Bienvenue ! Ce site a été réalisé spécialement pour les enfants, les adolescents et les jeunes. Il est là pour présenter l’évangile et vous aider à grandir dans votre vie avec le Seigneur. N’hésitez pas à poser des questions ou à nous suggérer des sujets qui vous intéressent, par l’intermédiaire de l’espace questions. Nous essayerons d’y répondre !
« Jésus lui dit : – Qu’est-il écrit dans la Loi ? Comment lis-tu ? Il répondit : - Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même » Luc 10. 26 et 27.
Un expert de la loi de Moïse pose à Jésus une question cruciale : « Que faut-il que j’aie fait pour hériter de la vie éternelle ? » Jésus lui répond en se mettant à son niveau, celui de la Loi : Si tu aimes Dieu et ton prochain, tu vivras.
La Loi donnée au peuple d’Israël était parfaite (Rom. 7. 12), mais elle ne faisait rien d’autre que de révéler notre mauvais état moral, sans donner la force d’aimer Dieu ni son prochain. Comme un examen clinique révèle l’existence d’une maladie, la Loi met en lumière notre état d’hommes pécheurs. L’humanité est démontrée incapable d’aimer Dieu – bien que l’amour soit dû au Créateur par ses créatures.
Dieu, toutefois, nous a aimés et s’est fait homme en Jésus, son Fils, qu’Il a envoyé vers nous – l’Agneau innocent que nous avons rejeté et cloué sur une croix. La Loi de Dieu n’a pas corrigé la méchanceté du cœur humain, comme le démontre le fait que nous avons haï ce Dieu que nous aurions dû aimer (Jean 15. 23 à 25). La nécessité du sacrifice de Christ atteste de notre incapacité à obtenir la vie éternelle par nos propres efforts et met en évidence l’amour de Dieu envers ses créatures.
Sur la croix, Jésus a porté le jugement que nos péchés avaient mérité, afin de nous offrir la grâce divine. Le châtiment de Dieu pour les manquements des hommes s’est alors abattu sur Christ, ce qui nous a permis de bénéficier du pardon de Dieu qui sauve gratuitement tous ceux qui se repentent et croient au Seigneur Jésus.
La Loi exige, ne donne aucune force, et nous condamne. La grâce, au contraire, proclame que Dieu nous aime tels que nous sommes. Le sacrifice du Seigneur Jésus l’a démontré.
Une Loi qui ordonne, la grâce qui révèle et enseigne
« Car la grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes, nous instruisant pour que, reniant l’impiété et les convoitises mondaines, nous vivions dans le présent siècle sobrement, et justement et pieusement » Tite 2. 11 et 12.
Ainsi, Dieu a trouvé le moyen de nous sauver sans faire peser sur nous les exigences de sa sainte Loi, sur la base de laquelle nous serions condamnés. Dieu, au contraire, a envoyé Jésus qui, en mourant sur la croix, a subi à notre place la condamnation que nous méritions pour avoir désobéi à sa Loi parfaite. Maintenant, Dieu offre, à ceux qui croient, le salut par la grâce. Le Seigneur n’exige pas davantage, mais Il donne gratuitement, librement et abondamment.
Chez quiconque croit, il survient un changement radical. Par la foi, le croyant devient un enfant de Dieu (Jean 1. 12 ; Gal. 3. 26), il reçoit la nature divine et une vie nouvelle. L’amour du Seigneur est versé dans son cœur par le Saint Esprit (Rom. 5. 5).
La Loi obligeait l’homme à aimer Dieu, mais maintenant, avec une reconnaissance infinie envers Celui qui l’a aimé, l’homme peut aimer à son tour, de l’amour même qu’il a reçu. L’apôtre Jean écrit : « Nous, nous aimons parce que lui nous a aimés le premier » (1 Jean 4. 19).
Le contraste entre la Loi et la grâce est absolu. Ce que la Loi n’aurait jamais pu obtenir est produit par la grâce dans la nouvelle vie. La Loi interdisait, ordonnait, et établissait des règles et une conduite exigeantes. La grâce nous révèle l’amour de Dieu et nous enseigne comment Lui être agréable. Elle nous rend capables de résister aux tentations pour vivre chaque jour « sobrement, et justement et pieusement ».
John Bunyan naquit en 1628 dans un village près de Bedford, au centre de l’Angleterre. Il parle en ces termes de ses origines : « Comme chacun le sait, je suis issu d’une famille des plus humbles et sans considération aucune. La maison de mon père appartenait à cette catégorie pour laquelle, dans ce pays, on manifeste un souverain mépris. Je n’ai donc pas, comme c’est le cas pour d’autres, à me glorifier d’un sang noble ni d’une haute situation selon la chair. Mais, toutes choses bien considérées, je me glorifie de l’amour de Dieu envers moi, car il m’a établi dans une position telle que je puis jouir abondamment de la grâce divine et de la vie en Christ par l’Évangile ».
Bunyan devint soldat en 1644. On ignore combien de temps il resta sous les armes ; tout ce qu’on sait, c’est que, vers 1649, il rentra chez ses parents pour se marier. La mention qu’il fait de cet événement est raconté de façon absolument exquise : « J’entrai dans la position d’un homme marié. Par la grâce de Dieu je trouvai une femme dont le père et la mère étaient très pieux. Ma femme était tout aussi pauvre que moi ; en fait nous n’avions pas même une assiette et une cuillère entre nous deux. Mais ma femme hérita de son père, lorsqu’il mourut, de deux livres : Le chemin du Ciel pour l’homme de simple condition et la piété pratique ».
Il raconte encore comment il rencontra un jour trois ou quatre femmes, très pauvres, assises au soleil et parlant des choses de Dieu. Plus tard il entra en contact avec un M. Gifford dont les enseignements, sous la bénédiction de Dieu, l’affranchirent des doctrines purement humaines. C’est grâce à ce serviteur du Seigneur que Bunyan devint, ce qu’il resta toujours, un véritable évangéliste.
Les épreuves l’atteignirent bientôt. En 1660 il fut jeté en prison et il y resta quelque douze ans. Son acte d’accusation porte que : « John Bunyan, de la ville de Bedford, artisan, entraîné par le diable, s’est malicieusement abstenu de suivre les cultes à l’église et fréquente des assemblées illégales, ce qui cause des troubles et du désordre parmi les dévoués sujets de ce royaume, cela contrairement aux lois de notre Souverain, le Roy ». De cette prison sortirent des écrits qu’on lira tant que la langue anglaise sera parlée et même aussi dans tous les pays chrétiens.
Une fois relâché, Bunyan devint prédicateur itinérant. Ses amis construisirent pour lui à Bedford une salle de réunions qui regorgeait toujours d’auditeurs. C’est au cours d’un de ses voyages d’évangélisation, entre Londres et Reading, que Bunyan contracta une mauvaise fièvre à la suite d’un refroidissement. Après dix jours de maladie il s’endormit en Christ à l’âge de soixante ans.
Voici la description que donne de lui un de ses contemporains : « Bunyan était d’un extérieur rude et austère ; mais sa conversation était douce et aimable. Il n’aimait, du reste, pas parler longuement, surtout pas lorsqu’il se trouvait en société, sauf si les circonstances l’exigeaient. Il avait grand soin de ne jamais se glorifier en quelque manière que ce fût, mais il restait très humble et se soumettait au jugement d’autrui. De sa personne c’était un homme de haute stature, osseux, plutôt maigre, les yeux étincelants. Selon la vieille coutume anglaise il ne portait que la moustache. Il avait les cheveux roux, mais ils avaient grisonné peu avant sa mort, le nez très accentué, droit, la bouche de grandeur modérée. Il se vêtait de la façon la plus modeste qui fût ».
Bunyan demeurera toujours connu à cause du plus célèbre de ses livres : Le Voyage du Pèlerin. Il en avait du reste écrit encore plusieurs autres. Au sujet du premier un témoignage suffira : « Deux souvenirs me reviennent à la mémoire, » écrit un médecin anglais, « quand je songe au Voyage du Pèlerin. L’un se rapporte à mon enfance, il y a cela soixante ans, quand, assis sur les genoux de ma mère, j’écoutais avec délices la lecture qu’elle m’en faisait. Et me voici père de deux petites-filles, serrées près de moi, tandis que, à mon tour, je leur lis, à leur joie intense, le même volume ». On a dit que cet ouvrage dénote une originalité peu commune et que c’est un des livres dont tous les lecteurs regretteront qu’il ne soit pas plus long. Terminons par cette appréciation de l’historien Macaulay : « Le style de Bunyan ne peut qu’enchanter n’importe quel lecteur. Quant à la langue, c’est celle du peuple, mais écrite avec une telle fraîcheur qu’elle servira toujours de modèle à quiconque voudra écrire à la fois simplement et correctement ».
Au point de vue évangélique, il est peu d’ouvrages qui présentent la doctrine du salut avec une pareille clarté. Jeunes et vieux y trouveront le même charme et le même profit.
« Sur Dieu seul mon âme se repose paisiblement ; de lui vient mon salut. Lui seul est mon refuge et mon salut, ma haute retraite ; je ne serai pas beaucoup ébranlé » Psaume 62. 2 et 3.
« Mais toi, mon âme, repose-toi paisiblement sur Dieu ; car mon attente est en lui » Psaume 62. 6.
BUNKER OU GROTTE ?
Une entreprise américaine est spécialisée dans la transformation d’anciens abris antiatomiques en résidences de luxe. Son objectif : offrir un cadre de vie à la fois confortable et sécurisé. Parmi les menaces perçues figurent les attaques nucléaires, les attaques chimiques et les éruptions solaires de grande ampleur, devant lesquelles l’entreprise entend se préparer.
L’humanité contemple avec fierté ses progrès scientifiques et technologiques. Pourtant, la vie devient de plus en plus angoissante. Nous savons qu’un événement, même mineur, peut bouleverser gravement l’équilibre fragile de notre civilisation. Où trouver un refuge véritablement sûr en cas de catastrophe ?
La Bible décrit comment le roi David fuit ses ennemis. Il se sent comme une perdrix traquée dans les montagnes. Finalement, lui et ses compagnons trouvent refuge dans une grotte. Là, il écrit : « Use de grâce envers moi, ô Dieu !… Car en toi mon âme se réfugie, et sous l’ombre de tes ailes je me réfugie, jusqu’à ce que les calamités soient passées » (Ps. 57. 2). Son véritable refuge n’était donc pas la grotte, mais Dieu, en qui il avait confiance ! N’est-ce pas remarquable ?
Aujourd’hui encore, chacun peut avoir confiance en Dieu. Il est le Souverain, le Tout-Puissant, le seul Dieu, le Créateur du ciel et de la terre. De plus, Il est un Dieu plein d’amour et de miséricorde, ce qu’Il a magnifiquement démontrés en envoyant son Fils pour notre salut. Il veut aider toute personne dans le besoin, y compris vous ! Sa protection est bien plus efficace que celle d’une grotte, d’un abri antiatomique ou de toute autre construction humaine ! « Le nom de l’Éternel est une tour fortifiée ; le juste y court et s’y trouve en une haute retraite » (Prov. 18. 10).
D’après die gute Saat mars 2026
« Bien-aimés, ne croyez pas tout esprit, mais éprouvez les esprits pour voir s’ils sont de Dieu, car beaucoup de faux prophètes sont sortis dans le monde » 1 Jean 4. 1.
USER DE DISCERNEMENT À L’ÉGARD DE L’ENSEIGNEMENT
Avez-vous remarqué comment toute vérité précieuse de l’Écriture a sa copie satanique ? Il en a été ainsi depuis le tout début. Le glorieux évangile de la grâce venait d’être proclamé quand le diable a introduit secrètement des hommes au milieu des assemblées de Dieu, dont l’objectif était de tourner la grâce même de Dieu en dissolution. Si l’apôtre enseignait que le chrétien n’est pas sous la loi, mais sous la grâce, alors le profane est venu presque sur ses talons pour s’écrier : Faisons le mal, afin que le bien arrive. Et il en est de même de nos jours.
Il suffit que la vérité précieuse de l’habitation et des dons du Saint Esprit soit proclamée, et Satan suivra avec de faux dons et un autre esprit, détournant même des âmes pieuses dans le fanatisme le plus désordonné. Que l’on insiste sur la vérité de la nouvelle naissance, et le diable poussera des docteurs selon son propre cœur, pour dire aux hommes que la nouvelle naissance signifie simplement s’élever au-dessus de sa vie égoïste vers le spirituel, atteignant les plus hauts idéaux, cherchant à faire de nous-mêmes ce qui est le plus haut, le plus noble, et le meilleur, nous épargnant ainsi par une amélioration notre caractère.
C’est là un exemple de l’enseignement entendu dans de nombreuses chaires supposées orthodoxes aujourd’hui. Mais cela, c’est seulement les ruses de l’ennemi, contre lesquelles le croyant est averti, et au sujet desquelles nous avons besoin d’être sur nos gardes, en nous souvenant de la parole : « Mettez tout à l’épreuve. Retenez ce qui est bon » (1 Thess. 5. 21).
D’après the Lord is near octobre 1988
« Malheur à ceux qui tirent l’iniquité avec des cordes de fausseté, et le péché comme avec des cordes de chariot, et qui disent : Qu’il se hâte, qu’il accélère son œuvre, afin que nous la voyions ; et que le dessein du Saint d’Israël s’approche et vienne, et que nous le connaissions » Ésaïe 5. 18 et 19.
LES INCRÉDULES METTENT EN DOUTE LA PAROLE DE DIEU
Cette malédiction est clairement désignée contre ceux qui, se vantant de leur liberté, ne sont que des bêtes de somme attelées, et le chariot qu’ils traînent est leur propre péché. Pour faciliter leur avance, ils emploient des paroles de mensonge. Parce que l’erreur ne ferait que de lents progrès si elle était appelée de son vrai nom, il lui est donné un nom plus attrayant. Par exemple, si on appelait de l’incrédulité ce que Dieu a dit, et la remarque passerait mal ; mais sous le nom de libre pensée, ou religion rationnelle, elle fait des progrès bien plus rapides. De la même manière, appeler la convoitise être actif dans le commerce facilite grandement l’acceptation de la notion. Mais ces mots sont des mensonges, et ils vont vers un plus grand jugement.
Quant à cela, ils sont très agressifs, et mettent l’Éternel au défi d’accomplir ce dont Il a longtemps menacé. « Qu’Il se hâte, qu’il accélère son œuvre, afin que nous la voyions ». Ceux qui insistent aujourd’hui, disant que la prophétie ne peut pas se comprendre jusqu’à son accomplissement, sont-ils loin de ce langage ? C’est une longue génération, et les rationalistes de notre temps ont le même langage : « Où est la promesse de sa venue ? »
D’après the Lord is near octobre 1988
« Revenu à lui-même, il dit : Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi je péris ici de faim ! Je me lèverai, je m’en irai vers mon père et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi… Il se leva et vint vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion ; il courut [à lui], se jeta à son cou et le couvrit de baisers » Luc 15. 17 à 20.
LE RETOUR DU FILS PRODIGUE
Quelle belle image de la réconciliation du pécheur avec Dieu ! Prenez votre place devant Lui comme le fils prodigue, en vous jugeant et en confessant vos fautes, si vous ne l’avez jamais fait auparavant, et vous serez réconcilié de la même manière. Si vous cherchez à vous justifier, vous êtes comme les pharisiens et les scribes qui sont représentés par le fils aîné, et vous vous trouverez en dehors de la place de la bénédiction. Mais si vous venez à Dieu comme le fils prodigue s’est levé et est venu vers son père, vous vous trouverez être l’objet de son amour, et vous verrez que l’Esprit rendra témoignage avec votre esprit que vous êtes un enfant de Dieu. Et depuis lors, votre attitude sera de dire : Oui, Père.
On peut remarquer en particulier cinq choses quant à la forme de la réconciliation. Le père vit son fils, eut compassion de lui, courut à sa rencontre, se jeta à son cou, le couvrit de baisers. Le père le vit quand il était encore loin. Préoccupé de son fils perdu depuis longtemps, il attendait son retour. Il le vit arriver de loin. Quand il aperçut la silhouette bien connue, son cœur suivit ses yeux et il fut rempli de compassion pour son fils. L’amour poussa tout de suite les pieds, et il courut à sa rencontre. Et là, tel qu’il était dans toute sa misère, l’amour du père se réjouit d’embrasser avec affection le fils perdu. Son regard vit, son cœur eut compassion, ses pieds se hâtèrent, ses bras s’ouvrirent, et ses lèvres le couvrirent de baisers.
D’après the Lord is near octobre 1988
« Nous nous égaierons, et nous nous réjouirons en toi ; nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin » Cantique des cantiques 1. 4.
LA VRAIE SOURCE DE LA JOIE POUR LE CHRÉTIEN
Quand nous avons été amenés au Seigneur Jésus, et avons acquis l’heureuse assurance que nos péchés sont pardonnés et que nous sommes parfaitement acceptés en Lui, la fraîcheur de notre jeune foi peut nous remplir d’une joie si précieuse que nous sommes élevés bien au-dessus de nos circonstances, et que tout nous paraît vivant, plein de louanges à Dieu.
Cependant cette joie tellement éclatante et réelle ne se prolonge habituellement pas avec autant d’éclats et d’enthousiasme. Sa ferveur baisse bientôt, et nous nous demandons ce qui est arrivé. Pourquoi ne sommes-nous pas restés attachés à ce qui avait pour nous une telle valeur, et que nous désirions bien ne jamais perdre ?
La réponse se trouve dans le verset ci-dessus. Alors que la joie est une chose très importante pour le chrétien, elle ne peut pas se maintenir par elle-même. Si nous en faisons un objectif, nous la perdrons. La joie ne peut pas nourrir notre âme. Avons-nous essayé de nous nourrir de la joie dont nous avons fait l’expérience ? C’est impossible. La joie ne peut être que le résultat de quelque chose de plus important qu’elle-même. « nous nous réjouirons en toi ».
Le Fils de Dieu, qui est mort pour nous et ressuscité, Lui est l’objet qui peut réellement remplir nos cœurs d’une joie ferme et durable. Nous devons nous nourrir de Lui et de la nourriture solide de sa Parole. Nous pouvons alors dire, comme Jérémie : « Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jér. 15. 16).
« Nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin » (verset ci-dessus). Le vin est un symbole de la joie, de ce qui nous réjouit. Qu’il est plus important de nous souvenir de l’amour du Seigneur Jésus que des joies des expériences de la vie ! Son amour, sa Parole, et Lui-même demeurent les mêmes, tandis que notre joie déborde et retombe ; elle ne peut pas rester constante. Faisons de son amour, de sa Parole, de sa Personne, l’objet de notre méditation. Et il en résultera une joie pure et précieuse.
D’après the Lord is near octobre 1988 (L.M. Grant)
« Pierre lui dit (à Jésus) : Tu ne me laveras jamais les pieds ! Jésus lui répondit : Si je ne te lave pas, tu n’as pas de part avec moi » Jean 13. 8.
L’HUMILITÉ CONVIENT AU CHRÉTIEN
Ne devons-nous pas nous appliquer cela à nous-mêmes ? Nous le voyons en suivant les voies du Seigneur avec Pierre, dans la grâce infinie du Seigneur pour son pauvre serviteur – et pour chacun de nous. Jusque-là il n’avait pas été mis en garde contre le danger dans lequel il était, de la confiance en lui-même. Il pensait qu’un cœur dévoué lui permettrait de faire n’importe quelle chose pour le Seigneur : « Je laisserai ma vie pour toi ! » (Jean 13. 37). Mais l’énergie de la nature ne peut pas réussir dans un tel sentier, et Pierre succombe devant l’interpellation d’une servante, jusqu’à renier plusieurs fois avoir jamais connu le Seigneur. « Et le Seigneur, se retournant, regarda Pierre » (Luc 22. 61). Ce regard brisa son cœur. Il signifiait un amour qui ne change pas.
La communion devait encore être restaurée. Il y avait encore une impression de distance, et un vide dans le cœur de Pierre que rien d’autre que Christ ne pouvait remplir. Il retourne à son ancienne occupation, qu’il avait autrefois abandonnée si volontiers pour Lui, et il entraîne d’autres avec lui. Ce fut une nuit sans profit, mais elle donna l’occasion au Seigneur béni d’intervenir dans sa puissance et sa grâce, amenant Pierre dans la réalité de ce qu’il ne pouvait pas comprendre quand le Seigneur avait voulu lui laver les pieds. « Jésus se tint sur le rivage » (Jean 21. 4). Le filet était maintenant bien rempli, et ils le ramenèrent au rivage, où un repas était déjà préparé pour eux par le Seigneur Lui-même. Ensuite, Jésus dit à Pierre : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? » Avec quelle douceur la question lui rappellerait sa vantardise : « Même si tous te reniaient, je ne te renierais pas ». Qui avait manqué de manière aussi terrible que lui ? Que peut-il dire ? Vers qui peut-il se tourner sinon vers Celui contre qui il avait tellement péché ? « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime » (Jean 21. 16).
D’après the Lord is near octobre 1988
« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement préparé pour toute bonne œuvre » 2 Timothée 3. 16 et 17.
LES CHRÉTIENS SONT DÉPENDANTS LES UNS DES AUTRES
Il y a un sujet d’importance et d’intérêt particuliers que nous devons étudier brièvement. C’est la suffisance divine et la suprême autorité de l’Écriture Sainte, et le besoin urgent de nous soumettre à sa direction en toutes choses.
Mais nous ne voudrions pas que quelqu’un suppose un moment que nous sous-estimons les écrits humains lorsqu’ils restent à la place qu’il leur convient. Il ne conviendrait pas que nous parlions sans respect d’un domaine du ministère chrétien tellement employé par Dieu dans tous les temps de l’histoire de l’Église, et spécialement dans notre temps.
Et également, combien souvent un livre ou un traité a été en réelle bénédiction pour l’âme, soit en amenant quelqu’un à Christ, soit en l’édifiant et en l’aidant dans le Seigneur ! Combien souvent nous avons lu un passage de l’Écriture, en n’y voyant rien de notoire, jusqu’à ce que le Seigneur se soit servi de quelque paragraphe d’un écrit humain pour y ouvrir des trésors pour notre cœur ! Aucun de nous ne se suffit à lui-même. Nous sommes dépendants les uns des autres. Nous croissons par ce que fournit chaque partie. Nous avons besoin de toutes les aides que Dieu a placées dans le corps pour notre profit et notre bénédiction à tous.
Mais après avoir dit cela, pour nous garder de toute incompréhension, et pour mettre les écrits humains à leur juste place, nous revenons à l’objet qui est devant nous. Il n’y a qu’une autorité suprême et absolue, et c’est la Parole de Dieu. De nombreux écrits humains sont intéressants comme références, et valables pour nous aider, mais ils n’ont pas de valeur comme autorité – ils sont même dangereux.
L’Écriture sainte suffit à tout. Nous ne manquons absolument de rien comme guide et autorité au-delà de ce que nous possédons dans les Saintes Écritures.
D’après the Lord is near octobre 1988
« Moïse retournait au camp ; mais son serviteur Josué, fils de Nun, jeune homme, ne sortait pas de l’intérieur de la tente » Exode 33. 11.
CONNAÎTRE LA PAIX ET LA JOIE DE CHRIST
Il est triste de voir comme il existe peu de liberté et de repos autour de nous. L’inquiétude de notre temps affecte les croyants. Non seulement dans les choses en relation avec cette vie-ci, mais même dans leurs relations avec Dieu, ils n’ont pas la paix solide et assurée qui ne peut pas être ôtée.
Pour beaucoup de personnes, dans le temps présent, il n’y a pas, ou peu, de repos. Des souhaits insatisfaits, des ardents désirs sans réponse jusqu’ici, abondent dans plus d’un cœur. Oh ! Que les rachetés du Seigneur puissent avoir la connaissance consciente de leur union avec Christ glorifié à la place où Il est. Cela donne du repos au cœur, et détache de la terre et des choses qui y sont.
C’est ainsi que l’âme écoute, absorbée en Celui qui est son repos. L’oreille, jadis ouverte à d’autres sons, Lui rend maintenant hommage et attend ses paroles, sachant comment interpréter tous les tons de sa voix et les garder dans son âme. Qu’est-ce qui pourrait être plus béni qu’une oreille libérée de soi-même et de son entourage pour écouter la Parole de Jésus ? C’est alors que nous sommes assis sous son ombre avec bonheur, et que son fruit est doux à notre palais (Cant. 2. 3). N’est-ce pas cela, la maison du vin, où Il se réjouit d’entretenir les siens pendant les longues veilles de cette nuit bien avancée ?
C’est une chose solennelle de penser au fait que peu de nous connaissent ce qu’est la réelle solitude avec Dieu ! Et ne pouvons-nous pas nous demander, comment il est possible de croître dans la connaissance personnelle de Christ, si les croyants ne recherchent pas, et ne cultivent pas sa compagnie ? Quelqu’un a bien dit : On n’est jamais moins seul que quand on est seul ; mais hélas ! que cela est peu notre cas !
D’après the Lord is near octobre 1988
« Vous vous êtes tournés vers Dieu, vous détournant des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils » 1 Thessaloniciens 1. 9 et 10.
L’ATTENTE CONSTANTE DU CHRÉTIEN
Attendre signifie d’abord vivre dans l’attente d’un évènement proche. Si j’attends mes vacances, je fais des plans et des préparatifs pour cela. Parce que Joseph d’Arimathée attendait le royaume de Dieu, il traita le corps mort de Jésus avec le plus grand respect. Peut-être ne comprenait-il pas tout ce qui se passait, mais il liait en quelque sorte le Crucifié avec le royaume de Dieu à venir. Cela affectait beaucoup son attitude et ses activités.
Deuxièmement, attendre implique d’être prêt. Si j’attends que ma femme sorte d’un magasin d’alimentation, je suis prêt à ouvrir la porte de la voiture dès qu’elle apparaît. Quand Jacques donne l’illustration d’un fermier qui attend que la terre porte son fruit, cela implique que le fermier est prêt à moissonner cette récolte dès qu’elle est mûre.
Parce que les nouveaux chrétiens à Thessalonique attendaient le Fils de Dieu venant du ciel, ils montraient sa présence dans leur vie et proclamaient sa Parole de leur bouche. Notre vie donne-t-elle l’image de ceux qui attendent ?
D’après the Lord is near octobre 1988 (G.W. Steidl)
« Mais ceux qui veulent devenir riches tombent en tentation et dans un piège, et dans beaucoup de désirs insensés et pernicieux qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition. Car c’est une racine de toutes sortes de maux que l’amour de l’argent ; en s’y livrant, certains se sont égarés de la foi et se sont eux-mêmes transpercés de beaucoup de douleurs » 1 Timothée 6. 9 et 10.
SE SOUMETTRE AUX VOIES DE DIEU AVEC CONFIANCE
Un esprit mondain conduisit Lot à s’installer au milieu de la souillure de la coupable Sodome. Ce n’est pas la foi qui le conduisit là ; ce ne fut jamais un esprit spirituel qui l’amena là. C’était simplement l’amour pour le présent siècle mauvais qui le poussa, d’abord à choisir, puis à poser sa tente vers Sodome, et finalement à être assis à la porte de Sodome.
Et quelle part il a choisie ! C’était vraiment une citerne crevassée qui ne pouvait garder de l’eau – un roseau cassé qui perça sa main. C’est une chose amère que de rechercher d’une manière ou d’une autre à nous gérer nous-mêmes : nous sommes certains de faire les plus graves erreurs. Il est infiniment mieux de laisser Dieu organiser toutes nos voies pour nous – de les remettre toutes à Celui qui est tellement disposé et capable de les diriger pour nous – de Lui permettre de faire le plan de toute notre course suivant sa sagesse qui ne se trompe pas et son amour infini.
Lot pensait sans doute qu’il faisait bien, pour lui-même et sa famille, d’aller habiter à Sodome. Mais les conséquences montrent qu’il se trompait complètement. Cela fait aussi résonner à nos oreilles une voix très solennelle, qui nous dit de prendre garde à l’influence présente d’un esprit mondain. « Étant satisfaits de ce que vous avez présentement » (Héb. 13. 5). Pourquoi cela ? Est-ce parce que vous êtes tellement fortuné dans le monde ? Absolument pas. Alors, pourquoi ? « Car lui-même a dit : Je ne te laisserai pas, et je ne t’abandonnerai pas ». Promesse bénie ! Si Lot s’était contenté de cela, il n’aurait jamais recherché les plaines bien arrosées de Sodome.
D’après the Lord is near octobre 1988 (C.H. Mackintosh)
« Mais les fils d’Israël commirent un crime au sujet de l’anathème » Josué 7. 1.
DE L’IMPORTANCE D’AVOIR UNE BONNE CONSCIENCE
Dans la conquête de Jéricho, décrite en Josué 6, nous voyons la victoire de l’œuvre de Christ. C’était le Seigneur Lui-même, représenté par l’arche, qui se déplaçait autour de la forteresse de l’ennemi. L’arche était portée par les sacrificateurs et suivie par le peuple. Ainsi l’Éternel remporta une victoire complète. Notre âme peut se reposer sur l’œuvre de Christ et voir le miracle de la grâce.
Ensuite, à Aï, ils connurent la défaite parce qu’ils essayèrent de faire face par eux-mêmes à l’ennemi. Ils ne s’attendirent pas à l’Éternel, ils ne Lui demandèrent pas sa direction. C’était un acte d’indépendance, une démarche avec leurs propres forces. De plus, il y avait au milieu d’eux de l’anathème. Il fut trouvé en eux de l’infidélité. Les droits de Dieu avaient été violés et ignorés à cause de leur convoitise charnelle. C’est tellement souvent que la faiblesse est le résultat d’infidélité et de mondanité !
Nous aurons à faire face aux ruses de l’ennemi. C’est pourquoi le Seigneur, à travers l’apôtre, nous dit de revêtir l’armure complète de Dieu (Éph. 6. 10). L’ennemi est trop fort pour nous, mais le Seigneur Lui-même l’a défait. Nous avons cependant à faire face aux ruses de l’ennemi jour après jour. Nous ne sommes capables de lui résister qu’aussi longtemps que nous sommes fidèles à notre Seigneur, en marchant dans une vraie dépendance de sa force. Dans sa Parole Il nous a donné des directives claires pour le conflit. Lisons sa Parole avec prière. Cela nous permettra d’avoir la victoire sur les attaques de Satan.
D’après the Lord is near octobre 1988
« Je fus en esprit, dans la journée dominicale, et j’entendis derrière moi une grande voix, comme d’une trompette » Apocalypse 1. 10.
ÊTRE COMMUNION AVEC LE SEIGNEUR JÉSUS
En Apocalypse 1. 12 à 18, nous avons une révélation extraordinaire de la dignité et de la gloire de la Personne de Christ. Nulle part ailleurs dans la Parole nous n’avons quelque chose de semblable, quelque chose qui s’approche de cela quant aux détails. Le Seigneur Jésus Christ, comme Fils de l’homme, est décrit avec soin pour nous. Jean nous dit ce qu’il vit et entendit, et ce qui lui était ainsi donné, il était à la fois inspiré et dirigé à l’écrire. Car ce n’était pas pour son profit seulement, mais particulièrement pour notre profit, nous qui sommes serviteurs avec lui.
Mais remarquons d’abord la condition spirituelle qui le rendait à même de recevoir la révélation. Il pouvait dire : « Je fus en esprit, dans la journée dominicale ». Cependant, ce n’était pas pour lui seul. Il se peut que nous n’ayons pas la même vision de gloire, la même révélation qui nous soit faite telles qu’il les avait ; car nous avons reçu cela sur son témoignage, et c’est pour nous la Parole de Dieu ; nous la recevons et nous la gardons par la foi, et pas autrement. Mais si nous disons que c’est parce que nous avons si peu de force et qu’elle a si peu d’influence sur nous, nous faisons erreur. Ne devrions-nous pas plutôt admettre que c’est parce que nous ne sommes pas « en Esprit le jour du Seigneur » ?
N’est-ce pas mieux d’être dans le véritable courant du Saint Esprit, le premier jour de la semaine ? S’il y a un moment plus qu’un autre où l’Esprit de Dieu pousse les cœurs et les pensées des croyants en avant et en haut, dans lequel Il ouvre les yeux et touche les cœurs, apportant devant eux toute la gloire de Christ Lui-même, c’est certainement le premier jour de la semaine. Puissions-nous, par grâce, cultiver cette attitude d’âme, cette profonde soumission spirituelle et cette réceptivité qui est impliquée dans le fait d’être « en esprit dans la journée dominicale ». Beaucoup peuvent certainement dire que nous avons connu cela trop rarement – mais nous l’avons connu.
D’après the Lord is near octobre 1988
« Jésus donc répondit, et leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, sinon ce qu’il voit faire au Père ; car quoi que celui-ci fasse, le Fils aussi le fait de même » Jean 5. 19.
OBÉISSANCE ET COMMUNION
Quand le Seigneur Jésus avait parlé aux Juifs en insistant sur Dieu comme étant son Père, ils cherchaient d’autant plus à Le faire mourir, parce qu’Il parlait de Dieu comme étant son Père, se faisant égal à Dieu. Il ne renie pas cette déclaration, car il est bien vrai que ses paroles montraient clairement qu’Il était égal à Dieu. Il insiste sur cette merveilleuse vérité par une double affirmation très forte : « En vérité, en vérité, je vous dis ». S’Il n’avait pas été égal à Dieu, Il aurait immédiatement renié avoir voulu dire une telle chose. Mais Il insiste fortement sur la vérité de cette affirmation. « Le Fils ne peut rien faire de lui-même, sinon ce qu’il voit faire au Père »
La nature même du Fils est telle qu’il Lui est absolument impossible d’agir indépendamment du Père. Leur nature étant identique, les actions, quelles qu’elles soient, que le Fils accomplisse, sont identiques avec ce que fait le Père Lui-même. Quelles paroles pouvaient déclarer avec plus d’insistance que Jésus est Dieu, pas autant que le Père est Dieu ?
« Le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait lui-même » (Jean 5. 20). Cette connaissance merveilleuse du Fils est la preuve de sa connaissance divine. Non seulement Il voit, mais Il fait aussi toutes les choses que fait le Père, témoignage aussi de sa toute-puissance. De la même manière que le Père connaît tout et peut tout, ainsi est le Fils.
Les pharisiens, pleins d‘une colère amère contre ce témoignage de sa gloire, étaient déterminés à Le mettre à mort. Les croyants, au contraire, trouvent leurs délices les plus pures à s’incliner à ses pieds et à L’adorer.
D’après the Lord is near octobre 1988 (L.M. Grant)
« Vous, vous adorez vous ne savez quoi. Nous savons, nous, ce que nous adorons… le Père en cherche de tels qui l’adorent » Jean 4. 22 et 23.
L’expression « J’adore », est devenue un élément du langage courant pour dire « J’apprécie beaucoup » ou « Cela me plaît ». On l’applique à la légère au chocolat, ou à son chat, à un ami ou à beaucoup d’autres choses… Il y a même un parfum de marque qui s’appelle « J’adore ».
Mais la signification d’origine du verbe « adorer » est : « rendre culte à Dieu ou à une divinité ». Et même cette signification, à première vue bien éloignée de la vie de la majorité de nos contemporains, nous interpelle quand nous pensons à l’admiration démesurée que nous éprouvons pour quelque célébrité du sport ou du spectacle, à des « idoles personnelles » pour lesquelles nous sommes disposés à consacrer temps, énergie, argent. Même le travail ou les loisirs peuvent occuper la première place dans la vie, absorbant nos pensées et nos énergies, et ne nous laissant ainsi pas de temps à consacrer aux autres.
Le Créateur du monde, qui en est aussi le Sauveur, mérite d’avoir la première place dans notre vie, parce que Lui seul est digne d’être l’objet d’un culte, étant le seul qui soit vraiment grand, saint et parfait en tout ce qu’Il fait et dit. Dieu seul est au-dessus de tout et de tous. « Tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait » viennent de Lui, qui ne peut jamais nous décevoir car ses voies envers nous ne varient ni ne changent pas (Jac. 1. 17). Sa majesté est impénétrable, sa puissance infinie, son amour s’est manifesté d’une manière inégalée dans le don de Jésus Christ.
Ce Dieu bon, juste et saint, recherche des adorateurs qui s’approchent de Lui sans crainte, parce qu’ils se savent aimés et pardonnés. Le Seigneur a droit à cet hommage, qui provient du plus profond de nos cœurs et pas seulement de nos lèvres, pour ce qu’Il est et pour ce qu’Il a fait pour nous, ses créatures qui ne méritaient pas son amour.
« Et quand quelqu’un présentera en offrande une offrande de gâteau à l’Éternel, son offrande sera de fleur de farine, et il versera de l’huile sur elle, et mettra de l’encens dessus » Lévitique 2. 1.
Dieu donna aux Israélites des instructions précises sur la manière de l’adorer par une offrande, un sacrifice. En signe de reconnaissance pour leur délivrance hors d’Égypte et pour toutes les provisions de sa grâce, ils devaient Lui offrir quelque chose. Cela incluait l’offrande de gâteau, faite de fine fleur de farine mélangée avec de l’huile et de l’encens, puis brûlée sur l’autel de l’holocauste.
Ce sacrifice a une signification spirituelle pour nous. Jésus Christ parle de Lui-même comme étant « le grain de blé » (Jean 12. 24). Afin que les grains de blé deviennent de la fine farine, ils doivent être moulus. Cela s’est produit symboliquement dans la vie du Seigneur Jésus lorsqu’Il a été tenté par Satan et qu’Il a connu la contradiction de la part des hommes. Ces tentations ont révélé combien Il était parfait dans son humanité.
L’huile se réfère au Saint Esprit. Jésus a été conçu de l’Esprit. Puis, au Jourdain, l’Esprit de Dieu est descendu sur Lui comme une colombe, afin qu’Il puisse accomplir son ministère dans la puissance de l’Esprit. L’encens parle de sa consécration entière à Dieu, ce qui apparaît de façon évidente dans sa vie et son service.
De même que l’Israélite devait préparer l’offrande de gâteau, il est aussi nécessaire pour nous d’étudier Jésus Christ dans la Bible et de voir comment Il se comportait en tant qu’homme. Nous pouvons alors préparer une offrande spirituelle à Dieu en Lui parlant avec admiration et adoration de la vie parfaite du Seigneur Jésus.
Un négociant de Philadelphie, riche à millions, ordonna à ses employés de venir travailler un dimanche matin, afin de décharger un navire qui venait d’arriver. Un jeune homme s’approcha de lui, très pâle, et lui dit :
– Monsieur, je ne pourrai pas travailler demain.
– Très bien ! Si vous refusez d’obéir, il ne nous reste qu’un parti à prendre, celui de nous séparer.
– Je le sais, Monsieur, et je sais aussi que j’ai à ma charge ma mère, qui est veuve. Mais je ne puis travailler le dimanche.
– À votre aise ! Du moment que vous persistez dans votre décision, passez à la caisse pour vous faire régler votre compte.
Pendant les trois semaines qui suivirent, le jeune homme arpenta les rues de Philadelphie en quête de travail. Il ne trouva rien. Or, à ce moment-là même, le directeur d’une des principales banques de la ville était à la recherche d’un employé de toute confiance. N’ayant personne sous la main, il s’adressa au négociant dont il vient d’être question. Celui-ci nomma aussitôt le jeune homme qu’il avait congédié.
– Qu’est-ce que cela veut dire ? demanda le banquier, très étonné. Vous me recommandez un employé qui vous a donné si peu de satisfaction que vous l’avez renvoyé de votre bureau ?
– Parfaitement ! répliqua le négociant. J’ai dû le mettre à la porte, parce qu’il refusait de travailler le dimanche. Or l’homme qui consent à perdre sa place, et une bonne place, pour obéir à ses principes, c’est un homme auquel vous pouvez vous fier sans hésitation aucune.
Dieu dit : « Ceux qui m’honorent, je les honorerai ; et ceux qui me méprisent seront en petite estime » (1 Sam. 2. 30).
Un meunier qui avait intenté un procès à son voisin, un manufacturier, et l’avait perdu, se trouvait dans la nécessité de vendre son moulin et allait être réduit à la misère ; cela le révoltait et lui faisait maudire Dieu et les hommes.
À ce moment, il reçut la visite d’un chrétien qui lui montra tout le mal qu’il avait commis, et, s’adressant à sa conscience, le plaça devant Dieu.
Après son départ, le meunier, qui avait été vivement impressionné par ses paroles, alla s’asseoir au bord de l’eau, et se mit à réfléchir : Il a raison, lui disait sa conscience, oui, c’est mon orgueil qui m’a perdu. Dieu m’a laissé tomber dans cet abîme, parce que je vivais sans lui ; on m’appelle un honnête homme ; mais pour Dieu, que suis-je ? Je vis en vrai païen, je n’aime pas Dieu, je ne le prie pas, je ne connais pas sa Parole ; quand il me frappe, je me révolte… Ah ! j’ai bien mérité mes malheurs !
Une pensée en appelait une autre. L’Esprit de Dieu agissait dans son âme ; sa conscience s’ouvrait au repentir, et des larmes coulaient le long de ses joues. Enfin, il se mit à genoux et pria. Il ne connaissait pas d’autre prière que l’oraison dominicale, mais il la répéta de tout son cœur.
Quand il vint à dire : Pardonne-nous nos péchés comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés, l’image du manufacturier se présenta devant ses yeux. Lui pardonner ? se demanda-t-il ; non, c’est impossible.
Et cependant sa conscience parlait et ne le laissait pas en repos. Ô mon Dieu, dit-il, fais que je puisse pardonner ; car tu le vois, il faut un miracle pour me changer le cœur.
En ce moment un bruit joyeux frappa son oreille. Il aperçut les enfants de son voisin qui sortaient de la maison et qui venaient jouer sur le plancher qui couvrait le batardeau. Le meunier pensa à ses propres enfants, qui allaient bientôt être réduits à la misère ; un nouvel orage s’alluma dans son cœur ; involontairement, il serrait les poings et murmurait des paroles d’une sourde colère, lorsqu’un cri perçant le fit tressaillir.
Sur la rivière, entraîné par le courant rapide, un des enfants du manufacturier descendait rapidement. Son père qui le voyait de la fenêtre, avait jeté le cri de détresse. L’enfant se débattait, ses vêtements le soutenaient encore un peu au-dessus de l’eau, mais chaque minute le rapprochait de la roue du moulin ; le secourir paraissait impossible, car le courant était trop violent pour être remonté, il était trop tard pour arrêter la roue.
Le meunier comprit tout cela, mais n’écoutant que la voix de son cœur, il s’élança dans la rivière. Il eut bientôt saisi l’enfant, et commença à descendre dans l’étroite écluse ; mais par un puissant effort, au moment où tous deux allaient disparaître sous la grande roue, il saisit une planche qui faisait saillie et s’y cramponna.
Holà ! cria-t-il d’une voix énergique, Jeanne, ferme l’écluse !
Sa femme accourut, mais troublée par l’émotion, elle s’y prenait mal, et le meunier se sentait défaillir.
En cet instant, le manufacturier arrivait, pâle comme la mort. Il fixa l’écluse, arrêta la roue, et saisissant le meunier par la main, il le tira sur le talus, puis sans pouvoir dire un mot, il l’entoura de ses bras et le pressa sur son cœur.
– L’enfant a-t-il du mal ? demanda le meunier.
Le petit garçon remis de son émotion, embrassait son père.
– Oh ! comme j’ai eu peur ! disait-il en pleurant.
– Voisin, dit le manufacturier d’une voix émue, vous avez fait plus que si vous m’aviez sauvé la vie à moi-même.
– Ce n’est rien, reprit le meunier, je n’ai fait que mon devoir.
Si jamais quelqu’un fut heureux, ce fut bien lui. La joie remplissait son cœur. Cette journée qu’il avait commencée dans la révolte, était devenue pour lui la plus belle journée de sa vie. Il sentait que Dieu lui avait donné de pardonner et il pouvait prier.
Inutile de dire que dès lors le manufacturier et le meunier devinrent bons amis. Le manufacturier paya les frais du procès, il laissa son moulin au meunier, mais s’occupa de le diriger.
Après cela, il n’y eut pas de ménage plus heureux que celui du meunier. Plusieurs se plaignaient de ce qu’il était devenu religieux, mais tout le monde au village honora et respecta sa piété. Tous ses jours furent employés à servir Celui qui l’avait aimé et s’était livré pour lui, et il rendit témoignage à la grâce dont il avait été l’objet de la part de Dieu.
Dans combien de combats ce roi n’avait-il pas été impliqué ? Nombreuses furent les délivrances pour lesquelles il pouvait glorifier son Dieu. Les ennemis du dehors, les ennemis du dedans, desquels David avait été délivré, n’étaient pas les seuls. Il en restait un qui se trouve en chacun de nous. Il s’agit du vieil homme, cette nature pécheresse. Satan, l’adversaire, le sait bien. Le serpent ancien utilise la tentation et place cette arme redoutable au moment où la vigilance s’est relâchée.
« A la nouvelle année, au temps où les rois entrent en campagne, David envoya Joab, et avec lui ses serviteurs, et tout Israël ; ils détruisirent les fils d’Ammon et assiégèrent Rabba ; mais David resta à Jérusalem. Au temps du soir, David se leva de son lit de repos et se promena sur le toit [en terrasse] de la maison du roi. Du toit, il vit une femme qui se lavait, et la femme était très-belle » (2 Sam. 11. 1 à 2). David était dans la force de l’âge, aussi pourquoi se reposait-il, alors que ses soldats étaient au front ? Ah ! qu’il est facile de s’asseoir sur sa propre satisfaction, en s’appuyant sur ses propres forces, et en ne regardant plus au Seigneur.
C’est quand la vigilance fait défaut que Satan se présente en employant une arme qu’il a utilisée pour séduire Ève et que la loi, par la suite, interdira : « tu ne convoiteras pas » (Rom. 13. 9), « la femme de ton prochain » (Deut. 5. 21). « Que personne, quand il est tenté, ne dise : Je suis tenté par Dieu ; car Dieu ne peut pas être tenté par le mal, et lui ne tente personne. Mais chacun est tenté, étant attiré et amorcé par sa propre convoitise ; ensuite la convoitise, ayant conçu, enfante le péché ; et le péché, une fois commis, produit la mort » (Jac. 1. 13 à 15).
C’est ce qui arriva à David qui « envoya prendre des informations au sujet de cette femme, et on lui dit : N’est-ce pas là Bath-Shéba, fille d’Éliam, femme d’Urie, le Héthien ? David envoya des messagers la chercher, elle vint vers lui, et il coucha avec elle… ; et elle s’en retourna dans sa maison. Puis la femme conçut ; elle envoya informer David et lui dit : Je suis enceinte » (2 Sam. 11. 4 à 5). « La convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie » (1 Jean 2. 16), ces choses qui sont dans le monde, ont conduit David au meurtre d’un fidèle serviteur qui avait à cœur « l’arche, et Israël et Juda » (2 Sam. 11. 11).
« Le péché était d’autant plus grave qu’il avait lieu dans la vie de cet homme qui, malgré plus d’une faiblesse, avait reçu le témoignage que « la méchanceté » n’avait jamais été trouvée en lui (1 Sam. 25. 28). Et voici que, au milieu de sa carrière, ce serviteur de Dieu devient adultère, hypocrite et meurtrier ! Ah ! si nous avons quelque zèle pour la gloire du Seigneur, quelque affection pour ses rachetés, pleurons de voir un David, reniant tout son passé, fouler aux pieds la sainteté de l’Éternel, lui qui devait en être le représentant devant le monde ! Qu’il est humiliant de penser que David, le bien-aimé, ait pu compromettre le nom de l’Éternel invoqué sur lui, lui qui avait été favorisé par une proximité si spéciale avec Dieu et comblé de grâces merveilleuses ! » (Henri Rossier).
Les conséquences de la convoitise ont amené David jusqu’au meurtre. L’Éternel envoya un prophète pour réveiller sa conscience et lui montrer son péché. Les psaumes 51 et 32 ont été écrits par lui et à la suite de sa restauration. Cette restauration passa – et passe par la confession, qui se résume en deux expressions : « J’ai péché » ; « Use de grâce envers moi, ô Dieu ! selon ta bonté ; selon la grandeur de tes compassions, efface mes transgressions. Lave-moi pleinement de mon iniquité, et purifie-moi de mon péché. Car je connais mes transgressions, et mon péché est continuellement devant moi. Contre toi, contre toi seul, j’ai péché, et j’ai fait ce qui est mauvais à tes yeux » (Ps. 51. 1 à 4).
L’Esprit Saint amène à la confession de la faute commise (v. 3) ; à la pensée que Dieu a été offensé (v. 4) ; au rappel de notre mauvaise nature (v. 5) ; au sentiment des exigences de Dieu quant à « la vérité dans l’homme intérieur » (v. 6) ; au désir d’une conscience pure et droite (v. 10) ; au retour à la sainteté pratique (v. 11).
Nous savons que quiconque a reçu le Seigneur Jésus est un enfant de Dieu et qu’il ne peut pas perdre son salut (Jean 10. 27 à 29 ; Rom. 8. 1 ; 38 et 39). Lorsqu’il nous arrive de pécher, nous perdons la jouissance de ce salut. La confession est le seul chemin pour en retrouver la joie. Déjà, David sait qu’en Dieu seul est le salut, c’est pourquoi il peut dire : « Rends-moi la joie de ton salut, et qu’un esprit de franche volonté me soutienne » (Ps. 51. 12). Une fois restauré, le croyant peut faire connaître à d’autres la grâce qui lui a pardonné (v. 13). Ce fut le cas du disciple Pierre qui, une fois restauré, a accompli la volonté de son Maître (voir Luc 22. 31 et 32 et Act. 2. 14 à 36 ; 3. 12 à 26).
David et Pierre auraient pu sombrer dans le désespoir et se taire pour toujours mais Dieu ne méprise « pas un cœur brisé et humilié » (Ps. 51. 17). C’est pourquoi David dit encore : « Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange » (v. 15). Satan, l’adversaire, cherchera à faire taire tous les témoins de la grâce de Dieu mais « nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés » (Rom. 8. 37).
David avait des craintes quant à la présence de l’Esprit Saint en lui, aussi il dit : « Ne me renvoie pas de devant ta face, et ne m’ôte pas l’esprit de ta sainteté » (Ps. 51. 11). Pour l’enfant de Dieu, présentement, il n’y a aucune crainte de ce côté-là. L’Esprit habite dans le croyant – même Dieu, Père et Fils sont en lui (considérez 1 Cor. 6. 19 ; Gal. 2. 20 ; 1 Jean 4. 4 ; Éph. 4. 6). David n’avait pas connaissance, comme nous, de l’œuvre accomplie à la croix et des résultats glorieux de la glorification de Christ, c’est pourquoi il a des craintes. Pour nous, craignons de déshonorer le Seigneur et cherchons, à l’instar de l’apôtre, « qu’avec toute hardiesse, maintenant encore comme toujours, Christ [soit] magnifié dans [nos] corps, soit par la vie, soit par la mort » (Phil. 1. 20).
« Bienheureux celui dont la transgression est pardonnée, et dont le péché est couvert ! Bienheureux l’homme à qui l’Éternel ne compte pas l’iniquité, et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude. Réjouissez-vous en l’Éternel, et égayez-vous, justes ! et jetez des cris de joie, vous tous qui êtes droits de cœur » (Ps. 32. 1 et 2 ; 11).
« Jésus… dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi » Luc 10. 21.
QUELLE EST TA RELIGION ?
La petite fille est indécise. Son institutrice lui a préparé des questions auxquelles elle doit répondre. Elle a déjà répondu à une série de ces questions, mais maintenant elle est indécise. L’institutrice s’étonne de l’hésitation de sa petite élève, et s’approche. Voyons, c’est pourtant simple : Es-tu catholique ou évangélique ? Je ne sais pas. Comment, tu ne sais pas ? Je sais que le Seigneur Jésus est mort pour moi sur la croix.
L’institutrice est sans voix. L’enfant répète avec plus d’assurance : Mais, je sais que le Seigneur Jésus est mort pour moi, et que je suis sauvée. Vous pouvez demander à maman, elle saura mieux vous l’expliquer. Et effectivement, l’institutrice s’adresse finalement à la maman.
Comment aurions-nous répondu à cette question ? Peut-être, en nous rangeant sous une certaine étiquette : évangélique, catholique, église libre – ou, sans confession ? Mais qu’est-ce que cela représente ? Cela ne précise rien de notre relation avec Jésus Christ. C’est pourquoi la réponse de la fillette est si remarquable. Elle savait deux choses : Le Seigneur Jésus était mort pour elle – et parce qu’elle croyait en Lui, elle avait aussi l’assurance d’être sauvée.
Jésus Christ a dit : « Quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera pas » (Marc 10. 15). Pour de nombreuses personnes, leurs réflexions religieuses compliquées, leurs discussions théologiques, leur cachent la vérité. Que la foi enfantine en Jésus Christ, au contraire, est convaincante !
D’après der Herr ist nahe mars 2026
« Ton peuple sera un peuple de bonne volonté, au jour de ta puissance » Psaume 110. 3.
ACCEPTER DE BONNE VOLONTÉ CE QUE DIEU NOUS ENVOIE
Dieu s’est acheté un peuple pour Lui-même par le sang de son Fils, le Seigneur Jésus Christ. Ils lui appartiennent maintenant. Par le Saint Esprit Il vit au milieu d’eux, et ils ont le grand privilège de montrer les excellences de Celui qui les a appelés hors des ténèbres et à sa merveilleuse lumière (1 Pier. 2. 9). Ils sont aussi « de bonne volonté ». Ils vont où Il les envoie, et font ce qui Lui est agréable.
Ils sont un peuple qui fait connaître l’obéissance de Christ. Quand l’homme est tombé dans le péché, la convoitise a débuté. Depuis lors, l’homme, dans sa condition de pécheur, se voit comme étant le centre de toutes choses. Il ne donne pas comme le fait Dieu – non, il convoite les choses de ce monde, en recherchant sa propre satisfaction. Mais Christ est venu volontairement pour nous sauver du présent monde mauvais, afin que nous puissions être un peuple qui Le serve de bonne volonté.
Les fils d’Israël, autrefois, avaient volontairement fourni les matériaux pour le tabernacle dans le désert, et plus tard, quand le temple se construisait, ils apportèrent volontairement ce qui était nécessaire pour la maison de Dieu. Le Seigneur attend une réponse de nos cœurs, une sincère bonne volonté, pour faire ce qui Lui plaît, mais Il ne nous l’impose pas.
Le Nouveau Testament est plein de ce que désire notre Seigneur béni. Comment répondons-nous à ses demandes ? Ses requêtes peuvent impliquer les bases même, telles que d’assumer le rôle de père dans la famille, ou un appel très particulier à aller Le servir dans quelque pays lointain. « Faites tout ce qu’il vous dira » (Jean 2. 5). Ce que le Seigneur attend de nous, c’est la bonne volonté. Il acceptait de faire la volonté de son Père, et Il est allé à la croix. Dans un jour à venir, son peuple terrestre L’entourera « de bonne volonté » et Le suivra dans la bataille contre ses ennemis (Cant. 6. 12).
D’après the Lord is near octobre 1988
« Et l’Éternel envoya parmi le peuple les serpents brûlants, qui mordaient le peuple ; et parmi ceux d’Israël, il mourut un grand peuple. Et le peuple vint dire à Moïse : Nous avons péché, car nous avons parlé contre l’Éternel et contre toi ; prie l’Éternel qu’il retire de dessus nous les serpents. Et Moïse pria pour le peuple » Nombres 21. 6 et 7.
LES LEÇONS POUR ISRAËL – APPLICABLES AUX CHRÉTIENS
C’était une leçon pratique pour leurs cœurs. Ils avaient écouté la voix du serpent, et il fallait qu’ils ressentent la morsure du serpent. Qu’il est solennel de se plaindre de nos circonstances ! C’est accuser Dieu, en disant que nous ne sommes pas heureux dans ses mains. Et si nous ne sommes pas heureux là, à quel autre endroit pouvons-nous être placés, sinon dans les mains du serpent ? Il n’y a pas de terrain neutre. Si nous ne sommes pas satisfaits de la manière dont Dieu nous traite, nous devrons apprendre par la manière dont le serpent nous traitera.
C’est une chose très sérieuse de se laisser aller à un esprit d’agitation, de murmures et de mécontentement. Nous blessons réellement le cœur de Dieu quand nous agissons ainsi, et nous nous mettons sous la domination du serpent. C’est un terrible péché qui doit conduire à des conséquences amères. Gardons-nous-en soigneusement et cultivons un esprit de reconnaissance, un esprit heureux et content – un esprit de soumission tranquille et un cœur soumis. Cherchons à recevoir tout ce qui arrive en disant : C’est Ta volonté, Père. Ainsi le serpent sera complètement déjoué, et Dieu sera glorifié.
Mais en revenant au camp d’Israël, nous trouvons que le peuple, maintenant, prend sa juste place – la place de la confession – la place du jugement de soi-même. C’est la seule base pour un pécheur. Ils avaient parlé contre Dieu ; maintenant, ils parlent contre eux-mêmes. Cela est juste – juste pour tous. « J’ai dit : Je confesserai mes transgressions à l’Éternel ; et toi tu as pardonné l’iniquité de mon péché » (Ps. 32. 5). Grâce précieuse, éternelle, souveraine ! Toute louange soit à Celui qui est à la fois la source, le canal, et la puissance – Père, Fils et Saint Esprit !
D’après the Lord is near octobre 1988
« Et l’Éternel dit à Moïse : fais-toi un serpent brûlant, et mets-le sur une perche ; quiconque sera mordu, et le regardera, vivra. Et Moïse fit un serpent de bronze » Nombres 21. 8 et 9.
LE REMÈDE DIVIN AUX CONSÉQUENCES DU PÉCHÉ
Ici est introduit le remède divin : « un serpent de bronze ». La ressemblance même de ce qui avait fait le mal devient, sous la main de Dieu, le moyen de la délivrance. Les serpents brûlants ne sont pas ôtés – il leur est encore permis de faire leur action terrible ; mais la grâce brille dans la provision divine ; et l’Israélite mordu qui regardait au serpent d’airain était en bien meilleure condition que s’il n’avait jamais été mordu.
Il est vrai qu’il devait connaître l’amertume du péché ; mais il lui était aussi permis d’éprouver la douceur de cette grâce qui pouvait apporter la vie à travers la mort, et donner une pleine victoire sur toute la puissance du serpent. « Le péché a régné par la mort » – mais, Dieu en soit béni, « de même aussi la grâce règne par la justice, pour la vie éternelle, par Jésus Christ, notre Seigneur » (Rom. 5. 21). Et ainsi, dans un monde de péché, et un monde de pécheurs, où la puissance du serpent se voit partout, et où la mort règne, le pauvre pécheur mordu peut regarder au grand antitype du serpent de bronze – à Christ béni qui a été élevé sur la croix pour nous – devenu malédiction, fait péché, frappé et jugé à notre place – et par un simple regard – un seul regard, un regard de foi en Lui, recevoir la vie éternelle. Il y a la vie dans le regard de Celui qui a été crucifié. Il y a la vie maintenant pour vous.
Oui, là se trouve le secret profond et précieux de la vie et du salut. On la reçoit par un simple regard vers l’Objet divin. Quand l’Israélite mordu regardait le serpent de bronze, il vivait. Il regardait et vivait. Il regardait, non pas à lui-même, non pas à sa blessure, mais à la source divine.
D’après the Lord is near octobre 1988
« Au reste, mes frères, fortifiez-vous dans le Seigneur et dans la puissance de sa force ; revêtez-vous de l’armure complète de Dieu » Éphésiens 6. 10 et 11.
LE COMBAT CHRÉTIEN
Quelquefois nous, chrétiens, oublions que l’armure d’Éphésiens 6 ne se rapporte pas seulement à un seul soldat, mais à une armée. L’épître est écrite à des croyants, non pas à un croyant individuellement. Il est certain que nous devons endosser notre armure individuellement et que chacun, personnellement, doit se tenir sur le champ de bataille. Mais nous avons un lien avec les autres soldats. Puisque chacun de nous a un accès direct à l’état-major, notre organisation ne ressemble pas à celle d’une armée ordinaire, mais l’esprit de camaraderie et le support mutuel trouvés dans une force de lutte efficace devraient être trouvés abondamment dans l’armée du Seigneur.
Nous ressentons un tel esprit en lisant les exploits du petit groupe missionnaire partant d’Antioche pour assaillir les forteresses de l’ennemi. Les frères restant chez eux montraient leur communion à ceux qui allaient au front en les soutenant par la prière et par le jeune. Le conflit s’échauffa quand ils rencontrèrent Élymas le magicien – un enfant du diable et un ennemi de toute justice. Les problèmes se compliquèrent quand Jean Marc les quitta, et les persécutions accompagnèrent leurs pas d’une ville à l’autre.
L’ennemi changeait souvent de tactique. À un moment donné, il manipulait une foule pour les adorer comme des dieux, et au moment suivant, pour lapider Paul comme un criminel. Mais à travers tout cela, le groupe des fidèles gagnait quelques puissantes batailles avec la force du Seigneur.
Le combat se poursuit encore. En sommes-nous conscients ? L’évitons-nous peut-être ? Avançons-nous ensemble avec la force de notre Seigneur victorieux ? Tout cela aura de la valeur quand nous Le verrons face à face.
D’après the Lord is near octobre 1988 (G.W. Steidl)
« (Christ Jésus)… étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix » Philippiens 2. 8.
JÉSUSOBÉISSANT JUSQU’À LA MORT DE LA CROIX
La croix est vue ici comme la consommation d’une vie d’obéissance – l’achèvement d’une vie de renoncement à soi-même. C’est ce que nous pouvons appeler l’aspect de l’offrande faite par feu de la mort de Christ, plutôt que le sacrifice pour le péché. C’est une vérité extrêmement bénie que la même action qui consomma une vie d’obéissance a aussi ôté le péché ; mais dans ce passage-ci, il est fait référence à la pensée de renoncement à soi plutôt qu’au fait de porter les péchés.
Jésus a tout donné. Il quitta sa gloire et descendit dans ce pauvre monde ; et quand Il y est venu, Il renonça Lui-même à toute la pompe et la grandeur humaines, et devint un homme pauvre. Ses parents étaient pauvres. Ils n’étaient à même de se procurer que le plus bas élément de sacrifice, pas un bélier, ni un agneau, mais une paire de jeunes pigeons. Il était Lui-même connu comme charpentier, ce qu’il était. Nous ne devons pas oublier la force morale de ce fait en disant que tous les Juifs étaient élevés pour exercer un métier.
Notre Seigneur Jésus Christ a réellement pris la dernière place. La ville même où Il fut élevé passait en proverbe comme étant méprisable ; Il fut appelé : le Nazaréen.Et on demandait, d’un ton de mépris : « N’est-ce pas le charpentier ? ». Il était une racine sortant d’un terrain aride. Il n’avait ni forme, ni éclat, ni beauté à la vue des hommes. Il était l’Homme méprisé, rejeté, vidé de soi, doux et humble de cœur, en toutes choses. Il renonça à tout, jusqu’à la vie elle-même. En un mot, Il se renonçait complètement à Lui-même.
D’après the Lord is near octobre 1988 (C.H. Mackintosh)
« Tes pensées ne sont pas aux choses de Dieu, mais à celles des hommes » Marc 8. 33.
NE PAS SE TROMPER D’OBJECTIF
L’une des nappes de pétrole les plus riches du Texas, c’est Darst Field. Elle a été appelée ainsi à cause de Bill Darst, un pauvre berger qui a échangé son ranch et ses terres pour ce qu’il croyait être une bonne affaire. En échange de ces surfaces improductives on lui donna une caravane et deux forts chevaux. Il se mit, avec bonheur, à suivre le grand boom du pétrole, en rêvant d’occasions et de fortune.
Exactement six mois après la tractation, des réserves illimitées d’essence furent découvertes exactement sous l’ancien ranch de Darst. La chance se moquait de ce pauvre homme, et rappela son nom sur le trésor qu’il avait manqué.
Bill Darst est mort maintenant. Mais sa famille n’a jamais oublié comment des choses de valeur peuvent facilement être négligées par une recherche frénétique pour des choses de moindre valeur.
Dans nos imaginations grandioses et nos rêves de jeunesse, nous n’aimons pas rappeler les carrefours où nous avons manqué de voir la volonté du Maître. Qu’en serait-il si toutes ces erreurs étaient enregistrées pour toujours avec nos propres noms inscrits ? Beaucoup de noms : mariage, famille, maisons.
Il y a un grand trésor que beaucoup d’entre nous négligeons. C’est une relation proche avec le Seigneur. La joie pure de sa compagnie peut être comme un puits qui déborde du fond de notre existence difficile.
D’après the Lord is near octobre 1988
« En elle (la Parole) était la vie, et la vie était la lumière des hommes » Jean 1. 4.
JÉSUS CHRIST, RÉVÉLATION COMPLÈTE DE DIEU POUR LES CHRÉTIENS
La vie éternelle, la vie divine est vue parfaitement dans le Seigneur Jésus, dans les Évangiles. Il est l’expression même de la gloire de Dieu, et tous les attributs moraux de la nature de Dieu sont manifestés dans la vie qu’Il a vécue ici-bas. Cependant Il était un véritable Homme à tous égards – esprit, âme et corps – et c’est comme tel qu’Il a laissé sa vie afin de la reprendre (Jean 10. 17 et 18). La vie humaine n’est pas la vie éternelle, mais elle est à la fois dépendante, et limitée dans le temps. Mais en Christ il y a la vie éternelle, qui s’y trouve depuis l’éternité passée, qui ne peut prendre fin – et en conséquence toujours dans la même vigueur et la même réalité sans variation au moment même où Il a donné sa vie.
Cependant, sa vie sur la terre était la période pendant laquelle sa vie divine était vue dans sa beauté la plus humble, et c’est un sujet d’adoration émerveillée pour toute intelligence créée. Quand Il a laissé sa vie, cette vie a cessé (bien que, certainement, sa vie éternelle elle-même ne pouvait cesser) ; mais dans la vie de résurrection – également une véritable vie humaine, dans un corps – cette manifestation est reprise à nouveau, non plus dans des circonstances d’humiliation et de faiblesse, mais de gloire et de puissance. Nous Le verrons comme Il est, non pas comme Il était.
Sa vie est la lumière des hommes. Avec quelle beauté elle illumine tous les détails de notre propre existence lorsque nous lui permettons de pénétrer dans les recoins autrefois sombres de notre cœur ! Dans sa lumière nous voyons la lumière. Cependant, relativement peu de ceux qui Le virent sur la terre discernèrent la beauté exquise de cette vie descendue au milieu des hommes, mais ceux qui étaient nés de nouveau participèrent, par la grâce, à cette même vie, et réagirent avec reconnaissance et adoration, trouvant en Lui l’Objet parfaitement satisfaisant de leurs désirs les plus purs. Puisse notre adoration pour Lui et notre satisfaction avec Lui nous remplir également de la joie la plus douce et la plus profonde !
D’après the Lord is near octobre 1988 (L.M. Grant)
« Mieux vaut la vue des yeux que le mouvement du désir. Cela aussi est vanité et poursuite du vent » Ecclésiaste 6. 9.
GARDER NOS REGARDS FIXÉS SUR DIEU
Ce proverbe semble exprimer la même vérité que la liste bien connue des mots : faits, foi, et sentiments ; Dieu établit les faits d’une œuvre accomplie, l’homme identifie ces faits par la foi, et cela lui donne l’impression de paix. Nous ferons l’expérience de la vérité édifiante de ce proverbe quand nous comprendrons qu’il vaut mieux voir la venue du Seigneur ici-bas, son œuvre sur la croix, sa résurrection et son ascension, plutôt que de perdre notre temps en nous occupant de nos propres désirs.
En même temps, ce verset contient une mise en garde contre la folie d’une occupation malsaine de nos sentiments, appelée ici « le mouvement du désir ». « La vue des yeux », dans ce verset, est bien différente de la convoitise des yeux, qui est de la mondanité. C’est plutôt la manière saine de diriger notre attention sur ce que Dieu a fait, sur les gloires merveilleuses de la Personne de Christ, de ses souffrances, de son triomphe sur Satan, et sur les preuves nombreuses de sa bonté envers nous dans nos afflictions. Ce n’est pas vanité ou poursuite du vent, mais cela servira à établir nos cœurs dans la vérité avec sobriété et fermeté. Se concentrer ainsi sur la seule chose nécessaire est bien meilleur que de suivre les plaisirs changeants de notre cœur. La paix que nous en retirons ne nous sera jamais ôtée.
Cependant, Satan peut nous dérober la jouissance journalière de cette paix. Notre ennemi rusé aimerait que notre attention se porte sur les attractions de ce monde – par exemple, la télévision, pour nous distraire de ce que Dieu nous a donné pour notre bien. Soyons donc vigilants, nous souvenant que « Nos regards n’étant pas fixés sur ce qui se voit, mais sur ce qui ne se voit pas ; car les choses qui se voient sont temporaires, mais celles qui ne se voient pas sont éternelles » (2 Cor. 4. 18).
D’après the Lord is near octobre 1988
« Car Dieu n’est pas injuste pour oublier votre œuvre et l’amour que vous avez montré pour son nom, ayant servi les saints et les servant encore » Hébreux 6. 10.
EXEMPLES DE SERVICES AGRÉABLES À DIEU
Plus le jour est sombre et nuageux, plus brillantes sont les actions de foi et d’amour, de même que l’arrière-plan sombre d’un tableau met en relief les couleurs plus claires. L’histoire de David abonde en de telles scènes. Ce qui rend nombre d’entre elles plus frappantes et touchantes, c’est l’amour et le dévouement vus de la part d’étrangers. Ils luisent comme autant de pierres précieuses, éclatantes et brillantes dans leur beauté morale.
Voyez, par exemple, le beau tableau, en 2 Samuel 15. 15 à 22, et voyez l’affection de l’étranger et exilé – Itthaï – une affection qui le poussa dans le sentier d’un David rejeté, pour partager ses peines et ses épreuves. C’est un bel et touchant exemple. Puissions-nous avoir plus d’exemples vivants de cela. Il lui était offert de retourner chez lui, avec l’approbation du roi et sa faveur, s’il avait voulu en profiter. Mais non : ce n’était pas la bonne volonté du roi, ou une simple faveur, qu’il désirait ; c’était le roi lui-même ; et son cœur ne pouvait se satisfaire que de la compagnie de David, pour la vie ou pour la mort.
Ces hommes, dans leur vie de dévouement, à David et au Seigneur de David, nous poussent vraiment « à l’amour et aux bonnes œuvres » (Héb. 10. 24).
Voyez un autre tableau, celui de 2 Samuel 17. 27 à 29. Voyez ces étrangers pensant aux besoins de David et de ses hommes dans le désert, et mettant leurs pensées en action. Nous manquons véritablement, comme enfants de Dieu, quand nous permettons à nos pensées d’amour et de bonté de quitter notre esprit aussi vite qu’elles s’y sont formées, au lieu d’agir tout de suite pratiquement !
Il y avait une fois à l’université de Florence un professeur très pieux. Il savait qu’il y a une vie après celle que nous menons et que c’est une erreur des plus graves que de l’ignorer. Il témoignait donc le plus vif intérêt à ses étudiants non seulement au sujet de leurs études, mais aussi quant à leur bonheur éternel. Il connaissait aussi les tentations auxquelles ces jeunes gens seraient exposés une fois entrés dans le courant de la vie, s’ils ne se renseignaient pas là-dessus ; et qui le ferait ?
Ayant appris lui-même à connaître le Seigneur et sa grâce, qui donne la force nécessaire pour affronter le combat quotidien, il désirait ardemment amener à cette connaissance bénie les étudiants qui suivaient son enseignement. L’un d’eux lui était spécialement cher. Comme il allait quitter l’université, chargé d’honneurs que lui avaient mérités son assiduité et ses talents exceptionnels, le vieillard le prit à part pour lui parler sérieusement.
Mon ami, lui dit-il, maintenant que vous voilà au bout de vos années d’études et que vous allez entrer dans le monde, puis-je vous demander ce que vous comptez faire ?
– Je vais voyager tout d’abord, fut la réponse, car je désire étudier les hommes plutôt que les livres.
– Et après ?
– Je reviendrai ici en qualité de professeur.
– Et après ?
– J’espère acquérir un grand nom.
– Et après ?
– Je compte arriver au faîte de ma profession et me faire une belle fortune.
– Et après ?
– Eh bien ! je pense que je me marierai, comme chacun.
– Et après ?
– J’espère avoir des fils et des filles à élever.
– Et après ?
– Je cesserai de travailler et jouirai des plaisirs de la vie comme prix de mes peines.
– Et après ?
– Je compte voir mes petits-enfants autour de moi.
– Et après ?
– Je pense que j’arriverai confortablement à un âge avancé.
– Et après ?
– Je suppose que, comme chacun, je finirai par mourir.
– Et après ?
Cette fois il n’y eut pas de réponse. Les pensées du malheureux jeune homme ne dépassaient pas cette vie. Il dut se rendre à cette vérité irréfutable, c’est qu’il y a un au-delà. Où le passer ? La question se pose, urgente, à chacun.