COMMENT ÉLISABETH MIT EN PRATIQUE CE QU’ELLE AVAIT ENTENDU

Dans une école missionnaire du centre de l’Afrique, Mlle Fellow racontait à ses jeunes élèves l’histoire d’André trouvant son frère Simon Pierre et l’amenant à Jésus. Une petite orpheline aux yeux brillants suivait la leçon avec une attention particulière ce matin-là, buvant en quelque sorte les paroles de sa maîtresse.

Au début, quand elle était arrivée à l’école, elle avait eu un peu peur de la dame missionnaire, mais lorsque celle-ci eut gagné sa confiance, elle avait écouté attentivement l’Évangile et avait été la première à accepter le Seigneur Jésus pour son Sauveur. Elle avait été baptisée et avait reçu le nouveau nom d’Élisabeth. Le matin suivant Élisabeth n’était pas à sa place habituelle pour suivre la leçon. C’était la première fois, depuis l’ouverture de l’école, qu’elle manquait une classe, et Mlle Fellow se demandait ce qui avait pu se passer.

Le soir arriva, et Élisabeth n’apparaissait toujours pas. Le matin suivant sa place était toujours vide. Les jours s’écoulèrent et son siège demeurait vacant ; on n’avait pas non plus de nouvelles d’elle dans le village. Du reste, personne ne s’inquiétait d’elle, car elle n’avait qu’un parent éloigné et peu d’amis. Mlle Fellow cependant se couchait chaque soir avec un poids sur le cœur, car elle s’était beaucoup attachée à la petite fille abandonnée, dont le témoignage jusqu’alors avait été si loyal et si clair. Peu à peu, en priant, l’assurance lui vint que Dieu veillait sur son enfant et la protégeait.

Un jour, trois semaines après la disparition d’Élisabeth, la leçon du matin fut troublée par le son de voix d’enfants et le bruit de pieds nus sur le sol brûlé du soleil, en dehors de l’école. Avant que Mlle Fellow eût eu le temps d’aller voir ce que c’était, une paire de bras bruns entourèrent son cou et Élisabeth se serra contre elle.

Avec un effort la maîtresse domina l’émotion qui l’avait saisie, et d’une main ferme repoussa un peu la fillette.

– Je suis très heureuse que tu sois de retour, Élisabeth, mais tu as très, très mal agi en t’enfuyant de l’école.

– Oh ! maîtresse, sanglota l’enfant, je suis seulement allée chercher un cadeau pour vous et pour le Seigneur Jésus. Venez avec moi, maîtresse.

Mlle Fellow la suivit et trouva dehors onze fillettes sales, à moitié nues, l’air affamé, qui se serraient l’une contre l’autre comme un troupeau de brebis effrayées.

– Mais, Élisabeth, d’où viennent-elles ?

– Des montagnes, maîtresse, gémit l’enfant. Je voulais être comme André et amener quelqu’un d’autre au Seigneur Jésus – et vous faire une surprise, mais je suis bien triste de vous avoir fâchée.

Pour toute réponse Mlle Fellow prit la fillette dans ses bras et l’embrassa tendrement en signe de pardon.

Plus d’une fois, pendant sa carrière missionnaire, elle se rappela le premier essai d’Élisabeth pour amener des âmes au Seigneur Jésus, car parmi ces onze premières jeunes filles, plusieurs devinrent à leur tour d’excellentes institutrices missionnaires. Et souvent son cœur s’attristait en pensant combien peu de chrétiens dans nos pays pourtant si privilégiés, possèdent le zèle et l’amour qui avaient poussé la petite orpheline à supporter tant de peines et de fatigues pour être un « André ».

D’après La Bonne Nouvelle 1955

L’ÉCOLE DU DIMANCHE À LA MAISON

Un dimanche matin où la pluie tombait à torrents, une petite fille se tenait à la fenêtre, regardant au dehors d’un air consterné : elle avait peur de ne pas pouvoir aller à l’école du dimanche si la pluie ne s’arrêtait pas de tomber.

La fillette avait appris à aimer le Sauveur et savait que ses péchés avaient été lavés dans son précieux sang. Sa maman était une chrétienne, et toutes deux, la mère et la fille, étaient un grand réconfort l’une pour l’autre. Le père n’était pas converti, mais comme il aimait profondément sa femme et sa fillette, il les laissait tout à fait libres d’aller aux réunions.

Ce fut lui qui dit à l’enfant déçue que, par ce dimanche si pluvieux, elle ne pourrait pas sortir, puis il ajouta :

– Et si nous avions, toi et moi, l’école du dimanche à la maison ?

– Alors, répondit-elle, tu seras le moniteur et moi je serai ton petit groupe.

Et, consolée, elle se leva aussitôt pour aller chercher sa Bible et deux cantiques, mit deux chaises en face l’une de l’autre et dit :

– Maintenant, papa, l’école est prête.

– Mais que dois-je faire ? demanda-t-il en s’asseyant en face de sa petite élève.

– Eh bien, tu commences par indiquer un cantique.

– Mais, ma chère enfant, je ne connais aucun de ces cantiques et encore moins la mélodie.

– Alors peut-être, dit-elle, tu me laisseras indiquer un cantique, je le chanterai et tu m’aideras.

La fillette trouva bientôt l’un de ses cantiques favoris qui parlait du Seigneur Jésus descendu du ciel pour chercher et sauver les hommes perdus, et comment Il donna sa vie sur la croix pour laver leurs péchés. Elle se mit à chanter de sa douce voix enfantine, et les paroles du cantique pénétraient avec puissance dans le cœur du père ; mais lui, il ne pouvait chanter, quelque chose dans sa gorge l’étouffait et il ne savait comment retenir ses larmes. Ah ! il ne se doutait pas à quoi il s’était engagé en offrant de faire l’école du dimanche… et aussitôt le cantique fini, il se prépara à sortir.

– Papa, ce n’est pas encore fini, dit la fillette.

– Il me semble que nous en avons assez pour aujourd’hui, dit-il en se rasseyant. Que devons-nous faire encore ?

– Papa, tu dois prier.

– Mon enfant, cela m’est impossible, dit-il.

– Mais, papa, nous prions toujours après le cantique, plaida-t-elle, en regardant son père d’un air suppliant.

Une grande lutte agitait le cœur du père, mais ce cœur avait déjà été adouci par les paroles du cantique – et que devait-il faire ? Manquer de parole à son enfant ou lui céder ? Alors il ne put résister au visage suppliant de la fillette et se mit à genoux, mais le cœur trop plein pour des paroles. Voyant qu’il ne disait rien, elle le poussa du coude et dit :

– Prie, papa.

Il ne put alors y tenir davantage et éclata en sanglots. Mais à ce moment-là, la porte s’ouvrit doucement ; c’était sa femme qui, depuis des années, priait pour lui. Elle s’agenouilla aussitôt à ses côtés et s’unit à lui dans une ardente prière. Dieu qui a commandé que la lumière brillât dans les ténèbres éclaira ce cœur endurci… et il fut sauvé.

Que de fois, dans la suite, ils remercièrent pour ce dimanche de pluie qui avait eu des résultats tellement bénis.

Le Seigneur est patient, « ne voulant pas qu’aucun périsse mais que tous viennent à la repentance » (2 Pier. 3. 9).

D’après La Bonne Nouvelle 1954

RESPONSABILITÉ

« Soyez toujours prêts à répondre, … à quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous » 1 Pierre 3. 15.

En tant que chrétiens, nous cherchons à vivre une vie qui soit en accord avec la Parole de Dieu et qui honore le Seigneur Jésus. Cependant, nous vivons dans un monde qui ne veut rien avoir à faire avec Dieu. C’est pourquoi notre comportement entre souvent en conflit avec la façon de vivre de nos contemporains incrédules. Cela peut les amener à se poser des questions : Pourquoi priez-vous avant les repas ? Pourquoi ne participez-vous pas à nos fêtes ? Pourquoi allez-vous à l’église tous les dimanches ? Pourquoi n’avez-vous pas recours au mensonge pour vous sortir d’une situation délicate ?

Nous ne devrions pas répondre à de telles questions de manière évasive. Elles nous donnent plutôt l’occasion de témoigner de notre foi au Seigneur Jésus. L’apôtre Pierre nous exhorte à être toujours prêts et disposés à donner les raisons de notre comportement.

– Nous prions avant les repas parce que nous croyons dans le Dieu vivant qui est le soutien de la vie et qui nous donne suffisamment à manger chaque jour (1 Tim. 4. 10).

– Nous ne faisons pas la fête car le Seigneur ne veut pas que nous nous livrions à des beuveries et à des orgies (1 Pier. 4. 3).

– Nous assistons à des réunions chrétiennes chaque dimanche afin de garder le repas de mémorial de notre Seigneur, et d’écouter la Parole de Dieu (Luc 22. 19).

– Nous ne voulons plus mentir, mais parler la vérité, parce que nous sommes des disciples du Seigneur Jésus qui a toujours rendu témoignage à la vérité (Éph. 4. 20 à 25).

D’après « The Good Seed » – janvier 2025

NOUS SOMMES IMPORTANTS POUR LE SEIGNEUR

« Lui, à la poupe, dormait sur un oreiller ; ils le réveillent et lui disent : - Maître, ne te soucies-tu pas que nous périssions ? » Marc 4. 38.

Les disciples étaient avec le Seigneur dans une barque, sur le lac, lorsqu’un violent orage éclata. D’énormes vagues se jetaient sur la barque de sorte qu’elle se remplissait d’eau. Nous pouvons bien imaginer les disciples luttant contre cette tempête. Plusieurs d’entre eux étaient des pêcheurs expérimentés qui savaient quoi faire dans de telles situations, mais cela ne semblait pas les aider.

Pendant que leur détresse grandissait, le Seigneur Jésus dormait à la poupe de la barque. Comment pouvait-Il rester aussi calme ? Ne s’inquiétait-Il pas du fait qu’ils étaient en danger de se noyer ? De telles questions devaient traverser l’esprit des disciples lorsqu’ils se sont approchés de Lui et l’ont réveillé en Lui disant : « Maître, ne te soucies-tu pas que nous périssions ? ».

Peut-être avons-nous fait des expériences semblables. En suivant le Seigneur Jésus, nous avons peut-être été complètement submergés par des problèmes qui se sont présentés. Nous avons peut-être lutté et compté sur l’aide de notre Seigneur, mais Il ne semblait pas être préoccupé par notre sort. Nos prières sont restées sans réponse… Alors, tout à coup, le doute nous a saisi et nous nous sommes demandé : Se soucie-t-Il vraiment de nous ?

Pierre, qui a vécu avec le Seigneur l’expérience décrite dans ce passage de l’évangile de Marc, nous donne une réponse qui dissipe tous les doutes : « Rejetant sur lui tout votre souci, car il prend soin de vous » (1 Pier. 5. 7). Le Seigneur ne nous abandonnera jamais.

D’après « The Good Seed » février 2025

TRADUCTION DE FEUILLETS (146)

« Ne vous tournez pas vers ceux qui invoquent les esprits, ni vers les diseurs de bonne aventure ; n’ayez pas recours à eux pour vous rendre impurs. Moi, je suis l’Eternel, votre Dieu » Lévitique 19. 31.

LE FILS DE DIEU VOUS LIBÈRE

Dans la Bible, Dieu met fermement en garde contre les pratiques occultes telles que la magie, la divination, l’astrologie et la sorcellerie. Ces pratiques font souvent appel à la superstition. À première vue, elles semblent inoffensives, voire ridicules. Mais derrière elles se cache le diable, qui cherche à entraîner les hommes à leur perte par son pouvoir.

Quiconque s’ouvre à l’occultisme et s’adonne à de telles pratiques court un grave danger. Il tombe toujours plus sous l’emprise de Satan et s’expose inévitablement au jugement éternel (Apoc. 21. 8). Reste-t-il un espoir ?

Oui, car Jésus-Christ, par sa mort sur la croix, a vaincu le diable. Il a accompli une œuvre de rédemption merveilleuse. Maintenant, Il peut libérer les hommes du pouvoir de Satan et les amener à une relation heureuse avec Dieu. Comment cela fonctionne-t-il ?

Ceux qui souhaitent être libérés du pouvoir du diable doivent croire personnellement au Sauveur Jésus-Christ et L’implorer avec confiance de leur venir en aide. La Bible nous l’assure : « Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé » (Rom. 10. 13).

Pour se libérer des liens occultes, il est nécessaire de cesser immédiatement toute pratique maléfique et de confesser ses péchés à Dieu au nom de Jésus. Il promet : « Celui qui confesse ses transgressions et les abandonne obtiendra miséricorde ».

D’après Näher zu Dir décembre 2025

« Il (Jésus) leur dit : C’est moi , n’ayez pas peur ! » Jean 6. 20.

C’EST MOI !

« C’est moi ! », résonne la voix du maître,

peu importe la violence des tempêtes de vent,

peu importe la violence des vagues

qui s’accumulent devant vous.

Vous, disciples, qui êtes dans la petite barque,

vous ne périrez pas.

Et si vous éprouvez des difficultés en ramant :

le Sauveur l’a vu.

N’ayez pas peur et prenez courage,

le grand Sauveur approche.

Même si la tempête hurle et que les flots déferlent,

Il sait toujours quoi faire.

Il ne laisse jamais son peuple seul,

et lorsque celui-ci a peur,

Il monte silencieusement à bord du navire

et le vent tombe.

« C’est moi ! » s’écrie encore aujourd’hui le Sauveur,

lorsque vous êtes dans la tempête et la détresse,

lorsque le chagrin et la douleur

menacent de vous engloutir.

Même si vous ne comprenez pas sa façon de faire,

Ses actions sont toujours bénéfiques.

Il veille à ce que vous ne vous enfonciez pas

et vous sauve de la noyade.

D’après Näher zu Dir décembre 2025

« J’ai dit : Je confesserai mes transgressions à l’Éternel ; et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché » Psaume 32. 5.

L’HORLOGE PARLANTE

Un homme était assis en face de moi, une tasse de café à la main. Nous avons entamé la conversation, et il m’a parlé de sa magnifique montre. « Je l’ai reçue en cadeau de la part de l’entreprise il y a plus de vingt ans, pour mon 25ème anniversaire de mariage. Je la porte depuis lors ». J’ai exprimé mon admiration et lui ai fait remarquer : « Cette montre a dû en vivre bien des choses avec vous. Si elle pouvait parler, elle aurait certainement des tas d’histoires à raconter ». L’homme, visiblement agacé, a répondu : « Heureusement qu’elle ne le peut pas… ».

Cela m’a rappelé le roi David, qui voulait cacher les fautes qu’il avait commises dans sa vie. Mais il ne trouva aucune paix : « Quand je me suis tu, mes os ont dépéri, quand je rugissais tout le jour » (Ps. 32. 3).

Peut-être vous trouvez-vous dans une situation similaire : vous avez commis une faute et êtes terriblement soulagé que personne ne le sache. Mais Dieu vous la rappelle aujourd’hui. Votre conscience s’éveille, comme celle de l’homme à la montre. Que faire ?

Faites comme le roi David : « Je t’ai fait connaître mon péché et je n’ai pas couvert mon iniquité ; j’ai dit : « Je confesserai mes transgressions à l’Éternel ; et toi, tu as pardonné l’iniquité de mon péché » (Ps. 32. 5).

Une confession sincère de ses péchés à Dieu apporte la paix, car Il pardonne, puisque Jésus-Christ est mort pour nos péchés, et ressuscité pour notre justification.

D’après Näher zu Dir décembre 2025

« Souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse » Ecclésiaste 12. 1.

ÊTRE JEUNE

Nombreux sont les jeunes qui nourrissent des aspirations pour l’avenir. Ils souhaitent être en bonne santé et en forme, nouer de belles amitiés et faire des voyages extraordinaires. Certains aspirent à la réussite professionnelle, d’autres à la reconnaissance sociale. Certains recherchent l’épanouissement dans une tâche, d’autres veulent profiter pleinement de la vie.

Pourtant, d’innombrables rêves de jeunesse ne se réalisent jamais, car la vie réserve des surprises. C’est pourquoi Salomon, le roi sage, conseille à tous les jeunes : « Souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse ». Qu’est-ce que cela signifie ?

Pour les jeunes, penser au Créateur signifie avant tout réfléchir à leur relation avec Lui. Peuvent-ils se tenir devant Lui tels qu’ils sont ? Non ! Parce qu’ils ont péché, ils dépendent, comme nous tous, du Sauveur Jésus-Christ. En mourant pour nous sur la croix, Il a expié nos péchés et nous a ainsi ouvert le chemin vers Dieu. Tous ceux qui, par la foi, s’approprient cette grâce salvatrice entrent dans une relation véritable avec Dieu.

Pour les jeunes croyants, la réflexion sur le Créateur les amène à se demander comment vivre pour Lui plaire. Au lieu d’agir égoïstement, ils cherchent à plaire à Dieu. Par la Bible et la prière, ils découvrent sa volonté bienveillante à leur égard. S’ils la suivent, ils connaîtront le bonheur et la bénédiction.

D’après Näher zu Dir décembre 2025

« L’Éternel vint et se tint là, et appela comme les autres fois : Samuel, Samuel ! Et Samuel dit : Parle, car ton serviteur écoute ! » 1 Samuel 3. 10.

DIEU PARLE – NOUS ÉCOUTONS

Samuel arriva à Silo lorsqu’il était enfant, où il assista le sacrificateur Éli et servit ainsi l’Éternel. Il croyait en Dieu, mais ne savait pas encore comment avoir une relation personnelle avec Lui. Une nuit, Dieu voulut lui parler ; le jeune garçon crut d’abord que c’était Éli qui l’avait appelé. Lorsque Samuel apparut une troisième fois, Éli reconnut la voix de l’Éternel . Il conseilla alors au jeune garçon : « Quand on t’appellera, dis : Parle, Éternel , car ton serviteur écoute » (1 Sam. 3. 9).

Aujourd’hui, Dieu nous parle à travers la Bible. Lorsque nous lisons sa Parole, Il désire partager ses pensées avec nous. Il est important, à l’exemple de Samuel, d’écouter la voix de Dieu avec la bonne disposition intérieure. Il dit à l’Éternel : « Parle, car ton serviteur écoute ! » Un bon serviteur se caractérise par l’humilité et l’obéissance.

Lorsque nous lisons la Bible avec humilité, nous sommes prêts à recevoir l’enseignement de Dieu. Alors, il peut toucher notre conscience et parler à notre cœur. Ses paroles trouvent un terrain fertile et portent du fruit.

Lorsque nous lisons la Bible avec obéissance, nous désirons faire ce que Dieu nous demande. Nous reconnaissons alors son autorité sur nous et sommes prêts à mettre en pratique sa parole. Ainsi, notre foi peut grandir et se fortifier.

Ce passage nous montre aussi que la lecture de la Bible et la prière sont indissociables. Demandons au Seigneur de nous accorder la compréhension et remercions-Le pour cela.

D’après Näher zu Dir décembre 2025

« Il fera retourner le cœur des pères vers les fils et le cœur des fils vers leurs pères » Malachie 4. 6.

PAS DE CONFLIT GÉNÉRATIONNEL

On peut lire l’inscription suivante sur la façade d’une maison ancienne du canton de Berne :

Jeunes et vieux,

lorsqu’ils restent unis,

tous prospèrent.

Mais lorsqu’ils se séparent et

suivent leurs propres chemins,

tous périclitent.

Tout au long de l’histoire, les conflits générationnels sont rendu la vie en commun difficile. Malheureusement, cela se produit aussi au sein du peuple de Dieu. D’une part, les croyants plus âgés ont souvent peu de compréhension envers les jeunes chrétiens, car ils rejettent d’emblée toute nouveauté. D’autre part, certains jeunes font preuve de peu de respect envers leurs aînés et négligent facilement les conseils des chrétiens expérimentés. Mais Dieu désire qu’il y ait une bonne entente entre les jeunes et les moins jeunes. Dans le passage biblique d’aujourd’hui, il montre comment cela est possible :

– Premièrement, on remarque que cela commence par la génération plus âgée. C’est à elle qu’on demande en premier de s’engager à entretenir de bonnes relations avec la jeune génération.

– Ensuite, le cœur doit être impliqué. S’il existe un amour véritable et un intérêt sincère l’un pour l’autre, jeunes et moins jeunes peuvent vivre en parfaite harmonie.

– Troisièmement, tout dépend de l’aide de Dieu. Il peut faire en sorte que les générations se retrouvent et vivent en bonne harmonie.

D’après Näher zu Dir décembre 2025

« La lampe du corps, c’est ton œil ; lorsque ton œil est en bon état, ton corps tout entier est lui aussi plein de lumière ; mais quand il est en mauvais état, ton corps aussi est ténébreux » Luc 11. 34.

« Je te conseille d’acheter de moi… un collyre pour oindre tes yeux afin que tu voies » Apocalypse 4. 18.

GARDER LA LAMPE ÉCLAIRÉE

Si notre vue spirituelle est bonne et fixée sur le Seigneur, nous verrons clairement les problèmes moraux et nous serons capables de les juger de manière moralement juste. Si nous faisons de la volonté de Dieu la priorité de notre vie, nous verrons toujours plus notre vie – et prendrons nos décisions – en rapport avec Dieu. Mais si la volonté du Seigneur et ses intérêts ne sont plus une priorité pour nous, ni notre intérêt, alors notre vue spirituelle n’est plus claire, et notre vision est altérée. Alors les problèmes moraux sont vus de manière altérée et faussée dans un sens ou dans un autre.

Si nous détachons nos priorités loin du Seigneur, et les dirigeons vers notre bonheur ou notre sécurité matérielle, ou notre progrès, alors nos décisions et nos choix moraux seront faits suivant cette pensée : Qu’est-ce que cela me rapporte ? On ne consulte plus le Seigneur quant aux décisions, telles que : À quelle école m’inscrire ? Ou dans quelle profession travailler, ou quels proches amis avoir, ou comment employer mon temps libre et mon argent ? Alors nous demandons à Dieu sa bénédiction sur nos propres décisions pour agir !

Si nous sommes dirigés de plus en plus par des motifs et des priorités mélangés, des points aveugles continuent à s’infiltrer dans notre vision spirituelle. De mauvaises décisions morales résultent en endroits aveugles et ainsi en mauvais jugements moraux. Si ce cycle n’est pas interrompu, il se poursuit, jusqu’à ce que le corps soit plein de ténèbres. Alors, quand il nous est dit explicitement ce qui est moralement juste ou que nous nous en rendions compte avec honte, nous nous trouvons peu désireux, sages quant à nous-mêmes, ou incapables par nos propres forces, de faire ce qui est juste. C’est évidemment parce que le Seigneur n’est plus au centre de notre vie pour nous donner le désir et la force dont nous avons tellement besoin.

Quand nous détachons nos yeux du Seigneur comme notre seule source de force et de sécurité, nos yeux s’affaiblissent et nous avons des zones aveugles dans notre vision. Il est particulièrement facile de créer des points aveugles dans la sphère de notre sécurité financière. Notre désir pour plus peut conduire à des décisions de travail discutables et des alliances avec des non-chrétiens.

Avant longtemps, nos points aveugles peuvent même nous permettre de faire des affaires douteuses ou des transactions peu droites, dont nous nous rendons à peine compte qu’il y a là quelque chose de faux ! Des points aveugles sont aussi présents :

1. Si le fait de gagner sur un autre chrétien dans une discussion est plus important que de l’aimer de l’amour de Christ, ou si

2. Faire ce qui est obligatoire dans le travail devient plus important que d’aider ceux avec lesquels je travaille, ou si

3. J’ai mes préférés, ou si

4. Gagner des collègues pour Christ devient plus important que de faire la paix.

Nous sommes particulièrement vulnérables dans les points aveugles en ce qui concerne nos besoins physiques et émotionnels. Déplacer notre attention loin de Christ vers quelqu’un d’autre peut conduire à des amitiés malsaines, à une relation sexuelle hors mariage, ou même à un mariage avec un incrédule. Notre conscience ayant perdu ses repères peut raisonner quant aux exercices de conscience que nous avons pu avoir, et puis nous pouvons même nous convaincre que nous suivons réellement la direction du Seigneur !

Il n’y a qu’un remède au problème de la vue spirituelle faussée ou endommagée. Le remède est simple à définir, mais pas aisé à suivre dans ce monde attrayant et fascinant : Garder toujours les yeux fixés sur le Seigneur Jésus, sur ses désirs et ses intérêts.

D’après the Lord is near juin 1988

« Moïse appela Betsaleël et Oholiab, et tout homme intelligent dans le cœur duquel l’Éternel avait mis de la sagesse, tous ceux que leur cœur porta à s’approcher de l’œuvre, pour la faire » Exode 36. 2.

NOTRE CAPACITÉ VIENT DE DIEU

Le Seigneur est Celui qui, pour les siens, décide de toute tâche – qu’elle soit spirituelle ou physique – et rend capable de l’accomplir. En fait, toute tâche physique faite sous sa direction est aussi spirituelle à ses yeux. Il s’intéresse aux détails d’une telle œuvre et donne à ses serviteurs des dons pour tout accomplir selon son dessein. La manière dont cela est accompli devrait toujours être digne de Lui comme le plan d’origine. De plus, Il ne commande pas que quelque chose soit fait sans pourvoir à celui qui est nécessaire dans ce temps précis pour exécuter son dessein.

Quant Dieu donna à Moïse le modèle du tabernacle, sur le Mont Sinaï, différentes choses précises étaient requises : de la bonne volonté de la part du peuple, pour donner les matériaux nécessaires ; une abondance de différents matériaux précieux ; des dons extraordinaires d’artiste et l’habileté pour fabriquer le mobilier, les vases, et des parties du tabernacle et de son parvis. Chaque objet devait être, non seulement beau aux yeux du spectateur, mais avoir une signification en exposant l’intention de Dieu et ses pensées, car toutes décrivaient Christ d’une manière ou d’une autre.

Betsaleël, Oholiab, et leurs aides, avaient reçu une grande sagesse et une grande habileté pour leur œuvre. C’était toutefois plus qu’une simple habileté artistique, car elle était accompagnée de la compréhension et de la connaissance nécessaires pour accomplir ce qu’ils faisaient pour la gloire de Dieu. Ils avaient une sagesse divine qui est beaucoup plus qu’une simple habileté artistique.

Oh ! Que nous puissions tous avoir une telle sagesse !

D’après the Lord is near juin 1988

« Je répondis : Me voici, envoie-moi. Il dit : – Va, et dis à ce peuple : En entendant vous entendrez et vous ne comprendrez pas, et en voyant vous verrez et vous ne connaîtrez pas. Engraisse le cœur de ce peuple, rends ses oreilles pesantes et bouche ses yeux, de peur qu’il ne voie… et n’entende… et ne comprenne… et ne se convertisse, et qu’il ne soit guéri » Ésaïe 6. 8 à 10.

LE MESSAGE DE COMPASSION DE L’ÉVANGILE

C’était un triste message qui était envoyé au prophète : aveugler, rendre sourd, et endurcir. Cependant nous pouvons dire tout de suite que Dieu n’endurcit jamais des cœurs qui seraient réceptifs, et qui ne sont sourds qu’envers Lui ; Il n’aveugle pas les yeux de ceux qui seraient contents de voir, et qui verraient s’Il ne s’interposait pas. Ce n’est que le blasphème insensé d’hommes qui, dans leur inimitié contre Dieu, discutent ainsi.

Êtes-vous déjà entré, avec une lampe brillante, dans une grange sombre, par une nuit sombre ? Immédiatement toutes les créatures des ténèbres, les rats et les souris, qui sont des êtres des ténèbres, fuient la lumière et se précipitent dans leur zone sombre, mais les créatures qui sont de la lumière volent vers la lumière. Mais la lumière de la lanterne n’a pas modifié aucune de ces créatures – elle les a seulement révélées. Elle n’a pas rendu sale ce qui était propre.

C’est Jésus – la vraie lumière – qui, venant dans ce sombre monde, simplement, manifeste tous les hommes. Il a fait cela en manifestant les œuvres de Dieu, avançant avec miséricorde « faisant le bien, et guérissant tous ceux qui étaient sous le pouvoir du diable », et a été à la fin élevé sur la croix de honte. Quand tout cet amour a été rejeté, que pouvait-Il faire ? « Il… disparut de leur vue » (Jean 12. 36). Cependant Lui, le Seigneur de tous, a même laissé alors un appel à tous ceux qui sont chargés, de venir à Lui pour qu’Il leur donne du repos ; car Il ne repoussera aucun de ceux qui veulent venir à Lui.

D’après the Lord is near juin 1988

« Abram bâtit là un autel à l’Éternel » Genèse 12. 7 et 8 ; 13. 18.

LES TROIS AUTELS D’ABRAM

Dans une suite de vingt-et-un versets, Abram bâtit trois autels. Que nous disent-ils au sujet de ce grand patriarche du peuple de Dieu ? À part le fait général que construire un autel est le signe d’une relation partagée et d’une communication dans les deux sens, chacun de ces autels nous dit quelque chose de particulier quant à la relation du croyant avec le Seigneur.

En obéissance à la direction claire de Dieu de s’en aller, Abram construit un autel. Mais remarquez qu’il est construit après qu’il soit parti, et non pas avant. Ce n’est pas un autel de bonnes intentions, mais plutôt un autel d’obéissance qui est dressé après avoir écouté la directive de Dieu. Abram « s’en alla, sans savoir où il allait » (Héb. 11. 8). Notre relation avec le Seigneur est-elle mélangée avec de bonnes intentions, ou marquée par des autels d’obéissance ?

Le deuxième autel suit immédiatement le premier, et en relation étroite avec lui. Cet autel du caractère du pèlerin exprime la volonté d’Abram de renoncer à la sécurité et à la relation avec ce monde. Après que l’Éternel lui est apparu, il déplace sa tente et construit l’autel du pèlerin : « Par la foi, il vint séjourner dans la terre de la promesse comme dans une terre étrangère » (Héb. 11. 9). Peut-il en être dit autant de nous ? L’autel du pèlerin est-il près de notre sentier ? Les caractères de cet autel : étranger, habitant des tentes, citoyen du ciel – sont-ils ceux de notre caractère ?

L’autel de la séparation ne fut construit qu’après qu’Abram et Lot se soient séparés. Il ne pouvait jamais être construit tandis que l’un était associé avec les désirs de Lot. Il ne pouvait pas être construit à Sodome ou près de Sodome, la ville des « méchants et grands pécheurs devant l’Éternel » (Gen. 13. 13). Ce n’est qu’après qu’Abram ait choisi de marcher dans un chemin de séparation qu’il put construire cet autel du témoignage envers l’Éternel. En avons-nous fait autant ?

D’après the Lord is near juin 1988

« Les vingt-quatre anciens se prosterneront devant Celui qui est assis sur le trône, et rendront hommage à Celui qui vit aux siècles des siècles ; et ils jetteront leurs couronnes devant le trône, en disant : Tu es digne » Apocalypse 4. 10 et 11.

NOS COURONNES POUR LA GLOIRE DU SEIGNEUR JÉSUS

N’est-ce pas heureux de savoir que, lorsque nous nous prosternerons dans l’adoration devant le Seigneur, dans ce jour de gloire, il n’y aura pas de fausse note ? Christ remplira notre regard. Ses louanges rempliront nos lèvres. Sa valeur remplira notre cœur. Nous jetterons nos couronnes devant Lui, conscients que quelque service qui ait pu être fait pour Lui sur la terre, était fait seulement par sa grâce et sa force.

Et cependant la Parole de Dieu nous montre différentes couronnes données aux saints :

– La couronne incorruptible : 1 Corinthiens 9. 24 à 27.

– La couronne de joie : 1 Thessaloniciens 2. 19.

– La couronne de justice : 2 Timothée 4. 8.

– La couronne de vie : Jacques 1. 12.

– La couronne de gloire : 1 Pierre 5. 4.

Appliquons nos cœurs à obtenir ces couronnes, afin que nous puissions les jeter à ses pieds bénis.

D’après the Lord is near juin 1988

« Ne rejetez donc pas loin votre confiance, qui a une grande récompense. Car vous avez besoin de patience, afin que, ayant fait la volonté de Dieu, vous receviez ce qui est promis. Car encore très peu de temps, « et celui qui vient viendra, et il ne tardera pas » Hébreux 10. 35 à 37.

PATIENCE ET CONFIANCE POUR LE CROYANT

Dans des jours comme aujourd’hui, il est bon que l’âme soit habituée à méditer sur la force de ces fondements que Dieu nous a donnés – l’intimité de cette communion dans laquelle Il a déjà introduit notre cœur – et l’éclat de ces perspectives qu’Il a placées devant nos yeux.

Je demande seulement : Désirons-nous cette portion ? Ne sommes-nous satisfaits que par elle ? Renonçons-nous à avoir des buts ou des espoirs en dehors d’elle ? Est-ce notre pensée ? Sommes-nous prisonniers de l’espérance, en refusant toute altération de cette attitude d’attente de l’âme ? Le Saint-Esprit nous est donné, non pas pour changer cela, mais pour le renforcer. Il fait que le croyant « abonde en espérance » et pousse à s’écrier : Viens, Seigneur Jésus. Il nous entraîne à espérer jusqu’au bout la grâce qui nous sera apportée lors de la révélation de Jésus Christ.

Et Lui, est-Il notre Objet ? Le cœur sait bien la puissance de ce qui est son objet. En est-il ainsi quant à Jésus, notre précieux Objet ? Avons-nous en nous-mêmes quelque chose de cette espérance que nous trouvons dans l’Écriture ? Et pouvons-nous dire : « Quand il donne la tranquillité, qui troublera ? » (Job 34. 29).

D’après the Lord is near juin 1988 (J.G. Bellett)

LE MENSONGE N’EST JAMAIS NÉCESSAIRE

Fritz Oberlin, pasteur au Ban-de-la-Roche en Alsace, avait la réputation d’être un excellent éducateur. Pendant la Révolution française, il avait recueilli dans sa maison une fillette de la haute noblesse, dont les parents et toute la famille avaient été guillotinés. Le pasteur Oberlin parlait souvent avec l’enfant, lui enseignant la droiture et le courage de dire toujours la vérité, quoiqu’il puisse en coûter. Il lui parlait du Sauveur, Lui, la Vérité et la Vie, dont l’amour infini n’avait pas reculé devant le terrible supplice de la croix, pour y subir le jugement de Dieu à notre place et nous sauver de la mort éternelle.

Un matin, de bonne heure, des soldats français vinrent frapper à la porte du pasteur Oberlin et lui dirent : « Citoyen Oberlin, nous savons que tu es un honnête homme ; nous avons reçu l’ordre de fouiller ta maison pour y découvrir la fille de N. guillotiné comme antirévolutionnaire. Dis-nous simplement si cette jeune fille est chez toi, et nous t’épargnerons le désagrément d’une perquisition ».

M. Oberlin savait qu’un « Oui » livrerait l’enfant à une mort certaine ; mais il ne voulait pas mentir. « Faites votre devoir, dit-il aux soldats, cherchez ! » En silence, son cœur s’éleva au Seigneur en instante prière : « J’ai fait ce que je devais. Toi, Dieu tout-puissant, fais maintenant ce que Tu peux ». Les recherches commencèrent dans la cave, puis dans toutes les dépendances ; toutes les chambres furent ouvertes et visitées à fond. Il ne restait plus qu’une petite mansarde sous le toit, dont la porte était grande ouverte : c’était justement la chambre de la fillette. Les soldats, en passant, n’y jetèrent qu’un coup d’œil, sans entrer, ne se doutant pas que l’enfant, dissimulée derrière la porte, s’y était glissée en entendant des pas d’hommes dans l’escalier. Elle faisait sa toilette du matin et, à moitié dévêtue, s’était cachée rapidement, ignorant que les soldats la cherchaient partout, et qu’un danger mortel la menaçait. N’ayant rien trouvé, ils s’en allèrent : la petite fille était sauvée et le pasteur Oberlin n’avait pas eu besoin de mentir ni de tromper pour délivrer la jeune orpheline.

Dieu répond à la confiance des siens, Il bénit la droiture de ceux qui Lui appartiennent, et Il exauce leurs supplications.

D’après La Bonne Nouvelle 1948

LA CHAUSSETTE TRICOTÉE

– Papa finira la grande cheminée ce soir, n’est-ce pas, maman demandait un petit garçon à sa mère, tandis qu’il attendait le panier qu’il devait porter au maçon pour son déjeuner.

– Il a dit qu’il espérait qu’on démolirait l’échafaudage ce soir, répondit la mère ; ce sera un spectacle. Je n’aime pas voir terminer ces grandes cheminées ; c’est si dangereux et ton père sera le dernier à descendre.

– Eh bien ! j’irai le voir et aider à l’applaudir avant qu’il ne descende, s’écria l’enfant.

– Va donc, répliqua sa mère. Si tout se passe bien, nous aurons une petite fête demain. Nous irons passer la journée dans les bois et y prendrons notre pique-nique.

– Bravo ! cria le garçon et il courut vers son père à l’ouvrage, tout en lui apportant les provisions qui devaient composer son frugal repas. Sa mère le regarda descendre gaiement la rue en sifflant ; puis elle pensa à son bon mari qui travaillait à un métier si dangereux, et son cœur s’éleva vers Dieu, Lui demandant ardemment de le bénir et de le protéger.

Tom, le cœur léger, remit à son père le panier dont il était chargé, puis partit pour l’école, située dans un quartier tout à fait opposé de la ville. Le soir, en rentrant à la maison, il alla voir comment son père s’en tirait. Celui-ci venait d’édifier une de ces immenses cheminées qui, dans nos villes industrielles, surgissent au centre des plus grosses fabriques. Celle à laquelle le père de Tom travaillait était l’une des plus grandes qu’on n’eût jamais construites et l’enfant, s’abritant les yeux du revers de sa main pour se protéger contre l’éclat du soleil couchant, cherchait du regard son père et ne l’apercevait qu’avec peine à cause de la hauteur immense à laquelle il se trouvait ; il sentit son cœur défaillir d’inquiétude.

L’échafaudage était presque entièrement démoli ; on enlevait les dernières poutres. James Howard, le père de Tom, restait seul au sommet de la cheminée. Il regarda autour de lui pour s’assurer que tout était bien en ordre, puis agita son chapeau. Les hommes qui étaient en bas lui répondirent par de longues acclamations, auxquelles Tom se joignit avec entrain. Mais comme leurs voix s’éteignaient, ils entendirent un son bien différent de celui qui venait de retentir, un cri d’horreur et d’effroi qui leur arrivait d’en-haut : « La corde ! la corde ! ». Ils regardèrent autour d’eux et aperçurent sur le sol la longue corde à l’aide de laquelle James Howard devait descendre et qu’ils avaient oublié de lui tendre avant l’enlèvement de l’échafaudage. Il y eut un silence de mort. Ils savaient tous qu’il était impossible, si adroits qu’ils puissent être, de jeter la corde en haut jusqu’au sommet de la cheminée. Ils restaient là, abasourdis, incapables d’offrir aucune aide, ni même d’imaginer quoi que ce soit possible.

Et le père de Tom ? Il fit le tour de l’étroite plateforme sur laquelle il se trouvait confiné ; la hauteur vertigineuse semblait augmenter chaque fois qu’il jetait un regard dans le vide. Saisi d’une terrible panique, sa présence d’esprit l’abandonna et il faillit perdre connaissance. Ses yeux se fermèrent ; un instant encore, croyait-il, et son corps allait s’abîmer sur le sol, soixante mètres plus bas.

Comme d’habitude, la mère de Tom avait passé la journée sans perdre son temps. Elle avait toujours à faire d’une façon ou de l’autre, et ce jour-là plus que de coutume à cause de la partie de plaisir en perspective pour le lendemain. Mais elle était une femme pieuse qui savait réserver quelques moments pour la prière et la lecture de la Parole. Elle aimait à remettre son cher mari et son enfant entre les mains du Seigneur, et ce jour-là, elle Le remerciait avec ferveur de lui avoir accordé de tels trésors. Tout à coup Tom entra, tout haletant, le visage pâle comme la mort et pouvant à peine articuler quelques mots entrecoupés :

– Mère ! mère ! il ne peut pas descendre !

– Qui, mon enfant ? Ton père ?

– Ils ont oublié de lui laisser la corde, expliqua Tom.

Sa mère se leva, frappée d’effroi, et resta un moment comme paralysée. Puis se couvrant le visage de ses mains, elle adressa à Dieu une fervente prière, et sortit hors de la maison.

Quand elle atteignit le chantier, elle trouva une foule nombreuse réunie au pied de la cheminée, mais personne ne savait que dire ni que faire. Quand Mme Howard arriva, on ne sut que lui dire :

« Il prétend qu’il va se jeter en bas ! »

– Ne fais pas cela, cria la brave femme d’une voix claire et encourageante. Tu ne dois pas faire cela ! Ôte ta chaussette, défais-la et laisse descendre le fil en y suspendant un morceau de mortier. Tu entends, Jim ? Le maçon fit un signe affirmatif, car il semblait incapable de parler. Puis il enleva lentement sa chaussette et la dévida. Tous restaient plongés dans un silence étonné, se demandant à quoi pensait Mme Howard et pourquoi elle avait fait chercher en toute hâte un peloton de ficelle chez le marchand.

– Fais descendre une des extrémités du fil, cria-t-elle à son mari, et tiens solidement l’autre.

Le frêle cordon, alourdi par un petit caillou, se glissa le long de la cheminée, ballotté de-ci de-là par le vent, mais enfin il parvint jusqu’en bas. Tom le saisit avec empressement, tandis que sa mère y attachait une des extrémités de la ficelle.

– Tire à toi lentement, cria-t-elle à son mari, et à mesure que le fil remontait, le peloton de ficelle se dévidait. Enfin, il s’arrêta ; la ficelle était entre les mains du maçon.

– Tiens ferme la ficelle, cria de nouveau la vaillante femme, et tire-la à toi.

La ficelle semblait bien lourde et le devenait de plus en plus, car Tom et sa mère y avaient fixé la corde. Celle-ci se déroula lentement à son tour. Il n’en restait plus qu’un repli sur le sol quand l’autre extrémité parvint entre les mains de James Howard.

– Dieu soit béni ! Dieu soit béni ! répéta la pauvre femme à plusieurs reprises. De nouveau elle cacha sa figure dans ses mains, adressant au Seigneur une fervente prière d’actions de grâces, et se réjouissant tout en tremblant. La corde était en haut ; la pièce de fer à laquelle on devait l’assujettir se trouvait en place ; mais son mari saurait-il faire ce qui restait à faire ? Les angoisses qu’il venait de traverser ne l’avaient-elles pas paralysé au point de lui enlever toute faculté de pourvoir à sa sécurité ? Elle ne se rendait pas compte de l’effet magique que ses quelques paroles avaient produit sur lui. Elle ignorait la force dont l’avait rempli le son de sa voix, si calme et si ferme, comme si ce fil si ténu qui lui avait rendu l’espoir de la vie, lui avait aussi apporté quelque chose de cette foi en Dieu que rien ne pouvait jamais ébranler dans son cœur à elle. Elle ne savait pas que, tandis que son mari attendait là-haut, ces paroles étaient venues à sa pensée : « Pourquoi es-tu abattue, mon âme ? et pourquoi es-tu agitée au-dedans de moi ? Attends-toi à Dieu » (Ps. 42. 11). Elle éleva de nouveau son cœur à Dieu pour demander force et courage. Elle ne pouvait rien faire de plus pour son mari, mais elle se tournait vers le Seigneur et s’appuyait sur Lui, comme sur un rocher.

On entendit un grand cri :

– Il est sauvé, mère ! disait le petit Tom. Il est sain et sauf !

– C’est toi qui m’as sauvé, Marie, s’écria James en serrant sa femme dans ses bras. Mais qu’as-tu ? Tu en as l’air plus attristée que contente !

Marie ne pouvait pas parler et, si le bras robuste de son mari ne l’avait soutenue, elle serait tombée sur le sol, terrassée par la joie subite après la grande terreur qu’elle avait ressentie.

– Tom, dit le père, laisse ta mère s’appuyer sur ton épaule et nous la ramènerons à la maison.

Arrivés chez eux, ils répandirent leurs cœurs devant le Seigneur pour Le remercier de sa grande bonté à leur égard. Leur vie, si heureuse jusque-là, leur semblait plus précieuse encore à cause du péril qu’ils venaient de traverser ; ils avaient fait l’expérience de la proximité immédiate de Celui qui veille sans cesse avec amour sur Ses enfants. Et le jour de congé du lendemain fut, pour l’heureuse petite famille, un vrai jour d’actions de grâces.

D’après La Bonne Nouvelle 1947

BERACA 67 : LE ROI DAVID

David fut oint roi sur Israël par le prophète Samuel. Alors, « l’Esprit de l’Éternel saisit David, depuis ce jour-là et dans la suite » (1 Sam. 16. 13). Ce moment mémorable est rappelé dans un psaume d’Asaph : « le Seigneur… choisit la tribu de Juda, la montagne de Sion qu’il aima, … il choisit David, son serviteur, et le prit des parcs des brebis. Il le fit venir d’auprès des brebis qui allaitent, pour paître Jacob, son peuple, et Israël, son héritage » (Ps. 78. 70 et 71).

Nous avons vu précédemment les épreuves qui furent sa part et les psaumes de confiance qu’il a écrit lors de ses déplacements au travers des déserts et des montagnes, se réfugiant dans des cavernes ou même chez des rois étrangers à Israël. Expériences heureuses avec son Dieu ou malheureuses lorsqu’il le déshonorait. Les jours s’écoulaient et amenaient leur lot d’épreuves. David et ses hommes, au nombre de six cents avaient servi un roi Philistin pendant un an et quatre mois. En retour, ils avaient reçu Tsiklag, une ville dans la campagne où ils avaient installé leurs familles. Le temps passé auprès d’Akish n’apparait pas comme étant la marche de la foi mais davantage comme un chemin de désobéissance qui amena sur David la discipline du Seigneur.

Pendant que les princes des Philistins se rangeaient en bataille contre Saül et Israël, Akish renvoya David et ses hommes qui, lorsqu’ils arrivèrent à Tsiklag, trouvèrent la ville brûlée par les Amalékites ; « leurs femmes, leurs fils, et leurs filles » avaient été emmenés captifs. « David et le peuple qui était avec lui élevèrent leurs voix et pleurèrent, jusqu’à ce qu’il n’y eût plus en eux de force pour pleurer… ; et David fut dans une grande détresse, car le peuple parlait de le lapider ; car l’âme de tout le peuple était pleine d’amertume, chacun à cause de ses fils et à cause de ses filles. Et David se fortifia en l’Éternel, son Dieu » (voir 1 Sam. 30. 1 à 8). Après avoir consulté l’Éternel ils trouvèrent et ramenèrent tous les otages et de nombreux biens. « … il n’y eut rien qui leur manquât, petits ou grands, fils ou filles, butin, ou quoi que ce fût qu’on leur avait pris : David ramena tout. Et David prit tout le menu et le gros bétail qu’on fit marcher devant ce troupeau-là ; et on dit : C’est ici le butin de David » (v. 19 et 20).

« Et les Philistins combattirent contre Israël, et les hommes d’Israël s’enfuirent devant les Philistins, et tombèrent tués sur la montagne de Guilboa » (1 Sam. 31. 1). Dans cette bataille, Israël fut battu, Saül et trois de ses fils, dont Jonathan, moururent là. « Et David prononça sur Saül et sur Jonathan, son fils, cette complainte ; et il dit d’enseigner aux fils de Juda le chant de l’Arc ; … ton ornement, ô Israël, est tué sur tes hauts lieux. Comment les hommes forts sont-ils tombés ! … Filles d’Israël, pleurez sur Saül, qui vous revêtait d’écarlate, magnifiquement, … comment les hommes forts sont-ils tombés au milieu de la bataille ! Comment Jonathan a-t-il été tué sur tes hauts lieux ! Je suis dans l’angoisse à cause de toi, Jonathan, mon frère ! Tu étais pour moi plein de charmes ; ton amour pour moi était merveilleux, plus grand que l’amour des femmes. Comment sont tombés les hommes forts, et sont péris les instruments de guerre ! » (voir 2 Sam. 1. 17 à 27).

 « Et il arriva, après cela, que David interrogea l’Éternel, disant : Monterai-je dans une des villes de Juda ? Et l’Éternel lui dit : Monte. Et David dit : Où monterai-je ? Et il dit : À Hébron. Et David y monta, … Et ses hommes qui étaient avec lui, David les fit monter, chacun avec sa maison, et ils habitèrent dans les villes de Hébron. Et les hommes de Juda vinrent et oignirent là David pour roi sur la maison de Juda » (2 Sam. 2. 1 à 4).

Il est intéressant de considérer Hébron, ce lieu transitoire : c’est celui où Abram « habita auprès des chênes de Mamré, qui sont à Hébron ; (où) il bâtit là un autel à l’Éternel » (Gen. 13. 18). Le lieu où « Abraham enterra Sara, sa femme, dans la caverne du champ de Macpéla, en face de Mamré, qui est Hébron, dans le pays de Canaan » (23. 19) ; le lieu où Jacob retrouva « Isaac, son père, à Mamré, à Kiriath-Arba, qui est Hébron, où Abraham et Isaac avaient séjourné » (35. 27). Environ 860 années s’étaient écoulées depuis qu’Abraham avait bâti un autel à l’Éternel et reçu la promesse, pour sa descendance, de posséder cette terre, ce pays. Entre temps, il y eu quatre siècles d’esclavage en Égypte, quarante ans dans le désert, puis l’entrée en Canaan avec Josué et une conquête du pays suivie de beaucoup d’infidélités.

Si Hébron parle de communion, l’autel, Hébron parle aussi de mort. Là, Abraham avait enterré Sara et le tombeau des patriarches s’y trouvaient. Christ, le Bien-aimé de Dieu, le vrai David, avant de prendre officiellement son royaume, est entré dans la mort en obéissance à Dieu. Le chrétien doit premièrement réaliser sa mort avec Christ avant de connaître la joie d’une communion avec Dieu dans une vie de résurrection.

« David était âgé de trente ans lorsqu’il devint roi ; il régna quarante ans. Il régna à Hébron, sur Juda, sept ans et six mois ; et, à Jérusalem, il régna trente-trois ans sur tout Israël et Juda » (2 Sam. 5. 4 et 5). Les sept ans et demi à Hébron sont marqués par des guerres internes entre la maison de Saül (tribu de Benjamin) et la maison de David (tribu de Juda). Quand le dernier des fils de Saül mourut, « toutes les tribus d’Israël vinrent vers David à Hébron, et parlèrent, disant : Voici, nous sommes ton os et ta chair. Et autrefois, quand Saül était roi sur nous, c’était toi qui faisais sortir et qui faisais entrer Israël ; et l’Éternel t’a dit : Tu paîtras mon peuple Israël, et tu seras prince sur Israël. Et tous les anciens d’Israël vinrent vers le roi à Hébron ; et le roi David fit alliance avec eux à Hébron, devant l’Éternel ; et ils oignirent David pour roi sur Israël (2 Sam. 5. 1 à 3).

Est-ce que le roi David a repensé à ce moment de grâce en composant le psaume 133 ? C’est ce qu’ont connu les douze tribus réunies pour reconnaître sa royauté sur tout Israël : « Voici, qu’il est bon et qu’il est agréable que des frères habitent unis ensemble ! C’est comme l’huile précieuse, répandue sur la tête, qui descendait sur la barbe, la barbe d’Aaron, qui descendait sur le bord de ses vêtements ; comme la rosée de l’Hermon, qui descend sur les montagnes de Sion ; car c’est là que l’Éternel a commandé la bénédiction, la vie pour l’éternité ». Que la grâce et la paix nous soient multipliées !

TRADUCTION DE FEUILLETS (145)

« Dieu ne voit-il pas mes voies et ne compte-t-il pas tous mes pas ? » Job 31. 4.

« Tous ceux qui s’attendent à toi ne seront pas déçus »  Psaume 25. 3.

SUR L’OCÉAN DE LA VIE

Un petit groupe de pêcheurs partit en mer pour pêcher au large des côtes mexicaines. Soudain : panne de moteur. Et ils n’avaient pas de radio. Leur embarcation dériva au large. Pendant neuf mois, ils errèrent, se nourrissant d’eau de pluie et de poisson cru, jusqu’à ce que, début août 2006, ils soient finalement repérés et secourus par un thonier taïwanais à quelque 4 500 milles nautiques de leurs côtes. L’un des rescapés raconta : – Nous n’avons pas perdu espoir d’être sauvés, car nous savions que Dieu est tout-puissant. Nous avons lu la Bible ensemble et prié pour nous donner du courage les uns aux autres.

Chaque vie humaine est comme une petite barque ballottée sur l’océan de l’existence. Les épreuves sont comme des vagues qui menacent de faire chavirer notre navire. Mais ces pêcheurs mexicains savaient qu’ils étaient entre les mains de Dieu. Ils avaient confiance en son amour et sa miséricorde et n’ont pas été déçus. Dans la Bible, nous lisons : « L’Éternel est bon ; il est un refuge au jour de la détresse, il prend soin de ceux qui se réfugient en lui » (Nahum 1. 7).

Lorsque nous essayons de mener notre vie tout seuls, nous affrontons les défis et les difficultés du quotidien, démunis et isolés. Mais Dieu est aux côtés de ceux qui L’aiment, même dans les moments difficiles. Il se sert de ces épreuves pour nous prouver qu’Il tient ses promesses, telles qu’elles sont écrites dans la Bible. Ceux qui ont confiance en Lui sont fortifiés dans leur cœur et ne craignent rien. Dieu nous donne sa paix, qui surpasse toute intelligence, afin que nos cœurs et nos pensées soient protégés (voir Ps. 112. 7 et 8 ; Phil. 4. 7).

D’après die gute Saat décembre 2025

« Un cœur joyeux illumine le visage ; mais un cœur triste brise l’esprit » Proverbes 15. 13.

ÉCRIT SUR TOUT SON VISAGE

Dans une zone piétonne d’une grande ville, une foule de gens se presse, certains font leurs courses, d’autres se rendent au travail ou profitent de leur pause déjeuner. Beaucoup semblent pressés ; rares sont ceux qui prennent le temps de s’arrêter.

Il y a tant de monde, tant de visages. Certains sont indifférents, d’autres moqueurs, d’autres encore, curieux. Et puis il y en a certains – et ils se distinguent – dont les visages sont vides, tristes, sans vie, sans espoir. Le verset du jour dit : « Quand le cœur est troublé, l’esprit est brisé ». Que de chagrin se lit sur les visages des passants en ce seul jour : chagrin des projets anéantis, des rêves brisés, des occasions manquées, des amitiés détruites, des familles déchirées !

« Un cœur joyeux » – combien de personnes le souhaitent, l’attendent avec impatience, tout en sachant combien ce souhait est utopique – du moins, si elles tentent de l’atteindre par elles-mêmes.

Mais il en est Un, Dieu, qui a une solution pour les cœurs brisés et meurtris. Il peut et veut les guérir, panser les blessures infligées par la vie ou par autrui. Ce Dieu tout-puissant, qui s’est fait homme en Jésus-Christ, invite tous ceux qui sont marqués par la vie et leur dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos ». Son repos engendre la joie, car Il donne une paix qui ne peut être comprise et vécue qu’en ayant Jésus. Et cette paix demeure, même si les épreuves de la vie restent difficiles et éprouvantes (Ps. 147. 3 ; Mat. 11. 28 ; Jean 14. 27).

Désirez-vous que votre cœur soit rempli de joie ? Venez à Jésus !

D’après die gute Saat décembre 2025

« Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez ce qui est en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu » Colossiens 3. 1.

REGARDER EN HAUT VERS LE SEIGNEUR JÉSUS

La gloire et la grandeur de Milford Sound, au sud-ouest de la Nouvelle Zélande, est plus facile à apprécier qu’à décrire. Des murailles de pure roche, souvent couvertes d’un épais tapis de mousse, de buissons, et même d’arbres, se dressent, abruptes, à une hauteur de plus de 1500 mètres. Des chutes d’eau, descendant en cascades sur des centaines de mètres le long des falaises, s’ajoutent à ce déploiement impressionnant de la création de Dieu.

En me déplaçant au milieu de cette beauté naturelle, je fus frappé par les paroles du guide : Regardez vers le haut, sinon vous manquerez beaucoup de la beauté. Cela me rappela immédiatement le verset ci-dessus : « Cherchez ce qui est en haut ». Car, si les touristes manquent de voir la beauté naturelle de ce parc, en négligeant le conseil du guide, combien plus les chrétiens ne voient pas la grandeur spirituelle en négligeant la Parole de Dieu !

Il est vrai que la vaste pièce de séjour offre des sièges confortables, un abri contre la pluie, et aussi une vue limitée ; mais l’enthousiasme est pour ceux qui regardent en haut, et dont les yeux sont remplis de la gloire.

Pourquoi tellement de croyants, parmi nous, préfèrent-ils le confort terrestre ?

D’après the Lord is near juin 1988

« Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul reçoit le prix ? Courez de manière à le remporter… C’est donc ainsi que je cours, non pas à l’aveuglette » 1 Corinthiens 9. 24 à 26.

LA COURSE CHRÉTIENNE, SES CONDITIONS, SON BUT

L’apôtre Paul compare souvent les progrès du chrétien à une course à pied, en se servant d’exemples qui montrent que ce qu’il compare est basé sur son expérience personnelle. Par exemple, dans sa lettre aux Philippiens, Paul décrit l’attitude nécessaire pour faire un bon départ : « oubliant les choses qui sont derrière » et « tendant avec effort vers ce qui est devant ». C’est ainsi que le coureur doit avoir en vue le but et la récompense qui sont devant lui (Phil. 3. 13 et 14). En tant que chrétiens, plus tôt nous estimons le vieil homme comme mort, mieux nous courrons. Plus nous tendrons vers Christ, plus notre course aura un sens. Plus nos yeux seront fixés sur le but, mieux nous serons capables de poursuivre la course.

En Hébreux 12. 1, Paul donne, à celui qui court la course de la foi, deux moyens d’améliorer son endurance. Premièrement, estimez tout, soit comme des ailes, soit comme un poids, et débarrassez-vous de ce dernier. Deuxièmement, gardez votre regard fixé sur le chef de la course. En suivant Jésus, nous devons nous rendre compte qu’il est plus aisé de courir la course si nous ne portons pas des bagages inutiles, et si nous gardons toujours devant les yeux celui qui court devant les autres.

Dans les versets ci-dessus, Paul mentionne une discipline très importante pour gagner la course : courir avec assurance. Nous aurons du mal à bien courir si nous ne sommes pas certains dans quelle course nous courons, qui nous suivons, comment courir, ou pourquoi nous courons. Si nous ne sommes pas assurés quant à notre salut, quant à notre doctrine, nos ressources, ou notre sanctification, nous nous trouverons peut-être en train de courir spirituellement sans but. Si c’est le cas, nous ne pourrons jamais proclamer avec l’apôtre : « J’ai achevé la course, j’ai gardé la foi » (2 Tim. 4. 7).

D’après the Lord is near juin 1988

« Ils ont aimé la gloire des hommes plutôt que la gloire de Dieu » Jean 12. 43.

LA GLOIRE DE DIEU AVANT TOUT

Ceux qui combattent les batailles du Seigneur doivent s’attendre à ne recevoir aucune reconnaissance.

Ils doivent s’attendre à ne pas être du tout encouragés par l’espoir d’une louange humaine. Si vous faites exception, en pensant que les enfants de Dieu vous loueront quoi qu’en puisse dire le monde, attention ! Aussi longtemps que le respect de leur part est votre motivation, vous pouvez les pousser dans le monde, et trouver le monde en eux, et semer pour la chair en semant pour avoir leur approbation ; et vous ne leur ferez pas de bien, ni eux à vous.

Ne pas être compris du monde n’est pas la seule incompréhension que le chrétien doit s’attendre à connaître dans son travail. Il doit s’attendre à ce que même ses frères le voient de manière peu claire, et être déçu quant à leur sympathie et leur approbation. L’homme de Dieu doit marcher seul avec Dieu ; il doit se contenter de savoir que le Seigneur sait. Et il est tellement reposant, pour l’homme naturel en nous, de retomber sur des manières humaines, des pensées humaines, de la sympathie humaine, que nous nous trompons souvent nous-même en pensant que c’est de l’amour fraternel, alors que c’est seulement de la sympathie terrestre d’un être comme nous. Vous devez suivre Celui qui était laissé seul, et comme Lui, vous devez vous réjouir de ce que vous n’êtes pas seul parce que le Père est avec vous, afin que vous puissiez donner gloire à Dieu.

D’après the Lord is near juin 1988

« Voici, le Seigneur l’Éternel viendra avec puissance, et son bras dominera pour lui. Voici, son salaire est avec lui, et sa récompense devant lui. Comme un berger il paîtra son troupeau ; par son bras il rassemblera les agneaux et les portera dans son sein ; il conduira doucement celles qui allaitent » Ésaïe 40. 10 et 11.

ISRAËL ET LE MESSIE

Comment Israël pouvait-il manquer de voir, dans cette prophétie, que leur Messie serait l’Éternel Lui-même ? Bien sûr, cela se réfère au jour à venir de gloire merveilleuse, quand Il viendra avec puissance – non pas au jour de sa venue en grâce et en humilité, quand Il ne vint pas ici-bas pour régner, mais pour donner le bel exemple de la beauté de l’humble soumission, et pour donner sa vie en rançon pour beaucoup. En réalité, la merveille de cette œuvre est plus grande que celle de son règne de gloire à venir, comme même de nombreuses prophéties de l’Ancien Testament en témoignent.

Mais alors, les brebis dispersées d’Israël seront assemblées à nouveau par la tendre main du Berger.

Car, bien qu’Il vienne avec puissance et gouverne avec vérité et justice absolues, cependant Il nourrira son troupeau avec bonté, rassemblant les agneaux de son bras, et conduisant doucement les petits. Quel contraste avec les bergers du passé au cœur froid, qui se nourrissaient eux-mêmes au lieu de nourrir le troupeau (Éz. 34) – et le faux berger, l’Antichrist, qui abandonnera le troupeau quand viendront des difficultés (Zach. 11. 17).

Nous, cependant, avons connu ses soins de Berger dans des circonstances d’épreuve, de besoins, et de peine, où Il s’identifiait avec un peuple éprouvé et affligé, l’Église, qu’Il aime.

Si au moins Israël avait reconnu dans le Seigneur Jésus les précieuses caractéristiques morales du Berger fidèle, l’histoire d’Israël aurait pu être très différente ! Mais ces choses étaient cachées à leurs yeux, et nous avons été bénis à leur place. Cependant nous aussi nous nous réjouirons quand, à la fin, Israël, avec une repentance sincère, recevra son Messie béni avec louange et adoration.

D’après the Lord is near juin 1988 (L.M. Grant)

« Et l’un des séraphins vola vers moi ; et il avait en sa main un charbon ardent qu’il avait pris de dessus l’autel avec des pincettes ; et il en toucha ma bouche, et dit : Voici, ceci a touché tes lèvres ; et ton iniquité est ôtée, et propitiation est faite pour ton péché » Ésaïe 6. 6 et 7.

PURIFIÉS PAR LES SOUFFRANCES DE NOTRE SEIGNEUR

Nous pouvons, en fait, voir sa gloire, même dans ce charbon ardent. Et Il brûle. Nous pouvons dire qu’Il connaît encore le jugement du feu. Qu’il touche, même légèrement, les lèvres impures, et aussitôt toute iniquité est ôtée. Nous devons toutefois nous souvenir que le mot employé pour toucher ne contient pas la pensée d’un contact ordinaire et sans effet.

Le charbon ardent est alors notre Seigneur Jésus Christ, non pas sur un trône haut et élevé, mais élevé sur la croix. Son peuple n’était pas prêt à Le recevoir comme son Roi. Ils avaient bien besoin de Lui d’une autre manière, et son amour devait répondre à ce besoin. Aussi, Il quitte le trône, pour ainsi dire et, se posant sur l’autel, Il devient l’Agneau pascal – le charbon ardent.

Mais cela doit être beaucoup plus que sur nos lèvres maintenant. Cela était tout à fait en relation avec le caractère de cette dispensation-là – dans laquelle tout était extérieur – que les lèvres d’Ésaïe doivent être touchées, car les lèvres sont la manifestation extérieure de ce que nous sommes réellement (Mat. 12. 37). Mais c’est l’homme intérieur qui doit être maintenant touché par ce charbon. Car ce charbon, c’est notre Seigneur Jésus souffrant, brûlant, étant consumé à cause de l’impureté de notre cœur. Si cela touche le cœur, le péché est à la fois ôté de devant Dieu, et haï par celui qui en était coupable. Alors les lèvres peuvent faire une confession joyeuse, à salut, et être employées pour le service.

D’après the Lord is near juin 1988

« Il en toucha ma bouche (le charbon ardent), et dit : … ton iniquité est ôtée… Et j’entendis la voix du Seigneur qui disait : Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? Et je dis : Me voici, envoie-moi » Ésaïe 6. 7 et 8.

LA MISSION DU CROYANT VERS LES PÉCHEURS

Nous n’avons pas à voir le prophète Ésaïe, ici, comme prenant la place d’un pécheur non pardonné : il était certainement un saint longtemps avant ce moment. Ce n’est pas sa régénération qui est vue ici en figure, mais sa préparation pour être employé par le Maître. Et cela ne signifie pas non plus que nous ne sommes pas régénérés du fait que, nous aussi, apprenons la même leçon douloureuse et humiliante, mais utile, de sainteté, dans la corruption complète de tout ce qui est de notre chair. Nous ne devons pas confondre deux vérités : il y a une purification qui est accomplie immédiatement par la grâce divine – et une autre, qui est progressive, dont la responsabilité nous est affirmée en 2 Timothée 2. 21 : « Si quelqu’un se purifie de ceux-ci (les vases à déshonneur) » Mais la même Personne est le moyen de sainteté dans les deux cas ; c’est « le charbon ardent », Christ souffrant pour le péché, et comme fait péché. Ainsi, le vase à honneur est préparé pour être employé par le Maître.

La question : « Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? » n’est pas adressée aux multitudes de créatures du ciel tombées, car il y aurait eu un chœur de volontaires parmi ces créatures angéliques, criant : Envoie-moi ! Mais non, elles sont silencieuses. Aucun séraphin ne répond.

Aucun chérubin, ne se présente non plus, puisqu’il y a un homme qui est, non seulement un vaisseau à honneur, mais qui, étant purifié, a été ainsi sanctifié et est propre pour le service du Maître. Aucun des ministres qui font sa volonté ne pourrait maintenant être envoyé pour cette mission vers les hommes pécheurs. Seul un homme dont les lèvres ont été impures peut aller vers un peuple aux lèvres impures.

Se peut-il que ce soit pour cela que vous et moi soyons laissés ici-bas ?

D’après the Lord is near juin 1988

« Je ne vous impose pas d’autre charge ; seulement, ce que vous avez, tenez-le ferme jusqu’à ce que je vienne » Apocalypse 2. 24 et 25.

RESTER FIDÈLES À CE QUE NOUS AVONS REÇU

Ces paroles furent adressées à des croyants de la ville de Thyatire. Elles n’étaient pas adressées à tous les croyants de la même manière. Le Seigneur faisait une différence. Pourquoi cela ? Certains avaient refusé une doctrine qui ne venait pas de Dieu. Ils rejetaient l’enseignement d’une femme qui séduisait des chrétiens dans cet endroit, les poussant à l’immoralité et l’idolâtrie. Ils voyaient le mal qu’il y avait dans cette doctrine, le rejetaient complètement, et s’attachaient aux paroles du Seigneur Jésus.

La chrétienté s’est beaucoup éloignée de la vérité de la Parole de Dieu. Même de vrais croyants, aujourd’hui, sont souvent enlacés dans des religions faites par les hommes, et ne comprennent pas l’appel réel d’un disciple de Christ.

Mais au cours des âges, Dieu a préservé un résidu fidèle, dont le désir est de se nourrir de la Parole de Dieu et d’agir avec foi dans cette Parole. L’Esprit de Dieu rassemble autour de la Personne de Christ ces croyants faibles mais fidèles. Leur souci premier n’est pas ce que les hommes attendent d’eux. Leur cœur et leurs affections sont tournés vers le Seigneur et ils désirent Lui plaire. Ils parlent souvent de Lui. Il est leur objet. Ils désirent retenir dans leur cœur ce qu’ils ont : le Seigneur Lui-même, sa Personne au milieu d’eux, et la puissance de sa présence.

D’après the Lord is near juin 1988

« As-tu trouvé du miel, manges-en ce qu’il t’en faut, de peur que tu n’en sois repu, et que tu le vomisses » Proverbes 25. 16.

« Que tes paroles ont été douces à mon palais, plus que le miel à ma bouche » Psaume 119. 103.

LIRE LA BIBLE DE LA BONNE MANIÈRE

Ces proverbes prennent tout leur sens pour nous quand nous les appliquons à notre lecture de la Bible. Elles renforcent notre appréciation de l’Écriture et nous poussent à conserver un désir constant pour la fraîcheur et la vitalité de la Parole de Dieu.

Comme tous les autres dons de la part de Dieu, même sa Parole peut être mal employée. Nous faisons cela quand nous la lisons mal à propos et égoïstement, dans le seul but d’augmenter notre connaissance intellectuelle. Nous pouvons aussi nous tromper en la lisant seulement superficiellement ou même dans un esprit de critique, au lieu que ce soit pour notre instruction et notre correction, comme son Auteur le désirait. Dans ces deux cas, nous pouvons devenir saturés de la Bible, et perdre notre désir pour sa puissance vivifiante. Nous en sommes devenus rassasiés.

La vérité divine doit être acceptée, méditée, et assimilée pour qu’elle se manifeste dans notre vitalité spirituelle. Notre cœur et notre conscience sont souvent secs et insensibles. Cela prend du temps, en général, pour que l’Esprit de Dieu applique la Parole de telle manière que nous y devenions attentifs et réceptifs. Si cela ne s’est pas produit, nous sommes en danger d’avoir l’esprit gonflé.

Un bon moyen pour savoir si nous avons lu la Bible de la bonne manière, c’est de nous demander honnêtement si le Seigneur Jésus a été exalté dans notre âme par notre lecture. Méfions-nous aussi de méthodes d’interprétation tordues et compliquées, qui font appel à l’intellect et nourrissent notre orgueil.

Combien cela vivifierait notre vie spirituelle si, avant et après avoir lu la Parole de Dieu, nous nous agenouillions pour adorer et prier devant son Auteur !

D’après the Lord is near juin 1988

« Et la gloire que tu m’as donnée, moi, je la leur ai donnée, afin qu’ils soient un, comme nous, nous sommes un » Jean 17. 22.

L’AMOUR INSONDABLE DE CHRIST POUR LES SIENS

En Jean 17, nous avons beaucoup de merveilleux aperçus, comme celui-ci, dans le cœur du Seigneur Jésus. Ici, dans sa prière, le Seigneur Jésus ne prie pas seulement pour ses disciples, mais comme Il le dit au verset 20 : « Ce n’est pas seulement pour eux que je fais des demandes, mais aussi pour ceux qui croient en moi par leur parole ». Quelle grâce merveilleuse, cher ami croyant : cela inclut vous et moi.

Dans le verset ci-dessus, le Seigneur Jésus nous dit que la gloire qu’Il a reçue du Père, Il nous l’a donnée à son tour. Pensez donc ! La gloire de Christ, nous la possédons maintenant, nous tous qui, par la foi, avons reçu Jésus Christ comme Sauveur et Seigneur.

Qu’est-ce que cette gloire que nous avons reçue du Seigneur ? Les versets 22 et 23 nous donnent la réponse. Il y a deux choses qui ressortent ici : 1) Afin que nous soyons un, comme Christ et le Père sont un. 2) Que, par cette unité, nous soyons rendus parfaits, c’est-à-dire que nous croissions dans la ressemblance de Christ – et aussi que le monde puisse savoir que le Père a envoyé le Fils, et que le Père nous a aimés tout comme Il aimait le Seigneur Jésus.

Ces deux vérités – que nous sommes un avec le Seigneur Jésus et avec le Père – et que le Père nous aime comme Il aime Christ – je crois qu’elles font partie de la gloire que Christ nous a donnée en possession présente. Je dis font partie de la gloire, car qui peut mesurer l’étendue complète de la gloire qui nous est donnée dans le Seigneur Jésus Christ ? Comme il est dit en Éphésiens 1. 3 : Dieu « … qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ ».

N’est-ce pas extraordinaire que Christ, dans sa grâce, daigne partager sa gloire avec de tels que vous et moi ?

D’après the Lord is near juin 1988

« Je suis le compagnon de tous ceux qui te craignent, et de ceux qui gardent tes préceptes » Psaume 119. 63.

ÉVITER LES MAUVAISES COMPAGNIES

Ceux qui appartiennent à Christ doivent être très soigneux quant aux personnes dont ils font leurs amis. Nous devons être aimables et polis avec tout le monde, mais il est désastreux quand des chrétiens choisissent pour leurs amis ceux qui n’aiment pas le Seigneur.

Un certain paysan vit un grand nombre de corbeaux piquant la semence qu’il avait semée dans l’un de ses champs. Il prit son fusil et tira dessus. Tous les oiseaux s’envolèrent sauf un, qui resta sur le sol, blessé. Le paysan alla voir l’oiseau blessé, et trouva, bien étonné, que c’était son perroquet qu’il aimait bien. Il s’était sauvé de sa cage, et avait volé pour rejoindre les corbeaux dans le champ. Son aile était cassée à cause du coup de fusil. Le paysan le releva doucement, en lui disant : Tu vois, Polly, voilà ce que c’est que d’être en mauvaise compagnie.

Il mit le perroquet blessé caché dans son manteau et retourna vers sa maison ; quand il en approcha, sa petite fille courut au-devant de lui. – As-tu abattu des corbeaux, Papa ? demanda-t-elle.

– J’ai tiré sur Polly !  dit le fermier. Avant qu’il puisse expliquer à sa fille ce qui s’était passé, le perroquet sortit la tête de dessous le manteau et cria : Mauvaise compagnie ! Mauvaise compagnie !

Chrétien, ne recherchez pas la compagnie de « corbeaux », car vous serez certainement blessé – c’est-à-dire, ne vous liez pas avec des amis mondains. Ils vous feront du mal. L’un des conseils de David à mémoriser, c’est : « Le cœur pervers se retirera d’auprès de moi : je ne connaîtrai pas le mal » (Ps. 101. 4). Ce n’est pas que nous ne devions par avoir à faire avec eux dans le travail ou acheter dans leurs magasins. Il nous est dit d’être aimables et d’aimer même nos ennemis. Nous devrions toujours être prêts à aider en cas de besoin, et à rendre un bon service toutes les fois que nous le pouvons. Mais cela est très différent de se faire des amis de personnes qui ne sont pas des chrétiens.

D’après the Lord is near juin 1988

« Confessez donc vos fautes l’un à l’autre, et priez l’un pour l’autre, de sorte que vous soyez guéris. La fervente supplication du juste peut beaucoup » Jacques 5. 16.

NE PAS CESSER DE PRIER

Un maréchal-ferrant rentra chez lui depuis sa forge, dans l’Ohio, un samedi soir, et s’assit pour le repas. C’était un homme pieux qui, avec sa femme, parrainaient une jeune fille dans une école missionnaire en Inde. Une lettre juste reçue de l’Inde avait été placée sur son assiette. Il l’ouvrit et commença à la lire. Son visage s’assombrit et il dit : Femme, je ne peux pas manger mon souper. Il faut que je prie. Il entra dans sa chambre à coucher, et commença à prier et à supplier comme Élie.

La lettre en question apportait de mauvaises nouvelles. Le missionnaire parlait de cette jeune fille, qui résistait à tous les efforts d’aide spirituelle. Elle était devenue dure et incorrigible, et non seulement elle résistait à Christ pour elle-même, mais elle en empêchait d’autres de L’accepter.

À moins qu’un changement se produise sans délai chez cette fille, écrivait le missionnaire, ils seraient obligés, pour protéger les autres jeunes filles, de la renvoyer tout à fait de l’école. Le maréchal-ferrant entra dans sa chambre à coucher et pria.

Or le samedi soir dans l’Ohio, est dimanche matin en Inde, à cause de la distance en longitude. Comme on le sut plus tard, ce dimanche matin-là, la dame missionnaire rassembla sa classe de filles pour l’école du dimanche, comme d’habitude. La leçon, cependant, n’avait pas beaucoup avancé quand, sans raison apparente, la fille incorrigible sauta de son siège vers le sol, se jeta en larmes au pieds de la missionnaire, et pleura en s’adressant au Sauveur. Les autres jeunes filles étaient très impressionnées. L’une après l’autre, elles suivirent son exemple, et le salut vint à la classe entière ce matin-là. Une énergie de vie avait été déclenchée par la prière dans l’Ohio, et il en était résulté que de grandes choses étaient arrivées en Inde.

D’après the Lord is near juin 1988

« Les yeux de votre cœur étant éclairés, pour que vous sachiez quelle est l’espérance de son appel, quelles sont les richesses de la gloire de son héritage dans les saints » Éphésiens 1. 18.

LA MERVEILLE DE LA GRÂCE DU SEIGNEUR JÉSUS POUR LES SIENS

Que Christ, dans toute sa grandeur et sa gloire, soit tellement pour moi, n’est même pas aussi surprenant que le fait que, malgré toute ma faiblesse, ma souillure et ma nature pécheresse, je le sois, moi, autant pour Lui.

Vous aurez sans doute remarqué, en lisant le Cantique des cantiques, la progression que fait la fiancée. Elle dit d’abord : « Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui » (ch. 2. 16). Puis elle ajoute : « Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est à moi » (ch. 6. 3). La première chose qu’elle apprécie, c’est la pensée de ce qu’Il est pour elle ; la deuxième chose, dans la croissance de son âme, c’est ce qu’elle est pour lui, et ensuite elle relie les deux, avec la troisième déclaration : « Je suis à mon bien-aimé, et son désir se porte vers moi » (ch. 7. 10). Elle découvre qu’elle est nécessaire pour sa joie : Vous et moi sommes nécessaires pour la joie et la gloire de Christ.

D’après the Lord is near juin 1988

« Et comme le soleil se couchait, un profond sommeil tomba sur Abram ; et voici, une frayeur, une grande obscurité tomba sur lui » Genèse 15. 12.

LE SOMMEIL D’ABRAHAM, TYPE DE LA MORT DE CHRIST

Abram avait demandé à l’Éternel une preuve claire qu’il posséderait le pays, comme Dieu le lui avait promis. Comme base de cette assurance, Dieu lui dit d’offrir trois animaux et deux oiseaux. Ils sont tous des types du grand sacrifice du Seigneur Jésus, chacun d’eux insistant sur différents aspects de ce sacrifice. Car la bénédiction qui était promise à Abram reposait, non sur l’œuvre d’Abram, mais entièrement sur le grand sacrifice du Seigneur de gloire. Chacun des trois animaux devait aussi être âgé de trois ans, ce qui indiquait que Christ devrait être ressuscité.

Ensuite Dieu plongea Abram dans un profond sommeil, et il vint sur lui l’horreur de grandes ténèbres. Cela ne nous enseigne-t-il pas que le sacrifice de Christ n’était pas seulement un sacrifice ? Le profond sommeil est certainement typique de la mort. L’horreur de grandes ténèbres nous rappelle les terribles ténèbres qui couvrirent le pays au moment de la croix de Christ – types de la lumière de Dieu cachée pour Lui quand Il souffrait l’horreur d’être abandonné de Dieu.

On trouve aussi là la prophétie des souffrances et des ténèbres qui viendraient sur Israël avant qu’il soit libéré de l’Égypte – et au-delà de cela, les souffrances et les ténèbres de la période de tribulation à venir pour cette malheureuse nation, avant la lumière de la venue du Seigneur Jésus venant en puissance et avec une grande gloire.

Mais ce qui est prédominant dans tout cela, c’est le fait que la certitude de la bénédiction à venir, en ce qui concerne Abram et sa descendance dépend de tout ce qui est impliqué dans l’œuvre merveilleuse de la croix du Calvaire – le grand sacrifice du Seigneur Jésus, sa mort expiatoire, l’horreur terrible des ténèbres du jugement de Dieu qu’Il a supportée, et la réalité merveilleuse de sa résurrection d’entre les morts.

D’après the Lord is near juin 1988 (L.M. Grant)

COMMENT EST-CE QUE JE COMMENCE LA JOURNÉE ?

« Et moi je chanterai ta force et, dès le matin, je célébrerai avec joie ta bonté  ; car tu as été pour moi une haute retraite et un refuge au jour où j’étais dans la détresse » Psaume 59. 17.

La vie de David est en danger. Saül est sur ses talons. Pourquoi cela ? Parce que la sympathie que Saül éprouvait initialement pour le jeune homme qui avait vaincu le géant Goliath, s’est transformée en pure haine. Un jour, Saül a fait surveiller la maison de David pendant la nuit afin de pouvoir le tuer le lendemain matin ! Sa femme l’a appris et elle a pu le prévenir. David s’est échappé de justesse après s’être sauvé par la fenêtre (1 Sam. 19. 11 et 12).

Tel est l’arrière-plan du Psaume 59. Au milieu de cette situation qui mettait sa vie en danger, David a fait une fois de plus l’expérience de l’intervention de Dieu. Profondément touché par la grandeur de Dieu, il décide de le remercier pour sa bonté au début de chaque journée, à partir de ce moment-là. En cela, il est un bon exemple pour nous.

Si nous commençons la journée comme David, il sera plus facile pour nous de faire face même aux tâches qui (nous poussent dans nos retranchements) qui exigent de nous le maximum de nos forces. Comme David, souvenons-nous toujours à nouveau des moments où nous avons fait l’expérience de la bonté de Dieu, afin de pouvoir regarder avec courage vers l’avenir.

Personnellement, je reconnais qu’il y a beaucoup de choses pour lesquelles je peux remercier Dieu – premièrement et avant tout, pour m’avoir donné la vie éternelle par le Seigneur Jésus. Je suis reconnaissant du fait que, même dans les situations les plus difficiles, je ne suis pas seul. Dieu ne laissera pas un fardeau trop lourd peser sur moi (1 Cor. 10. 13). Il est près de moi quand je l’invoque par la prière (Ps. 145. 18). Aujourd’hui même je peux compter sur sa bonté. Je sais qu’Il me connaît parfaitement (Ps. 139. 1 à 3).

Dans le cas de David, bien qu’il ait exprimé sa reconnaissance, tous ses problèmes n’ont pas été résolus immédiatement. Sa situation est restée inchangée dans un premier temps. En fait, les longues années de fuite devant Saül venaient juste de commencer. Néanmoins, il ne s’est pas découragé, mais il a compté sur Dieu : une attitude qui a été récompensée.

D’après « The Good Seed » avril 2025