Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
« Si vous souffrez en faisant le bien et l’endurez, c’est digne de louange devant Dieu, car c’est à cela que vous avez été appelés ; car aussi Christ a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces » (1 Pier. 2. 20 et 21).
On a attribué à François d’Assise, croyant du 13ème siècle, la prière suivante :
« Seigneur,
- Fais de moi un instrument de ta paix.
- Là où il y de la haine, que je mette l’amour.
- Là où il y a l’offense, que je mette le pardon.
- Là où il y a la discorde, que je mette l’union.
- Là où il y a l’erreur, que je mette la vérité.
- Là où il y a le doute, que je mette la foi.
- Là où il y a le désespoir, que je mette l’espérance.
- Là où il y a les ténèbres, que je mette votre lumière.
- Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.
Ô Maître, que je ne cherche pas tant :
- À être consolé qu’à consoler,
- À être compris qu’à comprendre,
- À être aimé qu’à aimer… »
C’est ce que Jésus Christ a parfaitement accompli, et il nous exhorte à suivre ses traces (1 Pier. 2. 21). Notre difficulté est de mettre en pratique ce qui est énuméré ci-dessus et que beaucoup de chrétiens ont repris à leur compte. En réalité, nous ne pourrons pas le faire par nos propres forces, mais Jésus Christ peut et veut nous aider. Pour cela, bien sûr, il faut le connaître, lui appartenir et le laisser nous transformer.
« C’est pourquoi il dut, à tous égards, être rendu semblable à ses frères, afin qu’il soit un miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur dans les choses qui concernent Dieu, en vue de faire propitiation pour les péchés du peuple » Hébreux 2. 17.
La vie est tellement difficile ! Nous entendons bien souvent les gens se plaindre ainsi. Et quand nous pensons aux nombreuses souffrances et injustices dans le monde, aux difficultés et aux déceptions rencontrées dans les différentes étapes de la vie, et à la mort, nous comprenons pourquoi beaucoup de gens parlent ainsi – et d’autant plus quand il y a tant d’incertitudes dans ce monde, et aucune espérance pour l’au-delà. Alors la vie peut réellement devenir un fardeau.
Mais il y a Quelqu’un qui peut nous comprendre parfaitement : Jésus Christ. Il a vécu comme un homme parmi les hommes sur la terre. Il a Lui-même versé des larmes, à plusieurs reprises, c’est pourquoi Il sait comment vous consoler. Il a été méprisé et haï par le monde, mais Il veut vous montrer son amour. Il a été abandonné de tous, mais Il ne vous abandonnera jamais si vous vous confiez en Lui. Il a dit : « Celui qui vient à moi, je ne le mettrai pas dehors » (Jean 6. 37).
Parce que Lui, le Juste, a porté le jugement de Dieu sur le péché, tous peuvent recevoir le pardon de Dieu par Lui. Il est mort sur la croix pour vous et Il veut vous donner la vie éternelle.
Que devons-nous faire pour posséder Jésus comme notre Sauveur et notre ami ?
Nous pouvons Lui dire toutes nos défaillances, le laisser voir la partie la plus sombre de notre vie, par la prière. Aucune transgression, aucun fardeau, n’est trop lourd pour Lui, pour que nous ayons honte de les Lui confesser. Au contraire, Il se réjouit quand nous venons à Lui dans un esprit de repentance. Il veut nous décharger de notre fardeau et nous donner du repos.
« Et l’arche de l’Éternel fut sept mois dans le pays des Philistins » (1 Sam. 6. 1).
L’Éternel a permis la défaite d’Israël et la perte de l’arche, mais il a démontré sa puissance aux idolâtres. À bout de forces à cause des épreuves dues à la présence de l’arche au milieu d’eux, les Philistins ont consulté leurs sacrificateurs et leurs devins, en disant : « Que ferons-nous de l’arche de l’Éternel ? Faites-nous savoir comment nous la renverrons chez elle » (v. 2). Avec bien des précautions, ils renvoient l’arche sur un chariot tiré par deux vaches privées de leurs veaux « allant et mugissant » sans se détourner d’un chemin qui les mène à la frontière du pays donné à Israël.
Les Philistins, idolâtres, avaient pensé que si les vaches allaient d’elles-mêmes vers les Israélites, c’était la preuve que le Dieu d’Israël leur avait « fait ce grand mal ; sinon, nous saurons que ce n’est pas sa main qui nous a frappés, mais que c’est une chose accidentelle qui nous est arrivée » (v. 9). Alors, les vaches, sans personne pour les conduire, mais dirigées par Dieu, empruntent la route qui les mène à l’endroit désiré par leurs princes. En les suivant, ces princes furent convaincus de la puissance du Dieu d’Israël. Dans un jour qui est proche, tout genou devra se plier et toute langue confessera « que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Phil. 2. 11). Quand le convoi approche de Beth-Shémesh, les moissonneurs « qui moissonnaient les blés dans la vallée ; … levèrent leurs yeux et virent l’arche, et se réjouirent en la voyant » (1 Sam. 6. 11 à 13).
Cette joie nous fait penser :
– À la joie « des mages de l’orient » venus jusqu’à Jérusalem en suivant une étoile et, quand dirigés vers Bethléhem de Judée, ils virent « l’étoile qu’ils avaient vue en orient allait devant eux, jusqu’au moment où elle vint s’arrêter au-dessus du lieu où était le petit enfant » (Mat. 2. 9 et 10). À la vue de l’étoile au-dessus de l’enfant Jésus, ils se réjouirent d’une fort grande joie. C’était l’entrée du Sauveur dans le monde.
– À la joie des disciples enfermés dans la chambre haute. Par crainte des Juifs, ils avaient fermé les portes, mais « Jésus vint et se tint au milieu d’eux. Il leur dit : Paix à vous ! … Les disciples furent remplis de joie quand ils virent le Seigneur » (Jean 20. 19).
– À la joie future pour le résidu juif, quand il sera délivré par la présence du Messie et que, au lieu de leur honte ils auront une double part et au lieu d’être « dans la confusion, ils célébreront avec joie leur portion : c’est pourquoi, dans leur pays, … ils auront une joie éternelle » (És. 61. 7). Alors, ils entendront dans Jérusalem, à nouveau « la voix de l’allégresse et la voix de la joie, la voix de l’époux et la voix de l’épouse » (Jér. 33. 11).
– À la joie qui éclatera dans le ciel lorsque le Seigneur se présentera à Lui-même l’épouse pour laquelle Il s’est livré à la croix, comme il est écrit : « Réjouissons-nous et tressaillons de joie, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues ; sa femme s’est préparée ; et il lui a été donné d’être vêtue de fin lin, éclatant et pur » (Apoc. 19. 7 et 8).
Jusqu’à ce moment, à venir mais si proche, sachons nous réjouir du si grand salut qui nous a été offert gratuitement en Jésus-Christ. Et, en dirigeant nos pas fidèlement vers le lieu où le Seigneur a promis sa présence, nous pouvons dire : « Je me suis réjoui quand ils m’ont dit : Allons à la maison de l’Éternel ! » (Ps. 122. 1), parce que d’autres bien-aimés se sont engagés sur le chemin de la foi. « Tire-moi : nous courrons après toi » (Cant. 1. 4).
Les hommes de Beth-Shémesh se sont réjouis à la vue de l’arche. Ils ont offert des holocaustes et des sacrifices à l’Éternel, mais ils ont oublié que c’était une arche sainte et que seuls les sacrificateurs avaient le droit de s’en approcher. Ils ont regardé dans l’arche et l’Éternel les a frappés d’un grand coup : soixante-dix hommes moururent. Nous ne devons jamais oublier quelle est la sainteté de Dieu. Nous sommes exhortés à nous approcher de Lui « avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi » (Héb. 10. 22). Exhortés aussi à « manger le pain et boire la coupe du Seigneur » dignement après nous être éprouvés nous-mêmes à la lumière de sa Parole (voir 1 Cor. 11. 27 à 32).
S’abstenir de regarder dans l’arche nous dit de ne pas entrer dans ce qui n’appartient qu’à Dieu seul. Comment aborder le mystère de l’élection, le mystère de la piété qui est l’incarnation du Fils, le mystère de la justice de Dieu en jugement sur ce monde, sans nous incliner devant sa souveraineté. Satan a essayé et essaie encore d’introduire le doute sur toutes ces questions. Et il n’y réussit que trop bien ! N’a-t-il pas dit à Ève : « Quoi, Dieu a dit ? » (Gen. 3. 1). Il a avec malice insinué que si Ève et son mari désobéissaient, ils seraient « comme Dieu » (v. 5). C’est ainsi que, de nos jours, beaucoup d’âmes sont écartées du salut. On ne croit plus la Parole de Dieu parce qu’on ne la lit pas, et on écoute volontiers un évangile différent qui dit que Dieu est trop bon pour que les désobéissants finissent « dans les tourments éternels » – alors qu’Il l’a dit ! (Mat. 25. 46). Soulèverons-nous le couvercle de l’arche pour voir dedans, en cherchant par les sciences humaines à connaître ce que Dieu a jugé bon de garder pour Lui seul ? Non ! au contraire, avec l’apôtre, entonnons un cantique à la gloire de Dieu ! (Rom. 11. 33 à 36)
« L’Éternel frappa des hommes de Beth-Shémesh, car ils regardèrent dans l’arche de l’Éternel» (1 Sam. 6. 19). Ils dirent : « Qui peut tenir devant l’Éternel, ce Dieu saint ? … Ils envoyèrent des messagers aux habitants de Kiriath-Jéarim, disant : Les Philistins ont ramené l’arche de l’Éternel : descendez, faites-la monter vers vous » (v. 20 et 21). Comme dans la parabole du semeur, ils s’étaient réjouis pour un moment. Ils étaient semblables à ceux qui sont semés sur les endroits rocailleux, qui ayant entendu la parole, la reçoivent aussitôt avec joie mais, « ils n’ont pas de racine en eux-mêmes et ne tiennent qu’un temps… » (Marc 4. 16 et 17). Ils ne s’étaient pas humiliés en cherchant l’arche, ils se sont privés de la joie et de la bénédiction de l’avoir au milieu d’eux.
« Les hommes de Kiriath-Jéarim vinrent et firent monter l’arche de l’Éternel ; ils l’apportèrent dans la maison d’Abinadab, sur la colline ; et ils sanctifièrent Éléazar, son fils, pour garder l’arche de l’Éternel » (1 Sam. 7. 1). Elle sera là pendant vingt ans, temps pendant lequel Dieu travaillerait dans le cœur des fils d’Israël.
« Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi » Galates 2. 20.
Beaucoup de chrétiens aiment à avoir des pensées négatives sur eux-mêmes et aussi parler d’eux-mêmes dans ce sens. Cependant, ceux qui en ont fini avec eux-mêmes se réjouissent de ce qu’ils n’ont plus du tout à penser à eux-mêmes ou à parler d’eux-mêmes. Ils désirent seulement être remplis de Christ et regarder à Lui avec foi. C’est le désir de leur cœur de penser et de vivre comme le Seigneur Jésus pensait et vivait.
Quand nous avons péché, cependant, il est nécessaire que nous nous occupions de nous-même. Le Saint Esprit doit diriger notre attention sur la faute que nous avons commise, afin que nous la reconnaissions, la condamnions et la confessions. Mais ce n’est pas l’état dans lequel Dieu désire qu’un croyant se trouve.
Aussitôt que la relation obscurcie avec notre Dieu et Père est restaurée par le jugement de nous-même et la confession, le Saint-Esprit veut magnifier Christ en nous. Il désire remplir notre cœur de la gloire du Seigneur Jésus. Dans ce but, Il se sert de la Parole de Dieu qui nous montre de multiples manières combien notre Sauveur et Seigneur est grand et glorieux.
Être occupé ainsi de Christ a un effet positif sur notre attitude et notre comportement : « Or nous tous, contemplant à face découverte la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur en Esprit » (2 Cor. 3. 18).
« Éternel ! … tu sais quand je m’assieds et quand je me lève » Psaume 139. 1 et 2.
« L’Éternel sonde tous les cœurs et discerne toutes les imaginations des pensées » 1 Chroniques 28. 9.
Éternel ! tu m’as sondé et tu m’as connu.
Toi, tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu discernes de loin ma pensée ;
Tu connais mon sentier et mon coucher, et tu es au fait de toutes mes voies.
Car la parole n’est pas encore sur ma langue, que voilà, ô Éternel ! tu la connais tout entière.
Tu me tiens serré par derrière et par devant, et tu as mis ta main sur moi…
Connaissance trop merveilleuse pour moi, si élevée que je ne peux pas l’[atteindre] ! Psaume 139. 1 à 6.
Dieu est omniscient et Il connaît tout de l’univers et des hommes. Quelle merveille, quand je comprends qu’Il est le seul à me connaître à fond, qu’Il voit toute ma vie et ma conduite, du matin au soir ! Aucun détail ne Lui échappe, même le plus banal. « Quant à vous, les cheveux même de votre tête sont tous comptés » (Mat. 10. 30), disait le Seigneur à ses disciples. Il discerne l’origine de toutes mes pensées et de tous mes motifs. Si j’ouvre la bouche, Il sait ce que je vais dire : « Avant qu’ils crient, je répondrai, et pendant qu’ils parlent, j’exaucerai » (És. 65. 24).
Cette omniscience de Dieu devrait me rassurer, parce que je peux compter sur sa protection, comme un enfant qui tient la main de son père.
Comment puis-je vivre ces versets en pratique ? En partageant avec Dieu tous les aspects de mon existence : joie, douleurs, erreurs… Il est impossible de se cacher. Quand le Seigneur parle, écoutons-le : les textes des Saintes Écritures illumineront notre vie et nos pensées. Nous découvrirons ce côté merveilleux de Dieu, et nous ferons monter vers Lui notre louange.
Inutilité de fuir loin de Dieu
« Un homme se cachera-t-il dans quelque cachette où je ne le voie pas ? dit l’Éternel. N’est-ce pas moi qui remplis les cieux et la terre ? dit l’Éternel ? » Jérémie 23. 24.
Où irai-je loin de ton Esprit ? et où fuirai-je loin de ta face ?
Si je monte aux cieux, tu y es ; si je me couche au shéol, t’y voilà.
Si je prends les ailes de l’aube du jour, si je fais ma demeure au bout de la mer,
Là aussi ta main me conduira, ta [main] droite me saisira.
Si je dis : Au moins les ténèbres m’envelopperont, alors la nuit est lumière autour de moi.
Les ténèbres même ne sont pas obscures pour [me] cacher à toi, et la nuit resplendit comme le jour, l’obscurité est comme la lumière. Psaume 139. 7 à 12
À partir du premier acte de désobéissance accompli par nos parents, Adam et Ève, dans leur opposition à leur Créateur, l’être humain a désiré vivre d’une façon indépendante de Lui. Il cherche à fuir loin de la présence de Dieu, bien qu’étant conscient de sa propre insubordination et de son désaccord avec Lui. Même l’auteur de ce Psaume, quoiqu’il croie en Dieu, décrit très bien une « tentative de fuite » loin de Dieu. Il imagine pouvoir s’envoler au bout du monde pour fuir sa présence ; mais, où qu’il aille, Dieu est toujours là !
Le psalmiste pense alors à l’obscurité comme ultime ressource, mais là encore il se trompe. Le regard de Dieu, comme un faisceau lumineux, pénètre et illumine même les recoins les plus reculés et obscurs.
Quel enseignement retirer de ces versets ? Nous pourrions passer des années à dissimuler les vrais buts de notre vie : vanité, ambition, amour des richesses… mais la fuite est inutile ! Recherchons plutôt une vraie rencontre avec Dieu et, avec prière, ouvrons-nous à sa lumière et à sa grâce.
– Qu’est-ce qui lui passe par la tête ? Cet enfant se moque de moi ! Je demande à mes élèves de me faire une poésie sur l’automne et voilà ce que me remet Jean-Pierre… Zéro ! En dehors du sujet. Mais il ne perd rien pour attendre, il va voir demain ! Je n’y comprends rien, d’habitude c’est mon meilleur élève…
Ainsi raisonnait Mlle Soulignac, professeur de français au collège.
Le lendemain matin, c’est un élève tout confus qui se présente à son bureau.
– Mademoiselle, je suis désolé, hier je me suis trompé de feuille. Voici le travail demandé. Je vous prie de m’excuser.
Le professeur lit les vers suivants :
Non, tu n’es pas monotone,
Bel automne !
Sous ton ciel gris et changeant
Tu nous donnes
Le beau raisin et les pommes…
Trois strophes de vers bien rythmés et d’une orthographe parfaite font suite à ceux-ci. Un sourire éclaire le visage de Mlle Soulignac.
– J’aime mieux ça, Jean-Pierre !
– Mais, Mademoiselle, je ne l’ai pas fait exprès, je me suis trompé de feuille. Voudriez-vous me rendre l’autre, s’il vous plaît ?
– Je… je désire garder encore cette poésie si tu n’y vois pas d’inconvénient.
– Bien sûr que non ! D’ailleurs, je la sais par cœur.
– C’est toi qui l’a composée ?
– Oui, Mademoiselle.
– Bon, va à ta place.
Après ses heures de cours, Mlle Soulignac rentre dans son appartement. Elle se verse une tasse de thé et commence la correction des travaux écrits tout en grignotant quelques biscuits. Elle retrouve la poésie qui, hier, l’a tellement agacée :
En Toi je mets ma confiance,
Mon Sauveur, mon Ami, mon Soutien.
Environné de ta présence,
Mon cœur apaisé ne craint rien.
« Mon Ami, mon Soutien » ! Il en a de la chance, ce Jean-Pierre, d’avoir un ami, un soutien. Moi, Maryline, je n’ai personne qui puisse m’aider !
« Environné de ta présence… » Hum, pas fameux ! Comment une présence peut-elle nous environner, je me le demande… mais enfin, il goûte tout au moins la présence de quelqu’un, ce cher enfant, moi je suis seule au monde. Plus de parents, pas d’amis…
« Mon cœur apaisé ne craint rien ». Comme je voudrais que mon cœur soit apaisé ! Je souffre de la solitude, ma sotte timidité m’empêche de me lier avec mes collègues. Ils ont tous leur famille, donc peu de temps à me consacrer.
Bien sûr, j’ai mon métier, j’aime mes élèves, mais jamais l’un d’eux, garçon ou fille, ne s’est intéressé à moi. Ils connaissent Mlle Soulignac, professeur de français, mais ils ne savent pas qui est Maryline, seule, pas très sociable bien qu’avide d’affection et de réconfort.
« Environné de ta présence,
Mon cœur apaisé ne craint rien ».
Encore ces vers ! Ça devient une obsession ! Elle secoue la tête comme pour chasser une idée tenace, puis se remet à ses corrections.
Vers 19 heures, Maryline se détend un peu en prenant un repas léger, puis continue d’annoter ses copies.
Il se fait tard. La maison se remplit de silence et Maryline sursaute au moindre bruit. Elle pose enfin la dernière feuille et se couche rapidement.
Dans son sommeil agité, elle rêve à son collège, à ses élèves. Elle voit Jean-Pierre, ce gentil garçon calme, travailleur, qui la regarde avec un sourire plein d’affection.
Le réveil sonne. Il faut se préparer. Maryline Soulignac pense à son rêve et, à nouveau comme une maxime, le poème vient hanter ses pensées :
En Toi je mets ma confiance,
Mon Sauveur, mon Ami, mon Soutien.
Environné de ta présence,
Mon cœur apaisé ne craint rien.
Encore ! Voilà que je le sais par cœur maintenant ! Je n’ai plus que cela en tête… jusqu’à rêver de Jean-Pierre ! À 26 ans, je radote déjà ! La solitude ne me convient pas. Je vais lui rendre son poème, ce sera préférable.
À la même heure, Jean-Pierre prie pour son professeur. Jamais il n’a songé à le faire auparavant, mais aujourd’hui il s’y sent poussé. À genoux, il supplie le Seigneur pour que sa maîtresse apprenne à Le connaître, Lui, la source du vrai bonheur.
« Tu sais, Seigneur, Mlle Soulignac a souvent l’air triste. Je ne sais pas pourquoi, mais Toi tu connais toutes choses. Tu es le Dieu de toute consolation, alors console-la, je te prie. Au nom de mon Sauveur, Jésus, Amen ».
Jean-Pierre se relève et descend prendre son petit déjeuner en compagnie de ses parents. Comme chaque matin, le feuillet du calendrier est suivi de la lecture du chapitre correspondant, puis M. Aubert rend grâces à Dieu et recommande chacun des siens au Seigneur pour la journée. Une atmosphère de paix et de bonheur règne dans ce foyer, où chacun mange avec plaisir le déjeuner préparé par la mère de famille. Enfin le carillon de la pendule annonce l’heure du départ de Papa pour son travail et de celui de Jean-Pierre pour le collège.
Dix heures ! C’est l’heure de français. Le professeur s’apprête à lire un texte à ses élèves lorsque, levant les yeux de dessus son livre, elle aperçoit Jean-Pierre qui lui sourit. Oui, il lui sourit de ce sourire amical qu’elle a vu cette nuit en rêve. Pourtant cette fois, elle est bien éveillée !
Elle pousse un soupir et annonce le titre : « Le Barrage ». De sa voix posée et harmonieuse, elle lit quelques pages de l’histoire d’un jeune ouvrier, Michel Legrand, qui, après la lecture d’une annonce, se rend aux Ramèges, village des Alpes, pour se faire embaucher dans le chantier d’un barrage hydro-électrique.
Les élèves sont attentifs, car ils auront à faire un résumé de ce récit. En terminant, le professeur ajoute : « Cette lecture est tirée du livre de Gilbert Cesbron : Vous verrez le ciel ouvert ».
Que le visage de Jean-Pierre est heureux ! pense Mlle Soulignac qui vient de poser son livre et s’apprête à distribuer le texte polycopié à ses élèves.
Jean-Pierre, lui, est bien loin de cette scène. Il pense à Étienne, dans les Actes des Apôtres, qui plein de l’Esprit Saint, voyait les cieux ouverts et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. Et au début de l’évangile de Jean, « Désormais vous verrez le ciel ouvert…».
Cet enfant sourit encore. Pourquoi ?
– Jean-Pierre, où es-tu ? Rêves-tu ?
– Non, Mademoiselle.
– Tiens, distribue un texte à chaque élève, cela te réveillera. Au fait, après les cours, j’aimerais te parler. Peux-tu rester dix minutes ?
– Oui, Mademoiselle.
Dix-sept heures. Tous les élèves sont sortis et Jean-Pierre attend dans la classe.
Voici Mlle Soulignac qui rentre.
– Jean-Pierre, je t’ai demandé de rester un instant, tout d’abord pour te rendre ton poème. Excuse le zéro que j’y ai marqué, mais je croyais que c’était ton devoir sur « L’automne ». Pourrais-je te demander ce que signifie pour toi le mot « environné », dans ta poésie ?
– Être entouré de tous côtés.
– Ainsi une présence t’entoure de tous côtés. C’est difficile à réaliser.
– Non, Mademoiselle. Il est écrit dans un psaume : « Tu me tiens serré par derrière et par devant et tu as mis ta main sur moi » (Ps. 139. 5). Et puis la Bible dit aussi: « Au-dessous de toi sont les bras éternels » (Deut. 33. 27). Donc je suis environné de tous côtés par la présence du Seigneur Jésus, Il me protège et me soutient.
– C’est bien cela. Oui, bien sûr, tu as la foi. À ton âge, c’est normal.
– Mais, Mademoiselle, mes parents qui sont bien plus âgés que vous l’ont aussi, tout comme mes grands-parents.
– Cela ne m’étonne pas. Cette foi se transmet sans doute de père en fils. Je n’ai pas été élevée dans une famille chrétienne, par conséquent tes belles paroles ne sont pas pour moi.
– Mais si, Mademoiselle, vous pouvez venir à Jésus, puisqu’Il a dit : « Venez à Moi vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés ». Il est encore écrit : « Je ne mettrai point dehors celui qui vient à Moi » (Mat. 11. 28 ; Jean 6. 37).
– Merci, Jean-Pierre, pour ta réponse franche. Mais encore une question : Pourquoi m’as-tu souri ce matin ?
– Parce que j’ai pensé que vous étiez triste, et qu’aujourd’hui j’ai prié pour vous.
– Toi… tu as pensé à moi ? J’en suis bien touchée. En effet, je me sens assez isolée ici, loin de ma ville natale. Tu es le premier élève qui me témoigne de la sympathie.
– Je vous aime beaucoup, Mademoiselle, et il faudra venir à la maison. Papa et Maman seront heureux de vous connaître. Je vais leur en parler.
– Oui, je viendrai peut-être. Mais dis-moi, Jean-Pierre, à quoi rêvais-tu ce matin pendant la lecture du texte ? Tu me semblais bien loin de la classe avec ton air extasié.
– Non, Mademoiselle, je pensais au titre du livre de Gilbert Cesbron : Vous verrez le ciel ouvert.
– Alors ?
– Alors, j’ai vu le martyr Étienne, qui a été lapidé pour sa foi et qui voyait les cieux ouverts, et Jésus, le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. Et puis j’ai pensé à ce passage de l’évangile de Jean : « Désormais vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le Fils de l’homme ».
– Tu es heureux, mon garçon, de pouvoir croire ces choses. J’aimerais avoir ta foi. Il est vrai que je ne connais pas grand-chose. Qui pourrait m’instruire ?
– Mademoiselle, le dimanche, nous allons à une réunion où la Parole de Dieu est lue et commentée. Si vous voulez, venez avec nous dimanche. Mes parents se feront une joie de vous y conduire, et ils pourront vous expliquer mieux que moi ce que cela signifie pour eux. Et puis, vous pourriez prendre le repas de midi avec nous chez mes grands-parents comme nous le faisons tous les dimanches. Cela leur fera plaisir.
– Merci de tout cœur, Jean-Pierre, je crois que je vais accepter.
Dimanche soir. Maryline Soulignac s’endort heureuse. Non, elle ne sera plus seule dorénavant. Un de ses élèves a prié pour elle. Elle connaît à présent une gentille famille et elle est moins isolée. Mais, par-dessus tout, elle ressent déjà la présence d’un Ami, du Fils de Dieu venu ici-bas chercher et sauver ceux qui sont perdus.
Pendant le culte et la réunion de cet après-midi, elle a compris que Jésus l’aimait et la cherchait.
On a chanté un beau cantique « À qui donc irions-nous… » et rappelé cette parole de l’apôtre Pierre : « Seigneur, auprès de qui nous en irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle ».
Quelqu’un a parlé ensuite de l’amour du Seigneur, source qui rafraîchit le cœur le plus altéré. Puis la pensée du Dieu de Vérité, de Lumière et d’Amour a donné suite au chant d’un cantique qui acheva cette journée :
« Source de lumière et de vie,
Source de grâce pour la foi,
Repos, bonheur, paix infinie,
Nous les avons trouvés en Toi ».
Le soir, Maryline Soulignac eut une conversation avec les parents et les grands-parents de Jean-Pierre. Le grand-père pria pour cette âme qui cherchait sa voie et M. Aubert ajouta une fervente prière.
Avant de s’endormir, Maryline prie elle aussi. Une prière bien hésitante, sans doute, mais entendue au ciel et reçue avec joie comme un parfum de bonne odeur, par un Père qui nous aime et comprend tout.
– Ô Dieu et Père, voudrais-tu de moi comme ton enfant ? J’aime Jésus qui est mort pour moi et je mets en Lui ma confiance. Puisse-t-il être chaque jour de ma vie mon Ami, mon Soutien ! Amen.
Paisible et sereine, Maryline murmure encore, le cœur plein de reconnaissance :
« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » Jean 3. 16.
« Dieu… nous ayant fait connaître le mystère de sa volonté selon son bon plaisir – ce qu’il s’est proposé en lui-même pour l’administration de la plénitude des temps : tout réunir en un dans le Christ, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre, en lui… et il a assujetti toutes choses sous ses pieds, et l’a donné [comme] chef sur toutes choses, à l’assemblée, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous » Éphésiens 1. 9 et 10, 22 et 23.
L’éternité
Dans notre langue, nous avons un mot pour désigner ce qui a précédé le temps. Ce même mot est utilisé lorsque nous voulons parler de ce qui suivra le temps. Ce mot, c’est « éternité ». Il est en relation avec Dieu Lui-même, qui est appelé dans l’Ancien Testament « Jéhovah » – YAHWEH, ou l’Éternel – Celui qui n’a « ni commencement de jours, ni fin de vie » (Héb. 7. 3), « lui qui seul possède l’immortalité » (1 Tim. 6. 15). Abraham a invoqué « le nom de l’Éternel, le *Dieu d’éternité » (Gen. 21. 33 ; voir És. 42. 6 et 8 ; 43. 10 et 11 ; 44. 6 ; 45. 5 à 7…). Il s’est révélé à Moïse en lui disant : « JE SUIS CELUI QUI SUIS » (Ex. 3. 14). Il est « le Même », Celui qui ne change pas (Deut. 32. 39 ; Néh. 9. 6 et 7 ; Ps. 102. 27 ; És. 41. 4…). Jésus Christ, le Fils de Dieu, dira aussi de Lui-même, affirmant ainsi son éternelle déité : « Avant qu’Abraham fût, Je suis » (Jean 8. 58).
L’éternité est une notion que nous avons du mal à percevoir ; notre esprit limité ne peut comprendre ce que cela signifie ; l’intelligence de l’homme, pourtant si grande, ne peut saisir ce qu’elle est. C’est une abstraction qui est en dehors de ce que nous connaissons ou expérimentons.
Le temps et le plan de Dieu
Mais le Dieu qui est amour (1 Jean 4. 9 et 16) avait conçu un plan merveilleux pour sa gloire et celle de son Fils unique et bien-aimé. Il voulait une famille pour Lui-même, des adorateurs (Jean 4. 23) et des enfants (1 Jean 3. 1 et 2) pris parmi les hommes ; Il voulait « amener de nombreux fils à la gloire » (Héb. 2. 10). Il voulait aussi une Épouse pour son Fils, des compagnons, des hommes que le Fils unique de Dieu pourrait appeler ses frères (voir Apoc. 21. 9 ; Héb. 3. 14 ; Héb. 2. 11 et 12).
Et pour que ce dessein puisse s’accomplir, Dieu, dans sa puissance et dans sa sagesse, a créé comme une rupture dans l’éternité qui, par définition, n’a ni début, ni fin. Cette « rupture », c’est celle du temps. Par rapport à l’éternité, le temps a une valeur infinitésimale. Il apparaît comme une minuscule parenthèse dans l’infini de l’éternité. Cette période nous paraît très longue, mais elle est cependant très courte devant Celui aux yeux duquel « mille ans… sont comme le jour d’hier quand il est passé, et comme une veille dans la nuit » (Ps. 90. 4 ; voir encore 2 Pier. 3. 8). Mais c’est au cours de ce qui est appelé « le temps » que le plan de Dieu s’est déployé et accompli, et qu’une œuvre extraordinaire et merveilleuse a changé le sort des hommes qui vivent sur la terre créée par Dieu.
L’homme et le temps
Le temps, nous pouvons le comprendre ; son déroulement, sa fuite rapide, nous est un phénomène connu, et ressenti en nous-mêmes. Nous pouvons le mesurer, le partager en années, mois, semaines, jours, heures, minutes et secondes. Nous pouvons le compter, et nous pouvons demander à Dieu qu’Il nous apprenne à le faire pour notre bien : « Enseigne-nous… à compter nos jours, afin que nous en acquérions un cœur sage » (Ps. 90. 12). L’homme naît, vit sur la terre pendant une période de temps qui se calcule en années, puis il meurt (voir Gen. 5. 3 à 20 ; Ps. 90. 10). Il est « inclus » dans le temps, celui-ci ne lui appartient pas, et l’homme n’a aucune prise sur lui. Ce qui est en-dehors du temps n’est pas accessible à l’homme (cependant, les hommes entreront dans l’éternité lorsque le temps prendra fin -une éternité de bonheur pour les croyants, de malheur pour les incrédules). Dieu seul a déterminé le commencement, le déroulement et la fin du temps.
Pourtant, la pensée de l’éternité n’est pas étrangère à l’homme. Le roi Salomon – l’Ecclésiaste, ou le Prédicateur – a écrit : Dieu « a mis l’éternité dans leur cœur, sans que l’homme puisse comprendre, depuis le commencement jusqu’à la fin, l’œuvre que Dieu a faite » (Eccl. 3. 11). Le terme « éternité », ici, peut prendre plusieurs significations, comme « l’infini », ou « le monde », ou « l’ignorance ». La connaissance de l’homme a des limites fixées par Dieu. L’être humain ne peut pas connaître ce qui a trait au futur et à l’éternité, mais ce sont des choses présentes dans son cœur, dans ses pensées. Malgré toute son intelligence et ses recherches sur le monde et l’univers dans lequel il vit, il demeure dans l’ignorance quant à ces choses. Il ne peut pas « comprendre le monde », ni ce que représente l’éternité.
Cependant nous lisons ailleurs que « par la foi, nous comprenons que les mondes ont été formés par la parole de Dieu » (Héb. 11. 3). D’une part, les mondes créés sont un témoignage visible au Créateur, et ainsi « à la fois sa puissance éternelle et sa divinité se discernent d’après les choses créées » (Rom. 1. 20) ; d’autre part « les mondes », dans ce passage de l’épître aux Hébreux, c’est « les siècles », ou « âges, durées », ce qui nous ramène au temps, « fait » lui aussi par le Fils de Dieu (voir Héb. 1. 2). Sans la foi, il est impossible de comprendre la création de Dieu. Il n’est pas possible de mettre la compréhension des choses avant la foi ; c’est seulement lorsque nous avons cru, que nous avons compris (dans notre mesure) ce que Dieu a fait.
Le temps et la création de Dieu
Le temps commence à la création de toutes choses par Dieu : « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » (Gen. 1. 1). Dieu parle, et la chose est : « Et Dieu dit… » (Gen. 1. 3, 6, 9, 11, 14, 20, 24 et 26) ; « Car lui, il a parlé, et [la chose] a été ; il a commandé, et elle s’est tenue là » (Ps. 33. 9).
Un passage du livre des Proverbes nous présente le Fils de Dieu, la sagesse personnifiée, présent dans « l’éternité d’avant le temps », et acteur de la création : « L’Éternel m’a possédée au commencement de sa voie, avant ses œuvres d’ancienneté. Dès l’éternité je fus établie, dès le commencement, dès avant les origines de la terre. Quand il n’y avait pas d’abîmes, j’ai été enfantée, quand il n’y avait pas de sources pleines d’eaux. Avant que les montagnes soient établies sur leurs bases, avant les collines, j’ai été enfantée lorsqu’il n’avait pas encore fait la terre et les campagnes, et le commencement de la poussière du monde. Quand il disposait les cieux, j’étais là ; quand il ordonnait le cercle qui circonscrit la face de l’abîme, quand il établissait les nuées en haut, quand il affermissait les sources des abîmes, quand il imposait son décret à la mer, afin que les eaux n’outrepassent pas son commandement, quand il décrétait les fondements de la terre : j’étais alors à côté de lui son nourrisson, j’étais ses délices tous les jours, toujours en joie devant lui, me réjouissant en la partie habitable de sa terre, et mes délices étaient dans les fils des hommes » (Prov. 8. 22 à 31).
Le Fils de Dieu est là, dans la présence de Dieu le Père, avant que quoi que ce soit ne vienne à l’existence. Et lorsque le Dieu Tout-puissant crée le monde et les cieux, la terre et les mers, Il est là, auprès de Dieu, son artisan dans cette œuvre merveilleuse.
Le Fils, Créateur et Soutien de tout
Trois passages du Nouveau Testament nous montrent que Dieu le Fils est « l’artisan » – ou : l’architecte, le maître d’œuvre – de la création de Dieu :
– « Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. Elle était au commencement auprès de Dieu. Tout fut fait par elle ; et sans elle, pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait (ou : amené à l’existence) » (Jean 1. 1 et 2).
Celui qui a tout « fait » (mot qui signifie : « venir à l’existence »), c’est Celui qui est au commencement de toutes choses, qui est dès l’éternité d’avant le temps Dieu Lui-même, auprès de Dieu, comme le passage des Proverbes nous le présente ;
– « …Lui est l’image du Dieu invisible, le Premier-né de toute création ; car c’est par lui que tout a été créé : les choses qui sont dans les cieux et les choses qui sont sur la terre, les visibles et les invisibles, soit trônes, ou seigneuries, ou pouvoirs, ou autorités ; tout a été créé par lui et pour lui, et lui est avant toutes choses, et toutes subsistent par lui » (Col. 1. 16 et 17).
« Lui », c’est Celui que la Parole de Dieu appelle dans ces versets « le Fils de l’amour » du Père (v. 13), « l’image du Dieu invisible, le Premier-né de toute création » (v. 15) – c’est-à-dire Celui qui a la prééminence par rapport à création. Il est le Créateur de tout, Il est à l’origine de la création, Il l’a faite pour Lui, et tout subsiste – ou est maintenu ensemble – par Lui ;
– «… [le] Fils, qu’il a établi héritier de tout, par qui aussi il a fait les mondes. Lui, le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de ce qu’il est, il soutient tout par la parole de sa puissance » (Héb. 1. 2 et 3).
Ici, le Fils de Dieu nous est montré comme la parfaite image de Dieu, Celui par lequel Dieu a tout créé, et par la parole duquel lequel toute la création de Dieu est soutenue, ou portée.
Nous concluons en ajoutant la doxologie de Romains 11. 36 : « Car de lui, et par lui, et pour lui, sont toutes choses ! À lui la gloire éternellement ! Amen ».
Le début et la fin du temps
Le temps est introduit dans le récit de la création, par la notion de « jours » : « il y eut soir et il y eut matin : premier jour » (Gen. 1. 5). La création se poursuit ensuite par un deuxième et un troisième jour, puis nous lisons : « Dieu dit : Qu’il y ait des luminaires dans l’étendue des cieux pour séparer le jour d’avec la nuit ; qu’ils servent de signes et qu’ils marquent les temps, les jours et les années… Il y eut soir et il y eut matin : – quatrième jour » (v. 14 et 18). Suivent les cinquième et sixième jours, et Dieu eut achevé son œuvre de création : « Il y eut soir, et il y eut matin : le sixième jour… Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée. Au septième jour, Dieu avait achevé l’œuvre qu’il avait faite ; au septième jour, il se reposa de toute l’œuvre qu’il avait faite » (Gen. 1. 31 à 2. 1 et 2). L’homme discute et raisonne beaucoup sur ces passages du début de la Genèse, qu’il ne veut pas croire parce qu’il ne peut pas les comprendre et ne veut pas admettre qu’il y ait un Dieu Créateur. Mais le croyant accepte simplement par la foi le récit de la Genèse, comme étant ce que Dieu a fait et la manière dont il l’a fait.
Le temps prendra fin un jour, et Dieu fermera cette « parenthèse » dans l’éternité. Ce sera, « après le temps », de nouveau l’éternité. Mais nous sommes encore aujourd’hui dans le temps de la grâce de Dieu envers l’homme auquel Il propose de se placer au bénéfice de l’œuvre de rédemption que Christ a accomplie dans le temps, sur la croix de Golgotha. C’est dans le moment de notre court passage dans le temps, sur cette terre, que le choix qui conditionne notre sort éternel doit être fait. Dieu a prononcé ces paroles solennelles auxquelles chacun doit être attentif : « J’appelle aujourd’hui à témoin contre vous les cieux et la terre : j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives » (Deut. 30. 19). Et nous appelons chaque lecteur de ces lignes qui ne serait pas encore en règle avec Dieu à ne pas tarder davantage à se tourner vers Lui, car le lendemain ne nous appartient pas : « Voici, c’est maintenant le temps favorable ; voici, c’est maintenant le jour du salut » (2 Cor. 6. 2).
Le plan d’éternité de Dieu
Nous sommes donc, nous les êtres humains, dans cette parenthèse temporelle voulue de Dieu dans un but qu’Il s’est proposé dans son conseil d’éternité, le « dessein (ou : conseil) de l’Éternel, [qui] subsiste à toujours ; les pensées de son cœur » (Ps. 33. 11). C’est le « conseil secret de l’Éternel » (Jér. 23. 18), qu’Il a « réalisé dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Éph. 3. 11). Il a été donné à l’apôtre Paul de nous faire connaître « tout le dessein de Dieu » (Act. 20. 27). Ainsi, nous avons appris de l’apôtre le but que Dieu va atteindre, « le mystère de sa volonté selon son bon plaisir – ce qu’il s’est proposé en lui-même pour l’administration de la plénitude des temps : tout réunir en un dans le Christ, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur la terre, en lui » (Éph. 1. 10).*
Le Christ Jésus, le Fils de Dieu, est le centre des conseils de Dieu. Par une grâce merveilleuse et incompréhensible pour nous, Dieu a voulu nous associer à son Fils bien-aimé et nous a intégrés dans son propos d’éternité alors que nous n’existions pas encore ! C’est encore dans l’épître aux Éphésiens que cela nous est révélé :
– « …le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ […] nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ; ainsi, il nous a élus en lui avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui en amour, nous ayant prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, à la louange de la gloire de sa grâce dans laquelle il nous a rendus agréables dans le Bien-aimé » (Éph. 1. 3 à 6).
La grâce de Dieu en salut pour les hommes date « d’avant les temps des siècles » (2 Tim. 1. 9). C’est dans « l’éternité d’avant le temps », que Dieu avait conçu un projet dont son Fils est le centre. Mais, profond mystère, grâce incompréhensible devant laquelle nous nous prosternons, ce plan incluait l’homme et le salut pour lui. Et cela avant même que le temps existe, que l’homme soit « formé, poussière du sol » (Gen. 2. 7) et placé sur la terre que Dieu a créée. Il nous est difficile de comprendre cela, mais la foi le reçoit simplement et s’incline devant le dessein d’éternité du Dieu d’amour.
Dieu, le péché et les pécheurs
Mais comment ce merveilleux propos d’amour de Dieu a-t-il pu s’accomplir ? L’homme, créé et placé par Dieu sur la terre dans les conditions les plus favorables, objet de son amour et de ses soins, a désobéi à son Créateur et a dû être chassé du jardin de délices que Dieu avait préparé pour lui, pour qu’il y soit heureux et béni en profitant de tous les biens terrestres. L’homme a succombé à la tentation proposée par le serpent (Satan), il est devenu pécheur et méchant, il a perdu Dieu (lire Gen. 1 à 7). Il n’a plus désiré Le connaître et ne L’a plus recherché.
Le chapitre 3 de l’épître aux Romains nous dresse le tableau de l’homme « sous le péché » (Rom. 3. 9 à 18 – voir aussi Tite 3. 3). Il ne méritait que le jugement et la mort, l’éloignement définitif de Dieu. Mais le Dieu saint, qui a en horreur le péché, qui « a les yeux trop purs pour voir le mal » (Hab. 1. 13), est aussi le Dieu qui est amour (1 Jean 4. 9 et 16). Il a alors trouvé en Lui-même le moyen de concilier sa justice et sa grâce, sa sainteté et son amour ; un moyen de juger le péché qu’Il haïssait et de l’ôter, et, en même temps, de justifier et recevoir le pécheur qu’Il aimait. Trois passages de la Parole de Dieu – parmi d’autres – nous éclairent sur la façon dont Dieu est intervenu pour amener des pécheurs perdus au salut :
– « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde afin qu’il juge le monde, mais afin que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3. 16 et 17).
L’amour de Dieu pour l’homme pécheur est allé jusqu’au don de son Fils unique et bien-aimé. Cette vie éternelle est offerte gratuitement à tous, sans aucune distinction de race, de classe sociale… Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde afin que le jugement que les hommes méritaient tombe sur eux, mais Il leur a envoyé un Sauveur – « qui est le Christ, le Seigneur » (Luc 2. 11). Quel amour, quelle grâce, quel don !
– « … nous étions, nous aussi, autrefois, insensés, désobéissants, égarés, asservis à toutes sortes de convoitises et de plaisirs, vivant dans la méchanceté et la jalousie, détestables, nous haïssant l’un l’autre. Mais, quand la bonté de notre Dieu sauveur et son amour envers les hommes sont apparus, il nous sauva, non sur la base d’œuvres accomplies en justice que nous, nous aurions faites, mais selon sa propre miséricorde… » (Tite 3. 3 à 5).
– « … Et vous, vous étiez morts dans vos fautes et dans vos péchés… nous avons tous vécu autrefois dans les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et des pensées : nous étions par nature des enfants de colère, comme aussi les autres. Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause de son grand amour dont il nous a aimés alors même que nous étions morts dans nos fautes, nous a vivifiés ensemble avec le Christ (vous êtes sauvés par [la] grâce), et nous a ressuscités ensemble, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes dans le Christ Jésus, afin de montrer dans les siècles à venir les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le Christ Jésus. Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur la base des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éph. 2. 1 à 9).
Ces quelques versets de la lettre à Tite et de l’épître de Paul aux Éphésiens, nous exposent l’état de mort morale dans lequel nous nous trouvions autrefois dans le monde. C’est un tableau exact de notre triste état de perdition, vivant loin de Dieu et dans le péché. Nous remarquons, dans chacun de ces deux passages, le petit mot « Mais ». C’est l’intervention de Dieu en bonté, en grâce et en miséricorde pour nous sauver et nous amener jusque dans sa présence dans le ciel ! (Nous y sommes déjà en position, comme conséquence de l’œuvre de Jésus à la croix, et nous attendons d’y être réellement introduits lorsque Lui-même viendra chercher ses rachetés et les prendre auprès de Lui – lire 1 Thessaloniciens 4. 14 à 17). Et dans cette œuvre rédemptrice, nous n’avons rien à faire, sinon accepter par la foi le salut gratuit de Dieu en Jésus Christ.
Un Sauveur parfait, un salut complet
Ce que la Parole de Dieu nous dit, c’est que le salut, la vie éternelle, les bénédictions que nous connaissons déjà sur la terre, tout est fondé sur la Personne de Jésus, le Fils de Dieu, et sur son œuvre rédemptrice accomplie à la croix. Par le sacrifice de sa Personne sainte, pure, parfaite, Il a satisfait à toutes les exigences du Dieu saint et juste quant au péché et aux péchés, et Il sauve pour le présent et l’éternité tous ceux qui croient en Lui. « Vous avez été rachetés de votre vaine conduite… par le sang précieux de Christ » (1 Pier. 1. 18).
Nous pouvons ajouter encore un court passage qui nous montre ce que Dieu a fait pour les injustes que nous étions, et combien le salut qu’Il offre à tous est complet : « Vous avez été lavés, … vous avez été sanctifiés, … vous avez été justifiés au nom du Seigneur Jésus, et par l’Esprit de notre Dieu » (1 Cor. 6. 11). Quel amour, quelle grâce, quelle bonté de la part de Dieu et de notre Seigneur Jésus Christ !
La venue du Fils de Dieu sur la terre
Dans l’éternité, avant que soit le temps, le Fils de Dieu, « la Parole » (« logos » – Verbe), était auprès du Père dans ce qu’on a appelé « la retraite cachée de l’amour ». Il était auprès de Dieu, Il était Dieu (Jean 1. 1 et 2). Avant toute création, avant « les œuvres d’ancienneté » de Dieu (Prov. 8. 22), Il était « le Fils unique qui est dans le sein du Père », le « Fils de son amour » (Jean 1. 18 ; Col. 1. 13). Il faisait les délices éternelles de son Père.
Puis, dans le temps, vint le jour fixé par Dieu où « l’accomplissement (la plénitude) du temps est venu », c’est alors que Dieu « a envoyé son Fils, né de femme », sur la terre vers les hommes (Gal. 4. 4). La venue du Fils de Dieu dans le monde est un nouveau commencement dans le temps. Jean ouvre sa 1ère épître ainsi : « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la Parole de la vie (et la vie a été manifestée ; et nous avons vu et nous témoignons, et nous vous annonçons la vie éternelle qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée) … » (1 Jean 1. 1 et 2).
La « Parole de la vie » (le Verbe de Jean 1. 1), le Dieu qui était « au commencement » (avant la fondation du monde), Celui qui est « la vie » (Jean 14. 6), a été « manifesté », vu des hommes sur la terre ! C’est le grand « mystère de la piété : Dieu a été manifesté en chair, a été justifié en Esprit, a été vu des anges, a été prêché parmi les nations, a été cru dans le monde, a été élevé dans la gloire » (1 Tim. 3. 16).
Dieu parle aux hommes « en Fils »
Dieu avait fait avec patience et support l’épreuve de l’homme pendant de nombreuses années, sous différentes périodes de temps (appelées aussi « dispensations ») pour savoir s’il Lui serait fidèle. Mais il a été démontré que l’homme n’a pas voulu écouter les nombreux appels de Dieu, qu’il a été incapable d’accomplir sa volonté et qu’il s’est toujours plus éloigné de Lui. Dans ses compassions envers Israël, Dieu s’était pourtant « levé de bonne heure » (2 Chron. 36. 15 ; Jér. 7. 13, 25… – 11 fois dans le prophète Jérémie) pour parler à son peuple terrestre par les prophètes qu’Il lui envoyait, mais Il devra leur faire ce reproche : « Vous n’avez pas écouté ma voix » (Ps. 81. 12 ; Jér. 3. 13 ; 9. 12 ; 22. 21).
Alors, Dieu a parlé aux hommes une ultime fois, mais alors sans intermédiaire, directement, dans la Personne même de son Fils (Héb. 1. 2). La Parole créatrice de toutes choses s’est incarnée et a « dressé sa tente » au milieu des hommes : « Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous… pleine de grâce et de vérité » (Jean 1. 14). Amour merveilleux, abaissement profond, Dieu s’est fait Homme parmi les hommes pour leur révéler le Dieu d’amour ! Personne n’avait jamais vu le Dieu invisible « qu’aucun homme n’a vu ni ne peut voir » (1 Tim. 6. 16), mais « le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » (Jean 1. 18) ». Jésus (nom qui signifie Jéhovah – ou : l’Éternel sauveur) dira Lui-même : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14. 9). Il était la parfaite et pleine manifestation du Père, et c’est par Lui seul que nous avons appris à connaître le Père. Lorsque son disciple Lui a demandé : « Seigneur, montre-nous le Père », Jésus a répondu : « Tu ne me connais pas, Philippe ? Celui qui m’a vu a vu le Père… Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi ?… Croyez-moi : je suis dans le Père et le Père est en moi » (Jean 14. 8 à 11).
La vie du Seigneur Jésus sur la terre
Dans son amour immense, le Fils de Dieu qui habitait la gloire du ciel « s’est anéanti (vidé, dépouillé) lui-même » et « a été trouvé quant à son aspect comme un homme » (Phil. 2. 6 à 8). Le Fils de Dieu, « qui est sur toutes choses Dieu béni éternellement » (Rom. 9. 5), est venu sur cette terre sous la forme d’un petit enfant – abaissement suprême !
Le Fils de Dieu a pris « la forme d’esclave » (Phil. 2. 7) et a été « le serviteur de ceux qui dominent » (És. 49. 7). Il est né dans la pauvreté (Luc 2. 7 et 12) et a vécu dans la plus grande pauvreté (2 Cor. 8. 9), n’ayant pas eu, sur la terre d’Israël, « de lieu où reposer sa tête » (Luc 9. 58). Jésus est « passé de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance » (Act. 10. 38). Le Serviteur de l’Éternel, en qui Dieu trouvait son plaisir (És. 42. 1) dans sa vie, sa marche, ses œuvres, ses paroles, a accompli de nombreux miracles de grâce, en guérison et même en résurrection, ; Il a prononcé des paroles de grâce et de vérité qui ont étonné les hommes (Jean 7. 46), annonçant la bonne nouvelle du salut (l’évangile). « L’homme Christ Jésus » (1 Tim. 2. 5) a été parfaitement obéissant et soumis, dépendant en tout de Celui qui l’avait envoyé pour accomplir son œuvre (Jean 17. 4).
Il a « refait » l’histoire de l’homme, mais d’une manière telle que Dieu a été glorifié en Lui et qu’Il a trouvé son plaisir en Lui. Nous voyons, par exemple, comment, dans des conditions difficiles et éprouvantes, Il a triomphé de Satan là ou Adam, le 1er homme, dans une situation bénie et heureuse, avait complètement failli (comp. Luc 4. 1 à 13 et Gen. 3. 1 à 7).
La croix de notre Seigneur Jésus Christ
Mais son Père Lui avait donné une œuvre à accomplir, qui nécessitait le sacrifice de Lui-même et sa mort sur la croix. Il n’a pas reculé (És. 50. 5), mais Il a « dressé sa face résolument » (Luc 9. 51) « comme un caillou » (És. 50. 7), pour se rendre à Jérusalem, « la ville qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui lui sont envoyés » (Luc 13. 34).
Ainsi, alors qu’Il était en prière dans le jardin de Gethsémané, des hommes en armes sont venus s’emparer de Lui, l’ont lié de chaînes et l’ont emmené pour un simulacre de procès dans lequel Il a été condamné à mort. Mais c’est Lui-même qui s’est laissé prendre (voir Jean 18. 1 à 12), car Il était venu sur la terre pour cela et « l’heure était venue » (voir Jean 12. 23 et 27 ; 17. 1 ; Luc 22. 53). Il était « l’agneau… préconnu dès avant la fondation du monde, mais manifesté à la fin des temps pour nous » (1 Pier. 1. 20), « l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1. 29). Il était venu dans un corps d’homme afin de pouvoir souffrir, mourir et accomplir l’œuvre de la rédemption des pécheurs et de l’expiation des péchés, quoi qu’il Lui en coûte. Il n’avait devant Lui que la gloire de son Dieu et Père et le salut des pécheurs.
Alors, tout au long du procès inique dont Il a été l’objet, Il n’a pas cherché à se défendre des fausses accusations et des faux témoignages portés contre Lui – « Il n’a pas ouvert sa bouche » (És. 53. 7). Les hommes se sont moqués de Lui, l’ont frappé, Lui ont craché au visage, mais Il n’a opposé aucune résistance et s’est laissé conduire « comme un agneau amené à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n’a pas ouvert sa bouche » (v. 8).
Nous le voyons sortir de Jérusalem, « portant sa croix » (Jean 19. 17) et se rendre à Golgotha où les hommes l’ont cloué et élevé sur une croix entre deux malfaiteurs, comme s’Il était le pire des trois. Ce furent alors pour Lui trois heures d’intenses souffrances – celles de la crucifixion, des clous plantés dans ses mains et ses pieds, des os qui se déjoignent, d’une soif terrible (Ps. 22. 15 et 16) ; les souffrances de la honte alors qu’Il était exposé là aux yeux de tous, de l’opprobre, des injures et des moqueries des hommes qui contemplaient ce « spectacle » (Ps. 22. 6 à 8 ; 35. 21 ; Luc 23. 48).
Les souffrances de la croix
Et quelles souffrances indicibles pour Lui pendant les trois heures qui ont suivi, alors que Dieu avait fait tomber des ténèbres sur la terre ! Jésus, « fait péché pour nous » (2 Cor. 5. 21) et « portant nos péchés en son corps sur le bois » de la croix (1 Pier. 2. 24), a rencontré la colère du Dieu saint contre le péché, en a porté tout le poids et la peine, entièrement seul, abandonné même en ces instants de son Dieu. Les Psaumes nous permettent d’entrer un peu dans ce qu’ont été les souffrances de Christ sur la croix ; en voici quelques expressions :
– « Je suis répandu comme de l’eau, et tous mes os se déjoignent ; mon cœur est comme de la cire, il est fondu au-dedans de mes entrailles » (Ps. 22. 15) ;
– « Des maux sans nombre m’ont entouré ; mes iniquités m’ont atteint, et je ne peux pas les regarder ; elles sont plus nombreuses que les cheveux de ma tête, et mon cœur m’a abandonné » (Ps. 40. 13) ;
– « Je suis enfoncé dans une boue profonde, et il n’y a pas où prendre pied ; je suis entré dans la profondeur des eaux, et le courant me submerge » (Ps. 69. 3) ;
– « Mon âme est rassasiée de maux, et ma vie touche au shéol… Tu m’as mis dans une fosse profonde, dans des lieux ténébreux, dans des abîmes. Ta fureur s’est appesantie sur moi, et tu m’as accablé de toutes tes vagues… » (Ps. 88. 4, 7 et 8) ;
– « Mes jours s’évanouissent comme la fumée, et mes os sont enflammés comme un brasier. Mon cœur est frappé, et il est desséché comme l’herbe » (Ps. 102. 4 et 5) ;
– « Je suis affligé et pauvre, et mon cœur est blessé au-dedans de moi. Je m’en vais comme l’ombre quand elle s’allonge ; je suis jeté çà et là comme la sauterelle » (Ps. 109. 22 et 23)…
Le Christ s’est offert en sacrifice, tout entier pour Dieu, « un parfum de bonne odeur » (comp. Éph. 5. 2 et Lév. 1. 9). Il a entièrement achevé l’œuvre que le Père Lui avait donnée à faire – « C’est accompli », a-t-Il dit sur la croix après les terribles heures de l’expiation de nos péchés (Jean 19. 30). Son œuvre à la croix est pleinement suffisante et rien ne peut lui être ajoutée pour assurer la gloire de Dieu et le salut de l’homme pécheur. Cette œuvre est unique et parfaite, parce que Celui qui l’a accomplie est unique et parfait.
L’épître aux Hébreux l’affirme : Christ « a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice » ; Il a « été offert une fois pour porter les péchés d’un grand nombre (tous ceux qui croient) » ; « … l’offrande du corps de Jésus Christ [a été faite] une fois pour toutes » (Héb. 9. 26 et 28 ; 10. 10). L’apôtre Pierre le confirme : « Christ a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu » (1 Pier. 3.18) ; ou encore Paul dans l’épître aux Romains : « … en ce qu’il est mort, il est mort une fois pour toutes au péché » (Rom. 6. 10). Quelle pleine assurance de salut pour le pécheur qui vient à Christ, dans une œuvre parfaitement et pleinement accomplie !
Jésus a glorifié Dieu dans tous ses attributs divins – sainteté, justice, amour, grâce – mais au prix de souffrances infinies lorsque Lui, saint et pur, sans péché, a pris tous nos innombrables péchés sur Lui. Il en a subi tout le jugement de la part du Dieu saint qui a, en ces instants détourné sa face de Lui, l’a abandonné (Ps. 22. 1 à 3) et a « fait tomber sur lui l’iniquité de nous tous » (És. 53. 6). Par l’esprit prophétique, Jésus a pu dire : « Je suis l’homme qui ai vu l’affliction par le bâton de sa fureur. Il (Dieu) m’a conduit et amené dans les ténèbres, et non dans la lumière. Certes c’est contre moi qu’il a tout le jour tourné et retourné sa main » (Lam. 3. 1).
Jésus, le Sauveur, le Rédempteur, a « donné sa vie en rançon pour (ou : à la place d’) un grand nombre » (Mat. 20. 28). Le « Prince de la vie » (Act. 3. 15) est descendu dans la mort pour en délivrer ceux qui étaient sous l’esclavage de Satan, celui qui avait « le pouvoir de la mort », mais qui en a été dépossédé définitivement et a été rendu impuissant (Héb. 2. 14 et 15). Jésus nous a ainsi délivrés du pouvoir de notre adversaire et de la crainte de la mort. Le sang précieux de Christ versé sur la croix, est le prix qu’Il a payé pour nous racheter et nous acheter pour Dieu (voir 1 Pier. 1. 18 à 21 ; Apoc. 5. 9).
Résurrection et gloire de Jésus
Les saintes Écritures témoignent : « Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; il a été enseveli, et il a été ressuscité le troisième jour » (1 Cor. 15. 3 et 4). Dieu, ayant été pleinement glorifié par l’œuvre de Jésus l’a ressuscité par sa puissance (Éph. 1. 19 et 20), l’a « fait et Seigneur et Christ » (Act. 2. 36), l’a haut élevé et Lui a donné la gloire, l’ayant « fait asseoir » sur son trône, à sa droite, et couronné de gloire et d’honneur (Héb. 1. 3 ; 2. 9 ; Ps. 21. 4 à 6).
Il attend désormais « jusqu’à ce que ses ennemis soient mis pour le marchepied de ses pieds » (Ps. 110. 1 ; Marc 12. 36 ; Héb. 10. 13). Ils ont été vaincus par son œuvre à la croix et ils Lui seront alors définitivement assujettis jusqu’à la mort même qui sera abolie (1 Cor. 15. 26, 54 et 55). Et Il attend aussi le moment où Il viendra Lui-même chercher tous ceux qu’Il a aimés et qu’Il a « lavés de leurs péchés dans son sang » (Apoc. 1. 5). Ils constituent son Église, son Épouse, son corps – dont Il est actuellement la Tête glorifiée dans le ciel. Bientôt – espérance bénie des croyants – Il va les appeler à Lui, ressusciter ceux qui sont « endormis » et transmuer les vivants ; Il va descendre du ciel à leur rencontre et les prendre auprès de Lui dans le ciel, les faisant entrer dans les nombreuses demeures de la maison de son Père (Jean 14. 2 et 3). Il y a là des places déjà prêtes pour tous les rachetés du Seigneur, et ils seront éternellement avec Lui (1 Thess. 4. 16 et 17).
Vers l’éternité à venir
Tous les rachetés du Seigneur Jésus accompagneront en cortège le « Roi des rois et Seigneur des seigneurs » (Apoc. 19. 11 à 16) lorsqu’Il redescendra sur la terre pour y établir son règne de justice et de paix par d’ultimes jugements sur ses ennemis et les ennemis de son peuple terrestre, Israël – les 10 tribus étant jointes aux 2 qui auront traversé la « grande tribulation » qui suivra l’enlèvement de l’Église. Les croyants de la période de la grâce dans laquelle nous sommes (depuis la descente du Saint Esprit sur la terre et jusqu’à l’enlèvement de l’Église – Actes 2 et 1 Thessaloniciens 4. 16 et 17), les croyants de l’Ancien Testament et les martyrs de la période des jugements qui suivront l’enlèvement de l’Église – règneront alors avec le Seigneur Jésus depuis le ciel.
À ces mille ans de paix et de justice sur la terre succèderont les derniers jugements et la destruction de tous les ennemis (voir Apoc. 20. 7 à 10) – le dernier ennemi qui sera aboli sera la mort (1 Cor. 15. 26, 54 et 55). Alors, le Christ, après avoir parfaitement administré le royaume millénaire, le « remettra à Dieu le Père » et ce sera « la fin ». La parenthèse du temps se refermera, et l’état éternel commencera, sans jamais de fin, glorieux et bienheureux, où « Dieu sera tout en tous » (1 Cor. 15. 24 à 28).
« Celui qui rend témoignage de ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen ; viens, Seigneur Jésus ! Que la grâce du Seigneur Jésus Christ soit avec tous les saints » Apocalypse 22. 20 et 21.
« Nous nous glorifions aussi dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, la patience l’expérience, et l’expérience l’espérance » Romains 5. 3 et 4.
PERSÉVÉRANCE EN PÉRIODE D’EXAMEN
Si tout se passe comme nous le souhaitons, nous n’aurons rien à endurer. Mais lorsque la vie devient difficile, la persévérance est nécessaire. Persévérer avec Dieu exige que nous mettions de côté notre propre volonté. Par conséquent, les épreuves révèlent si nous sommes prêts à renoncer à notre propre volonté et à accepter la volonté de Dieu pour nous.
Nous savons que Dieu emploie nos circonstances, quelles qu’elles soient, pour qu’elles travaillent ensemble à notre bien (Rom. 8. 28). Parfois, cependant, ce qu’Il a prévu pour nous est difficile à supporter. Néanmoins, nous ne voulons jamais abandonner notre confiance en son amour et sa sagesse.
Tout ce qui arrive dans nos vies est, soit envoyé par Dieu, soit au moins, permis par Lui. Dans sa toute-puissance, Il peut empêcher quelque chose d’arriver. Si cela arrive, Il sait toujours à quoi cela doit servir.
D’un côté, nous risquons de nous rebeller contre ce que nous rencontrons dans la vie. Cela supposerait que nous savons mieux que Dieu ce qui est bon pour nous. D’un autre côté, nous ne devons pas accepter l’idée que Dieu ne se soucie pas assez de ce qui est le mieux pour nous. Ces réactions sont, soit de l’arrogance, soit de la méfiance envers Dieu.
Acceptons avec confiance tout ce qui vient de la main de Dieu et persévérons avec Lui dans chaque situation.
D’après Näher zu Dir mars 2025
« Vous serez mes témoins à Jérusalem et dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout de la terre » Actes 1. 8.
ÊTRE TÉMOINS
Avant que le Seigneur Jésus ne monte au ciel, Il a chargé ses disciples de témoigner pour Lui. Le Saint-Esprit, qui viendrait sur la terre à la Pentecôte et habiterait dans les croyants, leur donnerait la puissance pour cela. Au temps des Actes des Apôtres, nous voyons comment les douze apôtres, en tant que témoins oculaires, ont rempli cette mission et ont présenté Jésus-Christ comme Sauveur au peuple.
Nous ne sommes pas des témoins oculaires de la vie, de la mort et de la résurrection du Seigneur Jésus, comme l’étaient les apôtres. Néanmoins, nous avons la tâche de parler à nos semblables de notre Sauveur, en qui nous croyons et que nous aimons.
Aujourd’hui, nous voulons nous demander si nous nous acquittons de cette tâche. Jésus-Christ n’est plus sur la terre. Il a été rejeté et crucifié. Après sa résurrection, Il est monté au ciel. Maintenant, pendant qu’Il est rejeté, Il veut que nous témoignions, par notre comportement et nos paroles, qu’II est vivant. Le Saint-Esprit nous donnera la force de faire cela.
Sommes-nous des témoins de notre Seigneur, qui est encore méprisé dans le monde ? Ou bien, avons-nous honte de prendre clairement position, et de confesser notre foi en Lui ? Souvenons-nous de la joie des apôtres lorsqu’ils furent jugés dignes de souffrir des outrages pour le nom de Jésus (Act. 5. 41). Cela nous donne le courage de rester aux côtés de notre Seigneur.
D’après Näher zu Dir mars 2025
« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » Éphésiens 1. 3.
RICHEMENT BÉNIS
Lorsque nous nous sommes tournés vers Dieu et avons cru personnellement au Sauveur Jésus-Christ, nous avons été abondamment bénis. Cette merveilleuse bénédiction, que nous ne pouvons jamais perdre, nous rend reconnaissants et heureux.
Nous sommes des enfants bien-aimés de Dieu. L’apôtre Jean écrit : « Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu » (1 Jean 3. 1). Peu importe comment se déroule notre vie de chrétiens croyants, Dieu est, et reste notre Père céleste. Il nous aime et prend soin de nous. Son amour pour nous ne change jamais. Comme Il se réjouit lorsque nous Lui faisons confiance et que nous accomplissons ce qui Lui plaît !
Nous appartenons à la famille de Dieu. Par la foi au Seigneur Jésus, nous sommes unis à tous ceux qui ont également été sauvés sur la base de son sacrifice à la croix. Nous les reconnaissons comme nos frères et sœurs dans le Seigneur, et nous les aimons parce que, comme nous, ils sont nés de Dieu. Quelle joie d’être continuellement en communion les uns avec les autres et de nous fortifier mutuellement dans notre foi !
Nous avons une espérance assurée : Jésus-Christ a promis : « Je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi , afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14. 3). Chaque jour, nous pouvons attendre notre Sauveur et Seigneur. Bientôt, Il nous prendra au ciel, où nous serons heureux avec Lui pour toujours.
D’après Näher zu Dir mars 2025
« Écoutez pourtant ceci, peuple insensé et sans intelligence, qui avez des yeux et ne voyez pas, qui avez des oreilles et n’entendez pas » Jérémie 5. 21.
LES PLANTES PEUVENT-ELLES ENTENDRE ?
Avant de nier cela vigoureusement, lisez ceci. Des scientifiques ont trouvé une forte évidence que certaines plantes réagissent aux ondes sonores dans une certaine limite de fréquences. Si vous faites entendre le son d’une abeille en vol, ou un bruit de cette même fréquence, les fleurs produisent, en quelques minutes, plus de nectar ou un nectar plus concentré. Il est évident que les pétales « entendent » l’abeille – et qu’ils augmentent immédiatement la production de nectar.
L’écoute des plantes est une situation réciproque : la plante peut faire un meilleur usage de ses ressources – et l’abeille est récompensée par une plus grande production de nectar. Cependant, comment la plante et l’abeille ont appris à œuvrer ensemble est encore un mystère.
Il semble que certaines plantes ont un genre d’oreilles, et peuvent entendre. Mais combien d’humains ont des oreilles, beaucoup plus compliquées, perfectionnées et efficientes que les plantes – et pourtant n’entendent pas : des enfants n’entendent pas quand on les appelle ; les vieillards n’entendent pas parce que leur audition a baissé ; les écoliers n’entendent pas parce que leurs pensées sont ailleurs.
Nous, humains, également, sommes souvent sourds quand Dieu nous appelle ! Il nous appelle par des événements naturels ou des catastrophes. Il appelle par des personnes, comme le prophète Jérémie, dans le passage ci-dessus, et Il appelle par le moyen de sa Parole, la Bible. Dieu appelle parce qu’Il veut que les hommes entendent, écoutent et Lui ouvrent la porte. Il dit : « Si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi » (Apoc. 3. 20).
D’après the good Seed mars 2025
« Car Esdras avait disposé son cœur à rechercher la loi de l’Éternel, et à la faire, et à enseigner en Israël les statuts et les ordonnances » Esdras 7. 10.
LES QUALITÉS NÉCESSAIRES POUR DIRIGER DANS L’ASSEMBLÉE
La connaissance profonde de la Parole est nécessaire pour assumer une direction dans l’assemblée.
La direction spirituelle n’est pas la même que d’autres sortes de directions, bien qu’il y ait certains éléments communs à tous les types de direction. Les bonnes qualités de direction militaire, politique et de groupes peuvent certainement être employées par le Seigneur quand un chrétien dévoué les emploie pour Christ.
La direction spirituelle, cependant, comporte plus que seulement des qualités et des talents naturels. Des dirigeants dans le monde du commerce, par exemple, peuvent être très efficients pour diriger une compagnie, mais ce n’est pas une garantie qu’ils seront utiles dans une assemblée, même s’ils sont des chrétiens actifs. La raison pour cela, c’est qu’il doit y avoir une dimension supplémentaire pour la direction spirituelle : il doit y avoir une capacité et une responsabilité données par Dieu pour conduire le peuple de Dieu. Esdras, dans l’Ancien Testament, en est un exemple remarquable.
Nous voyons tout d’abord qu’Esdras était attaché à la Parole de Dieu. Il avait appliqué son cœur à étudier, mettre en pratique et enseigner la loi de l’Éternel – et il était donc habile (ch. 7. 6) pour appliquer l’Écriture aux situations de la vie. Être habile pour se servir de la Parole et l’appliquer exige plus qu’un enseignement d’école du dimanche et quelques instants quotidiens de méditation. Il y faut un cœur dévoué, un cœur appliqué à l’étude de l’Écriture. Dieu recherche des chrétiens qui soient assidus pour étudier sa Parole, et pour pratiquer et appliquer, à la vie chrétienne pratique, les principes qu’elle contient. Une telle piété est nécessaire pour la direction spirituelle aujourd’hui.
Dieu pourrait-Il vous choisir aujourd’hui même ?
D’après the Lord is near mai 1987
« Que dit en effet l’Écriture ? » Romains 4. 3.
« Il est écrit » Matthieu 4. 4.
S’EN TENIR À LA PAROLE DE DIEU
Au cours d’une étude biblique récente, les participants avaient dit treize fois : Je pense. Le plus souvent , c’était dans des expressions comme : Je pense que ce passage signifie… C’était pour dire : Je suppose, ou à mon avis. En écoutant les conversations autour de moi, j’ai pris conscience que l’humain a tendance à exprimer son opinion, à donner son impression quant à une situation, plutôt que de dire la vérité elle-même, avec certitude.
Alors qu’il peut y avoir de nombreux moments, dans notre vie quotidienne, où ce que nous pensons a de la valeur, il n’y a pas de place pour une opinion, une supposition, ou de la théorie, dans l’interprétation ou l’application de la Parole de Dieu. Encourager ou permettre cela, a pour résultat de la confusion. L’apôtre Paul recommande Timothée, non pour son habileté à supposer, mais plutôt pour sa connaissance de la Parole de Dieu. Et il encourage à étudier continuellement l’Écriture comme base d’un jugement sain, de décisions à prendre, de conseils, et pour réfuter l’erreur (2 Tim. 1. 13 et 14 ; 3. 16). En fait, il dit à Timothée, de façon claire, que l’approbation comme ouvrier de Dieu dépend du fait de connaître et de bien appliquer la Parole de la Vérité. Paul dénonce le simple avis comme une chose profane, un vain babil, parce que cela nous conduit loin de la vérité (2 Tim. 2. 15 à 18).
Il est notable que le Seigneur Jésus n’a jamais dit au tentateur dans le désert : Je pense – mais plutôt, quand Il été tenté, Il a cité l’Écriture, en commençant par dire, avec autorité : « Il est écrit ». En Jean 17. 8, nous découvrons que les paroles que le Seigneur Jésus prononçait Lui venaient de son Père. En Jean 14. 26, il nous est conseillé de parler par ses paroles, par la puissance du Saint Esprit qui habite en nous. En nous appuyant sur une puissance et une autorité telles, aurons-nous jamais le désir d’exprimer seulement ce que nous pensons, alors que nous pourrions dire aux autres ce que dit l’Écriture ?
D’après the Lord is near mai 1987
« Réjouissez-vous toujours ; priez sans cesse ; en toutes choses rendez grâces, car telle est la volonté de Dieu dans le Christ Jésus à votre égard » 1 Thessaloniciens 5. 16 à 18.
SAVOIR REMERCIER DIEU
Essayez-le. Cela opérera des merveilles. Cela remplacera vos plaintes par de la louange, et votre cœur gros par de la joie. Dieu ne s’est pas trompé quand Il vous a dit de rendre grâces en toutes choses. Il savait que c’est ce qui est nécessaire pour vous relever. Les hommes inconvertis n’ont rien sur quoi s’appuyer sauf un bras de chair, dans les temps de difficultés. Mais vous avez le Dieu éternel comme votre Père, avec ses ressources illimitées. Il s’intéresse personnellement à vous. Cela ne Lui fait-il pas de la peine quand ses enfants ne sont pas reconnaissants pour ce qu’Il est et fait pour eux ?
Qu’il est triste de voir autant de chrétiens confus et soupirant sous le poids de leur chagrin, de leurs déceptions et de leurs fardeaux de toute nature, et n’étant pas sensibles aux prières du Seigneur Jésus en grâce pour eux. « Rejette ton fardeau sur l’Éternel et il te soutiendra » (Ps. 55. 23). Que nous devrions être reconnaissants de ce qu’Il nous invite à venir à Lui avec tous nos fardeaux, et nous assure qu’Il nous soutiendra. Que nous avons à Lui rendre grâces pour beaucoup de choses, même au milieu des ennuis. Du reste, les ennuis qu’Il permet nous sont envoyés pour notre bien spirituel.
Certains, pourtant, vont au Seigneur avec leurs fardeaux, et continuent à être préoccupés et accablés par eux. Pourquoi cela ? C’est parce qu’ils ne suivent pas les recommandations simples du Seigneur. S’ils suivaient ce conseil précis, de rendre grâces quand ils parlent de leurs difficultés avec le Seigneur, ils trouveraient que leurs âmes sont relevées par la conscience de leurs bénédictions. Ils s’apercevraient que leur cœur est plus léger quand ils Le louent et Le remercient pour leurs nombreuses bénédictions. Ils poursuivraient leur chemin en se réjouissant de la bénédiction d’avoir dans le Dieu tout-puissant un Père qui les aime et qui ne manquera jamais à ses enfants. Aussi, essayez de louer le Seigneur.
D’après the Lord is near mai 1987
« Je viendrai à l’autel de Dieu, au Dieu de l’allégresse de ma joie ; et je te célébrerai sur la harpe, ô Dieu, mon Dieu ! » Psaume 43. 4.
LE SEIGNEUR JÉSUS RECONNU ENFIN PAR SON PEUPLE TERRESTRE
Quand le peuple d’Israël, dans un temps à venir, sera délivré de leur longue histoire de souffrances et de honte, de tous leurs ennemis du dehors , et en particulier de leur ennemi du dedans – « l’homme trompeur et inique » (v. 1), l’Antichrist – il y aura un heureux changement dans tout leur extérieur et toute leur attitude. « Je viendrai à l’autel de Dieu ». Leur cœur sera attiré, avec un grand désir d’offrir le sacrifice de louanges à Dieu – le « Dieu de l’allégresse de ma joie ».
Qu’est-ce qui est impliqué dans cette belle expression ? Ils verront Dieu d’une manière dont ils ne L’avaient jamais connu auparavant. Pendant des siècles, les Israélites n’avaient pas eu une conception claire de « Qui est Dieu ? », car ils ont rejeté et crucifié le Fils de Dieu, le seul Homme qui pouvait leur représenter de juste manière le vrai Dieu d’Israël. Quelle transformation merveilleuse aura lieu quand ils prendront conscience que ce même Jésus qu’ils ont crucifié est leur véritable Messie, qui est Lui-même « le Dieu véritable et la vie éternelle ». Ce Dieu sera alors pour eux le « Dieu de l’allégresse de ma joie ». Les siècles de peine qu’ils ont connus feront place à une joie vibrante, centrée sur ce Dieu béni de grâce infinie.
L’autel les fera se souvenir de la Personne de Christ comme étant le fondement parfait d’un sacrifice parfait accompli longtemps auparavant pour eux au Calvaire. Cela fera aussi produire la douce musique de la harpe, avec ses notes hautes et basses, toutes les notes se combinant dans une mélodie d’adoration pour Celui qu’ils appelleront alors avec bonheur « Dieu, mon Dieu ».
Nous nous réjouirons avec eux quand nous verrons le Seigneur ainsi honoré au milieu d’eux ; cependant, avant ce jour, c’est notre joie maintenant de L’honorer comme nous honorons le Père.
D’après the Lord is near mai 1987 (L.M. Grant)
« C’est pourquoi il dut, à tous égards, être rendu semblable à ses frères, afin qu’il soit un miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur dans les choses qui concernent Dieu, en vue de faire propitiation pour les péchés du peuple » Hébreux 2. 17.
HUMANITÉ ET DIVINITÉ DE JÉSUS CHRIST
Celui qui nie la déité suprême de Jésus et sa parfaite humanité, est coupable du pire affront envers Dieu, Lui qui donna son Fils dans un amour infini, et qui a envoyé l’Esprit pour magnifier sa gloire et en rendre témoignage.
L’humanité de Christ, vue à la lumière de la Parole de Dieu, était aussi réelle que la nôtre. Son état était totalement différent de celui d’Adam avant ou après la chute.
Dans sa source et son caractère particulièrement bénis, aussi bien que dans son développement pratique – même dans le côté humain de sa personne, contrastait avec Adam, dans le jardin d’Éden ou en dehors du jardin. Le fait que le Saint Esprit avait été l’instrument de sa conception était-il de peu d’importance ? Et qu’en était-il du fait que, en Lui, toute la plénitude se soit plue à habiter ?
Il n’y avait rien en Adam dans l’innocence qui puisse être représenté par l’huile mêlée à la fleur de farine (pour l’offrande de gâteau), pas plus que par l’onction d’huile subséquente. Et Adam non plus, en aucun temps – comme Christ l’était toujours – dans sa vie une offrande à Dieu, où le sel de l’alliance ne manquait jamais.
Dans cette offrande de gâteau à l’Eternel, qui est le type des saints de la Pentecôte, les deux étaient expressément cuites avec du levain, et étaient donc nécessairement accompagnées de leur sacrifice pour le péché. Ils étaient véritablement les premiers fruits à être offerts, mais ne devaient pas être cuits sur l’autel comme un parfum de bonne odeur, comme l’était l’oblation qui représentait Christ.
« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice » 2 Timothée 3. 16.
« Vous avez accepté, non la parole des hommes, mais (ainsi qu’elle l’est véritablement) la parole de Dieu » 1 Thessaloniciens 2. 13.
La Bible est un livre qui ne laisse pas indifférent. C’est le livre le plus diffusé dans le monde – et, dans certains pays, strictement interdit. C’est le livre le plus ardemment défendu et le plus violemment contesté, le plus aimé et le plus détesté.
Comment cela se fait-il ? – C’est parce que c’est la Parole de Dieu, la révélation que Dieu a voulu donner à l’homme, un message d’amour qui s’adresse à chacun de nous avec toute l’autorité de son origine divine. La Bible est la Vérité. Demandons humblement à Dieu de nous faire comprendre et accueillir son message : notre bonheur présent et éternel est en jeu.
La Bible a été écrite par une quarantaine d’hommes différents, sur une période d’environ quinze siècles – et pourtant elle présente une unité et une continuité très remarquables. Bien que les dernières pages aient été écrites il y a presque 2000 ans, la Bible est encore étonnamment actuelle.
En réalité, la Bible est l’œuvre d’un auteur unique, divin : l’Esprit de Dieu. Dieu a donné à chaque écrivain l’inspiration et la capacité d’écrire le message particulier qui lui a été confié. Chacun de ces messages a constitué une partie (ou livre) de la Bible entière. Et c’est le même Esprit de Dieu qui fait appliquer cette parole divine à la conscience et au cœur des hommes pour les régénérer, les instruire, les convaincre, les instruire dans la justice.
Lisons-là et laissons-nous pénétrer par son message d’amour et de vie.
2. L’Ancien Testament
(Jésus dit : ) « Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi » Jean 5. 39.
L’Ancien Testament est la première partie de la Bible. Il a été écrit avant la venue sur terre de Jésus, le Fils de Dieu. Il comprend 39 subdivisions ou « livres ».
La Genèse présente la création du monde, puis les origines de l’humanité jusqu’à la formation du peuple d’Israël. Les 4 livres suivants forment, avec la Genèse, les 5 livres de Moïse, appelés aussi le « Pentateuque ». Ils contiennent la « Loi » donnée par Dieu à Israël et racontent le chemin du peuple à travers le désert, depuis la sortie d’Égypte où ils étaient esclaves jusqu’à l’entrée dans la terre de Canaan.
Les livres historiques, de Josué à Esther, retracent l’histoire de ce peuple durant presque 10 siècles, et racontent l’amour et la grande patience de Dieu à l’égard d’Israël. Toute cette longue histoire d’un peuple privilégié démontre que l’homme, même placé dans les conditions les plus favorables, est incapable d’accomplir la volonté de Dieu.
En plus des récits historiques, cette première partie de la Bible, d’une façon parfois voilée, prédit la venue sur la terre du Fils de Dieu, Christ, le Messie promis, qui rendra finalement possible des relations heureuses et durables avec Dieu. « C’est pourquoi le Seigneur, lui, vous donnera un signe : Voici, la vierge concevra et elle enfantera un fils, et l’appellera du nom d’Emmanuel » (És. 7. 14).
3. Le Nouveau Testament
« Tout cela a été écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie par son nom » Jean 20. 31.
« De saints hommes de Dieu ont parlé, étant poussés par l’Esprit Saint » 2 Pierre 1. 21
Cette seconde partie de la Bible commence avec la venue de Jésus Christ sur la terre. Les 4 évangiles racontent, chacun dans une perspective différente, sa vie, sa mort sur la croix et sa résurrection.
Matthieu nous présente Jésus comme le Messie promis à Israël ; Marc, comme le parfait Serviteur de Dieu qui annonce la « bonne nouvelle » (ou évangile) aux hommes ; dans Luc, Il est le Fils de l’homme, et dans Jean, le Fils de Dieu qui révèle l’amour du Père.
Les Actes des apôtres relatent comment le message de l’évangile a été proclamé par la puissance du Saint Esprit, et comment la foi chrétienne s’est répandue malgré les persécutions.
Les « épîtres » (ou lettres) des apôtres développent l’enseignement de Christ communiqué par le Saint Esprit : les plans éternels de grâce de Dieu, l’assurance du salut et de la vie éternelle, la mort et la résurrection des croyants, leur avenir éternel avec Jésus, leur Sauveur. Elles donnent des enseignements et des encouragements pour vivre comme disciples et témoins de Christ.
L’Apocalypse (ou Révélation) est un livre prophétique qui décrit symboliquement l’histoire de l’Église jusqu’à l’enlèvement des croyants dans le ciel, puis les jugements qui prépareront l’apparition de Christ sur la terre et son règne de justice et de paix qui sera établi pour 1000 ans.
Après une ultime rébellion de l’homme, la terre et le ciel actuels feront place à de nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habitera, pour le bonheur éternel des croyants, et à la gloire de Dieu.
« Or toutes ces choses leur arrivèrent comme types, et elles ont été écrites pour nous servir d’avertissement, à nous que les fins des siècles ont atteints » 1 Corinthiens 10. 11.
« Car tout ce qui a été écrit auparavant l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience et par la consolation des Écritures, nous ayons espérance » Romains 15. 4.
À un stand biblique, lors d’une exposition, un jeune homme demande un Nouveau Testament. Il précise qu’il ne veut pas acheter une Bible complète car, dit-il, l’Ancien Testament est dépassé. Dépassé ? Vraiment ? Il est vrai que certaines pages de l’Ancien Testament ont été écrites il y a environ 3000 ans, mais Jésus Lui-même nous a appris comment le lire.
En une certaine occasion, deux disciples revenaient de Jérusalem jusqu’à leur village d’Emmaüs ; ils étaient profondément découragés. Mais, sur le chemin, le Seigneur Jésus, qui s’était joint à eux, leur a redonné courage : Il leur a expliqué que l’Ancien Testament parle de Lui, d’une manière figurée.
Quoique la Bible soit constituée de plusieurs livres (66) et soit divisée en deux « testaments », elle forme néanmoins un tout. Le « fil d’argent » est la Personne de Jésus Christ. Dans l’Ancien Testament nous trouvons de nombreuses personnes qui montrent des ressemblances évidentes avec le Seigneur Jésus, par exemple Isaac, Joseph, David… Les institutions concernant l’adoration de Dieu ont aussi une forte signification symbolique : le « tabernacle », par exemple, avec tous ses ustensiles et les différents sacrifices qui étaient offerts.
Ensuite, dans le Nouveau Testament, nous voyons la signification profonde de certains évènements ou objets de l’Ancien Testament, dans la manière dont ils montrent la vie de Jésus, son œuvre de rédemption accomplie à la croix, et son ascension après sa résurrection.
Quand nous considérons l’Ancien Testament comme une illustration du Nouveau Testament, nous saisissons son message spirituel et nous avons l’image complète. C’est pourquoi l’Ancien Testament a aussi une grande importance pour nous.