
« Ainsi sera ma parole qui sort de ma bouche : elle ne reviendra pas à moi sans effet, mais fera ce qui est mon plaisir » Ésaïe 55. 11.
CE QUE FAIT LA PAROLE DE DIEU
Un musulman vivant au Moyen-Orient avait prévu d’émigrer avec sa famille. Un ami lui a conseillé : Si tu te convertis de l’islam au christianisme, tu pourras quitter le pays plus facilement, et tu n’auras aucun problème pour obtenir l’asile dans ton nouveau lieu de résidence. Il a donc cherché une communauté chrétienne et a expliqué au prédicateur qu’il souhaitait se convertir à la foi chrétienne. Le pasteur lui donna un Nouveau Testament et lui dit : « Rentre chez toi, lis ce livre et reviens ».
Il n’avait jamais lu la Bible auparavant. Il commença alors par l’Évangile de Matthieu. Il apprécia ce que Jésus-Christ a dit dans les chapitres 5 à 7. Il continua à lire avec enthousiasme et apprit que Jésus avait été cloué sur la croix, qu’Il y était mort et qu’Il était ressuscité trois jours plus tard. L’homme a commencé à parler au Dieu dont il avait entendu parler dans la Bible. Il comprit par la foi que le Seigneur Jésus était mort pour ses péchés.
Avant cela, il n’était pas un bon mari. Mais maintenant, il avait envie de changer. Au bout d’une semaine, sa femme lui a demandé : « Qu’est-ce qui a changé chez toi ? » Il lui a répondu : Lis ce livre. C’est la Bible ! Au début, elle refusa avec mépris. Mais un soir, alors qu’il rentrait du travail, le Nouveau Testament se trouvait à un autre endroit. Elle l’avait vraiment lu ! Deux mois plus tard, sa femme a également accepté le Seigneur Jésus comme son Sauveur.
D’après Näher zu Dir février 2025
« Que rien ne se fasse par esprit de parti ou par vaine gloire ; mais que, dans l’humilité, l’un estime l’autre supérieur à lui-même » Philippiens 2. 3.
HUMBLE D’ESPRIT
Léonard Bernstein, le célèbre chef d’orchestre, a été un jour interrogé sur l’instrument le moins populaire de l’orchestre symphonique. Sans hésiter, il a répondu : Le second violon ! Il est peu probable que quelqu’un s’enthousiasme pour lui. Tout le monde veut jouer le rôle principal. Mais si nous n’avions pas le deuxième violon, il n’y aurait pas d’harmonie.
Cela peut être facilement appliqué à la coexistence dans le peuple de Dieu. Nous courons tous le risque de vouloir occuper une place significative dans le cercle des chrétiens. La vieille nature en nous veut dominer les autres et être remarquée par tout le monde. Si une telle attitude apparaît, des tensions et des désaccords surgissent.
Cela peut être évité si nous nous traitons les uns les autres avec humilité. Nous accordons alors plus de valeur aux autres qu’à nous-mêmes. La véritable humilité signifie aussi, être prêt à se contenter d’une place insignifiante dans le peuple de Dieu. Nous souhaitons que le Seigneur Jésus reçoive toute la gloire et que nos frères croyants prospèrent.
Jésus-Christ a toujours montré, dans sa vie, cette attitude humble et désintéressée. Qu’Il était différent de ses semblables ! C’est pourquoi Il pouvait dire de Lui-même : « Je ne cherche pas ma gloire » (Jean 8. 50). Il dit à ses disciples : « Je suis au milieu de vous comme celui qui sert » (Luc 22. 27).
Si nous imitons le Seigneur Jésus, qui était humble de cœur, il y aura plus d’harmonie entre les croyants.
D’après Näher zu Dir mars 2025
« Venez, écoutez, vous tous qui craignez Dieu, et je raconterai ce qu’il a fait pour mon âme » Psaume 66. 16.
PARLER DU SAUVEUR
Malheureusement, il nous est plus facile de parler avec nos semblables de politique, d’économie ou de sport, que de leur témoigner ce que le Seigneur Jésus représente pour nous. Il peut donc être utile d’y réfléchir.
Lorsque nous parlons aux autres de notre Sauveur, ce n’est pas pour dire grand-chose de nous-mêmes, de notre triste passé, de notre conversion et de notre foi. Non, nous voulons faire comme le Seigneur l’a commandé à l’homme qu’Il avait libéré de l’esclavage de Satan : « Retourne dans ta maison et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi » (Luc 8. 39). Il alla donc annoncer dans toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui.
Peut-être avons-nous grandi dans un foyer chrétien et avons-nous été convertis dans notre enfance. Que pouvons-nous dire aux gens maintenant, si nous savons à peine quand nous sommes devenus la propriété du Seigneur Jésus ? Pensons à Timothée ! Sa conversion n’était pas aussi spectaculaire que celle de Paul, mais elle était tout aussi réelle. C’est pourquoi il pouvait dire, comme l’apôtre : « Je sais qui j’ai cru » (2 Tim. 1. 12). Notre témoignage doit donc se concentrer sur Jésus-Christ. Ce qui importe, ce n’est pas quand ni comment nous nous sommes convertis, mais en Qui nous avons cru. Présentons aux gens notre Sauveur !
D’après Näher zu Dir mars 2025
« Nous sommes son ouvrage, ayant été créés dans le Jésus-Christ pour les bonnes œuvres que Dieu a préparées à l’avance » Éphésiens 2. 10.
DE LA MAIN D’UN MAÎTRE
Florence au 16ème siècle : un groupe d’artistes regarde un énorme bloc de marbre précieux. Malheureusement, il a été endommagé par des sculpteurs maladroits. On ne peut plus rien faire de cela, pensent-ils, et ils s’éloignent. Un matin, peu après, un jeune homme dresse une palissade autour du bloc de marbre.
Pendant les trois années qui suivent, on n’entend que le bruit du marteau et du ciseau. Lorsque la palissade est enfin retirée, les Florentins étonnés peuvent s’émerveiller devant une statue impressionnante : « David » de Michel-Ange. C’est encore aujourd’hui un point fort de la ville. Par la main d’un maître, un bloc froid et informe a été transformé en une œuvre d’art parfaite.
Beaucoup de gens doivent admettre : « J’ai gâché ma vie ». Par leur maladresse, ils ont abîmé le marbre de leur vie. Que reste-t-il de leurs espoirs ?
Si cela est votre cas, il n’y a pas lieu de désespérer. Jésus-Christ vous appelle à Lui : Remettez votre vie gâchée entre mes mains, je la transformerai pour la gloire de Dieu ! Il veut enlever le fardeau de vos péchés et vous donner une vie nouvelle. C’est pour cela qu’Il est mort sur la croix pour vous. Si vous croyez en Lui comme en votre Sauveur et Seigneur, le verset de 2 Corinthiens 5. 17 deviendra une réalité pour vous : « Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création. Les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles ».
D’après Näher zu Dir mars 2025
« À la femme il (Dieu) dit : je rendrai très grandes la souffrance de tes grossesses, en travail tu enfanteras des enfants » Genèse 3. 16.
L’HEUREUX RÉSULTAT DES DOULEURS DE L’ENFANTEMENT
L’une des conséquences de la chute est présentée dans ce verset. Bien que Ève ait d’abord accepté les offres de l’ennemi, elle et son mari furent ensuite restaurés par Dieu. Ici, Dieu parle de la descendance de la femme, qui écraserait la tête du serpent – qui aurait la victoire sur lui et sur son règne. Par la foi Adam, après la chute, appela le nom de sa femme Ève « parce qu’elle était la mère de tous les vivants ». Son nom exprime ce qui caractérise la descendance de la femme dans un monde sous le règne de Satan, du péché et de la mort – Dieu introduit la vie par sa souveraine grâce.
Nous comprenons que notre Seigneur Jésus est la véritable descendance qui aurait la victoire. Mais Dieu désire voir les caractères de cette descendance en vous et en moi qui, par une grâce infinie appartenons à cette nouvelle génération des vivants. Même maintenant, dans ce monde rempli de rébellion contre Lui, Dieu désire avoir un témoignage de la victoire totale du jour à venir. « Le Dieu de paix brisera bientôt Satan sous vos pieds » (Rom. 16. 20).
Comment se peut-il que quelque chose du véritable Vivant, de la véritable descendance, soit vu en nous qui vivons dans une scène de mort ? Le passage ci-dessus suggère une réponse. Bien qu’il parle des conséquences de la chute dans les actes de gouvernement de Dieu avec l’humanité. Il montre comment Dieu emploierait, pour notre bien, des choses qui nous sont contraires en elles-mêmes, et de plus, les emploierait pour son honneur et sa gloire. Dieu souhaite voir quelque chose de son Bien-aimé dans notre vie. Il se servira de profonds exercices (ici dans l’image du travail et de la peine) pour produire des enfants – qui sont l’évidence de cette nouvelle vie, des témoins de la puissance de la descendance. Autrement dit, Dieu désire reproduire Christ en nous. Prions que Dieu puisse avoir cette victoire dans notre vie aujourd’hui.
D’après The Lord is near mai 1987
« À la femme il (Dieu) dit : … ton désir sera tourné vers ton mari, et lui dominera sur toi » Genèse 3. 16.
ACCEPTER D’ÊTRE TRANSFORMÉS PAR L’ŒUVRE DE DIEU
Lorsque nous sommes nés de nouveau, il faut souvent quelque temps pour que nous prenions conscience que nous appartenons à un autre, à Celui qui est ressuscité d’entre les morts (Rom. 7. 4). Lorsque nous appartenions à ce système du monde corrompu, nous étions dominés par la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie. Mais maintenant nos affections ont été attirées vers un autre « mari », le Seigneur Jésus. Et Dieu fait en sorte que cette nouvelle vie s’exprime dans de nouveaux désirs, car nous sommes devenus participants de la nature divine.
Dans le monde à venir, le Seigneur Jésus sera le désir de toutes les nations, mais nous avons le privilège spécial de Le connaître comme notre Époux dans un monde où Lui, le juste Héritier et Seigneur de tous, est encore rejeté. Quelle joie de Le connaître comme l’Époux qui a aimé l’Assemblée et s’est livré Lui-même pour elle, mais qui est maintenant ressuscité ! Quand nous comprenons qu’Il a répondu à toutes les justes exigences de Dieu, nous apprenons, en pratique, à nous confier en Lui pour notre sanctification. Nous n’essaierons plus de nous améliorer nous-mêmes ou de corriger la chair. Quand nous Le voyons, quand nos cœurs sont réellement occupés de Lui et de son œuvre, quel changement cela opère ! Connaissez-vous réellement le Seigneur Jésus de cette manière, sans vous occuper d’autre chose, mais avec le plein désir de votre cœur dirigé sur Lui ?
C’est l’œuvre de la grâce souveraine de Dieu, de produire cette attitude en nous. Mais la question, c’est : Suis-je disponible ? Est-ce que je l’accepte ? Mon cœur Le désire-t-Il ? Quelle bénédiction, alors, de nous placer sous sa seigneurie en pratique, d’accepter son autorité sur nous non seulement en principe mais en pratique dans notre vie quotidienne. Mais par-dessus tout, quelle joie ce sera pour Lui, notre Époux !
D’après The Lord is near mai 1987
« Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, aux saints et fidèles dans le Christ Jésus qui sont à Éphèse » Éphésiens 1. 1.
COMMENT SE PROTÉGER D’UN MAUVAIS ENVIRONNEMENT
Un chrétien est un saint. De plus, un chrétien est un saint parce qu’il est un croyant. Enfin, un chrétien peut être un saint, et un croyant, et en Christ Jésus – bien qu’il soit à Éphèse.
Qu’était Éphèse ? C’était le quartier général et le siège même de Satan en Asie Mineure, un foyer d’idolâtrie, de superstition, de richesse, de luxure jaillissant du commerce, et de corruption morale.
Les livres d’Éphèse étaient synonymes de livres magiques. La société de cette grande ville était pourrie à cœur. Et là, sur ce tas de fumier, il y avait un petit jardin de plantes odorantes en fleur – des saints dans le Christ Jésus – bien qu’ils aient été des saints à Éphèse.
Peu importe l’environnement. Il est possible pour nous de nous conserver dans l’amour de Dieu et dans la communion de son Fils, où que nous soyons, et quoi qu’il y ait autour de nous. Vous et moi devons peut-être vivre dans une grande ville mondaine, et vivre notre vie de chrétiens dans une société remplie de corruption à cause du commerce et d’autres influences. Ces croyants que Paul appelle saints et fidèles avaient, plus que nous, un combat à mener, et moins que nous de quoi les encourager et les fortifier.
Rappelez-vous seulement que si les « saints qui sont à Éphèse » doivent être « dans le Christ », il faut qu’ils se tiennent bien droits, la tête haute, regardant au Maître. Si nous devons être en Christ quand nous sommes à Éphèse, nous avons besoin de nous séparer et d’être fidèles, et de nous conserver en Christ. Si le plongeur sort de sa capsule de plongée, il est noyé. S’il reste à l’intérieur de ses parois de cristal, il peut être au fond de l’océan, mais il est au sec et en sécurité. Demeurez dans la forteresse par une foi sincère, en réalisant humblement sa présence, et rien ne pourra vous nuire, mais votre vie sera sainte, cachée avec Christ en Dieu.
D’après The Lord is near mai 1987
« Ruth dit : Ne me pousse pas à te laisser, pour que je m’en retourne d’avec toi ; car où tu iras, j’irai, et où tu demeureras, je demeurerai : ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu. Là où tu mourras, je mourrai et j’y serai enterrée » Ruth 1. 16 et 17.
DES CHOIX DÉCISIFS
Ces mots prononcés par une jeune veuve du nom de Ruth, illustrent le sens de la dépendance. Deux choses sont impliquées :
– la foi dans une personne ou un principe,
– des actes qui prouvent cette foi.
Ruth ne s’est pas laissée embarrasser par des obstacles quand elle se préparait à quitter son pays natal, Moab, pour accompagner sa belle-mère de retour en Israël. La foi dans le Dieu d’Israël avait gagné son âme ! Rien d’autre n’importait : son arrière-plan maudit comme Moabite, son état de veuvage ; sa belle-mère d’humeur amère ; sa belle-sœur indécise. Qu’était-ce en comparaison du Dieu d’Israël, sous les ailes duquel elle avait commencé à trouver refuge ?
Ruth ne se contenta pas de parler de quitter Moab, elle le quitta ! Rien ne pouvait l’en empêcher. Sa belle réponse à la grâce souveraine de Dieu la poussait à agir de la manière la plus décidée. Notez les choix impliqués dans ses paroles à Naomi :
1. Elle choisit un chemin : « où tu iras, j’irai ». Plus de détours dans les sentiers de Moab pour cette fille adoptée d’Israël. Ses pas la conduiraient à Bethléhem de Juda, la maison du pain et de la louange.
2. Elle choisit un endroit : « où tu demeureras, je demeurerai » – peu importe que cela implique un hôtel, une tente ou un palais. Peut-être ferait-elle l’expérience de ces trois endroits alors qu’elle avançait au-delà du confort matériel.
3. Elle choisit un peuple : « Ton peuple sera mon peuple ». Elle ne serait plus une Moabite maudite. Elle faisait partie maintenant du vrai Israël de Dieu.
D’après The Lord is near mai 1987
« Si l’ouvrage que quelqu’un aura édifié dessus [sur le fondement] demeure, il recevra une récompense ; si l’ouvrage de quelqu’un vient à être consumé, il en éprouvera une perte, mais lui-même sauvé, toutefois comme à travers le feu » 1 Corinthiens 3. 14 et 15.
ÉDIFIER DES CHOSES DURABLES
Les vrais croyants édifient sur le seul fondement, qui est Christ. Ils peuvent construire avec de l’or, de l’argent, ou des pierres précieuses – qui ont tous de la valeur. Le feu ne les consumera pas, mais les purifiera plutôt des scories, les faisant briller encore plus. L’or parle de la gloire de Dieu, l’argent est un type de la rédemption qui est dans le Christ Jésus ; et les pierres précieuses sont le symbole du fruit de l’Esprit. Ensemble, ces choses insistent sur la réalité de l’œuvre du Père, du Fils, et du Saint Esprit dans le croyant. Si ces choses positives sont vues dans ce que nous édifions, le Seigneur nous récompensera avec joie.
D’autre part, le bois, le foin, le chaume, sans être en eux-mêmes dangereux ou corrompus, seront consumés par le feu. Elles parlent de ces choses qui n’ont pas en elles de valeur éternelle. Qu’il est triste que les croyants s’intéressent tellement à des choses temporaires et passagères qu’ils négligent les choses qui ont une réelle valeur spirituelle, comme par exemple la gloire de Dieu en relation avec sa maison, l’Église, l’édification d’âmes précieuses dans la vérité de la Parole de Dieu ; la réponse d’amour du cœur envers le Seigneur Jésus pour son grand sacrifice expiatoire ; le désir que des âmes soient amenées à une connaissance du salut par la foi en Christ, l’heureuse soumission à l’action de l’Esprit produisant de bons fruits dans la vie pratique quotidienne.
Si nous nous concentrons sur les choses de cette vie, ce n’est que du bois, du foin, du chaume, qui seront consumés. Nous pouvons faire ces choses, et être cependant sauvés pour l’éternité, mais « comme à travers le feu ». Qu’il est mieux de voir quelque chose d’une valeur éternelle à montrer pendant nos quelques années de vie sur la terre !
D’après The Lord is near mai 1987 (L.M. Grant)
« Désirez ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait de la Parole, afin que vous croissiez par lui à salut, si toutefois vous avez goûté que le Seigneur est bon » 1 Pierre 2. 2 et 3.
LA PAROLE DE DIEU, NOURRITURE DU CHRÉTIEN
George Müller (le chrétien fondateur de nombreux orphelinats en Angleterre) nous dit comment la découverte de la place normale de la Parole de Dieu, et avec elle l’enseignement du Saint Esprit, furent le commencement d’une nouvelle ère dans sa vie spirituelle.
Dieu Lui-même a eu la condescendance de devenir un auteur, et je suis ignorant à l’égard de ce livre précieux que le Saint Esprit a fait écrire par le moyen de ses serviteurs ! Il contient ce que je dois savoir, la connaissance qui me conduira au bonheur véritable. Je dois donc lire et relire le Livre des livres, avec sérieux et beaucoup de prière, et méditer beaucoup sur lui. Et je dois faire cela tous les jours de ma vie.
J’étais conscient que je ne connaissais presque rien de la Bible ; mais au lieu d’être conduit, par mon ignorance de la Parole de Dieu, à l’étudier plus, j’étais peu attiré à la lire à cause de ma difficulté à la comprendre et de mon peu de joie en cela. Ainsi, comme beaucoup de croyants, je préférais, en pratique, pendant les quatre premières années de ma vie chrétienne, les écrits d’hommes non inspirés plutôt que les oracles du Dieu vivant.
En conséquence, je restai un enfant, en connaissance comme en grâce. Je dis, en connaissance, car la connaissance véritable doit avoir sa source dans la Parole, par l’Esprit. Et comme je négligeais la Parole, je restai pendant près de quatre ans tellement ignorant que je ne connaissais pas clairement même les points fondamentaux de notre sainte foi. Et ce manque de connaissance m’empêcha malheureusement de marcher fermement dans la voie de Dieu. Car, lorsqu’il plut au Seigneur, en Août 1829, de m’amener réellement à l’Écriture, ma vie et ma marche changèrent complètement, et j’ai été capable de vivre beaucoup plus près du Seigneur qu’autrefois.
D’après The Lord is near mai 1987
« Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par de vaines tromperies, selon l’enseignement des hommes, selon les principes du monde, et non selon Christ » Colossiens 2. 8.
QUELLE FIN DE VIE AURONS-NOUS ?
Parmi les nombreuses lettres qu’échangèrent deux des plus grands présidents des États-Unis, l’une, de John Adams à Thomas Jefferson, le 3 Mai 1816, rapporte que l’homme d’état britannique Bolingbroke avait dit que la philosophie n’était pas suffisante pour l’aider dans ses dernières heures.
Adams rapporte aussi que le philosophe français d’Alembert avait dit, en voyant la mort : Heureux sont ceux qui ont du courage, mais je n’en ai pas. Au sujet d’un autre philosophe français de la même période, Adams écrivit : Voltaire se comporta comme le plus grand lâche de tous à sa mort, comme il s’était comporté comme le fou le plus sage de tous pendant sa vie.
Le sujet de cette lettre était la mort, et la vie après la mort, et lorsque ces deux hommes d’état respectable considéraient leurs propres pensées, ils les voyaient dans la lumière de ces grands hommes qui avaient été la proie de la philosophie et de vaines tromperies qui les avaient amenés à une banqueroute spirituelle dans leurs dernières heures. Vous le voyez, ils s’étaient confiés dans l’enseignement des hommes au lieu de celui de Christ. Ils avaient fait leurs plans selon les éléments du monde et non selon Christ. Mais alors vint l’heure de la mort, l’heure de la mise à l’épreuve de toutes les philosophies de vie.
Quand viendra la mort, serons-nous, comme ces hommes insensés, trouvés lâches parce que notre philosophie nous fait défaut ? Ou serons-nous capables de proclamer avec l’apôtre Paul : « Où est, ô mort, ton aiguillon ? Où est, ô mort, ta victoire ? … Mais grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ » (1 Cor. 15. 55 et 57) ?
D’après The Lord is near mai 1987
« C’est pour cela que je m’exerce moi-même à avoir toujours une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes » Actes 24. 16.
TENIR COMPTE DE LA VOIX DE LA CONSCIENCE
Les deux voix, en vous, qui sont opposées l’une à l’autre, sont votre conscience exercée par l’Esprit de Dieu par la lecture de la Parole de Dieu – et votre cœur naturel « trompeur par-dessus tout, et incurable » (Jér. 17. 9), poussé par Satan à s’opposer à la volonté de Dieu. « Lorsque ton œil est en bon état, ton corps tout entier est lui aussi plein de lumière ; mais quand il est en mauvais état, ton corps aussi est ténébreux » (Luc 11. 34). L’œil en bon état, pour le chrétien, c’est avoir un but sans duplicité, n’avoir devant les yeux qu’un seul objet : la gloire de Dieu. Ce n’est pas essayer de servir deux maîtres ; ne pas être double de cœur (Jac. 1. 8 ; Mat. 6. 24 ; Luc 16. 13). Toute œuvre faite pour le Seigneur, si elle est vraiment pour la gloire du Seigneur, sera aussi en accord avec la Parole de Dieu. La question suivante, c’est : le Seigneur m’a-t-Il donné à faire cette œuvre que mon cœur désire faire ? Et quand est-ce le bon moment pour la faire ?
En Nombres 4, nos lisons que les fils de Lévi avaient reçu la charge du service pour le travail du tabernacle de la congrégation. Ils n’avaient pas tous reçu le même service ; certains pouvaient aider à transporter l’arche, l’autel d’or, ou les chandeliers ; d’autres devaient porter les lourds piliers et leurs bases ; encore d’autres encore n’avaient que les clous à porter. Cependant chacun avait une part dans l’œuvre pour la gloire de l’Éternel, et c’était la responsabilité de chacun d’être fidèle dans la charge qui lui était confiée. Celui qui devait transporter un clou devait avoir soin de ne pas le perdre. Chaque service est important à sa place. Il peut ne pas y avoir beaucoup d’étalage extérieur et de gloire avec ce service, pas beaucoup sous le projecteur devant les autres, mais celui qui a l’œil simple est soigneux pour la gloire du Seigneur et se met lui-même de côté.
D’après The Lord is near mai 1987
« Et Jonathan se dépouilla de la robe qui était sur lui, et la donna à David, ainsi que ses vêtements, jusqu’à son épée, son arc, et sa ceinture » 1 Samuel 18. 4.
DONNER AU SEIGNEUR JÉSUS LA PREMIÈRE PLACE EN TOUT
Quand Jonathan fut témoin de la foi et du courage de David dans la défaite de Goliath, le formidable ennemi du peuple de Dieu, il montra qu’il était certain que David était l’homme réellement capable d’être le Roi d’Israël. Bien qu’il ait été lui-même dans la lignée pour accéder au trône, étant le fils de Saül, il montra qu’il passerait tout à fait ce titre à David, en renonçant à ses droits à la royauté pour qu’ils soient donnés à David.
Quel exemple pour quiconque est mis à l’honneur de quelque manière que ce soit aujourd’hui ! En fait, nous tous, par nature, recherchons à être reconnus, et maintenons cette attitude égoïste jusqu’à ce que la Parole de Dieu nous montre, dans le Seigneur Jésus, Celui qui répond à tous les besoins de notre cœur, Celui qui est seul digne d’honneur et de dignité. Quand nous voyons en Lui une beauté et une gloire suprêmes, il ne nous est pas difficile de rejeter sur Lui toute préférence ou tout avantage.
Saül, d’autre part, bien qu’il ait été témoin de cette même victoire de David contre Goliath, n’en fut pas touché, car il était déterminé à conserver sa place extérieure d’honneur, bien que, dans son caractère moral et dans sa relation avec Dieu, il se soit montré incapable d’être un dirigeant. S’il avait eu la même foi soumise que son fils, que leur histoire aurait pu être différente !
La foi authentique n’aura pas de difficulté à reconnaître que nous ne sommes pas à même de gouverner notre propre vie, moins encore celle des autres – tout en voyant dans le Seigneur Jésus ces qualités parfaites pour gouverner dans tous les domaines ; en conséquence, elle Lui donnera avec joie sa place d’honneur suprême.
D’après The Lord is near mai 1987 (L.M. Grant)
« (Jésus) vit une grande foule : il fut ému de compassion envers eux et il guérit leurs infirmes » Matthieu 14. 14.
APPRENDRE DU SEIGNEUR JÉSUS LA COMPASSION
Pourquoi notre Seigneur devait-Il montrer de la compassion envers ceux qui étaient malades et dans le besoin ? N’étaient-ils pas des pécheurs ? Ne s’étaient-ils pas attirés beaucoup de leurs problèmes par la manière dont ils avaient vécu en rébellion contre Dieu ? Ne méritaient-ils pas plutôt sa condamnation que sa compassion ?
Précieux Sauveur ! Il était venu pour chercher et pour sauver ceux qui étaient perdus. Il se réjouissait de recevoir des pécheurs et de manger avec eux. Il s’approchait des hommes, des femmes et des enfants dans leur péché et leur misère, et les en faisait sortir lorsqu’ils répondaient à sa merveilleuse grâce. Il pouvait toucher et guérir le lépreux sans être contaminé par sa lèpre. Il ne guérissait pas les gens mécaniquement, mais en ressentant profondément leur misère.
Il enseignait ses disciples avec douceur, à avoir eux aussi de la compassion. Dans le verset ci-dessus, pendant que le Seigneur guérissait les malades, les disciples se demandaient comment se débarrasser de la multitude. Alors que le Seigneur multipliait cinq pains et deux poissons pour nourrir cinq mille personnes, les disciples multipliaient les raisons de renvoyer les multitudes. Et nous leur ressemblons tellement !
Aussi le Seigneur dit simplement : « Il n’est pas nécessaire qu’elles s’en aillent ; vous, donnez-leur à manger ». Et ensuite Il employa ses disciples pour donner aux multitudes la nourriture auxquelles Il pourvoyait. Est-ce qu’ils apprirent ce qu’Il leur enseignait au sujet de la compassion ? Est-ce que nous l’avons appris ?
D’après The Lord is near mai 1987
« Car Christ ne m’a pas envoyé baptiser, mais évangéliser, non pas avec sagesse de parole, afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine » 1 Corinthiens 1. 17.
L’ÉVANGILE EST À LA GLOIRE DE DIEU
L’apôtre Paul reçut le titre de « serviteur » de l’évangile. (Col. 1. 23) ; et il fut envoyé par Christ pour le prêcher, comme il le dit ici « non pas avec sagesse de parole », comme les Corinthiens aimaient entendre, « afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine ». Il semble que ce soit la spéculation philosophique, et pas seulement la rhétorique, qu’il juge ici. La philosophie ne laisse pas de place à l’amour divin d’une part, et à la ruine complète de l’homme d’autre part ; la croix de Christ maintient les deux notions au plus haut degré.
La croix de Christ est beaucoup plus, pour le pécheur, que le moyen d’avoir le salut. La traiter seulement comme le grand remède pour les besoins de l’homme, c’est lui dérober une immense valeur de son importance, et également obscurcir la vérité et exclure la gloire de Dieu. Car, qu’est-ce qui n’a pas eu sa réponse dans la croix ? La sainte haine de Dieu pour le péché et son jugement du péché ; son amour extraordinaire pour le pécheur ; la grâce infinie du Sauveur, son humiliation et ses souffrances ; la ruse audacieuse de Satan ; l’extrême méchanceté de l’homme ; tout cela se trouve dans la croix comme nulle part ailleurs. Là les prétentions de l’homme sont réduites à rien ; le péché est condamné et ôté ; Satan est vaincu et défait ; le jugement est supporté ; et Dieu est glorifié en Christ – Lui qui ne connaissait pas de péché et qui a été fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en Lui. Là seulement, en vérité, les attributs divins et les voies divines, que nos péchés semblaient avoir mis de côté ou mis en désaccord, sont maintenant réconciliés à toujours pour ceux qui croient. Un fondement ferme a été posé pour la création ruinée, aussi bien que pour le peuple de Dieu, pour être faite nouvelle et briller dans les âges éternels à la gloire de Dieu.
D’après The Lord is near mai 1987 (W. Kelly)
« L’homme sage a de la force, et l’homme de connaissance affermit sa puissance ; car sous une sage direction tu feras ta guerre, et le salut est dans le grand nombre des conseillers » Proverbes 24. 5 et 6.
SAGESSE ET CONNAISSANCE SONT INDISPENSABLES DANS LA COURSE DU CHRÉTIEN
C’est là un bon conseil pour les sages qui sont engagés dans la bataille spirituelle contre les forces du mal et de la méchanceté dont parle Éphésiens 6. 12. Car pour nous « la guerre » va certainement bien au-delà des débats et des batailles de ce monde déchiré par les disputes, mais se réfère plutôt au conflit contre nos ennemis : la chair, le monde, et Satan.
Les armes avec lesquelles ce combat est mené nous sont décrites en Éphésiens 6. Le verset ci-dessus nous donne quelques secrets sur la manière d’employer ces armes avec efficacité, des secrets pour la force. Un homme sage est fort, mais sa force n’est pas statique. Elle doit augmenter chaque jour par la connaissance et la compréhension. Dieu lui a fourni les armes nécessaires pour la guerre – le casque, la cuirasse, la ceinture, les chaussures, le bouclier, et l’épée. En les employant et en acquérant de l’adresse avec elles, sa force intérieure augmente chaque jour. Il va ainsi de force en force. Et la force lui donne du courage. Un grand nombre de conseillers peut également augmenter sa force. Compter sur soi-même est dangereux, mais il y a sécurité en écoutant les conseils des autres. De tels conseils résultent des expériences multiples des enfants de Dieu comme dans un réservoir de connaissance. Quand nous nous rencontrons comme frères pour étudier le sens et l’application de la Parole de Dieu, nos pensées sont aiguisées et corrigées. Si nous négligeons ce bon conseil, nous devenons fiers de nous-mêmes, fixes dans nos voies, et sans force contre l’ennemi.
D’après The Lord is near mai 1987