’éternité passée.
« Ils ont gardé ta Parole » – quelle grâce dans cette déclaration ! Pensons seulement à la lenteur d’esprit des disciples, à leur paresse et leur manque de réaction quand le Seigneur leur parlait. Néanmoins, ils avaient pleinement cru et reconnu que tout ce que leur Seigneur faisait et disait venait de Dieu le Père.
Les disciples avaient à apprendre en particulier une chose : c’est que Jésus n’était pas seulement le Messie promis, mais qu’Il était aussi le Fils éternel qui était venu du Père – une preuve de son propre amour. De plus, le fait que le Père ait envoyé le Fils prouvait l’amour du Père pour ses enfants, ceux qui croient.
4. Les disciples appartiennent au Père et au Fils
« Moi, je fais des demandes pour eux ; je ne fais pas de demandes pour le monde, mais pour ceux que tu m’as donnés, parce qu’ils sont à toi (et tout ce qui est à moi est à toi ; et ce qui est à toi est à moi), et je suis glorifié en eux. Je ne suis plus dans le monde, et eux sont dans le monde ; moi je viens à toi » Jean 17. 9 à 11.
Dans ces versets, nous apprenons pourquoi le Seigneur prie pour ses disciples. Il avait été Lui-même avec eux pendant plus de trois ans et, dans son amour, avait pris soin d’eux. Mais maintenant un changement très important allait se produire : le Seigneur Jésus était sur le point de s’en aller au Père et ne serait plus physiquement avec eux dans ce monde. Une chose demeurerait cependant sans changement : le cœur du Seigneur est avec les siens. Il les aime « jusqu’à la fin » (13. 1).
Le Seigneur mentionne explicitement le fait que maintenant Il fait des demandes pour les disciples – et non pas pour le monde. Le temps viendra où Il demandera, comme Roi des rois, au sujet du monde entier. Alors le Père Lui dira : « Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage et, pour ta possession, les bouts de la terre » (Ps. 2. 8). Mais actuellement, Il ne s’occupe pas de son héritage futur dans le royaume millénial. Son cœur est avec ses cohéritiers, parce qu’ils vivent encore dans un monde hostile à Christ.
Dieu a confié les disciples à son Fils. Cependant, le Fils peut dire : « Ils sont à toi ». Ainsi, ils n’ont pas cessé d’appartenir au Père. N’est-ce pas la plus grande sécurité pour tous les croyants, que d’appartenir à la fois au Père et au Fils ?
Ce qui appartient à Dieu le Père appartient aussi à Dieu le Fils, et vice-versa. Nous-mêmes pourrions dire à Dieu « Tout ce qui est à moi est à Toi », mais jamais « Tout ce qui est à Toi est à moi ». Mais Jésus pouvait s’exprimer ainsi parce qu’Il est le Fils éternel de Dieu, un avec le Père. À nouveau il s’agit des disciples : Jésus est glorifié en eux, ainsi Il est vu en eux. C’est ce qui les rend si précieux pour le Père.
5. Unité des disciples et joie accomplie
« Père saint, garde-les en ton nom que tu m’as donné, afin qu’ils soient un comme nous. Quand j’étais avec eux, moi, je les gardais en ton nom ; j’ai veillé sur ceux que tu m’as donnés, et aucun d’eux n’a été perdu, excepté le fils de perdition, afin que l’Écriture soit accomplie. Et maintenant je viens à toi et je dis cela dans le monde, afin qu’ils aient ma joie accomplie en eux-mêmes » Jean 17. 11 à 13.
Jésus allait retourner au Père, dans le ciel. Ses disciples resteraient dans un monde rempli de dangers. D’où la requête du Seigneur à son Père : « Garde en ton nom ceux que tu m’as donnés ».
Cette requête est pleinement justifiée, car Christ veut être glorifié dans les siens ! C’est pourquoi il est nécessaire que les disciples vivent d’une manière conforme au nom du « Père saint ». Le péché – sous toutes ses formes – ne convient pas à ceux qui appellent Dieu leur Père par Jésus Christ.
Le Seigneur demande que les siens soient gardés ; quel est le but de cette demande ? Les disciples devaient être « un » – comme le Père et le Fils. Cette unité s’exprime par de mêmes sentiments, de mêmes pensées et de mêmes intentions. Quand le Saint Esprit est venu sur la terre, à la Pentecôte, il a été répondu à cette demande. Les douze disciples, qui avaient parfois été jaloux les uns des autres, ont alors rendu un témoignage semblable dans leurs paroles et leurs œuvres.
Il est difficile d’imaginer que, avant la mort de Jésus, il y avait parmi les douze, un disciple que le Seigneur appelle « le fils de perdition ». C’était Judas Iscariote – un faux disciple au milieu des vrais. Sa proximité avec Jésus, purement extérieure, ne pouvait pas le changer ni le sauver.
La prière du Seigneur a encore maintenant un but : ses disciples doivent vivre dans sa propre joie. Plus les croyants prendront conscience de l’amour de leur Père céleste, plus leur joie sera grande.
6. Les disciples, comme Jésus, ne sont pas du monde
« Moi, je leur ai donné ta Parole, et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Je ne fais pas la demande que tu les ôtes du monde, mais que tu les gardes du mal. Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde » Jean 17. 14 à 16.
Les soins de Jésus pour ses disciples étaient uniques. Pendant les trois ans et demi environ qu’ils ont passés ensemble, Il les a gardés et protégés. Il a pris particulièrement soin de leurs cœurs. Il leur a aussi donné « sa parole » – la parole venant du Père et au sujet du Père. Ainsi, les disciples étaient en mesure de connaître le Père Lui-même, ainsi que ses pensées et ses intentions concernant son Fils et ses enfants.
Sommes-nous surpris que le monde haïsse les disciples de Jésus ? Mais c’est qu’ils sont intimement liés à leur Seigneur. Il était haï du monde parce qu’Il n’était pas du monde. Il n’y avait rien de commun entre Lui et le monde. Il n’était qu’un étranger ici-bas ; ses motivations et sa manière de vivre étaient totalement étrangers pour le monde.
Les disciples sont dans la même position que leur Maître ! Ils connaissent Dieu comme leur Père, ils ont reçu et connaissent sa Parole et ils peuvent compter sur ses soins paternels. Même la joie de Jésus est leur joie. Mais ils sont aussi, comme leur Maître, rejetés et méprisés parce que, eux non plus ne sont pas du monde.
Si les disciples de Jésus sont étrangers dans ce monde, pourquoi est-ce que le Père céleste ne les prend pas immédiatement à Lui-même ? Le temps viendra, sans aucun doute, où les croyants seront enlevés au ciel. Mais, en attendant, ils ont un service : ils sont des « messagers » pour Christ. Qu’il est important, par conséquent, que les croyants soient gardés du mal, afin qu’ils rendent un témoignage crédible. Ils sont ainsi préservés par le Père Lui-même, car personne d’autre ne serait capable de faire cela.
7. Les disciples sanctifiés pour Dieu et envoyés dans le monde
« Sanctifie-les par la vérité : ta Parole est la vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde. Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité » Jean 17. 17 à 19.
Le Fils de Dieu, en tant qu’homme sur la terre, prie son Père. Ses demandes concernent surtout la vie de ses disciples, qu’Il allait laisser dans ce monde. Ils devaient être préservés du mal. Plus que cela, le Père céleste allait les sanctifier par la vérité. Les disciples devaient être complètement consacrés à Dieu et vivre leur vie de cette manière. La parole du Père ne les avait pas seulement mis à part d’un monde qui rejetait le Fils de Dieu, mais aussi des anciennes coutumes et traditions juives qui annonçaient la venue du Fils.
Avant que le Fils ne vienne sur la terre, Dieu avait déjà communiqué des vérités aux hommes, mais pas la vérité. « Car la Loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ » (Jean 1. 17). Par Christ et la révélation qu’Il avait faite du Père, qui est Dieu est devenu clair et aussi ce que sont l’homme, le diable et le péché ; en un mot, ce que toutes choses sont réellement. C’est ainsi que la vérité peut nous délivrer des illusions de ce monde. Aujourd’hui, nous possédons la vérité dans la Bible, la parole de Dieu complète.
Les disciples allaient devoir vivre comme séparés pour Dieu afin d’être capables de remplir leur nouvelle tâche – car de la même manière que le Fils de Dieu avait été envoyé dans le monde et avait révélé le Père, ainsi maintenant les disciples seraient envoyés dans le monde pour faire connaître leur Seigneur et Maître.
Quelque chose d’autre était nécessaire pour leur sanctification : le Seigneur Jésus devait se « sanctifier » Lui-même. Cela signifie qu’Il devait entrer dans la gloire du ciel, afin que le cœur des disciples ne soit pas perdu dans ce monde, mais qu’il soit avec leur « trésor » dans le ciel (Luc 12. 34) – avec Christ.
8. Les disciples unis en un dans le Père et le Fils
« Ce n’est pas seulement pour eux que je fais des demandes, mais aussi pour ceux qui croient en moi par leur parole ; afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi ; afin qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que c’est toi qui m’as envoyé » Jean 17. 20 et 21.
Quand le Seigneur priait pour les siens, Il n’avait pas seulement en vue le petit groupe de ses disciples. Son cœur embrassait tous ceux qui viendraient à croire en Lui. La plupart d’entre eux ne vinrent pas à la foi par le ministère oral des apôtres, parce que ceux-ci n’ont vécu que quelques années sur la terre.
Mais la parole des apôtres, sous la forme inspirée des écrits du Nouveau Testament, est restée avec nous et demeure. C’était le fondement qui faisait autorité pour toute proclamation de l’évangile dès le commencement – et le fait aujourd’hui encore.
Dans le cadre du vaste cercle des croyants, le Seigneur fait, pour la deuxième fois, la demande qu’ils soient un. En comparant cela avec la première requête, on note une différence : là, l’unité était limitée aux apôtres, et la demande était « qu’ils soient un comme nous » (v. 11) – un en pensée et en action. Ici, par contre, Il demande « qu’eux aussi soient un en nous ». Cela signifie certainement une unité constituée par les croyants ayant un intérêt commun dans le Père et le Fils parce qu’ils possèdent la vie éternelle.
Quel témoignage pour un monde incrédule, que des gens ayant une culture et une religion d’origines diverses, qui différaient aussi sur le plan social et intellectuel, puissent être un ! Parmi les premiers chrétiens, cette unité était visible extérieurement : « La multitude de ceux qui avaient cru était un cœur et une âme » (Act. 4. 32).
9. Christ glorifié dans les siens au ciel – les croyants aimés du Père
« Et la gloire que tu m’as donnée, moi, je la leur ai donnée, afin qu’ils soient un, comme nous, nous sommes un, moi en eux, et toi en moi, afin qu’ils soient accomplis en un, et que le monde sache que c’est toi qui m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé » Jean 17. 22 et 23.
Dans la première partie de sa prière, le Seigneur a prié afin que le Père soit glorifié. Dans la deuxième partie, Il pense aux siens et Il demande au Père de les garder pendant son absence – afin qu’Il puisse être vu dans leur vie. Dans la dernière partie de la prière, Jésus porte sa pensée jusqu’à la gloire à venir : sa volonté, c’est que les siens reçoivent et voient sa gloire.
Quelle chose incompréhensible : la gloire que Christ a reçue comme Homme de la part du Père quand Il est remonté au ciel, est maintenant donnée aussi aux croyants ! Qu’ont-ils fait pour la mériter ?
Le Seigneur parle ici comme s’Il possédait déjà sa gloire. Dans les conseils de Dieu, la glorification des croyants est déjà irrévocablement établie (Rom. 8. 30). Comme le Père et le Fils, les croyants seront aussi un dans la gloire. C’est la perfection de l’unité, qui n’est pas atteinte ici-bas, sur la terre. Dans le ciel, cependant, Christ sera pleinement glorifié dans les siens. La source de la gloire, c’est le Père Lui-même. Il s’est pleinement révélé dans son Fils, Jésus Christ. Et cette gloire divine est alors révélée dans les croyants.
Un jour, Jésus Christ reviendra. Tous le verront. Alors le monde, avec le plus grand étonnement, connaîtra qui Il est : l’Envoyé du Père. De plus, l’amour du Père sera rendu visible en ceux qui l’accompagneront alors. Ils seront aimés du même amour dont le Père aime son Fils ! Connaissez-vous quelque chose de cet amour ?
10. La maison du Père de notre Seigneur Jésus Christ
« Père, je veux, quant à ceux que tu m’as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi afin qu’ils contemplent la gloire que tu m’as donnée ; car tu m’as aimé avant la fondation du monde » Jean 17. 24.
Dans son esprit, le Seigneur Jésus est déjà dans le ciel, dans la maison de son Père. Les disciples, d’autre part, sont toujours dans ce monde. Mais le Seigneur Jésus ne veut pas être séparé d’eux pour toujours : Il veut revenir pour les prendre et les avoir avec Lui pour toujours – là où Il est. Le Seigneur avait déjà fait connaître à ses disciples le désir de son cœur, au commencement de ses paroles d’adieu (ch. 14. 3).
Ici, Il dit une fois de plus à son Père combien Il a à cœur d’avoir les siens avec Lui. Et comment les croyants réagissent-ils à cela ? « Amen ; viens, Seigneur Jésus ! » (Apoc. 22. 20).
Il ne peut pas y avoir de plus belle demeure que la maison du Père. Elle ne fait pas partie de cette création, mais elle est la demeure éternelle de Dieu. Il n’y a jamais eu là de trace de péché. Mais ce n’est pas seulement cela qui rend ce lieu si attirant pour les croyants. Celui même qui les a aimés et s’est donné Lui-même pour eux – Lui-même est là. Être « toujours avec le Seigneur » signifie la pleine suffisance et un bonheur parfait.
Les croyants contempleront la gloire du Fils de Dieu pendant l’éternité. Il ne s’agit pas de la gloire que personne ne connaît, si ce n’est le Père (Mat. 11. 27). Ni non plus de la gloire qu’Il partagera avec eux et que le monde verra à son apparition (v. 23 ; Col. 3. 4). C’est une gloire qui est intimement liée à l’amour éternel entre le Père et le Fils. Il la possédait dès avant la fondation du monde, et Il la possède maintenant comme Homme. Cette gloire est entièrement hors du monde et elle n’est que pour ceux qui ont leur demeure dans le ciel.
11. Connaître le nom et l’amour du Père
« Père, juste ! Et le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu ; et eux ont connu que toi tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom et je le leur ferai connaître, afin que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et moi en eux » Jean 17. 25 et 26.
Il n’y a jamais eu de témoin de toute chose ou de toute personne, aussi fidèle que Jésus Christ l’a été pour Dieu le Père. Mais le monde n’a pas reconnu le Père et n’a pas accepté le témoignage de Jésus, se rebellant toujours plus contre ce témoignage.
Dans ce contexte, le Fils de Dieu n’utilise pas l’expression « Père saint », comme au verset 11, où il s’agit de la protection des croyants, mais Il dit « Père juste ». Un jour, le monde reconnaîtra en pratique la justice de Dieu à cause de son péché.
Les disciples, d’autre part, avaient reconnu en Jésus le messager du Père ; ils l’avaient reçu et l’avaient suivi. C’est à eux que le Seigneur avait pu faire connaître le nom du Père. Au verset 6, Il avait parlé de révéler le nom du Père.
Chacun des caractères de Dieu le Père avait été rendu visible dans la vie de Jésus. Mais ce n’est pas seulement par sa vie qu’Il avait fait connaître qui était le Père, mais aussi par ses paroles. Et après son ascension, ces paroles seraient entendues par l’intermédiaire des apôtres.
Toute chose devait tendre à ce but, que l’amour du Père, qui était dans toute sa plénitude dans le Fils, soit aussi « en eux » – les disciples de Jésus. Christ avait la conscience de l’amour de son Père heure après heure tout au long de sa vie sur la terre ; cet amour gouvernait sa vie. Et la bénédiction de cet amour est également offerte à tous ceux qui Lui appartiennent.
Si l’amour du Père demeure en nous, nous serons alors capables de représenter Jésus Christ dans notre vie. Il doit être « vu en nous ».
« Ainsi sera ma parole qui sort de ma bouche : elle ne reviendra pas à moi sans effet, mais fera ce qui est mon plaisir » Ésaïe 55. 11.
CE QUE FAIT LA PAROLE DE DIEU
Un musulman vivant au Moyen-Orient avait prévu d’émigrer avec sa famille. Un ami lui a conseillé : Si tu te convertis de l’islam au christianisme, tu pourras quitter le pays plus facilement, et tu n’auras aucun problème pour obtenir l’asile dans ton nouveau lieu de résidence. Il a donc cherché une communauté chrétienne et a expliqué au prédicateur qu’il souhaitait se convertir à la foi chrétienne. Le pasteur lui donna un Nouveau Testament et lui dit : « Rentre chez toi, lis ce livre et reviens ».
Il n’avait jamais lu la Bible auparavant. Il commença alors par l’Évangile de Matthieu. Il apprécia ce que Jésus-Christ a dit dans les chapitres 5 à 7. Il continua à lire avec enthousiasme et apprit que Jésus avait été cloué sur la croix, qu’Il y était mort et qu’Il était ressuscité trois jours plus tard. L’homme a commencé à parler au Dieu dont il avait entendu parler dans la Bible. Il comprit par la foi que le Seigneur Jésus était mort pour ses péchés.
Avant cela, il n’était pas un bon mari. Mais maintenant, il avait envie de changer. Au bout d’une semaine, sa femme lui a demandé : « Qu’est-ce qui a changé chez toi ? » Il lui a répondu : Lis ce livre. C’est la Bible ! Au début, elle refusa avec mépris. Mais un soir, alors qu’il rentrait du travail, le Nouveau Testament se trouvait à un autre endroit. Elle l’avait vraiment lu ! Deux mois plus tard, sa femme a également accepté le Seigneur Jésus comme son Sauveur.
D’après Näher zu Dir février 2025
« Que rien ne se fasse par esprit de parti ou par vaine gloire ; mais que, dans l’humilité, l’un estime l’autre supérieur à lui-même » Philippiens 2. 3.
HUMBLE D’ESPRIT
Léonard Bernstein, le célèbre chef d’orchestre, a été un jour interrogé sur l’instrument le moins populaire de l’orchestre symphonique. Sans hésiter, il a répondu : Le second violon ! Il est peu probable que quelqu’un s’enthousiasme pour lui. Tout le monde veut jouer le rôle principal. Mais si nous n’avions pas le deuxième violon, il n’y aurait pas d’harmonie.
Cela peut être facilement appliqué à la coexistence dans le peuple de Dieu. Nous courons tous le risque de vouloir occuper une place significative dans le cercle des chrétiens. La vieille nature en nous veut dominer les autres et être remarquée par tout le monde. Si une telle attitude apparaît, des tensions et des désaccords surgissent.
Cela peut être évité si nous nous traitons les uns les autres avec humilité. Nous accordons alors plus de valeur aux autres qu’à nous-mêmes. La véritable humilité signifie aussi, être prêt à se contenter d’une place insignifiante dans le peuple de Dieu. Nous souhaitons que le Seigneur Jésus reçoive toute la gloire et que nos frères croyants prospèrent.
Jésus-Christ a toujours montré, dans sa vie, cette attitude humble et désintéressée. Qu’Il était différent de ses semblables ! C’est pourquoi Il pouvait dire de Lui-même : « Jene cherche pas ma gloire » (Jean 8. 50). Il dit à ses disciples : « Je suis au milieu de vous comme celui qui sert » (Luc 22. 27).
Si nous imitons le Seigneur Jésus, qui était humble de cœur, il y aura plus d’harmonie entre les croyants.
D’après Näher zu Dir mars 2025
« Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu, et je raconterai ce qu’il a fait pour mon âme » Psaume 66. 16.
PARLER DU SAUVEUR
Malheureusement, il nous est plus facile de parler avec nos semblables de politique, d’économie ou de sport, que de leur témoigner ce que le Seigneur Jésus représente pour nous. Il peut donc être utile d’y réfléchir.
Lorsque nous parlons aux autres de notre Sauveur, ce n’est pas pour dire grand-chose de nous-mêmes, de notre triste passé, de notre conversion et de notre foi. Non, nous voulons faire comme le Seigneur l’a commandé à l’homme qu’Il avait libéré de l’esclavage de Satan : « Retourne dans ta maison et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi » (Luc 8. 39). Il alla donc annoncer dans toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui.
Peut-être avons-nous grandi dans un foyer chrétien et avons-nous été convertis dans notre enfance. Que pouvons-nous dire aux gens maintenant, si nous savons à peine quand nous sommes devenus la propriété du Seigneur Jésus ? Pensons à Timothée ! Sa conversion n’était pas aussi spectaculaire que celle de Paul, mais elle était tout aussi réelle. C’est pourquoi il pouvait dire, comme l’apôtre : « Je sais qui j’ai cru » (2 Tim. 1. 12). Notre témoignage doit donc se concentrer sur Jésus-Christ. Ce qui importe, ce n’est pas quandni commentnous nous sommes convertis, mais en Quinous avons cru. Présentons aux gens notre Sauveur !
D’après Näher zu Dir mars 2025
« Nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Jésus-Christ pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance » Éphésiens 2. 10.
DE LA MAIN D’UN MAÎTRE
Florence au 16ème siècle : un groupe d’artistes regarde un énorme bloc de marbre précieux. Malheureusement, il a été endommagé par des sculpteurs maladroits. On ne peut plus rien faire de cela, pensent-ils, et ils s’éloignent. Un matin, peu après, un jeune homme dresse une palissade autour du bloc de marbre.
Pendant les trois années qui suivent, on n’entend que le bruit du marteau et du ciseau. Lorsque la palissade est enfin retirée, les Florentins étonnés peuvent s’émerveiller devant une statue impressionnante : « David » de Michel-Ange. C’est encore aujourd’hui un point fort de la ville. Par la main d’un maître, un bloc froid et informe a été transformé en une œuvre d’art parfaite.
Beaucoup de gens doivent admettre : « J’ai gâché ma vie ». Par leur maladresse, ils ont abîmé le marbre de leur vie. Que reste-t-il de leurs espoirs ?
Si cela est votre cas, il n’y a pas lieu de désespérer. Jésus-Christ vous appelle à Lui : Remettez votre vie gâchée entre mes mains, je la transformerai pour la gloire de Dieu ! Il veut enlever le fardeau de vos péchés et vous donner une vie nouvelle. C’est pour cela qu’Il est mort sur la croix pour vous. Si vous croyez en Lui comme en votre Sauveur et Seigneur, le verset de 2 Corinthiens 5. 17 deviendra une réalité pour vous : « Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création. Les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles ».
D’après Näher zu Dir mars 2025
« À la femme il (Dieu) dit : je rendrai très grandes la souffrance de tes grossesses, en travail tu enfanteras des enfants » Genèse 3. 16.
L’HEUREUX RÉSULTAT DES DOULEURS DE L’ENFANTEMENT
L’une des conséquences de la chute est présentée dans ce verset. Bien que Ève ait d’abord accepté les offres de l’ennemi, elle et son mari furent ensuite restaurés par Dieu. Ici, Dieu parle de la descendance de la femme, qui écraserait la tête du serpent – qui aurait la victoire sur lui et sur son règne. Par la foi Adam, après la chute, appela le nom de sa femme Ève « parce qu’elle était la mère de tous les vivants ». Son nom exprime ce qui caractérise la descendance de la femme dans un monde sous le règne de Satan, du péché et de la mort – Dieu introduit la vie par sa souveraine grâce.
Nous comprenons que notre Seigneur Jésus est la véritable descendance qui aurait la victoire. Mais Dieu désire voir les caractères de cette descendance en vous et en moi qui, par une grâce infinie appartenons à cette nouvelle génération des vivants. Même maintenant, dans ce monde rempli de rébellion contre Lui, Dieu désire avoir un témoignage de la victoire totale du jour à venir. « Le Dieu de paix brisera bientôt Satan sous vos pieds » (Rom. 16. 20).
Comment se peut-il que quelque chose du véritable Vivant, de la véritable descendance, soit vu en nous qui vivons dans une scène de mort ? Le passage ci-dessus suggère une réponse. Bien qu’il parle des conséquences de la chute dans les actes de gouvernement de Dieu avec l’humanité. Il montre comment Dieu emploierait, pour notre bien, des choses qui nous sont contraires en elles-mêmes, et de plus, les emploierait pour son honneur et sa gloire. Dieu souhaite voir quelque chose de son Bien-aimé dans notre vie. Il se servira de profonds exercices (ici dans l’image du travail et de la peine) pour produire des enfants – qui sont l’évidence de cette nouvelle vie, des témoins de la puissance de la descendance. Autrement dit, Dieu désire reproduire Christ en nous. Prions que Dieu puisse avoir cette victoire dans notre vie aujourd’hui.
D’après The Lord is near mai 1987
« À la femme il (Dieu) dit : … ton désir sera tourné vers ton mari, et lui dominera sur toi » Genèse 3. 16.
ACCEPTER D’ÊTRE TRANSFORMÉS PAR L’ŒUVRE DE DIEU
Lorsque nous sommes nés de nouveau, il faut souvent quelque temps pour que nous prenions conscience que nous appartenons à un autre, à Celui qui est ressuscité d’entre les morts (Rom. 7. 4). Lorsque nous appartenions à ce système du monde corrompu, nous étions dominés par la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie. Mais maintenant nos affections ont été attirées vers un autre « mari », le Seigneur Jésus. Et Dieu fait en sorte que cette nouvelle vie s’exprime dans de nouveaux désirs, car nous sommes devenus participants de la nature divine.
Dans le monde à venir, le Seigneur Jésus sera le désir de toutes les nations, mais nous avons le privilège spécial de Le connaître comme notre Époux dans un monde où Lui, le juste Héritier et Seigneur de tous, est encore rejeté. Quelle joie de Le connaître comme l’Époux qui a aimé l’Assemblée et s’est livré Lui-même pour elle, mais qui est maintenant ressuscité ! Quand nous comprenons qu’Il a répondu à toutes les justes exigences de Dieu, nous apprenons, en pratique, à nous confier en Lui pour notre sanctification. Nous n’essaierons plus de nous améliorer nous-mêmes ou de corriger la chair. Quand nous Le voyons, quand nos cœurs sont réellement occupés de Lui et de son œuvre, quel changement cela opère ! Connaissez-vous réellement le Seigneur Jésus de cette manière, sans vous occuper d’autre chose, mais avec le plein désir de votre cœur dirigé sur Lui ?
C’est l’œuvre de la grâce souveraine de Dieu, de produire cette attitude en nous. Mais la question, c’est : Suis-je disponible ? Est-ce que je l’accepte ? Mon cœur Le désire-t-Il ? Quelle bénédiction, alors, de nous placer sous sa seigneurie en pratique, d’accepter son autorité sur nous non seulement en principe mais en pratique dans notre vie quotidienne. Mais par-dessus tout, quelle joie ce sera pour Lui, notre Époux !
D’après The Lord is near mai 1987
« Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles dans le Christ Jésus qui sont à Éphèse » Éphésiens 1. 1.
COMMENT SE PROTÉGER D’UN MAUVAIS ENVIRONNEMENT
Un chrétien est un saint. De plus, un chrétien est un saint parce qu’il est un croyant. Enfin, un chrétien peut être un saint, et un croyant, et en Christ Jésus – bien qu’il soit à Éphèse.
Qu’était Éphèse ? C’était le quartier général et le siège même de Satan en Asie Mineure, un foyer d’idolâtrie, de superstition, de richesse, de luxure jaillissant du commerce, et de corruption morale.
Les livres d’Éphèse étaient synonymes de livres magiques. La société de cette grande ville était pourrie à cœur. Et là, sur ce tas de fumier, il y avait un petit jardin de plantes odorantes en fleur – des saints dans le Christ Jésus – bien qu’ils aient été des saints à Éphèse.
Peu importe l’environnement. Il est possible pour nous de nous conserver dans l’amour de Dieu et dans la communion de son Fils, où que nous soyons, et quoi qu’il y ait autour de nous. Vous et moi devons peut-être vivre dans une grande ville mondaine, et vivre notre vie de chrétiens dans une société remplie de corruption à cause du commerce et d’autres influences. Ces croyants que Paul appelle saints et fidèles avaient, plus que nous, un combat à mener, et moins que nous de quoi les encourager et les fortifier.
Rappelez-vous seulement que si les « saints qui sont à Éphèse » doivent être « dans le Christ », il faut qu’ils se tiennent bien droits, la tête haute, regardant au Maître. Si nous devons être en Christ quand nous sommes à Éphèse, nous avons besoin de nous séparer et d’être fidèles, et de nous conserver en Christ. Si le plongeur sort de sa capsule de plongée, il est noyé. S’il reste à l’intérieur de ses parois de cristal, il peut être au fond de l’océan, mais il est au sec et en sécurité. Demeurez dans la forteresse par une foi sincère, en réalisant humblement sa présence, et rien ne pourra vous nuire, mais votre vie sera sainte, cachée avec Christ en Dieu.
D’après The Lord is near mai 1987
« Ruth dit : Ne me pousse pas à te laisser, pour que je m’en retourne d’avec toi ; car où tu iras, j’irai, et où tu demeureras, je demeurerai : ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu. Là où tu mourras, je mourrai et j’y serai enterrée » Ruth 1. 16 et 17.
DES CHOIX DÉCISIFS
Ces mots prononcés par une jeune veuve du nom de Ruth, illustrent le sens de la dépendance. Deux choses sont impliquées :
– la foi dans une personne ou un principe,
– des actes qui prouvent cette foi.
Ruth ne s’est pas laissée embarrasser par des obstacles quand elle se préparait à quitter son pays natal, Moab, pour accompagner sa belle-mère de retour en Israël. La foi dans le Dieu d’Israël avait gagné son âme ! Rien d’autre n’importait : son arrière-plan maudit comme Moabite, son état de veuvage ; sa belle-mère d’humeur amère ; sa belle-sœur indécise. Qu’était-ce en comparaison du Dieu d’Israël, sous les ailes duquel elle avait commencé à trouver refuge ?
Ruth ne se contenta pas de parler de quitter Moab, elle le quitta ! Rien ne pouvait l’en empêcher. Sa belle réponse à la grâce souveraine de Dieu la poussait à agir de la manière la plus décidée. Notez les choix impliqués dans ses paroles à Naomi :
1. Elle choisit un chemin : « où tu iras, j’irai ». Plus de détours dans les sentiers de Moab pour cette fille adoptée d’Israël. Ses pas la conduiraient à Bethléhem de Juda, la maison du pain et de la louange.
2. Elle choisit un endroit : « où tu demeureras, je demeurerai » – peu importe que cela implique un hôtel, une tente ou un palais. Peut-être ferait-elle l’expérience de ces trois endroits alors qu’elle avançait au-delà du confort matériel.
3. Elle choisit un peuple : « Ton peuple sera mon peuple ». Elle ne serait plus une Moabite maudite. Elle faisait partie maintenant du vrai Israël de Dieu.
D’après The Lord is near mai 1987
« Si l’ouvrage que quelqu’un aura édifié dessus [sur le fondement] demeure, il recevra une récompense ; si l’ouvrage de quelqu’un vient à être consumé, il en éprouvera une perte, mais lui-même sauvé, toutefois comme à travers le feu » 1 Corinthiens 3. 14 et 15.
ÉDIFIER DES CHOSES DURABLES
Les vrais croyants édifient sur le seul fondement, qui est Christ. Ils peuvent construire avec de l’or, de l’argent, ou des pierres précieuses – qui ont tous de la valeur. Le feu ne les consumera pas, mais les purifiera plutôt des scories, les faisant briller encore plus. L’or parle de la gloire de Dieu, l’argent est un type de la rédemption qui est dans le Christ Jésus ; et les pierres précieuses sont le symbole du fruit de l’Esprit. Ensemble, ces choses insistent sur la réalité de l’œuvre du Père, du Fils, et du Saint Esprit dans le croyant. Si ces choses positives sont vues dans ce que nous édifions, le Seigneur nous récompensera avec joie.
D’autre part, le bois, le foin, le chaume, sans être en eux-mêmes dangereux ou corrompus, seront consumés par le feu. Elles parlent de ces choses qui n’ont pas en elles de valeur éternelle. Qu’il est triste que les croyants s’intéressent tellement à des choses temporaires et passagères qu’ils négligent les choses qui ont une réelle valeur spirituelle, comme par exemple la gloire de Dieu en relation avec sa maison, l’Église, l’édification d’âmes précieuses dans la vérité de la Parole de Dieu ; la réponse d’amour du cœur envers le Seigneur Jésus pour son grand sacrifice expiatoire ; le désir que des âmes soient amenées à une connaissance du salut par la foi en Christ, l’heureuse soumission à l’action de l’Esprit produisant de bons fruits dans la vie pratique quotidienne.
Si nous nous concentrons sur les choses de cette vie, ce n’est que du bois, du foin, du chaume, qui seront consumés. Nous pouvons faire ces choses, et être cependant sauvés pour l’éternité, mais « comme à travers le feu ». Qu’il est mieux de voir quelque chose d’une valeur éternelle à montrer pendant nos quelques années de vie sur la terre !
D’après The Lord is near mai 1987 (L.M. Grant)
« Désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait de la Parole, afin que vous croissiez par lui à salut, si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon » 1 Pierre 2. 2 et 3.
LA PAROLE DE DIEU, NOURRITURE DU CHRÉTIEN
George Müller (le chrétien fondateur de nombreux orphelinats en Angleterre) nous dit comment la découverte de la place normale de la Parole de Dieu, et avec elle l’enseignement du Saint Esprit, furent le commencement d’une nouvelle ère dans sa vie spirituelle.
Dieu Lui-même a eu la condescendance de devenir un auteur, et je suis ignorant à l’égard de ce livre précieux que le Saint Esprit a fait écrire par le moyen de ses serviteurs ! Il contient ce que je dois savoir, la connaissance qui me conduira au bonheur véritable. Je dois donc lire et relire le Livre des livres, avec sérieux et beaucoup de prière, et méditer beaucoup sur lui. Et je dois faire cela tous les jours de ma vie.
J’étais conscient que je ne connaissais presque rien de la Bible ; mais au lieu d’être conduit, par mon ignorance de la Parole de Dieu, à l’étudier plus, j’étais peu attiré à la lire à cause de ma difficulté à la comprendre et de mon peu de joie en cela. Ainsi, comme beaucoup de croyants, je préférais, en pratique, pendant les quatre premières années de ma vie chrétienne, les écrits d’hommes non inspirés plutôt que les oracles du Dieu vivant.
En conséquence, je restai un enfant, en connaissance comme en grâce. Je dis, en connaissance, car la connaissance véritable doit avoir sa source dans la Parole, par l’Esprit. Et comme je négligeais la Parole, je restai pendant près de quatre ans tellement ignorant que je ne connaissais pas clairement même les points fondamentaux de notre sainte foi. Et ce manque de connaissance m’empêcha malheureusement de marcher fermement dans la voie de Dieu. Car, lorsqu’il plut au Seigneur, en Août 1829, de m’amener réellement à l’Écriture, ma vie et ma marche changèrent complètement, et j’ai été capable de vivre beaucoup plus près du Seigneur qu’autrefois.
D’après The Lord is near mai 1987
« Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par de vaines tromperies, selon l’enseignement des hommes, selon les principes du monde, et non selon Christ » Colossiens 2. 8.
QUELLE FIN DE VIE AURONS-NOUS ?
Parmi les nombreuses lettres qu’échangèrent deux des plus grands présidents des États-Unis, l’une, de John Adams à Thomas Jefferson, le 3 Mai 1816, rapporte que l’homme d’état britannique Bolingbroke avait dit que la philosophie n’était pas suffisante pour l’aider dans ses dernières heures.
Adams rapporte aussi que le philosophe français d’Alembert avait dit, en voyant la mort : Heureux sont ceux qui ont du courage, mais je n’en ai pas. Au sujet d’un autre philosophe français de la même période, Adams écrivit : Voltaire se comporta comme le plus grand lâche de tous à sa mort, comme il s’était comporté comme le fou le plus sage de tous pendant sa vie.
Le sujet de cette lettre était la mort, et la vie après la mort, et lorsque ces deux hommes d’état respectable considéraient leurs propres pensées, ils les voyaient dans la lumière de ces grands hommes qui avaient été la proie de la philosophie et de vaines tromperies qui les avaient amenés à une banqueroute spirituelle dans leurs dernières heures. Vous le voyez, ils s’étaient confiés dans l’enseignement des hommes au lieu de celui de Christ. Ils avaient fait leurs plans selon les éléments du monde et non selon Christ. Mais alors vint l’heure de la mort, l’heure de la mise à l’épreuve de toutes les philosophies de vie.
Quand viendra la mort, serons-nous, comme ces hommes insensés, trouvés lâches parce que notre philosophie nous fait défaut ? Ou serons-nous capables de proclamer avec l’apôtre Paul : « Où est, ô mort, ton aiguillon ? Où est, ô mort, ta victoire ? … Mais grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ » (1 Cor. 15. 55 et 57) ?
D’après The Lord is near mai 1987
« C’est pour cela que je m’exerce moi-même à avoir toujours une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes » Actes 24. 16.
TENIR COMPTE DE LA VOIX DE LA CONSCIENCE
Les deux voix, en vous, qui sont opposées l’une à l’autre, sont votre conscience exercée par l’Esprit de Dieu par la lecture de la Parole de Dieu – et votre cœur naturel « trompeur par-dessus tout, et incurable » (Jér. 17. 9), poussé par Satan à s’opposer à la volonté de Dieu. « Lorsque ton œil est en bon état, ton corps tout entier est lui aussi plein de lumière ; mais quand il est en mauvais état, ton corps aussi est ténébreux » (Luc 11. 34). L’œil en bon état, pour le chrétien, c’est avoir un but sans duplicité, n’avoir devant les yeux qu’un seul objet : la gloire de Dieu. Ce n’est pas essayer de servir deux maîtres ; ne pas être double de cœur (Jac. 1. 8 ; Mat. 6. 24 ; Luc 16. 13). Toute œuvre faite pour le Seigneur, si elle est vraiment pour la gloire du Seigneur, sera aussi en accord avec la Parole de Dieu. La question suivante, c’est : le Seigneur m’a-t-Il donné à faire cette œuvre que mon cœur désire faire ? Et quand est-ce le bon moment pour la faire ?
En Nombres 4, nos lisons que les fils de Lévi avaient reçu la charge du service pour le travail du tabernacle de la congrégation. Ils n’avaient pas tous reçu le même service ; certains pouvaient aider à transporter l’arche, l’autel d’or, ou les chandeliers ; d’autres devaient porter les lourds piliers et leurs bases ; encore d’autres encore n’avaient que les clous à porter. Cependant chacun avait une part dans l’œuvre pour la gloire de l’Éternel, et c’était la responsabilité de chacun d’être fidèle dans la charge qui lui était confiée. Celui qui devait transporter un clou devait avoir soin de ne pas le perdre. Chaque service est important à sa place. Il peut ne pas y avoir beaucoup d’étalage extérieur et de gloire avec ce service, pas beaucoup sous le projecteur devant les autres, mais celui qui a l’œil simple est soigneux pour la gloire du Seigneur et se met lui-même de côté.
D’après The Lord is near mai 1987
« Et Jonathan se dépouilla de la robe qui était sur lui, et la donna à David, ainsi que ses vêtements, jusqu’à son épée, son arc, et sa ceinture » 1 Samuel 18. 4.
DONNER AU SEIGNEUR JÉSUS LA PREMIÈRE PLACE EN TOUT
Quand Jonathan fut témoin de la foi et du courage de David dans la défaite de Goliath, le formidable ennemi du peuple de Dieu, il montra qu’il était certain que David était l’homme réellement capable d’être le Roi d’Israël. Bien qu’il ait été lui-même dans la lignée pour accéder au trône, étant le fils de Saül, il montra qu’il passerait tout à fait ce titre à David, en renonçant à ses droits à la royauté pour qu’ils soient donnés à David.
Quel exemple pour quiconque est mis à l’honneur de quelque manière que ce soit aujourd’hui ! En fait, nous tous, par nature, recherchons à être reconnus, et maintenons cette attitude égoïste jusqu’à ce que la Parole de Dieu nous montre, dans le Seigneur Jésus, Celui qui répond à tous les besoins de notre cœur, Celui qui est seul digne d’honneur et de dignité. Quand nous voyons en Lui une beauté et une gloire suprêmes, il ne nous est pas difficile de rejeter sur Lui toute préférence ou tout avantage.
Saül, d’autre part, bien qu’il ait été témoin de cette même victoire de David contre Goliath, n’en fut pas touché, car il était déterminé à conserver sa place extérieure d’honneur, bien que, dans son caractère moral et dans sa relation avec Dieu, il se soit montré incapable d’être un dirigeant. S’il avait eu la même foi soumise que son fils, que leur histoire aurait pu être différente !
La foi authentique n’aura pas de difficulté à reconnaître que nous ne sommes pas à même de gouverner notre propre vie, moins encore celle des autres – tout en voyant dans le Seigneur Jésus ces qualités parfaites pour gouverner dans tous les domaines ; en conséquence, elle Lui donnera avec joie sa place d’honneur suprême.
D’après The Lord is near mai 1987 (L.M. Grant)
« (Jésus) vit une grande foule : il fut ému de compassion envers eux et il guérit leurs infirmes » Matthieu 14. 14.
APPRENDRE DU SEIGNEUR JÉSUS LA COMPASSION
Pourquoi notre Seigneur devait-Il montrer de la compassion envers ceux qui étaient malades et dans le besoin ? N’étaient-ils pas des pécheurs ? Ne s’étaient-ils pas attirés beaucoup de leurs problèmes par la manière dont ils avaient vécu en rébellion contre Dieu ? Ne méritaient-ils pas plutôt sa condamnation que sa compassion ?
Précieux Sauveur ! Il était venu pour chercher et pour sauver ceux qui étaient perdus. Il se réjouissait de recevoir des pécheurs et de manger avec eux. Il s’approchait des hommes, des femmes et des enfants dans leur péché et leur misère, et les en faisait sortir lorsqu’ils répondaient à sa merveilleuse grâce. Il pouvait toucher et guérir le lépreux sans être contaminé par sa lèpre. Il ne guérissait pas les gens mécaniquement, mais en ressentant profondément leur misère.
Il enseignait ses disciples avec douceur, à avoir eux aussi de la compassion. Dans le verset ci-dessus, pendant que le Seigneur guérissait les malades, les disciples se demandaient comment se débarrasser de la multitude. Alors que le Seigneur multipliait cinq pains et deux poissons pour nourrir cinq mille personnes, les disciples multipliaient les raisons de renvoyer les multitudes. Et nous leur ressemblons tellement !
Aussi le Seigneur dit simplement : « Il n’est pas nécessaire qu’elles s’en aillent ; vous, donnez-leur à manger ». Et ensuite Il employa ses disciples pour donner aux multitudes la nourriture auxquelles Il pourvoyait. Est-ce qu’ils apprirent ce qu’Il leur enseignait au sujet de la compassion ? Est-ce que nous l’avons appris ?
D’après The Lord is near mai 1987
« Car Christ ne m’a pas envoyé baptiser, mais évangéliser, non pas avec sagesse de parole, afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine » 1 Corinthiens 1. 17.
L’ÉVANGILE EST À LA GLOIRE DE DIEU
L’apôtre Paul reçut le titre de « serviteur » de l’évangile. (Col. 1. 23) ; et il fut envoyé par Christ pour le prêcher, comme il le dit ici « non pas avec sagesse de parole », comme les Corinthiens aimaient entendre, « afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine ». Il semble que ce soit la spéculation philosophique, et pas seulement la rhétorique, qu’il juge ici. La philosophie ne laisse pas de place à l’amour divin d’une part, et à la ruine complète de l’homme d’autre part ; la croix de Christ maintient les deux notions au plus haut degré.
La croix de Christ est beaucoup plus, pour le pécheur, que le moyen d’avoir le salut. La traiter seulement comme le grand remède pour les besoins de l’homme, c’est lui dérober une immense valeur de son importance, et également obscurcir la vérité et exclure la gloire de Dieu. Car, qu’est-ce qui n’a pas eu sa réponse dans la croix ? La sainte haine de Dieu pour le péché et son jugement du péché ; son amour extraordinaire pour le pécheur ; la grâce infinie du Sauveur, son humiliation et ses souffrances ; la ruse audacieuse de Satan ; l’extrême méchanceté de l’homme ; tout cela se trouve dans la croix comme nulle part ailleurs. Là les prétentions de l’homme sont réduites à rien ; le péché est condamné et ôté ; Satan est vaincu et défait ; le jugement est supporté ; et Dieu est glorifié en Christ – Lui qui ne connaissait pas de péché et qui a été fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en Lui. Là seulement, en vérité, les attributs divins et les voies divines, que nos péchés semblaient avoir mis de côté ou mis en désaccord, sont maintenant réconciliés à toujours pour ceux qui croient. Un fondement ferme a été posé pour la création ruinée, aussi bien que pour le peuple de Dieu, pour être faite nouvelle et briller dans les âges éternels à la gloire de Dieu.
D’après The Lord is near mai 1987 (W. Kelly)
« L’homme sage a de la force, et l’homme de connaissance affermit sa puissance ; car sous une sage direction tu feras ta guerre, et le salut est dans le grand nombre des conseillers » Proverbes 24. 5 et 6.
SAGESSE ET CONNAISSANCE SONT INDISPENSABLES DANS LA COURSE DU CHRÉTIEN
C’est là un bon conseil pour les sages qui sont engagés dans la bataille spirituelle contre les forces du mal et de la méchanceté dont parle Éphésiens 6. 12. Car pour nous « la guerre » va certainement bien au-delà des débats et des batailles de ce monde déchiré par les disputes, mais se réfère plutôt au conflit contre nos ennemis : la chair, le monde, et Satan.
Les armes avec lesquelles ce combat est mené nous sont décrites en Éphésiens 6. Le verset ci-dessus nous donne quelques secrets sur la manière d’employer ces armes avec efficacité, des secrets pour la force. Un homme sage est fort, mais sa force n’est pas statique. Elle doit augmenter chaque jour par la connaissance et la compréhension. Dieu lui a fourni les armes nécessaires pour la guerre – le casque, la cuirasse, la ceinture, les chaussures, le bouclier, et l’épée. En les employant et en acquérant de l’adresse avec elles, sa force intérieure augmente chaque jour. Il va ainsi de force en force. Et la force lui donne du courage. Un grand nombre de conseillers peut également augmenter sa force. Compter sur soi-même est dangereux, mais il y a sécurité en écoutant les conseils des autres. De tels conseils résultent des expériences multiples des enfants de Dieu comme dans un réservoir de connaissance. Quand nous nous rencontrons comme frères pour étudier le sens et l’application de la Parole de Dieu, nos pensées sont aiguisées et corrigées. Si nous négligeons ce bon conseil, nous devenons fiers de nous-mêmes, fixes dans nos voies, et sans force contre l’ennemi.