UNE TRIPLE BÉNÉDICTION

« Que la miséricorde, la paix et l’amour vous soient multipliés ! » Jude 2.

Avant que Jude, dans sa lettre, ne donne des avertissements au sujet de certaines personnes qui encourageaient le mal et la perversion dans la chrétienté, il souhaite aux croyants miséricorde, paix et amour.

Miséricorde : Le déclin du témoignage chrétien rend difficile de suivre fidèlement le Seigneur Jésus et de tenir ferme à la vérité biblique. Dieu a pitié de nous et nous vient en aide, afin que nous ne nous découragions pas et que nous ne baissions pas les bras. Nous sommes stimulés par un passage d’Hébreux 4. 16 : « Approchons-nous donc avec confiance du trône de la grâce, afin de recevoir miséricorde et de trouver grâce, pour avoir du secours au moment opportun ».

Paix : Quoique le mal devienne de plus en plus prédominant dans la profession chrétienne, nous n’avons pas besoin de nous laisser aller à l’anxiété et l’inquiétude. En nous confiant profondément dans notre Dieu et Père, nous pouvons poursuivre notre chemin en ayant le cœur en paix. Paul nous recommande : « Ne vous inquiétez de rien, mais, en toutes choses, exposez vos requêtes à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces ; et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus » (Phil. 4. 6 et 7).

Amour : Malgré nos échecs répétés en tant que chrétiens, nous savons que Dieu nous aime. La conscience de son amour nous fortifie dans l’obéissance à sa Parole et dans l’amour envers nos frères et sœurs dans la foi, même dans des temps de déclin. C’est pourquoi nous sommes ainsi exhortés : « Conservez-vous dans l’amour de Dieu » (Jude 21).

D’après « The Good Seed » – janvier 2025

LES DONS DE DIEU

« Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui concerne la vie et la piété par la connaissance de celui qui nous a appelés par [la] gloire et par [la] vertu » 2 Pierre 1. 3.

Dieu nous a richement accordé des dons – à nous en tant que chrétiens. Nous n’avons pas seulement reçu la vie divine à notre conversion, mais Dieu nous a aussi donné tout ce qui est nécessaire à la nouvelle vie, afin qu’elle se développe pour son plaisir.

Dans le verset de 2 Pierre 1, l’apôtre ne fait pas la liste détaillée de ce qui nous a été donné. Néanmoins, nous aimerions considérer trois dons de Dieu :

1. Le Saint Esprit demeure en nous. Il donne de la puissance à la vie nouvelle et nous conduit dans le droit chemin. Par Lui, nous comprenons les pensées de Dieu, que la Bible nous révèle. Enfin, l’Esprit veut garder nos yeux fixés sur le Seigneur Jésus afin que nous soyons occupés de sa gloire.

2. Nous possédons la Bible. C’est la Parole de Dieu, écrite, qu’Il nous a donnée. Nous pouvons lire et relire ce livre, en permettant à son contenu de toucher nos cœurs et nos consciences. Par sa Parole, Dieu nous parle. Nous trouvons instructions, réconfort, encouragement et direction dans la Bible. Ce livre est vraiment un don d’une inestimable valeur.

3. Nous avons accès au trône de la grâce. Là, nous pouvons en toute liberté et confiance présenter ce qui nous préoccupe par la prière à notre Dieu et Père. En Lui nous ne trouvons pas seulement une oreille ouverte pour nous écouter, mais aussi miséricorde et grâce pour que nous ayons du secours au moment opportun.

D’après « The Good Seed » – janvier 2025

UNE RENCONTRE INOUBLIABLE AVEC JÉSUS (3)

Chers amis,

Jusqu’ici nous avons vu des hommes et des femmes qui ont rencontré pour la première fois un homme, Jésus, qui les a guéris, délivrés, ramenés à la vie, sauvés. Nous allons maintenant nous arrêter sur quelques hommes et femmes qui ont croisé le Seigneur et sont devenus ses disciples, et dont les moments bénis passés dans sa présence se sont multipliés. Commençons par celui qui a été le « chef de file » des disciples.

« Il trouve d’abord son propre frère Simon et lui dit : – Nous avons trouvé le Messie (ce qui se traduit par : Christ). Et il le mena à Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit : –  Tu es Simon, le fils de Jonas  ; tu seras appelé Céphas (ce qui se traduit par : Pierre) » (Jean 1. 41 et 42).

« Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon appelé Pierre, et André son frère, qui jetaient un filet dans la mer, car ils étaient pêcheurs. Il leur dit : –  Venez après moi, et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets et le suivirent » (Mat. 4. 18 à 20).

Simon est amené par son frère dans la présence du Messie et reçoit de lui un nouveau nom et, lors de la deuxième rencontre, un nouveau « travail ». Le premier contact avec le Fils de Dieu a dû être déterminant pour Pierre, car dès qu’il l’invite à venir à sa suite, aussitôt il laisse tout ce qui faisait sa vie derrière lui pour le suivre. Toute sa vie en a été bouleversée et, dès lors, il a partagé la vie de son Seigneur, en le côtoyant chaque jour.

As-tu connu ce moment déterminant dans ta vie, où tu as accepté Jésus comme ton Sauveur ? Et continues-tu à le suivre et à le servir encore maintenant ?

Nous pourrions relever quantité de moments particuliers de Pierre avec son Maître ; évoquons-en quelques-uns riches en enseignements pour nous.

Les disciples sont, à l’invitation du Seigneur, dans la barque lorsqu’une tempête se lève. Il s’en alla vers eux, marchant sur la mer, mais eux pensent que c’est un fantôme et ils ont peur. « Or la barque était déjà au milieu de la mer, battue par les vagues, car le vent était contraire. À la quatrième veille de la nuit, il alla vers eux, marchant sur la mer. Les disciples, le voyant marcher sur la mer, furent bouleversés ; ils dirent : C’est un fantôme  ! Et ils crièrent de peur. Mais Jésus leur parla aussitôt, disant : -  Ayez bon courage ; c’est moi, n’ayez pas peur  ! Pierre lui répondit : -  Seigneur, si c’est toi, commande-moi d’aller vers toi sur les eaux. Il dit : – Viens. Alors Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais voyant que le vent était fort, il eut peur ; et comme il commençait à enfoncer, il s’écria : -  Seigneur, sauve-moi  ! Aussitôt Jésus, étendant la main, le saisit et lui dit : –  Homme de petite foi, pourquoi as-tu douté  ? » (Mat. 14. 24 à 31).

Quelle scène extraordinaire ! C’est vrai que Jésus lui reproche sa petite foi au moment où il s’enfonce, mais c’est quand même le seul homme qui ait su pendant quelques instants marcher sur l’eau ! Il n’a certainement pas oublié ce moment ; ni son sauvetage par la main ferme et compatissante du Seigneur.

Ne passons-nous pas aussi, trop souvent, d’une grande foi à une foi défaillante, oubliant la puissance et l’amour de notre Seigneur toujours en notre faveur ?

Nous trouvons un autre moment remarquable en Matthieu 16. 13 à 19 suite à une question de Jésus à ses disciples. « Lorsque Jésus fut venu dans la région de Césarée de Philippe, il interrogea ses disciples : -  Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme  ? Ils répondirent  : -  Les uns [disent]  : Jean le Baptiseur ; d’autres : Élie  ; d’autres encore : Jérémie ou l’un des prophètes. Il leur dit : -  Et vous, qui dites-vous que je suis  ? Simon Pierre répondit : –  Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus lui répondit : -  Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé [cela], mais mon Père qui est dans les cieux. Moi aussi, je te dis que tu es Pierre  ; et sur ce roc je bâtirai mon assemblée, et [les] portes du hadès ne prévaudront pas contre elle. Je te donnerai les clés du royaume des cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux ».

Cette réponse du Seigneur prédit que Pierre va avoir l’honneur d’ouvrir les portes du salut, par Jésus, à ceux qui vont se convertir, c’est-à-dire être le premier chrétien à amener des âmes au salut, sur la base de « ce roc », autrement dit, de sa déclaration « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». Il ne comprendra ces choses que plus tard, mais quel privilège d’être ainsi dans les plans de Dieu !

Pour chacun de nous, Dieu a aussi un plan, et il désire nous utiliser jusqu’à notre dernier jour. Sommes-nous toujours disposés à le servir en faisant sa volonté ?

Plus tard, Pierre va connaître un moment très douloureux lorsqu’il réalisera qu’il aura renié lamentablement son Maître. Mais le Seigneur n’est pas loin. Lisons Luc 22. 61 et 62 : « Le Seigneur, se retournant, regarda Pierre ; et Pierre se ressouvint de la parole du Seigneur, qui lui avait dit : Avant que le coq chante, tu me renieras trois fois. Et Pierre, étant sorti dehors, pleura amèrement ». Pauvre Pierre ! Mais ne lui ressemblons-nous pas souvent ?

Un regard du Seigneur, certainement rempli de compassion et d’amour pour son cher disciple, qui l’aimait profondément mais qui comptait sur ses propres forces. Dans les moments de tristesse et de honte d’avoir renié son Maître qui ont suivi, Pierre aurait pu se souvenir de ce que Jésus lui avait dit auparavant, en annonçant sa chute : « Le Seigneur dit encore : -  Simon, Simon, voici, Satan a demandé à vous avoir pour vous cribler comme le blé ; mais moi, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas  ; et toi, quand tu seras revenu, fortifie tes frères » (Luc 22. 31 et 32).

Puis Luc 24. 34 nous dévoile qu’avant que le Seigneur ne se trouve au milieu de ses disciples dans la chambre haute, il était déjà apparu à Simon. Ensuite, il a cet autre moment personnel avec son Seigneur (lire Jean 21), lorsque celui-ci lui pose à trois reprises la question : « Pierre, m’aimes-tu ? » et en lui réaffirmant qu’il allait nourrir les agneaux et les brebis de son troupeau, c’est-à-dire fortifier ses frères, comme annoncé avant sa chute.

Et à la fin de cet épisode, qui sera la dernière rencontre individuelle avec son Seigneur mentionnée dans les Évangiles, celui-ci lui répète cette invitation déjà donnée au début de leur relation : « Toi, suis-moi » (Jean 21. 22).

Connaissant notre faiblesse, notre peu de foi, nos découragements, le Seigneur nous exhorte sans cesse, dans nos lectures de la Bible, par des calendriers chrétiens, des cantiques, des prédications, en utilisant des frères et des sœurs, à continuer à Le suivre, à revenir à Lui et à Le servir, en comptant sur les forces que Lui nous donne par son Esprit habitant en nous. Quelle sollicitude !

Après Pierre, arrêtons-nous un instant sur son frère André. Nous en avons déjà parlé, lors des deux premières rencontres de Pierre avec Jésus. André était d’abord un disciple de Jean le baptiseur. Lui et un autre disciple avaient entendu dire en voyant Jésus : « Le lendemain, Jean se tenait de nouveau là, ainsi que deux de ses disciples ; et regardant Jésus qui marchait, il dit : -  Voilà l’Agneau de Dieu  ! Les deux disciples l’entendirent parler et ils suivirent Jésus. Jésus se retourna et vit qu’ils le suivaient ; il leur dit : -  Que cherchez-vous  ? Ils lui dirent : –  Rabbi (ce qui se traduit par : maître), où demeures-tu  ? Il leur dit : –  Venez et voyez. Ils allèrent donc et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là ; c’était environ la dixième heure. André, le frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu Jean parler [de lui], et qui avaient suivi Jésus ». (Jean 1. 35 à 40). Voilà sa première rencontre avec le Messie. La suite du récit est intéressante. « Il trouve d’abord son propre frère Simon et lui dit : –  Nous avons trouvé le Messie (ce qui se traduit par : Christ). Et il le mena à Jésus » (v. 41 et 42). Après avoir fait la connaissance du Messie, la première chose qu’il fait, c’est de mener son frère à Jésus. C’est une de ses caractéristiques mentionnées dans la Parole, amener des personnes à Jésus. En Jean 6. 8 et 9 nous lisons : « L’un de ses disciples, André, le frère de Simon Pierre, lui dit : –  Il y a ici un petit garçon qui a cinq pains d’orge et deux poissons ». C’est lui qui a trouvé ce garçon qui avait un peu de nourriture avec lui, qui l’amène à Jésus, qui utilisera ces quelques provisions pour nourrir des milliers de personnes.

Une troisième occasion se trouve dans Jean 12. 20 à 22.

« Il y avait des Grecs, parmi ceux qui étaient montés pour adorer pendant la fête. Ils vinrent trouver Philippe, qui était de Bethsaïda de Galilée  ; et ils lui demandaient : -  Seigneur, nous désirons voir Jésus.

Philippe vient et le dit à André ; puis vient André, ainsi que Philippe, et ils en parlent à Jésus ».

Que nous puissions, nous aussi, amener des âmes à Jésus !

Parlons maintenant d’une autre personne qui a eu des moments privilégiés avec le Seigneur, Marie de Magdala ou Marie Magdeleine. Elle apparaît dans Luc 8. 2. Il y avait avec Jésus « quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits malins et d’infirmités : Marie, qu’on appelait Magdeleine, dont étaient sortis sept démons… ».

C’est dans cette condition terrible, épouvantable qu’elle se trouve lorsqu’elle rencontre le Seigneur pour la première fois. Il l’a délivrée et dès lors elle l’a suivi… en le servant (Mat. 27. 55 et 56) Elle est aussi mentionnée en Jean 19. 25 : « Or, près de la croix de Jésus, se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, [femme] de Clopas, ainsi que Marie de Magdala ». Elle est au plus près de lui dans ce moment crucial.

Ensuite nous lisons en Marc 15. 47 que « Marie de Magdala, ainsi que Marie, la [mère] de Joses, regardaient où on le mettait », et en Luc 23. 55 « comment son corps y avait été déposé ». Nous la retrouvons en Marc 16. 1 et 2. « Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, la [mère] de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller l’embaumer. De très grand matin, le premier jour de la semaine, elles viennent au tombeau, comme le soleil se levait ».

On voit tout l’amour qu’il y avait dans son cœur pour celui qui l’avait délivré de sa misère extrême ! Mais voilà, non seulement son Maître est mort, mais son corps a disparu. Elle court prévenir Pierre et Jean puis retourne au tombeau. Lisons la suite en Jean 20. 11 à 18. « Mais Marie se tenait près du tombeau, dehors, et pleurait. Tout en pleurant, elle se baissa vers l’intérieur du tombeau, et elle voit deux anges vêtus de blanc, assis, l’un à la tête et l’autre aux pieds, là où le corps de Jésus avait été couché. Ils lui disent  : -  Femme, pourquoi pleures-tu  ? Elle leur dit : –  Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis. Ayant dit cela, elle se retourna et elle voit Jésus qui se tenait là  ; mais elle ne savait pas que c’était Jésus. Jésus lui dit  : –  Femme, pourquoi pleures-tu  ? Qui cherches-tu  ? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit  : -  Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et moi je l’enlèverai. Jésus lui dit  : -  Marie  ! Elle, se retournant, lui dit en hébreu : -  Rabboni (ce qui veut dire : maître)  ! Jésus lui dit : -  Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu. Marie de Magdala vient annoncer aux disciples qu’elle a vu le Seigneur et qu’il lui a dit cela ».

Ce passage des Écritures, ne remplit-il pas nos cœurs d’émotion, de louange et d’adoration ? Nous ressentons toute la détresse, la profondeur de la peine de Marie, orpheline de son cher Sauveur. Ne sommes-nous pas parfois dans ce même état d’esprit ? Désorienté(e)s, profondément tristes et abattu(e)s ? Mais Jésus est tout près d’elle – comme de nous. Elle ne le reconnait pas, mais dès qu’il prononce son nom, elle sait que c’est Lui. Quelle joie pour cette servante reconnaissante et dévouée envers son Sauveur ! Il est touchant de lire « dis-moi où tu l’as mis, et moi je l’enlèverai », venant d’une faible femme ! Ce qui est dit, dans Luc 7. 47, de la pécheresse qui a versé du parfum sur les pieds de Jésus, peut aussi lui être attribuée : « Ses nombreux péchés sont pardonnés  ; en effet elle a beaucoup aimé, mais celui à qui il est peu pardonné aime peu ».

N’est-ce pas ainsi que je me comporte parfois, en me plaignant beaucoup et en manifestant peu de gratitude envers le Seigneur par mes paroles et mon comportement ? Quel témoignage ai-je pour mon entourage, qu’il soit croyant ou non-croyant ? Et pour les plus jeunes et ceux qui sont plus mal en point que moi ? N’oublions jamais que nous avons été sauvés de l’enfer pour devenir les enfants d’un Dieu d’amour, ses héritiers, des cohéritiers de Christ, que nous avons des places préparées dans le ciel pour vivre éternellement dans la gloire auprès de notre céleste Époux, dans une joie et un amour indicibles ! Et si nous sommes les objets de toutes ces bénédictions, ce n’est pas grâce à nous, mais parce que Jésus, le fils de Dieu, a bien voulu s’anéantir en venant sur cette terre pour souffrir et mourir sur une croix afin d’expier nos péchés, en acceptant d’être frappé et abandonné de Dieu. Ne mérite-t-il pas plus de reconnaissance, plus de zèle pour le servir, plus de joie dans notre vie, plus de confiance en lui, plus d’adoration ?

À la fin de cette rencontre avec son Maître, Marie reçoit une communication d’une grande importance, et la tâche d’aller en faire part aux autres disciples. Un message qui est arrivée jusqu’à nous : le Père du Seigneur Jésus, son Dieu, grâce à la croix et au précieux sang de Christ, est devenu notre Père, notre Dieu.

Amour impossible à comprendre…

Que son peuple adore à genoux !

(Hymnes et Cantiques n°175 strophes 2 et 5)

Chers frères et sœurs en Christ, si nous sommes tristes et découragés, rappelons-nous cette merveilleuse rencontre qu’ont faite deux disciples du Seigneur (Luc 24. 15 à 17). Alors qu’ils sont en pleine discussion, « Jésus lui-même s’approcha et se mit à marcher avec eux. Mais leurs yeux étaient retenus, de sorte qu’ils ne le reconnurent pas. Alors il leur dit  : -  Quels sont ces propos que vous échangez en marchant  ? Et vous êtes tristes  ! » Le Seigneur savait parfaitement ce qu’il y avait dans leur cœur, comme il connait nos pensées, notre état d’esprit. Il les fait parler afin qu’ils vident leur cœur (leur sac !) devant lui. C’est ce qu’il désire aussi pour nous, que nous venions à lui pour lui exprimer nos soucis, nos peines ; lui seul peut les comprendre et nous aider efficacement ! Lisons la suite : « Ne fallait-il pas que le Christ endure ces souffrances et qu’il entre dans sa gloire  ? Et commençant par Moïse et par tous les Prophètes, il leur expliquait, dans toutes les Écritures, les choses qui le concernent » (v. 26 et 27).

Leurs cœurs se réchauffent et ils demandent à cet homme qui leur a parlé du Messie de rester avec eux, ce qu’il fait. Après qu’ils l’ont reconnu, l’hôte divin disparaît et les deux disciples déclarent : « -  Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin, et qu’il nous ouvrait les Écritures  ? » Leurs cœurs sont (re)devenus bouillants. Qu’il en soit ainsi pour nous, et que chaque rencontre journalière avec notre Seigneur, dans la prière et dans la lecture de la Parole, réchauffe notre cœur, ranime notre zèle, et nous pousse à la reconnaissance.

La suite, Dieu voulant, le mois prochain.

Avec toute mon affection, Marco. Novembre 2025

UNE MOUCHE

On a souvent entendu parler d’hommes, de femmes, même d’enfants qui, dans la main du Seigneur, ont été en bénédiction à leur entourage. Mais croirait-on qu’il puisse en être de même d’une mouche, de ces bestioles si désagréables, si dangereuses parfois en tant que porteuses de germes infectieux ? Notre Dieu, dans sa sagesse, se sert souvent des plus petits moyens, de ceux que nous considérons volontiers comme méprisables.

John Wesley annonçait l’Évangile dans la ville irlandaise de Dublin. Un certain personnage, adversaire déclaré de l’évangile, décida d’assister pourtant à une des prédications du célèbre évangéliste, simplement dans le but d’entendre le chant des cantiques, parce qu’il était très amateur de musique. Bien décidé à ne rien entendre de ce que dirait Wesley, il se boucha les oreilles entre le chant des différents cantiques. Mais, lorsque Dieu veut atteindre une conscience, il y arrive par des voies que nous considérerions comme viles et méprisables.

Il arriva donc que, tandis que cet homme se bouchait fermement les oreilles, une mouche se posa sur son visage et lui causa une démangeaison si agaçante qu’il leva la main pour la chasser. A ce moment même Wesley citait ces mots, répétés cinq fois dans le Nouveau Testament : « Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende » (Mat. 11. 15 ; 13. 9, 43 ; Marc 4. 9 ; Luc 8. 8).

L’homme, qui avait refusé d’écouter (c’était un aubergiste de mauvaise réputation) ne connut plus de repos ; il suivit les prédications de Wesley jusqu’à ce qu’il trouvât le chemin du salut.

« Écoutez, et votre âme vivra » (És. 55. 3).

D’après Almanach Évangélique 1946

COMMENT UN SOLDAT EUT LA VIE SAUVE

Il y a trois siècles, alors que la guerre civile sévissait en Angleterre, un jeune homme, au caractère léger, quitta le poste qu’il occupait à Londres et s’enrôla comme soldat. Il n’avait pour cela aucun autre motif, sinon celui d’échapper au contrôle de ses parents et à leur influence spirituelle, afin de pouvoir agir à sa guise. Cromwell venait de donner l’ordre que chaque soldat devait avoir une Bible avec lui et l’emporter dans ses vêtements où qu’il allât.

Un jour, à la suite d’un violent combat avec l’ennemi, le jeune homme échappa à la mort, alors que la plupart de ses camarades tombaient à ses côtés. Le soir venu, se trouvant seul, l’idée lui prit de sortir sa Bible de son sac. À sa grande surprise, il vit qu’elle était trouée. En y regardant de plus près, il remarqua que le trou devait avoir été fait par une balle qui avait transpercé la couverture, puis les livres de Moïse, les livres historiques, les Psaumes et les Proverbes. Elle s’était arrêtée sur ce passage de l’Ecclésiaste : « Réjouis-toi, jeune homme, dans ta jeunesse, et que ton cœur te rende heureux aux jours de ton adolescence, et marche dans les voies de ton cœur et selon les regards de tes yeux ; mais sache que pour toutes ces choses Dieu t’amènera en jugement » (Eccl. 11. 9). Ces paroles l’atteignirent jusqu’au plus profond de son âme et il se mit à trembler en les méditant. Il connaissait cette affirmation de l’épître aux Hébreux 9. 27 : « Il est réservé aux hommes de mourir une fois, et après cela le jugement ». Il avait fait son possible pour bannir de son cœur toute idée de la mort et du jugement, mais maintenant son péché se dressait devant lui pour le condamner. Tout ce qu’il avait fait, tout ce qu’il avait dit, tous ses projets, ses intentions les plus secrètes, tout cela allait être manifesté devant la présence du Dieu saint. Si la balle avait pénétré dans son corps, il serait mort dans ses péchés. Le sentiment de sa culpabilité prit sur lui un ascendant menaçant. Il saisit sa Bible, se mit à la feuilleter, comme s’il la fouillait pour y découvrir un trésor caché.

« Que faut-il que je fasse pour être sauvé ? » (Act. 16. 30). La question du geôlier de Philippes assaillit son esprit, mais la réponse divine vint bientôt. Il lut ce qu’il en est de l’amour de Dieu qui ne veut pas qu’aucun périsse, mais que tous aient la vie éternelle, s’ils mettent leur confiance dans l’œuvre accomplie par le Sauveur à la croix (Jean 3. 15 et 16).

Rentré chez ses parents, le jeune homme rendit hardiment témoignage à la vérité et raconta les choses merveilleuses que le Seigneur avait faites pour lui. Il tira de son sac sa Bible et s’écria :

« Ce livre a sauvé mon corps et mon âme ».

D’après Almanach Évangélique 1945

TRADUCTION DE FEUILLETS (138)

« En ceci a été manifesté l’amour de Dieu pour nous : c’est que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » 1 Jean 4. 9.

L’AMOUR DE DIEU

Le père d’une fillette de quatre ans était en déplacement professionnel pendant deux semaines. Le premier soir, alors que la petite fille devait se coucher et que son père était absent, elle trouva un mot de lui sur son oreiller. Sa mère le lui lut : « Ma petite chérie, je t’aime fort. Avec un gros bisou de papa ». « C’est tout ? » demanda la fillette. « Il n’y a pas un cadeau à l’intérieur ? » Déçue, elle froissa le mot et le jeta.

La mère était triste. Mais elle pensa ensuite aux nombreuses personnes qui réagissent de la même manière en entendant l’Évangile. Elles se disent : – C’est tout ? Jésus est mort sur la croix pour moi ? À quoi cela me sert-il ?

Le lendemain soir, lorsque sa mère mit la petite fille au lit, son père lui manqua terriblement. Sa mère lui montra le mot froissé, qu’elle avait défroissé. Lorsqu’elle lui expliqua : « Tu vois comme papa t’aime ? », les yeux de l’enfant s’illuminèrent. Elle déposa le mot sur son oreiller et s’endormit paisiblement.

On ressent souvent la même chose. Pour une raison ou une autre, on commence à s’interroger sur Dieu. C’est pourquoi nous voulons vous rappeler une fois de plus l’amour de Dieu, qui cherche à sauver les personnes coupables et perdues. Un cœur, hier indifférent, peut aspirer, aujourd’hui, à recevoir ce message de la grâce de Dieu.

D’après Näher zu Dir octobre 2025

« Le juste tiendra ferme dans sa voie, et celui qui a les mains pures verra sa force grandir » Job 17. 9.

PERSÉVÉRANCE ET CROISSANCE

Pour qu’un croyant persévère, il doit être juste dans sa conduite. S’il connaît les pensées de Dieu et est disposé à s’y conformer, il restera dans le droit chemin. Avec l’aide de Dieu, le juste persévère sur le chemin de l’obéissance, même sous une forte pression. En revanche, ceux qui ne sont animés que par de bonnes intentions et leur propre volonté finiront tôt ou tard par dévier de leur route.

Une personne rachetée ne peut grandir dans la foi que si ses mains sont pures. Elle doit se protéger de la contamination par le mal du monde. Alors, sa force spirituelle grandira, même dans les moments de grande adversité. Mais si elle néglige le péché dans sa vie, elle ne peut compter sur la puissance de l’Esprit de Dieu. Il est donc important qu’elle demeure pure dans ses actions ou qu’elle se purifie les mains dès qu’elles sont sales (Jac. 4. 8).

Job illustre ces paroles remarquables par sa propre vie, éclairant comme un rayon de lumière les ténèbres de son épreuve. Il persévéra sur le chemin de la foi et demeura attaché à la crainte de Dieu. Lorsque Dieu eut accompli son dessein pour lui, Job était devenu spirituellement plus fort. Il avait appris d’importantes leçons et mûri dans la connaissance de Dieu.

De Job, nous apprenons à rester sur le bon chemin et à grandir en force spirituelle dans toutes les épreuves

D’après Näher zu Dir novembre 2025

« Toi, dans les commencements, Seigneur, tu as fondé la terre, et les cieux sont les ouvrages de tes mains : eux, ils périront, mais toi, tu demeures » Hébreux 1. 10 et 11.

DORMIR SUR UN VOLCAN

Soirée d’étude biblique à Portici, un village près du Vésuve. Ce soir-là, depuis la salle où l’auditoire est rassemblé, une lueur rougeoyante éclaire le ciel au-dessus du Vésuve. Les villageois, habitués à ce spectacle, n’y prêtent guère attention. Le prédicateur, venu de l’extérieur, en est cependant profondément impressionné.

Il demande : Comment pouvez-vous dormir paisiblement à côté d’un voisin aussi effrayant ? Les ruines d’Herculanum gisent à vos pieds, celles de Pompéi non loin. Ces villes, si pleines de vie, ont été anéanties un jour comme celui-ci. On pensait : Demain sera comme aujourd’hui. Mais elles ont toutes été ensevelies sous les cendres incandescentes.

Que Dieu vous protège d’une catastrophe similaire ! Cela dit, rappelez-vous que le monde entier n’est qu’une Pompéi géante. « Mais les cieux et la terre de maintenant sont réservés par sa parole pour le feu » (2 Pier. 3. 7). Et cela arrivera inévitablement. Le monde est dans une telle corruption, dans une telle rébellion contre Dieu, que Dieu y mettra fin soudainement. Et il n’y a pas d’autre refuge pour vous que Jésus-Christ. Il est mort pour vous et maintenant, par l’Évangile, Il offre à chacun le salut, le salut éternel. Que vous soyez bon ou mauvais, tournez-vous vers Dieu, abandonnez toute idée préconçue et abandonnez votre orgueil ! Apprenez à connaître Jésus Christ, le Fils de Dieu. Dites-lui : – Je suis perdu ; sauve-moi ; sois mon Sauveur.

D’après die gute Saat octobre 2025

« Nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein » Romains 8. 28.

« Mes temps sont en ta main » Psaume 31. 16.

DANS LES MOMENTS DIFFICILES

En Angleterre, une femme souffrant de graves problèmes de santé demanda un jour à un pasteur s’il avait des conseils à lui donner pour surmonter sa détresse. Le pasteur s’inspira de sa Bible. « J’ai écrit ceci dans des moments difficiles. Peut-être que cela pourra vous aider ». La femme prit la feuille et commença à la lire. Elle y trouva : Recette pour les temps difficiles.

– Premièrement, Dieu m’a amené ici. Il est avec moi et connaît parfaitement ma situation. Rien ne Lui échappe. Je veux me reposer là-dessus.

– De plus, dans son amour, Il me soutiendra fermement et m’accordera l’occasion de montrer que je suis son disciple dans cette détresse.

– Alors, dans mes difficultés, Il m’enseignera ce que j’ai besoin d’apprendre, afin qu’Il puisse me bénir aussi richement qu’Il l’a prévu dans son amour.

– Finalement, en son temps, Il peut me délivrer des ennuis, de la manière qu’Il le veut, et quand Il le voudra.

– Je suis ici, parce que Dieu le veut, sous sa garde, dans son école, aussi longtemps qu’Il le veut.

La femme leva les yeux vers le pasteur. – Réussissez-vous toujours ? Le pasteur sourit. – Non. Nous voulons une solution immédiate et rapide à nos problèmes, mais certaines choses ne peuvent être mises de côté si facilement. Elles doivent être acceptées. Dieu nous garde fermement dans son amour. Par sa grâce, nous pouvons trouver une paix totale en Lui, nous confier à Lui et à ses actions, et avancer courageusement, notre main dans la sienne.

D’après die gute Saat octobre 2025

« Il ne se trouvera au milieu de toi personne… qui se mêle de divination,… ni magicien,… ni personne qui consulte les esprits… car quiconque fait cela est en abomination à l’Éternel » Deutéronome 18. 10 à 12.

OCCULTISME

Dans son quartier, M. Mayer est connu et respecté comme un chrétien consciencieux. Il déclare ouvertement sa foi en son Sauveur, Jésus-Christ, et se montre toujours aimable et serviable. Un jour, un voisin l’aborde : Hier, j’étais avec des amis qui se sont récemment lancés dans des pratiques occultes. Mais c’est absurde ! Ils s’imaginent qu’il existe des esprits dans l’au-delà avec lesquels ils peuvent communiquer. Je n’y crois pas, et je suis sûr que vous non plus ! »

– Oh oui, j’y crois, répond M. Mayer. Son voisin le regarde, stupéfait : – Vous… vous y croyez ?

– Oui, je suis convaincu qu’on peut réellement entrer en contact avec les esprits maléfiques. Mais je sais aussi que ces pratiques sont diaboliques. La Bible le dit clairement. Elles mettent en contact avec les démons. Le diable est réel ! Il a toute une armée d’esprits maléfiques à ses ordres qui veulent éloigner les gens de Dieu. Je vous conseille vivement de vous en éloigner !

M. Mayer a raison. Toute forme d’occultisme – horoscope, voyance, magie noire… revient à contacter des puissances sataniques. Mais c’est une « abomination » aux yeux de Dieu. C’est un péché. Nombreux sont ceux qui, participant initialement à des séances de spiritisme par curiosité, tombent complètement sous le charme de ces influences obscures.

Mais la libération existe ! Jésus-Christ est la « lumière du monde » et Il a promis : « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres » (cf. Jean 8. 12, 36 ). Pour cela, cependant, il faut se tourner consciemment vers Lui.

D’après die gute Saat octobre 2025

« Notre Seigneur est grand et d’une grande puissance » Psaume 147. 4 et 5.

LA PARTICULE DE POUSSIÈRE DANS LA GALAXIE

Où sommes-nous dans l’espace ? Nous sommes quelque part sur notre planète terre, qui tourne autour du soleil à la vitesse inimaginable de 107 000 kilomètres par heure. Nous nous déplaçons au centre de notre galaxie, qui se déplace encore plus vite, à environ 1 million de kilomètres par heure (soit environ 250 km/s). La Terre elle-même paraît presque minuscule à côté du soleil. Si le soleil avait la taille d’une orange, notre planète Terre aurait alors la taille d’un grain de poussière à 7,5 mètres de l’orange. Le Soleil n’est qu’une étoile parmi les quelque 100 milliards d’étoiles de notre galaxie, la Voie Lactée. Les scientifiques estiment qu’il existe environ 100 milliards de galaxies comme notre voie lactée, dans l’univers.

Mais Dieu, qui a créé ces milliards d’étoiles et de galaxies, s’intéresse bien davantage à chaque être humain qu’Il a créé. Le livre de Job affirme : « Dieu est puissant et ne méprise personne » (Job 36. 5). Dieu prend soin de chacune de ses créatures. Il aime les humains et désire être en communion avec eux : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3. 16).

Oui, Dieu n’est pas seulement le Créateur tout-puissant du ciel et de la terre. Il est aussi un Dieu d’amour, qui a envoyé son Fils, Jésus-Christ, sur la terre, pour nous sauver de la mort éternelle. Mais pour cela, le Fils de Dieu a dû mourir sur la croix. Voilà la mesure de l’amour de Dieu pour l’humanité ! Son amour et sa puissance sont infinis, et vous aussi, vous avez une valeur inestimable à ses yeux. La question est : Accepterez-vous l’offre de l’amour de Dieu ?

D’après die gute Saat octobre 2025

« L’espérance… dont vous avez déjà entendu parler dans la parole de la vérité de l’Évangile… qui est parvenu jusqu’à vous comme aussi dans le monde entier, porte du fruit et s’accroît, comme aussi parmi vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu en vérité » Colossiens 1. 5 et 6.

CHRÉTIENS DU MONDE ENTIER – CHINE

Le plus grand renouveau religieux jamais observé a eu lieu en Chine. Ici, le renouveau signifie qu’un grand nombre de personnes ont appris à connaître Jésus-Christ et à croire en lui.

La Chine entra en contact avec le christianisme par l’intermédiaire des chrétiens assyriens au 7ème siècle. Malgré des efforts intensifs, relativement peu de Chinois se convertirent au christianisme au cours des siècles suivants. Lors de la fondation de la République populaire de Chine en 1949, on comptait entre un et quatre millions de chrétiens. Dans les années qui suivirent, tous les missionnaires étrangers furent expulsés du pays. Pendant la révolution culturelle de Mao Zedong, qui débuta en 1966, la pratique religieuse fut strictement interdite, et les contacts avec les églises étrangères furent rompus. Le sort des chrétiens en Chine durant cette période resta largement inconnu et inaperçu hors du pays.

Sous le successeur de Mao, Deng Xiaoping, les réglementations strictes ont été assouplies à partir de 1979. Depuis les années 1980, on observe une croissance exponentielle, avec nombre de personnes se convertissant à Jésus-Christ. À ce jour, les chiffres exacts restent inconnus, mais les estimations actuelles oscillent entre 100 et 130 millions. La plupart des chrétiens se rassemblent dans des églises de maison, de plus en plus clandestines ces dernières années, face à l’intensification de la répression et des persécutions d’État. Néanmoins, la Chine est en passe de devenir le pays comptant le plus de chrétiens au monde !

Il a été prouvé à maintes reprises que la Parole de Dieu, la Bible, est vivante et efficace, indépendamment de la langue et de la culture.

D’après die gute Saat novembre 2025

« Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier » Psaume 119. 105.

AVOIR DE LA LUMIÈRE, ET ÊTRE DE LA LUMIÈRE

De nombreuses mères demandent à leurs enfants, quand ils veulent partir à bicyclette à la tombée de la nuit : Ton phare fonctionne-il bien ? En général cette question ennuie les enfants, parce que, juste au moment où ils vont partir, les phares ne fonctionnent pas, et qu’ils n’ont pas le temps de les réparer.

Je me souviens qu’une fois, quand j’étais un jeune garçon, je roulais sans phare allumé, et suis bientôt rentré dans une voiture. Il n’y eut pas de conséquences graves, mais c’était tout de même ridicule de rouler sans phare, parce qu’il offre une double protection :

Même dans le noir, vous pouvez voir où vous allez, vous pouvez être vus par les occupants des autres voitures.

Si l’éclairage est important pour les cyclistes, la lumière est pratiquement indispensable dans la vie réelle. Là aussi elle doit remplir deux fonctions :

Nous avons besoin de la lumière de la Parole de Dieu pour nous aider à voir notre chemin dans un monde de ténèbres. Le Seigneur Jésus dit, en Jean 12. 35 : « Celui qui marche dans les ténèbres ne sait pas où il va ». Il est donc essentiel que nous possédions la lumière et que nous l’ayons dans notre course de la foi.

En même temps, nous devrions être une lumière pour nos semblables, afin qu’ils puissent identifier le bon chemin à prendre. En Philippiens 2. 15, il nous est demandé de briller « comme des luminaires dans le monde, présentant la parole de vie ».

D’après the good Seed octobre 2025

« Que les vieillards soient sobres, dignes, sages, saints dans la foi, dans l’amour, dans la patience. De même, que les femmes âgées soient, dans toute leur manière d’être, comme il convient à de saintes femmes » Tite 2. 2 et 3.

LES DERNIÈRES ANNÉES D’UN CHRÉTIEN

– Je vieillis, Seigneur. Aide-moi à rester humble. Garde-moi d’avoir une opinion arrêtée basée sur mes propres expériences ! Donne-moi de la sagesse pour juger des personnes et des situations.

– Je vieillis, Seigneur. Je ne désire pas devenir une personne triste et pessimiste qui ne s’intéresse qu’au passé. Aide-moi à être patient, aimable et compréhensif.

– Je vieillis, Seigneur. Fais que ma lecture biblique ne devienne pas une obligation sans joie. Fais plutôt que ta Parole soit une source de rafraîchissement pour que j’en boive chaque jour.

– Je vieillis, Seigneur. C’est mon désir de vivre mieux ta Parole en pratique. Donne-moi le courage de te rendre témoignage, à toi et à ta grâce dans une société sans direction, qui n’a plus d’espérance ni de stabilité. Aide-moi à suivre ton exemple d’amour vrai et sans égoïsme.

– Je vieillis, Seigneur. Rends-moi plus sensible aux besoins de ceux qui sont autour de moi, ma famille, mes voisins, et tous ceux qui sont seuls ou dans le besoin.

– Je vieillis, Seigneur. Je veux t’attendre, Toi et non pas la mort, pour me libérer de tous les problèmes. Quelle joie ce sera de te voir bientôt, et d’être avec toi pour toujours !

D’après the good Seed octobre 2025

« Au dixième jour de ce mois, vous prendrez chacun un agneau par maison de père, un agneau par maison » Exode 12. 3.

L’AGNEAU DE LA PÂQUE

Ce paragraphe bien connu parle, en type, de l’Agneau qui avait été pré-ordonné par Dieu. Il peut donner la liberté à tous ceux qui viennent à lui par la foi et L’acceptent comme leur Sauveur. Mais cet agneau de la pâque pour les Israélites avait des caractères définis associés à lui. En premier lieu, c’était pour une maison. L’agneau pris par le père Israélite était toujours assez gros pour nourrir toute la famille. Nous ne lisons jamais qu’il ait été trop petit. Il n’y a jamais de problème de famille que l’Agneau de Dieu ne puisse résoudre.

Deuxièmement, aussi longtemps que l’agneau était dans les maisons des Israélites, il n’y avait pas là de ténèbres : « il y avait de la lumière dans leurs habitations » (Ex. 10. 23). Pendant que les Égyptiens étaient dans des ténèbres complètes, les Israélites avaient l’agneau dans leurs demeures et avaient de la lumière. Quel privilège de jouir de la présence du Seigneur, d’avoir la lumière de l’Agneau dans nos demeures ! Mais qu’il est important aussi de se nourrir de la beauté et l’efficacité entière de notre Agneau céleste, alors que nous vivons dans une société qui rejette Christ !

Le troisième aspect du fait d’avoir l’Agneau avec nous, c’est qu’il n’était pas permis d’avoir du levain dans la maison. « Vous ne mangerez rien de levé » (Ex. 12. 20). Tout ce qui est agréable au goût de notre vieille nature, mais péché, doit être écarté. Le levain se trouve dans toutes les sphères de la vie. Le Seigneur nous met en garde contre le levain des Pharisiens (l’hypocrisie), le levain des fausses doctrines, et le levain du péché moral, car un peu de levain fait lever la pâte tout entière (1 Cor. 5. 6). Si nous avons l’Agneau de Dieu dans notre demeure, marchons, par grâce, dans sa lumière. Rejetons tout levain, et jouissons du Seigneur, en attendant d’être élevés de cette terre au ciel, pour être avec Lui.

D’après the Lord is near mars 1988

« Et Saül répondit : Parce que je voyais que le peuple se dispersait d’auprès de moi, et que tu ne venais pas au jour fixé, et que les Philistins étaient assemblés à Micmash, j’ai dit : Maintenant les Philistins vont descendre contre moi à Guilgal, et je n’ai pas supplié l’Éternel. Je me suis donc fait violence et j’ai offert l’holocauste » 1 Samuel 13. 11 et 12.

UNE DÉSOBÉISSANCE DÉGUISÉE EN BONNE ACTION

Dans ce passage, nous ne voyons qu’un long plaidoyer pour justifier ce qui était réellement une mauvaise action sous un voile de piété. Le raisonnement de Saül était tellement persuasif qu’il se trompait certainement lui-même. En d’autres termes, son raisonnement, c’était : Les soldats se dispersaient, il fallait faire quelque chose, aussi je me suis tourné vers Dieu pour avoir de l’aide. C’est de ta faute, Samuel, de ne pas avoir été là quand il le fallait, pour que cela soit fait de la juste manière. La bataille allait commencer, nous avions besoin d’une réunion de prières, aussi je me suis avancé malgré moi. J’ai cherché à honorer l’Éternel et j’ai fait de mon mieux dans ces circonstances. Le raisonnement de Saül était logique, à part le fait qu’il n’obéissait pas à la Parole de Dieu ; Dieu avait dit que ce devait être un sacrificateur qui offre le sacrifice !

Les chrétiens peuvent aussi, adroitement, couvrir une mauvaise action par un semblant de piété comme le fit Saül. Par exemple, nous pouvons aller voir un autre chrétien, lui donner tous les détails au sujet des fautes d’un autre croyant, et lui expliquer pieusement que nous l’en informons afin qu’il puisse prier pour ce frère. Celui qui rapporte, dans un tel cas, viole réellement l’injonction scripturaire d’éviter de parler en mal (Jac. 4. 11) et demander des prières n’est qu’un manteau de piété pour couvrir une mauvaise action. Combien d’autres mauvaises actions faisons-nous au nom du Seigneur, comme Saül, en nous trompant nous-mêmes par la pensée que nous honorons le Seigneur ?

D’après the Lord is near mars 1988

« Isaac recreusa les puits d’eau qu’on avait creusés aux jours d’Abraham, son père, et que les Philistins avaient bouchés après la mort d’Abraham » Genèse 26. 18.

LES PUITS D’EAU : LE SAINT ESPRIT

En fait, le Saint Esprit est toujours présent pour le croyant, mais l’ennemi œuvre continuellement pour nous empêcher de jouir de sa présence en nous tenant loin de la vérité. Quand nous prenons conscience que cette influence philistine a obstrué le courant de l’Esprit dans notre vie, nous devrions confesser, par la prière, tout ce qui y est contraire à la Parole de Dieu, afin que l’eau des puits qui avaient été creusés auparavant puisse à nouveau couler librement. C’est seulement quand cela est fait que nous pouvons jouir d’un véritable rafraîchissement par l’Esprit de vérité. Isaac était conscient de l’importance des puits d’Abraham. Les Philistins savaient aussi qu’ils soutenaient la vie ; sinon ils ne les auraient pas bouchés. Nous avons besoin d’apprécier toujours plus le plein courant de l’Esprit qui nous est ouvert, en puisant dans le travail de nos pères spirituels ; et comme Isaac, nous devons creuser à nouveau ces mêmes puits pour nous les approprier.

Pour pouvoir rouvrir les puits d’eau fraîche creusés autrefois, nous devons d’abord les identifier.

Et remarquez qu’il n’y en a plus qu’un. Ne représentent-ils pas les vérités fondamentales rapportées pour nous dans la Parole infaillible en puisant dans le travail de nos pères spirituels ? Ne sont-ils pas les beautés du Fils éternel dans toute sa valeur et son œuvre ? – les vérités du salut retrouvées hors des ténèbres au temps de la Réforme ? – les vérités simples du rassemblement, mises au jour pendant le 19ème siècle, qui étaient restées cachées sous des traditions et des rites ? Quand nous considérons que les « fleuves d’eau vive » (Jean 7. 38 et 39), et « l’Esprit de vérité » (Jean 16. 13), sont tous deux le même Saint Esprit qui nous guide dans toute la vérité – ne devrions-nous pas désirer d’écarter davantage tout ce qui nous empêche de jouir de tout ce qu’Il a pour nous ?

D’après the Lord is near mars 1988

« Jésus pleura » Jean 11. 35.

LA TRISTESSE DANS LA MAISON

Un court verset de deux mots, mais qu’il est riche en consolation ! Jésus pleura ! Marthe et Marie pleuraient, bien sûr, dans cette heure de tristesse. Les Juifs aussi, qui étaient venus consoler les sœurs, se lamentaient, exprimant leur sympathie avec celles dont le foyer avait été assombri par la mort de leur frère. Jésus aussi pleurait. Tous pleuraient !

La mort avait réclamé Lazare. Ils ne pouvaient pas la repousser. Il leur paraissait que rien n’aurait pu le guérir sauf la puissance de Christ. Et cela leur avait été retiré. Bien qu’étant des croyantes, elles étaient aussi des pécheresses. Quelqu’un le nierait-il ? L’apôtre Paul, qui pouvait se nommer un saint dans ses écrits (Éph. 3. 8), déclarait qu’il était aussi « le premier des pécheurs » (1 Timothée 1. 15).

Qui, alors, parmi cette heureuse famille, pouvait reprocher à Dieu de l’injustice à cause de l’épreuve qui leur était advenue ? Ni Marthe, ni Marie, nous en sommes certains, n’aurait pensé cela. Elles s’inclinaient devant la main qui les affligeait, tout en disant que, si le Seigneur avait été là, Lazare ne serait pas mort. Et maintenant le Seigneur était venu vers elles. Le Saint de Dieu était de nouveau à Béthanie.

Le Fils de Dieu pleurant ! À Béthanie, Il versa des larmes. C’est la seule fois où ce verbe est employé par Jean au sujet du Seigneur – ou même qu’on le trouve dans le Nouveau Testament.

Jésus pleura, mais ne dit rien ; car nous n’entendons pas un mot de sa part entre ce qui est relevé au verset 34 : « Où l’avez-vous mis ? » et ce qu’Il prononce au verset 39 : « Enlevez la pierre ». Des larmes peuvent couler sans que des paroles soient prononcées. C’était le cas ici. Il avait frémi en lui-même, et était troublé ; mais il semble que personne ne l’avait remarqué. Jésus avait probablement frémi intérieurement, et donc, les assistants n’avaient rien entendu. Mais on vit les larmes, et on les remarqua tout de suite. Elles témoignaient, comme le dirent les Juifs, de son affection pour Lazare : « Voyez comme Il l’aimait ! »

D’après the Lord is near mars 1988

« Dans toutes leurs détresses, il a été en détresse, et l’Ange de sa face les a sauvés ; dans son amour et dans sa miséricorde il les a rachetés, il s’est chargé d’eux, et il les a portés tous les jours d’autrefois » Ésaïe 63. 9.

NOTRE SAUVEUR DEMEURE TOUJOURS LE MÊME

La sympathie de Christ pour Marthe et Marie ne faisait aucun doute. Mais Christ est mort. Il n’est plus de ce côté de la mort. Pouvons-nous encore compter sur sa sympathie ? Nous pourrions avoir un ami qui, dans les temps de grande épreuve, sympathisait profondément et tendrement avec nous, et nous encouragerait dans les jours assombris par le chagrin que nous devrions traverser. Nous pourrions même parler de sa sympathie – nous rappeler et apprécier ce souvenir ; mais si cet ami était mort, nous ne pourrions plus compter sur sa sympathie. Le souvenir de sa sympathie d’autrefois pourrait être précieux ; mais quel que soit notre chagrin, nous ne pourrions plus jamais en recevoir de lui. La mort a fait cesser cela. Nous devons poursuivre seuls notre chemin.

Est-ce le cas en ce qui concerne le Seigneur ? Il est vrai qu’Il est mort. Mais Il vit à nouveau ; Il est vivant pour l’éternité. Et nous savons que ses sentiments pour les siens n’ont pas changé. Ce qu’Il était pour eux avant sa mort, Il l’est encore. Le récit parlant de Lui comme étant ressuscité, en particulier, en Luc 24, le prouve. Sa visite à Béthanie, donc, et les incidents de ce jour-là, ont encore de l’intérêt pour les croyants aujourd’hui. S’Il pouvait sympathiser ainsi avec Marthe et Marie, Il peut le faire aussi profondément avec les siens aujourd’hui. Ce récit, tout en se rapportant au passé, concerne encore son cœur aujourd’hui. Il peut sympathiser, et Il le fait, avec les siens dans la peine. Ces deux mots « Jésus pleura », ont été adressés aux siens et le seront encore. S’ils doivent passer par la vallée des pleurs, Jésus, le Fils de Dieu, le ressent pour eux, profondément, tendrement.

D’après the Lord is near mars 1988

« Il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ » 2 Corinthiens 5. 10.

« En ceci est accompli l’amour avec nous, afin que nous ayons toute assurance au jour du jugement ; c’est que, comme il est, lui, nous sommes, nous aussi, dans ce monde » 1 Jean 4. 17.

LA SÉCURITÉ DU CHRÉTIEN AU JOUR DU JUGEMENT

La puissance est en ceci, que vous vous appuyiez sur le Seigneur et que vous vous soumettiez au Saint Esprit de Dieu qui habite en vous. Il est alors libre pour vous amener dans la jouissance de ce qu’est Dieu, votre Père ; car vous avez l’Esprit du Fils de Dieu envoyé dans votre cœur parce que vous êtes un fils. Maintenant, marchez dans la dépendance ; marchez dans la sainte dignité d’un fils de Dieu ; celui qui est saint et celui qui est dépendant seront ceux qui seront préservés, qui seront heureux, et Dieu les emploiera pour la bénédiction d’autres personnes.

Nous pouvons regarder sans crainte vers l’avenir, parce que, tel qu’est Jésus, tels nous sommes aussi dans ce monde. Nous sommes complètement acceptés par Dieu, et son plaisir en Lui. Qui est tel ? Tous les croyants. Où cela ? Dans ce monde. Tel qu’Il est, tels nous sommes dans ce monde. Il nous représente là-haut, et nous devons Le représenter ici-bas.

Nous n’avons pas seulement la vie, la paix, et la puissance, mais la hardiesse – une assurance merveilleuse – en vue du jour du jugement. Qui sera le Juge ? Le Seigneur Jésus. Que jugera-t-Il ? Nos péchés ? Non, Il a été jugé pour eux. Alors, que jugera-t-Il ? Ce que vous et moi avons fait pour Lui ici-bas sur la terre dans notre pèlerinage. Il reconnaîtra et récompensera toute parcelle de dévouement pour Lui – ne serait-ce qu’un verre d’eau froide donné en son nom, rien ne sera oublié. Mais quant à nos personnes, nous ne viendrons jamais en jugement ; nous avons déjà été jugés dans notre Substitut quand Christ a pris sur la croix la place du pécheur coupable.

D’après the Lord is near mars 1988 (W.T.P. Wolston)

« Le sacrificateur fera fumer le tout sur l’autel : c’est un holocauste, un sacrifice par feu, une odeur agréable à l’Éternel » Lévitique 1. 9.

LA SIGNIFICATION MORALE DES SACRIFICES LÉVITIQUES

La mort de notre Seigneur Jésus Christ est présentée de manières différentes dans l’Écriture. Dieu, par des types et des ombres, nous l’a montré de manière merveilleuse dans les sept premiers chapitres du livre du Lévitique. Cinq offrandes sont placées devant nous : l’holocauste, le sacrifice pour le péché, le sacrifice de prospérités, le sacrifice pour le délit, l’offrande de gâteau. Ils sont tous différents, mais présentent différents aspects de la Personne et de l’œuvre de notre Seigneur Jésus.

L’offrande de gâteau représente son humanité, liée à sa déité. Le sacrifice de prospérités Le présente comme Celui qui a fait la paix par le sang de sa croix. Le sacrifice pour le péché montre Celui qui est sans tache, fait péché afin que nous devenions « justice de Dieu en Lui ». Le sacrifice pour le délit nous dit que Christ est mort pour nos péchés, qu’Il a porté nos péchés en son propre corps sur le bois. Mais l’holocauste présente le Seigneur Jésus mourant sur cette croix afin de glorifier Dieu dans un monde qui rejette Dieu.

Le fait remarquable au sujet de tous les sacrifices autres que l’holocauste, c’est qu’une partie d’entre eux était présentée sur l’autel et montait vers Dieu – et que d’autres parties étaient partagées entre le peuple et les sacrificateurs, et devenaient la nourriture des croyants. Mais quant à l’holocauste, tout était placé sur l’autel et était pour Dieu. Il l’appelle : « Mon offrande, mon pain ». Il y a un aspect du sacrifice de notre Seigneur Jésus Christ que personne ne peut comprendre ni apprécier, si ce n’est Dieu Lui-même. D’après the Lord is near avril 1988 (H.A. Ironside)

LA VENUE ET LA MORT DE JÉSUS

1. La venue de Jésus : un échec ?

(Jésus dit : ) « En vérité, en vérité, je vous dis : À moins que le grain de blé ne tombe en terre et ne meure, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit » Jean 12. 24.

Dans un monde dans lequel tous aiment être servis, Jésus est venu pour servir, faisant du bien, mais sans adopter l’attitude détachée d’un bienfaiteur qui veut montrer sa supériorité. Jésus est venu comme un ami. Lorsqu’Il a rencontré une femme de la Samarie, venue chercher de l’eau au puits, Il lui a demandé à boire (Jean 4). Il était notamment l’ami des humbles et des pauvres.

Si Jésus, à sa naissance, n’avait pas été déposé dans une crèche, mais accueilli dans un palais, les bergers auraient-il pu venir l’adorer ? Cet abaissement volontaire nous touche : nous sentons que nous pouvons nous approcher de Lui. Il est toujours le même, dans sa patience, sa douceur et son humilité.

Les paroles du prophète Ésaïe semblent donner un aspect négatif au résultat de la visite de Jésus à l’humanité : « J’ai travaillé en vain… » ; mais le prophète s’empresse d’ajouter que c’est Dieu qui évaluera son œuvre. Et voici la réponse divine : « … Je te donnerai aussi pour [être] une lumière des nations, pour être mon salut jusqu’au bout de la terre » (És. 49. 4 et 6).

Il est heureux de savoir que nous pouvons nous tourner vers Lui quand nous ressentons que nous avons échoué – ce dont nous faisons tous l’expérience. C’est parfois de notre faute – comme dans le cas d’un étudiant qui ne travaille pas assez, et en conséquence échoue à son examen. Mais parfois nous subissons une défaite malgré tous nos efforts. Il y a plusieurs sortes d’échecs : professionnels, familiaux, sentimentaux… Qui de nous n’a jamais connu l’un d’eux ?

2. La croix de Jésus : un triomphe sans précédent

« … le Christ Jésus, lui qui, étant en forme de Dieu, n’a pas regardé comme un objet à ravir d’être égal à Dieu, mais s’est anéanti lui-même, prenant la forme d’esclave, étant fait à la ressemblance des hommes ; et, étant trouvé quant à son aspect comme un homme, il s’est abaissé lui-même, étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a élevé très haut » Philippiens 2. 5 à 9.

Sur la terre, le Seigneur Jésus a anobli même ce qui est peu estimé par les hommes ; Lui, « qui était riche a vécu dans la pauvreté » (2 Cor. 8. 9). Quelle noblesse, cependant, émane de sa vie ! le Fils de Dieu, le Créateur de l’univers, a été un charpentier. Il était sobre dans ses discours, Il ne cherchait pas la popularité ou l’attention du monde des érudits. Il était noble dans sa vie d’humilité.

Au terme de cette vie parfaite, Il a été arrêté, puis crucifié. Un échec total, apparemment… Jésus est resté digne devant les outrages des hommes qui ridiculisaient sa bonté et son humilité. Ils ont craché sur son noble visage, ils l’ont fouetté. Insulté, Il a tout supporté, par amour pour ces hommes méchants qu’Il voulait sauver. Sa dignité et sa majesté ont resplendi lorsque, sous la couronne d’épines tressée par des hommes iniques, Il a prié pour eux : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23. 34).

Sur la croix, dans ces ténèbres qui ont obscurci la terre, de midi à trois heures de l’après-midi, Jésus a pris sur Lui et expié le péché de rébellion de l’humanité. À la fin de ces trois heures, Il a dit : « C’est accompli » (Jean 19. 30). Il avait mené à son terme l’œuvre que le Père Lui avait donnée à faire ; ainsi, Dieu peut accorder la grâce même au plus grand des pécheurs, s’il reconnaît son état et se repent.

Jésus dit enfin : « Père ! entre tes mains je remets mon esprit » (Luc 23. 46). Il est entré volontairement dans la mort, en vainqueur, puis Il est ressuscité et s’est assis à la droite de Dieu. Il a triomphé de la mort et de Satan. Quiconque croit en Lui est délivré de la puissance du péché et de la mort, il est désormais capable d’aimer Dieu et son prochain… Quel triomphe !

D’après « Il buon seme » janvier 2025

BERACA 64 : LE ROI DAVID (Psaume 142)

David, en fuyant Saül, était venu « vers Akish, roi de Gath » (1 Sam. 21. 10 à 15). Là il avait pris peur et s’était déshonoré en se faisant passer pour fou. C’est certainement à la suite de ces tristes circonstances que furent composés les Psaumes 56 et 34 que nous avons considérés précédemment.

Ensuite, « … David partit de là et se sauva dans la caverne d’Adullam » (1 Sam. 22. 1). C’est probablement dans cette caverne que David composa le psaume 142. L’auteur fait partie de ces hommes et femmes de foi desquels il est écrit, qu’ils allaient « errant dans les déserts et les montagnes, les cavernes et les grottes de la terre » (Héb. 11. 38). Profondément éprouvé, il dit : « À pleine voix, je crie à l’Éternel ; à pleine voix, je supplie l’Éternel. Je répands devant lui ma plainte, je déclare ma détresse devant lui. Quand mon esprit était accablé en moi, toi tu as connu mon sentier » (Ps. 142. 1 à 3). Ses paroles sont celles du juste accablé, elles rejoignent celles de Job qui, en son temps, parlant de son Dieu pouvait dire : « Mais il connaît la voie que je suis ; il m’éprouve, je sortirai comme de l’or » (Job 23. 10).

David sait que l’Éternel compte « ses allées et ses venues » (Ps. 56. 9), qu’Il connaît son sentier mais son cœur est oppressé : « Sur le chemin par lequel je marchais, ils m’ont caché un piège. Regarde à droite, et vois ; il n’y a personne qui me reconnaisse ; tout refuge est perdu pour moi ; il n’y a personne qui s’enquière de mon âme » (Ps. 142. 4 et 5).

Ce « … il n’y a personne » exprime la solitude ressentie dans les circonstances adverses. Notre Seigneur, Lui aussi, l’a connue et combien plus en des moments tels que ceux qui ont suivi la mort ignoble de son précurseur, Jean le baptiseur. «L’ayant entendu, Jésus se retira de là en barque dans un lieu désert, à l’écart ». La foule ne lui laissa pas le temps de vivre ce deuil, et l’ayant trouvé, elle le sollicite. Lui, ému de compassion, guérit leurs infirmes et les nourrit. « Quand il eut renvoyé les foules, il monta sur la montagne, à l’écart, pour prier ; et le soir étant venu, il était là, seul » (Mat. 14. 13 et 23). Seul, à l’écart, seul en Gethsémané, cependant son Père était avec Lui ; mais lors des trois heures de ténèbres, quand, chargé de nos péchés, il fut jugé à notre place, il s’est écrié : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (27. 46).

David sait à qui s’adresser : « J’ai crié vers toi, Éternel ! j’ai dit : Tu es mon abri, ma part dans la terre des vivants. Sois attentif à mon cri, car je suis très-misérable ; délivre-moi de mes persécuteurs, car ils sont plus forts que moi. Fais sortir mon âme de la prison, pour célébrer ton nom » (Ps. 142. 1 à 7). La réponse est venue, semblablement aux expériences du Psaume 107 où, dans quatre situations différentes, « ils crièrent à l’Éternel dans leur détresse, et il les délivra de leurs angoisses ». David, dans sa caverne anticipe la délivrance : « Les justes m’environneront, parce que tu m’auras fait du bien » (Ps. 142. 8). Il sait que l’Éternel qui l’a choisi amènera toutes choses à bonne fin. Quel soulagement quand « ses frères et toute la maison de son père… descendirent là vers lui » (1 Sam. 22. 1). Dans les épreuves, avoir à ses côtés ses proches qui peuvent dire simplement : – Nous sommes avec toi, quelle consolation !

Lisons les réflexions d’un frère ancien au sujet de ce psaume : « Ici le fidèle exprime une détresse extrême ; tout refuge lui manque et aucun homme ne s’inquiète de son âme. De sa voix, il crie à l’Éternel. C’est plus que de se confier en Lui. Dieu est connu selon la révélation de Lui-même ; et ainsi nous regardons au Seigneur et à l’amour d’un Père. Mais en criant de sa voix à Dieu, il y a confession de son Nom ; le fidèle reconnaît pleinement sa dépendance et se confie dans le Seigneur. Au lieu d’être inquiet, son cœur peut s’ouvrir devant le Seigneur et lui présenter ses requêtes. C’est un signe certain de confiance lorsque nous lui communiquons nos peines. C’est aussi une grande chose que de les laisser à Dieu. Mais ici nous trouvons une autre consolation ; le fidèle est dans le chemin de Dieu, et de là découle un sentiment d’une immense importance dans les temps d’épreuve, c’est que Dieu sait, reconnaît, et observe de son regard pour l’approuver, le chemin de l’homme fidèle. C’est une source de force et de consolation. Cela suppose de la foi ; il nous suffit de réaliser que notre chemin plaît à Dieu. L’esprit peut être accablé sous le poids de l’inimitié et de l’abandon, mais l’âme est en paix, se reposant sur l’approbation de Dieu » (J.N.D.).

Revenons à David dans la caverne d’Adullam : déjà sa famille l’a rejoint, ensuite « tout homme qui était dans la détresse, et tout homme qui était dans les dettes, et tout homme qui avait de l’amertume dans l’âme, s’assembla vers lui, et il fut leur chef ; et il y eut avec lui environ quatre cents hommes » (v. 2). Quelque temps après, ils seront six cents, et d’autres encore viendront à lui « pour l’aider, jusqu’à ce que le camp fut grand, comme un camp de Dieu » (1 Chron. 12. 22).

Que de beaux moments ils doivent avoir connus aux côtés du rejeté, « le doux psalmiste d’Israël » (2 Sam. 23. 1). Là, ils ont appris à connaître ses pensées, à prier et à chanter des psaumes. Ainsi lorsque « trois des trente chefs descendirent… vers David, dans la caverne d’Adullam » et que David leur ouvre son cœur en disant : « Qui me fera boire de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte ?… les trois hommes forts forcèrent le passage à travers le camp des Philistins, et puisèrent de l’eau du puits de Bethléhem, qui est près de la porte ; ils la prirent et l’apportèrent à David ; il ne voulut pas la boire, mais il en fit une libation à l’Éternel » (v. 13 à 17).

Notre Seigneur est aujourd’hui rejeté par beaucoup dans ce monde, le jour où Il nous appellera à Lui approche. En ce jour-là, Il nous introduira dans sa gloire et avec Lui nous apparaîtrons à ce monde. « Je suis vivant, dit le Seigneur : tout genou se ploiera devant moi, et toute langue me reconnaîtra comme étant Dieu » (Rom. 14. 11), elles confesseront aussi que « Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Phil. 2. 11). Dans cette attente, que notre âme aspire à apporter l’eau du puits de Bethléhem à notre Seigneur. David l’avait bue et appréciée dès l’enfance, notre Seigneur a connu l’amour du Père de toute éternité. Ainsi cette eau désirée nous fait penser à l’engagement d’amour que nous Lui devons, en retour de son amour infini qui L’a conduit à la mort de la croix.

TRADUCTION DE FEUILLETS (137)

« Je n’ai pas honte de l’Évangile, car il est la puissance de Dieu pour sauver quiconque croit » Romains 1. 16.

CHANGEMENTS

Dans une province nigériane, des musulmans fanatiques avaient attaqué leurs voisins chrétiens. De nombreuses maisons et églises étaient en ruines. Les chrétiens se rassemblèrent en masse, et les musulmans craignirent une violente campagne de vengeance. Mais quelque chose de complètement différent se produisit.

Là où leurs ennemis avaient semé le chaos, les chrétiens chantaient des hymnes de louanges à Dieu et imploraient son pardon pour leurs persécuteurs. Ils se déclaraient eux-mêmes prêts à pardonner à leurs agresseurs. Cette attitude était incompréhensible pour les musulmans. Un chef de tribu fut tellement surpris et impressionné qu’il demanda aux chrétiens d’expliquer les raisons de leur comportement. Après un certain temps, il témoigna publiquement de sa conversion au christianisme.

Après avoir « apostasié » la foi musulmane, il dut faire face à la colère et à la vengeance de ses compatriotes. Mais il les rassembla et déclara : « Vous pouvez me destituer, me chasser, et même me tuer. Je n’y résisterai pas. Mais vous ne pouvez plus me priver de ma foi en Jésus-Christ. Je l’ai reconnu comme un Sauveur qui pardonne les péchés des hommes et les rend capables de pardonner les erreurs de leurs semblables ».

Le peuple ne reconnaissait pas son chef. Lui, autrefois si cruel et autoritaire, se tenait maintenant devant eux avec douceur et patience. La foi chrétienne semblait avoir un sens, après tout !

L’Évangile de Jésus-Christ possède la puissance divine du salut. Lorsqu’une personne l’accepte avec foi, son cœur est profondément transformé en bien, et prêt à pardonner les offenses.

D’après die gute Saat octobre 2025

« J’ai de la joie en ta parole, comme un homme qui trouve un grand butin » Psaume 119. 162.

LE COURSIER À QUATRE PATTES

Shanghai, Chine, début du 20ème siècle : un chien furette dans la cour d’un hôpital missionnaire et fouille une poubelle à la recherche de nourriture. Il tombe sur les morceaux d’un vieux livre déchiré. Il les ramasse et les porte dans sa gueule jusqu’à un camp militaire voisin.

Les soldats remarquent le fait. Curieux, ils volent le livre au chien et commencent à le lire. Il s’avère que ce livre ancien fait partie de la Bible en chinois, plus précisément de l’Ancien Testament.

Les soldats lisent les histoires bibliques anciennes avec beaucoup d’intérêt et sont étonnés de la manière merveilleuse dont Dieu a guidé les hommes et les femmes de foi, ainsi qu’Israël dans son ensemble, il y a bien longtemps.

Malheureusement, le livre est incomplet. Ils soupçonnent le chien de l’avoir trouvé dans la cour de l’hôpital missionnaire voisin. Ils demandent donc un livre complet, une Bible entière. Le directeur de l’hôpital en donne plusieurs exemplaires aux soldats, mais ils ne suffisent pas pour permettre que chacun puisse lire la Parole de Dieu. Il faut leur procurer des Bibles une deuxième, puis une troisième fois.

Peu à peu, de nombreux soldats intéressés commencèrent à assister aux études bibliques organisées à l’hôpital. Plus tard, un missionnaire est invité à passer plusieurs jours parmi eux pour leur expliquer la bonne nouvelle de Jésus-Christ. De nombreux soldats acceptent Christ comme leur Sauveur et Seigneur. Et tout commença lorsqu’un chien trouva un vieux livre en lambeaux…

D’après die gute Saat octobre 2025

« Nous ne marchons pas avec ruse et nous ne falsifions pas la parole de Dieu ; au contraire, par la manifestation de la vérité, nous nous recommandons nous-mêmes à toute conscience d’homme devant Dieu » 2 Corinthiens 4. 2.

CONSCIENCE ET NON PAS RAISON

Le message de Paul s’adressait à la conscience de ses auditeurs. Lorsqu’il parla du jugement de Dieu sur l’Aréopage d’Athènes, beaucoup se moquèrent de lui, car ses propos leur semblaient trop peu intellectuels. Mais ils réagirent avec irritation et colère lorsqu’il fit appel à leur conscience (Act. 17. 32 ; 18. 6).

Aujourd’hui encore, la conscience est au cœur du message de Dieu. Ce n’est pas l’intellect qu’il s’agit de stimuler, mais plutôt la conscience qu’il faut placer dans la lumière de la Parole de Dieu. Alors que le pasteur Wilhelm Busch (1897-1966) s’adressait un jour à un grand groupe d’étudiants, on lui demanda s’ils pouvaient ensuite en discuter. Il répondit : Pas avec moi ! Je vous ai présenté la vie et la mort. Maintenant, vous devez choisir. Mais il n’y a plus rien à discuter !

Nos esprits fonctionnent au maximum lorsque nous discutons de la Trinité, de la naissance virginale ou des prétendues contradictions de la Bible. Mais cela passe à côté du message essentiel. Il faut toucher la conscience. Les gens doivent prendre conscience qu’ils sont pécheurs, qu’ils ne peuvent se tenir devant un Dieu saint, et qu’ils ont donc besoin du salut. Ils doivent être avertis que, s’ils rejettent l’amour de Dieu, ils passeront l’éternité en enfer.

Nous avons besoin de l’intelligence que Dieu nous a donnée pour entendre, parler et comprendre – mais tenter de connaître Dieu par la seule intelligence est insuffisant. Pour Le connaître et connaître le chemin de notre vie, il faut atteindre le cœur et la conscience. Ce n’est qu’alors que notre relation avec Dieu pourra être rétablie.

D’après die gute Saat octobre 2025

« L’âme rassasiée foule aux pieds les rayons de miel, mais pour l’âme qui a faim, tout ce qui est amer est doux » Proverbes 27. 7.

VOIR LES CHOSES SOUS UN AUTRE ANGLE

Ce proverbe peu courant nous enseigne que nous sommes facilement gâtés par l’abondance.

Cela s’applique, non seulement à la nourriture, mais aussi à nombre d’autres choses. Nous manquons souvent à exprimer notre reconnaissance envers Dieu pour sa bonté – une réponse qu’Il apprécie beaucoup de la part de ses enfants. Et une telle ingratitude ne se limite pas à la nourriture pour le corps ! Elle concerne aussi notre attitude quant à notre nourriture spirituelle. Des bénédictions précieuses, venant de la Parole de Dieu, deviennent une routine, et elles perdent leur fraîcheur pour notre âme.

La Bible contient des exemples de cet état ; et elle donne aussi des remèdes. Israël commença bientôt à haïr la manne céleste, bien qu’elle ait été nouvelle et fraîche chaque matin. Dans un sens figuré, ils la piétinèrent dans leurs plaintes, de sorte que Dieu dut les punir sévèrement.

Dieu peut aussi rendre douces les eaux amères de Mara, et permettre qu’elles étanchent la soif, en conduisant notre âme vers les souffrances de Christ sur la croix. Anne, la mère de Samuel, répandait en prière l’amertume de son âme, et cela eut pour résultat qu’elle put bientôt s’exclamer, comme le fit le roi Ézéchias plus tard : « Au lieu de la paix j’avais amertume sur amertume ; mais toi, tu as aimé mon âme, la retirant de la fosse de destruction » (És. 38. 17)

Pour l’âme qui a faim de la volonté de Dieu, beaucoup de ce qui semble amer devient doux quand Dieu est vu comme étant avec nous et pour nous. Sa présence peut adoucir tout ce qui est amer.

D’après the Lord is near mars 1988

« Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par la vérité… Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde » Jean 17. 16 à 18.

DANS LE MONDE MAIS PAS DU MONDE

Jésus de Nazareth était comme un exilé dans la contrée de sa naissance ! Il était bien un étranger, parce que toute sa manière de penser était étrangère au système des valeurs, des attitudes et des pratiques qui gouvernaient les hommes de son pays. Il était mis à part du peuple par la vérité, car Il était Lui-même la Parole de Dieu ! Nous aussi serons sanctifiés et serons des exilés dans le pays de notre naissance lorsque nous aurons appris la vérité et la mettrons en pratique.

Le Seigneur nous envoie comme Lui a été envoyé, non pas pour atteindre une sainteté personnelle – car Il était déjà saint – mais pour proclamer la vérité. Parmi les nombreuses vérités qu’Il enseignait, beaucoup pourraient être appelées les valeurs chrétiennes : l’amour chrétien, la moralité chrétienne, et l’éthique chrétienne. Nous avons donc une responsabilité de proclamer ces mêmes valeurs, en pratique, dans notre monde moderne. Ces valeurs étaient reconnues dans la culture occidentale depuis des siècles, mais maintenant elles sont rapidement abandonnées.

Notre réaction devant cette baisse des valeurs ne devrait pas être de rechercher un remède politique ou légal, mais plutôt, comme le faisait le Seigneur, de gagner l’âme et l’esprit des hommes à ses valeurs. Pour pouvoir agir ainsi, nous aussi devons être des étrangers. Comme le dit un auteur : Un touriste voit souvent des choses qu’un habitant ne remarque pas parce qu’elles sont devenues parties naturelles de sa vie. Pour les gens du Livre… l’exil est, bien sûr, leur lot normal et inévitable sur la terre. Le message fondamental, c’est que notre chez-nous est ailleurs. Ou, comme l’a dit notre Seigneur : Nous « ne sommes pas du monde ».

D’après the Lord is near mars 1988 (A.H. Crosby)

« Et David mit la main à son sac, y prit une pierre, et la lança avec sa fronde ; il frappa le Philistin au front ; la pierre s’enfonça dans son front, il tomba sur sa face contre terre » 1 Samuel 17. 49.

DIEU FORME SES INSTRUMENTS

Il y a en tout cela une leçon pour les croyants aujourd’hui. Dieu a-t-Il besoin d’instruments pour accomplir son œuvre ? Il recherche ceux qui conviennent à sa main, ceux qui ont été sous sa formation, dans son école, enseignés par Lui – qui ont été sous l’action et la puissance de sa Parole, dont l’eau est une image – qui mettent la chair de côté et dont la volonté est soumise – des instruments propres à accomplir ses desseins.

Le Maître choisit ceux-là. Ils Lui conviennent, et conviennent à son service. Ils peuvent être restés dans l’eau pendant longtemps – l’action de la Parole de Dieu a agi, peut-être, pendant des années ; mais maintenant Il plonge ses mains dans le ruisseau et les en sort et les emploie. Il est souverain en cela, et pourtant il y a une capacité morale dans ceux qu’Il choisit. D’autres, que l’homme pourrait estimer plus à propos, ne sont pas pris – et ceux-là sont employés avec une grande utilité pour sa gloire.

Nous voyons souvent cela illustré dans la Parole de Dieu – chez Moïse par exemple. Qu’il était peu adapté quand il se croyait lui-même bien utile – et comme il s’estimait peu lui-même utilisable alors que Dieu l’avait réellement rendu efficient ! Quarante années au loin dans le désert fut un long temps pour émousser les arêtes et faire de lui une pierre polie – « l’homme le plus doux que la terre ait porté », et adapté pour porter les charges qui pesèrent sur lui comme étant le sauveur choisi pour délivrer le peuple de Dieu. De même pour Josué, le jeune homme qui ne s’éloignait pas du tabernacle. David était un autre cas. Quelle formation secrète il eut comme jeune homme ! Et pendant tout son chemin il semble qu’il était sous la main de Dieu en discipline, quand il semblait que « l’eau de la Parole » coulait toujours sur son âme. C’est là la manière d’agir de Dieu.

D’après the Lord is near mars 1988

« Voici, je viens bientôt. Heureux celui qui garde les paroles de la prophétie de ce livre » Apocalypse 22. 7.

LA VENUE DU SEIGNEUR JÉSUS POUR ENLEVER LES CROYANTS

L’annonce du prochain retour du Seigneur nous prévient que, pendant que nous l’attendons, nous devons, avec un esprit vigilant, obéissant et soumis, prendre garde à ses paroles.

« Voici je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon ce que sera son œuvre » (v. 12). Cela nous encourage à être diligents, en nous disant que, si nous employons nos talents maintenant pendant son absence, Il nous donnera des honneurs lors de son retour promis et proche.

« Oui, je viens bientôt » est répété au verset 20. C’est simplement une promesse. Ce n’est ni un avertissement ni un encouragement. Rien n’y est ajouté, comme il arrive dans d’autres occasions. C’est simplement la promesse de venir Lui-même vers les siens qui L’attendent. Mais c’est la chose la plus élevée, la plus chère. Il se peut que le cœur soit silencieux devant un avertissement et devant un encouragement, ces paroles étant reçues secrètement par la conscience. Mais cette promesse, du retour personnel de Christ, reçoit sa réponse de la part des croyants. « De l’abondance du cœur la bouche parle ». – « Amen ; viens, Seigneur Jésus ». Ainsi le Seigneur, de sa manière variée et merveilleuse, fait l’œuvre de l’Esprit. Sa propre voix, dans ces annonces différentes et frappantes, encourage les croyants à demeurer dans une attitude d’attente du Seigneur.

Il se passe de grandes choses. L’Église, les Juifs, et les nations, sont tous actifs, se préparant et attendant. Mais la foi attend ce qui ne vient pas avec de telles choses. L’enlèvement des croyants est une partie d’un mystère, une partie de la sagesse cachée. La venue du Fils de Dieu depuis le ciel est un fait – comme je le pense – complètement indépendant de l’histoire ou de la condition du monde alentour.

D’après the Lord is near mars 1988 (J.G. Bellett)

« Et Josué les envoya ; et ils allèrent se mettre en embuscade, et se tinrent entre Béthel et Aï, à l’ouest d’Aï. Josué passa cette nuit au milieu du peuple » Josué 8. 9.

LE SEIGNEUR JÉSUS EST TOUJOURS AVEC LES SIENS

Quel encouragement pour le peuple dans la présence de Josué pour le peuple à un tel moment ! Ils avaient vu, dans le passé, dans de nombreuses occasions, de multiples interventions de la grâce et de la puissance de Dieu. Des victoires passées, cependant, ne donnent pas de puissance pour un conflit ultérieur. Aï, où Israël avait subi une défaite, était devant eux. Ayant beaucoup de crainte et de tremblement, ils avaient besoin de la compagnie de Josué et de sa présence auprès d’eux. À ce moment critique il est écrit : « Josué passa cette nuit au milieu du peuple ». Il était leur chef désigné par Dieu – leur capitaine.

Le fait qu’il ait passé la nuit avec eux nous montre la grâce touchante de notre Seigneur Jésus Christ, qu’Il exprime dans ces mots « Voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du siècle ». Il s’associe à nous dans toutes les luttes et les épreuves du chemin. Quel encouragement pour ceux dont le premier devoir est de marcher avec Dieu ici-bas. Voyez l’heureuse occasion où notre Seigneur s’associe avec les siens. Deux disciples étaient en chemin avec Lui vers Emmaüs. Ils désiraient la compagnie du Seigneur et Lui dirent : « Reste avec nous, car le soir approche et le jour a baissé… Il entra pour rester avec eux » (Luc 24. 29).

D’après the Lord is near mars 1988

« Courons avec patience la course qui est devant nous, fixant les yeux sur Jésus, le chef de la foi et celui qui la mène à l’accomplissement » Hébreux 12. 1 et 2.

LA COURSE DE LA FOI

C’était le début de la saison des courses, et les coureurs faisaient plusieurs essais pour voir celle qui leur convenait le mieux. L’entraîneur surveillait un nouveau coureur, qui essayait d’être un coureur sur haies – mais qui avait de la difficulté dans tous les problèmes de cette course. Non seulement il était derrière les autres, mais il commençait à renverser les haies et à trébucher.

Après l’avoir surveillé pendant un moment, l’entraîneur l’appela à sortir et lui demanda de regarder les autres, en particulier leur course régulière entre les haies. Puis il lui demanda : Quelle est la relation entre leur course et les haies ? Le jeune coureur répondit avec un sourire : Ils les incluent dans leur course. L’entraîneur lui dit alors : La clé, pour être un bon coureur, ce n’est pas de se concentrer sur le fait de surmonter les obstacles, mais plutôt de se concentrer pour garder une course régulière, en visant toujours le but. Avec l’expérience, vous apprenez à passer les haies sans même ralentir votre course. Si vous regardez les haies, vous trébuchez ; si vous regardez vers le but, vous passerez facilement par-dessus chaque haie en vous dirigeant vers le but.

L’application spirituelle de cela, pour le croyant, doit être évidente. Si nous avançons avec le Seigneur, quand des obstacles se présentent, nous serons capables de les dépasser, parce que notre marche est régulière, assurée, forte, et dirigée vers Lui. Si, au contraire, nous regardons chaque obstacle dans notre sentier, notre course sera irrégulière, mais de plus, les haies nous feront trébucher.

D’après the Lord is near mars 1988

« Même mon intime ami, en qui je me confiais, qui mangeait mon pain, a levé le talon contre moi » Psaume 41. 9.

TRAHISON PAR UN AMI

Avez-vous déjà été trahi ? Par un ami ? Par un intime ami ? – par quelqu’un en qui vous aviez pleine confiance ? Nous savons tous ce que nous ressentons quand quelqu’un abuse de nous ou que des personnes sans principes nous écrasent. Mais être trahi par un ami de confiance nous blesse beaucoup plus. Notre Seigneur Jésus a été trahi – par un ami proche, Judas. Pendant trois ans, Jésus avait partagé avec Judas des temps de joie et de peine. Pensez à toute l’affection que le Seigneur avait dû connaître avec Judas. Pensez aussi à la salutation finale de Judas et à son baiser de trahison. Que cela avait dû blesser l’âme tendre et sensible du Seigneur, de regarder dans les yeux le traître et de lui dire : « Judas, tu livres le Fils de l’homme par un baiser ? »

Nous avons là devant nous une occasion de la longanimité incroyable que le Seigneur montre envers nous. Quelle humiliation nous avons apportée sur Celui qui a donné sa vie pour nous ! Quelle peine nous avons causée au cœur de notre Sauveur par nos actions – ou notre manque d’action ! Combien de fois avons-nous compromis notre foi et trahi notre Seigneur pour moins de trente pièces de l’argent du monde ? Nous devons certainement reconnaître que, si ce n’était la grâce extraordinaire de Dieu, chacun de nous aurait pu être à la place de Judas.

Quand nous réfléchissons à la trahison de notre Seigneur, puisse notre cœur se porter vers Lui avec plus d’amour et de piété pour tout ce qu’Il a souffert. Que nous sondions aussi notre cœur et notre vie, quant aux occasions où nous sommes coupables d’avoir apporté de l’humiliation sur le nom de Christ. Que cessent réellement nos occasions de trahison de notre Seigneur pour des raisons de profit mondain ou de popularité !

D’après the Lord is near mars 1988

« Jacques, esclave de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus qui sont dans la Dispersion, salut ! » Jacques 1. 1.

RENDRE TÉMOIGNAGE AU SEIGNEUR

Il ne pourrait pas être accordé à aucun mortel une plus grande dignité, un plus grand privilège, que d’être appelé « esclave de Dieu et du Seigneur Jésus Christ ». Mais, d’être ici sur la terre, où notre Seigneur a été rejeté, comme ses témoins et pour servir ses intérêts, c’est certainement un privilège que les anges pourraient envier.

Un seul a pu être appelé le Parfait Serviteur. Sur Lui seul l’Éternel attire notre attention, en disant : « Voici mon serviteur » (És. 42. 1). Le caractère béni de ce service est bien placé devant nous dans l’évangile de Marc, l’évangile du Serviteur. Il était écrit de lui, prophétiquement : « Il ne crie pas, et il n’élèvera pas sa voix » (És. 42. 2), et dans l’évangile de Marc nous voyons notre Seigneur béni dans le service le plus actif, et pourtant toujours retiré loin de la foule peu sûre. Il savait ce qui était dans l’homme.

La nécessité, pour le parfait Serviteur, c’est d’être obéissant. Le Seigneur l’a été, dans sa grâce. En Ésaïe 50. 4, Il dit, en esprit : « Le Seigneur l’Eternel m’a donné la langue des savants, pour que je sache soutenir par une parole celui qui est fatigué. Il me réveille chaque matin, Il réveille mon oreille pour que j’écoute comme ceux qu’on enseigne ». Toujours prêt à écouter la voix de Celui qu’Il était venu glorifier, Il pouvait dire : « Je ne fais rien de moi-même », et « Ma viande est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre ». Ce sentier d’obéissance glorifiait pleinement Dieu, et depuis la gloire magnifique la voix du Père fut entendue : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir ».

D’après the Lord is near mars 1988

« Réveille-toi, nord, et viens, sud ; souffle dans mon jardin, pour que ses aromates s’exhalent ! Que mon bien-aimé vienne dans son jardin, et qu’il mange ses fruits exquis » Cantique des cantiques 4. 16.

AGIR EN TOUTES CHOSES POUR RÉJOUIR NOTRE SEIGNEUR

Quand le jardin est planté et qu’il croît, alors les vents du nord de l’adversité ou les vents du sud de circonstances agréables peuvent être accueillis de la même manière par celui qui connaît le Seigneur Jésus et qui L’aime. Les deux feront ressortir le parfum des épices du caractère chrétien chez le croyant, un parfum suave par-dessus tout pour la joie du Bien-aimé. Ce n’est pas la question de savoir combien nous en faisons pour le Seigneur, mais de dévouement personnel envers Lui. Il apprécie certainement un service qui est accompli réellement pour Lui ; mais Il apprécie encore davantage l’atmosphère elle-même des affections des siens, le parfum de leur propre communion personnelle.

Le jardin de notre vie personnelle nécessite des soins diligents et du temps, afin que les graines du péché et de l’égoïsme soient arrachées et que les plantes de grande valeur soient fortifiées et se développent. Si nous ne prenons pas bien soin de notre jardin, pouvons-nous dire d’aussi bon cœur : « Que mon bien-aimé vienne dans son jardin ». Remarquez qu’elle a dit d’abord « mon jardin », mais que maintenant elle l’appelle « son jardin », prenant conscience qu’elle n’en prend soin que pour Lui ; c’est réellement à Lui qu’il appartient.

Elle avait attendu que les fruits soient mûrs pour parler ainsi ; elle invite maintenant son bien-aimé à manger de ses fruits précieux. Sommes-nous capables d’inviter avec autant de joie notre Seigneur bien-aimé à manger des fruits du jardin que nous avons soigné, avec la confiance que cela sera une réelle joie pour son cœur ?

D’après the Lord is near mars 1988

« Et l’Esprit et l’Épouse disent : Viens. Que celui qui entend dise : Viens. Que celui qui a soif vienne : que celui qui veut prenne gratuitement de l’eau de la vie » Apocalypse 22. 17.

UNE FONTAINE D’EAU FRAÎCHE DANS LA VILLE

À dix minutes de marche de la cathédrale Saint Paul à Londres se trouve une vieille église. À côté de l’entrée, la fontaine de beau marbre blanc est remarquable, avec cette inscription :

Don de Sir James Duke, Lord Maire de Londres et membre du Parlement, Élu en 1848 et 1849. Don à la ville.

Tandis que, au-dessus de la fontaine étaient également gravés, pour être lus de tous les passants :

Le Seigneur est une fontaine de vie

La fontaine avait un grand intérêt pour nous ce jour-là, car nous avons été rafraîchis, et notre soif a été étanchée par cette eau en abondance – en même temps qu’elle nous a fourni une illustration d’une leçon beaucoup plus profonde.

La fontaine était un don à la ville pour les nombreux habitants et les étrangers passant par là jour après jour. Elle est toujours pleine, toujours gratuite, en libre accès pour tous. Nous avons vu des enfants qui en buvaient – des hommes et des femmes jeunes en profiter, allant au travail ou en revenant, et même des personnes âgées aux cheveux blancs.

Cette fontaine est semblable à l’évangile glorieux, la bonne nouvelle que le Nouveau Testament prêche au monde entier au sujet du Fils bien-aimé de Dieu, le Seigneur Jésus, le Sauveur. Le témoignage de l’Écriture montre maintes fois : « Combien est précieuse ta bonté, ô Dieu… Tu les abreuveras au fleuve de tes délices ; car auprès de toi est la source de la vie » (Ps. 36. 8 à 10). Le Fils de Dieu par qui ont été créés les mondes devint un Homme, Il vint sur la terre.

Il n’est pas maintenant sur la terre. Sa gloire remplit les cieux. Il est le Fils de Dieu et le Fils de l’Homme sur le trône de grâce ; et il y a vie, il y a pardon des péchés et salut pour toute créature assoiffée de la race d’Adam. Il est encore la fontaine de vie.

D’après the Lord is near mars 1988

« Avant que je te forme… je t’ai connu… je t’ai sanctifié… je t’ai établi » Jérémie 1. 5.

LES DESSEINS DE DIEU ACCOMPLIS EN NOUS

Bien que l’Éternel ait adressé ces paroles directement à Jérémie, nous pouvons les appliquer aussi à notre propre vie. Remarquez comment elles répondent à quatre questions de base, communes à tous les hommes :

Je t’ai formé. Cela répond à la question : Qui suis-je ? Étant formé par Dieu avec une individualité et une personnalité, je peux faire écho aux paroles du psalmiste : « J’ai été fait d’une étrange et admirable manière ». Parce que je ne suis pas une collection de molécules faite par hasard, mais un être humain créé à l’image de Dieu, je peux me réjouir de ce qu’Il m’a créé pour son plaisir.

Je t’ai connu. Cela répond à la question : Qui s’en soucie ? Dieu ! Il connaît tout ce qu’il en est de notre faiblesse et de nos peines ; Il connaît aussi la profondeur de notre péché et de notre dégradation ; Il connaît même notre ignorance volontaire de Lui-même, cependant Il en a été assez touché pour envoyer son Fils unique dans le monde pour qu’Il meure pour nous.

Je t’ai sanctifié. C’est la réponse à la question : Ai-je de l’importance ? La grâce extraordinaire, non seulement rachète des pécheurs de leur culpabilité et du jugement, mais les met à part comme un peuple particulier pour Lui-même. Il se réjouit de les rendre conformes à l’image de son Fils.

Je t’ai établi. C’est la réponse à la question : Y a-t-il un but dans la vie ? De même que Dieu avait un but pour la vie de Jérémie, Il a un but pour nous. Et ce but est adapté à chaque personne individuellement. Quelle joie de recevoir le but de Dieu pour notre vie, et de le reconnaître comme étant bon, agréable, et parfait.

D’après the Lord is near mars 1988 (G.W. Steidl)

Dieu tient la clé de tout l’inconnu,

Et j’en suis heureux ;

Si d’autres mains tenaient la clé

Ou s’Il me la confiait,

Je serais attristé.

Je ne peux pas lire ses plans pour l’avenir ;

Mais je sais ceci :

J’ai le sourire de son visage,

Et tout le refuge de sa grâce

Pendant que je suis ici-bas

J. Parker

« Ils lui dirent (à Jésus) : – Rabbi, … où demeures-tu ? Il leur dit : – Venez et voyez. Ils allèrent donc et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là » Jean 1. 38 et 39.

VERS LA MAISON DU PÈRE

L’équivalent du mot « foyer » ne se trouve pas dans le texte du Nouveau Testament, bien qu’il ait été introduit dans certaines versions. Sa meilleure signification, c’est en particulier dans les paroles du Seigneur à ses disciples : « Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place. Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai et je vous prendrai auprès de moi, afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14. 2 et 3). C’est là l’espérance chrétienne.

Nous n’oublierons pas la grande bénédiction du pardon des péchés. L’apôtre bien-aimé nous dit : « Je vous écris, enfants, parce que vos péchés vous sont pardonnés par son nom » (1 Jean 2. 12). Nous ne pouvons jamais oublier cela, ni le jugement de Dieu qui est tombé sur l’âme de Celui qui était notre substitut sur le Calvaire afin que cette grande bénédiction puisse être nôtre. Le Fils de Dieu nous a aimés et s’est livré Lui-même pour nous ; cela nous remplira toujours d’émerveillement.

Mais le pardon des péchés n’est pas la fin. Jésus Christ n’a pas souffert seulement pour effacer notre terrible passé, mais pour nous amener à Dieu, et pour cela Il a souffert pour nous amener à la maison, loin de nos errances, à la maison vers Dieu.

Alors que nous vieillissons, la maison nous attire davantage. Ceux d’entre vous qui ont les forces et la vigueur de la jeunesse ne ressentent peut-être pas cet attrait de la maison comme certains d’entre nous. Ils pensent au service, ils ont l’espoir d’accomplir des exploits pour leur Seigneur et Sauveur, et cela est bien. Puisse le Seigneur répondre à vos plus grands désirs de Le servir, mais ne perdez pas de vue la maison ! La maison est là où est votre Sauveur, où est votre Père, et c’est la maison du Père.

D’après the Lord is near mars 1988

LES BÉNÉDICTIONS DU CHRÉTIEN

« Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » Éphésiens 1. 3.

Tous ceux qui croient au Seigneur Jésus sont richement bénis. Le verset biblique ci-dessus nous l’explique clairement :

1. La source de la bénédiction, c’est le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ. Dès l’éternité, Il a conçu un plan afin d’avoir près de Lui des hommes qui conviennent à sa présence et soient dans une heureuse relation avec Lui. Ainsi, la bénédiction du croyant provient du cœur de Dieu, ce qui lui donne une immense valeur.

2. Cette bénédiction a un caractère spirituel. Elle ne concerne pas une richesse matérielle ou une joie terrestre, mais c’est quelque chose dont on jouit dans le cœur. Par exemple, le fait que nous sommes de bien-aimés enfants du Père ne peut pas être vu ni touché, cependant c’est une bénédiction dont nous pouvons vraiment nous réjouir.

3. La sphère de bénédiction, ce sont les lieux célestes. Ainsi nos bénédictions appartiennent au ciel. Nous les apprécions maintenant, comme ayant déjà été amenés dans une position céleste. Nous en jouirons pleinement quand nous serons glorifiés dans le ciel.

4. La pleine assurance de la bénédiction chrétienne est en Christ. En Lui, nous avons été enrichis. Le Seigneur Jésus a si parfaitement glorifié son Dieu et Père par l’œuvre de la croix, qu’une bénédiction incommensurable en découle maintenant vers nous. Toutes les bénédictions spirituelles que nous possédons comme croyants nous sont assurées en Christ.

D’après « The Good Seed » décembre 2024