QUAND NOUS NOUS SENTONS LOIN DE DIEU

Vos iniquités ont fait séparation entre vous et votre Dieu, et vos péchés ont fait qu’il vous a caché sa face, pour ne pas écouter » Ésaïe 59. 2.

« Mais si nous marchons dans la lumière, comme lui-même est dans la lumière, nous avons communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché » 1 Jean 1. 7.

Adam, après avoir péché, dans le jardin d’Éden, s’est caché lorsqu’il a entendu la voix de Dieu (Gen. 3). Le Créateur ne dit pas : « Adam, qu’as-tu fait ? », mais plutôt : Adam, « Où es-tu ? ». À cause de sa désobéissance, Adam craignait la présence de Dieu. Effectivement, nos péchés créent une séparation entre nous et Dieu. Dieu nous aime, mais parce qu’Il a le péché en horreur, Il exige qu’il soit ôté pour qu’Il puisse nous attirer à Lui. La prière, les pleurs, les rites ou les bonnes intentions, ne peuvent rien pour effacer les mensonges, les paroles blessantes, les médisances, les mauvaises actions, ou les conversations futiles auxquelles nous avons participé.

Que faut-il faire quand nous avons péché et que nous nous sentons loin de Dieu ? Nous devons nous tourner vers Lui avec confiance et, dans la lumière de sa présence, Lui confesser ce que nous sommes, en croyant par la foi que « le sang de Jésus Christ son Fils nous purifie de tout péché ».

« Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9).

Si nous reconnaissons nos erreurs et que nous nous repentons, ce qui nous sépare de Dieu disparaît. De cette façon, nous n’aurons pas à nous préoccuper de la présence ou de l’absence, en nous, d’un sentiment de paix, mais nous nous confions seulement dans la Parole de Dieu, qui est fidèle et qui ne peut mentir.

« Car toi, Seigneur ! tu es bon, prompt à pardonner, et grand en bonté envers tous ceux qui crient vers toi » (Ps. 86. 5).

D’après « Il buon seme » – août 2024

DIEU PLEINEMENT RÉVÉLÉ EN JÉSUS

1. Dieu visible en Jésus

« Personne n’a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » Jean 1. 18.

Dans l’Ancien Testament, Dieu, bien qu’étant connu des croyants, restait invisible. Il avait dit à Moïse : « Tu ne peux pas voir ma face, car l’homme ne peut pas me voir et vivre » (Ex. 33. 20). Dans le Nouveau Testament, Paul écrit que Dieu « habite la lumière inaccessible, lui qu’aucun homme n’a vu, ni ne peut voir » (1 Tim. 6. 16).

La naissance de Jésus marque le début d’une nouvelle révélation, par laquelle le Dieu invisible se rend visible dans la Personne de son Fils. Durant sa vie terrestre, Jésus, quoiqu’étant Dieu, est un homme accessible à tous et, en même temps, quoiqu’étant Homme, Il manifeste tous les caractères de Dieu. Comme Il l’affirme Lui-même : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14. 9).

Pendant plus de trois ans, les disciples ont vécu dans la compagnie de Jésus. Leurs écrits témoignent de ce dont ils ont été témoins : son baptême par Jean, son chemin de dévouement, sa mort et sa résurrection.

Malgré sa vie parfaite, Jésus Christ a été rejeté par le monde religieux et politique. Les prophètes avaient annoncé un Libérateur, mais Il n’est pas venu comme ce Roi glorieux que les Juifs attendaient. Le prophète Ésaïe avait déjà annoncé : « Il n’a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, son apparence n’a rien qui nous le fasse désirer. Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, sachant ce que c’est que la souffrance, et comme quelqu’un de qui on se détourne ; il est méprisé, et nous n’avons eu pour lui aucune estime » (És. 53. 2 et 3).

La gloire de Jésus était voilée, mais ses qualités morales faisaient resplendir sa vie sur la terre. Aujourd’hui, nous ne le voyons pas, parce qu’Il est monté au ciel après sa résurrection, mais les croyants ont reçu le Saint Esprit, qui les conduit pour qu’ils discernent dans la Bible la  divinité du Seigneur Jésus, et qu’ils vivent selon son exemple, en cherchant à imiter ses caractères.

2. Dieu parle en Jésus

« Et la Parole devint chair et habita au milieu de nous (et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme d’un Fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité » Jean 1. 14.

« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le » Marc 9. 7.

Dieu s’est rendu visible aux hommes dans la Personne de Jésus. Lorsque Lui, le fils de Dieu, a parlé, nous avons entendu Dieu Lui-même. Jésus, comme « Parole de Dieu », nous a fait entendre des paroles pleines de grâce et de vérité de la part de Dieu son Père. Pendant sa vie sur la terre, Jésus a annoncé un message de pardon et d’espérance à ceux qui l’écoutaient. Dieu l’avait envoyé « pour annoncer de bonnes nouvelles (ou : évangéliser) aux pauvres ; … pour proclamer aux captifs la délivrance ». Les foules qui l’écoutaient étaient touchées : « Et tous lui rendaient témoignage ; ils s’étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4. 18 et 22).

L’amour de Jésus, hier comme aujourd’hui, conquiert les cœurs. Il attirait quiconque ressentait le besoin de pardon et de paix. La vérité et la cohérence de ses paroles obligeaient les auditeurs à reconnaître l’origine divine de son message qui, en même temps, démasquait l’hypocrisie religieuse. Les chefs religieux, ne pouvant fuir la lumière pénétrante de ses paroles, voulaient le faire taire, mais les gardes envoyés pour l’arrêter sont revenus embarrassés, disant : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme » (Jean 7. 46).

L’essence de son message, encore actuel, est une merveilleuse promesse : la vie éternelle, offerte gratuitement à quiconque reçoit ses paroles. Cette vie devient réalité dans le cœur de celui qui reconnaît son propre état de pécheur devant Dieu et accepte son offre de salut en Jésus.

La Bible est tout entière le Livre de Dieu. Lisons-là, ouvrons notre conscience et notre cœur à Jésus. Écoutons-le !

3. Dieu : nos mains l’ont touché

Jésus dit à ses disciples : « Voyez mes mains et mes pieds : c’est moi-même ! Touchez-moi et voyez : un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous constatez que j’ai » Luc 24. 39.

« Puis il dit à Thomas : Avance ton doigt ici et regarde mes mains ; avance aussi ta main, mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais croyant » Jean 20. 27.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le Créateur des cieux et de la terre s’est laissé toucher par ses créatures ! Il entre dans sa création en naissant comme un enfant : ce saint enfant que Marie tient dans ses bras est le Fils de Dieu. Même un vieillard très âgé comme Siméon le prend dans ses bras avec émotion et joie, et reconnaît en Lui le salut de Dieu, « le Christ du Seigneur » (Luc 2. 25 à 32).

Depuis l’âge d’environ trente ans, Jésus « a passé de lieu en lieu, faisant du bien » : Il a guéri des malades, même des lépreux, en les touchant ; Il a pris un aveugle par la main (Marc 1. 31 et 41 ; 8. 23) ; Il a ressuscité une jeune fille en la prenant par la main (Marc 5. 41). Une femme, en pleurant, a baigné de larmes les pieds de Jésus, les a essuyés avec ses cheveux, les a embrassés et les a oints d’huile (Luc 7. 38).

Par contre, des mains méchantes se sont aussi posées sur Jésus. Les chefs religieux le haïssaient et Judas leur désigne Jésus en le trahissant par un baiser. Ils se sont moqués de Lui, l’ont giflé, fouetté… Les soldats l’ont crucifié, Lui perçant les mains et les pieds. Après sa mort, un soldat Lui a percé le côté avec sa lance.

Puis, quelques croyants, avec révérence, ont ôté son corps de la croix et l’ont déposé dans un tombeau (Jean 19). Après sa résurrection, Jésus mangera avec ses disciples et leur dira : « Touchez-moi et voyez : un esprit n’a pas de la chair et des os, comme vous constatez que j’ai » (Luc 24. 39). Thomas est invité à toucher du doigt et à mettre sa main dans ses blessures…

Aujourd’hui, Jésus est dans le ciel, Il n’est plus physiquement présent mais, comme chrétiens, nous entrons dans une relation vivante avec Lui, comme s’Il était à côté de nous.

D’après « Il buon seme » janvier 2025

TRADUCTION DE FEUILLETS (114)

« Ah, Seigneur Éternel ! voici, tu as fait les cieux et la terre par ta grande puissance, et par ton bras étendu ; aucune chose n’est trop difficile pour toi » Jérémie 32. 17.

DIEU PEUT TOUT FAIRE

Jérémie pria Dieu dans une situation difficile. Jérusalem était assiégée par l’armée babylonienne. Le prophète lui-même était en prison. Il savait que la conquête et la destruction de la ville étaient imminentes. Dieu ordonna alors à Jérémie d’acheter un champ de son parent. À quoi bon cet achat si tout allait bientôt appartenir aux Babyloniens ? C’était un acte de pleine confiance en l’Éternel, qui rendrait le pays à son peuple. Ainsi, le prophète demeura ferme dans la foi, sachant que rien n’est impossible à Dieu.

Cette déclaration de Jérémie est un encouragement pour tout cœur éprouvé et troublé. Même si votre vie peut paraître sombre, il est bon de faire confiance à Dieu. Il a une solution pour vous, même si vous ne la voyez pas. Attachez-vous à votre Dieu et attachez-vous à sa Parole !

Il est le Créateur du ciel et de la terre. Personne ne peut résister à sa puissance. Quoi qu’il entreprenne, Il l’accomplira à coup sûr. Il peut même accomplir l’impossible dans une situation désespérée. Dieu accomplit toutes ses promesses dans la Bible. Ses promesses sont vraies et certaines. Il n’a pas besoin de revenir sur ses paroles ni de les corriger.

Vous pouvez compter sur Dieu et sur sa Parole. Rien ne lui est impossible, même dans votre vie. Pour lui, il n’y a pas de situation désespérée. Faites-lui confiance ! Il vous veut du bien. Sa bonté demeure à toujours.

D’après Näher zu Dir juin 2025

« Si un homme ou une femme a commis un péché, quel qu’il soit parmi tous les péchés de l’homme, commettant (ainsi) une infidélité envers l’Éternel, et que cette âme-là se soit rendue coupable, ils confesseront leur péché qu’ils ont commis ; et le coupable restituera … l’objet du délit… à celui envers qui il s’est rendu coupable » Nombres 5. 6 et 7.

L’ŒUF EN CHOCOLAT

En juin 2022, Danilo Chiaruzzi, commerçant à Saint-Marin, a reçu une lettre manuscrite : « Je m’appelle Benjamin. J’ai 12 ans et je viens de Suisse. Le 30 mai 2022, je suis venu dans votre magasin. N’ayant pas d’argent sur moi, j’ai volé un œuf en chocolat. Je suis sincèrement désolé et je sais que c’était mal. Pour faire la paix avec Dieu et avec vous, je vous donne 10 € en guise de compensation ».

Après que le propriétaire de l’entreprise ait mis une photo de l’incident sur Facebook, l’histoire a été reprise par plusieurs journaux en ligne. De nombreux commentaires de lecteurs ont révélé combien de personnes accumulent des dettes depuis des décennies.

Notre verset du jour le dit clairement : tout tort causé à autrui est aussi un péché contre Dieu. Il faut donc confesser sa faute à la personne contre laquelle on a péché, et à Dieu. C’est alors seulement que les choses seront mises en ordre.

Deux versets bibliques nous encouragent à ne jamais tergiverser : « Celui qui cache ses transgressions ne prospérera pas, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde » (Prov. 28. 13). « Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1. 9).

D’après Näher zu Dir juin 2025

« Je suis le chemin, et la vérité, et la vie. Personne ne vient au Père si ce n’est par moi » Jean 14. 6.

LA DÉCISION LA PLUS IMPORTANTE

Nous savons que les chemins mènent quelque part. Ils ont généralement une destination. Par conséquent, nous ne devons pas choisir notre chemin à la légère ou selon nos propres idées, sinon nous n’arriverons pas au bon endroit. La Bible parle de quelqu’un qui a fait le mauvais choix : « Il y a telle voie qui semble droite à un homme, mais des voies de mort en sont la fin (Prov. 14. 12).

J’ai rencontré des gens qui disent : La mort, c’est la fin. Le voyage, c’est la destination ! Quelle idée fausse ! Après la mort physique, la vie continue. Tous les êtres humains cheminent vers un destin éternel. Ce n’est pas seulement notre vie qui compte ; arriver à destination est bien plus crucial.

Il n’existe que deux destinations finales différentes. Celle que nous atteindrons après la mort se décide de notre vivant : si nous croyons en Jésus-Christ, nous vivrons avec Lui pour toujours. Mais si nous rejetons le Fils de Dieu comme notre Sauveur personnel, nous subirons le jugement éternel.

La Bible le décrit ainsi : « Celui qui croit en lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jean 3. 18).

Dieu nous appelle maintenant à une décision : « J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives » (Deut. 30. 19).

D’après Näher zu Dir juin 2025

« Le Seigneur dit : Voici, je place un fil à plomb au milieu de mon peuple Israël » Amos 7. 8.

LE FIL À PLOMB DE DIEU

Lorsque Dieu place son fil à plomb sur votre vie,

il devient clair si vous allez, oui ou non,

dans la bonne direction.

Ne le voit-Il pas souvent mal placé

lorsqu’Il pose son regard sur vous ?

Car le mètre et le fil à plomb

sont des instruments de mesure dans la main de Dieu,

afin que réussisse une œuvre bonne,

belle aux yeux du Seigneur, et durable.

Si Dieu doit corriger votre « bâtiment »,

une correction est toujours possible.

Tout doit s’harmoniser : telle est la seule intention de Dieu !

Oui, il sera à votre avantage

que Dieu mette son fil à plomb sur vous ;

c’est un signe de sa sollicitude,

qu’Il a coutume de vous témoigner.

D’après Näher zu Dir juin 2025 (Paul Waltersbacher)

« Car ils persécutent celui que toi tu as frappé, et parlent pour la douleur de ceux que tu as blessés » Psaume 69. 27.

NOTRE SEIGNEUR A PORTÉ TOUT LE POIDS QUE MÉRITAIENT NOS PÉCHÉS ET NOTRE CULPABILITÉ

Ce psaume a été, avec raison, appelé le psaume du sacrifice pour le délit. Le Solitaire souffrant, le Seigneur Jésus béni, exprime l’angoisse et la peine de son âme, qui ne peuvent pas ne pas toucher tous les cœurs qui se sont confiés en Lui comme en leur Sauveur. Ici, Il confesse les péchés des croyants, et les ressent comme s’ils étaient les siens (v. 5) – car Il en a pris toute la responsabilité en allant volontairement à la terrible croix du Calvaire, pour les porter en son propre corps. Au verset 4 également, Il peut parler de la valeur merveilleuse de son œuvre de rédemption : « Ce que je n’avais pas ravi, je l’ai alors rendu ». Adam avait transgressé le commandement de Dieu et il n’avait aucune force pour restaurer quoi que ce soit. Mais le Seigneur Jésus a apporté une restauration parfaite, en y ajoutant une bénédiction beaucoup plus grande que celle qu’Adam avait perdue.

Mais au temps de cette grande œuvre, combien L’honoraient-ils par des paroles de reconnaissance et des cœurs pleins d’adoration ? Où était l’attachement dû à un Sauveur aussi merveilleux, si plein de grâce ? – Quelle vision si désespérément triste ! Au moment même où Dieu Le frappait à cause de la culpabilité des péchés de l’homme, l’homme persécutait cruellement cet Homme d’une beauté morale merveilleuse – dans Lequel ils ne voyaient aucune beauté.

Mais dans sa grâce merveilleuse, Il identifie avec Lui-même ceux dont Il dit qu’Il les a blessés. Dieu avait jugé bon de permettre que les disciples fidèles de Christ soient profondément blessés lorsqu’ils rendaient témoignage à l’angoisse que Lui-même supporta sur le Calvaire – tandis que, au même moment, des hommes cruels débitaient leurs paroles de moquerie pour ajouter à cette profonde souffrance.

Lorsque nous contemplons cet arrière-plan sombre et triste de l’inimitié de l’homme, et en même temps les souffrances terribles et indicibles du Seigneur Jésus portant le jugement de Dieu pour nous, cela ne nous confond-il pas en solennel étonnement et en adoration reconnaissante ?

D’après the Lord is near août 1987 (L.M. Grant)

« Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu » Jean 3. 2.

APPRENDRE DE CHRIST

Non seulement Christ est notre docteur (Enseignant), mais Il est l’enseignement Lui-même. Car tout ce qu’Il enseigne a été d’abord présenté en Lui-même et dans son sentier ici-bas. Tous les principes qui plaisent à Dieu ont été manifestés en Christ. Tout ce qui est moralement droit et béni a été exprimé en Christ, et Dieu ne cherchera rien en dehors de Christ. En conséquence, tout ce que Christ enseigne aux siens doit être l’expression de ce qu’Il est Lui-même, et c’est cela seul que le Saint Esprit peut nous enseigner. Il ne peut pas encourager quoi que ce soit en nous qui n’était pas en Christ. L’Esprit est profondément attristé dès que nous nous permettons une chose quelconque ou une voie, contraires à Christ. L’Esprit est en parfaite harmonie avec Christ, et Christ en harmonie avec Dieu – et le plaisir complet de Dieu. Ainsi les trois Personnes de la Trinité ont leur part dans le saint enseignement aujourd’hui.

Nous ne devons donc pas négliger l’enseignement. Nous ne devons pas nous contenter de savoir que nous sommes pardonnés et sauvés. Nous devons être enseignés. Nous devons apprendre chaque jour à l’école de Christ, et par Christ Lui-même. Il attend de nous que nous persévérions à son école toute notre vie. Nous négligeons souvent l’école. Nous pouvons aller à de nombreuses études bibliques et réunions, et cependant négliger l’école. Nous pouvons ne pas apprendre réellement, directement, de Christ Lui-même. Nous pouvons éviter son influence vivante sur nous ; nous pouvons écouter autre chose que Lui-même. Nous trouvons toujours du temps pour ce que nous désirons. Trouvons donc du temps pour apprendre de Christ.

D’après the Lord is near août 1987

« Les fils d’Israël camperont chacun près de sa bannière… autour de la tente de rassemblement, à distance » Nombres 2. 2.

L’ORDRE DANS LE PEUPLE DE DIEU : AUTREFOIS ET MAINTENANT

Quel spectacle ! Environ trois millions de personnes dans six cent mille tentes placées dans un ordre défini autour du tabernacle ! C’était là le camp d’Israël. Les savants ont calculé que le camp devait s’étendre au moins sur 6 à 8 kilomètres dans toutes les directions depuis le tabernacle.

Les familles des Lévites campaient aussi dans un ordre défini autour du tabernacle, proche de lui, pour constituer comme un tampon entre le saint tabernacle et le peuple (Nomb. 1. 53). Les fils de Guershon campaient à l’ouest, les Kéhatites, au sud, les Mérarites au nord. Chacune de ces familles de Lévites avait la charge de transporter des parties spécifiques du tabernacle. Moïse, Aaron et les fils d’Aaron campaient à l’est.

Les autres Israélites campaient tout autour du tabernacle dans l’ordre prescrit par Dieu, mais à distance.

Dieu a toujours désiré demeurer au milieu de son peuple. Israël se rassemblait de bonne volonté autour de l’Éternel, bien qu’il y ait eu une distance entre eux et Dieu. Aujourd’hui, cette distance a été ôtée par la mort de Christ, et nous pouvons nous approcher « avec un cœur vrai, en pleine assurance de foi » (Héb. 10. 22). Quel privilège, que les croyants, aujourd’hui, puissent se rassembler dans la conscience de la présence du Seigneur au milieu d’eux selon Matthieu 18. 20 ! Si cela signifiait tellement pour Israël, d’avoir l’Éternel au milieu d’eux, combien plus pour nous qui avons été approchés tellement plus près !

D’après the Lord is near août 1987

« De même, en effet, que dans un seul corps nous avons beaucoup de membres, et que tous les membres n’ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes beaucoup, sommes un seul corps en Christ et, chacun individuellement, membres les uns des autres » Romains 12. 4 et 5.

L’UNITÉ DES CHRÉTIENS DANS LE SEIGNEUR

Que l’on se souvienne toujours que les chrétiens ne sont pas membres d’un club ou d’une secte, ou d’une association : ils sont membres d’un corps, chacun en relation avec tous, et tous liés par le fait de la présence du Saint Esprit en eux, avec la Tête élevée et glorifiée dans le ciel.

C’est une vérité immense, et son oubli en pratique nous dépossédera, non seulement de ce que nous avons, mais de tout ce que nous sommes. Il n’y a nulle part dans l’univers un lieu où la propre volonté soit autant mise de côté que dans l’Assemblée de Dieu. Et cela n’est-il pas bon ? N’est-ce pas une preuve puissante du terrain divin sur lequel l’Assemblée est réunie ? Ne sommes-nous pas heureux – ne devrions-nous pas l’être – que notre « moi » haïssable soit ainsi déchiré ? Nous enfuirons-nous loin de ceux qui le font pour nous ? Ne sommes-nous pas heureux, ne prions-nous pas souvent, pour être débarrassés de notre moi ? Et nous disputerons-nous avec ceux qui sont des instruments dans la main de Dieu pour répondre à nos prières ? Il est vrai qu’ils peuvent faire ce travail de manière raide et maladroite, mais peu importe. Qui que ce soit qui m’aide à écraser et abaisser le « moi » me rend un grand service, même s’il le fait de manière maladroite.

Une chose est certaine, c’est qu’aucun homme ne pourra jamais nous dérober ce qui, après tout, est la seule chose qu’il vaille la peine de posséder – à savoir Christ. C’est une précieuse consolation. Que le moi diminue – nous aurons plus de Christ. Évodie pouvait mettre la faute sur Syntyche – et Syntyche sur Évodie ; l’apôtre ne pose pas la question de savoir laquelle avait raison et laquelle avait tort, mais il supplie toutes les deux d’avoir « la même pensée dans le Seigneur » (Phil. 4. 2).

D’après the Lord is near août 1987 (C.H.M.)

« Le royaume des cieux a été fait semblable à un homme qui avait semé de la bonne semence dans son champ. Mais pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint, sema de l’ivraie parmi le froment et s’en alla » Matthieu 13. 24 et 25.

ÊTRE FIDÈLES EN VÉRITÉ À NOTRE NOM DE CHRÉTIENS

Dans cette parabole, le semeur de bonne semence, c’est le Fils de l’homme, le Seigneur Jésus ; la bonne semence, le froment, représente les fils du royaume ; le champ, c’est le monde ; l’ennemi, c’est le diable ; et l’ivraie, ce sont les fils du méchant. Cette parabole met en vue à la fois l’activité dégradante de l’ennemi, et le travail parfait du semeur.

Alors que la bonne semence peut prospérer et produire des grains déformés et tachés aussi bien que des graines de bonne qualité, tous sont du froment. La bonne semence ne peut jamais produire de l’ivraie. Par contre, la semence semée par l’ennemi donnera toujours de l’ivraie – jamais du froment. Finalement toute l’ivraie brûlera, tandis que tout le froment sera rassemblé dans les greniers du Seigneur. La vérité précieuse annoncée par cette parabole du royaume, c’est qu’aucun froment n’est perdu (Jean 3. 16 et 18 ; 17. 12 à 15).

L’activité de dégradation de l’ennemi est signalée dans l’expression « parmi le froment ». L’ivraie est une image du seigle, qui ressemble beaucoup au froment quand il commence à pousser, mais ne produit pas de graines comestibles. L’ivraie, ce ne sont pas simplement les personnes non converties qui n’ont pas entendu l’évangile. Ce sont plutôt « les fils du méchant », qui professent – et apparaissent extérieurement comme étant des fils du royaume. Ils sont toujours mélangés avec les enfants de Dieu, affaiblissant le témoignage en le corrompant.

Alors que cette parabole nous parle de l’activité inévitable de pollution de l’ennemi dans le royaume, l’apôtre Paul écrit, en nous donnant l’assurance et un plan pour agir : « Toutefois le solide fondement de Dieu demeure, ayant ce sceau : Le Seigneur connaît ceux qui sont à lui, et : Qu’il se retire de l’iniquité, quiconque prononce le nom du Seigneur » (2 Tim. 2. 19).

D’après the Lord is near août 1987

« Je vois un bâton d’amandier… Je vois un pot bouillant » Jérémie 1. 11 à 13.

PROPHÉTIE, TRISTESSE, PUIS ENCOURAGEMENT

Jérémie, un homme plein de cœur, fut envoyé par Dieu pour accomplir une mission qui était loin d’être facile pour sa nature sensible. Il se sentait lui-même complètement incapable de déclarer la parole de Dieu à ceux dont il savait qu’ils n’étaient pas disposés à la recevoir. Mais Dieu l’avait choisi dans ce but même avant sa naissance, et rien ne pouvait changer cela. Israël étant tombé dans une rébellion hardie et une grossière idolâtrie, ils devaient être mis en face de la culpabilité de leur condition ; et Dieu avait préparé Jérémie comme son messager, aussi peu que Jérémie se sente préparé pour cela.

Mais ici, au tout début, Dieu lui donne la vision d’un bâton d’amandier, suivie par celle d’un pot bouillant. Comme il est précieux que le bâton d’amandier soit en premier. Cela nous rappelle immédiatement le bâton d’Aaron qui avait bourgeonné, fleuri, porté des amandes (Nomb. 17. 8). Le bâton parle de l’autorité, et dans la main d’Aaron, il nous rappelle l’autorité bénie et fertile en bénédiction abondante, du Seigneur Jésus, notre grand Souverain Sacrificateur. Le mot lui-même, « amande » vient d’une racine signifiant : « se hâte », parce que c’est le premier arbre à fleurir au printemps. De même que le Seigneur Jésus est le Premier-né ressuscité d’entre les morts – de même sont fermes les conseils de Dieu concernant le renouveau futur d’Israël, après lequel il lui est dit : « Tu ne verras plus le mal » (Soph. 3. 15).

Le pot bouillant, toutefois, est un mal venant du Nord, qui fut cause d’un trouble et d’une peine profonde pour cette nation coupable, et illustre l’angoisse qu’Israël aura encore à souffrir de la part d’une puissance du Nord dans la grande tribulation. Jérémie devait annoncer fidèlement de telles souffrances parce qu’ils avaient abandonné leur Seigneur, et devait plaider pour qu’ils reviennent à Lui.

Cependant, bien que le prophète en pleurs doive rendre témoignage au pot bouillant, Dieu avait l’intention que le rameau d’olivier l’encourage avec la perspective d’une bénédiction pure et fructueuse.

D’après the Lord is near août 1987 (L.M. Grant)

« Je suis l’Éternel qui te guérit » Exode15. 26.

JÉHOVAH-ROPHEKA

Nous avons ici la traduction du titre hébraïque Jéhovah-Ropheka. La maladie, comme nous le savons tous, est le résultat du péché. Si notre Seigneur devait s’occuper avec justice du fruit, Il devait s’occuper de la racine, et cela rendait nécessaire la croix avec toutes ses souffrances et sa honte. Sous cet aspect, la vie de notre Seigneur a dû être merveilleuse. Chaque fois qu’Il guérissait un lépreux, chaque fois qu’Il faisait marcher un boiteux, qu’Il faisait voir un aveugle, qu’Il faisait entendre un sourd, Il devait être pleinement conscient, en le faisant, que seule sa mort en sacrifice sur la croix serait capable de régler la question cruciale du péché, – et montrerait qu’Il avait été juste en délivrant, des tristes fruits du péché, l’humanité pauvre, triste et souffrante. Par ces miracles à la vue des hommes, Il prouvait sa puissance, sur la terre, de pardonner. Nous lisons :

« Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a le pouvoir sur la terre de pardonner les péchés… il dit au paralysé : Je te dis, lève-toi, prends ton petit lit et va dans ta maison. Et à l’instant il se leva devant eux, prit le lit sur lequel il était couché et alla dans sa maison, glorifiant Dieu » (Luc 5. 24 et 25).

Ce que le Seigneur accomplissait dans une mesure quand Il était ici-bas dans l’humiliation, se montrera dans sa plénitude et sa puissance au jour où Lui, le Soleil de Justice, se lèvera avec la guérison dans ses ailes » (cf. Mal. 4. 2).

D’après the Lord is near août 1987

« Voyez de quel amour le Père nous a fait don, que nous soyons appelés enfants de Dieu » 1 Jean 3. 1.

LE DEVOIR D’UN PÈRE DANS SA FAMILLE

Si un père est loin, dans son cœur, de l’amour de son Dieu et Père, en n’étant pas en communion avec Lui, et éteignant l’Esprit, en étant un enfant rebelle, comment peut-il être un père fidèle et répandre, dans sa famille la lumière et la chaleur de l’amour divin, puisqu’il n’en reçoit pas lui-même du Père, qui est Lumière et Amour ?

La contradiction, chez un père chrétien, de ne pas marcher en droiture avec son Père céleste, n’est pas seulement perçue mais ressentie comme une injure par les membres de sa famille. Il a été mis à cette place par Dieu comme père dans sa famille – et investi d’autorité de la part de Dieu comme tel. Mais s’il n’est pas lui-même soumis à son divin Maître, la famille le percevra bientôt, et son autorité sur elle aura peu de poids et d’effet. Le Père céleste supportera-t-Il un tel père dans sa place d’autorité, aussi longtemps qu’il résiste à l’autorité divine suprême ? Quelle pensée vraiment solennelle à considérer par les pères ! L’autorité doit être exercée dans la soumission à Dieu, qui en a investi les pères.

Que Dieu dans sa grâce puisse donner aux pères chrétiens d’être plus à l’aise dans le sanctuaire, plus soumis à Lui comme à leur Père, afin que, dans la sphère de la famille, ils puissent refléter plus brillamment son caractère béni de Père – et avoir du poids, de la gravité et de la sagesse spirituels pour maintenir leur autorité paternelle à sa gloire.

D’après the Lord is near août 1987 (R.K. Campbell)

NOËL DANS LE PHARE

Après avoir, pendant soixante ans, navigué sur toutes les mers, le vieux marin a pris sa retraite – une retraite active : il est devenu gardien de phare. Il est maintenant à l’abri des tempêtes, car la tour lumineuse qu’il habite est fermement assise sur le rocher, et bâtie de pierres et de mortier qui défient l’assaut des vagues. Lorsque, ses lampes allumées et soigneusement mises en bon état, le vieillard redescend l’escalier en spirale pour s’asseoir dans sa cabine au rez-de-chaussée, ce n’est pas sans une profonde impression de bien-être qu’il se met devant sa petite table et lit un bon livre, tandis qu’au-dehors le vent fait rage, et que l’écume des flots vient rejaillir jusque sur les vitres de sa casemate.

Ah ! c’est qu’il en a vu, le père Mathurin ! Que de nuits de Noël se sont passées, pour lui, sous des cieux sans étoiles, dans la colère des éléments conjurés contre une frêle coque de noix ! Il n’y a pas que les flots qui sachent de lugubres histoires : les vieux matelots aussi pourraient en raconter ! Et il ne faudrait pas beaucoup taquiner le bonhomme pour qu’il en commence une, qui serait suivie d’une autre… Le plus difficile, peut-être, serait de l’arrêter.

– La plus terrible nuit que j’aie passée de ma vie, ce fut, disait-il un jour, une nuit de Noël, il y a vingt ans ; j’étais déjà un ancien de l’équipage. On était sur un vapeur, retour de la Planta ; l’Argentine était un beau navire, avec une centaine de passagers de première classe.

Nous étions dans la Manche depuis la veille ; nous avions passé la pointe de Barfleur, et les feux du Havre étaient en vue malgré la brume. Le vent nous poussait plus vite que nous ne l’aurions voulu ; nos deux cheminées crachaient dans la nuit la flamme et la fumée, et la sirène hurlait de temps en temps, comme pour défier la tempête.

Les passagers n’étaient pas à la noce, pour sûr ; mais nous autres, en roulant sur le pont pour la manœuvre, nous nous disions tranquillement : c’est le dernier coup ; demain, on fêtera la fête en famille ; le plancher des vaches n’est pas loin.

Voilà-t-il pas que, tout à coup, le feu se met au navire !

On a prétendu que l’imprudence d’un chauffeur en avait été la cause ; le fait est que le feu s’était mis dans les soutes, et qu’il n’y avait nul moyen de l’éteindre ; il dévorait les entrailles du vaisseau. En un rien de temps, toutes les constructions intérieures : cabines, salons, cloisons, planchers, tout s’effondrait. Le pont brûlait sous nos pieds.

Et pendant ce temps, la tempête augmentait ; le navire, n’étant plus gouverné, courait sur le dos des lames comme un brûlot gigantesque ; sûrement, nous allions être brisés contre les rochers de la côte, si nous n’étions pas brûlés auparavant…

Et, pendant ce temps-là, le beau phare de la Hève nous regardait de son grand œil clignotant… Là, tout près, était la vie, ici la mort, et quelle mort !

Déjà les flammes sortaient par toutes les ouvertures, et le pont devenait intenable. Le capitaine donna l’ordre de mettre les chaloupes à la mer. Vous dire le désespoir, l’affolement des passagers sortis en toute hâte de leurs couchettes sans avoir eu le temps de se vêtir ni de rien emporter. Il y avait des généraux comme on en trouve beaucoup là-bas dans ces pays américains, avec des noms qui n’en finissent plus : je vous assure qu’ils n’étaient pas fiers, ni eux ni leurs épouses. Il y avait de braves gens qui se tenaient les mains, maris, femmes, enfants ; ça vous fendait le cœur… Le plus triste, c’était une troupe de jeunes filles, des danseuses, dont on disait qu’elles revenaient de faire là-bas une tournée théâtrale. Elles avaient amusé tout le monde pendant la traversée, dansant, riant et chantant sur le pont pendant toute la journée… À cette heure, elles étaient là, folles de peur, se tordant les mains, nous implorant tous disant : « Sauvez-nous ! Sauvez-nous donc ! nous ne voulons pas mourir ! Nous paierons ce qu’il faudra ». Ah, bien oui ! Il s’agissait bien d’argent ! À ce moment-là, voyez-vous, pas un de nous ne se serait seulement baissé pour ramasser un sac de louis d’or.

On mit donc les chaloupes à flot, et le sauvetage commença. On embarqua d’abord les femmes et les enfants, puis les hommes… Quand tout fut plein, il y avait encore du monde à bord : le capitaine, deux ou trois camarades et moi. « Enfants, nous dit le capitaine, sauvez-vous si vous pouvez, vous avez fait votre devoir ; moi je reste sur mon navire ». Il n’y avait rien à répondre. C’était vrai, il n’y avait plus rien à faire : dans quelques minutes, le navire allait sombrer…

Je m’attachai autour du corps une ceinture de sauvetage, mes camarades en firent autant et nous nous jetâmes à l’eau, après avoir serré la main du capitaine.

Je nageai vigoureusement… Entre deux vagues, je vis, dans les flammes grandissantes, une vieille femme, cramponnée à un tronçon de mât. D’où sortait-elle ? Probablement, on ne l’avait pas aperçue, en embarquant les passagers. Elle était restée seule ; le capitaine lui-même avait disparu… Peut-être avait-il voulu échapper aux flammes en se jetant à l’eau, lui aussi.

Quoi qu’il en soit, je vis distinctement cette vieille femme qui tenait un livre à la main et chantait ! Oui, elle chantait ! Sa voix me parvenait dans les accalmies du vent. Cette pauvre voix chevrotante prenait à certains mots une force extraordinaire, je les entendais nettement : « Ô Dieu, rocher de mon salut ». Ah ! qu’elle me parut grande, cette vieille femme ! Je revis en pensée, en un seul instant, les généraux, les grandes dames, les jolies danseuses, tous se tordant les mains, implorant du secours, effondrés, affolés, anéantis – et je les comparai à la vieille femme, chantant dans son livre à la lueur des flammes…

D’où lui vient ce courage ? me demandai-je.

« Jésus, mon espoir et ma vie ! » sembla-t-elle me répondre dans un dernier cri. Le navire s’enfonça. Tout à coup : plus rien ! En même temps, une vague énorme m’emporta, me roula ; je perdis connaissance.

« Jésus ! » criai-je pourtant à ce moment suprême où toutes les fautes de ma vie passèrent devant moi. Ce mot vint de lui-même sur mes lèvres, bien que je ne l’aie jamais prononcé auparavant. Je connaissais vaguement l’histoire du Sauveur, mais je n’y avais jamais donné mon attention jusqu’à ce que la vieille femme m’ait fait entrevoir la puissance de ce Nom qu’elle chantait en mourant. Au matin, on me ramassa tout glacé et meurtri sur la plage, au-dessous de la Hève. On me crut mort, comme les autres, car pas une chaloupe n’était arrivée au port ! J’étais le seul survivant de l’Argentine.

Voilà pourquoi vous me voyez occupé à lire mon Livre. J’ai voulu savoir quelle était la foi de la vieille femme ; et je l’ai trouvée dans ce livre, qui est la Bible. J’ai appris que Dieu pardonne les pécheurs comme moi, et qu’il a donné son Fils au monde pour le sauver. Ah ! si je pouvais, chaque soir en allumant mon phare, faire briller au monde entier, la lumière de l’amour divin !

Comme un phare sur la plage

Perçant l’ombre de la nuit,

L’amour de Dieu dans l’orage

Cherche l’homme et le conduit.

Ainsi chantait le vieux matelot de sa voix fêlée, tandis qu’au dehors rugissait la tempête en cette sombre nuit de Noël.

D’après Le Salut de Dieu 2000

« FIXANT LES YEUX SUR JÉSUS » (HÉBREUX 12. 2)

Bien-aimés, je vous invite aujourd’hui à diriger vos yeux et votre cœur sur la personne adorable du Seigneur Jésus. Ce mois-ci, nous allons le considérer dans sa marche sur cette terre et plus tard dans sa gloire et dans le ciel.

Au milieu des dangers et des épreuves qui nous entourent, combien il est important de fixer nos yeux sur Jésus ! Mais parfois, nous ne le distinguons pas, nous le perdons de vue, ou nous détournons nos regards de Lui.

Lisons la scène de Matthieu 14. 24 à 33 : « Or la nacelle était déjà au milieu de la mer, battue par les vagues, car le vent était contraire. Et à la quatrième veille de la nuit, il s’en alla vers eux, marchant sur la mer. Et les disciples, le voyant marcher sur la mer, furent troublés, disant : C’est un fantôme. Et ils crièrent de peur. Mais Jésus leur parla aussitôt, disant : Ayez bon courage ; c’est moi, n’ayez pas peur. Et Pierre, lui répondant, dit : Seigneur, si c’est toi, commande-moi d’aller à toi sur les eaux. Et il dit : Viens. Et Pierre, étant descendu de la nacelle, marcha sur les eaux pour aller à Jésus. Mais voyant que le vent était fort, il eut peur ; et comme il commençait à enfoncer, il s’écria, disant : Seigneur, sauve-moi ! Et aussitôt Jésus, étendant la main, le prit et lui dit : Homme de petite foi, pourquoi as-tu douté ? Et quand ils furent montés dans la nacelle, le vent tomba. Et ceux qui étaient dans la nacelle vinrent et lui rendirent hommage, disant : Véritablement tu es le Fils de Dieu ! »

Le passage identique dans Marc 6 nous dit que Jésus les vit se tourmenter à ramer, car le vent leur était contraire. N’est-ce pas souvent notre cas, nous nous tourmentons en faisant beaucoup d’efforts à essayer de nous en sortir seuls dans nos difficultés, en nous plaignant que les circonstances nous sont contraires et en s’imaginant que pour les autres tout va bien. Et nous oublions qu’il y en a un qui nous voit, qui connaît toutes choses, et qui prie pour nous (voir le verset précédent dans les deux évangiles). Rappelons-nous aussi et faisons nôtres les paroles du Seigneur à Pierre en Luc 22. 32 : « Moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas ».

Le Seigneur s’approche des disciples, mais eux pensent que c’est un fantôme. Au milieu du danger, nos esprits sont parfois bien perturbés et nous pouvons vite perdre notre sang-froid et notre raison. Des deux disciples d’Emmaüs, il est aussi dit : « Mais leurs yeux étaient retenus, de manière qu’ils ne le reconnurent pas » (Luc 24. 16).

Mais le Seigneur, dans son amour, les rassure aussitôt : « Ayez bon courage ; c’est moi, n’ayez pas peur ». Combien de fois ces paroles ne nous ont-elles pas fait du bien !

Chers croyants, si vous êtes en ce moment dans une période difficile, laissez-vous rassurer et encourager par votre Seigneur ; il ne vous veut que du bien et il se tient à vos côtés pour vous soutenir et vous aider.

Nous arrivons ensuite à un moment si merveilleux et à la fois si triste. Pierre demande quelque chose d’incroyable et d’impossible au Seigneur. La tempête fait toujours rage et Pierre accomplit une chose qu’il est le seul humain à avoir pu faire, marcher sur l’eau. Tant qu’il regarde à son maître, il ne coule pas. Mais voyant que le vent était fort, il a peur, et ensuite il s’enfonce. Il a détourné ses regards du Seigneur vers le vent et les vagues, et sa foi l’a quitté. Le doux mais sérieux reproche du Seigneur s’adresse aussi à nous : « Homme (ou femme) de petite foi, pourquoi as-tu douté ? » (v. 31). Jacques 1. 6 nous dit : « Celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et jeté çà et là ».

Il y a une leçon que nous n’avons jamais fini d’apprendre : ce qui doit compter pour nous, ce n’est pas la fin de nos épreuves, mais la conscience et donc la jouissance de la présence réconfortante du Seigneur à nos côtés au milieu même de ces épreuves ! Il n’a pas dit à ses disciples, je vais vous sauver, mais il leur a dit « Ayez bon courage ; c’est moi, n’ayez pas de peur » (v. 27).

Ta présence est le bien suprême ;

Ton amour ne tarit jamais ;

Ton cœur dispense à ceux qu’il aime

Repos, bonheur, parfaite paix.

(Hymnes et Cantiques n°161)

… Ma délivrance

Dans le danger,

C’est ta présence,

Divin Berger.

(Venez à Moi n°189)

J’ai soif de ta présence

… Dans ma faiblesse immense,

Que ferais-je sans toi ?

Refrain :Chaque jour, à chaque heure,

Oh ! j’ai besoin de toi

… demeure auprès de moi.

Pendant les jours d’orage,

D’obscurité, d’effroi,

Quand faiblit mon courage,

Que ferais-je sans toi ?

Ô Jésus, ta présence,

C’est la vie et la paix ;

La paix dans la souffrance…

(Venez à Moi n°57)

Contre moi, dans ce monde,

Si l’orage en fureur

Enfle ses flots et gronde,

Troublera-t-il mon cœur ?

Non, je n’ai pas de crainte :

Jésus est avec moi,

Et sa présence sainte

Éloigne tout effroi.

(Hymnes et Cantiques 146)

Ayant passé par ces expériences, les disciples sont alors tout disposés à le recevoir dans la nacelle (Jean 6. 21), et c’est seulement après que le vent est tombé.

Ensuite les disciples « lui rendirent hommage ». N’oublions pas de remercier le Seigneur pour ses délivrances :

1°) délivrance de l’épreuve, ou

2°) délivrance de nos craintes, de nos peurs, de nos angoisses alors que l’épreuve est encore là, et

3°) pour les délivrances futures : « Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces » ; (Phil. 4. 6) et c’est ainsi que « la paix de Dieu, laquelle surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (v. 7).

Oui, regardez marcher dans les évangiles, Celui qui « a souffert pour vous, vous laissant un modèle, afin que vous suiviez ses traces… qui, lorsqu’on l’outrageait, ne rendait pas d’outrage, quand il souffrait, ne menaçait pas, mais se remettait à celui qui juge justement » (1 Pier. 2. 21 et 23). Dans toutes nos circonstances, plutôt que de nous plaindre, remettons-nous entre les mains de Dieu, disons-Lui nos peines, confions-nous en Lui et regardons à Jésus. « Rejetant tout fardeau et le péché qui [nous] enveloppe si aisément, courons avec patience la course qui est devant nous, fixant les yeux sur Jésus (avec le sens de : détourner ses regards d’autres objets et les fixer exclusivement sur un seul), le chef et le consommateur de la foi, lequel, à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix, ayant méprisé la honte… Considérez celui qui a enduré une telle contradiction de la part des pécheurs contre lui-même, afin que vous ne soyez pas las, étant découragés dans vos âmes » (Héb. 12. 1 à 3).

Vous souffrez, le Seigneur, Lui aussi, a souffert, et bien plus que vous. Mais Il a enduré toutes ses souffrances « à cause de la joie qui était devant lui… ». Quelle était cette joie ? Matthieu 13. 44 nous en dit quelque chose : « Le royaume des cieux est semblable à un trésor caché dans un champ, qu’un homme, après l’avoir trouvé, a caché ; et de la joie qu’il en a, il s’en va, et vend tout ce qu’il a, et achète ce champ-là » (Mat. 13. 44). Sa joie, c’était de nous sauver de la mort, de nous amener dans le ciel dans la présence de Dieu qui voulait des adorateurs et de nous avoir comme épouse. Luc 15 nous en parle aussi : « Quel est l’homme… qui, ayant cent brebis et en ayant perdu une… ne s’en aille après celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il l’ait trouvée ? et l’ayant trouvée, il la met sur ses propres épaules, bien joyeux ; et, étant de retour à la maison, il appelle les amis et les voisins, leur disant : Réjouissez-vous avec moi, car j’ai trouvé ma brebis perdue. Je vous dis, qu’ainsi il y aura de la joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent… ».

Et quelle est VOTRE joie ? « Réjouissez-vous parce que vos noms sont écrits dans les cieux » (Luc 10. 20), « vous, qui êtes gardés par la puissance de Dieu par la foi, pour un salut qui est prêt à être révélé au dernier temps ; en quoi vous vous réjouissez, tout en étant affligés maintenant pour un peu de temps par diverses tentations, si cela est nécessaire, afin que l’épreuve de votre foi, bien plus précieuse que celle de l’or qui périt et qui toutefois est éprouvé par le feu, soit trouvée [tourner] à louange, et à gloire, et à honneur, dans la révélation de Jésus Christ » (1 Pier. 1. 5 à 7). C’est une joie d’honorer Dieu !

Chers frères et sœurs qui passez par l’épreuve, l’âge avancé, la maladie, les handicaps, la solitude, le rejet, la moquerie etc., n’attendez pas d’être au ciel pour vous réjouir, n’attendez pas la fin de vos difficultés pour espérer d’être joyeux, non vous avez déjà maintenant des grands sujets de joie ! « Bien-aimés… en tant que vous avez part aux souffrances de Christ, réjouissez-vous, afin qu’aussi, à la révélation de sa gloire, vous vous réjouissiez avec transport… que nul de vous ne souffre comme meurtrier ou voleur, ou comme faisant le mal, ou s’ingérant dans les affaires d’autrui ; mais si [quelqu’un souffre] comme chrétien, qu’il n’en ait pas honte, mais qu’il glorifie Dieu en ce nom » (1 Pier. 4. 12 à 16). Souffrir comme chrétien, soit en subissant des persécutions, soit en acceptant avec soumission et foi les épreuves permises par Dieu, c’est honorer Dieu, et c’est nous préparer des récompenses pour le ciel. Que cela nous réjouisse déjà maintenant ! « Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon que sera son œuvre » (Apoc. 22. 12). En Jacques 1. 12 nous lisons : « Bienheureux est l’homme qui endure la tentation ; car, quand il aura été manifesté fidèle par l’épreuve, il recevra la couronne de vie, qu’Il a promise à ceux qui l’aiment ».

L’apôtre Paul, qui a connu tellement d’épreuves (lisez 2 Cor. 11. 23 à 33), nous exhorte de sa prison, avec insistance : « Réjouissez-vous dans le Seigneur » (Phil. 3. 1). Puis : « Réjouissez-vous TOUJOURS dans le Seigneur » (4. 4) ; « ENCORE UNE FOIS, je vous le dirai : réjouissez-vous » (4. 4). Écoutons-le aussi chanter les louanges du Seigneur avec Silas en prison (Act. 15). Nous, nous serions plus prompts à gémir et à nous plaindre !

En Jean 20, les disciples sont dans la crainte. « Jésus vint, et se tint au milieu d’eux. Et il leur dit : Paix vous soit ! … Les disciples se réjouirent… quand ils virent le Seigneur ».

Puissions-nous sans cesse

Marcher par la foi,

Et dans la détresse

Regarder à toi !

Hymnes et Cantiques n°77

Que les paroles de Jean 12. 21 soient aussi notre désir constant : « Nous désirons voir Jésus ». Il peut parfois y avoir des « obstacles » qui nous empêchent de le voir et de jouir de sa présence rassurante, ou qui nous éloignent de lui ou affadissent son image. Cela peut être une maladie qui nous affaiblit, qui nous révolte, un deuil qui nous ravage, une méchanceté d’un proche qui nous dévaste, un problème financier qui nous abat, un coup dur familial qui nous atteint, et nous nous trouvons dans la même situation que les disciples confrontés au vent puissant et aux vagues en furie. Que faire ? « Montons sur un arbre » pour nous élever au-dessus des circonstances, tel que le fit Zachée dans Luc 19 : « Il cherchait à voir Jésus, quel il était ; et il ne pouvait, à cause de la foule, car il était petit de taille. Et, courant en avant, il monta sur un sycomore pour le voir » => « il le reçut avec joie ». Il y avait deux obstacles, sa taille et la foule. Mais sa détermination à voir Jésus lui a montré une solution. Recherchons à tout prix à « voir » Jésus, à (re)venir à lui. « Et je tournai ma face vers le Seigneur Dieu, pour [le] rechercher par la prière et la supplication » (Dan. 9. 3). « Recherchez l’Éternel et sa force, cherchez continuellement sa face » (Ps. 105. 4). « Tu me rempliras de joie par [le regard de] ta face » (Act. 2. 28).

Qu’au milieu de nos tumultes, de nos adversaires, de nos ennuis, notre attitude soit celle-ci : « ayant regardé de tous côtés, ils ne virent plus personne, sinon Jésus seul avec eux » (Marc 9. 8). « Le Seigneur s’est tenu près de moi et m’a fortifié » (2 Tim. 4. 17). « Notre cœur ne brûlait-il pas au dedans de nous, lorsqu’il nous parlait… ? » (Luc 24. 32).

Recevez mes salutations chaleureuses, Marco. Juin 2025

BERACA 58 : LE ROI DAVID

Dans les jours des Juges, il y eut une famine. Un homme du nom d’Élimélec, avec sa femme, Naomi, et leurs deux fils, « Makhlon et Kilion, Éphratiens, de Bethléhem de Juda », vinrent aux champs de Moab, et demeurèrent là (Ruth 1. 1 et 2). Cette famille avait quitté la terre promise à Abraham, un pays ruisselant de lait et de miel, dans lequel les fils d’Israël étaient entrés avec Josué. Expatrié, Élimélec mourut dans les champs de Moab. Ses deux fils se marièrent à des femmes moabites, et moururent eux aussi. Veuves et désemparées, Naomi et sa belle-fille Ruth décidèrent de revenir dans la tribu de Juda. Dès leur arrivée, Ruth, l’étrangère, sortit pour chercher de la nourriture, et trouva des épis d’orge laissés sur le champ par les moissonneurs. Le Dieu de Naomi, devenu son Dieu, l’avait dirigée vers un champ qui appartenait à Boaz, un « homme puissant et riche » (Ruth 1. 16 ; 2. 1).

L’Éternel, dans ses voies d’amour, usa de grâce envers Ruth en la conduisant à Boaz qui, découvrant sa foi et sa persévérance, lui dira ensuite : « Ne crains pas ; tout ce que tu me dis, je le ferai pour toi ; car toute la porte de mon peuple sait que tu es une femme vertueuse » (3. 11). Ainsi acceptée, cette étrangère est devenue la femme de Boaz. Leur union nous donne une belle image de l’union de Christ avec l’Église, tirée hors des nations (Act. 15. 14). Notre Seigneur est bien plus qu’un homme puissant et riche, Il est le Tout-Puissant. De cette union, il résulta que Ruth donna naissance à un fils « et les voisines lui donnèrent un nom, disant : Un fils est né à Naomi ! Et elles l’appelèrent du nom d’Obed. Ce fut le père d’Isaï, père de David » (Ruth 4. 17). Une étrangère entre ainsi dans la lignée qui amènera à Israël le Messie (Mat. 1. 2 à 16). Celui qui doit remplacer Saül, le roi selon la chair, est préconnu de Dieu et préparé d’avance. Il naît dans une famille pieuse et sera le roi selon le cœur de Dieu (1 Sam. 13. 14). La première mention de David se trouve être le jour où Samuel, prophète, juge et sacrificateur, obéit à l’ordre reçu de l’Éternel : « Remplis ta corne d’huile, et va : je t’enverrai vers Isaï, le Bethléhémite ; car j’ai vu parmi ses fils un roi pour moi » (1 Sam. 16. 1).

Arrivé chez Isaï, Samuel prépare le sacrifice : un sacrifice de prospérité ou de paix ; un sacrifice partagé comme suit : la graisse, les rognons et le réseau qui est sur le foie : pour l’Éternel, la chair : pour le sacrificateur et la famille ou le peuple. Le sang répandu annonçait « le sang précieux de Christ » (1 Pier. 1. 19) ; la graisse, les rognons, ou l’intérieur anticipaient tout ce que Dieu seul peut apprécier parfaitement en Christ qui a dit : « Voici, je viens ; … C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au-dedans de mes entrailles » (Lév. 3. 15 et 16 ; Ps. 40. 8).

Avant de se mettre à table, Samuel demanda à Isaï de lui présenter ses fils. « Et Isaï fit ainsi passer ses sept fils devant Samuel. Et Samuel dit à Isaï : L’Éternel n’a pas choisi ceux-ci ». La question est posée : savoir si tous ses fils sont bien là, et la réponse est : « il reste encore le plus jeune, et voici, il fait paître le menu bétail. Samuel dit à Isaï : Envoie quelqu’un le chercher ; car nous ne nous placerons pas autour de la table avant qu’il ne vienne ici » (1 Sam. 16. 10 et 11). David était-il le moins estimé dans sa famille ? Lorsque Samuel avait vu Éliab, il s’était dit : Certainement l’oint de l’Éternel est devant moi. « L’Éternel dit à Samuel : Ne regarde pas son apparence, ni la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté ; en effet l’Éternel ne regarde pas ce à quoi l’homme regarde, car l’homme regarde à l’apparence extérieure, mais l’Éternel regarde au cœur » (1 Sam. 16. 7). On alla chercher le jeune berger, et dès qu’il fut arrivé, le prophète reçut l’ordre d’en haut : « Lève-toi, oins-le ; car c’est celui-là. Samuel prit la corne d’huile, et l’oignit au milieu de ses frères. Et l’Esprit de l’Éternel saisit David, depuis ce jour-là et dans la suite. Quand à Samuel il se leva et s’en alla à Rama » (v. 13). L’œuvre accomplie, le serviteur s’efface, bel exemple pour quiconque est appelé à servir le Seigneur.

Comme il est touchant de lire ce qui est écrit sur le jeune berger : « Il choisit David, son serviteur, et le prit des enclos des brebis ; il le fit venir d’auprès des brebis qui allaitent, pour faire paître Jacob, son peuple, et Israël, son héritage. Et il les fit paître selon l’intégrité de son cœur, et les conduisit par l’intelligence de ses mains » (Ps. 78. 70 à 72).

« Alors dans une vision tu parlas de ton saint et tu dis : J’ai placé du secours sur un homme puissant, j’ai haut élevé un élu d’entre le peuple. J’ai trouvé David, mon serviteur ; je l’ai oint de mon huile sainte » (Ps. 89. 20 et 21). Bien que le psaume parle par anticipation de Christ, l’Esprit de Christ prend pour image David, qui a été trouvé et pris des enclos des brebis pour être oint en témoignage du choix de Dieu. Quant à David, Dieu dit : « Ma main sera fermement avec lui, et mon bras le fortifiera » (v. 22) ; quant à Christ : « Je ferai de lui le premier-né, le plus élevé des rois de la terre » (v. 28) ; cela est encore à venir !

David, l’humble berger, oint au milieu de ses frères, retourne auprès des brebis et des agneaux, continuant à servir son père. Dans la solitude des campagnes ou du désert il apprend à connaître son Dieu. Comme Moïse autrefois, il est à l’école de Dieu, et comme Moïse il sera rejeté par les siens : « Qui t’a établi chef et juge sur nous ? » (Ex. 2. 14) Quand David est envoyé par son père vers ses frères, sur le champ de bataille, l’aîné s’adresse à lui méchamment : « Pourquoi donc es-tu descendu ? » (1 Sam. 17. 28). Il en fut de même pour Joseph envoyé, lui aussi par son père, vers ses frères : « Et ils le virent de loin et, avant qu’il ne soit proche d’eux, ils complotèrent contre lui pour le faire mourir » (Gen. 37. 18). Et pour le Fils du Père, notre Seigneur Jésus Christ : « Il vint chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu » ; « les Juifs persécutaient Jésus et cherchaient à le faire mourir » ; « … ils crièrent : À mort, à mort ! crucifie-le ! » (Jean 1. 11 ; 5. 16 ; 19. 15).

Joseph et David furent envoyés par leur père vers leurs frères ; notre Seigneur, a dit : « … le Père qui m’a envoyé » (Jean 5. 37). Dans plusieurs psaumes, David exprime ce que seront les souffrances et les gloires de Christ. Dieu s’est servi des expériences qu’Il lui a fait vivre pour annoncer la venue de son Fils dans le monde. David, le berger, fut appelé auprès du roi Saül, aux prises avec un mauvais esprit, pour jouer de la harpe afin de le calmer (1 Sam. 16). « Jésus, … lui qui a passé de lieu en lieu, faisant du bien et guérissant tous ceux que le diable avait asservis à sa puissance, car Dieu était avec lui » (Act. 10. 38). À notre tour de servir humblement Celui qui a donné sa vie pour nous et qui nous fortifiera pour cela.

LA PARABOLE DU SEMEUR (2)

« En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » Jean 5. 24.

1. Les préoccupations du monde

« [Jésus] leur parla de beaucoup de choses en paraboles ; il leur disait : Voici, le semeur sortit pour semer. Comme il semait, quelques grains tombèrent le long du chemin ; les oiseaux vinrent et mangèrent tout. D’autres tombèrent sur les endroits rocailleux, où ils n’avaient pas beaucoup de terre. Aussitôt ils levèrent, parce qu’ils n’avaient pas une terre profonde ; le soleil s’étant levé, ils furent brûlés et, parce qu’ils n’avaient pas de racine, ils séchèrent. D’autres tombèrent parmi les épines ; les épines montèrent et les étouffèrent. D’autres tombèrent sur la bonne terre et donnèrent du fruit, l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente. Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » Matthieu 13. 3 à 10.

« Celui qui a été semé dans les épines, c’est celui qui entend la Parole ; mais les soucis de ce monde et la tromperie des richesses étouffent la Parole, et il est sans fruit » Matthieu 13. 22.

De nos jours, nous sommes constamment exposés à une grande quantité d’informations, qui sont répétées et amplifiées par les médias. Vraies ou déformées, ces informations, sur les sujets les plus variés, rappellent à notre esprit ce que la Bible appelle « les soucis de ce monde ». Leur effet est d’étouffer la Parole de Dieu (Mat. 13. 22).

Le diable (ou : le Méchant v. 19) cherche tout de suite à enlever la Parole de Dieu lorsqu’elle a été semée dans le cœur. Notre refus habituel de Dieu, le fait que nous ne prêtons pas attention à ce qu’Il dit, rend le cœur dur comme « le chemin ».

Enfin, le diable cherche à pénétrer nos esprits et, habilement, il crée du désordre dans nos pensées, en nous faisant confondre les sujets importants avec ceux qui ne le sont pas. Cette saturation de l’esprit par des choses qui n’ont pas de valeur pour Dieu est en croissance constante, notamment à cause de l’influence toujours plus grande d’Internet et des réseaux sociaux.

Fixons notre attention sur ce que la Bible nous enseigne : « Au reste, frères, tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui est de bonne réputation – s’il y a quelque vertu et quelque louange -, que cela occupe vos pensées : ce que vous avez appris, reçu, entendu, vu en moi, faites-le, et le Dieu de paix sera avec vous » (Phil. 4. 8 et 9).

2. Peur et paix

« Quand ils diront : Paix et sûreté, alors une subite destruction viendra sur eux, comme les douleurs sur celle qui est enceinte, et ils n’échapperont pas » 1 Thessaloniciens 5. 3.

« Que le Seigneur de paix lui-même vous donne toujours la paix en toute manière. Que le Seigneur soit avec vous tous ! » 2 Thessaloniciens 3. 16.

Notre esprit, quand il est trop imprégné des préoccupations de ce monde, est envahi par l’anxiété, par la peur du lendemain et la crainte de la mort, par laquelle le diable tient l’homme dans un état de véritable esclavage (Héb. 2. 15). Où trouver une aide sûre, un refuge contre le tumulte de ce monde ? Écoutez la voix de Jésus, en lisant les Évangiles : « Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos » (Mat. 11. 28). Les paroles de Jésus sont vivifiantes pour celui qui croit. Nous pouvons alors faire l’expérience du repos promis, et les voix du monde s’évanouissent ou prennent la place qu’elles méritent.

Jésus nous a acquis la paix à grand prix : par sa mort sur la croix. Il la donne à tous ceux qui se confient en Lui : « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif » (Jean 14. 27).

Mais la Bible dit encore : « Il n’y a pas de paix, dit l’Éternel, pour les méchants » (És. 48. 22). C’est pourquoi le diable cherche à instaurer une paix artificielle pour endormir les hommes par les moyens subtils que nous voyons aujourd’hui tout autour de nous. Et ainsi, un jour, sur la terre, « quand ils diront : Paix et sûreté, alors une subite destruction viendra sur eux, comme les douleurs sur celle qui est enceinte, et ils n’échapperont pas » (1 Thess. 5. 3). Dieu ne l’a-t-Il pas annoncé pour nous rendre attentifs et nous mettre en garde contre l’immoralité et l’injustice de ce monde loin de Dieu ?

D’après « Il buon seme » mars 2025

JÉSUS CHRIST REVIENT !

« Si donc tu ne veilles pas, je viendrai [sur toi] comme un voleur » Apocalypse 3. 3.

« Je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi » Jean 14. 3.

C’est une déclaration très claire de la Bible. Pour certains, Il apparaîtra comme un voleur ; pour d’autres, Il viendra comme Sauveur (Phil. 3. 20).

Ceux qui ne veulent rien avoir à faire avec Jésus Christ, et le rejettent comme Sauveur, le verront venir comme un voleur :

– Ils ne désirent pas sa venue. Ils Lui ont tourné le dos et ne veulent pas entendre parler de Lui. Ils s’estiment très heureux de poursuivre leur vie sans Lui.

– Il viendra d’une manière absolument inattendue pour les incrédules. Parce qu’ils ne tiennent pas compte de ce que dit la Bible – la Parole de Dieu – ils seront surpris par sa venue soudaine.

– Quand Il viendra, Il ôtera tout ce qui est important pour eux. Tout sentiment de propre justice et toute illusion qu’ils auront pu se faire quant à eux-mêmes et à leur avenir éclatera alors comme une bulle de savon.

La venue de Jésus Christ pour ceux qui croient en Lui et le connaissent comme leur Sauveur personnel sera tout à fait différente :

– Ils désirent de tout cœur la venue du Seigneur Jésus, parce qu’ils l’aiment et attendent d’être avec Lui éternellement.

– Ils l’attendent. Peut-être qu’on se moque d’eux en disant : « Où est la promesse de sa venue ? », mais ils demeurent convaincus que « le Seigneur ne tarde pas en ce qui concerne la promesse » qu’Il a faite (2 Pier. 3. 4 et 9).

– Ils seront richement bénis à sa venue. Il transformera leur corps d’abaissement « en la conformité du corps de sa gloire » (voir Phil. 3. 21).

De quelle manière Jésus Christ viendra-t-Il pour vous ? – comme un voleur ou comme un Sauveur ?

D’après « The Good Seed » – septembre 2024

TRADUCTION DE FEUILLETS (113)

« Le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître » Jean 1. 18.

QUI EST DIEU ?

Il y a quelques années, un groupe de recherche d’une université américaine a mené une enquête auprès des chrétiens sur le thème : Qui est Dieu ? Malheureusement, le résultat n’a pas été celui que l’on aurait pu attendre de chrétiens. Au lieu de donner leur réponse à partir de la Bible, ils ont décrit Dieu selon leurs propres idées. Le résultat dépendait grandement de leur situation de vie et de leur attitude intérieure.

Pour savoir qui est Dieu, nous ne devons pas commencer par nous-mêmes. Si nous formons nos propres pensées à son sujet, nous obtenons une image totalement fausse de Dieu. Ce n’est pas seulement faux, mais aussi maléfique, car cela conduit finalement à créer sa propre idole.

Est-il même possible pour nous, les humains, de connaître le Dieu vrai et éternel ? – Oui, car Il s’est révélé à nous. En créant le monde, Il a montré combien Il est puissant et sage (Ps. 19. 2). Plus tard, Il a donné au peuple d’Israël les dix commandements et a fait ainsi connaître ses justes exigences envers l’humanité (Ex. 20. 1 à 17). Mais la pleine révélation de Dieu est venue avec l’incarnation de son Fils. Jésus-Christ est venu sur la terre et est mort sur la croix pour les pécheurs perdus afin de montrer l’amour de Dieu.

« En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous : c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » (1 Jean 4. 9).

D’après Näher zu Dir mai 2025

« De cette ville (Rome), les frères, qui avaient appris tout ce qui nous était arrivé, sont venus à notre rencontre jusqu’au Forum d’Appius et aux Trois Tavernes ; quand il les vit, Paul rendit grâces à Dieu et prit courage » Actes 28. 15.

QUAND LES CROYANTS SE RENCONTRENT

L’apôtre Paul avait l’intention de rendre visite aux chrétiens de Rome. Il désirait les connaître personnellement, « pour que nous soyons ensemble encouragés au milieu de vous, vous et moi, chacun par la foi qui est dans l’autre » (Rom. 1. 12). Il ne pensait certainement pas que quelques années plus tard, il se rendrait à Rome en tant que prisonnier.

Néanmoins, son souhait s’est réalisé. Les frères de Rome vinrent même à sa rencontre à mi-chemin. Cela a renforcé et réconforté Paul dans sa foi. On ne rapporte pas ce qu’ils lui ont dit lorsqu’ils l’ont rencontré. Mais le fait même que l’apôtre ait vu les croyants était pour lui un encouragement. Il a remercié Dieu pour cela.

Chaque chrétien parcourt un chemin personnel de foi avec le Seigneur Jésus. Il y a des itinéraires difficiles qui demandent beaucoup d’endurance. Il arrive aussi que le chemin demande une force particulière parce qu’il est raide. Lorsque nous suivons le Seigneur Jésus, nous nous sentons souvent seuls et incompris, car c’est comme de nager à contre-courant.

C’est pourquoi Dieu veut nous donner un nouveau courage en nous faisant rencontrer d’autres croyants. Quand on les voit, on se rend compte : je ne suis pas le seul à vouloir vivre avec le Seigneur ! C’est une grande consolation. La communion avec les autres nous fortifie également sur le chemin de la foi. Remercions donc Dieu pour chaque encouragement qu’il nous donne !

D’après Näher zu Dir mai 2025

« Ce Jésus, qui a été élevé d’avec vous au ciel, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en aller au ciel » Actes 1. 11.

LAISSEZ-VOUS SAUVER !

Quarante jours après sa résurrection, Jésus-Christ est monté au ciel. Ses disciples le virent emporté et enlevé dans une nuée. Il les a laissés sur terre pour proclamer aux gens sa vie, sa mort et sa résurrection. Ils ont été chargés de témoigner du Seigneur Jésus comme le Fils de Dieu et le Sauveur du monde.

Il faut que le monde entier sache que Jésus est mort sur la croix pour sauver les coupables du jugement de Dieu. Quiconque croit en Jésus-Christ et en son œuvre de rédemption est acquitté de la punition divine qu’il mérite à cause de ses péchés. Il reçoit la vie éternelle et est réconcilié avec Dieu.

Ce message de grâce est encore proclamé aujourd’hui. Les gens sont invités à reconnaître leur culpabilité devant Dieu et à accepter personnellement le Seigneur Jésus comme leur Sauveur.

Cette étape de foi est de la plus haute importance, car Dieu jugera bientôt la terre. C’est à cet effet que son fils Jésus-Christ viendra du ciel.

Le Seigneur lui-même a annoncé : « Elles (toutes les tributs de la terre) verront le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel, avec puissance et une grande gloire » (Mat. 24. 30). Il réapparaîtra sur terre, mais non plus comme un sauveur, mais comme un juge. C’est pourquoi nous exhortons sincèrement : Soyez réconciliés avec Dieu.

D’après Näher zu Dir mai 2025

« Je supplie Évodie et je supplie Syntyche d’avoir la même pensée dans le Seigneur » Philippiens 4. 2.

LE SEIGNEUR JÉSUS, NOTRE DIVIN MÉDECIN

Le lecteur attentif aura certainement observé, au cours de cette épître, des touches délicates de la plume inspirée. Cela nous fait conclure que l’œil de l’apôtre, précis et vigilant, découvrait une certaine racine de mal au sein de l’assemblée bien-aimée à Philippe. Il s’adresse directement à celle-ci, non pas avec un couperet ou un fouet, mais avec un raffinement et une délicatesse bien plus puissants que cela. Les résultats moraux les plus puissants sont atteints par ces touches délicates venant du Saint Esprit.

Mais quelle était la racine que nous avons mentionnée ? – C’était une racine d’envie et de disputes. Le développement de cette racine est vu très clairement dans les heurts entre ces deux sœurs, Évodie et Syntyche, mais cela est mentionné dans des portions précédentes de l’épître, et un remède divin est apporté.

Il est très important, pour un médecin, non seulement de comprendre ce qui ne fonctionne pas, mais aussi d’identifier le bon remède. Certains médecins sont habiles pour reconnaître la source du mal, mais ils sont moins capables de savoir quel remède appliquer. D’autres encore sont très informés dans la connaissance de la médecine, sur l’action des différents remèdes, mais ils ne savent pas comment les appliquer aux cas individuels. Le divin Médecin connaît à la fois la maladie et son remède, Il sait exactement ce qu’il en est de nous, et ce qui nous fera du bien. Il voit les racines du mal, et Il applique le remède approprié. Il ne traite pas les cas superficiellement. Il a un diagnostic parfait. Il n’établit pas un diagnostic sur notre maladie à partir de symptômes seulement superficiels. Son œil vigilant pénètre directement au fond du problème, et sa main habile applique le bon remède.

D’après The Lord is near juillet 1987 (C.H.M.)

« C’est pourquoi nous ne nous lassons pas ; mais, même si chez nous l’homme extérieur dépérit, toutefois l’homme intérieur est renouvelé de jour en jour. Car notre légère tribulation d’un moment produit pour nous, en mesure surabondante, un poids éternel de gloire, nos regards n’étant pas fixés sur ce qui se voit, mais sur ce qui ne se voit pas : car les choses qui se voient sont temporaires, mais celles qui ne se voient pas sont éternelles » 2 Corinthiens 4. 16 à 18.

FAIRE CONFIANCE À DIEU, QUI AGIT TOUJOURS POUR LE BIEN DE SES ENFANTS

Avez-vous des difficultés ? Vos biens n’augmentent-ils pas ? Vos amis vous estiment-ils peu ?

Avez-vous de la crainte pour le lendemain ? Êtes-vous dans les dettes, ou malade, ou dans les privations ? Est-ce que ce que vous craignez vous arrive ? Oh, cher enfant de Dieu, pour lequel Christ est mort, ne perdez pas confiance en son amour. Il agit pour vous par ces épreuves-mêmes qu’Il vous a mesurées dans sa tendresse : une joie et un bonheur plus profonds, et un poids éternel de gloire, plus que ce que vous pourriez obtenir autrement.

Satan voudrait se servir de vos doutes et de vos craintes, et les tourner contre vous. Qui suivrez-vous ? Les doutes et les craintes du diable, ou la main aimante de Dieu ? Dans quel sentier marcherez-vous ? – Celui de la vue, qui ne voit que l’orage bousculant vos plans et faisant tomber vos châteaux de cartes ? Ou bien marcherez-vous dans le sentier de la foi, qui voit le cœur aimant et la main de votre Bon Berger en toutes choses, vous enseignant et vous formant pour une vie de communion et de joie plus pleines en Lui-même, et un poids éternel de gloire ?

Nous entendons l’apôtre Paul s’exclamant triomphalement, au milieu de grands troubles et de détresses (voir verset en en-tête). Le langage de la foi est toujours un langage de confiance, parce que les choses visibles n’occupent pas continuellement l’esprit. Elles ne sont vues que comme faisant partie de ce que le cœur et la main pleins d’amour de Dieu emploient pour développer en nous une vie spirituelle plus riche et plus pleine. Dieu produit, pour nous, un poids beaucoup plus grand et éternel de gloire.

D’après The Lord is near juillet 1987

« Des princes m’ont persécuté sans cause ; mais c’est de ta parole que mon cœur a eu peur. J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin » Psaume 119. 161 et 162.

RIEN NE REMPLACE LA LECTURE DE LA PAROLE DE DIEU

Il y a quelque temps, un film ayant pour titre : Le Roi David, a été commenté dans la plupart des journaux du pays. Au sujet de cette tentative de rappeler la vie de David, un commentateur a écrit : En choisissant de rester fidèle au texte de l’Ancien Testament, le directeur et les scribes ont négligé de faire de ce récit un film intéressant. C’est peut-être la Bible, mais qu’est-ce qui attire ? C’est plus qu’ennuyeux… !

Alors que la revue ne donnait aucune raison de voir cette vie de David comme étant artificielle, elle a servi à faire ressortir que la relation d’un individu avec Dieu s’exprime dans sa réaction vis-à-vis de la Parole de Dieu. Le croyant accepte la Parole de Dieu comme étant véritable (Jac. 1. 18), tandis que l’incrédule en parle comme d’un conte. Le croyant comprend la Parole de Dieu parce qu’il a le Saint Esprit habitant en lui (1 Cor. 2. 12), tandis que l’incrédule pense que la Bible est confuse, et qu’elle a besoin de l’homme pour être façonnée en quelque chose de plus acceptable. Le croyant est réveillé par la Parole de Dieu – la révélation même, à l’homme, de la pensée de Dieu (Ps. 119. 161 et 162), tandis que l’incrédule pense que la Bible est ennuyeuse Le croyant est attiré par la Parole de Dieu, son sujet central étant son Sauveur bien-aimé (Jean 1. 1 et 14) – qui est le Verbe lui-même. Les yeux de l’incrédule, pendant ce temps, sont assombris devant Celui par lequel il serait captivé s’il regardait dans la Parole de Dieu.

David, le héros de ce film cité plus haut, était peut-être aussi l’auteur des versets ci-dessus. Pratiquement chacun des versets du Psaume 119 parle de la Parole de Dieu, et le croyant les apprécie. Pour être accroché à la Parole de Dieu, lisez-la chaque jour, sans la remplacer par autre chose.

D’après The Lord is near juillet 1987 (L.J. Ondrejack)

« Et non seulement cela, mais aussi nous nous glorifions dans les tribulations, sachant que la tribulation produit la patience, la patience l’expérience, et l’expérience l’espérance ; et l’espérance ne rend pas honteux, parce que l’amour de Dieu est versé dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » Romains 5. 3 à 5.

TRIOMPHER PAR LA FOI

Bientôt la foi sera remplacée par la vue. Puisse notre cher Seigneur l’accorder ! Ce n’est pas à la mort que cela sera le cas de toute l’Église de Dieu, mais lorsque Jésus reviendra.

Faites-vous de votre expérience le modèle pour votre foi ? Cela est faux

Votre état est-il pour vous votre référence ? C’est faux.

Mais Dieu aimerait que notre position soit notre référence. Cela L’honore. Cela donne de la puissance pour vaincre.

Notre attitude, maintenant, c’est de marcher calmement jusqu’à l’heure où tout ce qui est à nous maintenant, seulement par la foi, sera nôtre de fait et aussi dans notre expérience – alors notre référence sera notre état. Même l’apôtre Paul ne possède pas encore tout : il attend avec le Seigneur et nous avec – non pas d’être dépouillés, mais revêtus « afin que ce qui est mortel soit absorbé par la vie » (2 Cor. 5. 4). C’est pour cela que la résurrection, et non pas la mort, est notre espérance. C’est pour cela que nous attendons la venue du Seigneur pour nous. Nous n’attendons pas seulement le bonheur ; nous attendons ce qui amènera à sa fin le grand paradoxe entre la position et l’état, et mettra fin aussi à cet état invisible des âmes séparées du corps, avec le Seigneur dans le paradis. « Amen, viens, Seigneur Jésus ». « Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; nous savons que, quand Il sera manifesté, nous Lui serons semblables, car nous le verrons comme Il est. Et quiconque a cette espérance en Lui se purifie, comme Lui est pur » (1 Jean 3. 2).

Le monde, le diable, et la chair sont contre vous. Le Père, le Fils, et le Saint Esprit vous donnent le triomphe.

D’après The Lord is near juillet 1987

« Deux aveugles assis au bord du chemin, ayant appris que Jésus passait, se mirent à crier : Aie pitié de nous, Seigneur, Fils de David » Matthieu 20. 30.

POUR ÊTRE SAUVÉS PAR JÉSUS CHRIST, IL FAUT LE DÉSIRER ET LE MONTRER

Récemment, en passant à côté d’un arrêt d’autobus, je remarquai un avis intéressant sur l’écriteau : S’il vous plaît, faites signe au chauffeur. Il ne suffit pas de s’asseoir à côté de l’arrêt. Il faut montrer clairement son intention de monter dans l’autobus.

C’est exactement ce que les deux aveugles assis dans la banlieue de Jéricho faisaient. Jésus avait redonné la vue à d’autres aveugles. Le Seigneur a dit aussi : « Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et pour donner sa vie en rançon pour plusieurs ». Il ne fait pas de doute que Dieu agissait dans leur cœur pour accomplir la prophétie d’Ésaïe : « Le peuple qui était assis dans les ténèbres a vu une grande lumière ». C’est pourquoi ils criaient à Celui seul qui pouvait répondre à leur besoin – et c’est ce qu’Il fit : « Ému de compassion, Jésus toucha leurs yeux ; aussitôt ils recouvrèrent la vue et le suivirent » (Mat. 20. 34).

Ceux qui aimeraient monter dans l’autobus doivent le montrer au conducteur, et ceux qui voudraient être sauvés doivent se tourner vers Christ. Criez au Seigneur comme ces deux aveugles l’ont fait, et recevez en retour sa promesse merveilleuse : « Celui qui vient à moi, je ne le mettrai pas dehors » (Jean 6. 37).

D’après The Lord is near juillet 1987

« L’esprit de l’homme est une lampe de l’Éternel ; il sonde toutes les profondeurs du cœur (littéralement : les chambres intérieures du ventre) » Proverbes 20. 27.

SE LAISSER SONDER PAR L’ESPRIT DE DIEU

Tout être humain a reçu de Dieu un esprit qui a des facultés tellement étonnantes. L’esprit de l’homme est appelé une « lampe de l’Éternel ». Par là, Dieu a pourvu l’homme d’une lumière que les animaux ne connaissent pas, une lumière par laquelle il peut scruter toutes les parties intérieures du cœur (litt. du ventre). Cela n’est évidemment pas littéral, mais d’une profonde importance spirituelle. Car le ventre parle des appétits de l’homme naturel. Il y avait des personnes dont l’apôtre Paul écrivait « leur dieu, c’est le ventre » (Phil. 3. 19) – c’est-à-dire qu’ils ne vivent que pour leur satisfaction personnelle présente. Ce sont des hédonistes qui ont décidé de suivre leurs inclinations et leurs désirs propres – les avocats d’une société où tout est permis.

Mais les hommes connaissent quelque chose de mieux : la lampe de l’intelligence et de la conscience repose dans l’esprit que Dieu leur a donné. L’intelligence de tout homme lui dit que c’est de la folie de se bourrer de nourriture riche ou de liqueur, simplement parce qu’il aime cela. Si le ventre désire quelque chose qui n’est pas bon pour lui, l’esprit de l’homme est là pour surveiller les parties intérieures du ventre. Supposez que quelqu’un désire suivre une inclination naturelle qui est moralement mauvaise ; alors la conscience joint sa voix à celle de l’intelligence : la lumière de Dieu brille en cela. Nous pouvons nous débattre et essayer de l’en empêcher, mais l’honnêteté nous pousserait à accepter que la lumière sonde ces motifs cachés, et ne permette pas ce qui n’est pas droit.

Aucun homme, donc, n’a d’excuse honnête pour mal faire, et certainement encore moins que tous, celui qui a été sauvé par la grâce de Dieu. Car le croyant a aussi la bénédiction d’avoir l’Esprit de Dieu en lui. L’Esprit n’est pas seulement l’intelligence, mais la puissance qui permet à chacun de s’élever bien au-dessus des simples désirs d’égoïsme, et de s’engager plutôt dans le service intelligent de présenter nos corps comme sacrifice vivant à Celui qui s’est donné Lui-même en mourant sur la croix comme sacrifice pour nous, notre Seigneur Jésus Christ.

D’après The Lord is near juillet 1987 (L.M. Grant)

« Car notre cité à nous se trouve dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur » Philippiens 3. 20.

LES CROYANTS TERRESTRES DE L’ANCIEN TESTAMENT ET LES CROYANTS CÉLESTES DE LA PÉRIODE CHRÉTIENNE

Il y a deux groupes de croyants en Dieu, dans l’Écriture, souvent nommés le peuple terrestre et le peuple céleste. La compagnie terrestre, c’est le peuple choisi de Dieu dans l’Ancien Testament, qui combattait un ennemi terrestre (Jos. 3. 10), qui recherchait un héritage terrestre (Act. 1. 6), et qui recevait une récompense terrestre (Deut. 28. 8, 11 et 12). La compagnie céleste, constituée des disciples de Christ du Nouveau Testament, sont les citoyens du ciel (Phil. 3. 20), dont la nouvelle nature est divine (2 Pier. 1. 4), dont le combat est céleste (Éph. 6. 12), et dont les bénédictions (Éph. 1. 3) ne sont pas du monde !

La compagnie à laquelle nous appartenons devrait gouverner tous les aspects de notre vie. Si nous appartenons bien à la compagnie céleste, alors nos désirs, nos possessions, nos actions et nos réactions, nos moyens et nos buts doivent être en harmonie avec notre citoyenneté. La qualité de notre rôle d’ambassadeurs pour Christ (2 Cor. 5. 20), la manière dont nous Le représentons dans ce pays étranger, dépend du degré auquel nous témoignons de notre citoyenneté céleste au milieu de ceux qui sont « étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux » (Éph. 4. 18). Quand les autres nous voient, nous devrions toujours porter l’insigne de la compagnie céleste – l’espérance qui est en nous (1 Pier. 3. 15), et notre carte de visite devrait toujours être l’évangile de la grâce de Dieu.

D’après The Lord is near juillet 1987 (L.J. Ondrejack)

« Dieu dit à Moïse : JE SUIS CELUI QUI SUIS. Il ajouta : Tu diras ainsi aux fils d’Israël : JE SUIS m’a envoyé vers vous. Et Dieu dit encore à Moïse : Tu diras ainsi aux fils d’Israël : l’Éternel, le Dieu de vos pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob, m’a envoyé vers vous : c’est là mon nom éternellement, et c’est là mon mémorial de génération en génération » (Exode 3. 14 et 15).

JÉHOVAH

Jéhovah est le deuxième nom de Dieu trouvé dans l’Ancien Testament. Il y est employé de nombreuses fois. Il signifie : Celui qui a toujours été, qui est toujours, qui sera toujours, l’Éternel. Il est mentionné beaucoup plus souvent dans l’Écriture que tout autre nom de Dieu.

Le sens du mot « Jéhovah » est donné par Dieu Lui-même. C’est un nom qui fait allusion à la relation d’alliance avec l’homme. Vous pouvez vous souvenir comment l’Ange de l’Éternel – dans ce cas le Fils de Dieu lui-même – parla à Moïse depuis le buisson qui brûlait de feu sans être consumé. Il annonçait qu’Il était descendu pour délivrer les fils d’Israël du cruel esclavage de l’Égypte, et donna à Moïse la mission d’être son serviteur dans ce fait.

Il semble que les Juifs révéraient particulièrement ce nom de Jéhovah, au point qu’ils ne se permettaient pas de le prononcer. Ils le remplaçaient par d’autres noms de Dieu. Puissions-nous, chrétiens, montrer autant de révérence quand nous prononçons le nom sacré de Dieu.

Dans d’autres occasions différentes ce nom merveilleux est présenté devant nous, en ajoutant un deuxième nom à Jéhovah, ce qui montre comment une bénédiction après l’autre vient aux hommes, et cela, par l’humanité de notre Seigneur, sa vie merveilleuse, et sa mort expiatoire sur la croix.

D’après The Lord is near juillet 1987 (A.J. Pollock)

« Et Abraham leva les yeux et vit derrière lui un bélier retenu à un buisson par les cornes ; Abraham alla prendre le bélier et l’offrit en holocauste à la place de son fils. Abraham appela ce lieu-là du nom de Yahvéh-Jiré, comme on dit aujourd’hui : En la montagne de l’Éternel il y sera pourvu » Genèse 22. 13 et 14.

« Isaac parla à Abraham, son père : Mon père ! Il répondit : Me voici, mon fils. Il dit : Voici le feu et le bois. Mais où est l’agneau pour l’holocauste ? Abraham dit : Mon fils, Dieu se pourvoira de l’agneau pour l’holocauste. Et ils allaient les deux ensemble » Genèse 22. 7 et 8.

JÉHOVAH-JIRÉ

Ce nom composé se trouve en Genèse 22.1 à 14. Nous lisons là que Dieu éprouva Abraham. Il lui commanda de prendre Isaac, l’enfant de la promesse, dont le nom signifie rire, ce seul fils né miraculeusement, et de l’offrir en sacrifice. Nous nous souvenons qu’Abel offrit en sacrifice des premiers-nés de son troupeau. Noé, quand il sortit de l’arche, prit de tous les animaux purs et de tout oiseau pur et offrit des sacrifices par feu à l’Éternel.

Mais c’était la première occasion où il soit indiqué de manière solennelle qu’il dût y avoir un sacrifice humain. Ce sacrifice est ainsi une prophétie du Père offrant Son Fils bien-aimé.

Au moment critique où Abraham allait mettre à mort son fils sur l’ordre de Dieu, sa main fut retenue, et Isaac fut épargné. Et il s’ensuivit ce que nous lisons dans les versets ci-dessus.

Cette scène se produisit sur le Mont Morija. Des siècles plus tard, nous trouvons Jésus mourant sur la croix dans la honte et l’opprobre à Jérusalem en vue du Mont Morija, accomplissant la prophétie prononcée par Abraham.

Dans les versets précédents, Isaac posa une question qui a dû torturer le cœur de son père d’une angoisse profonde. Il y avait le bois et le feu, mais où était l’agneau pour l’holocauste ? La réponse prophétique d’Abraham était que Dieu Lui-même se pourvoirait d’un agneau pour un holocauste.

Comme cela a été vu de manière glorieuse quand Jean le Baptiseur, le précurseur de Christ, contempla Jésus venant à lui, et s’exclama : « Voilà l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde ! ». (Jean 1. 29) ! Et cela fut vu de manière plus merveilleuse encore quand notre Sauveur adorable et béni mourut sur la croix du Calvaire pour la gloire de Dieu, et le salut de tous ceux qui mettent leur confiance en Lui.

On voit ainsi que le mot Jiré, ajouté au mot Jéhovah, nous présente ce qui est réservé dans la pensée de Dieu pour la bénédiction du pauvre homme tombé – tout le récit de la manière dont un Dieu faisant une alliance réaliserait son approche des hommes au prix de la mort de son fils unique.

Il ne nous sera jamais permis d’oublier cela. Dans la vision de la sainte cité descendant du ciel – une représentation symbolique de l’Église en relation avec la période à venir du Millénium, il nous est rappelé que Dieu le Tout-puissant, et l’Agneau, en sont le temple ; que la gloire de Dieu et de l’Agneau en sont la lumière ; que l’Église elle-même est la femme de l’Agneau.

D’après The Lord is near août 1987 (A.J. Pollock)

UNE HEURE D’ENTRETIEN AVEC UN HOMME DE DIEU *

* George Muller a vécu au 19ème siècle (1805-1898)

« Élie était un homme ayant les mêmes penchants que nous : il pria avec instance… » (Jac. 5. 17).

« Dieu… est le père des orphelins » (Ps. 68. 6).

Par une chaude journée d’été, je gravissais lentement le chemin ombragé de Ashley Hill, à Bristol, qui conduit aux célèbres orphelinats fondés par George Muller. Arrivé au sommet de la colline, je me trouvai en face des immenses bâtiments qui abritent plus de mille jeunes personnes, la plupart orphelins.

L’auteur de ces constructions a montré au monde ce que peut faire la foi en la puissance de Dieu. Dans la première maison, à droite, habite, dans un appartement simple et sans prétentions, le chrétien dont le nom est devenu familier à toute la chrétienté.

Franchissant le portail de la loge du concierge, je m’arrêtai un moment pour regarder la grande maison devant moi ; mais elle n’est qu’une partie des cinq bâtiments.

Un des orphelins répondit à mon coup de cloche et me conduisit par un large escalier de pierre à l’appartement particulier du fondateur de l’établissement. George Muller a atteint l’âge remarquable de quatre-vingt-onze ans. Il me reçut avec une cordiale poignée de main et me souhaita la bienvenue.

L’intime communion fraternelle éprouvée pendant cette heure bénie restera à toujours gravée dans ma mémoire. Ce serviteur de Dieu m’ouvrit son cœur, me donna des conseils, pria avec moi.

Je reproduis ici une partie de mon entretien avec George Muller, demandant à Dieu qu’il bénisse ces paroles pour un grand nombre de mes compagnons de route. Pendant cette heure, j’appris à connaître la source de la grande force spirituelle de G. Muller. Le pieux vieillard, en possession de toutes ses facultés, fut éloquent d’un bout à l’autre, éloquent sur un seul sujet : les louanges de Dieu, de Celui qui entend les prières des siens et répond à la foi. Mes propres paroles ne furent pas nombreuses.

– Avez-vous toujours trouvé le Seigneur fidèle à sa promesse ?

– Toujours, répondit-il promptement, et avec ardeur : Il ne m’a jamais fait défaut ! Depuis près de soixante-dix ans, Il a suppléé à tous les besoins de cette œuvre. Il y a eu jusqu’ici, sous ce toit, 9500 orphelins, et jamais ils n’ont manqué d’un repas ; jamais ! Nous avons, des centaines de fois, commencé la journée « sans un sou », mais notre Père céleste a envoyé le secours au moment où il le fallait. Nous n’avons jamais manqué d’une nourriture bonne et saine.

– Pendant toutes ces années, j’ai pu me confier dans le Dieu vivant, et en Lui seul.

Pas un homme ne pourra dire que je lui ai jamais demandé quoi que ce soit. Nous n’avons pas de comités, ni de collectes, ni de dotations ; tout nous a été donné en réponse à la prière de la foi. Ma confiance a été en Dieu seul.

Il y a de nombreux moyens pour émouvoir le cœur des hommes en faveur de son œuvre. Tandis que je prie, Il dit à celui-ci ou à celui-là, dans un continent ou dans un autre, de nous envoyer du secours. L’autre soir encore, pendant que je prêchais, un homme a signé un chèque pour une somme importante destinée aux orphelins, et me l’a remis à la sortie de la réunion.

– Votre foi a été mise à l’épreuve. En est-il encore ainsi maintenant ?

– Oui, me répondit-il, et mes difficultés sont plus nombreuses que jamais. À côté de nos responsabilités financières, il faut toujours trouver des aides capables et des places convenables pour les centaines d’orphelins qui sortent sans cesse de nos maisons. Souvent aussi nos fonds s’épuisent. Ainsi la semaine dernière, nous étions arrivés au bout de nos ressources. Je réunis mes fidèles aides et leur dis : « Prions, frères, prions ! » Immédiatement nous reçûmes l’argent nécessaire. Mais il nous faut toujours prier et toujours croire. Oh ! il fait bon se confier au Dieu vivant qui a dit : « Je ne te laisserai pas et je ne t’abandonnerai pas ».

Attendez de Dieu de grandes choses, et vous recevrez de grandes choses.

Il n’y a pas de limite à sa puissance. Loué soit à jamais son nom glorieux ! Bénissez-Le pour tout.

– Je suppose, dis-je, que vous n’avez jamais eu l’idée de former un fonds de réserve ?

– Ce serait la plus grande folie, s’écria G. Muller. Comment pourrais-je prier, si j’avais un fonds de réserve ? Dieu me dirait : « Emploie ta réserve, George Muller, emploie ta réserve ». Oh ! non, je n’ai jamais songé à une pareille chose.

Notre fonds de réserve est au ciel. Dieu, le Dieu vivant, est notre pourvoyeur. Je me suis confié en Lui pour une pièce d’or ; je me suis confié en Lui pour des milliers de francs, et jamais en vain. Heureux l’homme qui se confie en Lui.

Cela m’amena à lui dire :

– Alors naturellement, vous n’avez jamais pensé à mettre quelque chose de côté pour vous-même ?

Je n’oublierai jamais la manière digne avec laquelle cet homme me répondit. Jusque-là il avait été assis en face de moi, penché en avant, les mains jointes, le regard calme et tranquille, le plus souvent fixant le sol ; il se redressa et me regarda longtemps fixement comme s’il avait voulu lire au fond de mon âme. Ma question avait évidemment remué tout son être.

Après une pause, il tira de sa poche une vieille bourse, la plaça dans ma main et me dit :

– Tout ce que je possède est dans cette bourse. Épargner pour moi-même, jamais ! Quand on m’envoie de l’argent pour mes dépenses personnelles, je les remets à mon Dieu. Épargner pour moi-même ! Je n’oserais le faire ; ce serait déshonorer mon bon Père céleste ! Je rendis la bourse à G. Muller, et il me donna encore quelques détails financiers que je n’ai pas la liberté de reproduire.

Je dois expliquer ici que, outre son orphelinat, G. Muller a fondé une Société pour la propagation des connaissances chrétiennes scripturaires, par laquelle 150 missionnaires sont soutenus, 117 écoles ont été fondées, deux millions de Bibles et de Nouveaux Testaments et plusieurs millions de traités ont été distribués.

Sa parole était empreinte d’enthousiasme pendant qu’il me racontait quelques-uns de ses voyages missionnaires dans 42 pays différents. Des centaines de milliers d’hommes et de femmes, de presque toutes les nations du monde sont venus l’écouter, et son sujet principal était d’annoncer le message du salut et d’encourager les croyants à se confier en un Dieu vivant.

Il me dit qu’il priait pour ses prédications de la Parole plus que pour tout le reste, et que souvent le texte ne lui était donné qu’au moment où il allait prendre la parole, quoiqu’il ait prié pour cela pendant toute la semaine. Je lui demandai s’il passait beaucoup de temps à genoux.

« Plus ou moins chaque jour. Mais je vis dans un esprit de prière. Je prie quand je vais et viens, quand je me couche, quand je me lève. Et les réponses viennent toujours. Quand je suis persuadé qu’une chose est bonne et à la gloire de Dieu, je prie jusqu’à ce que j’aie la réponse ».

– La grande chose est de ne jamais cesser de prier jusqu’à ce que la réponse vienne. J’ai prié chaque jour pendant cinquante-deux ans pour deux hommes, les fils d’un ami de ma jeunesse. Ils ne sont pas encore convertis, mais ils le seront ! Comment pourrait-il en être autrement ?

La promesse de Dieu est certaine et je me repose là-dessus. Il faut prier avec persévérance, il faut continuer de prier jusqu’à l’exaucement.

– Oh ! qu’elle est grande, la bonté de Celui à qui nous avons à faire. Il m’a donné, indigne comme je le suis, de manière incommensurable, au-delà de tout ce que j’ai demandé ou pensé ! Je ne suis qu’un pauvre misérable pécheur, mais Il a entendu mes prières des milliers de fois et Il a bien voulu se servir de moi pour conduire un grand nombre d’âmes dans le chemin du salut. Ces lèvres indignes ont proclamé la bonne nouvelle à de grandes multitudes, et beaucoup, beaucoup, beaucoup d’âmes ont été sauvées.

Je demandai à G. Muller si, au moment où il avait entrepris son œuvre, il avait eu l’idée qu’elle prendrait autant d’extension.

– Je savais seulement, répondit-il, que Dieu était dans ce travail et qu’Il conduisait son enfant dans des sentiers nouveaux. L’assurance de sa présence me tenait en repos.

– Je ne puis m’empêcher de remarquer la manière dont vous parlez de vous-même, lui dis-je, sentant bien que je touchais à un sujet intime, celui des relations personnelles de cet homme avec son Dieu.

– Il n’y a qu’une chose que je mérite, s’écria-t-il, c’est l’enfer ! Par nature, je suis un homme perdu, mais je suis un pécheur sauvé par la grâce de Dieu. Quoique je sois par nature un pécheur, je ne vis pas dans le péché, je le hais.

– Je suppose que pendant les longues années de votre ministère, vous avez rencontré bien des choses décourageantes ?

– Oui, répondit-il, mais mon espoir et ma confiance n’ont pas varié. Mon âme se reposait sur les promesses de Dieu. Sa parole ne retourne jamais à Lui sans effet. Il donne de la force à celui qui est las et Il augmente la vigueur de celui qui est affaibli.

Je lui racontai brièvement quelques-unes des choses qui me dérangeaient toujours à nouveau et lui exprimai le désir d’être employé de plus en plus au service de Dieu, et lui demandai de me donner quelques conseils sur mon travail. Il répondit :

– Cherchez à dépendre uniquement du Seigneur pour toute chose.

Remettez-vous, avec votre travail, entre ses mains. Avant d’entreprendre quelque chose de nouveau, demandez-vous toujours si cela est agréable à Dieu et si c’est pour sa gloire, puis commencez avec foi et prières, et ne revenez jamais en arrière. Priez, priez ! Ne gardez pas d’iniquité dans votre cœur ; si vous le faites, le Seigneur ne vous répondra pas. Souvenez-vous toujours de cela et confiez-vous en Dieu, attendant de Lui de grandes choses. Ne faiblissez pas si la bénédiction ne vient pas tout de suite. Priez, priez, et par-dessus tout, ne comptez que sur les mérites de notre adorable Sauveur.

Avant de nous séparer, nous nous agenouillâmes pour prier et sa requête fut courte et simple : « Ô Seigneur, bénis Ton cher serviteur qui est maintenant devant Toi, bénis-le de plus en plus, de plus en plus, DE PLUS EN PLUS ».

D’après Le Salut de Dieu 1996