Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
Trouver les noms suivants : Un homme qui préféra le monde à Christ. Un vieux sacrificateur. Un Lévite qui vendit une terre. Un des petits prophètes. Ce que nul ne pourra faire des brebis du Bon Berger. Le troisième roi de Juda.
Les initiales donneront le nom d’une prophétesse ; les finales, celui d’un général dont elle prépara la défaite.
D’après La Bonne Nouvelle 1963
Tu peux envoyer les réponses dans l’Espace Questions si tu as trouvé. Nous te répondrons.
Qu’ils sont heureux, ceux qui sont devenus enfants de Dieu par la foi au Seigneur Jésus ! Ils ont dans les cieux un Père qui les aime.
– C’est la volonté du Père « que quiconque discerne le Fils et croit en Lui ait la vie éternelle » (Jean 6. 40). Cette volonté a été accomplie lorsque nous avons accepté le Seigneur Jésus comme notre Sauveur personnel. Nous sommes alors sauvés et nous possédons la vie éternelle.
– En Jean 16. 23, le Seigneur parle de l’oreille de son Père : « Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera ». C’est un grand privilège que nous puissions venir devant le Père au nom du Seigneur Jésus, et Lui dire tout ce qu’il y a sur notre cœur. Toute demande qui est selon sa volonté, Il l’entendra.
– La main du Père est puissante. Elle nous a saisis et elle ne nous lâchera pas. Le Seigneur Jésus affirme à tous les rachetés : « Personne ne peut les arracher de la main de mon père » (Jean 10. 29). Nous ne pouvons pas non plus nous arracher nous-mêmes de sa main. Il nous tient fermement et nous amènera à notre destination.
– Dans la maison du Père, il y a de nombreuses demeures. Notre demeure céleste est là. Le Seigneur Jésus nous fera entrer dans la maison de son Père quand Il reviendra (Jean 14. 2 et 3). Alors un temps de bonheur inimaginable se lèvera pour nous, qui se poursuivra éternellement. Nous verrons Jésus, nous comprendrons l’amour du Père et nous l’adorerons avec une joie éternelle.
« Ta voie est dans la mer, et tes sentiers dans les grandes eaux ; et tes traces ne sont pas connues » Psaume 77. 19.
« Il arrête la tempête, la changeant en calme, et les flots se taisent, ils se réjouissent de ce que les [eaux] sont apaisées, et il les conduit au port qu’ils désiraient » Psaume 107. 29 et 30.
Le Seigneur Jésus contraint ses disciples à monter dans une barque et à le précéder sur l’autre rive du lac (Mat. 14. 22 et 23). Pendant que Lui monte sur la montagne pour prier seul, les disciples sont tout à coup assaillis par une tempête. Le Seigneur les voit de loin, prie pour eux et, au moment où ils sont au maximum de l’angoisse, Il vient vers eux, marchant sur les eaux agitées.
Il peut nous arriver, à nous aussi, de voir nos difficultés s’aggraver. Dans de telles circonstances, nous ne devons jamais nous décourager et douter de l’amour et de la puissance du Seigneur. Il n’y a, pour Lui, aucune situation désespérée, quelles que soient la hauteur des vagues ou la force du vent. Mais il arrive parfois que nous sommes tellement abattus par nos difficultés que nous ne reconnaissons plus le Seigneur, comme cela arriva aux disciples.
Si nous ne voyons pas la main du Seigneur dans les épreuves que nous traversons, nous perdons de vue le but pour lequel Il les a permises.
Le Seigneur recherche toujours notre bien. Comme s’efface la trace d’un bateau sur les eaux, ainsi nous ne distinguons pas toujours les motifs de nos difficultés. Mais souvenons-nous toujours que le Seigneur les connaît et qu’Il ne permettra pas que les épreuves dépassent ce que nous pouvons supporter. Lui, qui a créé les mondes, a la puissance d’arrêter la tempête et de nous en libérer.
Mais, surtout, Il désire nous accompagner dans la traversée et être reçu dans notre vie et nos circonstances. Il ne nous laissera pas, Il a payé un prix trop élevé pour nous abandonner ! Confions-nous en Lui.
En continuant avec ce titre, il faut mentionner Éli, l’avant-dernier juge en Israël. Il était ce sacrificateur âgé devant lequel Anne répandait sa peine devant l’Éternel, et près duquel « le jeune garçon (Samuel) servait l’Éternel en la présence d’Éli, le sacrificateur » (1 Sam. 2. 11). Il était aussi juge au milieu du peuple, ayant « jugé Israël quarante ans » (4. 18). Ses deux fils étaient sacrificateurs à sa suite, mais leur vie était marquée par le péché. Éli, qui avait appris leur conduite ignoble, leur avait parlé en ces termes : « Pourquoi faites-vous des actions comme celles-là ? Car, de tout le peuple, j’apprends vos méchantes actions. Non, mes fils ; car ce que j’entends dire n’est pas bon : vous entraînez à la transgression le peuple de l’Éternel. Si un homme a péché contre un homme, Dieu le jugera ; mais si un homme pèche contre l’Éternel, qui priera pour lui ? Mais ils n’écoutèrent pas la voix de leur père, car c’était la volonté de l’Éternel de les faire mourir » (1 Samuel 2. 23 à 25). Éli, juge et sacrificateur, aurait dû les chasser de la sacrificature. Il leur avait bien fait des reproches mais il n’était pas allé plus loin. L’état des choses était si grave que l’Éternel dut ôter ces hommes par la mort. Éli aimait certainement l’Éternel, il était attaché à l’arche de l’alliance, mais avec un cœur partagé.
Dieu veille sur son peuple et malgré son état d’éloignement, Il envoya à Éli « un homme de Dieu » qui rappela à ce vieillard tout ce que l’Éternel avait fait pour son peuple en ajoutant : « Pourquoi foulez-vous aux pieds mon sacrifice et mon offrande, que j’ai commandé de faire dans ma demeure ? Tu honores tes fils plus que moi, pour vous engraisser des prémices de toutes les offrandes d’Israël, mon peuple » (ch. 2. 29).
Si ces tristes événements sont conservés dans les Écritures, c’est pour nous rendre attentifs à notre marche, pour nous éviter de suivre un chemin qui déshonore le Seigneur. L’apôtre Paul, s’adressant aux croyants de Corinthe, doit leur écrire : « … vous avez été achetés à prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps » (1 Cor. 6. 20).
C’est dans ce contexte que l’enfant Samuel est amené à Éli. Dès que sa mère « l’eut sevré, elle l’emmena, … avec trois jeunes taureaux, et un épha de farine et une outre de vin ; elle le mena à la maison de l’Éternel à Silo ; or l’enfant était très-jeune. Ils égorgèrent le taureau et ils amenèrent le jeune garçon à Éli. Elle dit : Ah, mon seigneur ! aussi vrai que ton âme est vivante, mon seigneur, je suis la femme qui se tenait ici près de toi pour prier l’Éternel. J’ai prié pour cet enfant, et l’Éternel m’a accordé la demande que je lui ai faite. Aussi, moi je l’ai prêté à l’Éternel ; pour tous les jours de sa vie,il est prêté à l’Éternel. Et il (Samuel) se prosterna là devant l’Éternel » (1 Sam. 1. 24 à 28).
Quelle démarche édifiante, quel encouragement de constater que, en des temps de ruine spirituelle, une femme – certainement en accord avec son mari – apporte une si grande offrande à l’Éternel ! Non seulement elle se sépare de son enfant, mais elle apporte trois jeunes taureaux, qui sont offerts en holocauste, type du dévouement complet de Christ, qui fit la volonté de Dieu, « jusqu’à la mort et à la mort de la croix » (Phil. 2. 8).
Anne offre aussi un épha de farine, ce qui, en image, parle par avance de l’humanité parfaite du Seigneur, et une outre de vin qui évoque toute la joie que Dieu éprouve dans son Fils bien-aimé. Cette femme, choisie par l’Éternel, agit en accord avec les ordonnances divines transmises par Moïse trois cent quarante ans auparavant (voir Lévitique 1 et 2). En gardant dans son cœur les paroles de l’Éternel, elle fait partie des bienheureux « qui sont intègres dans leur voie, qui marchent dans la loi de l’Éternel » (Ps. 119. 1). En agissant selon la pensée de Dieu, elle est pour nous un exemple. L’Esprit Saint est libre d’agir en elle pour la rendre capable de discerner les voies de Dieu, lui donnant la force pour se séparer de son enfant en disant : « je l’ai prêté à l’Éternel ; pour tous les jours de sa vie ». Nous chantons parfois ce cantique qui exprime bien cette situation :
« Entre tes mains, j’abandonne
Tout ce que j’appelle mien.
Oh ! ne permets à personne,
Seigneur, d’en reprendre rien !
Oui, prends tout, Seigneur !
Oui, prends tout, Seigneur !
Entre tes mains, j’abandonne
Tout avec bonheur ».
Anne, en se séparant de son enfant, célèbre l’Éternel dans un cantique. Elle exalte la sainteté, la connaissance, la puissance et la justice de son Dieu (1 Sam. 2. 2, 3, 6 et 10). Elle proclame l’étendue de sa grâce qui élève le misérable et le pauvre, les retirant de la poussière, image de la mort, et du fumier, figure du péché. Nous faisions partie de ces misérables, et le Seigneur, dans sa grâce, nous a amenés à Dieu. C’est une faveur et une place à nulle autre comparable. Ceux qui ont cru en Lui et en son œuvre accomplie à la croix recevront « en héritage un trône de gloire » (v. 8), ce qui veut dire que « nous régnerons aussi avec Christ » (2 Tim. 2. 12). Les dernières paroles du cantique de Anne sont prophétiques. Elles annoncent que Dieu élèvera la corne de son Oint : « Il donnera de la force à son roi » (1 Sam. 2. 10). La corne, dans l’Écriture, est un symbole de la puissance. Le jour est proche où « tout genou se ploiera devant (Christ), et où toute langue le reconnaîtra comme étant Dieu » (Rom. 14. 11 ; Phil. 2. 10).
« Quant à Samuel, il servait devant l’Éternel, c’était un jeune garçon, ceint d’un éphod de lin. Et sa mère lui faisait une petite robe et la lui apportait d’année en année quand elle montait avec son mari pour sacrifier le sacrifice annuel. Éli bénit Elkana et sa femme, et dit : Que l’Éternel te donne des enfants de cette femme, à la place du prêt qui a été fait à l’Éternel ! Puis ils s’en retournèrent chez Elkana. L’Éternel visita Anne, elle conçut et elle enfanta trois fils et deux filles ; et le jeune garçon Samuel grandissait auprès de l’Éternel » (1 Sam. 2. 18 à 21).
Notre Dieu récompensera toujours la foi et ce qui est fait pour Lui. Comme aux jours du roi Asa, quand l’Esprit de Dieu fut sur Azaria, fils d’Oded qui sortit au-devant d’Asa, et lui dit : « il y a une récompense pour ce que vous ferez » (2 Chron. 15. 7).
– Que pensez-vous de mon fils ? demandait un père de famille au professeur de sixième du collège de X.
Il s’agissait d’un garçon de onze ans, entré depuis trois mois à peine dans la classe de ce professeur.
– Votre fils ?… Eh bien ! c’est un homme.
– Voulez-vous dire : ce sera un homme ? Je l’espère bien.
– Non pas. J’ai dit : « C’est un homme », et je le maintiens.
– Comment donc ?
– Voici. Nous étions sur le point d’avoir notre première composition d’histoire. Quinze jours à l’avance, j’indique à mes élèves les chapitres à réviser, en ayant soin d’ajouter cette recommandation : « Surtout, n’attendez pas le dernier moment pour vous préparer. En mettant à part un moment chaque jour pour étudier les matières que je vous donne, vous ferez un travail solide et, sans effort violent de votre part, nous aurons une excellente composition.
Huit jours s’écoulent.
– Lambert, je pense que vous n’avez pas oublié ma recommandation de l’autre jour. Vous avez commencé à préparer votre composition d’histoire ?
– Oh ! oui, Monsieur.
– Et vous, Dutoit ?
– Oh ! oui, Monsieur.
– Et vous ?… Et vous ?… Partout même réponse.
– Et vous ? fis-je en m’adressant à votre fils. Il me regarda bien en face, avec un bon regard plein de franchise.
– Oh moi, Monsieur, dit-il d’une voix qui tremblait légèrement, je n’en ai pas regardé un seul mot.
– Vous faites bien de me dire la vérité, répondis-je, et je voudrais être sûr que vos camarades ont fait de même. Vous avez eu tort de ne pas suivre mon conseil, mais il n’est peut-être pas trop tard pour réparer votre faute, d’autant… Et, sans achever ma phrase je promenais mes regards sur les camarades, qui baissaient la tête. Me promettez-vous de faire mieux pendant la semaine qui vous reste encore ? Il hésita un peu. Puis, son regard toujours fixé sur le mien : « Oui, Monsieur, je tâcherai ». Huit jours après ce fut la composition, et je n’ai pas besoin de vous rappeler que votre fils a été premier. Vous comprenez maintenant pourquoi j’ai dit : « C’est un homme ».
Le cœur du père battit ce jour-là avec joie. C’était un chrétien, et il voyait que son fils avait cherché en cette occasion à être fidèle au Seigneur.
Pourrait-on chercher à tromper, quand on connaît vraiment Celui qui a dit : « Je suis la vérité » ?
Trois mois de plus se passent. Notre jeune ami paraissait devoir gagner le prix d’excellence, avec deux ou trois points d’avance seulement sur un de ses camarades. Il ne restait plus à faire qu’une composition en version latine.
Les élèves sont en classe, le professeur dicte la version. À mesure qu’il avançait, il se passait d’étranges choses dans le cœur du petit homme. Par un hasard des plus extraordinaires et, pensez-vous peut-être, des plus heureux, il se trouvait que, en feuilletant quelques jours auparavant un recueil de versions avec son père, celui-ci avait fixé les yeux précisément sur la version que le professeur dictait en ce moment.
– Tiens, voilà un joli sujet, avait dit le père, serais-tu capable de traduire cela ?
L’écolier avait pris le livre et, grâce à l’aide de son père, était arrivé au bout de la traduction. Le mot à mot fait, on s’était essayé au bon français, et avec la collaboration paternelle, on avait fort bien réussi. Tout s’était si bien gravé dans l’esprit du lycéen que, tandis que le professeur dictait, il écrivait en pensée le français à côté du texte.
« Quelle chance ! », se dit-il tout d’abord.
Mais cet éclair de joie dura peu et, pendant que l’enfant écrivait, le petit dialogue suivant se déroulait dans sa conscience : « Tu auras beau dire, la lutte avec tes camarades n’est pas égale. Tu auras ton prix d’excellence, mais tu ne l’auras pas gagné. Cependant… Il n’y a pas de cependant qui tienne ! Si tu avais été seul à préparer cette version, passe encore ! Mais tu sais bien que tu ne comprenais pas tel passage, que ce mot, ce membre de phrase t’a été fourni par ton père ». Et ces versets, appris à l’école du dimanche, lui revenaient à la mémoire : « Ayant dépouillé le mensonge, parlez la vérité chacun à son prochain ». « Quoi que vous fassiez, faites-le de cœur, comme pour le Seigneur ».
Le professeur arrivait au point final.
À ce moment, un bras se leva – vous devinez lequel – et l’élève dit d’une voix ferme :
– Monsieur, j’ai déjà fait cette version.
Il se fit un profond silence. Les élèves se regardaient avec étonnement, presque stupeur. L’un d’eux même murmura à l’oreille de son voisin : « Quel imbécile ! »
Le professeur hésita un instant. Il était ému.
– Mon ami, dit-il enfin, vous avez bien fait de me dire cela. Je vais donner une autre version.
Ainsi fut fait. Dès la première phrase de la version, notre pauvre ami fit un gros contre-sens, dont tout le reste se ressentit. Il fut classé treizième et perdit son prix d’excellence. Mais l’approbation de sa conscience, celle de ses parents, l’estime de son maître, le dédommagèrent de son échec. Par-dessus tout il avait l’approbation de Celui qui l’avait dirigé« dans les chemins de la droiture » (Prov. 4. 11).
« C’est ce que le Sahib a fait, et non pas ce qu’il a dit qui m’a amené au christianisme », disait un Afghan il y a quelques années.
Il s’était rendu à une foire dans la ville de Bannou lorsqu’il remarqua une foule bruyante entourant un étranger qui parlait, monté sur une chaise. Les assistants lui disaient des injures et cherchaient à le contrarier de toutes manières, mais il gardait son calme. Une vieille femme portant un fagot sur la tête essayait de se frayer un passage à travers la foule, mais on ne voulait pas lui faire place, et comme les hommes la bousculaient, son fagot tomba et les baguettes s’éparpillèrent sur le sol. La foule rit et plaisanta, mais le prédicateur s’arrêta net dans son discours, sauta en bas de sa chaise et, ramassant les morceaux de bois, replaça le fagot sur la tête de la vieille femme. Puis il remonta sur sa chaise et reprit sa prédication.
L’Afghan avait observé toute la scène en silence. Le comportement de cet étranger fit une telle impression sur lui qu’il ne tarda pas à s’informer de ce qui rendait cet homme si différent des autres, et lui aussi devint un chrétien, un disciple de Christ.
Avez-vous déjà entendu ce proverbe : « Les actes parlent plus haut que les paroles » ? Nous ne savons pas toujours ce qu’on pense de nous quand on nous observe, mais soyons certains que ce que nous disons aura plus d’effet quand nos actes seront en accord avec nos paroles.
C’est la nuit. Un homme âgé habite sous une tente à la limite du désert. L’Éternel lui apparaît et lui promet de grandes bénédictions à cause de la fidélité d’un autre. L’homme bâtit alors un autel, le seul qu’il ait jamais élevé. Ses serviteurs cherchent de l’eau et en trouvent. Ensuite l’homme reçoit la visite d’un roi païen, accompagné de son ami et de son général en chef. Ils ont entendu parler de la bénédiction qui repose sur lui et veulent conclure une alliance avec lui. Il leur fait un festin, puis les renvoie en paix. De qui s’agit-il ?
Que représente cette scène ?
Un homme âgé et haut placé quitte sa demeure en hâte. Il est menacé d’un grand danger de la part de quelqu’un qui lui tient de près. Ses serviteurs marchent à ses côtés. Devant lui, s’avance une troupe nombreuse composée de gens qui auraient eu une raison spéciale de le haïr. Le chef de ces gens n’est que depuis peu de temps au service du vieillard qui lui présente qu’il lui serait avantageux de regagner son pays avec ceux qui le suivent. Le chef fait une réponse très noble et très belle montrant qu’il reconnaît l’autorité du vieillard et qu’il lui demeurera attaché jusqu’à la mort. Alors tous ensemble, les fugitifs passent du côté du désert.
La cour d’une prison : un prisonnier y reçoit la visite de son cousin. Il est question d’un champ, d’argent pesé dans la balance, d’une lettre cachetée et d’une lettre ouverte. Ces lettres sont confiées à un ami qui doit les mettre dans un vase de terre pour les conserver beaucoup de jours.
Matthieu 3. 11 et 12 ; Actes 1. 4 et 5 ; 1 Corinthiens 12. 13 ; Actes 2. 1 à 4.
La Personne du Saint Esprit est présente dès le début de l’Ancien Testament, en Genèse 1.
Dans bien des circonstances le Saint Esprit est venu sur une personne à un moment donné, pour le faire agir – c’était quelque chose de ponctuel et ne concernait pas tous les croyants de cette époque. Des promesses avaient été faites quant à sa venue sur la terre, aussi, dans ce chapitre 3 de Matthieu, Jean le Baptiseur annonce que le Seigneur baptisera de l’Esprit Saint, v. 11. C’est un événement unique, qui s’est produit une seule fois en Actes 2. Nous n’avons pas à demander le baptême du Saint Esprit.
Le baptême de feu est un jugement, comme le montre clairement le v. 12.
On peut remarquer que Dieu n’améliore pas ce qui est et qui s’est dégradé, mais place quelque chose de nouveau. Par exemple, Il place la lumière en Genèse 1, et les ténèbres sont chassées. Il n’a pas transformé l’homme, mais Il place quelque chose de nouveau (l’Esprit) en lui, qui juge ce qui est mauvais. Il y a néanmoins une transformation qui s’opère dans le croyant, par le moyen de l’Esprit (2 Cor. 3. 18).
Le Seigneur était rempli de l’Esprit Saint et Il avait fait la promesse de la venue du Saint Esprit, disant même que ce serait avantageux qu’Il vienne dans chaque croyant, et dans l’Église, Actes 2. C’est dans ce chapitre que s’accomplit cette promesse – c’est le début de l’Église, composée de tous ceux qui ont cru : 1 Corinthiens 12. 13.
L’Esprit habite dans chaque croyant quelle que soit son origine, comme Il habite dans l’Assemblée.
Jean 7. 38 et 39 dit : « l’Esprit n’était pas encore » – c’est à dire qu’Il n’était pas encore sur la terre, car Il existe de toute éternité (Cf. Act. 19. 1 et 2). Qu’Il soit sur la terre était tout à fait exceptionnel – Il était sur la face des eaux ou sur un croyant ponctuellement (Ps. 51. 11).
Chaque fois que quelqu’un croit, il est baptisé du Saint Esprit (Éph. 1. 13). Les Corinthiens n’étaient pas présents en Actes 2 et il est dit en 1 Corinthiens 12. 13 : « nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit ». Ce n’est pas une erreur de dire cela, mais demander l’effusion de l’Esprit est une erreur car le croyant est immergé dans l’Esprit (signification de baptême : immersion), dans l’Église.
Le Seigneur est ressuscité et Il est resté sur la terre 40 jours, puis Il a été élevé dans la gloire : c’est l’Ascension. Ensuite, dix jours après, c’est la Pentecôte, la descente du Saint Esprit. Ces jours qui existent dans le calendrier rappellent ces faits historiques.
Le début de l’Église n’a pas commencé à la résurrection, mais en Actes 2, il est marqué par le fait que le Saint Esprit est dans les croyants et dans l’Église.
Avant la venue du Seigneur, le peuple juif était, lui seul, le peuple de Dieu, Dieu était en relation avec lui. Après la mort, la résurrection, et la victoire du Seigneur, ces relations privilégiées s’effacent, et tous forment un seul corps, l’Église. L’Esprit crée cette unité, tous ceux qui sont participants d’un seul Esprit sont un.
La demeure du Saint Esprit dans le croyant
Jean 7. 38 et 39 ; 14. 16 et 17 ; 16. 7 ; Actes 2. 38 ; Galates 4. 6 et 7, Romains 8. 15 ; 1 Corinthiens 6. 19 et 20.
Ces versets de l’évangile de Jean montrent comment le Seigneur est en activité : Il baptise, Il fait la promesse qui est liée à son œuvre (ch. 7. 39), et Il l’accomplit. Tout est centré sur le Seigneur, et les trois Personnes de la déité sont associées : Le Père donne, le Seigneur promet, le Saint Esprit vient.
Une question peut se poser : Que faire pour avoir l’Esprit ? Qui a l’Esprit?
Jean 7 répond : ceux qui croient au Seigneur Jésus, qui ont foi en son œuvre. En Actes 2. 38 : « repentez-vous… vous recevrez ». Croire, se repentir, c’est la conversion, et le Saint Esprit vient dans le croyant, qui est scellé, Éphésiens 1. 13. Ce n’est pas quelque chose de spectaculaire, même si au début sa venue était accompagnée de signes pour bien montrer que c’était quelque chose qui venait de Dieu – mais aujourd’hui il n’y a pas de démonstration particulière.
Le Saint Esprit fait sa demeure chez le croyant (1 Cor. 6. 19), c’est quelque chose qui dure, c’est pour l’éternité, c’est le sceau de Dieu sur le croyant.
Galates 4 précise qu’avant de recevoir l’Esprit on est d’abord fils. L’Esprit est donné au croyant pour sceller la relation qu’il a avec Dieu et alors on peut s’écrier « Abba Père » (Rom. 8. 16), Il nous donne donc la certitude que nous sommes bien dans cette relation avec Dieu. Une relation basée sur la mort et la résurrection de Jésus (Jean 20. 17).
Cette vérité n’est pas théorique. L’Esprit nous met dans cette relation avec Dieu le Père, d’abord par la nouvelle naissance, puis aussi sous un autre aspect, par l’adoption. Nous sommes fils ayant reçu l’Esprit d’adoption.
Galates 4. 6 évoque la position de fils en comparaison avec l’esclave, puis la proximité avec le Père par l’Esprit de son Fils. Le fait d’être fils évoque des droits. Et Romains 8. 15 et 16, précise que nous sommes des enfants bien-aimés de Dieu, du Père.
C’est l’Esprit qui produit cette relation, qui n’existait pas avant que nous connaissions Dieu comme un Père qui nous aime.
En Jean 14. 16, l’Esprit est le Consolateur ou l’Avocat. Il console, fortifie, défend, soutient. Il est avec nous éternellement, ne nous quitte plus, même dans la gloire.
Le Saint Esprit habite en nous, notre corps est son temple. Il est une Personne et non une influence.
Cela est à la fois une bénédiction et une responsabilité. Même quand nous faisons un faux pas, Il est en nous, mais nous sommes encouragés à tenir compte de sa présence en nous tous les jours.
Du côté de Dieu, tout est certain, entier : nous sommes abreuvés, remplis, Il donne, et en 1 Corinthiens 6. 19 et 20 une exhortation est donnée : « Glorifiez donc Dieu dans votre corps ».
Notre marche ne reflète pas toujours notre position, l’Esprit nous assure de notre position en Dieu, et en même temps Il travaille pour nous en rapprocher pratiquement.
Quand l’Église sera enlevée, l’Esprit partira aussi. Actuellement sa présence retient le mal, mais il y aura alors un déchaînement de violence en sorte que la situation sur la terre sera très difficile.
L’action de l’Esprit pour et dans le croyant
Jean 15. 26 ; 16. 14 ; 1 Corinthiens 2. 9 à 13 ; Éphésiens 1. 17 à 19 ; 3. 16 ; Romains 8. 16 et 26 ; 2 Timothée 1. 7.
Il ressort de tous ces passages que l’Esprit est actif. Son but est de communiquer au croyant les choses de Dieu que Lui seul connaît. Les raisonnements humains ne comprennent rien à ces choses, un savant peut connaître l’hébreu, le grec, mais ne comprend vraiment rien au contenu de la Parole de Dieu.
Dieu veut se faire connaître aux croyants, Il se révèle par l’action de son Esprit. Cela permet d’apprendre, de faire des progrès. Il rend témoignage du Seigneur à notre cœur.
Il glorifie le Seigneur, c’est la pierre de touche pour savoir si ce qui est dit est de Dieu ou si c’est l’homme qui est mis en avant.
Nous ne pouvons donc connaître les choses de Dieu que par l’Esprit (1 Cor. 2. 10 et 14).
Sa puissance est sanctifiante : Romains 8. 2. La puissance de vie de l’Esprit de Dieu s’oppose à l’action de la chair (Gal. 5. 17 et Rom. 8. 14).
Par son opération dans chaque croyant, le cœur est occupé des choses de Dieu, il est alors dans l’état nécessaire pour marcher selon Dieu, pour porter du fruit. Ce sont des manifestations concrètes de son action. Le Seigneur les voit et quand nous les voyons chez nos frères et sœurs, nous pouvons rendre grâces, c’est l’action de l’Esprit, nous n’y avons aucun mérite.
Il y a une distinction entre l’Esprit de Dieu en nous et notre esprit. Quand l’Esprit de Dieu vient dans un croyant, son esprit ne disparaît, pas mais l’Esprit et son esprit s’imbriquent et l’Esprit de Dieu travaille pour que notre esprit soit toujours plus calqué sur l’Esprit.
Il travaille jusqu’à ce que Christ soit formé en nous – pour cela Il agit dans notre cœur, dans nos pensés.
Dans quelques versets, on ne sait pas très bien s’il est question de notre esprit ou de l’Esprit, tellement ils se confondent.
L’Esprit peut être attristé ou éteint, mais ne part jamais. Plus nous agissons selon nos propres pensées, plus notre esprit sera dissocié de l’Esprit. Et quand on est en communion avec Dieu, les deux se confondent.
Le but est d’être de plus en plus conformes au Seigneur (2 Cor. 3. 18).
« Les yeux de votre cœur étant éclairés » (Éph 1. 18). L’Esprit travaille dans notre cœur, pas dans notre tête.
L’Esprit intercède par des soupirs (Rom. 8. 26). Par la pression des épreuves, on peut parfois ne plus savoir comment demander, mais Dieu qui sonde le cœur y trouve l’Esprit lié à notre esprit qui s’exprime par ces soupirs et fait monter ces choses inexprimables, et sait apporter à Dieu ce qu’il faut.
La présence de l’Esprit en nous est aussi une assurance que nos corps seront ressuscités (Rom. 8. 11).
« Elle prit de son fruit (de l’arbre) et en mangea ; elle en donna aussi à son mari [pour qu’il en mange] avec elle, et il en mangea » Genèse 3. 6.
Dieu planta un jardin en Éden, où toutes sortes d’arbres poussaient, avec des fruits délicieux et savoureux. C’est dans ce jardin que vivaient les premiers êtres humains. Pour mettre à l’épreuve leur obéissance, Dieu donna un commandement à Adam et Ève : « De l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas » (Gen. 2. 17).
Le serpent – la forme que prit le diable – tenta la femme, afin qu’elle mange du fruit défendu. Quand Ève donna de ce fruit à Adam, il en mangea aussi. À cause de cette désobéissance, leur conscience les accusa. C’est pourquoi ils se cachèrent de devant leur Créateur.
Mais Dieu ne les abandonna pas. Il vint dans le jardin et appela l’homme : « Où es-tu ? ». Alors Adam et Ève sortirent de leur cachette et avouèrent qu’ils avaient mangé du fruit défendu. Ils étaient coupables devant Dieu.
Dans sa grâce, Dieu fit des vêtements de peau pour le premier couple d’humains. Il fallut qu’un animal meure afin qu’ils puissent être vêtus. Nous voyons en cela une allusion à la mort du Seigneur Jésus, qui est la base du salut pour les pécheurs. Il mourut sur la croix afin que tous ceux qui croient en Lui puissent recevoir les vêtements du salut dans lesquels ils peuvent venir en toute liberté devant Dieu.
Tous les hommes ont failli quant à leur responsabilité vis-à-vis du Créateur, et par là, sont devenus coupables. Mais Dieu est prêt à pardonner tous ceux qui Lui confessent leurs péchés et croient au Sauveur.
2. CONSÉQUENCES
« À la sueur de ton visage tu mangeras du pain » Genèse 3. 19.
La désobéissance d’Adam et Ève dans le jardin d’Éden a eu des conséquences d’une grande portée pour tous les êtres humains. Les croyants comme les incrédules souffrent de toutes les conséquences de la chute. Elles ne sont donc pas une punition pour les péchés d’un individu.
À Ève, Dieu a dit : « Je rendrai très-grande la souffrance de tes grossesses ; en travail tu enfanteras des enfants » (Gen. 3. 16). Toutes les mères savent que la grossesse et la naissance d’un enfant sont des périodes très pénibles. Cependant, les femmes fidèles peuvent mettre leur confiance en Dieu, qui leur viendra en aide dans ces moments difficiles.
Dieu dit à Adam : « Maudit est le sol à cause de toi » (Gen. 3. 17). Depuis ce temps-là, des ronces et des épines ont poussé et on doit encore les combattre aujourd’hui. La culture des plantes pour la nourriture des humains est devenue pénible. Même si beaucoup ne travaillent plus dans l’agriculture, gagner sa vie coûte toujours beaucoup de sueur. Le travail est souvent difficile et crée de la pression malgré les développements technologiques. Qu’il est bon pour les croyants de pouvoir s’appuyer sur Dieu pour qu’Il les aide dans leurs problèmes professionnels !
Dieu déclare enfin : « Tu es poussière et tu retourneras à la poussière » (Gen. 3. 19). Ainsi, la maladie, la vieillesse et la mort font aussi partie des conséquences de la chute. Cependant, les enfants de Dieu croient au soutien de Dieu et l’expérimentent dans leurs souffrances.